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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 13:54

 

 

BUREAU POLITIQUE

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       PRESIDENCE                                                     Bangui, le 14 Août 2015

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Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) vient d’apprendre par voie de presse la démission du Général Babacar GAYE, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la République Centrafricaine et Commandant de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

 

Le MLPC prend acte de cette décision et présente  à la MINUSCA et à son Représentant Spécial  sortant, le Général Babacar GAYE toutes ses félicitations et sa reconnaissance pour l’ensemble des actions menées souvent dans des conditions difficiles en faveur du retour à la paix et de la cohésion sociale en Centrafrique, avec des progrès indéniables.

 

Ensuite, le MLPC déplore les faits graves dont le Général Babacar GAYE a assumé l’entière responsabilité institutionnelle  en remettant sa démission,  et appelle  par la même occasion à la poursuite des enquêtes ouvertes afin que leurs  vrais auteurs puissent répondre de leurs actes.  

Par ailleurs, le MLPC remercie particulièrement le Secrétaire Général Mr Ban Ki-Moon et le Conseil de Sécurité des Nations Unies pour leur soutien à la République centrafricaine à travers la MINUSCA et les invite à tout mettre en œuvre afin que ces genres d’actes ne viennent occulter à nouveau tous les sacrifices consentis par les soldats de la paix, très souvent hélas au prix de leurs vies.

 

Enfin, le MLPC note avec satisfaction la nomination quasi-immédiate d’un nouveau Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en RCA, ce qui témoigne de la continuité  des efforts des Nations Unies pour la restauration durable de la paix et de la sécurité en faveur du peuple centrafricain.

                                                                                              Pour le Bureau Politique

 

                                                                                              Le Président

 

 

                                                                                              Martin ZIGUELE

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MLPC RELATIF AU CHANGEMENT A LA TETE DE LA MINUSCA
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Centrafrique-Presse.com
14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 13:37

 

 

 

Par RFI 14-08-2015 à 12:22

 

Exilé depuis plus de deux ans, François Bozizé entend revenir en Centrafrique pour concourir à la présidentielle du 18 octobre. Mais l'ex-chef de l’Etat est sous le coup d'un mandat d'arrêt international et visé par des sanctions de l’ONU. Les autorités centrafricaines l'ont d’ores et déjà mis en garde contre toute tentative de retour sur le territoire centrafricain explique le ministre de Justice, Aristide Sokambi.

 

L’ancien président centrafricain, aujourd’hui exilé en Ouganda, a justifié son retour par l’instabilité qui prévaut, selon lui, en Centrafrique. Un retour au pays ne serait toutefois pas sans risque pour l’ex-président. Le ministre de Justice Aristide Sokambi, a d'ailleurs déjà pris des mesures à l'encontre de l'ancien président si ce dernier revenait.

 

« J’ai pris des dispositions via des mandats contre Bozizé, a-t-il précisé. Je ne sais pas par quel chemin, par quel espace, il traversera pour arriver en République centrafricaine mais j’espère que toutes les instances qui sont saisies aujourd’hui, réagiront, si jamais Bozizé tombait entre leurs mains. »

 

Aristide Sokambi a demandé à « toutes les forces nationales et internationales, les forces de l’ordre, la gendarmerie, la police », qu’il soit arrêté dès son arrivée sur le territoire centrafricain. « Bozizé, ajoute-t-il, est poursuivi par la justice centrafricaine pour de nombreux crimes de sang, des crimes économiques, des crimes contre l’humanité qu’il a commis lors de son passage à la tête du pays. Et après tout ce qui s’est passé pendant [son] règne en Centrafrique, il devrait gagner à éviter de perturber la quiétude de la population centrafricaine. »

Aristide Sokambi: «Bozizé sera arrêté» s'il revient en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 09:15
RCA: l'ONU nomme un nouveau chef à la tête de la Minusca

 

 

Centrafrique : les casques bleus en accusation

 

Par Christophe Châtelot   Le Monde.fr • 


Moins de quatre mois après la révélation de graves accusations mettant en cause des casques bleus français, les forces de maintien de la paix déployées en République centrafricaine sont à nouveau au centre d’un scandale portant gravement atteinte à leur image et à leur fonction dans ce pays toujours meurtri.

 

Dans le cas présent, les soupçons de viol d’une fillette de 12 ans ainsi que « deux homicides aveugles », révélés par une organisation de défense des droits de l’homme, semblent suffisamment sérieuses pour avoir poussé le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à relever de ses fonctions son représentant spécial en République centrafricaine (RCA), deux jours seulement après la publication de l’enquête d’Amnesty International.

 

« Le tourment et la honte »

 

Rompant avec son langage diplomatique habituel, le Sud-Coréen Ban Ki-moon a ainsi laissé poindre son exaspération. « Il m’est impossible de mettre en mot la colère, le tourment et la honte que je ressens après ces accusations, récurrentes au fil des années, d’exploitation sexuelle et d’abus commis par des forces onusiennes (…). Je ne tolérerai aucun agissement de ceux qui remplacent la confiance par la peur (…). Trop, c’est trop », a martelé le secrétaire général. Sous pression, le chef de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a démissionné, mercredi 12 août.

 

Le diplomate sénégalais, Babacar Gaye, 64 ans, « a remis sa démission à ma demande », a déclaré Ban Ki-moon. M. Gaye a lui-même corroboré ces propos, affirmant à la chaîne de télévision France 24 que son départ représentait « la réponse à une attitude qui est tout simplement inacceptable de la part de soldats venus défendre un peuple et le protéger ». Il a été remplacé par un Gabonais, Parfait Onanga-Anyanga.

 

Cette annonce intervient au lendemain de l’ouverture d’une enquête interne sur des accusations de viol d’une fillette et de l’homicide d’un adolescent de 16 ans et de son père, qui auraient été commis par des casques bleus camerounais et rwandais au cours d’une opération armée à Bangui, dans l’enclave musulmane du PK5. Le premier événement ce serait déroulé dans la nuit du 2 août. « Pendant une perquisition effectuée dans une maison, vers 2 heures du matin, la fillette s’était cachée dans la salle de bains. Un homme portant, semble-t-il, un casque bleu et un gilet des forces de maintien de la paix des Nations unies l’a emmenée à l’extérieur et violée derrière un camion », explique Amnesty International, qui dit avoir recueilli, « immédiatement après les faits » les dires de quinze témoins. « L’infirmière qui a examiné la fillette a relevé des éléments qui pourraient être imputables à une agression sexuelle », poursuit l’ONG.

 

A l’aube de ce 2 août, sans que les deux événements semblent liés, une patrouille de la Minusca était la cible d’une attaque alors qu’elle s’apprêtait à interpeller, dans ce même quartier du PK5, un ancien chef de l’ex-Séléka, la milice à dominante musulmane qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, avant d’en être chassée l’année suivante. Un soldat camerounais avait alors été tué, neuf autres blessés, pris sous le feu d’armes automatiques et de lance-roquettes. C’est le lendemain de cet affrontement que le deuxième incident grave dénoncé par Amnesty s’est déroulé.

 

L’immunité des casques bleus

 

« Cela ressemblait à une opération punitive », avance un humanitaire joint sur place. Le 3 août, un contingent de la Minusca est en effet retourné dans le quartier où ils avaient essuyé des tirs la veille. « D’après des témoins, il n’y a pas eu de coups de feu en direction des soldats et ceux-ci n’ont pas été menacés (…) dans le quartier de Yambassa. Les soldats marchaient en deux colonnes, de part et d’autre de la rue, et tiraient fréquemment à mesure qu’ils avançaient », relate Amnesty. Balla Hadji (61 ans) et son fils Souleimane (16 ans) ont été tués lors de cette opération.

 

Dans une affaire séparée, la France enquête sur des allégations d’abus sexuels commis sur des enfants en RCA entre décembre 2013 et juin 2014. Ces accusations visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l’opération « Sangaris » menée par la France. Celle-ci n’était pas sous le commandement des Nations unies, mais l’ONU a nommé une commission indépendante pour enquêter sur ce cas, et plus précisément sur la façon dont l’ONU a géré l’affaire, après des critiques pointant du doigt la lenteur de sa réaction sur le dossier.

 

Signe de la préoccupation des Nations unies, le secrétaire général s’est entretenu jeudi 13 août avec tous les chefs des missions de la paix présentes dans le monde. La portée de son message destiné à éviter les dérapages risque toutefois de se heurter à un problème structurel. « Les casques bleus bénéficient de l’immunité dans les pays dans lesquels ils sont déployés. Chaque contingent relève de la justice de son pays d’origine », souligne Florent Geel, de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme.

 

Entre 2008 et 2013, 480 cas d’abus ou d’exploitation sexuelle ont été recensés au sein de l’ONU, révélait, un rapport du bureau d’enquête des Nations unies publié en juin. Mais selon ses auteurs, « les rapports sexuels en échange de nourriture, d’argent ou de tout autre bien matériel », bien que « fréquents », sont « rarement signalés ».

 

La Minusca a été établie en avril 2014 pour mettre un terme aux affrontements intercommunautaires qui ravageaient la Centrafrique depuis plusieurs mois. Depuis lors, le pays est resté divisé en deux et le désarmement des milices n’a jamais vraiment eu lieu alors que les autorités de transition entendent toujours organiser des élections générales à l’automne.

 

Christophe Châtelot


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/08/14/viol-en-centrafrique-le-chef-de-la-mission-de-l-onu-limoge_4724544_3212.html#VujyQgRjySpjpPid.99

 

 

Départ de Babacar Gaye de RCA: l'heure des premiers bilans

 

Par RFI  14-08-2015 à 01:55

 

A Bangui, les réactions politiques se succèdent après la démission du général Babacar Gaye à la tête de la mission de l'ONU en République centrafricaine. Le bilan du chef de la Minusca est plutôt nuancé.

 

Au sein de la Minusca, personne ne veut s'exprimer sur le récent limogeage de Babacar Gaye. Les porte-parole de la mission onusienne sont aux abonnés absents. Un conseiller politique confie tout de même que Babacar Gaye est au siège des casques bleus où il fait ses cartons et ses adieux. Hier, il a rencontré la présidente de transition pour lui faire part de sa résignation forcée.

 

Dans la capitale centrafricaine, tous les politiques saluent unanimement l'action de Babacar Gaye à la tête de la Minusca. « Cela a permis de pacifier le pays, cela ne fait aucun doute », détaille-t-on dans l'entourage de la présidente, Catherine Samba-Panza. « C'est un personnage haut en couleur, avec une poigne de fer », témoigne un conseiller politique au sein de la Minusca qui salue la fermeté dont a fait preuve Babacar Gaye.

 

Une fermeté qui n'était pas du goût de tous. L'ancien ministre des Affaires étrangères, Toussaint Kongo-Doudou, parle d'un homme arrogant qui bousculait les autorités en place. Beaucoup de responsables politiques gardent un goût amer de l'opposition claire et nette de Babacar Gaye à la réintégration des ex-FACA, les Forces armées centrafricaines, dans l'armée nationale. « Il avait tendance à s'ingérer dans toutes les affaires du pays », s'insurge l'ex-ministre. « Mais en même temps, c'est en partie le rôle d'un représentant spécial », souligne-t-on dans l'entourage de Gaye.

 

Du côté du Conseil national de transition, on déplore le manque de communication de la Minusca. « Quand il y a des enquêtes, il n'y a pas de suivi, personne n'est tenu au courant. Alors nous, on a du mal à faire confiance ».

 

Babacar Gaye revenait de New York où il avait présenté un rapport sur la situation générale du pays au Conseil de sécurité de l'ONU et son limogeage intervient au lendemain de la visite d'Abdoulaye Bathily, le représentant spécial de Ban Ki-moon en Afrique centrale. Babacar Gaye quittera définitivement la République centrafricaine lundi.

 

 

Affaire de viols par des casques bleus en Centrafrique : l’ONU remplace le chef de la Minusca

 

http://www.france24.com/  14/08/2015

 

Après le scandale de viols présumés impliquant des casques bleus en Centrafrique, le secrétaire général de l'ONU a nommé un nouveau chef pour la Minusca. Parfait Onanga-Anyanga remplace Babacar Gaye, à qui Ban Ki-moon a demandé de démissionner.

 

Le scandale des viols présumés par des casques bleus en Centrafrique continue d’agiter les Nations Unies. Le secrétaire général, Ban Ki-moon, a dû remplacer le chef de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), Babacar Gaye. À sa place, il a nommé le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, ont indiqué des diplomates jeudi 14 août.

 

Ban Ki-moon a informé les membres du Conseil de sécurité de son choix lors d'une réunion à huis clos, pendant laquelle il a expliqué sa décision, sans précédent, de demander à M. Gaye sa démission. Ce départ est survenu après une série d'accusations d'abus sexuels contre des enfants commis par des casques bleus de la Minusca.

 

Une enquête a été ouverte mardi 11 août sur des accusations de viol contre une fillette et l'homicide d'un adolescent de 16 ans et de son père qui auraient été commis au cours d'une opération dans la capitale centrafricaine Bangui, début août.

 

Le nouveau chef de la mission, M. Onanga-Anyanga a récemment été l'envoyé spécial des Nations unies au Burundi. Il arrive à la tête d'une Minusca en plein scandale et qui fait face à 57 allégations de fautes, dont 11 concernant potentiellement des cas d'abus sexuels sur des enfants.

 

Ban Ki-moon a par ailleurs rappelé à l'occasion d'une visioconférence avec les envoyés spéciaux des seize missions de l'ONU qu'ils étaient "directement responsables du maintien de la bonne conduite et de la discipline au sein de leur mission", a indiqué son porte-parole Stéphane Dujarric.

 

Avec AFP

 

 

RCA: l'ONU nomme un nouveau chef à la tête de la Minusca

 

Par RFI 14-08-2015 à 06:02

 

Le secrétaire général de l'ONU a nommé Parfait Onanga-Anyanga, un Gabonais, à la tête de sa mission en Centrafrique, après la démission de Babacar Gaye suite au scandale de viols présumés par des Casques bleus. Ban Ki-moon a par ailleurs multiplié les gestes forts pour rappeler sa politique « tolérance zéro » en la matière, alors que les accusations de crimes sexuels à l'encontre des missions onusiennes sont devenues récurrentes ces dernières années.

 

Ban Ki-moon a informé les membres du Conseil de sécurité de son choix de remplacer le Sénégalais Babacar Gaye par Parfait Onanga-Anyanga lors d'une réunion à huis clos, pendant laquelle il a expliqué sa décision sans précédent de demander à Babacar Gaye sa démission. Ce départ est survenu après une série d'accusations d'abus sexuels contre des enfants commis par des Casques bleus de la mission de l'ONU en Centrafrique.

 

Parfait Onanga-Anyanga a récemment été l'envoyé spécial des Nations unies au Burundi. Il arrive à la tête d'une Minusca en plein scandale et qui fait face à 57 allégations de fautes, dont 11 concernant potentiellement des cas d'abus sexuels sur des enfants.

 

« Tolérance zéro »

 

Depuis, la révélation mardi par Amnesty International de nouvelles accusations de viol portées contre des Casques bleus en Centrafrique, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon multiplie les gestes forts : un limogeage sans précédent, une visio-conférence en urgence avec l'ensemble des chefs de mission des Nations-Unis dans le monde pour les rappeler à l'ordre, une réunion spéciale à huis clos au Conseil de sécurité...

 

Tout cela avec pour objectif de rappeler ses troupes à l'ordre et marteler son message : responsabilité et « tolérance zéro ». Il faut dire que ces dernières années, les accusations de crimes sexuels sont devenues récurrentes au point de menacer la crédibilité de l'ONU, très critiquée pour sa mauvaise gestion de ces affaires, son incapacité à prévenir ces crimes et à en punir les auteurs, et à accompagner les victimes, y compris au sein de même de l'institution.

 

Accusations récurrentes

 

Entre 2008 et 2013, 480 cas d’abus ou d’exploitations sexuelles ont été recensés au sein de l'ONU. C'est ce que révélait en juin dernier un rapport du bureau d'enquête des Nations unies. Mais selon ses auteurs « les rapports sexuels en échange de nourriture, d’argent ou de tout autre bien matériel » bien que « fréquents » sont « rarement signalés ». Autrement dit, de nombreux cas, passent au travers des mailles.

 

Autre critique : les failles dans le système de sanction. Les procédures d'investigations prennent « beaucoup trop de temps », « seize mois en moyenne » et sont le plus souvent confiées aux pays d'origine des personnels mis en cause. Ce qui entraîne selon les enquêteurs onusiens un manque « d'indépendance » et « de très grandes disparités » selon les Etats. Ils parlent même de conflit d'intérêt, estimant que « les pays contributeurs sont fortement encouragés à exonérer leur personnel pour éviter la stigmatisation ». De fait, les missions de l'ONU sont très rarement informées sur le déroulement des enquêtes et les crimes restent le plus souvent impunis.

 

Le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric a d'ailleurs rappelé les Etats membres à davantage de transparence et de fermeté. « Ils ont une énorme responsabilité », a-t-il expliqué. Face à de telles situations, Stéphane Dujarric souligne que « c’est la responsabilité des chefs de mission sur le terrain d’enquêter, de signaler au siège à New York dés qu’il y a des incidents, de s’assurer qu’il y a un suivi avec les victimes pour arrêter ces abus sexuels ». Et que la démission de Babacar Gaye est un message : « pas de complaisance, pas d’impunité ».

 

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Centrafrique-Presse.com
14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 01:42

 

 

 

http://www.la-croix.com/  13/8/15 - 08 H 58

 

En Centrafrique, les violences intercommunautaires ont poussé des dizaines de milliers d’hommes et de femmes à l’exil.

Dans le camp de réfugiés de Mole, situé au Congo à quelques kilomètres de la frontière, comme dans une grande partie de la Centrafrique, la réconciliation entre chrétiens et musulmans reste à construire.

 

Ibrahim se présente comme « chrétien ».Son jean bleu clair et sa chemise rayée lui servent de couverture. « Il ne faut pas trop montrer qu’on est musulman, sinon les gens vont te menacer. Ça m’est déjà arrivé », raconte ce réfugié centrafricain de 24 ans, le front perlant de sueur à cause de la chaleur, et qui chuchote de peur que ses compatriotes chrétiens l’entendent.

 

Ibrahim fait partie des quelques dizaines de musulmans qui vivent parmi 15 000 chrétiens dans le camp de réfugiés de Mole, une localité enclavée située dans la province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo. Il est arrivé après avoir « fui le 25 décembre 2013 à cause de ce qui se passait entre les musulmans et les chrétiens ».

 

FORTES PRESSIONS ET CONVERSIONS DE FORCE

 

En Centrafrique, les rebelles de la Séléka, essentiellement musulmans, ont renversé le président François Bozizé en mars 2013. Un cycle meurtrier d’attaques et de représailles s’est enclenché fin 2013 entre les putschistes et les milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes, à l’issue duquel la Séléka a finalement perdu le pouvoir. En janvier 2014, Catherine Samba-Panza a été nommée présidente de transition.

 

Aujourd’hui, « dans certains endroits » de l’ouest du pays, « les milices anti-balaka ont converti de force des musulmans au christianisme ou ont exercé sur eux de fortes pressions pour qu’ils se convertissent », affirme Amnesty International dans un rapport publié le 30 juillet. En outre, « dans d’autres parties de cette région, on empêche de fait les musulmans de pratiquer ou de manifester ouvertement leur religion ».

 

Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) estime que, en dépit des forces de maintien de la paix africaine, française ou onusienne, les violences intercommunautaires ont fait 900 000 déplacés et réfugiés.

 

Des dizaines de milliers d’entre eux ont afflué côté congolais : beaucoup sont arrivés à Zongo, séparée de la capitale centrafricaine Bangui par le fleuve Oubangui, avant de rejoindre le camp de Mole, à 35 kilomètres au sud.

 

« DES CHRÉTIENS ONT MENACÉ DE TABASSER DES MUSULMANS »

 

La majorité des 1 500 musulmans exilés restent cependant à Zongo, chez des familles d’accueil démunies. « Il y a des problèmes de cohabitation difficile avec les réfugiés de Mole », confie Ursula Dzietham, chef du bureau du HCR à Zongo.

 

Elle précise que les réfugiés ont « importé le conflit interreligieux » et que, se sentant en « insécurité », les musulmans ont préféré vivre à Zongo, d’où ils peuvent aussi commercer plus facilement.

 

À Mole, aucun incident grave n’a jusqu’à présent été signalé. Mais la vue d’hommes en djellaba ou de femmes voilées irrite certains. « Des chrétiens ont menacé de taper, tabasser des musulmans » car ils les pensent « d’accord avec les Séléka », rapporte Rosalie, 28 ans.

 

Elle-même porte un tee-shirt avec les slogans « Plus jamais ça » et « Oui à la paix », en référence aux exactions, mais a du mal à pardonner.

 

Dieu-Béni, 20 ans, partage sa rancune et se dit « rassuré » qu’il y ait peu de musulmans. « On peut se réconcilier, mais pas maintenant, commente-t-il. Des musulmans vivent ici avec nous, mais ce n’est pas facile à cause des atrocités qu’ils ont commises. (…) Les musulmans qui vivent ici se comportent comme des chrétiens. Ils se cachent, ils sont discrets, ils ne veulent pas avoir de problèmes avec nous. »

 

DES DÉGATS CAUSÉS DE PART ET D’AUTRE

 

Ainsi, bien que des policiers soient déployés dans le camp, Ibrahim a changé de nom et prie, comme d’autres, en catimini. Ousmane, 20 ans, s’était lui converti à l’islam en Centrafrique, provoquant le courroux des anti-balaka, et son exil.

 

Selon lui, à Mole, les tensions intercommunautaires appartiennent au passé mais, même en djellaba, il se fait appeler « Michel ».

 

Abdoul Karim Tchindja – qui a été baptisé mais s’est ensuite « islamisé » – résiste aux pressions. « Parfois, on m’insulte, on me dit de partir chez les Arabes », explique cet imam, qu’un groupe de chrétiens et de musulmans a toutefois élu chef d’un bloc d’abris. Malgré tout, « je continue à prier dehors et cherche à arranger une place » pour aménager un lieu de culte.

 

Le HCR et ses partenaires soutiennent des activités pour que chrétiens et musulmans puissent, à terme, vivre ensemble. Alors que la présidentielle centrafricaine est prévue le 18 octobre, Narcisse, 27 ans, estime qu’il est temps de faire la paix. « Des Séléka ont fait des dégâts, des anti-balaka ont fait des dégâts… Si nous ne pardonnons pas, comment on va reconstruire le pays ? »

 

Fatimata Burki, à Mole (République démocratique du Congo, RDC)

 

Lu pour vous : Les tensions entre réfugiés centrafricains persistent
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Centrafrique-Presse.com
14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 01:31

 

 

 

http://www.africatopsports.com/  13 AOÛT 2015 À 18:40

 

Romain Sato manquera-t-il l’Afrobasket 2015 ? A quelques jours du démarrage du 28e championnat d’Afrique des nations de basketball (19 au 30 août en Tunisie), la présence de l’arrière/ailier de Valencia BC chez les Fauves de la Centrafrique est en suspense.

 

Participera, participera pas, Romain Sato n’a toujours pas rejoint le groupe des Fauves en stage pour l’Afrobaket 2015, alors qu’il avait confirmé son retour en sélection en mai dernier. Cette absence nourrit les rumeurs chez les fans. Le sujet Sato, élucidé par le président de la Fédération centrafricaine de basket (FCBB), Jean de Dieu Mageot.

 

 « Romain qui a effectué une très longue saison cette année m’a demandé officiellement quelques jours de congé supplémentaires afin de se ressourcer, je les lui ai accordés connaissant les nombreuses exigences physiques de ce niveau et sachant qu’il nous a donné sa parole le Ministre et moi-même quant à sa présence parmi le groupe », explique-t-il sur la page Facebook de Centrafrique Basketball.

 

S’insurgeant contre des rumeurs qu’il a qualifié de « balivernes » faisant état du fait que Romain Sato ait voulu imposer certains joueurs et dirigeants  Jean de Dieu Mageot a aussi clarifié la question de l’assurance. « Tous les joueurs présents au regroupement ont été assurés dès leur arrivée à Gravelines », assure avant de préciser que pour des raisons de timing le cas Sato n’a pu se faire. Cependant, « le Ministère de tutelle c’est à dire celui de la Jeunesse et des Sports qui a pris ce dossier en main reviendra vers nous probablement en début de semaine prochaine », assure-t-il.

 

Lu pour vous : AFROBASKET 2015 : LA CENTRAFRIQUE TOUJOURS SANS ROMAIN SATO, LA RAISON
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Centrafrique-Presse.com
14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 00:50

 

 

 

12.08.2015 23:50 par www.guineeconakry.info

 

Les paroles de l’un et de l’autre sont nimbées de gêne. Celui qui réclame le départ,- Ban Ki-moon-, et celui qui part -Babacar Gaye-, ont tous deux l’âme en peine. Quand le premier dit : «"Il m'est impossible de mettre en mots la colère, le tourment et la honte que je ressens après ces accusations récurrentes au fil des années d'exploitation sexuelle et d'abus commis par des forces onusiennes », le second lui répond qu’il est question d’une ‘’responsabilité institutionnelle’’, alors, il explique «on m'a demandé d'exercer cette responsabilité institutionnelle, en quittant l'emploi que j'occupais. J'ai répondu positivement à cette demande.» C’est clair, le général sénégalais, le chef de la Minusca, a été poussé à la sortie. Ce ‘’signal fort’’, il l’assume. Seulement, le mal semble déjà fait.

 

Depuis longtemps déjà et sur plusieurs fronts, l’honneur des soldats onusiens est malmené et leur image écornée, par des questions de libido. Ici et là, les casques bleus sont accusés de viols ou d’autres rapports sexuels obtenus dans des conditions indignes de leur statut.

 

Le code de bonne conduite

 

La  démission du général Babacar Gaye, exigée par le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, est donc un geste pour sauver ce qui peut l’être encore, après la révélation d'accusations de viol et d'homicide contre des casques bleus en Centrafrique.

 

Pourtant Babacar Gaye n’est point un général de dernière pluie. Il fut chef d’état-major des forces armées sénégalaises, avant de servir loyalement les Nations unies au Liban, en Irak, en Syrie, en RDC particulièrement, où il a officié entre 2005 et 2010, avec la Monuc puis la Monusco. La démission de Babacar Gaye vient souligner la gravité des comportements déviants des soldats de la paix, dont certains oublient hélas, le ‘’code de bonne conduite’’ en matière de mission de sécurité des Nations unies.

 

Tous ne sont certes pas coupables, seules les enquêtes pourront établir la vérité, mais en attendant, ‘’les brebis galeuses’’ jettent malheureusement l’opprobre sur les autres.  C’est que pointe le général démissionnaire, quand il déclare « Lors du sommet de 2008, le secrétaire général des Nations unies avait évoqué la responsabilité collective de l'organisation face aux problèmes de comportement de ses membres. Il a par la suite évoqué une responsabilité institutionnelle. Face aux récents développements en République centrafricaine, on m'a demandé d'exercer cette responsabilité institutionnelle en quittant l'emploi que j'occupais. J'ai répondu positivement à cette demande."

 

Revisiter les conditions

 

Pourvu que l’exemple serve. Mais cela ne nous pas parait évident, car le général pouvait très peu de choses contre les soldats aux ‘’braguettes faciles’’. Leurs activités parallèles sexuelles s’exerçant certainement à l’ombre de tout regard. A notre avis, le tri doit être plus sévère en amont. Les Nations unies devraient revisiter les conditions de recrutement des soldats, pour plus de rigueur sélective au niveau de chaque pays participant aux missions de paix et de sécurité.

 

Si cela n’est pas fait, l’ONU sera pas à l’abri de ces informations, sorte de ‘’faits divers’’ qui prennent des proportions médiatiques et politiques énormes, la preuve de la réprobation morale de l’humanité devant ces comportements qui n’honorent ni leurs auteurs, ni la grande organisation qui les emploient.  

 

Maria de BABIA pour GCI

 

2015-GuineeConakry.Info

 

 

 

Accusation de viols en Centrafrique, le chef de la mission de l’ONU démissionne

 

http://www.la-croix.com/  13/8/15 - 12 H 18

 

Sous pression, le chef de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a quitté ses fonctions, après une série d’accusations d’abus sexuels contre des enfants commis par des Casques bleus.

 

Le diplomate sénégalais Babacar Gaye, 64 ans, qui dirigeait la Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), a été démis de ses fonctions à la suite d’une série d’accusations d’abus sexuels contre des enfants commis par des casques bleus.

 

Il « a remis sa démission à ma demande », a déclaré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à des journalistes à New York. « Il m’est impossible de mettre en mots la colère, le tourment et la honte que je ressens après ces accusations récurrentes au fil des années d'exploitation sexuelle et d'abus commis par des forces onusiennes », a-t-il assuré. « Je ne tolérerai aucun agissement de ceux qui remplacent la confiance par la peur (...), assez, c’est assez », a martelé le secrétaire général.

 

Babacar Gaye a lui-même corroboré ces propos, affirmant à la chaîne France 24 que son départ représentait « la réponse à une attitude qui est tout simplement inacceptable de la part de soldats venus défendre un peuple et le protéger ».

 

UNE ENQUÊTE À BANGUI

 

Cette annonce intervient au lendemain de l’ouverture d'une enquête sur des accusations de viol contre une fillette et de l'homicide d'un adolescent de 16 ans et de son père qui auraient été commis par des Casques bleus au cours d'une opération armée à Bangui début août.

 

Au moins cinq personnes, dont un Casque bleu, avaient été tuées et des dizaines blessées pendant cette opération, qui s’est déroulée les 2 et 3 août et visait à arrêter un ancien chef de l'ex-rébellion Séléka dans l'enclave musulmane du PK5 à Bangui. La Séléka, à dominante musulmane, avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, avant d’en être chassée l'année suivante, mais elle y a gardé des sympathisants, notamment dans le quartier du PK5.

 

DES CAS SIMILAIRES

 

Cette enquête fait suite à plusieurs cas similaires mettant en cause des Casques bleus marocains et burundais. Et dans une affaire séparée, la France enquête sur des allégations d’abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014. Ces accusations visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l’opération Sangaris menée par la France et n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.

 

L’ONU a aussi nommé une commission indépendante pour enquêter sur ce cas et plus précisément sur la façon dont les Nations unies ont géré l'affaire, après des critiques dénonçant la lenteur de sa réaction sur le dossier.

 

Le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric a indiqué que 57 allégations de fautes ont été proférées contre des Casques bleus de la Minusca, dont 11 concernant potentiellement des cas d'abus sexuels sur des enfants.

 

La Croix (avec AFP)

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : Gl Babacar Gaye poussé à la sortie
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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 23:47

 

 

Fin des opérations de recensement sur la liste électorale dans la préfecture de Sangha Mbaere

 

http://rjdh.org/  PAR MARIETTE MOWÉ LE 13 AOÛT 2015

 

Le recensement  électoral  qui a débuté le 23 Juillet dernier a pris fin le dimanche 09 Aout 2015 dans la préfecture de la Sangha Mbaéré. Aucun  incident n’a été signalé lors de ces opérations dans la ville.

 

L’autorité sous préfectorale de Nola a fait savoir que ces opérations  devraient être clôturées le 05 Aout mais elles ont été prolongées  pour quatre jours par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Selon lui, « cette prolongation est demandée par des  personnes qui ont pris du retard sur le processus ».

 

Une réunion a été  tenue hier Mercredi 12 Aout par Jerry Abel  Tchade, préfet de la Sangha Mbaere. « Chaque équipe des opérations doit  remettre son  rapport de fin  d’activités  à l’ASP de Nola pour la synthèse générale », a confié une source locale.

 

Le processus du recensement  sur la liste électorale a débuté dans la préfecture de la Sangha Mbaéré le 23 juillet dernier. Aucun incident n’a été signalé.

 

 

L’insécurité perdure dans la préfecture de la Haute Kotto

 

http://rjdh.org/  PAR NARCISSE JAUBERT LE 13 AOÛT 2015

 

Un homme âgé de 54 ans nommé Roger Pierre Wounenga au quartier kpiango3 a été enlevé le jeudi 08 Aout 2015, par les hommes d’LRA  de Joseph Conny à kpo-kpo chantier situé à 90km de la ville de Bria, sur l’axe Yalinga  vient d’être relâché. C’est le dimanche passé que cet homme a été relâché par la même troupe à Ndjee.

 

 « J’ai quitté le chantier kpo-kpo pour venir a Bria, c’est arriver à 800 mètres que les éléments de la LRA m’ont arrêté et m’ont pris une somme de 400000frs, plus les diamants.  Ils nous ont ligotés et nous ont malmenés pendant  une heure avant de nous charger comme des véhicules pour transporter leurs bagages jusqu’à 144km de la ville de Bria à la rivière  Ndjee où se trouve le camp des hommes de la LRA » a t-il expliqué.

 

Un commerçant qui a requis l’anonymat appelle à la protection de toute la région « la haute Kotto n’est pas seulement Bria. Les forces Internationales  doivent être partout. La zone de Yalinga est riche mais cette zone a été abandonnée par le gouvernement », a souligné ce commerçant.

 

Selon les informations parvenues au RJDH, le maire de Yalinga a demandé pour la troisième fois, aux forces des Nations Unis à prendre des dispositions par aux troupes d’LRA de Joseph Kony qui font des ravages.

 

Plusieurs cas d’insécurité ont été enregistrés ces derniers temps sur l’axe Bria-Yalinga

 

 

Le Premier Ministre M. Kamoun dans la Sangha-Mbaéré pour le suivi des opérations électorales

 

http://rjdh.org/  PAR MARIETTE MOWÉ LE 13 AOÛT 2015

 

C’était mercredi à Bayanga que la mission gouvernementale dirigée par le premier ministre Mahamat Kamoun s’est déployée. Cette haute autorité gouvernementale est accompagnée dans cette mission par le ministre des transports Djoubaye Abazène, celle des eaux et forêt Isabelle Gaudeuille et un membre de l’ANE.

 

Le but de cette mission est de présenter les différentes personnalités qui feront partie d’une structure qui aura la charge de suivre les activités des opérations électorales. Cette structure est composée du préfet, du sous-préfet, les forces de la Minusca, les forces de défense et de sécurité, la justice et les présidents des Autorités Sous Préfectorale des Elections (ASPE).

 

Le chef du gouvernement a profité de l’occasion pour donner l’opportunité aux présidents des membres du démembrement. Le vice-président de l’ASPE de Nola Jean-Pierre Kondo a présenté les rapports des activités de recensement dans la ville de Nola et à Bayanga.

 

Dans ses explications, il a énuméré les manquements que la région a connus. Ces manquements sont entre autres, des centres qui n’ont de codes, de rupture de kits, le manque de moyen de déplacement, l’absence de certains agents dans les bureaux, le manque de collaboration entre la Minusca et l’ASPE pour l’acheminement des matériels.

 

Après la présentation de tous ces problèmes et manquements au premier ministre, celui-ci a réagi en disant que, « je vais plaider auprès de l’ANE pour que les centres qui manquent de code et matériels puissent avoir leur code et si possible prolonger l’enrôlement dans la région de quelques jours supplémentaires, pour permettre aux retardataires de se faire inscrire sur la liste électorale »

 

 

L’Union Européenne renvoie Me Nicolas Tiangaye à la Cour Constitutionnelle de Transition sur la clause d’inéligibilité

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 13 AOÛT 2015

 

L’Union Européenne a renvoyé Me Nicolas Tiangaye à la Cour Constitutionnelle de Transition sur la question d’inéligibilité ou non des anciens acteurs de la transition. La réponse de l’Union Européenne fait suite à une requête que le président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) a adressée à cette institution.

 

C’est par une correspondance datée du 31 juillet 2015 que l’Union Européenne a répondu à Me Nicolas Tiangaye suite à la requête que ce dernier a adressée à cette institution le 23 juin dernier. Dans sa requête largement publiée par la presse nationale centrafricaine, Me Nicolas Tiangaye avait donné son interprétation de l’article 106 de la charte constitutionnelle de transition qui stipule que « Le Chef de l’Etat de la Transition, le Premier Ministre de Transition, les membres du Gouvernement de Transition et les membres du Bureau du Conseil National de Transition sont inéligibles aux élections présidentielle et législatives organisées à l’issue de la transition ».

 

Relevant dans sa requête que, cette disposition ne visait que les acteurs encore en fonction, Me Nicolas Tiangaye demandait à l’organisation des Nations Unies, à l’Union Européenne et à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) de désigner trois constitutionalistes de renommée internationale pour que ceux-ci se prononcent sur cette question.

 

Dans sa réponse signée du Directeur du département Afrique Koen Vevaeke, l’Union Européenne s’est déclarée incompétente sur cette question. Dans la lettre, cette institution a rappelé que « la communauté internationale dans le communiqué du Groupe International de Contact (GIC) du 27 juillet 2015 en soutenant l’opportunité politique de ne plus rouvrir cette question ».

 

Cette institution renvoie la question à la Cour Constitutionnelle de Transition et répond à Me Nicolas Tiangaye en ces termes « sur le plan juridique, nous estimons que la Cour Constitutionnelle de la RCA est compétente en la matière car, c’est la seule institution suprême autorisée à dire le droit constitutionnel dans votre pays ».

 

L’Union Européenne a-t-elle répondu au nom de l’Organisation des Nations Unies et de l’Organisation Internationale de la Francophonie ? Difficile de le dire avec exactitude. Mais dans la correspondance, l’Union Européenne a indiqué que la communauté internationale s’est exprimée à travers le Groupe International de Contact (GIC) dont font partie toutes les trois entités saisies par le président de la CRPS.  Mais à voir de prêt, il serait difficile voire impossible que cette position soit contredite par l’une des deux organisations internationales saisies par Tiangaye. Une source à la Minusca a confié au RJDH que la communauté internationale ne saurait entrer officiellement dans ce jeu d’interprétation car pour ce cadre de la Minusca, « il s’agit d’un combat perdu à l’avance ». 

 

Avec la réponse de l’Union Européenne, Me Nicolas Tiangaye, Crépin Mboli-Goumba, Joseph Bendounga et tous ceux qui pensent que les anciens acteurs de la transition ne sont pas concernés par l’article 106 de la charte constitutionnelle de transition, sont contraints d’attendre le verdict de la Cour Constitutionnelle de Transition.

 

L’arbitral international demandé par Me Nicolas Tiangaye n’a pas été obtenu. D’ailleurs même si cela était fait, c’est incongrue de penser que l’avis d’un collège de constitutionalistes soient-ils de renommée internationale,  puisse s’imposer à la Cour Constitutionnelle de Transition d’un pays souverain

 

Nouvelles nationales sur RJDH
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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 23:45

 

 

        

APA Bangui (Centrafrique) 2015-08-13 15:50:43 La République centrafricaine, ancienne colonie française, célèbre jeudi le 55ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale, le 13 août 1960, dans un contexte de fin de transition, annonciateur d'un nouveau départ pour ce pays qui sort juste d'une profonde crise politique et militaire.


Dans un message à la nation à la veille des festivités, la présidente de la Transition, Mme Catherine Samba Panza, a vivement dénoncé ceux qui mijotent l'idée d'une troisième transition, qualifiant cette idée de "saugrenue".


"Qu'est ce que cette nouvelle transition va réaliser de nouveau que les autres pour le pays?" a interrogé Catherine Samba Panza, qui a estimé que la Centrafrique doit retrouver le concert des nations par un retour à l'ordre constitutionnel grâce à l'organisation des élections, le 18 octobre prochains.


Les Centrafricains savent tous que le régime de transition a des effets négatifs pour le pays sur le plan international, a-t-elle dit, exhortant ses concitoyens à aimer leur pays afin qu'il soit davantage indépendant.


Par ailleurs, la présidente de la Transition a rendu hommage aux casques bleus pour leurs efforts visant à ramener la sécurité dans le pays. Selon elle, les poches d'insécurité qui subsistent encore dans le pays sont du pur banditisme.

Elle a appelé ses compatriotes à mettre en exergue l'une des devises de la République qui est l'unité, afin de sortir le pays de ses difficultés actuelles.


Frappées du sceau de la modestie, les manifestations du 55ème anniversaire de la Centrafrique ont débuté jeudi matin lorsque la présidente de la Transition est allée déposer des gerbes de fleurs au monument Barthélémy Boganda, le père de l'indépendance de la Centrafrique.


Elles se sont poursuivies dans l'après-midi par des prestations culturelles et des compétitions sportives.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=831158#sthash.bqC8ZEG4.dpuf

 

 

Principaux extraits de l'allocution de Catherine Samba-Panza à l'occasion du 13 août 2015, fête nationale de l'Indépendance de la République centrafricaine

 

 

"Quant à l’idée saugrenue d’une 3e transition qui n’est pas nouvelle puisqu’elle a déjà été agitée à Nairobi, le moins qu’on puisse dire est qu’elle procède d’un aventurisme politique. Il est honnête que ceux qui n’ont pas les capacités d’aller aux élections ne se cachent pas derrière l’artifice d’une 3e transition inacceptable au regard des engagements pris vis-à-vis de nos partenaires internationaux."

 

"Que ferait de plus une 3e transition que la transition actuelle n’a pas déjà fait? Pourquoi une 3ème transition alors que je ne serais pas candidate aux prochaines échéances électorales et que ma détermination à organiser les élections est manifeste ? Pourquoi vouloir maintenir le pays indéfiniment dans une transition politique avec les conséquences au plan des relations internationales que l’on connaît ?"


"Je suis fondée à faire cette interpellation car, comparativement aux autres pays qui ont accédé à l’indépendance au même moment que nous, nous ne sommes nullement fiers du bilan de notre indépendance."

 

 "En effet, nombreux sont les Centrafricains qui ne sont pas fiers de la situation de leur pays qui a pourtant tous les atouts pour se développer et se hisser au même niveau que les Etats prospères."

 

"Il est tout aussi inadmissible que des individus poursuivis pour crimes et frappées par les sanctions ciblées des Nations Unies se permettent de narguer le peuple centrafricain et la communauté internationale en se déclarant candidat aux prochaines élections ?"

 

"Je rappelle que les résolutions 2127, 2134 et 2196 du Conseil de Sécurité ont institué un régime de sanctions ciblées et individuelles à l’encontre de quiconque ferait obstacle au processus de transition et aux efforts de la communauté internationale pour rétablir la stabilité en RCA ou attise la violence."

 

 

 

Centrafrique-Indépendance  -  La Centrafrique célèbre le 55ème anniversaire de son indépendance
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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 23:35
Communiqué de presse de la MINUSCA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#034/2015

 

LA MINUSCA REAFFIRME SA DETERMINATION A APPLIQUER LA POLITIQUE DE TOLERANCE ZERO EN MATIERE D’EXPLOITATION ET D’ABUS SEXUELS

 

Bangui, le 13 août 2015 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), réitère dans les termes les plus forts sa détermination à appliquer la Politique de tolérance zéro des Nations Unies en matière d’exploitation et d’abus sexuels commis par ses employés. Toutes les allégations de mauvaise conduite contre un employé des Nations Unies en République centrafricaine sont traitées avec le plus grand sérieux et font l’objet d’enquêtes approfondies.

 

Du 2 au 3 août 2015, les Forces de la MINUSCA, selon des allégations, auraient été impliquées dans des cas d’abus sexuels et d’homicide durant une opération à Bangui en exécution d’un mandat d’amener délivré par le Procureur de la République de Bangui. L’enquête sur ces allégations est en cours.

 

Les casques bleus des Nations Unies sont tenus d’adhérer aux plus hautes normes de comportement et de conduite. La MINUSCA travaillera avec les pays contributeurs de troupes pour s’assurer que le personnel en uniforme coupable de violations des droits de l’Homme en République centrafricaine, y compris l’exploitation et les abus sexuels, soit tenu pour responsable. En juillet dernier, six (6) casques bleus ont été rapatriés pour usage excessif de la force contre des détenus.

 

Depuis sa création en avril 2014, la MINUSCA a enquêté sur 57 cas de mauvaise conduite dont 11 cas d’exploitation et d’abus sexuels.

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 21:28
Le chef de l'ONU en Centrafrique limogé

 

 

Accusation de viols en Centrafrique: le chef de la mission de l'ONU renvoyé


Nations unies (Etats-Unis) AFP / 12 août 2015 22h40 - Le chef de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a été renvoyé après une série d'accusations d'abus sexuels contre des enfants commis par des Casques bleus, a annoncé mercredi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.


Le diplomate sénégalais Babacar Gaye, 64 ans, a remis sa démission à ma demande, a déclaré M. Ban à des journalistes à New York.


Il m'est impossible de mettre en mot la colère, le tourment et la honte que je ressens après ces accusations récurrentes au fil des années d'exploitation sexuelle et d'abus commis par des forces onusiennes, a-t-il assuré.


Je ne tolérerai aucun agissement de ceux qui remplacent la confiance par la peur (...) assez, c'est assez, a martelé le secrétaire général.


Cette annonce intervient au lendemain de l'ouverture d'une enquête sur des accusations de viol contre une fillette et de l'homicide d'un adolescent de 16 ans et de son père qui auraient été commis par des Casques bleus au cours d'une opération armée à Bangui début août.


Au moins cinq personnes, dont un Casque bleu, avaient été tuées et des dizaines blessées pendant cette opération, qui s'est déroulée les 2 et 3 août, et visait à arrêter un ancien chef de l'ex-rébellion Séléka dans l'enclave musulmane du PK5 à Bangui. 

La Séléka, à dominante musulmane, avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, avant d'en être chassée l'année suivante, mais elle y a gardé des sympathisants, notamment dans le quartier du PK5.


Cette enquête fait suite à plusieurs cas similaires mettant en cause des Casques bleus marocain et burundais. 


Dans une affaire séparée, la France enquête sur des allégations d'abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014. Ces accusations visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l'opération Sangaris menée par la France et n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.

Toutefois, l'ONU a aussi nommé une commission indépendante pour enquêter sur ce cas et plus précisément sur la façon dont les Nations unies ont géré l'affaire, après des critiques pointant du doigt la lenteur de sa réaction sur le dossier.


Le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a indiqué que 57 allégations de fautes ont été proférées contre des Casques bleus de la Minusca, dont 11 concernant potentiellement des cas d'abus sexuels sur des enfants.


Le limogeage de Babacar Gaye est une décision sans précédent, a fait savoir le porte-parole, prévenant que Ban Ki-moon s'apprêtait à livrer un message fort aux envoyés spéciaux des 16 missions de l'ONU durant une visioconférence prévue jeudi.

Ce même jour, les quinze membres du Conseil de sécurité tiendront une réunion spéciale au cours de laquelle Ban Ki-moon se prononcera notamment sur le limogeage.

A Dakar, le président sénégalais Macky Sall a salué le leadership et le professionnalisme avec lesquels le général Babacar Gaye a exercé ses fonctions à la tête de la Minusca, selon un communiqué diffusé par le ministère des Affaires étrangères.

Le gouvernement a rendu hommage au sens du devoir de l'officier, qui a honoré son pays en travaillant au service de la communauté internationale avec dignité, abnégation et esprit de dépassement, d'après le même texte.


Après avoir occupé plusieurs fonctions au sein de la hiérarchie militaire de son pays, le général a été chef des armées sénégalaises de 2000 à 2003, jusqu'à son limogeage (en août 2013), en lien avec le naufrage, en septembre 2002, du ferry sénégalais Le Joola au large de la Gambie voisine (1.863 morts selon le bilan officiel). 

Il a été commandant de la force de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) et a participé à des opérations de maintien de la paix.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=620404 

 

 

Le chef de l'ONU en Centrafrique limogé

 

http://www.lefigaro.fr/  12/08/2015 à 19:50

 

Le général Babacar Gaye, responsable de la Mission de l'Onu en Centrafrique, a quitté son poste mardi. Ce départ forcé intervient alors qu'Amnesty international a publié lundi un rapport accusant un casque bleu de viol sur une fillette de 12 ans.

 

Le chef de la mission des Nations-Unies en Centrafrique (Minusca) a été limogé mardi alors que des accusations de viols sont portées contre des casques bleus. Fait rare, l'Onu a reconnu que le général Babacar Gaye, arrivé à Bangui en 2013, a donné sa démission à la demande de Ban Ki-Moon.

 

Le départ de l'officier sénégalais intervient au lendemain de la publication d'un rapport par Amnesty international (AI) relatant le viol d'une fillette par un soldat de l'Onu ainsi que les meurtres d'un adolescent de 16 ans et de son père. L'Onu avait immédiatement annoncé l'ouverture d'une enquête, mais cette réaction tardive n'a pas suffi. Les faits rapportés par l'ONG sont en effet très précis et remontent à la nuit du 2 août. La Minusca avait lancé une vaste opération au «PK5», le dernier quartier musulman de la capitale. Au cours des perquisitions effectuées dans des maisons, un soldat aurait abusé d'une jeune fille de 12 ans. «La fillette s'était cachée dans la salle de bains. Un homme portant, semble-t-il, un Casque bleu et un gilet des forces de maintien de la paix des Nations unies l'a emmenée à l'extérieur et violée derrière un camion», raconte AI. L'organisation s'interroge aussi sur la mort de Balla Hadji, 61 ans, et de son fils Souleimane Hadji, 16 ans, tués par balles devant leur maison. «Ils [les Casques bleus] ont tiré sur tout ce qui bougeait», explique un témoin cité par l'ONG.

 

L'opération au PK5, conduite pour arrêter un dirigeant de la Séléka, la rébellion musulmane, avait été un échec: au moins cinq personnes, dont un Casque bleu camerounais de la Minusca, avaient été tués et des dizaines blessés. Ce fiasco survient dans un contexte lourd. La Minusca doit faire face, comme l'armée française, à plusieurs accusations de viols notamment sur des enfants.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#033/2015

 

LE CHEF DE LA MINUSCA PRESENTE SA DEMISSION AU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES

 

Bangui, le 12 août 2015 – Le Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Babacar Gaye, a présenté, le 12 août 2015 sa démission au Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à la demande de celui-ci.

 

Le Secrétaire général des Nations Unies a rendu hommage à Babacar Gaye, exprimant sa reconnaissance « pour ses efforts inlassables dans la quête de la paix, de la sécurité et de la réconciliation au cours de sa longue carrière prestigieuse  et plus récemment en République centrafricaine dans des circonstances extrêmement difficiles et dans un contexte de crise sans précédent ». Sous son leadership, la MINUSCA a atteint sa pleine capacité opérationnelle le 28 avril 2015, un an après sa création.

 

Représentant spécial et Chef du Bureau intégré de l’ONU en République centrafricaine (BINUCA) depuis le 12 juin 2013, c’est dans la continuité des fonctions qu’il avait déjà occupées, que Babacar Gaye a été nommé, le 16 juillet 2014, Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

 

 

Minusca : Babacar Gaye démissionne 

 

APA - Dakar (Sénégal) -2015-08-12 23:03:18 - Le chef de la Mission des Nations Unies dans ce pays (MINUSCA), Babacar Gaye, a présenté ce mercredi sa démission acceptée par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon suite à la série d’accusations d’abus sexuels contre des enfants commis par des Casques bleus dans le pays.


Le chef de l'ONU a indiqué dans un communiqué qu'il avait « accepté la démission » de son Représentant spécial Babacar Gaye, chef de la MINUSCA, à qui il a rendu hommage pour ses efforts en faveur de la paix et de la réconciliation en République centrafricaine.

« De nouvelles graves allégations sont apparues concernant le comportement de soldats des Nations Unies en République centrafricaine. Je ne saurais exprimer à quel point je suis angoissé, en colère et honteux concernant ces informations répétées d'abus et d'exploitation sexuels commis par des troupes de l'ONU au cours de ces dernières années », a dit M. Ban lors d'un point de presse mercredi au siège de l'ONU.


« Lorsque l'ONU déploie des Casques bleus, nous le faisons pour protéger les personnes les plus vulnérables de la planète dans les lieux les plus pauvres de la planète. Je ne tolèrerai aucune action susceptible de pousser les gens à passer de la confiance à la peur », a-t-il ajouté. « Ceux qui travaillent pour les Nations Unies doivent respecter nos idéaux les plus élevés ».


Le Secrétaire général a déclaré que toute allégation devait faire l'objet d'une enquête complète, rappelant qu'il avait nommé un groupe indépendant externe de haut niveau pour étudier les informations sur ces abus en République centrafricaine et sur la manière dont l'Organisation a réagi et qu'il attendait de recevoir ses conclusions bientôt.


Ban Ki-moon a tenu à préciser que l'exploitation sexuelle était « un fléau global et un problème systémique qui nécessite une réponse systémique ». 


Babacar Gaye, 64 ans, de nationalité sénégalaise avait été nommé, le 16 juillet 2014, Chef de la Minusca 


Par ailleurs le Président de la République du Sénégal, Macky Sall, tient, à la suite du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, à saluer le leadership et le professionnalisme avec lesquels le Général Babacar Gaye a exercé ses fonctions à la tête de la Minusca qui a obtenu des résultats ‘'fort appréciables'', depuis sa création par le Conseil de sécurité.


«Le Gouvernement du Sénégal salue le sens du devoir du Général Babacar Gaye qui a honoré son pays en travaillant au service de la Communauté internationale avec dignité, abnégation et esprit de dépassement'', note le président sall dans un communique publie le même jour.

 

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