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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 20:49

 

 

Par Dominique Bilde Députée européenne du FN

 

http://www.bvoltaire.fr 

 

L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA, et le trop plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain, nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration…

 

Pays de plus de 4,5 millions d’habitants, la Centrafrique (« RCA ») est un pays dont la production de diamants destinés à la haute joaillerie s’établit à environ 500.000 carats bruts par an. Paradoxalement, la RCA reste classée parmi les premiers pays les plus pauvres de la planète. Au surplus, à la suite du renversement en 2013 du président François Bozizé, la RCA a connu un réel bouleversement. La situation très instable s’est aggravée après le départ du président Djotodia, contraint à l’exil en janvier 2014.

 

Ce chambardement politique a conduit les chrétiens à se constituer en milices connues sous le nom d’anti-balaka, afin de prendre leur revanche suite aux sévices des musulmans de la Séléka. Ce climat a tourné à l’affrontement interreligieux dont l’enjeu est clair : les vainqueurs de ces affrontements auront droit au contrôle des ressources naturelles dont regorge la RCA, notamment les diamants.

 

Le pays ne parvient plus à sortir cette spirale de violences, et ce nonobstant la présence de l’armée française dans le cadre de l’Opération Sangaris, qui a pris fin le 31 octobre 2016, ainsi que de la Minusca (mission de l’ONU en Centrafrique). En effet, début avril, les forces de sécurité centrafricaines en accord avec l’ONU, avaient lancé une opération militaire contre les groupes armés du PK5, principal quartier musulman de Bangui, afin de « ramener la paix » dans le quartier.

 

Le président Touadera, en fonction depuis mars 2016, a fait appel à la Russie pour ramener l’ordre dans le pays. Cependant, cela n’a pas empêché l’attaque de l’église de Notre-Dame de Fatima le 1er mai dernier, prise d’assaut par des hommes armés musulmans en plein office religieux, dans laquelle étaient rassemblés des centaines de fidèles catholiques pour une messe en hommage à Saint Joseph, patron des travailleurs. Le bilan est lourd : au moins 16 morts et 99 blessés (selon la Croix-Rouge centrafricaine). Ce climat « électrique » et ce regain de violences font craindre à beaucoup un embrasement comme la ville n’en a pas connu depuis plusieurs années.

 

La situation précaire du pays fait de celui-ci une cible évidente pour les pays étrangers, que l’envie de contrôle attire. Il faudra que les autorités centrafricaines redoublent de vigilance afin de conserver leur autonomie. L’attribution de missions claires aux intervenants internationaux parait dès lors essentielle. À ce titre, il faudra arrêter la rébellion, retrouver l’intégrité territoriale du pays, ainsi que traduire les chefs rebelles devant la Cour pénale spéciale de Bangui et la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. À ce stade, la RCA va-t-elle tirer son épingle du jeu ?

 

L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA, et le trop plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain, nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration d’ores et déjà inquiétante en Europe, en offrant une illusion de « sauveur » à ces peuples. Une solution plus rationnelle serait de soutenir ces pays dans le développement de leurs propres richesses, plutôt que de s’immiscer dans leurs affaires internes et de se substituer aux autorités en place, ce qui ne peut qu’encourager l’immigration.

 

L’équilibre proposé par ces intervenants étrangers à la majeure partie des pays africains conduit inévitablement à un déséquilibre profond dont les conséquences se répercutent tant au niveau interne africain, par une perte d’indépendance et d’autonomie, qu’au niveau européen par la hausse de l’arrivée de migrants sur le territoire.

 

Lu pour vous : CRISE EN CENTRAFRIQUE : À LA CONQUÊTE DU DIAMANT AU PRIX D’UNE GUERRE CIVILE ?
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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 20:39
LA MINUSCA NEUTRALISE UNE TENTATIVE D’INFILTRATION D’ELEMENTS DU FPRC A DEKOA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

LA MINUSCA NEUTRALISE UNE TENTATIVE D’INFILTRATION D’ELEMENTS DU FPRC A DEKOA

 

Bangui, le 05 mai 2018 – Suite à des informations faisant état d’un mouvement d’éléments du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) entre Ndomété et Dékoa (centre-nord de la République centrafricaine), la Force de la MINUSCA est intervenue dans la localité, le vendredi 4 mai, faisant échec à la tentative d’infiltration. Au cours de l’opération, un hélicoptère  d’attaque de la MINUSCA a pris à partie un véhicule de type pick-up tandis que des patrouilles terrestres ont été conduites sur le terrain.

 

L’opération s’est soldée par l’arrestation d’un élément armé  et la saisie de fusils AK-47 et d’une importante quantité de munitions de petit calibre et de roquettes ainsi que des uniformes et des radios de communication.

 

La Force de la MINUSCA poursuit actuellement son opération entre Ndomété et Dékoa, avec des patrouilles terrestres mais aussi des moyens aériens pour localiser le reste des éléments et s’assurer que toute tentative du FPRC de descendre vers le sud est neutralisée par les casques bleus.

 

La MINUSCA n’a recouru à la force qu’en dernière instance, après que toutes ses efforts de dissuader le FPRC d’entreprendre sa campagne militaire aient été rejetées par les leaders de ce mouvement. . L’opération en cours s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du mandat de la MINUSCA visant la protection des populations civiles et l’élimination de tout risque de déstabilisation des institutions démocratiques du pays.

 

La MINUSCA condamne fermement l’acharnement du FPRC à ne privilégier que la violence armée qui n’a d’autres conséquences que de semer la désolation parmi la population. Face à cela, la MINUSCA réaffirme sa ferme détermination à veiller, aux côtés du gouvernement centrafricain, à la protection et à la défense de l’ordre constitutionnel. A cet effet, elle utilisera tous les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité des Nations Unies, y compris la force.

 

La MINUSCA rappelle à cet égard la position de principe sans ambiguïté de l’Union africaine, qui s’oppose à toute tentative de prise de pouvoir par des moyens anti-constitutionnels.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 - 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

https:// minusca.unmissions.org

LA MINUSCA NEUTRALISE UNE TENTATIVE D’INFILTRATION D’ELEMENTS DU FPRC A DEKOA
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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 22:47
Communiqué officiel du Gouvernement de la République.

 

 

 

04 Mai

 

Depuis plusieurs jours, les uns et les autres annonçaient des tentatives d’avancées des assaillants de la seleka de Kaga Bandoro vers Dekoa en contournant Ndomété d’une part et par des colonnes de camions.

 
Cependant, le Gouvernement s’est évertué ce jour à tranquilliser les populations par SMS lancés par le ministère de la Communication.

 

Ce vendredi 04 mai 2018 dans l’après-midi, la MINUSCA à fait décoller ses hélicoptères qui ont détruit la totalité des véhicules qui tentaient de faire mouvement vers Dekoa. Plusieurs assaillants ont été neutralisés et d’autres fait prisonniers.


Le gouvernement réitère à la population ses appels au calme et demande à chacun de vaquer à ses occupations comme le font les populations de KAGA BANDORO et insiste pour que les centrafricains ne cèdent plus à la peur distillée volontairement par les uns et les autres manipulateurs.

 

Par ailleurs, le dispositif sécuritaire à Bangui à été renforcé y compris autour du Km5 et il devrait continuer de s’étoffer.

 

C’est le moment d’attirer l’attention de tous sur le fait que des personnes mal intentionnées lancent des fausses informations par SMS et sur les réseaux sociaux sans savoir les bonnes informations et dans le but de créer la frayeur.

 

Le gouvernement exhorte les centrafricains à la mobilisation contre les ennemis de la Nation. L’heure est à être ensemble pour défendre la patrie et non à la division politicienne.

 

Source : Service de communication de la Présidence

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 22:28
L'armée américaine interdit les téléphones Huawei et ZTE à son personnel
L'armée américaine interdit les téléphones Huawei et ZTE à son personnel

 

 

 

Washington - AFP / 04 mai 2018 19h30 Le personnel des bases militaires américaines ne pourra plus acheter de téléphones des marques chinoises Huawei et ZTE en raison des risques de sécurité "inacceptables" présentés par ces appareils, a affirmé vendredi le Pentagone.

"Les appareils Huawei et ZTE peuvent présenter un risque inacceptable pour le personnel, les informations et les missions militaires", a déclaré un porte-parole du Pentagone, Dave Eastburn.

"Au vu de cette information, il n'était pas prudent" pour les magasins gérés par l'armée dans les bases américaines à travers le monde "de continuer à les vendre", a-t-il ajouté.

L'ordre de retirer les appareils Huawei de ces magasins a été donné le 25 avril, selon lui.

"En raison des inquiétudes liées à la sécurité concernant les téléphones portables et autres produits ZTE, les magasins (du Pentagone) ont également retiré les produits ZTE", a-t-il précisé.

Le responsable n'a pas donné de détails sur les aspects techniques de ces menaces potentielles mais, d'après le Wall Street Journal, le Pentagone craint que le gouvernement chinois ne piste ses soldats en utilisant des produits Huawei et ZTE.

Le porte-parole de Huawei, Charles Zinkowski, a affirmé que les appareils de la compagnie respectaient les normes les plus élevées en termes de sécurité et de confidentialité dans tout pays où elle opère, y compris aux Etats-Unis.

"Nous restons attachés à l'ouverture et à la transparence dans tout ce que nous faisons et nous voulons dire clairement qu'aucun gouvernement ne nous a demandé de compromettre la sécurité ou l'intégrité de nos réseaux ou de nos appareils", a-t-il dit dans un communiqué.

Contacté par l'AFP, ZTE n'avait pas réagi dans l'immédiat.

En janvier, le Pentagone avait indiqué qu'il était en train de revoir ses règles concernant les applications mobiles liées à la santé et les objets connectés, après que la compagnie Strava eut publié une carte compilant les activités de ses utilisateurs.

En Irak et en Syrie, on pouvait facilement voir des foyers d'activité là où se trouvent des bases militaires, indiquant vraisemblablement des parcours de jogging ou de marche.



(©)

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 22:13
Centrafrique: l'aide de camp de l'ambassadeur soudanais abattu "par erreur" à Bangui

 

 

INCIDENT GRAVE ENTRE UNE PATROUILLE DE POLICE ET UN GARDE DU CORPS DE L'AMBASSADE DU SOUDAN ENTRAÎNANT MORT D'HOMME

 

Comme chacun le sait et suite aux derniers événements dans la capitale, les patrouilles et opérations de police sont renforcées et multipliées, ainsi que le souhaitent les centrafricains.

 

C'est lors d'une de ces patrouilles que les éléments de l'OCRB ont aperçu entre l'ENAM et Le National Hotel, un individu dans son véhicule, porteur d'une arme. A sa tentative d'interpellation, l'intéresse a démarré en trombe, répondant par des tirs.

 

Les policiers l'ont poursuivi jusqu'à ce qu'il soit entré dans une résidence officielle du Soudan et finirent par abattre le suspect identifié par la suite comme un garde du corps à l'ambassade du Soudan.

 

Bureau du Porte-parole du Gouvernement.

 

 

 

http://www.lalibre.be  vendredi 04 mai 2018 à 22h19 à BANGUI (CAF)

 

L'aide de camp de l'ambassadeur du Soudan en Centrafrique a été tué vendredi à Bangui, visiblement par erreur, par des hommes de l'Office central de répression du banditisme (OCRB), a-t-on appris de source gouvernementale.

 

L'aide de camp avait été repéré par les hommes de l'OCRB avec une arme dans sa voiture. Ils l'ont alors pris en chasse et l'ont abattu alors qu'il venait de rentrer à son domicile, une enceinte diplomatique soudanaise, selon cette source.

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s'est rendu sur les lieux pour présenter ses excuses au Soudan, à la suite de cet incident qui s'apparente à une "bavure" des hommes de l'OCRB.

 

La situation a été très tendue tout au long de la journée de vendredi à Bangui à l'occasion d'une journée "ville morte" décrétée par la société civile. Un mouvement intervenu après des violences impliquant des chrétiens et des musulmans qui avaient fait 24 morts et plus de 170 blessés. (Belga)

 

© 2018 

 

 

Tension à Bangui à l'occasion d'une journée "ville morte"

 

Bangui - AFP / 04 mai 2018 18h49 La tension a été vive tout au long de la journée de vendredi à l'occasion d'une journée "ville morte" décrétée par la société civile à Bangui, où la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a été prise à partie, a constaté un journaliste de l'AFP.

Plusieurs barricades ont été érigées à divers endroits de la capitale centrafricaine, dont le quartier musulman du PK5 isolé du reste de la ville. Des habitants en colère ont également bloqué des véhicules et des membres de la Minusca, avec une attitude hostile à leur égard.

Face à la crainte de subir la vindicte populaire, au moins 12 personnes blessées en début de semaine au PK5 ont refusé de sortir du centre de soins de la Croix rouge centrafricaine situé dans ce quartier.

Cette tension est survenue après des violences qui ont fait 24 morts et plus de 170 blessés mardi et qui font craindre une résurgence d'affrontements intercommunautaires à grande échelle.

Au nord de Bangui, des hommes appartenant au groupe armé du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) ont été arrêtés à Dekoa, localité située sur la route menant de Kaga Bandoro à la capitale, a annoncé vendredi le Premier ministre Simplice Sarandji devant l'Assemblée nationale.

Mi-avril, deux des principaux groupes rebelles armés issus de l'ex-Séléka prétendant défendre les musulmans, dont le FPRC, avaient menacé de lancer une offensive sur Bangui depuis Kaga Bandoro.

Selon une source onusienne, plusieurs véhicules chargés d'éléments du FPRC ont été repérés vendredi matin dans un village non loin de Dekoa.

"On les a vu entrer, ça a semé la panique chez la population", a témoigné un habitant. 

Plusieurs postes renforcés constitués de sacs de sable ont récemment été installés sur la route de Bangui à Damara, ville située à 70 km au nord de Bangui, axe menant jusqu'à Kaga Bandoro en passant par Dekoa, à constaté l'AFP.

Le spectre d'affrontements entre musulmans et chrétiens ou animistes a resurgi depuis les violences perpétrées à Bangui mardi.

L'élément déclencheur a été l'interpellation par des forces de défense et de sécurité centrafricaines de "Moussa Empereur", un élément d'une milice du PK5.

Une église a dans la foulée été attaquée par des hommes armés venus du quartier musulman, causant la mort de plusieurs civils et d'un prêtre, l'abbé Albert Tougoumalé-Baba.

Une enquête a été ouverte et une cellule d'investigation mise en place par la justice centrafricaine.

Selon la Minusca, l'attaque de l'église était une "réaction à l'interpellation" de "Moussa Empereur", mais selon le gouvernement, elle était "une action planifiée" depuis plusieurs jours.

Selon plusieurs témoignages recueillis par l'AFP, les miliciens du PK5 n'ont pas ciblé l'église en tant que telle, mais des forces de l'ordre qui s'étaient réfugiées à l'intérieur.

Planifiée ou non, l'attaque de l'église a déclenché une vague de colère à Bangui, et a fait resurgir le spectre des violences communautaires dans le pays, rappelant les années 2013-2014.

Des violences avaient éclaté après la descente sur Bangui de la rébellion de la Séléka, composée de nombreux musulmans, qui avait renversé le président François Bozizé. Des milices "antibalakas", essentiellement chrétiennes et animistes, s'étaient ensuite constituées pour combattre la Séléka qui menait une politique de terreur dans la capitale centrafricaine.

Une intervention internationale, onusienne et française (Sangaris) dans Bangui et en province avait ensuite considérablement réduit le niveau des violences. Lesquelles ont peu à peu repris depuis le départ des soldats français, en octobre 2016.


(©)

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 16:59

 

 

 

https://www.franceculture.fr   04.05.2018 (MIS À JOUR À 17:02)

 

Nous avons reçu Rémy Ourdan, grand reporter du Monde, qui nous revient tout juste de Centrafrique. Le journaliste de guerre était à Bangui où plane la menace grandissante d’une attaque 

 

Rémy Ourdan revient de Centrafrique, un pays qu'il suit depuis plusieurs années. Il s'est notamment rendu sur place en 2013. A cette époque, le pays avait sombré dans la guerre civile conduisant la communauté internationale à envoyer, en 2014, via l’ONU, une mission de stabilisation du pays, la Minusca. Cette mission de l’ONU qui est beaucoup critiquée et dont il sera —entre autre— question aujourd’hui puisqu’elle est au cœur du regain de violence qui touche le pays.

 

Écouter

Écouter Interview de Rémy Ourdan - revenu de Centrafrique

 

 https://www.franceculture.fr/geopolitique/rrrr

 

Interview de Rémy Ourdan - revenu de Centrafrique

 

En effet, les 8 et 10 avril dernier, à Bangui, deux opérations militaires de la Minusca dirigées contre le QG d’un chef de guerre, le général Force  —dans le quartier « PK5 », l’enclave musulmane de la ville— se sont soldées par un échec total. Ceci, non seulement car le général Force était prévenu et avait disparu, mais surtout en raison de la mort d’une vingtaine de personne et une centaine de blessés provoqués par cette opération compromise dès son lancement. 

 

Depuis, la capitale, qui semblait connaître un calme relatif depuis presque 1 an, sombre à nouveau dans la violence confessionnelle. 

 

Remy Ourdan: "Aujourd'hui des gars patrouillent à moto avec des kalashnikov et des machettes, qui n'appartiennent pas aux forces de sécurité. Ce sont des anti-balaka."

 

Remy Ourdan évoque également la présence opaque des Russe qui ont pris en charge la sécurité de la présidence, occupent Bangui avec des forces armées et prennent des rendez-vous dans des zones rebelles. Comment expliquer cette présence russe ?  Une chose est sûre, ce débarquement spectaculaire soulève de nombreuses questions. 

Rémy Ourdan: "A Bangui, des gars patrouillent désormais à moto avec des kalachnikovs et des machettes"
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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 16:26

 

 

 

3 mai 2018

 

Le Secrétaire général condamne les violences du 1er mai à Bangui, en République centrafricaine (RCA), qui ont causé la mort d’au moins 22 personnes et fait plus de 100 blessés. Deux membres du personnel de la MINUSCA ont également été blessés lors de violences ultérieures.

 

Le Secrétaire général transmet ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

 

Le Secrétaire général appelle au calme et exhorte les autorités de la République centrafricaine à enquêter sur ces attaques répétées, ainsi qu’à en traduire rapidement les responsables en justice. Le Secrétaire général exprime également sa préoccupation continue face à la rhétorique incendiaire qui semble prévaloir. Il rappelle qu'il n'y a pas de justification à l'incitation à la violence ou au discours de haine.

 

Le Secrétaire général réaffirme son soutien à la République centrafricaine et au rôle de la MINUSCA pour la protection des civils et la stabilisation du pays. Il exhorte tous les acteurs à mettre fin à la violence et à travailler ensemble pour ramener la paix et la stabilité dans le pays.

DÉCLARATION ATTRIBUABLE AU PORTE-PAROLE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 16:23

 

 

 

GENÈVE 3 mai 2018 - Une experte de l'ONU sur les droits de l’homme a appelé au calme et à la retenue en République centrafricaine (RCA) suite à des attaques meurtrières dans la capitale Bangui. 

 

Marie-Thérèse Keita Bocoum demande aux autorités et à la MINUSCA de renforcer la protection des civils dans un contexte de recrudescence de la violence à travers le pays.

 

« J'exprime mes condoléances aux familles des victimes, et je déplore une fois de plus toutes les attaques contre les civils, les humanitaires et les soldats de la paix à travers le pays », a déclaré Mme Keita Bocoum. 

 

Elle a mentionné que la recrudescence des violences en RCA souligne la nécessité de mettre en œuvre une stratégie sous régionale sur la circulation illégale des armes et la neutralisation des groupes armés.

 

Le 26 avril, l'Experte indépendante a conclu une visite au Gabon portant sur la dimension régionale de la situation des droits de l’homme en RCA.

 

Au cours de sa mission, elle s'est entretenue avec un Conseiller du ministre des Relations Extérieures du Gabon, le Représentant spécial pour l'Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (UNOCA), le Secrétaire général adjoint et chargé du Département de l'Intégration humaine, de la Paix, de la Sécurité et de la Stabilité de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et des représentants du corps diplomatique.



Mme Keita-Bocoum a pris bonne note du renforcement de la coopération entre l'ONU et la CEEAC sur les questions régionales de paix et de sécurité et leur impact sur les droits de l’homme en RCA, de même que les effets de la crise centrafricaine dans la région.

 

« La CEEAC est un partenaire essentiel dans le soutien au dialogue et à l'Initiative africaine pour la paix en RCA, mais aussi dans l’appui aux progrès en matière de justice et de réconciliation et à l’amélioration de la situation humanitaire dans le pays », a-t-elle déclaré.

 

Concernant les questions transfrontalières, l'Experte indépendante a noté la dynamique multilatérale en cours pour parvenir à des accords sur les questions liées à la transhumance et a rappelé l’importance d’adresser la situation critique des réfugiés en Afrique centrale.

 

« J'apprécie les initiatives de rapprochement entre la Communauté Economique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la CEEAC en vue du partage d'expériences, notamment dans le cadre de la réforme de la CEEAC et du renforcement mutuel des entités régionales ».

 

« J'ai également noté des développements dans la formulation d'un plan d'action régional pour la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité », a déclaré Mme Keita Bocoum.

La prochaine mission de l'Experte indépendante en République centrafricaine précèdera son compte rendu oral en juin devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève.

UNE EXPERTE DE L'ONU APPELLE AU CALME ET À LA PROTECTION DES CIVILS EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 16:07
Communiqué officiel du Ministère des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger

 

 

 

Le Ministère des Affaires Étrangères et des Centrafricain de l’Etranger a le regret de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que, suite aux événements malheureux survenus le mardi 1er mai 2018 dans la capitale centrafricaine, deux ressortissants sénégalais ont perdu la vie d’une manière tragique.

 

A cet effet, le Gouvernement Centrafricain par l’entremise du Ministère des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger voudrait tout d’abord adresser à l’endroit du peuple frère sénégalais, de la colonie sénégalaise résidant en Centrafrique et de la famille affligée en particulier, ses sincères condoléances ; condamne avec la dernière rigueur cet acte ignoble qui est de nature à refroidir les très bonnes relations de coopérations et de fraternité qui existent si heureusement entre les deux États frères.

 

Enfin, le Ministère des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger tient à informer le Gouvernement sénégalais qu’une enquête est déjà ouverte par le parquet de Bangui et que les auteurs seront traqués et jugés conformément à la législation en vigueur.

 

Bangui, le 04 Mai 2018

Le Ministre Délégué aux Affaires Étrangères.

 


Chancel Sekode Ndeugbayi

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 15:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La démission du Premier Ministre revient dans les débats à l’Assemblée Nationale

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 4 MAI 2018

 

BANGUI, 04 mai 2018 (RJDH)—Le départ du Premier Ministre Mathieu Simplice Sarandji est réclamé dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale lors d’un débat parlementaire.

 

Alors que le gouvernement est interpellé par rapport à l’attaque de l’église de Fatima, le débat dans l’hémicycle est resté concentré sur la démission de Mathieu Simplice Sarandji. Il est certes vrai que la question du départ du Premier Ministre a toujours agité et divisé l’Assemblée Nationale mais depuis quelques semaines, elle semble de plus en plus faire unanimité. Comme a confié sous anonymat, un député de la majorité présidentielle, « nos points de vu s’accordent de plus en plus sur la question de son départ ».

 

Cet accord de vue est observé lors du débat de ce matin à l’Assemblée Nationale. Déjà dans une déclaration, le bureau de l’Assemblée Nationale dominé par les députés de la majorité présentielle, a promis prendre ses responsabilités à la fin de cette interpellation.

 

Lors des débats, même si le Cœur Uni, (groupe parlementaire de la majorité présidentielle), a évité le mot « démission » la quasi-totalité des groupes parlementaires et plusieurs députés ayant pris la parole, l’ont prononcé à maintes reprises.  La principale raison avancée par les députés est l’incapacité du gouvernement de trouver des solutions à l’épineuse question sécuritaire, « je vois que vous n’êtes pas capable de porter cette question, je pense qu’il faut partir », a lancé un député à la tribune.

 

La démission du Premier Ministre, selon l’honorable Thiery Vackat, président de la commission défense sera un service rendu au président de la République, « si vous aimez votre peuple, je vous demande de démissionner. Si vous voulez aider le chef de l’Etat, je vous demande de démissionner », a résumé ce député à qui la parole a été retirée à la tribune.

 

Ce n’est pas pour la première fois que la démission du Premier Ministre est évoquée lors des débats à l’Assemblée Nationale mais, ce 04 mai 2018, le sujet semble faire davantage unanimité dans les deux camps.

 

 

Centrafrique : Le bilan de l’attaque de Fatima revu à la hausse par la Croix-Rouge Centrafricaine

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 4 MAI 2018

 

BANGUI, 04 Mai 2018 (RJDH) – Environ trente personnes ont trouvé la mort et  99 blessés ont été transférés dans différents centre de santé de Bangui, suite à l’incident perpétré par des hommes armés du Km5. Ce bilan est rendu public ce vendredi 4 mai par le président de la Croix Rouge Centrafricaine (CRCA), Antoine Mbao Bogo.

 

Dans l’attaque de l’église catholique de Fatima le 1er mai dernier, environ 18 personnes ont été tuées dont le prêtre Albert Toungoumale-Baba. Plus 99 blessés ont été transférés à l’hôpital alors que le nombre total des blessés aurait atteint 170 selon d’autres sources humanitaires.

 

Le Président de la Croix Rouge Centrafricaine parle de « 30 personnes mortes. D’autres victimes ont encore succombé de leur blessure, malgré les soins intenses administrés dans les différents centres de santé de la ville de Bangui. Ce bilan est toujours provisoire, tandis que  des cas graves sont encore sensibles », a précisé le Pasteur Antoine Mbao Bogo.

 

Plusieurs barricades érigées dans les artères des quartiers environnants de Fatima, empêchent les volontaires de la Croix Rouge Centrafricaine de mieux couvrir certaines zones, « il peut y avoir d’autres cas isolés, mais nous ne pouvons pas, parce que des barricades nous empêchent de circuler librement. Ceci constitue des difficultés constatées au

 

15 personnes ont été tuées en mai 2017 toujours à la paroisse notre Dame de Fatima

 

 

Centrafrique : Aide de la Banque Mondiale pour assister les réfugiés Centrafricains du Cameroun

 

PAR FLEURY AGOU LE 4 MAI 2018

 

BANGUI, 4 mai 2018 (RJDH)–Dans le cadre du financement des quatre projets d’appui aux réfugiés et aux populations d’accueil du Cameroun sur l’accès à la santé, l’éducation, la protection sociale et les infrastructures économiques et sociales, la Banque mondiale a accordé le 01 mai 2018 un crédit de 274 millions de dollars à l’Association Internationale De Développement (IDA).

 

Le Cameroun est le pays d’accueil de plus de 350.000 réfugiés de la République Centrafricaine et du Nigeria et, il continue d’en accueillir toujours. Ces personnes et leur pays hôte sont confrontés à de multiples problèmes.

 

Par ce don, le Cameroun est « le premier pays à bénéficier de ce nouveau sous-guichet régional de 2 milliards de dollars créé par l’IDA pour aider les pays à faible revenu, confrontés à un flux important de réfugiés, à répondre aux besoins des réfugiés et des populations d’accueil grâce à une source de financements spécifiques ».

 

Selon Elisabeth Huybens, directrice des opérations pour le Cameroun à la Banque Mondiale, « ces ressources sont vitales pour aider le gouvernement à fournir des services adaptés aux réfugiés et aux communautés d’accueil. La plupart des réfugiés cohabitent avec les Camerounais dans les régions les plus démunies et les plus fragiles du pays, y compris dans la zone subissant les attaques de Boko Haram ». Elle a indiqué que « ces quatre projets seront menés de manière intégrée afin de trouver des solutions plurisectorielles aux problèmes complexes des réfugiés et des communautés d’accueil ».

 

Cette aide permettra « d’améliorer l’accès à la santé et à l’éducation des réfugiés et des communautés d’accueil, offrir une protection sociale aux ménages les plus vulnérables et veiller à ce que les plans de développement municipal soient élaborés en concertation avec les communautés hôtes et les réfugiés pour fournir des travaux publics de faible envergure, cruciaux pour ces deux groupes ».

 

Cette aide de la Banque Mondiale est saluée par le HCR et surtout son approche, a témoigné le responsable de cette organisation onusienne. «Cette nouvelle approche montre que la présence de réfugiés peut également contribuer au développement des communautés hôtes », a indiqué Kouassi Lazare Etien, représentant du HCR au Cameroun.

 

 

Centrafrique : La société civile se félicite de l’observation de la ville morte par la population

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 4 MAI 2018

 

BANGUI, 04 Mai 2018(RJDH) — Le Groupe de Travail de la Société Civile sur la Crise en Centrafrique(GTSC) se dit satisfait à 80% de l’observation de la ville morte par la population de certains arrondissements. Il appelle les autres à s’aligner pour le concert de casserole prévu ce soir à 18 heures. Un appel de Paul Crescent Beninga porte-parole dudit mouvement.

 

Le mot d’ordre de la société civile prévu ce vendredi 4 mai 2018 est une manière d’interpeller les autorités du pays et la communauté internationale sur la situation qui prévaut depuis quelques jours à Bangui. Paul Crescent Beninga, porte-parole de la société civile se dit satisfait à 80% de l’observation de cette journée malgré la résistance dans les quartiers nord.

 

« Nous sommes satisfaits à 80%, car la ville morte est observée seulement dans les quartiers du Sud de Bangui, Fatima, Castors, Petevo, Bruxelles, Lakouanga, Sica et autres mais dans les quartiers nord comme Combattant, Pk12, et autres, c’est le contraire. C’est pourquoi nous appelons les autres à entrer dans la danse », souhaite-il.

 

Les barricades ne sont pas prévues dans l’observation de la ville morte, selon les organisateurs, « nous n’avons pas prévu les barricades mais nous pouvons comprendre la détermination de certains jeunes qui veulent empêcher les gens qui voulaient se rendre ce matin à leur travail. Mais aucun incident ni violence exercée sur la population n’est enregistrée», souligne-t-il.

 

La société civile reste déterminée quant à l’organisation du concert de casserole ce vendredi 04 Mai à 18heures dans les quartiers, «  nous appelons les habitants à rester à la maison pour le concert de casserole. Ils ne doivent pas  sortir dans les rues », a appelé Paul Crescent Beninga.

 

L’observation de la ville morte ce 4 Mai initialement prévue sur toute l’étendue du territoire intervient 3 jours après l’attaque de la paroisse notre dame de Fatima où près d’une vingtaine de personnes y compris un prêtre sont morts.

 

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