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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 16:57
Congo: accord de cessez-le-feu entre Brazzaville et les rebelles du pool

 

 

 

Brazzaville - AFP / 23 décembre 2017 15h36 - Un accord de "cessez-le-feu et de cessation des hostilités" a été signé samedi entre le gouvernement congolais et les rebelles de la région du Pool du pasteur Ntumi, qui s'étaient soulevés en avril 2016 contre Brazzaville, a constaté un correspondant de l'AFP.



Le ministre congolais de l'Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou, a supervisé la signature de cet accord avec les représentants de l'ex-chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, selon la même source.



"L'accord entre en vigueur aujourd'hui" (samedi), a déclaré devant la presse le représentant des rebelles, Jean-Gustave Ntondo, secrétaire général du Conseil national des républicains (CNR), la formation politique du Pasteur Ntumi.



Les rebelles du Pool, une région fertile au sud de Brazzaville, avaient pris les armes en contestant la réélection du président Denis Sassou Nguesso en avril 2016.



Se déroulant à huis-clos, hors présence médiatique, les attaques des rebelles et la réponse militaire avaient mis 138.000 personnes en situation humanitaire difficile dans ce pays d'Afrique centrale d'à peine cinq millions d'habitants.



Les violences avaient aussi arrêté en novembre 2016 le chemin de fer Congo-Océan entre Brazzaville et Pointe Noire, principal axe du pays.



Le conflit avait empêché la tenue des élections législatives en juillet dans neuf des quatorze circonscriptions du Pool.



Selon cet accord, le Révérend Pasteur Ntumi Bintsamou Frédéric s'engage à "faciliter le ramassage des armes détenues par les ex-combattants" et à "ne créer aucune entrave" au rétablissement de l'autorité de l'Etat dans le département du Pool.



Le gouvernement s'engage lui à garantir "le processus de démobilisation, de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex-combattants après le ramassage des armes".



Brazzaville veut aussi garantir "la réinstallation des populations dans leurs localités d'origine" et la "libre circulation des personnes, des biens et des services dans le département du Pool".



Une commission mixte sera mise en place pour l'application de l'accord.


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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 16:43
Centrafrique: accord de cessation des hostilités entre deux groupes armés
Centrafrique: accord de cessation des hostilités entre deux groupes armés

 

 

 

 

Bangui - AFP / 23 décembre 2017 15h19 - Deux groupes armés rivaux de la région de Bouar, dans le nord-ouest de la Centrafrique, ont signé un accord de cessation des hostilités, a annoncé samedi le Centre pour le dialogue humanitaire (HD), qui a oeuvré en faveur de cet accord.


Signé mi-décembre, cet accord de cessation des hostilités concerne une faction antibalakas (antimachettes - milice prétendant défendre la majorité chrétienne), et le groupe 3R (qui prétend protéger la communauté peule) à Bouar, dans la province de Nana-Mambéré, a annoncé HD.


Fruit d'une médiation menée ces 11 derniers mois par HD, il "engage les deux groupes à observer conjointement un ordre inconditionnel de cessez-le-feu ainsi qu'une cessation des hostilités et de toute agression" entre les deux parties, selon un communiqué de l'organisation basée en Suisse.


"Il proscrit l'usage des armes, ainsi que tout acte offensif tel que les incendies de villages et de greniers, le vol de bétail, le lancement de nouvelles attaques contre les civils (...)", précise ce communiqué.


Ce pacte prévoit "en outre la libre circulation des personnes et des biens y compris des organisations humanitaires, le libre accès aux établissements de santé, aux établissements scolaires et à tout autre édifice public, l'engagement en faveur du retour de tous les déplacés (...), l'interdiction de toute atteinte aux biens et propriétés privés, et enfin l'interdiction à toute personne de circuler dans la province en étant armé".


"S'il ne règle pas le conflit centrafricain", cet accord "démontre néanmoins que des efforts de médiation entre groupes armés peuvent contribuer à pacifier des portions du territoire", se félicite HD, qui se dit favorable à "multiplier ce genre d'accords afin de créer les conditions nécessaires au désarmement des groupes armés, au redéploiement de l'Etat, et au processus de réconciliation nationale".


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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 16:27

 

 

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 23 DÉCEMBRE 2017

 

BANGUI, 23 Décembre 2017(RJDH) — Les ressortissants de Kabo se disent inquiets de la détérioration de la situation sécuritaire dans cette localité. Ils invitent le pouvoir central à mener des actions pour éradiquer ce phénomène de la vente des armes et sollicitent la protection des ONG humanitaires qui sont souvent victimes d’agressions d’hommes armés. Positions exprimées lors des échanges avec les ressortissants ce 23 décembre à Bangui.

 

La ville de Kabo au nord de la RCA, ville frontalière avec le Tchad est sous le contrôle des groupes armés du MPC. Selon l’élu du peuple, Clément Nobona, les armes sont vendues à vil prix sur le marché de Kabo. Le fusil kalachnikov se vend à 50 000 FCFA. Cet appel au secours est né du constat que les organisations humanitaires présentes dans la localité se plaignent de l’environnement du travail. Les ressortissants de Kabo ont exprimé leur soutien aux ONG «Solidarité» et «Intersos» et à bien d’autres œuvrant dans la localité.

 

Philipe Danzéo, premier adjoint au maire de la commune de Kabo, interpelle le gouvernement en ces termes: «ce qui se passe est horrible et terrifiant. Les groupes armés prennent de force des bœufs à leurs propriétaires. La population ne peut plus aller au champ. La situation est telle que nous avons abandonné nos enfants pour venir ici. Mais un enfant a besoin de l’encadrement de ses parents pour bien étudier et réussir dans ses études. Les Tchadiens et les Soudanais viennent avec des armes et avec leurs bœufs pour détruire les champs. Aujourd’hui, ils vendent les armes à ciel ouvert sur le marché. Quand on écoute ce qui se passe dans l’Ouham Pendé, on se demande quand  surviendra l’intervention des autorités pour permettre à la population de Kabo de respirer. Nous avons élu les autorités pour rester à l’ombre et non sous le soleil».

 

Avis partagé par l’honorable Clément Nobona, député de Kabo 1 exhorte le gouvernement à s’impliquer dans la résolution de ce phénomène. Il déclare : «à l’heure où nous sommes, la ville de Kabo est devenue un marché à armes et à munitions. Je n’ai pas manqué d’interpeller le gouvernement sur tout ce qui se passe à Kabo. Vous savez que Kabo constitue une frontière très poreuse où les hommes viennent de partout piller, violer détruire les champs et voler des bœufs. J’ai toujours lancé un appel pour que les autorités de l’Etat jettent un regard sur ce qui se passe dans la sous-préfecture en particulier et de la ville de Kabo en général».

 

Hugues Ndolingar, député de Kabo 2 propose une présence de la Minusca pour dissuader les groupes armés :«nous nous sommes réunis parce que la situation sécuritaire et sociale à Kabo nous interpelle. Lorsque la Minusca était encore présente dans la localité, la situation était moins alarmante, mais aujourd’hui elle se dégrade et impacte négativement sur les activités des humanitaires » a-t-il déploré.

 

Les ressortissants de Kabo dénoncent le marché d’armes, un an après le sommet d’El Fasher où le Tchad, le Soudan et la Centrafrique s’engagent sur la foi d’un accord tripartite à garantir la sécurité aux frontières des trois pays.

Centrafrique : La ville de Kabo au nord du pays est devenue un marché d’armes locales
Centrafrique : La ville de Kabo au nord du pays est devenue un marché d’armes locales

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 16:16
Centrafrique: des experts de l'Onu déplorent une "détérioration" de la sécurité
Centrafrique: des experts de l'Onu déplorent une "détérioration" de la sécurité
Centrafrique: des experts de l'Onu déplorent une "détérioration" de la sécurité
Centrafrique: des experts de l'Onu déplorent une "détérioration" de la sécurité
Centrafrique: des experts de l'Onu déplorent une "détérioration" de la sécurité

 

 

 

 

 Par AFP, publié le , mis à jour à 

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 16:07

 

 

 

http://lautanetlharmattan.over-blog.com  Publié le 22 décembre 2017 par autan harmattan

 

Association l’Autan et l’Harmattan - Exposition

 

La Centrafrique regorge de magnifiques papillons. D’un cycle de vie très court dépassant rarement 48 heures, ils sont récupérés en abondance au bord des chemins, des cases ou des arbustes. Leurs ailes multicolores sont utilisées par des artistes papillonistes pour la réalisation de tableaux de toute beauté.

 

L’Autan et l’Harmattan nous permet de découvrir ces œuvres d’art à travers une exposition à l’espace Halle et Art de l’Office de Tourisme Intercommunal à Grenade-sur-Garonne, 38 rue Victor Hugo, du samedi 30 décembre 2017 au samedi 27 janvier 2018. 

 

Ouvert mardi, jeudi et vendredi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30, mercredi de 14h à 17h30, samedi de 9h à 12h30. Un « décrochage » aura lieu le samedi 27 janvier de 10h30 à 12h30 en présence des membres de l’association.

Papillons de Centrafrique en exposition à Grenade-sur-Garonne en janvier 2018
Papillons de Centrafrique en exposition à Grenade-sur-Garonne en janvier 2018

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 23:52

 

                                                                             

 

En attendant l'effectivité opérationnelle du sénat, l'assemblée nationale est la chambre monocamerale qui a reçu mandat de représenter le peuple centrafricain et d'exercer le pouvoir législatif. Instituée par la constitution du 30 mars 2016, l'organisation et le fonctionnement de l'assemblée nationale sont regis par la loi organique n° 17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur et plus précisément dans le titre 2. Après trois semestres de législature, des pratiques et comportements déontologiques des parlementaires laissent entrevoir certaines carences, insuffisances juridiques ou des événements politiques non prévus par le règlement intérieur d'où la nécessité et l'urgence de l'ajuster, de l'adapter aux réalités du moment.

 

En effet, dans le cadre de la coopération et de la diplomatie parlementaire, les députés centrafricains doivent s'organiser et diversifier des partenariats avec d'autres parlements à travers le monde : c'est ce qu'on appelle les groupes d'amitié parlementaire. Ces derniers sont des acteurs de la politique étrangère de la Centrafrique et aussi des points d'appui à des actions de coopération interparlementaire. C'est ainsi qu'au début de cette législature, un groupe d'amitié parlementaire centrafricano-française a été mis en place et hiérarchiquement structuré à la seule différence que ce groupe d'amitié parlementaire est mort-né parce que non opérationnel. La quintessence de notre analyse se résume au fait que le sénat français manifeste actuellement le désir de collaborer avec le groupe d'amitié parlementaire France-Centrafrique mais se voit opposer une fin de non recevoir diplomatique car le responsable hiérarchique de ce groupe d'amitié parlementaire à des antécédents judiciaires avec la justice française et en conséquence déclaré personae non grata. La coopération parlementaire Centrafricano-française se trouve bloquer dans un immobilisme incomparable.

 

Il est ainsi important de rappeler que l'article 16 du règlement intérieur qui définit les attributions du premier vice président de l'assemblée nationale évoque la notion de groupe d'amitié et des associations parlementaires sans pour autant préciser les contours et les missions. Le citoyen lambda qui est toujours omniprésent dans les politiques publiques ne cesse de s'interroger : La loi organique portant règlement intérieur de l'assemblée nationale n'avait-il pas prévu le cas d'empêchement du Président du groupe d'amitié ? Au risque de ne servir à rien, le vice président ne peut-il pas animer ce groupe d'amitié parlementaire ? En d'autres termes, pourquoi le vice-président ne supplée pas le Président empêché ? Le vice-président n'a t-il pas de légitimité pour entreprendre des actions en cas d'empêchement du Président ?

 

Les parlementaires centrafricains ne connaissaient-ils pas l'utilité d'un groupe d'amitié parlementaire et pensaient à la distribution de primes ? Quelle compréhension se faisaient-ils d'un groupe d'amitié parlementaire ? Que disent les textes et plus précisément le règlement intérieur qui régit l'organisation et le fonctionnement de l'assemblée nationale ? Apparemment ce dernier est muet et devant ce vide juridique, ce blocus, quelle est la réaction de l'assemblée nationale et plus particulièrement son President ? Faut-il dissoudre ce bureau et mettre en place un nouveau ? Était-il une erreur de lier le mandat du président du groupe d'amitié à la mandature ? Pourquoi ce mandat n'était-il pas soumis aux mêmes dispositions de l'article 11 du règlement intérieur ? Quel est le manque à gagner du parlement centrafricain face à cet immobilisme ? Pourquoi sollicité un mandat quand on n’est pas politiquement et de façon civique apte de l'assumer ? Par ailleurs, il faut noter que ce sont quelques failles du règlement intérieur qui ont engendré le phénomène de transhumance parlementaire au cours d'une même législature. Ainsi, que faire des parlementaires qui ne respectent pas les mots d'ordre de leur parti politique et qui se livrent à des "mercato parlementaire" à l'instar des députés du RPR ?

 

Aussi, quelle est la réaction du parlement à l'égard des députés sur qui pèsent des suspicions de malversations économiques et financières ? Au passage, les lois et règlements sont l'expression conventionnelle de la volonté générale mais saviez-vous qu'il existe des lois et règlements injustes ? Saviez-vous aussi que ce qui est légal n'est pas nécessairement légitime ? En d'autres termes, les lois et règlements sont-ils nécessairement conformes à la justice ou au droit ? Pouvez-vous nous dire en quoi les lois et règlements peuvent être contraires au droit ? Pensez-vous que la volonté générale peut fixer des conditions pour garantir des lois justes ?

 

Si la justice et la soumission au droit consistent à obéir aux lois et aux règlements, il semble donc contradictoire et paradoxale de penser que les lois et règlements puissent être injustes. Nous affirmons malheureusement que certains textes juridiques sont injustes lorsqu'ils ne reflètent rien d'autre que la volonté et les caprices d'un seul homme qui instrumentalise le droit et non l'émanation de la volonté générale. Il faut rappeler aussi que l'hyper majorité parlementaire peut discrétionnairement manipuler et façonner la règle de droit pour donner une couverture légale à leurs agissements et cela porte notoirement atteinte au principe de l'autonomie parlementaire. L'inefficacité parlementaire est en conséquence structurelle et non conjoncturelle.

 

En vue de rendre efficace notre parlement, un toilettage du règlement intérieur s'impose afin d'introduire certaines exigences de l'heure. Il est enfin important de rappeler que nous n'avons pas la prétention à travers cette analyse de remettre en cause l'ensemble du travail fait en amont par nos collègues juristes de l'assemblée nationale mais il est évident qu'une œuvre humaine n'est jamais parfaite d'où notre modeste contribution pour l'ajuster, l'adapter au regard des insuffisances dans le fonctionnement de cette noble institution. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c'est moi.              

 

Paris le 22 décembre 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.   

CENTRAFRIQUE : LES CARENCES JURIDIQUES DU SYSTÈME PARLEMENTAIRE ET LEURS EFFETS. par Bernard Selemby Doudou

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 23:46
Cameroun : le correspondant de RFI Ahmed Abba libéré de prison

 

 

 

 

Yaoundé AFP / 22 décembre 2017 22h29 - Le correspondant de RFI en langue haoussa au Cameroun, Ahmed Abba, est sorti de prison samedi, après 29 mois de détention, a-t-on appris auprès de son avocat.


"Ahmed Abba a quitté la prison de Yaoundé vers 21h15. Il est avec moi depuis sa sortie, il se porte bien", a déclaré à l'AFP Me Charles Tchoungang.


L'information a été confirmée à l'AFP par la rédaction de RFI.


Condamné en 2016 à dix ans de prison pour "blanchiment d'actes de terrorisme", M. Abba a été acquitté jeudi de cette accusation par le tribunal militaire de Yaoundé, mais condamné à 24 mois de prison pour "non-dénonciation". Il était donc de fait libérable, après avoir passé 29 mois en préventive.


Correspondant de RFI dans le nord du Cameroun, le journaliste camerounais avait été arrêté en juillet 2015 à Maroua (nord), où il couvrait la crise liée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram. Il était soupçonné par les autorités camerounaises d'avoir collaboré avec le groupe jihadiste et de ne pas avoir partagé les informations qu'il détenait.

Il avait été condamné en première instance en avril dernier à 10 ans de prison ferme assortis d'une amende d'environ 85.000 euros par le tribunal militaire de Yaoundé pour "non-dénonciation d'actes de terrorisme et blanchiment d'actes de terrorisme".

Son procès en appel a connu de multiples reports ces derniers mois. Son procès en première instance avait été reporté à 18 reprises pendant deux ans.


Jeudi soir, la direction de RFI s'était dite "soulagée à la perspective de cette libération imminente permise par la justice camerounaise". Soulignant la "vacuité du dossier d'accusation", RFI avait réaffirmé "qu'en dépit de cette condamnation déjà soldée par les années passées en détention, Ahmed Abba n'a fait que son travail de journaliste".




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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 23:36
France: mise en examen de l’ex-directeur de cabinet du président gabonais

 

 

France: mise en examen de l’ex-directeur de cabinet du président gabonais

 

Par RFI Publié le 22-12-2017 Modifié le 22-12-2017 à 15:03

 

En France, Maixent Accrombessi est mis en examen. L'ex-directeur de cabinet du président du Gabon, Ali Bongo, est inculpé pour « corruption passive d'agent public étranger », « blanchiment en bande organisée de corruption passive » et « faux et usage de faux ».

 

C’était en novembre, le 17 novembre, mais on ne l’apprend que maintenant après les révélations de l’Agence France-Presse. Selon l’AFP, Maixent Accrombessi est soupçonné d'avoir perçu illégalement de l'argent d'une entreprise française. Il y a un peu plus de deux ans, le 4 août 2015, Maixent Accrombessi avait fait l’objet d'une interpellation à Paris. Il avait très vite été relâché après quelques heures de garde à vue en raison de son immunité diplomatique.

 

Deux ans plus tard, donc, d’après les sources judiciaires de l’AFP, Maixent Accrombessi a finalement été mis en examen à Paris pour « corruption passive d'agent public étranger », « blanchiment en bande organisée de corruption passive » et « faux et usage de faux ». La justice française le soupçonne d'avoir perçu de l'argent en échange de l'attribution, fin 2005 par le Gabon, d'un marché public de 7 millions d'euros au groupe Marck, une entreprise française spécialisée dans la fabrication d'uniformes militaires.

 

Les policiers de l'Office central anticorruption (OCLCIFF) s'interrogent sur différents virements, l'un d'environ 300 000 euros et six autres d'un montant total avoisinant les 2 millions d'euros. Tous ont été émis par le groupe Marck sur des comptes appartenant à des sociétés gérées par Maixent Accrombessi ou des proches, dont l'homme d'affaires Seydou Kane.

 

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 23:03
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Des fonctionnaires et agents de l’Etat remontés contre le chef de l’Etat

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 22 DÉCEMBRE 2017

 

BANGUI, 22 décembre 2017 (RJDH)—Les deux mois de salaires annoncés par le président Faustin Archange Touadéra, n’ont pas été versés sur les comptes des fonctionnaires et agents de l’Etat. Ces derniers accusent le chef de l’Etat d’avoir fait une promesse que son équipe ne pouvait tenir.

 

Dans une adresse à la nation à la fin de la revue du FMI il y’a une semaine, Faustin Archange Touadéra annonçait que l’un des deux mois du régime Djotodia devrait être payé avec le salaire du mois en cours. Le dernier suivrait en fin janvier 2018. Le chef de l’Etat est allé plus loin lors de cette déclaration en affirmant sa volonté de payer les arriérés laissés par les régimes Patassé voire Kolingba sans les nommer dans son adresse.

 

Grande a été la surprise des fonctionnaires et agents de l’Etat lorsque les salaires ont été versés. Les premiers ont informé les autres que seul un mois a été payé. « Ce ne sont pas « deux Sim »comme on nous a dit mais 1 Sim. Quelle honte ? »,confie Aristide, un fonctionnaire qui fait partie des premiers à se rendre à la banque pour percevoir son salaire.

 

Les fonctionnaires et agents de l’Etat ont accusé le président de la République de ne pas tenir sa promesse. « La parole d’un chef d’Etat doit être sacrée c’est-à-dire que lorsque le commandant en chef parle, les actes doivent suivre automatiquement. Mais avec Touadera, ce n’est pas le cas. Il annonce deux mois et on nous donne un mois avec des prétextes. Il n’y a rien à attendre d’eux », déplore un homme en tenue rencontré ce matin devant la BSIC.

 

Solange travaille dans un ministère à Bangui. Elle se dit choquée et déçue. « Un homme est respecté à partir de sa parole mais lorsque vos paroles contredisent vos actes, c’est que vous ne méritez plus rien. C’est malheureusement le cas pour ceux que nous avons par hasard élus », indique-t-elle.

 

Les fonctionnaires massés devant Ecobank au centre-ville de Bangui, évitent d’aborder la question, « On ne sait pas qui est qui ici et personne ne peut vous répondre sur cette question mais sachez que nous sommes tous déçus et c’est tout », lance un de ces fonctionnaires que nous n’avons pas pu identifier. En sortant du groupe, deux de ces fonctionnaires nous ont suivis. Ils tenaient à parler. Francine, refusant de décliner son identité estime que le chef de l’Etat a voulu faire un effet de sensation dans son discours. «Ce ne sont pas « deux Sim ». En réalité, en perte de vitesse dans l’opinion, il veut créer la sensation pour espérer remonter la pente mais c’est encore plus grave pour lui qu’il ne peut l’imaginer ».

 

L’autre se présentant comme un cadre de la santé parle de tromperie. Il vitupère en ces termes: « le président a trompé toute la nation. Ce qu’il ne peut tenir, il l’a annoncé, c’est cela la tromperie et pour un chef d’Etat, c’est dommage et honteux. Il n’inspire plus respect et dignité ».

 

Dans le micro-balade du RJDH, il n’a pas été possible de rencontrer un seul fonctionnaire qui puisse accepter le revirement intervenu entre l’annonce du payement de deux mois et le versement d’un seul mois. Dans les couloirs du département des finances, des cadres interrogés sous anonymat reconnaissent qu’il y a eu précipitation. « Tout n’était pas prêt lorsque le président a annoncé la nouvelle. On a tenté de précipiter les choses pour sauver la situation mais, le délai était court. En réalité, le président s’est précipité », confie sous le strict anonymat un cadre des finances.

 

Pour masquer cette précipitation, des formalités ont été imposées aux fonctionnaires et agents de l’Etat à qui on a demandé de déposer pour étude, leur carte professionnelle, des relevés bancaires et les bulletins de paie de certains mois. En réalité, il s’agit, selon nos sources des stratégies pour gagner du temps car ces formalités ont déjà été faites, il y a quelques mois par ces derniers sur demande du gouvernement.

 

 

Centrafrique : Manifestation communautaire à Ippy après la visite du ministre de la Sécurité publique

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 22 DÉCEMBRE 2017

 

BANGUI, 22 Décembre 2017(RJDH)—Une partie de la communauté vivant à Ippy a marché pour exprimer son opposition à la démarche du ministre de la Sécurité publique Henri Wanzé Linguissara de faire de cette localité, une ville sans armes. Information confirmée au RJDH par des sources locales.

 

Quelques jours après les violences armées dans la localité, le ministre de la Sécurité publique Henri Wanzé Linguissara lors d’une visite de travail effectuée le mercredi 20 décembre dernier, a déclaré la ville d’Ippy, ville sans armes. Cette position intervient après la signature d’accord et la reprise des violences dans cette région.

 

Contacté sur le but de la marche, un habitant, de la localité parle du mécontentement des quelques musulmans par rapport à la décision du ministre : «Ce matin nous étions surpris de voir nos frères musulmans marcher avec une banderole où il est écrit « ville d’Ippy avec armes », contrairement à la décision du ministre, ce n’est pas normal », regrette-t-il.

 

Un autre habitant sous couvert de l’anonymat voit autre chose dans cette décision : « C’est parce que le ministre a demandé aux groupes armés de quitter la ville d’Ippy, et qu’ils soient cantonnés en un lieu sûr et surveillés par leurs chefs en attendant le DDRR. C’est ce qu’ils ne veulent pas », a-t-il expliqué.

 

Le ministre de la sécurité publique en visite le mercredi dernier à Ippy a demandé aux groupes armés de quitter la ville afin de faciliter le retour des déplacés. Une décision qui déplaît à certains habitants qui soutiennent les camps FPRC et UPC.

 

La ville d’Ippy a été le théâtre de combats entre groupes armés en début décembre, combats qui se sont soldés par morts d’hommes. 20 civils et 30 hommes armés ont trouvé la mort et des milliers des personnes déplacés vivent dans des conditions difficiles.

 

 

Centrafrique : Des parents de malades admis à l’hôpital Amitié désapprouvent les mesures restrictives de l’Hôpital

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 22 DÉCEMBRE 2017

 

BANGUI, 22 Décembre 2017(RJDH)—Plusieurs parents des malades hospitalisés à l’hôpital de l’Amitié de Bangui ont déploré les mesures restrictives prise par la direction dudit hôpital. Ces mesures constituent une réforme visant à assainir l’environnement selon les responsables de l’hôpital, une réforme impopulaire et inadéquate selon les parents des malades. Un constat du RJDH lors d’un reportage effectué dans ce centre de référencement à Bangui. 

 

L’Hôpital de l’Amitié est le fruit de la coopération sino-centrafricaine. Il a été réhabilité avant la crise. Plusieurs personnes sont autorisées à assister les malades admis dans les services de cet hôpital. Ce nombre pléthorique de ces accompagnateurs a conduit les autorités dudit hôpital à prendre des mesures restreignant le nombre de ces accompagnateurs, ceci dans le but de promouvoir la salubrité dans cette structure. Pascal Mbelesso, Directeur par intérim de cet hôpital explique et justifie la pertinence de ces mesures: «c’est une mesure prise pour limiter le nombre des parents des malades admis à l’hôpital. Nous avons autorisé une personne à être au chevet de son malade. Et avec cette mesure, nous observons une amélioration de l’environnement maintenant».

 

Une mesure comprise mais impopulaire en fonction de la réalité du pays  selon Léa qui déclare : « je suis vraiment mal à l’aise ici devant la guérite. Nous sommes à quelques mètres du goudron. Ce n’est pas du tout bien. Nous sommes ici à l’hôpital de l’Amitié parce que nous avons un parent malade, cette décision n’a fait l’objet d’aucune étude et vise à plaire alors que les malades ont besoin de soutien psychologique et moral de leurs proches».

 

« Parfois, une personne surveille le malade et en cas de besoin, une autre peut s’occuper de lui. Mais avec cette mesure sans garantie nécessaire comme cela  se passe dans les grands hôpitaux, il faut que les dirigeants des hôpitaux réfléchissent bien sur les décisions à prendre qui n’intègrent pas les réalités sociales» a-t-elle ajouté.

 

Cette décision ne s’est pas fait attendre. Les parents des malades ont aussitôt étalé des nattes, tout juste près de la guérite, à l’entrée et à la sortie de l’hôpital de l’Amitié. Un jeune interrogé par le RJDH craint le risque d’un éventuel accident de circulation à cet endroit et appelle le gouvernement à s’impliquer dans le problème. «Nous pouvons comprendre les responsables des hôpitaux, il y va de la santé publique mais en amont il faut prendre des mesures pour prévenir ces cas» a-t-elle surenchéri.

 

Cette décision, selon un agent de sécurité de l’Hôpital Amitié, a favorisé l’assainissement des endroits insalubres de cette structure hospitalière. « il y a des endroits où il est interdit systématiquement aux parents des malades de s’installer en cas d’urgence. Mais malgré toutes ces mesures, ils ne respectent pas les décisions, aujourd’hui, voyez-vous, les endroits sont propres», s’est-t-il expliqué.

 

Cette restriction est envisagée alors que le gouvernement projette dans le cadre de la coopération la réhabilitation bis dudit hôpital.

 

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 00:30
DE L’EMBARGO SUR LES ARMES EN CENTRAFRIQUE par David Masseyo Koulayom

 

 

                       

 

    Usant et abusant de son faux nez ( l’ONU), la France a imposé un embargo inique aux forces armées centrafricaines ( FACA) à un moment crucial où la RCA était menacée dans son existence même par des bandes armées venues de l’extérieur . La raison ? Un obscur règlement de comptes entre FACA …

 

 

    Mais à y regarder de plus près, ce désarmement de l’armée nationale correspond à un « deal » secret entre la France, les Séléka et leurs commanditaires sur le dos du peuple centrafricain pour mieux le dominer, l’exploiter et le démembrer . Le fameux « diviser pour régner » . C’est sous cet angle qu’il convient d’analyser l’échec patent de la mission Sangaris et le surplace de la Minusca qui ont plongé notre pays dans une crise sans précédent .

 

    N’est-ce pas cette politique ambigüe de la France, faite de mépris et d’atermoiements qui a laissé sauter le verrou de Damara à l’entrée des Séléka alors que quelques quatre cent cinquante soldats français stationnaient à une centaine de kilomètres à Boali ? L’alors ministre des affaires étrangères Laurent Fabius d’annoncer un génocide en gestation en Centrafrique avant d’abandonner le dossier centrafricain à son collègue de la défense .

 

 

    N’est-ce pas de Bangui que le président français François Hollande a annoncé le retrait de la mission Sangaris ? Ce que j’ai qualifié à l’époque d’un appel du pied pour une reprise des hostilités …

 

    N’est-ce pas la France et l’EUTM  RCA qui forment au ralenti nos futures FACA ? 1300 soldats seulement dans un pays à feu et à sang après quatre ans de guerre ? Pour nous, la mort de chaque Centrafricain compte . Et qu’on nous fiche la paix avec la fameuse théorie de « guerre de basse intensité » qui sévit en Centrafrique ! Les propos de François Mitterrand se vérifient : «on a toujours beaucoup de courage pour supporter la douleur des autres » …

   

   N’est-ce pas la France qui a exfiltré les mercenaires de la  Séléka de Bangui avec armes et bagages pour les sanctuariser à Kaga Bandoro, Bambari, Bria …pour le malheur des populations rurales ?

 

    Enfin, à qui va-t-on faire croire que les fondamentalistes djihadistes que l’on combat ici sont différents de ceux de là-bas ?

 

 

    Cette politique de Gribouille à la française exaspère non seulement les Centrafricains mais également le Président Poutine qui a décidé de suppléer aux besoins des FACA . Du coup, Poutine est devenu plus populaire dans les rues de Bangui et à travers le pays que Macron  .

C’est alors que l’état-major, les hommes politiques français sont sortis de leur léthargie pour parler « d’un marché réservé » en RCA oubliant que la nature a horreur du vide et qu’un Poutine auréolé de ses succès en Syrie ne peut rater une telle aubaine en se plaçant dans ce pays idéalement situé au cœur de l’Afrique avec ses énormes potentialités .

 

 

     Maintenant, il s’agit de tenir bon sans optimisme béat ni naïveté aucune . Le choix de partenaires pour libérer un pays meurtri est un acte de souveraineté par excellence et la RCA peut se permettre le luxe de déplaire . Après tout, c’est en sortant du giron français après le génocide que le Rwanda a véritablement amorcé un développement national . A bon entendeur, salut !

 

 

                                           Le 21 Décembre 2017

 

                                           David KOULAYOM-MASSEYO .

   

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