Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 19:34

 

 

       

APA Bangui (Centrafrique) 2015-06-15 18:27:10 L'Énergie centrafricaine (ENERCA), l'entreprise distributrice de l’électricité en Centrafrique, a lancé une opération destinée à sensibiliser les populations pour les amener à détruire les branchements illicites et à régler leurs factures impayées.


ENERCA a appelé les responsables des huit arrondissements de Bangui à  s'impliquer dans cette opération baptisée « balayage», destinée également à  sécuriser ses installations malmenées par les malfrats.


Les branchements illicites sont responsables des nombreux morts par électrocution dans la ville de Bangui où les installations de l'ENERCA sont également la cible de vandales, une situation à  l'origine des contre-performances enregistrée par cette entreprise para-étatique dans l'accomplissement de ses missions régaliennes.

A cause de l'irrégularité des fournitures d'électricité due aux délestages intempestifs, de nombreux clients ont décidé délibérément de ne plus payer leurs factures, occasionnant un sérieux manque à  gagner à  l'entreprise en voie de modernisation grâce à  l'appui de la Chine.



http://apanews.net/news/fr/article.php?id=826458#sthash.veouLoy9.dpuf

 

Centrafrique: La société distributrice de l'électricité engage la lutte contre les branchements illicites
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 19:22

 

 

 

 

Le président du Conseil de sécurité des Nation Unies, félicite les efforts du retour de paix en Centrafrique

 

http://rjdh.org  Par Annette Maélaine Malebingui le 15 juin 2015

 

Le Conseil salue le rôle que jouent les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) dans la médiation internationale menée en République centrafricaine par Abdoulaye Bathily. Une déclaration faite, à l’issue de la 7461e séance du Conseil de sécurité consacrée à la présentation du huitième Rapport du Secrétaire général de l’ONU, sur la question ‘’Région de l’Afrique central’’, le 11 juin 2015.

 

«  Je salue les démarches diplomatiques entreprises par ce dernier aux côtés du Médiateur de la CEEAC, le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, de l’Envoyé spécial de l’Union africaine pour la République centrafricaine, Soumeylou Boubeye Maiga et du Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine, le général Babacar Gaye », a dit le président du conseil de sécurité de UN.

 

Il se félicite tout particulièrement de la tenue du Forum de Bangui sur la réconciliation nationale, présidé par le Représentant spécial du Secrétaire général et des textes qui en sont issus.

 

Il souligne  également que «les prochaines élections doivent être organisées dans les délais», a-t-il souligné.

 

Le Conseil rend hommage aux efforts menés par le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale et Chef du BRENUAC, Abdoulaye Bathily, et par l’Envoyé spécial de l’Union africaine pour l’Armée de résistance du Seigneur, le général de corps d’armée en retraite, Jackson Kiprono Tuwei, afin de resserrer la coopération sur le plan régional et de faciliter la poursuite des opérations dans la zone de la Force régionale d’intervention de l’Union africaine.

 

 

Les autorités locales préoccupées par la sécurisation de la ville de Damara

 

http://rjdh.org  Par Fidèle Ngombou le 15 juin 2015

 

Les autorités civiles et militaires de Damara  veulent restaurer la libre circulation des biens et des personnes dans leur localité.  Une rencontre à cet effet, a eu lieu  le samedi 13 juin dernier entre ces dernières et des jeunes de la localité, dans la salle de conférence de la mairie de la ville. Objectif, débattre de la question sécuritaire dans la zone.

 

« Nous demandons aux jeunes qui détiennent encore des armes de guerre, des grenades, des minutions et des effets militaires de les restituer aux autorités compétentes. Car le fait de garder ces objets par devers soi peut créer la montée en puissance de l’insécurité  dans la ville », a dit Abima-Mokossé, commandant de brigade de Damara.

 

A titre d’exemple, il revient sur le cas des jeunes armés qui se livrent aux braquages dans le secteur Obéla. « Plusieurs jeunes qui détiennent des armes ont font usage pour semer des troubles à l’ordre public », a t-i conclu.

 

Arsène Dana, président de la délégation spéciale de Damara, rappelle qu’il est temps de renoncer à la manipulation et d’œuvrer pour la reconstruction de cette ville, meurtrie par les événements militaro-politiques. « Voilà le défi qui attend les jeunes de cette localité », a rappelé ce dernier.

 

La sous-préfète de Damara, Géneviève Gbadin, exhorte quant à elle les jeunes à se constituer en groupe d’auto-défense, pour prêter main forte aux autorités locales dans le domaine de la sécurité.

 

Bienvenu Yakissé, l’un des jeunes de cette ville se dit conscient de cette situation qui n’honore pas la jeunesse de sa localité.

 

« L’insécurité ne nous permet pas d’exercer nos activités culturelles et agricoles. Et de sur quoi, on subit des menaces de ceux qui ont des armes. Nous leur demandons de restituer ces objets nuisibles. Car les gardés chez-eux, c’est un risque. Ils ne sont pas formés à l’usage.  Ils doivent déposer  automatiquement les armes  et attendre le DDR », a relevé ce jeune habitant de Damara.

 

Cependant, certains jeunes qui ont participé à cette rencontre ont montré leur réticence et disent attendre le processus DDRR pour donner leur position. Une affirmation qui inquiète la population locale qui aspire à la paix et la sécurité.

 

La ville de Damara n’a pas encore repris sa force. Elle est toujours comptée parmi les villes moins sécurisées de la RCA.

Nouvelles nationales sur RJDH
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 19:18

 

 

 

http://rjdh.org  Par Carole Bycekoan le 15 juin 2015

 

Ceci malgré la menace de boycotte des enseignants vacataires la semaine dernière. De sources non officielles, ceux-ci auraient renoncé à leur mouvement de grève.

 

Pour des raisons de sécurité, le centre Barthelemy Boganda est délocalisé dans trois sites à savoir, l’école Benz-vi, l’AENS et les 36 villas.

 

Paulin Ndoina est président du centre  Boganda 2. Il relève que des difficultés n’ont pas manqué de se faire voir ce jour, mais elles ont été vite maitrisées. « Au début des épreuves, nous avons eu un problème de numérotation des tables. Il y a eu double emploi dans certaines salles. Nous avons tout fait pour y remédier et installer les enfants dans les salles », dit-il.

 

« Les activités se déroulent très bien. Les enfants sont enthousiastes. Tout se passe dans la sérénité et la sécurité », a déclaré Rosalie Komélo, présidente du centre Boganda 1.

 

Sébastien Baleke secrétaire générale de la fédération nationale  de l’association des parents d’élèves, se réjouit du bon déroulement de ce concours. La même source félicite les vacataires qui ont sursis à leur grève pour accompagner ce département dans les examens de fin d’année et souhaite que le département double d’effort pour que le CF1, le BC et le baccalauréat puissent dérouler dans de très bonnes conditions.

 

Plusieurs sources non officielles évoquent l’abandon de grève des enseignants vacataires. Le RJDH continue de poursuivre les tentatives de prise de contact avec ceux-ci pour d’amples explications.

 

 

Un concours d'entrée en 6e sur fonds de mécontentement à Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 15 juin 2015 13:07

 

Plusieurs milliers de candidats subissent ce lundi les épreuves du concours d'entrée en 6e à Bangui comme à l’intérieur de la République Centrafricaine. En plus de la délocalisation de deux centres d'examens à Bangui pour question de sécurité, certains enseignants vacataires des Lycées et Collèges menacent de boycotter le déroulement de ce concours.


Du côté des responsables de la direction des examens et concours, toutes les dispositions pratiques sont prises pour le bon déroulement des épreuves dans les différents centres d'examens.


A Bangui, deux centres d'examens sont délocalisés pour des questions de sécurité.  Les candidats du centre du Lycée Barthélémy Boganda, situé dans le 4e arrondissement, sont relogés dans trois autres établissements scolaires, notamment l'école des 36 villas, l'école Benz-vi et le Lycée d'Application de l’École Normale Supérieure.

La relocalisation a eu des conséquences sur le lancement des examens. Des cas d'omissions sont enregistrés à l'école Benz-vi où composent 1405 candidats, pour la plupart, venus des établissements privés. Les élèves de l'école des 36 villas dont le centre à été délocalisé, pour raison d'insécurité, ont eu de la peine à retrouver leurs numéros d'inscription avant 8 heures, heures du démarrage des épreuves.

Une situation qui ne semble pas être la même pour le centre du Lycée de Fatima, dans le 3e arrondissement, où les candidats sont transférés à l’école Nzangognan.

Les autres centres d'examens de Bangui n'ont pas subi de mutation.

Au centre numéro 3, le Lycée Marie Jeanne Caron, environ 1400 candidats issus de 16 établissements publics et privés  composent les épreuves.

Pour la présidente de ce centre, Marie Claire Ketté, aucun incident n'est signalé. « Depuis 7 heures, les candidats étaient en place ainsi que les surveillants. Nous avons démarré avec l'orthographe sans incident majeur. Après l'étude de texte, il y aura une pause de 30 minutes avant de composer les dernières épreuves, les opérations ».

« Aujourd'hui, nous allons commencer le codage et demain matin à partir de 8 heures, les corrections vont démarrer », a-t-elle poursuivi.

A Bangui, certains enseignants vacataires des Lycées et Collèges ont menacé de boycotter les examens de fin d'année dont fait partie le concours d'entré en 6è.   L'intention est d'amener le Gouvernement à payer les indemnités de vacation dont le montant s'élève à près de 270 millions CFA. Les épreuves ont pu se dérouler dans la sérénité grâce à la sécurisation des centres d'examens par les éléments de la Police centrafricaine.

Par ailleurs, ces enseignants ont projeté d'observer une grève de 8 jours à compter du 17 juin, date à laquelle le Certificat d’Étude du Fondamental 1 (CEF1) devra se dérouler sur l'ensemble du territoire national.

A Berberati dans la Mambéré Kadéï au sud-ouest dans la Centrafrique, l'heure est à l'organisation des examens de fin d'année au Fondamental 1 et 2.

Ce lundi, les élèves des Cours Moyens 2e année (CM2) composent le concours d'entrée en 6è. Ils sont répartis entre le Lycée Barthélémy Boganda de Berbérati et le Collège d'enseignement secondaire de la même ville. Les candidats au CEF1 se retrouveront demain mardi pour mesurer leur capacité intellectuelle.

Dans la même journée de mardi, les élèves en classes de Terminale aborderont en différé, les épreuves écrites du baccalauréat, toutes séries confondues ; les épreuves physiques et sportives (EPS), s'étant déroulées la semaine dernière.

Selon l'inspecteur de la Jeunesse et des Sports, Martin Miabé, la composition s'est déroulée sans incident.
 

Les élèves du fondamental I ont composé les épreuves du concours d’entrée en 6ème
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 16:58

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Relatif aux attentats terroristes de N’Djamena 

 

  

Bangui, le 15 juin 2015 — Le Premier Ministre Mahamat Kamoun a appris avec une grande tristesse la nouvelle des terribles attentats intervenus ce lundi 15 juin 2015 à N’Djamena. 

 

Il adresse ses plus sincères condoléances aux familles des victimes et exprime la solidarité de la République Centrafricaine au peuple frère du Tchad. 

 

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition, rappelle par ailleurs que la lutte contre le terrorisme et contre toute forme d’obscurantisme constitue, avec les défis du développement, l’une des priorités majeures de l’Afrique d’aujourd’hui. La République Centrafricaine prendra toute la part qui lui revient dans ce combat. 

 

 

Le Ministre-Conseiller Spécial du Premier Ministre
Chargé de la Communication de
Relations Publiques et des Nouvelles Technologies 

 

 

 

Georges Adrien Poussou

Attentats de N'djaména : Condamnation du gouvernement centrafricain
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 14:08

 

 

Invité Afrique

 

Pour Catherine Samba-Panza, la transition ne peut plus durer

 

Par Sonia Rolley  RFI lundi 15 juin 2015

 

L’offensive diplomatique de la République centrafricaine en Afrique du Sud est une réalité : ouverture d’une ambassade à Pretoria, une journée porte ouverte pour faire le point sur la situation dans le pays et de multiples rencontres bilatérales en marge du sommet de l’Union africaine... avec la présence de ministres, de conseillers à la présidence et même de la présidente de la transition en personne. Tout ça alors que le pays est toujours suspendu des instances de l’Union africaine. Catherine Samba-Panza répond aux questions de Sonia Rolley.

 

RFI : Vous êtes venue en Afrique du Sud avec une forte délégation. Qu’attendez-vous de ce voyage ?

 

Catherine Samba-Panza : En fait, la forte délégation se justifie parce qu’il y a deux missions. Il y a une mission de journée d’information sur la République centrafricaine qui est très peu connue en Afrique du Sud ; et puis il y a une autre délégation officielle qui est venue dans le cadre du sommet de l’Union africaine. Dès mon arrivée à la tête de la transition, j’ai tenu à normaliser les relations de la République centrafricaine avec tous les pays africains. S’agissant de l’Afrique du Sud, nous avons plusieurs années de coopération suspendues à cause des événements que vous savez. J’ai tenu à ce qu’il y ait quand même une reprise de ces relations-là pour enlever toute l’ombre qu’il y avait dans ces relations. L’ambassade où nous nous trouvons aujourd’hui a été mise à la disposition de la République centrafricaine par le gouvernement sud-africain. Connaissant nos difficultés, connaissant la situation particulièrement difficile sur le plan financier de la République centrafricaine, le gouvernement sud-africain a bien voulu aménager ses locaux pour permettre à la République centrafricaine d’être dignement représentée dans son pays.

 

En Centrafrique, tout le monde attend de savoir quand auront lieu les élections. Est-ce que vous savez aujourd’hui si la transition va être prolongée ? Si oui, jusqu’à quand ? Quelle est votre limite ?

 

Je ne souhaite plus que la transition soit prolongée. Nous avons eu une première prolongation après le 15 février, une deuxième prolongation après le mois d’août. Cette fois-ci, les autorités de la transition souhaitent, mais vraiment, vivement que les élections puissent se tenir d’ici fin 2015. Il y a un chronogramme qui est en train d’être finalisé et qui sera bientôt publié. Notre volonté à nous, c’est de mettre fin à la transition à la fin de l’année.

 

Il vous manque encore de l’argent pour les élections ? De combien avez-vous besoin à l’heure actuelle ?

 

Il nous manque encore beaucoup d’argent. Dans le Basket Found [du Pacem-Programme d'Appui international au cycle électoral] où les partenaires mettent de l’argent – l’Union européenne, les Nations unies, la France, les Etats-Unis -, sur les 43 millions de dollars dont on a besoin, nous n’avons même pas eu la moitié. Nous sommes à 48% seulement et nous avons besoin de 18 millions de dollars encore. J’ai été à Bruxelles faire du plaidoyer. La moisson a été bonne sur le plan de l’humanitaire, sur le plan du développement. La moisson a été moins bonne sur le plan des élections. C’est pour cela que je continue le plaidoyer.

 

Comment vous expliquez que l’Union européenne soit encore réticente, puisqu’elle a déjà donné de l’argent, à en donner plus pour ce processus électoral ?

 

L’Union européenne a déjà beaucoup fait. L’Union européenne ne doit pas être seule à participer. Et c’est le plaidoyer que nous faisons auprès des autres partenaires techniques et financiers. Vraiment ma position, c’est de dire « vous voulez qu’on aille vite à la fin de la transition et vous ne nous donnez pas les moyens pour aller vite à la fin de la transition », quelque part il y a un problème que je ne comprends pas non plus.

 

Convaincre ainsi la communauté internationale de vous donner plus ?

 

Nous avons deux scrutins. Le premier concerne le référendum constitutionnel. La Constitution est en train d’être finalisée. Une fois que nous aurons finalisé la Constitution, nous allons organiser le référendum constitutionnel. La deuxième phase concerne les élections groupées : législatives et présidentielle. Nous avons commencé les opérations pré-électorales : la cartographie, les démembrements. Nous avons commandé le matériel de recensement. Les agents recenseurs sont en train d’être formés. Il y a des choses qui avancent, mais nous sommes quand même loin du compte financièrement.

 

Mais comment vous expliquez cette défiance ?

 

S’agit-il d’une défiance ? Vous savez que la situation financière mondiale actuelle est très difficile. La plupart des pays, même européens, ont de grandes difficultés et ont des priorités.

 

Est-ce que vous comptez vous présenter à l’issue de la transition à une fonction élective quelconque ?

 

Quand j’étais à Bruxelles dernièrement, au cours de la réunion sur la République centrafricaine, la même question m’a été posée. Et cette question m’est posée depuis 17 mois que je suis à la tête de la transition. Et je répète la même chose : quand je suis arrivée à la tête de la transition, j’ai trouvé une charte constitutionnelle qui ne permet pas aux autorités de la transition d’être candidat aux élections. Je veux respecter la Charte constitutionnelle. Et je le dis, haut et fort au micro de RFI que je ne serai pas candidate aux prochaines élections.

 

Il y a deux gros chantiers. Il y a celui des élections dont nous avons parlé. Il y a aussi celui du désarmement des groupes armés. Là aussi, il manque de l’argent. Est-ce que cet argent vous venez par exemple le chercher à l’Union africaine ?

 

C’est vrai que c’est le deuxième défi. Si nous voulons aller aux élections, il faut assurer la sécurisation du pays. Et cette sécurisation commence par le désarmement des groupes armés. Nous avons signé avec ces groupes armés un certain nombre d’accords et il y a eu des engagements. Il faut que cela soit concrétisé par des actes. Nous avons déjà quelques appuis qui ont été annoncés. Nous allons commencer par ce pré-DDR [Désarmement, démobilisation et réintégration] qui demande à peu près 8 millions de dollars. Le DDR en lui-même est lourd. Il nécessite à lui seul à peu près 67 millions de dollars. Et puis nous pensons que cette opération qui est longue à mener sera certainement entamée par les autorités qui seront légitimement mises en place. Mais en ce qui nous concerne, effectivement, nous nous battons pour ces deux défis : le pré-DDR et les élections. Nous avons espoir que nous y arriverons.

 

Il y a eu déjà des plans de désarmement en Centrafrique qui n’ont pas fonctionné. Qu’est-ce qui dans ce nouveau plan change pour assurer en fait un véritable DDR ?

 

Déjà, l’élaboration de la stratégie DDR a été un processus largement participatif qui a inclus les groupes armés, les autorités de la transition, avec une vision qui a tenu compte des erreurs du passé. Je pense que c’est déjà important d’impliquer les acteurs eux-mêmes dans l’élaboration de la vision de la stratégie du DDR. Nous avons essayé d’être un peu plus réalistes. Il est inutile de faire une stratégie DDR si on ne donne pas l’opportunité aux ex-combattants d’avoir des activités communautaires qui leur permettent de s’intégrer vraiment dans leur communauté à la base et d’avoir des revenus. On a mis un accent particulier justement sur les activités communautaires permettant d’occuper réellement les ex-combattants et puis envisager également leur intégration dans les corps en uniforme.

 

Vous y croyez à une armée nationale avec les ex-anti-balaka et les ex-Seleka ?

 

Bien sûr. Il n’y a pas de raison de désespérer. Puis il faut donner à ces jeunes qui se sont mis dans les violences des opportunités. Déjà, c’est important d’avoir cette vision. Puis le format de l’armée que nous voulons : il ne faut pas intégrer les groupes armés, les ex-combattants pour les intégrer, que ça réponde à la stratégie, renforcement du secteur de sécurité que nous avons élaboré ensemble avec l’appui de la communauté internationale.

 

Vous demandez beaucoup l’assistance de la communauté internationale. Comment développer aujourd’hui les ressources propres du pays ?

 

Les ressources proches du pays qui sont, et fiscales, douanières, et qui proviennent également de nos ressources naturelles, ont souffert de la situation de la crise. Ce sont les zones les plus riches en ressources naturelles qui sont occupées par les groupes armés qui en font un commerce illicite. Et donc l’Etat n’arrive pas, compte tenu de l’insécurité à maîtriser ces zones-là. Mais avec notre volonté de restaurer l’autorité de l’Etat, de redéployer l’administration un peu partout, nous commençons à reprendre tout doucement ces zones qui contiennent d’énormes ressources naturelles pour que nous puissions avoir également des ressources propres. Et d’ailleurs, quand on regarde les indicateurs, on se rend compte que nous arrivons à réaliser quand même pas mal d’entrées en termes de ressources propres, mais il reste encore beaucoup à faire.

 

Justement, il y a une réunion d’ici la fin du mois du processus de Kimberley (PK, initiative commune regroupant des gouvernements, l'industrie du diamant et des entités de la société civile). Votre pays espère une reprise au moins partielle de ce processus. Ça représentera combien en termes de ressources ? Et est-ce que la Centrafrique peut éternellement ne compter que sur le bois et le diamant ?

 

Non. S’agissant des ressources minières, nous nous sommes battus pour qu’il y ait une levée partielle de la sanction relative au processus de Kimberley. Et nous commençons à obtenir des assurances positives pour que dans les zones vertes, il y ait cette levée partielle des sanctions. Ça nous permettra d’exporter nos ressources et avoir ainsi donc des revenus propres. Maintenant, la République centrafricaine est un vaste pays avec beaucoup de terres arables. Nous ne pouvons pas que compter sur l’exploitation des ressources minières, pétrolières. D’ailleurs, vous avez vu la chute du cours du pétrole a apporté beaucoup de difficultés à un certain nombre de pays. Nous devons mettre l’accent sur notre or vert.

 

Au-delà de l’agriculture de subsistance ou de celles qui peuvent être faites en Centrafrique, est-ce que vous comptez sur des investisseurs sud-africains, chinois – on sait que les Chinois sont très intéressés par les terres ?

 

Tout à fait. Nous demandons aux investisseurs de revenir. Il faut sécuriser leurs investissements. On ne va pas attendre après la transition pour commencer à mobiliser. Maintenant, nous commençons déjà à faire un plaidoyer pour dire que la République centrafricaine est de nouveau fréquentable et que les investisseurs peuvent déjà envisager de revenir. Voilà le sens du déplacement que nous faisons un peu partout, de l’appel que nous lançons au secteur privé, aux investisseurs étrangers.

 

Vous avez reçu une réponse positive ici en Afrique du Sud ? Est-ce qu’il y a déjà des sociétés qui seraient intéressées pour revenir ?

 

Nous avons fait la journée portes ouvertes. J’ai tous les ministres sectoriels concernés qui sont là. Ils ont eu des contacts sectoriels. Je n’ai pas encore fait le point pour vous dire quels sont les engagements fermes que nous avons reçus.

 

Voir les commentaires

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 14:08

 

 

Invité Afrique

 

Pour Catherine Samba-Panza, la transition ne peut plus durer

 

Par Sonia Rolley  RFI lundi 15 juin 2015

 

L’offensive diplomatique de la République centrafricaine en Afrique du Sud est une réalité : ouverture d’une ambassade à Pretoria, une journée porte ouverte pour faire le point sur la situation dans le pays et de multiples rencontres bilatérales en marge du sommet de l’Union africaine... avec la présence de ministres, de conseillers à la présidence et même de la présidente de la transition en personne. Tout ça alors que le pays est toujours suspendu des instances de l’Union africaine. Catherine Samba-Panza répond aux questions de Sonia Rolley.

 

RFI : Vous êtes venue en Afrique du Sud avec une forte délégation. Qu’attendez-vous de ce voyage ?

 

Catherine Samba-Panza : En fait, la forte délégation se justifie parce qu’il y a deux missions. Il y a une mission de journée d’information sur la République centrafricaine qui est très peu connue en Afrique du Sud ; et puis il y a une autre délégation officielle qui est venue dans le cadre du sommet de l’Union africaine. Dès mon arrivée à la tête de la transition, j’ai tenu à normaliser les relations de la République centrafricaine avec tous les pays africains. S’agissant de l’Afrique du Sud, nous avons plusieurs années de coopération suspendues à cause des événements que vous savez. J’ai tenu à ce qu’il y ait quand même une reprise de ces relations-là pour enlever toute l’ombre qu’il y avait dans ces relations. L’ambassade où nous nous trouvons aujourd’hui a été mise à la disposition de la République centrafricaine par le gouvernement sud-africain. Connaissant nos difficultés, connaissant la situation particulièrement difficile sur le plan financier de la République centrafricaine, le gouvernement sud-africain a bien voulu aménager ses locaux pour permettre à la République centrafricaine d’être dignement représentée dans son pays.

 

En Centrafrique, tout le monde attend de savoir quand auront lieu les élections. Est-ce que vous savez aujourd’hui si la transition va être prolongée ? Si oui, jusqu’à quand ? Quelle est votre limite ?

 

Je ne souhaite plus que la transition soit prolongée. Nous avons eu une première prolongation après le 15 février, une deuxième prolongation après le mois d’août. Cette fois-ci, les autorités de la transition souhaitent, mais vraiment, vivement que les élections puissent se tenir d’ici fin 2015. Il y a un chronogramme qui est en train d’être finalisé et qui sera bientôt publié. Notre volonté à nous, c’est de mettre fin à la transition à la fin de l’année.

 

Il vous manque encore de l’argent pour les élections ? De combien avez-vous besoin à l’heure actuelle ?

 

Il nous manque encore beaucoup d’argent. Dans le Basket Found [du Pacem-Programme d'Appui international au cycle électoral] où les partenaires mettent de l’argent – l’Union européenne, les Nations unies, la France, les Etats-Unis -, sur les 43 millions de dollars dont on a besoin, nous n’avons même pas eu la moitié. Nous sommes à 48% seulement et nous avons besoin de 18 millions de dollars encore. J’ai été à Bruxelles faire du plaidoyer. La moisson a été bonne sur le plan de l’humanitaire, sur le plan du développement. La moisson a été moins bonne sur le plan des élections. C’est pour cela que je continue le plaidoyer.

 

Comment vous expliquez que l’Union européenne soit encore réticente, puisqu’elle a déjà donné de l’argent, à en donner plus pour ce processus électoral ?

 

L’Union européenne a déjà beaucoup fait. L’Union européenne ne doit pas être seule à participer. Et c’est le plaidoyer que nous faisons auprès des autres partenaires techniques et financiers. Vraiment ma position, c’est de dire « vous voulez qu’on aille vite à la fin de la transition et vous ne nous donnez pas les moyens pour aller vite à la fin de la transition », quelque part il y a un problème que je ne comprends pas non plus.

 

Convaincre ainsi la communauté internationale de vous donner plus ?

 

Nous avons deux scrutins. Le premier concerne le référendum constitutionnel. La Constitution est en train d’être finalisée. Une fois que nous aurons finalisé la Constitution, nous allons organiser le référendum constitutionnel. La deuxième phase concerne les élections groupées : législatives et présidentielle. Nous avons commencé les opérations pré-électorales : la cartographie, les démembrements. Nous avons commandé le matériel de recensement. Les agents recenseurs sont en train d’être formés. Il y a des choses qui avancent, mais nous sommes quand même loin du compte financièrement.

 

Mais comment vous expliquez cette défiance ?

 

S’agit-il d’une défiance ? Vous savez que la situation financière mondiale actuelle est très difficile. La plupart des pays, même européens, ont de grandes difficultés et ont des priorités.

 

Est-ce que vous comptez vous présenter à l’issue de la transition à une fonction élective quelconque ?

 

Quand j’étais à Bruxelles dernièrement, au cours de la réunion sur la République centrafricaine, la même question m’a été posée. Et cette question m’est posée depuis 17 mois que je suis à la tête de la transition. Et je répète la même chose : quand je suis arrivée à la tête de la transition, j’ai trouvé une charte constitutionnelle qui ne permet pas aux autorités de la transition d’être candidat aux élections. Je veux respecter la Charte constitutionnelle. Et je le dis, haut et fort au micro de RFI que je ne serai pas candidate aux prochaines élections.

 

Il y a deux gros chantiers. Il y a celui des élections dont nous avons parlé. Il y a aussi celui du désarmement des groupes armés. Là aussi, il manque de l’argent. Est-ce que cet argent vous venez par exemple le chercher à l’Union africaine ?

 

C’est vrai que c’est le deuxième défi. Si nous voulons aller aux élections, il faut assurer la sécurisation du pays. Et cette sécurisation commence par le désarmement des groupes armés. Nous avons signé avec ces groupes armés un certain nombre d’accords et il y a eu des engagements. Il faut que cela soit concrétisé par des actes. Nous avons déjà quelques appuis qui ont été annoncés. Nous allons commencer par ce pré-DDR [Désarmement, démobilisation et réintégration] qui demande à peu près 8 millions de dollars. Le DDR en lui-même est lourd. Il nécessite à lui seul à peu près 67 millions de dollars. Et puis nous pensons que cette opération qui est longue à mener sera certainement entamée par les autorités qui seront légitimement mises en place. Mais en ce qui nous concerne, effectivement, nous nous battons pour ces deux défis : le pré-DDR et les élections. Nous avons espoir que nous y arriverons.

 

Il y a eu déjà des plans de désarmement en Centrafrique qui n’ont pas fonctionné. Qu’est-ce qui dans ce nouveau plan change pour assurer en fait un véritable DDR ?

 

Déjà, l’élaboration de la stratégie DDR a été un processus largement participatif qui a inclus les groupes armés, les autorités de la transition, avec une vision qui a tenu compte des erreurs du passé. Je pense que c’est déjà important d’impliquer les acteurs eux-mêmes dans l’élaboration de la vision de la stratégie du DDR. Nous avons essayé d’être un peu plus réalistes. Il est inutile de faire une stratégie DDR si on ne donne pas l’opportunité aux ex-combattants d’avoir des activités communautaires qui leur permettent de s’intégrer vraiment dans leur communauté à la base et d’avoir des revenus. On a mis un accent particulier justement sur les activités communautaires permettant d’occuper réellement les ex-combattants et puis envisager également leur intégration dans les corps en uniforme.

 

Vous y croyez à une armée nationale avec les ex-anti-balaka et les ex-Seleka ?

 

Bien sûr. Il n’y a pas de raison de désespérer. Puis il faut donner à ces jeunes qui se sont mis dans les violences des opportunités. Déjà, c’est important d’avoir cette vision. Puis le format de l’armée que nous voulons : il ne faut pas intégrer les groupes armés, les ex-combattants pour les intégrer, que ça réponde à la stratégie, renforcement du secteur de sécurité que nous avons élaboré ensemble avec l’appui de la communauté internationale.

 

Vous demandez beaucoup l’assistance de la communauté internationale. Comment développer aujourd’hui les ressources propres du pays ?

 

Les ressources proches du pays qui sont, et fiscales, douanières, et qui proviennent également de nos ressources naturelles, ont souffert de la situation de la crise. Ce sont les zones les plus riches en ressources naturelles qui sont occupées par les groupes armés qui en font un commerce illicite. Et donc l’Etat n’arrive pas, compte tenu de l’insécurité à maîtriser ces zones-là. Mais avec notre volonté de restaurer l’autorité de l’Etat, de redéployer l’administration un peu partout, nous commençons à reprendre tout doucement ces zones qui contiennent d’énormes ressources naturelles pour que nous puissions avoir également des ressources propres. Et d’ailleurs, quand on regarde les indicateurs, on se rend compte que nous arrivons à réaliser quand même pas mal d’entrées en termes de ressources propres, mais il reste encore beaucoup à faire.

 

Justement, il y a une réunion d’ici la fin du mois du processus de Kimberley (PK, initiative commune regroupant des gouvernements, l'industrie du diamant et des entités de la société civile). Votre pays espère une reprise au moins partielle de ce processus. Ça représentera combien en termes de ressources ? Et est-ce que la Centrafrique peut éternellement ne compter que sur le bois et le diamant ?

 

Non. S’agissant des ressources minières, nous nous sommes battus pour qu’il y ait une levée partielle de la sanction relative au processus de Kimberley. Et nous commençons à obtenir des assurances positives pour que dans les zones vertes, il y ait cette levée partielle des sanctions. Ça nous permettra d’exporter nos ressources et avoir ainsi donc des revenus propres. Maintenant, la République centrafricaine est un vaste pays avec beaucoup de terres arables. Nous ne pouvons pas que compter sur l’exploitation des ressources minières, pétrolières. D’ailleurs, vous avez vu la chute du cours du pétrole a apporté beaucoup de difficultés à un certain nombre de pays. Nous devons mettre l’accent sur notre or vert.

 

Au-delà de l’agriculture de subsistance ou de celles qui peuvent être faites en Centrafrique, est-ce que vous comptez sur des investisseurs sud-africains, chinois – on sait que les Chinois sont très intéressés par les terres ?

 

Tout à fait. Nous demandons aux investisseurs de revenir. Il faut sécuriser leurs investissements. On ne va pas attendre après la transition pour commencer à mobiliser. Maintenant, nous commençons déjà à faire un plaidoyer pour dire que la République centrafricaine est de nouveau fréquentable et que les investisseurs peuvent déjà envisager de revenir. Voilà le sens du déplacement que nous faisons un peu partout, de l’appel que nous lançons au secteur privé, aux investisseurs étrangers.

 

Vous avez reçu une réponse positive ici en Afrique du Sud ? Est-ce qu’il y a déjà des sociétés qui seraient intéressées pour revenir ?

 

Nous avons fait la journée portes ouvertes. J’ai tous les ministres sectoriels concernés qui sont là. Ils ont eu des contacts sectoriels. Je n’ai pas encore fait le point pour vous dire quels sont les engagements fermes que nous avons reçus.

 

Voir les commentaires

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 14:02

 

 

 

Par RFI 15-06-2015 à 12:53

 

La capitale du Tchad a été la cible d’une série d’attentats-suicide ce lundi 15 juin au matin. Plusieurs explosions ont frappé la ville de Ndjamena. Les explosions ont eu lieu dans le secteur de la direction de la Sécurité publique et du commissariat central, ainsi que près de l'école de police.

 

Pour le ministre tchadien de l’Intérieur, il ne fait aucun doute, il s’agit d’une « action kamikaze ». Des explosions ont retenti dans plusieurs secteurs de la ville visant la direction de la Sécurité publique et le commissariat central, ainsi que l'école de police.

 

Les premiers témoins joints par RFI confirment cette thèse. L'un d'eux, qui se trouvait près du commissariat central raconte que l'attaque a eu lieu peu avant dix heures. Ce témoin dit avoir vu deux hommes en moto se diriger vers le commissariat où ils ont été arrêtés par des agents de police. C'est à ce moment-là que l'un d'eux se serait fait exploser et que l'autre aurait pris la fuite.

 

D'autres témoins font état « d'au moins plusieurs blessés ». Le gouvernement, lui, tient à l'heure actuelle une réunion de crise sur ces explosions.

 

Même si pour l'instant les attentats ne sont pas revendiqués, il faut rappeler que le Tchad a porté des coups sévères à Boko Haram depuis le déploiement ces cinq derniers mois de plusieurs milliers d'hommes au Cameroun, au Nigeria et au Niger. On peut signaler que cette action d'hommes à moto porteurs d'explosifs ressemble aussi au mode opératoire de Boko Haram.

 

Quels que soient les auteurs des attaques de ce matin, c'est en tout cas la première fois que le Tchad est visé par des attentats de ce genre.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 13:55

 

 

Fin de l’état de grâce pour le prince Zeid

 

http://www.letemps.ch   Simon Petite

 

Le Jordanien ouvre ce lundi le Conseil des droits de l’homme. Le haut-commissaire est englué dans l’affaire des viols commis en Centrafrique par des soldats français

 

En pleine tourmente de l’affaire Anders Kompass, l’un de ses adjoints qu’il avait suspendu pour avoir transmis à Paris des informations confidentielles sur des enfants violés par des soldats français en Centrafrique, Zeid Ra’ad al-Hussein est venu s’expliquer devant le personnel au Palais Wilson, le siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Il ne s’est pas assis à la tribune. «N’y voyez pas le signe que j’ai démissionné, en tout cas pas encore», a plaisanté le haut-commissaire, comme il le fait souvent pour dédramatiser les situations les plus inconfortables.

 

Le diplomate jordanien, ancien ambassadeur de son pays au Conseil de sécurité de l’ONU et membre de la famille royale hachémite, affronte sa pire crise. Depuis qu’il est arrivé à Genève l’été dernier, il n’a toutefois pas été épargné. A peine installé dans son bureau face à la rade qu’il découvrait que le haut-commissariat était au bord de la banqueroute. Sa première tâche aura été de couper dans les programmes de l’organisation, pourtant de plus en plus sollicitée par les multiples crises dans le monde.

 

Le haut-commissaire est la voix des victimes. Ces dernières semaines, Zeid Ra’ad al-Hussein n’a pas hésité à dénoncer les pertes civiles causées par les frappes de la coalition menée par l’Arabie saoudite sur le Yémen, s’attirant les foudres des Saoudiens, ou les crimes d’une milice pro-gouvernementale au Burundi. Ce lundi, pour l’ouverture de la 29e session du Conseil des droits de l’homme, il rappellera une nouvelle fois les Etats à leurs obligations en matière de respect des libertés. Sans aucun pouvoir de coercition, il ne peut compter que sur sa force de persuasion et son autorité morale.

 

Or, le haut-commissariat est ébranlé par les accusations d’Anders Kompass. Le haut fonctionnaire suédois, qui a obtenu sa réintégration provisoire au grand dam de son chef, assure qu’il a stoppé les abus contre les enfants. Zeid Ra’ad al-Hussein rétorque qu’il aurait d’abord dû protéger l’identité des victimes.

 

Le débat touche le cœur du fonctionnement de l’organisation chargée de documenter les violations des droits de l’homme à travers le monde. Comment traiter les informations, à quel moment les rendre publiques ou les transmettre aux gouvernements concernés, les premiers à pouvoir engager des poursuites?

 

Au Palais Wilson, adversaires et partisans d’Anders Kompass se déchirent. Les seconds drapent le Suédois dans les habits d’un lanceur d’alerte, alors que la bureaucratie onusienne est soupçonnée d’avoir voulu étouffer les viols commis par les soldats français. Anders Kompass accuse en effet le Français Hervé Ladsous, le sous-secrétaire général des Nations unies responsable des opérations de maintien de la paix, d’avoir réclamé sa tête.

 

Zeid Ra’ad al-Hussein a pour lui sa réputation d’intransigeance contre les abus sexuels commis par les Casques bleus. Chargé d’enquêter par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, il avait rendu un rapport marquant qui prône la tolérance zéro. «Personne n’a le monopole de l’indignation», déclarait-il récemment devant les médias, dans une allusion à Anders Kompass. Le Suédois est toujours visé par une action disciplinaire. Une autre enquête, beaucoup plus large, a été ouverte par Ban Ki-moon pour examiner la gestion par l’ONU des viols en Centrafrique.

 

En attendant les résultats de ces deux procédures, aucun diplomate ne s’en prend ouvertement au haut-commissaire, arrivé à Genève avec une image flatteuse. Tout au plus certains dénoncent des erreurs de communication. Les Occidentaux craignent manifestement de l’affaiblir, alors que des pays comme la Chine, l’Arabie saoudite ou l’Egypte réclament un plus grand contrôle intergouvernemental sur le haut-commissariat.

 

L’organisation est aussi en pleine réorganisation. Zeid Ra’ad al-Hussein veut délocaliser une partie du personnel à Addis-Abeba, Dakar, Bangkok ou Amman. La division dirigée par Anders Kompass sera la première concernée par ces mesures d’économie, également destinées à rapprocher les collaborateurs du terrain. Le haut-commissaire a prévenu le personnel: «L’organisation va changer et le mieux est que vous vous y prépariez mentalement plutôt que d’être dans le déni.»

 

 

Centrafrique : La honte des viols d’enfants

 

http://www.lereporter.ma  Le Reporter 15 Juin 2015

 

Le secrétaire général de l'ONU a décidé de mettre en place une enquête externe indépendante sur la façon dont l'organisation internationale a géré l'affaire d'agressions sexuelles présumées d'enfants par des soldats français et africains en République centrafricaine. Les Nations Unies ont été vivement critiquées pour leur lenteur à répondre aux allégations d'abus sexuels très graves sur des enfants, qui font actuellement l'objet d'une enquête des autorités françaises.

 

L'ONU a notamment été accusée d'avoir temporairement sanctionné un fonctionnaire qui avait, de sa propre initiative, transmis un rapport aux autorités françaises pour les alerter.

 

L'affaire a été révélée en avril par le quotidien britannique The Guardian sur la base d'un rapport de l'ONU contenant des témoignages d'enfants affirmant avoir été violés par des militaires français au début de l'intervention française en Centrafrique, entre décembre 2013 et juin 2014, en échange de nourriture.

 

La France a annoncé le mois dernier que 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire potentiellement désastreuse pour l'image de la France et de son armée en Afrique.

 

Les enfants, âgés de 8 à 13 ans, auraient également été violés par des soldats du Tchad et de la Guinée équatoriale. Pour Aids Free World, qui a publié un rapport interne de l'ONU, de hauts responsables onusiens étaient au courant de ces accusations de viols, mais n'ont rien fait.

 

L'ONG a salué l'annonce de l'ONU, appelant à ce que l'enquêteur indépendant puisse avoir accès aux décisions prises à tous les niveaux hiérarchiques des Nations Unies, y compris dans l'entourage de M. Ban.

 

Lu pour vous : Centrafrique : La honte des viols d’enfants
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 13:05

 

 

 

http://blog.coopi.org   9 giugno 2015 da COOPI

 

Ericsson B. « était un enfant normal », explique son grand-père, jusqu’à l’âge de deux ans quand il a souffert d’une maladie, qu’ils ont pris pour un paludisme cérébral, mais qui très probablement a été une méningite mal soignée, d’après un médecin consulté par COOPI. L’enfant a survécu mais avec des séquelles très graves. Il a gardé des lésions cérébrales et motrices irréversibles qui ont fait de lui « presqu’un bébé », précise le grand-père, la personne qui, avec sa femme, la grand-mère de l’enfant, s’occupe de lui, en l’absence des parents qui l’ont abandonné.

 

Ericsson, aujourd’hui âgé de 13 ans, est un grand handicapé : il ne peut ni parler ni marcher et souffre d’incontinence urinaire et fécale. L’adolescent ne contrôle pas ses mouvements et ses muscles sont spastiques (très rigides). Malgré tout, on dirait qu’il parvient à reconnaître son prénom et sourit souvent à son grand-père quand il l’appelle.

 

La famille d’Ericsson, étant modeste, n’a pas pu lui fournir un traitement adéquat et rapide quand il a attrapé la maladie. Après, les médecins leur ont dit que la seule chose qu’on pouvait faire pour l’enfant était de lui fournir de la réhabilitation pour améliorer sa qualité de vie. Un docteur leur a ensuite adressés au Centre de Réhabilitation pour Handicapés Moteurs (CRHAM) de Bangui, une institution fondée grâce à COOPI, où l’adolescent profite trois fois par semaine des soins d’un kinésithérapeute. Les séances de réhabilitation sont payées par le projet de Soutien à Distance (SAD) de COOPI, financé avec des fonds apportés par des particuliers en Italie: les parrains. Entre autres progrès, la réhabilitation a permis à Ericsson, souligne son grand-père, de plier ses jambes rigides pour s’asseoir, une position qu’il n’était pas capable d’adopter avant et qui lui permet de quitter le lit pendant le jour.

 

Le cas d’Ericsson n’est pas le seul d’un enfant gravement handicapé dans la salle de réhabilitation du CRHAM. Â côté de lui et de son grand père, une dame âgée d’une soixantaine d’années tient dans ses bras sa fille Ruth. On dirait une enfant, vu sa très petite taille et son corps enfantin, mais elle est âgée de 19 ans.

 

Atteinte d’une maladie difficile à déterminer, vu qu’elle en souffre depuis l’âge de 5 mois et qu’elle n’a jamais été l’objet d’un suivi médical, Ruth a gardé elle-aussi des séquelles effroyables. Comme dans le cas d’Ericsson, l’absence des moyens économiques de sa famille a empêché cette enfant de recevoir un traitement précoce qui, peut-être, aurait pu éviter ou au moins réduire la gravité de ses séquelles. Ruth, elle aussi parrainée dans le projet SAD depuis 2006, se rend au CHRAM pour des séances de réhabilitation dont le seul but est de lui rendre la vie un peu moins difficile.

 

Témoignage d’un ex-enfant associé : « Ils m’ont appris à tuer sans vaciller »

 

Le Forum de Bangui s’est clôturé avec une très bonne nouvelle : la libération de 357 enfants associés aux forces et groupes armés en Centrafrique. COOPI se félicite de cette libération, survenue grâce au travail de plaidoyer et sensibilisation d’UNICEF auprès des milices. À l’occasion, COOPI reproduit un témoignage d’un des quelques 1.000 ex-enfants associés qui ont bénéficié de nos projets de réinsertion, financés par l’UNICEF. En Centrafrique, il y a encore entre 6.000 et 10.000 enfants associés aux forces et groupes armés.

 

Voici l’histoire que cet enfant nous a raconté: « Je suis originaire d’un village du nord et, à l’âge de 15 ans, j’étais déjà le seul soutien de ma mère et de mes quatre sœurs, car notre père nous avait abandonnés quand j’étais petit pour partir avec une autre femme. Malgré mon jeune âge, j’étais l’homme de ma famille. Je gagnais notre pain en achetant des munitions à Bangui qu’après je revendais aux chasseurs de ma région. Un jour, dans un barrage de l’Armée centrafricaine (FACA), je me suis fait voler toute la marchandise par les soldats. Du coup, j’ai perdu mon moyen de subsistance et l’argent de mon oncle qui m’avait fait un prêt pour acheter les cartouches. J’étais très frustré par l’injustice dont j’avais été victime et furieux parce que les militaires avaient battu un membre de ma famille très peu de jours avant. C’est pourquoi j’ai décidé d’intégrer un groupe armé pour me venger des FACA et aussi améliorer mes conditions de vie. Mais, une fois que j’y suis entré, je me suis rendu compte tout de suite que les choses n’étaient pas comme je les avais imaginées et que j’avais fait une terrible erreur. Presque immédiatement on m’a obligé à tuer des personnes. Maintenant, je me rends compte que j’ai changé : avant de m’enrôler au groupe armé, je n’étais pas capable de tuer une mouche. L’idée de tuer une personne ne me serait jamais venue à l’esprit. Dans le groupe armé, ils m’ont appris à tuer sans vaciller ; j’étais connu parce que j’étais capable d’enfoncer un couteau dans le ventre de quelqu’un pour la moindre raison. Quand je pense à cela, je sais que j’ai fait beaucoup de mal et je le regrette du fond du cœur ».

 

Quand cet enfant, Albert (prénom modifié) est arrivé au Centre de Transit et Orientation (CTO) tenu par COOPI à Bangui en 2014 et financé par UNICEF, il était sévèrement traumatisé : il faisait des cauchemars dans lesquelles il voyait les visages de ses victimes. L’adolescent croyait qu’il s’agissait des fantômes des personnes qu’il avait été forcé de tuer qui revenaient pour se venger. Il a fait l’objet d’un suivi de la part d’un de nos psychologues qui l’aidé à faire un parcours de guérison et d’assomption de sa condition de victime en tant que mineur.

 

On lui a appris à lire et à écrire (il n’avait presque pas fréquenté l’école et était pratiquement analphabète) et on l’a formé pour gérer un petit commerce. Malgré tout ce travail, Albert a peur; peur de la violence qu’on a semée dans son cerveau. Quand il a fait ce témoignage, il a avoué que la peur de perdre le contrôle l’accompagnait toujours. C’était un des dégâts permanents que cet enfant gardera peut-être pour le reste de sa vie.

Lu pour vous : Les enfants cassés des maladies cérébrales en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:42

 

 

 

La grande confusion dans laquelle s’est déroulée la dernière assemblée générale du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA) avec au sortir deux directions, l’une menée par Yvon Kamach (adoubé par le Président sortant Jacob Gbéti) et l’autre par Gilbert Grésenguet (Secrétaire général sortant, candidat à la Présidence contre le poulain de son acolyte d’hier).

 

La ligne de partage de ces deux directions est telle (un participant à cette assemblée a été poignardé) que depuis Lausanne, le Comité International Olympique (CIO) - longtemps complaisante avec la gestion du CNOSCA d’un même tandem pendant plus de vingt ans – a dû taper du poing sur la table en les sommant d’organiser dans les meilleurs délais une assemblée générale d’où sera issu un bureau et un seul.

 

Plainte pour menaces de mort ; accusations de voleur ; noms d’oiseau, etc… Voici le pitoyable spectacle que nous livrent les administrateurs du comité national olympique centrafricains sensés incarner et promouvoir les valeurs éthiques du sport, le fair-play et la tolérance….sur l’autel de leurs intérêts personnels et de ceux d’une coterie clanique, au su et au vu des autorités politiques et sportives nationales et internationales.

 

C’est ainsi et pas autrement qu’il faut comprendre et expliquer les lamentables résultats sportifs des équipes nationales, toutes disciplines confondues. Sous le règne du Président Jacob Gbéti et de son Secrétaire Général Gilbert Grésenguet, l’équipe nationale de basket-ball a dégringolé de la 5ème place à la queue du peloton africain au point de se faire repêcher pour la prochaine phase finale du championnat d’Afrique. La pagaille qui a émaillé les financements du CIO pour la préparation de l’équipe nationale et les fonds péniblement décaissés par l’Etat centrafricain se passe de commentaires.

 

Quant à l’équipe nationale de football, outre qu’il constitue un gouffre financier pour les caisses de l’Etat pourtant vides, sa gestion se passe également de commentaires. Les colossaux financements de la FIFA et ceux beaucoup moindre de la Confédération Africaine de Football (CAF) sont pourtant passés par là mais tous ces efforts sont vains lorsqu’on a affaire avec un véritable tonneau de Danaïdes.

 

L’obsession des dirigeants du CNOSCA à se maintenir coûte que coûte aux commandes ressemble à s’y méprendre à celle des Chefs d’Etat africains toujours tentés de réviser certains articles des constitutions de leur pays pour mourir au pouvoir. Pour les premiers, l’artifice passe par la création de fédérations sportives fantoches et aussi farfelues les unes que les autres (seules comptent leurs voix) ; pour les seconds c’est le tripatouillage des constitutions.

 

Comme si cela ne suffisait pas, le tandem du CNOSCA pourtant issu du secteur privé a désormais jeté son dévolu sur l’activité politico administrative pour boucler la boucle. Le Président a ainsi eu à occuper la fonction de Conseiller à Présidence de la République pendant longtemps, tandis que le Secrétaire Général est présentement Conseiller au Conseil National de Transition (parlement de Transition), Président du Conseil d’Administration du Fonds routier, Président de la Chambre de commerce, on en passe et des meilleurs ! Il faut certes beaucoup de gymnastique pour gérer tout cela à la fois mais on voit mal où est le sport dans tout cela.

 

Le tripatouillage des candidatures et de tout ce qui entoure l’assemblée générale montrent à l’évidence qu’on reprendra les mêmes pour continuer à gérer les intérêts de la coterie clanique pour les prochaines décennies…..peu importent les résultats sportifs.

 

Le plus ahurissant est l’entêtement des dirigeants sportifs qui continuent de croire que malgré leur bricolage dans le contexte de la crise la plus grave que traverse notre pays, ils pourront parvenir aux résultats positifs. Mal en a pris ceux du football dont les poulains se sont fait rosser proprement par l’Angola ce samedi à Luanda 0 à 4 buts pour un match comptant pour l’éliminatoire de la Coupe d’Afrique des Nations 2016. Si après cette déculottée la leçon n’est pas comprise pour qu’on arrête enfin de salir les couleurs nationales sur les aires de compétition aux niveaux africain et international, c’est à désespérer de ces dirigeants dont on finit par déduire que leur obsession à faire financer par l’Etat la participation de leurs poulains aux compétitions, procède plus par calculs pour des intérêts personnels qu’autre chose.

 

Dans ce cas, il revient donc aux autorités étatiques du secteur de prendre leur responsabilité en mettant le holà à cette dérive. Que comprendre dès lors que le ministre lui-même se substitue aux techniciens pour sillonner l’Europe à la recherche des basketteurs pour la participation de la RCA ! Ce n’est pas demain la veille… !

 

Rédaction CAP

PITOYABLE PAGAILLE ET BICEPHALISME AU CNOSCA
Repost 0
Centrafrique-Presse.com