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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 23:11
 En Centrafrique, vivre au milieu des combats dans la région de Paoua
 En Centrafrique, vivre au milieu des combats dans la région de Paoua

 

 

 

https://afrique.tv5monde.com

 

Ils sont devenus des villages fantômes. Aux alentours de Paoua dans le nord-ouest de la Centrafrique, difficile de trouver âme qui vive. Les habitants ont fui les combats entre groupes armés. Certains déplacés ont pu retourner chez eux avec l'aide de l'ONU. Des lieux de vie devenus méconnaissables.

 

Le commandant Mboulet et ses hommes de la Minusca sont venus s'assurer que plus aucun combattant ne se cache ici. Dans le village de Béboyé, les miliciens de RJ -Révolution et justice- ont affronté des hommes de l'ex-Séléka. De leur combats, ils restent des maisons incendiés, et des villageaois terrorisés qu'il faut rassurer.

 

Partout, il y avait les Séléka. Partout, il y avait les RJ, on les a chassés. Maintenant ils se cachent partout dans la brousse. On les a chassés pour que vous, vous reveniez dans vos villages.

 

Stéphane MBOULET, commandant, chef des opérations Minusca à Paoua

 

Dans le village de Bégombo, la même histoire, les mêmes stigmates, les mêmes trauma. Marie Rosie Toubé a fui les combats il y a 20 jours. Elle profite de la présence des Casques bleus pour revenir et constater l'étendue des dégâts. Elle raconte : "tout est brûlé dedans, donc pour le moment on n'a rien, même le manger, rien, donc c'est difficile pour nous".

 

Après plusieurs semaines de combats entre les ex-Séléka d'Ahmat Bahar et les combattants de RJ, la présence des Casques bleus rassure... un peu.


Mais Marie-Rose a des enfants en bas âge, elle n'est pas prête à prendre le risque de rentrer. Car les groupes armées ne sont pas défaits, juste en débandade dans la brousse environnante. Sur les routes, ils sont nombreux à fuir encore les combats. 

 

Plusieurs milliers de personnes se sont réfugiées au Tchad. Au centre de Paoua, on compte plus de 65.000 déplacés dans l'attente d'une aide humanitaire. Selon l'ONU, au moins 500 personnes auraient péri dans les violences.

 

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Centrafrique-Presse.com
12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 23:05
Lu pour vous : Les Russes envoient des forces spéciales en RCA

 

 

 

http://www.europe1.fr   07h06, le 12 février 2018

 

Inquiétude des militaires et des diplomates français qui observent un déploiement de forces spéciales russes en Centrafrique.

 

Depuis la fin du mois de décembre, ce sont presque 200 instructeurs russes qui se sont installés avec armes et bagages dans ce petit pays, charnière du dispositif militaire français en Afrique, ce qui est tout à fait inhabituel.

 

Depuis l'intervention en Ukraine en 2014 puis en Syrie l'année suivante, on voit que la Russie de Vladimir Poutine n'hésite plus à utiliser ses forces militaires pour soutenir ses intérêts dans ses zones qu'elle considère comme stratégiques. Mais ce qu'il y a de nouveau, c'est que Moscou cherche désormais à prendre au cœur du pré carré français en Afrique.

 

Tout à fait ! Le succès de ses dernières interventions militaires semble avoir aiguisé les appétits du Kremlin et le pousse à sortir de ses zones d'influence traditionnelles. Parce qu’on n'avait jamais vu, jusqu'à présent, la Russie tenter de sérieusement s'implanter en Centrafrique. Hors, depuis le mois de décembre dernier, et en se servant comme paravent d'un contrat de ventes d'armes autorisé par les Nations Unies au nouveau gouvernement centrafricain, on observe un déploiement totalement exceptionnel de soldats russes qui va bien au-delà des besoins d'accompagner une livraison de matériel. Puisqu'à ce jour, pas moins de 175 instructeurs sont arrivés à Bangui par petit groupes, parfois avec des passeports falsifiés et pour la plupart sous couverture d'une société privée, la Sewa Sécurité Services, un prestataire très lié à l'appareil d'État russe et qui emploie de nombreux opérateurs issus de ses forces spéciales.

 

Mais si la Russie agit avec la bénédiction de l'ONU et du gouvernement centrafricain qu'est ce qui inquiète tant les Français ?

 

D'abord le déploiement de ces opérateurs sur trois emprises militaires stratégiques ne s'est pas fait dans une extrême transparence, loin de là. Ensuite, ces instructeurs ont pris des contacts très discrets avec les forces armées de l'opposition au gouvernement dans le nord-est de la Centrafrique sur la frontière soudanaise, ce qui n'entre en rien dans les activités autorisées par l'ONU. De toutes évidences, le contrat officiel de livraison d'armes semble être utilisé par Moscou comme un cheval de Trois pour développer une nouvelle stratégie de déploiement régional à la charnière entre l'Afrique de l'Est et l'Afrique centrale.

 

Outre les intérêts stratégiques, n'y a-t-il pas dans cette manœuvre une ambition économique ?

 

Si tout à fait puisque les zones de déploiement des instructeurs russes sont bien évidement des secteurs importants de production minière, particulièrement dans le domaine de l'or, du diamant et de l'uranium. Et que derrière les entreprises privées de sécurité, outre les militaires, on retrouve des oligarques proches du clan Poutine. Ce qui permet de faire d'une pierre deux coups, prendre pied dans une région d'intérêt stratégique tout en autofinançant cette opération. 

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Centrafrique-Presse.com
12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 23:01
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

 

Centrafrique : le gouvernement qualifie de "chantage" la menace d'un groupe armé

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 12-02-2018

 

 

Le gouvernement centrafricain ne devrait pas céder à un quelconque chantage des éléments criminels des groupes armés, même si ceux-ci ont accepté le processus de la paix proposé par le gouvernement, a déclaré dimanche le ministre centrafricain de la Communication et des Médias, Ange-Maxime Kazagui, également porte-parole du gouvernement.

 

"La loi reste la loi et doit suivre son cours. Un criminel est identifié et interpellé. Le gouvernement ne peut pas céder au chantage de Alkhatim", a déclaré M. Kazagui, faisant référence à un leader d'un groupe armé.

 

Cette réaction gouvernementale fait suite à une menace brandie mercredi dernier par le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), une faction de la coalition Séléka dirigée par Alkhatim Mahamat, consistant à se retirer du processus DDRR (désarmement, démobilisation, réintégration, rapatriement) si le gouvernement ne relaxait pas le sergent-chef Asseid Alkhali, arrêté et détenu par l'Office central de répression du banditisme (OCRB).

 

Pour trouver une issue pour les ex-combattants, de sorte qu'ils oublient les pratiques de barbarie, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a lancé fin août dernier un programme pilote dénommé "pré-DDRR" qui a permis à certains ex-rebelles d'opter pour la vie civile et à d'autres d'intégrer l'armée.

 

Parallèlement, en raison des discordes au sein de la coalition Séléka, de nombreuses factions ont vu le jour. Officiellement, le gouvernement et ses partenaires ont enregistré 14 groupes armés, dont 12 sont parties prenantes du processus DDRR.

 

Le MPC est un mouvement rebelle dont l'état-major est établi dans la ville centrafricaine de Kaga-Bandoro (centre-nord). Ce mouvement a des éléments dans les préfectures de l'Ouham (nord-ouest), l'Ouham Pendé (extrême nord-ouest) et de la Nana Gribizi (centre-nord). Fin

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : le collectif des humanitaires en mission d'évaluation à Bria

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 12-02-2018

 

Des agences du système des Nations Unies ainsi que des organisations non gouvernementales ont effectué samedi dernier une mission d'évaluation humanitaire dans la ville centrafricaine de Bria (centre-nord) afin de s'enquérir de la réalité et y trouver les réponse idoines, a appris Xinhua dimanche d'une source proche des humanitaires.

 

A Bria, les humanitaires se sont retrouvés devant des maisons incendiées alors que les propriétaires, encore sur les sites des déplacés, manifestent véritablement un engouement pour retourner chez eux. Ce qui a fait penser à Najat Rochdi, représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l'ONU pour la Mission onusienne en Centrafrique (MINUSCA) et coordonnatrice humanitaire "aux moyens d'accompagnement" visant la nécessité de réhabiliter les habitations, d'en reconstruire si elles sont trop endommagées, ou y mettre un toit simplement.

 

Certes, a relevé Mme Rochdi, ce plan ne concerne que les déplacés qui désirent rentrer chez eux et non toutes les personnes résidant sur les sites des déplacés internes.

 

Entre novembre 2016 et juin 2017, la ville de Bria a enregistré de violents combats opposant des groupes armés rivaux. Les deux tiers des quartiers ont été incendiés. Pour préserver leur vie, plus de 43.000 personnes sont allées trouver refuge proche de la base de la MINUSCA, à l'ouest de la ville, d'autres sont cantonnés à une glise catholique de la ville.

 

En juin dernier, de vives rivalités ont opposé la branche du mouvement armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) d'Abdoulaye Hissène à celle d'Azor Kalithe. Les conséquences des affrontements ont forcé les organisations humanitaires à fermer leurs portes, suite à des braquages de leurs locaux et aux menaces vis-à-vis de leur personnel.

 

La situation sécuritaire à Bria s'est améliorée grâce à une mission parlementaire en septembre dernier et surtout l'entrée en fonctions le 7 décembre dernier du nouveau préfet de la Haute Kotto à Bria, Evariste-Thierry Binguinidji. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 22:21
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Les déplacés de Bria appellent à l’aide et réclament leur retour

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 12 FÉVRIER 2018

 

BRIA, 12 Février 2018 (RJDH) — Les sans-abris de Bria plaident pour une assistance humanitaire et réclament les meilleures conditions de leur retour. Plaidoyer exprimé lors d’une visite de terrain effectuée par les agences des Nations Unies ce 10 février à Bria au Centre Est du pays.

 

L’objectif de cette mission est d’identifier les besoins des personnes vulnérables en vue de leur apporter une assistance aux personnes vivant sur le site des déplacés ainsi que celles recueillies dans des familles. Une évaluation a été faite par des organisations telles que la Coordination des Affaires Humanitaires, l’UNICEF, l’UNFPA, le PNUD, l’UNHCR et l’OMS dans cette localité encore fragilisée par les conséquences des violences armées.

 

Chaque jour qui passe est un jour difficile pour les ménages comme Dello Altine, Chef de ménage au quartier Gobolo 2 à Bria. Avec un effectif de onze personnes au début, il héberge maintenant depuis un an plus de 30 personnes qui vivent grâce aux activités maraîchères qu’il mène et n’arrive pas subvenir aux besoins de sa famille «ici à Bria nous vivons grâce à nos petites activités maraîchères, au petit élevage et à l’exercice du petit commerce. Mais cela ne comble pas tous les besoins puisque la rentabilité de ces activités n’est pas proportionnelle aux besoins de nombreuses personnes vivant sous un même toit» a-t-elle déclaré.

 

Sur le site de fortune du PK3 de Bria, le plus grand site de déplacés de la Centrafrique, qui compte environ 31.000 personnes selon le chiffre de la coordination humanitaire de Bria, la plupart des déplacés réclament leur retour chez eux. Malgré cette volonté, Dieudonné Balekouzou n’a pas manqué d’évoquer qu’en plus du problème sécuritaire on doit considérer le fait que des maisons d’habitations ont été brûlées. Mais la solution idéale pour lui demeure le retour au bercail. « Nous avons la volonté de rentrer chez nous et nous occuper de l’éducation  des enfants mais le problème est de savoir où nous allons loger. Les maisons sont détruites et brûlées, c’est pourquoi nous demandons au gouvernement de tourner un regard favorable vers les déplacés de Bria», a-t-il souhaité.

 

Ces problèmes ne sont pas passés inaperçus pour Najat Rochdi, coordonnatrice humanitaire qui lancé un appel aux ONG pour qu’elles s’impliquent davantage dans la recherche de solution aux problèmes sécuritaires et humanitaires de la ville de Bria qui semble de plus en plus être oubliée.  «Déjà nous avons identifié un problème parce que le nombre d’ONG sur place n’est pas suffisant pour combler tous les besoins. Il est très important qu’on puisse lancer un appel pour demander à plus d’ONG de venir aider au niveau de l’assistance humanitaire», a  indiqué la Coordinatrice humanitaire, Najat Rochdi.

 

La mission des organisations des nations-unies à Bria intervient quelques jours après des informations selon lesquelles des armes en provenance du Soudan et du Sud-Soudan affluent vers cette ville.

 

 

Centrafrique : La ville de Bria morcelée par de clivage

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 12 FÉVRIER 2018

 

BRIA,  12 Février 2018(RJDH)—Le morcellement de la ville de Bria au Centre Est du pays en quatre (4) secteurs est la conséquence de la tension sécuritaire qui plane dans la région depuis le début du conflit armé. Une situation inquiétante pour la population qui souhaite la réunification.

 

Chaque secteur morcelé est contrôlé par un groupe armé opérationnel dans la région. Le FPRC, placé sous la coupe d’Abdoulaye Hissene dispose d’une partie qu’il contrôle, l’aile dissidente contrôlée par Azore Kalite assure le contrôle du second secteur tandis que l’UPC et les Anti-Balaka se répartissent une portion congrue.

 

Du constat du RJDH, la ville de Bria est repartie de la manière suivante : au quartier Gobolo, c’est le fief de l’UPC, alors que le quartier Pk3 où se trouve le site des déplacés à Bria, on y  rencontre les Anti-Balaka. Selon les témoignages recueillis dans cette localité, chacun fait sa loi dans sa zone de juridiction. A Bornou c’est le quartier général du FPRC de Azor Kalite, et le dernier camp, c’est celui du FPRC de Abdoulaye Hissene dont les éléments sont basés au niveau de la station en face de l’hôpital de Bria.

 

Chaque camp s’accuse mutuellement. C’est vraiment un cauchemar du côté de l’UPC de voir la ville de Bria morcelée, «nous avons signé en octobre 2017, un accord tripartite UPC-FPRC-Anti-Balaka pour enterrer la hache de guerre. Le respect des engagements demeure un problème. Aujourd’hui, on ne peut pas aller partout dans la ville de Bria» s’inquiète un habitant de Gobolo fief de l’UPC.

 

Sur le site des déplacés de l’Eglise CEBI Centre 3 de Bria, au quartier Bornou, les habitants sont mieux chez eux mais ne peuvent pas aller au-delà de 3 à 5 kilomètres de leur zone. Ils sont sous la protection du FPRC de Kalite. Au-delà de ces frontières, Joël affirme qu’il ne peut pas traverser la ligne rouge de peur de subir des exactions de la part des Anti-Balaka de jour comme de nuit.

 

«Ils ont instauré à partir de 18heures, un couvre-feu et à cette heure, par inadvertance si on tombe entre les mains des éléments des Anti-Balaka, il faut s’attendre à une torture » confie un des déplacés de PK3.

 

La persistance de la violence et la position des groupes armés dans chaque camp à Bria plonge les habitants dans la psychose générale. D’où nécessité pour le pasteur de l’église CEBI Centre 3 d’envoyer à Bria les Forces Armées Centrafricaines (FACA) aux côtés des forces de la Minusca, ceci pour la pacification de la ville et de ses environs.

 

Difficile à l’heure actuelle de parler de réunification des différentes zones d’influence car l’autorité de l’Etat demeure encore fragile dans la ville. Même si le préfet est présent dans la localité, le sous-préfet de Bria lui, n’est pas là pour impulser la dynamique de la réconciliation.

 

 

Centrafrique : Le Japon octroie 500.000 dollars américains pour accompagner la sortie des enfants des groupes armés

 

PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 12 FÉVRIER 2018

 

BANGUI, 12 février 2018(RJDH)—500.000 dollars américains, c’est le montant d’une enveloppe octroyée par le Japon pour la prise en charge psycho sociale des enfants issus des groupes armés. Information confirmée par l’Unicef dans un communiqué de presse.

 

Ces fonds permettront à l’UNICEF et à ses partenaires de prendre en charge la réinsertion de 200 enfants issus des groupes armés, ainsi que de fournir la protection et l’appui psycho social à 1.500 enfants vulnérables. L’annonce de ce don a été faite au moment où le pays célèbre la journée contre l’enrôlement des enfants soldats.

 

Le geste japonais est un sujet de satisfaction pour la Représentante de l’Unicef dans le pays. « Nous tenons à exprimer notre gratitude au gouvernement et au peuple japonais», a déclaré Christine Muhigana, Représentante de l’UNICEF en République Centrafricaine. «Une fois de plus, le Japon démontre son attachement universel au respect des droits de l’enfant, et c’est particulièrement important dans un pays comme la République Centrafricaine où les enfants sont malheureusement les premières victimes des violations des droits humains», peut-on lire dans ce communiqué.

 

Les fonds octroyés par le Japon permettront d’identifier, de libérer et de prendre en charge 200 enfants, 140 garçons et 60 filles, enrôlés dans les groupes armés. Ils permettront également de venir en aide à 1.500 enfants, filles et garçons, parmi les plus vulnérables, dans les sites de personnes déplacées. Cet appui passe par la mise en place d’«espaces amis des enfants» sur trois sites. Les «espaces amis des enfants» sont des lieux où les enfants peuvent bénéficier d’activités récréatives, mais également de soutien psycho social avec la présence de travailleurs sociaux formés à l’écoute, au soutien psycho social, et chargés de repérer et de prendre en charge les enfants qui ont besoin d’un soutien particulier (enfants isolés, enfants séparés de leurs familles).

 

La situation des enfants demeure encore une préoccupation pour l’Unicef. «En période de crise, les enfants sont toujours particulièrement exposés aux violences et au traumatisme », a expliqué Christine Muhigana. «Dans une période où il est très difficile de trouver des fonds pour financer le secteur de la protection de l’enfance, le gouvernement japonais démontre, une fois de plus, qu’il est l’un de nos plus fidèles contributeurs. Grâce à son soutien, nous pouvons, avec nos partenaires sur le terrain, soulager les souffrances de ces enfants et leur permettre d’envisager l’avenir de façon plus positive», a-t-on indiqué dans ce communiqué.

 

Environ  12.500 enfants retenus au sein des groupes armés sont suivis de près par l’Unicef et ce depuis 2014 dans le cadre de leur réinsertion. Mais plusieurs milliers d’enfants demeurent encore enrôlés au sein de ces groupes.

 

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Centrafrique-Presse.com
11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 17:02

 

 

Bureau d'Appui à la Création et à l'Ecriture (B.A.C.E). Son rôle est d'aider tous ceux dont les manuscrits meurent dans les tiroirs à parvenir à publier leurs productions. Le Bureau prend aussi en charge des travaux scientifiques comme les thèses de Doctorat, les mémoires de Master, ainsi que les rapports divers. L'idée est venue à partir de la confection de l’anthologie "Centrafrique debout"
 
Ci-joint le prospectus du BACE.
Création d'un Bureau d'Appui à la Création et à l'Ecriture (B.A.C.E)

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Centrafrique-Presse.com
11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 16:39

 

 

 

https://www.afdb.org  09/02/2018

 

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) apporte un appui budgétaire à la République centrafricaine comme prévu dans son plan de trésorerie.

 

C’est dans cette dynamique que le ministre centrafricain de l’économie, du plan et de la coopération, Gouverneur de la Banque, Felix Moloua et le Responsable-pays de la BAD pour la RCA, Joel Sibaye Tokindang, ont signé le 5 février 2018 à Bangui, un accord de don d’environ 10,2 millions de dollars américains destiné à financer la seconde phase du Programme d’appui aux réformes économiques et financières (PAREF II).

 

Signé en présence des représentants des partenaires financiers en RCA et de plusieurs hauts cadres de l’administration centrafricaine, cet appui budgétaire programmatique contribuera à l’amélioration de la gestion des finances publiques et à la relance de la croissance économique qui est une des priorités du Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix pour la Centrafrique (RCPCA) adopté en octobre 2016.

 

De manière spécifique, cet appui vise à améliorer le recouvrement des recettes fiscales; la transparence et le taux d’exécution du budget (notamment dans les secteurs sociaux; et à consolider la croissance économique à travers une amélioration du climat des affaires et de la gouvernance dans les secteurs productifs comme l’agriculture, la forêt et les mines.

 

Cette opération, qui est en parfaite cohérence avec les High 5 de la Banque, a été conçue en collaboration avec les autres partenaires au développement et facilitera également la mise en œuvre harmonieuse du programme financé par la Facilité élargie de crédit du Fonds monétaire international (FMI). 

 

S’exprimant à cette occasion, Felix Moloua s’est félicité de cet accord de don (appui budgétaire) qui permettra au pays de faire face aux tensions budgétaires du moment, saluant l’excellente coopération entre le Groupe de la Banque africaine de développement et la République centrafricaine.

 

La Banque africaine de développement octroie 10,2 millions de dollars EU pour la réforme économique en Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 16:35

 

                                              

 

Entre les deux tours des présidentielles, la vingtaine des candidats malheureux s’est muée en sympathisants à travers des alliances contre nature. Animé majoritairement par le souci de partager le gâteau, le collectif de zéro pour cent (0%) a proposé ses services à l’élu de la nation qui, sans s’interroger sur le bien fondé de ces alliances a opté de piétiner les besoins primaires du peuple au bénéfice de ses soutiens. C’est ainsi qu’après la prestation de serment et la mise en place du gouvernement, le maire de la ville de Bangui a été désigné par décret présidentiel le 06 mai 2016. Logiquement, le maire qui depuis des décennies est nommé par le président de la république est une autorité communale élue par le conseil municipal et tout cela par le biais d’une élection municipale qui tarde à voir le jour alors qu’elle est prévue par les textes en vigueur.

 

Le maire exécute sous contrôle du conseil municipal les délibérations de ce dernier. Premier citoyen et premier représentant de l’Etat dans la ville, le maire est chargé de l’exécution des mesures administratives, de mesures de sûreté générale, du maintien de l’ordre public local à travers son pouvoir de police administrative. La gestion des maternelles, des crèches, voiries, l’assainissement de la ville, les pompes funèbres, l’éclairage public, les panneaux publicitaires etc...relèvent en général de la compétence de la municipalité. Ordonnateur principal des dépenses municipales, la ville de Bangui estimée au tiers de la population centrafricaine centralise les activités des huit (8) arrondissements et jouit d’une autonomie de gestion. En outre, la mairie de Bangui reçoit traditionnellement et en plus de ses recettes propres des aides de l’Etat ainsi que des fonds provenant des partenaires au développement.

 

À l’orée de deux ans de gouvernance, la gestion du Premier citoyen de la ville de Bangui est caractérisée par un amateurisme poussé à l’extrême, le népotisme galopant, le laxisme, le clientélisme, des voyages abusifs et budgétivores sur des fonds publics, et surtout son goût démesuré des affaires. Agacé, le citoyen lambda, adepte de la bonne gouvernance s’évertue à comprendre en s’interrogeant : Après plus de trois semestres de drapeau autour de la ceinture, peut-on esquisser un bilan en faveur de la municipalité ? Depuis son arrivée, qu’est-ce qui a sensiblement changé ? Le budget prévisionnel de l’exercice était-il conséquent pour mener à bien ses missions ? L’existence avérée d’une caisse parallèle à la caisse publique est-elle la règle ?

 

Comment les différentes aides de l’Etat et fonds de partenaires sont-ils gérés ? Existe t-il une traçabilité ou un brin de transparence dans la gestion des fonds communaux ? Tous les engagements financiers de la municipalité sont-ils fait avec l’assentiment du conseil municipal ? Les innombrables recrutements hors personnels communaux sont-ils en adéquation avec le budget prévisionnel ? Les recrutements taxés de népotisme ont-ils respecté les textes en vigueur ? Les recrutements sont-ils fait en coordination avec les services compétents de la mairie ? Quels sont les apports des voyages abusifs et budgétivores pour la municipalité ? Par ailleurs, qu’en est-il de la convention de transport urbain avec la société Benafrique ? Pourquoi les vingtaines de maires qui se sont succédé baignent toujours dans des malversations financières ?

 

Pourquoi ils ne se démarquent jamais de leurs prédécesseurs ? À l’instar de l’ancien maire de Dakar au Sénégal, aucun des maires qui se sont succédé n’a été inquiété par une quelconque procédure alors que des malversations financières se comptent par dizaine. On ne se prive pas également de rappeler les autorités sur une question primordiale. À quand les élections municipales prévues par l’agenda de la rupture ? Le pouvoir discrétionnaire du président de la république qui lui permet de nommer une personnalité de son choix en dépit de sa moralité, cause à certains égards des préjudices aux intérêts du peuple. Toutes ces pratiques mafieuses sont rendues possibles parce que les maires ne sont pas élus...donc pas de majorité ni de l’opposition pour jouer le contrepoids au niveau du conseil municipal.

 

Ainsi le premier citoyen est libre de nommer ses acolytes comme collaborateurs et l’équation mafieuse devient juste, légitime et légale. Sachant que l’actuel maire fut par deux fois candidats malheureux aux présidentielles antérieures, s’agissait-il d’une course à la récupération de dépenses des précédentes campagnes ? Mais le maire et ses acolytes ont-ils les compétences et qualités requises pour occuper ces postes ? Leur affection pour les affaires n’était-elle pas connue des autorités de la rupture ? Aux dernières nouvelles, deux containers destinés à la municipalité se retrouvent curieusement devant le domicile du premier citoyen...chut, peut être que l’endroit est bien indiqué pour le stockage de matériels municipaux. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.                                                                                                                                   

 

Paris le 09 février 2018

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

 

LE MAIRE DE BANGUI JÈTTERA-T-IL L’ÉPONGE AU BOUT DE COMBIEN DE ROUNDS DE PRATIQUES MAFIEUSES ?  par Bernard Selemby Doudou

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Centrafrique-Presse.com
11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 16:30
Nouvelles nationales sur Xinhua
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Centrafrique : évasion massive du cachot d'une brigade de gendarmerie

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 09-02-2018

 

Dix-huit prisonniers ont réussi à s'évader collectivement mercredi de la geôle de la brigade de gendarmerie de la ville centrafricaine de Paoua (extrême nord-ouest), a appris Xinhua jeudi d'une source locale.

 

"Ces personnes qui ont réussi à s'évader ont profité de l'heure du repas, autour de 11h, pour jouer leur coup, après que le semainier ait ouvert la porte de la cellule dans laquelle elles étaient enfermées", a précisé la source, indiquant que la plupart des prévenus étaient des criminels et braqueurs issus surtout des rangs du groupe rebelle Révolution justice (RJ) d'Armel Nigatouloum Sayo.

 

Pour le malheur de l'un d'eux, il a été rattrapé et reconduit en prison.

 

En décembre et janvier dernier, des affrontements très meurtriers ont opposé des éléments de groupes armés rivaux dans la préfecture de l'Ouham Pendé (extrême nord-ouest), opposant ceux de RJ à bien d'autres, dont le Mouvement national pour la libération de Centrafrique (MNLC) de Ahmat Bahar.

 

Ces attaques ont fait fuir les populations de tous les villages environnants, qui ont trouvé mieux de converger vers le centre-ville de Paoua, provoquant une situation humanitaire très alarmante. La communauté des humanitaire a été obligée de se mobiliser d'urgence.

 

Devant l'ampleur des hostilités, le gouvernement a dépêché dans la ville une mission gouvernementale puis une section des Forces armées centrafricaines (FACA) qui opèrent aux côtés des Casques bleus de l'organisation onusienne en Centrafrique (MINUSCA) afin de sécuriser la ville.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : le FMI critique la capacité de mobilisation des recettes publiques

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 10-02-2018

 

Le chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI) en République centrafricaine (RCA), Samir Jahjah, a constaté que des efforts restent à faire par le gouvernement pour mobiliser les recettes publiques, a appris Xinhua vendredi.

 

"Nous sommes ici dans le cadre de la quatrième revue du programme du gouvernement appuyé par la facilitation élargie de crédit. Nous profitons de cette présence pour faire le point sur la situation économique en 2017 et la mise en œuvre des réformes et programmes économiques en dépit des efforts de mobilisation des recettes qui sont encore critiques", a déclaré M. Jahjah.

 

"Ces recettes pourraient permettre au gouvernement d'avoir des ressources pour mettre en œuvre un programme social, un programme d'investissement et la relance des activités économiques", a-t-il poursuivi.

 

Malgré ce constat, M. Jahjah a annoncé une augmentation des ressources financières du FMI vis-à-vis de la RCA, conformément à la décision du conseil d'administration de l'institution financière internationale, en plus d'un décaissement en appui à la balance commerciale.

 

En décembre dernier, le conseil d'administration du FMI avait approuvé la troisième revue du projet économique du gouvernement de la RCA.

 

Arrivée mardi dans le pays, la mission d'évaluation du FMI en RCA prendra fin mardi prochain.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : le couloir humanitaire vers les déplacés musulmans de Bangassou enfin accessible

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 10-02-2018

 

Après le blocus du couloir d'assistance depuis près d'un mois, les humanitaires peuvent finalement accéder aux déplacés musulmans ayant trouvé refuge dans la ville centrafricaine de Bangassou (sud-est), a appris Xinhua vendredi d'une source locale.

 

Suite à une réunion commanditée le 25 janvier dernier par le préfet de la région portant sur le réouverture du couloir humanitaire, les groupes d'autodéfense de Bangassou a finalement répondu par l'affirmative, permettant ainsi d'approvisionner en vivres et en médicaments, le mardi et le samedi, à quelque 2.000 déplacés musulmans qui se sont rétractés au petit séminaire Saint Louis, a indiqué la source.

 

Depuis mai dernier, un affrontement d'envergure a éclaté dans la ville de Bangassou, obligeant une grande partie des habitants à se réfugier en République démocratique du Congo. Environ 2.000 sujets musulmans armés, hommes, femmes et enfants, se sont retranchés au petit séminaire Saint Louis.

 

A partir de la mi-janvier dernier, les groupes d'autodéfense ont organisé un blocus autour du site du petit séminaire, rendant alors la vie très difficile aux déplacés musulmans. Le préfet de la région, Auguste Syllo, a tenté une médiation à travers des réunions élargies, qui ont porté fruits.

 

Bien qu'ayant subi des pertes énormes, après le braquage de sa base, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), après la suspension de ses interventions, a manifesté de bons signes, par la sensibilisation des populations dans la perspective de sa réimplantation.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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Centrafrique-Presse.com
11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 16:24
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Les enquêtes de la Cour Pénale Spéciale pourront débuter en avril

 

PAR FLEURY AGOU LE 10 FÉVRIER 2018

 

Créée officiellement en 2015, la Cour Pénale Spéciale (CPS) entameront d’ici deux mois ses enquêtes, a déclaré le Procureur Toussaint Muntazini Mukimapa.

 

Mise en place pour « enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et les violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire de la République Centrafricaine depuis le 1er janvier 2003 », la Cour Pénale Spéciale (CPS) pourra être à l’ouvrage dans sa mission principale.

 

A cet effet, le Procureur de la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique, Toussaint Muntazini Mukimapa a déclaré que « la CPS pourra commencer les enquêtes à la fin du mois d’avril », a twitté @PNUD_RCA. L’ouverture des enquêtes est l’étape avant le jugement des accusés. « Tant qu’on n’a pas débuté une enquête, il est impossible de dire qu’un potentiel procès aura lieu à telle date », avait indiqué le Procureur dans l’un de ses interviews à nos confrère de Jeune Afrique.

 

Aussi, le magistrat Toussaint Muntazini Mukimapa a apprécié le déroulement de la session criminelle de la Cour d’Appel de Bangui « parce que la CPS prévoit une complémentarité avec les juridictions de Droit commun centrafricain ».

 

Difficile équation sécuritaire :

 

Dans une République Centrafricaine où les groupes armés sévissent, la protection des enquêteurs ainsi que celles des victimes et des témoins risque de compromettre d’une certaine manière les enquêtes de la CPS. Son Procureur a reconnu cela en déclarant novembre 2017 que « l’aspect sécuritaire va impacter énormément le travail de la Cour ». Mais pour y remédier il existe le document sur « La stratégie de protection des victimes et des témoins ».

 

A la session de la cour criminelle de Bangui, un chef de guerre Anti-Balaka, Rodrigue Ngaibona, alias général Andjilo a été condamné le 22 janvier aux travaux forcés et à perpétuité.

 

 

Centrafrique : Vers la construction d’une laiterie et d’une fromagerie à Baboua

 

PAR JOB MOHOUNA LE 10 FÉVRIER 2018

 

BANGUI, le 09 Février 2018 (RJDH)—Les éleveurs de bovins de Baboua dans la Nana-Mambéré ont été sensibilisés sur la production de lait et du fromage. Une initiative du Ministère de l’Elevage.

 

La Nana Mambéré dispose de communes d’élevage mais ne produit paradoxalement pas de lait encore moins du fromage. C’est fort de ce constat que le Ministère en charge de l’Elevage envisage lancer la production de lait qui sera ensuite transformé en fromage. Cette initiative sera porteuse de création d’emplois pour les populations environnantes. Pour y parvenir, les experts en la matière tablent sur  6000 têtes de vaches laitières en vue de booster ce volet de l’économie bovine.

 

Médard Witéndé,  Chef Secteur élevage dans la zone de Baboua et Abba, parle d’une mission précurseur devant prospecter les voies et moyens aux fins d’optimiser la productivité  « Il s’agit là d’une mission de sensibilisation des éleveurs des communes et d’évaluation des têtes des bovins avant la construction de la laiterie et de la fromagerie à Baboua. Ceci étant, si les vaches n’atteignent pas 6000 têtes, nous allons profiter de l’occasion pour fournir des conseils techniques aux éleveurs, les interpeller sur les textes et lois à respecter qui sont primordiaux avant toute chose» a-t-il indiqué.

 

En choisissant la laiterie et la fromagerie, le gouvernement compte sur l’expertise française à travers une ONG en vue d’atteindre l’objectif. Pour ce faire, les éleveurs doivent accroître le nombre des troupeaux en s’appuyant sur les orientations et l’appui au volet des bovins et l’appui technique qui seront portés par cette structure au profit des éleveurs selon des sources proches du dossier.

 

La crise politico-sécuritaire que le pays a connue a affecté le secteur bovin limité à la consommation et fortement concentré à Bambari, à Kaga-Bandoro en défaveur des communes d’élevage. Cette laiterie serait une bouffée d’oxygène pour les éleveurs.

 

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Centrafrique-Presse.com
8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 22:43

 

 

 

http://www.africatopsuccess.com  8 février 2018   par Ismaël ALI

 

 

Le choix de Patrice Edouard Ngaïssona au Comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) déchaîne les passions. Pour cause, celui qui dirige la Fédération centrafricaine de football est accusé par de nombreuses organisations internationales de défense des droits de l’Homme d’avoir du « sang sur les mains ».

 

Le vendredi 2 février, en marge de la phase finale du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), des élections au Comité exécutif de la CAF se déroulait en toute discrétion. Mais l’instance africaine de s’attendait surement pas à ce qu’elle fasse autant débat. Ngaïssona, ancien ministre, qui a été élu, va faire l’objet de critiques acerbes. L’homme est soupçonné d’avoir joué un rôle trouble dans la guerre civile de son pays.

 

« Coordinateur » auto-proclamé des anti-balaka, il a échappé de peu, en février 2014, à une arrestation au cour d’une opération menée conjointement à Bangui par la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous Conduite Africaine) et l’armée française.

 

Il était parvenu à prendre la fuite. Finalement arrêté en février 2014 au Congo-Brazzaville, il avait ensuite été remis à la Misca. Il sera remis en liberté sous contrôle judiciaire en avril de la même année, après avoir été auditionné par la gendarmerie centrafricaine.


Plusieurs voix se sont élevées au sein des ONG de défense des droits de l’homme pour s’émouvoir de la situation.

 

Selon elles, l’homme était alors à la tête d’une faction anti-balaka « bien équipée, composée notamment d’officiers des Forces armées centrafricaines et d’ex-membres de la garde présidentielle, opérant principalement à Boy-Rabe », un quartier de Bangui, la capitale centrafricaine. « Comme d’autres, il a du sang sur les mains », glisse-t-on.

 

Décrit comme un homme « autoritaire », Ngaïssona, très bien implanté dans le IVème arrondissement de Bangui, est un dur. « C’est un vrai leader, qui n’accepte pas vraiment d’être contredit », raconte-t-on sur lui. « Quand la justice centrafricaine fonctionnera normalement, Ngaïssona devrait logiquement répondre de ses actes », assène une source.

 

La Confédération africaine de football et ses membres n’ont, pour l’heure, fait aucun commentaire. Mais en privé, certains auraient avoué« ne pas être emballés » à l’idée de siéger en compagnie d’un homme à la réputation aussi sulfureuse. « C’est un homme à qui je ne confierais pas mes affaires », souligne un ancien membre de la FIFA, qui a croisé ce touche-à-tout à plusieurs reprises.

Lu pour vous : CAF: polémique autour de l’élection d’un ancien chef de guerre au Comité exécutif

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