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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 16:57
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Une opération conjointe de ratissage au km5 selon le porte-parole du gouvernement

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 8 AVRIL 2018

 

BANGUI, le 8 Avril 2018(RJDH)—Le gouvernement a qualifié d’opération de ratissage l’action conjointe qu’il mène avec les forces internationales depuis 2h du matin dans le 3e arrondissement, a indiqué ce matin Ange Maxime Kazagui porte-parole du gouvernement dans un communiqué officiel.

C’est une opération qui consiste à confirmer l’autorité de l’Etat dans cette partie de Bangui jusque-là échappé au contrôle du pouvoir selon Ange Maxime Kazagui « cette opération a pour but de prendre possession des bases de ceux qui s’appellent des autodéfenses dans cette zone, avec pour objectif de faciliter la circulation des biens et des personnes  et d’en finir avec les raquettes et les opérations d’enfermer les personnes dans les prisons privées et toute autre activité de banditisme que nous connaissons tous au km5 » a rassuré le porte- parole du gouvernement.

Le porte-parole du gouvernement appelle les centrafricaines à la prudence et à la sérénité « cette opération est faite pour amener la quiétude, la sécurité, la circulation, la bonne attente et en un mot la paix. Nous voulons attirer l’attention des populations qui pourraient se faire manipuler pour soutenir ces chefs de bandits armés et nous leur demandons de ne rien faire car elles n’y ne tirerons rien » a-t-il appelé.

Peine perdue, l’implication de la population civile dans cette opération est évoquée comme raison d’échec de l’opération. Cependant, certains éléments des groupes autodéfense sont arrêtés et seront placés sous mandat de dépôt dans les heures qui suivent.

 

 

Centrafrique : Nimery Matar allias « Force » qualifie de coup d’Etat contre Touadera les attaques des forces conjointes au km5

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 8 AVRIL 2018

 

BANGUI, le 8 Avril 2018(RJDH)—Les attaques conjointes sont un coup d’Etat contre Faustin Archange Touadera. C’est la ligne choisie par « Force » pour expliquer l’assaut visant à l’arrêter ou à le mettre hors d’état de nuire.

« Force » réputé chef d’un groupe auto défense a défrayé la chronique en faisant parler de lui. La Minusca lui avait lancé l’ultimatum de se rendre avant le 30 mars. Une première tentative menée par les portugais avait échoué en son temps quelque jour seulement avant la fin de l’ultimatum. C’est dans ce contexte que les forces conjointes ont lancé l’assaut hier sur km5, l’objectif selon les sources officielles est d’arrêter ce dernier afin qu’il réponde de ses actes.

Après quelques heures d’échanges de tirs, Bangui retient son souffle et Nimery Matar, allias Force sort de son silence et qualifie l’action conjointe de coup d’Etat contre Faustin Archange Touadera. « Nous avons été attaqués à 2h 18 min, nos hommes ont résisté, on ne peut pas nous attaquer la nuit. C’est un coup d’Etat manqué, un véritable coup d’Etat contre le président Faustin Archange Touadera, ce n’est pas de notre faute » a-t-il indiqué soutenant que l’attaque contre le Km5 est un complot pour déstabiliser le régime de Bangui.

Il confirme par ailleurs le retrait des forces conjointes dans la localité « toutes les forces nationales et internationales se sont retirées du km5, même la police et la gendarmerie aussi. Ils ont même tué ici » a-t-il expliqué.

C’est une première fois que les forces conjointes mènent une action de telle envergure pour déloger les groupes autodéfense décriés par les opérateurs économiques du secteur.

 

Centrafrique : Une trentaine de personne blessée lors de l’action des forces conjointes au km5

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 8 AVRIL 2018

 

BANGUI, le 8 Avril 2018(RJDH)—Une trentaine des personnes sont blessées dont 11 côté Minusca et 20 dans les rangs des autodéfenses, plus particulièrement des civils. Informations confirmées au RJDH par des sources indépendantes et le chef de communication stratégique de la Minusca, ce début d’après-midi à Bangui.

Plusieurs heures après le retrait des forces conjointes dans km5, le bilan encore provisoire fait état d’une trentaine de personne blessée et le commissariat de police incendié. Si la Minusca dispose d’un nombre précis des blessés, la situation reste confuse du côté des civils « du côté de la Minusca, nous déplorons 11 blessés et du coté civil, il est difficile de distinguer un nombre d’un groupe criminel qui ne porte pas d’uniforme et qui se cache comme cela a été le cas pendant l’opération au milieu de la population civile, il est difficile de les distinguer mais je crois qu’il y a une vingtaine de blessés de ce côté-là », a rapporté Hervé Verhoosel, chef de communication stratégique de la Minusca.

Sur les réseaux sociaux, les internautes parlent d’échec de l’opération, ce qui n’est pas le cas selon la Minusca qui parle d’une opération qui pourrait prendre plusieurs semaines « ce n’est pas le cas, nous avons agi à la demande de la majorité de la population désireuse de mettre fin aux activités de ces groupes criminels et c’est suite à cette demande dans le cadre de son mandat de protection de la population civile et aider au retour de l’autorité de l’Etat que nous sommes intervenus et nous espérons que ces populations l’auront bien compris », a-t-il ajouté.

Huit personnes issues des groupes armés sont arrêtées et des stupéfiants saisis suite à cette opération par la Minusca. Des sources du Km5 parlent des gardiens de boutiques arrêtés et non des éléments des autodéfenses.

 

 

Centrafrique : Echec d’une opération de désarmement des miliciens du Km5 menée par la Minusca

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 8 AVRIL 2018

 

BANGUI, 8 avril 2018 (RJDH)—Les casques bleus de la Minusca ont lancé tôt ce dimanche une opération de désarmement des miliciens du Km5. L’opération a échoué et les groupes d’autodéfense ont érigé des barricades au Km5. Comment cette opération militaire est-elle arrivée à ce jour ?

Tout est parti de la déclaration de la Minusca il y a un mois, menaçant les miliciens du Km5 dont principalement Nimery Matar alias Force, chef du groupe armé le plus réputé du Km5. Force diffuse une déclaration vidéo sur les réseaux sociaux, menaçant de se « battre » contre la Minusca si ses hommes tentaient de franchir ses périmètres.

La Minusca réplique et tente sans succès une première opération les 31 mars et 1er avril. Force réagit et publie sur son compte officiel en ces termes « la Minusca nous a lancé un ultimatum et moi aussi je leur ai lancé le mien. Ils nous ont envoyé les Portugais à cette heure-ci (21h) pour me tenter et je leur ai confirmé… la suite demain matin suis prêt ».

Depuis trois jours, les alertes ne cessent d’alimenter les réseaux sociaux à propos d’une nouvelle attaque sur Km5. Le Commandant des Forces de la Minusca, a déclaré lors d’une conférence de presse le mercredi dernier qu’une opération est en cours. « Il faut que ces groupes armés et criminels au Km5 soient désarmés. On ne fera plus de marche arrière, l’opération est en cours de planification avec beaucoup de professionnalisme et beaucoup de détermination » a déclaré le Général Balla Keïta.

Cette opération, est alors devenue un échec poussant ainsi Force à défier les Forces de la Minusca et les Forces de défenses et de sécurité. Nimery Matar alias Force n’a pas tardé à publier une déclaration ce dimanche. « Une grande défaite pour la Minusca et les Forces Armées Centrafricaines. Ils disent qu’ils étaient venus pour Moi FORCE, pourquoi attaquer les innocents? J’étais là quand ils étaient venus depuis 2h du matin, on a fait presque 4 à 5h d’affrontements. Pourquoi ils étaient tous retirés? Fuir plutôt ? Je suis là présent et à tout moment. Quiconque nous attaque, on les brisera et quiconque on l’attaque on les détruira et je suis prêt à les combattre jusqu’à la fin. Vive km5 ».

Véritable guerre médiatique quand plusieurs personnalités, tôt le matin annonçaient le contrôle de Km5 par les casques bleus et les forces nationales. En réalité, c’est un pas en arrière au Km5 dont le contrôle est repris par les seuls groupes autodéfenses, ce qui rappelle la situation de 2014.

 

 

Centrafrique : Le commissariat du 3ème incendié après une tentative de désarmement des auto-défenses

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 8 AVRIL 2018

 

BANGUI, 08 avril 2018 (RJDH)—Le commissariat de Police du 3ème arrondissement de Bangui incendié par une équipe d’auto-défense qui appartiendrait au groupe de Nimery Matar alias Force, un des leaders armés de ce quartier de Bangui.

Le pillage puis l’incendie du commissariat font suite à une opération de désarmement lancée conjointement par la Minusca et le gouvernement. L’opération lancée depuis 2 heures, a tourné à l’affrontement entre la coalition casques bleus-gendarmerie et le groupe d’auto-défense dépendant de Nimery Matar alias Force.

Les éléments de Force ont affirmé avoir mis en déroute la Minusca et la gendarmerie nationale, « ils nous ont attaqué depuis 2 heures du matin et nous avons riposté et ils sont en déroute. Toutes les bases ont été démantelées », confie un proche de Force au RJDH, dans un échange téléphonique qui confirme l’incendie du commissariat, « il y a eu pillage du commissariat et il a été brulé parce que l’opération a été montée contre nous depuis les locaux de ce commissariat où les gens viennent se réunir pour nous espionner », précise-t-il.

L’incendie du commissariat a été confirmé au RJDH par plusieurs sources indépendantes, « je suis devant le commissariat et il y a des jeunes armés, surmontés qui pillent et incendie le bâtiment », relate un leader d’une des associations musulmanes.

Les activités sont paralysées depuis ce matin à cause des combats, « les commerces n’ont pas ouvert et aucune activité n’est possible. La circulation est timide et nous sommes là », explique un leader religieux contacté depuis Km5.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec le ministre de la sécurité publique qui, a pu installer des gendarmes au Km5 un mois avant cet incident. C’est la deuxième fois que le commissariat du 3ème est attaqué par des groupes armés locaux qui se présentent comme des auto-défense.

 

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 22:11
Côte d'Ivoire : Minusca, des militaires ivoiriens en route pour Bangui

 


 

https://www.afrique-sur7.fr  05 avril 2018

 

Un contingent de militaires ivoiriens est en passe d'intégrer la mission onusienne en Centrafrique. Telle a été la proposition faite par le ministre Hamed Bakayoko devant le Conseil de sécurité.

 

Des militaires ivoiriens vont intégrer la Minusca

 

Cela n'était plus arrivé depuis plusieurs années, une participation de militaires ivoiriens à une mission onusienne. La tentative de participer à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a tourné court. Les 150 soldats ivoiriens qui avaient pour mission de sécuriser le camp de l'ONU à Tombouctou et d'assurer l'escorte des convois logistiques de la Minusma dans le secteur n'y ont pas fait long feu.

 

N'empêche que les autorités ivoiriennes restent déterminées à faire participer leurs troupes à des opérations de maintien de la paix à travers le monde, d'autant plus que la Côte d'Ivoire vient d'intégrer le Conseil de sécurité de l'ONU pour un mandat de deux (2) ans (2018 - 2020).

 

Aussi, lors d'une réunion des membres du Conseil de sécurité à New York du 23 mars au 2 avril derniers, le ministre ivoirien de la Défense Hamed Bakayoko a exprimé la volonté de la Côte d'Ivoire de participer à une mission de paix des Nations unies. À cet effet, 750 hommes formés et équipés sont d'ores et déjà disponibles pour accomplir toute mission qui leur sera confiée dans le cadre de l'ONU.

 

Ce contingent pourrait donc intégrer la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) pour prêter main-forte aux autres Casques bleus qui sont régulièrement pris entre les feux des groupes armés centrafricains (ex-Seleka et anti-balaka). Ce déploiement pourrait intervenir d'ici à la fin de l'année, d'autant plus que le Bresil est en train de se désister pour des raisons budgétaires.

 

Notons par ailleurs que le gouvernement ivoirien a doté ses forces de moyens adaptés et déjà certifiés par l'ONU pour participer à ses missions de maintien de la paix.



https://www.afrique-sur7.fr/390309-minusca-militaires-ivoiriens-bangui  

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 00:55
LA MINUSCA SOUTIENT LE RETOUR A L’ORDRE REPUBLICAIN EN CENTRAFRIQUE
LA MINUSCA SOUTIENT LE RETOUR A L’ORDRE REPUBLICAIN EN CENTRAFRIQUE

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA SOUTIENT LE RETOUR A L’ORDRE REPUBLICAIN EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, 04 avril 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) est déterminée à faire revenir l’ordre républicain au KM5 à Bangui et d’ailleurs partout dans le pays, dans l’intérêt de la paix et la sécurité en République centrafricaine. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA ce mercredi, le Commandant de la Force, le Général Balla Keïta, a déclaré « Il faut que ces groupes armés et criminels au KM5 soient désarmés. On ne fera plus de marche arrière, l'opération est en cours de planification avec beaucoup de professionnalisme et beaucoup de détermination ».

 

Balla Keïta a ajouté que la réussite totale de cette opération dépend aussi de la collaboration des populations environnantes, « Nous allons planifier les opérations en collaboration avec les populations : d'abord pour une meilleure compréhension de l'action que nous allons mener et deuxièmement, pour minimiser les dommages collatéraux. C'est pourquoi ça a pris du temps, car nous sommes en train de le faire minutieusement, pour que ça soit une réussite totale. Et la réussite totale c’est de rétablir l'ordre républicain dans le PK5 ».

 

Au cours de la conférence de presse, le Général Keïta s’est félicité des avancées dans la collaboration entre les FACA et la MINUSCA surtout à Obo dans l’extrême Sud-est du pays où cette collaboration a vu le jour, puis à Paoua dans le Nord-ouest. « Nous faisons des patrouilles de longue distance avec eux, on leur apporte notre soutien dans des domaines où ils sont un peu en manque et eux ils nous apportent aussi leur expertise et leur connaissance de la région et du pays. Et le travail qui se fait ensemble a porté ses fruits dans la zone ».

 

Répondant aux préoccupations des journalistes sur le commandement entre les deux entités, le Général était plutôt rassurant, « Quand on travaille avec les FACA, on ne commande pas les FACA. Quand les gens travaillent ensemble, il faut qu’ils coordonnent et qu’ils soient ensemble. Les ordres d’opérations sur le terrain sont signés par la MINUSCA et le chef d'état-major des FACA. Chacun a sa tâche et on va ensemble pour les opérations, comme une équipe ».

 

Le Général a présenté une situation plutôt calme dans le pays tout en indiquant quelques points chauds à l'instar de Tagbara située à 60km de Bambari dans la préfecture de la Ouaka, où une attaque, le 3 avril, a entrainé la mort d'un casque bleu, 11 autres ont été blessés et plus de 22 agresseurs anti-Balaka ont été tués.

 

A l'Est du pays, le Général a indiqué une bonne collaboration entre les FACA et la MINUSCA pour ramener la sécurité à Obo malgré des menaces de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur). « La MINUSCA et les FACA font de l'excellent travail pour gérer la LRA et il y a quelques jours, grâce à cette collaboration, on a réussi à libérer 15 otages dans un village à l’est d’Obo ». En ce qui concerne Bangassou, le Général a indiqué qu’il n'y aura pas de nettoyage ethnique dans ce pays, « La communauté internationale n'a jamais accepté cela. […] On va continuer à sécuriser la ville de Bangassou. »

 

Pour sa part, le Directeur de la Division de la communication stratégique de la MINUSCA, M. Hervé Verhoosel, évoquant la situation au PK 5 a également demandé aux leaders des groupes armés du KM5 de laisser partir leurs membres qui le désirent tout en indiquant qu’il y a encore une toute petite place pour remettre les armes pacifiquement, « C’est maintenant ! » a-t-il indiqué. Parlant de la situation de Tagbara, il a présenté les condoléances de la Mission aux familles attristées, a dénoncé une fois de plus la violente attaque, contre la base temporaire de la MINUSCA à Tagbara. Il a ensuite présenté la situation de droits de l’homme pour la semaine écoulée, « La MINUSCA a pu surveiller, vérifier et documenter, aussi bien à Bangui qu’à l’intérieur du pays, 29 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme ayant affecté au moins 50 victimes. La Division des Droits de l’Homme a noté une légère augmentation du nombre des violations/abus mais une diminution du nombre des victimes comparativement à la semaine précédente ».

 

Pour conclure, Verhoosel a rappelé que le 4 avril est la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte anti-mines, et a indiqué que le thème choisi cette année est “ Vers la protection, la paix et le développement”.​

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 00:54
La Chine frappe le coeur de l'économie américaine
La Chine frappe le coeur de l'économie américaine

 

 

 

Les représailles commerciales chinoises sur l'aéronautique, le soja et l'automobile touchent le coeur de l'économie des États-Unis où des voix s'élèvent pour dénoncer l'escalade des tensions qui affecteront consommateurs et entreprises américaines.

En réponse à la publication, mardi, par l'administration Trump d'une liste provisoire de produits importés de Chine susceptibles d'être soumis à de nouveaux droits de douane, Pékin a répliqué avec sa propre liste visant des importations du même montant annuel: 50 milliards de dollars.

Le géant asiatique a décidé de cibler cette fois des secteurs ou produits clés, qui pèsent le plus lourd dans les 130,4 milliards de dollars d'exportations américaines vers la Chine, en particulier le soja, l'automobile et l'aéronautique.

"Les représailles annoncées par la Chine vont affecter le commerce, les entreprises et les consommateurs", a résumé Gary Shapiro, président de l'Association des consommateurs du secteur technologique (CTA), soulignant que dans ce "combat d'éléphants", tout le monde allait être perdant.

L'association américaine des producteurs de soja (ASA) a immédiatement exprimé "son extrême frustration d'une escalade de la guerre commerciale avec le plus grand client de soja américain" et exhorté "la Maison Blanche à reconsidérer les tarifs qui ont conduit à ces représailles".

- "Interdépendance" -

Les exportations américaines de soja vers la Chine ont représenté plus de 12 milliards en 2017. La Chine achète 61% des exportations de soja totales américaines et plus de 30% de la production américaine, a souligné l'ASA.

Le ministre américain au Commerce Wilbur Ross a néanmoins tenté de minimiser l'impact des mesures de rétorsion chinoises sur l'économie américaine. "Remettons-les en perspective", a-t-il déclaré sur CNBC. "Ces 50 milliards (...) représentent 3/10 de pourcentage de notre PIB", a-t-il dit.

Il a aussi renvoyé vers le tweet du président américain Donald Trump soulignant qu'avec plus de 500 milliards d'importations chinoises, la guerre commerciale avec la Chine était de toute façon perdue depuis longtemps. "Avec le vol de la propriété intellectuelle, ce sont 300 milliards de dollars supplémentaires. Cela ne peut plus durer!" a lancé Donald Trump.

Dans le secteur automobile où certains constructeurs, à l'instar de Tesla, ne disposent pas d'usine en Chine, les craintes sont palpables.

"Nous soutenons une relation commerciale positive entre les États-Unis et la Chine et exhortons les deux pays à continuer à engager un dialogue constructif", a déclaré le premier constructeur automobile américain General Motors, soulignant "l'interdépendance entre les deux plus grands marchés automobiles du monde". GM a vendu en février plus de véhicules en Chine qu'il ne l'a fait aux États-Unis.

Le conseil économique sino-américain rappelle dans une note que les exportations vers la Chine sont "vitales pour la croissance économique américaine".

La plupart des États américains ont vu leurs exportations vers le géant asiatique s'accroître fortement depuis 2006, selon les données de cet organisme regroupant des entreprises ayant des activités économiques avec la Chine.

Une trentaine d'entre eux (sur 50) ont vu leurs exportations de biens vers la Chine plus que doubler en dix ans. Quatre États ont même enregistré une hausse de 500% de leurs exportations: l'Alabama, le Montana, le North Dakota et la Caroline du Sud.

"Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela ne pénalise pas l'agriculture aux États-Unis en général, et pour l'Iowa en particulier", a déclaré à des journalistes le républicain Chuck Grassley, le sénateur de cet État agricole et personnage incontournable du Congrès. Il avait déjà mis en garde les semaines précédentes contre une guerre commerciale avec la Chine.

- "Ne pas sur-réagir" -

"Imposer des taxes sur des produits utilisés chaque jour par les consommateurs américains et les créateurs d'emplois n'est pas la meilleure manière" de restaurer une relation commerciale équitable avec la Chine, a réagi de son côté Myron Brilliant, un responsable de l'US Chamber of Commerce, principale fédération patronale américaine.

Ces nouveaux développements ont d'abord fait plonger Wall Street à l'ouverture. Mais la Bourse de New York a finalement clôturé en hausse, rassurée par les propos du nouveau conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow.

"Je comprends l'anxiété des marchés mais il ne faut pas sur-réagir", a-t-il déclaré sur Fox News. "Je pense qu'à la fin du processus (...) il y aura un pot d'or. Et si on ouvre ce pot, on trouvera plus de croissance économique, plus d'échanges commerciaux et une hausse des salaires des deux côtés", a-t-il affirmé.

Dans d'autres déclarations à la presse, Larry Kudlow a par ailleurs estimé que la probabilité que les taxes américaines sur la Chine puissent in fine ne pas être appliquées à l'issue du processus de négociation chinoises, "n'est pas nulle".



(©AFP / 04 avril 2018 22h45)

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 00:50
RCA : une population livrée à la violence (MSF)
RCA : une population livrée à la violence (MSF)

 

 

RCA : une population livrée à la violence

La République centrafricaine est plongée dans une spirale de violence meurtrière depuis 2013 : les exactions massives et ciblées contre les populations civiles ont fait des milliers de victimes et de blessés. La situation pour les Centrafricains est critique, dans un pays au système de santé quasi inexistant.

 

SITUATION - Les 4 clés pour comprendre

1.

Contexte

 

En République centrafricaine (RCA), les conflits et affrontements entre groupes armés pour le contrôle des ressources et des territoires se multiplient depuis 2013, depuis le renversement du régime du président François Bozizé par la Séléka, une coalition venue du nord-est du pays.

 

Les populations civiles sont victimes de violences de masse et d’exactions ciblées qui ont fait des milliers de morts et de blessés. Plus d’un million de Centrafricains ont fui les combats et les exactions, espérant trouver refuge dans des pays voisins, ou des enclaves (camps, quartiers et bâtiments protégés par des troupes internationales).

 

La population centrafricaine est largement dépendante de l’aide internationale pour sa survie et cette escalade de violence a des conséquences majeures sur la situation sanitaire du pays, l’un des plus pauvres au monde.

2.

La carte de situation

 

La République centrafricaine (RCA) est de nouveau le théâtre de violences de masse, qui touchent une population encore traumatisée par la guerre civile de 2013. Villages brûlés, exécutions, pillages : les exactions contre les populations prises au piège des combats se sont intensifiées en 2017, atteignant des niveaux de violence extrême qui n’épargnent personne.

 

Situation - L’éclairage

 

Pays morcelé et insécurité

 

La prise de pouvoir en mars 2013 de la Séléka, une coalition composée principalement de groupes armés musulmans venus du nord-est du pays, a ouvert une nouvelle période de violences en République centrafricaine. Aux exactions des membres de la Séléka, ont suivi les atrocités commises par les groupes anti-balakas, des milices dites d’autodéfense majoritairement chrétiennes : les populations civiles ont été assimilées à l’une ou l’autre des factions et persécutées pour leur appartenance ethnique ou religieuse. Ces violences de masses font de nombreux morts et blessés, et entraînent le départ de dizaines de milliers de Centrafricains, qui fuient les représailles vers les pays voisins à la fin de l’année 2013.

Une violence meurtrière

Une enquête de mortalité rétrospective de Médecins Sans Frontières fait état de 2 599 décès parmi les membres des familles centrafricaines réfugiées à Sido, au sud du Tchad, pour la période de novembre 2013 à avril 2014.

 

Ce chiffre représente 8 % de la population centrafricaine alors réfugiée à Sido et 91 % des décès sont imputables à la violence, lors de la campagne de persécutions contre les minorités musulmanes en République centrafricaine.

 

En République centrafricaine, les affrontements et les violences se multiplient, faisant fuir massivement les populations civiles. Le conflit et les exactions s’étendent progressivement à la quasi-totalité du pays, malgré l’intervention militaire Française, avec l’opération Sangaris de décembre 2013 à octobre 2016, ou celle de la Mission internationale de soutien de l’Union africaine, devenue en septembre 2014 la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA).

 

L’évolution du conflit, les divisions et l’évolution des allégeances au sein des différentes factions, ont conduit au morcellement du pays, aujourd’hui majoritairement contrôlé par des groupes armés. D’anciens membres de la Séléka, des milices anti-balakas, ou des groupes armés criminels, luttent entre eux pour s’approprier les ressources du pays (pétrole, diamant, bétail ou contrôle des routes) et commettent régulièrement des attaques meurtrières. Cette insécurité touche également les structures hospitalières, fréquemment attaquées.


En République centrafricaine, le système de santé quasi inexistant est incapable de répondre aux besoins médicaux de la population et aux urgences liées à la guerre. Les habitants meurent encore massivement de maladies qu’il serait pourtant facile de prévenir ou de soigner, comme le soulignait en 2011 le rapport La crise silencieuse publié par MSF.

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 00:47
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le gouvernement envisage le renforcement des dispositifs militaires au centre du pays

 

Par Sylvestre Sokambi le 4 avril 2018

 

 

BANGUI, 04 avril 2018 (RJDH)—Le gouvernement centrafricain veut renforcer les dispositifs militaires des forces de défense à Bambari, une ville du centre du pays en proie à de violents combats ces derniers jours. L’annonce a été faite dans un communiqué gouvernemental rendu public au début de l’après-midi. 

 

La volonté du gouvernement de renforcer la présence des forces armées centrafricaines à Bambari, est annoncée après une série de représailles perpétrées par des groupes armés. Depuis mi-mars, l’UPC s’est approché de la ville de Bambari qu’il a quittée, il y a plus d’une année.

 

Les affrontements entre groupes armés ont repris avec ce rapprochement considéré par les Anti-Balaka comme de la provocation. Entre le 16 et le 21 mars, plusieurs attaques, contre-attaques et représailles ont été signalées dans les villages proches de Bambari.

 

Un convoi de l’UPC est attaqué entre le 16 et le 17 mars dans une zone diamantifère, proche du village Séko, localité située à 65 km de Bambari. En représailles, les éléments de l’UPC assiègent le village Séko et tuent une vingtaine de civils dont un prêtre catholique.

 

Deux semaines après cette contre-attaque signée UPC, les Anti-Balaka de la région, lancent un assaut contre la position des ex-Séléka au village Tagbara. Le bilan provisoire fait état d’une vingtaine de morts dont plusieurs civils.

 

Dans la foulée, la position des casques bleus est attaquée par un de ces deux groupes armés. Selon la Minusca, un soldat de la paix a été tué sauf que d’autres sources, généralement bien informées font état de trois tués dans les rangs des casques bleus. Le gouvernement accuse dans son communiqué les Anti-Balaka d’être à l’origine de l’attaque des positions de la Minusca, attaque qui, selon la loi internationale est considérée comme un  crime de guerre.

 

Bambari, calme depuis le retrait de Ali Daras (chef de l’UPC) en février 2017, retrouve les vieux démons des canons avec la présence de plus en plus renforcée des groupes armés dans ses périphériques.

 

 

Centrafrique : Le pays accueille une conférence régionale sur les armes légères et de petits calibres

 

Par Jean Fernand Koena le 4 avril 2018

 

BANGUI, le 4 Avril 2018(RJDH)— 11 pays de la sous-région d’Afrique centrale recherchent les bonnes pratiques à appliquer dans l’espace et sont en quête des pistes d’une éventuelle collaboration entre les pays. Une initiative des Etats membres en collaboration avec le PNUD, UNMAS et la Minusca à Bangui.

 

Le chiffre fait froid au dos. Environ 40 000 armes légères et de petits calibres circulent à travers le pays et posent un problème réel de stabilité des institutions et de sécurité dans les pays d’Afrique centrale et des pays de la corne de l’Afrique. Cette conférence s’ouvre quelques mois après la publication d’un rapport de l’ONU sur les flux des armes dans le pays et qui sont utilisées par les gens qui n’en ont pas la qualité.

 

Faustin Archange Touadera a expliqué que les armes détenues par des personnes non autorisées servent à piller les ressources minières et naturelles «les études menées par les Nations Unies en 2017 montrent que les armes détenues par les personnes non autorisées servent à exploiter et sont souvent utilisées pour détruire la faune, exploiter de manière illégale les ressources minières et naturelles » a-t-il expliqué.

 

Il propose en réponse une commission nationale pour une lutte efficace contre les armes légères et de petits calibres, gage de la sécurité dans la sous-région et dans son pays. la RCA est signataire de la convention  de Kinshasa et du protocole de Nairobi sur les armes légères et de petits calibres.

 

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 00:15
Centrafrique: le Secrétaire général condamne l’attaque perpétrée contre une base de la Minusca

 

 

 

Le 4 avril 2018

 

Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général sur l’attaque contre une base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et le meurtre de civils en République centrafricaine :

 

Le Secrétaire général condamne l’attaque perpétrée contre une base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) le 3 avril, dans la préfecture de Ouaka, en République centrafricaine. L’attaque a causé la mort d’un casque bleu mauritanien, tandis qu’onze autres ont été blessés et évacués pour traitement médical.

 

Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées, ainsi qu’au Gouvernement de la République islamique de Mauritanie. Il souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

 

Le Secrétaire général est également consterné par le meurtre de 21 civils, dont quatre enfants et quatre femmes, ainsi que par les blessures infligées à 14 personnes, le même jour, dans la même préfecture.

 

Le Secrétaire général appelle les autorités de la République centrafricaine à enquêter sur ces attaques et à traduire en justice rapidement leurs auteurs.

 

Distribué par APO Group pour United Nations – Office of the Spokesperson for the Secretary-General.

 

 

Centrafrique: Un Casque bleu tué et 11 blessés dans une attaque, 21 civils morts retrouvés

 

 

Nations unies (Etats-Unis) - Un Casque bleu mauritanien a été tué et 11 blessés dans l'attaque mardi d'une base de l'ONU en Centrafrique où les corps de 21 civils ont également été retrouvés, illustrant la fragilité d'un pays toujours sous la coupe de bandes armées.

Une vingtaine d'agresseurs appartenant à des milices "d'auto-défense" antibalaka, ont également été tués.

Ces milices ont pris pour cible une base temporaire de Casques bleus à Tagbara, près de la ville de Bambari (sud), a annoncé le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, évoquant "plusieurs heures d'échange de tirs". "Les Casques bleus ont riposté et après plusieurs heures d'échange de tirs, l'un d'eux a été tué et 11 autres ont été blessés", a-t-il précisé.

"Plus de 22 agresseurs anti-Balaka ont été tués", a ajouté l'ONU dans un communiqué. Les blessés ont été évacués vers la capitale Bangui et la ville de Bria.

L'attaque contre la base de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) s'est produite à l'aube.

"Indépendamment" de cette attaque, la Minusca "a découvert, plus tard dans la matinée, les corps sans vie de 21 civils (13 hommes, 4 femmes et 4 enfants) près d'une église de Tagbara". "D'après les premières constatations, des armes traditionnelles ont été utilisées", selon un communiqué de l'ONU, semblant implicitement désigner des machettes et armes blanches.

- Condamnations -

Des renforts ont été envoyés à Tagbara, située à 60 kilomètres au nord-est de Bambari.



Dans des déclarations, le Conseil de sécurité et le secrétaire général de l'ONU ont condamné les attaques contre les Casques bleus et des civils.



"Les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus forts toutes les attaques, provocations et incitations à la violence contre la Minusca par des groupes armés et autres individus", indique un communiqué de la plus haute instance de l'ONU.



Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, "appelle les autorités de la République centrafricaine à enquêter sur ces attaques et à traduire en justice rapidement leurs auteurs", précise un autre communiqué de son service de presse.



Lundi soir, "des éléments de la base temporaire de la Force de la Minusca à Tagbara, avaient été informés que l'UPC (l'Union pour la paix en Centrafrique, ex-Seleka) détenait 23 personnes dont 13 femmes, 7 hommes et 3 enfants", a aussi indiqué l'ONU. Ces personnes ont été récupérées par des Casques bleus avant d'être hébergées sur leur base "afin de garantir leur sécurité", selon l'ONU.



"Rien ne pourrait justifier de tels actes qui peuvent être considérés comme des crimes de guerre", ont souligné les Nations unies dans leur communiqué. "Une enquête sera diligentée afin de ne laisser aucune place à l'impunité", a-t-on ajouté de même source.



La Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier depuis 2013. Le renversement du président François Bozizé par l'ex-rébellion de la Séléka avait entraîné une contre-offensive des milices d'"autodéfense" antibalaka, entraînant les 4,5 millions d'habitants dans une spirale de violences.



Aujourd'hui, en dépit de tentatives de médiations pour pacifier la Centrafrique, près de 80% du territoire restent sous la coupe de groupes armés et l'autorité étatique ne dépasse guère les faubourgs de la capitale, Bangui.



Les groupes armés combattent notamment pour le contrôle des ressources. L'intervention de la France (2013-2016) et de la Mission des Nations unies (quelque 12.500 hommes depuis 2014) ont permis début 2016 l'élection d'un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra.


(©AFP / 04 avril 2018 06h47)

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 00:27
Des réfugiés centrafricains au Congo-Brazzaville décident de rentrer chez eux
Des réfugiés centrafricains au Congo-Brazzaville décident de rentrer chez eux

 

 

 

Par RFI Publié le 01-04-2018 Modifié le 01-04-2018 à 23:46

 

Ils sont encore 450 000 à vivre hors de leurs frontières, selon les derniers chiffres du HCR. Réfugiés depuis maintenant cinq ans, des Centrafricains ont décidé de revenir volontairement depuis le Congo-Brazzaville, dans leur région d'origine de la Lobaye, au sud-ouest de Bangui, où la paix est revenue contrairement à la grande majorité du reste du pays. Reportage, sur la route entre Betou (Congo-B.) et Moungoumba (RCA).

 

A l'arrière du camion, les amis courent pour leur souhaiter un bon voyage. A Betou, en RDC, à une soixantaine de kilomètres au sud de la frontière centrafricaine, ils sont 101 à dire adieu à cette ville de la République du Congo qui les accueillis.

 

Julie s'est réfugiée ici il y a cinq ans. « Il y a cinq ans, j'ai fui mon village de Mbata à cause de la guerre en Centrafrique. Pendant tout ce temps, je faisais un peu de commerce, mais le rendement n'était pas suffisant et c'est pourquoi j'ai décidé de rentrer. »

 

« Nous sommes de retour », crie Archange, alors que les camions viennent de passer la frontière. Dans tous les villages, les habitants se pressent, saluent et applaudissent au passage du convoi, leurs compatriotes retrouvés. « Bon retour chez vous ! », lance cet homme.

 

Et c'est à Moungoumba, à quelques kilomètres de là, qu'ils sont accueillis symboliquement dans un centre de transit par le ministre de la Sécurité publique, Henri-Wanzet Linguissara.

 

Si le sud-ouest est sécurisé, le reste du pays est toujours occupé à 80% par les groupes armés, ce que semble oublier le ministre. « La guerre est passée par là, les événements sont passés par là... Chacun pour une raison ou une autre a cherché à se mettre à l'abri et aujourd'hui la paix est revenue et chacun se manifeste pour rentrer chez lui », dit-il.

 

Dans les prochaines semaines, c'est un millier de réfugiés qui vont suivre la route du retour. Une goutte d'eau parmi les 450 000 Centrafricains qui vivent toujours hors de leurs frontières.

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 18:04
Lu pour vous : Centrafrique -stabilisation :La solution est-elle russe ?
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http://www.camer.be

 

Dans un entretien exclusif accordé à la télévision panafricaine Afrique Média, à l’occasion de son 2e anniversaire à la tête du pays, Faustin-Archange Touadéra a salué l’engagement de la Russie aux côtés des forces de défense centrafricaines(FACA). Affirmant entre autre que l’essentiel n’est pas seulement dans la formation, mais aussi dans l’équipement. 

 

Pour marquer la fin de cette deuxième année de mandat, le chef d’Etat a ouvert les portes du palais présidentiel à Afrique Média, avec pour objectif de faire un bilan d’étape, et de dresser quelques projections futures. De cet entretien de 42 minutes, l’on retient principalement que le chef d’Etat centrafricain veut aller plus loin dans la restructuration de l’armée, à côté du dialogue inclusif avec les milices et autres groupes.


 
Le président annonce la mise en place, très prochainement, d’une armée de garnison, avec des troupes stationnées dans différentes régions du pays, et prioritairement non loin des grands foyers de tensions. Le but étant de doper ses capacités de projection sur les théâtres d’opérations pour un déploiement rapide et efficace. Faustin-Archange Touadéra affirme qu’avant « les gens étaient basés au Camp Kasaï, et étaient projetés dans des évènements. Compte tenu de la situation, une armée de garnison liée à des zones militaires, à identifier, s’impose », déclare le chef d’Etat. 

 

Et pour cela, il sait compter, principalement sur la Russie. Le pays qui l’a soutenu en décembre 2017 aux Nations- Unies pour la levée partielle de l’embargo sur les armes ; qui forme et équipe gratuitement les hommes qui seront désormais stationnés dans des garnisons à travers le pays. 

 

Au cours de cet entretien, le président centrafricain, à plusieurs reprises, parlant de la Russie, a salué « un pays ami » affirmant que « ce qu’a fait la Russie en nous  dotant gratuitement des moyens pour équiper nos forces est un geste d’amitié que nous saluons», précise le prof Faustin-Archange Touadera aux journalistes. Le président ajoute « qu’on peut former les gens mais s’ils n’ont pas d’équipement ça ne sert à rien… ». 

 
Des propos, qui selon plusieurs analystes, démontrent que Moscou est désormais un des partenaires stratégiques de la République centrafricaine dans le domaine de la défense et bien au-delà, vu les enjeux notamment dans l’inclusion sociale à travers l’éducation, la formation et l’accès aux soins de santé. 

 

Plus que jamais déterminé à imposer l’autorité de l’Etat sur tout le territoire 


Si la voix du dialogue et de la réconciliation reste d’actualité, le chef d’Etat entend bien ajouter une corde supplémentaire à son arc : le plein exercice de la violence légitime. En d’autres termes, le président n’exclut plus de réduire par la force ceux-là qui se mettent hors-la-loi et commettent toutes sortes de crimes, y compris des crimes de masse. 

 

Il affirme «  qu’il y a le dialogue, la réconciliation mais aussi la violence légitime exercée par les forces de sécurité pour protéger les populations et les  institutions ».  « Nous avons de jeunes institutions il faut les protéger. Tout ça c’est un tout. Il n’y a pas d’Etat aujourd’hui qui peut se prévaloir de ne pas avoir de force. Tout ces Etats sont des Etats démocratiques mais ont une force non pas pour aller à la guerre. Nous devons protéger nos populations, nos institutions», martèle le chef d’Etat. 

 

Cependant, il n’oublie pas également de rendre un grand hommage à la communauté internationale avec les Nations-Unies, pour l’encadrement du retour à l’ordre constitutionnel et l’accompagnement depuis plusieurs années maintenant. 

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 17:42
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les soldats russes bouclent la formation des FACA au maniement des armes de la Russie

 

Par Sylvestre Sokambi le 1 avril 2018

 

BANGUI, 1er avril 2018 (RJDH)—Les soldats centrafricains formés au maniement des armes russes ont fini la formation le 31 mars dernier. La cérémonie a été présidée par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

 

Ce sont 200 soldats centrafricains qui ont pris part à cette formation. Les instructeurs russes ont appris aux Forces armées Centrafricaines le maniement des armes que la Russie a offertes à la République Centrafricaine.

 

Le chef d’Etat-major a délivré un discours de satisfaction car pour lui, cette formation renforce la capacité opérationnelle des soldats qui sont attendus sur le terrain. Dans son discours, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, Sergey Lobanov a inscrit toute l’intervention de son pays dans le cadre d’une coopération dynamique.

 

Le diplomate russe a indiqué que si son pays a fait don d’armes et offre aussi des formations aux soldats centrafricains, « c’est à la demande des autorités de la RCA », précise-t-il.

 

La coopération militaire entre la RCA et le Russie est partie d’une rencontre en octobre 2017 à Sotchi en Russie entre le président Touadéra et le ministre russe des Affaires Etrangères Serguei Lavrov.

 

Le chef de l’Etat avait en ces temps demandé l’aide de la Russie pour rendre opérationnelle l’armée centrafricaine. Pour livrer les armes à la RCA sous le coup depuis 2014, de l’embargo, la Russie a demandé et obtenu en décembre 2017, une dérogation du conseil de sécurité des Nations-Unies.

 

Les 200 soldats formés au maniement des armes russes font partie de la première vague. De sources autorisées, 400 autres soldats sont attendus à Bérengo pour apprendre à utiliser les armes russes.

 

Notons que les soldats soumis à cette formation ont été certifiés par l’EUTM, la mission de l’Union Européenne chargée de former les éléments de l’armée centrafricaine.

 

 

Centrafrique : Les alliés de Faustin Archange Touadera divisés sur son approche

 

Par Jean Fernand Koena le 31 mars 2018

 

BANGUI, le 31 Mars 2018(RJDH)—Certains alliés de Touadera se disent mobilisés pour défendre son bilan alors que d’autres mettent des réserves sur sa manière de gouvernance. Ils l’ont dit à l’occasion de son second anniversaire à la tête de l’Etat à Bangui.

 

Régina Konzi-Mongot, unique candidate féminine aux élections groupées de 2015, s’est dite satisfaite de l’action de Faustin Archange Touadera et de sa méthode d’aller vers la paix. « Je suis satisfaite du bilan du chef de l’Etat. Maintenant qu’il s’agit de la réconciliation, nous faisons un travail de conception car la paix et la réconciliation que nous portons avec lui est la réconciliation éphémère, mais durable. C’est pourquoi il faut être patient, car nous avançons doucement mais surement avec Faustin Archange Touadera » a-t-elle dit.

 

Marcel Djimasset se veut constant dans son soutien à Faustin Archange Touadera «oui, je soutiens toujours les actions du président Touadera. Comme il l’a dit, les attentes sont nombreuses, mais vous-mêmes vous vous rendez compte qu’il avance avec beaucoup de réalisations en même temps » a-t-il justifié.

 

Par contre Gaston Mackouzangba pense que l’heure n’est pas à la fête « en deux ans, l’heure n’est pas à la fête et qu’il faut aller résolument vers la sécurité qui reste encore un grand chantier. Outre cela, il faut s’ouvrir à travers le dialogue. Le dialogue est permanent et ne doit pas seulement rester au niveau des groupes armés » a-t-il souhaité.

 

A deux ans d’exercice, Faustin Archange Touadera a perdu la confiance de quelques-uns de ses alliés qui ont quitté le navire pour absence de résultat. C’est le cas de Nicolas Tiangaye, Crépin Mboli-Goumba et Ferdinand Alexandre Nguendet.

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