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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 01:11
Centrafrique: un Casque bleu mauritanien tué dans l'attaque d'un convoi de l'ONU

 

 

 

Libreville - AFP / 17 mai 2018 20h36Un Casque bleu mauritanien a été tué et huit blessés jeudi matin en Centrafrique lors d'une attaque d'un convoi de l'ONU par des milices "antibalaka", a annoncé l'armée mauritanienne, en affirmant que "40 assaillants" avaient été tués.



"Une patrouille du bataillon mauritanien de maintien de la paix chargée d'escorter un convoi onusien a été attaquée ce matin 17 mai 2018 par les milices antibalaka" au sud de la ville d'Alindao, dans le sud-est de la Centrafrique, a indiqué Nouakchott dans un communiqué.



"Quarante assaillants" ont perdu la vie durant les combats, a ajouté l'armée mauritanienne. Les antibalaka sont des milices autoproclamées d'"autodéfense" peu organisées et implantées localement.

 

A New York, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné cette attaque dans un communiqué. Il "appelle les autorités centrafricaines à enquêter" sur ces attaques contre les Casques bleus "et à traduire rapidement les responsables en justice", a précisé dans ce communiqué son porte-parole adjoint, Farhan Haq.



C'est le troisième Casque bleu de la Mission de l'ONU dans le pays (Minusca, 10.000 soldats) tué en Centrafrique depuis le début de l'année.


"Cette violence aveugle est inadmissible. Pourquoi s'attaquer à des Casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n'a d'autres objectifs que d'aider le pays à sortir de l'engrenage de la violence et contribuer au retour d'une paix et d'une stabilité durables en République centrafricaine?", s'est insurgé jeudi soir le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en RCA, Parfait Onanga-Anyanga, dans un communiqué.


Selon le texte de l'ONU, les Casques bleus mauritaniens escortaient un convoi logistique entre les villes de Kongbo et Alindao quand ils ont été attaqués jeudi matin.

Parmi les huit blessés, tous évacués par la Minusca, cinq sont dans un état grave, selon l'ONU.



La mission onusienne, présente dans le pays depuis 2014, tente de rétablir la sécurité dans un pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national.

L'armée nationale n'est présente que dans quelques villes, tandis que les groupes armés contrôlent une majorité du pays, où ils combattent pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.




(©)

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 01:09
UN CASQUE BLEU MAURITANIEN DE LA MINUSCA TUÉ AU SUD DE LA CENTRAFRIQUE

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

UN CASQUE BLEU MAURITANIEN DE LA MINUSCA TUÉ AU SUD DE LA CENTRAFRIQUE 

 

Bangui, le 17 mai 2018 – Un casque bleu de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été tué et huit autres blessés, jeudi matin, à 28 km au sud d’Alindao (sud de la République centrafricaine). Ces soldats de la paix, tous appartenant au contingent mauritanien, sont tombés dans une embuscade tendue par des présumés anti-Balaka.

L’incident est survenu alors que les casques bleus escortaient un convoi logistique de la MINUSCA en provenance de Kongbo à destination d’Alindao, deux localités de la préfecture de la Basse-Kotto. La Mission a procédé à l’évacuation des huit blessés, dont cinq se trouvent dans un état grave.

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, condamne avec fermeté cet acte lâche ayant coûté la vie à un soldat de la paix et causé plusieurs blessés parmi les casques bleus. «Cette violence aveugle est inadmissible. Pourquoi s’attaquer à  des casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n’a d’autres objectifs que d’aider le pays à sortir de l’engrenage de la violence et contribuer au retour d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine ?», s’est exclamé le Représentant spécial, en ajoutant que « tout sera mis en œuvre pour arrêter les auteurs de cette embuscade afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice». Le Représentant spécial rappelle que toute atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considérée comme un crime de guerre et passible de poursuites par la justice nationale ou internationale.

 

La mort de ce militaire porte à trois le nombre de soldats de la paix de la MINUSCA tués depuis le début de 2018, dans le cadre de leur mission pour le retour d’une paix et d’une stabilité durables en RCA. Dans la même période, plus d’une quarantaine de soldats de la paix ont été blessés.

 

La MINUSCA présente ses sincères condoléances à la famille du militaire tué ainsi qu’au peuple et au gouvernement de la Mauritanie. Elle souhaite un prompt rétablissement aux casques bleus blessés.

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 - 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

https:// minusca.unmissions.org

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 01:06
Cameroun : Réunion d'information sur la situation humanitaire en RCA
Cameroun : Réunion d'information sur la situation humanitaire en RCA

 

 

 

https://fr.blastingnews.com  17/05/2018

 

Session liée à l'information concernant l'État d'urgence de la RCA en présence des officiels et des organismes internationaux

 

La République Centrafricaine (RCA), ne cesse de subir des troubles et des pertes en vies humaines depuis l'arrivée des conflits fratricides. Les organismes internationaux pour la protection des droits humains et la survie de l'individu, s'attèlent tant bien que mal à pourvoir à cette défaillance qui plonge la RCA dans le chaos et la pauvreté. L'OCHA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs) dont l'un des rôles principaux est de financer et de réguler la survie des réfugiés, opte pour un recadrage systémique de ces déserteurs de guerre. Une session d'information sur la situation de crise en RCA, a été organisée le Mardi 14 Mai 2018, à l'hôtel Hilton de Yaoundé .

 

Le Cameroun qui accueille plus de 200.000 réfugiés venant de la RCA, est grandement épaulé par le HCR ou l'OIM, dans cette besogne. Cette session convoquée par la ministre de l'action Humanitaire et de la réconciliation nationale de RCA, madame Virginie Baïkoua, et secondée par le coordinateur humanitaire pour la RCA madame Najat Rochdi, a réunie de nombreuses personnalités, la presse, ainsi que certains ambassadeurs. Cette rencontre devenue nécessaire pour ces réfugiés et ce pays en crise, a débutée par le discours du coordinateur humanitaire de la RCA. Celle-ci durant sa plaidoirie, a estimée à 16% la participation des pourvoyeurs de fonds pour l'aide aux réfugiés. Son inquiétude a visé les besoins sanitaires, la réinsertion des populations en fuite, et l'assistance aux plus démunis.

 

Un pari dangereux mais nécessaire pour le retour à la paix

 

La République Centrafricaine qui ne compte que 5 millions d'habitants, possède une grande étendue d'hectares de terrain encore non exploitée par ses citoyens; et cela dénote de la préoccupation de madame Virginie Baïkoua qui s'est indignée que cette guerre ne puisse s'arrêter avec un si petit chiffre.

 

Très ouverte à la réconciliation, cette dernière a fait défiler des diapositives de ses descentes sur le terrain avec son équipe, en soulignant la pertinence d'effacer des esprits que cette guerre puisse essentiellement être de nature ethnique, tribale ou même religieuse. Son allocution est allée au sens du chef de l'État de la RCA qui est contre la violence et l'enrôlement de la jeunesse, mais uniquement pour le "dialogue". Selon ses espérances, cet agent de l'État de la RCA a suggéré que le retour au pays de ses concitoyens se fasse par étapes en soulignant cette phrase populaire pour terminer : "on n'est jamais mieux que chez soi".

 

Il est à rappeler que le coordinateur humanitaire pour la RCA Najat Rochdi, a alloué 11 millions de dollars du Fonds humanitaire (FH RCA) à des projets destinés à répondre aux besoins humanitaires urgents identifiés dans le cadre du plan de réponse humanitaire 2018 (PRH). C'est ainsi que cette allocation a permis de combler une partie du déficit de financement observé au cours du premier trimestre de l'année 2018.

 

Malgré certaines mesures appliquées, 3 travailleurs humanitaires ont malheureusement été tués alors qu'ils se rendaient au nord-ouest du pays, en appui au secteur de l'éducation. Ces zones où règnent la peur et le désarroi sont de plus en plus dangereuses et peu fréquentables, d'où la fuite de ces populations vers le Cameroun ou vers d'autres pays voisins.

 

Un effort salutaire des organismes humanitaires aux réfugiés

 

Loin d'être une sinécure, le travail des organismes spécialisés dans l'humanitaire, a quelque peu diminué les risque de mortalités infantiles et de pertes en vie humaine. En effet, certains enfants séparés de leurs familles ou orphelins (en raison des conflits), n'ont pas d'autres choix que de rejoindre les groupes armés de factions rebelles ou de dissidents, pour avoir la vie sauve ou des moyens de subsistance. C'est donc pourquoi l'ONG ODESCA (organisation pour le développement économique et social de Centrafrique), avec l'appui de ses partenaires, a mis en place dans le nord-est de la Centrafrique, notamment dans la préfecture de la Vakaga, un programme de protection et d'éducation pour faire sortir les enfants des rangs des groupes armés.

 

Toutefois, le CERF (fond central pour les interventions d'urgence) apporte également un financement initial rapide pour des actions vitales, lors de l'apparition de situations d'urgence et pour les opérations humanitaires essentielles et sous-financées, lors des crises prolongées. Ce fond géré par l'OCHA, reçoit des contributions de différents donateurs, principalement des gouvernements, mais également des compagnies privées, des fondations, des organismes caritatifs et des particuliers réunis dans un fond unique.

 

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 15:32
RDC : capture du général Pinho, commandant de la milice centrafricaine Antibalaka
RDC : capture du général Pinho, commandant de la milice centrafricaine Antibalaka

 

 

 

https://www.radiookapi.net  jeudi, 17/05/2018 - 13:12 | - 13:12

 

Le commandant en chef de la milice centrafricaine Antibalaka, le général Pinho, a été arrêté mercredi 16 mai dans la localité Kanzau, dans le territoire de Bondo (Bas-Uele). Selon le porte-parole du secteur opérationnel des FARDC, une trentaine de ses éléments se sont aussi rendus à l’armée congolaise, chacun avec son arme.

 

Le général Pinho a été repris par les FARDC dans un cantonnement des réfugiés centrafricains mercredi à 10 h 8’, heure locale, a précisé le porte-parole du secteur opérationnel des Uele, le capitaine Carlos Kalombo.

 

Selon lui, ce commandant en chef des Antibalaka s’était retranché dans ces lieux après avoir décroché au moment des affrontements avec les FARDC.

 

A chaque fois qu’ils subissent la pression en Centrafrique, explique cet officier des FARDC, les Antibalaka s’affrontent aux militaires FARDC sur le sol congolais quand ils arrivent.

 

« Ils cherchent à devenir maîtres dans cette contrée pour éviter d’être arrêtés et retournés dans leur pays », explique le porte-parole militaire.

 

Quelques instants après la capture du général Pinho, trente-huit autres éléments Antibalaka, munis chacun de son arme, se sont rendus aux FARDC. Ils seront acheminés à l’Etat-major opérationnel des Uele, déclare la même source.

 

A partir d’ici, le commandant en place, le général de brigade Isaac Kisebwe Lamuseni, pourra certainement décider de leur transfert à la haute hiérarchie militaire.

 

En janvier dernier, trois éléments Antibalaka, qui s’étaient rendus aux FARDC, ont été transférés à Kinshasa. Ils suivent le processus normal d’un éventuel rapatriement dans leur pays.

 

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 15:30
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La montée des pillages à Bambari inquiète la population après les violences armées

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 17 MAI 2018

 

BAMBARI, 17 Mai 2018(RJDH)— Des cas de pillages attribués aux éléments de l’UPC sont enregistrés à Bambari au centre du pays après les violences de ces derniers jours. Information confirmée au RJDH par plusieurs sources concordantes ce 17 mai.

 

Le vol à mains armées et des exécutions sommaires sont enregistrés à Bambari aussitôt après les violents combats ayant opposé les forces de l’ordre aux groupes armés de l’UPC et ayant fait 8 morts selon la Minusca et provoqué une vague de déplacés qui affluent vers Grimari et vers d’autres localités. Ces braquages sont notés alors que les éléments de l’UPC multiplient leurs patrouilles dans la ville tandis que la Minusca raréfie, quant à elle, les siennes et sont de moins en moins visibles sur les check-points.

 

Certains habitants de Bambari se disent choqués de la passivité de la Minusca, «les braquages se sont accentués depuis trois jours sans interruption ici; nous sommes scandalisés d’écouter sur les ondes que la Minusca est au contrôle de la situation ici. Les groupes armés de l’UPC intensifient leurs patrouilles et passent au vu et au su des forces onusiennes là où ils pillent les institutions et des domiciles privés. La Minusca ne fait rien; nous sommes obligés de nous cacher et d’observer impuissamment les exactions des pillards» a témoigné un habitant de Bambari tôt ce matin.

 

Bambari replonge dans les violences dans un contexte où le plan de réponse humanitaire peine à mobiliser des fonds qu’il faut pour répondre aux besoins des personnes vulnérables. Cette situation est d’autant plus inquiétante pour les écoles dans cette localité qu’on se demande ce qu’il en résultera pour les enfants qui devront composer pour les examens de fin d’année académique 2017-2018 prévus dans les prochains jours.

 

 

Centrafrique : Un ancien coordonnateur du RECAPEV alerte sur la situation de lutte contre le VIH/Sida

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 17 MAI 2018

 

BANGUI, 17 mai 2018 (RJDH)– Luc N’vendo Mozialo, ancien coordonnateur du Réseau Centrafricain des Personnes Vivant avec le VIH (RECAPEV) a dans une lettre ouverte au président de la République, président du comité national de lutte contre le VIH/Sida, alerté sur la situation qualifiée de dramatique des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Ce dernier appelle à l’organisation des Etats généraux de lutte contre cette pandémie en RCA.

 

Cette lettre dite de « Plaidoyer pour un renouveau de la lutte contre le VIH/SIDA en RCA » est titrée « L’Impact  Négatif  de la guerre sur la lutte contre le VIH/Sida » et  intervient alors que la situation des PVVIH reste critique avec des perdus de vue et des décès faute des médicaments pour combattre les infections opportunistes.

 

D’entrée de jeu, Luc N’vendo Mozialo  a rappelé que « la crise politique a réduit à presque rien le travail colossal que nous, personnes vivant avec le VIH, avions abattu, avec d’autres associations (AIDES, SIDACTION, la plateforme ELSA…), les partenaires au développement (PNUD), le Fonds Mondial pour réduire de façon considérable le taux de prévalence du VIH/Sida dans notre pays ».

 

Selon Luc N’vendo Mozialo, les personnes vivant avec le VIH sont confrontées depuis à d’énormes difficultés dans leur prise en charge. «Les traitements anti rétroviraux (ARV) dont on sait qu’ils ne sont efficaces que s’ils sont pris en continu sont indisponibles dans nos provinces. La Centrafrique ne peut pas attendre le retour définitif de la paix pour intensifier le combat contre l’épidémie du VIH/SIDA. Près de 1.000.000 million de personnes sont directement menacées par le VIH/SIDA dans les zones en conflit », regrette-t-il.

 

«Nous acteurs de la lutte contre le sida vivant en Centrafrique ou dans la diaspora souhaiterions que des Etats généraux de la lutte contre le Sida soient organisés afin que toutes les questions soient mises sur la table et qu’une réponse vigoureuse et efficace soit produite et permet de réduire l’impact négatif que cette guerre et la crise qui l’a suivie ont eu sur la lutte contre le Sida dans notre pays », peut-on lire dans la lettre.

 

En Centrafrique, environ 25.000 PVVIH sont éligibles au traitement par les Antirétroviraux (ARV). Cependant, environ 17.000 sont sous traitement. Le regain de violence dans le pays a provoqué le dysfonctionnement dans les actions de lutte contre le VIH/Sida et nombreuses sont les PVVIH qui sont devenues des perdus de vue.

 

 

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 15:25

 

 

Afrique centrale : un guichet unique envisagé dans la gestion du transport sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N'Djamena

 

Jeudi 17 Mai 2018 - 13:31

 

Le projet de facilitation de transport sur les axes routiers entre le Camroun, le Tchad et la Centrafrique est appuyé, depuis plus de dix ans, par la Banque mondiale, en vue de renforcer l'intégration socio-économique par la libre circulation des biens et des personnes.

 

Des représentants des trois pays se sont vus, la semaine dernière à Douala, la métropole économique camerounaise et porte d'accès à la mer pour le Tchad et la Centrafrique, en présence de spécialistes du transport de la Banque mondiale, en mission de supervision dans la région.

 

Ces pays appartiennent à la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), composée également du Congo-Brazzaville, du Gabon et de la Guinée équatoriale et représentant un espace communautaire connu pour être le moins économiquement intégré du continent, avec des échanges ne parvenant pas à atteindre 3% du total de son commerce, selon les estimations.

 

Depuis plus de dix ans, une ligne de crédit de six cent cinquante-cinq millions de dollars de la Banque mondiale permet le financement, dans les trois pays, de ce projet de facilitation du transport en Afrique centrale afin d'améliorer la qualité des infrastructures, d'accroître les échanges et de renforcer l'intégration socio-économique par la libre circulation des biens et des personnes.

 

Aujourd'hui, ce projet s'emploie aussi « à améliorer les capacités des administrations douanières du Tchad, de la Centrafrique et du Cameroun pour établir des marges plus aisées pour les transporteurs, pour la facilitation du transit », a expliqué à Xinhua Pierre Bonneau, l'un des membres de la mission de supervision de la Banque mondiale.

 

Sur ces axes routiers, les transporteurs se plaignent d'être victimes de tracasseries liées à une multitude de postes de contrôle et des versements financiers irréguliers en faveur des agents de ces services. Le guichet unique devra permettre de faire cesser ces pratiques assimilées à des entraves à la facilitation du transport et du commerce.

 

Par ailleurs, si Douala joue un rôle crucial dans les échanges entre ces pays, son port commercial, par lequel le Tchad et la Centrafrique continuent d'être connectés au marché international, n'est pas exempt de reproches.

 

A cause de longs délais de passage de marchandises à ses quais, l'infrastructure logistique est apparue comme un "point de blocage" pour ses clients et les observateurs, comme en témoignent diverses études réalisées par la Banque mondiale. En cause, le niveau des tarifs pour le stockage des marchandises sur les sites d'exploitation. Depuis janvier, cependant, ces tarifs ont été revus à la baisse pour permettre de décongestionner le port et d'en améliorer l'efficacité.

 

De l'avis de Pierre Bonneau, ce projet de facilitation du transit permettra également d'apporter « des solutions d'investissements sur les corridors routiers et ferroviaires entre Douala-Yaoundé-N'Djamena et Douala-Yaoundé-Bangui ». Par exemple, cent kilomètres de route bitumée entre Ngaoundéré et Mbéré, dans le nord du Cameroun, viennent d'être réceptionnés.

 

« Nous étions principalement dans l'extrême-nord pour la reprise des travaux sur la route Mora-Dabanga-Kousseri, qui est un élément important de ce corridor et qui sera le dernier chaînon manquant pour pouvoir retrouver l'entièreté de cette infrastructure logistique », a ajouté le responsable de la Banque mondiale.

 

Long de 205 km, cet axe relie le Cameroun directement à N'Djamena, la capitale tchadienne. Sa réhabilitation, suspendue à cause des attaques menées par la secte islamiste nigériane Boko Haram dans la région, après avoir été confiée dans un premier temps à une entreprise chinoise, est aujourd'hui réalisée par le génie militaire du Cameroun.

 

C'est un investissement d'un coût de soixante et un milliards de francs CFA (environ cent vingt-deux millions de dollars), dont quarante-six milliards de FCFA (quatre-vingt-douze millions de dollars) apportés par la Banque mondiale et le reste par le gouvernement camerounais.

 

« Il y a déjà eu un progrès extrêmement important en matière de qualité de l'infrastructure. Que ce soit le long de Douala-N'Djamena ou de Douala-Bangui, on a maintenant des corridors qui ont quasiment été entièrement refaits. Il manque encore quelques sections, mais je dirais qu'on n'est plus très loin de l'objectif final d'avoir des corridors complètement intégrés », a résumé Pierre Bonneau.

 

Xinhua

 

Un guichet unique envisagé dans la gestion du transport sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N'Djamena
Un guichet unique envisagé dans la gestion du transport sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N'Djamena
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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 15:21
LES CIVILS PAIENT LE PRIX DE LA NOUVELLE VAGUE DE VIOLENCES EN CENTRAFRIQUE

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

LES CIVILS PAIENT LE PRIX DE LA NOUVELLE VAGUE DE VIOLENCES EN CENTRAFRAFRIQUE

 

Bangui, le 17 mai 2018 – La population civile a payé au cours des deux dernières semaines le prix de la résurgence de la violence dans plusieurs préfectures. Les acteurs humanitaires n’ont pas été épargnés non plus. Une altercation entre un groupe armé et les Forces de sécurité intérieures à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, a conduit le 15 mai au pillage de bases de quatre ONG dont le personnel a été malmené.

 

Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, condamne fermement ces énièmes attaques contre les travailleurs humanitaires dont l’action n’est guidée par aucun autre critère que les principes d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance. « Ces actes d’une extrême lâcheté sont certes un coup dur pour les humanitaires mais constituent une double peine pour les personnes vulnérables qui seront privées d’une assistance dont elles ont tant besoin » a-t-elle déploré. Avant ces derniers incidents, Bambari abritait près de 35 000 personnes déplacées qui dépendent en majorité et principalement de l’action humanitaire pour survivre.

 

Au cours du premier trimestre 2018, 3 261 incidents de protection ont été recensés à travers le pays. Dans la même période, 63 attaques ont directement ciblé les travailleurs humanitaires. Au cours de la première quinzaine du mois de mai uniquement, ils ont été victimes de 15 incidents. A cet égard, Najat Rochdi a rappelé que « souvent les humanitaires sont les seuls à apporter un secours vital à la population dans le besoin. Leur porter atteinte revient à porter un coup de grâce aux plus vulnérables ». Le Coordonnateur humanitaire exhorte « toutes les parties à respecter sans délais le Droit international humanitaire ». Elle a aussi rappelé que « les atteintes aux humanitaires peuvent être considérées comme des crimes de guerre et partant, passibles de poursuites judiciaires ».

 

Najat Rochdi a exprimé sa plus vive inquiétude à propos du regain de violence en Centrafrique et de sa propagation dans des régions relativement stables et où des projets pilotes de relèvement post-conflit commençaient à être développés comme à Bambari et à Paoua. « Cette tendance nouvelle, si elle se maintenait, constituerait un recul dangereux pour la Centrafrique » a-t-elle averti. L’impact des nouvelles violences se traduit par des déplacements de population et par de nouveaux besoins alors que la réponse humanitaire reste sous-financée.

 

Cette année, 6 personnes en mission humanitaire ont perdu la vie. La Centrafrique reste l’un des pays les plus dangereux au monde pour les opérations humanitaires.

 

 

---------------------------------------------------------------

Unité de l’information publique

Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires

République centrafricaine

Email: ocha-car-info@un.org | Mob: +236 70087565

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 23:40
L’ex-Séléka divisée sur la question russe ! par Pierrot NAMSENE
L’ex-Séléka divisée sur la question russe ! par Pierrot NAMSENE
L’ex-Séléka divisée sur la question russe ! par Pierrot NAMSENE

 

 

 

 

Les accords russes promettant monts et merveilles aux différents groupes armés divisent les ex-Seleka. A trop promettre, les Russes en deviennent suspects, d’autant que seul Noureddine Adam a pour l’instant touché des bénéfices de ces accords (on parle de plusieurs millions de FCFA et d’une nouvelle villa achetée au Tchad).

 

 

Le MPC du général Al Khatim a été complètement mis à l’écart de ces accords et apparaît comme le grand perdant. Noureddine ne leur laisse même pas ses miettes. En continuant dans cette voie, le MPC va perdre son autonomie et Al Khatim devenir le vassal de Noureddine !

 

 

L’UPC d’Ali Darass, ayant fait le choix du DDRR et respectant globalement les recommandations de l’Union Africaine, est particulièrement soupçonneux (à raison !) de cette arrivée russe qui promet trop de choses et trop vite. Les peuhls d’Ali Darras doivent continuer dans la politique qu’ils ont entreprise main dans la main avec notre Président Touadéra et s’intégrer complétement à terme et dans la paix dans le développement de notre pays.

 

 

Le FPRC semble lui le plus divisé. Abdoulaye Issene, toujours en fuite et ayant été condamné par un tribunal centrafricain par contumace, continue de rançonner les camions venant du Soudan tandis que Noureddine, lui, profite des retombées minières. Si Issene est souvent dans le passé apparu comme le bras droit de Noureddine, il semble vouloir désormais s’émanciper de ce dernier. Issene a combattu l’UPC seul à Bambari en 2017 alors que Noureddine restait caché dans le Nord. Abdoulaye Issene espérait grâce à ses faits d’arme apparaître comme l’égal de Nouredine.

 

 

Force est de constater que Noureddine ne le considère pas comme tel. Premièrement, son nouveau bras droit Bachar Al Fadoul, qui s’est distingué de la plus horrible des façons au cours des années 2013 en tuant et torturant au sein du sinistre CEDAD et dans les rues de Bangui, critique et insulte ouvertement Abdoulaye Issene devant Noureddine et les Russes, ce qui a provoqué plusieurs fois de nombreux éclats de rires. En outre Noureddine Adam se garde bien de partager les retombées de la manne financière russe avec Abdoulaye Issene.

 

 

Il est d’ailleurs étonnant que seul Abdoulaye Issene ait été condamné par un tribunal. Noureddine Adam aurait-il utilisé l’argent des Russes pour se mettre à l’abri des condamnations ? Envisage-il de livrer son ancien bras droit en échange d’une amnistie ? La question reste posée…!

 

 

Pierrot NAMSENE

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 23:34
Centrafrique: huit morts à Bambari, l'ONU a repris "le contrôle de la ville"

 

 

 

16 MAI 2018  Mise à jour 16.05.2018 à 19:00 AFP 

 

La mission de l'ONU en Centrafrique, la Minusca, a affirmé mercredi avoir repris "le contrôle" de Bambari (centre) après l'attaque de plusieurs institutions de la ville lundi et mardi qui a fait huit morts, selon un communiqué.

 

"Après des attaques, la Minusca a rapidement rétabli le contrôle de la ville", a indiqué dans le texte le porte-parole de la mission onusienne, Vladimir Monteiro. "Bambari n’est pas tombée et nous n’allons pas laisser cette ville symbole du retour de l'autorité de l’Etat entre les mains de groupes armés", a-t-il ajouté.

 

Selon le communiqué, des hommes armés, "présumés affiliés" au groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ont attaqué lundi soir et mardi matin la gendarmerie de Bambari, le commissariat, ainsi que la base de la Minusca dans la ville.

 

Huit personnes ont perdu la vie durant les combats, selon M. Monteiro.

 

Des bases d'ONG et la paroisse catholique Saint-Jean ont aussi été attaqués, et un véhicule pick-up de l'ONU a été volé par les hommes armés qui ont ensuite paradé avec en ville, selon Ferdinand Delmas Nzapalainga, coordonnateur de la société civile de Bambari, à l'AFP.

 

Mardi, l'ONG Médecins sans frontières (MSF) avait indiqué avoir pris en charge six personnes blessées.

 

Bambari, à cheval entre plusieurs zones d’influences de groupes armés, jouissait jusqu'alors d'un calme relatif depuis l'intervention de la Minusca début 2017 pour en déloger l'UPC qui en avait fait sa base.

 

Depuis, l'ONU avait fait de Bambari la vitrine de son intervention en Centrafrique, arguant que la ville était "sans arme ni groupe armé". Des initiatives intercommunautaires y ont vu le jour ces derniers mois.

 

Réveillant le spectre des violences de 2013 qui avaient fait des milliers de morts, la Centrafrique est de nouveau en proie à des tensions intercommunautaires après des violences dans sa capitale Bangui en avril, qui ont fait plusieurs dizaines de morts.

 

En Centrafrique, l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national. Les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.

 

© 2018 AFP

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 18:15
LA MINUSCA SOULIGNE QUE BAMBARI DOIT RESTER UNE VILLE SANS GROUPES ARMÉS

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA SOULIGNE QUE BAMBARI DOIT RESTER UNE VILLE SANS GROUPES ARMÉS

 

 

Bangui, le 16 mai 2018 – Après les incidents survenus lundi et mardi à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka (centre de la Centrafrique), les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) continuent à assurer la protection des populations, notamment des déplacés, ainsi que des institutions dans la ville. Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole de la Mission a condamné les violences marquées par des morts et des pillages, et indiqué que les casques bleus avaient le contrôle de Bambari.

 

« Après des attaques, la MINUSCA a rapidement rétabli le contrôle de la ville », a dit le porte-parole, Vladimir Monteiro, ajoutant que « Bambari n’est pas tombée et nous n’allons pas laisser cette ville symbole du retour de l’autorité de l’Etat, entre les mains de groupes armés ». Interrogé sur la présence de l’UPC dans la ville, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA mènera des enquêtes internes sur le mouvement d’éléments de ce groupe armé dans la ville. 

 

Répondant aux questions sur une éventuelle inaction de la MINUSCA à Bambari, le porte-parole a énuméré différentes phases de l’intervention des casques bleus avec d’abord la protection immédiate de plusieurs centaines de déplacés, conformément au mandat de protection des civils, la coordination avec les forces de sécurité intérieure et appui aux autorités locales ainsi que des patrouilles nocturnes dans les zones sensibles. “Nous gardons le contrôle de cette partie du pays mais cela montre les défis auxquels nous sommes confrontés en Centrafrique, avec les réponses que la MINUSCA doit apporter sur le terrain et en l’absence de l’autorité de l’Etat », a-t-il indiqué, rappelant que la MINUSCA et les forces de sécurité intérieures travaillent ensemble à Bambari.

 

La MINUSCA a indiqué que les incidents au cours desquels des individus armés, présumés affiliés au Mouvement pour lUnité et la Paix en Centrafrique (UPC) et dautres individus armés ont attaqué la MINUSCA ainsi que la police et la gendarmerie nationale, faisaient suite à « des rumeurs de meurtres sur fond de division communautaire » dans la ville. A cet effet, la Mission a condamné toute tentative de justice populaire ainsi que les actes de représailles et de pillages qui constituent des crimes.

 

Le porte-parole a par ailleurs été interrogé sur le survol de la région de Kaga-Bandoro par deux avions de chasse français, soulignant que « l’appui de la France à la MINUSCA est prévu dans la résolution 2387 ». Le Conseil de sécurité,   dans le paragraphe 65 de ladite résolution, « autorise les forces armées françaises à utiliser (…) tous les moyens pour fournir un appui opérationnel aux éléments de la MINUSCA (…)”. Pour le porte-parole, ce survol est un message important qui réaffirme que “la France soutient les autorités légitimes centrafricaines, que la France travaille en appui à la MINUSCA et que toute menace du FPRC ou d’un autre groupe armé sera contrée ». D’autre part, le porte-parole a déclaré que la Mission a documenté, la semaine écoulée et sur tout le territoire, 44 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 50 victimes.

 

De son côté, le porte-parole de la Force, le Major Séraphin Embondza, a déclaré que les Casques bleus sont en alerte dans toutes leurs zones de déploiement, afin d’apporter assistance à la population. « En collaboration avec les autorités, la MINUSCA continue d’apaiser et de rassurer », a indiqué le porte-parole militaire, annonçant la poursuite de l’opération de sécurisation de l’axe Kaga Bandoro-Dékoa-Sibut, afin d’empêcher tout mouvement du FPRC vers le sud.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, Alioune Kassé, est revenu sur la formation, par la MINUSCA, de 16 éléments des forces de sécurité intérieures sur les techniques d’enquêtes sur les scènes de crimes. « Ils pourront ainsi contribuer à la recherche et à l'exploitation des traces et indices nécessaires à l'identification des auteurs d’actes délictuels pour leur traduction devant les juridictions de jugement », a dit le porte-parole.​

 

 

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

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