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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 17:31

 

 

 

PAR THOMAS CANTALOUBE ET CELHIA DE LAVARÈNE MARDI 14 JUILLET 2015 (MEDIAPART)

 

Deux mois après la révélation de viols commis par des soldats français en Centrafrique, Mediapart a pu étayer la validité des accusations et le fait que les abus sexuels continuent aujourd'hui avec différents contingents. Ces crimes se déroulent dans le contexte d'un pays où les Occidentaux se croient souvent tout permis.

 

Quand on s’intéresse à la République centrafricaine, il devient vite difficile de ne pas songer à la fameuse maxime du dictateur mexicain Porfirio Diaz sur sa propre nation, et d’avoir envie de la paraphraser : «Pauvre Centrafrique, si loin de tout et si proche des Français… »

 

Depuis les années 1970, le pays est littéralement en chute libre, géré par des satrapes qui se chassent coup d’État après coup d’État, bien souvent avec la bénédiction de l’ancienne puissance coloniale ; l’économie, même celle du diamant, tourne au ralenti ; les infrastructures se détériorent, rendant de nombreux pans du territoire inaccessibles ; les frontières sont des passoires dont profitent les puissants voisins (Tchad, Soudan, Congo…) ou des milices transnationales comme l’Armée de résistance du Seigneur de Joseph Kony. En 2013, un groupe rebelle à majorité musulmane, la Séléka, s’est emparé du pouvoir et a soufflé sur les braises du confessionnalisme au point de susciter la crainte d’un génocide. Cette angoisse, sincère, d’un nouveau Rwanda en miniature a brièvement mobilisé la communauté internationale et provoqué l’intervention en urgence de l’armée française début décembre 2013 : ce fût l’opération Sangaris, approuvée par l’ONU et soutenue par la plupart des puissances occidentales et africaines.

 

Depuis cette date, la seule chose positive que l’on puisse honnêtement affirmer est que la situation n’est pas devenue pire. Pas pire. S’agissant de la Centrafrique, les capitales étrangères et les institutions internationales se contentent de ce bilan… La France en premier lieu.

 

La révélation, fin avril 2015 par le journal britannique Guardian, d’un rapport de l’ONU dénonçant des abus sexuels commis par des soldats français de la force Sangaris entre décembre 2013 et juin 2014, est venue sortir tout le monde de sa torpeur. Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, est rapidement monté au créneau en assénant dans le Journal du dimanche : «Si les faits sont avérés, je ne mesurerai pas ma colère, parce que lorsque le soldat français est en mission, il est la France. Si d'aventure un seul d'entre eux a commis de tels actes, qu'il se dénonce immédiatement. »

 

La formule était curieusement alambiquée, car non seulement le ministère de la défense était au courant du rapport interne de l’ONU décrivant ces violences sexuelles depuis au moins huit mois, mais les enquêtes diligentées par la justice française et l’armée ne laissent guère de doutes. Selon de nombreux témoignages recueillis et recoupés par Mediapart à Paris, à Bangui, à Genève et à New York, les abus sexuels commis par des soldats français ont bel et bien eu lieu, entre décembre 2013 et juin 2014 en Centrafrique, des officiers étaient au courant, et il y en eut d’autres que ceux contenus dans le rapport.

 

Par ailleurs, les viols et le recours à la prostitution de mineures de la part des contingents internationaux, pas nécessairement français, continuent à la date d’aujourd’hui. Enfin, le comportement de nombreux représentants hexagonaux sur place étant tout sauf irréprochable, il est probable que cette affaire de viols a été volontairement balayée sous le tapis, pour ne pas exposer d’autres dérives.

 

Cette histoire démarre entre février et mars 2014 quand des enfants du camp de M’Poko à Bangui, un vaste rassemblement de près de 100 000 réfugiés qui jouxte la base de l’armée française sur l’aéroport, se plaignent d’abus sexuels commis par des soldats tricolores, auprès d’une ONG locale qui assiste les gamins des rues. Ces dénonciations remontent lentement jusqu’à l’antenne des Nations unies chargée des droits humains (OHCHR), qui s’empare du sujet fin avril. Aux mois de mai et juin, une experte de la section justice et droits humains de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), spécialisée dans la protection de l’enfance et accompagnée, selon les cas, d’un ou deux représentants de l’UNICEF, interroge six jeunes garçons âgés de 9 à 13 ans.

 

Leurs témoignages sont précis, détaillés et concordants (voir ci-contre le rapport de l’ONU sur leurs interviews, où nous avons noirci toutes les identifications des enfants, de leur famille, et des personnels humanitaires). Les six garçons, certains orphelins, d’autres vivant avec leur famille sur le camp, décrivent des situations souvent identiques : ils réclament de la nourriture aux soldats français stationnés au check-point à l’entrée de la base, ces derniers les font venir dans un abri juste à côté, et leur demandent une fellation. Les militaires leur font parfois visionner une vidéo porno sur leur téléphone portable pour leur montrer ce qu’ils attendent d’eux, et dans au moins un des cas, un gamin est sodomisé.

 

À chaque fois, cela se termine de la même manière : les enfants reçoivent des rations militaires, un peu d’argent et la consigne de se taire. La lecture de ces témoignages est crue et montre une réalité de domination particulièrement malfaisante.

 

Dans ce document, les victimes identifient également une douzaine d’agresseurs soit avec des détails physiques (grain de beauté, tatouage, couleur de peau…), soit avec leur surnom (Batman, Nico, Jean…), et même dans un cas leur fonction (sniper sur le toit de l’aéroport). Surtout, il ressort de ces témoignages que les garçons servaient également de rabatteurs de prostituées pour les soldats. «Quand cette histoire a été révélée, ce qui a surpris les Banguissois c’est qu’il s’agissait de jeunes garçons, alors que les jeunes filles violées sont monnaie courante », raconte le directeur d’une ONG qui fait la navette entre Bangui et l’Europe. « Nous avons récemment recueilli le témoignage de plusieurs jeunes filles entre 12 et 15 ans qui disent avoir été violées par des soldats européens, sans être capables de dire s’il s’agissait de Français ou de ceux de l’EUFOR. »

 

Le gouvernement français ne remet pas en cause le fond de l’histoire

 

Pour la directrice juridique d’une grande ONG internationale, qui a passé plusieurs mois à Bangui en 2015, «ces jeunes garçons sont avant tout des rabatteurs de prostituées. Ils se sont sentis humiliés quand ils ont été violés et c’est probablement pour cela qu’ils ont dénoncé les soldats. Mais la réalité, c’est que ce sont principalement des jeunes filles qui sont victimes : un tiers de celles qui viennent nous voir pour des violences sexuelles sont des mineures.

 

C’est malheureusement un cas classique de "sexe contre nourriture", que l’on voit fréquemment dans ces situations. »

 

Une journaliste française, qui s’est rendue plusieurs fois au camp de M’Poko au premier semestre 2014, se souvient que «des gamins vendaient des rations militaires françaises dans la rue, ce qui est fréquent dans ce genre de cadre, mais il y avait des rumeurs persistantes, que je n’ai jamais entendues ailleurs, sur le fait que les rations étaient achetées. Cela revenait sans arrêt dans les conversations ». Par ailleurs, souligne-t-elle, «les relations entre les soldats français et la population du camp se sont très vite détériorées, en quelques semaines seulement. Il y avait bien sûr le contexte politique tendu entre les Sélékas et leurs opposants anti-balakas, dont les Français étaient jugés trop proches, mais aussi des questions personnelles entre les réfugiés et les militaires tricolores qui étaient fréquemment traités de "voleurs de diamants". L’ambiance était franchement malsaine».

 

L’UNICEF a confirmé à Mediapart n’avoir effectué que six entretiens, mais au moins trois sources différentes, à Genève et à New York, à l’ONU et dans des ONG opérant en Centrafrique, affirment qu’il existe d’autres cas d’abus sexuels qui ne figurent pas dans le rapport onusien. «Il y a plus d’enfants concernés que ceux du rapport », indique une des sources. «Des soldats géorgiens de l’EUFOR sont également impliqués lorsqu’ils ont pris la relève des Français au contrôle du check-point à l’entrée de la base. »

 

Quand l’affaire des viols a été révélée fin avril 2015, un certain nombre de voix (dans l’armée française, mais aussi dans la presse) ont mis en doute la véracité des témoignages, en attribuant les récits des garçons centrafricains à la «rumeur de camps de réfugiés».

 

Mais c’est une donnée que les personnels spécialisés de l’OHCHR et de l’UNICEF connaissent très bien, notamment la question du «témoin contaminé» (un individu qui répète ce qu’il a entendu et non pas ce qui lui est vraiment arrivé). L’UNICEF assure que les personnes qui ont mené les entretiens étaient parfaitement formées et, de plus, deux fonctionnaires internationaux qui connaissent bien la spécialiste de l’OHCHR ayant conduit les interviews garantissent son grand professionnalisme (jointe par Mediapart, elle n’a pas souhaité nous répondre, attendant le résultat d’une enquête interne de l’organisation).

 

Par ailleurs, et c’est le point principal, le gouvernement français, en dépit des précautions oratoires de Jean-Yves Le Drian (« Si les faits sont avérés ») ne remet pas en cause le fond de l’histoire.

Un spécialiste français des questions de défense qui a suivi cette affaire, lui-même officier, indique : « Personne dans l’état-major ne dit "Ce n’est pas possible", et tout le monde dit "Ça peut arriver". »

 

Toutefois, pour lui, il n’y a pas eu de tentative d’étouffer l’affaire au plus haut niveau : «Il est possible que plusieurs bataillons soient concernés et qu’un ou deux soldats par bataillon soient responsables de ces abus, ce qui diluerait cette affaire et l’aurait rendue invisible. Il est possible aussi qu’un officier ait décidé de ne pas faire remonter les abus qu’il aurait appris. »

 

Il est difficile de croire qu’entre la date des premiers abus (décembre 2013), la période où ils parviennent aux ONG (février-mars 2014), puis à l’ONU (avril 2014) et les entretiens avec les enfants (mai-juin 2014), le commandement militaire français sur place n’ait rien su. Officiellement, les Français découvrent les faits lorsque Anders Kompass, le directeur des opérations de l’OHCHR, transmet le rapport avec les interviews des enfants à l’ambassadeur français à Genève, qui le fait remonter à Paris.

 

Pourtant, un expert des droits de l’homme travaillant pour une ONG française, qui s’est rendu à plusieurs reprises en Centrafrique, est parvenu à confirmer cette histoire auprès de plusieurs sources : «Un soldat français échangeait de la nourriture contre des fellations avec un gamin. Un jour, il y a été un peu trop fort avec le gamin, qui a eu très mal et l’a dit à sa mère. Celle-ci l’a battu puis a été se plaindre auprès des ONG (c’est probablement le récit de l’interview n° 3 dans le rapport de l’ONU). Le chef de section du soldat l’a appris et lui a cassé la gueule. Cela a été tellement violent qu’il a fallu rapatrier le soldat en France. »

 

Autrement dit, au moins un officier français aurait été au courant d’un abus sexuel. A-t-il pu le garder pour lui au vu des circonstances, ou l’a-t-il fait remonter dans la hiérarchie ?

 

Deux autres sources, l’une dans une institution internationale en Centrafrique, et l’autre à l’OHCHR à Genève, affirment à Mediapart que le commandement français à Bangui était au courant de ces abus bien avant le rapport onusien. Elles portent ces accusations sur la base de discussions avec des fonctionnaires internationaux, mais ne sont pas en mesure d’en apporter la preuve.

 

«Les militaires français ne savaient pas où ils étaient !»

 

De toute manière, il y a forcément une défaillance de l’armée française selon la directrice juridique de la grande ONG internationale : «Le rôle d’un commandant, c’est de se tenir au courant, pas juste d’être informé par ses troupes. Il y aura toujours des brebis galeuses partout, et c’est pour cela qu’il faut des procédures de prévention et un dispositif de lanceur d’alerte.» Et elle ajoute : « Le vrai problème, c’est que cela continue aujourd’hui, qu’il s’agisse des Français ou d’autres contingents de soldats. »

 

Chose rare, l’ONU elle-même a rendu publics au mois de juin 2015 d’autres cas d’abus de casques bleus sur des mineurs en Centrafrique, dont certains auraient donné lieu à des grossesses. La nationalité des soldats n’a pas été révélée. C’est une affaire qui s’ajoute au lourd passif des casques bleus en la matière. La tradition du silence est lourde et le ministère de la défense français n’est pas en reste : sachant qu’il a été informé, au plus tard, du rapport de l’ONU sur les abus en juillet 2014, il a choisi de se taire pendant huit mois, attendant l’article du Guardian pour lancer une enquête pénale.

 

Selon un proche de l’état-major français, l’armée dit ne pas réussir à identifier la douzaine de soldats décrits dans le rapport, notamment parce que certains d’entre eux auraient quitté les armes (il y a un taux de rotation de 20 % par an au niveau des simples soldats). Pourtant, une source militaire a du mal à croire à cette version : «L’armée tient des registres très précis de qui était sur le check-point et quand. Il suffit de passer tous ces noms au crible. » Et, selon un fonctionnaire international à Bangui qui a eu connaissance de l’affaire très tôt : «Plusieurs soldats français identifiés dans le rapport sont restés en Centrafrique jusqu’à la fin 2014.» C’est-à-dire bien après que les autorités françaises ont reçu le rapport de l’ONU.

 

Si la Centrafrique n’a pas l’apanage de ces histoires de viols et de « sexe contre nourriture», il y a néanmoins quelque chose de spécifique à la manière dont l’opération Sangaris a été menée et à la manière dont la France (et, dans une moindre mesure, les autres Occidentaux) se comporte dans ce pays. «Les Français en République centrafricaine ne cessent de faire des accommodements avec la réalité », juge Roland Marchal, chercheur au CERI qui connaît bien le pays. « Il y a en permanence cette idée que l’on fait déjà beaucoup pour ces gens qui ne le méritent pas. »

 

L’opération Sangaris a été décidée très vite, soustendue par l’idée qu’il fallait intervenir rapidement pour prévenir un génocide. Pour l’officier spécialiste des questions de défense, «c’est une opération dont les difficultés ont été sous-estimées par le responsable opérationnel à Paris, le général Didier Castres. L’officier placé à la tête de l’opération, Francisco Soriano, est considéré comme un bon mec, mais il est devenu général sur le tard et il n’est pas de la trempe dont on fait un chef d’état-major ». Selon plusieurs journalistes et humanitaires qui ont suivi le déploiement des forces françaises en décembre 2013 et janvier 2014, les conditions sont très rudes : à la fois sur le terrain (campements sommaires, beaucoup de cas de paludisme), mais aussi dans les ordres qui sont donnés. Les soldats ne doivent pas intervenir lorsqu’ils ne sont pas eux-mêmes en danger. Ils assistent donc à des scènes de massacre et à des exactions en devant se contenter de tirer en l’air.

 

«Les militaires français ne savaient pas où ils étaient ! Ils étaient très ennuyés dans leurs interventions », explique un photoreporter français qui a suivi l’armée à cette période-là. «Ils ont désarmé les Sélékas en laissant la bride libre aux anti-balakas, avant de se rendre compte au bout de quelque temps que c’était une erreur car les seconds en ont profité. » « Les ordres étaient confus, la chaîne de commandement flottante. Le moral des soldats était très bas et leur frustration intense », se souvient un humanitaire qui les a accompagnés à Bangui et en brousse. Un autre humanitaire basé à Bangui, moins indulgent, décrit les soldats français comme « de petits caïds sans aucun respect pour la population locale. Beaucoup d’entre eux sont là pour toucher une solde confortable des opérations extérieures et ils se moquent complètement des difficultés du pays ou de leur mission… ».

 

Dès décembre 2013, le camp de réfugiés de M’Poko a grossi très vite, dépassant les capacités des humanitaires. Les soldats français se sont retrouvés pris entre les deux parties du camp : les musulmans, soupçonnés d’appartenir à la Séléka, et les antibalakas, désireux de les chasser. « Très vite, il y a eu beaucoup de violence, dont des meurtres, et beaucoup de trafics à M’Poko », rapporte un autre photoreporter. Le nombre de soldats français victimes de stress post-traumatique après avoir été déployés en Centrafrique est l’un des plus élevés de toutes les opérations extérieures françaises récentes, touchant 12 % des militaires, selon un rapport de début 2015.

 

Ces circonstances difficiles d’une opération hâtivement préparée n’expliquent en rien les abus sexuels, mais elles permettent d’appréhender le contexte d’un pays où l’État n’est qu’un lointain souvenir et où, loin de tout, de nombreuses barrières tombent. En 2008, un diplomate français qui quittait Bangui avait envoyé à ses collègues un texte d’humour noir racontant sa vie de «troisième secrétaire à l’ambassade de France au Nyamangwa», dans lequel il relatait une journée de ses péripéties dans un pays en rébellion permanente, où rien ne fonctionnait et où les diplomates et les expatriés français se laissaient aller.

 

Ce texte (reproduit sous l’onglet Prolonger) est devenu un récit « collector » au Quai d’Orsay, mais il n’a visiblement pas servi à faire changer la manière dont la France se comporte au Nyamangwa-Centrafrique.

 

Ces dérives rappellent le pire des comportements coloniaux

 

Charles Malinas, l’ambassadeur nommé par Laurent Fabius et François Hollande au tout début de l’opération Sangaris, est lapidairement balayé du qualificatif «d’abruti qui n’a aucune expérience de l’Afrique » par l'un des spécialistes français du pays.

 

C’est, de fait, son premier poste d’ambassadeur et sa première expérience africaine. Il est par ailleurs précédé d'une réputation peu flatteuse. Un ancien directeur du Quai d’Orsay qui a suivi de loin en loin sa carrière dit de lui : « C’est un sale type. Il a débuté dans le cabinet de Roland Dumas, dans le pire des milieux affairistes et tordus. Il était l’âme damnée du cabinet. » Comment a-t-il atterri à Bangui, dans un pays au bord de la guerre avec une intervention militaire tricolore en cours ? « On envoie les pires en RCA, ceux qu’on ne peut pas mettre ailleurs et dont on veut se débarrasser », conclut cet ancien haut diplomate, ordinairement plus indulgent avec ses pairs.

 

Quant au numéro deux de l’ambassade de France, il est régulièrement aperçu dans Bangui, sans se cacher, avec des prostituées à ses bras (quatre personnes ont confirmé ce fait à Mediapart, dont deux fois sans qu’on ait eu à poser la question). Même s’il n’y a rien d’illégal à ce comportement, tant que les jeunes filles sont majeures, cela fait grincer les dents des différents humanitaires français et fonctionnaires internationaux qui le croisent.

 

Les dérives sont parfois tellement prononcées qu’un spécialiste des droits de l’homme en mission à Bangui s’est senti obligé de rapporter, il y a quelques mois, au Quai d’Orsay et au ministère de la justice français le comportement d’un groupe de magistrats hexagonaux en mission en Centrafrique, dans le cadre d’un projet européen d’assistance à la justice centrafricaine : « Ils sollicitaient sexuellement de nombreuses femmes, de l’expatriée blanche trentenaire à la gamine centrafricaine mineure. En France, cela tomberait sous le coup du harcèlement ou du crime sexuel, mais en Centrafrique, ils ont un sentiment total d’impunité. Après que j’ai fait un rapport oral aux deux ministères, ils ont poursuivi leur mission. »

 

Ce laisser-aller et ces dérives qui rappellent le pire des comportements coloniaux sont malheureusement monnaie courante en Centrafrique, qui évoque souvent une parodie de pays plus qu’une nation souveraine.

 

Deux sources, l’une dans l’humanitaire, l’autre dans une institution internationale, ont raconté à Mediapart qu’il y avait certainement «eu une tentative d’étouffer, ou en tout cas de taire, l’affaire des viols par les soldats, afin de ne pas ouvrir la boîte de Pandore sur toutes les autres pratiques nauséabondes en Centrafrique de la part des internationaux : trafic de diamants, usage de drogues, parties fines avec des mineures, etc. ».

 

Amer, le chercheur Roland Marchal estime que « la communauté internationale a tellement intégré le fait que la Centrafrique était une catastrophe depuis très longtemps qu’elle pense ne plus rien pouvoir changer. C’est le fatalisme complet…». Un fatalisme qui conduit l’armée française et le ministère de la défense d’un côté, et l’ONU de l’autre côté, à tenter de garder secret un rapport sur des abus sexuels commis par des soldats, voire d’en minorer la portée et les implications. Un fatalisme qui pousse un actuel directeur du Quai d’Orsay, rencontré au mois de mai 2015, à hausser les épaules quand on lui parle de Centrafrique, après avoir été  particulièrement loquace sur tous les thèmes abordés préalablement, Syrie, Ukraine, Iran : «La Centrafrique ? Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? On n’y peut rien…» Et d’aborder avec gourmandise un autre sujet. Pauvre Centrafrique, si loin de tout, si proche des Français…

 

Lire également sous l'onglet "Prolonger" Boite noire

 

Cette enquête a été rédigée par Thomas Cantaloube, avec la collaboration de Célhia de Lavarène à New York, d’Agathe Duparc à Genève et de Lénaïg Bredoux à Paris.

 

Pour cette enquête, Mediapart a interviewé plusieurs dizaines de personnes. Étant donné la sensibilité de cette histoire, la plupart n’ont accepté de témoigner qu’à condition de rester anonymes. Leurs déclarations ont scrupuleusement été vérifiées auprès d’autres sources et de documents en notre possession.

Lu pour vous : En Centrafrique, les accusations contre l'armée française se multiplient
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 16:26

 

 

FIDH et ses organisations membres au Tchad et au Sénégal


Association tchadienne pour la promotion des droits de l'Homme (ATPDH)


Ligue sénégalaise des droits de l'Homme (LSDH)


Ligue tchadienne des droits de l'Homme (LTDH)



Communiqué de presse

 

 

Dakar, Paris, le 17 juillet 2015 - Le procès de l’ex-dictateur tchadien Hissène Habré s’ouvre le 20 juillet à Dakar, devant les Chambres africaines extraordinaires, un tribunal à caractère international intégré au sein du système judiciaire sénégalais. Pour la première fois, un ex-chef d’État africain sera jugé par la juridiction d’un autre État africain. Hissène Habré est accusé de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de torture et risque l’emprisonnement à perpétuité s’il est reconnu coupable des charges qui pèsent contre lui. La fin d’une quête de justice de plus de 20 ans pour les victimes et les associations qui les accompagnent.


« Ce procès est un événement historique qui doit permettre de rendre justice aux milliers de victimes du régime Habré qui attendent ce moment depuis plus de 20 ans, mais aussi une occasion de démontrer qu’il est possible de poursuivre et juger les plus hauts représentants d’un État pour les crimes qu’ils commettent. C’est un signal fort et très positif en faveur de la lutte contre l’impunité en Afrique », a déclaré Karim Lahidji, Président de la FIDH.


L’ex-dictateur tchadien, au pouvoir entre 1982 et 1990, sera jugé par les Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises (CAE). Ce tribunal ad hoc a été créée par le Sénégal et l’Union Africaine en février 2013 pour poursuivre et juger les principaux responsables des crimes et violations graves du droit international commis sur le territoire tchadien pendant le règne d’Hissène Habré. Il est accusé de milliers d’assassinats politiques, de l’usage systématique de la torture, et d’avoir pillé le trésor public alors qu’il était au pouvoir.


L’approche du procès au Sénégal a débloqué la procédure parallèlement engagée au Tchad contre des membres du régime de Hissène Habré. En effet, le 25 mars 2015, la Cour criminelle de N’Djamena a condamné à la réclusion à perpétuité 20 responsables de la sinistre Direction de la documentation et de la sécurité (DDS) pour « assassinats » et « torture », dont l’ancien chef de cette police politique, Saleh Younous.

La FIDH et ses organisations membres au Tchad et au Sénégal sont activement mobilisées sur ce dossier, tant au niveau de l’établissement des faits qu’au niveau judiciaire, et accompagnent les victimes.


« Après plus de 15 ans de rebondissements, l’ouverture du procès de l’ex-dictateur est le fruit du courage, de la persévérance et de la soif de justice des victimes et des organisations de la société civile qui démontrent que désormais les dictateurs, les chefs de guerre et les criminels seront jugés en Afrique. C’est une avancée importante vers la justice et un message d’espoir à l’endroit de toutes les victimes de crimes en Afrique et dans le monde », a indiqué Me Jacqueline Moudeïna, présidente de l’ATPDH et avocate historique des victimes.

Les organisations membres de la FIDH au Tchad, la LTDH et l’ATPDH, sont à l’origine de la mobilisation et de l’organisation des victimes du régime Habré afin de poursuivre l’ex-dictateur et ses sbires en justice au Tchad, en Belgique et au Sénégal. A la demande des organisations tchadiennes, la FIDH et HRW étaient intervenues conjointement avec d’autres organisations pour mener des missions d’enquête, recueillir les preuves demeurées sur place et accompagner les victimes dans leur quête de justice là où des recours étaient possibles.


« Cela fait 20 ans que nous nous battons avec les victimes pour que Habré et les membres de son régime soient jugés. C’est un moment historique pour tous les tchadiens mais également pour tous les africains et tous ceux qui à travers le monde sont victimes de l’oppression de leurs dirigeants. Juger les auteurs des crimes les plus graves est possible, y compris lorsqu’ils ont été présidents. Le temps n’y change plus rien, ils doivent rendre des comptes à leurs victimes : c’est le sens du procès de Dakar » a déclaré Dobian Assingar, président d’Honneur de la LTDH et représentant de la FIDH au sein du Comité international pour le jugement équitable d’Hissène Habré.


La FIDH a mis en ligne un document explicatif « Questions – Réponses sur l’affaire Hissène Habré » ainsi qu’une chronologie détaillée du déroulement de l’affaire et se rendra sur place pour l’ouverture du procès qui devrait durer environ 3 mois.

La FIDH et ses organisations membres au Tchad et au Sénégal sont membres fondateurs du Comité international pour le jugement équitable d’Hissène Habré (CIJEHH) aux côtés de Human Rights Watch, Agir ensemble pour les droits d’Homme, Amnesty international, Rencontre Africaine pour la Démocratie et les Droits de l’Homme et de dizaines d’organisations africaines et internationales impliquées depuis des années pour le jugement équitable d’Hissène Habré et les membres de son régime.

Ouverture du procès d’Hissène Habré : un événement historique pour rendre justice aux victimes (FIDH)
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 16:03

 

 

 

http://rjdh.org   Par Fridolin Ngoulou le 18 juillet 2015

 

L’ONG Mercy Corps en collaboration avec le ministère de la Réconciliation,  a organisé ce samedi 18 juillet une cérémonie  au stade 20.000 places à Bangui, pour permettre aux groupes armés ex-Anti-Balaka et ex-Séléka, ainsi que la société civile de demander pardon entre eux et à la population.

 

Cette activité s’inscrit  dans le cadre du programme de stabilisation des communautés vulnérables, dialogue interreligieux pour la paix, le pardon et la cohésion sociale.

 

Cette cérémonie est lancée à travers une marche pour la paix et le pardon. Des banderoles confectionnées, pour la circonstance, ont porté des slogans : « Laso, yé kwè a oundji aoué », autrement dit « aujourd’hui, tout est fini », plus de division, des considérations d’ordre religieux ou ethniques.

 

Hyacinthe Wodobodé, Maire de la ville de Bangui, présente à cette cérémonie a lancé un message de paix et de pardon à la population centrafricaine avant ceux des ex-Anti-Balaka et Séléka cantonnés à Bangui.

 

« J’ai commencé à demander pardon à nos jeunes, peut-être que nous avons failli à leur éducation. Et aussi, à réveiller la conscience de nos jeunes qui se sont laissés dériver dans les actes de violences que nous regrettons en me basant sur les mots clés de notre hymne », a dit la première citoyenne de la ville de Bangui.

 

Le Maire espère que ces actes de pardon soient concrets dans la vie de la population centrafricaine et surtout les jeunes, aujourd’hui impliqués dans les actes de violences. Une marche de pardon

 

Les représentants des ex-Anti-Balaka et ex-Séléka n’ont pas manqué d’implorer le pardon, en présence de plusieurs organisations nationales et internationales et se sont engagés à renoncer aux actes de violences afin de se pencher vers la reconstruction du pays.

 

Sébastien Wenezoui, l’un des leaders Anti-Balaka souhaite que cette rencontre soit élargie afin de permettre à toutes les branches des groupes armés de demander pardon entre eux et à la population, non seulement de Bangui mais de l’ensemble du pays.

 

Cette activité intervient  après plusieurs activités de sensibilisation sur la paix et la cohésion sociale organisée par Mercy Corps dans la ville de Bangui et à l’intérieur du pays.

 

Une rencontre pour le pardon entre les groupes armés, organisée par l’ONG Mercy Corps à Bangui
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 16:00

 

 

 

http://rjdh.org  Par Carole Bycekoan le 18 juillet 2015

 

A la veille de la clôture de recensement électoral, la population du 5e arrondissement de Bangui  s’est fortement mobilisée pour se faire inscrire. Un constat fait  par le RJDH après avoir visité deux centres. Celui de l’école Malimaka et de l’école Bangui M’Poko.

 

A l’entrée de ces deux centres, on peut lire  les heures d’ouvertures 08 heures et les fermetures 15heur 30 mn. Dès 07 heures,  les habitants de ces secteurs sont présents dans les centres.

 

Dans la cours, les habitants des quartiers Kaya, Vara, Edville, Sénégalais, Baidi, Walimgba se mettent en rang. Eric Saramalet, président du centre 17.775, à l’école Malimaka,  apprécie la participation de la population du 5e  arrondissement dans ce processus.  Selon lui, cette mobilisation témoigne de leur bonne volonté pour ce pays.  «  Une satisfaction pour nous d’avoir un bon résultat », a-t-il ajouté.

 

Dans la salle retenue pour l’enrôlement, 75 personnes sont assises sur des bancs et attendent pour se faire enregistrer. Les difficultés rencontrées sont d’ordre technique. « Nous avons changé quatre fois l’appareille photo depuis que nous faisons l’opération. Ce qui freine le travail. Les électeurs pensent que c’est de notre faute »,  a déploré le président dudit centre.

 

Quatre agents de la Minusca  sécurisent l’opération. La particularité dans les centres 17.775 et 1777 qui se sont installés à l’école Malimaka et l’école Bangui M’poko est la forte participation des femmes dans ce processus.

 

«  Les personnes du 3e  âge qui ne peuvent pas se déplacer font l’objet de la délocalisation du centre 17.777 à l’école Bangui M’Poko », a précisé Francis Yatere président de ce centre.

 

Les agents recenseurs très occupés,  ne sont pas disponibles à donner le nombre des personnes inscrites sur la liste électorale. Cette opération prend fin ce samedi 18 juillet 2015.

 

 

 

La population, sensibilisée à s’impliquer dans le processus électoral à Bria

 

http://rjdh.org  Par Narcisse Jaubert le 18 juillet 2015

 

Au total cinq édifices publics ont été réhabilités par la Minusca et l’Organisation Internationale des Migrations  (OIM) dans la ville de Bria. La remise de ces infrastructures a été faite le jeudi 16 juillet dernier. Une occasion pour les membres du gouvernement présents à Bria, pour la circonstance,  de sensibiliser la population à se faire inscrire massivement sur la liste électorale.

 

Il s’agit de bâtiments abritant la préfecture de la Haute-Kotto, le commissariat de la police et la gendarmerie locale. Ces locaux ont été réhabilités par la Minusca. Les deux autres à savoir la mairie et le camp de passage de la ville de Bria ont été réaménagés par l’OIM.

 

Selon le chef de base de la Minusca à Bria, Oumar Bah, l’une des missions de la Minusca consiste à soutenir le processus électoral et la restauration  de l’autorité de l’Etat. C’est dans ce contexte que ces bâtiments ont été réhabilités.

 

Oualidou Modibo, ministre de l’Administration du Territoire, qui s’est rendu à Bria pour cette activité, a remercié la Minusca pour son appui multiforme au gouvernement centrafricain, avant d’appeler la population à participer massivement au recensement électoral. « Laissons les armes et prenons le chemin des urnes », a-t-il dit.

 

Le processus électoral, la cohésion sociale et la paix ont été au centre d’une réunion en marge de la cérémonie de remise des bâtiments, sur initiative de Dr Jacques Kamoun Démanga, ministre résident de la Haute Kotto. Le membre du gouvernement a demandé à la population et aux autorités locales présentes à ce rendez-vous de s’impliquer dans le processus électoral pour la réussite des élections prochaines.

 

Le recensement électoral prendra fin à Bangui ce samedi 18 juillet. Cette activité va se poursuivre à l’intérieur du pays.

Forte mobilisation de la population de 5è arr. de Bangui à un jour de la clôture de recensement électoral
Forte mobilisation de la population de 5è arr. de Bangui à un jour de la clôture de recensement électoral
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 13:16

 

 

 

http://www.diaspora-magazine.com   Jeudi 16 Juillet 2015 à 17:38

 

Diaspora Magazine /L’on se souviendra six mois plus-tôt qu’Abédine Abdou avait échappé de justesse à la mort entre les mains des extrémistes du KM5 à cause de son militantisme en faveur de la paix et de la réconciliation nationale. Attaqué de nouveau par les mêmes personnes, il a décidé de faire taire définitivement les violences dans l’enclave du KM5 en pointant du doigt les auteurs et coauteurs ou complices des crimes commis dans cette partie de la capitale. Ainsi, ce dernier par le canal du journal « Le Démocrate » a fait de graves révélations : de l’attaque de l’Ambassadeurs de France par les extrémistes du KM5 lors du lancement de recensement des électeurs à l’école Koudoukou à l’accointance du 1er ministre Mahamat Kamoun, selon Abédine Abdou, avec ceux-qui sèment la terreur au Km5.

 

L’on ne cessera jamais de s’interroger assez sur les causes profondes ainsi que les origines cachées de la crise centrafricaine. Cela dit, nul doute n’est désormais permis sur la responsabilité des politiques dans ce qui est arrivé à notre pays. Même si la situation sécuritaire à n’en point douter s’est considérablement amélioré depuis quelques temps, force est de constater que des zones réputées névralgiques alimentant directement des poches de résistances au retour de la sécurité sur toute l’étendue du territoire subsistent toujours.

 

Cependant, la RCA bénéficie de plusieurs résolutions de Nations-Unies dont la résolution 21-27 qui autorise les forces onusiennes à faire  l’usage de force afin de protéger la vie des populations civiles face aux groupes armés et de procéder au désarmement si nécessaire par la force. Par ailleurs, Les forces des Nations-Unies présentes en RCA depuis un fort moment disposent également de la mesure administrative de l’ONU qui consiste à arrêter des individus jugés dangereux, représentant un danger pour la vie humaine et les mettre en prison en attendant que la justice puisse statuer sur leurs cas.

 

En corrélation, l’on se rappellera aisément de l’attaque qu’a essuyé l’Ambassadeur de France à l’école Koudoukou, alors qu’il prenait part au lancement officiel de recensement des électeurs pour le secteur du Km5. En substance, le miraculeux Abédine Abdou, qui avait échappé de justesse une première fois à ceux qui détiennent le droit sur la vie et la mort au Km5 a une seconde fois été molesté par les mêmes personnes, échappant pour une deuxième fois à la mort.


Abédine Abdou qui s’est confié à nous, a révélé qu’un groupe de personnes à la solde des faucons de l’ex séléka notamment de Nourréldine Adam sont contre toute action concordant au retour de la paix au Km5. C’est ainsi qu’a-t-il indiqué, Charles Malinas, l’Ambassadeurs de France et une délégation de l’Union Européenne qui l’accompagnait tout comme des ministres de la République comme Nicaise Karnou, Bachir Walidou, Taïb Yacoub ont failli passer à trépas à l’école Koudoukou, n’eut été le concours de leurs gardes du corps.

 

De manière nominative, le partisan de la paix a cité nommément ces dangereux criminels comme il les appelle, en effet, il s’agit de ceux dont les noms reviennent toujours comme Tidjani Hamit, Assane Marega, Arouna Gueye et le fameux Colonel séléka Mahamat Saïd, qui fut nommé DG de l’OCRB à l’époque grâce à l’appui de Nourreldine du temps du régime sélékiste.

 

Ce Colonel Saïd, d’après Abédine Abdou, demeure l’homme de main du tout puissant généralissime séléka Adam noureldine qui, depuis le lieu de son exil pèse de tout son poids sur le Km5 qui est pour lui une sorte de passe droit pouvant lui permettre de revenir dans l’arène politique centrafricaine. C’est de cette manière qu’Arouna Gueye pour sa part, a insulté de fond en comble Charles Malinas, le traitant de tous les noms lors de l’évènement de l’école Koudoukou nous a laissé entendre M. Abédine.

 

Ce qui fait frémir à plusieurs titres, Abédine Abdou, a pointé particulièrement du doigt la relation malsaine qui selon lui, existerait entre Arouna Gueye, l’agresseur de l’Ambassadeur de France avec le 1er ministre Mahamat Kamoun où le dernier fréquenterait le 1er au vu et au su de tout le monde au KM5. Etant donné qu’Arouna Gueye fait partie des gens qui continuent de pratiquer la violence le 1er ministre doit-il fréquenter un pareil individu ? S’est interrogé Abédine Abdou.

 

C’est ainsi que pour celui-ci, il ne fait aucune ombre de doute que les autorités connaissent très bien les criminels qui font entrave au retour de la paix, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale au KM5 d’où il s’est interrogé pour la deuxième fois ce qu’elles attendent pour les arrêter. L’on se demande dans ce cas, ces hommes sont-il au-dessus de la loi ? Osez s’en prendre à des ministres de la République en toute impunité et plus pire encore à un Ambassadeur et pas le moindre, au point de créer une crise diplomatique, alors que la Communauté internationale depuis le début de cette crise a toujours été au chevet de la RCA.

En conclusion, l’on comprend mieux pourquoi ces criminels jusqu’ici ne sont pas arrêtés, ce, malgré la présence des forces onusiennes, doit-on dire que c’est à cause des relations qu’ils ont avec certaines autorités ? Pour ne pas se fier à des allégations son fondement, l’on croit que les faits le démontre si bien. En trait d’union, le KM5 ne fait-il pas partie intégrale de la R C A ?

 

Nahel

Lu pour vous : Centrafrique : Abédine Abdou révèle les en dessous de l’attaque de l’Ambassadeur de France par les extrémistes de KM5
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 13:08
RCA: le commerce de bois «profite toujours aux milices»

 

 

 

RCA: le commerce de bois «profite toujours aux milices»

 

Par  jeudi 16 juillet 2015

 

Global Witness dénonce l'existence d'un trafic du bois en Centrafrique. Dans un rapport sorti mercredi, l'ONG pointe du doigt la corruption d'entreprises françaises, chinoises et libanaises. Dans le but de pouvoir continuer à exercer leur activité, ces entreprises auraient payé les milices armées centraficaines, finançant ainsi le conflit. Depuis 2013, la Centrafrique ne peut plus exporter ses diamants. Mais en revanche le commerce du bois n'a connu aucune restriction. L'ONG Global Witness demande donc que le bois vendu depuis 2013 soit considéré comme du «bois de conflit». C'est à dire du bois dont la vente aurait financé le conflit centrafricain. Alexandra Pardal est la directrice de campagne à Global Witness pour les forêts du bassin du Congo. Elle est l'invitée d'Afrique Soir, et répond aux questions d'Alexis Guilleux.

 

« Pour continuer d'exporter et faire de l'argent, les entreprises devaient payer des généraux et des soldats de la Seleka. Elles se sont rendues complices des crimes des milices. »

 

La guerre en Centrafrique a-t-elle été financée par le commerce du bois ?

 

http://www.france24.com  17/07/2015

 

L'ONG Global Witness accuse des exploitants forestiers français, libanais et chinois de "complicité de crimes" en Centrafrique. Ces sociétés ont versé de l'argent en pleine guerre civile aux rebelles afin de poursuivre coupes et exportations de bois.

 

Des entreprises forestières internationales sont-elles complices de "crimes en Centrafrique" ? Selon l'ONG Global Witness, qui a publié un rapport sur la question le mercredi 15 juillet, des sociétés ont fermé les yeux sur les exactions commises dans le pays par des rebelles armés entre 2012 et 2014 et leur ont versé plusieurs millions d'euros. L’intérêt : pouvoir, malgré la guerre civile, continuer à extraire et à exporter - essentiellement vers l'Europe - du bois extrait de ce pays ravagé.

 

"Des entreprises européennes ont acheté du bois à des sociétés forestières de RCA, qui ont payé en 2013 plus de 3,4 millions d'euros aux rebelles pour continuer d'exploiter les forêts en toute illégalité, à grande échelle et pour des bénéfices considérables", précise Global Witness, dans ce rapport intitulé "Bois de sang, comment l'Europe a aidé à financer la guerre en République centrafricaine".

 

L'ONG s’attarde particulièrement sur trois entreprises : IFB (française, basée en Centrafrique depuis plus de 20 ans), Sefca (libanaise) et Vicwood Group (chinoise), qui concentrent 79 % des exploitations de bois en Centrafrique.

 

Corruption, rackets et pot-de-vin routiniers

 

Toutes trois s’illustrent, selon l’ONG, par le non-respect des lois centrafricaines. Outre des arriérés de taxes et de graves soupçons de corruption dans l’obtention des permis, ces entreprises ont donc, surtout, consenti à donner des pots-de-vin réguliers aux rebelles – notamment ceux de la Séléka, dont les exactions ont fait 5 000 morts et plus d’un million de déplacés.

 

"Depuis le départ de la Séléka du pouvoir, les forêts de RCA sont sous le contrôle d'autres groupes armés, les anti-balaka. Les exploitants forestiers continuent de verser de l'argent de manière routinière à ces derniers", accuse encore l'ONG.

 

Ainsi, outre les 3,4 millions d’euros versés à la Séléka en 2013, lorsqu’elle était au pouvoir, les sociétés ont cédé 127 000 euros aux milices armées anti-balaka en 2014, selon "une estimation basse", précise l’ONG.

 

"Une vraie entreprise militaro-commerciale"

 

Ces versement s’effectuaient – et s’effectueraient donc encore – lors de rackets des camions transportant le bois à des barrages installés sur les routes. "Pour la Séléka, c’était une vraie entreprise militaro-commerciale", explique Alexandra Pardal, directrice de campagne à Global Witness. Mais les sociétés internationales ont également payé des membres de la Séléka pour qu’ils assurent la sécurité de leurs installations. Aujourd’hui encore, le sud-ouest du pays, où se situent les principales réserves de bois très convoitées, échappe au contrôle des forces gouvernementales.

 

Les sommes ainsi récoltées par les rebelles sont faramineuses au regard du coût des armes dans le pays, poursuit la même source. À titre comparatif, la grenade la plus utilisée en Centrafrique coûte entre 50 cents et 1 euro.

 

"Vu l'ampleur des paiements" versés aux groupes armés, "tout le bois centrafricain vendu d'avril 2013 à janvier 2014 devrait être considéré comme du ‘bois du conflit’, car il a contribué à financer des crimes de guerre", estime l'ONG.

 

Global Witness appelle par ailleurs "les États membres de l'Union européenne à rompre tous les liens commerciaux et d'aide avec le secteur forestier de Centrafrique, qui reste une source d'instabilité, alors que le pays peine à rétablir la paix". D’autant que, depuis mars 2013, l’Union européenne est dotée d’un règlement sur le bois, visant à écarter du marché communautaire le bois et les produits dérivés issus d’une récolte illégale.

 

La France, en particulier, est rappelée à l’ordre dans le rapport pour avoir autorisé la commercialisation de grandes quantités de cette ressource centrafricaine.

 

"Négocier avec les rebelles", une nécessité ?

 

Parmi les mis en cause, figure également l’Agence française de développement (AFD), critiquée pour son soutien aux grands exploitants à travers le financement des plans d’aménagement forestier.

 

Contacté par France 24, Jean-Luc François, chef de division agriculture, développement rural et biodiversité au sein de cet organisme public se veut compréhensif envers les entreprises incriminées. "Le rapport se réfère à une situation de guerre civile dans laquelle les entreprises essaient de sauver leur propriété. Elles ont sans doute cherché à se protéger en payant des rebelles", explique-t-il. "Dans ce genre de situation, soit tout est pillé, soit il y a négociation avec des troupes rebelles. Le rapport manque de compréhension. Fallait-il fuir et tout laisser s’écrouler ?"

 

Une question qui s'est déjà posée sur le continent africain. Global Witness rappelle par exemple le triste précédent du Liberia, où le commerce du bois avait largement financé la guerre civile de 1990 à 2003, et le trafic d’armes.

 

La Centrafrique est membre du processus dit de "Kimberley" qui permet d’exclure du marché international toute marchandise liée à un conflit. Appliqué au commerce des diamants, il ne régule cependant pas celui du bois.

RCA: le commerce de bois «profite toujours aux milices»
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 12:56

 

 

 

Mettons-nous au dessus de toute partialité pour discuter de la candidature de Martin Ziguélé lors de la prochaine élection présidentielle. Quelle que soit l’équation qui se présentera, quels que soient les critères d’éligibilité qu’on aura inventés, en ce qui concerne la tenue des  prochaines élections, Martin Ziguélé sera bien présent à ce rendez-vous. Bien sûr, une chose est de faire partie de la course et une autre est de l’emporter. Mais l’essentiel est, semble-t-il, qu’il soit présent puisque « demain ne meurt jamais » et lui-même à l’habitude de faire sien, cet adage africain : « On ne donne pas le nom d’un bébé tant qu’il n’est pas encore né ».

 

Et si Martin Ziguélé était Séléka ?

 

Heureusement pour le Président du MLPC qu’« on ne fait jamais de l’histoire avec des si ». Au lendemain du renversement de François Bozizé par Michel Djotodia, plus d’une personne sera surprise d’entendre que Martin Ziguélé et Me Nicolas Tiangaye ont été de complicité avérée avec cette nébuleuse qui a réussi à imposer aux Centrafricains un régime de terreur en plein 21e siècle. Le cas Tiangaye sera traité dans un prochain article et consacrons-nous uniquement sur Martin Ziguélé. Sur sa supposée participation aux côtés de la Séléka, l’homme a toujours exigé dans une trilogie à ses adversaires d’apporter les preuves de leurs accusations. Principe simple mais fondamental en droit : « La charge de la preuve incombe à celui qui accuse ». Mais si l’on n’est pas juriste, on raisonnera autrement. Admettons qu’on soit en politique et nous sommes bien en politique, qu’on ne tiendrait pas le même langage. A moins de paraître pour le plus zozo de toute la RCA, la Séléka n’est pas sortie du néant, la Séléka n’a pas été une gratuité. Pire encore, la Séléka n’était pas invincible. Le tristement célèbre Général François Bozizé a passé environ dix ans au pouvoir mais pendant huit années, les rebelles ont occupé les ¾ du territoire Centrafricain. Le pouvoir de Bozizé ne se limitait qu’à Bangui alors qu’il avait prêté serment à deux reprises de garantir et de protéger l’unité et l’intégrité territoriale de la RCA. Du coup, au regard de la Constitution de 2004 qu’il avait lui-même promulgué, il s’était rendu coupable d’un acte de haute trahison. Il fallait bien qu’il soit dégommé. Tintin et grincheux comme il était, il fallait des zombies de son espèce pour lui faire la peau puisqu’il prétendait être venu au pouvoir par les armes et seules les armes pourront l’en déloger. Dit autrement, le pasteur Général d’armée avait prophétisé sans s’en rendre compte, de quelle manière sa chute adviendrait.

 

En quoi est-ce que Martin Ziguélé est concerné ?

 

Quelques mois avant l’avènement de la Séléka, son neveu Sylvain NDOUTINGAI  avait déclaré sur les ondes nationales que le malheur du régime de Bozizé ne viendra surement pas de lui. Autrement dit, la chute de Bozizé était déjà planifiée à cette époque. Qu’avait fait ce général pour se défendre ? Son responsable de renseignement n’est pas passé par quatre chemin pour indiquer que Bozizé était presqu’un sourd au pouvoir. Il n’a jamais voulu tendre  oreilles aux nouvelles qu’on lui présentait. Qui plus est, officier Supérieur de l’armée, François Bozizé n’avait que du mépris pour les FACA. Non seulement qu’il les rouait d’injures publiques à longueur de journée mais aussi il refusait de leur donner les armes pour combattre. L’histoire nous a appris que les tenues et les armes dont les Séléka se sont servi pour massacrer les Centrafricains proviennent de la célèbre GUANTANAMO (prison politique de Bossembélé) et du domicile de Jean Francis Bozizé, le fils aîné de Bozizé. Disons en passant que ce dernier était plus affairiste que militaire au point que certains médias se la sont coulé belle au travers d’un galon qu’il aurait reçu dans leur salon familial. Certainement que Martin Ziguélé appartient à un régime, certainement qu’il était le chef de fil de l’opposition fondu dans le FARE-2011 mais ce sera trop  facile de lui faire porter le chapeau de la Séléka fabriquée par Bozizé. Et si l’on veut bien comprendre, François Bozizé n’avait pas seulement fait piller les caisses de l’Etat mais a aussi fabriqué à la fois la Séléka et les anti-balaka, car de sources confidentielles, les deux tendances de la CPJP ont été sa création dans le but de combattre l’UFDR.

 

La probable surprise...

 

Si pour barrer la route à Martin Ziguélé, on s’appuie sur sa supposée participation aux côtés de la Séléka, ce sera peine perdue, car pour les Centrafricains, le chaos infesté dans lequel ils sont plongés, est d’abord politique. Toutefois, et c’est là que le débat devient intéressant, il faut une sinécure mais bien plus, un antidote politique pour juguler la crise. C’est pourquoi les Centrafricains devront aller dans les jours à venir vers les urnes. Ils sont donc tenus de confier pour les cinq prochaines années, leur destin entre les mains d’un homme politique. Même si François Bozizé est encore le sauveur pour certaines personnes, et même s’il devrait se présenter à la prochaine présidentielle, il ne foulera pas le sol centrafricain de manière officielle avant la fin de la transition. Etant donné que « la nature a horreur du vide », Martin Ziguélé aussi roublard que lui, saura tirer son épingle du jeu. Il est même fort à dire que ceux qui ont commencé à accuser Martin Ziguélé, sont en train d’épuiser leurs cartouches. Et puisque personne ne détient le monopole des accusations, Martin Ziguélé ne loupera pas tel ou tel accusateur, s’il détient des preuves contre lui. Mais ce sera au moment opportun.

 

Pétrus KASSALO

 

Source : La Fraternité du Mardi 14 juillet 2015

Lu pour vous : ELECTION PRESIDENTIELLE : ZIGUELE, LE CADAVRE ENCOMBRANT DES CHALLENGERS ET ELECTEURS
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 12:49
COMMUNIQUE DE PRESSE N°006/FDPC/17-07-2015

 

 

FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

F.D.P.C

        

 

 

Tout en restant dans le prolongement des récents communiqués publiés par nous, le FDPC vient une fois de plus, par le biais de cet autre communiqué attiré l’attention de la Communauté Internationale sur  les dérives managériales des questions électorales qui ont cours ces jours en République Centrafricaine. Il est question de jouer notre rôle d’acteur légitime et légitimé par les circonstances ponctuelles.

 

Hier, nous récusions déjà les conditions et même les clauses du Forum de Bangui tenu en Mai. Car ce Forum, sur le fond et la forme, était dénudé de son caractère inclusif et portait déjà les stigmates d’un désaccord  des acteurs politiques émergents et d’un conflit au caractère latent. Cette politique de division, de mercantilisme et de frustration  pratiquée actuellement en République Centrafricaine apparaît comme la couveuse d’une éventuelle crise plus cruelle et plus redoutable.

 

Les instigateurs de cette situation se retrouvent tapis dans l’ombre des plus hautes sphères de la Présidence de Transition. Ceux-ci manipulent au gré de leur funeste ambition, la Présidente et le Conseil National de Transition. Il est question pour eux de se faire et de manière rapide, de l’argent qui leur servira plus tard de troubler le pays. Leur désir d’écarter de potentiels candidats susceptibles de ramener l’unité et la concorde nationale vient de ce qu’ils rendront compte de leur gestion ; au cas où ces candidats sont élus. Pour les fossoyeurs de la paix qui se cachent à la Présidence de Transition,  il existe une République des Centrafricains et une République des Non-Centrafricains. Ce qui est une idée à décrier très rapidement. Ce genre de pensée contribuera à partitionner notre pays et l’idée du repli identitaire ira crescendo.

 

Face à la décision du Conseil National de Transition (CNT)  de refuser le droit de vote aux futures élections présidentielles à l'ensemble des réfugiés centrafricains ayant fui dans les Etats voisins pour préserver leurs vies, nous attirons l'attention de chacun sur les conséquences d'une telle exclusion pour la crédibilité et le caractère inclusif des prochaines élections que nous souhaitons tous transparentes, libres, inclusives et ouvertes à toutes et à tous. Il nous semble que rien qu’à réfléchir de la sorte, nous pouvons lire entre les lignes que les acteurs du pouvoir actuellement à Bangui veulent faire des élections et des résultats des élections, une chasse gardée. Mais détrompez-vous ! Tant qu’il nous en restera même une seule goutte de sang dans nos veines, vous ne ferez-pas de la République Centrafricaine une monarchie. Ressaisissez-vous tant qu’il est encore temps et revenez à de meilleurs sentiments !

 

Depuis décembre 2013, nous faisons le constat selon lequel  près de 30% de la population centrafricaine a été déplacée à l'intérieur du pays et plus de 560.000 personnes se sont réfugiées dans les pays limitrophes que sont : le Cameroun, le Congo, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Tchad.

 

Devrons-nous faire des reproches à tous ceux-là qui ont choisi, sans vraiment avoir le choix de sauver leurs vies ?

 

Croyons-nous un seul instant que ces personnes sont heureuses de vivres dans le dénuement total où elles ont tout perdu ? (biens matériels et humains)

 

Pourquoi le système actuel de Bangui veut faire de ses illustres enfants, des apatrides, alors que ceux-ci sont reconnus sur plusieurs scènes internationales comme étant des compétences mondiales et planétaires avérées ?  

 

Nous croyons qu’il s’agit d’un électorat potentiel et suffisamment  considérable qui ne doit pas être marginalisé ou ignoré au simple prétexte que les réfugiés ne sont toujours pas retournés en République Centrafricaine et leur refuser le droit de vote créerait une injustice supplémentaire dans un pays déjà profondément divisé. C’est sur cette base que nous appelons au droit de vote pour tous.

 

Par ailleurs, sur un tout autre plan sécuritaire, le mandat accordé à la MINUSCA l’autorisait à prendre toutes les mesures requises pour s'acquitter du mandat de : stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et contribution au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. Au vu des atermoiements lors du récent Forum de Bangui, fin mai, et de la dégradation continuelle de la situation sur le terrain, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) continue de se positionner comme un allié circonstanciel de choix et de taille pour une avancée rapide et fulgurante des objectifs communs : la paix en RCA. Il était question pour la MINUSCA d'abord d'être partout ! En tout cas, de se déployer sur la plus grande partie du territoire possible, pour poursuivre les missions engagées par Sangaris et la MISCA, mais donc avec d'avantage d'effectifs et davantage de logistique et de moyens car à la vérité, la RCA est grand comme la France et la Belgique réunies ; et le terrain a sa propre réalité. Il s’agit là d’une expérience militaire stratégique et opérationnelle que nous voulons mettre à contribution dans le but de voir la RCA sortir enfin des cendres des crises.

 

                                                                         Fait à Brazzaville, le 17 juillet 2015

 

                                                                      Le Général de Division

 

                                                                      Martin KOUMTA MADJI

 

                                                                      (Alias Abdoulaye Miskine)

 

                                                                       Président du FDPC

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 17:00
Communiqué de la cellule communication de Martin ZIGUELE

 

 

 

DIRECTION NATIONALE DE CAMPAGNE

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Cellule de communication

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COMMUNIQUE N° 7

 

 

ll y a bientôt deux (02) mois que les travaux du Forum National de Bangui (FNB) ont pris fin. Toute l’attention des Centrafricains est désormais tournée vers la mise en œuvre des différentes recommandations prioritaires dont l’urgence détermine toutes les autres à savoir le désarmement des groupes armés et des civils et l’organisation des élections de sortie de crise.

 

Les résultats sur lesquels le FNB a permis de déboucher n’ont été rendus possible que grâce à l’opportunité de communiquer entre eux qu’il a donnée aux Centrafricains.

 

Il y a donc lieu de s’en satisfaire, de féliciter l’ensemble des participants pour l’esprit de consensus et la volonté résolue de cesser avec une crise inutile qui ont prévalu tout au long des travaux dudit FNB et de remercier vivement la communauté internationale pour son appui multiforme, ses avis éclairés et neutres qui ont permis de parvenir à ces résultats.

 

Depuis lors, les compatriotes notent avec satisfaction que les efforts du gouvernement dans ses différents plaidoyers en direction des bailleurs ont permis que le pré-DDR soit enclenché et que l’Autorité Nationale des Elections (ANE) ait pu franchir plusieurs étapes préalables de son chronogramme, ce qui a permis le déclenchement du recensement électoral sans lequel aucune élection ne peut être sérieusement organisée.

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et son leader Martin ZIGUELE pour leur part, tout en soutenant lesdits efforts, œuvrent inlassablement dans la mesure de leurs possibilités, au démantèlement des barrières illégalement érigées sur tous les axes routiers, non seulement pour permettre aux populations de circuler librement mais surtout de garantir leur sécurité physique dans cette importante phase de la préparation des élections.

 

Convaincu que de l’élection viendra la solution durable à la crise que vit encore notre pays comme l’a précédemment déclaré la Cellule de communication du candidat Martin ZIGUELE, dans un texte largement diffusé courant Janvier 2015, le MLPC vient de désigner son Directeur de campagne en la personne de Christian TOUABOY. L’équipe qu’il est appelé à diriger sera très bientôt constituée.

 

C’est donc sans précipitation que le MLPC a commencé sa marche vers ces élections de sortie de crise, en recherchant de façon déterminée l’adhésion de tous les Centrafricains épris de paix, de démocratie, de justice sociale et du vivre-ensemble, autour de Martin ZIGUELE son candidat et de son projet de société.

 

Pour Martin ZIGUELE donc, le seul combat qui vaille, qui a motivé son engagement politique et sa candidature à cette élection est celui qu’il entend mener contre la souffrance des populations centrafricaines et le sous-développement de leur pays et non contre d’autres candidats comme lui.

 

Sur ces deux importants chantiers, il croit fermement faire d’abord l’unité - au-delà de son parti - de tous les Centrafricains par-delà les clivages.

 

Martin ZIGUELE n’a de cesse d’appeler, dans tous ses propos et déclarations, à l’unité du Peuple centrafricain pour tourner définitivement le dos aux rebellions, aux coups d’Etat, au recours à la force et à l’usage de la violence qui ont fait la démonstration de leur inutilité et de leurs incapacités à résoudre les problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés ainsi que leurs conséquences. Leurs promoteurs ont fini par devenir les principales victimes de leur propre produit.

 

Aujourd’hui, les partisans de la violence armée sont hélas réduits à l’exil, à l’errance et à la persécution de la justice nationale et internationale. Il est donc vivement souhaitable que leurs adeptes et tous ceux qui les prennent en modèle en tirent les leçons en tournant définitivement le dos à cette option aventureuse et sans issue au bout de laquelle il n’y a que souffrance.

 

Seules les élections pourront garantir la paix et la sécurité. C’est pourquoi tous les compatriotes en âge de voter sont prestement exhortés à se faire inscrire massivement sur les listes électorales, unique moyen de choisir librement ses dirigeants.

 

                                                                                  Pour la Cellule de communication

                                                                                  du candidat Martin ZIGUELE

 

 

Christophe NDOUBA

 

 

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 14:46
 Le favori de la présidentielle Martin Ziguélé s’est fait recenser

 

 

 

Bangui, 17 juillet (C.A.P) A peine rentré au bercail après un assez long séjour en France entrecoupé de plusieurs déplacements en Afrique de l’ouest, le leader et le candidat du MLPC Martin Ziguélé, s’est rendu au centre d’enregistrement du Centre de Santé Scolaire et Universitaire dans le premier arrondissement de Bangui, proche de sa résidence, pour se faire inscrire sur les listes électorales.

 

C’est à pied et escorté par une immense foule de partisans et supporters que Martin Ziguélé qui est donné favori par de nombreux compatriotes ainsi que plusieurs observateurs de la politique centrafricaine et la plupart de diplomates de Bangui comme le favori des prochaines présidentielles centrafricaines, est allé accomplir son devoir de citoyen tout en appelant ses compatriotes à aller aussi massivement se faire inscrire sur les listes électorales.

 

A Bangui, les opérations de recensement des électeurs sur les listes électorales de l’Autorité nationale des Elections (ANE) qui ont débuté le 27 juin dernier et qui devaient s’achever le 11 juillet avaient été prolongées jusqu’au samedi 18 juillet 2015.

 Le favori de la présidentielle Martin Ziguélé s’est fait recenser
 Le favori de la présidentielle Martin Ziguélé s’est fait recenser
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