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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 12:16
La mère de Camille Lepage toujours au combat

 

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr 13/10/2019 Par Yves Tréca-Durand

 

Cinq ans après l’assassinat de la photojournaliste Camille Lepage en Centrafrique, sa mère, Maryvonne, continue à faire vivre les engagements de sa fille, dont le destin tragique est le sujet d’un film qui sort le 16 octobre.

Quatre minutes après le SMS, le téléphone sonne déjà. Une heure plus tard, on est chez elle. Quand il s’agit de sa fille Camille, Maryvonne Lepage est du genre zélé. Qu’importe que l’on soit un samedi soir, qu’elle ait un tas de linge à repasser et des paquets de formalités en attente. L’avant-première du film Camille, de Boris Lojkine, est prévue trois jours plus tard, le 1er octobre, au multiplexe Pathé d’Angers (avant une sortie en salle le 16 octobre). Elle est un peu anxieuse, mais elle assure.

Le 13 mai 2014, déjà, elle répondait aux médias. À 6 h 25 – elle s’en souvient précisément –, la cellule de crise du Quai d’Orsay lui avait confirmé que le corps retrouvé, la veille, en Centrafrique dans un 4 × 4 par des militaires français était bien celui de Camille. Sa fille de 26 ans avait été fauchée par une rafale lors d’un accrochage entre les anti-balaka qu’elle accompagnait et des rebelles de la Séléka. Dans la minute qui a suivi, défendre la mémoire et le travail de sa fille est devenu une obsession, sa raison d’être. « J’ai joué le jeu des médias. Ce n’est pas vraiment moi qui parlais, c’était Camille »dit-elle l’air songeur.

Association, site Internet, deux livres de photos publiés en cinq ans, 40 000 images laissées par Camille, qu’il faut trier…

Dans sa maison à pans de bois du XVIe siècle, à deux pas du château d’Angers, les images fixées par sa fille en zone de guerre côtoient celles des jours heureux. On y voit Camille, encore lycéenne, et son grand frère Adrien. Posée sur le bord de son fauteuil en cuir, l’ancienne directrice des ressources humaines, le visage émacié, paraît fatiguée. Elle attrape une cigarette – une de plus – et raconte l’histoire qu’elle sert au public depuis cinq ans, qu’il s’agisse d’élèves de collèges et de lycées, de photographes aguerris à Perpignan ou du président de la République François Hollande lors d’une exposition au ministère de la culture en 2016.

Camille avait étudié le photojournalisme et ne voyait son avenir que dans les zones de conflit. En 2011, elle avait filé au Caire, impatiente d’immortaliser le « printemps arabe »« Le Caire m’a fait très peur, parce que c’était très violent sur la place Tahrir, il y avait beaucoup de viols », raconte Maryvonne. Dans la foulée, Camille veut partir au Soudan du Sud, puis en République centrafricaine. « On a eu des discussions toutes les deux et je lui ai dit : “Camille, tu n’as pas d’engagements, rien ne te retient. Si c’est ça que tu veux, vas-y et je serai là pour t’accompagner.” Son frère était contre. C’était une preuve d’amour, il avait peur pour sa petite sœur. »

Au téléphone, Adrien confirme : « Ceux qui ont côtoyé Camille sur le terrain disent qu’elle n’était pas une tête brûlée. A posteriori, ça me va, je suis à l’aise avec cette idée. » Il n’aime pas trop s’exprimer sur sa mort mais, puisqu’il est question d’évoquer l’engagement de sa mère, c’est différent. « Elle porte le truc complètement, elle a tout pris sur elle. Je suis impressionné qu’elle parvienne aussi bien à parler en public. Je ne sais pas d’où ça sort, c’est dingue ! »

La flamme du briquet rougit une autre cigarette. « Adrien me dit de lâcher prise, parce que c’est fatigant, que je dépense beaucoup d’énergie à faire des discours, à répondre aux interviews, à me rendre à l’étranger pour certains événements. J’y vais parce que j’estime que je dois le faire, mais intérieurement ce sont des pleurs, c’est douloureux. »

Deuil impossible

Boris Lojkine, réalisateur du film Camille, est allé voir la famille quatre mois seulement après l’assassinat. « Ce que je trouve fort, ce sont les relations très intimes que Maryvonne a nouées avec plein de jeunes photographes. C’est sa manière singulière de faire son deuil. »

« Faire son deuil », l’expression hérisse Maryvonne. Elle ne croit pas qu’elle y parviendra un jour. De toute façon, ça ne s’arrête jamais. Elle doit encore aller à Reims, Strasbourg et Wigan (Angleterre) pour des expositions. Il y a l’association qu’elle a créée avec le père de ses enfants, Guy, et leur fils Adrien, le site Internet, les deux livres de photos publiés en cinq ans, les 40 000 photos laissées par Camille, qu’il faut trier, sélectionner et redimensionner pour les expositions.

Sans parler du festival Visa pour l’image de Perpignan, qui décerne, depuis 2015, le prix Camille Lepage à de jeunes photoreporters. « On reçoit les dossiers, il faut les analyser, réunir le jury. C’est une façon de vivre pour moi. Quelque part, Camille m’a poussée à le faire. Elle me parlait, je sentais qu’elle était là. Je connais d’autres parents qui ont perdu un enfant photojournaliste. Eux ne font rien, c’est leur choix et je le respecte complètement. »

Le reste de sa vie est en lambeaux, elle le sait. « Le piano, depuis que Camille est décédée, j’ai dû en jouer trois fois. J’ai du mal. Lire des romans, je les commence et puis j’arrête. Le cinéma, j’y retourne de temps en temps. Mais je n’ai plus envie d’être joyeuse ou gaie. Ou je me l’interdis. Camille me dirait : “Vas-y, t’es ridicule. De toute façon, ça ne changera rien.” Je l’imagine très bien me dire ça. Peut-être qu’avoir une vie plus équilibrée serait une bonne chose. Mais c’est comme ça. »

 

Yves Tréca-Durand Angers, correspondant

 

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 18:14
Arrestation à Ngaoundéré de mercenaires peuhls des 3R du criminel Sidiki chassés de Koui par la Minusca
Arrestation à Ngaoundéré de mercenaires peuhls des 3R du criminel Sidiki chassés de Koui par la Minusca
Arrestation à Ngaoundéré de mercenaires peuhls des 3R du criminel Sidiki chassés de Koui par la Minusca

 

Images de mercenaires recrutés par les 3R du criminel Sidiki qui ont fui de Koui dans l'Ouham-Pendé devant les troupes de la MINUSCA pour regagner Ngaoundéré au Cameroun et se faire arrêter par les autorités camerounaises le 10 octobre 2019

Arrestation à Ngaoundéré de mercenaires peuhls des 3R du criminel Sidiki chassés de Koui par la Minusca

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 18:08
Une offensive diplomatique du Tchad en Centrafrique

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com  By  Nicolas Beau 10 octobre 2019

 

La nomination d’un nouvel ambassadeur du Tchad à Bangui, le général Noh Tamour Aldjidey, ancien attaché militaire aux Etats Unis, pourrait aider la diplomatie américaine à contrer l’offensive russe dans la région.

Par un Décret du 7 octobre 2019, le général Noh Tamour Aldjidey a été nommé ambassadeur du Tchad en Centrafrique. Il remplace un autre général, Yaya Dahoud Brahim, qui avait été rappelé par Idriss Deby Itno afin de faire partie du gouvernement, le 9 novembre 2018 pour devenir, pour peu de temps, ministre délégué à la présidence chargé de la Défense nationale.


Pendant presque une année le Tchad n’avait donc plus d’ambassadeur en titre. La gravité de la situation à la frontière tchadienne, qui a toujours été une grande préoccupation pour Idriss Deby Itno, devenait une impérieuse nécessité pour Ndjamena de nommer un ambassadeur. Idriss Deby Itno reste le meilleur connaisseur, sinon acteur, de la situation en Centrafrique.

La diplomatie américaine face à Idriss Deby Itno

Noh Tamour Aldjidey était précédemment attaché militaire à l’ambassade du Tchad aux Etats-Unis d’Amérique où il a pu nouer des liens de confiance avec le Pentagone et le Département d’État. Il aura pu constater que les critiques américaines contre Idriss Deby Itno étaient de moins en moins feutrées. Le communiqué de l’ambassade US à Ndjamena, du 9 juin 2019 avait été inhabituel, par sa virulence, qui dénonçait les atteintes aux droits de l’homme, le non-respect des règles démocratiques et les échéanciers électoraux.

Évidemment le sort réservé au nouveau parti d’opposition  « Les Transformateurs » du jeune (35 ans) président Succès Masra était en arrière-plan. Les Etats-Unis accepteraient mal que Succès Masra ne devienne le Kamto Tchadien.

Un militaire-diplomate connu à Washington

Le nouvel ambassadeur tchadien à Bangui connait bien Geesa Pasi, qui fut ambassadrice des Etats-Unis au Tchad jusqu’au 30 août 2018. Cette experte du continent africain est désormais l’une des Sous-Secrétaires d’État adjointe aux affaires africaines, sous l’autorité de Tibor Nagy, le Sous-Secrétaire d’Etat qui exerce une diplomatie active, au pas de charge, en Afrique centrale. On l’a constaté au Soudan, en RDC et récemment au Cameroun.

La tentative russe de faire une sorte de projet pilote et de  hub en Centrafrique, avec la complicité de ses dirigeants actuels, ne peut plus rester sans réponse américaine. L’ancien attaché militaire à Washington pourrait éventuellement y avoir une contribution.

On pourrait alors se demander si le président tchadien ne serait pas prêt à aider le Département d’État, en contrepartie d’une diminution de cette pression non équivoque qu’il subit aujourd’hui.

La riposte américaine

Les liaisons particulières sinon dangereuses de Faustin-Archange Touadera avec la Russie et le sulfureux groupe Wagner commencent à aiguiser les soupçons des Américains. Dans sa livraison, du 30 septembre 2019, The New York Times consacre un long article précisant la stratégie et les multiples interventions russes en Centrafrique. 

Les rencontres de haut niveau et les déclarations apaisantes, faites au gré de ses incessants voyages à l’étranger, du président Touadera ne convainquent guère que les bisounours.

Des questions autour d’une nomination

Dans ce contexte tentaculaire, le nouvel ambassadeur du Tchad à Bangui a-t-il été nommé :
 – Pour normaliser les relations diplomatiques entre deux régimes agonisants ?
– Pour mieux faciliter la diminution des problèmes sécuritaires dans le nord-ouest de Centrafrique qui impactent le sud du Tchad ?
– Pour développer un partenariat agissant Tchad-Etats-Unis d’Amérique en Centrafrique pour mieux contrer la Russie et tenter ainsi d’atténuer la pression américaine qui pèse actuellement sur le président tchadien ? 

En tout état de cause, la promotion de l’attaché militaire de l’ambassade du Tchad à Washington pour devenir ambassadeur du Tchad à Bangui est loin d’être anodine.

 

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 17:28
Le Centrafrique donne un million de dollars au Fonds de Lutte contre le SIDA
Le Centrafrique donne un million de dollars au Fonds de Lutte contre le SIDA
Le Centrafrique donne un million de dollars au Fonds de Lutte contre le SIDA
Le Centrafrique donne un million de dollars au Fonds de Lutte contre le SIDA
Le Centrafrique donne un million de dollars au Fonds de Lutte contre le SIDA
Le Centrafrique donne un million de dollars au Fonds de Lutte contre le SIDA

 

Le Centrafrique donne un million de dollars au Fonds de Lutte contre le SIDA 

 

Lyon (France) abrite depuis ce matin du 10 octobre 2019 la 6e Conférence de restitution du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Plusieurs Chefs d’Etat et de Gouvernement sont présents à cette rencontre internationale, dont le N°1 Centrafricain, Professeur F.A Touadera qui fera aussi une annonce de contribution. L’objectif de ce sommet est de récolter « 14 milliards de dollars minimum » pour éradiquer le SIDA, la tuberculose et le paludisme. 

 

A cet effet, «  mon pays, s’engage à contribuer symboliquement à hauteur de 600 millions de FCFA, soit un million de Dollars américains aux ressources du Fonds Mondial, pour les trois prochaines années », a annoncé le Président de la République Centrafricaine, le Professeur Faustin Archange Touadera dont la déclaration a été rapportée par la page Facebook.  

 

Le taux de prévalence du SIDA en Centrafrique :

 

« En RCA, le taux de prévalence du VIH au sein de la population adulte est de 4,3% (à Bangui, il est  de 7,7%). On estime que 140.000 personnes sont séropositives dans le pays », a rapporté en 2018 ONUSIDA, OMS/PNLS. La maladie.

Faudra rappeler qu’il y a deux jours, Michel Sidibé, le directeur exécutif ONU/SIDA a signé à Bangui avec le Président Touadéra et les Ministres de la Santé et des Armées un protocole de lutte contre le VIH et les violences basées sur le genre dans les forces armées. Un budget de départ de 600.000 euros est donné. 

S’agissant des autres contributions, « la France va augmenter de 15% sa contribution à la lutte contre le SIDA, le paludisme et la tuberculose », a indiqué AFP.

Environ 35 millions de personnes dans le monde vivent avec le virus du SIDA dont la majorité en Afrique. « La priorité dans la lutte contre le sida reste la recherche du vaccin. Les chercheurs avancent et différentes méthodes sont en cours d’essai », lit-on sur savoirs.rfi.fr.  « Pas moins de quatre laboratoires, tous français, ont développée des vaccins thérapeutiques : un espoir pour toutes les personnes séropositives ». Un laboratoire sud africain a aussi testé un vaccin contre le SIDA.

 

Images: Présidence de la République

 

 

Lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme dans le monde, la RCA engagée à donner 600 millions F Cfa

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 10 octobre 2019 14:40

 

Lors des travaux de la 6e conférence de Reconstitution des ressources du Fonds Mondial International qui se sont achevés ce 10 octobre 2019 à Lyon en France, la République Centrafricaine s'est engagée à contribuer à hauteur de 600 millions de francs Cfa à la lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme dans le monde.

Première du genre pour la RCA dans le domaine sanitaire à l'échelle planétaire. Représentée lors de ce rendez-vous de haut niveau par le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra et le Ministre de la Santé Dr Pierre Somsé, la RCA a financé jusqu'à hauteur de 600 millions de francs Cfa.

Malgré la crise militaro-politique, la RCA s'engage à contribuer pour la lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme dans le monde. Une satisfaction pour le Ministre de la Santé Dr Pierre Somsé joint via Whatsapp. Selon le membre du gouvernement, la RCA souhaite ainsi couvrir tous ses besoins en matière de santé.

Cette mobilisation du Fonds Mondial International de lutte contre le Sida, la Tuberculose se tient tous les 3 ans pour lutter contre ces maladies qui tuent des millions de personnes sur la planète.

Pour cette 6e conférence, la contribution de tous les pays membres doit atteindre en moyen 18 milliards de dollars pour éradiquer ces trois fléaux dans le monde de 2020 à 2022.

Cette conférence de Reconstitution des ressources du Fonds Mondial International que la France accueille pour la première fois, s'est déroulée du 9 au 10 octobre 2019. Plusieurs présidents et représentants des pays africains ont pris part à ces travaux à Lyon en France parmi lesquelles Faustin Archange Touadéra, de la République Centrafricaine.

 

 

La France agit à travers plusieurs instruments pour lutter contre ces trois maladies en Centrafrique :

 

Le montant de 14,02 milliards de dollars réuni collectivement lors de la 6e conférence de restitution du Fonds mondial de lutte contre le #SIDA, la #tuberculose et le #paludisme est aussi un espoir pour les patients atteints de ces maladies en Centrafrique🇨🇫

 

 

Expertise France gère l’initiative 5% (contribution indirecte de la France au Fonds mondial), qui finance en Centrafrique un projet de formation paramédicale à Bangui et dans la préfecture de la Mambéré Kadei. Ce projet de 1 million d’euros sur trois ans est porté par la Croix-Rouge française française.

 

L’Institut Pasteur de Bangui accueille environ 200 patients quotidiennement ce qui en fait le premier laboratoire d’analyse et de vaccination en Centrafrique. Près de la moitié de son activité concerne le diagnostic et le suivi des patients infectés par le #VIH dont le traitement et les analyses sont gratuits pour les patients grâce au financement du Fonds mondial. Il est aussi un acteur majeur de la lutte contre le #paludisme dans le pays. L’Institut joue un rôle de sentinelle pour la surveillance de 8 maladies ayant un impact majeur sur l’espérance de vie en RCA, dont la #tuberculose.

 

L’AFD - Agence Française de Développement finance un projet pour renforcer les capacités sanitaires du district de Boda et permettre la prise en charge communautaire du #paludisme. Ce projet de 558 000 € sur deux ans est mis en œuvre par l’ONG ALIMA.

Lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme dans le monde, la RCA engagée à donner 600 millions F Cfa

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 10 octobre 2019 14:40

 

Lors des travaux de la 6e conférence de Reconstitution des ressources du Fonds Mondial International qui se sont achevés ce 10 octobre 2019 à Lyon en France, la République Centrafricaine s'est engagée à contribuer à hauteur de 600 millions de francs Cfa à la lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme dans le monde.

Première du genre pour la RCA dans le domaine sanitaire à l'échelle planétaire. Représentée lors de ce rendez-vous de haut niveau par le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra et le Ministre de la Santé Dr Pierre Somsé, la RCA a financé jusqu'à hauteur de 600 millions de francs Cfa.

Malgré la crise militaro-politique, la RCA s'engage à contribuer pour la lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme dans le monde. Une satisfaction pour le Ministre de la Santé Dr Pierre Somsé joint via Whatsapp. Selon le membre du gouvernement, la RCA souhaite ainsi couvrir tous ses besoins en matière de santé.

Cette mobilisation du Fonds Mondial International de lutte contre le Sida, la Tuberculose se tient tous les 3 ans pour lutter contre ces maladies qui tuent des millions de personnes sur la planète.

Pour cette 6e conférence, la contribution de tous les pays membres doit atteindre en moyen 18 milliards de dollars pour éradiquer ces trois fléaux dans le monde de 2020 à 2022.

Cette conférence de Reconstitution des ressources du Fonds Mondial International que la France accueille pour la première fois, s'est déroulée du 9 au 10 octobre 2019. Plusieurs présidents et représentants des pays africains ont pris part à ces travaux à Lyon en France parmi lesquelles Faustin Archange Touadéra, de la République Centrafricaine.

 

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 17:26
Centrafrique : Où vont les taxes versées par les sociétés forestières ?

 

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 10 octobre 2019 14:49

 

Les Centrafricains et les habitants de la Mambéré Kadéï se plaignent de l’inaction de l’administration forestière dans le cadre du reboisement pour préserver de l’environnement. Les exploitants forestiers disent être en règles avec la loi en vigueur en s’acquittant régulièrement de leurs redevances. Ils accusent les autorités en charge des Eaux et Forêts de faire une mauvaise redistribution pour financer le reboisement dans le pays.

Selon des informations de Radio Ndeke Luka, plusieurs centaines de millions de Francs Cfa sont versées chaque année par les sociétés forestières à l’Etat centrafricain. Ces fonds représentent les taxes forestières et sont logés dans un compte spécial à la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC). Ils sont repartis pour des charges bien déterminées à savoir le reboisement pour protéger la forêt et la lutte contre les changements climatiques.

La gestion de cette somme aurait fait l’objet de détournement par les autorités communales et leurs complices. Face à cette situation, une instruction présidentielle relative à la gestion des taxes forestières affectées aux communes a été prise en mai 2007 pour réglementer l’utilisation de ces fonds.

Cette mesure est loin de calmer la crainte des habitants des zones d’exploitation forestière qui continuent de se plaindre de cette gestion opaque des fonds. Cette situation est l’onde de choc entre les activistes et les gouvernants.

« Toutes les richesses s’en vont, que feront nos enfants ? Nous au moins, nous voyons le bois partir. Il est temps que le gouvernement s’occupe de ces richesses », a indiqué Ghislain Nganabem, chargé de mission dans l’Association « Amis Bois » de Berberati.

En dépit de la volonté des sociétés à payer les différentes taxes, rien ne semble évoluer selon Sylvain Koyo, responsable transport à EXOTICA du groupe SEFCA. « Il est un impératif pour nous de faire le reboisement et on le fait pour protéger l’environnement », a-t-il martelé. 

Les activistes notent que les programmes d’emploi présentés souvent par les communes ne tiennent pas compte des investissements souhaités tel que le reboisement. Des ONG de protection de l'environnement se préoccupent également de cette situation. Pour elles, cela ne cadre pas avec la vision du pays en matière de protection de l’environnement.

« Nous demandons à l’administration de se mettre résolument au travail. Il y a lieu d’appeler l’Union Européenne qui est aussi partie signataire à l’accord d’être regardant dans l’observation indépendante qui n’hésite pas d’insister sur les irrégularités », a fait savoir Jean Jacques Urbain Mathamalé, coordonnateur du Centre pour l’Information Environnementale et le Développement Durable (CIEDD).

A la tribune des Nations Unies le 24 septembre 2019, le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra, se faisant l’avocat de l’Accord de Paris pour préserver la planète, a déclaré que les exploitations des ressources naturelles sont à l’origine des changements climatiques.

« L’exploitation abusive des ressources naturelles est l’une des causes du changement climatique qui perturbe et hypothèque sérieusement l’avenir de notre pays », a souligné Faustin Archange Touadéra.

50% des taxes de reboisement sont versés au Fonds de Développement Forestier qui l’utilise pour des actions de reboisement. Malgré cela, les plaintes ne sont pas de nature à rassurer ni conforter la politique de la RCA en matière du climat.

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 17:25
A Zapaï, les réfugiés centrafricains coupés des soins par la rivière

 

 

AFP 11.10.2019 à 09:00

 

Dans l'hôpital de fortune du camp Zapaï, en République démocratique du Congo, les patients centrafricains du Dr Célestin Dodouwamboli attendent sur des lits faits de quelques planches ou à même la terre battue du sol.

Césariennes, hernies, appendicites, toutes les opérations se font sans eau courante, sur une table couverte d'une bâche bleue en guise de bloc opératoire. "Quand j'opère, j'endors les patients avec de la kétamine, quand il y en a...", avoue le chirurgien, qui reconnaît "un nombre élevé de morts".

Pourtant, à Zémio, ville centrafricaine dont le Dr Dodouwamboli et ses patients sont originaires, du matériel médical plus moderne est disponible. Pour s'y rendre, il suffirait de traverser la rivière Mbomou, qui serpente le long de la frontière entre la Centrafrique et la République démocratique du Congo.

Mais des groupes armés contrôlent la traversée et exigent des prix trop élevés pour les patients du docteur.

Le camp Zapaï a été créé par des Zandés de Zémio, qui sont désormais 30.000 à y habiter, selon l'ONU. Ils ont fui Zémio en 2017, quand les mêmes groupes armés ont instrumentalisé les tensions entre cette ethnie de cultivateurs et les Peuls éleveurs, qui cohabitaient jusque-là.

Des groupes issus de la rébellion séléka, qui avait chassé du pouvoir le président François Bozizé en 2013, comme l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), prétendent défendre les intérêts des Peuls face aux milices autoproclamées d'"autodéfense" (antibalaka).

Mais après la fuite de la majorité des Zandé, les groupes ex-séléka taxent désormais lourdement tous les habitants de la ville.

Aux maux centrafricains viennent s'ajouter les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui patrouillent le long des axes pour attaquer les convois, enlever les agriculteurs et voler leurs récoltes. Les commerçants n'osent plus venir à Zémio et les cultivateurs n'osent plus quitter la ville.

Ils ne peuvent donc que compter sur les vivres du Programme alimentaire mondial de l'ONU, qui mettent deux mois à arriver par camion de la capitale, Bangui, à 1.000 km de là.

"Ça fait plus de 20 ans que les routes n'ont pas été refaites", confie un chauffeur de l'ONU, adossé à son camion défoncé, qui réclame l'anonymat pour décrire les conditions de transport déplorables: "Le bac d'une des rivières à traverser peut porter seulement 20 tonnes, quand on met le chargement dessus, les enfants sont obligés d'écoper l'eau. On a failli perdre un camion".

Par Florent VERGNES

 

© 2019

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 17:23
Régime de transition en Centrafrique: « Cette approche-là n’est pas acceptable» I Chergui
Régime de transition en Centrafrique: « Cette approche-là n’est pas acceptable» I Chergui

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Régime de transition en Centrafrique: « Cette approche-là n’est pas acceptable»

 

 

Par Christophe Boisbouvier RFI: vendredi 11 octobre 2019

 

En Centrafrique, l’opposition demande que le président Touadéra cède la place à un régime de transition d’ici 2020. Réaction ferme du commissaire paix et sécurité de l’Union africaine, Smaïl Chergui.

RFI : Vous rentrez de Bangui, mais, malgré l’accord de paix du mois de février, les violences continuent, est-ce que c’est inquiétant ?

Smaïl Chergui : Je pense que, selon l’évaluation que nous avons faite depuis la signature de l’accord de février dernier, les violations et les violences ont plutôt baissé. C’est vrai que nous avons quelques points chauds, comme ceux qui sont intervenus dans la région du mouvement des 3R [près de Paoua], ou dernièrement à Birao, mais les statistiques sont vraiment encourageantes, nous avons beaucoup de vies humaines qui ont été préservées ces derniers mois et, certes on aurait aimé qu’il n’y ait pas de violences du tout, mais en tous les cas, depuis la signature de l’accord, nous avons constaté qu’il y avait moins de violence. Nous avons aussi constaté qu’il y a des avancées, qui ne sont peut-être pas du niveau que nous aurions souhaité, mais à ce stade il y a déjà tous les Comités de mises en œuvre préfectoraux, au moins quinze d’entre eux sont sur place, quatorze Comités techniques de sécurité sont également fonctionnels et nous avons surtout noté qu’il y a un déploiement des forces de défenses et de sécurité dans plusieurs parties du territoire. Le fait que tous les préfets maintenant sont déployés et le fait que 66 sous-préfets sur 71 ont été déployés… Ce retour de l’administration publique est un signal qui ne trompe pas, y compris à Birao dans quelques jours, où il y aura un déploiement de la gendarmerie, de la police et de l’armée. Cela veut dire que les services de l’État ont commencé réellement à reprendre les choses en main, ce sont des avancées qu’il faut prendre en compte. Donc durant cette visite, nous avons non seulement fait ces constats, mais nous avons aussi fait le constat de ce qui aurait pu être fait, qu’il s’agisse des mouvements qui continuent encore à entretenir certains barrages illégaux ou des attaques sur les gens, qu’il s’agisse de non-adhésion totale au processus de DDR. Mais peut être le retard le plus urgent à combler, c’est celui du déploiement des unités spéciales mixtes de sécurité, les USMS, qui constituent réellement un élément essentiel de l’accord dans la mesure où il va promouvoir une certaine intégration, amener les éléments du mouvement à travailler avec les FACA. Le lancement de ces USMS nous donnera l’occasion d’avoir des observateurs sur place, un outil légal d’action en faveur de la protection des institutions de l’État et de la promotion de la paix dans ces régions-là.

Alors les USMS, ce sont les unités spéciales mixtes de sécurité, c’est-à-dire en fait des patrouilles mixtes, moitié forces armées, moitié anciens rebelles, mais pour l’instant ça ne marche pas…

En fait, le président de la République doit conduire à l’ouest du pays le lancement de la première USMS, donc c’est vraiment le lien qui va montrer que tous les fils de ce pays peuvent s’intégrer, travailler ensemble et promouvoir la sécurité de leur pays.

Autre problème, les pays voisins. À Birao dans le nord-est de la Centrafrique, les rebelles s’entredéchirent et ils se ravitaillent au Soudan voisin, notamment à Nyala au sud du Darfour…

C’est absolument important que cette situation évidemment soit traitée avec les pays voisins et dès le début, si vous vous rappelez, notre démarche était aussi d’inclure dans l’effort tous les pays voisins, et ils y ont répondu. La preuve, nous avons jusqu’ici déjà tenu la Commission mixte avec le Cameroun, avec le Congo-Brazzaville et très bientôt en novembre avec le Tchad. Donc effectivement ces frontières, c’est une donnée réelle et sur laquelle évidemment nous appelons les pays à travailler. Et de fait cette question, nous l’évoquons ici au moment où nous sommes actuellement au Soudan. Je crois qu’il y a une très bonne volonté de part et d’autre, donc je vous rejoins pour dire qu’il faut absolument que tous ces mouvements ou toutes ces infiltrations, si elles sont confirmées, tous ces trafics d’armes qui pourrait aussi exister ne sont pas de nature à travailler, ni pour la sécurité de la Centrafrique, ni pour celle des pays voisins.

Et c’est une donnée dont vous parlez avec les nouvelles autorités soudanaises, avec le conseil souverain de Khartoum ?

Je crois que nous avons déjà approché les plus hautes autorités du pays et je crois que c’est une des questions, y compris la tenue prochaine de la Commission mixte entre le Soudan et la République centrafricaine, donc nous avons déjà l’accord de principe.

La présidentielle en République centrafricaine, c’est à la fin de l’année prochaine, mais dans l’opposition, beaucoup disent qu’il sera impossible de faire campagne à l’intérieur du pays et qu’il vaut mieux mettre en place un régime de transition d’ici 2020…

Je crois que les Nations unies, l’UE et l’Union africaine, nous nous sommes exprimés à l’unisson sur cette question, considérant que cette approche-là n’est pas acceptable. C’est un glissement dont on ne sait pas où il mènera encore le pays. Je pense qu’il y a eu un processus électoral crédible qui a amené le président Touadéra actuellement, donc l’opposition est dans son rôle de critiquer le gouvernement, mais de là à nous ramener encore en arrière, une nouvelle transition, je pense que les trois organisations auront catégoriquement rejeté cette approche, tout comme on a rejeté à l’unisson le report des élections.

Il n’empêche, beaucoup d’opposants centrafricains reprochent au président Touadéra d’avoir conclu un pacte avec les groupes armés afin de pouvoir faire campagne l’année prochaine dans les territoires que contrôlent ces groupes armés, alors que les autres candidats resteront bloqués à Bangui.

Moi, il me semble que le moment venu, avec la MINUSCA, quand le processus électoral sera avancé, je crois que nous nous emploierons à mettre un processus qui permettra à tous les candidats d’avoir un libre accès, un égal accès aux électrices et électeurs centrafricains.

Pour la paix en Libye, l’ONU veut organiser d’ici quelques semaines une conférence entre tous les pays qui soutiennent militairement les belligérants, c’est-à-dire notamment la Turquie, l’Égypte, les pays du Golfe. Est-ce que vous soutenez cette initiative ?

Je ne sais pas si vraiment on a besoin de tenir une conférence avec tous ces pays qui interfèrent ouvertement dans les affaires libyennes. Est-ce qu’il n’aurait pas fallu exiger que l’embargo décrété par le Conseil de sécurité soit immédiatement mis en œuvre et qu’il soit assorti de mesures adéquates pour ceux qui n’y répondraient pas ?

À l’Assemblée générale des Nations unies, il y a deux semaines, vous avez demandé au Conseil de sécurité de remplacer l’actuel monsieur Libye de l’ONU par un monsieur Libye commun à l’ONU et à l’Union africaine, pourquoi cette proposition ?

Je crois que, depuis huit ans, les Nations unies gèrent ce dossier et malheureusement on n’arrive pas à avancer. Bien plus, la situation se complique. Donc c’est de bonne foi que nous avons dit : « associons-nous aux Nations unies, qui certes a fait un travail, mais on voit qu’il n’aboutit pas, et qu’on puisse avoir une personnalité conjointe qui soit de très grande dimension, de très grande probité, cela nous permettra ensemble d’agir mieux, peut-être d’élever la voix quand il le faut ensemble et surtout d’arrêter ce schisme qui est en train de s’élargir entre les Libyens, et vraiment d’arrêter l’arrivée massive des armes très meurtrières, très avancées, et son impact qui est terrible. »

Voulez-vous dire que l’actuel monsieur Libye de l’ONU Ghassan Salamé a beaucoup travaillé, mais n’a pas réussi et qu’il faut peut-être qu’il passe la main ?

Je crois qu’il a certainement travaillé, mais la situation est complexe, elle est difficile, c’est pour cela que nous voulons joindre nos efforts à ceux des Nations unies. Si par exemple elles veulent le nommer lui comme représentant conjoint, peut-être qu’on va examiner la question et peut être arriver à un accord, c’est vous dire que ce n’est pas tellement sa personnalité elle-même, mais nous voulons réellement être partie prenante pour la recherche de la solution à laquelle je pense que nous pourrons apporter certaines sensibilités en tant qu’Africains.

Pour vous, le bon profil, c’est quelqu’un de consensuel qui soit à la fois le représentant de l’ONU et de l’Union africaine ?

Absolument et nous avons en tête une très grande personnalité qui est connue. Déjà en 2011, il était sur le dossier. Donc, si d’aventure cette idée est acceptée par le Conseil de sécurité, je pense que nous serons très heureux de matérialiser, de concrétiser cette possibilité, et de nous mettre au travail ensemble.

 

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Centrafrique-Presse.com
9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 19:52
Goodluck Jonathan explique pourquoi les présidents en exercice ont du mal à quitter le pouvoir

Lu pour vous 

 

maliactu.info Oct 5, 2019 10:12 AM

 

L’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan a déclaré que les éloges excessifs aux présidents en exercice leur faisaient croire qu’ils sont des petits dieux et qu’il leur était impensable de quitter leurs fonctions.

Jonathan a fait cette déclaration jeudi, 3 octobre, lors du sommet constitutionnel à Niamey, en République du Niger.

Jonathan, qui est l’un des intervenants au sommet organisé par l’Institut national démocratique (NDI), a également déclaré que la crainte de persécution après l’exercice de ses fonctions rendait difficile la renonciation au pouvoir d’un président en exercice.

 

“Créons un environnement dans lequel les gens vont croire qu’il y aura une vie après le pouvoir. Que si tu quittes ton poste, tu ne devrais pas être persécuté. La manière dont nous gérons en tant que présidents et anciens présidents est importante. La première mesure est de briser cette crainte qui fera qu’un président en exercice craigne de quitter ses fonctions.”

 

“Les Africains sont parfois leur propre problème car nous pensons toujours que nos présidents sont de petits dieux. Que quelqu’un soit président ne signifie pas qu’il est un dieu. Nous avons une tradition de chants et de louanges. Nous avons tendance à donner à nos présidents le nom qu’ils ne méritent pas.”

 

«Nous avons tendance à trop louer les présidents en exercice et à leur faire croire qu’ils sont de petits dieux. Quand nous faisons penser à un président en exercice qu’il est ‘dieu’ et qu’il est le seul à pouvoir diriger les affaires de la nation alors la personne sera là; personne n’enlève dieu.”

 

“Quand vous faites sentir à un président qu’il est dieu, ne vous attendez pas à ce qu’il parte. Les médias et la société civile doivent continuer à avertir les personnes qui font croire aux présidents qu’ils sont les meilleurs. Que vous soyez président ne signifie pas que vous valez mieux que les autres. Nous, citoyens de ce continent, créons de petits dieux et dieu ne peut pas partir du pouvoir. ”

 

 

 

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 19:52
Goodluck Jonathan explique pourquoi les présidents en exercice ont du mal à quitter le pouvoir

Lu pour vous 

 

maliactu.info Oct 5, 2019 10:12 AM

 

L’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan a déclaré que les éloges excessifs aux présidents en exercice leur faisaient croire qu’ils sont des petits dieux et qu’il leur était impensable de quitter leurs fonctions.

Jonathan a fait cette déclaration jeudi, 3 octobre, lors du sommet constitutionnel à Niamey, en République du Niger.

Jonathan, qui est l’un des intervenants au sommet organisé par l’Institut national démocratique (NDI), a également déclaré que la crainte de persécution après l’exercice de ses fonctions rendait difficile la renonciation au pouvoir d’un président en exercice.

 

“Créons un environnement dans lequel les gens vont croire qu’il y aura une vie après le pouvoir. Que si tu quittes ton poste, tu ne devrais pas être persécuté. La manière dont nous gérons en tant que présidents et anciens présidents est importante. La première mesure est de briser cette crainte qui fera qu’un président en exercice craigne de quitter ses fonctions.”

 

“Les Africains sont parfois leur propre problème car nous pensons toujours que nos présidents sont de petits dieux. Que quelqu’un soit président ne signifie pas qu’il est un dieu. Nous avons une tradition de chants et de louanges. Nous avons tendance à donner à nos présidents le nom qu’ils ne méritent pas.”

 

«Nous avons tendance à trop louer les présidents en exercice et à leur faire croire qu’ils sont de petits dieux. Quand nous faisons penser à un président en exercice qu’il est ‘dieu’ et qu’il est le seul à pouvoir diriger les affaires de la nation alors la personne sera là; personne n’enlève dieu.”

 

“Quand vous faites sentir à un président qu’il est dieu, ne vous attendez pas à ce qu’il parte. Les médias et la société civile doivent continuer à avertir les personnes qui font croire aux présidents qu’ils sont les meilleurs. Que vous soyez président ne signifie pas que vous valez mieux que les autres. Nous, citoyens de ce continent, créons de petits dieux et dieu ne peut pas partir du pouvoir. ”

 

 

 

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 19:27
Nos hélicoptères qui tombent comme des pierres ( Madiambal Diagne )
Nos hélicoptères qui tombent comme des pierres ( Madiambal Diagne )

Lu pour vous

 

http://homeviewsenegal.com

 

Le Sénégal a fini de rendre hommage à ses trois soldats (le Capitaine Gorgui Foune, l’Adjudant-chef Ndiaw Coulibaly et le Sergent-chef Mady Coly) qui ont perdu la vie, tués dans le crash accidentel de leur hélicoptère, lors d’une mission pour le compte de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). La Nation a fait d’eux, on ne peut plus légitimement, des héros. Il convient donc de s’incliner devant leur mémoire et de partager avec leurs camarades militaires, leurs proches et leurs familles, ces moments de deuil. On prie également pour le Capitaine Thiam, dont on avait espéré qu’il retrouve la santé, mais dont on vient d’apprendre qu’il n’a pas survécu à ses blessures. Mais le Sénégal leur doit plus que cela. Le Sénégal se doit de situer les responsabilités sur d’éventuels manquements ou travers qui auraient pu conduire à leur mort tragique. Un accident peut procéder certes d’une fatalité, de circonstances incontrôlables mais aussi peut bien résulter de négligences ou même de fautes de la part d’acteurs sur une chaîne de responsabilités. Une enquête sérieuse et rigoureuse s’impose. L’Etat du Sénégal a le devoir d’ouvrir une enquête à même de faire la lumière sur ce crash.

En attendant les conclusions d’une telle enquête, tous les aéronefs de ce type acquis par l’Armée sénégalaise dans les mêmes conditions que ce MI 35 de fabrication russe tombé à Bouar (Centrafrique), devraient être cloués au sol, par mesure de sauvegarde ou mesure de précaution. Il y a assurément de quoi s’interroger ou de s’inquiéter sur la fiabilité et le niveau de sécurité de ces hélicoptères achetés et livrés au Sénégal en janvier 2017. En effet, l’un de ces hélicoptères était déjà tombé à Missirah, au mois de mars 2018 et avait fait quelque huit morts et douze blessés. Cet hélicoptère MI 17, de retour d’une mission en Casamance, d’assistance civile de l’Armée nationale, était, il faut le souligner, du même lot que celui tombé en Centrafrique et dans les mêmes conditions. C’était un lot de trois hélicoptères acquis d’une société très active en Afrique de l’Ouest et qui voudrait se spécialiser dans la vente d’équipements militaires et de télécommunications. Le taux de crash (2 sur 3 spécimens, en l’espace de 18 mois) est assez inquiétant pour mériter une enquête. Les hélicoptères étaient acquis après un reconditionnement en Pologne.

Au total, l’Armée sénégalaise disposerait encore de 5 hélicoptères de type MI. Il s’y ajoute que les résultats de l’enquête ordonnée, suite au premier crash de Missirah, restent encore inconnus du public ; alors que le gouvernement avait promis de «faire toute la lumière sur cet accident et en toute transparence». Seulement, au premier anniversaire de ce drame, le journal L’Observateur s’interrogeait sur les suites de l’enquête ouverte. Notre confrère soulignait notamment qu’«aussitôt après le crash, les éléments de la Section de recherches de la Gendarmerie nationale se sont rendus sur les lieux pour récupérer toutes les pièces susceptibles de déterminer les causes exactes du crash. Ils sont retournés à Dakar avec les enregistreurs de l’hélicoptère de l’Armée sénégalaise. Mais ces enregistreurs sont inexploitables à cause d’une défaillance antérieure», renseignait le journal. D’ailleurs, ajoutait-il, «les éléments de la Section de recherches se sont même déplacés jusqu’en Russie pour une lecture des enregistreurs. L’enquête a été bouclée depuis longtemps par la Section de recherches pour ce qui la concerne et le dossier a été transmis au procureur de Fatick. Mais aujourd’hui l’enquête est toujours au point mort. Ce qui pousse à se poser la question de savoir si les causes de l’accident seront un jour connues ?»

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Le drame de Bouar aurait été évitable

On se demande bien si l’Armée sénégalaise ne serait pas épargnée du drame de Bouar si une mesure de précaution avait été décidée pour mettre à l’arrêt les hélicoptères issus de ce lot, en attendant les conclusions de l’enquête. Qui ne se rappelle pas qu’en dépit des enjeux financiers colossaux, la firme Boeing avait dernièrement cloué au sol tous les appareils du Type 737 Max 8, en attendant une inspection qui aura finalement décidé de procéder à des changements techniques dans son système de pilotage. Cette mesure avait été prise après deux crashes inexpliqués des appareils du même type achetés par la compagnie aérienne indonésienne Lion Air et par la compagnie Ethiopian Airlines, alors que la compagnie Boeing avait déjà dans son carnet de commandes plus de 5 mille appareils de ce type. Quelles urgences y avait-il pour l’Armée sénégalaise de continuer à faire voler ses hélicoptères MI ? Les recettes produites par la location de ces aéronefs aux missions de l’Onu ne devraient point justifier une désinvolture qui mettrait en péril la vie et la sécurité des passagers.

On ne peut manquer de relever que le 6 août 2019, un hélicoptère de l’Armée guinéenne, un autre de type MI, vendu par le même fournisseur, avait fait un crash dans l’Océan Atlantique, à quelques brassées de la ville de Conakry et emportant les pilotes de l’armée de l’Air de la Guinée, le Colonel Abdoulaye Diallo et le Sous-lieutenant Sékou Condé. Cet incident devrait aussi pouvoir constituer une autre alerte sérieuse. On sait également que tous les hélicoptères de type MI, acquis par l’Armée malienne, auprès du même fournisseur, sont cloués au sol pour de problèmes de maintenance. Quand les médias maliens s’étaient emparés de cette affaire, on a pu découvrir que le marché se révélait être un énorme scandale. C’est dire qu’on devrait aller plus loin que les conclusions péremptoires balancées dans les médias qui voudraient que les crashs étaient causés par de mauvaises conditions météorologiques (Missirah et Bouar). D’autres hélicoptères continuent de voler, sans piquer du nez, dans les mêmes conditions météorologiques. On frémit à l’idée que des sommités de l’Armée nationale ou de hautes autorités civiles pouvaient se trouver dans les aéronefs qui ont crashé. Les conséquences auraient encore été plus fâcheuses. Le chef d’Etat-major de l’Armée guinéenne, le Général Kéléfou Diallo, et cinq autres hauts gradés avaient péri dans le crash d’un avion militaire de type Casa acquis auprès du même fournisseur. La Guinée, révoltée par le drame, a engagé un contentieux international contre le vendeur. Les responsables de cette société sont restés pendant de longs mois à éviter toute escale en terre guinéenne. Le Sénégal a acquis deux exemplaires de ces avions Casa, toujours du même fournisseur.

C’est le lieu de pointer du doigt les conditions dans lesquelles les services de défense et de sécurité font leurs marchés en fournitures et autres équipements. Les transactions sont faites sous le régime du «secret-défense» et les conditions de passation sont entourées d’un voile noir. Pour autant, il convient que les plus hautes autorités de l’Etat se saisissent de telles questions. Il s’agit là de questions de Sécurité nationale. On avait encore frémi, lors du défilé du 4 avril 2017, de voir des avions survoler les lieux du défilé et qui n’étaient même pas encore achetés par le Sénégal. Un subterfuge pour forcer l’Etat à acheter ces avions ? On voudrait faire croire que c’était pour les besoins d’une démonstration. Quelle légèreté de procéder à un tel exercice dans de pareilles circonstances ! Et si un de ces avions était tombé sur la foule ? Autre curiosité, ces avions qui ont été achetés après un reconditionnement, ont été fournis par la même société qui a vendu au Sénégal ses hélicoptères militaires lourds de type MI. Il serait utile que l’Assemblée nationale s’intéresse à ces questions. Il se dit que tous ces aéronefs n’ont pas été vendus à des prix cadeaux ; au contraire, ils ont été achetés presque au prix du neuf. Pourquoi alors ne pas exiger des comptes, mais pourquoi continuer à acheter des reliques reconditionnées ? On ne le dira jamais assez, il y aura toujours des drames dans les rangs et du fait de l’Armée nationale, aussi longtemps que les autorités civiles et politiques détournent le regard de ce qui se passe au sein de l’Armée. En effet, s’il y avait eu le drame du bateau le Joola, c’était justement parce que tout le monde avait choisi de ne pas se mêler de ce qui concerne l’Armée. Il y avait eu des camions militaires qui avaient causé la mort de plusieurs soldats pour des défaillances mécaniques ; des camions toujours achetés en seconde main auprès d’obscurs fournisseurs.


La même question s’était posée avec le véhicule du président de la République qui avait pris feu à Nguéniène, le 17 juillet 2019, lors des obsèques de Ousmane Tanor Dieng, ancien président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). La voiture était de seconde main et avait été reconditionnée avant d’être livrée au Sénégal. Qu’adviendrait-il s’il était arrivé malheur aux chefs d’Etats du Sénégal (Macky Sall) et du Mali (Ibrahima Boubacar Keïta) qui se trouvaient à bord de ce véhicule qui flambait ?

Le prix de la sécurité n’est pas dans les économies… de bout de chandelle

La mission des Armées est d’assurer la défense et la préservation du bien commun. Pour une telle mission, il faut y mettre les moyens conséquents tant en hommes qu’en équipements. Aucune considération d’économie, de rentabilité ou de gains pécuniaires ne doit être prise en compte dans la mise à disposition des ressources des Armées. Le Général Mamadou Mansour Seck, dans sa thèse soutenue en 1974 à l’Ecole supérieure de guerre aérienne de Paris, publiée dans un livre intitulé Nécessité d’une armée, soutient qu’il est «inconséquent de parler de rentabilité» concernant les Armées et leurs ressources. Face aux entreprises qui trouvent leur rentabilité dans le chiffre et le bénéfice générés, l’argument du Général Seck est que l’Armée est «rentable» pour ne pas dire efficace, quand elle garde intacte la chose publique, dissuade toute attaque et préserve l’intégrité des personnes et des biens. Le Général français Pierre De Villiers rejoint un tel raisonnement car il soutient qu’une armée doit faire attention aux économies de bout de chandelle. La motivation d’action militaire par des considérations purement comptables a le risque de créer un «remède pire que le mal combattu», lit-on dans une lettre de l’ancien Chef d’Etat-major des Armées françaises. Les menaces connues par la sous-région et la mise en place d’une école d’aviation militaire à Thiès, devant à terme former plusieurs pilotes à même de servir dans les rangs des armées sénégalaise et africaines, doivent pousser à investir de façon efficace dans l’acquisition d’équipements au point. Le programme d’équipement de la Marine nationale, de la Gendarmerie nationale et de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers donne des résultats tangibles qu’on peut constater à tous les coins des rues. La sécurité d’un pays n’a pas de prix, que la rigueur des rangs et l’impératif de qualité suivent pour le bien de tous. On ne terminera pas le propos sans évoquer, une autre nébuleuse dans les rangs de l’Armée. Il s’agit des recettes générées par la location des matériels mis à la disposition de nos contingents militaires en opération dans le cadre de missions internationales. Quelle quotité tombe effectivement dans les caisses du Trésor public ?

 

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