Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 13:33

 

 

http://adiac-congo.com/  17-06-2016 13:48

 

Une suite d’attaques et de représailles entre les groupes d’auto-défense soutenus par les Anti-balaka et les éleveurs transhumants soutenus par les ex-Seleka a gravement détérioré la situation sécuritaire au nord-ouest du pays, notamment à Ngaoundaye depuis le 10 juin dernier.

 

« Les combats ont occasionné un déplacement important de la population civile » indique la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) dans un communiqué. « Un certain nombre a également trouvé refuge à la paroisse de Ngaoundaye et d’autres ont regagné le Cameroun (…). Des maisons ont été brulées et des biens saccagées », ajoute la force onusienne qui a condamné « cette flambée de violence dont l’impact est dévastateur sur les civils ». La dernière attaque dans cette partie de la préfecture de l’Ouham Pendé a fait au moins 10 morts et plusieurs blessés, selon des sources concordantes.

 

Pour tenter de juguler cette crise, la Mission a appelé les groupes armés et les mouvements qui sont affiliés aux ex-rebelles, « à mettre l’intérêt des civils au-dessus de toute autre considération ». Elle a réitéré sa disponibilité, en collaboration avec le gouvernement centrafricain et les acteurs impliqués dans ces incidents, à trouver une solution à cette crise liée, « au problème majeur de la transhumance ».

 

Dans le cadre de sa mission, la force internationale s’est « interposée entre les belligérants », selon la même source. « Le dispositif sécuritaire a été renforcé à Ngaoundaye et dans ses environs », ajoute la Minusca, précisant qu’elle « planifie d’envoyer davantage de renforts dans la zone affectée, notamment aux frontières avec le Tchad et le Cameroun ».

 

La Minusca a, en outre, réaffirmé « sa détermination à faire régner la stabilité et la sécurité en Centrafrique et à protéger la liberté de mouvement des communautés ». « Elle demeure disposée à apporter tout l’appui nécessaire afin de mener des enquêtes visant à identifier les instigateurs des troubles qui devront répondre de leurs actes devant la justice », assure la force onusienne.

 

Nestor N'Gampoula

 

 

Centrafrique: au moins 10 morts dans une attaque attribuée "à des Peuls et des éléments ex-Séléka" (gendarmerie)

 

16/06/16 (AFP)

 

Au moins dix personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d'une attaque dans le nord-ouest de la Centrafrique perpétrée par "des Peuls armés" et des membres de l'ex-rébellion Séléka, plus importante violence dans ce pays depuis l'élection du président Touadéra, a appris jeudi l'AFP auprès de la gendarmerie.

 

"D'après les informations en notre possession, au moins 10 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par des Peuls armés et des éléments ex-Séléka, au cours d'une attaque de ces hommes armés contre la région de Ngaoundaye au nord-ouest actuellement occupée par les assaillants", a déclaré à l'AFP un officier de gendarmerie sous couvert d'anonymat.

 

Confirmée par la préfecture de Ouham-pendé, cette attaque est la plus grave dans le pays depuis l'élection du président Faustin-Archange Touadéra en février. Cette élection est censée ramener la paix en Centrafrique après plusieurs années de violences entre l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane, et le mouvement anti-balaka.

 

Située dans la préfecture de l'Ouham-pendé, la région de Ngaoundaye, a été le théâtre d'attaques fréquentes menées par des Peuls armés et des ex-Séléka.

 

Toujours selon l'officier de la gendarmerie, "les éleveurs peuls en provenance de Kabo et Markounda au nord, ont demandé à traverser Ngaoundaye pour aller vers la frontière avec le Cameroun. Ils se sont heurtés au refus des habitants".

 

"Des gendarmes ont été envoyés à Ngaoundaye le week-end dernier pour sécuriser la région et ses habitants. Mais les peuls appuyés par des ex-Séléka sont entrés dans le centre de Ngaoundaye mardi, tirant sur les habitants, incendiant des maisons ainsi que la brigade de gendarmerie (...)", a ajouté ce responsable

 

"Pour l'instant les lignes téléphoniques sont coupées à Ngaoundaye. Les habitants ont fui pour se réfugier en brousse et dans les régions voisines. Les éléments de la gendarmerie dépêchés sur place ont depuis quitté la région pour celle de Bozoum", a encore affirmé la source.

 

L'Ouham-pendé et la préfecture voisine de l'Ouham, sont les régions où est partie la résistance du mouvement anti-balaka au régime du premier président musulman Michel Djotodia.

 

Démissionnaire au début de l'année 2014, Michel Djotodia avait été porté au pouvoir en mars 2013 à Bangui par l'ex-coalition Séléka, dominée par des combattants musulmans accusés de nombreuses exactions contre les chrétiens.

 

La Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca) a pris le relais de l'opération Sangaris mise en place par la France pour pacifier la Centrafrique.

Centrafrique : résurgence des violences dans le nord-ouest du pays
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 12:09

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#13/2016

 

 

Bangui, le 16 juin 2016 - La Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) est fortement préoccupée par l’escalade de la violence constatée depuis le 10 juin 2016 à Ngaoundaye, Préfecture de l’Ouham Pendé, à l’Ouest du pays. Une suite d’attaques et de représailles entre les groupes d’auto-défense soutenus par les Anti-balaka et les éleveurs transhumants soutenus par les ex-Seleka a gravement détérioré la situation sécuritaire.

 

Les combats ont occasionné un déplacement important de population civile. Un certain nombre a également trouvé refuge à la paroisse de Ngaoundaye et d’autres ont regagné le Cameroun. Des maisons ont été brulées et des biens saccagées. La MINUSCA condamne dans les termes les plus fermes cette flambée violence dont l’impact est dévastateur sur les civils.

 

La Mission appelle les groupes armés et les mouvements qui leurs sont affiliés, à mettre l’intérêt des civils au-dessus de toute autre considération. La MINUSCA réitère sa disponibilité, en collaboration avec le Gouvernement centrafricain et les acteurs impliqués dans ces incidents, à trouver une solution à cette crise liée au problème majeur de la transhumance.

 

En réponse à l’escalade de la violence, la Force de la MINUSCA, s’est interposée entre les belligérants. Le dispositif sécuritaire a été renforcé à Ngaoundaye et dans ses environs. La MINUSCA planifie d’envoyer davantage de renforts dans la zone affectée, notamment aux frontières avec le Tchad et le Cameroun.

 

La MINUSCA réaffirme sa détermination à faire régner la stabilité et la sécurité en Centrafrique et à protéger la liberté de mouvement des communautés. Elle demeure disposée à apporter tout l’appui nécessaire afin de mener des enquêtes visant à identifier les instigateurs des troubles qui devront répondre de leurs actes devant la justice.

 

LA MINUSCA CONDAMNE LA FLAMBEE DE VIOLENCE A NGAOUNDAYE
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 17:27
Pillage d’une mission capucine en Centrafrique

 

 

http://www.la-croix.com/  Loup Besmond de Senneville (avec Fides), le 16/06/2016 à 17h10

 

Des missionnaires capucins ont été attaqués mercredi 15 juin dans le nord-est de la Centrafrique. La région est contrôlée par les rebelles de la Séléka.

 

La mission capucine de Ngaoundaye, dans le nord-est de la République centrafricaine, a été pillée, mercredi 15 juin, rapportent des sources locales relayées par l’agence Fides.

 

« Un groupe de membres de la Séléka, est arrivé à Ngaoundaye. Il est entré dans la cuisine de la mission alors que diverses personnes, dont des missionnaires et des habitants de la région, se sont réfugiées dans les chambres », raconte le P. Francesco, du Centre des Missions étrangères des Frères capucins du Couvent Saint-Bernardin-de-Gênes, qui se trouve en contact avec les Pères capucins de Ngaoundaye.

 

Privés de vivres

 

« Les membres de la Séléka étaient à la recherche de nourriture et heureusement ils n’ont pas fait de victimes au sein de la mission », déclare le religieux. « À la mission, les personnes qui s’y trouvent sont actuellement privées de vivres, parce que tout l’office a été pillé. Les membres de la Séléka se sont installés au siège de la gendarmerie et un religieux entend s’y rendre pour demander un peu de nourriture. » « La situation dans le village demeure incertaine alors qu’il semble que le chaos règne également à Bozum », poursuit le P. Francesco.

 

La Séléka est une alliance de mouvements rebelles issus du nord-est du pays, zone à majorité musulmane et marginalisée par Bangui. Dans sa marche pour la conquête du pouvoir, de décembre à mars 2013, la Séléka a pillé, brûlé et tué sur son passage, visant en premier lieu les biens des chrétiens (environ 80 % de la population).

 

Regain de violence

 

Selon l’agence Fides, qui cite « d’autres sources missionnaires », cette attaque est liée à un incident ayant eu lieu quelques jours auparavant dans la région, et au cours duquel des membres d’un groupe de la Séléka ont été tués au cours d’une fusillade avec les gendarmes.

 

Ces incidents ont lieu dans un contexte de regain de violence dans le pays. Dans la capitale, des incidents ont fait trois morts dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juin. L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, s’est rendu sur les lieux pour lancer un appel au calme.

 

Loup Besmond de Senneville (avec Fides)

 

 

10 morts dans une attaque en Centrafrique

 

Par Lefigaro.fr avec AFP  Mis à jour 

 

Au moins 10 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d'une attaque dans le nord-ouest de la Centrafrique perpétrée par "des Peuls armés" et des membres de l'ex-rébellion Séléka, a appris aujourd'hui l'AFP auprès de la gendarmerie.

"D'après les informations en notre possession, au moins 10 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par des Peuls armés et des éléments ex-Séléka, au cours d'une attaque de ces hommes armés contre la région de Ngaoundaye au nord-ouest actuellement occupée par les assaillants", a déclaré à l'AFP un officier de gendarmerie sous couvert d'anonymat.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 17:17

 

 

CONVOCATION DE PRESSE

 

 

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale des réfugiés le du 20 juin, le monde entier célèbre aussi les personnes déplacés internes. Oxfam en organise et invite la presse nationale le 17 Juin dans le site de déplacés de Carmel dans la commune de Bimbo une série d’activité pour célébrer le courage et l’endurance de 20% de la population Centrafricainequi est déplacée à l’intérieur du pays et dans les pays voisins. 


Depuis Mars 2013, la Centrafrique enregistre une constance de près de900.000 personnes déplacés internes et réfugiés dans les pays voisins.

 

Cette année, à l’aune de la saison pluvieuse,  près de 130.421 sont encore déplacés dans des sites à travers le pays. Des pluies importantes et des inondations continuent d’affecter et d’aggraver leurs conditions de vie. De même la plus grande partie des déplacés dont environs 235.594 déplacés sont supportés par des familles d’accueil qui partagent avec deux leurs ressources limitées. En dépit de ces conditions de vie et malgré leurs désirs de rentrer chez eux ils demeurent dans ces conditions faute d’alternatives et de conditions de sécurité et dignité.


Pour cette journée mondiale, Oxfam recommande la recherche de solution durables en faveur des déplacés qui commencent à rentrer, passant par une amélioration des conditions dans les zones de retours et/ou de relocalisation à travers des actions conjointes en faveur de la sécurité et de l'accès aux services sociaux de base.

 

Programme:


Vendredi 17 Juin à 9.30 heures

 

Lieu: site de déplacés de Carmel

Activités: Journée culturelle organisée par les déplacés (sketchs, jeux concours et autres)

Visite du site et possibilité d’interview

 

Pour plus d´informations et interviews : Júlia Serramitjana  medocf@oxfamintermon.org, 72 85 09 55

 

Journée mondiale des réfugiés : Quel avenir pour LES PERSONNES DÉPLACÉS en Centrafrique ?
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 17:09
Journée Mondiale du Réfugié : le HCR lance les activités

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

1 | P a g e HCR Service de la Communication et de l’Information

HQPI100 C.P. 2500 CH-1211 Genève 2 Tél. + 41 22 739 85 02 Fax +41 22 739 73 14 www.unhcr.org/fr @RefugeesMedia

 

Journée Mondiale du Réfugié : le HCR lance les activités

 

Bangui, le 15 juin 2016 – La Journée Mondiale du Réfugié est célébrée chaque année le 20 juin. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a ouvert la semaine de célébration par un point de presse le mardi 14 juin au siège de l’Agence à Bangui pour informer les journalistes et le grand public du thème retenu cette année et les inviter à s’associer aux différentes activités qui seront menées par les réfugiés.

 

Le thème de la Journée Mondiale du réfugié cette année «Rêves et espoirs pour un lendemain meilleur» (Bibé na békoutene ti nzoni ti kékéréké) vise à sensibiliser davantage le monde sur le besoin de plus en plus accru de protection internationale des réfugiés mais aussi et surtout sur la recherche nécessaire de solutions durables aux personnes déracinées de force.

 

Du 14 au 20 Juin, des activités culturelles, ludiques mais aussi de réflexion seront organisées à Bangui, Bambari, Zemio, Kaga Bandoro, Paoua et Berberati conjointement par le HCR et ses 3 partenaires en charge des réfugiés. Il s’agit de la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR), du Corps Médical International (IMC) et de Afrique Secours et Assistance (ASA).

 

Entre autres activités ouvertes au public à Bangui, une journée portes ouvertes des locaux de la Commission Nationale pour les Réfugié a lieu le mercredi 15 juin, le partenaire Afrique Secours et Assistance organise des jeux concours avec les enfants d’une école primaire à Bangui le vendredi 17 juin pour commémorer la Journée de l’Enfant Africain.

 

Un match de football opposera les réfugiés et les personnes déplacées internes au stade de l’Université de Bangui le samedi 18 juin. Le 20 juin, une cérémonie officielle et culturelle à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale rassemblera les réfugiés, le HCR et la communauté humanitaire en présence des hautes autorités centrafricaines et du corps diplomatique en Centrafrique.

 

Une exposition culinaire et d’arts organisée par les réfugiés aura lieu du 20 au 22 Juin. Notons qu’à la fin du mois de mai, la RCA comptait 18 172 réfugiés et demandeurs d’asile, 415 256 personnes déplacées internes et 480 000 centrafricains réfugiés dans les pays voisins.

 

Contact média: Patience Ntemgwa, portable +236 70552887, e-mail: ntemgwa@unhcr.org

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 16:49
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH

 

 

Ngaoundaye, assiégée par des hommes armés

 

http://www.radiondekeluka.org/  jeudi 16 juin 2016 15:39

 

La ville Ngaoundaye, située au nord-ouest du Centrafrique notamment dans la préfecture de l'Ouham Pendé est assiégée depuis 72 heures par par des hommes armés assimilés aux rebelles de l'ex coalition Seleka. Au moins une dizaine de personnes seraient tuées, la gendarmerie locale incendiée, les réseaux téléphoniques coupés et de nombreuses familles en fuite.  


Joint au téléphone par RNL, Gabin Serge Nakombo, préfet de l'Ouham Péndé demande aux nouvelles autorités centrafricaines de venir au secours des populations de sa préfecture abandonnées à leur triste sort.


« Depuis quelques jours, les éléments des ex-seleka ont pris d'assaut la ville et l'ont carrément mise à sac » a déclaré Gabin Serge Nakombo qui précise que sa localité se trouve dans une « situation incertaine avec la coupure de tous les réseaux de communication ». Il indique par ailleurs que « le cas de Ngaoundaye donne un peu la dimension de ce qui se passe dans l'Ouham-Pendé », avec d'autres foyers de tension notamment à « Paoua tout comme à Koui qui est depuis plusieurs mois sous le contrôle du général Sibissi et autres ».


Et comme bilan donné par de sources non autorisées comme l'indique le préfet de la Ouaka, une « dizaine de personnes tuées et non encore identifiées ».


Gabin Serge Nakombo explique que l'équipe de la gendarmerie dépêchée dans la zone pour une durée limitée est déjà repartie sur Bangui, laissant ainsi les populations à leur triste sort. Afin de parer à cette éventualité, le préfet demande à ce que les forces de défense soient redéployées dans la zone.


 « … depuis la transition et même avec les nouvelles autorités, nous ne cessons de demander à ce que les forces de défense et de sécurité soient remises en place afin de protéger nos populations », a plaidé Gabin Serge Nakombo qui implore Bangui à « se pencher sur cette situation de plus en plus inquiétante ».

Alors que les ex-seleka contrôlent la ville de Ngaoundaye, à Damara, localité située à 75 Km au nord de la Capitale, une altercation a opposé ce 15 juin, des ex anti-balaka à des forces de sécurité intérieure. A l'origine de cette nouvelle montée de tension, le désarmement cette semaine d'un anti-balaka par la gendarmerie de Bogangolo. En représailles, un groupe de miliciens anti-balaka a attaqué la gendarmerie et aurait récupéré trois armes de guerre. Une équipe des militaires de la garde présidentielle a été dépêchée ce jeudi matin à Damara, ville actuellement sous contrôle des forces de sécurité intérieure, selon des informations recueillies par RNL. 


Ce regain de tension sécuritaire constatée sur une bonne partie du territoire centrafricain n'a pas laissé indifférent, les victimes de la LRA de Centrafrique qui dénoncent les dernières exactions de ce groupe armé dans la préfecture du Haut-Mbomou. 

 « Les hommes armés de la LRA ont fait irruption au village Kadjema et ont tout pillé. Ils ont même installé une barrière qui leur a permis de kidnapper  17 personnes », a expliqué Henry Yenzapa, porte-parole de l'Association des Victimes centrafricaines de la LRA dénonçant par la même occasion « l'inaction » des forces ougandaises déployées dans la région. 


« Les éléments de l'armée ougandaise qui se trouvent dans la ville au nom de l'Union Africaine tout comme d'autres forces internationales ne font rien pour protéger cette population », a-t-il déploré.

 

Centrafrique : Tirs d’armes automatiques à Damara, les autorités en réunion de crise à Bogangolo

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 16 JUIN 2016

 

DAMARA, 16 Juin 2016 (RJDH) –Des tirs d’armes automatiques ont été entendus dans la nuit du 15 au 16 juin dans la ville de Damara. A l’origine, deux miliciens Anti-Balaka ont quitté Damara pour Bogangolo où ils ont réussi à désarmer les éléments de la gendarmerie qui sont dans la localité.

 

Selon une source sécuritaire, alerté sur le forfait de ces miliciens, le contingent burundais de la Minusca s’est vite empressé sur les lieux en vue de s’enquérir de la situation, « la patrouille de la Minusca avait croisé ces hommes armés sur la moto et voulant échapper au filet des forces de l’ordre, les deux hommes armés ont fait une chute libre. Selon des sources hospitalières, ce dernier a eu la clavicule droite cassée et a été transféré à Bangui pour des soins par le député de Damara », a rapporté la source.

 

Très remontés, les hommes armés de la région ont promis se faire venger en attaquant les positions des gendarmes de la brigade territoriale de Damara. C’est ainsi qu’à 21h de mercredi, la population a été réveillée par des tirs d’armes automatiques qui ont duré plus d’une demi-heure. La population est traumatisée par ces tirs.

 

Des sources sécuritaires, les miliciens Anti-Balaka rechercheraient des armes partout pour revendre soit pour garder en vue de bénéficier du programme de désarmement, « c’est ainsi qu’ils cherchent toujours à désarmer de force les gendarmes », a lâché cette source.

 

Selon les dernières informations, le dispositif sécuritaire a été renforcé au lendemain. Les soldats de la Minusca patrouillent dans la ville. Les gendarmes et les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont aussi visibles dans la ville, d’après une source proche de la commune de Damara.

 

La première citoyenne de la ville de Damara, la Sous-préfète et les autres autorités n’étaient pas joignables. Selon les informations du RJDH, une réunion de crise est en cour à Bogangolo avec les élus, les forces de la Minusca, la gendarmerie et les autorités politico-administratives des deux sous-préfectures de Bogangolo et de Damara.

 

Le dernier incident dans cette localité remonte au 28 septembre 2015.

 

 

Centrafrique : Des jeunes autodéfenses libèrent des otages de la LRA près de Mboki

 

PAR GUY BONIFACE MBATAPA LE 16 JUIN 2016

 

MBOKI, 16 juin 2016 (RJDH)—Trois otages de la LRA ont été libérées mercredi 15 juin dans la soirée,  suite à une contre-offensive des habitants de Mboki qui se sont constitués en autodéfense. Selon des sources sécuritaires, ils s’agissent des otages pris par la LRA au village Kadjema, lundi 13 juin.

 

Des sources concordantes, une quinzaine d’hommes armés des fusils de chasse et des sagaies  se sont mis à la poursuite des éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) pour les retrouver à 30 kilomètres de Mboki, là où le combat a eu lieux, avant la libération de 3 des 14 otages.

 

Prince, un jeune qui fait partie des autodéfenses a raconté au RJDH que les assaillants étaient au nombre de quatorze, armés de kalachnikov et un était armé de A 52 « nous les avons rencontré à une dizaine de kilomètres de Kadjema. Nous avons attaqué avec nos armes de chasse, ils ont fui, les otages aussi en débandade et nous avons juste libéré trois otages. Un élément de la LRA était tué et quand ils ont commencé à tirer à A 52, on ne pouvait pas résister, nous avons replié », a-t-il expliqué.

 

Clément, l’une des otages libérées a confirmé au RJDH l’information avant de qualifier de « sauvage » les actions de la LRA« ils sont sauvages. J’ai été chargé de 60 litres d’huile de palme et trois cuvettes d’arachides. L’un des amis portaient à lui seul 8 cabris pillés au village Kadjema », a-t-il témoigné.

 

Un notable qui a requis l’anonymat a confié au RJDH que « vue la faiblesse des soldats ougandais à dissiper la LRA, la population elle-même va prendre sa responsabilité. C’est juste le début. Nous allons nous même organiser notre propre sécurité. Que les soldats à la traque de la LRA repartent chez eux », a-t-il lancé sous l’effet de la colère.

 

Une source sécuritaire à Obo a relevé que c’est la réponse du gouvernement « qui pourra apaiser la tension froide qui oppose la population du Haut-Mbomou aux soldats ougandais à la traque de la LRA depuis 2008 dans la région ».

 

Les éléments de la LRA avaient attaqué lundi dernier le village Kadjema, là où ils ont pillés et emporté des vivres, des médicaments, une radio phonie et 14 otages.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 11:56
L'Onu s'inquiète des exactions de la LRA en Centrafrique

 

 

15/06/2016 | 20:54 (Reuters)

 

Les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont multiplié les exactions en République Centrafricaine au cours du premier trimestre, a déploré mercredi Abdoulaye Bathily, représentant spécial de l'Onu sur place, lors d'une intervention au Conseil de sécurité.

 

Le diplomate sénégalais s'est en outre inquiété du retrait annoncé des 2.500 militaires ougandais déployés en Centrafrique dans le cadre de la lutte contre le mouvement.

 

"La LRA semble désormais se départir de la relative retenue dont elle a fait preuve pendant un certain temps, avec l'attaque de zones plus peuplées et moins isolées, et l'enlèvement d'un nombre croissant d'enfants", a-t-il déclaré.

 

Le dernier rapport de l'Onu, qui porte donc sur le premier trimestre 2016, fait état de 42 incidents, de six civils tués et de 252 enlèvements en Centrafrique.

 

"Le retrait des troupes ougandaises pourrait créer un vide susceptible de profiter, non seulement à la LRA, mais aux autres groupes armés de la région", a averti Abdoulaye Bathily.

 

L'Ouganda, qui se trouve à la tête de la mission mandatée par l'Union africaine pour lutter contre la LRA, a annoncé la semaine dernière son intention de rapatrier son contingent à la fin de l'année.

 

Joseph Kony, chef du groupe armé, et ses lieutenants sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) qui les accuse entre autres de mutilations et d'enlèvements d'enfants.

 

(Michelle Nichols, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 

 

Centrafrique: une enquête de l'ONU sur des Casques bleus est dans l'impasse

 

16 juin 2016 à 03h24 NATIONS UNIES (USA)

 

L'enquête sur la mort de deux civils à Bangui en 2015 lors d'une opération de Casques bleus, a abouti à une impasse en raison de l'impossibilité de déterminer la responsabilité des forces onusiennes. 

 

Les deux civils -- un père et son fils adolescent -- ont été abattus le 3 août, au lendemain d'une opération de police des Casques bleus dans le même quartier, qui avait coûté la vie à un soldat camerounais et en avait blessé plusieurs autres. "La commission d'enquête n'a pas été en mesure d'établir l'origine des coups de feu qui ont tué les deux civils centrafricains", a déclaré le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric.

 

La commission a en revanche souligné qu'il y avait eu des erreurs commises dans la manière de mener l'opération, pendant laquelle les deux hommes sont morts, et a fait des recommandations sur la meilleure façon de procéder à des arrestations. L'ONG Amnesty International a trouvé des témoins qui ont affirmé que le père avait été tué de dos alors qu'il essayait de mettre en garde sa fille. Son fils a été abattu de face en venant porter secours à son père.

 

L'enquête a aussi permis de déterminer que des tirs visaient les Casques bleus. La mission de l'ONU en Centrafrique, la Minusca, fait l'objet de nombreuses accusations d'exactions, de viols et de proxénétisme. Quelque 12.000 hommes servent dans la Minusca, qui a pris le relais d'une force de maintien de la paix de l'Union africaine en septembre 2014.

 

(Belga)

Repost 1
Centrafrique-Presse.com
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 11:28
Communiqué nécrologique
Communiqué nécrologique

 

Bureau Fédéral                                         

       Secrétariat  Général                                                                    

  

       N°_005_BF/SG/2016

 

 

COMMUNIQUE  DE PRESSE

 

La Fédération Europe-Amérique-Asie-Moyen Orient-Océanie (EAAMOO) du MPLC a la profonde douleur d’annoncer aux camarades militantes, militants, sympathisants, amis et parents le décès du Camarade Alberto NGAFOSSIO, ancien premier Secrétaire général adjoint chargé de la communication, survenu le 10 juin 2016 à Lyon.

 

Au nom du Bureau Politique du MLPC et de son Président, du Bureau Fédéral, des  organes connexes (MLFC et MLJC), des militantes,  militants et sympathisants de la Fédération EAAMOO, nous rendons hommage au Camarade Alberto NGAFOSSIO et prions l’Eternel Dieu Tout Puissant  de lui accorder  toute  sa grâce.

 

En cette douloureuse circonstance, la Fédération EAAMOO du MLPC adresse à la famille en deuil, ses sincères condoléances et l’expression de sa profonde compassion.

 

Fait à Paris, le 14 juin 2016

Pour le Bureau Fédéral,

 

Jean Didier KABRAL

 

Président Fédéral

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 18:13
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La ville de Ngaoundaye attaquée par un groupe de combattants ex-Séléka

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 15 JUIN 2016

 

BANGUI, 15 juin 2016 (RJDH)–La ville de Ngaoudaye, une ville de l’extrême nord-ouest de la RCA a été attaquée ce matin par des éléments de l’ex-Séléka positionnés depuis quelques jours aux périphéries de la ville. L’information a été confirmée par le député de Ngaoundaye Bernard Dillah que nous avons joint au téléphone.

 

Les ex-Séléka seraient entrés dans la ville très tôt ce matin à bord des motos. Selon le député de Ngaoundaye, Bernard Dillah, ces ex-Séléka se sont positionnés depuis quelques journées à l’entrée de la ville « c’est depuis une semaine que nous avons l’information de leur présence à quelques kilomètres de la ville. Ils projetaient d’attaquer, c’est ce qu’ils ont fait ce matin » a-t-il expliqué.

 

Bernard Dillah parle de dégâts énormes causés par les assaillants « les informations que j’ai font état de plusieurs maisons brulées. Ce sont les ex-Séléka qui contrôlent la ville au moment où je vous parle. Il y avait un petit effectif de gendarmes mais que peuvent-ils faire face aux renforts qui sont venus de Kabo, Paoua et autres ? La population est en débandade », précisé l’honorable.

 

Il est difficile d’entrer en contact avec les habitants de Ngaoundaye faute de réseau. Selon un humanitaire joint à Paoua, les réseaux téléphoniques de Ngaoundaye auraient été coupés par les assaillants. Difficile d’avoir une idée précise sur la situation réelle de la ville.

 

Une source proche du ministre de la sécurité publique a confié au RJDH qu’une équipe de gendarmes a été dépêchée dans cette ville, il y a quelques jours. Cette source dit n’être pas en mesure en ce moment de confirmer cette information. Le ministre de la Sécurité publique n’a pas été joignable de la journée pour donner des précisions. De sources indépendantes, les ex-Séléka menacent depuis deux semaines d’entrer dans la ville de Ngaoundaye. Une première tentative a été repoussée, la semaine dernière par un groupe de jeunes auto-défenses de la ville.

 

 

Centrafrique : Le procureur de Bangassou déplore les conditions de fonctionnement du système judiciaire de la ville

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 15 JUIN 2016

 

BANGUI, 15 Juin 2016 (RJDH)—Dans une interview accordée ce jour au RJDH, le procureur de la République près le tribunal de Bangassou Nestor Gabin Maménéyaki a déploré les conditions dans lesquelles évolue le système judiciaire de la région. Il a appelé à une intervention rapide des autorités pour régulariser la situation.

 

Selon le procureur de la République près le tribunal de Bangassou, le manque de personnel et de matériels sont les principales difficultés du système judiciaire de la région, « la justice est une chaine. Nous travaillons avec les policiers et les gendarmes. Malheureusement leur effectif est dérisoire ce qui ne permet pas de faire le travail comme le veut la loi. A cela s’ajoute le manque de matériel et de local » a fait savoir le magistrat qui précise que les audiences sont tenues au niveau de la mairie de Bangassou.

 

Selon Nestor Gabin Maménéyaki, il est difficile de respecter toutes les procédures en matière de poursuite « nous ne pouvons pas le faire parce que les OPJ qui sont censés mettre à notre disposition les résultats d’enquêtes et autres, ne sont pas en nombre. Les délais des gardes-à-vue sont difficilement respectés à cause de cette situation » regrette-t-il.

 

Le procureur a aussi déploré les conditions de détention des prisonniers « les personnes incarcérées sont victimes de plusieurs cas de maladies cutanées parce que les conditions de leur détention sont déplorables et inappropriées. Ces détenus sont parfois libérés, suite à leur état de santé lamentable. Les droits des détenus ne sont pas respectés parce que nous avons des difficultés énormes ».

 

Nestor Gabin Maménéyaki appelle les autorités à doter le système de moyen « nous travaillons dans les conditions que je viens de vous décrire. Nous attendons des autorités l’aide nécessaire afin que la justice fasse normalement son travail à Bangassou. La maison carcérale est en réhabilitation sur fonds de la Minusca mais il faut plus de nos partenaires pour espérer garantir la justice à tous » souhaite ce dernier.

Selon le procureur, le vol, les violences basées le genre, l’escroquerie sont les délits récurrents dans la ville de Bangassou.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 11:55

 

 

Par David Meilhac et Tommy CattaneoFrance Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu Mercredi 15 juin 2016 à 6:16

 

Dans la Drôme, les Spahis de Valence repartent en Centrafrique pour quatre mois. Environ 200 hommes, chargés de mettre fin à l'opération Sangaris. Les Saphis vont assurer des missions de patrouille et défense, tout en organisant le départ du pays.

 

Les Spahis de Valence ont refait leur paquetage. Ils ont pris l'avion mardi soir pour Bangui, où ils vont rester quatre mois. Environ 200 hommes, pour mettre fin à l'opération Sangaris, qui avait débuté il y a deux ans et demi. Depuis, le pays a élu un président et le calme est revenu dans la capitale. L'objectif fixé par François Hollande, c'est de quitter la Centrafrique avant la fin de l'année 2016. Mais ça ne vas pas se faire à la va vite.

 

"Ce n'est pas parce que la situation est plus calme que les combats ne peuvent pas reprendre" - Capitaine Jérémy, commandant de l'escadron de Spahis en Centrafrique.

 

A Bangui, il y aura un escadron de Spahis, composé de cinq pelotons : un de logistique et quatre de combats. Pourquoi de combat si la mission Sangaris est un succès ? Parce que la stabilisation du pays prend du temps. "C'est pas parce que la situation est plus calme qu'elle n'est pas volatile et que les combats ne peuvent pas reprendre", explique la capitaine Jérémy, qui va commander l'escadron de Spahis en Centrafrique. "Il faut toujours se tenir près à reprendre les armes."

 

La Centrafrique ne sera pas laissée à l'abandon

 

Les Saphis vont donc assurer des missions de patrouille et de défense de lieux. Parfois de manière autonome, parfois avec les autres forces présentes sur place. "Le pays ne sera pas laisser à l'abandon", ajoute le capitaine Jérémy. "Sur place il y a aussi 11 000 hommes de la missions de l'ONU, la Minusca, et la force européenne, qui se charge de la formation des soldats centrafricains."

 

L'autre volet de cette dernière mission des Spahis en Centrafrique, c'est la logistique. Avec la fin de l'opération Sangaris, les forces françaises engagées doivent ramener leur matériel. "Il y a quelques véhicules, mais aussi beaucoup d'autres choses", explique le colonel Maxime Do-Tran, le chef de corps du régiment des Spahis. "Sur un théâtre d'opération, il faut se nourrir, se laver... il y a tous les domaines puisque nous sommes une force autonome." Au total, plus de 400 Spahis auront participé à l'opération Sangaris.

Lu pour vous : Les Spahis de Valence retournent une dernière fois en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com