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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 15:01
IMPRESSIONS DE BANGUI  par David Masseyo Koulayom (suite)
IMPRESSIONS DE BANGUI  par David Masseyo Koulayom (suite)
IMPRESSIONS DE BANGUI  par David Masseyo Koulayom (suite)
IMPRESSIONS DE BANGUI  par David Masseyo Koulayom (suite)

 

                       

          S’il est rafraichissant, stimulant voire enthousiasmant de constater la présence de nombreux jeunes, à Bangui et partout ailleurs en Centrafrique, il est tout aussi angoissant de voir que cette jeunesse dynamique, curieuse, avide de connaissances, connectée au reste du monde, reste désespérément inoccupée, au chômage . Tant d’ énergie non canalisée, véritable bombe à retardement plus la présence massive des mercenaires étrangers camouflés dans la nébuleuse Séléka qui écume l’arrière-pays, constituent les véritables enjeux futurs de la RCA . Gouverner, c’est surtout prévoir .

 

  III .  LA REPUBLIQUE DES ENFANTS

    Certes, mon séjour au pays a coïncidé avec les vacances scolaires en Centrafrique . Certes la guerre larvée, sans nom que livrent les mercenaires apatrides et leurs suppôts à notre pays, a vidé les provinces centrafricaines de leurs jeunes…mais il est indéniable qu’on rencontre beaucoup d’enfants à Bangui . Des enfants qui errent seuls à travers la ville ou par grappes entières, qui jouent au football à longueur de journée sur des terrains défoncés, exiguës, des chaussées mêmes … Pour cela, le football est le sport idéal car il est moins exigeant en matériels : un vieux ballon même crevé ou fait de vieux chiffons, des poteaux de fortune ( sacs à dos, habits posés par terre, cailloux ) font l’affaire . Pas besoin de crampons appelés bottines ici . C’est avec leurs mgbala (sandales ) que ces jeunes font des prodiges balle au pied : dribles, pointe de vitesse, jongles, ailes de pigeon…On se prend à rêver en voyant ces jeunes réussir plus de cent jongles chaussés de mgbala ! Que ne feraient-ils pas sur des pelouses !

    Les parties de football sont entrecoupées de jeux d’adresse : un mini-goal avec filet ( toile de moustiquaire ) est posé à dix, vingt ou trente mètres d’un commun accord . Ramasse la mise celui qui réussit à marquer le plus de buts . Ces joueurs crient beaucoup, ne respectent pas toujours les personnes âgées qui viennent à passer sur leur aire de jeu et parlent une sorte de Sango argotique . Leur dynamisme sur les terrains de football n’a d’égal que celui mis par certains Centrafricains à fréquenter les nouvelles églises et leur engouement pour ce sport me rappelle ce que j’ai vu à Douala . 

     Après le football , l’autre passe-temps favori des enfants de mon arrondissement est le jeu de la guerre avec des armes faites de bric et de broc jusque y compris des gilets pare-balles ! Ils ont ainsi passé une demi journée à se faire la guerre, élaborant des plans tactiques, évacuant les blessés à dos d’homme ou sur des civières improvisées sans oublier de faire des prisonniers . Une vraie guerre en miniature et non pas une guerre des boutons !

     Les plus grands ou plus débrouillards ( collégiens, lycéens, étudiants …) font dans l’informel c’est-à-dire qu’ils sont « boubanguéré » ou moto-taxis . Le phénomène boubanguéré est fascinant à observer car il fait de Bangui une ville où l’on vous propose, le temps d’avaler une bière, tout ce qu’il  est possible et imaginable d’acheter : des habits, des chaussures, des lunettes, des bracelets, des casquettes, des cure-dents, des brosses à dents, des couverts, des bouteilles d’alcool plus ou moins douteux, des téléphones, des jouets, des friandises de toutes sortes, des beignets, des bananes, des arachides, des matériaux de construction, des outils, des bouilloires, des radios, des casseroles, des briquets, des cigarettes, des clés USB, des rallonges, des drapeaux, des médicaments….Tant et si bien que vous pouvez sortir tout nu à Bangui et revenir à la maison habillé comme un nabab avec de quoi construire une maison et l’équiper entièrement…si vous avez beaucoup d’argent .

    Quant aux motos-taxis, nonobstant l’énorme service qu’ils rendent aux plus démunis, aux familles nombreuses en les déposant dans les endroits les plus reculés de la capitale et au dehors, ils posent quelques réels problèmes qu’il ne s’agit pas d’occulter sous prétexte qu’ils pallient l’absence de transports en commun : ils polluent énormément et en plus, rares sont les conducteurs de motos à avoir leurs permis moto . Ne parlons même pas du casque qui est inconnu ici . Chaque fois que j’ai eu affaire aux motos-taxis, j’ai essayé de sensibiliser les conducteurs au port du casque, en vérité, leur seule protection ! Autant pisser dans un violon …   

 

     Un jeune ex-Séléka m’a été présenté . A ma question :

-Pourquoi t’es-tu engagé dans la Séléka ?

Il a répondu le plus tranquillement du monde :

-A cause de mes cinq mille francs ( 5000 francs CFA )

Il faisait allusion aux cinq mille francs exigés par Francis Bozizé en complément d’un dossier de recrutement  dans la gendarmerie ou l’armée nationale et dont il n’a jamais revu la couleur .   Que répondre à ce jeune et plus généralement à la jeunesse centrafricaine ? Des raisons subjectives ou objectives ne manquent pas en Centrafrique pour embrasser une mauvaise cause . Cependant la jeunesse qui est l’avenir du pays doit prendre conscience de son rôle futur . Pour cela, nous devons lui offrir une bonne éducation, des équipements sportifs, des emplois y compris dans l’arrière-pays . Bref, donner des raisons d’espérer à cette jeunesse traumatisée par plusieurs années de guerre .  

     L’atout de la jeunesse peut très vite se transformer en inconvénient .

Dieu bénisse la RCA .

 

      La suite au prochain numéro .

                                                                Le 13 Octobre 2016-10-13

                                                                David KOULAYOM-MASSEYO .

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 14:47
Le MLPC condamne l'insécurité et les violences gratuites
Le MLPC condamne l'insécurité et les violences gratuites

 

Bureau Politique

Secrétariat Général

N°_______MLPC/BP/SG/016

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

L’intronisation du Président élu de la République le 30 mars 2016, ainsi que l’élection puis l’installation des nouveaux Députés à l’Assemblée Nationale ont consacré le retour à l’ordre constitutionnel normal de notre pays et galvanisé  l'espoir de notre peuple de sortir enfin d'une crise dévastatrice.

Force est de constater paradoxalement la résurgence de violences meurtrières, perpétrées successivement contre les populations civiles innocentes partout sur le territoire national comme à Ndomété, Kaga-Bandoro, Kouango, Koui, Bocaranga et Bangui, et occasionnant de manière récurrente, de nombreuses pertes en vies humaines, le déplacement massif des populations amenées à vivre à nouveau dans des conditions précaires déplorables, de destructions de biens privés, y compris ceux des ONG humanitaires les obligeant contre leur volonté à suspendre leur assistance aux populations.

C'est dans ce contexte qu’est intervenu l'assassinat du Commandant Marcel  Mombeka ici même à Bangui, comme pour défier l'autorité de l'Etat et exacerber la haine qui engendre à son tour des représailles aveugles.

Le Bureau Politique du MLPC :

- condamne avec force, cette défiance de l’autorité de l’Etat et les actes de violence gratuite qu'elle entraine et que rien ne justifie aujourd'hui;

- s’incline respectueusement devant la mémoire des victimes et présente ses sincères condoléances aux familles éplorées par ces différents actes;

- souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Par ailleurs, le Bureau Politique :

-  exhorte le Gouvernement à enclencher de façon effective et dans les meilleurs délais le Programme DDRR et à redoubler d'efforts dans la recherche de solutions innovantes et efficaces pour stopper la résurgence d'autres actes inqualifiables de violence contre les civils et les ONG dont le but ultime inavoué est l'affaiblissement progressif de l'Etat et sa désagrégation;

-  exhorte le Gouvernement et les forces internationales à tout mettre en œuvre afin que tous ceux qui ont perpétré ces violences, ainsi que leurs commanditaires, soient identifiés, arrêtés et traduits en justice ;

-  demande au Gouvernement  d'accélérer le rythme et le calendrier de la Réforme du Secteur de Sécurité, et d'impliquer dès maintenant et progressivement les unités formées des FACA au rétablissement de la sécurité sur l'ensemble du territoire national ;

-  encourage la MINUSCA et ses forces à obéir à l’esprit et à la lettre des termes de leur mandat et à étendre son exécution à l'ensemble du territoire national.

-  félicite les ONG humanitaires pour leur engagement aux côtés des populations démunies et sans défense et les encourage à continuer leurs œuvres salvatrices.

Fait à Bangui  le 13 octobre 2016

Pour le Bureau Politique

Le 2ème Vice Président

 

MAZETTE Jacquesson 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 14:45
Vingt-trois morts dans des violences en Centrafrique

 

 

13/10/16 (Reuters) - Des rebelles musulmans de la Séléka ont attaqué mercredi des réfugiés dans le nord de la République centrafricaine, tuant 13 personnes avant d'être repoussés par les casques bleus de l'Onu, causant 10 morts dans les rangs de la milice, ont annoncé les autorités. Plusieurs personnes ont été blessées dans l'attaque sur Kaga Bandoro, une localité rurale isolée. Un témoin Reuters rapporte avoir vu des rebelles poignarder à mort deux réfugiés qui tentaient de fuir. Lorsque certains ont tenté de se défendre, les rebelles ont tiré des coups de feu.

Des centaines de villageois, pour la plupart des réfugiés fuyant d'autres violences, ont pris la fuite pour rejoindre la base de l'Onu à proximité. Un responsable de la Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu en Centrafrique, a précisé que les casques bleus avaient dû ouvrir le feu sur la Séléka pour protéger les civils et a confirmé la mort de dix rebelles. La République centrafricaine tente de tourner la page sur les violences à caractère ethnique et confessionnel qui ont débuté début 2013 lorsque les rebelles de la Séléka ont renversé le président François Bozizé.

 (Crispin Dembassa-Kete; Julie Carriat pour le service français)

 

Une vingtaine de morts dans des violences au centre de la RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-10-12 15:35:00 Des violences ont éclaté, mercredi, à Kaga Bandoro, une ville du centre de Centrafrique, faisant une vingtaine de morts, a-t-on appris de source sécuritaire.

Les violences nées d’une tentative de vol d’un groupe électrogène de la radio communautaire de la ville par les éléments armés des ex sélékas qui occupent la ville, ont également provoqué la destruction du site qui abrite des déplacés internes de la ville à l’évêché de Kaga Bandoro. Les ex sélékas en ont profité pour piller plusieurs locaux des prêtres. 

Certains des voleurs ont toutefois été tués et aux dernières nouvelles les violences déclenchées par ces ex sélékas se poursuivaient encore mercredi soir. 

Les casques bleus ont commencé à évacuer les humanitaires de la ville vers Bangui et ont repoussé les ex sélékas loin de l’aérodrome. Ce lieu qui sert de base aux forces onusiennes est le point de convergence de milliers de personnes fuyant les violences de protection.

C’est la deuxième fois que les violences se déroulent dans cette zone où on a noté beaucoup de morts et de déplacés au cours de ce mois d’octobre.

La mission onusienne a promis de renforcer la présence des casques bleus dans la zone pour assurer la protection des populations.

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 23:21

 

 

French.china.org.cn  13-10-2016

 

La République centrafricaine (RCA) sollicite l'aide de la communauté internationale pour financer son programme de reconstruction d'un montant de 3,1 milliards de dollars, dévoilé lors d'une réunion avec les partenaires au développement tenue mercredi à Yaoundé, la capitale du Cameroun.

 

Avec le soutien des Nations Unies, le gouvernement centrafricain a choisi d'organiser dans la capitale camerounaise, siège sous-régional en Afrique centrale de nombreuses organisations internationales, sa sixième "rencontre des partenaires techniques et financiers" en vue de la présentation des besoins de financement de son plan de relèvement et de consolidation de la paix.

 

C'est une rencontre préparatoire à une table ronde des donateurs prévue le 17 novembre à Bruxelles (Belgique), au cours de laquelle le pouvoir de Faustin Archange Touadéra, élu le 14 février, entend mobiliser un montant de 3,1 milliards de dollars (environ 1.550 milliards de francs CFA), destiné notamment à l'exécution de ce plan visant à une sortie de crise durable.

 

D'une durée de mise en œuvre de cinq ans, de 2017 à 2021, ce programme comporte trois axes d'intervention prioritaires visant à permettre, d'une part, de soutenir la paix, la sécurité et la réconciliation, d'autre part, de renouveler le contrat social entre l'Etat et la population et, enfin, de relever l'économie et relancer les secteurs productifs, selon les explications officielles.

 

Environ la moitié des financements recherchés (1,6 milliard de dollars) devra être consacrée aux priorités identifiées pour les trois premières années, a indiqué le ministre de l'Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, à la tête d'une délégation gouvernementale comprenant cinq autres ministres dont celui des Affaires étrangères, Charles Armel Doubane.

 

Plus de six mois après son accession à la magistrature suprême le 30 mars, la tâche reste ardue pour le président Faustin Archange Touadéra et son gouvernement dirigé par Simplice Sarandji, son ancien directeur de campagne, pour combler les attentes d'une population meurtrie par un conflit interminable.

 

Y compris dans la capitale Bangui, les violences provoquées par la grave crise consécutive à la prise du pouvoir de l'ex-coalition de la Séléka le 24 mars 2013 persistent dans le pays et l'économie peine à redécoller.

 

Au cours des derniers mois, plus d'une centaine de personnes ont été tuées dans des attaques de groupes armés et des affrontements intercommunautaires, selon une estimation des Nations Unies.

 

"Nous sommes dans une période de grand banditisme et de criminalité, parce que les armes circulent", a expliqué à Xinhua M. Moloua.

 

Près de la moitié des quelque 4,6 millions de Centrafricains est déclarée comme ayant besoin d'assistance humanitaire et environ 2 millions nécessitent l'aide alimentaire, rapporte en outre le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

 

D'après ces statistiques encore, presque la totalité (95%) de cette même population vit dans des conditions d'hygiène déplorables, du fait de l'absence de latrines fonctionnelles, tandis que près de trois quarts (70%) souffrent par ailleurs d'un manque d'accès à l'eau potable.

 

En dépit des progrès accomplis en matière d'éducation, où le pourcentage d'écoles opérationnelles a augmenté de 35% en 2014 à 75% en 2016, l'on dénombre à ce jour environ 800.000 enfants ayant besoin d'être scolarisés.

 

Les autorités centrafricaines sont par ailleurs préoccupées de créer les conditions d'un retour au pays de 468.000 réfugiés présents dans les pays voisins (Cameroun, République démocratique du Congo et Tchad) et la relocalisation de 361.000 déplacés internes, selon les chiffres révélés par la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation, Virginie Mbaïkoua.

 

Une baisse importante est déplorée au sujet de l'assistance humanitaire internationale nécessaire à la prise en charge de ces personnes en détresse. De 377 millions de dollars en 2014, celle-ci est chiffrée à 162 millions cette année.

 

"Le pays reste dans une situation critique et les défis demeurent considérables", a relevé l'ambassadeur, chef de la délégation de l'Union européenne au Cameroun, Françoise Collet, pour justifier la tenue de la conférence des bailleurs de fonds programmée le 17 novembre à Bruxelles, en présence du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.

 

"Le soutien des bailleurs de fonds est indispensable", a ajouté la diplomate européenne.

 

Pour le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies, Fabrizio Hochschild, "les acquis importants obtenus sur plusieurs fronts par la Centrafrique risquent d'être perdus si nous ne lui apportons pas les moyens dont elle a besoin pour sortir définitivement des crises et s'engager dans la voie du développement".

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique/reconstruction : le gouvernement sollicite une aide internationale de 3,1 milliards de dollars
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 22:55

 

 

 

Bangui, le 12 octobre 2016 - Le Coordonnateur humanitaire, a.i. en République centrafricaine, Mohamed Malick Fall, condamne fermement la nouvelle flambée de violence qui a secoué Kaga Bandoro, préfecture de la Nana Gribizi, ce mercredi 12 octobre. Les locaux de plusieurs ONG internationales et nationales ainsi que des résidences d’autorités locales ont été pillés. Des habitations des déplacés du camp de l’Evêché ont également été incendiées.

 

Indigné par les attaques contre les déplacés et les actes de représailles contre les civils, Mohamed Malick Fall a rappelé que «les premières victimes de l’insécurité et de la violence sont les populations civiles dont elles exacerbent la vulnérabilité et la précarité ». Plus 5 000 déplacés du camp de l’évêché se sont réfugiés à côté de la base de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) et environ 250 se sont rassemblés autour du bâtiment commun des Nations Unies. «Cette insécurité demeure une source de préoccupation. Elle constitue un défi de taille à la protection des déplacés et à la prise en charge rapide des blessés. Elle rend, par ailleurs, d’autant plus difficile l’accès aux populations vulnérables» a déploré le Coordonnateur humanitaire.

 

A la fin du mois de septembre, les acteurs humanitaires avaient déjà significativement réduit leurs activités et leur présence à Kaga Bandoro suite aux cambriolages de certaines de leurs bases. A Kaga Bandoro seul, la réduction de l’espace humanitaire a privé au moins 200 000 personnes d’assistance. Dans la région (Kaga-Bandoro, Batangafo, Kabo, Moyenne Sido), l’insécurité alimentaire affecte 120 000 personnes et 73 206 personnes sont toujours déplacées. Dans ce contexte, Mohamed Malick Fall a mis en garde contre une nouvelle dégradation sécuritaire et ses impacts négatifs sur l’acheminement de l’aide humanitaire alors que Kaga Bandoro se relève à peine des inondations du 4 octobre. Elles avaient affecté 3 000 personnes dans 14 quartiers.

 

«Afin qu’ils puissent continuer à apporter de l’aide à ceux qui sont dans le besoin, il est nécessaire et crucial de faciliter sans condition l’accès des travailleurs humanitaires aux populations vulnérables » a réitéré le Coordonnateur humanitaire. «J’insiste à nouveau sur les principes de neutralité et d’impartialité qui guident l’action humanitaire et l’urgence de secourir les populations dont la vulnérabilité est exacerbée par l’impact de la violence » a-t-il souligné.


----------------------------------------- 
 

Ms. Yaye Nabo SENE 


Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) Central African Republic (CAR) 


Email: seney@un.org | Mob: +236 70087565 | Skype: yayenabosene 


car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE CONDAMNE LA RECRUDESCENCE DE LA VIOLENCE A KAGA BANDORO
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 22:06

 

 

12.10.2016 à 21:30 (AFP)

 

La Centrafrique, qui peine à émerger du chaos des troubles civils, a vécu une journée entre guerre et paix mercredi avec de nouvelles violences meurtrières et une main tendue du tout nouveau cardinal nommé par le pape aux musulmans de Bangui.

 

Entre six et neuf personnes sont mortes mercredi à Kaga Bandoro (centre) dans des affrontements qui ont également fait 17 blessés graves, d'après des sources sécuritaires.

 

A l'origine: quatre miliciens ex-séléka ont tenté de voler le groupe électrogène d'une radio locale (radio Kaga). Après la mort de l'un des leurs dans cet incident, ils ont lancé des représailles.

 

"Nous avons une situation de crise à Kaga-Bandoro à l’issue d’un braquage qui s’est soldé par le meurtre d’une personne apparemment de confession musulmane qui serait un ex-séléka. A partir de ce moment, il y a eu un dérapage. Les ex-séléka ont décidé d’entreprendre des actions de représailles, mais (notre) force est sur le terrain", a témoigné Renner Onana, chef de Bureau de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) à Kaga-Bandoro, cité par le site de la radio Ndeke Luka.

 

La Minusca avait annoncé fin septembre un renforcement de ses positions à Kaga Bandoro après de précédentes violences.

 

Ce même mercredi, le premier cardinal centrafricain de l'histoire, l'archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, a marché pour "la paix" vers le quartier musulman de la capitale Bangui, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

"Que personne ne nous divise. Nous voulons la paix pour l'avenir de notre pays", a déclaré le cardinal, accompagnés de milliers de personnes de confession chrétienne et musulmane.

 

La semaine dernière, l'assassinat d'un officier dans le quartier musulman du PK5 de Bangui avait provoqué un cycle de représailles visant notamment des peuls musulmans. Ces violences ont coûté la vie à onze personnes.

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit se rendre à Bangui les 30 et 31 octobre pour annoncer officiellement la fin de l'opération militaire Sangaris, déployée par la France en décembre 2013 pour stopper les massacres intercommunautaires.

 

A cette date, le renversement de l'ex-président François Bozizé par les séléka ("coalition" en langue sango) à dominante musulmane avait provoqué la contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes. Bilan: des milliers de morts et des centaines de milliers de réfugiés/déplacés dans ce pays pauvre de 4,5 millions d'habitants.

 

Les groupes armés menacent toujours la paix en Centrafrique malgré la présence des 12.000 hommes de la Minusca, qui a permis l'élection dans le calme en début d'année du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Le président Touadéra a de nouveau appelé ces groupes à déposer les armes mercredi lors d'un comité de suivi du programme de démobilisation dit "DDRR".

 

Centrafrique: nouvelles violences meurtrières, le cardinal dans un quartier musulman
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 20:17

 

 

12 octobre 2016 | Par Dorothée Thiénot  source : Mediapart

 

Deux ans après son installation, la Mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) est l'objet de beaucoup de mécontentements, alors que les violences persistent dans le pays.

 

À Bangui, la capitale centrafricaine, le calme n’est toujours pas revenu, non plus que dans le reste du pays ; et ce malgré la présence de la Mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca). Par exemple, début octobre 2016, une série de représailles de milices armées a fait au moins douze morts. Pendant ce temps, en province, des membres de ces mêmes groupes armés gardent le contrôle sur les villes et continuent leur expansion. Sous le regard des casques bleus de la Minusca. Alors que les tueries sont régulières dans le pays, la passivité de certains contingents dont le mandat reste de protéger les civils agace : « Les contingents de l'arrière-pays n'anticipent jamais, même quand ils ont l'information à temps », explique un ministre centrafricain. « Résultat : les forces onusiennes viennent pour constater les dégâts quand c'est trop tard. »

 

Deux ans après son installation, la Minusca concentre les mécontentements.« Malgré notre présence, il y a encore beaucoup trop de groupes armés et de criminalité. La Minusca fait tout ce qu'elle peut dans un pays grand comme la France et la Belgique réunies, et qui manque de tout », explique son chef, Parfait Onanga-Anyanga. Le gouvernement centrafricain élu au printemps dernier, de son côté, n'a pas tardé à se montrer critique à l'égard de la mission. « Les missions de peacekeeping ont toujours servi de punchingball aux gouvernements qui les accueillent », explique Thierry Vircoulon, coordonnateur de l'Observatoire de l'Afrique australe et centrale à l'Ifri et enseignant à Sciences-Po. « Ils s'approprient leurs réussites et les critiquent au moindre échec, qu'importe le niveau de responsabilité. C'est un jeu de dupes : entre l'agenda des politiques et celui de la mission, c'est le grand écart car leurs objectifs sont le plus souvent divergents. Les gouvernements hôtes ont des comptes à régler et les pratiques de corruption sont souvent très enracinées alors que les missions des Nations unies doivent contribuer au statebuilding et à la réconciliation des ennemis. »

 

Le fait est que, presque trois ans après l’intervention militaire française, l'insécurité entrave toujours le retour des déplacés et réfugiés, qui constituent un quart de la population centrafricaine. Répartis sur le territoire, les déplacés comptent les jours, dans leurs abris de fortune, en attendant que les voies soient sécurisées. Comme ces femmes coincées dans leur camp à Bambari, dans le centre du pays. Il leur suffirait de traverser la rivière, dont le pont est gardé par les casques bleus, pour rejoindre la ville et ce qu'il reste de leur domicile. Mais le centre-ville est encore quadrillé par des hommes armés, circulant devant des casques bleus impassibles.

 

Maigre consolation : après plusieurs cas de viol sur des femmes et des jeunes filles, comme Human Rights Watch l'a documenté en février 2016, le contingent congolais a été relevé. Ban Ki-moon, qui prônait déjà la « tolérance zéro » envers les violences sexuelles, a alors précipité une série de mesures : les pays pourvoyeurs de troupes sont libres d'enquêter et de juger ces soldats, mais s'ils n'enquêtent pas, ils risquent de ne pas être retenus pour d'autres missions. Fait inédit dans l'histoire des missions de maintien de la paix, des sanctions peuvent désormais être prises contre un contingent si des exactions commises avant leur mission ont été documentées. C'est ainsi que les Burundais ont été renvoyés peu après leur arrivée.

 

La Minusca a néanmoins pu mettre à son crédit quelques succès en 2016 : l’élection présidentielle a pu être organisée, Faustin-Archange Touadéra a été élu et, pour un temps, les groupes armés ont joué le jeu. Mais aucun accord n'ayant été trouvé avec le gouvernement, les violences ont repris de plus belle. Alors que des portions entières du territoire ont été reprises ces derniers mois, Parfait Onanga-Anyanga adopte un discours de fermeté : « Des groupes armés sont déçus parce qu'ils n'ont pas reçu les postes ministériels promis pendant la campagne électorale. Nous refusons cette légitimité par les armes. Notre mandat nous autorise à désarmer les groupes réfractaires par la force. »

 

Cela n'a pourtant pas empêché les ex-Seleka, un groupement de milices, d'organiser une « assemblée générale » dans la ville de Bria le week-end du 9 octobre 2016, sans être inquiétés par les casques bleus. Certains d'entre eux sont pourtant sous le coup de mandats d'arrêt, et pourraient être jugés par la cour pénale spéciale que la Minusca et le gouvernement centrafricain travaillent à mettre sur pied. En interne, on s'agace déjà de cette situation où des criminels de guerre sont laissés libres de circuler. Les groupes armés, eux, attendent l'immunité : « Tous les Centrafricains ont participé au conflit, tous sont coupables », veut croire Souleymane Daouda, un des porte-parole d'Ali Darasse, chef de l'UPC (ex-Seleka), basé à Bambari. « On veut une commission Vérité et Réconciliation. Pas un tribunal : car si tu as la justice, tu ne peux pas espérer le pardon ! »

 

À intervalles réguliers, le gouvernement laisse entendre que si son armée n'était pas sous embargo, les groupes armés auraient été chassés depuis longtemps. « Il y a des responsabilités que l'État doit assumer, comme former ses forces de sécurité intérieures », rétorque Onanga« Ce travail est délicat car il implique beaucoup d'aspects liés aux droits humains, dont la vérification que les éléments sélectionnés n'ont pas de casier judiciaire. » Le dossier est sensible pour le gouvernement, qui ne semble pas prêt à identifier et juger les nombreux militaires à avoir rejoint les groupes armés.

 

Quarante millions de dollars sont prévus pour le désarmement de ces derniers, mais rien ne bouge. Entre le gouvernement et la Minusca, on se renvoie la balle. Côté Minusca, on suggère que si le plan Désarmement n'a pas été effectué, c'est parce que le gouvernement de Touadéra freine des quatre fers et n'a pas eu le courage d'engager des réformes. Côté gouvernement, on continue d'accuser les casques bleus d'incapacité, de passivité, voire de connivence avec les groupes armés.

 

Mais qu'attendre de troupes qui, pour certaines, ne sont pas payées ? Les Nations unies versent 1 000 dollars par sous-officier au pays pourvoyeur de troupes, mais tous ne paient pas leurs soldats, les poussant à adopter des « comportements prédateurs », selon les termes d'Onanga, qui fait aveu d'impuissance : « Aucune mesure n'a été prise pour ces soldats, ce serait manquer de respect à la souveraineté des nations. On peut difficilement imaginer qu'une nation responsable, qui envoie ses hommes sur des terrains difficiles où ils risquent leur vie, ne comprenne pas l'intérêt de bien traiter son personnel. C'est une question de dignité humaine. » 

 

L'enjeu est maintenant de savoir combien de temps la mission restera dans le pays. Onanga veut éviter l'enlisement comme en RDC, où les casques bleus sont établis depuis 1999. « Le danger pour ce pays serait un désengagement trop rapide de la communauté internationale, explique-t-il. Le mandat de Touadéra est de cinq ans, il faut au moins l'accompagner jusqu'à la fin de son mandat. C'est un équilibre délicat : l'échec de cette mission serait de s'éterniser. Mais il faut éviter de se précipiter. »

 

Minusca et gouvernement centrafricain iront ensemble à Bruxelles, le 17 novembre, à la conférence des bailleurs de fonds. Le discours du président centrafricain y est attendu. Ses engagements politiques conditionneront l'aide des bailleurs internationaux. 

 

Roland Marchal 


Chargé de recherche CNRS 
 

Senior research fellow, CNRS

 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 20:12

 


 

BANGUI - 12 octobre 2016

 

Honorable Président de l’Assemblé Nationale ;
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions diplomatiques et Consulaires ;
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la MINUSCA ;
Monsieur le Représentant Spécial de l’Union Africaine ;
Honorables Mesdames et Messieurs les Députés de la Nation ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Consultatif et de Suivi du Programme DDRR ;
Messieurs les Responsables des Groupes Armés ;


Chers Participants ;


Mesdames et Messieurs ;

 

C’est un bien grand plaisir pour moi que d’avoir à procéder au lancement officiel du Programme pour la Paix, la Réconciliation Nationale et le Dialogue entre les différents acteurs du DDR.
 

En effet, depuis mon accession à la Magistrature Suprême de l’Etat, je n’ai cessé de rappeler à mes Compatriotes que le DDRR, la RSS, la Réconciliation Nationale et le Dialogue sont les seules voies de sortie de crise et de relèvement de notre pays.


Comme vous le savez, la grave crise qui a frappé notre pays la République Centrafricaine appelle à des solutions multidimensionnelles parmi lesquelles, la recherche de la sécurité et de la Paix. 
 

Pour résoudre ces problèmes et répondre aux attentes diverses de nos populations, il nous faut un cadre de coordination et de concertation clair, efficace et transparent.


C’est dans cette perspective que dès mon investiture, j’ai reçu les responsables des groupes politico-militaires afin de les exhorter à adhérer volontairement à ma vision du DDRR que je qualifie de « DDRR de dernière chance ».
 

Pourquoi de dernière chance ? Parce que notre pays a trop souffert de conflits armés et face à cela, il nous faut prendre en compte les causes endogènes et exogènes de ces multiples confits dans la formulation d’un nouveau programme de DDRR. 


C’est dans cet élan que j’ai créé une nouvelle structure qui est désormais rattachée à la Présidence afin de veiller personnellement à son bon fonctionnement, car les expériences des différents programmes DDRR et de la RSS passées n’ont pas donné les résultats escomptés.
 

Ma vision est donc fondée sur une approche inclusive, c’est pourquoi la mise en place du Comité Consultatif et de Suivi du DDRR et la mise en œuvre de l’Accord sur les principes Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement signés le 10 mai 2015 lors du Forum National de Bangui sont les priorités du nouveau DDRR.


Cet Accord inspiré du Pacte Républicain, reflète la volonté au niveau national et international de la sécurité humaine ; il offre un cadre juridique et une confiance dans le processus de paix.
 

Axé sur des objectifs plus stratégiques que les DDR passés, le programme de DDRR de « dernière chance » que j’ai proposé exige la formulation d’approches nouvelles et novatrices car il diffère par ses orientations, à savoir : appuyer le processus de consolidation de la paix à plus long terme, contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat et permettre la relance économique, réduire la pauvreté dans toutes les couches de la population.
 

Cette stratégie est sensible aux dynamiques locales et peut combiner diverses activités telles que les programmes classiques de collectes d’armes (désarmement), la réinsertion inscrite dans le cadre de la démobilisation avant le processus de réintégration, la formation professionnelle et les programmes spécialement destinés aux jeunes ainsi qu’aux populations vulnérables.
 

L’accent est également mis sur les aspects économiques de la réintégration comme solutions de remplacement à la violence.
 

Mesdames, Messieurs ;
 

Le processus de DDRR national est donc un vaste chantier qui nécessite beaucoup d’investissements humains et financiers. Sa réussite fait appel à la contribution de tous les acteurs dans un esprit de confiance réciproque.
 

C’est dans cette vision holistique que j’ai créé, à côté de la Coordination Nationale DDRR/RSS/RN, le Comité Consultatif et de Suivi du PNDDRR, un organe qui comprend les représentants des Pouvoirs Publics, des Groupes Armés, de la Société Civile, avec l’appui de la Communauté Internationale qui nous accompagne depuis le début de cette crise.
 

Mes vœux les plus ardents sont de voir ce Comité jouer pleinement son rôle pour faciliter la mise en œuvre du Programme National qui sera présenté aux bailleurs et potentiels donateurs lors de la rencontre de Bruxelles au mois de Novembre 2016.
Au niveau international, j’ai eu plusieurs rencontres ces derniers mois pour parler de ce programme qui, à mon avis, permettra de renforcer la réconciliation, de relancer l’économie et la croissance.
 

Je puis vous assurer que beaucoup de pays, beaucoup d’organisations internationales et non-gouvernementales sont disposés à nous aider, car notre expérience post conflit basée sur la démocratie, le respect des Droits de l’Homme, la promotion de la Justice, recréera la confiance entre tous. 
 

C’est pourquoi, nous devons faire preuve d’appropriation nationale de recherche de solutions durables à nos problèmes par nous-mêmes.
 

Certes, le chemin de la paix est semé d’embuches, mais si nous avons la volonté, l’engagement de faire la paix dans nos cœurs, de prendre conscience d’un changement de comportement, d’adhérer au pardon et à la réconciliation, nous parviendrons à remettre ce pays debout. Nous serons ainsi fiers d’avoir apporté notre pierre à la reconstruction de ce vaste, riche et beau pays pour lequel Barthélemy BOGANDA s’est sacrifié.
 

L’occasion est propice pour vous dire que le consensus politique qui est déjà acquis avec la mobilisation de l’Assemblée Nationale, du Gouvernement, de la population toute entière doit se poursuivre et se renforcer davantage avec la contribution des partis politiques et d’autres acteurs du développement.
 

Distingués invités ;
 

Mesdames et Messieurs,
 

M’adressant particulièrement à nos frères des groupes politico-militaires qui m’ont fait part de leurs préoccupations dans les discours de leurs représentants, je voudrais compter sur leurs adhésions franches à ce programme DDRR et leurs contributions individuelles et collectives aux différents travaux du Comité Consultatif et de Suivi qui ont démarré ce jour.
 

Aujourd’hui, plus que jamais, le consensus de tous doit être l’objectif à atteindre pour créer plus de confiance entre nous et auprès de nos partenaires.
 

C’est pourquoi, s’agissant de nos compatriotes des Groupes Armés qui n’ont pas encore adhéré formellement au Programme National DDRR, nous leur lançons un vibrant appel, car c’est ensemble que nous allons résoudre nos différents problèmes et reconstruire la République Centrafricaine.
 

Chers Compatriotes ;
 

Il ne sert à rien, après les élections saluées par l’ensemble de la communauté internationale, de vouloir perpétuer la violence aveugle en défiant l’autorité légalement établie et les institutions issues des élections.
Il ne sert à rien de marcher contre la paix. Le peuple centrafricain a clairement exprimé sa soif de la paix lors des dernières consultations électorales.
 

Pour ma part, j’ai toujours affirmé, que si Dieu m’a donné pour responsabilité de conduire la destinée de notre pays, mon premier devoir, dans le cadre de cette responsabilité, est d’épuiser tous les moyens possibles pour épargner à mes Compatriotes les maux d’une autre crise tragique comme celle que nous venons de connaître et qui n’honore pas notre pays.
 

Je vous invite tous à œuvrer pour la paix. Ceux qui travaillent pour la paix auront la prime de la paix.
 

En saisissant cette occasion, je renouvelle mes plus sincères remerciements à la communauté internationale pour les efforts réalisés, pour son soutien indéfectible et pour son concours tout au long de ce processus.
 

Je voudrais aussi demander à nos partenaires de continuer à appuyer la République Centrafricaine dans sa quête de la paix et de relèvement économique.
 

Je ne saurais terminer mon propos sans remercier tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réussite de cette rencontre.
 

A tous les participants, je souhaite plein succès pour les travaux actuels et futurs du Comité Consultatif et de Suivi auxquels ils auront à participer.
 

Vive le retour à la Paix.
 

Vive la solidarité entre tous les fils et filles de Centrafrique ;
 

Vive le soutien de la Communauté Internationale ;
 

Vive l’engagement de tous les Centrafricains pour un Centrafrique Nouveau.
 

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine !
 

Je vous remercie.

 

 

 

DÉCLARATION-EX MOUVEMENT ANTI-BALAKA A LA RÉUNION DU DDRR

 

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat ; 


Très Honorable, Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale ;


Excellence, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

 
Excellence, Mesdames et Messieurs les Ministres, Membres du Gouvernement ;

 
Excellence, Monsieur le Représentant des Nations Unies, Commandant en Chef de la MINUSCA ; 

Excellence, Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques en Centrafrique ; 


Distingués invités,

 

Aux lendemains de l'élection présidentielle et des législatives de 2015-2016 ayant permis le retour à la légalité constitutionnelle, la République centrafricaine peine toujours à trouver les solutions idoines de sortie de crise et pour le retour d'une paix durable, malgré les efforts multiformes de la Communauté Internationale à son chevet.

 

La table ronde de Bruxelles annoncée en novembre prochain s'inscrit en toute logique comme une bouée de sauvetage qui pourra résoudre les épineux problèmes centrafricains parmi lesquels le gros dossier du programme de désarmement-Démobilisation-Réintégration-Rapatriement (DDRR).

 

Le vœu ardent de tous est que cette question du DDRR qui sera évoquée et soutenue par le gouvernement puisse emporter l'adhésion des donateurs, mais ce vœu pieux devrait s'accompagner des mesures concrètes.

 

Oui, nous nous adhérons entièrement et totalement au processus de DDRR, car c'est le facteur primordial aussi bien pour la consolidation de la paix après un conflit que pour le développement d'un pays à plus long terme.

 

Étant entendu que l'objet de ce processus est de contribuer à la sécurité et à la stabilité dans un contexte post conflit de sorte que la reconstruction et le développement puissent être amorcés, il est urgent de tout mettre en œuvre pour ne pas échouer.

 

Nous sommes tous conscients de l'enjeu du programme de DDRR qui fera des ex-combattants des participants actifs au processus de paix et de cohésion nationale. C'est pourquoi, rien ne doit se faire ni dans la précipitation, ni avec un esprit roublard, car il faut aussi avoir à l'esprit, les échecs du passé dans ce genre de processus...Quelles leçons devrions nous tirer des précédents programmes?

 

Oui, en participant aux forums de Brazzaville puis de Bangui et en signant l'accord de cessation des hostilités ainsi que les accords sur le DDRR, l'ex-mouvement Anti Balaka s'est résolument inscrit dans la voie de la paix, la stabilité et la libre circulation des biens et des personnes. Cela illustre bien que les groupes armés ne ferment pas la porte aux espoirs de paix, de stabilité, de justice et de cohésion nationale.

 

Nul n'ignore que la République centrafricaine, notre pays a été envahie et agressée par des mercenaires assassins qui se livraient à des exactions contre les populations civiles en toute impunité.

 

 La cruauté des mercenaires et celle de ceux qui les ont fait venir pour massacrer les centrafricains et piller les ressources nationales étaient inqualifiables. Ils avaient pris en otage la population éprise de paix, de justice et de développement.

 

Et quand un pays fait face à de tels actes, ses vaillants enfants se doivent de l'honorer et le défendre au prix de leur vie. D'où, le soulèvement populaire ayant donné naissance à l'ex-mouvement Anti Balaka qui se voulait un mouvement de résistance pour combattre et chasser les mercenaires. C'est cette conviction patriotique qui a animé tous les ex combattants.

 

La République centrafricaine, à un moment critique de son histoire, avait besoin des patriotes à la trame du général de Gaulle qui incarna la pierre angulaire de la conviction, la volonté et la résistance sans laquelle la France aurait été humiliée dans la défaite et la soumission.

 

C'est aujourd’hui, dans la même conviction patriotique que nous allons continuer à soutenir le processus de DDRR.

 

Pour moi, nous n'avons qu'un seul pays et une seule Nation. Nous n'avons qu'une seule patrie, c'est la République centrafricaine. Toutes les 16 préfectures font partie intégrante de la superficie nationale qui est de 623 000 km2.

 

La Centrafrique combattante d'hier devrait être rejointe par toutes les filles et fils de Centrafrique pour une seule direction, celle du "Combat de la Paix et de la cohésion sociale"! Cette exhortation ne doit souffrir d'aucune faille si l'on veut que les actions en faveurs du développement soient couronnées de succès. 


Les groupes armés doivent être impliqués au plus haut niveau de toutes les structures chargées de la gestion du programme de DDRR.

 

J'exhorte aussi à cet effet, Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat à faire preuve d'un leadership courageux, audacieux, et persévérant, auréolé de beaucoup de stratégies à l'image du Président Colombien dont les efforts pour parvenir à un accord historique de paix avec la guérilla marxiste des FARC après plus de 50 ans de guerre civile, ont été reconnus, salués et couronnés par l'attribution du célèbre Prix Nobel.

 

Notre grande attente à l'endroit du Gouvernement est de mettre en œuvre un processus de DDRR transparent et inclusif qui fasse une place aux groupes armés, d'une part, et qui s'oblige à trouver des solutions à long terme pour s'occuper des ex-combattants qui seront désarmés puis démobilisés en assurant durablement leur intégration socioéconomique.

 

Aussi, la question de l'immigration ne doit pas être traitée avec fébrilité, froideur et passivité. Les étrangers qui souhaitent s'installer durablement sur le territoire national de note pays, doivent être en règle vis-à-vis de la législation centrafricaine en matière de l'entrée et du séjour des étrangers en République centrafricaine, connaître et respecter les valeurs qui fondent le pacte républicain, faute de quoi, ils doivent être invités à quitter le pays.

 

Je demande instamment aux forces de maintien de la paix déployées en République centrafricaine dans le cadre du mandat des Nations Unies, d'appliquer strictement les différentes résolutions votées par le Conseil de Sécurité visant la protection des populations civiles et la stabilisation du pays.

 

Quant à la Communauté internationale dont nous saluons les actes déjà posés, nous sollicitons d'elle des contributions financières conséquentes pour répondre aux besoins du programme de DDRR et de la réforme du secteur de défense et de sécurité.

 

Cette même attente s'adresse aux chancelleries dans le but d'apporter des appuis sincères et positifs pour faciliter ce processus DDRR.

 

En somme, j'invite très solennellement toutes les parties engagées dans le processus de DDRR à jouer la carte de la sincérité, la franchise, la transparence, l'inclusion, et à faire table rase des flagorneries, la roublardise et l'opacité pour s'attaquer aux réels problèmes et y apporter des solutions nécessaires; la survie de la RCA en tant qu'Etat en dépend et ce ne serait que très honorable pour la solidarité Nationale et Internationale.

 

Je vous remercie.

Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 18:48

 

 

11 octobre 2016 (APA)

 

La délégation du groupe de travail des Nations Unies sur l’utilisation des mercenaires qui est en mission en République centrafricaine du 10 au 19 Octobre après être reçue lundi par le Ministre de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, Jean-Serge Bokassa a rencontré ce mardi le Ministre de la Justice Flavien Mbata .

 

Le but de cette mission en Centrafrique est de recueillir des informations sur les activités des mercenaires et des combattants étrangers engagés dans le conflit.

 

Pour le ministre de l’Administration du territoire, Jean-Serge Bokassa, il faut arriver à définir le statut de chacun éventuellement, la discussion portant sur le mercenariat.

 

‘’Je crois qu’il y a des groupes qui ont des dimensions politiques tels que des groupes militaro-politiques, qui se sont engagés pour le DDRR. A partir du moment où ils se sont engagés, ils ne doivent plus adopter un comportement contraire à cet engagement qu’ils ont pris, c’est-à-dire exercer des exactions permanents sur la population civile’’ a expliqué le ministre Bokassa.

 

Certains observateurs ont toujours pointé du doigt la responsabilité des mercenaires tchadiens et soudanais dans les violences en Centrafrique.

  

LE GROUPE DE TRAVAIL DE L’ONU SUR L’UTILISATION DES MERCENAIRES EN VISITE EN CENTRAFRIQUE
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 18:21

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 12/10/16 - Au total 500 logements sociaux seront construits dans la banlieue de Bangui plus précisément au village Samba au sud-ouest de la capitale centrafricaine, a-t-on appris mardi de source officielle.

 

Le village Samba où seront construits ces logements sociaux devra être aménagé de telle sorte qu’il y ait un aspect de villes modernes a dit le promoteur Médard Bemba au moment de la signature de cette convention.

 

Ces logements sociaux seront dotés d’équipements modernes pour rendre la vie facile aux occupants a-t-il souligné.

 

C’est la deuxième fois que le ministère de l’habitat signe des accords de construction de logements avec des bailleurs privés dont le but de faire face aux besoins des logements en Centrafrique.

 

Avec le conflit que le pays a connu, beaucoup de logements ont été détruits si bien que beaucoup de personnes sont dans des camps de fortune et ont besoin de maisons d’habitation.

 

La construction de ces logements sociaux si elle se réalise, constituera une bouffée d’oxygène pour les sans-abris.

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