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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 22:02
Tchad : Idriss Déby Itno, un maréchal en campagne
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Tchad : Idriss Déby Itno, un maréchal en campagne
Tchad : Idriss Déby Itno, un maréchal en campagne

Lu pour vous

 

GRAND FORMAT
 

Tchad : Idriss Déby Itno, un maréchal en campagne

Par Mathieu Olivier  Jeune Afrique

Premier scrutin depuis la promulgation de la nouvelle Constitution et l’instauration du « régime présidentiel intégral », l’élection à la magistrature suprême aura lieu le 11 avril 2021. Sans surprise, Idriss Déby Itno semble décidé à briguer un sixième mandat. Premier scrutin depuis la promulgation de la nouvelle Constitution et l’instauration du « régime présidentiel intégral », l’élection à la magistrature suprême aura lieu le 11 avril 2021. Sans surprise, Idriss Déby Itno semble décidé à briguer un sixième mandat.

« Terror belli, decus pacis. » « Terreur de la guerre, honneur de la paix. » Le jeune fils de berger qu’est Idriss Déby Itno (IDI) imaginait-il, alors qu’il obtenait sa licence de pilote au milieu des années 1970, qu’il tiendrait quarante-cinq ans plus tard entre ses mains un bâton de maréchal ?

En ce 11 août, les dignitaires tchadiens sont réunis au Palais de la démocratie de N’Djamena pour sa cérémonie d’élévation, et le chef de l’État inaugure sa tenue d’apparat. Vingt-trois étoiles dorées, comme le nombre de provinces du Tchad, ornent son bâton. Son sabre est frappé de la devise « Pour l’honneur et la fidélité à la patrie ». Le col Mao de sa vareuse est brodé à la main de feuilles de chêne dorées. Autour de lui, les soldats de l’armée sont au garde-à-vous. Idriss Déby Itno sourit. Nulle part ailleurs le président ne se sent plus à l’aise qu’au milieu de ses troupes. Il les a façonnées, vues grandir, en a nommé les officiers.

Au début d’avril, sur les rives du lac Tchad, le chef de l’État, à la tête de ses troupes, a mené une offensive médiatico-militaire contre l’État islamique en Afrique de l’Ouest. Quelques jours plus tôt, le 23 mars, plus de 90 soldats tchadiens avaient été tués dans des affrontements avec ces jihadistes dans la province du Lac. En treillis, accompagné de ses ministres Mahamat Ismaïl Chaïbo et Mahamat Abali Salah, ou de son chef d’état-major, Abakar Abdelkerim Daoud, le président a multiplié les réunions de stratégie et les visites de soutien aux troupes.

Patron de la région

Auprès de lui, deux de ses fils, que le président associe à son pouvoir : Zacharia, ambassadeur aux Émirats arabes unis, et Mahamat Idriss Déby, directeur général des services de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE). Militaire dans l’âme, IDI sait que l’armée constitue son atout principal. Depuis le sommet du G5 Sahel de janvier, il n’a fait que réaffirmer son lien avec la France. Il entretient une excellente relation avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qu’il n’hésite pas à présenter comme son frère. Quant à Emmanuel Macron, il sait que N’Djamena est indispensable au Sahel.

« Idriss Déby Itno veut être le véritable patron de la région, explique un diplomate en poste à N’Djamena. Que ce soit à travers l’armée ou à travers des liens familiaux, il veut peser sur toutes les situations de crise de ses voisins. » Au Soudan, IDI est l’un des parrains de l’accord de paix entre Khartoum et les rebelles du Sud, et il a placé l’un de ses hommes de confiance, l’ambassadeur Abdelkerim Koïboro, au plus près des discussions. Ce dernier présente l’avantage d’être marié à la fille de Timan Déby Itno, le frère cadet du président, décédé en mai 2019.

IDI garde aussi un regard attentif sur les prochaines élections présidentielles en Centrafrique et au Niger, où il est proche du candidat Albadé Abouba, qu’il a reçu à N’Djamena le 9 octobre. Quant à la crise en Libye, il la surveille de près.

« La Libye empêche Déby Itno de dormir », expliquait récemment à Jeune Afrique un ancien ministre. Le chef de l’État a un temps misé sur le maréchal Khalifa Haftar, qui s’était engagé à exercer une pression sur les groupes rebelles tchadiens, basés dans le sud de la Libye, mais ce dernier n’a pas réussi à imposer son autorité. Déby a déchanté et ne soutient aujourd’hui le maréchal qu’avec un très faible enthousiasme. Une frontière libyenne mal contrôlée et un Sud libyen en proie aux ingérences étrangères sont pour lui un risque de troubles dans l’ancienne région du Borkou-Ennedi-Tibesti.

Idriss Déby Itno a de grands projets, en particulier pour le Tibesti. Depuis plusieurs années, il compte sur le potentiel minier de cette région pour combler le déficit budgétaire, lié à la chute des revenus pétroliers, et attirer des investisseurs étrangers. Mais un comité d’autodéfense s’y est mis en place et reproche au pouvoir central de vouloir mettre la main sur la manne aurifère. IDI a bien envoyé des émissaires – comme l’ex-président Goukouni Weddeye ou son fils et directeur de cabinet adjoint Abdelkerim Déby Itno (très associé à la gestion de l’État) –, mais le bras de fer se poursuit.

« Il aimerait régler le problème avant les prochaines échéances électorales », explique un proche du palais présidentiel. Le chef de l’État a le regard tourné vers trois scrutins à venir : les élections locales (fin 2021), les législatives (fixées au 24 octobre) et, surtout, la présidentielle, dont le premier tour est annoncé pour le 11 avril prochain.

Au début de novembre, il a organisé le deuxième Forum national inclusif pour faire le bilan de la mise en place de la IVe République – depuis mai 2018 –, même si la rencontre a été boycottée par une partie de l’opposition et par la plus grande centrale syndicale, l’Union des syndicats du Tchad.

Sur la route

Quelques jours plus tard, IDI a reçu le soutien d’une alliance lui demandant d’être candidat à sa succession, comme l’y autorise la Constitution. Regroupant 82 personnalités issues de la société civile et de partis politiques, ce groupe a expliqué, par la voix de son porte-parole, le député Djimet Clément Bagaou, qu’Idriss Déby Itno était « le seul à même de fédérer les Tchadiens et de les conduire vers un avenir meilleur ».

Depuis, le chef de l’État a pris la route. Il a sillonné les provinces du Mayo-Kebbi Est, du Mayo-Kebbi Ouest, du Mandoul et du Moyen-Chari, enchaînant les poses de première pierre et les inaugurations. Un air de précampagne, tandis que le Mouvement patriotique du salut (MPS, au pouvoir) était prié de se mettre en ordre de bataille.

« La tension est montée d’un cran depuis l’organisation du forum, estime un diplomate. Tout le monde a compris que cela lançait la campagne. » Et un autre d’ajouter : « Idriss Déby Itno sait que le contexte sécuritaire et sa relation avec la France le protègent. Mais les élections n’en sont pas moins un test. »

Alors que le forum se déroulait et proposait la création d’un poste de vice-président – très controversée par ses détracteurs, qui craignent que le chef de l’État n’y nomme l’un des siens –, les forces de l’ordre se positionnaient aux abords des sièges de partis et d’associations d’opposition, officiellement pour en « limiter l’accès » en raison de la situation sanitaire liée au Covid-19.

Les opposants Saleh Kebzabo, président de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), et Mahamat Ahmad Alhabo, leader du Parti pour les libertés et le développement (PLD), ont dénoncé l’encerclement de leur domicile et du siège de leurs partis. « Déby Itno est entré en campagne. Un président au pouvoir qui commence avant tout le monde, c’est un signe de peur et de faiblesse, donc d’échec ! » a réagi Kebzabo.

« Le président est en déplacement, à la rencontre des populations, et nous n’avons même pas le droit de nous réunir alors que nous respectons les gestes barrières », a déploré auprès de Jeune Afrique Succès Masra, le leader du mouvement Les Transformateurs.

« Monarchie républicaine »

Depuis plusieurs mois, les appels au boycott des élections se multiplient du côté de l’opposition. Commission électorale « inféodée » au MPS, absence de dialogue, manque de crédibilité d’un fichier électoral qui vient pourtant d’être révisé… Les accusations ne manquent pas, notamment du côté de l’Union des démocrates pour le développement et le progrès (UDP), de Max Kemkoye, ou du PLD, de Mahamat Ahmad Alhabo. « Les dés sont pipés. Aller à ces scrutins reviendrait à cautionner la monarchie républicaine », tranche un partisan du boycott.

Une situation qui rappelle la présidentielle de 2011, lorsque Saleh Kebzabo, Kamougue Abdelkader et Yorongar Ngarlegy avaient appelé à ne pas participer à la « mascarade électorale ». Mais, en 2016, Saleh Kebzabo et son UNDR avaient changé de stratégie et pris part à la course présidentielle, à l’issue de laquelle Kebzabo était arrivé second, avec 12,80 % des voix.

Pour le moment, l’UNDR n’envisage pas de ne pas participer aux scrutins à venir. Elle réfléchit même à l’éventualité d’une candidature unique de l’opposition pour la présidentielle. « Il faut que toute l’opposition se réunisse et s’entende, explique l’un de ses cadres. C’est la seule façon de peser face aux moyens du MPS. »

En tournée au début du mois de novembre dans le Mayo-Kebbi Ouest – la région d’origine de Saleh Kebzabo –, Idriss Déby Itno est toutefois serein. Face à lui s’agitent les drapeaux bleu, jaune et blanc de son parti. Cette fois, le maréchal n’a pas revêtu sa tenue d’apparat. Il n’a pas non plus emporté avec lui son treillis. En boubou blanc, le chef de l’État vient au contact du « pays profond », insistant sur « la culture du vivre-ensemble et de la fraternité ».

« C’est sa force, conclut un diplomate en poste au Tchad. Il se montre en maréchal et en protecteur face à des menaces extérieures qui, objectivement, ne manquent pas. » Un costume qu’il endosse depuis maintenant trente ans.

 

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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 16:16
La Cemac a trouvé 3,8 milliards d’euros d'investissements
La Cemac a trouvé 3,8 milliards d’euros d'investissements
La Cemac a trouvé 3,8 milliards d’euros d'investissements

 

La Cemac a trouvé 3,8 milliards d’euros d'investissements pour ses infrastructures

https://www.rfi.fr/ 18/11/2020 - 08:19

3,4 milliards d’euros pour ajouter aux 600 millions déjà acquis, c’est le montant que la Communauté économique et monétaire des pays d’Afrique centrale est venue chercher à Paris auprès de potentiels créanciers publics et privés, lors d’une table ronde de deux jours. La Cemac en a obtenu 3,8 milliards.

Sous-région la moins développée du continent africain, la Cemac s’est dotée d’un Programme économique régional, qui a pour objectif d’impulser la croissance dans la zone d’ici 2025. Il comprend 84 projets. Le coût total du financement de 11 d’entre eux, présentés comme projets intégrateurs prioritaires, a donc été estimé à 4 milliards d’euros.

Connecter la Cemac

Il s’agit de moderniser les réseaux routiers reliant plusieurs pays de la Cemac, de développer la production et l’interconnexion énergétique ou encore de développer la fibre optique. La sous-région est en effet très en retard concernant la vitesse des flux informatiques. Il devrait aussi y avoir la construction de ports secs pour désengorger les ports maritimes et raccourcir les délais dans les échanges commerciaux. Bref, ces projets vont ainsi faciliter et accélérer la libre circulation des biens et des services notamment entre les pays

Le financement des 11 projets se fera sous forme de prêts concessionnels, de dons et de partenariat public-privé. Les six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Centrafrique, Tchad) constituent aujourd’hui la sous-région la moins intégrée du continent, avec un taux de 17 % contre une moyenne de 40 % pour toute l’Afrique.

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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 16:03
COVID-19 RCA : Les mouvements transfrontaliers favorisent des cas importés du coronavirus en Centrafrique

 

Centrafrique : Les mouvements transfrontaliers favorisent des cas importés du coronavirus en Centrafrique

 

BANGUI, le 17 novembre 2020 (RJDH/Fact-Checking)----Le mouvement transfrontalier reste un facteur de propagation du coronavirus, surtout dans les zones frontalières où des dispositifs sanitaires ne sont pas au point.

En République Centrafricaine, les flux d’échanges commerciaux n’ont pas totalement changé malgré l’avènement du Coronavirus. Ces échanges contribuent fortement à une hausse des cas importés du Coronavirus. Cette information est confirmée par le Ministère de la Santé Publique et de la Population.

Pour le Chargé de Communication du Ministère de la Santé Publique, Docteur Patrice Felema, ces échanges font certes persister des cas importés du Coronavirus en République Centrafricaine.

Depuis le début de cette pandémie, les cas importés continuent à être enregistrés « Mathématiquement parlant, les cas de contamination locale dépassent ceux importés mais la constance persiste toujours pour les cas importés. L’on compte plusieurs centaines depuis le premier cas du virus en République Centrafricaine », a-t-il fait savoir.

Le docteur Patrice Felema estime que, « des mesures de contrôle installées par le Gouvernement doivent doubler de vigilance pour minimiser une contamination venant de l’extérieur ».

Depuis la déclaration du premier cas de la Covid-19 le 14 mars 2020, au moins 4296 cas sont confirmés localement et 559 cas importés.

D’après le Ministère de la Santé, la porosité des frontières reste un défi majeur dans cette lutte commune contre la propagation du virus.

 

Leo Papy Benam /la rédaction de Fact- checking(AFC)

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 23:45
TOURISME : "LE CITY TOUR DE LIBREVILLE" FAIT SA PROMOTION

 

https://www.union.sonapresse.com/ 17 nov, 2020 l'Union

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de promotion et de valorisation de la destination Gabon, impulsée par les plus hautes autorités, le ministre du Tourisme, Pascal Houangni Ambouroue, a gratifié dernièrement d'un "City Tour de Libreville" la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baipo Temon, émissaire du président Faustin Archange Touadera.

Accompagnée de son collègue ministre des Affaires étrangères gabonais, Pacôme Moubelet Boubeya, l'hôte du président de la République a été édifié sur l'histoire de plus de 3 000 ans de Libreville.

À bord d’un bus habillé aux couleurs du tourisme gabonais et escortée par des motos tricycle de promotion touristique, la délégation a parcouru les grands points historiques de la capitale gabonaise. De la Cité de la Démocratie au Mémorial Léon Mba, en passant par Batterie VI, fort d'Aumale, Sainte-Marie, Boulevard de l'indépendance, Square du Capitaine Ntchoreret, la Mission Baraka et bien d'autres.

"J’ai trouvé cette visite exceptionnelle car cela a été l’occasion de découvrir les spécificités de la ville de Libreville et comprendre toute l’existence de cette ville", a confié la ministre centrafricaine, qui dit avoir particulièrement apprécié la visite de la Mission Baraka à Glass, dans le 5e arrondissement de Libreville.

"Ce site représente un peu la particularité de l’Afrique, avec cette partie sombre liée à la traite négrière. Cette histoire me touche profondément et me rapproche davantage de mes frères et sœurs gabonais", a-t-elle affirmé. Pour le ministre Pascal Houangni Ambouroue, ce premier City tour constitue l’un des premiers axes de la relance de la promotion de la destination Gabon qui va s'appuyer sur plusieurs offres touristiques très alléchantes et adaptées pour toutes les cibles.


 Jean MADOUMA

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 21:29
L’aéroport international Bangui Mpoko bientôt géré par un concessionnaire turc ?

 

 

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 02:06
Les chars, symbole de la poussée russe en Centrafrique

 

Lu pour vous

 

https://www.ouest-france.fr/ Arnaud MEUNIER, à Bangui. Publié le 16/11/2020 à 07h32

Le vide laissé par la France, occupée face aux djihadistes au Sahel, n’est pas perdu pour tout le monde. Après les contrats miniers, Moscou consolide son partenariat avec Bangui en livrant des blindés.

La scène de liesse remonte au 15 octobre 2020. Au cœur de la capitale, des milliers de Centrafricains s’étaient massés pour voir défiler six des vingt blindés BRDM 2, offerts par la Russie. Ils venaient d’être réceptionnés à l’aéroport par le président Faustin Archange Touadéra en personne. Ces véhicules légers, d’un modèle soviétique millésimé 1970, seront bien en peine de changer la situation sur le terrain.

La Russie accroît sa présence

Sept ans après l’insurrection qui a plongé la Centrafrique dans le chaos, et malgré le rétablissement des institutions à Bangui, le pays est encore contrôlé à 80 % par des groupes armés. Et puis, il faudrait prévoir des pièces de rechange, grince un officier. Lors du défilé, un des blindés, tombé en panne, a dû être tracté au bout d’une corde.

Quoi qu’il en soit, à un mois et demi de la présidentielle où le président Touadéra briguera un second mandat, la Russie accroît sa présence dans l’ancien pré carré de la France. Un bureau de coopération russe est en cours d’installation au sein du ministère de la Défense. Touadéra, le 7 octobre, pour l’anniversaire de Vladimir Poutine, puis son Premier ministre Firmin Ngrebada, se sont succédé à Moscou.

Jusqu’ici, la diplomatie russe à moindre coût s’appuyait sur un réseau d’acteurs privés, selon Poline Tchoubar, autrice d’une note pour la Fondation pour la recherche stratégique, à Paris. Des sociétés russes, comme la Lobaye Invest, sous sanctions américaines, ont obtenu des permis d’exploitations minières. Surtout, le groupe paramilitaire privé Wagner, dirigé par Evgueni Prigojine, un proche de Poutine, a pris ses quartiers.

 La scène de liesse remonte au 15 octobre 2020. Au cœur de la capitale, des milliers de Centrafricains s’étaient massés pour voir défiler six des vingt blindés BRDM 2, offerts par la Russie. Ils venaient d’être réceptionnés à l’aéroport par le président Faustin Archange Touadéra en personne. Ces véhicules légers, d’un modèle soviétique millésimé 1970, seront bien en peine de changer la situation sur le terrain.

La Russie accroît sa présence

Sept ans après l’insurrection qui a plongé la Centrafrique dans le chaos, et malgré le rétablissement des institutions à Bangui, le pays est encore contrôlé à 80 % par des groupes armés. Et puis, il faudrait prévoir des pièces de rechange, grince un officier. Lors du défilé, un des blindés, tombé en panne, a dû être tracté au bout d’une corde.

Quoi qu’il en soit, à un mois et demi de la présidentielle où le président Touadéra briguera un second mandat, la Russie accroît sa présence dans l’ancien pré carré de la France. Un bureau de coopération russe est en cours d’installation au sein du ministère de la Défense. Touadéra, le 7 octobre, pour l’anniversaire de Vladimir Poutine, puis son Premier ministre Firmin Ngrebada, se sont succédé à Moscou.

Jusqu’ici, la diplomatie russe à moindre coût s’appuyait sur un réseau d’acteurs privés, selon Poline Tchoubar, autrice d’une note pour la Fondation pour la recherche stratégique, à Paris. Des sociétés russes, comme la Lobaye Invest, sous sanctions américaines, ont obtenu des permis d’exploitations minières. Surtout, le groupe paramilitaire privé Wagner, dirigé par Evgueni Prigojine, un proche de Poutine, a pris ses quartiers.

 

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 19:45
Centrafrique : le retour des sortis face au sortant

Lu pour vous

 

https://www.ouest-france.fr/ Antoine ROLLAND le 16/11/2020 à 17h27

Vingt-deux candidats ont annoncé leur candidature à la présidentielle centrafricaine du 27 décembre 2020. Dont deux anciens chefs d’État qui veulent affronter le président sortant, Faustin-Archange Touadéra.

Le nom du palais présidentiel, La Renaissance, leur donne-t-il des idées ? Dans la course à la présidence centrafricaine, des personnalités ayant occupé les plus hautes fonctions rêvent d’un retour au pouvoir. Le président sortant Faustin-Archange Touadéra, 63 ans, élu à la surprise générale en 2016, et qui vise  une victoire au premier tour  le 27 décembre 2020, se voit concurrencer par l’ancien président François Bozizé, 74 ans, devenu chef de l’opposition.

La rupture promise ? Une supercherie !

Arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2003, François Bozizé a été renversé dix ans plus tard par la Seleka, une coalition paramilitaire venue du Nord, qui a plongé le pays dans le chaos. Aujourd’hui, son parti, le KNK, veut rattraper un temps qu’il juge perdu.  L’année 2013 aurait dû être celle du décollage économique de la République centrafricaine , a lancé son vice-président, Bertin Béa, à la tribune d’un meeting.

L’ancienne présidente de transition (2014-2016) Catherine Samba-Panza, 66 ans, a aussi des idées de revanche.  La rupture promise en 2016 était une supercherie , a-t-elle dénoncé dans son discours de candidature. La diplomate jouit d’une popularité bien moindre que François Bozizé, mais peut s’appuyer sur ses réseaux internationaux.

Un personnel politique non renouvelé

À ce trio s’ajoutent quatre anciens Premiers ministres, sept anciens ministres, ainsi que trois fils de chefs d’État décédés.

Ce manque de renouvellement est en partie dû à l’organisation de la vie politique.  Les partis sont structurés autour du président-fondateur pour conquérir le pouvoir, analyse Rosmon Zokoué, président de l’Association des blogueurs centrafricains. Il est difficile de faire émerger de nouvelles têtes. 

La Cour Constitutionnelle doit maintenant valider les dossiers, mais des incertitudes pèsent sur ceux de Catherine Samba-Panza, soupçonnée de détournements de fonds, et de François Bozizé, encore sous sanctions internationales. Réponse le 3 décembre.

La campagne électorale sera ouverte le 12 décembre 2020 pour prendre fin le 25 du même mois. Le corps électoral sera convoqué pour le premier tour de la présidentielle le 27 décembre prochain.

 

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 18:34
Bangui : les dispositifs sécuritaires s’intensifient dans la capitale à un mois et demi des élections

 

Centrafrique : les dispositifs sécuritaires s’intensifient dans la capitale à un mois et demi des élections

BANGUI, le 16 novembre 2020(RJDH)---Les dispositifs sécuritaires ces dernières semaines sont renforcés dans la capitale centrafricaine à l’approche des élections générales du 27 décembre prochain. Un constat du RJDH après avoir sillonné quelques carrefours de Bangui et ses environs.

A Pk 12, sortie nord de Bangui, aux environs de 21 heures jusqu’à 5h du matin, des contrôles s’effectuent à chaque passage des motos-taxis, véhicules et des bagages des voyageurs. Le renforcement des dispositifs intervient dans un contexte où la Cour Constitutionnelle a annoncé la publication des listes définitives des candidatures pour la présidentielle et les législatives.

Ces dispositions entrent dans le cadre d’un plan de sécurisation adopté et validé par le gouvernement, l’Autorité Nationale des Elections(ANE) et la Minusca pour la réussite de ce processus électoral en cours.  C’est qu’indique Vladimir Monteiro porte-parole de la mission onusienne, « il y a de cela quelques semaines, un plan de sécurisation a été adopté et signé entre le premier ministre Firmin Ngrebada, le représentant de la Minusca Mankeur Ndiaye et la Marie Madelaine N’koe-Hoornaert, présidente de l’ANE »,

Ce plan définit des stratégies pour la sécurisation et le déploiement des matériels par la Minusca.

Dans la capitale, à Marabena, sur l’avenue des Martyrs, au rond-point des Nations-Unies, l’avenue de l’indépendance, des présences des forces armées centrafricaines(FACA) sont visibles.  Sur l’avenue David Dacko, à côté de Dameca, l’on voit une petite base des FACA installée, et ces positions sont renforcées dans d’autres carrefours des huit arrondissements de Bangui.

Même constant sur l’avenue de l’indépendance, non loin du siège de la compagnie aérienne Air France, ce dispositif existant a été renforcé à quelques pas de la présidentielle et des législatives. De sources proches du gouvernement contactées par le RJDH indiquent que ces dispositifs sécuritaires ont été renforcés dans l’objectif de bien mener le processus des élections, « vous savez les élections sont des périodes sensibles, et il faut un plan de sécurisation, d’ailleurs le gouvernement, l’ANE et la Minusca ont signé un plan il y a de cela quelques jours. Tout ceci, dans l’objectif de donner la chance au peuple centrafricain de s’exprimer librement le jour des élections », a confiée au RJDH de sources proches du gouvernement et de la primature.

Ce plan de sécurisation prévoit aussi le déploiement des matériels et l’appui logistiques à l’ANE pour ce qui concerne l’acheminement des matériels à l’intérieur du pays.

Judicaël Yongo.

 

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 17:06
Les Eglises en Afrique, une histoire très politique
Les Eglises en Afrique, une histoire très politique

Lu pour vous

 

By La rédaction de Mondafrique - 16 novembre 2020

 

Prenant pied en Afrique à partir du XIXe Siècle, les Églises ont très tôt joué un rôle politique en Afrique. Mondafrique de raconter cette odyssée où le pire cotoie le meilleur

Par Jocksy Ondo-Louemba

Parvenu en Afrique dans le sillage des explorateurs européens, le christianisme s’est implanté progressivement par le biais des Églises chrétiennes. Pour les plus critiques, ces Églises appartiennent au triptyque colonial des « 3M » : Marchands, Militaires, Missionnaires. Le religieux serait un agent pour les plus radicaux. 

Pour d »autres, les Églises en Afrique ont apporté l’Éducation « des pères blancs », l’alphabétisation des contrées reculées, les soins médicaux et la création de nombreux hôpitaux dont certains existent aujourd’hui encore des établissements hospitaliers de référence en Afrique. 

Une certitude, l’Église a joué et joue encore un rôle politique en Afrique et est régulièrement aux prises avec les pouvoirs politiques.

« Nous restons au Gabon »

Entre 1866 et 1876, la France songe sérieusement à échanger ses « comptoirs du golfe de Guinée » (dont le Gabon) contre la Gambie britannique.

C’est un homme d’Eglise catholique qui va s’y opposer et faire changer le pouvoir politique français d’avis. Son nom: Jean Remi Bessieux, fondateur de l’Eglise Catholique du Gabon arrivée dans l’Estuaire du Gabon en 1844 comme missionnaire de la congrégation du Saint-Esprit. Il écrira à ce propos : « Nous resterons au Gabon, seuls s’il le faut pour défendre l’Église catholique et la Patrie Française » avant de préciser à propos du Gabon : « Nous sommes devant une porte qui peut s’ouvrir très vite et mener très loin. Nous restons »

Des séminaristes devenus politiciens

Les Églises ne se sont pas contentées de former la future élite africaine. Plusieurs acteurs politiques majeurs africains ont été en passe de devenir prêtres. C’est le cas de Joseph Kasa Vubu, premier président de la République du Congo qui avait été un élève brillant et discipliné au petit-séminaire de Mbata Kieta avant de poursuivre ses études supérieures au grand-séminaire de Kabwe au Kasaï pour devenir prêtre catholique. Nous restons ».

Jean Bedel Bokassa le futur « empereur »autoproclamé de Centrafrique était très apprécié par les missionnaires des écoles qu’il fréquente et qui veulent en faire un prêtre. Mais aussi de Jean Marie Mbida, le premier Premier ministre du Cameroun. D’autres ayant obtenu la prêtrise deviendront des hommes politiques majeurs

Des pères de l’indépendance

Barthélémy Boganda était un brillant élément au petit séminaire de Brazzaville où il est admis en octobre 1928, avant d’entrer en octobre 1931 au grand séminaire Saint-Laurent de Mvolye à Yaoundé. Il sera ordonné prêtre le 27 mars 1938, devant trois mille fidèles en la cathédrale Notre-Dame. Barthélemy Boganda entrera plus tard en politique et deviendra « père fondateur » de la nation centrafricaine. Éphémère premier Ministre de 1958 à 1959, c’est également sous sa houlette que le territoire français de l’Oubangui-Chari deviendra la « République centrafricaine ». Barthélemy Boganda donne aussi à la Centrafrique son drapeau, sa devise et son hymne et qu’il avait pensé pour l’ensemble des Colonies d’Afrique Équatoriale Française (A.E.F.).

Un autre prêtre finit aussi à la tête de son pays tout en étant le « père de l’indépendance » : l’abbé Fulbert Youlou. Également élève brillant au séminaire de Brazzaville puis au Grand Séminaire de Yaoundé, Fulbert Youlou finit par devenir le père de la nation congolaise le 15 Août 1960. Toutefois, Youlou, coquet, portant des soutanes de chez Dior et amateur de jolies femmes sera renversé par une révolte citoyenne dénommée les « Trois glorieuses »  en 1963 Dans l’ensemble, Fulbert Youlou laissera le souvenir d’un homme excentrique et corrompu…

Aux cotés des peuples en lutte

Après les indépendances africaines, les Églises s’engagent aux côtés des peuples dans leurs différentes luttes contre les régimes autoritaires. Ainsi, en Afrique du Sud au temps de l’Apartheid Monseigneur Hurley, l’archevêque de Durban, est le pionnier dans la lutte pour les droits des noirs. Il prône leur accès à l’éducation, aux mouvements syndicaux ouvriers mais aussi contre la politique de la migration du travail et les discriminations raciales. Mgr Hurley, prône aussi l’objection de conscience et la désobéissance civile. Celui que les sud-africains noirs surnomment très vite en raison de sa perspicacité Mamba eyes,(yeux de serpent) participe à toutes les luttes et à tous combats. Il dénoncera le durcissement du régime de l’Apartheid, mais aussi la sanglante et constante répression envers la population noire. Fermement convaincu que l’Église ne saurait pas se contenter de sa mission spirituelle en situation d’injustice.
Figure de la lutte contre l’Apartheid, il réussira à réunir dans un « mouvement œcuménique et multiracial » de nombreuses figures d’Eglises telles que Mgr Desmond Tutu, Beyers Naudé, le pasteur afrikaner renié par les siens, ou encore le pasteur noir Allan Boesak. Ailleurs, les « hommes d’église » seront aussi des pourfendeurs des régimes autoritaires.  

L’Eglise contre Mobutu

Au Zaïre, alors que le régime de Mobutu fait pendre publiquement les opposants, disparaître les corps des étudiants abattus et réduit au silence ceux qui osent critiquer le « Mobutisme », c’est-à-dire « la pensée, les paroles et les actions du président fondateur Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga », Monseigneur Malula critique sévèrement la dictature du « Léopard de Kinshasa ». 

Interrogé sur son action, il répond : « J’ai toujours essayé de défendre la vérité et la justice (…) répondant à ma mission de défendre les faibles et les pauvres » furieux Mobutu réplique qu’il est « inadmissible, inaceptable » que des « curés se mêlent de politique » avant de terminer  cinglant : « Même le Christ était formel : César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Monseigneur Malula sera envoyé en exil au Vatican.

Le Cardinal Biayenda, le Martyr

De l’autre côté du fleuve Congo, le Cardinal Emile Bieyenda aura moins de chance. Très critique vis-à-vis du pouvoir communiste installé à Brazzaville, il est enlevé en marge de l’assassinat du Président communiste Marien Ngouabi à son domicile, près de la cathédrale du Sacré-cœur de Brazzaville, dans l’après-midi du 22 mars 1977 et est tué dans la nuit du 23 mars 1977 par un groupe de soldats. Bien que la cause réelle de cet enlèvement soit encore à ce jour indéterminée, on peut tout de même affirmer que son engagement en faveur des libertés individuelles lui a certainement coûté la vie.

Au Gabon, plusieurs hommes d’Église critiquent le régime d’Omar Bongo qui caresse le rêve de se faire couronner roi du Gabon. Ainsi l’abbé Noël Ngwa Nguema, Monseigneur Okinda mais aussi le Père Paul Mba Abessole sont dans les années 80 très virulents vis-à-vis du régime. Exilé en France, le père, Paul Mba Abessole finira par incarner l’opposition gabonaise en exil avant de se lancer dans une carrière politique

Le temps des Conférences nationales. 

Après la chute du mur de Berlin, le vent de l’Est souffle sur l’Afrique et met un terme au règne des partis uniques. C’est le temps des Conférences Nationales, grandes messes au cours desquelles on dresse le bilan – Toujours très négatif – régime à partis uniques. Ces grandes messes sont présidées par des évêques au Benin, au Congo-Brazzaville, au Gabon et au Zaire.
Ne pouvant pas tolérer que cette conférence nationale ose critiquer son régime, Mobutu la fera interrompre sans autre forme de procès. À l’initiative des Églises, il y aura une marche pour demander la reprise de la conférence nationale. Cette marche à laquelle prendra part des membres du clergé baptisé « la marche de l’espoir » ou encore la « marche des chrétiens » sera réprimée dans le sang et fera officiellement 35 victimes, mais bien plus selon divers témoignages.

Un acteur politique toujours présent

Depuis les années 2000, la voix de l’Église se fait toujours entendre dans plusieurs pays africains. On la retrouve très active dans la défense des droits de l’homme en République démocratique du Congo, mais aussi très impliquée dans les processus électoraux depuis la chute de Mobutu. Ainsi, en 2018, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) dans laquelle les hauts représentants de l’Église sont réunis prend une part active dans l’organisation de l’élection présidentielle de 2018. Avant la proclamation officielle des résultats, elle affirme qu’elle connaît déjà le nom du président élu. Forte de plus de 40.000 observateurs et disposants de copies des procès-verbaux, les résultats qu’elle compile fuient rapidement. La CENCO finit par s’opposer aux résultats officiels en laissant entendre que Félix Tschisekedi n’est pas le candidat choisi par les électeurs. 

Plus tard, la CENCO enfonce le clou et publie un rapport dans lequel il est affirmé que Martin Fayulu, officiellement arrivé deuxième est le véritable vainqueur de l’élection présidentielle.

 

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 16:41
RCA Présidentielle : la France et la Minusca protestent contre des mises en cause
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Présidentielle en Centrafrique: la France et la Minusca protestent contre des mises en cause


https://www.rfi.fr/ 15/11/2020 - 22:44 Avec notre correspondante à Bangui,  Charlotte Cosset

La Centrafrique est à 6 semaines de l’élection présidentielle. Sur le terrain tout le monde s’active pour l’organisation du scrutin et la tenue des délais. Mais une nouvelle fois les attaques dans les médias et sur les réseaux sociaux se multiplient. Ce qui excède certains acteurs.

La semaine dernière l’ambassade de France publie un communiqué. Si elle maintient l’aide promise pour l’organisation du processus électorale, elle dénonce la campagne de désinformation qui la vise. « Face à cette atmosphère délétère et aux tentatives d’instrumentaliser son action dans le contexte des élections, l’ambassade n’apportera pas de nouveaux financements au processus électoral », précise le communiqué. 

Cette semaine c’était au tour de la Minusca de condamner la désinformation et les incitations à la haine contre les casques bleus. « La Mission procède à la documentation de tous ces discours afin que leurs auteurs puissent répondre de leurs actes », détaille l’organisation onusienne. 

Face à la multiplication de ces doléances, la présidence a réagi ce week-end à son tour dans un communiqué. Elle rassure les partenaires. Ces désinformations ne reflètent pas la position officielle du gouvernement centrafricain. Elle  appelle à la cessation de ces attaques afin que « notre partenariat ne subisse pas cette instrumentalisation délétère par ailleurs peu propice au bon climat du processus électoral ».

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