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24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 21:05
 Nouvelles  nationales sur RNL
 Nouvelles  nationales sur RNL

 

Centrafrique : au moins une vingtaine de cas de braquages recensés en l’espace d’un mois dans le 8e arrondissement de Bangui

 rjdh  août 24, 2022 5:23

BANGUI, le 23 Aout 2022(RJDH)—Au moins une vingtaine de cas de braquages à mains armées ont été enregistrés dans les secteurs de Galabadjia, Gobongo, Ngongono dans le 8ème arrondissement de Bangui et à Damala dans la commune de Begoua en l’espace d’un mois. Des éléments de forces nationales et des hommes en armes seraient les principaux présumés auteurs de ces exactions. Une situation déplorée par certains habitants de ces secteurs qui appellent au renforcement des dispositions sécuritaires.

Les cas les plus récurrents sont notamment le braquage des motos taxis. Interrogés par le RJDH, certains habitants dénoncent l’absence des forces de l’ordre et l’irrégularité des patrouilles dans les secteurs.

Un dernier cas remonte dans la nuit du jeudi 18 à vendredi 19 août 2022, « où un jeune homme d’une trentaine d’années a été victime d’un cas de braquage », confie des sources proches de la famille et du chef de quartier Galabadjia 3 dans le 8ème arrondissement de Bangui.

« Des tirs d’armes automatiques sont entendus régulièrement surtout la nuit», confie un habitant interrogé par Fréquence-RJDH qui s’en plaint. Des check-points sont pourtant installés par le commissariat du 8ème arrondissement, « mais la situation reste toujours inchangeable », dit-il.

Les cas de braquage à mains armés récurrents dans cette partie de la capitale. ils sont punis par le Code pénal de la République Centrafrique.

Jospin Fernandez Petho Sally

 

Centrafrique : plusieurs personnes inculpées à la maison d’arrêt de Paoua sans jugement après les procédures engagées par le parquet de la ville

PAOUA, le 24 Août 2022 (RJDH) —une quarantaine de personnes croupissent à la maison d’arrêt de Paoua, ville située au Nord-ouest de la République Centrafricaine où elles sont détenues depuis plusieurs mois, après des procédures engagées contre elles par le parquet de localité. Les conditions de détention sont alarmantes, selon le constat du RJDH.

Sur 44 détenus, on compte quatre condamnés. Certains inculpés dont les dossiers ont été scellés par le Tribunal de Grande Instance de Paoua depuis plusieurs mois sont toujours en attente de jugement, alors que le délai de garde à vue selon le Code pénal de la République Centrafricaine de janvier 2010, est fixé à 72 heures.

L’irrégularité des audiences correctionnelles, est l’une des principales raisons selon plusieurs informations du RJDH. De janvier 2022 jusqu’à ce jour, « le Tribunal a pu organiser seulement cinq procès »confie une source locale.

Un jeune homme de plus d’une trentaine d’années et père de 14 enfants qui, depuis près de huit mois, n’est pas situé sur son affaire a déploré sa condition de détention, « j’ai passé huit mois en détention sans être fixé par la justice. Je plaide pour que les audiences  reprennent. Je suis un père de 14 enfants, vous imaginez, huit mois sans jugement ! C’est vraiment difficile », a déploré ce détenu, allongé sur son lit.

Plusieurs sources accusent les responsables du parquet de Paoua qui sont constamment à Bangui. Ce surnombre impacte sur le crédit d’alimentation, indique Elvis Martinien Yohouroum, Régisseur par intérim de la maison d’arrêt.

Pour tenter de combler ce vide, la Minusca à travers les affaires pénitentiaires, « appuie la maison carcérale dans le cadre de l’amélioration des conditions des détenus dans la ville de Paoua. Les toilettes ont été réhabilitées, grâce à la Minusca et le projet dans l’immédiat auquel la Minusca compte réaliser, c’est la sécurisation de la maison d’arrêt », confie Alain Patrick Lanza, Officier pénitentiaire à la Minusca de Paoua.

Les natures des infractions sont notamment, le vol, le meurtre, viol, les pratiques du charlatanisme et de sorcellerie. L’un des défis auxquels, font face les instances judiciaires et la maison pénitentiaire, est lié au manque du personnel, « le Tribunal compte que deux magistrats dont le procureur de la République et au niveau de la maison d’arrêt, il n’y a que deux agents pénitentiaires et 5 autres en instance d’intégration qui sont en poste ».

 Judicaël Yongo

 

Centrafrique : interpellation en cours du premier ministre Félix Moloua par le parlement sur la pénurie de carburant et l’insalubrité dans la ville de Bangui

 Judicael Yongo  août 24, 2022 11:44

BANGUI, le  24 Août 2022(RJDH)—Conformément aux dispositions de  la Constitution du 30 mars 2019, le premier Ministre Félix Moloua est invité ce mercredi 24 août 2022 devant les élus de la Nation pour répondre à deux préoccupations à savoir « la pénurie de carburant qui persiste depuis plusieurs mois et l’insalubrité dans la capitale ». Des groupes parlementaires et des députés prennent la parole en ce moment.

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24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 20:59
Les pilotes piquent du nez, le Boeing loupe sa destination

 

Lu pour vous

 

Un petit somme juste avant l'atterrissage.

Repéré par Barthélemy Dont sur CNN 24/08/2022 à 7h00

Si vous êtes anxieux en avion, cet article n'est pas pour vous. D'après The Aviation Herald, le média spécialisé dans le trafic aérien, lundi 15 août, le pilote et le copilote d'un avion de ligne Boeing 737-800 se sont assoupis en même temps et en plein ciel dans le cockpit de leur appareil.

Pendant la majorité du trajet, tout allait bien à bord du vol Ethiopian Airlines 34 reliant la capitale soudanaise Khartoum à Addis-Abeba, en Éthiopie. Seulement, à l'approche de l'aéroport international d'Addis-Abeba Bole, l'avion n'a pas amorcé son atterrissage.

Le personnel de la tour de contrôle d'Addis-Abeba a donc vu l'appareil continuer son bonhomme de chemin, malgré ses tentatives répétées d'entrer en contact avec les pilotes. Il aura fallu attendre que l'avion dépasse la piste d'atterrissage sur laquelle il était supposé atterrir pour que la communication soit rétablie et que l'appareil entame enfin ses manoeuvres. Le vol ET343 s'est finalement posé sans encombres vingt-cinq minutes plus tard.

Fatigue des pilotes: un sujet de sécurité majeur

Dans un communiqué, Ethiopian Airlines, la compagnie aérienne desservant le plus de destinations en Afrique, a simplement reconnu avoir «perdu les communications avec le contrôle de circulation aérienne d'Addis-Abeba». Elle a également précisé que «le personnel concerné a été suspendu le temps qu'une enquête soit menée» et que «les actions correctives appropriées seront effectuées en fonction des résultats de cette enquête».

Si l'incident n'a pas eu de conséquences à part un léger retard, survoler à l'aveugle l'aéroport international d'une capitale de plus de 3 millions d'habitants aurait pu mener à une catastrophe.

Le plus effrayant dans tout cela est que ce n'est pas un cas isolé. S'il est très rare que deux pilotes s'endorment en même temps, la fatigue du personnel de bord est un réel sujet. Comme le souligne CNN, en avril, les pilotes des compagnies aériennes Delta et Southwest ont alerté leurs employeurs du danger croissant que représente leur épuisement au travail.

Les aéroports traversent en ce moment une situation chaotique, avec la reprise du tourisme de masse après une longue période Covid où les compagnies aériennes ont réduit la voilure, et compte tenu des conditions météo défavorables. Le tout ajoute au stress des pilotes, qui se plaignent d'une gestion déplorable des plannings.

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24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 20:58
Corne de l’Afrique : l’Unicef craint une explosion de la mortalité infantile
Corne de l’Afrique : l’Unicef craint une explosion de la mortalité infantile

 

 

Publié le 23.08.2022 à 16h18 par APA

Une explosion de la mortalité infantile est sur le point de se produire dans la Corne de l’Afrique, selon Catherine Russell, Directrice générale de l’Unicef.« L’histoire montre que lorsque des niveaux élevés de malnutrition aiguë sévère chez les enfants se combinent à des épidémies mortelles de maladies comme le choléra ou la diarrhée, la mortalité infantile augmente de façon spectaculaire – et tragique. Lorsque l’eau n’est pas disponible ou qu’elle est insalubre, les risques encourus par les enfants se multiplient de manière exponentielle », déclare Catherine Russell, Directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’Enfance (Unicef).

« Dans la Corne de l’Afrique et au Sahel, des millions d’enfants ne sont qu’à une maladie de la catastrophe », prévient-elle. Selon l’Unicef, le nombre de personnes touchées par la sécheresse en Ethiopie, au Kenya et en Somalie qui n’ont pas d’accès fiable à l’eau potable est passé de 9,5 millions en février à 16,2 millions en juillet, ce qui expose les enfants et leurs familles à un risque accru de contracter des maladies comme le choléra et la diarrhée.

Au Burkina Faso, au Tchad, au Mali, au Niger et au Nigeria, la sécheresse, les conflits et l’insécurité sont à l’origine de l’insalubrité de l’eau et 40 millions d’enfants sont confrontés à des niveaux de vulnérabilité élevés à extrêmement élevés.

Le nombre d’enfants qui meurent à cause de l’insalubrité de l’eau et de l’assainissement est déjà plus élevé au Sahel que dans toute autre partie du monde, indique l’Unicef, citant les dernières données de l’OMS.

La plupart des habitants de la Corne de l’Afrique dépendent de l’eau livrée par des vendeurs sur des camions ou des charrettes tirées par des ânes. Dans les régions les plus touchées par la sécheresse, l’eau n’est plus abordable pour de nombreuses familles.

L’organisation cite en exemple le Kenya, où 23 comtés ont connu des hausses de prix importantes, dont Mandera (400%) et Garissa (260%) par rapport à janvier 2021.

En Ethiopie, le coût de l’eau en juin de cette année a doublé dans l’Oromia et augmenté de 50% dans le Somali par rapport au début de la sécheresse en octobre 2021. En Somalie, le prix moyen de l’eau a augmenté de 85% dans le Sud-Mudug, et de 55 et 75% respectivement à Buurhakaba et Ceel Berde, par rapport aux prix de janvier 2022.

Plus de 2,8 millions d’enfants dans les deux régions souffrent déjà de malnutrition aiguë sévère, ce qui signifie qu’ils sont jusqu’à 11 fois plus exposés au risque de mourir de maladies hydriques que les enfants bien nourris.

En Somalie, des épidémies de diarrhée aqueuse aiguë et de choléra ont été signalées dans presque tous les districts touchés par la sécheresse. Les 8 200 cas signalés entre janvier et juin représentent plus du double du nombre de cas signalés au cours de la même période l’année dernière.

Près des deux tiers des personnes touchées sont des enfants de moins de cinq ans.

Entre juin 2021 et juin 2022, l’Unicef et ses partenaires ont traité plus de 1,2 million de cas de diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans dans les régions éthiopiennes les plus touchées par la sécheresse – Afar, Somalie, SNNP et Oromia.

Au Kenya, plus de 90% des sources d’eau ouvertes – tels que les étangs et les puits ouverts – dans les zones touchées par la sécheresse sont soit épuisées soit asséchées, ce qui pose un risque sérieux d’épidémie.

Dans le Sahel, la disponibilité de l’eau a également diminué de plus de 40% au cours des 20 dernières années en raison du changement climatique et de facteurs complexes, tels que les conflits, ce qui expose des millions d’enfants et de familles à un risque accru de maladies d’origine hydrique.

L’année dernière, l’Afrique de l’Ouest et centrale a connu la pire épidémie de choléra de la région au cours des six dernières années, dont 5.610 cas et 170 décès au Sahel central.

L’Unicef affirme qu’il fournit une aide vitale et des services multisectoriels résilients aux enfants et à leurs familles dans le besoin dans la Corne de l’Afrique et le Sahel, notamment en améliorant l’accès à des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène résilients au climat, en forant pour trouver des sources d’eau souterraine fiables et en développant l’utilisation de systèmes solaires, en identifiant et en traitant les enfants souffrant de malnutrition et en renforçant les services de prévention.

L’organisation indique que sa campagne visant à améliorer la résilience à long terme des familles dans la région de la Corne de l’Afrique – et à empêcher la sécheresse de dévaster des vies pour les années à venir – n’est actuellement financée qu’à hauteur de 3%.

Sur ce chiffre, presque aucun argent n’a été reçu pour la section consacrée à l’eau, à l’assainissement et à la résilience climatique.

L’appel pour la région du Sahel central visant à répondre aux besoins des enfants et des familles vulnérables grâce à des programmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène n’est financé qu’à hauteur de 22%.

« Imaginez devoir choisir entre acheter du pain ou acheter de l’eau pour un enfant affamé, assoiffé et déjà malade, ou entre regarder votre enfant souffrir d’une soif extrême ou le laisser boire de l’eau contaminée qui peut provoquer des maladies mortelles », a déclaré Russell.

« Dans les régions touchées par la sécheresse, les familles sont contraintes à des choix impossibles. La seule façon de mettre fin à cette crise est que les gouvernements, les donateurs et la communauté internationale augmentent les financements pour répondre aux besoins les plus aigus des enfants, et fournissent un soutien flexible à long terme pour briser le cycle de la crise », indique-t-elle.

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24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 20:56
La claque de Mahamat Saleh Annadif à Faure, Ouattara et compagnie…

 

Lu pour vous

 

Les bonnes recettes contre l’insécurité et le terrorisme en Afrique de l’Ouest : La claque de Mahamat Saleh Annadif à Faure, Ouattara et compagnie…

 

https://icilome.com/ ByNK August 23, 2022

Mahamat Saleh Annadif, le Représentant spécial du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, a donné le 7 juillet dernier un exposé devant les membres du Conseil de sécurité.

Plus qu’un bréviaire, cet exposé fait office de vade-mecum pour qui veut sortir des serres de l’insécurité, du terrorisme et tutti quanti. Après avoir fait un distinguo entre « des citoyens qui exercent librement leur droit de vote pour choisir leurs dirigeants » d’une part, « des militaires qui cherchent à dominer l’espace politique » de l’autre, dans une région qui «continue d’évoluer à des rythmes différents », le diplomate tchadien ne se décourage pas pour autant quant à la marche des pays de l’Afrique de l’Ouest vers la bonne gouvernance. «Des dialogues nationaux sont en cours dans beaucoup de pays pour consolider la gouvernance démocratique, au moment même où, dans de grandes parties du Sahel, des hommes et des femmes fuient pour leur sécurité, et pour assurer l’éducation de leurs enfants», a-t-il martelé.

Conscient qu’il n’y a pas de « potion magique pour lutter efficacement contre l’insécurité », celui qui a été ministre des Affaires étrangères de 1997 à 2003 se veut sans équivoque, lorsqu’il propose sa recette pour juguler l’insécurité : « Cela passe nécessairement par une gouvernance démocratique et responsable, y compris la mise en place d’administrations décentralisées qui apportent des solutions au quotidien des populations, dans le respect du contrat social de participation et d’obligations mutuelles entre le gouvernement et les citoyens », affirme-t-il, saluant au passage la manière dont les élections locales et législatives se sont déroulées au Sénégal et en Gambie, pays où des «citoyens ont saisi avec maturité l’opportunité dans des processus qu’ils considéraient comme équitable, de demander des comptes à leurs représentants dans les instances du pouvoir». L’ombre au tableau qu’évoquera Mahamat Saleh Annadif plus loin dans son exposé a été la mauvaise passe que traverse la liberté de la presse dans une Afrique de l’Ouest où les pouvoirs ne s’embarrassent pas de scrupule pour tuer dans l’œuf la moindre velléité de critique à leur endroit. «Les allégations de violations des droits humains et d’instrumentalisation du système judiciaire ont un effet insidieux sur la confiance dans les institutions et la crédibilité des processus électoraux», a-t-il affirmé.

C’est, à l’arrivée, une analyse sans langue de bois que celle de Mahamat Saleh Annadif. Il reste que la balle est dans le camp des dirigeants de la sous-région. Comprendront ? Comprendront pas ? Prendront-ils assez de hauteur pour faire instaurer dans leur pays respectif une « gouvernance démocratique et responsable », des « administrations décentralisées qui apportent des solutions au quotidien des populations » et ce « respect du contrat social de participation et d’obligations mutuelles entre le gouvernement et les citoyens » qu’appelle de tous ses vœux Mahamat Saleh Annadif ? Rien n’est moins sûr. Pis, on peut craindre que Mahamat Saleh Annadif ne soit devenu la Cassandre des temps modernes, une Cassandre qui voit clair, mais dont les prédictions, comme celles de la fille de Priam et d’Hécube, quelque vraies qu’elles puissent êtres, ne seront jamais crues.

Il a le malheur de dégouliner de bonnes espérances à l’ère où ce qui préoccupe au premier chef ceux qui tiennent le timon de l’Etat en Afrique de l’Ouest est moins la volonté de travailler pour les populations, que l’idée de s’offrir une longévité, avec en toile de fond le non-respect des principes démocratiques et des élections truquées jusqu’au bout des ongles.

Si la fontaine de Jouvence s’achète à coups de milliards et de villégiatures, il y a beau temps que nombre de chefs d’Etats de la sous-région l’avaient par-devers eux, tant ils nourrissent l’ambition de patauger dans un perpétuel rajeunissement, afin de diriger éternellement des peuples qui ne voudraient pas d’eux pour plus longtemps.

Qu’il s’agisse de Faure Gnassingbé, Alassane Ouattara, Macky Sall, sans parler des putschistes qui n’ont pas fait mieux que ceux qu’ils ont déposés avec la prétention de tout révolutionner, ces apprentis dictateurs ont montré à suffisance qu’ils ne peuvent privilégier la gouvernance démocratique. Avec des conduites tout sauf responsables au sommet de l’Etat, ils créent en creux l’insécurité, la pauvreté, le mal-être…toutes choses qui aboutissent au terrorisme qu’ils veulent paradoxalement tous combattre. Petits joueurs !

Sodoli Koudoagbo

Source : Le Correcteur / lecorrecteur.info

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24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 20:54
L'excision, tabou toujours aussi difficile à briser

 

Lu pour vous

 

Par Vanessa CARRONNIER © 2022 AFP Mise à jour 24.08.2022 à 12:23

 

Victime d'une excision dans son enfance, Halimata Fofana publie mercredi en France son deuxième livre sur le sujet pour briser le silence et faire bouger les lignes, à l'heure où la lutte contre cette pratique a été mise à mal par la pandémie de Covid-19.

"A l'ombre de la cité Rimbaud", qui paraît mercredi, relate le parcours de Maya, originaire du Mali et qui vit en banlieue parisienne, victime d'une excision à l'âge de six ans, lors d'un voyage à Bamako.

"L'excision que subit Maya, c'est celle également que j'ai subie", dit à l'AFP Halimata Fofana, 40 ans, autrice française d'origine sénégalaise. "La manière abrupte dont les choses sont faites, c'est quelque chose que j'ai vécu et que je voulais montrer pour que les gens comprennent ce qu'est l'excision, sans pour autant être dans le trash".

Pour elle, l'acte s'apparente à un "viol" combiné à une "amputation", car il s'agit d'une "intrusion" dans l'intimité pour "arracher" une partie des organes génitaux.

En France, où cette pratique est interdite, on estime que 125.000 femmes sont excisées. Le sujet reste "extrêmement tabou", bien que la question des violences faites aux femmes se soit imposée dans la société ces dernières années.

La difficulté à dénoncer ses parents qui ont perpétué la pratique et la peur du qu'en dira-t-on dissuadent les femmes concernées de rompre le silence, estime Halimata Fofana. Mais "si moi je ne le fais pas en étant une victime, qui va le faire? Je pense que c'est à nous de nous battre et de dire les choses", affirme-t-elle.

- "Expurger" la douleur -

"Quand on commence à parler, forcément, ça crée une explosion. Mes livres, ce sont des bombes que j'envoie", décrit d'une voix sereine l'autrice qui vit aujourd'hui à Lille, dans le nord de la France. Pour cette passionnée du romancier français Victor Hugo et de l'écrivain sénégalais Léopold Sédar Senghor, prendre la plume à son tour lui a aussi permis "d'expurger" la "douleur" et de se "libérer".

Au moins 200 millions de filles et de femmes ont subi une forme de mutilation sexuelle dans les pays les plus concernés (27 pays africains, ainsi que l'Indonésie, l'Irak, les Maldives et le Yémen), selon le Fonds des Nations unies pour la population. Plus de quatre millions de filles risquent d'être excisées chaque année dans le monde.

Interruption des programmes de sensibilisation, fermeture des hébergements d'urgence et des écoles isolant les filles dans leur famille: la pandémie de Covid-19 a perturbé le travail des associations qui luttent contre ces pratiques, selon l'organisme.

"Alors qu'on avait des résultats très satisfaisants depuis 30 ans, là, on est plus inquiet", commente auprès de l'AFP Isabelle Gillette-Faye, directrice du Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles (GAMS).

"Le Covid a eu un effet catastrophique, c'est tout un système de lutte contre les violences qu'il va falloir reconstruire", ajoute-t-elle.

- Accouchement -

Halimata Fofana a également coréalisé un documentaire sur l'excision, disponible sur la plateforme de la télévision franco-allemande Arte, afin d'évoquer la position des mères qui maintiennent la tradition en pensant agir dans l'intérêt de leurs filles.

"Il s'agit souvent de femmes qui n'ont pas eu d'accès à l'école, or c'est très compliqué de remettre en cause une tradition quand vous n'avez pas d'autre ouverture", décrypte-t-elle.

Pour amener ces femmes à abandonner la pratique, "il faut oser mettre les mots et leur faire prendre conscience que les difficultés et souffrances qu'elles ont dans leur corps sont les conséquences directes de l'excision", explique cette ancienne éducatrice.

Les professionnels de santé, en particulier les gynécologues ou sages-femmes, peuvent notamment porter ces messages. "L'accouchement, c'est le moment où jamais pour en parler", souligne Halimata Fofana.

En France, le gouvernement a lancé en 2019 un plan national pour lutter contre l'excision, axé sur la formation des professionnels et le repérage des risques.

Comme dans le roman, la principale situation à risque pour les filles qui vivent en France est de se rendre pour les vacances dans le pays d'origine des parents, où la pratique subsiste.

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24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 20:52
Le désarmement au centre des préoccupations au Tchad
Le désarmement au centre des préoccupations au Tchad

 

Lu pour vous

 

dw.com1d

Par Blaise DariustoL'accord de Doha prévoit le désarmement et le cantonnement des rebelles mais plusieurs groupes n'ont ni combattants ni armes.

Au Tchad, plus de deux semaines après la signature de l'accord de paix entre la junte militaire et les politico-militaires à Doha, au Qatar, la question du désarmement est au centre du dialogue national qui vient de s'ouvrir. Si ce processus est prévu dans l'accord de Doha, sa mise en œuvre semble encore incertaine et pour cause : les mouvements rebelles signataires ne sont pas ceux qui possèdent le plus d'hommes et d'armements.

Cessez-le-feu et DDR

Cet accord de paix prévoit un cessez-le-feu général, la mise en place d'un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion. Mais aussi, l'adoption et l'application d'une loi d'amnistie ainsi que la libération réciproque des prisonniers de guerre.

Cependant, plus de deux semaines après, le processus de désarmement n'a toujours pas été entamé. Les leaders des mouvements rebelles signataires se sont contentés de revenir au Tchad pour prendre part au dialogue national, tout en conservant leurs troupes et équipement militaires intacts.

Tout dépend des conditions 

Pour Roland Marchal, chercheur à Sciences-Po Paris et spécialisé dans les guerres civiles en Afrique, l'application de cet accord dépend des conclusions du dialogue national inclusif.

"Ce que beaucoup d'experts soutiennent, estime Roland Marchal, c'est que dans les semaines qui viennent certains dirigeants rebelles qui sont rentrés repartiront en exil. Les cadres de leurs mouvements et une partie des troupes risquent également de repartir à cause du mécontentement lié aux conclusions des assises. Donc il faudrait, au-delà de la signature de l'accord, être extrêmement attentif sur les conditions de sa mise en œuvre tant au niveau national qu'international, de façon à susciter un mouvement de raison chez ceux qui, à un moment ou un autre, voudrait remettre en cause l'accord.''

"Anciennes forfaitures"

Mais la plupart des groupes armés signataires de cet accord restent des mouvements peu actifs dont certains n'ont ni soldats ni armements.

Max Kemkoye, le président de l'Union pour la démocratie et le progrès, un parti opposé à la transition militaire, estime que "de la quarantaine de ces mouvements armés qui ont signé cet accord, 99% n'ont ni troupes ni armes. Alors il faut cantonner lesquels ? Démobiliser et réinsérer lesquels ?"

Max Kemkoye s'interroge : "Va-t-on peut-être rééditer les anciennes forfaitures qui consistent à aller en rébellion, opérer un ralliement, ensuite aligner les neveux, nièces ou oncles, etc... comme rebelles pour les intégrer à la fonction publique ou leur faire bénéficier des millions dans le cadre de la réinsertion ? Non, cette pratique-là, il faut que ça s'arrête. Le FMI et la Banque mondiale se doivent d'être regardants là-dessus."

Et le FACT?

Si la majorité des groupes armés signataire de cet accord n'ont ni troupes, ni armes sur le terrain, le plus important d'entre eux, le Front pour l'alternance pour la concorde au Tchad, qui avait mené le raid au cours duquel Idriss Déby avait été tué fin avril 2020, n'a pas signé l'accord de Doha. 

Il n'est pas donc pas lié par l'impératif de désarmement et refuse de participer au dialogue national dont les travaux ont démarré samedi dernier à N'Djamena.

 

Tchad : plus de 340.000 personnes touchées par les inondations en deux mois

Par Le Figaro avec AFP Publié 

Plus de 340.000 personnes ont été touchées depuis fin juin par des inondations au Tchad, pays parmi les moins développés de la planète, selon un bilan provisoire de l'ONU consulté mercredi 24 août par l'AFP.

«Le bilan provisoire des inondations est de 341.056 personnes affectées (soit 55.123 ménages) dans 11 des 23 provinces», y compris la capitale N'Djamena, a affirmé dans un communiqué le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Des pluies diluviennes ont touché depuis plusieurs semaines ce pays enclavé d'Afrique centrale. Les personnes «affectées» sont celles ayant du «abandonner leurs logements» et qui ont «perdu des biens», a précisé à l'AFP le bureau d’Ocha au Tchad. «Pour rappel, 256.000 personnes ont été sinistrées par les inondations en 2021 et 388.000 en 2020», a précisé Ocha.Le 19 août, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU avait annoncé que 22 personnes avaient été tuées depuis juin au Tchad à cause des pluies diluviennes. «Nous ne pouvons pas faire face à cette situation, il faut une aide plus conséquente, c'est pourquoi nous lançons un appel aux donateurs», a déclaré le bureau d’Ocha au Tchad, interrogé par l'AFP. L'aide nécessaire s'élève à 6,3 millions de dollars, et le gouvernement ne dispose que de 1,1 million, selon Ocha.

Selon les Nations unies, en 2021, 5,5 millions de Tchadiens, soit plus du tiers de la population de ce pays enclavé d'Afrique centrale, avaient besoin d'une «aide humanitaire d'urgence». Une situation qui s'est aggravée en raison de la guerre en Ukraine où la Russie a imposé un blocus sur les céréales ukrainiennes. Le Tchad, qui a connu de nombreux conflits armés sur son territoire depuis son indépendance de la France en 1960, est le troisième pays le moins développé au monde selon l'ONU. Début juin, les autorités tchadiennes avaient décrété «l'urgence alimentaire» en raison de la «détérioration constante de la situation alimentaire et nutritionnelle».

 

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24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 20:46
Elections en Angola: "Du pétrole, des diamants, mais pas de travail"
Elections en Angola: "Du pétrole, des diamants, mais pas de travail"
Elections en Angola: "Du pétrole, des diamants, mais pas de travail"

 

Elections en Angola: "Du pétrole, des diamants, mais pas de travail"

24 août 2022 à 16:00 par AFP Par Camille LAFFONT © 2022 AFP

"Nous avons besoin de changement": dans ce quartier populaire de Luanda, acquis à l'opposition, de nombreux électeurs attendent l'ouverture des bureaux de vote et l'arrivée de leur champion, Adalberto Costa Junior, candidat à la présidence qui défie le parti historique au pouvoir en Angola.

Le pays vote mercredi pour des élections législatives qui décideront du prochain président, un scrutin annoncé comme le plus serré de l'histoire du pays, entre le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) au pouvoir depuis l'indépendance en 1975 et une opposition plus forte que jamais.

Le candidat du parti vainqueur aux législatives sera investi chef d'Etat.

A Nova Vida, les bureaux de vote sont installés au coin d'une ruelle poussiéreuse, entre les maisons de parpaing et des petites échoppes.

Les grandes artères parfaitement bitumées et les gratte-ciel rutilants du centre de la capitale paraissent loin.

"Ce pays ne va pas bien, nous avons besoin de changement. Nous avons besoin qu'Adalberto Costa junior devienne notre président", dit à l'AFP Manuel Antonio Teca, 27 ans, au chômage.

"Les jeunes sont l'avenir du pays, mais la nourriture manque, les prix sont élevés, tout va lentement", poursuit-il. "Nous avons du pétrole, des diamants, mais les gens n'ont pas de travail".

Riche en ressources naturelles, l'Angola, plongé dans de grandes difficultés économiques, reste un des pays les plus pauvres du continent. Inflation galopante, sécheresse sévère, chômage et vie chère nourrissent un ras-le-bol grandissant parmi la population.

- "Peut-être la bonne" -

Surnommé "ACJ", Adalberto Costa Junior, 60 ans, est le principal rival du président sortant Joao Lourenço. Ce dernier, ancien général à la retraite, est un pur produit du MPLA qui s'est affranchi du système une fois élu en 2017.

Il a lancé une vaste campagne anti-corruption et des réformes ambitieuses, saluées à l'étranger, pour sortir le pays de sa dépendance au pétrole et privatiser les entreprises publiques.

Dans le quartier fief de l'opposition, la plupart estiment la victoire possible malgré la mainmise du parti au pouvoir. Quelque 14,7 millions d'électeurs sont attendus dans les 13.200 bureaux ouverts jusqu'à 18H00 (17H00 GMT).

"C'est difficile, mais nous devons y croire. Cette année peut être la bonne", espère Joaquim, 29 ans. Il patiente dans une file d'électeurs bien ordonnée.

Les premiers à glisser leur bulletin dans les urnes sont les anciens. Les jeunes du quartier papotent, adossés aux murs.

Adalberto Costa Junior réussit à séduire cette jeunesse urbaine moins attachée au MPLA que leurs aînés, avec des promesses de réformes, de lutte contre la pauvreté et contre la corruption.

"Alors, tu as voté, maman?" demande l'un d'eux à une vieille femme.

"Oui mon fils", répond-elle en dressant son index marqué à l'encre bleu.

Un peu plus tard, une clameur s'élève: "Il est arrivé!"

Entouré d'une nuée d'agents de sécurité, de collaborateurs et de journalistes, le candidat de l'opposition émerge d'une voiture. C'est ici qu'il a choisi de voter.

En costume, les cheveux ras, il prend une profonde inspiration: "C'est un jour historique", affirme-t-il après avoir déposé son bulletin.

"Adalberto, président!" lancent des partisans fiévreux.

 

 

Les Angolais votent dans une course serrée dans laquelle la jeunesse aliénée pourrait faire pencher la balance.

Zone Bourse

Les Angolais ont voté mercredi dans une course serrée dans laquelle la principale coalition d'opposition a la meilleure chance de victoire de son histoire, alors que des millions de jeunes laissés pour compte de ses booms pétroliers devraient exprimer leur frustration face à près de cinq décennies de règne du MPLA.

Le parti au pouvoir reste favori, bien que la marge soit suffisamment étroite pour une victoire surprise de l'UNITA, qui pourrait modifier les relations avec les superpuissances mondiales - avec éventuellement des liens moins amicaux avec la Russie.

Depuis son indépendance du Portugal en 1975, l'Angola est dirigé par le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA), anciennement marxiste, dirigé depuis 2017 par le président Joao Lourenco.

Mais un sondage Afrobaromètre de mai a montré que la coalition d'opposition de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA), dirigée par Adalberto Costa Junior, a augmenté sa part à 22 %, contre 13 % en 2019.

C'est toujours sept points derrière le MPLA, mais près de la moitié des électeurs étaient indécis. De nombreux jeunes - les moins de 25 ans représentent 60 % du pays - votent pour la première fois.

"J'espère que cette élection apportera un peu de changement parce que le pays n'est pas bien comme il est", a déclaré Goncalo Junior Maneco, un électricien de 25 ans, alors qu'il attendait de voter dans un bureau de vote de l'université Lusiada, dans la capitale Luanda.

Le président Lourenco, qui cherche à se faire réélire, a voté en début de matinée dans le même bureau de vote, entouré d'une forte sécurité.

"Nous venons d'exercer notre droit de vote. C'est rapide et simple. Nous conseillons à tous les citoyens éligibles de faire de même. En fin de compte, nous gagnerons tous, la démocratie gagnera et l'Angola gagnera", a déclaré M. Lourenco aux journalistes.

Dans une période tendue avant le vote pour le président et le parlement, l'UNITA a exhorté les électeurs à rester près des bureaux de vote après avoir voté afin de réduire le risque de fraude.

Selon les analystes, les règles modifiées de comptage des voix pourraient retarder les résultats officiels de plusieurs jours, augmentant ainsi les tensions qui, selon certains, pourraient déboucher sur des violences.

"J'espère qu'elle (l'élection) se déroulera dans un environnement paisible et tranquille", a déclaré Adriano Francisco, 49 ans, alors qu'il faisait la queue pour voter.

Un taux de participation élevé devrait favoriser le MPLA, tandis qu'un faible taux de participation pourrait être une aubaine pour l'UNITA, a déclaré le cabinet de conseil Eurasia Group.

LIENS AVEC LA RUSSIE

Une victoire de l'UNITA pourrait affaiblir des décennies de liens étroits avec Moscou, pour qui le MPLA était un proxy de la guerre froide pendant la guerre civile angolaise de 27 ans qui s'est terminée en 2002, alors que l'UNITA était soutenue par les États-Unis.

L'UNITA a condamné "l'invasion de l'Ukraine par la Russie", a déclaré Costa Junior sur Twitter. Il s'est également rendu à Bruxelles et à Washington pour tisser des liens avec ses partenaires occidentaux avant les élections.

L'ambassadeur de Russie en Angola, Vladimir Tararov, a été cité dans la presse angolaise en mars comme faisant l'éloge du pays pour sa neutralité tout en fustigeant l'UNITA pour avoir voulu montrer qu'elle "se tient avec l'Occident, les pays dits civilisés".

Lourenco s'est également ouvert à l'Occident depuis son élection en 2017, mais en mars, l'Angola s'est abstenu de soutenir une résolution des Nations unies qui condamnait la guerre de la Russie en Ukraine.

"Il est hautement possible qu'une victoire de l'UNITA signifie une distanciation de l'Angola vis-à-vis de la Russie", a déclaré à Reuters Charles Ray, responsable du programme Afrique à l'Institut de recherche en politique étrangère, mais seulement si elle peut d'abord consolider son pouvoir sur une armée pro-russe.

Lourenco a essayé d'améliorer ses relations avec Washington et, juste avant les élections, a demandé à rejoindre un accord commercial avec l'Union européenne et les États d'Afrique australe, en vigueur depuis 2016. Les pourparlers débuteront dans quelques mois.

Interrogé sur ce changement de position, Costa Junior a déclaré à Reuters au cours du week-end : "L'image (Lourenco) construite auprès du monde extérieur est en train de disparaître".

Lourenco a "réussi en termes de relations internationales", mais cela n'a pas eu de conséquences positives pour les Angolais, a déclaré Ricardo Soares de Oliveira, professeur de politique africaine à l'Université d'Oxford.

Lourenco s'est également engagé à poursuivre les réformes économiques, notamment la privatisation et l'encouragement du secteur non pétrolier.

 

 

Elections indécises en Angola qui pourraient affecter les liens avec la Russie

 reuters.com  |  24/08/2022, 7:43 par Catarina Demony

LUANDA (Reuters) - Les Angolais sont appelés aux urnes mercredi pour des élections présidentielle et législatives s'annonçant indécises, alors que la principale coalition d'opposition semble en mesure de l'emporter du fait de la frustration grandissante de millions de jeunes n'ayant pas profité de la croissance économique.

Au pouvoir depuis l'indépendance en 1975, le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) demeure favori mais son avance sur l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA) est mince dans les sondages.

Une enquête d'opinion effectuée en mai montrait un gain de popularité de l'UNITA, créditée de 22% des suffrages, contre 13% en 2019.

Si le MPLA bénéficie de sept points d'avance, près de la moitié des sondés ont déclaré être indécis. De nombreux jeunes vont voter pour la première fois, alors que les moins de 25 ans représentent 60% de la population.

En amont de ces élections, symbole des tensions, l'UNITA a appelé les électeurs à ne pas s'éloigner des bureaux de vote afin de limiter le risque de fraude.

Des analystes disent s'attendre à ce que les résultats officiels soient reportés de plusieurs jours, du fait d'une modification des modalités de dépouillement, avec le risque d'une escalade des tensions - et, potentiellement, de violences.

Une victoire de l'UNITA, qui entend revoir des liens du pays avec les puissances mondiales, pourrait affecter les relations étroites entretenues avec la Russie, alliée du MPLA durant la guerre civile angolaise.

Soutenue par les Etats-Unis, l'UNITA a condamné l'"invasion de l'Ukraine par la Russie", selon son chef de file, Adalberto Costa Junior, qui s'est rendu à Bruxelles et à Washington pour nouer des relations avec les Occidentaux avant les élections.

Le président sortant, Jaoa Lourenco, s'est rapproché de l'Occident depuis son élection en 2017 mais s'est abstenu, en mars dernier, de soutenir une résolution de l'Onu condamnant l'offensive de la Russie en Ukraine.

(Reportage Catarina Demony à Luanda et Francesco Guarascio à Johannesburg; version française Jean Terzian)

reuters.com

 

Explicatif - Quel est l'enjeu des élections en Angola pour les investisseurs ?

Zone Bourse1d

Les Angolais voteront mercredi pour un nouveau président et un nouveau parlement dans ce qui s'annonce comme l'élection la plus serrée dans le deuxième plus grand producteur de pétrole d'Afrique depuis que le pays a obtenu son indépendance du Portugal en 1975.

QUI SONT LES PRINCIPAUX ACTEURS ?

Le président João Lourenço du MPLA au pouvoir, qui a fait de la réforme de ce pays d'Afrique australe rongé par la corruption sa priorité depuis sa prise de fonction en 2017, affronte Adalberto Costa Júnior du groupe rebelle devenu opposition, l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA).

Un sondage Afrobaromètre de mai donnait au MPLA au pouvoir, qui gouverne l'Angola depuis l'indépendance, une avance de 7 % sur l'UNITA. Les analystes s'attendent à ce qu'il l'emporte malgré le soutien croissant dont bénéficie l'opposition.

QUEL EST L'ENJEU POUR LES INVESTISSEURS ?

L'Angola est l'une des plus grandes économies d'Afrique. C'est le deuxième plus grand producteur de pétrole du continent après le Nigeria, selon l'OPEP, tandis que les données du processus de Kimberley le classent comme le septième plus grand producteur mondial de diamants bruts.

Longtemps dominé par des entreprises d'État, héritage de son passé socialiste, l'Angola s'est lancé dans d'ambitieux programmes de privatisation, mais les progrès sont lents. Les autorités s'attendent à ce que la restructuration de la compagnie pétrolière d'État Sonangol et du mineur de diamants Endiama en vue d'introductions en bourse partielles prenne encore 12 à 18 mois.

Lourenço a également ouvert des enquêtes anti-corruption contre l'administration précédente du MPLA.

Après cinq années de récession, le PIB de l'Angola a augmenté de 0,7 % en 2021, selon la Banque mondiale, et le ministère des finances prévoit une croissance de 2,7 % pour cette année. L'inflation est en baisse, mais reste supérieure à 20 %.

Le retour à la croissance lié à la hausse des prix du pétrole n'a, comme d'habitude, pas profité à la plupart des Angolais, dont environ la moitié vit dans la pauvreté, selon l'indice de pauvreté multidimensionnelle en Angola. Ce désespoir pourrait facilement déboucher sur des violences pendant les élections, a déclaré Laura Seara Cabeça, de Risk Advisory Group.

A QUOI LES MARCHÉS SONT-ILS ATTENTIFS ?

Les investisseurs dans les 9 milliards de dollars d'euro-obligations en circulation du pays tablent sur une victoire et une majorité des 220 sièges parlementaires pour le MPLA, ce qui signifierait la poursuite des politiques favorables au marché de Lourenço.

Les euro-obligations de l'Angola ont actuellement un rendement supérieur à 10 %, selon les données de Tradeweb, le niveau auquel on considère souvent qu'un pays ne peut plus émettre de nouvelles dettes.

Le fardeau de la dette du pays a grimpé en flèche pour atteindre le niveau record de 131 % du produit intérieur brut (PIB) en 2020, avant de retomber à 75 % l'année dernière, aidé par la hausse des prix du pétrole.

Un indice JPMorgan des obligations angolaises est en baisse de 9,3 % au cours des six derniers mois, contre une chute de 12,5 % pour l'ensemble du continent.

QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE LES POLITIQUES DU MPLA ET DE L'UNITA ?

Pas grand-chose.

Tous deux ont présenté des propositions similaires visant à diversifier l'économie et l'assiette fiscale en s'éloignant du pétrole, et à encourager les investissements dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la pêche et le tourisme, selon Fernandes Wanda, économiste à l'Université Agostinho Neto de Luanda.

Mais Jon Schubert, anthropologue politique à l'Université de Bâle, a déclaré qu'il pensait que le MPLA au pouvoir n'avait pas encore démontré la volonté politique de mettre fin à la forte dépendance continue de l'Angola au pétrole.

M. Lourenço a déclaré lors d'un rassemblement de campagne samedi que le MPLA avait levé le "tabou" de la privatisation dans un pays longtemps dominé par la pensée socialiste sur l'économie et il a également fait l'éloge d'un accord de 3,7 milliards de dollars conclu avec le FMI en 2018.

"Surtout, nous avons gagné la crédibilité internationale dont nous avions besoin sur les marchés internationaux", a-t-il déclaré.

L'UNITA a promis de mettre fin à la "concentration de l'économie dans un seul groupe politique et social" - une référence à l'Angola qui est l'une des sociétés les plus stratifiées au monde, dont l'élite ne comprend que ceux qui ont des liens avec le parti au pouvoir.

Mais le parti n'a pas critiqué les réformes macroéconomiques plus larges du gouvernement parce qu'il poursuivrait très probablement les mêmes politiques, a déclaré l'analyste indépendante basée en Afrique du Sud, Marisa Lourenço, qui n'est pas un proche du président.

Le candidat à la présidence de l'UNITA, Costa Junior, a déclaré dimanche à Reuters qu'il continuerait à faire pression pour la mise en œuvre d'un accord entre son parti, le MPLA et d'autres pour maintenir la stabilité économique, quel que soit le parti au pouvoir.

"J'ai fait pression pour un pacte de stabilité et je continuerai à le faire indéfiniment", a-t-il déclaré.

Quel que soit le vainqueur, il sera toujours confronté à la volatilité du prix du pétrole, qui représente plus de la moitié des recettes publiques de l'Angola et 94 % de ses exportations, selon le Fonds monétaire international, qui a déclaré que toute chute des prix du brut pourrait rapidement déclencher des problèmes de dette dans le pays.

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23 août 2022 2 23 /08 /août /2022 19:11
RCA : l’opposition réagit au discours à la nation de Faustin-Archange Touadéra

 

https://www.rfi.fr/ 23/08/2022 - 10:40

Il y a 10 jours, à la veille du 62e anniversaire de l’indépendance du pays, le président centrafricain s’est présenté comme le défenseur de la souveraineté du pays, réclamant notamment une nouvelle Constitution. Anicet-Georges Dologuélé, président du parti d’opposition Union pour le renouveau centrafricain (URCA), estime qu'après six ans au pouvoir, le chef de l’État n’a rien fait pour son pays. 

 « Il fait un discours à la nation et il passe son temps à se plaindre que c’est la faute des autres, à se plaindre que si on est dans cet état, c'est parce que les autres nous ont empêchés. Donc moi, je lui demande en quoi, qui nous empêche, puisque tout le monde l’observe. Il est là depuis six ans et demi pratiquement et il ne fait absolument rien pour le pays. Il est concentré sur sa personne, sur son pouvoir, mais rien pour le pays. Il accorde lui-même des permis miniers, des permis forestiers… Les années passent, et nous ne voyons rien au Trésor », affirme Anicet-Georges Dologuélé, joint par Alexandra Brangeon du service Afrique.

« Nous savons qu’il y a des dizaines et des dizaines de permis qui sont attribués, nous savons que les produits sont exportés, mais nous ne voyons rien pour le pays. Donc si nous n’avons pas de souveraineté sur nos ressources, c’est de quelle manière ? Je ne vois pas qui est-ce qui bloque dans les attributions de permis », assure-t-il à RFI.

Il ne peut pas avoir juré deux fois devant Dieu et devant la nation qu’il ne changera ni le nombre de mandats, ni la durée d’un mandat, et puis, aujourd’hui, il dit que le peuple souverain lui demande avec insistance.

Anicet-Georges Dologuélé dénonce également les techniques du président Faustin-Archange Touadéra, qu'il accuse de donner de l'argent à certains députés. « Il leur demande d’aller faire sortir les gens dans la rue, moyennant une promesse de 500 FCFA. Les gens ont faim, et donc quand on leur dit ça, ils sortent. On leur distribue des banderoles et on vient dire que c’est le peuple souverain qui réclame la modification de la Constitution, on se moque de la population ! »

Vent debout contre cette réforme constitutionnelle, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution, qui rassemble une trentaine de partis et d'associations de la société civile, a prévu de se réunir le 27 août à Bangui. Un rassemblement autorisé ce lundi par les autorités via un communiqué du ministre de l'Intérieur, qui « met en garde le Bloc républicain de tout dérapage de nature à troubler l'ordre public ».

 

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23 août 2022 2 23 /08 /août /2022 18:47
Nouvelles nationales sur RNL
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Centrafrique : ouf de soulagement à Sam-Ouandja après le retrait des rebelles de la CPC sous pression de la Minusca

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 23 août 2022 10:30

Après plusieurs mois d’occupation par les rebelles de l’UPC, membres de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), la ville de Sam-Ouandja dans la préfecture de la Haute-Kotto est désormais libre. Les habitants qui, jadis, vivaient sous le joug de ces hommes en armes et ne pouvaient vaquer librement à leurs occupations quotidiennes, s’en réjouissent.

Suite à l’ultimatum de 48 heures lancé le 18 août dernier par la Minusca, la ville de Sam-Ouandja est désormais libre et contrôlée par les soldats de la paix. Ces derniers avaient sommé les rebelles de la CPC de déguerpir de cette localité. Chose faite 24 heures après. Ainsi, le départ de ces hommes armés, à en croire les autorités locales, est un ouf de soulagement pour la population.

En marge d’une visite, effectuée avec le chef du bureau secteur-Est de la Minusca, le préfet de la Haute-Kotto, Thierry Evariste Binguinendji, a tenu à rassurer la population.

"Nous avons constaté la satisfaction de la population"

"Avec la présence de la Minusca, nous avons constaté que la population est très contente. Dès notre arrivée, une centaine de jeunes se sont mobilisés pour déblayer la voie qui quitte l’aérodrome pour le centre-ville. Ainsi, au cours d’une réunion que nous avions tenue sur place, la population s’est même questionnée s’il s’agit d’un rêve. Nous leur avons fait savoir que cette force va y rester" a fait savoir Thierry Evariste Binguinendji.

Face à la volatilité de la situation, les autorités locales, avec l’appui de la Minusca, comptent y déployer les forces nationales.

"Je suis en train de voir avec le Haut-commandement militaire pour qu’on y déploie très rapidement les forces de défense et de sécurité. Dans cette zone, les activités sont pour la plupart minières et champêtres. Mais avec la présence de ces hommes armés, tous les commerçants ont fui. Les habitants ne pouvant plus exercer, sont aujourd’hui confrontés à la précarité" a renchéri le préfet de la Haute-Kotto.

La localité de Sam-Ouandja a été investie le 15 mai 2022 par les éléments de l’UPC, membre de la CPC. Au lendemain de cette occupation, plusieurs habitants avaient été victimes d’exactions de ces rebelles. En juin dernier, la nouvelle représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unies, Valentine Rugwabiza, avait promis aux autorités préfectorales de la Haute-Kotto une réponse favorable à leur demande d’envoi d’une troupe de la Minusca à Sam-Ouandja. Une localité de l’Est de la de la République centrafricaine frontalière avec le Soudan et principal point de ravitaillement des groupes armés en armements.

 

 

Centrafrique : l’OPA-AC recommande aux Etats de la CEMAC plus de mesures contre les entraves à la libre circulation

mardi 23 août 2022 10:26

Pour combattre les pratiques illicites afin de réduire le coût des échanges commerciaux dans la sous-région Afrique centrale, l’Observatoire des pratiques anormales sur les corridors (OPA-AC) recommande aux pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) plus de mesures contre les entraves à la libre circulation. Recommandation formulée, le 19 août 2022 à Bangui, lors de la présentation des résultats de ces observations. En marge de cette rencontre, les différents acteurs concernés s’engagent à éradiquer ces pratiques sur les corridors.

Le constat de l’Observatoire des pratiques anormales atteste que les pratiques illicites restent en vigueur sur les principaux corridors de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale à savoir : Bangui-Douala distant de 1.431 kilomètres et Ndjamena-Douala, long d’environ 1.800 kilomètres. Une situation, selon l’observatoire, qui est à l’origine de la flambée des prix dans les pays membres de la communauté.

"Les recommandations pourront servir aux autres"

"Le Congo-Brazzaville est un pays qui a une ouverture sur la mer. Et donc, ce qui est en train de se faire entre le Cameroun et les autres pays pourra se faire entre le Congo et les autres Etats ; puisque certains pays reçoivent leurs marchandises à partir du Congo-Brazzaville. Donc les recommandations que nous allons formuler pourront servir aux autres pays qui ont une ouverture sur la mer" a fait Dieudonné Kikélélé, responsable informatique de l’observatoire.

Selon les données de l’OPA-AC, les forces de sécurité sont citées comme auteures des pratiques anormales sur les principaux axes de la Cemac. En outre, l’état des routes, les conditions de travail des conducteurs ainsi que la durée des contrôles ont été déplorés par les experts.

Quatre ou cinq postes pour rendre le travail plus facile

"Vu ce qu’on a relevé sur les actions ponctuelles, l’action générale va dans le bon sens. Parce qu’il y a quelques années en arrière, on comptait plus d’une centaine de postes. Aujourd’hui, on en est à une cinquantaine. Toutefois, on voudrait qu’on soit à quatre voire cinq postes afin de rendre le travail plus facile dans le voyage des camions" a suggéré Robert Gonté, chef de projet adjoint de l’OPA-AC.

A la fin de cette rencontre de Bangui, les représentants des départements ministériels à savoir : transports, douanes, sécurité, travaux publics, syndicats des transporteurs, s’engagent au respect des conventions sous régionales pour favoriser la libre circulation des biens et des personnes.

"Tous les acteurs sont engagés contre ces pratiques"

"Là actuellement, tous les acteurs, avec leur énergie, s’engagent pour que nous conjuguions nos efforts dans le but d’éradiquer totalement les pratiques anormales sur les corridors Douala-Bangui. Ceci, afin de soulager les peines des transporteurs et surtout le panier de la ménagère" a affirmé Dr Baudin Libengué Dobélé Kpoka, coordonnateur de l’OPA-AC.

Créé en novembre 2021 par la Commission de la Cemac, l’Observatoire des pratiques anormales sur les principaux corridors de l’Afrique centrale vise à promouvoir l’intégration communautaire. Une intégration encore fragile dans la sous-région du fait de mauvaises pratiques entravant la libre circulation. Ce projet de quatre ans, financé par l’Union européenne à hauteur de plus d’un milliard de francs CFA, est à sa deuxième année de mise en œuvre.

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23 août 2022 2 23 /08 /août /2022 18:20
À la Une: du retard à l’allumage pour le dialogue national au Tchad

 

 

https://www.rfi.fr/ 23/08/2022 - 10:27 Par Frédéric Couteau

« C’était, en principe, ce mardi, relève Wakat Séra, que les Tchadiens devaient entrer dans le vif du dialogue national inclusif souverain. Mais finalement ce sera demain mercredi, afin de mettre au point, selon la version officielle, des détails techniques et de logistique. »

Et le site burkinabè de s’interroger : « Ce report sera-t-il le dernier pour lancer, enfin, la machine qui souffre d’un retard à l’allumage depuis ce samedi, après une ouverture qui n’a pas manqué de présenter bien des failles en matière d’organisation ? Mais plus que les questions organisationnelles, le dialogue national inclusif souverain a un challenge plus important à relever. Les derniers réticents et pas des moindres se font toujours prier pour répondre à l’appel du chef de la junte militaire au pouvoir à N’Djamena, le général Mahamat Idriss Deby, qui, lui, ne veut pas d’une symphonie inachevée ».

Mission délicate pour les trois facilitateurs

« Mission complexe pour les trois experts, Djibrill Bassolé, Limam Chafi et Bin Ahmed Al Misnad », lance pour sa part Aujourd’hui, toujours au Burkina. Le Burkinabè Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères, le Mauritanien Limam Chafi, facilitateur dans la libération de nombreux otages au Sahel et Mohamed Bin Ahmed Al Misnad, conseiller sécurité nationale de l’Émir du Qatar : « Ces trois facilitateurs pourront-ils par la magie de la diplomatie faire venir à cette table ronde des groupes rebelles tels le FACT ou Wakit Tama ? », s’interroge le quotidien ouagalais.

À cœur ouvert…

En tout cas, « ce dialogue, les Tchadiens l’attendent beaucoup, s’exclame Le Pays. D’autant qu’il est censé tracer les sillons de la réconciliation et poser les jalons du retour à l’ordre constitutionnel au terme des élections pluralistes qui marqueront la fin de la transition. En rappel, précise Le Pays, ce dialogue national qui se veut inclusif, avec tous les acteurs de la scène politique tchadienne, est une promesse du jeune chef de l’État, Mahamat Idriss Deby Itno, porté à la tête de la transition tchadienne au lendemain de la mort de son père, le maréchal Idriss Deby Itno ».

Et, poursuit le quotidien burkinabè, « autant les chefs rebelles ne doivent pas chercher à négocier avec un couteau dans le dos, autant ce dialogue national ne doit pas apparaître comme une opportunité de légitimation du pouvoir de Déby fils, qui continue d’entretenir le flou sur ses intentions dans le processus de transition censé déboucher sur une dévolution du pouvoir aux civils dans les meilleurs délais. En tout état de cause, conclut Le Pays, après tant d’années de déchirements, les Tchadiens ont besoin de se parler à cœur ouvert, dans un langage autre que celui des armes ».

Discuter de tout !

Alors, « tout devrait être mis sur la table sans tabous, au cours de ce dialogue, relève pour sa part Jeune Afrique. Une nouvelle Constitution, une nouvelle République, l’éradication définitive (au sens sociétal et psychologique) du recours à la violence et à la cinquantaine de groupes armés que compte le pays, le contexte sécuritaire régional, les règles d’une gouvernance démocratique et, in fine, un calendrier crédible de retour à l’ordre constitutionnel via un processus électoral perçu comme la conclusion de cette refondation. Discuter de tout donc, pointe Jeune Afrique, y compris des modalités de la dissolution du Conseil militaire de transition et du destin politique personnel de Mahamat Idriss Déby Itno. (…) Le risque, évidemment, est que l’exercice ne débouche que sur une simple phase de répit, faute de bases de discussions solides, crédibles et inclusives. Il est donc nécessaire, estime le site panafricain, que tous les acteurs politiques, associatifs, militaires, économiques et traditionnels y participent sans conditions irréalistes, et il est indispensable que chacun se garde de toute position maximaliste ».

Et Jeune Afrique de conclure : « Fatigués d’être les otages de leurs dirigeants, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, les 16 millions de Tchadiens attendent et redoutent à la fois ce dialogue que Mahamat Idriss Déby Itno a conçu comme l’acmé de son passage à la tête de l’État ».

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