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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 00:33
Les défis qui s’imposent à l’UA 57 ans

 

Lu pour vous

 

Les défis qui s’imposent à l’UA 57 ans après sa naissance selon Moussa F. Mahamat

 

https://afriquinfos.com/ le 26 mai 2020

 

Addis-Abeba (© 2020 Afriquinfos)- L’Afrique a commémoré ce lundi 25 mai, le 57ème anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) devenue en 2002, l’Union Africaine (UA) et qui se décline en une « Journée Mondiale de l’Afrique ». A cette occasion, le Président de la Commission de l’UA Moussa Faki Mahamat a fait une rétrospective de plus d’un demi-siècle de parcours de l’organisation continentale, ses avancées, mais aussi les défis qui lui restent à surmonter.

Pour Moussa Faki « Il y a 57 ans  l’Afrique a posé les jalons de son unité, mise à mal par la colonisation, en créant une organisation commune, l’OUA, devenue Union Africaine en 2002. 57 ans après cet acte fondateur, l’Afrique s’est  affranchie de la présence coloniale et de l’apartheid ; elle a amorcé son unité politique et de grands  progrès économiques, sociaux et culturels ». Des progrès précise, le Président de la Commission de l’UA, qui ne sauraient occulter les insuffisances er les retards parfois patents. L’une des principales questions que se pose le diplomate tchadien, est si « l’Afrique a-t-elle conquis la place à la mesure de son immense potentiel et de ses ambitions légitimes, sur la scène internationale ? De toute évidence non, puisque Moussa Faki répond « qu’en dépit d’un potentiel économique considérable, d’un capital humain riche, jeune et dynamique, la majorité des Etats africains peinent à assurer le bien-être de leurs populations. Des secteurs vitaux tels que l’éducation, la santé et la sécurité dépendent en grande partie de l’aide extérieure. Le communautarisme et le tribalisme se sont davantage cristallisés à la faveur d’un multipartisme et des principes démocratiques parfois dévoyés », déplore-t-il tout en s’inquiétant que des foyers de tensions aient toujours cours sur le continent alors même que la Commission de l’UA a fait de la fin des conflits un de ses engagements primordiaux.

Moussa Faki Mahamat salue toutefois des « lueurs d’espoirs dans ce décor mitigé », notamment l’intégration économique du Continent, la ZLECA autre rêve fondateur de nos peuples qui « est désormais à portée de main ».

La pandémie du nouveau coronavirus qui secoue le monde et l’Afrique n’a pas été oubliée dans l’allocution du Président de la Commission de l’UA. Pour lui, la pandémie « a brisé des certitudes, affecté des assurances, relativisé bien des croyances. Jamais l’humanité n’a paru si fragile et si démunie. ». S’il se félicite de la résilience et de la riposte continentale à la Covid-19, grâce contre toute attente, à une stratégie commune et une mobilisation de la première heure, M. Mahamat estime que « L’Afrique ne peut plus se complaire dans ce rôle d’éternel réservoir pour les uns, de dépotoir pour les autres. », il est donc temps pour elle, de « tracer sa propre voie. Sa dépendance et son insécurité alimentaires sont inadmissibles et intolérables ; de même qu’il en est de l’état de ses infrastructures routières, portuaires, sanitaires et éducatives. Ses terres, ses forêts, sa richesse animalière, ses mines, ses potentiels énergétiques, ses eaux maritimes et fluviales recèlent les ressources nécessaires pour une réponse suffisante aux besoins de ses populations. Il nous faut, en toute lucidité, courageusement, nous décider pour une approche innovante, plus introvertie qu’extravertie. Vivons de ce que nous avons, par ce que nous avons; vivons aux dimensions de ce que nous avons ! », exhorte-t-il.

Le président de la Commission de l’UA interpelle à cet effet, « les femmes, la jeunesse, les intellectuels, les académiciens, les universitaires  les hommes politiques, les hommes d’affaires et les vaillants militants de la société civile à engager une réflexion féconde et active sur cette question centrale pour notre survie matérielle, notre indépendance, notre  liberté et notre dignité. »

Boniface T.

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 00:32
Eurafrique Stratégies’ apprécie la résilience de l’Afrique

Lu pour vous

 

Développement: ‘Eurafrique Stratégies’ apprécie la résilience de l’Afrique

 

https://afriquinfos.com/ 22 mai 2020

 

Résilience de l’Afrique face au coronavirus | Alors La résilience de l’Afrique face au Covid-19 continue de susciter les interrogations de bon nombre d’observateurs. L’une des toutes dernières en date est celle de Jean-Marc Simon, Ambassadeur de France et Président d’Eurafrique Stratégies, société spécialisée dans le Conseil aux personnes désireuses d’investir en Afrique et se veut un relais entre les investisseurs des deux continents. L’ancien diplomate s’est notamment félicité de la riposte continentale face à la pandémie et ce, avec ses propres moyens et sa stratégie propre.

 

Le propos de Jean-Marc Simon, un ambassadeur qui a consacré 30 années de sa carrière aux relations franco-africaines, a démarré par une question et une série d’explications. La question étant : « L’Afrique a-t-elle gagné la guerre contre le Covid-19 ? ». A celle-ci, il a d’abord fait cas des différentes hypothèses avancées jusque-là : la jeunesse de la population, une exposition moindre aux effets de la mondialisation, notamment dans l’hinterland des pays où les échanges humains sont beaucoup moins nombreux que dans les capitales, le climat chaud et humide peu propice au développement du virus, l’usage répandu des médicaments antipaludéens, l’existence de laboratoires de recherche de haut niveau, le recours à la médecine traditionnelle, ou enfin la mobilisation efficace des autorités nationales et régionales. Pour l’ancien ambassadeur, « aucune des explications données à cette relative chance de l’Afrique subsaharienne n’est entièrement convaincante à elle seule mais la conjonction de ces facteurs a sans doute contribué à la résilience face au Covid-19 », soutient-il.

Jean-Marc Simon constate en outre que les mesures prises pour endiguer la propagation du virus en Afrique,  « impactent lourdement les finances publiques et ont un coût, économique et social. Alors qu’on observait une croissance moyenne de plus de 3% depuis le tournant du siècle, pour la première fois depuis la fin des quatre-vingt, la récession pourrait selon le FMI atteindre 2 à 3 % », souligne l’ancien représentant de la France en Côte d’Ivoire. La mise à disposition de facilités de financements par les institutions de Bretton Woods, de même que le moratoire sur la dette annoncé par le G20 et la France si elles ont soulagé les économies africaines sur le coup, « risquent de ne pas être suffisantes voire même dangereuses car elles créent de l’endettement supplémentaire », s’inquiète M. Simon.

Et à celui dont la structure, Eurafrique Stratégies se veut un pont entre les investisseurs européens et les opportunités en Afrique de poser la question : « les pays européens, qui réfléchissent à de possibles relocalisations de leurs productions, ne pourraient-ils pas envisager de le faire, au moins partiellement en Afrique, apportant ainsi à ce Continent les investissements dont il a besoin pour son développement ? ». Pour lui, l’Afrique est prête car face à cette crise, elle a su se montrer volontariste tant aux niveaux que régional, en mettant en place des plans de soutien économique, social et humanitaire mais aussi, précise-t-il : « et c’est peut-être le fait nouveau de cette pandémie, l’Afrique ne s’est pas contentée d’appeler au secours la Communauté Internationale, elle s’est prise en charge elle-même. Elle a trouvé, au plan sanitaire, dans le domaine de la recherche, comme dans ses interventions économiques et sociales, ses propres solutions »s’est réjoui Jean-Marc Simon.     

Boniface T.

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 00:24
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

Centrafrique/écologie : un pas de plus dans la mise en œuvre de l'accord de Paris

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 26 mai 2020 14:29

 

Les députés centrafricains viennent d'acter ce 25 mai 2020, la loi interdisant les emballages et sachets en plastique non biodégradables. Une avancée significative selon le gouvernement dans ses engagements après l'accord  de Paris sur le climat et le réchauffement climatique signé le 22 avril 2016.

Le texte adopté par acclamation à l'Assemblée nationale, a été porté et soutenu par le ministre de l'Environnement Thierry Kamach. Il fait interdiction à la production, l'importation et la commercialisation des matières en plastique en Centrafrique. Une grande avancée dans les efforts de la protection de l'environnement selon le ministre Thierry Kamach.

"Nous aurions aimé que cette loi soit adoptée plus tôt, mais "mieux vaut tard que jamais", car cette loi met en place une unité de police et d'intervention de l'environnement. Ce qui constitue pour nous l'un des points forts de la loi" s'est-il félicité.

Cette loi facilite la jonction de l'action des deux ministères œuvrant pour la protection et la sauvegarde de l'écologie. "Le ministère des Eaux et forêts disposent des gardes forestières, mais au niveau de l'environnement, nous en avons pas pour faire appliquer la loi. Avec cette loi, nous aurons des forces assermentées qui nous aiderons de faire appliquer la loi même si nous savons que ce sera difficile pour un début" a fait savoir M. Kamach.

Après son adoption par les députés et sa promulgation par le Chef de l'Etat dans les prochains jours, cette loi entrera en vigueur 12 mois après une période de trêve.

" Il y aura un délai de 12 mois pour permettre à tous ceux qui disposent encore des stocks de ces produits visés de les écouler. Passer ce délai, la loi entre en vigueur et nous passerons à la répression"  a indiqué Igor Tola kogadou, coordonnateur changement climatique au ministère de l'environnement.  

Cette loi a été adopté alors que des initiatives se mettent progressivement en place au niveau local  pour recycler les objets en plastique afin de combattre la détérioration de l'environnement.

 

 

Centrafrique/Elections: les Centrafricains de l'étranger voteront dans 13 pays

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 26 mai 2020 14:36

Les centrafricains de la diaspora savent désormais dans quels pays ils peuvent voter dans le cadre des scrutins présidentiel et législatif du 27 décembre 2020. Le découpage des pays éligibles a été entériné par un décret présidentiel à quelques semaines d'enrôlement prévu pour le mois de juin.

Dans un décret signé le 20 mai 2020, le chef de l'Etat a entériné la répartition des pays dans lesquels les centrafricains qui y vivent peuvent exprimer leurs  suffrages. 11 pays africains au sud du Sahara, deux pays européens et les Etats Unis d'Amérique.

En Afrique centrale, il s'agit du Cameroun, des deux Congo, du Tchad et de la Guinée Equatoriale, tandis qu'en Afrique de l'ouest, seuls les centrafricains qui auront s'inscrit en Côte d'Ivoire, au Togo ou encore au Bénin pour voter. Les deux autres états africains retenus sont le Maroc et le Soudan.

Les Centrafricains vivant en France et en Belgique exprimeront leur droit civique contrairement aux autres pays d'Europe de facto spectateurs du fait de leur faible représentation démographique dans ces pays d'accueil.

Si le processus fait son petit bonhomme de chemin en Centrafrique, ce décret n'a pas évoqué le cas de force majeure qui risquerait d'hypothéquer la participation des centrafricains de l'extérieur à cause du confinement ou de dé-confinement lié au nouveau coronavirus dans ces pays cités ci-haut.

Le cap est donc fixé alors qu'ici au pays, le premier ministre Firmin Ngrébada saisit la Cour Constitutionnelle en vue d'obtenir d'elle, le constat de force majeure, ce qui ouvrirait la voie à un glissement du mandat présidentiel et législatif. Un point qui ne fait pas encore l'unanimité entre la majorité, l'opposition démocratique et la société civile. 

 

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 19:03
L’armée centrafricaine entre en RDC pour traquer les rebelles de la RCA

Lu pour vous

 

L’armée centrafricaine entre en RDC pour traquer les rebelles de la RCA, dénonce la députée Inagosi

 

https://actualite.cd/

Dans sa question adressée au Vice-premier ministre, ministre de l'intérieur, sécurité et affaires coutumières Gilbert Kankonde lors de la plénière de ce mercredi, la députée nationale Geneviève Inagosi Kasongo a dénoncé les opérations de l'armée centrafricaine dans le territoire congolais pour “traquer leurs rebelles”.

 

 

" Pourquoi est-ce que nos autorités autorisent que des troupes régulières d'autres pays viennent traquer leurs rebelles Chez nous ? "a lancé Geneviève Inagosi au VPM de l'Intérieur et sécurité.

Pour elle,il y a l'armée régulière Centrafricaine qui entre dans notre pays soit disant pour traquer leurs rebelles ".

Et de poursuivre : " Notre pays n'est pas un chant de bataille. S'il y a un problème de puissance de feu, utilisez au moins la voie diplomatique parce qu'il s'agit des pays voisins avec lesquels nous sommes tenus de vivre en toute sécurité ".

S'agissant de la question des éleveurs Mbororo dans la province du Haut-Uele, la députée nationale préconise un plan de la part du Gouvernement pour les dégager du territoire congolais à cause, dit-elle, de leurs abus.

La province de Haut-Uele est en proie à une insécurité créée par les troupes étrangères qui circulent, et se promènent dans notre territoire comme si c'était un pays sans loi. Le territoire de Niangara, le territoire de Dungu, les éleveurs Mbororo qui viennent et sont très armés, tuent les populations locales, les chassent et brûlent les maisons au vu et au su des éléments de la police qui, malheureusement sont en nombre insuffisant. Et ces différents rapports sont remontés au niveau du gouvernement central qui ne réagit pas. Je voudrais Monsieur le VPM que vous puissiez saisir cette opportunité pour nous dire s'il y a un plan pour dégager ces éleveurs Mbororo ", a ajouté Geneviève Inagosi.

Dans la plénière de ce jour, deux vice-premiers ministres répondent à des questions orales avec débat. Il s'agit de Kankonde et Mayo.  Le premier a été également auditionné mardi par la commission défense et sécurité de l'Assemblée nationale.  Au total,  31 questions relatives à  la sécurité du pays lui été  adressées.  Il reviendra demain pour répondre à la commission.

 

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 18:55
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA EXIGE LA CESSATION DES HOSTILITES A OBO ET SOMME L’UPC DE QUITTER LA ZONE

 

Bangui, le 20 mai 2020 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) exige la cessation des hostilités en cours à Obo ainsi que le départ immédiat de l’UPC de la région d’Obo, de Zemio et de Bambouti, (sud-est de la République centrafricaine). « Par rapport à Obo, la MINUSCA met en garde Ali Darassa et lui demande de mettre fin à l’expansionisme inacceptable de l’UPC au-délà des positions qui étaient les siennes avant le 6 février 2019, date de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA). Il doit quitter cette zone», a déclaré le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, mercredi au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission à Bangui.

 

Tout en rappelant l’appel du Secrétaire général des Nations Unies pour un cessez-le-feu global durant cette période de crise sanitaire liée au COVID-19, relayé par son Représentant spécial en RCA, le porte-parole insiste sur le retrait des hommes de l’UPC dans cette région, soulignant que « la MINUSCA exécutera son mandat de protection des civils en étroite collaboration avec les FACA ». Concernant le chef de groupé armé de 3 R, Sidiki Abass, qui a quitté la ville de Bouar la semaine dernière, le porte-parole de la MINUSCA a souligné que « le bureau de la MINUSCA à Bouar avec les autorités préfectorales continuent à engager Sidiki pour s’assurer qu’il revienne à sa position d’avant ce problème ».

 

En ce qui concerne la lutte contre la pandémie de la Covid-19, Vladimir Monteiro a annoncé que la Mission a réorienté environ 666.000.000 FCFA provenant de ses fonds programmatiques et du budget de projets à impact rapide pour soutenir l’effort national notamment la formation, la sensibilisation et l’éducation des populations, à l’approvisionnement en eau et à la production de produits et d’équipements d’hygiène. « Ce montant ne prend pas en compte d’autres contributions de la MINUSCA au combat contre le COVID-19 », a-t-il précisé

 

Le porte-parole a également souligné qu’entre le 12 et le 18 mai, la Mission a documenté 15 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme touchant 25 victimes. « Les préfectures les plus touchées sont la Haute-Kotto, la Bamingui-Bangoran et la Nana-Mambéré », a-t-il dit, précisant que les auteurs de ces violations restent les membres des groupes armés. « Parmi ces abus et violations, des meurtres et des viols ont été documentés », a-t-il précisé.

 

De son côté, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye, a mentionné la poursuite des opérations militaires de la Mission dans le centre et le nord du pays, annonçant la visite ce mercredi à Ndélé, du Commandant de la Force de la MINUSCA, Général Daniel Sidiki Traoré, pour « faire le point avec les éléments qui interviennent dans cette ville pour ramener la paix et la sécurité ». Faisant part d’une situation sécuritaire relativement calme mais imprévisible sur l’ensemble du territoire, le Commandant Tawaye a indiqué que les casques bleus restent vigilants et ont opéré 3680 patrouilles sur le territoire centrafricain, dans le cadre de leur mandat de protection des civils.

 

Enfin le porte-parole de la Police, a pour sa part, mentionné qu’UNPOL continue ses travaux dans le cadre de la sécurisation des prochaines élections, parallèlement à son engagement dans la lutte contre la pandémie à coronavirus. Il a par ailleurs annoncé le déploiement prochain de 51 policiers et gendarmes centrafricains à Ndélé. « Une première vague de 18 gendarmes vient de boucler une formation de pré-déploiement organisée par UNPOL. Une 2e vague constituée principalement de policiers a démarré la même formation le 19 mai. Ces policiers et gendarmes seront déployés à Ndélé dans les tous prochains jours avec l’appui de la MINUSCA », a-t-il déclaré.

 

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 18:44
Un chef de guerre centrafricain arrêté après les tueries de Ndélé

 

 

20 mai 2020 AFP

 

La Mission des nations unies en Centrafrique (Minusca) a arrêté un chef de guerre et huit de ses miliciens, impliqués dans les tueries qui ont fait des dizaines de morts fin avril à Ndélé (Nord-Est), ont affirmé mercredi des sources humanitaires et de l'ONU à l'AFP.

"La Minusca a procédé mardi à l'arrestation de neuf éléments armés" dans la région de Ndélé (nord-est), a déclaré mercredi le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, lors d'une conférence de presse, précisant que les forces de l'ONU avaient agi à la demande de la Cour pénale spéciale chargée de juger les violations graves des droits humains en Centrafrique.

Le 29 avril, 28 personnes, dont au moins 21 civils, avaient été tuées à Ndélé, lors de combats entre deux factions issues du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l'un des principaux groupes armés du pays.

Si la Minusca n'a pas révélé l'identité des interpellés, un responsable humanitaire et un cadre de l'ONU ont affirmé sous couvert de l'anonymat qu'Azor Kalite, ancien haut responsable de la coalition Séléka qui avait renversé le régime du président François Bozizé en 2013, en faisait partie.

Cet influent chef de l'ethnie goula est l'un des principaux acteurs du conflit qui ravage le nord-est de la Centrafrique depuis plusieurs mois.

Selon la Minusca, les affrontements de Ndélé opposaient des membres des ethnies rounga et goula qui se disputent le contrôle du commerce et des gisements miniers de la région.

La justice centrafricaine avait rapidement ouvert une enquête pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité”, transmise à la Cour pénale spéciale début mai.

"Comme ce sont des bandes armées qui s'en sont pris aux civils, leurs leaders sont les principaux soupçonnés" avait indiqué Eric Tambo, procureur général près la cour d'appel de Bangui.

Contacté par l'AFP dimanche, Azor Kalite avait fustigé l'opération menée par la Minusca à Ndélé pour rétablir la sécurité dans la ville et menacé de soulever les populations civiles contre les casques bleus.

A quelques mois d'une élection présidentielle à haut risque, prévue pour décembre 2020, la Centrafrique est toujours en proie aux violences et aux exactions des milices malgré la signature d'un accord de paix entre le pouvoir central et 14 groupes armés le 6 février 2019.

 

 

Centrafrique: l'armée et les casques bleus repoussent une attaque, "une dizaine" de rebelles tués (gouvernement)

 

 

© 2020 AFP | Crée le 21.05.2020 à 03h32 | Mis à jour le 21.05.2020 à 03h35

 

L'armée centrafricaine et les forces de la Mission des nations unies en Centrafrique (Minusca) ont repoussé l'offensive d'un groupe armé sur la ville d'Obo, dans l'extrême sud-est du pays, et tué au moins "une dizaine" d'hommes armés, a annoncé le porte-parole du gouvernement mercredi.

Le bilan provisoire de l'opération, qui a permis de repousser les forces du principal groupe armé du pays, l'Unité pour la paix en Centrafrique, est "d'une dizaine de morts et de prisonniers dans les rangs de l'UPC", a détaillé à l'AFP le porte-parole, Ange-Maxime Kazagui.

 

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 15:48
Un an après le massacre de Paoua, des familles centrafricaines encore sans réponse
Un an après le massacre de Paoua, des familles centrafricaines encore sans réponse

 

Un an après le massacre de Paoua, des familles centrafricaines encore sans réponse

 

http://www.rfi.fr/ 21/05/2020 - 14:44

 

Il y a un an, le premier gros massacre commis depuis la signature de l’accord de paix était commis dans la région de Paoua en Centrafrique. Les villages de Lemouna et Koundjili font l’objet d’une descente d’un groupe armé, les 3R, qui va exécuter plus de 30 civils. La plupart regroupés, ligotés et exécutés sous les manguiers des villages. Un an après, les familles peinent à s’en remettre.

Rosaline était présente sur les lieux ce jour-là… Elle a assisté impuissante à l’exécution de son fils : « Je suis allée vers eux pour qu’ils me tuent avec ma fille, je ne pouvais pas m’enfuir. »

Les éléments du groupe armé lui laissent la vie sauve. Depuis elle vit à Paoua, elle ne veut pas rentrer au village : « À cause de la mort de mon enfant, je ne peux pas supporter de vivre là-bas. Je ne peux pas rester là-bas, je fais juste des aller-retour. Je ne peux pas oublier ça. À tout moment quand je vois un manguier c’est comme si je revivais ce qu’il s’est passé. Ça me fait trop mal. »

« C’est quoi la raison de ces tueries ? »

Son mari triture une pochette transparente. À l’intérieur des photos de leur fils et son acte de décès. Des souvenirs soigneusement conservés. La colère de Jean-Denis ne s’estompe pas : « Je suis très en colère. Je suis très en colère parce qu’ils ont tué le directeur de l’école. Ils ont aussi tué le président de la jeunesse. Le chef de Lemouna et de Koundjili ont aussi été tués. Beaucoup de gens ont été tués même mon frère cadet. Pourquoi ils les ont tués ? C’est quoi la raison de ces tueries ? »

Depuis les 3R ont livré 3 personnes qui ont participé à ces massacres. La cour pénale spéciale s’est saisie du dossier. La procédure judiciaire est en cours.

 

 

RCA: un rapport accablant pour les 3R après le massacre de Paoua

 

http://www.rfi.fr/ 20/07/2019 - 11:48

 

Vendredi 19 juillet, l'ONG Human Rights Watch a rendu publique son enquête sur le massacre d'au moins 46 civils, le 21 mai dernier, dans trois villages de la région de Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique. Basé sur de nombreux témoignages de survivants, ce rapport est accablant pour le groupe armé des 3R de Sidiki Abbas.

Ce rapport met à mal la version des 3R, qui ont parlé tout de suite après ce massacre d'un acte commis par des « combattants agissant de leur propre chef ». Le groupe armé s'est contenté de livrer trois hommes présentés comme les responsables de ce crime. Après avoir enquêté sur le terrain dans la province d'Ouham Pendé, HRW parle d'un « crime de guerre » et estime qu'il s'agit de « tueries planifiées ».

Pour Lewis Mudge, responsable Afrique centrale de Human Right Watch, il n’y a aucun doute : « Ce n’est pas une coïncidence que les trois endroits aient été attaqués presque à la même heure. Par contre, la veille de l’attaque, le 20 mai, le chef des 3R, Sidiki Abbas, a annoncé dans un rendez-vous accompagné de plusieurs responsables, qu’ils allaient attaquer très bientôt le village de Bohong et tuer les gens. »

 

 

RCA: les 3R disent avoir livré les coupables du massacre de la région de Paoua

 

http://www.rfi.fr/25/05/2019 - 03:10Modifié le : 27/05/2019 - 12:33

 

En Centrafrique, l'heure semble être à l'apaisement, après le massacre de civils dans la région de Paoua. Au moins 34 personnes ont été tuées dans ce massacre attribué au groupe armé des 3R, selon les chiffres de la Minusca rendus publics dès mercredi. Une tuerie qui a fait planer de sérieuses menaces sur l'accord de paix de Khartoum, alors que le gouvernement leur avait donné 72 heures pour qu'ils livrent les coupables. Smaïl Chergui, le président de la Commission paix et sécurité de l'Union africaine et l'un des parrains de cet accord, a été le premier à tenter de calmer le jeu dès vendredi en annonçant sur RFI que les 3R étaient prêts à livrer les coupables. C'est chose faite, a assuré un peu plus tard le porte-parole de ce groupe armé.

Il y a deux jours, le porte-parole du groupe armé des 3R assurait encore qu'ils n'étaient pas responsables des massacres commis dans la région de Paoua mardi et qu'à ce titre, ils ne pouvaient « livrer des coupables qu'ils ne connaissent pas ».

Changement de ton dès vendredi. Le général Siwo a annoncé que leur haut commandement avait envoyé sur place une mission d'enquête qui a établi la responsabilité de trois de leurs combattants qui auraient agi de leur propre chef.

Ils ont donc été remis à la Minusca et au représentant du gouvernement centrafricain dès hier dans la ville de Paoua.

« Les auteurs de cette attaque, ceux qui ont tiré sur les civils, explique le général Siwo, nous les avons déchargés aux mains de la Minusca et des autorités nationales. C’est notre habitude, ce n’est pas la première fois que nous livrons des gens qui se comportent de cette façon. »

Le gouvernement centrafricain avait également donné 72 heures au groupe armé pour qu'il « démantèle ses bases et barrières illégales ».

« Nous n'avons jamais eu de barrières », assure aujourd'hui le porte-parole des 3R. Quant à leurs bases ? « Nous allons voir avec la Minusca et le gouvernement comment régler tous les problèmes », a-t-il ajouté.

Officiellement, ce sont 34 personnes qui ont été tuées mardi dans le nord-ouest du pays, mais des sources diplomatiques parlent désormais d'une cinquantaine de victimes. « On n'en parle pas pour le moment afin de ne pas mettre de l'huile sur le feu », selon l'une de ces sources.


■ Témoignage

Lucien Mbaïgoto, député de la première circonscription de Paoua, était à Bangui lors des massacres qui ont eu lieu mardi. Il est en train d’organiser son retour à Paoua où il prévoit de rendre visite aux familles des victimes. Il prévoit aussi l’organisation d’une messe de requiem. Il réagit aux évènements. Il ne s’attendait pas du tout à cette poussée de violence.

Je suis vraiment en colère. C'est un acte de barbarie, un acte horrible...

 

 

Massacre de Paoua: la République centrafricaine promet que justice sera faite

 

http://www.rfi.fr/ 22/07/2019 - 11:18Modifié le : 22/07/2019 - 11:34

 

En Centrafrique, le gouvernement réagit au rapport de l'ONG Human Rights Watch sur le massacre, il y a deux mois, de plus de 30 civils dans la région de Paoua. Le rapport avait conclu vendredi 19 juillet qu’il s’agissait d’une tuerie planifiée. Il avait appelé Bangui à ouvrir une enquête rapide et indépendante sur les responsabilités de ce massacre.

Le gouvernement centrafricain a pu prendre connaissance du rapport de Human Rights Watch (HRW) sur le massacre de plus de 30 civils dans la région de Paoua. Par la voix de son ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement centrafricain, il a réagi à ce rapport. D’après Ange-Maxime Kazagui, le document est fouillé et crédible, et le ministre promet que justice sera faite.

« Cette question a été remise à la justice qui est en train, évidemment, d’enquêter. Cela veut dire connaître tous les ressorts de ce crime odieux, en identifier tous les auteurs, les co-auteurs, les complices… et surtout, le ou les commanditaire(s). Et c’est ce que le gouvernement, à travers la justice, est en train de faire », a assuré Ange-Maxime Kazagui au micro de RFI.

« Quand nous le disons ainsi, ce ne sont pas que des mots. Il s’agit pour nous de faire toute la lumière sur l’assassinat odieux de nos compatriotes, poursuit le ministre. Surtout après que nous ayons négocié et signé des accords avec les différents groupes armés. »

« Bien sûr, ajoute-t-il, nous pouvons aujourd’hui simplement lister les personnes qui ont été évoquées dans les différents rapports, y compris celui de Human Rights Watch. Mais quoi qu’il en soit, il faut aller vers la justice. Et je crois que ces éléments qui sont mis à disposition, à travers le rapport de Human Rights Watch, sont déjà à disposition du procureur de la République. »

Le gouvernement est déterminé à aller vers la paix. Le gouvernement centrafricain, dans la fragilité de la situation dans laquelle il est, a estimé que la meilleure, si ce n’est la seule voie pour aller vers la paix, ce n’était pas la belligérance, mais c’était une négociation

Ange-Maxime Kazagui, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement centrafricain

Alexandra Brangeon

 

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 15:42
Centrafrique-Obo: Les FACA repoussent une nouvelle attaque de l'UPC

 

Centrafrique : La classe politique et la société civile choquées devant la tentative d'invasion de la ville de Obo par UPC

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 20 mai 2020 19:24

 

La situation sécuritaire à Obo est au centre de préoccupation des leaders politiques et de la société civile. Ils appellent tous à une action pour sauver la localité en proie à une tentative d'invasion des hommes de l'UPC de Ali Darassa.

Le tissu sécuritaire à Obo se dégrade depuis 72h. Les éléments de l'UPC ont tenté de prendre le contrôle de la ville avant d'être repoussés à trois reprises par les forces armées centrafricaines. C'est dans ce contexte que le président du MLPC Martin Ziguélé a appelé ce mercredi 20 mai 2020 le gouvernement à mettre en place un pont aérien pour renforcer les forces loyalistes. "C'est une situation extrêmement grave, nos vaillants soldats sont entrain de se battre pour préserver l'intégrité de la ville. Ce n'est pas une violation supplémentaire de l'accord de paix, mais l'UPC veut prendre Obo pour faire venir les armes et les hommes du Soudan et du Soudan du Sud pour asphyxier notre pays" a alerté Martin Ziguélé.

Outre cette position, Paul Crescent Béninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile (GTSC) qualifie  "l'inaction" du gouvernement de "complicité"."Ce que nous constatons et que nous voulons déplorer, c'est que les FACA ne reçoivent pas un appui conséquent du gouvernement et cela fait trois jours que ça dure. Ils ne peuvent pas tenir jusqu'au bout sans soutien conséquent" a déploré M. Béninga.

Au cours de son interpellation ce 20 mai à l'assemblée nationale, le premier ministre Firmin Ngrebeda a rassuré les députés des mesures prises par le gouvernement afin de protéger non seulement la ville de Obo, mais aussi les régions du nord-est centrafricain.

Le chef de guerre nigérien Ali Darassa est signataire de l'accord de paix du 6 février 2019 dont les dispositions font interdiction à lui et à son mouvement de conquérir de nouveaux territoires.   

 

 

Centrafrique-Obo: Les FACA repoussent une nouvelle attaque de l'UPC

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 20 mai 2020 18:35

 

La ville de Obo dans le Haut-Mbomou a été le théâtre de violents affrontements ce mercredi 20 mai 2020 entre les Forces armées centrafricaines et les combattants de l'UPC du chef rebelle nigérien Ali Darassa. Après environ six (6) heures d'intenses combats, l'armée nationale a mis en déroute les assaillants et a pu conserver et renforcer ses positions dans la ville. 

La situation sécuritaire devient inquiétante à Obo, dans le Haut-Mbomou. Une fois de plus, les éléments de l'UPC de Ali Darassa ont attaqué ce mercredi 20 mai 2020 aux environs de 6H du matin, les positions des Forces armées centrafricaines dans la ville de Obo. "Les combats ont été intenses et les tirs à l'arme lourde et légère ont duré plusieurs heures," a témoigné le correspondant local de Radio Ndeke Luka.  

Après plusieurs heures d'intenses combats, la ville est toujours sous contrôle des Forces armées centrafricaines qui ont mis en déroute les combattants de l'UPC, selon des autorités locales. "Nos forces de défense ont valablement défendu Obo et ont repoussé les éléments de l'UPC à plus de 3Kms de la ville. Ils ont capturé six (6) assaillants et mis la main sur d'importants moyens militaires" a fait savoir Jude Ngayoko, Préfet du Haut Mbomou appelant Bangui a déployer de toute urgence des renforts avec des moyens conséquents.

Au cours d'une interpellation à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Firmin Ngrebada a déclaré ce mercredi 20 mai 2020 aux députés que le gouvernement n'a pas croisé les bras face à la situation de Obo. "Nous n'avons pas croisé les bras. Nos FACA se sont battus en hommes et à l'heure où je vous parle, ils ont toujours le contrôle de la ville. Ils ont chassé les éléments de l'UPC à plus de 3Kms de la ville, le ratissage se poursuit" a martelé le Premier ministre précisant par ailleurs qu "un FACA est blessé au pied, trois assaillants sont capturés et il y a eu des morts dans le rang des combattants de l'UPC".   

Malgré un calme apparent, des tirs sporadiques se font encore entendre et la majorité de population a fui le centre de la ville. La Minusca, face à cette énième attaque qu'elle qualifie de "violation de l'Accord de Paix", hausse le ton. Elle somme Ali Darassa de retirer immédiatement ses hommes des alentours de Obo et de cesser toute tentative de marcher sur la ville.

"Par rapport à Obo, le message de la Minusca, c'est qu'Ali Darassa mette fin à l'expansionnisme de l'UPC. Qu'il revienne à ses positions d'avant le 06 février 2019. Il occupait des positions avant la signature de l'accord. Aujourd'hui, on voit qu'il a violé cet accord. Il s'est hasardé dans certaines zones dans le Sud, dont Bambouti, Zémio et les environs de Obo. Le message de la Minusca, c'est qu'il quitte cette zone. La Minusca exécutera son mandat de protection des populations en coordination avec les FACA" a averti Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.  

Il y a de cela quelques jours, la présence des hommes de l'UPC aux alentours de la ville de Obo inquiétait les populations. Cette attaque repoussée intervient après les deux précédentes les 16 et 18 mai, toujours contrées par les FACA. 

 

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 14:59
Centrafrique : la face cachée du processus de paix

 

Lu pour vous

 

Par Thierry Vircoulon Coordinateur de l'Observatoire pour l'Afrique centrale et australe de l'Institut Français des Relations Internationales, Sciences Po – USPC

 

https://theconversation.com/centrafrique-la-face-cachee-du-processus-de-paix-137298  May 19, 2020 10.53pm SAST

 

Depuis sa signature le 6 février 2019 à Khartoum, il est de bon ton à Bangui de se féliciter de l’« Accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique ». Ce texte fait certes la part belle aux groupes armés, et ses multiples violations restent impunies ; mais, comme on dit dans les cercles internationaux, « c’est la seule solution que nous avons ».

Depuis plus d’un an, l’application de l’Accord de Khartoum révèle son instrumentalisation par les protagonistes du conflit. En effet, le processus de paix constitue « la » nouvelle opportunité d’enrichissement aussi bien pour les groupes armés que pour les acteurs gouvernementaux.

L’Accord de Khartoum : une manne pour les groupes armés…

Dès les premières réunions organisées par la Russie et le Soudan à Khartoum en 2018, les conditions de négociation de cet accord (des enveloppes de billets et des promesses d’autres enveloppes à venir) n’étaient déjà pas de bon augure. Négocié loin du peuple centrafricain, dans la capitale d’un pays voisin ayant été partie prenante au début du conflit, l’accord de Khartoum n’est plus que le vecteur formel de la redistribution de la manne financière internationale aux groupes armés.

Cette redistribution s’effectue par diverses mesures : celles qui sont prévues explicitement dans l’accord de paix et celles qui sont officieuses. Les premières sont le programme de DDR (démobilisation, désarmement et réinsertion), la mise en place des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), la participation rémunératrice à des comités multiples et variés et les postes officiels octroyés aux leaders des groupes armés dans le cadre de leur cooptation dans le système institutionnel. Une partie des fonds consacrés par les bailleurs au DDR et aux USMS servent à assurer la prise en charge financière des miliciens qui, durant plusieurs mois, participent au programme de DDR ou intègrent les USMS (trois USMS étaient prévues en 2019 mais une seule a été créée jusqu’à présent). Au titre des précédents programmes liés au DDR (pré-DDR, DDR pilote, CVR), les donateurs internationaux ont dépensé plusieurs millions de dollars depuis 2016, sans effet sur les groupes armés.

Pour le DDR, qui a débuté après la signature de l’accord de paix, la Banque mondiale a budgété 40 millions de dollars, pour un nombre de combattants estimés à 5 000. Les miliciens participant au DDR reçoivent une indemnité journalière pendant environ six mois (les fameux per diem fournis par toutes les organisations internationales en dépit du bon sens), puis un package pour recommencer leur vie dont le montant maximal est fixé à 700 dollars – une somme à comparer au revenu annuel par habitant qui est en Centrafrique de… 490 dollars.

Ceux qui sont en formation dans les USMS touchent une « prime générale d’alimentation » – une autre sorte de per diem. Il y a ensuite les jetons de présence pour les représentants des groupes armés dans les multiples comités censés être indispensables à la mise en œuvre de l’accord de paix. Lors d’une réunion d’un de ces comités, les représentants des groupes armés ont ainsi révélé que leur participation aux multiples « comités Théodule » leur rapporte l’équivalent du salaire d’un directeur général dans un ministère. En outre, il y a les salaires versés aux leaders de groupes armés par le gouvernement au titre de leurs fonctions aussi officielles que fictives : non seulement des représentants de groupes armés ont été nommés ministres en application de l’accord de Khartoum mais Sidiki Abbas (leader des 3 R), Ali Darassa (leader de l’Unité pour la Paix en Centrafrique) et Mahamat Al-Khatim (leader du Mouvement patriotique pour la Centrafrique) ont été nommés « conseillers militaires spéciaux » du premier ministre avec rang de ministre délégué.

Outre ces rémunérations officielles, le processus de paix comporte de nombreuses opportunités de profits pour ceux qui détiennent un pouvoir de décision ou d’influence dans la mise en œuvre du DDR et des USMS : marchés de rénovation et d’équipement, inscription sur les listes de bénéficiaires, versement des prises en charge financières, etc. Tels sont les enjeux très matériels des luttes de pouvoir qui se déroulent dans les coulisses du DDR et des USMS (par exemple entre le ministre du DDR, Maxime Mokom, lui-même leader du mouvement armé des anti-balaka, et l’unité d’exécution du programme de DDR composée de fonctionnaires centrafricains rémunérés par des fonds internationaux). Il s’agit de tirer profit de toutes les façons possibles des financements internationaux de ces projets pour soi et sa clientèle personnelle.

Ces pratiques seraient tolérables si elles atteignaient in fine leur but, c’est-à-dire acheter la paix. Or ce n’est pas le cas. Les groupes armés touchent les dividendes de l’accord – que les négociateurs leur ont fait miroiter – sans remplir leur part du contrat. Tout en engrangeant les fonds précédemment mentionnés, dont le montant exact depuis la signature de l’accord mérite d’être rendu public, ils multiplient les violences dans la plus totale impunité. En effet, l’article 35 de l’accord de paix, qui prévoit des sanctions, reste toujours lettre morte. De plus ils s’efforcent de limiter leur désarmement et la démobilisation de leurs combattants. Dès le début du DDR, le ratio miliciens/armes fixé à 90 % (90 % des miliciens candidats au DDR doivent rendre une arme fonctionnelle) n’est pas respecté. Le ministre Mokom essaie de détourner le DDR à son profit en y incluant des personnes qui n’y ont pas droit. Quand ils n’obtiennent pas leur dû financier, les miliciens bloquent la principale route du pays. Ces « miliciens grévistes » expriment ainsi haut et fort une revendication salariale !

Mais l’accord de paix n’est pas seulement une bonne affaire pour les groupes armés ; c’est aussi une bonne affaire pour le gouvernement.

… et pour l’élite

Les signes de l’enrichissement de l’élite sont visibles à l’œil nu dans les quartiers de Bangui. Il suffit de s’y promener pour se rendre compte de la spéculation foncière effrénée qui règne dans la capitale alors que le pays est en ruines. On n’a jamais autant construit d’immeubles et d’hôtels à Bangui depuis le début du siècle. Sont particulièrement prisés le quartier de Bellevue dans le VIIe arrondissement où nombre de membres du gouvernement se sont installés dans le sillage du premier ministre ; le centre-ville ; le quartier de Lakouanga dans le IIe arrondissement ; et même la commune de Bimbo, à la sortie de la ville.

Les principaux acteurs de ce boom immobilier sont en premier lieu l’élite politico-administrative, puis quelques grands commerçants de la place ainsi que des entreprises chinoises. Ce soudain boom immobilier et la construction d’une vaste ferme par le président Touadéra à Damara ne sauraient se comprendre sans référence à la succession de scandales qui caractérisent le régime depuis deux ans : la privatisation d’emprises militaires (par exemple le camp Fidèle Obrou), le trafic de documents d’identité, l’ouverture du secteur minier aux entreprises chinoises et russes, la privatisation des budgets publics et la multiplication des exonérations fiscales qui explique que certains produits qu’on retrouve sur tous les marchés de Bangui ont disparu des statistiques douanières d’importation. Comme ses prédécesseurs, le régime actuel prend le Trésor public pour son propre compte en banque et s’acoquine avec des businessmen étrangers grands habitués de la navigation en eaux troubles.

Alors que 70 % des Centrafricains vivent avec moins de 1,90 dollar par jour, deux groupes se sont largement enrichis grâce au conflit centrafricain : les seigneurs de guerre et l’élite dirigeante. Chacun d’entre eux capte les ressources qui sont à sa portée avec ses propres méthodes : les premiers captent les ressources de l’économie informelle (or, diamants, bétail, commerce transfrontalier, etc.) par la violence dans les provinces sous leur contrôle tandis que les seconds captent les ressources de l’État à Bangui par l’abus de pouvoir. Ils ont toutefois un abreuvoir commun : l’aide internationale.

À quoi l’aide internationale sert-elle ?

Alors que la Centrafrique était décrite comme un orphelin de l’aide avant le déclenchement du conflit en 2015, l’aide internationale a nettement augmenté depuis. À tel point que l’aide internationale représentait 45 % des recettes publiques en 2018.

Si cette aide est multiforme, une partie substantielle prend la forme d’appui budgétaire, c’est-à-dire de fonds directement versés au gouvernement et dont les principaux pourvoyeurs sont l’UE et la Banque mondiale. Cette dernière a ainsi versé au gouvernement pas moins de 98 millions de dollars en 2019 et l’UE 88 millions d’euros de 2014 à 2018.

Cette modalité d’aide étant un simple transfert financier au profit du gouvernement, elle est facile à détourner comme l’ont déjà démontré de nombreux exemples. Ces détournements risquent d’alimenter les caisses de la campagne électorale du président en 2020. En effet, un nouveau versement d’appui budgétaire est prévu en septembre de cette année par l’UE alors qu’il n’existe aucune règle de transparence des financements électoraux et qu’il interviendra juste avant le début de la campagne électorale.

L’échec inéluctable de la paix « made in Khartoum »

Après un an d’application de l’accord de Khartoum, plusieurs constats s’imposent :

Le DDR, qui a été présenté dès 2014 comme la clé du problème des groupes armés, va connaître le sort des précédents DDR depuis 2008 : il ne désarmera et ne démobilisera pas les groupes armés. Peu de miliciens sont concernés par le DDR et seule une ultra-minorité est concernée par les USMS. Le traitement des 3 R par le DDR et l’USMS est déjà révélateur : depuis qu’il a accepté de participer à ces deux programmes à la fin de 2019, ce groupe armé a, en fait, conservé l’essentiel de son armement et de ses miliciens et son leader vient de retourner dans la brousse. L’échec du DDR est donc programmé.

Les acteurs internationaux qui portent (l’ONU et l’UA) et financent (l’UE) l’application de l’accord sont au centre du processus de paix tandis que le gouvernement et les groupes armés jouent les figurants/profiteurs.

La stratégie des sponsors internationaux de l’accord de Khartoum, qui consistait très cyniquement à « acheter la paix », ne leur a permis que de louer une accalmie. Malgré les prébendes obtenues par les groupes armés, les plus importants d’entre eux continuent de s’affronter, d’essayer d’étendre leur territoire et de violer allégrement l’accord. Les sponsors internationaux de l’accord de paix sont maintenant pris au piège de leur propre stratégie : chaque étape de la mise en œuvre de l’accord est chèrement marchandée par les groupes armés.

Grâce à l’accord de paix, la captation de l’aide internationale, qui était auparavant le privilège de l’élite au pouvoir (voir la page 43 de l’étude de la Banque mondiale, a été élargie aux seigneurs de guerre. Ils ont maintenant aussi accès par des voies officielles et officieuses à cette manne qui est l’une des principales ressources du pays. De ce fait, l’économie politique prédatrice des groupes armés – en voie de légalisation – ressemble de plus en plus à celle des dirigeants. Et ni les uns ni les autres n’ont intérêt à une paix qui aboutirait in fine à la réduction de cette manne internationale.

Comme dans beaucoup d’autres pays, la phase post-conflit (en réalité une période à mi-chemin entre l’anarchie totale et la paix) donne lieu à une amplification de la corruption. Le boom immobilier de Bangui consécutif à l’afflux d’aide dans une capitale sécurisée par les forces internationales a déjà eu lieu à KaboulKinshasaMogadiscio, etc. Toutes ces villes ont en commun le non-renouvellement des élites dirigeantes, la stimulation du marché immobilier par la présence d’une importante communauté expatriée, la stratégie d’« achat de la paix » et d’inclusion institutionnelle des seigneurs de guerre pour résoudre le conflit et l’afflux d’aide budgétaire au prétexte de consolidation de l’État dans un pays où la gestion des finances publiques manque de transparence et de contrôle et où la corruption est institutionnalisée (l’indice de perception de la corruption de Transparency International classe la Centrafrique au 153e rang sur 180 pays). Tous ces éléments accroissent les opportunités de corruption et incitent les bailleurs à fermer les yeux – en Centrafrique comme ailleurs.

Enfin, la Centrafrique est une nouvelle preuve que, si les conflits impactent gravement la vie de la population, en revanche ils ne changent ni les pratiques de corruption des élites locales ni le comportement complaisant des bailleurs. Même si la paix finissait par être atteinte en Centrafrique, l’actuelle captation de l’aide montre que les dividendes de la paix seraient monopolisés par les élites prédatrices et ne profiteraient pas à la population, rendant à terme inévitable le retour du conflit.

 

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 01:05
Mort par électrocution d’une femme à Bangui, sa famille est sous le choc

 

RCA : mort par électrocution d’une femme à Bangui, sa famille est sous le choc.

 

Par Anselme MBATA , Journaliste et Rédacteur en chef du CNC 19 mai 2020

 


 Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Elle s’appelle Marie-Thérèse Mbindoni alias MT, âgé d’une soixantaine d’années, ancienne professeure d’éducation sportive à la retraite. Elle a été électrocutée ce lundi 18 mai vers 13 heures à son domicile sis au quartier PK10 à Bangui. Sa famille, inconsolable, est sous le choc. Que s’est-il passé ?

Comme disaient les experts, les prises et appareils électriques constituent un risque majeur non seulement pour les enfants, mais également pour les adultes. Ceci est valable pour chaque famille, quel que soit son rang social. C’est le cas de madame Marie-Thérèse Mbindoni décédée après avoir été électrocutée à son domicile au quartier PK10 à Bangui.

En effet, selon les témoignages des voisins de la victime, interrogés par CNC, l’incident a eu lieu ce lundi 18 mai aux environs de 13 heures alors que la victime, Madame Marie-Thérèse Mbindoni, tentait de secourir son neveu qui criait à l’aide après avoir été électrocuté au moment où il tentait d’utiliser un fil électrique qui passe de la maison principale à la cuisine externe pour sécher son linge au soleil.

Les deux victimes, madame Marie-Thérèse Mbindoni et son neveu, après avoir été électrocutés, ont été transportés d’urgence à l’hôpital à Bangui. Après quelques heures de réanimation, le neveu revient à la vie, tandis que madame Marie-Thérèse Mbindoni quant à elle, est décédée de suite de son électrocution. Un triste accident qui a ôté la vie à cette brave dame ce lundi en plein jour alors qu’elle était entourée des membres de sa famille dans la joie et le bonheur.

Il y a  lieu de rappeler que madame Mbindoni est aussi responsable de formation des majorettes, mais également chef de service au ministère de la Jeunesse et des Sports au moment de son décès.

 

Anselme Mbata

 

Copyright2020CNC

 

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