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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:42
Diplomatie : Jacques Yvon Ndolou nommé ambassadeur du Congo en Centrafrique

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com  Samedi 1 Juillet 2017 - 15:45

 

Par décret 2017-222 du 29 juin 2017, le président de la République a nommé Jacques Yvon Ndolou ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo en République centrafricaine.

 

Depuis le 15 mai 2012, il était ambassadeur de la République du Congo en Allemagne. Jacques Yvon Ndolou fut chef d’état-major général des Forces armées congolaises (FAC) de 1999 à 2002. Ce général de division des FAC a été également ministre à la présidence, chargé de la Défense nationale, des anciens combattants et des mutilés de guerre (2005-2009) ainsi que ministre des Sports et de l’éducation physique (2009-2011).

 

Nestor N'Gampoula

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:38
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences

 

 

Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences

 

(AFP)  01/07/2017

 

Plusieurs centaines de Centrafricains, essentiellement originaires des villes de Bria et Bangassou, théâtres ces dernières semaines de violences meurtrières, ont manifesté samedi à Bangui dans le calme pour réclamer "la paix et la justice", a rapporté un correspondant de l'AFP.

 

Portant des banderoles appelant à la "paix", à la "réconciliation" et à la "justice", les manifestants ont défilé dans les rues de la capitale jusqu'aux abords du palais présidentiel où ils ont entonné l'hymme centrafricain.


"Pour toute réconciliation durable, nous voulons qu'il y ait la justice, nous voulons qu'il y ait la paix, nous voulons qu'il y ait la sécurité, nous ne voulons pas la division de notre pays", a expliqué l'un des organisateurs de la marche, Joachim Sioke.

 

"Nous sommes très fâchés, avant on ne connaissait pas la guerre, ou les tueries", a déclaré à l'AFP une manifestante, Bernadine Serengwe, originaire de Bangassou (sud-est) et dont la famille a dû se réfugier en République démocratique du Congo voisine.

 

Des affrontements meurtriers ont opposé en mai des groupes armés aux Casques bleus de la Minusca à Bangassou. A Bria (centre), d'autres affrontements entre groupes armés rivaux ont fait une centaine de morts en juin.

 

La Centrafrique a basculé dans les tueries de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane Séléka, entraînant des représailles de groupes anti-balaka se disant défenseurs des chrétiens.

 

Les interventions de la France (2013-2016) et de la Minusca (12.500 hommes) ont ramené le calme dans Bangui mais 50 à 60% du pays reste sous le contrôle de groupes armés.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:28
Centrafrique : Psychose à Bambari suite à l’arrestation de 4 combattants de l’UPC
Centrafrique : Psychose à Bambari suite à l’arrestation de 4 combattants de l’UPC

 

 

Centrafrique : Psychose à Bambari suite à l’arrestation de 4 combattants de l’UPC

 

http://www.radiondekeluka.org   samedi 1 juillet 2017 13:49

 

La population de la ville de Bambari, du chef lieu de la Ouaka, est plongée dans une peur généralisée. Des rumeurs font état d'une probable attaque de la gendarmerie de cette ville par des éléments armés de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC). Depuis vendredi, les esprits ne sont pas au beau fixe.


Selon des témoignages recueillis sur place par Radio Ndeke Luka, les éléments de l’UPC d’Ali Darassa, présents dans la ville menacent de libérer cinq des leurs interceptés par les forces de sécurité et maintenus à la brigade de gendarmerie. Ces personnes interpellées se promenaient publiquement avec des armes alors que Bambari a été déclarée ‘‘Ville sans arme’’.


Craignant les représailles, civils et humanitaires sont depuis lors sur le qui vive. Les mouvements des personnes sont  aux limités. Jusque-là, aucun coup de feu n’est entendu à Bambari.


Combats à Zémio, un bilan lourd mais non officiel


Les dégâts humains des affrontements de ces derniers jours entre les éléments de l’Unité pour la Paix en Centrafrique et le groupe d’auto-défense, Antibalaka pourraient être lourds.


Selon Ghislain Dieu-Béni Koléngo, préfet du Haut Mbomou, il est impossible pour l’heure d'avoir un bilan exact du nombre de victimes. Car les corps n'ont pas pu être enlevés.

« Pas de circulation, des corps jonchent encore le sol. La Croix rouge n’est pas en mesure de les ramasser. C’est difficile de donner un bilan qui pourrait être élevé ».


Les autorités locales précisent que les déplacés du site du HCR sont estimés à 1600 personnes et environ 2000 à l'église Catholique. Malgré l’accalmie, des tirs à l'arme légère continuent d’être entendus ce samedi dans la ville.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:18

 

 

                  

MEMORANUM RELATIF A LA GENERALISATION DE L’INSECURITE DANS LA REGION N°6

 

 

         Après le court répit qui a suivi les dernières élections générales, l’on a assisté depuis le mois de novembre dernier à des résurgences de violences créant une généralisation de l’insécurité sur tout le territoire national. C’est ainsi qu’en dépit de la présence de la MINUSCA, les préfectures du Nord-Ouest et du Centre ont été et sont les théâtres de violences aveugles dont les premières victimes sont les populations civiles sensées être protégées par cette mission onusienne.

 

   En dépit des recommandations pertinentes du Forum National et des engagements pris par tous les groupes armés, ces derniers continuent à semer la mort et la désolation, certains se sont spécialisés dans la prédation des ressources naturelles de notre pays tandis que d’autres asservissent les populations considérées comme des bêtes de somme.

 

Depuis près de deux mois aujourd’hui, ce climat de violence a atteint dans la région n°6 constituée des préfectures de la BASSE-KOTTO, du MBOMOU et du HAUT-MBOMOU, un niveau insupportable et destructeur. Ce climat de violences innommables et d’insécurité permanente et généralisée se traduit par des meurtres aveugles et ignobles, des viols, des incendies de villages et de maisons conduisant à des déplacements massifs des populations sous le regard indifférent des éléments de la MINUSCA présents à Bangassou, chef-lieu de la préfecture du M’BOMOU, à Mobaye, Chef-lieu de la préfecture de la BASSE-KOTTO et à Zémio, localité abritant le contingent de la MINUSCA dans le HAUT-MBOMOU.

 

Il convient de souligner que les derniers évènements font suite à l’exfiltration, par la MINUSCA, du criminel ALI DARASSA de Bambari pour la région n°6 occupée et mise en coupes réglées par les bandes de ce dernier. .

 

  La MINUSCA sait pourtant que l’épicentre des violences dans notre pays s’est déplacé de Bangui à Bambari après l’installation des éléments de la SELEKA dans cette ville en 2014 par l’OIM sans concertation aucune avec les forces vives de la Nation. Il fallait donc prévoir le déplacement de l’épicentre des violences dans cette région et prendre les mesures idoines pour faire face à leur éruption. La MINUSCA n’a rien fait par contre d’autres groupes armés, constitués essentiellement de mercenaires comme le FPRC, ont pris prétexte de cette présence pour s’introduire dans la région en vue de poursuivre leur objectif principal qui est la partition de notre pays dont le premier mot de la Devise est « UNITE ».

 

   En ce qui concerne les forces autoproclamées d’autodéfense, le suppléant du Député de Bangassou 1 a signalé au bureau local de la MINUSCA de Bangassou, deux semaines avant l’attaque de cette ville que sa commune de NIAKARI étaient envahie par des jeunes venus de Bakouma et qu’une attaque sur Bangassou était en préparation. La MINUSCA n’a pas daigné tenir compte de cette information et a juste envoyé une mission à NIAKARI pour proposer à ces jeunes de déposer les armes contre des travaux à haute intensité de main d’œuvre hypothétiques. Pour ce bureau de la MINUSCA, les humiliations et vexations quotidiennement subies, la mise en servage des populations fières de leur liberté acquise de haute lutte n’existent pas ; il exposait, consciemment, ces jeunes à tous les criminels et marchands d’illusions.

 

    Il est clair que la MINUSCA, par sa passivité, non seulement a jeté les jeunes de NIAKARI dans les bras des marchands d’illusions et autres groupes armés criminels qui en ont fait- en définitive - des agents proclamés d’autodéfense, mais surtout a permis l’attaque de Bangassou. On peut, sans aucun doute de se tromper, postuler la même attitude des éléments de la MINUSCA en ce qui concerne les évènements d’Alindao, ville dans laquelle l’on a pu observer la présence des hommes du FPRC et d’autres groupes armés issus de l’ex-SELEKA mener des combats dans l’agglomération tout en s’attaquant aux populations civiles.

 

   Les récits des déplacés des villes de Mobaye et de Zangba dans la BASSE-KOTTO qui ont pu arriver par des embarcations précaires jusqu’à Bangui témoignent de la barbarie des groupes armés qui ont envahi la région : jeunes égorgés et violés, malades et personnes âgées brulés vif dans leur demeure etc. Aujourd’hui, au vu et au su de la MINUSCA le groupe armé du criminel ALI DARASSA a lancé un ultimatum aux déplacés de la zone de LANGANDI qui, s’ils ne retournent pas dans leurs villages réduits en cendres pour apporter des vivres à leurs bourreaux seraient recherchés et simplement exécutés. Les éléments de la MINUSCA basés à Mobaye située à vingt-cinq kilomètres de LANGANDI informés sont restés passifs.

 

Des informations recueillies de sources dignes de foi, les éléments de la MINUSCA soutiennent militairement et activement les hommes de ALI DARASSA dans les diverses exactions comme les meurtres de paisibles citoyens, les pillages et les incendies de villages. Par exemple, pour l’incendie du village MOFOUNGA dans la banlieue de Mobaye, tout en faisant semblant de lutter contre le FPRC qui participe lui aussi à ces crimes d’un autre temps, ce sont les éléments de la MINUSCA qui ont conduit ces criminels dans ce village.

 

  Ce parti pris manifeste de la MINUSCA trouve ses fondements dans la déclaration de l’actuel Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies lors d’un point de presse commun avec le Chef de l’Etat que beaucoup n’ont pas relevé. Il avait déclaré en substance à propos du groupe armé de Ali DARASSA qu’ « on ne peut pas tirer sur une communauté en arme ». L’UPC qui tue, viole, incendie les villages et quartiers représenterait une communauté en armes donc en légitime défense ; les exactions sont ainsi justifiées et c’est sans doute pour cela qu’on ne daigne pas apporter le moindre secours à ces populations martyrisées. En prétendant protéger des criminels armés contre des populations civiles sans défense, on se discrédite soi-même.

 

   Aujourd’hui, le Haut Mbomou est sous les feux des éléments de l’UPC de ALI DARASSA et de ceux du FPRC de Noureddine ADAM, deux groupes armés ex-SELEKA désormais antagonistes qui sévissent dans la région.Le départ des forces américaines et ougandaises de OBO est mis à profit par ces mercenaires pour s’adonner à leur razzia habituelle. Ainsi, le dimanche 25 juin 2017, le désagrément causé par les tirs des peuls surarmés de MBOKI à l’occasion de la fête marquant la fin du jeûne musulman, ville située à 75 kilomètres de OBO, ont conduit des musulmans de cette ville à se plaindre aux FACA déployés à OBO. Ces militaires venus pour faire entendre raison à ses peuls fanatisés ont essuyé des tirs nourris ayant fait au moins quatre morts dont deux parmi les FACA dont les dépouilles n’ont pu être dignement ensevelies à cause du refus catégorique de leurs assassins.

 

  Après les assassinats de MBOKI, c’est ZEMIO qui, pour une sombre histoire de vol de  moto d’un jeune musulman, est aujourd’hui martyrisée. Des plans de massacres, d’incendies de villages et de maisons, sont froidement et systématiquement mis en œuvre en présence des éléments de la MINUSCA, avec dans certains cas le concours actif de ceux-ci comme dans la BASSE-KOTTO.

 

 En définitive, la MINUSCA, d’une part a érigé la région n°6 en champ clos de règlements de compte entre les différentes factions rivales des ex-SELEKA et d’autre part livrer les populations civiles de cette région à des hordes de criminels.

 

   Par ailleurs, le redéploiement de l’administration territoriale tant vantée par la MINUSCA n’est que factice car, dans la BASSE-KOTTO par exemple, ni le Préfet, ni un Sous-Préfet ne peut établir un programme de travail et l’exécuter sans l’approbation préalable du « Commandant de zone UPC » de la localité. Quant aux forces de sécurité (Police et Gendarmerie nationales), elles sont désarmées par l’UPC avec l’accord tacite de la MINUSCA. On ne peut donc espérer raisonnablement un début de restauration de l’autorité de l’Etat avec  cette force onusienne dont les préoccupations semblent aux antipodes des objectifs qui lui sont assignés par les différentes résolutions du Conseil de Sécurité.    

 

    Pour les ressortissants de la région n° 6, la MINUSCA est le premier responsable des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis par les hordes armées dans la région. Ils se demandent, avec inquiétude, quel forfait la MINUSCA prépare-t-elle encore contre les populations civiles durement éprouvées de cette région d’autant que sa radio diffuse des informations tronquées et non équilibrées. Pour preuve, malgré les dénégations de la MINUSCA, Monsieur Lewis Mudge, chercheur auprès de la Division Afrique de Human Rights Watch a déclaré en parlant de l’UPC en février 2017 à Nairobi : « Ce groupe commet des meurtres sans crainte de punition, malgré la présence des forces de maintien de la paix ».

 

  L’article de «Le Monde Afrique» du 21 juin 2017 intitulé «scandales-absences-et-impuissance-la-faillite-de-la-mission-de-l-onu-en-centrafrique » va plus loin dans l’analyse. Il souligne l’échec de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la République Centrafricaine(MINUSCA) «malgré une enveloppe annuelle de 800 millions de dollars (718 millions d’euros) soit 470.290.000.000 de Francs CFA par an équivalent à deux fois et demie le budget national centrafricain ».

 

   Enfin, les combats entre les différentes factions de l’ex-SELEKA dont les populations civiles innocentes sont victimes trouvent leurs justifications aussi dans la lutte pour la prédation des ressources naturelles de notre pays. Dans ces conditions, les groupes armés et les chefs de guerre n’ont pas, dans leur grande majorité, intérêt à adhérer au programme DDRR.

 

   Eu égard à la gravité de la situation caractérisée par  l’invasion et l’occupation systématiques et méthodiques de la région n°6 par des groupes armés dont les chefs sont pourtant identifiés et connus ; la Coordination des Ressortissants de la région N°6 :

 

  • Considérant l’urgente nécessité de protéger la population civile des exactions des bandes armées dont les motivations sont connues ;
  •  
  • Convaincue que les actions des groupes armés constituent « une déclaration de guerre au peuple centrafricain » ;
  •  
  • Constatant la faillite de l’Etat centrafricain depuis près de dix ans caractérisée par l’inexistence de forces de défense et de sécurité opérationnelles ;
  •  
  • Considérant l’impuissance notoire de la MINUSCA à protéger la population civile ;
  •  
  • Consciente de la nécessité pour le Gouvernement légitime de notre pays d’assumer toutes ses responsabilités ;
  •  
  • Consciente de l’urgence humanitaire dans toute la région N°6 ;
  •  
  • Soucieuse de contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national ;
  •  
  • Consciente de l’impérieuse nécessité de préserver l’unité nationale d’une part et l’intégrité territoriale de notre pays d’autre part par le dialogue et la concertation ;
  •  
  • Convaincue que le retour à la paix et à la sécurité véritables dans notre pays passe par la justice ;
  •  
  • Constatant le retrait des forces américaines et ougandaises du Haut-Mbomou,
  • Convaincue que les crimes odieux perpétrés par les groupes armés dans la région N°6 étaient prévisibles du fait de la délocalisation de Ali DARASSA dans la région N°6 et pouvaient etre évités ;
  •  
  • Remercie la communauté internationale pour ses actions multiformes en faveur des populations centrafricaines meurtries ;
  •  
  • Exhorte l’Union Européenne à accélérer les actions de formation des forces de défense et de sécurité ainsi que leur redéploiement ;
  •  
  • Exige du Gouvernement de revoir avec les Nations Unies les modalités de travail  de la MINUSCA en mettant un accent particulier sur les patrouilles mixtes des forces nationales et onusiennes ;
  •  
  • Demande au Gouvernement d’user de sa légitimité pour créer sans délai les conditions du rétablissement de l’autorité de l’Etat et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national ;
  •  
  • Exhorte le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies de prendre acte de l’impuissance de la MINUSCA et de demander au Conseil de Sécurité d’appuyer le Gouvernement Centrafricain dans ses efforts de réarmement des forces de défense et de sécurité ;
  •  
  • Demande la mise en place d’une équipe mixte Gouvernement-Système des Nations Unies afin d’évaluer les besoins urgents de cette région, notamment ceux des personnes vulnérables, pour apporter des solutions adaptées ;
  •  
  •  Exige l’arrestation immédiate des criminels ALI DARASSA, Noureddine ADAM, Abdoulaye HISSEN,SIDIKI ainsi que de tous les autres criminels de guerre issus des Ex-SELEKA et des forces dites d’autodéfense dont la MINUSCA connait les repères et les déplacements, et leur traduction en justice ;
  •  
  •  Exige de la MINUSCA la neutralisation dans un bref délai de tous les groupes armés non conventionnels présents dans la région ;
  •  
  • Demande à la MINUSCA de procéder sans délai à la relève de ses éléments qui ont perdu toute crédibilité dans cette région si elle veut appliquer son mandat ;
  •  
  • Exige le démantèlement immédiat de toutes les barrières illégales ;
  •  
  • Demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies la levée sans restriction de l’embargo sur les armes en ce qui concerne exclusivement les Forces de défense et de sécurité centrafricaines ;
  •  
  • Demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies que soit diligentée une enquête internationale indépendante pour établir les responsabilités sur les récents évènements et en tirer toutes les conséquences.

 

Fait à Bangui, le 1er juillet 2017

 

LA COORDINATION DES RESSORTISSANTS DE LA REGION N°6

MEMORANUM RELATIF A LA GENERALISATION DE L’INSECURITE DANS LA REGION N°6  PAR LA COORDINATION DES RESSORTISSANTS DE LA Basse-kotto, Mbomou, Haut-bomouREGION N°6
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 01:10
Centrafrique: le procureur spécial en place pour lutter contre l'impunité généralisée

 

 

 

 

30 juin 2017 à 19:00 Par Amaury HAUCHARD à Libreville, Saber Jendoubi à Bangui

 

Le procureur et cinq juges de la Cour pénale spéciale (CPS), qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, ont prêté serment vendredi, prélude à de difficiles enquêtes en raison de l'impunité généralisée.

 

"J'ai un sentiment de gratitude à l'égard du peuple centrafricain et du président (Faustin-Archange) Touadéra qui m'a nommé Procureur spécial", a déclaré Toussaint Muntazini, nouveau procureur de la CPS, à l'issue de la prestation de serment au Tribunal de grande instance de Bangui.

 

La CPS, créée en 2015 mais pas encore opérationnelle, comptera 11 juges étrangers - parmi lesquels ont déjà été nommés une Française, une Burkinabè et un Canadien - ainsi que 13 juges centrafricains, pour un total - en comptant le procureur - de 25 magistrats.

 

La Cour devrait commencer ses enquêtes vers le mois d'octobre 2017 pour des raisons techniques, le temps notamment de mettre en place le règlement de procédures et de preuves, et pour les autres magistrats de s'installer à Bangui et de prêter serment.

 

"Les défis sont immenses de juger des crimes commis sur le territoire centrafricain depuis 2003, alors que les groupes contrôlent une partie du territoire", a continué M. Muntazini, colonel congolais et magistrat militaire en République démocratique du Congo (RDC).

 

En tête de ces nombreux défis, la problématique de l'amnistie générale pour les crimes commis, demandée par de nombreux chefs de groupes armés et seule garantie pour certains d'un retour à la paix durable dans le pays à l'histoire marquée par les rébellions, les mutineries et les coups d'État.

 

"La plus grande menace qui pèse sur l'avenir de cette Cour est le débat sur l'amnistie générale, sponsorisé par l'Union africaine. Les divisions au sein de la communauté internationale sur cette question fragiliseront son mandat", analyse Nathalia Dukhan, spécialiste de la Centrafrique à l'ONG Enough Project.

 

"Je sais bien que beaucoup de soldats centrafricains passeront devant la CPS, mais si on reste avec l'impunité pour les crimes commis, on n'y arrivera pas", confie le général Jean-Pierre Dolle Waya, inspecteur général de l'armée nationale de Centrafrique, en charge de la reformation des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

- "Assurer la sécurité des victimes" -

 

Autre défi majeur de la CPS : avoir la capacité de recueillir des témoignages et "assurer la sécurité des victimes dans un contexte où la loi, c'est les groupes armés", selon Nathalia Dukhan.

 

"On a déjà accompagné des victimes congolaises à la Cour pénale internationale, pourquoi pas en Centrafrique ? Cela va être difficile, mais nous avons des protocoles et il faut le faire", répond Florent Geel, de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH), à l'initiative d'un collectif d'avocats centrafricains et internationaux pour la défense des victimes devant la CPS.

 

"La Cour va mettre en place une stratégie de protection des témoins, des victimes, des juges. Avec les crimes de grande échelle qui ont eu lieu en Centrafrique, il faut des témoignages. Il n'y aura pas d'immunité pour certains, et les victimes seront protégées", assure le ministre centrafricain de la Justice et des droits de l'Homme, Flavien Mbata.

 

En mai, l'ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi "les plus abominables" commis en Centrafrique entre 2003 et 2015, dans le but de "proposer des axes prioritaires pour les futures enquêtes de la CPS".

 

Parmi ces axes prioritaires figurent l'identification des "personnes qui portent la plus grande responsabilité pour les crimes commis depuis 2003", "la participation systématique des institutions étatiques dans les violations graves", "la violence sexuelle sous toutes ses formes", ou encore "le recrutement d'enfants par toutes les parties du conflit".

 

Ce rapport, qui incrimine l'armée centrafricaine, des contingents étrangers qui se sont battus en Centrafrique, et les groupes armés qui contrôlent encore aujourd'hui une majeure partie du territoire, doit servir de base légale aux futures enquêtes de la CPS.

© 2017 AFP

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 01:08
Au moins 22 morts après trois jours de combats en Centrafrique
Au moins 22 morts après trois jours de combats en Centrafrique

 

 

 

 

    BANGUI, 30 juin 30/06/2017 à 16:52 (Reuters) - Au moins 22 personnes ont été tuées après trois jours de combats entre des milices armées rebelles dans la ville centrafricaine de Zemio, dans le sud-est du pays, ont rapporté vendredi un membre du parlement originaire de la région et un journal local. 

 

    Les combats, opposant des bergers peuls à des miliciens, ont débuté mercredi à Zemio, située à plus de 1.000 km de la capitale Bangui et se sont poursuivis les deux jours suivants. 

 

    "Il y avait déjà 22 morts le 28 juin, mais les choses ont évolué depuis hier (jeudi) et il y a de nombreuses personnes brûlées à l'intérieur des maisons, où l'accès est impossible", a déclaré le député Dalou Wamboli depuis Bangui. 

 

    Ce membre du parlement a pu contacter ses administrés, à Zemio, jusqu'à ce que la connexion soit coupée. Depuis, il a réussi à joindre des habitants ayant fui dans les villes voisines.

 

    La Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu en Centrafrique, a confirmé que des combats ont lieu mais n'a aucune information sur le nombre de victimes.

 

    "Nous avons envoyé des troupes supplémentaires. Nous contrôlons la situation et nous surveillons la zone", a affirmé Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

 

 (Paul-Marin Ngoupana; Arthur Connan pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)

 

 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 01:05
Lu pour vous : Le Vatican en Afrique: combien de divisions?

 

 

Le Vatican en Afrique: combien de divisions?

 

http://mondafrique.com  Par Aza Boukhris 30 juin 2017

 

Avec l'effondrement des Etats de l'Afrique centrale, l'Église catholique est aujourd'hui la dernière organisation structurée dans cette région du monde.

 

Avec l’imposture des élections dites démocratiques, rarement dénoncées, l’enrichissement sans limite des dirigeants qui a pour corollaire la paupérisation grandissante de la population, l’explosion des églises dites du réveil, sous la direction de pasteurs multicartes n’ayant qu’une influence limitée, l’Église catholique est la seule organisation de type pyramidale. Ses différents échelons bien structurés sur tout le territoire national, un clergé généralement bien formé, après de longues études, et un champ de présence à dimension mondiale avec une organisation collégiale, depuis le Vatican, lui donnent une véritable visibilité.

 

L’Eglise catholique échappe, la plupart du temps, à toutes les tentatives d’inféodisation des pouvoirs locaux corrupteurs et donne de l’espoir aux populations abandonnées des pouvoirs publics. Les religieux catholiques reprennent en mains les écoles, les dispensaires de santé, les soutiens aux femmes et aux enfants et se sont engagés dans les processus de réconciliation nationale.

 

Le Pape François est le premier Pape à mettre l’Afrique dans les priorités de l’Église catholique romaine. Même Jean Paul II, trop préoccupé par l’avenir de l’Europe orientale et de la chute du communisme, n’avait pas eu cette vision stratégique. Désormais, les Africains viennent en mission d’évangélisation en Europe. Les curés africains sont de plus en plus nombreux en France, alors que les missionnaires en Afrique sont en voie de disparition.

 

La légion des nonces apostoliques

 

Le Pape François compte évidemment sur les nonces apostoliques, en fait ses ambassadeurs, en poste dans ces pays, qui ont été renouvelés. Comme partout dans le monde, les Italiens proches de la Curie romaine sont progressivement écartés, au profit de nouveaux nonces  davantage ouverts au monde.

 

Certains nonces présentent des profils diplomatiques exceptionnels qui feraient pâlir des diplomates français en poste en Afrique. Le nouveau nonce à Bruxelles, l’Ougandais Augustine Kassujja et le Nigerian Jude Thaddeus Okolo, nommé à Dublin, sont les premiers nonces africains en Europe.

 

Mgr Okolo, en poste à Bangui de 2008 à 2013,  a purgé l’Église de Centrafrique de ses dérives bozizeennes et a mis un pied à l’étrier au futur cardinal Nzapalainga. En revanche, les nonces en situation d’échec sont mutés, comme celui du Cameroun, peut être suite à l’assassinat de Mgr Balla et de sa proximité avec le régime en place.

 

Des conférences épiscopales, ultime recours

 

De même, dans sa nouvelle politique africaine, le Pape François s’appuie sur les conférences épiscopales nationales. Que ce soit en RDC, avec la CENCO qui est à l’origine de l’accord du 31 décembre 2016 pour la tenue d’élections en 2017 et qui le rappelle sans ménagements à Kabila, en Centrafrique avec le cardinal Nzapalainga, qui supplée une présidence devenue inaudible et des politiciens totalement discrédites par des années de pouvoir, ces Conférences épiscopales sont devenues incontournables pour tenter de sauver ces pays. Elles sont devenues les seuls véritables contre-pouvoirs aux régimes en place. Le Saint-Siège a d’ailleurs signé des accords diplomatiques pour protéger ses représentations locales.

 

Le Vatican peut aussi s’appuyer sur ses prolongements tels que des organisations caritatives, comme Caritas, le Secours catholique, des structures laïques comme la Communauté Sant’Egidio, qui vient de tenter une nouvelle médiation entre les Centrafricains, et l’Ordre de Malte, remis au pas par le Pape François.

 

« Le Vatican, combien de divisions? »

 

Une fois de plus, la célèbre apostrophe de Staline :  » le Vatican, combien de divisions ? »  montre à quel point ce micro-Etat de 44 ha etait peu pris en compte par beaucoup de logiciels, même ceux de grandes puissances. Il est possible que ce soit encore le cas pour des Etats qui pensent bien connaître l’Afrique et qui ont parfois des relations irréfléchies avec le Vatican….Comme ce fut le cas avec Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Tourisme du président Hollande.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 01:02
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Six magistrats nommés à la Cour Pénale Spéciale prêtent serment à Bangui

 

Par Judicael Yongo le 30 juin 2017

 

 

BANGUI,  30 Juin 2017(RJDH)—Les six magistrats internationaux et nationaux nommés à la Cour Pénale Spéciale ont prêté serment ce jour à Bangui. La cérémonie a été présidée par le Président de la République Faustin Archange Touadera.

 

La prestation de serment des membres de la Cour Pénale Spéciale est une exigence légale. Elle est prévue par les dispositions des articles 23 et 25 de la loi organique de cette cour.

 

Le Procureur Spécial Toussaint Muntazini Mukimapa, le Procureur spécial adjoint Alain Ouaby-Bekaï, le Substitut du procureur Alain Tolmo, le Juge de la chambre spéciale Jacob Sanny Damili, et les deux juges d’instructions Patience Grengbo et Michel Ngokpo, sont les six magistrats qui se sont prêtés à cet exercice en déclarant chacun devant le chef de l’Etat, « je jure de remplir mes fonctions, et de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution ».

 

Le Procureur général Léon Dinkpi a appelé les six magistrats au respecte de leur serment, « vous avez un grand défi à relever ! C’est celui de permettre au peuple centrafricain  de tourner cette page sombre de son histoire pour qu’il retrouve enfin la paix et la sécurité. Je veux souligner le mot impartialité, cela veut dire que vous ne ferez aucune distinction entre les auteurs de ces graves crimes. Vous devez respecter votre serment »a-t-il insisté.

 

Le numéro 1 de la Cour Pénale Spéciale, Toussaint Muntazini Mukimapa promet travailler sur les rapports déjà disponibles, « nous allons nous mettre au travail à travers les rapports mis à notre disposition notamment le Mapping, rapport d’enquêtes des ONG et du gouvernement. Donc nous allons très rapidement nous asseoir pour commencer les enquêtes et engager des poursuites judiciaires », a-t-il exprimé.

 

Les six magistrats de la CPS dont le Procureur ont été nommés les 14 février et 05 mai 2017 par le Président de la République Centrafricaine Faustin Archange Touadera. Sur les 25 magistrats que comptent la CPS, 9 sont déjà nommés et six ont prêté serment.

 

 

Centrafrique : Abdoulaye Hissene émet des réserves par rapport à la Cour Pénale Spéciale

 

Par Jean Fernand Koena le 30 juin 2017

 

 

BANGUI,  30 Juin 2017(RJDH)—Abdoulaye Hissene, l’un des chefs de fil du FPRC a émis de réserve au sujet de la Cour Pénale Spéciale et récuse le ministre tchadien de la justice par rapport au gèle de ses avoirs. Position exprimée dans une interview téléphonique accordée au RJDH ce 30 juin depuis Bria.

 

« La réussite de la Cour Pénale Spéciale, on ne poursuit pas deux lièvres à la fois, soit on fait la paix soit on choisit la justice et on met tout le monde en prison » a-t-il déclaré. Cette position intervient au moment où six magistrats de la Cour Pénale Spéciale prêtent serment à Bangui dans un contexte de tension sécuritaire dans plusieurs villes à l’intérieur du pays.

 

Abdoulaye Hissène exhorte le régime de Bangui à opter pour le dialogue au détriment de la justice. « La Cour Pénale Spéciale qui cherchent à poursuivre les gens dites-moi quelle solution. Poursuite ou dialogue ? Vous savez que je gère des ressources humaines c’est-à-dire des éléments. Je vais dire à mes éléments, rester tranquille on va venir vous chercher, ou je dis rester tranquille et ne faites bien on va trouvez une solution. Dites lequel il faut choisir ? » A indiqué Abdoulaye Hissene.

 

Abdoulaye Hissene a des propos nuancés vis-à-vis du Tchad et récuse le ministre tchadien de la Justice « je qualifie de la rigolade la décision du ministre tchadien de la Justice. D’ailleurs ce n’est pas la position du gouvernement tchadien, mais c’est sa position à lui. Je lui conseille de retourner sur le banc et apprendre les a-b-c d’un ministre. Nous sommes dans la sous-région et ce n’est pas de cette manière qu’il faut geler les avoirs et c’est une honte pour le Tchad» a-t-il dit.

 

Abdoulaye Hissene ex-leaders de la CPJP et ancien ministre de la Jeunesse et sport dans le gouvernement de transition se dit favorable à la démarche de Sant ’Egidio. Il réaffirme par ailleurs l’Union du FPRC, RPRC et MPC en dépit du départ du chef d’état-major Azor Khalit.

 

 

Centrafrique : La Directrice Générale de la télévision centrafricaine démissionne

 

Par Jean Fernand Koena le 30 juin 2017

 

BANGUI, 30 Juin 2017(RJDH)— Lydie Nzengou Koumat-Gueret n’est plus la directrice de la télévision centrafricaine depuis hier soir à 17h. L’information a été confirmée au RJDH ce 30 juin par le ministre de la Communication, Charles Lemasset Mandjia mais infirmée par l’intéressée qui dit ne pas démissionner de son poste.

 

Lydie Nzengou Koumat-Gueret, journaliste et proche du président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Méckassoua est nommée Directrice générale de la télévision. Sa nomination intervient après une période de crispation entre le gouvernement et l’Assemblée nationale marquée par l’absence répétée de Méckassoua à des cérémonies officielles et des pressions reçues pour diffuser les images de ce dernier à la télévision.

 

Jointe par le RJDH, Madame Lydie Nzengou Koumat-Gueret nie avoir démissionné et ignore l’objet et la motivation de sa démission « je n’ai pas démissionné » a-t-elle dit, alors que des sources proches de son service confirment les informations sur sa démission avec des précisions. « Il faut finaliser les choses alors avec le ministre qui connait les motivations de ma démission », a-t-elle ajouté.

 

Par contre l’autorité politique de son service, Charles Lemasset Mandjia confirme l’information de sa démission « mon directeur de cabinet n’a pas démissionné, mais je puis vous confirmer la démission de la directrice de la télévision nationale » a-t-il lâché.

 

Des informations circulent aussi autour de la démission du directeur de cabinet du ministre de la Communication alors que le mouvement ministériel est toujours attendu un an et trois mois d’exercice du pouvoir de Faustin Archange Touadera.

 

Le départ de Lydie Nzengou Koumat-Gueret à la tête de la télévision centrafricaine   est d’ores et déjà une recette de trop pour qui risque d’envenimer la tension entre les groupes parlementaires Cœur Unis et chemin de l’espérance.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 00:14
RCA: les premiers juges de la Cour pénale spéciale prêtent serment ce vendredi

 

 

 

 

Par RFI Publié le 30-06-2017 Modifié le 30-06-2017 à 00:22

 

C'est une nouvelle étape dans la mise en place de la Cour pénale spéciale en Centrafrique avec six magistrats qui doivent solennellement prêter serment vendredi 30 juin. Cette cour est un tribunal mixte qui sera chargé de juger les crimes les plus graves commis en RCA depuis 2003. Une prestation qui marque le début des travaux de la cour.

 

Après la nomination du procureur spécial, le Congolais Toussaint Muntazini Mukimapa, après celle de 5 juges centrafricains, après la publication par l'ONU d'un imposant rapport recensant les violences et exactions commises entre 2003 et 2015, c’est une nouvelle étape en Centrafrique. Six premiers magistrats vont prêter serment ce vendredi. Le procureur spécial ainsi que les 5 juges centrafricains.

 

Au total, selon ses statuts, la Cour pénale spéciale comptera à terme 13 juges étrangers et une douzaine de nationaux. Trois magistrats internationaux, une Française, un Burkinabé et un Canadien, ont d'ailleurs déjà été nommés et sont attendus à Bangui dans la deuxième quinzaine de juillet. Mais le processus de recrutement n'est pas fini et va se poursuivre.

 

Quoi qu'il en soit, cette journée de vendredi marque solennellement le début des travaux de la Cour pénale spéciale puisque le procureur spécial disposera désormais d'une équipe qui va lancer le travail préparatoire des enquêtes. Des enquêtes qui s'appuieront notamment sur ce rapport de l'ONU sur les centaines d'exactions commises entre 2003 et 2015 dans le pays. Pour ce faire, l'équipe travaillera dans des bureaux provisoires loués en attendant que les travaux des locaux définitifs de la Cour pénale spéciale soient achevés. Quant au budget, il manque encore 1 million de dollars sur les 7 prévus pour la première année de fonctionnement.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:44

 

 

 

 

Le 26 juin 2017, deux personnes ont été arrêtées à Dapaong, dans le nord du Togo, pour trafic de quatre (4) pointes d’ivoire, deux (2) peaux de ratel, une (1) peau de civette, deux (2) peaux de serval et une (1) peau de chacal au cours d’une interpellation menée par les agents du commissariat de la ville de Dapaong, en collaboration avec EAGLE-Togo.

 

Les deux trafiquants s’apprêtaient  à livrer quatre (4) pointes d’ivoire, et six (6) peaux d’espèces protégées dont deux (2) peaux de ratel, une (1) peau civette, deux (2) peaux de serval et une (1) peau de chacal contenues dans deux sacs, dans un hôtel de la ville, quand ils ont été arrêtés par les agents du commissariat de police de Dapaong en collaboration avec EAGLE-Togo.

 

Il s’agit des nommés Kampyabre Ménobe, boucher de viande d’âne à Lomé et de son petit frère Kampyabre Kanfèngne, tous de nationalité togolaise.

 

Les deux trafiquants sont arrivés dans un hôtel de la ville de Dapaong à bord de deux motos avec les produits. Les agents du commissariat de police de Dapaong, ayant eu vent de l’information, ont suivi les gestes des présumés trafiquants qu’ils ont filé jusqu’à l’hôtel, où les produits doivent être vendus. Les deux trafiquants ont été arrêtés au moment où ils  s’apprêtaient à sortir les pointes d’ivoire et les peaux des espèces protégés des deux sacs.

 

Les présumés trafiquants ont déclaré que pour traverser les frontières, l’ivoire est emballée dans un carton de télévision d’écran plasma et les peaux sont emballées dans son sac à dos. Le tout transporté sur sa moto, rentre au Togo soit par Pogno ou par Djambendi ou encore par Cinkassé

 

Kampyabre Kanfèngne, fauteur de trouble, ayant entravé le travail des agents de la sécurité et créé une violence, dans ses propos, devant les agents de police, reconnait qu’il y a des espèces protégées et c’est pour cette raison qu’il ne voulait pas de ce business.

 

Kampyabre Ménobe, le grand frère, reconnait qu’il est le démarcheur des produits tandis que le trafiquant basé au Burkina Faso est le fournisseur et collecteur. Il fournit également la contrebande de la faune à ses clients. L’année dernière, le même genre de situation a été observé à Dapaong où quatre personnes ont été arrêtées pour trafic d’ivoire.

 

L’éléphant est une espèce faunique menacée d’extinction au Togo. La détention de l’ivoire, son transport et sa commercialisation sans autorisation sont formellement interdits et punis par les dispositions du nouveau code pénal, de la loi-cadre sur l’environnement et du code forestier du Togo. Si les présumés trafiquants sont reconnus coupables, ils encourent une peine de 6 à 24 mois.

 

Le trafic  de la peau des espèces animales protégées est bien plus discret que celui de l'ivoire, mais tout aussi juteux que meurtrier pour les espèces animales protégées. Ainsi, des milliers de chacals, de ratels, de civettes, de servals et d’autres espèces animales protégées sont tués chaque année en Afrique pour leurs peaux, exportées souvent illégalement vers la Chine pour les besoins de la médecine traditionnelle.

 

Les trafiquants appartiennent à un réseau international avec des fournisseurs dans de nombreux pays. Corruption, braconnage, puis vente illicite des espèces protégées, sont des crimes intimement liés. Dans ces cas de vente de peaux d’espèces protégées, la corruption est au beau fixe, du braconnage jusqu’à la vente illicite. Des fois, les agents de sécurité, ou même les agents de justice, traitent avec les trafiquants qui sont du coup protégés. (EAGLE-Togo)

Togo: Deux individus arrêtés en possession de 4 pointes d’Ivoire et 6 peaux d’espèces protégées
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