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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 14:59
Lu pour vous : La Centrafrique en quête de partenaires pour se reconstruire

 

La Centrafrique en quête de partenaires pour se reconstruire

 

http://afrique.latribune.fr/     |   

 

En proie à une instabilité politique et économique, la Centrafrique c’est tourné vers les pays de la région pour lui apporter un soutien en matière de captation d’investissements et d’assistance sécuritaire. Bangui attend également les conclusions du programme triennal du FMI qui vient d’examiner l’état économico-financier du pays et dont les observations conditionneront une hypothétique aide du FMI.

 

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, est actuellement en visite en Côte d'Ivoire. Le but de cette étape ivoirienne est de décrocher l'aide du président Ouattara au projet de reconstruction centrafricain. Un soutien qui devrait se traduire par un appui technique et diplomatique lors d'une conférence de bailleurs de fonds en faveur de Bangui qui devrait se tenir prochainement à Bruxelles.

 

Cette visite devrait également englober un round de négociation avec la Banque africaine de développement (BAD) dont le siège se trouve à Abidjan. Touadéra compte décrocher un appui financier de l'institution panafricaine pour son programme de sortie de crise. La Centrafrique a en effet, vu ses prévisions de croissance subir un léger repli. Initialement fixée à 5,2% en 2016 et 5,5% en 2017, la croissance du PIB de Bangui devrait se situer à 4,5 % en 2016. Le FMI pour sa part, s'attend à un taux de 5 % pour 2017. Du côté de l'inflation annuelle moyenne, les prévisions actuelles la situent à 5,1 %, contre un taux prévisionnel de 4 %. Une situation qui se conjugue à la crise sociopolitique qui a entraîné une diminution des recettes. Le gouvernement veut atteindre 5,5 % de croissance, ramener l'inflation à 3 % et réduire le déficit primaire intérieur à 1 % du PIB d'ici 2019.

 

L'enjeu de la stabilité

 

C'est justement pour réaliser ces objectifs de croissance que l'Etat centrafricain compte se tourner vers les bailleurs de fonds internationaux. Une aide extérieure qui reste conditionnée par la fin des combats et une restauration effective de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire. Un objectif qui reste hors d'atteinte, notamment suite au retrait des forces françaises déployées dans le pays et les mauvaises relations entre les populations civiles et les forces de maintien de la paix de l'ONU. S'y ajoutent, la résilience des milices Séléka et anti-Balaka qui ont réussi à conserver leur arsenal et leur capacité de nuisance.

 

Cet impératif de retour à la stabilité a poussé les autorités centrafricaines à solliciter l'appui technique de la Côte d'Ivoire. Un soutien qui porte notamment sur la duplication du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) qui a été mené par Yamoussoukro après la guerre civile d'avril 2011. Le soutien militaire ivoirien devrait également comporter un volet formation. En clair, l'Ecole de formation des armées pourrait accueillir des officiers des forces armées centrafricaines (Faca), dans les mois à venir.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 14:57
L’ONG Oxfam condamne le braquage de sa base à Batangafo par des hommes armés

 

 

5 staffs ont été menacés, fortement violentés et plusieurs biens emportés

 


Bangui  4/11/16 - La base d’Oxfam à Batangafo a été pillée par des hommes armés la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 novembre dernier. 5 staffs ont été menacés et fortement violentés et leurs biens personnels ainsi que ceux de l’ONG ont été emportés.

 

Le chef de mission d’Oxfam en République Centrafricaine, Ferran Puig a déclaré que : « L’équipe d’Oxfam a Batangafo est sous le choc de cet incident ». L’équipe a fait l’état des biens emportés et il apparait qu’ « ils ont emporté de l’argent, des équipements d’autres biens essentiels pour notre travaille humanitaire en Centrafrique» explique-t-il.

 

L’ONG condamne fortement cette nouvelle attaque contre le personnel humanitaire en République Centrafricaine qui continue de freiner les activités humanitaires vitales pour la population en besoin d’aide humanitaire.

 

Les activités d’Oxfam a Batangafo consistent en la fourniture de l’eau et l’assainissement dans les 8 sites de déplacées de Batangafo. L’ONG  touche plus de 38.850 personnes, dans les 8 sites de déplacées et dans les quartiers de retour. Oxfam y mène aussi des activités de mobilisation communautaire pour le nettoyage des latrines et douches et la  promotion d´hygiène. Ces activités sont essentielles pour les populations déplacées dans la souffrance. 


Cet incident aura des répercussions sur calendrier d’implémentation du programme.  « Il est important que tout le monde comprenne que chaque attaque contre les humanitaires a un impact important sur les activités qu’on fait pour appuyer la population centrafricaine, que pourraient amener même a un arrêt totale des activités en cas de mise en danger des vies de nos équipes» explique le directeur pays.

 

Oxfam réaffirme son engagement à venir en aide aux populations affectées et appelle a respecter et à garantir la sécurité du personnel humanitaire, du matériel et des activités afin d’assurer ainsi que les communautés puissent accéder à une assistance humanitaire. L’ONG est présente en République Centrafricaine depuis janvier 2014 pour répondre aux besoins urgents de la population affectée par la crise humanitaire qui sévit depuis Décembre 2013. Les activités d’Oxfam incluent la fourniture et l’acheminement de l’eau potable dans les sites de déplacés et les quartiers. Oxfam contribue également à la réhabilitation et à l’entretien des infrastructures d’assainissement ainsi qu’à des activités de promotion de l’hygiène.

 

Júlia Serramitjana | Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667, Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55 email: medocf@oxfamintermon.org, skype: julia.serramitjana  Rejoignez sur Twitter @oxfamenrca webmail: www.oxfam.org  

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 00:46
OPPORTUNITÉ POUR LA FRANCE DE LUTTER CONTRE L’IMPUNITÉ EN RCA (Amnesty International)

 

 

 

https://www.amnesty.fr Publié le 08.11.2016.

 

L’ouverture de la conférence des donateurs sur la République centrafricaine le 17 novembre prochain est une occasion pour lutter contre l’impunité dans ce pays.

 

La Conférence des donateurs sur la République centrafricaine (RCA) qui se tiendra à Bruxelles le 17 novembre prochain est une occasion importante pour la communauté internationale et la RCA de démontrer qu’elles se soucient de la justice et de la redevabilité. Il s’agit d’une occasion irremplaçable pour la France de jouer son rôle de bailleur de fonds et de veiller à ce que la justice, dans les cas de violations flagrantes des droits humains et de crimes relevant du droit international, soit une priorité dans l’aide politique, technique et financière fournie aux autorités centrafricaines.

 

IL FAUT BRISER LE CYCLE DE L’IMPUNITÉ EN CENTRAFRIQUE

 

. @francediplo @AFD_France Brisons le cycle de l'impunité en RCA !

 

Lutter contre l’impunité des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et d’autres atteintes aux droits humains (notamment des violences sexuelles, des pillages, des destructions de biens privés et publics ainsi que des meurtres de civils délibérés et à grande échelle) en RCA est cruciale pour la population et la société civile centrafricaines. L’impunité dont bénéficient les auteurs de crimes graves alimente les violences en RCA. Savoir que les auteurs présumés échappent à leur responsabilité est une violence supplémentaire pour la population locale.

 

L’impératif de vérité, de justice et de réparation est indispensable à la garantie des droits humains. La justice est l’une des priorités pour obtenir la paix, la sécurité et la réconciliation en Centrafrique. Il faut que la France, l’Union européenne, la Banque mondiale et les Nations unies agissent concrètement et rapidement en faveur de la lutte contre l’impunité dans ce pays.

 

LA JUSTICE NE PEUT PAS ATTENDRE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Si les autorités centrafricaines ont déjà pris plusieurs mesures pour lutter contre l’impunité (saisine de la Cour pénale internationale [CPI], promulgation d’une loi portant création d’une Cour pénale spéciale chargée des enquêtes et des poursuites dans les cas de violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises dans le pays depuis 2003, arrestation de certains dirigeants de groupes armés soupçonnés d’être responsables d’atteintes aux droits humains), Amnesty International a relevé, lors de deux missions de recherche à Bangui en juin et octobre 2016, des failles fondamentales au sein du système judiciaire centrafricain telles que la corruption, le manque de personnel judiciaire et sa capacité de traitement limitée en termes de volumes, l’absence de juridictions en état de fonctionnement hors de Bangui, la pénurie de ressources matérielles et financières, un cadre législatif insuffisant en termes de protection des témoins et des victimes et d’empêchement d’évasions massives de prison.

 

A court et moyen terme, la remise en état du système judiciaire centrafricain est donc essentielle. Ceci dit, l’opérationnalisation de la Cour pénale spéciale (CPS) participe au respect de l’obligation de rendre des comptes et s’avère complémentaire au travail de la CPI qui ne jugera qu’un nombre limité d’auteurs présumés d’atteintes aux droits humains.

 

CE QUE NOUS DEMANDONS

 

La conférence à venir représente une excellente occasion pour la France de réaffirmer son engagement en faveur de la lutte contre l’impunité et du renforcement de l’état de droit en RCA. Nous sommes donc mobilisés pour faire avancer la lutte contre l’impunité en Centrafrique et demandons à la France :

 

de veiller à ce que la lutte contre l’impunité obtienne un solide soutien politique ;

 

de faire en sorte que des représentants de haut niveau de la France assistent à la conférence ;

 

prendre des engagements concrets et à long terme afin de garantir le fonctionnement de la CPS et la reconstruction du système judiciaire national ;

 

de fournir une assistance technique et humaine à la CPS, par exemple en proposant les noms de magistrats qualifiés.

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 18:45
Lu pour vous : Le groupe télécom Azur serait surendetté et au bord de la faillite

 

 

 

(Agence Ecofin) 08/11/16- Rien ne va plus chez le groupe télécom Azur, présent au Gabon, en République centrafricaine et au Congo. Selon le site d’informations africtelegraph.com, un important risque de faillite plane sur la compagnie qui accumule les dettes depuis près de cinq années consécutives. Ces dettes seraient constituées notamment du non-paiement de son fournisseur Huawei ou encore du non-paiement de la redevance d’interconnexion. Au Congo, africtelegraph.com évoque même des arriérés de salaire.

 

Malgré les évolutions de technologies opérées dans les marchés où il est présent, le groupe Azur demeure sur la 2G. Son parc d’abonnés ne cesse de reculer par manque de service à valeur ajoutée, dans un contexte de haut et très haut débit mobile.

 

Une perte de confiance des consommateurs a une incidence sur les revenus du groupe. L’accompagnement stratégique pour lequel Monaco Telecom avait signé un accord avec Azur le 27 mai 2014 ne serait plus d’actualité. Pourtant, il était porteur de grands espoirs de relance du groupe dans ses trois marchés d’Afrique.

 

Des indiscrétions au sein de l’entreprise télécoms faisaient état, le 22 octobre 2014, lors du Forum sur le développement d’Azur Telecom organisé par Jean Bruno Obambi, que des discussions pour du financement étaient déjà engagées avec plusieurs institutions.

 

La Société financière internationale, branche de la Banque mondiale pour les investissements privés, la Netherlands Development Finance Company, figuraient parmi les institutions alors contactées par la société.

 

Muriel Edjo

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:55
Arrivée à Ouagadougou du président centrafricain

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) 08/11/16 - Le chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra, dans le cadre de sa visite d’amitié et de travail au Burkina Faso, est arrivé mardi en fin de matinée à Ouagadougou où il a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue burkinabè, Roch-Marc Christian Kaboré, a constaté APA.

 

«Je suis venu rencontrer le président Kaboré en vue d’échanger avec lui dans le but de renforcer et formaliser cette coopération que nous voulons dans l’intérêt de nos deux peuples», a affirmé le président Touadera, dans bref point de presse donné à l’aéroport international de Ouagadougou.

 

Il a rappelé que la RCA a traversé une crise qui a joué négativement sur la situation du pays qui, actuellement, est en quête de moyens pour relancer son économie.

 

«Il y a toujours quelques poches d’insécurité, mais le gouvernement travaille à les éliminer», a souligné Faustin Archange Touadéra, avant d’ajouter : «nous avons mis en place un processus de désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants».

 

Dans tous les cas, a-t-il assuré tout est mis en œuvre pour venir à bout des difficultés dans la pacification de la Centrafrique.

 

Après l’aéroport, les deux chefs d’Etat se sont dirigés dans un grand hôtel de la capitale burkinabè où il est prévu «une séance de travail des experts des deux pays pour l’examen du projet de communiqué conjoint».

 

Le programme de visite prévoit également une audience avec le président du Faso, au palais présidentiel, suivie de la signature du communiqué conjoint par les ministres en charge des Affaires étrangères des deux pays.

 

La visite à Ouagadougou de Faustin Archange Touadéra s’inscrit dans une tournée dans la sous-région. Il était, hier lundi à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire où il a rencontré le président Alassane Ouattara.

 

La République de Centrafrique a été éprouvée par une crise enclenchée en mars 2013. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA ), cette crise a conduit au déplacement de plus de 438 000 personnes à l'intérieur du pays et forcé plus de 423 000 personnes à fuir le pays pour rejoindre le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo et la République du Congo.

 

En 2016, la moitié de la population, soit 2,3 millions de personnes, dépend toujours de l'aide humanitaire. Environ 800 000 personnes sont déplacées ou réfugiées et 2 millions touchées par l'insécurité alimentaire.

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:45
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique :  Les deux leaders la Société Civile transférés à la prison du camp de Roux

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 8 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 08 novembre 2016 (RJDH)–Gervais Lakosso, coordonnateur du Groupe de Travail de Société Civile (GTSC) et Marcel Mokwapi, président des Consommateurs Centrafricains, après leurs auditions au Commissariat du port sont déferrés à la prison du Camp de Roux cet après-midi du 08 novembre 2016.

 

Après un jour passé dans les locaux du Commissariat du port à Bangui, Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi sont déferrés au Camp de Roux.

 

L’audition de Gervais Lakosso a démarré lundi de 10h à 14h. Il a été convoqué pour enquête administrative sur la ville morte qui a tourné aux drames causant la mort d’au moins huit (8) personnes suite aux tirs des forces de la Minusca.

 

Selon les sources de la défense de Gervais Lakosso, un mandat d’arrêt a été émis par le Procureur suite à l’affaire,« l’accusant d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, de trouble à l’ordre public, de destruction des biens et de violences ». D’autres sources ont relevé qu’il est reproché à Gervais Lakosso « d’être manipulé par les hommes politiques ».

 

Dans le mandat d’arrêt, Gervais Lakosso, et Marcel Mokwapi, co-initiateur de l’activité devraient être transférés à la Maison d’Arrêt de Ngaragba. Le Procureur de la République, Gislain Gresénguet n’a pas été joignable pour sa version des faits.

 

Une ville morte a été observée suite à la pétition lancée par le Groupe de Travail de la Société Civile pour réclamer le retrait des forces de la Minusca, accusées « de passivité face aux violences dans le pays ».

 

 

Centrafrique : La société civile exige la libération de leurs leaders arrêtés

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 8 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 08 Novembre 2016 (RJDH) – La société civile à travers son porte-parole adjoint Paul-Crescent Béninga, a exigé ce mardi 08 novembre du ministère de la justice, la libération de Gervais Lakosso, coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile et Marcel Mokwapi, président des Consommateurs Centrafricains. Cette arrestation est liée à l’organisation de la journée ville morte pour demander le retrait de la Minusca. 

 

Depuis lundi 07 novembre, Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi sont en garde à vue au Commissariat du port à Bangui. Cette arrestation a mécontenté les organisations de la société civile qui estime qu’elle ne favorise pas la cohabitation Société Civile-Gouvernement.

 

Contacté par le RJDH, leur porte-parole adjoint Paul-Crescent Béninga a qualifié d’« arbitraire » cette arrestation et a déploré que« c’est par un communiqué radio que Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi ont été convoqués pour être entendus à la police. Les accusations portées contre ces deux personnes sont graves ».

 

Ces reproches, poursuit-il, sont des accusations qui ne sont pas de nature à faciliter la cohabitation, le dialogue entre la société civile et le gouvernement. Il est reproché au mouvement, des destructions de biens publics, d’atteinte à la sureté de l’Etat, … « sont fallacieux », a-t-il réitéré.

 

Le Procureur de la République, Ghislain Gresenguet avait annoncé mardi 25 octobre dernier, l’ouverte d’une enquête sur la ville morte afin d’établir les responsabilités et  d’engager des poursuites.

 

 

Centrafrique : La situation sécuritaire à Paoua est très inquiétante, selon le procureur de la ville Narcisse Danboy

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 8 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 08 Novembre 2016(RJDH) — Dans une interview accordée lundi 07 Novembre au RJDH, Narcisse Danboy Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paoua trouve très préoccupante la situation sécuritaire de sa zone et appelle l’opinion nationale et internationale à plus de vigilance.

 

RJDH : Narcisse Danboy, bonjour. Vous êtes Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paoua actuellement à Bangui pour un séminaire. Quelle est la situation sécuritaire de la ville de Paoua ?

 

ND : Bonjour. La situation sécuritaire actuellement à Paoua est inquiétante du fait que nous avons constaté qu’il y’a eu un regain de criminalité dans la ville. Cela fait qu’à 19h, tout le monde est chez soi et cela créé aussi un climat de psychose et est inquiétant pour nous qui exerçons dans la localité.

 

RJDH : A qui est ce que vous attribuez ce regain de criminalité ?

 

ND : Je dirai que les acteurs sont multiples, puisque dans la localité, il  y a des bandits du grand chemin, les hommes en armes qui sévissent dans la localité. Aussi, il y a les petits délinquants qui se lancent dans les pillages, des braquages et parfois qui barricadent les routes  surtout sur les grands artères qui débouchent sur Bozoum, Bossangoa et dépouillent les passants.

 

RJDH : La ville de Paoua est entourée de groupes armés. Comment faites-vous au quotidien pour cohabiter avec ses hommes armés ?

 

ND : Présentement, nous traversons un moment difficile. Nous quittons la justice répressive pour aller vers la justice préventive.  Lorsque nous avons pris service, nous avons rappelé ces bandits à la raison afin qu’ils puissent cesser leurs barbaries. Et à un moment, nous avons commencé par réprimer et cela a favorisé une baisse de criminalité dans la localité. Mais, nous constatons ces derniers temps une montée en puissance de la violence dans la zone.  Et la maison d’arrêt n’étant pas opérationnelle, après les audiences, le transfèrement se fait ailleurs et cela nécessite des moyens logistiques, sécuritaires et en homme.

 

RJDH : Est-ce que la présence des hommes en armes dans cette localité influence-elle les décisions judiciaires ?

 

ND : C’est aux hommes armés de craindre la justice et non la justice de les craindre. Nous faisons notre travail dans la limite de nos moyens. Nous n’avons rien à craindre d’eux car nous travaillons au nom de la justice de notre pays.

 

RJDH : La dernière attaque des villages proches de Paoua par les éléments de la Révolution Justice et Séléka a créé la psychose au sein de la population de Paoua. Avez-vous une idée sur les objectifs de ces hommes en armes.

 

ND : Si on s’approche de la hiérarchie de ces hommes en armes, parfois ce sont des hommes incontrôlés qui agissent et en leurs noms. D’après les dernières versions des faits, ce sont certains hommes armés incontrôlés qui voulaient voler du bétail. Ils ont quitté la zone de juridiction de RJ pour commettre des exactions vers Zicko à 22km de Paoua puis à Bambara tout en incendiant des maisons et il y avait des pertes en vies humaines, ce que nous déplorons. Lorsque nous-nous approchons de la Minusca pour avoir une idée nette de la situation, on nous apprend que ce sont des hommes incontrôlés.

 

RJDH : Avez-vous ouvert une enquête pour clarifier la responsabilité de tout un chacun ?

 

ND : Dans cette affaire, l’ouverture d’une enquête est difficile, nous sommes bel et bien au courant de la situation mais l’arrestation des auteurs s’avère difficile car ils sont dans la brousse et sortent difficilement en ville. Notre souci est de voir avec la Minusca, parce que c’est elle qui sert d’intermédiaire entre nous autorités judiciaires et les hommes en armes.

 

RJDH : Comment appréciez-vous l’intervention des forces onusiennes dans votre localité ?

 

ND : Présentement, nous sommes démunis en ce sens que nos forces de sécurité ne sont  pas opérationnelles. Avec la Minusca, nous entretenons de bonne relation, mais parfois ils se disent dépasser vue que la juridiction est large. De Paoua, elle opère jusqu’à Ngaoundaye, Koui, Bocaranga, Sagrelim, parfois ils viennent jusqu’à Nana-Bakassa voire Markounda. Vu leur plainte, nous subissons aussi le coup car il faut leur faire recours pour sécuriser le palais de justice et nos déplacements. Mais le peu d’apport qu’ils nous donnent nous servent de model.

 

RJDH : Votre dernier mot face à l’insécurité qui grimpe actuellement dans votre zone ?

 

ND : L’insécurité qui prévaut dans la localité fait peur à tout le monde. Samedi dernier, ma résidence a été attaquée et ma famille était en débandade. Si on vient jusqu’à attaquer les autorités judiciaires qui exercent dans la localité, imaginez le reste. C’est alarmant. Nous souhaiterons que nos autorités hiérarchiques puissent ouvrir les lanternes sur notre localité car, nous-nous battons pour joindre les deux bouts. Nous aurons souhaité à ce que non seulement l’opinion nationale mais internationale puissent ouvrir les yeux sur nous autres qui exerçons dans cette localité où sévissent les hommes en armes pour que nous soyons rassurer sur notre sécurité premièrement et l’exercice de notre travaillent viendra par la suite.

 

RJDH : Narcisse Danboy Procureur de la ville de Paoua, je vous remercie !

 

ND : C’est à moi de vous remercier madame le journaliste.

Propos recueillis par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho.

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 23:08
 Centrafrique: Karim Meckassoua : "Les députés insatisfaits du départ de Sangaris" RFI

 

INVITÉ  AFRIQUE

 

Par Pierre Pinto RFI

 

Agenda chargé sur le plan international pour le président de l'Assemblée nationale centrafricaine. Karim Meckassoua a reçu Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, venu expliquer aux députés le retrait de Sangaris alors que le pays connaît un regain de violences depuis plusieurs semaines. Il a également reçu le numéro 2 de l'ONU Jan Eliasson, sur fond de montée des critiques sur l'action de la Minusca. Et dans dix jours a lieu un rendez-vous crucial pour la RCA : la conférence des donateurs à Bruxelles, au terme de laquelle le pays espère 3 milliards de dollars pour financer un plan de relèvement sur cinq ans. Karim Meckassoua a reçu notre envoyé spécial.

 

RFI : Qu’est-ce qui explique, selon vous, la recrudescence des violences aujourd’hui en Centrafrique ?

 

Karim Meckassoua : Il y a plusieurs causes. La première réponse facile, c’est de dire que le départ des contingents Sangaris est interprété par certains groupes rebelles comme étant la possibilité qu’eux doivent faire pression sur le gouvernement. Deuxième réponse possible : bientôt, nous entrons dans la saison sèche et c’est la période où tous les groupes criminels sont plus ou moins mobiles. Troisième raison possible : le fait que six mois après l’élection du président de la République, il n’y ait pas eu des signaux considérés par eux – alors que le président de la République travaille d’arrache-pied – des signaux positifs pour qu’ils puissent désarmer. Mais sur les 14 groupes armés, 11 ont décidé d’adhérer au processus du DDRR et il n’en reste que trois aujourd’hui.

 

Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, est venu à l’Assemblé lundi dernier pour expliquer le retrait des troupes françaises de Sangaris. Est-ce que vous pensez que le message du ministre français est passé auprès des députés ?

 

Les députés ont clairement dit que le départ des troupes françaises, compte tenu des raisons précitées, ne pouvait pas nous convaincre parce la résurgence de ces violences semble être dopée par l’annonce du départ des Sangaris. Maintenant, les députés ne peuvent pas être satisfaits parce que ce qui leur importe c’est la sécurité du peuple centrafricain. Et la sécurité du peuple centrafricain ne peut être que la conjugaison de toutes les forces internationales mises en place par les différentes résolutions des Nations unies. Nous savons que Sangaris devait partir. Nous savons que le mandat de Sangaris était limité dans le temps. Mais le moment choisi ne nous paraissait pas opportun et les députés le lui ont clairement exprimé.

 

Vous avez aussi reçu il y a quelques jours le numéro 2 des Nations unies Jan Eliasson. Face aux critiques contre les casques bleus qu’on entend à Bangui régulièrement, il affirme : « Nous avons tiré les leçons, notamment après les événements de Kaga-Bandoro ». Est-ce que ce message vous rassure ?

 

Le message ne rassurera que lorsque la Minusca aura mis en place des brigades d’intervention rapide pour pouvoir anticiper ces crimes. Il faut un mandat robuste. Nous ne pouvons pas accepter de voir des groupes armés qui se préparent à commettre des crimes. Vous ne pouvez pas vous contenter d’une intervention a posteriori. Il faut anticiper. Et puis troisièmement, seules les forces centrafricaines à terme sont susceptibles d’assurer la sécurité de tous nos concitoyens. Or aujourd’hui, vous savez qu’il y a un embargo qui pèse sur nos forces de défense. Nous ne pensons pas que le maintien de cet embargo-là favorise le retour à la paix en République centrafricaine. Donc, nous avons l’intention de saisir le Conseil de sécurité et de faire venir à Bangui le Comité des sanctions pour la levée partielle de cet embargo.

 

Le 17 novembre, les bailleurs de fonds de la Centrafrique ont rendez-vous à Bruxelles pour soutenir un plan de relèvement sur cinq ans. Pensez-vous que l’objectif de 3 milliards de dollars pourra être atteint ?

 

Oui, les besoins de la République centrafricaine dépassent les 3 milliards. Donc si nous développons un bon plaidoyer, cet objectif peut être aisément atteint. Par contre, je peux vous dire que tous les bailleurs sont soucieux d’une chose. C’est la redevabilité, la reddition de compte. Et c’est ce que nous, au niveau de l’Assemblée, nous voulons utiliser comme outil que nous permet la Constitution. Au lieu que ce soit la communauté internationale qui contrôle l’exécution des budgets et de l’aide, l’Assemblée nationale est outillée pour assumer pleinement son rôle de contrôler l’exécution du budget et de cette aide. Et ça, en termes de redevabilité et en termes de reddition de compte, c’est un aspect important comme argument pour pouvoir lever ces ressources et atteindre le chiffre fatidique, voire de dépasser, les 3 milliards.

 

Les Etats-Unis aujourd’hui sont engagés en Centrafrique. Karim Meckassoua, vous votez Clinton ou Trump ?

 

J’ai souvenir de façon très précise de l’engagement de Bill Clinton, lorsqu’il était président, de son engagement pour l’Afrique. Je crois savoir que c’est la même équipe qui travaille, et avec suffisamment de recul, pour Hillary Clinton. Et à titre personnel, naturellement, je n’engage pas toute la représentation nationale, mais l’équipe Clinton me paraît être mieux à l’écoute des problèmes du continent que l’équipe de Donald Trump.

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 23:02
Lu pour vous : Burundi : Onanga s’en prend aux policiers Barundi à la MINUSCA

 

 

http://burundi-agnews.org/ DAM, NY,AGNEWS, le lundi 7 novembre 2016

 

A Bujumbura, Kigobe, vendredi 4 novembre 2016, lors d’une séance des questions orales des députés,  l’officier Alain Guillaume Bunyoni, ministre burundais de la Sécurité publique, a indiqué que  le mandat de la Police Nationale du Burundi PNB, en mission de maintien de la paix en Centrafrique au sein de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique), n’a pas été reconduit à cause de M. Parfait Onanga-Anyanga, ancien représentant de l’ONU au Burundi, allié indéfectible de la France, chef de la MINUSCA et qui combat les Barundi depuis toujours…

 

Pourtant la population centrafricaine aime les policiers Barundi à travers le travail qu’ils effectuent sur le terrain.

 

Actuellement, que ce soit les militaires burundais en mission en Somalie ou les policiers en Centrafrique, les pays agresseurs du Burundi en 2015 ( les USA, la France, la Belgique, le Rwanda, et le réseau media-civil-politique-militaire-policier de l’ancien dictateur Hima burundais Pierre BUYOYA ), lors de la Révolution Colorée qui a échoué, continuent de s’en prendre aux Barundi à travers une Guerre Humanitaire. Humilier les forces de l’ordre du Burundi en les accusant systématiquement  de violations des droits de l’Homme fait partie de leur stratégie …

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Centrafrique-Presse.com
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:46
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le port public d’armes interdit au Km5

 

PAR RJDH LE 7 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 7 novembre 2016 (RJDH)–Après le combat fratricide entre les autodéfenses du Km5, les sages de la localité ont réconcilié les frères ennemis. Pour le vivre-ensemble entre les différentes communautés et la libre circulation des personnes et des biens, des décisions ont été prises sur le plan sécuritaire.

 

Les groupes d’autodéfenses du Km5 se regardaient en chien de faïence après leur combat du 30 octobre qui s’est soldé par la mort d’Abdoul Danda et Issa Capi alias 50/50. Cet affrontement avait paniqué la population. Pour mettre fin à cette tension, les sages du secteur ont réconcilié les groupes rivaux à la Mosquée Atik et des résolutions ont été prises à cet effet.

 

Stanislas Mamadou Dangabo, un habitant du Km5, a publié sur son mur Facebook qu’’il est dorénavant interdit à quiconque de circuler avec son arme au Km5. « Les armes, pour qui que ce soit, doivent être rangées et invisibles, leur usage ne se fera qu’en cas d’une imminence de danger en attendant la normalisation de la situation politique et sécuritaire, et  les provocations doivent cesser en vue de renforcer la cohésion sociale entre les communautés composantes du km5 », a-t-il mentionné.

 

 Il a ajouté que cette résolution est respectée et « commence déjà à produire son effet. Depuis 3 jours toutes les parties respectent scrupuleusement les recommandations, aucune arme n’est visible, aucune détonation d’armes n’est entendue, les notables et les sages du bloc km5 y veillent ».

 

Contacté par le RJDH, Alabira Louquemane un activiste de la cohésion sociale a confirmé cette résolution et a souligné qu’aucun homme ne circule avec ses armes depuis l’existence de cette décision. Pour lui, « cette résolution est salutaire » et il a souhaité que « les sages, initiateurs de cette résolution qui ont réconcilié ces groupes d’autodéfenses mettent un comité en place afin de  pérenniser cette action pour ne pas qu’il ait un jour des brebis galeuses qui viendront perturber la quiétude ».

 

Après cette réconciliation des groupes d’autodéfense, l’ambiance a repris au Km5 et les boutiques sont ouvertes./

 

 

Centrafrique: Gervais Lakosso interpellé et gardé à vue au Commissariat du Port pour affaire ville morte

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 7 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 7 novembre 2016 (RJDH)— Convoqués au Commissariat du Port à Bangui, Gervais Lakosso, Coordonnateur du Groupe de travail de la Société Civile, et Marcel Mokwapi sont depuis ce lundi 7 novembre gardés à vue. Ils sont maintenus par la police sur l’affaire ville morte, organisée le 24 octobre pour demander le retrait des casques bleus de l’ONU.

 

L’audition de Gervais Lakosso a démarré de 10h à 14h. Il a été convoqué pour enquête administrative sur la ville morte qui a tourné aux drames causant la mort d’au moins huit (8) personnes suite aux tirs des forces de la Minusca.

 

Selon les sources de la défense de Gervais Lakosso, un mandat d’arrêt a été émis par le Procureur suite à l’affaire, « l’accusant d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, de trouble à l’ordre public, de destruction des biens et de violences ». D’autres sources ont relevé qu’il est reproché à Gervais Lakosso « d’être manipulé par les hommes politiques ».

 

Dans le mandat d’arrêt, Gervais Lakosso, et Marcel Mokwapi, co-initiateur de l’activité devraient être transférés à la Maison d’Arrêt de Ngaragba. Le Procureur de la République, Gislain Gresénguet n’a pas été joignable pour sa version des faits.

 

Une ville morte a été observée suite à la pétition lancée par le Groupe de Travail de la Société Civile pour réclamer le retrait des forces de la Minusca, accusées « de passivité face aux violences dans le pays ».

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Centrafrique-Presse.com
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:31
Lu pour vous : Le FMI tâte la solidité de la Centrafrique en vue d'un programme d'appui

 

 

 http://afrique.latribune.fr/ Par La Tribune Afrique  |  07/11/2016, 13:35

 

D'un montant de 41 milliards de F. CFA, le FMI vient de conclure en Centrafrique, la première revue d’un programme triennal appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’examen du dossier par le Conseil d’administration du FMI est provisoirement prévu pour décembre 2016.

 

Pour s'assurer que la Centrafrique « est dans les meilleures conditions » pour pouvoir bénéficier d'un appui pour relever son économie, le FMI vient de soumettre ce pays à un examen de son programme triennal.

 

Cet examen sera suivi d'un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). Ce programme représente une bouée de sauvetage pour la plupart des pays instables économiquement. En effet la FEC permet de rétablir un semblant de stabilité économique. « L'étude est faite en attendant un examen du conseil d'administration provisoirement prévu pour décembre 2016. L'on saura alors si le pays pourrait bénéficier des premiers décaissements » a expliqué une source au FMI.

 

Fixé à 83,55 millions de DTS (Droits de tirage spéciaux), soit un peu plus de 41 milliards de francs CFA, ce crédit pourrait aider Bangui à gérer les désagréments causés par la chute des prix.

 

Un léger repli de la croissance

 

Face à la crise des prix des matières premières sur le marché international, la Centrafrique a vu ses prévisions de croissance subir un léger repli. Initialement espérée à 5,2% en 2016 et 5,5% en 2017, la croissance du PIB de la république centrafricaine se situe à 4,5 % en taux réel en 2016 et le FMI la projette à 5 % pour 2017. Quant à l'inflation annuelle moyenne, selon les actuelles prévisions, elle se trouve à 5,1 %, alors qu'elle était prévue à 4 %. Parallèlement, la crise sociopolitique que traverse le pays, a entraîné une diminution des recettes fiscales et de tout genre.

 

Le gouvernement envisage d'atteindre 5,5 % de croissance, de ramener l'inflation à 3 % et à réduire le déficit primaire intérieur à 1 % du PIB d'ici 2019. Des pré-requis qui visent à rassurer les investisseurs potentiels. Le programme du FEC devient ainsi une nécessité pour la Centrafrique qui espère rééquilibrer ses chiffres.

 

Selon le FMI, la FEC est destiné à accompagner les initiatives économiques des pays pour établir la stabilité et la viabilité macroéconomiques. Elle favorise ainsi une croissance sûre et contribue à la réduction de la pauvreté

 

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Centrafrique-Presse.com