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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 01:15
Des émissaires de Bozizé et de la CEEAC se sont rencontrés au Tchad
Des émissaires de Bozizé et de la CEEAC se sont rencontrés au Tchad
Des émissaires de Bozizé et de la CEEAC se sont rencontrés au Tchad
Des émissaires de Bozizé et de la CEEAC se sont rencontrés au Tchad

 

Des émissaires de Bozizé et de la CEEAC se sont rencontrés dans le sud du Tchad

https://www.rfi.fr/ 09/02/2021 - 18:08

Une rencontre a bien eu lieu entre une délégation de l’ancien président centrafricain Francois Bozizé et des émissaires de la région afin de discuter de la situation en Centrafrique. Selon ces émissaires de la CEEAC et de la CIRGL, il s’agissait de s’entretenir des intentions de l’ancien président en amont du sommet de Luanda prévu le 2 mars sur la Centrafrique.

François Bozizé avait rendez-vous ce lundi avec une délégation de haut niveau de l’Afrique centrale à Moundou, la principale ville du sud du Tchad. Mais arrivé à la lisière de la frontière entre la Centrafrique et le Tchad, l’ancien président qui a regagné la rébellion a préféré envoyer une délégation comprenant entre autres, son fils, Jean-Francis Bozizé et l'ancien leader anti-balaka Maxime Mokome, rapporte notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako. Une présence confirmée par le porte-parole de la coalition rebelle.

La délégation composée du président de la commission de la CEEAC, l’Angolais Gilberto Da Piedade Verrissimo, des patrons de services Tchadiens et Angolais s’est entretenue avec les émissaires de Bozizé sur leurs intentions par rapport au retour de la paix.

De bonnes sources, Abakar Sabone, une des figures de la rébellion qui ne se trouvait pas loin de la frontière tchadienne, s’est aussi entretenu avec la délégation. Le président de la Commission s’est également rendu au Soudan, affirme une source diplomatique, pour y rencontrer Noureddine Adam, un autre leader de la rébellion. Le tout est d’obtenir une bonne disposition des acteurs centrafricains dans la perspective du prochain sommet sur la Centrafrique prévu le 2 mars prochain en Angola.

Mais cette initiative « ne fait pas l’unanimité », rapporte un diplomate. Les chefs d’Etat de la région sont « divisés » dit-il, sur la conduite à tenir. Partisans d’un inévitable dialogue avec les rebelles d’un côté, partisans de la méthode forte de l’autre… Sans oublier, que les autorités centrafricaines ont toujours dit leur intention de poursuivre en justice les chefs de cette nouvelle rébellion, rappelle notre envoyée spéciale à Bangui, Florence Morice.

Mardi dans la capitale centrafricaine, on disait ne pas avoir être informé des rencontres en cours qui n’engagent « que la CEEAC ». On se dit ouvert à des discussions « dans le cadre existant de l’accord de Khartoum », mais pas à un « énième dialogue avec des putschistes ».

Dans un message vocal diffusé sur les réseaux sociaux mardi soir, François Bozizé a par ailleurs tenu à démentir les rumeurs faisant état de son arrestation au Tchad. « Je me porte bien » a assuré l’ancien président. Tout ce que nous demandons c’est le « dialogue et la concertation » a-t-il souligné.

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 01:06
Bernard Bajolet, ex-patron de la DGSE, rejoint une société militaire privée

Lu pour vous

 

Bernard Bajolet, ex-patron de la DGSE, rejoint une société militaire privée

https://www.ledauphine.com/ Par Xavier FRERE – 9 fév à 17:30 | mis à jour à 17:33 -

L'ancien ambassadeur de France et ex-directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), Bernard Bajolet, intègre Amarante, l'une des principales sociétés privées en France. Un secteur en pleine expansion, où ces entreprises de sécurité complètent, voire remplacent les armées "classiques".

Bernard Bajolet, 71 ans, ancien ambassadeur de France et ex-directeur de la sécurité extérieure (DGSE) va intégrer le comité d'orientation stratégique de la société privée française Amarante, selon les informations de l'hebdomadaire Le Point.  

Après une longue carrière d'ambassadeur, dans des pays frappés par la guerre, à Amman, Sarajevo, Bagdad, Alger et Kaboul - qu'il a racontée dans un livre* - Bernard Bajolet été le premier coordinateur national du renseignement (2008), nommé par le président Sarkozy. En 2012, François Hollande l'a placé à la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), où il est resté jusqu'en 2017.    

Accompagnement sécuritaire en zone sensible

L'ancien diplomate, né en Lorraine mais installé, depuis sa retraite il y a quatre ans, dans son château d'Ouge en Haute-Saône rejoint ainsi le privé, au sein, selon Jean Guisnel du Point, de la gouvernance de la société Amarante.

Cette dernière, fondée en 2007 et chargée de l'"accompagnement sécuritaire en zone sensible", intègre "des compétences et des expertises issues tant des domaines militaires (anciens cadres des unités d’élite des forces armées françaises) que civil (ingénieurs spécialisés, diplômés des Grandes Ecoles…)". 

La tendance forte des sociétés militaires privées

Amarante, société militaire privée (SMP) de 1500 employés, a intégré de nombreux ex-militaires et policiers.

Mais c'est semble-t-il la première fois qu'un haut responsable des services de renseignement rejoigne une telle société. Ces entreprises complètent des dispositifs déjà mis en place par les armées plus classiques, mais de plus en plus, elles se substituent à elles, comme les mercenaires russes de Wagner, très présents en Centrafrique ou en Syrie.

Pour Michel Goya, spécialiste des conflits armés, ce recours à ces SMP est "une tendance forte moderne, il ne faut pas se l'interdire". Dans la bande sahélo-saharienne par exemple, où se trouvent les 5100 militaires de l'opération Barkhane, l'ancien colonel des troupes de marine estime qu'"il faut viser un dispositif plus durable, moins visible et moins coûteux, humainement et financièrement".

Il interroge : "Pourquoi ne pas avoir recours, comme les Russes, à des sociétés privées ? C’est moins visible. Si un mercenaire meurt, tout le monde s’en fout, ça ne fait pas la une des journaux et le boulot est aussi bien fait".

*"Le soleil ne se lève plus à l'Est, mémoires d'Orient d'un ambassadeur peu diplomate" (éditions Plon)

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 01:02
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

Tunisie: le parlement approuve le déploiement de deux missions militaires au Mali et en Centrafrique

TUNIS, 9 février (Xinhua) -- L'Assemblée des représentants du peuple (ARP, Parlement tunisien) a approuvé, mardi, le prolongement de la mission relative au déploiement d'une unité de transport militaire aérien au Mali ainsi que l'envoi d'une unité d'hélicoptères en Centrafrique, sous la bannière de l'Organisation des Nations Unies, a-t-on appris auprès du Parlement tunisien.

Pour ce qui est de la première décision, elle a été approuvée par 113 votes favorables, un vote contre et 5 absentions.

Cette mission s'inscrit dans le cadre du soutien fourni à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Quant à la seconde, relative à l'envoi d'une unité d'hélicoptères en Centrafrique, elle a joui de 110 voix favorables, 2 contre et 4 abstentions.

Cette mission sera déployée dans le cadre du soutien à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

Ladite unité serait chargée des missions d'intervention aérienne, l'accompagnement aérien armé, la recherche et le sauvetage, d'autant plus qu'elle assurera également la sécurisation et l'escorte des déplacements, la reconnaissance aérienne, l'évacuation sanitaire dans le cadre des missions attribuées à la MINUSCA.

A noter que la Tunisie a participé, depuis 1960 avec des unités militaires armées, à 23 missions de maintien de la paix de l'ONU dans plusieurs pays, dont la République démocratique du Congo, le Soudan, la République centrafricaine et le Mali.

 

Le Rwanda continuera à soutenir les efforts de la République centrafricaine en matière de paix et de sécurité

KIGALI, 8 février (Xinhua) -- Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Vincent Biruta, s'est engagé lundi à continuer à soutenir la République centrafricaine (RCA) dans ses efforts pour parvenir à la paix, à la sécurité, à la stabilité et au développement durable.

M. Biruta a tenu ces propos au cours d'une conférence de presse conjointe avec Sylvie Baipo-Temon, son homologue de RCA, qui se trouvait en visite officielle au Rwanda.

Le Rwanda est actuellement l'un des plus importants contributeurs de troupes à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), et s'occupe spécifiquement de la sécurité des hauts fonctionnaires et des principales installations de l'Etat. Il a déployé une force de protection en RCA pour assurer la sécurité des troupes de maintien de la paix de l'ONU, mais aussi pour garantir le déroulement pacifique des élections générales de décembre dernier.

M. Biruta a indiqué que les deux pays continueraient à renforcer leur coopération bilatérale, y compris dans le domaine des investissements et dans divers autres secteurs d'intérêt commun.

Mme Baipo-Temon a quant à elle exprimé sa gratitude envers le gouvernement rwandais pour avoir aidé la RCA à maintenir la paix, la sécurité et la stabilité, notamment grâce au déploiement d'une force de maintien de la paix.

La RCA souhaite s'inspirer de l'expérience du Rwanda en matière de restauration de la paix et de la stabilité et de reconstruction post-conflit, a-t-elle ajouté.

La visite de Mme Baipo-Temon au Rwanda survient quelques jours après que la compagnie aérienne nationale rwandaise RwandAir a ouvert une nouvelle liaison vers Bangui, la capitale de la RCA.

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 00:26
L’armée nationale et ses alliés reprennent le contrôle de la ville de Bouar

 

Centrafrique : l’armée nationale et ses alliés reprennent le contrôle de la ville de Bouar

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 9 février 2021 14:41

 

L’une après l’autre, les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés reprennent le contrôle des villes occupées il y a un mois environ par les rebelles de la CPC. La peur semble désormais changer de camp avec la contre-offensive lancée le 1er février 2021 par l’armée sur l’axe Bangui-Garoua Boulaï. La ville de Bouar est reprise ce mardi 09 février.

Il ne fait plus nul doute que la campagne militaire lancée contre les positions des rebelles de la CPC porte du fruit et oblige les groupes armés à battre en retraite. Après la reconquête des localités de Boyali, Bossembélé, Yaloké, Bossemptélé et Baoro, toutes, sur le principal axe Bangui-Garoua Boulaï, les Forces armées centrafricaines et leurs alliés sont arrivés ce mardi 9 février 2021 dans la ville de Bouar.

L’arrivée des troupes a été accueillie par la population avec beaucoup d’émotion. Un signe d’espoir et de soulagement pour cette population apeurée depuis plusieurs semaines en raison de la présence des groupes armés.

« C’est une vraie satisfaction. Ils sont arrivés aux environs de 10H. Il n’y a plus de rebelles dans la ville », s’est réjoui un habitant de Bouar.  

La ville a été reprise par l’armée sans aucun combat, car les combattants de la CPC ont abandonné d’eux-mêmes leurs positions et ont disparu dans la nature. Les forces loyalistes mènent des fouilles maison par maison dans certains quartiers.

« Les Faca et leurs alliés se sont repartis en trois équipes. Un groupe est basé au rond point du centre-ville, une colonne s’est dirigée vers le fief des anti-balaka en passant devant Radio Maïgaro et l’autre équipe mène des fouilles maison par maison dans les secteurs Mamadou Sara et Mairie » a témoigné un journaliste de la radio locale.

Cette présence rassure les déplacés dont un bon nombre se précipite de regagner les quartiers abandonnés.

« Je suis très fier et je suis rassuré. La présence de nos militaires et des russes nous rassure. Nous pouvons maintenant regagner nos maisons », s’est réjoui un autre habitant souhaitant par ailleurs un retour définitif de la paix.  

Même si la reprise des activités est encore timide dans le centre-ville, les commerçants  et opérateurs se disent soulagés et espèrent la libération très prochaine du corridor Bouar-Garoua Boulaï.

Bouar est une grande ville du Nord-ouest de la République Centrafricaine qui abrite une zone de défense militaire. Or, cette localité a été investie depuis le 27 décembre 2020, le jour des élections groupées, par les combattants de la CPC. Après deux affrontements meurtriers avec les éléments de Faca basés au Camp Leclerc, les groupes armés ont tenu durant plus d’un mois une partie de la ville. Leur règne a donc pris fin avec cette entrée musclée des forces spéciales coalisées (Faca-russes-rwandais) ce 09 février 2021 dans la ville. 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 00:30
Boxe : Victoire qualificative au Cameroun du pugiliste centrafricain Gildas Bagana
Boxe : Victoire qualificative au Cameroun du pugiliste centrafricain Gildas Bagana
Boxe : Victoire qualificative au Cameroun du pugiliste centrafricain Gildas Bagana

 

Boxe : Victoire du pugiliste centrafricain Gildas Bagana au FIGHT NIGHT 

 

Dans cette crise militaro-politique que connaît la République centrafricaine depuis le début de cette année nouvelle 2021 où n’émanent de ce pays que de tristes nouvelles, une information sportive qui devrait flatter l’orgueil national des Centrafricains et les réjouir est hélas passée inaperçue.

Aussi, la rédaction de Centrafrique-Presse tient à revenir dessus. Il s’agit du combat de boxe très engagé dans la catégorie des 64 kg qui a eu lieu le 06 janvier 2021 à l'Institut National de la Jeunesse et de Sports du Cameroun appelé FIGHT NIGHT qui a opposé le colosse camerounais, Dadi Didier Ayi Bodo terrassé au 2ème round par KO technique par le Centrafricain Gildas Bagana.

C’était un combat professionnel qualificatif triomphalement remporté par ce boxeur issu de la Fédération centrafricaine de boxe qui continue son petit bonhomme de chemin avec l’inlassable soutien du mécène et parrain Laurent Foucher, qui ne ménage ni son temps ni ses propres moyens pour venir en aide à ladite Fédération. Bravo Gildas !

Rédaction C.A.P

 

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 23:09
RCA : Bouar, la ville est désormais sans rebelles
RCA : Bouar, la ville est désormais sans rebelles

 

Lu pour vous

 

(Corbeaunews-Centrafrique). lundi, 8 février 2021, 22:04:47 Les derniers rescapés des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui ont occupé la ville de Bouar depuis le 27 décembre dernier, viennent  de quitter la ville pour une destination inconnue, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 Depuis un mois et demi, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont occupé la ville stratégique de Bouar. Mais quelque temps après, une partie de ses rebelles ont du quitter la ville pour rentrer à Baboua, d’autres à Ngaoundaye, laissant derrière eux que des miliciens Anti-balaka, souvent originaires de la ville. Or, cette nuit, avec la navette incessante des hélicoptères russes qui survolent la ville, les restes des rebelles ont précipitamment quitté la ville pour une destination inconnue.

Pour l’heure, la ville de Bouar est sans rebelles avant même l’arrivée des forces coalisées du gouvernement  qui ont libéré Boali, Bossembélé, Yaloké, puis Bossemptélé et Baoro. Probablement, cette semaine, le corridor Bangui Béloko va être libéré, mais la seule question qui est sur toutes les lèvres :Comment le convoi peut-il circuler librement sans escorte sur ce corridor ?

Notons que depuis le 27 décembre 2020, à quelques heures du premier tour des élections législatives et présidentielles, les rebelles, réunis au sein de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont mené une offensive contre le pouvoir de Bangui. Plusieurs régions du pays ont été assiégées, dont la ville de Bouar. Avec l’aide des mercenaires russes et rwandais, plusieurs localités ont été reprises par les forces gouvernementales.

 

Un premier convoi de 14 camions d'aide humanitaire de l'ONU est arrivé à Bangui lundi sous escorte des Casques bleus, après 50 jours d'un blocus de la capitale par des rebelles, a annoncé la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

 

 

Centrafrique: la progression des Forces armées centrafricaines et leurs alliés pousse les rebelles de la CPC à se retirer de la ville de Bouar

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 8 février 2021 15:39

Les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont abandonné dans la nuit du 07 au 08 février 2021, les bases qu’ils occupaient après que des hélicoptères ont survolé la ville. Ce retrait provoqué par l’avancée fulgurante des Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés, a permis à quelques habitants de regagner leurs domiciles.

Près de deux mois après l'invasion de la ville de Bouar par les éléments de la coalition des groupes armés, les habitants se sont réveillés ce lundi 08 février avec une cité désemplie d'hommes en armes. Plusieurs sources locales ont rapporté que la vie reprend peu à peu son cours normal après le départ volontaire de ces hommes armés des principaux points stratégiques de la ville.

Ce retrait est dû non seulement à la reprise de plusieurs villes par l’armée nationale et ses alliés, mais aussi par l’arrivée des troupes loyalistes à Baoro, à une soixantaine de km de Bouar. Une situation qui a favorisé le retour progressif à la maison de certains habitants; même si quelques rebelles sont encore aperçus à certains endroits de la ville. Pour les habitants de Bouar, terrés depuis plus d'un mois chez-eux, ce départ est un soulagement énorme.

"Nous sommes très contents de voir ce matin, à notre réveil que les éléments de la CPC ont quitté la ville de Bouar. Car depuis la prise de la ville par les assaillants, la population souffre. Partout, ils se baladent avec les armes. Ce qui ne permet pas aux habitants de vaquer librement à leurs occupations. Aujourd'hui, c'est un ouf de soulagement pour nous" s'est réjoui un habitant de Bouar.

Cependant après le départ de ces éléments armés, plusieurs habitants déplorent des cas de vols. Ces forfaits, selon les habitants, sont imputés à une partie de la population.

"Nous sommes vraiment soulagés après le départ de ces gens là. Sauf que certains habitants du quartier ont vidé nos maisons en notre absence. Ils ont pris tous nos effets. C'est pourquoi je leur demande de les ramener car nous continuerons toujours de vivre ensemble" a déploré une habitante.   

La ville de Bouar a été investie par les éléments de la CPC le 27 décembre 2020, le jour du premier tour des élections groupées. Depuis plusieurs jours, ces rebelles perdent du terrain face à la progression des Forces armées centrafricaines et leurs alliés. L’armée nationale poursuit donc la reconquête du territoire.

L’une après l’autre, les localités occupées auparavant par les hommes de la CPC, sont reprises par les forces loyalistes et leurs alliés, en faisant leur entrée ce lundi 8 février 2021 à Baoro après Bossemptélé un jour plus tôt.

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 22:50
L'APPR -RCA devrait créer les conditions d'un retour définitif de la paix

Centrafrique : l'accord de paix du 6 février 2019 devrait créer les conditions d'un retour définitif de la paix (président)

 

BANGUI, 6 février (Xinhua) -- La mise en œuvre de l'accord de paix du 6 février 2019 (APPR-RCA) entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés devrait créer les conditions d'un dialogue franc pour un retour définitif de la sécurité, de la paix et la réconciliation en République centrafricaine (RCA), a indiqué samedi le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

Lors d'une déclaration samedi à l'occasion du deuxième anniversaire de la signature de l'accord de paix, M. Touadéra s'est référé aux engagements librement consentis et contenus dans cet accord, dont le respect et la mise en œuvre intégrale devrait permettre de relever durablement la République centrafricaine.

Dès le lendemain de la signature de l'accord, a-t-il affirmé, le gouvernement a prouvé sa bonne foi dans l'exécution des principaux engagements. Seulement, il a regretté que son deuxième anniversaire soit célébré dans un contexte de guerre.

A la mi-décembre, pendant que le gouvernement travaillait à la conduite du processus électoral, certains signataires ont violé leurs engagements par une nouvelle offensive contre l'Etat. Le 13 janvier, des rebelles ont lancé une attaque coordonnée dans la périphérie de la capitale Bangui, puis ont été repoussés le même jour, a rappelé M. Touadéra.

Face à la rébellion, les forces de défense et de sécurité centrafricaines poursuivent les opérations sur le terrain pour débarrasser les villes et villages des groupes armés, à la suite de la libération de Mbaïki et Boda (sud-ouest), Damara, Sibut, Grimari (centre), Boali, Bossembelé et Yaloké (ouest).

M. Touadéra a dit tenir fermement à la poursuite de la mise en œuvre de l'accord de paix, et a réaffirmé sa disponibilité à engager un dialogue républicain avec l'opposition démocratique ainsi que toutes les forces vives de la nation, pour sortir la RCA de cette crise interminable.

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 22:42
RCA : l’ONU va aider le Cameroun à faire face à un afflux permanent de réfugiés

Lu pour vous

 

Centrafrique : l’ONU va aider le Cameroun à faire face à un afflux permanent de réfugiés

(Agence Ecofin) 07 février 2021 10:41 - Le Cameroun prend déjà en charge plus de 500 000 réfugiés centrafricains, et voit cette population en détresse grossir de jour en jour. L’ONU qui a plusieurs fois félicité les autorités camerounaises pour leur action humanitaire, a entrepris de mobiliser davantage de fonds pour soulager cette charge croissante.

L’Organisation des Nations Unies (ONU) va mobiliser des fonds supplémentaires pour aider le Cameroun dans l’assistance des réfugiés centrafricains. Annonce faite jeudi 4 février par le coordonnateur résident du système des Nations Unies au Cameroun, Matthias Z. Naab, lors d’une visite au camp des réfugiés de Gado-Badzere à Garoua-Boulaï, ville frontalière de la République centrafricaine (RCA) dans la région de l’Est.

Reconnaissant les besoins immenses des communautés d’accueil et des réfugiés, M. Naab propose un soutien de l’ONU basé sur la mobilisation de ressources supplémentaires auprès des donateurs et des partenaires, ainsi que sur des approches innovantes tel que le nexus entre l’humanitaire, le développement et la paix.  

Des milliers de Centrafricains affluent chaque jour au camp de Gado-Badzere en raison de la recrudescence de la violence dans leur pays, rapporte StopBlaBlaCam.

Plus de 5000 nouveaux réfugiés sont arrivés dans ce camp au cours du dernier mois, indique le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Le HCR affirme que des ressources supplémentaires seraient nécessaires pour venir en aide aux nouveaux arrivants. Ce, alors que l’agence, comme d’autres organismes de l’ONU, fait face à un manque de financements et à un épuisement des ressources liées à la pandémie de Covid-19.  

Réduction des rations

Les réfugiés luttent pour satisfaire leurs besoins quotidiens les plus fondamentaux, tels que la nourriture, l’eau, le logement ou les soins de santé et souffrent de niveaux élevés de malnutrition chronique. Le Programme alimentaire mondial (PAM) dit avoir besoin de 1,6 million de dollars pour nourrir les plus de 30 000 réfugiés du camp de Gado-Badzere. Ces fonds devraient permettre de « nourrir tous les bénéficiaires qui sont ici pour six mois », selon Wanja Kaaria-Ndoho, représentante pays du PAM.

Avec la baisse des financements, le PAM a été contraint de réduire de 50 % les transferts de nourriture aux réfugiés dudit camp. L’agence onusienne redoute que cette réduction des rations puisse inciter les communautés de réfugiés à se déplacer à l’intérieur des pays d’accueil, car elles sont de plus en plus désespérées de satisfaire leurs besoins fondamentaux.

En attendant, le coordonnateur résident du système des Nations Unies au Cameroun félicite le gouvernement camerounais pour l’assistance fournie à près de 0,5 million de réfugiés conformément au droit international humanitaire. Il salue également « les grands efforts » mis en place par les autorités camerounaises, les acteurs humanitaires et de développement pour apporter assistance à ceux-ci.

P.N.N.

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 22:18
Premier procès de dirigeants anti-balaka à la CPI
Premier procès de dirigeants anti-balaka à la CPI

 

République centrafricaine : Premier procès de dirigeants anti-balaka à la CPI

Il s’agit d’un pas important vers la justice pour les victimes de crimes commis dans le cadre du conflit depuis 2012

(La Haye) 7 février 2021 6:00AM – Le procès de deux ex-dirigeants « anti-balaka » qui s’ouvrira le 9 février à la Cour pénale internationale (CPI) sera le premier à être tenu devant ce tribunal concernant les crimes graves commis depuis 2012 dans le cadre du conflit en République centrafricaine, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.

L’organisation a publié un document « questions-réponses » sur ce procès, en vue d’expliquer divers aspects de la procédure et de fournir des éléments de contexte.

Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom  sont les leaders anti-balaka les plus importants à être jugés à ce jour, et les premiers devant la CPI. Après l’éviction en 2012 du président centrafricain François Bozizé par les dirigeants musulmans de la coalition connue sous le nom de Séléka, des milices chrétiennes appelées anti-balaka s’étaient livrées à des représailles contre la Séléka et tous ceux qu’elles considéraient comme des soutiens de leurs ennemis, les civils se retrouvant pris en étau.

« L’ouverture du procès de Yekatom et Ngaïssona est une étape importante pour rendre justice aux victimes de crimes brutaux commis lors du plus récent conflit en République centrafricaine », a déclaré Elise Keppler, directrice adjointe du Programme Justice internationale de Human Rights Watch. « Un vide judiciaire a alimenté des violences répétées en République centrafricaine, avec une nouvelle vague d’attaques rien qu’au cours des deux derniers mois. Des procès équitables et crédibles pour les atrocités commises sont essentiels pour que le pays brise ces cycles de violences. »

 

Questions et réponses : Procès à la CPI de 2 ex-chefs anti-balaka 

 

Une récente recrudescence de la violence a été observée dans le cadre de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. Une nouvelle coalition rebelle a lancé de multiples attaques, faisant plusieurs morts parmi les Casques bleus et provoquant de nouveaux déplacements massifs de civils. Cette coalition est composée de factions issues à la fois des anti-balaka et de la Séléka. Les récentes violences ont mis fin à un accord de paix conclu en 2019.

Alfred Yekatom, connu sous le nom de « Rombhot » (ou « Rambo »), était caporal-chef dans l’armée nationale avant le conflit, avant de se promouvoir « colonel » lorsqu’il est devenu l’un des chefs de file anti-balaka en 2013. Patrice-Edouard Ngaïssona, qui était un coordinateur politique autoproclamé des anti-balaka, a ensuite occupé un poste de direction à la Confédération africaine de football. Le 3 septembre 2014, Human Rights Watch s’était entretenu par vidéo avec Ngaïssona, qui n’avait pas contesté la responsabilité des anti-balaka dans certains abus, ni son propre statut en tant que l’un dirigeants de ce groupe.

Yekatom et Ngaïssona sont visés respectivement par 21 et 32 chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Parmi ces chefs d’accusation figurent des attaques intentionnellement dirigées contre la population civile, des meurtres, des attaques dirigées contre des édifices religieux, la déportation ou le transfert forcé de population et le déplacement de population civile, la persécution, ainsi que l’enrôlement d’enfants soldats. Ngaïssona fait également face à une accusation de viol.

Le tribunal a émis des mandats d’arrêt contre Yekatom  et Ngaïssona en novembre et décembre 2018 et tous deux ont été remis à la CPI peu de temps après par la République centrafricaine et la France, respectivement. En février 2019, la CPI a fusionné leurs affaires.

Le procès fait suite au transfert, par la République centrafricaine, du premier suspect rebelle de la Séléka à la CPI, Mahamat Said Abdel Kani, le 24 janvier. Celui-ci est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis dans la capitale du pays, Bangui, en 2013.

Plus de 1 400 personnes sont des « victimes participantes » au procès de Yekatom et Ngaïssona, représentées par deux groupes d’avocats. La participation des victimes à la CPI est une spécificité de la justice internationale qui permet aux victimes, par l’intermédiaire de leurs représentants légaux, de contribuer à la procédure, indépendamment de leurs témoignages éventuels. La participation peut inclure l’interrogation de témoins et la présentation d’éléments sur des sujets juridiques et factuels.

La CPI étant basée à La Haye, à des milliers de kilomètres de la République centrafricaine, les efforts des tribunaux pour rendre le procès accessible à la population locale sont de première importance, a relevé Human Rights Watch. La CPI prévoit de retransmettre l’ouverture du procès dans une salle d’audience à Bangui et à la télévision. La CPI répondra à la radio à des questions clés des communautés affectées et diffusera également des résumés des procès et des tables rondes sur leurs développements.

Les enquêtes de la CPI en République centrafricaine sont complétées par la Cour pénale spéciale, une juridiction créée à Bangui formée de juges et de procureurs internationaux et centrafricains, et par les tribunaux ordinaires du pays. La Cour pénale spéciale a débuté ses activités en 2018 mais n’a pas encore tenu son premier procès. Au moins deux procédures visant d’anciens commandants anti-balaka ont été ouvertes devant les tribunaux nationaux, y compris un procès en 2020 de 28 combattants anti-balaka pour des crimes commis autour de la ville de Bangassou.

La CPI a ouvert une enquête sur les crimes commis en République centrafricaine depuis 2012 à la demande du gouvernement centrafricain en 2014. Il s’agit de la deuxième enquête de la Cour sur les crimes commis dans ce pays, la première concernait un conflit antérieur, datant de 2002 et 2003, qui avait abouti à l’acquittement de Jean-Pierre Bemba, l’ancien vice-président congolais.

« Le procès de Yekatom  et Ngaïssona et le transfert de Said devraient servir de message sans ambiguïté, selon lequel tous ceux qui s’attaquent aux civils ne sont pas hors d’atteinte de la justice », a conclu Elise Keppler. « Mais la CPI et la Cour pénale spéciale devraient se saisir de davantage d’affaires pour consolider une nouvelle ère dans l’établissement des responsabilités et rendre justice aux populations les plus touchées par ces crimes. »

 

 

Le 8 février 2021, la Chambre de première instance  a reporté à l’ouverture du procès dans l’affaire Le Procureur contre  Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona à la Cour pénale internationale (CPI) au 16 février 2021.

L’ouverture du procès était initialement prévue le 9 février 2021, mais la Chambre a dû la reporter en raison de circonstances inattendues liées au Covid-19. La CPI explorera également les possibilités techniques de conduire les audiences avec une participation à distance.

Les charges de crime de guerre et de crime contre l’humanité portés par le procureur de la CPI a leur encontre ont été partiellement confirmés lors de l’audience du 11 décembre 2019.

Premier procès de dirigeants anti-balaka à la CPI
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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 22:15
Bangui manque d’eau potable

 

Lu pour vous

 

https://www.dw.com/ 08.02.2021

L'insécurité dans le pays a coupé les livraisons de chlore, empêchant la société de distribution d'eau, la Sodeca, d'approvisionner les habitants de Bangui en eau potable.

En Centrafrique, la crise politique se transforme en crise humanitaire. Une situation préoccupante qui oblige le CICR et l'Unicef à intervenir pour éviter une pénurie d'eau potable. La raison : l’insécurité dans le pays a coupé les approvisionnements en chlore et la Société de distribution d'eau en Centrafrique a ainsi des difficultés pour fournir de l’eau potable.

La situation est dramatique et cela est visible au premier coup d'oeil. Devant un robinet public, hommes et femmes se bousculent.

"Cela fait une heure que nous attendons et puisque l'eau n'arrive pas au robinet cela crée des tensions", raconte Misclovia Monnaie. "Nous sommes très inquiètes à cause de la rareté du produit de traitement de l'eau. Nous prions pour que le blocus soit levé et que les produits arrivent pour nous permettre d'avoir de l'eau. Même si on n'a pas d'électricité, l'essentiel est que nous ayons de l'eau à la maison. Nous avons des enfants et des travaux ménagers à faire." 

Conséquences aussi économiques

Cette rareté prive d’emploi les jeunes transporteurs d'eau en pousse-pousse qui passent la nuit au borne fontaine pour faciliter la tâche aux ménages. Selon Dimy Lakouetene, vendeur d'eau, "les clients passent la nuit à la borne fontaine, jusqu'au petit matin. Mais parfois ce n’est pas fructueux. Les bidons peuvent rester et les clients eux, ils rentrent pour revenir plus tard chercher de l'eau. Mais en cette période de saison sèche, c'est bien difficile pour les clients, l'eau n'arrive pas à temps et sans pression".

Manque de chlore

Écouter l'audio02:26

Le reportage de Jean-Fernand Koena

Face à cette situation, Christophe Privat Belandombi, le directeur de la Sodeca estime que "la question qui se pose avec acuité, c'est l'acheminement des doses de chlore qui se trouvent à Douala". Il explique, que le CICR pourrait  livrer à la Sodeca un produit permettant de couvrir 60 jours et que l'Unicef a aussi un stock de sécurité, déjà consommé en ce moment."Nous pouvons donc rassurer la population sur le fait que nous allons continuer à assurer notre rôle régalien en leur fournissant de l'eau potable".

En attendant, le corridor Bangui Béloko reste bloqué et les tractations sont en cours avec les groupes armés pour une issue au conflit actuel.

 

https://www.dw.com/fr/bangui-manque-deau-potable/a-56493432

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