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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 13:44
 Intervention de François Delattre représentant de la France à l'ONU

 

 

 

Le 18 mars 2017

 

Monsieur le Président de la République,

 

Je remercie la présidence britannique d’avoir organisé cette importante réunion publique. Outre le Secrétaire général adjoint Hervé Ladsous et le représentant permanent du Maroc Omar Hilal, je voudrais remercier tout particulièrement Son Excellence le Président Touadera pour sa venue à New-York et pour l’intervention importante qu’il vient de prononcer devant ce conseil.

 

Monsieur le Président de la République,

 

Vous savez combien ce conseil est mobilisé en appui à votre action pour faire de la République centrafricaine un succès exemplaire dans la réconciliation et la stabilisation. Vous pouvez compter sur un soutien sans faille de notre part et nous saluons aussi l’engagement du Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga, qui est présent au quotidien à vos côtés, monsieur le Président de la République centrafricaine.

 

Monsieur le Président de la République

 

La République centrafricaine n’est pas encore pleinement stabilisée ; les combats se poursuivent entre les groupes armés. Cela a été dit, il faut le redire : ceux-ci sont animés par une logique criminelle de prédation, de contrôle de territoires et des ressources, de perpétuation de la violence, déconnectée de toute revendication politique. La France condamne avec la plus grande fermeté ces opportunistes criminels qui prospèrent sur la souffrance des civils et sur l’instabilité.

 

Dans ce contexte, Monsieur le Président, je voudrais souligner trois principaux messages :

 

1) D’abord et avant tout, un message de soutien à vous-même et à votre action, M. le Président de la République.

 

-Comme nous le savons tous, vous avez été élu démocratiquement dans d’excellentes conditions, par une large majorité de citoyens centrafricains, et cela sur l’ensemble du territoire ;

-Vous vous êtes immédiatement positionné comme le Président de tous les centrafricains, avec un programme de réconciliation et de réformes. Votre discours d’investiture a été salué comme un modèle du genre ; et vos déplacements en provinces, comme encore à Bambari et dans la Ouaka dimanche dernier, témoigne de votre engagement ; chacun sait, Monsieur le Président de la République, que vous ne ménagez aucun effort pour traduire en actes votre message de paix, de justice, de réconciliation et de réforme. Je pourrai multiplier les exemples, mais je n’en citerai ici que deux, très révélateurs : la mise en place de la plate-forme pour le dialogue et le désarmement, dont vous supervisez vous-mêmes les travaux ; et votre propre idée que soit composée une compagnie FACA mixte intégrant des anciens combattants démobilisés, pour laquelle vous avez demandé l’appui de l’EUTM.

 

-Vous vous engagez dans une dynamique de reconstruction durable de votre pays en veillant à traiter les causes profondes de la crise, en particulier l’impunité des responsables de ces crimes, impunité qui a trop longtemps nourri les cycles de violences en RCA. Votre engagement pour la Cour pénale spéciale et pour la restauration de la justice nationale en témoigne ;

 

-Vous êtes convaincu aussi, comme nous le sommes, que la crise qui a meurtri votre pays trouvera sa solution dans la coopération régionale, et, dans cette logique, vous avez immédiatement rendu visite aux Chefs d’État dans la région.

 

Pour tous ces éléments, et d’autres encore, soyez assuré du soutien sans faille de la France, et je crois pouvoir le dire, de l’ensemble du Conseil à votre action.

 

Mon deuxième message est un soutien total à l’action de la MINUSCA et de son chef, le Représentant spécial Parfait Onanga.

 

Le Conseil de sécurité a déployé la MINUSCA pour vous appuyer, monsieur le Président de la République, et son mandat complexe est à l’image des nombreuses actions à mener en République centrafricaine. Le chemin parcouru est d’ores et déjà considérable, même si les défis restent nombreux.

 

La MINUSCA est aujourd’hui un partenaire pleinement opérationnel. Elle a un mandat robuste et complet centré sur l’objectif stratégique de réduction de la présence des groupes armés que seule la voie politique existe.

 

Au titre de l’accompagnement international de la RCA, je voudrais aussi souligner les premiers résultats de la Mission de formation EUTM, qui a achevé la réforme et l’entrainement d’une première compagnie des FACA. Un premier bataillon complet aura été formé d’ici le mois de mai.

 

3) mon troisième message, c’est la nécessité de travailler ensemble, et de façon coordonnée, dans la même direction.

 

Nous sommes beaucoup à aider la RCA à se rétablir. Il y a les nations Unies bien sûr, les autres partenaires internationaux comme la banque mondiale et la Banque africaine, les partenaires régionaux comme l’Union africaine, la CEEAC la CIRGL, l’Union européenne, les partenaires bilatéraux. Cette attention est une bonne nouvelle. Elle a des effets positifs, comme en témoigne la mobilisation financière à Bruxelles en novembre, à laquelle la France a annoncé une contribution de 85 millions d’euros sur 3 ans ;

 

Mais cette mobilisation générale encore une fois nécessaire, n’est bénéfique que si elle est parfaitement coordonnée, pour éviter la concurrence des efforts ou leurs duplications. In fine, l’important est que l’aide bénéficie vraiment à la stabilisation et au développement de la RCA. Ce rôle de coordination est absolument fondamental. Il revient notamment, et entre autres, à la CCP-RCA dont je salue l’action et qui s’est réunie ce matin sous la présidence marocaine ;

 

Cette mobilisation générale n’est aussi bénéfique que si elle s’inscrit dans le même référentiel, et toujours en appui au Président Touadera et à son gouvernement. Le cadre de référence est clair : il est énoncé par les centrafricains eux-mêmes au forum de Bangui, repris dans le pacte républicain et par le Président de la République dans son programme, et consacré dans les résolutions de ce conseil.

 

M le Président de la République,

 

Nous avons la chance de soutenir une dynamique qui peut être vertueuse et ramener une stabilité durable dans votre pays. C’est ce pour quoi vous avez été élu. C’est aussi la raison de l’engagement de ce conseil dans ce cadre où nous proposerons dans les prochains jours un projet de déclaration présidentiel du Conseil de sécurité

 

Soyez une nouvelle fois assuré de tout notre soutien dans votre noble mandat

 

Je vous remercie.

 

 


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Centrafrique-Presse.com
21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 13:37
Communiqué de l'Elysée

 

 

 

Le Président de la République s’est entretenu avec M. Faustin-Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine.

 

http://www.elysee.fr Paris, le 20 mars 2017

 

Il lui a confirmé tout le soutien de la France aux efforts entrepris par la Centrafrique pour rétablir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de son territoire. François Hollande s’est félicité de la posture robuste adoptée par la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) dans la ville de Bambari et a affirmé la volonté de la France de contribuer à sécuriser et à pacifier cette ville.

 

Le Chef de l’Etat s’est également réjoui des avancées du processus de consolidation de l’armée centrafricaine, avec l’apport de la mission européenne de formation EUTM. Il a marqué son intention d’amplifier encore ces efforts, avec pour perspective la reconstruction d’une armée capable de sécuriser seule le pays. Il a salué la perspective d’une intégration prochaine d’anciens membres de groupes armés ayant fait le choix de la paix au sein des Forces armées centrafricaines. Il a également confirmé que la France appuierait les demandes de la Centrafrique en matière de lutte contre l’impunité et a noté l’avancée que constituaient de ce point de vue la création d’une cour pénale spéciale en Centrafrique puis la nomination d’un procureur.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 17:52

 

 

source : Présidence RCA

 


Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera a été reçu en audience en fin de matinée au palais de l’Elysée par son homologue français, S.E.M. François Hollande.


Les deux hommes d’État ont fait le tour d’horizon de l’actualité mondiale avant d’échanger sur la situation politico-sécuritaire et socio-économique de la République centrafricaine.


Ensuite le Président Hollande qui a affirmé que la France était aux côtés de la RCA a fait plusieurs annonces pour aider les autorités centrafricaines à poursuivre le redressement de ce pays meurtri par plusieurs décennies de crises militaro-politique.


Dans la perspective du déploiement des forces de défense centrafricaine en appui avec la MINUSCA, la France plaide pour l’accélération du rythme de la formation dispensée par l’EUTM comme le souhaite le Président centrafricain. Elle est également disposée à fournir aux éléments des FACA recyclés un appui dans le domaine de la logistique.


Pour aider les autorités centrafricaines à rétablir l’autorité de L’État, le Président français a déclaré que la France allait travailler ensemble avec le gouvernement centrafricain sur la sécurisation de la ville de Bambari.


Sur le plan économique, la France va mobiliser les donateurs pour une mise à disposition rapide des fonds promis à la RCA lors de la Conférence des Bailleurs de Fonds de Bruxelles.


L’Agence Française de Développement va doubler ses appuis en terme de projet d’urgences pour la construction des infrastructures sociales de base dans la ville de Bambari.


Sur le plan diplomatique, la France suit de près l’initiative de l’Union africaine sur la recherche de la paix et le retour de la cohésion sociale en Centrafrique et soutient le processus politique piloté par l’Angola.


Enfin, la France s’aligne derrière les autorités centrafricaines qui prônent le respect des principes démocratiques, le respect de la constitution et la lutte contre l’impunité.


Le Président français était assisté de Messieurs Jean Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères, de l’Amiral Bernard Rogel, chef d’État-major particulier et de Rémi Maréchaux, directeur d’Afrique et de l’Océan Indien la Présidence française.


Le Chef d’État centrafricain était accompagné de M. Firmin Ngrebada ministre d’État directeur de cabinet présidentiel et de Michel Gbézéra Bria, Ambassadeur de la RCA en France.

LE PRÉSIDENT TOUADERA  REÇU EN AUDIENCE PAR LE PRÉSIDENT FRANÇOIS HOLLANDE
LE PRÉSIDENT TOUADERA  REÇU EN AUDIENCE PAR LE PRÉSIDENT FRANÇOIS HOLLANDE
LE PRÉSIDENT TOUADERA  REÇU EN AUDIENCE PAR LE PRÉSIDENT FRANÇOIS HOLLANDE
LE PRÉSIDENT TOUADERA  REÇU EN AUDIENCE PAR LE PRÉSIDENT FRANÇOIS HOLLANDE
LE PRÉSIDENT TOUADERA  REÇU EN AUDIENCE PAR LE PRÉSIDENT FRANÇOIS HOLLANDE
LE PRÉSIDENT TOUADERA  REÇU EN AUDIENCE PAR LE PRÉSIDENT FRANÇOIS HOLLANDE
LE PRÉSIDENT TOUADERA  REÇU EN AUDIENCE PAR LE PRÉSIDENT FRANÇOIS HOLLANDE
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 17:35
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique Des organisations professionnelles contestent la désignation de leurs représentants dans les nouvelles institutions

 

Par Sylvestre Sokambi le 20 mars 2017

 

BANGUI, 20 mars 2017 (RJDH)—L’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) et la plateforme des artistes ont contesté la désignation de leurs représentants dans les nouvelles institutions. Ces deux organisations ont promis saisir la justice aux fins de faire annuler les élections organisées le week-end dernier.

 

Les professionnels des médias publics ont élu, samedi 18 mars 2017 à Bangui, José Richard Pouambi, Dieudonné Ngbokoli-Siokouba et Médard Dagoulou Ada-Zenguet pour siéger respectivement au Haut Conseil de la Communication (HCC), à la Haute Autorité de Bonne Gouvernance (HABG), au Conseil Economique et Social (CES).

 

Ces deux organisations ont publié des déclarations dans lesquelles, elles ont exprimé leur volonté d’attaquer la désignation de leurs représentants. L’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) dénonce l’ingérence du département de la communication dans l’élection devant aboutir à la désignation des représentants des journalistes censés siéger au Haut Conseil de la Communication, à la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et au Conseil Economique et Social.

 

Cette organisation ne cache pas sa volonté de saisir la justice pour faire annuler ce qu’elle qualifie de ‘’d’immixtion flagrante du gouvernement’’, « l’UJCA se réserve le droit de saisir, en temps opportun, les juridictions compétentes en vue de l’annulation pure et simple des résultats apocryphes, consécutifs au non-respect des procédures de désignation des représentants des médias dans ces institutions », annonce la déclaration.

 

Les artistes et professionnels des Arts et de la Culture, dans leur déclaration, ont qualifié l’élection organisée le samedi dernier de « mascarade » qu’ils comptent attaquer devant la justice. La plateforme a contesté le corps électoral qui, selon elle serait construit pour favoriser l’élue, Mme Yapande qui est fonctionnaire audit ministère.

 

Les cadres des ministères de la communication et des Arts contactés n’ont pas souhaité se prononcer sur ce sujet. Toutefois, un membre du cabinet du ministre de la Communication relève qu’un « comité mixte a été mis en place pour ces élections. Sauf que la presse privée n’avait pas souhaité participer à l’élection. Malgré tout, nous n’avons pas élu leurs deux représentants. C’est eux qui auront à les élire » confie t-il sous anonymat.

 

Le ministre Secrétaire Général du gouvernement, dans une correspondance adressée à son collègue de la communication, avait souhaité que le département laisse les entités concernées, procéder à la désignation de leurs représentants dans les différentes institutions.

 

De sources concordantes, les organisations professionnelles sont tenues d’envoyer les noms de leurs représentants au plus tard ce 20 mars 2017. Le gouvernement joue contre la montre car le chef de l’Etat est sommé par la constitution de mettre en place toutes les institutions prévues par la loi fondamentale au plus tard une année après son entrée en fonction.

 

Si d’ici le 30 mars, Faustin Archange Touadéra ne signe pas les décrets nommant les membres du Haut Conseil de la Communication, ceux de la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance et du Conseil Economique et Social, il sera accusé d’avoir violé la constitution qu’il a juré de respecter lors de son investiture le 30 mars 2016.

 

 

La Centrafrique et la Chine renforcent leur coopération en matière de santé

 

Par Judicael Yongo le 20 mars 2017

 

BANGUI, 20 mars 2017 (RJDH)—La République Centrafricaine et la République Populaire de Chine ont renforcé leur coopération en matière de santé. Un protocole d’accord est signé ce 20 mars à Bangui et prévoit le retour des médecins chinois à l’hôpital de l’Amitié après 4 ans d’absence.

 

Le protocole d’accord signé dans le cadre de la coopération sino-centrafricaine intervient une semaine après la réhabilitation des infrastructures des turbines de Boali à l’Enerca. Ce renforcement des liens d’amitié entre ces deux républiques se fait dans un contexte où la Chine tente de reconquérir le pétrole de Boromata où les travaux ont été suspendus à cause de la crise, ainsi que la reconstruction en chantier du pont Sapéké écroulé en 2011.

 

Le retour des médecins chinois est envisagé dans cet accord « c’est d’abord un travail d’inspection engagé par la Chine à travers cette signature de protocole pour voir dans quelles conditions les médecins chinois peuvent revenir en RCA. Toutes les conditions sont déjà réunies pour le retour. Il ne nous reste que la réhabilitation des logements des médecins chinois à Bangui et faire l’état des lieux et de travail à l’hôpital de l’Amitié », a avancé Ma Fulin, Ambassadeur de la Chine en Centrafrique.

 

En prélude au protocole d’accord, l’Ambassade de la Chine en RCA soutient certains services tels que le laboratoire des matériels et consommables de radiologie, des équipements neurologiques et d’entretiens pour cette structure sanitaire de l’Amitié pour un montant de 1.500.000 Yuan chinois, soit environ 140 millions de francs CFA.

 

Un geste salué par la ministre de la Santé Fernande Ndjengbot, « les choses vont s’améliorer petit à petit avec le don de la chine. Nous pouvons combler les carences des services qui viennent d’avoir des équipements pour la santé de la population », a indiqué la cheffe du département de la santé.

 

L’hôpital de l’Amitié a été construit par la Chine et réhabilité par la coopération chinoise. Il est la première infrastructure sanitaire construite par la Chine avant l’hôpital Elisabeth Domitien.

 

Il y a deux semaines, l’Ambassade de Chine en Centrafrique a remis une cinquantaine d’ordinateurs à l’Université de Bangui et l’a promis la construction d’un bâtiment composé des salles des classes.

 

 

Centrafrique : Affrontements entre des ex-Séléka et les jeunes de Bakouma, au sud-est du pays

 

Par Sylvestre Sokambi le 20 mars 2017

 

BANGUI, 20 mars 2017 (RJDH)—Des combats ont opposé ce matin les jeunes de Bakouma, ville du sud-est à un groupe de combattants ex-Séléka. L’information est confirmée au RJDH par plusieurs sources officielles et indépendantes.

 

Les sources contactées dans la région par le RJDH, parlent de combats sanglants entre les deux parties, « nous savons que depuis ce matin, la ville de Bakouma est sous tension à cause d’un affrontement entre un groupe des ex-Séléka et les jeunes de la ville. On nous parle de combats sanglants », confie un cadre d’une ONG basée à Bangassou.

 

Cette attaque a fait l’objet d’une réunion de sécurité ce matin à Obo où sont basées quatre forces, « nous savons qu’il y a eu attaque à Bakouma. Nous avons discuté ce matin avec les forces de la Minusca, américaines, centrafricaines et ougandaise », a expliqué un notable de cette ville qui dit ignorer le bilan, après avoir participé à cette réunion.

 

Difficile à l’heure actuelle d’avoir des précisions sur les raisons et le bilan de ces combats. Contacté par le RJDH, le préfet du Mbomou en mission à Bangui, confirme l’information sans pourtant donner de précision. Ce dernier a promis donner des précisions après une rencontre avec sa hiérarchie.

 

Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec la ville de Bakouma. Mais les informations concordantes, indiquent que nombreux habitants ont trouvé refuge à l’église catholique de la ville à cause de la tension.

 

En fin janvier 2017, des habitants de la ville de Bakouma craignaient la présence de plus en plus massive des éléments Séléka proches du l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), suite au combat qui les opposait avec d’autres factions Séléka de FPRC dans la Ouaka.

 

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 13:33
Lu pour vous : Sassou-Nguesso toujours maître du Congo

 

 

Un an après sa réélection contestée, Sassou-Nguesso toujours maître du Congo

 

Par Maria Malagardis Libération — 19 mars 2017 à 19:56

 

Disparitions, arrestations, censure… L’homme fort du Congo-Brazzaville reste sourd aux critiques internationales et aux procédures judiciaires contre lui et son clan.

 

«Bon, nous violons au quotidien les droits de l’homme. Alors aujourd’hui il y a eu quelle violation des droits de l’homme ? Si c’est au quotidien, aujourd’hui, au moment où nous parlons, il y a eu quoi ?» demandait vendredi Pierre Mabiala. Le ministre congolais de la Justice réagissait, sur RFI, à plusieurs rapports publiés par des organisations des droits humains, mais aussi par le département d’Etat américain. Lequel juge «alarmante» la situation qui prévaut dans ce pays d’Afrique centrale, où Nguesso, 73 ans, cumule trente-trois ans de pouvoir. Arrestations arbitraires, disparitions, censure des médias, restriction de l’aide humanitaire dans la région du Pool, considérée comme «rebelle» et systématiquement bombardée… Cette litanie d’abus décrit pourtant la vie au quotidien des 4 millions de Congolais, un an tout juste après la présidentielle anticipée qui a permis à l’inamovible maître du pays, Denis Sassou-Nguesso, de se maintenir une fois de plus au pouvoir.

 

Après avoir réussi à faire modifier la Constitution en octobre 2015 pour pouvoir se représenter, Sassou s’est déclaré vainqueur dès le premier tour du scrutin du 20 mars. Ce jour-là, le pays avait été coupé du monde : ni téléphone ni Internet pour rendre compte des opérations de vote, alors que l’opposition s’était cette fois-ci majoritairement regroupée derrière la candidature du général Jean-Marie Michel Mokoko. Lequel a été assigné à résidence le 4 avril, jour de la proclamation des résultats. Puis arrêté et jeté en prison à la mi-juin. Un an après, Mokoko est toujours sous les verrous, sans avoir encore été jugé alors que la détention préventive est censée se limiter à quatre mois. Il n’est pas le seul.

 

«La plupart des candidats à la présidentielle sont désormais derrière les barreaux, ainsi que plus d’une centaine de militants de l’opposition», souligne Norbert Tricaud, l’avocat français de Mokoko, qui rappelle qu’une plainte contre X est examinée en France pour «crimes contre l’humanité» au Congo Brazzaville. Elle pourrait prochainement donner lieu, selon l’avocat, à une demande de commission rogatoire internationale pour avoir accès à la maison d’arrêt où sont détenus Mokoko et André Okombi Salissa, autre candidat à la présidentielle arrêté en janvier après avoir vécu six mois caché à Brazzaville.

 

Etrange décès. Car les opposants, emprisonnés souvent sans jugement, ne se sentent guère en sécurité. «Mon client ne mange que la nourriture apportée de l’extérieur lors des visites, auxquelles il n’a plus droit que deux fois par semaine depuis janvier», souligne l’avocat. Les craintes des prisonniers se sont renforcées depuis l’étrange décès, le 17 février, de l’ex-numéro 2 des services de renseignements, le colonel Marcel Ntsourou, condamné après une fusillade entre sa propre garde rapprochée et les forces de l’ordre en 2013. L’ancien fidèle entré en dissidence aurait glissé dans sa cellule et serait mort juste après son transfert à l’hôpital militaire.

 

Le ministre de la Justice a pourtant vanté récemment la bonne tenue des hôpitaux congolais. Il répondait alors à ceux qui s’inquiètent du sort de Modeste Boukadia. Ce Franco-Congolais, marié à une Française et emprisonné lui aussi sans jugement depuis janvier 2016, est hospitalisé depuis fin janvier dans un état critique. Violemment agressé à la mi-novembre par ses gardes à la prison de Pointe-Noire, la capitale économique du pays, Modeste Boukadia en est à sa troisième hospitalisation, souffrant de difficultés respiratoires et d’hypertension cardiaque avec risque d’hémorragie interne. En France, son épouse Nadine remue ciel et terre pour tenter de le ramener auprès d’elle «avant qu’il ne soit trop tard». Elle était avec lui ce 15 janvier 2016, deux mois avant les élections, lorsque son époux est rentré au Congo avec l’intention lui aussi de se présenter à la présidentielle. «Dès notre arrivée à l’aéroport, nous avons été accueillis par près de 2 000 policiers et militaires. Mon mari a été aussitôt arrêté et transféré à la prison de Pointe-Noire», raconte-t-elle.

 

Patrimoine. Depuis, ses demandes de libération provisoire ont été rejetées, sauf la troisième, en juin. Mais elle aurait été bloquée in extremis par le ministre de la Justice en personne, qui n’a pas donné suite aux questions de Libération. En décembre, Nadine a déposé une plainte à Chartres, où elle vit, au nom de Modeste, citoyen français. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris.

 

La justice française s’intéresse aussi au fabuleux patrimoine accumulé en France par le clan présidentiel. Le 9 mars, elle a pour la première fois mis en examen pour «blanchiment d’argent» un proche de Sassou-Nguesso, son neveu Wilfrid, également interdit de séjour au Canada et suspecté d’appartenir «à une organisation criminelle». L’étau judiciaire se resserre mais il semble encore bien abstrait aux yeux des opposants emprisonnés, qui comptent certainement les jours sans «violations des droits de l’homme» comme un répit supplémentaire pour leur survie.

 

Maria Malagardis

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 11:36
RCA: Touadéra boucle sa tournée internationale à Paris

 

 

 

Par RFI Publié le 20-03-2017 Modifié le 20-03-2017 à 00:41

 

Le président centrafricain est à Paris où il doit être reçu à l'Elysée ce lundi 20 mars. Faustin-Archange Touadéra achève une tournée internationale qui l'a conduit à New York la semaine dernière où il a plaidé la cause de la RCA devant les Nations unies.

 

Quand elle a mis fin il y a cinq mois à l'opération Sangaris, la France a répété qu'elle continuerait à être le porte-voix de la Centrafrique dans les institutions internationales. Pourtant, si Paris soutient les autorités légitimes centrafricaines, une divergence de taille persiste avec Bangui. Jusqu'à présent la France a toujours jugé prématurée la levée de l'embargo sur les armes qui pèse sur le pays.

 

La semaine dernière au Conseil de sécurité, Faustin-Archange Touadéra s’est une nouvelle fois plaint de cet embargo et a demandé que les Forces armées centrafricaines une fois formées par le programme européen EUTM, puissent être équipées en armes et matériel pour être déployées sur le terrain. Rien n’empêche que Bangui demande une procédure d’exemption aux Nations unies, répond-on à Paris.

 

Concernant ce programme EUTM, le président centrafricain déplore la « cadence trop lente », selon lui, de cette formation. Des annonces pourraient être faites ce lundi. Par ailleurs, si Faustin-Archange Touadéra salue officiellement l’initiative de paix menée par l’Union africaine, il dénonce les pressions pour que l’amnistie soit accordée à certains chefs de guerre dans le cadre de ces discussions.

 

Selon lui, ce genre de mesures est la cause des échecs des précédents programmes DDR en RCA. Enfin, la situation dans la région de Bambari sera également au menu des discussions. La France soutient l’entreprise de restauration de l’autorité de l’Etat dans cette ville et la posture robuste de la Minusca qu’elle a appuyé avec des survols d’avion de chasse le mois dernier.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 23:46
Centrafrique : Une manifestation estudiantine désamorcée par le Premier Ministre

 

 

 

Par Teddy Komesse le 17 mars 2017

 

BANGUI, 17 mars 2017 (RJDH)—Des étudiants de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) ont organisé, ce matin une manifestation pour réclamer la prorogation du délai d’inscription. Ce mouvement a été vite désamorcé par le Premier Ministre Mathieu Simplice Sarandji qui a débarqué sur les lieux.

 

La manifestation des étudiants de cette faculté, fait suite à la fin du délai d’inscription. Selon nos informations, au moins 1500 étudiants n’ont pas pu s’inscrire dans le délai fixé par l’université qui leur aurait interdit de composer la première session.

 

Le président du club de l’économie à l’université de Bangui, Wenceslas Sylver Polokato, estime que le délai d’inscription fixé par l’université est trop court, « on nous a donné un délai d’un mois pour l’inscription. Cela est tellement court que beaucoup d’étudiants n’ont pas pu s’inscrire » a-t-il expliqué avant de demander une dérogation, « les étudiants ont manifesté pour réclamer une prorogation afin qu’ils puissent s’inscrire. C’est là, notre seul soucis » a-t-il indiqué.

 

Le retard, selon la même source est lié « aux nouvelles et nombreuses procédures imposées par l’administration ».

 

Le Premier Ministre Mathieu Simplice Sarandji ayant débarqué sur le terrain, a annoncé sous l’applaudissement des étudiants, la prorogation du délai d’inscription, « j’ai demandé à l’administration de l’université de prolonger le délai d’inscription. Je pense qu’une note sera prise dans les prochains jours pour vous permettre de vous inscrire » fait-il savoir avant de mettre les étudiants en garde, « dépasser le nouveau délai, on ne saura tolérer d’autres revendications », prévient le Premier Ministre.

 

Les étudiants avaient pendant leur manifestation, bloqué toute l’administration rectorale. De sources officielles, 4000 étudiants ont pu s’inscrire entre le 1er et le 28 février, délai d’inscription fixé par l’université de Bangui.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 14:06

 

 

 

Après la valse des décrets mettant en place les institutions prévues par la constitution du 30 mars 2016, le palais de la renaissance s'est lancé à l'assaut pour le contrôle du pouvoir législatif en vue de se représenter majoritairement dans l'équipe dirigeante de l'assemblée nationale. Conformément aux règlements intérieurs de cette haute institution, le bureau de l'assemblée nationale doit connaître un renouvellement à l'exception du seul mandat du président de l'assemblée nationale qui couvre le quinquennat. C'est ainsi que le groupe parlementaire "cœurs unis" soutenu par l'élu de la nation a lancé la chasse aux postes dans le bureau de l'assemblée nationale contre le groupe parlementaire "chemin de l'espérance" soutenu par le Président de l'assemblée nationale.

 

La défaite de la coalition c'est à dire du camp présidentiel est cuisante et amère. Cette défaite a par la même occasion fragilisé l'union sacrée et les "cœurs unis" qui vient de se muer sans honte en "Alliance Patriotique Présidentielle". Cette terrible défaite laisse présager des épisodes titanesques dans les jours, mois et années à venir. Ainsi, de multiples interrogations taraudent dans la tête de nos concitoyens : comment expliquer cette déconfiture ? Quelles sont les raisons alors que le camp Présidentiel avait les moyens de se faire représenter ? Les candidats présentés ne sont pas des idéaux ? Ont-ils des moralités et/ou profils douteux à l'instar de François Fillon en France ? S'agit-il encore de promesses non tenues ou de la corruption de la part du Président de l'assemblée nationale ? Le Président de la République est-il intègre et ne veut pas utiliser les méthodes du Président de l'assemblée nationale ? La corruption avérée qui a atteint le bureau de l'assemblée nationale et les accusations de connivence avec les groupes armés ne sont-elles pas constitutives de haute trahison ? Il faut noter que le Président de la République se retrouve depuis son élection dans une situation politique inédite et délicate.

 

Les précédents régimes s'arrangent toujours à avoir un homme de confiance à la présidence de l'assemblée nationale. L'autre particularité inédite réside dans le statut identique des deux protagonistes. Les deux sont des candidats indépendants aux dernières Présidentielles, ils n'ont pas de partis politiques et ont un groupe parlementaire façonné et/ou acheté. Cette situation élève le risque de danger pour notre jeune démocratie. Le chef de l'Etat ne peut éviter un duel fatal face à un farouche concurrent qui nourrit et murmure depuis des décennies des ambitions présidentielles nonobstant sa large désillusion aux dernières présidentielles. De prime abords, les relations entre le chef de l'Etat et le Président de l'assemblée nationale qui a une forte personnalité sont souvent électroniques et basées sur des suspicions, de méfiance et des accusations nauséabondes qui sont préjudiciables à la stabilité de notre chère nation.

 

Face à cette cacophonie digne d'une télé-réalité, le citoyen lambda s'interroge : pourquoi le Président de la République a attendu une année pour lancer une contre-offensive contre l'instance dirigeante de l'assemblée nationale ? Était-ce le délai minimum pour comprendre l'enjeu, l'utilité et la portée d'un bureau de l'assemblée nationale ? Pourquoi cette envie subite de se représenter dans le bureau de l'assemblée nationale ? La naïveté et la non maîtrise des rapports exécutif/législatif sont-elles à la base de ce réveil tardif ? La présidence de la République n'a t-il pas un conseiller juridique dans ses rangs ? Dans ce conflit stérile de positionnement politique entre le Président de la République et le Président de l'assemblée nationale, où se trouve la priorité des centrafricains ? De cette envie d'envahir et de contrôler l'instance dirigeante de l'assemblée nationale, que faites-vous du principe de séparation de pouvoir édicté par Montesquieu ? Fort de ce qui précède, lequel des deux protagonistes dégainera en premier l'arme "de destructions massives " mise à leur disposition respective par la constitution ? Il s'agit de la dissolution de l'assemblée nationale par le Président de la République et inversement la motion de destitution ou de censure contre le gouvernement pour le parlement.

 

N'oublions pas qu'en cas de dissolution de l'assemblée nationale prévue par l'article 46 de la constitution, le chef de l'Etat doit recueillir l'avis du bureau de l'assemblée nationale et encore, a t-il les moyens d'organiser de nouvelles élections législatives ? Parallèlement, le parlement peut aussi initier une procédure de destitution du Président de la République ou de voter une motion de censure contre le chef du gouvernement. En cas de destitution du Président de la République, le Président de l'assemblée nationale qui a des ambitions présidentielles avant sa naissance n'acceptera pas d'assurer l'intérim qui ne dure logiquement que trois mois.

 

Ce dernier placera son vice-président qui sera en retour son faiseur de roi. En cas de statuquo, c'est à dire que la situation actuelle ne change pas, le pays sera à un moment donné de son histoire ingouvernable car le parlement va faire piétiner les initiatives gouvernementales. L'équation est tellement technique qu'elle donne des migraines à celles ou ceux qui tenteront de la résoudre. Pour finir et en guise de contribution, nous nous permettons de mettre en garde les deux protagonistes qui murmurent des projets visant à déstabiliser notre démocratie embryonnaire. Celui qui osera sera responsable devant l'histoire. Nous vous invitons in fine de vous débarrasser de vos égos et de privilégier l'intérêt supérieur de la nation. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 18 mars 2017.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : CACOPHONIE DIGNE D'UNE TÉLÉ-RÉALITÉ AU SOMMET DE L'ÉTAT, LA STABILITÉ ET LA PÉRENNITÉ DU POUVOIR SONT-ELLES MENACÉES ? par Bernard Selemby Doudou
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 13:41
La situation humanitaire continue à se dégrader en République centrafricaine, selon l'OCHA

 

La situation humanitaire continue à se dégrader en République centrafricaine, selon l'OCHA

 

NEW YORK (Nations Unies), 16 mars (Xinhua) -- Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a averti jeudi que la situation humanitaire en République centrafricaine continuait à se détériorer, a déclaré à la presse le porte-parole de l'ONU Stephane Dujarric.

 

En raison de l'augmentation des violences et de la multiplication des zones de conflit depuis 2016, le pays a enregistré plus de 100 000 nouveaux déplacés, a déclaré M. Dujarric au cours de sa conférence de presse quotidienne.

 

"Cela signifie que près d'un Centrafricain sur cinq est désormais soit déplacé interne soit réfugié à l'étranger. La moitié de la population a maintenant besoin d'aide humanitaire", a-t-il déclaré.

 

Le financement de l'aide humanitaire est cependant en baisse constante depuis 2014, a-t-il relevé. Pour le moment, à peine 5 % des 399,5 millions de dollars américains nécessaires aux programmes d'aide humanitaire à travers le monde en 2017 ont pu être rassemblés.

 

Les affrontements entre la Coalition rebelle Seleka, à majorité musulmane, et la Milice anti-Balaka, majoritairement chrétienne, ont plongé ce pays de 4,5 millions d'habitants dans la guerre civile en 2013.

 

Selon les Nations Unies, plus de la moitié de la population a un besoin urgent d'aide humanitaire. En dépit de progrès significatifs dans les pourparlers de paix et de l'organisation d'élections, la République centrafricaine reste gangrénée par l'instabilité et les troubles sporadiques.

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 13:30

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 17/03/17 (Xinhua) -- Le président de la République centrafricaine (RCA), Faustin Archange Touadéra et le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, ont plaidé jeudi devant le Conseil de sécurité, pour un soutien politique important et le maintien d'une présence "robuste" de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), afin de consolider les acquis tangibles enregistrés au cours de l'année écoulée dans le pays.

 

"Nous avons parcouru un long chemin : la période de transition, les élections et la mise en place des autorités nationales légitimes", a affirmé le président centrafricain, en ajoutant : "Notre priorité reste la sécurité et la pacification de l'ensemble du territoire national."

 

M. Touadéra s'est à ce propos félicité de la décision du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et de la faction antibalaka dirigée par Maxime Mokom de rejoindre le processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement (DDRR).

 

S'il a salué cette avancée, M. Ladsous a rappelé qu'un désarmement fructueux exigeait l'adhésion de tous les groupes armés et la mise en place d'un accord élargi répondant aux doléances des groupes armés et de la population.

 

S'agissant du soutien demandé, le président centrafricain a souligné la nécessité "d'un nombre élevé de forces de défense et de sécurité formées, dotées de moyens adéquats et mobilisées sur le terrain aux côtés des forces des Nations Unies qui agissent pour l'instant seules".

 

M. Touadéra s'est en effet dit préoccupé par la lenteur de la formation assurée par la mission militaire de formation PSDC de l'Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA) aux forces de sécurité nationales.

 

"Si la situation continue d'évoluer positivement, la MINUSCA n'a pas vocation à s'éterniser en République centrafricaine", a indiqué M. Ladsous. Louant le courage et la lucidité de M. Touadéra, "président de tous les Centrafricains", les membres du Conseil de sécurité ont répondu favorablement à cet appel.

 

La situation humanitaire demeure en effet critique. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires en RCA (OCHA), plus de la moitié de la population centrafricaine, soit 2,2 millions de personnes, ont besoin d'une assistance alimentaire.

Le gouvernement centrafricain plaide auprès du Conseil de sécurité de l'ONU pour la poursuite d'un appui international
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