Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 02:51
COVID 19 : les chercheurs questionnent la pertinence des mesures pour l'Afrique

 

Coronavirus: les chercheurs questionnent la pertinence des mesures pour l'Afrique

 

22/03/2020 - 03:35 RFI

 

Alors que l’épidémie gagne du terrain sur le continent, avec la multiplication de cas endogènes, se pose de plus en plus la pertinence des mesures annoncées par les gouvernements, avec des mises en quarantaines plus ou moins respectées, la suspension des vols des pays réputés comme infectés, mais pas de fermeture des frontières. Et cela inquiète les acteurs de terrain comme les chercheurs. 

Le docteur Olivier Kana est médecin chez MSF, de retour dans son pays, la RDC après une mission à l’étranger, il s’inquiète du retard et de la faiblesse des mesures annoncées sur le continent. Avec son ONG Gardiens de vie, il a commencé la sensibilisation. Car en cas de propagation massive, les services de santé, eux, ne sauront pas faire face.

« En dehors des capacités techniques qui sont déjà limitées, on a pas d'oxygène pour soigner les malades. Parce que parmi les grandes complications qui arrivent concernant le coronavirus, ce sont les complications respiratoires. Et en dehors de cela, il y a des complications polyviscérales. On ne pourra pas être aujourd'hui à même de soigner ces gens-là. Les défis de santé en Afrique restent les mêmes pour tous les pays et c'est très difficile. »

Pour le docteur Kana, il est urgent de limiter tous les déplacements non nécessaires, notamment pour éviter la propagation du virus en province. Le professeur Francis Akindes est lui un sociologue ivoirien. Il s’inquiète d’autant plus que les mesures appliquées aujourd’hui en Europe ou en Asie pour limiter le nombre de morts ne pourront pas l’être en Afrique.

« Le système de santé est déficitaire, la capacité de réponse des pouvoirs publics est très incertaine, et il est encore plus difficile d'avoir la discipline des populations parce que la promiscuité, la pauvreté, la vie sociale rendent très compliquées les mesures de confinement. »

Pour le professeur Akindes, ce sont bien les couches des populations africaines les plus pauvres qui vont le plus pâtir de cette pandémie, elles qui doivent sortir tous les jours pour trouver de quoi se nourrir.

C'est notamment le cas en Afrique du Sud, où les mesures annoncées par le président Cyril Ramaphosa, vont sans doute être compliquées à mettre en place dans certaines zones du pays, pointe notre correspondant à JohannesburgClaire Bargelès

Règles d'hygiène impossibles

Dans les quartiers les plus défavorisés par exemple, il n’est pas rare qu’une famille de 5 ou 6 personnes vive entassée dans une même pièce. L’eau courante est rare, et les toilettes sont souvent communes aux habitants des alentours. Difficile dans ces conditions d’appliquer les règles d’hygiène répétées en boucle par les autorités ou les mesures de distanciation sociale. Les experts craignent donc que ces populations soient les plus à risque. 

Par ailleurs, pour protéger les plus vulnérables, plusieurs associations sud-africaines appellent le gouvernement à suspendre toute expulsion de logements. 

Enfin, une des mesures consiste à imposer la fermeture à partir de 18h des bars et des restaurants qui vendent de l’alcool. Si les zones touristiques sont facilement contrôlables, dans les townships du pays, de nombreux shebeens, ces petits bars locaux, peuvent pour l’instant facilement échapper à la vigilance des policiers. 

Difficile aussi d’éviter de sortir, alors que les plus hauts responsables ne donnent pas l’exemple, comme la ministre du Développement social, Lindiwe Zulu, filmée ce week-end dans la rue entrain d’expliquer qu’elle n’arrivait pas à rester chez elle. Elle s’est finalement excusée pour ces propos.  

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 02:44
«Le pouvoir veut se maintenir et l’opposition déterminée à l’en empêcher»: Hans De Marie Heungoup

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Centrafrique: «Le pouvoir veut se maintenir et l’opposition déterminée à l’en empêcher»

 

Laurent Correau RFI

 

Plus d'un an après la signature de l'accord entre le gouvernement et les groupes armés, la Centrafrique n'est toujours pas sortie de la crise. D'autres tensions se mettent même en place au fur et à mesure que le pays avance vers les élections annoncées pour décembre 2020. C'est ce qui ressort des travaux du chercheur Hans de Marie Heungoup. Sur le site de l'organisation International Crisis Group, ce spécialiste de la RCA publie un texte inspiré par sa dernière visite de terrain. Il est l'invité Afrique de RFI.

Hans De Marie Heungoup, analyste à l'International Crisis Group. Cris Group

 

RFI : Votre texte s’intitule « À la recherche de l’État en République centrafricaine ». Est-ce que vous diriez que, plus d’un an après la signature de l’accord entre gouvernement et groupes armés, cette présence n’est pas encore évidente ?

Hans De Marie Heungoup : La situation, il faut le dire, est quelque peu ambiguë. Depuis la signature de l’accord, près de 1 500 soldats ont été déployés, des gendarmes, des policiers aussi… Et on aperçoit des préfets, des sous-préfets, qui reprennent fonction dans les lieux qu’ils avaient abandonnés précédemment. Cependant, dans une vaste partie du territoire centrafricain, toute cette présence demeure nominale, pour ne pas dire cosmétique. Ce qui fait que, dans l’administration au quotidien, ce sont toujours les groupes armés qui ont la main sur l’ensemble des fonctions dévolues à l’État centrafricain. Et les Nations unies, qui sont aussi présentes sur place, sont en sur-extension et ne sont pas capables de défaire tous ces groupes armés, ou alors, d’imposer l'imperium de l’État centrafricain dans la totalité des seize préfectures de RCA.

Au sein de la Communauté internationale, beaucoup pensent qu’une des solutions pour sortir de cette situation, c’est le processus de DDR, Démobilisation-Désarmement-Réinsertion. Vous avez, à l’occasion de ce séjour en Centrafrique, rencontré plusieurs acteurs des groupes armés et l’un d’eux vous fait une confidence terrible par rapport à ce processus de DDR. Il estime que s’il veut être pris au sérieux, il faut que ses combattants gardent les armes. Est-ce que cela veut dire que les groupes armés ont des réticences à entrer dans ce processus de DDR ?

Tout à fait. Le DDR en Centrafrique illustre l’ensemble des problèmes et des paradoxes du DDR qu’on observe en général dans les conflits africains. La plupart des groupes armés craignent la justice internationale, et même la justice nationale, et donc se disent que tant qu’il n’y a pas de forme de justice transitionnelle ou de pardon à l’échelle nationale, il n’est pas dans leur intérêt de déposer les armes ou de désarmer complètement. De plus, certains observent que les groupes les plus importants qui n’ont pas désarmé ont toujours plus de représentants au sein du gouvernement ou de la haute administration, alors que de petits groupes qui, de façon bien intentionnée, ont entièrement désarmé, voient plusieurs de leurs chefs n’avoir aucune récompense matérielle ou en termes de nominations administratives. Ils en tirent la conclusion qu’ils auraient dû garder les armes pour rester crédibles dans la discussion et dans le processus de négociation.

Mais alors, comment faire en sorte que les groupes armés qui désarment ne se sentent pas perdants dans ce processus ? Est-ce que la Commission vérité et réconciliation, qui vient d’être créée sur le papier, est une solution ou une partie de la solution ?

Théoriquement on est dans la bonne approche. Tout l’enjeu est de savoir comme cela sera mis en pratique de manière à trouver la bonne articulation entre le besoin de justice, qui est très fort au sein de la population centrafricaine, et la nécessité du pardon et de la réconciliation, qui est la condition sine qua non pour obtenir la paix et le désarmement réel, véritable, des groupes armés.

Au cours de cette recherche, vous avez évoqué avec vos interlocuteurs le sujet de l’élection présidentielle qui est toujours prévue fin décembre 2020. Est-ce que vos interlocuteurs sont optimistes sur le respect de cette échéance ?

Aujourd’hui, le respect de l’échéance semble quasiment acquis. La plupart des partis de l’opposition, ainsi que le parti au pouvoir avec lequel nous avons eu des échanges, se sont plus ou moins résignés à l’idée de cette date. Cependant, l’une des inquiétudes qui est remontée de nos échanges avec ces derniers, c’est le degré de polarisation que l’on observe au sein de la scène politique centrafricaine, avec un pouvoir qui semble déterminé pratiquement à tout prix à se faire réélire, une opposition qui, elle, est tout autant déterminée à empêcher cette réélection du président centrafricain. L’un des éléments marquants de cette tension, c’est le fait que mi-2019, se sont créés des groupes de jeunes notoirement proches du pouvoir qui menaçaient d’attenter à la vie de certains cadres de l’opposition. Et l’on a aussi observé, au cours de cette deuxième moitié de l’année 2019, que plusieurs marches de l’opposition ont pu être interdites par le gouvernement. Donc, tout cela n’était pas des faits observables durant la première moitié de la mandature du président Touadéra, ce qui pousse l’opposition à se dire qu'il y a une dérive autoritaire du pouvoir et que le pouvoir, ainsi, tente en amont d’organiser la fraude électorale.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 02:22
Tchad, une centaine de militaires tués par Boko Haram

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/  rédaction de Mondafrique  25 mars 2020

 

 

Boko Haram a infligé, le 23 mars au petit matin, à l’armée tchadienne sa plus grande déroute depuis le début du conflit armé. 

Au petit matin du lundi 23 mars 2020, la garnison de Boma, située sur une île du Lac Tchad, a été attaquée par de nombreux assaillants du groupe djihadiste Boko Haram. Les combats acharnés ont duré environ sept longues heures. Le bilan est catastrophique pour les militaires tchadiens.

On dénombre une centaine de victimes chez les officiers, sous-officiers et hommes de rang. Plusieurs dizaines de blessés sont aussi à déplorer et ont été acheminés à Ndjamena. Il y a aurait également des militaires pris en otages. Vingt-cinq véhicules militaires, dont des blindés, ont été détruits. D’autres véhicules ont été emportés par les rebelles venus sur leurs hors-bord. Les rebelles n’ont pas subi d’importantes pertes. 

Le journaliste nigérian Ahmad Salkida, spécialiste des questions de terrorisme, a déclaré mardi, que Boko Haram a filmé et diffusé l’attaque meurtrière menée lundi contre l’armée tchadienne à Boma, au Lac. Selon lui, la vidéo est « trop horrible » pour être montrée

 

Le président Deby meurtri 


Le président Idriss Deby Itno s’est immédiatement rendu à Boma. Il a été particulièrement choqué devant ce désastre, qui fera date au Tchad. C’est un président très marqué qui s’est adressé à la Nation promettant une  « réplique foudroyante ».

s://www.alwihdainfo.com/Tchad-Boko-Haram-diffuse-une-video-de-son-attaque-contre-l-armee-au-Lac_a84603.html

Si les militaires tchadiens sont réputés par leur bravoure et leurs qualités de combattant dans les zones désertiques, comme au Sahel, en revanche, les zones marécageuses du Lac Tchad constituent des handicaps face aux combattants de Boko Haram qui ont une bonne connaissance de ce milieu favorable aux embuscades et aux attaques surprises. Les blindés et autres engins terrestres sont quasiment inopérants sur ces théâtres de guerre. En revanche, les forces de Boko Haram y possèdent les engins adaptés.

Au 187eme sur 188 pays

Face à cette déroute militaire, le président Idriss Deby Itno a promis de remédier aux failles dans la défense du pays. Ce ne sera pas simple devant la grande mobilité des rebelles qui passent d’une frontière à l’autre du Nigeria au Tchad en passant par l’Extrême-nord du Cameroun.

Le Tchad avait déjà à subir la crise pétrolière, avec un Baril à moins de 30 dollars, et les conséquences des crises libyenne et centrafricaine. La répétition des attaques de Boko Haram, comme celle de Boma, risque fort de miner davantage la gouvernance d’Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 29 ans.

Idriss Deby Itno ne réussit guère à faire quitter son pays des derniers rangs des indicateurs mondiaux, comme celui de l’indice de développement humain des Nations-Unies, où le Tchad occupe le 187 ème rang sur 188.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 02:02
SG ONU : «Il faut 3000 milliards de dollars» pour le Sud contre le coronavirus

 

ENTRETIEN EXCLUSIF

 

Antonio Guterres: «Il faut 3000 milliards de dollars» pour le Sud contre le coronavirus


Marc Perelman  Christophe Boisbouvier :RFI 27/03/2020 - 20:24

 

Alors que la pandémie de coronavirus continue de gagner du terrain et que plus de 25 000 personnes sont mortes dans le monde, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lance un appel sur RFI et France 24 pour un sursaut dans la lutte contre le virus, car en Afrique, il est encore temps selon lui d’éviter « des millions de morts ».

Face à la propagation du Covid-19 qui évolue encore de manière exponentielle, Antonio Guterres, le secrétaire Général de l’ONU estime qu’il pourrait y avoir « des millions de personnes infectées et des millions de morts », avec des risques accrus dans les pays aux systèmes de santé les plus fragiles. Selon lui, les pays du G20, « qui représentent 80 % de l’économie mondiale et 90 % des infections » doivent « se coordonner pour briser cette évolution et trouver des traitements et vaccins ».

L’Afrique comptait ce vendredi 27 mars près de 3 500 (3 426) cas confirmés de coronavirus et 94 morts, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine. Et la maladie est en train de se développer rapidement sur le continent.

Pour Antonio Guterres, « l’Afrique doit être la priorité de la communauté internationale » car les capacités de réponse au virus sont faibles. Il plaide pour « un investissement massif » dans des tests de dépistage, des respirateurs, des masques et des blouses pour protéger les personnels de santé. « Ça doit être une priorité absolue car il est encore temps, à mon avis, d’éviter le pire, estime le secrétaire général de l’ONU. Mais sans cette mobilisation gigantesque, je crains qu’on ait en Afrique des millions et des millions de personnes infectées ». Si le virus cause plus de morts parmi les personnes âgées, le continent ne sera pas épargné selon lui. « Même si la population est plus jeune que dans les pays du Nord, on aura nécessairement des millions de morts ».

Risque de mutation

Pour éviter cela, Antonio Guterres estime donc qu’il faudrait environ 3000 milliards de dollars soit l’équivalent de 10 % du PIB mondial selon lui, pour endiguer la pandémie dans les pays en développement, et notamment en Afrique. Il soutient la proposition franco-allemande d’une coordination par le G20 de cet effort logistique et financier.

Car l’autre risque, continue Antonio Guterres, est qu’avec une dissémination « sans limite comme celle-là, les risques de mutation sont plus grands. Et s'il y a une mutation, alors tout l’investissement que nous sommes en train de faire pour les vaccins sera perdu et la maladie reviendra du Sud vers le Nord. C’est dans l’intérêt des pays du Nord de faire cet investissement en Afrique ».

En effet, plus le temps passe, plus le risque d’une mutation naturelle du virus grandit. Or une nouvelle souche de Covid-19 ne serait pas forcément sensible à un traitement ou à un vaccin élaboré contre une souche antérieure du virus.

Quant à l’appel au cessez-le-feu mondial qu’il a lancé ce lundi 23 mars, Antonio Guterres reconnaît un risque d’échec. « Tous mes représentants spéciaux et les chefs des opérations de maintien de la paix sont engagés dans des négociations pour transformer cet appel en acceptation de cessez-le-feu », explique-t-il. Le principe en a d’ailleurs été accepté au Yemen, par quelques acteurs en Syrie, et même en Libye, au Cameroun et aux Philippines. Mais « entre l’acceptation du principe et l’application concrète du cessez le feu, il y a un énorme travail a faire. Et il faut que tout le monde comprenne que notre ennemi, c’est le virus et pas les hommes et femmes qui sont en conflits ».

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 01:51
Mesures additionnelles édictées par Faustin Archange Touadera contre le Coronavirus

 

Centrafrique : des mesures additionnelles édictées par Faustin Archange Touadera contre le Coronavirus

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 27 mars 2020 06:50

 

République Centrafricaine, le Chef de l'Etat a annoncé ce 26 mars des mesures supplémentaires face au coronavirus. Dans une adresse tant attendue à la Nation, le Président de la République Faustin Archange Touadera, a énuméré plusieurs restrictions allant de la fermeture des écoles aux lieux de culte en passant par l'aéroport international Bangui Mpoko.  Cela pour une durée de 15 jours renouvelable si nécessaire.

Sans surprise, les mesures présidentielles concernent la fermeture des bars dancings, l'interdiction des regroupements au-delà de 15 personnes contrairement à 50 comme par le passé, la fermeture de l'aéroport tant souhaitée par les politiques et les praticiens de la santé. Seuls les vols humanitaires et des cargos sont autorisés. L'interdiction totale de sortir de son lieu de quarantaine à toute personne, sauf décision médicale, l'obligation d'isolement pour les cas confirmés, la prorogation de la période de quarantaine et de confinement de 14 à 21 jours en fonction des données épidémiologiques, la limitation des cérémonies de deuil, de mariage, de dot à la stricte intimité familiale, la restriction des mouvements des populations entre Bangui et les villes de province.  

Ces mesures drastiques font suite à la confirmation de cinq cas positifs du covid-19 à Bangui et à la concertation du comité de crise mis en place. Dans son discours, Faustin Archange Touadera s'en est pris aux mœurs dont les regroupements lors des obsèques et l'habitude de se réunir. Ces mesures inédites interviennent dans un contexte où l'économie mondiale est menacée de récession par la progression fulgurante du Coronavirus à travers le monde.

La lueur, c'est la guérison des 3 premiers cas parmi les 5 personnes isolées au centre de prise en charge de l'hôpital de l'Amitié à Bangui. Face à la psychose qui gagne les cœurs, une solidarité nationale se dégage avec des appels incessants à l'observation des mesures édictées par les autorités.

L'évaluation du système sanitaire centrafricain laisse entrevoir que le pays ne dispose pas assez de moyens pour faire face à une grande épidémie comme c'est le cas dans certains pays européens. D'où l'accent particulier sur la prévention.

 

 

MESURES COMPLÉMENTAIRES PRISES PAR SON EXCELLENCE LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L'ÉTAT LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, POUR EMPÊCHER LA PROPAGATION DE LA PANDÉMIE DU VIRUS CORONA

 

La Fermeture des établissements périscolaires  scolaires et universitaires;

 

La Suspension des cérémonies et cultes religieux regroupant plus de 15 personnes;

 

La fermeture des bars dancing et buvettes;

 

L'Interdiction des rassemblements publics de plus de 15 personnes;

 

La Fermeture de l'aéroport à l'exception des vols humanitaires, des vols cargos, des aeronefs en difficulté, des escales techniques sans débarquement de passagers ou des vols spéciaux autorisés;

 

L'Interdiction totale de sortir de son lieu de quarantaine à toute personne, sauf décision médicale;

 

L'Obligation d'isolement pour les cas confirmés ;

 

La Prorogation de la période de quarantaine et de confinement de 14 à 21 jours en fonction des données épidémiologiques;

 

La Déclaration obligatoire aux autorités sanitaires de tout sujet suspect au corona virus;

 

La limitation des cérémonies de deuils, de mariage, de dote à la stricte intimité familiale ;

 

La restriction des mouvements des populations entre Bangui et les provinces ;

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 01:27

 

COMMUNIQUE ET PRIERE DE LA CECA AU SUJET DU Coronavirus 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 01:24
COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

APRES LAPPEL DU SECRETAIRE GENERAL, LE REPRESENTANT SPECIAL PRIE LES SIGNATAIRES DE LAPPR-RCA DE GARANTIR LEFFECTIVITE DU CESSEZ-LE-FEU

 

Bangui, le 25 mars 2020  En soutien à lappel du Secrétaire général des Nations Unies à un cessez-le-feu mondial, lancé le 23 mars 2020, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, exhorte toutes les parties signataires de lAccord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) à garantir leffectivité du cessez-le-feu sur toute létendue du territoire national pour préserver la République centrafricaine du COVID-19 et de ses conséquences néfastes.

 

« Les efforts endogènes de réponse au COVID-19 sous lautorité et la coordination du Gouvernement interpellent toutes les composantes de la société centrafricaine appelées, en ces circonstances exceptionnelles, à un dépassement des divergences doublé dun sursaut patriotique, pour mutualiser leurs efforts dans la cohésion afin déviter une propagation ravageuse du seul ennemi commun de toute la population, le coronavirus », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général.

 

« Le peuple centrafricain na que trop souffert des tensions et violences. Les groupes armés ont donc lobligation de respecter les engagements pris dans le cadre de lAccord de paix, par la cessation immédiate de la violence sur toute létendue du territoire centrafricain. Ils doivent également laisser circuler librement les populations ainsi que le personnel humanitaire et sanitaire, et ainsi faciliter lacheminement de laide », a-t-il ajouté, soulignant limportance dune réponse globale et adéquate à ce fléau, en coopération avec le Système des Nations Unies, les acteurs humanitaires et partenaires internationaux de la RCA.

 

Le Représentant spécial encourage vivement toutes les parties signataires de lAccord à explorer avec les garants et les facilitateurs et au sein du Comité Exécutif de Suivi (CES) un nouvel élan de stabilisation de la RCA à la hauteur des menaces multidimensionnelles imposées par le COVID-19. Le Représentant spécial réitère lengagement de la MINUSCA à continuer de travailler avec les autorités centrafricaines, les parties, garants et les facilitateurs de lAPPR-RCA ainsi que tous les partenaires pour le retour définitif de la paix dans le pays.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 01:38
Coronavirus : le Plaquenil, traitement de toutes les attentes

Lu pour vous

 

Coronavirus : le Plaquenil, traitement de toutes les attentes

 

https://www.lemonde.fr/ Par Hervé Morin et Sandrine Cabut Publié hier à 22h30, mis à jour à 00h59

 

Testé d’abord en Chine, et à petite échelle à Marseille, l’hydroxychloroquine suscite beaucoup d’espoirs. Alors que les scientifiques restent encore partagés sur le réel potentiel de cette molécule ancienne, un essai randomisé démarre en France.

Jeudi 19 mars, lors d’un point presse à la Maison Blanche, Donald Trump a un peu buté sur un mot : « Hydroxychloroquine », a-t-il laborieusement articulé, ajoutant que cette molécule avait montré des résultats préliminaires « très encourageants » contre le Covid-19. Et que la Food and Drug Administration (FDA) avait approuvé sa prescription dans cette indication. Peu après, l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux rectifiait, précisant qu’« il n’existe aucun traitement ou médicament approuvé par la FDA pour traiter, soigner ou prévenir le Covid-19 ».

Ces annonces contradictoires résument bien la tension entre les attentes qu’engendre l’hydroxychloroquine (Plaquenil), un médicament habituellement indiqué dans le traitement de maladies chroniques comme le lupus et la polyarthrite rhumatoïde, et l’exigence de ne pas faire naître de faux espoirs, tant que son efficacité et son innocuité sur le nouveau coronavirus ne seront pas solidement évaluées.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Coronavirus : la chloroquine, une piste pour lutter contre l’épidémie

En France, Didier Raoult, qui dirige à Marseille l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection, s’est fait l’ambassadeur de cette approche thérapeutique.

Dès le 25 février, il la présentait dans une vidéo intitulée « Coronavirus : fin de partie ! » Dans la foulée de résultats chinois encourageants, mais encore fragmentaires, les équipes de l’IHU se sont mobilisées pour monter en urgence un essai clinique, dont Didier Raoult a dévoilé de premiers résultats lors d’une conférence retransmise en vidéo le 16 mars. Les diapositives mises en ligne montraient une chute spectaculaire de la charge virale des patients traités, plus encore chez ceux bénéficiant en outre d’un antibiotique, l’azithromycine, dont les équipes de l’IHU avaient noté l’intérêt dans d’autres affections respiratoires virales.

La prépublication en ligne des travaux, à paraître dans International Journal of Antimicrobial Agentslivre davantage de précisions. Au départ, vingt-six patients ont été enrôlés. Six n’ont pas pu poursuivre l’essai : trois ont été admis en soins intensifs au 2e, 3e et 4e jour de traitement ; un autre est mort le troisième jour alors qu’il avait été testé négatif la veille ; un patient a quitté l’hôpital ; le dernier a abandonné en raison de nausées.

Au final, vingt ont été traités à l’hydroxychloroquine (600 mg/j), dont six ont aussi reçu de l’azithromycine, sur la période prévue. Six présentaient une pneumonie, la majorité n’ayant qu’une atteinte des voies respiratoires supérieures (rhinite, pharyngite) voire pas de symptômes.

Chute massive

L’évolution de la concentration virale dans des prélèvements naso-pharyngés chute massivement pour tomber à zéro entre le 5e et le 6e jour chez les patients ayant bénéficié des deux molécules, alors que, dans un groupe témoin non traité (personnes ayant refusé d’entrer dans le protocole ou prises en charge dans un autre hôpital), près de 90 % des échantillons sont encore positifs après une semaine. Parmi ceux traités uniquement par hydroxychloroquine, 70 % ont une charge virale négative au 6e jour, la proportion étant de 12,5 % dans le groupe non traité.

Autre enseignement, l’échec du traitement chez deux personnes conduit les chercheurs à s’interroger sur la présence de souches virales distinctes, ou sur des susceptibilités individuelles dans la métabolisation du traitement – le fait qu’il s’agisse d’une mère et de son fils penchant pour cette seconde hypothèse.

« Notre étude présente certaines limites, notamment la petite taille de l’échantillon, le suivi limité des résultats dans le temps et l’abandon de six patients, concluent Philippe Gautret, premier auteur de l’étude, et ses collègues. Mais, dans le contexte actuel, nous pensons que nos résultats devraient être partagés avec la communauté scientifique. »

Lire aussi  Coronavirus : 450 décès, 5 226 hospitalisations en France

Celle-ci reste partagée. Certains spécialistes sont très critiques sur le protocole suivi et la présentation des résultats. Ils s’interrogent par exemple sur l’équivalence initiale de la gravité entre les patients traités et ceux servant de témoin dans le cadre de cette étude non randomisée. Ou sur le fait que le journal scientifique qui a accepté l’étude ait pour rédacteur en chef un de ses cosignataires, une procédure inhabituelle.

D’autres estiment que malgré le faible échantillon, et même en réintégrant les patients écartés, l’analyse statistique reste robuste et le traitement prometteur. Aucun ou presque n’accepte d’être cité nominativement, les antagonismes entre Didier Raoult et une partie de la communauté scientifique étant parfois vifs.

« Faible effectif, questions sur la comparabilité des groupes…, il y a des faiblesses méthodologiques, liées en partie au design de l’étude », estime le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef de service des maladies infectieuses (hôpital Bichat, APHP), qui insiste sur le fait qu’aujourd’hui aucune des molécules testées contre le Covid-19 n’a encore démontré son efficacité. Pour l’heure, selon lui, une indication large de l’hydroxychloroquine n’est pas justifiée.

Recherches prioritaires

Mais, dans cette situation inédite, tout peut bouger très vite. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de rajouter l’hydroxychloroquine dans les recherches prioritaires contre le nouveau coronavirus, précise Yazdan Yazdanpanah. Il confirme aussi qu’un essai randomisé (comparant le traitement par Plaquenil à un placebo dans deux groupes tirés au sort) débute dans plusieurs centres français, et devrait ensuite s’étendre à d’autres pays d’Europe. La question se pose aussi d’évaluer l’hydroxychloroquine en prévention, chez des personnes à risque de contracter le virus, comme les soignants.

En attendant, des hospitaliers en administrent déjà à titre compassionnel à des patients, et de nombreux hôpitaux, à l’étranger, contactent l’IHU marseillais pour s’informer du protocole suivi. Ces derniers jours, des rumeurs de ruée dans les pharmacies de ville pour obtenir ce médicament, pourtant uniquement disponible sur prescription médicale, ont enflé.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Chloroquine, remdesivir, Kaletra… Les pistes de traitements contre le SARS-CoV-2

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) tout comme son fabricant, Sanofi, démentent cependant l’existence d’une pénurie. Le laboratoire met lui aussi en garde contre une utilisation hors autorisation de mise sur le marché, estimant que « des études cliniques de plus grande ampleur et plus robustes doivent être menées pour confirmer le profil bénéfice/risque du Plaquenil dans le traitement du Covid-19 ».

Qu’en serait-il si l’intérêt de la molécule contre la pandémie se confirmait ? « Nous prenons des mesures pour pouvoir faire face à la demande du produit et pour augmenter progressivement notre capacité de production », répond l’industriel. Les stocks correspondent aux besoins de patients déjà sous traitement hors Covid-19, qui sont jugés – pour l’heure – prioritaires.

 

 

Chloroquine, remdesivir, Kaletra… Les pistes de traitements contre le SARS-CoV-2

https://www.lemonde.fr/ Par Sandrine Cabut et Pascale Santi Publié le 17 mars 2020 à 10h56 - Mis à jour le 17 mars 2020 à 11h09

 

Les recherches et les essais cliniques se multiplient à travers le monde pour trouver un traitement efficace contre l’infection au coronavirus. En attendant un vaccin...

Face à l’afflux massif de patients touchés par des formes graves d’infection au coronavirus SARS-CoV-2, plusieurs pistes thérapeutiques sont explorées. « La prise en charge du SARS-CoV 2 n’est à ce jour pas clairement déterminée et repose sur les potentielles thérapeutiques évaluées lors des épidémies de SARS-CoV, en 2003, et de MERS-CoV (syndrome respiratoire du Moyen-Orient), en 2013 », soulignent des recommandations d’experts de sociétés savantes portant sur la prise en charge en réanimation des patients, actualisées le 10 mars. Faute de médicament spécifique contre ce virus, le traitement est aujourd’hui principalement celui des symptômes.

Une des principales pistes repose sur le remdesivir, un antiviral injectable de l’américain Gilead, qui n’est pas encore commercialisé et qui a déjà été testé sur Ebola. Des données in vitro ont certes montré qu’il était capable de diminuer la réplication du virus SARS-CoV-2, mais il n’y a pour l’heure pas de données cliniques.

Des résultats attendus en avril

Aux Etats-Unis, le centre médical de l’université du Nebraska a commencé à tester le remdesivir chez certains Américains touchés par le Covid-19, évacués d’un bateau de croisière au Japon, a indiqué, lundi 16 mars, l’agence AP. D’autres essais sont en cours, notamment en Chine. Le directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Bruce Aylward, avait déclaré fin février : « Il n’existe actuellement qu’un seul médicament duquel nous pensons qu’il pourrait avoir une réelle efficacité, le remdesivir. » Des résultats sont attendus en avril.

« Il semblerait qu’il n’y ait pas d’efficacité clinique majeure sur les premiers cas chinois, mais c’est un petit nombre de patients. Avec le remdesivir, il y a une diminution de la multiplication virale, et cela semble à ce stade le plus puissant de tous », a indiqué Jean-François Timsit, chef de service de réanimation médicale et des maladies infectieuses à l’hôpital Bichat (AP-HP), lors d’une conférence en ligne du Collège des enseignants de médecine intensive-réanimation, jeudi 12 mars.

Autre piste, le Kaletra et ses génériques, un médicament anti-VIH relativement ancien du laboratoire américain AbbVie, qui associe deux molécules antivirales (lopinavir et ritonavir). Des essais sont en cours. Une autre option consiste à associer le Kaletra avec un interféron bêta (antiviral et immunothérapie), une combinaison utilisée sur le coronavirus MERS dans un essai clinique en cours. Ces médicaments sont aussi proposés à titre compassionnel.

Quant à la chloroquine, « il n’existe à ce jour aucun consensus pour une large utilisation dans l’infection à SARS-CoV 2 », expliquent les recommandations d’experts – même si l’équipe de Didier Raoult (IHU Méditerranée) fait état de résultats préliminaires encourageants.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Coronavirus : la chloroquine, une piste pour lutter contre l’épidémie

Un vaste essai clinique va démarrer prochainement sous l’égide de l’OMS, comme l’a annoncé, mercredi 11 mars, le professeur Yazdan Yazdanpanah, directeur du consortium de recherche REACTing, piloté par l’Inserm. Vont être inclus dans cet essai, 3 200 patients hospitalisés, dont 800 en France.

Lire aussi  La recherche française mobilisée contre le Covid-19

Sérums des convalescents

Un premier groupe recevra des soins optimisés sans médicament antiviral ; ceux du groupe 2 se verront administrer l’antiviral remdesivir ; dans le groupe 3, les patients recevront une association lopinavir-ritonavir ; la même association sera administrée dans le quatrième groupe en combinaison avec un autre médicament, l’interféron bêta, tout cela en plus des soins optimisés. « Cet essai est très évolutif, dès qu’un traitement se révèle efficace, il sera ajouté aux soins optimisés pour tous les malades. D’autres molécules qui pourraient interférer avec une réponse indésirable du système immunitaire pouvant aggraver la situation de maladies seront aussi testées », précise Marie-Paule Kieny, directrice de recherche à l’Inserm, ancienne directrice générale à l’OMS.

Lire aussi  Coronavirus : des formes plus graves chez les plus de 60 ans, mais les plus jeunes ne sont pas à l’abri

Autre voie explorée, notamment en Chine et aux Etats-Unis : le recours à des sérums de convalescents (provenant de personnes qui ont été malades et ont développé des anticorps). Testée avec plus ou moins de succès dans différentes maladies infectieuses (grippe, rougeole, Ebola…), cette approche peut être proposée à des malades pour diminuer leur charge virale, voire en prévention. De nombreux protocoles de traitements sont testés en Chine, dont certains de médecine traditionnelle chinoise…

La voie des anticorps monoclonaux est aussi à l’étude.La course au vaccin est aussi lancée. Un essai clinique de phase I vient de démarrer à Seattle. Quatre adultes, les premiers des quarante-cinq participants, ont reçu les premières doses. En cas de succès, la commercialisation à grande échelle n’interviendrait pas avant au minimum douze mois.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 01:16
Covid-19 : « Mortalité possible de 10 % et infection effrayante des soignants » en Afrique
Covid-19 : « Mortalité possible de 10 % et infection effrayante des soignants » en Afrique

 

Coronavirus : « Mortalité possible de 10 % et infection effrayante des soignants » en Afrique

 

https://www.lemonde.fr/ 20 mars 2020 Par Joan Tilouine

 

Selon des virologues africains, la situation continentale pourrait se dégrader très rapidement.

 

L’Afrique, où le premier cas de Covid-19 est apparu en Egypte en février, doit se « préparer au pire », prévient Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans les trente-trois pays touchés par la pandémie, près de 640 personnes atteintes du coronavirus ont été identifiées et 17 sont mortes, en date du 19 mars. La propagation du virus a été plus lente et plus tardive, amorcée par des voyageurs rentrés de Chine ou d’Europe avant d’entamer sa transmission localement.

Lire aussi  Coronavirus : l’OMS appelle l’Afrique à « se réveiller » face à la pandémie

L’agence onusienne s’inquiète du risque élevé de saturation des centres de santé qui devraient rapidement être submergés en cas de propagation massive du virus. « Même en Afrique du Sud, où les systèmes de santé public et privé sont parmi les plus développés du continent, ce sera un défi. Car il y a trop peu de lits dans les hôpitaux d’Afrique », constate Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. C’est la raison pour laquelle la stratégie est d’éviter au maximum la multiplication des cas. « Nous mettons en place des mécanismes préventifs pour éviter une destruction de ces dispositifs de santé », insiste cette dernière.

Lors d’une conférence de presse organisée jeudi 19 mars avec le Forum économique mondial, Mme Moeti s’est notamment inquiétée du manque patent de kits de dépistage du coronavirus disponible sur le continent et a appelé les partenaires publics et privés à se mobiliser. « La plupart des pays en réclament plus. La demande va augmenter et c’est un autre défi à relever », estime-t-elle, même si plusieurs sociétés américaines et françaises ont développé leurs propres tests qui pourraient bien contribuer à combler le manque inquiétant.

Une quarantaine de centres de test

Jusqu’en février, l’Afrique ne disposait que de deux laboratoires capables de diagnostiquer le Covid-19, l’un au Sénégal, l’autre en Afrique du Sud. Mais la situation a rapidement évolué et les indispensables centres d’analyse fleurissent désormais sur le continent. « On est passé de deux centres de test à une quarantaine », note Mme Moeti, dont trois se trouvent au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec quelque 200 millions d’habitants.

La Chine a également acheminé des milliers de kits de dépistage sur le continent dont 2 000 ont été remis au Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies (CDC Afrique) de l’Union africaine. Son directeur, le virologue camerounais John Nkengasong, table sur une aggravation de la situation. « A l’évidence, des personnes n’ont pas été détectées », précise-t-il. Ce que l’OMS se refuse encore à admettre publiquement.

Lire aussi  Coronavirus : en Afrique de l’Ouest, « vivre à distance des autres est un luxe »

En attendant, un autre homme s’active en silence pour faire avancer ce combat. En République démocratique du Congo (RDC), le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe Tanfum, codécouvreur du virus Ebola en 1976, s’est vu confier par le chef de l’Etat le rôle délicat de coordinateur de la riposte au Covid-19. Alors même que la dixième – et deuxième plus meurtrière – épidémie de fièvre hémorragique (2 264 morts en dix-neuf mois) touche à peine à sa fin au nord-est de la RDC.

Dans cet immense pays d’Afrique centrale, les autorités ont recensé quatorze cas à la date du 18 mars, soit le double de la veille. Et sans doute bien moins que dans les temps prochains. « Avec le coronavirus, nous aurons certainement un taux de mortalité qui avoisinera les 10 % [contre plus de 60 % lors de la dernière épidémie d’Ebola] et un taux d’infection du personnel médical assez effrayant », redoute le professeur, qui doit mettre en place dans l’urgence un dispositif de prise en charge des malades. Fort de la longue expérience que lui confèrent ses 78 ans, l’homme reconnaît avec franchise que la RDC n’est pas prête.

Des systèmes de santé défaillants

Pour l’instant, tous les cas identifiés l’ont été à Kinshasa, ville-province de près de 15 millions d’habitants, où, comme dans le reste du pays, les centres de santé public « sont dans un état de délabrement avancé », comme l’avait déploré le président Félix Tshisekedi, qui vient de décider la réhabilitation de cinq hôpitaux de la capitale.

Ce constat peut se transposer à la plupart des autres mégapoles du continent, qu’il s’agisse de Lagos ou du Caire, où l’extrême densité de la population conjuguée à des systèmes de santé défaillants et à des pénuries probables de médicaments et de vivres, sont extrêmement préoccupants. D’autant que les économies africaines, particulièrement dépendantes des marchés internationaux, subissent de plein fouet la crise dans laquelle le virus plonge brutalement le monde.

« Depuis 2016 [et la fin de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest], les instituts nationaux de santé publique disposent d’une capacité institutionnelle plus importante pour assurer la recherche de contacts et l’investigation de cas, deux activités essentielles pour contenir la propagation et freiner la transmission, note le docteur Ngozi Erondu, experte en biosécurité et chercheure associée à Chatham House. Mais l’Afrique n’a pas assez de ventilateurs pour sauver des vies, ni même d’équipements de protection individuelle pour protéger le personnel de santé. Ce qui laisse craindre un scénario du pire, avec un taux de mortalité beaucoup plus élevé. »

Sur le plan sanitaire, les conditions d’accès à l’eau et aux produits d’hygiène de base restent en effet encore problématiques, puisque 63 % des Africains établis dans les centres urbains ne peuvent pas se laver les mains avec du savon, selon l’Unicef. Ce qui pourrait considérablement entraver la lutte contre le Covid-19.

Joan Tilouine

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 01:02
LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RCA
LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RCA
LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RCA
LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RCA
LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RCA

 

LUTTE CONTRE LA PANDÉMIE DU CORONAVIRUS : LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.


La pandémie du coronavirus qui se propage dans le monde entier constitue également une menace pour le peuple centrafricain.


Pour faire face à cette pandémie qui menace la santé des centrafricains, le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a présidé en fin d'après-midi une cérémonie de remise de don des matériels médicaux offerts par l'ambassadeur de Chine en RCA, M. Chen DONG.


Cet évènement a également vu la participation de l'ambassadeur de France en RCA, M.Eric GERARD.

 

Après avoir réceptionné symboliquement un colis des mains de l'ambassadeur de Chine, Chen DONG, le Président TOUADERA l'a remis à son tour au ministre de la santé Docteur Pierre SOMSE pour un bon usage.


Ce don de la République populaire de Chine est constitué des matériels médicaux dont: 4000 gants ; 3000 masques ; 150 combinaisons et 100 lunettes de protection.
De son côté, la France apporte son soutien à la République centrafricaine à travers l’Institut Pasteur, qui est un centre de référence mondialement reconnu.
L’institut Pasteur a permis au pays de détecter les 3 cas déclarés de coronavirus dans le pays.


Pour Dr Pierre SOMSE, ministre de la Santé Publique, cette coopération tripartite entre la République Centrafricaine, la France et la République populaire de Chine s’inscrit dans le cadre d’une solidarité internationale face à la pandémie du coronavirus qui touche à ce jour 160 pays dans le monde.

 

Sources : Palais Renaissance

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com