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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 22:10
Le président TOUADERA déjeune avec la presse
Le président TOUADERA déjeune avec la presse
Le président TOUADERA déjeune avec la presse

 

 

Le Président Touadera a déjeuné avec une soixantaine de journalistes de la presse publique, privée et internationale. Cette occasion a permis aux professionnels des médias de faire part de leurs préoccupations au numéro un centrafricain. Le Président a répondu aux questions d'une dizaine de journalistes et était prêt à aller au delà.

 

Mesdames et Messieurs les Journalistes et Directeurs de Publication,Je suis ravi de vous rencontrer ce jour dans le cadre de cette première rencontre convoquée à mon l’initiative. J’ai cru bon de vous recevoir aujourd’hui en raison du rôle combien important que la presse joue dans la stabilité et le développement économique et social de notre pays.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Comme vous le savez tous, notre pays a connu des moments les plus sombres de son histoire.

 

Il a connu des actes de violence de tout genre, de torture, des pillages, des destructions de biens publics et privés, d’importants mouvements de populations.

 

Nous avons reculé au moment où les autres pays de la sous région, de la région d’Afrique et du monde avançaient.

 

Mais, le peuple centrafricain dans son ensemble s’est levé pour dire non à l’anarchie et se prononcer en faveur d’un retour à la démocratie et l’État de droit à travers les élections libres, démocratiques et transparentes qui m’ont porté à la magistrature suprême de l’État.

 

Depuis lors, je me suis attelé avec le gouvernement à remettre le pays sur la voie de la stabilité et du développement pour le bien de l’ensemble des populations centrafricaines.

 

Et, je pense que la presse a un rôle important à jouer dans cette étape décisive.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Je tiens à renouveler, devant vous, mon attachement à la liberté de la presse et aux valeurs démocratiques chères à notre pays.

 

Pour réussir le défi de reconstruction de la République Centrafricaine nous avons besoin d’une presse objective, capable de véhiculer des messages de paix, de développement et de cohésion sociale.

 

Je sais qu’une bonne partie d’entre vous accomplit le travail de journaliste avec rigueur et professionnalisme.

 

Il faut, cependant, faire attention aux dérives qui menacent votre profession et qui peuvent constituer des obstacles non seulement à la liberté de la presse mais aussi au retour à la stabilité du pays et à la cohésion entre les communautés.

 

La rumeur comme source d’information, la diffamation, les injures, la confusion entre vie privée et affaires publiques, la calomnie, la délation, le mensonge sont autant de maux qui ternissent l’image de presse et qui alimentent la division, la haine et qui incitent à la violence.

 

Je crois à la divergence des idées et à la liberté d’expression.

 

En même temps, je suis opposé aux contre vérités et à tout ce qui ternit l’image du pays.

 

J’exhorte notre à projeter une bonne image de notre pays à travers des articles et parutions qui :

 

- consolident la paix et la stabilité ;
- encouragent le développement ;
- respectent la vie privée des citoyens quels qu’ils soient ;
- éduquent et qui instruisent les populations ;
- valorisent l’image de notre pays ;
- préservent la cohésion sociale.

 

• Mesdames et Messieurs,

 

Je suis conscient des difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de votre profession :
- Le problème des locaux pouvant abriter votre organisation ;
- Le manque d’aide financière sous forme de subvention ;
- Les questions d’accès aux sources d’informations ;

 

J’ai instruit le gouvernement pour chercher des solutions durables à tous ces problèmes.

 

Je compte sur notre presse pour qu’elle soit un véritable acteur de développement au titre de la nouvelle année qui commence.

 

Pour finir je vous souhaite une bonne et heureuse année 2017.


Je vous remercie.

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Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 21:13
Un général belge remplace un Français à la tête de la mission de l'UE en Centrafrique

 

 

10/01/17 (AFP)

 

L'Union européenne a nommé mardi un général de brigade belge en remplacement d'un Français à la tête de sa mission de formation de l'armée centrafricaine (EUTM-RCA), a annoncé le Conseil de l'UE, qui représente les 28 pays membres.

 

Herman Ruys, 55 ans, qui a servi pour l'Otan en Afghanistan et était depuis juin 2015 en poste au QG de l'Eurocorps à Strasbourg, remplacera à Bangui le général français Eric Hautecloque-Raysz à compter du 16 janvier, précise le Conseil dans un communiqué.

 

Cette mission de l'UE, censée aider les forces de l'ONU à stabiliser la Centrafrique théâtre d'un conflit intercommunautaire depuis fin 2013, a été lancée en juillet 2016. Elle a succédé à une autre mission -- en place depuis l'année précédente -- de conseil aux forces armées (EUMAM-RCA).

 

La nouvelle mission a été approuvée par les 28 pays de l'UE pour deux ans, jusqu'en 2018, période au cours de laquelle elle doit "rendre les forces armées centrafricaines (FACA) modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables", rappelle le Conseil.

 

Il s'agit de dispenser "des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l'état-major général de la République centrafricaine, ainsi que des cours aux officiers et sous-officiers et des formations aux FACA".

 

L'Union européenne mène actuellement 16 missions ou opérations civiles et militaires, principalement en Afrique et au Moyen-Orient, selon le site de l'Action extérieure de l'UE.

 

Celle de Centrafrique compte parmi les six opérations militaires, avec entre autres des missions similaires de formation des forces armées en Somalie et au Mali.

 

 

Un général belge à la tête de la mission UE de formation de l'armée centrafricaine

 

10/01/17 (Belga)

 

Le général de brigade belge Herman Ruys prendra le 16 janvier la tête de la mission européenne de formation de l'armée centrafricaine (EUTM-RCA), a annoncé mardi le Conseil de l'UE.

 

Cet officier, en poste à l'état-major du Corps européen (ou Eurocorps) à Strasbourg, dans le nord-est de la France, succèdera au général français Eric Hautecloque-Raysz, qui est le premier commandant de la mission de formation militaire de l'UE en République centrafricaine (EUTM RCA).

 

Le Conseil de l'UE a lancé cette mission le 16 juillet dernier. "Elle contribue à la définition de l'approche globale de l'UE et à la réforme du secteur de la sécurité dans le pays", toujours en proie à des violences largement causées par des rivalités ethniques, a précisé le Conseil dans un communiqué.

 

L'EUTM s'inscrit dans le prolongement d'une mission de conseil militaire de l'UE (EUMAM RCA). "Elle s'emploie à rendre les forces armées centrafricaines (FACA) modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables", souligne le texte.

 

La mission dispense des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l'état-major général de la République centrafricaine, ainsi que des cours aux officiers et sous-officiers et des formations aux FACA. Installée à Bangui, la capitale de la Centrafrique, elle est pleinement opérationnelle depuis le 20 septembre, avec quelque 170 personnes provenant de douze pays - dont une dizaine de militaires belges.


Guerre civile

 

La Centrafrique (4,5 millions d'habitants) peine à se relever d'une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l'ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka demandant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans.

 

Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes. Les affrontements ont fait des milliers de morts, quelque 800 000 déplacés internes ou réfugiés au Tchad, au Cameroun et en RDC, avec un Etat, une administration, des forces armées et une économie en ruine.

 

Le général Ruys, dont le mandat à la tête de l'EUTM-RCA sera de six mois, est le second Belge à commander simultanément une telle mission européenne.

 

Au Mali, c'est le général de brigade belge Peter Devogelaere qui dirige depuis le 19 décembre la mission de l'UE chargée de la formation de l'armée malienne (EUTM-Mali).

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 21:11
Le démantèlement du site de déplacés de l'aéroport de Bangui suit son cours

 

Le démantèlement du site de déplacés de l'aéroport de Bangui suit son cours

 

09/01/17 (La Voix de l'Amérique)

 

Depuis mi-décembre 2016, le gouvernement centrafricain a lancé l’opération de démantèlement du site des déplacés de l’aéroport, le plus grand de la capitale. Aujourd’hui, 6 zones sur 13 sont déjà évacuées. Certains déplacés ont regagné leurs anciens quartiers dans les 3e et 5e arrondissement.

 

Depuis la destruction de leur hutte sur le site de l’aéroport Bangui Mpoko, Stève et sa famille ont regagné début janvier leur ancienne habitation du quartier Fondo dans le 3e arrondissement. Des concessions et habitations envahies de hautes herbes, des maisons incendiées ou écroulées, c’est l’image que présente pour l’instant ce quartier.

 

A quelques mètres de la maison de Stève, habite Clément Gbenza. Il explique avoir regagné de son gré sa maison après plusieurs mois de fuite.

 

Dans le quartier de Ngbenguewé dans le 5e arrondissement, le décor est presque le même. Clarisse qui vient de regagner la maison familiale avec ses enfants craint encore pour leur sécurité.

 

Jean Claude Mandaba est boucher dans le quartier de Gbenguewe. Il pense que les activités tournent plutôt à merveille depuis leur retour.

 

Pour le moment, les activités reprennent progressivement dans les différents quartiers durement affectés par les violences intercommunautaires de décembre 2013 à novembre 2015. Les habitants réclament aujourd’hui l’éclairage public ainsi que des patrouilles des forces de sécurité pour pouvoir les rassurer.

 

Freeman Sipila, correspondant à Bangui

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 19:29
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Le prix des bus de BENAFRICA déploré par des Banguissois

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 9 JANVIER 2017

 

BANGUI, 09 Janvier 2017(RJDH) –Des Banguissois interrogés ce matin par RJDH se sont plaint du prix de bus de BENAFRICA dont le montant est fixé à 150 F cfa contre 135 F cfa pour les autres bus. C’était au cours d’un vox-pop réalisé par la rédaction dans la ville de Bangui.

 

Jean-Pierre rencontré au terminal Nord pense que les 150 F CFA fixé pour les gros bus sont exorbitants, « on croyait que le prix de ces bus devrait être moins que ceux des bus ordinaires, mais la réalité nous a prouvé le contraire et nous sommes déçus », a-t-il déploré.

 

Déception partagée par Bertrand Darnaye un autre usager de transport en commun et habitant du 6ème arrondissement, « vu qu’il s’agit de gros bus dont la capacité est supérieure aux minibus, on aurait dû demander 100 F comme le cas de la SONATU à l’époque. Mais, on nous demande 150 F plus que les petits bus, c’est vraiment déplorable », confie- t-il.

 

Eugénie, commerçante au quartier combattant estime que le prix de nouveau bus n’est pas à la portée de tout le monde. Elle propose l’harmonisation du prix avec ceux des minibus, « nous souhaitons que le gouvernement puisse agir pour que le prix de gros bus soit comme ceux des petits bus afin de nous aider véritablement ».

 

Patrick, un agent du secteur privé pense que prendre l’argent au client à l’entrée n’est pas adéquat puisque le bus peut tomber en panne en cours de chemin, « dès l’entrée on nous demande de payer, mais au cas où le bus tombe en panne c’est le client qui perd », regrette-t-il.

 

Le prix de transport en commun en République Centrafricaine est fixé par un arrêté interministériel. La dernière révision a fixé le prix de taxi à 160 Fcfa et celui des bus à 135fcfa. Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec les ministères concernés pour savoir pourquoi le prix des nouveaux bus est fixé à 150 F

 

 

Centrafrique : Le génie militaire reprend service après 3 ans d’inactivité

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 9 JANVIER 2017

 

BANGUI, 09 Janvier 2017 (RJDH) —Le bataillon du génie militaire est à nouveau opérationnel. Cette reprise d’activité fait suite à la réhabilitation et à l’équipement des bâtiments de ce bataillon.

 

Le bataillon de soutien a été pillé lors des évènements du coup d’Etat de 2013. Les bâtiments détruits ont été réhabilités et équipés, selon un constat du RJDH. Les différents services composant le génie militaire ont alors repris.

 

Jean Marc Ndoubabe Maodana, chef de service de casernement du Bataillon du génie militaire confirme la reprise des services au sein de sa structure mais souhaite le renforcement de l’équipe en ressources humaines « le bloc de 300 m2 du génie militaire a été réhabilité et équipé avec de la République Française durant deux mois. Nous avons repris service mais il nous faut des personnes qualifiées. Un seul technicien a été mis à notre disposition pour le recyclage du personnel dudit service. Nous souhaitons plus de cadres » explique t-il.

 

Le cout de la réhabilitation des bâtiments du génie militaire, selon les informations concordantes, est estimée à 134.000 Euro soit environ 87 millions de Fcfa. Le bataillon du génie militaire reprend service après le redéploiement d’une première vague de 195 militaires centrafricains et leur Etat-major formés par la mission européenne EUTM.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 19:25
INVITÉ AFRIQUE RFI : Louisa Lombard: «Les Centrafricains ont droit aux richesses du pays»

 

 

 

Par Anthony Lattier RFI dimanche 8 janvier 2017

 

La Centrafrique est souvent présentée comme un « Etat failli » («failed state» en anglais) qu'il faut reconstruire et consolider. Mais est-ce vraiment la bonne approche? Louisa Lombard prône une nouvelle manière d'appréhender les problèmes du pays et appelle à la mise en place de politiques plus innovantes. Elle propose notamment une « politique de distribution ». L'universitaire, professeur à Yale, publie State of rebellion , aux éditions Zed Books. En ligne de New Haven, aux Etats-Unis, elle est l'invitée de RFI.

 

Vous voudriez, je pense, qu’on se débarrasse de certains stéréotypes ou d’idées reçues concernant ce pays et notamment l’idée que la Centrafrique est un Etat failli. Vous dites que cette analyse de l’Etat failli n’est pas bonne. Pourtant elle structure l’approche de beaucoup d’organisations extérieures intervenant en Centrafrique ?

 

Louisa Lombard : C’est bien cela le problème, c’est-à-dire que l’on ne peut pas penser à une manière d’organiser la politique qui soit différente de celle des Etats que l’on voit en Europe, par exemple. Le fait que la Centrafrique ne ressemble pas à cet Etat-là, cela apparaît comme un problème pour différents organismes internationaux.

 

Et cela pose un problème pour régler les problèmes des Centrafricains ?

 

A mon avis oui, parce que toutes ces interventions internationales qui existent coûtent très cher. Tous ces efforts pour faire construire et faire consolider l’Etat centrafricain sont là, mais cela ne change pas le fait que pour construire et consolider un Etat, en Centrafrique, il faut des quantités et des sommes énormes d’argent ! On fait donc des petites choses et à la fin du projet, il n’y a pas eu un grand changement et on continue à œuvrer toujours de cette manière. Or, à mon avis, il y a d’autres façons d’intervenir.

 

Une chose que l’on pourrait faire, par exemple, c’est mettre en place une politique de distribution où tous les Centrafricains recevraient une certaine quantité d’argent. Ce n’est pas un salaire, mais c’est juste une manière de dire aux Centrafricains : « Vous êtes des personnes dignes, vous avez droit à une partie juste des richesses de ce pays ». Ainsi, de l’argent serait donné aux Centrafricains qui le dépenseraient dans leur communauté et qui ferait évoluer un tout petit peu l’économie et peut-être aussi les autres services.

 

Ce sont des idées, par exemple, qui paraissent farfelues quand on en parle aux organisations internationales ?

 

Oui, car c’est très différent de leur manière habituelle d’intervenir. Mais on l’a déjà vu pour l’Afrique du Sud, par exemple, où on a commencé à mettre en place une telle politique. Il y a aussi des ONG, en Afrique de l’Est, qui mènent également une telle politique. Ils pourraient donc le faire, également, dans un Etat fragile comme la Centrafrique.

 

Est-ce une idée qui vous est venue après avoir analysé, sur le terrain, la façon dont fonctionnaient les relations entre les personnes et le pouvoir ?

 

Oui, absolument. Après l’indépendance, il y a eu des leaders ou encore des présidents qui ont créé des postes salariés. C’était une manière de créer des citoyens. Il y avait cette politique qui voulait que toute personne sortie de l’université de Bangui était immédiatement intégrée dans l’Etat. Le fait d’être fonctionnaire n’était pas seulement une question de travail que l’on exerçait, mais c’était surtout une question de statut social. En tant que fonctionnaire, vous étiez quelqu’un de digne, quelqu’un qu’on ne pouvait pas ignorer et qu’on ne pouvait pas abandonner.

 

Au cours des années 80, avec l’économie centrafricaine en désordre et l’ajustement structurel qui a été mis en place, cette politique de créer des citoyens en créant des postes salariés a été rompue. D’après la perspective des bailleurs de fonds, on pouvait la remplacer par une politique d’élection. Mais le lien entre les électeurs et les personnes de pouvoir est un lien assez faible si on le compare au lien entre une personne salariée et les personnes de pouvoir.

 

C’est pour cela que beaucoup de membres des groupes armés, par exemple, se sont sentis abandonnés et ont revendiqué une relation matérielle avec l’Etat central. Ce n’est pas seulement une question d’argent ou d’avarice qui voudrait que les Centrafricains veulent de l’argent. C’est surtout une question de statut social. Par conséquent, je pense qu’on devrait plutôt travailler dans ce sens et trouver les manières de mettre les Centrafricains un peu plus à l’aise ; leur montrer qu’ils vont être pris en compte et qu’ils ne peuvent pas être abandonnés de la manière dont ils l’ont été, depuis maintenant des décennies.

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 12:40
Franc CFA: une mobilisation samedi contre la monnaie en Afrique

 

 

07/01/17 (AFP)

 

Une manifestation contre le franc CFA, une monnaie commune à 15 pays francophones d'Afrique de l'ouest et du centre, est prévue samedi à travers plusieurs capitales du continent et d'Europe, ont annoncé vendredi les organisateurs dans un communiqué.

 

"Les panafricains organisent pour la première fois, de Paris à Dakar en passant par Abidjan, Ouidah, Londres et Bruxelles, une journée internationale de mobilisation sur le thème du franc CFA et la nécessité de se défaire de cette monnaie postcoloniale", selon le communiqué transmis à l'AFP à Abidjan.

 

Les organisateurs qualifient l'événement de "mobilisation inédite et historique" et expliquent aussi que le "front contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA)" se fera à travers des conférences pour dénoncer "les effets pervers de cette monnaie postcoloniale" et réclamer "la fin de la servitude monétaire".

 

Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao), l'Ivoirien Tiémoko Koné Meyliet avait affirmé le 23 novembre dernier que le franc CFA "pouvait continuer à servir les économies" des 15 pays qui l'utilisent, rejetant les critiques sur son caractère "désuet".

 

Créée en 1939, la zone Franc est un espace économique et monétaire d'Afrique subsaharienne, où vivent 155 millions d'habitants. Elle comprend 14 pays d'Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique et Tchad). Le quinzième membre est l'archipel des Comores.

 

La monnaie commune à cette zone est depuis 1945 le "franc CFA", qui signifie "franc de la communauté financière africaine" dans l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) et "franc de la coopération financière en Afrique centrale" dans la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale).

 

Le "CFA", autrefois arrimé au franc français, dispose d'une parité fixe avec l'euro. Ce lien fort est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité.

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 12:33
Aide alimentaire: le PAM lance un appel d'urgence pour la Centrafrique

 

Aide alimentaire: le PAM lance un appel d'urgence pour la Centrafrique

 

Par RFI Publié le 07-01-2017 Modifié le 07-01-2017 à 08:54

 

L’assistance alimentaire en péril en Centrafrique. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé qu’il ne sera plus en mesure de fournir d’aide alimentaire à partir de la fin du mois de janvier faute de ressources financières suffisantes. L’organisation qui planifiait de fournir une assistance vitale à 700 000 personnes a dû réduire sa cible à 400 000 bénéficiaires avec des rations alimentaires réduites.

 

Pour maintenir la distribution de nourriture en janvier, le PAM a été obligé de réduire la quantité distribuée, explique à RFI Rocco Leone, directeur adjoint du Programme alimentaire mondial. Les personnes déplacées ne recevront qu’un quart du panier alimentaire et la distribution des repas dans les écoles de la capitale ne pourra être régulièrement assurée. « Sans financement, on pourrait être obligé de suspendre la distribution en février, regrette Rocco Leone. Nous avons besoin de plus de 21 millions de US dollars pour maintenir l’assistance pendant six mois »

 

Pour maintenir la distribution en janvier, le PAM a déjà été obligé de réduire la quantité de nourriture...

 

Ecoutez les explications de Rocco Leone, directeur adjoint du PAM

 

07-01-2017 - Par Carine Frenk

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 16:54
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Vers l’adhésion au DDRR des groupes armés encore hostiles

 

PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 6 JANVIER 2017

 

BANGUI, 6 janvier 2017 (RJDH)–Les Anti-Balaka et les Séléka non signataires du DDRR ont été tour à tour en Angola entre le 20 et le 29 décembre 2016 afin d’envisager une possible signature d’engagement au DDRR dans les prochains jours.

 

Luanda, membre de la CEEAC met sa diplomatie au service du retour de la paix en RCA. Des chefs des groupes armés non signataires de l’Accord de Principe sur le DDRR étaient en Angola au mois de décembre 2016. Il s’agissait pour eux d’adhérer au processus du DDRR.

 

Contactés par le RJDH, Sébastien Wenezoui et Maxime Moganazoum des leaders Anti-balaka ont confirmé que désormais « leur mouvement est entièrement engagé à observer ce processus après la rencontre de Luanda du 23 au 29 décembre 2016 ». Selon ces derniers, « la branche anti-Balaka (Aile Mokom) ne s’oppose plus au DDRR ».

 

Une source anonyme a déclaré que les ex Séléka ont aussi fait le déplacement d’Angola avant les anti-Balaka et « sont convenus de leur probable adhésion au DDRR. Le 3R et la branche ex Séléka proche d’AL Khatim ont été cités par cette même source ».

 

Contacté, un leader de l’ex Séléka, Mohamed Moussa Daffhane a dit n’est pas au courant de la rencontre d’Angola et « ne peut se prononcer ». Même son de cloche du côté de Vladimir Monteiro, le porte-parole de la Minusca. Le gouvernement et le comité du DDRR à la présidence n’ont pas encore confirmé cette démarche.

 

Pour l’heure, l’initiative de l’Union Africaine et de la CEEAC reste un idéal pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat en Centrafrique. Sur le terrain, les combats inter Séléka sont de plus en plus fréquents entre l’UPC et le FPRC. En quelques jours, trois casques bleus sont assassinés par des hommes non armés dans un guet-apens.

 

 

Centrafrique : Un autre casque bleu tué vers Bocaranga, 3R rejette la responsabilité

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 6 JANVIER 2017

 

BOCARANGA, 06 Janvier 2017(RJDH) — Un soldat du contingent Bangladesh de la Minusca a été tué hier 05 Janvier dans une attaque à 25 km de Bocaranga. Un énième meurtre condamné par la Minusca et qui relance le débat sur le désarmement forcé des groupes armés.

 

Deux jours après la mort de deux casques bleus marocains dans une embuscade tendue par un groupe armé non identifié dans le Haut-Mbomou, une autre mort a encore frappé le contingent Bangladesh de la Minusca qui a perdu l’un de ses soldats à Koui dans un guet-apens.

 

Après ce meurtre, des voies se sont élevées pour accuser la rébellion 3R qui contrôle la région de Koui d’être l’auteur de ce crime. Cette accusation est rejetée par Bachir, porte-parole du mouvement rebelle qui a donné sa version des faits contrairement à celle de la Minusca.

 

Selon lui, « il y avait eu altercation entre les Anti-Balaka et nos hommes au moment où le contingent Bangladesh est arrivé pour nous séparer. Mais ce n’était pas nous qui avons ouvert le feu sur le contingent », a-t-il expliqué. « Le 3R est pour le processus du DDRR pourquoi encore tirer sur les forces de la Minusca ? » S’est-il interrogé.

 

Il a été difficile de joindre des Anti-Balaka de la région pour leur version des faits.

 

Dans son communiqué, la Minusca a condamnée avec fermeté cette nouvelle attaque lâche ainsi que toutes les agressions et provocations contre les casques bleus.

 

Le secrétaire général-adjoint de l’ONU chargé des Opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous a dans une interview accordé à Radio France Internationale, a souligné l’importance de désarmer les groupes armés. «Il faut vite désarmer les groupes armés à cause de la multiplication de l’incident sécuritaire même si certains refusent. C’est pourquoi la Minusca prend une posture aussi proactive que possible sur le terrain, parce que c’est inacceptable. Donc c’est vraiment une de nos priorités de voir ce programme de Désarmement et de Démobilisation en place durant la première période de cette année », a-t-il souhaité.

 

La déclaration d’Hervé Ladsous remet sur la table la problématique de désarmer par la force les groupes armés qui fait débat.

 

Deux marocains tués à Mboki et un Bengladesh, tué à Bocaranga ont reçu le dernier hommage ce vendredi au quartier général de la Minusca à Bangui.

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 01:15
Centrafrique: à quand le retour de François Bozizé? (RFI)
Centrafrique: à quand le retour de François Bozizé? (RFI)

 

 

 

Par RFI Publié le 05-01-2017 Modifié le 05-01-2017 à 23:03

 

François Bozizé veut revenir en Centrafrique. Et c'est par la voix de ses supporters qu'il le fait savoir. Le KNK, le parti de l'ancien président renversé en 2013, a publié un communiqué réclamant le retour de son chef, dans une logique, énonce-t-il, de « dialogue inclusif ».

 

Par ces termes, le bureau politique du parti rappelle qu'il n'y a pas de raisons que le gouvernement discute avec les groupes armés et non avec le chef, même en exil, d'un parti légitime.

 

« Nous avons appris que le gouvernement centrafricain discute avec les groupes armés qui étaient hier les bourreaux du peuple centrafricain avec à sa tête Nourredine Adam. Ça nous laisse toujours un goût de justice à géométrie variable », explique Bertin Béa, le secrétaire général du KNK.

 

Alors que Faustin-Archange Touadéra, le président actuel, a été Premier ministre de François Bozizé pendant cinq ans, son gouvernement préfère ne pas se prononcer sur le sujet.

 

Cependant, une source proche du pouvoir reconnaît qu'il n'est pas normal d'écouter les rebelles, qui contrôlent les deux tiers du pays, et en même temps d'exclure du dialogue François Bozizé.

 

Tout en rappelant que ce dernier est frappé par des sanctions de la communauté internationale et poursuivi par la justice centrafricaine, et qu'une levée des sanctions n'est pas prévue à l'heure actuelle.

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 00:46
Fin des épidémies de choléra et Monkey Pox en Centrafrique

 

 

 

PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 5 JANVIER 2017

 

BANGUI, 05 janvier 2017 (RJDH)-La Ministre de la Santé Publique et de la Population Fernande Ndjengbot a annoncé ce 04 janvier 2016 la fin des épidémies de Choléra et Monkey Pox en Centrafrique.

 

Selon la ministre de la santé, ces deux épidémies ont été maîtrisées à temps après la notification des derniers cas enregistré en septembre 2016 « grâce aux actions concertées des partenaires du département de la santé publique et de la population ».

 

Selon elle, compte tenu du non enregistrement des nouveaux cas, ceci prouve la maîtrise de la maladie « conformément aux règlements sanitaires internationaux qui recommandent l’observance d’une période de 21 jours sans enregistrement de nouveau cas », a-t-elle précisé avant de déclarer « la fin de l’épidémie de choléra dans la région sanitaire N°1,4 et 7, et aussi la fin de Monkey-pox dans la Préfecture de la Basse-Kotto ».

 

Fernande Ndjengbot a exhorté la population Centrafricaine à observer toujours les mesures préventives de ces deux maladies. « La fin de l’épidémie ne signifie pas pour autant l’abandon e l’observance des mesures d’hygiène élémentaire, alimentaire, environnement, vestimentaire et corporelle ainsi que la veille sanitaire vis-à-vis de ces maladies », prévient-elle.

 

L’épidémie de choléra est déclarée le 10 Aout 2016 dans la contrée de Djoukou, Zawara et dans la ville de Bangui dont 266 cas ont été enregistrés et 21 décès. Celle de la variole du singe « Monkey-pox » a été déclarée le 22 septembre 2016 au village Dalakere, Réou 4 et 5 dans la Sous-préfecture de Mingala dans la Basse-Kotto dont 19 cas ont été enregistrés.

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