Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 14:38
Une opportunité à saisir

Lu pour vous

 

https://www.cameroon-tribune.cm/ Par Paul EBOA 05 Févr. 2021 12:09

 

Le dialogue inclusif sollicité par le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, s’intègre dans la mouvance des efforts déployés, ces dernières semaines, pour décrisper le climat politique en République centrafricaine.


Le 29 janvier dernier, la Conférence internationale des pays des grands lacs s’est penchée sur le cas centrafricain. Elle a promis de se retrouver dans une dizaine de jours. Au plan interne, la Cour constitutionnelle a annulé, le 1er février dernier, les résultats du premier tour des élections législatives dans 13 circonscriptions électorales. Tandis que l’Assemblée nationale se métamorphose, l’opposition radicale, réunie sous la bannière du COD 2020, continue de s’attaquer au processus électoral. Non seulement, cette opposition ne cesse de dénoncer les prétendues limites dudit processus, mais aussi, elle annonce le boycott des législatives qui seront bientôt reprises dans certaines circonscriptions électorales. L’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) d’Anicet Georges Dologuélé a tenu à se dissocier de cette manœuvre.

Les Centrafricains n’ont certainement pas oublié que le double scrutin présidentiel et législatif du 27 décembre 2020 s’est tenu dans un contexte sécuritaire exacerbé par une rébellion soucieuse de s’emparer du pouvoir par les armes. Ce contexte n’a pas permis à certains électeurs d’accomplir leur devoir civique. Le 13 janvier dernier, la rébellion armée a persisté dans sa logique de guerre au point de tenter une entrée en force à Bangui, la capitale centrafricaine. Cette tentative a lamentablement échoué face à la résistance farouche des Forces armées centrafricaines appuyées par les casques bleus. Le 16 janvier dernier, la Mission multidimensionnelle et intégrée des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) a maintenu la pression en délogeant la rébellion de la localité de Bangassou située à l’Est de Bangui.


Au-delà des ambitions personnelles de certains acteurs politiques, la paix mérite d’être consolidée dans « le berceau des bantous ». C’est pour cette raison que dès sa réélection, le président Faustin Archande Touadéra a réaffirmé sa volonté de dialoguer. Le secrétaire général de l’ONU souhaite que ce dialogue soit inclusif. Les autorités centrafricaines n’y voient aucun inconvénient. De ce point de vue, le nouveau dialogue se présente comme une opportunité à saisir pour éloigner définitivement le spectre de la guerre et permettre à la Centrafrique de vivre dans la plénitude de ses moyens.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 14:18
Corridors Douala-Ndjaména-Bangui – Le mot d’ordre de grève levé
Corridors Douala-Ndjaména-Bangui – Le mot d’ordre de grève levé

 

Centrafrique: Corridors Douala-Ndjaména-Bangui – Le mot d’ordre de grève levé

 

4 février 2021 allafricacameroun

C’est la résolution prise jeudi dernier au terme de la rencontre entre le ministre des Transports, celui du Commerce et les syndicats des transporteurs sur ces axes routiers entre les trois pays.

Il y avait un désaccord sur les tarifs pratiqués. Désaccord entre les transporteurs, les transitaires et les auxiliaires en douane. Jusqu’à jeudi, plus rien n’allait entre les transporteurs des corridors Douala-Ndjamena au Tchad et Douala-Bangui en République centrafricaine. Les syndicats des transporteurs ont appelé à une grève qui devait prendre effet à partir de mercredi 3 février. Une concertation a été ainsi organisée jeudi dernier au ministère des Transports en présence du ministre Ernest Massena Ngalle Bibehe, du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, et des responsables des différents syndicats.

Désormais, tout le monde devra s’arrimer aux montants arrêtés : 3,3 millions de F pour le corridor Douala-Bangui et 3,350 millions pour le corridor Douala-Ndjamena. Les leaders de syndicats et d’organisations de transports pour les trois pays ont validé cette résolution. Le mot d’ordre de grève est donc levé. A tous, Luc Magloire Mbarga Atangana a rappelé qu’il existe désormais la Zone de libre-échange continentale pour les Africains. Il a recommandé de réactiver le comité de gestion des corridors créé depuis 2006. « Nous sommes arrivés à un accord qui confirmait le consensus déjà obtenu le 10 janvier 2020. Ces questions auraient dû être abordées au sein de ce comité », a souligné le Mincommerce.

« Que chaque partie respecte ses engagements pour que la sérénité soit retrouvée sur les deux corridors », a déclaré Ibrahim Yaya, président national du Groupement des transporteurs terrestre du Cameroun. Pour El Hadj Oumarou, coordonnateur général du Bureau de gestion de fret terrestre, le calme est revenu et la circulation des marchandises sur ces corridors devrait reprendre. S’agissant du phénomène de double immatriculation, décrié par certains transporteurs, le ministre des Transports a indiqué qu’il s’agissait davantage d’un acte de mauvaise foi et qu’il veillerait au retour à des actes citoyens.

 

 

RCA : plus de 100 camions humanitaires bloqués à cause de l’insécurité sur la route venant du Cameroun (MINUSCA)

 

https://news.un.org/ 4 février 2021

Les attaques de groupes armés en République centrafricaine (RCA) sur la route principale reliant le pays au Cameroun empêchent l’acheminement de l’aide humanitaire et des produits commerciaux, déplore la Mission des Nations Unies (MINUSCA).

« Les tensions demeurent assez élevées dans plusieurs parties du pays », a reconnu, jeudi, Denise Brown, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU en RCA, lors d’une conférence de presse.

« Mais il y a une baisse importante du nombre d’attaques par rapport à la mi-décembre », a-t-elle nuancé.

Mme Brown a rappelé que la dernière attaque majeure de groupes armés en RCA était celle perpétrée le 13 janvier dernier sur la capitale Bangui. Une offensive « stoppée avec succès » par les Casques bleus de la MINUSCA et les forces armées et de sécurité centrafricaines.

Dans le sud du pays, la ville de Bangassou est sous le contrôle des forces armées centrafricaines et des Casques bleus, a confirmé la Représentante spéciale adjointe, précisant que les travailleurs humanitaires poursuivent leurs activités d’aide aux personnes déplacées par le conflit.

Sécuriser la route

Le défi actuel pour la MINUSCA est la sécurisation de la MSR1, la route principale par laquelle arrivent tous les biens importés et l’aide humanitaire acheminés par voie terrestre depuis le Cameroun. Le 18 janvier, un convoi a été attaqué sur cette route dans ce qui était la première attaque depuis le début du mois de décembre.

« Toute la nourriture du Programme alimentaire mondial (PAM), tous les médicaments de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), toutes les fournitures de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et des ONG ont été complètement bloqués », a déploré Mme Brown, précisant que 100 camions transportant de l’aide humanitaire sont immobilisés.

« Le blocage de cette route a vraiment un impact important sur la situation humanitaire », a souligné la responsable onusienne, qui est également Coordinatrice humanitaire en RCA, alors qu’environ 1,9 million de personnes ont déjà du mal à se nourrir au jour le jour.

Mercredi 3 février, un premier convoi est parvenu à acheminer de l’aide humanitaire « en traversant les parties les plus difficiles de la route ». « Nous sommes confiants que cela va continuer, étant donné que cela apporte de l’aide vraiment nécessaire pour la population qui a été affectée par le blocage de cette route », a dit Mme Brown.

Plus de 180 ONG et agences des Nations Unies opèrent en RCA avec plus 12.000 travailleurs humanitaires locaux et internationaux.

Au mois de janvier, 66 incidents visant des humanitaires ont été recensés dans le pays. « Un chiffre plus élevé que tout autre mois des années précédentes », a relevé la Représentante spéciale adjointe. « La majorité de cette criminalité étant créée par les groupes armés », a-t-elle précisé.

Plus 200.000 Centrafricains sont déplacés dont plus de 100.000 réfugiés dans les pays voisins. « Plus ces déplacements dureront, plus nous aurons de problèmes persistants de malnutrition », a prévenu la Représentante spéciale adjointe.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 13:44
Dominic Ongwen déclaré coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité

 

Dominic Ongwen déclaré coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis en Ouganda

Le verdict peut faire l'objet d'un appel par l'une ou l'autre des parties à la procédure dans les 30 jours suivant la notification du jugement

LA HAYE, Pays-Bas, 4 février 2021/ -- Aujourd'hui, le 4 février 2021, la Chambre de première instance IX de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») (www.icc-CPI.int) a déclaré Dominic Ongwen coupable d'un total de 61 crimes contre l'humanité et crimes de guerre, commis dans le nord de l'Ouganda entre le 1er juillet 2002 et le 31 décembre 2005. Le verdict peut faire l'objet d'un appel par l'une ou l'autre des parties à la procédure dans les 30 jours suivant la notification du jugement.

La Chambre de première instance IX de la CPI, composée du juge Bertram Schmitt, juge président, du juge Péter Kovács et du juge Raul Cano Pangalangan, a analysé les éléments de preuve présentés et discutés devant elle au cours du procès et a conclu, au-delà de tout doute raisonnable, que M. Ongwen était coupable des crimes suivants :

  1. D’attaques lancées contre la population civile en tant que telle, de meurtre, de tentative de meurtre, de torture, d’esclavage, d’atteinte à la dignité de la personne, de pillage, de destruction de biens et de persécution, commis dans le contexte de quatre attaques spécifiques contre les camps de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (« camps de déplacés ») de Pajule (le 10 octobre 2003), Odek (le 29 avril 2004), Lukodi (le 19 mai 2004 ou vers cette date) et Abok (le 8 juin 2004) ;
  2. De crimes sexuels et à caractère sexiste, à savoir, le mariage forcé, la torture, le viol, l’esclavage sexuel, la réduction en esclavage, la grossesse forcée et l’atteinte à la dignité de la personne qu’il a commis contre sept femmes (dont les noms et les histoires individuelles sont précisés dans le jugement) qui ont été enlevées et placées dans son foyer ;
  3. D’un certain nombre d'autres crimes sexuels et à caractère sexiste qu'il a commis contre des filles et des femmes au sein de la brigade Sinia, à savoir le mariage forcé, la torture, le viol, l'esclavage sexuel et la réduction en esclavage ; et
  4. Du crime de conscription et d’utilisation d’enfants de moins de 15 ans dans la brigade Sinia pour les faire participer activement aux hostilités.

La Chambre a conclu que ces crimes avaient été commis dans le contexte de la rébellion armée de l’Armée de résistance du Seigneur (ARS) contre le gouvernement ougandais. L’ARS, y compris Dominic Ongwen, percevaient les civils vivant dans le nord de l'Ouganda comme associés au gouvernement ougandais, et donc comme l'ennemi. Cela concernait en particulier ceux qui vivaient dans des camps de déplacés établis par le gouvernement.

La Chambre a conclu que Dominic Ongwen était pleinement responsable de tous ces crimes. La Chambre n’a pas trouvé d’éléments de preuve à l’appui de l’allégation selon laquelle il souffrait d’une maladie ou d’un trouble mental au cours de la période visée dans les charges ou qu’il aurait commis ces crimes sous la contrainte ou sous des menaces.

Suite à ce verdict, la Chambre imposera à Dominic Ongwen une peine pour les crimes dont il a été reconnu coupable. À cette fin, elle recevra les observations sur la peine appropriée du Procureur, de la Défense de Dominic Ongwen et des représentants légaux des victimes participantes. Une décision à cet égard, notamment concernant le calendrier de la procédure menant au prononcé de la peine, a également été rendue par la Chambre aujourd'hui. Le traité fondateur de la CPI, le Statut de Rome, ne prévoit pas de peine de mort ; la peine peut aller jusqu'à 30 ans d'emprisonnement (et dans des circonstances exceptionnelles une peine d'emprisonnement à perpétuité) et / ou une amende. Par ailleurs, une phase dédiée aux réparations pour les victimes sera ouverte.

Contexte : Le procès dans cette affaire s'est ouvert (https://bit.ly/3auhpv0) le 6 décembre 2016. L'Accusation et la Défense ont terminé la présentation de leurs éléments de preuve. Les Représentants légaux des victimes ont également appelé des témoins à comparaître devant la Chambre. Le 12 décembre 2019, le juge président a déclaré la clôture de la présentation des preuves dans l'affaire. Les mémoires de clôture dans cette affaire ont été déposés le 24 février 2020. Les conclusions orales ont eu lieu (https://bit.ly/3ay7DrV) du 10 au 12 mars 2020.

Au cours de 234 audiences, le Procureur de la CPI, Fatou Bensouda, a présenté 109 témoins et experts, l'équipe de la Défense dirigée par Maître Krispus Ayena Odongo a présenté 63 témoins et experts, et 7 témoins et experts ont été appelés par les Représentants légaux des victimes participant à la procédure. Les juges ont assuré le respect des droits garantis par le Statut de Rome à chacune des parties, y compris le droit d'interroger des témoins.

Au total, 4 095 victimes, représentées par leurs avocats, Maîtres Joseph Akwenyu Manoba et Francisco Cox, ainsi que Maître Paolina Massidda, respectivement, ont été autorisées à participer à la procédure. Elles ont exprimé leurs vues sur des questions dont est saisie la Chambre et elles ont reçu l'autorisation d'interroger des témoins sur des points spécifiques.

La Chambre de première instance a rendu 70 décisions orales et 506 décisions écrites pendant la phase du procès. Le dossier complet de l'affaire, qui contient les écritures des parties et des participants ainsi que les décisions de la Chambre, comprend actuellement plus de 1 760
documents.

 

 

En Ouganda, les habitants de Lukodi soulagés par la culpabilité reconnue d'Ongwen

https://www.rfi.fr/ 05/02/2021 - 04:59 Avec notre envoyée spéciale à Lukodi, Lucie Mouillaud

Dominic Ongwen a été déclaré coupable, jeudi 4 février, de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. L’ancien commandant de la LRA, le groupe rebelle à l’origine d’une guerre civile qui a ravagé le nord de l’Ouganda pendant vingt ans, est reconnu responsable de meurtres, esclavage sexuel, pillage, torture, enlèvement d'enfants, entre autres. À Lukodi, village ravagé par une attaque orchestrée par Dominic Ongwen en 2004, les habitants sont soulagés par le verdict.

L'ancien chef de guerre ougandais Dominic Ongwen, a donc été jugé coupable par la Cour pénale internationale de La Haye à l'issue d'un procès qui a duré cinq ans, celui qui était l'un des principaux commandants de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) a été reconnu hier responsable pénalement de nombreuses exactions commises dans le nord de l'Ouganda entre 2002 et 2005.

Ses avocats avaient essayé de dépeindre cet ancien enfant soldat comme victime lui-même de la LRA. Mais la Cour n'a pas suivi ce raisonnement et l'a déclaré coupable de 61 des 70 chefs d'accusation de crimes de guerre et crimes contre l'humanité portés contre lui.

Tous rassemblés autour d’un poste de radio sur la place principale du village, les habitants de Lukodi applaudissent le jugement de la Cour pénale internationale. Pour Evelyn, qui a perdu cinq membres de sa famille la nuit de l’attaque de la LRA, ce verdict va l’aider à tourner la page.  

« La CPI nous a écoutés, je me sens vraiment soulagé par le jugement. Dominic Ongwen devait payer tous les crimes qu’il a commis. »

Un à un, des membres de la communauté se lèvent pour s’exprimer sur le jugement. Tous attendent maintenant que la CPI annonce la peine de prison de l’ancien commandant de la LRA. Pour Okullo, Dominic Ongwen doit rester enfermé le plus longtemps possible.

« Nous voulons qu’Ongwen reste en prison toute sa vie. Il ne doit pas revenir en Ouganda ; nous voulons qu’il aille en prison et qu’il y reste, parce qu’il a causé beaucoup de destruction. »

Une autre question reste en suspens pour Ojera Santo : celle de la compensation des victimes. « Nous avons souffert pendant si longtemps, nous devons maintenant recevoir les réparations qui nous sont dues pour pouvoir vivre décemment. »

Au total, une cinquantaine de personnes du village sont décédées la nuit de l’attaque de la LRA, le 19 mai 2004.

Tolit Charles Atiya, Avocat, spécialiste de droit pénal international, et chercheur au Nile institute, ancien responsable d'ONG des peuples Acholi, du nord de l'Ouganda, a suivi ce procès avec attention.

Il se dit « d'un côté satisfait, parce que son implication dans les évènements était décisive. Donc en premier lieu on se dit qu'un verdict comme celui-là permet à certains de faire leur deuil et à ceux qui sont passés par ce long processus de la CPI de ressentir un soulagement. Mais l'accueil doit aussi être plus mesuré parce que beaucoup en Ouganda s'identifient à Dominic Ongwen. Beaucoup d'anciens combattants sont revenus à la vie civile, n'ont jamais demandé l'amnistie, donc ils vont se demander s'ils peuvent craindre des poursuites ou si cette histoire est terminée. Et puis au-delà de ce procès, il y a la question de la justice, des responsabilités, des réparations, et pour cela, pas grand-chose n'a été fait. »

► Lire aussi : LRA en Ouganda: le dramatique destin des enfants nés de la rébellion

est la Responsable adjointe du département Justice internationale à la FIDH, organisation qui a suivi ce procès avec attention. Elle salue en particulier la grande prise en compte par la Cour des violences liées au genre, comme les mariages forcés et les grosses non désirés.

 

NDLR : A rappeler que ce monsieur a été arrêté sur le territoire centrafricain en 2013 où il a aussi commis beaucoup d'exactions avant d'être livré aux soldats américains qui ont traqué sans succès le tristement célèbre Joseph Kony. 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 23:51
France-Russie : les dessous d’une mini-guerre froide en Centrafrique
France-Russie : les dessous d’une mini-guerre froide en Centrafrique
France-Russie : les dessous d’une mini-guerre froide en Centrafrique

LU POUR VOUS
 

France-Russie : les dessous d’une mini-guerre froide en Centrafrique

 

  02 février 2021 à 15h07 | Par Jeune Afrique

La guerre d’influence entre Paris et Moscou ne cesse de prendre de l’ampleur à Bangui. Dernier épisode en date : l’infiltration supposée d’un sous-traitant de la défense française par le renseignement russe. Voici les détails de cette affaire.

L’information est passée inaperçue en dehors des milieux très fermés des sous-traitants techniques du ministère français de la Défense et de l’Otan. Fin novembre, la société Global Technologies, un des fleurons français de l’installation de réseaux télécoms dans les zones à risque, s’est vu retirer ses habilitations par les autorités françaises.

Cette société, dirigée par Jean-Paul Steinitz et sous-traitante du groupe français Thalès, fournissait notamment les réseaux de communication cryptée aux troupes françaises et à celles de l’Otan en Afghanistan, en Irak ou encore au Sahel. Mais son contrat, qui était en renégociation avec Thalès en octobre, n’a pas été renouvelé.

Selon nos informations, la raison de la non-prolongation des habilitations de Global Technologies est à chercher du côté de Bangui. Jean-Paul Steinitz y a en effet développé un réseau d’affaires et a récemment signé avec la Centrafrique un contrat portant sur le développement du réseau de télécommunications locales

Un mystérieux beau-père russe

Surtout, l’homme d’affaires de 72 ans a mis en contact la présidence centrafricaine avec un cadre d’Alrosa, une grande société diamantaire russe. Un gemmologue qui n’est autre que son actuel (et récent) beau-père. Et c’est cette proximité familiale avec un ingénieur russe qui a alerté les milieux du renseignement français.

Toujours selon nos informations, Paris n’a pas apprécié de voir l’un de ses sous-traitants faire le jeu du géant diamantaire russe. Alrosa a d’ailleurs signé un contrat avec Bangui au mois de décembre, à l’occasion d’une mission centrafricaine à Moscou de Jean-Claude Rameaux Bireau, ministre conseiller chargé de l’Économie à la présidence, et Pascal Bida Koyagbélé, ministre délégué chargé des Grands Travaux et des Investissements stratégiques.

Soupçonnant en outre Moscou d’être parvenu à placer un agent du renseignement au sein d’une société en contrat avec son armée, la Défense française et Thalès ont alors choisi de mettre fin à toute collaboration avec cette dernière, malgré les protestations de bonne foi de Steinitz. Ce dernier, contacté par Jeune Afrique, n’a pas souhaité réagir.

De son côté, Thalès n’a pas pour autant perdu le marché des communications cryptées françaises et de l’Otan. Global Technologies a été remplacée par d’autres sous-traitants et le groupe vient de signer un contrat avec l’organisation transatlantique pour construire son « cloud militaire ».

France-Russie : les dessous d’une mini-guerre froide en Centrafrique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 23:12
RCA : Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général de l'ONU

 

Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général - sur la République centrafricaine 

 

Le Secrétaire général continue à suivre de près la situation en République centrafricaine. Il prend note des résultats définitifs du premier tour des élections législatives proclamées le 1er février 2021 par la cour constitutionnelle. 

Le Secrétaire général reste très préoccupé par les récents affrontements armés et les menaces contre les populations civiles en République centrafricaine. Il regrette profondément les pertes en vies humaines, la détérioration de la situation humanitaire, le déplacement forcé de plus de 200,000 personnes et l’augmentation de la souffrance de la population. Il condamne fermement la violence, réitère son appel à un cessez-le-feu mondial dans le contexte de la pandémie de COVID-19 et exhorte toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités. Il réaffirme que les auteurs de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ainsi que de crimes graves, y compris le meurtre de civils et de Casques bleus des Nations Unies, doivent répondre de leurs actes. 

Le Secrétaire général exhorte les autorités centrafricaines à entamer un véritable dialogue politique inclusif avec l’opposition politique et les groupes armés qui ont renoncé à la violence dans le but de désamorcer les tensions et revitaliser le processus de paix. 

Le Secrétaire général réitère que la MINUSCA maintiendra une posture robuste dans la mise en œuvre de son mandat, y compris la protection des civils. Il tient à rassurer le peuple centrafricain du soutien indéfectible des Nations Unies dans ses efforts pour consolider la paix et la démocratie, en étroite coopération avec d’autres partenaires. 

Stéphane Dujarric, Porte-parole du Secrétaire général 

New York, le 3 février 2021

 

 

Centrafrique: le chef de l'ONU exhorte à ouvrir un "dialogue inclusif" avec l'opposition

Publié le 03-02-21 à 22h47 à NATIONS UNIES

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté mercredi les autorités centrafricaines "à entamer un véritable dialogue politique inclusif avec l'opposition politique et les groupes armés" ayant renoncé à la violence, au lendemain du retrait de la coalition d'opposition des élections législatives.

Il s'agit "de désamorcer les tensions et revitaliser le processus de paix", insiste le chef de l'ONU dans un communiqué, en se disant toujours "très préoccupé par les récents affrontements armés et les menaces contre les populations civiles en République centrafricaine".

La coalition de l'opposition en Centrafrique a annoncé mardi se retirer entièrement des élections législatives, dénonçant un "simulacre" après le rejet de la plupart de ses requêtes en annulation du scrutin du premier tour.

A propos des violences dans le pays, Antonio Guterres assure que la mission de Casques bleus déployés dans le pays "maintiendra une posture robuste dans la mise en oeuvre de son mandat, y compris la protection des civils".

Selon des sources diplomatiques, si une demande récente de la mission de l'ONU d'une prolongation d'un renfort de Casques bleus rwandais exceptionnel devrait être accordée d'ici fin février par le Conseil de sécurité, il pourrait cependant en être autrement pour la requête d'ajouter 3.000 Casques bleus à un contingent déjà très important (environ 12.000 militaires et policiers). (Belga)

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 21:02
RCA : l'opposition se retire du second tour des législatives

 

RCA : dénonçant un processus électoral « calamiteux », l'opposition se retire du second tour des législatives

 

(Agence Ecofin) 03 février 2021 13:05 - En plus des attaques des groupes rebelles pour empêcher le déroulement du processus électoral en Centrafrique, le refus par l’opposition de participer au second tour des législatives va contribuer à fragiliser encore les institutions du pays dans un environnement sécuritaire déjà difficile.

La coalition d’opposition COD 2020, qui regroupe les plus importants partis et mouvements de l'opposition au président Faustin-Archange Touadéra, a annoncé mardi 2 février son retrait de la suite du processus électoral en République centrafricaine (RCA).

« En dépit de nombreuses irrégularités, des fraudes massives, des violences et voies de fait excipées par 346 requérants, la Cour Constitutionnelle en proclamant les résultats définitifs du premier tour de ces élections législatives a confirmé que celles-ci ont été un simulacre sans précédent dans l’histoire politique de la RCA », peut-on lire dans leur déclaration.

Rejetant les résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle, les leaders de l’opposition réunis au sein de cette coalition ont affirmé qu’ils se retirent « entièrement du calamiteux processus électoral en cours en ne présentant plus de candidats ni aux partielles ni au 2e tour desdites législatives ».

La Cour constitutionnelle a annulé, lundi, pour des irrégularités les résultats du premier tour dans 13 circonscriptions sur 140, invoquant diverses raisons, à savoir : des menaces et intimidations, des dépouillements dans des circonstances troubles, ou des urnes détruites.

Seulement 22 députés ont été déclarés élus dès le premier tour. Parmi ceux-ci, 05 sont issus du MCU, le mouvement présidentiel, tandis que 03 sont du parti Patrie de Crépin Mboli Goumba, 02 pour l’URCA de l’opposant Anicet Georges Dologuélé, et un seul pour le KNK de François Bozizé, ainsi que pour le MLPC de Martin Ziguélé.

Les résultats partiels proclamés par la Cour Constitutionnelle ne permettent pas, en l’état actuel, d’établir de véritables tendances concernant le poids des forces politiques dans le futur parlement.

L’Autorité nationale des élections (ANE) va dévoiler bientôt un nouveau calendrier électoral afin d’organiser au plus tôt le second tour du scrutin législatif. Le mandat de l’actuelle assemblée expire le 2 mai.

Le premier tour des élections couplées (présidentielle et législatives) s’est tenu le 27 décembre 2020. Un scrutin qui n’avait pas pu avoir lieu en de nombreux endroits du fait de l’insécurité causée par l’offensive lancée par les groupes rebelles de la Coalition pour le changement (CPC).

Borgia Kobri

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 18:29
RCA : collecte de dons pour soutenir les forces armées (Faca)
RCA : collecte de dons pour soutenir les forces armées (Faca)
RCA : collecte de dons pour soutenir les forces armées (Faca)
RCA : collecte de dons pour soutenir les forces armées (Faca)

 

Centrafrique: une collecte de dons pour soutenir les forces armées du pays

 

https://www.rfi.fr/ 03/02/2021 - 15:33 De notre envoyée spéciale à Bangui, Florence Morice

En Centrafrique, des particuliers ont lancé un appel aux dons destinés aux forces armées du pays qui combattent actuellement aux côtés de leurs alliés contre la rébellion CPC. La collecte a déjà débuté. À l’origine, il s’agit d’une initiative privée, mais elle a reçu l’aval du ministère de la Défense qui centralise les dons et se charge de les distribuer.

Des pâtes, des sacs de manioc, des cartons de médicaments… Le colonel commissaire Kongbo montre une partie des dons collectés dans le cadre de cette opération de soutien aux FACA, les forces armées centrafricaines, composés essentiellement de vivres pour le moment. Il est chargé, au sein du ministère de la Défense, d’en assurer la distribution malgré des difficultés liées au transport : « Actuellement, on arrive à faire circuler, à acheminer les check point qui sont aux abords de Bangui, mais dans des zones inaccessibles, nous faisons appel à la Minusca qui à accepter de nous acheminer les vivres. »

À l’initiative de l’opération : des particuliers en Centrafrique ou de la diaspora, soucieux de soutenir l’effort de guerre. « Dans les provinces, la population est terrée soit dans la forêt, soit dans les petits villages, et donc nos forces armées centrafricaines qui combattent sur le terrain n’ont pas la possibilité de trouver à manger. Donc beaucoup de citoyens se sont levés pour pouvoir soutenir les forces armées centrafricaines. Le gouvernement n’a jamais demandé quoi que ce soit, c’est une activité citoyenne et spontanée », raconte à RFI Martial Pabandji, le coordonnateur de l’opération.

Au PK 12, en périphérie de Bangui, visé par l’offensive rebelle du 13 janvier dernier, l’initiative est bien accueillie : « parce que c’est nos forces armées qui viennent nous secourir, c’est à nous aussi de les aider », témoigne une habitante.

Quant à ceux qui n’auraient pas de moyens financiers, les coordonnateurs de l’appel les invitent à contribuer par des prières et lettres de soutien.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 18:17
Centrafrique : l’ONU et les « affreux » du Kremlin
Centrafrique : l’ONU et les « affreux » du Kremlin
Centrafrique : l’ONU et les « affreux » du Kremlin
Centrafrique : l’ONU et les « affreux » du Kremlin
Centrafrique : l’ONU et les « affreux » du Kremlin
Centrafrique : l’ONU et les « affreux » du Kremlin

Lu pour vous 

 

https://mondafrique.com/ By La rédaction de Mondafrique -1 février 2021

 

Face aux attaques des rebelles depuis la réélection contestée du président centrafricain le 27 décembre, les casques bleus travaillent main dans la main avec des mercenaires de la société militaire privée russe Wagner. Cette milice proche de Vladimir Poutine est pourtant soupçonnée de crime de guerre en Syrie.

Selon une enquête du journal Libération, la Mission multidimensionnelle des Nations unis pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca) collabore activement avec les mercenaires russes de Wagner. Des membres de cette milice privées soupçonnée de crime de guerre en Syrie participent à des réunions de sécurité en présence du chef de la Minusca, le Sénégalais Mankeur Ndiaye, et du commandant des casques bleus, le Burkinabé Daniel Sidiki Traoré.

Le cuisinier du Kremlin

Cette coopération s’effectue en dehors de tout cadre légal : elle bafoue la convention de l’ONU contre l’utilisation de mercenaires et ne s’appuie sur aucun mandat du Conseil de sécurité.

Pour la Minusca, les Russes sont des « instructeurs » présents en Centrafrique depuis fin 2017 avec l’autorisation du Conseil de sécurité. Or preuve est faite que ces instructeurs ne sont autres que des « affreux » liés à Evgeny Prigogine, un proche de Vladimir Poutine surnommé « le cuisinier du Kremlin ».

La neutralité de la Minusca en cause

En combattant aux côtés de ces paramilitaires qui ont pris fait et cause pour le président Faustin Archange Touadéra, les soldats de la paix sortent du cadre de neutralité imposé par leur mission. Déjà éprouvés par de nombreux scandales – de leur incapacité à sécuriser le pays en passant par des accusations de viols -, les casques bleus prennent le risque de se retrouver au cœur d’une nouvelle polémique, alors que des soupçons d’exactions pèsent déjà sur ces mercenaires de différentes nationalités (Tchétchènes, Serbes, etc.).

Depuis le 27 décembre et la réélection contestée de Faustin Archange Touadéra, le pays sombre dans une crise post-électorale. Les attaques de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), composée de plusieurs groupes rebelles, ont fait des dizaines de morts et près de 200000 déplacés. Le 13 janvier, ces attaques ont gagné la capitale, Bangui, repoussées par les mercenaires russes, les Forces armées centrafricaines et la Minusca.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 17:45
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION  

 

LA MINUSCA DENONCE LA CAMPAGNE DE MANIPULATION SUR LA MISE EN ŒUVRE DE SON MANDAT  

 

Bangui, le 03 février 2021 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) dénonce une campagne de manipulation dont elle fait actuellement l’objet dans certains médias et d’autres secteurs centrafricains et étrangers. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission mercredi à Bangui, le porte-parole Vladimir Monteiro, rejetant en bloc les accusations de partialité et manquement au mandat, a souligné que « cette campagne inacceptable vise à désinformer l’opinion publique sur l’engagement de la MINUSCA pour la paix et la stabilité en République centrafricaine, conformément à son mandat ».   

« Le Représentant spécial du Secrétaire général, le leadership de la MINUSCA et l’ensemble du personnel civil et militaire restent plus que jamais concentrés dans l’exécution du mandat de la Mission, en appuyant les autorités centrafricaines face aux nombreux défis, notamment d’appui au processus de paix, de relance du dialogue politique par les bons offices du le Représentant spécial, de protection des populations civiles et de restauration de l’autorité de l’Etat », a indiqué Monteiro.    

Selon le porte-parole, depuis quelques jours, la MINUSCA fait face à des déclarations publiques, rapports, articles de presse et publications sur les réseaux sociaux l’accusant d’être responsable du maintien de l’embargo sur les armes et de mener des opérations avec des forces bilatérales, en violation des principes des Nations unies. En ce qui concerne l’embargo, « la MINUSCA rappelle que cette question est du ressort exclusif du Conseil de sécurité des Nations unies, seul organe à même de prendre des décisions y afférant », a renchéri Monteiro.  

« Sur la question des forces bilatérales russes et rwandaises, la MINUSCA rappelle qu’elles sont en République centrafricaine dans le cadre d’accords avec le gouvernement souverain de ce pays et que la Mission se doit de respecter cette souveraineté, conformément aux différentes résolutions du Conseil de sécurité », a précisé Monteiro, ajoutant que la MINUSCA n’a pas mené des opérations conjointes avec les forces bilatérales et n’a aucune coordination structurelle directe ou indirecte avec une quelconque force internationale opérant dans un cadre bilatéral en République centrafricaine, hormis la France, conformément à la Résolution 2552 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui prévoit l’appui des forces armées françaises aux éléments de la MINUSCA (paragraphe 52).  

Le porte-parole a par ailleurs précisé que compte tenu de la présence sur le terrain de ces nouveaux acteurs, il a été créé un mécanisme présidé par le Premier ministre réunissant la partie gouvernementale avec les représentants de toutes les forces sous son autorité et la MINUSCA. « Ce mécanisme est exclusivement destiné à partager la cartographie sur la présence des différentes forces sur le terrain pour éviter qu’elles ne se neutralisent ou ne se tirent dessus. Ce mécanisme déchange dinformations est essentiel dans le cadre de lacheminement de laide humanitaire aux populations vulnérables », a-t-il précisé. Par ailleurs, ce mécanisme déchange dinformations permet de disposer dun système de notification des mouvements des acteurs humanitaires pour une prise en compte par toutes les forces présentes sur le terrain qui sont tous tenues de protéger l’espace humanitaire pour un acheminement sans entrave de l’aide aux populations vulnérables, a ajouté le porte-parole.  

En ce qui concerne le processus électoral, dont les résultats définitifs du premier tour des législatives du 27 décembre ont été proclamés lundi par la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine, la MINUSCA a annoncé la poursuite de son soutien à la tenue du second tour et des élections partielles qui se tiendront dans 118 circonscriptions restantes. « Conformément à son mandat qui prévoit les bons offices et les soutiens opérationnel, logistique, technique et sécuritaire, la MINUSCA va poursuivre son appui aux autorités centrafricaines dans la préparation et l’organisation de ce scrutin », a rassuré le porte-parole, rappelant que « la MINUSCA appelle tous les acteurs impliqués dans le processus électoral à contribuer à la tenue d’élections apaisées ».   

Sur la situation des droits de l’homme dans le pays, la Division des Droits de l’homme de la MINUSCA a publié son rapport mensuel relatif à décembre 2020. Selon ce rapport, 104 incidents affectant 196 civils ont été documentés. « Il s’agit d’une hausse importante du nombre d’incidents et du nombre de victimes par rapport au mois de novembre 2020, 30 incidents pour 58 victimes, liés à la tenue des élections présidentielle et législatives le 27 décembre », a souligné le porte-parole, ajoutant que « les groupes armés sont auteurs de 94 incidents ».   

De son côté, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall, a noté que la situation sécuritaire, la semaine écoulée, a été globalement calme, avec une reprise progressive des activités quotidiennes par les populations. Selon l’officier, après l’échec de tentatives de prise de contrôle de certaines localités, les groupes armés s’adonnent à des activités qui entravent la liberté de circulation des populations et des biens : « Pour faire face à ces menaces, la MINUSCA a mis en œuvre des moyens conséquents, et la Force a fourni des escortes de sécurité et mis en place, en liaison avec les FACA, un plan de sécurisation du corridor Bangui-Béloko ».  

Il a également salué la solidarité intermissions des Nations Unies, avec l’arrivée à Bangui, fin décembre, du renfort des casques bleus de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS) : « Cette contribution a permis d’avoir plus de ressources pour faire face aux défis sécuritaires dans la capitale. La MINUSCA et les forces de défense et de sécurité centrafricaines renforcent leurs actions sur le terrain pour assurer la quiétude et un environnement sécuritaire propice à la reprise de toutes les activités par les populations ».   

Faisant le point sur les activités de la Police de la MINUSCA, la porte-parole Capitaine Mazalo Agba a souligné que les policiers onusiens se sont focalisés sur des opérations de sécurisation des populations à travers des patrouilles conjointes des unités de police constituées, celles de mentorat au profit des Forces de sécurité intérieure centrafricaine dans les unités à Bangui et en régions. « Dans le cadre des élections, le leadership de la composante police poursuit les rencontres notamment pour une sécurisation renforcée du second tour des législatives », a-t-elle ajouté, expliquant que l’envoi de policiers des Nations Unies à l’intérieur du pays a été abordé.  

La Capitaine Mazalo Agba a également souligné que la composante Police continue d’appuyer les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) dans l’interpellation des personnes en conflit avec la loi et dans l’élaboration des procédures d’enquêtes afin que les intéressés soient traduits devant les juridictions compétentes. « Au total, 16 personnes ont été interpellées pour diverses infractions à Bangui et en provinces au cours de la semaine écoulée et cela grâce à l’intensification des patrouilles diurnes et nocturnes conduites conjointement par les FSI, UNPOL et l’Etat major intégré », a-t-elle précisé.  

 

 

Combats en Centrafrique: l’ONU collabore-t-elle militairement avec la Russie?

https://beninwebtv.com/ Par Modeste Dossou - le 3 février 2021 à 17H:22

L’ONU a indiqué, mercredi, qu’elle ne collabore pas avec les soldats russes en république centrafricaine. Une déclaration qui vient apporter un démenti à des rumeurs liées à une éventuelle collaboration entre les deux parties.

Selon une déclaration de la mission de maintien de la paix de l’ONU, en République centrafricaine (RCA), les informations selon lesquelles elle collabore et travaille avec les forces russes dans ce pays, sont fausses. La Centrafrique est ravagée par la guerre depuis plusieurs années et l’ONU a envoyé une force de maintien de la paix dans le pays (Minusca). Lors des dernières élections, les groupes armés ont repris les armes, ce qui a poussé les Russes à envoyer des « conseillers militaire » pour aider l’armée centrafricaine à repousser les attaques.

A lire aussi: Centrafrique: les dirigeants de la région des grands lacs appellent les rebelles à déposer les armes

Les forces russes et celles des Nations Unies ont protégé le président Touadéra lors de la présidentielle et ce sont également les éléments de la Minusca qui ont repoussé les attaques rebelles contre plusieurs villes du pays. Ces événements ont suscité plusieurs rumeurs, dont une déclaration des rebelles, selon lesquelles l’ONU et la Russie travaillent ensemble sur le terrain pour contrer les groupes armés. S’adressant à l’Agence Anadolu, Aboubacar Siddick Ali, porte-parole d’une alliance de groupes armés en RCA, a accusé la mission de maintien de la paix de l’ONU de se battre aux côtés de «mercenaires russes».

Des allégations immédiatement réfutées par l’ONU

Vladimir Monteiro, le porte-parole de la mission de l’ONU, a déclaré à l’agence Anadolu que «nous ne travaillons pas avec les forces qui sont arrivées en République centrafricaine par le biais d’accords bilatéraux, à savoir les Russes et les Rwandais. Ces forces se trouvent sur le terrain et nous sommes également sur le terrain. Donc, pour éviter certains problèmes […] on ne se tire pas dessus quand on est sur le terrain, il y a un mécanisme d’échange d’informations qui a été créé ». «Mais ce n’est qu’un mécanisme d’échange d’informations. Ce n’est pas une opération conjointe», a-t-il ajouté.

A lire aussi: Législatives en Centrafrique: la coalition de l’opposition se retire «du calamiteux processus»

Monteiro a déclaré que la mission de l’ONU opérait de manière indépendante et qu’elle ne soutenait que les forces armées de la RCA. «Donc, dire que nous collaborons, travaillons ensemble ou menons des opérations conjointes avec les forces russes n’est pas vrai», a-t-il dit, ajoutant que sa stratégie est de soutenir le processus politique et de paix. Le motif de la présence des forces russes, arrivées dans le pays l’année dernière à la suite d’un accord bilatéral entre la RCA et la Russie, est remis en question après l’octroi de permis aux entreprises russes pour l’exploration de diamant et d’or.

 

NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 15:29
RCA législatives : la coalition de l'opposition se retire du processus électoral

 

Législatives en Centrafrique : la coalition de l'opposition se retire du processus électoral

https://www.rfi.fr/ 03/02/2021 - 01:29

La coalition de l'opposition en Centrafrique a annoncé mardi 2 février se retirer entièrement des élections législatives, dénonçant un « simulacre » après le rejet de la plupart de ses requêtes en annulation du scrutin du premier tour.

« En dépit de nombreuses irrégularités, des fraudes massives, des violences (...) la Cour constitutionnelle en proclamant les résultats définitifs du premier tour des législatives a confirmé que celles-ci ont été un simulacre », ont dénoncé dans un communiqué les leaders de la Coalition de l'opposition démocratique (COD-2020), déclarant « se retirer entièrement du calamiteux processus ».

Dans son communiqué, la COD-2020 « note avec étonnement qu'aucun leader de l'opposition n'a été élu au 1er tour et qu'un seul a été retenu au second tour » et « réitère ses revendications initiales, à savoir l'annulation et la reprise des élections groupées ».

Le processus est complètement vicié et nous ne pouvons pas, par notre participation, cautionner une caricature électorale. C’est la raison pour laquelle nous avons pensé nous retirer de ce processus électoral.

63 - CENTRAFRIQUE _Son Nicolas Tiangaye, COD 20-20 se retire du processus électoral -

Florence Morice

La Cour constitutionnelle a annulé lundi pour des irrégularités les résultats du premier tour dans 13 circonscriptions sur 140. L'incertitude demeure pour 58 autres où le scrutin n'a pu avoir lieu en raison de l'insécurité. Le 27 décembre, jour des élections présidentielle et législatives, deux électeurs inscrits sur trois n'avaient pas eu la possibilité d'aller voter.

Le président sortant Faustin Archange Touadéra a été proclamé réélu avec 53,16% des voix mais l'opposition conteste vivement ce résultat, arguant notamment du très faible taux de participation, 35,25%. La juridiction suprême a par ailleurs validé lundi l'élection au premier tour de 22 députés sur 140, dont cinq du parti présidentiel.

Plus d'un mois après le vote, ce sont donc 118 sièges qui restent à pourvoir, soit lors d'un second tour dont la date n'a pas encore été fixée, soit au terme d'un nouveau scrutin à deux tours.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com