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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 17:32
En Centrafrique, "le conflit prend de plus en plus une tournure communautaire"
En Centrafrique, "le conflit prend de plus en plus une tournure communautaire"
En Centrafrique, "le conflit prend de plus en plus une tournure communautaire"

 

 

 

 

http://www.france24.com  28/06/2017

 

Mumuza Muhindo Musubaho, coordinateur de projets de Médecins sans frontières (MSF), rentre d’une mission de 18 mois à Bria, dans l’est de la Centrafrique, épicentre d’une nouvelle flambée de violences. Entretien.

 

Depuis le mois de novembre, le sud-est de la Centrafrique connaît une nouvelle flambée de violences dont l’intensité prend de l’ampleur et s’étend. Les combats opposent d'une part différentes factions issues de l’ex-coalition séléka, une rébellion politico-militaire à majorité musulmane, et d'autre part des groupes autodéfense anti-balaka, essentiellement chrétiens et animistes.

 

Dans la ville de Bria, épicentre de ces violences, des milliers de civils, pris entre les feux, ont été contraints de quitter leurs domiciles et de rejoindre des camps de déplacés où les conditions de vie sont extrêmement difficiles.

 

Un accord de paix entre les groupes armés prévoyant un cessez-le-feu immédiat a été signé à Rome le 19 juin, aussitôt brisé à Bria par des affrontements qui ont fait des dizaines de morts.

 

France 24 : Vous rentrez d’une très longue mission à Bria. Quelle est la situation dans cette ville du sud-est de la Centrafrique, épicentre des violences ?

 

Mumuza Muhindo Musubaho : La situation est de plus en plus grave. Plusieurs quartiers sont toujours contrôlés par les groupes armés. Les civils sont pris pour cibles. Environ 80 % des blessés que nous recevons à l’hôpital de Bria sont des civils. Ils ont été privés de tous leurs biens, soit parce qu’ils ont été volés, soit parce qu’ils ont été brûlés. Entre 40 et 50 % des maisons ont été incendiées. Dans ce contexte, la quasi-totalité des habitants a rejoint différents sites de déplacés, plus ou moins sécurisés. Les Peuls sont regroupés dans le quartier de Gobolo, une partie de la population est confinée dans le quartier musulman de Bornou, environ 6 000 personnes se trouvent dans l’hôpital soutenu par MSF et la population chrétienne, qui représente 70 % de la ville, est sur un site à côté de la base des forces internationales de la Minusca. Ce site, le PK3, a été créé en novembre 2016, pour accueillir 3 000 personnes : ils sont aujourd’hui 20 000. Les conditions de vie de ces déplacés sont déplorables.

 

Quels sont les besoins les plus urgents ?

 

Nous sommes en période de saison des pluies, mais ils ne disposent pas de couvertures. Par ailleurs, ils n’ont pas de moustiquaires pour se protéger du paludisme qui connaît un pic. Il y a également des besoins en eau et en latrines. Le risque d’épidémie, notamment de choléra, est réel si la situation sécuritaire ne permet pas le retour chez eux de ces déplacés. Malheureusement, on constate une incapacité des forces internationales de la Minusca - Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique, NDLR - à mettre un terme aux combats et à s’interposer pour sécuriser la population. Il est même impossible d’évaluer le nombre de morts, la Croix-Rouge n’ayant pas accès à certains quartiers.

 

Qui est à l’origine de cette nouvelle flambée de violences ?

 

Le 21 novembre 2016, des combats ont éclaté à Bria. Les miliciens ex-séléka ont voulu reconstituer une coalition, mais un des groupes, l’UPC, l’Union pour la paix en Centrafrique (branche peule de l’ex-séléka), dirigé par Ali Darass, s’est opposé à cette perspective. Conséquence : les autres groupes armés de l’ex-Séléka ont attaqué leurs positions. Jusqu’en mai, on a ensuite constaté une relative accalmie à Bria, jusqu’à ce que des violences éclatent dans la ville voisine de Bangassou où les anti-balaka ont attaqué la population musulmane.

 

À partir de là, les musulmans de Bria, surtout "arabes", ont eu peur et ont commencé les attaques sur les miliciens anti-balaka, ce qui a relancé les hostilités dans la ville. Ce conflit prend de plus en plus une tournure communautaire. Par ailleurs, ces groupes armés ont des intérêts personnels, ils cherchent à se renforcer pour imposer leurs conditions à l’actuel gouvernement démocratiquement élu, notamment pour le contrôle des territoires.

 

Craignez-vous que ces violences s’étendent sur l’ensemble du territoire ?

 

Tout l’est du pays est sous le feu. Des combats sont signalés un peu partout. La crainte que ça continue et que ça se généralise est bien présente. Cela s’explique par l’incapacité des forces internationales de la Minusca à s’interposer. Ils deviennent des observateurs. Ils s’occupent seulement des sites de déplacés et ils laissent le conflit continuer. Ils n’arrivent à empêcher les combats entre les groupes armés.

 

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Centrafrique-Presse.com
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 17:30
Note d'information MINUSCA

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA PAIX EN RCA PASSE PAR LE DIALO​GUE ET L’IMPLICATION DE CHAQUE CENTRAFRICAIN, SELON LE REPRESENTANT SPECIAL

 

Bangui, 28 juin 2017 – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a réitéré mercredi que la paix dans le pays passe par le dialogue, et que chaque Centrafricain a une part de responsabilité dans ce processus « qui est en cours ». « Il y a des Centrafricains qui veulent faire la paix. L’espoir renaît, la dynamique de paix est laborieuse mais elle est en cours. Des structures nationales sont en train de la mettre en œuvre », a affirmé le Représentant spécial lors de la conférence de presse de la MINUSCA à Bangui, précisant toutefois que « ce ne sera pas un exercice facile ».

 

Le Représentant spécial a qualifié de « mirage » l’idée selon laquelle, la paix ne peut être obtenue qu’à travers l’usage de la force par la Mission. « Nous ne sommes pas ici pour faire la guerre, nous sommes ici pour créer les conditions qui permettront aux Centrafricains de parler entre eux », a dit Onanga-Anyanga. 

 

Interrogé sur le mandat de la MINUSCA selon lequel l’objectif est de réduire la présence et la menace des groupes armés, le Représentant spécial a précisé que cela signifie qu’il faut plusieurs éléments, à savoir « l’élément politique, en cours avec le dialogue dans le cadre du DDR; le renforcement des capacités des forces de sécurité intérieures et des Forces armées centrafricaines (FACA) ; et la mise en place du dispositif de justice. Tous ces efforts concourent à cet objectif », a expliqué Onanga-Anyanga.

 

Le Représentant spécial a toutefois précisé que « toutes les fois que ce serait nécessaire », la MINUSCA pourra recourir à la force, comme ce fut le cas à Bambari, pour protéger les populations civiles. « La force a été utilisée constamment. Il y a eu plus de 20 engagements avec les groupes armés », a-t-il précisé. Onanga-Anyanga a ainsi rappelé l’impact de l’intervention des soldats de la paix de la MINUSCA, notamment à Bangassou et Bria, récemment frappées par des violences. « A Bria, nous contrôlons les camps de déplacés et nous faisons tout pour contrôler la situation. A Bangassou, la peur a changé de camp ».  

 

Lors de la conférence de presse, le Représentant spécial a rappelé l’appui de la communauté internationale aux FACA. « Nous travaillons sur le déploiement des FACA », a-t-il dit, en soulignant l’importance des forces armées nationales dans la stratégie de  paix dans le pays. Quant aux groupes armés, Onanga-Anyanga a appelé à la cessation des attaques et à leur engagement sur la voie de la paix, en affirmant que « personne n’a aujourd’hui des justifications pour garder les armes dans l’espoir d’obtenir la satisfaction de ses revendications politiques ». Il s’est par ailleurs réjoui de la décision des autorités centrafricaines qui ont réaffirmé qu’il n’y aura pas d’amnistie pour les auteurs de crimes, en rappelant que « la justice fera son travail ».

 

Le Représentant spécial a conclu la conférence de presse en rappelant l’impact de la présence de la MINUSCA sur le plan sécuritaire et sur d’autres secteurs. « La MINUSCA n’est pas qu’une Force. Elle fait beaucoup de choses dans le pays. Il faut profiter de cet engagement de la communauté internationale », a lancé Onanga-Anyanga, reconnaissant toutefois quelques limites auxquelles la Mission fait face.

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 13:46
Centrafrique: gel des avoirs au Tchad d'un chef de guerre centrafricain
Centrafrique: gel des avoirs au Tchad d'un chef de guerre centrafricain

 

 

 

 

27/06/17 (AFP)

 

La justice tchadienne a annoncé le gel des avoirs et biens au Tchad d'Abdoulaye Hissene, un chef du groupe armé centrafricain Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), a déclaré samedi le ministre tchadien de la Justice.

 

"Les fonds et avoirs financiers, directs ou indirects, d'Abdoulaye Hissene sur le territoire national ont été gelés", a indiqué à l'AFP le ministre, Ahmat Mahamat Hassan sans préciser ce que le milicien pouvait posséder au Tchad.

 

"Le gouvernement prend aussi toutes les mesures interdisant l'entrée ou le passage en transit de ce dernier sur [le] territoire", a-t-il ajouté.

 

Le 17 mai 2017, le Conseil de sécurité des Nations unies avait inscrit Abdoulaye Hissene sur la liste des personnes visées par des sanctions onusiennes et, en avril, les États-Unis avaient ajouté le chef de milice à leur liste noire économique.

 

Abdoulaye Hissene est l'un des chefs du FPRC, ancien chef de l'ex coalition musulmane de la Séléka, ex conseiller de l'ancien président de la République Michel Djotodia et ministre de la Jeunesse, des sports, des arts et de la culture sous M. Djotodia.

 

Michel Djotodia et l'ex Séléka avaient renversé en 2013 le président François Bozizé, précipitant le pays et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos. La chute de M. Bozizé avait été suivie d'une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes puis d'une intervention française pour rétablir l'ordre.

 

Le FPRC est l'une des principales milices de l'ex Séléka et a été mêlé aux violences qui ont fait une centaine de morts mardi à Bria, dans le centre de la Centrafrique.

 

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 13:46
Centrafrique: gel des avoirs au Tchad d'un chef de guerre centrafricain

 

 

Centrafrique: gel des avoirs au Tchad d'un chef de guerre centrafricain

 

27/06/17 (AFP)

 

La justice tchadienne a annoncé le gel des avoirs et biens au Tchad d'Abdoulaye Hissene, un chef du groupe armé centrafricain Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), a déclaré samedi le ministre tchadien de la Justice.

 

"Les fonds et avoirs financiers, directs ou indirects, d'Abdoulaye Hissene sur le territoire national ont été gelés", a indiqué à l'AFP le ministre, Ahmat Mahamat Hassan sans préciser ce que le milicien pouvait posséder au Tchad.

 

"Le gouvernement prend aussi toutes les mesures interdisant l'entrée ou le passage en transit de ce dernier sur [le] territoire", a-t-il ajouté.

 

Le 17 mai 2017, le Conseil de sécurité des Nations unies avait inscrit Abdoulaye Hissene sur la liste des personnes visées par des sanctions onusiennes et, en avril, les États-Unis avaient ajouté le chef de milice à leur liste noire économique.

 

Abdoulaye Hissene est l'un des chefs du FPRC, ancien chef de l'ex coalition musulmane de la Séléka, ex conseiller de l'ancien président de la République Michel Djotodia et ministre de la Jeunesse, des sports, des arts et de la culture sous M. Djotodia.

 

Michel Djotodia et l'ex Séléka avaient renversé en 2013 le président François Bozizé, précipitant le pays et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos. La chute de M. Bozizé avait été suivie d'une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes puis d'une intervention française pour rétablir l'ordre.

 

Le FPRC est l'une des principales milices de l'ex Séléka et a été mêlé aux violences qui ont fait une centaine de morts mardi à Bria, dans le centre de la Centrafrique.

 

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 13:44
Centrafrique : la faune, victime du conflit en cours

 

 

 

 

Armelle Nga avec REUTERS 28 juin 2017

 

 

Le conflit dont est victime la Centrafrique ne laisse pas de répit aux animaux de la réserve du Dzanga-Sangha, située à plus de 500 kilomètres au sud-ouest de la capitale, Bangui.

 

Cette réserve protégée abrite 3.400 éléphants forestiers, ainsi que des gorilles, des chimpanzés et d’autres espèces sauvages et végétales.

 

 L’une des principales attractions du parc a été le Programme d’habitation des primats (PHB).

 

Le site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO reçoit de moins en moins de visiteurs du fait de la guerre qui sévit dans le pays depuis 2013.

 

‘‘Malheureusement après la guerre, et même avant la guerre, il y a eu beaucoup d’alerte sécurité. Mais le problème n’a jamais vraiment affecté la partie sud du pays, mais plutôt les touristes. Le tourisme a été très affecté, nous avons traversé une très mauvaise phase dûe à l’absence de touristes.’‘ Se désole la chercheuse anglaise Françisca KASSADI.

 

Pour voir les éléphants, nous regroupons tous les touristes ensembles ici à la section d'accueil, puis nous leur fournissons des informations et les informons sur ce qu'ils peuvent ou ne peuvent pas faire pendant la randonnée.

 

Dirigé par le gouvernement et avec le soutien financier et technique de la Fédération mondiale de la faune, le site attirait autrefois plus de 500 touristes chaque année et faisait vivre les résidents de la ville de Bayanga qui abrite le parc. L’activité économique est aujourd’hui en nette baisse et les opportunités rares.

 

Le site a été pillé trois fois en un mois et le Fonds mondial pour la nature a dû retirer son personnel.

 

De nombreux habitants de Bayanga comme Blandine SEREBABANA gardent l’espoir d’un retour à une activité touristique intense.

 

‘‘Plus de touristes doivent venir et les résidents doivent changer leurs habitudes et cesser de tuer des animaux afin que les touristes puissent revenir et aussi, pour que l‘État bénéficie des revenus du tourisme’‘.

 

Les récentes vagues de violences entre milices ont fait environ 300 morts, 200 blessés et 100.000 déplacés en mai dernier selon le dernier bilan du gouvernement et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 13:43
Visite du Général Sidiki Traoré aux troupes du Burundi à la MINUSCA

 

 

Visite du Général Sidiki Traoré aux troupes du Burundi à la MINUSCA

 

http://burundi-agnews.org  mercredi 28 juin 2017

 

Centrafrique – Visite du Général Sidiki Traoré, Commandant adjoint de la  Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) aux troupes burundaises.


A Bujumbura, ce mardi 27 juin 2017, le Colonel Baratuza Gaspard,  porte-parole de la Force de Défense Nationale (FDN) du Burundi, a informé que, en date du mercredi 21 juin 2017, le contingent des forces de paix onusiennes du Burundi basé à Sibut, en Centrafrique,  a bénéficié d’une visite du Général Sidiki Traoré, Commandant adjoint de la  Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) [ https://minusca.unmissions.org/ ].

 

Cette visite avait pour ambition d’ haranguer  les troupes burundaises pour le travail accompli dans la sécurisation des convois humanitaires sur l’axe Bangui (capitale centrafricaine)-Douala (Cameroun), en passant par Bambari (Centrafrique). En 2016, ce contingent des militaires burundais avait été le premier à être visité par le nouveau chef d’Etat de la République Centrafricaine, M. Faustin Archange Touandera.

 

Le Burundi a envoyé ses troupes pour aider les sœurs et frères africains de Centrafrique à stabiliser leur pays, afin d’y retrouver la paix et le calme, pour le bonheur des ancêtres et de l’Afrique tout entière.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 12:40
Droit de réponse du MLPC au journal Médias+

 

 

 

  Bureau Politique

 

Secrétariat Général

N°_______/MLPC/BP/SG.017                                           Bangui, le 27 juin 2017

                                                                                 

                                                                      A Monsieur le Directeur de publication

                                                                                  de Médias+

 

                                                                                  BANGUI

 

 

 

Objet : Droit de réponse à votre publication

  du 22 juin 2017.

 

 

 

Monsieur le Directeur,

 

 

Suite à la publication dans les colonnes du n°1707 du 22 Juin 2017 de votre journal du fac simile de l’Accord Politique signé entre les deux tours de l’élection présidentielle avec le candidat Faustin Archange TOUADERA, assorti de commentaires libres de votre part, je vous adresse pour publication le présent droit de réponse conformément aux dispositions légales.

 

« Présenté comme un scoop et à la Une de Médias+, vous insinuez que l’Accord Politique liant le MLPC au candidat au second tour de l’élection présidentielle 2016 M. Faustin Archange TOUADERA, aurait été signé par M. Martin ZIGUELE, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) à l'insu des membres du Bureau politique dudit Parti.

 

Pourtant, voté par 15 membres sur 16 du Bureau Politique du MLPC en réunion statuaire, cet Accord a été rendu public lors d'un point de presse organisé à la résidence du Président Martin ZIGUELE puis en Assemblée Générale du MLPC au siège de notre Parti à Ben-Zvi. Ces deux points de presse ont connu la participation de plusieurs médias nationaux et internationaux (journaux, radios et télévision confondus), à l’exception de Médias+ et de vous-même. Grâce à la large médiatisation de cet Accord, nos militants ici et ailleurs se sont fortement mobilisés conformément aux consignes de vote du Parti.

 

Dès lors que vous vous auto excluiez des activités du MLPC et de ses dirigeants, la moindre honnêteté et le bon sens auraient requis de votre part le silence absolu autour de tout ce qui touche à ce parti et à ses dirigeants.

 

Au demeurant, la règle basique de la profession que vous vous efforcez à grand peine d’exercer est l’approche contradictoire, l’enquête et l’objectivité. Votre organe ne se retrouve nulle part sur ces trois points.

 

De quoi parlez-vous ? Pourquoi le faites-vous ? Pour qui le faites-vous ?

 

Les réponses à ces trois interrogations ont un seul et même dénominateur commun : votre passé de militant du MLPC que le Président Martin ZIGUELE a géré soit comme Premier Ministre, soit comme Président du Parti, soit encore comme citoyen centrafricain devant la détresse et la précarité qui étaient la vôtre à un moment donné de votre tumultueux et sinueux parcours.

 

Sujet que le MLPC maîtrise à la perfection, le courage intellectuel et politique vous manque au point de vous déguiser derrière un pseudonyme pour parler de ce Parti qui vous a fabriqué, nourri et protégé jusqu’au jour où le mors a lâché.

 

Notre sens élevé de responsabilité ne nous autorise pas, à l’état actuel des choses, à aller dans les détails de votre personnage. Mais sachez que tout a des limites.

 

La première sortie du même genre vous a trainé devant la Justice où le dossier reste pendant. Est-il besoin de vous rappeler que c’est sous la pression de ce dossier que vous vous êtes empressé de faire parvenir au siège du Parti une lettre présentée comme votre démission ? Les faits et les actes sont têtus et suivent leurs auteurs aussi loin et le plus longtemps possible. Le caractère sulfureux de certains personnages est inscrit dans leur patrimoine génétique et caractérise leur pedigree.

 

Après avoir affirmé tout ce qui précède, il est superflu de dire que toute sortie de Médias+ n’est qu’un tissu de mensonges et de contre vérités que leur auteur publie à ses risques et périls.

 

Si vous avez une ambition politique pour votre pays et vos compatriotes et si vous sentez une âme à faire de la politique, engagez-vous et vendez votre projet au Peuple centrafricain. Il n’y a pas meilleur et honnête moyen que celui-là pour faire parler de vous.

 

Le MLPC et son Président Martin ZIGUELE sont suffisamment âgés et responsables pour savoir parler d’eux-mêmes, de leurs compatriotes et de leur pays.

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain est et reste le représentant légitime du Centrafricain dont l’action vise le bien-être. La conclusion de l’Accord Politique du 6 février 2016 s’inscrit dans cette logique.

 

Le Président Martin ZIGUELE est le Président du MLPC. Aussi longtemps qu’il le sera, il posera des actes tel l’Accord Politique du 6 février 2016, n’en déplaise à Begon Ndolmbaye, à Médias+ et à son Directeur qui n’est désormais ni militant du MLPC, ni membre du Bureau Politique.

 

Jamais deux sans trois. La lenteur judiciaire n’est pas synonyme de faiblesse et d’omission.

 

A bientôt ».

 

                                                                                                          Pour le Bureau Politique

 

 

 

                                                                                                          Jaquesson MAZETTE

                                                                                                         

                                                                                                             2ème Vice Président

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Une fois de plus, dans sa parution n° 1701 du 22 juin 2017, le Directeur de publication du journal Medias+, s’est livré à son jeu désormais favori, à savoir user de grossiers mensonges et contrevérités pour tenter de discréditer l’Honorable Martin ZIGUELE, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

Le Bureau Politique du MLPC rappelle qu’en ce moment même une procédure est pendante devant le Tribunal de Grande Instance de Bangui contre ce même Directeur de publication pour sa précédente diatribe.

Dans cette publication précitée, le Directeur de publication du journal Medias+ affirme sans honte que Martin ZIGUELE, Président du MLPC, a rédigé tout seul l’Accord politique de soutien au Candidat Faustin Archange Touadera au second tour de l’élection présidentielle de mars 2016. Et qu’il l’aurait même signé à l’insu des autres membres du Bureau politique du MLPC.  

Est-il besoin de rappeler que c’est par un vote à main levée en réunion de son Bureau Politique que le MLPC a décidé à la majorité de 15 voix sur 16 d’apporter son soutien au Candidat Faustin Archange Touadéra ? Le procès-verbal de cette réunion en témoigne. Au nom des prétendus victimes d’une prétendue manœuvre visant à les maintenir dans un état de sous information les membres du Bureau Politique, nous voulons dire au Directeur de Publication de Médias + et à ses amis de l’ombre, que ses provocations ne feront que renforcer la cohésion de tout le Parti autour de son Président Martin ZIGUELE.

Son procédé est désormais bien connu : à partir de ragots ainsi que d’insinuations malveillantes et vénéneuses tendant toujours à diaboliser le Président du Parti, le Directeur de publication du journal Medias+ « fabrique » une lettre ou procède à  une prétendue analyse, dans le seul but de manipuler l’opinion nationale et internationale en calomniant une personnalité politique de valeur incontestable. Il s’inspire en fait du vieil adage consacrant la méthode Couet et qui dit « calomniez, il en restera toujours quelque chose ».Nous lui affirmons que nous ne sommes pas dupes de ses véritables objectifs qui sont d’avance voués à l’échec.

 

Fait à Bangui, le 28 Juin 2017

 

Pour le Bureau Politique

 

Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU

 

1er Vice Président

 

 

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Centrafrique-Presse.com
27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 22:25
Lu pour vous : Centrafrique : Idriss Déby vole au secours de Touadera

 

 

 

 

http://beninmondeinfos.com  Christophe SESSOU  27 juin 2017

 

Le Tchad a annoncé ce weekend, des sanctions contre Abdoulaye Hissène, un chef rebelle dont le groupe armé est impliqué dans des exactions en Centrafrique. De cette façon, le président tchadien, Idriss Déby Itno vole au secours de son homologue centrafricain, Faustin-Archange Touadera, confronté à des violences contre les minorités ethniques et religieuses depuis plus d’un an.

 

Au menu des sanctions prises ce samedi 24 juin contre Abdoulaye Hissène, un chef du groupe armé centrafricain, Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), figurent « le gel de ses avoirs et fonds  au Tchad et l’interdiction de son entrée ou son transit sur le territoire tchadien », selon  le ministre, Ahmat Mahamat Hassan

 

Le 17 mai 2017, le Conseil de sécurité des Nations unies avait inscrit Abdoulaye Hissène sur la liste des personnes visées par des sanctions onusiennes et, en avril, les États-Unis avaient ajouté le chef de milice à leur liste noire économique. Le FPRC est l'une des principales milices de l'ex Séléka et a été mêlé aux violences qui ont fait une centaine de morts le mardi 20 juin dernier à Bria, dans le centre de la Centrafrique.

 

Ce geste de la part du président tchadien est à saluer. En effet, le président a été depuis longtemps indexé pour son soutien présumé à la mouvance rebelle des ex Séléka. Or, les affrontements du mardi sont intervenues au lendemain de la signature d’un cessez-le-feu entre le gouvernent et une dizaine de groupes armés en présence du représentant du secrétaire général des Nations Unies à Rome, sous l’égide de la communauté Sant’Egidio. De quoi attiser les soupçons à l’encontre du président tchadien. Idriss Déby Itno, dont les troupes sont déjà mises à l’indexe en Centrafrique, ne veut certainement pas qu’un rapport officiel révèle son soutien aux rebelles. Il a donc préféré anticiper, en prenant des mesures contre le chef de guerre dont il a été pendant longtemps perçu comme proche. Du coup, il apporte son soutien au président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, dans sa politique pour la sécurité en Centrafrique.

 

 Abdoulaye Hissene, faut-il le rappeler, est l'un des chefs du FPRC, ancien chef de l'ex coalition musulmane de la Séléka, ex conseiller et ministre de la Jeunesse, des sports, des arts et de la culture sous l'ancien président de la République Michel Djotodia. Michel Djotodia et l'ex Séléka avaient renversé en 2013 le président François Bozizé, précipitant le pays et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos. La chute de M. Bozizé avait été suivie d'une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes puis d'une intervention française pour rétablir l'ordre. Mais depuis le début de cette année, les violences ont repris dans le pays.

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Centrafrique-Presse.com
27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 22:18
Des chiens volés pour être cuisinés dans les rues de Bangui en Centrafrique
Des chiens volés pour être cuisinés dans les rues de Bangui en Centrafrique

 

 

Des chiens volés pour être cuisinés dans les rues de Bangui en Centrafrique

 

http://observers.france24.com  26/06/2017

 

L'un de nos Observateurs a été témoin d’une chasse peu commune dans les rues de Bangui, capitale de la Centrafrique. Des jeunes ont capturé et tué un chien avant de le cuisiner dans la rue pour vendre sa chair. Problème : l’animal avait été volé à son propriétaire. Un cas loin d'être isolé qui choque certains centrafricains, et inquiète des vétérinaires.

 

ATTENTION, CERTAINES IMAGES CI-DESSOUS PEUVENT CHOQUER


Dans une vidéo transmise aux Observateurs de France 24, et dont nous ne diffusons que des captures d’écran ci-dessous, on peut voir un groupe de jeune taper avec un gourdin sur un chien, à terre et visiblement inerte.

 

"C'est de plus en plus difficile de trouver du chien selon les voleurs"

 

Les jeunes n’étaient pas très à l’aise à l’idée d’être filmés. Ils m’ont affirmé qu’ils avaient volé cet animal à son propriétaire dans le 1er arrondissement [dans le centre de la capitale]. Puis, ils l’ont emmené dans un quartier du 6ème arrondissement [dans le sud de Bangui] pour l’achever et le dépecer. Selon eux, c’est de plus en plus difficile de trouver du chien, une viande très appréciée et bon marché. J’ai ensuite pris des photos les montrant en train de cuire la viande et de la vendre sur le bord de la route, 100 francs CFA (environ 15 centimes d’euros) le bout de chair.

 

"On ne laisse plus notre chien sortir seul"


Bien que choquante, cette pratique ne serait pas totalement isolée : plusieurs Observateurs centrafricains nous ont fait part durant ces six derniers mois de cas de vols de chiens. Un propriétaire de chien dans le 2ème arrondissement de Bangui nous a confirmé, sous couvert d’anonymat, qu’il était régulièrement harcelé depuis plusieurs mois :

 

Des jeunes nous ont dit que notre chien avait l’air en bonne santé, qu’il était robuste, et qu'il ferait, selon eux, un met succulent. Ils ne nous ont jamais proposé d’argent. [Selon nos Observateurs, un chien se négocierait autour de 10 000 francs CFA, soit d’une quinzaine d’euros, NDLR]. Selon eux, la viande de chien est très à la mode en ce moment, donc ils en cherchent plus que d’habitude.



Nous avons catégoriquement refusé, car pour nous, notre chien fait partie de notre famille. Mais nous avons très peur, car il y a une semaine, un autre chien a été tué dans le quartier. Depuis, on ne laisse plus le nôtre sortir : on l’accompagne toujours le soir, ou on l’attache en laisse à l’abri des regards en journée.


D’autres propriétaires nous ont confié avoir parfois vendu leur chien, une fois celui-ci décédé, à ceux qui voulaient récupérer la dépouille pour le vendre.

 

"Les voleurs de chiens risquent jusqu’à 5 ans de prison"

 

Contacté par France 24, Bienvenu Zokoué, directeur de l’Offfice central de répression du banditisme de Bangui, confirme avoir connaissance de cas de vols, même s'il affirme que ce phénomène n'est pas très répandu.

 

Récemment, nous avons reçu une ou deux requêtes de propriétaires se plaignant du vol de leurs chiens. Mais cela pourrait être beaucoup plus, car les propriétaires signalent plutôt ce type de vol auprès des autorités coutumières, et cela ne remonte parfois pas jusqu’à nous.

 


Consommer du chien, c’est une pratique culturelle de ressortissants de la République démocratique du Congo vivant en Centrafrique, mais aussi de quelques communautés centrafricaines des régions de Lobaye et M’baiki [dans le sud de Bangui, Ndlr]. A Bangui, c’est surtout de la viande qu’on consomme dans le 6ème arrondissement, dans le sud de la capitale. Les chiens ne sont pas les seuls concernés : nous avons aussi eu vent de chats qui sont chassés. Cela est bien sûr formellement interdit : le vol d’animaux est puni jusqu’à 5 ans de prison et 500 000 francs CFA d’amende selon le code pénal centrafricain.

 

"Ces personnes qui chassent des chiens prennent de gros risques pour leur santé"

 

Les cas de vol rapportés par nos Observateurs soulèvent également des problémes sanitaires comme le souligne Jean Faustin (pseudonyme), un vétérinaire à Bangui.

 

Avant la crise centrafricaine, il y avait des élevages encadrés de chiens destinés à la consommation de viande, notamment pour quelques restaurants ou vendeurs qui commerçaient avec les ethnies friandes de cette viande. Ces élevages ont petit à petit disparu avec la crise qui a touché le pays pour des raisons économiques.



La consommation de viande de chien en dehors de ces circuits formels est une inquiétude pour nous : aucun contrôle sanitaire n’est effectué, et ces chiens volés peuvent être porteurs de maladies zoonotiques, c'est à dire qui se transmettent de l'animal à l'homme, comme la rage, sans en avoir des symptômes apparents. Les risques ne sont pas au niveau du consommateur, car une fois la viande cuite, la maladie n’est plus présente. En revanche, ces maladies peuvent se transmettre à l’homme lorsque les cadavres ou les entrailles sont manipulées. Ces personnes qui chassent les chiens prennent donc de gros risques pour leur santé.


"Les chiens que nous contrôlons sont souvent positifs à des maladies zoonotiques"

 

Contacté par France 24, le responsable de laboratoire de l’institut Pasteur de Bangui, Emmanuel Rivalyn Nakouné Yanndoko, confirme que des chiens sont régulièrement abattus chez des éleveurs ou des particuliers. Il précise :

 

A chaque fois je demande que la tête soit envoyée au laboratoire pour analyse, et souvent, le diagnostic à des maladies zoonotiques est positif. Dans ce cas, nous faisons systématiquement un communiqué radio pour que toutes personnes ayant été en contact avec l'animal se rendent au Centre de traitement antirabique à l'Institut Pasteur de Bangui, pour une prise en charge.


Pour limiter les effets des maladies zoonotiques, le gouvernement centrafricain a procédé à la vaccination de 16 165 chiens au mois de juin dernier. Selon les estimations du ministère de la santé, il resterait environ 3 400 chiens recensés qui n’ont pas été présentés par leur propriétaires lors de cette campagne de vaccination.

 

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Centrafrique-Presse.com
27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 22:06
Lu pour vous : Centrafrique : à Bangassou, le pire côtoie le meilleur de l’humanité
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Centrafrique : à Bangassou, le pire côtoie le meilleur de l’humanité

 

http://www.la-croix.com  Laurent Larcher (à Bangassou), le 26/06/2017 à 16h22
 

 

Alors que les violences sont redevenues quotidiennes depuis plus d’un mois dans plusieurs villes du pays, environ 2 000 musulmans sont retranchés dans le petit séminaire de l’évêché de Bangassou, au sud-est. Autour d’eux, des miliciens anti-balaka – chrétiens – tentent de les tuer.

 

Poings, gourdins, planches… Les coups pleuvent sur l’adolescent affolé. Là, à quelques mètres de la cathédrale de Bangassou, pendant la messe. À l’intérieur de l’élégante église en briques rouges, l’assemblée achève de réciter, d’une seule voix, le Notre Père. La tempête d’un côté, le recueillement de l’autre. Une légère inquiétude gagne l’assemblée. Parmi les fidèles, certains ont compris, comme sœur Juliette, une franciscaine de Montpellier. Elle se précipite à l’extérieur.

 

Devant elle, de jeunes musulmans accourent participer à la curée. Ils ont reconnu dans la victime l’un de ceux qui les harcèlent jour et nuit. Des paroissiens plongent avec courage dans la mêlée. Les coups redoublent. Certains s’interposent comme cette jeune musulmane qui arrache le couteau des mains de son frère. Sœur Juliette lève les bras au ciel, tente de trouver une solution, s’approche du tourbillon, crie d’une voix faible qu’il faut arrêter cette horreur.

 

Soudain, deux hommes réussissent à arracher l’adolescent, le traînent vers la cathédrale. Un enfant a encore le temps d’écraser une pierre sur le crâne du garçon. Les voici à l’intérieur, à l’abri. Ils filent par une porte dérobée. « C’est insensé », s’exclame sœur Juliette avant de prendre place dans la file qui va communier.

 

Bangassou, une ville prise par les anti-balaka depuis le 13 mai

 

À la fin de la célébration, la plupart des fidèles ne s’attardent pas. Une minorité lance des insultes vers le site des musulmans, à trois cents mètres. « Après ce qu’on a fait pour vous, c’est comme ça que vous nous remerciez ! », s’emporte une religieuse qui ne supporte plus de vivre dans ce climat de violence permanente. Un homme crie : « Il n’y a rien à faire avec vous ! »

 

Trois soldats marocains du contingent de la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, s’approchent pour apaiser les esprits. Mais la population n’aime pas ces hommes. Elle les accuse d’incompétence et de connivence avec les musulmans. Tout le monde s’attend à une réaction des anti-balaka. La ville appartient à ces milices chrétiennes depuis le 13 mai, date à laquelle elles se sont emparées de Bangassou en chassant les musulmans.

 

Ces derniers, réfugiés à la mosquée centrale, ont été exfiltrés le 16 mai par les forces spéciales portugaises et conduits vers le Petit séminaire Saint-Louis, à l’évêché : un réduit encerclé de miliciens, les « auto-défense », nouveau nom des anti-balaka (AB). On y trouve des scouts, un ancien séminariste, des voyous, de jeunes désœuvrés, des ruraux…

 

Impossible pour les musulmans de se rendre à l’hôpital

 

Ces groupes sont soupçonnés d’être téléguidés, financés et armés par des proches de l’ancien président François Bozizé. Sur les sept gangs qui se partagent la ville, les trois plus féroces sont commandés par un ancien « Faca », l’armée du temps de Bozizé. Jour et nuit, les musulmans sont exposés aux attaques de ces hommes sanguinaires. S’ils franchissent l’enceinte du petit séminaire, les « AB » les assassinent.

 

Mi-juin, quelques déplacés ont tenté de rejoindre Bangui à bord de camions convoyés par le contingent mauritanien de la Minusca. Las, l’un des véhicules est tombé en panne à la sortie de la ville. Las, les casques bleus mauritaniens ont poursuivi leur route sans lui. Las, les anti-balaka sont arrivés, ont reconnu l’un d’eux, l’ont aussitôt tué, découpé, avant d’exhiber dans la ville les membres du malheureux. Deux autres ont su se faufiler dans les herbes pour frapper à la porte des sœurs de Montpellier. Sœur Juliette s’est débrouillée pour les reconduire, sains et saufs, à l’évêché.

 

Toutes les nuits, des rôdeurs ouvrent le feu, et les armes se répondent d’un quartier à l’autre. Sous les bâches du HCR, les déplacés comptent les coups et attendent, fatalistes, la fin des tirs. Mieux vaut pour eux ne pas avoir besoin d’être hospitalisés. Les AB s’y opposent. Impossible de traverser la ville en déjouant leur surveillance. Même les humanitaires ne prennent pas ce risque depuis que deux rescapées de l’attaque de la mosquée, deux musulmanes, ont été exécutées à l’hôpital central. Aujourd’hui, les seuls blessés par balles opérés et soignés dans ce dispensaire sont des AB et des non-musulmans.

 

« Le feu grondait depuis des mois »

 

Il est révolu le temps où chrétiens, musulmans et animistes vivaient en bonne intelligence à Bangassou. Pourtant, depuis la crise centrafricaine de 2013, ils avaient su résister à la passion identitaire. Mais la belle vitrine du vivre ensemble centrafricain a volé en éclats. « Le feu grondait depuis des mois », explique Mgr Aguirre, l’évêque – de nationalité espagnole – de Bangassou, sous la protection duquel ces musulmans se sont rangés. 65 ans et trois infarctus, déjà.

 

« L’arrivée des Peulhs d’Ali Darras en février 2016 à Nzako, à 190 km de là, a déstabilisé la province de Mboumou, poursuit-il. Ils ont pillé et racketté la population. Le contingent marocain n’a pas su la défendre, ni le gouvernement centrafricain. Les jeunes se sont soulevés, les choses se sont envenimées. »

 

Un autre groupe de rebelles, composé de musulmans tchadiens, a profité du désordre pour prendre pied dans cette région riche en mines d’or et de diamants, le Front patriotique de la République centrafricaine (FPRC) du tchado-centrafricain Noureddine Adam. « On s’attend à les voir tomber sur Bangassou pour secourir leurs frères de l’évêché. Au début de la semaine, ils ont ravagé Nzako et Bakouma, ont pillé les quartiers chrétiens, brûlé des dizaines de maisons, tué des jeunes, dévalisé les biens de l’Église dont un nouveau bloc opératoire. Le précédent avait été démonté par les mêmes, en 2013 », ajoute l’évêque. En réponse, les AB ont détruit la mosquée de Bangassou.

 

Un abbé dépêché comme médiateur auprès des anti-balaka

 

La rumeur annonce le déclenchement imminent d’une offensive FPRC. Des SMS alarmistes circulent plusieurs fois par jour, déclenchant, parfois, un vent de panique. Le directeur diocésain de la Caritas, l’abbé Guy-Florentin N’Zingazo, en reçoit justement un qui l’avertit que les anti-balaka de Pino Pino (Pépin Wekanam, de son vrai nom), l’un des plus cruels de la ville, se préparent à attaquer le Petit séminaire en représailles à l’incident de la matinée. Ils seraient à 200 mètres. Connu pour ses talents de médiateur, l’abbé Alain Blaise Bissialo, curé de la paroisse du Christ Roi de Tokoyo, face à la mosquée centrale, est dépêché pour calmer les esprits. Lui aussi a accueilli des familles musulmanes dans sa paroisse.

 

Le site du petit séminaire n’est pas sécurisé. Les Marocains ne semblent pas disposés à se battre efficacement. À la mosquée centrale, le 13 mai, ils avaient abandonné les musulmans aux snipers anti-balaka. Bilan, une quarantaine de morts dont l’imam, des femmes et des enfants. Les Marocains ont aussi la réputation d’ouvrir le feu sans distinguer les cibles. À Bangassou, on ne compte plus les habitants blessés par leurs tirs.

 

Autre crainte : si les AB attaquent, les extrémistes musulmans du site peuvent se retourner contre la dizaine de prêtres vivant à l’évêché. Finalement, l’abbé Bissialo persuade Pino Pino de tenir ses troupes. C’est la troisième fois cette semaine.

 

« S’il y a des criminels parmi la population, il y a aussi des justes »

 

Dans l’après-midi, l’évêque reçoit un message d’une religieuse réfugiée en RDC, de l’autre côté du fleuve Mbomou, frontière naturelle entre les deux pays. Elle lui annonce son retour. Rendez-vous à 16 heures à l’embarcadère. Avant de s’y rendre, Mgr Aguirre s’arrête au Petit séminaire pour rassurer les déplacés. Il y croise Kaltouma, 27 ans, assise, seule, sur une natte. Le 28 mai, la jeune femme a demandé à l’abbé Guy-Florentin de la déposer à l’embarcadère pour qu’elle puisse traverser le fleuve avec ses quatre enfants de 12, 10, 8 et 2 ans et sa sœur de 14 ans. L’abbé devait s’y rendre pour célébrer une messe. Mais sur la rive, ils sont tombés sur les AB de Ngade, un ancien Faca. Les miliciens se sont emparés de Kaltouma, de ses enfants et de sa petite sœur, les ont entraînés à l’écart et les ont tués.

 

Donnée pour morte, jetée dans le fleuve, la jeune maman a pu rejoindre Bangassou. Une catéchiste l’a trouvée, cachée, soignée et fait raccompagner au camp. « S’il y a des criminels parmi la population, il y a aussi des justes. Ils sont majoritaires », assure le prêtre médiateur. Le pire côtoie le meilleur de l’humanité : les chrétiens de Bangassou n’échappent pas à la règle générale. Responsable du site, la Caritas coordonne le travail des agences humanitaires de l’ONU. Si les déplacés sont pourchassés par des chrétiens, ils sont aussi secourus par des chrétiens.

 

« Après ce qu’ils nous ont fait, il faut tous les tuer. Et ceux qui les aident »

 

Une heure plus tard, Mgr Aguirre prend sa voiture, enclenche une cassette audio : une musique espagnole, et prend la direction du fleuve. Il est arrêté, à son tour, par les mêmes AB de Ngade. Sa voiture est encerclée par ces criminels au regard insensé, armés de fusils d’assaut AK 47, de fusils de chasse, de lances, de grands couteaux. Leur chef l’insulte, l’accuse d’être un mauvais chrétien, d’être vendu aux musulmans, le menace avec son arme, doigt sur la gâchette. « Après ce qu’ils nous ont fait, il faut tous les tuer. Et ceux qui les aident. Moi, je suis catholique, un véritable catholique », hurle-t-il.

 

L’évêque garde son calme. Il l’écoute. D’une voix suave tandis que la mélodie espagnole s’échappe de la voiture, il lui souffle : « Le jour où tu seras blessé, où tu seras menacé, je viendrai aussi te chercher pour te mettre à l’abri ». La parole fait mouche, le chef lui demande un billet de 10 000 FCFA (6,5 €). La religieuse n’étant toujours pas arrivée, l’évêque ne s’attarde pas.

 

48 heures plus tard, Pino Pino a attaqué le site de l’évêché. Les Marocains ont ouvert le feu et repoussé les assaillants. Un enfant est né, aussi, cette nuit-là, dans le réfectoire du Petit séminaire.

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Un pays en proie aux violences

 

Mars 2013 : la Centrafrique bascule dans la violence après le renversement du président Bozizé par la rébellion musulmane Séléka, entraînant des représailles de groupes anti-balaka, défenseurs des chrétiens.

 

Décembre 2013 – octobre 2016 : opération Sangaris menée par la France.

 

Septembre 2014 : déploiement de la Minusca (12 500 hommes actuellement).

 

Novembre 2015 : à Bangui, le pape François appelle les Centrafricains à « résister à la peur de l’autre ».

 

Mi-mai 2017 : reprise des violences à Briat, Bangassou et Alindao.

 

19 juin : accord de paix signé à Rome par 13 groupes rebelles ou milices sous le patronage de Sant’Egidio, pour tenter d’éviter l’« embrasement généralisé » que redoute l’ONU. Le 22, la Conférence épiscopale centrafricaine et le cardinal Nzapalainga démentent y avoir mandaté un représentant « tout en saluant tous les efforts en faveur du rétablissement de la cohésion sociale ».

 

Laurent Larcher (à Bangassou)

 

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