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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 00:43
Un cartel de «style mafieux» dirige l'Union africaine, selon le personnel
Un cartel de «style mafieux» dirige l'Union africaine, selon le personnel

 

Lu pour vous

 

Exclusif: un cartel de «style mafieux» dirige l'Union africaine, selon le personnel

 

https://mg.co.za/article/2020-03-12-exclusive-a-mafia-style-cartel-is-running-the-african-union-claim-staff/  

 

Simon Allison 12 mars 2020

 

Le personnel de l'Union africaine a accusé leur patron de corruption, de copinage et d'effondrement total du leadership. Ils disent que le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, est impliqué dans un cartel de «style mafieux» qui opère en toute impunité aux plus hauts niveaux de l'institution.

Les allégations ont été faites dans un mémorandum inter-bureaux qui a été divulgué par plusieurs sources au Mail & Guardian. Le mémorandum, daté du 6 mars 2020, a été adressé au président Faki et signé par Sabelo Mbokazi, chef de l'Association du personnel de l'UA, au nom de l'association.

La note a été écrite à la suite d'une réunion extraordinaire de l'Association du personnel de l'UA, qui s'est tenue le 28 février. La réunion a été convoquée pour discuter des griefs de longue date concernant les conditions de travail du personnel de la Commission de l'UA, qui fonctionne comme un secrétariat. pour le corps continental.

En particulier, le personnel s'est dit préoccupé par le fait que les nominations aux postes de haut niveau se font régulièrement sans suivre les règles de procédure. Ils affirment que la récente confirmation de Hamza Sahal à la tête de la gestion des ressources humaines était illégale. «Dans l'ensemble, cette nomination est considérée par le personnel comme la manifestation d'un copinage flagrant et de l'effondrement total de la direction que les États membres continuent de souligner», indique le mémo.


Le M&G a contacté Sahal - un ressortissant soudanais qui avait auparavant travaillé en tant que directeur des ressources humaines pour Merlin International, Plan International et Save the Children, selon son profil LinkedIn - pour obtenir des commentaires, mais n'a pas reçu de réponse au moment de la publication. «Le chaos règne» La note a ensuite décrit les problèmes plus généraux de la direction de Moussa Faki. «Alors que vous êtes aux commandes de cette organisation, les règles ont été bafouées sans discernement et le chaos règne à la fois au siège et dans les bureaux régionaux. Le personnel a indiqué que la fibre morale s'est dégradée sous votre surveillance. » Il a ajouté que «la confirmation de« copains »sans qualifications, sans entretiens et sans suivre les procédures de recrutement» a transformé la Commission de l'UA en «un repaire sans règles, caractérisé par des décisions administratives arbitraires et l'impunité, qui est manipulée par des personnages mafieux». "Le personnel ne peut pas s'asseoir et regarder [quelques] individus détruire et paralyser la commision", indique le mémo. Moussa Faki a refusé de répondre aux questions spécifiques du M&G. Son porte-parole, Ebba Kalondo, a déclaré: «Le président s'est toujours engagé sur les questions d'organisation. En fait, c'est lui qui a institué l'audit médico-légal en cours dans l'organisation, au milieu d'autres actions. » En septembre 2019, un appel d'offres a été lancé pour qu'un cabinet de conseil entreprenne un «audit médico-légal et de performance» de la Commission de l'UA.

Le M&G a demandé des commentaires à un porte-parole du président Cyril Ramaphosa, qui occupe actuellement la présidence tournante de l'UA. Ramaphosa n'a pas répondu.

Accusations antérieures

Ce n'est pas la première fois que des proches de Faki l'accusent, ainsi que d'autres hauts responsables, de corruption. Dans une lettre de novembre 2018 au président ghanéen - également divulguée au M&G - son adjoint, Thomas Kwesi-Quartey, a accusé Faki de népotisme pour avoir nommé un "vieux copain" à un poste d'ambassadeur somptueux. Ce n'était «pas une bonne gouvernance», a déclaré Kwesi-Qartey.

En février 2018, un membre du conseil consultatif de l'UA sur la corruption a démissionné, affirmant qu'aucun effort n'était fait pour lutter contre la corruption au sein de l'organisation.

Fin 2018, un panel d'enquête a été créé par l'UA pour enquêter sur les allégations de harcèlement sexuel au sein de l'organisation (ces allégations ont été révélées pour la première fois lors d'une enquête M&G). Le panel a constaté que le harcèlement sexuel sévissait au sein de l'organisation, mais ses conclusions sont allées beaucoup plus loin: il a nommé au moins 40 personnes impliquées dans de graves allégations de fraude, corruption, népotisme, agression sexuelle et harcèlement sexuel.

Ni le texte intégral du rapport, ni l'identité des personnes nommées, n'ont été rendus publics. Le M&G a confirmé que la commissaire à la paix et à la sécurité, Smail Chergui, figurait parmi les personnes nommées, bien qu'il ne soit pas clair de quelle infraction. Dans un article du M&G du 17 mai de l'année dernière, il a nié tout acte répréhensible. La Commission de l'UA a été accusée d'avoir dissimulé le contenu du rapport.

 

traduction de l'Anglais par la rédaction de C.A.P

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 00:36
RCA : La présence des hommes armés aux alentours de Gadzi inquiète

 

RCA : La présence des hommes armés aux alentours de Gadzi inquiète de plus en plus

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 13 mars 2020 17:39

 

Les habitants de la localité de Gadzi dans la Mambéré Kadéï vivent depuis plusieurs semaines dans la grande peur et ne peuvent vaquer librement à leurs occupations. Des hommes armés assimilés aux 3R ont envahi la localité, faisant des exactions sur les civils. Une situation qui ralentit l'économie de la sous-préfecture et détériore le climat sécuritaire. Le député de Gadzi appelle le gouvernement à plus de responsabilité afin de garantir la sécurité de la population.

En dépit du dernier accord politique pour la paix signé à Bangui avec les 14 groupes armés présents sur le territoire centrafricain dont le groupe 3R de Abass Sidiki, l'on n'a pas manqué d'assister aux multiples invasions de certains territoires qui n'étaient pas pourtant sous contrôle de cette milice. C'est le cas de la sous-préfecture de Gadzi envahi ces derniers temps par les 3R qui y effectuent de multiples mouvements. "A Gadzi, les populations souffrent, elles ne peuvent pas se rendre au champ. Les éléments de 3R ont encore envahi la sous-préfecture de Gadzi en quittant Koui. Les assassinats et toutes autres exactions sont commis régulièrement sur les populations. Les habitants n'ont pas la liberté d'aller et de venir" a affirmé Léonard Ngbakongo, député de la localité de Gadzi.

Une situation très préoccupante avec un impact considérable sur l'économie de la ville qui tourne au ralenti selon M. Ngbakongo. "Les populations ne peuvent pas se rendre à la chasse. Les éléments des 3R leur confisquent toutes leurs armes de chasse. Cette situation a impacté le prix des articles et des viandes de brousse. En tout cas les populations meurent de faim", a alerté le parlementaire.

Les éléments des 3R présents dans la localité créent des bases d'occupation et poursuivent la conquête de nouveaux territoires. Face à l'ampleur de la conquête et aux menaces sécuritaires qu'encourent les populations, le député de Gadzi interpelle le gouvernement pour des actions qui s'imposent. "Au regard des souffrances des populations de Gadzi, j'appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités pour permettre de garantir la sécurité des centrafricains qui y vivent", a lancé Léonard Ngbakongo.

Le denier accord de paix signé entre le gouvernement et les 14 groupes armés présents sur le territoire centrafricain dans ses dispositions, a prévu la dissolution et le désarmement des groupes. Cependant, plus de douze mois après être signé à Bangui, le pays est encore loin de l'application effective dudit accord. Une situation qui favorise de nombreux cas de violences sur les populations civiles dans plusieurs régions.

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 00:30
Quand Bokassa accusait la France de voler l’uranium et le diamant
Quand Bokassa accusait la France de voler l’uranium et le diamant
Quand Bokassa accusait la France de voler l’uranium et le diamant

Lu pour vous 

 

Quand Bokassa accusait la France de voler l’uranium et le diamant de la Centrafrique

 

https://maroc-leaks.com/  mars 13, 2020

 

L’EMPEREUR BOKASSA EXPLIQUE COMMENT LA FRANCE ET LA SUISSE ONT VOLÉ L’URANIUM ET LE DIAMANT DE LA CENTRAFRIQUE

 

Dans une interview explosive qui fera date dans l’histoire des relations entre la France et l’Afrique, L’ancien Empereur de la Centrafrique Jean Bedel Bokassa, dénonçait déjà les pratiques coloniales dont la France infligeait à son pays.

L’exploitation abusive des ressources naturelles de la Centrafrique par la France coloniale sans verser une seule pièce de monnaie au gouvernement Centrafricain de l’époque avait suscitée et animée déjà un sentiment anti-français.

La récente intervention militaire française en Centrafrique, est motivée par les mêmes raisons qu’hier.

La présence militaire russe dans le pays a montrée pour les observateurs avertis, les pratiques d’un autre temps de la diplomatie française. Dans la grande majorité, les états africains veulent se débarrassés des pratiques coloniales de l’Elysée.

Certains dirigeants sont pris dans le piège des réseaux maçonniques entre la Grande Loge de France et ceux des états africains.

« L’image de la France en Afrique s’est considérablement dégradée. La jeunesse africaine souhaite une véritable alternative politique, diplomatique et économique ».

 

Source: JEMINFORMETV.COM

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 00:23
En Centrafrique, une unité spéciale lutte contre les violences sexuelles

 

En Centrafrique, une unité spéciale lutte contre les violences sexuelles

 

https://www.lemonde.fr/ Par Gaël Grilhot  12 mars 2020 à 19h00

 

Créée en 2017, l’Umirr effectue des patrouilles de dissuasion, organise des activités de sensibilisation, prend en charge les victimes et monte des dossiers d’accusation.

 

Le regard inquiet mais résolu, Virginie* raconte l’agression qu’elle vient de subir. Enceinte de sept mois, elle a été frappée par son mari. Si durement qu’elle craint pour la vie de son enfant. « Le bébé a subi un choc, on n’entendait pratiquement pas les battements de son cœur », explique Rachel Egouma Mosselegoua, technicienne du service psycho-social de l’Umirr, l’Unité mixte d’intervention rapide et de répression des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, à Bangui. Virginie a été envoyée à l’hôpital pour faire une échographie. Le bébé va mieux, « même s’il est encore très fatigué ». L’échographie, elle, servira pour le dépôt de plainte contre le mari, qui ne devrait pas tarder à voir débarquer la brigade d’intervention de l’Umirr.

Soutenue financièrement par des partenaires internationaux, notamment onusiens, l’unité fonctionne néanmoins sur budget gouvernemental. Placée sous l’autorité conjointe des ministères de la justice et de la sécurité publique, elle est opérationnelle depuis juin 2017. « La Centrafrique est sortie de grandes crises à caractère politico-militaire, auxquelles les femmes et les filles ont payé le plus lourd tribut. L’objectif, avec cette unité, c’était de créer une police qui soit plus proche des populations et qui prenne en compte ces violations des droits des femmes et des enfants », explique le lieutenant-colonel Paul Amédée Moyenzo, directeur de l’Umirr.

A bord de ses deux véhicules, l’unité effectue régulièrement des patrouilles de dissuasion dans les différents quartiers de la capitale. Elle organise aussi des activités de sensibilisation auprès des populations et des chefs communautaires. La structure comprend enfin une unité de prise en charge « holistique » des victimes, intégrant des dimensions médicale, psycho-sociale, juridique, etc.

Sombre tableau

Dans le bâtiment situé au fond d’un grand jardin arboré, des groupes de femmes attendent le traitement de leur dossier. Sur les murs sont placardées des affiches de prévention contre les violences sexuelles et le viol. En la matière, la Centrafrique présente un sombre tableau. Selon Human Rights Watch, « le viol est utilisé de façon généralisée et systématique dans les zones de conflit ». Et les Nations unies soulignent qu’environ 10 000 cas de violences basées sur le genre sont recensés chaque année dans le pays. Médecins sans frontières estime pour sa part que « les violences sexuelles sont une épidémie qui s’étend bien au-delà des zones de conflit et touchent les communautés dans l’ensemble de la Centrafrique ».

L’Umirr est une des réponses du gouvernement à cette situation, même si ses moyens sont limités. Policiers, gendarmes, personnels judiciaires, médecins… L’unité compte 45 professionnels. Dans les couloirs, on croise aussi des membres de différentes agences des Nations unies qui viennent prêter main-forte aux personnels centrafricains. Car la structure souffre d’un manque de compétences dans le traitement des dossiers. « Dans les affaires de violences sexuelles ou de viols, il faut savoir comment auditionner une victime, un témoin ou un suspect », souligne le directeur.

L’Umirr se fait aussi aider par d’autres partenaires extérieurs, comme l’Association des femmes juristes de Centrafrique ou le barreau américain, pour monter les dossiers qui seront transmis aux parquets compétents. La prochaine session criminelle de Bangui comportera ainsi un nombre important de dossiers de viols et de violences sexuelles, concrétisant le travail des enquêteurs.

Stigmatisation

Les compétences de l’Umirr s’étendent également aux cas de violences sexuelles en zones de conflit, alors que l’arrière-pays est encore largement sous contrôle des groupes armés. « Nous avons documenté plusieurs affaires, comme à Bossangoa [à 300 km au nord de Bangui] où nous avons enquêté sur le cas de 24 femmes peules violées par les groupes armés », souligne Paul Amédée Moyenzo. En attendant de pouvoir déployer plus d’antennes dans le pays, l’unité fonctionne avec des points de contact au sein des unités de police locales. Mais les moyens sont encore très insuffisants pour prétendre à une couverture exhaustive du territoire.

Après trois ans de fonctionnement, « le bilan est assez positif », affirme le directeur, même si les débuts ont été difficiles. « Les femmes avaient peur de la stigmatisation, explique-t-il. Mais ces barrières tombent et on a davantage de demandes. » Après 3 579 cas officiellement recensés en 2018, l’Umirr en a traité 7 565 en 2019. Une augmentation qui ne résulte pas d’un surcroît de violences, selon le lieutenant-colonel, mais d’une parole qui s’est libérée. Désormais, ce sont fréquemment les voisins qui alertent l’unité.

Parmi les victimes, de nombreuses femmes abandonnées qui se retrouvent seules avec leurs enfants, totalement démunies. « Nous leur fournissons un kit de nourriture – riz, farine, huile, etc. – pour qu’elles puissent tenir quelques jours, explique Rachel Egouma Mosselegoua. Et nous les orientons vers des structures ou des ONG spécialisées. » Des centres d’autonomisation ont également été mis en place, offrant à ces femmes éprouvées un logement temporaire et des conseils pour une solution à plus long terme.

* Le prénom a été modifié.

Gaël Grilhot(Bangui, correspondance)

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 23:41
RCA : treize morts dans un affrontement entre membres d’une même milice
RCA : treize morts dans un affrontement entre membres d’une même milice
RCA : treize morts dans un affrontement entre membres d’une même milice

 

Centrafrique : treize morts dans un affrontement entre membres d’une même milice

 

https://www.ladiplomatie.fr/  vendredi 13 mars 2020

 

En proie à une violente guerre civile depuis sept ans, la Centrafrique a vu, ce jeudi 12 mars, deux factions d’une même milice, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), s’affronter, à Ndélé, dans le nord du pays. Treize morts sont à déplorer, dont des civils.

Parmi les différentes milices militaires qui occupent actuellement les deux-tiers du territoire centrafricain, le FPRC est l’une des plus importantes. Ce groupe armé est composé depuis ses origines de membres de plusieurs ethnies, dont deux, rounga et goula, se disputent depuis plusieurs semaines les ressources et les territoires.

« Des combats à l’arme lourde et légère »

Depuis le 3 mars, plusieurs affrontements violents ont eu lieu entre les deux ethnies autour de Ndélé, dans le nord de la Centrafrique. Mais sans commune mesure avec la violence qui s’est abattue sur la ville, ce 12 mars 2020 : « Des combats à l’arme lourde et légère ont fait treize morts dans la ville de Ndélé, il y a des civils parmi les victimes »a déclaré un haut responsable de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique), sous couvert d’anonymat.

Le calme est depuis revenu dans la ville. « Les casques bleus ont intensifié les patrouilles », assure la même source anonyme. Samedi 7 mars 2020, un responsable de la Minusca avait été retrouvé criblé de balles à Ndélé. Depuis un an, une trêve négociée par l’ONU entre les quatorze principales milices de Centrafrique a permis de réduire l’intensité des affrontements, mais sans arrêter la guerre civile.

 

 

Au moins treize morts dans des combats dans le nord de la Centrafrique

 

Le Monde avec AFP

 

Depuis huit jours, des heurts opposent à Ndélé des factions d’un même groupe armé, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).

Au moins treize personnes, civils et combattants, ont été tuées mercredi 11 mars dans de nouveaux affrontements dans le nord de la Centrafrique, pays ravagé par une guerre civile depuis sept ans, a-t-on appris de source onusienne. « Des combats à l’arme lourde et légère ont fait treize morts dans la ville de Ndélé, il y a des civils parmi les victimes », a déclaré à l’AFP par téléphone depuis Bangui un haut responsable de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique), sous couvert de l’anonymat.

 

Depuis huit jours, des combats opposent à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, des factions d’un même groupe armé, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’un des principaux groupes rebelles parmi les nombreuses milices qui se partagent les deux tiers de ce pays d’Afrique centrale.

Meurtre d’un Centrafricain de la Minusca

Ce groupe rassemble plusieurs ethnies, dont deux, rounga et goula, s’affrontent désormais pour le contrôle des territoires et des ressources. « Les combats d’hier matin », qui ont duré trois heures, « sont consécutifs à une attaque menée dans la ville par la faction goula du FPRC », a précisé la source onusienne. En dehors de tirs sporadiques mercredi soir vers minuit, le calme est revenu à Ndélé, a précisé cette source. « Les casques bleus » de la force de maintien de la paix de la Minusca « ont intensifié les patrouilles », a assuré le responsable onusien.

Samedi, l’ONU avait vivement condamné le meurtre d’un des employés centrafricains de la Minusca, dont le corps criblé de balles avait été retrouvé à Ndélé, et promis de tout faire pour trouver ses « assassins ». « Nos sections police et justice mènent l’enquête sur place », a précisé le responsable de la Minusca jeudi. Les affrontements sporadiques entre Goula et Rounga à Ndélé, une ville contrôlée par le FPRC, ont débuté le 3 mars. Ces deux ethnies s’étaient déjà affrontées à Bria, dans l’est du pays, en janvier.

Un accord de paix signé il y a un an par quatorze groupes rebelles et le gouvernement a permis une baisse globale des violences, mais la Centrafrique est toujours le théâtre d’affrontements sporadiques et d’exactions visant les civils. Les deux tiers du territoire sont aux mains des groupes armés.

Le Monde avec AFP

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 02:33
RCA : L'UE débloque 15.5 millions d’euros pour le processus électoral

 

Centrafrique : l’Union européenne débloque 15.5 millions d’euros pour le processus électoral

 

http://www.adiac-congo.com/ Mercredi 11 Mars 2020 - 18:00

 

Dans le cadre du soutien à l’organisation des élections couplées prévues en décembre prochain, le gouvernement centrafricain et l’Union européenne ont signé, le 7 mars, une convention de financement.

La cérémonie de signature de ladite convention a eu lieu en présence du chef de l’État, Faustin Archange Touadera, et l’ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi. Le montant est de 15.5 millions d’euros dont 14.75 millions d’euros au Fonds Commun multi-bailleurs géré par le PNUD, et une autre partie aux expertises techniques de l’ÂNE, qui est également prévue dans le cadre de cet appui pour un montant de 500.000 euros.

À travers le financement du 11e Fonds européen de développement (FED), l’Union européenne poursuit son soutien à la consolidation du processus démocratique en République centrafricaine à travers la signature de cette convention de financement pour soutenir l’organisation des élections présidentielle, législatives et locales.

En effet, l’Union européenne devient ainsi le premier bailleur et partenaire engagé avec des fonds concrets mis à la disposition de la RCA à hauteur d’environ 50% des besoins financiers et prévus pour l’organisation de ce processus électoral déjà enclenché.

Ce financement supplémentaire témoigne à suffisance la volonté et l’engagement des 27 États membres de l’UE à l’endroit de la République centrafricaine. « L’événement d’aujourd’hui marque la réalisation matérielle de l’engagement pris par l’Union européenne à contribuer au financement et donc à la tenue effective des élections de 2020-2021 », a déclaré Samuela Isopi, ambassadrice de l’UE en RCA, ajoutant que le geste permet « un nouveau jalon sur le chemin de la RCA vers une sortie définitive de son histoire de crises politiques et sécuritaires »

« C’est l’apport d’une contribution financière déterminante pour le déroulement et la réussite des prochaines élections, les premières après le retour à l’ordre constitutionnel », a-t-elle réitéré.

Malgré que plusieurs observateurs politiques doutent de la tenue de ce processus électoral par rapport à l’occupation d’une grande portion du territoire par les groupes armés qui continuent à dicter leur loi, la cheffe de la délégation de l’UE a tenté de dissiper le doute.

« Mais nous sommes convaincus que l’ÂNE a su capitaliser les leçons apprises et saura bâtir sur cette expérience. Quels que soient les défis politiques, logistiques et sécuritaires, déjà relevés en 2015-2016 dans une situation plus compliquée que celle d’aujourd’hui, l’Union européenne est convaincue que la tenue des élections cette année n’est pas seulement possible, mais elle est indisponible », a-t-elle indiqué.

Pour Félix Moloua, ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, la signature de cette convention de financement entre le gouvernement et l’UE constitue « une étape cruciale et décisive dans la marche vers la consolidation de la paix et de la gouvernance démocratique en République centrafricaine à travers le démarrage d’un certain nombre d’activités prévues dans les différentes étapes du processus électoral ».

La signature de cette convention de financement entre le gouvernement et l’UE vient compléter le premier programme d’appui au processus électoral.

Il s’agit du programme de consolidation de la démocratie (UE-PCD), mis en œuvre par l’agence belge de développement (ENABEL), par lequel l’UE a déjà engagé deux millions d’euros destinés au financement des opérations logistiques préélectorales, à savoir le déploiement de l’opération de cartographie, la contribution à la mise à niveau du centre de traitement des données par l’achat d’équipements informatiques complémentaires.

Yvette Reine Nzaba

 

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 02:20
CEMAC : Réunion du Collège de Surveillance Multilatérale

 

 

Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC)

______________________

 

Réunion du Collège de Surveillance Multilatérale

(Douala, les 9 et 10 mars 2020)

 

Mot de bienvenue de Monsieur Clément BELIBANGA

Commissaire en charge du Département

des Politique Economique, Monétaire et Financière

 

Mesdames et Messieurs les Représentants des États membres ;

Messieurs les Représentants de la BEAC, de la COSUMAF, de la COBAC et de la BDEAC ;

 

Mesdames, Messieurs ; Distingués Invités,

 

C’est pour moi, un réel plaisir de vous accueillir ce matin, au nom du Président de la Commission de la CEMAC et en mon nom propre, dans cette belle salle du Conseil de la BEAC, pour la 37ème session du Collège de surveillance multilatérale pour la validation du rapport intérimaire de la surveillance multilatérale au titre de l’exercice 2019 et perspectives 2020 et 2021.

La présence effective telle qu’il se dégage ici de la totalité des pays membres, traduit à suffisance l’intérêt et la considération accordés à cet exercice. Permettez-moi de souhaiter la bienvenue et un séjour agréable à chacun de vous. Cette rencontre, qui constitue une étape majeure pour la validation de ce rapport intérimaire de la surveillance multilatérale, est l’aboutissement d’un processus auquel chacune de vos administrations a apporté sa part de contribution.

Cet effort commun traduit la volonté exprimée par nous tous à faire du dispositif de la surveillance à la fois un véritable instrument et un levier de notre intégration économique régionale. Cette rencontre nous donne aussi l’opportunité de valider le rapport sur la convergence. Je tiens une fois de plus à vous remercier, et à travers vous, tous ceux qui ne cessent d’apporter leur contribution à cet exercice. Je voudrais exprimer la gratitude de la Commission de la CEMAC aux membres de la Cellule Communautaire de Surveillance Multilatérale et les féliciter pour l’examen préliminaire du rapport qui nous est soumis aujourd’hui pour examen.

Je voudrais également exprimer très respectueusement nos sincères remerciements aux Autorités camerounaises pour leur hospitalité. Mesdames et Messieurs, Distingués Invités, Nous avons l’opportunité d’échanger pendant deux jours sur la situation macroéconomique de notre Communauté en 2019 et les perspectives pour 2020-2021. Le rapport soumis ce matin à notre examen, indique que la croissance se consolide dans la sous-région, en dépit du ralentissement de la croissance mondiale, et de la détérioration du cours du pétrole brut.

Ces bons résultats sont rendus possibles grâce aux différentes mesures de réformes entreprises par nos plus hautes Autorités dans le cadre du PREF-CEMAC, et surtout des programmes de réforme économique et financier engagés avec le FMI. Mais le rapport indique aussi que la sous-région reste toujours dépendante de ses ressources naturelles, dans la mesure où les résultats macroéconomiques de 2019 sont portés par une progression de la production pétrolière dans pratiquement tous les pays producteurs. Par ailleurs, notre communauté reste confrontée à d’importants défis qui compliquent l’objectif d’une croissance durable et inclusive dont nous avons besoin pour réduire la pauvreté, améliorer l’égalité et créer des emplois à un plus grand nombre de nos citoyens.

Il s’agit, entre autres, des fluctuations exogènes du marché international, de la faible diversification de la base productive des économies sous-régionales, et surtout des questions récurrentes de sécurité que connaissent la plupart de nos Etats ces dernières années avec leurs corollaires notamment en termes de destruction de l’appareil productif, de limitation des échanges et d’effet d’éviction sur les dépenses d’investissement, pourtant nécessaire pour impulser une croissance durable. Nous devons donc maintenir l’élan des réformes en poursuivant des actions vigoureuses pour relever ces défis et permettre aux populations de la sous-région de mieux profiter des fruits de la croissance.

Mesdames et Messieurs, Distingués Invités,

Je ne voudrais pas finir mon propos sans évoquer la question récurrente de la redynamisation de l’exercice de surveillance multilatérale à travers le renforcement des Cellules Nationale la production des programmes triennaux de convergence (PTC). Comme pour les rapports passés, la Commission n’a reçu aucun rapport national de surveillance multilatérale comme prévu par les textes statutaires. Je voudrais inviter les Etats à octroyer des ressources nécessaires au bon fonctionnement des Cellules Nationales pour leur permettre de mener à bien leurs différentes missions. Pour notre part, nous restons disponibles à vous apporter l’accompagnement nécessaire. Sur ce, je déclare ouverte la 37 ème session ordinaire du Collège de surveillance multilatérale.

 JE VOUS REMERCIE DE VOTRE ATTENTION

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 01:11
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION

 

LES FEMMES CENTRAFRICAINES ENGAGEES DANS LA VULGARISATION DE L’ACCORD ET LEUR PARTICIPATION EFFECTIVE AUX ELECTIONS

 

Bangui, le 11 mars 2020 – Les femmes centrafricaines demandent aux autorités de la République centrafricaine (RCA) la mise en œuvre de la loi sur la parité, approuvée par l’Assemblée nationale il y a quelques mois. Au cours d’une conférence de presse conjointe avec la MINUSCA mercredi à Bangui, les responsables du Réseau des Femmes Leaders pour la Transformation de l’Afrique (AWLN) et du Forum National des Femmes de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs ont également annoncé la poursuite de leur lutte pour les droits des femmes ainsi que la vulgarisation de l’Accord de paix et la participation effective des femmes aux élections de 2020-2021.

 

« La Centrafrique dispose d’une loi sur la parité, qui stipule que les femmes doivent représenter au moins 35% dans les différentes instances de la vie politique du pays, malheureusement, nous sommes loin d’arriver à ce niveau », regrette Léa Koyassoum-Doumta Mboua, Coordonnatrice de l’AWLN. Léa Koyassoum-Doumta Mboua a également condamné la poursuite des violences à l’intérieur du pays dont les principales victimes restent les femmes, rappelant que cela constitue « une grave violation de l’Accord de paix ».

 

Faisant part des difficultés auxquelles se confrontent les femmes centrafricaines dans la lutte pour leurs droits, la vice-présidente du Forum National des Femmes de la Conférence Internationale sur la Région de Grands Lacs, Marie Madeleine Moussa Yadouma, lance, pour sa part, un appel aux femmes afin de participer à la vie politique centrafricaine. Elle demande par ailleurs à la communauté internationale à soutenir les autorités dans l’organisation des prochaines élections. « Pour faire de bonnes élections, il faut qu’il y ait la sécurité. Nous voulons que ces élections soient sécurisées. Nous demandons au Gouvernement, aux garants et facilitateurs que l’APPR-RCA soit respecté, que la sécurité revienne, que les réfugiés rentrent chez eux, et que pendant les élections, les candidats soient protégés, que les gens battent campagne librement et en toute sécurité ».

 

De son côté, la Conseillère en Genre de la MINUSCA, Gladys Atinga, a fait savoir que l’implication de la Mission a fait bouger les lignes, en faveur des femmes en RCA. Dans le domaine de la réforme du secteur de sécurité par exemple, les plaidoyers de la MINUSCA auprès des autorités centrafricaines, ont fait que « dans les Forces armées centrafricaines, 8,5 % des nouvelles recrues de 2019 sont des femmes tandis que dans les Forces de sécurité intérieure, les femmes représentent 25% des nouvelles recrues en cours de formation dans les Ecoles de Police et de Gendarmerie. Fait important à souligner, le responsable du test de recrutement est une femme », a-t-elle précisé. Elle a souligné que la MINUSCA reste engagée auprès des autorités centrafricaines pour faire valoir le genre, citant entre autres « la mobilisation de l’Equipe Pays des Nations Unies pour une assistance humanitaire d’urgence, la réalisation des projets d’appui à la résilience communautaire en faveur des femmes, la construction des Maisons de la femme, le renforcement du pouvoir d’action des femmes membres des mécanismes de mise en œuvre et de suivi de l’Accord de Paix et la mobilisation et le coaching des femmes leaders pour un plaidoyer fort et à haut niveau en faveur de la participation des femmes au processus électoral ».

 

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a fait part de la reprise des violences dans la ville de Ndélé, au lendemain d’un communiqué du G5 condamnant ces nouvelles violences et la visite du Commandant adjoint de la Force de la MINUSCA dans la région. En condamnant cette nouvelle escalade de violence, qui aurait fait des victimes, le porte-parole a indiqué que les casques bleus sont à pied d’œuvre afin d’assurer la sécurité des civils et de mettre fin à la crise qui a fait plus de 3000 déplacés. « Ndélé n’est pas la ville où il y a le plus de casques bleus mais nous répondons à cet effort sécuritaire en privilégiant la protection des populations. Il n’y a pas une démission de la MINUSCA face à ces problèmes. La MINUSCA reste engagée », a-t-il martelé.

 

Sur la situation des droits de l’homme, le porte-parole a souligné que durant la période du 4 au 10 mars, la Mission a documenté sur l’ensemble du territoire 8 incidents de violation et d’abus, affectant 17 victimes, dont neuf femmes. « Sur les 9 femmes, 7 sont victimes des viols », a indiqué Vladimir Monteiro, précisant que ces incidents sont documentés et seront remis à la justice.

 

Dans le cadre du programme de réduction de la violence communautaire (CVR) mis en œuvre par la MINUSCA, le porte-parole a souligné que 812 bénéficiaires, dont 190 femmes du 3eme arrondissement, poursuivent une formation professionnelle en mécanique, conduite automobile, informatique, couture, commerce et menuiserie. « Ces bénéficiaires sont constitués de 650 ex-membres de groupes d’autodéfense du PK5 et 152 autres membres de la communauté », a-t-il précisé.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

LA MINUSCA REITERE SA DISPONIBILITE A COLLABORER AVEC LES AUTORITES AUTOUR DES MESURES PREVENTIVES CONTRE LE COVID-19

 

Bangui, 11 mars 2020 – La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine (RCA), Denise Brown, et le Ministre de la Santé, Pierre Somse, se sont rencontrés mercredi matin, pour échanger sur les mesures préventives mises en place par les autorités contre la propagation du coronavirus (COVID-19) dans le pays.

 

La MINUSCA a pris note de l’annonce par le Ministère de la Santé, de l’inexistence jusqu’à ce jour, de cas de COVID-19 en RCA. La Mission dénonce par ailleurs les rumeurs dangereuses et inacceptables faisant état de cas de COVID-19 parmi son personnel. 

 

Depuis le début de l'épidémie, la MINUSCA suit de près l’évolution de la situation en étroite collaboration avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Ministère de la Santé et le siège des Nations unies à New York, et a déclenché l’état d’alerte préventive. A cet effet, une procédure de suivi de ses personnels de la MINUSCA en provenance de l’extérieur a été mis en place conformément au protocole établi par les autorités nationales compétentes, particulièrement dans le cadre des rotations de son personnel en uniforme, tandis que les missions non essentielles du personnel hors de la RCA ont été reportées, supprimées ou réduites.

 

La MINUSCA en coordination avec le Système des Nations unies, réitère également sa disponibilité à soutenir le Gouvernement de la République centrafricaine dans sa communication sur les mesures préventives prises face à la propagation de l’épidémie. 

 

Lors d’une réunion avec le personnel le 5 mars dernier, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Mankeur Ndiaye, ainsi que la responsable médicale de la Mission ont rappelé l’importance d’adopter activement les consignes de prévention mise en œuvre au sein de la MINUSCA, soulignant que seule une réponse collective et solidaire permettrait de juguler ce défi planétaire.

 

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 00:43
L’algérien Ramtane Lamamra pressenti comme médiateur en Libye

 

Lu pour vous

 

By La rédaction de Mondafrique 11 mars 2020

 

Le diplomate algérien Ramtane Lamamra (67 ans) a été pressenti pour remplacer le franco-libanais Ghassam Salamé comme envoyé spécial de l’ONU en Libye et donc médiateur en chef dans la crise libyenne. 

L’ancien ministre des Affaires étrangères algérien (2013-2017), qui avait fait figure, quelques semaines au début de 2019, de successeur possible du président Bouteflika en raison de sa bonne image internationale et de sa probité, fut auparavant le Commissaire à la Paix et a la sécurité de l’Union africaine (2008-2013). Il s’était notamment illustré dans la médiation de plusieurs crises, notamment au Liberia.

Une proximité avec Emmanuel Macron

Pur produit des Affaires Etrangères algériennes connues pour la qualité de ses diplomates et fort d’un réseau relationnel au sein de l’Etat profond algérien, ce haut fonctionnaire expérimenté avait jusqu’à maintenant une double casquette à l’Union africaine et à l’ONU. Conseiller de Moussa  Faki Mahamat à Addis Abeba et Haut représentant de l’Union africaine pour une « Afrique sans armes », le diplomate était, en même temps, membre du Haut Conseil de l’ONU pour la médiation internationale à New York.

Cette double qualité ne pouvait que satisfaire les souhaits de l’Union africaine, qui revendique, avec raison, toute sa place sur le dossier libyen, tout en rassurant l’ONU et plus généralement la communauté internationale sur la capacité du futur médiateur à jouer collectif. « Ramtane Lamamra est sans doute l’homme politique algérien le plus apprécié et le plus écouté par Emmanuel Macron », explique un de ses proches amis.

Au Maghreb, les lignes bougent

La nomination de Ramtame Lamamra, comme septième envoyé spécial de l’ONU depuis 2011, ferait un large consensus et marquerait de manière éclatante le retour de la diplomatie algérienne dans le dossier libyen, en attendant qu’elle ne s’implique davantage dans le Sahel.

Au Maghreb, avec l’arrivée au pouvoir de l’Algérien Abdelmadjid Tebboune et du Mauritanien Mohamed ould el-Ghazouani, en attendant les initiatives carrées mais smuries du Président tunisien Kaïs Saïed, les lignes semblent enfin bouger. 

 

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 00:31
Un cataclysme pour les états pétroliers africains

 

Lu pour vous

 

By La rédaction de Mondafrique 10 mars 2020

 

La chute du prix du baril du pétrole crée un véritable cataclysme pour les Etats exportateurs de pétrole et de gaz naturel, dont on a peine à voir toutes les conséquences politiques et sociales.

Depuis quelques mois, la plupart des Etats africains enregistraient une remontée de leur croissance économique, mais le FMI ne manquait pas de rappeler leur fragilité. La crise, liée à l’expansion mondiale du coronavirus avec le blocage de l’économie mondialisée, atteint de plein fouet ces Etats.

L’explosion de l’OPEP

Lundi 9 mars 2020, le baril du Brent est passé sous les 30 us dollars soit une chute vertigineuse de 25% par rapport à la semaine précédente. L’échec de la réunion de conciliation de l’Opep qui a eu lieu à  Vienne, vendredi 6 mars 2020, et notamment le profond désaccord entre la Russie et l’Arabie saoudite, a constitué l’étincelle de cet embrasement planétaire.

Désormais l’Arabie saoudite augmente sa production et baisse les prix en plein marasme économique mondial.

Les pays pétroliers africains percutés 

Les premiers pays africains exportateurs de pétrole et de gaz ne s’attendaient pas à une telle catastrophe, tant les recettes des hydrocarbures sont essentielles pour leur budget et pour faire face à leurs engagements internationaux. 

Le Nigeria ( 2 000 000 barils/jour), l’Angola (1 750 000 b/j), l’Algérie (1 600 000 b/j), la Libye ( 800 000 b/j), l’Égypte (700 000b/j),  le Congo( 350 000b/j), la Guinée équatoriale ( 280 000b/j), le Gabon (200 000b/j), le Ghana ( 150 000b/j)  le Soudan du sud (150 000b/j), le Tchad ( 120 000 b/j) et le Cameroun (85 000 b/j) vont devoir affronter une crise qui risque fort d’être plus grave qu’en 2014, lors du dernier choc pétrolier.

N’ayant pas diversifié leur économie, malgré les injonctions du FMI, ces Etats risquent de s’exposer à des crises politiques majeures, notamment pour ceux qui doivent déjà faire face à des mouvements de rébellions, comme au Cameroun, au Tchad, au Soudan du sud, au Nigeria et en Libye.

Certains autocrates d’Afrique centrale pourraient bien être des victimes collatérales du coronavirus… 

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