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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 23:26

 

 

 

On dit souvent que «les plus faibles se vengent», «les plus forts pardonnent», «les  plus  heureux  oublient ».

 

La réconciliation ne se décrète pas ! Elle se construit…

 

La réconciliation  consiste à réparer quelque chose de casser, on dit aussi que l’on se réconcilie plus facilement avec les morts et beaucoup plus difficilement avec les vivants.

 

L’amorce d’une réconciliation en RCA  s’exercera par étapes, tel le schéma du deuil qui se décompose en 7 étapes obligatoires à savoir :

 

  1. le choc, déni
  2. la douleur et la culpabilité
  3. la colère
  4. le marchandage
  5. la dépression
  6. la reconstruction
  7. l’acceptation

 

Si l’on veut comprendre l’état psychique des victimes   suite au coup d’Etat 2012, pour établir un sas de décompression national adapté aux  victimes, on peut aussi l’interpréter de la manière suivante :

 

Mais rappelons qui sont ces victimes :


Le peuple  centrafricain, les familles des «  sans voix ceux que l’on n’écoute jamais », les « sans grades ceux qui ne peuvent pas se défendre », les « sans familles ceux qui ont tout perdu de la RCA «.

 

La 1ère  phase du deuil  pour les Victimes centrafricaines,  s’est exprimée par le « choc » lié aux exactions commises contre les familles centrafricaines par les partisans de la SELEKA, cette phase a été suivie concomitamment d’un « déni »  au vu de la situation tellement irréelle (les tueries, les assassinats, les viols,  les vols…). On pense vivre un cauchemar les yeux ouverts, ce qui provoque chez les victimes des  évanouissements, des vomissements,  ils avaient  du mal à réaliser l‘évidence vu le désastre, vu la déchéance humaine qui s’est caractérisée par le refus de la situation, la perte totale de repères, l’impossibilité  de prendre une décision de bon sens.


La violence psychologique est spontanée, la destruction morale est permanente, la surprise du chaos insupportable  etc… 

 

La 2ème  Phase de deuil pour les familles centrafricaines s’exprimait par la douleur.
Les  Victimes toujours les mêmes  le peuple les familles centrafricaines. La douleur se caractérisait par un  début de la prise de conscience éphémère, superficielle cependant réelle. Cette étape, plus chaotique et effrayante de profonde douleur, qui les amène à consommer des stupéfiants, à abuser d’alcool, à prendre  toutes sortes de drogues, médicaments et autres. Un sentiment de culpabilité intense, d’abandon accompagné de remords délirants les envahissaient. Durant cette phase de deuil, à cette étape du deuil le Président DJOTODIA est toujours au pouvoir.

 

La 3ème Phase  du deuil Centrafricain est  la colère et a coïncidé avec l’arrivée à la Présidence de la République de Mme Catherine SAMBA PANZA.


Les Victimes, toujours les Familles Centrafricaines, chez lesquelles la colère s’exprime par la  recherche des  causes de l’injustice, par la  désignation des boucs émissaires. La gestion de la colère se manifeste  par la création de groupes de défense, par la création  des groupes armés non conventionnels, par la création de groupes de répressions et de pressions, par la création d’associations diverses des victimes de toutes sortes, par la création de  groupes de prière formels ou informels, par la naissance des sectes, par l’adoubement  des gourous, par la naissance des profanateurs, des  fabulateurs de toutes natures, des comploteurs, des usurpateurs venus des quatre coins de la planète pour leurs intérêts personnels profitant du déséquilibre psychique des centrafricains pour les abuser.


D’une déviance généralisée de ce qui est normal vers  des croyances de toutes natures  relevant de la pure imagination, des interprétations  ancestrales improvisées, on voit naitre rites et sacrifices de tous genres, allant jusqu’à l’anthropophagie. Voilà ce qui s’exprime en RCA  des différents   groupes qui se forment, pour répondre à la gestion  de la phase  de colère du deuil, dont les plus célèbres sont les ANTI-BALAKA, et SELEKA.

 

La 4ème Phase de deuil c’est le  marchandage.


C’est la phase la plus difficile à gérer, c’est précisément la phase dans laquelle nous nous trouvons actuellement en RCA. La naissance de toutes formes de frustrations, de souffrances, souvent couvertes par le besoin de faire justice soit même. C’est le cas des groupes armés non conventionnels, des milices qui commettent des exactions au nom d’un préjudice non réparé, des vengeances injustifiées, une vendetta contre X, on est dans la recherche des moyens pour inverser les pertes. Les victimes  sont à la  recherche des récompenses injustifiées, d’un pretium-doloris inexistant, de dommages et intérêts injustifiés, c’est la phase de  négociation difficile, de chantages de tous genres (enlèvements contre rançon, ou comme moyen de pression).


Ces revendications destructrices par la force sont la démonstration que l’on pouvait se battre face à l’arrivée de l’ennemi, et sont souvent exprimées par les plus faibles. (Donc «  les plus faibles se vengent »)

 

La 5ème Phase de deuil s’exprime à travers la dépression et la douleur. A cette phase de deuil, la RCA n’est pas encore arrivée, car la phase dépression et douleur est inévitable mais elle peut être plus ou moins forte ! Elle dépend de comment nous allons négocier la phase de gestion de la colère ! Car même si les victimes ont accepté la perte,  elles ne sont  pas en mesure de faire face au quotidien, malgré que  certains  se soient fait justice eux-mêmes.


Ils ressentent que  le traumatisme est présent, et que le dommage n’est pas réparé. Et pour ceux qui ont pris d’autres options que la vengeance physique ou matérielle, c’est-à-dire les associations divers, les groupes de prières et autres, leurs désespoirs est si grand et la perte  morale bien ancrée.  


Ils affectent leurs  comportements, les victimes restent passives, dubitatives, stoïques, dans l’impossibilité de voir une fin positive, aucune vision pour l’avenir, elles n’arrivent plus à vivre normalement, c’est la phase du deuil la plus critique car on touche le fond. Ce qui les  amène pour la plus part, à toutes formes de rupture, de séparations, de divorces, à l’abandon, à la désertion, à la folie, et à terme au choix ultime,  de continuer à vivre ou de s’arrêter de vivre… autrement dit au suicide.

 

La 6ème Phase de deuil est la reconstruction. Cette phase est la phase test, car c’est le commencement à s’ouvrir aux autres, pour ceux qui ont survécu à toutes les phases précitées,  ils  sont à la cherche d’activités positives visibles, des activités gratifiantes, ils sont à recherche de tout ce qui est valorisant qui relève d’une reconnaissance officielle, ils veulent exister au yeux du monde, ils veulent être écoutés,  ils sont à la recherche de repères personnels pour s’en sortir, ils adoptent une attitude de  gentillesse excessive, ils ont  besoin de fréquenter la jeunesse porteuse d’espoir, ils se comportent comme des personnes rassurantes et réfléchies.

 

La 7ème Phase de deuil est l’acceptation. Celle-ci est la phase finale du deuil, selon les spécialistes elle intervient  après 5 à 10 ans après et en fonction de la réparation psychique liée au choix du projet ; Ce que l’on appelle  « sas  de décompression » :
accepter  la réalité, prendre la vie avec du recul, s’infliger une philosophie du vivre ensemble, s’assumer, comprendre les enjeux de la vie, se placer comme un acteur privilégié  de la planète, améliorer son quotidien, se mêler aux autres, voyager pour échanger pour comprendre pour connaitre, avoir un comportement positif dans la vie sociale.

 

Voici décrites les étapes obligatoires du deuil que vivent ou vont vivre les centrafricains, à plus ou moins  fort degré de violence psychique.


Tout dépendra de la manière dont seront gérées ces étapes à franchir.


Il est temps de prévenir plutôt que de guérir, on écrit pour faire prendre conscience, on écrit pour éduquer, on écrit pour éveiller, on écrit pour construire, mais avec qui ?

Les plus forts ? Bozize et Djotodia !


Ceux qui pardonnent trop vite !!!

 

Les plus faibles ? Anti-Balaka et Seleka !


Ceux qui se vengent à corps perdu !!!

 

Les plus heureux ? Les Politiques aux affaires !


Ceux qui oublient trop vite!!!

 

Gardons en tête que le traumatisme centrafricain est intacte.


Il va exploser en son temps et se situer dans une des 7 phases précitées selon les  choix de  projets  réparateurs qui seront faits.

 

Pour information une personne sur trois en Somalie post crise est atteinte de folie. Un sondage de l’armée Français  post retour de RCA  dit  que 12% des éléments qui forment les rangs des Forces Françaises « Sangaris » sont atteints d’un traumatisme psychique qualifié de blessure invisible post traumatique dit   « syndrome de stress»  qui se manifeste par des cauchemars et des violences, par l’incapacité à se réhabituer à la vie quotidienne.


On s’aperçoit que le corps du soldat est là mais son esprit est ailleurs, car il est très marqué par ce qu’il a vu et a vécu en RCA, pour comparaison avec l’éternel guerre de l’Afghanistan ou l’on enregistre « simplement » 8% de traumatisés. 


Il faut prendre conscience de cet état psychique dans lequel vont se trouver les centrafricains, au passage de la phase de dépression pour ceux qui  survivraient à cette crise.     «On ne tire pas sur les feuilles de l’arbre pour le faire pousser »…

LA RCA ENTRE  REPENTANCE ET REDEMPTION par Lionel Saraga Morais Bio-Zin

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 17:55

 

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 2015-02-15 15:21:59  Le chef de l’Etat tchadien et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Idriss Deby Itno, est arrivé dimanche en début d’après-midi à Yaoundé, la capitale camerounaise, en vue de participer au sommet extraordinaire du lendemain consacré à la lutte contre le terrorisme dans la sous-région, a constaté APA sur place.


Le programme de ce conclave d'une journée, rendu public par la présidence du Cameroun, prévoit des prises de parole de M. Deby Itno ainsi que de son homologue camerounais, Paul Biya, suivis d'un huis clos de chefs d'Etat et de gouvernent qui étudiera les propositions des ministres du Conseil de paix et de sécurité de la l'Afrique centrale (COPAX), qui viennent de clôturer une réunion de stratégie dans la même ville au lendemain d'une réunion de la commission de défense et sécurité dudit Conseil.


Selon des sources introduites, la stratégie de la CEEAC dans la lutte contre la secte islamiste nigériane Boko Haram préconise des actions concrètes assorties d'un échéancier bien déterminé ainsi que des mécanismes de mise en œuvre efficaces.

Le sommet extraordinaire de Yaoundé pourrait ainsi déboucher sur la mise en place d'une stratégie prenant en compte la nécessité de la solidarité envers le Cameroun et le Tchad, en cohérence avec les autres initiatives internationales notamment celle de la Commission du bassin du lac Tchad consistant à mettre en l'instauration de la Force multinationale mixte autorisée par l'Union africaine (UA).


D'ores et déjà, les experts ont suggéré d'adjoindre, au contingent de 7500 soldats déjà décidé à par l'UA, le déploiement de 1200 éléments supplémentaires dans le cadre de la Force multinationale mixte, portant ainsi à 8700 l'effectif de la force régionale.

La CEEAC, rappelle-t-on, regroupe l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Équatoriale, la République Démocratique du Congo, Sao Tome & Principe et le Tchad.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=817147#sthash.5tC1Moky.dpuf

Arrivée à Yaoundé d'Idriss Deby, pour le sommet de la CEEAC sur le terrorisme

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Centrafrique-Presse.com
15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 10:28

 

 

Par Joan Tilouine LE MONDE Le 14.02.2015 à 20h42

 

À Bria, à l’est de la Centrafrique, un employé du bureau d’achat de diamant Badica décrit aujourd’hui un « secteur à plat ». Tout comme les collecteurs, les acheteurs centrafricains et étrangers travaillent au ralenti dans cette zone ravagée par la guerre, où les pierres, découvertes pour la première fois en 1914, constituent la principale richesse et se retrouvent au cœur des enjeux de pouvoir.

 

La Centrafrique est pourtant suspendue du processus de Kimberley - un régime de certification de l’origine des diamants bruts - depuis mai 2013, soit deux mois après le renversement du président François Bozizé par les rebelles musulmans de la Séléka. Même si le conseil de sécurité de l’ONU semble louvoyer à décréter un embargo sur l’exportation des « diamants du sang » de Centrafrique, aucune pierre ne peut être légalement exportée. Ce qui n’est pas sans conséquences sur la situation économique du pays, miné par le conflit politico-militaire et sous perfusion des contrebandiers du diamant.

 

Abdoulkarim Dan-Azoumi rattrapé par le passé

 

Installée à Bangui, Badica est une société centrafricaine dirigée sur place par Mahamat Nour, l’un des frères d’un homme d’affaires prospère et autodidacte, Abdulkarim Dan Azoumi. Originaire de Bouar, dans l’ouest du pays, ce dernier a démarré dans la vente de cigarettes au détail avant de développer son business en famille dans les diamants et de fonder un groupe éponyme qui compte Badica ou encore la société aérienne Minair.

 

Aujourd’hui âgé de 76 ans, Abdulkarim Dan-Azoumi a quitté la Centrafrique. Selon ses proches, il s’est installé depuis près d’une année à Anvers, en Belgique, capitale mondiale du diamant où est établie sa filiale Kardiam. Loin des rives de l’Oubangui, Abdoulkarim Dan-Azoumi se retrouve néanmoins rattrapé par le passé. C’est ainsi que les locaux de sa société Kardiam ont été perquisitionnés en juin dernier à Anvers. Avant d’être épinglé dans un rapport du panel d’experts de l’ONU paru en novembre, l’accusant d’avoir contribué au financement de l’ex-Séléka. Entre Anvers et Bangui, Abdulkarim Dan-Azoumi est dans le collimateur. Mais ses circuits financiers empruntent une autre route, plus exotique, de Genève à Panama.

 

« Il agit sur le compte, ne signe jamais d’ordre, ne laisse aucune trace nulle part » Note d’un gestionnaire de HSBC à propos d’Abdulkarim Dan-Azoumi

 

Les gestionnaires de fortune de HSBC Private Bank n’avaient cure de l’opacité, de la corruption, et des trafics en cours sur le marché anarchique du diamant centrafricain. Et ils n’hésitaient pas non plus à se déplacer à Anvers pour courtiser ces nantis d’Afrique centrale, les inciter à placer leurs revenus du diamant dans les coffres suisses et leur distiller des conseils d’exil fiscal.

 

L’argent disparaît offshore

 

Selon les documents consultés par Le Monde Afrique, la première rencontre entre Abdulkarim Dan-Azoumi et un gestionnaire de fortune de la banque suisse se tient en septembre 2005. Dans un salon de l’hôtel Radisson Blu Park Lane d’Anvers, les deux hommes font connaissance. Le banquier note qu’Abdulkarim Dan-Azoumi était alors en compagnie de membres d’une délégation d’officiels centrafricains, dont un ministre. L’homme d’affaires se prête au jeu, se dévoile. « Musulman marié à quatre femmes dont il a dix-huit enfants, mais n’a plus que deux épouses (…) Outre Badica, il a également des échanges avec la Chine pour l’achat de prêt-à-porter qu’il envoie dans différents pays d’Afrique », rapporte dans ses fichiers le banquier suisse. Abdulkarim Dan-Azoumi se renseigne aussi sur les contraintes de taxe pour son fils qui importe en Afrique des téléphones mobiles achetés en Israël et au Canada, évoque le diamantaire genevois domicilié à Dubaï, Michel Farah, à la tête de Swiss Diam « qui aurait été intéressé par une relation ».

 

Mais très vite, la gestion du compte bancaire ouvert en Suisse par Abdulkarim Dan-Azoumi et son frère diamantaire Mahamat Oumarou à la tête de Sud Azur devient un calvaire pour le banquier. « Il agit sur le compte, ne signe jamais d’ordre, ne laisse aucune trace nulle part », s’agace le gestionnaire de fortunes qui menace de clôturer le compte à la régularité jugée « douteuse ». Ce qu’il fera en décembre 2005, « au bénéfice d’une société off-shore ». Le banquier suisse transfère près de 500 000 dollars vers « Kampala Holdings S.A », une société écran créée ad-hoc au Panama pour Abdulkarim Dan-Azoumi. Désormais, grâce à HSBC, tous les flux financiers liés à son activité de diamantaire entre la Centrafrique et Anvers vont transiter par ce pays d’Amérique centrale où la régulation est très légère - il n’existe aucun registre des sociétés off-shore. Au grand dam de Bangui et de Bruxelles.

 

Un autre acteur majeur du diamant centrafricain figure dans les fichiers HSBC consultés par Le Monde Afrique : la société centrafricaine du diamant (Sodiam). Le compte du plus ancien bureau d’achat de diamants en Centrafrique est crédité en 2007 au plus de 1,6 million de dollars. C’est Raffi Arslanian, l’influent diamantaire belge d’origine arménienne, qui gère cette société avec son frère aîné Haïk, lequel a ouvert un premier bureau à Bangui en 1969. À la tête du groupe Arslanian Frères qui a fait fortune avec les pierres d’Angola, de Sierra Leone, de RD Congo et de Centrafrique, tous deux figurent sur le compte suisse de la société centrafricaine, Sodiam.

 

Arslanian Frères n’a pas souhaité répondre à nos questions. Les fragiles autorités de Bangui prétendent avoir saisi en novembre dernier une cargaison de près de 152 carats détenus illégalement par un pilote de la Sodiam et d’importantes sommes d’argent à bord d’un avion sur le tarmac de l’aéroport de Bangui. L’exportation illégale de diamants centrafricains se poursuit par le Cameroun ou par le sud du Darfour soudanais, selon International crisis group. « Sodiam et Badica ont toujours entretenu des rapports étroits avec Bozizé. Sodiam, tout en cultivant sa relation avec le pouvoir, fréquentait également les groupes armés rebelles du nord-est où ils opéraient, souligne un bon connaisseur du secteur. L’arrivée au pouvoir de la Séléka était pour eux une façon de s’affranchir des contraintes du régime de Bozizé et de faciliter leurs affaires ».

 

Présence illégale en Belgique

 

Contrairement à Badica, la Sodiam n’a néanmoins pas été inquiétée dans le rapport de l’ONU qui relève toutefois que la société continue d’acheter des pierres brutes qu’elle stocke pour le moment. Ce qui provoque l’indignation d’Abdulkarim Dan-Azoumi, lequel dénonce un acharnement. « Il a la malchance, si je puis dire, d’être musulman et ce rapport n’est pas juste », soupire un de ses proches qui ignore tout des circuits financiers de Badica.

 

L’activité illégale des envoyés spéciaux de HSBC Private Bank dans l’univers des diamants d’Anvers a donné lieu à une enquête des autorités belges. « La banque n’avait aucune licence pour une présence en Belgique », souligne un enquêteur belge qui pointe des rendez-vous réguliers au Carlton d’Anvers ou encore au Radisson Blu Park Lane. Interrogé le 29 septembre 2014 par la police judiciaire fédérale belge, le directeur juridique de HSBC Private Bank, David Garrido, botte en touche. Quant au devoir d’information sur les risques de créer une société off-shore n’ayant aucune activité réelle, comme Kampala « Holdings S.A » d’Abdulkarim Dan-Azoumi, il rétorque sans ambages : « ce n’est pas quelque chose d’illégal et je vous réponds que c’est une question de droit civil ».

 

Selon une autre employée de la banque, « la finalité était de garder le client et les avoirs ». Le département MEDIS (Méditerranée, Europe et Israël), composé en grande partie de diamantaires d’Anvers, d’Afrique et d’Israël, a été brutalement fermé à l’été 2013 à la suite d’articles parus dans la presse espagnole. Tous les diamantaires ont reçu une missive les contraignant à fermer leurs comptes ou à transférer leurs fonds vers d’autres entités du groupe tels que HSBC Tel Aviv, par exemple, ou encore vers des sociétés offshore aussi opaques que certains diamantaires.

 

Joan Tilouine


 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/02/14/hsbc-et-les-diamants-de-centrafrique_4576780_3212.html#Z1YTpHoEEDWLLzwZ.99

 

 

Lu pour vous : HSBC et les diamants de Centrafrique

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 10:18

 

 

Par RFI 15-02-2015 à 00:02

 

Les délégations d'anti-balakas et d'ex-Seleka sont toujours à Nairobi au Kenya. Toutes les chancelleries d'Afrique centrale ont rejeté l'accord qui a été signé entre les deux parties en janvier, et qui visait à remplacer celui signé à Brazzaville l'été dernier. Le 8 février, l'ONU a formellement enjoint le président congolais, médiateur dans la crise centrafricaine, Denis Sassou-Nguesso, à l'origine de ces négociations, à y mettre un terme. Une délégation congolaise est à Nairobi depuis mercredi pour rencontrer les autorités kényanes et surtout les participants aux discussions.

 

Comment permettre à tout le monde de sortir la tête haute de cette initiative malheureuse ? C'est la question à laquelle la délégation congolaise conduite par le conseiller diplomatique de Denis Sassou-Nguesso devait s'évertuer à répondre. Avec les représentants de la médiation kényane, elle a donc rencontré les négociateurs Seleka et anti-balaka ce samedi.

 

Et si le document signé le 22 janvier est rejeté par tous les partenaires internationaux de la Centrafrique, il n'ira pas à la poubelle pour autant. Expurgé des deux articles les plus controversés, ceux qui concernent une amnistie générale et une refonte de la charte de transition, il servira de base de travail au document que les participants à Nairobi présenteront au Forum de Bangui en mars.

 

Cela étant, les participants à Nairobi signeront en fin de semaine prochaine une « déclaration » dans laquelle ils reconnaissent la transition actuelle en Centrafrique et ils s'inscrivent dans le processus lancé à Brazzaville en juillet dernier.

 

Quant à François Bozizé et Michel Djotodia, toujours à Nairobi, selon nos informations, ils ont été reçus chacun de leur côté par la délégation congolaise. Les diplomates congolais leur auraient indiqué que la possibilité de leur retour au pays était l'une des choses à discuter à Bangui. Et qu'avec Noureddine Adam ils sont dans le collimateur de la justice internationale.

RCA: une délégation congolaise à Nairobi pour clore les pourparlers
RCA: une délégation congolaise à Nairobi pour clore les pourparlers
RCA: une délégation congolaise à Nairobi pour clore les pourparlers
RCA: une délégation congolaise à Nairobi pour clore les pourparlers

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 22:11

 


 

Bambari, 14 février 2015 (RJDH) – Une partie de la communauté musulmane de la ville de Bambari, se dit mécontente suite au déguerpissement de Ali Daras, un officier de la Séléka, des locaux de la cour d'appel de Bambari (centre). Joint par le RJDH, un habitant de cette ville a fait savoir que les jeunes musulmans ont regagné les locaux du tribunal, « Ils ont voulu faire de ce bâtiment leur site ».

 

 « C’était hier dans l’après-midi que le général Ali Darras et ces éléments  ont libéré les lieux, sur instruction des forces internationales.  Mais quelque temps après,  une partie de la communauté musulmane qui était sous la protection de cet officier de la Séléka, a manifesté pour protester contre cette décision qui était prise par les forces internationales »,  a expliqué un habitant de Bambari joint par le RJDH.

 

Une autre source a fait savoir que les locaux du tribunal a de nouveaux locataires. « Après leur marche d’hier soir, ce matin ils ont regagné le tribunal dont ils ont l'intention d'en faire leur site de déplacés, car pour eux leur condition sécuritaire est devenue inquiétante et qu’ils n’ont pas de confiance aux forces internationales » a-t-il souligné.

 

Hamat Habdoulaye, le secrétaire générale de l’association de la jeunesse musulmane de la ville de Bambari a fait savoir que but de cette manifestation est de revendiquer le droits à la  citoyenneté centrafricaine et empêcher la restauration de l’autorité de l’Etat dans la préfecture de la Ouaka. Selon lui,  la communauté musulmane est marginalisée par le gouvernement de la transition.

 

Ce dernier a affirmé qu’ils  ne vont pas  libérer le local du tribunal de la  ville de Bambari tant qu’ils n’auraient pas eu un accord  avec le gouvernement de la transition.

 

Pour le moment la ville est calme,  toujours sous contrôle des forces internationales. Selon d’autres informations, le général Ali Daras aurait quitté la ville de Bambari hier soir pour une destination inconnue.

 

Le déguerpissement de Ali Daras intervient trois jours après celui des ex Séléka de la ville de Bria. Ces derniers ont aussi occupés les bâtiments administratifs.  Ils ont été contraints de quitter ces locaux après une attaque de leur position par des éléments de la Sangaris et ceux de la Minusca./

 

RJDH

 

 

NDLR : Ce Ali Darass qui fait la loi à Bambari doit tirer leçon de ce qui vient d'arriver à un autre soi-disant général Séléka, le dénommé Arda Hakouma à Bria. Celui-ci qui a vu ses deux gardes du corps abattus, a été obligé de se mettre en tenue civile, d'abandonner son arme et de prendre ses jambes à son cou. Les occupations sauvages des locaux administratifs en province doivent immédiatement cesser faute de quoi c'est par la force qu'ils seront délogés.

 

 

 

Bria: Un corps sans vie retrouvé à proximité du quartier des ex-Séléka
 

Bria, 14 Février 2015 (RJDH)--Un  vieil homme âgé de  73 ans a été retrouvé mort le vendredi 13 février aux alentours du quartier Bornou, fief des ex-Séléka de Bria (centre). Des membres supérieurs d'une autre victime ont été également retrouvés.

 

Certains habitants  ont soupçonnés les ex-Séléka d'être à l'origine de ces meurtres. Des témoins ont fait savoir que des détonations d'armes ont été entendues la veille de cette découverte macabre. Les raisons de ces tirs d'armes ne sont pas encore connues.

 

Joint par le RJDH,  Mahomed Moussa, porte-parole de l’ex coalition Séléka, a nié toutes accusations portées à leur égard. « Ces cas d’exactions sont des simulacres organisés   pour ternir l’image de la Séléka  et  créer  la tension  entre les  communautés  de la ville de Bria. Aucun de nos  éléments  ne peut se rendre dans  ce secteur où l’on a découvert le corps et ces membres »,  a-t-il dit.

 

Après  avoir été délogés dans les locaux administratifs par les forces internationales, les éléments de l'ex-Séléka se sont repliés dans le quartier Bornou et d'autres secteurs proches de ce quartier. Aucune enquête n'est encore ouverte pour rechercher les présumés coupables de cet acte.

 

C’est la première découverte de corps sans vie après les évènements du 10 février qui avaient occasionné la mort de 7 ex-Séléka, selon la Minusca. /

 

RJDH

 

 

Centrafrique/Nzacko: La présence d'une bande armée entrave la circulation

Nzacko, 14 fevrier 2015 (RJDH) –  Les informations sur la présence des hommes armés sur l'axe Bria- Nzacko, entrave la circulation.  A l'origine de cette frayeur,  des voyageurs ont rapporté dans la ville de Nzacko la nouvelle du décès d’un conducteur.

 

D'après  les faits rapportés au RJDH, un conducteur d'un véhicule de transport en commun qui remorquait plusieurs passagers à destination de Bria a fait demi-tour après avoir parcouru quelques kilomètres, pour venir annoncer la présence des hommes armés sur cette voie.

 

  «Nous avons quitté Nzacko et à 23 kilomètres seulement, des hommes en vélo nous ont fait savoir qu'ils ont croisé  cinq  hommes armés  à quelques kilomètres », a rapporté une source jointe dans la région.

 

Depuis le retour de ce véhicule à Nzacko, les gens ont peur de se rendre à Bria à cause de ces informations. Un climat d’insécurité et de peur règne dans cette région.

 

Toutefois, les deux conducteurs que les habitants pensaient être tués, ont fait le démentie. Ces dernier ont affirmé qu'ils n'ont pas croisé cette bande armée au cours de leur voyage sur Nzacko./

 

Jean Marie Anibikoumba

Bambari : Ali Daras libère les locaux du tribunal, des manifestants proches des ex-Séléka protestent

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Centrafrique-Presse.com
14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 21:50

 

 

 

Bangui, 14 février 2015 (RJDH)—Le ministre de la jeunesse et des sports, Armel Ningatouloum Sayo a déclaré que les ex-Anti-Balaka vivent dans l’ignorance de la réalité centrafricaine. A part l’Accord de Brazzaville qu’ils citent de temps en temps, ils ne maitrisent rien du reste du processus en cours. Ces révélations ont été faites ce jour par le leader du mouvement Révolution Justice  (RJ), lors d’une rencontre avec la presse à son Cabinet, situé dans l’enceinte du Complexe Sportif 20000 Places.

 

Tout en retraçant le chemin suivi peu après son kidnapping le dimanche 25 janvier 2015, Armel Ningatouloum Sayo brosse l’état d’esprit des éléments qu’il a côtoyés. «Après mon rapt devant l’Église Christianisme Céleste, j’ai été conduit à Boy Rab aux environs de 10h. Ensuite j’ai été transporté hors de la capitale, précisément à 33km sur l’axe Damara dans la brousse. C’est là-bas que j’étais détenu, par les hommes de Andjilo de Bouca », commence-t-il.

 

Il poursuit en disant que « là-bas j’ai remarqué que les gens sont absents des réalités de Bangui. Ils connaissent l’Accord de Brazzaville mais ignorent tout du reste du processus ».

 

L’hypothèse de versement de rançon, exigée par les ravisseurs de Sayo n’a pas été confirmée par le membre du gouvernement qui parle plutôt de débats et d’échanges houleux avec les kidnappeurs. « Ma libération a été obtenue sans versement de rançon. Les gens sont revenus au bon sentiment et m’ont fait savoir que je n’étais pas la personne qu’ils devaient kidnapper ».

 

Après la libération de l’humanitaire française Claudia Priest, un constat similaire a été fait. L’otage français a demandé aux parents d’envoyer les enfants à l’école et au gouvernement centrafricain de créer des écoles. Selon elle, la majorité des jeunes qui l’ont enlevée, étaient peu instruits et non éducation.

 

Armel Ningatouloum Sayo a fait 16 jours de captivité avant d’être libéré. Sa première intervention publique intervient 5 jours après sa mise en liberté./

 

Naim-KaélinZamane

Centrafrique: « A part l’accord de Brazzaville, les ex-Anti-Balaka ne savent rien de tout ce qui se passe dans le pays », selon Armel Sayo

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 21:35

 

 

COMMUNIQUE

 

Le samedi 07 Février de l’an deux mil quinze s’est tenu à Lomé, Capitale du TOGO, dans la salle de Conférence du Complexe BLUE ZONE sis à Cacaveli, un Forum de la Diaspora Centrafricaine des Pays de l’Afrique de l’Ouest, en faveur de la Paix et la Réconciliation en CENTRAFRIQUE.

 

Organisé par l’Institut International de Gestion des Conflits (IIGC), le Comité Ad Hoc « DIASPORA POUR LA PAIX EN CENTRAFRICAINE », et soutenu par le Centre pour le Dialogue Humanitaire (CDH), ce Forum de Lomé a réuni plusieurs délégations des Communautés Centrafricaines ouest-africaines (120 personnes au total) provenant des différents pays de l'Afrique de l'Ouest.

 

Après le mot d’accueil du Président de la Communauté Centrafricaine au Togo, Coordonateur du comité d’organisation, Monsieur Guillaume GUIANISSIO, du message de Madame Marlie SAULET, membre de la délégation du Burkina, au nom de toutes les délégations présentes, Monsieur Kag SANOUSSSI, Président de l’IIGC a planté le décor technique et méthodologique pour le bon déroulement du forum ; puis ce fut le tour de Son Excellence, Madame ZOUNGOULA, Consul Honoraire de Centrafrique au Togo de délivrer son allocution de lancement des travaux et de remerciements.

 

La première séquence a été clôturée par l’intervention du chef de projet du CDH, Monsieur Freddy NKURIKIYE. Il fit un brillant exposé daté et évolutif du parcours de la Crise Centrafricaine depuis 2008. Cette histoire contemporaine redite par cet observateur averti de la crise a retenu l’attention de l’auditoire et a permis de faire l’état des lieux, de s’approprier les enjeux de la guerre et en même temps la nécessité d’aller à la Paix.

 

Puis les délégations se sont réparties en ateliers

 

  1. Dialogue, Vérité, Justice et Réconciliation

Modérateur : Serge Freddy VICKOS - Rapporteur : Manuela NDJONGA

 

  1. Paix et Sécurité (DDR et RSS)

Modérateur : Serge-Hubert KONGAÏ - Rapporteur : Martinez DOCKA

 

  1. Gouvernance, Constitution, Election et Assistance aux populations

Modérateur : Aymard GBEDA-GBABING - Rapporteur : Sierra Maurice MAMBISSI

 

  1. La Diaspora Centrafricaine

Modérateur : Guy-Aubain GREKONZI KONGOUA -  Rapporteur : Gédéon SEPELA

 

Des ateliers sont sortis de propositions qui seront versées aux travaux pour le grand forum de Bangui.

 

Ces propositions seront diffusées ultérieurement.

 

Contact : comiteadhocdiasporapaixrca@gmail.com

Conversations centrafricaines de la diaspora de l'Afrique de l'ouest

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Centrafrique-Presse.com
14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 17:49

 

 

 

http://agenceafrique.com  14/02/2015

 

Une experte de l’Organisation des Nations Unies (ONU) Marie-Thérèse Keita Bocoum, en visite en Centrafrique, a exhorté vendredi les autorités du gouvernement de transition de Bangui à poursuivre leurs efforts de rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire centrafricain. L’experte de l’ONU a souhaité que l’administration publique, la police et la gendarmerie se déploient le plus rapidement possible dans les villes qui ont été des théâtres des affrontements militaires.

 

Mme Keita Bocoum s’est dit satisfaite des initiatives prises par les autorités  qui instituent les consultations de base permettant aux Centrafricains de s’exprimer sur l’avenir de leur pays. Elle vient de réaliser en RCA une mission d’évaluation de la situation des droits de l’Homme dans le pays. « Je déplore que les groupes armés continuent à opérer sur une grande partie du territoire et à terroriser les populations », a-t-elle déclaré, appelant le gouvernement de transition à appliquer les mesures de lutte contre l’impunité.

 

L’experte de l’ONU reste cependant préoccupée sur la situation encore très mitigée des musulmans dans le pays. « La minorité musulmane ne peut toujours pas prendre pleinement part à la vie du pays et promouvoir la cohésion sociale et la réconciliation », a-t-elle affirmé.

 

Mme Keita Bocoum a aussi souhaité l’implication des forces internationales  au côté du gouvernement de transition dans cette phase de rétablissement de l’autorité de l’Etat. Mardi dernier les casques bleus de l’ONU appuyés par les blindés des forces françaises de Sanagris ont d’ailleurs délogé  de force dans la ville de Bria des bâtiments officiels les rebelles de l’ex-Séleka qui y exerçaient une administration parallèle. L’affrontement a fait sept morts. Selon l’ONU, cette opération doit se poursuivre dans les autres villes encore sous occupation des rebelles.

 

Bangui © 2014 Agence Afrique

 

 

La communauté internationale doit aider à désarmer les groupes armés en Centrafrique (Onu) 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-02-15 09:23:00 L’experte indépendante des Nations unies aux droits de l’homme pour la Centrafrique, Marie Thérèse Keita Bokoum, vient de présenter à Bangui son rapport de mission sur les droits de l’homme dans son pays après un séjour de deux semaines.


C'est la 4ème fois que Marie Thérèse Keita Boukoum mène une mission d'enquête sur les cas de violation des droits en Centrafrique.


Cette fois-ci le but de sa mission est d'évaluer le niveau de respect des droits de l'homme dans le pays après l'accord de cessez le feu signé à Brazzaville par les belligérants au mois de juillet.

 

Cette mission s'explique aussi par l'ambition de la Cour Pénale Internationale (CPI) de juger les responsables des crimes suite à l'ouverture d'une enquête judiciaire en Centrafrique.

La création d'une cour pénale spéciale pour la RCA où va siéger non seulement les juges centrafricains mais aussi étrangers est à l'étude au niveau du parlement de transition, le Conseil National de Transition, pour permettre au pays de sortir du ce cycle d'impunité des auteurs des crimes.


Le rapport souligne que la population centrafricaine est prise en otage par les groupes armés. Si la situation de violation des droits humains est moindre à Bangui, en province, elle est catastrophique. Parce que l'autorité de l'Etat est absente, aucun agent de l'Etat n'est présent pour faire respecter la loi. Là où on les trouve, ils n'ont pas les moyens de leur travail. Les groupes armés comptent parmi eux beaucoup d'enfants soldats et les prisons n'existent pas.


La communauté internationale doit s'impliquer plus pour aider l'Etat à être présent partout mais surtout procéder au désarmement des groupes armés pour libérer les Centrafricains des violences a-t-elle recommandé.


Le rapport va servir de support au forum de réconciliation de Bangui qui se pointe à l'horizon
 

 

 

NDLR : "L’experte de l’ONU a souhaité que l’administration publique, la police et la gendarmerie se déploient le plus rapidement possible dans les villes qui ont été des théâtres des affrontements militaires."

Ce déploiement doit il se poursuivre avec des policiers et gendarmes aux mains nues puisque l'embargo de l'ONU sur les armes à destination de la RCA vient d'être reconduit jusqu'en 2016. La RCA est aujourd'hui un pays sans armée ni gendarmerie ni police dignes de ce nom. C'est à la Minusca et aux autres forces internationales de désarmer de force et sans délai toutes les bandes armées et autres énergumènes comme le soi-disant général Arda Hakouma qui prétendent contrôler certaines parties du territoire et qui détalent devant l'arrivée inopinée des forces internationales.

Centrafrique : L’ONU encourage le gouvernement à rétablir son autorité dans le pays

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Centrafrique-Presse.com
14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 17:30

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   samedi 14 février 2015 14:30

 

Depuis jeudi 12 février, les Conseillers nationaux (parlementaires provisoires) sont en plénière. Les échanges ont été particulièrement fructueux, surtout en ce qui concerne l’article 123 de l’avant-projet de la loi fondamentale soumis aux débats par la Commission loi. L’article visé porte sur l’inéligibilité des hautes autorités de la transition comme nous l’explique le conseiller, Laurent Gon Baba, « Je trouve que le débat est très enrichissant. L’article 123 a fait l’objet d’une très longue discussion. Ça nous a pris 48 heures parce que l’article 123 voit les conditions d’inéligibilité des hautes personnalités de la transition ».


« Ce qui a amené les conseillers nationaux à prendre du temps sur cette question, c’est que certaines personnalités ont déjà donné une interprétation sur les conditions d’inéligibilité des hautes personnalités de la transition », a ajouté Mr. Gon Baba.


Et pourtant poursuit-il, « Il faut se rendre compte que les dispositions de cet article se trouvent déjà dans la Charte constitutionnelle de transition et dans le Code électoral. Il est clair que la Charte, dans son article 106, prévoyait déjà que le Chef de l’Etat, le Premier ministre, les membres du gouvernement, les membres du Conseil national de transition sont inéligibles à l’élection présidentielle et aux élections législatives qui marqueront la fin de la transition ».


Le Conseiller national Laurent Gon Baba estime que des personnalités disqualifiées par les textes en vigueur aux prochaines consultations populaires ont déposé leur dossier de candidature. « Il se trouve que certaines personnalités si malines commencent à s’agiter pour déclarer leurs candidatures aux prochaines élections présidentielle et législatives contrairement à ces dispositions », a-t-il souligné.

Les débats des parlementaires provisoires sur l’avant-projet de la constitution de la République Centrafricaine se poursuivent à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, l’actuel siège du Conseil national de transition (CNT). Le vote de l’avant-projet de la constitution est prévu pour le lundi 16 février 2015.

 

 

NDLR :  La confusion qui règne au CNT où certains représentants de la société qui sont membres de la commission chargée de la rédaction de l'avant-projet de la constitution permet à ceux-ci de tenter de faire glisser dans ledit avant-projet certaines dispositions de la Charte constitutionnelle de transition ainsi que le projet de création d'un sénat dont l'actuel président du CNT se verrait président, tout comme certains anciens ministres comme Laurent Ngon-Baba dont cette dépêche rapporte les propos. C'est aussi tout ce désordre entre autre, qui rend plus qu’hésitante la communauté internationale à financer les élections en RCA.

L’article 123 du projet de la constitution suscite des débats

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 14:00

 

 

 

Avis de décès

 

NKANDZA, Samuel « Sammy » (1943 – 2015)

 

Le 11 février 2015, à l'Unité de Réanimation du CHU de Brazzaville (Rép. du Congo) à 10 heures, est décédé Samuel «Surnommé, Sammy» NKANDZA à l'âge de 72 ans. Il était le fils de feu Léon KODILA et de feu Élisabeth KOUTÉTANA

 

.Il laisse dans le deuil son épouse Germaine NGUITIYO, ses cinq filles et ses deux fils ; ses vingt-deux petits-enfants; sa tante, ses frères, ses soeurs ainsi que de nombreux cousin(e)s, neveux, nièces, amis, collègues et tout son public sportif du football Centrafricain.

 

L'inhumation au village natale à Boko (Rép. du Congo) aura lieu lundi 16 février 2015.

 

Sammy NKANDZA est né à Boko, le 9 Avril 1943. Il a réalisé une carrière professionnelle dans l'assurance à AXA-UAP (actuelle UAC-IARD) Bangui de 1972 à sa retraite au grade d'Inspecteur du Service Sinistres. Durant sa retraite, il a continué à remplir la fonction de consultant externe à l'UAC pour des expertises litigieuses.

 

En 1965, Employé à la Représentation Permanente du Congo en République Centrafricaine et Agent Technique aux Prestations Familiales à l'Office Centrafricain de Sécurité. En 1972, Rédacteur-Sinistres à l'Agence d'Assurances SOGERCO. Sammy NKANDZA a réalisé plusieurs stages de perfectionnement Professionnels à la Fondation de l'Enseignement Supérieure en Afrique Centrale à Brazzaville, à l'Institut International d'Assurances de Yaoundé au Cameroun. Récipiendaire de nombreux prix et distinctions, Médaille de Bronze Mérite du Travail Promotion du 1er Mai 1988, Médaille d'Argent Mérite du Travail et Médaille de Bronze Mérite Sportif Promotion du 1er Mai 1995, Médaille d’Honneur pour Acte de Courage et de Dévouement par l'Ambassadeur de France en Centrafrique en 2013.

 

Sammy NKANDZA est reconnu pour avoir fait une belle carrière de footballeur (1964 à 1980) au poste de gardien des buts dans les clubs de Red-Star et de l'Olympic Real de Bangui de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF). Sammy a porté les couleurs de l’équipe nationale de la FCF, sa détermination dans les buts a suscité l'honneur du peuple centrafricain. Après sa carrière sportive, Sammy a été membre actif de plusieurs associations sportives et caritatives : Au Club Olympic Real de Bangui, Entraîneur Adjoint (1980-1981),

 

Conseiller Technique (1981-1984), Directeur Technique Adjoint (1989-1990) et Trésorier Général (1991-1992).

 

Il a été Membre Permanent au Club de AS Kangoya de Bimbo des Vétérans Footballeurs, Membre de l'Association des Vétérans de Volley-Ball (1993), Trésorier Général de la Fédération Centrafricaine de Volley-Ball (1994) et Trésorier Général de l'Association des parents d'élèves au Collège d'Enseignement Technique Féminin de Bangui. Sammy reste dans nos consciences un monument sportif du football Centrafricain.

 

La famille tient à remercier chaleureusement tout le personnel de l'Unité de Réanimation du CHU de Brazzaville pour leur grande compassion.

 

En guise de sympathie, des dons pour les funérailles seraient grandement appréciés de la famille.

 

Contact:

 

Ses enfants (Brazzaville) :+242 01 14 81 523 / (Bangui) : +236 75 05 34 22 ou +236 75 75 48 96

 

Courriels: chrystellenkanza@gmail.com / hp.finco@gmx.com

 

(UAC : Union des Assurances Centrafricaines _ UAP : Union des Assurances de Paris)

Sammy NKANDZA, ancien joueur d'Olympic Réal de Bangui n'est plus
Sammy NKANDZA, ancien joueur d'Olympic Réal de Bangui n'est plus

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