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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 22:57
Centrafrique: 77 morts dans un accident de la route (source hospitalière)

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 05/07/17 - Un accident de route qui s’est produit mardi soir à 13 km de la ville de Bambari, au centre de la RCA, sur l’axe Ippy, a fait 50 morts et 37 blessés, selon des sources sécuritaires recueillies ce mercredi à Bangui.

 

La plupart des victimes sont des commerçants de Bambari en partance pour le marché hebdomadaire de Malou, une commune d’élevage située à 60 km de la ville.

 

L’accident serait dû, selon ces sources, à une surcharge du véhicule 10 roues qui a transporté non seulement les usagers mais également des marchandises.

 

Les mêmes sources indiquent également que, le véhicule a également connu des problèmes de panne pendant son parcours, ce qui a provoqué son renversement avec ses roues en l’air.

 

Avec l’appui de la MINUSCA, les victimes ont été secourues pour avoir des soins à l’hôpital de Bambari.

 

Les accidents de routes sont récurrentes en RCA actuellement à cause de la dégradation avancée de routes mais aussi du non-respect du code de la route faute d’agents de forces de l’ordre pour le faire respecter.

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Centrafrique-Presse.com
5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 22:56
Centrafrique: un abbé raconte sur Facebook le calvaire de sa paroisse

 

 

 

 

05/07/17 (AFP)

 

"Des tirs nourris à Zémio. Impossible de sortir". Des messages comme celui-ci, posté mardi matin sur Facebook, l'abbé Jean-Alain Zembi en publie tous les jours depuis Zémio, dans le sud-est de la Centrafrique. Depuis le début des violences dans la ville, le 28 juin, les liaisons téléphoniques sont coupées et la ville sous contrôle d'hommes armés non identifiés. "Il faut que l'information parvienne au monde, car nous sommes bloqués ici et les tirs continuent", a expliqué à l'AFP l'abbé Zembi, 33 ans, joint sur Whatsapp mardi depuis Libreville.

 

"Ils ont coupé le réseau téléphonique, et on ne peut pas sortir, c'est trop dangereux. Alors je poste sur Facebook", explique-t-il, alors que des hommes armés non identifiés, qui sévissent dans le pays depuis des années, étaient toujours dans les rues de la ville mardi après-midi, selon plusieurs témoins joints sur Whatsapp. Comme un témoignage de l'horreur des combats, une publication du 2 juillet le montre en train de rendre hommage à des corps sans vie drapés dans un linceul et entassés dans une fosse commune.

 

"Six corps étaient sur le sol, dans les rues autour du presbytère. Il fallait prendre le risque de sortir les récupérer si on voulait éviter la contamination sanitaire du presbytère. D'autres corps sont toujours dans les rues, il y en a beaucoup mais personne ne peut les récupérer. On n'a pas de cercueil ici, donc on a du creuser une fosse commune", raconte-il à l'AFP. Dans cette ville à 1.000 km de Bangui, sur la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), le réseau wifi est devenu le seul moyen pour les Casques bleus de la mission de l'ONU (Minusca), les humanitaires sur place et l'abbé Jean-Alain Zembi, de communiquer avec l'extérieur.

 

Le 28 juin, des hommes armés non identifiés sont entrés en ville, ont pillé et brûlé des boutiques et des maisons, faisant fuir les habitants et plus de 3.000 réfugiés congolais. "Zémio est en feu depuis le mercredi 28 juin 2017. Aidez nous", a commencé à publier le 30 juin l'abbé Zembi, deux jours après le début des combats qui ont fait au moins cinq morts et empêchent les humanitaires de venir en aide aux 20.000 déplacés de la ville, selon le dernier bilan du bureau de l'ONU pour les affaires humanitaires (Ocha).

 

- Journal de bord - "Les acteurs humanitaires sont contraints de limiter temporairement leurs activités à Zémio", a déclaré mardi dans un communiqué le coordinateur humanitaire de l'ONU en Centrafrique, Najat Rochdi. "Nous sommes dans l'insécurité totale. Les gens ne mangent pas, ne boivent pas d'eau potable, et ils n'ont pas les soins nécessaires. Des maisons ont été incendiées. Presque toutes les familles des déplacées n'ont plus d'abri. Comment vont-ils faire après la crise ? Si vraiment elle (se) termine", a continué l'abbé dans la même publication, suscitant l'indignation et le soutien de plusieurs dizaines de personnes sur le réseau social.

 

Les publications de l'abbé Zembi sur Facebook sont un journal de bord des violences dans la ville, un appel au gouvernement et à la communauté internationale à venir en aide aux habitants de Zémio. "A cause des crépitements d'armes, on ne peut sortir pour prendre les corps (de personnes décédées dans les rues de la ville). Quel bon souvenir l'histoire gardera-t-elle de vous? Observez bien les visages de ces enfants victimes de la guerre de Zémio, peut-être qu'ils mourront dans deux ou trois jours", a publié l'abbé le 30 juin.

 

Le 3 juillet, il poste des photos de bidons d'eau et salue l'arrivée d'une équipe de l'ONU amenant "quelques bâches et quelques bidons d'eau" au presbytère où il est bloqué. Dans une autre publication, il décrit en photos une messe en plein air, célébrée dans l'enceinte du presbytère où "au moins 1.500 personnes" ont trouvé refuge. "Que ça fait du bien de changer un peu, une belle célébration", poste-il.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 22:54
Lu pour vous : La République centrafricaine en plein chaos

 

 

La République centrafricaine en plein chaos

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Christophe Châtelot

 

Elu début 2016, le président Faustin-Archange Touadéra a hérité d’un Etat fantôme. Mais son régime continue de dépecer ce qui reste du pays.


Bangui vit dans une bulle. D’autres capitales de pays en guerre – même si on hésite à qualifier ainsi les violences meurtrières qui, depuis septembre 2016, frappent de nouveau la République centrafricaine (RCA) – offrent cette image paisible, épargnée par les combats, alors que le reste du pays est à feu et à sang.

 

Mais cette déconnexion devient troublante lorsqu’elle provient des cercles de décision, nationaux et internationaux, censés ouvrir la voie à une sortie de crise. Pour reprendre les mots d’un diplomate occidental en poste à Bangui : « La Centrafrique va droit dans le mur et on ne sait pas comment l’éviter. »

 

Prenons les autorités centrafricaines. Rencontré mi-juin dans son vaste bureau de président du Parlement, Abdou Karim Meckassoua paraissait à mille lieues des tueries qui s’étaient déroulées quelques jours plus tôt à Bangassou. Certes, près de 800 km séparent Bangui de cette ville logée sur les rives du Mbomou, un affluent de l’Oubangui frontalier du Congo-Kinshasa. Traduit en heures de pistes ou de goudron défoncé, cela veut dire plusieurs jours de route. Idem pour Bria, plus au nord, tout autant martyrisée.

 

Bilan humanitaire désastreux

 

Là, pourtant, la résurgence d’affrontements entre milices chrétiennes anti-balaka et musulmanes de l’ex-Séléka – ceux-là mêmes qui ravagèrent la RCA entre 2012 et 2014 – se traduit en mai par plusieurs centaines de morts, civils pour la plupart, et des dizaines de milliers de réfugiés. Ils s’ajoutent à un bilan humanitaire déjà désastreux.

 

Plus d’un million de Centrafricains sont soit réfugiés hors des frontières (au Tchad et au Cameroun essentiellement), soit déplacés à l’intérieur du pays. Soit 20 % de la population. Selon le porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso, « 14 des 16 provinces du pays sont aujourd’hui sous la coupe de groupes armés ».

 

Pourtant, en ces jours sombres, ce qui préoccupait le président du Parlement et M. Jousso était de savoir si l’opposition allait déposer une motion de censure contre le gouvernement. La raison de cette initiative ? La mauvaise volonté affichée du premier ministre, Simplice Sarandji, pour répondre aux élus au Parlement. « Futile ! lâche un diplomate africain en poste à Bangui. Le gouvernement ne travaille pas. Il n’existe même aucune task force gouvernementale pour traiter de l’urgence de la situation sécuritaire, mais l’opposition ne cherche qu’une chose : déboulonner le président et le gouvernement. »

 

Elu début 2016, le président Faustin-Archange Touadéra n’a connu que quelques mois d’état de grâce. Aujourd’hui, tout le monde critique son indécision et ses absences répétées du pays alors que la crise sécuritaire s’aggrave. A sa décharge, il a hérité d’un Etat fantôme dont la réalité ne dépasse guère les faubourgs de Bangui. Mais, comme ses prédécesseurs, son régime ne manque pas d’énergie pour dépecer ce qui reste du corps moribond de la Centrafrique et de ses richesses.

 

Régime en déshérence

 

Face à ce régime en déshérence, les groupes armés occupent les espaces vides. Beaucoup croient voir les mains des deux derniers présidents centrafricains, en exil. Celles de François Bozizé, qui garderait, depuis l’Ouganda, une influence sur les groupes anti-balaka et a quelques proches au gouvernement ; et celles, au Bénin, de Michel Djotodia, qui, porté par les armes de la Séléka et du voisin tchadien, a chassé le premier du pouvoir en 2013.

 

Les deux hommes ont des intérêts communs qui estompent leurs affrontements passés. Tous deux veulent être blanchis de leurs crimes et revenir dans le jeu politique. Cette question d’amnistie et d’immunité ne s’applique pas seulement à eux. Elle concerne également les petits chefs de guerre, qui exigent d’en bénéficier avant de déposer les armes. Quitte à commettre de nouveaux crimes pour montrer qu’il faut les prendre au sérieux.

 

Sauf que cette amnistie est aux yeux de l’ONU, notamment, une ligne rouge à ne pas franchir. Un récent rapport de l’ONU montre que l’impunité dont ont toujours bénéficié, depuis 2003, les responsables politiques et chefs de guerre centrafricains n’a fait qu’alimenter le cycle de violences suivant. Des cycles nourris, aussi, par la prédation des richesses nationales. Le contrôle des gisements de diamants, des mines d’or ou des voies de transhumance assure les revenus nécessaires au train de vie des chefs de guerre, à l’achat d’armes et permet de s’offrir les services de mercenaires tchadiens ou soudanais, entre autres.

 

Qui pour sauver les Centrafricains ?

 

Mais, dans le maquis comme à Bangui, aucun leader ne s’impose. Les groupes armés se font et se défont suivant des lignes politico-ethniques et religieuses tortueuses compliquant tout processus de négociation. Ce ne sont pourtant pas les initiatives qui manquent. L’Union africaine, les pays de la sous-région (l’Angola notamment), la communauté catholique Sant’Egidio… chacun y va de son plan, sans ligne commune. « Une véritable cacophonie qui fait le jeu des chefs de guerre », observe Thierry Vircoulon, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI).

 

Pendant ce temps, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), alliant lourdeur administrative et inefficacité militaire, court, au mieux et en retard, d’un feu de brousse à l’autre. Et la France fait semblant de regarder ailleurs, espérant éloigner, selon un militaire français, « le cauchemar d’une opération Sangaris II », réplique de celle de 2013 à 2016 dont le succès se mesure à l’aune de la catastrophe actuelle.

 

Qui alors pour sauver les Centrafricains ? A Bangui, on en vient à compter sur la météo plus que sur autre chose : l’arrivée de la saison des pluies qui embourbe les combattants et coupe des zones entières du reste du pays. Jusqu’en octobre, seulement.


http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/07/05/la-republique-centrafricaine-en-plein-chaos_5156002_3232.html#pLwHoCBwpD60OWqE.99

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 22:29
HRW recense "les meurtres impunis" des groupes armés en Centrafrique
HRW recense "les meurtres impunis" des groupes armés en Centrafrique

 

 

 

 

 

05/07/17 (AFP)

 

L'ONG internationale Human Rights Watch (HRW) a recensé les "crimes de guerre et les crimes contre l'humanité" commis par les groupes armés en Centrafrique entre 2014 et 2017, dans un rapport paru mercredi et en amont de l'ouverture de la Cour Pénale Spéciale (CPS) à Bangui, qui doit juger ces crimes.

 

"Les meurtres de civils, les agressions sexuelles et la destruction de villages ont été au coeur des tactiques de combat des forces de la Séléka et anti-balaka", dénonce le rapport, qui documente les crimes commis par l'ex-coalition musulmane de la Séléka et les milices chrétiennes anti-balaka.

 

Ce rapport, qui "vise à promouvoir le devoir de rendre des comptes là où le meurtre sans conséquence a été la norme", décrit - témoignages à l'appui - les meurtres commis entre la fin de l'année 2014 et avril 2017 dans les régions centrales de la Centrafrique.

 

Au total, 566 meurtres de civils au cours d'attaques et 144 dans la brousse sont documentées dans le rapport de l'ONG.

 

Mais "ces chiffres sont susceptibles de ne représenter qu'une fraction des totaux au cours de cette période, car il n'existe aucun bilan exhaustif des décès et des destructions", souligne le texte, qui ajoute que "pas un seul combattant ni un commandant n'a été détenu, arrêté ou autrement tenu de rendre des comptes".

 

En mai, l'ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi "les plus abominables" commis par l'armée ou des groupes armés en Centrafrique entre 2003 et 2015.

 

Les témoignages avancés dans le rapport de HRW, ainsi que ceux du rapport de l'ONU, "sont soumis à la compétence de la Cour Pénale Spéciale (CPS)", qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003.

 

Son procureur a prêté serment à Bangui le 30 juin; la CPS devrait commencer ses enquêtes vers le mois d'octobre 2017.

 

La Centrafrique a basculé dans les massacres de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka.

 

L'ONG internationale Human Rights Watch (HRW) a recensé les "crimes de guerre et les crimes contre l'humanité" commis par les groupes armés en Centrafrique entre 2014 et 2017, dans un rapport paru mercredi et en amont de l'ouverture de la Cour Pénale Spéciale (CPS) à Bangui, qui doit juger ces crimes. "Les meurtres de civils, les agressions sexuelles et la destruction de villages ont été au coeur des tactiques de combat des forces de la Séléka et anti-balaka", dénonce le rapport, qui documente les crimes commis par l'ex-coalition musulmane de la Séléka et les milices chrétiennes anti-balaka.

 

Ce rapport, qui "vise à promouvoir le devoir de rendre des comptes là où le meurtre sans conséquence a été la norme", décrit - témoignages à l'appui - les meurtres commis entre la fin de l'année 2014 et avril 2017 dans les régions centrales de la Centrafrique. Au total, 566 meurtres de civils au cours d'attaques et 144 dans la brousse sont documentées dans le rapport de l'ONG. Mais "ces chiffres sont susceptibles de ne représenter qu'une fraction des totaux au cours de cette période, car il n'existe aucun bilan exhaustif des décès et des destructions", souligne le texte, qui ajoute que "pas un seul combattant ni un commandant n'a été détenu, arrêté ou autrement tenu de rendre des comptes".

 

En mai, l'ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi "les plus abominables" commis par l'armée ou des groupes armés en Centrafrique entre 2003 et 2015. Les témoignages avancés dans le rapport de HRW, ainsi que ceux du rapport de l'ONU, "sont soumis à la compétence de la Cour Pénale Spéciale (CPS)", qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003. Son procureur a prêté serment à Bangui le 30 juin; la CPS devrait commencer ses enquêtes vers le mois d'octobre 2017. La Centrafrique a basculé dans les massacres de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka.

 

 

République centrafricaine : Les civils pris pour cible dans le conflit armé

 

05/07/17 (Human Rights Watch)

 

Des groupes armés en République centrafricaine ont tué des civils en toute impunité, aggravant les violences dans ce pays déchiré par un conflit armé, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

 

Le rapport de 101 pages, intitulé « Meurtres impunis : Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et la Cour pénale spéciale en République centrafricaine », présente un compte-rendu exhaustif des crimes de guerre commis dans trois provinces centrales du pays depuis la fin de 2014, notamment plus de 560 décès de civils et la destruction de plus de 4 200 maisons. Les crimes relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) et de la Cour pénale spéciale (CPS), un nouvel organe judiciaire qui, lorsqu'il sera opérationnel, mènera des enquêtes et des poursuites sur les graves violations des droits humains et les crimes de guerre commis dans le pays depuis 2003.

 

« Au cours des deux dernières années, des centaines de témoins nous ont décrit des crimes de guerre flagrants commis par les forces de la Séléka et par les combattants anti-balaka dans les régions de l’est et du centre de la République centrafricaine », a déclaré Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. « Le manque de justice pour ces crimes a laissé les combattants libres de terroriser les civils à volonté et a alimenté un cycle d’attaques de représailles persistantes. »

 

Le rapport examine le rôle de la CPS – un tribunal hybride unique intégré au sein du système national, et composé de juges et de procureurs nationaux et internationaux – qui est en train de devenir opérationnel. La CPS offre une occasion sans précédent de promouvoir la justice, mais elle nécessite un soutien financier et politique continu de la part du gouvernement et de ses partenaires internationaux, en particulier les Nations Unies, selon Human Rights Watch.

 

Human Rights Watch a interrogé des centaines de personnes pour le rapport, notamment des victimes, des proches des victimes, des témoins des attaques, ainsi que des membres du gouvernement, des Nations Unies et des organisations humanitaires, et d’autres personnes. Les annexes du rapport détaillent près de 120 attaques commises dans les provinces de Nana-Grébizi, Ouham et Ouaka depuis fin 2014. Le nombre total des attaques est vraisemblablement plus élevé.

 

Le 30 mai 2017, la mission de maintien de la paix de l’ONU dans le pays, la MINUSCA, et le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme ont publié un rapport détaillé sur les graves violations des droits humains et du droit humanitaire international perpétrées en République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003, mais ce rapport ne couvre que les crimes commis jusqu’en 2015.

 

Le meurtre de civils et la destruction de villages ont été au cœur des tactiques de combat des forces essentiellement musulmanes de la Séléka et de leurs adversaires, les groupes anti-balaka chrétiens et animistes, a constaté Human Rights Watch.

 

Dans tout le pays, des groupes armés ont contraint des dizaines de milliers de personnes à abandonner leurs maisons pour se réfugier dans la brousse, où des centaines d’entre elles sont mortes de froid, de maladie ou de faim. Les personnes handicapées ont été particulièrement exposées car elles ne pouvaient pas fuir rapidement et elles ont été confrontées à des obstacles pour accéder aux installations sanitaires, à la nourriture et aux soins médicaux dans les camps pour les personnes déplacées.

 

Dans l’un des cas présentés dans le rapport, des combattants appartenant à une faction de la Séléka appelée l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) ont attaqué la localité de Yassin, dans la province de Ouaka, le 20 mars 2017, et ont tué au moins 18 civils. Un homme a décrit la façon dont il a perdu sa mère ainsi que trois enfants âgés de 13, 10 et 3 ans et un bébé de 7 mois. « Ma femme m'a dit par la suite que les enfants jouaient [à l'extérieur d'une hutte] avec le bébé quand l'attaque a commencé », a-t-il expliqué. « Nous les avons trouvés là, morts sur le tapis. Ils avaient tous été abattus. »

 

Les violences se sont intensifiées ces derniers mois dans les provinces de Haute Kotto et de Ouaka, alors que les factions concurrentes de la Séléka et les groupes anti-balaka luttent pour le contrôle du territoire et de ses riches ressources naturelles.

 

La mission de maintien de la paix des Nations Unies a parfois eu du mal à maintenir la sécurité, en particulier dans les provinces centrales. Au cours des derniers mois, certains groupes armés ont attaqué les Casques bleus de la MINUSCA, et en mai six ont été tués.

 

Le gouvernement et 13 des 14 groupes armés actifs dans le pays ont signé un accord de paix le 19 juin, qui comprend un cessez-le-feu et une représentation politique pour les groupes armés. Le lendemain, des combats dans la localité de Bria entre des combattants anti-balaka et une autre faction de la Séléka, le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), ont fait une centaine de morts, selon Reuters.

 

Les crimes que Human Rights Watch a documentés relèvent de la compétence de la CPI, qui a deux enquêtes en cours dans le pays. Mais la CPI n'a que la capacité de cibler les personnes les plus responsables de crimes graves. Les dizaines d'autres commandants qui portent une responsabilité pénale pour les atrocités, dont certains que Human Rights Watch a nommément identifiés, pourraient ne jamais être confrontés à la justice.

 

Pour combler cette lacune, le gouvernement a créé la CPS en juin 2015. Si la Cour reçoit les ressources et le soutien nécessaires, elle pourrait aider à servir la justice en République centrafricaine et créer un précédent pour d'autres pays, a déclaré Human Rights Watch.

 

Les progrès réalisés dans la mise en place de la CPS ont été lents, mais le gouvernement a procédé à des nominations pour des postes clés au cours des cinq derniers mois, notamment en ce qui concerne le Procureur spécial et plusieurs juges. Human Rights Watch a recommandé que le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra désigne un interlocuteur ou une interlocutrice au sein de son cabinet pour coordonner le travail avec la CPS, tout en respectant l'indépendance judiciaire de la cour.

 

La CPS fait face à d’imposants défis compte tenu de l'insécurité persistante dans le pays et de la fragilité du système judiciaire national. La mission de l’ONU et les gouvernements qui la soutiennent devraient aider à créer des systèmes robustes de protection des témoins et des victimes, assurer la sécurité du personnel de la Cour, et apporter leur assistance dans la conduite efficace des enquêtes. Pour renforcer le système judiciaire national, la formation et le soutien du personnel judiciaire devraient être ouverts aux autres professionnels du secteur de la justice dans la mesure du possible, selon Human Rights Watch.

 

La CPS a également besoin de davantage de financements pour pouvoir fonctionner efficacement. Les gouvernements partenaires se sont engagés à verser seulement 5,2 millions de $ US pour les 14 premiers mois du mandat renouvelable de la Cour d’une durée de cinq ans. Les bailleurs de fonds et l’ONU devraient soutenir la Cour de sorte qu’elle puisse mener à bien ses travaux.

 

« La Cour pénale spéciale n’est pas la réponse à tous les problèmes de la République centrafricaine, mais elle montrera aux groupes armés responsables d’exactions qu’ils ne peuvent plus continuer à tuer des civils impunément », a conclu Lewis Mudge. « Des procès équitables et crédibles pour les atrocités commises permettront de rendre justice aux victimes et renforceront le respect de l’État de droit. »

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Centrafrique-Presse.com
5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 00:47
Lu pour vous : Comment les réseaux sociaux font prospérer le marché noir des diamants centrafricains
Lu pour vous : Comment les réseaux sociaux font prospérer le marché noir des diamants centrafricains

 

 

 

 

https://www.lesechos.fr  Enrique Moreira

 

En suivant les traces qu’ils laissent sur les réseaux sociaux, l’ONG Global Witness a montré comment les trafiquants de diamants exportent des diamants liés au conflit en République centrafricaine.

 

Des pierres qui voyagent et que l'on peut suivre à la trace sur les réseaux sociaux, tel est le constat fait par l'ONG Global Witness. Dans son enquête en immersion, intitulée « Game of stones » (« La chasse aux pierres), l'ONG montre en effet comment les nouveaux trafiquants, négociants de diamants se servent de plateformes comme Facebook, Whatsapp ou encore Instagram pour trouver des acheteurs.

 

Un business connecté qui pourrait presque passer pour normal si ces pierres précieuses n'étaient pas issues de République centrafricaine ou un conflit fait rage depuis plusieurs années, et où le trafic de ces diamants sert souvent à enrichir les factions armées qui s'y affrontent.

 

Un business important pour la RCA

 

L'Histoire a prouvé qu'il est difficile d'interdire complètement le commerce des diamants originaires de République centrafricaine. Si en 2013, la RCA se voit « suspendue du Processus de Kimberley, un système international conçu pour limiter les fonds que les groupes armés peuvent dégager du commerce de diamants », dès 2016 la suspension est levée. Et pour cause, le constat est fait que « des milliers de personnes - ainsi que les recettes fiscales du gouvernement - dépendent du commerce de diamants centrafricains ».

 

Une levée partielle, cependant, car les ex-Séléka ( auteurs d'un coup d'État en 2013 ) contrôlent encore des zones diamantifères et se servent de l'argent généré pour alimenter le conflit. Le Processus de Kimberley met alors en place des « zones conformes » dont les diamants extraits peuvent être vendus.

 

Trouver des acheteurs via les réseaux sociaux

 

Seulement, cela ne suffit pas à empêcher les petites pierres précieuses de RCA d'entrer sur le marché noir, ont constaté Aliaume Leroy et Michael Gibb de Global Witness. En utilisant les mêmes réseaux sociaux qu'eux, et en se faisant passer pour des acheteurs sérieux, ils ont réussi à rentrer en contact avec sept trafiquants, négociants et marchands de diamants.

 

Les journalistes ont principalement utilisé Facebook, Facebook Messenger ou encore Instagram pour finalement s'entretenir avec eux via Whatsapp. Les trafiquants envoient des photos en guise de garantie puis, comme dans n'importe quelle sorte de transaction, « cela se joue beaucoup à la confiance », reconnaît Michael Gibb.

 

Global Witness montre comment les trafiquants de diamants cherchent, en utilisant des plateformes de réseaux sociaux, à exporter illégalement des diamants associés au conflit violent qui persiste en République centrafricaine (RCA). - Global Witness

 

« Les trafiquants utilisent ces nouvelles technologies car cela leur permet d'accéder à un réseau d'acheteurs ou de négociants hors de leurs frontières, ajoute le journaliste de Global Witness. C'est l'efficacité de ces plateformes qui les intéresse : c'est plus simple et plus facile, surtout lorsqu'il s'agit de vendre des pierres à l'étranger. »

 

Une fois la transaction conclue, faire sortir les pierres de RCA est un jeu d'enfant, tant « les frontières internationales sont poreuses ». Direction alors le Cameroun où les trafiquants font faire des « papiers » aux diamants jusque-là clandestins. « Une fois ce processus terminé, les diamants de la RCA peuvent être commercialisés comme s'ils avaient été minés ou achetés au Cameroun », indiquent les journalistes.

 

Un besoin de transparence

 

« Ces trafiquants vivent aux XXIe siècle et ils en utilisent les technologies pour élargir leurs affaires, constate Michael Gibb. Tandis que les organisations chargées de faire appliquer les décisions internationales sont encore au XXe siècle. » Ce n'est donc pas tant l'usage des réseaux sociaux pour exporter des diamants issus de zones en conflit, qui scandalise l'ONG, mais bien « l'absence de technologie pour partager les informations » sur les transactions diamantaires.


Global Witness plaide pour le développement d'outils permettant notamment de suivre les trajets des diamants ou encore s'assurer que toutes les taxes ont bien été payées. Elle appelle tous les acteurs du secteur à faire oeuvre commune pour que l'argent des diamants ne serve plus à alimenter les conflits.

 

L'ONG recommande en outre aux instances internationales de tirer les leçons de l'histoire de la RCA. « L'un de ces enseignements est qu'une reprise trop rapide du commerce des ressources naturelles, surtout en l'absence de contrôles et de gouvernance efficaces dans le secteur, pourrait être préjudiciable à long terme ».

 

Global Witness demande enfin aux compagnies qui vivent du diamant d'appliquer un devoir de diligence. En somme, elle incite les acteurs du secteur à savoir avec qui ils travaillent exactement, d'où viennent véritablement les pierres qu'ils achètent. Mais surtout, l'industrie du diamant doit « rendre compte publiquement » de ses zones d'approvisionnements en diamant, dans un souci constant de transparence.

 


https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/030418480823-comment-les-reseaux-sociaux-font-prosperer-le-marche-noir-des-diamants-centrafricains-2098975.php#mUvmQ29fHmoQw4xl.99

 

 

La vente de diamants en ligne dans le collimateur de la justice

 

Muryel Jacque Le 24/03 à 06:00

 

Le gendarme des marchés s'alarme des rendements irréalistes proposés aux particuliers par certains sites Internet. Des enquêtes judiciaires sont en cours pour escroquerie présumée.

 

« Vu à la TV. » L'estampille marche toujours à merveille. Les dizaines de sites internet proposant d'investir dans les diamants, qui fleurissent depuis une bonne année, l'ont bien compris : beaucoup invitent d'emblée les visiteurs à regarder un reportage de France 2 sur « la ruée mondiale » vers les pierres précieuses dont « les prix s'envolent » . Problème, le reportage n'est plus tout jeune puisqu'il date de début 2012...

 

Or, en cinq ans, le marché du diamant a bien changé. Les prix ont nettement reculé depuis leur pic de 2011 . De quoi remettre en question l'idée qu'investir dans les diamants est un placement de père de famille, avec des rendements assurés de 8 %, voire 12 %, comme avancés par plusieurs de ces plates-formes.

 

Mais beaucoup se laissent convaincre. D'autant que ces nouveaux sites ne manquent ni d'arguments ni de moyens pour appâter les particuliers. Ils cumulent campagnes publicitaires à grande échelle et démarchage intense. Ils surfent aussi sur l'incertitude politique mondiale . « La crise à venir est certaine, tout ce que vous avez mis de côté risque de s'effondrer, m'a assuré la personne que j'ai eue au téléphone », témoigne une puéricultrice contactée par l'une de ces sociétés, qui lui a alors proposé de placer l'argent de son assurance-vie dans les pierres précieuses.

 

Le leurre de détenir un actif réel

 

L'essor de ces plates-formes est si spectaculaire que l'Autorité des marchés financiers, qui surveille avant tout les produits financiers, s'en est inquiétée. « Souvent, ces offres sont faites comme des placements alternatifs aux placements traditionnels, avec des promesses de rendement très élevé, relève Caroline Leau, de la direction de la communication. Le particulier voit en outre un actif réel, donc tangible, ce qui est un leurre. Quand vous achetez un diamant d'investissement, vous achetez en théorie une part de quelque chose. »

 

Depuis l'été dernier, les appels d'épargnants se sont multipliés sur la plate-forme Epargne Info Service du régulateur, certains se sont plaints de difficultés à récupérer leur investissement, voire à joindre leur interlocuteur. Le gendarme de la Bourse a publié plusieurs communiqués pour expliquer qu' « il s'agit en réalité d'un placement à haut risque ». Et, pour la première fois, il a mis en garde contre une société en particulier, Blue Stone, qui opère via d'autres sites Web.

 

1.000 victimes connues

 

L'histoire pourrait ne pas s'arrêter là. « L'AMF s'est rendu compte que certaines plates-formes avaient des techniques commerciales qui se rapprochaient de celles utilisées par les plates-formes de Forex (marché des changes) illégales », pointe Caroline Leau. De son côté, la justice a des soupçons sur au moins deux sociétés. « Une instruction est en cours à Paris sur une présomption d'escroquerie, révèle Hélène Feron-Poloni, avocate chez Lecoq-Vallon & Feron-Poloni, cabinet engagé dans la défense des épargnants. Il y aurait 1.000 victimes connues. Elles auraient acheté les diamants par Internet qui sont soit de faible qualité, soit sans qu'il ait pu être démontré que les pierres ont effectivement été achetées. »

 

Une information judiciaire a aussi été ouverte à Lyon sur une autre société. D'après « Le Progrès », deux hommes ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire en début d'année . Guy Grandgirard, président de l'Association de défense des consommateurs de Lorraine, déjà lanceur d'alerte dans le scandale Aristophil, mène sa propre enquête depuis des mois. Après avoir reçu de nombreux témoignages, l'association vient de se porter partie civile. Il y aurait, selon lui, 200 clients identifiés, qui ont investi entre 2.700 et 65.000 euros. « Si on fait une moyenne, on obtient 15.000 euros. » Soit... 3 millions, pour l'heure, introuvables.

 

@MuryelJacque

 


https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0211905622477-la-vente-de-diamants-en-ligne-dans-le-collimateur-de-la-justice-2074725.php#jPEZFY0Gt7IdRO7C.99

 

 

Pour investir dans les pierres précieuses, mieux vaut avoir au moins… 1 million d'euros

 

Muryel Jacque

 

Le très haut de gamme est le seul segment qui ne craint pas les crises économiques. Au contraire.

 

« Tout, dans le monde du diamant, repose sur la confiance. » Lorsqu'on évoque auprès de lui les pratiques de certains sites Internet qui proposent aux Français des placements un peu trop mirifiques dans les diamants, Oded Mansori tient à remettre les choses à leur place. Pour ce diamantaire anversois, spécialiste des pierres très haut de gamme, un véritable investissement dans un diamant commence de toute façon à... 1 million d'euros. En dessous de ce montant, vous êtes exposés à d'autres facteurs financiers qui ne sont pas liés au diamant.

 

Ainsi, au moment de la crise mondiale de 2008-2009, les marchés actions ont plongé de 35 %, et le prix des diamants ordinaires a connu une chute à peu près similaire. Pourquoi ? Parce que ces diamants sont la première chose que les particuliers vont remettre sur le marché, explique Oded Mansori. Le très haut de gamme est le seul segment où cela ne se produira pas car les personnes qui achètent ces pierres sont suffisamment solides financièrement.

 

Ce très haut de gamme représente 0,02 % des diamants proposés à la vente dans le monde. A ce niveau, les pièces sont uniques. « C'est comme l'art, plus rare sera le diamant, meilleur sera l'investissement », illustre le diamantaire. « Ce genre de diamants est vendu chez Christie's, chez Sotheby's, et ils sont définitivement acquis à des fins d'investissement », confirme l'analyste spécialiste du secteur Edahn Golan.

 

Un investissement qui tient dans la poche

 

En pleine crise économique mondiale, le monde discret du diamant a d'ailleurs vu arriver une foule de nouveaux investisseurs fortunés, venus des quatre coins de la planète, inquiets que leurs banques ne soient éventuellement plus en mesure de leur rendre leur argent. « C'est le seul investissement que vous pouvez mettre dans votre poche, puis partir. Et, lorsque vous voulez investir 10 à 20 millions de dollars, cela requiert nettement moins de place que l'or », convient Oded Mansori. Pour autant, en nombre, les investisseurs qui s'aventurent sur le marché du diamant restent encore peu nombreux. Selon le cabinet de conseil Bain & Co, la demande d'investissement pour la pierre précieuse représentait, en 2014, moins de 5 % de la valeur totale des diamants polis. M. Jq.

 

À noter

 

Le Pink Star, le plus gros diamant rose du monde, va être de nouveau mis aux enchères par Sotheby's, trois ans après qu'un acheteur a fait défaut. Sa valeur est estimée à 60 millions de dollars.

 

@MuryelJacque

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 23:34
La Mauritanie envoie un nouveau contingent pour le maintien de la paix en RCA

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 05-07-2017

 

Un contingent de gendarmerie, composé de 140 hommes, a été envoyé ce mardi par la Mauritanie pour le maintien de la paix en République centrafricaine, a rapporté l'Agence mauritanienne d'information.

 

Ce contingent sera basé dans la ville de Bria, capitale de la région de Haute Kotto, dans le nord-est de la RCA.

 

"Chacun d'entre vous doit se considérer dès cet instant comme ambassadeur de son pays, une vitrine pour son honneur et sa dignité, de rehausser son image auprès de tous, mais aussi et surtout préserver l'image de marque que vos prédécesseurs dans ce corps ont su cultiver", a souligné Diallo Amadou Bathia, ministre mauritanien de la Défense nationale qui supervisait le départ du contingent.

 

Il s'agit du troisième contingent du genre après ceux envoyés en 2015 et 2016.

 

La Mauritanie dispose déjà de plus 700 Casques bleus en Centrafrique, selon une source proche des relations publiques des armées.

 

Source: Agence de presse Xinhua

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 23:32
Centrafrique : le HCR condamne une attaque contre son personnel à Kaga Bandoro

 

 

 

 

http://www.un.org  4 juillet 2017 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a fermement condamné mardi une attaque perpétrée contre son personnel et ses locaux, samedi 1er juillet, dans la ville de Kaga Bandoro, au nord de la République centrafricaine (RCA).

 

« Des hommes armés se sont introduits dans les locaux du HCR à Kaga Bandoro à environ 17h heure locale et ont pillé tous les biens et l'argent sur ce site », a déclaré un porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d'un point de presse à Genève.

 

Six membres du personnel onusien - quatre employés du HCR et 2 autres du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) étaient présents lors de cet incident. « Ils se sont fait dérober leurs biens, y compris des effets personnels et des passeports, sous la menace des armes », a précisé M. Mahecic.

 

Depuis cette attaque, le HCR a temporairement relocalisé son personnel sur la base de la MINUSCA de Kaga Bandoro, et certains autres agents seront transférés à Bangui, la capitale du pays.

 

« Nous condamnons cette attaque et nous soutenons notre personnel. La sécurité des employés humanitaires est primordiale pour pouvoir venir en aide aux populations civiles en ayant désespérément besoin », a dit le porte-parole.

 

Durant la nuit du 28 juin, des hommes armés non identifiés avaient déjà tenté d'entrer dans un logement du HCR à Kaga Bandoro dans le but d'attaquer le personnel et de piller leurs biens. Cette attaque a été repoussée par les forces de la MINUSCA.

 

Située à environ 350 kilomètres au nord de Bangui, Kaga Bandoro subit régulièrement des violences dont sont victimes ses habitants contraints aux déplacements et ayant besoin d'aide humanitaire.

 

En RCA, le HCR assure protection et assistance à plus de 8.600 réfugiés et 503.000 personnes déplacées internes.

 

Les affrontements entre la coalition rebelle majoritairement musulmane Séléka et la milice anti-Balaka, qui sont pour la plupart chrétiens, ont plongé le pays d'environ 4,5 millions de personnes dans un conflit civil depuis 2013. En plus des déplacés au sein de la RCA, plus de 484.000 Centrafricains ont été contraints de trouver refuge dans les pays voisins.

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 23:15
Quinze morts dans des affrontements entre ex-séléka et casques bleus en Centrafrique

 

 

 

 

Bangui© 2017 Agence Afrique 04/07/2017

 

Une quinzaine de personnes ont péri dans des combats entre des miliciens de l’ex-rébellion Séléka et des Casques bleus dans la localité de Kaga-Bandoro, au centre de la Centrafrique, selon une source humanitaire citée par l’AFP.

 

D’après la Mission de l’ONU en Centrafrique (MINUSCA), et d’autres sources sécuritaires, des combattants du groupe armé ex-Séléka du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) seraient à l’origine des violences, perpétrées samedi 1er juillet, poussant les Casques bleus à réagir.

 

«Les forces de la MINUSCA ont fait leur travail en protégeant les populations civiles des éléments du MPC», a assuré le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro. Ce sont des contingents pakistanais et burundais stationnés dans la ville de Kaga-Bandoro qui se seraient confrontés aux éléments du MPC, en leur infligeant une perte de 15 éléments dans leurs rangs.

 

Vraisemblablement l’espoir d’un retour à la paix en Centrafrique, suite à la signature, mi-juin à Rome en Italie, d’un accord de paix par les groupes armés centrafricains, sous les auspices de la communauté Sant’Egidio, reste encore lointain.

 

L’accord prévoit en premier lieu un cessez-le-feu immédiat sur l’ensemble du territoire entre les groupes armés qui devraient se muer en partis politiques, sous certaines conditions.

 

Bien qu’il ne s’agisse que d’affrontements entre deux groupes armés, de telles violences sont autant perturbatrices pour les populations locales qui sont toujours tentées de fuir leur maison pour se réfugier ailleurs. Déjà au lendemain de la signature de l’accord, des combats avaient été signalés à Bria, provoqués par un groupe armé non identifié.

 

La crise en Centrafrique est née en 2013, suite au renversement de l’ex-président François Bozizé (qui appartient aux anti-Balaka, chrétiens) par la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane.

 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 22:43
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Noureddine Adam du FPRC appelle à la tenue d’un dialogue politique avant la mise en œuvre du DDRR

 

Par Sylvestre Sokambi le 4 juillet 2017

 

BANGUI, 04 juin 2017 (RJDH)—Le numéro 2 du FPRC, Noureddine Adam, suggère la tenue d’un dialogue politique en Centrafrique avant la mise en œuvre du DDRR. Il l’a fait savoir ce matin dans une interview accordée à nos confères de Ndéké Louka.

 

Nourredine Adam n’a pas caché son pessimisme sur la mise en œuvre actuelle du DDRR. Pour lui, le processus est pris en otage et utilisé comme fonds de commerce par certaines personnes dont il n’a pas souhaité citer les noms, « le DDRR est un fonds de commerce actuellement » affirme-t-il. Le numéro 2 du FPRC propose un dialogue politique inclusif pour redresser la mise en œuvre du DDRR, « il faut organiser un dialogue politique assorti d’un accord politique afin de recadrer le DDRR » fait-il savoir.

 

Nourredine Adam, très proche de l’ancien président Michel Djotodia, tient les rênes du FPRC depuis plusieurs mois. Son mouvement est à la tête de la coalition qui attaque depuis huit mois les positions de l’UPC de Ali Darass. Sa proposition de passer par le dialogue politique avant la mise en route du DDRR intervient après celle faite en Novembre 2016 par François Bozizé qui souhaite un dialogue politique centrafricano-centrafricain. Il est désormais clair que François Bozizé et ses tombeurs jouent la même carte, celle du dialogue politique qui pourrait ouvrir à Bozizé, Djotodia et Nourredine la voie du retour sur la scène politique.

 

Ces trois personnalités ayant considérablement influencé les jeux politico-sécuritaires en Centrafrique entre 2010 et 2014, sont dans le viseur de la communauté internationale. François Bozizé, en exil à Kampala, est à la fois visé par un mandat d’arrêt national et des sanctions des Nations-Unies lui interdisant de voyager et surtout d’avoir accès à ses fonds. Nourredine Adam est dans la même situation.  Même si jusque-là, Michel Djotodia n’est pas officiellement sanctionné, de sources proches de la Minusca font état de ce que son nom existe sur la liste en étude. Ces trois personnalités ont été fortement ciblées dans le rapport Mapping produit par la commission des droits de l’Homme des Nations-Unies, rapport qui pourrait servir de document de base pour le travail de la Cour Pénale Spéciale, créée pour instruire, enquêter et juger les crimes graves commis en Centrafrique entre 2003 et 2015.

 

 

La Banque Mondiale et le FMI au chevet de la Centrafrique pour éponger les arriérés des régimes Kolingba, Patassé et Djotodia

 

Par Bienvenu Matongo le 4 juillet 2017

 

 

BANGUI, 04 juillet 2017(RJDH) … Dans la dynamique d’alléger les charges de l’état centrafricain, le Fonds Monétaire Internationale (FMI) et la Banque Mondiale se proposent d’éponger les arriérés des régimes Kolingba, Patassé et Djotodia.

 

« Au niveau du Ministère des finances, nous sommes en train de faire  un travail global sur la situation des arriérés de salaires des fonctionnaires et des arriérés des fournisseurs. Avec tout ce qui s’est passé dans le pays, les partenaires qui sont : le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale veulent aider la Centrafrique. Le Ministre des finances nous a instruits de traiter tous les arriérés depuis le régime de Kolingba, Patassé et Djotodia, donc les arriérés de 1992  à 1993 , 2001, 2002, 2003 ,novembre et Décembre 2013 », a indiqué Madame Pazouakou Pascaline, Directrice de la dette et de la participation au Ministère des Finances et du  Budget.

 

En traitant ses arriérés, il est constaté qu’un fonctionnaire peut avoir deux matricules ou un matricule est affecté à deux fonctionnaires. « Voilà la difficulté rencontrée, nous avons donc établi la liste de ces fonctionnaires, ils sont au nombre de 2.096. Nous les avons convoqués pour des explications par rapport à leur situation, nous cherchons les vrais matricules sur base desquels nous allons pouvoir travailler », a ajouté Madame Pazouakou Pascaline.

 

Concernant le coût global de l’opération, Madame Pazouakou Pascaline a promis de mettre les données à la disposition du public à la fin de l’exercice de vérification. 

 

 

 

Centrafrique : L’Unicef dresse un tableau sombre de l’éducation des enfants dans le pays

 

Par Jean Fernand Koena le 4 juillet 2017

 

 

BANGUI, 4 Juillet 2017 (RJDH)—La situation de l’éducation en République Centrafricaine rapportée par l’UNICEF en juin 2017 est d’autant préoccupante qu’elle interpelle plus d’une personne. Le faible ratio élève-enseignant, la destruction des infrastructures et la forte proportion des Maîtres-parents dans les écoles publiques inquiètent l’agence onusienne qui projette des actions palliatives.

 

Selon le rapport dont le RJDH dispose d’une copie, la proportion des maitres parents est grandissante dans le pays, ce qui mettrait à mal l’efficacité de la formation. « En 2015-2016, il y avait en moyenne un enseignant pour 83 élèves. Plus de la moitié du corps enseignant est composé de ‘’maîtres-parents’’ financés par les communautés et sans qualification et dans certaines régions, la proportion des maîtres parents atteints 90% » s’alarme Unicef.

 

Les cours sont dispensés sous les hangars et paillotes et seulement un tiers des écoles primaires répond au standard requis  « il y a 2.323 écoles primaires publiques dans le pays. Un tiers d’entre elles ne sont construites en dur (ce sont des paillotes ou des hangars). On estime qu’un enfant d’âge scolaire quatre ne va pas à l’école » indique ce rapport qui ajoute que 38% des écoles ont été victimes des attaques, pillages ou de destruction. Elles sont endommagées.

 

L’Unicef premier partenaire de mis en œuvre propose des pistes de reconstruction, « pour la reconstruction du système scolaire au travers des programmes financés par l’Union Européenne 21 millions d’Euro sur trois ans, le partenariat mondial pour l’éducation 15,5 millions de dollars sur trois ans. Ces deux programmes selon l’Unicef permettent la réhabilitation de certaines écoles, les équiper et la construction. La formation des enseignants ainsi que le renforcement de capacité du Ministère en charge de l’Education nationale »  précise le document.

 

L’éducation des enfants est un droit reconnu par la loi fondamentale et plusieurs conventions ratifiées par la RCA sauf que son respect continue de poser problème dans le pays. la situation de l’éducation s’est fortement dégradée ces quatre dernières années à cause des violences qu’a connues la RCA.

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 12:39
Violences à Bria et Kaga-Bandoro : Réaction du Coordonnateur humanitaire

 

 

 

DERNIERES VIOLENCES EN CENTRAFRIQUE : LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE APPELLE A METTRE LA PROTECTION DES CIVILS AU DESSUS DE TOUT

 

Bangui, le 4 juillet 2017 – La nouvelle vague de violence qui sévit au Centre et au Sud-Est de la République centrafricaine, notamment à Kaga Bandoro et à Zémio, plonge davantage le pays dans le désarroi. A Kaga Bandoro, suite aux violences du 1er juillet entre groupes armés, 9 000 personnes qui avaient regagné leurs quartiers d’origine à la faveur d’une accalmie sont à nouveau retournées sur le site de déplacés à côté de la base de la Minusca. A Zémio, selon les estimations préliminaires, environ 20 000 personnes se seraient déjà réfugiées dans différents sites de la ville, ainsi qu’en République démocratique du Congo.

 

« Ces nouveaux affrontements armés aggravent encore plus les conditions de vie précaires des civils et ajoutent au drame qu’ils vivent depuis leur déplacement. Ce regain de violence a un impact dramatique sur la protection des civils et entrave l’accès des humanitaires » s’alarme le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi. A Kaga Bandoro comme à Zémio, les besoins critiques et urgents sont l’accès à l’eau et aux vivres. Les acteurs humanitaires font tout leur possible au vu du contexte, afin de continuer à apporter l’assistance nécessaire aux personnes affectées. « Du fait du niveau de violence atteint, les acteurs humanitaires sont contraints de limiter temporairement leurs activités à Kaga Bandoro et à Zémio» a-t-elle ajouté.

 

« Ce nouvel épisode de violence survient alors que de nombreuses communautés continuent d’être sévèrement affectées dans d’autres foyers de tension, tels qu’à Bria et à Bangassou » a souligné le Coordonnateur humanitaire. Il arrive également à un moment où les Nations Unies, la Communauté humanitaire et internationale ainsi que les autorités centrafricaines mutualisent leurs efforts afin que la crise humanitaire en RCA ne soit ni oubliée ni ignorée. « Nous espérons que cette mobilisation et ces efforts collectifs permettront aux partenaires techniques et financiers d’appuyer et de financer davantage l’action humanitaire, étape indispensable pour préparer la voie du développement et consolider la paix » a-t-elle poursuivi. Alors que les besoins augmentent et continuent de défier les capacités opérationnelles de la communauté humanitaire, le Plan de réponse humanitaire d’une montant de 399,5 millions de dollars n’est financé qu’à hauteur de 30%. Dans le même temps, les pics de violence qui se sont succédé depuis le début de l’année ont porté le nombre de personnes dans le besoin de 2,2 à 2,4 millions. La Centrafrique demeure un des rares pays au monde où près de la moitié de la population a besoin d’une assistance pour survivre.

 

Enfin, Najat Rochdi exhorte les auteurs des violences à y mettre un terme immédiatement, et à placer l’intérêt des civils et leur protection au-dessus de toutes autres considérations. Elle appelle également les parties au conflit à respecter leurs engagements en faveur de la cessation des hostilités, de la protection des civils et de garantir l’accès sans condition de l’aide humanitaire aux populations. Le Coordonnateur humanitaire condamne vigoureusement les attaques dont les humanitaires ont été victimes notamment à Kaga Bandoro et d’autres villes du pays

 

Virginie Bero

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)

Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

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