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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:38

 

 

 

http://www.diaspora-magazine.com   Lundi 18 Mai 2015 à 06:00

 

Diaspora Magazine/ Dans le but de promouvoir le développement du tourisme, des arts et de la culture en République centrafricaine, madame Mauricette Psimhis, chef de ce département a accordé une interview à Diaspora Magazine le 15 mai 2015 à son cabinet afin de présenter son programme.

 

Diaspora magazine : Vous venez d’être nommée ministre du Tourisme. Quelles sont vos premières impressions ?


Mauricette Psimhis : Ce ministère est un grand département avec trois secteurs : celui du Tourisme, des Arts et  de la Culture et enfin celui de l’Artisanat. Ce sont des domaines assez spécifiques qui sous tendent un peu l’économie de la RCA, notamment l’artisanat avec 4% du PIB. Donc, c’est quand même des secteurs importants. Cependant avec les crises que notre pays a connues ces derniers temps, le tourisme qui est une activité qui a besoin de sécurité a connu un frein du fait des crises militaro-politiques.

Quelles sont, aujourd’hui, les difficultés que rencontre votre département ?

C’est d’abord les difficultés que connait le pays. Sur le plan sécuritaire pour avoir des touristes, il faut avoir un pays calme. Un pays qui attire. A ce niveau là,  tant que la situation ne se sera pas calmée, on ne peut pas faire des projets d’envergure. Donc, aujourd’hui avec le gouvernement de la transition dirigé par le Premier ministre Mahamat Kamoun sous l’impulsion de son excellence madame la présidente Catherine Samba Panza, nous mettons en œuvre l’architecture de ce que sera notre département après la transition.


Donc, on met en place le cadre légal, on élabore les grandes lignes d’activités pour sortir les projets qui seront des projets types et des projets prioritaires afin de relancer les différents domaines du tourisme, des arts et de la culture ainsi que de l’artisanat sachant que la culture est transversale. Elle entre en ligne de compte dans la refondation de notre pays parce que la culture est une activité qui permet aux Centrafricains de renouer avec leur identité.

La plupart des sites touristiques ne fonctionnent plus. Des braconniers étrangers ont envahi notre territoire. Des dispositions sont-elles prises pour arrêter cette hémorragie ?

Oui. C’est surtout des dispositions sécuritaires. Depuis quelques temps les forces internationales présentes en République centrafricaine on été déployées sur tout le territoire. C’est déjà une première phase pour sécuriser le pays et les différents sites. Mais il n’y a pas que les sites. La première des choses, c’est d’abord de libérer les zones, rétablir l’autorité de l’Etat.  Une fois que l’autorité de l’Etat est rétablie, on peut maintenant commencer à envisager de sécuriser les sites touristiques et bien sûr, toutes les activités qui tournent autour du tourisme.

En quoi le Forum national de Bangui qui vient de s’achever peut-il être bénéfique au département que vous dirigez ?

Le Forum national de Bangui qui vient de s’achever, à mon sens, est porteur pour le département que nous avons parce que la crise ou la série des crises que nous avons connues trouvent sa source dans les difficultés et également dans le manque d’identité culturelle que les Centrafricains ressentent aujourd’hui. Donc, ce Forum était nécessaire pour que les Centrafricains se retrouvent pour parler et débattre des sujets qui leur sont chers et surtout qu’ils puissent essayer ensemble de refonder la nation en commençant d’abord par la culture et par l’identité du Centrafricain.

Le village artisanal que vous avez présenté au forum a créé une grande sensation. Peut –on envisager la pérennisation et l’extension de cette expérience au niveau des parcs nationaux ?
 
Effectivement, nous avons pris l’initiative de créer ce village culturel et nous avons été appuyée dans nos démarches par la présidente de la République parce qu’il fallait des endroits où les Centrafricains puissent se retrouver. Où ils puissent sentir qu’ils sont Centrafricains. Et pour cela, nous avons demandé à tous les artisans, les artistes et tous les compteurs de venir s’exprimer. Donc, beaucoup d’activités ont eu lieu : des  danses traditionnelles, des dégustations des mets de nos 16 préfectures qui se sont retrouvés.  C’est ce qui a créé cet engouement parce qu’à travers ce village, les Centrafricains ont vu quelle était leur culture et leurs racines. Je pense que l’engouement vient de là. Pour l’instant nous avons prévu une semaine. Cette semaine là s’était passée avec beaucoup de plaisirs pour les populations centrafricaines et pour nous également, parce que nous nous attendions à quelque chose mais pas ce succès et nous allons voir si nous pouvons la renouveler sur Bangui et ensuite quand le pays sera sécurisé, nous essayerons de l’étendre aux différentes provinces. Parce que l’artisanal qui est la culture de l’Ombella M’Poko n’est pas celle de la Vakaga, celle de la Lobaye ou celle de la Haute  Kotto. Ça serait bien que l’on puisse amener une caravane culturelle dans  les différentes régions pour enrichir notre manifestation déjà au niveau de la RCA et pour enfin l’exporter au niveau de l’étranger,  pourquoi pas !

Les relations entre les départements des Eaux et Forêts et le vôtre sont-elles au beau fixe ?

Oui. Nous travaillons en bonne intelligence surtout que nos domaines se chevauchent. Nous avons des sites comme celui de Bayanga qui se trouvent dans les fiefs des Eaux et Forêts et en général nous travaillons avec les services des Eaux et Forêts parce que nos domaines sont différents mais en rapport dans la mesure où ce sont des réserves d’animaux. Il faut développer l’activité de des Eaux et Forêts en bonne intelligence avec la faune et la flore. Donc, nous avons de très bonnes relations bien sûr.

Votre ministère n’est pas très connu du grand public. Avez-vous un plan de vulgarisation ?

Nous sommes en train de faire un plan d’action du ministère. Alors le ministère tel qu’il est aujourd’hui date de 2014. Celui de la Jeunesse et des Sports avait à l’époque la Culture et l’Artisanat qui étaient au Commerce. Donc, c’est une première fois d’avoir un grand ministère de ce type. Nous sommes en train de faire un plan d’action sectoriel, nous allons remonter dans un plan unique pour notre département et toujours sous le couvert du SRP qui est un espace créé  dans le cadre de la transition.  Nous avons un premier cadre réglementaire et nous essayons de faire une sorte de programme d’action générale. Dans ce cadre, nous avons prévu un plan de communication pour vulgariser tout ce qui concerne les activités des artisans et des artistes parce que qui dit artiste dit communication et également pour communiquer sur ce que nous faisons au niveau du touristique. Parce que si on veut avoir des touristes, il faut qu’ils sachent ce qui se fait en RCA. C’est donc nécessaire de communiquer là-dessus.

Votre dernier mot.

Je vous remercie d’avoir pensé à venir dans notre département pour nous poser cette série de questions. Je pense que nous sommes un département qui a beaucoup de choses à faire et à dire et nous avons notre rôle dans la refondation de la RCA. A mon avis, la culture est vectrice de paix et de cohésion sociale. Et je pense que nous avons un grand rôle à jouer.
 

Herve Serefio

 

Lu pour vous : Centrafrique: Mauricette Psimhis, ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture « Pour avoir des touristes, il nous faut un pays calme »

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Centrafrique-Presse.com
18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:14

 

 

 

18/05/15 (APA)

 

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, M. Babacar Gaye, a exprimé son optimisme face aux efforts de paix déployés par toutes les parties au conflit en Centrafrique, sept jours après le forum national de réconciliation qui s’est déroulé à Bangui du 5 au 11 mai dernier.

 

A l'ouverture, dimanche à Libreville, d'une réunion sur les processus électoraux et la stabilité en Afrique centrale, M. Gaye a plaidé pour la ''mise en Å“uvre de toutes les résolutions du forum de Bangui'', afin de sortir la Centrafrique de l'instabilité qui prévaut dans ce pays depuis quatre ans.

 

Organisée par le Bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale (UNOCA), la réunion sur les processus électoraux et la stabilité en Afrique centrale, qui s'achève ce lundi, entre dans le cadre des actions de la diplomatie préventive, initiées par le représentant du secrétaire général des nations unies en Afrique centrale, chef du bureau de l'UNOCA, M. Abdoulaye Bathily.

 

Elle regroupe les envoyés spéciaux du secrétaire général de l'ONU, les directeurs régionaux et les coordonnateurs-résidents du système des Nations unies, les représentants et envoyés spéciaux du secrétaire général de l'ONU, les membres et les entités onusiennes basés hors de l'Afrique centrale avec lesquels l'UNOCA travaille sur des thématiques transversales ou des dossiers communs.

Centrafrique : le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU optimiste

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Centrafrique-Presse.com
18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 12:34

 

       

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-05-18 09:39:46  Le Pape François a appelé les évêques centrafricains à apporter leur soutien au processus de transition en cours dans leur pays, à l’occasion de la traditionnelle rencontre annuelle dite Ad Limina, entre le Saint-Père et les prélats centrafricains.

''C'est dans la crise, les violences que l'on doit vivre la fraternité et l'amour'', a déclaré le souverain Pontife, dans le communiqué de presse ayant sanctionné sa rencontre, samedi dernier à  Rome, avec les évêques centrafricains.


''Si la crise perdure et que la réconciliation peine à  être réelle en Centrafrique, c'est que l'évangile n'a pas véritablement touché le coeur de la majorité des personnes'', indique le communiqué, ajoutant que le Pape a appelé les évêques centrafricains à  évangéliser dans la rigueur et en se montrant exemplaires dans leur conduite.

L'église catholique centrafricaine est très impliquée dans la résolution du conflit en Centrafrique, non seulement dans le soutien aux victimes à  travers des organisations humanitaires telles que Caritas ou Catholic relief service, mais également dans sa médiation en vue du dénouement de certains conflits locaux.

Le Président de la conférence épiscopale, l'Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, qui a coprésidé, avec le Pr Abdoulaye Bathily, le forum national de réconciliation qui s'est déroulé du 5 au 11 mai à  Bangui, s'est souvent permis le dénouement de certaines situations de crise telles que les prises d'otage, en plus de prodiguer des conseils aux autorités de la transition.


Personnalité très respectée dans le pays qui compte huit diocèses catholiques, Mgr Nzapalainga mis sur pied, avec d'autres personnalités religieuses, une plateforme religieuse pour la résolution du conflit centrafricain.




http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=824159#sthash.GFWNNgd0.dpuf

Centrafrique : Le Pape François appelle les évêques centrafricains à soutenir la Transition

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 12:20

 

 

A Bangui, au "Kilomètre 5", réconciliation et affaires vont de pair

18/05/15 (AFP)

 

"Réconcilions-nous" affirme une banderole à l'entrée du principal marché de Bangui, le "Kilomètre 5" où se sont réfugiés la plupart des musulmans de la capitale centrafricaine lors des violences inter-religieuses qui ont embrasé le pays en décembre 2013.

 

"Avant, le Kilomètre 5 c'était Fort Alamo", se souvient un spécialiste de la sécurité.

 

Victimes des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka qui ont assassiné des centaines d'entre eux, les musulmans de Bangui s'étaient retranchés dans ce quartier protégé par l'ex-rébellion Seleka qui avait pris le pouvoir en mars 2013 avant d'en être chassé en décembre 2013, coup d'envoi des affrontements religieux.

 

"Le KM-5 est un des points les plus sécurisés de Bangui aujourd'hui", assure le ministre de la Sécurité publique, Nicaise Samedi Karnou, pour qui la zone était une priorité en raison de son importance économique.

 

Le quartier avec son immense marché est le poumon de la capitale. L'activité reprend peu à peu avec la pacification progressive du pays. Les clients se pressent désormais pour acheter manioc, épices, viande, riz, farine, sacs, lessive, casseroles, vêtements...

 

- Commissariats remis en service -

 

Deux commissariats, abandonnés pendant les événements, ont été remis en service en "colocation" avec les forces onusiennes de la Minusca, qui sillonnent en permanence le quartier.

 

"Comment ça va?", lancent des commerçants aux Casques bleus africains, armes en mains, installés sur les véhicules. Ceux-ci répondent par des gestes amicaux.

 

"J'apprécie les patrouilles de la Minusca. Ça rassure", affirme Adim Al-Khalil, 65 ans, vendeur d'huile de palme.

 

Les forces françaises de l'opération Sangaris circulent aussi. Mais, l'accueil n'est pas chaleureux. "Sangaris, qu'est ce que vous faites? Vous êtes venus baiser des enfants?", lance un jeune, en allusion aux accusations de viols sur mineurs dont font l'objet certains soldats français.

Une partie de la communauté musulmane reproche surtout à la France son intervention. Beaucoup estiment qu'elle a facilité les attaques contre les musulmans. "On n'aime pas les Français. Si encore la France était venue amicalement vers les musulmans, mais...", juge Adim Al-Khalil qui se plaint aussi du manque d'activité: "Le business ça va pas. Juste, chaque jour on mange, pas plus".

 

La réconciliation entre chrétiens et musulmans semble pourtant en bonne voie. Eloge Bouteh, un vendeur chrétien de cotons-tiges, et Ali Uche, commerçant musulman de boucles d'oreilles, sont voisins et amis.

 

"Mon grand frère, mon cousin et ma grand-mère sont morts pendant les événements, mais chrétiens et musulmans on est ensemble déjà. Avant on ne s'entendait pas bien, maintenant on commence à s'entendre. Pendant les événements, on a tous fui pour rentrer chez nous mais ça s'est calmé. Le gens circulent librement", dit Eloge.

 

Son compère Ali Uche a lui aussi "perdu beaucoup de membres de sa famille: mon père, ma mère, des enfants, des petits frères..." Il affirme se sentir "Centrafricain" au même titre qu'Eloge mais souligne: "Nous ne pouvons pas aller dans leurs quartiers. Si les musulmans vont chez les chrétiens, les chrétiens les tuent. Nous, ils viennent au KM-5 mais on ne les tue pas".

 

- chrétiens et musulmans, tous clients -

 

"Les chrétiens et musulmans, tout ca c'est mes clients mais aujourd'hui le marché est mort" par rapport à avant, conclut-il.

 

Romaric Omagele, un chauffeur de 19 ans, mange à une "chouatterie" (mouton ou chèvre grillés). "Ici c'est bon, c'est méchoui, c'est musulman! Moi je suis chrétien et je mange chez mon frère. C'est la politique qui nous a détournés".

 

"Je reviens du travail je fais le marché et je rentre à la maison c'est mon pays!", raconte Nadège, une enseignante chrétienne : "j'ai perdu mes parents, c'est le destin (...). On veut maintenant reconstruire notre pays. Là où je trouve le moins cher, j'achète".

 

Pourtant, malgré l'optimisme ambiant, de gros problèmes subsistent. Si le jour la situation est normale, la nuit tombée les habitants ne sortent plus de chez eux, selon plusieurs témoins.

 

L’approvisionnement du marché, qui dépend surtout du Cameroun voisin, est encore dépendant des convois encadrés par les forces onusiennes deux fois par semaine. Les camions ne peuvent circuler dans le pays sans risque d'être attaqués.

 

De source proche des commerçants, d'ex-rebelles les rackettent désormais exigeant 1000 FCFA (1,5 euro) par commerçant par semaine. Récemment, un boucher a été tué, apparemment parce qu'il refusait de payer, explique l'imam Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique.

 

"Avant, ils étaient les défenseurs et la population se réjouissait de leur présence, souligne-t-il, mais aujourd'hui ils prennent la population en otage".

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 11:53

 

 

http://www.20min.ch  18 mai 2015 10:16; 18.05.2015 11:15

 

 

L'émission «Sept à Huit» diffusée dimanche sur TF1 a retrouvé un enfant victime de violences sexuelles commises par des casques bleus, notamment français, en République centrafricaine.

 

L'affaire, révélée fin avril par le quotidien britannique «The Guardian», continue de faire grand bruit en République centrafricaine. Au moins 14 militaires français sont soupçonnés d'avoir échangé de la nourriture contre des faveurs sexuelles avec des enfants, entre décembre 2013 et mai 2014.

 

L'émission «Sept à Huit» a retrouvé un garçon de 10 ans qui a raconté son calvaire avec des mots crus. Alors qu'il déambulait dans la rue près de l'aéroport de Bangui, il a été interpellé par des soldats. «Ils m’ont dit qu’ils me donneraient des rations si je couchais avec eux. J’ai accepté», raconte-t-il, estimant avoir été violé à au moins dix reprises.

 

Fellation contre friandises

 

Le lieu était toujours le même, «un abri construit avec des sacs remplis de sable», l'endroit où les militaires dormaient, précise le gamin, qui résume tristement: «Quand j'avais faim, j'allais les voir.» L'enfant insiste aussi sur les menaces de mort proférées par les soldats afin qu'il ne parle pas des violences subies. «Ils m'ont dit: «Quand on te baise les fesses, il faut que tu ne le dises à personne.»

 

Ce garçon n'est pas la seule victime. A Bangui, l'ONU en a interrogé au moins six autres. Dans son édition du jour, «Le Parisien» affirme avoir retrouvé deux autres enfants victimes d'abus commis par les soldats des Nations Unies. Un dénommé Isidore, âgé de 9 ans, raconte comment un soldat «musclé, grand et blanc», qui surveillait un check-point vers l'aéroport, lui aurait proposé à plusieurs reprises de «sucer son bangala (ndlr: pénis en sango, la langue locale) contre des biscuits et des bonbons».


«Culture du silence»

 

Le général Roméo Dallaire, ex-commandant des forces de l'ONU au Rwanda, a dénoncé dimanche une «culture du silence» dans les missions de l'ONU et a recommandé de donner un plus grand rôle aux commandants des forces de l'ONU pour traiter directement de telles affaires. «Souvent, au lieu d'une enquête, on voit arriver un avion et un groupe de gens sont renvoyés dans leur pays», a-t-il expliqué.

 

Selon les procédures de l'ONU, il appartient aux pays d'origine des Casques bleus de traiter les accusations de crime et de les sanctionner, en vertu de leurs lois nationales. «Nous voulons absolument que justice soit faite», affirme de son côté Tony Banbury, un des responsables des opérations de maintien de la paix de l'ONU. «Mais les outils dont nous disposons sont très limités, nous ne pouvons pas mettre quelqu'un en prison ni le traîner devant un juge, nous dépendons des pays qui fournissent les troupes (ndlr: aux missions) ou des autorités nationales», explique-t-il.

 

Peut mieux faire

 

Un rapport interne publié le mois dernier indique que les accusations de violences sexuelles portées contre le personnel civil ou militaire de l'ONU sont en baisse, passant d'un maximum de 127 en 2007 à 51 l'an dernier. Mais pour Aids Free World, il faut tenir compte du fait qu'une accusation peut concerner cinq personnes ou plus.

 

Tout en soulignant une «nette amélioration depuis une dizaine d'années», le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric reconnaît que «c'est un des domaines où nous pouvons toujours faire mieux».

 

 

L'armée française joue son honneur en Centrafrique

 

18/05/15 (Le Parisien)

 

La justice a décidé d'accélérer l'enquête sur les viols présumés de garçons à Bangui par des soldats français. Sur place, les enfants confirment leurs accusations. Un terminal d'aéroport décati, une base militaire et un camp où s'entassent dans des conditions déplorables des milliers de Centrafricains. La « scène de crime » est aussi sordide que les faits dénoncés : selon une note confidentielle du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU, rédigée au printemps 2014 mais révélée il y a deux semaines, quatorze militaires français de l'opération Sangaris sont soupçonnés d'agressions sexuelles sur des petits garçons, en échange de rations de nourriture, entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Histoire d'un rapport

 

En décembre 2013, les combats entre les ex-rebelles musulmans Séléka et les milices chrétiennes antibalakas font rage. A Bangui, jusqu'à 100 000 civils fuyant massacres et pillages se réfugient près de l'aéroport M'Poko, à proximité des soldats français de la force Sangaris déployée le 5 décembre pour casser la spirale de violence. Alexis Nguitte, un instituteur installé dans le camp, s'inquiète du sort des enfants. « Pour mieux comprendre leur situation, on en a interrogé 300. Certains ont confié les avances dont ils avaient fait l'objet de la part de soldats pour obtenir de la nourriture, explique-t-il. J'ai donc fait un signalement courant mai 2014 à Première Urgence - Aide médicale internationale (PU-AMI), l'ONG qui coordonne la gestion du camp. »

Lu pour vous : RCA : Viol d'enfants : «Quand j'avais faim, j'allais les voir»

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Centrafrique-Presse.com
18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 11:21

 

 

APA publié le : 18/05/2015 à 08:03 UTC

 

Le président du Conseil national de transition (CNT-Parlement), M. Alexandre Ferdinand Nguendet, a préconisé au préalable l’élaboration d’un chronogramme clair des échéances électorales, avant toute prolongation du mandant de la Transition tel que recommandé par le forum national de réconciliation tenu du 5 au mai dernier à Bangui.» « On ne peut pas aller de prolongation en prolongation de la Transition », a déclaré M. Nguendet, à  l’issue d’un entretien, le week-end dernier, avec la présidente de Transition en Centrafrique, Mme Catherine Samba Panza, et le Premier ministre centrafricain, M. Mahamat Kamoun

 

 « L’Autorité nationale des élections (ANE) doit faire un chronogramme clair des échéances électorales avant de demander une prolongation de la Transition aux chefs d’Etat de la CEEAC, car il faut éviter une nouvelle prolongation », a-t-il précisé.

 

Au cours de leur rencontre, les trois responsables de la Transition en Centrafrique ont débattu des stratégies à  mettre en place pour favoriser la fin en douceur de leur mandat.

 

Les institutions de la Transition ont encore du grain à  moudre. Il leur incombe notamment d’organiser les opérations d’enrôlement des électeurs et de valider le projet de la nouvelle constitution qui doit avoir lieu lors d’un séminaire dont la date n’est pas encore arrêtée.

 

Autant de défis qu’il leur faut relever pour que la communauté internationale puisse voler financièrement à  leur secours.

 

Copyright : © APA

 

Elections en Centrafrique: Le président du CNT veut un chronogramme clair

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 17:11

 

 

http://www.radiondekeluka.org   samedi 16 mai 2015 12:09

 

La défense de l'ancien ministre, Abdou Karim Méckassoua constituée de trois avocats, Maîtres Arlette Sombo-Dibélé, Albert Panda et Mathias Morouba, met les bouchées doubles pour établir la vérité sur la confiscation du passeport de l'ancien ministre par la police des frontières de l'aéroport Bangui M'Poko.

« Le mardi 12 mai, son passeport a été confisqué par Mme le commissaire de l'aéroport Bangui M'Poko. Lorsqu'il s'est renseigné, on lui a dit que c'était le Procureur de la République qui avait intimé l'ordre. Il s'est rapproché le 15 mai du Procureur de la République en compagnie de Me Morouba. Et le Procureur leur a dit qu'il n'avait donné aucune consigne et qu'il n'avait pas de dossier contre notre client », a expliqué Me Arlette Sombo-Dibélé, avocat au Barreau de Centrafrique, qui s'est dite étonnée d'une procédure lancée contre son client.

« Ce 15 mai, à ma grande surprise par la voix de RNL, j'ai entendu qu'une procédure était engagée à l'encontre de M. Méckassoua et qu'il relevait de l'autorité judiciaire. (...) Nous disons vouloir reconquérir les droits fondamentaux qui font la base d'une société démocratique. Et en matière de justice, il y a le principe du contradictoire. Bien sûr que le ministère public instruit à charge ou à décharge, mais le justiciable a le droit d'être informé des griefs qui sont élevés en son encontre », a fait savoir l'avocate.

La défense de M. Méckassoua dénonce une violation dans le mécanisme mis en marche pour contraindre son client à rester à Bangui par rapport à l'esprit du dialogue inter-centrafricain. « Notre souci, c'est le caractère totalement arbitraire des pratiques que nous observons, alors qu'il y a l'esprit du Forum qui consiste en ce qu'il y ait une réconciliation entre les différents membres de la société centrafricaine », a-t-elle souligné.


« Nous estimons qu'étant donné que les principes démocratiques font état de la séparation de pouvoir, le ministère public ne peut pas être transformé en garçon de course de l'exécutif, parce qu'en droit, mêmes les gouvernants sont passibles de poursuite », a conclu Me Arlette Sombo-Dibélé.


L'avocate relève que le code pénal, en ces articles 336 à 338, instruit que les atteintes à la liberté constitutionnellement garantie d'aller et de venir peuvent être poursuivies lorsque le gouvernant pose un acte qui ne repose sur aucun texte législatif réglementaire, et c'est ce qu'on appelle « voie de fait ».


Ce mardi, l'ancien conseiller en matière du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) à la Primature, Joachim Kokaté, a été également empêché en même temps que l'ancien  ministre Abdou Karim Méckassoua de quitter le territoire national. Une source judiciaire a précisé vendredi à RNL qu'Abdoul Karim Méckassoua et Joachim Kokaté ont été empêchés de voyager suite à des soupçons d'instigation aux troubles qui pèsent sur eux. La justice déterminera la suite a conclu cette source.

La défense d'Abdou Karim Méckassoua tire la sonnette d'alarme

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Centrafrique-Presse.com
17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 17:06

 

 

 

LA TRAITRISE DE MONSIEUR HERBERT GONTRAN DJONO AHABA ET SON PLAN MACHIAVÉLIQUE POUR LE POSTE DE PREMIER MINISTRE

 

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC Ex-coalition SELEKA) rappelle que par communiqués de presse du 01 Mai 2015 et du 02 Mai 2015, le Bureau Exécutif a relevé ses préoccupations sur les agissements de Monsieur Herbert Gondran GJONO AHABA qui se prêtent être le représentant de l’Ex-coalition SELEKA et a informé la Communauté nationale et internationale de son retrait de participation au Forum de Paix de Bangui du 04 au 11 Mai 2015.

 

C’est avec stupéfaction que le Bureau Exécutif National a suivi la déclaration faite au Forum de Bangui par l’Ancien Ministre d’État Herbert Gontran DJONO AHABA au nom de l’Ex-coalition SELEKA. Nous dénonçons fermement cette usurpation de titre et nous portons à la connaissance de tous que Monsieur Herbert Gontran DJONO AHABA qui n’est pas membre du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC Ex-coalition SELEKA) ne saurait nous représenter à un Forum pour lequel nous avons marqué notre refus d’y participer.

 

Selon les informations dignes de fois et vérifiables, Monsieur Djono AHABA a proféré des menasses sous forme de chantage au Président auto proclamé de Centrafrique, Monsieur MALINAS Ambassadeur de la République française en Centrafrique et aux membres de G8. Qu’il retirera son engagement du Forum de Bangui si et seulement si, le poste de Premier Ministre de transition ne lui revient pas de droit. Monsieur Djhono AHABA est membre en règle de la confrérie des médiocres et qui a construit son capital politique sur des mensonges, alors qu’il n’a rien sur le terrain encore moins l’amour du Pays.

 

C’est depuis le départ négocié de son excellence, Monsieur Michel DJOTODIA de la Présidence de transition que Monsieur Herbert Gontran DJONO AHABA, pourtant son neveu, s’est illustré dans la trahison perpétuelle de ses anciens compagnons de lutte aux nouvelles autorités de transition. Pour cette raison, la Présidente de transition Madame Catherine SAMBA PANZA et le Premier Ministre Monsieur André NZAPAYEKE l’avaient reconduit dans le Gouvernement de transition au poste de Ministre d’État des Travaux publics, de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Édifices publics.

 

Depuis lors, sa proximité avec la Présidence de transition devient de plus en plus grandissante. Grâce aux billets de banque reçus des nouvelles autorités de transition pour des missions obscures, Monsieur Herbert Gontran DJONO AHABA avec l’appui de ses acolytes a mis en place des petits groupes armés issus de l’Ex-coalition SELEKA qui n’ont aucune influence militaire et politique dans les 9 Préfectures qui sont sous notre contrôle. Dans ce cas comment des gens qui ne sont que l’ombre d’eux-mêmes sur le terrain puissent parler au nom du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC Ex-coalition SELEKA).

 

Monsieur Herbert Gontran DJONO AHABA s’est toujours illustré dans de sales besognes. Selon nos informations, sa présence régulière auprès de la Présidente de transition est mal appréciée par les Ministres conseillers. C’est ainsi que tous les dossiers relatifs aux mines, en particulier ceux du diamant et du pétrole sont exploités par l’ancien Ministre d’État Herbert Gontran DJONO AHABA qui rend compte directement à la Cheffe d’État de transition Madame Catherine SAMBA PANZA.

 

Aux dernières nouvelles, les négociations secrètes sur la cession du bloc B pétrolier aux Chinois dans le Nord du pays sont menées par Monsieur Herbert Gotran DJONO AHABA avec l’accord de la Présidente de Transition sans l’avis du Gouvernement. Des rétro commissions qui leurs sont versées se chiffrent à 7 milliards 200 millions de francs CFA qui sont logées dans deux comptes bancaires ouverts l’un à Pretoria en Afrique du Sud et l’autre à Douala au Cameroun. Une mission discrète d’une délégation chinoise de haut rang se trouve en ce moment à Bangui. Nous disposons des preuves tangibles sur ce dossier.

 

Aujourd’hui, il ne fait aucun doute que l’Ancien Ministre d’état, Monsieur Herbert Gontran DJONO AHABA sera le prochain Premier Ministre, chef du Gouvernement de Transition pour les loyaux services obscurs rendus à la Présidente de Transition Madame Catherine SAMBA-PANZA.

 

Fait à Nairobi, le 17 mai 2015

 

Pour le Président

 

Le 1er Vice-président

 

Général NOUREDINE ADAM

 

Ancien Ministre D’État

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N0 00324/05/15. DU FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC) EX-SÉLÉKA

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Centrafrique-Presse.com
17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 10:04

 

 

http://fr.radiovaticana.va  16/05/2015 17:50

 

(RV) Entretien – Le Saint-Père François a reçu cette semaine au Vatican les Evêques de la Centrafrique en Visite ad Limina. Tout en leur rappelant sa proximité à l’endroit des familles centrafricaines, le Pape François dans son Message aux Evêques leur a demandé d’œuvrer pour « la formation chrétienne et l’approfondissement de la foi à tous les niveaux. » « Que ce soit en matière d’éducation, de soin, de promotion humaine, alors que les besoins sont immenses ».

 

Pour le Jésuite Laré Kassoa Dominique, Responsable en Centrafrique du Centre d’Information, d’Education et d’Ecoute lié au centre Catholique Universitaire à Bangui (CIEE-CCU), une organisation de jeunes travaillant pour la prévention et la réduction des facteurs de risques et de vulnérabilité en matière de sexualité en milieu universitaire centrafricain, cette formation chrétienne passe nécessairement par un appui total aux « structures » sanitaires qui œuvrent dans le pays.

 

Comment apporter une aide à une jeunesse une jeunesse désœuvrée ? Dans une Centrafrique marquée selon lui, par une violence et la « présence de plusieurs milices dont des anti-balaka et des seleka », c’est davantage un appel à l’aide que lance le Responsable du CIEE-CCU, pour qu’on n’oublie pas la jeunesse et l'ensemble de la population centrafricaine très vulnérables, qui continuent de vivre des moments difficiles.

 

On peut écouter l’intégralité de l’entretien que le Jésuite Laré Kassoa Dominique, Responsable en Centrafrique du Centre d’Information d’Education et d’Ecoute lié au centre Catholique Universitaire à Bangui, (CIEE-CCU) a accordé au micro d’Honoré Onana Olah 

Centrafrique : " Soigner la famille pour soigner la société"

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 10:01

 

 

 

http://www.un.org 16 mai 2015 – Le Conseil de sécurité des Nations Unies s'est félicité des résultats du Forum national de Bangui, qui a réuni du 4 au 11 mai divers acteurs de la crise en République centrafricaine (RCA), et a appelé à mettre en œuvre rapidement les recommandations formulées dans le cadre de ce forum.

 

Environ 600 représentants des autorités de la transition, des groupes armés, des partis politiques et des membres de la société civile ont participé durant un peu plus d'une semaine aux débats sur la réconciliation nationale dans la capitale de la RCA, à l'issue desquels a été adopté le Pacte républicain pour la paix, la réconciliation nationale et la reconstruction en République centrafricaine

 

Dans un communiqué de presse rendu public vendredi soir au siège de l'ONU à New York, le Conseil a salué « la façon inclusive et exhaustive » dont s'est déroulé le forum, notamment en garantissant la « participation effective et à part égale » des femmes.

 

Les membres du Conseil se sont félicités de l'adoption du Pacte républicain, qui prévoit notamment l'organisation d'élections présidentielles et législatives dans les plus brefs délais, la décentralisation du pays et le renforcement de son pouvoir judiciaire.

 

Le Conseil a également applaudi la signature d'un accord portant sur les principes du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration, ainsi que la conclusion récente d'un accord en vertu duquel les groupes armés du pays s'engagent à mettre fin au recrutement d'enfants et à libérer les enfants déjà enrôlés dans le conflit

 

A cet égard, les membres du Conseil ont accueilli avec satisfaction la libération de plus de 300 enfants, dont certains n'avaient pas encore 12 ans, par les groupes Anti-Balakas et Ex-Selekas.

Le Conseil de sécurité a appelé les groupes armés à donner immédiatement suite à l'ensemble de ces accords.

 

Le Conseil des 15 membres a renouvelé son soutien aux autorités de la transition avec à leur tête la chef d'Etat de la transition, Catherine Samba-Panza. Il a par ailleurs condamné toute tentative d'utilisation de la violence par des groupes armés à l'issue du Forum de Bangui, y compris à l'encontre des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA).

 

Les membres du Conseil ont exhorté les autorités de la transition à mettre en œuvre immédiatement les recommandations du Forum de Bangui, notamment l'organisation d'un referendum constitutionnel dans l'ensemble du pays et d'élections présidentielles et législatives « libres, équitables, transparentes et inclusive », actuellement prévues pour le mois d'août 2015.

 

Le Conseil a par ailleurs insisté sur la nécessaire participation aux élections des femmes, des personnes déplacées internes et des réfugiés centrafricains, dont le retour volontaire devrait par ailleurs être autorisé.

 

Les membres du Conseil ont enfin appelé les Etats membres, les organisations régionales, la MINUSCA et les acteurs pertinents de la région à tout faire pour aider la RCA à mettre en œuvre les recommandations du Forum de Bangui et à promouvoir la paix et la stabilité du pays.

Centrafrique : le Conseil de sécurité plaide pour une mise en œuvre rapide des recommandations du Forum de Bangui

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