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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 20:26
Guerre en Ukraine : le Mali et la Centrafrique restent arrimés à la Russie

 

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr/ Publié le 13 mars à 14h30 Par Cyril Bensimon

Même s’ils se gardent de prendre position, Bangui et Bamako restent considérés comme les têtes de pont de l’influence de Moscou en Afrique.

Dans la défense de la Russie, le Mali et la Centrafrique n’ont pas rejoint l’Erythrée, seule nation africaine à s’être opposée le 2 mars, devant l’Assemblée générale des Nations unies, à la résolution condamnant l’agression de l’Ukraine. Mais leur abstention ne signifie en aucun cas une prise de distance avec leur nouveau partenaire privilégié.

C’est sans surprise qu’a été organisée à Bangui, le 5 mars, l’une des rares manifestations de soutien à l’offensive russe. A Bamako, en dépit de la guerre déclenchée une dizaine de jours plus tôt par Vladimir Poutine, le ministre de la défense et le chef d’état-major de l’armée de l’air, les colonels Sadio Camara et Alou Boï Diarra, n’ont pas jugé nécessaire de reporter un nouveau voyage à Moscou afin, a assuré l’un d’eux à l’AFP, de faire le point des dernières livraisons de matériels militaires à l’armée malienne et évoquer des approvisionnements supplémentaires.

Officiellement, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et les autorités de transition du Mali se sont gardés de prendre position dans la guerre menée par la Russie en Ukraine, optant en apparence, comme 23 autres pays du continent africain, pour une prudente neutralité. Mais « cette position de non-alignement n’est motivée que par des intérêts immédiats, souligne Paul-Simon Handy de l’Institut d’études de sécurité. Le Mali, qui tente de renouer avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest [pour lever le blocus qu’elle lui a imposé], fait attention cette fois à ne pas fâcher ses voisins et l’Europe. Idem pour la Centrafrique, qui s’est rendu compte que Moscou peut l’accompagner dans des campagnes militaires, mais n’apporte pas d’aide financière. »

Pour un maintien des partenariats

La voie est en effet étroite pour ces deux Etats, largement dépendants des subsides européens, qui ont vu la France puis l’Union européenne (UE) suspendre leur assistance budgétaire, en raison notamment de leur association avec les mercenaires du groupe Wagner, l’armée officieuse du Kremlin.

Ainsi, à Bruxelles, lors du dernier sommet UE-Union africaine, le président Touadéra, qui contre toute évidence refuse de reconnaître la présence de ces paramilitaires pourtant actifs depuis cinq ans à ses côtés, a vainement tenté de s’entretenir avec Emmanuel Macron. Le déclenchement de la guerre en Ukraine une semaine plus tard, qui a eu pour effet de ressouder les Occidentaux face à la Russie, ne devrait sûrement pas jouer en faveur d’une normalisation des relations entre Bruxelles et ces deux pays, considérés comme les têtes de pont de l’influence de Moscou en Afrique.

Reste que dans cette période de crispation, le Mali n’a pas encore vu toutes les portes se fermer devant lui. « Les développements en Ukraine renforcent ce sentiment général que la Russie de Poutine pose un sérieux problème, mais il y a beaucoup de nuances parmi les Européens, indique un diplomate en poste à Bamako. Tous ne sont pas prêts à s’en aller comme la France et à rompre toute coopération sécuritaire avec le Mali. »

Alors que les soldats de « Barkhane » sont sur le départ et que Paris a également choisi de rappeler ses coopérants dans les ministères, l’Espagne et l’Italie, par volonté de contrôler les migrations en provenance ou passant par le Mali, ou bien encore l’Allemagne, qui a des soldats dans la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), penchent pour un maintien des partenariats. « Nous sommes par ailleurs tous conscients qu’il ne faut pas totalement laisser la place aux Russes, car quand les dégoûtés s’en vont, ne restent que les dégoûtants », ajoute la même source.

Transfert de combattants

A Bangui, où l’emprise de Wagner est bien plus installée – les effectifs des paramilitaires seraient montés dans le pays à 2 000 hommes, alors qu’ils ne seraient, selon des sources françaises, qu’un millier au Mali depuis le début de leur déploiement fin 2021 –, se pose désormais la question d’un transfert de combattants pour renforcer le front bien plus actif de l’est de l’Europe. Vitaly Perfilev, un ancien légionnaire français devenu l’une des deux têtes du groupe dans le pays, aurait quitté la Centrafrique une dizaine de jours avant le déclenchement de la guerre. Selon le quotidien britannique The Times, des mercenaires du groupe ont été envoyés de Centrafrique vers l’Ukraine dans les premiers jours du conflit.

« L’opacité de fonctionnement et les fréquents mouvements d’aviation ne nous permettent pas de confirmer ces départs », concède cependant une source française. Si Moscou est peu à peu arrivé à restreindre les regards sur ses actes en Centrafrique – enterrant notamment le panel d’experts du Conseil de sécurité de l’ONU qui avait pointé les exactions de ses sbires –, il est en revanche confirmé par plusieurs sources que son principal point d’ancrage africain a servi à l’acheminement d’hommes aux Mali. Et tous ne seraient pas russophones.

Selon trois sources au sein de l’Unité pour la paix en Centrafrique, un mouvement armé qui recrute parmi les communautés peules, entre 80 et 120 de ses miliciens ont été formés pendant près d’un mois par « les Russes » afin d’être envoyés au Mali. Selon l’une de ces sources, des éléments y sont déjà arrivés. Décrit comme le maître d’œuvre de cette opération, Hassan Bouba, le ministre de l’élevage et figure de ce groupe scindé entre ceux qui se sont ralliés au pouvoir et ceux qui poursuivent la rébellion, dément catégoriquement tout transfert de combattants de l’Afrique centrale vers le Sahel.

A Bangui, plusieurs observateurs s’inquiètent par ailleurs de la percée, ces dernières semaines, des hommes de Wagner dans les régions minières du nord-est du pays. Le 12 février, ils ont tué le « général » Zakaria Damane, l’un des personnages-clés de toutes les rébellions et du trafic de diamants dans le pays. « S’agit-il de se constituer des réserves de minerais dans le contexte actuel ? Des zones contrôlées par Wagner partent des avions sans que l’on sache leur destination. Personne ne sait quel est le volume exporté, pas même le régime centrafricain », alerte Nathalia Dukhan, analyste pour l’organisation The Sentry.

Appel du Kremlin à aider les volontaires

Au Mali également, les hommes de Wagner n’ont pas délaissé leur nouveau théâtre d’opérations africain pour l’Ukraine. « Les instructeurs russes », comme les qualifie Bamako, épaulent l’armée malienne dans sa progression au centre du pays contre les groupes djihadistes, mais celle-ci ne se fait pas sans casse. La Mauritanie s’est élevée, le 8 mars, contre « les actes criminels récurrents » des soldats maliens sur ses ressortissants, après une nouvelle disparition d’au moins une dizaine de Mauritaniens sur le territoire de leur voisin.

En Centrafrique, l’armée ne mène, en revanche, aucune opération de reconquête face aux groupes rebelles. Mais en réponse à l’appel du Kremlin à « aider les volontaires » désireux de combattre à ses côtés, des groupes de soldats ont publié sur les réseaux sociaux des messages jurant de leur détermination à aider leurs « frères d’armes russes » à « chasser les bandits d’Ukraine ». Au moins l’une des vidéos a été tournée à Bérengo, dans l’enceinte de l’ancien palais de « l’empereur Bokassa », devenu l’une des principales bases de Wagner en Centrafrique.

Cyril Bensimon

 

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11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 16:09
Centrafrique : 1311 nouveaux soldats intègrent les rangs des FACA

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 10 mars 2022 09:27

Après trois mois de formation militaire, plus de 1300 nouveaux éléments des Forces armées centrafricaines ont été présentés sous le drapeau, ce mercredi 09 mars 2022, au camp Kassaï à Bangui. Ces nouvelles recrues viennent renforcer l’effectif de l’armée nationale afin de raffermir la sécurité nationale.

Au total, ils sont 1311 soldats, issus des écoles de formation du camp Leclerc à Bouar et du camp Kassaï à Bangui. Formés par des cadres de l’armée nationale, ces jeunes, recrutés sur toute l’étendue du territoire, représentent un atout majeur pour le pays. Une particularité, selon le haut-commandement militaire.

« Un soldat formé est une machine de guerre »

"Ces jeunes soldats ont reçu des cadres nationaux, des connaissances axées sur l’acquisition des techniques et tactiques de combat, de secourisme, de droit international humanitaire mais surtout la discipline générale dans l’armée. Un soldat formé est une machine de guerre car les menaces ne manquent pas" a fait savoir le général Zéphirin Mamadou, chef d’Etat-major des armées.

Constitués à majorité de jeunes de moins trente ans, ces femmes et hommes se disent totalement engagés à défendre leur pays.

« Principale motivation : Je dois servir mon pays »

"J’ai été recruté à Ndélé avant d’être formé. Je suis content de servir mon pays. Ma principale motivation est que, je dois servir la République centrafricaine quelle que soit les difficultés puisque, je me sens aujourd’hui capable" a affirmé Amos Ngadé-Gali, nouvelle recrue de l’armée nationale.

Ces militaires viennent ainsi gonfler les rangs des Forces armées centrafricaines. Avec un immense défi à relever, l’armée centrafricaine a aujourd’hui, la principale mission de ramener l’ordre et l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 13:27
Centrafrique: des dizaines de soldats radiés de l’armée nationale

 

 

https://www.rfi.fr/ 09/03/2022 - 11:17

Plus de 80 militaires viennent d’être chassés de l’armée, selon un décret signé par le ministre de la Défense en fin de semaine dernière, notamment pour indiscipline, racket ou encore désertion. Des radiations d’une grande ampleur qui ont lieu au moment où la population ne cesse de dénoncer des exactions de la part de Forces armées centrafricaines (FACA) et de la part de leurs alliés russes.

Alors que certains médias centrafricains y voient une opération de communication, la présidence centrafricaine, elle, parle de radiations en vue de remettre de la discipline au sein des Forces armées centrafricaines. Son porte-parole Albert Yoloké Mokpème rappelle que ce n’est pas la première fois qu’une décision d’une telle ampleur est prise. « En 2021, il y a eu la même chose, on est en phase de reconstruction de l’armée et la reconstruction ne peut pas se faire sans discipline, sans remise en ordre. Et la discipline s’applique aujourd’hui avec la plus grande sévérité. »

« Une décision à apprécier »

Sur les plus de 80 soldats radiés des FACA, sept l’ont été pour avoir racketté la population sur des barrières, les autres sont chassés pour atteinte à la sureté intérieure de l’État ou encore désertion, la plupart auraient ainsi rejoint les rangs de la rébellion de la CPC dirigée par l’ancien président François Bozize. Paul Crescent Beninga, une des grandes figures de la société civile centrafricaine, s’est dit plutôt satisfait, si les faits sont avérés. « Si effectivement on en vient à sanctionner les éléments de nos forces armées centrafricaines pour des rackets, pour moi c’est une décision à apprécier. Il en est de même des cas de désertion, toutes les fois où nous sommes confrontés à des rébellions, vous verrez que parmi les éléments qui constituent ces groupes armés, il y a des éléments des forces armées centrafricaines. »

Paul Crescent Beninga demande au gouvernement centrafricain de poursuivre sur cette voie tout en étant « strict et impartial » et en évitant d’utiliser ces sanctions « pour un quelconque règlement de compte ».

 

 

 

RADIATIONS DE SOLDATS, DE L’ARMEE CENTRAFRICAINE : Attention Au Retour De Manivelle !

https://lepays.bf/ 9 mars 2022

Coup de balai au sein de la Grande muette centrafricaine ! Plus de quatre-vingt soldats viennent d’être radiés de l’armée, en fin de semaine, selon un décret signé du ministre centrafricain de la Défense. Il est reproché à ces militaires, des faits d’indiscipline, de rackets ou de désertions.  De graves écarts de conduite d’ailleurs dénoncés par des Centrafricains qui ne manquent pas d’élever la voix contre « des exactions des Forces armées nationales centrafricaines (FACA), mais aussi de celles des alliés russes ». Pour autant que ces accusations soient fondées, on peut se féliciter de la réaction des autorités de Bangui visiblement déterminées à nettoyer les écuries d’Augias. Si elle est véritablement gangrenée comme on l’en accuse, il est tout à fait normal que la seule thérapie de choc qui doive s’imposer à cette armée, soit le retour immédiat, en son sein, de l’ordre et la discipline. C’est un impératif catégorique pour reprendre le concept kantien.  En tous les cas, aucune armée digne de ce nom et par-dessus tout, confrontée aux durs défis sécuritaires du moment, comme c’est le cas pour les FACA, ne peut se livrer, à l’image de cette soldatesque, à de viles et nauséeuses pratiques qui l’éloignent de sa mission principale et de sa raison d’être. Et puis, dans leur phase actuelle de reconstruction, les FACA auraient tort de fonctionner comme une armée mexicaine, en se livrant à des abus en tout genre.

Il n’est pas exclu que ces soldats tombés en disgrâce puis congédiés, éructent des désirs ardents de vengeance 

C’est dire si les soldats racketteurs, les déserteurs qui auraient déjà rejoint les rangs de l’ennemi, ne doivent plus trouver leur place au sein de cette armée. Continuer à les y maintenir aurait été, pour l’Armée centrafricaine, se tirer une balle dans le pied. Décision salutaire et courageuse s’il en est donc.  Même s’il faut craindre que celle-ci ne soit pas sans risques.  Attention au retour de manivelle ou plutôt … de fusil ! Il n’est pas exclu, en effet, que ces soldats tombés en disgrâce puis congédiés, éructent des désirs ardents de vengeance, au point de retourner la kalach contre l’Etat et la République, du moins pour ceux qui ne le faisaient pas déjà.  Vigilance ! Si ces soldats sont fautifs, ils doivent évidemment être sanctionnés. Reste à espérer que ces radiations ne participent pas d’une mise en scène savamment orchestrée par les tenants actuels du pouvoir, à des fins de règlements de comptes. Ce serait, dans ce cas, bien dommage, pour une armée qui revient de loin et qui a donc plus que jamais besoin d’union sacrée et de cohésion, pour venir à bout des démons de l’instabilité qui continuent à agiter les eaux troubles de l’ex- Oubangui-Chari.

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 13:06
RCA : le MCU de nouveau majoritaire dans le nouveau bureau de l’Assemblée nationale

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 9 mars 2022 07:10

L’Assemblée nationale centrafricaine a renouvelé son bureau ce lundi 7 mars 2022. Les 14 membres ont été élus par leurs pairs à l’occasion de leur session ordinaire ouverte le 1er mars. Le MCU, parti au pouvoir, conserve sa supériorité sur les postes clés. Plusieurs membres du bureau sortant ont été reconduits mais le député de l’opposition André Nalké Dorogo y a fait son entrée pour la première fois. Un vote qui s’est déroulé sur fond de colère de certains parlementaires qui dénoncent la corruption autour de cet exercice constitutionnel.

Convoqués dans le cadre de la première session ordinaire 2022, les élus de la Nation ont renouvelé le bureau de la Représentation nationale, ce 07 mars 2022. Pour ce renouvellement du bureau, Evariste Ngamana, premier vice-président conserve son poste au détriment de Frédéric Yologaza, député de Dékoa. Bernard Dillah du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et André Nalké Dorogo de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) sont respectivement élus 2ème et 3èmevice-président. Ces derniers ont battu Bruce Molomadon de Bimbo 1 et Michel Kpingo de Gambo. Enfin Dieudonné Marien Djeme du Mouvement national des indépendantistes (MOUNI) garde son poste de 4ème vice-précisent. Pour les heureux élus, c’est une marque de confiance de la part de leurs pairs.

« Je bénéficie de la confiance de mes collègues »

"C’est un exercice démocratique auquel j’ai participé. Je suis très content aujourd’hui car mes collègues m’ont reconduit à ce poste. Je suis également ému puisque, plus d’une centaine d’élus sur les 140 que compte le parlement, m’ont porté leur dévolu. C’est un score qui prouve que je bénéficie de la confiance de mes collègues" s’est réjoui Evariste Ngamana, 1er vice-président de l’Assemblée nationale.

Le député de Berberati 4 André Nalké Dorogo intègre pour la première fois depuis 2011 le bureau de l’Assemblée nationale.

" Je vous informe que c’est depuis 2011 que je suis à l’Assemblée nationale. C’est la première fois que je rentre au bureau. Si j’y suis aujourd’hui, c’est parce que j’ai des motivations profondes. Notamment au poste de 3e vice-président. Les attributions à ce poste exigent que l’on donne du confort aux députés, que l’on crée les meilleures conditions de travail aussi bien au député qu’au personnel" a déclaré l’opposant.

Par ailleurs, les trois postes de questeurs sont occupés par Magloire Ghislain Makango de Mbaiki 5, Josué Titus Ngoungbo du 6èmearrondissement de Bangui et Fleury Pabandji de Bouar 1. Pour leur part, Clément Ndombe, Bernadette Gambo Souaninzi et Marie Christiane Patassé deviennent secrétaires parlementaires. Ces derniers promettent de relever le défi.

« Je sais que je serai à la hauteur de mes tâches »

"Je serai à la hauteur de mes tâches car pour moi, ce n’est pas la première fois que je travaille dans ce domaine. J’ai été secrétaire dans des ONG et rapporteur dans des organes caritatifs. Aujourd’hui avec cette élection, je sais que je remplirai les devoirs qui me seront confiés" a affirmé Marie Christiane Patassé, députée de Nana Bakassa.

Quant aux candidats malheureux, ils s’alarment contre un « système d’achat de conscience mis en place par des tiers » au cours de cet exercice démocratique.

"Ces élections ont été truquées à l’avance. Hier, certains collègues ont été séquestrés à l’hôtel Ledger Plazza contre une somme d’argent. Tout cela est antidémocratique. C’est triste pour les élus de la Nation d’accepter de prendre part à un tel exercice" a regretté De Bon Cœur Vidal Siopathis, député de Satema.

Enfin, les membres attachés aux quatre vice-présidents sont Jonas Donon, député de Bouar 4, Sylvain Mbombo, député de Nola 2, Alimè Aziza Soumaïne de Ndélé et Lucien Mbaïgoto, député de Paoua 1. Le prochain renouvellement du bureau de la Représentation nationale est prévu pour mars 2023.

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 23:08
RCA : La population estimée à environ 6 millions d’habitants
RCA : La population estimée à environ 6 millions d’habitants

 

Centrafrique : La population estimée à environ 6 millions d’habitants selon les données de l’ICASEES

 Judicael Yongo  mars 8, 2022 4:38

BANGUI, 08 Mars 2022 (RJDH) — L‘Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociale (ICAEES) a revu à la hausse la population de la République Centrafricaine, à 6 millions 100 000 mille d’habitants. Une statistique présentée par la direction des opérations de la cartographie, ce samedi 05 mars à Bangui.

A l’issue de ces opérations de la cartographie censitaires, le territoire centrafricain est subdivisé en 7 régions, le nombre des préfectures passe de 16 à 20, les sous-préfectures ont atteint 72 au lieu de 70. On compte aujourd’hui 180 communes et 9500 villages et quartiers.

Des défis liés au manque de financement et à l’insécurité ont ralenti les opérations de la cartographie censitaire organisées par l’ICAEES dans certaines régions du pays, « nous avons estimé à 75%, les opérations réalisées. Les dites opérations dans une partie des préfectures de la Mambéré Kadéi, de la Sangha Mbaéré, l’Ouham, l‘Ouham Pendé, la grande partie de Nana Gribizi ne sont pas terminées. Ce qui n’est pas le cas dans la Haute Kotto et une partie de la Basse Kotto qui n’ont pas été touchées par ces opérations », a précisé le directeur des opérations de cartographie censitaire, Alfred Sabendo.

Après toutes ces analyses, « on estime à 6 100 000 la population de la RCA », a précisé le directeur des opérations de cartographie censitaire, Alfred Sabendo.

La Banque Mondiale a relancé son appui auprès de l’Institut centrafricain des Statistiques, afin de reprendre les opérations dans les régions dont les travaux ont été inachevés, « le délai d’exécution des activités de finition est prévu pour deux mois. Dès que le fonds sera disponible et nous allons travailler en collaboration avec le ministère de l’Administration du Territoire, afin de prendre en compte les nouvelles données nationales », a lancé le directeur.

Un atelier de présentation des résultats partiels de la cartographie, regroupant les autorités administratives, les partenaires au développement, la Banque Mondiale, les Représentants des Corps diplomatiques est prévu ce début de la semaine. Ces activités vont s’étendre progressivement sur toute l’étendue du territoire, afin de mettre en confiance les administrés où les activités ont été par réalisés par l’ICASEES.

Auguste Bati-Kalamet

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 23:03
RCA : L’affaire des tueries de Koundjili et Lémouna est prête à être portée à l’audience

 

Centrafrique : L’affaire des tueries de Koundjili et Lémouna est prête à être portée à l’audience, selon la CPS

 Judicael Yongo   mars 6, 2022 10:51

BANGUI, le 06 Mars 2022(RJDH)—La Cour pénale spéciale a dans un communiqué, rassuré l’opinion nationale et internationale de sa détermination dans la lutte contre l’impunité sur le territoire centrafricain. Une date sera fixée prochainement pour l’audience dans l’affaire le parquet spécial contre Issa Sallet Adoum Alias Bozizé, Yacoub Ousman et Mahamat Tahir, tous poursuivis pour « meurtres et autres actes inhumains constitutifs au crime contre l’humanité », commis en mai 2019 à Koundjili et Lémouna proches de Paoua au Nord de République Centrafricaine. 

L’affaire des tueries de Koundjili et Lémouna est prête à être portée à l’audience pour être jugée devant la Chambre d’Assises de la Cour Pénale Spéciale de la République Centrafricaine.

La Cour pénale spéciale a décidé de poursuivre les affaires en cours. Selon le communiqué, la Cour communiquera prochainement la date de la mise en état de l’affaire relative aux tueries de Koundjili et Lémouna le 21 mai 2019. Il s’agit de Issa Sallet Adoum Alias Bozizé, Yacoub Ousman et Mahamat Tahir qui ont commis des meurtres et autres actes inhumains constitutifs aux crimes contre l’humanité.

Cette conférence de mise en état aura pour objet de préparer le procès notamment d’établir la liste des témoins et experts appelés à comparaitre. C’est une étape qui intervient avant l’ouverture des débats, précise la Cour.

Depuis la libération de Hassan Bouba, ministre de l’élevage et de la santé animale, plusieurs réactions ont été enregistrées sur la question de la lutte contre l’impunité en Centrafrique. Des organisations nationales et internationales ont exigé plusieurs fois à cette cour hybride, la poursuite des principaux présumés auteurs des crimes dans le pays.

En réponse, la Cour Pénale Spéciale a dans un communiqué, rassuré l’opinion nationale et internationale, » de sa détermination dans la lutte contre l’impunité sur le territoire centrafricain ».


RJDH.

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 22:46

 

OBSEQUES DE CYRIAQUE DUSSEY

PROGRAMME DES OBSEQUES DE CYRIAQUE DUSSEY DECEDE LE 23 FEVRIER 2022 A BANGUI
PROGRAMME DES OBSEQUES DE CYRIAQUE DUSSEY DECEDE LE 23 FEVRIER 2022 A BANGUI
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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 22:40
Centrafrique : plusieurs éléments des FACA radiés de l’armée nationale

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 8 mars 2022 07:03

Suite aux nombreuses plaintes de la population eu égard aux comportements de certains éléments des Forces armées centrafricaines déployés sur le terrain, le Haut-Commandement réprimande. Dans une décision du 22 février signée du ministre de la Défense nationale, plusieurs dizaines d’éléments de l’armée ont été radiés des rangs.

Plus de 80 éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) sont radiés des rangs de l'armée nationale pour différents motifs. Ceci, après une décision du ministre de la Défense nationale ; après avis du Conseil de discipline. Parmi ces radiés, sept éléments du Bataillon d’infanterie territoriale n°8 (BIT-8) accusés de rackets sur les barrières et indiscipline.

« Raillés des contrôles de l’armée nationale et renvoyés dans leurs foyers »

"Les militaires non-officiers du Bataillon d’infanterie territoriale n°8, en mission commandée à Bang dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, sont raillés des contrôles de l’armée nationale et renvoyés dans leurs foyers. Motif : rançonnage sur les barrières érigées à Bang. Refus d’obtempérer à la relève, faisant usage de leurs armes de guerre entrainant la panique au sein de la population" a précisé le porte-parole de l'État-major des Armées sur les ondes de la radio nationale.

En plus de ces 7 soldats radiés pour avoir procédé à des rackets sur les check-points, 74 autres éléments des Forces armées centrafricaines sont renvoyés pour différents motifs. Notamment: désertion en temps de crise ou en temps de paix, absentéisme répété, atteinte à la sûreté de l'Etat, rébellion, confiscation illicite d'armes avec des chargeurs et braquage.

Une décision prise après la mise en garde de la hiérarchie

En février dernier, le chef d'État-major des Forces armées centrafricaines, le général de corps d’armée Zéphyrin Mamadou avait mis en garde les soldats déployés à Bocaranga dans le Nord-ouest sur cette question.

Les rackets ont été plusieurs fois au centre de débats à l’Assemblée nationale et dans les médias. Les députés ont même interpellé, en décembre dernier, le Premier ministre sur les mesures que le gouvernement entendait prendre face à ce phénomène.

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7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 22:13
Centrafrique : la Banque mondiale annonce une enveloppe de plus de 400 milliards FCFA

 

Centrafrique : la Banque mondiale annonce une enveloppe de plus de 400 milliards FCFA pour des projets de développement

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 4 mars 2022 09:41

 

Lors d’une réunion d'évaluation, le 28 février 2022 à Bangui, la Banque mondiale a décidé d’augmenter son investissement au profit de la République centrafricaine. Toutefois, l’institution insiste sur la mise en place de réformes dans plusieurs secteurs de son intervention.

Le montant global investi actuellement par la Banque mondiale dans des projets en République centrafricaine, s’élève à 660 millions de dollars américains, soit plus de 360 milliards de francs CFA. Si le budget de l'Etat est pauvre en investissements, l'appui de la Banque mondiale est un supplément indispensable. Cependant dans la mise en œuvre, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. Notamment, l'incompréhension autour des procédures de la Banque mondiale, source de tension entre les coordonnateurs des projets et les ministres ainsi que le facteur risque dans la conduite de certains projets. Mais la bonne nouvelle, demeure la capacité du gouvernement centrafricain à profiter de ces investissements.

Garantir les résultats au niveau de la population

"Nous avons eu une discussion riche avec plusieurs collègues ministres. Notamment ceux qui ont des projets financés par la Banque mondiale. Nous avons ainsi relevé des problèmes sur certains projets, surtout, dans le cadre de leur mise en œuvre. L'idée principale consiste à se réorganiser et mobiliser l'ensemble du gouvernement afin de garantir les résultats au niveau de la population" a précisé Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget.

Au regard de cette analyse, la Banque mondiale annonce une enveloppe de 830 millions de dollars américain, soit plus de 400 milliards de francs CFA, couvrant environ 20 projets. Toutefois, cet appui est conditionné par l’institution. Par exemple, des réformes dans le secteur minier, tant attendues par la Banque mondiale.

Promouvoir la bonne gouvernance

"Nous attendons de la gouvernance des ressources naturelles et du Code minier de la transparence pour l’amélioration de la fiscalité afin d’améliorer les conditions d'emploi des jeunes centrafricains. C’est un point important. On a beaucoup discuté des réformes. Singulièrement, les questions autour des droits de l'Homme," souligne Abdoulaye Seck, directeur des opérations de la Banque mondiale pour l'Afrique centrale.

Désormais, les résultats appellent les financements. Un nouveau défi pour le gouvernement centrafricain qui doit adapter les activités liées aux investissements aux réformes tant souhaitées.

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7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 22:06
De la Centrafrique au Mali, le bourdonnement de la France!

Lu pour vous

 

Géostratégie : De la Centrafrique au Mali, le bourdonnement de la France!

Koulouba.com 06/03/2022 2022-03-06T02:42:12+00:00

Visiblement, finie l’épreuve de force pour déloger un président africain. Finies les courbettes pour se faire accepter à l’Elysée, finie la déification de l’ancien maître. Le colonisateur a épuisé ses notes lui permettant de prendre les présidents africains comme des objets à utiliser à sa guise. Les intérêts des peuples africains sont désormais mis au-dessus de tout autre.

Depuis l’époque de la colonisation, la Centrafrique était le point névralgique à partir duquel la France donnait un exemple de barbarisme de sauvagerie aux colonies africaines. Du premier dirigeant (Barthélemy Boganda, ancien Premier ministre de la République centrafricaine) qui a aiguisé son appétit d’indépendance et d’autonomie au général François Bozizé, la France ‘’tuait’’ comme des chiens de chasse les dirigeants et chefs rebelles de ce pays. Le président Touadera a failli lui aussi passer par là. Une situation alarmante qui doit servir de leçon aux autorités actuelles de la transition au Mali, au Burkina Faso et à en Guinée Conakry. La France ne recule devant rien dans ses anciennes colonies pour assouvir ses désirs énergétiques ; miniers et gaziers

Selon certaines informations, le président centrafricain Touadera a échappé à une tentative d’assassinat à l’aéroport de Bangui-Mpoko, par quatre légionnaires français et six snipers. Les forcenés ont tous été arrêtés et identifiés par les autorités militaires centrafricaines. Ce succès est dû aux renseignements et à l’efficacité de l’action des services de renseignements russe. Ce pays du « petit père des peuples »a coutume de respecter ses engagements et de protéger ses collaborateurs de tous dangers venant de l’extérieur. Elle donne non seulement les bonnes informations avec une certaine précision mais aussi sait le moment opportun pour agir. Cela porte à coup sûr la marque de la Russie de Poutine. D’ailleurs, elle devient désormais le sauveur de plusieurs pays au moyen orient et en Afrique ou les Occidentaux avaient l’habitude de se croire les maitres indispensables.

En effet, le président centrafricain Touadera avait commis aux yeux de l’occident, un péché capital, celui de faire appel à la Russie pour se sauver et sauver son pays de la guerre et de la fracture sociale. La Centrafrique était à deux doigts de disparaitre sur la carte de l’Afrique centrale. Le pays était devenu ingouvernable à cause des guerres religieuses et ethniques depuis des décennies. Donc la France de Macron ne lui pas pardonné cet affront (appel aux mercenaires russes du Groupe Wagner) pour former et équiper son armée afin d’assurer la sécurité de sa population. Tant qu’il n’y pas la guerre, la France ne peut profiter pour exploiter sauvagement les ressources minières importantes de ce pays. C’est justement ces ressources qui sont les causes de son malheur car la France veut les garder pour elle ; exploiter à l’immédiat ce qu’elle a besoin et conserver le reste pour l’avenir. Créer donc l’anarchie est son mode opératoire pour la protection de ses intérêts.

Pourtant, c’est la France elle-même qui avait refusé de donner des armes au président centrafricain quand il en avait besoin pour se défendre. Le mettre à genoux et le trainer dans la honte et la désolation, la France de François Hollande avait mis fin à la mission de la force Sangaris sur le sol centrafricain. La France venait donc d’arracher l’herbe sous les pieds du président centrafricain. Concernant le refus de la livraison des armes, la France accusait la Russie de bloquer le processus au niveau du conseil de sécurité de l’ONU. Pour jouer avec lui comme un ballon, la France leur a suggéré de voir la Russie pour la levée du blocus. La Russie avait fait savoir clairement à Faustin Archange Touadera qu’elle ne fait que respecter une jurisprudence selon laquelle un pays sous embargo ne peut recevoir des armes. C’est ainsi que la Russie est rentrée dans la danse et est devenue la solution pour le président Touadera de trouver la paix et la stabilité pour son pays après huit ans de guerre meurtrière et sanglante.

Selon nos informations, le procureur de la République à Bangui a ouvert une enquête, mardi 22 février dernier, après l’arrestation de quatre militaires du corps de la Légion étrangère de l’armée française opérant sous la bannière de l’ONU. L’armée française et l’ONU affirment que les quatre hommes en question escortaient un général français de la force de maintien de la paix de l’ONU (Minusca) à l’aéroport. Et qu’ils avaient été accusés sur les réseaux sociaux d’avoir voulu « assassiner » le président centrafricain Faustin Archange Touadera. « Le parquet a décidé de l’ouverture d’une enquête régulière pour faire la lumière sur les faits », a déclaré le procureur Laurent Lengande sur la radio d’État.

Pour ne pas laisser tomber son partenaire, des renforts des militaires Russes du groupe Wagner sont arrivés à bord d’un Antonov sur le tarmac de l’aéroport Bangui Mpoko.Faustin Archange Touadera a certainement parié sur le bon cheval.

Selon un proverbe ivoirien, « Quand la case de ton voisin brûle, hâte-toi de l’aider à éteindre le feu de peur que celui-ci ne s’attaque à la tienne. En d’autres termes, ce qui arrive aux autres est susceptible finalement d’arriver à chacun de nous. Ce n’est pas seulement la Centrafrique qui est dans le collimateur de la France pour la déstabilisation, mais le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. « Si jeunesse savait, vieillesse pouvait ». ces jeunes colonels au Mali, pleins d’énergies et d’ambitions doivent voir loin et commencer par la sécurité de leurs populations ainsi qu’eux-mêmes au risque de devenir des chaires a canons .

Source: Le Point

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