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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 17:28

 

 

 

 

16/10/14 (AFP)

 

Quinze pays africains proches de la zone la plus touchée par Ebola vont bénéficier d'une aide accrue pour prévenir la propagation de l'épidémie, a annoncé jeudi l'OMS, qui a indiqué qu'elle ne recommandait pas les contrôles instaurés dans des aéroports.

 

Ces pays identifiés comme prioritaires par l'Organisation mondiale de la santé, comprennent d'abord les quatre pays frontaliers de la zone touchée en Afrique de l'Ouest: la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali et le Sénégal.

 

Onze autres pays sont sur cette liste: le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Gambie, le Ghana, la Mauritanie, le Nigeria, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et le Togo.

 

Tous ont été choisis en fonction des routes commerciales et de l'état de leur système de santé, a précisé dans une conférence de presse à Genève Isabelle Nuttall, directrice du département capacités, alerte et action à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

L'OMS a précisé qu'elle ne recommandait pas les contrôles instaurés dans des aéroports à l'entrée des passagers pour dépister d'éventuelles personnes contaminées en Afrique par le virus Ebola.

 

"Nous ne la désapprouvons pas non plus", a indiqué Mme Nuttall.

 

"Cela peut donner un faux sentiment de sécurité. La prise de température des voyageurs ne stoppe de toute façon que ceux qui ont des symptômes à ce moment. Ces symptômes peuvent se déclarer après le passage de la douane et l'entrée sur le territoire", a poursuivi la responsable.

 

Des contrôles de la température des passagers par les autorités ont par contre lieu au départ des vols des trois pays touchés, Guinée, Libéria et Sierra Leone, une mesure stricte recommandée par l'OMS.

 

"Il ne faut pas stigmatiser, il n'y a aucune raison de faire preuve d'ostracisme à l'égard des ressortissants des pays touchés ou de travailleurs humanitaires", a souligné Isabelle Nuttall.

 

Selon le dernier bilan de l'OMS, la fièvre hémorragique a fait 4.493 morts sur 8.997 cas enregistrés dans sept pays (Liberia, Sierra Leone, Guinée, particulièrement touchés, mais aussi Nigeria, Sénégal, Espagne et Etats-Unis).

 

L'OMS craint une envolée du nombre de contaminations, qui pourrait grimper à 10.000 nouveaux cas par semaine d'ici la fin de l'année en Afrique de l'Ouest, pour un millier actuellement.

Ebola: l'OMS va aider à renforcer les mesures de prévention dans 15 pays africains

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 17:21

 

 

 

 

16/10/14 (Congo-Site)

 

CONGO BRAZZAVILLE, (CONGOSITE) - Le représentant de la France en République du Congo, Jean Pierre Vidon, s’est déclaré aujourd'hui préoccupé par les derniers développements de la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA). Il l’a fait savoir au terme d’un entretien à Brazzaville, avec le chef de l’Etat congolais Denis Sassou N’Guesso, médiateur de la crise centrafricaine.

 

«L’essentiel de notre conversation a porté sur la situation en RCA. Depuis le début de la crise en Centrafrique, le Congo et la France agissent de concert dans ce domaine. Nous sommes préoccupés par les derniers débordements qui ont lieu dans la ville de Bangui. Des Banguissois avaient dû à nouveau quitter leurs foyers pour se réfugier dans des lieux plus sûrs», a indiqué M. Vidon.

 

«Sans doute il faudra plus de temps pour parvenir aux élections mais, il faut aussi que cette période de temps soit aussi contenue que possible. Il y aura encore beaucoup de négociations sur ce sujet, l’essentiel étant que l’on poursuive dans la transition, une transition qui ne doit pas perdurer au-delà des limites qui ont été fixées. Ce que l’on peut souhaiter pour la RCA, c’est que le plus vite possible la transition soit faite pour que les élections puissent se tenir à une échéance aussi proche que possible», a-t-il ajouté.

 

Les troupes françaises sont engagées en RCA aux côtés de celles de l’Union européenne (UE) et des Nations Unies, en vue de permettre à ce pays, en proie à des violences depuis un certain temps, de retrouver la voie de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

 

Pour Jean Pierre Vidon, la voie a été déjà tracée à travers la résolution des Nations Unies et les différents accords signés par les différents protagonistes, en vue de ramener le climat de quiétude en RCA.

 

«Il y a une stratégie globale, adoptée par les Nations Unies qui a été suivie par tous les partenaires. Je parlais de la France et du Congo qui ont des consultations régulières, qui travaillent ensemble sur ce sujet, évidemment tous les autres partenaires. C’est ensemble qu’on peut trouver une voie pour poursuivre dans la logique des accords qui ont été passés, les accords de Libreville, la charte de transition. Donc, on ne peut pas s’écarter de ces textes», a-t-il expliqué.

 

Christian Brice Elion

L’ambassadeur de France au Congo préoccupé par la situation en Centrafrique

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 16:23

 

 

 

 

16/10/14 (AFP)

 

Une délégation gouvernementale centrafricaine a été envoyée à Yaoundé pour discuter avec les autorités camerounaises de l'enlèvement d'un missionnaire polonais résidant à Baboua, dans l'extrême-ouest de la République Centrafricaine, a annoncé le Premier ministre jeudi.

 

"Le gouvernement centrafricain est très préoccupé par cette situation", a déclaré en sango (langue nationale en Centrafrique) le Premier ministre Mahamat Kamoun devant le Conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire du pays.

 

"Et puisque c'est à la frontière avec le Cameroun que les faits se sont déroulés, une délégation comprenant le ministre de la Défense, le sous-chef d'état-major et un cadre du ministère des Affaires étrangères, se trouve au Cameroun pour discuter avec les autorités camerounaises afin de trouver une solution", a-t-il indiqué.

 

Le père Mateusz Dziedzic, prêtre du diocèse polonais de Tarnow (sud-est), a été enlevé par des hommes armés qui ont indiqué ne pas vouloir de rançon, mais chercher à l'échanger contre un de leurs chefs détenu au Cameroun, selon la direction polonaise des Oeuvres missionnaires pontificales.

 

Selon le ministère polonais des Affaires étrangères, les ravisseurs étaient des hommes du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, et le missionnaire enlevé est "bien traité".

 

Miskine est un ancien allié de la rébellion de la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane, au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013. Il a été arrêté l'année dernière à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique, et est depuis lors détenu au Cameroun.

 

Son groupe, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) a déjà été impliqué dans des enlèvements destinés à obtenir sa libération.

 

 

(Prêtre Mateusz Dziedzic)

Enlèvement d'un prêtre polonais: Bangui envoie une délégation au Cameroun

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 09:55

 

 

 

 

http://www.ladepeche.fr/  16/10/2014 à 08:32

 

Les bénévoles de Médecins sans frontières Midi-Pyrénées ont partagé cette semaine ce qu'ils ont vécu lors de leurs missions en Centrafrique depuis 2013. Ils ont été marqués par la violence du pays.

 

«Sur le tableau du bloc opératoire où j'étais, il était inscrit “La meilleure vengeance, c'est le pardon”. Le dernier mot a été remplacé par “mort”. Je me suis rendu compte que la violence en Centrafrique était puissante». Comme les quatre autres bénévoles de Médecins sans frontières (MSF) de la région, Jean-Louis Mary, infirmier anesthésiste à la retraite de Cahors, a été profondément affecté par sa mission dans le pays africain entre 2013 et 2014, qu'il décrit comme «une aventure humaine et médicale». Au cinéma Utopia, ils se sont livrés à la salle, lors de la présentation du documentaire «La valise ou le cercueil» de la réalisatrice Armelle Loiseau. La présentation des missions de MSF en Centrafrique se poursuivra avec une exposition photo à l'Espace des diversités en décembre.

 

«Nous avons soigné deux jeunes de 18 ans. Doracio, qui fuyait les zones de combat et qu'on a dû amputer d'un bras. Il voulait devenir écrivain. Barbara a été amputée d'une jambe. L'avenir de ce pays sera difficile», s'émeut Bernard Leménager, chirurgien de MSF. Dans un pays où l'état a disparu et les hôpitaux ne fonctionnent plus, «MSF et les autres ONG sont presque devenus le ministère de la santé», rit jaune le chirurgien. D'autant plus qu'un conflit politique agite la Centrafrique depuis 2013. «Tous les trois jours, il y avait un afflux de 15 à 50 blessés», se souvient Jean-Louis Mary. Et parfois, l'impression amère d'être impuissant : «Nous devions quitter le centre de santé à 18 heures pour le couvre-feu, en laissant les patients sans soins ni surveillance. éthiquement, c'est difficile», se désole Chrystel Poux, infirmière anesthésiste au Samu de Toulouse quand elle n'est pas à l'autre bout du monde.

 

Même si l'équipe de MSF a travaillé avec le minimum, «nous ne faisons pas n'importe quoi, nous revenons à l'essentiel et à la relation avec le patient», précise Bernard Leménager. Malgré des cas tragiques à gérer, ces «humanistes» de la région sont prêts pour d'autres fronts sanitaires. Et notamment celui qui agite l'Afrique de l'Ouest, le virus Ebola. «ça ne concerne pas la République centrafricaine, mais c'est un fléau tout aussi catastrophique», juge Eugène Planet, médecin.

 

 

 

(bénévoles MSF)

Lu pour vous : MSF revenu de l'un des pays les plus violents du monde

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 09:42

 

 

 

 

 ADIEU PAPA

 

La famille BANDA-BAFIOT, MADENAMSE, FIO-IGMONA et GOKE, porte a la connaissance de toutes, que les funérailles de leur père, grand-père, oncle, beau-frère et mari Monsieur Gaston BANDA-BAFIOT selon le programme défini ce vendredi 17 Octobre 2014.

 

-      La mise en bière à la chapelle de la morgue de l'hôpital de Hautepierre  9h à 11h au 1 avenue Molière 67000 Strasbourg. Levée du corps à la morgue du CHU de strasbourg suivi de son transfert au Centre Funéraire de la Robertsau, 15 rue de l'Ill 67000 Strasbourg.

 

-      Une messe sera dite à la salle du centre Funéraire de la Robertsau à 14h30 par le pasteur Michel Schneider, suivi de l'inhumation au Cimetière municipal de Bischheim, 3 rue de cimetière 67800 Bischheim à 15h30.

 

Après l'inhumation, nous nous recueillerons dans la salle de l'Église protestante de la Trinité  68a route du général de Gaulle 67300 Schiltigheim.

 

Le samedi 18 Octobre à partir de 18h, un dernier hommage lui sera rendu au foyer Saint-Luc paroisse protestante de Souffelweyersheim-Reichstett,  7 rue des 7 arpents 67460 Souffelweyersheim.

 

Contact : Jocelyne  0651767593, Emma  0661025651, Claudia  0663714830 et Ghislain  0615262267.

 

Cordialement.

 

FAMILLE  BANDA-BAFIOT

Programme des obsèques de M. Gaston BANDA-BAFIOT

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 09:32

 

 

 

 

 

Par RFI 16-10-2014 à 09:42

 

Bangui a connu une journée agitée mercredi 15 octobre. Quatre casques bleus ont été blessés et des violences ont agité la capitale centrafricaine dans plusieurs quartiers. L’évolution de la situation dépendra du Premier ministre Mahamat Kamoun - fortement invité par le Conseil national de transition à s’exprimer sur la controverse des fonds angolais - et des concertations de la présidente Catherine Samba-Panza avec les forces vives.

 

La journée du mercredi 15 octobre a été plus que mouvementée à Bangui. Des violences ont agité la capitale centrafricaine dans plusieurs quartiers. Une patrouille de la Minusca a été prise à partie dans le quartier de Combattant par des anti-balaka, et quatre casques bleus ont été blessés.

 

Dans le même temps, le Premier ministre Mahamat Kamoun a été interpellé par les membres du Parlement de transition sur la situation sécuritaire et sur les 2,5 millions de dollars des fonds angolais qui font polémique.

 

Pendant plus de cinq heures, le chef du gouvernement a été pilonné par les questions des membres du Conseil national de transition (CNT). « Plutôt des reproches qui portaient sur le non-respect de la procédure, puisque cet argent n'est pas passé par le Trésor, et sur son utilisation », raconte un de ses proches.

 

Les anti-balaka ont suspendu leur participation au gouvernement de transition

 

Plusieurs dizaines de conseillers ont ainsi évoqué ce dossier, et beaucoup ont exigé une commission d'enquête parlementaire pour examiner de près les réponses et éventuellement les documents que le Premier ministre doit fournir ce jeudi 16 octobre au matin dans l'hémicycle du CNT.

 

Pendant ce temps, la présidente Catherine Samba-Panza poursuivait ses concertations avec les forces vives. Après avoir reçu des représentants de la Seleka, elle a attendu les anti-balaka. Mais ceux-ci ont refusé de se déplacer, estimant que la présidente ne respectait pas ses engagements. La coordination anti-balaka a même suspendu, provisoirement pour le moment, la participation des ses ministres au gouvernement de transition, en attendant les réponses du Premier ministre Kamoun.

 

 

 

NDLR :  Les multiplies concertations de la présidente de transition avec les chefs des bandes armées n'ont rien donné jusqu'ici. Pourquoi s'obstine-t-elle à les poursuivre ? A présent, elle se fait franchement ridiculiser et humilier par les anti-balakas !

RCA: sur la corruption, le Premier ministre Kamoun attendu au tournant

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 09:27

 

 

 

 


Bangui - AFP / 16 octobre 2014 10h20 - Six miliciens anti-balaka qui refusaient d'être désarmés ont été tués mercredi à Bangui lors d'échanges de tirs avec les forces internationales, a-t-on appris jeudi auprès de la force de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

Six victimes ont été dénombrées à la suite d'échanges de tirs mercredi dans les 5e et 8e arrondissements de Bangui entre les forces internationales (européenne et onusienne) et les anti-balaka qui refusaient d'être désarmés, a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable de la Minusca.


Aucun nouvel incident n'avait été signalé jeudi matin.


Ces échanges de tirs ont fait suite à des violences, exactions et pillages perpétrées par des groupes d'anti-balaka dans la nuit de mardi à mercredi qui ont fait quatre morts dans la capitale: un pillard lynché par des habitants et trois civils tués par des miliciens majoritairement chrétiens.


Bangui a été secouée la semaine dernière par des violences intercommunautaires ayant fait au moins 10 morts et 47 blessés et paralysé la ville pendant plusieurs jours.

Malgré les affrontements de mercredi, le retour à la normale se poursuivait jeudi dans une grande partie de la ville.


La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, accusée par ses détracteurs d'inefficacité et de corruption, a répliqué en se disant victime d'une tentative de déstabilisation.


La Centrafrique a sombré depuis début 2013 dans une crise sans précédent. Le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la coalition rebelle majoritairement musulmane Séléka a plongé le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l'envoi de forces française, européenne et de l'ONU dans le pays.


La Séléka a été contrainte de quitter le pouvoir en janvier 2014 et son chef, Michel Djotodia, a été remplacé par Mme Samba Panza.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=527883 

Centrafrique: six miliciens anti-balaka tués à Bangui par les forces internationales

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 20:54

 

 

 

 

http://www.bbc.co.uk/

 

Au moins quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans un quartier proche de la résidence de la présidente de transition Catherine Samba Panza.

 

Selon des habitants, des heurts ont opposé dans la nuit de mardi à mercredi des miliciens anti-Balaka et des habitants à Bangui

 

Des combattants de la milice anti-Balaka ont attaqué le secteur à l’aide de grenades et d’armes automatiques.

 

Des dizaines de maisons ont été incendiées au cours de l’attaque.

 

La présidence centrafricaine a dénoncé une tentative de déstabilisation.

 

Dans un communiqué, Catherine Samba Panza évoque "une tentative de coup d'Etat".

 

"Une coalition des forces négatives s'est constituée et a orchestré une tentative de coup d'Etat institutionnel visant à installer une troisième transition", indique le communiqué.

 

Les anti-Balaka affirment qu’ils se sont défendus contre une agression des jeunes appuyés des éléments de l‘armée gouvernementale.

 

Des troupes la force onusienne (Minusca) déployées dans le secteur tentent de sécuriser les lieux et de contenir la tension.

Samba Panza dénonce une tentative de coup d’Etat

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 19:41

 

 

 

 

15/10/14 (AFP)

 

Accusée par ses adversaires d'inefficacité et de corruption, la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a dénoncé une tentative de déstabilisation, alors que de nouvelles violences ont fait quatre morts à Bangui dans la nuit de mardi à mercredi.

 

"Des mensonges savamment distillés sont accompagnés de larges distributions nocturnes de billets de banque à ceux qui érigent des barricades dans les rues de Bangui (...), pour dissuader la population de circuler, paralyser le pays et ainsi déstabiliser" les autorités de transition, a accusé la présidence dans un communiqué.

 

Au moins quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des heurts entre des miliciens anti-balaka et des habitants, dans quartier proche de la résidence de la présidente, selon une source de la force onusienne Minusca.

 

Après des semaines d'accalmie, Bangui a connu ces derniers jours une nouvelle vague de violences meurtrières, qui ont fait une quinzaine de morts au total, dont un soldat pakistanais de la Minusca. Un peu partout, des hommes en armes se réclamant des milices à dominante chrétienne anti-balaka ont érigé des barricades, paralysant la capitale.

 

La situation sécuritaire s'est progressivement améliorée depuis ce week-end, et l'activité semblait presque revenue normale mercredi à Bangui, où l'on notait une forte affluence devant les banques et dans les marchés. Cependant, des tirs sporadiques ont été signalés à plusieurs reprises dans les quartiers nord, fief des anti-balaka.

 

Dans son communiqué, la présidence va jusqu'à évoquer "une tentative de coup d'Etat". "Des armes lourdes et légères sont distribuées au sein de la population, notamment aux jeunes, pour semer la terreur dans le pays et réclamer la démission de la présidente de la transition et celle du Premier ministre", dit-elle.

 

- "De plus en plus critiquée" -

 

Cette réaction officielle intervient alors que les autorités de transition sont de plus en plus critiquées pour leur incapacité à ramener l'ordre dans le pays et leur gestion opaque des deniers publics.

 

Le gouvernement devait s'expliquer mercredi devant le Conseil national de transition (CNT, Parlement transitoire) sur la disparition présumée de plusieurs millions de dollars donnés en liquide par l'Angola, qui fait scandale depuis plusieurs semaines à Bangui.

 

Directement visée dans cette affaire, Mme Samba Panza avait appelé le 7 octobre à ne pas lancer d'accusations hâtives, assurant que cet argent avait été utilisé "pour assurer la sécurité du pays et la défense de la politique du chef de l'Etat", se gardant de fournir de plus amples détails.

 

Avant l'audition du Premier ministre Mahamat Kamoun, plusieurs parlementaires ont réclamé la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire et "un recadrage de la transition", selon une source au sein du CNT.

 

L'ex-rébellion majoritairement musulmane Séléka --qui avait pris le pouvoir en 2013-- et les anti-balaka --qui avaient mené une macabre chasse aux musulmans suite au départ des Séléka en janvier--, ont réclamé début octobre le départ de la présidente.

 

Une partie des anti-balaka ont cependant retiré cette exigence après avoir obtenu plusieurs garanties de Mme Samba Panza, dont la libération de certains de leurs responsables actuellement sous les verrous.

 

Au plan international, nombre de bailleurs et de partenaires de la Centrafrique dénoncent quant à eux l'"inefficacité", voire le "double discours" de la présidente, qui parle de tentative de déstabilisation tout en entamant des discussions avec les "forces vives de la Nation", dont les groupes armés.

 

Selon une source militaire onusienne sous couvert d'anonymat, "la présidente ne peut pas engager des discussions avec des gens sans scrupule qui terrorisent, saccagent, pillent, volent, tuent, et tirent sur les forces du maintien de la paix".

 

"Les autorités font montre de complaisance à l'égard des groupes armés, alors que tout le monde sait qu'ils prennent en otage tout un peuple", renchérit un diplomate africain.

 

"Il est temps de passer à une étape de gestion plus rigoureuse de la crise centrafricaine", préconise-t-il. "Quitte à remplacer les autorités actuelles de la transition."

 

Christian PANIKA

Centrafrique: nouvelles violences à Bangui, la présidente dénonce une tentative de déstabilisation

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 19:39

 

 

 

 

15/10/14 (AFP)

Au moins quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des heurts qui ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi à Bangui entre des miliciens anti-balaka et des habitants, a indiqué à l'AFP une source au sein de la force onusienne Minusca.

 

Selon cette source, trois civils "ont été tués et d'autres blessés (...) à la suite du lynchage d'un milicien anti-balaka par les habitants de Ouango", un quartier est de Bangui.

 

Les violences, qui ont commencé mardi dans l'après-midi, "se sont poursuivies dans la nuit et ce matin (mercredi) encore", a ajouté cette source qui a requis l'anonymat.

 

Ces nouveaux affrontements "ont fait fuir des milliers de personnes vers la paroisse Saint Paul et à l'archevêché ainsi que dans les alentours de la résidence (de l'ambassadeur) de France", selon la même source. On dénombre aussi 28 maisons incendiées.

 

D'après des témoignages d'habitants, les anti-balaka - milices armées à dominante chrétiennes - ont envahi Ouango lundi soir pour mener des représailles contre des habitants qui n'avaient pas voulu participer à l'érection des barricades lors des violences de la semaine dernière, et en ont profité pour piller des maisons.

 

"Mardi, ils sont revenus et l'un d'eux a été attrapé et lynché", explique un habitant. En réaction, les miliciens anti-balaka sont revenus encore plus nombreux pour s'attaquer à la population, tuant trois personnes.

 

Si les anti-balaka "ont très vite été repoussés par les forces internationales (...), ils ont promis d'incendier toutes les maisons de Ouango en représailles à la mort de leur compagnon", selon les habitants, qui craignent de nouveaux raids sur leur quartier.

 

Des pillages avaient déjà été signalés ce week-end dans le 7ème arrondissement de la capitale, d'ordinaire plutôt calme, où se trouve le quartier d'Ouango, mais aussi la résidence de la présidente de transition Catherine Samba Panza.

 

Bangui a été secouée la semaine dernière par des violences qui ont fait au moins 10 morts, dont un soldat pakistanais de la Minusca, et de nombreux blessés mais la situation sécuritaire s'est progressivement améliorée depuis ce week-end.

 

Mercredi, l'activité a repris dans la quasi-totalité de la ville, y compris sur la route de l'aéroport toujours barricadée la veille, même si les taxis n'osaient pas encore l'emprunter de peur de se retrouver pris au piège de nouvelles violences.

 

Dans le centre-ville, de longues files d'attente étaient visibles devant les banques et il y avait une grande affluence sur les marchés.

 

 

Centrafrique : 4 morts dans des violences à Bangui

 

Le Monde.fr avec AFP | 

 

Au moins quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des heurts qui ont éclaté dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 octobre à Bangui entre des miliciens anti-balaka et des habitants, a indiqué une source au sein de la force onusienne Minusca.

 

Selon cette personne, trois civils « ont été tués et d'autres blessés (...) à la suite du lynchage d'un milicien anti-balaka par les habitants de Ouango », un quartier situé à l'est de Bangui. Les violences, qui ont commencé mardi dans l'après-midi, « se sont poursuivies dans la nuit et ce [mercredi] matin encore », ajoute-t-elle.

 

Ces nouveaux affrontements « ont fait fuir des milliers de personnes vers la paroisse Saint-Paul et à l'archevêché ainsi que dans les alentours de la résidence [de l'ambassadeur] de France », selon la même source. On dénombre aussi 28 maisons incendiées.

 

REPRÉSAILLES

 

D'après des témoignages d'habitants, les anti-balaka – milices armées à dominante chrétienne – ont envahi Ouango lundi soir pour mener des représailles contre des habitants qui n'avaient pas voulu participer à l'érection des barricades lors des violences de la semaine dernière, et en ont profité pour piller des maisons.

 

« Mardi, ils sont revenus et l'un d'eux a été attrapé et lynché », explique un habitant. En réaction, les miliciens anti-balaka sont revenus encore plus nombreux pour s'attaquer à la population, tuant trois personnes. Si les anti-balaka « ont très vite été repoussés par les forces internationales (...), ils ont promis d'incendier toutes les maisons de Ouango en représailles à la mort de leur compagnon »selon les habitants, qui craignent de nouveaux raids contre leur quartier.

 

Des pillages avaient déjà été signalés ce week-end dans le 7earrondissement de la capitale, d'ordinaire plutôt calme, où se trouve le quartier d'Ouango, mais aussi la résidence de la présidente de transition Catherine Samba Panza.

 

Bangui a été secouée la semaine dernière par des violences qui ont fait au moins 10 morts, dont un soldat pakistanais de la Minusca, et de nombreux blessés mais la situation sécuritaire s'est progressivement améliorée depuis ce week-end.

 

Mercredi, l'activité a repris dans la quasi-totalité de la ville, y compris sur la route de l'aéroport toujours barricadée la veille, même si les taxis n'osaient pas encore l'emprunter de peur de se retrouver pris au piège de nouvelles violences. Dans le centre-ville, de longues files d'attente étaient visibles devant les banques et il y avait une grande affluence sur les marchés.

 

Centrafrique : Au moins 3 morts dans des violences à Bangui

 

15/10/2014 | 18:25 (Reuters)

 

Au moins trois personnes ont été tuées lors d'attaques de miliciens chrétiens "anti-balaka" à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, dont plusieurs centaines d'habitants dont dû fuir leur maison pour échapper aux violences, ont annoncé les autorités mercredi.

 

Les affrontements ont débuté mardi soir par la mise à sac par des hommes armés de plusieurs maisons d'un quartier proche de la résidence de la présidente Catherine Samba-Panza.

 

"Les anti-balaka ont mis le feu à 22 maisons. Trois personnes ont été tuées, dont deux brûlées vives dans leur maison", a déclaré à Reuters Joseph Tagbale, maire du quartier.

 

Il a ajouté que des casques bleus rwandais de la Minusca, la mission des Nations unis dans le pays, étaient déployés près de la résidence présidentielle mais qu'ils ne s'aventuraient pas dans les quartiers avoisinants.

 

Plusieurs centaines de personnes se sont réfugiées dans l'église catholique Saint-Paul.

 

Bangui a été le théâtre la semaine dernière de trois jours d'affrontements sans précédent depuis des mois entre musulmans armés et miliciens chrétiens anti-balaka.

 

Le gouvernement intérimaire a estimé mardi que ces violences, qui ont fait plus de dix morts, étaient coordonnées et s'inscrivaient dans un projet de coup d'Etat, parlant de "coalition de forces négatives".

 

Les anti-balaka, comme les rebelles musulmans de la Séléka, réclament la démission de Catherine Samba-Panza.

 

(Crispin Dembassa-Kette,; Henri-Pierre André et Marc Angrand pour le service français)

Centrafrique : quatre morts dans de nouveaux heurts à Bangui

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