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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 01:04

 

 

 

 

 

 

03/09/14 (Centrafrique Libre)

 

Au lieu de s’illustrer à travers le travail, l’excellence et le patriotisme, Catherine Samba-Panza et ses partisans viennent de mettre l’ancien chef d’Etat de la transition et président du Conseil National de la Transition M. Alexandre N’Guendet dans leur ligne de mire après Karim Meckassoua. Après avoir déclenché une série d’actions visant à ternir l’image voire à attenter à la vie de karim Meckassoua ,un des rescapés hommes politiques centrafricains intègres et compétents plébiscité pour amorcer le redressement de la RCA, le pouvoir aux abois s’est retourné sur le jeune président du parlement provisoire.

 

Non content de la dénonciation jugée légitime du jeune président du CNT vis à vis de la nomination de son beau frère Mahamat Kamoun qui ne fait pas consensus même au sein de ses amis, les diables impunis de la Séléka, la présidente Samba-Panza et ses partisans ont déclaré une guerre à Alexandre N’Guendet.

 

Il ne se passe plus une semaine sans que la campagne du PM et DG des douanes envoie sur les ordres de sa cousine CSP des jeunes démunis payés au lance-pierre devant le palais de l’assemblée nationale.

 

Le dernier mouvement de ces partisans du pouvoir qui peinent à recruter à cause de l’impopularité de la présidente Samba-Panza date du lundi où un sitting a encore été organisé à cet endroit. Allons nous diriger vers une guerre si jamais Alexandre N’Guendet envoyait ses partisans devant le palais présidentiel?

 

Cette question est en tout cas sur les lèvres de nombreux observateurs avertis de la politique centrafricaine. Ces derniers craignent en effet que l’attitude belliqueuse du pouvoir en place ne déclenche une guerre civile dont les victimes seront encore la majorité des centrafricains qui vivent déjà avec moins d’un centime d’euro par jour.

 

Selon des sources bien informées, Samba-Panza et ses partisans ont décidé d’en découdre avec M. N’Guendet. Le pouvoir des retraités en place en est capable. On se rappelle de la marche pompeusement baptisée «Marche pour la paix» organisée par dame Cathy Nzapayèkè et Montaigne M au mois de juillet dernier. Cet évènement était diligenté contre l’homme d’Etat Karim Meckassoua et le principal bailleur de la RCA, la communauté internationale qui l’avait plébiscité pour stopper l’hémorragie de la prédation qui règne au sommet du pouvoir depuis l’arrivée de la Séléka et ses affidés.

 

La dictateure et ses partisans, une centaine de personnes établie au sein de toutes les institutions et surtout à la présidence et la primature qui peuvent se contenter des maigres ressources de l’Etat pour vivre comme des princes saoudiens, ont imposé le TSM( Tout sauf Meckassoua) au mépris de la communauté internationale.

 

Selon nos informations la vie de Nguendet est en danger après que l’ancien ministre de la défense Théophile Timangoa eut tenté sur instruction de la présidence de rappeler les éléments des Forces Armées centrafricaines mis à sa disposition par l’Etat. L’exécutif aurait proposé à Nguendet des gendarmes et des policiers pour suppléer leurs frères d’armes plus aguerris.

 

Le pouvoir impopulaire utilise même les agents de l’Etat en quête de survie pour parvenir à ses basses manœuvres. En effet pour des raisons que nous ignorons M. Julien Ngoï et M. Wambongo respectivement directeur général de la presse présidentielle et journaliste reporter d’images ont été aperçus en train de couvrir la manifestation des partisans de Samba-Panza il y’a trois semaines.

 

La presse présidentielle qui manque de tout, qui est malmenée et négligée davantage depuis l’arrivée de CSP a-t-elle enfin retrouvé du travail ?

 

A Douala, Wilfried Maurice SEBIRO

Lu pour vous : Samba Panza veut la tête de Nguendet

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Centrafrique-Presse.com
4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 00:25

 

 

 

 

 

Bangui, 3 sept 2014 (CAP) – Une grenade offensive reliée à une cartouche de gaz a été jetée aux environs de 04 h du matin ce mercredi par des inconnus au domicile de l’ancien ministre d’état Karim Meckassoua situé dans le 3ème arrondissement de Bangui. Seuls des dégâts matériels sont à déplorer mais d’après le frère cadet du ministre d’état qui est intervenu sur les antennes de radio Ndéké Luka.

 

Même s’il n’y a eu aucun blessé comme l’a affirmé Ousman Abdou, le fait que la grenade était reliée à une bonbonne de gaz laisse clairement deviner l’intention de faire un véritable carnage des auteurs et commanditaires de cette attaque criminelle.

 

Il s’agit d’une inadmissible volonté politique d’attenter à la vie en réduisant au silence Karim Meckassoua dont le nom revient très souvent ces derniers temps comme un des rares centrafricains, honnête et réellement compétent et mieux à même de diriger un gouvernement dans cette période complexe de transition pour faire avancer le pays vers des élections crédibles et démocratiques.

 

Les commanditaires et les auteurs de ce lâche attentat doivent se trouver et être recherchés parmi tous ceux qui dans les sphères du régime de transition actuel, ayant beaucoup de choses à se reprocher, sont littéralement paniqués et sont tétanisés de peur devant l’éventualité que Karim Meckassoua puisse diriger un gouvernement de la république centrafricaine. Les attaques injustifiables dans une certaine presse dont il fait l'objet ces derniers jours en disent long sur les intentions réelles inavouables de ceux qui veulent en découdre avec lui.

 

Certes personne n’est dupe à Bangui ni à l’extérieur de la RCA des circonstances très critiquables et contestées dans lesquelles l’actuel PM a été choisi et formé ensuite son gouvernement mais comment justifier le recours à l’élimination physique de celui-là même qui n'a pas été choisi PM ? Les assassinats des adversaires politiques naguère très en cours en bozizie que certains veulent perpétuer en Centrafrique comme moyens de résolution des contradictions doivent immédiatement cesser dans ce pays.

 

Bangui : Attaque à la grenade du domicile de l’ancien ministre d’état Karim Meckassoua

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 23:30

 

 

 

 

 

03/09/14 (AFP)

 

Au moins cinq personnes ont été tuées et d'autres blessées dans l'attaque d'une localité du nord-ouest de la Centrafrique par des hommes armés, qui a provoqué la fuite des habitants, a annoncé mercredi à l'AFP un officier de la force africaine Misca.

 

"Des hommes puissamment et lourdement armés (...) sont entrés en tirant mardi à Nana Bakassa", à 300 km au nord de Bangui, et "se sont attaqués aux individus et aux maisons d'habitation", a déclaré cet officier, sous le couvert de l'anonymat.

 

"On dénombre provisoirement cinq morts et autant de blessés", a-t-il ajouté.

 

Les hommes armés ont été "identifiés par la population comme étant des (ex-rebelles) Séléka", a affirmé l'officier, sans pouvoir confirmer cette information dans l'immédiat.

 

"On ignore à présent les motivations des assaillants" à Nana Bakassa, où les forces internationales ne sont pas encore présentes, a-t-il précisé.

 

L'attaque a fait fuir de nombreux habitants vers d'autres régions et en brousse.

 

Selon cet officier, les tirs avaient cessé et un calme relatif était revenu dans la ville mercredi.

 

La localité de Nana Bakassa est située dans la préfecture de l'Ouham, théâtre ces derniers mois d'attaques et d'affrontements entre milices chrétiennes anti-balaka se réclamant du président déchu François Bozizé et de l'ex-rébellion Séléka, majoritairement musulmane.

 

Ces violences ont fait plusieurs dizaines de morts et entraîné des déplacements de population vers d'autres régions du nord-ouest et Bangui.

 

La Centrafrique connait depuis plus d'un an des violences intercommunautaires meurtrières, opposant principalement l'ex-rébellion Séléka, au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014, aux milices anti-balaka.

 

Malgré la présence des 2.000 militaires français de l'opération Sangaris et de quelque 5.000 soldats de la Misca, les exactions des groupes armés contre les civils continuent.

Centrafrique: au moins cinq personnes tuées par des hommes armés dans le nord-ouest

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 23:27

 

 

 

 

 

03/09/14 (AFP)

 

Les élections générales prévues en février 2015 en Centrafrique seront sans doute reportées en raison de l'insécurité et d'un manque de moyens financiers, a annoncé mercredi à l'AFP le président de l'Autorité nationale des élections (ANE), Dieudonné Kombo-Yaya.

 

"Les élections prévues pour février 2015 ne pourront pas se tenir à cette date (...) Le manque de moyens nous fait courir un risque de débordement en terme de temps", a affirmé le président de l'ANE, chargée de préparer les élections présidentielle et législatives à venir.

 

"Nous sommes aujourd'hui confrontés à de sérieuses difficultés budgétaires", a reconnu M. Kombo-Yaya, précisant que "le budget des opérations électorales est évalué à 37 milliards de Francs CFA (56,4 millions d'euros)".

 

L'un des problème vient du fait que "Le Code électoral impose la carte biométrique. Et aujourd'hui les partenaires techniques et financiers du processus électoral ne sont pas disposés à financer la biométrie parce qu'elle coûte cher".

 

"La biométrie exige des préalables: il faut l'électricité partout, on en a pas. Les infrastructures routières, on en a pas", a-t-il concédé.

 

La biométrie pourra être abandonnée à condition qu'il y ait un "consensus national" entre "les pouvoirs publics, les partis politiques et la société civile", selon M. Kombo-Yaya.

 

Mais un recensement électoral dans tout le pays reste un préalable nécessaire, les fichiers électoraux de certaines villes ayant été entièrement détruits. Il faudra pour cela créer des antennes locales de l'ANE en province, alors que l'insécurité persiste, selon lui.

 

"L'Union Européenne a fait depuis janvier la promesse d'une enveloppe de 20 millions d'euros" pour permettre l'organisation des élections, mais pas un sou n'a jusque-là été versé, a-t-il ajouté.

 

"J'ai comme l'impression que la communauté internationale nous oublie. Il faut qu'on nous aide à organiser des élections crédibles, transparentes qui ne soient pas contestables car il ne nous faut pas revivre ce qu'on a connu dans le passé", a affirmé M. Kombo-Yaya.

 

La création de l'ANE et d'une carte électorale biométrique avait été décidée en 2012 pour éviter les fraudes après la réélection contestée de l'ex-président François Bozizé.

 

Depuis son renversement en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, chassée à son tour du pouvoir en janvier 2014, la Centrafrique a sombré dans une très grave crise sécuritaire et politique sans précédent.

 

Fin 2013, les autorités de transition, sous la pression internationale, avait accepté la tenue d'élections générales en février 2015.

 

Des mois de violences intercommunautaires et d'affrontements entre groupes armés ont depuis achevé de ruiner le pays, déjà rongé par des années d'incurie.

Centrafrique : report probable des élections prévues en février (Autorité nationale des élections)
Centrafrique : report probable des élections prévues en février (Autorité nationale des élections)

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 11:59

 

 

 

 

                                   

 

Chers compatriotes,

 

En vous adressant ce message à quelques jours de l’arrivée des casques bleus des Nations Unies en Centrafrique, je tiens tout d’abord à remercier  tous les compatriotes vivant en France  qui, à titre individuel ou à travers leurs associations respectives, ont créé non seulement la Coordination Générale des Centrafricains de France (CGCF) mais placé  leur confiance sur ma modeste personne pour la diriger.

 

A titre de rappel, les principaux  objectifs figurant dans les statuts de la  CGCF approuvés lors de l’Assemblée Générale du 21 juin 2014, consistent à :

 

-  Porter la voix de ses adhérents sur tous les sujets  concernant l’avenir,  le développement de la République Centrafricaine et mobiliser toute la diaspora ; 

 

-  Favoriser la réflexion, proposer des solutions concrètes et éprouvées pour aider le pays à sortir du chaos actuel, pour prendre la voie du progrès social et économique ;

 

-  Jouer le rôle d’alerte de l’opinion publique française et internationale sur tous les sujets qui concernent la RCA;  

                                               

 -  Compenser tout déficit d’informations et de communication autour des problématiques liées au destin de la République Centrafricaine.

 

Ces différents objectifs qui visent non seulement la sortie de notre pays de son enlisement actuel, mais de sa mise sur le rail du développement, ne peuvent être atteints  sans votre mobilisation et vos efforts.

 

En effet, comme vous le savez, les Centrafricains de France constituent non seulement la communauté  la plus importante du pays  à l’extérieur, mais la plus  riche en savoir.

 

Or la première richesse d’une nation et surtout d’une jeune nation comme la nôtre est incontestablement ses cadres.

 

Vous constituez en grande partie ces cadres, donc cette grande richesse pour notre pays et devez en prendre conscience surtout dans la  période  la plus agitée et la plus destructrice de son histoire.

 

En effet, face à la dramatique crise que la République Centrafricaine connaît pour la première de son histoire et qui met visiblement en péril les fondements de la nation,  il est primordial que  les  compatriotes résidant en France pour diverses raisons,  se mettent ensemble dans une plate-forme commune pour réfléchir, proposer des solutions nécessaires aux autorités de transition et à la communauté internationale pour y faire ramener la paix et envisager par la suite sa reconstruction.

 

Cette grande œuvre salutaire ne peut être l’affaire d’un seul individu, d’une seule association ou parti politique, mais de l’ensemble des Centrafricains, conscients de la dramatique situation du pays et soucieux de son avenir. 

 

Pour cela, plus les Centrafricains seront nombreux, unis, motivés dans la recherche de ces solutions, plus ils seront écoutés et pèseront par leurs avis et contributions.

 

La crise centrafricaine est fondamentalement politique.

 

La passivité des uns et des autres a laissé le terrain libre à des compatriotes inciviques, irresponsables, de penser que le pays pouvait  devenir leur propre bien par divers procédés perfides pour demeurer indéfiniment à sa tête, ou chercher à travers une coalition de criminels et destructeurs, à accéder au pouvoir, même au prix de la vie de toute la nation.

 

Les conséquences de tels actes sont telles que la République Centrafricaine pourtant unie, multiconfessionnelle qui vivait dans une  fraternité, une cohésion, un brassage harmonieux  a atteint un déchirement et un stade de destruction indescriptibles.

 

Les causes  de cette situation sont notre cruelle irresponsabilité,  l’absence totale de civisme, de citoyenneté, se résumant par des comportements pervers à  différents  niveaux. Or ces  valeurs sont  fondamentales pour une paix durable, pour l’évolution et l’épanouissement de toute nation.

 

Alors que tout citoyen a des droits, mais également des devoirs vis-à-vis de sa nation, chez nous, nous n’avons que des droits, même pour détruire, tuer en toute impunité, au point où la barbarie et l’atrocité sont devenues non seulement bouleversantes, mais  concurrentielles par l’élévation exponentielle de son niveau.

 

Malgré ce contexte de destruction des fondements de la République, ce qui préoccupe la  plupart de nos compatriotes se résume essentiellement par la recherche effrénée de hautes fonctions tant au gouvernement que dans les structures d’un Etat mourant, ou même déjà mort.

 

 Les candidats à la Présidence d’une République qui n’existe actuellement que de nom se déclarent quotidiennement comme des champignons qui poussent,  chacun estimant que le contexte est favorable pour tenter sa chance et y chercher son bonheur, celui de sa famille, de son ethnie comme d’habitude, sans se soucier  de l’état de la  nation, confrontée au plus affreux drame de son histoire et à toutes formes de menaces.

 

Les nobles fonctions de Président de la République qui nécessitent de la dignité, le sens du devoir, de l’honneur, l’amour et surtout le sacrifice pour le pays sont désormais banalisées en Centrafrique au point de manquer d’autorité, de considération et  du respect  de la population ainsi que de la communauté internationale.

 

Le pays est dévasté, à feu et à  sang et ceux qui l’ont incendié s’en désolent au même titre que les honnêtes et innocents  Centrafricains qui souffrent des conséquences de leurs actes diaboliques.

 

Tout en donnant l’impression d’être peinés  par cette situation, ces sombres compatriotes  poursuivent des actions diaboliques dans les ténèbres  pour chercher par divers moyens  à récupérer le pays  à leur profit ou à défaut faire perdurer, aggraver davantage la souffrance de la pauvre et innocente population dont la vie ne compte plus.

 

Chers compatriotes,

 

Nous sommes à la fois victimes et principaux  responsables  de notre sort dans un  pays de chaos à répétition  et il appartient à chaque centrafricain d’en prendre conscience maintenant et d’y mettre fin.

 

En effet,  nous avons vu venir ce qui est à l’origine de la situation actuelle comme de gros nuages annonçant un orage, mais sommes restés les bras croisés pour nous plaindre par la suite comme étant victimes d’une fatalité.

 

Si nous ne faisons pas preuve de vigilance, d’abord par rapport à la pléthore de micro partis au sein d’une population peu nombreuse comme la nôtre, et surtout en ce qui concerne les prochaines élections présidentielles, celles-ci vont recréer les conditions  d’une nouvelle crise, en raison de la surabondance de candidatures qui émiettent incontestablement la cohésion dans un contexte où elle est  déjà suffisamment ébranlée.

 

Sans même penser  d’abord à contribuer à éteindre  un incendie qui consume et dévaste le pays actuellement, certaines attitudes sont susceptibles d’en créer d’autres avant, pendant et après ces élections.

 

Face à la situation actuelle, aux préoccupations d’une paix durable et de l’avenir de notre pays, les Centrafricains d’une manière générale et ceux qui sont membres de la Coordination Générale  des Centrafricains de France ont très clairement deux choix à faire :

 

  • Soit se mobiliser pour créer les conditions nécessaires du retour à une paix durable et faire mettre fin au danger actuel et à venir,
  •  
  • Soit demeurer les bras croisés comme d’habitude, pleurer en silence tout en laissant les mêmes individus inciviques et irresponsables  manipuler le pays  à travers des complices pour leurs propres intérêts.
  •  

Croiser les bras en se disant à l’extérieur, donc  à  l’abri de tout, correspondrait inévitablement à  faire preuve du même esprit d’incivisme, d’irresponsabilité qui a aveuglé ceux qui ont mis le feu au pays.

 

Par ailleurs, à force de fuir nos responsabilités, nous ne devrions pas nous plaindre des décisions inappropriées de nos autorités et de la communauté internationale.

 

Même si la communauté internationale intervient dans la crise actuelle, parce que notre pays en est membre à part entière, il appartient d’abord aux centrafricains de prendre conscience de leur destin, et surtout  le prendre en mains.

 

Beaucoup de nos compatriotes considèrent la communauté internationale comme un médecin, mais oublient que c’est également au malade qui souffre d’indiquer au moins sur quelle partie du corps il a mal, et non au médecin de chercher en tâtonnant.

 

Les excuses de la communauté internationale lorsqu’elle prend entièrement notre place  consistent à dire qu’il n’y a personne de crédible en Centrafrique.

 

C’est justement parce qu’elle a fait le tour de ceux qu’elle connaît à travers de sombres réseaux de liens d’amitié, de médias complaisants,  et qui se présentent comme les seuls capables, avant bien évidemment d’être découverts négativement  avec tout ce qui les caractérise véritablement.

 

Comme nous le voyons, cette démarche est totalement contre productive aux efforts du retour de la sécurité et de la paix dans notre pays.

 

M’adressant aux jeunes cadres et intellectuels centrafricains, vous êtes pour la plupart des personnes ressources de valeur, dynamiques, bien formées dans divers domaines dont notre pays a tant besoin pour son développement. Cependant, ce n’est pas en vous cachant, en vous désintéressant du pays par découragement, ou par dépit que vous pourrez vous révéler, et être connus à travers vos talents, votre volonté de reconstruire le pays.

 

En agissant de la sorte, vous confiez ainsi sans le vouloir la gestion de votre  pays  et indirectement votre propre destin et votre sécurité  à d’autres qui devront  tout faire à votre place.

 

Alors que les choses sont en train de changer ailleurs, l’esprit d’éternel colonisé nous amène à  penser constamment  que c’est la France qui doit tout faire à notre place, surtout éteindre les incendies à répétition que nous mettons nous-mêmes d’une manière irresponsable au pays.

 

Nous sommes aujourd’hui le seul pays au monde à laisser totalement, par notre propre irresponsabilité, le destin de notre nation, son avenir entre les mains des autres, tout en nous disant indépendants.

 

Chers compatriotes,

 

 En acceptant d’être membres de la Coordination Générale des Centrafricains de France(CGCF), vous avez non seulement  pris l’engagement de relever le défi, c'est-à-dire de ne plus rester les bras croisés face au drame qui secoue notre pays, mais d’œuvrer pour y faire ramener la paix, participer activement à sa reconstruction.

 

Tout en demeurant autonomes dans vos associations respectives,  chacun apportera sa contribution grâce à son expérience professionnelle et son expertise à la grande œuvre de reconstruction de notre pays,  dans un premier temps à travers des antennes régionales qui seront mises en place prochainement dans toute la France, conformément aux dispositions du règlement intérieur de la Coordination Générale des Centrafricains de France.

 

Les contributions de ces  diverses antennes seront ensuite soumises au débat de l’Assemblée Générale de la Coordination Générale des Centrafricains de France pour être mises à la disposition des autorités nationales et de la communauté internationale.

 

L’apport des intellectuels et cadres centrafricains est d’autant plus important qu’il est impérieux d’accompagner la communauté internationale dans la refondation et la reconstruction de notre pays.

 

Une charte des valeurs sur lesquelles les actions et une nouvelle mentalité doivent être fondées accompagnera cette œuvre salvatrice nécessaire pour la refondation et la reconstruction du pays.

 

Avec ce rassemblement intergénérationnel et dans un esprit de coaching, les anciens veilleront à mettre à la disposition des jeunes leurs expériences afin de permettre d’éviter les mêmes erreurs du passé, en préparant les jeunes cadres à une relève plus appropriée, plus efficace dans l’intérêt de notre nation, à reconstruire sur de nouvelles bases.

 

Que Dieu vous  bénisse et bénisse  la République Centrafricaine.

 

Fait à Paris le 01 Septembre 2014

 

Le Président de la Coordination Générale des Centrafricains de France

 

Emmanuel Olivier GABIRAULT

 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 11:52

 

 

 

 

 

03/09/14 (RFI)

 

L’accord sur le transfert de la Misca ( la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique) vers la Minusca (Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine) a été signée hier mardi. Le 10 avril dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté une résolution qui créa la MINUSCA.

 

Les documents ont été paraphés respectivement par le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, le Général Babacar Gaye et le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo Doudou.

 

" La mission de cette force de maintien de la paix c'est de protéger la population civile, appuyer le processus politique, et contribuer à la restauration de l'autorité de l'Etat ", a déclaré le chef de la Minusca, le général Babacar Gaye.

 

" Mes hommes seront répartis sur l'ensemble du territoire national ", a ajouté le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU.

 

Le rôle de la MINUSCA sera également d’encourager les actions en faveur de la justice nationale et internationale et de l'Etat de droit.

 

La Misca passera le relais à la Minusca le 15 septembre prochain.

 

Des réactions mitigées

 

Beaucoup de centrafricains s’interrogent cependant sur le bien-fondé et le timing de ce déploiement.

 

"La Centrafrique est aujourd'hui en ruines. L'ex-rébellion centrafricaine Séléka a exclu pour "haute trahison" les ministres censés la représenter au sein du nouveau gouvernement contesté", a déclaré lundi un responsable de ce mouvement

 

Si pour certains la Minusca facilitera le processus de désarmement, d’autres doutent de l’efficacité de ces forces internationales à long terme.

 

Une force européenne, l'Eufor-RCA, est également présente depuis février 2014 à Bangui, où elle tente, par un travail de proximité, de rétablir la sécurité.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/09/140902_misca_car...

RCA : 12. 000 casques bleus en renfort

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 11:44

 

 

 

 

 

French.china.org.cn le 03-09-2014

 

Le nouveau gouvernement d'union nationale centrafricain formé le 22 août s'est réuni pour la première fois mardi autour du Premier ministre Mahamat Kamoun, lequel rassure sur la tenue avant la fin de l'année d'un forum de réconciliation nationale inclusif à Bangui où le suspense subsiste pour la participation des ex-leaders François Bozizé et Michel Djotodia. Prévu par l'accord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Congo), le forum de réconciliation nationale se veut un moment pour les Centrafricains sans exception de se rencontrer, se parler et aplanir leurs divergences en vue de la reconstruction de leur pays meurtri par des crises politiques et militaires à répétition, à en croire le Premier ministre dans une interview avec Xinhua mardi à Bangui.

 

"La réconciliation nationale que nous appelons de notre voeu doit inclure tout le monde. Il faut que les fils et filles de ce pays trouvent une occasion pour se parler, crever l'abcès pour voir ce qui ne va pas", a-t-il affirmé.

 

Ces assises ont vocation à servir de point d'ancrage à un processus de recomposition du tissu social centrafricain désagrégé où l'organisation d'un dialogue politique figure comme une autre étape fondamentale pour une sortie de crise durable.

 

Pour l'heure, ni le calendrier ni les modalités d'exécution de l'opération ne sont encore déterminés. Si bien que ne permet pas de lever le doute sur la participation de l'ex-président par intérim et leader des ex-rebelles de la Séléka Michel Djotodia, tombeur en mars 2013 de l'ancien chef de l'Etat François Bozizé, lui-même auteur d'un coup d'Etat dix ans auparavant contre feu Ange-Félix Patassé.

 

"Il serait pour moi prématuré de vous dire si tel ou tel individu sera là. Ce que nous savons est qu'il y a une commission qui sera mise en place pour préparer [la liste des] participants à ce forum, mais il ne faut pas aussi perdre de vue l'aspect lié à la justice", se contente d'indiquer le Premier ministre.

 

Mais en évoquant les poursuites judiciaires visant certaines personnalités de son pays, Mahamat Kamoun, nommé le 10 août par un décret de la présidente de transition Catherine Samba Panza contesté par les ex-Séléka et une partie de la classe politique centrafricaine, fait penser implicitement aux deux leaders, frappés de l'interdiction de voyager dans le cadre de sanctions internationales.

 

Sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis par la justice centrafricaine après son éviction, le cas de François Bozizé, en exil à Kampala en Ouganda, suscite davantage de débat. Même si celui de son tombeur (en exil à Cotonou au Bénin) n'est pas moins sujet à caution du fait des pillages et exactions infligés à la population par ses hommes, d'où son départ précipité sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale et de la France.

 

Pour autant, rien n'étant encore décidé et sans doute conscient du rôle prééminent de la communauté internationale dans le processus de transition ayant conduit à sa nomination, le Premier ministre insiste sur le caractère inclusif des assises annoncées.

 

"Dans ce pays, soutient-il, il y a eu beaucoup de foras de réconciliation. Les gens s'embrassent et puis dès que les lampions s'éteignent les problèmes reviennent, ils restent entiers. C'est des questions qu'il faut voir et il ne m'appartient pas à moi de dire si tel ou tel sera là. La commission fera son travail. Mais ce que je peux vous dire est que nous voulons que tous les fils et filles sans exclusive puissent participer à ce forum".

 

Pour parvenir à un consensus national, des consultations au niveau local sont programmées dans les 16 préfectures du pays. Les différentes étapes du processus avaient déjà commencé à être préparées par le précédent gouvernement d'André Nzapayéké, sacrifié par l'accord de Brazzaville contre la volonté de la présidente de transition.

 

"Dès que nous avons pris fonction, nous avons convoqué une réunion du comité de pilotage de ces accords de Brazzaville et nous avons signé l'arrêté mettant en place la commission de suivi de l'accord. Cette commission comprend des représentants de la communauté internationale, ce qu'ils appellent le G8-RCA, de la présidence, du Conseil national de transition, du gouvernement, de sept groupes armés, etc.", explique Mahamat Kamoun.

 

"C'est cette commission qui va maintenant mettre en place les organes et les sous-organes aussi bien à Bangui que dans les préfectures, puis les sous-préfectures pour faire respecter l'accord de cessation des hostilités et aussi commencer le travail de réconciliation nationale. Voilà l'agenda que nous avons et il faut aller vite, ça ne doit pas attendre", poursuit-il.

 

A 52 ans, ce haut commis de l'Etat devenu le premier musulman à accéder à un tel niveau de responsabilité depuis l'accession de la République centrafricaine (RCA) en 1960 doit aussi se consacrer à l'opérationnalisation du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) qui aurait dû permettre de nettoyer depuis l'époque de François Bozizé le territoire national de la multitude de groupes armés qui le tiennent sous coupes réglées.

 

"Les textes sont en confection pour mettre en place un haut commissariat qui sera chargé du processus DDR", informe-t-il.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : le PM annonce un forum de réconciliation nationale inclusif, les cas Bozizé et Djotodia en suspens (INTERVIEW)

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 00:37

 

 

 

 

 

 

http://fr.metrotime.be/  02/09/2014

 

La mission de l’ONU en Centrafrique s’apprête à se déployer dans le pays à partir du 15 septembre, avec le feu vert donné mardi par le gouvernement de ce pays plongé dans une grave crise. Le gouvernement et les Nations unies ont conclu mardi un accord d’établissement autorisant le déploiement de cette force de maintien de la paix, la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca).

 

« Notre mission peut se résumer en un triptyque: protéger la population, appuyer le processus politique, et contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat », a déclaré le général Babacar Gaye, chef de la Minusca.

 

« Nous serons déployés sur l’ensemble du territoire national dans trois secteurs. Chacun bénéficiera d’un état-major régional, un à Bouar (ouest), un à Kaga Bandoro (centre), un à Bria (est) », a précisé le général Gaye. « Bangui aura, elle aussi, des forces de police qui y seront déployées avec un état-major chargé d’apporter la protection requise à la population », a-t-il ajouté.

 

A partir du 15 septembre, la Minusca doit se substituer progressivement aux forces internationales déployées dans ce pays plongé dans une grave crise politico-militaire: les 6.000 hommes de la Misca sous la bannière de l’Union africaine, et les quelque 2.000 militaires français déployés depuis fin 2013 dans le cadre de l’opération Sangaris.


Les effectifs de la Misca constitueront la composante militaire de la Minusca.


La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité de l’ONU, va déployer dans un premier temps 7.600 hommes sur le terrain, et comptera 12.000 soldats à effectif plein. Le mandat initial de la nouvelle force court jusqu’au 30 avril 2015.

Centrafrique: la mission de l’ONU se prépare à se déployer

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 17:16

 

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-02 14:45:05 - Le virus Ebola circule dans la faune centrafricaine mais les conditions ne sont peut-être pas réunies pour qu’une épidémie puisse surgir à partir de la République centrafricaine », a déclaré lundi le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, Emmanuel Nakoune Yandoko.

 

Intervenant lors d'une réunion, lundi, consacrée à l'information et au plaidoyer des décideurs pour un plan de riposte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola, le directeur de l'Institut Pasteur de Bangui a indiqué que depuis des années, son institut fait des recherches pour comprendre pourquoi, chaque année, il y a une épidémie de virus Ebola dans la sous-région mais pas en Centrafrique. 

 

Pour lui, la présence des anticorps développés par la population centrafricaine est à l'origine de la non manifestation du virus Ebola dans le pays. 

 

« A travers cette étude nous avons trouvé que 13 (treize) pour cent des Pygmées avaient les anticorps contre le virus Ebola et 10 (dix) pour cent de la population non Pygmée vivant dans cette zone avaient elles aussi les anticorps », a-t-il constaté.

 

« En partant de cette interrogation, est-ce qu'il n'y a pas de traces de virus Ebola parmi la population centrafricaine ? », s'est-il ensuite interrogé, expliquant que cela a poussé son laboratoire à aller chercher à savoir si on pouvait trouver le virus vivant dans les animaux.

 

« On a capturé des animaux tels que des rats, des chauves-souris, des cygnes et des cibissi. On a recherché le virus Ebola et on en a trouvé un morceau dans la rate de tous ces animaux », a conclu Emmanuel Nakoune.


De son côté le Premier ministre Mahamat Kamoun, qui a présidé cette réunion, a lancé un appel expliquant que « le temps est à la vigilance face à cette grave épidémie hémorragique à virus Ebola qui sévit en Afrique ».


Le plan de contingence et de riposte contre le virus Ebola va permettre au gouvernement centrafricain d'opposer une riposte à la hauteur de l'inquiétante propagation de la fièvre hémorragique à virus Ebola, a-t-il dit. 


La réunion était organisée par le ministère de la Santé publique avec l'appui multiforme des partenaires tels que l'Unicef, l'OMS et autres. 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=803602#sthash.nAnIe8Y7.dpuf

Le directeur de l'Institut Pasteur de Bangui explique les raisons de l'absence d'Ebola en RCA

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 17:10

 

 

 

 

 

Libreville, 2 sept 2014 (AFP) - Une énième mission de l'ONU se déploie officiellement dans deux semaines en Centrafrique: dans un pays que la crise armée ouverte en 2013 a achevé de réduire en lambeaux, comment faire pour qu'elle ne soit pas, comme les précédentes, un échec?

 

Près de 7.600 Casques bleus prendront part dans un premier temps à cette opération qui débute le 15 septembre. La plupart sont déjà présents sur le sol centrafricain dans le cadre de la force africaine Misca, qui passera sous pavillon ONU.

 

A terme, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine) doit compter 12.000 hommes à effectif plein.

 

Misab, Minurca, Bonuca, Fomuc, Micopax, etc: conséquence de son histoire mouvementée, la Centrafrique est championne des interventions militaires internationales en tout genre sur son sol - plus d'une dizaine. Sous le drapeau de l'ONU, de l'Union africaine ou d'organisations régionales, aucune n'a permis de sortir durablement le pays du marasme.

 

Selon son mandat, la Minusca aura pour mission de protéger les populations, soutenir la transition politique, désarmer les ex-combattants, aider à la distribution de l'aide humanitaire et à la protection des droits de l'homme.

 

Mais pour beaucoup d'observateurs, il faut cette fois aller plus loin, alors que la communauté internationale s'engage une nouvelle fois à contre-coeur.

 

Car après des décennies d'incurie politique, puis le désastreux passage aux affaires de l'ex-rébellion Séléka (mars 2013-janvier 2014) qui a mis le pays à feu et à sang, la Centrafrique est aujourd'hui en ruines.

 

Début 2014, le diplomate français Didier Niewiadowski, longtemps en poste à Bangui, dressait dans une étude un constat accablant: la Centrafrique n'est même plus un Etat fantôme, elle est devenue "un Etat fictif".

 

"L'Etat n'existe plus dans ce pays. On est face au néant", renchérit un autre diplomate occidental. "Il va falloir tout repenser, tout reconstruire. Et les Centrafricains n'ont pas les capacités pour cela, disons-le clairement".

 

Face aux crises successives, la réponse internationale s'est à chaque fois "limitée à trois éléments importants mais insuffisants: une présence militaire, une forte assistance humanitaire et une aide budgétaire pour assurer la survie de l'administration", explique dans un récent rapport l'International Crisis group (ICG).

 

De même, l'intervention actuelle des 6.000 soldats de la Misca et de 2.000 militaires français "pare au plus pressé et continue d'appréhender la crise à travers un prisme sécuritaire".

 

"La protection des civils est certes importante", mais cette attitude condamne la communauté internationale à l'échec en "répétant des interventions superficielles qui ne traitent pas la principale cause de la crise: la prédation structurelle", écrit l'ICG.

 

"Les précédentes interventions ont toutes échoué car elles ont ignoré ce problème structurel de la prédation comme mécanisme de pouvoir, sous sa forme étatique (banditisme d'Etat à travers la corruption, les pillages et la +mise en coupe réglée du Trésor public+ notamment) comme contre-étatique (les groupes armés)", détaille le rapport.

 

Il faut donc aujourd'hui une intervention internationale à la hauteur de l'enjeu, selon l'ICG: "Il est indispensable de ressusciter l'Etat centrafricain comme acteur", qui devra "poser des actes effectifs aux yeux de la population".

 

Partenariat, cogestion, curatelle, mise sous tutelle... Ce nouveau partenariat reste à définir entre les dirigeants de la transition et la communauté internationale, lasse de cette interminable crise.

 

Pour M. Niewiadowski, les vieilles recettes ne marcheront pas et il faudra faire preuve d'imagination. Il sera même crucial de "reconsidérer le cadre de l'Etat unitaire centralisé", en travaillant plutôt sur une forte décentralisation et des régions plus autonomes, tout en prenant en compte la dimension transfrontalière de la crise.

 

Et surtout, il faut éviter de "s'en remettre à des échéances électorales" précipitées qui "donneraient certes bonne conscience (...) mais risqueraient de remettre en selle les politiciens qui ont participé au désastre actuel", souligne le diplomate.

 

La transition actuelle doit s'achever d'ici février 2015, avec l'organisation d'élections présidentielle et législatives. "Ces élections ne sont clairement pas la priorité. D'ailleurs, personne n'en parle à Bangui", observe un analyste régional.

 

"L'organisation des élections n'équivaut pas à une sortie de crise", rappelle ICG, qui avertit: "une opération de maintien de la paix n'est pas une stratégie mais un outil".

 

 

 

La Centrafrique, championne du monde des interventions internationales

 

Bangui, 2 sept 2014 (AFP) - Du fait de son histoire mouvementée, marquée par l'instabilité, les coups d'Etat à répétition et l'incurie de ses dirigeants, la Centrafrique détient le record des interventions internationales sur son sol.

 

Le pays a connu plus d'une dizaine d'interventions internationales, sous le drapeau de l'ONU, de l'Europe, de l'Union africaine ou d'organisations régionales africaines, sans compter les opérations militaires de la France, l'ex-puissance coloniale, ou de pays voisins comme le Tchad.

 

- MISSIONS DE L'ONU

 

Dès l'arrivée au pouvoir d'Ange-Félix Patassé en 1993, le pays se retrouve dans un état de rébellion quasi-permanente. Les années 1996-97 sont marquées par des mutineries à répétition dans l'armée.

 

Les accords de Bangui signés début 1997 sont censés y mettre fin. La Misab (Mission interafricaine de surveillance des Accords de Bangui, 1997-1998), une coalition de pays africains agissant sous mandat onusien, est chargée de faire respecter ces accords. Sans grand succès.

 

La Misab sera remplacée par des missions de l'ONU (Minurca, Bonuca, Binuca) censées contribuer à la consolidation de la paix, alors que le pays s'enfonce inexorablement dans le marasme: sanglantes épurations dans l'armée, tentative de coup d'Etat en 2001, innombrables exactions des militaires.

 

- INTERVENTIONS REGIONALES

 

Parallèlement, les organisations régionales créent leurs propres missions de "protection" et de "consolidation" de la paix, avec toujours aussi peu de résultats.

 

La Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) intervient avec une Force de maintien de la paix et de la sécurité (2001-2002). La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) entre à son tour dans la danse avec la Fomuc (2002-2008). Puis ce sera la Micopax (2008-2013), placée sous l'autorité de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC).

 

Pour tenter de lutter contre les rebelles tchadiens et soudanais opérant à partir du territoire centrafricain, les mandats de la Minurcat (2007-2010) et de l'Eufor/Tchad (2007-2009) sont étendus à la RCA.

 

- INTERVENTIONS EN COURS OU A VENIR

 

Trois interventions sont en cours sur le territoire centrafricain (sans compter l'opération française Sangaris et ses 2.000 militaires).

 

Lancée en décembre 2013, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) est une force sous mandat de l'Union africaine. Elle compte environ 6.000 hommes, déployés à Bangui et en province.

 

Ses effectifs constitueront la composante militaire de la Minusca, force onusienne qui sera officiellement déployée à la mi-septembre.

 

Créée en avril 2014 par la résolution 2149 du Conseil de sécurité de l'ONU, la Minusca devrait compter à terme près de 12.000 Casques bleus.

 

Une force européenne, l'Eufor-RCA, est également présente depuis février 2014 à Bangui, où elle tente, par un travail de proximité, de rétablir la sécurité.

 

Enfin, des militaires ougandais sont déployés dans l'est de la RCA: ils luttent, avec le soutien de forces spéciales américaines, contre la sanglante Armée de résistance du Seigneur (LRA) du rebelle Joseph Kony.

Une nouvelle opération de l'ONU, pour quoi faire?

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