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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 16:03

 

 

 

http://rjdh.org   Par Fridolin Ngoulou le 18 juillet 2015

 

L’ONG Mercy Corps en collaboration avec le ministère de la Réconciliation,  a organisé ce samedi 18 juillet une cérémonie  au stade 20.000 places à Bangui, pour permettre aux groupes armés ex-Anti-Balaka et ex-Séléka, ainsi que la société civile de demander pardon entre eux et à la population.

 

Cette activité s’inscrit  dans le cadre du programme de stabilisation des communautés vulnérables, dialogue interreligieux pour la paix, le pardon et la cohésion sociale.

 

Cette cérémonie est lancée à travers une marche pour la paix et le pardon. Des banderoles confectionnées, pour la circonstance, ont porté des slogans : « Laso, yé kwè a oundji aoué », autrement dit « aujourd’hui, tout est fini », plus de division, des considérations d’ordre religieux ou ethniques.

 

Hyacinthe Wodobodé, Maire de la ville de Bangui, présente à cette cérémonie a lancé un message de paix et de pardon à la population centrafricaine avant ceux des ex-Anti-Balaka et Séléka cantonnés à Bangui.

 

« J’ai commencé à demander pardon à nos jeunes, peut-être que nous avons failli à leur éducation. Et aussi, à réveiller la conscience de nos jeunes qui se sont laissés dériver dans les actes de violences que nous regrettons en me basant sur les mots clés de notre hymne », a dit la première citoyenne de la ville de Bangui.

 

Le Maire espère que ces actes de pardon soient concrets dans la vie de la population centrafricaine et surtout les jeunes, aujourd’hui impliqués dans les actes de violences. Une marche de pardon

 

Les représentants des ex-Anti-Balaka et ex-Séléka n’ont pas manqué d’implorer le pardon, en présence de plusieurs organisations nationales et internationales et se sont engagés à renoncer aux actes de violences afin de se pencher vers la reconstruction du pays.

 

Sébastien Wenezoui, l’un des leaders Anti-Balaka souhaite que cette rencontre soit élargie afin de permettre à toutes les branches des groupes armés de demander pardon entre eux et à la population, non seulement de Bangui mais de l’ensemble du pays.

 

Cette activité intervient  après plusieurs activités de sensibilisation sur la paix et la cohésion sociale organisée par Mercy Corps dans la ville de Bangui et à l’intérieur du pays.

 

Une rencontre pour le pardon entre les groupes armés, organisée par l’ONG Mercy Corps à Bangui

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Centrafrique-Presse.com
18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 16:00

 

 

 

http://rjdh.org  Par Carole Bycekoan le 18 juillet 2015

 

A la veille de la clôture de recensement électoral, la population du 5e arrondissement de Bangui  s’est fortement mobilisée pour se faire inscrire. Un constat fait  par le RJDH après avoir visité deux centres. Celui de l’école Malimaka et de l’école Bangui M’Poko.

 

A l’entrée de ces deux centres, on peut lire  les heures d’ouvertures 08 heures et les fermetures 15heur 30 mn. Dès 07 heures,  les habitants de ces secteurs sont présents dans les centres.

 

Dans la cours, les habitants des quartiers Kaya, Vara, Edville, Sénégalais, Baidi, Walimgba se mettent en rang. Eric Saramalet, président du centre 17.775, à l’école Malimaka,  apprécie la participation de la population du 5e  arrondissement dans ce processus.  Selon lui, cette mobilisation témoigne de leur bonne volonté pour ce pays.  «  Une satisfaction pour nous d’avoir un bon résultat », a-t-il ajouté.

 

Dans la salle retenue pour l’enrôlement, 75 personnes sont assises sur des bancs et attendent pour se faire enregistrer. Les difficultés rencontrées sont d’ordre technique. « Nous avons changé quatre fois l’appareille photo depuis que nous faisons l’opération. Ce qui freine le travail. Les électeurs pensent que c’est de notre faute »,  a déploré le président dudit centre.

 

Quatre agents de la Minusca  sécurisent l’opération. La particularité dans les centres 17.775 et 1777 qui se sont installés à l’école Malimaka et l’école Bangui M’poko est la forte participation des femmes dans ce processus.

 

«  Les personnes du 3e  âge qui ne peuvent pas se déplacer font l’objet de la délocalisation du centre 17.777 à l’école Bangui M’Poko », a précisé Francis Yatere président de ce centre.

 

Les agents recenseurs très occupés,  ne sont pas disponibles à donner le nombre des personnes inscrites sur la liste électorale. Cette opération prend fin ce samedi 18 juillet 2015.

 

 

 

La population, sensibilisée à s’impliquer dans le processus électoral à Bria

 

http://rjdh.org  Par Narcisse Jaubert le 18 juillet 2015

 

Au total cinq édifices publics ont été réhabilités par la Minusca et l’Organisation Internationale des Migrations  (OIM) dans la ville de Bria. La remise de ces infrastructures a été faite le jeudi 16 juillet dernier. Une occasion pour les membres du gouvernement présents à Bria, pour la circonstance,  de sensibiliser la population à se faire inscrire massivement sur la liste électorale.

 

Il s’agit de bâtiments abritant la préfecture de la Haute-Kotto, le commissariat de la police et la gendarmerie locale. Ces locaux ont été réhabilités par la Minusca. Les deux autres à savoir la mairie et le camp de passage de la ville de Bria ont été réaménagés par l’OIM.

 

Selon le chef de base de la Minusca à Bria, Oumar Bah, l’une des missions de la Minusca consiste à soutenir le processus électoral et la restauration  de l’autorité de l’Etat. C’est dans ce contexte que ces bâtiments ont été réhabilités.

 

Oualidou Modibo, ministre de l’Administration du Territoire, qui s’est rendu à Bria pour cette activité, a remercié la Minusca pour son appui multiforme au gouvernement centrafricain, avant d’appeler la population à participer massivement au recensement électoral. « Laissons les armes et prenons le chemin des urnes », a-t-il dit.

 

Le processus électoral, la cohésion sociale et la paix ont été au centre d’une réunion en marge de la cérémonie de remise des bâtiments, sur initiative de Dr Jacques Kamoun Démanga, ministre résident de la Haute Kotto. Le membre du gouvernement a demandé à la population et aux autorités locales présentes à ce rendez-vous de s’impliquer dans le processus électoral pour la réussite des élections prochaines.

 

Le recensement électoral prendra fin à Bangui ce samedi 18 juillet. Cette activité va se poursuivre à l’intérieur du pays.

Forte mobilisation de la population de 5è arr. de Bangui à un jour de la clôture de recensement électoral
Forte mobilisation de la population de 5è arr. de Bangui à un jour de la clôture de recensement électoral

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Centrafrique-Presse.com
18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 13:16

 

 

 

http://www.diaspora-magazine.com   Jeudi 16 Juillet 2015 à 17:38

 

Diaspora Magazine /L’on se souviendra six mois plus-tôt qu’Abédine Abdou avait échappé de justesse à la mort entre les mains des extrémistes du KM5 à cause de son militantisme en faveur de la paix et de la réconciliation nationale. Attaqué de nouveau par les mêmes personnes, il a décidé de faire taire définitivement les violences dans l’enclave du KM5 en pointant du doigt les auteurs et coauteurs ou complices des crimes commis dans cette partie de la capitale. Ainsi, ce dernier par le canal du journal « Le Démocrate » a fait de graves révélations : de l’attaque de l’Ambassadeurs de France par les extrémistes du KM5 lors du lancement de recensement des électeurs à l’école Koudoukou à l’accointance du 1er ministre Mahamat Kamoun, selon Abédine Abdou, avec ceux-qui sèment la terreur au Km5.

 

L’on ne cessera jamais de s’interroger assez sur les causes profondes ainsi que les origines cachées de la crise centrafricaine. Cela dit, nul doute n’est désormais permis sur la responsabilité des politiques dans ce qui est arrivé à notre pays. Même si la situation sécuritaire à n’en point douter s’est considérablement amélioré depuis quelques temps, force est de constater que des zones réputées névralgiques alimentant directement des poches de résistances au retour de la sécurité sur toute l’étendue du territoire subsistent toujours.

 

Cependant, la RCA bénéficie de plusieurs résolutions de Nations-Unies dont la résolution 21-27 qui autorise les forces onusiennes à faire  l’usage de force afin de protéger la vie des populations civiles face aux groupes armés et de procéder au désarmement si nécessaire par la force. Par ailleurs, Les forces des Nations-Unies présentes en RCA depuis un fort moment disposent également de la mesure administrative de l’ONU qui consiste à arrêter des individus jugés dangereux, représentant un danger pour la vie humaine et les mettre en prison en attendant que la justice puisse statuer sur leurs cas.

 

En corrélation, l’on se rappellera aisément de l’attaque qu’a essuyé l’Ambassadeur de France à l’école Koudoukou, alors qu’il prenait part au lancement officiel de recensement des électeurs pour le secteur du Km5. En substance, le miraculeux Abédine Abdou, qui avait échappé de justesse une première fois à ceux qui détiennent le droit sur la vie et la mort au Km5 a une seconde fois été molesté par les mêmes personnes, échappant pour une deuxième fois à la mort.


Abédine Abdou qui s’est confié à nous, a révélé qu’un groupe de personnes à la solde des faucons de l’ex séléka notamment de Nourréldine Adam sont contre toute action concordant au retour de la paix au Km5. C’est ainsi qu’a-t-il indiqué, Charles Malinas, l’Ambassadeurs de France et une délégation de l’Union Européenne qui l’accompagnait tout comme des ministres de la République comme Nicaise Karnou, Bachir Walidou, Taïb Yacoub ont failli passer à trépas à l’école Koudoukou, n’eut été le concours de leurs gardes du corps.

 

De manière nominative, le partisan de la paix a cité nommément ces dangereux criminels comme il les appelle, en effet, il s’agit de ceux dont les noms reviennent toujours comme Tidjani Hamit, Assane Marega, Arouna Gueye et le fameux Colonel séléka Mahamat Saïd, qui fut nommé DG de l’OCRB à l’époque grâce à l’appui de Nourreldine du temps du régime sélékiste.

 

Ce Colonel Saïd, d’après Abédine Abdou, demeure l’homme de main du tout puissant généralissime séléka Adam noureldine qui, depuis le lieu de son exil pèse de tout son poids sur le Km5 qui est pour lui une sorte de passe droit pouvant lui permettre de revenir dans l’arène politique centrafricaine. C’est de cette manière qu’Arouna Gueye pour sa part, a insulté de fond en comble Charles Malinas, le traitant de tous les noms lors de l’évènement de l’école Koudoukou nous a laissé entendre M. Abédine.

 

Ce qui fait frémir à plusieurs titres, Abédine Abdou, a pointé particulièrement du doigt la relation malsaine qui selon lui, existerait entre Arouna Gueye, l’agresseur de l’Ambassadeur de France avec le 1er ministre Mahamat Kamoun où le dernier fréquenterait le 1er au vu et au su de tout le monde au KM5. Etant donné qu’Arouna Gueye fait partie des gens qui continuent de pratiquer la violence le 1er ministre doit-il fréquenter un pareil individu ? S’est interrogé Abédine Abdou.

 

C’est ainsi que pour celui-ci, il ne fait aucune ombre de doute que les autorités connaissent très bien les criminels qui font entrave au retour de la paix, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale au KM5 d’où il s’est interrogé pour la deuxième fois ce qu’elles attendent pour les arrêter. L’on se demande dans ce cas, ces hommes sont-il au-dessus de la loi ? Osez s’en prendre à des ministres de la République en toute impunité et plus pire encore à un Ambassadeur et pas le moindre, au point de créer une crise diplomatique, alors que la Communauté internationale depuis le début de cette crise a toujours été au chevet de la RCA.

En conclusion, l’on comprend mieux pourquoi ces criminels jusqu’ici ne sont pas arrêtés, ce, malgré la présence des forces onusiennes, doit-on dire que c’est à cause des relations qu’ils ont avec certaines autorités ? Pour ne pas se fier à des allégations son fondement, l’on croit que les faits le démontre si bien. En trait d’union, le KM5 ne fait-il pas partie intégrale de la R C A ?

 

Nahel

Lu pour vous : Centrafrique : Abédine Abdou révèle les en dessous de l’attaque de l’Ambassadeur de France par les extrémistes de KM5

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 13:08
RCA: le commerce de bois «profite toujours aux milices»

 

 

 

RCA: le commerce de bois «profite toujours aux milices»

 

Par  jeudi 16 juillet 2015

 

Global Witness dénonce l'existence d'un trafic du bois en Centrafrique. Dans un rapport sorti mercredi, l'ONG pointe du doigt la corruption d'entreprises françaises, chinoises et libanaises. Dans le but de pouvoir continuer à exercer leur activité, ces entreprises auraient payé les milices armées centraficaines, finançant ainsi le conflit. Depuis 2013, la Centrafrique ne peut plus exporter ses diamants. Mais en revanche le commerce du bois n'a connu aucune restriction. L'ONG Global Witness demande donc que le bois vendu depuis 2013 soit considéré comme du «bois de conflit». C'est à dire du bois dont la vente aurait financé le conflit centrafricain. Alexandra Pardal est la directrice de campagne à Global Witness pour les forêts du bassin du Congo. Elle est l'invitée d'Afrique Soir, et répond aux questions d'Alexis Guilleux.

 

« Pour continuer d'exporter et faire de l'argent, les entreprises devaient payer des généraux et des soldats de la Seleka. Elles se sont rendues complices des crimes des milices. »

 

La guerre en Centrafrique a-t-elle été financée par le commerce du bois ?

 

http://www.france24.com  17/07/2015

 

L'ONG Global Witness accuse des exploitants forestiers français, libanais et chinois de "complicité de crimes" en Centrafrique. Ces sociétés ont versé de l'argent en pleine guerre civile aux rebelles afin de poursuivre coupes et exportations de bois.

 

Des entreprises forestières internationales sont-elles complices de "crimes en Centrafrique" ? Selon l'ONG Global Witness, qui a publié un rapport sur la question le mercredi 15 juillet, des sociétés ont fermé les yeux sur les exactions commises dans le pays par des rebelles armés entre 2012 et 2014 et leur ont versé plusieurs millions d'euros. L’intérêt : pouvoir, malgré la guerre civile, continuer à extraire et à exporter - essentiellement vers l'Europe - du bois extrait de ce pays ravagé.

 

"Des entreprises européennes ont acheté du bois à des sociétés forestières de RCA, qui ont payé en 2013 plus de 3,4 millions d'euros aux rebelles pour continuer d'exploiter les forêts en toute illégalité, à grande échelle et pour des bénéfices considérables", précise Global Witness, dans ce rapport intitulé "Bois de sang, comment l'Europe a aidé à financer la guerre en République centrafricaine".

 

L'ONG s’attarde particulièrement sur trois entreprises : IFB (française, basée en Centrafrique depuis plus de 20 ans), Sefca (libanaise) et Vicwood Group (chinoise), qui concentrent 79 % des exploitations de bois en Centrafrique.

 

Corruption, rackets et pot-de-vin routiniers

 

Toutes trois s’illustrent, selon l’ONG, par le non-respect des lois centrafricaines. Outre des arriérés de taxes et de graves soupçons de corruption dans l’obtention des permis, ces entreprises ont donc, surtout, consenti à donner des pots-de-vin réguliers aux rebelles – notamment ceux de la Séléka, dont les exactions ont fait 5 000 morts et plus d’un million de déplacés.

 

"Depuis le départ de la Séléka du pouvoir, les forêts de RCA sont sous le contrôle d'autres groupes armés, les anti-balaka. Les exploitants forestiers continuent de verser de l'argent de manière routinière à ces derniers", accuse encore l'ONG.

 

Ainsi, outre les 3,4 millions d’euros versés à la Séléka en 2013, lorsqu’elle était au pouvoir, les sociétés ont cédé 127 000 euros aux milices armées anti-balaka en 2014, selon "une estimation basse", précise l’ONG.

 

"Une vraie entreprise militaro-commerciale"

 

Ces versement s’effectuaient – et s’effectueraient donc encore – lors de rackets des camions transportant le bois à des barrages installés sur les routes. "Pour la Séléka, c’était une vraie entreprise militaro-commerciale", explique Alexandra Pardal, directrice de campagne à Global Witness. Mais les sociétés internationales ont également payé des membres de la Séléka pour qu’ils assurent la sécurité de leurs installations. Aujourd’hui encore, le sud-ouest du pays, où se situent les principales réserves de bois très convoitées, échappe au contrôle des forces gouvernementales.

 

Les sommes ainsi récoltées par les rebelles sont faramineuses au regard du coût des armes dans le pays, poursuit la même source. À titre comparatif, la grenade la plus utilisée en Centrafrique coûte entre 50 cents et 1 euro.

 

"Vu l'ampleur des paiements" versés aux groupes armés, "tout le bois centrafricain vendu d'avril 2013 à janvier 2014 devrait être considéré comme du ‘bois du conflit’, car il a contribué à financer des crimes de guerre", estime l'ONG.

 

Global Witness appelle par ailleurs "les États membres de l'Union européenne à rompre tous les liens commerciaux et d'aide avec le secteur forestier de Centrafrique, qui reste une source d'instabilité, alors que le pays peine à rétablir la paix". D’autant que, depuis mars 2013, l’Union européenne est dotée d’un règlement sur le bois, visant à écarter du marché communautaire le bois et les produits dérivés issus d’une récolte illégale.

 

La France, en particulier, est rappelée à l’ordre dans le rapport pour avoir autorisé la commercialisation de grandes quantités de cette ressource centrafricaine.

 

"Négocier avec les rebelles", une nécessité ?

 

Parmi les mis en cause, figure également l’Agence française de développement (AFD), critiquée pour son soutien aux grands exploitants à travers le financement des plans d’aménagement forestier.

 

Contacté par France 24, Jean-Luc François, chef de division agriculture, développement rural et biodiversité au sein de cet organisme public se veut compréhensif envers les entreprises incriminées. "Le rapport se réfère à une situation de guerre civile dans laquelle les entreprises essaient de sauver leur propriété. Elles ont sans doute cherché à se protéger en payant des rebelles", explique-t-il. "Dans ce genre de situation, soit tout est pillé, soit il y a négociation avec des troupes rebelles. Le rapport manque de compréhension. Fallait-il fuir et tout laisser s’écrouler ?"

 

Une question qui s'est déjà posée sur le continent africain. Global Witness rappelle par exemple le triste précédent du Liberia, où le commerce du bois avait largement financé la guerre civile de 1990 à 2003, et le trafic d’armes.

 

La Centrafrique est membre du processus dit de "Kimberley" qui permet d’exclure du marché international toute marchandise liée à un conflit. Appliqué au commerce des diamants, il ne régule cependant pas celui du bois.

RCA: le commerce de bois «profite toujours aux milices»

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 12:56

 

 

 

Mettons-nous au dessus de toute partialité pour discuter de la candidature de Martin Ziguélé lors de la prochaine élection présidentielle. Quelle que soit l’équation qui se présentera, quels que soient les critères d’éligibilité qu’on aura inventés, en ce qui concerne la tenue des  prochaines élections, Martin Ziguélé sera bien présent à ce rendez-vous. Bien sûr, une chose est de faire partie de la course et une autre est de l’emporter. Mais l’essentiel est, semble-t-il, qu’il soit présent puisque « demain ne meurt jamais » et lui-même à l’habitude de faire sien, cet adage africain : « On ne donne pas le nom d’un bébé tant qu’il n’est pas encore né ».

 

Et si Martin Ziguélé était Séléka ?

 

Heureusement pour le Président du MLPC qu’« on ne fait jamais de l’histoire avec des si ». Au lendemain du renversement de François Bozizé par Michel Djotodia, plus d’une personne sera surprise d’entendre que Martin Ziguélé et Me Nicolas Tiangaye ont été de complicité avérée avec cette nébuleuse qui a réussi à imposer aux Centrafricains un régime de terreur en plein 21e siècle. Le cas Tiangaye sera traité dans un prochain article et consacrons-nous uniquement sur Martin Ziguélé. Sur sa supposée participation aux côtés de la Séléka, l’homme a toujours exigé dans une trilogie à ses adversaires d’apporter les preuves de leurs accusations. Principe simple mais fondamental en droit : « La charge de la preuve incombe à celui qui accuse ». Mais si l’on n’est pas juriste, on raisonnera autrement. Admettons qu’on soit en politique et nous sommes bien en politique, qu’on ne tiendrait pas le même langage. A moins de paraître pour le plus zozo de toute la RCA, la Séléka n’est pas sortie du néant, la Séléka n’a pas été une gratuité. Pire encore, la Séléka n’était pas invincible. Le tristement célèbre Général François Bozizé a passé environ dix ans au pouvoir mais pendant huit années, les rebelles ont occupé les ¾ du territoire Centrafricain. Le pouvoir de Bozizé ne se limitait qu’à Bangui alors qu’il avait prêté serment à deux reprises de garantir et de protéger l’unité et l’intégrité territoriale de la RCA. Du coup, au regard de la Constitution de 2004 qu’il avait lui-même promulgué, il s’était rendu coupable d’un acte de haute trahison. Il fallait bien qu’il soit dégommé. Tintin et grincheux comme il était, il fallait des zombies de son espèce pour lui faire la peau puisqu’il prétendait être venu au pouvoir par les armes et seules les armes pourront l’en déloger. Dit autrement, le pasteur Général d’armée avait prophétisé sans s’en rendre compte, de quelle manière sa chute adviendrait.

 

En quoi est-ce que Martin Ziguélé est concerné ?

 

Quelques mois avant l’avènement de la Séléka, son neveu Sylvain NDOUTINGAI  avait déclaré sur les ondes nationales que le malheur du régime de Bozizé ne viendra surement pas de lui. Autrement dit, la chute de Bozizé était déjà planifiée à cette époque. Qu’avait fait ce général pour se défendre ? Son responsable de renseignement n’est pas passé par quatre chemin pour indiquer que Bozizé était presqu’un sourd au pouvoir. Il n’a jamais voulu tendre  oreilles aux nouvelles qu’on lui présentait. Qui plus est, officier Supérieur de l’armée, François Bozizé n’avait que du mépris pour les FACA. Non seulement qu’il les rouait d’injures publiques à longueur de journée mais aussi il refusait de leur donner les armes pour combattre. L’histoire nous a appris que les tenues et les armes dont les Séléka se sont servi pour massacrer les Centrafricains proviennent de la célèbre GUANTANAMO (prison politique de Bossembélé) et du domicile de Jean Francis Bozizé, le fils aîné de Bozizé. Disons en passant que ce dernier était plus affairiste que militaire au point que certains médias se la sont coulé belle au travers d’un galon qu’il aurait reçu dans leur salon familial. Certainement que Martin Ziguélé appartient à un régime, certainement qu’il était le chef de fil de l’opposition fondu dans le FARE-2011 mais ce sera trop  facile de lui faire porter le chapeau de la Séléka fabriquée par Bozizé. Et si l’on veut bien comprendre, François Bozizé n’avait pas seulement fait piller les caisses de l’Etat mais a aussi fabriqué à la fois la Séléka et les anti-balaka, car de sources confidentielles, les deux tendances de la CPJP ont été sa création dans le but de combattre l’UFDR.

 

La probable surprise...

 

Si pour barrer la route à Martin Ziguélé, on s’appuie sur sa supposée participation aux côtés de la Séléka, ce sera peine perdue, car pour les Centrafricains, le chaos infesté dans lequel ils sont plongés, est d’abord politique. Toutefois, et c’est là que le débat devient intéressant, il faut une sinécure mais bien plus, un antidote politique pour juguler la crise. C’est pourquoi les Centrafricains devront aller dans les jours à venir vers les urnes. Ils sont donc tenus de confier pour les cinq prochaines années, leur destin entre les mains d’un homme politique. Même si François Bozizé est encore le sauveur pour certaines personnes, et même s’il devrait se présenter à la prochaine présidentielle, il ne foulera pas le sol centrafricain de manière officielle avant la fin de la transition. Etant donné que « la nature a horreur du vide », Martin Ziguélé aussi roublard que lui, saura tirer son épingle du jeu. Il est même fort à dire que ceux qui ont commencé à accuser Martin Ziguélé, sont en train d’épuiser leurs cartouches. Et puisque personne ne détient le monopole des accusations, Martin Ziguélé ne loupera pas tel ou tel accusateur, s’il détient des preuves contre lui. Mais ce sera au moment opportun.

 

Pétrus KASSALO

 

Source : La Fraternité du Mardi 14 juillet 2015

Lu pour vous : ELECTION PRESIDENTIELLE : ZIGUELE, LE CADAVRE ENCOMBRANT DES CHALLENGERS ET ELECTEURS

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 12:49
COMMUNIQUE DE PRESSE N°006/FDPC/17-07-2015

 

 

FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

F.D.P.C

        

 

 

Tout en restant dans le prolongement des récents communiqués publiés par nous, le FDPC vient une fois de plus, par le biais de cet autre communiqué attiré l’attention de la Communauté Internationale sur  les dérives managériales des questions électorales qui ont cours ces jours en République Centrafricaine. Il est question de jouer notre rôle d’acteur légitime et légitimé par les circonstances ponctuelles.

 

Hier, nous récusions déjà les conditions et même les clauses du Forum de Bangui tenu en Mai. Car ce Forum, sur le fond et la forme, était dénudé de son caractère inclusif et portait déjà les stigmates d’un désaccord  des acteurs politiques émergents et d’un conflit au caractère latent. Cette politique de division, de mercantilisme et de frustration  pratiquée actuellement en République Centrafricaine apparaît comme la couveuse d’une éventuelle crise plus cruelle et plus redoutable.

 

Les instigateurs de cette situation se retrouvent tapis dans l’ombre des plus hautes sphères de la Présidence de Transition. Ceux-ci manipulent au gré de leur funeste ambition, la Présidente et le Conseil National de Transition. Il est question pour eux de se faire et de manière rapide, de l’argent qui leur servira plus tard de troubler le pays. Leur désir d’écarter de potentiels candidats susceptibles de ramener l’unité et la concorde nationale vient de ce qu’ils rendront compte de leur gestion ; au cas où ces candidats sont élus. Pour les fossoyeurs de la paix qui se cachent à la Présidence de Transition,  il existe une République des Centrafricains et une République des Non-Centrafricains. Ce qui est une idée à décrier très rapidement. Ce genre de pensée contribuera à partitionner notre pays et l’idée du repli identitaire ira crescendo.

 

Face à la décision du Conseil National de Transition (CNT)  de refuser le droit de vote aux futures élections présidentielles à l'ensemble des réfugiés centrafricains ayant fui dans les Etats voisins pour préserver leurs vies, nous attirons l'attention de chacun sur les conséquences d'une telle exclusion pour la crédibilité et le caractère inclusif des prochaines élections que nous souhaitons tous transparentes, libres, inclusives et ouvertes à toutes et à tous. Il nous semble que rien qu’à réfléchir de la sorte, nous pouvons lire entre les lignes que les acteurs du pouvoir actuellement à Bangui veulent faire des élections et des résultats des élections, une chasse gardée. Mais détrompez-vous ! Tant qu’il nous en restera même une seule goutte de sang dans nos veines, vous ne ferez-pas de la République Centrafricaine une monarchie. Ressaisissez-vous tant qu’il est encore temps et revenez à de meilleurs sentiments !

 

Depuis décembre 2013, nous faisons le constat selon lequel  près de 30% de la population centrafricaine a été déplacée à l'intérieur du pays et plus de 560.000 personnes se sont réfugiées dans les pays limitrophes que sont : le Cameroun, le Congo, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Tchad.

 

Devrons-nous faire des reproches à tous ceux-là qui ont choisi, sans vraiment avoir le choix de sauver leurs vies ?

 

Croyons-nous un seul instant que ces personnes sont heureuses de vivres dans le dénuement total où elles ont tout perdu ? (biens matériels et humains)

 

Pourquoi le système actuel de Bangui veut faire de ses illustres enfants, des apatrides, alors que ceux-ci sont reconnus sur plusieurs scènes internationales comme étant des compétences mondiales et planétaires avérées ?  

 

Nous croyons qu’il s’agit d’un électorat potentiel et suffisamment  considérable qui ne doit pas être marginalisé ou ignoré au simple prétexte que les réfugiés ne sont toujours pas retournés en République Centrafricaine et leur refuser le droit de vote créerait une injustice supplémentaire dans un pays déjà profondément divisé. C’est sur cette base que nous appelons au droit de vote pour tous.

 

Par ailleurs, sur un tout autre plan sécuritaire, le mandat accordé à la MINUSCA l’autorisait à prendre toutes les mesures requises pour s'acquitter du mandat de : stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et contribution au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. Au vu des atermoiements lors du récent Forum de Bangui, fin mai, et de la dégradation continuelle de la situation sur le terrain, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) continue de se positionner comme un allié circonstanciel de choix et de taille pour une avancée rapide et fulgurante des objectifs communs : la paix en RCA. Il était question pour la MINUSCA d'abord d'être partout ! En tout cas, de se déployer sur la plus grande partie du territoire possible, pour poursuivre les missions engagées par Sangaris et la MISCA, mais donc avec d'avantage d'effectifs et davantage de logistique et de moyens car à la vérité, la RCA est grand comme la France et la Belgique réunies ; et le terrain a sa propre réalité. Il s’agit là d’une expérience militaire stratégique et opérationnelle que nous voulons mettre à contribution dans le but de voir la RCA sortir enfin des cendres des crises.

 

                                                                         Fait à Brazzaville, le 17 juillet 2015

 

                                                                      Le Général de Division

 

                                                                      Martin KOUMTA MADJI

 

                                                                      (Alias Abdoulaye Miskine)

 

                                                                       Président du FDPC

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 17:00
Communiqué de la cellule communication de Martin ZIGUELE

 

 

 

DIRECTION NATIONALE DE CAMPAGNE

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Cellule de communication

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COMMUNIQUE N° 7

 

 

ll y a bientôt deux (02) mois que les travaux du Forum National de Bangui (FNB) ont pris fin. Toute l’attention des Centrafricains est désormais tournée vers la mise en œuvre des différentes recommandations prioritaires dont l’urgence détermine toutes les autres à savoir le désarmement des groupes armés et des civils et l’organisation des élections de sortie de crise.

 

Les résultats sur lesquels le FNB a permis de déboucher n’ont été rendus possible que grâce à l’opportunité de communiquer entre eux qu’il a donnée aux Centrafricains.

 

Il y a donc lieu de s’en satisfaire, de féliciter l’ensemble des participants pour l’esprit de consensus et la volonté résolue de cesser avec une crise inutile qui ont prévalu tout au long des travaux dudit FNB et de remercier vivement la communauté internationale pour son appui multiforme, ses avis éclairés et neutres qui ont permis de parvenir à ces résultats.

 

Depuis lors, les compatriotes notent avec satisfaction que les efforts du gouvernement dans ses différents plaidoyers en direction des bailleurs ont permis que le pré-DDR soit enclenché et que l’Autorité Nationale des Elections (ANE) ait pu franchir plusieurs étapes préalables de son chronogramme, ce qui a permis le déclenchement du recensement électoral sans lequel aucune élection ne peut être sérieusement organisée.

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et son leader Martin ZIGUELE pour leur part, tout en soutenant lesdits efforts, œuvrent inlassablement dans la mesure de leurs possibilités, au démantèlement des barrières illégalement érigées sur tous les axes routiers, non seulement pour permettre aux populations de circuler librement mais surtout de garantir leur sécurité physique dans cette importante phase de la préparation des élections.

 

Convaincu que de l’élection viendra la solution durable à la crise que vit encore notre pays comme l’a précédemment déclaré la Cellule de communication du candidat Martin ZIGUELE, dans un texte largement diffusé courant Janvier 2015, le MLPC vient de désigner son Directeur de campagne en la personne de Christian TOUABOY. L’équipe qu’il est appelé à diriger sera très bientôt constituée.

 

C’est donc sans précipitation que le MLPC a commencé sa marche vers ces élections de sortie de crise, en recherchant de façon déterminée l’adhésion de tous les Centrafricains épris de paix, de démocratie, de justice sociale et du vivre-ensemble, autour de Martin ZIGUELE son candidat et de son projet de société.

 

Pour Martin ZIGUELE donc, le seul combat qui vaille, qui a motivé son engagement politique et sa candidature à cette élection est celui qu’il entend mener contre la souffrance des populations centrafricaines et le sous-développement de leur pays et non contre d’autres candidats comme lui.

 

Sur ces deux importants chantiers, il croit fermement faire d’abord l’unité - au-delà de son parti - de tous les Centrafricains par-delà les clivages.

 

Martin ZIGUELE n’a de cesse d’appeler, dans tous ses propos et déclarations, à l’unité du Peuple centrafricain pour tourner définitivement le dos aux rebellions, aux coups d’Etat, au recours à la force et à l’usage de la violence qui ont fait la démonstration de leur inutilité et de leurs incapacités à résoudre les problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés ainsi que leurs conséquences. Leurs promoteurs ont fini par devenir les principales victimes de leur propre produit.

 

Aujourd’hui, les partisans de la violence armée sont hélas réduits à l’exil, à l’errance et à la persécution de la justice nationale et internationale. Il est donc vivement souhaitable que leurs adeptes et tous ceux qui les prennent en modèle en tirent les leçons en tournant définitivement le dos à cette option aventureuse et sans issue au bout de laquelle il n’y a que souffrance.

 

Seules les élections pourront garantir la paix et la sécurité. C’est pourquoi tous les compatriotes en âge de voter sont prestement exhortés à se faire inscrire massivement sur les listes électorales, unique moyen de choisir librement ses dirigeants.

 

                                                                                  Pour la Cellule de communication

                                                                                  du candidat Martin ZIGUELE

 

 

Christophe NDOUBA

 

 

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 14:46
 Le favori de la présidentielle Martin Ziguélé s’est fait recenser

 

 

 

Bangui, 17 juillet (C.A.P) A peine rentré au bercail après un assez long séjour en France entrecoupé de plusieurs déplacements en Afrique de l’ouest, le leader et le candidat du MLPC Martin Ziguélé, s’est rendu au centre d’enregistrement du Centre de Santé Scolaire et Universitaire dans le premier arrondissement de Bangui, proche de sa résidence, pour se faire inscrire sur les listes électorales.

 

C’est à pied et escorté par une immense foule de partisans et supporters que Martin Ziguélé qui est donné favori par de nombreux compatriotes ainsi que plusieurs observateurs de la politique centrafricaine et la plupart de diplomates de Bangui comme le favori des prochaines présidentielles centrafricaines, est allé accomplir son devoir de citoyen tout en appelant ses compatriotes à aller aussi massivement se faire inscrire sur les listes électorales.

 

A Bangui, les opérations de recensement des électeurs sur les listes électorales de l’Autorité nationale des Elections (ANE) qui ont débuté le 27 juin dernier et qui devaient s’achever le 11 juillet avaient été prolongées jusqu’au samedi 18 juillet 2015.

 Le favori de la présidentielle Martin Ziguélé s’est fait recenser
 Le favori de la présidentielle Martin Ziguélé s’est fait recenser

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 14:14

 

 

 

http://rjdh.org   Par Naïm-Kaélin Zamane le 17 juillet 2015

 

Ils ont traversé tôt le matin du jeudi 16 juillet 2015, la rivière Nana, située à 2km de Gbangoro Kota dans la Sous-Préfecture de Markounda pour gagner le territoire centrafricain. La population de la localité attaquée assimile ces hommes armés aux soldats de l’armée régulière tchadienne. Une incursion qui a fait un mort et occasionné d’énormes dégâts matériels.

 

« Nous avons été réveillés par des coups de feu à 05h 08 mn précise. Les assaillants ont traversé la rivière Nana, la frontière naturelle entre la République Centrafricaine et le territoire tchadien. Ils portent des tenues et des brassards de l’armée tchadienne », a raconté un habitant de Gbangoro Kota, village situé à 10 km de Markounda.

 

Une source indépendante évoque le bilan de l’attaque qui se chiffrerait à un mort et des biens emportés. « Arrivés dans le village, les hommes armés se sont livrés à des tirs à l’armée lourde et légère. Prise de peur la population s’est refugiée dans la brousse. Un mal voyant qui tentait de s’enfuir a été abattu. Plusieurs biens ont été emportés dont deux bœufs du village. Mais les mammifères échapperont à leurs ravisseurs et retrouveront le village », a-t-elle indiqué

 

Contactées depuis Markounda où une partie de la population a trouvé refuge, les autorités administratives et religieuses affirment « avoir diligenté une mission à Gbangoro dans la même journée pour constater les faits. Le calme est revenu peu après le retrait des malfrats. La ville reste toutefois desserte ».

 

D’autres sources parlent de la visite des casques bleus de la Minusca à Gbangoro entre 7h et 8h du matin. Les soldats onusiens se seraient retirés quelque temps plus tard précisément à 09h de la matinée du 16 juillet. Information qui n’est pas confirmée par la Minusca. Son porte-parole, Hamadoun Touré a répondu au RJDH que « que la Minusca n’est pas en mesure de confirmer l’information ».

 

Lors d’une mission menée à Moyenne Sido la semaine dernière par l’équipe du RJDH, le général de l’ex-Séléka, Mahamat Amath Ali-Issène alias Alkatim indiquait que « des rumeurs d’attaque des hommes armés du coté tchadien de connivence avec un groupe armé de Centrafrique circulaient dans la région ». Ce général dirige les soldats de l’ancienne coalition Séléka qui occupent les zones de Kaga-Bandoro, Markounda et Moyenne Sido.

 

De fréquentes incursions d’hommes armés venus du Tchad sont rapportées ces deniers temps. La dernière remonte au mois d’Avril 2015.

Une incursion d’hommes armés signalée à la frontière tchado-centrafricaine

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 13:31
L'Aid el Fitr à Bangui en images (mosquée centrale du PK 5)
L'Aid el Fitr à Bangui en images (mosquée centrale du PK 5)
L'Aid el Fitr à Bangui en images (mosquée centrale du PK 5)
L'Aid el Fitr à Bangui en images (mosquée centrale du PK 5)
L'Aid el Fitr à Bangui en images (mosquée centrale du PK 5)
L'Aid el Fitr à Bangui en images (mosquée centrale du PK 5)
L'Aid el Fitr à Bangui en images (mosquée centrale du PK 5)

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