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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 23:48
L’Assemblée nationale  a adopté le projet de révision du code électoral soumis par le gouvernement

 

L’Assemblée nationale  a adopté le projet de révision du code électoral soumis par le gouvernement

 

Bangui, mercredi 23 septembre 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ). Après des jours de débats enflammés, le très controversé projet de la modification partielle de la loi électorale qui vise à comprimer le délai du processus électoral en cours a été adopté à l’Assemblée nationale ce mercredi par 88 voix contre 12. Ce projet divise profondément le parlement, et de nombreux députés se sont affranchis des consignes de leur état-major.

Le projet controversé de la révision partielle du code électoral vient d’être adopté par le parlement ce mercredi 23 septembre 2020.

Pour un total de 92 votants, les députés ont été majoritairement favorables à ce projet du gouvernement qui vise à réduire le délai de convocation du corps électoral  de 90 jours à 45, ceci pour permettre à l’Autorité Nationale des Elections de poursuivre ses opérations d’enrôlement jusqu’au 08 octobre afin que le chef de l’État puisse convoquer le corps électoral au plus tard le 25 octobre 2020, conformément à la nouvelle disposition de la loi électorale, dans son article 33  votée par l’Assemblée nationale ce mercredi.

Notons qu’avant le vote des députés, une vingtaine de députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle pour protester contre le mode du scrutin adopté  pour le vote.

Gisèle MOLOMA

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 23:41
PROGRAMME DES OBSEQUES DE MME DELPHINE BABA NEE BANGUE BATA
PROGRAMME DES OBSEQUES DE MME DELPHINE BABA NEE BANGUE BATA
PROGRAMME DES OBSEQUES DE MME DELPHINE BABA NEE BANGUE BATA
PROGRAMME DES OBSEQUES DE MME DELPHINE BABA NEE BANGUE BATA

 

OBSEQUES DE MME DELPHINE BABA NEE BANGUE BATA

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 23:27
RCA : le G5 soutient le processus électoral en cours
RCA : le G5 soutient le processus électoral en cours
RCA : le G5 soutient le processus électoral en cours
RCA : le G5 soutient le processus électoral en cours

 

 

latribune.fr 22.09.2020 à 17h54 

Le G5 qui comprend notamment l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, la France et l’UE, aiderait la RCA a réalisé des élections transparentes, crédibles et acceptées par toutes les parties.

Le G5, un groupe d’Etats et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine (RCA), est déterminé à soutenir le processus électoral en cours en RCA, a affirmé lundi Lizbeth Cullity, cheffe adjointe de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA).

Les partenaires de la RCA ont chacun un mandat qui détermine leurs interventions. Pour le cas spécifique de la MINUSCA, elle va, dans les prochains jours, favoriser l’enrôlement des électeurs de 71 centres dans l’ouest du pays, confrontés à l’insécurité, a indiqué Cullity, à l’issue d’une audience ce lundi avec le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

Le chef de l’Etat centrafricain fait confiance aux partenaires internationaux quant à l’accompagnement du processus électoral pour les prochaines présidentielle et législatives, a fait remarquer Cullity.

En raison de quelques difficultés pratiques pour achever l’enrôlement des électeurs, le gouvernement centrafricain a soumis au parlement la possibilité de revoir certaines dispositions de la loi électorale, pour qu’un décalage envisageable soit constitutionnellement tolérable.

Les membres G5 souhaitent que les élections soient transparentes, crédibles et acceptées par toutes les parties, a indiqué Cullity. Selon le dernier calendrier électoral, le premier tour des prochaines élections centrafricaines se tiendra le 27 décembre prochain.

Le G5 comprend les Etats-Unis, la France, la Russie, l’Union européenne, l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Banque mondiale, et la MINUSCA.

 

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 23:18
Le Président Touadera inaugure l'annexe du Ministère des Finances
Le Président Touadera inaugure l'annexe du Ministère des Finances
Le Président Touadera inaugure l'annexe du Ministère des Finances

 

LE PRESIDENT FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA INAUGURE LE BATIMENT ANNEXE DU MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET 

 

La cérémonie d’inauguration du bâtiment annexe du cabinet du ministre des finances et du budget, construit sur financement du budget de l’Etat, a lieu ce mercredi 23 septembre, sous le très haut patronage du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, en présence du ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra

Cet ouvrage est l’expression de la volonté politique du président de la République de faire du ministère des finances et du budget, l’outil permettant à l’Etat d’avoir les moyens de ses actions et de sa politique. Au fait, le privilège exclusif que possède le ministère des finances et du budget est de procéder au recouvrement des recettes de l’Etat, d’élaborer la loi de finances et de jouer le rôle de régulateur monétaire. Au regard de ces lourdes responsabilités, il paraît utile de créer les conditions nécessaires pour rendre optimal le rendement du personnel de ce département. « Ce bâtiment composé de 46 bureaux dont le coût est d’environ 400 millions de francs CFA, servira à améliorer le rendement du personnel; certaines directions et services qui n’avaient pas de bureaux seront installés dans cet immeuble »  a explicité le ministre Dondra.   

Il est utile de rappeler que le ministre des finances et du budget est sur un vaste chantier de construction dont l’objectif est d’accroître les ressources de l’Etat, de les sécuriser et de maîtriser les dépenses conformément à la vision du président de la République Faustin Archange Touadéra. Après l’inauguration de ce bâtiment annexe, les regards sont dorénavant tournés vers l’hôtel des impôts, le poste douanier de PK 26 dont les travaux avancent très bien et dans un futur très proche la plate-forme  douanière de Béloko.

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 23:15
Emile Gros Nakombo dénonce les manifestations organisées contre certaines personnalités politiques

 

RCA: Emile Gros-Raymond Nakombo dénonce les manifestations organisées contre certaines personnalités politiques à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 23 septembre 2020 09:26

 

Suite aux manifestations organisées ces derniers temps à Bangui contre certaines personnalités politiques, le maire de la capitale brise le silence et critique ces démarches. Le premier citoyen de la ville estime que cela est révolu et que les centrafricains, en cette période électorale, doivent cultiver la paix tout en respectant leurs prochains.

Le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui s'exprime pour recadrer, ce qu'il qualifie de dérapages vis-à-vis de certaines personnalités du pays. En effet ces derniers temps, plusieurs autorités politiques du pays ont fait l'objet de marches de contestation contre leur personnalité et ont vu leurs postes menacés. Pour lui, cette démarche est révolue et que les centrafricains doivent préserver la paix.   

A titre d'illustration, la plateforme « Galaxie 3003 », regroupant certains proches du pouvoir a manifesté le 03 septembre 2020 contre le chef de file de l'opposition Anicet Georges Dologuélé, qu’elle accuse d’avoir traité les Centrafricains de moutons dans une interview radio.  Face à cette affirmation et aux défis de l'heure, le premier citoyen de la ville recadre les choses.

"Parler de moutons. Combien de personnes emploient des mots contournés, détournés pour dire aux gens ou à leurs enfants que vous faites comme des moutons? Faire une marche pour cela, je pense que ça ne valait pas le coup. Le président de la République ne s'inscrit pas dans ce chemin. Dologuélé est une haute personnalité politique de ce pays. On est pas prêts à aller aux élections avec ces comportements là" a affirmé Emile Gros-Raymond Nakombo, maire de la ville de Bangui.

Par ailleurs, le premier citoyen de la ville loue la rencontre entre les anciens chefs d'Etat, François Bozizé et Michel Djotodia et jette des fleurs au président de la République qui selon lui, depuis son accession au pouvoir, s'inscrit dans la recherche de la paix. Pour lui, la vraie paix ne peut que se faire dans le cadre d'une entente.

"Je pense que s'il y a quelqu'un, à qui il faut jeter les fleurs, c'est à son excellence le Pr Faustin-Archange Touadéra qui, depuis son élection, s'est inscrit dans la recherche de cette paix. Le président de la République a bien voulu que ça se passe comme ça. C'est à lui qu'on devait plutôt jeter des fleurs puis aux deux qui sont des anciens chefs d'Etat, que nous respectons bien et que nous devons respecter" a renchéri M. Nakombo. 

En 2018,  l'ancien ministre des Affaires étrangères, Charles Armel Doubane a été contraint à la démission suite à une série de manifestations de certains jeunes pro-pouvoirs. Selon nos informations, après la marche de la plateforme Galaxie 3003 contre Anicet Georges Dologuélé, le ministre de la Communication, Ange Maxime Kazagui, est également dans le viseur de ces protestataires.

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 23:12
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION  

 

LE SECRETAIRE GENERAL EVOQUE L’ACCORD DE PAIX ET LE DIALOGUE NATIONAL EN RCA DANS SON DISCOURS A L’ASSEMBLEE GENERALE  

 

Bangui, le 23 septembre 2020 – Dans son discours à l’ouverture du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies, mardi à New York, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a évoqué l’impact de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) ainsi que l’appui de la MINUSCA et de la communauté internationale à sa mise en œuvre et au processus électoral dans le pays, a indiqué mercredi la mission onusienne.  

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a cité l’extrait du discours du Secrétaire général dans lequel il souligne qu’en « République centrafricaine l’accord de paix conclu l’année dernière a permis de réduire considérablement la violence. Sous les auspices de la mission de maintien de la paix des Nations Unies – et avec le soutien de la communauté internationale – le dialogue national se poursuit pour permettre le bon déroulement des prochaines élections et l’application de l’accord de paix ».  

 

Le processus électoral en cours en RCA a dominé le briefing du mercredi au cours duquel le porte-parole a fait part de la participation des représentantes spéciales adjointes du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Lizbeth Cullity et Denise Brown, au nom de la MINUSCA, à la rencontre entre le G5 et le Chef de l'Etat centrafricain. Il a rappelé le mandat électoral de la Mission, conformément à la résolution 2499 du Conseil de sécurité des Nations Unies, « d’aider les autorités centrafricaines à préparer et à organiser des élections présidentielle, législatives et locales pacifiques en 2020 et 2021 en leur offrant ses bons offices, en leur fournissant un appui en matière de sécurité et un soutien opérationnel, logistique et technique, en particulier de manière à faciliter l’accès aux zones reculées, et en coordonnant l’assistance électorale internationale ».  

 

« Les bons offices du Représentant spécial du Secrétaire général à travers des rencontres avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral, visent à encourager le dialogue pour un processus électoral inclusif, libre et transparent, et dans le respect des délais légaux et constitutionnels. La position de la MINUSCA est identique à celle du G5 dont elle est membre », a-t-il précisé. Par rapport à la sécurisation des élections, le porte-parole ainsi que son homologue de la Force, Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye, ont évoqué les mesures prises par la Force, en coordination avec les FACA, notamment dans le nord-ouest de la RCA et la Ouaka qui ont permis le fonctionnement de plus de 60 centres d’inscription des électeurs sur la centaine de centres restés fermés en raison de l’insécurité causée par le 3R et l’UPC.  

 

Par ailleurs, la MINUSCA dénonce « les insultes, discours de haine et dénigrement de son personnel tout en réaffirmant son engagement à exécuter son mandat de manière impartiale », notamment le soutien aux autorités centrafricaines dans la préparation et l’organisation des élections de 2020, a souligné le porte-parole.  

 

De son côté, le porte-parole de la Force, Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye a précisé que face à la poursuite des attaques par le 3R, une nouvelle stratégie plus adaptée est en place pour éviter toute escalade. Il a précisé que l’opération A La Londo, menée conjointement par la MINUSCA et les FACA contre le 3R a atteint des objectifs. « La Force continue d’assurer son mandat de protection des populations civiles à travers de robustes patrouilles. La semaine dernière, les casques bleus ont mené 2731 patrouilles dont 728 nocturnes en RCA dont certaines avec les militaires centrafricains », a-t-il ajouté.  

 

Pour sa part, la porte-parole de la Police de la MINUSCA, Capitaine Mazalo Agba, a annoncé l’arrivée à Bangui du nouveau Chef adjoint de la composante police de la MINUSCA, le Commissaire divisionnaire Garba Habi, du Niger. « Il apporte avec lui 32 années d’expérience en matière de police notamment des opérations de paix », selon la porte-parole qui a également annoncé l’arrivée à Bouar le 18 septembre dernier, de l’unité de police constituée du Cameroun. « Le processus de rotation des effectifs, suspendu en raison de COVID-19, a repris », a-t-elle conclu.  

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 23:04
DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,  CHEF DE L’ETAT   A Mongoumba
DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,  CHEF DE L’ETAT   A Mongoumba

 

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,  CHEF DE L’ETAT L’OCCASION DE L’INAUGURATION DES INFASTRUCTURES A MONGOUMBA

 

MONGOUMBA, 19 SEPTEMBRE 2020

 

- Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

- Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

- Monsieur le Ministre Résident de la Lobaye ;

- Madame et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

- Monsieur le Représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés ;

- Monsieur le Préfet de la Lobaye ;

- Messieurs les Députés; 

- Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de MONGOUMBA ;

- Distingués invités ;

- Mesdames et Messieurs ;

- Chères Populations de MONGOUMBA, BATALIMO, BOSSARANGBA et ZINGA ;

Je voudrais, en mon nom personnel et à celui de la délégation qui m’accompagne, saluer et remercier chaleureusement les populations de MONGOUMBA et de toutes les localités environnantes pour leur accueil enthousiaste et leur hospitalité généreuse.

Je salue et remercie les autorités administratives, judiciaires, politiques et religieuses locales ainsi que les Notables, les femmes et les jeunes pour leurs contributions quotidiennes au retour de la paix et de la cohésion sociale dans la Sous-préfecture de MONGOUMBA.

Votre présence massive témoigne de votre indéfectible soutien à mon action à la tête de l’Etat et du grand intérêt que vous accordez aux projets qui nous rassemblent ce jour.

Vous pouvez noter que notre rencontre de ce jour est une marque d’intérêt que j’attache personnellement à la situation socio-économique préoccupante de toute la population de la Lobaye et plus particulièrement celle de MONGOUMBA. 

Les préoccupations exprimées par le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de MONGOUMBA sont toutes légitimes et méritent une attention particulière du Gouvernement.

D’ores et déjà, je puis vous assurer que le Gouvernement travaille, avec l’appui de nos partenaires, à apporter des solutions globales et durables à ces défis qui se posent à toutes les régions du pays.

Vaillantes populations de MONGOUMBA, BATALIMO, BOSSARANGBA, IKOUMBA, GOUGA et ZINGA ;

Après MBAÏKI et PISSA, j’éprouve une immense joie de me retrouver aujourd’hui parmi vous, à MONGOUMBA, à l’occasion de la cérémonie d’inauguration des infrastructures socio-économiques.

C’est dire l’importance que j’accorde au développement de la  Préfecture de la Lobaye qui a tant donné à la République Centrafricaine, mais qui demeure malheureusement pauvre, quoique disposant d’énorme potentiel socio-économique.

Ma présence aujourd’hui à MONGOUMBA a plusieurs significations.

Je suis venu à MONGOUMBA pour vous témoigner toute ma reconnaissance pour la confiance que vous m’avez toujours faite et votre soutien à mon action à la tête de l’Etat.

Je suis aujourd’hui à MONGOUMBA pour vous témoigner tout l’intérêt que je porte à la Préfecture de la LOBAYE et, surtout, à la restauration de l’autorité de l’Etat dans cette partie de notre pays.

Je suis venu à MONGOUMBA pour inaugurer les infrastructures réalisées par le Gouvernement et nos partenaires au profit de la population de cette Sous-préfecture.

Je suis ici pour inaugurer une nouvelle ère, un nouveau contrat social avec la population de MONGOUMBA et de la Lobaye en général.

Nous devons tourner la page sombre de l’histoire de notre pays et nous engager résolument dans la voie du dialogue, gage d’un retour définitif de la paix et de la sécurité. 

Pour ce faire, j’exhorte la population de MONGOUMBA à bannir la haine, la division, le tribalisme, le régionalisme et à se mettre ensemble pour relever les défis qui se posent à cette localité. 

Je veux que la Ville de MONGOUMBA, jadis appelée « le beau grenier de la Lobaye », voire de Bangui, retrouve son lustre d’antan.

Mon ambition, est de faire de la ville de MONGOUMBA un modèle de pôle de développement de notre pays. 

En effet, de par sa position stratégique, ville carrefour d’échanges économiques entre la République Centrafricaine, notre pays, les deux Congo, le Cameroun, le Tchad et les deux Soudan, la Sous-préfecture de MONGOUMBA a tous les atouts pour se relever.

En plus du tourisme qui peut se développer rapidement du fait de sa position de ville portuaire, la Sous-préfecture de MONGOUMBA dispose d’un sol d’une fertilité exceptionnelle, favorable à la plantation de caféiers, de bananiers, des arbres fruitiers et même des légumes, pour la consommation locale. 

Il est impensable que la ville de MONGOUMBA, disposant de tous ces atouts, manque de produits de première nécessité.

Mes Chers Compatriotes ;

Je viens de mentionner que l’une des raisons de ma visite aujourd’hui à MONGOUMBA est d’inaugurer les infrastructures réalisées par le Gouvernement et nos partenaires, notamment le HCR, au profit de la population de cette Sous-préfecture.

Comme vous le savez, l’une de mes priorités est de redonner au peuple centrafricain sa dignité, après les multiples crises militaro-politiques qu’a connues notre pays. 

De milliers de Centrafricains étaient devenus des déplacés sur leur propre sol ou des réfugiés vivant dans des camps de fortune à l’intérieur et en dehors de leur mère patrie.

Cette situation m’a amené à instruire le Gouvernement de procéder, sur la base d’une feuille de route, au rapatriement de ces compatriotes.

Ainsi, la ville de MONGOUMBA a été choisie comme ville pilote pour recevoir ces concitoyens qui avaient fui les conflits pour se réfugier dans les pays voisins.

Cependant, avant le retour de ces compatriotes, il était nécessaire et urgent de construire ou réhabiliter les infrastructures de base qui étaient en état de vétusté ou encore détruites ou pillées.

Aujourd’hui, je suis à MONGOUMBA pour présider la cérémonie d’inauguration de ces différentes réalisations financées par le Gouvernement et nos partenaires internationaux au rang desquels le Haut-Commissariat pour les Réfugiés qui fait un travail remarquable au sein de nos populations déplacées ou réfugiées.

Je tiens à rappeler ici que la reconstruction d’un pays comme le nôtre impose une synergie autour des questions essentielles que sont la paix, la réconciliation nationale, la sécurité et le développement. 

Toute action allant dans ce sens est à encourager car elle contribue non seulement au relèvement du pays, mais aussi tend à promouvoir le vivre ensemble et la cohésion sociale.

 Mesdames et Messieurs,

Je me réjouis de la cérémonie d’aujourd’hui consacrée à l’inauguration des différentes infrastructures réalisées au profit de la population de MONGOUMBA. 

Comme il a été rappelé ici, il s’agit de :

- la construction d’un bâtiment devant abriter les services déconcentrés du Ministère des Finances et du Budget ;

 

- la construction d’un poste de Police à la frontière avec le Congo, notamment dans le village de GOUGA, ceci pour le contrôle du flux migratoire, mais aussi assurer la sécurité de nos concitoyens ;

 

- la réhabilitation des bâtiments des Forces de Sécurité Intérieure ;

 

- le renforcement du bac ; 

 

- la réhabilitation de la route Mongoumba/Gouga ;

 

- l’implantation des forages à Gouga et Saba ;

 

- l’extension des lignes téléphoniques ainsi que la réhabilitation du port de Mongoumba.

 

Outre ces réalisations, nous pouvons noter, entre autres :

- la construction d’une maison des jeunes, des terrains de Basket-ball et Hand-ball ;

 

- la réhabilitation du marché de MONGOUMBA ;

 

- la construction d’un centre de formation ;

 

- la construction d’un bâtiment à IKOUMBA ;

 

- et la réhabilitation d’un centre de transit.

Au regard de ces différentes réalisations au profit de nos concitoyens de MONGOUMBA, je ne puis que remercier le HCR qui, au-delà de sa mission humanitaire, n’a jamais cessé de soutenir les actions du Gouvernement dans l’amélioration des conditions de vie de la population.

Chères populations de MONGOUMBA,

Je voudrais vous exprimer mon encouragement pour votre hospitalité légendaire qui s’est toujours manifestée dans les moments difficiles.

En 2010, vous aviez accueilli les réfugiés de la République Démocratique du Congo. Après la crise, vous avez facilité le retour de 10 000 compatriotes en provenance de nos deux pays frères Congo.

Je vous remercie et vous exhorte à vous approprier tous ces biens qui sont désormais votre patrimoine et d’en faire bon usage. 

Mes Chers Compatriotes ;

L’opportunité qui m’est offerte me permet de me réjouir de ce que nous avons pu réaliser ensemble en peu de temps, en dépit de la persistance de l’insécurité sur certaines parties du territoire et de l’adversité.

A titre d’exemples, je voudrais vous informer qu’au cours du mandat que vous m’avez confié, nous avons reconstruit nos Forces de défense et de sécurité, en procédant chaque année aux recrutements des jeunes dans l’Armée, la Gendarmerie et la Police et ce sur l’ensemble du territoire.

Aujourd’hui, vous pouvez être fiers de disposer des forces de défense et de sécurité républicaines, professionnelles, pluriethniques et apolitiques, déployées sur une grande partie du territoire.

En même temps, nous avons relancé l’économie nationale, ce qui nous a permis de payer les arriérés de salaires, de bourses, de pensions, de dettes intérieures des années 2000, 2001, 2002 et du premier trimestre de l’année 2003, ainsi que les arriérés de coton.

Pendant cette période, nous avons lutté contre le chômage endémique des jeunes en procédant chaque année à l’intégration de nos jeunes diplômés dans la fonction publique, et aux recrutements d’autres dans les entreprises et établissements publics.

Nous avons déployé les fonctionnaires et agents de l’Etat dans toutes les Préfectures et Sous-préfectures du pays et amorcé le relèvement de notre pays.

Je dois insister sur le fait que la sécurité, la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble constituent les fondamentaux pour inverser la situation socio-économique déplorable dans laquelle nous ont entraîné les douloureux évènements que notre pays a connus. 

L’Accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 février 2019, soutenu par l’ensemble de la communauté internationale, nous donne une chance inouïe de revenir sur le bon chemin de la paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble.

Grâce à cet Accord de paix, la MINUSCA appuie les FACA dans les opérations « ALA LONDO » lancées contre le groupe 3R de SIDIKI, dans l’ Nord-Ouest du pays. Petit à petit nous allons reconquérir les pans entiers de notre territoire occupés par des groupes armés.

C’est pourquoi, je vous exhorte à résister aux vendeurs d’illusions qui se constituent en détracteurs de cet Accord sans faire des propositions concrètes et idoines de sortie de crise. 

Mes Chers Compatriotes ;

J’ai été informé de manque d’infrastructures scolaires et du taux très élevé de la déperdition scolaire à MONGOUMBA. 

Je voudrais dire ici aux parents que l’école est une obligation pour tous les enfants de Centrafrique. 

Le Gouvernement est conscient des difficultés qu’éprouvent les enfants qui sont contraints de quitter les localités éloignées comme IKOUMBE et GOUGA pour le lycée de MBAÏKI, très éloigné, favorisant ainsi la déperdition scolaire. 

Il était donc judicieux d’ériger le Collège de MONGOUMBA en Lycée, ce qui fut fait l’année dernière. Le Gouvernement prendra des dispositions pour que des enseignants qualifiés soient affectés ici pour un meilleur encadrement de nos enfants.

Préoccupé par la santé de la population, j’ai institué les 10 domaines d’impulsion présidentielle pour accélérer la marche vers la couverture santé universelle, avec un accent particulier sur la réduction accélérée de la mortalité maternelle et infantile. 

C’est dans ce cadre que j’ai pris le décret portant gratuité des soins aux femmes enceintes, allaitantes, aux victimes des violences basées sur le genre et aux enfants de moins de 5 ans. 

Cette mesure est déjà opérationnelle dans plusieurs localités et sera graduellement appliquée sur toute l’étendue du territoire.

C’est dans cette dynamique que j’ai le plaisir d’annoncer que toutes les femmes enceintes, les femmes allaitantes, les victimes de violences basées sur le genre ainsi que les enfants de moins de 5 ans de la Lobaye et plus particulièrement de MONGOUMBA bénéficieront de la gratuité des soins, à compter de ce jour.

Il m’est opportun de rappeler que nous sommes toujours exposés à la menace de la pandémie à COVID-19. 

A cela, s’ajoute la menace de l’épidémie de la Maladie à Virus EBOLA qui sévit depuis quelques semaines dans la localité de Mbandaka, dans la Région de l’Equateur de la République Démocratique du Congo. 

Du fait de sa position frontalière, de l’écologie et du mode de vie de la majorité de la population, la Sous-préfecture de MONGOUMBA présente un risque élevé pour ces deux maladies.

C’est pourquoi, j’exhorte la vaillante population de MONGOUMBA à l’application rigoureuse des mesures barrières contre la COVID-19 et la Maladie à Virus Ebola et de coopérer avec les autorités sanitaires pour le dépistage précoce, la prise en charge et la prévention de ces maladies. 

Je saisis également cette opportunité pour annoncer le lancement de la distribution gratuite des masques ainsi que la campagne contre l’épidémie de la Maladie à virus Ebola pour la préfecture de la Lobaye.

Chères Populations de MONGOUMBA ;

Aujourd’hui comme hier, je suis déterminé à reconstruire, avec vous, notre pays meurtri par des crises récurrentes. 

Je veux bâtir, avec vous, un pays stable, prospère, débarrassé du tribalisme, du régionalisme, du népotisme et de la mauvaise gouvernance qui freine son développement.

J’ai le devoir de vous rappeler que l’un des défis auxquels notre pays va faire face dans les prochains mois est l’organisation des élections groupées du 27 décembre 2020. 

Votre voix compte et vous devez l’utiliser pour barrer la route aux marchands d’illusions, en choisissant des dirigeants dignes de votre confiance. 

Nous travaillons pour que ces élections soient libres, démocratiques et transparentes en vue de garantir la paix et la stabilité dans notre pays.

Malheureusement, vous avez suivi que depuis le lancement du processus électoral, certains leaders politiques, regroupés au sein de la COD 2020, ne veulent pas aller aux élections et utilisent tous les artifices pour empêcher le peuple de choisir librement ses dirigeants.

Notre Constitution énonce de manière péremptoire que les institutions éligibles, chargées de diriger l’Etat, tiennent leurs pouvoirs du peuple par voie d’élections, au suffrage universel direct ou indirect.

Elle nous enseigne que le suffrage universel est la seule source de la légitimité  du pouvoir politique.

L’usurpation de la souveraineté du peuple par tout autre procédé non démocratique constitue, selon la Constitution, un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain.

Mon rôle et mon devoir de garant de la Constitution et du fonctionnement régulier des institutions est de respecter et de faire respecter les institutions qui sont l’émanation de la volonté du peuple exprimée à travers la Constitution.

Le peuple centrafricain a souverainement décidé de confier l’organisation de toutes les élections à l’A.N.E et, à la Cour Constitutionnelle, le pouvoir de juger de la régularité desdites élections.

Seules ces institutions peuvent nous dire si les élections doivent être reportées ou pas et nous indiquer la voie à suivre pour éviter de replonger le pays dans le chaos.

La Cour Constitutionnelle a déjà tracé la voie à suivre « Si les délais constitutionnels et légaux fixant le déroulement du processus électoral ne peuvent être respectés et vont manifestement conduire à un dépassement de la date du 30 mars 2021 ».

Le moment venu, nous convoquerons la concertation nationale dans les conditions prévues par la Cour Constitutionnelle.

Je tiens à préciser qu’en l’état actuel de la mise en œuvre du processus, il n’y a pas de glissement du calendrier électoral, en ce sens que le réajustement sollicité par l’A.N.E n’influe pas sur la date du premier tour des scrutins, fixé au 27 décembre 2020.

Nous devons nous faire confiance réciproquement et faire confiance à nos institutions. Le peuple centrafricain a trop souffert des compromissions.

 Mes Chers Compatriotes ;

En terminant mon propos, je voudrais renouveler ma gratitude à l’endroit de la population de MONGOUMBA et de nos partenaires pour leurs appuis constants aux actions que mène le Gouvernement pour le relèvement de notre pays. 

Tous, ensemble, unis et solidaires, dans la paix et la confiance mutuelle, nous pouvons relever les défis de développement de notre pays.

- Vive la population de MONGOUMBA ;

- Vive le partenariat avec le HCR ;

- Vive la République Centrafricaine.

 

Je vous remercie.

 

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 01:56
L’EMPEREUR BOKASSA VU PAR SON FILS AÎNÉ GEORGES BOKASSA

Lu pour vous

 

L’EMPEREUR BOKASSA VU PAR SON FILS AÎNÉ GEORGES BOKASSA 

 

« MA PART DE VÉRITÉ, NOTRE PART DE VÉRITÉ ».

 

MON ENTRETIEN AVEC GEORGES BOKASSA

Faire parler Georges Bokassa aujourd'hui relève de l'exploit ,les portraits, ce n'est plus sa tasse de thé, avant d'accepter cette rencontre, il a beaucoup hésité. Georges Bokassa ne propose plus les interviews, il ne se précipite plus au devant des cameras et des journalistes ; au contraire ,il les fuit comme la peste . Aujourd'hui, il est devenu avare de ses paroles et de son image. Il cultive la discrétion et préfère la pénombre, cela lui réussit d'ailleurs très bien.

Ma part de vérité, notre part vérité , il a décidé de tout dire, de sauver l'honneur de toute la famille Bokassa . Les accusations d’anthropophagie , de cannibalisme et de manducation des corps humains portées contre l’empereur Bokassa ,ont été une opération montée par les services français. 

Était-il vraiment cet ogre du Château d’Hardricourt et tyran de Bangui ?  Le prince Georges Bokassa veut rétablir la vérité aujourd’hui.  Son père fut un père aimant , un chef d’Etat aimé , il est fier de porter son patronyme et assume son passé, il est le prince Bokassa. 

Quels sont ses rapports avec la France ? Il a expliqué comment l’empereur Bokassa a été manipulé par les services secrets français, par le président Valérie Giscard d'Estaing, par Bernard Tapie et l'histoire des diamants. Il m'a parlé de la victoire de François Mitterrand , le président Mitterrand ne leur en sut jamais gré .

Il a connu tous les grands de ce monde, les chefs d’Etat africains : Houphouët Boigny ,Bongo , Eyadema ,Mobutu, Sassou etc...

Aujourd’hui, il fait passer ses ambitions personnelles derrière l'intérêt général, il tient à laver l'honneur de sa famille .

Il est très intelligent pour comprendre que sur le terrain de la justice, ils ont tout perdu : le château d’Hardricourt, le palais de Berengo -la France et la République Centrafricaine les a tout pris-, pragmatique, il s'en accommode aujourd’hui sans la moindre plainte ou la moindre nostalgie publique , il ne cherche pas à prendre sa revanche mais à sauver l’honneur et réhabiliter son père. 

Il a fait ses preuves comme ministre de la Défense à l'âge de vingt quatre ans, il tenait tête parfois à son père et Bozize, ancien chef d’état-major qui était sous ses ordres à l’époque, en leur plantant des banderilles ; cela avait littéralement empoisonné pendant un moment sa relation avec son père.

L’homme est séduisant, raffiné, très cultivé, il a de l’esprit et adore les formules. Il a un solide compétence en économie et un talent avéré de négociateur, il est aujourd’hui, Vice-président de Steelsons, société américaine .

Derrière sa courtoisie inaltérable, qu'il s'agisse de sa façon de s'exprimer et de se comporter , se cache aussi un esprit rebelle.

Il est né à Brazzaville ,d’une mère cabindaise, Marguerite Boanga Greene, le Cabinda est une aberration géographique et politique-une enclave coincée entre les deux Congo, celui de Brazzaville et celui de Kinshasa, mais faisant partie intégrante de l’Angola-, qui regorge beaucoup de pétrole. 

Il a 67 ans et père de 7 beaux enfants. Il a été tour à tour, Directeur général, Conseiller économique à la présidence de la République, Ministre d’Etat chargé de la défense nationale , Administrateur de société en Côte d’Ivoire, Consultant pour différentes sociétés américaines à Houston (USA), Membre du conseil d’administration et vice-président de la société Agro Trading Usa etc...

Licencié en math-physique, Georges Bokassa a été formé à la banque du Commonwealth à Détroit aux USA et à l’ingénierie et aux opérations boursière à Genève.

Un témoignage très intéressant, plein d’anecdotes, le prince parle du règne , de la grandeur et de la décadence de ce grand monsieur qui fut son père. 

 

Jeanclaude Mass Mombong

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 01:42
Union Africaine, le bilan globalement positif de Moussa Faki Mahamat
Union Africaine, le bilan globalement positif de Moussa Faki Mahamat
Union Africaine, le bilan globalement positif de Moussa Faki Mahamat
Union Africaine, le bilan globalement positif de Moussa Faki Mahamat

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Union Africaine, le bilan globalement positif de Moussa Faki Mahamat

 

https://mondafrique.com  By La rédaction de Mondafrique  -19 septembre 2020

 

En janvier 2021, l’actuel président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat (60 ans) devrait être réélu pour un nouveau mandat de quatre ans (2021-2024) avec le soutien constant du Tchad et du Rwanda.

L’absence de suspens au sein de l’Union Africaine est due à son bilan plutôt positif mais également à la forte implication du Maréchal Idriss Deby Itno, relayée par la très influente diplomatie tchadienne. 

Une élection sans passion

A Addis-Abeba, siège de l’Union africaine, les premiers échanges diplomatiques ont commencé, sans les habituelles passe d’armes préfigurant l’élection du président de la Commission de l’Union africaine. Les diplomates accrédités près de l’Union africaine se rappellent les difficultés pour trouver un successeur à la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma. En janvier 2017, il avait fallu pas moins de sept tours de scrutin pour que Moussa Faki Mahamat puisse être élu par le Conseil exécutif, regroupant les ministres des affaires étrangères, et être ensuite officiellement  nommé par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement.

En janvier 2021, Moussa Faki Mahamat a toutes les chances de se succéder à lui-même, ce qui serait une grande première pour un président de la Commission dont aucun de ses prédécesseurs n’avait pu accomplir plus d’un mandat.

Si quelques velléités s’étaient manifestées, afin de présenter un candidat d’un pays anglophone, surtout pour prendre date pour 2024, Moussa Faki Mahamat se trouve aujourd’hui sans challenger. Il est vrai que son bilan peut être dissuasif.

Un bilan interne plutôt positif

En dehors des habituelles questions de gestion financière, qui n’épargnent aucun membre de l’Union africaine, la gouvernance du président sortant recueille plutôt des satisfécits. Son mandat de quatre années a été marqué par son tandem avec le président Paul Kagame qui avait été mandaté, en 2016, pour réformer l’Union africaine. L’année de la présidence de l’Union africaine par Paul Kagame (2018-2019) aura permis à Moussa Faki Mahamat de montrer sa grande proximité avec le président rwandais et sa forte implication pour mettre en œuvre le plan de réforme portant, à la fois, sur le fonctionnement de la Commission pour accroître son efficacité et le financement pour développer l’autonomisation de l’Union africaine par rapport à l’aide extérieure.

La réduction des structures internes de la Commission, la mise en place de la taxe de 0,2 % sur les importations des Etats membres, la rationalisation du travail au sein de l’organisation et la mise en œuvre de la Zone de Libre Échange Continentale ont été lancées, sans être encore totalement opérationnelles en raison du protectionnisme de certains grands États comme le Nigeria, l’Afrique du sud et l’Égypte.

Néanmoins, Moussa Faki Mahamat a fait preuve de leadership et d’une réelle volonté de changement pour que l’Union africaine puisse faire face aux défis environnementaux, sanitaires, économiques, politiques et de lutte contre le terrorisme. Beaucoup de chefs d’État, lui en sont gré et appliqueront le principe qu’ « on ne change pas de capitaine, en pleine tempête ».

Un bilan externe contrasté 

Il est incontestable que Moussa Faki Mahamat a revalorisé l’image de l’Union africaine. Par ses réseaux, cultivés notamment lors de ses fonctions jadis près de Idriss Deby Itno, le président de la Commission a replacé l’Union africaine sur l’échiquier mondial, notamment avec le G7, l’Union européenne, les États-Unis d’Amérique, l’Organisation de la coopération islamique, tout en préservant des relations de confiance avec la Chine et la Russie.

Même si l’ONU y conserve le principal rôle de médiation, au Sahara Occidental et en Libye, l’Union africaine s’impose, chaque jour davantage, comme étant incontournable pour trouver une sortie de crise. Moussa Faki Mahamat, avec son fidèle et expérimenté conseiller spécial pour la stratégie, le diplomate mauritanien Mohamed El Hacen ould Lebatt, ont gagné la confiance sur les principaux théâtres de crise en Afrique et ont réussi à faire admettre que  » l’ Afrique doit appartenir aux Africains ». 

L’Union africaine de Moussa Faki Mahamat peut s’enorgueillir de résolution de crises, avec un partenariat de l’ONU, comme celle du Soudan après la chute d’Omar Al- Bechir qui annonçait l’Accord de paix de Juba du 31 août 2020 pour les régions du Darfour, du Kordofan du sud et du Nil bleu. Des négociations discrètes lui ont également permis de résoudre des tensions nationales comme par exemple au Gabon et en RDC sous Joseph Kabila.

En revanche, la commission Paix et sécurité, présidée par l’Algérien Smaïl Chergui, ne pourra pas se féliciter d’avoir été l’architecte du contestable Accord de Khartoum, signé à Bangui le 6 février 2019, validé par la communauté internationale. Ce pacte de non-agression, entre le président Touadera et quatorze chefs rebelles dont des ressortissants étrangers, a sciemment écarté les forces politiques républicaines, la société civile et la plateforme religieuse de la Centrafrique. Le slogan » La Centrafrique doit appartenir aux Centrafricains » pourrait bien être retourné à Moussa Faki Mahamat. Comment faire la paix sans le peuple ?

De même, le président de la Commission s’est laissé imprudemment entrainé par Paul Kagame, pour refuser, dans un premier temps, les résultats de l’élection de Felix Tshisekedi et même d’exiger un recomptage des voix. Ce couac retentissant restera comme une tâche indélébile dans le bilan de Moussa Faki Mahamat. A l’ avenir, il lui faudra davantage être moins  » supersonique » et plus respectueux de la volonté d’un peuple en révolte, comme au Mali, où les réflexes pavloviens condamnant tout coup d’Etat et exigeant des sanctions continueront d’accréditer le reproche fait à l’Union africaine d’être un  » club de chefs d’Etat ».

Une élection de maréchal 

Moussa Faki Mahamat pourra très probablement se féliciter d’avoir rapidement obtenu les 36 voix sur 54, nécessaire pour être élu et les médias de reconnaître  » une élection de maréchal ». Moussa Faki Mahamat pourra aussi être reconnaissant envers le Maréchal Idriss Deby Itno qui n’a pas ménagé sa peine auprès de nombreux chefs d’État et du gouvernement du continent. Ont particulièrement été approchés les chefs d’Etat du G5 Sahel où le Tchad joue un rôle essentiel, les chefs d’État de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) et plusieurs chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC). La Communauté économique  des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été sensibilisée par le président Issoufou du Niger, qui en exerçait la présidence jusqu’au 7 septembre 2020, et le président Buhari du Nigeria qui, tous deux,  apprécient le soutien militaire tchadien dans la lutte contre les djihadistes et Boko haram.

Le président tchadien a également fait quelques gestes en abandonnant sans contrepartie l’important poste de Secrétaire général de la CEEAC et en retirant la candidature d’un Tchadien pour l’élection du directeur général de l’ASECNA. De leur côté, le président Paul Kagame et l’actuel président en exercice de l’Union africaine, le Sud-africain Cyril Ramaphosa, ne manqueront pas de soutenir Moussa Faki Mahamat, tout en préconisant des changements à la tête des commissions thématiques, notamment à la commission Paix et Sécurité, qu’ambitionne le Nigeria. 

Avec les conséquences encore inconnues de la pandémie du Covid-19, la montée du terrorisme islamique transfrontière au Sahel, autour du Lac Tchad, dans l’ex Somalie, au Mozambique, la crise économique et financière qui atteint désormais les États qui n’étaient pas fragiles, les dérèglements climatiques qui frappent de plus en plus durement toutes les régions africaines, le délitement de l’État-Nation et le déclin du multilatéralisme, nul doute que le président de la Commission aura fort à faire, alors que l’ONU et les grandes Puissances accordent un regain d’intérêt à l’Union africaine pour la paix et la sécurité sur le continent.

 

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 01:29
Les Eglises évangéliques, porte d’entrée de Trump en Afrique centrale

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Les Eglises évangéliques, porte d’entrée de Trump en Afrique centrale

 

https://mondafrique.com/ By La rédaction de Mondafrique -15 septembre 2020

 

Aux Etats-Unis d’Amérique, le président Trump et son Administration s’appuient ouvertement et sans retenue sur les Églises évangéliques, notamment Pentecôtistes, qui lui fournissent d’importants bataillons d’électeurs. et représentent un accès privilégié vers l’Afrique centrale

Cet électorat populaire, sensible aux discours primaires et plutôt défavorisé par la nouvelle économie, se réfugie avec une foi inébranlable dans un christianisme de combat contre les  » forces du mal ». Parmi ces chrétiens fondamentalistes, il y a de nombreux Afro–Américains, généralement originaires d’Afrique centrale, dont la ferveur est popularisée par les Gospels et les sermons interminables de pasteurs qui électrisent les foules de fidèles. Le président Trump a vite saisi tout l’avantage qu’il pourrait tirer en Afrique de ce renouveau religieux messianique.

L’ intérêt de la diplomatie américaine 

 La diplomatie américaine encourage l’osmose entre ces Églises évangéliques américaines et leurs homologues africaines pour en faire un vecteur de leur politique d’influence dans certains pays où l’État est en décomposition et où les populations sont de plus en plus laissées à elles-mêmes, comme en RDC, au Burundi, au Congo, au Gabon et surtout en Centrafrique.

En ces terres, où le christianisme s’est développé sur un fond d’animisme ambiant, l’islam n’irradie pas la société comme en Afrique de l’ouest. Le Département d’État trouve donc là une carte politique bien plus efficace que les ONG internationales de défense des droits de l’homme ou de lutte contre la corruption, non seulement pour contrer les offensives économico-financières de la Chine et davantage politiques de la Russie, mais aussi pour se rapprocher de chefs d’Etat et de leur entourage qui avaient pourtant pris leur distance avec les pratiques démocratiques et l’Etat de droit. Le retour des Etats-Unis d’Amérique en Afrique centrale passe aussi par la religion.

Les atouts des Églises américaines 

Depuis plusieurs décennies, les Églises américaines pentecôtistes ont noué des liens fraternels avec les Églises dite du réveil d’Afrique. Ces Églises du courant baptiste sont en plein essor, sur les terres jadis christianisées par des pasteurs européens ou évangélisées par des missionnaires catholiques venus de l’étranger. Les  » envoyés de Dieu » de ces Églises américaines ne manquent pas de rappeler à leurs ouailles africaines qu’il était temps de consolider l’indépendance religieuse, en mettant un terme au clergé non national qui était encore trop lié à la période coloniale. L’Église catholique romaine est surtout en ligne de mire.

De surcroît, par ses prélats, l’Église catholique n’hésite pas à condamner les dérives antidémocratiques des régimes  autocratiques, ce qui est très rarement le cas des Eglises évangéliques qui se sont glissées dans cet environnement politique de plus en plus éloigné du droit et de la démocratie. Les Églises évangéliques prônent le salut personnel par la prière, le mysticisme, les exercices de contrition physique. Elles encouragent la réussite financière et l’accumulation de richesses qui est  » un don de Dieu », ce qui n’est pas pour déplaire aux prédateurs et corrompus et, en particulier, aux chefs de l’Etat qui ont vu tout l’intérêt de rejoindre ces Églises du réveil et au-delà le soutien qu’ils pourraient attendre des Églises évangéliques américaines, influentes près de l’Administration de Trump.

La religion au service de la politique

En Afrique centrale, les politiciens ont vite compris l’intérêt qu’ils pourraient avoir en devenant pasteur ou diacre d’une Église qui serait à leur dévotion. Après tant de malheurs subis, les populations s’en remettent à Dieu pour obtenir la résolution de tous leurs problèmes. On ne s’étonnera donc pas de voir de nombreux hauts fonctionnaires, de parlementaires, des ministres et même des chefs de l’État s’investir dans un christianisme aux couleurs locales pour jouer aux intercesseurs auprès de Dieu. Ce faisant, les mécontentements grandissants pourront être anesthésiés et de nouvelles sources de revenus pourront être développées. Ces Églises seront aussi un vivier électoral irremplaçable, alors que les partis politiques sont largement discrédités. 

L’exemple centrafricain

En Centrafrique, le général-président François Bozizé avait bien compris l’intérêt électoral qu’il pouvait tirer de son Église  » du christianisme céleste- Nouvelle Jérusalem » mais, contrairement à son successeur, il n’avait pas vu l’aspect international des liens évangéliques dont il aurait pu tirer avantage avec les Églises américaines. Tout en se mettant sous la protection de la Russie et du groupe Wagner, le président Touadera a réussi à obtenir les bonnes grâces du Département d’État, par l’intermédiaire des Églises d’obédience baptiste américaines. Lui-même diacre, il participe aux offices banguissois, plein de ferveur mystique, en mettant de côté sa fonction de chef d’un Etat laïc. Il s’entoure de pasteurs qui lui servent plus ou moins d’oracles et ponctue, de plus en plus, ses discours de chef de l’Etat par des références à Dieu. A chaque séjour aux États-Unis d’Amérique, il ne manque pas de faire fructifier les liens avec l’Alliance internationale baptiste, ce qui facilite ses contacts avec le Département d’État. Lors de sa dernière tournée en Afrique, le Sous Sous-secrétaire d’État pour l’Afrique, Tibor Nagy, avait fait une escale de deux jours à Bangui afin de prodiguer des encouragements pour la tenue d’élections fin décembre 2020, sans s’appesantir sur la situation catastrophique du pays. Une nouvelle ambassadrice US a été nommée. Elle fait preuve de bonnes dispositions à l’égard du président Touadera, notamment en présidant le G5 Centrafrique, en apportant un soutien financier et technique conséquent, via l’Usaid, pour lutter contre le Covid-19 et les échéances électorales, pourtant de plus en plus improbables en 2020. La pression des Églises évangéliques américaines pour aider  » un élu de Dieu », fut-il polygame, n’est peut-être pas étrangère à ce regain d’attention du Département d’État pour un pays ou les États-Unis d’Amérique n’ont aucun intérêt.

L’absence de soutien aux positions catholiques

Dans plusieurs États, où elle est bien implantée, l’Église catholique est beaucoup moins accommodante que les Églises évangéliques dont les pasteurs sont souvent des relais du pouvoir. L’Église catholique, par son centralisme, son universalisme et par son organisation hiérarchique, avec ses prêtres répartis sur l’ensemble du territoire, ses évêques dirigeant des diocèses, ses cardinaux, directement reliés au Pape, et les nonces apostoliques, ambassadeur du Saint-Siège, constitue une sorte d’État dans l’État. Alors que les Églises évangéliques interviennent rarement  contre les pouvoirs établis, les admonestations des cardinaux et évêques  à l’égard des Chefs de l’Etat ne manquent pas.

Citons les derniers exemples : 

En RDC, les cardinaux, Laurent Monsengwo et Fridolin Ambogo étaient les plus virulents détracteurs de Joseph Kabila. Ils ont également dénoncé l’élection suspecte de Félix Tshisekedi, mais celle-ci, en revanche, fut curieusement très vite validée par les États-Unis d’Amérique.

En Côte d’Ivoire, le cardinal d’Abidjan, Jean-Pierre Kutwa n’hésita pas à faire remarquer à Alassane Drame Ouattara qu’un troisième mandat présidentiel « n’était pas nécessaire ».

Au Togo, la Conférence épiscopale du Togo a stigmatisé le manque de transparence, d’équité, de crédibilité de la quatrième réélection de Faure Gnassimgbé. L’ancien archevêque de Lome vit quasiment en liberté surveillée.

En Centrafrique, le cardinal Dieudonné Nzapalainga s’associe, de moins en moins, à la plateforme religieuse, initialement constituée avec un pasteur et un imam, pour stigmatiser les violences des groupes armés et mettre en cause l’inertie du président Touadera. Que ce soit en RDC, en Côte d’Ivoire, au Togo et en Centrafrique, on ne verra pas la diplomatie de Donald Trump soutenir ces positions de l’Église catholique.

Dans la plupart des États d’Afrique centrale avec la disparition de l’Etat de droit, l’effondrement du système scolaire, les mirages de la démocratie que constituent les élections, les crises se succédant aux crises accélérant la décomposition de l’Etat, la résilience atteint ses limites. Dans de nombreuses parties de l’Afrique, l’islam dans sa diversité apporte ses solutions. Dans les régions christianisées, la religion catholique marque le pas face aux Eglises évangéliques qui offrent une adaptabilité incontestable au contexte africain. Les Etats-Unis d’Amérique ont bien vu tous les avantages qu’ils avaient sur les autres Puissances pour accompagner voire diriger l’essor de ces Églises du réveil.

 

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