Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 14:08

 

 

Invité Afrique

 

Pour Catherine Samba-Panza, la transition ne peut plus durer

 

Par Sonia Rolley  RFI lundi 15 juin 2015

 

L’offensive diplomatique de la République centrafricaine en Afrique du Sud est une réalité : ouverture d’une ambassade à Pretoria, une journée porte ouverte pour faire le point sur la situation dans le pays et de multiples rencontres bilatérales en marge du sommet de l’Union africaine... avec la présence de ministres, de conseillers à la présidence et même de la présidente de la transition en personne. Tout ça alors que le pays est toujours suspendu des instances de l’Union africaine. Catherine Samba-Panza répond aux questions de Sonia Rolley.

 

RFI : Vous êtes venue en Afrique du Sud avec une forte délégation. Qu’attendez-vous de ce voyage ?

 

Catherine Samba-Panza : En fait, la forte délégation se justifie parce qu’il y a deux missions. Il y a une mission de journée d’information sur la République centrafricaine qui est très peu connue en Afrique du Sud ; et puis il y a une autre délégation officielle qui est venue dans le cadre du sommet de l’Union africaine. Dès mon arrivée à la tête de la transition, j’ai tenu à normaliser les relations de la République centrafricaine avec tous les pays africains. S’agissant de l’Afrique du Sud, nous avons plusieurs années de coopération suspendues à cause des événements que vous savez. J’ai tenu à ce qu’il y ait quand même une reprise de ces relations-là pour enlever toute l’ombre qu’il y avait dans ces relations. L’ambassade où nous nous trouvons aujourd’hui a été mise à la disposition de la République centrafricaine par le gouvernement sud-africain. Connaissant nos difficultés, connaissant la situation particulièrement difficile sur le plan financier de la République centrafricaine, le gouvernement sud-africain a bien voulu aménager ses locaux pour permettre à la République centrafricaine d’être dignement représentée dans son pays.

 

En Centrafrique, tout le monde attend de savoir quand auront lieu les élections. Est-ce que vous savez aujourd’hui si la transition va être prolongée ? Si oui, jusqu’à quand ? Quelle est votre limite ?

 

Je ne souhaite plus que la transition soit prolongée. Nous avons eu une première prolongation après le 15 février, une deuxième prolongation après le mois d’août. Cette fois-ci, les autorités de la transition souhaitent, mais vraiment, vivement que les élections puissent se tenir d’ici fin 2015. Il y a un chronogramme qui est en train d’être finalisé et qui sera bientôt publié. Notre volonté à nous, c’est de mettre fin à la transition à la fin de l’année.

 

Il vous manque encore de l’argent pour les élections ? De combien avez-vous besoin à l’heure actuelle ?

 

Il nous manque encore beaucoup d’argent. Dans le Basket Found [du Pacem-Programme d'Appui international au cycle électoral] où les partenaires mettent de l’argent – l’Union européenne, les Nations unies, la France, les Etats-Unis -, sur les 43 millions de dollars dont on a besoin, nous n’avons même pas eu la moitié. Nous sommes à 48% seulement et nous avons besoin de 18 millions de dollars encore. J’ai été à Bruxelles faire du plaidoyer. La moisson a été bonne sur le plan de l’humanitaire, sur le plan du développement. La moisson a été moins bonne sur le plan des élections. C’est pour cela que je continue le plaidoyer.

 

Comment vous expliquez que l’Union européenne soit encore réticente, puisqu’elle a déjà donné de l’argent, à en donner plus pour ce processus électoral ?

 

L’Union européenne a déjà beaucoup fait. L’Union européenne ne doit pas être seule à participer. Et c’est le plaidoyer que nous faisons auprès des autres partenaires techniques et financiers. Vraiment ma position, c’est de dire « vous voulez qu’on aille vite à la fin de la transition et vous ne nous donnez pas les moyens pour aller vite à la fin de la transition », quelque part il y a un problème que je ne comprends pas non plus.

 

Convaincre ainsi la communauté internationale de vous donner plus ?

 

Nous avons deux scrutins. Le premier concerne le référendum constitutionnel. La Constitution est en train d’être finalisée. Une fois que nous aurons finalisé la Constitution, nous allons organiser le référendum constitutionnel. La deuxième phase concerne les élections groupées : législatives et présidentielle. Nous avons commencé les opérations pré-électorales : la cartographie, les démembrements. Nous avons commandé le matériel de recensement. Les agents recenseurs sont en train d’être formés. Il y a des choses qui avancent, mais nous sommes quand même loin du compte financièrement.

 

Mais comment vous expliquez cette défiance ?

 

S’agit-il d’une défiance ? Vous savez que la situation financière mondiale actuelle est très difficile. La plupart des pays, même européens, ont de grandes difficultés et ont des priorités.

 

Est-ce que vous comptez vous présenter à l’issue de la transition à une fonction élective quelconque ?

 

Quand j’étais à Bruxelles dernièrement, au cours de la réunion sur la République centrafricaine, la même question m’a été posée. Et cette question m’est posée depuis 17 mois que je suis à la tête de la transition. Et je répète la même chose : quand je suis arrivée à la tête de la transition, j’ai trouvé une charte constitutionnelle qui ne permet pas aux autorités de la transition d’être candidat aux élections. Je veux respecter la Charte constitutionnelle. Et je le dis, haut et fort au micro de RFI que je ne serai pas candidate aux prochaines élections.

 

Il y a deux gros chantiers. Il y a celui des élections dont nous avons parlé. Il y a aussi celui du désarmement des groupes armés. Là aussi, il manque de l’argent. Est-ce que cet argent vous venez par exemple le chercher à l’Union africaine ?

 

C’est vrai que c’est le deuxième défi. Si nous voulons aller aux élections, il faut assurer la sécurisation du pays. Et cette sécurisation commence par le désarmement des groupes armés. Nous avons signé avec ces groupes armés un certain nombre d’accords et il y a eu des engagements. Il faut que cela soit concrétisé par des actes. Nous avons déjà quelques appuis qui ont été annoncés. Nous allons commencer par ce pré-DDR [Désarmement, démobilisation et réintégration] qui demande à peu près 8 millions de dollars. Le DDR en lui-même est lourd. Il nécessite à lui seul à peu près 67 millions de dollars. Et puis nous pensons que cette opération qui est longue à mener sera certainement entamée par les autorités qui seront légitimement mises en place. Mais en ce qui nous concerne, effectivement, nous nous battons pour ces deux défis : le pré-DDR et les élections. Nous avons espoir que nous y arriverons.

 

Il y a eu déjà des plans de désarmement en Centrafrique qui n’ont pas fonctionné. Qu’est-ce qui dans ce nouveau plan change pour assurer en fait un véritable DDR ?

 

Déjà, l’élaboration de la stratégie DDR a été un processus largement participatif qui a inclus les groupes armés, les autorités de la transition, avec une vision qui a tenu compte des erreurs du passé. Je pense que c’est déjà important d’impliquer les acteurs eux-mêmes dans l’élaboration de la vision de la stratégie du DDR. Nous avons essayé d’être un peu plus réalistes. Il est inutile de faire une stratégie DDR si on ne donne pas l’opportunité aux ex-combattants d’avoir des activités communautaires qui leur permettent de s’intégrer vraiment dans leur communauté à la base et d’avoir des revenus. On a mis un accent particulier justement sur les activités communautaires permettant d’occuper réellement les ex-combattants et puis envisager également leur intégration dans les corps en uniforme.

 

Vous y croyez à une armée nationale avec les ex-anti-balaka et les ex-Seleka ?

 

Bien sûr. Il n’y a pas de raison de désespérer. Puis il faut donner à ces jeunes qui se sont mis dans les violences des opportunités. Déjà, c’est important d’avoir cette vision. Puis le format de l’armée que nous voulons : il ne faut pas intégrer les groupes armés, les ex-combattants pour les intégrer, que ça réponde à la stratégie, renforcement du secteur de sécurité que nous avons élaboré ensemble avec l’appui de la communauté internationale.

 

Vous demandez beaucoup l’assistance de la communauté internationale. Comment développer aujourd’hui les ressources propres du pays ?

 

Les ressources proches du pays qui sont, et fiscales, douanières, et qui proviennent également de nos ressources naturelles, ont souffert de la situation de la crise. Ce sont les zones les plus riches en ressources naturelles qui sont occupées par les groupes armés qui en font un commerce illicite. Et donc l’Etat n’arrive pas, compte tenu de l’insécurité à maîtriser ces zones-là. Mais avec notre volonté de restaurer l’autorité de l’Etat, de redéployer l’administration un peu partout, nous commençons à reprendre tout doucement ces zones qui contiennent d’énormes ressources naturelles pour que nous puissions avoir également des ressources propres. Et d’ailleurs, quand on regarde les indicateurs, on se rend compte que nous arrivons à réaliser quand même pas mal d’entrées en termes de ressources propres, mais il reste encore beaucoup à faire.

 

Justement, il y a une réunion d’ici la fin du mois du processus de Kimberley (PK, initiative commune regroupant des gouvernements, l'industrie du diamant et des entités de la société civile). Votre pays espère une reprise au moins partielle de ce processus. Ça représentera combien en termes de ressources ? Et est-ce que la Centrafrique peut éternellement ne compter que sur le bois et le diamant ?

 

Non. S’agissant des ressources minières, nous nous sommes battus pour qu’il y ait une levée partielle de la sanction relative au processus de Kimberley. Et nous commençons à obtenir des assurances positives pour que dans les zones vertes, il y ait cette levée partielle des sanctions. Ça nous permettra d’exporter nos ressources et avoir ainsi donc des revenus propres. Maintenant, la République centrafricaine est un vaste pays avec beaucoup de terres arables. Nous ne pouvons pas que compter sur l’exploitation des ressources minières, pétrolières. D’ailleurs, vous avez vu la chute du cours du pétrole a apporté beaucoup de difficultés à un certain nombre de pays. Nous devons mettre l’accent sur notre or vert.

 

Au-delà de l’agriculture de subsistance ou de celles qui peuvent être faites en Centrafrique, est-ce que vous comptez sur des investisseurs sud-africains, chinois – on sait que les Chinois sont très intéressés par les terres ?

 

Tout à fait. Nous demandons aux investisseurs de revenir. Il faut sécuriser leurs investissements. On ne va pas attendre après la transition pour commencer à mobiliser. Maintenant, nous commençons déjà à faire un plaidoyer pour dire que la République centrafricaine est de nouveau fréquentable et que les investisseurs peuvent déjà envisager de revenir. Voilà le sens du déplacement que nous faisons un peu partout, de l’appel que nous lançons au secteur privé, aux investisseurs étrangers.

 

Vous avez reçu une réponse positive ici en Afrique du Sud ? Est-ce qu’il y a déjà des sociétés qui seraient intéressées pour revenir ?

 

Nous avons fait la journée portes ouvertes. J’ai tous les ministres sectoriels concernés qui sont là. Ils ont eu des contacts sectoriels. Je n’ai pas encore fait le point pour vous dire quels sont les engagements fermes que nous avons reçus.

 

Voir les commentaires

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 14:08

 

 

Invité Afrique

 

Pour Catherine Samba-Panza, la transition ne peut plus durer

 

Par Sonia Rolley  RFI lundi 15 juin 2015

 

L’offensive diplomatique de la République centrafricaine en Afrique du Sud est une réalité : ouverture d’une ambassade à Pretoria, une journée porte ouverte pour faire le point sur la situation dans le pays et de multiples rencontres bilatérales en marge du sommet de l’Union africaine... avec la présence de ministres, de conseillers à la présidence et même de la présidente de la transition en personne. Tout ça alors que le pays est toujours suspendu des instances de l’Union africaine. Catherine Samba-Panza répond aux questions de Sonia Rolley.

 

RFI : Vous êtes venue en Afrique du Sud avec une forte délégation. Qu’attendez-vous de ce voyage ?

 

Catherine Samba-Panza : En fait, la forte délégation se justifie parce qu’il y a deux missions. Il y a une mission de journée d’information sur la République centrafricaine qui est très peu connue en Afrique du Sud ; et puis il y a une autre délégation officielle qui est venue dans le cadre du sommet de l’Union africaine. Dès mon arrivée à la tête de la transition, j’ai tenu à normaliser les relations de la République centrafricaine avec tous les pays africains. S’agissant de l’Afrique du Sud, nous avons plusieurs années de coopération suspendues à cause des événements que vous savez. J’ai tenu à ce qu’il y ait quand même une reprise de ces relations-là pour enlever toute l’ombre qu’il y avait dans ces relations. L’ambassade où nous nous trouvons aujourd’hui a été mise à la disposition de la République centrafricaine par le gouvernement sud-africain. Connaissant nos difficultés, connaissant la situation particulièrement difficile sur le plan financier de la République centrafricaine, le gouvernement sud-africain a bien voulu aménager ses locaux pour permettre à la République centrafricaine d’être dignement représentée dans son pays.

 

En Centrafrique, tout le monde attend de savoir quand auront lieu les élections. Est-ce que vous savez aujourd’hui si la transition va être prolongée ? Si oui, jusqu’à quand ? Quelle est votre limite ?

 

Je ne souhaite plus que la transition soit prolongée. Nous avons eu une première prolongation après le 15 février, une deuxième prolongation après le mois d’août. Cette fois-ci, les autorités de la transition souhaitent, mais vraiment, vivement que les élections puissent se tenir d’ici fin 2015. Il y a un chronogramme qui est en train d’être finalisé et qui sera bientôt publié. Notre volonté à nous, c’est de mettre fin à la transition à la fin de l’année.

 

Il vous manque encore de l’argent pour les élections ? De combien avez-vous besoin à l’heure actuelle ?

 

Il nous manque encore beaucoup d’argent. Dans le Basket Found [du Pacem-Programme d'Appui international au cycle électoral] où les partenaires mettent de l’argent – l’Union européenne, les Nations unies, la France, les Etats-Unis -, sur les 43 millions de dollars dont on a besoin, nous n’avons même pas eu la moitié. Nous sommes à 48% seulement et nous avons besoin de 18 millions de dollars encore. J’ai été à Bruxelles faire du plaidoyer. La moisson a été bonne sur le plan de l’humanitaire, sur le plan du développement. La moisson a été moins bonne sur le plan des élections. C’est pour cela que je continue le plaidoyer.

 

Comment vous expliquez que l’Union européenne soit encore réticente, puisqu’elle a déjà donné de l’argent, à en donner plus pour ce processus électoral ?

 

L’Union européenne a déjà beaucoup fait. L’Union européenne ne doit pas être seule à participer. Et c’est le plaidoyer que nous faisons auprès des autres partenaires techniques et financiers. Vraiment ma position, c’est de dire « vous voulez qu’on aille vite à la fin de la transition et vous ne nous donnez pas les moyens pour aller vite à la fin de la transition », quelque part il y a un problème que je ne comprends pas non plus.

 

Convaincre ainsi la communauté internationale de vous donner plus ?

 

Nous avons deux scrutins. Le premier concerne le référendum constitutionnel. La Constitution est en train d’être finalisée. Une fois que nous aurons finalisé la Constitution, nous allons organiser le référendum constitutionnel. La deuxième phase concerne les élections groupées : législatives et présidentielle. Nous avons commencé les opérations pré-électorales : la cartographie, les démembrements. Nous avons commandé le matériel de recensement. Les agents recenseurs sont en train d’être formés. Il y a des choses qui avancent, mais nous sommes quand même loin du compte financièrement.

 

Mais comment vous expliquez cette défiance ?

 

S’agit-il d’une défiance ? Vous savez que la situation financière mondiale actuelle est très difficile. La plupart des pays, même européens, ont de grandes difficultés et ont des priorités.

 

Est-ce que vous comptez vous présenter à l’issue de la transition à une fonction élective quelconque ?

 

Quand j’étais à Bruxelles dernièrement, au cours de la réunion sur la République centrafricaine, la même question m’a été posée. Et cette question m’est posée depuis 17 mois que je suis à la tête de la transition. Et je répète la même chose : quand je suis arrivée à la tête de la transition, j’ai trouvé une charte constitutionnelle qui ne permet pas aux autorités de la transition d’être candidat aux élections. Je veux respecter la Charte constitutionnelle. Et je le dis, haut et fort au micro de RFI que je ne serai pas candidate aux prochaines élections.

 

Il y a deux gros chantiers. Il y a celui des élections dont nous avons parlé. Il y a aussi celui du désarmement des groupes armés. Là aussi, il manque de l’argent. Est-ce que cet argent vous venez par exemple le chercher à l’Union africaine ?

 

C’est vrai que c’est le deuxième défi. Si nous voulons aller aux élections, il faut assurer la sécurisation du pays. Et cette sécurisation commence par le désarmement des groupes armés. Nous avons signé avec ces groupes armés un certain nombre d’accords et il y a eu des engagements. Il faut que cela soit concrétisé par des actes. Nous avons déjà quelques appuis qui ont été annoncés. Nous allons commencer par ce pré-DDR [Désarmement, démobilisation et réintégration] qui demande à peu près 8 millions de dollars. Le DDR en lui-même est lourd. Il nécessite à lui seul à peu près 67 millions de dollars. Et puis nous pensons que cette opération qui est longue à mener sera certainement entamée par les autorités qui seront légitimement mises en place. Mais en ce qui nous concerne, effectivement, nous nous battons pour ces deux défis : le pré-DDR et les élections. Nous avons espoir que nous y arriverons.

 

Il y a eu déjà des plans de désarmement en Centrafrique qui n’ont pas fonctionné. Qu’est-ce qui dans ce nouveau plan change pour assurer en fait un véritable DDR ?

 

Déjà, l’élaboration de la stratégie DDR a été un processus largement participatif qui a inclus les groupes armés, les autorités de la transition, avec une vision qui a tenu compte des erreurs du passé. Je pense que c’est déjà important d’impliquer les acteurs eux-mêmes dans l’élaboration de la vision de la stratégie du DDR. Nous avons essayé d’être un peu plus réalistes. Il est inutile de faire une stratégie DDR si on ne donne pas l’opportunité aux ex-combattants d’avoir des activités communautaires qui leur permettent de s’intégrer vraiment dans leur communauté à la base et d’avoir des revenus. On a mis un accent particulier justement sur les activités communautaires permettant d’occuper réellement les ex-combattants et puis envisager également leur intégration dans les corps en uniforme.

 

Vous y croyez à une armée nationale avec les ex-anti-balaka et les ex-Seleka ?

 

Bien sûr. Il n’y a pas de raison de désespérer. Puis il faut donner à ces jeunes qui se sont mis dans les violences des opportunités. Déjà, c’est important d’avoir cette vision. Puis le format de l’armée que nous voulons : il ne faut pas intégrer les groupes armés, les ex-combattants pour les intégrer, que ça réponde à la stratégie, renforcement du secteur de sécurité que nous avons élaboré ensemble avec l’appui de la communauté internationale.

 

Vous demandez beaucoup l’assistance de la communauté internationale. Comment développer aujourd’hui les ressources propres du pays ?

 

Les ressources proches du pays qui sont, et fiscales, douanières, et qui proviennent également de nos ressources naturelles, ont souffert de la situation de la crise. Ce sont les zones les plus riches en ressources naturelles qui sont occupées par les groupes armés qui en font un commerce illicite. Et donc l’Etat n’arrive pas, compte tenu de l’insécurité à maîtriser ces zones-là. Mais avec notre volonté de restaurer l’autorité de l’Etat, de redéployer l’administration un peu partout, nous commençons à reprendre tout doucement ces zones qui contiennent d’énormes ressources naturelles pour que nous puissions avoir également des ressources propres. Et d’ailleurs, quand on regarde les indicateurs, on se rend compte que nous arrivons à réaliser quand même pas mal d’entrées en termes de ressources propres, mais il reste encore beaucoup à faire.

 

Justement, il y a une réunion d’ici la fin du mois du processus de Kimberley (PK, initiative commune regroupant des gouvernements, l'industrie du diamant et des entités de la société civile). Votre pays espère une reprise au moins partielle de ce processus. Ça représentera combien en termes de ressources ? Et est-ce que la Centrafrique peut éternellement ne compter que sur le bois et le diamant ?

 

Non. S’agissant des ressources minières, nous nous sommes battus pour qu’il y ait une levée partielle de la sanction relative au processus de Kimberley. Et nous commençons à obtenir des assurances positives pour que dans les zones vertes, il y ait cette levée partielle des sanctions. Ça nous permettra d’exporter nos ressources et avoir ainsi donc des revenus propres. Maintenant, la République centrafricaine est un vaste pays avec beaucoup de terres arables. Nous ne pouvons pas que compter sur l’exploitation des ressources minières, pétrolières. D’ailleurs, vous avez vu la chute du cours du pétrole a apporté beaucoup de difficultés à un certain nombre de pays. Nous devons mettre l’accent sur notre or vert.

 

Au-delà de l’agriculture de subsistance ou de celles qui peuvent être faites en Centrafrique, est-ce que vous comptez sur des investisseurs sud-africains, chinois – on sait que les Chinois sont très intéressés par les terres ?

 

Tout à fait. Nous demandons aux investisseurs de revenir. Il faut sécuriser leurs investissements. On ne va pas attendre après la transition pour commencer à mobiliser. Maintenant, nous commençons déjà à faire un plaidoyer pour dire que la République centrafricaine est de nouveau fréquentable et que les investisseurs peuvent déjà envisager de revenir. Voilà le sens du déplacement que nous faisons un peu partout, de l’appel que nous lançons au secteur privé, aux investisseurs étrangers.

 

Vous avez reçu une réponse positive ici en Afrique du Sud ? Est-ce qu’il y a déjà des sociétés qui seraient intéressées pour revenir ?

 

Nous avons fait la journée portes ouvertes. J’ai tous les ministres sectoriels concernés qui sont là. Ils ont eu des contacts sectoriels. Je n’ai pas encore fait le point pour vous dire quels sont les engagements fermes que nous avons reçus.

 

Voir les commentaires

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 14:02

 

 

 

Par RFI 15-06-2015 à 12:53

 

La capitale du Tchad a été la cible d’une série d’attentats-suicide ce lundi 15 juin au matin. Plusieurs explosions ont frappé la ville de Ndjamena. Les explosions ont eu lieu dans le secteur de la direction de la Sécurité publique et du commissariat central, ainsi que près de l'école de police.

 

Pour le ministre tchadien de l’Intérieur, il ne fait aucun doute, il s’agit d’une « action kamikaze ». Des explosions ont retenti dans plusieurs secteurs de la ville visant la direction de la Sécurité publique et le commissariat central, ainsi que l'école de police.

 

Les premiers témoins joints par RFI confirment cette thèse. L'un d'eux, qui se trouvait près du commissariat central raconte que l'attaque a eu lieu peu avant dix heures. Ce témoin dit avoir vu deux hommes en moto se diriger vers le commissariat où ils ont été arrêtés par des agents de police. C'est à ce moment-là que l'un d'eux se serait fait exploser et que l'autre aurait pris la fuite.

 

D'autres témoins font état « d'au moins plusieurs blessés ». Le gouvernement, lui, tient à l'heure actuelle une réunion de crise sur ces explosions.

 

Même si pour l'instant les attentats ne sont pas revendiqués, il faut rappeler que le Tchad a porté des coups sévères à Boko Haram depuis le déploiement ces cinq derniers mois de plusieurs milliers d'hommes au Cameroun, au Nigeria et au Niger. On peut signaler que cette action d'hommes à moto porteurs d'explosifs ressemble aussi au mode opératoire de Boko Haram.

 

Quels que soient les auteurs des attaques de ce matin, c'est en tout cas la première fois que le Tchad est visé par des attentats de ce genre.

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 13:55

 

 

Fin de l’état de grâce pour le prince Zeid

 

http://www.letemps.ch   Simon Petite

 

Le Jordanien ouvre ce lundi le Conseil des droits de l’homme. Le haut-commissaire est englué dans l’affaire des viols commis en Centrafrique par des soldats français

 

En pleine tourmente de l’affaire Anders Kompass, l’un de ses adjoints qu’il avait suspendu pour avoir transmis à Paris des informations confidentielles sur des enfants violés par des soldats français en Centrafrique, Zeid Ra’ad al-Hussein est venu s’expliquer devant le personnel au Palais Wilson, le siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Il ne s’est pas assis à la tribune. «N’y voyez pas le signe que j’ai démissionné, en tout cas pas encore», a plaisanté le haut-commissaire, comme il le fait souvent pour dédramatiser les situations les plus inconfortables.

 

Le diplomate jordanien, ancien ambassadeur de son pays au Conseil de sécurité de l’ONU et membre de la famille royale hachémite, affronte sa pire crise. Depuis qu’il est arrivé à Genève l’été dernier, il n’a toutefois pas été épargné. A peine installé dans son bureau face à la rade qu’il découvrait que le haut-commissariat était au bord de la banqueroute. Sa première tâche aura été de couper dans les programmes de l’organisation, pourtant de plus en plus sollicitée par les multiples crises dans le monde.

 

Le haut-commissaire est la voix des victimes. Ces dernières semaines, Zeid Ra’ad al-Hussein n’a pas hésité à dénoncer les pertes civiles causées par les frappes de la coalition menée par l’Arabie saoudite sur le Yémen, s’attirant les foudres des Saoudiens, ou les crimes d’une milice pro-gouvernementale au Burundi. Ce lundi, pour l’ouverture de la 29e session du Conseil des droits de l’homme, il rappellera une nouvelle fois les Etats à leurs obligations en matière de respect des libertés. Sans aucun pouvoir de coercition, il ne peut compter que sur sa force de persuasion et son autorité morale.

 

Or, le haut-commissariat est ébranlé par les accusations d’Anders Kompass. Le haut fonctionnaire suédois, qui a obtenu sa réintégration provisoire au grand dam de son chef, assure qu’il a stoppé les abus contre les enfants. Zeid Ra’ad al-Hussein rétorque qu’il aurait d’abord dû protéger l’identité des victimes.

 

Le débat touche le cœur du fonctionnement de l’organisation chargée de documenter les violations des droits de l’homme à travers le monde. Comment traiter les informations, à quel moment les rendre publiques ou les transmettre aux gouvernements concernés, les premiers à pouvoir engager des poursuites?

 

Au Palais Wilson, adversaires et partisans d’Anders Kompass se déchirent. Les seconds drapent le Suédois dans les habits d’un lanceur d’alerte, alors que la bureaucratie onusienne est soupçonnée d’avoir voulu étouffer les viols commis par les soldats français. Anders Kompass accuse en effet le Français Hervé Ladsous, le sous-secrétaire général des Nations unies responsable des opérations de maintien de la paix, d’avoir réclamé sa tête.

 

Zeid Ra’ad al-Hussein a pour lui sa réputation d’intransigeance contre les abus sexuels commis par les Casques bleus. Chargé d’enquêter par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, il avait rendu un rapport marquant qui prône la tolérance zéro. «Personne n’a le monopole de l’indignation», déclarait-il récemment devant les médias, dans une allusion à Anders Kompass. Le Suédois est toujours visé par une action disciplinaire. Une autre enquête, beaucoup plus large, a été ouverte par Ban Ki-moon pour examiner la gestion par l’ONU des viols en Centrafrique.

 

En attendant les résultats de ces deux procédures, aucun diplomate ne s’en prend ouvertement au haut-commissaire, arrivé à Genève avec une image flatteuse. Tout au plus certains dénoncent des erreurs de communication. Les Occidentaux craignent manifestement de l’affaiblir, alors que des pays comme la Chine, l’Arabie saoudite ou l’Egypte réclament un plus grand contrôle intergouvernemental sur le haut-commissariat.

 

L’organisation est aussi en pleine réorganisation. Zeid Ra’ad al-Hussein veut délocaliser une partie du personnel à Addis-Abeba, Dakar, Bangkok ou Amman. La division dirigée par Anders Kompass sera la première concernée par ces mesures d’économie, également destinées à rapprocher les collaborateurs du terrain. Le haut-commissaire a prévenu le personnel: «L’organisation va changer et le mieux est que vous vous y prépariez mentalement plutôt que d’être dans le déni.»

 

 

Centrafrique : La honte des viols d’enfants

 

http://www.lereporter.ma  Le Reporter 15 Juin 2015

 

Le secrétaire général de l'ONU a décidé de mettre en place une enquête externe indépendante sur la façon dont l'organisation internationale a géré l'affaire d'agressions sexuelles présumées d'enfants par des soldats français et africains en République centrafricaine. Les Nations Unies ont été vivement critiquées pour leur lenteur à répondre aux allégations d'abus sexuels très graves sur des enfants, qui font actuellement l'objet d'une enquête des autorités françaises.

 

L'ONU a notamment été accusée d'avoir temporairement sanctionné un fonctionnaire qui avait, de sa propre initiative, transmis un rapport aux autorités françaises pour les alerter.

 

L'affaire a été révélée en avril par le quotidien britannique The Guardian sur la base d'un rapport de l'ONU contenant des témoignages d'enfants affirmant avoir été violés par des militaires français au début de l'intervention française en Centrafrique, entre décembre 2013 et juin 2014, en échange de nourriture.

 

La France a annoncé le mois dernier que 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire potentiellement désastreuse pour l'image de la France et de son armée en Afrique.

 

Les enfants, âgés de 8 à 13 ans, auraient également été violés par des soldats du Tchad et de la Guinée équatoriale. Pour Aids Free World, qui a publié un rapport interne de l'ONU, de hauts responsables onusiens étaient au courant de ces accusations de viols, mais n'ont rien fait.

 

L'ONG a salué l'annonce de l'ONU, appelant à ce que l'enquêteur indépendant puisse avoir accès aux décisions prises à tous les niveaux hiérarchiques des Nations Unies, y compris dans l'entourage de M. Ban.

 

Lu pour vous : Centrafrique : La honte des viols d’enfants

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 13:05

 

 

 

http://blog.coopi.org   9 giugno 2015 da COOPI

 

Ericsson B. « était un enfant normal », explique son grand-père, jusqu’à l’âge de deux ans quand il a souffert d’une maladie, qu’ils ont pris pour un paludisme cérébral, mais qui très probablement a été une méningite mal soignée, d’après un médecin consulté par COOPI. L’enfant a survécu mais avec des séquelles très graves. Il a gardé des lésions cérébrales et motrices irréversibles qui ont fait de lui « presqu’un bébé », précise le grand-père, la personne qui, avec sa femme, la grand-mère de l’enfant, s’occupe de lui, en l’absence des parents qui l’ont abandonné.

 

Ericsson, aujourd’hui âgé de 13 ans, est un grand handicapé : il ne peut ni parler ni marcher et souffre d’incontinence urinaire et fécale. L’adolescent ne contrôle pas ses mouvements et ses muscles sont spastiques (très rigides). Malgré tout, on dirait qu’il parvient à reconnaître son prénom et sourit souvent à son grand-père quand il l’appelle.

 

La famille d’Ericsson, étant modeste, n’a pas pu lui fournir un traitement adéquat et rapide quand il a attrapé la maladie. Après, les médecins leur ont dit que la seule chose qu’on pouvait faire pour l’enfant était de lui fournir de la réhabilitation pour améliorer sa qualité de vie. Un docteur leur a ensuite adressés au Centre de Réhabilitation pour Handicapés Moteurs (CRHAM) de Bangui, une institution fondée grâce à COOPI, où l’adolescent profite trois fois par semaine des soins d’un kinésithérapeute. Les séances de réhabilitation sont payées par le projet de Soutien à Distance (SAD) de COOPI, financé avec des fonds apportés par des particuliers en Italie: les parrains. Entre autres progrès, la réhabilitation a permis à Ericsson, souligne son grand-père, de plier ses jambes rigides pour s’asseoir, une position qu’il n’était pas capable d’adopter avant et qui lui permet de quitter le lit pendant le jour.

 

Le cas d’Ericsson n’est pas le seul d’un enfant gravement handicapé dans la salle de réhabilitation du CRHAM. Â côté de lui et de son grand père, une dame âgée d’une soixantaine d’années tient dans ses bras sa fille Ruth. On dirait une enfant, vu sa très petite taille et son corps enfantin, mais elle est âgée de 19 ans.

 

Atteinte d’une maladie difficile à déterminer, vu qu’elle en souffre depuis l’âge de 5 mois et qu’elle n’a jamais été l’objet d’un suivi médical, Ruth a gardé elle-aussi des séquelles effroyables. Comme dans le cas d’Ericsson, l’absence des moyens économiques de sa famille a empêché cette enfant de recevoir un traitement précoce qui, peut-être, aurait pu éviter ou au moins réduire la gravité de ses séquelles. Ruth, elle aussi parrainée dans le projet SAD depuis 2006, se rend au CHRAM pour des séances de réhabilitation dont le seul but est de lui rendre la vie un peu moins difficile.

 

Témoignage d’un ex-enfant associé : « Ils m’ont appris à tuer sans vaciller »

 

Le Forum de Bangui s’est clôturé avec une très bonne nouvelle : la libération de 357 enfants associés aux forces et groupes armés en Centrafrique. COOPI se félicite de cette libération, survenue grâce au travail de plaidoyer et sensibilisation d’UNICEF auprès des milices. À l’occasion, COOPI reproduit un témoignage d’un des quelques 1.000 ex-enfants associés qui ont bénéficié de nos projets de réinsertion, financés par l’UNICEF. En Centrafrique, il y a encore entre 6.000 et 10.000 enfants associés aux forces et groupes armés.

 

Voici l’histoire que cet enfant nous a raconté: « Je suis originaire d’un village du nord et, à l’âge de 15 ans, j’étais déjà le seul soutien de ma mère et de mes quatre sœurs, car notre père nous avait abandonnés quand j’étais petit pour partir avec une autre femme. Malgré mon jeune âge, j’étais l’homme de ma famille. Je gagnais notre pain en achetant des munitions à Bangui qu’après je revendais aux chasseurs de ma région. Un jour, dans un barrage de l’Armée centrafricaine (FACA), je me suis fait voler toute la marchandise par les soldats. Du coup, j’ai perdu mon moyen de subsistance et l’argent de mon oncle qui m’avait fait un prêt pour acheter les cartouches. J’étais très frustré par l’injustice dont j’avais été victime et furieux parce que les militaires avaient battu un membre de ma famille très peu de jours avant. C’est pourquoi j’ai décidé d’intégrer un groupe armé pour me venger des FACA et aussi améliorer mes conditions de vie. Mais, une fois que j’y suis entré, je me suis rendu compte tout de suite que les choses n’étaient pas comme je les avais imaginées et que j’avais fait une terrible erreur. Presque immédiatement on m’a obligé à tuer des personnes. Maintenant, je me rends compte que j’ai changé : avant de m’enrôler au groupe armé, je n’étais pas capable de tuer une mouche. L’idée de tuer une personne ne me serait jamais venue à l’esprit. Dans le groupe armé, ils m’ont appris à tuer sans vaciller ; j’étais connu parce que j’étais capable d’enfoncer un couteau dans le ventre de quelqu’un pour la moindre raison. Quand je pense à cela, je sais que j’ai fait beaucoup de mal et je le regrette du fond du cœur ».

 

Quand cet enfant, Albert (prénom modifié) est arrivé au Centre de Transit et Orientation (CTO) tenu par COOPI à Bangui en 2014 et financé par UNICEF, il était sévèrement traumatisé : il faisait des cauchemars dans lesquelles il voyait les visages de ses victimes. L’adolescent croyait qu’il s’agissait des fantômes des personnes qu’il avait été forcé de tuer qui revenaient pour se venger. Il a fait l’objet d’un suivi de la part d’un de nos psychologues qui l’aidé à faire un parcours de guérison et d’assomption de sa condition de victime en tant que mineur.

 

On lui a appris à lire et à écrire (il n’avait presque pas fréquenté l’école et était pratiquement analphabète) et on l’a formé pour gérer un petit commerce. Malgré tout ce travail, Albert a peur; peur de la violence qu’on a semée dans son cerveau. Quand il a fait ce témoignage, il a avoué que la peur de perdre le contrôle l’accompagnait toujours. C’était un des dégâts permanents que cet enfant gardera peut-être pour le reste de sa vie.

Lu pour vous : Les enfants cassés des maladies cérébrales en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:42

 

 

 

La grande confusion dans laquelle s’est déroulée la dernière assemblée générale du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA) avec au sortir deux directions, l’une menée par Yvon Kamach (adoubé par le Président sortant Jacob Gbéti) et l’autre par Gilbert Grésenguet (Secrétaire général sortant, candidat à la Présidence contre le poulain de son acolyte d’hier).

 

La ligne de partage de ces deux directions est telle (un participant à cette assemblée a été poignardé) que depuis Lausanne, le Comité International Olympique (CIO) - longtemps complaisante avec la gestion du CNOSCA d’un même tandem pendant plus de vingt ans – a dû taper du poing sur la table en les sommant d’organiser dans les meilleurs délais une assemblée générale d’où sera issu un bureau et un seul.

 

Plainte pour menaces de mort ; accusations de voleur ; noms d’oiseau, etc… Voici le pitoyable spectacle que nous livrent les administrateurs du comité national olympique centrafricains sensés incarner et promouvoir les valeurs éthiques du sport, le fair-play et la tolérance….sur l’autel de leurs intérêts personnels et de ceux d’une coterie clanique, au su et au vu des autorités politiques et sportives nationales et internationales.

 

C’est ainsi et pas autrement qu’il faut comprendre et expliquer les lamentables résultats sportifs des équipes nationales, toutes disciplines confondues. Sous le règne du Président Jacob Gbéti et de son Secrétaire Général Gilbert Grésenguet, l’équipe nationale de basket-ball a dégringolé de la 5ème place à la queue du peloton africain au point de se faire repêcher pour la prochaine phase finale du championnat d’Afrique. La pagaille qui a émaillé les financements du CIO pour la préparation de l’équipe nationale et les fonds péniblement décaissés par l’Etat centrafricain se passe de commentaires.

 

Quant à l’équipe nationale de football, outre qu’il constitue un gouffre financier pour les caisses de l’Etat pourtant vides, sa gestion se passe également de commentaires. Les colossaux financements de la FIFA et ceux beaucoup moindre de la Confédération Africaine de Football (CAF) sont pourtant passés par là mais tous ces efforts sont vains lorsqu’on a affaire avec un véritable tonneau de Danaïdes.

 

L’obsession des dirigeants du CNOSCA à se maintenir coûte que coûte aux commandes ressemble à s’y méprendre à celle des Chefs d’Etat africains toujours tentés de réviser certains articles des constitutions de leur pays pour mourir au pouvoir. Pour les premiers, l’artifice passe par la création de fédérations sportives fantoches et aussi farfelues les unes que les autres (seules comptent leurs voix) ; pour les seconds c’est le tripatouillage des constitutions.

 

Comme si cela ne suffisait pas, le tandem du CNOSCA pourtant issu du secteur privé a désormais jeté son dévolu sur l’activité politico administrative pour boucler la boucle. Le Président a ainsi eu à occuper la fonction de Conseiller à Présidence de la République pendant longtemps, tandis que le Secrétaire Général est présentement Conseiller au Conseil National de Transition (parlement de Transition), Président du Conseil d’Administration du Fonds routier, Président de la Chambre de commerce, on en passe et des meilleurs ! Il faut certes beaucoup de gymnastique pour gérer tout cela à la fois mais on voit mal où est le sport dans tout cela.

 

Le tripatouillage des candidatures et de tout ce qui entoure l’assemblée générale montrent à l’évidence qu’on reprendra les mêmes pour continuer à gérer les intérêts de la coterie clanique pour les prochaines décennies…..peu importent les résultats sportifs.

 

Le plus ahurissant est l’entêtement des dirigeants sportifs qui continuent de croire que malgré leur bricolage dans le contexte de la crise la plus grave que traverse notre pays, ils pourront parvenir aux résultats positifs. Mal en a pris ceux du football dont les poulains se sont fait rosser proprement par l’Angola ce samedi à Luanda 0 à 4 buts pour un match comptant pour l’éliminatoire de la Coupe d’Afrique des Nations 2016. Si après cette déculottée la leçon n’est pas comprise pour qu’on arrête enfin de salir les couleurs nationales sur les aires de compétition aux niveaux africain et international, c’est à désespérer de ces dirigeants dont on finit par déduire que leur obsession à faire financer par l’Etat la participation de leurs poulains aux compétitions, procède plus par calculs pour des intérêts personnels qu’autre chose.

 

Dans ce cas, il revient donc aux autorités étatiques du secteur de prendre leur responsabilité en mettant le holà à cette dérive. Que comprendre dès lors que le ministre lui-même se substitue aux techniciens pour sillonner l’Europe à la recherche des basketteurs pour la participation de la RCA ! Ce n’est pas demain la veille… !

 

Rédaction CAP

PITOYABLE PAGAILLE ET BICEPHALISME AU CNOSCA

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:39

 

 

 

Le monde s’était habitué à regarder l’Afrique comme un lieu indistinct de populations passives, à secourir ou à exploiter. De longue date, et dans chaque pays, les aspirations démocratiques y sont vives, mais on les passait sous silence, à l’instar des manifestations réprimées au Togo en 2005, au Cameroun en 2008, en Ouganda en 2011. 

 

Après les mobilisations victorieuses au Sénégal (2012), au Burkina Faso (2014), en République démocratique du Congo (janvier 2015), le monde devra l’entendre : les citoyens d’Afrique veulent tourner la page des régimes autoritaires. Et prendre leur destin en main. 88% des Togolais et 87 % des Gabonais n’ont jamais connu qu’une seule famille au pouvoir… Pourtant ils ne vivent pas dans une monarchie ! Si de nombreux pays d’Afrique souffrent de l’absence d’alternance, ce n’est pas une question de culture, comme voudraient le faire croire les dictateurs. Ce sont des systèmes politiques organisés autour de l’accaparement du pouvoir et des richesses. 

 

Dans ce système, qui profite aux dirigeants en place et à leur clientèle, mais aussi à bien des États et des investisseurs étrangers, la population est prise en otage. Leur libération doit devenir la tâche de tous. Si les coups d’Etat militaires sont, désormais, unanimement condamnés par la communauté internationale, l’Afrique en connaît d’autres qui ne disent pas leur nom. 

 

Quand un régime se maintient au pouvoir au mépris du principe d’alternance prévu dans les textes, ce sont de véritables putschs contre les institutions, à reconnaître et à sanctionner comme tels. Prétendre démocratiser des régimes autoritaires par d’amicales pressions étrangères relève, au mieux, de l’illusion. 

 

Car la démocratie est affaire de conquête. Un peu partout au sud du Sahara, les sociétés civiles l’ont compris, manifestant, parfois au péril de leur vie, une soif irrépressible de liberté. Voilà les démocrates qu’il nous revient, en Afrique comme en Europe, de soutenir et de protéger

 

Source : Rapport : En Afrique comme ailleurs pas de démocratie sans alternance !

En Afrique comme ailleurs pas de démocratie sans alternance !

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:36

 

 

 

APA - Johannesburg (Afrique du Sud) 2015-06-14 14:40:20  Un tribunal sud-africain a ordonné que le président Omar Hassan el-Béchir du Soudan en séjour en Afrique du sud soit retenu dans le pays, en attendant qu’une décision soit prise concernant son transfèrement à la Cour pénale internationale (CPI).


El-Béchir qui est arrivé samedi à l'aéroport de Johannesburg pour prendre part au 25ème Sommet de l'Union africaine est l'objet d'une mise en accusation par la CPI pour ‘'crimes de guerre et crimes contre l'humanité'' dans région occidentale soudanaise du Darfour, en proie à la guerre.


Le tribunal a demandé qu'el-Béchir ne soit pas autorisé à quitter Johannesburg tant que la cour n'aura pas statué sur sa demande de transfèrement.


Une requête déposée auprès d'un tribunal de Johannesburg appelait les autorités sud-africaines à arrêter le dirigeant soudanais pour le remettre à la CPI à La Haye afin d'y être jugé pour crimes de guerre durant le conflit au Darfour.


La CPI a indiqué que l'Afrique du Sud en tant que signataire du statut fondateur de la Cour est dans l'obligation d'arrêter El-Béchir qui s'est rendu dans plusieurs pays en Afrique et au Moyen-Orient depuis sa mise en accusation en 2009, sans se faire arrêter et livré par ses hôtes.


Des sources concordantes indiquent que cette situation ne devrait pas changer, compte tenu des relations tendues entre la CPI et l'Union africaine, dont les officiels ont accusé La Haye de mener de ‘'manière délibérée et exclusive une chasse à l'homme contre des dirigeants sur le continent''.


Les juges de la CPI ont publié samedi une décision urgent par laquelle, ils déclarent que l'Afrique du Sud était dans l'obligation d'arrêter et livrer le président el-Béchir dès son arrivée dans le pays.


Selon la CPI, une délégation sud-africaine avait rencontré il y a quelques jours des officiels en provenance du tribunal de La Haye pour demander que Johannesburg puisse se soustraire à l'obligation d'appréhender El-Béchir qui a été mis en accusation à deux reprises pour ‘'crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la région du Darfour''.


Omar el-Béchir qui a été accueilli à Johannesburg par de hauts responsables du gouvernement sud-africain participe au sommet de l'Union africaine (UA) dont l'actuel président en exercice est Robert Mugabe du Zimbabwe.


Le Sommet dont le thème central est ‘'l'autonomisation des femmes'' pourrait être éclipsé par la crise politique et humanitaire qui prévaut actuellement au Soudan du Sud et au Burundi.


http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=826363#sthash.35rmyXWn.dpuf

 

 

Sommet de l'UA: la justice sud-africaine tente de retenir le président soudanais

 

Un tribunal sud-africain a enjoint dimanche les autorités de ne pas laisser le président soudanais Omar el-Béchir quitter le pays tant que la justice n'aura pas statué sur la demande d'arrestation adressée à Pretoria par la Cour pénale internationale (CPI).

 

"Le président soudanais Omar el-Béchir ne pourra pas quitter la République d'Afrique du Sud jusqu'à ce que le jugement définitif soit rendu dans cette affaire, et les autorités sont priées de prendre toutes les mesures nécessaires pour l'en empêcher", a déclaré le juge de Pretoria, avant de renvoyer l'audience à lundi 11H30 (09H30 GMT).

 

C'est la première fois que la justice d'un pays africain tente d'empêcher un chef d'Etat en exercice de quitter son territoire en réponse à une demande de la CPI.

 

Comme si de rien n'était cependant, M. el-Béchir, poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, a pris place en début d'après-midi au premier rang des chefs d'Etats pour la photo de groupe, non loin du président sud-africain Jacob Zuma, hôte du 25e sommet de l'Union africaine.

 

Sachant que l'organisation continentale n'a jamais soutenu les poursuites contre le président el-Béchir, le ministre soudanais des Affaires étrangères Ibrahim Ghandour a commenté l'incident avec calme: "Cette action en justice, c'est l'affaire du gouvernement sud-africain (...) Nous sommes ici comme hôtes du gouvernement sud-africain. Des assurances ont été données par ce gouvernement".

 

Son homologue zimbabwéen Simbarashe Mumbengegwi, dont le pays exerce la présidence tournante de l'UA, a affirmé à l'AFP: "Dans le monde entier, les chefs d'Etat en exercice jouissent de l'immunité. L'Union africaine a donc dit qu'aucun tribunal du monde ne peut retirer cette immunité à un chef d'Etat en fonction".

 

Il est de fait très improbable que le pouvoir sud-africain fasse quoi que ce soit pour retenir M. el-Béchir contre son gré.

 

Deux mandats d'arrêt ont été lancés par la CPI contre ce dernier, en 2009 et 2010, en relation avec le Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie aux violences depuis 2003. Plus de 300.000 personnes sont mortes dans ce conflit selon l'ONU.

 

- "Test pour l'Afrique du Sud" -

 

Dans une décision rendue publique dimanche, la CPI indique avoir rappelé le 28 mai à l'Afrique du Sud son obligation statutaire, en tant qu'Etat membre de la Cour, d'arrêter et de lui remettre el-Béchir si celui-ci se rendait sur son territoire.

 

Selon le document, l'ambassadeur d'Afrique du Sud aux Pays-Bas a rétorqué vendredi à la CPI, qui siège à La Haye, que son pays se trouvait face à des "obligations concurrentes" et que la loi "manquait de clarté".

 

Pour la CPI cependant, "il n'existe aucune ambiguïté ou incertitude quant à l'obligation incombant à la République d'Afrique du Sud d'arrêter et de remettre immédiatement Omar el-Béchir à la Cour".

 

"Si l'Afrique du Sud n'obtempère pas", a commenté à Johannesburg l'avocat spécialiste des droits de l'Homme Gabriel Shumba, "elle se met dans le même panier que les régimes africains qui n'ont aucun respect pour les droits de l'Homme. En réalité, c'est un test pour l'Afrique du Sud".

 

Le président el-Béchir, 71 ans, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 1989 et réélu en avril sans opposition avec 94% des voix pour un nouveau mandat de cinq ans, a depuis 2009 considérablement limité ses déplacements à l'étranger, privilégiant les pays n'ayant pas rejoint la CPI.

 

Par ailleurs, le sommet de l'UA devait être dominé par la crise au Burundi et la question des migrants. Une session à huis-clos dimanche matin a été consacrée aux dossiers brûlants des migrations et de la xénophobie.

 

Samedi, la présidente de la Commission de l'Union africaine (UA) Nkosazana Dlamini-Zuma a exhorté les parties en conflit au Burundi à renouer le dialogue pour mettre fin à la crise qui secoue le pays depuis la fin avril.

 

Les troubles, qui ont fait une quarantaine de morts et poussé plus de 100.000 Burundais à fuir vers les pays voisins, ont été provoqués par la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat - jugé inconstitutionnel par ses opposants - après dix ans de pouvoir.

Un tribunal sud-africain ordonne l'arrestation du président El Béchir

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 13:00

 

 

 

Par RFI 14-06-2015 à 11:40

 

La Centrafrique a, à nouveau, une ambassade en Afrique du Sud. L’inauguration a eu lieu ce samedi 13 juin, à Pretoria, en présence de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza et de plusieurs ministres. Les locaux ont été mis à la disposition par le gouvernement sud-africain, ce qui représente un véritable signe de réchauffement après des années difficiles entre les deux pays. L'Afrique du Sud était très proche de l'ancien président, François Bozizé, et s'était désengagée après sa chute. C'est pour renforcer ces liens qu'une aussi forte délégation centrafricaine est présente en Afrique du Sud au sommet de l'UA alors que la Centrafrique est toujours suspendue par l'organisation panafricaine.

 

Cette ambassade, « c’est le fruit de la coopération entre la République centrafricaine et l’Afrique du Sud. Ces liens se renforcent », commente le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo-Doudou, avant de répondre à la question de savoir à quoi, selon lui, on devait cette nouvelle coopération.

 

« C’était notre volonté de réunir avec tous les partenaires. L’Afrique du Sud est quand même un pays très important en Afrique et tient toujours à coopérer avec la RCA. Il y a eu parfois des périodes douloureuses, mais on essaie d’oublier tout cela pour repartir sur de bonnes bases », a ajouté Toussaint Kongo-Doudou.

 

Geste fort

 

Depuis près de cinq ans, la Centrafrique n'avait plus vraiment d’ambassade en Afrique du Sud, à part quelques diplomates « véreux », explique l'ambassadeur et ancien Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké. C'est lui qui a été chargé, par la transition, de normaliser les relations. Et pour toute la délégation venue de Bangui, la mise à disposition, par le gouvernement sud-africain, d'une maison devenue ambassade est un geste fort.

 

« En fait, rien n’empêchait la reprise de la coopération, dit-il. Mais vous savez, certaines personnes ont un peu gardé cet esprit d’une diplomatie mercenaire, une diplomatie basée seulement sur des affaires. Un pays comme l’Afrique du Sud s’est vu seulement comme étant une vache à lait ou bien comme un endroit où il faut aller chercher les armes ou venir vendre des pierres précieuses, etc… car, à un moment donné, les gens ont confondu cela avec de la diplomatie, avec les conséquences que nous avons connues et notamment une assistance militaire qui n’était pas cadrée. Tout était basé sur des individus. Comme exemple, la coopération militaire de l’époque visait essentiellement l’assistance au président Bozizé, y compris les volets économiques. C’était aussi ses enfants, ses neveux qui venaient vendre des pierres précieuses ici et qui venaient passer des contrats d’armement. La présidente m’a donc chargé d’essayer de rétablir les choses et les Sud-Africains nous assistent aussi dans la relance de cette coopération. »

Afrique du Sud: inauguration de l’ambassade de la RCA

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 12:57

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-06-14 07:55:02 La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont offert six véhicules, du matériel et des équipements pour renforcer les capacités de fonctionnement du ministère centrafricain de la Santé et de la population dépourvu à tous les niveaux.


Ces équipements et ce matériel ont été acquis grâce à  une subvention de 34 millions d'euros du Fonds mondial pour les programmes de lutte contre le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA pour la République centrafricaine.


La subvention a été accordée sur deux ans à  la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui opèrent en Centrafrique depuis 2013, en collaboration avec la Croix-Rouge centrafricaine.


Ces équipements représentent une partie de la subvention du fonds et doivent permettre de porter assistance aux personnes vulnérables qui ont besoin des services sanitaires compte tenu de la situation actuelle du pays et des besoins accrus du ministère de la Santé, a indiqué le représentant pays de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix Rouge et du Croissant Rouge en RCA, M. Richard Hunlede

 

 

 

Centrafrique: L'AFD identifie ses projets         

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-06-14 11:24:55 Un chef de projet de la division appui au renforcement des capacités de l’Agence française de développement (AFD), M. Jean Marc Pradelle, est arrivé à Bangui pour un travail de pré identification d’une intervention pour le renforcement des capacités des maitrises d’ouvrages d’arts (MOA).


Cette opération joue un rôle efficace dans la conception, le pilotage, la mise en oeuvre et le suivi des projets et programmes de développement dans le pays.

L'AFD finance plusieurs projets en Centrafrique et a besoin d'une main d'oeuvre locale capable d'assurer l'exécution de ces projets de développement, capitaux pour le redressement de ce pays en situation de post-conflit.


 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=826349#sthash.Lqiuu3YO.dpuf

 

 

 

Centrafrique : Financement de 14 milliards de FCFA de l’UE pour relancer l’éducation de base   

     

APA Bangui (Centrafrique) 2015-06-14 05:23:00 L’Union européenne (UE) a octroyé à la représentation centrafricaine du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) 14 milliards de FCFA pour lui permettre de financer un programme dont l’objectif principal est d’assurer le développement intégral de l’enfant centrafricain sévèrement touché par la crise qui a secoué la Centrafrique.


Plus d'un million de personnes vont bénéficier de ce programme qui consiste notamment à  relancer l'éducation de base, la santé maternelle et infantile, prendre en charge les enfants récemment libérés par les groupes armés dans au moins quatre régions du pays et construire au moins trois cents nouvelles écoles.


Le programme consiste également à  équiper, reconstruire ou réhabiliter des hôpitaux, former de nouveaux agents de santé et des enseignants qui pourraient, en plus, bénéficier de subventions susceptibles de leur permettre d'intervenir avec efficacité dans certaines zones qui accusent un retard criard dans tous les domaines à  cause du conflit armé.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=826344#sthash.loaNsWou.dpuf

 

 

Centrafrique : Subvention de 34 millions d’euros du fonds mondial pour la fédération des sociétés internationales

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com