Sommaire

Recherche

Liens

8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 22:38

 

 

 

 

Réaction du groupe de travail de la société civile

Communiqué de presse de la société civile
Communiqué de presse de la société civile

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 20:41

 

 

 

 

 

LE MONDE | 08.08.2014 à 16h44 |Par Cyril Bensimon

 

L’accord obtenu le 23 juillet à Brazzaville vient de démontrer sa fragilité. Sous forte pression extérieure, des représentants des deux factions qui déchirent la République centrafricaine s’étaient engagés à cesser les hostilités mais l’encre du paraphe était à peine séchée que déjà des officiers de l’ex-Séléka en dénonçaient la signature.

 

Un premier accroc suivi d’une première confrontation. Une semaine après les promesses de paix, des miliciens anti-balaka lancent une attaque sur Batangafo, à environ 380 km au nord de Bangui. L’offensive est repoussée par les ex-Séléka, mais la riposte est sanglante. Plus de vingt morts, essentiellement civils. Deux soldats de la Misca, la force panafricaine, sont également tués. La population tente d’échapper aux exactions des hommes du général Al-Khatim, le même qui avait affronté en mai les militaires français dans la localité de Boguila.

 

Lundi 4 août, des légionnaires du 2e REP et des chasseurs alpins de « Sangaris » montent vers Batangafo pour « ramener le calme », raconte un officier français. Des coups de feu éclatent dans la matinée à l’entrée sud de la ville. Ex-Séléka et Sangaris se rejettent la responsabilité du premier tir mais les combats qui s’ensuivent sont violents.

 

DEUX RAFALE MOBILISÉS

 

Face aux pick-up surmontés de mitrailleuses et aux voltigeurs à moto, Sangaris engage, selon l’état-major des armées, « une riposte ferme et proportionnée ». Deux Rafale et deux hélicoptères sont tout de même mobilisés. Les combats au sol et les bombardements aériens, qui ont notamment décimé une colonne venue en renfort, cessent en fin d’après-midi mais reprennent mardi soir dans le centre-ville, où se sont déployés les soldats français. Deux d’entre eux sont blessés, mais « leurs jours ne sont pas en danger », assure l’état-major. Du côté des ex-Séléka, le colonel Moussa dit avoir perdu quatre hommes mais prétend qu’« une trentaine de civils musulmans ont été tués ». L’information n’est pas confirmée de source indépendante mais des interlocuteurs parlent de dizaine de morts parmi les ex-Séléka. Dans les deux hôpitaux que Médecins sans frontières gère dans la région, on n’a reçu que dix blessés, dont un combattant décédé après son admission. Jeudi après-midi, un calme relatif était revenu après des négociations.

 

Ces violences interviennent alors que le paysage politique se recompose. Le premier ministre, André Nzapayéké, dont les relations avec la présidente de transition et la communauté internationale s’étaient dégradées, a démissionné. Les tractations sont engagées pour former un nouvel exécutif. Les groupes armés, minés par des divisions internes, s’accordent sur un point : ne pas être oubliés dans le partage des postes.

 

 Cyril Bensimon

   
Journaliste au Monde

 

Lu pour vous : La RCA entre combats et tractations

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 19:42

 

 

 

 

 

LE MONDE 08.08.2014 à 16h44 Par Cyril Bensimon

 

Pas une pierre. Pas un carat. Depuis le 23 mai 2013 et sa suspension du processus de Kimberley – un régime de certification de l’origine des diamants bruts –, la République centrafricaine (RCA) n’a officiellement exporté aucun des diamants dont regorgent ses rivières. Un manque à gagner important pour cet Etat en faillite. En 2012, même si la majeure partie des pierres était déjà exportée frauduleusement, près de 372 000 carats sont sortis légalement du pays pour une valeur d’environ 45 millions d’euros.

 

Aujourd’hui, l’ambassade de France à Bangui plaide pour une levée des sanctions. L’embargo décrété deux mois après la prise du pouvoir par les rebelles musulmans de la Séléka avait pour objectif d’empêcher les groupes armés de se financer par le commerce des pierres, mais cette mesure a fait exploser la contrebande. De quoi inquiéter le Conseil mondial du diamant (CMD), qui, le 30 juin, a menacé de sanctionner tous les contrevenants à cette mesure d’interdiction. Cette déclaration du CMD fait suite à une perquisition menée deux semaines plus tôt à Anvers, dans les locaux de la société Kardiam.

 

Des enquêtes sont en cours pour déterminer si des pierres centrafricaines se trouvaient à l’intérieur de « lots mixés » venus de Dubaï. Plusieurs sources au fait de ces trafics expliquent que l’une des techniques utilisées pour « blanchir » les gemmes exportées de pays sous embargo consiste à les mélanger avec des pierres d’autres origines. Depuis une décennie et les campagnes contre les « diamants de la guerre », le secteur tente de gommer son image sulfureuse. L’instauration du processus de Kimberley répondait à cette ambition, mais sa pleine application demeure difficile dans un milieu où le secret est une tradition.

 

COMMENT UNE SOCIÉTÉ ARRIVE-T-ELLE À IMMOBILISER DE TELLES SOMMES ?

 

Que ce soit à Bangui ou dans les zones d’extraction en province, tous les collecteurs et les bureaux d’achat font grise mine. Selon les acteurs du secteur, le commerce tourne au ralenti, les chantiers ne sont pas lancés en raison de l’insécurité et du manque de financements. « On bricole. Je vends à quelques amis, mais je ne garde pas de stock. La semaine passée, trois Blancs sont venus par avion, mais ils ont perdu leur temps », assurait, il y a quelques jours, un collecteur de Bria, dans l’est du pays. A Bangui, les principaux bureaux d’achat ont adopté des stratégies différentes après la suspension. Selon le groupe d’experts nommé par le comité des sanctions des Nations unies, la Sodiam poursuit ses achats dans les zones diamantifères et stocke ses pierres brutes (plus de 40 000 carats pour une valeur de 6 millions d’euros) en attendant la levée de l’embargo. Ce qui suscite des questions dans le milieu des diamantaires. Une fois l’interdiction d’exporter levée, ces pierres seront-elles considérées comme propres ? Comment une société arrive-t-elle à immobiliser de telles sommes pour une période indéterminée ?

 

Second bureau d’achat en termes d’importance, Badica, lui, n’a guère de stocks, mais, d’après plusieurs sources, cette société n’a pas cessé ses achats dans les zones de l’est (Bria et Sam-Ouandja) contrôlées par les ex-Séléka. Les deux compagnies avaient été pillées lorsque la Séléka avait conquis le pouvoir, en mars 2013. Sodiam avait même vu Oumar Younous, l’un de ses anciens acheteurs devenu général rebelle, razzier ses bureaux.

 

A l’époque, le putsch avait été qualifié par certains de « coup d’Etat des diamantaires ». Les principaux acteurs du secteur sont des commerçants musulmans et beaucoup n’avaient pas digéré l’opération « Closing Gate », menée en 2008 par le président François Bozizé et son neveu alors ministre des mines, où en une journée tous leurs biens furent confisqués. La manœuvre avait pour but de faire main basse sur cette richesse facilement monnayable, mais il n’en fallait pas plus pour pousser les commerçants lésés à soutenir des mouvements rebelles dont certains des principaux officiers, Zacaria Damane, Abdoulaye Hissène ou Mahamat Saleh, ont exercé dans le commerce des pierres.

 

Après avoir opéré dans leur zone d’origine du nord de la RCA, leur prise de contrôle des zones minières de l’ouest en 2013 s’est faite dans la violence. En octobre, plus de 50 personnes furent tuées dans la localité de Garga et, comme le signale l’International Crisis Group (ICG) dans son rapport intitulé « La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation »« Certains “creuseurs” [les petites mains de l’extraction] ont intégré les anti-balaka pour se venger des exactions et des rackets commis par la Séléka ».

 

LE PAYSAGE MODIFIÉ DANS LE SANG

 

En effet, depuis l’éviction du pouvoir de la Séléka en janvier, une sorte de « révolution sociale » s’est produite dans l’ouest de la Centrafrique. Le paysage a été modifié dans le sang, une quarantaine de musulmans ont été massacrés à Guen, lorsque les creuseurs, formant le gros des bataillons anti-balaka, ont chassé les collecteurs de confession musulmane et repris le contrôle de l’activité.

 

Selon Aurélien Llorca, le coordonnateur du groupe d’experts des Nations unies, « les images satellites dans cette zone montrent une expansion du nombre de chantiers et les deux leaders anti-balaka sur place ont su reprendre leurs relations avec les collecteurs de la Sodiam et de Badica ». « Ils ne veulent plus de collecteurs tchadiens, car ils les considèrent comme trop associés à la Séléka. Mais ils essayent de faire revenir les Sénégalais et les Maliens, car ils manquent de financement », ajoute une autre source bien informée.

 

Plusieurs opérateurs du secteur racontent que des bureaux se sont ouverts de l’autre côté de la frontière, au Cameroun, pour écouler la marchandise. Dans l’est du pays, où sont repliés les ex-Séléka, les sites ne sont, le plus souvent, pas directement contrôlés par les anciens rebelles, mais leurs officiers rackettent les collecteurs et la route des contrebandiers mène vers le Soudan et le Tchad.

 

Enfin, une dernière voie passe par la frontière avec la République démocratique du Congo par le biais de réseaux libanais, principalement chiites. De bonne source, toutes ces filières d’exportations illégales, qui bénéficient de la complicité des autorités des différents pays, mènent principalement à Dubaï, où les pierres obtiennent sans difficulté des certifications du processus de Kimberley avant de repartir vers Anvers, Tel-Aviv ou Bombay.

Pour M. Llorca« le principal défi des casques bleus lorsqu’ils seront déployés [le 15 septembre au plus tôt] sera de reprendre le contrôle de la filière diamant ». Depuis des années, la RCA est une « gemmocratie », estime l’ICG. L’empereur Bokassa, Ange-Félix Patassé, François Bozizé, Michel Djotodia ont tous tenté, lorsqu’ils étaient au pouvoir, de mettre la main sur le commerce des pierres.

 

Une autre richesse dont dispose la RCA attire moins l’attention, c’est l’or, dont les exportations continuent. De graves violences se sont produites fin juin dans la région de Bambari et, selon certaines sources, la volonté des anti-balaka de prendre le contrôle de la mine de Ndassima, sous la coupe des ex-Séléka, n’est peut-être pas étrangère à cette vague meurtrière.

 

 Cyril Bensimon 

 
Journaliste au Monde

 

Lu pour vous : La contrebande de diamants centrafricains explose (Le Monde)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 19:29

 

 

 

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) - 2014-08-08 12:24:19 - Alioum Garba alias ‘’Alioum Douk Saga’’, ancien mécanicien-chauffeur du général centrafricain Moussa Dhaffane, qui accompagna Michel Djotodia au pourvoir à Bangui à la suite du coup d’Etat de mars 2013, négocie actuellement son exfiltration vers l’Afrique du Sud avec les autorités camerounaises contre la fin des exactions contre les civils à l’Est de ce pays, a appris APA de sources introduites.


L'homme, la trentaine, est installé avec femme et enfant dans un hôtel de Yaoundé depuis juillet dernier.


‘'Il a avoué que ses troupes, qui ont quitté la forêt d'Amadagaza et sont aujourd'hui basées à Bambari, à la lisière de la frontière avec le Cameroun, ont effectué plusieurs assauts parfois meurtriers en territoire camerounais'', a indiqué un haut gradé de la police sous le sceau de l'anonymat.


Alioum Garba, qu'on présente comme un mégalomane (il se targue aujourd'hui d'être à la tête d'un groupe rebelle Séléka fort d'un millier d'hommes), se dit prêt à coopérer avec le Cameroun en vue du désarmement de son groupe rebelle contre des primes de réinsertion à la vie civile que son pays de transit est appelé à payer.


Lors de son interrogatoire par la police, apprend-on, il a balancé quelques noms de contacts camerounais, dont un homme d'affaires de la région septentrionale ayant pignon sur rue à Bangui et exerçant notamment dans le trafic des pierres précieuses en République centrafricaine.


Alioum Garba a aussi indiqué avoir participé à plusieurs tractations dans le cadre d'un projet de déstabilisation du Cameroun par les armes, et donné des noms de dignitaires de ce pays avec qui il était préalablement en affaires, avant d'être dissuadé par son géniteur.

 

 http://www.apanews.net/article_read-801582-cameroun-un-chef-rebelle-centrafricain-necie-une-exfiltration-vers-l---afrique-du-sud.html#sthash.xBsKkO8Z.dpuf

Cameroun : un chef rebelle centrafricain négocie une exfiltration vers l'Afrique du Sud

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 19:20

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-08-08 15:03:55 - La République Centrafricaine tente de barrer la route à l’épidémie de la fièvre Ebola à travers la création d’un Comité mixte regroupant certains ministères tels que le commerce, les transports et l’Asecna, avec pour objectif de mener des initiatives comme les fiches médicales à remplir aux différentes postes frontaliers, le retour des déplacés internes chez eux et une vaste campagne de sensibilisation.


''Depuis que, le virus a été découvert en Afrique de l'Ouest, le ministère de la santé a mis en place un comité mixte qui intègre différents ministères. Ce comité s'est déjà penché sur la manière d'intervenir en cas d'épidémie mieux de prévenir celle-ci pour qu'elle n'entre pas en Centrafrique'', a indiqué M. confié Docteur Luc Salva Ereïdébona, directeur de communication en matière de santé. 


Selon le directeur de communication, ce comité a déjà mis en place des dispositifs permettant d'identifier les différentes portes d'entrée de l'épidémie. 


''Nous ne sommes pas, a-t-il dit, sans ignorer que le virus d'Ebola a été découvert en RD Congo, d'où tous ces points au bord de l'eau, à l'intérieur et aux différentes frontières, doivent être surveillés par des agents de santé, des agents forestiers, des agents vétérinaires ayant consignes nécessaires pour pouvoir prendre des dispositions afin de barrer la route à cette épidémie qui n'est pas encore arrivée''. 


A en croire le Docteur, il n'y a qu'un traitement symptomatique pour ce virus. ‘'Si la personne chauffe il faut diminuer la fièvre et si la personne saigne il faut donner des anticoagulants. S'il a perdu beaucoup d'eau ou de sang il faut la transfuser'', a-t-il conseillé.


Ainsi, il conseille à ses compatriotes d'éviter d'hériter des biens des personnes mortes du virus Ebola, d'éviter de manipuler les cadavres des animaux et des personnes.

Dr Ereïdebona a en outre relevé que ‘'dans l'avion qui transportait les deux Américains contaminés par la maladie semble-t-il qu'il y a un Centrafricain. Celui-ci est un potentiel exposé d'où nécessité pour lui de se déclarer au service de la santé pour rattraper le temps''.

 

http://www.apanews.net/article_read-801603-rca-mise-en-place-d-un-comiteixte-pour-la-prention-contre-le-virus-ebola.html#sthash.D1U7j3ZE.dpuf

RCA : mise en place d'un comité mixte pour la prévention contre le virus Ebola

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 19:19

 

 

 

 

 

APA-Bangui (RCA) - 2014-08-08 13:16:04 - Le Président de la commission défense, Mati Raidma, président du groupe d’amitié avec l’Afrique au parlement estonien, en visite de travail de deux jours dans la capitale centrafricaine, s’est entretenu avec le président du Conseil national de transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendet.


L'audience s'est déroulée jeudi au palais du parlement de transition à Bangui, en présence des proches collaborateurs CNT. Outre les questions militaires, les deux personnalités ont aussi échangé sur une coopération tous azimuts entre les deux pays.

Cette visite de travail qui fait suite à celle du ministre estonien de Défense a permis a l'élu estonien de venir remonter la morale aux troupes estoniennes de l'EUFOR-RCA, de s'enquérir des derniers développements de la crise sur le terrain afin d'en informer le parlement estonien en vue d'une augmentation de leur effectif.


''Quand l'Union Européenne ait décidé d'engager des troupes en Centrafrique, l'Estonie est l'un des premiers a envoyé ses 90 hommes en Centrafrique. L'Estonie était dans la même situation et des pays l'ont aidé à sortir de la crise maintenant que Estonie fonctionne bien c'est notre tour d'aider les autres pays'', a confié à la presse le président de la commission de défense du parlement estonien.


Selon M Raidma, bien que l'apport militaire et la sécurité soit limité, l'Estonie a octroyé aussi de l'aide humanitaire au profit des populations centrafricaines.

''Un grand merci au peuple centrafricain pour son soutien positif aux troupes estoniennes'', s'est-il réjoui, invitant le peuple centrafricain à s'investir dans la recherche de la paix. 

 

 http://www.apanews.net/article_read-801592-un-responsable-estonien-reeen-audience-par-le-predent-du-cnt-en-rca.html#sthash.axvSORFk.dpuf  

Un responsable estonien reçu en audience par le président du CNT en RCA

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 19:18

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-08-08 13:03:01 - Le commandant en chef de l’Opération Sangaris en Centrafrique, le général Bellot Des Minière, à la tête d’une délégation d’officiers français, s’est entretenu ce vendredi avec la ministre sortante de la communication, Mme Antoinette Montaigne, sur la dernière évolution sécuritaire notamment le suivi de l’accord de cessation des hostilités et le plan d’action du gouvernement en vue de son application.


Mme Montaigne a fait remarquer à cette occasion que les Sangaris pensent avec la communauté internationale que « c'est important que le dialogue et l'accord politique puissent accompagner demain la question du désarmement, du retour à la paix et de la sécurité dans le pays ».


« Il m'a assuré de la disponibilité de la force Sangaris à accompagner le ministère de la réconciliation nationale, partout sur l'étendue du territoire national, à rétablir la sécurité avant le déploiement du gouvernement et des équipes de la réconciliation pour faire des campagnes pour le retour de la paix », a-t-elle dit.


Un officier membre de la délégation de la force Sangaris, le lieutenant-colonel de Sarzaud, a de son côté souligné l'importance de la communication pour un travail en symbiose.

« Nous nous sommes mis d'accord et la communication est extrêmement importante pour que les uns et les autres puissent parler et communiquer », a-t-il encore dit.

Les accrochages de Batangafo entre les Sangaris et les Sélékas ont été évoqués au cours de cet échange.

 

 http://www.apanews.net/article_read-801590-le-commandant-de-l--opetion-sangaris-et-la-ministre-centrafricaine-de-la-communication-discutent-de-la-paix-dans-le-pays.html#sthash.f3vG6gRW.dpuf

Le commandant de l'opération Sangaris et la ministre centrafricaine de la communication discutent de la paix dans le pays

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 18:43

 

 

 

 

 

08/08/14 (France 24)

 

Quinze jours après un accord de cessez-le-feu entre des ex-Séléka et des anti-balaka, les violences ont repris en Centrafrique. Le Premier ministre André Nzapayéké a démissionné mardi. Le pays peut-il replonger dans le chaos ? Éléments de réponse.

 

La transition démocratique en République centrafricaine connaît-elle un coup d’arrêt ? Deux semaines après la signature, le 24 juillet, de l'accord de Brazzaville - le premier après huit mois d'un déchaînement de violences intercommunautaires -, la trêve semble encore bien fragile. Après plusieurs jours d'affrontements dans le nord-ouest du pays, les rebelles de la Séléka et les milices "anti-balaka" se sont mutuellement accusées, mardi 5 août, de ne pas avoir respecté le cessez-le-feu. Des soldats de la force Sangaris et des combattants de l'ex-Séléka se sont aussi affrontés dans la région, lundi.

 

Sur le plan politique, la présidente de transition Catherine Samba-Panza a annoncé la démission du Premier ministre André Nzapayéké et de son gouvernement de transition. Faut-il craindre une nouvelle période d'instabilité dans la région ? Éléments de réponse avec la journaliste de FRANCE 24, Tatiana Mossot, spécialiste de l'Afrique.

 

Pourquoi remanier le gouvernement ?

 

Cette décision s'inscrit "dans l'esprit de [l'accord de] Brazzaville", a affirmé, mardi, un porte-parole de la présidence. Le remaniement du gouvernement avait en effet été demandé lors du forum qui s'était tenu dans la capitale du Congo voisin en juillet, mais aussi lors du sommet de l'Union africaine en juin à Malabo, en Guinée Équatoriale, rappelle Tatiana Mossot qui parle d'un processus "logique".

 

Depuis plusieurs semaines, la présidente a promis de réorganiser le gouvernement "sur des critères de technocratie, de région et de compétence, mais qui intègrent aussi la dimension politique et les nouvelles donnes issues du forum de Brazzaville", a commenté son porte-parole. Aucune indication n'a été donnée quant à la date de la formation du nouveau gouvernement et sa composition. Il pourrait toutefois être nommé avant la fin de la semaine, avance Tatiana Mossot. À Bangui, beaucoup se demandent si des représentants des groupes armés qui ont mis le pays à feu et à sang feront leur entrée dans le prochain cabinet.

 

La présidente de transition va-t-elle sortir renforcée par sa décision ?

 

Catherine Samba-Panza a remanié son gouvernement afin de "faire un pas vers la réconciliation nationale souhaitée dans le pays", commente Tatiana Mossot. Mais elle cède aussi à la forte pression de la communauté internationale. Son arrivée au pouvoir en janvier 2014 "n'a pas permis la relance d'un processus politique qui est bloqué", déplorait Paris début juillet. La situation politique "s'est nettement détériorée", notait pour sa part l'ONU, au même moment.

 

Sans armée ni véritables forces de l'ordre, la présidente est accusée d'avoir "échoué à établir son autorité, à faire cesser définitivement les violences, ou à endiguer la corruption", indiquait une source humanitaire. Fragilisée de toutes parts, la présidente de transition, qui avait été priée d'attendre dans le couloir lors du sommet de Malabo, espère avec cette décision pouvoir aller au bout de sa mission.

 

Les violences récentes fragilisent-elles le cessez-le-feu ?

 

Lundi, de violents affrontements ont opposé pendant près de sept heures combattants de l'ex-Séléka et soldats français de l'opération Sangaris à Batangafo (nord). Le bilan est lourd, affirme Tatiana Mossot, qui parle d'"au moins 50 morts et d'une centaine de blessés". La semaine dernière, à environ 300 km au nord de Bangui, la ville de Batangafo avait aussi été le théâtre de violents combats entre Séléka et anti-balaka, qui avaient fait au moins 25 morts. Il s'agissait du premier véritable accroc à l'accord de Brazzaville.

 

Mais cette trêve a toujours été précaire. Le texte avait été paraphé in extremis à l'issue d'un forum chaotique. La Séléka s'était dans un premier temps retirée des discussions en exigeant une partition du pays. Ce groupe à dominante musulmane, qui tient aujourd'hui l'essentiel des régions du nord-est du pays, frontalières du Tchad et du Soudan, est miné par d'innombrables divisions articulées autour de deux principaux groupes : la "Bambari" qui a participé au Forum et la "Birao" qui n'était pas présente et "ne se reconnaît pas" dans l'accord de cessation des hostilités.

 

http://www.france24.com/fr/20140806-centrafrique-demission-p...

 

Démission du gouvernement centrafricain : "Un pas vers la réconciliation" (France 24)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 13:29

 

 

 

 

 

08/08/14 (Dw-World)

 

Après la démission d'André Nzapayéké, les tractations ont déjà commencé pour la désignation du nouveau locataire de la primature en Centrafrique. Trois noms circulent, dont celui de l'ex-chef du gouvernement. En République Centrafricaine, l'accord de cessation des hostilités signé le mois dernier à Brazzaville a-t-il déjà volé en éclat ? Car les miliciens anti-Balaka et les ex-rebelles de la Seleka s'accusent mutuellement de l'avoir violé. Pendant ce temps, les affrontements entre les combattants Seleka et les forces française « Sangaris » se sont poursuivis, mardi soir à Batangafo, dans le nord du pays.

 

Trois noms circulent

 

Depuis la signature de l'accord de Brazzaville le 24 juillet dernier, l'opinion centrafricaine s'attendait à la démission d'André Nzapayéké. Car selon nos informations, les présidents tchadiens et congolais auraient réussi à convaincre les autorités de transition centrafricaines de confier la primature à un musulman, issu du nord du pays. Pour, dit-on, favoriser l'équilibre régional et aider à la décrispation du climat politique et sécuritaire. C'était d'ailleurs l'une des exigences de la Seleka lors des pourparlers de Brazzaville.

 

Qui donc pour succéder au Premier ministre sortant ? Trois noms circulent, dont celui d'André Nzapayéké lui-même. « Cette option est à écarter », a confié sous le couvert de l'anonymat un membre du Conseil national de transition joint à Bangui. Le nom qui revient souvent est celui de Karim Meckassoua, un musulman originaire du nord du pays. Actuellement Ministre d'Etat-Conseiller à la Présidence de la République, il a été dans le passé ministre de François Bozizé pendant six ans.

 

Le troisième candidat à la succession d'André Nzapayéké s'appelle Mahamat Kamoune, un ancien cadre du Ministère des Finances et proche de l'ancien président Michel Djotodia, actuellement en exil au Bénin, dont il fut le directeur de cabinet. Lui aussi est musulman et originaire du nord de la Centrafrique. Selon des indiscrétions, il aurait les faveurs de la présidente de la transition.

 

Comment réagissent les Centrafricains à cette actualité ? Pour le journaliste Rodrigue Joseph Prudence Mayte, l'appartenance religieuse ou ethnique du nouveau Premier ministre importe peu. « Le problème centrafricain n'est pas religieux ou interreligieux, c'est une crise politique. Si on a un Centrafricain musulman qui a les compétences requises et qui peut occuper les hautes fonctions de l'Etat, il n'y aura pas de souci. On a vu par exemple au Sénégal le président Senghor rester plus de 20 ans président de la République, alors qu'il est issu d'une minorité chrétienne. »


Situation humanitaire alarmante à Bambari

 

Sur le plan humanitaire dans le pays, une conférence de presse s'est tenue mardi sur la situation à Bambari, dans le centre de la RCA où des centaines de musulmans ont trouvé refuge suite aux violences dans la capitale. La situation est alarmante selon le constat d'un groupe de travailleurs humanitaires, au terme d'une visite de quatre jours dans la localité.

 

http://www.dw.de/qui-pour-succ%C3%A9der-%C3%A0-andr%C3%A9-nz...

 

 

 

NDLR : En RCA, on a l'art de faire durer le plaisir. La vraie question est de savoir si Mme Catherine Samba-Panza a réellement une marge de manoeuvre dans la désignation d'un premier ministre. Il est permis d'en douter. C'est un secret de polichinelle que la RCA est aujourd'hui un pays sous tutelle de la communauté internationale avec des voisins dont les chefs ont suffisamment mis la main à la poche pour le maintenir en vie, tiennent clairement à peser sur le cours de son évolution. Dès lors, on ne peut que faire le constat que ce qui se passe pour la désignation du nouveau PM nous fait perdre inutilement du temps car la formation de son gouvernement suivra, puis les passations de service des ministres dans la foulée. Tout ce tra la la  nous conduira à la mi-septembre, période du déploiement des casques bleus des Nations Unies.  

Lu pour vous : Qui pour succéder à André Nzapayéké ?

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 13:17

 

 

 

 

08/08/14 (RFI)

 

Au troisième jour des concertations menées par la présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza cherche toujours un remplaçant pour occuper le poste vacant de Premier ministre, André Nzapayéké, dont l’entourage juge qu’il a été poussé vers la sortie pour être remplacé par un musulman, afin de faciliter la mise en place des accords de paix signés fin juillet entre anti-balaka et Seleka à Brazzaville.

 

Au pied de la mosquée centrale du PK5, les habitants vivent cloîtrés dans leur enclave musulmane de Bangui. Pour beaucoup, le futur Premier ministre devra ramener la paix et la liberté de mouvement. Peu importe sa confession. « Nous avons cohabité ensemble avec les chrétiens, depuis avant l’Indépendance jusqu’à maintenant », explique l’un d’eux. « Ce sont les gens, les politiques qui nous ont divisés. Moi, je suis pour la paix. Si c’est un chrétien qui est le Premier ministre et si la paix revient, nous sommes d’accord. Si c’est un musulman qui peut amener aussi la paix, c’est aussi bon. C’est ce que je veux. »

 

Sur le marché de l’allée centrale du PK5, même son de cloche. Que le Premier ministre soit musulman ou chrétien, l’important c’est le retour de la stabilité : « Si c’est un musulman, ça ne va pas changer les choses. Nous voulons reprendre nos activités comme auparavant. Nous voulons seulement un homme digne, un homme sincère, crédible. Ni Seleka, ni anti-balaka », insiste un Banguissois. « On veut la stabilité, on veut la sécurité », insiste un autre. « Ça change quoi ? Ça ne change rien si c’est un musulman ou pas un musulman. Ça ne change pas. Notre problème c’est quoi ? On est coincés, on est bloqués. Ce n’est pas ça qui va stabiliser le pays », lâche un autre, résigné.

 

Un nouveau favori « toutes les deux heures »

 

En trois jours, entre les différents partis politiques, les représentants anti-balaka et Seleka, Catherine Samba-Panza aura consulté onze entités politiques pour trouver un remplaçant à André Nzapayéké. Les mêmes que celles présentes au Forum de paix de Brazzaville, fin juillet. A chacun, la présidente a demandé une liste avec un nom de Premier ministre et trois noms de ministrables, pour choisir le prochain chef du gouvernement.

 

A ce stade, difficile de savoir si un candidat se détache. « Toutes les deux heures, il y a un nom de favori différent », ironise Martin Ziguélé de l’AFDT, parti politique qui s’est vu proposer une participation au gouvernement.

 

La présidence veut en effet un gouvernement « inclusif », c'est-à-dire représentatif des disparités régionales, religieuses et politiques de Centrafrique, le tout sur des critères de compétence et d’expérience. « Nous devons tirer des leçons du gouvernement précédent, dans lequel beaucoup apprenaient leur métier sur le tas », explique une source à la présidence. Par ailleurs, les prochains membres du gouvernement de transition doivent s’engager à ne pas se présenter aux prochaines élections.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140808-centrafrique-toujours-que...

 

La Centrafrique toujours en quête de son Premier ministre

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog