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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 21:47

 

 

 

    Les autorités de Bangui, j’allais dire « le maire du palais » de la Renaissance et ses courtisans sont en train de lasser tout le monde avec leur frénésie à dénoncer des coups d’Etat imaginaires, leur propension à accueillir tout et n’importe quoi, à sortir des clous fixés par la Transition ... Cette litanie jouée sur un disque rayé n’a rien donné jusqu’à ce jour, donnant cette désagréable impression qu’à Bangui, on reprend toujours les mêmes et on recommence .

 

  . Les mêmes hommes et les mêmes femmes impopulaires, inaptes et incompétents mais choisis sur des bases qui échappent à tout entendement comme le Premier Ministre Nzapayéké hier et aujourd’hui Khamoun qui dénoncent des conflits imaginaires sans produire une seule preuve, un seul nom des comploteurs et qui veulent être crus par les Centrafricains sur parole .

 

   .Les mêmes arguments fallacieux : crier aux coups d’Etat montés par des gens jamais identifiés a été l’argument suprême  des dictateurs pour réprimer l’opposition sous toutes les latitudes . Cette fois-ci le peuple centrafricain exige des plans, des noms, des armes saisies et les caches d’armes découvertes , bref des preuves tangibles et non ce flot de mots qui ne convainc plus personne . Le peuple est mûr, il lui faut plus que des mots .

 

   .Les mêmes manœuvres dilatoires de l’Exécutif : la Présidente de la Transition musèle le CNT par sa présence et laisse parler d’un coup d’Etat juste au moment où le même CNT entend poser des questions au gouvernement sur la gestion douteuse du don angolais . Est-ce une simple coïncidence ?

 

   .Il est curieux d’apprendre qu’un coup d’Etat est en cours juste au moment où la Présidente de la Transition reçoit les « forces vives de la nation » . Qui trompe qui ?

 

D’ailleurs l’amalgame savamment entretenu entre les partis politiques et les groupes armés qui écument et rançonnent un pays exsangue est insupportable . Depuis quelque temps, les ficelles sont devenues trop grosses à Bangui .Cette pratique qui n’a jamais rien donné de bon est une prime donnée à l’impunité des criminels . Il faut cesser cette mascarade qui n’amuse plus personne sauf le chef de l’Exécutif centrafricain . Après les accords de Brazzaville, ces bouts de rencontre ( où l’on devine plus de billets de banque distribués et de promesses faites aux uns et aux autres) ne servent plus à rien . Il y a un temps pour tout : le temps de la signature et le temps du RESPECT de la signature .

 

   .Les mêmes discours redondants, répétitifs :

 

-Appel à la communauté internationale pour aider (Elle est déjà en RCA à travers la MINUSCA ) . Il faut lui fixer un cap !

 

-Dénonciation des « forces négatives » jamais nommées, jamais attrapées , jamais jugées . Cette main invisible qui manipulerait tout en Centrafrique devient une litanie lassante . De fait, la Présidente de la Transition cogère l’Etat centrafricain avec les Antibalaka et les Séléka .

 

-Appel à la Cour Pénale Internationale (CPI) au lieu de commencer par rétablir une chaîne pénale locale . Tout Etat doit faire la politique de ses moyens et de sa géographie !

 

    Il faut rappeler constamment que Madame SAMBA-PANZA n’est pas Présidente de la République mais bien Présidente de la Transition, ce qui lui interdit certains actes dévolus au seul Président élu . Faute de l’avoir spécifié clairement, le CNT n’a plus que ses yeux pour pleurer . Ce CNT qui n’est autre chose qu’une émanation de la « Séléka » tout comme le gouvernement .

 

    Une seule voie de sortie reste honorable pour le gouvernement : organiser et réussir des élections générales à terme échu en Février 2015 . Il lui reste donc quatre mois .

 

                                           KOULAYOM-MASSEYO David

 

                                           Reims le 18 Octobre 2014 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 20:41

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.10.2014 à 20h35

 

Des miliciens anti-balaka (principalement chrétiens) et ex-Séléka (en majorité musulmans) s'en sont violemment pris, ces jours derniers, à des habitants qu'ils accusent de collaboration avec leurs rivaux, dans le centre de la Centrafrique. Selon la gendarmerie, au moins sept personnes ont été tuées, et plusieurs autres blessées.

 

Une source au sein de la gendarmerie de la ville de Bambari a apporté des précisions :

 

« Des individus armés se réclamant des anti-balaka, partis de Bambari à la fin de la semaine dernière en direction de Kouango [plus au sud], ont froidement assassiné cinq personnes aux villages de Bangao et Bomballa, les accusant de collaborer avec les ex-Séléka et d'avoir trahi leur position à ces derniers. »

 

« Les assaillants se sont livrés à d'autres exactions sur les habitants : incendie de maisons d'habitation, pillages, vols, faisant fuir de nombreux autres vers la République démocratique du Congo dans des pirogues », a ajouté la gendarmerie.

 

EXÉCUTION PUBLIQUE

 

Toujours selon la gendarmerie,  les ex-Séléka ont également commis des exactions :

 

« Dans un autre village situé sur la route menant au centre de Kouango, les ex-Séléka (...) ont exécuté en public la semaine dernière deux jeunes hommes, sous l'accusation de trahison et d'appartenance à la milice anti-balaka. Ils ont pourchassé d'autres personnes à travers la ville. »

 

La région de Kouango, baignée par la fleuve Oubangui, fait face à la République démocratique du Congo, où se sont réfugiés des milliers de Centrafricains ayant fui les violences de ces dernières années.

 

La Centrafrique, ancienne colonie française, a plongé dans un chaos sans précédent en 2013 lorsque la rébellion Séléka a pris le pouvoir, plaçant le pays en coupe réglée jusqu'à son départ en janvier 2014. Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, les anti-balaka commettant à leur tour d'innombrables exactions contre la population, notamment les musulmans qui ont dû fuir Bangui.

 

Toujours maîtres de la région de Kouango, les ex-Séléka en ont fait fuir depuis l'an dernier toutes les autorités locales (sous-préfet, gendarmes, policiers, maires, chefs de village, etc.) et y règnent sans partage.

Centrafrique : violences meurtrières dans le centre du pays

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 19:13

 

 

 

 

20/10/14 (Radio Ndeke Luka)

 

Des hommes armés assimilés à des Antibalaka et ex-Séléka auraient investi plusieurs villages et fait des victimes.

 

Ce samedi dans la sous-préfecture de Kouango, des hommes armés assimilés à des miliciens Antibalaka ont brûlé des champs de café et tué des civils au village Bangao à 45 Km de Kouango. Selon les témoignages, les assaillants accusent les habitants de ce village d’avoir accepté la collaboration avec les ex-rebelles Séléka.

 

« Depuis trois jours, une délégation des Antibalaka en provenance de Bambari est arrivée au village Bangoa à 45 Km de Kouango. Ils ont tué beaucoup de personnes, fait fuir toute la population et brûlé des champs de café », a indiqué un habitant de Kouango qui a requis l’anonymat.

 

Prise de peur, la majeure partie de la population est obligée de traverser le fleuve pour se réfugier au Congo démocratique voisin.

 

La même source ajoute que les Antibalaka envisagent de s’attaquer à la population de la ville de Kouango. « Ils promettent de s’en prendre à la population de Kouango sous prétexte qu’elle héberge des Séléka. Informés les Séléka de Kouango ont tué publiquement deux jeunes les accusant à tord d’être des Antibalaka », précise la même source.

 

Ce climat de terreur s’est aussi répandu dans la sous-préfecture de Bambari chef lieu de la Ouaka.

 

Le week-end dernier, des ex-Séléka présentés comme des éléments du général peuhl Ali Ndaras, ont fait incursion dans les villages Matchika (20 Km) et Botobadja (30 Km) de Bambari sur l’axe Alindao.

 

Ils auraient tué plusieurs personnes et incendié des maisons. Aucun bilan n’est disponible, la population s’étant refugiée en brousse. Des enfants sont portés disparus selon un témoin joint depuis Bambari par RNL.

« Les populations paysannes du Pk 20 jusqu’au Pk 30 sont poursuivies dans les champs et en brousse comme des animaux pour être tuées de manière cruelle et criminelle. Beaucoup de personnes ont rejoint Bambari ne sachant où trouver les femmes et les enfants », a expliqué un habitant consterné.

 

Le 16 octobre dernier au village Botobadjia, un groupe armé dénommé ‘‘Antipopulation’’ a tué 14 personnes et incendié 32 habitations.

 

Pendant ce temps dans la Nana Gribizi (nord), un religieux a été enlevé dimanche 19 octobre par des Antibalaka au village Fafara à 22 Km de la ville sur l’axe Bangui. Le Père Luc Delphes de nationalité belge, est le responsable de l’ONG internationale Caritas à Kaga-Bandoro. Il a été relaxé après quelques heures passées en brousse avec tous les autres passagers se trouvant à bord de son véhicule.

 

Selon certaines autorités ecclésiastiques du diocèse de Kaga-Bandoro et de l’archidiocèse de Bangui, le prélat a été transféré dans la capitale. Son véhicule et les bagages des passagers sont confisqués par les ravisseurs.

 

Cet enlèvement est survenu dix jours après celui du prêtre polonais Mathieu Dziedzic. Des sources religieuses expliquent que le Père Mathieu Dziedzic, jusqu’à ce jour, est toujours entre les mains des hommes du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du chef rebelle Martin Koumta-Madji alias Abdoulaye Miskine.

Ouaka : Antibalaka et ex-Séléka sèment la terreur

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:53

 

 

 

 

Les partis socio-démocrates de l’Afrique Centrale, réunis à Yaoundé (Cameroun) du 15 au 17 octobre 2014 pour examiner la question des alternances politiques et la situation sécuritaire en Afrique centrale, ont dressé un état des lieux très préoccupant en matière d’alternances démocratiques pacifiques en Afrique centrale.

 

En règle générale, la tendance est plutôt à la stagnation de la situation politique dans notre sous-région, comparativement aux évolutions positives observées, dans le même temps, dans les pays d’Afrique occidentale, orientale et australe.

 

En effet, au cours de la dernière décennie, hormis le MPLA en l’Angola et le MSTP/PSD à Sao Tomé et Principe, tous les autres partis sont dans l’opposition et les processus démocratiques des pays d’Afrique centrale ont connu des fortunes diverses dans la volonté d’accroître leur poids dans le débat politique, parlementaire et institutionnel, leur participation à la gestion des institutions démocratiques de leurs pays.

 

Face à l’obstination des partis d’Etat à résister au changement et à vouloir à tout prix se s’accrocher au pouvoir, refusant ainsi d’appliquer les principes élémentaires de la démocratie pluraliste et de s’adapter à la nouvelle conjoncture politique internationale, les socio-démocrates de l’Afrique centrale ont pris l’engagement de traduire l’inclination naturelle des peuples de la sous région pour la paix et de canaliser leur volonté inébranlable pour des changements démocratiques.

 

À cet effet, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale prennent la résolution :

 

  • De mobiliser davantage les communautés nationale et internationale, afin qu’elles exercent une réelle pression sur les régimes qui résistent aux changements démocratiques ;
  •  
  • De convaincre les forces sociales et politiques de gauche ayant acquis des positions dominantes dans les systèmes en place, à rallier le mouvement des citoyens dans leur marche en faveur de l’égalité sociale, la bonne gouvernance et la démocratie ;
  • De définir les termes de référence et déterminer la feuille de route pour le demi-siècle à venir, laquelle permettrait aux jeunes générations de continuer la lutte pour la deuxième indépendance de notre continent ;
  •  
  • De favoriser la formation des alliances politiques sur la base idéologique, ouvertes aux autres forces favorables aux changements démocratiques ;
  •  
  • De mutualiser les forces au cours des batailles électorales.
  •  

Pour garantir la paix, la stabilité et la crédibilité des institutions de nos pays, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale :

 

  • réaffirment leur attachement aux principes  de l’irréversibilité de la gouvernance démocratique, du dialogue et de la concertation politique comme seuls moyens de résolution des conflits sociopolitiques dans nos pays ;
  •  
  • renouvelle leur foi aux élections libres et transparentes comme seul moyen légitime pour accéder au pouvoir et construire des Etats stables et démocratiques.
  •  

À propos de la transparence du processus électoral, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale considèrent que la consultation du souverain primaire n’est possible et crédible que lorsqu’elle se réalise de façon démocratique, c’est-à-dire à travers les élections sincères conduites en toute transparence pour garantir une libre expression des citoyens et des résultats crédibles des scrutins.

 

De façon universelle, la transparence du processus électoral est garantie notamment par :

 

  • un fichier électoral établi de façon consensuelle sans souffrir d’aucune contestation de la part des acteurs électoraux (administration, partis politiques, société civile) ;
  •  
  • un organe de gestion des élections indépendant, mis en place dans le respect des normes définies par la Charte de l’Union Africaine en matière électorale ;
  •  
  • un organe constitutionnel (juge des élections) composé de façon consensuelle.
  •  

 

À propos des processus de dialogue national inclusif annoncés dans quelques-uns des pays, notamment en Guinée Equatoriale et fortement réclamés dans d’autres, dans un souci d’apaisement du climat politique, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale recommandent vivement qu’ils se déroulent avec la médiation et l’observation consensuelles. En effet, le dialogue est le seul moyen pacifique d’établir toutes les bases politiques nécessaires pour opérer la réforme de l’État, le renforcement de la bonne gouvernance et la résolution pacifique et démocratique des conflits.

 

Ces processus devraient privilégier la recherche d’un compromis politique dont les termes seraient à définir de façon concertée, afin d’épargner de nouvelles souffrances à nos populations  déjà si gravement accablées par la pauvreté.  

 

De cette manière, les générations actuelles légueraient un héritage de sécurité et de prospérité aux générations futures.  

                

A propos de la situation sécuritaire dans la sous-région, les partis politiques socio-démocrates de l’Afrique Centrale exige l’application de la résolution N° 2149 des Nations Unies en Centrafrique et le désarmement des de toutes les milices au Burundi et en RD Congo.

 

Fait à Yaoundé, le 17 octobre 2014

 

Conseil National pour la Défense de la Démocratie – Burundi

________________________________

Convergencia Para la Democracia Social – Guinée Equatoriale

________________________________

Convergence Citoyenne – Congo Brazzaville

_________________________________

MLSTP / PSD – Sao Tomé et Principe

_________________________________

Union National pour le Développement et le Renouveau – Tchad

_________________________________ 

Social Democratic Front – Cameroon

_________________________________ 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain – République Centrafricaine

Martin ZIGUELE  _________________________

 

Prof. Vincente Pinto de Andrade – Angola – Personnalité Social Démocrate

_________________________________

DÉCLARATION DE L’ALLIANCE DES PROGRESSISTES D’AFRIQUE CENTRALE

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:31

 

 

 

 

20/10/14 (Slate Afrique)

 

Même pour Bangui, capitale de la République centrafricaine et l'une des villes les plus pauvres du monde, Saïdou est misérable. Contrairement aux quartiers environnants, avec leurs immeubles et leurs lotissements bien rangés derrière des murs et des clôtures, Saïdou, qui s'étend sur un bout de terre oblong à quelques encablures du centre, tient davantage des bidonvilles que l'on retrouve dans d'autres villes africaines moins structurées, comme Kinshasa ou Lagos.

 

En d'autres termes, on dirait un village. Il n'y a pas de murs, pas de portails. Des maisons basses en parpaings se font face les unes aux autres selon des angles bizarres. Les rues sont ici des chemins de terre, des broussailles, des ruisseaux d'eau grise. Pour arriver à Saïdou, il vous faut couper par l'Avenue des Martyrs et vous engouffrer entre deux gratte-ciels. Les immeubles tombent en ruine et leurs habitants sont eux aussi très pauvres, mais ils peuvent regarder Saïdou de haut et remercier Dieu (et les martyrs) de leur avoir donné une telle chance.

 

C'est dans l'une de ces maisons en parpaings que Lamove et Serge Kamouss sont nés. Ils y ont grandi avant de fonder leur famille un peu plus loin dans Saïdou. Et, au début de l'année, c'est dans leur maison natale, où leur mère vit désormais seule, qu'ils sont tous les deux revenus un après-midi. Sous un épais brouillard de haine et de honte, ils ne savaient pas qu'ils allaient se retrouver.

 

En 2013, la République centrafricaine tombe entre les mains de la Séléka, une milice insurrectionnelle d'obédience musulmane. Bangui est mise à sac, ses habitants tués et brutalisés. Lamove, l'aîné des deux frères, a la Séléka en horreur, mais il n'a pas de travail –il n'en a jamais eu de toute sa vie d'adulte– et le nouveau régime a besoin d'hommes. Alors, quand la Séléka lui offre un poste de soldat, il l'accepte. Serge n'a pas eu autant de chance. La Séléka a coulé son entreprise, l'a jeté en prison et passé à tabac. Lamove, qui craignait pour son nouvel emploi et pour sa vie, n'a pas voulu venir en aide à son frère. Ce jour-là, à Saïdou, cela faisait des mois qu'ils ne s'étaient pas vus.

 

Lamove est arrivé en premier pour trouver sa mère en train de faire la lessive. Il sait qu'elle réprouve son engagement dans la Séléka et il fait tout son possible pour ne pas en parler avec elle. Mais, inévitablement, le sujet arrive sur la table. Lamove lui rappelle combien il était désespéré, lui parle de ses enfants qu'il n'avait pas les moyens de nourrir. Pour Madame Kamouss, cela n'a aucune importance. Elle lui dit que la Séléka a ruiné leur pays. Ses mercenaires ont tué et violé des membres de leur famille.

 

A un moment, ils entendent la voix de Serge venant du dehors. Madame Kamouss, qui n'attendait pas de visite de son plus jeune fils, prend peur. Elle n'a pas vu Serge depuis des semaines et craint qu'à sa sortie de prison, il ait rejoint les anti-balaka, une milice d'obédience chrétienne créée pour lutter contre la Séléka. Leurs combats ont entraîné la République centrafricaine dans une guerre civile et religieuse faisant encore rage ce jour-là.

 

Même s'il est le cadet, Serge a toujours été plus fort que Lamove et, durant sa jeunesse, tout Saïdou le connaissait pour son sang chaud et son goût pour la bagarre. Madame Kamouss sait qu'il en veut à mort à Lamove qui ne l'a pas aidé contre les Séléka et elle redoute sa réaction s'il vient à le trouver dans la maison. Elle décide alors de cacher Lamove dans la chambre à coucher.

 

Serge est venu accompagné d'amis que sa mère n'a jamais vus, mais il ne les fait pas entrer dans la maison. Il passe la porte seul et, après les embrassades, sa mère lui demande de ses nouvelles. Il admet avoir rejoint les combattants des anti-balaka. Les angoisses de Madame Kamouss étaient justifiées: Serge et Lamove font désormais partie de deux factions ennemies.

 

«Elle s'est énervée», me dira plus tard Serge.

 

«Elle m'a dit: “Ils sont dangereux. Les anti-balaka sont dans le camp du mal, ils tuent des gens”. Elle était vraiment en colère.»

 

Serge lui répond que les anti-balaka cherchent à défendre leur pays contre la Séléka, contre les musulmans et les envahisseurs étrangers qui ont usurpé le pouvoir. Que la Séléka entend réduire les Centrafricains en esclavage et qu'il veut les en empêcher. Qu'en tant que chrétienne, elle devrait comprendre. «Notre but est de reprendre notre pays», lui dit-il.

 

http://w.slateafrique.com/525199/centrafrique-nation-paisibl...

Avant, la Centrafrique était une nation paisible. Mais ça, c'était avant !

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:22

 

 

 

 

20/10/14 (Afrikaweekly.com )

 

Au lendemain des accords de Brazzaville, les Centrafricains espéraient le retour de la paix, pourtant Bangui, la capitale de la République Centrafricaine, a connu un regain de violences ces derniers jours. C’est dans ce contexte qu’Afrikaweekly est parti à la rencontre du Professeur Gaston Nguerekata, potentiel candidat à la prochaine élection présidentielle en Centrafrique.

 

Vous avez demandé la démission de Madame Catherine Samba Panza, pouvez-vous vous exprimer là-dessus ?

 

Je tiens d’abord à vous remercier pour m’avoir donné l’occasion de m’exprimer sur les problématiques de l’heure qui nous tiennent tous à cœur. Face à l’ampleur des difficultés auxquelles notre pays est confronté, je dois vous avouer que nous devons situer les débats au-delà des querelles de personnes. Par ailleurs vous conviendrez que seuls comptent les actes posés et les résultats, que tout centrafricain où qu’il soit, devrait être en mesure d’apprécier à sa juste valeur. Ces derniers temps, nous assistons à un regain de violences meurtrières à Bangui comme dans certaines villes de province. Les actes de pillage et de vandalisme ont repris de plus belle, causant le déplacement d’environ 6500 personnes rien qu’à Bangui. Tout cela se passe dans un contexte politique et social tendu, marqué par la nomination non consensuelle d’un Premier Ministre et le non paiement de salaires, bourses et pensions depuis plusieurs mois. Le scandale de détournement présumé de fonds public a fini par annihiler le peu de crédit accordé aux plus hautes autorités de cette transition. Le cauchemar que vit le peuple centrafricain est le résultat de neuf mois de politique de prédation conduite par la Cheffe de l’Etat de Transition et ses proches. La seule chose que Madame la Présidente ait pu réussir c’est de se mettre sur le dos une grande majorité de la communauté nationale d’abord et les partenaires au développement ensuite. La question est maintenant de savoir comment pourra-t-elle réussir cette transition sans les soutiens nécessaires ? A mon avis, une démission de sa part serait de nature à régler en partie cette affaire.

 

La situation est redevenue chaotique sur le point de vue sécuritaire, comment revenir à l’accalmie ?

 

Ce qui nous arrive aujourd’hui ne m’étonne pas car il fallait s’y attendre. L’après Forum de Brazzaville a été mal géré puisque trois mois après, rien n’a été fait, la Cheffe d’Etat de Transition s’étant plutôt intéressée à sa famille, à ses amis et à ses proches. En réalité, dans la foulée de la signature de l’accord de cessation des hostilités, il aurait fallu s’atteler à l’étape suivante. L’Exécutif aurait dû engager les consultations populaires devant conduire au grand forum de réconciliation et de reconstruction national. Or, la Chef de l’Etat de Transition a cru devoir traiter d’abord la question de la formation du gouvernement, avec toute la crispation qui s’en est suivie. Tout porte à croire que sur instruction de la Cheffe d’Etat de la Transition, l’Exécutif a laissé trainer volontairement le processus de réconciliation, de façon à prolonger artificiellement la période de transition et par la même occasion la souffrance des populations. L’objectif visé est bien connu. Il s’agit d’en tirer illicitement bénéfice. Le chaos actuel résulte aussi et surtout du mécontentement suscité par le non respect de la feuille de route issue du forum de Brazzaville. Maintenant, pour revenir à l’accalmie, il me semble urgent de rattraper le temps perdu en engageant une véritable course contre la montre. Cela nécessite une volonté politique forte. Or, selon le dernier communiqué de presse de la Présidence, les deux dernières étapes du processus ne seraient qu’en voie d’être lancées, et ce, trois mois après le forum de Brazzaville. Autant dire que l’accalmie n’est pas pour demain, si l’actuel Exécutif était maintenu. Les populations en ont assez de cette maltraitance qui n’a que trop duré, l’accalmie c’est ici et maintenant.

 

Comment voyez-vous la Transition si Madame Samba Panza démissionnait ?

 

Comme je l’ai déjà dit, la démission de Madame Samba-Panza constitue une condition majeure de sortie de crise. Par la suite, il appartient aux centrafricains de mettre en place un schéma consensuel devant conduire aux élections dans un délai raisonnable. Une voix centrafricaine forte, digne et respectueuse des intérêts nationaux devrait se lever pour envoyer à l’ensemble des citoyens un message d’espoir.

 

Il n’existe aucune union sacrée en RCA pour l’intérêt de la Nation, comment expliquez-vous cela ?

 

Dans un pays où l’intérêt personnel, donc égoïste prime face à l’intérêt collectif et, où la corruption sévit, même au plus haut niveau de l’Etat, il me semble difficile d’obtenir une union sacrée. Toutefois, nous avons le devoir de faire un travail de fond, pour changer les choses. Nous devons engager sans tarder une campagne de lutte contre la corruption qui gangrène le pays à tous les niveaux.

 

La séléka demande la démission de Catherine Samba Panza, parce qu’elle leur a demandé de quitter Bambari et les antibalaka en ont fait de même parce que disent-ils elle souhaiterait faire revenir les troupes tchadiennes pour sa sécurité, comment traiter la problématique de ces deux entités ?

 

La Séléka tout comme les Antibalaka sont des organisations criminelles qui ont pris en otage le peuple centrafricain. Ces bandes armées ne méritent qu’un seul et unique traitement, à savoir une poursuite judiciaire et pénale.

 

Comment amorcer le dialogue politique en RCA ?

 

Tous les observateurs avisés s’accordent à dire que la solution à la crise centrafricaine est d’abord politique. Et cela passe nécessairement par un dialogue franc et consensuel. Je dois dire que le grand forum de réconciliation et de reconstruction national prévu à Bangui suite au forum de Brazzaville sera l’occasion de renouer avec le dialogue inter-centrafricain. Il devra permettre d’amorcer le dialogue politique.

 

Comment envisager la tenue d’élections pour 2015 dans un tel contexte d’insécurité ?

 

La RCA est un pays de 623 000 km2. Attendre à ce que la sécurité soit totale pour organiser les consultations démocratiques est synonyme de renoncement. En période de crise, une solution de crise s’impose. Au Mali par exemple, les élections se sont tenues alors que le pays était encore en crise. L’Irak et l’Afghanistan ont organisé des élections dans les conditions de sécurité que l’on sait. Donc, il me semble tout à fait possible que les élections puissent être organisées en veillant au respect des principes de droit public pendant la tenue de ces élections.

 

Vous étiez très actif avec « les bâtisseurs » et vous avez ralenti la cadence, pourquoi ?

 

Avec les Bâtisseurs, un certain nombre de projets en faveur des populations meurtries ont été réalisés, parmi lesquels, la fabrication de savons acides par une méthode artisanale. Nous avions eu à cet égard des critiques, pour la plupart constructives. Il nous avait été suggéré par exemple de passer à la phase semi-industrielle. La semi-industrialisation nécessite la mise en place des outils de production modernes, afin d’améliorer la qualité du produit et son rendement. C’est une très bonne suggestion. Toutefois, pour y parvenir nous avons besoin de partenaires nationaux ou de l’extérieur. Ainsi, en marge de la conférence internationale de mathématiques, pour laquelle je suis invité au mois de novembre prochain en Inde, je verrai avec mes amis dans quelle mesure finaliser ce projet. Cela dit, la phase de conception de tout projet sérieux a une durée qui peut être plus ou moins longue. Ce qui apparait aux yeux de certains comme un ralentissement de cadence. En réalité, les activités non visibles continuent. Comme par exemple les multiples ateliers de formation en auto promotion économique dans tous les arrondissements de Bangui.

 

Comment entrevoyez-vous l’avenir politique de la RCA ?

 

Avec les crises récurrentes, la RCA a touché le fond. Elle ne peut donc que se relever. Son avenir politique dépend de ses filles et fils. Il me semble urgent de renouveler la classe politique, avec de nouveaux acteurs, plus jeunes, capables de faire la politique autrement, en privilégiant l’intérêt collectif. La politique qui vise l’enrichissement personnel doit être bannie.

Quel message à l’endroit du peuple centrafricain meurtri ?

 

La RCA est un beau pays, doté d’un potentiel énorme dans plusieurs domaines. Seulement, le chaos, la haine et la méchanceté nous empêchent de développer ce pays pour le bien être de tous. Nous sommes à la croisée des chemins. Nous avons l’obligation de réussir cette fois-ci car le risque encouru en cas d’échec serait la perte pure et simple de l’héritage légué par nos ancêtres. Il nous faut absolument désarmer nos âmes et nos cœurs et apporter la paix dans notre pays. Nous en sommes capables.

 

Lu pour vous : Gaston Nguerekata: « le chaos, la haine nous empêchent de développer ce beau pays…légué par nos ancêtres »

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:20

 

 

 

 

 

journaldebangui.com - 20/10/2014

 

Un Lieutenant des Forces armées centrafricaines (FACA), pris en otage par des membres de la milice Anti-Balaka le 13 octobre dernier a été libéré dimanche.
Le Lieutenant des Forces armées centrafricaines (FACA), Juste Konzi, pris en otage par les Anti-Balaka le lundi 13 octobre 2014 a été rendu au Comité international de la Croix-Rouge, en présence de la presse.


Alfred Yékatom Rhombot, responsable des Anti-balaka du sud, auteur de la prise d’otage a déclaré pour la circonstance: «C’est un frère d’arme. D’ailleurs, nous n’avons rien contre lui, il est libre.»


Quant à l’otage désormais libre, son vœu ardent est de retrouver sa famille puis de s’occuper de sa santé. «Je n’ai pas grand-chose à dire aujourd’hui. La seule chose que je peux vous dire, c’est que je vais d’abord voir ma santé et je me réjouis de rencontrer ma famille.», a déclaré le Lieutenant Konzi.

 

Rappelons que le dimanche 12 octobre dernier, un groupe des FACA, exaspérés par les exactions des Anti-balaka sur la population civile du 6ème arrondissement de Bangui, a lancé un assaut contre les Anti-balaka qui ont été mis en déroute au quartier Pétévo. Un jour après la confrontation militaire, le Lieutenant Juste Konzi a été aperçu dans un véhicule dans la banlieue sud-ouest de la capitale centrafricaine. C’est alors qu’il a été capturé par les Anti-balaka. Les ravisseurs accusent l’otage d’avoir été le maître à jouer de l’assaut des FACA.


Du côté de la hiérarchie militaire des FACA, aucune déclaration n’a été enregistrée. Igor Lamaka, porte-parole des Anti-balaka parle d’une initiative unilatérale de la milice.



La Centrafrique a renoué depuis le 7 octobre dernier avec les violences intercommunautaires opposant musulmans et chrétiens du pays par milices interposées. Anti-Balaka (milice chrétienne) et Séléka (milice musulmane) se sont entretués pendant une année avant de signer en juillet dernier un accord de cessation des hostilités. Un gouvernement de large ouverture a également été formé avec à sa tête, pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre musulman.

Lu pour vous : Les Anti-Balaka relâchent un militaire de l'armée centrafricaine

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:14

 

 

 

Bangui en proie à une nouvelle flambée de violence

 

http://www.la-croix.com/  20/10/14 - 17 H 16

 

La capitale centrafricaine est à nouveau le théâtre d’affrontements et d’attaques meurtrières. Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas.

 

Depuis deux semaines, Bangui est en proie à un regain de violence comme on ne l’avait pas vu depuis le mois d’août. Plus d’une quinzaine de personnes ont été tuées dans différents affrontements engageant la responsabilité de groupes armés liés aux anti-balaka (1).

 

Les casques bleus, chargés d’assurer la sécurité dans ce pays depuis le 15 septembre, n’ont pas été épargnés : ils comptent un tué et une vingtaine de blessés depuis le 9 octobre. Les militaires français ont essuyé une vingtaine d’attaques dans les rues de Bangui, ripostant et tuant une dizaine d’assaillants.

 

 « Ce sont de petits groupes, organisés, maîtrisant le terrain, qui nous tirent dessus. Ils semblent poursuivre un but politique », explique le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major de l’armée française. Cette violence est aussi le fait de nombreux délinquants et de bandes armées qui profitent du désordre et du climat d’impunité pour piller, rançonner et voler les habitants sans défense.

 

CATHERINE SAMBAT-PANZA DE PLUS EN PLUS ISOLÉE

 

Dans ce contexte dégradé, le crédit de Catherine Samba-Panza, neuf mois après sa nomination comme présidente de la transition, est au plus bas. En premier lieu dans son pays, où elle n’a pas su trouver les moyens de restaurer la paix et la sécurité. Elle est en plus empêtrée dans un scandale financier : 2,5 millions des 10 millions de dollars que l’Angola a offerts à la Centrafrique à la fin septembre se sont envolés sans qu’elle puisse le justifier. Elle est, enfin, soupçonnée de ne pas œuvrer véritablement à la transition démocratique en montrant peu de volonté dans l’organisation de l’élection présidentielle prévue au premier semestre 2015.

 

Ses adversaires déclarés sont aujourd’hui légion. On les trouve parmi les leaders de la Séléka (2) – après des mois de silence, leur chef Michel Djotodia, en exil au Bénin, a évoqué son éventuel retour en politique en Centrafrique dans un entretien publié le 4 octobre au quotidien L’Est républicain. On les trouve aussi parmi les chefs des anti-balaka, parmi les fidèles de l’ancien président François Bozizé, renversé en mars 2013 par les rebelles de la Séléka.

 

De plus en plus isolée dans son pays, la présidente est aussi de moins en moins soutenue par ses alliés régionaux, en particulier par le président congolais Sassou Nguesso, le médiateur dans la crise centrafricaine. Les 18 et 19 octobre, il a envoyé une mission à Bangui pour exhorter les différents partis à un retour au calme et rappeler que la future élection présidentielle devait bien se tenir en février 2015. La déception est aussi vive en France, pourtant son principal allié.

 

Laurent Larcher

 

(1) Les anti-balaka sont au départ des milices d’autodéfense apparues en septembre 2013 en réaction aux exactions de la Séléka.

 

(2) La Séléka est une alliance de mouvements rebelles issus du nord-est du pays, zone à majorité musulmane et marginalisée par Bangui.

Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas
Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:02

 

 

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

UNITÉ-DIGNITÉ-TRAVAIL

 

Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique

 

(Ex-Coalition Séléka)

………………………………………………………………………………………………………

 

Assemblée Générale du Bureau Militaire

 

Du 21 au 25

 

Le Bureau Politique du FRONT POPULAİRE POUR LA RENAİSSANCE DE CENTRAFRİQUE (FPRC)  et son état major ont  le plaisir de porter à la connaissance de ces responsables  et sympathisants, tant sur le plan national qu’international ce qui suit :

 

Réuni en séance extraordinaire le 29 Septembre 2014.

 

 Le Bureau Politique a décidé de convoquer une Assemblée générale le 25 octobre 2014  à Kaga-Bandoro. La présence de tout le monde est vivement souhaitée.

 

Les membres sont libres d’exprimer sans crainte le fond de leur pensée, puisque lorsque l’émulation positive est favorisée, le potentiel de chacun croit et facilite un plus grand RCA.

 

NB: La présence de tous est vivement souhaitée le 25 octobre 2014 à KAGA-BANDORO.

 

 

Fait à N’Délé, le 20 octobre 2014

 

Pour Le Président,

 

Le 1er Vice-président

 

Général NOUREDINE ADAM

 

Ancien Ministre D’État

 

 

 

NDLR : De congrès en assemblées générales, l'ex-coalition Séléka a habitué les Centrafricains et la communauté internationale à de surprenantes décisions. On ne sait pas encore ce que cette AG de Kaga-Bandoro nous réservera. Le moins qu'on puisse dire est que l'ex-coalition rebelle est secouée et traversée de beaucoup de contradictions et son avenir est à la croisée des chemins. On croît savoir que certains jeunes loups dans ce mouvement politico-militaire sont hostiles à l'idée saugrenue de partition de la RCA et attendent leur tour et l'occasion pour le faire clairement savoir haut et fort. Ce moment est-il venu ? L'avenir proche nous le dira sans doute. 

Nouredine Adam convoque une énième AG de l'ex-coalition Séléka à Kaga-Bandoro

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:00

 

 

 

(Agence Ecofin) lundi, 20 octobre 2014 15:48 - Le groupe des télécommunications Vimpelcom a annoncé la cession, ce lundi, des 100% d’actions qu’il détient dans sa filiale Telecel Globle, propriétaire des opérateurs télécoms U-Com au Burundi et Telecel en Centrafrique, au groupe Econet Wireless Global. Prix de la transaction, 65 millions de dollars.

 

Econet aurait réussi à reprendre les activités de Vimpelcom au Burundi et en Centrafrique suite à l’échec des négociations entamées en juillet 2013 avec le groupe français Niel Telecom pour 100 millions de dollars.

 

D’après Andrew Davies, le directeur financier de Vimpelcom, la décision de vendre les opérations burundaise et centrafricaine résulte de l’évaluation qui a été faite sur leur rentabilité future. Elle rentre également dans un vaste plan de retrait engagé par le groupe, et qui a commencé au Canada.

 

Désormais, il ne reste plus à Vimpelcom que quatre pays d’activités: au Pakistan sous le nom Mobilink, au Bangladesh avec banglalink, au Zimbabwe avec Telecel et Beeline au Laos.

Vimplecom a cédé ses opérations du Burundi et de Centrafrique à Econet Wireless Global

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