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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 16:54

 

MISSION MULTIDIMENSIONNELLE INTÉGRÉE DE STABILISATION DES NATIONS UNIES EN CENTRAFRIQUE

 

 

http://minusca.unmissions.org/   9 mai 2016

 

Il y a quelques jours, le mandat actuel de la MINUSCA a été prolongé de trois mois, jusqu’au 31 juillet. Le temps pour les experts des Nations Unies de définir le rôle que la mission de paix aura à jouer dans le nouveau contexte centrafricain, après un référendum constitutionnel et des élections présidentielles et législatives réussies.

 

Le précédent mandat de la MINUSCA avait été défini il y a deux ans par une résolution du Conseil de sécurité et a été mis en oeuvre au mois d’avril 2014. Maintenant que la période de transition est achevée, que la situation se stabilise, les Nations Unies ont besoin d’adapter les tâches assignées à la MINUSCA.

 

Une équipe de spécialistes, envoyée par le secrétariat de l’ONU à New York, est arrivée à Bangui début mai pour rencontrer les nouvelles autorités du pays ainsi que les responsables de la MINUSCA.

 

L’équipe, dirigée par le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, El Ghassim Wane, doit adapter le mandat aux nouveaux défis et s’assurer que la mission de paix - force militaire, police et composante civile -  continue à répondre aux attentes et besoins des autorités nationales et de la population centrafricaine.

 

Ce processus nécessite de larges consultations avec les autorités centrafricaines, les représentants de de la communauté internationale, les agences du système des Nations Unies et la société civile. Une visite de terrain est également prévue à Bouar et à Kaga Bandoro pour évaluer l’impact du travail de la MINUSCA dans ces villes de provinces et les défis encore à relever.

 

Cette revue de la stratégie de la mission, décidée par une résolution du Conseil de sécurité le 26 avril dernier, doit « s’assurer, en consultation avec le gouvernement centrafricain, que le futur mandat de la MINUSCA est formulé de façon adéquate et adaptée à un contexte de stabilisation post-transition propice aux efforts de consolidation de la paix en République centrafricaine”.

 

Les experts onusiens mèneront ces consultations en Centrafrique jusqu’au 17 mai, puis devront présenter leurs recommandations au Secrétaire général le 22 juin au plus tard. Celui-ci les soumettra à son tour au Conseil de sécurité. C’est sur la base des recommandations que le Conseil formulera le prochain mandat de la MINUSCA.

 

QUEL MANDAT POUR LA MINUSCA DANS LE NOUVEAU CONTEXTE CENTRAFRICAIN ?
Centrafrique-Presse.com
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 16:22

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, 11 mai 2016 – La République centrafricaine aura, à partir de mardi 17 mai, un Comité national pour la prévention du génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et toutes les formes de discrimination. Lors du point de presse du mercredi, le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a indiqué que le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, sera à Bangui pour assister à la cérémonie de lancement du comité et à la formation de ses membres.

 

Selon Monteiro, le bureau du Conseiller spécial du Secrétaire général appuie la mise en place dudit Comité à la demande des autorités centrafricaines. Au cours de son séjour, Adama Dieng aura également des entretiens avec les autorités et des représentants de la société civile.

 

Le porte-parole a également évoqué les préparatifs pour les élections législatives partielles du 15 mai 2016 notamment l’aspect sécuritaire, avec la finalisation du plan de sécurité entre l’Autorité nationale des élections (ANE) et ses partenaires nationaux et internationaux. Le matériel électoral sensible a déjà été envoyé dans les circonscriptions électorales concernées de Kaga-Bandoro, Bambari, Sibut, Bossangoa et Bangassou en début de semaine,avec l’appui de la MINUSCA, et sera conclu samedi à Ombella-Mpoko et Bangui. La formation des agents électoraux a démarré mardi dans la préfecture de Kemo et s’est poursuivi mercredi dans les deux circonscriptions concernées de Bangui. Pour leur part, les Bureaux Électoraux Régionaux (BER) des Nations Unies poursuivent les rencontres d’informations avec les différents acteurs du processus électoral et les séances de sensibilisation en vue des élections paisibles. 

 

Vladimir Monteiro a aussi annoncé que le nombre d’assistants de liaison de la MINUSCA sur le terrain va être bientôt doublé, passant de 24 à 52. Ces assistants de liaison sont des hommes et des femmes qui font le lien entre la population centrafricaine et la force de maintien de la paix et jouent un rôle important, notamment la collecte d'informations, l’évaluation des besoins de protection et des risques pour améliorer la capacité de réponse de la MINUSCA.

 

Pour sa part, la Porte-Parole de la police Oana Andreea Popescu, a indiqué que la situation sécuritaire au cours de la semaine dernière a été marquée à Bangui par des coups de feu les 7 et 8 mai. La composante police de la Minusca s’est dépêchée sur les lieux et les patrouilles ont été intensifiées pour prévenir toute éventualité. Par ailleurs, le 9 mai, à Bangui, les points focaux de la police de la cellule protection des civils et de l’enfant ont échangé avec le commandant de la Police Judiciaire et le Directeur des Investigations Judiciaires, au sujet de deux cas de viol sur mineures. Les présumés auteurs ayant été interpellés, la police des Nations Unies a conseillé aux enquêteurs de référer les victimes à une structure sanitaire pour leur prise en charge médicale et psychosociale. La police des Nations Unies a aussi suggéré de faire diligence dans la procédure pour traduire les présumés auteurs devant le Procureur de la République.

 

De son côté, le Porte-Parole de la force de la Minusca, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a affirmé que la semaine dernière, la force de la Minusca a multiplié ses patrouilles aussi bien terrestres qu’aériennes dans tout le pays, pour rechercher et neutraliser tous les malfaiteurs qui cherchent toujours à perturber la quiétude de la population. La force a aussi noté des heurts entre les groupes dans certaines régions du pays. Le Porte-parole de la force a mentionné que la force a parcouru 6580 km de patrouilles, aériennes et terrestres et a assuré la sécurité de 733 véhicules la semaine passée sur tous les axes du pays. Cependant, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana déplore la criminalité dans certains endroits et des cas banditisme sur les grands axes d’approvisionnement du pays, particulièrement sur l’axe Cameroun-Bangui, tout en ajoutant que la Minusca cherche à prévenir ces actes.

 

LA CENTRAFRIQUE SE DOTE D’UN COMITÉ POUR LA PRÉVENTION DU GÉNOCIDE ET CRIMES DE GUERRE
Centrafrique-Presse.com
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 14:36

 

 

Bangui 11.05.2016 à 14:00 (AFP) - Déclaration de patrimoine, visite au quartier musulman de Bangui sans garde rapprochée, opération "Toumba Zendé" (chasser l'insalubrité): les premiers actes du nouveau président Faustin Archange Touadéra plaisent aux Centrafricains, habitués à des années de corruption et de violences.

 

"De mémoire de Centrafricain, aucun président avant lui n'avait déclaré ses biens. C'est un signe très important de respect de la Constitution centrafricaine. Il veut faire respecter la loi fondamentale, ce qui le distingue nettement de ses prédécesseurs", remarque Isidore Tchoudangwa, juriste.

 

Remise ces derniers jours à la Cour constitutionnelle pour vérification, cette déclaration de biens du "candidat du peuple" doit être ensuite rendue publique.

 

Elu le 14 février, cet ancien Premier ministre et mathématicien sur lequel aucun bookmaker de la politique n'avait parié, avance cependant pas à pas, sur un terrain miné par des années de corruption, de délabrement économique et d'incessantes violences. Sans grands moyens financiers dans un des pays les plus pauvres au monde.

 

Le renversement en 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, puis l'action des milices anti-balaka ont précipité le pays dans un cycle de violences intercommunautaires qui ont duré bien après l'intervention des forces internationales (francaise Sangaris et onusienne Minusca).

 

Singulièrement, depuis le passage du pape François fin novembre 2015, la paix est revenue dans Bangui, et s'est maintenue même pendant le long processus électoral, aux dates maintes fois reportées.

 

Dans la capitale aux centaines de maisons brûlées et détruites, et aux mosquées abattues, le nouveau pouvoir a lancé fin avril l'opération "Toumba Zendé" (chasser l'insalubrité).

 

"On n'a pas besoin d'argent, ni des aides internationales pour enlever les ordures dans la ville. Au moins pour ça, juste la volonté et l'effort suffisent", affirme Aimé Ndadé, commerçant au marché central.

 

"A peine nommé, le nouveau maire est venu ici, bottes aux pieds, les manches retroussées, brouette en mains pour donner l'exemple".

 

- Manches retroussées -

 

Cette opération mobilise chaque fin de semaine ses habitants, mais la capitale - surnommée dans un lointain passé "Bangui la coquette" - est loin d'en avoir fini avec les tas d'immondices et les hautes herbes qui favorisent l'éclosion des moustiques, surtout en saison des pluies.

 

"Les premières semaines du président sont positives", estime le dessinateur Didier Kassai, auteur d'une bande dessinée "Tempête sur Bangui" qui chronique les dernières années de violences.

 

"Sur le plan sécuritaire, beaucoup de quartiers, dont le PK5 (l'enclave musulmane) sont redevenus fréquentables. L'armée et la police ont imposé le calme dans les profondeurs de Bangui, et beaucoup de jeunes, faisant confiance aux nouvelles autorités ont décidé de ranger leurs armes, en attendant le programme DDRR (désarmement, démobilisation, rapatriement et réinsertion)".

 

Cette paix relative appréciée des habitants a été rompue dimanche par des tirs nourris d'armes automatiques dans le 1er arrondissement, un accrochage armé opposant des ex-séléka, confinés dans un camp, à des forces de sécurité après un braquage de moto par un ex-rebelle.

 

Un policier et un militaire ont été blessés, un autre policier a été pris en otage par les ex-séléka: le président Touadéra en personne est venu parlementer avec les ex-rebelles pour obtenir la libération du policier.

 

Dans Bangui, environ 3.000 ex-combattants anti-balaka et séléka attendent de bénéficier du programme DDRR pas encore opérationnel, faute de moyens financiers.

 

En visite le 20 avril à Paris, Touadéra, reçu par son homologue français, a de nouveau déclaré qu'il lui faudrait "le soutien de la communauté internationale" pour réussir le DDRR. Il pourra le rappeler à François Hollande qui doit effectuer une rapide visite vendredi 13 mai dans la capitale de l'ex-colonie française.

 

En province, le désarmement des milices semble encore plus problématique. Certains groupes d'ex-séléka sont toujours actifs, comme les hommes du "général" Mahamat Al Khatim, un rebelle ancien compagnon d'armes de François Bozizé dans le maquis qui se fait appeler "le président", et qui sévit entre Kabo et Ndélé, dans le nord du pays frontalier du Tchad.

 

Beaucoup de ces ex-rebelles sont venus du Tchad, le grand voisin qui avait porté Bozizé au pouvoir en 2003, avant de maintenir une présence militaire jusqu'en 2014. Or le DDRR prévoit bien un volet "rapatriement".

 

Faustin Archange Touadéra vient d'effectuer mardi une visite à N'Djaméma pour en parler avec son homologue tchadien Idriss Deby

.

Par Christian PANIKA à Bangui, Jean-Pierre CAMPAGNE à Libreville

 

© 2016 AFP

Centrafrique: premiers pas appréciés du président Touadéra, "candidat du peuple"
Centrafrique-Presse.com
10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 23:43

 

Lu pour vous :

 

Le Chef d’Etat nouvellement élu de la RCA, Archange Faustin Touadera a foulé pour la deuxième fois après son élection, le sol de la capitale tchadienne, N’Djaména, en cette matinée ensoleillée du mardi 10 mai 2016. Il fut accueilli à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djaména par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Pahimi Padacké Albert. C’’est une visite d’amitié et de travail de quelques heures que le Président centrafricain a entamé au Tchad.


C’est dans la foulée de son arrivée qu’il est conduit aux 60 villas où le Président de la République, Président en exercice de l’Union africaine est venu le rencontrer pour un premier échange de plus de deux heures en présence du ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat, de la Sécurité publique Ahmat Mahamat Bachir, de la Défense nationale Benaîndo Tatola ainsi que certains ses plus proches collaborateurs.  


Des nouvelles retrouvailles entre les deux hommes ont  de jeter un regard nouveau sur les relations séculaires de coopération bilatérale entre le Tchad et la RCA. Le Chef de l’Etat centrafricain, Archange Faustin Touadera, qui a la mission de conduire les destinées de la République centrafricaine qui sort d’une longue période de conflits est venu auprès du Président de la République, Président en exercice de l’Union africaine, bénéficier de ses sages conseils et également le féliciter pour sa réélection à la magistrature suprême de son pays. Aussi, au regard des efforts consentis par le chef de l’Etat dans la recherche des solutions au conflit qui déchirait la Centrafrique, Archange Faustin Touedera est-il venu dire toute sa reconnaissance aux plus hautes autorités du pays et en même temps solliciter l’appui des autorités tchadiennes pour mieux entamer son 1er mandat à la tête de ce pays frère.

« Le Tchad et la RCA entretiennent depuis des siècles de très bonnes relations d’amitié et de fraternité. Et comme vous le savez,  le Président IDRISS DEBY ITNO a été plébiscité par le peuple tchadien. Pour nous, avant l’investiture, c’est une opportunité de venir le féliciter, c’était aussi une occasion de venir nous enrichir de son expérience et de renforcer notre coopération profitant de cette expérience. Mais le plus important c’est les relations bilatérales entre nos deux pays. Et nous voulions par cela renforcer  cette coopération. Et comme vous le savez, nous partageons une grande frontière et que nous sommes entrain d’amorcer un processus de réconciliation  et aussi un processus de DDR. C’est aussi un sujet très important pour la paix. Nous sommes venus échanger avec le Président, lui présenter notre démarche dans ce sens pour que la paix revienne en RCA. Ça été le centre de nos discussions et de ce côté, nous avons été très satisfaits des éléments de réponse, conseils et échanges que nous avons eus avec le Président», a notamment déclaré le Président centrafricain à la presse tchadienne.


Pour le Président IDRISS DEBY ITNO, le Tchad et la RCA ont un destin commun à protéger. Il a salué l’exemplarité de relations de coopération entre les deux pays. « Je voudrais d’abord remercier mon frère Touadera d’avoir effectué ce déplacement pour venir nous présenter ses félicitations. Il faut dire que la République centrafricaine et le Tchad, sont deux pays frères qui ont un même destin. Il ne faut pas oublier aussi que,  lors des moments difficiles que le Tchad a traversé, beaucoup des tchadiens ont trouvé refuge en RCA où ils ont trouvé accueil et soutien nécessaire », s’est félicité d’emblée le Chef de l’Etat, qui estime que la RCA a fait un important bond en organisant des élections libres et transparentes qui ont débouché sur des institutions démocratiques. « C’est une nouvelle donne qui est importante. Et les nouvelles autorités légitimées aujourd’hui par le peuple centrafricain peuvent prendre à bras le corps la situation actuelle en prenant toutes les décisions partant dans le sens du retour de la paix et de la stabilité de ce pays frère », a précisé le Président de la République tout en réitérant du soutien du Tchad pour aider la RCA à retrouver la paix et la sécurité.


Selon le Chef de l’Etat tchadien, le Tchad aura tout à gagner qu’une RCA en paix et en sécurité qu’une RCA en instabilité.  « Nous partageons la même  frontière, la même histoire, le même destin. Si à un moment de notre histoire commune, nous avions décidé de retirer nos forces de ce pays, c’était malgré nous mais c’est aussi malgré les centrafricains », a t-il indiqué.


« Nous devons être aux côtés de nos frères centrafricains, aux côtés du Président, aux côtés du gouvernement pour chercher toutes les solutions permettant un retour à la paix et à la stabilité. Et surtout après les déchirures connues par ce pays entre musulmans et chrétiens, il faut qu’il y ait des retrouvailles nationales pour que les uns et les autres s’acceptent en passant l’éponge sur le passé et de reconstruire leur pays ; quelque soit leurs appartenances religieuses, ils sont d’abord centrafricains et doivent s’unir pour sauver leur pays. Ils doivent aider les nouvelles autorités qu’ils ont élues», dira encore le Président de la République.


Le Chef de l’Etat centrafricain a aussitôt pris la direction de l’aéroport pour regagner son pays. Il a annoncé sa présence à la cérémonie de l’investiture du Président réélu du Tchad, en août prochain pour continuer ces échanges entamés ce 10 mai à NDjaména.

 

Par: DGCOM Le 10/05/2016 19:56

 

 

Touadéra à Ndjamena pour réchauffer les relations entre les deux pays

 

Par RFI  11-05-2016 Modifié le 11-05-2016 à 00:11

 

Faustin-Archange Touadéra s'est rendu à Ndjamena mardi 10 mai pour une visite de travail. Il s'est entretenu avec le président tchadien Idriss Déby Itno. Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés fin février, peu après l'élection du président centrafricain. Les deux pays tiennent à réchauffer leurs relations après un rafraîchissement sous la transition.

 

Entre Bangui et Ndjamena, les relations étaient notoirement difficiles du temps de la transition de Catherine Samba-Panza. « Mieux vaut une mauvaise élection qu'une transition chancelante », avait préconisé Idriss Déby Itno il y a un peu plus de six mois.

 

Pour le président Touadéra, le voisin tchadien est donc un partenaire à choyer et à de nombreux titres. Près de 100 000 réfugiés centrafricains vivent toujours au Tchad et nombreux sont ceux qui attendent de pouvoir rentrer.

 

Autre motif : les cheptels bovins en provenance du Tchad viennent chaque année paître sur les terres centrafricaines, provoquant régulièrement des incidents avec les populations locales.

 

Surtout, nombre de combattants des groupes armés issus de l'ex-Seleka sont Tchadiens. « On oublie souvent le 2e "R" du processus DDRR. Le R de rapatriement », commente un ministre centrafricain. « Les combattants non centrafricains devront regagner leur pays. On n'a donc pas le choix. Il faut discuter avec ce pays », explique-t-il.

 

Dernière raison de choyer le Tchad : Idriss Déby est le président en exercice de l'Union africaine et pour le financement de son programme de désarmement, comme pour le reste, Bangui a besoin de voix qui portent sur la scène internationale pour plaider sa cause.

Tchad/RCA : Visite d’amitié et de travail à N’Djaména du Chef de l’Etat centrafricain
Tchad/RCA : Visite d’amitié et de travail à N’Djaména du Chef de l’Etat centrafricain
Centrafrique-Presse.com
10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 22:31

 

PROGRAMME

Première journée commémorative de la mémoire des victimes des crises en Centrafrique
Première journée commémorative de la mémoire des victimes des crises en Centrafrique
Première journée commémorative de la mémoire des victimes des crises en Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 22:03
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Des Centrafricains appellent le nouveau maire de Bangui à changer l’image de la ville

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 10 MAI 2016

 

BANGUI, 10 Mai 2016(RJDH)—Améliorer l’image de la ville de Bangui, c’est la principale attente de des banguissois interrogés par le RJDH après la nomination de Emile Raymond Gros Nakombo comme président de la délégation spéciale de la ville de Bangui. Ceux-ci appellent le nouveau locataire de la municipalité à collaborer avec les maires des huit(8) arrondissements pour atteindre cet objectif.

 

Pour Silvère Anatole Ketté-Kondéli, étudiant à l’université de Bangui, rendre la ville de Bangui propre est la nécessité de l’heure. Il pense que le nouveau président de la délégation spéciale doit se baser sur les maires des arrondissements pour réussir ce pari «  toute la capitale est sale. Je pense que le plus urgent, c’est de rendre la ville agréable. Le nouveau maire doit collaborer avec les maires d’arrondissements pour réussir ce grand défi » souhaite t-il.

 

Pamela et Sandrine habitantes du quartier Sica2 à Bangui pensent que l’image de la capitale est déplorable et que le nouveau maire doit faire vite pour la rendre attractive. « Nous avons honte devant les étrangers qui sont ici. Bangui ne ressemble pas à une capitale, il faut faire vite » a expliqué Pamela.

 

Théophane Biko, habitant du quartier Combattant, croisé au carrefour des Martyrs souhaite que les actions du nouveau maire soient visibles sur le terrain « nous voulons un maire dynamique, efficace et pragmatique  comme faisait Jean Barkes Ngombé-Ketté », souhaite ce dernier.

 

Pour Joséphine Yanga directrice du jardin d’enfant de Lakouanga, le nouveau maire doit commencer par réorganiser les activités au bord des grands axes, «  il y a un sérieux problème d’organisation au bord des rues et de grands axes de Bangui. Les commerçants sont partout rendant impossible la circulation à certains endroits. Je pense que le nouveau maire doit commencer par là » a-t-elle suggéré.

 

Ces réactions sont recueillies cinq jours après la nomination de Emile Gros Raymond Nakombo comme président de la délégation spéciale de la ville de Bangui en remplacement de Mme Hyacinthe Wodobodé très critiquée pour son inaction à la tête de la mairie de Bangui.

 

 

Centrafrique: Les données du VIH chez les enfants inquiètent MSF

 

http://rjdh.org/   Par Fridolin Ngoulou le 10 mai 2016 

 

BANGUI, 10 Mai 2016 (RJDH)—MSF se dit inquiet par rapport à la prévalence du VIH au niveau des enfants en Afrique. L’ONG a appelé les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest et du centre à intensifier la lutte contre cette maladie. Elle l’a exprimé dans un document publié le 09 mai dernier.

 

Le document de MSF commence par avancer le faible accès des enfants aux ARV « les taux terriblement bas de couverture en traitements antirétroviraux (ARV) pédiatriques en Afrique de l’Ouest et du Centre sont avant tout représentatifs du manque d’action existant dans la lutte contre le VIH/sida dans la région ». L’organisation appelle à la mise en place d’un plan de rattrapage qui puisse aider à augmenter l’accès aux ARV dans les pays où l’accès aux traitements reste faible.

 

Prenant le cas centrafricain, MSF précise que seulement entre 11 et 16% de femmes enceintes sont testées au VIH, ce qui signifie pour cette ONG que « de nombreuses femmes, dans l’ignorance de leur statut, demeurent à risque de transmettre le virus à leur enfant » peut-on lire dans le document.

 

Le document rappelle que seule la moitié des 119 sites offrant les services de prévention de la transmission de la mère à l’enfant, est aujourd’hui fonctionnelle en République Centrafricaine.

Selon MSF, « 1700 enfants sont infectés chaque année. Près des deux-tiers ne sont donc pas diagnostiqués et ont peu de chances de survivre », bien que l’UNICEF prenne en charge 500 tests par année.

 

MSF regrette le prix des tests de dépistage précoce qui, selon l’ONG n’est pas à la portée de tout le monde « un test de dépistage précoce coûte 57 dollars. Dans un pays où près de 62% de la population vit avec moins de 1,25 dollars par jour, ce prix est pour la majorité inabordable » signifie le document. MFS a fait cette publication au moment où se tient une réunion de haut niveau à Abidjan sur la question du traitement du VIH pour les enfants.

 

130.000 enfants vivent avec le VIH en Centrafrique, selon des données publiées par l’Unicef, le mois dernier. La transmission du VIH de la Mère à l’Enfant est de 12% selon les dernières enquêtes Mixte de 2010./

 

Centrafrique: Un pêcheur dévoré par un crocodile dans le lac Mbari près de Boali

 

http://rjdh.org/ PAR VIVIEN NGALANGOU LE 10 MAI 2016

 

BOYALI, 10 Mai 2016 (RJDH)—Un pêcheur d’une vingtaine d’années a été déchiqueté puis emporté par un crocodile le 09 mai au village Boyali localité située à 120 km de Bangui. La victime était en train de pêcher sur le lac Mbali.

 

Selon des témoins, la pirogue de la victime a été emportée par le courant du fleuve.  André Ngasséna, président des pêcheurs de Boyali 2 a indiqué qu’il était dans l’eau lorsque le crocodile l’a attaqué « la victime pêchait sans sa pirogue qui a été prise par un courant. C’est vers treize heures que le crocodile a surgi pour le dévorer alors que ses amis étaient à la recherche de la pirogue » a t-il témoigné.

 

Pour le moment, le corps de la victime n’est pas encore retrouvé « le crocodile a été aperçu  par les pêcheurs qui étaient à la recherche du corps de la victime. Je dois dire que le corps n’est pas encore trouvé en ce moment mais nous continuons de chercher », précise le président.

 

Entre 2001 et 2016,  vingt sept personnes sont dévorées par des crocodiles sur le lac Mbari à Boyali.

Centrafrique-Presse.com
9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 23:31
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La population de Ndélé paniquée par la présence des hommes armés

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 9 MAI 2016

 

NDELE, 09 mai 2016 (RJDH)–Les habitants de Ndélé sont inquiets suite à l’arrivée dans la ville d’une équipe des éléments du MPC, une branche de la Séléka dirigée par le général Alkhatime. Des exactions dans les périphériques de Ndélé sont attribuées à ces hommes armés. 

 

La présence de ces hommes armés a été confirmée au RJDH par plusieurs notables contactés dans la ville. Ces sources ont fait savoir que cette arrivée  a créé un sentiment de peur au sein de la population de Ndélé.

 

Selon nos informations, ces combattants ont commencé à commettre des exactions « de nombreux hommes armés sont entrés dans la ville. Il s’agirait selon nos informations des éléments du général Alkatime. Ils commettent déjà des exactions dans les villages proches de la ville. Pour le moment, c’est la peur qui gagne du terrain » a expliqué un notable qui a requis l’anonymat.

 

Ces hommes armés font leur apparition à Ndélé alors qu’une équipe de Chinois se trouve dans cette ville pour la prospection du pétrole centrafricain signalé dans la région.

 

De sources dignes de foi, les activités dans la ville sont paralysées à cause de cette présence « avec cette présence, la ville est au ralenti. Plusieurs activités sont bloquées. », a fait savoir une autorité locale.

 

Selon un notable, la méfiance prend de l’ampleur depuis l’arrivée de cette équipe « au sein de la population, il y a de plus en plus de méfiance. Certains habitants de Ndélé accusent d’autres d’être complices de ces hommes armés et cela pollue l’atmosphère et fragilisé la cohésion qui était en train de revenir. Je pense qu’il faut une réaction pour éviter le pire » a précisé cette source.

 

Un habitant de la ville a déploré la passivité de la Minusca face à cette situation « nous sommes dans la peur malgré la présence du contingent pakistanais de la Minusca qui se trouve ici. Je pense qu’il y a une certaine passivité des casques bleus » a t-il dénoncé.

 

Le porte-parole de la Minusca n’a pas été disponible pour apporter des précisions sur ce dossier.

 

Les déplacements des groupes armés se sont multipliés ces derniers temps dans la partie nord du pays.

 

 

Centrafrique : La sous-représentativité des femmes dans le bureau de l’Assemblée Nationale dénoncée par des politiques

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 9 MAI 2016

 

BANGUI, 09 Mai 2016(RJDH)— La sous-représentativité des femmes dans le bureau de la Nouvelle Assemblée Nationale est dénoncée par plusieurs politiques interrogés par le RJDH.  

 

Anne Marie Goumba, députée de la Nation se réjoui de ce que le parlement ait un bureau. Mais elle se dit choquée par la sous-représentativité des femmes « c’est une bonne chose que le parlement ait une équipe dirigeante. Mais je pense que la sous-représentativité des femmes dans ce bureau est un handicap majeur. Je regrette cela » a-t-elle indiqué.

 

Pour elle, il faut travailler afin de créer les conditions pour que les femmes soient le plus représentées dans les instances de décision.

 

Un ancien ministre qui a requis l’anonymat parle d’un échec « sur onze personnalités, nous n’avons qu’une seule femme. Je pense qu’il s’agit là d’un échec pour la nouvelle Assemblée Nationale. Il faut corriger cela » regrette ce dernier.

 

Cette sous-représentativité des femmes,  salie l’image de la RCA, selon un homme politique et actuel ministre conseiller à la présidence « je pense que nous allons contre la dynamique mondiale qui voudrait que la femme puisse participer dans la gestion de la chose publique. C’est dommage et cela ternie l’image de ce pays qui veut aujourd’hui revenir dans le concert des Nations » regrette ce ministre.

 

La sous-représentativité des femmes ne pose pas de problème pour d’autres politiques. Me Pierre Abraham Mbokani Notaire et président du Parti Liberal  Démocratique(PLD) se dit rassuré par la composition du nouveau bureau. Pour lui, ce sont des cadres compétents qui relèveront le défi,  « la composition de ce bureau nous rassure. Il est composé de cadres compétents qui vont aider la RCA à sortir de la crise. Je suis fier de la configuration de ce bureau » se réjouit t-il.

 

La nouvelle Assemblée Nationale, entrée en fonction le 03 mai dernier, a élu son bureau le 06 mai. Gambo Bernadette, 1ère  Secrétaire Générale parlementaire, est la seule femme qui fait partie de ce bureau.

 

Centrafrique-Presse.com
9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 23:22

 

 

Le Monde.fr avec AFP Le 09.05.2016 à 16h30

 

Le Fonds monétaire international (FMI) s’est inquiété lundi de la « forte dégradation » des économies des six pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Cemac), dont le taux de croissance a chuté à 1,7 % en 2015 dans un contexte de baisse des cours du pétrole.

 

« La croissance a été réduite à 1,7 % en 2015 », alors qu’elle était de 4,9 % en 2014, a précisé Mario de Zamaroczy, chef de mission du FMI. Et de qualifier la situation de « préoccupante ».

 

Ce recul de la croissance est « essentiellement » le fait de « la forte chute des prix du pétrole », mais aussi « des problèmes sécuritaires » liés aux attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le bassin du lac Tchad, a affirmé Mario de Zamaroczy à l’issue d’une mission du FMI dans la région.

 

Nécessité d’un « redressement budgétaire »

 

La Cemac regroupe six pays : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad. Excepté la Centrafrique, tous sont producteurs de pétrole, dont les recettes publiques dépendent en grande partie, en l’absence d’économie diversifiée.

 

D’après le chef de mission du FMI, la chute des cours mondiaux du pétrole a provoqué d’importantes baisses de ressources pour les cinq pays, obligeant la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) à « injecter des liquidités importantes » pour soutenir leurs économies. En conséquence, la BEAC est actuellement confrontée à une « réduction importante » de ses réserves.

 

 « La quasi-totalité des gouvernements de la sous-région n’ont plus d’épargnes budgétaires significatives » et disposent désormais d’une« marge de manœuvre limitée », a mis en garde M. de Zamaroczy.

 

En outre, les perspectives ne sont guère rassurantes dans la mesure où « la persistance de cours du pétrole bas continuera à maintenir la croissance [de la zone] à un faible niveau, en dessous des 2 % en 2016 », indique le FMI dans une note.

 

M. de Zamaroczy a appelé l’ensemble des Etats de la Cemac à engager à court terme « un redressement vigoureux budgétaire afin d’assurer le maintien de la stabilité macroéconomique », à travers notamment une augmentation des recettes non pétrolières et une réduction importante des dépenses.

 

L’expert a également recommandé aux Etats d’adopter, à moyen terme, « des politiques structurelles pour adapter les économies aux chocs et pour les diversifier ».

La baisse des cours du pétrole et Boko Haram minent l’économie de l’Afrique centrale
Centrafrique-Presse.com
9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 22:47
DEBUT DE LA REVISION DU MANDAT DE LA MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 9 mai 2016 – Une équipe de haut fonctionnaires du siège des Nations Unies entame le mardi 10 mai, à Bangui, l’examen stratégique des interventions de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), dans le cadre de la révision prochaine du mandat de la Mission après le 31 juillet 2016. Dirigée par le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, El Ghassim Wane, l’équipe doit apprécier la capacité de la MINUSCA à répondre aux attentes de ses bénéficiaires, dans ses composantes civile, militaire et de police.

 

Au cours de son séjour, la mission aura des sessions de travail avec les responsables de la MINUSCA ainsi que des entretiens avec les autorités centrafricaines, les membres de la Communauté internationale, les agences du système des Nations Unies et la société civile. Une visite de terrain est également prévue à Bouar et à Kaga Bandoro pour mesurer les réalisations et les défis dans l’appui à la stabilisation de la Centrafrique.

 

La révision stratégique de la MINUSCA est inscrite dans la résolution 2281 du 26 avril 2016, “pour s’assurer, en consultation avec le Gouvernement centrafricain, que le futur mandat de la MINUSCA est formulé de façon adéquate et adaptée à un contexte de stabilisation post-transition propice aux efforts de consolidation de la paix en République centrafricaine”.

 

Le rapport ainsi que les recommandations de cette équipe seront présentés au Secrétaire général le 22 juin au plus tard. Celui-ci les soumettra à son tour au Conseil de sécurité. C’est sur la base des recommandations que le Conseil formulera le prochain mandat de la MINUSCA qui sera renouvelé pour une période d’un an.

 

 

 

INTENSIFICATION DE LA COLLABORATION ENTRE MINUSCA ET FORCES DE SECURITE CENTRAFRICAINE

 

 

La collaboration entre la MINUSCA et les forces de sécurité intérieure de Centrafrique s’est intensifiée avec l’installation dans les locaux de la police et de la gendarmerie, de policiers onusiens qui travaillent au quotidien avec leurs homologues centrafricains.

 

Dans la capitale et ses environs, des officiers de police des Nations Unies (UNPOL) sont présents dans huit commissariats et trois gendarmeries. Ensemble, ils reçoivent les plaintes, traitent les dossiers, mènent les enquêtes,  patrouillent, collectent des statistiques et organisent les archives.

 

Une maman est venue ce matin à la gendarmerie de Bimbo, un quartier de la capitale, pour dénoncer une tentative de viol sur sa fille de 12 ans. « Je ne doute pas que je serai bien accueillie et écoutée », dit-elle. Ici quatre policiers des Nations Unies partagent les tâches quotidiennes d’une trentaine de gendarmes centrafricains.

 

« Les cas de viol, banditisme, vol, attentat à la pudeur, abus de confiance sont les plaintes les plus courantes », indique l’adjudant Hilaire Kongomatchi, commandant de cette brigade.

 

UNPOL et les forces de sécurité nationale ont ainsi développé une police de proximité, dite police communautaire, qui est plus proche des habitants de la ville.

 

Ce climat de confiance instauré  entre les forces de l’ordre et la population permet à la fois de passer des messages aux communautés mais aussi de collecter des informations. « La population nous alerte et cela nous aide à mener les enquêtes », explique le commandant de police Idi Mamadou, du 3ème  arrondissement de Bangui.  « Grâce à la police communautaire,  il y a un regain de confiance entre nous et les habitants du PK 5 et entre les communautés », constate le Commandant du corps urbain au Commissariat du 3ème arrondissement, Evrard Levy Ozoui. Ce quartier à majorité musulmane a été l’un des plus touchés par les violences intercommunautaires  de ces dernières années.

 

Au commissariat du 5eme arrondissement, les éléments de UNPOL et ceux de la police centrafricaine sont aussi au travail et dans des conditions loin d’être faciles. Le bâtiment a été saccagé et pillé pendant la flambée de violence de septembre dernier. Ils n’ont qu’une table et une chaise, installées dehors, sous le soleil. En attendant que la situation s’améliore, ils s’acquittent quand même de leurs tâches quotidiennes pour assurer la sécurité du quartier et rendre confiance aux populations.

 

Les policiers onusiens conseillent aussi leurs homologues en matière de respect des procédures et des droits de l’Homme. « Le degré de collaboration entre nous et les policiers de la MINUSCA est très satisfaisant », constate Evrard Levy Ozoui

 

 « C’est un échange d’expériences mais aussi une assistance apportée par la MINUSCA aux Forces de Sécurité Intérieures centrafricaines  pour le perfectionnement de leurs structures et pour le bon déroulement du travail, explique le chef de cet programme appelé « colocation », Noé Ouoba.

 

Les policiers de la MINUSCA  s’assurent des conditions de détention et de garde à vue (délai, hygiène, etc.). Ils font aussi de la sensibilisation sur les règles de l’usage des armes à feu et sur la prévention du terrorisme. Enfin, ils assurent la promotion de la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels, les violences basées sur le genre et expliquent la politique de « tolérance zéro » vis-à-vis  de ces abus.

 

Pour le moment, cette expérience de « colocation » concerne la ville de Bangui et sa banlieue, mais elle devrait s’étendre à l’intérieur du pays.

 

Le mandat de la MINUSCA prévoit l’appui à la réforme du secteur de la sécurité, en fournissant notamment  des conseils stratégiques et en coordonnant l'assistance technique et la formation.

Centrafrique-Presse.com
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 11:08
François hollande en visite officielle à Bangui le 13 mai

 

 

APA publié le : 07/05/2016 à 16:51 UTC 

 

Le président français, François Hollande, effectuera une visite officielle le 13 mai prochain à Bangui, a annoncé samedi la présidence centrafricaine qui a profité de l’occasion pour appeler les populations à lui réserver ‘’un accueil chaleureux ».


Considérée comme un apport à la paix et à la stabilisation de la Centrafrique, cette visite sera le troisième déplacement en Centrafrique de François Hollande.

 

En effet, au lendemain du redéploiement des forces françaises de l’opération ‘’Sangaris » en Centrafrique en 2013, François Hollande était venu rendre hommage à deux soldats de cette opération morts sur le terrain.

 

Après la désignation en 2014 de Catherine Samba Panza comme présidente de la transition, il avait encore fait le déplacement de Bangui pour la soutenir.

 

Cette troisième visite permettra aux nouvelles autorités de lancer avec l’appui de la France les opérations de  « Désarment Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement » des ex combattants.

 

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