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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 12:48
Faustin Archange Touadéra à New York et Bruxelles

 

 

08/06/16 (APA)

 

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra a quitté Bangui mardi soir pour New York, où il participera à la réunion du Conseil de Sécurité de l’Onu consacrée à la République Centrafricaine.

 

Il se rendra ensuite à Bruxelles qui abritera au mois de novembre prochain une table ronde des partenaires de la RCA pour commencer les préparatifs de cette grande rencontre capitale pour le relèvement de la Centrafrique.

 

En partance pour ces villes, le Président Faustin Archange Touadéra devra faire une escale à Yaoundé au Cameroun où il est prévu une rencontre avec le Président camerounais Paul Biya.

 

Selon certaines sources proches de la présidence centrafricaine, Faustin Archange Touadéra posera sur la table du Conseil de Sécurité de l’Onu, le problème de la levée de l’embargo sur les armes qui frappe l’armée centrafricaine, le financement du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des groupes armés.

 

Ce n’est pas la première fois que le Président Touadéra participe à une réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il y était déjà au mois d’avril dernier.

 

Cette visite arrive au moment où le processus de révision du mandat de la mission des Nations Unies en Centrafrique est amorcé pour s’achever au mois de juillet.

 

Centrafrique-Presse.com
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 17:53

 

 

par Joe Bavier

 

    ABIDJAN, 7 juin 07/06/2016 à 18:28 (Reuters) - Des soldats de la République du Congo servant sous l'uniforme des Nations unies et de l'Union africaine (UA) se sont rendus coupables de meurtres en Centrafrique, accuse mardi l'ONG Human Rights Watch (HRW).

 

    La République centrafricaine a plongé dans le chaos en 2013 lorsque des milices majoritairement musulmanes, les Seleka, se sont emparées du pouvoir, provoquant un conflit avec les miliciens chrétiens anti-balaka.

 

    HRW affirme que des soldats venus du Congo ont torturé à mort deux dirigeants anti-balaka et en ont exécuté publiquement deux autres en février 2014. Ils auraient également battu deux civils à mort en juin 2015.

 

    L'ONG dit en outre qu'une fosse commune a été retrouvée près d'une base anciennement occupée par des soldats congolais dans la ville de Boali. Elle contenait les restes de douze individus arrêtés par les casques bleus le 24 mars 2014.

 

    "La découverte de douze corps est une preuve accablante d'un crime effroyable commis par des soldats de maintien de la paix congolais, qui avaient été envoyés pour protéger la population, et non pour s'attaquer à elle", a déclaré Lewis Mudge, chercheur sur l'Afrique à Human Rights Watch. 

 

    "Les autorités de la République du Congo ne devraient pas fermer les yeux sur les preuves croissantes de meurtres commis par leurs soldats à Boali et ailleurs."

 

    Les Nations unies ont pris la responsabilité du maintien de la paix en septembre 2014, jusque là assumée par l'UA, et elles ont depuis été visées par de nombreuses accusations d'exactions.

 

Selon HRW, la force de l'Onu a insisté pour que les soldats impliqués dans les meurtres présumés soient rapatriés au Congo.

    

    SOLDATS MUTÉS

 

    "Simplement muter les troupes hors de la République centrafricaine sans autres conséquences envoie le message que les soldats de maintien de la paix peuvent commettre des meurtres en toute impunité", a jugé Lewis Mudge. "Aucun soldat de maintien de la paix ne devrait être au-dessus des lois."

 

    Selon Stéphane Dujarric, porte-parole des Nations unies, des enquêteurs de l'Onu se sont penchés sur ces accusations et ont remis le résultat de leurs investigations aux autorités locales.

 

    Au moins 13 personnes, dont cinq femmes parmi lesquelles une était enceinte de six mois, et deux enfants, ont été arrêtées au domicile d'un dirigeant anti-balaka après un affrontement lors duquel un soldat congolais a trouvé la mort, dit le rapport de HRW.

 

    Selon des témoins entendus par HRW, des cris et deux séries de coups de feu ont été entendus dans la nuit en provenance de la base de l'armée. En février, le site a été fouillé par une organisation locale et les victimes identifiées grâce à leurs vêtements.

 

    HRW dit avoir contacté les autorités du Congo à de multiples reprises au cours des deux dernières années, le président Denis Sassou Nguesso, notamment, afin qu'une enquête soit lancée et que les responsables de ces meurtres soient punis.

 

    Aucune mesure n'a depuis été prise, regrette HRW. Un responsable du ministère congolais de la Défense a de son côté assuré qu'une enquête était en cours et a démenti que les informations transmises par HRW ont été ignorées.

 

    "Le Congo coopère avec les Nations unies pour vérifier la véracité des allégations contre ses soldats", a déclaré Romain Oba, porte-parole du ministère de la Défense. "Nous attendons les résultats."

 

 (Avec Louis Charbonneau aux Nations unies, Christian Elion à Brazzaville, Nicolas Delame pour le service français) 

Des casques bleus congolais accusés de meurtre en Centrafrique - HRW
Des casques bleus congolais accusés de meurtre en Centrafrique - HRW
Des casques bleus congolais accusés de meurtre en Centrafrique - HRW
Centrafrique-Presse.com
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 17:25
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Découverte d’une fosse commune près de Boali, impliquant des soldats de l’ONU

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 7 JUIN 2016

 

BANGUI, 7 juin 2016 (RJDH)—L’ONG Human Rights Watch a révélé dans un communiqué publié ce 7 juin la découverte d’une fosse commune près de Boali, comme preuve des exactions commises par les soldats de paix de la République du Congo, alors sous l’autorité de la Misca puis Minusca entre 2013 et 2015. Les restes humains de 12 personnes ont été exhumés.

 

Selon Human Rights Watch, des militaires de la République Populaire du Congo avait tué au moins 18 personnes, y compris des femmes et des enfants, entre décembre 2013 et juin 2015, alors qu’ils servaient dans les forces de maintien de la paix à Boali.

 

Une fosse commune découverte près d’une base des forces de maintien de la paix à Boali et exhumée le 16 février 2016 a révélé les restes de 12 personnes identifiées comme celles ayant été détenues par les soldats de maintien de la paix en mars 2014.

 

Le communiqué indique que « les corps étaient dans un état de décomposition avancé, mais leurs vêtements et d’autres objets distinctifs ont permis d’identifier les victimes comme étant des membres d’un groupe d’au moins 12 personnes arrêtées par les soldats de maintien de la paix congolais le 24 mars 2014. Les personnes arrêtées avaient ensuite disparu ».

 

D’après Human Rights Watch, l’exhumation des corps vient contredire la déclaration antérieure des forces de maintien de la paix soutenant que les victimes s’étaient échappées. « La découverte de 12 corps est une preuve accablante d’un crime effroyable commis par des soldats de maintien de la paix congolais, qui avaient été envoyés pour protéger la population, et non pour s’attaquer à elle », a indiqué Lewis Mudge, chercheur sur Afrique à Human Rights Watch.

 

Pour lui, « les autorités de la République du Congo ne devraient pas fermer les yeux sur les preuves croissantes de meurtres commis par leurs soldats à Boali et ailleurs».

 

Human Rights Watch a également documenté la mort par torture de deux leaders Anti-Balaka à Bossangoa en décembre 2013, l’exécution publique de deux Anti-Balaka présumés à Mambéré en février 2014, et les passages à tabac ayant entraîné la mort de deux civils à Mambéré en juin 2015, toujours par les casques bleus congolais.

 

Rappelons que vingt Casques bleus Congolais de l’unité de Mambéré ont été rapatriés après ces meurtres. La Minusca a enquêté sur l’incident en 2015 et a adressé les conclusions au gouvernement de la République du Congo via une note diplomatique. En avril 2016, la Minusca a ouvert une enquête interne, appelée commission d’enquête, sur l’incident. La commission d’enquête établira un rapport sur les procédures internes et comment la mission va réagir.

 

 

Centrafrique : Quatre quartiers du 5eme arrondissement reçoivent des bornes fontaines

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 7 JUIN 2016

 

BANGUI, 07 Juin 2016 (RJDH)—  Les quartiers Vara, Walingba 1 et 2 et Banga 2 ont été dotés ce mardi 7 juin d’une borne fontaine chacun. Ces bornes a été construites par l’ONG « La voix du 5eme » sur financement de la Minusca.

 

Selon Annette Lamine, présidente de l’ONG « La voix du 5eme », la conception de ce projet est faite suite à un constat,  «  quatre familles sur un dispose d’eau potable après les évènements qui ont secoué le pays», a-t-elle justifié.

 

La même source a ajouté que la responsabilité de la gestion de ces bornes fontaines sera confiée à des comités qui seront  composés des femmes,  « quatre femmes gestionnaires vont gérer ces bornes fontaines »,  a-t-elle dit. Annette Lamine a confié également que ces femmes gestionnaires bénéficieront dans les jours à venir d’une formation sur la gestion de ces bornes d’ici la semaine prochaine.

 

Pour René Matchikou, chef du quartier de Walingba,  la construction de ces bornes  fontaines  est un  soulagement, « les femmes  et les enfants font deux kilomètres pour chercher de l’eau potable pour la famille. C’est un soulagement pour tous les habitants de ce quartier », a-t-il indiqué.

 

La Minusca a rappelé que  l’accès à l’eau potable est d’une importance capitale, « l’eau constitue une source  vitale et une ressource également. Sans l’eau, aucun être vivant ne peut survivre»,  a souligné Mr Rolland Amousouga de la Minusca.

 

 L’ONG « La Voix du 5eme » a vu le jour en 2015 et œuvre pour le développement socio-économique et pour la promotion de la paix dans le 5eme  arrondissement de Bangui.

 

La construction de ces fontaines est estimée à la hauteur de 21.030.679 FCFA.

Centrafrique-Presse.com
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 16:40

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#10/2016

 

 

 

Bangui, le 7 juin 2016 - Deux casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Alex Katurebe et Mbot Gustave Maitre, respectivement du Rwanda et du Cameroun, ont succombé à leurs blessures le 5 juin 2016, suite à des accidents de la circulation.

 

L’accident qui a couté la vie au soldat Alex Katurebe est survenu sur l’axe routier Bouar-Baoro dans la préfecture de la Nana Mambéré, à l’Ouest du pays. Son véhicule a quitté la route à 8 km de Bouar, chef-lieu de la préfecture alors qu’il s’y rendait pour effectuer une mission officielle en prélude de la visite du Président Touadéra le 6 juin 2016. Il a succombé à ses blessures lors de son évacuation vers l’Hôpital de Bouar. Trois autres blessés du bataillon rwandais ont été admis à l’Hôpital de la MINUSCA de Bangui.

 

Le même jour, un autre accident de la circulation emportait le soldat Mbot Gustave Maitre dont le véhicule a également quitté la route. Trois soldats de la paix ont été blessés et également évacués à l’Hôpital de la MINUSCA de Bangui.

 

Les dépouilles des soldats sont arrivées à Bangui le 6 juin où la Mission leur rendra un dernier hommage. La MINUSCA exprime ses plus sincères condoléances aux familles des défunts, ainsi qu’aux Gouvernements et Peuples rwandais et camerounais.

 

Depuis son déploiement en septembre 2014, 31 personnels de la MINUSCA ont payé de leurs vies la recherche de la paix et de la stabilité en République centrafricaine.

 

LA MINUSCA PERD DEUX CASQUES BLEUS DANS DES ACCIDENTS DE CIRCULATION
Centrafrique-Presse.com
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 15:40

 

Des Congolais ont fait 18 morts en Centrafrique

 

Par Rédaction The Associated Press  07/06/2016 Mise à jour : 7 juin 2016 | 10:35 

 

DAKAR, Sénégal – Des soldats congolais déployés en République centrafricaine pour le compte des Nations unies ou de l’Union africaine ont tué au moins 18 personnes, dont des femmes et des enfants, entre décembre 2013 et juin 2015, a affirmé mardi Human Rights Watch.

 

L’organisation new-yorkaise de défense des droits de la personne reproche à la République du Congo de ne pas avoir enquêté de manière crédible sur ces meurtres et l’incite à demander des comptes à ses militaires.

 

HRW affirme qu’une fosse découverte en février près d’une base militaire contenait les restes de 12 personnes qui, selon les soldats congolais, s’étaient échappées après avoir été détenues en mars 2014.

 

Le groupe a également documenté les cas de deux leaders d’une milice chrétienne qui ont été torturés à mort à Bossangoa en décembre 2013, l’exécution publique de deux miliciens présumés en février 2014 et le décès de deux civils qui ont été battus à mort à Mambere en juin 2015.

 

«La découverte des 12 corps est une preuve accablante d’un crime horrible commis par les soldats congolais, qui avaient été envoyés pour protéger la population, et non pour la victimiser», a dénoncé le responsable de HRW en Afrique, Lewis Mudge.

 

HRW dit avoir écrit au président congolais Denis Sassou N’Guesso pour demander la tenue d’une enquête. Les pays qui fournissent des hommes aux missions de l’ONU et de l’UA sont ensuite responsables de traduire en justice les soldats accusés de crimes.

 

Le rapport explique que le leader d’une milice chrétienne s’est querellé avec les militaires congolais en 2014, tuant l’un d’entre eux. Les soldats ont ensuite encerclé sa résidence, arrêtant 12 personnes. On comptait parmi les détenus cinq femmes, dont une qui était enceinte, et deux enfants âgés de sept mois et dix ans.

 

Des témoins ont raconté avoir entendu des coups de feu et vu des traces de sang.

 

L’UA a temporairement suspendu les commandants à Boali et à Bossangoa en juin 2014, et leurs soldats ont été redéployés ailleurs au pays, selon le document.

 

Une mission onusienne a pris le relais de la force de l’UA en septembre 2014, en exigeant que les soldats congolais soient remplacés.

 

 

http://www.itele.fr/ 7 juin 2016

 

Des soldats congolais opérant en tant que Casques bleus dans la Mission de l’ONU en République centrafricaine (Minusca) ont tué au moins 18 personnes, dont des femmes et des enfants, entre 2013 et 2015, selon un rapport publié mardi 7 juin par l’ONG Human Rights Watch.

 

De nouvelles accusations d’exactions en Centrafrique. Selon un rapport d’Human Rights Watch (HRW) paru ce mardi 7 juin, des Casques bleus congolais ont tué au moins 18 personnes entre décembre 2013 et juin 2015, lors de leur mission de maintien de la paix en République centrafricaine.

 

D’après HRW, ces crimes ont eu lieu alors que les soldats opéraient au sein de la mission de l’Union africaine en Centrafrique (Misca), puis au sein de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), qui lui a pris le pas en décembre 2014.

 

Au moins 18 morts

 

L’enquête de HRW se base sur la découverte, le 16 février dernier à Boali, à 500m d’une base de Casques bleus, d’une fosse contenant les restes de 12 corps identifiés comme étant ceux de prisonniers détenus par les Casques bleus congolais en mars 2014. Le rapport indique:

 

L’exhumation des corps vient réfuter la thèse des Casques bleus selon laquelle les victimes s’étaient échappées.

 

Outre le massacre de ces 12 personnes, Human Rights Watch affirme pouvoir confirmer la mort de 6 autres personnes, tuées par des Casques bleus congolais:

 

Deux chefs anti-Balaka tués par torture à Bossangoa, en décembre 2013

 

Deux anti-Balaka présumés, exécutés publiquement à Mambéré, en février 2014

 

Deux civils battus à mort à Mambéré, en juin 2015

 

Concernant le massacre de Boali, HRW affirme avoir informé l’ONU et les autorités gouvernementales de Centrafrique de la location présumée de la fosse. "Mais ni les soldats de l’Union africaine, ni les Casques bleus de l’ONU, ni mêmes les autorités gouvernementales n’ont fait un effort pour protéger le site ou pour conduire une expérience médico-légale de l’exhumation afin de préserver des preuves pour de futures actions judiciaires", assène le rapport.

 

"Tuer ou non les femmes et les enfants"

 

Dans son rapport, Human Rights Watch retrace le déroulé du massacre de Boali, le 24 mars 2014. Les victimes ont été arrêtées à la suite d’une altercation d’un chef anti-balaka local avec des Casques bleus congolais, au cours de laquelle un de ces soldats a perdu la vie. "Enragés par la mort de leur collège, écrit l’ONG, les Casques bleus congolais ont encerclé la maison du chef anti-balaka, l’ont arrêté avec au moins 12 autres personnes, parmi lesquelles figuraient 5 femmes – dont une enceinte de six mois – et deux enfants – de 10 ans et 7 mois."

 

Les soldats de la Minusca ont ensuite ordonné aux habitants vivant à proximité de la base de rentrer chez eux et de fermer la porte, "la seule et unique fois" qu’ils donnaient de tels ordres, selon un témoin entendu par Human Rights Watch. L’ONG poursuit:

 

Plus tard cette même nuit, des témoins ont entendu des cris et une première salve de coups de feu venant d’une zone près de l’endroit où les victimes étaient confinées, suivie une heure plus tard par une autre volée de coups de feu, émanant du même endroit. Un témoin affirme avoir entendu un débat animé entre les Casques bleus congolais à propos de tuer ou non les femmes et les enfants, avant la seconde salve de tirs.

 

Des traces de sang ont été retrouvées le jour suivant à plusieurs endroits sur la base. Les soldats congolais ont ensuite interdit aux habitants de cultiver ou même de couper l’herbe sur une zone appelée "Usine Boali 3", située à 500 mètres de la base. "Les habitants ont déclaré qu’ils pensaient que c’est à cet endroit que les Casques bleus ont enterré les victimes", écrit HRW.

 

Deux ans plus tard, l’ONG révélera l’existence d’une fosse rassemblant les restes de 12 corps humains, à 500 mètres de la base des Casques bleus congolais. "Les corps étaient salement décomposé, écrit-elle dans son rapport du 7 juin, mais leurs vêtements, et d’autres objets distinctifs ont permis d’identifier les victimes comme étant les membres d’un groupe d’au moins 12 personnes que les soldats congolais ont arrêtés le 24 mars 2014."

 

Centrafrique, terre d’exactions

 

Ce n’est pas la première fois que des exactions sont commises par des membres de forces d’intervention extérieures en Centrafrique, depuis le début du mandat de l’ONU. Le 17 mai dernier, l’ONU indiquait avoir recensé depuis le début de l'année, 44 accusations d'abus sexuels qui auraient été commis par ses Casques bleus dans le monde. Parmi ces accusations, 29 concernent sa mission en République centrafricaine (Minusca).

 

Du côté de l’opération française Sangaris, présente en Centrafrique depuis la fin 2013, une procédure disciplinaire a été récemment ouverte contre cinq de ses soldats, accusés d'avoir passé à tabac deux Centrafricains à Bangui ou d'avoir laissé faire.

 

A la mi-mars dernière, des enquêteurs du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) avaient recueilli les témoignages d’une centaine de filles en Centrafrique, affirmant avoir été abusées sexuellement par des soldats des forces internationales. Onze mois plus tôt, l’ONG AIDS-Free World rendait publiques des accusations de pédophilie, émanant de jeunes garçons, à l’encontre de 13 militaires français de l’opération "Sangaris" et de cinq soldats africains de la Misca.

 

Comment expliquer qu’il y ait autant d’exactions en Centrafrique ? Pour Antoine Glaser, journaliste et ex-directeur de la Lettre du continent, ces exactions ne sont ni nouvelles, ni spécifiques à la Centrafrique :

 

Je pense que ça a toujours existé au niveau des Casques bleus. Ça a toujours existé, mais avant c’était vraiment l’omerta. Maintenant, on en parle beaucoup plus, ça sort plus facilement à travers les réseaux sociaux, car l’information n’est plus verrouillée comme elle l’a été à un certain moment.

 

Il affirme que ces exactions peuvent s’expliquer par la malformation, le mal-équipement et le mauvais entretien financier des Casques bleus.

 

Thierry Vircoulon, chercheur à l’Institut français des relations internationales, va plus loin :

 

Il y a eu beaucoup de mauvaises troupes parmi les Casques bleus. Tout simplement parce que la mission de l’ONU a été formée à partir de contingents africains, qui appartenaient initialement à la CEAC, qui ont été transféré à l’Union africaine. Les Nations unies ont hérité des contingents mauvais, venant d’armées n’étant pas très portées sur la discipline et le droit humanitaire. Cela peut s’expliquer comme cela.

 

Plus de 13.000 personnes ont été déployées par les Nations unies en Centrafrique pour les besoins de la Minusca.

 

 

Matthieu Beigbeder - Photo : 12 crânes appartenant aux 12 restes de corps humains, découverts dans une fosse à Boali (crédits Human Rights Watch)

Centrafrique : Des Casques bleus congolais ont tué au moins 18 personnes, selon HRW
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Centrafrique-Presse.com
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 12:06
Centrafrique : reprise officielle de l’exportation de diamants

 

 

06 juin 2016 à 20h23 Par Jeune Afrique - avec Reuters et AFP

 

L'export d'un stock de 3 703 carats (environ un kilo de diamant) signera la reprise officielle des exportations quasiment un an après la levée d'un embargo international en vigueur entre 2013 à 2015 — quoique très difficilement contrôlable sur le terrain — , selon le ministre des Mines cité par Reuters lundi.

 

Les exports de diamants, qui officiellement ont cessé depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013, vont effectivement reprendre en Centrafrique, a indiqué lundi 6 juin Leopold Mboli Fatrane, le ministre des Mines du nouveau gouvernement de Faustin-Archange Touadéra.

 

Une première expédition de 3 703 carats — contre une moyenne annuelle d’environ 300 000 carats par an avant la crise — est prévue après vérification par les services du gouvernement, rapporte Reuters, sans toutefois mentionner de calendrier.

 

Levée partielle d’abord appliquée à Berbérati

 

La levée partielle de l’embargo — décidé par le système international de certification des diamants (SCPK, processus de Kimberley) en mai 2013 jusqu’en juillet 2015 —s’appliquera dans un premier temps pour les diamants extraits dans la région de Berbérati au sud-ouest, a indiqué le ministre.

 

« Comme vous le savez, nous devons suivre certaines règles qui sont imposées par le Processus de Kimberley. Nous devons distinguer les diamants dits du sang de ceux qui ne le sont pas », a dit Leopold Mboli Fatrane.

 

Pour éviter les « diamants de sang », qui exige notamment que les mines du pays producteur ne soient pas sous la coupe de groupes armés et que l’administration contrôle les zones de production, le Processus de Kimberley a été mis sur pied en 2000. Il regroupe pays producteurs, pays acheteurs, industriels et représentants de la société civile.

 

Les experts de la certification ont estimé en mars 2013 que la prise du pouvoir par l’ex-rébellion Séléka à majorité musulmane et l’occupation des mines par ses éléments étaient un danger.

 

Un embargo difficilement applicable

 

Un embargo qui a nourri la contrebande, dans un pays où l’administration est très faible. De source proche du milieu, interrogée par l’AFP, il existe une filière camerounaise pour les diamants du Sud, et des filières soudanaise et tchadienne pour ceux du Nord.

 

Ainsi, le processus de Kimberley notait lui-même que l’embargo souffrait des lacunes sérieuses puisque « des expéditions internationales de diamants d’origine centrafricaine ont eu lieu », selon le communiqué publié après une réunion des 9 au 12 juin 2014.

 

Le 20 août 2015, les Nations unies ont mis sur liste noire le bureau d’achat de diamants en Centrafrique (Badica), un des principaux négociants de diamants du pays, et sa filiale belge Kardiam, « pour avoir fourni du soutien à des groupes armés, nommément la Séléka et les anti-balaka », selon la décision rendue par le Conseil de sécurité.

 

En septembre, Amnesty International estimait qu’« il y a un fort risque » que le principal négociant du pays, Sodiam, ait amassé pendant le conflit quelque 60 000 carats de diamants, d’une valeur de 7 millions de dollars, ayant servi à financer les milices chrétiennes anti-balaka.

 

Diamants en Centrafrique

 

Selon les dernières données du Processus de Kimberley disponibles pour la Centrafrique,  365 916 carats de diamants centrafricains ont été produits en 2012, d’une valeur de 62 millions de dollars. Cette même année, 371 916 carats ont été exportés depuis le pays.

 

Les diamants de Centrafrique sont célèbres, notamment en raison de « l’affaire des diamants » qui avait entaché en 1979 la présidence française de Valéry Giscard d’Estaing, accusé d’avoir reçu des diamants de la part du fantasque empereur Jean-Bedel Bokassa, au pouvoir de 1966 à 1979.

 

Centrafrique-Presse.com
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 11:35

 

 


La découverte d’une fosse commune fournit de nouvelles preuves


(Nairobi, le 7 juin 2016) – Des militaires de la République du Congo ont tué au moins 18 personnes, y compris des femmes et des enfants, entre décembre 2013 et juin 2015, alors qu’ils servaient dans les forces de maintien de la paix en République centrafricaine, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Deux ans après que Human Rights Watch ait communiqué pour la première fois des informations sur des disparitions forcées perpétrées par des soldats de maintien de la paix de la République du Congo, leur gouvernement n’a pris aucune mesure pour mener des enquêtes crédibles ou rendre justice pour ces crimes.


Une fosse commune découverte près d’une base des forces de maintien de la paix à Boali et exhumée le 16 février 2016 a révélé les restes de 12 personnes identifiées comme celles ayant été détenues par les soldats de maintien de la paix en mars 2014. L’exhumation des corps vient contredire la déclaration antérieure des forces de maintien de la paix soutenant que les victimes s’étaient échappées. Human Rights Watch a également documenté la mort par torture de deux leaders anti-balaka à Bossangoa en décembre 2013, l’exécution publique de deux anti-balaka présumés àMambéré en février 2014, et les passages à tabac ayant entraîné la mort de deux civils à Mambéré en juin 2015 par des soldats de maintien de la paix congolais.

« La découverte de 12 corps est une preuve accablante d’un crime effroyable commis par des soldats de maintien de la paix congolais, qui avaient été envoyés pour protéger la population, et non pour s’attaquer à elle », a indiqué Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch. « Les autorités de la République du Congo ne devraient pas fermer les yeux sur les preuves croissantes de meurtres commis par leurs soldats à Boali et ailleurs. »


Ces crimes ont eu lieu alors que les soldats de maintien de la paix servaient dans la mission de maintien de la paix de l’Union africaine (UA), appelée MISCA, et dans la mission de maintien de la paix des Nations Unies, appelée MINUSCA.


Suite à l’exhumation de la fosse, Human Rights Watch a écrit au président de la République du Congo Denis Sassou Nguesso et à l’UA, les appelant à lancer des enquêtes crédibles afin de traduire les responsables en justice.


Une organisation non gouvernementale locale a exhumé la fosse commune sur la propriété d’ENERCA, une entreprise hydro-électrique, dont le site à Boali sert de base aux forces de maintien de la paix depuis 2013. Les corps étaient dans un état de décomposition avancé, mais leurs vêtements et d’autres objets distinctifs ont permis d’identifier les victimes comme étant des membres d’un groupe d’au moins 12 personnes arrêtées par les soldats de maintien de la paix congolais le 24 mars 2014. Les personnes arrêtées avaient ensuite disparu.


Human Rights Watch a enquêté sur les disparitions à Boali en mai 2014, juillet 2014, mars 2015, et avril 2016. Suite à son déplacement à Boali en mars 2015, Human Rights Watch a informé à la fois les Nations Unies et les autorités gouvernementales de l’emplacement de la fosse présumée, qui se trouvait à 500 mètres environ d’une base de la MINUSCA, comme le montre cette image satellite. Cependant, les forces de maintien de la paix de l’UA et des Nations Unies, ainsi que les autorités nationales n’ont fait aucun effort pour protéger le site ou procéder à une exhumation par des légistes afin de préserver des preuves en vue de futures procédures judiciaires.

Les victimes ont été arrêtées suite à un violent incident entre des soldats de maintien de la paix congolais et un leader anti-balaka local, le soi-disant « général » Maurice Konoumo, au cours duquel un soldat de maintien de la paix avait perdu la vie. Rendus furieux par la mort de leur collègue, les soldats de maintien de la paix congolais ont cerné la maison du leader anti-balaka, ont arrêté cet homme ainsi qu’au moins 12 autres personnes, y compris cinq femmes, dont une enceinte de 6 mois, et deux enfants, un d’environ 10 ans et l’autre de 7 mois.


Des témoins ont décrit à Human Rights Watch que les personnes arrêtées avaient été conduites à la base des forces de maintien de la paix vers 19 h et confinées dans la villa numéro 6, utilisée par un commandant identifié par les témoins comme étant le capitaine Abena.


Les soldats de maintien de la paix ont ordonné aux civils qui vivaient dans ou près de la base de rentrer chez eux. Un témoin a raconté : « Ils sont arrivés et nous ont hurlé : “Rentrez chez vous et verrouillez vos portes ! Ne sortez pas !” Ils étaient très en colère. C’était la première et unique fois qu’ils nous ont obligés à nous enfermer chez nous comme ça, ce n’était pas normal. »


Plus tard cette nuit-là, les témoins ont entendu des cris et une salve de tirs venant d’une zone proche de la villa de l’autre côté de la route, suivie une heure plus tard par une autre rafale de tirs venant du même endroit. Un témoin a précisé qu’il avait entendu une discussion houleuse entre les soldats de maintien de la paix congolais entre les deux rafales de coups de feu pour savoir s’ils devaient tuer ou non les femmes et les enfants, après quoi la deuxième salve a retenti.


Le lendemain, des témoins ont vu des traces de sang à plusieurs endroits dans la base, y compris près de la pompe à eau où les soldats de maintien de la paix congolais lavaient leurs véhicules. Les soldats de maintien de la paix ont interdit l’accès à une zone appelée Usine Boali 3, à environ 500 mètres de la villa, ordonnant aux résidents de ne rien y cultiver et de ne pas couper l’herbe, sous prétexte que la zone était minée. Les résidents ont expliqué qu’ils pensaient que c’était là que les soldats de maintien de la paix avaient enterré les victimes.


Le 2 juin 2014, Human Rights Watch a publié des informations sur la disparition forcée d’au moins 11 victimes à Boali et sur la torture à mort de deux personnes perpétrées par des soldats de maintien de la paix à Bossangoa en décembre 2013, appelant l’UA à prendre des mesures, la mission de maintien de la paix étant déployée sous ses auspices. Le mois suivant, le commandant de la force MISCA a temporairement suspendu les commandants de Boali et de Bossangoa, le capitaine Abena et le capitaine Mokongo, et des hommes sous leur commandement ont été redéployés dans d’autres régions du pays.


Conformément à l’accord relatif au statut de la mission entre le gouvernement centrafricain et l’UA, les pays contributeurs de troupes ont la responsabilité de traduire en justice les membres de leurs forces pour tout crime commis en République centrafricaine.

 

Le 4 juillet 2014, Human Rights Watch a écrit au ministre des Affaires étrangères de la République du Congo pour l’informer des conclusions et à El Ghassim Wane, alors directeur du département Paix et Sécurité de l’UA, pour demander instamment que des enquêtes soient menées et les responsables de ces crimes traduits en justice. Il n’y a pas eu de réponse.


En septembre 2014, lorsque les Nations Unies ont pris le relais de la responsabilité du maintien de la paix de l’UA, les représentants de l’ONU ont insisté pour que tous les soldats de maintien de la paix congolais existants soient mutés hors de la République centrafricaine et remplacés par de nouveaux militaires afin de garantir qu’aucun des responsables des abus ne fasse partie de la mission des Nations Unies.

En mars 2015, des enquêteurs sur les droits humains de l’ONU ont mené des enquêtes sur les crimes perpétrés par les soldats de maintien de la paix à Boali et à Bossangoa. Le 5 juin 2015, le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) de l’ONU a publié une déclaration confirmant les conclusions de Human Rights Watch et a indiqué que « le contingent congolais de la MISCA [avaient] commis des actes de disparition forcée et de torture ainsi que des exécutions extrajudiciaires. » Les Nations Unies ont transmis nombre de messages diplomatiques au gouvernement congolais à Brazzaville, demandant instamment l’ouverture d’enquêtes sur les allégations sérieuses. Peu ou pas de mesures ont été prises par l’UA ou le gouvernement congolais.


Le mandat de la MINUSCA prévoit la mise en place d’un soutien à la police nationale et aux institutions judiciaires. Alors que la compétence en matière de poursuites judiciaires pour les crimes commis par les soldats de maintien de la paix revient à la République du Congo, en l’absence de mesures prises par les autorités judiciaires congolaises, les autorités nationales de la République centrafricaine avec le soutien des Nations Unies devraient ouvrir leurs propres enquêtes pour traduire les responsables de ces crimes en justice, a déclaré Human Rights Watch.

Le 4 février 2016, Human Rights Watch a aussi publié un rapport sur l’exploitation et les abus sexuels à l’encontre de femmes et de jeunes filles par des soldats de maintien de la paix de la République du Congo, entre autres, à Bambari de la mi-septembre à la mi-décembre 2015.


L’UA, l’ONU et les autorités judiciaires en République du Congo et en République centrafricaine devraient coopérer pour garantir que tous les responsables de ces crimes soient traduits en justice et empêcher que de tels crimes se produisent à nouveau, a indiqué Human Rights Watch.


« Simplement muter les troupes hors de la République centrafricaine sans autres conséquences envoie le message que les soldats de maintien de la paix peuvent commettre des meurtres en toute impunité », a expliqué Lewis Mudge. « Aucun soldat de maintien de la paix ne devrait être au-dessus des lois. » 

Pour de plus amples informations sur les abus perpétrés par des soldats de maintien de la paix de la République du Congo, veuillez lire la suite. 

Pour lire d’autres communiqués et rapports de Human Rights Watch sur la République centrafricaine, veuillez consulter :


https://www.hrw.org/fr/afrique/republique-centrafricaine

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
À Nairobi, Lewis Mudge (anglais, français) : +254-700-657-569 (portable), +1-646-637-3801 ou mudgel@hrw.org. Suivez-le sur Twitter :

 

@LewisMudge 

                                                                   
À New York, Philippe Bolopion (français, anglais) : +1-212-216-1276, +1-917-734-3201 (portable) ou bolopion@hrw.org. Suivez-le sur Twitter : @Bolopion
À Genève, Peter Bouckaert (français, anglais) : +41-789-459-385 (portable) oubouckap@hrw.org Suivez-le sur Twitter : @bouckap                                              


Exécutions sommaires commises par la MISCA à Boali – 2014

 

Le 24 mars 2014, des soldats de maintien de la paix congolais sont allés enquêter sur des tirs qu’ils avaient entendus en provenance de la maison d’un leader anti-balaka, connu sous le nom de « général » Maurice Konoumo. (En juin 2014, Human Rights Watch avait par erreur indiqué le nom de Mokono au lieu de Konoumo). Lorsque les soldats de maintien de la paix ont tenté de lui confisquer son arme, Konoumo, qui était saoul, a refusé de la leur remettre et une violente dispute a éclaté. Un prêtre catholique local respecté est intervenu pour calmer la situation.

Peu de temps après, un groupe de combattants anti-balaka a attaqué un véhicule de la MISCA près du marché central de Boali, lançant une grenade et ouvrant le feu à l’arme automatique. L’attaque a tué un soldat de maintien de la paix congolais et en a blessé quatre autres.


Suite à l’embuscade, un groupe d’environ 20 soldats de la MISCA a encerclé la propriété de Konoumo et a arrêté 13 personnes qui se trouvaient dans la maison :  Konoumo ; sa femme âgée de 21 ans enceinte, Laurene Mombassa ; son fils de 18 ans, Grace-a-Dieu Konoumo ; la femme de son fils, Ingrid Konoumo, survivante d’un massacre anti-balaka, musulmane, âgée de 16 ans, que Konoumo avait mariée de force à son fils ; son frère, Antoine Konoumo ; un combattant anti-balaka, Richard Selebangue ; sa femme âgée de 20 ans, Marie-Sandrine Selebangue ; Jaline, une combattante anti-balaka âgée de 17 ans ; Gbaguene, un combattant anti-balaka ; un ami de Bobissa, Jean Bruno Wilita ; la femme de Wilita, Marie Wilita, avec son bébé de 7 mois ; et Derek Yawete, un garçon de 10 ans venu de Bogangolo.


Les soldats de maintien de la paix ont conduit les personnes arrêtées à leur base sur le site d’ENERCA et les ont enfermées dans la villa du capitaine Abena. Les soldats de maintien de la paix ont ordonné à tous les civils qui vivaient dans ou près de la base de rentrer chez eux.

Un témoin a raconté :

 

J’ai protesté contre l’ordre de la MISCA et j’ai demandé : « Comment pouvez-vous me dire de rentrer chez moi ? » Mais un ami m’a dit : « Ça a l’air sérieux, ne discute pas à ce sujet. » J’ai vu un véhicule traverser le camp avec des personnes à bord. Je ne pouvais pas voir qui c’était, mais les personnes étaient des civils. Ce n’était pas des soldats de la MISCA. Nous sommes restés à l’intérieur pendant quelques heures, puis vers 23 h, nous avons entendu beaucoup de coups de feu et de cris provenant des environs de la villa du capitaine. Une heure plus tard, j’ai entendu une autre salve de tirs. Nous avons entendu la discussion entre les salves pour décider s’ils devaient tuer ou non les femmes et les enfants.

 

Vers 1 heure du matin, j’ai vu leurs véhicules traverser le camp.

 

Après l’exécution, les soldats de maintien de la paix congolais ont nettoyé leur camion à l’eau de la pompe près de leur villa, ont raconté à Human Rights Watch des témoins interrogés en juin 2015. « Le lendemain matin, il y avait du sang partout autour de la pompe », a décrit un témoin. Un autre a précisé : « Même aujourd’hui, on trouve encore des cheveux près de la pompe. »

 

Le 3 juin 2014, après que Human Rights Watch ait publié son rapport sur les disparitions, l’UA a diffusé un communiqué de presse indiquant qu’elle avait ouvert une enquête sur les allégations et qu’en fonction de ses conclusions, elle « prendrait les mesures nécessaires selon les règlements régissant le fonctionnement de la MISCA. » Aucune information sur cette enquête n’a jamais été rendue publique. En mars 2015, des représentants de l’UA ont indiqué à Human Rights Watch qu’un rapport avait été rédigé, mais qu’ils n’avaient pas la possibilité d’en divulguer le contenu ni les conclusions. Lorsqu’en mars 2015, des enquêteurs sur les droits humains de l’ONU ont enquêté sur les crimes perpétrés par les soldats de maintien de la paix à Boali et à Bossangoa, ils ont confirmé que le contingent congolais de la MISCA avait commis des actes de disparition forcée et de torture ainsi que des exécutions extrajudiciaires.

 

Découverte de la fosse commune

 

L’organisation non gouvernementale locale a exhumé la fosse commune le 16 février 2016 à l’emplacement exact indiqué par les témoignages recueillis par Human Rights Watch. L’organisation, dont les missions incluent d’enlever des cadavres de puits et d’autres sources d’eau, a été informée de l’existence de cette fosse commune par des résidents locaux et le groupe a reçu des autorités locales la permission d’exhumer. L’exhumation a eu lieu en présence des autorités locales, dont un représentant de la police nationale, qui a décrit l’exhumation dans son rapport de police comme celle des « anti-balaka [qui avaient été] kidnappés par la MISCA, tués et enterrés ici ». Aucun légiste n’était présent.

 

L’exhumation a révélé 12 crânes, des vêtements correspondant à ceux des individus qui avaient été portés disparus en 2014, et plusieurs amulettes anti-balaka qui avaient été arborées par le général et ses combattants. Les personnes présentes à l’exhumation ont indiqué qu’elles ne pensaient pas que le crâne du bébé avait été retrouvé, même si l’un des crânes, bien plus petit que les autres, était considéré comme pouvant être celui d’un garçon de 10 ans.

 

Un individu qui a participé à l’exhumation a raconté à Human Rights Watch : « Les corps étaient enterrés les uns sur les autres, presque en couches. Je pense qu’ils avaient déjà été tués avant d’être mis dans la fosse, parce qu’ils ont été jetés les uns sur les autres. »

 

Un autre a indiqué : « Nous avons d’abord trouvé des gris-gris (amulettes traditionnelles associées aux anti-balaka), puis quelques vêtements et enfin les corps. » Une personne qui a pris part à l’exhumation, un ancien combattant anti-balaka de Boali, a reconnu la veste de Maurice Konomou.

 

Après l’exhumation, les corps ont été déplacés dans de nouvelles tombes à 2 kilomètres environ de Boali, dans un lieu isolé.

 

 En avril 2016, un des proches de Konomou a expliqué à Human Rights Watch :

 

Nous n’avons pas oublié ce qu’il s’est passé. Nous voulons que les soldats de la MISCA soient traduits en justice. Les personnes qui sont mortes auraient pu aider leurs familles si elles n’avaient pas été tuées. Nous voulons qu’une véritable enquête soit menée, nous ne sommes pas satisfaits de l’enquête menée jusqu’à présent. On dirait que la République centrafricaine ne représente rien pour l’Union africaine. Je me demande parfois : « Que se passerait-il si la justice pouvait être rendue ? Qu’est-ce que cela ferait si une véritable enquête était menée ?

 

Torture et meurtres commis à Bossangoa par la MISCA – 2013

 

Le 22 décembre 2013, des soldats de maintien de la paix congolais ont torturé à mort deux leaders anti-balaka à Bossangoa, après le lynchage brutal d’un soldat de maintien de la paix congolais le même jour. L’incident a été rapporté pour la première fois par Human Rights Watch en juin 2014, bien que de nombreux membres du personnel de l’ONU et de travailleurs humanitaires locaux qui séjournaient à la base de la MISCA à l’époque pour leur sécurité en aient été témoins. Enfermés dans une salle du personnel pendant l’incident, le personnel de l’ONU et les travailleurs humanitaires ont entendu les soldats de maintien de la paix congolais torturer les deux hommes toute la nuit. Leurs corps mutilés ont été retrouvés le lendemain et vus par de nombreux témoins qui ont confirmé que les deux hommes présentaient des brûlures importantes et des signes indiquant que des gouttes de plastique fondu brûlant avaient été versées sur leurs corps.

 

Exécutions commises par la MISCA à Mambéré – 2014

 

 Le 26 février 2014, des soldats de maintien de la paix congolais ont tué, à Mambéré, deux combattants anti-balaka surnommés Palasie et Court Pied, au carrefour principal de la ville devant une grande foule de badauds. Des témoins interrogés par Human Rights Watch en avril 2016 ont expliqué que les soldats de maintien de la paix congolais leur avaient dit que les deux hommes avaient été capturés la veille dans le village de Bambio.

 

Un témoin qui a vu les exécutions a raconté :

 

J’ai vu deux hommes avec les mains liées derrière le dos. Il y avait un grand groupe de personnes qui regardaient, peut-être 200. Toutes les personnes étaient curieuses de les voir. Ils ont forcé les hommes à s’allonger sur le sol. Le commandant de la MISCA a pris les pistolets d’un soldat et les a abattus... Nous étions tous choqués par ce que nous avions vu. Je n’avais jamais vu quelqu’un se faire tuer comme ça.

 

Un autre témoin a expliqué que les soldats de maintien de la paix avaient incité les personnes à assister à l’exécution publique en hurlant : « Ce sont des anti-balaka, nous allons les tuer ». Le témoin a précisé que lorsqu’une foule s’était rassemblée, « les soldats de maintien de la paix ont forcé les deux hommes à descendre de leur camion, à s’allonger sur le sol puis leur ont tiré dans la tête et la poitrine. » Après l’exécution, les soldats de maintien de la paix ont obligé les résidents locaux à enterrer les corps, en leur disant : « Si vous n’enterrez pas ces corps tout de suite, nous tuerons trois fois plus de personnes. » Les résidents ont enterré les corps dans le cimetière derrière la gendarmerie.

 
Usage d’une force excessive et meurtres à Mambéré commis par la MINUSCA – 2015 

Le 10 juin 2015, des Casques bleus congolais basés à Mambéré ont arrêté et frappé quatre hommes, dont deux sont morts plus tard de leurs blessures.

Selon les recherches de Human Rights Watch menées en avril 2016, les soldats de maintien de la paix ont arrêté les hommes en raison d’une dispute entre un Casque bleu et l’une des victimes au sujet d’une femme. Human Rights Watch n’a trouvé aucune information pour corroborer le fait que les hommes avaient été impliqués dans des activités criminelles, comme soutenu par la MINUSCA dans un communiqué de presse publié le 10 juin.


Trois des hommes – Alban Nambokinena, Kouvo Befio et Douala Bakiko – étaient voisins. Des témoins ont raconté qu’ils avaient été arrêtés à leur domicile tôt le matin du 10 juin et sévèrement battus au cours de leur arrestation. Nambokinena a expliqué :

 

J’ai entendu frapper un coup à ma porte vers 4 h du matin et j’ai ouvert. C’était des membres de la MINUSCA en uniforme militaire avec leurs casques bleus.

 

Au début, j’ai pensé que c’était peut-être pour du travail, donc je suis sorti, mais les hommes de la MINUSCA m’ont attrapé et ont commencé à me frapper devant ma maison. En même temps, ils ont tiré mon voisin Kouvo hors de chez lui et se sont mis à le battre lui aussi. Ils nous donnaient des coups de pieds et nous frappaient avec leurs fusils. Je savais que je n’avais rien fait, alors j’ai hurlé : « Qu’est-ce que j’ai fait ? » Ils me frappaient seulement et parlaient entre eux dans leur propre langue.

 

Un autre témoin, un ami des hommes arrêtés, a indiqué : « Lorsque j’ai vu les hommes monter dans le camion, j’ai essayé de les suivre, mais les soldats de la MINUSCA ont pointé leurs armes sur moi en disant, “Si tu nous suis, nous te tuerons”. Je suis juste rentré chez moi et j’ai pleuré. »

 

Les trois hommes, ainsi qu’un quatrième, Bernard Lamaye, ont été conduits à la base de la MINUSCA congolaise dans la zone de la scierie, où les passages à tabac ont continué pendant des heures.


Nambokinena a poursuivi :

 

Lorsque nous sommes arrivés à la scierie, ils ont vraiment commencé à nous frapper sérieusement dehors, en plein air. Ils ont fait quelque chose qu’ils appelaient « opération hélicoptère ». Ça se passait ainsi : quatre hommes attrapaient chacun une main ou un pied. Ensuite, ils nous jetaient aussi haut qu’ils pouvaient. Nous retombions et atterrissions sur des planches, ils nous donnaient des coups de pieds pendant notre chute.

 

Ils essaient de nous briser le corps. Je n’ai pas vraiment entendu ce qu’ils disaient parce que les Congolais parlaient entre eux. Ils ne posaient pas de questions. Ils ne nous ont pas interrogés ni demandé d’avouer quelque chose, ils nous frappaient, c’est tout. Ils m’ont fait l’« opération hélicoptère » quatre fois. Je ne peux pas vous dire combien cela faisait mal à la nuque, au dos et à la tête. Au bout d’un certain temps cependant, je ne ressentais plus la douleur. J’ai pensé que mon dos allait se casser en deux, j’ai vraiment cru que cela se produisait.

 

Enfin, lorsque je ne ressentais plus rien, le commandant a dit : « OK, ça suffit, mettez-les dans le conteneur ». Il était peut-être 6 h du matin parce que le soleil se levait.

 

Les hommes ont été enfermés dans un vieux conteneur d’expédition. Après quelques heures, un des hommes, Douala, est décédé de ses blessures. Un autre, Befio, est tombé dans le coma. Nambokinena a dit :

 

Nous avons commencé à crier. Nous avons appelé la MINUSCA. Un garde a hurlé : « Arrêtez ! Ne criez pas ! » Nous avons répondu : « Non, l’un des nôtres est mort ! » Le garde a dit : « Si nous ouvrons la porte et nous voyons que personne n’est mort, vous allez souffrir ». Mais ils ont ouvert la porte et un militaire de la MINUSCA est entré. Il a vu que Douala était mort. Il l’a vu immédiatement.

 

En apprenant ce décès, les soldats de maintien de la paix ont emporté les trois hommes restants à l’hôpital à Berberati, à 125 kilomètres de Mambéré. Des témoins ont décrit avoir vu les hommes être portés vers le camion de la MINUSCA. Un témoin a indiqué : « Il était évident qu’ils ne pouvaient pas marcher ».

 

Les soldats de maintien de la paix ont déclaré au personnel hospitalier que les hommes étaient des voleurs. Le personnel hospitalier et les autorités locales ont expliqué qu’ils avaient reconnu les hommes, savaient qu’ils venaient de Mambéré et ne croyaient pas qu’il s’agissait de criminels. Les membres du personnel médical ont dit que Befio était dans le coma à son arrivée à l’hôpital. Il est mort le 14 juin 2015.

Le jour suivant le décès de Befio, la MINUSCA a conduit les deux survivants en avion à Bangui, la capitale, puis les a transportés en ambulance à l’hôpital local. Les autorités locales ont donné à chacun 50 000 francs (environ 85 USD).

Dans le cadre des procédures normales, les criminels soupçonnés sont transférés à Bangui par la police de la MINUSCA, UNPOL, à la demande des procureurs nationaux ou locaux, et sont remis aux autorités nationales. Dans ce cas, le procureur national a indiqué à Human Rights Watch qu’il n’avait pas connaissance d’une quelconque demande de son bureau pour transporter les deux survivants à Bangui.

Après s’être rétablis, les hommes ont quitté l’hôpital.  Ils n’ont pas été inculpés ni reçu une autre aide. « Nous avons vite été oubliés », a constaté l’un d’eux. Après un mois à Bangui, les hommes se sont retrouvés sans argent et sont rentrés à Mambéré en autostop.


Nambokinena a dit :

 

Si je suis accusé d’un crime, qu’ils viennent m’arrêter. C’est la MINUSCA qui a commis un crime. Je ne me suis pas remis de cela. J’ai des douleurs dans la nuque, le dos et les hanches. J’essaie de travailler, mais c’est difficile parce que mon travail consiste à charger du bois très lourd sur des camions. Je dois maintenant demander à quelqu’un de prendre ma place parce que mon travail est très physique et qu’il exige de la force. Je n’ai pas d’argent pour consulter un médecin. Quand j’aurai gagné un peu d’argent, je demanderai à un médecin de me donner des médicaments qui me donneront à nouveau la force de bouger. C’est difficile de bouger beaucoup et j’ai maintenant de terribles migraines.

 

Je pense beaucoup à ce qui m’est arrivé. Je suis traumatisé. Quand je vois les Congolais en ville, je me rappelle ce qu’il s’est passé. La population a encore peur des Congolais à cause de ça.

 

J’ai deux enfants et ma vie a empiré. Je ne peux plus nourrir mes enfants comme avant. Je n’ai plus la force de travailler comme avant. Je gagne deux fois moins d’argent qu’avant parce que ma santé est affectée. Pour tous mes problèmes, j’ai reçu seulement 50 000 francs et j’ai tout dépensé en médicaments à Bangui.

 

Vingt Casques bleus Congolais de l’unité de Mambéré ont été rapatriés après ces meurtres. Human Rights Watch ne sait pas si des soldats ont été traduits en justice pour ces meurtres et ces passages à tabac graves.

 

La MINUSCA a enquêté sur l’incident en 2015 et a adressé les conclusions au gouvernement de la République du Congo via une note diplomatique. À la connaissance de Human Rights Watch, il n’y a pas eu de réponse.

En avril 2016, la MINUSCA a ouvert une enquête interne, appelée commission d’enquête, sur l’incident. La commission d’enquête établira un rapport sur les procédures internes de la MINUSCA et comment la mission a réagi.

 

 

République centrafricaine : Des meurtres commis par des soldats de maintien de la paix (HRW)
République centrafricaine : Des meurtres commis par des soldats de maintien de la paix (HRW)
République centrafricaine : Des meurtres commis par des soldats de maintien de la paix (HRW)
République centrafricaine : Des meurtres commis par des soldats de maintien de la paix (HRW)
République centrafricaine : Des meurtres commis par des soldats de maintien de la paix (HRW)
Centrafrique-Presse.com
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:24

 

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 6 JUIN 2016

 

BANGUI, 06 juin 2016 (RJDH)—Le présumé auteur du meurtre d’un jeune supporter des fauves à la fin du match Centrafrique-Angola, conduit à la Section de Recherche et d’investigation a été libéré quelques heures après son arrestation. Selon des sources de la SRI, des éléments de la Minusca l’ont libéré après l’intervention du Procureur de la République.

 

Des sources de la SRI ont confié au RJDH que ce présumé auteur du meurtre fait partie du contingent rwandais de la Minusca. Quelques heures après sa détention, il a été libéré, « deux généraux rwandais accompagnés d’une dizaine de véhicule ont exigé sa libération. Nous avons résisté au point de riposter par échanges des tirs. C’est peu après que le procureur est intervenue qu’il a été relâché », a confié une source de la SRI.

 

Selon les informations du RJDH, ces généraux auraient promis de remettre le présumé au cas où la nécessité de l’enquête se présenterait.

 

Les circonstances exactes de l’incident d’hier ne sont clairement élucidées. Des sources proches de l’acte ont indiqué que l’élément de la Minusca a été confondu par certains jeunes pour sa morphologie à un soldat de l’ex Séléka qui continuerait à commettre des exactions dans le 5e arrondissement de Bangui.

 

Ces témoins ont ajouté que cet élément, habillé en tenue civile aurait été menacé par la foule, « les gens avaient commencé à le menacer verbalement. Comme il ne comprenait pas la langue nationale, il a sorti son pistolet et a tiré sur la victime avant de s’en fuir et monter dans un véhicule des Nations-Unies. Il a été attrapé plus tard», a raconté un témoin.

 

D’autres témoignages indiquent que le présumé était à bord d’un véhicule 4/4 des Nations-Unies avant de tirer sur la victime qui proférerait des menaces contre un autre jeune assimilé à cet élément de l’ex-Séléka.

 

Contactés par le RJDH, la Minusca, le Ministre de la sécurité publique et le procureur ne sont pas disponibles pour se prononcer sur l’affaire et la libération du présumé auteur.

 

Selon un communiqué de la Minusca, elle « déplore le décès d’un civil centrafricain survenu au cours d’un incident pendant lequel une foule agitée a pris à partie son bataillon affecté à la sécurité présidentielle. Lors de l’altercation, un civil a trouvé la mort, touché par une balle. Une enquête a été immédiatement initiée sur les circonstances de l’incident. La Mission voudrait d’ores et déjà préciser que le décès de ce civil n’est en aucun cas lié à des considérations religieuses».

 

La MINUSCA a ajouté qu’elle informera davantage sur le sujet dès que possible et parle « d’un incident impliquant son bataillon chargé de la sécurité présidentielle ». Cependant, elle ne s’est pas encore prononcée sur la libération du présumé auteur.

 

Plusieurs personnes ont déploré cet acte qui est intervenu au moment où Bangui reprend une ambiance de cohésion et de sécurité.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#09/2016

 

LA MINUSCA DEPLORE LE DECES D’UN CIVIL CENTRAFRICAIN SUITE A UN INCIDENT IMPLIQUANT SON BATAILLON CHARGE DE LA SECURITE PRESIDENTIELLE

 

Bangui, le 6 juin 2016 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) déplore le décès le 5 juin 2016, d’un civil centrafricain survenu au cours d’un incident pendant lequel un groupe de supporters a pris à partie son bataillon affecté à la sécurité présidentielle.

 

Lors de l’altercation, un civil a trouvé la mort, touché par une balle. Une enquête a été immédiatement initiée sur les circonstances de l’incident. La Mission voudrait d’ores et déjà préciser que le décès de ce civil n’est en aucun cas lié à des considérations religieuses.

 

La MINUSCA informera davantage sur le sujet dès que possible.

 

Centrafrique : Le présumé auteur du meurtre d’un jeune supporter libéré à la SRI par la Minusca
Centrafrique-Presse.com
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:12
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

Une personne tuée par balle après la victoire de la RCA sur l'Angola 3 à 1

 

APA Bangui (Centrafrique) 06/06/16 - Un supporter de l’équipe centrafricaine de football a été tué ce dimanche à la sortie du complexe sportif Barthélémy Boganda en manifestant sa joie suite à la victoire des footballeurs centrafricains sur ceux de l’Angola un à zéro, en match comptant pour la 5ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2016.

 

Le jeune homme manifestait sa joie lorsqu’il a été atteint par une balle d’un pistolet tiré par un homme identifié comme un élément des casques bleus.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a déploré ce décès, en expliquant que c'est un civil centrafricain décédé au cours d’un incident pendant lequel une foule agitée a pris à partie son bataillon affecté à la sécurité présidentielle.

 

Lors de l’altercation, un civil a trouvé la mort, touché par une balle. Une enquête a été immédiatement initiée sur les circonstances de l’incident.

 

 

Les musulmans de Centrafrique tournent la page des violences et entament le ramadan

 

APA Bangui (Centrafrique) 06/06/16 - La Communauté Islamique de Centrafrique "CICA Bangui", a lancé un appel aux musulmans du pays de démarrer ce lundi le jeûne du ramadan dans un communiqué publié ce dimanche soir sur la Radio nationale

 

Le ramadan de cette année sera celui de retour à une vie normale pour les Centrafricains de tous bords.

 

Le jeûne du ramadan de cette année sera certainement bien vécu par les musulmans de Centrafrique qui, il y a trois ans, ont perdu presque toutes leurs mosquées sur toute l’étendue du territoire à cause de violences communautaires.

 

A la faveur du retour à l’ordre constitutionnel, la majorité des musulmans qui étaient en exil ont commencé à rentrer au pays. Certaines mosquées ont été également reconstruites facilitant ainsi le regroupement pour la prière.

 

Centrafrique-Presse.com
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:10
A Muhammad Ali par Bambote Makombo

 

1942- 2016

 

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 Au sommet, boxeur

Comme un grand poète

Tu bascules la Terre

 

2

 

Tu as changé de

Nom plus d’esclave

Je ne vais pas

Tuer mon frère

Innocent au bout

De la terre

 

3

 

Ce siècle jumeau

De Madiba Mandela

De Muhammad Ali

Fils d’Afrique!

 

4

 

Ces deux étoiles jumelles

Coincident dans l’esprit

Du monde changé

 

5

 

En vain les injustes

Prisons

En vain les injustes

Morts

En vain les injustes

Douleurs, avançons!

En vain les injustes

Pillages

 

6

 

Muhammad Ali

Boxeur au sommet

Avec ton frère Mandela

Les Princes  sont cet

Esprit nouveau

 

7

 

Leçon de Muhammad Ali

De Madiba Mandela

D’Afrique : ôte-toi

De mon esprit, colon

 

8

 

Ramasse par terre homme

Le nom de ton grand-père noir

Les semelles le foulent

Prends-le le nom

Endosse le nom

De l’Afrique

Aux orties le nom esclave

 

9

 

Fils d’Afrique

Homme nouveau

Ta voix chasse

Ces mouches sanglantes

Ces attardés mentaux

Faisant main basse

Sur ta Terre

 

10

 

Par l’œil vif éclair

Pan!

De sa vie

 Muhammad Ali  proclame

Libérez vos terres

Mangez ce qu’elles vous offrent.

 

 

Makombo Bamboté

 

4 juin 2016

 

 

 

 

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