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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 03:02

 

 

 

 

Par Raphaelle Elkrief le 09 avril 2014 à 14h39 http://www.grazia.fr/ 

 

AFFICHER SAUVAGEMENT DES CLICHÉS RAPPORTÉS DE LA GUERRE QUI SECOUE LE PAYS : C'EST LA MÉTHODE CHOISIE PAR LE PHOTOJOURNALISTE PIERRE TERDJMAN. GRAZIA L'A SUIVI LE 19 MARS. BIDON DE COLLE À LA MAIN.

 

La scène semble réelle. Comme intégrée au paysage. Un homme armé d’une machette en poursuit un autre, comme tout droit sortis de ce mur du boulevard Beaumarchais, à Paris, où un immense cliché a été collé. Sauf que cette scène en noir et blanc se joue à plus de 5 000 km, à Bangui, la capitale centrafricaine. Une photo parmi tant d’autres immortalisées par le photojournaliste Pierre Terdjman, 34 ans, en décembre et janvier dernier. Il était l’un des premiers reporters français sur les lieux, quand le pays s’enfonçait dans un conflit intercommunautaire meurtrier, entraînant depuis le déplacement d’un million de personnes, et une crise humanitaire de très grande ampleur.

 

Près de deux mois plus tard, de retour en France, le photographe décide d’afficher ses clichés en 4 par 3 dans les rues de Paris. Légendées à la main et signées d’un nom de code : #dysturb. "J’ai des centaines de photos archivées dans mon ordinateur, raconte-t-il. Je ne voulais pas qu’elles y restent. J’ai eu envie de les utiliser pour faire réfléchir les gens quand ils rentrent chez eux le soir, ou qu’ils se promènent dans la rue." Face à cette mise en scène troublante, il y a ceux qui marquent un temps d’arrêt, s’interrogent longuement, avant de poursuivre leur chemin. D’autres qui n’y jettent qu’un œil furtif, fonçant tête baissée. Comme ils zapperaient le journal de 20 heures. "L’idée, c’est que les gens se prennent au visage cette réalité qu’ils refusent de regarder en face. Ces milliers de morts dont tout le monde se fout", explique le photographe.

 

Une préparation quasi-militaire

 

Retour en arrière. Il est environ 21 h, le 19 mars, et Pierre Terdjman est agenouillé sur d’immenses pans de feuilles étalées au milieu de son salon. L’affichage est sauvage, mais la préparation quasi-militaire. Colle. Bidons d’eau. Pinceaux. 22 h 30, départ avec ses confrères et amis venus lui filer un coup de main. La rue qu’il a choisie, juste derrière Bastille, est encore animée. Peut-être un peu tôt pour passer à l’acte. Regard à gauche, à droite. Dix minutes plus tard, la photo d’un garde sur un pick-up, un bazooka à la main, assurant la sécurité d’un enterrement musulman, trône sur l’immense mur de béton. "J’offre de l’information gratuitement. C’est une forme de service public", ironise-t-il en grimpant sur une poubelle, sa chemise tâchée de colle.

 

Minuit et demi. Le quatrième cliché vient juste d’être affiché au pied d’un immeuble haussmannien. Au premier étage, un curieux ouvre sa fenêtre. "Vous les avez pris où vos images ? Centrafrique ? C’est super, on est contents de pouvoir voir ces photos. C’est du très beau boulot." 2 h du matin. Le happening touche à sa fin. Huit immenses clichés racontant l’histoire du conflit centrafricain ont été accrochés dans Paris. Celui de cette musulmane, réfugiée dans une église pour échapper à des chrétiens qui la poursuivaient. Ou d’un jeune homme blessé, agonisant sur le sol d’un hôpital de Bangui, en attendant désespérément des soins. "C’était aux premières heures du combat, se souvient Pierre, quand les milices des antibalakas ont voulu prendre la capitale." Dès le lendemain matin, il ira revoir son travail au grand jour. Guetter la réaction des passants. Avant de réinvestir la rue une prochaine nuit. Exposer cette fois-ci ses photos d’Irak, d’Afghanistan, d’Haïti et de Tunis.

QUAND LA CENTRAFRIQUE S'EXPOSE AU COEUR DE PARIS

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 02:56

 

 

 

 

  DECLARATION RELATIVE A LA CREATION DE L’ACDP

 

- Considérant la situation qui prévaut dans notre pays depuis plus de deux décennies, caractérisée par les prises de pouvoir de l’Etat par la force et la violence armée, contraire aux principes démocratiques ;

 

- Considérant que depuis au moins une année, le pays est plongé dans un chaos indescriptible avec des crimes odieux et impunis, des viols, des destructions des biens publics et privés, des pillages avec des conséquences incalculables pour notre peuple meurtri et vivant dans des conditions inhumaines ;

 

-Considérant que ces situations sont imputables à l’absence récurrente des régimes véritablement démocratiques en Centrafrique, au non respect des engagements pris, à la non prise en compte réelle des besoins de la population, et à la priorité accordée aux aspirations personnelles ;

 

- Considérant que les aspirations réelles des populations appellent plus que jamais le retour  à la paix et à la sécurité individuelle et collective, gages d’une reprise effective du travail dans tout le pays et des activités économiques ;

 

- Convaincus que seul un large mouvement, animé et soutenu par des partis et associations politiques, ouvert aux personnalités indépendantes et à la société civile est en mesure d’impulser une dynamique positive à opposer à la conquête du pouvoir de l’Etat par la force et au retour d’une gouvernance non démocratique ;

 

Les partis, les associations politiques, les personnalités indépendantes et les associations de la société civile soussignés :

 

- Décident de la création d’un cadre de réflexion et d’actions en vue d’une part de soulager la misère  des populations, d’autre part de proposer des alternatives crédibles sous forme de programme d’actions et d’équipes comprenant des patriotes décidés à apporter un changement positif au  bénéfice exclusif des populations. Ce cadre est dénommé « ALTERNATIVE CITOYENNE POUR LA DEMOCRATIE ET LA PAIX » en abrégé (ACDP) ;

 

- Réaffirment leur attachement à la Déclaration universelle des droits de l’homme, et à la Charte Africaine  des droits de l’homme et des peuples ainsi que leur détermination de lutter en vue de faire triompher ces idéaux ;

 

- Proclament leur attachement à la paix, à l’unité nationale et à l’intégrité du Centrafrique ;

 

- Soutiennent les autorités de la transition afin de retrouver la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire en vue d’organiser des élections libres, transparentes et crédibles.

 

Fait à Bangui, le 5 Avril 2014

 

Ont signé :

 

Noms des partis

Signatures

Action Républicaine pour le Progrès (ARP)

Gaston MACKOUZANGBA

 

Alliance pour la Démocratie et Progrès (ADP)

Clément BELIBANGA

 

Carrefour Démocratique Centrafricain pour le Développement (CDCAD)

Diane Prisca RENAZOU MANDABA

 

Front Patriotique pour le Progrès (FPP)

Alexandre GOUMBA

 

Mouvement pour la Démocratie, l’Indépendance et la Progrès Social(MDI)

Daniel NDITIFEI -BOYSEMBE

 

Parti Social Démocrate (PSD)

Enoch DERANT LAKOUE

 

 

ALTERNATIVE  CITOYENNE POUR LA DEMOCRATIE ET LA PAIX

                                                            (ACDP)

 

                                  Composition du bureau provisoire

 

Coordonateur : Enoch DERANT LAKOUE, Président du PSD

1er  Coordonateur adjoint : Alexandre GOUMBA, Président du FPP

2ème Coordonateur adjoint : Prisca RENAZOU, Présidente du CDCAD

Rapporteur- Porte parole : Clément BELIBANGA, Président de l’ADP

Trésorier : Daniel NDITIDEI- BOYSEMBE, Secrétaire du MDI

Responsable de la mobilisation : Gaston MACKOUZANGBA, Président de l’ARP

 

 

                                 Le Rapporteur –Porte parole

 

                                      Clément BELIBANGA

 

 

CHARTE

 

                                            PREAMBULE

 

Se fondant sur la déclaration relative à la création de l’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix adoptée le 8 mars 2014,

 

- Convaincus que seul un large mouvement, animé et soutenu par des partis et associations politiques, ouvert aux personnalités indépendantes et à la société civile est en mesure d’impulser une dynamique positive à opposer à la conquête du pouvoir de l’Etat par la force et au retour d’une gouvernance non démocratique ;

 

Les partis, les associations politiques, les personnalités indépendantes et les associations de la société réunis au sein de l’Alternative citoyenne pour la démocratie et la paix décident d’adopter la présente Charte, qui stipule :

 

                                 Titre I : De la création et  du siège.

 

Article 1 : Il est créé un regroupement des partis et associations politiques, ouvert aux personnalités indépendantes et aux associations de la société civile dénommée  « Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix », en abrégé ACDP.

 

Article 2 : L’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix est un  cadre de réflexion et d’actions en vue d’atteindre les objectifs que les partis, les associations politiques, les personnalités indépendantes et la société civile membres se sont fixés.

 

Article 3 : Le siège de l’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix est fixé à Bangui et peut être transféré en un autre lieu du territoire centrafricain à la demande de ses membres.

 

                                 Titre II : Des objectifs

 

Article 4 : L’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix a pour objectifs de :

 

- Mener des actions en faveur de la paix, de  la sécurité et  de l’unité nationale ;

- Mener des réflexions et des actions pour soulager la misère  des populations ;

- proposer des alternatives crédibles sous forme de programme d’actions et d’équipes comprenant des patriotes décidés à apporter un changement positif au  bénéfice exclusif des populations.

-Soutenir les initiatives en faveur de la restauration de la sécurité et de la paix sur toute l’étendue du territoire en vue du renforcement de la démocratie et de l’organisation des élections libres, transparentes et crédibles.

 

                               Titre III :    De la composition de l’ ACDP

 

Article 5 : Sont membres de l’ACDP, les partis, les associations politiques, les personnalités indépendantes et les associations de la  société civile signataires de la déclaration relative à la création de l’ACDP.

 

Peuvent devenir membres de l’ACDP  les partis, associations politiques, personnalités indépendants et les associations de la société civile qui partagent les mêmes objectifs.       

                            Titre IV : De l’adhésion, de la démission et de l’exclusion

 

 Article 6 : L’adhésion à l’ACDP se fait au moyen d’une demande motivée du parti, de l’association ou de la personnalité indépendante adressé au coordonateur.

 

S’agissant d’un parti ou d’une association, cette demande en précise l’organisation structurelle, les objectifs et ses signes distinctifs.

 

Une fois la candidature admise, le candidat procède à la signature de la présente charte.

 

Article 7 : La candidature est approuvée  ou rejetée par le bureau de l’ACDP.

Article 8 : La démission se fait par lettre.

Article 9 : L’exclusion est prononcée par le bureau et notifiée à la structure ou à l’intéressé

                             Titre V : Des ressources

 

Article 10 : Les ressources de l’ACDP proviennent :

 - des cotisations des membres

-  des dons et legs

- des subventions directes

 

                            Titre VI : De l’organisation et du fonctionnement

 

Article 11 : Les organes dirigeants de l’ACDP sont :

  • Le bureau
  • L’assemblée générale
  •  

Article 12 : Du bureau

 

Le bureau est l’organe exécutif de l’ACDP. Il se réunit  une fois tous les quinze jours.

Toutefois le coordonnateur en exercice peut, à tout moment, convoquer le bureau.

 

Sa composition est comme suit :

Un coordonateur

Deux coordonnateurs adjoints

Un rapporteur - porte parole

Un rapporteur adjoint

Un trésorier général

Un responsable de la mobilisation

 

Article 13 : De l’assemblée générale

 

Elle est l’organe suprême de l’ACDP et en fixe les grandes orientations

L’assemblée générale est composée des membres de l’ACDP. Elle se réunit au moins tous les deux  mois sur convocation du bureau. L’ordre du jour est fixé par le bureau.

 

Article 14 : Mandats des membres du bureau

 

- Le mandat du coordonateur est de six mois  renouvelable une fois

- Le mandat des autres membres du bureau est de un an renouvelable une fois.

 

Article 15: Des commissions.

 

L’ACDP peut créer des commissions sur des domaines qu’elle juge nécessaire.

 

                                Titre VI I : Durée, dissolution, révision

 

Article16 : de la durée

La durée de l’ACDP est illimitée

Article 17 : de la dissolution

La dissolution est prononcée à la demande des trois quarts des  membres. Dans ce cas il est fait référence à la loi sur les associations.

Article 18 : de la révision

La révision de cette charte se fait à la demande des 2/3 de ses membres

 

                                  Titre VIII : Règlement intérieur

 

Article 19 : Un règlement intérieur définira l’application de certains articles

                                   

Titre IX : Dispositions finales

 

Article 20 : La présente charte prend effet à compter de la date de sa signature

 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 19:55

 

 

 

 


BANGUI AFP / 09 avril 2014 18h15 - Des gendarmes mobiles français, destinés à faire partie de la mission militaire européenne en Centrafrique (Eufor), ont commencé à patrouiller dans Bangui encadrés par des soldats français de l'opération Sangaris, ont constaté mercredi des journalistes de l'AFP.


Il s'agit de leurs premières sorties (dans Bangui). Cinquante-cinq gendarmes sont arrivés. Leur premier objectif est le maintien de la sécurité mais aussi la formation des gendarmes locaux, a expliqué à l'AFP le lieutenant-colonel François Guillermet, chargé de la communication de l'armée française à Bangui.


Ces éléments précurseurs, intégrés pour l'instant aux forces françaises Sangaris, ont commencé à patrouiller dans certains quartiers sensibles de la capitale centrafricaine, comme le quartier PK5, l'une des dernières enclaves musulmanes de Bangui, dont les habitants sont assiégés par les milices armées majoritairement chrétiennes anti-balaka.


Vêtus d'uniformes bleu marine distincts des treillis militaires de l'armée française, les gendarmes étaient armés de fusils automatiques et circulaient à bord de véhicules 4X4 blancs.


Ils patrouillent dans le cadre de l'opération Sangaris, en attendant le déploiement officiel de la force Eufor.


L'Union européenne a annoncé le 1er avril le lancement de son opération militaire en Centrafrique, forte d'environ 800 hommes, en appui aux forces internationales française et africaine (Misca) déjà présentes sur le terrain.

 
La mission sera pleinement opérationnelle à la fin mai, selon le général français Philippe Pontiès, qui commande cette opération. Elle sera notamment chargée de sécuriser l'aéroport et certains quartiers de la capitale centrafricaine, Bangui.

La France sera nation cadre de l'opération, à laquelle participent 13 nations européennes.

Parallèlement, le Conseil de sécurité de l'ONU devrait adopter jeudi matin une résolution autorisant le déploiement en septembre d'environ 12.000 Casques bleus dans le pays pour y rétablir l'ordre et la sécurité, ont indiqué des diplomates.

Ils assureront la relève des 6.000 Africains de la Misca, déjà sur place aux côtés de 2.000 militaires français.


Les violences continuent en Centrafrique, notamment en province, où 30 personnes ont été tuées mardi lors d'affrontements entre milices anti-balaka et ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=466637 

 

 

Centrafrique: déploiement des premières troupes de la mission européenne à Bangui

 

BANGUI, 9 avril 2014 (AFP) - Les premières troupes de la mission militaire européenne en Centrafrique (Eufor), composées de gendarmes mobiles français, ont commencé à patrouiller dans Bangui aux côtés des soldats français de l'opération Sangaris, ont constaté mercredi des journalistes de l'AFP.

 

"Il s'agit de leurs premières sorties (dans Bangui). Cinquante-cinq gendarmes sont arrivés. Leur premier objectif est le maintien de la sécurité mais aussi la formation des gendarmes locaux", a expliqué à l'AFP le lieutenant-colonel François Guillermet, chargé de la communication de l'armée française à Bangui.

 

Encadrés par les forces françaises Sangaris, les gendarmes ont commencé à patrouiller dans certains quartiers sensibles de la capitale centrafricaine, comme le quartier PK5, l'une des dernières enclaves musulmanes de Bangui, dont les habitants sont assiégés par les milices armées majoritairement chrétiennes anti-balaka.

 

Vêtus d'uniformes bleu marine distincts des treillis militaires de l'armée française, les gendarmes étaient armés de fusils automatiques et circulaient à bord de véhicules 4X4 blancs.

 

Toutefois, ils patrouillaient dans le cadre de l'opération Sangaris, en attendant le déploiement officiel de la force Eufor.

 

L'Union européenne a annoncé le 1er avril le lancement de son opération militaire en Centrafrique, forte d'environ 800 hommes, en appui aux forces internationales française et africaine (Misca) déjà présentes sur le terrain.

 

La mission sera pleinement opérationnelle à la fin mai, selon le général français Philippe Pontiès, qui commande cette opération. Elle sera notamment chargée de sécuriser l'aéroport et certains quartiers de la capitale centrafricaine, Bangui.

 

La France sera "nation cadre" de l'opération, à laquelle participent 13 nations européennes.

Centrafrique: des éléments précurseurs de la force européenne patrouillent dans Bangui

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 19:31

 

 

 

 

http://www.allemagne.diplo.de/   9 avr. 2014

 

Le Conseil des ministres fédéral a donné son aval aujourd’hui (8 avril) à la participation de la Bundeswehr à l’opération militaire de transition de l’UE « EUFOR RCA » en République centrafricaine. Les soldats allemands ont en priorité pour mission de veiller au transport stratégique de blessés. Le Bundestag doit encore approuver la loi, et ce, en principe d’ici la fin de la semaine.

 

La demande du gouvernement fédéral prévoit d’envoyer jusqu’à 80 soldats pour participer à l’opération de l’UE. EUFOR RCA a pour mandat de stabiliser la situation sécuritaire en Centrafrique et de protéger la population.

 

L’Allemagne assurera le transport de blessés

 

Dans le cadre de l’opération de l’UE, l’Allemagne se propose d’assurer, à bord d’avions sanitaires dits « MedEvac » de la Bundeswehr, le transport stratégique de blessés vers les pays voisins. À cela vient s’ajouter l’envoi de personnel à l’état-major de l’opération situé à Larissa (Grèce) et à l’état-major de la force à Bangui (Centrafrique). En outre, le gouvernement fédéral a proposé d’assurer directement le transport aérien stratégique de matériel vers Bangui. Ces transports seront assurés par un prestataire civil ; aucun soldat allemand n’y participera.

 

L’opération EUFOR RCA a pour objectif de créer un environnement sécurisé en Centrafrique afin que puisse démarrer un processus politique qui permettra de résoudre le conflit. L’Union européenne et les Nations Unies soutiennent ce processus de concert avec leurs partenaires internationaux.

 

Depuis le coup d’État de mars 2013, une sanglante guerre civile ravage la République centrafricaine. D’anciens membres de l’organisation rebelle « Séléka » continuent de s’attaquer à la population. Les Nations Unies estiment que le conflit a déjà fait plusieurs milliers de victimes.


La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) de l’Union africaine (UA) est actuellement déployée dans le pays. L’opération Sangaris de l’armée française aide également sur place à rétablir la stabilité. Les deux missions doivent protéger la population civile. 

 

Situation humanitaire dramatique

 

La situation humanitaire en Centrafrique est dramatique et elle menace encore d’empirer : d’après les indications des Nations Unies, quelque 2,5 millions de personnes, dans tout le pays, seraient tributaires d’une aide humanitaire, ce qui fait plus de la moitié de la population. Il y a par ailleurs environ 600 000 déplacés internes. Compte tenu de la situation précaire, les secours ont du mal à accéder sur place aux personnes en détresse.

 

Lors de la conférence internationale des donateurs pour la Centrafrique, qui s’est tenue en janvier 2014, des fonds humanitaires à hauteur de 366 millions d’euros ont été alloués. Cette année, l’Allemagne a fourni jusqu’ici 2,6 millions d’euros au titre de l’aide humanitaire, en particulier pour la santé, l’alimentation, la logistique et la couverture des besoins élémentaires. Le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement s’est engagé pour sa part à fournir une enveloppe de 10 millions d’euros pour l’alimentation, les infrastructures et la prévention des conflits. L’Union européenne entend débloquer en 2014 des fonds humanitaires à hauteur de 45 millions d’euros.

 

Situation au 8 avril 2014

 

© Ministère fédéral des Affaires étrangères (AA)

L’Allemagne veut soutenir la mission de l’UE en Centrafrique
L’Allemagne veut soutenir la mission de l’UE en Centrafrique

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 19:13

 

 

 

 

 

LES AVANCEES SOCIOPOLITIQUES DE CES VINGT DERNIERES ANNEES. QUE FAIRE POUR QUE DEMAIN L’AFRIQUE AIT SA PLACE DANS LE MONDE ?

 

C’est ici même à Casablanca que s’est tenue en 1961, c’est- à -dire à peine une année après les indépendances africaines, la Conférence de Casablanca à l’invitation du Roi Mohamed V du Maroc et à laquelle prendront part de grands leaders africains comme Kwame Nkrumah du Ghana, Julius Nyerere de Tanzanie, Gamal Abdel Nasser d’Égypte, Ahmed Sékou Touré de Guinée, Modibo Keita du Mali, Ferhat Abbas d’Algérie, ainsi que d’autres grands dirigeants d’États africains nouvellement indépendants et des mouvements de libération nationale , pour jeter les bases de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) qui sera finalement porte sur les fonts baptismaux en 1963.

 

Les objectifs étaient clairs et ambitieux : obtenir la libération totale du continent africain des jougs du colonialisme,  construire ensemble une Afrique solidaire par le biais de l’intégration africaine sur la base d’une identité commune africaine et renégocier la place de l’Afrique dans le monde.

 

Où en sommes-nous aujourd’hui ? Quelles sont les avancées sociopolitiques majeures des cinquante dernières années ? Que faut-il faire pour l’Afrique de demain ?

 

Ce qui est certain, c’est qu’on ne peut plus dire aujourd’hui, comme l’ancien administrateur colonial, Victor Chesnault que la disparition de l’Afrique tout entière dans les flots, Afrique du Sud exceptée, n’aurait à peu près aucun impact économique global, ou encore, comme l’économiste Philippe Hugon, un continent déclassé géopolitiquement sur l’échiquier mondial.

 

L’Afrique est aujourd’hui une réalité sociopolitique et économique, qui a fait des progrès indéniables depuis les indépendances en 1960, même si beaucoup reste à faire pour qu’elle devienne un véritable acteur  sur la scène mondiale.

 

1-    Grâce à la solidarité africaine, et internationale, un progrès politique indéniable a été accompli, avec la libération politique de la totalité du continent du colonialisme qui s’est parachevée par la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Toute l’Afrique indépendante est aujourd’hui constituée de 54 Etats libres, souverains et indépendants, membres à  part entière de l’ONU qui en compte 194, contre moins de la moitié en 1961. L’Afrique a fait également des progrès importants pour  s’organiser et ne plus subir mais agir et parler d’une seule voix : elle le fait dans les sommets Afrique -France, Afrique-Chine, Afrique-Japon, Afrique-Inde, Afrique-Brésil et plus récemment Afrique-Union Européenne, et bientôt Afrique-Etats-Unis. Elle parle également d’une même voix dans les assises internationales afin de présenter une position commune sur les revendications africaines, comme à Copenhague et à Cancun sur le climat, et lors des Sommets du G20 et du G8 depuis 2009. Elle a compris l’importance d’avoir une stratégie africaine dans sa relation avec divers partenaires dans le monde car individuellement aucun Etat africain ne pourra « faire le poids ».

 

2-    Les Etats africains, en dehors de leur appartenance à l’Union Africaine, se sont réunis dans des  organisations sous-régionales, afin de promouvoir l’intégration par pôles sous-régionaux. Ces organisations sous-régionales sont la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) , le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) , l’ Union du Maghreb arabe (UMA), la  Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)  et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), et œuvrent, avec des fortunes diverses, pour l’intégration sous-régionale, le NEPAD ou Nouveau Partenariat Africain pour le développement étant voué aux projets infrastructurels continentaux. Si les projets interétatiques tardent à se concrétiser, il est indéniable que l’intégration sous-régionale par les privés africains s’accélère dans tous les secteurs : dans les  transports aériens avec des compagnies africaines nationales et régionales de plus en plus nombreuses et desservant mieux l’Afrique, dans les banques et les assurances, dans  différents secteurs industriels et l’immobilier, dans le commerce général, etc.…

 

3-    Continent par excellence des alternances inconstitutionnelles longtemps après les indépendances, la quasi-totalité des Etats africains ont aujourd’hui des systèmes politiques pluralistes, et dans plusieurs pays du continent, il s’est déjà réalisé plusieurs alternances démocratiques et pacifiques au pouvoir, suite à des élections ouvertes et crédibles. Cette ouverture politique permet le renouvellement des élites dirigeantes, et l’obligation de rendre compte de ces dirigeants, favorisent la mise en place de politiques et modes de gestions efficaces.

 

4-    La gouvernance s’est qualitativement améliorée sur le plan institutionnel, des parlements élus et plus représentatifs des populations ont été mis en place y compris un parlement panafricain, et des politiques de décentralisation permettant de plus en plus aux populations de gérer leurs affaires sont à l’œuvre dans plusieurs pays africains entre autres pour désamorcer les velléités irrédentistes.

 

5-     La gouvernance économique s’est beaucoup améliorée en Afrique : après les indépendances, c’était le règne du Tout-Etat avec un secteur public hypertrophié et généralement peu efficace, et une administration qui recrutait à tour de bras. Les deux chocs pétroliers, et la détérioration des cours des matières premières dans les années 1980 marqueront la réalisation de l’une des grandes « révolutions silencieuses africaines » : nos Etats réaliseront, avec l’encadrement des IBW, un passage douloureux mais déterminé et assumé, à des économies plus ouvertes et plus efficaces. De réservoir de matières premières avec des comptoirs d’Etat, l’Afrique est passée à une économie qui tente d’accroitre la part de transformation locale, tout en se diversifiant, afin de garantir la croissance et l’emploi dont a besoin une jeunesse de plus en plus éduquée et nombreuse.

 

6-    La formation du capital humain a fait des progrès indéniables. De la rareté de cadres bien formés et expérimentés à l’indépendance, nous sommes passés aujourd’hui à la création de plusieurs dizaines d’universités publiques et privées en Afrique, sans compter des dizaines de milliers de collèges et d’écoles. La situation est contrastée selon les pays et les régions mais la tendance globale est au progrès de l’éducation et de la santé.

 

7-  L’Afrique aujourd’hui est déterminée à se battre  pour croitre et se  développer, car elle sait désormais qu’elle n’a pas le choix. Avec plus d’un milliard d’habitants (dont la moitié a moins de trente ans), soit un septième de la population mondiale et qui passera à plus de 1,5 milliards d’habitants en 2025, c’est-à-dire demain, vivant sur une superficie de prés de 30 millions de km2 qu’il faut doter en infrastructures diverses, l’Afrique doit intensifier sa lutte autour de trois enjeux: la sécurité et la paix, le développement avec une  croissance aux fruits partages, et enfin la préservation de l'environnement. Il est vrai que le PIB africain est en augmentation continue dans la majorité des pays et se situe autour de 5%, mais il faut faire plus et vite. Les atouts existent : 22% de la superficie mondiale des terres émergées encore incultes ; l’un des plus grands réservoirs de matières premières de la planète ; des ressources en eau abondantes, de formidables potentialités agro pastorales et des énergies renouvelables en grande quantité (le soleil, l’énergie éolienne et géothermique) 

 

 Et demain l’Afrique ?

 

L’Afrique suscite un intérêt nouveau, pour plusieurs raisons : réservoir de matières premières stratégiques et d’énergie- elle réalise déjà respectivement 15% et 10% des exportations mondiales de pétrole et de gaz, et dispose de ce fait d’une position centrale dans la géopolitique pétrolière, et  avec plus de 1,5 milliards de consommateurs potentiels dans dix ans, elle est la nouvelle et dernière frontière du développement.

 

Avec la reconfiguration de l’échiquier mondial en cours, l’Afrique doit se donner les moyens de répondre à la question fondamentale suivante : quelle est aujourd’hui l’importance réelle accordée à l’Afrique et comment peut elle se   repositionner dans les enjeux globaux ou le nouvel ordre mondial ? Que faire précisément ?

 

Les actions suivantes me semblent primordiales pour répondre à ces questionnements majeurs :

 

  1. Continuer à œuvrer pour la paix en Afrique : il y a moins de conflits aujourd’hui qu’aussitôt après les indépendances, et la situation d’ensemble est  globalement positive, mais l’Afrique garde toujours cette solide réputation de continent de la guerre et des horreurs. Comme hier au Rwanda et aujourd’hui dans mon malheureux pays la République centrafricaine, le monde entier qui est devenu un village planétaire grâce aux medias, ne comprend pas et n’accepte pas ces images extrêmement violentes de massacres intercommunautaires ou interconfessionnelles d’un autre âge. Les organisations politiques continentales et régionales doivent développer leurs capacités de prévention et de  règlement des conflits, dans les processus de consolidation de paix et dans les processus de sortie de crise sur le continent. C’est à cette condition, et en améliorant par ailleurs l’environnement des affaires,  que l’Afrique pourra galvaniser et capitaliser les opportunités d’investissements de toutes provenances qu’elles soient domestiques, interafricaines ou des investissements directs étrangers (IDE).

 

  1.  Continuer à se battre pour l’intégration africaine : les Etats africains n’ont pas d’autre choix que poursuivre  l'intégration africaine, et pour cela il faut davantage d'effort et de compromis politique. Malheur à l’homme seul disaient les Romains, et aucun pays ne dispose d’atouts suffisants pour s’en sortir tout seul. Si l’intégration africaine est plus une réalité aujourd’hui qu’ hier, elle est loin d’être satisfaisante.

 

  1. Comme pour l’ouverture politique et démocratique, l’Afrique doit encourager vivement l'initiative privée, car aucun pays ne peut se développer convenablement sans un secteur privé dynamique et fort. Comme je l’ai dit plus haut, il faut améliorer l’environnement des affaires, et mettre en place des politiques d’incitation aux investissements privés, pour avoir une croissance créatrice d’emplois et de richesses, surtout pour notre jeunesse.

 

  1. Continuer à nous battre pour une participation effective de l’Afrique à la gouvernance globale du monde, dessinée et figée depuis la fin de la seconde guerre mondiale : l’Afrique doit être représentée au Conseil de Sécurité des Nations Unies et dans le management des Institutions de Bretton Woods pour renforcer la crédibilité et la légitimité  de ses organes centraux de la gouvernance mondiale. De même, tout en participant aux sommets de  G8 et de G20, l’Afrique doit développer les sommets internationaux bilatéraux (Afrique- France, Afrique-Chine, Afrique-Inde, Afrique-Japon, Afrique-Brésil, Afrique-USA) et multilatéraux (Afrique- Union Européenne) pour lesquels elle doit élaborer une stratégie « africaine » concertée de coopération avec ces pays et ces institutions, y compris avec les pays émergents. pour ne pas être l’abonné absent ou le « sleeping partner » de la redistribution des cartes en cours.

 

  1. Beaucoup de pays africains n’atteindront pas les  Objectifs de développement du millénaire même si plus de plus de personnes  que jamais auparavant sont sorties de la pauvreté de l’analphabétisme et de la maladie et que la classe moyenne est grandissante. La bonne route est entrevue mais la marche sera encore longue pour faire oublier le paradoxe africain qui consiste à avoir des populations pauvres vivant dans des pays qui regorgent pourtant d’importantes richesses naturelles.
  2.  

Je crois fermement que les fruits tiendront la promesse de ces fleurs que nous voyons s’éclore de plus en plus en terre africaine, et que la deuxième moitié de ce siècle sera africaine, car globalement nous savons mieux aujourd’hui qu’hier, ce que nous devons faire.

 

Je vous remercie

 

Martin ZIGUELE

LA PLACE DE L’ AFRIQUE DANS LE MONDE : Intervention de Martin ZIGUELE aux Rencontres Economiques de Casablanca

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 19:12

 

 

 

 

 

L’Histoire nous prouve régulièrement que nos drames sont en nous, que nos prières se trompent d’adresse dès lors que nous cherchons à imputer aux démons (aux autres) le tort que nous sommes les seuls à pouvoir rendre possible. Voilà pourquoi nos voeux les plus pieux ne dépassent guère la blessure de nos lèvres. 

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que dans la perspective de l’après « transition rectifiée », les esprits s’échauffent et les pseudo-état-majors politiques s’agitent en orchestrant le lynchage de potentiels adversaires sérieux. Confirmant ainsi que la vie politique centrafricaine ne ressemble à aucune autre sur le continent. Curieuse arène ouverte aux quatre vents, où se déroule une permanente guerre d’ego et d’ambitions morbides, avec d’étranges gladiateurs qui s’affrontent violemment (sans fixer de limites à la bêtise) avant de s’embrasser pour finalement ressortir leurs glaives à la moindre contrariété et tenter de décapiter l’adversaire. Les desseins des différents acteurs de cet univers impitoyable sont souvent illisibles tant les trajectoires respectives multiplient les zigzags: les alliés d’hier deviennent subitement adversaires ou ennemis, c’est selon, et inversement. C’est à se demander comment les Centrafricains, observateurs attentifs et parfois médusés de ce Dallas à la sauce « dongo-yongoro » (spécialité culinaire du Nord-Centrafrique), font pour s’y retrouver. Le scénario aurait pu être simple. Mais lorsque la vue est obscurcie par la haine, le ressentiment, les frustrations, rien ne peut être positif dans les actions posées par les autres. Et internet devient une forme de réussite pour toutes sortes d'existences faillies. Les faussaires, les cancres, ceux qui n'ont jamais rien fait de leur vie, certains qui vivent mal leur déclassement social, c'est à dire leur inaptitude à être à la hauteur de ce que leur géniteur à pu réaliser. Et la calomnie devient une forme d'existence, face à un quotidien inintéressant. 

 

C’est en tout cas la nette impression que nous avons eue après la lecture de certaines réactions de nos compatriotes face aux explications données par l’ex ministre d’État Crépin Mboli Goumba au sujet de sa soit-disant désignation comme président d’une République imaginaire, celle du Nord Oubangui. Même si nous pensons, pour être tout à fait honnête, que celui-ci a fait beaucoup d'erreurs et a peut être déjà compromis sa chance d’être un grand leader sur l'échiquier politique centrafricain à cause de sa proximité avec les criminels de la Séléka, les calomnies et surtout les insinuations dont il fait l’objet sont proprement injustes.

 

Pour preuve, quand il s’est exprimé sur une question hautement nationale, celle de la rédaction de la future constitution de notre pays, il n’y eu que très peu de réaction sérieuse en dehors des habituelles invectives, de prévisibles cris d’orfraie et d’inévitables mensonges. Le débat, le vrai, compte très peu. Les querelles de personnes et les attaques ad hominem sont tout au sein de l’élite centrafricaine qui n’en est pas une. Comme quoi, « les esprits brillants discutent des idées, les esprits moyens des événements, les esprits médiocres discutent des gens ». C'est peut être là l'explication du désastre centrafricain. Lorsque dans une société des hommes faillis, des escrocs deviennent des maitre-à-penser, rien de bon ne peut en sortir. Alors? Les gens ne reculent devant rien, même devant l'évidence, pour porter des accusations grotesques: que Mboli Goumba aurait  complaisamment distribué des millions à ses amis dans la réalisation des travaux de l’avenue de l’Indépendance, que de toute manière ces travaux ne résistent pas du tout, que c’était de la poudre aux yeux etc.  

 

Nous avons donc estimé de notre devoir journalistique de faire des investigations auprès de l'organe concerné pour la réalisation de ces travaux et auprès des ingénieurs, pour vérifier certaines informations. En effet, de l’avis des spécialistes, pour faire un kilomètre de route, il faut entre 800 et 1 milliard de francs CFA. Sur ces critères, il aurait fallu pas moins de deux (2) milliards de nos francs pour réaliser les travaux sur l’avenue de l’Indépendance, soit 2,4 kilomètre. Or, d’après nos informations (facture à l’appui), les travaux engagés par l’ex ministre d’État Mboli Goumba sur l’avenue de l’Indépendance n’ont coûté que quelques 449 millions. D’ailleurs, la facture n’a pas été intégralement payée à ce jour. Or, du temps de Bozizé par exemple, les seules routes faites l’ont été grâce à la Banque mondiale et à l’Union européenne et ne concerne que le corridor de Douala. Dans le même temps, absurdité des absurdités, l’État dépensait un milliard et demi de CFA pour colmater les nids de poule sur l’avenue des martyrs. On imagine bien sur 10 ans de règne ce que l’on aurait pu faire de cette somme chaque année : il n’y aurait plus eu de problèmes de route à Bangui. 

 

À rappeler que lorsque commence la transition en mars 2013, les caisses de l’État étaient désespérément vides. Le fonds d'entretien routier, dont les ressources proviennent notamment de la contribution RUR de total, à partir de la consommation du carburant, est désargenté. Pour cause, les stations services ont été détruites aux 3/4. Plutôt que de rester là à se tourner les pouces, Mboli Goumba avait pris attache avec Total qui fabrique dans d'autres pays du bitume depuis quelques années. La proposition qu’il fait est simple: mettez du bitume et du carburant à la disposition de l'Office national du matériel et vous serez remboursés lorsqu'il y aura retour à meilleure fortune. Le directeur General d'alors, M. Wahab, Centrafricain de coeur et homme très engagé, accepte la proposition. La deuxième étape à consister à faire comprendre aux fonctionnaires de l'Office national du matériel que la facturation devra se faire en régie, mais comme dans une société privée, comme c'était le cas auparavant. En cela, la contribution de Sire, assistant technique de nationalité burkinabé, sera décisive. D'ailleurs, l'ONM avouera que jusque là il n y avait pas de procédure. La mise en place de la facturation en régie aura donc permis de réduire les couts à 449 millions au lieu de 2 milliards. Et sans sortir un seul rond du Trésor public. Ce qui a permis de bitumer également l'intérieur de l'hôpital General et la remontée de la Cathédrale, dont on ne s'était pas occupée depuis le couronnement de Bokassa, soit depuis presque 40 ans. Au point où, étonné, le Premier ministre de l’époque demanda à l’ex-ministre comment il fait.  

 

La haine et les rancoeurs sont si tenaces que certains veulent aujourd’hui banaliser cet effort. Pas étonnant, d’ailleurs. Parce que nous sommes tellement habitués à voir les gens détourner l'argent de l'État que nous avons désormais tendance à suspecter ceux qui agissent avec conscience. La question est celle de savoir pourquoi le nouveau gouvernement ne continue pas ce que Mboli Goumba à commencer si c’est si simple?  Pour l'anecdote, nous avons aperçu dernièrement le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki Moon, prononcer un discours sur le pupitre acheté par Mboli Goumba avec ses deniers, une semaine après sa nomination comme porte-parole dans le Gouvernement Tiangaye I. D’ailleurs, tous les discours officiels sont prononcés sur ce pupitre. Le pire, par ceux qui ne reconnaissent pas ou ne veulent pas reconnaitre que c’est un digne fils du pays. 

 

Chantal Nganafei

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 18:55

 

 

 

 

 

 

Pana 09/04/2014

 

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l’Union africaine (UA), a exprimé sa profonde préoccupation au sujet de la crise sécuritaire en République centrafricaine (RCA), lors d’une conférence de presse lundi dans la ville de Nouadhibou, à 465 km au nord de Nouakchott, la capitale.

 

Le président de l’UA a déploré 'la poursuite des massacres contre une partie de la population ce pays, avec des risques d’évolution vers un génocide, en dépit des efforts de pacification fournis des forces d’intervention africaines et de la France'.

 

Il a exprimé 'la crainte d’une aggravation de la situation suite au départ du contingent de 1.200 soldats tchadiens, qui constituait l’épine dorsale des forces d’intervention africaine dans ce pays'.

 

Mais au-delà de ces inquiétudes, le président en exercice de l’UA garde l’espoir d’une stabilisation de la situation sécuritaire avec l’entrée en lice des Nations unies sous la bannière desquelles devrait se retrouver prochainement une force africaine renforcée.

 

Interrogé sur l’éventualité de l’envoi en RCA d’un contingent mauritanien sous les couleurs des Nations unies, Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé qu’il s’agit 'd’une perspective envisageable' car, selon lui, 'l'armée mauritanienne dispose d’une capacité de projection et d’intervention sur un théâtre d’opérations extérieur'.

 

'Et nous avons le devoir de venir en aide à ce pays frère pour qu’il retrouve un climat sécuritaire apaisé et s’engage dans un processus de normalisation politique', a-t-il ajouté.

 

En RCA, les milices anti-Balaka continuent à pourchasser et à massacrer les populations musulmanes du fait de l’insuffisance numérique des forces d’intervention africaines et françaises.

 

En marge du 4ème sommet Europe-Afrique de Bruxelles la semaine dernière, l’Union africaine (UA) et l’Union européenne ont tenu une réunion conjointe sur la crise en Centrafrique.

Centrafrique: le président de l'UA vivement préoccupé par la crise en RCA

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 18:53

 

 

 

 

 

BANGUI Mercredi 9 avril 2014 | 16:53 UTC (© Afriquinfos) - Les violences persistent en République Centrafricaine, les blessés et les morts se multiplient et rien ne semble pouvoir mettre un terme à la crise meurtrière qui a commencé.

 

Alors que le Rwanda commémore les vingt ans d’un des événements les plus cruels au monde, la Centrafrique connait actuellement un sort qui se rapproche dangereusement du génocide connu au Rwanda.

 

Menacés, les musulmans fuient leur maison s’ils ne sont pas tués avant.

 

Massacres, lutte pour survivre, etc… une situation qui rappelle beaucoup trop ce qu’ont subi les tutsi chez eux, au Rwanda. L’envoi des casques bleu de l’ONU semble, tout comme il le fut pour le Rwanda, insuffisant pour régler un conflit et faire revenir la paix dans un pays déchiré par la violence.

 

Un mois que la commission d’enquête de l’ONU a débuté en RCA et aucune amélioration n’est apparue concède Bernard Acho Muna, Président de la commission international d'enquête de l'ONU sur les crimes commis en Centrafrique. Il va même plus loin en déclarant que le pays est sur le chemin du génocide du fait de l’importance de la haine qui y est présente.

 

Face à la résignation de certains, la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, appelle les centrafricains à quitter tous les « sentiments négatifs » en avertissant « Si nous n’y prenons pas garde, nous auront aussi à commémorer une telle situation tragique dans quelques années. »

Violences en RCA, vers un génocide centrafricain

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 18:51

 

 

 

 

 

Libreville, Mercredi 9 Avril 2014 (Infos Gabon) – Les 500 soldats gabonais de la mission  internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) seraient exposés à l’hostilité d’une frange de la population (musulmane et chrétienne) et des dirigeants centrafricaines qui les accusent de tueries, à l’instar des troupes tchadiennes que leur président a préféré retirer de la Centrafrique.

 

Face à cette situation, le président de la commission  des affaires étrangères, de la coopération internationale et de la défense nationale à l’Assemblée nationale, Mr  Philippe Nzengue Mayila a récemment attiré l’attention des dirigeant gabonais, notamment des deux chambres du parlement (sénat et assemblée nationale) sur  l’article 43 alinéa 1 de la constitution gabonaise qui  leur permet de « se réunir en session  extraordinaire, sur convocation de leurs présidents, pour un ordre du jour déterminé, à la demande soit du président de la république, sur proposition du premier ministre, soit à la majorité absolue de leurs membres ».

 

De sorte que le parlement gabonais soit interpellé sur cette situation de péril des soldats gabonais en mission en Centrafrique.

 

Nonobstant qu’il est à  rappeler les rôles historiques du Gabon pour le maintien de la paix en Centrafrique à travers la Misab en 1997, la Minurca en 1999 et plus récemment la  Fomac et la Misca , ainsi que  les efforts et bons offices personnels du président Ali Bongo Ondimba, après ceux de son prédécesseur le défunt président Omar Bongo Ondimba dans la résolution des conflits sous régionaux, voir continentaux.

 

Copyright Infos Gabon

Le parlement interpellé sur la situation des soldats gabonais en Centrafrique

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 18:13

 

 

 

 

(Le Nouvel Observateur) 09/04/14

 

Alors que les forces militaires de l'Union européenne doivent se déployer peu à peu à Bangui, la situation sur le terrain demeure préoccupante, malgré la présence de 2.000 hommes de la force française Sangaris et de 6.000 hommes de la force africaine, la Misca. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, ne rate plus une occasion pour alerter la communauté internationale des exactions perpétrés dans le pays et à la pousser vers une plus grande mobilisation pour stopper "l'épuration ethnico-religieuse" qui vise les musulmans.

 

Les soldats français ont commencé la semaine dernière à se déployer dans l'est du pays, après s'être concentrés à Bangui, puis à l'ouest du pays pour sécuriser l'axe Cameroun-Bangui, vital pour l'économie du pays et pour protéger les populations. L'arrivée de l'Eufor-RCA doit permettre aux Français d'accélérer ce déploiement dans l'est et le nord du pays. "Il y a encore beaucoup de travail. Il est vrai qu'à Bangui, tout n'est pas sécurisé. Il est vrai aussi qu'un certain nombre de musulmans, par peur partent vers l'est et vers le nord, qu'ils fuient des groupes de bandits qui mettent à feu et à sang une partie du territoire", a constaté le 7 avril le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian dans une interview à "Jeune Afrique". De plus, le départ immédiat des militaires tchadiens, qui constituaient le plus important contingent de la Misca (850 soldats), risque de peser sur la situation et sur les très légers succès engrangés.

 

Tueries à l'arme blanche

 

En attendant le déploiement d'une opération de maintien de la paix de l'ONU prévue à l'automne, et dont la résolution doit être votée au Conseil de sécurité ce jeudi 10 avril, les forces en présence ne peuvent pas assurer le maillage d'un territoire 1,5 fois plus grand que la France. Certes, elles ne font plus face à des grands combats à l'arme lourde comme il y en a eu en décembre. Elles s'en sont pris aux plus extrémistes des anti-balaka, ces milices (qui se disent) chrétiennes et qui se sont constituées pour se défendre des exactions des anciens Séléka qui avaient pris le pouvoir l'année dernière, mais qui ont sombré dans une extrême violence, faisant l'amalgame entre Séléka et musulmans. Certes, la force Sangaris a ramené un peu de calme à Bangui, bien que la situation reste tendue. Les ex-Séléka ont, pour la plupart d'entre eux, été cantonnés ou sont partis vers le nord.

 

Mais les tueries à l'arme blanche persistent, des corps sont brûlés et mutilés, notamment en dehors de Bangui. Human Rights Watch a rapporté, le 4 avril, que plusieurs massacres ont eu lieu dans des villages reculés , notamment dans le sud-ouest du pays. Dans le village de Guen, 72 hommes et garçons musulmans, certains âgés de seulement 9 ans, ont été tués par des anti-balaka le 1er et le 5 février. Une veuve à Guen a raconté à Human Rights Watch : "Mon mari s'est enfui avec notre fils âgé de quatre ans et demi... mais il [le mari] a reçu une balle dans l'estomac. J'ai couru chercher notre enfant et les anti-balaka se sont jetés sur lui [le mari] avec des machettes. Je voulais rester avec mon mari, mais mon frère m'a entraînée dans la brousse."

 

Un père de famille d'un enfant de 10 ans raconte lui aussi: J'ai emmené mon fils lorsque les anti-balaka ont attaqué. Alors que nous nous enfuyions, les anti-balaka lui ont tiré dessus. La balle l'a atteint à la jambe droite et il est tombé, mais ils l'ont achevé avec une machette. Je n'avais pas d’autre choix que de continuer à courir. J'avais été touché moi aussi. Plus tard, je suis revenu voir son corps, et il avait été frappé à la tête et au cou."

A 30 kilomètres de là, à Yakongo, le 22 février, une attaque menée par des combattants des ex-Séléka cette fois, soutenus par des éleveurs de bétails Peuls, ont tué 19 personnes, affirme Human Rights Watch. Même lorsque les populations fuient, qu'elles se réfugient, elles sont pourchassées.

 

Des soldats impuissants

 

A chaque fois, les forces étrangères ne sont qu'à quelques heures. Ainsi l'ONG explique que les deux villages sont situés sur la route principale qui relie les villes de Boda et Carnot, où sont déployés les Français et les soldats de l'Union africaine. "Elles ne patrouillent pas régulièrement sur la route. Une aide minimale est fournie aux villages de la région pour empêcher les attaques contre les civils", souligne Human Rights Watch.

 

Pour l'ONG, qui cite des survivants, ces villages sont pris pour cible "en raison de leur emplacement dans une zone de production de diamants et de la richesse présumée de ses habitants musulmans". Un jeune homme de Boda interrogé par RFI confirme ce sentiment : "Les chantiers appartiennent aux autochtones, pas aux musulmans. On n'a jamais vu un musulman ou un Tchadien creuser un trou pour chercher les diamants. Mais le problème est qu'ils ont monopolisé ce commerce il y a longtemps [...] Les musulmans vivent de notre ressource minière. Mais les Centrafricains sont aussi capables de gérer ça."

 

Villages enclavés

 

Autre phénomène tout aussi inquiétant : la multiplication d'enclaves musulmanes. A Bangui, la plupart des musulmans ont fui. Ils sont quelques centaines dans les quartiers PK5 et PK12 à ne pouvoir s'aventurer hors de leur ghetto. Peter Bouckaert, responsable de la cellule urgence de Human Rights Watch a également attiré l'attention sur la ville de Boda, où le 29 janvier, il y a eu en une semaine plus de cent morts dans des combats entre anciens amis des deux confessions arrêtés par l'arrivée d'un détachement de la force Sangaris, le 5 février. Là, 14.000 musulmans, dont des réfugiés des villages avoisinants, sont assiégés par les anti-balaka. Un journaliste de l'AFP décrit "un village entouré de petits ponts en bois qui enjambent trois canaux aux eaux sales. Après les ponts, un no man's land de maisons incendiées, musulmanes, chrétiennes." Ils ne peuvent pas fuir sous peine de se faire tuer, et certains sont affamés. Les distributions de nourriture sont trop rares. RFI raconte également que les anti-balaka empêchent les chrétiens de commercer avec les musulmans pour qu'ils partent.

 

Dans ce contexte, l'ONU pousse à une évacuation humanitaire d'urgence. Le général Francisco Soriano, chef de l'opération française s'y est opposé. "Ma réponse est claire: je m'y refuse. Notre rôle est de protéger les populations et de tout faire pour qu'elles puissent vivre là où elles ont toujours vécu", a-t-il assuré.

 

Charles Malinas, ambassadeur de France en Centrafrique, lui a été plus nuancé : "Notre position est simple : nous essayons d'aider ces populations à rester chez elles comme elles le souhaitent. Il y a cependant des situations très difficiles, des situations de détresse dans lesquelles il faut des mesures appropriées. Parfois ces mesures peuvent correspondre à l'évacuation des populations. Eh bien, nous pouvons contribuer à cela et protéger les populations", a-t-il dit sur RFI. Par exemple, se pose la question des Peuls, regroupés à PK12, ce quartier de Bangui à 12 kilomètres du centre. Les agences sont en train de travailler à l'endroit où ces personnes pourraient être accueillies. Nous avons dit que nous étions tout à fait disponibles à les aider. Mais il ne faut pas être systématique. Il ne faut pas dire que tous les musulmans de telle ou telle région doivent partir."

 

Sarah Diffalah - Le Nouvel Observateur

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/centrafrique/20140409.OBS3131...

Centrafrique: des villages assiégés, des populations affamées

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