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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 23:29
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Plusieurs habitations incendiées au village Boto près de Kaga-Bandoro

 

 

PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 18 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 18 Aout 2017 (RJDH)—Plusieurs maisons sont incendiées à Boto, localité située à 8 kilomètres de Kaga-Bandoro au nord du pays ce 18 aout. Les causes de cette violence ne sont pas connues au moment où nous mettons sous presse cette information.

 

Cette violence est une grave intensité selon une source humanitaire joint par le RJDH peu après la perturbation de réseau téléphonique. Elle intervient alors que la situation humanitaire est critique et oblige la communauté humanitaire à revoir son plan de réponse pour l’adapter au contexte de violence actuelle dans plusieurs villes de l’intérieure du pays. Kaga-Bandoro et ses environs sont contrôlés par le MPC de Alkathim signataire de l’accord de Sant ‘Egidio.

 

Tout a commencé depuis hier avec le mouvement des groupes armés faisant peur à la population. « Ce matin, des tirs nourris sont entendus et je puis vous confirmer l’incendie de plusieurs habitations. Au village Boto situé à 8 km, la population fuit pour se réfugier dans la brousse. Il est difficile de faire un bilan humain pour l’instant mais des habitations sont incendiées », a indiqué au RJDH un internaute surplace dans la zone.

 

La Minusca surplace dans la zone n’a pas répondu à la sollicitation du RJDH. Ces violences interviennent alors que la communauté humanitaire s’apprête à fêter leur journée.

 

 

Centrafrique : Les médias observés s’améliorent selon l’OMCA

 

 

PAR NOURA OUALOT LE 18 AOÛT 2017

 

BANGUI, 18 Aout 2017(RJDH)— L’Observatoire des Médias en Centrafrique (OMCA) a constaté une progression des médias qu’il a monitorés entre juin et juillet 2017 à travers le pays. Satisfaction présentée lors de la sixième et septième table ronde avec la presse plurielle ce 18 Aout à Bangui.

 

Il s’agit des rapports du monitoring des médias centrafricains du mois de juin axé sur le volet  « justice et droits de l’Homme » et la « la sécurité » pour le mois de juillet. Ces thèmes sont choisis parce qu’ils touchent aux populations marginalisées comme inscrit dans le cadre du projet Connect qui cible les personnes marginalisées suite aux crises, projet exécuté par Internews.

 

La particularité pour ces derniers rapports, c’est qu’il n’y a pas sanction comme le souligne Adelph Eudes Damanzi observateur analyste à l’OMCA, « durant ces trois derniers mois, on a constaté que les journalistes se sont  ralliés aux règles déontologiques pour cela, l’OMCA se réjoui des assises avec ces professionnels des médias qui ont porté fruit. Il n’y a pas eu assez de manquements et de sanctions sauf que les journalistes ont besoin de formation pour  plus de professionnalisme dans l’exercice de leur métier» a-t-il dit.

 

Selon ce dernier, les deux thèmes choisis sont dans l’ensemble traités largement par les journaux de la presse écrite et les médias de l’audiovisuel  surtout le RJDH à travers la radio Maria, la radio Ndéké Luka et la radio Centrafrique en respectant la déontologie du métier.

 

L’observatoire des médias est l’organe des paires en Centrafrique. Ces thèmes sont choisis en fonction de leur importance et leur traitement par chaque média. Ce rapport concluant présente quelques avancées alors que la politique selon le constat domine les questions qui touchent la vie de la population et des déplacés telles que poursuivies par le projet connect.

 

 

Centrafrique : L’élevage des petits ruminants ravagé par la peste à l’ouest du pays

 

PAR JOB MOHOUNA LE 18 AOÛT 2017

 

 

BABOUA, 18 Aout 2017 (RJDH)—Le chef de secteur d’élevage de la sous-préfecture de Baboua, localité située à l’ouest du pays a déclaré la  peste des petits ruminants et alerte la population de la consommation de la chair des bêtes crevées. Alerte exprimée à travers le RJDH dans la localité. 

 

Plusieurs caprins et des moutons de la ville de Baboua crèvent après une semaine environ des maux qui minent l’élevage des petits ruminants. Cette alerte intervient dans un contexte où peu d’éleveurs font vacciner leur cheptel.

 

Le chef de secteur des Affaires sociales de Baboua Annie Kiadèle, s’inquiète de la consommation sans l’avis des vétérinaires « les propriétaires des bêtes manipulent la chair des cabris morts. Ils les exposent sur le marché et la population consomme sans aucune analyse des services vétérinaires ; ce n’est pas bien », s’est-elle indignée.

 

En réponse à ces préoccupations, le chef de secteur d’élevage de la ville de Baboua Ndouté, a confirmé que plusieurs cas ont été enregistrés dans plusieurs communes de la sous-préfecture de Baboua, « après avoir parcouru la région, nous avons constaté cette épidémie. Ce sont les conséquences du refus des vaccins par les éleveurs », fait-il savoir avant de lancer qu’ « il ne faut pas vendre de la chaire contaminer aux consommateurs », suggère-t-il.

 

Les autorités administratives appellent à une campagne de vaccination contre cette peste qui menace l’élevage dans la Nana Mambéré.

 

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 23:08
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La stratégie de protection des victimes et témoins en trois étapes

 

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 17 AOÛT 2017

 

BANGUI,  17 Aout 2017(RJDH) —La Cour Pénale Spéciale garantit la sécurité des victimes et des témoins. L’ensemble de dispositif de protection des témoins a fait l’objet d’échange entre cette cour et les organisations des victimes ce 16 Aout à Bangui.

 

L’article 3 de la Loi  n°15.003, alinéa 5  du 3 juin 2015 portant, la Cour Pénale Spéciale a prévu des dispositions  particulière en ce qui concerne la protection des victimes et témoins qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’impunité en République Centrafricaine. L’échange du magistrat Alain Tolmo avec les organisations des victimes intervient dans un contexte où le DDRR n’est pas encore effectif d’où nécessité de rassurer les témoins et victimes à coopérer pleinement.

 

Selon Alphonse Van le Conseiller en protection des victimes et des témoins à la Cour pénale spéciale, les victimes constituent des éléments clés pour le rassemblement des preuves dans les activités de la Cour Pénale Spéciale, « en protégeant les victimes et les témoins, on protège tout d’abord la preuve des infractions commises. Cette protection se fait pendant les phases de collaboration des victimes et des témoins avec la Cour pendant les enquêtes, le déroulement des procès, et après les procès », dit-il.

 

Trois piliers constituent le socle de protection des témoins et victimes « cacher l’identité physique et les déclarations des victimes, relocaliser les victimes et les témoins les plus sensibles, soit dans d’autres régions du pays, soit même à l’étranger » a présenté Alphonse.

 

Ces échanges avec les victimes interviennent au moment où le chef de l’Etat nomme les greffiers faisant partie de cette Cour.

 

 

Centrafrique : La situation sécuritaire calme mais tendue à Bria au centre du pays

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 17 AOÛT 2017

 

BANGUI, 17 Aout 2017(RJDH) —-Le calme précaire est enregistré depuis ce matin après le combat qui a opposé hier les groupes rivaux de la localité. La précarité est confirmée par la Minusca qui dit contrôler la situation.

 

La ville de Bria au centre du pays est à nouveau tombée dans un regain de violence depuis hier. Un affrontement opposant une tendance du FPRC de Abdoulaye Hissène et les Anti-Balaka. Ces affrontements sont signalés alors que la communauté humanitaire s’inquiète des violences qui compromettent l’action d’assistance aux communautés vulnérables.

 

La vengeance serait à l’origine de ces attaques selon la Minusca « comme vous le savez, il y a une tentative de vengeance et tout serait partie d’un accident. Mais les forces de la Minusca se sont interposées pour empêcher les deux belligérants et le calme semble revenir mais la situation reste tendue » a confié au RJDH Vladimir Monteiro.

 

Une autre source proche de la municipalité de Bria parle «  d’un cas de vol de moto ayant entrainé le combat entre une partie du FPRC de Abdoulaye Hissène qui en voulant prendre des motos sur le site des déplacés de PK 3 et cela s’est tourné au drame. Trois personnes auraient été tuées » selon le Maire de Bria Maurice Balezou.

 

Bria est une zone minière et ces attaques se poursuivent en dépit de la déclaration de Jean Pierre Lacroix qui parle d’un vide et le manque de volonté des groupes armés à aller vers la paix.

 

 

Centrafrique : Les caféiculteurs se réorganisent au centre du pays

 

jeudi 17 aout 2017  |  RJDH-Centrafrique

 

BAMBARI — Les caféiculteurs de la Ouaka au centre du pays s’activent pour accroitre la production du café, principale culture après la culture vivrière dans la localité. Cette organisation passe par la restructuration de leur association à Bambari.


La réorganisation de caféiculteurs intervient dans un contexte où le café est contrôlé par les groupes armés et que le café centrafricain est beaucoup orienté vers le Soudan. L’ORCCP, structure de l’Etat a du pain sur la planche pour relancer le secteur à cause de la présence des hommes armés.


Rodrigue Dieudonné Ngoïta, président de l’association des caféiculteurs de la préfecture de la Ouaka, a relevé que son objectif est de redynamiser les cultures vivrières, « la culture du café et des vivres est un socle du développement économiques. Notre défi est de faire croître la production et être compétitif sur le marché», a-t-il projeté.


Selon lui, la crise a fragilisé le secteur agricole et aussi plusieurs de nos compatriotes ont trouvé la mort, « la crise nous a frappé, il nous appartient de restructurer notre association pour le bien-être de tous. L’agriculture est un moyen de lutter contre la pauvreté, éviter la délinquance des jeunes», suggère le président de l’association des caféiculteurs.


L’association des caféiculteurs de la préfecture de la Ouaka a été créée en 2010 et comprend 94 membres pour toute la préfecture de la Ouaka. Les membres du comité sont élus pour trois ans renouvelables une fois.


En 2014, l’agriculture notamment la culture vivrière, le café, le coton et le palmier représente 58% du PIB.

 

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 23:05
Lu pour vous : Centrafrique, la peur du génocide

 

 

 

 

https://www.letemps.ch Publié jeudi 17 août 2017 à 21:18 par Stéphane Bussard

 

 

Depuis le départ des troupes françaises en 2016, une quinzaine de groupes armés ont repris le contrôle des deux tiers du pays. L’ONU craint un génocide, notamment à Bangassou, où des musulmans sont menacés d’être exterminés par des milices chrétiennes

 

Depuis la fin, en 2016, de l’opération militaire menée par la France pour mettre fin à la guerre civile qui y éclata en 2013, la Centrafrique a replongé dans le chaos et l’insécurité. La relative stabilité restaurée grâce à la mission Sangaris n’est plus d’actualité. Il y a quelques jours, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, Stephen O’Brien, de retour de Bangui, a tiré la sonnette d’alarme: «Les signes avant-coureurs de génocide sont là.»

 

Le responsable onusien a appelé à agir sans tarder, lâchant même qu’il fallait «prier pour ne pas avoir à vivre en le regrettant». Il faisait sans doute référence à Bangassou, dans le sud du pays. Plus de 2000 musulmans sont réfugiés depuis trois mois dans la cathédrale catholique de la ville et des milices anti-Balaka pro-chrétiennes menacent de les éliminer.

 

Religion, ethnie et pouvoir

 

Le responsable onusien a-t-il exagéré? La qualification de génocide est souvent difficile et répond à des critères légaux très précis. Mais il est évident que la situation peut empirer de façon dramatique. La Centrafrique n’était pas connue par le passé pour ses conflits religieux ou ethniques. Mais dans la bataille autour du contrôle des ressources minières du pays, certains des responsables des quelque quinze groupes armés ont décidé d’instrumentaliser les populations en recourant à la religion et à l’ethnie pour asseoir leur pouvoir.

 

Responsable de l’Afrique de l’Ouest et centrale au Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Scott Campbell rappelle les mesures nécessaires pour prévenir un génocide: «Il importe que le gouvernement, qui a la responsabilité première de la protection de ses citoyens, condamne publiquement et clairement toute attaque, quels qu’en soient les auteurs. Il importe aussi de garantir une protection physique aux populations menacées. Les Casques bleus tentent de fournir cette protection. La lutte contre l’impunité est aussi fondamentale.»

Si on a une preuve de l’intention génocidaire d’un acteur, cela peut suffire pour parler de génocide

 

Craintif, le gouvernement centrafricain hésite cependant à condamner certaines attaques de groupes armés. Il ne dispose pas non plus d’une armée et d’une police dignes de ce nom. A Bangassou par exemple, l’Etat de droit est une illusion. Professeure de droit international à l’Institut de hautes études internationales et du développement, Paola Gaeta précise: «Il y a souvent un malentendu au sujet du terme génocide. Le nombre de victimes n’est pas un facteur déterminant. Si on a une preuve de l’intention génocidaire d’un acteur, cela peut suffire pour parler de génocide.» La difficulté consiste précisément à prouver cette intention.

 

600 000 déplacés

 

Donaig Le Du, responsable de la communication de l’Unicef en République centrafricaine, était à Genève cette semaine. Elle le souligne: «On compte depuis le début de l’année 600 000 personnes déplacées.» Depuis le retrait des troupes françaises, les groupes armés qui règnent sur le pays ont repris de l’assise. Ils contrôlent les deux tiers du pays, mais ne se battent pas forcément entre eux. Leur première cible est la population civile. Il y a les ex-Séléka d’obédience musulmane et les anti-Balaka, milices chrétiennes. Mais il y a davantage que cela. Le pays a compté jusqu’à 70 sous-groupes qui concluent des alliances stratégiques fluctuantes.

 

Extrême pauvreté

 

Un enfant sur cinq est déplacé et certains le sont plusieurs fois de suite. Hors de Bangui, ils ne peuvent pour la plupart pas aller à l’école et n’ont pas accès à des soins. Le déficit en termes d’éducation est criant. «Nous avons construit avec des bâches des écoles de fortune, explique Donaig Le Du. Dans l’une d’elles, les enfants dessinaient tous des fusils et jouaient à se décapiter selon des gestes qui semblent montrer qu’ils ont assisté à de telles scènes.»

 

Le pays, ancienne colonie française de 4,5 millions d’habitants pour un territoire aussi grand que la France et la Belgique réunies, est plongé dans une extrême pauvreté alors que le pays regorge de ressources, en particulier l’or et les diamants. Dans l’index du développement humain de l’ONU, il occupe le dernier rang. En dehors de Bangui, l’électricité est quasi inexistante. Il n’y a pas de banques ailleurs que dans la capitale. Un enfant sur six n’atteint pas l’âge de 5 ans.

 

«Vide sécuritaire»

 

Sur le plan sécuritaire, plusieurs ONG ont écrit mardi une lettre ouverte au secrétaire général de l’ONU l’exhortant à prendre des mesures immédiates. «Au moins 821 civils ont été tués depuis le début de l’année», déplorent-elles. Elles-mêmes la cible des groupes armés, elles estiment que la Force de maintien de la paix des Nations unies, la Minusca, ne remplit pas «son mandat en raison d’un manque majeur de ressources humaines et financières».

 

Le CICR est lui-même confronté à de vrais défis sécuritaires, six membres volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine ayant été tués le 3 août dernier à Gambo, dans le sud du pays. L’ONU elle-même a perdu neuf Casques bleus cette année. Chef de délégation en Centrafrique, François Sangsue le souligne: «Il y a un vrai vide sécuritaire. Pour nous, c’est une vraie contrainte.» Le défi du CICR, c’est d’identifier les acteurs influents au sein des groupes armés.

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 22:50
Lu pour vous : Centrafrique, Touadera veut croire en une médiation béninoise

 

 

 

 

http://mondafrique.com  Par  Aza Boukhris 17 août 2017

 

 

La visite à Cotonou de Firmin Ngrebada, directeur de cabinet du président Touadera, le 14 août dernier, témoigne d'une offensive diplomatique du pouvoir centrafricain.

 

Seul ministre d’État en Centrafrique, alors qu’il n’est pas membre du gouvernement, Firmin Ngrebada est, avec le Premier ministre Simplice Sarandji, un vieux compagnon de route du président centrafricain, Faustin-Archange Touadera. Le seul sur lequel ce dernier peut probablement compter en toutes circonstances.

 

Sant’Egidio, un leurre 

 

Ce messager extraordinaire auprès du président béninois, préfigure certes une visite officielle du président centrafricain. Elle pourrait aussi être une étape essentielle pour la réconciliation nationale en Centrafrique.

 

Ce n’est pas Charles Doubane, le ministre centrafricain des Affaires étrangères qui est chargé de préparer cette visite. Le ministre Doubane ne bénéficie pas d’une grande confiance du président Touadera. Il a été missionné pour « gérer » la tentative de médiation de Sant’Egidio et les relations avec les occidentaux.

 

Cette initiative de réconciliation nationale, venant de Rome et d’une structure proche du Vatican, est encouragée par l’ONU mais n’a pas les faveurs des Centrafricains. Le président centrafricain et son ministre d’Etat semblent jouer le jeu de cette médiation non africaine, mais n’y croient guère. L’initiative de Sant’Egidio n’est probablement qu’un simple leurre.

 

L’Union Africaine, ultime espoir

 

La réconciliation nationale ne peut venir que d’Afrique avec des Africains et avec des méthodes africaines. La feuille de route de l’Union africaine est peut être la meilleure stratégie de sortie de la crise centrafricaine.

 

Firmin Ngrebada a surtout rencontré le ministre béninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbenonci, qui a été le représentant du SGONU, coordonnateur des agences onusiennes et représentant du PNUD, notamment au Mali, au Rwanda et surtout en Centrafrique de 2014 à 2016. Ce fin diplomate, spécialiste des conflits en Afrique connaît bien la situation centrafricaine et le personnel politique.

 

Cotonou, passage obligé

 

La visite du président Touadera pourrait être mise à profit pour enclencher une médiation béninoise, d’autant que l’ancien président Djotodia Am-Ndroko y réside et a fait récemment des offres de service. François Bozizé est aussi un habitué de Cotonou, où il a passé plusieurs années de sa vie d’exilé. Il s’y est notamment converti à l’église du « Christianisme céleste, nouvelle Jerusalem » dont il est devenu le responsable en Centrafrique.

 

Diacre d’une église du réveil, le président Touadera est entouré de pasteurs de ces églises évangélistes africaines qui fleurissent en Centrafrique et qui jouent un rôle probablement plus important que l’église catholique, notamment chez les anti balaka. Nul doute que c’est  dans cette voie que la réconciliation nationale sera recherchée plutôt que dans celle du Vatican et de Sant’Egidio.

 

Enfin, il y a lieu de rappeler que l’ancien président du Bénin, Thomas Boni-Yayi, est disponible. Le 30 décembre 2012, en sa qualité de Président de l’Union africaine, n’avait-il pas tenté une ultime médiation auprès du président Bozizé et de son Premier ministre…Faustin-Archange Touadera.

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 22:48

 

 

 

 

www.un.org17 août 2017 – La détérioration du climat sécuritaire en République centrafricaine (RCA) depuis le début de l'année 2017 et l'explosion des besoins qui s'en est suivie ont imposé à la communauté humanitaire de réviser le Plan de réponse humanitaire, a indiqué jeudi le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 

Lancé en janvier 2017, ce plan ne répond plus à présent à la planification initiale pour couvrir tous les besoins, selon l'ONU et ses partenaires humanitaires. Il prévoyait de répondre aux besoins critiques et urgents de 2,2 millions de Centrafricains avec une enveloppe financière de 399,5 millions de dollars.

 

A l'occasion du lancement du Plan de réponse révisé, la Coordonnatrice humanitaire en RCA, Najat Rochdi, a expliqué « qu'entre janvier et juillet 2017, la recrudescence de la violence et l'irruption de nouveaux foyers de tension ont porté le nombre de déplacés internes de 402.240 à 600.000, autant qu'au pic de la crise politique en janvier 2013. Dans cet intervalle, la population ayant besoin d'une assistance humanitaire a atteint 2,4 millions de personnes ».

 

D'un montant de 497 millions de dollars, à la fin du premier semestre, le Plan de réponse humanitaire révisé n'est financé qu'à hauteur de 24% soit 119 millions. « Cela est bien en deçà de la moyenne mondiale qui est de 34% alors que les besoins continuent d'augmenter », a souligné Mme Rochdi. Le financement de l'action humanitaire en RCA souffre encore d'un déficit préoccupant malgré les efforts de plaidoyer et de sensibilisation soutenus entrepris par les autorités nationales. A cet égard, la Coordonnatrice humanitaire a appelé « à nouveaux les donateurs à continuer leur accompagnement et à doubler la mise pour la Centrafrique afin que le pire puisse être évité ».

 

Cette révision intervient à un moment où la situation humanitaire s'est davantage détériorée. Au cours des trois derniers mois, les affrontements entre groupes armés ont glissé vers un conflit ethnique et religieux dans lequel les civils sont pris en otage.

 

« L'éclatement de la violence en de multiples endroits et presque simultanément défie les capacités opérationnelles de la communauté humanitaire autant qu'il met à mal les mécanismes de protection de la population civile », dit Mme Rochdi. « Lorsque l'insécurité atteint un niveau qui contraint les humanitaires à strictement réduire leurs activités à l'assistance vitale, c'est la vie de milliers de personnes qui est en danger ».

 

Au cours du premier semestre 2017, les humanitaires ont subi plus de 200 attaques.

 

Ceci place la RCA parmi les pays les plus dangereux pour les acteurs humanitaires.

En Centrafrique, l'explosion des besoins impose la révision du Plan de réponse humanitaire, selon l'ONU
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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 13:37

 

 

 

 

Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net YAOUNDE - 16-Aug-2017 - 17h57

 

Le butin dissimulé dans les bagages d'un Britannique d'origine libanaise proviendrait de la Centrafrique.

 

Samedi 12 août dernier, la douane camerounaise a mis la main sur une cargaison de diamant  à l'aéroport international de Douala. Estimée à plus de 630 millions de FCFA, le butin était dissimulé dans les bagages d'Abadi Choudi, un Britannique d'origine libanaise. A en croire le quotidien Le Messager du mercredi 17 aout 2017, le trafiquant interpellé aurait été longtemps ciblé par les agents de renseignements camerounais, avant d'être pris la main dans le sac. Le présumé coupable a été transmis au parquet, qui devrait ouvrir une enquête, question de savoir si Abadi Choudi a agi seul ou aurait bénéficié en complicités à l'intérieur du Cameroun.

 

D'après des sources proches de l'enquête, ces diamants saisis dans les bagages du trafiquant proviendraient de la Centrafrique, qui partage une longue frontière terrestre avec le Cameroun, du côté de l'Est. En effet, ce pays de la sous-région est un grand producteur de ces pierres  précieuses. On en trouve principalement dans les gisements alluvionnaires.  Mais depuis 2013, le diamant centrafricain est sous-embargo, du fait l'insécurité dans ce pays.

 

Selon un rapport publié en décembre 2016 par Partenariat Afrique Canada, une organisation mondiale spécialisée dans la promotion de la bonne gouvernance des ressources naturelles, le Cameroun est le principal pays de transit de diamants illégaux issus des zones de conflit en Centrafrique, avant d'être recyclés sur le marché international en raison des" faibles contrôles" et de la corruption. Ledit rapport incrimine également des fonctionnaires chargés de vérifier l'origine des diamants, notamment ceux en direction des zones de conflits en RCA.

 

Il faut dire qu'au Cameroun, l'exploitation minière artisanale et informelle se développe rapidement, mais la fermeture en 2008 de la plupart des compagnies d'exportation ce diamants par le Gouvernement a  sévèrement diminué les investissements dans la production. Cette situation a également fait disparaitre de nombreux emplois et a contribué à l'essor de la malnutrition infantile dans les zones minières.

Lu pour vous : Cameroun - Littoral: Une cargaison de diamants estimée à plus de 630 millions de FCFA saisie par la douane à l'Aéroport international de Douala
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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 13:31

 

 

 

 

16 août 2017 AFP 

 

Le Tchad a appelé à son tour la communauté internationale à "redoubler de vigilance et d'engagement" en Centrafrique, après les mises en garde d'un haut responsable des Nations unies sur des "signes avant-coureurs de génocide" dans le pays voisin.

 

"Tout comme Monsieur Stephen O'Brien, le Tchad exprimé ses vives inquiétudes et estime qu'une telle perspective pourrait avoir des conséquences sécuritaires et humanitaires dramatiques pour toute la région et en particulier sur le Tchad qui abrite déjà des centaines de milliers de réfugiés, dont des Centrafricains", a déclaré le ministre des Affaires étrangères tchadien Hissein Brahim Taha dans un communiqué de presse reçu mercredi par l'AFP.

 

Lundi 8 août, Stephen O'Brien, secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, a fait état de "signes avant-coureurs de génocide" en Centrafrique en proie à une recrudescence de violences meurtrières alimentées par des combats entre des groupes armés qui contrôlent la majeure partie du territoire.

 

Le Tchad accueille près de 74.000 réfugiés centrafricains et environ 72.000 Tchadiens revenus de Centrafrique, selon les derniers chiffres de l'ONU.

 

Le communiqué de N'Djamena appelle ses "frères centrafricains à la retenue et à tout faire pour éviter que la République centrafricaine ne devienne une catastrophe"

.

Acteur majeur dans la crise centrafricaine, le Tchad a longtemps été pointé du doigt pour son supposé soutien aux rebelles armés de la Séléka qui avaient chassé du pouvoir le président François Bozizé en mars 2013 et installé leur chef Michel Djotodia à la tête du pays.

 

En juin, le Tchad a gelé les avoirs d'un chef rebelle de l'ex-Séléka Abdoulaye Hissène, dont le groupe armé du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) est impliqué dans des exactions en Centrafrique.

 

Le Tchad s'est par ailleurs vivement opposé aux conclusions d'un rapport de l'ONU publié en juin accusant ses soldats d'exactions en Centrafrique entre 2013 et 2014. Les forces tchadiennes formaient alors le plus important contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), avant leur retrait en avril 2014.

N'Djamena appelle la communauté internationale à "redoubler d'engagement" en Centrafrique
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 17:48
13 Août : Communiqué du MLPC

 

 

 

COMMUNIQUE DU MLPC

 

 

 

A l'occasion du 57è anniversaire de la proclamation de l'indépendance de la République Centrafricaine, la Cellule de Communication du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(M.L.P.C) souhaite, au nom des Conseillers Politiques Nationaux, du Bureau Politique National présidé par le Grand camarade Martin ZIGUELE, des Fédérations et Sous-fédérations de Bangui, Provinces et de la diaspora, des comités de soutien et  sympathisants du monde entier, une agréable et  joyeuse fête.

 

 

L'occupation d'une grande partie de nos territoires par des bandes armées ne doivent pas nous empêcher de commémorer dans la dignité cette date historique où beaucoup de nos prédécesseurs  ont parfois  consenti d'énormes sacrifices  pour  l'accomplissement d'une  République Centrafricaine véritablement  Sociale dans sa quête du bonheur.

 

 

L'heure est grave et ceux qui ont envahi en toute impunité nos villes  et villages cherchent à nous diviser mais  nous devons répondre par l'unité, en inscrivant dans le panthéon de nos valeurs les idéaux de notre Père Fondateur Barthélemy BOGANDA.

 

 

Tous unis, nous vaincrons.

 

 

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

 

 

 

                                                                        Fait à Paris, le 13 août 2017

 

 

                                                                         Le Porte-parole du MLPC

 

 

                                                                                Chancel SEKODE

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 17:34
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les difficultés d’ordre logistique retardent l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 15 AOÛT 2017

 

BANGUI,  15 Aout 2017(RJDH)—-Le Procureur spécial près la Cour Pénale Spéciale Toussaint Muntazini Mukimapa lors d’une audience à lui accordée par Faustin Archange Touadera  ce 12 aout, a présenté les obstacles qui retardent la mise en branle de son institution. Il s’agit entre autre de la mise à disposition des bâtiments, la formation des officiers de police judiciaire.

 

Ces difficultés sont liées selon  le Procureur de la Cour Pénale Spéciale Toussaint Muntazini Mukimapa à la mise à la disposition définitive des bâtiments  affectés à servir de siège de cette Cour. Un autre défi aujourd’hui de la Cour est la formation des 20 Officiers de Police Judiciaire pour démarrer les enquêtent dans le pays avec l’appui de la Minusca, a-t-il poursuivi.

 

La monté en puissance des magistrats internationaux est autant de fait majeur pour l’accomplissement de sa mission « Il y a encore quelques défis qui se posent notamment en termes de recrutement et la sélection des officiers de police judiciaire (OPJ), la mise à disposition définitive des bâtiments dédiés à la CPS qui doivent être réfectionnés à très brève échéance, pouvant permettre à la cour d’avoir des locaux permanents » a rapporté le procureur au chef de l’Etat centrafricain.

 

Il a aussi annoncé l’arrivée d’ici fin aout, des magistrats internationaux pour rejoindre les autres membres assermentés depuis le 30 Juin dernier.

 

Cette visite est une étape importante après la publication du rapport MAPPING des nations unies.

 

 

Centrafrique : Les mises en garde et souhaits du Président Touadera

 

PAR FLEURY AGOU LE 15 AOÛT 2017

 

BANGUI, 15 aout 2017 (RJDH)–Les centrafricains ont une nouvelle fois commémoré les 57 ans de leur indépendance, ce 13 août dans la sobriété. A cette occasion, le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera a adressé un discours à ses compatriotes en mettant en garde les groupes armés et des internautes.

 

La violence emboîte le pas au dialogue en Centrafrique et les groupes armés s’imposent par leurs canons pour profiter de l’économie de guerre. Dans cette boite à crabes, la population est exigeante. Profitant de son discours de circonstance, le Président FA Touadera a exhorté ses compatriotes à « la solidarité autour des questions d’intérêt national soit pérennisée et renforcée en vue de la consolidation de la démocratie ». Il a encouragé la classe politique au « sens patriotique ». Sur la presse « je les exhorte à recentrer le débat sur ce qui peut nous unir au lieu de s’attarder sur ce qui peut nous diviser ».

 

Par ailleurs, estimant que les agissements de certains compatriotes sur les réseaux sociaux nuisent à la Centrafrique, « je demande à certains compatriotes malintentionnés d’arrêter de projeter une mauvaise image du pays sur les réseaux sociaux», a-t-il réclamé.

 

Aux groupes armés qui excellent dans les exactions des Droits de l’Homme, le Président centrafricain a prévenu que « la justice sera implacable ».

 

Cependant, à côté  des avertissements, Touadera a annoncé des mesures :

« Bientôt, la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation sera mise en place pour apporter des réponses aux préoccupations des Compatriotes » a déclaré le Président.

 

Au plan économique, les opérateurs bénéficieront de subventions pour relancer leurs activités. Et,  « pour faciliter cette reprise, j’ai instruit le Gouvernement aux fins de leur apporter son aide à travers le paiement de leurs créances », a-t-il informé.

 

Sur la toile, cette déclaration de la 57e commémoration de l’indépendance a été diversement interprétée. « Discours pertinent. Place maintenant à l’action et aux actes concrets », a souligné Franck-Anthony Nganawara. Pour d’autres, « c’est du déjà-entendu ».

 

Dans son discours, le Chef de l’Etat n’a pas évoqué des mesures pour relever le système éducatif qui a donné un résultat catastrophique au Bac 2017.

 

Après 57 ans d’indépendance, la RCA est à l’image même de la Françafrique et en dépit de ses potentiels, elle croule sous le poids d’une extrême pauvreté. Ses Présidents se succèdent soient par coups de canon ou d’élections générales.

 

L’intervention du Président Touadera n’a pas eu d’impact car, elle a été faite exclusivement en français et pas en langue nationale.

 

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 17:06
Lu pour vous : URGENT / MALI – Victoire djihadiste sur l’ONU
Lu pour vous : URGENT / MALI – Victoire djihadiste sur l’ONU

 

 

 

 

https://lecourrierdumaghrebetdelorient.info  ON AUGUST, 2017

 

 

– de notre envoyé spécial à Tombouctou

 

L’assaut mené sur le quartier général de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation du Mali – ONU) dans le centre de Tombouctou par les forces djihadistes de l’Azawad, ce 14 août 2017, constitue peut-être un tournant significatif dans la guerre qui se prépare au Sahel.

 

La défaite et le retrait des forces onusiennes -et la non-intervention des forces françaises de l’opération Barkhane pourtant situées à 5 kms de la zone des combats- montrent clairement que l’Occident ne peut pas maîtriser l’insurrection qui se pérennise dans le nord et le centre du Mali, menaçant la capitale Bamako, et qui s’étend à toute l’Afrique de l’Ouest, laquelle présente une dimension islamiste qui n’entre pas en conflit avec les traditions locales.

 

Le fait que les forces djihadistes aient eu à la fois le nombre de combattants nécessaire et les informations utiles pour pénétrer le camp des forces onusiennes et les bouter du centre de Tombouctou démontre que la situation échappe à tout contrôle, désormais.

 

Curieusement, la presse occidentale (française, en particulier) semble passer ces événements sous silence.

 

Cette importante attaque sur le QG de la MINUSMA à Tombouctou semble en outre avoir été coordonnée avec celle qui a eu lieu le même jour à Mopti, dans le centre du Mali, contre une autre base onusienne. Le bataillon du Togo a subi des pertes…. Et avec une autre attaque encore, contre la base de l’ONU à Douentza.

 

À Tombouctou, les djihadistes ont apparemment choisi le moment du déjeuner, lorsque le personnel indigène avait quitté la base et que le personnel étranger était rassemblé dans le réfectoire, de sorte à tuer un maximum de personnes, et de frapper le plus grand nombre de nationalités possible. Ils sont entrés dans le camp situé dans le centre de la ville et ont mitraillé et grenadé les installations. Des corps gisent sur le sol, des filets de sangs coulent dans le sable… Le bilan est d’une dizaine de morts et plusieurs blessés.

 

Leur erreur a toutefois été de mitrailler les agents de sécurité du premier check-point, qui étaient tous des enfants du pays : sept morts locaux.

 

La population de Tombouctou est en effet très « maillée » avec les djihadistes (les complicités locales sont nombreuses), mais le deal est que les autochtones ne doivent pas pâtir des combats. Or, ce massacre ne laissera pas la population indifférente…

 

Ainsi, le Mali, depuis 2012, s’enfonce un peu plus chaque mois dans le chaos et se révèle de moins en moins sous contrôle de l’État dont le territoire se réduit comme peau de chagrin.

 

Monsieur Macron pouvait bien fanfaronner lors de sa dernière visite à Bamako, il y a quelques semaines…

 

L’opération Barkhane est un échec de grande ampleur.

 

Et le Sahel explose.

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