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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:14

 

 

 

 

 

21/08/14 (Dw-World)

 

Le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a réuni à Brazzaville les principaux acteurs du conflit. Mais sans la présidente de la transition, Catherine Samba Panza.

 

Catherine Samba Panza a-t-elle été désignée à la tête de la transition juste pour inaugurer les chrysanthèmes ? C'est une question que se posent de nombreux analystes et observateurs de la vie politique centrafricaine. Alors que la présidente de la transition peine à faire avancer le processus enclenché il y a plus de six mois, les signes de sa marginalisation se multiplient.

 

Le porte-parole du gouvernement centrafricain sortant joint au téléphone ce mercredi l'a confirmé : Catherine Samba Panza ne décolère pas. Elle n'a pas été associée à la rencontre de Brazzaville, à laquelle a été conviée une dizaine de personnalités politiques du pays. Pourquoi la présidente a-t-elle été mise à l'écart par le médiateur Denis Sassou Nguesso? Réponse du politologue gabonais Jonathan Ndoutoume:

 

«Il faut déjà partir d'un principe, celui de la désignation de la présidente Catherine Samba-Panza qui ne découle pas d'une légitimité populaire. Cette désignation peut rencontrer des limites au niveau de la légitimité populaire et en même temps faire en sorte que le présidente ait des marges de manoeuvre assez étroites. Cela peut être une maladresse politique de la part des acteurs centrafricains de se rendre à une rencontre convoquée par le médiateur du conflit sans pour autant que la présidente de transition soit au courant.»

 

Des menaces sur le calendrier

 

Le nouveau gouvernement d'unité nationale est attendu depuis plus de dix jours et la nomination de Mahamat Kamoun à la primature ne fait pas l'unanimité. Beaucoup craignent que si les protagonistes ne trouvent pas une solution au blocage en cours, notamment sur la formation d'un nouveau gouvernement, le calendrier de la transition ne sera pas respecté. Ce qui hypothèquerait d'office l'organisation de l'élection présidentielle, prévue dans le courant du premier trimestre 2015.

 

À noter que la République centrafricaine se prépare à accueillir dans moins d'un mois l'opération de maintien de la paix de l'Onu.

 

http://www.dw.de/la-pr%C3%A9sidente-centrafricaine-mise-%C3%...

La présidente centrafricaine mise à l'écart

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:12

 

 

 

 

 

21/08/14 (PANA)

 

La concertation entre les parties prenantes au forum de Brazzaville est un préalable à la formation d'un nouveau gouvernement en Centrafrique, a déclaré le président du Conseil national de Transition (CNT), Alexandre-Ferdinand Nguendet, à l’issue d’entretien mardi avec le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, par ailleurs médiateur de la crise en République centrafricaine (RCA).

 

"Il est urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour que l’on parle. Il n’y a pas de triomphalisme, ni de vainqueurs et de vaincus dans une telle situation", a indiqué M. Nguendet, estimant que la désignation, le 10 août dernier, du nouveau Premier ministre, Mahamat Kanoum, n’avait pas fait l’unanimité.

 

Selon lui, il serait important de surseoir à la mise en place d’un gouvernement en attendant d’avoir un consensus sur le Premier ministre devant diriger la prochaine équipe gouvernementale.

 

"Les acteurs politiques et la société civile sont obligés de faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la quiétude et la paix indispensables pour le développement du pays", a estimé le président du CNT.

 

M. Nguendet a expliqué que la délégation de neuf personnes qu’il conduit, représentant les ex-Séléka, les parties politiques, le CNT, les anti-balaka et la société civile, était venue solliciter l’arbitrage du médiateur Sassou Nuesso.

 

"Le principe de la transition, c’est le dialogue, la concertation et le consensus. Il doit être fait avec toutes les forces vives de la nation et de commun accord avec la communauté internationale. C’est pourquoi, il est urgent que ce consensus se dégage et nous devons le faire sous la médiation du chef de l’Etat congolais", a indiqué M. Nguendet, déplorant, par ailleurs, l’absence de concertation entre les institutions de la République et les entités impliquées dans la crise lors de la désignation du nouveau Premier ministre.

 

Néanmoins, a-t-il ajouté, l’espoir est permis et les acteurs impliqués dans la recherche des solutions de sortir de la crise sont déterminés.

 

Depuis mars 2013, la Centrafrique connaît une situation sécuritaire et humanitaire très critique, rappelle-t-on.

La concertation est un préalable à la formation d’un gouvernement en Centrafrique, selon le président du CNT

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:08

 

 

 

 

 

21/08/14 (AFP)

 

Cinq personnes dont un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine ont été tuées et une trentaine d'autres blessées dans les heurts survenus à Bangui depuis mardi entre soldats français de la force européenne Eufor et des hommes armés, a-t-on appris de source hospitalière jeudi.

 

"On a enregistré cinq corps (...) En plus d'un travailleur humanitaire touché à la tête et qui a succombé à ses blessures, quatre autres personnes sont décédées dans ces évènements et leurs corps ont été déposés à la morgue", a affirmé à l'AFP Maurice Banda, membre du personnel de l'Hôpital communautaire, principal établissement de la capitale.

 

"C'est un bilan provisoire, puisque certaines personnes affirment qu'il y a eu des musulmans fauchés par balle dont on ne connait pas l'état", selon M. Banda.

 

"Près de quarante" blessés ont également été évacués vers l'hôpital, dont "certains sont des cas graves", a-t-il dit.

 

Le volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine a été tué "par une balle alors qu'il procédait à l'évacuation de blessés dans le secteur du Km 5" (PK5), dernière enclave musulmane de la capitale, a indiqué mercredi soir le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

 

Des heurts avaient éclaté mardi soir à Bangui entre soldats français de l'Eufor et des "individus armés" et se sont poursuivis mercredi matin, selon des sources concordantes dans la capitale centrafricaine. Les soldats ont été attaqués lors d'une patrouille au PK5 et ont riposté "vigoureusement", selon une source proche de l'Eufor.

 

Le calme était revenu jeudi, notamment dans le quartier PK5, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

Ces violences sont survenues alors que Bangui, ravagée depuis plus d'un an par de terribles affrontements, exactions et pillages, et vidée de la plupart de ses habitants musulmans traqués par les milices anti-balaka, retrouvait un semblant de normalité depuis plusieurs semaines.

 

Fin juillet, les protagonistes de la crise centrafricaine avaient signé à Brazzaville, sous forte pression internationale, un fragile accord de cessez-le-feu, plusieurs fois violé depuis.

 

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, contrainte de l'abandonner en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

A partir du 15 septembre, la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA) doit se substituer progressivement aux forces internationales (française, européenne et africaine) déployées depuis fin 2013. La force de l'ONU doit compter 12.000 hommes à effectif plein.

 

 

Centrafrique : Eufor et jeunes armés s'affrontent à Bangui

 

21/08/14 (Afrique Actualité)

 

Nouvelle tension au quartier km 5 dans le 3e arrondissement de Bangui. Des tirs à l'arme lourde et légère ont été entendus dans la nuit de mardi à mercredi et se sont poursuivis toute la matinée du mercredi dans le secteur. Le bilan provisoire fait état de 1 mort et de 33 blessés, selon la Croix-rouge centrafricaine. Une situation qui a provoqué le mécontentement des habitants du km 5.

 

« Le 19 août 2014 à 23h43, une patrouille des forces internationales européennes a ouvert le feu sur la position des jeunes d'auto-défense au niveau du pont Yakité faisant un mort et deux blessés graves par balles... Malheureusement, alerté par les détonations, tout le PK5 s'est réveillé et la population en colère s'est mise à caillasser leurs véhicules », explique un communiqué de presse de la Coordination des Organisations musulmanes de Centrafrique (COMUC), une plate-forme de la société civile.

 

L'information est confirmée par Ousmane Abakar, porte-parole de la communauté musulmane du km5.

 

« Cette situation s'est poursuivie jusqu'au matin du 20 août où les passages de ces forces internationales ont été pris à partie par la foule en colère », poursuit le communiqué qui déplore cet incident malheureux « tendant à attiser le feu de la haine entre Centrafricains et à relancer les affrontements intercommunautaires ».

 

Marche de protestation

 

Les habitants du Km5, en colère, ont improvisé une marche de protestation ce matin devant le siège de la MINUSCA (Mission internationale des Nations-Unies pour le Soutien à la Centrafrique) situé sur l'avenue Barthelemy Boganda.

 

Les manifestants ont déposé le corps de la victime devant le siège de l'institution onusienne. « Ce sont les forces françaises. Elles ont attaqué nos frères, en tuant l'un de nos cadets. On ne sait pas ce qu'ils veulent. On lance un message au général de l'Eufor, à la Misca, à la Minusca et à tous les organismes internationaux qu'à partir de là, on ne veut plus de la présence de la force Sangaris au Km5 », déclare un des jeunes manifestants devant la représentation onusienne à Bangui.

 

L'Eufor dément

 

Dans un communiqué de presse publié ce mercredi matin par Eufor RCA, l'Eufor informe qu' « un groupe d'hommes a agressé verbalement d'abord puis en ouvrant le feu sur un élément de leurs forces qui patrouillaient le 3ème arrondissement à hauteur du pont Yakité. C'est alors que l'Eufor a riposté. »

 

Toujours dans le message, l'Eufor dit qu'elle va « continuer d'assurer sa présence continuelle jour et nuit dans le secteur. Elle s'engage avec détermination et impartialité dans le retour à la vie normale dans la ville de Bangui. »

 

A la mi-journée, les forces de l'Eufor qui ont pris le contrôle de la zone, ont fait usage d'armes lourdes, dont les détonations ont été entendues aux quatre coins de la capitale Bangui et ses environs, plongeant une bonne partie de la population dans la psychose.

 

La Croix-rouge prise pour cible

 

Un personnel de la Croix-rouge centrafricaine a été blessé par une balle tirée par les manifestants, alors qu'il tentait avec son équipe de secourir les blessés. « De retour de l'hôpital, des assaillants dans la rue ont demandé à l'un de nos véhicules de s'arrêter. Lorsqu'il s'est arrêté pour ramasser un blessé, quelqu'un dans la foule a tiré sur le chauffeur. Au moment où je vous parle, son état clinique est inquiétant, » a expliqué Antoine Mbao-Bogo, président de la Croix-Rouge centrafricaine.

 

« Nos volontaires sont tous démoralisés. Il s'agit là d'un choc qu'on n'a jamais connu depuis les différentes crises qu'a connues ce pays. Je lance un appel à tous de respecter les humanitaires, surtout aux volontaires de la Croix-rouge. S'attaquer à ces volontaires, c'est s'attaquer à quelque chose de grandiose pour ce pays car nos sommes très très importants, » a déploré Antoine Mbao-Bogo.

 

http://afriqueactualite.com/politique/afrique/1769-centrafri...

Centrafrique : cinq morts dans des affrontements à Bangui

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:06

 

 

 

 

 

21/08/14 (AFP)

 

Un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine a été tué par balle mercredi alors qu'il évacuait des blessés dans le quartier PK5 de Bangui, la dernière enclave musulmane de la capitale centrafricaine, a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

 

"Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est profondément choqué par la mort de Bienvenu Bandios, volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine, décédé mercredi 20 août 2014, à Bangui, après avoir été touché par une balle alors qu'il procédait à l'évacuation de blessés dans le secteur du Km 5" (PK5), a indiqué le CICR dans un communiqué.

 

Le travailleur humanitaire était chauffeur-secouriste au service de la Croix-Rouge centrafricaine depuis cinq ans.

 

"Nous sommes consternés par cette mort tragique. C'est choquant et inacceptable", a déclaré le président national de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbao Bogo, cité dans le communiqué.

 

Des heurts ont éclaté mardi soir à Bangui entre soldats français de la force européenne Eufor et des individus armés, et se sont poursuivis mercredi matin, selon des sources concordantes dans la capitale centrafricaine.

 

Ces violences sont survenues alors que Bangui, ravagée depuis plus d'un an par de terribles affrontements, exactions et pillages, et vidée de la plupart de ses habitants musulmans impitoyablement traqués par les milices anti-balaka, retrouvait un semblant de normalité depuis plusieurs semaines.

 

La Centrafrique est sans gouvernement depuis une quinzaine de jours. Sa formation bute notamment sur la question de la représentation des groupes armés, l'ex-rébellion Séléka refusant pour le moment d'y participer.

 

Fin juillet, les protagonistes de la crise centrafricaine avaient signé à Brazzaville, sous forte pression internationale, un fragile accord de cessez-le-feu, plusieurs fois violé depuis.

 

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, contrainte de l'abandonner en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

A partir du 15 septembre, la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA) doit se substituer progressivement aux forces internationales, dont la Misca et quelque 2.000 militaires français déployés depuis fin 2013 dans le cadre de l'opération Sangaris. La force de l'ONU doit compter 12.000 hommes à effectif plein.

 

 

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge "choqué" par la mort d'un volontaire centrafricain

 

GENEVE, 21/08/14 (Xinhua) -- Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge s'est déclaré profondément "choqué" par la mort d'un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine, qui a été tué mercredi dans une opération humanitaire, selon un communiqué de presse publié par le Comité international du Croix-Rouge (CICR).

 

Bienvenu Bandios est décédé mercredi à Bangui, après avoir été touché par une balle alors qu'il procédait à l'évacuation de blessés.

 

Le Mouvement, représenté en République centrafricaine par la Société de la Croix-Rouge centrafricaine, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le CICR, est profondément attristé par ce décès, ajoute le communiqué de presse.

 

Le Mouvement a appelé une fois de plus toutes les parties au conflit et tous ceux qui participent aux hostilités pour qu'"ils garantissent la sécurité du personnel humanitaire et s'abstiennent de s'en prendre à des volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine ou à d'autres membres du Mouvement".

 

"Nous sommes consternés par cette mort tragique. C'est choquant et inacceptable", a déclaré de son côté Antoine Mbao Bogo, président national de la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Chauffeur-secouriste au service de la Croix-Rouge depuis cinq ans, Bienvenu était une personne "ouverte, joviale, motivée et toujours prête à aider les autres", selon le communiqué de presse.

Centrafrique: un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine tué à Bangui (CICR)

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 00:01

 

 

 

 

 

French.china.org.cn le 21-08-2014

 

Les leaders des trois confessions religieuses du Tchad ont lancé, mercredi à Moundou, capitale économique tchadienne, une plateforme pour la coexistence pacifique et l'éducation à la paix en faveur des personnes retournées de la Centrafrique.

 

Sounia Potifar, secrétaire général de l'Entente des églises et missions évangéliques au Tchad (EEMET), cheikh Hissein Abakar Hassan, président de la Conseil supérieur des affaires islamiques et Mgr Joachim Kouraleyo, vice-président de la Conférence épiscopale du Tchad, et plus de 700 personnes réunies à Moundou, à 400 km au sud de la capitale Ndjamena, se sont solennellement engagés à promouvoir la paix et l'unité en dépit de toute situation de crise humanitaire.

 

"Vive la paix au Tchad pour que vivent les Tchadiens", ont déclaré en choeur les trois chefs religieux à la fin de leurs discours.

 

Reconnus pour leur expertise en matière d'influence morale et spirituelle, M. Potifar, Abakar Hassan et Mgr Kouraleyo souhaitent que "ce qui est arrivé en RCA ne survienne au Tchad".

 

"Le Tchad doit rester un et indivisible pour avoir déjà trop subi les conséquences de la guerre", ont-ils réaffirmé.

 

Suite aux violences religieuses et ethniques qui ont secoué la Centrafrique voisine en 2013, le Tchad a rapatrié plus de 100.000 de ses ressortissants, installés dans des camps au sud du pays.

 

Depuis une dizaine d'années, le Tchad accueille plus de 91.000 réfugiés de la Centrafrique.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Tchad : les leaders religieux exhortent les retournés de la Centrafrique à la paix

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:53

 

 

 

 

 

par RFI  20-08-2014 à 22:45

 

Des affrontements ont éclaté, mardi soir et se poursuivaient, ce mercredi 20 août. Ils ont fait au moins cinq morts. A l’hôpital général de Bangui, les blessés ont afflué toute la journée. La journée de ce mercredi a également été marquée par la visite officielle de la présidente Catherine Samba-Panza en Angola.

 

L'équipe de l'ONG Médecins sans frontières qui travaille à l'hôpital général de Bangui dit avoir reçu 31 blessés dans la journée de ce mercredi, tous atteints par balles. Trois d’entre eux ont succombé à leurs blessures. A la mosquée Ali Babolo, un corps venant du quartier a par ailleurs été apporté cet après-midi. Mardi, c'est un jeune du PK5 qui avait été tué. Il y a donc au moins cinq morts à la suite des tensions qui ont éclaté la nuit passée.

 

Ce sont deux versions très différentes qui circulent sur la façon dont les tensions ont démarré au kilomètre 5. Les habitants du quartier joints par RFI affirment qu'une opération de désarmement a mal tourné, que les forces internationales ont interpellé tard la nuit passée des jeunes qui regardaient tranquillement un film et que c'est à la suite de cela que la situation a dégénéré. Du côté des forces internationales, la version est radicalement différente. Une source contactée par RFI parle d'un accrochage la nuit passée entre l'EUFOR-RCA et un groupe d'autodéfense musulman dans le 3e arrondissement, à partir duquel tout aurait démarré.

 

Après ces accrochages, des violences ont en tout cas éclaté aujourd'hui dans le quartier. Il y a eu des manifestations, des jets de pierres. Les forces internationales sont intervenues. Les hélicoptères ont survolé le quartier. De très nombreux tirs pouvaient être entendus ce matin et en début d'après-midi.

 

Catherine Samba-Panza en Angola

 

La présidente de transition de la RCA Catherine Samba-Panza était ce mercredi 20 août en visite officielle de 24 heures en Angola où elle devait rencontrer son homologue angolais José Eduardo dos Santos. Ils devaient aborder ensemble la question de la réconciliation nationale, alors que le pays est toujours sans gouvernement depuis 15 jours. Catherine Samba-Panza est sous la pression de la communauté internationale. Son choix de Mahamat Kamoun pour le poste de Premier ministre ne fait pas l'unanimité. Sa visite en Angola était-elle destinée à chercher des soutiens diplomatiques ? Joint par RFI, Georges Chikoti, ministre angolais des Affaires étrangères estime que c’est à la présidente Catherine Samba-Panza de trouver une solution consensuelle.

 

« Nous sommes un pays qui veut aider la Centrafrique pour qu'elle retrouve la paix. Bien entendu, nous voulons également qu'ils prennent les meilleures options, les meilleurs choix pour nommer les meilleurs dirigeants qui sauront consolider la stabilité. Donc, s’il y a des contestations, cela nous préoccupe et nous voulons que ce soient les Centrafricains qui trouvent une solution à leurs problèmes. Cela signifie que ce sera à la présidente et tous les autres protagonistes de trouver le candidat acceptable par tous, pour que les contestations cessent et que le processus soit consolidé et aille de l'avant », a déclaré, à RFI, Georges Chikoti.

RCA: flambée de violence dans le quartier PK5 de Bangui

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 21:59

 

 

 

 

 

 

 

Relatif à la situation sécuritaire à Bangui depuis le 19 Aout 2014 au PK5

 

 

L’accalmie retrouvée il y a quelques jours par la population du PK5 vient d’être rompue par les éléments de la Sangaris et l’Eufor, alors que les différentes communautés ont organisé ensemble une marche  pour la paix en Centrafrique, le lundi 18 aout 2014.

 

La Communauté musulmane centrafricaine continue de payer un lourd tribu dans une quasi indifférence, depuis décembre 2013.

 

Après avoir résisté aux différentes attaques et massacres des antibalaka, elle fait face aujourd’hui à l’acharnement et la puissance de feu disproportionnée de ceux qui sont censés la protéger. Sinon comment justifier, ce jour, l’usage par la Sangaris de la force aérienne (trois hélicoptères de combat) au PK5.

 

Face à cette injustice et le silence complice du Gouvernement centrafricain, l’ex Coalition Séléka appelle la Sangaris à plus de retenu, à la raison et au dialogue.

 

Aussi, elle demande à la Communauté internationale, aux parties impliquées dans la résolution de la crise centrafricaine et aux Nations-Unies, de prendre les mesures nécessaires pour la protection de la population et d’œuvrer pour la cessation rapide des exactions.

 

L’ex Coalition Séléka est disposée à apporter tout ce qui est en son pouvoir pour le retour de la paix en Centrafrique.

 

Fait à Birao, le 20 Août 2014

 

Le Porte parole

 

Habylah AWAL

Communiqué de presse N°006 20140820 de Séléka

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 16:59

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 20/08/14Le coordonnateur général adjoint du mouvement des patriotes anti-balaka, Sébastien Wénézoui, est suspendu de ses activités pour ‘’haute trahison, usurpation de titre et insubordination’’, selon une décision prise mardi par des responsables dudit mouvement dont le coordonnateur général, Patrice Edouard Ngaissona.

 

Il est reproché à Sébastien Wénézoui d'avoir fait le déplacement de Brazzaville en compagnie du président du Conseil national de transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendet, en lieu et place du coordonnateur général des patriotes anti-balaka.

 

Le coordonnateur général a, dans un communiqué, dénoncé la manière avec laquelle le choix du représentant de mouvement anti-balaka a été fait. ‘'Le Président du CNT, M. Alexandre Ferdinand Nguendet, a coopté en catimini M Sébastien Wénézoui, en lieu et place du coordonnateur général, M Edouard Patrice Ngaissona pour effectuer ce déplacement en sa compagnie'', a-t-il dénoncé.

 

Cette ‘'manœuvre crapuleuse'' est susceptible d'engendrer d'autres problèmes, déplore M. Ngaissona qui ajoute : ‘'La coordination nationale du mouvement des patriotes anti-balaka prend à témoin l'opinion nationale et internationale sur les comportements mesquins du président du CNT''.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=802536#sthash.T9j2mVA2.dpuf

 

Le coordonnateur général adjoint du mouvement des patriotes anti-balaka suspendu de ses fonctions

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 16:38

 

 

 

 

 

20/08/14 (AFP)

 

Des heurts ont éclaté mardi soir à Bangui entre soldats français de la force européenne Eufor et des individus armés, et se sont poursuivis mercredi matin, a-t-on appris de sources concordantes.

 

"Nos éléments qui patrouillaient mardi soir au PK5 (quartier musulman du 3ème arrondissement) ont été la cible d'attaques verbales puis de tirs provenant d'individus armés. Ils ont riposté à ces attaques et des heurts ont suivi", a déclaré à l'AFP une source proche de la force européenne.

 

"Ce (mercredi) matin, une marche regroupant une centaine de personnes depuis le PK5 s'est dirigée vers le siège de la Minusca (représentation de l'ONU à Bangui). Ces personnes ont été repoussées par l'Eufor et ont profité de la confusion pour lancer une grenade sur nos éléments", a-t-elle poursuivi.

 

"La riposte a été vigoureuse et il est encore difficile de déterminer exactement ce qui s'est passé dans l'autre camp. Il y a des bandits au PK5 qui agissent à la nuit tombante ou de jour et qu'il va falloir détecter pour améliorer la situation", déjà en voie de normalisation à Bangui, toujours selon cette même source.

 

De fortes détonations ont été entendues jusque tard dans la nuit au quartier PK5, dernière enclave musulmane dans la capitale. Des tirs d'armes automatiques et d'armes lourdes se sont poursuivis mercredi matin, et des tirs sporadiques étaient encore audibles à la mi-journée en provenance de ce secteur, survolé en permanence par deux hélicoptères.

 

"Nous avons été attaqués cette nuit par des éléments français de l'Eufor qui ont pénétré dans notre concession et ont tué notre petit frère, ils ont blessé quatre personnes", a affirmé à l'AFP un notable musulman du quartier. Ce bilan n'a pas été confirmé d'autre source.

 

"Ce matin nous avons marché jusqu'au siège de la Minusca pour prendre à témoin l'opinion nationale et internationale. Nous ne voulons plus des Français" au PK5, s'est plaint ce responsable.

 

La radio publique a rapporté que "des véhicules des forces internationales et de la gendarmerie ainsi que de la police ont été attaqués par des musulmans qui ont aussi attaqué un site des déplacés au quartier Castors", toujours dans le 3e arrondissement. "On ignore s'il y a eu des victimes", selon la radio.

Centrafrique: affrontements à Bangui entre soldats français et individus armés

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 16:22

 

 

 

 

 

par RFI   20-08-2014 à 15:06

 

Les difficiles tractations pour la formation d'un nouveau gouvernement centrafricain élargi se poursuivent, alors que l'ex-rébellion Seleka et une grande partie de la classe politique locale rejettent la récente nomination du Premier ministre Mahamat Kamoun et exigent « plus de concertation ».

 

Tout est suspendu. La composition d'un nouveau gouvernement, tout comme l'avenir de l'actuel Premier ministre, qui ne fait pas l'unanimité. Mardi le président du Conseil national de transition Alexandre Ferdinand Nguendet, a été clair : il y a un blocage politique en Centrafrique et seul un Premier ministre de large consensus peut débloquer la situation.

 

Pour sortir de l'impasse, Nguendet s'est rendu à Brazzaville avec une délégation représentative des acteurs de la crise. L’objectif était de trouver conseil auprès du médiateur, le président congolais Sassou Nguesso. La délégation est rentrée de Brazzaville avec un message pour la présidente de transition. On sait que celle-ci a reçu ce mercredi le représentant du médiateur Léonard Essongo, mais pour l' heure, rien n’a filtré de cette rencontre.

 

Soutien angolais

 

A la fin de cet entretien, Catherine Samba-Panza a décollé pour Luanda, où elle rencontrera le président Dos Santos, un de ces rares soutiens, souligne une source proche de la présidente. Alors que son entourage l'a dit acculée et sous pression de la communauté internationale, les autres acteurs politiques de la crise attendent avec impatience son retour d'Angola, pour à nouveau, s'assoir à la table des négociations. Alors que le pays est sans gouvernement depuis une quinzaine de jours.

 


 ■ Regain de tension au PK5 à Bangui

 

Dans le quartier du kilomètre 5 à Bangui, les jeunes laissent éclater leur colère depuis cette nuit suite à une patrouille de désarmement qui a mal tourné. Au moins un jeune a été tué. Et ce matin les habitants ont dû rester terrés chez eux en raison du crépitement des armes à feu.

 

Pour l'instant, deux versions assez différentes se font face. Celle tout d'abord qui circule chez les habitants du PK5. Ceux que RFI a pu joindre disent que ces nouvelles violences ont démarré suite à un contrôle des forces internationales. «  Peu avant minuit, nous étions en train de regarder un film, explique un jeune, nous étions au niveau du pont Yakité, quand un convoi de militaires français est venu nous demander nos armes. Nous n'en avions pourtant pas », affirme ce jeune qui raconte que l'opération de contrôle a mal tourné et qu'un membre du groupe a été tué par les forces internationales.

 

Du côté de ces forces internationales, version radicalement différente : une source contactée par RFI parle d'un accrochage la nuit passée entre l'Eufor-RCA et un groupe d'autodéfense musulman dans le 3e arrondissement, quartier Castor. Il y aurait eu, selon cette source, un mort et deux blessés.

 

Un sentiment de colère n'a en tout cas pas tardé à se répandre au Kilomètre 5. Le corps du jeune a été porté, disent les habitants, jusqu'au Binuca, le Bureau des Nations unies en RCA, puis à la mosquée Ali Babolo. Il y a eu, selon ces témoignages, des manifestations, des jets de pierre. De très nombreux tirs pouvaient être entendus ce matin-même.

 

RCA: le blocage politique persiste, les tensions à Bangui aussi

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