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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:15
Centrafrique : Marie Thérèse Keita-Bocoum plaide pour le renforcement du système judiciaire

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/ Jeudi 17 Novembre 2016 - 10:42

 

A la veille de la conférence de Bruxelles, l’experte de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en RCA, Marie Thérèse Keita-Bocoum a reconnu l’urgence de renforcer le système judiciaire dans ce pays, pour une paix durable.

 

« La justice et la réconciliation sont primordiales pour une paix durable… Sans justice, il ne peut y avoir de réconciliation durable en Centrafrique », a souligné l'experte qui a insisté pour que la Cour pénale spéciale soit opérationnelle dès 2017, et que des consultations nationales soient lancées afin de permettre la mise en place de mécanismes non-juridictionnels de vérité et réconciliation.

 

La conférence de Bruxelles permettra de lever des fonds en soutien d'un plan national de consolidation de la paix. Ce Plan a été conçu par le gouvernement de la RCA en collaboration avec les Nations unies, l'UE et la Banque mondiale. Sa réussite dépend des promesses de contributions financières qui seront faites lors de la conférence. « Les mesures détaillées dans le plan incluent le désarmement, la démobilisation et la réintégration des membres des groupes armés, le retour des personnes déplacées ainsi que la réforme du secteur de sécurité », a précisé Marie Thérèse Keita-Bocoum, qui a noté avec satisfaction des progrès récents en RCA.

 

L’experte a, cependant, averti que ces gains seraient perdus si des mesures supplémentaires ne sont pas prises. Elle a notamment fait référence aux violences survenues dans le quartier de PK5 à Bangui, à Kaga Bandoro et dans la Haute Kotto parmi les récents incidents, constituant une source de préoccupation. « La persistance des violations des droits de l'Homme et une recrudescence de la violence depuis septembre montrent cependant combien il est crucial de soutenir les efforts de la population et du gouvernement centrafricain en faveur des droits de l'Homme et du développement », a-t-elle noté.

 

Malgré des progrès et des élections réussies, la RCA est restée en proie à l'instabilité et à des troubles sporadiques depuis qu'une guerre civile a éclaté en 2013. Plus de 13.000 Casques bleus sont actuellement déployés à travers le pays dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

Josiane Mambou Loukoula

 

 

Centrafrique : la justice et la réconciliation sont primordiales pour une paix durable, selon une experte de l'ONU

 

http://www.un.org/ 16 novembre 2016 – Le système judiciaire en République centrafricaine (RCA) doit être renforcé de toute urgence afin que le pays connaisse une paix durable, a déclaré mercredi l'experte indépendante sur la situation des droits de l'homme en RCA, Marie Thérèse Keita-Bocoum.

 

« La recherche de la vérité et la réconciliation est également primordiale », a déclaré Mme Keita-Bocoum à la veille d'une conférence organisée le 17 novembre à Bruxelles, par l'Union européenne (UE), le Gouvernement de la RCA, les Nations Unies et la Banque mondiale, afin de lever des fonds en soutien d'un plan national de consolidation de la paix.

 

« Les mesures détaillées dans le plan sont des moyens sûrs d'atteindre une paix durable dans ce pays ravagé par les conflits », a souligné l'experte désignée par le Conseil des droits de l'homme (CDH) pour suivre, rapporter et faire des recommandations sur la situation des droits de l'homme en RCA. « Ces mesures incluent le désarmement, la démobilisation et la réintégration des membres des groupes armés, ainsi que le retour des personnes déplacées, et la réforme du secteur de sécurité », a-t-elle précisé.

 

Le Plan national pour la reconstruction et la consolidation de la paix a été conçu par le Gouvernement de la RCA en collaboration avec les Nations Unies, l'UE, et la Banque mondiale. Sa réussite dépend des promesses de contributions financières qui seront faites lors de la conférence.

 

« La conférence de Bruxelles constitue une occasion unique pour la communauté internationale d'accroître son soutien à la consolidation de la paix et la reconstruction en RCA », a dit Mme Keita-Bocoum qui participera à la réunion des donateurs.

 

Préserver les progrès récemment réalisés face à une situation toujours fragile

 

« Sans justice, il ne peut y avoir de réconciliation durable en Centrafrique », a souligné l'experte qui a insisté pour que la Cour pénale spéciale soit opérationnelle dès 2017 et que des consultations nationales soient lancées afin de définir et permettre la mise en place de mécanismes non-juridictionnels de vérité et réconciliation.

 

Mme Keita-Bocoum a noté avec satisfaction des progrès récents en RCA, mais a averti que ces gains seraient perdus si des mesures supplémentaires ne sont pas prises.

 

« Les progrès institutionnels de ces derniers mois, comme la ratification de sept conventions internationales des droits de l'homme et l'adoption d'une loi sur la parité, confirment la volonté des autorités centrafricaines d'avancer sur le chemin de la paix et de la reconstruction », a-t-elle souligné.

 

 

Et à la veille de la conférence des bailleurs de fonds à Bruxelles, l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA) plaide pour un « renforcement du système judiciaire». Selon Marie Thérèse Keita-Bocoum, « la justice et la réconciliation sont primordiales pour une paix durable ». Propos recueillis par Alpha Diallo.

 

« La persistance des violations des droits de l'homme et une recrudescence de la violence depuis septembre montrent cependant combien il est crucial de soutenir les efforts de la population et du Gouvernement centrafricain en faveur des droits de l'homme et du développement », a-t-elle noté.

 

L'experte a notamment fait référence aux violences survenues dans le quartier de PK5 à Bangui, à Kaga Bandoro et dans la Haute Kotto parmi les récents incidents constituant une source de préoccupation.

 

Malgré des progrès et des élections réussies, la RCA est restée en proie à l'instabilité et à des troubles sporadiques depuis qu'une guerre civile a éclaté en 2013. Plus de 13.000 casques bleus sont actuellement déployés à travers le pays dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA).

 

A Bouar, capitale de la Nana Mambere, les jours se suivent et se ressemblent pour ces ex combattants. Sur ce site de réhabilitation de l’axe routier Kpetene - Bétel Croix rouge, distant de près de trois kilomètres, des centaines d’ouvriers hommes et femmes, s’activent. Malgré la chaleur et l’état chaotique de la piste, ces ex combattants, tous engagés dans le programme du pré-DDR de la MINUSCA, sont déterminés à terminer les travaux dans les délais

Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:11
Centrafrique : Énoch Derant Lakoue déplore la non implication des personnes ressources dans la préparation de la Table Ronde de Bruxelles

 

 

Centrafrique : Énoch Derant Lakoue déplore la non implication des personnes ressources dans la préparation de la Table Ronde de Bruxelles

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 16 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 16 Novembre 2016(RJDH) —- Le président du Parti Social-Démocrate, Enock Derant Lakoue a accordé le 15 novembre une interview au RJDG. Dans cet entretien, il a salué la libération provisoire des leaders de la société civile poursuivis pour atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, après la ville morte du 24 Octobre. Il a appelé Faustin Archange Touadera à l’organisation de sa majorité présidentielle et enfin, il évoque son avenir politique.

 

Bonjour !

 

M. Enoch Derant Lakoue : Bonjour M. le Journaliste.

 

RJDH : Vous êtes le président du parti-social-démocrate (PSD), ancien Premier ministre alors le gouvernement centrafricain de commun accord avec l’Union Européenne organisent la table ronde de Bruxelles, quelle lecture faites-vous de cette rencontre ?

 

EDL : Je pense que c’est une excellente initiative, d’autant que notre pays est plus mal et il était nécessaire de mobiliser toutes les énergies pour qu’on puisse amorcer la pente pour la relève sur plusieurs plans. Ce que je regrette personnellement, c’est que je ne sais rien de ce qui se passe. En tant que personne ressource, avant d’être un homme politique je suis d’abord un économiste, un banquier, un financier et à ce titre je n’ai pas été associé à la préparation et à la réflexion sur le plan de sortie de crise que notre pays pourrait proposer.

 

RJDH : Donc selon vous, il n’y a pas de consensus large autour du document que le gouvernement va présenter aux bailleurs de fonds ?

 

EDL : Non, je dis que moi je n’ai pas été associé, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de consensus. Je note cela pour le regretter. Je note aussi que le Parti Social-Démocrate mon parti qui est un parti qui a pion sur rue depuis prêt de 25 ans, n’a pas été appelé à donner son point de vue sur l’ébauche de ce plan. Bon peut être cela est dû au fait que pour la première fois depuis la création du PSD, nous ne sommes pas maintenant à l’Assemblée Nationale qui a commencé ses travaux il n’y a pas très longtemps. Je pense que cela doit être la raison. Malgré cela, on aurait pu nous demander compte tenu des compétences diverses que nous avons dans le parti et compte tenu des fonctions que j’ai exercées. Je précise sur le plan économique et financier on aurait pu demander mon avis  au moment de la réflexion. Ceci dit, je souhaite que ça réussisse. Je pense que les compatriotes qui ont été conviés à réfléchir sur ces questions ont donné les meilleurs d’eux-mêmes et que notre pays en tirera le meilleur profit.

 

RJDH : Beaucoup sont ceux qui pensent que des annonces seront faites, mais ces annonces ne seront accompagnées d’effet. Partagez-vous ces inquiétudes ?

 

EDL : En général, lorsqu’il y a ce genre de rencontre, on attend des annonces ; tel pays ou telle institution déclare qu’il est prêt à contribuer pour un montant donné à la réussite de ce plan. La mise en œuvre prend un peu de temps, puisqu’il faut regarder le dossier un par un, sujet de leur faisabilité. Donc il n’y aura pas de retombée immédiate. Ce n’est pas la semaine prochaine qu’on verra arriver en République Centrafricaine des sommes énormes d’argent. J’imagine que l’Exécutif ne s’attend pas à cela du tout, mais il s’agit de mettre en place une enveloppe globale pour pouvoir reprendre dans un délai donné, deux ans, trois ans je n’en sais rien pour réaliser un certain nombre de projet.

 

RJDH : De la perception du centrafricain lambda, la table  ronde de Bruxelles est une bouffée d’oxygène et qu’au retour tout cela résolu. Qu’en dites-vous ?

 

EDL : Je ne suis pas certain que les centrafricains qui ont l’expérience de ce genre de table ronde aient ce point de vu. Nulle part au lendemain d’une rencontre de cette nature, il y a un virement de quelques milliards que ce soit. Cela va venir par la suite.

 

RJDH : le Président de la République, Faustin Archange Touadera a demandé de nouveau une union sacrée, en tant qu’homme politique, comment analysez-vous cette union sacrée qu’il a demandée de plus ?

 

EDL : Je fais partie de la majorité présidentielle et aussi partie des personnalités politiques qui au deuxième tour ont soutenu le Président Touadera. Je fais partie des compatriotes à qui il a été demandé de réfléchir sur ce que le Président Touadera pourrait faire dans les cent premiers jours. Ce que nous avons fait et nous avons remis à qui de droit le document qu’il attendait. Bien, je pense que la question de l’union sacrée devrait être appréhendée à deux niveaux. D’abord au niveau de la majorité présidentielle. Il était nécessaire de mon point de vue que la majorité présidentielle se retrouve et au-delà du programme de cent jours que nous avons élaboré, que la majorité se retrouve pour voir comment mettre en exécution quelques projets.

 

RJDH : Le constat est tout de même que la majorité présidentielle peine à s’organiser ?

 

EDL : Elle s’organise lentement. Je pense qu’il conviendrait que des initiatives fortes soient prises pour que cette majorité puisse bien s’organiser avant de tendre la main aux compatriotes qui pour des raisons simplement d’arithmétiques politiciennes se trouveraient dans l’opposition. Alors que sur les questions essentielles, je ne pense pas qu’il ait de grande divergence entre nous. C’est-à-dire les questions qui portent sur la sécurité, le relèvement économique et social, une meilleure diplomatie etc…, la remise en ordre des forces de défense. Sur toutes ces questions, je ne pense pas qu’il soit très difficile de trouver l’unanimité et aussi sur la question de l’unicité de notre pays.

 

RJDH : Mais si déjà il est difficile d’organiser la majorité présidentielle, ne pensez-vous pas que ceux qui accusent Faustin Archange Touadera de n’avoir pas donné du contenu à l’union sacrée ont raison ?

 

EDL : En tout cas, ils n’ont pas tord, c’est pourquoi je parle d’initiative forte. Il revient au Chef de l’Etat de réunir autour de lui sa majorité pour qu’on puisse réfléchir ensemble. C’est ce qui est demandé.

 

RJDH : Que dites-vous de la libération sous cautions des leaders de la société civile Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi qui ont été arrêtés pour organisation de la ville morte ?

 

EDL : Je m’en réjouis, d’ailleurs. J’ai été fort étonné qu’ils aient été arrêtés pour des motifs qui ont été publiquement annoncés. Je pense que l’initiative prise par ces deux compatriotes dans son essence visait à conforter la position du gouvernement. Le gouvernement devait se saisir de cette marche pour dire aux forces onusiennes que voilà la population constate que votre mandat n’est pas correctement exécuté. Malheureusement, il y a eu des tirs, je ne sais pas qui a tiré, y a eu des morts et c’est vraiment regrettable qu’il y a ce genre d’accident, je ne parle pas d’incident.  Parce que je ne pense pas que ceux qui ont tiré ont délibérément voulu tuer, mais y a eu mort d’hommes et de blessés. Et le fait que les organisateurs aient été arrêtés me parait quelque peu déplacé.

Bon ! Ils ont recouvré la liberté, elle est provisoire pour le moment, on verra, il y aura certainement un procès, on verra ce qui sera dit au moment de l’audience.

 

RJDH : votre parti n’est pas représenté au Parlement, comment animez-vous la vie politique dès lors que vous n’avez pas de siège à l’Assemblée ?

 

EDL : La politique ne se fait pas uniquement qu’à l’Assemblée, elle peut se faire autour de l’Assemblée. C’est la première fois depuis 1993 que le PSD n’a aucun représentant à l’Assemblée nationale. Mais c’est la vie, les raisons de cette chute vertigineuse par un congrès ou tout au moins par un comité central du parti très bientôt.

 

RJDH : peut-on avoir une idée sur la date de ce congrès ?

 

EDL : Nous réfléchissons encore sur les termes de référence et nous recherchons les moyens pour réunir les camarades en vue réfléchir.

 

RJDH : la Constitution a prévu une deuxième chambre qu’est le Sénat, serez-vous prêt à vous battre pour y siéger ?

 

EDL : Je faisais partie de ceux qui n’étaient pas pour l’institution du Sénat. Membre du Conseil National de Transition, j’ai beaucoup travaillé dans la commission Loi pour la rédaction de la nouvelle constitution et j’étais de ceux qui ont estimé que pour le moment une deuxième chambre était totalement inappropriée. Mais nous avons été battus démocratiquement au niveau du CNT et cela figure dans la Constitution. Et il est évident que la Constitution qui a été soumise au peuple et que le peuple a adopté devrait s’appliquer.

 

RJDH : M Enock Derant Lakoue je vous remercie.

 

EDL : c’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:08
Le Conseil de sécurité de l'ONU salue les progrès dans le processus de paix en Centrafrique

 

 

 

http://fr.cctv.com/

 

NEW YORK (Nations Unies), 16 novembre (Xinhua) -- Le Conseil de sécurité des Nations Unies s'est félicité mercredi des récents progrès dans le processus de paix en République centrafricaine, soulignant que "la seule voie viable" vers une paix durable est un engagement politique visant les causes profondes du conflit.

 


Dans une déclaration présidentielle, l'organe onusien composé de 15 pays membres a salué la signature de plusieurs accords sur la paix, la sécurité et la réconciliation dans ce pays enclavé d'Afrique centrale, appelant à leur mise en oeuvre rapide.



"Le Conseil de sécurité reconnaît les progrès significatifs réalisés après la période de transition, à savoir l'élection pacifique et transparente du président Faustin-Archange Touadera, la formation rapide d'un nouveau gouvernement et l'établissement de l'Assemblée nationale", indique la déclaration.


Tout en renouvelant son soutien au processus de paix, qui devrait stabiliser le pays et permettre un développement à long terme, le Conseil de sécurité a également exprimé ses "préoccupations profondes sur la fragilité persistante" dans le pays, et a fermement condamné "la récente recrudescence des violences et de l'instabilité".


La guerre civile en République centrafricaine a éclaté en décembre 2012 entre la coalition rebelle de la Seleka et les forces gouvernementales. Les rebelles ont pris le pouvoir en mars 2013 avant d'établir un conseil national de transition et d' élire un président provisoire.


Les élections de février 2016 ont conduit M. Touadera à la présidence.

Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:06
RCA: Insécurité à Bria et à Paoua populations et humanitaires inquiétés

 

 

Par Sango ti Kodro - 17/11/2016

 

Les éléments de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) et ceux du Font Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), s’affrontent depuis plus d'une semaine au village Kalaga située à 45 km de Bria selon des informations locales.



L’attaque contre des éleveurs peuhls par l'une des factions en serait à l’origine. Aucun bilan n'est encore disponible, le village serait néanmoins vidé de sa population.

 

Une attaque signalée près de Paoua



Des affrontements entre un groupe d'auto défense et des hommes armés assimilés à des ex-combattants Séléka et Révolution Justice (RJ) ont eu lieu ce dimanche au village Gouzé à 20 Km de Paoua sur l’axe Bozoum. Selon Percus Ketté, député de Paoua 4, la zone est entre les mains des assaillants.



« Les Séléka et RJ ont attaqué Gouzé depuis dimanche, toute la population est en fuite. Pour le moment, la localité est sous contrôle de ces hommes armés », a-t-il expliqué avant de demander de l’aide.



« Je demande au Gouvernement et à la Minusca d’intervenir rapidement pour sauver la population en détresse ».



Selon nos informations, les agresseurs ont planté leur drapeau à Gouzé, chose qui a suscité l'exaspération du groupe d'auto défense.



Radio Ndeke Luka n’a pas pu joindre les leaders ex-Séléka et RJ mis en cause pour leurs versions des faits.

 

Une situation qui inquiète les humanitaires


Face à la montée de l’insécurité, les ONG DRC, Mentor Initiative, Oxfam et INTERSOS ont communiqué l’arrêt provisoire de leurs activités non essentielles à Batangafo dans l’Ouham jusqu'au 21 novembre, le temps qu’un environnement respectueux des droits humanitaires soit rétabli. Les cas de braquages et de violences récents qui continuent de mettre en danger la vie et le travail des humanitaires et qui se déroulent en toute impunité motivent cette décision.


Ces organisations demandent à la Mission onusienne en Centrafrique « d’adopter une posture plus robuste » et « de renforcer sa présence à travers des patrouilles nocturnes dans les quartiers et les sites de Batangafo ». Elles demandent une réponse « rapide en cas d’incident » pour garantir « la sécurité des bénéficiaires, des humanitaires et du bon déroulement des programmes ».



Ces quatre ONG appellent aussi les leaders communautaires à « s’engager davantage pour faciliter et assurer que le travail et la sécurité des humanitaires soient respectés ».

Centrafrique-Presse.com
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:43
Lu pour vous : Centrafrique : Touadéra tente la carte tchadienne

 

 

http://afrique.latribune.fr/  Par Amine Ater  |  13/11/2016, 10:21

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Taoudéra, continue son road-show continental en faisant escale depuis le 10 décembre au Tchad. Cette tournée vise à décrocher un soutien militaire pour la faible armée gouvernementale. Taoudéra espère également décrocher des promesses de financements pour sortir le pays du marasme économique qu’il connaît actuellement.

 

Après le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, le président de la Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, est actuellement au Tchad. Un pays qui avait fortement contribué en troupes, avec la France au lendemain des violences communautaires qui ont ravagé le pays en 2013.

 

Cette visite a été l'occasion pour le chef d'Etat de la Centrafrique d'aborder avec le président du Tchad, Idriss Déby, plusieurs questions notamment celles liées à la paix et à la sécurité en Centrafrique. Touadéra a également saisi l'occasion pour solliciter un appui tchadien à la résolution de la crise politique et au financement de projets de développement. Un appui qui devra s'articuler sous la houlette de l'Union africaine.

 

Le Tchad a rappelons-le, fait partie des premiers pays à avoir déployé des troupes pour épauler l'opération Sangaris en 2013. Il n'empêche que les agissements des troupes tchadiennes avaient suscité un grand nombre de critiques. En effet, le contingent tchadien a été rapidement accusé d'un parti pris pour la milice des Séleka et d'un usage excessif de la force à l'encontre des non-musulmans.

 

Le Tchad en ultime recours

 

N'Djamena traverse par ailleurs, des difficultés économiques dues à la baisse du prix du baril et l'absence de diversification économique. Une situation qui obligé les autorités tchadiennes à revoir le régime fiscal qui puisait le maximum de ses ressources du secteur pétrolier en le redirigeant vers les télécoms qui connaissent une forte croissance. Ce qui limite la capacité du Tchad à apporter un réel soutien financier en propre à la Centrafrique. Reste le partenariat sécuritaire où N'Djamena excelle depuis la guerre du Nord Mali. Il n'empêche qu'un déploiement en force de troupes tchadiennes reste peu probable hors des zones centrafricaines à majorité musulmanes.

 

Cette visite au Tchad vient après des escales en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso. Une série de rencontres qui renseigne de l'incapacité de l'embryon d'Etat en Centrafrique à gérer l'instabilité politique et économique que traverse le pays depuis 3 ans. Un besoin accentué par la fin de l'opération Sangaris et les mauvaises relations entre la population et les casques bleus déployés dans le pays.

Centrafrique-Presse.com
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:21
Les ONG annoncent la suspension temporaire de leurs activités à Batangafo 

 

Les ONG annoncent la suspension temporaire de leurs activités à Batangafo 


Suite aux incidents enregistrés ciblant directement ou indirectement les acteurs humanitaires dans la sous-préfecture de Batangafo depuis le début du mois de novembre les ONG DRC, Mentor Initiative, Oxfam et INTERSOS ont communiqué la suspension temporaire des activités non essentielles à Batangafo jusqu'à le 21 novembre jusqu’à ce qu’un environnement respectueux des droits humanitaires soit rétabli. Les cas de braquages et de violences récents qui continuent de mettre en danger la vie et le travail des humanitaires et qui se déroulent en toute impunité motivent cette suspension. Les attaques contre les populations civiles y compris les humanitaires sont inadmissibles et des mesures d’urgence devront être prises avant la reprise des activités.


Les ONG demandent à la MINUSCA d’adopter une posture plus robuste et de renforcer sa présence à travers des patrouilles nocturnes dans les quartiers et les sites de Batangafo. Elles demandent une réponse rapide en cas d’incident pour garantir la sécurité des bénéficiaires, des humanitaires et du bon déroulement des programmes. Les organisations appellent aussi les leaders communautaires à s’engager davantage pour faciliter et assurer que le travail et la sécurité des humanitaires soient respectés. 



Les organisations condamnent avec la dernière énergie les attaques contre le personnel humanitaire en République centrafricaine. Elles constituent un frein aux activités vitales à une population en besoin d’aide humanitaire. Le non-respect de l’espace et de l’accès humanitaire pourrait à terme mener vers un arrêt total des activités en cas de mise en danger des vies des équipes.

 

Les ONG réaffirment leur engagement à venir en aide aux populations affectées et appellent à respecter et à garantir la sécurité du personnel humanitaire, du matériel et des activités afin que les communautés puissent accéder à une assistance humanitaire de qualités et en toute sécurité.

 

Virginie Bero 


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) 


République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR) 
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22   
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

Centrafrique-Presse.com
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:32
Centrafrique : Le G23 exige la libération de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi
Centrafrique : Le G23 exige la libération de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi

 

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 14 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 14 Novembre 2016 (RJDH) – La plate-forme pour la participation politique de la femme centrafricaine à la consolidation de la paix (G23), appelle les autres membres de la société civile à l’apaisement et demande au gouvernement de libérer sans condition Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi. Ce vœu  a été formulé ce lundi 14 novembre au palais de sport lors d’un point de presse.

 

Le mercredi 9 novembre, le groupe de travail de la société civile a lancé un mouvement afin d’organiser un concert de casserole, qui devait être suivi d’une nouvelle ville morte. Constatant que ce mouvement peut encore engendrer de nouveaux dégâts et des pertes en vies humaines, le G23 invite les autres organisations au calme.

 

Bernice Ouango-Ndackalla, présidente du G23, s’est indignée de l’arrestation de Gervais Lakosso et de Marcel Mokwapi, qui ont agi pour la cause citoyenne et qui croupissent au Camp de Roux, « nous demandons à nos compatriotes d’observer le calme ».

 

En confirmant la grève de faim observée par Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi, le dimanche 13 novembre à la prison du Camp de Roux, la présidente du G23 a déclaré que leur état de santé se détériore davantage. « Gervais Lakosso est sous traitement médical. Nous nous inquiétons de son état de santé », s’indigne-t-elle.

 

Joint par le RJDH, une source médicale proche de Gervais Lakosso, a souligné qu’il ne dispose pas d’autorisation, ni de ses parents, « nous ne pouvons prétendre aller visiter ces deux personnes, parce que nous n’avons aucun document nous permettant l’accès à ceux-ci. Cette grève de faim, aura des effets négatifs sur la santé de ces grévistes. Dépassé 72 heures, ils seront alimentés sous perfusion», a déploré cette source médicale.

 

Depuis leur arrestation le 08 novembre, le collectif de la défense des deux leaders, les membres du GTSC et le G23, ont plaidé successivement auprès des autorités de la justice pour la libération de ces deux prisonniers. Ces derniers observent depuis dimanche 13 novembre une grève de faim afin de réclamer leur libération.

 

Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi sont arrêtés suite à l’organisation de la ville-morte le 24 octobre pour réclamer le départ des casques bleus.

Centrafrique-Presse.com
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:20
Lu pour vous : Conférences des bailleurs : des perfusions à fonds perdus pour la Centrafrique

 

 

(Jeune Afrique) 14 novembre 2016 à 11h26  par Brad Brooks-Rubin

 

Brad Brooks-Rubin est directeur des politiques à l’Enough Project. Par le passé, il a servi au Département d’État et au Trésor américains, respectivement sur des questions de commerce de diamants issus de conflits et de sanctions économiques.

 

Alors que Bruxelles s’apprête à recevoir jeudi 17 novembre une nouvelle conférence des bailleurs de fonds sur la République centrafricaine, de profondes incertitudes demeurent quant aux garanties offertes par le président Faustin-Archange Touadéra pour restaurer la paix.

 

Les bandes armées continuent de semer chaos et désolation dans un pays meurtri par une longue tradition de gestion prédatrice du patrimoine national.

 

Pour sortir de l’impasse, la communauté internationale se doit d’aller aux causes des violences et prioriser la lutte contre l’impunité et la lutte contre les flux de financement illicites.

 

Bilan négatif

 

Si la conférence de Bruxelles paraît être l’espoir de la dernière chance, il n’en est rien. Il s’agit en fait de la cinquième conférence de ce genre organisée ces dix dernières années. À chaque fois, un catalogue de projets a été présenté par les autorités centrafricaines, qui ont pu repartir avec plusieurs dizaines de millions d’euros en poche et des projets à financer.

 

Ces perfusions n’ont pas résolu les crises.

 

Aujourd’hui le bilan est pourtant alarmant. La Centrafrique figure parmi les pays les plus pauvres au monde. Les crises humanitaires sont devenues la norme. À Bangui, les élites se disputent le pouvoir et peuplent un État de façade. Depuis 2013, des bandes armées criminelles continuent de dicter leurs lois et menacent d’opérer une scission du pays. Le conflit intercommunautaire fait peser un risque réel de guerre civile. En 2016, l’UNHCR enregistre toujours plus de 453 271 réfugiés centrafricains et 430 901 déplacés internes.

 

Non sans mal, on conclura que ces perfusions n’ont pas résolu les crises. Et la situation ne semble guère changer si l’on se fie aux déclarations officieuses d’un représentant de l’ONU évoquant les intentions du régime actuel : « Ils sont obsédés par la conférence des donateurs et par l’argent qu’ils pensent obtenir. Ils ne veulent surtout rien réformer, juste voir les Forces armées centrafricaines équipées et éventuellement entraînées. »

 

 « Kleptocratie violente »

 

Souvent négligé par les politiques de gestion des crises, le système de kleptocratie violente joue un rôle essentiel dans les instabilités politico-militaires. En Centrafrique, certains défis ont systématiquement mis en échec les mécanismes traditionnels de résolution des conflits, et notamment :

 

Une confiscation des richesses nationales par la classe dirigeante

 

Ce système, dominé par un groupuscule d’individus, est restreint à la famille et au clan ethnique du Président Faustin-Archange Touadéra. Au menu : gestion patrimoniale et familiale des biens et finances publics, clientélisme, corruption, imposition du parti unique, oppression et répression des opposants, manipulation de la jeunesse, recrutement et armement de milices, impunité et absence d’investissements sociaux… Ce cocktail explosif a constitué l’ossature des régimes successifs et favorisé l’émergence de bandes armées tout aussi prédatrices que les régimes eux-mêmes.

 

Une violence armée érigée en fonds de commerce

 

Pour les groupes armés, la violence ou la menace de faire appel à la violence est un moyen de pression exercé sur le régime en vue d’intégrer le système, souvent en réclamant des postes ministériels ou militaires. Au-delà du rebelle traditionnel, ce sont surtout des mercenaires aguerris au métier des armes qui commettent des actes de violence ou attisent la haine en échange de promesses d’avantages et de paiements. Kleptocrates, investisseurs privés ou encore puissances étrangères n’hésitent pas non plus à recruter ces mercenaires dans le seul but de créer les conditions favorables à la négociation ou la sécurisation d’intérêts particuliers.

 

Une économie de guerre, moteur de la perpétuation des crises

 

Dans ce climat délétère, l’économie de guerre, dominée par les trafics en tous genres, enrichit des réseaux mafieux tout en asservissant l’écrasante majorité des Centrafricains. Les chefs de guerre accumulent des millions de dollars à titre privé. Une aubaine pour ces individus qui n’ont pas l’intention de perdre leurs privilèges, encore moins de négocier un désarmement. À Bangui, les kleptocrates spéculent, en partenariat avec des investisseurs étrangers, autour de l’attribution de permis et de contrats miniers ou pétroliers.

 

Rôle de la communauté internationale

 

Devant un tel désarroi, les Centrafricains dénoncent une passivité incompréhensible des Casques bleus face aux violences et une complicité avec le système de kleptocratie.

 

Pour sortir de cette impasse, il est urgent que la communauté internationale, réunie à Bruxelles, lance un signal fort en priorisant deux stratégies majeures : le lancement effectif des mécanismes judiciaires pour mettre fin au climat d’impunité et l’application d’instruments de lutte contre les flux de financement illicites, incluant des sanctions financières envers ceux qui alimentent violence et corruption.

 

Ensemble, ces instruments permettront de faire des perfusions d’hier les investissements de demain.

 

Brad Brooks-Rubin

Centrafrique-Presse.com
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:12
Désarmer et juger, deux écueils sur le chemin de la paix en Centrafrique

 

 

14/11/16 (AFP)

 

Le désarmement des groupes armés et le procès des auteurs de crimes de guerre devant une Cour pénale spéciale (CPS) représentent deux écueils sur le chemin de la paix en Centrafrique, pays exsangue au centre d'une conférence de donateurs internationaux cette semaine à Bruxelles.

 

"La paix", "la réconciliation", "la cohésion sociale", ces mots reviennent comme autant de voeux pieux dans les propos des Centrafricains, épuisés par quatre ans de massacres entre rebelles de la Séléka disant défendre la minorité musulmane et miliciens anti-balaka s'affirmant protecteurs des chrétiens.

 

Les tueries massives ont fait place aux affrontements ponctuels après l'intervention française Sangaris achevée fin octobre et relayée par la Mission des Nations unies (Minusca, 12.000 Casques bleus). La Centrafrique a même pu élire dans la paix en début d'année son président, l'universitaire Faustin-Archange Touadéra.

 

Mais les armes circulent et servent encore, alors que le gouvernement et la Minusca affirment avoir rallié 11 groupes armés sur 14 identifiés à un programme de pré-désarmement.

 

"Nous continuons de discuter avec les trois autres", déclare à l'AFP le président Touadéra. "Ce sont des Centrafricains, je pense qu'ils aiment leur pays et ce n'est pas avec les armes que l'on va construire le pays".

 

A Kaga Bandoro (centre), Idriss Al Bachar est le jeune chef politique d'une faction d'ex-Sélékas qui refuse ce programme.

 

"Nous, musulmans, nous détenons les armes parce que notre sécurité n'est pas encore garantie. Si nous avions cette garantie et celle de notre inclusion dans le champ politique et de non-discrimination dans la promotion sociale, les armes seraient inutiles", énumère le chef politique du groupe MPC d'Al Khatim.

 

"Nous avons demandé un accord politique au gouvernement actuel", ajoute Lambert, "chef de cabinet" d'une autre faction, le FPRC dirigé par Nourredine Adam, sous le coup de sanctions internationales. "Le président Touadéra vient de tendre la main. Mais dans son entourage, il y a des +virus+...".

 

- 'Grand banditisme' -

 

"Leurs revendications sont légitimes mais ils n'ont aucune légitimité", réplique le représentant spécial des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga.

 

A côté de ces groupes identifiés, au discours structuré, existe une nébuleuse d'hommes armés surtout intéressés par le contrôle des ressources (bétail, or, diamant....) de ce pays de près de cinq millions d'habitants grand comme la France et la Belgique réunis.

 

"On a compris qu'il fallait intégrer les 15 à 20% de musulmans. Le reste, c'est du grand banditisme", résume le chef de l'opposition Anicet Dologuélé, candidat battu par M. Touadéra à la présidentielle de 2016.

 

"La moitié du pays est occupée. Toute la partie Est n'est pas sous contrôle de l'Etat, avec des zones riches en or et en diamants. Qui contrôle la frontière avec le Soudan?", ajoute M. Dologuélé, qui avait publiquement estimé fin octobre que la France repliait trop tôt le parapluie de Sangaris.

 

Si le désarmement n'est pas encore à l'ordre du jour, la lutte contre l'impunité risque de prendre encore plus de temps.

 

La Centrafrique a voté une loi instituant une Cour pénale spéciale (CPS) hybride avec 12 juges centrafricains et 11 magistrats étrangers. Leur recrutement devrait intervenir en décembre-janvier, de même que ceux du procureur spécial et des juges d'instruction.

 

La CPS aura pour mandat de juger les auteurs de crimes de guerre et contre l'humanité commis en Centrafrique depuis le 1er janvier 2003.

 

Les enquêtes porteront donc aussi sur le régime de l'ex-président François Bozizé, renversé plus tard en 2013 par les Sélékas, et dont l'actuel président Touadéra a été le Premier ministre.

 

En exil, l'ex-président Bozizé fait d'ailleurs l'objet d'un mandat d'arrêt international, tout comme son fils et ex-ministre Jean-Francis, en liberté provisoire depuis son retour à Bangui et son arrestation en août dernier.

 

Quand vont commencer les instructions et les procès? "Bientôt", répond-on à Bangui.

 

Le bâtiment de la future CPS est encore en travaux. L'Etat dépend de la bonne volonté des Casques bleus de la Minusca pour mettre à exécution les mandats d'arrêts. "C'est lent mais nous espérons que cela se fera", selon M. Touadéra.

 

Prévue jeudi à Bruxelles, la conférence des donateurs de la Centrafrique (ONU, UE, Banque mondiale, Etats...) doit se pencher sur le financement de la CPS estimé à 37 millions sur cinq ans.

 

Centrafrique-Presse.com
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:09
Centrafrique: au "PK5" musulman de Bangui, entre les armes et le commerce

 

 

13/11/16 (AFP)

 

"On n'est pas jihadistes, on n'est pas des bandits, on défend notre communauté", proclame un chef milicien entouré d'hommes en armes dans le quartier musulman de Bangui, l'une des poudrières de la Centrafrique et sa plaque-tournante commerciale.

 

A quelques encablures des mosquées et des commerces, un jeune homme surveille l'accès au QG du "groupe d'auto-défense +50/50+", la crosse d'un fusil d'assaut M-16 en évidence. Un homme cache discrètement une autre arme sous une couverture rouge.

 

Dans la cour d'une maison, l'"état-major" d'une demi-douzaine d'hommes est assis sur un tapis. Il a dû se réorganiser après la mort de leur chef dans un règlement de compte qui a fait une dizaine de morts au total fin octobre.

 

Cette épisode représente un énième regain de violences dans un pays qui peine à sortir du chaos de la guerre civile entre rebelles de la Séléka majoritairement musulmans et milices anti-balaka pro-chrétiennes - même si les massacres de masse appartiennent à la période 2013-2014.

 

Les exactions à grande échelle perpétrées par les Séléka après leur prise du pouvoir début 2013 suite au renversement du président François Bozizé avaient entraîné la formation de milices d'"auto-défense" anti-balaka, plongeant le pays dans une spirale de tueries intercommunautaires.

 

Comme son nom l'indique, "50/50" revendique la parité des droits pour la minorité musulmane (15 à 20% des Centrafricains) avant d'accepter le programme de désarmement voulu par le gouvernement et les Nations unies.

 

"On n'est pas les jihadistes. On n'est pas Boko Haram. Nous ne sommes pas des bandits. Nous demandons la liberté de circulation pour tous les musulmans dans toute la Centrafrique", proclame Abdoulaye Mabo Koudoukou, qui se présente comme le "sous-chef d'état-major".

 

Au mur, à côté du drapeau de la Centrafrique, la devise du "groupe d'auto-défense": "Egalité, justice, liberté" et..."Non à la violence".

 

Ces factions armées héritières de la Séléka, qui affirment agir en "légitime défense" contre les anti-balaka, représentent un "mal nécessaire", estime le secrétaire général de l'Association des commerçants du PK5, Hassan Ben Seid.

 

"Nous (les musulmans), nous sommes abandonnés à nous-mêmes. L'Etat n'existe pas. Vous ne voyez pas la police, ni la gendarmerie", expose d'une voix posée le propriétaire d'une quincaillerie située à la sortie du quartier, sur l'axe qui mène vers les autres arrondissements de la capitale.

 

- 'On est bloqués' -

 

De son nom usuel, le quartier s'appelle le "Kilomètre 5" ou encore "PK5" parce qu'il se trouve à cinq kilomètre du centre-ville. Une petite distance que les musulmans ne parcourent plus par peur d'être la cible d'attaques s'ils sortent de leur enclave - sans parler de ceux qui se sont réfugiés au PK5 après avoir fui d'autres quartiers.

 

"On est bloqués. La Minusca (Mission des Nations unie) nous encercle mais ne nous protège pas. Depuis un mois, nous n'avons plus accès au cimetière musulman de l'autre côté de l'aéroport. Les étudiants ne vont plus à l'université", détaille M. Ben Seid.

 

En revanche, ses clients chrétiens peuvent venir au PK5, assure-t-il. C'est aussi vrai pour le plus connu des chrétiens à Bangui, l'archevêque et futur cardinal Dieudonné Nzapalainga, qui organise régulièrement des marches pour la paix avec l'imam vers le PK5.

 

A part les patrouilles des Casques bleus, et des rues qui se vident à la tombée de la nuit, le PK5 ressemble à un quartier ordinaire avec ses boutiques qui débordent sur le trottoir (matelas, prêt-à-porter, pièces mécaniques...) ses vastes avenues où se mêlent voitures, camions de marchandises, motos-taxis et piétons, ses petits étals de légumes sur le trottoir à même la terre battue.

 

Une agitation qui cesse quand la violence revient par intermittence.

 

"Auparavant, il suffisait d'un coup de feu pour que le marché se vide en une seule seconde. Il fallait attendre des semaines pour que cela reprenne. Quand il y a eu des morts (fin octobre), 48 heures après le marché a rouvert", avance Lazare Ndjadder.

 

"Honorable! Honorable!" chrétien du PK5, Lazare Ndjadder est interpellé avec respect partout et par tous... Au besoin, cet officier des douanes stoppe sa voiture de fonction pour se faire agent de la circulation contre les taxis jaunes qui roulent à contre-sens, pestant lui aussi contre l'absence des forces de police d'un Etat fantôme.

 

"Le kilomètre 5 est une petite République centrafricaine, avec des musulmans, des chrétiens, des athées", analyse l'ancien candidat malheureux aux élections législatives.

 

"Ce n'est pas difficile d'être un chrétien au PK5", assure-t-il. "Quand on a rien à se reprocher, comme moi".

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