Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 23:27

 

 

http://www.radiondekeluka.org  mercredi 22 avril 2015 13:23

 

Un véhicule de transport en provenance de Cantonnier (frontière camerounaise) pour Bangui et dont on ignore l'immatriculation, a été brulé samedi dernier par des hommes armés non identifiés entre le village Forro et le croisement de Koundé dans la sous-préfecture de Bouar.


Les agresseurs, tous armés de kalachnikov, étaient en civil selon des témoins. Ils ont immobilisé le véhicule en tirant dans deux roues avant de piller le contenu riche en marchandises. Le véhicule a été ensuite brûlé après que l'équipage se soit sauvé en brousse. Alertés, les éléments de la police centrafricaine basés à Cantonnier sont arrivés mais tard sur les lieux car les pillards s'étaient déjà évadés dans la nature avec leurs butins.


La population et les usagers du tronçon Bouar/Garoua-Mboulaï s'inquiètent de la recrudescence de l'insécurité qui, selon eux, constitue un véritable blocage à l'économie nationale. Les transporteurs et les voyageurs demandent aux autorités de la transition, précisément au ministre de la Sécurité publique, Nicaise Samedi Karnou, de veiller sur ce principal axe économique.


Selon les informations, l'attaque de samedi n'est pas la première du genre. Il y a un an, plus de dix véhicules de transport ont été attaqués et dépouillés de leur contenu par les hommes en armes entre les villages Forro et Zoukambo.


Par ailleurs, un camion semi remorque, de marque CBH, s'est renversé mardi dernier à 17 kilomètres de Baboua sur l'axe Béloko-Bangui, occasionnant la mort de trois personnes dont une femme.


Selon des sources locales, le véhicule faisait parti du convoi de la Mission onusienne qui a quitté Béloko à destination de Bangui.


« C'est un véhicule convoyé qui a quitté Béloko pour Bangui via Bouar. A 17 Km de Baboua, au cours d'un dépassement, le véhicule qui transportait plus de 400 sacs de ciment a échoué. Les trois passagers qui étaient à bord, dont une femme, sont tous morts », a expliqué ce mercredi un habitant de la ville de Baboua qui a requis l'anonymat.

Attaque armée proche de Baboua : un véhicule pillé et brûlé
Centrafrique-Presse.com
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 23:11

 

 

 

L’ONU et le gouvernement devraient libérer les femmes et les enfants peuls détenus par des anti-balaka

 

(Nairobi, le 22 avril 2015) – Au moins 42 bergers musulmans de l’ethnie Peul, principalement des femmes et des jeunes filles qui sont exposées au risque de violences sexuelles, sont retenus en captivité par des combattants anti-balaka en République centrafricaine, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Il existe des informations selon lesquelles de nombreuses autres personnes pourraient également être retenues prisonnières. Les forces de maintien de la paix des Nations Unies et le gouvernement devraient de toute urgence prendre des mesures afin de les libérer.

Des membres d’une famille interrogés par Human Rights Watch le 13 avril 2015 ont décrit les horreurs qu’ils ont endurées pendant 14 mois de captivité à Pondo, un village situé dans le sud-ouest du pays. Les anti-balaka ont tué deux garçons, âgés d’environ 6 et 7 ans, et ont violé trois jeunes femmes et filles, dont l’une est tombée malade et est morte en captivité. Son bébé de douze mois est mort de malnutrition. Les survivants de la famille ont été secourus samedi 4 et dimanche 5 avril.


« Détenir des civils en captivité, tuer des enfants et réduire à l’esclavage sexuel des femmes et des filles sont des actes horribles commis par ces anti-balaka et constituent des crimes de guerre », a déclaré Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch. « Les forces de maintien de la paix de l’ONU et les autorités gouvernementales, qui ont déjà pris des mesures audacieuses pour libérer un groupe de Peuls, devraient intervenir de toute urgence pour libérer ceux qui sont encore prisonniers et arrêter leurs ravisseurs. »


Les anti-balaka sont un groupe armé qui a tué et pris pour cible des milliers de musulmans depuis 2013. Treize membres de la famille ayant survécu ont été délivrés les 4 et 5 avril à la suite de l’intervention des autorités locales et de la mission de maintien de la paix de l’ONU dans le pays, la MINUSCA. Human Rights Watch avait indiqué qu’un groupe de Peuls était retenu en captivité à Pondo le 22 décembre 2014 et avait insisté pour qu’une action soit menée afin de les libérer.


Des membres de la famille récemment libérée, des témoins ainsi que d’autres sources ont affirmé que des dizaines d’autres Peuls sont détenus dans le sud-ouest de la RCA, notamment dans des villes et des villages proches de Pondo. Ils ont indiqué qu’une trentaine de personnes sont détenues à Lambi, onze à Ngbaina et une à Betefio. Human Rights Watch a également été informé que des dizaines de Peuls sont détenus à Gadzi et d’autres à Gaga, bien que la situation exacte dans laquelle ils se trouvent demeure obscure. La plupart de ces personnes sont des femmes et des jeunes filles, dont certaines sont détenues depuis plus d’un an. Les informations dont nous disposons laissent fortement supposer que d’autres groupes de Peuls sont également détenus.


Une jeune femme, âgée d’environ 18 ans, a déclaré avoir été violée par de nombreux combattants anti-balaka durant sa captivité. « J’ai été prise comme épouse par les anti-balaka », a-t-elle confié. « C’était contre ma volonté, je ne voulais pas l’accepter. Ce n’était pas qu’un seul homme, c’était avec de nombreux hommes différents. Ils se contentaient de me prendre. Ils me brutalisaient et maintenant je suis enceinte. »


La sœur de la victime, âgée d’environ vingt ans, a été violée à maintes reprises durant sa captivité par un combattant anti-balaka qui prétendait qu’elle était son « épouse ».

Les vingt membres de cette famille élargie tentaient de fuir les attaques menées par les anti-balaka fin 2013 et début 2014, comme de nombreux autres Peuls à ce moment-là. Ils se sont retrouvés piégés dans une zone forestière avec leur bétail, ne sachant où se mettre en sécurité. En février 2014, alors que la famille campait avec son bétail à Yassibele, près de Pondo, les anti-balaka les ont attaqués. Les membres de la famille ont couru dans différentes directions, mais la plupart ont été capturés. Le sort de trois hommes demeure inconnu.


Les combattants anti-balaka, commandés par François Wote, ont emmené les Peuls capturés jusqu’à Pondo. Quatre membres de la famille ont expliqué à Human Rights Watch que les combattants anti-balaka avaient assuré qu’ils les « protègeraient », mais il est rapidement devenu évident qu’ils étaient retenus prisonniers. Ils ont été détenus dans une maison dans les environs de Pondo, encerclée par des combattants anti-balaka.


Des membres de la famille ont rapporté ces propos de Wote : « Nous allons vous garder. Les Blancs doivent venir payer pour la protection que nous vous donnons. Si personne ne vient jamais payer, vous ne partirez jamais. » Des membres de la famille ont ajouté que les anti-balaka les menaçaient souvent en disant : « Nous allons vous tuer aujourd’hui », ou bien à d’autres moments : « Vous êtes des Peuls, pourquoi on vous protège ? » insinuant qu’ils devraient être tués.


Quelques semaines après la capture de la famille, des combattants anti-balaka d’un village voisin ont emmené deux garçons, Baboule et Issa Bouba, et les ont tués. Les combattants anti-balaka ont déclaré à la famille : « Nous ne voulons pas voir d’hommes, nous ne voulons voir que des femmes. »


Un membre féminin de la famille a expliqué à Human Rights Watch à quel point elle s’était sentie impuissante lorsque les anti-balaka ont pris Issa. « Issa ne voulait pas y aller [avec les anti-balaka] », a-t-elle indiqué. « Il a essayé de s’accrocher à nous pour rester en vie parce qu’il avait tellement peur. Mais si nous avions essayé de sauver Issa, les anti-balaka nous auraient tués nous aussi. »


Une petite fille nommée Biba est morte de malnutrition après plusieurs mois de détention. Des membres du groupe ont indiqué à Human Rights Watch que sa mère, Aï, avait été violée et qu’elle était morte plus tard d’une maladie non diagnostiquée.

Les 4 et 5 avril, les autorités locales de cette région, ayant entendu dire qu’un groupe de Peuls était peut-être détenu à Pondo, s’y sont rendues et les ont délivrés. Les forces de maintien de la paix de l’ONU ont facilité l’opération. Ces Peuls ont été conduits jusqu’à l’enclave musulmane de Yaloké, où ils ont accès aux services médicaux de base. Ils ont affirmé vouloir quitter l’enclave pour se rendre au Cameroun, afin de rejoindre d’autres Peuls qui s’y sont réfugiés.


Human Rights Watch a documenté d’autres cas où des combattants anti-balaka ont pris des civils en otage en 2014, à Ngbaina dans le sud-ouest du pays et dans la province de Nana-Grebezi dans la partie centrale du pays. Dans un de ces cas, 34 femmes et enfants ont été relâchés, seulement après que les anti-balaka ont reçu un paiement de la part de leur famille.


Wote, le chef anti-balaka à Pondo, rend compte à Guy Wabilo, le commandant de zone anti-balaka pour la région de Gadzi. Les anciens prisonniers de Pondo ont indiqué que Wabilo visitait régulièrement le village, était au courant de leur captivité et avait enregistré leurs noms. Les membres de la famille ont ajouté que les anti-balaka de Pondo avait demandé de l’argent à Wabilo pour relâcher les Peuls, mais il leur avait répondu qu’il n’en avait pas et qu’ils « devaient juste nous garder. » Les Peuls qui seraient retenus captifs à Ngbaina et Betefio se trouvent également dans la zone contrôlée par Wabilo. Au cours des dernières semaines, Wabilo a affirmé à des représentants de l’ONU qu’il souhaitait coopérer à la libération d’autres prisonniers.

Human Rights Watch a cherché en vain à s’entretenir avec Wabilo à plusieurs occasions, tant à Yaloké que par téléphone. En mars 2014, Wabilo a déclaré à Human Rights Watch : « Tout anti-balaka qui enfreint la loi doit être arrêté. » Il a alors indiqué qu’il rendait compte à Patrice Edouard Ngaissona, qui revendique le commandement national des anti-balaka.


Le système judiciaire national en République centrafricaine a été anéanti par les conflits successifs, et n’a ni les ressources ni l’expertise pour traduire en justice les responsables de graves crimes internationaux En septembre, agissant sur un renvoi du gouvernement de transition, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une deuxième enquête en République centrafricaine concernant les crimes commis depuis janvier 2012.


Le Conseil national de transition (CNT), le parlement centrafricain de transition, examine en ce moment un projet de loi visant à créer une Cour pénale spéciale au sein du système judiciaire national, qui serait composée de magistrats et de personnels nationaux et internationaux. Cette cour spéciale complèterait les travaux de la CPI et serait chargée de juger les auteurs de crimes graves. Le projet de loi examiné spécifie que la cour spéciale devrait accorder une attention spécifique aux violences sexuelles et aux crimes contre les enfants, comme ceux que Human Rights Watch a documentés à Pondo.


La République centrafricaine traverse une crise depuis début 2013, lorsque les rebelles de la Séléka, en majorité musulmans, ont pris le pouvoir lors d’une campagne militaire marquée par des meurtres généralisés de civils, des incendies, des pillages de maisons, et d’autres graves exactions. À la mi-2013, des groupes se faisant appeler les anti-balaka se sont organisés pour combattre la Séléka et ont mené des attaques de représailles à grande échelle contre les civils musulmans, notamment des bergers nomades Peuls. Des milliers de civils ont été tués et des centaines de milliers de personnes ont été déplacées durant le conflit. Le conflit se poursuit entre les Séléka, les anti-balaka et les forces internationales – la MINUSCA et des troupes françaises – dans la partie est du pays.


Le Conseil de sécurité de l’ONU a mandaté la MINUSCA pour lutter contre les violences sexuelles, et pour s’assurer que ces efforts sont intégrés dans tout le travail de la mission, notamment en aidant à traduire en justice les auteurs de ces violences. Le mandat de la MINUSCA doit être renouvelé le 28 avril et les dispositions visant à combattre les violences sexuelles devraient demeurer fortes.

« Les personnes responsables de ces crimes atroces doivent rendre compte de leurs actes devant la justice car la poursuite de l’impunité ne peut qu’encourager les agresseurs », a conclu Lewis Mudge. « Les responsables de l’ONU et du gouvernement centrafricain devraient également mener de toute urgence des enquêtes pour localiser les Peulhs et les autres civils qui pourraient être retenus en captivité, s’employer à les libérer et aider les victimes à obtenir l’aide psychologique et les soins médicaux nécessaires. » 

République centrafricaine : Des musulmanes sont retenues en captivité et violées (HRW)
République centrafricaine : Des musulmanes sont retenues en captivité et violées (HRW)
Centrafrique-Presse.com
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 22:26

 

 


Bangui, 22 avril 2015 (RJDH) --Le ministre d’Etat chargé de la justice, Aristide Sokambi a confié au RJDH que le gouvernement demandera l’extradition de l’ancien ministre Romaric Vomitiadé qui s’est évadé de la prison après son arrestation. Le membre du gouvernement a fait savoir qu’il discute déjà avec son homologue congolais sur cette opération qui, selon Aristide Sokambi ne saurait tarder. 

 

Pour le ministre d’Etat en charge de la justice, l’extradition de Romaric Vomitiadé est un impératif. Ce dernier a confié que le gouvernement est décidé à demander cette extradition. « L’extradition de l’ancien ministre qui a été reconnu coupable et condamné par la justice centrafricaine est automatique. Je suis déjà en contact avec le ministre congolais de la justice et cela ne saurait tarder », a expliqué Aristide Sokambi, contacté ce matin par le RJDH.

 

Le ministre d’Etat n’a pas donné de date sur cette extradition. Romaric Vomitiadé, ancien ministre centrafricain du Tourisme, condamné pour viol le 08 avril dernier, s’est évadé de la prison en faveur de la République Démocratique du Congo. Il a été arrêté à Zongo et transféré à Kinshasa. Les autorités de la République Démocratique du Congo exigent la demande d’extradition de la part du gouvernement centrafricain avant de ramener Romaric Vomitiadé à Bangui.

 

Selon des sources judiciaires, Romaric Vomitiadé risque de répondre devant les tribunaux pour évasion. /

 

Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique/Bangui : Deux prisons de la capitale visitées par l’Archevêque de Bangui.
 

Bangui, 22 Avril 2015(RJDH)--Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui a fait une descente ce mercredi 22 Avril d’abord à la maison d’arrêt de Ngaragba avant de se rendre à celle de Bimbo pour visiter les détenus de ces deux  prisons. Au cours de cette visite, des nattes ont été remises aux 640 prisonniers que comptent ces deux prisons.

 

Selon le premier responsable de l’Archidiocèse de Bangui, la distribution des nattes fait suite à un constat fait lors des précédents passages dans ces locaux de détention. « Lors de la messe du jeudi Saint que j’ai prononcée à Ngaragba il s’est révélé que les gens manquent de natte. Ils dorment à même le sol et cela peut entrainer des cas de maladies », a justifié Monseigneur.

 

Un détenu de la prison de Ngaragba, bénéficiaire se dit satisfait et honoré par le passage du prélat. « Nous remercions Monseigneur pour ce geste combien louable. Nous n’avions pas d’espoir dans ce sens mais à partir d’aujourd’hui nous pourrons dormir sur des nattes et dans de bonnes conditions », nous a-t-il confié.

 

C’est la première distribution d’envergure enregistrée dans une prison de la place après le départ de l’ex-Séléka./

 

Judicaël Yongo

Centrafrique/Bangui : Le gouvernement promet de demander l’extradition de l’ancien ministre Vomitiadé
Centrafrique/Bangui : Le gouvernement promet de demander l’extradition de l’ancien ministre Vomitiadé
Centrafrique-Presse.com
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 22:18

 

 


Bangui, 22 avril 2015(RJDH) --- Le projet de loi portant création de la cour pénale spéciale a été adopté avec amendement, cet après-midi par le Conseil National de Transition. Le vote a eu lieu après des débats entre le ministre d’Etat en charge de la Justice Aristide Sokambi et les conseillers nationaux. La durée de l’exercice de cette entité pénale spéciale sera définie, lorsque les juges seront sélectionnés, selon les critères retenus dans les textes de la cour pénale spéciale.

 

Sur les 91 conseillers présents, 82 ont voté pour la loi portant création de la cour spéciale. Le ministre d’Etat Aristide Sokambi qui a défendu ce projet devant le Conseil National de Transition s’est réjoui de la décision prise par les conseillers nationaux, « c’est une décision courageuse qui va permettre à la République Centrafricaine de lutter efficacement contre l’impunité ». 

 

Au sortir de la plénière, un conseiller national parle de la victoire du peuple centrafricain, « je pense que c’est le peuple centrafricain qui a gagné. Ce peuple a toujours voulu que ses bourreaux soient poursuivis d’une manière ou d’une autre. Cette cour est la réponse aux attentes des Centrafricains ».

 

Un autre conseiller qui a confié au RJDH avoir voté contre cette loi justifie sa position, « c’est un dictat de la communauté internationale qui tente de s’imposer et de prendre le dessus un peu partout. Cette loi, c’est la communauté internationale qui l’a montée. Pour cela, j’ai jugé utile de voter contre ».

 

Béatrice-Emilie Epaye, une conseillère, a quant à elle loué  les efforts consentis par le gouvernement pour initier la création d’une cour pénale spéciale. « Les auteurs des crimes, des violations des droits humains doivent être punis par la loi », a-t-elle souligné. 

 

Les dernières étapes du processus de la création de cette cour sont l’intégration des amendements du Conseil National de Transition et la promulgation de la loi qui marquera la création effective de cette cour./ 

 

Sylvestre Sokambi.

Centrafrique/Bangui : Le projet de la création de la cour spéciale adopté par le CNT
Centrafrique-Presse.com
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 22:12

 


 

« L’espoir est en marche ! » a dit le représentant spécial du secrétaire général des Nation Unies pour la Centrafrique, Babacar Gaye, au cours de la conférence de presse de la Minusca, de ce mercredi 22 avril 2015 à Bangui.

 

« J’ai bon espoir » (…) c’est avec cette affirmation que le Général Babacar Gaye a ouvert cette conférence de presse. Pour lui, l’espoir est en marche en Centrafrique malgré, l’insécurité et les violences qui continuent de se faire enregistrer à l’intérieur du pays.

 

« L’espoir est en marche ! Toutefois, j’ai souligné la persistance des violences dans le pays, engendrée entre autres par ce phénomène de transhumance qui prend un cours très violent actuellement», a-t-il dit.

 

« Des progrès sensibles ont été enregistrés dans la protection des populations qui continuent malgré tout à souffrir de violences », a fait observer le patron de la Minusca. Il attribue ces violences d’une part aux tensions intercommunautaires liées à la migration saisonnière des éleveurs « Foulani » peulh, contre les populations des cultivateurs au nord du pays. D’autre part, ces violences selon lui, à Bangui comme à l’ouest, aux Anti-Balaka qui, à l’instar des ex-Séléka au centre et à l’est, cherchent à se substituer à l’Etat.

 

Pour lui, l’espoir est en marche ! Parce que le forum de Bangui approche. L’attente et l’esprit de consensus entre les différents acteurs de la classe politique, les groupes armés et les autorités de la transition sont des signes encourageants. «(…) Les Nations Unies attendent beaucoup de ce Forum et la tonalité des discussions préliminaires entre les groupes armés et le gouvernement est extrêmement encourageante. » Il a poursuivi en rappelant, « C’est le lieu de rappeler que les Nations Unies dans ce pays et sur le terrain politique sont guidées par deux principes importants : l’impartialité et l’appropriation nationale (de la crise) dont nous faisons en permanence la promotion ».

 

Il a par ailleurs rappelé que la communauté internationale, par rapport au Forum de Bangui, n’attend que le succès.

 

« Le succès qui facilitera la mobilisation des ressources financières dont le pays a besoin… pour répondre à l’appel humanitaire lancé en décembre 2013, …pour réduire le gap en ce qui concerne  les élections dont le budget n’est pas encore bouclé… et enfin cette mobilisation financière permettra également de lancer des projets de réinsertion communautaire pour le DDR… »

 

C’est la première conférence de presse du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique et chef de la Minusca après la présentation de son rapport au Conseil de Sécurité le 14 avril 2015. /

 

RJDH

Centrafrique / Bangui : L’espoir est en marche en Centrafrique, selon Babacar Gaye
Centrafrique-Presse.com
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 22:10

 

 


Bangui, 22 avril 2015 (RJDH) --- Une nouvelle date est fixée pour la tenue des assises du forum de Bangui. Il s’agit de la période allant du 4 au 11 mai 2015. Le report est intervenu dans le but de permettre la participation du médiateur international dans la crise centrafricaine, selon Anicet Giuyama Massogo, Ministre conseiller politique de Catherine Samba-Panza.

 

La décision est lue sur les ondes de la radio nationale peu avant la fin de l’après du 22 avril. Avant la lecture des décrets modifiant et fixant la nouvelle date du forum de Bangui, le Philosophe Anicet Guiyama Massogo a présenté la motivation du report. « La cheffe de l’État de transition, Catherine Samba-Panza avait souhaité que les cérémonies de l’ouverture et de la clôture des assises du forum de Bangui soient présidées par le président congolais qui y a consenti beaucoup d’efforts. Or, il se trouve que l’agenda du médiateur international dans la crise centrafricaine ne lui permettra pas de prendre part à cet évènement », commence-t-il.

 

C’est pour cette raison que « la présidente a reporté la date du forum pour donner l’occasion au médiateur, président congolais, Dénis Sassou Nguesso d’être présent ». Dans le décret à proprement parlé, l’on pouvait écouter le Ministre Conseiller Politique lire « pour la date du forum de Bangui, au lieu de lire du 27 avril au 04 mai, lire plutôt du 04 au 11 mai ».

 

Le processus du dialogue, de la réconciliation nationale et du retour à la paix en Centrafrique, engagé depuis le forum de Brazzaville en 2014 n’a pas emprunté des sentiers droits. Les décrets du 04 avril 2015 signés par l’Exécutif créant et désignant les membres du Comité Technique d’organisation et du présidium dudit forum ont été abrogés après des contestations de la classe politique centrafricaine, du Conseil National de Transition et d’une partie de la société civile. Il a fallu prendre d’autres décrets et des nouveaux membres. Il en va de même pour la date du forum qui vient de subir un report./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

Centrafrique/Bangui : La présidence reporte la date du forum pour permettre la participation du président Denis Sassou Nguesso
Centrafrique-Presse.com
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 19:56

 

 

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Joan Tilouine et Simon Piel

 

Il faut dévisager un instant cette femme échevelée de 58 ans pour deviner les bonnes manières d’une personne éduquée et sa ressemblance avec son père, le richissime Omar Bongo, feu le président du Gabon. La « fille chérie », comme elle se qualifie elle-même, fut sa directrice de cabinet, la gérante de sa fortune et, surtout, la gardienne des secrets jusqu’à sa mort, le 8 juin 2009.

 

A Paris, Pascaline Bongo reçoit dans un lieu discret du 16arrondissement, à l’abri des regards et des opposants gabonais. En ce mois de mars, l’aînée de la fratrie Bongo porte des vêtements simples, presque négligés. Aucun accessoire ne laisse transpirer son train de vie de princesse d’Afrique centrale, ses demeures fastueuses à Beverly Hills, Genève et Abidjan, ses luxueux appartements parisiens gelés par la procédure pénale française des « biens mal acquis », ou ses millions de dollars que l’on dit à l’abri sur des comptes bancaires à Beyrouth, Hongkong ou Singapour.

 

« Boîte noire » de l’économie

 

A Libreville, « Madame sœur » est peu à peu tombée en disgrâce depuis que son frère, Ali Bongo, est devenu le chef de l’Etat en 2009. Au palais présidentiel du bord de mer, son vaste bureau a été vidé mais elle a toujours la haute main sur la fortune colossale d’une famille qui se déchire aujourd’hui autour de l’héritage du père, dirigeant du Gabon pendant quarante-deux ans. « Il y a trop de fantasmes sur la richesse présumée d’Omar Bongo », assure-t-elle au Monde. De quoi faire sourire. Alors, elle nuance : « Il était très riche mais il a distribué beaucoup d’argent avant sa mort. »

 

Tout indique pourtant que la succession porte sur des montants considérables. Patrimoine immobilier, comptes bancaires… Jusque-là, rien que de très classique. Mais il y a chez les Bongo un autre magot : la holding Delta Synergie dont le site Mediapart a révélé l’étendue. C’est à travers elle qu’Omar Bongo avait investi dans plus de quarante entreprises gabonaises parmi les plus importantes. Banques, industries, mines, pétrole, transport, services, agroalimentaire, aucun secteur n’a échappé à l’appétit de Delta Synergie qui se retrouve aujourd’hui au cœur des tensions entourant la succession de l’ancien président. L’entreprise possède ainsi des participations dans la holding BGFI, première banque d’Afrique centrale, dans la Sogafam, principale société de fabrication de médicaments au Gabon, ou encore dans la Somipar, une importante société minière. Soit une valorisation estimée à 43 millions d’euros.

 

Jusqu’ici, malgré les alertes de certains opposants du régime, la holding Delta Synergie restait un mystère pour tous ceux qui ne faisaient pas partie du clan. Mais un audit très détaillé dont le commanditaire est tenu secret, réalisé en 2012 dans le cadre de la succession par le cabinet d’avocats d’affaires parisien Fénéon-Delabrière, lève le voile sur cette « boîte noire » de l’économie gabonaise.

 

Ali Bongo soupçonne sa sœur d’avoir dissimulé des avoirs et profité des circuits opaques mis en place par leur père

 

Selon les documents que Le Monde a pu consulter, Omar Bongo détenait 37 % des parts de la société à la date de son décès. Ali, son successeur, et sa fille Pascaline possédaient alors chacun 10 % à titre personnel. Le reste était partagé entre six autres membres de la famille. La mort du souverain gabonais est venue augmenter les parts de Pascaline et Ali, conformément à son testament rédigé en 1987. Nommés tous deux légataire universel, ils doivent se partager 50 % de l’héritage total. Les 51 autres enfants que « Papa Omar » a reconnus se répartiront le reste. D’après un document de la Direction générale des impôts du Gabon, daté d’octobre 2014 et fondé sur les données transmises par des proches de Pascaline Bongo, l’actif net de la succession s’élève à 549 millions d’euros. Mais ce montant reste contesté, certains le jugeant sous-estimé.

 

Six ans après la mort d’Omar Bongo, à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, prévue en août 2016, l’heure du grand règlement de comptes semble avoir sonné. Si les héritiers veulent éviter que les conflits liés à la distribution de la fortune paternelle n’affectent leurs intérêts, le temps presse. Entre Libreville et Paris, les manœuvres s’intensifient en coulisses.

 

En mars 2013, Pascaline Bongo a été mandatée par le conseil des familles, créé par l’ensemble des héritiers, pour orchestrer l’inventaire de la succession. Mais son président de frère la soupçonne d’avoir dissimulé des avoirs et profité des circuits financiers opaques de leur père dont elle seule connaît les arcanes. Après avoir fait mine de se désintéresser de cette succession, Ali Bongo a fait connaître ses intentions à l’occasion d’une réunion entre les héritiers qui s’est tenue le 17 février 2014 à l’hôtel l’Etoile d’or de Libreville. Représenté par un notaire, il a ordonné que lui « soient communiquées copies exhaustives de l’intégralité des documents relatifs à la succession, permettant d’apprécier la situation active et passive de cette succession, tant au Gabon, en France que dans l’ensemble des autres pays ».

 

Ali Bongo a également écarté sans ménagement MLydie Relongoue, une notaire de Libreville réputée proche de Pascaline, chargée de la succession, qu’il soupçonne de partialité. Selon une note de synthèse rédigée par l’avocate parisienne d’Ali Bongo, MClaude Dumont Beghi, « les documents remis par Me Relongoue ont fait apparaître de très graves omissions et erreurs qui affectent gravement la succession ».

 

Liens embarrassants

 

La rupture est aujourd’hui consommée entre le frère et la sœur. Ali Bongo a fini par déposer plainte en octobre 2014, interrompant brusquement la mission de Pascaline. Il a fait nommer une autre notaire, MEstelle Brahime, désignée en novembre par le tribunal de grande instance de Libreville.

 

« J’étais la fille chérie d’Omar Bongo, mais je ne gérais pas tous ses biens », assure celle que son père avait pourtant désignée comme représentante de l’Etat au conseil d’administration de Total Gabon. Elle déplore « un climat familial tendu et l’impatience de certains héritiers désireux de toucher leur part ou de réclamer plus que leur dû ». Quant à sa relation avec son frère, elle tente de minimiser la gravité de leur conflit : « Ali est mon frère. Comme dans toute famille il peut y avoir des différends. » Un proche de la famille décrypte : « Ali a le pouvoir, elle a l’argent. Elle veut conserver la manne sans partager ni avec Ali ni avec les autres héritiers. »

 

Les enjeux économiques de cette guerre aux airs de « Dallas » tropical sont mirobolants, et l’opposition a bien compris, malgré ses divisions et ses balbutiements, l’intérêt qu’elle aurait à jouer de cette division pour tenter d’affaiblir le pouvoir. Pascaline Bongo le sait bien. En coulisses, elle a sollicité début avril le chef d’Etat sénégalais, Macky Sall, pour une médiation avec son frère. Celle qui s’était amourachée de Bob Marley dans les années 1980 a aussi profité d’un festival de reggae à Abidjan, le 9 avril, dont elle est la marraine, pour faire de même avec des proches d’Alassane Ouattara. En vain. Les chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest ne souhaitent pas s’impliquer dans les affaires de la richissime famille régnante du Gabon, un pays où plus d’un tiers des 1,6 million de Gabonais vit sous le seuil de pauvreté.

 

Epicentre de la « Françafrique » et de ses dérives, le Gabon entretient toujours des liens très étroits avec Paris

 

Ali Bongo, lui, s’appuie sur son puissant directeur de cabinet, Maixent Accrombessi, pour orchestrer la contre-attaque avant que la guerre de succession n’envenime les bonnes relations avec la France. Epicentre de la Françafrique et de ses dérives, le Gabon entretient toujours des liens très étroits avec Paris. « Les relations avec Ali Bongo sont bonnes », confirme une source diplomatique au Quai d’Orsay. Le petit pays d’Afrique centrale, qui abrite l’une des quatre bases militaires française sur le continent, reste le pré carré par excellence, où les entreprises françaises détiennent plus de 30 % des parts de marché. Les liens de plusieurs d’entre elles avec la holding Delta Synergie se révèlent aujourd’hui embarrassants.

 

Autant de raisons pour lesquelles Maixent Accrombessi multiplie les voyages entre Libreville et Paris. Agé de 50 ans, cet élégant colosse béninois, qui se revendique franc-maçon et adepte du vaudou, est haï par les anti-Bongo. L’homme inspire la crainte en raison des secrets qu’il détient sur les barons de l’ère Omar Bongo, sur les opposants, mais aussi sur les grands groupes français présents au Gabon. Et il n’hésite pas à en jouer. « Le temps d’Omar Bongo est révolu. La présidence ne distribue plus d’argent ni aux opposants ni à quiconque et cela, ils ne le supportent pas ! », lâche-t-il avec l’assurance des puissants. Le directeur de cabinet assume aussi son goût pour les affaires. Il apparaît dans l’audit de Delta Synergie, comme détenteur de 10 % du capital de la société africaine de remorquage portuaire du Gabon (Sarep).

 

L’homme de confiance d’Ali Bongo en veut particulièrement à Pascaline Bongo et ne cache pas son mépris à l’égard de l’ancien compagnon de cette dernière, Jean Ping. Autrefois chef de la diplomatie d’Omar Bongo, ce riche Gabonais tente aujourd’hui de se présenter comme la figure de proue de l’opposition. Mais à en croire Maixent Accrombessi, les vrais coupables sont ailleurs. « Le Gabon a été l’abreuvoir des grands groupes français qui, sous Omar Bongo, ont été les auteurs de délits d’initiés, d’entente illicite, d’abus de biens publics, d’abus de position dominante. Que la justice française s’y intéresse », suggère-t-il. Et d’ajouter cette menace à peine voilée, aux accents de révolutionnaire panafricain : « Le budget du Gabon est obéré par des contrats léonins passés du temps d’Omar Bongo avec des sociétés françaises. » L’homme fort du régime gabonais ne cite pas de nom, mais se contente de sourire si l’on évoque le groupe minier Eramet, Veolia ou la BNP.

 

Selon le rapport d’audit réalisé par le cabinet Fénéon-Delabrière, le groupe BNP Paribas, qui n’a pas souhaité répondre aux questions du Monde, a des liens capitalistiques avec Delta Synergie à travers la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG), filiale de BNP Paribas à hauteur de 46,67 %. Delta Synergie détient également des parts de la BICIG, à hauteur de 3,23 %. Dans le domaine des mines, Maboumine, filiale du groupe minier français Eramet, est détenue à 10 %, en participations directes et indirectes par Delta Synergie. Maixent Accrombessi ne cache d’ailleurs pas que Maboumine est visée par un contrôle fiscal au Gabon. Veolia, numéro un mondial de l’eau et de la propreté, est coactionnaire de la Société des eaux et de l’énergie du Gabon (SEEG) aux côtés de la Compagnie du Komo, elle-même détenue en partie par Delta Synergie et actionnaire à hauteur de 25 % de la Banque gabonaise et française internationale (BGFI). Veolia précise qu’elle « n’a pas de position à avoir sur les investissements de la Compagnie du Komo dans la SEEG ni sur les actionnaires de la Compagnie du Komo ». Delta Synergie apparaît aussi pour 30 % au capital de Gabon Mining Logistics, une filiale du groupe Bolloré un temps dirigée par Pascaline Bongo. Le groupe Bolloré tient à souligner que Gabon Mining Logisitics est « une filiale immobilière du Groupe Bolloré dont le seul objet social était l’acquisition d’un terrain et la construction d’un immeuble de bureaux ».

 

Mais c’est Total, partenaire historique du Gabon, qui cristallise les tensions, aussi bien entre les membres de la famille Bongo qu’avec la France. Sitôt arrivé au pouvoir, Ali Bongo a écarté sa sœur du conseil d’administration, où elle siégeait depuis 1988. Selon Maixent Accrombessi, un audit de Total Gabon est en cours, ce que le siège du groupe à Paris n’a pas été en mesure de confirmer. En novembre 2014, Total annonçait la clôture du redressement fiscal dont sa filiale gabonaise était l’objet et le versement de centaines de millions d’euros à l’Etat gabonais, une somme initialement fixée à 805 millions de dollars mais revue à la baisse après négociations. Outre ses liens avec l’Etat gabonais dans Total Gabon, l’entreprise est indirectement liée à Delta Synergie à travers la société de raffinage Sogara, en partie détenue par Petro Gabon Holding, elle-même détenue à 17 % par Delta Synergie. Contacté par Le Monde, Total n’a pas souhaité s’exprimer sur ses relations avec le pouvoir gabonais.

 

Autant de liens d’affaires avec la famille Bongo et l’Etat gabonais, sur lesquels ne cessent de planer des soupçons de corruption. Preuve que la Françafrique ne se conjugue pas encore tout à fait au passé, l’audit révèle par ailleurs des liens financiers entre Delta Synergie et plusieurs sociétés financières françaises. L’entourage d’Ali Bongo a beau clamer avoir fait table rase des pratiques du passé faites de prébendes et de valises de billets, l’audit de la holding Delta Synergie dont le président détient des parts pourrait aussi se révéler embarrassant pour lui.

 

La querelle autour de l’héritage Bongo étend ses ramifications chez le voisin congolais. Mi-avril, Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo, a ainsi découvert avec stupeur ce que, pense-t-il, Ali Bongo lui aurait caché. Sa défunte fille, Edith-Lucie, qui fut l’une des épouses d’Omar Bongo, détenait 10 % du capital de Delta Synergie. Les enfants nés de cette union, Omar « Junior » et Yacine, détiennent, eux, 18 % du capital. Leur grand-père, Denis Sassou Nguesso, ne cache pas en privé sa fureur d’avoir été tenu à l’écart de cet héritage maudit.

 

La guerre autour de la succession s’est immiscée dans la procédure dite des « biens mal acquis » ouverte en France il y a près de cinq ans

 

Cet ami à la fois utile et encombrant de la France, visé par l’enquête de la justice française dite des « biens mal acquis » ouverte en 2010, a dépêché, début avril, ses émissaires à Londres et à Paris pour tenter d’obtenir davantage d’informations sur cet héritage si controversé. A Libreville, il s’est attaché les services d’un notaire. « Les relations sont très tendues entre les deux chefs d’Etat et risquent de s’aggraver », redoute un habitué des deux palais présidentiels. « Denis Sassou Nguesso tient absolument à récupérer les parts d’Edith mais aussi des propriétés parisiennes gelées dans le cadre de la procédure des biens mal acquis qui devraient donc revenir dans le giron de l’Etat gabonais à l’issue de la procédure », commente un haut fonctionnaire gabonais.

 

Levier judiciaire

 

La guerre de succession s’est récemment immiscée dans la procédure judiciaire des biens mal acquis. Sur la base de notes émises par la cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin, l’une des héritières, Onaida Myboto, fille d’Omar Bongo et de Chantal Myboto, qui a depuis rejoint les rangs de l’opposition gabonaise, a décidé de déposer une plainte à Paris le 15 avril avec constitution de partie civile, actionnant là un autre levier judiciaire. « Cela va permettre de vérifier les conditions dans lesquelles certains actifs de la succession auraient pu être soustraits à l’ensemble des héritiers », indique son avocat parisien, Me Eric Moutet.

 

Depuis les Etats-Unis où elle étudie, cette jeune fille âgée de 25 ans est la seule des 51 héritiers à avoir porté plainte. « Les opposants et leurs enfants aussi veulent leur part du pillage du pays par Omar Bongo », se moque avec condescendance Maixent Accrombessi qui ajoute, sans craindre une communication caricaturale : « Ali Bongo n’est pas intéressé par la succession car il est trop occupé par le développement de son pays. »

 

Fin 2014, les autorités monégasques ont transmis au parquet financier à Paris des informations sur trois comptes offshore ouverts à Monaco, détenus par la famille Bongo, aujourd’hui créditeurs de plus de 30 millions d’euros. Fin 2013, Tracfin avait déjà communiqué à la justice des informations sur plusieurs comptes bancaires domiciliés en République de Saint-Marin. Ceux-ci, écrivaient les fonctionnaires de police, « permettraient notamment de faire transiter des fonds dont l’origine illicite est sous-jacente – pouvant provenir de divers délits de corruption en Afrique – afin de les recycler dans divers secteurs non financiers dont le luxe et l’immobilier en France ». Une société basée à Paris spécialisée dans le commerce de montres de luxe « présente l’enregistrement de nombreux flux en provenance de personnes physiques en lien avec l’entourage d’Ali Odimba Bongo ou d’entités dont l’objet social a peu de liens avec le commerce d’horlogerie ». Parmi elles, Malika Bongo, fille aînée du président gabonais, ou encore l’entreprise Falcon Eye International LTD spécialisée dans la « gestion de projet » sur les « marchés émergents ». Cette société, domiciliée à Tortola aux îles Vierges britanniques, a honoré, selon une note de Tracfin de novembre 2013, une facture de joaillier au nom de Frédéric Bongo, un demi-frère d’Ali Bongo et responsable des services secrets gabonais.

 

« Boîte de Pandore »

 

Le 12 avril, l’annonce du décès d’André Mba Obame, l’un des chefs de l’opposition, a provoqué un séisme parmi les adversaires d’Ali Bongo désormais en quête de leader et des heurts lors de manifestations à Libreville. Message brutal à l’attention de Maixent Accrombessi, l’ambassade du Bénin à Libreville a été prise pour cible. Ce qui laisse augurer de tensions croissantes plus d’un an avant la présidentielle. « La stratégie de l’opposition est bâtie sur la haine », déclarait Ali Bongo lors d’une interview accordée au Monde début mars. Mais c’est bien l’économie, la hausse des prix, le chômage, et les inégalités sociales qui rendent indécente la querelle familiale des Bongo aux yeux de la population. La chute du cours du baril de pétrole affaiblit une économie dépendante de l’or noir qui irrigue 56 % de la richesse nationale. Ali Bongo le martèle : à son arrivée au pouvoir en 2009, le taux de croissance du PIB gabonais déclinait. Depuis, le taux moyen de croissance s’élève à 5,5 %. Mais les Gabonais ne bénéficient pas de cette embellie.

 

Marc Ona Essangui, figure de la société civile gabonaise rencontré à Paris, observe avec gourmandise la pièce tragicomique qui se joue sous ses yeux. Ce militant de la bonne gouvernance, proche de l’opposition, invite à s’approcher du fauteuil roulant dans lequel il est cloué depuis l’enfance en raison d’une polio mal soignée. Il ajuste ses lunettes et ouvre son ordinateur portable. « Je peux dormir tranquille », lance-t-il, l’œil rivé sur quelques articles qui évoquent le rôle de Delta Synergie. En se disputant le pactole, le régime expose ses faiblesses et accélère la nécessité de transformer ses pratiques, ce que la société civile demande depuis longtemps. « La succession et la médiocrité de la gouvernance d’Ali Bongo nous aident finalement à ouvrir la boîte de Pandore. Il y a dix ans déjà, je parlais de Delta Synergie sans avoir les détails », assure le quinquagénaire. Il cite pêle-mêle les lois anti-corruption, votées mais pas toujours respectées et les textes qui interdisent à un fonctionnaire d’avoir des intérêts dans le privé. Mais en dépit de ces divergences de fond avec le pouvoir, il espère, tout comme les dirigeants du Gabon, voir un jour les sociétés françaises sur la sellette.

 

Joan Tilouine


Journaliste au Monde

 

Simon Piel


Journaliste au Monde


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/04/22/le-magot-des-bongo_4620518_3224.html#qrbt0kRVBQ0dxAyq.99

 

Lu pour vous : Le magot des Bongo
Centrafrique-Presse.com
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 16:45

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-04-22 14:47:35 L’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, a fait don, mercredi, de 700 nattes aux détenus de la maison centrale d’arrêt de Ngaragba à Bangui, pour la plupart des éléments ayant appartenu à des groupes armés, arrêtés par les forces de défense intérieure et les forces internationales.

 

Les nattes offertes par l'Archevêque de Bangui vont épargner le supplice de dormir à  même le sol à  700 détenus, car la prison de Ngaragba a, en effet, largement dépassé sa capacité de 500 lits et accueille actuellement 2000 détenus, en majorité des membres des groupes armés, en attente de jugement.


A plusieurs reprises, les détenus se sont mutinés pour revendiquer de meilleures conditions de vie.


Les visites de Mgr Dieudonné Nzapalainga aux prisonniers sont régulières et dans ses homélies, il ne manque jamais d'inviter les jeunes encore dans les groupes armés à  changer de comportements, d'abandonner les armes, pour ne pas connaître les difficiles conditions de l'emprisonnement.


A l'occasion de la fête de Pâques, l'archevêque de Bangui, qui est le président national de l'ONG humanitaire catholique Caritas, avait distribué des vivres et des médicaments aux prisonniers. Il en avait même baptisé une dizaine.



http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=822308#sthash.W5cb7spY.dpuf

Centrafrique: L’archevêque de Bangui fait don de 700 nattes aux détenus de la prison de Ngaragba
Centrafrique-Presse.com
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 16:29

 

 

Centrafrique/Alindoa : Un chef du village tué par un homme identifié comme ex-Séléka
 

Alindao, 22 Avril 21015 (RJDH) - Le chef du village Kongo Bazanga situé à plus de 10 Km d’Alindao sur l’axe Pavica-Kongbo-Kembe a été froidement abattu ce 13 Avril par un élément de l’ex-Séléka sur ordre de son chef communément appelé Com-Zone. L’événement s’est produit vers 16h au domicile même du chef du village devant sa famille au regard de tout le monde.

 

Selon les faits relatés par un témoin de cet événement, le feu  Hyppolite NDJOUNGOUNDJOU a été abattu froidement devant sa famille face au refus de ce dernier de céder à la technique mafieuse des deux éléments de l’ex-Séléka qui voulaient emporter gratuitement le cabri d’un de ses villageois. « Ils étaient rentrés dans le village à moto et demandaient aux villageois de prendre un cabri qui passait dans la cour. Le refus du chef semble mettre de l’huile sur le feu. Il a fini par recevoir brutalement en pleine joue des paires de gifle avant qu’un ex-Séléka lui tire une balle dans les jambes. Il a succombé de sa blessure après quelques heures d’hémorragie », a raconté une source locale. Cet acte horrible a effrayé les habitants de Kongo-Banza qui ont vidé le village pour se réfugier dans la brousse.

 

D’après une autre source locale, les combattants de l’ex-Séléka d’Alindao et de Pavica se sont  rendus dans le village quelques jours après pour dédommager la famille du défunt avec une somme de 100.000 Fcfa.

 

Notons que dans la Basse-Kotto où vivent encore les combattants Séléka, des exactions continuent d’être commises sur la population civile. En dehors de la brigade de la gendarmerie, aucune force conventionnelle n’est présente./

 

RJDH

 


Centrafrique/Bozoum : Des cas de pillages enregistrés dans les locaux de l’Inspection Académique de la ville.

 

Bozoum, 22 avril 2015 (RJDH) --- L’inspecteur académique de la ville de Bozoum (nord), s'indigne des multiples cas de vandalisme enregistrés dans les établissements scolaires de cette localité. Le dernier fait remonte à la nuit du 19 au 20 Avril, où les bureaux de l’inspection fondamental 1 de l’Ouham-Pende et du chef de secteur scolaire ont été vandalisés   par des personnes non identifiées.

 

Selon Rigobert Yakoéssé, chef de la circonscription de l’Ouham-Pende, c’est la 2ème fois en moins de deux semaines que son service a été visité par ces personnes mal intentionnées. « Ils ont cassé la clef de la porte centrale avant d’avoir accès à l’entrepôt de l’inspection où tous les document ont été saccagés. Mais aucun de ces documents n’a été emporté. Ils ont seulement emporté un seau d’eau et des gobelets », a-t-il expliqué.

 

Situation similaire dans le bureau du chef du secteur scolaire de la ville de Bozoum, où toutes les armoires ont été cassées, saccagées et malicieusement fouillées par ces hommes non identifiés. «Les voleurs cherchaient certainement de l’argent, malheureusement, ils n’ont rien trouvé. Cette situation est déplorable surtout à ce moment précis où des Ongs réhabilitent des bâtiments scolaires et administratifs», a-t-il poursuivie.

 

Aucune initiative de prévention n’est encore mise en place pour lutter contre ces actes de vandalisme./

 

Alban Junior Namkomona

Centrafrique/Alindoa : Un chef du village tué par un homme identifié comme ex-Séléka
Centrafrique-Presse.com
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 15:58

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-04-22 13:11:53 21 Peuhls, pris en otage depuis un mois par des individus armés, à Yaloké, localité à 200 km à l'est de Bangui, ont été libérés, à l'issue d'une opération conjointe du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), de la Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) et des responsables locaux de Yaloke.

 

Dans un communiqué de presse conjoint, le HCR, la MINUSCA et les responsables locaux de Yaloké dénoncent les atrocités subies par les Peuhls dont certains sont même décédés sous la torture, indique le communiqué, soulignant que les survivants sont encore sous le traumatisme des violences subies au quotidien.


C'est le comité de protection local, dont fait partie l'ancien maire de Yaloké, qui a informé les organisations humanitaires de la présence de plusieurs dizaines de déplacés Peuhls, séquestrés et surtout exploités par des individus armés dans plusieurs villages des environs de Yaloké.


Une mission conjointe du HCR, de la MINUSCA et des autorités locales s'est alors rendue dans quatre villages situés dans un rayon de 40 à  50 km de Yaloké, dans des zones reculées, isolées et très difficiles d'accès, libérant au total 21 personnes (2 hommes, 6 femmes, 13 enfants).


Les rescapés ont indiqué avoir vécu un véritable enfer fait de graves violations des droits de l'homme, de tortures, de viols collectifs et de travail forcé. En état de choc, ils ont été transportés jusqu'à  l'enclave de Yaloke où ils reçoivent des soins médicaux et un appui psychosocial de Mercy Corps et World Vision, partenaires du HCR.

Selon le communiqué de presse, les exactions et les violations les plus graves enregistrées lors de la crise centrafricaine se sont déroulées dans les régions reculées du pays, qui reà§oivent difficilement la visite des organisations humanitaires, parce que trop éloignées et difficiles d'accès.


Des comités locaux de protection ont ainsi été créées pour signaler aux organisations humanitaires les cas d'exactions, afin de pouvoir faire un plaidoyer et intervenir, souligne le communiqué.


Depuis mars 2014, le HCR travaille avec plusieurs partenaires, dont Mercy Corps, DRC, Coopi et INTERSOS. En étroite collaboration avec les communautés locales, ces acteurs ont mis en place une centaine de comités locaux de protection, qui interviennent notamment sur les axes situés dans des zones « chaudes » des préfectures de l'Ouham, Ouham Pende, Nana Gribizi, Nana Mambere, Mambere Kadei, Ombella Mpoko et Kemo.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=822296#sthash.3ffFwLpq.dpuf

Centrafrique: Libération de 21 Peuhls otages d'individus armés à l'est de Bangui
Centrafrique-Presse.com