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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 21:39

 

 

 

La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a lancé aujourd’hui un appel pour l’adoption rapide par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution autorisant le déploiement de la MISCA, soulignant la nécessité d’une action internationale urgente en RCA au regard de la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut sur le terrain.

 

Une telle initiative permettra à la MISCA, selon elle, de stabiliser rapidement la situation sécuritaire, de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et d’apporter l’appui dont ont urgemment besoin les institutions de transition.

 

Elle a lancé cet appel lors d'une rencontre avec le Représentant spécial de l'ONU pour la RCA et chef du BINUCA, le Général Babacar Gaye, le Représentant spécial de l'ONU et chef du Bureau de l’ONU près de l’UA, Haile Menkerios, ainsi que la Représentante spéciale de l’UA en RCA, Mme Hawa Ahmed Youssouf.

 

(Source : UA  7 oct. 2013)

 

L'Union africaine lance un appel à la mobilisation d’un appui international adéquat pour l’opérationnalisation rapide de la Mission de soutien à la République Centrafricaine  

 

 

Addis Abéba, le 7 octobre 2013: La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, a saisi l’occasion de la rencontre qu’elle a eue ce matin avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la République centrafricaine (RCA) et chef du Bureau intégré des Nations unies en RCA (BINUCA), le Général Babacar Gaye, pour lancer un appel pressant à la communauté internationale pour qu’elle apporte le soutien requis en vue de l’opérationnalisation rapide de la Mission internationale de soutien à la RCA sous conduite africaine (MISCA). Se référant à la grave situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut sur le terrain, la Présidente de la Commission a souligné la nécessité d’une action internationale urgente. 

 

Dans ce contexte, la Présidente de la Commission a souligné l’importance que revêt l’adoption rapide par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une résolution marquant son soutien au déploiement de la MISCA et ouvrant la voie à la mobilisation, par les Nations unies, d’un soutien prévisible, flexible et adéquat à la MISCA, dans le cadre du partenariat entre l’Union africaine et les Nations unies. Un tel soutien, a-t-elle ajouté, permettra à la MISCA de stabiliser rapidement la situation sécuritaire, de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et d’apporter l’appui dont ont urgemment besoin les institutions de la transition pour mener à bien les tâches dont elles sont investies. Il s’agira aussi, ce faisant, de créer des conditions favorables à un engagement international de plus grande ampleur, à travers notamment les Nations unies, en faveur de la RCA.

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef du Bureau des Nations unies auprès de l’UA, Haile Menkerios, et la Représentante spéciale de l’UA en RCA, Mme Hawa Ahmed Youssouf, ont participé à la rencontre. Celle-ci a aussi permis de procéder à un échange de vues sur la transition en cours en RCA et d’autres aspects de la situation.

 

La Présidente de la Commission réitère l’engagement de l’UA à tout faire pour accélérer la mise en place de la MISCA. Dans ce cadre, une réunion regroupant des représentants et experts de l’UA, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), des pays de la région, des Nations unies, de l’Union européenne (UE), des États-Unis et de la France s’est ouverte ce matin au siège de l’UA à Addis Abéba, pour finaliser les documents de mise en œuvre du Concept stratégique d’opérations de la MISCA, tel qu’entériné par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, le 19 juillet 2013. Cette réunion se poursuivra jusqu’au 10 octobre 2013.

 

La Présidente de la Commission exhorte tous les États membres en mesure de le faire à contribuer à la mobilisation des ressources financières et des moyens logistiques requis en vue du déploiement rapide de la MISCA et de la bonne conduite de ses opérations. Elle lance un appel à la communauté internationale pour l’octroi d’une assistance humanitaire qui soit à la hauteur des besoins de la RCA. 

 

 

- See more at: http://www.peaceau.org/fr/article/l-union-africaine-lance-un-appel-a-la-mobilisation-d-un-appui-international-adequat-pour-l-operationnalisation-rapide-de-la-mission-de-soutien-a-la-republique-centrafricaine#sthash.ly0lrnob.O5kwys8k.dpuf

Centrafrique : Dlamini-Zuma demande l’opérationnalisation rapide de la MISCA

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Centrafrique-Presse.com
7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 21:36

 

 

 

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a fermement condamné hier les attaques contre les civils survenues lors des violences confessionnelles en RCA, exprimant sa vive préoccupation concernant l'insécurité et la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays.

 

« Le Secrétaire général est particulièrement préoccupé concernant la multiplication des attaques ciblées contre des communautés musulmanes et les chrétiennes, dont les plus récents incidents dans les régions de Bossangoa et Bossembele », a indiqué le porte-parole de M. Ban dans un communiqué de presse.

 

M. Ban a ainsi appelé toutes les parties prenantes, notamment les ex-combattants du Séléka et les membres des groupes d'auto-défense, à s'abstenir de toute acte de violence contre les populations civiles et à respecter les droits de l'homme, rappelant aux autorités nationales « leur responsabilité de traduire les auteurs de violence en justice et de protéger tous les Centrafricains contre les abus ».

 

(Source : ONU   7 oct. 2013)

Centrafrique :  Ban Ki-moon condamne les attaques contre les civils

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 21:33

 

 

 

 

RFI  lundi 07 octobre 2013 à 11:02

 

Retour au calme à Bangassou, cette ville isolée de l'est de la Centrafrique, située à environ 750 kilomètres de Bangui. La ville était en proie à des violences depuis le mardi 1er octobre 2013 lorsque les chrétiens ont manifesté contre les exactions commises par les combattants de la Seleka (majoritairement musulmans). Des membres de la communauté musulmane, soutenus par la Seleka, ont alors fait venir des armes et ont bloqué la marche. La situation s'est envenimée et il y a eu des morts de part et d'autre. Bangui a alors dépêché sur place Crépin Mboli-Goumba, le ministre de l'Equipement et des travaux publics, venu avec des renforts. Le « colonel Abdallah », qui s'était proclamé chef de la zone, a été arrêté.

 

Deux réunions associant les autorités locales et la population auront suffi à endiguer le problème : une première, samedi 5 octobre, à l’évêché de la ville, une seconde le lendemain à la mairie. Il faut dire que le ministre Crépin Mboli-Goumba, l’envoyé de Bangui sur place, n’est pas venu seul. Accompagné du colonel Idriss Bertrand, nommé nouveau commandant de zone, les forces de l'ordre ont immédiatement procédé à l’arrestation d’un certain « colonel Abdallah », un homme bien connu pour ses exactions.

 

« Bangassou, c’est l’histoire d’innombrables exactions imposées par un usurpateur qui s’était autoproclamé commandant de zone, le colonel Abdallah, explique le ministre Crépin Mboli-GoumbaLa paisible population de Bangassou en a eu assez. Nous sommes donc arrivés avec des positions fermes. Abdallah répondra de ses exactions devant la sévérité de la justice de notre pays. Même les musulmans étaient les victimes de cet homme lors des barrages qu’il dressait sur les routes. Notre rôle est de rétablir la sécurité et de procéder au ramassage des armes avant l’arrivée des forces de la Fomac ».

 

« Toujours de l’inquiétude »

 

Un déploiement des troupes interafricaines est attendu par la population de Bangassou. « Le colonel Abdallah et ses éléments faisaient des pillages, des braquages par ci par là, fouettaient les femmes qui allaient au champ, allaient même jusqu’à déshabiller les femmes, témoigne un habitant. En ce moment, il y a toujours de l’inquiétude. Nous comptons seulement sur les forces interafricaines. Si elles arrivent, nous aurons la certitude que la paix est revenue totalement dans Bangassou ».

Un calme précaire règne, donc, tant qu’une force internationale n’est pas déployée. Sa première mission en tout cas sera de désarmer tous les hommes du fameux colonel Abdallah qui érigeaient des barrières pour rançonner et racketter les personnes ayant le malheur de circuler sur les routes.


 

 

ZOOM sur « Lappel de Bangui » des Eglises du pays

 

Au même moment à Bangui, les Eglises chrétiennes de Centrafrique (catholique et protestante) ont signé un « appel de Bangui ». Ce texte adressé aux chrétiens de Centrafrique appelle à l’apaisement et à la réconciliation avec les musulmans. Il demande également à la communauté internationale d'intervenir en faveur d’une sortie de crise.

« L’appel de Bangui est intitulé "Briser l’indifférence", explique le révérend Nicolas Guérékoyamé-Gbangou, président de l’Alliance des Evangéliques de Centrafrique. Le premier message s’adresse aux chrétiens pour une meilleure cohabitation avec les musulmans. Pendant des siècles, des chrétiens et des musulmans ont vécu ensemble et nous voulons continuer à vivre ensemble et ramener la paix dans notre pays. D’un autre côté, cet appel s’adresse aussi à la communauté internationale qui doit venir à notre secours pour ne pas que puissions encore assister à une guerre civile. Nous attendons de la communauté internationale que très rapidement la Misca se mette en place parce qu'il faut sécuriser Bangui et les villes de l'arrière pays ».

 

Centrafrique : calme précaire à Bangassou après l’arrestation du faux «colonel Abdallah»

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 21:27

 

 

Résolution

 

Nous, militants de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS –Sénégal), réunis en date du 28 Septembre 2013, lors du séminaire  de formation sous le parrainage de Mr Landing Savané, Secrétaire Général  du Parti Africain pour la Démocratie et le Socialisme (PADS) dont le thème général est : « La République Centrafricaine, quelles perspectives pour un décollage définitif ? » et  les sous thèmes  suivants : « Les institutions centrafricaines de 1960 à 2013,  Les jeunes et l’ordre politique en Afrique noire»,

Considérant, le rôle crucial que doivent jouer les jeunes pour l’avènement d’une RCA nouvelle, basée sur des valeurs et des vertus ;

Conscients que le temps de la jeunesse, sculpte toute la vie et prépare à des responsabilités sociales, qui incombent à toute personne digne et qu’un bon état d’esprit de la jeunesse est une condition sine qua non pour la stabilité d’une nation ;

Considérant, les résultats mitigés de toutes les politiques de jeunesse mises en œuvre depuis les indépendances par les différents régimes qui se sont succédé au pouvoir en Centrafrique.

Considérant, que les actions menées par l’Etat Centrafricain pour la promotion de la démocratie et de la jeunesse, malgré l’avènement de la première alternance politique ayant eu lieu en 1993 tardent à porter du fruit par la remise en cause de l’autorité de l’Etat par les armes;

Considérant ; le rôle incontournable et indispensable que doivent jouer les jeunes à tous les niveaux, local, régional, comme national, pour leur promotion sociale, économique et culturelle ;

La Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS-Sénégal) recommande ce qui suit :

Concernant le système éducatif

  • Recommande la création d’un nouvel ordre scolaire et estudiantin dans lequel la primauté sera donnée aux sciences et technologies, ainsi qu’aux métiers du secteur primaire ;
  • Exhorte le gouvernement à garantir l’accès à un environnement éducatif de qualité dans toutes les régions de la Centrafrique, par l’éradication des abris provisoires au profit d’établissements qui respectent la dignité des élèves ;
  • Demande la création d’un cadre national de concertation sur l’éducation dans lequel la jeunesse estudiantine et scolaire sera largement représentée dans toutes ses sensibilités ;
  • Plaide la mise en place d’un système de règlements de différends du monde scolaire et estudiantin par la mise en place d’un mécanisme approprié de médiation des conflits entre les acteurs de l’école Centrafricaine ;
  • Recommande l’adoption d’une reforme de l’école qui tient compte des besoins du pays au plan social, économique, culturel, scientifique, technologique, selon un processus inclusif, participatif et délibératif.
  • Concernant l’emploi des jeunes, la CRPS recommande :
  • Le maintien, le renforcement et l’intensification des mesures favorables à la création d’emplois en milieu rural et en milieu urbain pour les jeunes ;
  • Le redémarrage et la reprise des entreprises en difficulté ;
  • La promotion d’une politique de transparence dans la mise en œuvre des stratégies d’offres d’emplois dédiés à la jeunesse ;
  • Le développement des services publics de l’emploi ;
  • La création d’un cadre efficace de formulation de propositions relatives à l’emploi des jeunes.

 

Concernant la situation politique et sécuritaire, la CRPS recommande :

 

  • Mise en place d’une autorité politique centrale démocratique et d’un parlement démocratique dans un délai raisonnable permettant un retour à l’ordre normal ;
  • Mise en place d’une mesure de surveillance des frontières nationales afin d’empêcher l’hémorragie des ressources nationales ;
  • Mise en place d’une mesure de surveillance du territoire national afin que règne un ordre à peu près acceptable et que l’autorité de l’Etat ne soit pas constamment remise en cause par les armes ;
  • La capacité d’extraire des ressources de l’environnement intérieur et international afin que l’Etat puisse subvenir à ses besoins de fonctionnement ;
  • Mise en place d’un contrôle sur les actions des agents de l’Etat qui permette de coordonner les décisions politique et de les exécuter et de mettre un frein au piratage de façon à ne pas menacer les éléments déjà énumérés ;
  • Réelle prise de conscience et de la responsabilité ;

·         La convocation dans les meilleurs délais d’une table ronde entre Centrafricains ;

  • Respect des droits de l’Hommes et la liberté de presse ;

·         La sécurisation effective des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national ;

·         La restructuration de l’Armée Nationale ;

·         Mise en place d’une démocratie associative dans le recrutement de l’armée, la police et l’administration publique et privée, sur la base des principes combinés : le mérite et la proportionnalité ;

·         Mettre fin au népotisme, l’injustice sociale et la gabegie des deniers publics ;

·         Implication entière des partis politiques dans la gestion démocratique de l’Etat ;

·         Prôner l’intérêt général et non  l’intérêt personnel, ethnique, clanique ou partisan.

 

Sur le plan économique et sanitaire :

 

·         Mise en place d’un plan de sauvegarde et de la promotion pour les entreprises privées et parapubliques ;

·         Création  des infrastructures appropriées ;

·         Mise en place d’une bonne politique managériale dans  tous les secteurs ;

·         Mise en place des infrastructures sanitaires appropriées ;

·         Mise en place d’une couverture sanitaire pour tous.

 

 

Ensemble avec Maître Nicolas Tiangaye, Premier de la transition pour un décollage définitif de la République Centrafricaine.

 

Fait à Dakar le 30 Septembre 2013

 

Pour la CRPS-SENEGAL

Le Chargé de la formation politique et civique

Junior Diaslène Zouibona

Communiqué de presse de la Fédération CRPS du Sénégal
Communiqué de presse de la Fédération CRPS du Sénégal
Communiqué de presse de la Fédération CRPS du Sénégal

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Centrafrique-Presse.com
6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 19:38

 

 

 

 

http://www.parismatch.com  06 octobre 2013

 

Pour résoudre la crise en Centrafrique, François Hollande a évoqué un risque de «somalisation» à la tribune de l’ONU et réclamé une nouvelle intervention internationale de maintien de la paix. Certains y ont vu un appel à la création d’une énième mission des casques bleus pour faire face à la situation catastrophique du pays: groupes rebelles incontrôlables de mercenaires venus du Tchad et du Soudan, dizaines de milliers de civils déplacés ou réfugiés, frontières inexistantes, armée et police ratiboisées, risques d’embrasement religieux entre chrétiens et musulmans.

 

A Bangui, la capitale centrafricaine, beaucoup ont voulu déceler dans les paroles de Hollande l’annonce d’un débarquement rapide de l’armée française, sur le mode de l’opération «Serval» en début d’année au Mali. Pourtant, depuis Paris, les officiels des différents ministères répètent à qui veut l’entendre que «la France n’a plus vocation à être le gendarme de l’Afrique». Pour les spécialistes du dossier, en effet, les mots d’alarme du Président n’avaient pas tant pour objet d’alerter sur un engagement français imminent… que d’intéresser le reste du monde à la question centrafricaine. Et notamment les Etats-Unis, pour qu’ils acceptent de co-financer une mission de l’Union Africaine censée sauver le pays du chaos définitif.

 

En pratique les troupes françaises et africaines sont déjà sur place à Bangui, où elles jouent un rôle limité mais crucial. Quelque 400 soldats français, principalement des Chasseurs alpins venus de Besançon, sont en effet basés autour de l’aéroport international. La moitié d’entre eux appartient au «Détachement Boali», reliquat de la présence militaire française quasi permanente dans ce pays abonné aux coups d’Etat depuis son indépendance en 1960. Les autres sont des renforts accourus pour faire face au pourrissement de la situation depuis l’offensive rebelle qui fit tomber le président François Bozizé en mars dernier. «D’autres renforts peuvent arriver sous 24 heures, en cas de besoin» explique le colonel Yvan Gouriou, chef de corps du détachement.

 

Les hommes du colonel ont pour mission principale de sécuriser l’aéroport de Bangui. Le maintenir ouvert est un enjeu capital: c’est la seule source d’approvisionnement pour ce pays enclavé, aux fleuves peu navigables, aux routes coupées par la rébellion et rendues souvent impraticables par la saison des pluies. La piste n’est pas clôturée et des milliers de civils s’y sont réfugié, fin août, pour fuir les exactions des ex-rebelles de la Seleka aujourd’hui au pouvoir. Le président auto-proclamé Michel Djotodia a  maintenant entrepris de dissoudre ses bandes armées, et les troupes françaises patrouillent régulièrement en ville pour aider à sécuriser la capitale, notamment le lycée français et les locaux de l’Institut Pasteur, avec ses nombreuses souches de virus.

 

A quelques mètres du bureau du colonel français se trouve le QG d’un général gabonais, formé à Saint-Cyr et dans les unités de pilotes d’hélicoptères de Dax. Le général Jean-Felix Akaga dirige la Fomac, ou Force Multinationale de l’Afrique Centrale. Il commande plus de 2000 soldats venus principalement du Gabon et du Congo-Brazzaville. Un fort contingent récemment arrivé du Tchad doit aussi aider au désarmement des rebelles de la Seleka. «On décrit la crise comme insoluble, mais en fait c’est surtout une affaire de gouvernance, affirme Akaga. Si on veut désarmer et cantonner les Seleka, il faut pouvoir payer leur solde et les nourrir.» Or, l’Etat centrafricain est en quasi-faillite. La Fomac doit encore recevoir des renforts et se transformer dans les prochains mois en une force plus puissante, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine).

 

L’action militaire internationale ressemble à une véritable course de vitesse, tandis qu’émerge le spectre d’un conflit intercommunautaire entre chrétiens et musulmans. Mais la Fomac a déjà obtenu des résultats, notamment dans le nord, où un détachement est parvenu à stabiliser la situation, explosive, autour de la ville de Bossangoa. «Je suis convaincu qu’avec plus d’hommes répartis dans tout le pays, et plus de moyens financiers pour aider l’Etat à se reconstruire, on pourrait résoudre la crise, affirme le général Akaga. Rien qu’avec 6000 hommes, on pourrait stabiliser ce pays.»  

Lu pour vous dans Paris Match : Centrafrique : quelle réponse militaire?
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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 19:22

 

 

 

 

BANGUI (AFP) - 06.10.2013 11:24 - Par Michel CARIOU

 

"On confisque tout, c'est les ordres": l'adjudant-chef major Bediang, de la force africaine en Centrafrique, supervise les fouilles systématiques des civils et des véhicules à la sortie nord de Bangui. menée par ses hommes à la recherche d'armes.

 

"On confisque tout, c'est les ordres": l'adjudant-chef major Bediang, de la force africaine en Centrafrique, supervise les fouilles systématiques des civils et des véhicules à la sortie nord de Bangui, menée par ses hommes à la recherche d'armes.

 

Un transport de troupes blindé en travers de la chaussée au PK-12, sur la route menant au Cameroun, marque le poste de contrôle. Les soldats camerounais, congolais et gabonais fouillent tous les piétons, taxis et camions qui entrent et sortent de la ville.

 

"On cherche des armes", explique l'adjudant sous la pluie. La force africaine a désormais pour mission de neutraliser les hommes en armes dans la capitale, livrée au chaos dans les mois qui ont suivi la prise du pouvoir en mars par les ex-rebelles du Séléka, devenus d'impitoyables pillards.

 

Les militaires ont découvert un homme muni d'un arc et d'un carquois garni de flèches. En bredouillant, il explique qu'il est garde à l'ambassade du Nigeria et qu'il doit avoir son arc. "Son arme de service devait rester au travail", maugrée un soldat congolais. "On confisque", tranche l'adjudant.

 

Pendant ce temps, un pick-up transportant des hommes en uniformes dépareillés a franchi le barrage sans s'arrêter. "On trouve des armes mais ce n'est pas simple", explique le sous-officier, conscient que les arcs et les couteaux ne sont pas la cible prioritaire, mais bien les kalachnikov et les lance-roquettes présents en masse dans la capitale, aux mains de combattants.

 

Officiellement la décision du président Michel Djotodia de dissoudre la coalition Séléka a clarifié la situation: tous ceux qui ne font pas partie des forces de sécurité doivent être désarmés. Mais sur le terrain, il en va tout autrement: une partie des combattants Séléka a en effet été intégrée dans les nouvelles forces armées.

 

"Opération de dépollution"

 

"Là, c'est Séléka intégré" dans l'armée, désigne Octave, chauffeur de taxi, en montrant un pick-up bondé d'hommes en armes qui roule sur le "boulevard poussière".

 

Un peu plus loin, un autre pick-up, chargé d'hommes armés, arborant une tête de mort sur la portière et une devise: "Dangereusement. Votre respect". "Eux, c'est ex-Séléka", dit Octave. Donc en principe devant être désarmés. Seule différence apparente censée les différencier: un béret pour les forces régulières.

 

Il y a aussi les "indéterminés", dont personne ne sait vraiment de quelle catégorie ils relèvent. Dans les quartiers, on trouve également des "ex-FACA" (Forces armées centrafricaines) qui ont gardé armes et uniformes à la chute du régime de François Bozizé.

 

Désormais s'y ajoutent les "FACA retour", anciens militaires en voie de réintégration dans la nouvelle armée.

 

"C'est une mission très difficile", explique le porte-parole de la Force africaine, le commandant Eyi Ngui: "on ne sait pas combien il y a d'armes, ni le nombre d'hommes à désarmer".

 

Sous couvert d'anonymat, un officier supérieur africain ajoute: "tout le monde sait que la paix est précaire ici. Les chefs militaires ne vont pas rendre leurs armes volontairement et ils ont eu tout le temps de les cacher" dans Bangui.

 

De surcroît la force africaine ainsi que la police et la gendarmerie centrafricaines doivent lutter contre un nouveau fléau: la petite délinquance est passée à la criminalité armée, après avoir récupéré des armes de guerre. "Ce phénomène n'existait pas jusqu'à récemment", relève un diplomate en poste à Bangui.

 

Pourtant, les Banguissois apprécient "l'opération de dépollution", nom donné par la force africaine au désarmement. Les tirs deviennent rares la nuit et les habitants reprennent l'habitude de sortir dans la soirée.

 

"C'est bien, ce qu'ils font", dit Odilon, qui a installé son étal de médicaments à côté du barrage du PK-12: "Avec eux, il n'y a pas de désordre. On ne veut plus de tous ces gens qui se promènent avec des armes. Qu'ils (la force africaine) aillent maintenant dans les quartiers", au fond de ces allées boueuses et défoncées sans électricité où aucune force ne s'est jusque présent aventurée.

 

© 2013 AFP

Centrafrique: le casse-tête de la force africaine à Bangui
Centrafrique: le casse-tête de la force africaine à Bangui

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 17:58

 

 

 

French.china.org.cn  le 06-10-2013

 

Les auteurs de crimes et des exactions graves enregistrés ce derniers temps sur la population de certaines régions du pays ne resteront pas impunis, a déclaré le ministre centrafricain de la Sécurité publique, Josué Binoua, dans un communiqué lu ce dimanche à la radio nationale.

 

"Depuis quelques semaines, dans plusieurs régions du pays, des groupes des gens armés invoquent de légitime représailles, après des crimes et exactions commis, par les éléments de l'ex Séléka à l'encontre de la population centrafricaine en générale, et des personnes des confessions chrétiennes en particulier, pour commettre des crimes et des exactions graves de toutes sortes, à l'encontre des personnes de la communauté musulmane", a déclaré Josué Binoua.

 

"Aucun crime, aucune exaction avérée n'est légitime et ne restera impuni", a-t-il précisé.

 

En soulignant l'ambition de l'actuel gouvernement de bâtir un Etat de droit où nul ne pourrait se placer au-dessus des lois, il a rappelé que les articles de la charte de transition qui stipule que "chacun à le droit à la vie et à l'intégrité corporelle. Nul ne peut porter atteinte à ces droits, nul ne sera soumis à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitement cruel, inhumain, dégradant ou humiliant. Toute personne, tout agent de l'Etat, toute organisation qui seront coupables de tels actes sera punis conformément aux textes en vigueur".

 

Son ministère mettra tout en oeuvre pour rechercher les auteurs de ces crimes, afin de les traduire devant la justice centrafricaine, a-t-il promis.

 

"A ceux qui attisent le feu de la discorde et de la haine et qui incitent les uns et les autres à marcher dans le sens du génocide, je voudrais rappeler que la répression ne les épargnera pas, eux, non plus", a conclu le ministre de la Sécurité publique.

 

Cette déclaration fait suite aux conflits inter communautaires, qui opposent la communauté musulmane soutenue par des éléments de la Séléka et la communauté chrétienne de la ville de Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique.

 

Il est estimé que 20.000 à 25.000 combattants hétéroclites ont été ralliés au nom de la Séléka, une alliance de rébellion qui ont renversé le régime de l'ex-président François Bozizé au mois de Mars dernier.

 

Parmi eux, les factions de Michel Djotodia, le Président de transition instauré le 18 août, et de ses alliés ont entamé un cantonnement sans grands succès. D'autres seigneurs de guerre s'organisent par zone et contrôlent leurs endroits par barrages et rackets.

 

Face aux atrocités commises par les "Sélékistes", les populations dans certaines régions se sont constituées en groupes d'auto-défense.

 

En dépit d'un calme précaire qui règne depuis ce matin dans la ville de Bangassou, des affrontements ont opposés hier samedi, des jeunes et des éléments de l'ancienne coalition. L'évêque de cette ville Monseigneur Juan José Aguire, a fait savoir que plusieurs milliers de personnes, fuyant les combats, ont trouvé refuge à l'évêché.

 

Un renfort militaire composé des éléments de la Force multinationale en Afrique centrale (FOMAC) ont été envoyés dans la ville de Bangassou, pour calmer la tension.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : les autorités promettent de punir les auteurs des crimes et exactions

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 17:54

 

 

 

 

                                                                                                                                         

 

 

                               Peuple de Centrafrique !

Tu ne tueras point selon les écritures.

Non, en République centrafricaine à la loi du talion : « œil pour œil et dent pour dent ».

Depuis quelques semaines, dans plusieurs régions du pays, des groupes des gens armés invoquent entre guillemet de « légitimes » représailles, après des crimes et exactions commis par les membres de l’ex-séléka à l’encontre de la population centrafricaine en général et des personnes de confession chrétiennes en particulier, pour commettre des crimes et des exactions graves de toutes sortes à l’encontre des personnes de confession musulmane.

Le Ministre de la Sécurité voudrait rappeler à tous, qu’aucun crime, aucune exaction avérée n’est légitime et ne restera impuni.

Le Ministre de la Sécurité condamne avec fermeté au nom du Président de la République et de son Gouvernement ces crimes odieux et ces graves exactions inacceptables dans notre République.

Notre ambition est et demeure de bâtir un Etat de droit où nul ne pourrait se placer au-dessus des lois de la République qui rappellent à l’article 1er de la charte Constitutionnelle de transition, je cite : «  La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger ».

L’article 3 précise que « chacun a le droit à la vie et à l’intégrité corporelle. Il ne peut être porté atteinte à ces droits.

Nul ne sera soumis à la torture, ni au  viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Toute personne, tout agent de l’Etat, toute organisation qui se rend coupable de tels actes sera puni conformément aux textes en vigueur ».

C’est très clair !

Ainsi, le Ministère de la Sécurité Publique, à travers la Gendarmerie Nationale et la Police centrafricaine recherchera coute que coute les auteurs de ces crimes odieux pour les mettre à la disposition de la Justice, pour être sévèrement  puni tôt ou tard.

Enfin, à ceux qui attisent le feu de la discorde et de la haine et qui incitent les uns et les autres à marcher dans le sens du génocide.

Je voudrais rappeler que la répression ne les épargnera pas, eux non plus.

Que le bon Dieu garde notre pays.

Je vous remercie !

 

                                                                               Fait à Bangui, le 06 octobre 2013

                                                                                                                                            

 

MINISTRE DE LA SECURITE,

    DE L’IMMIGRATION,

                                               EMIGRATION ET DE L’ORDRE PUBLIC

 

     Josué  BINOUA

 

COMMUNIQUE  DU  MINISTRE  DE  LA  SECURITE  PUBLIQUE  PASTEUR  JOSUÉ  BINOUA

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Centrafrique-Presse.com
6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 17:50

 

 

Coup de gourdin sur la République Centrafricaine!

Un mensonge du professeur!

 J’ai pris connaissance dans Centrafrique-presse en date du 2 octobre 2013 d’une prétendue étude d’un professeur Gourdin, portant sur notre Terre Sacrée, la République Centrafricaine.

En tant que colonisateur servant, vous avez  accédé à une documentation à sens unique issue de l’espionnage mensonger sur notre pays. Vous n’avez fait que relayer d’autres prétendues études enseignées par vous à des futurs responsables militaires ! Perpétuité colonialiste contre coopération loyale!

Vous avez écarté en Centrafrique les puissants clans Banda, les royaumes Bandia(1) fondés il y a plus de cinq cents ans! En 1927 et depuis des années, les Bédaya à Bossangoa, tenaient encore tête aux troupes colonialistes. Que firent-elles? Décapiter  les autorités existantes, le roi Bangassou (Bandia), les  Krebedjé. La troisième République française l’a endossé! Décapiter les us et coutumes en Afrique, en Asie, partout  afin de plumer les populations, les enchaîner, moi je les ai vues. Pas vous!

Aujourd’hui, affaiblie notamment par votre colonialisme, démoralisée par votre exploitation, confiée à vos hommes de mains en place, autres sans cœur, vous poussez l’audace et foulez au pied  le passé de notre République Centrafricaine sacrée!

Ce texte mensonger vous le destinez à qui? Vous les connaissez, vous leur dîtes :`` Aventuriers du monde, accourez, prenez, emparez- vous de ces terres! Ces gens-là, les centrafricains ne sont pas de la République Centrafricaine. Ils sont seulement de passage!``

Chef, vous ne comprenez rien! Vous n’avez rien compris à ce peuple Bantou uni dans sa langue créée par lui-même. La prise en mains de sa défense devant les attaques (celle des villageois actuellement). Mais qui vous demande, à vous étranger sanguinaire et désordonné, de  nous comprendre Nous, les Africains Noirs?

3 octobre 2013

Bamboté Makombo

Écrivain centrafricain

  1. Un ancien royaume Bandia du Haut- Oubangui

Par Éric de Dompierre chez PLON

Réaction de l'écrivain Bamboté Makombo à l'article du Pr Gourdin sur la RCA

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Centrafrique-Presse.com
5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:17

 

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le Ministre gabonais de la Communication, Blaise Louembé a ouvert vendredi à Libreville le premier forum national des communications numériques en présence de son collègue de la Centrafrique, Henri Pouzère (Ministre d’Etat).

Plusieurs centaines de Librevillois ont déferlé toute la journée à Gabon Expo sur le front de mer où se déroule le forum. Malgré la pluie, les librevillois ont tenu à ne pas rater l’occasion de profiter des meilleures informations sur les télécommunications au Gabon ainsi que les meilleures offres promotionnelles.

Tous les opérateurs du secteur ont dressé des stands pour vanter tout ce qu’ils offrent de mieux à la clientèle.

Gabon Télécom a déployé sa couleur orange dans ses stands et a brandit son statut d’opérateur historique du pays qui offre actuellement la meilleure connexion internet dans le pays.

« En 10 ans, Gabon Télécom a multiplié la capacité de sa bande passante internationale qui est passée de 300 mégas à 3 gigas », a affirmé le Directeur général de la compagnie, Lhoussein Oussalah dans une interview accordée à Gabonactu.com.

Des jolies hôtesses sont disponibles devant le stand de Moov Gabon pour attirer l’attention des visiteurs sur les offres de l’opérateur. Pour la circonstance, Moov Gabon qui a désormais un nouveau directeur général, a cassé les prix de ses recharges. L’opérateur aux couleurs vert et noir offre un triple crédit à ses abonnés.

Airtel, numéro un du marché au Gabon a fait les choses en grand. Depuis l’entrée principale de la salle d’exposition, sa couleur rouge marque l’esprit. En plus, la filiale locale du groupe indien Bharti a monté un duplex séduisant pour vendre sa marque et ses produits.

Dans un bleu azur, l’opérateur Azur Gabon a fait un usage rationnel de son espace pour charmer les visiteurs. Dernier né de la téléphonie mobile dans le pays, Azur affiche un stand très simple et très beau comme la simplicité de ses tarifs sans oublier la fiabilité de son réseau. 

Le chinois Huawei, principal équipementier du pays en matière de télécommunications expose des téléphones au design super flatteur et des tablettes bon-chic, bon-genre.

Tout l’espace est arrosé par une connexion wifi haut débit ce qui enchantent les jeunes internautes nombreux sur place pour télécharger des sons, des clips vidéos ou mettre à jour leurs ordinateurs.

Le forum qui prend fin dimanche prochain, n’est pas seulement la fête ou la foire aux offres promotionnelles. Ce sont aussi des conférences sur la qualité des services, les attentes des clients…

Lin Mombo, président du conseil de l’Agence de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), organisateur du forum a affiché un large sourire vu l’engouement du public.

Les télécommunications constituent l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie Gabonaise. Le chiffre d’affaires brassé par les opérateurs du secteur est énorme. Il avoisinerait les 350 milliards de FCFA par an.

Le Gabon connaîtrait un taux de pénétration de l’ordre de 100% en matière de téléphonie mobile. Le nombre de téléphones dépasse largement le nombre total de la population estimée à 1,5 million d’habitants.

Gabon : Ouverture du forum sur les communications numériques

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