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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 20:03

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#062/2015

 

 

 

Bangui, le 11 décembre 2015  La Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) ont présenté ce vendredi 11 décembre 2015 à Bangui et à Genève le premier Rapport public sur la situation des droits de l’Homme dans le pays. Le Rapport demande aux autorités centrafricaines de «mettre la priorité sur la lutte contre l'impunité pour les graves violations et atteintes aux droits humains passées et présentes» et de «continuer à travailler urgemment pour la mise en place effective du Tribunal pénal spécial».

 

Le rapport est le résultat d’enquêtes menées par la Division des droits de l’Homme de la MINUSCA entre le 15 septembre 2014 et le 31 mai 2015, soit depuis le transfert d’autorité entre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et la MINUSCA. Il fait état de violations sérieuses des droits de l’Homme et du Droit humanitaire, y compris des assassinats, des violences basées sur le genre, de restriction de mouvements et d’actes de torture, entre autres.

 

Le rapport fait une série de recommandations pour assurer l'amélioration progressive de la situation des droits de l'Homme en Centrafrique à l’endroit des autorités centrafricaines, de la communauté internationale et des groupes armés.

 

S’agissant des groupes armés, y compris les anti-Balaka et les ex-Séléka, le Rapport demande qu’ils réitèrent «leur engagement au référendum constitutionnel et à des élections pacifiques» en s’abstenant de toute forme de violence.Le Rapport leur demande également de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui. Il précise que «les membres des groupes armés et leurs dirigeants qui mettent en péril la paix et le processus de réconciliation en commettant des violations graves des droits de l'Homme et du droit international humanitaire seront poursuivis devant les tribunaux nationaux ou internationaux et traduits en justice. »

 

«Ce premier rapport public, qui s’inscrit dans la droite ligne des résolutions du Conseil de sécurité établissant la MINUSCA, sert de référence stratégique aux autorités judiciaires centrafricaines, à la Cour pénale spéciale, lorsqu’elle sera opérationnelle, et à la Cour pénale internationale », a souligné le Représentant du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga.

 

Au cours de la période sous revue, la Division des droits de l’Homme (DDH) de la MINUSCA a documenté 775 cas de violations des droits de l’Homme qui ont fait au moins 785 victimes, dont 88 femmes, 18 garçons et 25 filles. Le Rapport précise que la protection des civils continue d'être entravée par la présence très limitée d’institutions de l'État en particulier en dehors de Bangui. La lenteur des progrès dans la reconstitution des forces de sécurité régulières, leurs capacités et présence limitées sur l’ensemble du pays et le contrôle de certaines régions du territoire par des groupes armés, constituent d’autres défis à relever. L'administration de la justice continue d'être largement dysfonctionnellemalgré l'augmentation de l'appui et du renforcement des capacités par la MINUSCA ainsi que d'autres acteurs en vue de la réouverture des tribunaux et des centres de détention.

 

Le Rapport recommande aux autorités de mettre en place une Commission nationale des droits de l’homme en conformité avec les Principes de Paris, en promulguant le projet de loi ainsi qu’un plan d'action pour les droits de l'Homme ; à mener des actions de sensibilisation pour prévenir les violations et les abus des droits de l’Hommeconsécutifs aux accusations de pratique de sorcellerie et à soutenir les victimes des violences sexuelles basées sur le genre.

 

Enfin, le Rapport invite la communauté internationale à intensifier l’appui et l’extension de l'autorité de l'État et àapporter un soutien financier et technique pour la mise en place et le fonctionnement effectif de la Cour pénale spéciale. Elle est aussi invitée  à mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour traduire en justice les auteurs de violations des droits de l'Homme en République centrafricaine.

 

LES NATIONS UNIES INTERPELLENT LES AUTORITES CENTRAFRICAINES ET LES GROUPES ARMES DANS UN RAPPORT SUR LES DROITS DE L’HOMME
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Centrafrique-Presse.com
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 19:57
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

La clinique MSF du site de M’Poko réduit ses activités suite à une attaque armée

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 11 DÉCEMBRE 2015

 

MSF a réduit ses activités sur le site des déplacés de Mpoko suite à une attaque armée qu’elle a enregistrée sur le terrain. Cette décision a été rendue publique dans un communiqué de presse, le 09 décembre dernier.

 

Les consultations externes sont suspendues mais les services d’urgence et la maternité de la clinique continueront à accueillir les patients. La structure humanitaire rapporte les faits qui l’ont poussé à prendre cette décision en ces termes, « c’est au tour de 4h du matin qu’une dizaine d’individus armés ont fait irruption dans la clinique de Médecins Sans Frontières (MSF) à Mpoko, après avoir menacé et séquestré une partie du personnel, ils ont dérobé du matériel nécessaire pour le fonctionnement de la structure médicale» précise le document.

 

Médecin Sans Frontières condamne fermement cet acte de violence à l’encontre des travailleurs humanitaires et des structures de santé.  Barbara Turchet, coordinatrice du projet à MSF appelle tous les groupes armés à respecter les travailleurs humanitaires, ainsi que les structures médicales, « la nécessité d’une aide humanitaire impartiale reste essentielle en  République Centrafricaine (RCA). Ces actes de violence  nuisent à la bonne mise en œuvre des activités médicales sur le terrain et ont de graves répercussions sur l’assistance vitale donnée à la communauté » a-t-elle lancé.

 

C’est le troisième incident, enregistré par MSF en l’espace d’un mois, selon les responsables de cette structure.

 

 

Le siège de Mercy corp à Bangui détruit par un incendié

 

http://rjdh.org/ PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 11 DÉCEMBRE 2015

 

Le siège de Mercy Corp, situé en face du Lycée Technique de Bangui a été rendu en cendre par un incendie qui s’est déclaré le 10 dernier. Pour le moment, les causes de cet incident ne sont pas encore formellement établies même si certaines sources évoquent un court-circuit.

 

L’incendie a tout détruit au siège de cette ONG. Pas grand-chose n’est resté du bâtiment qui porte encore les traces de fumée. Certaines sources pensent que cela est du à un court-circuit. Mercy Corp n’a pas confirmé cette hypothèse. Un responsable de cette ONG contacté, a indiqué qu’il est tôt d’établir les causes de cet incident.

 

L’ONG internationale Mercy-Corp a réduit son personnel suite aux nombreux cas de pillage qu’elle a enregistrés.

 

 

Vingt élèves du lycée Marie Jeanne Caron reçues par le procureur de la République

 

http://rjdh.org/ PAR PRINCE NGAÏBINO LE 11 DÉCEMBRE 2015

 

Les 16 jours d’activisme en prélude au 10 décembre ont été l’occasion de nombreuses activités socioculturelles menées par le RJDH et ses partenaires dans la ville de Bangui. Hier, une vingtaine d’élèves du lycée Caron ont visité le Parquet de Bangui.

 

En collaboration avec la division des Droits de l’Homme de la Minusca, le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme a permis à trois lycées de la capitale d’aller à la découverte des Droits de l’Homme.

 

Le parquet de Bangui été le site d’une visite guidée pendant laquelle, le Procureur de la République, Ghislain Grezenguet s’est longuement entretenu avec vingt élèves du lycée féminin Marie Jeanne Caron. Pendant cet entretien d’une trentaine de minutes, le juriste a exhorté les jeunes filles à s’adonner au travail scolaire pour selon lui, « la relève des cadres ».

 

Abordant des questions de philosophie, de religion et revenant surtout au Droit, le Procureur a tenu a expliqué le cheminement d’une affaire judiciaire à ces élèves principalement de la classe de terminale.

 

Il a par ailleurs sollicité la participation de toutes pour la dénonciation des violences.

 

« On ne peut plus de nos jours faire abstraction des Droits de l’Homme. Ce qu’on vous demande, c’est de dénoncer ces cas de violation si vous êtes victimes ou témoins », a-t-il demandé aux jeunes filles.

 

 

Élection référendaire : le CNT et la mairie appellent à l’apaisement

 

http://www.radiondekeluka.org/  vendredi 11 décembre 2015 14:03

 

A deux jours du vote de la loi fondamentale, les Centrafricains sont invités à aller massivement accomplir leur devoir civique. Messages lancés ce jeudi 11 novembre par le Conseil National de Transition CNT, le parlement provisoire, et la mairie de Bangui en prélude au vote référendaire prévu le dimanche 13 décembre.

Pour le président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguéndet, tous les candidats à la présidentielle et aux législatives doivent éviter tout débordement et empêcher les violences durant la période de campagne qui démarre ce samedi.

« Il est important de rappeler que cette phase doit être abordée avec courtoisie, fraternité et fair-play. Le Conseil National de Transition en appelle à la raison et à la responsabilité de tous les acteurs pour que la campagne qui s'ouvre ne constitue pas un moment de spectacle désobligeant, une tribune de pugilats verbaux ou encore moins un espace de prolifération de la violence de toute sorte. Le Conseil National de Transition vous recommande de respecter le code de bonne conduite signé le 9 décembre 2015 auquel vous avez tous souscrit et qui prévoit que vous devez œuvrer pour la sauvegarde de la paix ».

Par ailleurs, Alexandre Ferdinand Nguéndet invite le peuple centrafricain à voter massivement lors du référendum et les élections groupés afin de sortir la République Centrafricaine du chaos. 

« Il nous appartient de confirmer notre choix résolu et définitif en faveur de la démocratie en participant au vote. C'est un rendez-vous avec l'histoire que chaque centrafricain est invité à honorer en se rendant aux urnes pour voter le 27 décembre prochain. Le caractère couplé des élections du 27 décembre 2015 nous donne la chance de voter notre prochain président de la République et nos députés ».

Même son de cloche à la mairie de Bangui 

La municipalité appelle les habitants de Bangui à se rendre massivement aux urnes le dimanche 13 décembre pour accomplir leur devoir civique. L'appel est lancé à l'occasion d'une rencontre avec la presse. 

« Je crois que c'est le devoir de tout centrafricain qui aime son pays d'aller voter Oui au projet de Constitution qui nous a été présenté par la Cour Constitutionnelle », a expliqué Guillaume Ngobo, président intérimaire de la délégation spéciale de la ville de Bangui. 

« Je ne peux que me réjouir par anticipation que tout le monde ait pris confiance de l'enjeu de cette Constitution. Il y a beaucoup d'amélioration par rapport à l'ancienne. L'introduction du Sénat en est un mobile palpable », a-t-il ajouté. 

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Centrafrique-Presse.com
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 12:24

 

 

 

11/12/15 (AFP)

 

Haletant, le maillot rouge trempé de sueur, il s'arrête pour reprendre son souffle. Ngassima, 18 ans, a pris des coups aujourd'hui sur le ring, il a même perdu son combat, mais ça en valait la peine, "un combat pour la paix" à Bangui.

 

Organiser un tournoi de boxe, même amateur, au PK-5, le quartier musulman de la capitale centrafricaine asphyxié depuis des mois par les milices -chrétiennes et animistes- anti-balaka et les violences intercommunautaires: l'idée pouvait paraître un peu étrange.

 

"Pas du tout, la boxe est symbole de paix! Quand deux boxeurs combattent, ils s'embrassent après quel que soit le vainqueur, c'est le message qu'on veut faire passer", rétorque Roger Junior Loutomo, le président de la Fédération centrafricaine de boxe à l'origine de cette soirée un peu spéciale et qui arbitre lui-même les combats.

 

Encouragements, rires, applaudissements: une ambiance peu habituelle règne autour du ring, où des centaines de garçons et de jeunes hommes, debout pendant des heures, sont venus soutenir leurs champions malgré un soleil écrasant, jusqu'en fin de journée jeudi. A quelques mètres de la poussière rouge soulevée par l'attroupement, les Casques bleus de la Minusca passent au ralenti dans leurs blindés, vigilants mais l'air un brin amusé.

 

Martial Ngoko, alias "Mohammed Ali", est un des favoris du jour: comme son idole, il ne "perd jamais de match", dit-il, vainqueur par K.O. dès le 2e round.

 

"Je rêve de boxer comme lui, et même je boxe comme lui", assure Martial qui n'a pas peur de se comparer à Mohammed Ali. De culture catholique, le jeune homme dit s'être "islamisé" il y a cinq ans, lors d'un voyage au Pakistan pour un tournoi de boxe, toujours en hommage à son défunt mentor.

 

- 'Occuper nos jeunes' -

 

Sur la vingtaine de sportifs amateurs en compétition, seuls deux musulmans originaires du PK-5 ont pu participer, l'insécurité ayant empêché bon nombre de continuer à s'entraîner. Depuis le début de la crise actuelle, fin décembre 2013 avec des massacres intercommunautaires, les tournois continuent uniquement dans les quartiers chrétiens de la ville.

 

Le PK-5, qui s'étend sur quelques km2 à peine, compte pourtant quatre clubs de boxe, une discipline très populaire chez les jeunes, avec le foot et le judo.

 

Mais, après les commerces, après les mosquées, eux aussi ont baissé le rideau durant des mois, comme si toute vie avait cessé dans ce qui était autrefois le poumon économique de la capitale, avec ses étals colorés remplis de marchandises et ses bars animés. Les habitants ont pris l'habitude de vivre retranchés chez eux, le silence s'est installé, la peur aussi.

 

Jusqu'à récemment, des affrontements opposaient régulièrement de jeunes musulmans des "groupes d'auto-défense" à des miliciens anti-balaka dans le no man's land entourant le PK-5. "Nous vivons un répit depuis que le pape François est venu (fin novembre), nous devons consolider son message" de réconciliation, insiste le président de la Fédération.

 

Ngassima, chrétien, n'avait "pas remis les pieds ici depuis deux ans", et vient de retrouver dans la foule un ami d'enfance musulman, Fadoul. "C'est une très belle journée", dit l'adolescent les yeux brillants, après l'avoir serré dans ses bras.

 

Juste derrière les boxeurs qui s'affrontent, un panneau publicitaire qui n'a rien à voir avec l'évènement affiche une immense carte de la Centrafrique parsemée de bonhommes armés, et barrée du mot "Paix". Tout un symbole.

 

Gaspard Kopkapka, membre du jury, est un vétéran de la boxe centrafricaine - qui compte quelques centaines de licenciés tout au plus - et a même participé aux championnats du monde amateurs en 1979 à Belgrade.

 

"On n'entend parler que de guerre, on en a marre", assure avec un large sourire le vieil homme: "il faut occuper nos jeunes, le sport est le meilleur moyen de s'en sortir".

 

Célia LEBUR

 

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Centrafrique-Presse.com
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 11:26

 

 

 

11 décembre 2015 à 10h46  par Jeune Afrique avec AFP

 

Avant la présidentielle et les législatives prévues le 27 décembre, les Centrafricains sont appelés dès dimanche à se prononcer sur la nouvelle Constitution du pays. Un scrutin test qui peine à susciter de l'engouement.

 

Sur le papier, près de deux millions de Centrafricains – sur une population totale de 4,8 millions – se sont inscrits sur les listes électorales. Mais à quelques jours du référendum constitutionnel, on est loin du grand raout pré-électoral attendu.

 

Sur les principales artères de Bangui, seules quelques banderoles appellent à voter « Oui », soutenant que « la paix, c’est dans les urnes ». Mais, peu de Centrafricains disent connaître les grandes lignes de la nouvelle Constitution du pays, imprimée à 15 000 exemplaires.

 

« Je n’ai toujours pas de carte d’électeur. Peut-on voter avec un simple récépissé ou la pièce d’identité ? », se demande comme beaucoup d’autres Natacha, une institutrice partie vivre dans un camp de déplacés après la dernière vague de violences qui a fait plus de 100 morts à Bangui depuis fin septembre, opposant comme d’habitude jeunes miliciens anti-balaka majoritairement chrétiens et groupes d’auto-défense musulmans.

 

Autre bémol : alors que l’enrôlement est terminé, seuls 26 % des 460 000 personnes réfugiées dans les pays voisins, dont une grande partie sont des musulmans chassés du pays en 2013-2014, ont pu s’inscrire.

 

Défi logistique 

 

Repoussés plusieurs fois à cause de l’insécurité persistante dans le pays, le référendum de dimanche ainsi que la présidentielle et les législatives prévues le 27 décembre représentent un défi logistique plus grand encore en province, notamment pour acheminer sous escorte des Casques bleus le matériel électoral dans des régions souvent difficiles d’accès et livrées au banditisme.

 

À Bangui, malgré une certaine accalmie après la venue du pape François fin novembre, les forces internationales restent sur le qui-vive. « Ici, tout peut partir très vite », explique une source sécuritaire. D’autant qu' »un certain nombre de personnes profitent du chaos ambiant et ont intérêt à voir le processus capoter ».

 

« Les conditions ne sont pas réunies pour organiser des élections, nous voulons d’abord la sécurité », a déclaré Maxime Mokom, figure des anti-balaka à Bangui. Tout en prévenant que si les élections sont encore repoussées, les anti-balaka « ne reconnaîtront plus les autorités de transition » dirigées par la présidente Catherine Samba Panza.

 

Mégaphones et affiches arrachés 

 

À l’intérieur du pays, plusieurs régions de l’est et du nord restent aux mains de mouvements rebelles. L’ex-numéro 2 de la Séléka, Nourredine Adam, déclaré « ennemi public numéro 1 », a prévenu qu’il s’opposerait au vote à Kaga Bandoro (nord), malgré la présence de l’ONU.

 

Dans cette partie du pays, des hommes armés ont arraché les mégaphones et déchiré les affiches d’un groupe de jeunes menant des actions de sensibilisation sur la nouvelle Constitution.

 

C’est loin d’être parfait, mais il faut avancer.

 

« La tenue des élections risque d’être difficile à Kaga Bandoro et dans une ou deux autres localités », a confirmé un diplomate européen, qui relativise car « l’élection se joue principalement à Bangui, dans l’Ouham et l’Ouham Pende » (ouest), les deux provinces les plus peuplées du pays.

 

Lasse de l’interminable feuilleton centrafricain et alors que le petit pays vit sous perfusion de l’aide extérieure, la communauté internationale, France en tête, pousse à ces élections, y voyant une étape nécessaire vers la sortie de crise.

 

« C’est loin d’être parfait, mais il faut avancer sinon les bailleurs de fonds vont se fatiguer », a indiqué une source bien informée, selon laquelle le pays ne sera plus en mesure de payer ses fonctionnaires dès février.

 

Centrafrique : peu d’engouement pour les préparatifs du référendum constitutionnel
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Centrafrique-Presse.com
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 11:08
Déplacés internes : la RCA prévoit une rétrocession

 

 

 

Par Journaldebangui.com - 10/12/2015

 

Le gouvernement centrafricain et l’Onu-Habitat organise depuis le 07 décembre 2015, une réflexion avec l’appui technique du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR)

 

L’objectif général de cet atelier est de renforcer les capacités du mécanisme national de coordination de la RCA, des acteurs du domaine notamment ceux impliqués dans la gestion des conflits liés à la terre et autres biens des personnes de retour, des parlementaires, afin de mieux cadrer la domestication du protocole sur les droits de propriété des personnes de retour et de la vulgariser auprès du public.


Pour Jean Bosco Nzisabira a entretenu les participants s’agissant de la Déclaration "Il faut susciter à l’endroit des décideurs des réflexions sur la gestion des conflits liés aux terres en mettant en place un mécanisme multisectoriel leur permettant de participer et d’être informés sur ces cas de litiges", a-t-il justifié. "Les conflits de terre posent un problème de réconciliation", a-t-il fait savoir.

 

D’après Arsène Sendé, ancien ministre de la justice centrafricain qui a donné une communication sur les expériences centrafricaines des litiges liés aux terres, "dans la conception traditionnelle certains peuples se reconnaissent par leurs terres. S’ils les perdent dans les situations comme celles que vient de connaitre la RCA, cela peut susciter des problèmes dans le pays".


Il a souligné que le Tribunal de Grande Instance de Bangui connait déjà des litiges relatifs aux terres, logements et biens. "En Centrafrique, la gestion des litiges liés aux terres, logements et biens se fait d’abord au niveau des autorités administratives (chefs de village, maires…) et en cas d’échec, ceux-ci sont portés devant les juridictions puissent que ces conflits soulèvent le problème du droit de propriété qui est du domaine civile", a indiqué Arsène Sendé, Magistrat Hors Hiérarchie.


Les responsables des personnes déplacées internes, ceux des ministères impliqués dans la question des conflits des logements, terres et biens et une équipe du Secrétariat Exécutif de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) prennent part à ces échanges à l’Hôtel Ledger Plazza à Bangui.

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 11:04
Allégations de viols par des Casques bleus : Washington veut plus de transparence

 

 

 

http://www.voaafrique.com/ 09.12.2015 17:01

 

Les Etats-Unis ont réclamé mercredi davantage de transparence dans le scandale d'agressions sexuelles qui auraient été perpétrées par des Casques bleus des Nations unies en Centrafrique, exigeant notamment de connaître la nationalité des soldats mis en cause.

 

Cette admonestation de l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power coïncide avec de nouvelles accusations qu'a reçues la mission onusienne en Centrafrique (Minusca) contre des soldats de maintien de la paix qui auraient agressé sexuellement des femmes et des jeunes filles. Cela correspond également à l'audition mardi par la justice française de quatre militaires français sur des soupçons de viols d'enfants en RCA (République centrafricaine) en 2013 et 2014.

 

"Le plus grand défi à nos efforts pour éradiquer l'exploitation et les abus sexuels est peut-être le manque de transparence sur ces allégations", a tonné Mme Power qui témoignait devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, à Washington, faisant le point sur la contribution des Etats-Unis aux missions de maintien de la paix de l'ONU.

 

"Les Nations unies et les Etats membres devraient pouvoir connaître la nationalité des auteurs présumés des faits, l'état de l'enquête, le résultat des procédures disciplinaires ou juridictionnelles et des sanctions imposées par l'ONU", a détaillé la diplomate américaine, regrettant d'avoir "rarement accès à ce type d'informations".

 

Mme Power a dit "applaudir l'engagement du secrétaire général de l'ONU (Ban Ki-moon) de rendre publiques les nationalités d'individus contre lesquels pèsent des allégations crédibles d'exploitation et d'abus sexuels".

 

De fait, promettant une politique de "tolérance zéro", M. Ban avait dénoncé un "cancer dans (son) organisation" et annoncé qu'il "n'hésiterait pas à rapatrier des contingents entiers" de Casques bleus s'ils commettaient des exactions et que leurs pays d'origine ne les sanctionnaient pas. Il avait limogé en août le chef de la Minusca avant de geler les soldes de soldats impliqués dans des exactions.

 

"Nous avons été particulièrement scandalisés par des affaires flagrantes d'exploitation et d'abus sexuels en RCA", a souligné Mme Power.

 

Elle faisait référence à de nouvelles accusations reçues par la Minusca mi-novembre visant des Casques bleus servant en RCA sous pavillon de l'ONU -- peut-être des soldats de la République démocratique du Congo -- et qui auraient agressé sexuellement cinq femmes, dont des mineures et dont certaines seraient enceintes. A la mi-septembre, dix-sept cas d'accusations d'exploitation ou d'abus sexuels visant le personnel civil ou militaire de l'ONU en Centrafrique avaient été signalés à la Minusca.

 

Avec AFP

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Centrafrique-Presse.com
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 23:37

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Unité - Dignité - Travail

 

********

 

CODE DE BONNE CONDUITE DES PARTIS POLITIQUES ET CANDIDAT(E)S AUX ELECTIONS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

 

24 novembre 2015

 

 

NATIONS UNIES

 

Préambule

 

Nous, Partis Politiques légalement constitués et Candidat(e)s légalement reconnus :

 

- Considérant qu’une élection démocratique, libre, juste, transparente et crédible repose sur la stricte observance des dispositions constitutionnelles, légales et réglementaires, sur l’engagement des acteurs du processus électoral à œuvrer au bon déroulement de celui-ci et à rejeter toute initiative visant à le perturber ou à le bloquer ;

 

- Profondément attachés au respect des droits de la personne humaine consacrés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et par la loi N°13.001 du 18 juillet 2013 portant Charte Constitutionnelle de Transition en République Centrafricaine ;

 

- Attachés au respect de la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance de l’Union Africaine dont la République Centrafricaine est signataire ; - Soucieux de garantir la paix et la stabilité politique, économique et sociale en République Centrafricaine pour les générations actuelles et futures ;

 

- Conscients du rôle capital des partis politiques et candidat(e)s dans l’expression du suffrage populaire et dans la mobilisation participative des citoyennes et citoyens ;

 

- Convaincus que l’organisation d’élections transparentes et crédibles en tant qu’exigence démocratique concourt à l’apaisement du climat de notre jeune démocratie;

- Persuadés de la nécessité d’une franche et effective implication de tous les acteurs dans les différentes phases du processus électoral ; - Engagés à la bonne réalisation des échéances électorales prochaines et de celles à venir ;

- Décidons d’adopter le présent Code pour régir nos rapports et comportements en périodes pré-électorale, électorale et postélectorale.

 

3 TITRE I : DU COMPORTEMENT DES PARTIS POLITIQUES ET DES CANDIDAT(E)S SIGNATAIRES DU PRESENT CODE

 

A) - AVANT LES ELECTIONS : Nous, Partis politiques et Candidat(e)s signataires du présent Code de Bonne Conduite, nous nous engageons à :

 

Article 1er : Promouvoir un esprit républicain par l’instauration d’un climat de confiance entre les partis politiques d’une part et entre les autorités compétentes d’autre part.

 

Article 2 : Promouvoir une meilleure participation et un bon positionnement des femmes, des jeunes et des minorités sociales sur les listes de candidatures.

 

Article 3 : Mobiliser nos militant(e)s et l’ensemble des autres citoyens pour s’inscrire sur les listes électorales à temps.

 

Article 4 : Ne pas manipuler les listes électorales par : - L’inscription des électeurs et électrices fictifs ; - Le refus de faire inscrire des électeurs et électrices de partis concurrents ; - La tentative de radiation illégale d’électeurs et électrices de la liste.

 

Article 5 : Assurer notre participation effective aux travaux de l’ANE et de tous ses démembrements (ARE, ASPE, ALE et AACE), et du Cadre de Concertation.

 

Article 6 : Sensibiliser et mobiliser nos militants et les autres citoyens pour le retrait de leurs cartes d’électeurs à temps.

 

Article 7 : Veiller à une distribution régulière des cartes d’électeurs et ne pas subtiliser des cartes d’électeurs à des fins frauduleuses.

 

Article 8 : Ne pas former, armer, financer ou entretenir des milices, des groupes d’autodéfense ou des groupes paramilitaires.

 

Article 9 : Saisir l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et le Cadre de Concertation de toutes difficultés liées au processus électoral et de tout manquement au présent Code aux fins des mesures adéquates pour en faciliter le bon déroulement.

 

B) PENDANT LES CAMPAGNES ELECTORALES :

 

Nous, Partis politiques et Candidat(e)s, nous nous engageons à : 4

 

Article 10 : Mener nos campagnes électorales sur la base de projets de société ou de gouvernement ; Respecter les droits et les libertés de tous les citoyens, des Partis politiques, des candidates et candidats ; Nous abstenir d’entraver la libre circulation des candidats et partis politiques partout où seront organisées les élections, objet du présent Code et à faire campagne en toute sécurité ; Faire connaître nos idées politiques et nos principes ; Respecter le calendrier et le temps de parole octroyé équitablement à chaque candidat pour l’accès aux medias publiques conformément aux dispositions légales et réglementaires.

 

Article 11 : Interdire et interdire à nos militants et sympathisants d’utiliser la violence sous toutes ses formes ; Faire preuve de retenue dans des discours, écrits, attitudes, comportements et respecter les opinions d’autrui ; Lutter contre la violence, l’intimidation, le vandalisme, les voies de fait et tout autre trouble à l’ordre public.

 

Article 12 : Interdire à nos militant(e)s, partisan(e)s et sympathisant(e)s toutes attitudes, tout comportement, tout propos de nature à porter atteinte à la sécurité, à la dignité, à la vie privée, à l’intégrité physique et morale de toutes personnes, ainsi qu’aux biens publics et privés.

 

Articles 13 : Interdire à nos militant(e)s, partisan(e)s et sympathisant(e)s d’empêcher la distribution des prospectus et des dépliants de même que la pose d’affiches des autres partis ou candidats ; de barbouiller ou de détruire les affiches des autres partis ou candidats.

 

Article 14 : Interdire à nos militant(e)s, partisan(e)s et sympathisant(e)s toute attitude, tout comportement, tout propos de nature à porter atteinte à la sécurité et à la protection des journalistes accrédités par les instances habilitées dans le cadre de ce processus électoral.

 

Article 15 : Interdire et dénoncer l’utilisation des moyens de l’Etat, des collectivités territoriales ou des autres démembrements de l’Etat, à des fins de campagne 5 électorale ou de propagande politique ou à l’occasion de manifestations politiques, à compter de l’enrôlement des électeurs.

 

Article 16 : Interdire de faire de la religion, de l’ethnie, du genre et de la vie privée, des thèmes de campagne électorale.

 

Article 17 : Œuvrer au bon déroulement du processus électoral et rejeter toute initiative visant à le perturber ou à le bloquer.

 

C) - LE JOUR DU SCRUTIN :

 

Nous, partis politiques et candidat(e)s, nous nous engageons à :

 

Article 18: Interdire et interdire à nos militants et sympathisants le recours aux manœuvres frauduleuses, à tous moyens visant à empêcher l’électeur d’opérer un choix éclairé et indépendant, l’achat des consciences, et toute opération pouvant pervertir l’intégrité, la qualité et/ou la transparence du processus électoral.

 

Article 19 : Interdire de manipuler, intimider ou corrompre des agents électoraux, des délégués des partis politiques concurrents ou des électeurs par quelque moyen que ce soit.

 

Article 20 : Nous faire représenter dans les bureaux de vote par des militant(e)s bien formés, instruits de leurs devoirs et responsabilités.

 

Article 21 : Organiser des mécanismes de participation à la collecte d’informations fiables au niveau local, sous-préfectoral, régional et national autour des opérations électorales.

 

Article 22 : Veiller à ce que nos représentant(e)s dans les bureaux de vote et dans les différents démembrements de l’Autorité National des Elections (ANE) participent aux opérations sans discontinuer jusqu’à la publication des résultats provisoires par l’ANE et des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle.

 

Article 23 : Dénoncer après vérification, les dérapages, les fraudes et autres irrégularités ou infractions dans le strict respect des dispositions législatives et réglementaires.

 

D) APRES LE SCRUTIN :

 

Nous, partis politiques et candidat(e)s, nous nous engageons à :

 

6 Article

 

24 : Ne pas diffuser les résultats par voie de presse ou tout autre moyen, avant la proclamation des résultats provisoires par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle.

 

Article 25: Accepter les résultats définitifs tels que proclamés par la Cour Constitutionnelle et féliciter le gagnant.

 

Article 26: Recourir au dialogue ou tous autres moyens pacifiques et/ou légaux dans le règlement de nos différends électoraux, avant de recourir à la justice.

 

Article 27 Renoncer à la violence sous toutes ses formes pour régler les contentieux électoraux.

Article 28 : Veiller à l’application et au respect du présent Code de Bonne Conduite par nos militant(e)s et sympathisant(e)s.

 

TITRE II- DU SUIVI DU CODE :

 

Article 29 : Les partis politiques et candidat(e)s signataires du présent Code décident de la mise en place d’une Assemblée Générale (AG) des membres signataires du présent Code de Bonne Conduite.

 

Article 30 : L’Assemblée Générale (AG) est composée d’un(e) représentant(e) dûment désigné par chaque parti politique ou chaque candidat(e) signataire du Code.

 

Article 31 : L’Assemblée Générale a pour mission de veiller au respect des dispositions du présent Code. Elle prend les décisions après consultation des membres et par consensus. Elle met en œuvre l’application du Code et de ses décisions à travers un Comité de suivi.

 

Article 32: Le Comité élabore le projet de son règlement intérieur, le soumet à l’adoption de l’Assemblée Générale.

 

Le Règlement intérieur détermine la Composition, les attributions et les modalités de fonctionnement du Comité de suivi.

 

TITRE III- DES SANCTIONS :

 

Article 33 : Pour tout manquement au présent Code de Bonne Conduite, les partis politiques et candidat(e)s en cause encourent un rappel à l’ordre, un avertissement ou un blâme public prononcé par le Comité national de suivi.

 

Article 34 : Les sanctions relatives à la violation du présent Code se présentent comme suit:

 

7 - Avertissement en cas d’atteinte à l’image des partis politiques ou des candidat(e)s comme acteurs responsables par la violation des articles 1, 2, 8, 11, 15, 16, 19 et 20 du Code de Bonne Conduite notamment ;

 

- Dénonciation en cas d’atteinte à la convivialité et à la saine émulation entre partis politiques par la violation des articles 7, 8, 12, 13, 16 et 20 du Code de Bonne Conduite notamment ;

 

- Blâme en cas d’atteinte de l’intégrité physique ou morale d’autres acteurs politiques, ou des populations par la violation des articles 10, 11, 12, 14,15 et 22 du Code de Bonne Conduite notamment ;

 

- Poursuite judiciaire en cas d’atteinte à la Loi par la violation des articles 4, 7, 8, 11, 12, 13, 16, 20 et 27du Code de Bonne Conduite notamment.

 

TITRE IV - DES DISPOSITIONS FINALES :

 

Article 35 : Le présent Code de Bonne Conduite entre en vigueur dès sa signature ; L’adhésion au présent Code est ouverte à tous les partis politiques et candidat(e)s soucieux d’œuvrer pour la consolidation de la démocratie, au maintien de la paix et à la préservation de l’unité nationale et de la cohésion sociale en République Centrafricaine.

 

Article 36 : Le Code de Bonne Conduite des partis politiques et candidat(e)s ne peut être révisé que sur demande des 2/3 des membres de l’Assemblée Générale des membres du Comité de suivi.

 

TITRE V – DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES :

 

Article 37 : En attendant la mise en place du Comité de suivi visé à l’article 34 ci-dessus, la mission de mise en œuvre et de veille au respect des dispositions du présent Code de Bonne Conduite, sera assurée par le Cadre de Concertation.

 

 Adopté à Bangui, le 24 novembre 2015

 

Les Partis politiques et Candidats participant à l’atelier. 8

 

Ont signé les partis politiques et les candidat(e)s dont les noms suivent :

 

Liste des partis politiques et candidats signataires du Code de Bonne Conduite en République centrafricaine

 

En date du …09/12./ 2015

 

Ont signé :

 

N° PARTIS POLITIQUES/CANDIDATS NOM ET PRENOMS SIGNATURES 

 

 

NDLR : Tous les candidats retenus (30) ont signé ainsi que les leaders de certains partis politiques y compris ceux qui réclamaient il n'y a pas lontemps, l'instauration d'une troisièeme transition

Le texte du Code de bonne conduite qui a été adopté et signé par les candidats
Le texte du Code de bonne conduite qui a été adopté et signé par les candidats
Le texte du Code de bonne conduite qui a été adopté et signé par les candidats
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 23:12

 

 

 

http://fr.aleteia.org/ 

 

LA STAMPA  10 DÉCEMBRE 2015

 

Ex-Seleka et anti-Balakas, en conflit depuis des années, ont arrêté les hostilités pour faciliter la visite du pape. "La trêve tient toujours", assurent des missionnaires sur place. 

 

Un « pacte de non agression » signé à Bangui par les groupes armés de matrice islamique revendiquée et dite-chrétienne, déchirés par des années de lutte, a permis que la récente visite du pape François se passe sans incidents. Au bas du document, les signatures d’Abdoulaye Hissen, chef de l’ex-coalition Seleka (à majorité musulmane) et Maksim Mokom, leader des anti-Balaka (à majorité chrétienne). Et une date gravée dans toutes les mémoires: le 13 novembre, jour des attentats à Paris.

 

Quelques heures avant que l’idéologie fondamentaliste ensanglante les rues de la capitale française, en plein cœur de l’Afrique, dans un pays historiquement lié à la France, deux personnalités influentes de deux milices ennemies signent une trêve. Grâce au patient travail de médiation de la gendarmerie vaticane et de la communauté de Sant’ Egidio, leur engagement a permis au pape d’inaugurer une semaine à l’avance le jubilé de la miséricorde sans incidents et sans risques pour sa sécurité, mais également pour sa suite et les fidèles venus le voir.

 

Lundi 30 novembre, à la sacristie du stade de Bangui, à l’endroit même où le Saint-Père a célébré la messe devant des milliers de jeunes, Hissen et Mokom, dans la plus stricte confidentialité, ont remis leur « pacte de non agression » entre les mains du substitut de la secrétairerie d’Etat, Mgr Angelo Becciu, qui a confirmé à la presse la rencontre et la remise du document. Comme on le sait, les hostilités entre les deux milices, mais surtout l’instabilité dans le quartier musulman PK5 de Bangui, en proie depuis des semaines à des poussées de violences, risquaient de faire capoter la troisième et dernière étape de la visite du pape en Afrique.

 

Le gouvernement français avait fait savoir depuis longtemps qu’il n’aurait pas garanti la sécurité du pape, ni utilisé ses militaires pour le protéger, lui déconseillant alors vivement de mettre un pied à Bangui. Les alertes aux attentats se sont multipliées jusqu’à la veille de son départ pour l’Afrique. Mais François voulait à tout prix y être, manifester physiquement sa proximité au peuple centrafricain. Ainsi, quelques semaines avant son départ, le commandant de la gendarmerie vaticane Domenico Giani, et Mauro Garofalo, le responsable des affaires étrangères au sein de la communauté de Sant’ Egidio – qui avait déjà participé à des opérations de médiation de paix en Centrafrique – ont entamé des négociations sur le terrain.

 

« Avec Luca Cintia, le commissaire de la gendarmerie nous avons monté une petite équipe de quatre cinq personnes et avons eu plusieurs rencontres dans les quartiers les plus sensibles de Bangui », explique Mauro Garofalo à la presse. « Il y avait des problèmes surtout avec le quartier musulman PK5 et certaines parties du parcours que le Pape devait effectuer dans les rues de la capitale, des zones où les anti-Balaka étaient très présents. Nous avons essayé d’expliquer que le pape François ne venait pas en homme politique, mais en messager de paix, et que sa visite était une occasion unique pour la réconciliation du pays. »

 

Abdoulaye Hissen et Maksim Mokom ont donné leur accord. Malgré les fortes tensions qui opposent les deux milices et les esprits échauffés de part et d’autre à l’approche des élections, ils ont accepté la trêve et de la respecter.

 

Le voyage du Pape, y compris sa visite à la mosquée de Bangui, s’est déroulé sans problèmes. Il a été accueilli très chaleureusement. La gendarmerie a pu compter sur la collaboration des militaires de la Minusca, les casques bleus de l’ONU placés sous la direction du général musulman d’origine sénégalaise Keita Balla, et celle des hommes de la direction de la sécurité des nations unies arrivés de New York.

 

De sources locales, il semblerait que la trêve, toujours très fragile, tient toujours. Dans le quartier PK5, la liberté de mouvement des non musulmans se serait améliorée. « Pour les miliciens – explique le représentant de Sant’ Egidio, «  ce fut une occasion de montrer leur bonne volonté ». Selon des déclarations recueillies par l’agence Fides auprès de missionnaires à Bangui, « le climat laissé par le pape François a calmé les esprits. Les réactions, généralement violentes, sont aujourd’hui plus mesurées. La venue du pape a redonné confiance aux gens et permis la reprise de certaines activités économiques ». Il n’y a plus qu’à espérer que le fil de la trêve, qui reste très mince, ne se brise pas.

 

Lu pour vous : Centrafrique : les milices avaient signé une trêve pour la visite du Pape
Lu pour vous : Centrafrique : les milices avaient signé une trêve pour la visite du Pape
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 22:45
COMMUNIQUE DE LA SOUS FEDERATION MLPC-MAROC

 

 

 

La sous fédération MLPC du Maroc invite tous les camarades, alliés, sympathisants et les compatriotes à venir massivement à la chancellerie de l’Ambassade de la République Centrafricaine ce dimanche, 13 décembre 2015 prononcés leurs voix sur le Referendum conformément à l’annonce des dates publiées par l’Autorité Nationale des Elections puis l’Autorité d’Ambassade des Elections du Maroc.

 

Par conséquent, la mobilisation de tous pour un OUİ lors du Referendum est une étape importante pour le renforcement de nos institutions mais aussi dans la marche pour la Réconciliation, le Rassemblement et la Reconstruction portée par notre candidat, le Président Martin ZIGUELE.

 

 

Ensemble nous vaincrons,

Victoire camarades !

Votons tous OUİ !

                                                  Fait à Rabat, le 10 Décembre 2015.

 

                                                  Le Président de la Sous fédération:

 

 

                                         NDILAYEM YANAMADJI Alfred William

 

COMMUNIQUE DE LA SOUS FEDERATION MLPC-MAROC
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 22:07

 

 

 

http://www.lanouvelleexpression.info/  jeudi, Déc 10 2015 par  Edmond Kamguia K

 

La Cour constitutionnelle de transition a  annoncé mardi  la liste des 30 candidats qui participeront à l'élection présidentielle en République centrafricaine(Rca) du 27 décembre 2015. La Campagne électorale est prévue du samedi  12 au vendredi 25 décembre 2015.

 

Sur 44 dossiers  de candidature examinés,  la Cour constitutionnelle de transition en République centrafricaine (Rca) a validé 30 candidatures  et rejeté 14 candidatures, dont celle de l'ancien président François Bozizé, renversé en mars 2013 et sous le coup de sanctions internationales.  Coordinateur général des milices anti-balaka qui sont accusées d’avoir commis d’innombrables exactions sur la population, Patrice-Edouard Ngaïssona a aussi vu sa candidature invalidée, en raison de plusieurs condamnations pénales : «30 candidats participeront à l’élection présidentielle en Centrafrique dont le premier tour est prévu le 27 décembre», a annoncé le mardi  8 décembre 2015 la Cour constitutionnelle de transition.

 

Des poids lourds et des bleus

 

Parmi les candidats dont les dossiers ont été validés par la Cour  figurent en bonne place Martin Ziguelé du Mouvement  de libération du peuple centrafricain(Mlpc),  Anicet-Georges Dologuélé du parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain(Urca),  Abdoul  Karim Meckassoua, candidat indépendant.  Mais aussi Faustin Archange Touadéra comme  candidat indépendant. Martin Ziguélé est un ancien Premier ministreAnicet Georges Dologuélé est Directeur général de la Banque de développement de l’Afrique Centrale (BDAC) à Brazzaville et ancien premier ministre Centrafricain (1999-2001). Abdoul  Karim Meckassoua est un ancien ministre. Faustin Archange Touadéra est un ancien premier ministre Centrafricain (2008-2013).

 

Comme tous les autres acteurs de la Transition qui exercent leurs fonctions au Conseil national de Transition (Parlement provisoire) ou au sein  du gouvernement  de Transition sur la base  de la Charte constitutionnelle de Transition, la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza ne pouvait   être candidate. Catherine Samba-Panza avait  convoqué le 10 novembre 2015 le corps électoral : deux millions de Centrafricains en vue de la tenue du référendum constitutionnel pour le dimanche 13 décembre 2015 et pour le premier tour des élections couplées présidentielles et législatives pour le 27 décembre 2015. Un éventuel second tour de scrutin pourrait être organisé  le dimanche 31 janvier 2016 pour les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix tant pour la présidentielle que pour les législatives.

 

Une femme candidate

 

La Campagne électorale est prévue du samedi  12 au vendredi 25 décembre 2015. Les résultats provisoires du premier tour des élections sont prévus le 1er janvier 2016. Les résultats définitifs : le 21 janvier 2016. La Campagne électorale du second tour si nécessaire du 23 au 29 janvier 2016. Les résultats provisoires du second tour le 5 février 2016. Les résultats définitifs  le 24 février 2016.  Le dépôt des candidatures pour les élections avait été  clôturé le 27 novembre 2015. L’Autorité nationale des élections (Ane) centrafricaine a  enregistré la  quarantaine de candidatures à l’élection présidentielle et plus de 400 dossiers aux législatives entre le 14 et le  27 novembre 2015.  La Cour constitutionnelle avait réaffirmé le droit de vote des réfugiés centrafricains établis au Tchad,  au Cameroun, au Congo et en République démocratique du Congo (Rdc).

 

Une seule femme figure dans la liste des candidats  à l’élection présidentielle. Elle s’appelle Régina Konzi Mongot, professeur d’anglais et  candidate indépendante et ancienne ministre.  Après l’annonce de la Cour constitutionnelle de transition, dont les décisions sont sans appel, le secrétaire général du parti de l’ancien chef de l’État centrafricain, le Kwa Na Kwa (Knk) Bertin Béa déclare  qu’«Il n’y a rien de surprenant. Nous savions que la messe était dite (…). Il y a eu des pressions intérieures et extérieures pour écarter Bozizé. Mais c’est une injustice. Tout le monde sait qu’il est en exil à Kampala et interdit de voyager à cause des sanctions de l’Onu : techniquement il ne pouvait donc pas s’inscrire sur les listes électorales», a souligné Bertin Béa.

 

E.K.K. 

 

 

NDLR : On croyait que le montant de la caution à la présidentielle en RCA qui est de 5 millions de F CFA était trop peu élevé car dans certains pays africains il est 4 ou 5 fois plus important mais vu le nombre de candidats au dossier finalement invalidé par la Cour constitutionnelle, la caution de 5 millions de F CFA a été suffisamment rédhibitoire. On est même effaré d'apprendre de la Cour constitutionnelle que certains candidats qui se croyaient malins, ont même cru devoir remettre dans leur dossier, de faux récépissés du trésor public qui ont in fine été découverts par les magistrats de ladite Cour à qui on ne peut apprendre à faire la grimace. Cette malhonnêteté mérite pourtant des poursuites judiciaires à l'encontre de leurs auteurs mais l'impunité en Centrafrique a la peau dure...!  De même, beaucoup de rigolos qui avaient déclaré leur candidature aux premières heures et depuis belle lurette ont fini par ne même pas déposer de dossier à l'ANE. Ne soyons donc surpris d'apprendre demain qu'ils oseront déclarer ou écrire dans leur CV, qu'ils ou elles ont été "candidat à l'élection présidentielle". Le bluff en Centrafrique, c'est aussi un sport national pour certains ! 

RCA - PRÉSIDENTIELLES : LES CANDIDATS RETENUS SE PRÉPARENT
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