Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 20:05

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-10-16 13:06:16 - Les explications du gouvernement centrafricain, par le biais du Premier ministre Mahamat Kamoun, sur le don fait par l’Angola, l’insécurité, la relance des activités socio-économiques ainsi que les agitations des milices anti-balaka à Bangui et la Minusca, font la Une de la presse centrafricaine de ce jeudi 16 octobre.


Média + titre « Kamoun face à la presse ». En réponse à l'interpellation du Conseil national de transition (CNT) au gouvernement sur le don angolais, « M. Kamoun a confirmé ouvertement qu'il ne s'agit pas de détournement mais plutôt de procédures qui n'ont pas été respectées ». 


«Compte tenu du temps imparti pour la session d'interpellation, c'est aujourd'hui jeudi 16 octobre à 10 heures que le Premier ministre donnera des réponses aux conseillers nationaux de transition », précise Média +.


Cependant, Le Confident estime que « Kamoun n'a pas convaincu : une enquête parlementaire s'impose ». Selon ce journal, le locataire de la Primature n'a pas convaincu le peuple centrafricain en général et les conseillers nationaux en particulier. Puisqu'il s'est « embourbé dans un complot déstabilisateur qui ne dit pas son nom, ourdi contre le gouvernement pour dissiper les velléités de bonne gouvernance ». 


Pour sa part Le Citoyen voit en « L'Angolagate : (un) sujet de discorde inutile entre le parlement de transition et l'Exécutif ».


Et L'Agora de s'interroger « CNT : Va-t-on vers la destitution du gouvernement Kamoun ? »


Pour ce journal, la sécheresse de ton qui a caractérisé le dernier communiqué de presse du CNT ne dissimule en rien la survenance prochaine d'une crise au sommet de l'Etat centrafricain précisément entre le législatif et l'exécutif de transition.

« En principe, si un gouvernement est jugé défaillant dans sa mission, l'organe législatif est autorisé à voter une motion de défiance donc de demander sa destitution. Or dans la charte constitutionnelle de transition une telle disposition n'est pas clairement prévue», a regretté L'Agora.


Sur un tout autre plan relatif à l'insécurité créée par les anti-balaka dans certains arrondissements de Bangui, certains organes de presse ont mis en exergue les agitations de ces miliciens. 


C'est ainsi que Le Citoyen écrit : « Ouango-Bangui : Attaques des anti-balaka contre la population font cinq morts , des blessés et vingt-huit maisons incendiées », Médias + relève à ce sujet : « 7è arrondissement sous la violence anti-balaka » alors que L'Agora titre « 7è arrondissement : les anti-balaka font la pluie et le beau temps dans le fief de Samba-Panza ».


Les motifs de ces violences divergent d'un journal à un autre. « Certains évoquent un refus de la population de d'adhérer aux projets de pillage orchestrés par les anti-balaka, d'autres pensent que « c'est une réprimande à la population qui a bravé les anti-balaka ».


« La Minusca est-elle démissionnaire ou dépassée par les évènements ? » s'interroge Le Confident qui revient sur la conférence de presse, la veille, du général Babacar Gaye, chef de la Minusca.


En dépit de l'assassinat de l'officier pakistanais, la Minusca apporte une réponse molle alors que l'attente de la population reste intacte dans cette véritable jungle qu'est la République Centrafricaine, s'est encore indigné Le Confident face à l'attitude des casques bleus devant cet « océan de banditisme et de criminalité alimenté par les nostalgiques de François Bozize c'est-à-dire les anti-balaka. 

Le même journal remarque que la Minusca assiste impuissante à la mise en œuvre de son mandat consigné dans la résolution 2149.

 

 

http://www.apanews.net/article_read-807129-les-explications-du-pm-centrafricain-sur-le-don-angolais-la-relance-des-activiteenomiques-et-l--inserite-la-une-eangui.html#sthash.ZmLV8yhN.dpuf

 

 

 

 

Centrafrique : le PM interpellé sur les violences à Bangui et la gestion d'un financement angolais

 

YAOUNDE, 16/10/14 (Xinhua) -- Les membres du Conseil national de transition centrafricain (CNT, Parlement provisoire), réunis en session ordinaire mercredi à Bangui, ont interpellé le Premier ministre Mahamat Kamoun sur les violences meurtrières ayant secoué la capitale du pays la semaine dernière, puis la gestion critiquée d'un financement de 10 millions de dollars octroyé par l'Angola.

 

Pendant quatre jours, entre le 8 et le 12 octobre, la capitale de la République centrafricaine (RCA) a été le théâtre d'une nouvelle escalade de violences où plus d'une dizaine de personnes ont été tuées et plus de 40 autres blessées, sans oublier de nombreuses maisons brûlées et incendiées, selon un bilan établi par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

 

Un Casque bleu de nationalité pakistanaise figure parmi les victimes de ces violences par ailleurs à l'origine d'environ 6.500 déplacés, ont en outre rapporté les Nations Unies. Se fondant sur les dispositions de la Charte constitutionnelle adoptée en juillet 2013 après la prise du pouvoir quatre mois auparavant de Michel Djotodia, leader de l'ex-coalition rebelle de la Séléka, les membres du Conseil national de transition ont dit interpeller le Premier ministre Mahamat Kamoun pour des " explications sur cette recrudescence de violence".

 

Du chef du gouvernement d'union nationale et de transition nommé le 22 août par la présidente de transition Catherine Samba- Panza après la démission d'André Nzpayéké suite à l'accord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Congo), les " représentants du peuple" centrafricain affirment aussi attendre des "réponses claires" sur les "mesures prises pour mettre fin à cet état de chose". Ils se sont aussi montrés intéressés par la nature et les modalités de gestion d'un financement angolais de 10 millions de dollars (environ 5 milliards de francs CFA) octroyé aux autorités de transition, en réponse à une demande d'aide d'urgence pour la gestion de la crise.

 

Selon un article publié par le magazine Jeune Afrique, basé à Paris en France, une partie de ces fonds, soit 2,5 millions de dollars (1,25 milliard de francs CFA), est soupçonnée d'avoir " pris une autre direction".

 

Face à l'institution législative provisoire la semaine dernière, selon une source à la présidence, la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, objet d'une campagne d'appel à la démission animée par une partie de la classe politique et des groupes armés comme les ex-Séléka et les milices anti-Balakas, avait déjà pourtant justifié elle-même l'utilisation du "don" angolais.

 

Apparemment, ces explications n'ont pas suffi à convaincre. Pour le CNT, il est question de savoir si l'argent reçu est "un don ou un prêt consenti par les Angolais" et à quelles fins son utilisation a servi.

Les explications du PM centrafricain sur le don angolais, la relance des activités économiques et l'insécurité à la Une à Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 17:25

 

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

 

 

En Centrafrique, le Premier ministre Mahamat Kamoun s’est enfin expliqué hier, jeudi 16 octobre, devant le Parlement provisoire sur ce fameux don angolais de 10 millions de dollars dont une partie a disparu dans la nature. A-t-il convaincu les représentants de la Nation ? Va-t-il avoir sur le dos une commission d’enquête parlementaire ? En ligne de Bangui, le président du Conseil national de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet, répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : jeudi matin, le Premier ministre s’est expliqué devant votre Assemblé sur l’utilisation d’un don angolais de 10 millions de dollars. Est-ce que vous avez été satisfait par ces explications ?

 

Alexandre Ferdinand Nguendet : jeudi, la représentation nationale a suivi les explications fournies par le Premier ministre et 90% des conseillers nationaux qui sont intervenus ont estimé que les réponses ne sont pas satisfaisantes. Nous allons approfondir la réflexion dans le cadre d’une concertation avec tous les conseillers nationaux au début de la semaine prochaine pour voir quelle orientation il faut donner à la suite de ce problème centrafricain.

 

A l’origine de la polémique, il y a le fait qu’un quart du don angolais, soit la somme de 2,5 millions de dollars, n’a pas transité par le Trésor public centrafricain. Est-ce que le Premier ministre vous a dit pourquoi ?

 

Ça, il faut reconnaître que les règles n’ont pas été respectées. Le Premier ministre a avoué que cette somme a été directement gérée au sein du cabinet présidentiel.

 

Donc ces 2,5 millions de dollars seraient partis dans les fonds politiques de la présidence ?

 

Oui. C’est ce que le Premier ministre a expliqué : lorsque cette somme a été octroyée par l’Angola, que la présidence a décidé de l’utiliser comme fonds politique. L’idéal aurait voulu que ça passe par la représentation nationale dans le cadre d’une loi rectificative.

 

Est-ce que le Premier ministre vous a présenté un justificatif de dépenses sur ces 2,5 millions de dollars ?

 

Oui, mais ces justificatifs, c’est ce que nous avons tous lu dans les journaux, ne sont pas convaincants.

 

Alors officiellement en effet, ces deux millions et demi de dollars sont partis dans des fonds politiques de la présidence et de la primature pour financer notamment de futures opérations de désarmement. Est-ce que vous y croyez ?

 

Même si ces fonds ont été utilisés dans le cadre du désarmement, ça coûtait quoi au pouvoir exécutif de respecter la procédure ? C’est-à-dire verser la totalité sur le compte du Trésor avant d’engager toute dépense.

 

Est-ce que vous pensez qu’une partie voire la totalité de ces 2,5 millions de dollars est allée dans les poches de quelques escrocs ?

 

Une concertation sera convoquée et nous allons approfondir les investigations au niveau du Parlement de transition.

 

Le Premier ministre propose la saisie éventuelle de la Cour des comptes. Est-ce que cela vous satisfait ?

 

Cela n’engage que le gouvernement. Il revient au président du Conseil national de Transition, s’il juge nécessaire, de saisir la Cour des comptes qui assiste la représentation nationale dans le contrôle de la gestion des deniers publics de l’Etat.

 

Est-ce que vous allez former une commission d’enquête parlementaire ?

 

L’idée a été émise par une bonne partie des conseillers nationaux. Au début de la semaine, nous allons organiser une concertation afin d’approfondir la réflexion sur la formation de cette commission d’enquête parlementaire.

 

Donc la semaine prochaine, sans doute, sera formée cette commission d’enquête ?

 

A l’issue de la concertation qui sera organisée, la représentation nationale vous le dira.

 

Après avoir été attaqués sur leur gestion, la présidente Catherine Samba-Panza et le Premier ministre Mahamat Kamoun contre-attaquent. Ils accusent une coalition de forces négatives de distribuer de l’argent, des armes légères et même des armes lourdes à une partie de la population de Bangui pour déstabiliser la capitale. Qu’est-ce que vous pensez ?

 

Il appartient au gouvernement d’utiliser les moyens répressifs de l’Etat, de ramener la paix, l’ordre et la sécurité. Il faut agir au lieu de dénoncer. Le peuple veut des solutions et non des dénonciations.

 

Et est-ce que vous pensez comme madame Samba-Panza et le Premier ministre que derrière ces fauteurs de troubles, il y a en effet des forces négatives ?

 

Le pouvoir dispose de moyens pour neutraliser toutes les forces négatives.

 

Et est-ce que vous pensez, comme la présidente, que ces forces négatives vont tenter de la renverser ?

 

Nous savons que les anti-balaka ont donné un ultimatum au chef de l’Etat de transition de démissionner. Après cet ultimatum, il y a eu une rencontre au plus haut sommet de l’Etat, entre la chef de l’Etat de transition et des délégations des anti-balaka.

 

Est-ce vos relations se sont améliorées avec la présidente et le Premier ministre ?

 

Fondamentalement, je n’ai pas de problèmes avec la chef de l’Etat de transition, encore moins avec le Premier ministre. Notre priorité au niveau de la représentation nationale, c’est d’exhorter le gouvernement à faire avancer sa feuille de route pour amener très rapidement le pays sur la voie de la légalité constitutionnelle. En tout état de cause, il faut aller aux élections avant 2016.

 

Donc d’ici la fin de l’année prochaine ?

 

Au plus tard.

 

Et est-ce que vous pensez que la présidente Catherine Samba-Panza et le Premier ministre Mahamat Kamoun sont habilités à rester à leur poste jusqu’à la fin de la Transition ?

 

Mais bien sûr. Catherine Samba-Panza a été élue par le Conseil national de transition. Donc jusqu’à preuve du contraire, elle bénéficie encore de la confiance de la représentation nationale. Nous les exhortons à appliquer la feuille de route tracée par les chefs et de gouvernement de la CEAC [Communauté économique des Etats d'Afrique centrale] qui consiste à redéployer l’administration et à organiser les futures élections générales.

Alexandre Ferdinand Nguendet: «l’Etat doit ramener la paix, l’ordre, et la sécurité»

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 17:11

 

 

 

 

17/10/14 (AFP)

 

Une responsable de l'ONU en Centrafrique a réclamé l'ouverture d'enquêtes sur les violences qui ont secoué Bangui ces derniers jours, faisant une vingtaine de morts dont un casque bleu, dans un communiqué publié vendredi.

 

"Les attaques contre les officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile constituent un manquement grave au droit international humanitaire dont les auteurs et les instigateurs, ne doivent pas rester impunis", a déclaré l'experte indépendante de l'ONU sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum.

 

"De telles violences à l’encontre de ceux qui sont venus aider le gouvernement et le peuple centrafricains ne peuvent être orchestrées et perpétrées que par ceux-là qui tirent et qui ont toujours tiré profit de la souffrance de ce peuple", a-t-elle ajouté, en référence aux groupes armés qui ont mis le pays à feu et à sang depuis un an et demi.

 

"J’exhorte donc le gouvernement, en collaboration avec la Minusca, (force onusienne) à ouvrir des enquêtes afin d’identifier les coupables, de les arrêter et de les traduire devant la justice", a affirmé Mme Keita-Bocoum.

 

Après plusieurs semaines d'accalmie, Bangui a été le théâtre de nouvelles violences qui ont fait une vingtaine de morts, dont un casque bleu pakistanais et plusieurs dizaines de blessés depuis le 8 octobre.

 

Six anti-balaka --milices majoritairement chrétiennes-- qui refusaient d'être désarmés ont été tués mercredi à Bangui lors d'échanges de tirs avec les forces internationales.

 

Ce sont ces milices qui ont paralysé la capitale la semaine dernière, érigeant des barricades sur les grandes avenues, pillant et tuant des civils.

 

Depuis les affrontements de mercredi, le retour au calme se poursuivait vendredi, même si des tirs sporadiques étaient encore signalés ça et là. Les barricades érigées dans les quartiers nord, fiefs des anti-balaka, ont été démontées par les forces internationales (européenne et onusienne), permettant la réouverture de la sortie nord de Bangui.

 

Ainsi, 300 camions et 150 véhicules transportant des marchandises et des voyageurs en provenance du Cameroun, ont pu entrer vendredi dans Bangui, alors qu'ils étaient bloqués à Boali (95 km au nord) depuis le début de la semaine dernière.

 

La Centrafrique, ancienne colonie française à l'histoire jalonnée de rébellions et de coups d'Etat, a plongé dans un chaos sans précédent en 2013 lorsque la rébellion majoritairement musulmane Séléka a pris le pouvoir, plaçant le pays en coupe réglée jusqu'à son départ en janvier 2014.

 

Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, les anti-balaka commettant à leur tour d'innombrables exactions contre la population civile, notamment les musulmans qui ont dû fuir Bangui.

Centrafrique: l'ONU demande l'ouverture d'enquêtes sur les récentes violences à Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 17:09

 

 

 

 

17/10/14 (Organisation de la Presse Africaine)

 

L'Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en République centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita-Bocoum, s'indigne contre les violences enregistrées depuis le 8 octobre en RCA et condamne avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées contre des officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile à Bangui.

 

« Rien ne justifie ces actes odieux et les violences actuelles en RCA au moment même où la communauté internationale a pris des dispositions pour venir au secours du peuple centrafricain à travers la MINUSCA devenue effective depuis le 15 Septembre », a-t-elle souligné.

 

« De telles violences à l'encontre de ceux qui sont venus aider le gouvernement et le peuple centrafricains ne peuvent être orchestrées et perpétrées que par ceux-là qui tirent et qui ont toujours tiré profit de la souffrance de ce peuple depuis des décennies », a déclaré l'Experte indépendante.

 

« Les attaques contre les officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile constituent un manquement grave au droit international humanitaire dont les auteurs et les instigateurs, ne doivent pas rester impunis », a-t-elle poursuivi.

 

Mme Keita-Bocoum encourage le gouvernement, les populations et toutes les parties-prenantes à poursuivre leurs efforts de coopération avec les instances nationales et/ou internationales d'enquêtes compétentes afin d'identifier, de poursuivre et de sanctionner les auteurs et instigateurs de ces actes ignobles constitutifs de crime grave contre les droits des gens.

 

« J'en appelle à ceux qui se livrent à ce genre d'attaques pour leur rappeler qu'ils ont l'obligation de respecter les droits de l'homme en général et le droit international humanitaire en particulier, et de cesser immédiatement toute violence à l'égard des forces de maintien de la paix, du personnel des Nations Unies, des acteurs humanitaires et de la population civile en RCA », a-t-elle dit.

 

J'exhorte donc le gouvernement en collaboration avec la MINUSCA à ouvrir des enquêtes afin d'identifier les coupables, de les arrêter et de les traduire devant la justice», a encore déclaré Mme Keita-Bocoum.

 

La déclaration de l'Experte indépendante intervient alors que les Nations Unies ont subi au total 14 attaques perpétrées par des homme armés entre les 8, 9, 10 et 15 Octobre à Bangui ?dont trois contre trois convois des Nations Unies et ayant couté la mort à deux soldats du maintien de la paix et fait 13 blessés parmi ces soldats. Le nombre des victimes civiles de ces attaques s'élève à plus de 10 morts, 55 blessés et 6500 nouveaux déplacés. Des violences et attaques de cette nature, soit contre les humanitaires, contre les civils ou contre les forces internationales sont aussi rapportées dans les régions de l'intérieur telles que : Dekoa, Bouar, Bambari, Bossangoa.

Seuls ceux qui trouvent un intérêt à la souffrance du peuple centrafricain sont derrière les dernières violences ? l'Experte de l'ONU

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 17:05

 

 

 

CONSEIL NATIONAL DE TRANSTION                        REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

         ---------------------                                                -------------------

                                                                                       Unité- Dignité- Travail

 

 

 

DISCOURS

 

 DE  SON EXCELLENCE ALEXANDRE FERDINAND NGUENDET

PRÉSIDENT  DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION

 

A L’OCCASION DE L’INTERPELLATION DU GOUVERNEMENT SUR LA GESTION DU DON ANGOLAIS

 

(Conseil National de Transition, Bangui  15 octobre 2014)

 

 

  • Monsieur  le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
  •  
  •  Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

 

 

Nous voici aux termes du débat général de ce jour consacré à  l’interpellation du Gouvernement sur la gestion du don angolais et la situation générale du pays.

 

Je me réjouis que cette séance se soit déroulée dans une atmosphère empreinte de cordialité, même si l’on a ressenti de la tristesse lorsqu’à l’unanimité l’on a reconnu que la capitale et ses environs sont bloqués depuis déjà plusieurs jours.

 

  • Monsieur le Premier Ministre,

 

Vous êtes venu ce jour donner devant le Conseil National de Transition les éléments de réponse à ses préoccupations.

 

Nous vous avons écouté avec attention.

 

Nous vous avons entendu et nous avons partagé le sentiment que les principales questions sur la gestion du don angolais n’ont véritablement pas trouvé de réponse.

 

C’est pourquoi, le Conseil National de Transition prend la décision de mettre en place une Commission d’enquêtes parlementaires chargée de faire toute la lumière sur la gestion de ce don, conformément à l’article 23 du Règlement Intérieur du Conseil National de Transition.

 

Sur la question de l’insécurité généralisée qui prévaut en ce moment dans la ville de Bangui, le Conseil National de Transition constate que le Gouvernement n’a pas de visibilité sur les options de rétablissement de l’ordre et de la sécurité dans notre pays.

 

Comment pouvez-vous nous dire que vous ne sauriez à l’instant nous situer sur les actions engagées en vue de sécuriser le pays ainsi que la population ?

 

Une telle déclaration ne peut qu’agrandir l’inquiétude des populations qui attendaient de voir le Gouvernement les sortir de l’impasse sécuritaire dans laquelle elles se trouvent.

 

Nous trouverons donc les moyens de rediscuter de ce problème, combien important, avec le pouvoir exécutif.

 

Pour le reste, je vous informe que la Commission de Contrôle de gestion des ressources financières du Conseil National vient d’être mise en place pour exécuter le mandat que j’ai décliné le 1er octobre 2014 dans le discours d’ouverture de la présente session ordinaire.

 

Après quoi, je saisirai personnellement la Cour des Comptes pour son contrôle de routine, ce conformément aux textes en vigueur.

  •  
  • Monsieur le Premier Ministre,
  •  

 La vie quotidienne des Centrafricains reste un véritable cauchemar, le dernier épilogue en date concerne les évènements des 6ème ; 7ème et 8ème arrondissements où l’on a enregistré des morts et des maisons incendiées.

 

Il est temps, que le Gouvernement se réveille pour envisager avec la MINUSCA, qui fournit déjà beaucoup d’efforts il faut le reconnaitre, les moyens de neutraliser définitivement ceux qui entretiennent l’anarchie dans le pays.

 

  • Monsieur le Premier Ministre,
  •  

Je voudrais pour finir, dire que le Conseil National de Transition a pris note de l’information selon laquelle le Gouvernement serait entrain de tout mettre en œuvre pour payer d’ici le 25 octobre 2014 deux(2) mois de salaires.

 

Il vous exhorte à tenir ce pari pour atténuer la souffrance des fonctionnaires et agents de l’Etat et de leurs familles afin qu’ils puissent servir nos populations dans la dignité.

 

C’est sur ces mots, que je déclare clos le débat général sur l’interpellation du Gouvernement.  

 

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son Peuple.

 

Je vous remercie de  votre aimable attention.

DISCOURS     DE  SON EXCELLENCE ALEXANDRE FERDINAND NGUENDET  PRÉSIDENT  DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 14:19

 

 

 

 

APA-Dakar (Sénégal) - 2014-10-17 12:28:34 - Pour faire face aux menaces islamistes, le continent africain doit mettre en place des bases militaires panafricaines permettant de mutualiser les forces, a préconisé vendredi à Dakar, Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal (2000-2009).


"Il faut aller vers une force africaine de réaction rapide, créer des bases militaires panafricaines devant permettre au continent de mutualiser ses forces", a notamment dit M. Gadio, président de l'Institut panafricain de stratégies Paix-Sécurité-Gouvernance (IPS).


Il s'exprimait au cours d'un atelier sous-régional sur: "Afrique de l'Ouest: quelle politique sécuritaire face aux menaces? " organisé par la Fondation Friedrich Ebert dans le cadre du Forum social africain qui se tient du 15 au 19 octobre à Dakar.

Pour Cheikh Tidiane Gadio, les armées nationales vont fournir des soldats qui vont constituer les bases militaires panafricaines. 


"Après, il faut doter l'Afrique de moyens de guerre suffisants et puissants contre les islamistes. C'est une guerre de longue durée. Nos armées se battent contre des islamistes qui ont plus de dix fois de moyens que chaque Etat africain pris individuellement", a-t-il poursuivi.


Selon lui, l'Afrique est en train de persister dans l'impasse en matière de sécurité avec des paradigmes dépassés car "rien que pour la crise malienne, une réponse africaine serait la meilleure".

 
"Malheureusement, a déploré M. Gadio, la réactivité de l'Afrique a été trop lente. Il y a eu 42 réunions de la CEDEAO sur neuf mois sur le conflit malien pendant que les djihadistes détruisaient, tuaient, mutilaient dans le nord Mali. Cette crise malienne a montré une fois de plus la vulnérabilité de l'Afrique".


L'historien Iba Der Thiam a abondé dans le même sens en appelant l'Afrique à changer de paradigme en ce qui concerne la sécurité et à se libérer progressivement des pays occidentaux. 


"L'Afrique, a-t-il dit, doit se tourner davantage vers l'Amérique du Sud et les pays arabes pour avoir plus de force. Car, en Afrique, tous les présidents qui avaient un langage de rupture avec l'Occident ont été liquidés", a-t-il déclaré.

 

http://www.apanews.net/article_read-807219-cheikh-tidiane-gadio-prenise-des-bases-militaires-panafricaines-pour-lutter-contre-les-islamistes.html#sthash.vtSpK5ZN.dpuf

Cheikh Tidiane Gadio préconise des bases militaires panafricaines pour lutter contre les islamistes

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 14:06

 

 

 

 

17/10/2014 à 11:42  AFP

 

Les forces armées centrafricaines (FACA) vont reprendre du service et patrouiller aux côtés des forces internationales, pour la première fois depuis la chute de l'ex-président François Bozizé en mars 2013, a annoncé un responsable de l'état-major vendredi.

 

"Après les malheureux évènements politico-militaires que notre pays a connus et qui ont conduit à la destruction de notre appareil sécuritaire, les forces armées centrafricaines ont été mises à l'écart", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Bonaventure Désiré Bakossa, sous-chef d'état-major chargé des opérations.

 

"Nous assistons à l'assassinat de la population, à la destruction des maisons. Le sang a été suffisamment répandu. A partir de maintenant, les FACA vont se déployer et vont être placées aux points stratégiques", a ajouté le lieutenant-colonel.

 

"Les FACA vont patrouiller pour permettre la sécurisation de la population (. . . ) aux côtés des forces internationales", a-t-il précisé.

 

Le responsable a également demandé à "tous les militaires de reprendre le chemin des casernes ceci, sans délai, d'observer la discipline et de se mettre aux ordres et de ne pas se mêler au désordre en cours dans notre pays".

 

Un grand nombre de soldats s'étaient dispersés dans la nature depuis la déroute catastrophique qui avait permis aux anciens rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, de prendre le pouvoir à Bangui par la force en mars 2013.

 

Une partie des soldats, privée de solde depuis des mois, était retournée dans leurs villages, tandis que d'autres avaient intégré les milices à dominante chrétienne anti-balaka, qui se sont illustrées par une impitoyable chasse aux musulmans après le départ des Séléka du pouvoir au début de l'année.

 

En février, leur premier regroupement, lors d'une cérémonie officielle en présence de la présidente de transition Catherine Samba Panza, s'était d'ailleurs soldé par le lynchage public très violent d'un homme suspecté d'être un ex-Séléka.

 

Seules la gendarmerie et la police ont été associées aux opérations menées par les forces internationales pour mettre fin aux violences et au banditisme dans la capitale centrafricaine.

 

La Centrafrique, ancienne colonie française à l'histoire jalonnée de mutineries, de rébellions et de coups d'Etat, a plongé dans un chaos sans précédent en 2013 lorsque la Séléka a placé le pays en coupe réglée, jusqu'à son départ en janvier 2014.

 

Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, les milices anti-balaka commettant à leur tour d'innombrables exactions contre la population civile, notamment les musulmans qui ont dû fuir Bangui.

 

La situation s'est nettement calmée avec l'arrivée au pouvoir du régime de transition et le déploiement de troupes françaises, européennes et onusiennes, mais à Bangui, un regain de violences a encore fait une vingtaine de morts ces derniers jours.

Centrafrique: l'armée reprend du service aux côtés des forces internationales

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 08:46

 

 

 

 

http://lepays.bf/     Vendredi 17 octobre 2014

 

La présidente de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza et son Premier Ministre Mahamat Kamoun sont dans l’eau chaude à Bangui. Ils peinent à expliquer devant les membres du Conseil national de transition (CNT), les raisons ayant  prévalu au non-respect de la procédure dans la gestion des 2,5 millions de dollars octroyés par l’Angolais Edouardo Dos Santos.

 

« Y a-t-il eu délit ? », doit se demander le contribuable centrafricain, témoin des faits et gestes de la première Dame dans un Etat centrafricain en déliquescence. Difficile sans doute d’absoudre Catherine Samba-Panza, tout comme on ne peut passer sous silence la forfaiture de ceux qui détournent l’argent que la communauté internationale a envoyé en Sierra-Leone pour aider à lutter contre le virus  Ebola. Mais, devant ce paysage de cadavres, de troubles et de violence, Catherine donne la triste impression d’avoir cherché à s’en mettre plein les poches. Son image de première dirigeante d’un pouvoir en transition, et de femme africaine battante, en sort quelque peu ternie. La faute commise est grave, car elle n’est pas que politique ; c’est aussi une faute morale. C’est en effet sur elle, premier personnage de l’Etat, que repose la réhabilitation de l’administration centrafricaine. On retiendra qu’il y a des situations où l’argent n’apporte pas de solutions véritables. Bien au contraire, il engendre des problèmes. La RCA végète aujourd’hui justement à cause de cette faillite politique et morale dont a toujours fait preuve sa classe politique.

 

Catherine de Bangui n’avait sans doute pas cru un seul instant que le ciel lui tomberait sur la tête, lorsqu’on lui confiait le gouvernail du bateau centrafricain. Aujourd’hui, c’est tout comme, avec les quolibets dont elle est victime.

 

Le drame avec Dame Catherine, c’est l’amateurisme et la naïveté avec lesquels son entourage a géré la manne angolaise. Car, il faut le reconnaître, si elle est la principale utilisatrice de ces fonds, sans doute ne doit-elle pas être totalement au fait de toutes ces procédures technico-administratives dans  lesquelles un honnête citoyen peut se voir embarqué à son corps défendant.

 

Une vraie honte dans cette Afrique où les autorités ne cessent de clamer la pauvreté de nos populations pour justifier leur demande d’aide auprès de pays nantis. Elle aurait dû s’expliquer plus tôt, ce qui aurait eu l’avantage de limiter les critiques. Or, elle attendra que les critiques fusent de toutes parts pour enfin réagir.

 

L’existence des fonds spéciaux est pourtant une réalité dans nos pays. Leur utilisation au sommet de l’Etat est aussi bien connue de ceux qui ont un minimum de connaissance du fonctionnement de notre administration publique, tributaire de certaines pratiques héritées de la colonisation. Toutefois, il faut en convenir, à Bangui, on a fait preuve de légèreté. Les agissements du pouvoir central à Bangui traduisent le mépris et le détachement dont font montre les élites politiques africaines, face aux souffrances qui perdurent au niveau du citoyen lambda. C’est le fruit de cette culture de l’impunité qu’on ne voudrait pas voir se généraliser à l’ensemble du continent.  

 

 Catherine Samba-Panza aura   prêté le flanc

 

 Jeter la pierre à la première dame de Centrafrique, n’est-ce pas aussi indexer la mal gouvernance à l’échelle du continent ? Dans la plupart de nos républiques bananières, il y a en effet manque de rigueur et de transparence dans l’utilisation des deniers publics. Parmi les gouvernants et ceux qui ont en charge la gestion des ressources nationales, rares sont ceux qui se préoccupent   de l’existence ou non de délits d’initié ou d’abus de biens sociaux. Péché originel donc, que celui qui vient d’être commis à Bangui, si les présomptions de culpabilité sont fondées. Catherine Samba-Panza risquerait alors d’être disqualifiée pour conduire la réhabilitation de l’Etat centrafricain. Pour avoir mordu indûment à l’appât du gain, elle a contribué à fragiliser le peu de crédibilité que son équipe avait réussi, non sans peine, à concocter au fil du temps. Dans le contexte de non droit qui est celui de la RCA d’aujourd’hui, elle aura finalement prêté le flanc à tous ceux qui s’opposent à son avènement à la tête du pays. Comme les anti-balakas qui ont beau jeu aujourd’hui de se faire passer pour des gens soucieux d’un minimum de transparence.

 

Des faits enregistrés à Bangui, il faut tirer  leçon car de telles pratiques ont cours presque partout dans nos républiques bananières. Il y a toujours de l’argent mais   pas pour tout le monde. Ceux qui en disposent, parce qu’ils sont aux avant-postes, doivent tout de même veiller à l’utiliser à bon escient. Les divers rongeurs du bien public agissent en parfaite connaissance de cause. Très affairés, ils disposent d’un vaste réseau de complices qui ont  tout aussi intérêt à entretenir et à transmettre le rituel  « ça a toujours été comme ça », « même votre prédécesseur agissait ainsi ! ».

 

Oser les affronter seul, signifie parfois prendre des risques bien inutiles, des gens insoupçonnés pouvant se trouver dans l’échafaudage. Le labyrinthe est bien entretenu, et le système fonctionne et se perpétue tant qu’il ne vient à l’esprit de personne de briser l’omerta qui règne dans le milieu. Ainsi, se perpétue la race des prédateurs des économies nationales.  L’Afrique d’aujourd’hui qui fait de la transparence un credo, devrait absolument revoir la gestion des fonds spéciaux et autres caisses noires attribués aux principaux dirigeants.

 

La vie de l’Etat est ainsi faite en Afrique où les charançons sont parfois là où on s’attend le moins. En tout cas, l’occasion aura ainsi été donnée aux Anti-balakas, ces groupes armés sans scrupules et dont les mains sont tâchées de sang, de s’ériger en donneurs de leçons de morale et de se faire les porte-voix de la bonne gouvernance. Catherine Samba-Panza qui se bat pour chercher des subsides au profit de l’Etat centrafricain, devrait faire beaucoup attention. Etant donné justement le dépérissement de l’Etat et l’‘existence d’ogres en son sein, elle devrait agir de manière à éviter le chapeau qu’on voudrait lui faire porter. La double faute qu’elle vient de commettre  pourrait bien compromettre le pouvoir angolais. Par ces temps de scrutin, l’opposition pourrait inviter le président Dos Santos à s’expliquer, ce qui inciterait d’autres gouvernements amis à plus de réserve.

 

Finalement, la première Dame de Centrafrique se sera comportée comme les autres, dans une Afrique où nombre de dirigeants font de l’Etat et du bien public leur propriété personnelle. Dans son cas en particulier, son entourage aura fait preuve d’un amateurisme vulgaire et d’une négligence coupable.   Le mérite d’une telle déconvenue, ce serait au moins d’en profiter pour faire observer encore plus de rigueur et de transparence dans la gestion des fonds publics dans nos pays.

 

« Le Pays »

 

Lu pour vous : GOUVERNANCE ECONOMIQUE ET FINANCIERE EN RCA : Catherine Samba-Panza comme ses prédécesseurs

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 08:44

 

 

 

 

 

Jeuneafrique.com  17/10/2014 à 08:38 Par Vincent Duhem

 

Pour l'ex-Premier ministre et futur candidat à l'élection présidentielle centrafricaine Anicet Dologuélé, le gouvernement centrafricain pèche par manque de transparence dans sa gestion et par son absence de concertation.

 

Premier ministre de 1999 à 2001 et ancien président de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (Bdeac) jusqu'en février 2010, Anicet-Georges Dologuélé, 57 ans, sera le candidat de l'Union pour le renouveau centrafricain (Urca) lors de la prochaine élection présidentielle. Il réagit aux révélations de Jeune Afrique sur la gestion du don de 10 millions de dollars accordé par l'Angola.

 

JEUNE AFRIQUE : La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a assuré que l'argent donné par l'Angola avait "été utilisé pour assurer la sécurité du pays et la défense de la politique du chef de l'État". Ces explications sont-elles suffisantes ?

 

Anicet Dologuélé : Pas vraiment. Les Centrafricains et la communauté internationale méritent des explications claires. Il faut que les sommes dépensées soient justifiées et les opérations identifiées. Le pays est sous perfusion, et l'utilisation de chaque centime est surveillée par les donateurs et par la population.

 

Êtes-vous inquiet du retour de la violence à Bangui et de la façon dont les autorités de transition gèrent la situation ?

 

Les violences s'expliquent par le manque de confiance de la population envers ses institutions et ses représentants. Et les difficultés du gouvernement résultent d'un déficit de communication et d'une insuffisance de concertation avec les acteurs politiques. L'affrontement entre le chef de l'État et Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du Conseil national de transition (CNT), n'est pas sain. Il doit cesser ! La transition doit se dérouler dans un climat serein en attendant les élections. Catherine Samba-Panza n'est pas assez à l'écoute. J'espère qu'elle entendra le mécontentement de la population et de la communauté internationale.

 

La transition devrait prendre fin en février 2015, mais il semble que ce délai ne sera pas tenu...

 

Ce n'est pas une surprise : le décret régissant les activités de l'Autorité nationale des élections [ANE] a seulement été signé en juin, soit six mois après sa création. Les premiers salaires de ses membres n'ont été payés qu'il y a trois semaines, et le milliard de francs CFA qui devait être mis à la disposition de l'ANE par l'État n'a toujours pas été débloqué. De plus, les questions du mode d'enrôlement des électeurs, de la biométrie, du couplage présidentielle-législatives et des déplacés n'ont toujours pas été tranchées. Enfin, la charte constitutionnelle de transition empêche ses acteurs de se présenter aux élections. Il ne faut surtout pas la modifier.

 

L'ex-président Michel Djotodia dit vouloir revenir au pouvoir. Lui, comme François Bozizé, ont-ils encore leur place à Bangui ?

 

Le président Djotodia a montré qu'il n'avait ni l'expérience ni la capacité de diriger un pays. Comme tous les Centrafricains, il a des droits et des devoirs. À ce titre, il a des comptes à rendre sur la souffrance que son passage à la tête du pays a engendrée. Tous ceux qui ont du sang sur les mains doivent être traduits en justice. Si c'est le cas des anciens présidents Bozizé et Djotodia, ils doivent être jugés et condamnés. Cela dit, la Centrafrique est leur pays et je ne peux pas les empêcher d'y vivre.

________

 

Propos recueillis par Vincent Duhem

Lu pour vous : Interview  Centrafrique - Anicet Dologuélé : "Samba-Panza n'est pas à l'écoute"

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 03:48

 

 

 

 

Par RFI 17-10-2014 à 10:19

 

En Centrafrique, pour la deuxième journée consécutive, le Premier ministre était jeudi 16 octobre devant les membres du CNT, le Parlement de transition. Après avoir été interpellé mercredi sur la situation sécuritaire du pays et sur l'utilisation de 2,5 millions des 10 millions de dollars du don angolais, Mahamat Kamoun est donc revenu ce jeudi sur cette affaire de corruption. Mais il n'a pas convaincu.

 

Sommé de s'expliquer sur la gestion d'une partie du don angolais, Mahamat Kamoun a suivi la ligne déjà initiée par la présidence. Sur les 2,5 millions de dollars utilisés par les autorités de transitions, sans qu'ils passent par la case Trésor public, il affirme à la tribune : « Ce sont des institutions de la République qui ont bénéficié de ces fonds. Il n’y a pas eu détournement, il n’y a pas de malversation financière ».

 

Le chef du gouvernement, qui a d'emblée mis en doute l'impartialité d'une éventuelle commission d'enquête, a recommandé la saisine de la Cour des comptes. Interpellé également sur la situation sécuritaire qui prévaut actuellement à Bangui, Mahamat Kamoun a indiqué que le gouvernement prenait des mesures et qu'il reviendrait devant le CNT pour en parler.

 

Sur ces deux questions, le Premier ministre n'aura pas convaincu. Dans sa conclusion, le président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet, a donc annoncé la création d'une commission d'enquête sur les fonds angolais litigieux. Commission qui doit encore faire l'objet de débats la semaine prochaine. Sur la situation à Bangui, il a estimé que le manque d'informations fournies par le Premier ministre ne pouvait « qu'agrandir l'inquiétude des populations ».

 

Rupture consommée avec la tête du CNT

 

« Le CNT constate que le gouvernement n'a pas de visibilité sur les options de rétablissement de l'ordre et de la sécurité dans notre pays », a-t-il déclaré. Sur le plan politique, avec cette commission d'enquête, Alexandre Ferdinand Nguendet , en guerre ouverte avec la présidence, a trouvé un moyen de faire durer un débat dont l'Exécutif a bien du mal à se dépêtrer.

 

Un point positif : le CNT a salué l'annonce gouvernementale de mettre tout en œuvre pour payer deux mois de salaire d'ici le 25 octobre.

RCA: le Premier ministre Mahamat Kamoun ne convainc pas le Parlement (RFI)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com