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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 12:49

 

 

 

 

RFI  30/04/14

 

L'attaque de l'hôpital de MSF à Boguila, dans le nord-ouest du pays, suscite des réactions gênées au sein de l'ex-rébellion, l'ex-Seleka, dont certains éléments sont mis en cause. Les différents interlocuteurs que RFI a pu joindre chez les ex-rebelles oscillent entre le démenti catégorique et la condamnation des combattants qui ont semé la mort.

 

Cette diversité de points de vue vient rappeler à quel point ce mouvement est éclaté. Le rallye meurtrier d'éléments de l'ex-Seleka dans le nord du pays place dans l'embarras les officiers de l'ex-rébellion. Certains opposent un démenti formel à une implication de l'ex-Seleka, comme le colonel Adam Ali, présent dans le nord du pays : « ce n'est pas nous, assure-t-il. Nous sommes innocents. Nous collaborons toujours avec les humanitaires. »

 

Le général Issa Issaka, l'ancien chef d'état major de l'ex-Seleka est lui à Bangui. Il reconnait qu'il ne contrôle pas les éléments du nord du pays, mais tient à se démarquer de ce qui s'est passé à Boguila : « Nous n'acceptons pas ce genre de comportement. Nous sommes là pour attendre le processus du gouvernement. Nous demandons à tous nos hommes de se mettre dans le cadre. »

 

Le général Mohamed Dhaffane, l'un des fondateurs de la Seleka condamne lui aussi l'assassinat des chefs traditionnels et des humanitaires à l'hôpital de MSF : « Nous condamnons cela avec vigueur parce que nous ne pouvons pas accepter que l'on tire sur les populations civiles. L'enquête est faite et nous allons demander à nos éléments de nous fournir des éléments précis sur ce qui s'est passé. Certains éléments ne relèvent pas du commandement de l'ex-Seleka. »

 

Difficile à vrai dire d'obtenir une parole unique sur ce qui s'est passé à Boguila. Plus que jamais, l'ex-Seleka est un mouvement éclaté incapable de se reconnaitre dans un seul chef. Certains groupes ont même des intérêts contradictoires au sein d'une même localité.

 

Une nouvelle attaque signée anti-balakas

 

Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés a confirmé ce mardi 29 avril que le convoi transportant 1 300 musulmans venus du quartier du PK12 à Bangui a été attaqué, ce lundi, sur sa route vers le nord du pays. L'attaque a fait deux morts et six blessés. Selon le HCR, des miliciens anti-balaka ont jeté une grenade sur les camions qui transportaient les déplacés.

 

Pour Fatoumata Lejeune-Kaba, l'une des porte-paroles du HCR : « Cette attaque de lundi, que le HCR condamne fermement, montre à quel point ces populations musulmanes sont vulnérables par rapport à la violence inter-communautaire qui sévit en ce moment en République centrafricaine. »

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140430-RCA-seleka-anti-balaka-at...

 

Attaque de l'hôpital de MSF en RCA: l'ex-Seleka nie toute implication

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Centrafrique-Presse.com
30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 11:44

 

 

 

 

Le Monde  30/04/14

 

L'attaque perpétrée samedi 26 avril à Boguila, dans l'enceinte même d'un hôpital géré par Médecins sans frontières (MSF), résonne comme un sinistre rappel de l'insécurité qui perdure en République centrafricaine. Selon le bilan établit par MSF, seize personnes ont été assassinées, dont trois employés locaux de l'organisation, et six autres ont été blessées.

 

« Une quarantaine de chefs de quartiers et de villages que nous avions sollicités s'étaient réunis pour des discussions à l'hôpital. Ils étaient assis devant la salle de consultation externe lorsqu'un groupe d'ex-Séléka est arrivé et a tiré sur la foule. Il y a eu des actes de pillage en ville et dans nos locaux, mais on ne connaît pas encore les raisons de ces assassinats qui ont visé des civils désarmés », raconte Sylvain Groulx, l'un des chefs de mission de MSF en RCA. L'ONG, dont le personnel avait déjà été pris pour cible dans cette localité située à 450 kilomètres au nord de Bangui, a suspendu ses activités dans la zone.

 

Si le général Mohamed Dhaffane, le nouveau président de la Séléka, rejette toute implication d'éléments sous ses ordres dans cette tuerie, selon plusieurs sources les assaillants étaient bien des membres de l'ex-coalition rebelle qui les jours précédant cette attaque se sont rendus coupables d'exactions dans les localités environnantes. Depuis qu'elle a abandonné le pouvoir le 10 janvier, sous la pression internationale, la Séléka s'est atomisée, les multiples chefs de guerre qui la compose se sont autonomisés.

 

DÉSUNION DANS LES DEUX CAMPS

 

« Cette attaque nous fait craindre un retour en force de la Séléka dans la partie ouest du pays, alors que ses combattants étaient jusque-là dispersés dans l'est», s'inquiète Jean-Jacques Demafouth, l'un des proches conseillers de la présidente Catherine Samba-Panza. « La Séléka n'existe plus. Il y a des chefs qui se sont ralliés au nouveau gouvernement, d'autres qui sont dans la nature et des bandits armés qui, parce qu'ils sont musulmans, se voient coller l'étiquette de Séléka », estime pour sa part un diplomate d'Afrique centrale en poste à Bangui. Une source militaire française considère quant à elle que l'alliance des divers groupes rebelles formée pour conquérir le pouvoir a éclaté et que les mouvements pré-existants sont en train de se reconstituer sous leur forme initiale.

 

La désunion est également palpable dans le camp opposé. Les milices anti-balaka, qui avaient trouvé un terrain d'entente pour mener la guerre contre la Séléka et bouter Michel Djotodia hors de la présidence, forment un ensemble hétéroclite, sans agenda politique clair. « Il y a ceux qui combattent pour le retour de Bozizé, les groupes d'auto-défense qui se battent pour leur communauté, les militaires qui veulent retrouver une place et désormais beaucoup de délinquants opportunistes qui profitent de la situation pour piller leurs voisins », analyse un observateur étranger.

 

A Bangui, l'insécurité n'a pas été totalement jugulée mais elle a été considérablement réduite. La fuite massive des populations musulmanes a privé les anti-balaka de boucs émissaires sur lesquelles ils exerçaient leurs vengeances, mais l'absence de redémarrage économique fait le lit du banditisme. En revanche, en province, les populations vivent toujours sous le joug des groupes armés.

 

Dans l'ouest du pays, des milliers de musulmans survivent prisonniers dans des enclaves, constamment à la merci d'une agression. Lundi après-midi, un convoi de près de 1300 musulmans qui avaient quitté Bangui la veille pour se réfugier dans le nord centrafricain a été la cible d'une attaque. Deux personnes ont été tuées et six autres blessées par les anti-balaka, selon les forces africaines de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique).

« PERSONNE POUR FAIRE DE LA POLITIQUE »

 

Les forces africaines et les soldats français de l'opération Sangaris ont étendu leur déploiement, notamment dans l'est du pays mais leurs effectifs demeurent encore largement insuffisants pour sécuriser l'ensemble du territoire centrafricain. Le départ des soldats tchadiens, dont la présence était contestée par une large partie de l'opinion centrafricaine, a fragilisé encore un peu plus les communautés musulmanes, dont ils étaient les principaux protecteurs. Selon les Nations unies, plus de 600 000 personnes sont aujourd'hui déplacées à l'intérieur des frontières de la RCA et 338 000 ont trouvé refuge dans les pays voisins.

 

Plus de trois mois après son arrivée aux commandes d'un état centrafricain en totale déliquescence, Catherine Samba-Panza tarde à imposer son autorité. « Il est vrai qu'elle manque de moyens et que les promesses de fonds n'arrivent pas, mais elle n'a pris aucune mesure forte pour enclencher un processus de réconciliation », déplore un diplomate. « Son premier ministre est invisible. Il y a trop de technocrates et personne pour faire de la politique. Elle a pris un ministre de la défense qui fait partie de ceux qui ont été vaincus l'an dernier par la Séléka et un chef d'état-major qui était aux côtés d'Ange-Félix Patassé quand il a été renversé par François Bozizé [en 2003]. Comment voulez-vous que ces gens soient respectés par les belligérants ? », souffle un ancien ministre.

 

A Paris, une source officielle évoque « une erreur de casting », Catherine Samba-Panza n'étant, selon elle, ni le premier choix ni de François Hollande, ni celui du Congolais Denis Sassou Nguesso ou du Tchadien Idriss Déby. D'autres observateurs se montrent moins acerbes. Tous concèdent en revanche leur incapacité à déterminer vers quel cap navigue la République centrafricaine.

 

Cyril Bensimon

Lu pour vous : L'attaque de hôpital de Boguila, symptôme d'une insécurité qui perdure en Centrafrique

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 22:56

 

 

 

 

par RFI  29-04-2014 à 10:40

 

En Centrafrique, les événements du samedi 26 avril dans le nord-ouest du pays s’éclaircissent. Dans un communiqué, l'ONG Médecins sans frontières (MSF) a expliqué que seize personnes avaient été tuées à l'hôpital de Boguila par des éléments de la Seleka. Selon des informations recueillies par RFI, d'autres civils ont par ailleurs été assassinés sur la route.

 

Les Seleka qui ont attaqué Boguila avaient déjà semé la mort avant d'arriver à l'hôpital de Médecins sans frontières. Béatrice Epaye, qui représente la préfecture de l'Ouham au sein du Parlement de transition, a reçu ces dernières heures des appels de différentes localités situées sur leur route : « Partis de Batangafo, ils ont suivi la route de Kambakota. Dans le village Boningi, ils ont tué deux personnes. Après ils sont arrivés à Bodjomo et ont tué quatre personnes, dont deux catéchistes de l’église catholique ».

 

A Boguila, selon MSF, un groupe de Seleka est allé racketter les populations au marché. Un autre est venu à l'hôpital, à la recherche d'argent et de matériel. Il y a trouvé une quarantaine de leaders communautaires venus pour une réunion sur l'accès aux soins. Tarak Bach Baouab, de MSF Hollande : « Leur objectif était donc d’organiser un hold-up en fait de l’hôpital MSF. Nous n’avons pas tous les détails, mais il y a eu une fusillade dans une partie de l’hôpital. Une fois que cette équipe d’hommes armés s’est retirée, nous avons donc trouvé seize civils assassinés qui incluaient trois membres de l’équipe de Médecins sans frontières sur place à Boguila ».

 

Qu'ont fait les Seleka après avoir quitté Boguila ? Le chef d'un des groupes politico-militaires de la région, le commandant Armel Sayo de Révolution justice, dit qu'ils sont allés jusqu'à Bémal, près de la frontière avec le Tchad : « Ils sont arrivés à Bémal au petit matin du dimanche avec un renfort d’hommes armés, des Peuls. Ils sont entrés dans Bémal ». Et selon Armel Sayo, ces éléments de la Seleka sont toujours sur place.

RCA: traversée meurtrière de l’Ouham par d’ex-Seleka

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 22:36

 

 

 

« On peut dire que les membres disparates de l’ancienne coalition Seleka reprennent des forces sur une ligne qui traverse la RCA du nord-est vers le sud-ouest. On sent que les tensions sont de plus en plus fortes entre les ex-Seleka qui se réarment et des anti-balaka qui sont toujours très présents. Donc, il y a une ligne de front qui est particulièrement inquiétante sur cette diagonale-là. »

 

Au nord-ouest de la Centrafrique, depuis quatre jours, une colonne de tueurs sème la mort et la désolation sur son passage. Samedi 26 avril, à l’hôpital de Nanga Boguila, cette bande armée a froidement assassiné seize civils centrafricains, dont trois employés de l’ONG Médecins sans frontières (MSF). Le Français Alain Coutand est le directeur des opérations de l’ONG Action contre la faim pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’ouest. Il connait bien cette région et témoigne au micro de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : La tuerie de Nanga Boguila, est-ce un pillage qui a mal tourné ou un crime planifié ?

 

Alain Coutand : C’est actuellement très difficile à dire et aucune option n’est a priori à rejeter. Ça semble relativement planifié malheureusement et c’est extrêmement préoccupant pour la suite des opérations. Le nord de Bossangoa, jusqu’à la frontière du Tchad, c’est une zone qui est particulièrement tendue et sur laquelle des actions peuvent avoir lieu à chaque moment. [Une frontière] que nous connaissons bien puisqu’on y travaille depuis des années.

 

Dans son communiqué d’hier soir, MSF accuse des membres armés de l’ex-Seleka. Peut-on parler d’un retour en force des combattants de l’ancienne rébellion ?

 

Depuis quelques jours et quelques semaines en tout cas, on peut dire que les membres disparates de l’ex-Seleka reprennent des forces sur une ligne Paoua-Boguila-Bouca-Bambari, qui traverse du nord-est vers le sud-ouest. On sent que les tensions sont de plus en plus fortes entre des ex-Seleka qui se réarment, des anti-balaka qui sont toujours très présents. Donc il y a une ligne de front qui est particulièrement inquiétante sur cette diagonale-là.

 

Mais il y a déjà des humanitaires qui ont été tués dans cette région l’année dernière, non ?

 

Deux personnes ont été tuées à Bossangoa, deux personnes de l’ONG Acted, en juin 2013. A l’époque, la zone était occupée par les ex-Seleka. C’est une zone où être humanitaire n’est pas une protection et on le sait. C’est une zone extrêmement dangereuse.

 

Là où les trois humanitaires de MSF ont été tués, le lieu était clairement identifié. Il y avait le drapeau MSF…

 

Le lieu était identifié, les personnes étaient identifiées comme telles, les gens qui ont sans doute envahi la base le savaient. C’est une preuve supplémentaire qu’il n’y a pas de protection pour toutes nos activités.

 

Est-ce qu’au contraire, il n’y a pas volonté de donner à ce crime le maximum de publicité ?

 

Eventuellement, ce qui serait encore plus inquiétant dans une volonté de déstabiliser encore plus la région, de refroidir encore plus les ardeurs des acteurs humanitaires de venir en aide à toutes les populations. Si c’est ça le signal, oui c’est un point marquant dans la crise de la RCA.

 

Dans cette région, nous sommes dans une zone où se côtoient beaucoup de chrétiens et de musulmans, non loin de la frontière tchadienne. Est-ce que c’est une zone à risque ?

 

C’est une zone à risque traditionnellement en Centrafrique depuis des années puisque c’est une zone aussi où se confrontent différentes ethnies, mais aussi des nomades peuls avec des gens plus sédentaires. La ligne de fracture n’est pas seulement religieuse, mais elle est aussi traditionnelle par rapport à des zones de pâturage. Donc c’est exacerbé par des mouvements de population musulmane, les exactions depuis décembre 2012 d’un côté et des cycles de représailles de l’autre.

 

Donc au sud du Tchad, cette bande est le lieu de pas mal de convoitises de différents groupes. Elle a toujours été convoitée justement pour des problématiques d’éleveurs et de nomadismes.

 

Dans cette région, il y a très peu de soldats des forces africaine et française, Misca et Sangaris. Est-ce que ces deux forces internationales ont commis une erreur tactique en n’y envoyant pas suffisamment de troupes ?

 

Difficile à dire tant les enjeux de répartition des troupes sur un pays aussi grand que la RCA, avec aussi peu de troupes [sont importants]. Comment couvrir toutes les zones où il y a potentiellement des exactions ? Je ne pourrais pas me prononcer. Il est clair en tout cas que les forces internationales présentes ne permettent pas de couvrir toutes les zones et que malheureusement d’autres zones actuellement de la RCA pourraient donner lieu à ce même type d’exactions.

 

Ce dimanche, avec plusieurs autres ONG, Action contre la faim a facilité le déplacement de quelque 1 300 musulmans de la ville de Bangui vers le nord du pays. Mais apparemment le gouvernement centrafricain n’est pas du tout content. Il affirme qu’il n’a pas été consulté et que ces re-localisations risquent de couper le pays en deux…

 

Notre position, c’est que les enjeux humanitaires doivent primer, notamment si c’est la volonté des personnes en question. C’est le cas : de nombreux musulmans étaient et sont en danger actuellement sur Bangui et c’était leur volonté de vouloir être évacués. Nous n’avons pas facilité, parce que ce n’est pas notre rôle, mais nous avons porté leur message. Et c’est notre rôle de porter le message de ces gens qui se sentent extrêmement en danger dans des zones enclavées de Bangui.

 

Pourtant, ça ne doit pas être pris comme une solution sur le long terme. Et nous entendons tout à fait les messages politiques qui sont de dire qu’il faut continuer à travailler sur la réconciliation. Ce sont des propositions temporaires qui doivent permettre aux esprits de se calmer, de retrouver des espaces de dialogue et nous l’espérons in fine de permettre le retour de ces populations si elles le désirent et dans des conditions qui soient dignes.

 

Mais est-ce que qu’à court terme, ce type d’opérations n’accentue pas la partition religieuse du pays et ne met pas à mal la réconciliation ?

 

Je ne le pense pas. La réconciliation ne peut se faire que sur des bases saines, de dialogues, d’entente communautaire. Actuellement lorsque vous avez quelques centaines de personnes qui se sentent en danger de mort, - et avec des preuves puisque de nombreux morts ont été répertoriés dans ces quartiers de Bangui depuis des semaines -, il n’y a pas de possibilité de dialogue, de réconciliation. Ce n’est pas le bon moment. Le bon moment, c’est de sauver des vies parce que c’est leur demande, encore une fois.

 

Après le drame de Nanga Boguila, est-ce que ACF va retirer ses humanitaires de Centrafrique ?

 

Absolument pas. Nous restons en Centrafrique et nous resterons à Bossangoa à quelques dizaines de kilomètres au sud de Boguila. Nous faisons notre métier d’humanitaire et nous sommes absolument de tout cœur avec MSF sur ce qui vient de se passer, mais nous restons solidaires de la communauté humanitaire, et nous resterons. Sans céder à la peur mais tout en gardant une extrême prudence dans notre gestion de la sécurité.

 

 

Drame de Boguila : Alain Coutand, directeur des opérations de l’ONG ACF

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:53

 

 

 

 

 

29/04/2014 à 14:29 Par Jeune Afrique

 

Particulièrement visé par la critique, le gouvernement centrafricain du Premier ministre André Nzapayéké devrait prochainement subir un profond lifting.

 

Mécontente du travail d'une partie du gouvernement d'André Nzapayéké, Catherine Samba-Panza, la présidente de la transition, devrait procéder rapidement à un remaniement - peut-être à la fin de ce mois, à l'occasion de ses cent jours à la tête de l'État centrafricain. Plusieurs ministres importants devraient faire leurs valises. Des changements au sein de son cabinet sont également attendus.

 

C'est dans cette perspective que la présidente de transition multiplie depuis le 17 avril les consultations. Des représentants de l'ex-Séléka et des anti-balaka, des responsables des différents partis et des membres de la société civile ont été tour à tour reçus au palais présidentiel.

 

Ce remaniement pourrait être annoncé le 5 mai à l'occasion d'un discours à la nation.

Lu pour vous : Centrafrique - Gouvernement centrafricain : remaniement en vue

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:45

 

 

 

 

 

 

Bangui, 29 av (ACAP)- Mme la ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale chargée des Pôles de développement Mme Florence Limbio, l’Ambassadeur Haut Représentant de la République Française, M. Charles Malinas et le Directeur de l’Agence Française pour le Développement (AFD) en charge de la République Centrafricaine, M. Hervé Canon ont procédé à la signature d’une convention d’aide budgétaire d’un montant de six millions d’Euros, soit près de 4 milliards de francs, lundi 28 avril 2014 à Bangui.

 

Cette subvention accordée à la République Centrafricaine financera une partie des dépenses inscrites au budget de l’Etat pour l’année 2014. Dans le contexte économique et financier particulièrement difficile du pays, cet appui a pour vocation d’exercer un effet de levier pour catalyser des fonds au profit de la RCA. Il permettra aussi de procéder au règlement d’arriérés et de dépenses nécessaires au démarrage rapide de projets ou de financements destinés à relancer l’activité économique.
 
Selon le diplomate français, Charles Malinas, le décaissement de cette aide budgétaire est conditionné au bon  déroulement  de la mise en place du programme avec le Fonds Monétaire International. A cet égard , les parties se sont accordées sur la nécessité  de réaliser  dans un meilleur  délais  les actions demandées par le Fonds Monétaires International (FMI), relatives notamment aux comités de trésoreries et de suivi/ gestion des finances  publiques  ainsi que l’obtention d’information  nécessaires  à l’élaboration  d’un budget 2014, condition préalable à l’administration  du (FMI).

 
Il convient de noter que ce nouveau concours vient ainsi compléter le portefeuille de l’Agence Française de développement en Centrafrique représentant plus de 25 millions d’euros de projets actifs visant à soutenir la relance des secteurs prioritaires et à répondre aux enjeux de court et moyen terme de la République Centrafricaine
 
Mme la ministre de l’Economie a rassuré l’Ambassadeur que l’esprit qui a soutenu  les négociations jusqu’à l’aboutissement heureux sera respecté et constituera le déclencheur de passage de l’humanitaire au développement, précisant que « les dossiers devant être soumis au financement de cette convention, seront examinés avec la plus grande rigueur et célérité ».

L’Agence Française de Développement octroie une subvention d’aide budgétaire de quatre milliards de francs CFA au gouvernement centrafricain

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:28

 

 

 

Décision portant nomination des membres du Comité préparatoire préparatoire du Congrès extraordinaire du MLPC

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:17

 

 

 

Le MLPC condamne et dénonce l'insécurité que continuent de faire régner dans le pays les bandes armées et exige la fin de l'impunité et une action judiciaire vigoureuse contre les auteurs des crimes

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:07

 

 

 

Comdamnation par le MLPC de l'assassinat du curé de Saint Kisito de Paoua et le kidnapping de l'Evêque de Bossangoa et de deux autres prêtres de son diocèse

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:05

 

 

 

FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme

 

Communiqué de presse


Ouverture de la 55ème Session ordinaire de la CADHP :

 

 

Pour un plan d'action droits humains dans les processus de résolution et de prévention des conflits et des crises

 

 

Nairobi, Paris, Luanda 29 avril 2014 – Alors que s'ouvre aujourd'hui la 55ème Session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'Homme et des Peuples (CADHP), à Luanda (Angola) la FIDH appelle le principal mécanisme africain de promotion et de protection des droits humains à prendre des positions fermes condamnant les situations de conflits et de crises qui persistent sur le continent et à renforcer la place des droits humains dans les processus de résolution et de prévention.

 

«Si nous saluons l'implication accrue de la CADHP dans les initiatives visant à mettre un terme aux conflits qui prévalent sur le continent, la complexité et les défis qu'impliquent ces situations l'obligent à repenser son dispositif d'intervention et de coopération avec l'Union africaine, pour une meilleure réactivité, efficacité, lisibilité et cohérence de leur action. La Commission africaine doit contribuer au développement d'un plan d'action « droits humains » de l'Union africaine pour les conflits, un plan d'action qui implique une coordination renforcée et mieux structurée avec les organes compétents de l'UA » a déclaré Alice Mogwe, Secrétaire générale adjointe de la FIDH, présente à Luanda.

 

Un plan d'action droits humains s'impose en République centrafricaine (RCA), un pays toujours coupé en deux, et où les populations civiles sont réduites à se regrouper dans des enclaves protégées par les forces internationales ou à s'enfuir par convois de milliers de personnes pour échapper aux pires atrocités y compris aux exécutions sommaires, aux viols et autres formes de violences sexuelles, aux disparitions forcées, actes de tortures, enrôlement d'enfants soldats, pillages et extorsion, destruction de biens. Un plan d'action droits humains s'impose également au Soudan du Sud, où les populations civiles continuent d'être victimes d'exécutions extra-judiciaires, de viols et autres formes de violences sexuelles, de pillages, de destructions de biens sur fond d'appels à la haine et aux viols lancés au travers de radios.

 

 

De tels plans d'action doivent conduire au développement de véritables stratégies permettant de faire la lumière sur les circonstances de ces crimes, de lutter efficacement contre l'impunité de leurs auteurs, d'ouvrir la voie aux réformes législatives et institutionnelles nécessaires au renforcement de l'État de droit, de garantir, de façon durable, la protection des droits des femmes, des défenseurs des droits humains, des personnes réfugiées et déplacées, ou encore de responsabiliser les acteurs non étatiques et en particulier les entreprises internationales qui se rendent complices voire instigatrices de violations.

 

«Le déploiement d'observateurs africains des droits humains au Mali et en RCA et la mise en place d'une Commission d'enquête de l'UA au Soudan du Sud démontrent la volonté croissante de considérer les droits humains comme un élément essentiel des initiatives de restauration de la paix et de la sécurité sur le continent. Mais ces initiatives exigent une meilleure transparence et cohérence, la mise à disposition de moyens matériels, financiers et humains adéquats permettant aux équipes déployées d'être efficaces. Ces initiatives doivent aussi permettre de développer des stratégies de droits humains favorisant une paix durable par le renforcement de l'État de droit. Autant d'actions qui nécessitent un organe permanent de coordination administrative au sein de l'UA » a déclaré Mabassa Fall, Représentant de la FIDH auprès de l'Union africaine également présent à Luanda.

 

Une cohérence renforcée de l'action droits humains de la CADHP dans les situations de crises doit lui permettre de jouer pleinement son rôle au Soudan, où elle doit pouvoir mener une enquête sur la répression violente des manifestations de septembre 2013 qui a occasionné la mort d'au moins 170 manifestants suite à l'usage excessif de la force par les forces de sécurité et services de renseignement soudanais. La Commission doit également être plus vocale et proactive concernant la situation dramatique que connaît aujourd'hui l'Égypte, où les manifestants subissent, là aussi, les affres des forces de sécurité, où les violences sexuelles contre les femmes, sont perpétrées à grande échelle et dans la plus complète indifférence des autorités, où les actes de torture et de mauvais traitements sont légion dans les centres de détention et où les violations du droit à un procès équitable sont récurrentes. La Commission doit par ailleurs agir préventivement dans des situations aussi volatiles qu'au Burundi où, à un an des élections générales, les tensions entre les différentes formations politiques, sur fond de défis sécuritaires toujours plus importants et de restrictions accrues des libertés fondamentales ne sont pas de nature à créer les conditions d'un processus électoral crédible et sécurisé.

 

La Commission africaine des droits de l'Homme et des Peuples (CADHP) est l'organe chargé de surveiller le respect des droits énoncés dans la Charte africaine des droits de l'Homme et des Peuples. Créée en 1991, elle a son siège à Banjul. Elle comprend 11 commissaires de 11 pays africains. Sa 55ème Session ordinaire se tient à Luanda (Angola) où, en plus de statuer sur les violations des droits humains dans les situations de crise, elle examine à cette session le respect des droits humains au Liberia et au Mozambique. La FIDH est présente à Luanda avec ses organisations membres issues notamment du Liberia, du Mozambique, de Centrafrique, du Botswana, du Soudan, d'Egypte, du Burkina Faso, du Sénégal, de Tanzanie et d'Angola.

 


 

Contacts presse : presse@fidh.org

 

Arthur Manet (Français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 72 28 42 94 (à Paris)

 

Audrey Couprie (Français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 (à Paris)


 

Communiqué de presse FIDH - Ouverture de la 55ème Session ordinaire de la CADHP

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