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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 10:44

 

 

 

 

 

13/08/14 (AFP)

 

Affaiblie, mais toujours là! La guérilla ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) continue de semer la terreur dans le sud-est de la Centrafrique, avec le soutien ponctuel d'éléments de l'ex-rébellion Séléka, selon des experts du dossier.

 

"Chaque semaine, la LRA fait irruption dans un village en brousse, vole, viole, tue et kidnappe", résume Guillaume Cailleaux, coordinateur en Centrafrique de l'ONG américaine Invisible Children.

 

La plus ancienne rébellion du continent, dont le chef, le sinistre Joseph Kony, est recherché par la Cour pénale internationale (CPI), est "toujours active" dans le sud-est de la Centrafrique, où l'on recense en moyenne de huit à 10 incidents par mois, observe M. Cailleaux.

 

"Mais la LRA n'a plus aujourd'hui aucune vision politique ou religieuse. Elle est dans une logique de survie (...), et n'a jamais été aussi faible", estime-t-il.

 

Née dans le nord de l'Ouganda en 1986, où elle prétendait lutter au nom du peuple Acholi contre le régime du président Yoweri Museveni, la LRA s'est déplacée au cours des années au Sud-Soudan puis, après des négociations de paix avortées en 2006, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), pour arriver en mars 2008 dans le sud-est de la Centrafrique (RCA).

 

Eparpillés par petits groupes de cinq à 10 combattants, les rebelles de la LRA opèrent dans la préfecture du Haut-Mbomou, immense territoire où ils sont traqués par l'armée ougandaise et une centaine de membres des forces spéciales américaines.

 

"On estime désormais entre 180 et 220 le nombre de combattants porteurs d'armes", avance M. Cailleaux, rappelant que chaque cellule combattante est accompagnée de nombreux auxiliaires, des captifs faisant office de porteurs, cuisiniers, esclaves sexuelles...

 

- Toujours des défections -

 

Les défections se sont intensifiées depuis novembre 2013, au rythme moyen de quatre à cinq par mois, selon Invisible Children.

"En 2003, la LRA comptait environ 3.000 combattants, pour 200 actuellement. Chaque mois il y a des défections, on pourrait donc penser que la LRA est sur le point de disparaître. Et pourtant, elle survit", observe José Carlos Rodriguez, l'un des rares experts de ce mouvement.

 

"Il y a plusieurs raisons à cela. D'abord, Kony a une capacité d'adaptation extraordinaire, il sait changer de stratégie au gré des circonstances", comme en témoigne sa tactique actuelle d'éparpiller ses troupes en petits groupes extrêmement mobiles.

 

Ensuite, "il n'a pas choisi le sud-est de la RCA par hasard : c'est une zone refuge idéale, un territoire grand comme le Rwanda et le Burundi réunis, couvert de forêts, avec une population d'à peine 40.000 habitants". La région est également proche de l'enclave de Kafia Kingi, au Soudan voisin, où Kony aurait trouvé refuge et continuerait de recevoir un soutien de Khartoum, selon M. Rodriguez.

 

Enfin et surtout, la LRA a bénéficié ces derniers mois d'une complicité "limitée et circonstancielle" de la Séléka, explique le chercheur.

 

En novembre 2013, le chef de la Séléka et président d'alors Michel Djotodia disait être "en train de négocier" avec le chef de la LRA pour obtenir sa reddition. M. Djotodia révélait alors que son gouvernement avait réapprovisionné les guérilleros, notamment en nourriture, une déclaration qui avait suscité scepticisme et consternation.

 

"Il y avait bien des contacts entre l'ex-rébellion et la LRA à Bakouma", localité du sud-est de la Centrafrique, confirme M. Rodriguez. "Ces contacts étaient menés par le général Zaccaria Damani côté Séléka, et Otto Ladeere pour la LRA. Ils se sont poursuivis par la suite", précise-t-il, évoquant une collaboration "informelle, opportuniste".

 

"La Séléka fournit occasionnellement des munitions, des médicaments, de la nourriture" à la LRA, estime également M. Cailleaux.

 

Cette aide serait fournie en échange notamment de main d'oeuvre dans les zones minières, où les captifs de la LRA serviraient de "creuseurs" au profit de la Séléka.

 

Des chefs militaires de la Séléka auraient vu dans ces contacts l'opportunité de prendre pied dans le sud-est de la RCA, d'où ils sont jusqu'à ce jour absents, selon M. Rodriguez.

 

L'armée ougandaise ne s'y est d'ailleurs pas trompée qui, voyant d'un très mauvais oeil cette collaboration de circonstance, a réagi très fermement à l'arrivée d'une colonne Séléka fin juin dans la localité de Nzako (sud-est).

 

Selon la version officielle de l'incident, les militaires ougandais ont ouvert le feu après avoir confondu les rebelles avec la LRA.

 

M. Rodriguez corrige: "l'UPDF (armée ougandaise) savait parfaitement ce qu'elle faisait", elle a tué 16 Séléka, dont un colonel, et désarmé le groupe.

 

La LRA en mode survie dans le sud-est de la Centrafrique

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 10:29

 

 

 

 

 

Par Journalducameroun.com avec Anadolu Agency (AA) - 11/08/2014

 

Une mission de l’organisation humanitaire s’est installée dans les camps de Mbile et Iolo, à l’Est du Cameroun, qui abritent des milliers de réfugiés

 

Une mission de secours du Croissant-Rouge Turc s’est installée vendredi, 08 août 2014, sur les sites de Mbile et IOLO dans l’arrondissement de Kentzou, chef-lieu du district de la Bombé, dans le département de la Kadey, à l'Est du pays, à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique pour une action en faveur des réfugiés centrafricains.


«Des milliers de réfugiés centrafricains, pour la plupart musulmans, installés dans les sites de Mbile et iolo, fuient les anti-Balaka et arrivent chaque jour au Cameroun. Ils sont si nombreux (plus de 9000 au total sur le site de Mbile) que les ressources à disposition du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés, de Plan International, de l’UNICEF, OMS… sont insuffisantes. C'est pourquoi cette action de secours sera reprise sur place par le Croissant-Rouge Turc pour les Réfugiés avec le concours des autres partenaires», a indiqué au correspondant de l’Agence Anadolu, Gokhan Dudu, responsable des programmes internationaux du Croissant-Rouge Turc. Sur place à Mbile, le Croissant-Rouge Turc a installé une tente qui «servira à un centre d’accueil et de prise en charge sanitaire des réfugiés»; a expliqué Gokhan Dudu.

 

Le Croissant-Rouge Turc entend, par la même occasion, inviter les réfugiés centrafricains installés ici, «à un échange de vues sur des programmes de réinstallation et du cas particulier des personnes atteintes du sida» a souligné le Responsable des programmes internationaux du Croissant-Rouge Turc.



Dans l’arrondissement de kentzou, deux sites ont été créés:IOLO et Mbile qui comptent déjà près de 20 000 réfugiés. «Les données varient au jour le jour», a indiqué à l’Agence Anadolu ; un haut cadre de la Direction de la protection civile au Ministère Camerounais de l’Administration Territoriale et de la décentralisation(Minatd).

Fuyant les violences inter-communautaires dans lesquels a sombré leur pays depuis plus d’une année, des centaines de milliers de Centrafricains ont trouvé refuge dans les pays limitrophes.

Lu pour vous : Le Croissant-rouge turc s’implique dans la gestion des réfugiés centrafricains

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 10:20

 

 

 

 

 

13/08/14 (AFP)

 

La présidente de transition Catherine Samba Panza a appelé à lutter contre les "fauteurs de troubles" qui alimentent le "chaos sécuritaire" en Centrafrique, dénonçant les "extrémistes" partisans du "projet suicidaire" de la partition du pays.

 

"Nous devons tous (...) apporter tout notre appui et notre collaboration aux forces internationales pour extirper de nos quartiers les fauteurs de troubles que nous connaissons tous et qui continuent à semer le désordre dans notre pays", a déclaré mardi soir Mme Samba Panza, dans un discours à l'occasion de la fête nationale du 13 août marquant le 54è anniversaire de l'indépendance de la Centrafrique.

 

Cette ancienne colonie française est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par les rebelles de la Séléka. Ceux-ci ont été évincés du pouvoir en janvier mais le pays reste déchiré par des affrontements entre milices à dominante chrétienne et musulmane malgré une intervention armée de la France et de pays africains.

 

"Tous les indicateurs de notre société sont aujourd'hui au rouge et expliquent à eux seuls la difficile transition politique dont j'ai la charge", a-t-elle expliqué.

Centrafrique: la présidente dénonce les "fauteurs de trouble" et les partisans de la partition

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 10:17

 

 

 

 

 

 

13/08/14 (Dw-World)

 

La nomination de Mahamat Kamoun continue de faire débat en RCA. Pour les dignitaires religieux cependant, ce qui compte avant tout, c'est comment le Premier ministre va s'y prendre pour sortir le pays de la crise.

 

L'imam Omar Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique salue la nomination de Mahamat Kamoun. Il dit espérer que ce dernier va oeuvrer en faveur de la cohésion sociale et le retour de la confiance entre les communautés. L'imam Omar Kobine Layama, dit également croire que la nomination du nouveau premier ministre ne s'est pas faite sur des considérations religieuses :

 

«On dit que c'est un Premier ministre musulman. Nous souhaitons que l'on dise que c'est un Premier ministre centrafricain. Que le ministre soit musulman, chrétien, animiste, l'essentiel c'est qu'il puisse remplir les conditions nécessaires pour rassembler le pays et conduire les Centrafricains vers les élections. »

 

Donner une chance à Mahamat Kamoun

 

Les rebelles de la Séléka ont affiché leur désaccord face à la désignation du nouveau premier ministre et refusent de participer au nouveau gouvernement. L'archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, demande à la Séléka de lui donner une chance :

 

«Si je devais donner un conseil, je dirais volontiers à tous nos frères des Séléka de penser à la souffrance du peuple centrafricain, à tous ces enfants, tous ces malades et tous ces paysans. Les uns et les autres aspirent à la paix. Nous pouvons donner une chance à celui qui vient d'être nommé, unir nos forces pour apporter des contributions afin de sortir de la crise. Défendre des intérêts partisans ne fait que prolonger encore la souffrance du peuple centrafricain. »

 

Le nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun nommé dimanche dernier doit former un gouvernement plus représentatif de la société centrafricaine. Une équipe qui aura surtout pour mission de trouver des solutions aux violences qui ont fait des milliers de morts et environ un million de déplacés.

 

http://www.dw.de/avant-tout-un-centrafricain/a-17847680

Lu pour vous : "Avant tout un Centrafricain"

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 09:41

 

 

 

 

 

http://lepays.bf/   Mercredi 13 août 2014

 

Après la nomination du musulman Mahamat Kamoun au poste de Premier ministre, qui a suscité une controverse qui est loin d’être retombée en RCA, un autre défi pourrait se présenter à Catherine Samba-Panza : celui de la formation du gouvernement. A ce sujet, le parti de l’ancien président François Bozizé, la Convergence nationale Kwa na Kwa, a fait une sortie dans laquelle il a exprimé une crainte et un souhait.

 

 Le parti de Bozizé cache mal son intention d’être associé à la conduite des affaires de l’Etat

 

 Par rapport à la crainte, le Kwa na Kwa a regretté que le nouveau Premier ministre ne soit pas un homme politique suffisamment averti pour apporter les réponses appropriées à la problématique centrafricaine qui, à ses yeux, a avant tout un caractère politique. Cet argumentaire pourrait ne pas résister à l’analyse pour les raisons suivantes : d’abord, l’on peut estimer que Mahamat Kamoun n’est pas politiquement vierge puisqu’il a exercé, de par le passé, des fonctions politiques au sein du cabinet de Michel Djotodia dont il était d’ailleurs le premier responsable. Avant même d’être nommé Premier ministre, il était conseiller spécial de Catherine Samba-Panza. Il est donc censé connaître la faune politique centrafricaine. Ensuite, même dans l’hypothèse où Mahamat Kamoun ne répondrait pas au profil d’homme politique tel que l’entend le parti de François Bozizé, l’on peut dire que ce handicap, si l’on peut l’appeler ainsi, pourrait être perçu comme un atout puisqu’il ne serait pas tenté de prêcher pour une chapelle politique en particulier.

 

A propos de l’appel à la formation d’un gouvernement inclusif par le parti de Bozizé, qui cache mal son intention d’être associé à la conduite des affaires de l’Etat, l’on peut comprendre la pertinence d’une telle formule dans le contexte de la RCA, marquée, on le sait, par une désunion prononcée de ses fils et filles. Même si la formation d’une telle mouture gouvernementale pourrait ne pas représenter d’emblée la panacée, la situation du pays commande de n’écarter aucune piste de sortie de crise. C’est l’éventualité d’un gouvernement d’exclusion qu’il faut plutôt redouter en RCA. C’est pourquoi le refus de la Séléka de prendre part au gouvernement en gestation peut être perçu comme une menace grave pour la cohésion nationale au pays de Barthélémy Boganda.

 

 On a l’impression que les intérêts de la nation passent après les intérêts des individus

 

Dans l’intérêt supérieur du pays, ce parti doit, dans l’urgence, revoir sa copie pour donner une ultime chance à la paix. En tous les cas, les différents protagonistes de la crise centrafricaine ne doivent pas perdre de vue l’esprit de la feuille de route élaborée par les accords de Brazzaville dont le maître-mot est la paix dans le cadre d’un Etat unitaire. De ce point de vue, l’on peut déjà se féliciter des négociations actuelles entre la Séléka et les anti-balaka, si tant est leur souci de fumer le calumet de la paix. Vivement alors que cette initiative permette aux Centrafricains de transcender les clivages communautaires et leurs ego pour se rassembler autour de l’essentiel, c’est-à-dire l’intérêt supérieur du pays. Cela dit, même dans l’hypothèse où tous les acteurs politiques seraient partants pour un gouvernement inclusif, l’on peut craindre que la répartition des portefeuilles ministériels ne constitue pour le nouveau Premier ministre, une véritable alchimie dont la mauvaise gestion pourrait donner le coup de grâce à un pays qui est déjà grabataire. Il va donc falloir dans la formation d’un éventuel gouvernement inclusif, que les Centrafricains privilégient le fond à la forme. Cela passe par un dépassement de soi et un patriotisme sans faille pour éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain. Mais, il faut avouer que cela ne sera pas chose aisée en RCA, puisque dans ce pays, l’on a l’impression que les intérêts supérieurs de la nation passent très loin après les intérêts des individus et que la chose la plus partagée est la mauvaise foi des acteurs politiques. C’est pourquoi l’on a envie de dire à Catherine Samba-Panza de nouer davantage le pagne, puisque ses compatriotes dorment sur le même lit mais sont loin d’avoir le même rêve : la Centrafrique d’abord.

 

Pousdem PICKOU

Lu pour vous : FORMATION D’UN GOUVERNEMENT INCLUSIF A BANGUI : L’alchimie compliquée de Mahamat Kamoun

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 09:16

 

 

 

 

M.LP.C


MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN


JUSITCE – LIBERTE – TRAVAIL


Membre de l’Internationale Socialste


Fédération Europe-Asie-Amériques-Moyen Orient-Océanie
(EAMOO)


LE BUREAU SOUS- FEDERAL MLPC ASIE


A l’occasion de la fête du 13 Aout, jour marquant l’indépendance d la République
Centrafricane, le bureau sous-fédéral Asie du Mouvement de Libération du Peuple
Centrafricain (MLPC-Asie) par ma voix, vous souhaite bonne fête de l’indépendance
2014.


Que ce jour soit un jour de Paix, de pardon mais surtout celui du patriosme pour tous les
Centrafricains envers leur pays aujourd’hui meurtri. Que cette date soit une date de
réflexion sur la direction dans laquelle nous avions conduit ce pays dépuis 54 ans
maintenant afin de changer de cap pour un avenir meilleur.


Ensemble nous vaincrons!


Victoire Camrades!


Eric-Désiré Tomro.

13 août : Message du Bureau sous-fédéral Asie du MLPC

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 22:59

 

 

 

 

 

 

par David Thomson RFI  12-08-2014 à 22:35

 

La Centrafrique est toujours dans l’attente de son prochain gouvernement. Une fois les tractations terminées, l’un des premiers défis pour la nouvelle équipe gouvernementale sera sans aucun doute la question humanitaire. Par rapport au mois de janvier, le nombre des déplacés est en baisse, mais la situation est encore critique pour des milliers de personnes.

 

Les déplacés sont moins nombreux qu’il y a six mois. Au mois de janvier, ils représentaient en effet environ un quart de la population, soit un million de personnes. Aujourd’hui, les déplacés sont moitié moins mais sont, tout de même, environ 500 000 à vivre parfois dans la brousse sans aucune aide humanitaire, sans abri et souvent sans nourriture. Beaucoup d’autres vivent dans des camps, dans la précarité et l’insécurité.

 

« La situation, en ce moment, ici, pour les déplacés est très critique car nous n’avons pas de bons abris. Nous avons des problèmes concernant la nourriture, les soins et puis la vie coûte cher. Il y a aussi les problèmes de sécurité. Des gens viennent, il y a des coups de feu partout ; les gens fuient et à l’heure actuelle, il y a encore des gens dans la brousse », raconte un déplacé d’un camp de Bambari,

 

« Pour partir d’ici et aller en ville, il y a les Seleka qui sont cachés de l’autre côté. Si tu sors, ils te prennent et ils te tuent. Ils ne peuvent pas te laisser. On ne peut pas bouger. On reste toujours ici. Il n’y a pas de paix, pas de cessez-le-feu… ils continuent toujours avec le feu », indique un autre.

 

Les réfugiés partis à l’étranger

 

En Centrafrique, il y a les déplacés mais il y a aussi les milliers de réfugiés centrafricains partis à l’étranger, et notamment au Cameroun et au Tchad. Les humanitaires estiment que 400 000 Centrafricains sont toujours refugiés à l’étranger. La plupart sont des musulmans qui ont fui les violences de décembre et de janvier. Cependant, depuis quelques semaines, la sécurité s’améliore à Bangui. Les accords de paix - signés fin juillet entre anti-balaka et Seleka - commencent à rassurer. Du coup, certains musulmans commencent doucement à rentrer chez eux. A Bangui, le quartier PK5 s’était vidé de ses habitants. Aujourd’hui certains musulmans commencent à revenir. RFI a rencontré l’un d’eux.

 

« Je m’appelle Adamou Sylla, ancien député du 3ème arrondissement, ancien garagiste qui est sorti, comme réfugié, au Cameroun. Je suis revenu pour contribuer à l’édification de la paix dans mon pays. Ma maison a été détruite ; on nous a évacués et nous sommes partis parce que nous avons été attaqués. Ici, au PK5, la vie reprend. Depuis que je suis arrivé, je me sens en sécurité chez moi. Revenez à Bangui, revenez en RCA. C’est votre pays. Et que la paix revienne car après la guerre… après la pluie vient le beau temps », espère-t-il.

 

Encourager le retour des réfugiés

 

Pour les agences humanitaires, c’est ce genre de retour comme celui de Adamou Sylla qu’il faut encourager et inciter. Même si ce n’est encore qu’un début et malgré les violences sporadiques, les déplacés et les réfugiés commencent à revenir. Cependant, beaucoup hésitent encore en raison de l’insécurité qui persiste.

 

« Cette sécurité reste extrêmement précaire. Il y a d’énormes efforts qui sont faits mais comme nous le savons, la sécurité, ce ne sont pas uniquement des éléments armés pour sécuriser la population et les forces internationales qui sont aussi présentes. Cela dépend également d’une certaine cohésion entre les communautés, d’un respect des autres groupes armés par rapport aux populations civiles, de toute l’administration qui doit se remettre en place, de la gendarmerie et de la police qui doivent lutter contre l’impunité. Par conséquent, la sécurité est vraiment un rassemblement des différents projets extrêmement importants qui pourront ramener cette sécurité », déclare Claire Bourgeois, coordinatrice humanitaire principal de l’ONU en RCA.

 

Cette sécurité-là, c’est l’un des principaux enjeux pour le nouveau Premier ministre, Mahamat Kamoun, qui va devoir faire appliquer les accords de paix de Brazzaville. Ces accord sont violés presque tous les jours hors de la capitale et sont toujours rejetés par l’Etat-major Seleka. La semaine dernière, dans la ville de Batangafo, au nord de Bangui, les affrontements entre Seleka et force française Sangaris ont fait une soixantaine de morts du côté de l’ex-rébellion.

 

RCA: l’aide humanitaire, un des premiers défis du futur gouvernement

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 22:47

 

 

 

 

       ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

                        (ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

 

 

                                            COMMUNIQUE DE PRESSE

 

   L’Alliance des Forces Démocratique pour la Transition (AFDT) s’est inscrite dans une dynamique de dialogue républicain en vue de la réussite de la transition en cours et du retour de la paix de la sécurité et de la concorde nationale.

 

Cette recherche constante du dialogue se fonde sur l’impérieuse nécessité d’une transition consensuelle, gage d’une véritable réconciliation nationale dans la justice.

 

  L’AFDT a suivi, le dimanche 10 Aout 2014, la nomination du nouveau Premier Ministre de la transition en la personne de Monsieur Mahamat KAMOUN, ancien Conseiller Spécial à la Présidence de la République et en prend acte.

 

Toutefois, l’AFDT estime que dans la situation actuelle de notre pays où les tensions sont vives et les positions tranchées, la recherche absolue du consensus, conformément à l’esprit de la transition en cours, devrait prévaloir en dépit des difficultés objectives, dans la désignation d’un Premier Ministre ou d’un Gouvernement. .

 

En conséquence, l’AFDT souhaite que la mise en place du prochain Gouvernement soit momentanément suspendue et qu’entretemps, les autorités de la transition saisissent de manière diligente  la médiation internationale afin qu’elle s’implique sans délai dans la décrispation de la situation politique afin d’éviter à notre pays le risque d’un blocage institutionnel inutile, eu égard au refus de certaines entités de participer au prochain Gouvernement.

                                                                                       Fait à Bangui le 12 Aout 2014

 

                                                                     Le Président de la Conférence des Présidents

 

                                                                                       Pr. Joachim SIOKE RAINALDY     

L'AFDT souhaite la décrispation préalable sans délai de la situation politique avant la formation du gouvernement

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 21:13

 

 

 

 

Communiqué de Presse de l’ Association ‘’GUIRA’’ 

 des centrafricains de Nantes

France

 

 

Les Centrafricains et les Panafricains de Nantes réunis autour de l’Association ‘’Guira’’, dans un cri profond de cœur demandent solennellement à l’ensemble des Centrafricains de considérer ce 13 août 2014 comme devant marquer la fin des guerres des pouvoirs égoïstes entretenues par des puissances étrangères et des groupuscules financiers qui n’ont aucun état d’âme pour nos vies en particulier et celles des Africains en général.

 

Où que nous nous trouvons, ce jour du 13 août 2014,  et jusqu’à la fin de l’année, nous  devons observer collectivement, en groupe ou intimement,  une minute de silence en  mémoire des dizaines de milliers de centrafricains et des immigrés qui ont perdu la vie en Centrafrique depuis 1960 dans des haines et massacres entretenus pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la défense du territoire ou celle de la Patrie.

 

Notre souveraineté qui court depuis cinquante-quatre ans doit être effective.

 

Voilà l’unique objectif qui doit désormais nous habiter.

 

Comme a dit Patrice Emery Lumumba pour la République Démocratique du Congo, dans son allocution historique du  30 juin 1960 lors de  la Cérémonie de l’Indépendance de son Pays, nous devons faire de cette journée du 13 août et les jours suivants, une période nodale que nous garderons ineffaçablement gravée dans nos cœurs comme l’élan vital pour la renaissance d’un patriotisme inébranlable.

 

Nous devons cela à nos enfants et à nos arrières petits- enfants ainsi qu’à toute l’Afrique en souffrance sur ce  qui s’abat sur nous !

 

Comme nous le relève  l’Encyclopaedia-Africana de Kwame Krumah, « il y a plus de centrafricains d’autres spiritualités que les  Chrétiens  Musulmans réunis. Il est donc  inconcevable de réduire notre pays ou toute l’Afrique à deux religions : le Christianisme et l’Islam. C’est une insulte à l’intelligence. Les seuls combats nécessaires au vivre ensemble et au bien-être de chaque citoyen sont ceux des idéaux politiques et non religieux »

 

La laïcité, l’unité nationale et le patriotisme doivent être de rigueur.

 

A cet effet, nous tenons à congédier toutes les puissances étrangères et les groupuscules de l’ombre qui entretiennent autre chose dans les esprits faibles égoïstes  qui ignorent  l’Histoire de notre Pays et celle de l’Afrique.

 

La réconciliation nationale doit avoir pour principes ceux du Président BARTHELEMY BOGANDA  qui aimait rappeler qu’il avait trois origines Tchadienne, Oubanguienne et Congolaise ce qui lui permettait d’évacuer tout projet politique sectaire et préconisait les Etats Unis d’Afrique centrale. Il puisait dans sa religion chrétienne  la force de tolérance et non la division ou le séparatisme.

 

A Madame la Présidente de la République, au Premier Ministre, aux hommes politiques, à  toutes les Centrafricaine et à tous les Centrafricains, nous convions notre rêve : le Patriotisme et l’indivisibilité du territoire. Donc la rupture pure et simple avec tout partenaire qui développe le contraire de manière formelle ou informelle.

 

VIVE l’UNITE NATIONALE 

VIVE LA PAIX DES BRAVES

VIVE LA REPUBLIQUE UNE ET INDIVISILBLE

 

Bonne fête nationale.

 

Pour le Collectif des Centrafricains et Panafricains de Nantes

 

Le Président  de l’Association ‘’GUIRA’’

 

DOUNGOUS DIMY

 

disnos49@yahoo.fr

Communiqué de Presse de l’Association ‘’GUIRA’’ des Centrafricains de Nantes

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 21:00

 

 

 

 

 

BANGUI12/08/14 (Reuters) - Les rebelles de la Séléka ont déclaré lundi qu'ils ne participeraient pas à un gouvernement d'unité nationale, n'ayant pas été consultés concernant le choix d'un Premier ministre, et ont averti qu'ils pourraient revenir sur l'accord de trêve.

 

"La chef de l'État de transition n'a pas cru bon d'ouvrir des négociations avec la Séléka et a simplement décidé de nommer un Premier ministre ", a déclaré le général Mohamed Moussa Dhaffane, second vice-président de la Séléka, dans un communiqué.

 

"La Séléka décide de ne pas participer au prochain gouvernement", a-t-il poursuivi, ajoutant que les rebelles pourraient également reconsidérer l'accord de cessez-le-feu signé fin juillet.

 

La présidente par intérim Catherine Samba-Panza a nommé dimanche Mahamat Kamoun, un ancien conseiller de Michel Djotodia, chef de la Séléka, au poste de Premier ministre, après la démission la semaine dernière d'André Nzapayeke et de son gouvernement de transition.

 

Le nouveau Premier ministre est chargé de former un gouvernement plus représentatif des communautés de la République centrafricaine avant les élections prévues en 2015, afin de mettre fin aux violences sectaires qui ont tué des milliers de personnes et en ont déplacé environ un million.

 

Les rebelles centrafricains de la Séléka, majoritairement musulmane, ont signé le 24 juillet un cessez-le-feu avec les milices chrétiennes "anti-balaka" après avoir renoncé à leur demande de scission du pays en deux entités sur une base religieuse.

 

Catherine Samba-Panza est arrivée à la tête du pays en janvier, lorsque Michel Djotodia a été contraint de quitter la présidence en raison de son incapacité à mettre fin aux affrontements meurtriers entre la Séléka et les anti-balaka, des milices nées en réaction aux exactions de ses hommes.

 

La France a 2.000 soldats déployés en RCA en soutien des 6.000 hommes de la Misca, la force africaine de maintien de la paix.

 

(Crispin Dembassa-Kette; Agathe Machecourt pour le service français)

 

 

La Séléka récuse le nouveau PM centrafricain

 

https://www.cameroon-tribune.cm   12 Août 2014   Simon Pierre ETOUNDI

 

L’ex-rébellion déclare ne pas avoir été consultée et sème une nouvelle fois la confusion dans les esprits.

 

Il n’y aura pas d’état de grâce pour Mahamat Kamoun, le Premier ministre nommé dimanche par la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza. A peine désigné, il est déjà contesté par la Séléka. Elle n’en reconnaît pas la légitimité. Car, selon les termes de l’accord de cessez-le feu signé à Brazzaville il y a quelques semaines, le poste de Premier ministre doit revenir à un membre de la Séléka. C’est le porte-parole de l'état-major de la Séléka, Ahmad Nejad qui est monté au créneau dès dimanche soir. Il a par ailleurs laissé entendre que la Coalition ne va pas participer au gouvernement que devrait former le nouveau PM. Toujours est-il que la coordination politique de la Séléka n’a pas encore réagi à la nomination de Kamoun. Autant dire qu’au regard des sons de cloche discordants au sein du mouvement, un nouveau coup de théâtre  n’est pas exclu. En attendant, selon le porte-parole de la présidence, la décision de nommer Mahamat Kamoun fait suite aux consultations des Forces vives de la Nation en concertation avec la communauté internationale.

 

Mahamat Kamoun semble conscient du contexte dans lequel il a été nommé. « Les anti-Balaka, les Seleka, les Centrafricains qui nous connaissent, savent de quoi nous sommes capables. » a-t-il laissé entendre dans une interview accordée à Radio France internationale (RFI). Pour lui, « la réconciliation fait partie de l’action que le gouvernement de transition est appelé à mettre en œuvre (…) Avec tous les Centrafricains, le gouvernement, la communauté internationale, nous allons aller dans ce sens.» Mahamat Kamoun a pour mission d'obtenir une application de l'accord de Brazzaville signé entre les belligérants centrafricains et d’accompagner  la présidente, Catherine Samba-Panza dans la gestion des affaires du pays, jusqu'aux élections qui doivent marquer la fin de la transition.

 

Le nouveau chef du gouvernement centrafricain arrive aux affaires au moment  où les accords de paix signés à Brazzaville sont violés. Au cours des derniers jours, de violents combats entre les troupes de la Séléka et les forces françaises Sangaris ont fait une soixantaine de morts. A Bangui dans le quartier de Boy Rabe, des combats y ont opposé les forces armées centrafricaines aux miliciens anti-balaka. En somme, la sécurité sera un défi majeur pour Mahamat Kamoun. Il en est conscient.

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