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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 18:15
Centrafrique : la musique pour aider les déplacés

 

Chancela Gningui avec Reuters   29/08 - 13:02

 

Un moment de gaieté et de musique chez les déplacés centrafricains grâce à l’arrivée de Ozaguin Oz, l’un des chanteurs les plus célèbres du pays.

Ozaguin Oz s’est rendu à Bambari dans le centre de la République Centrafricaine pour évaluer les besoins alimentaires des réfugiés. La présence de l’artiste a permis aux déplacés d’oublier leur détresse et de bénéficier de coupons alimentaires.

“J‘éprouve beaucoup de joie à voir comment les gens viennent ici pour obtenir leurs coupons et pour se procurer de la nourriture. Cela me fait vraiment plaisir, honnêtement, de voir le travail que fait le Programme alimentaire mondial, et j’ai vu que les femmes et nos frères étaient heureux. Vraiment, c’est du beau travail”, a déclaré l’artiste Ozaguin Oz.

La région de Bambari peine à retrouver la stabilité depuis les événements tragiques de 2013. Mariam Adamou, commerçante de 27 ans, a fui son village après avoir été attaqué par des combattants chrétiens anti-Balaka, il y a cinq ans.

“Nous ne pouvons pas parler de retourner dans notre village, c’est fini maintenant. Mais ce que nous voulons, c’est la paix pour que nous puissions reprendre le cours de nos vies”, témoigne Mariam Adamou.

Une situation qui a poussé le Programme alimentaire mondiale à demander un financement supplémentaire pour venir en aide à ces déplacés.

“Il y a moins de 5 millions d’habitants en RCA, dont 1,8 million souffrent d’insécurité alimentaire. La communauté internationale a vraiment besoin de poursuivre et d’augmenter son aide et c’est pourquoi le Programme alimentaire mondial demande 35 millions de dollars pour doubler son aide à ce pays”, indique Herve Verhoosel, le porte-parole du PAM.

Au moins, trois camps de déplacés internes sont installés dans la ville, dont celui de l‘Élevage, le plus grand, avec 8.500 personnes, principalement issues de la communauté musulmane.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 18:06
RCA: espèce menacée, le pangolin continue de s'arracher sur les marchés

 

 

Par RFI Publié le 29-08-2019 Modifié le 29-08-2019 à 16:26

 

Le pangolin est l’animal le plus braconné au monde. C'est le cas en Centrafrique où le Code de protection de la faune de 1984 classe cette espèce, prisée pour sa viande et ses écailles, parmi celles qui justifient une protection intégrale.

« Je l’ai acheté 8 000 francsJe les achète aux chasseurs, et après je les revends au marché. Les gens l'achètent pour le manger, ils aiment beaucoup ça, même les fonctionnaires. »

À Bangui, cette vendeuse le confirme, les populations raffolent de la viande de pangolin. Au marché de Bimbo à Gobongo, on trouve ces animaux sur les étals. Même chose au marché de PK12, devant la barrière des douanes…

« Les Chinois aussi achètent le pangolin, ajoute la vendeuse. Les Chinois viennent tout le temps au marché pour acheter ça. Parfois à 10 000 ou 11 000 francs. »

En plus de la consommation locale, le pangolin est menacé par un phénomène bien plus inquiétant, explique Jérémy Ndallot, coordinateur national du Projet biosphère lac Tchad et ancien directeur de la Faune au ministère des Eaux et Forêts. « Le plus important,dit-il, c’est le braconnage exotique en ce qui concerne les écailles de pangolin, qui sont très, très demandées sur le marché asiatique. »

« C’est un réseau vraiment très organisé. Généralement, ça se passe directement au niveau des forêts, et les trafiquants passent par Douala et parfois par le Nigeria pour l’Asie. Et c’est une espèce vraiment menacée. »

Des moyens limités, ainsi que le contexte politique et sécuritaire difficile ne favorisent pas la lutte contre le braconnage dans le pays.

En Suisse s'est achevée, mercredi 28 août, la XVIIIe édition de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites).

Le pangolin, animal le plus braconné au monde, figure sur les listes de la Cites. Très présent en Centrafrique, le Code de protection de la faune de 1984 classe aussi le pangolin en espèce intégralement protégée.

Si un nouveau projet de loi est actuellement sur la table de l’Assemblée nationale et que des arrestations ont régulièrement lieu dans la région, la chasse, elle, se poursuit.

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 18:04
RCA: retour progressif à la normale à Bambari

 

 

Par RFI Publié le 28-08-2019 Modifié le 28-08-2019 à 11:12

 

En Centrafrique, la ville de Bambari, en zone UPC, a longtemps été le lieu de tensions. À tel point que l’année dernière, la Journée mondiale de l’alimentation, prévue à Bambari, qui devait faire l’objet d’une grande fête avec le déplacement des autorités, a dû être annulée. Près de 110 000 personnes sont déplacées dans la région. Malgré les nombreux défis toujours présents, aujourd'hui la vie reprend ses droits.

Quelques couples et des groupes de jeunes sont assis devant des bières et des boissons sucrées à la terrasse de ce quartier de Setero de Bambari. Il fait déjà nuit, mais Ezebe, assistant de santé, et ses amis profitent du moment.

« Aujourd’hui, vraiment la vie est déjà revenue un peu. La situation est calme. Je dis un peu parce que dans d’autres zones il n’y a pas de circulation et il y a toujours les tensions ou les braquages. Mais ici dans nos quartiers, comme il y a des FACA qui sont ici constamment donc ici c’est tranquille. Dans d’autres zones, les gens ne sont pas bien. »

Plus de violences depuis janvier

Bambari a connu de graves épisodes de violences. Les derniers datent du mois de janvier. Depuis, un calme relatif est revenu et le serveur de ce bar a vu la différence : « Lorsque la Seleka était là, tu ne voyais personne au bar. Mais maintenant, il y a pas mal de clients. Depuis qu’il y a les patrouilles des FACA et des Népalais, la situation est meilleure. Les gens ont commencé à marcher jusqu’à Bornou, et jusqu’à la gare. Auparavant, on ne pouvait même pas aller jusqu’au rond-point. »

Le quotidien peu à peu se normalise à Bambari. Mais la sécurité est encore précaire dans certains quartiers et les déplacés ont encore des difficultés à circuler dans certaines zones de la ville.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 17:51
INVITÉ AFRIQUE  RFI :  Firmin Ngrebada, Premier ministre (RCA)
INVITÉ AFRIQUE  RFI :  Firmin Ngrebada, Premier ministre (RCA)

 

 

 

«Cessons d'opposer France et Russie»

 

Par Christophe Boisbouvier  RFI mardi 27 août 2019

 

Les conseillers russes font-ils la loi en Centrafrique ? C'est ce qu'affirme Karim Meckassoua, l'ex-président de l'Assemblée nationale. Vous avez pu l'entendre il y a une semaine sur RFI. Réponse ce mardi du Premier ministre Firmin Ngrebada. En ligne de Bangui, le Premier ministre s'exprime d'abord sur les derniers chiffres de l'ONU, qui montrent que les violences en Centrafrique ont diminué des deux tiers en un an.

RFI : L’ONU constate que les violences ont beaucoup diminué depuis un an. Mais chaque semaine, elle enregistre encore plusieurs dizaines de violations de l’accord du 6 février…

Firmin Ngrebada : Je dois dire que c’est avec une très grande satisfaction que le gouvernement note une décrue importante des violences dans le pays. Je crois observer que cette décrue des violences s’explique par deux choses. D’abord, il y a l’absence d’affrontements entre les groupes armés rivaux ou encore entre les groupes armés et les forces de défense et de sécurité. Et la deuxième raison, c’est la réduction du nombre d’attaques contre les civils. Mais il faut aussi dire que l’absence d’affrontements et la réduction des attaques contre les civils sont, en réalité, les effets induits et les bénéfices de l’accord politique pour la paix et la réconciliation, signé le 6 février dernier. Donc l’option politique, le dialogue que le président de la République prône depuis son installation, est en train de porter ses fruits en termes de réduction des violences et d’absence d’affrontements dans le pays. Donc les quelques cas de violence que l’on a observés, par exemple les cas de violations graves par les éléments des 3R de Sidiki le 21 mai dernier [dans la région de Paoua], sont donc des actes marginaux.

Cet accord du 6 février, dont vous parlez, prévoit le désarmement et la démobilisation des quelque 9 000 combattants. Mais selon les derniers chiffres officiels, à peine 600 de ces combattants ont rendu leurs armes…

Au nord-ouest du pays, il y a plusieurs groupes armés qui sont déjà désarmés, démobilisés. Notamment les deux groupes anti-Balaka des ailes Mokom et Ngaïssona, l’UFRF. Même le groupe FDPC d’Abdoulaye Miskine a été désarmé. Aujourd’hui, nous sommes sur les 3R et nous estimons que le processus avance bien. Le grand DDR avance bien au nord-ouest. Après quoi, nous allons continuer au centre-nord, notamment avec le MPC d’Al-Khatim, qui affiche de bonnes dispositions. Il en est de même du FPRC, aujourd’hui, qui affiche de bonnes dispositions quant à l’effectivité du DDR, Désarmement et Démobilisation.

Vous vous félicitez de cet accord du 6 février. Mais dans l’opposition, l’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye, par exemple, dit que c’est un marché de dupes, car les groupes armés n’ont cédé aucun pouce.

Maître Nicolas Tiangaye est un Centrafricain. Il a le droit et la liberté de s’exprimer. Mais ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui les populations centrafricaines voient les retombées de cet accord. Grâce à cet accord, la libre circulation des personnes et des biens revient peu à peu dans le pays. Les violences et les violations des droits de l’homme diminuent sensiblement. L’autorité de l’État est en cours de restauration progressive. Donc cette réalité tranche avec les déclarations de l’opposition.

Mais ce que craint l’opposition, c’est que vous ayez conclu un accord avec notamment le FPRC de Noureddine Adam et l’UPC d’Ali Darass, pour que les gens qui habitent les zones sous leur contrôle votent Touadéra l’année prochaine.

Ça, c’est le fruit de l’imaginaire de ceux qui développent ces informations. Qu’ils en fassent la preuve, alors !

Le président Touadéra sera donc candidat à la fin de l’année prochaine ?

On ne parle pas pour l’instant encore de l’élection, même si nous regardons les agitations des uns et des autres. Je ne peux pas vous confirmer, aujourd’hui, que le président Touadéra sera candidat. Mais ce que je sais, c’est qu’il continue inlassablement à travailler pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine.

Le massacre de Paoua, le 21 mai dernier, est attribué au groupe 3R. Or, son chef Sidiki Abbas, a un poste officiel à Bangui. Est-ce que ce n’est pas choquant ?

Nous avons fait le choix de la paix. Mais pour autant, nous n’avons pas fait de compromission, contrairement à ce qui se dit. Nous avons fait un compromis pour la paix. Nous n’avons pas fait de compromission. Aujourd’hui, ce que je sais, c’est que les juridictions nationales et internationales sont à pied d’œuvre et je leur fais confiance. Tous les auteurs de crimes dans ce pays seront rattrapés un jour ou l’autre par la justice.

L’ancien président de l’Assemblée, Karim Meckassoua, s’opposait à la délivrance de certains permis miniers. Et aujourd’hui, il dit que c’est le conseiller russe, Valery Zakharov, lui-même intéressé par ces concessions minières, qui l’a fait tomber du perchoir.

Je respecte les déclarations publiques de monsieur Meckassoua Karim. Mais ce que je sais, c’est que la plupart des permis dont il a parlé ont été délivrés du temps où il était président de l’Assemblée nationale. Et donc il n’y a pas eu de bonne foi sur ses dernières déclarations, vu que certains de ces permis ont été délivrés du temps où il était président de l’Assemblée nationale. Neuf permis, si j’ai bonne mémoire.

Et est-ce que les conseillers russes auprès de la présidence et de la primature n’ont pas pris une véritable importance, aujourd’hui ?

Depuis un certain temps, les gens voient une guerre froide qui existerait entre la France et la Russie en République centrafricaine, alors que nous entretenons depuis toujours une excellente relation avec la France, grand partenaire traditionnel de la République centrafricaine. La France a toujours été à nos côtés et elle le restera. La Russie également est partenaire de la République centrafricaine. Et elle nous apporte beaucoup, aujourd’hui, notamment dans la formation et l’équipement de nos forces de défense et de sécurité. France ou Russie, chacune est donc la bienvenue en République centrafricaine. Et donc là aussi, il y a la diversification de nos relations diplomatiques, consulaires, militaires et économiques. Mais il faut cesser d’opposer la France et la Russie en République centrafricaine.

Vous ne voulez pas les opposer, mais le ministre français Jean-Yves Le Drian proteste publiquement contre le poids grandissant de la Russie dans votre pays…

Je ne porte pas de jugement de valeur. Je n’ai pas d’appréciation par rapport aux déclarations du ministre Le Drian. Je maintiens ce que je viens de vous dire.

Est-ce que l’on ne va pas vers une compétition entre Paris et Moscou, dans votre pays ?

Pour nous, ces deux puissances interviennent au niveau du pays comme partenaires. Maintenant, la question de la « guerre froide » que les gens semblent mettre en avant ne nous intéresse pas.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 17:36
Centrafrique : 60% de la population dépend de l'aide humanitaire (CICR)

 

French.china.org.cn |Mis à jour le 30-08-2019

 

La situation humanitaire en République centrafricaine (RCA) reste précaire au point que 60% de la population est dépendante de l'aide humanitaire, a indiqué jeudi à la presse Valérie Petitpierre, cheffe de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en RCA.

En matière du ratio de la population dépendante de l'aide humanitaire et la population totale, la RCA se situe au troisième rang mondial après le Yémen et la Syrie, a précisé Mme Petitpierre, déplorant que les infractions contre les civils se produisent au quotidien en RCA.

En dépit de multiples défis, elle s'est également félicité de la baisse d'affrontement entre les groupes armés rivaux suite à la signature de l'accord de paix du 6 février dernier entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés.

Le CICR fait tout pour se rapprocher de ses objectifs humanitaires en RCA, a souligné Mme Petitpierre. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 17:04
Des chasseurs pygmées tentent de sauver les derniers éléphants de Centrafrique

 

Lu pour vous

 

Paris Match | Publié le 30/08/2019 à 12h13  La Rédaction avec AFP

 

Plusieurs hommes ont mis leur connaissance de la forêt primaire de la réserve de Dzanga-Sangha, en Centrafrique, au service de la préservation de la faune, en devenant guide du parc. Le long de la large rivière Sangha, ce territoire est devenu réserve spéciale en 1990. 

Le pas de Jean est rapide, malgré l'enchevêtrement des branches et des racines au sol. Il scrute la moindre trace de passage de l'éléphant qu'il piste depuis trois heures, au coeur de la réserve de Dzanga-Sangha, épargnée --mais pour combien de temps encore-- du braconnage qui menace la survie des grands mammifères de la Centrafrique. Il se fige soudain, un pied fiché au centre d'une large trace, l'empreinte de la patte d'une femelle adulte.

L'ancien chasseur pygmée a mis sa parfaite connaissance de cette forêt primaire équatoriale dense et sombre du sud-ouest de la Centrafrique au service de la préservation de la faune, en devenant guide du parc. Le long de la large rivière Sangha, ce territoire est devenu réserve spéciale en 1990.

Dzanga-Sangha est aujourd'hui le dernier sanctuaire des éléphants et des gorilles centrafricains, décimés ailleurs dans le pays par les braconniers. "Mais cela ne va pas durer", se lamente Luis Arranz, en charge du parc et de la formation de ses gardiens, des pisteurs pygmées recrutés dans les villages alentours mais aussi des rangers, militaires chargés de la protection de la faune. Les éléphants ont disparu du nord de la Centrafrique, les braconniers pourraient se rabattre rapidement sur la Dzanga-Sangha, s'émeut ce cadre espagnol, du WWF(World Wildlife Fund), l'ONG internationale de protection de l'environnement, qui gère la réserve en partenariat avec le gouvernement.

Le rhinocéros pour sa corne, l’éléphant pour son ivoire, la girafe pour sa peau, le pangolin pour son écaille, le gorille pour sa viande... La faune est la cible des braconniers dans tout le continent. Le groupe de scientifiques qui accompagnent Jean répertorie les animaux présents.

8000 éléphants dans la réserve

Sur les traces de l'éléphante pistée, ils débouchent dans une grande clairière au centre de laquelle les eaux de la forêt s'écoulent pour former un grand marécage. Là, une centaine des 8.000 éléphants de la forêt de Dzanga Sangha s'ébattent, cherchant le sel du bout de la trompe dans la boue. Deux mâles s'affrontent, un autre poursuit des bongos. A l'autre bout du parc, le personnel d'une base scientifique, perdue à 50 kilomètres de la première ville, Bayanga, étudie les gorilles. Au milieu des magnolias, Kumba, un vieux mâle au dos argenté de 40 ans, toise les chercheurs. Il veille sur sa femelle et ses des jumeaux nouveaux-nés, même s'il est habitué à la présence des scientifiques.

Dans un pays en guerre civile depuis 2013, le braconnage a explosé. Un rapport d'Ecofaune, organisme de protection de la faune du nord de la Centrafrique, estime que, sur trente ans, la population des grands mammifères s'est réduite de 94% dans le pays.

Les frontières poreuses ont permis d'innombrables raids de braconniers venus des pays voisins.

"Les girafes ont disparu du nord, le rhinocéros aussi", souffle Luis Arranz, dépité. "Aujourd'hui il n'y a plus d'éléphants de savane non plus... les braconniers vont forcément finir par venir ici", redoute-t-il, fataliste. Le parc de Manovo-Gounda Saint Floris, dans le nord, a ainsi été classé dans la liste du Patrimoine mondial en péril par l'UNESCO.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 16:32
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’ancien président de l’Assemblée Nationale promet une nouvelle phase de son engagement politique



BANGUI, 30 aout 2019 (RJDH)---L’ancien président de l’Assemblée Nationale a promis un engagement politique désormais plus ferme face au régime actuel. Il l’a fait savoir dans une déclaration rendue publique ce vendredi 30 aout 2019.

Généralement très silencieux et prudent, Meckassoua, ces derniers jours, refuse de se taire. En l’espace d’une semaine, il signe deux déclarations, accorde une interview sans compter la mise en ordre de bataille de son équipe qui, sur le terrain saute sur toutes les occasions de communication.

« Le temps du sursaut national a sonné », c’est le titre de la dernière déclaration de Meckassoua, une déclaration à l’allure d’un véritable procès de ses détracteurs. L’ancien président de l’Assemblée Nationale dans sa déclaration, revient sur l’affaire dite des kits des députés et soutient l’existence d’un réseau mafieux qui, selon lui, a pu détourner de l’argent public. Se fondant sur le rapport de la cour des comptes qui d’après son interprétation personnelle, le lave de tout soupçon, Meckassoua considère sa destitution comme « une manœuvre » sans fondement au vu des conclusions de la cour des comptes.

Le temps de silence est terminé, prévient Meckassoua qui appelle la justice à agir pour rassurer les Centrafricains. Dans le viseur du patron du chemin de l’espérance, Mapenzi, Mme Dekomo, l’agent comptable de l’Assemblée Nationale et l’agent comptable central du trésor.

Meckassoua sans citer le nom du chef de l’Etat, a le régime dans son viseur. Il promet « une ardeur et une pugnacité nouvelles » dans son combat politique. Ce que Meckassoua appelle une nouvelle phase de sa vie publique et son combat politique, se fera avec des soutiens qu’il ne s’est gardé de citer notamment « des amis influents et des voisins qui sont nos frères ». Clin  d’œil aux prochaines élections, l’ancien président égraine un des aspects de son programme politique en faisant allusion à son engagement pour les jeunes pour qui, il dit projeter un plan Marshal.

Cette sortie médiatique est en quelque sorte une première réponse aux actions qui ont débouché sur la destitution de l’ancien président de l’Assemblée Nationale le 26 octobre 2018, destitution que Meckassoua et son équipe continuent toujours de qualifier de coup d’Etat institutionnel. Meckassoua veut prendre sa revanche et il veut aujourd’hui se donner les moyens de le faire.

Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique : La Minusca se félicite de la promulgation du code électoral par le chef de l’Etat



BANGUI, 30 aout 2019 (RJDH)---La MINUSCA se félicite de la promulgation du code électoral par le Président Touadera. Ce qui constitue, selon elle, un pas important dans les préparatifs vers des élections inclusives et apaisées en 2020 et début 2021 en République Centrafricaine. Vladimir Monteiro, Porte-parole la mission onusienne, l’a fait savoir le mercredi 28 aout 2019 au cours de la traditionnelle conférence de presse de la MINUSCA à Bangui.

Se félicitant de la promulgation de la loi portant code électoral par le Président Touadera suite à son adoption par les élus de la nation au mois de juillet dernier, le Porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a saisi l’occasion pour rappeler le rapport du SG des Nations-Unies, Antonio Guteres du mois de juin dernier au sujet des élections en Centrafrique.

« Vous savez en juin dernier, le Secrétaire Général des Nations-Unies a sorti un rapport sur la RCA. Un rapport qui a été présenté par le Représentant Spécial. Dans ce rapport, le Secrétaire général note que ces prochaines élections marqueront un tournant historique, et il encourage toutes les parties,  à participer au processus politique de manière transparente, en mettant l’accent sur le dialogue », a fait savoir Vladimir Monteiro.

Selon le Porte-parole de la Minusca, le Secrétaire Général de l’ONU a signifié dans le rapport que la tenue des élections va constituer un défi majeur et devra bénéficier d’un formidable appui.

Dans ce rapport, selon Monteiro, « Le Secrétaire Général exprime son intention de formuler des recommandations dans son prochain rapport sur la portée du mandat de la MINUSCA en matière d’appui électoral »a-t-il dit.

La MINUSCA pour le moment, apporte juste un soutien technique et de conseil aux autorités nationales, notamment l’Autorité Nationale des Elections.

Cyrille Wegue

 

 

Centrafrique : Le communiqué final de la rencontre bilan de l’APPR toujours en attente

BANGUI, 30 Aout 2019 (RJDH)---L’opinion publique sera éclairée sou-peu sur les conclusions rencontres du 23 et 24 aout entre les signataires de l’Accord Politique pour la paix et la réconciliation en RCA, à travers un communiqué final de l’Union Africaine. C’est la réponse de la MINUSCA, lors de la Conférence de presse hebdomadaire du mercredi 28 aout dernier aux préoccupations nationales sur le sujet de cette rencontre de deux jours. 

Depuis la fin de la rencontre bilan à mi-parcours entre le gouvernement et les groupes armés en compagnie des garants et facilitateurs de l’accord politique pour la paix, le communiqué final de ces assises est toujours attendu. Les informations RJDH indiquent que les garants et facilitateurs réfléchissent sur le niveau de graduation des sanctions contre ceux qui violeront l’accord.

L’un des points saillants de cette rencontre portait sur la discussion autour des sanctions à infliger aux réfractaires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation. Notamment, l’article 35 dudit accord qui aborde de la question des sanctions et qui malheureusement n’a pas prévu des sanctions à infliger les renvoyant toutefois aux mécanismes des organisations continentales et régionales, « les parties reconnaissent que la violation de l’accord expose les responsables aux mesures répressives prévues par les garants et les facilitateurs. Des parties sont conscientes que toute violation est susceptible d’exposer les auteurs à des sanctions internationales notamment prévues dans le cadre des dispositions pertinentes des décisions du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies et dans le cadre de leurs régimes de sanctions répressifs », stipule l’article 35.

Alors que les travaux d’évaluation à mi-parcours de l’accord de paix avaient pris fin depuis samedi 24 aout, le communiqué final est toujours attendu. « Un communiqué final est en cours d’élaboration, il sera partagé avec la presse et l’opinion publique sous-peu. C’est un communiqué qui devrait être diffusé par l’Union Africaine, un des garants de l’accord et qui a organisé cette réunion de vendredi et de samedi. Vous saurez ce qui a été décidé lors de cette rencontre. Mais ce qui est important, c’est que cette réunion a eu lieu et a permis de discuter sur certains points et d’interpeller également les groupes armés sur leurs responsabilités», a fait savoir Vladimir Monteiro, Porte-parole de la MINUSCA.

« Concernant la question de sanction comme nous l’avons dit, il y a un travail de clarification de cet article 35. Parce que l’accord, il parle de sanction, mais il ne précise pas le type de sanction. Et il y a un travail qui est en train d’être fait pour que cet article 35 soit effectivement appliqué, notamment à l’endroit de ceux qui violeront l’accord de paix », a précisé Vladimir Monteiro.

Il indique, par ailleurs, que le travail de clarification de l’article 35 dudit accord doit répondre aux attentes de tout le monde, « Il y a ce travail de clarification qui a été entamé il y a quelques temps et qui répondra aux attentes de tout le monde, pour qu’effectivement, tous respectent tous les engagements. Il y a des engagements qui sont respectés, mais il y a beaucoup de choses à faire encore », a conclu le Porte-parole de la MINUSCA.

A l’issue de cette rencontre du vendredi 23 et samedi 24 aout dernier, l’un des leaders des groupes armés, partie signataire dudit accord a démissionné de son poste de conseiller militaire à la Primature. La MINUSCA n’a pas souhaité commenter cette décision mais, rappelle que Mahamat Alkhatim reste toujours dans la logique de cet accord. 

Cyrille Wegue

 

 

Centrafrique : La Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence de l’ONU en visite  pour évaluer la situation humanitaire 

BANGUI, le 30 Aout 2019(RJDH)---Le sous-secrétaire Général aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence de l’ONU, Ursula Mueller est arrivée hier dans la capitale centrafricaine, du 29 au 4 septembre, pour évaluer la situation humanitaire, un an après sa première visite. 

La visite du sous-secrétaire Général aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence intervient un an après celle qu’elle avait effectuée en février 2018 dans le pays. Il s’agit d’une visite d’évaluation en ce qui concerne la situation humanitaire en Centrafrique pour faire un plaidoyer en faveur des personnes vulnérables affectées par la crise.

« Je suis impatiente de voir les progrès et les défis de la situation humanitaire. Je rencontrerais certains membres du gouvernement, les acteurs humanitaires et du développement et donateurs mais surtout la population affectée. Je suis ici pour porter la voix et préoccupations des plus vulnérables et pour accroitre l’attention de la communauté internationale à la crise en Centrafrique », a déclaré Ursula Mueller.

Ursula Mueller se rendra à Bria, Alindao et Bangassou qui sont des villes touchées par les violences armées dévastatrices ayant contraint des centaines de milliers à fuir leurs domiciles afin de toucher du doigt le vécu quotidien des déplacés internes.

Cette mission est la deuxième effectuée en Centrafrique, un pays où le nombre de personnes nécessite encore une assistance humanitaire. Il est passé de 2,5 en 2018 à 2,9 millions en 2019.  Près de deux tiers de la population ont besoin d’assistance et de la protection, dont plus de la moitié sont des enfants.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

 

 

Centrafrique : La Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence de l’ONU en visite  pour évaluer la situation humanitaire 

BANGUI, le 30 Aout 2019(RJDH)---Le sous-secrétaire Général aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence de l’ONU, Ursula Mueller est arrivée hier dans la capitale centrafricaine, du 29 au 4 septembre, pour évaluer la situation humanitaire, un an après sa première visite. 

La visite du sous-secrétaire Général aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence intervient un an après celle qu’elle avait effectuée en février 2018 dans le pays. Il s’agit d’une visite d’évaluation en ce qui concerne la situation humanitaire en Centrafrique pour faire un plaidoyer en faveur des personnes vulnérables affectées par la crise.

« Je suis impatiente de voir les progrès et les défis de la situation humanitaire. Je rencontrerais certains membres du gouvernement, les acteurs humanitaires et du développement et donateurs mais surtout la population affectée. Je suis ici pour porter la voix et préoccupations des plus vulnérables et pour accroitre l’attention de la communauté internationale à la crise en Centrafrique », a déclaré Ursula Mueller.

Ursula Mueller se rendra à Bria, Alindao et Bangassou qui sont des villes touchées par les violences armées dévastatrices ayant contraint des centaines de milliers à fuir leurs domiciles afin de toucher du doigt le vécu quotidien des déplacés internes.

Cette mission est la deuxième effectuée en Centrafrique, un pays où le nombre de personnes nécessite encore une assistance humanitaire. Il est passé de 2,5 en 2018 à 2,9 millions en 2019.  Près de deux tiers de la population ont besoin d’assistance et de la protection, dont plus de la moitié sont des enfants.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

 

 

Centrafrique : La Journée internationale des disparues célébrée une première fois en RCA 

BANGUI, le 30 Aout 2019(RJDH) ----Célébration ce 30 aout à Bangui de la journée des personnes disparues. Une journée placée par l’Association des victimes des événements de 2012 et 2014 en mémoire des victimes centrafricaines qui sont disparues dans le pays suite aux multiples crises.

L’idée de la célébration de la journée internationale des personnes disparues est née en 1983  en Amérique du sud de la volonté des familles des victimes de disparitions forcées. Disparitions Caractérisées par l’emprisonnement secret ou des assassinats et meurtre.

Hervé Severin Lidamo président de l’association des victimes (AVED) explique les raisons de cette commémoration pour la première fois en Centrafrique en ses termes : « nous sommes aujourd’hui le 30 Aout, chaque année, le monde célèbre cette journée en la mémoire de personnes disparues. Nous avons aussi enregistré des personnes disparues. Mais plus que cette journée n’est pas connue en Centrafrique, nous faisons aussi ceci pour que les victimes sachent qu’il existe une journée pour les victimes ».

Des familles de personnes disparues selon le Comité International de la Croix-Rouge en Centrafrique ont tendance à ne pas se focaliser sur leurs besoins. Valérie Petitpierre, Cheffe de délégation du CICR en Centrafrique, demande une attention particulière à cette journée, « la journée internationale des disparues, il y a ici dans ce pays des familles de personnes disparues. Elles souffrent aussi énormément et psychologiquement parce que le fait d’être sans nouvelles de leurs proches. Nous avons aussi des activités en faveurs des populations qu’on a tendance à oublier ou qui restent ignorer. Je pense par exemple aux détenus, on continue à visiter les lieux de détentions à Bangui ou à l’intérieur du pays. On continue à fournir un accès aux soins de santé aux victimes de violences, des blessures qui ne sont pas forcément visibles», dit-elle.

Cette activité selon l’Association des victimes des événements de 2012 et 2014, consiste à mobiliser les victimes de la crise en RCA afin de mieux comprendre l’histoire de cette journée.

Ketsia Kolissio.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 16:21
Des chasseurs pygmées tentent de sauver les derniers éléphants de Centrafrique

 

Lu pour vous

 

Paris Match | Publié le 30/08/2019 à 12h13  La Rédaction avec AFP

 

Plusieurs hommes ont mis leur connaissance de la forêt primaire de la réserve de Dzanga-Sangha, en Centrafrique, au service de la préservation de la faune, en devenant guide du parc. Le long de la large rivière Sangha, ce territoire est devenu réserve spéciale en 1990. 

Le pas de Jean est rapide, malgré l'enchevêtrement des branches et des racines au sol. Il scrute la moindre trace de passage de l'éléphant qu'il piste depuis trois heures, au coeur de la réserve de Dzanga-Sangha, épargnée --mais pour combien de temps encore-- du braconnage qui menace la survie des grands mammifères de la Centrafrique. Il se fige soudain, un pied fiché au centre d'une large trace, l'empreinte de la patte d'une femelle adulte.

L'ancien chasseur pygmée a mis sa parfaite connaissance de cette forêt primaire équatoriale dense et sombre du sud-ouest de la Centrafrique au service de la préservation de la faune, en devenant guide du parc. Le long de la large rivière Sangha, ce territoire est devenu réserve spéciale en 1990.

Dzanga-Sangha est aujourd'hui le dernier sanctuaire des éléphants et des gorilles centrafricains, décimés ailleurs dans le pays par les braconniers. "Mais cela ne va pas durer", se lamente Luis Arranz, en charge du parc et de la formation de ses gardiens, des pisteurs pygmées recrutés dans les villages alentours mais aussi des rangers, militaires chargés de la protection de la faune. Les éléphants ont disparu du nord de la Centrafrique, les braconniers pourraient se rabattre rapidement sur la Dzanga-Sangha, s'émeut ce cadre espagnol, du WWF(World Wildlife Fund), l'ONG internationale de protection de l'environnement, qui gère la réserve en partenariat avec le gouvernement.

Le rhinocéros pour sa corne, l’éléphant pour son ivoire, la girafe pour sa peau, le pangolin pour son écaille, le gorille pour sa viande... La faune est la cible des braconniers dans tout le continent. Le groupe de scientifiques qui accompagnent Jean répertorie les animaux présents.

8000 éléphants dans la réserve

Sur les traces de l'éléphante pistée, ils débouchent dans une grande clairière au centre de laquelle les eaux de la forêt s'écoulent pour former un grand marécage. Là, une centaine des 8.000 éléphants de la forêt de Dzanga Sangha s'ébattent, cherchant le sel du bout de la trompe dans la boue. Deux mâles s'affrontent, un autre poursuit des bongos. A l'autre bout du parc, le personnel d'une base scientifique, perdue à 50 kilomètres de la première ville, Bayanga, étudie les gorilles. Au milieu des magnolias, Kumba, un vieux mâle au dos argenté de 40 ans, toise les chercheurs. Il veille sur sa femelle et ses des jumeaux nouveaux-nés, même s'il est habitué à la présence des scientifiques.

Dans un pays en guerre civile depuis 2013, le braconnage a explosé. Un rapport d'Ecofaune, organisme de protection de la faune du nord de la Centrafrique, estime que, sur trente ans, la population des grands mammifères s'est réduite de 94% dans le pays.

Les frontières poreuses ont permis d'innombrables raids de braconniers venus des pays voisins.

"Les girafes ont disparu du nord, le rhinocéros aussi", souffle Luis Arranz, dépité. "Aujourd'hui il n'y a plus d'éléphants de savane non plus... les braconniers vont forcément finir par venir ici", redoute-t-il, fataliste. Le parc de Manovo-Gounda Saint Floris, dans le nord, a ainsi été classé dans la liste du Patrimoine mondial en péril par l'UNESCO.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 16:15
Le déboisement, cause du dérèglement climatique en RCA

 

https://afriquepanorama.com  30 août 2019 

 

Les effets de la crise militaro-politique centrafricaine continuent de se faire sentir même après la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA) sur les infrastructures administratives, l’environnement centrafricain et le changement climatique.

La reconstruction nationale est le maître-mot des autorités nationales. La RCA a commencé à ressentir sentir les effets du changement climatique dû à la déforestation. Mais le gouvernement a également  pensé à des solutions à ce phénomène qui a des impacts néfastes sur la santé humaine.

A cet effet, la RCA, a pris une part active à la célébration de la Journée Nationale de l’Arbre,  en consacrant 7 hectares pour planter 7000 pépinières de teck, 21 août 2019 à Pissa, localité située à 70 Km de la capitale centrafricaine. Cette journée qui a pour thème « Arbres, solutions aux changements climatiques » a été présidée par le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

La RCA est durement frappée, non seulement par la crise militaro-politique mais aussi par la surexploitation de ses forêts et sols. Connaissant l’importance des arbres, Faustin Archange Touadéra a évoqué les nouvelles menaces dans le monde et en RCA : « L’humanité fait face aujourd’hui au déboisement, à la dégradation des forêts, des terres et des dérèglements climatiques. En Centrafrique aujourd’hui, la chaleur nous tue à petits feux, les vagues des chaleurs extrêmes, des incendies des forêts et les inondations sèment la terreur dans notre pays et pour cause les exploitations anarchiques de la forêt ».

La santé de l’espèce humaine est menacée.  Car, le déboisement a un impact sur l’environnement, c’est la cause du changement climatique en RCA, dû à la chaleur et à la modification de climat centrafricain.

C’est dans l’optique de prévenir et garantir  la santé de l’humanité et un environnement sein que le gouvernement centrafricain a fait sien cette Journée Nationale des Arbres. Pour un environnement sein en RCA, les Centrafricains doivent prendre conscience de l’importance de la protection des forêts en mettant un terme à l’exploitation massive et anarchique des arbres et que les populations revoient leur manière d’utiliser les bois de chauffe.

Jérémie Walanda

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 16:10
En Centrafrique, d’anciens chasseurs pygmées tentent de sauver les derniers éléphants du pays

 

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 10h13

 

La réserve de Dzanga-Sangha est l’ultime sanctuaire des pachydermes, décimés ailleurs par les braconniers.

 

Le pas de Jean est rapide, malgré l’enchevêtrement des branches et des racines au sol. Il scrute la moindre trace de passage de l’éléphant qu’il piste depuis trois heures au cœur de la réserve de Dzanga-Sangha, épargnée – mais pour combien de temps encore ? – du braconnage qui menace la survie des grands mammifères en Centrafrique. Il se fige soudain, un pied fiché au centre d’une large trace : l’empreinte de la patte d’une femelle adulte.

L’ancien chasseur pygmée a mis sa parfaite connaissance de cette forêt primaire équatoriale dense et sombre au service de la préservation de la faune, en devenant guide de ce parc situé dans le sud-ouest du pays. Le long de la large rivière Sangha, ce territoire est devenu une réserve spéciale en 1990. Dzanga-Sangha est aujourd’hui le dernier sanctuaire des éléphants et des gorilles centrafricains, décimés ailleurs dans le pays par les braconniers.

 « Mais cela ne va pas durer », se lamente Luis Arranz, chargé du parc et de la formation de ses gardiens, des pisteurs pygmées recrutés dans les villages alentour mais aussi des rangers, militaires chargés de la protection de la faune. Les éléphants ayant disparu du nord de la Centrafrique, les braconniers pourraient se rabattre rapidement sur la Dzanga-Sangha, s’émeut ce cadre espagnol du World Wildlife Fund (WWF), l’ONG internationale de protection de l’environnement qui gère la réserve en partenariat avec le gouvernement.

Le parc du Manovo-Gounda Saint-Floris, dans le nord, a été classé dans la liste du patrimoine mondial en péril par l’Unesco. « Les girafes ont disparu du nord, les rhinocéros aussi, souffle Luis Arranz, dépité. Aujourd’hui, il n’y a plus d’éléphants de savane non plus… Les braconniers vont forcément finir par venir ici. »

Avec la guerre civile, le braconnage a explosé

Les scientifiques qui accompagnent Jean répertorient les animaux présents. Sur les traces de l’éléphante pistée, ils débouchent dans une grande clairière au centre de laquelle les eaux de la forêt s’écoulent pour former un grand marécage. Là, une centaine des 8 000 éléphants de la forêt de Dzanga-Sangha s’ébattent, cherchant le sel du bout de la trompe dans la boue. Deux mâles s’affrontent, un autre poursuit des bongos (une espèce d’antilope).

A l’autre bout du parc, le personnel d’une base scientifique perdue à 50 km de la première ville, Bayanga, étudie les gorilles. Au milieu des magnolias, Kumba, un vieux mâle au dos argenté de 40 ans, toise les chercheurs. Il veille sur sa femelle et ses jumeaux nouveau-nés, même s’il est habitué à la présence des scientifiques.

Dans un pays en guerre civile depuis 2013, le braconnage a explosé. Un rapport d’Ecofaune, organisme de protection de la faune du nord de la Centrafrique, estime que sur trente ans, la population des grands mammifères s’est réduite de 94 % dans le pays. Le rhinocéros pour sa corne, l’éléphant pour son ivoire, la girafe pour sa peau, le pangolin pour son écaille, le gorille pour sa viande… La faune est la cible des braconniers sur tout le continent africain ; et les frontières poreuses de la Centrafrique ont permis d’innombrables raids de braconniers venus des pays voisins.

 

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