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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 01:19
Quatre morts et 26 blessés dans des affrontements à Bangui
Quatre morts et 26 blessés dans des affrontements à Bangui

 

Lu pour vous
 

https://www.letelegramme.fr 11 juillet 2019 à 21h00 Modifié le 11 juillet 2019 à 20h59

 

Quatre personnes ont été tuées et 26 blessées mercredi soir et jeudi au cours d’une reprise des affrontements entre des commerçants et des miliciens du quartier musulman PK5 de la capitale centrafricaine, Bangui.

Les affrontements ont causé la mort de trois membres de groupes d’autodéfense, selon Awad Al Karim, imam de la mosquée Ali Babolo située au PK5. Leurs corps, ainsi que celui d’un commerçant tué mercredi soir, ont été amenés jeudi à la mosquée Ali Babolo. Médecins sans Frontières (MSF) a fait état jeudi soir de 26 blessés dans le quartier qui, depuis plusieurs semaines, n’avait pas connu de violences.

 

« Un accrochage entre un vendeur de carburant et des jeunes armés »

 

« Depuis mercredi soir, le quartier PK5 est secoué par des échanges de tirs impliquant des groupes criminels », a déclaré jeudi à la presse le porte-parole de la mission de l’ONU (Minusca), Vladimir Monteiro. « Ces échanges ont été déclenchés par des crimes chroniques commis par des bandes criminelles contre les commerçants du quartier », a-t-il ajouté.

« Cela a commencé avec un accrochage entre un vendeur de carburant et des jeunes armés », a expliqué à l’AFP Awad Al Karim. Selon lui, le vendeur de carburant avait refusé de payer une « taxe » imposée par l’une des milices d’autodéfense du quartier. En représailles, deux jeunes à moto ont lancé une grenade sur des civils désarmés, et un homme de quarante ans a été tué, selon Awad Al Karim. Dans la foulée, la famille du défunt a entrepris de venger sa mort avec l’aide d’une milice rivale du quartier, selon plusieurs témoins contactés par l’AFP.

 

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/monde/centrafrique-quatre-morts-et-26-blesses-dans-des-affrontements-a-bangui-11-07-2019-12336866.php#Z6HP08roGWdjV9yC.99Quatre

 

 

RCA : Vive tension au Pk5 suite à un malentendu entre les groupes armés

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 11 juillet 2019 15:51

 

Des tirs à l'arme légère et parfois lourde ont secoué mercredi soir et jeudi le Pk5. Des sources concordantes parlent d'un malentendu entre deux groupes armés de ce secteur tourné en affrontement. Des morts et des blessés sont signalés. Les activités demeurent paralysées dans le grand marché au moment où nous mettons sous presse cette information.

Tout a commencé à la suite d'un bras de fer entre deux groupes armés dudit secteur. L'un des groupes, dirigé par une femme aurait imposé de l'argent en guise de taxes à un vendeur d'essence mais ce dernier s'y est opposé, c'est donc cette goutte d'eau qui a débordé le vase.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, alors que ce vendeur avec sa famille étaient en train de faire la prière, ces hommes armés ont pris d'assaut le domicile et y ont jeté une grenade.  Le bilan provisoire fait état d’un mort et plusieurs blessés. D'autres sources parlent d'au moins 3 morts.

Un deuxième groupe armé entre en action et dit défendre la victime. La situation est devenue alors confuse. Il est difficile de dire avec exactitude ce qui se passe en ce moment à cause de la tension encore forte dans ce secteur.

Toutefois, des informations en notre possession font savoir que certains membres des comités locaux de paix du 3ème arrondissement appuyés par des imams mènent la médiation entre les belligérants pour un retour au calme.

Contacté, le porte parole de la Minusca, Vladimir Montéiro a indiqué que des casques bleus sont déployés depuis hier nuit au km5 pour assurer la protection des populations civiles et calmer la situation. Ils opèrent en collaboration avec les Forces de Sécurité Intérieure, basées dans les quartiers environnants selon le porte-parole de la mission onusienne.

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 01:18
La vente des trophées de Boris Becker, endetté, rapporte 765.000 euros

 

 

Par AFP — 11 juillet 2019 à 20:48 (mis à jour à 20:58)

 

La vente aux enchères de trophées et souvenirs personnels de Boris Becker a rapporté 765.000 euros, une somme destinée à éponger une partie de ses dettes, a annoncé jeudi l’administrateur judiciaire chargé de vendre les actifs de l’ex-star du tennis allemand.

La vente, en ligne concernait 82 articles: médailles, coupes, raquettes, montres, photographies et autres objets personnels. Entamée le 27 juin, la vente s’est achevée jeudi, réunissant au total 495 participants de 32 nationalités différentes.

C’est une réplique de la coupe en argent de l’US Open réalisée par le joaillier Tiffany pour sa victoire en 1989 sur Ivan Lendl qui a remporté l’enchère la plus élevée (167.000 euros), a indiqué l’administrateur judiciaire, le cabinet londonien Smith & Williamson, dans un communiqué.

Selon un de ses responsables, Mark Ford, le montant des dettes de Boris Becker pourrait atteindre 50 millions de livres sterling (56 millions d’euros).

Le triple vainqueur de Wimbledon, âgé de 51 ans, avait été déclaré en faillite en 2017. En juin 2018, il avait stoppé au dernier moment la vente aux enchères de ses trophées et souvenirs personnels en invoquant un prétendu statut diplomatique.

L’ex-numéro un mondial avait alors affirmé avoir été nommé par le président de la Centrafrique «attaché» auprès de l’Union européenne pour les affaires culturelles, sportives et humanitaires de ce pays.

Mais l’administration centrafricaine avait rétorqué que le passeport brandi par Becker était un faux, venant manifestement d’un lot «de passeports vierges volés».

Becker avait clos cet épisode baroque en décembre en renonçant à revendiquer l’immunité devant un tribunal londonien spécialisé dans les affaires d’insolvabilité.

L’ancien joueur a déjà eu des déboires judiciaires pour des dettes impayées avec la justice espagnole, concernant des travaux dans sa villa de Majorque, et avec la justice suisse, pour ne pas avoir payé le pasteur qui l’avait marié en 2009.

En 2002, la justice allemande l’avait condamné à deux ans de prison avec sursis ainsi qu’à 500.000 euros d’amende pour quelque 1,7 million d’euros d’arriérés d’impôts.

Six fois titré en Grand Chelem, «Boum Boum» Becker, ainsi surnommé pour son service ravageur, a remporté 49 titres et obtenu plus de 20 millions d’euros de gains pendant sa carrière sportive.

Il se consacre aujourd’hui à ses activités liées au tennis, notamment celle de commentateur.

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 00:51
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Deux morts après les combats entre deux factions d’autodéfense au Km5

BANGUI, 11 juin 2019 (RJDH) --- Deux factions d’autodéfense du Km5 se sont affrontées depuis dans la nuit du mercredi 10 à jeudi 11 juillet. Le bilan fait état de deux personnes tuées et plusieurs autres blessées. Un cas de braquage qui a mal tourné serait à l’origine des combats selon des sources concordantes. 

Les activités commerciales sont paralysées dans le secteur du Km5, suite à l’attaque d’une position des bandes d’autodéfense de la zone par une autre bande armée rivale de la même localité. 

Pour un commerçant, « cet affrontement se poursuit sous la barbe des éléments de la Minusca qui restent passifs jusqu’à lors. Nous souhaitons une vive réaction de la MINUSCA et des forces de l’ordre pour mettre hors d’état de nuire ces bandits armés. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour arrêter cette hémorragie car la crise constitue une asphyxie sur le plan économique » a-t-il déploré.

Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA ne confirme pas cette information, et parle des mesures prises par les soldats de la paix, « nous avons envoyé des éléments de la Minusca depuis hier pour patrouiller et s’interposer entre les deux belligérants afin de mettre un terme à cette crise car cette situation met en mal les activités économiques dans cette partie de capitale qui est le poumon de l’économie du pays. Et nous travaillons également en coordination avec les Forces de Sécurité Intérieures qui ont des éléments dans des quartiers voisins pour éviter tous débordements ».

Cette violence intervient après la mort du leader d’un groupe d’autodéfense Force, un groupe très actif dans le 3ème arrondissement de Bangui le 01 juin dernier.

Carlos Watou

 

 

Centrafrique : Les étudiants de l’Université de Bangui refusent un don de la présidence 

BANGUI, 11 Juillet 2019 (RJDH) --- Des sacs de riz dont la date de péremption est arrivée à terme en provenance de la Présidence de la République et offerts aux étudiants de l’Université de Bangui, ont été vivement refoulés ce jeudi 11 juillet 2019 par ces derniers. Ils exigent, par-ailleurs, que des livres soient déposés à la bibliothèque, équipée avec des ordinateurs connectés ainsi que de nouveaux bâtiments. Un geste qu’ils qualifient de moquerie à l’égard des étudiants Centrafricains.

Selon les délégués des associations des étudiants des Facultés des droits et celle des lettres de l’université de Bangui, ces dons en provenance de la Présidence de la République pour être distribués aux étudiants sont déjà expirés depuis 2018.

Sans détours, ils estiment que ce don est en déphasage avec les réalités quotidiennes des étudiants centrafricains sur le campus universitaire de Bangui, comme l’a souligné l’un d’entre eux sous couvert de l’anonymat en ces termes. « Nous n’avons pas besoin du riz pour l’instant car, nos attentes sont totalement différentes de ce que pensent nos dirigeants. Nous avons besoin des livres dans la bibliothèque pour nous cultiver, ainsi que des ordinateurs avec connexion soit de nouveaux bâtiments et non du riz. C’est une sorte de moquerie à l’égard des étudiants Centrafricains », a lâché en colère cet étudiant.

Pour une étudiante en quatrième année de droit, elle s’étonne de ce que les vrais problèmes de l’Université sont toujours ignorés par les dirigeants du pays. « Il y a de cela quelques jours que nos professeurs réclament au gouvernement le payement de leurs arriérés de vacation et dont le gouvernement n’a pas été capable de les satisfaire. Pourquoi ne pas mettre nos enseignants dans les conditions adéquates pour notre formation au lieu de nous prendre pour des affamés », s’indigne-t-elle.

Ces sacs de riz, pour la circonstance, ont été baptisés par les étudiants ‘‘la moquerie de la Présidence’’.

Fridolin Mamocko

 

 

Centrafrique : Des forces vives de la nation penchent sur la situation du pays post-Khartoum

BANGUI, 11 juillet 2019, (RJDH)---La concertation des forces vives de la nation sur la situation du pays post Khartoum s’ouvre du 11 au 12 juillet 2019 au stade 20.000 Places à Bangui. Convoquées par le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), elles analyseront la situation sécuritaire et socio-politique du pays après la signature de l’accord de paix Khartoum le 6 février dernier à Bangui. 

L’objet de cette rencontre, selon Crescent Paul Beninga, Porte-Parole du GSTC, vient du fait que l’Accord Politique Pour la Paix et la Réconciliation, négocié à Khartoum et signé le 06 février 2019 à Bangui n’a pas du tout donné les résultats escomptés. « Nous avons pensé et espéré que la paix allait revenir, ou du moins cet accord-là allait créer les conditions d’une paix durable. Malheureusement, nous constatons que les tueries, continuent d’être pratiquées dans l’arrière-pays et la population continue d’être assassinée et qu’au niveau de la capitale, on se rend compte que les voix se lèvent pour critiquer ce qui se passe, ce qui se fait dans le cadre de cet accord », a précisé Crescent Paul Beninga.

Donc, « Tout porte à croire que cet accord ne crée pas les conditions d’une paix durable.  Et au regard de tout ce qui précède, nous avons estimé qu’il est nécessaire que nous organisions une concertation entre les forces vives de la nation pour discuter, pour collecter les points de vue et échanger pour voir effectivement ce qu’il y a lieu de faire pour sauver la situation », a-t-il expliqué.

Au terme de cette concertation, le GTSC ose croire et espère que, « Des recommandations vont être déposées sur la table du gouvernement qui va travailler avec et les forces vives de la nation vont continuer à faire le travail de plaidoyer et de lobbying pour que ces recommandations puissent être prises en compte et que la paix puisse revenir dans notre pays »a poursuivi Crescent Paul Beninga. 

« Aujourd’hui, nous avons distribués plus cinquantaine de cartons d’invitation, nous sommes à plus d’une trentaine de participants, donc le quorum est atteint, et qu’au fur et à mesure que nous évoluons, les retardataires vont nous rejoindre », a conclu le Porte-Parole du GTSC.

Les grands absents de ce rendez-vous sont les membres du gouvernement qui pourtant avaient acceptés l’invitation et qui ne sont pas venus par la suite sans aucune explication, et ceux du Mouvement Cœur Unis qui ont clairement fait savoir qu’ils ne prendront pas part à cette initiative.

Cyrille WEGUE

 

 

Centrafrique : Les sanitaires de l’Université de Bangui en mauvais état

BANGUI, 11 juillet 2019 (RJDH)--- Toutes les toilettes dont dispose l’université de Bangui sont en phase de détérioration très avancée. Sur une dizaine de latrines comptée à la volée, deux sont encore praticables et doivent contenir plus de 20.000 étudiants régulièrement inscrits. Un phénomène qui n’honore pas les usagers et constitue en même temps un danger sanitaire. Un constat du RJDH.

Seule université de toute la République et avec une capacité d’accueil réduit, outre le manque criard de cadre convenable pour étudier, les étudiants de l’université de Bangui font aussi face aux problèmes des sanitaires, c’est-à-dire des toilettes.

Un étudiant s’en plaint. « Une grande université comme celle de Bangui n’a pas de toilette digne de ce nom. Les quelques rares qui existent d’ailleurs sont sales et inutilisables. Les professeurs y compris les élèves se soulagent dans les herbes et laisse leur nudité à découvert et cela rend l’atmosphère putride. On ne peut promener tout proche d’une toilette car l’odeur donne le vertige. Je suggère à tout le monde qui utilise ces toilettes de bien en faire l’usage. Je demande aussi au Rectorat de penser à nous construire des latrines supplémentaires pour alléger nos peines », a-t-il témoigné.

Même constat du côté de la faculté des Sciences de la Santé. Un seul point de toilette pour plusieurs milliers d’étudiants. Rubin Massikili, ne cache plus sa peine face à cela. « C’est vraiment déplorable car la plupart de nos douches sont usées. Nous avons de la peine à nous soulager. Si on est dans le besoin, on rentre dans les quartiers. On a posé ce problème à l’association des étudiants de la FCSS, les responsables disent qu’ils vont porter le problème au près du service des œuvres de l’université de Bangui, mais jusqu’à lors on n’a pas eu gain de cause », s’est-il plaint.

Le Directeur du service des œuvres de l’université de Bangui s’est abstenu à se prononcer sur cette situation. Toutefois, le secrétaire du bureau sortant de l’Association Nationale des Étudiants Centrafricains (ANECA) annonce la mise en place d’une mesure d’urgence. « Nous sommes les leaders des étudiants centrafricains et il est donc de notre devoir de régler cette situation au plus vite. On ne peut pas permettre à ce que nos étudiants puissent aller se soulager dans les herbes ou dans le quartier. Après votre passage nous allons nous organiser pour réaménager ces toilettes », a promis le Secrétaire du bureau sortant de l’ANECA.

L’université de Bangui compte une dizaine de douche parmi lesquelles deux d’entre elles sont impraticables. Un véritable problème pour les 20.000 étudiants régulièrement inscrits.

Rolf Domia

 

 

Centrafrique : Des groupes armés s’engagent à désenclaver certaines régions grâce au démantèlement des barrières

BANGUI, 11 juillet 2019 (RJDH) --- Des barrières commencent à etre levées dans certaines régions sous contrôle des groupes armés. Selon Ange Maxime Kazagui, Ministre de la Communication et Vladimir Monteiro porte-parole de la Minusca, certains des 14 groupes armés ont démantelé leurs barrières conformément à l’accord de Khartoum.  Ils l’ont dit lors de la conférence conjointe gouvernement-Minusca ce mercredi 10 juillet 2019 à Bangui. 

Il s’agit du FDPC d’Abdoulaye Miskine, de 3 R de Sidiki respectivement dans les préfectures de la Nana-Mambéré et l’Ouham-Pende, l’UPC d’Ali Darass dans la Ouaka, le FPRC et le MLCJ dans la Vakaga au nord du pays. Ces groupes rebelles selon les porte-paroles de la Minusca et gouvernement ont respectivement enlevé les barrières érigées dans leurs zones de contrôle.

« Les autorités nationales et la MINUSCA ont pris le soin de vérifier si les démantèlements des barrières ont été faits. En définitif, cela a été fait dans certaines régions du pays et la Minusca ainsi que le gouvernement maintiennent toujours la pression sur les groupes armés à continuer à les démanteler », a précisé Vladimir Monteiro au cours de la conférence de presse.

Le Ministre de la Communication et des Medias Ange Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement a indiqué face aux efforts qui sont en train d’être déployés par les parties signataires de l’accord politique de paix de Khartoum, le gouvernement est en discussion avec le Conseil de sécurité des Nations-Unies pour l’assouplissement de l’embargo qui pèse sur les FACA, « le conseil de sécurité n’a pas fermé la porte à la République Centrafricaine sur ce point. Cela se justifie par quelques dérogations qui ont été faites en accordant aux pays comme la Russie, la France, les Etats-Unis et autres pays amis, de livrer des armes à la République Centrafricaine », a-t-il rassuré.

Ces efforts qui sont en train d’être déployés par le gouvernement pour remplir les conditions exigées par le Conseil de sécurité sont entre autre, la capacité du pays à gérer le stock des armes livrées par les pays partenaires afin de mener à bien la Réforme du Secteur Sécuritaire (RSS) et le DDR.

Fridolin Mamocko

 

 

Centrafrique : 42 cas de violences sexuelles répertoriées en juin par le projet « Tongolo » de MSF dans le 8ème arrondissement

BANGUI, 11 Juillet 2019 (RJDH) --- 42 cas des violences sexuelles ont été enregistrées et documentées par l’antenne du projet ‘‘Tongolo’’ de MSF ouvert le 28 juin dernier. Ces chiffres ont été rendus publics, ce mercredi 10 juillet par Béatriz Gracia Fernandez, Coordonnatrice du projet Tongolo à Bangui.

Ces chiffres viennent confirmer le rapport du ministère de la santé qui a indiqué que le 8e arrondissement a enregistré le taux le plus élevé des VBG à Bangui lors de l’inauguration du centre de prise en charge des victimes des violences en juin dernier.

La Coordonnatrice du projet Tongolo, Béatriz Gracia Fernandez, dénoncé ce fléau qui se perpétue dans la localité, « en deux semaines déjà, nous avons enregistré 42 cas de violences sexuelles dans le 8ème arrondissement de Bangui. Mais nous prévue une activité de sensibilisation par notre antenne dans le seul objectif de réduire la recrudescence de ces violences », a-t-elle fait savoir.

 « Nous encourageons cette fréquentation constante des victimes au sein de ce centre de prise en charge. L’équipe Tongolo est mise en place pour répondre aux préoccupations de la population vulnérable, dont les personnes atteintes du VIH et sida, certaines victimes se retrouvent avec des enfants nés de cette violence. Un travail sérieux se fait auprès des femmes, afin d’accepter l’enfant », a ajouté la Coordonnatrice.

En 2018, MSF à travers le projet Tongolo (étoile en français) installé dans l’enceinte de l’hôpital Communautaire, a documenté environ 2200 cas de violences sexuelles. Cette année, le projet a fait environ 800 cas.

L’inauguration de l’antenne Tongolo MSF Espagne de Bédé 6 dans le 8èmearrondissement de Bangui, a eu lieu le 28 juin 2019. 

Auguste Bati-Kalamet

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 15:39
RCA: le manioc flambe à Bangui

 

 

Par RFI Publié le 11-07-2019 Modifié le 11-07-2019 à 02:42

 

A Bangui, les foyers s’inquiètent. Il est devenu difficile de trouver du manioc dans la capitale. Le manioc est mangé sous forme de « boule gozo», sous forme de bâton fermenté, le « chikwangue », ou encore sous forme de poudre… Il est la base de l’alimentation des Centrafricains. Près de 700 000 tonnes ont été produites en 2018 (en légère baisse de 3% par rapport à l’année 2017). Aujourd’hui la bassine de manioc coûte près du double de son prix habituel.

Dans les allées du marché central de Bangui, le manioc se fait rare. Prisca tient un petit stand de légumes et crudités. « Il n'y a pas de manioc, le manioc c’est cher. Ngaoui c’est 4500 francs CFA, normalement c’est 2500 FCFA. Un sachet comme ça 500 FCFA. Les clients viennent acheter mais c’est cher. C’est très cher. C’est grave en Centrafrique pour le manioc. »

Un problème pris au sérieux par la FAO. Plusieurs éléments selon l’organisation expliqueraient cette flambée des prix. La période de soudure, la spéculation liée aux problèmes de carburants ainsi qu’un troisième facteur, détaille Abel Kongbo, le point focal (ou référent) Sécurité alimentaire de la FAO.   

« À des endroits, on nous fait comprendre qu’il y a des cas de maladies qui font que les pieds de manioc pourrissent.

RFI : Et vous au niveau de la FAO est-ce que ça vous inquiète en terme de sécurité alimentaire à Bangui ?

Tout à fait. Déjà on a des points d’études pour savoir l’ampleur du pourrissement des tubercules dans les zones ciblées. On est en train de réaliser des analyses pour voir si c’est les pratiques qui poussent au pourrissement ou bien si c’est une maladie qui a attaqué pour qu’on arrive à cette situation. »

Cette augmentation du prix du manioc vient s’ajouter à d’autres difficultés en ville notamment le manque de liquidités.

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 15:09
Des progrès pour la levée de l'embargo sur les armes selon le gouvernement
Des progrès pour la levée de l'embargo sur les armes selon le gouvernement

 

 

juillet 10, 2019  AFP/VOA

 

Des progrès ont été enregistrés en vue de la levée de l'embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine, conformément aux dispositions du Conseil de sécurité des Nations unies, a affirmé mercredi le gouvernement.

"Des officiers supérieurs et des officiers subalternes de l'armée ont été formés sur la gestion et le stockage des munitions et armes, en ce qui concerne les armureries, nous sommes prêts. Les progrès actuels dans la mise en oeuvre du programme de DDRR (désarmement) s'inscrivent aussi dans le cadre de la levée de l'embargo sur les armes à destination de notre pays", a déclaré à Bangui le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui.

Au cours d'une conférence de presse conjointe, le porte-parole de la mission de l'ONU (Minusca), Vladimir Monteiro, a rappelé qu'en janvier 2019, le Conseil de sécurité a adopté un chronogramme précis, demandant notamment "à la République centrafricaine, de fournir jusqu'en juin 2019 un rapport sur les progrès enregistrés dans le cadre de la gestion ainsi que le stockage des armes".

Après une évaluation de ces progrès accomplis, le Conseil doit se réunir fin septembre pour "statuer sur la question de l'embargo", a-t-il précisé.

Le Conseil a déjà accepté des demandes de levée partielle, permettant ainsi à la Russie et à la France de fournir des armes aux forces armées centrafricaines (Faca).

Merci au Président Touadéra et à la ministre de la Défense Marie-Noëlle Koyara pour leur accueil. L’amitié qui unit la France et la RCA est ancienne et garante de notre succès : nous sommes et nous restons à leurs côtés pour bâtir en Centrafrique une paix durable. 5/5 pic.twitter.com/ZgmXfej4kq

— Florence Parly (@florence_parly) July 8, 2019

En visite lundi à Bangui, la ministre française des Armées, Florence Parly, a dit que Paris oeuvrait auprès des Nations unies afin d'assouplir cet embargo mis en place après l'éclatement des violences en Centrafrique en 2013.

Elle estime qu'il "reste encore beaucoup à faire" pour la mise en oeuvre de l'accord de paix signé en février entre 14 groupes armés et le gouvernement, qui prévoit notamment le désarmement des combattants des milices.

Les principaux groupes armés qui contrôlent territoires et axes routiers, n'ont encore démobilisé aucun de leurs combattants.

Le porte-parole du gouvernement voit cependant un bon début : "Nous n'avions pas la naïveté de croire qu'à partir de cette signature, nous entrions immédiatement dans la paix et la sécurité comme par enchantement. Il s'agit d'un long processus".

La Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus miséreux au monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé par la rébellion de la Séléka.

Dans ce pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national, les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources (diamants, or, bétail...).

L'accord de paix de Khartoum est le huitième conclu depuis 2013.

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:48
1000 nouvelles recrues entament leur formation « toutes armes » en Centrafrique

 

 

http://www.bruxelles2.eu  10 JUILLET 2019

 

 (B2) Une formation élémentaire toutes armes a débuté le lundi 24 juin sur les camps Kassai à Bangui et, pour la première fois, à Bouar

 

Formés par les instructeurs d’EUTM RCA, les instructeurs des forces armées centrafricaines (FACA) formeront eux-mêmes, pour la première fois, les 1000 jeunes recrues qui ont entamé leur formation opérationnelle élémentaire.

Les Européens de la mission EUTM RCA accompagneront ainsi les instructeurs des FACA chargés de dispenser les cours dans les camps de Kassai et, pour la première fois, dans celui de Bouar, situé à 400 de km à l’ouest de la capitale centrafricaine. A l’issue des quatre mois de formation de base du métier militaire, les soldats rejoindront les unités opérationnelles des FACA à travers le pays.

Depuis son lancement en juillet 2016, EUTM RCA a déjà formé et entraîné plus de 4000 soldats centrafricains. L’approche de formation des formateurs est au cœur de l’approche européenne, dans le but de construire les capacités nécessaires à la constitution d’une force armée moderne et professionnelle en RCA.

(MHA)

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:27
"Les Centrafricains ont soif de paix" dixit Mme Keita Bocoum

Lu pour vous

 

10 juillet 2019 à 17h49min

 

Situation des droits de l’homme en République Centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita Bocoum, a relayé «  les espoirs et les inquiétudes » de la population qu’elle a recueillis lors de sa dernière mission dans le pays.

 

« Les Centrafricains ont soif de paix », a déclaré mercredi à Genève Mme Bocoum, qui estime crucial que la population centrafricaine ressente dès aujourd’hui que la dynamique amorcée par l’adoption de «  l’accord de paix contribuera à changer leur quotidien ».

Devant le Conseil, l’experte a décliné les priorités devant mener la Centrafrique sur le chemin de la paix définitive. « Cela implique des efforts en matière de sécurité et de réduction de la violence mais cela implique aussi une action robuste pour le relèvement économique du pays  », a-t-elle dit. Dans cette perspective, Mme Bocoum a plaidé pour qu’une attention particulière soit accordée à la situation des jeunes qui sont souvent victimes mais aussi particulièrement «  vulnérables aux discours extrémistes ».

Dans le contexte fragile de la RCA, les jeunes peuvent facilement constituer un « réservoir des groupes armés pour embrigader de nouvelles recrues  ». A cet égard, la mise en œuvre rapide, dans toutes les provinces du pays, d’un programme de renforcement des capacités et le développement d’activités génératrices de revenus pour les jeunes contribueront à atténuer les tensions au sein des communautés, estime l’experte.

Insistant sur cette « soif de paix », Mme Bocoum a tenu ainsi à transmettre aux membres du Conseil «  les espoirs et les inquiétudes » rapportées lors de sa dernière mission en RCA, au sujet de la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation signé à Bangui le 6 février dernier entre le gouvernement et 14 groupes armés. Avec la participation des groupes armés au gouvernement, cet accord constitue « une réelle opportunité pour le peuple Centrafricain ». « Il porte en germe de réels espoirs de paix et conséquemment de développement pour le pays », a-t-elle fait valoir.

Augmentation de la criminalité malgré une baisse des « incidents graves »

Mais en plus de la problématique du développement, de nombreux interlocuteurs à Bangui et en provinces, ont ainsi rappelé à Mme Bocoum, « l’importance du respect des droits humains  » et le fait d’exclure dans cet accord, «  l’amnistie, notamment pour les crimes les plus graves, conformément aux attentes de la population pour plus de justice ». «  Il faudra aussi qu’il soit accompagné de mesures fortes de justice, conformément aux souhaits de la population  », a relevé l’experte onusienne.

D’autant que sur le terrain, malgré une baisse du nombre d’incidents graves, elle a été informée « d’une augmentation de la criminalité dans de nombreuses localités  », notamment à Bangui, et de la persistance des points de contrôles sur les routes, source régulière de violences et de harcèlement à l’encontre de la population.

Dans ce contexte, les événements survenus dans la région de Paoua en mai dernier, au cours desquels près d’une cinquantaine d’habitants de différents villages de Koudjili, Ndondjom, Bohong, Lemouna et Koui ont été tués lors d’attaques coordonnées par des combattants du groupe 3R continuent de susciter l’indignation. « Deux mois après ces attaques, le commandement du groupe armé n’a livré que trois personnes qui auraient participé à ces attaques alors que les témoins dans les différents villages évoquent plus d’une douzaine de motos et des douzaines d’attaquants », a regretté l’experte.

Plus largement, Mme Bocoum a indiqué que si des groupes armés revendiquent leur place dans le processus de paix, ils doivent immédiatement mettre fin à la violence. « Ils doivent aussi se rappeler qu’ils peuvent être poursuivis pénalement pour leur implication directe dans la commission de ces actes odieux ou du fait de leur position de commandement par rapport à leurs subordonnés  », a-t-elle mis en garde.

Pour une approche holistique sur la question de la transhumance

De même, il est de la responsabilité de l’Etat de mettre l’action publique en mouvement afin de poursuivre «  tous les auteurs de ces crimes odieux ». Une façon de rappeler que si de tels actes ne sont pas sanctionnés, ils sont susceptibles de « mettre en danger la réussite du processus de paix ».

Ainsi donc, elle a invité les parties à l’accord de paix, les garants et facilitateurs à appliquer de manière systématique les sanctions prévues en cas de brèches de l’accord. « Je les exhorte aussi à prendre toutes les mesures nécessaires, pour que les responsables soient poursuivis et sanctionnés afin que de tels actes ne se reproduisent plus  », a insisté l’experte.

De nombreux défis restent à surmonter sur le chemin de la paix. A Genève, Mme Bocoum s’est dit préoccupée par la question de la transhumance qui continue d’engendrer « des conflits fréquents dans les zones rurales où l’Etat est encore faible  ». « Ma visite, en cette saison des pluies, m’a permis d’en saisir une nouvelle fois l’acuité », a-t-elle fait remarquer, tout en soulignant l’urgence d’avoir «  une approche holistique  » sur ce problème.

Il s’agit de compléter les mesures sécuritaires par des actions visant à réguler ces déplacements, notamment en travaillant de concert avec les différents acteurs concernés, y compris les pays voisins. « J’ai été informée que le travail a commencé avec des pays de la sous-région dans le cadre des Commissions mixtes  », a précisé l’experte.

Par ailleurs, le déploiement des fonctionnaires de l’Etat est parfois retardé par leurs difficultés à percevoir leurs salaires et être opérationnels, compte tenu des limitations logistiques auxquels ils doivent faire face. L’experte a donc plaidé pour que plus de moyens soient mis à disposition pour s’assurer que les fonctionnaires soient payés à temps pour pouvoir travailler dans des conditions acceptables et ne pas être tentés de se servir sur la population.

Dans ce contexte, Mme Bocoum a estimé qu’il est important également que les axes routiers soient complètement sécurisés pour permettre la libre circulation des personnes et des biens.

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:17
Centrafrique : débuts timides pour l’application de l’accord de paix, la méfiance persiste
Centrafrique : débuts timides pour l’application de l’accord de paix, la méfiance persiste
Centrafrique : débuts timides pour l’application de l’accord de paix, la méfiance persiste

 

Lu pour vous

 

http://vonews.net  Par Baye Bacar NDAO juillet 9, 2019

 

La mise en application de l’accord de paix signé il y a plus de cinq mois entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, qui contrôlent toujours 80% du territoire, commence à se concrétiser timidement sur le terrain.

Après la démobilisation d’une centaine de combattants il y a quelques jours, le groupe armé UPC du général Ali Darassa a remis ce mardi 9 juillet aux autorités centrafricaines les bâtiments de la gendarmerie de Ngakobo, à une soixantaine de kilomètres de Bambari, qu’ils occupaient depuis des années. Le tout, au cours d’une cérémonie en grande pompe, en présence notamment des représentants de la Minusca et de l’Union africaine

Cette restitution se veut un symbole de la volonté de l’UPC de mettre en application l’accord de paix de Khartoum, assure son porte-parole Ali Moussa. Mais ce groupe armé devrait en rester là pour le moment. « Nous avons fait un premier pas et nous attendons que les autres fassent la même chose avant d’aller plus loin », prévient-il. Une méfiance partagée par toutes les parties signataires.

D’abord entre les groupes armés : chacun a peur de se retrouver en position de faiblesse si jamais il accepte de désarmer ses combattants, ou de renoncer à ses barrières avant les autres. Méfiance aussi envers le gouvernement centrafricain, sommé de mettre d’abord en place les Unités spéciales mixtes de sécurité qui vont contribuer à la sécurisation du pays. Elles doivent être composées pour 60% de combattants issus des groupes armés, pour 40% de combattants issus des FACA.

« C’est la condition pour qu’on puisse aller au désarmement total et au démantèlement des barrières en toute confiance », prévient le porte-parole de l’UPC. Une position commune à tous les groupes armés.

Le pouvoir centrafricain, qui estime de son côté avoir rempli sa part du contrat en mettant en place le gouvernement élargi aux groupes armés, exige qu’ils se prêtent d’abord au désarmement avant la mise en place des USMS, comme prévu par l’accord de paix. « Il n’y aura pas de véritables avancées tant que ces divergences d’interprétation persistent », explique un diplomate basé en RCA.

 

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Centrafrique-Presse.com
11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:15
Ambassadeur de Russie en RCA : « l’opposition risque d’étouffer le processus de paix »

 

Lu pour vous

 

https://afriquepanorama.com 10 juillet 2019 

 

Le premier tour de la présidentielle en RCA se tiendra à la fin de 2020. Cependant, les opposants s’organisent déjà à travers des plateformes pour contrarier les politiques menées par le Président Touadéra. L’ambassadeur russe en RCA Vladimir Titorenko a évoqué ce sujet durant la rencontre avec le chef de l’Etat le 2 juillet.

Selon Titorenko, l’opposition centrafricaine s’apprête aux élections présidentielle et législatives qui auront lieu en 2020 et 2021, ce que l’on s’aperçoit actuellement. Le diplomate russe a parlé de la plateforme E-Zingo Biani. Ses membres critiquent le Président et le gouvernement d’avoir signé l’Accord de Khartoum. D’après l’ambassadeur, ces personnes ont formé sous le slogan « Nous sommes contre Touadéra » un front uni comprenant des acteurs politiques de la Centrafrique dont les noms apparaissent souvent dans la presse locale.

Titorenko demeure sûr que la victoire d’un candidat de l’opposition au scrutin signifiera la destruction de l’accord de paix entamé avec du succès par le Président Touadéra. Mais qu’est-ce que le slogan « Nous sommes contre Touadéra » pourrait-il signifier ? Selon l’ambassadeur, la réélection de Touadéra répond effectivement aux intérêts de la Nation. L’opinion de Titorenko n’est pas fondée sur la sympathie à l’égard du leader centrafricain, mais elle a un sens fondamental. Le Président engagé dans le processus de paix dans un pays, accablé par un conflit armé pourra continuer ses activités.

En même temps, l’ambassadeur avoue d’être inquiété par les méthodes de l’opposition. Il a partagé son opinion par rapport au contenu des brochures du groupe Nikongo, où l’on appelle, sous une forme dissimulée, à organiser un coup d’Etat. Titorenko a traité d’inadmissible une telle approche au combat politique.

D’autre part, l’ambassadeur trouve surprenant les appels à quitter la RCA adressés aux Russes. Il a rappelé que c’est sous l’initiative de la Russie et du Soudan que l’accord de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes politico-militaires a vu le jour. Il a remarqué qu’il faudrait se rappeler aux pays tentant de diffuser les rumeurs sur les activités de la Russie en RCA que, elle-même, elle était un pays exploitant les diamants et l’or. C’est donc pour cela qu’elle s’intéresse tout d’abord au rétablissement de la stabilité et de la sécurité en RCA. Moscou est inquiété de la présence de groupements terroristes dans la région, or, leurs adeptes peuvent s’activer, si le processus de paix voit sa fin. La sécurité globale est ce à quoi tend la Russie, a souligné Titorenko.

 

Jérémie Walanda

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:06
Centrafrique : débuts timides pour l’application de l’accord de paix, la méfiance persiste

 

Lu pour vous

 

http://vonews.net  Par Baye Bacar NDAO juillet 9, 2019

 

La mise en application de l’accord de paix signé il y a plus de cinq mois entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, qui contrôlent toujours 80% du territoire, commence à se concrétiser timidement sur le terrain.

Après la démobilisation d’une centaine de combattants il y a quelques jours, le groupe armé UPC du général Ali Darassa a remis ce mardi 9 juillet aux autorités centrafricaines les bâtiments de la gendarmerie de Ngakobo, à une soixantaine de kilomètres de Bambari, qu’ils occupaient depuis des années. Le tout, au cours d’une cérémonie en grande pompe, en présence notamment des représentants de la Minusca et de l’Union africaine

Cette restitution se veut un symbole de la volonté de l’UPC de mettre en application l’accord de paix de Khartoum, assure son porte-parole Ali Moussa. Mais ce groupe armé devrait en rester là pour le moment. « Nous avons fait un premier pas et nous attendons que les autres fassent la même chose avant d’aller plus loin », prévient-il. Une méfiance partagée par toutes les parties signataires.

D’abord entre les groupes armés : chacun a peur de se retrouver en position de faiblesse si jamais il accepte de désarmer ses combattants, ou de renoncer à ses barrières avant les autres. Méfiance aussi envers le gouvernement centrafricain, sommé de mettre d’abord en place les Unités spéciales mixtes de sécurité qui vont contribuer à la sécurisation du pays. Elles doivent être composées pour 60% de combattants issus des groupes armés, pour 40% de combattants issus des FACA.

« C’est la condition pour qu’on puisse aller au désarmement total et au démantèlement des barrières en toute confiance », prévient le porte-parole de l’UPC. Une position commune à tous les groupes armés.

Le pouvoir centrafricain, qui estime de son côté avoir rempli sa part du contrat en mettant en place le gouvernement élargi aux groupes armés, exige qu’ils se prêtent d’abord au désarmement avant la mise en place des USMS, comme prévu par l’accord de paix. « Il n’y aura pas de véritables avancées tant que ces divergences d’interprétation persistent », explique un diplomate basé en RCA.

 

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