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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 14:59
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Noureddine Adam s’oppose au déploiement des FACA à Kaga-Bandoro après Abdoulaye Issene.



BANGUI, 14 Mai 2019 (RJDH) – 24h après le communiqué du Conseil national de défense et de sécurité (CNDS) du FPRC de Abdoulaye Issene s’opposant au déploiement des FACA à Kaga-Bandoro, la Coordination du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) dirigée par Noureddine Adam, exprime aussi son inquiétude face à cette situation. Position exprimée dans un communiqué de presse publié ce 12 Mai 2019.


« La Coordination Générale du FPRC déplore la manière brusque de déploiement des FACA à Kaga-Bandoro et regrette cette attitude inacceptable tendant à saper le processus en cours », a fait savoir le FPRC d’entrée de jeu. Ces prises de position enchaînées des groupes armés signataires de l’Accord de paix de Khartoum interviennent un jour après que les FACA sont campées au village Yangaradji à 15 Km de l’entrée de la ville.


Noureddine Adam, allié de Abdoulaye Issene, ne cache visiblement pas sa déception à la présence prochaine des FACA à Kaga-Bandoro et rappelle au respect des Accord de paix de Khartoum, « le FPRC rappelle qu’il y a  des dispositions prévues dans l’accord de Khartoum en son Art.16 qu’un arrangement sécuritaire recommandant la mise en place des unités spéciales mixtes composées en majorité des membres des ex-groupes armés , des FSI et des Forces de défense dirigées par un Etat-major de cette force, qui solliciteront si nécessaire l’appui technique de la MINUSCA » peut-on lire dans le communiqué.


Tout se passe comme si les groupes armés signataires de l’accord de paix de Khartoum se méfient du gouvernement, qui pour eux, remettent en cause les clauses de cet Accord.


« Le FPRC demande au Gouvernement de retarder le déploiement et d’instruire la CMOP de la Nana- Gribizi pour échanger et proposer de solution aux disputes et, appelle les partis à la retenue et au patriotisme » a souligné le communique de presse de Noureddine Adam.


Si les groupes armés s’arc-boutent autour des clauses qui appellent à une mise en œuvre commune de l’Accord de Khartoum, le même accord les rappelle aussi à respecter leur engagement qui stipule qu’ils doivent aussi « mettre immédiatement et irrévocablement fin à toute obstruction au redéploiement des autorités publiques civiles et militaires, notamment des fonctionnaires, des Forces de Défense et de Sécurité et s’abstenir de toute entrave ou menace à leur encontre ».

Si aujourd’hui les FACA sont déployées dans la préfecture de la Nana-Gribizi pour restaurer l’autorité de l’Etat, les ex-combattants de séléka, maîtres du terrain, ne sont pas encore prêts à collaborer avec les FACA pour le retour de la sécurité et la paix dans la région.


Vivien Ngalangou

 

Centrafrique : 93 officiers de police judiciaire de la gendarmerie nationale prêtent serment à la Cour d’Appel de Bangui


BANGUI, 14 Mai 2019(RJDH)---Conformément à la loi, 93 officiers de police judiciaire de la gendarmerie (OPJ) ont prêté serment ce lundi 13 mai à la Cour d’Appel de Bangui, en présence du Procureur général près du Tribunal de Grande Instance de Bangui et des officiers supérieurs de la gendarmerie nationale. 


La prestation du serment de ces OPJ intervient dans un contexte où la chaine pénale est en passe de reconstruction en Centrafrique.


Des 93 récipiendaires, 75 viennent récemment de boucler leur formation d’officier de police judiciaire à l’école de la gendarmerie nationale après 3 mois de formation.

Le sous-lieutenant, Ghislain Gbiambeto, qui a aussi prêté serment, indique cet exercice répond aux dispositions du code pénal centrafricain et cela leur donnera la possibilité de dresser les procès-verbaux en cas de délits ou des crimes, « C’est un sentiment de joie pour nous les nouveaux officiers de police judiciaire de prêter serment aujourd’hui dans la salle d’audience de la Cour d’Appel de Bangui. Je pense que selon la loi et le code de procédure pénale de notre pays qui fait obligation à tous les officiers de police judiciaire de prêter serment avant l’exercice de leur fonction à savoir dresser les procès-verbaux en cas de délits ou des crimes et chercher les auteurs afin de les présenter devant les magistrats du parquet », s’est-il réjoui.   

Jean Vidal Damas, 1er Substitut Spécialisé du Procureur de la République, rappelle l’importance de cet exercice et appelle ses nouveaux officiers de police judiciaire de respecter l’engagement qu’ils ont tenu devant Dieu et les hommes afin d’accomplir fidèlement les devoirs de leur charge, « vous savez notre pays est en de sortir d’une crise qui n’est pas encore terminée et les officiers de police judiciaire sont appelés à travailler en symbiose avec le Procureur et le tribunal. Ils sont censés monter les procédures donc il est important que ces derniers soient outillés. Ils doivent aussi s’engager avec la prestation de serment qui est un engagement solennel devant Dieu et les hommes d’accomplir fidèlement les devoirs de leur charge. Donc c’est pourquoi avant qu’ils puissent travailler convenablement ils doivent prêter serment conformément à la loi », a précisé Jean Vidal Damas.


Cette prestation de serment s’inscrit dans le cadre de la restauration de la chaîne pénale en Centrafrique affaiblit depuis par la crise militaro-politique qu’a connue le pays depuis 2012 jusqu’alors. 


Jefferson Cyrille Yapende

 

 

Centrafrique : Les leaders des associations des arrondissements renforcent leur capacité sur le mandat de la Minusca en Centrafrique 



BANGUI, le 14 mai 2019 (RJDH)---Le rôle que joue la Minusca en Centrafrique a été au menu d’un échange entre les leaders des association des arrondissements de Bangui et la Minusca.


La protection des civiles, la restauration de l’autorité de l’Etat et l’accompagnement de la RCA vers la paix et la réconciliation sont le contenu de la résolution du Mandat de la Minusca de 2018.


Cette première étape consiste à échanger avec les autorités nationales, le gouvernement, les parlementaires ainsi que les leaders communautaires  sur la mise en œuvre de ce mandat par la mission afin de déterminer comment travailler pour renforcer l’efficacité opérationnelle de cette mission auprès de la population centrafricaine.

Juvence Kellya Dangote, président de la jeunesse de Ngongonon 7, participant à cette activité explique, «  qu’il est important que la Minusca fasse cette série d’éclaircissement pour permettre au peuple Centrafricain de connaitre du mandat  le contenu afin que la population et Minusca travaille en commun pour le retour définitif de la paix et la stabilité en Centrafrique sur ce j’exhorte donc cette mission de mettre en pratique le contenu de la résolution du mandat et à étendre cette série d’information sur l’étendue du territoire », a-t-il souhaité.


Pour pouvoir élargir cette série d’information sur l’ensemble du territoire, la Minusca organisera une compagne de sensibilisation de masse pour une large explication du contenu à l’endroit des entités sociale et professionnelle, les partenaires ainsi que le grand public.


Si l’approche de la Minusca se veut pédagogique pour permettre aux leaders des communautés et d’associations à connaitre le contenu du mandat de la mission onusienne, il faut noter que sa mission de protection des civils dans les villes intérieures du pays a du plomb dans les ailes.


Ketsia Kolissio

 

 

Centrafrique : IDC appuie 50 comités villageois pour le curage des latrines

DAMARA, 14 Mai 2019 (RJDH) ---  Les 50 comités villageois ont présenté du 12 au 13 mai, leur plan d’action à l’ONG Initiative Développement Centrafrique (IDC)  pour la construction des latrines dans les villages de la Sous-Préfecture de Damara.  Une initiative qui entre dans le cadre du projet d’Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC), afin de lutter contre les maladies liées à la défécation à l’air libre.

5o villages de la sous-préfecture de Damara sont directement concernés par ce projet car, selon les notables, la récurrence des maladies dans leur localité particulièrement la fièvre typhoïde est directement liée à la défécation à l’air libre ou dans les cours d’eau.

C’est dans ce contexte que le projet d’Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC) mis en œuvre par l’ONG IDC, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), lance une campagne de sensibilisation auprès des communautés pour les encourager à s’approprier le projet de constructions de latrines dans chaque ménage.


Ruskin-Fred Rébenzé, chargé de programme à IDC, cette campagne vise d’abord à « réduire les frais médicaux dépensés par les ménages, encourager la prévention sanitaire, la lutte contre les contaminations des maladies hydriques et transmissibles. Les communautés efficaces sont celles qui jouissent de bonne santé, pour un travail efficace et rentable», a déclaré le chargé de programme.


Il a aussi relevé que le danger auquel les communautés rurales, font face au quotidien est la contamination aux maladies, « plusieurs personnes ont été  victimes des maladies hydriques.  L’objectif est que les communautés rurales puissent savoir que la défécation à l’air libre est un danger pour la santé publique », a-t-il expliqué.

Le projet d’Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC) est mis en œuvre par l’ONG IDC, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), qui concerne au moins 3000 ménages dans la sous-préfecture de Damara.

Auguste Bati-Kalamet.

 

 

Centrafrique : 56 Doctorants d’Etat en Médecine et 6 spécialistes soutiennent leurs thèses à l’université de Bangui



BANGUI, le 14 mai 2019, (RJDH)---L’université de Bangui vibre cette semaine au rythme de la soutenance. 56 doctorants et 6 Médecins spécialistes ont entamé depuis hier lundi leur soutenance à l’université de Bangui. Six autres auront à défendre leurs spécialités en pédiatrie en première promotion pour certains et en gynécologie – Obstétrique, la 3ème promotion pour d’autres. 


« C’est le couronnement de leurs études. Nous avons 56 doctorants, c’est-à-dire des étudiants qui postulent au titre de Docteur d’Etat en Médecine. Et en plus de cette année, nous avons également des Médecins qui ont fait des études de spécialité. Ils ont postulés pour avoir leurs diplômes de spécialité en fin de semaine. Lundi et mardi, c’est pour les Doctorants et le mercredi ça sera pour les études spécialisées », a fait savoir Dr, Jean Rufin Malendoma, Maitre-Assistant à la Faculté de Médecine.


Pour bon nombre de ces nouveaux Médecins ayant franchi ce cap,  c’est un ouf de soulagement non seulement pour eux mais également pour leurs proches. C’est le cas de Fabrice Claver Assana, un des postulants après sa sortie de la salle de soutenance le lundi, premier jour de la soutenance.


« J’ai passé une dizaine d’année à l’université pour obtenir ce doctorat. Pour être front, c’est un grand soulagement pour moi ».


Le thème choisi par ce dernier s’intitule, « Profile épidémiologique des cas  de gonococcie et la sensibilité d’une Neisseria-gonorrhée aux antibiotiques à Bangui au niveau du centre de national de référence des infections sexuellement transmissibles à Bangui ».



A première vue, dit-il, « le jury a apprécié le thème, ils ont dit que ce thème va faire l’objet d’une publication. Ils sont en train de me motiver à publier le thème que j’ai choisi pour ma thèse ». 

 
La remise des diplômes aura lieu le 16 mai au stade Omnisport à Bangui sous le patronage de Son Excellence, le Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine.


Cyrille WEGUE

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 14:47
Centrafrique: la BAD compte investir 18,7 millions de dollars dans le secteur de l’énergie
Centrafrique: la BAD compte investir 18,7 millions de dollars dans le secteur de l’énergie

 

https://energies-media.com 14 mai 2019 par Energies Media avec Xinhua

 

C’est l’un des secteurs ciblés par les financements promis à la République centrafricaine, dans le cadre de la visite effectuée par le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, à Bangui le 12 mai

 

Des promesses de financement dans plusieurs secteurs d’activité ont été faites à l’occasion de la visite dimanche, 12 mai, du président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina , en République centrafricaine.

Selon les services de communication de la présidence centrafricaine, ces financements vont concerner la réhabilitation de l’aéroport international de Bangui M’Poko (8,7 millions de dollars), un appui budgétaire (20 millions de dollars), le secteur de l’énergie (18,7 millions de dollars), l’agriculture (10 millions de dollars), le secteur privé (90 millions de dollars), mais aussi l’intégration régionale via la route Ouesso-Bangui-N’Djamena (135 millions de dollars).

Se réjouissant des performances économiques de la RCA, qui a connu un taux de croissance de 4,2% en 2018, M. Adesina a réaffirmé l’engagement de la BAD à accompagner le pays dans ses chantiers.

Le président de la BAD a rappelé que depuis le début de la coopération bilatérale avec la RCA en 1972, la Banque a injecté plus de 630 milliards de dollars dans le pays. L’institution financière multilatérale détient actuellement un portefeuille de 163 millions de dollars de projets en RCA.

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 16:50
Visite du Président de la BAD au Congo et en Centrafrique, des milliards de francs CFA annoncés…

Lu pour vous

 

Par Gisèle Blanche Moloma , 12 mai 2019 , 6:13

 

Bangui (Corbeaunews) – Le docteur Akinwumi Adessina, Président de la banque africaine de développement (BAD) a effectué  une visite officielle ce samedi et dimanche 12 mai 2019  en Afrique centrale, notamment en République du Congo et en République centrafricaine dans lesquelles il a promis des enveloppes pour le financement du programme national de développement dans ces deux pays d’Afrique centrale confrontés à des graves crises de liquidité.

 Le docteur Akinwumi Adessina, qui a commencé sa visite au Congo-Brazzaville  depuis samedi 11 mai 2019, a rencontré le Président congolais Denis Sassou Nguésso avant de quitter pour la République centrafricaine.

Entre temps, à la sortie de sa visite avec le chef d’État congolais, le docteur Dessina, a fait une déclaration devant la presse dans laquelle il a notamment indiqué que le chef de l’État congolais Denis Sassou Nguesso a insisté au cours de leur entretien sur la nécessité de développer les infrastructures, l’énergie.

 Il a aussi salué l’effort remarquable du gouvernement, sur l’impulsion du président de la République Sassou Nguesso, dans la relance économique du pays. La question de la dette du Congo a fait également l’objet des échanges entre les deux personnalités.

 Pour soutenir le plan national de développement 2018-2022, la BAD mettra à la disposition du Congo un montant de 2 milliards US83 milliards US de ce montant serviront à financer des zones agro-industrielles. La BAD a également prévu de rendre disponible chaque année, un montant de 278 millions US pour soutenir le secteur privé congolais. Ces financements seront avant tout validés par le conseil d’administration de la Banque qui attend la conclusion imminente, par le Congo, d’un accord avec le FMI.

Après sa visite au Congo, le Président de la BAD a effectué une brève visite de quelques heures en République centrafricaine dans l’après-midi du dimanche 12 mai 2019.

 À Bangui, le docteur Adessina a rencontré le Président centrafricain Faustin Archange Touadera au palais de la renaissance en présence du Premier ministre Firmin Ngrébada.

 Lors de son entretien avec le numéro un centrafricain, le Président de la BAD a félicité le chef de l’État centrafricain Faustin Archange TOUADERA pour son leadership qui a abouti à la signature de l’accord de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés le 6 février dernier.

Il a également annoncé que son Institution va accompagner la République centrafricaine dans le cadre de son développement. À ce titre, une enveloppe de 168 millions de dollars sera octroyée pour  les différents secteurs notamment les infrastructures, l’énergiel’eau  et le développement des capacités humaines

 Avant de quitter la capitale centrafricaine, le Président centrafricain élève au rang du commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine le docteur Akinwumi Adessina, Président de la banque africaine du développement (BAD).

 

Copyright2019CNC.

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 16:38
RCA : la dégradation avancée du tronçon Pétévo-Bimbo rend pénible la circulation

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 13 mai 2019 14:52

 

Les usagers du tronçon Pétévo-Bimbo se plaignent de la dégradation très avancée de cette route. Cette avenue devient de plus en plus impraticable.

La portion  Pétévo-Bimbo ne favorise pas une circulation aisée des biens et des personnes. Sa dégradation avancée crée des embouteillages, accidents, de la poussière, rendant ainsi la circulation pénible. Conducteurs et piétons, tous déplorent ces entraves à la circulation.

« Vraiment on ne comprend pas. A chaque fois nous sommes mouillés quand ces véhicules tombent dans ces flaques d’eau. Voyez l’état de la route. Ça ne ressemble même pas à une route d’une capitale», déplore un commerçant.

« Nous avons trop de difficultés. Nos véhicules, quand on les met en circulation, en moins de deux semaines les amortisseurs sont affaiblis. Il y a beaucoup de trous», relate un conducteur.

« Nos autorités le savent bien ! Elles passent souvent là pour aller commémorer la disparition de Boganda ou pour partir à Berengo. Souvent, c’est quand elles veulent passer qu’on met de la latérite. Et après leur passage, c’est fini » s’insurge un usager.

Pour illustration, un camion transportant des casiers de boissons s’est renversé mercredi dernier devant l’école Pétévo après avoir manqué de tomber dans un trou. L’avenue David Dacko, est le principal axe de la sortie sud de la capitale. Elle est la seule voie de ravitaillement de Bangui depuis la lobaye.

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 16:26
RCA : Au moins 2 morts dans des représailles au PK5

 

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 13 mai 2019 14:43

 

Au moins 2 morts, c'est le bilan non encore confirmé d'une scène de représailles déroulée hier au PK5 à Bangui. De sources concordantes, le lynchage d'un présumé braqueur dans un quartier voisin du PK5 en est la cause.

Le PK5, un quartier du 3ème arrondissement de la ville de Bangui a connu de nouvelles scènes de violences. L’acte a eu lieu hier dimanche en réponse au lynchage d’un présumé braqueur du PK5, dans un quartier voisin. Les représailles sont menées par des hommes armés de ce secteur qui échappe encore au contrôle des autorités.

Il est difficile de préciser le bilan de cette flambée de violence, mais des sources contactées par Radio Ndeke Luka parlent d’au moins 2 morts et des blessés.

Ces représailles sont condamnées par Moussa Hassabarasoul, président, président du comité de paix du 3ème arrondissement, qui appelle au calme. Il indique à Radio Ndeke Luka qu’une réunion a eu lieu dans la matinée du lundi 13 mai au PK5 pour attirer l’attention des habitants du secteur sur ces dérives, de nature à compromettre la paix et la cohésion sociale.

Depuis la signature de l’Accord de Khartoum pour la paix en Centrafrique en février dernier, le quartier PK5 a connu un retour à la quiétude, avant de sombrer dans cette nouvelle violence. 

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 15:55
"Violation" de l'accord de paix avec le gouvernement, selon un groupe armé

 

mai 13, 2019 AFP/

 

Un des principaux groupes armés de Centrafrique a accusé le gouvernement de Bangui d'avoir violé l'accord de paix de Khartoum en déployant début mai ses troupes quelques heures dans la ville de Kaga-Bandoro, au centre du pays.

Le Conseil national de défense et de sécurité (CNDS), une formation militaire regroupant différents groupes armés de l'ex-Séléka, "s'oppose catégoriquement au déploiement des FACA (membres des forces armées centrafricaines) à Kaga-Bandoro" qui s'apparente selon lui, à "une violation de l'accord par le gouvernement", a indiqué son président Abdoulaye Hissène, dans un communiqué reçu lundi par l'AFP.

Le CNDS réaffirme toutefois toujours "adhérer pleinement" à l'accord.

Les Faca sont entrées le 5 mai à Kaga-Bandoro, une ville sous contrôle du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC).

Selon une ONG sur place, les forces du gouvernement sont venues en mission de reconnaissance en vue d'une installation prochaine.

Le commandement du MPC "n'était pas content, il n'était pas au courant" de leur venue, a précisé une autre ONG, sous couvert de l'anonymat.

Les militaires sont repartis quelques heures plus tard.

Interrogé par l'AFP, le gouvernement centrafricain n'avait pas encore réagi lundi en fin de matinée.

L'accord de paix a été signé début février à Bangui entre quatorze groupes armés et les autorités. Préparé depuis 2017 par l'Union africaine, il est le huitième signé depuis le début de la crise en 2013.

Il prévoit notamment la mise en place de patrouilles mixtes de militaires et de membres de groupes armés mises en place pour une "période initiale" de deux ans, en vue de rétablir la sécurité sur l'ensemble du territoire.

Plus de trois mois après l'accord, ces patrouilles mixtes ne sont toujours pas opérationnelles.

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 15:52
Centrafrique: Le Cameroun soutient les efforts de paix

 

 

BY: MBALLA 13 MAI 2019

 

Le chef de la diplomatie Camerounaise a confirmé l’engagement du pays de Paul Biya dans les efforts de mise en œuvre de l’accord de paix de Khartoum.

Reçu en audience il y a quelques jours à Bangui par le président Touadéra, le ministre camerounais des Relations Extérieures a fait savoir l’engagement du Cameroun dans les efforts de mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation en Centrafrique.

Le chef de la diplomatie Camerounaise l’a signifié au président Faustin Archange Touadera au cours d’une audience. Pour le Cameroun selon le porte-parole de la présidence de la République, il est question de renforcer les relations multiformes qui existent entre les deux pays.

La grande commission mixte de coopération qui a eu lieu les 6 et 7 mai dernier va aboutir à la signature de plusieurs accords et protocoles de coopération dans plusieurs domaines notamment politiques, juridique, sécuritaire, économique, commercial ou encore scientifique et éducatif. 

En guise de rappel, le Cameroun est la principale porte d’accès de la RCA à la voie maritime. Devant les différentes crises qui secouent la RCA, le Cameroun met fréquemment ses soldats à la disposition des organisations sous régionales ou internationales intervenant pour la paix en Centrafrique.

 

 

Le Cameroun soutient l'application de de l'accord de paix centrafricain

 

BANGUI, 11 mai (Xinhua) -- Lors d'une audience que lui a accordée le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra mardi dernier, l'envoyé spécial du président camerounais et ministre camerounais des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a confirmé l'engagement du Cameroun à accompagner la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation en Centrafrique, a indiqué samedi la présidence centrafricaine.

Au cours d'un point de presse, le ministre délégué conseiller en communication et porte-parole de la présidence centrafricaine, Albert Yaloké Mokpème, a rappelé ce samedi la volonté du Cameroun, à travers les propos de M. Mbella Mbella, de renforcer les relations multiformes entre les deux pays qui vont naturellement se consolider après la signature des accords et protocoles, au sortir de la grande commission mixte de coopération entre le Cameroun et la République centrafricaine (RCA).

La grande commission mixte de coopération RCA-Cameroun s'était tenue les 6 et 7 mai dans la capitale centrafricaine, et a abouti sur la signature de plusieurs accords et protocoles de coopération dans les domaines politique, juridique, sécuritaire, économique, commercial, scientifique, éducatif, etc.

Le Cameroun est la principale porte d'accès de la RCA à la voie maritime. Devant les différentes crises qui secouent la RCA, le Cameroun met fréquemment ses soldats à la disposition des organisations sous régionales ou internationales intervenant pour la paix en Centrafrique. Il est à rappeler qu'à cause de la crise, plusieurs centaines de Centrafricains se sont réfugiés au Cameroun. Des réflexions sont en cours afin d'entamer le processus de leur rapatriement volontaire.

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 15:42
RCA: une exposition de photos des victimes de la crise

 

Bangui pavoisé de branches de palmier pour commémorer les victimes des conflits centrafricains

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 12-05-2019

 

Les rues, avenues et autres artères de la capitale centrafricaine Bangui sont pavoisées ce samedi de branches de palmier, dans le but de commémorer la quatrième édition de la journée dédiée en la mémoire des victimes de tous les conflits enregistrés en République centrafricaine, a constaté sur place ce samedi un correspondant de Xinhua.

Ces branches de palmier, symbole traditionnel du deuil en République centrafricaine, sont fixées au pied de chaque arbre, chaque poteau électrique et n'importe quel piquet longeant toutes les artères de la capitale.

Dans une déclaration pour la circonstance faite ce samedi, la ministre centrafricaine de l'Action humanitaire et de la Réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, a reconnu qu'ils sont nombreux, ceux qui ont perdu la vie pendant ces conflits, ces personnes et ces familles qui ont tout perdu et qui n'ont jamais connu la vérité sur les tenants et les aboutissants de leur malheurs, ce qui constitue un facteur de reproduction des crises.

Elle a inscrit la commémoration de cette année dans l'esprit de l'Accord politique de paix et de réconciliation de Khartoum signé à Bangui le 6 février dernier, n'accordant pas d'amnistie et attachant une importance à la lutte contre l'impunité.

Selon elle, quoi qu'il en soit, "cet accord est la concrétisation de la ferme volonté du président centrafricain Faustin Archange Touadéra d'aller vers la paix et panser les blessures de la population meurtrie depuis trop longtemps, en allant vers la paix durable tout en gardant à l'esprit que les droits des victimes doivent être préservés et promus".

La Journée consacrée aux victimes des conflits en République centrafricaine a été instituée en 2015 par le régime de la transition. Elle vise à placer les victimes au cœur du processus politique national, en reconnaissant leurs droits et leur faire comprendre qu'elles ne sont pas les oubliés de l'histoire. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

RCA: une exposition de photos des victimes de la crise

 

Par RFI Publié le 12-05-2019 Modifié le 12-05-2019 à 13:17

 

La Centrafrique commémorait samedi ses victimes du conflit. Le 11 mai a été institué journée nationale des victimes de la crise lors des assises nationales de 2015. Impossible aujourd’hui d’évaluer le nombre des victimes du conflit. Elles se comptent en milliers. Une cérémonie officielle a eu lieu. Une exposition de photos a aussi été inaugurée dans le 5e arrondissement de la capitale, dans le lieu symbolique qu’est le centre d’écoute des victimes des Flamboyants.

Vingt-huit photos sur lesquelles des hommes et des femmes brandissent des clichés de leurs proches qui ont perdu la vie pendant ce conflit… Chrétiens comme musulmans témoignent de leurs souffrances dans cette série de portraits. Parmi les victimes photographiées, Mamadou Christ Gazao. Sa mère a été tuée par balle le 5 décembre 2013.

« Depuis le 5 décembre 2013, c’est la première fois que quelqu’un vient auprès de nous pour nous écouter. Pascale est venue pour nous parler. Et c’est la première fois que nous assistons à une cérémonie, nous les victimes. Le choix de se faire photographier vient du fait que c’est la première fois que nous avons l’occasion de présenter notre histoire et pour marquer ce devoir de mémoire nous avons accepté de poser. »

Un devoir de mémoire essentiel et qui manque encore ici, selon la réalisatrice centrafricaine Pascale Serra. Elle a souhaité sortir les victimes de l’anonymat.

« On entend beaucoup parler de chiffres, 20 morts, 10 morts, 30 morts mais on n’a jamais les noms de ces personnes qui ont disparu. Il n’y a pas de visage sur ces personnes-là. Donc on c’était dit que c’était important de les nommer. Et organiser quelque chose pour mettre en place un devoir de mémoire en République centrafricaine. »

L’exposition n’est que temporaire, faute de lieu disponible. La réalisatrice espère qu’un espace sera prochainement dédié à la mémoire des victimes en Centrafrique.

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 13:29
RCA: le gouvernement souhaite communiquer sur l’accord de paix

 

 

http://adiac-congo.com  Vendredi 10 Mai 2019 - 13:11

 

L’accord de paix entre les groupes armés et l'exécutif, signé en février dernier, était au centre des discussions du Conseil de cabinet, le 7 mai, à Bangui.

« Nous n’allons pas nous précipiter à chaque incident pour donner des réponses fortesNous voulons donner une chance à l’accord, donc il faut passer par toutes les dispositions qui sont dans l’accord et par la suite s’il n’y a pas d’évolution, alors il faut aller vers une réaction telle que l’attend la population », a expliqué le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui.

En outre, il a insisté sur la nécessité de communiquer sur l’accord, de l’expliquer à la population, alors que des impatiences se font déjà sentir.

Selon les observateurs en Centrafrique, les violations de l’accord sont nombreuses (routes coupées, violences, non levée des barrières…). Un constat qui fait réagir la société civile ainsi qu’une partie de l’opposition comme Me Nicolas Tiangaye, président de la Convention républicaine pour le progrès social.

« Nous attendons que cet accord devienne effectif au niveau de la sécurisation du pays et puis de la restauration de l’autorité de l’État. Or il y a des cas de violations de l’accord et particulièrement des assassinats, des massacres. Il n’y a pas eu de réactions du gouvernement. Nous attendons que le gouvernement dénonce ces violations des groupes armés », a-t-il déclaré.

Peu avant, une ONG centrafricaine avait recommandé aux autorités de « porter à la connaissance du peuple » l’accord de paix conclu à Khartoum, paraphé et signé sans que son contenu ne soit dévoilé, suscitant interrogations et doutes.

Le Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine avait demandé, dans un communiqué, « au gouvernement de porter à la connaissance du peuple les clauses de l’accord de Khartoum afin que ce dernier soit rassuré de ce que ses préoccupations soient prises en compte ».

Cet accord, le 8e depuis le début de la crise centrafricaine en 2013, devrait permettre une « cessation de toute violence contre les civils », selon le président Faustin Archange Touadéra.

Les sept précédents accords de paix n’ont jamais été respectés et n'ont pas permis de mettre fin aux violences. Mais la présence à Khartoum des chefs de quatorze groupes armés, dont les plus importants, ainsi que la forte implication de l'Union africaine, laisse espérer que celui-ci sera cette fois bien appliqué.

Rejeté par Bangui, l’accord était exigé par les chefs des principaux groupes armés dont plusieurs sont sous sanctions de l’ONU ou cités pour violations des droits humains dans des rapports d’ONG. D’autres sont sous la menace d'un mandat d’arrêt.

Yvette Reine Nzaba

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 13:22
Centrafrique : « Les groupes armés prélèvent plus de la moitié des recettes douanières »

Lu pour vous

 

09 mai 2019 à 15h49 | Par Pacôme Pabandji - à Bangui  Jeune Afrique à 15h54

 

Confrontées à la crise sécuritaire qui secoue la Centrafrique, dont des zones ont été récupérées par des groupes armés rebelles, les Douanes centrafricaines sont régulièrement bloquées dans leurs contrôles. Un manque à gagner important pour le pays, selon Frédéric Inamo, directeur général de l'administration fiscale.

Les Douanes centrafricaines sont dans la tourmente. Ses résultats sont en nette baisse depuis trois mois, passant d’une dizaine de milliards de Francs CFA à cinq milliards de F CFA. Une perte en grande partie due à l’insécurité qui secoue la Centrafrique, et qui impacte directement le pays – les activités des Douanes centrafricaines représentant 60% des recettes du pays.

Ces dernières ont notamment été paralysées en mars dernier, avec le blocage du principal axe commercial du pays, Garoua-Boulai-Bangui, par un groupe armé pourtant signataire de l’accord de paix en février. Résultat : tout échange commercial entre le Cameroun et la Centrafrique a été interrompu, compliquant le travail des douanes déjà en difficulté. Depuis le début de la crise sécuritaire, l’État ne contrôle qu’un tiers du territoire, le reste étant sous la coupe des différents groupes armés qui y ont installé leur propre administration fiscale et profitent des recettes douanières du pays.

Un manque à gagner considérable pour la Centrafrique, selon Frédéric Inamo, le directeur général des Douanes et Droits Indirects, qui revient pour Jeune Afrique sur les défis auxquels fait face son administration.

Jeune Afrique : Quelle est la situation des Douanes centrafricaines avec la crise que traverse le pays ?

Frédéric Inamo : Les Douanes centrafricaines se portaient très bien depuis bientôt trois ans, que ce soit au niveau des recettes ou de la protection économique. Nous rencontrons néanmoins des difficultés sur le plan sécuritaire depuis fin février, avec le contrôle de l’axe Garoua-Boulai-Bangui par le groupe rebelle du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC). Cela a fait baisser nos recettes de plus de cinq milliards de Francs CFA. C’est un réel défi pour nous.

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