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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 14:53
Le choix de Firmin Ngrébada suscite espoir et doute
Le choix de Firmin Ngrébada suscite espoir et doute

 

Centrafrique : Le choix de Firmin Ngrébada suscite espoir et doute

 

https://www.radiondekeluka.org mardi 26 février 2019 13:39

 

La nomination de Firmin Ngrébada comme Premier ministre du gouvernement inclusif suscite  espoir et doute.  Un jour après sa nomination à la Primature, les avis divergent au sein de la classe politique, de la société civile et des groupes armés. Positions exprimées ce 26 février à Radio Ndeke Luka par ces entités.

 

Les défis qui attendent le nouveau premier ministre sont de taille. Il y va aussi de la perception de sa personne au sein des forces vives de la Nation. Joseph Bendounga du MDREC qualifie d'un non-événement cette nomination. " La nomination de Firmin Ngrébada est un non-événement pour le MDREC, vous savez bien que le trio Sarandji, Ngrébada, Touadera est en quelque sorte une oligarchie. Ils ont manigancé leur accord avec les groupes armés tant bien même que l'accord est une coquille vide" a-t-il fait savoir.

 

Les groupes armés signataires de l'Accord de paix saluent cette nomination. C'est le cas de l'Union des Forces Républicaines Fondamentales (UFR-F). Régis Ngbenzi est le conseiller politique du mouvement.

 

" Partie prenante aux pourparlers de Khartoum, nous estimons que le choix du chef de l'Etat est celui de consolider les acquis de paix recherchée. Le choix Firmin Ngrébada va dans le sens du travail accompli, car tout ce que le centrafricain veut aujourd'hui c'est la pacification du pays" a-t-il indiqué.

 

La société civile joue la prudence et souhaite apprécier les actions du nouveau premier ministre le moment venu. Paul Créscent Béninga porte-parole du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) a laissé entendre que la société civile observe d'abord.

 

" L'intérêt de la population est de porter un choix sur un fils du pays qui est capable de rassembler tous les camps jadis opposés. Amener les sensibilités à aller au-delà de leur divergence. Il nous faut du temps et nous allons apprécier au fur et à mesure que les choses évoluent"

 

 

Centrafrique : la nomination du nouveau Premier ministre saluée par les principaux représentants des groupes rebelles

 

NEWSROOM 2019-02-27 (ADV) – Conformément aux engagements pris le 6 février par les autorités de Centrafrique et les principaux groupes rebelles, le président Faustin Archange Touadéra a nommé, lundi 25 février, un nouveau Premier ministre, Firmin Ngrebada. La tâche du nouveau chef de gouvernement s’annonce d’ores et déjà délicate. Il devra sans tarder constituer un gouvernement inclusif.

Le bureau politique du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) et la coordination nationale du mouvement des patriotes Anti-Balaka, dans une déclaration commune obtenue par ADV, ont salué la nomination de Monsieur Firmin Ngrebada et par la même occasion ont tenu à renouveler leur engagement pour la paix sous la conduite du président de la République, M. Faustin Archange Touadera.

Les signataires de cette déclaration, Noureidine Adam et Maxime Mokom, au nom de leurs mouvements, remercient le président pour ce nième qui va de pair avec les engagements de l’accord de Khartoum conclue.

Le FPRC et les Anti-Balaka souhaitent voir le nouveau Premier ministre continuer dans cette dynamique positive que les centrafricains appels de tous leurs vœux.

© Bur-csa – A.H / N.A – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

Le choix de Firmin Ngrébada suscite espoir et doute
Le choix de Firmin Ngrébada suscite espoir et doute
Le choix de Firmin Ngrébada suscite espoir et doute

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 14:46

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 27 février 2019 12:42

 

Après sa nomination le 24 février, le nouveau chef du gouvernement inclusif Firmin Ngrébada a officiellement pris son bâton de pèlerin ce mercredi 27 février à Bangui. Il a aussitôt dévoilé les grandes lignes de sa politique parmi lesquelles la sécurité.

La passation de service avec le sortant, Simplice Mathieu Sarandji, s'est déroulée à la Primature en présence des Inspecteurs d'Etat. Habillé en costume gris, cravate rouge, le nouveau locataire de la Primature a salué le travail accompli par son prédécesseur avant de préciser ses priorités.

"Nous allons continuer à travailler dans le domaine du relèvement économique. L'accord de Khartoum donne un nouvel horizon. Nous en ferons un pilier supplémentaire de la politique du Gouvernement. Nous ferons de notre mieux pour que les engagements pris à Khartoum soient honorés pour qu'enfin notre pays puisse connaitre la paix, la sécurité et la réconciliation nationale", a déclaré Firmin Ngrébada.

La tâche qui incombe désormais au chef du Gouvernement inclusif est lourde. "Je suis confiant de l'immensité de la responsabilité et de sa délicatesse. Je connais aussi l'espoir que suscite au sein de notre peuple cette nomination", a indiqué Firmin Ngrébada.

L'ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui a démissionné le 21 février, blotti dans son costume bleu semble quitter la primature avec un sentiment de devoir accompli et demande à son successeur de conduire à bon port sa mission.

"Je ne doute pas de votre capacité à assumer cette lourde charge que le Chef de l'Etat Faustin Archange Touadéra a bien voulu vous confier. Vous avez fait montre de votre détermination et de votre savoir-faire. A travers les différentes fonctions que vous avez assumées, je vous encourage à faire montre de votre capacité comme vous l'avez toujours prouvé".

Un des principaux objectifs à court terme qui attend Firmin Ngrébada est la formation d'un nouveau gouvernement d'union nationale. Un gouvernement qui pourrait être connu dans les prochaines heures.

 

RCA : Le nouveau Premier ministre prend fonction et fixe les grands axes de sa politique

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 14:37
RCA : L'eau potable est devenue très inaccessible à Bangui
RCA : L'eau potable est devenue très inaccessible à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 27 février 2019 13:27

 

L'eau potable particulièrement l'eau de la Sodeca, la Société de distribution d'eau en Centrafrique, devient une denrée rare en cette saison sèche dans presque tous les quartiers de Bangui.

Le décor est dramatique. Il faut quitter la maison tôt et faire preuve de beaucoup de combativité pour avoir un peu d’eau. Plusieurs ménages se promènent avec des bidons de quartier en quartier et parcourent des fois plusieurs kilomètres à la conquête d’eau. Les puits qui ravitaillent la population tarissent au fur et à mesure. Quelques habitants s’en plaignent.

"C'est un problème crucial que nous connaissons en ce moment. Je suis sorti à 2 heures du matin avec ma femme pour aller chercher de l'eau", explique Jean de Dieu Kossi, un enseignant du fondamental 1 indiquant que même les puits tarissent.

Comment comprendre ce tarissement rapide des puits ? Maxime Socky Yandjia Représentant résident de l’Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA) à Bangui explique que, "des fois, on creuse et on n'arrive pas dans la nappe souterraine. On trouve juste un lac et on pense déjà arriver à terme. Et comme nous sommes en saison sèche, les puits peuvent tarir".

Une seconde interprétation scientifique selon Maxime Socky Yandjia, "nous vivons un temps de péjoration climatique, et cela fait partie des effets du changement climatique".

Ce problème d'eau potable perdure des années et la Sodeca est loin d'apporter une solution idoine. Le Ministère du Développement de l’Energie et des Ressources Hydrauliques  justifie cette pénurie d'eau par la vétusté des installations techniques.

"Depuis plus de 20 ans, la Sodeca se trouve confrontée à des problèmes de vétusté d'équipements qui font que la capacité de pompage aujourd'hui est réduite", explique Alain Fidèle Kolongato Ngbadou, Directeur de Cabinet au Ministère du Développement de l’Energie et des Ressources Hydrauliques.

Kolongato Ngbadou ajoute qu'il y a "des problèmes liés à l'électricité. Car, la Sodeca fonctionne à base de l'énergie qui lui permet de mettre en fonction les pompes immergées qui se trouvent au niveau du fleuve Oubangui".

Aucun projet n’est en cours pour apporter des solutions à ce manque criard d'eau potable dans la capitale. Cette pénurie d’eau est un vécu quotidien de la population pendant la saison sèche. Les Filles et fils de Bangui doivent prendre leur mal en patience. 

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 13:04

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

« Notre avenir réside dans l’intégration régionale. Nous avons besoin de ressources pour avancer », affirment les gouverneurs d’Afrique centrale

 

Ils ont passé en revue des projets nationaux et régionaux et posé avec les dirigeants de la Banque les bases d’un développement accru de leur région

 

ABIDJAN, Côte d'Ivoire, 27 février 2019/ -- « Votre présence au siège de la Banque ainsi que votre voix comptent pour nous. C’est encourageant de vous entendre ». C’est par ces mots de bienvenue que le Président de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Akinwumi Adesina, a accueilli, mardi à Abidjan, les gouverneurs de la Banque pour l’Afrique centrale.

A l’instar de leurs homologues d’Afrique de l’Ouest lundi, les gouverneurs venus cette fois du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la République démocratique du Congo, de la République centrafricaine, du Tchad et de la Guinée équatoriale, ont participé à une réunion consultative, au cours de laquelle ils ont eu des échanges fructueux avec les principaux responsables de l’institution financière. Ils ont passé en revue des projets nationaux et régionaux et posé avec les dirigeants de la Banque les bases d’un développement accru de leur région.

De son côté, le vice-président et économiste en chef de la Banque, Célestin Monga, a présenté un tableau économique du continent, et plus précisément de l’Afrique centrale, soulignant les principaux défis à relever pour améliorer la croissance inclusive – paix et sécurité, gestion et stabilité macroéconomique, poursuite et renforcement des infrastructures de base et intégration régionale. Il a également souligné la nécessité pour les Etats de la région de diversifier leurs économies à travers l’agro-industrie, la pêche et l’élevage. Le gouverneur du Gabon a abondé dans ce sens : « cette politique porte déjà ses fruits depuis que le gouvernement de mon pays s’emploie, depuis quelques années, à transformer le bois sur place. Quelque 80 entreprises de transformation de bois existent  au Gabon ».

Le Directeur général de la Banque pour l’Afrique centrale, Ousmane Doré, a souligné l’impact notable des projets financés par la Banque sur les populations.  « Les engagements de la Banque dans la région ont atteint 13 milliards de dollars en 2018, pour un total de 531 opérations », a-t-il indiqué, ajoutant que 2019 serait une année de coopération approfondie avec la région.

Doré a cité notamment plusieurs projets transformateurs financés par la Banque. Grâce au Fonds africain de développement, quatre des sept pays de la région ont été interconnectés, en moins de dix ans, par des axes routiers. Il s’agit du Cameroun, de la République centrafricaine (RCA), du Congo Brazzaville et du Tchad. Ces corridors ont divisé par cinq les coûts de transport entre zones de production et zones de consommation.  Autre exemple, le programme de facilitation des transports entre Douala, Bangui et Ndjamena : il a développé les échanges dans la zone ainsi que le commerce à l’extérieur de la zone CEMAC, améliorant l’efficacité de la chaîne logistique de transport.

Dans le domaine énergétique, deux projets ont vu le jour, l’un à Kribi, l’autre grâce à
l’interconnexion des réseaux électriques entre la RCA et la République démocratique du Congo (RDC). Le projet de fibre optique “Backbone Afrique centrale” (Cameroun, Congo et RCA) a pour objectif d’améliorer la connectivité, le « e-banking » et le transfert d’information sur le climat des affaires et les marchés. La Banque a également financé un projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Libreville, au Gabon. En novembre dernier, lors du Forum pour l’investissement en Afrique à Johannesburg, la Banque africaine de développement, Africa50 et d’autres partenaires ont conclu un accord de financement d’un montant de 500 millions de dollars pour la construction du premier pont route-rail reliant les deux voisins congolais, République du Congo et RDC.

Afin de mettre en lumière l’importance d’une augmentation de capital pour la Banque, la vice-présidente chargée des Finances, Swazi Tshabalala, est revenue sur les orientations stratégiques de la première réunion des gouverneurs tenue l’an dernier à Rome. « Les priorités de la Banque, « High 5 », sont au cœur du programme de développement de l’Afrique », a-t-elle réaffirmé.

De concert, les gouverneurs ont apporté leur soutien à la Banque africaine de développement.« Nous avons une banque qui innove. Nous avons besoin de ressources significatives pour faire avancer l’Afrique et notre région », a ainsi déclaré le gouverneur de la Banque pour le Cameroun, Alamine Ousmane Mey. Son homologue pour la Guinée équatoriale, Lucas Abaga Nchama, a, quant à lui, souligné les énormes besoins du continent en matière de développement, notant que « l’augmentation du capital (de la Banque, ndlr) est importante. Notre avenir réside dans l’intégration régionale ».

Selon le gouverneur de la Banque pour le Tchad, « nous avons toutes les raisons d’espérer ». Ce à quoi le Président Adesina a répondu, en guise de conclusion : « nous continuerons à travailler avec ardeur pour l’Afrique que vous souhaitez ».

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

 

Contact de presse :

Aristide AHOUASSOU

Chargé de communication

Email : a.ahouassou@afdb.org

Tél : +225 77 306 777

SOURCE : African Development Bank Group (AfDB)

« Notre avenir réside dans l’intégration régionale. Nous avons besoin de ressources pour avancer »

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 12:53

 

Lu pour vous

 

https://www.dw.com 26.02.2019

 

Le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique de Noureidine Adam dénonce une absence de consultation. Le groupe met en garde contre de telles "erreurs" tout en acceptant le choix porté sur Firmin Ngrebada.

Après la nomination d'un Premier ministre en Centrafrique, le plus influent des groupes armés signataires de l'accord de paix de Khartoum se montre réservé. Le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) se plaint de ce que la nomination de Firmin Ngrebada, un pro-russe, ne soit précédée d'aucune concertation.

Contacté par la DW, Abakar Sabone, Conseiller politique du président du FPRC souhaite que le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra se concerte avec les groupes rebelles signataires de l'accord de paix de Khartoum avant l'exécution des autres points de cet accord.

Des postes ministériels exigés 

Le 21 février 2019, ce groupe dirigé par le général rebelle Noureidine Adam avait introduit une demande dans laquelle il réclame une dizaine de postes dans le futur gouvernement.

D'après le document disponible sur internet et signé par son président, le FPRC exige que ses membres soient nommés à une dizaine de postes ministériels dont ceux de ministre délégué à la défense, aux Affaires étrangères, des transports ou encore des travaux publics. Selon Abakar Sabone, le groupe armé serait flexible et prêt à "discuter de ces revendications" avec le président Touadéra. 

Les relations France-Centrafrique

Interrogé sur le rapprochement avec la Russie dont le nouveau Premier ministre Firmin Ngrebada serait un défenseur, le Conseiller politique de Noureidine Adam se veut clair : "la France et la République centrafricaine c'est comme l'arbre et l'écorce" soutient-il. "S'il y a des amalgames de gauche à droite, ça n'engage que ceux qui le disent", ajoute Abakar Sabone.

Une source proche du gouvernement centrafricain a confié à la DW que le nouveau Premier ministre Firmin Ngrebada mène des consultations en vue de la formation de son gouvernement. La même source souligne qu'en dehors du gouvernement, il y a d'autres postes de responsabilité auxquels certains ex-rebelles pourraient être nommés en fonction des compétences.

 

 

Qui est Firmin Ngrebada, nouveau Premier ministre de RCA?

 

Par RFI Publié le 26-02-2019 Modifié le 27-02-2019 à 00:10

 

Firmin Ngrebada a été nommé chef du gouvernement, lundi 25 février, par le président de la République, Faustin-Archange Touadéra.  Il succède à Simplice Mathieu Sarandji qui avait déposé sa démission et celle de son gouvernement vendredi, comme le voulait l'accord de paix signé le 6 février.

Jusqu'à sa nomination, Firmin Ngrebada était directeur de cabinet du chef de l'Etat. C'est un homme discret et très proche du président de la République qui prend la tête du gouvernement.

Loin d'être un inconnu des couloirs des ministères mais homme de l'ombre, Firmin Ngrebada, 51 ans, est un fin négociateur. C'est lui qui a conduit la délégation gouvernementale qui a obtenu l'accord de paix entre les autorités et les groupes armés à Khartoum, au Soudan, en début de mois lorsqu'il était directeur de cabinet de la Présidence.

Un accord qui prévoit, notamment, la nomination d'un gouvernement inclusif et la sécurisation du territoire occupé à 80% par des groupes armés. Homme de confiance du chef de l'Etat et ancien inspecteur du travail, Firmin Ngrebada a rencontré Faustin-Archange Touadéra lorsque ce dernier était le Premier ministre de François Bozizé, entre 2008 et 2013.

Le nouveau chef du gouvernement est aussi connu pour avoir été celui qui a initié le rapprochement de Bangui avec Moscou. Firmin Ngrebada a joué un rôle central dans l'accord de coopération militaire signé entre la Centrafrique et la Russie il y a 6 mois.

Les Centrafricains attendent maintenant la nomination des ministres de Firmin Ngrebada. « On en saura un peu plus aujourd'hui sur la composition du gouvernement », a indiqué le porte-parole de la présidence centrafricaine à l'AFP.

Les groupes armés satisfaits

Alors qu'ils espéraient la nomination d'un Premier ministre issu de leur rang, plusieurs groupes armés signataires de cet accord de paix se sont dit satisfaits de la nomination du nouveau Premier ministre.

C'est d'abord deux groupes armés : le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et la Coordination nationale du mouvement des patriotes antibalaka qui ont félicité dans un communiqué conjoint hier la nomination du nouveau Premier ministre. Ils lui présentent leurs « compliments » mais font part surtout « de leur disponibilité et leur volonté de travailler avec le chef du gouvernement ».

Une allusion directe à l'accord de paix signé au Soudan il y a trois semaines qui exige la mise en place d'un gouvernement inclusif. Ils espèrent donc être bien représentés dans le prochain gouvernement. « Tout n'est pas encore gagné », précisent-ils.

Ils appellent le Firmin Ngrébada à « engager, sans tarder et sans détour, les discussions avec les représentants des groupes politico-militaires signataires de l'accord en vue de la formation du gouvernement. »

Des félicitations aussi de la part l'autre branche des milices antibalaka. « Nous avons signé des engagements, il faudra qu'ils soient respectés à la lettre, qu'il soit fait un gouvernement d'union nationale avec des groupes armés, la société civile, les partis politiques pour que nous puissions ensemble bâtir la paix. Et s'il y a déjà un début salutaire, il faut encourager et nous nous félicitons de la nomination du nouveau Premier ministre », confie Igor Lamaka, leur porte-parole.

L'accord conclut au Soudan avait été signé par 14 groupes armés. Firmin Ngrebada avait mené les négociations au nom du pouvoir.

 

Mise en garde des rebelles centrafricains après la nomination d'un Premier ministre

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 12:46
En Centrafrique, un nouveau premier ministre proche de la Russie

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr  Par Christophe Châtelot Publié le 26 fév à 17h43

 

Ancien directeur de cabinet du président Touadéra, Firmin Ngrebada doit négocier la formation d’un gouvernement « inclusif » avec les principaux groupes rebelles.

Conformément aux engagements pris le 6 février par les autorités de Centrafrique et les principaux groupes rebelles, le président Faustin-Archange Touadéra a nommé, lundi 25 février, un nouveau premier ministre, Firmin Ngrebada. La tâche de ce proche du chef de l’Etat – dont il dirigeait le cabinet présidentiel jusqu’à sa nomination – s’annonce délicate. Il devra sans tarder constituer un gouvernement « inclusif », autrement dit trouver un compromis avec les multiples groupes armés. Ceux-ci entendent en effet mettre la main sur des postes ministériels qui leur permettraient de se refaire une virginité politique après des mois de tueries tout en espérant recycler, selon les portefeuilles, leurs activités illicites.

Firmin Ngrebada ne devrait pas être pris par surprise. C’est lui qui a préparé et conduit la délégation gouvernementale présente aux discussions de paix tenues fin janvier et début février dans la capitale soudanaise, Khartoum. Il a pu, à ce titre, évaluer les exigences des quatorze groupes armés signataires. A titre d’exemple, l’un des principaux mouvements rebelles, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC, dirigé par Noureddine Adam), a adressé aux autorités, le 21 février, un courrier dans lequel il liste les postes qu’il « revendique dans la formation du nouveau gouvernement ». Une liste qui ne comprend pas moins de sept ministères, dont la sécurité publique, l’enseignement, la santé, les eaux et forêts et l’agriculture.

« Les postes visés ne sont pas choisis au hasard. Ils permettront aux seigneurs de guerre de poursuivre, voire de développer les activités économiques qui les enrichissaient illégalement jusqu’alors. Du trafic de bois et d’armes en passant par l’or et les diamants », s’inquiète un expert.

« Russophile et francophobe »

« Les négociations s’annoncent sportives et on verra plus clair après l’annonce du nouveau gouvernement dans les prochains jours », commente un homme politique centrafricain de premier plan. Dans un communiqué conjoint inédit, les ennemis d’hier – le FPRC et le Mouvement nationale (sic) des patriotes anti-balaka – ont d’ailleurs enjoint, mardi, Firmin Ngrebada « d’engager, sans tarder et sans détours, les discussions avec les représentants des groupes politico-militaires signataires ».

Dans ce jeu qui s’annonce serré, le nouveau premier ministre pourra sans doute compter sur un acteur qui, ces derniers mois, a surgi sur le devant de la scène centrafricaine : la Russie. « Firmin Ngrebada est leur homme », affirme un observateur averti. En tant que directeur de cabinet du président Touadera, cet homme discret a en effet participé à toutes les rencontres importantes de ces derniers mois entre les deux pays. « Il était avec Touadéra lors la rencontre avec Sergueï Lavrov [le ministre russe des affaires étrangères] en octobre 2017 à Sotchi et il a coordonné les livraisons d’armes russes il y a un an. Entre autres choses… », énumère notre interlocuteur.

 « Il est russophile et francophobe, précise un responsable centrafricain. Il est l’interface du président avec les Russes et c’est lui qui est à l’origine de tout ce qui a été piloté contre la France ces derniers mois : manifestations, campagne de presse…La Russie ne peut que se satisfaire de cette nomination qui renforce son influence. » Plusieurs centaines d’instructeurs russes ont été déployés dans le pays depuis un an pour participer à la formation des forces armées centrafricaines. D’autres assurent la garde rapprochée du président Touadéra. Parallèlement, des entreprises privées russes – sociétés commerciales ou de sécurité – ont pris pied en Centrafrique, y compris dans les zones sous contrôle des groupes armés rebelles.

 

Christophe Châtelot

 

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 12:42

 

 

BANGUI – Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a mis en place un pont aérien pour acheminer des vivres essentiels à 18 000 personnes à Zemio, à 1 000 km à l'est de la capitale Bangui. La région est au bord d'une grave crise alimentaire et nutritionnelle en raison de l'insécurité et de problèmes de transport qui entravent l'accès humanitaire.

 

"La situation humanitaire à Zemio est critique et peut rapidement dégénérer en catastrophe si nous n'agissons pas maintenant", a déclaré Gian Carlo Cirri, Représentant du PAM et Directeur de pays en République Centrafricaine. "Les partenaires sur le terrain disent que les femmes et les enfants n'ont pas assez à manger et que les gens vivent dans des conditions difficiles".

 

Une flambée de violence à l'intérieur et autour de Zemio freine les déplacements et empêche l’accès aux marchés. La plupart des gens ont perdu leurs stocks alimentaires parce qu'ils n'ont pas pu accéder à leur champ à cause de la violence. 

 

Le pont aérien est la première étape d'un plan plus global visant à faire face à la situation humanitaire dans le sud-est du pays. Le PAM fournira de la nourriture aux personnes déplacées et aux familles qui les ont accueillies. Des aliments nutritifs spéciaux seront aussi distribués aux familles avec de jeunes enfants, aux femmes enceintes et aux mères qui allaitent.

 

Le PAM achemine normalement les vivres à Zemio via Obo par voie terrestre depuis l'Ouganda voisin mais un pont et des ferrys hors service ont rendu cela impossible. Le PAM étudie des solutions de remplacement pour transporter les vivres par voie fluviale pendant que les ingénieurs de la mission de maintien de la paix des Nations Unies (MINUSCA) s'emploient à réparer le ferry. 

 

Ce conflit qui dure depuis trop longtemps a des effets dévastateurs sur la population de la République centrafricaine. Jusqu'à 2,1 millions de personnes, soit près de la moitié des 4,7 millions d'habitants, souffrent d'insécurité alimentaire selon l'Enquête nationale de la sécurité alimentaire (ENSA) publiée en janvier. Une récente enquête nutritionnelle nationale (SMART) montre également des taux alarmants de malnutrition chez les très jeunes enfants : 7,1% de malnutrition aiguë globale chez les enfants âgés de 6 à 59 mois. Les taux de malnutrition aiguë sévère dépassent aussi le seuil des 2% au niveau national et dans dix préfectures sur seize.

 

Le Gouvernement de la République centrafricaine et 14 groupes armés ont signé un accord de paix le 6 février sous les auspices de l'Union africaine et avec l'appui des Nations Unies.

 

Le PAM a encore besoin de 87 millions de dollars américains en 2019 pour fournir à environ un million de personnes une aide vitale sous forme de distribution générale de vivres, de transferts monétaires et de programmes de nutrition avancés.

 

                                         #                           #                            #

 

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies, ce sont des vies sauvées dans l'urgence et des vies transformées par le développement durable. Au Programme alimentaire mondial, nous intervenons dans plus de 80 pays pour nourrir les millions d'hommes et de femmes touché(e)s par les conflits et les catastrophes, et pour jeter les bases d'un avenir meilleur.

 

Suivez-nous sur Twitter @wfp_media @WFP_WAfrica @wfp_fr

 

Pour en savoir plus, contactez (email: prenom.nom@wfp.org)

Cathy Diop, WFP/Bangui, Mob. +236 72187598

George Fominyen, WFP/Dakar, Mob. +221 776394271

 

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Unité de l’information publique

Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires

République centrafricaine

Email: ocha-car-info@un.org | Mob: +236 70087565

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

 

Le PAM achemine des vivres par voie aérienne pour sauver des vies à Zémio en République Centrafricaine

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 12:37

 

http://adiac-congo.com  Mardi 26 Février 2019 - 15:55

 

Le représentant permanent de la France auprès des Nations unies, l'ambassadeur François Delattre, a salué la signature de l'accord pour la paix entre le gouvernement centrafricain et les quatorze groupes armés qui a eu lieu à Bangui, après les négociations de Khartoum.

"Cet accord peut et doit marquer un nouveau départ pour la RCA ", a déclaré François Delattre, qui a  salué l'engagement des parties centrafricaines dans les négociations, et le ''rôle décisif joué par l'Union africaine et les Nations unies''.

L'ambassadeur français a cité trois priorités immédiates : l'arrêt des violences commises par les groupes armés contre la population civile, les personnels humanitaires et la Minusca; la mise en oeuvre de l'accord pour répondre aux aspirations du peuple centrafricain à l'occasion du Forum de Bangui de mai 2015, notamment les exigences de justice, d'inclusivité et de réconciliation nationale; enfin, le rôle décisif de la communauté internationale pour soutenir la mise en oeuvre de cet accord sur le plan politique, financier et technique.

Dans ce contexte, François Delattre a réitéré le soutien de la France au président Faustin-Archange Touadéra, indiquant que son pays '' restera pleinement engagée aux côtés de la RCA pour soutenir la mise en oeuvre de l'accord".

Pour ce faire, la France va augmenter sa contribution à l'aide bilatérale à la RCA (République centrafricaine). Elle invite les pays de la région à soutenir et accompagner la mise en oeuvre de cet accord de paix, et que l'ensemble des partenaires de la RCA ''coordonnent leurs actions sur le terrain et agissent de façon transparente afin de contribuer au succès de la paix et à son enracinement et le plein soutien de la France à la Minusca, qui opère dans un environnement difficile''.

 

Noël Ndong

France-Centrafrique : Paris réitère son soutien à Faustin-Archange Touadera

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Centrafrique-Presse.com
26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 15:14
Le Président Touadéra nomme son Directeur de cabinet au poste de Premier-ministre

 

 

Bangui, 25 fév. (ACAP) - Le Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, a nommé, lundi 25 février 2019 à Bangui, son Directeur de cabinet, Firmin Ngrébada, au poste de Premier ministre.

La nomination de M. Firmin Ngrébada intervient trois jours après la démission de son prédécesseur, Simplice-Mathieu Sarandji
  
La démission de M. Sarandji et la nomination de M. Ngrébada répondent à la mise en œuvre de l'accord de paix négocié à Khartoum au Soudan, du 24 janvier au 2 février 2019. 

Ce même accord prévoit la mise en place d'un "gouvernement inclusif", prévoyant la nomination de quelques représentants des groupes armés. 
  
Inspecteur du Travail et des lois sociales âgé de 51 ans, Firmin Ngrébada est un compagnon de route de longue date de Faustin Archange Touadéra, dont il a été le directeur de cabinet adjoint lorsque le chef de l'Etat occupait le poste de Premier-ministre entre janvier 2008 et janvier 2013. 

Pendant la période de transition, qui suivit le renversement du régime du général François Bozizé (24 mars 2013), il dirigera le cabinet du président du Conseil national de transition (CNT), avant d'être appelé à la présidence de la République comme directeur de cabinet après l'investiture du président Faustin Archange Touadéra, le 30 mars 2016. 

Sa nomination au poste de Premier-ministre apparaît comme un satisfecit, après l'heureux aboutissement des négociations de Khartoum avec les groupes armés, qui se sont soldées par un accord de paix et de réconciliation signé à Bangui le 6 février dernier.

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Centrafrique-Presse.com
26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 14:59
Le chef du commandement américain pour l’Afrique s’interroge

 

Lu pour vous

 

Le chef du commandement américain pour l’Afrique s’interroge sur l’efficacité des raids aériens contre les jihadistes somaliens

 

http://www.opex360.com  PAR LAURENT LAGNEAU · 8 FÉVRIER 2019

 

Sous l’ère du président Obama, les forces américaines effectuèrent des frappes ciblées contre les hauts responsables des milices shebab, en Somalie. Seulement, cette organisation jihadiste, liée à al-Qaïda, a su faire preuve d’une étonnante résilience dans la mesure où la perte de ses principaux dirigeants, dont son chef, Ahmed Abdi Godane, tué lors de raid mené en septembre 2014, ne l’ont nullement dissuadé de continuer ses attaques terroristes.

Cela étant, grâce à l’action de l’AMISOM, une force de l’Union africaine déployée en Somalie avec un mandat des Nations unies, les Shebab ont été chassés des centres urbains… pour mieux se concentrer sur les zones rurales.

Dès son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a décidé de laisser plus de latitude aux chefs militaires sur le terrain. Ce qui s’est traduit par une intensification des frappes aériennes contre les jihadistes somaliens, avec 35 raids menés en 2017, 47 en 2018 et déjà 12 depuis le début de cette année. Le dernier en date, effectué le 30 janvier dans le centre du pays, a fait 24 tués dans les rangs des shebab. Seulement, cinq jours plus tard, ces derniers ont perpétré un nouvel attentat à Mogadiscio [11 victimes] et revendiqué l’assassinat Paul Anthony Formosa, le directeur du port de Bossasso, le plus important de la région semi-autonome du Puntland.

Après chaque frappe, l’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique, explique que l’objectif de ces opérations est d’empêcher les milices shebab de « tirer parti de refuges sécurisés qui leur permettent de renforcer leurs capacités et d’attaquer le peuple somalien », soulignant que l’organisation jihadiste « utilise notamment des parties du sud et du centre de la Somalie pour préparer des attaques terroristes, voler de l’aide humanitaire, extorquer la population locale pour financer ses opérations et abriter des terroristes. »

Pour autant, dans un rapport relatif à la situation en Somalie, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a indirectement remis en cause l’efficacité de cette campagne aérienne en faisant observer que les jihadistes somaliens conservent toujours « leur force et leurs capacités opérationnelles ».

Effectivement, des frappes aériennes ne sont efficaces que si elles accompagnent des forces terrestres. Et c’est cette évidence que le général Thomas Waldhauser, le chef de l’US AFRICOM, rappelée lors d’une audition au Sénat américain, le 7 février.

S’il a souligné que ces frappes aériennes « causent des problèmes » aux jihadistes, le général Waldhauser a en effet admis que, « au bout du compte », elles ne permettraient « pas de les vaincre ». Pour cela, a-t-il continué, « l’armée nationale somalienne doit se développer, doit intensifier ses efforts et assumer la responsabilité » de la sécurité de son pays.

Aussi, a ajouté le chef de l’US AFRICOM, la question de savoir « dans quelle mesure ces frappes dissuadent les attaques des shebab reste ouverte. »

Par ailleurs, le général Waldhauser a également insisté sur l’influence grandissante de la Russie et de la Chine en Afrique, où les États-Unis comptent réduire leurs effectifs militaires d’au moins 10% dans les années à venir.

« En faisant appel à des conseillers militaires qui sont des mercenaires financés par des oligarques, en particulier dans les pays où les dirigeants cherchent à établir un régime autocratique incontesté, les Russes obtiennent des accès aux ressources naturelles à des conditions favorables », a ainsi expliqué le général américain.

« Certains dirigeants africains souscrivent volontiers à ce type de soutien et l’utilisent pour consolider leur pouvoir et leur autorité. Cela se produit en République centrafricaine, où les dirigeants élus hypothèquent les droits miniers pour une fraction de leur valeur », a-t-il observé.

« Avec un investissement minimal, la Russie fait appel à des entreprises militaires privées, telles que le groupe Wagner, et reçoit en retour une influence politique et économique qui lui est bénéfique », a encore insisté le général Waldhauser, toujours au sujet de la Centrafrique.

Et « la Russie envisage potentiellement d’exporter son modèle de sécurité au niveau régional, Les dirigeants confrontés à une instabilité et à une agitation similaires pourraient trouver le modèle attrayant », a encore prévenu le commandant de l’US AFRICOM.

 

 

Voici pourquoi la présence russe en Afrique inquiète l’Occident

 

https://www.afrikmag.com  BY OSCAR MBENA ON 14 SEPTEMBRE 2018

 

Depuis l’annonce du retour de Moscou sur le continent africain, l’inquiétude est évidente et un vent de panique gagne du terrain dans les cercles occidentaux. Mais pour quelles raisons?

Tout d’abord, avec la concurrence sino-occidentale, l’on peut entrevoir l’élargissement de cette opposition en deux blocs antagonistes, un peu dans le style du Conseil de sécurité de l’ONU: russo-chinois d’un côté et occidental de l’autre. Même s’il est vrai que les intérêts de la Russie en Afrique ne sont pas nécessairement ceux de la Chine, et vice-versa.

Aujourd’hui Moscou et Pékin pourraient être avec l’Afrique beaucoup plus partenaires que concurrents au détriment des intérêts occidentaux. Ce qui signifie que les deux pays peuvent réellement se compléter. Cette complémentarité pourra se faire aussi bien dans le cadre des projets liés à l’alliance BRICS, que dans le cadre des accords bilatéraux russo-chinois.

Autre point, la popularité de la Russie actuelle est évidente auprès d’une large partie de la population africaine. La politique extérieure russe contemporaine séduit un bien large nombre de représentants de la jeunesse d’Afrique. La Russie soviétique s’inscrit dans une perspective de libération du continent du colonialisme, mais aussi dans le soutien qui fut accordé pour permettre à de nombreux Etats nouvellement libérés d’aller de l’avant.

C’est le cas de l’Angola qui suite à de nombreuses attaques visant sa souveraineté, a pu résister grâce au soutien décisif de Moscou et de La Havane.

Les collaborations russo-africaines, comme c’est le cas par exemple entre Moscou et Bangui, deviendront au final très efficace pour toute présence ultérieure occidentale sur ce continent. Même si les élites politico-médiatiques de l’Occident  s’obstinent à refuser de reconnaître qu’ils doivent beaucoup à l’Afrique, le temps de rendre des comptes s’approche à un rythme élevé.

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