Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 13:07

 

 

 

 

 

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a fait part vendredi de ses "regrets", après l'annonce du retrait du contingent tchadien de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca).

 

"Nous regrettons cette décision qui a été prise sous l'effet d'un certain nombre d'événements", a déclaré sans plus de précision Mme Samba Panza dans une brève déclaration à quelques journalistes à Paris, peu avant une rencontre avec des représentants de la communauté centrafricaine en France.

 

"Nous allons examiner avec le Tchad et la Misca les conséquences de cette décision de manière apaisée et sereine", a-t-elle ajouté.

 

Acteur-clé de la crise centrafricaine et incontournable puissance régionale, le Tchad, l'un des principaux fournisseurs de la Misca, a annoncé jeudi le retrait de ses 850 soldats de Centrafrique, dénonçant une "campagne malveillante" à leur encontre.

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a fait part vendredi de ses "regrets", après l'annonce du retrait du contingent tchadien de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca).

 

"Nous regrettons cette décision qui a été prise sous l'effet d'un certain nombre d'événements", a déclaré sans plus de précision Mme Samba Panza dans une brève déclaration à quelques journalistes à Paris, peu avant une rencontre avec des représentants de la communauté centrafricaine en France.

 

"Nous allons examiner avec le Tchad et la Misca les conséquences de cette décision de manière apaisée et sereine", a-t-elle ajouté.

 

Acteur-clé de la crise centrafricaine et incontournable puissance régionale, le Tchad, l'un des principaux fournisseurs de la Misca, a annoncé jeudi le retrait de ses 850 soldats de Centrafrique, dénonçant une "campagne malveillante" à leur encontre.

 

Cette annonce survient après la mort de 30 personnes à Bangui le week-end dernier, tués par des soldats tchadiens. Il s'agit de l'incident le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par la Séléka, une coalition à dominante musulmane appuyée par le Tchad.

 

Vendredi, un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a accusé les soldats tchadiens d'avoir "illégitimement ouvert le feu sur la population" et "tiré de façon indiscriminée".

 

"Je n'ai pas pris connaissance de ce rapport. Je verrai de manière sereine et apaisée ce qui a été dit dans ce rapport", a déclaré aux journalistes la présidente de transition.

 

Selon le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo-Doudou, la décision tchadienne a été annoncée jeudi par le président tchadien Idriss Déby à Mme Samba Panza lors d'un entretien en marge du sommet UE-Afrique à Bruxelles.

 

"Nous n'avons aucune information sur le calendrier de retrait du contingent tchadien qui doit être fixé par l'Union africaine", a précisé le ministre lors d'une rencontre vendredi avec la presse à Paris.

 

"Nous avons appris ce retrait avec beaucoup de regret", a-t-il insisté, jugeant que "cette décision va avoir un impact négatif sur la capacité de renforcement (en troupes) de la force africaine".

 

"Cette décision a été prise par le gouvernement tchadien en toute indépendance et souveraineté" mais "les Tchadiens vont continuer de nous appuyer par des aides multiformes, logistiques et autres". "La coopération entre nos deux pays qui partagent une longue frontière est indispensable", a-t-il dit.

 

Comme la présidente, le ministre s'est refusé à commenter les accusations portées par les Nations unies à l'encontre des forces tchadiennes. "On ne peut pas condamner sans enquête. On ne peut pas condamner sans que les faits aient été établis", a-t-il déclaré.

 

Jusqu'à présent, le gouvernement centrafricain, la Misca mais aussi la France qui a déployé 2.000 soldats dans le pays, avaient pointé du doigt les miliciens anti-balaka, qu'ils accusent d'avoir attaqué à la grenade le détachement tchadien, venu à Bangui afin de rapatrier ses ressortissants fuyant les violences.

 

AFP

Centrafrique: la présidente "regrette" le retrait du contingent tchadien

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 12:54

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 05-04-2014

 

Des experts des droits de l'homme au sein du Bureau intégré des Nations Unies en République centrafricaine (BINUCA) ont mené une enquête préliminaire sur un incident meurtrier ayant impliqué des soldats tchadiens fin mars, a indiqué vendredi le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).

 

"Selon les conclusions préliminaires de l'équipe d'experts, environ 30 personnes ont été tuées à la suite de la fusillade et plus de 300 ont été grièvement blessées, y compris des enfants, des personnes handicapées, des femmes enceintes et des personnes âgées", a rappelé le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, lors d'un point de presse à Genève.

 

L'équipe des droits de l'homme du BINUCA s'est rendue en début de semaine dans deux centres médicaux, l'Hôpital communautaire et l'Hôpital général, où la plupart des blessés sont traités. Elle s'est également rendue sur le site de la fusillade qui a eu lieu le 29 mars dans le quartier de PK 12, dans le nord de la capitale Bangui.

 

Selon les informations collectées, les soldats tchadiens, qui se trouvaient dans un convoi composé de plusieurs véhicules militaires, traversaient le quartier de PK 12. Plusieurs sources ont dit aux enquêteurs qu'elles pensaient que les Tchadiens venaient extraire des Tchadiens et d'autres habitants musulmans, afin de les protéger de nouvelles attaques par des milices chrétiennes anti-Balaka.

 

Dès que le convoi est arrivé dans la zone du marché à PK 12, les soldats auraient commencé à ouvrir le feu sur la population sans qu'il n'y ait eu de provocation. A ce moment de la journée, le marché était bondé. Alors que les gens s'enfuyaient dans toutes les directions, les soldats auraient continué à tirer aveuglément.

 

"Selon les informations récoltées par l'équipe de droits de l'homme jusqu'à maintenant, il semble que la force tchadienne a agi de manière totalement disproportionnée en tirant sur un marché rempli de civils non armés", a dit M. Colville.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : l'ONU enquête sur un incident meurtrier impliquant des soldats tchadiens

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 11:33

 

 

 

 

http://www.20minutes.fr/   Mis à jour le 05/04/2014 à 01h41

 

ARMEE – Près de 350 soldats du 13e BCA de Chambéry effectuent une mission de quatre mois, dans le cadre de l’opération Sangaris…

 

Partis depuis le 23 février, 350 soldats du 13e BCA (Bataillon de chasseurs alpins) de Chambéry (Savoie) sont actuellement déployés en Centrafrique, dans le cadre de l’opération Sangaris. Une mission de quatre mois visant à rétablir une sécurité minimale dans un pays déchiré par la guerre civile entre les milices de la Seleka, à dominante musulmane, et les groupes d’auto-défense chrétiens anti-balaka, et favoriser la montée en puissance de la Misca, la force africaine agissant sous mandat de l’ONU.

 

«Pas d’ennemi clairement identifié»

 

«On a plusieurs groupements tactiques», explique le colonel Deckert, qui commande le 13e BCA.  «Deux d’entre eux doivent sécuriser des axes allant vers l’ouest et vers l’est. Les deux autres sont basés à Bangui et dans un village situé à 150 km de la capitale.» A Bangui, l’une des compagnies est «installée en plein cœur du 3e arrondissement, en lien permanent avec la population, les chefs de quartiers et les forces burundaises de la Misca. Nos journées consistent à patrouiller, fouiller des maisons, dresser des check-points et contrôler des véhicules, à la recherche d’armes.»

 

Mais contrairement aux chasseurs alpins du 7e BCA qui affrontent au Mali des djihadistes, le 13e BCA n’a «pas d’ennemi clairement identifié. Sur certaines opérations, on a été obligé de s’attaquer aux anti-balaka et nos convois ont essuyé des tirs. Quand on s’interpose entre musulmans et chrétiens, on est pris entre deux feux.» L’officier évoque une «situation très volatile, avec de nombreux pics de tension et quelques sursauts meurtriers. Les quinze premiers jours, on a vu beaucoup d’attentats à la grenade et d’affrontements à la kalachnikov. Depuis, ça s’est calmé.»

 

Des températures de 38°C et un taux d’humidité très élevé

 

Entraînés au combat en montagne, dans la neige et le froid, les chasseurs alpins ont dû s’habituer à la touffeur centrafricaine et aux missions en milieu urbain et dans la brousse. «En ce moment, il fait 38°C et on est au début de la saison des pluies, précise le colonel. C’est très éprouvant car il y a un taux d’humidité très élevé, qui accroît la fatigue. En plus, les fortes pluies perturbent la traficabilité des véhicules.» Pourtant, assure le militaire, «quand on s’entraîne en montagne, on peut être bon partout.»

 

«Notre spécificité est la rusticité, ajoute-t-il. Les chasseurs doivent partir pour 24 ou 48 heures de sécurisation, dans de conditions de chaleur et tension extrêmes. Ils ont une maîtrise de la force exceptionnelle.» Difficile en effet d’être confronté quotidiennement à des civils. «Cela nécessite du discernement à tous les échelons. En début de mandat, il y avait une énorme insatisfaction dans certains quartiers, avec des manifestations permanentes et une foule hostile, qu’il fallait calmer en montrant la force mais sans l’utiliser.» Aujourd’hui, le colonel Beckert l’affirme, «l’opération Sangaris est unanimement acceptée à Bangui, quelles que soient les communautés.» 

 

 Manuel Pavard

 

Centrafrique : Les chasseurs alpins patrouillent dans les rues de Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 11:30

 

 

 

 

MEMORANDUM

 

 

A la Très Haute attention de 

 Son Excellence Monsieur BAN KI MOON,
Secrétaire Général de l’Organisation  des Nations Unies
en visite officielle en République Centrafricaine.

 

Bangui, le 4 avril 2014.

 

 

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

 

Nous sommes un Collectif d’Intellectuels Centrafricains.

 

Nous sommes Chrétiens Protestants, Chrétiens Catholiques, Musulmans, de par nos croyances respectives.

 

A l’arrivée de la Séléka, les groupes armés étrangers, essentiellement Tchadiens, Soudanais et Nigérians, ont envahi notre pays et se sont livrés, une année durant, à d’abominables atrocités contre la population (pillages, tueries, viols, destructions des maisons, etc.). L’horreur et l’ampleur de ces exactions ont suscité des mouvements de résistance au sein de la population agressée, sans distinction de confessions religieuses.

 

Nous, Centrafricains, chrétiens et musulmans, savons que notre pays est fortement convoité pour ses richesses par les pays énergivores et autres qui en ont planifié la scission. Le choix délibéré et partial de vouloir soutenir exclusivement une communauté donnée, sous le prétexte qu’elle serait en danger, en prônant la scission comme solution,  participe de ce plan machiavélique qui vise à piller les richesses abondantes de notre pays  

 

Nous nous élevons avec force contre un tel projet funeste. Soyez assuré, Monsieur le Secrétaire Général,  que tous le Peuple Centrafricain, sans distinction de religions, d’ethnies ou de régions,  va se lever comme un seul homme pour se battre jusqu’au dernier souffle afin de  défendre l’intégrité territoriale de son pays.

 

Nous rappelons, à cet effet,  la position officielle du Conseil de Sécurité de l’ONU qui, dans ses résolutions 2121, 2127 et 2134, affirme avec insistance son attachement à l’intégrité du territoire centrafricain :

 

« Le Conseil de Sécurité, réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République Centrafricaine, et rappelant l’importance des principes de non ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale, (…) ».

 

En général, jusqu’à ce  jour, nos provinces les plus reculées sont restées abandonnées également. S’il fallait dans chaque cas en faire un casus belli pour jouer la carte de la partition du pays, la RCA aurait disparu depuis longtemps.

 

Le peuplement du Centrafrique est tel que l’on trouve des chrétiens et des musulmans centrafricains sur toute l’étendue du territoire, cohabitant pacifiquement.  Le critère de religion n’est donc pas une raison valable pour prôner la scission.

 

Tout en remerciant  à juste hauteur tous ceux qui ne ménagent pas leurs efforts pour nous en faire sortir, nous proposons  que le Peuple centrafricain soit pleinement associé aux prises de décisions en vue du  règlement   de la crise :

 

1. Nous demandons que soient pris en compte les observations et points de vue des Centrafricains pour une meilleure lecture des rapports de la BINUCA  sur la question de partition du pays. Nous n’accepterons jamais la mise sous protectorat du Tchad de la partie nord de notre pays.

 

2. Nous demandons la mise en activité des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et leur rééquipement pour assurer l’autorité de l’Etat et participer à la sécurisation du pays aux côtés des forces internationales engagées en Centrafrique, comme cela s’est fait au Mali, en RDC, en Côte d’Ivoire.

 

3. Pour qu’aucune région reculée de la République Centrafricaine ne soit abandonnée et mal administrée comme par le passé, nous proposons aux Autorités centrafricaines la création de sept régions dirigées, chacune par un Gouverneur régional, et l’élévation de toutes les sous-préfectures en préfectures. La capitale politique sera déplacée à Bambari au centre du Pays tandis que Bangui restera la capitale économique. Ainsi la proximité de l’Etat sera assurée partout, rendant inutile toute idée de scission.  

 

4. Les Musulmans Centrafricains qui sont restés sur place  doivent être soutenus et protégés, tout comme les communautés  non musulmanes.

 

5. Le Peuple Centrafricain aspire à la paix, à la cohésion sociale et à la concorde nationale. Il mérite d’être soutenu dans ce sens. Nous demandons que la Communauté Internationale nous accompagne véritablement vers la paix,  la préservation de notre intégrité territoriale et de notre souveraineté nationale.

 

6. Nous demandons la ferme application des résolutions 2121, 2127 et 2134,  en ce qui concerne le désarmement des groupes armés non conventionnels  qui sévissent dans le pays.

 

 Fait à Bangui, le 04 avril 2013

 

 Le Collectif des Intellectuels Centrafricains.

 

Pour Signer la pétition en ligne, Merci de cliquer sur ce lien: 

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Memorandum_a_lattention_des_NationsUnies_Ban_Ki_Moon_SG_Stopper_definitivement_le_Projet_de_scission_de_la_Centrafrique/?cBcRlhb

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:35

 

 

 

 


BANGUI AFP / 04 avril 2014 18h22 - Les soldats tchadiens de la force africaine en Centrafrique (Misca) basés à Bangui ont quitté la capitale vendredi pour rejoindre de nouvelles positions en province, après la décision du Tchad de se retirer de la Misca, ont constaté des journalistes.


Escorté par des soldats français de l'opération Sangaris et des militaires burundais, rwandais et de RDCongo de la Misca, un convoi d'une trentaine de véhicules avec à leur bord 200 soldats tchadiens a traversé Bangui et est sorti de la ville, en direction du nord.


Ce convoi devait gagner la ville de Kaga Bandoro (250 km au nord dee Bangui), où sont stationnées des troupes tchadiennes de la Misca, a déclaré à l'AFP le commandant de la Misca, le général camerounais Martin Tumenta Chomu, soulignant qu'ils ne quittaient pas dans l'immédiat la Centrafrique.


Des officiers d'état-major tchadiens devaient quitter Bangui par avion.


Il ne restera pas un seul élément tchadien, militaire ou policier, dans Bangui vendredi soir, a ajouté le commandant de la Misca.


Acteur-clé de la crise centrafricaine, incontournable puissance régionale, le Tchad s'est retirée jeudi de la Misca, dénonçant une campagne malveillante contre ses soldats, à nouveau mis en cause après avoir tué au moins 30 civils le week-end dernier à Bangui.


300 personnes avaient été blessées samedi par les tirs tchadiens à Bangui, selon un nouveau bilan fourni par l'ONU vendredi.


Un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville, a accusé les soldats tchadiens d'avoir tiré sans avoir été provoqués. Ils ont illégitimement ouvert le feu sur la population. Les soldats ont tiré de façon indiscriminée, a-t-il affirmé.


La Misca, la France qui a déployé 2.000 soldats dans le pays, et le gouvernement centrafricain ont pointé du doigt les miliciens anti-balaka, qu'ils accusent d'avoir attaqué à la grenade le détachement tchadien.


En attendant le retrait de son contingent, dont la date n'est pas indiquée, le Tchad assumera, sans failles, sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en RCA dans le cadre de la Misca, dont Kaga Bandoro, a assuré N'Djamena.

Le Tchad, avec 850 soldats aguerris, est l'un des principaux contributeurs de la Misca (6.000 hommes au total).


L'annonce de son retrait survient au moment où les forces africaine et française réclament des renforts pour pacifier le pays, notamment en province, où l'armée française a commencé à se déployer cette semaine dans l'Est.


Mardi, l'Union européenne a décidé d'envoyer une force militaire en Centrafrique, mais ses effectifs - environ 800 hommes - suffiront à peine à combler le vide laissé par le retrait des troupes tchadiennes.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=465088 

Centrafrique: les soldats tchadiens ont quitté Bangui pour la province

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:21

 

 

 

 

 


PARIS AFP / 04 avril 2014 18h49 - La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a fait part vendredi de ses regrets, après l'annonce du retrait du contingent tchadien de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca).

Nous regrettons cette décision qui a été prise sous l'effet d'un certain nombre d'événements, a déclaré sans plus de précision Mme Samba Panza dans une brève déclaration à quelques journalistes à Paris, peu avant une rencontre avec des représentants de la communauté centrafricaine en France.


Nous allons examiner avec le Tchad et la Misca les conséquences de cette décision de manière apaisée et sereine, a-t-elle ajouté.


Acteur-clé de la crise centrafricaine et incontournable puissance régionale, le Tchad, l'un des principaux fournisseurs de la Misca, a annoncé jeudi le retrait de ses 850 soldats de Centrafrique, dénonçant une campagne malveillante à leur encontre.

Cette annonce survient après la mort de 30 personnes à Bangui le week-end dernier, tués par des soldats tchadiens. Il s'agit de l'incident le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par la Séléka, une coalition à dominante musulmane appuyée par le Tchad.


Vendredi, un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a accusé les soldats tchadiens d'avoir illégitimement ouvert le feu sur la population et tiré de façon indiscriminée.


Je n'ai pas pris connaissance de ce rapport. Je verrai de manière sereine et apaisée ce qui a été dit dans ce rapport, a déclaré aux journalistes la présidente de transition.

Selon le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo-Doudou, la décision tchadienne a été annoncée jeudi par le président tchadien Idriss Déby à Mme Samba Panza lors d'un entretien en marge du sommet UE-Afrique à Bruxelles.

Nous n'avons aucune information sur le calendrier de retrait du contingent tchadien qui doit être fixé par l'Union africaine, a précisé le ministre lors d'une rencontre vendredi avec la presse à Paris.


Nous avons appris ce retrait avec beaucoup de regret, a-t-il insisté, jugeant que cette décision va avoir un impact négatif sur la capacité de renforcement (en troupes) de la force africaine.


Cette décision a été prise par le gouvernement tchadien en toute indépendance et souveraineté mais les Tchadiens vont continuer de nous appuyer par des aides multiformes, logistiques et autres. La coopération entre nos deux pays qui partagent une longue frontière est indispensable, a-t-il dit.


Comme la présidente, le ministre s'est refusé à commenter les accusations portées par les Nations unies à l'encontre des forces tchadiennes. On ne peut pas condamner sans enquête. On ne peut pas condamner sans que les faits aient été établis, a-t-il déclaré.


Jusqu'à présent, le gouvernement centrafricain, la Misca mais aussi la France qui a déployé 2.000 soldats dans le pays, avaient pointé du doigt les miliciens anti-balaka, qu'ils accusent d'avoir attaqué à la grenade le détachement tchadien, venu à Bangui afin de rapatrier ses ressortissants fuyant les violences.



(©)

Centrafrique : la présidente regrette la décision de retrait du contingent tchadien

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:07

 

 

 

 

(BBC Afrique) 04/04/14

 

L'ONU affirme que les soldats de l'armée tchadienne ont tiré sur la foule à Bangui le weekend dernier, causant la mort de 30 personnes et en blessant 300 autres.

 

Au même moment le gouvernement Centrafricain s'inquiète de la décision des autorités tchadiennes de retirer leur contingent des forces de la mission internationale de soutien à la Centrafrique.

 

Le porte-parole de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville, qui présentait ce vendredi matin à Genève les premiers résultats des enquêteurs des Nations unies sur l'incident, a affirmé que l'armée nationale tchadienne a ouvert le feu sur la population sans qu'il n’y ait eu de provocation.

 

Selon les premiers résultats du l'enquête, au moins 30 personnes ont été tuées et au moins 300 autres blessées, dont des enfants, des handicapés, des femmes enceintes et des personnes âgées.

 

Il a précisé que les soldats tchadiens impliqués étaient des membres de «l'armée tchadienne», et non pas de la force africaine en Centrafrique (Misca).


Avis partagé sur le retrait tchadien

 

Le porte-parole a également estimé que le nombre de soldats tchadiens impliqués ne devait pas être très élevé et que ces individus «avaient dû repartir directement» dans leur pays.

 

Les enquêteurs de l'ONU se sont rendus sur les lieux des faits, une zone de marché, et ainsi que dans deux centres médicaux où ils ont parlé avec des blessés.

 

La Misca, la France et le gouvernement centrafricain avaient tenu pour responsables les miliciens anti-balaka, qui auraient attaqué à la grenade les forces tchadiennes.

 

Le Tchad a annoncé hier sa décision de retirer ses troupes. Un retrait accueilli avec regret par les autorités centrafricaines.

 

La population de la capitale Bangui a exprimé, au contraire, sa satisfaction suite à cette décision.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/04/140404_rca_armee...

Centrafrique: l’armée tchadienne a tiré sur la foule
Centrafrique: l’armée tchadienne a tiré sur la foule

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 17:56

 

 

 

 

 

BANGUI, 4 avril 2014 (AFP) - Ce matin, Jo Christian est heureux de pouvoir accompagner à pied son fils de cinq ans à l'école maternelle par une rue en terre, certes détrempée par les lourdes pluies mais tranquille. Les éclats de violence dans Bangui ces derniers jours les avaient empêché de sortir.

 

"Ca a trop tiré, on a eu trop peur pour sortir, et encore plus avec nos enfants", explique le père, fonctionnaire au ministère du Plan.

 

L'école de la Caisse nationale de Sécurité Sociale (CNSS) du 2ème arrondissement avait pu rouvrir le 17 février, profitant d'une relative accalmie dans les violences qui déchirent Bangui depuis la prise de pouvoir en mars 2013 de la Séléka, l'ex-rébellion qui a depuis cédé la place devant l'arrivée des forces françaises et africaines.

 

Mais, la semaine dernière, une grenade lancée contre une veillée funéraire, puis des tirs de soldats tchadiens ont de nouveau semé la terreur dans la capitale centrafricaine encore instable.

 

Le petit Emmanuel, accueilli par une sentinelle à la porte, lâche la main de son père pour entrer dans la vaste cour plantée de grands acacias aux puissantes racines qui affleurent la latérite.

 

La directrice, Geneviève Dekozo, accueille les retardataires.

 

"Le début de l'école est fixé à sept heures mais nous les accueillons jusqu'à huit heures. Si nous disions ouverture à huit heures, ils arriveraient à neuf", explique-t-elle.

 

"Certains des enfants viennent de loin. Alors, ils ont beaucoup de problèmes pour arriver ici. L'insécurité, les pénuries de carburant...".

 

De longues files d'attente, voitures et moto, s'allongent en effet devant les stations service de Bangui ces derniers jours.

 

Le pays, enclavé, dépend pour son approvisionnement de l'arrivée de camions depuis le lointain Cameroun, en convois sécurisés par les forces internationales.

 

Dans le bureau de la directrice, deux affiches au mur: "Dieu donne en son temps" et puis, en grand, "Ayez des enfants".

 

Pour ce qui est de la natalité, la Centrafrique comme la plupart des pays du continent fait des enfants, beaucoup d'enfants.

 

En ce qui concerne la religion, et en raison des violentes tensions intercommunautaires qui recoupent des appartenances chrétienne et musulmane, la directrice précise que cette école accueille enfants chrétiens et musulmans.

 

"Nous ne faisons pas de distinction", précise-t-elle. Son établissement, géré par la CNSS, n'a pas de vocation religieuse.

 

"Nous avions 342 élèves dans dix classes avant les événements, aujourd'hui nous en avons récupéré 284", explique la directrice.

 

-'Au revoir ma classe, à demain si Dieu le veut'-

 

Brigitte Kathoka, l'une des institutrices mène son petit monde à l'ancienne, longue règle en bois en main: fillettes en bleu et rose, cheveux artistiquement tressés, garçons en bleu ciel, tête rasée.

 

Il s'agit de réciter l'alphabet, plutôt de le chanter. Et puis de décrire les quatre temps: "le temps ensoleillé, le temps doux, le temps couvert et le temps pluvieux".

 

Brigitte, corpulente, moulée dans un boubou bleu nuit, rythme de ses hanches la mélopée en français, puis en sango, la langue nationale. Avant d'attaquer, bien lancée, "Bateau sur l'eau, vogue, vogue, vogue..."

 

Les vieux pupitres sont de bois, le tableau noir bien accroché, les salles sont propres.

Dans l'une d'elles, les enfants sont serrés sur leurs bancs. "Nous avons regroupé deux classes car l'un de nos bungalows a été pillé par les Séléka. Depuis, j'ai demandé les fonds pour réparer, mais il nous faut attendre".

 

L'année scolaire coûte 54.000 FCFA (82 euros), auxquels s'ajoute l'achat des fournitures scolaires.

 

En ce moment, certaines familles ont encore plus de mal à payer, explique la directrice, qui soulève des papiers sur son bureau: "je fais des relances".

 

Dans des quartiers plus chauds, comme le 3ème et le 5ème arrondissements, les écoles ne rouvrent toujours pas.

 

"Alors, explique Léopold un habitant du 5ème, j'ai pris un répétiteur privé pour mon garçon de cinq ans".

 

A la fin de la classe, à midi, les élèves de l'école de la CNSS peuvent entonner: "Au revoir ma classe, à demain, si Dieu le veut".

 

A Bangui ce matin, Jo Christian est heureux de pouvoir accompagner son fils à l'école

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 17:55

 

 

 

 

 

BANGUI, 04/04/14 (Xinhua) -- Aussitôt informés de la décision du Tchad de retirer son contingent annoncée jeudi lors du 4e sommet Afrique-UE à Bruxelles, les responsables de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une force déployée sous mandat de l'Union africaine (UA), ont tenu une réunion d'urgence à Bangui au cours de laquelle ils ont affirmé prendre acte de la nouvelle.

 

"La MISCA a appris la nouvelle, elle prend acte et va communiquer sur cette décision", a confié à Xinhua un membre de la cellule de communication de la MISCA.

 

Sur les 6.000 soldats de la MISCA, le Tchad compte un contingent de 850 hommes, actuellement déployés dans le Nord de la République centrafricaine (RCA).

 

Les soldats tchadiens sont pointés du doigt, accusés de complicité avec les ex-rebelles de la Séléka à dominance musulmane qui se sont distingués par des pillages et des exactions à l'égard de la population après leur prise du pouvoir le 24 mars 2013 contre le régime de François Bozizé.

 

La décision de retrait annoncé jeudi à Bruxelles par le ministre tchadien des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine, Moussa Faki Mahamat, fait ainsi suite à de nombreux incidents impliquant ces soldats dans la capitale centrafricaine, le dernier en date ayant causé le 29 mars une trentaine de morts en majorité des civils.

 

Plusieurs manifestations hostiles à ces troupes ont été organisées à Bangui par des organisations de la civile et des populations chrétiennes pour réclamer leur départ.

 

De son côté, le contingent tchadien de la MISCA a perdu une dizaine de soldats dans des heurts avec des groupes armés centrafricains dont notamment les milices chrétiennes anti-Balakas.

 

"Face à des accusations répétées, le Tchad, après avoir informé la présidente de transition centrafricaine, la présidente de la Commission de l'Union africaine et le secrétaire général des Nations Unies, décide du retrait de contingent tchadien de la MISCA", précise le communiqué publié par Moussa Faki Mahamat.

 

Selon le communiqué, les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées de commun accord entre le Tchad et l'Union africaine. 

Centrafrique : la MISCA dit prendre acte du retrait du contingent tchadien

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 16:01

 

 

 

 

PRAGUE, 4 avril 2014 (AFP) - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a condamné vendredi à Prague des "atrocités épouvantables contre les civils" en République centrafricaine (RCA) qui traverse une crise sans précédent avec des violences interreligieuses et environ un million de personnes déplacées.

 

"Je suis profondément troublé par les atrocités épouvantables perpétrées contre les civils (en Centrafrique)", a déclaré M. Ban, au cours d'une conférence de presse dans la capitale tchèque.

 

Selon lui, l'Union européenne, l'Union africaine et les Nations unies devraient "oeuvrer ensemble pour établir la paix et la stabilité" dans ce pays riche en diamants et en or, et où plusieurs centaines de milliers de personnes souffrent de la faim, selon les agences humanitaires de l'ONU.

 

"La Centrafrique constitue l'une de mes priorités (et) sera ma priorité permanente", a déclaré le chef de l'ONU.

 

Selon un communiqué de l'ONU diffusé lundi, M. Ban préconise de "dresser rapidement une liste d'individus qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité" en RCA afin qu'ils puissent être sanctionnés, comme le prévoit la résolution 2127 du Conseil de sécurité adoptée en décembre dernier.

 

M. Ban, 69 ans, est par ailleurs attendu samedi au Rwanda.

Ban condamne les "atrocités épouvantables" en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog