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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 15:16

 

 

 

 http://lepays.bf/ MERCREDI 30 DÉCEMBRE 2015

 

Pendant que la capitale burkinabè vivait hier au rythme de la cérémonie d’investiture de Roch Marc Christian Kaboré, président élu au bout de 13 mois de Transition, son homologue de la Centrafrique s’apprêtait à  vivre une ambiance électorale et ce, après près de trois ans de crise.  En effet, aujourd’hui 30 décembre 2015, les Centrafricains se rendent aux urnes pour élire leur président de la République et leurs députés. Plusieurs fois, ces élections ont été reportées pour plusieurs raisons. Et à maintes reprises, les Centrafricains ont dû se demander si un jour, ils pourraient aller aux urnes pour sortir de leur « enfer ». Le dernier report étant lié à des manquements techniques et logistiques. Il s’agissait principalement de la mauvaise formation des agents de certains bureaux de vote et de retards mis dans l’acheminement du matériel électoral. Ces difficultés ont-elles pu être aplanies en l’espace de trois jours ? En tout cas, l’Autorité nationale des élections (ANE) a assuré, la veille du scrutin, que tous les problèmes étaient réglés ou sont en passe de l’être. Certes, tout n’est jamais fin prêt pour des élections, surtout dans ce contexte délétère que l’on sait. Mais l’on peut dire que malgré tout, les Centrafricains semblent avoir la claire conscience qu’ils sont en face de leur destin. Au demeurant, jusqu’aux dernières heures de la soirée d’hier, tout indiquait que les élections auraient bel et bien lieu. Il faudrait donc veiller à ce qu’aucun acte ne vienne remettre en cause un processus enclenché, qui a eu tout le mal à se dessiner. Seulement, au regard de la situation sécuritaire et de la démarcation communautaire et identitaire prégnante, le risque de dérapage est grand et permanent.  

 

La RCA est face à son histoire et à son destin

 

Faut-il le rappeler, une chose est d’organiser des élections, une autre est de les réussir. Au moment où les bureaux de vote s’ouvrent dans les différentes localités du pays, l’on ne peut s’empêcher effectivement d’avoir des appréhensions. Les ennemis de la Centrafrique sont nombreux, en témoignent ces cartes d’électeurs que l’on a tenté d’écouler sous le manteau. De façon évidente, la Transition de deux ans dirigée par Catherine Samba-Panza n’a pas réussi à régler les problèmes de fond qui divisent le peuple centrafricain. Conséquence, le pays reste divisé et les défis énormes. La bonne nouvelle, c’est que l’une des menaces qui pesaient sur le scrutin, a été levée. En effet, depuis N’Djaména au Tchad, le sécessionniste Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka et actuel chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), s’est engagé à « apporter une contribution positive et sincère à la tenue des prochaines élections (…) afin que celles-ci se déroulent dans toutes les préfectures du pays dans le calme, la sérénité, sans violence et avec une forte participation ». Manifestement, les prières du Maouloud et de la Nativité ont visité les foyers des « perturbateurs» qui avaient en projet de torpiller l’organisation des élections. Il reste à espérer que l’ensemble des actes concourent à la tenue d’élections apaisées et que tous les candidats et partis acceptent le verdict des urnes, afin de sortir la RCA de l’ornière.  Pour ce qui est de la présidentielle, le jeu reste ouvert. Car c’est la première fois, dans l’histoire de la Centrafrique, que le pouvoir en place ne présente pas de candidat. De même, les reports successifs ont permis à chacun des 30 prétendants au fauteuil présidentiel, de mieux se préparer. Maintenant, il reviendra aux Centrafricains de les départager en se mobilisant massivement devant les bureaux de vote. C’est l’une des étapes nécessaires pour reconstruire la Centrafrique dans un esprit patriotique, de dialogue et de réconciliation. En tout cas, aujourd’hui plus que jamais, la RCA est face à son histoire et à son destin. Elle est parvenue à une croisée de chemins qui la presse de choisir une direction, la bonne. Saura-t-elle le faire pour vaincre enfin le signe indien qui la poursuit depuis la mort de son chef mythique Barthélémy Boganda ? La capitale de ce pays saura-t-elle retrouver son beau sobriquet de " Bangui la coquette" devenu depuis des lustres "Bangui la roquette" ? Tout ce qu’on lui souhaite, c’est qu’elle puisse sortir du cycle infernal et harassant du mythe de Sisyphe.

 

Michel NANA

 

Lu pour vous : PRESIDENTIELLLE ET LEGISLATIVES EN RCA : Enfin le bout de tunnel ?
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 15:01

 

 

 

 

A la veille des élections présidentielles et législatives en République centrafricaine, le Secrétaire général appelle tous les acteurs de la scène politique à s’engager pour garantir que les élections se déroulent de manière pacifique et crédible. Le Secrétaire général considère qu’il est encourageant que près de deux millions de personnes se soient inscrites pour voter, montrant ainsi l’engagement de la population à exercer son droit de vote, au cours d’élections démocratiques.

 

Le Secrétaire général rappelle que, conformément à son mandat, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) prend toutes les mesures nécessaires, en coopération avec les autorités nationales, afin de prévenir toute éventuelle perturbation du processus électoral.

 

A cet égard, le Secrétaire-Général exhorte les acteurs de la scène politique à travailler étroitement avec la MINUSCA. Il les appelle également à résoudre les éventuels différends liés aux élections de manière pacifique, en utilisant les voies de recours légales et dans le plein respect du code de conduite adopté le 9 décembre 2015.

 

Le Secrétaire général félicite les autorités de transition d’avoir organisé ; plus tôt ce mois-ci, le référendum sur la Constitution dans des conditions politiques, financières, logistiques et sécuritaires particulièrement complexes.

 

Le Secrétaire général réitère l'engagement continu de l'Organisation des Nations Unies à soutenir la République centrafricaine vers un avenir pacifique et stable.

 

 

New York, le 29 décembre 2015

Déclaration attribuable au Porte-parole du Secrétaire général sur les élections en République centrafricaine
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 14:20
Communiqué officiel de l'ANE
Communiqué officiel de l'ANE
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 14:08
Mise au point de la compagnie d'aviation MINAIR

 

 

Suite à la publication d'un communique de presse de la DNC du candidat Désiré Bilal Kolingba faisant état d'un incident avec la compagnie d'aviation MINAIR au sujet de la location d'un de ses aéronefs qu'un autre candidat qualifié de "mauvaise foi" dans le communiqué aurait ravi, la compagnie MINAIR a adressé à la rédaction la mise au point ci-dessous qu'elle publie pour la gouverne de ses lecteurs.

 

La rédaction de CAP

 

 

Monsieur le Directeur de  la Publication

 

de  Centrafrique – Presse

 

 

 

Objet: Mise au point de la Compagnie MINAIR relative au communiqué de presse                         de la direction de campagne du Candidat Désiré KOLINGBA du parti RDC

 

 

Monsieur le Directeur,

 

 

Dans un communiqué - presse publié dans vos colonnes le 28 décembre 2015, le Directeur de compagne du candidat Désiré KOLINGBA a mis en cause la Compagnie Minair dans ce qu'il considère comme des manœuvres visant à empêcher leur candidat à battre campagne dans les préfectures qu'il a citées.

 

La Direction de la compagnie Minair tient à rétablir la vérité de cet incident que la direction de campagne du candidat Désiré KOLINGBA veut dénaturer.

 

En vérité, avec l'ouverture de la campagne des scrutins présidentiels et législatifs, la compagnie MINAIR s'est trouvée confrontée à des réelles difficultés pour satisfaire toutes les demandes des candidats, qui tous ou presque, souhaitent se déplacer aux mêmes  jours et dans différentes régions.

 

Avec un seul appareil actuellement opérationnel, elle essaie de faire de son mieux pour satisfaire ses clients sans autres considérations.  

                                                                

Dans ce cas d’espèce, le candidat DESIRE KOLINGBA  a effectivement réservé un plan de vol pour la journée de Lundi, et comme c’est de pratique en cas de trafic tendu, il a été bien spécifié que ce vol s’effectuera en fonction de la disponibilité de l’appareil ce qui suppose qu’un aménagement du plan de vol est possible en cas d’aléas. Un client dont le vol n’a pas été assuré la veille a vu son déplacement décalé sur la journée de Lundi ce qui a occasionné un décalage de quelques heures, une autre proposition de vol a été faite à l’équipe de campagne du candidat DESIRE KOLINGBA, qui il faut le préciser, attendait à BAMBARI pour avoir voyagé par la route. L’équipe de campagne a refusé cette proposition et cet incident a été porté à l’attention des autorités aéroportuaires qui ont raisonnement décidé que dans ces conditions, le nouveau plan de vol devrait être appliqué, et cela en présence des représentants du candidat DESIRE KOLINGBA.

 

La compagnie MINAIR qui a déjà enregistré plusieurs menaces de hauts gradés de l’armée proches du candidat DESIRE KOLINGBA et autres menaces de mort tient à préciser qu'elle ne fait pas de la politique; elle ne soutient aucun Candidat et  ne saurait se rendre complice d'un complot politique

.

Elle exerce son métier dans le respect des règles de l'art avec toute la considération qu'elle doit à un client quelle qu'il soit.

 

Elle précise enfin, que ce malheureux incident est dû à un cas de force majeure totalement indépendant de sa volonté.

                                                          

 

 

La Direction

 

 

Copie Presse Nationale pour large diffusion.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:40
Lu pour vous : La misère, obstacle à la paix en Centrafrique

 

 

REPORTAGE

 

 

Par Cyril Bensimon (Bangui, Ndélé, envoyé spécial)  LE MONDE Le 30.12.2015 à 10h44 •  30.12.2015 à 11h07

 

La République centrafricaine (RCA) aura en 2016, sauf catastrophe, un président élu. Mais ici, l’homme de l’année 2015 est sans discussion le pape François. Sa visite à Bangui – un mois avant le premier tour des élections présidentielle et législatives de mercredi 30 décembre – a ouvert des brèches dans le mur de haine qui s’est érigé depuis trois ans entre les communautés chrétienne et musulmane.

 

Lundi, « une caravane de la paix » conduite par l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, cherchait à donner du corps à l’appel à la réconciliation du pape. Mission du jour  : permettre aux musulmans, toujours enclavés dans leur réduit du PK5 (poste kilométrique 5), d’accéder au cimetière du quartier de Boeing. Par peur des miliciens anti-balaka, les musulmans n’ont d’autre choix que d’enterrer leurs morts dans les cours de leur maison, avec tous les risques sanitaires que cela comporte.

 

« Bêtises »

 

Au sein de ce cortège, on retrouvait l’imam Oumar Kobine Layama, président de la communauté islamique de RCA et inséparable partenaire de Mgr Nzapalainga ; un chef anti-balaka qui, depuis sa libération de prison, se pose en «  apôtre de la paix » ; un chef de groupe d’autodéfense musulman en guerre contre « les ennemis de la paix » au sein de sa communauté ; un ancien premier ministre ou bien encore une ex-Miss. Devant les tombes mangées par la broussaille, l’archevêque convainc le chef local des anti-balaka de laisser « nos frères musulmans » accéder aux lieux, et les quelques jeunes sur place, de couper les hautes herbes contre rétribution. Dans un élan démonstratif légèrement exagéré, un adolescent jette sa machette en criant  : « Plus jamais ça ! » Puis supplie : « Trouvez-moi un travail ! J’ai faim ! »

 

A plus de 600 kilomètres au nord-est de là, les requêtes ne sont guère différentes. Ndélé est une ville sablonneuse, bastion des anciens rebelles de l’ex-Séléka. « L’Etat n’a rien fait pour Ndélé, lance Abacar Sanzé. Ici, on a oublié ce qu’est l’électricité. L’hôpital et les écoles fonctionnent grâce aux ONG internationales. Pour aller à Bangui, il faut une semaine en saison sèche et presque un mois en saison des pluies. Tous les enfants ont pris des armes, car il n’y a pas de projets. Si le gouvernement ne fait rien, on va répéter nos bêtises. » « On a pris le pouvoir car il n’y a pas de travail, ajoute son frère d’armes, Matar Ali. C’est comme si on était des étrangers alors que je suis né ici. » Comme tous les combattants de l’ex-Séléka, ou encore le sultan des lieux, ils dénoncent l’abandon de la région. Dans cette ville où«  quatre familles sur cinq possèdent une arme », selon un policier des Nations unies, la première attente des miliciens est le lancement du programme de « désarmement, démobilisation et réinsertion  » (DDR). Celui-ci, veut-on croire, permettra d’offrir des postes dans des forces de défense et de sécurité refondées, de retourner à l’école ou de « gagner un emploi ».Tous les précédents programmes DDR en RCA ont échoué.

 

Dans la capitale et l’ouest du pays, les FACA (Forces armées centrafricaines) ont fait leur retour sur le terrain. Ces deux dernières années, la communauté internationale s’est évertuée à empêcher leur réapparition. Nombre de ces soldats ont constitué le noyau dur des anti-balaka après la dissolution de l’armée, lorsque la Séléka a tenu le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014. Le capitaine Eugène Ngaïkosset raconte avoir repris du service, en novembre, à la demande du ministre de la défense.

 

Six mois après son « évasion » des locaux de la section recherches et investigations de la gendarmerie, celui qui a acquis le surnom de « boucher de Paoua » à la suite des massacres perpétrés entre 2005 et 2007 joue les pacificateurs dans son quartier de Boy-Rabe. « Les anti-balaka faisaient la pagaille partout, tuaient, blessaient, volaient et rançonnaient. Maintenant, c’est fini. Quand on attrape un malfrat, on le ramène à la gendarmerie », dit-il, fier de cette nouvelle mission. Il est indéniablement populaire dans le quartier, tant les habitants se sont détachés de ces miliciens ayant versé dans le banditisme. « Ce redéploiement, non officiel, est bénéfique à court terme, mais il est très risqué, car c’est un moyen de pression sur le futur élu. Cette sécurisation se fait dans des quartiers ethniquement homogènes, mais les FACA n’interviennent pas sur les zones de fracture. Cela ne contribue donc pas à la stabilisation générale du pays », s’inquiète une source au sein de la Mission des Nations unies.

 

Gabegie

 

Le quartier de Cattin est l’une de ces zones de fracture. Arthur, « un simple chômeur » comme il se définit, lâche au milieu de ce champ de ruines que« les musulmans sont comme des serpents ». Le conflit en Centrafrique a pris le masque d’une guerre de religions mais le fond de la crise est peut-être à chercher ailleurs. Notamment dans les décombres de l’entreprise qui a donné son nom au quartier.

 

A Cattin, il y a encore une vingtaine d’années, on produisait et exportait du café. Au début des années 1990, il existait en RCA un petit tissu industriel de plus de 200 entreprises. Elles ne sont plus qu’une vingtaine. Le pays avait des usines de production textile, de chaussures, d’assemblage de voitures ou de mobylettes, un secteur agricole exportateur de fruits et légumes. La gabegie des dirigeants politiques qui se sont succédé a fait voler en éclats toutes ces activités, laissant l’immense majorité de la population dans un état de survie. Plus le gâteau à partager s’est rétréci, plus la logique ethnique s’est accentuée. Mutineries et rébellions se sont enchaînées avec leur lot de massacres et de pillages. Des guerres de ventres creux où l’on ne se bat désormais que pour arracher les dernières miettes d’une nation morcelée.

 

Cyril Bensimon  Bangui, Ndélé, envoyé spécial

 

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:34
Jour de vote en RCA

 

 

Les Centrafricains votent pour choisir un président "pour la paix"

 

30/12/15 (AFP)

 

Les Centrafricains ont commencé à voter mercredi matin pour une présidentielle et des législatives, une étape importante censée les sortir de trois ans de violences intercommunautaires qui ont entraîné ce pays très pauvre dans une crise sans précédent.

 

A Bangui, les bureaux ont commencé à ouvrir avec du retard et à 08H00 (07H00 GMT) les opérations n'avaient pas débuté autour de l'enclave musulmane du PK-5 ou encore dans le 2e arrondissement, en raison de problèmes d'acheminement du matériel, notamment des bulletins de vote des législatives, alors que le vote était censé débuter à 06H00, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Les électeurs, alignés dans de longues files d'attente, y patientaient dans le calme en début de matinée. "On va élire un bon président pour le pays", assurait Lucie, une jeune électrice.

 

Les Casques bleus ainsi que des policiers centrafricains étaient déployés en nombre dans la ville.

 

Prévus le 27 décembre dans la foulée du référendum constitutionnel du 13 décembre, après plusieurs reports dus à l'insécurité persistante dans plusieurs régions sous la coupe de bandes armées, ces scrutins avaient été de nouveau reportés au 30 décembre.

 

Un dernier report dû essentiellement aux retards d'acheminement des bulletins de vote dans les zones reculées, à la tardive impression et distribution des cartes électorales et à une ultime formation d'agents électoraux.

 

Pour le référendum, beaucoup de résultats ont été écartés en raison de mauvaises procédures de validation de votes.

 

L'Autorité nationale des élections (ANE) dit avoir pris en compte ces problèmes et tenté de les résoudre. Face aux inévitables "ratés" de ces derniers jours dans un pays déstructuré (ventes de cartes électorales, impression de trois cartes au nom du même électeur....) son président, Julius Ngouade Baba en a appelé "à la sérénité des électeurs et des candidats".

 

Dans ce pays de 4,8 millions d'habitants, essentiellement rural, les Centrafricains se sont massivement inscrits sur les listes électorales.

 

- Trente candidats, trois favoris -

 

Trente candidats sont en lice pour la présidentielle. Le nombre des candidats députés (1.800 au départ) n'avait pas encore été officialisé mardi, en raison de recours suite à des invalidations.

 

Trois personnalités émergent dans la course à la présidence: deux anciens Premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, ainsi que Abdoul Karim Méckassoua, plusieurs fois ministre.

 

Tous ont battu campagne jusqu'au dernier moment lundi, à coups de distribution de tee-shirts et de francs CFA, tant à Bangui qu'en province pour les plus fortunés qui se déplacent en avion dans un vaste pays aux routes défoncées.

 

Le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, par la rébellion à dominante musulmane Séléka de Michel Djotodia a précipité le pays dans un cycle de violences intercommunautaires qui a culminé fin 2013 avec des massacres et le déplacement de centaines de milliers de personnes.

 

Michel Djotodia a finalement été contraint à la démission début 2014, dans la foulée d'une intervention militaire internationale sous la conduite de la France, ancienne puissance coloniale.

 

Dirigée depuis par la présidente de transition Catherine Samba Panza, la Centrafrique a une économie détruite, sous perfusion des bailleurs qui, France en tête, ont poussé à l'organisation rapide d'élections malgré l'insécurité persistante.

 

Les trois derniers chefs d'Etat sont exclus du scrutin. MM. Bozizé et Djotodia, en exil, sont sous le coup de sanctions internationales et la Charte de transition interdisait à Mme Samba Panza d'être candidate.

 

-Sécuriser le vote-

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé mardi la Centrafrique "à faire en sorte que les élections soient conduites de manière pacifique et crédible".

 

La Mission des Nations unies (Minusca) était mobilisée mercredi pour assurer la sécurité du vote.

Les forces nationales (armée, gendarmerie, police) étaient également de plus en plus présentes notamment dans les points de friction entre milices anti-balaka majoritairement chrétiennes et animistes et ex-rébellion Séléka. Mais aussi à l'intérieur même du PK-5 à Bangui, où pour le référendum, des extrémistes de la Séléka ont tué cinq habitants désireux de voter.

 

La force française Sangaris, elle, a été déployée en deux points chauds potentiels: à Bossangoa, fief de François Bozizé dans l'ouest, et à Kaga Bandoro, à l'entrée de la zone où l'ex-Séléka reste présente.

 

Depuis le référendum, la situation s'est calmée et le chef de la faction radicale de la Séléka, Nourredine Adam, a été "invité" à se rendre à N'Djamena par le président tchadien Idriss Déby Itno, dont l'influence sur son voisin reste importante.

 

Même absence de provocation ces derniers jours du côté des anti-balaka, maintenant divisés en deux factions.

 

Vu l'inflation du nombre de candidats, les opérations de dépouillement des résultats s'annoncent longues. Un éventuel et probable second tour est prévu le 31 janvier.

 

 

La Centrafrique élit son président et ses députés

 

BANGUI 30/12/15 (Reuters) - Les bureaux de vote ont ouvert mercredi en République centrafricaine pour des élections présidentielle et législatives qui visent à rétablir la règle démocratique dans un pays divisé où les violences communautaires ont fait des milliers de morts.

 

Trente candidats briguent la présidence. En l'absence de sondage d'opinion, il est difficile de prédire qui l'emportera.

 

Parmi les candidats les plus en vue figurent les anciens Premiers ministres Anicet-Georges Dologuélé (1999-2001), soutenu par le parti de l'ex-président centrafricain François Bozizé, et Martin Ziguélé (2001-2003).

 

Ce dernier a reçu mardi un soutien de taille avec le ralliement à sa candidature des milices chrétiennes "anti-balaka".

 

Parmi les autres candidats présentés comme bien placés figurent l'ancien ministre des Affaires étrangères Karim Meckassoua, et Bilal Désiré Nzanga-Kolingba, fils d'un ancien président.

 

Les membres ou anciens membres du gouvernement de transition, au premier rang desquels la présidente intérimaire Catherine Samba-Panza, en place depuis 2014, n'ont pas été autorisés à se présenter.

 

Les élections à la présidence et à l'Assemblée nationale, plusieurs fois repoussées, étaient à l'origine prévues dimanche. Un problème d'acheminement des urnes et de formation des assesseurs a obligé à ce report de trois jours.

 

En septembre, les troubles qui avaient éclaté dans la capitale, Bangui, avaient déjà contraint les autorités à retarder le scrutin.

 

Le pays, majoritairement chrétien, a basculé dans la violence en 2013 après la prise du pouvoir en début d'année par un groupe de rebelles musulmans, appelé Séléka, qui a renversé le président François Bozizé. Ce coup de force a suscité des représailles de la part des milices chrétiennes anti-balaka.

 

L'enchaînement des violences a contraint près de 20% des cinq millions de Centrafricains à fuir leur domicile et laissé l'essentiel du nord et de l'est du pays aux mains des groupes musulmans qui refusent d'obéir au gouvernement de transition.

 

Juste avant les élections, la Centrafrique a approuvé par référendum, les 13 et 14 décembre, une nouvelle constitution. Cette consultation a été marquée par des violences dans le quartier de PK-5 à Bangui. Mais selon la Britannique Diane Corner, chef adjointe de la Minusca, la Mission de l'Onu en Centrafrique, le référendum s'est déroulé normalement dans 80% des bureaux de vote du pays.

 

Le déroulement du référendum a également été perturbé à Bossangoa, un fief de Bozizé, ainsi que dans certaines parties du Nord-Est sous le contrôle des groupes Séléka.

 

Le désarmement des différentes factions, qui n'a pu être mené à bien avant les scrutins de mercredi, sera un des grands défis du futur président.

 

(Henri-Pierre André et Danielle Rouquié pour le service français,édité par Jean-Stéphane Brosse)

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 23:17
Lu pour vous : A Bangui, on veut voter pour la paix

 

 

 

ELECTION PRÉSIDENTIELLE

 

 

Par Patricia Huon, Envoyée spéciale Libération à Bangui — 29 décembre 2015 à 18:11

 

Les Centrafricains espèrent mettre fin à trois ans de conflit entre chrétiens et musulmans grâce au scrutin de ce mercredi, malgré les fraudes qui risquent de l’entacher.

 

 «C’est notre chance de sortir du gouffre», s’enthousiasme André Gamtan, un des chefs du quartier Boeing, qui jouxte l’aéroport, dans le nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA). Le processus électoral, c’est la quête du Graal de ce pays. Maintes fois reportés, les scrutins présidentiel et législatif se tiennent finalement ce mercredi. Des élections à marche forcée, voulues par une communauté internationale - France en tête - désireuse de tourner la page malgré l’insécurité et les difficultés logistiques.

 

Mais la fièvre électorale a gagné les Centrafricains. Près de deux millions d’électeurs sont inscrits sur les listes. «Tout le monde se sent concerné,dit le notable André Gamtan. Les gens sont fatigués, ils veulent voter pour la paix.» Dans les rues de Bangui, la population se surprend à espérer. Un sentiment presque oublié après trois années de crise, initiée par le coup d’Etat contre le président François Bozizé par la coalition rebelle Séléka, majoritairement musulmane. Les violences intercommunautaires et la prolifération des milices ont laissé le pays exsangue et fait des milliers de victimes.

 

«Nous voulons un président qui puisse nous unir. Avant, les musulmans venaient ici acheter des légumes. Aujourd’hui, ils n’osent plus sortir de chez eux, constate Eugénie Nganatoua, une cultivatrice qui se plaint d’avoir vu fondre ses maigres revenus. Il faut ramener la cohésion sociale.» Signe d’un apaisement des esprits, dans le quartier de Boeing, ancien fief des anti-balaka, ces membres des milices d’autodéfense se font moins visibles, au soulagement de la population, exaspérée par le racket et les larcins commis par ces groupes censés la protéger. Appuyés par le nouveau ministre de la Défense du gouvernement de transition, des soldats des Forces armées centrafricaines (les «ex-Faca») ont laissé tomber ces alliés devenus encombrants et ont repris un peu le contrôle dans les quartiers.

 

«Processus imparfait»

 

De l’autre côté de la piste d’atterrissage s’étend le camp de déplacés de M’Poko. Un dédale de tentes où plus de 20 000 personnes végètent dans des conditions insalubres. La plupart des familles sont arrivées ici il y a deux ans, en décembre 2013, lorsqu’une flambée de violence a embrasé Bangui. Fiacre Ferengai vivait près du PK5, le quartier musulman de la ville. Cet ex-mécanicien déballe les poupées de plastique qu’il vend sur le marché pour les fêtes de fin d’année. Il lutte pour survivre au quotidien dans un des pays les plus pauvres au monde. «Ma femme et ma fille ont été tuées par les Séléka, ma maison a été détruite, raconte le jeune homme. Mais je pourrai reconstruire. Si la paix revient, nous pourrons à nouveau vivre avec les musulmans.» Dans son habitation de fortune faite de bâches et de poutres de bois, des posters d’équipes de football et des photos de famille sont épinglés au mur, des nounours posés sur le lit. «Je me débrouille comme je peux, ma sœur qui est partie au Cameroun envoie parfois un peu d’argent. Mais nous ne pouvons pas rester ici éternellement», soupire-t-il.

 

La Centrafrique avance pas à pas, en équilibre instable, avec la crainte permanente d’un retour en arrière. Pour l’instant, le défi, c’est la sécurisation du scrutin. La Mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) a été mobilisée pour aider à l’acheminement du matériel électoral et assurer que ce vote se déroule sans troubles.

 

Le référendum constitutionnel des 13 et 14 décembre a été entaché de violences, notamment à Bangui, où cinq personnes ont été tuées au PK5. «Ce vote a servi de test, dit Parfait Onanga-Anyanga, chef de la Minusca, en poste dans la capitale depuis août. Depuis, nous avons renforcé notre visibilité et nos capacités, organisé plus de patrouilles.» Comment surveiller 5 600 bureaux de vote dans un pays un peu plus vaste que la France, mais avec des infrastructures routières et de communication quasi inexistantes ? Observateurs et candidats s’accordent tous sur un point : le risque de fraude est important. Les standards démocratiques sont relatifs lorsque la tenue même d’un scrutin semble relever du miracle. «Le processus électoral sera imparfait, dit le chef de la Minusca, mais nous avons mis en œuvre tous nos moyens pour assurer sa crédibilité.»

 

«Homme du passé»

 

Banderoles et affiches électorales bordent toutes les avenues et les ronds-points de Bangui. Trente candidats se présentent à l’élection présidentielle. La plupart n’ont aucune chance de l’emporter. D’autres affirment viser une victoire dès le premier tour. C’est le cas d’Anicet-Georges Dologuélé, «AGD», l’un des favoris. Affable et pondéré, cet économiste de formation a été Premier ministre de 1999 à 2001. Un mandat qui évoque une rare période de calme dans les esprits de la population centrafricaine. Mais l’homme, s’il est perçu comme compétent, traîne aussi des casseroles et le sobriquet de «monsieur 10 %», hérité d’accusations de détournement d’argent lorsqu’il était à la tête du gouvernement. Il jouit néanmoins d’un avantage depuis que, la semaine dernière, le Kwa Na Kwa (KNK), parti du président déchu François Bozizé, a appelé à voter pour lui. L’ancien chef de l’Etat, qui vit en exil en Ouganda et dont la candidature à l’élection présidentielle a été rejetée par la Cour constitutionnelle, jouit encore d’un large soutien à travers le pays. «Les jeunes n’ont connu que Bozizé, mais ils réalisent que c’est désormais un homme du passé, dit Anicet-Georges Dologuélé, satisfait de sa campagne. Ils veulent un nouveau leader, un champion qui les sortira du désespoir dans lequel ils vivent.»

 

Autre poids lourd de ce scrutin, Martin Ziguélé a lui aussi martelé le slogan «premier tour, KO !» alors qu’il sillonnait le pays. Ancien Premier ministre d’Ange-Félix Patassé (de 2001 à 2003), opposant historique de Bozizé, candidat malheureux lors des présidentielles de 2005 et 2011, il fait du retour de la sécurité la priorité de son programme. «C’est la condition préalable au développement, dit-il. Il faut intégrer les membres des groupes armés dans les forces de sécurité ou leur offrir d’autres perspectives d’emploi.» Son parti, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), est bien implanté sur le territoire. Ce membre de l’Internationale socialiste pourrait cependant pâtir de la réputation de «candidat de la France» dont l’ont affublé ses adversaires, qui l’accusent aussi d’avoir facilité l’arrivée de la Séléka pour se débarrasser de son rival Bozizé.

 

Climat volatil

 

D’autres prétendants pourraient séduire les électeurs, tels Karim Meckassoua, candidat musulman indépendant, ministre de Bozizé et ancien président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale, ou Désiré Nzanga Kolingba, fils de l’ex-chef d’Etat André Kolingba. Catherine Samba-Panza, présidente du gouvernement de transition dont le mandat prendra fin en mars, n’avait, elle, pas le droit de se présenter. Sous pression, elle a rappelé sa détermination à tenir ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale.

 

Malgré les problèmes techniques, alors que les bulletins de vote n’ont pas encore atteint tous les bureaux, les élections auront bien lieu. Elles s’annoncent chaotiques, mais pourraient se dérouler sans incident majeur. «Alors qu’on prévoyait le pire, la situation est pour l’instant très calme et devrait le rester lors de ce premier tour», estime une source sécuritaire à Bangui. Nourredine Adam, le chef rebelle à la tête d’une faction radicale de l’ex-Séléka responsable des violences lors du référendum, a déclaré dans un communiqué qu’il renonçait à perturber les élections. Par ailleurs, le ralliement du KNK derrière Anicet-Georges Dologuélé a aussi calmé, pour l’instant, les revendications des milices anti-balaka partisanes de François Bozizé, déçues de son exclusion du scrutin.

 

Le vrai risque surviendra après l’annonce des résultats. «Le climat est toujours très volatil et le désarmement n’a pas eu lieu, dit un analyste, qui requiert l’anonymat. Pour l’instant, chacun est persuadé que son candidat va l’emporter. Tout reste possible en cas de contestation après la proclamation.» Des alliances se feront lors du second tour mais, pour sortir de l’impasse, la capacité du nouveau chef de l’Etat à former un gouvernement inclusif sera essentielle. Quel que soit le vainqueur du scrutin, les défis seront immenses.

 

Patricia Huon Envoyée spéciale à Bangui

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 22:46

 

 

 

http://www.24heures.ch/  Patricia Huon Bangui  Mardi 29 décembre 2015  22:18

 

Elections législatives et présidentielle Le scrutin se tient mercredi. Deux millions de votants veulent croire à une première étape vers la sortie de crise.

 

«Je vais voter, parce que nous devons élire celui qui peut ramener la paix», dit Hamadou Bouba, un commerçant du quartier PK5, la dernière enclave musulmane de Bangui, la capitale centrafricaine. Carte d’électeur en main, il se dit «enfin optimiste» et envisage même, «Inch’allah» (si Dieu veut), un retour prochain de sa famille, réfugiée au Cameroun.

 

La Centrafrique est un pays exsangue, après trois années de crise, initiée par le coup d’Etat de la coalition rebelle séléka, majoritairement musulmane, contre le président François Bozizé. Les violences intercommunautaires ont fait des milliers de victimes. Mais, à l’approche du scrutin, la population se surprend à retrouver espoir.

 

Sécuriser le scrutin

 

«Il y a déjà eu des améliorations, depuis la visite du pape (ndlr: le pape François s’est rendu à Bangui fin novembre). Je suis retourné en ville vendre du ciment. Il y a encore un mois, j’aurais probablement été tué», dit Hamadou, qui emploie deux chrétiens dans sa petite entreprise. Signe d’un apaisement des esprits, les milices d’autodéfense se font moins visibles dans la capitale. Mais les défis sont immenses, les cicatrices profondes, et tout est à reconstruire.

 

La préoccupation immédiate, c’est la sécurisation du scrutin. La mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), qui compte environ 10 000 Casques bleus, a été mobilisée pour aider à l’acheminement du matériel électoral et assurer que ce vote se déroule dans les meilleures conditions possibles.

 

Le référendum constitutionnel du 13 décembre avait été entaché de violences, notamment à Bangui où cinq personnes ont été tuées au PK5. «Ce vote a servi de test, dit Parfait Onanga-Anyanga, chef de la Minusca. Depuis, nous avons renforcé notre visibilité et nos capacités, organisé davantage de patrouilles…»

 

La logistique pose aussi question: environ 5600 bureaux de vote sont répartis à travers le pays, les infrastructures routières et de communication sont quasi inexistantes. Les scrutins législatif et présidentiel, initialement prévus le 27 décembre, ont été reportés de trois jours à cause, entre autres, d’un problème d’approvisionnement en bulletins de vote et de formation des agents électoraux. Observateurs et candidats s’accordent sur un point: le risque de fraude est élevé. Pendant la campagne, plusieurs candidats ont dénoncé la vente de cartes d’électeurs dans certains quartiers de Bangui. «Le processus électoral sera imparfait, dit le chef de la Minusca, mais nous avons mis en œuvre tous nos moyens pour assurer sa crédibilité.»

 

Banderoles et affiches électorales bordent toutes les avenues et les ronds-points de la capitale centrafricaine. Trente candidats sont en lice pour l’élection présidentielle. La plupart n’ont aucune chance de l’emporter. Quelques favoris semblent se dégager: Anicet-Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, deux anciens premiers ministres, mais aussi Karim Meckassoua, candidat musulman indépendant, surtout populaire dans les provinces du nord-est du pays.

 

Un climat si volatil

 

Catherine Samba-Panza, présidente du gouvernement de transition, dont le mandat a été prolongé jusqu’au 31 mars 2016, n’avait, elle, pas le droit de se présenter. Elle a cependant répété à plusieurs reprises sa détermination à tenir ses engagements pour que le scrutin se tienne avant la fin de l’année. Ces élections à marche forcée ont été voulues par la communauté internationale, désireuse de sortir de l’impasse.

 

Contre toute attente, la situation dans le pays est calme et aucun incident majeur n’a été rapporté ces derniers jours. Le vrai risque surviendra après l’annonce des résultats des urnes. «Le climat est toujours très volatil et le désarmement n’a pas eu lieu, dit un analyste, spécialiste des questions sécuritaires, qui requiert l’anonymat. Tout reste possible en cas de contestation après la proclamation.» (24 heures)

 

 

Election présidentielle en RCA : Trois favoris talonnés par trois fils d'anciens présidents

 

http://www.adiac-congo.com/  Mardi 29 Décembre 2015 - 18:30

 

Après plus de deux semaines de campagne, les électeurs centrafricains seront aux urnes ce mercredi pour choisir entre trente candidats lequel dirigera ce pays au cours des cinq prochaines années. De l'avis de certains observateurs,  trois candidats, Anicet Georges Dologuele, Martin Ziguélé et Abdoul Karim Meckassoua sortent du lot. Ils sont cependant talonnés par trois fils d'anciens présidents qui ont également fait parler d'eux.

 

Après deux échecs face à François Bozizé, Martin Ziguélé, 58 ans, fait figure de favori, puisque son parti, le MLPC étant assez structuré, est présent dans toutes les préfectures du pays. Mais cet ancien Premier ministre de feu Ange-Félix Patassé doit surmonter au moins deux handicaps : une partie de la population considère qu’il a soutenu le coup d’Etat de l’ancienne rébellion Séléka, ce dont il se défend, et ses détracteurs l’accusent d’être le candidat de la France en tant que membre de l’Internationale socialiste. Martin Ziguélé est néanmoins considéré comme un homme à poigne. Il a lancé, en tant que Premier ministre, une opération mains propres visant les douaniers véreux et a provoqué le limogeage de François Bozizé du poste de chef d'état-major de l'armée en 2001.

 

Egalement âgé de 58 ans, Anicet Georges Dologuele est lui aussi un ancien Premier ministre d’Ange-Félix Patassé. Banquier, il est soutenu par les milieux d’affaires du pays, et a obtenu le ralliement du parti de François Bozizé à sa candidature. Mais cette alliance pourrait être à double tranchant : bien que divisés, les partisans du KNK, parti de l’ex-président Bozizé, représentent une part importante de l’électorat, cette alliance pourrait également être un obstacle pour une autre frange des Centrafricains, qui considèrent que Bozizé fait partie du problème, en tant que « parrain » des Anti-balaka.

 

Abdou Karim Meckassoua, à 61 ans, jouit d’une réputation d’homme rigoureux. Plusieurs fois ministre sous le régime Bozizé, il a ses connexions dans la sous-région, selon l’AFP. Il a également su obtenir le soutien de nombreux relais d’influence dans le pays. Musulman, Karim Meckassoua devra dépasser la division intercommunautaire du fait des crimes et des pillages commis par l'ex- Séléka, dont il fut pourtant un détracteur.

 

Trois fils des anciens chefs d’Etat centrafricains veulent exploiter l’héritage de leurs défunts pères : Eugène Sylvain Ngakoutou Patassé, fils d'Ange-Félix Patassé, (président centrafricain de 1993 à 2003) il est opérateur économique dans le secteur du diamant. Sans expérience politique, il se lance dans la course présidentielle pour la première fois comme candidat indépendant. Désiré Nzanga Bilal Kolingba, est le fils aîné d'André Kolingba (président de 1981 à 1993). Economiste et ancien représentant de la Banque mondiale à Bangui, il a été plusieurs fois ministre sous François Bozizé. En janvier 2014, il perd de justesse face à Catherine Samba-Panza pour prendre le poste de chef de l'État de transition, en remplacement de Michel Djotodia.

 

 Enfin, Jean-Serge Bokassa, est le fils de l'ex-empereur Bokassa qui a dirigé la Centrafrique de 1966 à 1979. Agé de 43 ans, Serge Bokassa est ancien ministre et ancien député. Il se présente pour la première fois comme candidat indépendant à la présidentielle.

 

Fiacre Kombo

 

 

Centrafrique: Enfin les présidentielles et législatives se tiennent demain

 

SENENEWS.com | 29/12/2015 à 14:31

 

Depuis près de trois ans après que François Bozizé ait été chassé du pouvoir, en mars 2013 par la Seleka (coalition en Sango) dirigée par Michel Djotodia, la Centrafrique est sous un régime de transition conduite par Mme Catherine Samba Panza.

 

Repoussées à plusieurs reprises, les élections présidentielles centrafricaines se tiendront, finalement, demain, mercredi 30 décembre. Les Centrafricains se rendront aux urnes afin d’élire, à la fois, leurs parlementaires et un président de la République.

 

Au nombre de trente (30), les candidats à la présidentielle sont issus de tous les secteurs socio politiques. Mais, déjà «trois favoris» se sont fait remarquer, selon certains observateurs.

 

Il s’agit de Martin Ziguélé avec son parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain crée en 1979 par l’ancien président Ange Félix Patassé. De Anicet Georges Dologuélé qui dirige, aujourd’hui, le Kwa Na Kwa (KNK, la nouvelle Centrafrique) de François Bozizé.

 

Et en troisième position vient l’ingénieur de Formation, Karim Meckassoua, soutenu, selon Jeune Afrique, par le président congolais, Denis Sassou Ngesso.

 

Mais, outre les favoris il y a aussi des outsiders. Ils sont deux à être désignés par des observateurs du scrutin en Centrafrique. Il s’agit du fils de Patassé, Sylvain Patassé et de Désiré Kolingba.

 

Cette élection présidentielle se tient alors que l’État ne contrôle pas l’intégralité du territoire centrafricain : à l’Ouest, les anti-balaka perturbent quotidiennement la vie des populations ; au Sud-Est, la LRA de Joseph Kony menace toujours ; enfin au Nord et au Nord-Est, les groupes issus de l’ex-Séléka ont mis en place une organisation parallèle qui leur permet de générer d’importants profits, note le journal.

 

Ce scrutin aux grands enjeux sera une porte de sortie pour le retour de la paix au pays de Jean-Bedel Bokassa.

Lu pour vous : En Centrafrique, un vote pour tenter de faire oublier la loi des kalachnikovs
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 22:05

 

 

 

29 décembre 2015 à 09h00 Par Margaux Benn - à Bangui Jeune Afrique

 

Alors que la campagne électorale prenait officiellement fin lundi soir, Martin Ziguélé, poids lourd du scrutin présidentiel, s’apprêtait à mener une toute dernière caravane dans les rues de Bangui. La voix presque éteinte après deux semaines à sillonner le pays, il a accordé une interview à Jeune Afrique.

 

Jeune Afrique : Quel a été pour vous l’aspect le plus marquant de cette campagne électorale ?

 

Martin Ziguélé : C’était une campagne très particulière. Je n’ai jamais ressenti autant d’interactivité. Lorsque je faisais des meetings, à Bangui comme en province, les gens – les jeunes, surtout – me posaient des questions et je leur répondais. Ils n’attendaient pas de moi que je délivre simplement un message, mais voulaient réellement savoir ce que je proposais et ce qu’allait devenir leur pays. La crise que nous connaissons est une crise de la jeunesse : ce sont les jeunes qui se demandent s’ils vont pouvoir trouver un métier, un avenir. Leur engagement, leur mobilisation a été pour moi l’un des aspects les plus positifs de cette campagne.

 

La campagne a été rude : des cartes d’électeurs ont été dérobées, et certains candidats parlent même de fraudes. Avez-vous été affecté par ces problèmes ?

 

Tout le monde sait qu’il y a des cartes d’électeur qui circulent par ci-par là. Il faut que les autorités prennent les mesures nécessaires pour prévenir les vols et les fraudes et, le jour du scrutin, vérifier l’identité des électeurs, en consultant les notables s’il le faut dans le cas où une personne ne possède pas de papier d’identité…

 

Le vote référendaire sur la Constitution a été perturbé par des violences dans certaines localités ainsi qu’à Bangui. Comment envisagez-vous ce scrutin, forcément plus clivant que le référendum constitutionnel ?

 

Le risque sécuritaire est réel, et la mobilisation doit être très forte. Mais il y a une conscience citoyenne qui est, en quelque sorte, le premier des dispositifs de sécurité. Les gens veulent des élections et s’organisent eux-mêmes pour assurer leur sécurité. Les forces internationales et locales ont également tout mis en oeuvre pour que ce scrutin soit le plus exemplaire possible. Et, pour ne rien gâcher, des groupes armés ont promis de ne pas perturber le scrutin. De toute façon, je n’ai pas d’autre choix que d’être confiant dans ce processus électoral. Nous n’avons pas d’autre choix que d’aller à ces élections.

 

Que pensez-vous de la décision de l’URCA d’Anicet-Georges Dologuélé, l’un de vos principaux concurrents, de faire alliance avec le KNK de François Bozizé, récupérant ainsi théoriquement les voix du parti de l’ancien chef d’État ?

 

Je ne souhaite pas commenter cette alliance. Nous sommes en campagne, à chacun sa stratégie. C’est le peuple qui jugera des actions de chacun des candidats.

 

Ma première priorité : rétablir la sécurité. La seconde : redresser le secteur agricole

 

Si vous deviez remporter ce scrutin, quelles seraient vos premières actions?

 

Tout d’abord, rétablir la sécurité. Il s’agit d’une première étape pour remettre en marche l’État. Les Centrafricains ne supportent plus que des hommes et des femmes armés fassent la loi, tuent, pillent, violent. Cela passerait par une remise en marche des forces armées structurées, des forces de police, ce qui a déjà été entamé par le gouvernement de transition en partenariat avec la communauté internationale. Nous lancerions immédiatement le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) sur la base de l’accord de paix signé en marge du Forum de Bangui. Celui-ci prévoit un engagement réciproque, selon lequel les groupes armés rendent leurs armes et, en retour, l’État les réintègre dans la société.

Seconde priorité : redresser le secteur agricole, qui aujourd’hui est anéanti. Aujourd’hui, huit Centrafricains sur dix vivent dans le monde rural. Il s’agit donc non seulement de la vie, mais de la survie de la plupart des Centrafricains. Tant qu’on ne s’attèlera pas à faire fleurir le secteur agricole, ce sera comme si on ne faisait rien.

 

Margaux Benn

Lu pour vous : Martin Ziguélé : « Je n’ai pas d’autre choix que d’être confiant dans ce processus électoral »
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 19:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les matériels électoraux déployés dans plusieurs villes du pays

 

PAR RJDH LE 29 DÉCEMBRE 2015

 

Les matériels électoraux sont arrivés dans plusieurs villes du pays  en vue des élections du 30 décembre 2015. Selon le constat fait par le RJDH, les villes comme Ndélé, Baoro, Baboua, Mobaye, Bouar, sont prêtes pour les scrutins de demain, malgré quelques manquements qui varient d’une ville à une autre.

 

Dans la ville de Ndélé, l’autorité sous préfectorale de ladite ville a noté que les matériels électoraux sont arrivés et la répartition par commune a été faite ce mardi 29 décembre 2015.

 

Toutefois, quelques manquements sont relevés. « En ce qui concerne les bulletins de vote des candidats, l’Autorité Nationale des Elections a envoyé à Ndélé seulement le nombre exact de bulletins sans qu’il y a un surnombre. Je ne sais pas si l’ANE peut envoyer des suppléments des bulletins de vote afin de permettre d’éviter le jour « J » les cas de force majeur », a alerté le président du démembrement de l’ANE de Ndélé.

 

A Baoro dans la Nana-Mambéré, les matériels électoraux sont arrivés. L’ANE locale commence à faire le redéploiement dans les communes de ladite Sous-préfecture. C’est ce que nous a laissé entendre Noel Mbayapo, président de l’Autorité Sous préfectorale des Elections de cette ville. Ce dernier craint une perturbation de la part des agents recenseurs qui réclament le versement de leur prime.

 

« les dispositifs sécuritaires ne sont pas encore rassurants. Car, les forces onusiennes ne sont  pas  au grand complet.  Nous avons seulement quelques éléments de la Minusca qui assurent la sécurité. La gendarmerie est là, mais elle n’a pas  de moyens logistiques pour faire le travail », a-t-il relaté.

 

Selon nos informations, les autorités locales ont entamé des pourparlers avec les manifestants afin de permettre la tenue des élections dans cette localité.

 

Dans la ville de Bouar, les bulletins de vote  pour la présidentielle sont arrivés le lundi 28 décembre 2015  mais ceux des législatives ne sont pas encore arrivés. « J’ai réceptionné hier juste les bulletins  de vote pour la présidentielle. Mais je n’ai pas encore reçu pour les législatives et cela est inquiétant », a précisé, Daniel, président de l’Autorité sous préfectorale des Elections de Bouar.

 

Par contre dans la ville de Baboua, les choses semblent être normales. Les matériels électoraux sont déjà déployés dans les bureaux de vote de  la ville de Baboua le lundi 28 décembre 2015. L’Autorité Nationale des Elections de Bangui a envoyé six pickups au comité local pour accompagner ces matériels dans les communes et villages reculés.

 

Selon Brice Gervais Yadere, Président Sous-préfectorale des Elections  de Baboua, hier lundi 28 décembre 2015, les matériels électoraux  des villages axe Béloko à savoir Béton, Koungbé et Beloko, Mougnala, Lybie et Samba, environ 65 kilomètres sont déployés. « La Minusca congolaise basée dans la localité assure la sécurité  des matériels lors des déploiements », a-t-il rassuré.

 

Le déploiement se poursuit ce mardi 29 décembre sur l’axe Bouar vers Galo, Nguiakoua, Ndongori et Ngonzibar à environ 605 kilomètres de la ville. Mais l’Autorité Sous-préfectorale  déplore le manque des cartes d’électeurs qui ne font pas partie des matériels envoyés. « L’élection sera faite à base des récépissés après vérification des noms sur la liste électorale », a rappelé Brice Gervais Yadere.

 

Il y’a au totale 90 bureaux de vote dans les deux circonscriptions de Baboua où les matériels électoraux y sont déjà déployés.

 

La   sous préfecture de Mobaye est aussi  prête pour les élections législatives et présidentielle du 30 décembre 2015. Selon le président de l’autorité sous préfectorale des élections de Mobaye, les matérielles électoraux  sont déployés dans la dite ville et les différentes communes qui l’entourent. Il relève toutefois quelques difficultés «  nous avons procédé ce matin aux déploiements des matériels électoraux dans les différents  bureaux de vote et les agents sont affectés dans les centres retenus pour attendre le vote de demain. Certaines cartes d’électeurs et  bulletins de candidats aux  législatives portent des noms, des numéros et des photos  différents » a-t-il souligné.

 

L’autorité sous préfectorale de Mobaye demande à l’ANE de Bangui de  revoir  cette situation le plutôt vite possible afin que les scrutins puissent se dérouler sans inquiétude.

 

Aux dernières nouvelles, les candidats aux législatives de la circonscription de Mobaye ont demandé à l’ANE de reporter leurs élections à causes des erreurs sur les bulletins de vote.

 

La ville de Bozoum a aussi réceptionné les matériels électoraux dimanche 27 décembre 2015.  Selon Thierry, président du démembrement de l’ANE de la ville, ces matériels sont arrivés pour  permettre à la population d’élire les prochains dirigeants.  « Nous sommes en train de distribuer ces matériels dans les communes et villages », a-t-il dit

 

Il  déplore le fait que certains candidats aux législatives se confrontent  à certaines difficultés concernant le spécimen. « Ils nous ont demandé les spécimens malheureusement nous aussi nous en avons pas», a-t-il expliqué.

 

« Un des candidats déplore le fait que  son  nom n’est pas parmi les candidats. Ce candidat est mécontent car il a battu campagne jusqu’à la fin mais son numéro n’est pas sortie sur la liste », a-t-il signalé.

 

Plusieurs autres villes ont aussi reçu les matériels pour les élections du mercredi 30 décembre 2015

 

 

L’Unicef appelle les acteurs du processus électoral à respecter les écoles pendant le vote

 

PAR INES LAURE N'GOPOT LE 29 DÉCEMBRE 2015

 

L’Unicef et le Ministère de l’Education ont déploré les attaques perpétrées lors du vote référendaire du 13 décembre dernier contre certains établissements scolaires en Centrafrique. Ces deux institutions appellent les acteurs du processus électoral à respecter toutes les écoles lors du scrutin présidentiel et législatif du 30 décembre.

 

Dans le communiqué,  l’Unicef et ministère de l’éducation, ont appelé toutes les parties à prendre des dispositions nécessaires pour protéger les écoles qui abritent les opérations de vote.

 

Le communiqué note que « déjà, au cours du scrutin référendaire pour la nouvelle constitution, le 13 décembre dernier, de nombreuses attaques et pillages de bâtiments ont été enregistrés. Ainsi, à Bossangoa, cinq établissements scolaires sur les six que compte la ville ont été attaqués et leurs installations pillées», a regretté l’Unicef et le ministère dans ce document.

 

« L’utilisation des structures scolaires comme bureaux de vote  ne doit pas les exposer aux attaques des groupes politico-militaires opposés à la tenue du scrutin, ni des électeurs dans leur attente devant les bureaux de vote », a déclaré le professeur Bernard Simiti, Ministre de l’Education National, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

 

Pour l’Unicef et le ministère de l’Education,  tout le monde doit avoir le souci de protéger  les écoles qui sont déjà dans un état de grande précarité. « Les écoles n’ont de couleur politique. Elles sont là pour préparer l’avenir de tous les enfants de Centrafrique», a rappelé Mohamed Malick Fall, représentant de l’Unicef en RCA.

 

L’Unicef et département de l’Education ont  demandé aux forces de défense et de sécurité et aux forces internationales en prévision des scrutins à venir de tout mettre en œuvre afin de protéger les établissements scolaires.

 

Les élections couplées auront lieux ce 30 décembre prochain sur toute l’étendue du territoire et à l’étranger.

 

 

La CEEAC optimiste pour la réussite des élections en Centrafrique

 

PAR CAROLE BYCEKOAN LE 29 DÉCEMBRE 2015

 

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) et le Forum des Parlements de la conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs ont déclaré ce lundi 28 décembre 2015 lors d’une conférence de presse qu’ils attachent une grande importance aux élections du 30 décembre 2015. Cette institution va aussi assurer l’observation des élections de mercredi prochain.

 

Selon Baudoin Hamuli Kabarhuza, directeur des Affaires Politiques  et du Mécanisme d’Alerte Rapide en Afrique Centrale, «  la CEEAC attache une grande importance à la réussite des  prochaines  élections. Elles seront l’aboutissement des efforts de retour de la paix et de la stabilité de la RCA,  conditions  propices pour la stabilisation  du pays ».

 

Cette mission, selon le directeur, rentre dans le cadre du soutien à la transition centrafricaine « la mission conjointe s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de la CEEAC à la Transition politique en RCA qui prendra fin avec la mise en place des autorités auxquelles le peuple centrafricain confiera la destinée de la nation au terme du scrutin le 30 décembre 2015 », a-t-il rappelé.

 

Baudoin Hamuli Kabarhuza a exhorté  les Centrafricains en âge de voter à se rendre  dans les bureaux de vote afin de participer librement aux scrutins.

 

La CEEAC a souligné que le « vote du 30 décembre doit apporter une valeur ajoutée à la victoire du OUI au référendum constitutionnel ».

 

 La CEEAC a déployé une mission conjointe d’observation en Centrafrique afin de faire le suivi du processus électorale du 23 décembre au 31 Janvier 2016 sans précisé l’effectif de ces observateurs.

 

 

Plus de 13.500 déplacés de Bangui reçoivent des vivres du CICR et de la CRCA

 

PAR INES LAURE N'GOPOT LE 29 DÉCEMBRE 2015

 

Plus de  13.500 déplacées de Bangui ont reçu des vivres du 18 au 23 décembre 2015. Ces vivres ont été distribués par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) en collaboration avec la société de la Croix Rouge Centrafricaine (CRCA).

 

Selon le communiqué de presse du 28 décembre 2015, ces vivres sont constitués de riz, de haricot niébé, d’huile végétale et du sel.

 

Les distributions ont eu lieu sur un site de déplacés du 3e arrondissement de Bangui, deux autres dans le 5e arrondissement, ainsi que cinq sites dans le commune de Bimbo.

 

« Nous continuons d’être très inquiet par rapport à la terrible situation qu’endure la population de Bangui, en particulier pour des personnes qui ont dû abandonner leurs maisons et ont trouvé  une nouvelle fois refuge dans les sites aménagés pour les déplacés », constate Jean-François Sangsue, Chef de la Délégation du CICR.

 

Des milliers de personnes étaient contraintes de fuir leur foyer respectif suite aux violences qui ont secoué la capitale en septembre 2015.

 

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