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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 17:31

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

LA MINSUCA APPELLE A UNE CAMPAGNE ELECTORALE APAISEE ET MET EN GARDE CONTRE LES TROUBLES

 

Bangui, le 9 décembre 2015 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilité en Centrafrique (MINUSCA) a appelé à une campagne électorale paisible et invite les candidats à présenter leurs projets de campagne au peuple centrafricain sans animosité ni recours à la violence sous toutes ses formes. L’appel a été lancé mercredi à Bangui, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, par son Porte-parole, Vladimir Monteiro.

 

Dans cet appel, la mission des Nations Unies en Centrafrique a aussi demandé à ceux dont la candidature a été rejetée de se conformer à la décision de la Cour constitutionnelle et à faire montre de retenue dans leur réaction. La MINUSCA leur demande également de sensibiliser leurs sympathisants afin qu’ils évitent toute attitude qui serait de nature à perturber le processus électoral et la stabilité en Centrafrique. Sur un total de 44 candidatures présentées pour la présidentielle, 30 dont celle d’une femme ont été retenues tandis que 14 ont été rejetées.

 

La MINUSCA réitère sa détermination à travailler en étroite collaboration avec les autorités compétentes afin d’assurer le bon déroulement de cet important scrutin qui représente une étape cruciale vers une sortie définitive de la crise politico-sécuritaire qui affecte la Centrafrique depuis de longues années.

 

Par ailleurs, la MINUSCA a rappelé la publication mardi, d’une première liste des candidats aux législatives du 27 décembre, par l’ANE. Cette liste comporte 1192 candidats députés et sera complétée après la réception des dossiers incomplets ce mercredi en fin d’après-midi.

 

Sur le plan électoral, la MINUSCA note également que le Conseil National de Transition a adopté le 4 décembre deux amendements au code électoral : l’article 68 qui prévoit le nombre de votants dans un bureau de vote et de l’article 47 sur la carte d’électeur avec photos. Désormais, le nombre de votants dans un bureau de vote est passé de 250 à 500 électeurs tandis que la carte d’électeur sans photographie est autorisée. Néanmoins, au moment du vote, l’électeur devra présenter, en plus de sa carte d’électeur, tout autre document avec photo prouvant son identité ou, au besoin, un témoin de son village ou quartier.

 

Sur les formations liées au processus électoral, le “Comité ad-hoc Genre et élections” des femmes centrafricaines, ONU Femmes et la MINUSCA organisent depuis mardi une formation de trois jours pour les femmes candidates aux législatives. Elle porte, entre autres, sur la campagne électorale, les techniques de communication électorale et de négociation. Enfin, la campagne de sensibilisation des électeurs sur le référendum de la Constitution du 13 décembre 2015 se poursuit dans le pays.

 

Le Porte-parole de la MINUSCA est aussi revenu sur la publication, vendredi, du premier rapport public sur les droits de l’homme en Centrafrique, au lendemain de la journée internationale des Droits de l’Homme autour du thème : «Nos droits. Nos libertés. Toujours ». Cette année, la journée est consacrée au lancement d'une campagne qui marque le 50e anniversaire des deux Pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme: le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

 

Au cours des sept derniers jours, la MINUSCA a pu surveiller, vérifier et documenter, aussi bien à Bangui qu’à l’arrière-pays, 22 cas de violations et d’abus des Droits de l’Homme avec au moins 51 victimes dont 07 femmes. Selon des sources concordantes, les auteurs présumés sont, en plus des individus armés non identifiés, des groupes armés appartenant aux anti-Balaka, aux ex-Séléka/MPC/UPC/FPRC et quelques agents de l’Etat de l’OCRB, des FACA et de la gendarmerie.

 

Sur la question du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rappatriement des anciens combattants, Vladimir Monteiro a précisé que les opérations de pré-DDR ont commencé à Bouar, le 3 décembre, et visent tous les combattants volontaires et membres des groupes armés signataires de l’accord DDRR de Bangui. Les combattants enregistrés et désarmés bénéficient d’une assistance alimentaire et sont dirigés vers des travaux communautaires générateurs de revenus. Pour rappel, les opérations de pré-DDR ont été lancées en juin 2015 à Bangui avant d’être étendues à Birao, Bria, Kaga-Bandoro et Bambari. Le programme devra toucher 10 autres localités telles que Paoua, Bossangoa et Obo.

 

A propos de la cohésion sociale, le Porte-parole de la MINUSCA indiqué qu’à la demande du Comité de crise à PK5, la MINUSCA a facilité une réunion sur la relance des services bancaires dans le quartier. Séparément, la MINUSCA a également rencontré les maires du 2e, 5e, 6e et Bimbo arrondissement pour discuter des moyens pour améliorer la gestion et le partage d'information entre les autorités locales sur la sécurité dans leurs zones.

 

De son coté, la sous-commissaire Pospescu Oana Andreea, Porte-parole de la police de la MINUSCA, a noté que la situation sécuritaire ces derniers jours dans le pays, a été marquée par une baisse significative de la criminalité. Sur les activités de la Police, elle a précisé qu’en plus des missions d’escorte et de protection de hautes personnalités, la Police a effectué 145 patrouilles diurnes et nocturnes ainsi que des gardes statiques et des opérations de lutte contre la délinquance.

 

Par ailleurs, 40 officiers de la police judiciaire de la Police Centrafricaine et de la Gendarmerie nationale participent jusqu’au 26 décembre à une formation de remise  à niveau en matière de traitement des affaires criminelles tandis que l’ensemble du personnel disponible des Forces de sécurité intérieures participent à une formation sur les missions des agents de sécurité pendant la période électorale et notamment dans un bureau de vote.

 

Pour sa part, le Lieutenant colonel Adolphe Manirakiza, Porte-parole militaire de la MINUSCA a fait savoir que la force de la Minusca est entrain de déployer toutes ses énergies pour appuyer le gouvernement dans la sécurisation des autorités et des agents électoraux qui se rendent sur le terrain, ainsi que le transport des kits électoraux. En exemple, il a cité que le 03 décembre dernier, la force a sécurisé le déploiement du matériel électoral à Nandobo Mboula, Salo et Moungoumba ; elle a aussi fourni une escorte à l’équipe électorale régionale de Kemo en date du 05 décembre, de Bangui  à Sibut. Le décembre, la force a sécurisé la distribution du matériel électoral dans la ville de Bouar.

 

Le Lieutenant colonel a enfin annoncé que la force escorte actuellement les autorités gouvernementales dans tout le pays pour sensibiliser la population au vote du referendum.

 

 

RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES FEMMES CANDIDATES ET SUPPLÉANTES EN CENTRAFRIQUE

 

9 déc2015

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), en partenariat avec le Comité ad hoc « Genre et Elections », organise, du 8 au 11 décembre 2015, un séminaire de formation à l’endroit de 110 femmes candidates titulaires et suppléantes aux prochaines élections législatives. Ces dernières ont été proposées par les plateformes des partis et mouvements politiques, de la société civile et des candidates indépendantes venues de Bangui et de différentes  préfectures à savoir, Mbaïki au Sud-Ouest du pays, Bambari au Centre, Bangassou au Sud-Est et N’dele au Nord.

 

Cette activité a été ouverte par la Responsable de l’ONU- Femmes en Centrafrique, Chantal Ekambi, qui représentait le Représentant du Secrétaire général des Nations Unies en République Centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga. Participaient également à la cérémonie, le représentant du Ministre des Affaires sociales, de la Promotion du Genre et de l'Action humanitaire, Antoine Georges Mbaga, celui du Ministre de l'Administration du territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation, David Gbeti, ainsi que la présidente du Comité ad hoc « Genre et Elections », Dorothée Malenzapa.

 

L’objectif général de la formation est de renforcer les capacités des femmes leaders candidates et des suppléantes sur le leadership politique, gage de cohésion sociale et de paix en vue de bien les préparer à se lancer dans le processus électoral et la reconstruction post-conflit. Les femmes formées devront être capables de se positionner en tant que leaders. Elles devront aussi être capables de mobiliser l’électorat, en vue d’accroître leurs chances d’être élues.

 

Mais ces travaux visent aussi d’autres objectifs spécifiques, notamment, amener les femmes candidates à mieux comprendre le cadre juridique, les enjeux et défis des élections de sortie de crise en RCA ainsi que l’importance de leur candidature. Mais aussi,  conscientiser les femmes sur leurs  atouts, potentialités et sur la valeur ajoutée de leur participation dans la gouvernance tant au niveau national que local.

 

La présidente du Comité ad hoc « Genre et Elections », a souligné que depuis l’indépendance du pays en 1960, la femme centrafricaine n’a pas la place qu’elle mérite dans tous les domaines de la vie nationale alors qu’elle est la source de vie. Or, a-t-elle poursuivi, le développement d’un pays est impossible tant que la femme quel que soit son rang social, sa religion, sa culture, n’est pas impliquée.  « Ce n’est pas suffisant de ratifier des documents sur les droits des femmes et les mettre dans les tiroirs au moment où la femme continue à souffrir, à être exclue », a déploré Dorothée Malenzapa. Pour y remédier, elle a demandé aux femmes de se faire élire députées afin de plaider pour la cause de l’égalité des genres en tout : « Mais sachez qu’être députée n’est pas une fonction à prendre à la légère. Vous porterez une lourde responsabilité : celle de l’engagement dans un combat d’intérêt public. »

 

Quant à la Responsable de l’ONU- Femmes en Centrafrique, Chantal Ekambi,  elle dira que les obstacles à la forte représentativité des femmes sont nombreuses : « Depuis longtemps, la femme est l’ennemie d’elle-même, car elle s’est toujours discriminée par rapport aux hommes ; faible électorat féminin, difficultés des financements des campagnes électorales pour les femmes ; problèmes sociaux qui hantent les femmes comme les maladies, le logement, l’éducation, etc. » Elle a précisé qu’on ne donnera jamais le pouvoir aux femmes pour leur genre, « elles doivent travailler et prouver leurs capacités. » Et de demander à tous les participants d’inciter les jeunes et femmes à voter massivement pour les candidats féminins aux prochaines élections.

 

Le représentant du Ministre des Affaires sociales, de la Promotion du Genre et de l'Action humanitaire s’est réjoui que les femmes centrafricaines s’organisent pour participer activement à l’animation de  la vie politique du pays.

 

Le représentant du Ministre de l'Administration du territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation. David Gbeti a, pour sa part, apprécié ces femmes qui ont transcendé les différences sociales, ethniques et religieuses pour s’organiser ensemble dans le but de sortir la Centrafrique de la crise. « Vous êtes des mères éducatrices, vous devez éduquez les centrafricains à la paix, à l’amour, à la justice sociale, à la bonne gouvernance », a-t-il conclu.

 

De par son mandat, la MINUSCA prend en compte, tous les aspects, de la question transversale que constitue la problématique hommes-femmes. Elle aide les autorités de transition à garantir la contribution, la participation et la représentation pleine et effective des femmes dans tous les domaines et à tous les niveaux, y compris dans les activités de stabilisation, dans  la réforme du secteur de la sécurité et des opérations de désarmement, démobilisation, réintégration, et rapatriement. Mais aussi dans le dialogue politique national et les consultations électorales, notamment en fournissant des conseillers spécialisés dans la problématique hommes-femmes.

 

RCA Présidentielle 2015 : cérémonie de signature par les candidats retenus d'un code de bonne conduite
RCA Présidentielle 2015 : cérémonie de signature par les candidats retenus d'un code de bonne conduite
RCA Présidentielle 2015 : cérémonie de signature par les candidats retenus d'un code de bonne conduite
RCA Présidentielle 2015 : cérémonie de signature par les candidats retenus d'un code de bonne conduite
RCA Présidentielle 2015 : cérémonie de signature par les candidats retenus d'un code de bonne conduite
RCA Présidentielle 2015 : cérémonie de signature par les candidats retenus d'un code de bonne conduite
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Centrafrique-Presse.com
9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 17:15
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Le MLPC et l’UPC demandent aux Centrafricains de voter « Oui » au référendum

 

http://rjdh.org/  PAR INES LAURE N'GOPOT LE 9 DÉCEMBRE 2015

 

Dans un communiqué de presse  rendu public le mardi 08 Décembre 2015, le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) Martin Ziguele lance un appel à tous les Centrafricains afin de voter Oui au prochain référendum. Cet appel est aussi lancé en faveur de Oui par l’Union pour la Paix en Centrafrique, l’une des factions de l’ex-Séléka dirigé par Ali Daras.

 

Le MLPC sollicite tout le peuple centrafricain à se rendre massivement le 13 décembre prochain dans les bureaux de vote pour exercer librement leur droit citoyen dans les urnes.

 

Il exhorte ses compatriotes par la même occasion à « voter Oui au texte de constitution qui en dépit de certaines critiques partisanes fantaisistes et rumeurs mensongères a le mérite d’être un texte relativement consensuel  qui fixe les bases et fondements de la société du bien vivre ensemble et de la cohésion sociale, indispensable à la remise sur les rails de notre pays ».

 

Le MLPC demande à la population de se mobiliser pour la réussite de ce référendum et les consultations populaires qui suivront tout en demeurant  vigilant quant aux « divers  manœuvres des ennemies de la paix qui entendent empêcher le déroulement du processus électoral ».

 

L’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) considère  que : « la meilleure manière de contribuer à l’arrêt de la violence qui obère l’avenir serein et pacifié des Centrafricains depuis près de trois ans, passe par ces actes citoyens fondateurs que sont les rendez-vous électoraux des 13 et 27 décembre prochains et sans doute du deuxième tour, le 31 janvier 2016 ».

 

« Bien que nos revendications et notre aspiration restent inchangées, nous encourageons ainsi tous les Centrafricains à se rendre massivement aux urnes, afin de nous doter d’un Président digne et responsable qui sera à la hauteur des immenses défis qu’il devra affronter et qui nous attendent tous comme Nation pacifiée et réunie dans un destin commun », précise le communiqué.

 

Même si plusieurs leaders politiques et certains groupes armés militent pour le vote de Oui au Référendum Constitutionnel, certaines organisations comme le parti KNK de l’ancien président François Bozizé et l’Union du Non battent campagnes pour le NON.

 

 

Les habitants de Cattin dans la commune de Bimbo 4 retournent progressivement chez eux

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 9 DÉCEMBRE 2015

 

Après les derniers évènements du 26 octobre 2015 qui avait fait fuir tous les habitants du quartier Cattin, situé dans une partie de la circonscription de Bimbo 4 et le 3ème arrondissement, certains d’entre eux regagnent progressivement leur domicile. Les rares retournés expliquent avoir rencontré plusieurs difficultés depuis le retour au domicile.

 

Le quartier est calme et ressemble à un secteur inhabité. Une partie est envahie par des herbes. Assise devant sa maison, sous un manguier, en train de réparer des postes récepteurs, Toussaint Lamine déclare qu’il a décidé  de regagner sa maison à cause des conditions de vie sur le site des déplacés.

 

« Avec tout ce que nous avons vécu à Cattin, il serait vraiment difficile à certaines personnes de regagner leur domicile. Je suis revenu parce que les conditions sur les sites des déplacés sont défavorables. Et comme ma maison n’est pas incendiée, j’ai décidé de la regagner», a dit Toussaint.

 

Geskin Kouadja, évoque quant à lui le fait qu’ils n’ont pas accès à l’hôpital. «  Je suis élève médecin mais actuellement c’est difficile pour nous, dans le secteur d’avoir des médicaments de premiers secours. La semaine dernière, trois personnes ont perdu la vie par manque de médicament. Là où nous sommes, en cas d’urgence la nuit, nous ne savons quoi faire, parce que pour ramener une personne à l’hôpital nous devons faire beaucoup de gymnastiques », raconte-t-il.

 

« Depuis ces temps, nous avons vu aucune patrouille des éléments de la Minusca, ni de la Sangaris dans le secteur. Avant, la base de la Minusca se trouvait devant l’usine aire Catin, mais présentement, ils n’y sont plus», a souligné Kevin Nzela.

 

Une jeune femme vendeuse de vin de palme, rencontrée à Cattin a souligné la rareté des produits de première nécessité sur le marché. « Nous avons les produits de nos champs et jardin. Mais c’est un peu difficile actuellement pour nous d’avoir les produits de première nécessité sur les marchés, car nous n’avons pas accès au km5 et dans d’autres quartiers par peur. Pour se rendre au marché de Pétévo, il faut prendre deux fois la mototaxi, c’est pénible », se plaint elle.

 

Le RJDH a constaté la construction d’une nouvelle base de la Minusca à Cattin et le recrutement des jeunes du secteur pour le désherbage par une structure humanitaire.

 

 

Centrafrique : OCHA appelle les politiques à ne pas compromettre la protection des civils pendant les élections

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 9 DÉCEMBRE 2015

 

Le Coordonnateur Humanitaire Aurélien Agbénonci a lancé un message aux leaders politiques Centrafricains à ne pas à travers leurs actions compromettre la protection des civils pendant le processus électoral. Cet appel a été lancé mardi 8 décembre lors la conférence de presse mensuel de OCHA, à quatre jours du référendum constitutionnel.

 

« Le Pays rentre dans un processus électoral. J’appelle les hommes politiques pour qu’ils s’abstiennent de tout acte et de tout propos qui pourraient mettre en péril la vie des innocents et compromettre la protection des civils », a lancé Aurélien Agbénonci, Coordonnateur humanitaire en Centrafrique.

 

Selon Aurélien Agbénonci, les élections ne devront pas aggraver les conditions des personnes déjà affectées. « Un processus électoral est bel et bien compatible avec la survie des citoyens. Les élections ce n’est pas que les gens aillent se tuer ni pour faire apparaitre les foyers de violences qui vont entraîner des personnes déplacés et affectées », a rappelé le coordonnateur humanitaire.

 

« Nous réjouissions du fait que les réfugiés centrafricains auront aussi la possibilité de participer aux élections. Je demande que ces hommes et femmes puissent s’exprimer librement, dans un climat de paix et sans entrave », lance Aurélien Agbénonci.

 

Le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires regrette que le nombre des déplacés ait passé de 399.000 en septembre à plus de 447.000 au 31 octobre 2015, incluant 58.000 personnes dans les 32 sites à Bangui.

 

Cet appel à la retenue est lancé au moment le pays s’apprête à voter dans quatre jours le référendum Constitutionnel pour la 8e République, depuis son indépendance le 13 août 1960.

 

 

Lancement de la campagne référendaire dans la Vakaga

 

http://rjdh.org/  PAR VIVIEN NGALANGOU LE 9 DÉCEMBRE 2015

 

Après le lancement officiel de la campagne référendaire le 02 décembre, les ministres résidents sont déployés dans les provinces de la RCA. La ville de Birao a accueilli le 08 décembre l’arrivée du Ministre des transports et de l’aviation civile Arnold Djoubaye Abazene. Les habitants se sont mobilisés à la mairie pour  suivre le message du représentant du gouvernement.

 

Selon le préfet de la Vakaga, Ousmane Mahamat, le premier jour de la campagne référendaire a été soldé par les  festivités de la fête du 1er décembre, lancée par le ministre résident de la Vakaga. « L’arrivée du ministre a rassuré la population de Birao sur le vote référendaire. Il a présidé l’ouverture de la campagne suivi du défilé de 1er décembre », a expliqué Ousmane Mahamat.

 

Un match de football a été joué dans la soirée. « Après le défilé dans la matinée, un match de football a opposé deux équipes de la localité en signe de la cohésion nationale », a-t-il ajouté.

 

La prochaine destination du ministre est la ville de Padam Gavo dans la Ouada Djalé.

 

Réactions au lendemain de la publication de la liste des candidats à la présidentielle

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 9 décembre 2015 14:19

 

La direction de campagne du candidat recalé Patrice Edouard Ngaïssona invite la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) à réviser sa décision au lendemain de la publication de la  liste des candidats à la présidentielle. Une position exprimée ce mercredi au cours d'un point de presse à Bangui.

« Nous invitons solennellement les neuf juges constitutionnels de faire preuve d'impartialité et du sens du devoir en randant un jugement qui respecte le droit afin de sauver le peuple au nom et dans l'intérêt duquel, ils rendent leurs avis de décisions », a souhaité Euloge Koï, secrétaire général de la direction de campagne du candidat Patrice Edouard Ngaïssona. 

Qualifiant la décision de la CCT de politique, Euloge Koï estime que le processus électoral en cours risque de prendre un coup.

« Les neuf juges constitutionnels de transition, au cours de leur audience publique du 8 décembre 2015, ont pris la lourde responsabilité d'invalider politiquement la candidature du digne fils de la République, Patrice Edouard Ngaïssona. Cette décision est de nature à provoquer dans le pays et à obstruer le processus électoral en cours qui devra metre un terme à la transition politique entamée depuis plus de deux ans ».

Au cours de l'audience du 8 décembre, la CCT a validé 30 candidatures à la présidentielle et en a rejeté 14 autres dont celle de Patrice Edouard Ngaïssona.

Mais déjà, des voix s'élèvent pour demander que cessent les contestations des décisions de justice. Me Arlette Sombot Dibéret, membre du Réseau de Soutien au Leadership des Femmes (RESOLEP), ne partage pas cet avis. Pour elle, les discussions autour de la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition ne font qu'affaiblir l’État centrafricain. 

« Les discussions autour des décisions que rend la Cour Constitutionnelle, alors qu'elle est souveraine et en dernier ressort, concourt à affaiblir un Etat. (...) Nous avons vécu et nous vivons encore les conséquences de ce qui peut advenir de la discussion des décisions d'une institution qui parle en dernier ressort. Il faut que nous soyons citoyens. Nous faisons confiance ou nous voulons jeter le feu dans la maison. Il faut que nous réfléchissions ».

A Ndélé, la campagne référendaire connaît une perturbation 

Un groupe de jeunes chargés de sensibiliser la population sur le vote de la loi fondamentale, a été empêché ce mardi 8 décembre par des hommes en arme se réclamant du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam. Ces hommes armés ont retiré les mégaphones et sommé les jeunes de ne plus continuer la sensibilisation.

Les ex-combattants mettent en exécution l'injonction de leur commandant qui a déclaré nul et non avenu le référendum et les élections dans les zones sous contrôle de leur mouvement. 

Au moment où nous mettons l'information à votre disposition, les autorités locales n'ont pas réagi à la position de ces hommes du FPRC basés à Ndélé dans le Bamingui Bangoran. 

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Centrafrique-Presse.com
9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 16:26

 

 

 

http://www.leparisien.fr/  

 

 



 

 

Soupçons de viols par des Casques bleus : Washington veut plus de transparence

 

 

Washington a réclamé mercredi plus de transparence dans l'affaire des soupçons d'agressions sexuelles commis par des Casques Bleus en Centrafrique.

 

Les Etats-Unis ont réclamé mercredi davantage de transparence dans le scandale d'agressions sexuelles qui auraient été perpétrées par des Casques bleus des Nations unies en Centrafrique, exigeant notamment de connaître la nationalité des soldats mis en cause.

 

De nouvelles accusations. Cette remontrance de l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power coïncide avec de nouvelles accusations qu'a reçues la mission onusienne en Centrafrique (Minusca) contre des soldats de maintien de la paix qui auraient agressé sexuellement des femmes et des jeunes filles. Cela correspond également à l'audition mardi par la justice française de quatre militaires français sur des soupçons de viols d'enfants en RCA (République centrafricaine) en 2013 et 2014.

 

"Le plus grand défi à nos efforts pour éradiquer l'exploitation et les abus sexuels est peut-être le manque de transparence sur ces allégations", a tonné Samantha Power qui témoignait devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, à Washington, faisant le point sur la contribution des Etats-Unis aux missions de maintien de la paix de l'ONU.

 

La nationalité des auteurs à éclaircir. "Les Nations unies et les Etats membres devraient pouvoir connaître la nationalité des auteurs présumés des faits, l'état de l'enquête, le résultat des procédures disciplinaires ou juridictionnelles et des sanctions imposées par l'ONU", a détaillé la diplomate américaine, regrettant d'avoir "rarement accès à ce type d'informations".

 

Samantha Power a dit "applaudir l'engagement du secrétaire général de l'ONU (Ban Ki-moon) de rendre publiques les nationalités d'individus contre lesquels pèsent des allégations crédibles d'exploitation et d'abus sexuels".

 

 

Accusations de viols en Centrafrique : levée de la garde à vue d'un militaire
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Centrafrique-Presse.com
9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 16:12

 

 

http://adiac-congo.com/  Mardi 8 Décembre 2015 - 15:15

 

Candidat indépendant à la présidentielle, Xavier Sylvestre Yangongo a réuni, lundi, plusieurs centaines de ses compatriotes au palais des Congrès, à Brazzaville. S’il est élu, a-t-il dit, il mettra à profit son expérience militaire et sa parfaite connaissance du pays au service de la paix et  la restauration de l’autorité de l’Etat.   

 

D’abord, le général de corps d’armée justifie le choix de Brazzaville, « c’est ici à Brazzaville, que mon père, feu président Barthélémy Boganda, a fait une partie de sa formation sacerdotale, c’est ici même, que le président fondateur B. Boganda a été élu président du grand Conseil AEF, c’est ici, qu’il a bien reçu le Général De Gaule pour négocier l’accession à la souveraineté internationale de l’Afrique noire, c’est ici, que le Général De Gaule a prononcé le discours rejetant le gouvernement de Vichy ».  

 

Aujourd'hui, c’est alors ici, a-t-il déclaré, que je m'engage à sauver notre pays envahi, depuis près de trois ans, par des groupes armés étrangers.  « C’est ainsi qu’en ma qualité d’officier général, avec une parfaite connaissance de notre pays, je viens solliciter votre confiance et agir comme le Général De Gaule en 1940, comme le général nigérian Muhammadu Buhari, comme le général Sassou-N’Guesso qui a fait de son pays un exemple de culture de paix. », a rassuré l’ancien ministre centrafricain de la Défense.

 

A la question de savoir, quelle est réellement sa principale motivation, « je viens pour restaurer la dignité perdue du peuple centrafricain et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, pour désarmer tous les groupes armés, ainsi que retablir l’harmonie entre fils et filles de la Centrafrique », a martelé l’homme politique.  

 

Né le 31 décembre 1946 à Brazzaville, le général Xavier Sylvestre Yangongo est le fils du feu Yangongo Norbert (frère cadet du président Barthélémy Boganda), un ancien officier de police qui fut chef de poste de commissariat de police de Poto-Poto et Ouénzé, à Brazzaville. Il est marié et père de 8 enfants. Général de corps d’armée, il a occupé plusieurs fois la fonction de ministre dans son pays, dont celle de la Défense nationale. Il est actuellement libéré de toutes les responsabilités militaires actives.

 

Fiacre Kombo

 Elections en RCA : le candidat Xavier Sylvestre Yangongo, en campagne à Brazzaville
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Centrafrique-Presse.com
9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 15:55

 

 

 

 

Aux candidats à l’élection présidentielle.  Après une longue année des crises politico-militaires, notre Pays s’apprête exonérablement de tourner la page des pratiques les plus insupportables, et inhumaines affligées au peuple Centrafricain. L’impérative pour celle ou celui qui sera aux affaires c'est de redéfinir une nouvelle politique de la gouvernance pour l’intérêt générale de notre Pays, l’inverse des pratiques de gouvernances jusqu’aujourd’hui.  Vous sollicités le peuple malgré les aphtes des ennemies de la République.

 

Cette démocratie participative « élection présidentielle ou législative» est une forme de partage et d'exercice du pouvoir. Car, mes chers(es) compatriotes c’est une démarche qui devrait être appliquée librement avec âme et conscience sans complaisance, ni par fanatisme ethnique, ou une quelconque proximité. Cet acte est  fondé sur le renforcement de votre participation citoyenne à la prise de décision politique de la destinée de votre Pays. Votre vie avenir ne devrait plus être prise en otage par des démagogues politiciens, qui n’auront pas de projets pour votre avenir et celle de vos enfants. Par ailleurs vous maintenir dans les désarrois et la peur.

 

Vous les connaissez :

  • Ils ou elles sont jamais là pour vous, pour le pays,
  • Ils ou Elles prennent leurs décisions ailleurs pour les intérêts de leur maître venons d’ailleurs, et aussi assoupir les leurs.
  • Ils ou Elles n’ont rien à faire de votre avenir et des vos enfants.
  •  

Prenez votre responsabilité, vous devez ne pas vous envahir par les sentiments de rejets et de la haine de votre prochain. Respecter les institutions de votre Pays, ayez le sens de discernement dans vos propos qui doit rester que politique et objectifs dans le respect. 

 

L’occasion qu’on vous donne aujourd’hui par le biais de cette élection bien perturber, est une opportunité, On parle également de « démocratie délibérative » pour mettre l'accent sur les différents processus permettant la participation du public-citoyen qui êtes-vous même. À l'élaboration des décisions, pendant la phase de ce petit geste d’appointement de votre choix dans l’urne délibérablement, c’est ça la démocratie participative ou délibérative peut prendre plusieurs formes, mais elle s'est d'abord instaurée sur le terrain de l'aménagement du territoire, c'est-à-dire votre espace de vie et de bien être de l'urbanisme, avant de s'étendre dans les champs de l'environnement. Dans ces cadres, vous mes chers(es) compatriotes en charge des associations, ONG, vous joués un rôle central en tant qu'interlocuteurs entre les citoyens pour les autorités publiques mais avant tout pour l’intérêt générale n’oubliés pas de bien passer le bon message. Ne vous laissez pas manipuler ! Notre maison doit être protégée.

 

A vous les candidats, candidatés pour un postulat démocratique vous devrez respecter les règlements, et résultat de l’urne.

 

Nulle n’est née Président ou Présidente.

 

Bonne chance à vous tous et toutes démocratiquement votre.

 

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

 

Lyon, 09-12-2015

 

Mr Aubin-Roger KOMOTO

 

Diaspora  

Lettre Citoyenne au peuple Centrafricain et aux candidats -  par Aubin-Roger KOMOTO
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Centrafrique-Presse.com
9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 12:42

 

 

 

http://aa.com.tr/ 09.12.2015

 

Un régime mixte, des principes inaliénables et des droits égaux pour les citoyens, qui devront résister à l'épreuve de la pratique.

 

Si le régime centrafricain prévu par la Constitution faisant l'objet, dimanche prochain, d'une consultation référendaire, consacre un "bon" système, avec des pouvoirs publics équilibrés, il attendra toutefois confirmation à l'épreuve de la pratique, s'accordent des juristes contactés par Anadolu.

 

Le texte proposé insiste généralement sur les droits égaux de tous les citoyens "sans aucune discrimination sur une base religieuse ou éthnique".

 

Sur l'organisation des pouvoirs publics, ce projet consacre un régime politique dit "mixte". Certaines caractéristiques sont celles du régime présidentiel; ainsi le Président de la République est le "chef de l'Exécutif" (Art.21). Il est élu par le peuple (Art.24). Il choisit et révoque les membres du Gouvernement, notamment le Premier ministre (Art.22).

 

En outre, le chef de l’État dispose de pouvoirs importants, à l'instar du droit de dissolution (Art.34) garantissant ainsi un équilibre des pouvoirs.

 

Ce régime mixte emprunte aussi, dans le cas de cette nouvelle constitution, des éléments au régime parlementaire, avec un chef du Gouvernement distinct du chef de l’État (Art.21) Sa responsabilité peut être mise en cause " à la suite d’une motion de censure adoptée à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée Nationale. (Art.41)

 

Les grands traits de ce projet ne sont pas sans rappeler la Constitution de la Ve République française. Le même type de régime mixte et bicéphale y est consacré. Il s'agit, en outre, dans les deux cas, d'un système bicaméral, les deux chambres, dans le cas français comme centrafricain, portant les mêmes appellations: Assemblée nationale et Sénat.

 

Des passages entiers se retrouvent tels quels. Il en va, à titre d'exemple, de l'article 69 de ce projet qui dispose que "l’initiative des lois appartient concurremment au Gouvernement et aux membres du Parlement", que lon' retrouve, à un mot près, dans l'Article 19 de la Constitution de la Vème République.

 

Cette parenté va même au-delà des grandes lignes pour épouser, par moments, les contours des technicités. Il en va ainsi d'une "Commission Mixte Paritaire (CMP). Cette instance chargée de concilier les points de vue des deux chambres parlementaires au sujet d'un texte de loi se retrouve dans le projet de loi centrafricain, avec la même appellation que chez le parent français.

 

"Ce n'est pas forcément une mauvaise chose", commente, dans une déclaration à Anadolu, Filip Reyntjens, Professeur de Droit constitutionnel à l'Université d'Anvers en Belgique.

 

"Le régime mixte français a d'ailleurs été adapté dans plusieurs pays d'Afrique, il n'est pas mauvais à partir du moment où les grands équilibres s'y retrouvent" poursuit cet expert belge, qui a participé dans les années 70, à l'élaboration de la Constitution rwandaise.

 

"Techniquement parlant, c'est une bonne Constitution", résume pour sa part Arona Ndiaye, enseignant de Droit public à l'Université de Dakar. "L'agencement prévu permet a priori un fonctionnement fluide des institutions, les instruments prévus permettent d'éviter aussi bien les situations de blocage que l'instabilité gouvernementale. Des techniques de parlementarisme rationalisé prémunissent ensuite contre la superpuissance du Parlement."

 

Plus directement, la Constitution centrafricaine de 2004 pourrait revendiquer la paternité de ce projet.

 

A ce titre, le Secrétaire Général du parti de l'ancien Président centrafricain François Bozizé dénonçait, récemment dans une conférence de presse, le fait que ce qui est présenté comme une nouvelle Constitution "n’est que le copier-coller de celle de 2004", disait  Bertin Bea.

 

Au-delà de la question institutionnelle (à l'exception notable du Sénat) et de l'organisation des pouvoirs publics, ressemblantes dans les deux textes que séparent une décennie et trois guerres civiles, un certain nombre de principes inaliénables y sont réitérés.

 

Il s'agit particulièrement de la forme républicaine et laïque de l’Etat, du nombre et la durée des mandats présidentiels, des conditions d’éligibilité, des incompatibilités aux fonctions de Président de la République, des droits fondamentaux du citoyen.

 

Ces principes sont "expressément exclus de la révision" dispose l'article 123 de ce projet. La même interdiction pesait, une dizaine d'années plus tôt, sur les mêmes dispositions, énoncées au mot près dans l'ancien article 108.

 

Ce qui amène à dire Filip Reyntjens que "le problème des Constitutions en Afrique n'a jamais été au niveau des textes, mais plutôt au niveau de leur application".

 

"Acheter les voix, bourrer les urnes, baillonner l'opposition, la liste est longue des pratiques qui vident de leur sens toute la bonne volonté qui peut être mise dans les textes", poursuit le Constitutionnaliste belge.

 

Le mot de "la paix sociale" fait toutefois son entrée dans le nouveau texte, à l'heure où le pays s'empêtre dans les méandres de la Guerre civile, aux dimensions interconfessionnelles, qui a provoqué plusieurs centaines de milliers de victimes, entre morts, déplacés et exilés.

 

L'article énumère ainsi, "les principes de la République", et y range le concept de paix sociale, à côté de la séparation de l’Etat et de la religion, l’unité nationale, la justice sociale, le développement social et économique, la solidarité nationale, etc.

 

S'inspirant sans doute, du contexte sécuritaire et politique que traverse le pays depuis plusieurs mois, d'autres idées se retrouvent renforcés dans ce projet. Il s'agit notamment dans une série de droits humains, énoncée dès les premiers articles de cette future constitution.

 

L'allusion aux "coup d'Etat" se retrouve dans deux occurrences dans ce texte (contre une seule dans la Constitution de 2004), rappelant peut-être que la crise puise ses sources dans le coup d'Etat de Michel Djotodia, en mars 2013, contre François Bozizé, lui-même arrivé au pouvoir à travers un coup d'Etat.

 

Le principe d'"indivisibilité" du territoire nationale est également bien mis en exergue, à l'heure où la faction la plus dure de la Séléka, le Front Populaire Pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), retranché à Kaga Bandoro (Nord), où son chef, Noureddine Adam, s’oppose à la tenue de toutes les élections référendaires, présidentielle et législatives dans les zones sous son contrôle.

 

Référendum en Centrafrique: une "bonne" Constitution, qui ne devra pas céder aux "mauvaises" pratiques (experts)
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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 11:25

 

 

 

http://lepays.bf/ MERCREDI 9 DÉCEMBRE 2015 

 

Des tirs entendus et des barricades érigées dans certains quartiers de la ville de Bangui, la capitale centrafricaine, hier, 8 décembre 2015. A l’origine de cette nouvelle poussée de fièvre, le rejet par la Cour constitutionnelle, de la candidature à la présidentielle du 27 décembre prochain, de l’ex-président François Bozizé, chassé du pouvoir en mars 2011. Ce regain de tension fait craindre une nouvelle spirale de violence qui, toutes proportions gardées, risque de remettre en cause le nouveau calendrier électoral et ce, au moment même où tout le monde croyait que le pays connaissait une relative accalmie encourageante. La récente visite du Pape François, la semaine dernière, avait même donné à espérer à plus d’un. Que nenni ! Les vieux démons sont toujours présents, prompts à créer des troubles pour des raisons dont eux seuls ont le secret. Est de ceux-là François Bozizé qui fait feu de tout bois pour revenir au pouvoir, alors même que le contexte ne s’y prête pas. Car, visé par un mandat d’arrêt délivré par la Justice centrafricaine, François Bozizé savait mieux que quiconque que sa candidature à la présidentielle ne passerait pas. Et que, même si elle passait, elle causerait plus de problèmes à la RCA qu’elle n’en résoudrait.

 

Bozizé se comporte comme si en dehors de sa personne, il n’y a pas d’autres compétences à même de diriger la RCA

 

Pourquoi alors n’avoir pas fait comme Michel Djotodia qui, depuis son éviction du pouvoir, donne l’impression d’avoir fait contre mauvaise fortune bon cœur ? Car, même si certains l’accusent à tort ou  à raison d’instrumentaliser les ex-Séléka dont il est le parrain, Djotodia n’a pas eu l’outrecuidance de Bozizé qui tient encore à briguer la magistrature suprême. C’est à croire que ce dernier ne sait rien faire d’autre pour gagner son pain que la politique. Quelle honte ! En tout cas, si la RCA venait aujourd’hui encore à prendre feu, ce serait beaucoup moins la faute de Djotodia que celle de Bozizé. Car, ce dernier se comporte comme si en dehors de sa personne, il n’y a pas d’autres compétences à même de diriger la RCA, oubliant qu’on l’a déjà vu à l’œuvre. N’est-il pas déjà temps que la communauté internationale mette un terme aux frasques de cet homme qui, selon toute vraisemblance, semble rechercher l’extermination du peuple centrafricain pour ses propres intérêts ? C’est la seule manière de rendre service au peuple centrafricain qui a longtemps souffert le martyre du fait de l’incurie de ses hommes politiques. Il faut donc siffler la fin de la récréation pour permettre à l’ex-Oubangui Chari de sortir de l’impasse.

 

B.O

 

 

 

Présidentielle en RCA: les soutiens de Bozizé accusent la France

 

Par RFI  09-12-2015 à 10:59

 

En Centrafrique, la liste des candidats validés par la Cour constitutionnelle a été dévoilée mardi : 30 candidats sont en lice pour les présidentielle. La candidature de François Bozizé, elle, a été rejetée car ce dernier ne s'est pas inscrit sur les listes électorales et que, selon les accords de Libreville de 2013, il ne peut pas briguer un autre mandat. Dans le pays, ses partisans sont déçus et en colère. Ils en veulent notamment à la France, qu'ils accusent d'avoir géré en coulisse l'éviction de François Bozizé.

 

Au siège du Kwa Na Kwa, le KNK, le parti de François Bozizé, les militants ne décolèrent pas. « C'est encore une ingérence française », peste l'un deux, en faisant référence aux propos de Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense.

 

Il y a quelques jours, le ministre avait pointé du doigt Bozizé et Noureddine Adam, leur intimant de ne pas se mettre en travers du processus électoral.

 

Pour Béa Bertin, le secrétaire général du KNK, l'exclusion de Bozizé ne va faire qu’attiser les tensions : « Vous allez voir la réaction des gens[à] l’invalidation de la candidature de Bozizé ! Nous ne sommes pas des extrémistes, mais cette situation d’injustice va nourrir de la haine, va nourrir des ressentiments, des rancœurs. C’est ce que nous craignons aujourd’hui. La poursuite du [programme du] parti, c’est que nous avons accepté les candidatures aussi bien pour les présidentielles que pour les législatives. Nous allons défendre les dossiers de nos candidats pour les législatives et nous pensons que nous allons nous réunir en bureau politique pour discuter de la question et de la position à prendre dans les jours à venir. »

 

Barricades

 

Après l’annonce de l’invalidation de la candidature de l’ex-président centrafricain, des jeunes pro-Bozizé mais aussi pro-Ngaïssona, l'ex-chef de file des miliciens anti-balaka qui s'est vu également exclure de la course à la présidentielle, ont commencé à ériger des barricades et à tirer en l'air dans plusieurs quartiers de Bangui.

 

Les gendarmes et policiers locaux sont rapidement intervenus, appuyés par le nouveau contingent Sénégalais de la Minusca, fraîchement débarqué à Bangui, peu avant la venue du pape, pour retirer les barricades des rues. La tension est progressivement retombée en début de soirée.

Lu pour vous : VIOLENCES CONSECUTIVES A L’INVALIDATION DE LA CANDIDATURE DE BOZIZE : Il faut sauver la RCA
Lu pour vous : VIOLENCES CONSECUTIVES A L’INVALIDATION DE LA CANDIDATURE DE BOZIZE : Il faut sauver la RCA
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 23:35
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
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Centrafrique : Des tirs d’armes signalés dans la partie nord de Bangui suite à l’invalidation de la candidature de Bozizé

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 8 DÉCEMBRE 2015

 

Des tirs à l’arme légère sont entendus depuis deux heures dans les quartiers nord de Bangui. Selon nos informations, cette situation est liée à l’invalidation de la candidature de l’ancien président François Bozizé.

 

Ces tirs sont entendus vers Gobongo, Pk12, dans le 4ème arrondissement, à Combattants dans le 8ème arrondissement et à Benz-vi dans le 5ème.


Les informations en notre possession indiquent que quelques partisans de François Bozizé sont sortis dans la rue pour manifester leur mécontentement suite à l’invalidation de la candidature de leur leader. Cette manifestation s’est vite soldée à des tirs d’armée automatique entendus d’abord à Combattant avant qu’ils ne descendent vers le 5ème arrondissement comme le témoigne un habitant du 8ème joint vers 19heure de Bangui.

 

« Tout le monde est à l’intérieur. Les hommes en armes qui sont certainement des Anti-Balaka contrôlent les quartiers du 8ème et ils avancent vers le 5ème. Depuis 30 minutes, l’intensité des tirs a baissé ici à Combattants mais nous entendus cela vers Benz-vi », a raconté cette source qui a requis l’anonymat.

 

Une habitante de Benz-vi, contacté a confirmé que la zone est sous tension. « Nous sommes dans les tirs nourris en ce moment. Je ne sais pas ce qui se passe réellement dehors. Mais nous savons que depuis, les gens veulent réagir par rapport à la candidature de Bozizé écartée pour la présidentielle », a-t-elle noté.


Plusieurs barricades sont signalées dans la partie nord de Bangui depuis l’après midi. Des informations des sources indépendantes non encore confirmées indiquent que les axes Bangui-Damara et Bangui-Boali seraient fermés par certains Anti-Balaka proches de Bozizé.

 

Les sources officielles, contactées par le RJDH, n’ont souhaité se prononcer sur cette situation qui, selon un ministre conseiller à la présidence « est encore difficilement maitrisable. Il faut attendre de recouper les informations avant que nous puissions nous prononcer mais je pense que tout est sous contrôle parce que les forces internationales et nationales maintiennent les patrouilles », a-t-il rassuré.

 

Dans un communiqué, le parti KNK de l’ancien président François Bozizé dit condamner l’invalidation de la candidature de François Bozizé. Selon le KNK, il s’agit d’une décision injuste. « Le KNK dit se désengager de toutes les conséquences qui adviendront de cette décision », dit le KNK avant de promettre des mots d’ordre pour la suite du processus.

 

Sur 44 dossiers de candidatures pour la présidentielle, la cour constitutionnelle de transition a invalidé 14 dont celle de l’ancien président François Bozizé pour non inscription sur la liste électorale et des contentieux judiciaires.

 

Le vote au référendum se fera avec les cartes d’électeurs, les récépissés et les cartes d’identité selon l’ANE

 

http://rjdh.org/ PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 8 DÉCEMBRE 2015

 

Dans une interview exclusive accordée ce matin au RJDH, le Commissaire à la Formation, à la Sensibilisation et à l’Education Citoyenne, Bernard Voyémakoa annonce que le vote au référendum se fera avec les cartes d’électeurs, les récépissés et les documents d’identité conformément aux dispositions du Code Electoral. Il minimise les effets de la campagne pour le NON brandit par le parti Travailliste Kwa Na Kwa et l’Union du NON.

 

« Au niveau de l’Autorité Nationale des Elections, nous avons décidé que les gens votent avec les cartes d’électeurs pour ceux qui en auront et avec les récépissés et les cartes d’identité pour ceux qui n’en auront pas », a déclaré Bernard Voyémokoa à son bureau au siège de l’ANE à Bangui.

 

La vulgarisation du projet de la nouvelle constitution souffre, selon plusieurs à Bangui et en province. Contre ce constat, le Commissaire de l’ANE rassure et mentionne « la mission gouvernementale qui a quitté la capitale hier pour les provinces » et nous confie qu’il « se prépare à se rendre à une émission radio qui y est relative sur la radio nationale. Plusieurs autres émissions sont produites par les radios de la place. Le comité du référendum dont je fais partie est à pieds d’œuvre ».

 

Contre les tendances favorables au NON (KNK et Union du NON), Bernard Voyémakoa se dit optimiste quant au vote du OUI.« Les défenseurs de cette tendance ne savent pas encore ce qu’ils veulent. Le KNK veut seulement aller contre le texte à cause de l’inéligibilité de son candidat et demander aujourd’hui et dire aussi que le mariage homosexuel devrait être introduit dans la présente constitution c’est aller contre les mœurs. Qui accepterait ça ? », s’est-il interrogé.

 

Le processus électoral fait face par ailleurs à des contraintes sécuritaires sérieuses. Le dimanche 05 décembre dernier, Nourredine du FPRC menaçait de boycotter les élections dans les zones sous son contrôle. « Depuis le début du processus électoral, des menaces de ce genre ont été rencontrées. Nonobstant, nous avons été dans ces secteurs pour l’enregistrement sur les listes électorales. Nous dialoguons toujours avec eux comme nous l’avons fait dans le passé. Aussi, la menace de Nourredine a été en quelque sorte réprimée par la communauté internationale. C’est une manière de dire que nous ne serons pas liés par ce dernier qui n’est pas Centrafricain en plus », note Bernard Voyémakoa.

 

Dans cinq jours, les Centrafricains en âge de voter iront dire OUI ou NON à la nouvelle constitution de leur pays.

 

30 candidats retenus par la cour constitutionnelle de Transition en vu de la présidentielle centrafricaine

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 8 DÉCEMBRE 2015

 

La cour constitutionnelle de Transition a retenu 30 candidatures pour la présidentielle sur les 44 déposées à l’Autorité Nationale des Elections. La décision est rendue publique lors d’une audience tenue ce matin par cette cour.

 

C’est trente candidats qui vont s’affronter pour la présidentielle centrafricaine. Il s’agit, Dologuélé Anicet Georges, Touadéra Faustin Archange, Mandaba Jean Michel, Ziguélé martin, Doubane charles armel, Gouandika Fidéle, Kolingba El-Adj Bilal désiré, Patassé Ngakoutou Sylvain Eugéne, Gonda Cyriaque, Moskit Guy, Baikoua Timoléon, Meckassoua Abdou karim, Konzi- Mongo Régina, Nguérékata Mandata Gaston, Barkess Gombékété Jean, Gomina Pampali, Gouyongbia Kongba Zeze Constant, Morouba Mathias, Kapou Thédore, Nakombo Emile Gros, Yangongo Xavier Sylvestre, Sony Colé Théophile, Willybiro-Sako Jean, Kazagui Maxime, Gabireaul Olivier, Moussa-kémbé stanislas, Jean Baptiste Koba, Bokassa Jean serge, Djimasse Marcel et Yakété Joseph.

 

Les dossiers de François Bozizé, Edouard Ngaissona, Amine Michel, Pascal Bida Koyagbele, Ango-koulé Michel, Massengue Vickos, Koba Stève, Ngaimena, Djorie Serge Alain, Nadjibe Germain, Reboas Aristide, Lembakolali, Guélé Gongassoua Freddy Michael, Ndotar Pascal.

 

La décision de la cour constitutionnelle de transition, selon la charte n’est susceptible d’aucun recours. Le 1er tour des élections groupées se tiendra le 27 décembre 2015. La campagne commence dans quatre jours.

 

 

30 candidats en lice pour la présidentielle de 2015

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 8 décembre 2015 13:46

 

La Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) a validé 30 candidats pour la course à la présidentielle de 2015 en Centrafrique sur la quarantaine de dossiers transmis par l'Autorité Nationale des Elections (ANE). 14 dossiers ont été invalidés parmi lesquels ceux de l'ancien président François Bozizé Yangouvonda, Michel Amine et Patrice Edouard Ngaïssona. La liste est publiée au cours d'une audience tenue au Tribunal de Grande Instance de Bangui. 


La Cour a évoqué plusieurs motifs pour justifier ces rejets : absence de profession de foi, faux et usage de faux, violation de la Charte constitutionnelle de transition, non versement de caution, absence de récépissé d'inscription sur les listes électorales ou encore récépissé non conforme.


Au cours de son audience, la CCT a donné lecture de deux décisions. La première concerne la prorogation de la transition décidée par la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), lors du sommet extraordinaire du 25 novembre, la seconde porte sur la promulgation de la liste des candidats à l'élection présidentielle.

Sur la prorogation de la transition, la CCT estime que la décision de la CEEAC est conforme aux dispositions de la Charte constitutionnelle de transition. 


Des réactions après la publication


Les avis sont partagés après la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition. Pour Fidèle Gouandjika dont la candidature a été retenue, « On ne regarde pas l'avenir dans un rétroviseur. Il faut regarder en avant ». « Je demande à tous les centrafricains d'aller massivement le 13 voter OUI pour cette nouvelle constitution », a-t-il ajouté.


Les personnalités dont la candidature a été invalidée ne l'entendent pas de bonne oreille. Pour Me Andegué Onana, l'avocat de Michel Amine, un des candidats disqualifiés, la Cour Constitutionnelle est juge et partie.


« Ils devraient d'abord publier la liste après avoir étudié de manière indépendante le dossier de manière à permettre à ceux dont les candidatures n'auront pas été enregistrées d'exercer le recours dans les 72 heures. La Cour Constitutionnelle s'érige donc en juge et partie, se substitue à l'ANE et nous déclare dans l'illégalité que sa décision n'est plus susceptible de voie de recours ».

Une autre contestation est celle du candidat indépendant Patrice Edouard Ngaïssona. Son cabinet annonce un recours même si la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition n’est pas susceptible de recours.


« La décision rendue par la Cour Constitutionnelle est une décision politico-judiciaire, montée de toute pièce pour nous faire ramener la Séléka au pouvoir. Nous allons passer par la voie judiciaire. Nous allons faire appel ».


Le premier tour des élections présidentielle et législatives est fixé au 27 décembre prochain. Selon le chronogramme de l'ANE, la campagne pour le premier tour démarre le 12 décembre prochain à 6 heures pour finir le 25 décembre à minuit.

Candidatures à la présidentielle validées 

1- Anicet Georges Dologuélé
2 -Faustin Archange Touadéra
3- Jean-Michel Mandaba
4- Martin Ziguélé
5- Charles Armel Doubane
6- Fidèle Gouandjika
7- Désiré Bilal Nzanga Kolingba
8- Ngakoutou Patassé
9- Cyriaque Gonda
10- Roger Guy Moskit
11- Timoléon Mbaïkoua
12- Abdoul Karim Meckassoua
13- Régina Konzi-Mongot
14- Gaston Mandata Nguérékéta
15- Jean Barkès Ngombé Ketté
16- Laurent Gomina Pampali
17- Constant Ngouyongbia Kombat Zeze
18- Mathias Barthélémy Morouba
19- Théodore Kapou
20- Émile Gros Raymond Nakombo
21- Xavier Sylvestre Yangongo
22- Théophile Sonny Colé
23- Ange Maxime Kazagui
24- Emmanuel Olivier Gabirault
25- Stanislas Moussa Kémbé
26- Jean-Baptiste Koba
27- Jean Serge Bokassa
28- Marcel Djimassé
29- Joseph Yakété
30- Jean Wilibiro Sacko

Candidatures à la présidentielle invalidées

1- Patrice Édouard Ngaïssona
2- Michel Amine
3- Désiré Vickos Masséngué
4- Jerôme Baldert Ngari-Bénam
5- Aristide Reboas
6- Michel Ango-Koualé
7- Alias Emery Lembakouali
8- Pascal Ndotar
9- Germain Nadjibé
10- Steeve Mac Kelly Koba
11- Serge Ghislain Djorié
12-François Bozizé Yangouvonda
13 Pascal Bida Koyagbélé
14- Freddy Guélé Gongassoua
 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 22:24

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2015-12-08 16:07:39 - La Cour Constitutionnelle de transition en Centrafrique, statuant sur l’élection présidentielle du 27 décembre prochain, a validé ce mardi la candidature de trente personnes, rejetant 14 autres dont celle de l’ancien président, François Bozizé.


Pour la Cour constitutionnelle qui dit s'être basée sur le code électoral, les 14 candidats recalés n'ont pas payé la caution de cinq millions exigée ou bien ont fourni des documents administratifs jugés litigieux.


Chez les recalés, outre François Bozizé, on trouve Patrice Edouard Ngassïssona, Coordonnateur général des milices chrétiennes anti-balakas.


Parmi les candidatures retenues, il y a notamment celles de Martin Ziguélé, des fils des anciens Présidents de la République, Désiré Nzanga Kolingba, Sylvain Patassé, des anciens Premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé, Faustin Archange Touadéra et des anciens ministres, Karim Meckassoua et Guy Moskit.

Ces décisions de la Cour constitutionnelle ne sont pas susceptibles de recours.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=840729#sthash.oQNB7AQD.dpuf

 

 

NDLR : 5 millions de F CFA x 30 candidats à la présidentielle  soit 150 millions de F CFA qui sont encaissés par le trésor public ! 

Présidentielle centrafricaine : 30 candidats retenus et 14 recalés dont Francois Bozizé
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 22:19

 

 

 

08/12/2015

 

Après l'annonce des candidatures retenues pour participer à la présidentielle et le rejet de celle de l'ex-président François Bozizé, des "barricades et des tirs" ont été signalés dans huit quartiers de Bangui, la capitale centrafricaine.

 

À quelques jours d’un référendum sur l’adoption d’une nouvelle Constitution, qui aura lieu dimanche 13 décembre en Centrafrique, les tensions se sont ravivées, mardi 8 décembre, dans la capitale Bangui. Des barricades ont été érigées et des tirs ont été entendus dans les rues de la ville après l’annonce des candidatures validées pour le premier tour de la présidentielle, prévu le 27 décembre, et le rejet de celle de l’ancien président François Bozizé.

 

Selon la Cour constitutionnelle, l’ex-chef d’État ne pourra pas se présenter, car il n’a pas fourni la preuve de son inscription sur les listes électorales. Ce dernier actuellement en exil à Kampala en Ouganda et interdit de voyager en raison de sanctions des Nations unies pour son rôle présumé dans les violences et les tueries intercommunautaires dans son pays.

 

Barricades et tirs dans huit quartiers de Bangui

 

Comme l’avait prédit des sources sécuritaires ces derniers jours, le rejet de la candidature de Bozizé a provoqué le mécontentement de ses partisans dans la capitale. Des "barricades et tirs" ont ainsi été signalés dans au moins huit quartiers de Bangui, a affirmé l'ambassade de France à Bangui dans un message de sécurité envoyé par SMS. Elle recommande à ses ressortissants d'"éviter ces secteurs et de limiter les déplacements au strict nécessaire".

 

Alors que le calme régnait dans le centre-ville, la situation était surtout tendue dans les quartiers périphériques de la capitale comme Combattants (non loin de l'aéroport) et Gobongo, proches des fiefs des anti-balaka.

 

"J'habite à Combattant et c'est tendu là-bas, j'espère trouver un taxi rapidement [...]. Personne ne sait comment ça peut finir avec ces jeunes", a témoigné auprès de l’AFP Yolande, une quinquagénaire qui travaille en centre-ville. La capitale centrafricaine, régulièrement secouée par des violences, avait ces derniers jours connu une période d'accalmie après la visite du pape François à Bangui les 29 et 30 novembre.

 

Un scrutin qui s'annonce complexe

 

La Cour constitutionnelle centrafricaine a retenu au total 30 candidatures dont celles de plusieurs poids lourds politiques comme Martin Ziguelé, Anicet-Georges Dologuélé ou encore Karim Meckassoua. Une seule femme figure dans la liste, Régina Konzi, professeur d'anglais et candidate "indépendante". L'actuelle présidente de transition, Catherine Samba Panza, ne pouvait pas juridiquement être candidate.

 

La candidature de Patrice-Edouard Ngaïssona, le coordinateur général des milices (majoritairement chrétiennes et animistes) anti-balaka accusées d'avoir commis d'innombrables exactions sur la population depuis deux ans, a en revanche été rejetée.

 

La Cour Constitutionnelle a également examiné les dossiers des quelque 1 800 candidats aux législatives qui se présentent dans les 141 circonscriptions du pays. Le premier tour des élections présidentielle et législatives est officiellement prévu le 27 décembre, avant un éventuel second tour le 16 janvier 2016. L'organisation pratique des scrutins s'annonce toutefois complexe, notamment pour préparer et acheminer le matériel électoral dans tout le pays, alors que des chefs rebelles tenant des zones de province, dont Nourredine Adam, ex-numéro 2 de la Séléka, ont fait savoir qu'ils s'opposeraient à la tenue de ces élections.

 

Avec AFP

Présidentielle : regain de tension en Centrafrique après le rejet de la candidature de Bozizé
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