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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 15:02
Centrafrique : Batangafo en cendres
Centrafrique : Batangafo en cendres
Centrafrique : Batangafo en cendres
Centrafrique : Batangafo en cendres

 

https://www.cameroon-tribune.cm  Par Sainclair MEZING  05 Nov. 2018 09:30

 

Cette localité du nord du pays a presque tout perdu et connaît un déplacement massif des populations après d’intenses combats la semaine dernière entre groupes armés.

 

Quelques jours après de violents combats entre groupes armés, Batangafo est une ville sinistrée. Les médias locaux parlent d’une «ville fantôme» où presque tout est parti en fumée après que, les rebelles lourdement armés, aient décidé de mettre le feu dans les maisons d’habitation et les camps de concentration. Des témoins parlent de combats à l’arme lourde entre deux factions qui réclament le contrôle de cette localité proche du Tchad, et riche en ressources minières.

 

L’Organisation non gouvernementale, Médecins sans frontières (MSF) fait état de plusieurs milliers de personnes errant dans la nature et d’une vingtaine de blessés réfugiés à l’hôpital de la localité. «Dix ont été opérés d’urgence, les autres étaient moins gravement blessés et deux personnes sont mortes des suites de leurs brûlures», témoigne Omar Ahmed.

 

Le chef de mission de MSF à Bangui annonce des renforts dès cette semaine, et parle d’une situation humanitaire préoccupante. «Nous sommes aussi très préoccupés pour les populations qui auraient pu se déplacer en dehors de la ville, et qui se retrouvent sans abri ni nourriture», a-t-il ajouté.

 

De passage à Bangui en fin de semaine dernière dans le cadre du réchauffement des relations diplomatiques entre la France et la Centrafrique, en froid depuis quelque temps, le ministre français des Affaires étrangères a appris ces fâcheux événements. Alors que les combats faisaient rage à Batangafo, Jean-Yves Le Drian a annoncé une livraison imminente de matériel militaire aux Forces armées centrafricaines (FACA).  «La France va accorder à la Centrafrique une aide de 24 millions d’euros et livrer des armes à ce pays en proie à la violence et à l’instabilité », a-t-il promis.

 

Le chef de la diplomatie française a par la suite émis le vœu de voir continuer le partenariat historique de son pays avec la République centrafricaine. L’émissaire de Paris a par la suite signé des conventions d’aides de 15,742 milliards de F, devant contribuer au paiement d’arriérés de salaires et de retraites, développer les localités proches du Cameroun et marquées par d’importants déplacements de populations et construire des ponts afin de désenclaver plusieurs régions.

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 01:37
Des armes et de l’argent pour reconquérir la Centrafrique
Des armes et de l’argent pour reconquérir la Centrafrique

 

Lu pour vous 

 

LE MONDE Le 04.11.2018 à 21h25 • Par Christophe Châtelot (Bangui)  Mis à jour le 04.11.2018 à 23h02

 

En visite en Centrafrique, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian a promis 24 millions d’euros et des armes. Une stratégie pour reprendre la main face à une Russie très présente à Bangui.

 

Le message a été martelé par Jean-Yves le Drian lors d’une visite express de vingt-quatre heures à Bangui, capitale de la République centrafricaine. En tête-à-tête avec le président Faustin-Archange Touadéra, avec son homologue des affaires étrangères, Charles Armel Doubane, en conférence de presse, en visitant un chantier humanitaire ou devant la communauté française… Paris veut reprendre la main dans son ancienne colonie, en lambeaux, où la Russie a déboulé il y a quelques mois en lançant des initiatives tous azimuts soutenues par Bangui et contrariant la France.

 

En langage diplomatique, dans la bouche du ministre français des affaires étrangères - ministre de la défense au temps de l’opération militaire française Sangaris (2013-2016) destinée à mettre un terme aux affrontements entre les groupes rebelles -, cela donne : « J’ai toujours été là pendant les bons et les mauvais moments, tout le monde ne peut pas en dire autant ». Comprendre, la Russie.

 

Ce fut sa première phrase prononcée publiquement sur le sol centrafricain, jeudi 1er novembre, dans le quartier Boeing, accolé à l’aéroport où l’ONG française Acted réhabilite des centaines de logements occupés par des déplacés centrafricains de la crise de 2013. A l’époque, il y avait là plusieurs centaines de milliers de personnes cherchant la protection des militaires de Sangaris, basés à proximité, contre les exactions de milices.

 

75 % du territoire échappe au contrôle des autorités

 

Plusieurs milliers de familles survivent toujours là, dans l’insalubrité et l’incapacité de regagner leurs foyers. Preuve, s’il en fallait, de la volatilité de la situation sécuritaire à Bangui, en particulier, et en Centrafrique d’une manière générale. « Dans toute sa laideur, c’est la réalité d’un Etat faible dans un contexte violent », résume Parfait Onanga-Anyanga, chef de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), forte d’un contingent de 12 000 hommes émargeant sur un budget annuel de 1 milliard de dollars, soit l’équivalent d’environ 60 % du PIB centrafricain ou plus de deux fois le budget national. Il n’empêche, 75 % du territoire échappe au contrôle des autorités centrales et des Casques bleus.

 

Comment rétablir, ou plutôt instaurer, un semblant d’autorité dans ce pays charnière d’Afrique centrale voisin des deux Congo, du Soudan et du Tchad ? La France, aiguillonnée par la Russie qui surfe sur les critiques centrafricaines - variant, selon les circonstances, du néocolonialisme ou, à l’inverse, de ne pas vouloir ressusciter Sangaris -, est venue réaffirmer qu’elle ne se désintéresse pas de la question.

 

Paris a donc sorti son chéquier : dix millions d’euros d’aide budgétaire directe. On ne peut pas dire que la méthode soit innovante dans ce pays que Paris a longtemps tenu sous perfusion. Ni que la somme mette en danger les finances françaises. Mais Jean-Yves le Drian a pris soin de préciser, sans trop ménager les susceptibilités locales, que « cela correspond à deux mois de salaires des fonctionnaires centrafricains ». Militaires compris.

 

1 400 fusils mitrailleurs seront livrés

 

C’est d’ailleurs pour contribuer à équiper les Forces armées centrafricaines (FACA) en cours de refondation - grâce, notamment, aux programmes de l’Union européenne intégrant plusieurs dizaines de formateurs français - que Jean-Yves le Drian a aussi annoncé la livraison prochaine de 1 400 fusils-mitrailleurs. Ces armes proviennent d’une saisie de Kalachnikovs réalisée il y a plusieurs mois par les Français en mer Rouge au large de la Somalie.

 

En décembre 2017, Moscou avait obtenu du Conseil de sécurité des Nations unies un accord d’exemption à l’embargo sur la livraison des armes à destination de la Centrafrique, associé à l’arrivée de 175 formateurs russes. Depuis, le groupe de surveillance de l’ONU pour les sanctions contre la RCA s’est inquiété du manque de transparence de cette opération prévue pour une année et dont le terme arrive prochainement et M. Le Drian a tenu à préciser que l’opération française, elle, est réalisée « dans le cadre strict, respectueux et transparent des Nations unies, dans une transparence totale, à la fois sur l’origine, sur l’acheminement, et sur la livraison ».

 

Outre ce soutien militaire, le ministre a précisé que le moment total des aides se monterait à 24 millions d’euros. Outre le paiement des arriérés de salaires des fonctionnaires, l’argent permettra l’installation de ponts, pour une longueur totale installée de 300 mètres, participant au désenclavement d’un territoire qui se transforme en archipel durant la saison des pluies. Il sera aussi consacré aux réfugiés et déplacés centrafricains qui vivent à la frontière avec le Cameroun.

 

Se différencier de la Russie

 

En filigrane, au-delà des interrogations légitimes concernant l’instabilité chronique du pays et la désespérance des populations, il s’agit de montrer sa différence par rapport à la Russie. « C’est quoi l’aide et la coopération russe en Centrafrique ? », demande un acteur français. Pas grand-chose sans doute, mais les acteurs russes, publics ou privés, se sont engouffrés ces derniers mois dans les failles de la lassitude française et de l’impuissance de la communauté internationale à rétablir la sécurité en Centrafrique.

 

Grâce à ses entrées au Soudan, la Russie tente ainsi de mettre en place un processus de négociation entre le pouvoir central et les groupes rebelles. Mi-novembre, une nouvelle session de discussion pourrait se tenir à Khartoum à l’initiative de la Russie polluant ainsi l’initiative de paix, certes enlisée, mais conduite par l’Union africaine avec le soutien de l’ONU, et de Paris. A Bangui, Jean-Yves le Drian a ainsi rappelé à chaque fois qu’il l’a pu qu’il « n’existe aucune alternative à l’initiative de paix africaine ».

 

Sera-t-il entendu alors que l’initiative russe se révèle beaucoup plus avantageuse pour les rebelles – Séléka ou anti-Balaka - qui ont du sang sur les mains et un pouvoir qui a les yeux rivés sur son agenda électoral ?

 

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 01:32
Départ de l’Unité 594 du Cambodge pour la République centrafricaine
Départ de l’Unité 594 du Cambodge pour la République centrafricaine
Départ de l’Unité 594 du Cambodge pour la République centrafricaine
Départ de l’Unité 594 du Cambodge pour la République centrafricaine
Départ de l’Unité 594 du Cambodge pour la République centrafricaine
Départ de l’Unité 594 du Cambodge pour la République centrafricaine
Départ de l’Unité 594 du Cambodge pour la République centrafricaine

 

ONU – En Images : Départ de l’Unité 594 pour la République centrafricaine

 

https://cambodgemag.com  4 NOVEMBER 2018

 

Le général Pol Saroeun, ministre d’Etat chargé des missions spéciales, et Mme Pauline Tamesis, coordonnatrice de l’ONU au Cambodge, présidaient vendredi dernier la cérémonie d’envoi de l’Unité 594 du génie pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), tenue à la base aérienne militaire, à Phnom Penh.

 

Photographies : Chim Nary & Dy Vattanac – AKP Phnom Penh.

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 01:02

 

Lu pour vous 

 

by Nubian  Queen novembre 1, 2018

 

POURQUOI CES PRODUITS SONT DANGEREUX ?

 

Ils contiennent des substances chimiques très nocives pour le tube digestif et le corps tout entier et sont même très cancérigènes. Choisissons quelques-uns présents dans les sodas (appelé arbitrairement jus).


Les jus sont des extraits de plantes naturelles. Qui a déjà vu entrer dans nos brasseries un camion chargé de fruits?

 

1- E102 colorant


nom : TARTRAZINE couleur: Jaune. C’est ce qui nous fait croire que nous buvons du jus de pamplemousse ou d’ananas.


DANGER : Hyperactivité – asthme –rhinite, trouble de la vue, insomnie,mutagène – cancérigène


INTERDIT : En France, Autriche, Finlande, Norvège

 

2- conservateur E211


Nom : BENZOATE DE SODIUM


DANGER : Hyperactivité – Asthme –trouble digestifs – problème de croissance – trouble du comportement
Conseil: Á éviter a tout prix.

 

3- conservateur E223


Nom : SULFITE DE SODIUM


DANGER : troubles digestifs – maux de tête – hypotension – détruit la vitamine B – irrite les bronches – parfois mortelle – irritent le tube digestif
Conseil: Éviter si possible

 

4- Antioxydants E300


Nom : Acide ascorbique


DANGER : Allergie cutanées


Conseil : Éviter si possible

 

5- Acidifiant E330


Nom : Acide citrique


DANGER : Allergies cutanées
Conseil: Eviter si possible

 

On se demande pourquoi les dirigeants africains ne prennent pas au sérieux ce problème extrêmement grave qui touche la santé des populations africaines au quotidien. Sont-ils complices ?

CES SODAS VENDUS EN AFRIQUE SONT TRÈS DANGEREUX POUR LE CORPS HUMAIN !

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 00:51
Ces chefs d’Etat africains qui président avant tout à leur propre intérêt
Ces chefs d’Etat africains qui président avant tout à leur propre intérêt
Ces chefs d’Etat africains qui président avant tout à leur propre intérêt

 

Guinée équatoriale, Congo-Brazzaville, Gabon : ces chefs d’Etat africains qui président avant tout à leur propre intérêt

 

Corruption

 

http://www.atlantico.fr  4 Novembre 2018

 

Gilles Gaetner a mené une enquête de plusieurs années sur de nombreux dirigeants africains au Congo Brazzaville, en Guinée Equatoriale ou bien encore au Gabon. Il dévoile l'étendue des scandales dans l'entourage des présidents et révèle l'injustice organisée dans les plus hautes sphères du pouvoir. "Pilleurs d'Afrique" est publié aux éditions du Cerf. Entretien.

 

Atlantico : Dans votre livre "Pilleurs d'Afrique" publié aux éditions du Cerf, vous vous êtes attardé sur les pratiques des chefs d'Etat de trois pays africains (la Guinée équatoriale, le Congo-Brazzaville et le Gabon) en soulignant leur train de vie démesuré rendu possible grâce aux caisses de ces Etats et aussi, vous le soulignez, avec la complaisance d'institutions bancaires et étatiques françaises. Peut-on parler d'un retour de la françafrique ?

 

Gilles Gaetner : Je reste prudent, cela n'a rien à voir avec la françafrique de Foccard. Pour moi l'on peut parler de restes de la françafrique dans la mesure où il y a un certain nombre d'intervenants français proches de ces chefs d'Etat africain  (en particulier de Sassou-Nguesso) et qui font une interaction entre ces Etats et certains industriels français qui bénéficient de contrats. C'est un français qui gère la fortune de Nguesso par exemple via des sociétés offshore (il aurait géré à un moment près de 60 millions d'euros).

 

Pour autant on ne peut pas parler d'un retour de la françafrique, il n'y a pas exemple plus de cellule Afrique à l'Elysée par exemple. On peut aussi noter que les relations ont été très froides avec le président François Hollande. Nguesso pendant la présidentielle était un partisan de François Fillon et, lorsque Macron a été élu, s'est contenté d'un message très diplomatique pour féliciter le nouveau chef de l'Etat.

 

 Les choses ont changé et à mon avis il y a un phénomène assez important qui prouve que la françafrique est beaucoup moins importante qu'avant c'est l'initiative qu'a prise le président quand il est allé au Burkina Faso quand et qu'il a dit qu'il déclassifierait des documents secret-défense pour connaître la vérité sur la mort de Thomas Sankara.

 

A force de vous voir énumérer les cas de corruption on en vient à se poser la question de l'inefficacité des mécanismes de contrôle internationaux ? Comment l'explique-t-on ?

 

D'abord il faut souligner la complexité des montages financiers qui sont réalisés à travers des paradis fiscaux (comme Hong-Kong par exemple) et des sociétés écran. Dans la mesure où tout cet argent provient du trésor public de chaque pays il est compliqué pour les instances internationales d'intervenir.

 

Maintenant la France est compétente pour instruire les trois cas des chefs d'État africain. La Cour de cassation a estimé que le produit de l'infraction avait eu lieu en France à travers les achats de voiture, de biens immobiliers…

 

Les trois États mis en cause considèrent qu'instruire ces cas relève de l'atteinte à la souveraineté des pays acquéreurs de ces biens et cela entraîne non seulement un débat juridique mais aussi des tensions diplomatiques. Il n'empêche que dans le cas de l'affaire Obiang, le fils du président déclare 8000 euros par mois de revenus. Avec ces indemnités il semble difficile de pouvoir acheter un hôtel particulier de 100 millions d'euros ou une maison à Malibu de 28 millions d'euros. L'attitude de la société générale dans le cas d'Obiang est d'une bienveillance absolue. Ce qui interroge.

 

Comment explique-t-on cette bienveillance générale ?

 

Ce sont les vestiges de la françafrique. On fait très attention à ces chefs d'Etat africains. Nous sommes prudents. Il y a des relations commerciales et économiques fortes avec les Etats en question et d'importants intérêts français dans ces pays. Maintenant il est intéressant aussi de souligner que les intérêts français dans cette région du monde s'estompent et que les Chinois prennent une place de plus en plus importante.

 

Enfin, il est évident que lorsque l'on voit cette nomenklatura composée de même pas une cinquantaine de personnes qui accaparent les richesses et vivent sur un train de vie phénoménal alors que la population de ces pays vit souvent dans une situation d'extrême pauvreté cela laisse pantois.

 

Il est bien difficile de prédire la suite mais cette situation ne peut pas bien se terminer.

 

 

Gilles Gaetner est journaliste d'investigation chez Atlantico. Il a été journaliste aux Echos, à la Vie française, au Point et de 1986 à 2009, rédacteur en chef adjoint à L'Express, chargé de l'investigation.

Il est l'auteur de La République des copains (Flammarion, 2005), glements de comptes pour l'Elysée - La Manipulation Clearstream dévoilée (Oh! Editions, 2006, avec Jean-Marie Pontaut),  La République des imposteurs (L'Archipel Editions, 2014) et Les journalistes ne devraient pas dire ça (L'Artileur, 2017).


http://www.atlantico.fr/decryptage/ces-chefs-etat-africains-qui-president-avant-tout-propre-interet-gilles-gaetner-3550477.html#Q3IKqSVXh2jigeuP.99
 

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 00:39
Le drôle de jeu russe en Centrafrique
Le drôle de jeu russe en Centrafrique

 

Lu pour vous 

 

http://m.leparisien.fr A.D. 04 novembre 2018, 11h43

 

L’intérêt du kremlin pour le pays intrigue la diplomatie française.

 

Au palais présidentiel de Bangui, des soldats russes montent la garde, kalachnikov à la main. Une présence inédite : par le passé, les liens militaires entre Centrafrique et Russie étaient pour ainsi dire inexistants. Désormais, plusieurs dizaines de forces spéciales ont été affectées à la garde rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra. Ils comptent parmi les quelque 200 militaires venus du pays de Poutine et déployés dans le pays depuis janvier 2018, dans le contexte d’une livraison d’armes. Peu avant, le Kremlin avait obtenu une exemption à l’embargo imposé depuis 2013, obtenant l’autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU de livrer un stock d’armements en Centrafrique. En août, un accord militaire a même été signé entre les deux pays.

 

Une campagne de dénigrement de la France

 

C’est peu dire que le nouvel intérêt des Russes pour la Centrafrique intrigue la diplomatie tricolore. Officiellement, ce n’était pas l’objet du déplacement de Jean-Yves Le Drian, venu renouveler le soutien de la France aux autorités politiques de ce pays, notamment par le biais de conventions d’aide budgétaire (10 M€), humanitaire, la cession de 300 m linéaires de ponts, et la livraison de 1 400 fusils d’assaut. Mais sitôt qu’il a foulé le sol ocre de Bangui, lors d’une visite aux habitants du quartier Boeing, le ministre a tapé du poing sur la table : « On est là dans les moments où ça ne va pas, et dans les moments où ça va bien. Et dans les moments où ça ne va pas, il n’y a pas grand monde. » A savoir : pas les Russes.

 

La curiosité des autorités françaises est d’autant plus piquée que cette présence coïncide avec une campagne de dénigrement de la France dans les médias locaux, dont les uns déplorent le « retrait » quand les autres jugent Paris responsable de tous les maux du pays. Et louent désormais les bénéfices de l’aide militaire de Moscou, pourtant largement inférieure à l’aide de la France : « Depuis la présence russe, la RCA est en paix. » Même si 75 % du territoire est encore aux mains de groupes armés…

 

 

Le Drian, un poids lourd qui avance à pas feutrés

 

http://m.leparisien.fr  04 novembre 2018, 10h23  Notre envoyée spéciale Ava Djamshidi, à Bangui (RCA)

 

Pilier des gouvernements de Hollande puis de Macron, le ministres des Affaires étrangères multiplie les déplacements et pèse de toute son expérience.

 

L’opération est restée confidentielle. En plein remaniement, alors que les médias bruissent du nom de Jean-Yves Le Drian pour remplacer Gérard Collomb place Beauvau, plusieurs dirigeants africains se mobilisent, dans le plus grand secret. Ils ne reculent devant rien pour garder celui qu’ils appellent le « ministre de l’Afrique ». Quelques jours après la nomination de Christophe Castaner à l’Intérieur, l’un d’eux avouera au Breton, ravi de son tour : « On a saisi les marabouts pour que tu restes aux Affaires étrangères ! »

 

Le patron de la diplomatie française a-t-il vraiment envisagé de quitter le Quai d’Orsay ? L’intéressé jure que non. « La question ne s’est pas posée, nous dit-il. Avec le président, on a eu un échange très bref et clair à ce propos. » A la table du conseil des ministres, Le Drian fait savoir au chef de l’Etat - ils sont assis côte à côte - qu’il n’a pas de vues sur l’Intérieur. Réponse du président : « Tu m’es très utile aux Affaires étrangères. » Les deux hommes n’en ont plus parlé. « Il n’a pas été en situation de refus », explique un très proche du ministre.

 

«Je n’ai plus d’ambition électorale»

 

Près d’un mois plus tard, ce jeudi 1er novembre, à l’aube, le voilà dans un Falcon de la République. Cap sur la Centrafrique. C’est la première fois qu’il s’y rend en tant que ministre des Affaires étrangères. Sur ses épaules, sa polaire kaki élimée de toujours. Devant lui, une pile de dossiers qu’il désigne quand on évoque ceux qui raillent le « fantôme du Quai d’Orsay », le trouvent absent et en retrait. Le Drian soupire : « Je fais deux voyages comme ça par semaine. Je ne suis pas un frénétique des médias. J’explique et je porte ce qui doit l’être. » Il marque une pause : « Je constate que dans les sondages, je me porte bien. » Un euphémisme : le discret Breton caracole en tête des enquêtes d’opinion.

 

Dans le nouveau monde, cette figure de l’ancien rayonne par contraste. S’il entend peser de tout son poids dans la bataille des européennes, Le Drian l’assure, lui ne disputera plus de scrutin : « Sur 14 élections j’en ai gagné 13. Je n’ai plus d’ambition électorale. » Il n’y aura donc pas de « petite dernière pour la route », aux prochaines régionales. « A mon âge… », sourit-il en référence à ses 71 printemps. Il met à profit son expérience, épaule les élus de sa région, les reçoit à dîner régulièrement. Le doyen du gouvernement n’a pourtant pas rallié les rangs du parti majoritaire : « J’apprécie la démarche mais je ne suis pas en marche. »

 

Les trois rendez-vous manqués par le PS

 

Cette année, pour la première fois, le ministre n’a pas payé sa cotisation au Parti socialiste (PS), dont il a été « excommunié » comme il dit. Le Drian en ressent de la « tristesse » : « Il y a eu trois rendez-vous manqués par le PS. Le rendez-vous manqué avec François Hollande, en n’apportant pas le soutien indispensable pour mener à bien son projet. Celui de la présidentielle, en désignant Benoît Hamon comme candidat. Celui avec Macron, en refusant de soutenir un projet réformateur et pro européen. Je ne suis pas sûr que le parti s’en remettra », déplore-t-il.

 

Trois rendez-vous que le Menhir, lui, n’a pas manqués. Baron local, homme d’appareil, légitimiste, politique jusqu’au bout des ongles… Un ministre comme hors du temps qui rappelle les grognards de la Mitterrandie ou les piliers de la Chiraquie loin des icônes de la « start-up nation ». Vestige d’une époque ou présage de l’avenir du macronisme ? Quoi qu’il en soit, le pilier du nouveau monde est un pur concentré de l’ancien.

 

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 00:28

 

Des réunions planifiées sur plusieurs jours auront lieu dans certains quartiers de la ville de Bangui du 19 au 23 novembre 2018 autour de deux thématiques : l'Emploi et la Formation professionnelle

 

Avec l'appui de certains ministères centrafricains, LELAB-RCA organisera du 19 au 23 novembre 2018 dans certains quartiers de la capitale centrafricaine, plusieurs réunions autour de l'Emploi et la Formation Professionnelle en abrégé ANEFP (Assises Nationales pour l'Emploi et la Formation Professionnelle).

 

Pour le bon déroulement de ces assises, la structure du LAB sollicite une contribution financière de toute personne de bonne foi qui aimerait soutenir cette démarche. A cette occasion une cagnotte est ouverte en ligne https://www.leetchi.com/c/les-assises-nationales-de-lemploi-et-de-la-formation-professionnelle-anefp?fbclid=IwAR00GszYpExtjPAR5hTeGqdSrgmJEbM6TL2CiiP-14isH6yVpDPBGIPQF4w.

 

Retrouvez ci-dessous les détails en ce qui concerne l'utilisation de ces fonds :

 

Location des salles : 1 500 000 FCFA

Location de matériels : 200 000 FCFA

Réception (nourriture et boissons) : 2 500 000 FCFA

Communication (affiches, média, autres supports) : 1 000 000 FCFA

Hôtesses et Sécurité : 500 000 FCFA

Autres fournitures (cahiers, stylos, etc…) : 400 000 FCFA

TOTAL : 6 100 000 FCFA

 

Pour toute information, contactez : contact@lelab-rca.org

BANGUI : du 19 au 23 novembre 2018, plusieurs réunions sur l'Emploi et la Formation Professionnelle

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 03:15
RCA : Un nouveau Directeur Général à la Police centrafricaine

 

https://www.radiondekeluka.org  samedi 3 novembre 2018 12:59

 

Le colonel Bienvenu Zokoué, ancien directeur de l'Office central de répression du banditisme (OCRB) est promu Directeur Général de la Police centrafricaine. Le poste du Directeur Général Adjoint chargé de Sécurité revient au Commissaire principal Bella Damandji.

Qui est Bienvenu Zokoué ? Centrafricain d'origine et Officier de Police Judiciaire, il a commencé ses premiers pas à la police en 2002. Depuis son incorporation, il n'a servi que dans les unités d'interventions. Sa carrière a tourné entre l'OCRB et la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS).

Actuel coordonnateur National de l'Agence International de l'Energie Atomique, il est ressortissant de l'Académie de Police de Moubarack en Egypte, spécialisé dans la lutte contre le terrorisme. Le colonel de police  Zokoué a été aussi formé à l'école de maintien de la paix de Bamako au Mali. Formateur en maintien et rétablissement de l'ordre public, il est Expert National en matière de Lutte contre les Faux médicaments en Afrique francophone.

Le nouveau Directeur Général de la Police Centrafricaine, Bienvenu Zokoué, fait partie des ressortissants de l'Ecole Nationale de Police qui ont gravé leurs échelons.

Marié, père de 3 enfants, c'est ce samedi 3 novembre 2018 qu'il a porté son galon de Commissaire Principal de Police. Son ancien poste de Directeur de l'OCRB est désormais occupé par le commissaire de police, Armel Baraba.

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 03:05
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Plusieurs dégâts à Batangafo suite à l’attaque des groupes armés sur les sites

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 3 NOVEMBRE 2018

 

BANGUI, 3 novembre 2018 (RJDH)—Une structure humanitaire pillée, trois camps des déplacés incendiés, le marché et l’espace temporaire d’apprentissage et de protection de l’enfant, partis en fumée, laissant environ 27.000 personnes dans la nature, c’est le bilan provisoire des attaques du 31 octobre au 1er novembre dans la ville de Batangafo.

Des violents affrontements entre groupes armés ont entraîné plusieurs dégâts dans la ville de Batangafo au nord du pays. Des informations RJDH indiquent que trois personnes, présentées comme des voleurs des bœufs ont été tuées par des éleveurs, entraînant des représailles sur un peulh. A l’annonce de sa mort, son camp a lancé un assaut sur la population civile tuant et blessant plusieurs personnes avec des dégâts collatéraux.

« Nous ne connaissons pas la vraie mission des soldats de l’ONU ici. Les hommes armés sont venus incendier tous les sites des déplacés devant eux, d’autres sont allés prendre des renforts et munitions à Kabo pour revenir achever leur plan le lancement, c’est-à-dire le 1er novembre. Là, les ONG ont suspendu leurs activités parce que leur personnel est en danger et la population est laissée pour son compte », a témoigné un leader religieux dans la région.

Selon les informations RJDH, l’église catholique a été aussi pillée par des hommes armés.

Plus de 10.000 personnes se sont réfugiées dans les enceintes de l’hôpital soutenu par MSF, tandis que plusieurs centaines d’autres ont pris la fuite vers la brousse.

« MSF a pu prendre en charge vingt blessés, dont dix nécessitant une opération chirurgicale d’urgence. Parmi ces victimes, on déplore 2 décès à l’hôpital de Batangafo des suites de brûlures », indique un communiqué de presse des MSF au 2 novembre 2018.

La situation sécuritaire à Batangafo se détériore et des habitants souhaitent la présence des forces nationales.

 

 

Centrafrique : Paris promet la livraison d’armes et une aide de 24 millions d’euros

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 2 NOVEMBRE 2018

 

BANGUI, 2 novembre 2018 (RJDH)—Le ministre français des Affaires Étrangères Jean Yves Le Drian, en visite de 48 heures à Bangui a annoncé la livraison prochaine d’armes aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) et une aide d’environ 24 millions d’euros.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du réchauffement des relations diplomatiques entre la France et la Centrafrique, en froid depuis la présence russe dans le pays pour former, équiper et soutenir le redéploiement de l’armée nationale.

 « La France va accorder à la Centrafrique une aide de 24 millions d’euros et livrer des armes à ce pays en proie à la violence et à l’instabilité », c’est en ces termes que Jean-Yves Le Drian a annoncé ce vendredi l’aide de son pays à la Centrafrique.

Au moins  1.400 fusils d’assaut seront destinés à équiper les Forces Armées Centrafricaines (FACA).

Le chef de la diplomatie française a soutenu que la France souhaite continuer son partenariat historique avec la République centrafricaine.   C’est dans cette logique que la France a signé des conventions d’aides de 24 millions d’euros pour contribuer ai paiement d’arriérés de salaires et de retraites, développer les territoires proches du Cameroun touchés par d’importants déplacements de populations et installer des ponts afin de désenclaver plusieurs régions.

C’est depuis 2013 que la situation sécuritaire s’est détériorée dans le pays. Après le retrait de l’opération française Sangaris en 2016 alors que le pays retrouvait à peine sa légalité constitutionnelle, cette situation s’est dégradée jusqu’au déploiement des FACA avec l’appui des instructeurs russes pour reprendre le contrôle de certaines villes.

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 02:54
Nouvelles nationales sur Xinhua
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Centrafrique : les casques bleus et les forces gouvernementales enlèvent les barrières érigées par les rebelles dans la ville de Bambari

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 03-11-2018

 

Des casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique (Minusca) et des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) stationnés dans la ville centrafricaine de Bambari (centre) ont décidé ce vendredi d'ouvrir les voies publiques dans les quartiers du nord-est de la localité, par le démantèlement des barricades érigées par les éléments du mouvement rebelle "Union pour la paix en Centrafrique" (UPC) du chef Ali Darassa, a appris Xinhua vendredi de source locale.

Ce démantèlement des barricades, a indiqué la source, a été accompagné de tirs intensifs d'armes lourdes et automatiques à partir du milieu de la journée, donnant l'impression d'affrontements entre les patrouilles conjointes casques bleus-FACA et les éléments rebelles.

Ne voulant pas des patrouilles conjointes des casques bleus et des FACA dans la ville de Bambari, surtout dans les quartiers du nord-est, les éléments rebelles de l'UPC ont érigé des barricades sur presque toutes les chaussées de leurs quartiers dans le but de nuire d'une part à la libre circulation des personnes et des biens mais et surtout à la mobilité desdites patrouilles.

Mercredi dernier, les patrouilles des forces conjointes se sont soldées par un affrontement ayant suscité l'usage des armes lourdes et automatiques pour repousser les assaillants.

Bambari a pourtant été choisie comme ville pilote "sans armes et sans groupes armés" par le gouvernement là où il y avait une forte présence d'éléments rebelles.

Les troubles pour l'heure, d'après une autre source locale, auraient un lien avec la destitution du président de l'Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua. Profitant de cette crise interne à l'Assemblée nationale, les groupes rebelles tentent de tout mettre en œuvre pour boycotter la Journée mondiale de l'alimentation (JMA), prévue en différée à Bambari du 15 au 17 novembre prochain. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : le ministre français des Affaires étrangères en visite à la mission de formation européenne des militaires centrafricains

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 03-11-2018

 

En visite de travail en République centrafricaine (RCA) pour une durée de 48 heures, le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a touché du doigt ce vendredi le processus de formation des militaires centrafricains des Forces armées centrafricaines (FACA) , a appris Xinhua vendredi du ministère de la Défense nationale.

D'après la source, M. Le Drian, très attaché à l'initiative africaine dans la crise centrafricaine, a réitéré l'engagement de la France à accompagner la restructuration des FACA à travers la mission de formation européenne des militaires centrafricains (EUTM RCA).

Il a annoncé que la France prendra le relais du commandement de l'EUTM RCA, après les Portugais, d'ici le second semestre de l'année 2019.

M. Le Drian a profité de cette occasion pour visiter les différents centres d'instruction et les séries de formations dispensées aux éléments d'amphibie. Aussi, il a assisté à quelques démonstrations, dont celles de tirs au mortier et à d'autres armes d'envergure.

Arrivé en République centrafricaine jeudi en fin de soirée, M. Le Drian a ensuite visité le quartier Boeing, dans le sud-ouest de Bangui. Ce quartier, devant accueillir des personnes déplacées ayant consenti de retourner chez elles, a bénéficié de l'intervention d'une ONG française ACTED qui a réfectionné des maisons d'habitation et remis en état certaines infrastructures de base.

Durant sa visite en RCA, M. Le Drian devrait être reçu par le président centrafricain Faustin Archange Touadéra et s'entretenir avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies et chef de la MINUSCA Parfait Onanga-Anyanga. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

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