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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 23:14
Centrafrique, les échéances présidentielles exacerbent les tensions

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com  By Aza Boukhris 17 juin 2019

 

Depuis l’indépendance, tous les présidents centrafricains ont été congédiés sans ménagement (1). Le président Touadera échappera-t-il à cette malédiction lors de l’élection présidentielle prévue au début de 2021?

Les massacres dans des villages, près de Paoua le 21 mai 2019, par des hommes d’un ministre-conseiller à  la Primature et le blocage du corridor entre le Cameroun et Bangui par les hommes d’un autre signataire de l’Accord de Khartoum et, de surcroît, ministre de chargé de  » la modernisation de l’administration » ( sic) contribuent à Bangui à l’agitation du microcosme.

Mais ce sont surtout les échéances, pourtant lointaines, de l’élection présidentielle, qui mobilisent les habitués de la « mangeoire » centrafricaine et exacerbent les passions. 

Le président Touadera en pôle position

Faustin-Archange Touadera ne fut pas épargné par la disgrâce et l’exil. A la suite du coup d’Etat de l’ex Seleka de Michel Am-Nondroko Djotodia, du 23 mars 2013, le Premier ministre du président Bozize ne dut son salut qu’à l’accueil du Binuca de l’ONU, où il passa plusieurs mois de réclusion, puis grâce à la France qui assura son exfiltration et son exil. Deux ans plus tard, il était élu président de la République…

Il est vrai que le président Touadera et son équipe de campagne avait beaucoup appris avec François Bozize, notamment lors des élections « hold up »de 2011.

Avec l’Accord de Paix et de réconciliation de Khartoum, signé le 6 février 2019 à Bangui, le président Touadera s’est assuré du soutien des 14 groupes armés signataires, qui contrôlent 80 % du territoire national. On peut penser que les futurs résultats électoraux de Faustin-Archange Touadera dans ces fiefs rebelles, qui n’autoriseront probablement aucun contrôle, seront à la hauteur des concessions et avantages qu’il leur a consentis. La cogestion du pays et l’impunité de fait seront les grands atouts électoraux du « candidat de la rupture »…

La réforme du code électoral devrait aussi servir les intérêts du chef de l’État sortant. Si les députés avaient légèrement amendé le projet de loi gouvernemental, résultant d’un consensus d’experts indépendants, ils l’ont adopté le 23 avril 2019. Curieusement, le chef de l’État a refusé de promulguer ce texte législatif pour finalement saisir, hors délais constitutionnels, une Cour constitutionnelle toujours pleine d’égards envers le chef de l’État. La censure partielle du texte a permis de donner un vernis démocratique et d’éliminer certaines dispositions qu’avaient proposées les experts indépendants consultés en amont.

Le bal des prétendants est ouvert

La campagne électorale est désormais ouverte. Les principaux leaders politiques ont commencé « les tirs d’artillerie lourde ».

L’ancien premier ministre (1999-2001) du président Patasse,  Anicet-Georges Dologuele, qui fut « victime de la remontada » de Faustin-Archange Touadera, souhaite prendre sa revanche. Il remobilise son parti politique – l’URCA- et ses réseaux d’amitié essentiellement dans les milieux des affaires, grâce à son cabinet de consultance. Ses interviews affichent sa volonté cachée d’en découdre avec son vainqueur de 2016, comme en témoigne son entretien avec notre confrère Jeune Afrique ( n° 3048 du 9 au 15 juin 2019).

Karim Meckassoua, plusieurs fois ministre sous la présidence Bozize ( 2003-2013) est le plus combatif. Il a peu digéré son éviction de la présidence de l’Assemblée nationale par un vote de défiance des députés, orchestré par le chef de l’État. Dans sa dernière interview dans le média en ligne 54etats.com, il demande la comparution du président Touadera devant la Haute cour de justice en listant les motifs de cette demande de destitution. Karim Meckassoua n’est pas à son coup d’essai. Il contribua au renversement du président Patasse et à l’avènement de François Bozize. Ses capacités de nuisance sont loin d’être  négligeables, d’autant qu’il peut compter sur un important réseau d’amitié à l’extérieur du pays .

Martin Ziguele, également ancien Premier ministre du président Patasse ( 2001-2003) essaie de reprendre en main son parti -le MLPC- qui est loin de partager son alignement sur la politique du président Touadera. Encore apprécié dans les milieux socialistes européens, il est durablement marqué par les violences des Banyamulenge de Jean-Pierre Bemba, à Bangui en 2002-2003. Néanmoins, ses dernières interventions et actions, tant médiatiques qu’humanitaires, montrent que Martin Ziguele sera probablement une nouvelle fois prétendant à la candidature présidentielle.

Mahamat Kamoun, ancien Premier ministre de la Transition de Catherine Samba-Panza (2014-2016), est sorti de sa réserve pour créer, le 6 juin 2019, son parti politique,  » La Centrafrique pour tous ». Ce Rounga,  musulman natif de Ndélé, formé aux Etats-Unis d’Amérique, espère obtenir le soutien de Catherine Samba-Panza et des rebelles du nord-est afin d’être le véritable artisan de la réconciliation nationale. Sa gestion financière de la Transition et notamment l’affaire du don angolais de 10 millions de dollars us seraient-elles oubliées par les Centrafricains ?

Jean-Serge Bokassa, cinquième de la dernière élection présidentielle, avec 6 % des voix, est en opposition ouverte, après son limogeage du gouvernement en 2018 et la spoliation du domaine impérial de Berengo, au profit des militaires russes. Très populaire dans le sud-ouest du pays, il n’est pas que l’un des fils de l’empereur Bokassa. Il est aussi l’une des rares personnalités qui a toujours été proche de la population et a fait preuve de courage dans ses condamnations des dérives du régime actuel. 

De lourds nuages


Paradoxalement, le climat politique s’est considérablement aggravé depuis l’Accord de Khartoum. L’opposition s’est rassemblée dans le « Mouvement pour la Défense de la Nation » –  » E Zingo Biani ». Outre plusieurs partis politiques, les organisations de la société civile et des syndicats se sont ligués contre la capitulation du président Touadera envers les 14 groupes armés. Le mouvement « E Zingo Biani » entend mobiliser la population dans des actions de protestation contre les dérives dictatoriales et collaborationnistes avec les rebelles du régime du président Touadera.

A cette montée en puissance de la contestation, le camp présidentiel organise la riposte. Les extrémistes entourant le président Touadera se regroupent désormais dans une milice intitulée « Les Requins ». Ces prédateurs hors pair, adeptes de la violence, avaient déjà sévi, sous le précédent régime Bozize-Touadera, dans la fameuse milice « Cocora ». Les Centrafricains ont bien en mémoire les assassinats politiques, dont celui de Charles Massi, en 2010. « Les Requins » ont reçu carte blanche pour lutter contre le mouvement « E Zingo Biani ».


Dans un tel contexte, on peut se demander si l’Accord de Khartoum du 6 février 2019 permettra vraiment d’assurer la Paix et la Réconciliation et de s’interroger sur la faisabilité d’élections, alors que les listes électorales et la plupart des cartes d’identité des Centrafricains ont disparu, le matériel électoral est totalement à renouveler, l’Autorité Nationale des élections est sans moyens et que l’État ne contrôle que 20 % du territoire national…La communauté internationale abondera-t-elle une fois de plus ce tonneau des Danaïdes ?

(1) David Dacko, l’empereur Bokassa 1er, André Kolingba, Ange-Félix Patasse, François Bozize et Michel Am-Nondroko Djotodia ont fait l’amère expérience d’une fin de règne non programmée.

 

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 00:26
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le président Touadéra écarte l’idée de limoger Sidiki de la primature



BANGUI, 17 juin 2019 (RJDH)---Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a écarté l’idée de démettre Sidiki, chef du mouvement armé 3R, mis en cause dans les tueries de Paoua fin mai, de son poste de conseiller militaire à la primature. Il l’a fait savoir dans une interview exclusive accordée à nos confrères de France 24 la semaine dernière à La Haye. 

Relever Sidiki de son poste de conseiller à la primature, est l’une des trois demandes faites par les députés lors de l’interpellation du Premier Ministre le 27 mai 2019. La réponse du président de la République aux députés tombe dix-neuf jours après l’interpellation de son Premier Ministre. L’idée de relever Sidiki ne passe pas chez le chef de l’Etat qui met en avant plutôt la justice et campe sur l’exigence du gouvernement demandant à Sidiki de livrer les auteurs des tueries de Paoua.

La démarche proposée par le gouvernement et acceptée par Sidiki visant à livrer les auteurs des crimes de Paoua, semble satisfaire le pouvoir de Bangui qui ne veut pas aller au-delà. Prudence politico-sécuritaire oblige mais, cette ligne n’est pas celle souhaitée par le peuple. Pour rappel, Sidiki a, entre le 22 et le 27 mai 2019, remis à la justice trois de ses hommes considérés comme auteurs des tueries de Paoua. Le gouvernement, selon le président Touadéra attend encore d’autres éléments de Sidiki pour les inculper.

Le débat sur le limogeage de Sidiki est ainsi clos avec la réponse du président de la République. Pour Faustin Archange Touadéra comme pour le Premier Ministre Firmin Ngrebada, cette hypothèse créerait plus de problèmes que de solution.  En dehors du limogeage de Sidiki, les élus de la Nation avaient aussi réclamé son arrestation et le départ du gouvernement de son représentant.

Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique : l’UNICEF appelle à la protection et au respect des Droits de l’enfant

BANGUI, le 17 Juin 2019 (RJDH) --- À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, l’UNICEF appelle à ne pas prendre pour cible les écoles et le personnel enseignant. Position exprimée dans un communiqué de presse publié ce 17 Juin 2019.

 Six cas graves de violations des Droits de l’Enfant en 2016 ont été enregistrés. La Centrafrique a connu 32 attaques contre des écoles, 16 en 2017 et 41 attaques en 2018. Cela a conduit à l’intensification du plaidoyer pour la protection et le respect des lieux d’apprentissage des enfants que sont les écoles.

Selon Christine Muhigana, Représentante de l’UNICEF en République centrafricaine, la célébration de la Journée de l’Enfant Africain marque l’engagement au respect des Droits de l’enfant « Cette célébration nous rappelle l’une de nos missions, qui est d’en finir avec les attaques contre les écoles et d’agir sans relâche pour que les enseignants, qui font déjà beaucoup de sacrifices pour éduquer nos enfants, ne soient pas pris pour cible dans les situations de conflit. Nous ajoutons notre voix à celles des enfants pour créer un mouvement afin que leur protection et leur bien-être soient une priorité pour tous. Heureusement, tout n’est pas sombre. En dépit de la situation humanitaire et sécuritaire préoccupante, l’UNICEF et ses partenaires accomplissent des progrès sur le terrain », a-t-elle déclaré.

Pour Aline Gisèle Pana, Ministre de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant, « La priorité du gouvernement reste la protection des établissements d’enseignement. Mon département travaille en partenariat avec celui de l’Education pour trouver des solutions idoines au problème des attaques des écoles. Il est regrettable que cela continue et que les écoles continuent à faire les frais d’attaques d’hommes armés. Nous poursuivons nos efforts pour que ce phénomène soit totalement éradiqué et que le droit à l’éducation soit effectif »a déclaré Madame la Ministre.

De 2014 à la fin du mois de mars 2019, 13.880 enfants dont 3.751 filles, retirés des groupes armés, sont pris en charge et sont orientés vers des filières d’apprentissage professionnel.

Vivien Ngalangou.

 

 

Centrafrique : Deux membres du gouvernement en tournée dans la préfecture de la Nana-Mambéré après la libération des otages 
 
BABOUA, le 17 Juin 2019(RJDH)----Après la libération des trois otages dont un sujet camerounais la semaine dernière, deux ministres à savoir, celui du DDR Maxime Mokome et d’Elevage, Moussa Bi sont en tournée dans la préfecture de la Nana-Mambéré à l’ouest du pays. L’objectif de cette mission est de rencontrer les responsables du Front Démocratique du Peuple Centrafricain(FDPC) d’Abdoulaye Miskine sur le désarmement. 
 
Les membres du gouvernement ont commencé leur visite à Niem-Yelewa et à Baboua avant de mettre le cap sur Cantonnier où ils vont échanger avec les autorités camerounaises afin de leur remettre l’otage après sa libération la semaine dernière.

Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord politique de paix de Khartoum et le processus du DDR lancé à l’intention des groupes armés en Centrafrique.
 
Les responsables du FDPC d’Abdoulaye Miskine ont été reçus par les deux ministres, Maxime Mokome du DDR et de l’’Elevage Moussa Bi, à Foro, localité située à environ 30 kilomètres de Baboua.

Ils ont exprimé leur volonté après les discussions instaurées entre les responsables de la Minusca et du Gouvernement d’adhérer au processus du DDR.
 
Selon des informations du RJDH, les membres du gouvernement ont pu répondre aux préoccupations des éléments du FDPC après le conseil ministériel.

Job Mohouna

 

 

Centrafrique : L’UJCA condamne la séquestration des deux reporters de l’AFP à Bangui

BANGUI, 17 Juin 2019 (RJDH) --- L’Union des Journalistes Centrafricains a, dans un communiqué de presse publié le 15 juin 2019, dénoncé les violences, les pressions et les intimidations à l’encontre des journalistes et des médias, ces menaces qui s’accentuent à chaque manifestation. 

L’UJCA condamne cet acte qu’elle qualifie d’atteinte à la liberté de la presse et des Droits de l’Homme. La prise de position de l’UJCA intervient un jour après l’interdiction du meeting de
la plateforme « E ZINGO BIANI » sur le terrain de l’UCATEX dans le 8èmearrondissement de Bangui.

Selon le communiqué de presse de l’Union des Journalistes Centrafricains (UJCA), deux journalistes de l’AFP ont été molestés et conduits dans les locaux de la SRI avant d’être relâchés. « Quoique la manifestation ait été interdite par le Ministre de la Sécurité Publique, nous décrions les entraves faites par les Forces de Sécurité aux journalistes dans leur droit de la collecte de l’information. Ces entraves impactent négativement sur l’accès du public », a souligné le communiqué.

« Ces derniers temps, nous avions déploré, entre autres, cas BELLA Julien, Directeur de la publication du journal « Centrafrique Matin » et de Landry Gatien KOYASSAKE de la Radio Notre Dame (RND). De nombreux confrères font l’objet de menaces verbales, parfois physiques à leur égard », ce sont encore de nouvelles pratiques pour empêcher les journalistes de travailler librement » a déploré l’UJCA.
 
L’UJCA demande l’arrêt immédiat de ces pratiques perpétrées par les hommes politiques de ce pays et renouvelle sa volonté de pouvoir travailler sereinement afin d’assurer le pluralisme de l’information.

Vivien Ngalangou

 

 

Centrafrique : L’Union Parlementaire Africaine appelle les signataires de l’accord de paix au respect de leurs engagements 

BANGUI, 17 Juin 2019(RJDH)---Les parlementaires africains venus de 40 pays de l’Afrique ont appelé les signataires de l’accord politique de paix de Khartoum à respecter leurs engagements. Un appel lancé le vendredi dernier à Bangui lors de la 74ème session du comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine(UPA). Durant ces deux jours, les parlementaires ont débattu sur les statuts et règlement intérieur de ladite organisation. 

La question de l’Accord de paix signé le 06 Février 2019 entre le gouvernement et les 14 groupes armés s’est invitée à cette session. Les parlementaires africains de l’UPA ont apporté leur soutien total à cet Accord qui, selon eux, a généré un vent d’accalmie dans le pays.

Rékiatou Sadou, députée du Niger présente la motion de soutien à l’Accord de paix, « Le Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine apporte son soutien total au processus de paix en République Centrafricaine, souligne le sens élevé du devoir, l’esprit patriotique et du dialogue qui animent les parties prenantes. Le comité exécutif de l’UPA encourage les parties à l’Accord à poursuivre résolument sa mise en œuvre dans le respect de son contenu et de son esprit et dans la coopération la plus totale », a encouragé le députée Rékiatou Sadou.

Lors de ces deux jours de travaux de la 74ème session du comité exécutif de l’UPA, les parlementaires africains ont adopté par acclamation le rapport de ladite session avec des amendements proposés par certains parlementaires des 40 pays africains et apporté plusieurs modifications au règlement intérieur dont l’une est le respect de la parité et du genre.

 On retiendra de ces assisses que conformément à l’Article 62 des statuts et du règlement intérieur de l’UPA il est dit que, « les groupes nationaux peuvent apporter des modifications au présent Règlement Intérieur sous forme de propositions écrites soumises au Comité Exécutif qui les approuve à la majorité des 2/3 des membres présents ».

Avant de déclarer close la 74ème session Alassane Bala Sakandé, Président du Comité Exécutif de l’UPA et Président de l’Assemblée Nationale du Burkina-faso, invite l’ensemble des parlements membres à s’acquitter de leurs cotisations, « C’est pourquoi, au moment où nous devons nous donner rendez-vous pour la prochaine session, je voudrais réitérer encore une fois notre appel, l’appel de cette 74ème session, à l’ensemble des parlements membres non à jour de leurs cotisations afin qu’ils donnent un signal fort de leur attachement aux idéaux de notre organisation »a rappelé Alassane Bala Sakandé, Président du Comité Exécutif de l’UPA.

L’Union Parlementaire Africaine contribue au renforcement du rôle et du prestige de l’Institution Parlementaire en Afrique en s’inspirant des valeurs tant africaines qu’universelles et des principes de la démocratie.

Jefferson Cyrille Yapende

 

 

Centrafrique : Les femmes leaders restituent la mission de l’appropriation de l’Accord de paix de Khartoum dans les 16 préfectures du pays 

BANGUI, le 17 juin 2019(RJDH) ---Le Réseau des Femmes leaders pour la Reconstruction en Centrafrique a organisé un atelier de restitution de la mission sur l’appropriation de l’Accord politique pour la réconciliation dans les 16 préfectures du pays. 

Dans l’objectif de communiquer sur l’Accord de paix de Khartoum signé à Bangui le 6 février dernier entre le gouvernement et les groupes armées, les femmes leaders ont effectué une mission à l’intérieur du pays.

Chantal Touabena, présidente de l’ONG Planète Femme, dresse un bilan satisfaisant après les rencontres tenues avec les femmes de l’intérieur du pays, « cette activité consiste à faire la restitution de la mission effectuée par les femmes leaders à l’intérieur du pays. Les femmes nous ont accueillies à bras ouverts. L’essentiel dans tout, c’est que le message transmis a été bien reçu par ces femmes et aussi par la population de ces localités. Nous avons travaillé dans les chefs-lieux de chaque localité pour faire comprendre le contenu en détail de cet Accord de Khartoum. Les femmes se sont mobilisées pour prendre le relais après notre départ et sensibiliser la population des autres communes sur ledit Accord de paix et de réconciliation. » souligne Chantal Touabena 

A l’issue de ces rencontres, plusieurs recommandations ont été faites par les femmes de l’arrière-pays, « plus précisément Bossangoa la population a fait plusieurs recommandations ils disent qu’il faudrait que les tueries s’arrêtent que les parties signataire de l’accord doivent respecter leur engagement .et que le DDR soit effectif pour que la paix revienne et qu’il Ya libre circulation des biens et personnes. » ajoute Chantal Touabena

 Le Réseau des Femmes Leaders au cours de la mission effectuée dans les 16 préfectures du pays a procédé à la mise en place des bureaux préfectoraux du comité de suivi des clauses dudit Accord.

Paméla Dounian-Doté.

 

 

Centrafrique : Problématique autour de la rentrée des classes 2019-2020 à Mobaye dans la Basse-Kotto 
 
BANGUI, le 17 juin 2019, (RJDH)---Les Maitres-parents de la localité de Mobaye-3 conditionnent la reprise des classes de 2019-2020 à une révision de leur per diem mensuel qui se chiffre de 7 .000 à 10.000 FRCFA par mois. Une position exprimée lors d’une rencontre organisée par le Député de Mobaye-3, Henri Mila Vigné le 27 mai dernier à l’occasion d’une mission conjointe, Minusca-Assemblée Nationale dans la localité. 
 
Au milieu de la foule venue nombreuse pour la circonstance au domicile de Henry Mila Vigné, Député de Mobaye-3, et troisième Vice-Président de l’Assemblée Nationale, se trouvent les parents d’élèves et des enseignants de l’école Zoupéndé à 5 kilomètres de Mobaye sur l’axe Zangba et de Ngoala. Pour ces derniers, si parmi les victimes de la crise il y a des enfants décédés, il n’en demeure pas moins qu’il y a encore un effectif des enfants à prendre en charge sur le plan éducationnel afin de prendre la relève de demain. Mais pour y parvenir, il faut des enseignants à la hauteur de leurs tâches. Mais il y a un problème à ce niveau dans la localité.

« Nous avons un effectif de 464 élèves pour un cycle complet du CI jusqu’au CM-2. Mais nous ne sommes que trois enseignants qui travaillons main dans la main avec les parents d’élèves. On est intéressé à valeur de 7000 Frs-cfa par mois. Mais au cours de l’année dernière, ça va bien mais cette année, ça ne va pas du tout. Nous avons plus de deux mois d’arriéré de salaire », a fait savoir Kitétinzapa Aimé, Enseignants, maître-parent à l’école Ngoala.  
 
Même son de cloche à l’école de Zoupéndé où il y a une légère amélioration de prime à hauteur de 10000 Frs-cfa. « Je dors à 5 kilomètres de l’école Zoupéndé. Nous avons une population scolaire qui se chiffre à 600 élèves. Et par rapport aux événements tragiques dans la région nous avons aujourd’hui un effectif de 400 élèves. Nous avons un problème de matériels didactique, c’est un peu difficile. Parce que, nous enseignants, nous sommes dans de grand problème. Pour percevoir l’argent c’est un peu difficile. Puisque depuis octobre jusqu’au mois de juin que nous entamons, ont épongé presque trois mois et le reste c’est difficile », a expliqué Tchéndo Jean-Bernard un des enseignants à l’école Zoupéndé.
 
Avec des familles en leurs charges, si de telles situations persistent, les Maître parents de Mobaye-3 affirment ne pas vouloir continuer avec la rentrée prochaine dans ce métier qui pourtant est leur vocation. « Non, nous n’avons pas le courage de continuer parce que nous sommes les pères de foyer. Nous abandonnons et pour retourner vers nos familles », Kitétinzapa Aimé.  
 
« Si nous abandonnons le travail, et qui va s’occuper des enfants, les pépinières de demains. Mais aussi, comment peut-on abandonner le foyer pour aller travailler et que le rendement n’y ait pas. Chaque mois on me donne 10000 Frs-cfa. Mais ça ne suffit pas. J’ai une femme y compris 8 enfants. Mais comment je peux nourrir mes enfants, ma femme et moi-même avec cette somme », s’interroge Tchéndo Jean-Bernard.

Si de Bangui, certains enseignants formés ne souhaitent pas à tort ou à raison pour certains de regagner leurs postes dans l’arrière-pays, les Maîtres parents de Mobaye-3 souhaitent que les autorités locales puissent initier des programmes pour renforces leurs capacités afin de relever le défi.

Cyrille WEGUE

 

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17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 01:33
Le Niger, le leadership français battu en brèche

 

Lu pour vous

 

By La redaction de Mondafrique  15 juin 2019

 

La France, partenaire traditionnel du Niger, enregistre de sérieux revers, autant sur le plan industriel qu’en matière de coopération militaire

L’opérateur de téléphone mobile Orange a pris prétexte d’un conflit avec le fisc nigérien, qui lui réclame plusieurs dizaines de millions de dollars, pour annoncer son retrait du pays. Un appel d’offre vient d’être lancé.

De son côté, Orano (ex-Areva) a décidé de fermer la Compagnie minière d’Akouta (COMINAK), une de ses deux filières au Niger, invoquant la chute du cours d’uranium sur le marché international.

 Pour les mêmes raisons, Orano avait déjà dû renoncer à mettre en exploitation la mine d’uranium d’Imouraren qui devait produire 5000 tonnes par an.

La percée militaire des Américains

Même sur le plan militaire, le leadership de la France au Niger semble de plus en plus contesté. Après avoir construit une base militaire de plus de 50 millions de dollars à Agadez dans le nord du pays, les Américains viennent de fournir aux forces armées nigériennes (FAN) un équipement estimé à près de 30 millions de dollars.

L’armée américaine est présente dans le pays avec ses bérets verts (forces spéciales) qui encadrent la formation de leurs homologues nigériens dans la lutte contre le terrorisme sur la frontière nord-ouest (commune avec le Mali) et sud-est (commune avec le Nigeria)

 

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17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 01:11
Centrafrique : deux journalistes français violemment interpellés lors de la dispersion d'une manifestation
Centrafrique : deux journalistes français violemment interpellés lors de la dispersion d'une manifestation
Centrafrique : deux journalistes français violemment interpellés lors de la dispersion d'une manifestation
Centrafrique : deux journalistes français violemment interpellés lors de la dispersion d'une manifestation
Centrafrique : deux journalistes français violemment interpellés lors de la dispersion d'une manifestation

Lu pour vous

 

https://www.france24.com

 

Deux journalistes français de l'AFP ont été violemment interpellés puis molestés par la police, samedi, alors qu'ils couvraient une manifestation de l'opposition, interdite par les autorités.

Lors de la dispersion, samedi 15 juin, d’une manifestation de l’opposition, interdite par les autorités, à Bangui, deux journalistes français de l’Agence France-Presse (AFP) ont été brutalement interpellés. Leur matériel leur a également été confisqué.

Charles Bouessel (28 ans) et Florent Vergnes (30 ans), ont déclaré avoir été retenus plus de six heures et auditionnés à trois reprises après avoir été arrêtés et brutalisés par des membres de l’Office centrafricain de la répression du banditisme (OCRB).

Les deux correspondants, pourtant accrédités pour travailler dans ce pays, ont été arrêtés samedi vers 15h.

Coups au visage, matériel fracassé au sol

"L'AFP proteste contre les violences policières injustifiables dont ont été victimes deux de ses collaborateurs samedi à Bangui", a déclaré Boris Bachorz, le directeur AFP pour l'Afrique.

Les journalistes ont d'abord été retenus par l'OCRB puis transférés dans les locaux de la direction des services de police judiciaire (DSPJ) situés à Bangui.

"Avec Florent nous tentons de partir (...). L'OCRB nous voit et semble furieux qu'on ait filmé la scène, ils foncent sur nous", a-t-il ajouté. "L'un d'eux attrape ma caméra et la fracasse par terre. Je mets les mains en l'air mais je me prends une première claque dans la tête. Mon sac à dos (où j'ai mes papiers, passeport, carte bleue, accréditation presse...) est arraché et jeté par terre. Je demande à le prendre, ainsi que les débris de mon appareil mais je reçois seulement des coups".

"Ceinturé à la gorge"

Charles Bouessel affirme que son confrère et lui ont été libérés à 20h48. À ce moment là, celui-ci n’a plus ni papiers, ni argent, ni téléphone. "Les policiers proposent de nous ramener mais demandent 10 000 francs (15 euros) pour l’essence."

De son côté, Florent Vergnes a affirmé avoir "été ceinturé à la gorge" et s'être "pris des beignes, des coups de crosse de kalachnikov dans le dos". "Ils m'ont arraché mon sac, mon appareil photo et mon téléphone" pendant l'arrestation.

"J'ai saigné du nez et j'ai mal au dos et à la mâchoire", a-t-il ajouté, faisant constater ses blessures par un médecin à Bangui, dimanche matin.

Selon les termes du certificat médical, Florent Vergnes présente "un volumineux hématome temporal droit, un hématome sur l’omoplate droite, un hématome sur la base du nez et une douleur sur l’articulation temporo-mandibulaire gauche et un trouble de l’articulé dentaire".

Pourtant, Florent Vergnes assure qu’au moment de son interpellation, il a bien signalé être dûment accrédité. "Je leur ai dit que j’étais journaliste et que j’étais accrédité" explique-t-il, avant de poursuivre, "ils m’ont dit ‘appelle ton ministre’"

Flavien Mbata, ministre centrafricain de la Justice, a quant à lui expliqué que les deux journalistes "ont été interpellés par la police, car ils étaient présents sur les lieux d'une manifestation interdite par la police".

Liberté de la presse

Outrée, l’AFP proteste. "Nous demandons aux autorités centrafricaines des assurances que ces deux journalistes, comme l'ensemble de leurs collègues en Centrafrique, puissent continuer à effectuer leur mission sans avoir à craindre pour leur intégrité physique", a déclaré Boris Bachorz, indiquant qu'une démarche formelle de l'AFP serait effectuée en ce sens dès lundi.

 

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Centrafrique-Presse.com
17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 00:58
Centrafrique difficile quotidien des réfugiés sud-soudanais qui sont à Obo
Centrafrique difficile quotidien des réfugiés sud-soudanais qui sont à Obo
Centrafrique difficile quotidien des réfugiés sud-soudanais qui sont à Obo

 

Lu pour vous

 

Alwihda Info | Par Arsène-Jonathan Mosseavo - 16 Juin 2019 modifié le 16 Juin 2019 - 20:18

 

Arrivés en Centrafrique en 2015, fuyant la guerre au Soudan du Sud, des milliers de réfugiés Sud-soudanais sont depuis 2016 à Obo, chef lieu de la préfecture du Haut Mbomou, située à l’Extrême –Est de la République Centrafricaine. Accueillis en 2015 à Bambouti puis transférés en 2016 à Obo par le HCR, ces réfugiés sont logés dans un grand camp - de plus de 350 abris répartis dans 5 blocs.  

Selon les statistiques fournis par le HCR, 2481 réfugiés sud-soudanais sont recensés à Obo. D’autres ont décidé de retourné – ils sont menacés et ne peuvent plus accepter de tels traitements.  

L’espoir et la peur au ventre  

Trois ans passés à Obo, femmes, enfants, jeunes et vieillards vivent dans la quiétude parce qu’ils ont fui le pire dans leur pays d’origine pour se réfugier en Centrafrique, à Obo, précisément. Des moyens sobres de subsistance et de divertissement sont mis à leur disposition par le HCR : école, accès gratuit aux soins de santé, terrains de sports etc… 

Solange, une des jeunes réfugiées affirme qu’il y a le vivre-ensemble dans le camp et les autochtones d’Obo mais c’est difficile de trouver à manger. « Nous ne pouvons pas aller aux champs de peur d’être agressées ». Avis partagé par plusieurs jeunes qui sont dans le camp tels qu’Abel, responsable des jeunes réfugiés sud-soudanais. 

A cela s’ajoute l’insécurité car ils ne peuvent plus se déplacer au-delà de 5 km pour faire la chasse ou travailler dans des champs privés pour avoir un peu d’argent pour répondre aux besoins de leurs familles. 

Ces réfugiés sont également victimes de fausses accusations liées à certains actes qu’ils n’ont pas commis. C’est l’enclavement.  

C’est difficile de joindre les deux bouts avec le peu que le HCR donne par ménage, soit 6.000 FCFA (environs 10 euros) par mois, a déploré l’un des réfugiés. Il souhaiterait que le quota par ménage sois respecté pour répondre aux nombreux besoins de survie. 

Insécurité et la peur, certes,  « il y’a l’espoir de retourner un jour au Sud-Soudan avec le concours du HCR », précise Abel. En attendant, l’agence des Nations –Unies en charge des réfugiés a appuyé la formation de quelques jeunes réfugiés en informatique, construit une école moderne à quelques mètres du camp. D’autres sollicitent des formations professionnelles telles que la maçonnerie et la couture.  

Les regards des uns et des autres sont parfois émotionnels du fait du dépaysement- chez certains c’est l’espoir et le courage.  

Qu’à cela ne tienne, les réfugiés sud-soudanais et ceux de la République Démocratique du Congo s’activent en synergie dans les préparatifs de la Journée Mondiale des Réfugiés qui sera célébrée le 20 Juin 2019 à Obo. 

Des détails sur les temps forts de cette célébration particulière dans nos prochaines publications.

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17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 00:25
Les forces spéciales centrafricaines
Les forces spéciales centrafricaines
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Les forces spéciales centrafricaines

 

Les forces spéciales centrafricaines à l’assaut du parcours d’obstacles avec l’appui de la coopération militaire française

 

Source : Ambassade de France

 

Samedi 15 juin, le Bataillon des forces spéciales (BFS) des Forces armées centrafricaines (FACA) était rassemblé pour une compétition sur le parcours d’obstacles du camp Kassai. Le parcours venait d’être rénové et remis aux normes par le Détachement d’appui opérationnel français de M’Poko qui a refait la maçonnerie, la ferronnerie et la peinture. Dans le même temps, le Détachement du partenariat militaire opérationnel (DPMO) des Éléments français au Gabon (EFG) a entraîné pendant 15 jours, grâce à l’appui de ses spécialistes, le BFS aux techniques de franchissement des obstacles.

Afin d’étalonner le parcours en enregistrant un temps de référence, une compétition entre militaires centrafricains et français a donc été organisée à l’initiative du commandant Hubert Z., chef de ce bataillon d’élite. 4 équipes de 4 hommes du BFS parmi les meilleurs repérés à l’occasion des entraînements et 1 équipe de 4 hommes au sein du DPMO se sont donc lancés sur ce parcours rénové. 

Chacun a donné son maximum et, individuellement, c’est finalement le caporal Nestor B. qui avec 3 minutes et 26 secondes a effectué le meilleur temps et mérité tous les honneurs.

Le commandant Fabrice, coopérant français et représentant l’Attaché de défense au nom duquel il a remis un petit présent à un des meilleurs compétiteurs a rappelé que " les liens entre l’armée française et l’armée centrafricaine étaient anciens et marqués par le sceau de l’excellence et de la confiance". Le capitaine Benoît, chef du DPMO, a également remis un petit présent au nom du général Jean-Pierre Perrin commandant les EFG et a souligné "l’esprit de professionnalisme et de camaraderie dans lequel s’est déroulée cette montée en puissance du BFS". 

Le Partenariat militaire opérationnel a constitué une plus-value mise à la disposition des FS à la demande des autorités centrafricaines et de son chef d’état-major; le général Zéphirin Mamadou qui travaille à l’opérationnalisation de ses unités. La mise à disposition d’un DPMO est limitée dans le temps et destinée à une mission spécifique mais son renouvellement pourra être envisagée à la demande des autorités centrafricaines.

 

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 20:45
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les forces spéciales centrafricaines terminent leur entrainement sur une note de satisfaction 

BANGUI, le 16 Juin 2019(RJDH)---- Des éléments du bataillon des forces spéciales centrafricaines sont désormais aguerris après l’exercice axé sur « le parcours du combattant ». Ce corps spécial était le samedi 15 juin au camp Kassai dans le 7ème arrondissement de Bangui face aux 20 obstacles, notamment le rompe, le mur en présence de leurs instructeurs du détachement militaire français basé au Gabon. Une manière de rendre plus performants les éléments du bataillon des forces spéciales de la République Centrafricaine. 

« Le parcours de combattant », c’est l’exercice entamé par le bataillon des forces spéciales qui a pris fin le samedi 15 juin 2019 au camp Kassaï dans le 7ème arrondissement de Bangui. Un espace d’entrainement de 600 mètres et présente 20 obstacles.  Les quinze éléments du bataillon ont tour à tour été soumis à ces rudes épreuves dit « 20 obstacles », notamment la planche irlandaise, le mur, la fosse et le chapeau de gendarme.

Le caporal Nestor Bena, terminant à la tête de cette compétition militaire en réalisant un chrono de 3,25’’ revient sur les épreuves.  «Par exemple ici, c’est un exercice qui s’appelle échelle, les autres s’appellent, le saut sur escalier, rompe, la table irlandaise, la girafe,  la fosse. Je suis le premier parce que, l’armée c’est la physique. L’état des lieux d’entrainement n’est pas encore convenable, mais nous essayons de nous adapter au rythme»s’est exprimé le Caporal Nestor.

Les résultats sont satisfaisants, a ajouté le chef de corps du bataillon des forces spéciales, Hubert Zinga, qui sollicite plus d’efforts de la part des éléments. « C’est très bien le niveau de l’entrainement. Il est excellent, ce que je peux dire, c’est de dire aux éléments d’améliorer leur niveau pour une bonne performance », a félicité Hubert Zinga.

C’est dans une atmosphère d’ambiance que les éléments de forces spéciales ont persuadé leurs instructeurs venus du Gabon. Le commandant Fabrice Intertaglia, chef de bataillon du détachement français basé au Gabon, encourage les forces spéciales à rester sur cet élan, « cela crée un engouement physique, mais aussi la cohésion et toute la fraternité.  C’est aussi le but de ce type d’entrainement qui est de travailler le corps, les esprits autour de ceux qui travaillent pour donner de meilleurs d’eux-mêmes ».

Les prochaines étapes, après cet exercice dit parcours de combattant, est celui de rendre les forces spéciales plus performantes, « dans l’armée on parle de formation continue. Donc même si le détachement de forces de Gabon arrive à terme de leur mission, nous allons continuer pour faire en sorte que nos éléments puissent etre aptes sur le terrain » a appuyé Hubert Zinga.

La France à travers le détachement du Gabon compte accompagner les forces spéciales de la République Centrafricaine.

Judicaël Yongo.

 

 

Centrafrique : Lancement de la campagne contre les discours haineux à travers le pays 

BANGUI, 16 Juin 2019(RJDH) --- L’ONG Internationale Search For Common Ground, en collaboration avec des organisations nationales a lancé le vendredi 14 Juin 2019 à Bangui,  une campagne dénommée : « Droit d’informer, devoir de vérifier ». Cette campagne de six(6) semaines a pour objectif de lutter contre les discours haineux sur les réseaux sociaux en Centrafrique.

Cette campagne de sensibilisation qui s’étend sur une période de six (6) semaines regroupe les organisations à savoir, l’Association des Blogueurs Centrafricain (ABCA), le Réseau des Radios Communautaires de Centrafrique (RMCC), le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) et le Haut Conseil de la Communication (HCC).

Rosmon Zokoue, président de l’ABCA revient sur les grandes lignes de cette campagne, « nous sommes là comme membres pour appuyer l’ONG SFCG dans cette campagne. Nous avons accepté de participer dans un esprit collaboratif, parce que la lutte contre les « Fakenews, c’est quelque chose que nous avons déjà démarré, cette initiative vient seulement renforcer notre action. Après les six (6) semaines, nous allons continuer à sensibiliser les gens à travers la page Facebook créée pour cette campagne », a-t-il expliqué.

Il est aussi revenu sur les stratégies à mettre en place durant les 6 semaines afin de lutter contre les messages haineux, « Nous allons juste à travers notre page Facebook publier des petites astuces d’apprendre aux visiteurs comment vérifier si une image est truquée ou non. Comment vérifier si une information est fausse où pas et nous allons au-delà de ces activités publier des messages sur la paix, la cohésion sociale et la réconciliation », a-t-il énuméré.

Cette campagne de lutte contre les discours de haine sera menée à travers les réseaux sociaux à travers une page Facebook dénommée « Bé AfrikaTi é ti laso ». Elle intervient après celle menée par l’ABCA, le HCC et bien d’autres organisations nationales et internationales. Ces initiatives ont pour objectif de contribuer à pacification du pays via réseaux sociaux.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho.

 

 

Centrafrique : 3350 personnes retournées enregistrées en 2018 par la Commission nationale des réfugiés 

BANGUI, 16 Juin 2019 (RJDH) --- La Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) a présenté ce vendredi 14 juin, le bilan à mi-parcours des activités réalisées en faveur des réfugiés en Centrafrique. Environ 3350 personnes retournées du Congo Brazzaville ont été enregistrées par la CNR en 2018. 

Selon le bilan à mi-parcours, la CNR en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) a accueilli environ 3350 retournés du coté Congo Brazzaville, et 2800 autres personnes qui ont manifesté de retourner dans leur pays respectif.  Deux sessions d’analyse des dossiers des demandeurs d’asile ont été réalisées en janvier 2019 dont les résultats font état de 37 à 57 ménages composés de 75 personnes.

Le Secrétaire Général par intérim de la CNR, Stéphane Engombé-Ifona, expert en solutions durables à la commission nationale, a indiqué que les défis sont énormes. « Nous avons enregistré environ 2800 réfugiés au Cameroun qui ont manifesté le désir de retourner en Centrafrique. Le manque de moyens logistique et financier retarde le processus du retour de nos compatriotes. Parce qu’il faut louer des véhicules, des frais de missions pour l’équipe qui vont les accompagner », a déploré le Secrétaire général de la commission.

L’occasion a aussi permis aux 42 réfugiés rwandais de recevoir leur certificat d’asile, « ces réfugiés sont les bénéficiaires de l’appui du gouvernement centrafricain en ce qui concerne l’asile. Des solutions durables ont été accordées et les procédures de réinsertion suivent son cours. Ces personnes ont rempli tous les critères d’éligibilité », précise-t-il.

Certaines personnes qui ont fui leur pays pour des raisons politiques, des crimes graves commis sont aussitôt rapatriées dans leur pays d’origine. La Commission travaille en collaboration avec la chaîne pénale de Centrafrique, le Ministère des Affaires Etrangères, les instances judiciaires des pays concernés.

Le bilan à mi-parcours a été présenté le 14 juin, date de la célébration du 36èmeanniversaire de la Commission Nationale pour les Réfugiés.

Auguste Bati-Kalamet.
 

 

Centrafrique : Trois personnes prises en otages par des éléments du FDPC libérées après un mois de kidnapping 

BABOUA, le 16 Juin 2019(RJDH)--- Les trois personnes prises en otage par des éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine ont été libérées le samedi 15 juin 2019 à 30 kilomètres de la ville. Elles ont été remises aux autorités locales en présence de la MINUSCA. Une information confirmée des sources locales contactée par le RJDH.

Les otages ont passé un mois et quelques jours entre les mains de leurs ravisseurs, dans une localité située à 30 kilomètres de Baboua, axe Gara-Garamboulaye. Les ravisseurs exigent des autorités centrafricaines, la libération de leurs responsables arrêtés lors des affrontements en avril dernier, après la signature de l’accord de Khartoum entre les groupes armés et le gouvernement le 06 février dernier.

Selon des sources locales, « la libération des otages a été rendue possible suite aux discussions ouvertes par les autorités de la ville de Baboua, les représentants du gouvernement, de la Minusca et du Front Démocratique du Peuple Centrafricaine la semaine dernière », a indiqué une autorité locale de Baboua.

Un des otages, qui a requis l’anonymat, précise que, « les ravisseurs n’ont pas fait du mal à tous les membres du véhicule arrêtés  dans la localité » dit-il.

Cette libération intervient après les discussions entamées par la Minusca, les autorités de la Nana-Mambéré et les responsables du FDPC le 12 juin dernier dans la sous-préfecture de Baboua./Job Mohouna.

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 20:29
RCA: deux journalistes de l'AFP brutalement interpellés à Bangui

 

 

Par RFI Publié le 16-06-2019 Modifié le 16-06-2019 à 20:44

 

Deux journalistes français ont été brutalement interpellés samedi 15 juin lors de la dispersion d'une manifestation interdite à Bangui. Les forces de sécurité ont confisqué ou détruit leur matériel. Il s’agit de deux correspondants de l'AFP accrédités en Centrafrique : Charles Bouessel et Florent Vergnes.

 

Les deux confrères de l’AFP couvraient une manifestation interdite et tout se passait bien jusqu’à ce que les forces de sécurité dispersent les manifestants.

Lorsque tous entendent des tirs à balle réelle – des coups de semonce – les choses se gâtent.

Des policiers, qui craignent que les reporters aient filmé la scène, foncent alors sur eux. Des agents de l’OCRB, l'Office centrafricain de répression du banditisme, attrapent leur caméra, la jettent par terre et la fracassent. Ils s’emparent aussi de leur appareil-photo et de leurs téléphones.

Les deux reporters, dûment accrédités, sont ensuite amenés à l'OCRB, où ils disent avoir été tabassés -- à coups de poing, coups de pied et coups de crosse - avant d’être remis à la DSPJ, la Direction des services de police judiciaire.

Ils seront libérés après une garde à vue de six heures. L’un d’eux a fait constater ses blessures par un médecin ce dimanche matin. Le certificat médical parle, entre autres, d’hématomes au visage et dans le dos.

Le ministre centrafricain de la Justice, Flavien Mbata, a déclaré à l'AFP que les deux journalistes « ont été interpellés parce qu’ils se trouvaient sur les lieux d'une manifestation interdite par la police ».

Les forces de l’ordre auraient dû faire autrement, c’est-à-dire protéger les journalistes au lieu de les empêcher de faire leur travail : informer le monde sur ce qu’il se passe au niveau de Bangui ... Ils ont couvert beaucoup d’événements que ce soit à Bangui, que ce soit à l’intérieur du pays. Moi-même j’ai eu à effectuer plusieurs fois des missions avec ces deux confrères à l’intérieur du pays. Ils ne sont pas à Bangui dans une situation de clandestinité... Tous ceux qui tentaient de prendre les informations ont été menacés et d’autres ont fui. J’ai eu des témoignages de certains confrères qui ont aussi fui pour se mettre à l’abri. Tous ceux qui prenaient des images, des vidéos, étaient menacés, mais ils n’ont pas été brutalisés, arrêtés, comme les deux confrères.

Fridolin Ngoulou, le directeur de la radio Fréquence RJDH dénonce leur interpellation

16-06-2019 - Par Michel Arseneault

Des accréditations et des papiers en règle

La direction de l'AFP a vivement protesté contre la violente interpellation de ses deux journalistes. Le directeur Afrique Boris Bachorz souligne que tous leurs papiers étaient en règles. Il estime que l'affaire est un test pour les autorités centrafricaines. « Ils ont l’occasion de montrer que la Centrafrique est un pays où les journalistes qu’ils soient étrangers ou pas peuvent travailler en toute sécurité. Elle sont l’occasion de le faire d’abord en enquêtant sur les violences dont ont été victimes nos deux journalistes et en faisant en sorte aussi que tout leur matériel leur soit restitué, le matériel qui est encore en état de l’être, puisque au moment où je vous parle je n’ai absolument aucune certitude quant à savoir si nos deux collègues disposent toujours de leurs papiers, qui ont été enlevés aussi, de leur argent, leurs téléphones portables, tout ça a disparu », a-t-il déclaré à RFI.

Boris Bachorz, directeur Afrique de l'AFP

16-06-2019 - Par Michel Arseneault

 

À la question de savoir si des charges ont été retenues contre les deux journalistes, il est encore tôt pour le savoir. « Le ministère de la Justice nous dit qu’ils prendront une décision en ce sens demain, lundi. Il est évident qu’à notre sens, aucune charge  ne peut être retenue puisqu’’il s’agit de deux journalistes dûment accrédités auprès des autorités centrales centrafricaines depuis plusieurs années qui ne faisaient rien d’autre que leur travail », a précisé à RFI Boris Bachorz. 

#RCA @RSF_inter condamne vigoureusement l’agression de deux journalistes français, roués de coups samedi par les policiers de l’OCRB alors qu’ils couvraient une manifestation de l’opposition et retenus six heures en garde vue. Ces mauvais traitements ne doivent pas rester impunis pic.twitter.com/ZeOynq7nc0

  RSF (@RSF_inter) 16 juin 2019

Reporters sans frontières appelle les autorités centrafricaines à sanctionner les forces de sécurité qui ont malmené les deux journalistes français.

Nous sommes scandalisés par l’attitude de policiers de l’OCRB qui a fait un usage de la force complètement disproportionné. Les journalistes ne faisaient que couvrir une manifestation, certes interdite, mais ils étaient tout à fait dans leur droit de couvrir cette manifestation. Et au moment de la dispersion, au moment où il y a eu des tirs à balles réelles que les deux journalistes ont été interpellés avec force et ensuite interrogés. On a tenté de monter des charges complètement fallacieuses et montées de toute pièce contre eux. On les a accusés d’avoir participé à l’organisation de cette manifestation. Il faut savoir que ce sont des journalistes qui sont sur place depuis au moins un an, voire deux, des journalistes connus qui ont fini par être relâchés mais les charges n’ont pas été abandonnées. Nous demandons à ce que les charges soient abandonnées et que les responsables de cette agression soient identifiés et sanctionnés.

Arnaud Froger de RSF : « Nous demandons à ce que les charges soient abandonnées et que les responsables de cette agression soient identifiés et sanctionnés»

16-06-2019 - Par Michel Arseneault

 

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 00:02
RCA : Bangui accueille la 74eme session de l’UPA

 

 

https://www.radiondekeluka.org  vendredi 14 juin 2019 12:43

 

La République Centrafricaine a abrité ce jeudi 13 juin les travaux de la 74eme session de l’Union Parlementaire Africaine (UPA). 48 heures durant, près de 150 députés venus de 40 pays du continent vont débattre des questions relatives à la sécurité, la démocratie, les droits de l’Homme, la parité ainsi que la participation de la jeunesse dans les instances de prise de décisions.

Présidée par Allassane Bala Sakandé, président de l'Assemblée Nationale du Burkina Faso et président du comité exécutif de l'Union parlementaire africaine, cette rencontre de deux jours va permettre aux représentants des peuples de 40 pays de l'Afrique de réfléchir sur les mécanismes de protection de la population contre le terrorisme, le respect des principes de la démocratie, des droits de l'homme, de la parité, de la participation de jeunes dans les instances de prise de décision et du statut des membres observateurs de l'union.

"Nous sommes fier d'être à Bangui pour montrer que nous sommes solidaires du peuple centrafricain dans sa lutte pour l'instauration d'une démocratie véritable et d'un Etat de droit", a indiqué le nigérien Idi Gado Boubacar, secrétaire général de l'Union parlementaire africaine.

Le président de l'Assemblée Nationale centrafricaine, Moussa Laurent Ngon Baba, a salué le choix de son pays pour abriter ces assises. Le parlementaire a souhaité que les participants puissent adopter des recommandations fortes pour aider les pays africains à faire face aux menaces sécuritaires contre la population.

"Les menaces à la paix et au bien-être de nos populations sont multiformes. Nous devons prendre en compte ces différentes formes de terreurs dans une résolution globale", a fait savoir Moussa Laurent Ngon Baba. Le président du parlement centrafricain a émis le vœu qu'au sortir des travaux, les participants puissent adopter "une résolution dans le sens d'un plus grand engagement de nos Etats à lutter contre les groupes armés".

Cette 74eme session a été également l'occasion pour les parlementaires africains de discuter du fonctionnement de l'institution notamment le problème de la lenteur dans le versement des cotisations par certains Etats membres. Le président de l'union, Allassane Bala Sakandé, en a profité pour annoncer que la présidence du comité exécutif qui n'est assurée que par les ouest-africains sera désormais rotative.

 

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 23:55
Faustin-Archange Touadéra : "L'accord de paix en Centrafrique a toutes les chances d'aboutir"

 

L'Entretien

 

Faustin-Archange Touadéra : "L'accord de paix en Centrafrique a toutes les chances d'aboutir"

 

https://www.france24.com  14/06/2019 - 14:58  Marc Perelman

 

Dans un entretien accordé à France 24, le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, se dit confiant dans l'application des accords de paix signés il y a quatre mois avec les groupes armés. Et ce malgré le fait que l'un des groupes armés signataires de l'accord - les 3R - a commis un massacre de villageois fin mai. Faustin-Archange Touadéra affirme que tous les coupables seront traduits en justice.

Dans cet entretien accordé à France 24, le président de la République Centrafricaine Faustin-Archange Touadéra appelle également à lever l’embargo sur les armes décrété par l’ONU afin de permettre à l’armée régulière de reprendre le contrôle du territoire, aujourd’hui largement aux mains des groupes armés.

Enfin, il minimise les tensions entre la France et la Russie à propos de leur rôle respectif dans son pays, et refuse de dire s’il sera candidat à sa succession en 2020.

Une émission préparée par Narimène Laouadi et Morgane Minair.

 

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