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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 18:14

 

 

 

30/11/15 (La Croix)

 

Nicolas Guérékoyame-Gbangou, le pasteur évangélique qui préside l’association des évangéliques de Centrafrique et a rencontré le pape dimanche 29 novembre, parcourt le pays depuis 2012 pour tenter d’apaiser le conflit. Aux côtés de l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et de l’imam Oumar Kobine Layama, il y a un troisième homme : le pasteur Nicolas Guérékoyame-Gbangou. À 55 ans, celui qui préside l’association des évangéliques de Centrafrique est devenu l’une des figures d’un inlassable plaidoyer pour la paix, contre vents et marées.

 

En se rendant, dimanche 29 novembre, à la faculté de théologie évangélique de Bangui, le pape a voulu saluer un leader religieux autant qu’un homme de terrain. Chef de l’Église protestante de Centrafrique, représentant des autorités religieuses auprès du gouvernement de transition, il est aussi le pasteur de l’Église évangélique Elim Bangui-M’Poko où 10 000 personnes trouvèrent refuge au plus fort de la crise.

 

Depuis la mise sur pied de la plate-forme interreligieuse pour la paix, en 2013, il sillonne le pays, martelant que le conflit n’est en rien religieux, mais politique. C’est chez lui que résident pendant quelques mois, en 2014, le frère de l’imam Layama et sa famille, chassés de chez eux.

 

UN HOMME DÉTERMINÉ

 

Depuis octobre, le pasteur habite, avec ses 10 enfants, au sein de la faculté de théologie évangélique de Bangui. Impossible, en effet, de rester dans sa maison, mise à sac et incendiée par les milices lors du dernier regain de tension dans la capitale centrafricaine.

 

« Malgré cet incident, il a l’esprit tranquille et le cœur net. Il dit qu’il ne veut pas se laisser envahir par la peur et que tous les membres de sa famille en sont sortis indemnes », témoigne l’un de ses proches, le pasteur Franco Mbaye-Mbondoi, secrétaire général de l’Alliance des évangéliques en Centrafrique. « C’est un homme déterminé. Quand il s’engage, il va jusqu’au bout », poursuit-il, qui admire en son ami un « homme de prière, à qui la vengeance est étrangère ».

Au fil des années, rien ne semble émousser cette détermination. « Le pessimisme n’est pas le langage du croyant, déclarait le pasteur Nicolas Guérékoyame-Gbangou à Pèlerin en mars 2014. Nous nous sommes engagés tous les trois depuis 2012 parce que nous croyons à la force de la Parole pour désarmer les mains et convertir les cœurs. »

 

Loup Besmond de Senneville

Lu pour vous : Nicolas Guérékoyame-Gbangou, un inlassable défenseur de la paix en Centrafrique
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 17:17

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#060/2015

 

 

 

Bangui, le 30 novembre 2015 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a appris avec une grande tristesse le décès du Commandat de sa Force, le Général de division, Martin Chomu Tumenta survenu, lundi, des suites de maladie.

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, rend hommage au disparu et salue son engagement et son dévouement à la tête de la Force pour la cause de la paix en Centrafrique.

 

Le général Tumenta, du Cameroun, avait été nommé au poste de Commandant de la Force de la MINUSCA par le Secrétaire général de l’ONU, le 30 juillet 2014. Il était entré en fonction à la mi-septembre au moment du transfert de l’autorité de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), alors sous son commandement, à la MINUSCA.

 

Auparavant, il avait accompli une carrière exemplaire au sein du bataillon de troupes aéroportées camerounaises. Il a notamment dirigé les opérations Delta dans la péninsule de Bakassi et la troisième région militaire interarmées. Il a également été Directeur des ressources humaines au Ministère de la défense.

 

Né en 1954, le général de division Tumenta était diplômé de l’École militaire interarmées de Yaoundé et avait également étudié dans des École de guerre en France et aux États-Unis.  

 

La MINUSCA présente ses sincères condoléances à sa famille et aux autorités camerounaises.

LA MINUSCA REGRETTE LE DECES DU COMMANDANT DE LA FORCE, GEN. TUMENTA
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 17:09
Tribune libre : Nos enfants dans la crise centrafricaine

 

 

 

Le GHI, Global Hunger Index ou indice de la faim, est défini pour montrer le niveau de la faim dans les pays en développement et la Centrafrique remporte malheureusement la première place en 2015. A partir de cet indicateur et par corrélation entre pays, on constate des causes mais surtout des conséquences de la sous-alimentation sur la population et sur le développement d'un pays dans son ensemble.

 

En l'occurrence, je vais développer un sujet qui, à mon sens, devrait être au centre des discussions : l'impact de l'insécurité alimentaire sur les enfants de notre chère République Centrafricaine.

 

Cet indice de la faim est calculé par l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) et nous donne un indicateur très fiable pour qualifier la situation d'un pays dans l'insécurité alimentaire, comme la Centrafrique.

 

Comment ce GHI est-il calculé ? Il se base sur quatre critères :

 

- la sous-alimentation de la population (part de la population ayant un apport calorique insuffisant),

- la mortalité infantile*,

- l'émaciation infantile* (amaigrissement très prononcé),

- le retard de croissance infantile*.

* Les trois critères infantiles concernent les enfants de moins de 5 ans.

 

Ces données sont fournies par les gouvernements des pays et différents organismes tels que l'Organisation Mondiale de la Santé à l'IFPRI qui calcule tous les ans cet indice de 0 à 100. Entre 35 et 49,9, le résultat est « alarmant ». S'il dépasse 50, le résultat est jugé « extrêmement alarmant ». Cette année, 8 pays se retrouvent dans une situation alarmante.

 

La RCA arrive en première position avec un score de 46,9, c'est effectivement alarmant... Cependant, il faut noter que la Centrafrique descend pour la première fois sous la barre « extrêmement alarmante » depuis 1990, étant plutôt habituée à 51. C'est un début encourageant ! En effet, en regardant les chiffres de plus près, on constate une amélioration des trois critères infantiles au cours de ces 10 dernières années. Espérons que cette tendance va continuer car les conséquences de la sous-alimentation sont nombreuses et perverses.

 

Au-delà de ce chiffre et des calculs mathématiques, nous pouvons tirer des faits probants.

 

Tout d'abord, la région la plus sinistrée est l'Afrique subsaharienne, suivie de près par l'Asie du sud.

 

Parmi les vingt premiers pays de cette édition 2015 se trouvent quatorze pays subsahariens : la RCA, le Tchad, la Zambie, la Sierra Leone, le Niger, l'Ethiopie, Djibouti, le Nigeria, l'Angola, le Mozambique, la Namibie, le Burkina Faso, le Zimbabwe et le Liberia.

 

On constate aussi que la plupart de ces 14 pays subsahariens font face à de fortes instabilités ou en sortent tout juste. Cela nous montre de façon flagrante que la faim et l'insécurité d'un pays sont étroitement liées. La RCA en est l'exemple typique. En crise depuis 2013, dans l'incapacité de soutenir une autosuffisance alimentaire, des voies d'accès pour le ravitaillement constamment en proie aux coupeurs de route, des conflits récurrents en province comme dans la capitale, des pillages de villages par les groupes armés... Ce sont autant de facteurs qui montrent le lien très fort entre l'insécurité et la sous-alimentation. La loi du plus fort reprend sa fonction et la population meurt de faim.

 

Les conséquences sont dramatiques...

 

Je ne listerai par toutes les conséquences de ces phénomènes pour la simple raison que chacune mérite un article à part entière. Je vais donc plutôt m'attarder sur le sujet le plus sensible à mon avis, celui des enfants impactés par la faim.

 

En effet, ce sont les premières victimes, tant au niveau de la santé physique que psychologique. Un enfant sous-alimenté va développer des problèmes de croissance graves, des maladies...

 

Il existe aussi un cercle vicieux qui fait malheureusement des ravages dans notre beau pays.

 

Les Centrafricains sont dans un état général de sous-alimentation. Les parents travaillent autant que possible pour nourrir leur famille mais il est souvent impossible de fournir suffisamment de nourriture à cause des pénuries, des inflations, etc. Ainsi, les enfants dans la majorité des foyers se retrouvent contraints à travailler dés leur plus jeune âge pour apporter leur contribution à la famille. Evidemment, au détriment de l'école.

 

La faim, les conflits et la déscolarisation sont aussi à l'origine du phénomène des enfants soldats.

 

Des enfants, livrés à eux-mêmes, s'enrôlent dans des milices armées, parfois de force mais souvent de leur propre volonté (vengeance, plus de famille). Ils devront travailler pour survivre au profit des miliciens (aller chercher du bois, de l'eau, voler de la nourriture dans les villages). Ils seront également témoins d'atrocités qui les traumatiseront psychologiquement. Ceux qui réussiront à fuir ces conditions se retrouvent bien souvent sans attache familiale, sans toit, analphabète et sans éducation scolaire. Leur réintégration dans la communauté centrafricaine est d'autant plus difficile et éprouvante.

 

Or, un enfant déscolarisé, c'est toute une génération gâchée et incapable de faire évoluer le pays. Ainsi, la RCA ne se laisse aucune chance pour un meilleur avenir, cette chance est réduite à néant par la nécessité de la faim et la négligence du système éducatif et des enfants en général.

 

Cette déscolarisation réduit les chances d'une vie future. Un adulte analphabète voit son insertion professionnelle compromise car toutes les portes d'un travail rémunérateur se ferment devant lui. Il s'agit au niveau d'un pays d'un frein au développement économique global. Les pays les plus développés pourront installer leurs propres entreprises au détriment d'entreprises locales et nationales à cause d'un manque cruel de cerveaux centrafricains. La population devient une masse engourdie et apathique, incapable de prise d'initiative mais aussi de volonté de développement de son patrimoine local. Cela compromet également l'exercice de la citoyenneté par manque de recul sur les différents gouvernements qui régissent le pays, renforçant le sentiment général de mise à l'écart de la vie et de la dynamique du pays.

 

Face à toutes ces injustices et incompréhensions, un phénomène systématique se développe, il s'agit bien sûr des groupes armés, coupeurs de route et pilleurs de villages. Forcément, à défaut de pouvoir s'insérer et subvenir à ses besoins, il devient nécessaire de survivre par d'autres moyens, ceux de la violence, de la corruption et du terrorisme envers la population.

 

Je me permets de citer La Rochefoucauld-Doudeauville, « L'éducation est pour l'enfance ce que l'eau est pour la plante ». Sans éducation, un enfant ne pourra s'épanouir et se développer pleinement. Et un pays ne peut pas se développer sans sa population...

 

Il ne s'agit pas là de l'unique solution mais d'un premier pas vers la sortie de cette crise nationale. Il consiste en l'éducation et la scolarisation des enfants d'aujourd'hui pour une population dynamique demain. Le gouvernement qui sera élu dans les mois à venir doit ouvrir les yeux sur ce phénomène. Il ne peut pas laisser son peuple dans le noir, dans l'obscurantisme et l'analphabétisme. Il est temps de parier sur l'avenir et sur nos enfants. Une rénovation des structures scolaires actuelles, le développement de nouvelles structures dans les régions isolées, la formation d'enseignants... Des petits gestes, certes coûteux, mais qui permettront à la Centrafrique de se relever à long terme et de montrer au monde entier ce dont elle est capable !

 

Yaya Issa Aboubakar

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 17:32
RCA: le pape François dans le camp de déplacés de Saint-Sauveur
RCA: le pape François dans le camp de déplacés de Saint-Sauveur

 

 

 

Par RFI  le 29-11-2015 à 16:49

 

Le pape François, après s'être rendu au Kenya et en Ouganda, est arrivé ce dimanche en République centrafricaine (RCA), l'étape la plus risquée de son voyage où des mesures de sécurité drastiques ont été prises pour assurer sa sécurité. Le pape François a tenu à porter aux Centrafricains, chrétiens comme musulmans, un message de paix. Il s’est rendu dans le camp de déplacés de Saint-Sauveur. Le chef de l’Eglise catholique achève ainsi une visite en Afrique qui l’a également conduit au Kenya puis en Ouganda.

 

A peine arrivé dans le pays, le souverain pontife s'est rendu dans le camp de déplacés de Saint-Sauveur. Face à ces réfugiés, le pape François a délivré un message de réconciliation.

 

Ce camp était presque vide, fin septembre, après l’amélioration des conditions sécuritaires à Bangui. Mais fin septembre, d’intenses violences ont éclaté faisant près de 80 morts et 400 blessés et le camp s’est à nouveau rempli. Ils sont aujourd’hui près de 4 000 à y dormir dans des conditions insalubres.

 

Les ONG ont dû remettre sur pied leur programme d’urgence comme réinstaller des latrines. C’est une population à bout de nerfs que le pape François est allé voir, une population déplacée à de multiples reprises.

 

Comme à son habitude, le pape s’est joué des consignes de sécurité. Il a simplement fendu la foule, s’écartant de ses gardes du corps, pour aller toucher le front des enfants, embrasser des petites filles et bénir des infirmes qui avaient été placés là, par les déplacés, avant de prendre rapidement la parole pour délivrer un message de paix, de réconciliation.

 

« La réconciliation, on en veut nous aussi », a confié, juste après, à RFI, une déplacée du camp avant de préciser que, depuis un an, elle était déjà retournée chez elle « trois fois » et « trois fois, j’ai été obligée de fuir et de revenir ici, dans ce camp de déplacés », a-t-elle ajouté.

 

Résister à la « tentation de la peur de l'autre »

 

Accueilli triomphalement, ce dimanche, à Bangui, le pape François a appelé les Centrafricains à résister à la « tentation de la peur de l’autre », de ce qui « n’appartient pas à notre ethnie, à nos options politiques ou à notre confession », a-t-il précisé avant d’ajouter qu’il espère que les élections présidentielles et législatives dont le premier tour est prévu le 27 décembre vont aider la Centrafrique à ouvrir « une nouvelle étape ».

 

La présidente Catherine Samba-Panza a, de son côté, demandé « pardon » pour « tout le mal » commis par les Centrafricains depuis 2013.

 

« Il revient aux filles et aux fils de ce pays de reconnaître leurs fautes et demander un pardon sincère que votre bénédiction transformera en un nouveau levain pour la reconstruction du pays », a-t-elle dit au pape.

 

RCA: la visite du pape sous le signe de la paix et de la sécurité

 

Par RFI  le 29-11-2015 à 13:56

 

Après le Kenya et l’Ouganda, le pape François se trouve à Bangui en RCA ce dimanche 29 novembre en fin de matinée, dernière étape de sa tournée africaine. Une visite qu'il a tenu à maintenir malgré les risques et qu'il place sous le signe de la paix et de la réconciliation. Les Centrafricains attendent avec impatience le souverain pontife en qui ils placent d'immenses espoirs.

 

A Bangui, depuis quelques jours, blindés blancs et casques bleus sont visibles partout, patrouillant sur les avenues fraîchement bitumées. Plus de 3 000 militaires onusiens, appuyés de 500 gendarmes et policiers centrafricains, et des militaires français de Sangaris : 900 hommes qui se tiennent prêts.

 

La France ne sera donc qu'en « troisième rideau », comme le précise le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major des armées. « Nous nous engageons régulièrement aux côtés de la Minusca dans les quartiers les plus sensibles actuellement, le 3e et le 5e arrondissement, explique-t-il. C’est la zone de friction autour de Fatima, la zone de confession musulmane et immédiatement au sud, la zone de confession chrétienne. Pour nous, il n’y a pas de changement, la répartition des rôles est bien établie aujourd’hui. La sécurisation de la ville sera établie en liaison entre les forces centrafricaines et la Minusca. Et la Minusca sait qu'en cas de difficultés dans certains segments, elle peut faire appel à la France. »

 

Ferveur

 

Un imposant dispositif de sécurité est déployé pour éviter les incidents et encadrer la foule des dizaines de milliers de pèlerins et fidèles attendus à Bangui ce dimanche et lundi.

 

Dans la capitale centrafricaine, la ferveur s'est déjà emparée des habitants qui espèrent que le pape réussira à faire rentrer dans les esprits l’impérieuse nécessité de la paix et de la réconciliation.

 

Un programme chargé de symboles

 

Durant sa visite, François compte bien multiplier les symboles : il visite un camp de déplacés avant de se rendre à la cathédrale de Bangui où il ouvrira la Porte Sainte qui marquera le début du Jubilé, une année placée sous le signe du pardon.

 

Puis, lundi, le souverain pontife se rendra à la mosquée centrale de PK5, ce quartier enclavé où vivent chrétiens et musulmans pour plaider la réconciliation. Car ici, même les musulmans attendent le pape avec impatience.

 

« Nous l’accueillons à bras ouverts, souligne Ahmat Deliris, deuxième vice-président de la communauté musulmane de Centrafrique. (…) Si vraiment le message du pape est écouté par le Centrafricain, c’est une bonne chose. En tant que serviteur de Dieu, il va nous laisser ce message : la paix, le vivre ensemble, et le passé c’est le passé. Enterrons le passé. Et continuons l’avenir. On attend ce message. La communauté musulmane aussi a un message à adresser au pape pour lui dire que nous sommes des Centrafricains tout court. Chacun a sa façon de prier. Mais c’est notre pays à nous tous, personne n’a le monopole de ce pays. »

 

Enfin, il dira une messe au grand stade de Bangui, point d’orgue de sa visite.

 

Point de départ vers la paix, miracle ou déclic... En Centrafrique ces derniers jours, les mots peuvent être différents, mais les espoirs restent les mêmes.

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 17:29

 

 

 

Par RFI  29-11-2015 à 04:33

 

François Bozizé a déposé sa candidature pour l'élection présidentielle du 27 décembre en Centrafrique. L'ex-chef d'Etat a attendu la dernière minute. Les dépôts de candidature sont clos depuis vendredi. Toujours réfugié à l'étranger, c'est son porte-parole qui a déposé le dossier.

 

Fançois Bozizé est prêt à faire face à la justice de son pays, mais pour ça il faut qu'il puisse revenir. Et par là même, pouvoir battre le pavé, faire campagne. Ce sont les mots de Béa Bertin, le porte-parole du KNK, le parti de l'ancien président centrafricain. Il l'affirme : François Bozizé est prêt à répondre de ses actes, mais avant ça, il faut laisser place à la réconciliation.

 

« Dans un premier temps, il faut procéder à un dialogue, condition d’une réconciliation, argumente le porte-parole. Une fois que cette étape sera résolue, nous allons passer à cette étape de justice qui est un temps qui est long parce que ça nécessite des enquêtes, des contre-enquêtes, dans le cadre d’un procès. Ce temps peut prendre peut-être cinq ans, dix ans, et donc si Bozizé a de quoi répondre devant la justice de son pays, la meilleure façon, c’est le laisser rentrer ici, parce que bénéficiant de la présomption d’innocence… La réconciliation aujourd’hui, ça n’attend pas. »

 

La justice d'accord, mais après les élections. Voilà en résumé ce que souhaitent les dirigeants du KNK.

 

Une candidature déjà compromise ?

 

Alors pour ça, il faut d'abord que la candidature de François Bozizé soit validée par l'autorité nationale des élections. C'est le préambule. Puis que l'ex-président puisse revenir dans son pays. Il est sous le coup d'une sanction des Nations unies qui doit, en théorie, l'empêcher de voyager. Un mandat centrafricain a aussi été émis à son encontre. De quoi compromettre les projets de campagne présidentielle en Centrafrique.

 

Le KNK compte aussi sur les législatives pour appuyer ses idées. Plus d'une cinquantaine de candidats à travers le pays porteront les couleurs orange, le symbole du parti de François Bozizé.

François Bozizé, candidat à la présidentielle centrafricaine
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 22:44

 

 

 

http://www.la-croix.com/  26/11/15 - 16 H 48

 

La Centrafrique est la destination la plus risquée du voyage du pape en Afrique. Un dispositif mêlant force nationale et internationale a été mis en place.

 

QUE SAIT-ON DU DISPOSITIF DE SÉCURITÉ ?

 

Pour des raisons de sécurité, le dispositif précis mis en place par les forces armées pour assurer la sécurité du pape n’est pas communiqué. « On ne vous dira ce que nous avons mis en place qu’après le voyage du pape », répond un responsable de la communication de l’armée française. Cependant, les grandes lignes de ce dispositif sont connues. Le pape aura son propre dispositif de sécurité rapprochée, assuré par le Vatican, comme dans tous ses voyages. Des responsables sont venus à plusieurs reprises à Bangui. « Ils étaient plus nombreux et sont restés plus longtemps en RCA que dans les autres pays visités par le pape », confie un membre de l’Église catholique.

 

QUE VONT FAIRE LES CASQUES BLEUS ?

 

Ce voyage s’effectue avec l’accord et sous la protection des Casques bleus engagés en Centrafrique, la Minusca. « Nous allons mobiliser nos forces engagées à Bangui et nous recevrons un renfort extérieur », explique un officier. Au total, il y aura au moins 4 000 Casques bleus déployés à Bangui, avec des blindés. La Minusca assurera également une couverture aérienne permanente de la capitale. Cette force sera surtout chargée de filtrer les personnes, de contenir tout débordement de la foule et d’assurer la maîtrise du terrain aux forces de l’ordre.

 

QUE VONT FAIRE LES CENTRAFRICAINS ?

 

Entre 300 et 500 policiers et gendarmes seront mobilisés. Ils seront chargés d’ouvrir le convoi pontifical, d’observer et de surveiller la foule dans les deux grands lieux de rassemblement : la cathédrale et le stade Barthélemy Boganda. « Nous chercherons les individus suspects, les personnes qui représentent un risque pour ce voyage », explique un officier de la gendarmerie.

Sur le long du trajet emprunté par le pape, 2 000 scouts seront déployés pour constituer un cordon de sécurité entre la foule et le convoi pontifical. Ils ont reçu une formation spéciale pendant deux jours sur la gestion de la foule et sur la manière de la contenir.

 

QUE VA FAIRE SANGARIS ?

 

La force armée française a pris ses distances avec le voyage du pape. « La sécurisation de ce voyage est dévolue à la Minusca, elle se conduira sous sa responsabilité. Pour notre part, on se tient prêt à l’aider comme force de réaction rapide. C’est notre mandat : être un appui opérationnel de la Minusca. », explique le commandant Adrien, de Sangaris. Avec 900 hommes déployés dans le pays et des moyens limités, Sangaris n’a pas le volume pour assurer la sécurité de tous les Centrafricains. « S’il y a un problème, nous répondrons présent », peut-on entendre du côté de l’état-major de l’armée française. À l’évidence, les unités présentes à Bangui seront en alerte maximum et Paris devrait affréter un Falcon médicalisé à l’aéroport de Bangui pour évacuer le pape, au cas où.

 

LAURENT LARCHER

Pour la sécurité du pape en Centrafrique, l’ONU s’est fortement engagée
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 21:44

 

 

 

http://gabonreview.com/  par Désiré-Clitandre Dzonteu  vendredi 27 novembre 2015 à 23:30

 

En marge du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC, le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations-unies (Onu) en République centrafricaine et chef de la Minusca estime que le processus politique menant vers des élections est bel et bien lancé.

 

Gabonreview : Vous êtes le chef de la Minusca (Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations-unies en République centrafricaine). Vous avez participé au sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEEAC sur la RCA. Qu’est-ce qu’on attend de ce sommet ?

 

Parfait Onanga-Anyanga : Nous sommes venus à ce sommet pour représenter le secrétaire général des Nations-unies, mais aussi pour profiter de cette occasion pour briefer les chefs d’Etat et de gouvernement sur l’évolution de la situation en République centrafricaine.

 

On sait qu’il y a déjà eu plusieurs réunions et il n’y a pas eu de solution définitive à la crise en RCA. Peut-on s’attendre à quelque chose de concret ?

 

Absolument ! Le processus de stabilisation de la République centrafricaine est un long processus. Des progrès réels ont été réalisés. Les Chefs d’Etat et de gouvernement se sont réunis à un moment crucial pour prendre acte des décisions des autorités compétentes centrafricaines par rapport au processus électoral que le pays a entamé. Les chefs d’Etat de la sous-région ont estimé qu’il était bon qu’ils se prononcent sur ce calendrier important pour entériner les décisions des autorités centrafricaines mais aussi et surtout, pour apporter leur appui politique à un processus qui reste fragile.

 

La Minusca est une force armée, mais on a, en permanence, des violences en RCA. Qu’est ce qui se passe ? Quelle est la mission dévolue à la Minusca ?

 

La Minusca n’est pas qu’une force armée : c’est une force multidimensionnelle. Nos missions en RCA sont complexes. Vous savez, elles passent de l’organisation du processus électoral à l’appui au maintien de la paix, à la justice, à la protection des civils, à la protection des enfants, mais aussi à la stabilisation et à la sécurisation de la République centrafricaine. Pour ce faire, nous bénéficions de la contribution des troupes de la sous-région et aussi d’autres parties du monde et nous avons un mandat du Conseil de sécurité pour procéder à ce travail extrêmement important pour ramener la paix et la stabilité en République centrafricaine. Maintenant, nous sommes les premiers à déplorer le fait qu’aujourd’hui, il y ait encore, en RCA, des pertes en vies humaines innocentes. Mais ce qu’il faut retenir c’est que la Centrafrique n’est pas un pays en guerre et ça, il faut le dire et le redire. Cependant, il y a encore des groupes armés et des individus qui n’ont peut-être rien à attendre du processus politique en cours et sont déterminés à semer le chaos et perturber la bonne conduite du processus électoral et politique en cours.

 

C’est cela qui est à l’origine de tous les incidents parmi lesquels certains extrêmement graves qui ont entrainé la mort de près de centaines des personnes. C’est la détermination de la Mission, en ce moment, de tout faire pour mettre fin à ces exactions et à ces forfaits. Et je suis absolument convaincu qu’avec la montée en puissance de la force de maintien de la paix, nous parviendrons à mettre un terme à ces crimes odieux.

 

© Gabonreview

«La Centrafrique n’est pas un pays en guerre», dixit Parfait Onanga-Anyanga
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 21:28

 

 

Liste des candidats à l’élection présidentielle ayant déposé un dossier à l’ANE 

 

  1. Dologuélé Anicet Georges                     
  2. Touadéra Faustin Archange                   
  3. Mandaba Jean Michel                             
  4. Ziguélé Martin                                           
  5. Doubane Charles Armel                          
  6. Gouandjika Fidèle                                    
  7. Ngaissona Edouard Patrice                    
  8. Kolingba Nzanga Désiré Bilal                
  9. Patassé Ngakoutou Sylvain                   
  10. Gonda Cyriaque                                        
  11. Moskit Guy                                                 
  12. Mbaikoua Timoléon                                              
  13. Massengué Vickos                                   
  14. Konzi-Mongot Régina                              
  15. Nguérékata Mandata Gaston                  
  16. Amine Michel                                             
  17. Meckassoua Karim                                   
  18. Ngombé-Ketté Jean Barkès                    
  19. Gomina-Pampali Laurent                        
  20. Ngaribenam Jérôme Valdert                                           
  21. Gouyombia Kongba Zézé Constant      
  22. Morouba Mathias                                      
  23. Willybiro-Sako Jean                                 
  24. Reboas Aristide                                         
  25. Angokoalé Michel                                     
  26. Kapou Théodore                                       
  27. Nakombo Emile Gros Raymond             
  28.  Dimanche Lucien (a retiré un dossier de candidature mais a disparu depuis)
  29. Yangongo Xavier Sylvestre                    
  30. Lembakoali alias Emery                           
  31. Sony Colé Théophile                               
  32.  Ndotar Pascal                                           
  33.  Nadjibé Germain                                      
  34. Kazagui Maxime                                       
  35. Gabirault Olivier                                         
  36. Moussa Kembé Stanislas                        
  37. Koda Steve                                                 
  38. Koba Jean-Baptiste                                              
  39. Djorie Serge                                               
  40. Bozizé Yangouvonda François              
  41. Koyagbélé Pascal                                     
  42. Bokassa Jean Serge                                
  43. Guélé-Gongassoua Freddy Michael
RCA Présidentielle : Les prétendants au trône non encore déclarés éligibles
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 21:20
RCA - Politique: François Bozizé, candidat à la présidentielle

 

 

 

Yaounde, 28 Novembre 2015 Peter NGOH KUM | Cameroon-Info.Net

 

La candidature de l’ancien chef d’Etat a été déposée jeudi dernier.

 

Après avoir été investi par son parti, le KNK en octobre dernier, François Bozizé a déposé sa candidature le 26 novembre dernier qui était justement la date butoir de dépôt des candidatures pour la prochaine élection présidentielle en RCA.

 

A savoir si la candidature de l’ancien président sera retenue, les centrafricains ont désormais le regard braqué sur la cour constitutionnelle qui sera chargée de valider ou d'invalider certaines candidatures dans les prochaines semaines. Lors de son investiture par le parti travailliste, le KNK, François Bozizé avait dans son discours de circonstance, insisté sur la nécessité de retrouver une cohésion et sur sa volonté de relancer le pays économiquement.

 

L’ex-président devrait alors se rendre en RCA dans les jours à venir pour sa campagne électorale. Ce retour de François Bozizé ne serait pas sans risque alors que ce dernier fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par le gouvernement en 2013 pour crimes contre l’humanité et incitation au génocide. Il est, par ailleurs, visé par des sanctions des Nations Unies.

 

François Bozizé a été renversé en mars 2013, après dix ans de pouvoir, par l’alliance rebelle Séléka. Il a trouvé refuge à l’époque au Cameroun et il partage aujourd’hui son temps entre le Kenya et l’Ouganda.

 

Son éviction du pouvoir a ouvert une période d’instabilité et de violences en République Centrafricaine, marquée entre autres par les attaques des milices «anti-balaka» visant les musulmans assimilés à l’ex-rébellion Séléka. Ces événements ont notamment conduit à d’importants déplacements de populations.

 

Peter NGOH KUM

 

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 21:05

 

 

 

http://afriqueinside.com/  nov 26, 2015

 

La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) tape du poing sur la table et prolonge la transition en Centrafrique jusqu’au 31 mars 2016 pour des raisons sécuritaires et budgétaires. L’organisation régionale s’est réunie à Libreville le 25 novembre en sommet extraordinaire.

 

Les élections générales qui devaient se tenir le 27 décembre en Centrafrique ont été reportées et la transition prorogée jusqu’au 31 mars 2016. Une décision de la CEEAC qui fait suite à une requête des dirigeants centrafricains. La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, le Premier ministre, Mahamat Kamoun, et le président du Conseil national de la transition, Alexandre-Ferdinand N’Guendet ont en effet demandé le report des élections faute de budget. Celui-ci présente un déficit de près de 4 millions de dollars, ce qui ne permet pas selon les autorités de la transition de réunir les conditions pour organiser le scrutin. Les dirigeants de la CEEAC ont, en outre, décidé d’apporter un appui financier pour boucler le budget des prochaines élections dans ce pays. La République gabonaise a annoncé une contribution de 1 milliard de FCFA. Les autres pays devraient à leur tour annoncer le montant de leurs contributions.

 

Outre des difficultés financières, l’atmosphère sécuritaire est déplorable dans le pays en proie à un regain de violences. Un Casque bleu camerounais a été tué la semaine dernière à près de 400 km au nord de Bangui, dans la ville de Batangafo, à la suite de violences entre des éléments armés assimilés aux milices majoritairement chrétiennes anti-balaka d’une part, et d’autres assimilés à l’ex-Séléka, l’ex-rébellion musulmane. Illustration encore tout récemment des violences :26 villageois sont morts samedi soir dernier dans une attaque près de la frontière tchadienne.

 

Renforts au sein de la Minusca

 

300 soldats venus du Sénégal prévoient de rejoindre les rangs de la Minusca. L’Egypte devrait par ailleurs envoyer 750 soldats et la Mauritanie 140 policiers pour renforcer les 12.000 soldats et policiers que compte déjà la Minusca qui prévoit également de déployer ses premiers drones de surveillance au-dessus de la capitale Bangui. Ce déploiement sécuritaire coïncide avec la visite du Pape François à Bangui le 29 Novembre. Le souverain pontife devrait passer une nuit dans le pays.

 

Si la CEEAC a exprimé son soutien à la transition de la Centrafrique, elle souhaite en finir avec le chaos et les violences. « Les personnes qui tenteront de troubler la fin de la transition seront envoyées à la CPI » a prévenu le président du Congo Denis Sassou N’Guesso, l’un des principaux médiateurs de la crise. Un avertissement clair lancé aux fauteurs de troubles dans le communiqué final de la CEEAC.

 

L’objectif est de remettre le pays sur les rails après deux ans de transition souvent chaotique et la crise déclenchée en mars 2013 lors du renversement du président François Bozizé par la rébellion Séléka. Les élections se dérouleront à l’issue de la transition prolongée jusqu’au 31 mars.

 

La rédaction

CENTRAFRIQUE : LA CEEAC PROLONGE LA TRANSITION JUSQU’AU 31 MARS
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