Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 23:15
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Touadera maintient la tête des résultats provisoires

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 17 FÉVRIER 2016

 

Le deuxième jour de publication des résultats provisoires de la présidentielle par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), reste en faveur du candidat indépendant Faustin Archange Touadera. Depuis mardi 16 février, il totalise environ 187.011 voix contre environ 67.539 voix du candidat Anicet Georges Dologuélé.

 

L’ancien premier-ministre Faustin Archange Touadera a obtenue pour ce mercredi 17 février  environ 65.838 voix et Anicet Georges Dologuélé, en a eu environ 18.627 voix.

 

Ces résultats provisoires concernent la ville de Bangui, Bimbo, Begoua, une partie de l’Ombella-Mpoko, de la Lobaye et l’étranger notamment Maroc, Congo Brazzaville et Togo.

 

Les détails de ces résultats provisoires sur le site de l’ANE, vers le lien suivant : http://www.anerca.org/index.php/elections-presidentielles/2eme-tour/58-2eme-tour-presidentielles

 

 

L’autorité de l’Etat reste fragile à Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 17 FÉVRIER 2016

 

Le préfet de la Nana Gribizi  Gaston Yendémo, a déploré la fragilité de l’autorité de l’Etat dans la sous-préfecture de Kaga-Bandoro. Selon lui, les services publics entre autres, la douane, les eaux et forêts sont tenus par des groupes armés non conventionnels. Les ex-Séléka se substituent à la force de défense et de sécurité.

 

La gendarmerie, la police, la douane, les services de l’élevage et de l’agriculture sont tenus par les éléments de l’ex-coalition Séléka. Cette situation rend inefficace l’autorité du préfet, qui réclame le redéploiement des forces armées centrafricaines dans la ville.

 

Gaston Yendémo, préfet de la Nan Gribizi a souligné que les présumés auteurs des délits remis par la Minusca à ces groupes armés se sont retrouvés libres, parce que la chaine pénale n’est pas en place. « La gendarmerie et la police sont quasiment inexistantes. Ces forces non conventionnelles agissent et se sont substituées à l’Etat », a déploré cette autorité locale.

 

Cette autorité a fait savoir au RJDH qu’une femme présumée sorcière est morte sous les coups et blessures de ces groupes armés qui ont occupé les locaux des services de l’Etat.

 

 « De nos jours, la population de la ville de Kaga-Bandoro est victime des atrocités de ces forces qui agissent en seigneur. Ils gèrent les affaires  de l’Etat pour leur propre compte. La gare routière, les taxes versées par les chauffeurs sont utilisées pour leur compte. L’Etat perd ces recettes au profit des groupes armés », a relevé le préfet.

 

Les bâtiments administratifs restent toujours en ruine. La résidence du préfet a été détruite pendant la crise qu’a connue la Centrafrique. « Je réside dans une maison qui n’est pas confortable. Je suis obligé parce que je ne peux pas abandonner ma responsabilité », a repris le préfet.

 

Gaston Yendémo, a suggéré au gouvernement de transition la restauration effective de l’autorité de l’Etat en déployant un détachement des FACA, de la gendarmerie, de la police afin que la chaine pénale s’effectue et que l’impunité s’arrête à Kaga Bandoro.

 

Suite à la présence de ces groupes armés dans la ville, la liberté d’expression de la population de la ville de Kaga-Bandoro, pose un réel problème. Les déplacés ont peur de dire exactement leur souffrance.

 

Les bâtiments, les services de l’Etat sont occupés et contrôlés par ces groupes en arme depuis les évènements de 2012.

 

 

Le Chargé d’animation de la société civile de Paoua fait le point sur les projets et les organisations locales

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 17 FÉVRIER 2016

 

Josué Urbain Nguette, Chargé d’animation des organisations à la Maison de la Société Civile et du Développement Local de Paoua a présenté la situation des organisations de la dite ville après la mise en place du projet. Un programme initié par le gouvernement avec le financement de l’Union Européenne en Centrafrique.

 

RJDH : Josué Urbain Nguette bonjour !

 

JUN : Bonjour !

 

RJDH : Vous êtes le chargé d’animation des organisations à la Maison de la Société Civile et du Développement Local de Paoua. C’est quoi la maison de la société civile et quelle est sa mission dans la localité ?

 

JUN : C’est un programme initié par le gouvernement centrafricain qui a reçu un financement de l’Union Européenne. Dans l’exécution de ce projet, la Maison de la Société civile a été créée juste pour exécuter un programme d’appui au renforcement des capacités des organisations locales et des autorités locales dont le but est de contribuer au développement durable de la RCA par l’amélioration de conditions de vie de la population et la participation active des acteurs de développement.

 

Quel sont les défis à relever dans cette organisation ?

 

JUN : Dans ce programme, il y a quatre défis à relever. Le défi numéro 1, c’est la relance économique en République Centrafricaine, le défi numéro 2, c’est juste le défi démographique et société, le défi de développement territorial, le défi du développement de la société civile centrafricaine. Dans l’objectif spécial. Il y a le dialogue social et la gouvernance démocratique du territoire, la reconstruction de l’espace et des services publics, l’accompagnement des initiatives et dynamiques de la société civile, l’apprentissage par la pratique, la démonstration et la mise en réseau des paires autour des chantiers école.

 

RJDH : Quelles sont les organisations locales avec lesquelles vous travaillez dans l’exécution de ce projet à Paoua ?

 

JUN : Ici je crois que la phase de repérage et d’identification continue. Il n y a pas de fin à ce travail. En ce moment, nous avons enregistré 748 organisations de la société civile dont cinq plateformes à qui nous avons eu à passer des entretiens sont au nombre de 47

.

RJDH : Qu’est-ce que vous avez eu à réaliser dans la ville de Paoua avec ces organisations ?

 

JUN : Nous avons monté quatre projets qui avaient été validés par le comité régional du développement piloté par le Préfet de l’Ouham-Pende et ces projets sont déjà en exécutions. Le projet FARDEB qui est une ONG locale qui a ses démembrements dans certaines communes, le projet consiste à la production de bat de carité, et un bâtiment a été construit qui a abrité le siège car plus de cinq cents ONG sont issues de cette association. Au niveau de la commune de Babé-sarh, il y a une plate-forme féminine qui a bénéficié de l’appui  d’un bâtiment qui permet de stocker leurs produits agricoles. A Gouzé, il y a des travaux qui se font dans le domaine de l’élevage, de la santé, même projet  dans la commune de Bétoko.

 

RJDH : Est-ce que vous avez mis en place un comité de suivi pour ce grand chantier ?

 

JUN : Par rapport à notre attribution, je suis mieux placé pour faire le suivi de ces programmes. On ne peut en aucun cas appuyer un groupement ou une organisation sans pour autant avoir l’œil là déçu. Je descends sur le terrain et je fais le constat, je remets le rapport au directeur pour la validation.

 

RJDH : Quelle est la situation de la Maison de la société civile et du Développement après les événements dans la région ?

 

JUN : Les événements militaro-politiques ces derniers temps ont  joué négativement sur les aspects administratifs. Il y a une carence dans presque toutes les communes de Paoua qui ne disposent pas  des bâtiments ni des mobiliers ainsi que des documents administratifs.

 

RJDH : Monsieur Josué Urbain Nguetté  je vous remercie !

 

JUN : merci monsieur le Journaliste.

 

Propos recueillis par Judicaël Yongo.

 

 

Sibut reprend son ambiance après les violences de près de 3 ans

 

http://rjdh.org/  PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 17 FÉVRIER 2016

 

La ville de Sibut, victime de la crise politico-militaire reprend ses activités socio-économiques. Même si les effets de ladite crise sont encore tangibles, certains commerçants tentent de reprendre les mains.

 

 La ville de Sibut est le chef-lieu de la Kémo et  située à 185 km de Bangui. Sa population est estimée à plus de trente mille selon le recensement général d’habitation et de la population de 2003.

 

Les kiosques des commerces généraux sont installés aux abords de la grande voie. Les restaurants, les magasins et les véhicules du transport en commun sont actifs dans la ville.

 

Valérie  Yanguéré, est en train de digérer son restaurant en face  du marché central de Sibut. Elle se débrouille pour surmonter le niveau de sa famille dont les biens ont été débrouillés par des groupes armés.

 

 « J’étais autre fois une femme d’affaire. Je faisais Sibut-Douala, Sibut-Brazzaville. Mais  pendant l’avènement de la rébellion, moi et ma famille, avons été vidés de nos biens. Je suis obligée de revenir à la case de départ avec le restaurant», a-t-elle fait savoir.

 

Il en est de même pour Fermond, cet homme de 36 ans qui  est assis  devant son de rechargement des batteries et de téléchargement des musiques électroniques. Il estime que la vie est comme un éternel recommencement. « Je suis là juste pour chercher à survivre.  Puisque nous venons de sortir d’une crise aigüe », a-t-il témoigné.

 

Il a lancé un appel au gouvernement, afin  de créer des emplois pour les jeunes de la localité.

 

Jeanne Nambéti est une jeune dame qui a  suspendu à ses études en classe de terminale A4’ au lycée Moderne de Sibut à cause des événements douloureux de 2012. Elle a lancé un SOS aux humanitaires et au gouvernement pour le soutient des jeunes. « Si je crois bien plusieurs de mes camarades de classe sont dans la  même situation. Nos parents qui nous ont soutenus dans les études ont été dépouillés de leurs biens. Je suis obligé de me lancer dans la coiffure  pour subvenir à mes besoins », a-t-elle fait savoir.

 

Depuis le déclenchement de la crise, la préfecture de Kémo en générale et Sibut en particulier  n’ont pas encore abrité  un programme de réinsertion  et d’intégration des jeunes désœuvrés.

 

Quelques organisations interviennent dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 14:53

 

 

17 février 2016(AFP)

 

Un des finalistes du 2e tour de la présidentielle tenue dimanche en Centrafrique, Anicet Georges Dologuélé, a accusé mercredi son rival Faustin Archange Touadéra de « fraudes organisées » lors du scrutin censé sortir le pays de trois années de violences.

 

« Nous détenons à ce jour des preuves tangibles de fraudes organisées par le camp adverse à Bangui et dans les provinces », a affirmé au cours d’une conférence de presse, Saturnin Ndomby, porte-parole du parti de M. Dologuélé, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA).

 

« Il y a des bureaux de vote qui sont apparus dans certains arrondissements lors de la proclamation des résultats partiels de Bangui: ce sont « des bureaux de vote fictifs » a-t-il dénoncé.

 

Par ailleurs, « nous avons reçu plusieurs situations d’intimidation avec des chefs de milices armées arpentant les quartiers et les villages ou les abords des centres de vote pour orienter le vote des citoyens », a ajouté le porte-parole de l’URCA.

 

M. Ndomby est également revenu sur la polémique déclenchée mardi au sujet d’une éventuelle rencontre secrète entre M. Dologuélé et le rapporteur-général de l’Autorité nationale des élections, Julius Ngouadé Baba.

 

« Certaines allégations ont été distillées, laissant entendre que l’URCA et son candidat à l’élection présidentielle tenteraient de manipuler les résultats du scrutin », a-t-il expliqué, niant toute rencontre entre les deux hommes.

 

Par cette attitude, le camp Touadéra « alimente un climat de tension qui est de nature à entamer la paix civile et la cohésion sociale en décrédibilisant les institutions chargées d’organiser » le scrutin.

 

Selon l’équipe de campagne de M. Touadéra, qui évoque des faits « d’une profonde gravité », le responsable de l’ANE a rencontré M. Dologuélé en secret lundi soir, « à la résidence du cadet de ce dernier située non loin du motel dénommé Catimini » à Bangui.

 

En attendant, Julius Ngouadé Baba a été « mis à l’écart  pour ne pas gêner le processus électoral », selon la présidente de l’ANE, Marie-Madeleine N’kouet Hoornaert, évoquant des suspicions « pas avérées ».

 

Ces accusations croisées interviennent alors que l’ANE a commencé mardi la proclamation de résultats partiels et provisoires de la présidentielle pour Bangui.

 

Ces résultats, donnés bureau de vote par bureau de vote, faisaient apparaitre une nette avance de M. Touadéra sur son rival, mais aucun chiffre global n’a été publié pour l’instant pour la capitale, et encore moins pour la province.

Présidentielle en Centrafrique: Dologuélé accuse son rival de « fraudes organisées »
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 14:33

 

 

ENQUÊTE

 

Par Bruno Meyerfeld  LE MONDE • 

 

Quand Yoweri Museveni est né, on l’a tout de suite mis sur une vache. C’est le rite de passage chez les Banyankole Bahima, son ethnie, qui peuplent le sud-ouest de l’Ouganda. On donne au bébé un arc et des flèches. « C’est ta vache, défends-la maintenant ! », encourage la famille. Si l’animal meurt, le garçon sera considéré comme peu chanceux. Mais si la vache vit longtemps, et a une importante descendance, alors l’enfant pourrait avoir un grand destin. « La mienne a très bien réussi, malgré toutes les vicissitudes dont elle a souffert », racontera plus tard Yoweri Museveni.

 

Légende ou réalité ? La scène est en tout cas racontée par le président ougandais dans son autobiographie, Sowing the Mustard Seed (« Semer la graine de moutarde », 1997, Macmillan Education, non traduit). Pas besoin de lire très longtemps entre les lignes. La vache de Museveni, c’est l’Ouganda.

 

Candidat à un cinquième mandat, ce jeudi 18 février, jour du premier tour de l’élection présidentielle, le vieux bouvier de 71 ans, au pouvoir depuis 1986, ne compte pas rendre la liberté à son troupeau. « Comment pourrais-je quitter une bananeraie que j’ai plantée et qui commence à donner des fruits ? », a-t-il déclaré au début de l’année, avec ses éternels airs d’acteur de théâtre. Son slogan de campagne en dit long : « Mon Pays, mon Président ». Comme si les deux ne faisaient qu’un.

 

« Vaguement de gauche »

 

Yoweri Kaguta Museveni naît en 1944 à Ntungamo sur les terres de l’antique royaume d’Ankole, alors incorporé au Protectorat britannique de l’Ouganda. Museveni, « Fils d’un homme du septième » (de seven, « sept » en anglais), est un nom de combat, hommage au 7e bataillon des troupes coloniales du King’s African Rifles, où ont combattu nombre d’Ougandais pendant la seconde guerre mondiale. Son père hérite d’une centaine de vaches. En paysan aisé, il envoie son fils étudier chez les anglicans.

 

Dès le lycée, le jeune Museveni se cherche un modèle. « Il était vaguement de gauche, vaguement révolutionnaire », se souvient Gérard Prunier, historien et spécialiste de l’Ouganda. Son regard se tourne vers la Tanzanie socialiste de Julius Nyerere. La capitale Dar Es Salam est alors, dans les années 1960 et 1970, la Mecque du socialisme africain. « On y trouvait de tout, depuis les guérilleros communistes jusqu’aux sociaux-démocrates. Nyerere protégeait tout le monde », ajoute Prunier.

 

En 1967, Museveni part pour l’université de Dar Es Salam, où il étudie l’économie et les sciences politiques. Sur les bancs de la fac, il côtoie Walter Rodney, historien guyanais, radical et anticolonialiste, se lie d’amitié avec John Garang, futur chef de la rébellion sud-soudanaise. Avec un groupe d’amis, il rejoint les zones libérées par le Front de libération du Mozambique (Frelimo), d’orientation communiste, qui se bat alors contre le colon portugais. Le futur président y reçoit une première formation militaire. « A l’époque, je n’étais pas un très bon tireur, mais je me suis amélioré plus tard », raconte-t-il dans son autobiographie.

 

Le 25 janvier 1971, Idi Amin Dada, chef d’état-major de l’armée, renverse le président Milton Obote, qui dirigeait l’Ouganda d’une main de fer depuis l’indépendance en 1962. Yoweri Museveni sent son heure venir. Réfugié en Tanzanie, il fonde son propre mouvement, Front for National Salvation (Fronasa), marqué à gauche, anti-Idi Amin, mais aussi anti-Obote.

 

Entré dans la clandestinité, il effectue d’innombrables allers et retours en Ouganda, cache des armes, structure le réseau de ses partisans, use de faux noms (Kassim, Abdalla, Mugarura) au gré des circonstances. Ses aventures, qu’il racontera par le menu, feront sa légende. Ainsi, un soir, à Mbale, sur les pentes du mont Elgon, la maison où se trouve le futur président ougandais est encerclée par quinze soldats. Museveni s’enfuit miraculeusement à travers les forêts d’eucalyptus et les herbes hautes, déchargeant son pistolet sur les soldats dans la nuit qui tombe, caché derrière les arbres. Un récit entre Rambo et Jean Moulin.

 

Le 30 octobre 1978, le régime sanguinaire d’Idi Amin Dada signe son acte de décès en annexant une région frontalière de la Tanzanie. Nyerere mobilise ses troupes et s’appuie sur les Ougandais en exil. L’ubuesque tyran est renversé l’année suivante. Dans le gouvernement qui le remplace, Museveni devient ministre de la défense. Mais très vite, l’unité de façade s’effondre. En 1981, après des élections contestées qui voient le retour au pouvoir de Milton Obote, Museveni prend le maquis.

 

« Chantre du capitalisme en Afrique »

 

L’acte fondateur de la rébellion se produit le 6 février 1981. A la tête de 34 hommes, dont seulement 27 armés, le groupe de Museveni attaque victorieusement les baraques militaires de la ville de Kabamba, mettant la main sur de précieux stocks d’armes et de munitions. Aux côtés de Museveni, on trouve un jeune Rwandais. Un grand type, sec, autoritaire, intelligent, d’ethnie tutsi : Paul Kagamé. Le futur président du Rwanda se battra au côté de Museveni jusqu’à sa prise du pouvoir.

 

Depuis son bastion de Lowero, à 60 km au nord de la capitale Kampala, Museveni met en application les techniques de guérilla apprises à l’école mozambicaine. Mais en imposant un strict code de conduite, il obtient le soutien de la population. Il crée la National Resistance Army (NRA), branche armée du National Resistance Movement (NRM), parti aujourd’hui au pouvoir. Dans un programme en dix points qui fera date, Museveni et ses partisans s’engagent pour la démocratie, la justice sociale, contre la corruption et le despotisme. Dans son combat, Museveni obtient le soutien ambigu du colonel Kadhafi.

 

Le 29 janvier 1986, après cinq ans de lutte armée, les soldats de la NRA entrent dans Kampala. Museveni, moustachu et sûr de lui, casquette sur la tête et chemise ouverte, fait une arrivée théâtrale, à bord d’une rutilante Mercedes, pour y prêter serment. Le nouveau président, âgé de 42 ans, promet « un changement fondamental » pour l’Ouganda.

 

Dans un pays dévasté par la guerre civile, l’économie est la priorité. Les dirigeants jettent leurs idéaux socialistes et leurs treillis aux orties et optent pour le complet cravate. Dès 1987, Kampala passe un accord avec le FMI et la Banque mondiale et profite d’une aide internationale substantielle. L’Etat dévalue à plusieurs reprises le shilling ougandais, favorise l’investissement privé, encourage les Indiens expulsés par Idi Amin Dada à rentrer au pays et opte pour une cure d’amincissement, privatisant jusqu’à l’Uganda Commercial Bank, la « banque du peuple ».

 

« BEAUCOUP DE GENS DISENT QU’IL Y A DEUX MUSEVENI, CELUI DU BUSH ET CELUI AU POUVOIR, ET QUE S’ILS SE RENCONTRAIENT, ILS NE SE RECONNAÎTRAIENT PAS, SANS DOUTE MÊME QU’ILS SE COMBATTRAIENT »

 

Le redressement est spectaculaire. Une classe moyenne émerge et les investissements étrangers pleuvent. L’Ouganda connaît une croissance moyenne de 6,5 % dans les années 1990, et de plus de 7 % dans les années 2000. Le taux de pauvreté est divisé par trois en l’espace de vingt ans. La « perle de l’Afrique » devient un modèle et un laboratoire des politiques libérales appliquées au continent. « On voyait Museveni comme un animal politique marxiste, hostile au consumérisme. Mais force est de constater qu’il est devenu le principal chantre du capitalisme en Afrique », explique Tabu Butagira, reporter au quotidien kényan Daily Monitor.

 

Les troupes de Museveni rétablissent la sécurité et mettent à genoux les rébellions du nord du pays, en particulier la cauchemardesque Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony et ses milliers d’enfants soldats, chassée d’Ouganda en 2006. Des quotas, imposés par Museveni, permettent l’entrée des femmes au sein du parlement ougandais, qui compte aujourd’hui plus d’un tiers de députées.

 

« M7 », comme on le surnomme (en raccourci de son nom), est élevé par Bill Clinton, avec Paul Kagamé, ou l’Ethiopien Meles Zenawi, dans la catégorie des « nouveaux dirigeants africains », tournant le dos aux Idi Amin Dada et autre Bokassa. Mais l’ancien maquisard ne se contente pas de la reconnaissance de Washington. Museveni rebat les cartes du continent, envoyant plusieurs milliers de ses soldats se battre en Somalie contre les Chabab, ou au Soudan du Sud, pour soutenir son vieil ami John Garang, en lutte contre Khartoum.

 

L’Ouganda sert de base au Front patriotique rwandais de Paul Kagamé, qui prend le pouvoir à Kigali en 1994. Ensemble, les anciens compagnons d’armes lancent en 1996 une opération militaire conjointe au Zaïre, exterminant les réfugiés et anciens génocidaires hutus, renversant Mobutu et pillant sans merci les riches sous-sols congolais.

 

« Un homme vaniteux »

 

A son arrivée au pouvoir, Museveni écrivait : « Le problème de l’Afrique en général et de l’Ouganda en particulier, ce ne sont pas les peuples, mais les dirigeants qui veulent rester trop longtemps au pouvoir. » Trente ans plus tard, Museveni est toujours en place, rejoignant un club d’inamovibles autocrates africains, tels Robert Mugabe au Zimbabwe, Paul Biya au Cameroun, José Eduardo dos Santos en Angola ou encore Teodoro Obiang en Guinée équatoriale.

 

La moustache s’est affinée. La casquette a été troquée contre le chapeau beige à cordelette, style gentleman farmer. Le jeune loup en treillis, au corps musclé, est devenu un vieux lion un peu empâté, jouant au papy malicieux et cabotin, jamais à court d’anecdotes ou de références à ses nombreuses vaches. Mais, contrairement aux apparences, le pouvoir a durci Museveni. Depuis dix ans, les manifestations sont réprimées par une police qui n’hésite pas à enlever et à torturer les opposants trop actifs. Comme Denis Sassou-Nguesso au Congo et Paul Kagamé au Rwanda, Museveni change dès 2005 la Constitution ougandaise pour briguer un nouveau mandat. En 2006 puis en 2011, il est réélu. Toujours au premier tour. Toujours avec des soupçons de fraude.

 

Dans le même temps, son poids sur la scène africaine diminue. Sa médiation au Burundi, débutée en juillet 2015, a été un fiasco. L’allié américain a pris ses distances, choqué par les persécutions du régime contre les homosexuels. Les frères de lutte ne sont pas plus tendres. Kizza Besigye, son ancien médecin du « bush », est devenu, au fil des années, son principal opposant. « Beaucoup de gens disent qu’il y a deux Museveni, celui du bush et celui au pouvoir, et que s’ils se rencontraient, ils ne se reconnaîtraient pas, sans doute même qu’ils se combattraient, confie ce candidat de l’opposition, brièvement arrêté par la police à Kampala, lundi 15 février. Mais il n’y a qu’un Museveni. Le pouvoir a révélé sa vraie nature : un homme vaniteux, souhaitant tout contrôler, motivé uniquement par son propre intérêt. » Oubliés, les idéaux du maquis. « Force est de constater que Museveni est devenu tout ce qu’il a combattu quand il était jeune, reconnaît Gérard Prunier. Il est l’image du tyran africain que lui-même dénonçait. »

 

Songe-t-il à passer la main ? « Même s’il le voulait, il ne pourrait pas quitter le pouvoir, estime Jeff Ssebagala, de l’association Unwanted Witness, qui se bat contre les exactions de la police. Sa femme est députée et ministre de son gouvernement. Son frère est l’un des chefs de l’armée, un des personnages les plus puissants du régime après lui. Son fils dirige les forces spéciales. Ils ne peuvent pas le laisser partir. S’il vit vingt ans de plus, il passera cinquante ans au pouvoir. » Et mourra sur scène, comme un acteur.

 

Bruno Meyerfeld

 

 

Ouganda : Yoweri Museveni n’entend pas « quitter le pouvoir maintenant »

 

Le Monde.fr • 


« Comment pourrais-je quitter une bananeraie que j’ai plantée et qui commence à donner des fruits ? » En campagne pour un cinquième mandat, le président ouganda Yoweri Museveni, arpente le pays en ironisant sur les critiques qui lui sont faites par ses adversaires. « Ceux qui disent “laissez-le partir” doivent savoir que ce n’est pas le bon moment », a-t-il scandé samedi, lors d’un rassemblement à Ntugamo (sud-ouest), ajoutant qu’il ne pouvait « pas quitter le pouvoir maintenant ».

 

A la tête de l’Ouganda depuis 1986, le « Vieux », comme le surnomme ses concitoyens, affrontera le 18 février dans les urnes sept autres candidats parmi lesquels son adversaire historique, Kizza Besigye, et son ancien premier ministre Amama Mbabazi.

 

« Préparer la jeune génération »

 

Agé de 71 ans, le président sortant estime qu’il faut « se concentrer sur le développement » et que sa tâche à la tête du pays n’est pas encore achevée.

 

Face à lui, Amama Mbabazi promet de restaurer la limitation des mandats au cours de ces 100 premiers jours au pouvoir, afin de « préparer la jeune génération à prendre le pouvoir en Ouganda ». Une disposition supprimée par Yoweri Museveni en 2005.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/01/11/ouganda-yoweri-museveni-n-entend-quitter-le-pouvoir-maintenant_4845419_3212.html#sRyRKy4DbBDLjAOf.99

 

 

NDLR : A rappeler que c'est à Kampala chez Yoweri Museveni son ami à qui il a sous-traité le sud-est de la RCA (la région de Obo, pour soi-disant traquer Joseph Kony mais sans résultat probant jusqu'ici) que François Bozizé a trouvé refuge depuis qu'il a été chassé du pouvoir par la rébellion Séléka.

Lu pour vous : Yoweri Museveni, roi d’Ouganda
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 13:40

 

 

Par Aymeric Janier  Le Monde.fr Le 16.02.2016 à 08h01

 

  • Les Centrafricains se savaient attendus et ils ont été ponctuels au rendez-vous. Dimanche, les électeurs de ce petit pays de 4,8 millions d’habitants miné par trois années de conflit intercommunautaire entre milices chrétiennes et musulmanes ont voté dans le calme afin de désigner leur prochain président. CNN
  •  
  • Deux candidats, anciens premiers ministres de surcroît, étaient en lice pour ce second tour, qui n’a toutefois pas drainé une forte affluence : Anicet Georges Dologuélé, économiste de formation, et Faustin Archange Touadéra, professeur en mathématiques pures (il a enseigné à l’ENS de Bangui). BBC
  •  
  • A titre de comparaison, le premier tour, qui s’était tenu le 30 décembre, avait été marqué par une très forte participation, proche de 80 %.
  •  
  • En attendant l’issue du vote, qui ne devrait pas être connue avant plusieurs jours, le chef de la délégation d’observateurs déployés sur place par l’Union africaine, Ousmane Ndéné Ndiaye, a estimé que l’organisation du scrutin avait été satisfaisante.
  •  
  • Quel que soit le vainqueur, il recevra en héritage un pays brisé, indigent (la moitié de la population vit de l’aide alimentaire, selon l’ONU) et perclus de tensions sectaires. D’où ses principales missions : relancer l’économie et tenter d’amener les communautés sur le chemin de la réconciliation pour mieux rétablir un consensus politique. The Wall Street Journal
  •  
  • Pour le quotidien burkinabé Le Pays« les choses vont dans la bonne direction ». Mais le pari n’aura véritablement été relevé qu’avec la proclamation définitive et transparente des résultats.
  •  
  • Une telle perspective permettrait à la République centrafricaine (RCA) de« prendre avec fierté sa place dans le concert des nations démocratiques » et de « signifier au monde qu’elle a enfin vaincu le signe indien », estime-t-il.
  •  
  • Et de conclure : « Ce qui ne sera pas pour déplaire à Barthélémy Boganda [père fondateur de la nation après l’indépendance de 1960] qui, du fond de sa tombe, saura que son sacrifice pour une RCA forte et démocratique n’a pas été vain ».
  •  

Aymeric Janier

Lu pour vous : La Centrafrique bientôt lancée sur les rails démocratiques ?
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 12:07
Lu pour vous : Anicet Mulongo, un « invisible » en Afrique

 

 

http://www.la-croix.com/  Pierre Cochez, le 17/02/2016 à 11h13

 

Ce Congolais de Kinshasa, travailleur humanitaire, est l’un des nombreux expatriés africains qui travaillent dans les ONG internationales sur le continent. Il trouve dans les ONG la rigueur qui manque aux employeurs de son pays.

 

Il a le pas élastique et silencieux quand il arpente « sa » base. Son talkie-walkie est toujours allumé, accroché à la ceinture de son bermuda kaki. Anicet Mulongo est le coordinateur logistique et sécurité de la base de Solidarités International à Kabo, dans le nord de la Centrafrique, pas très loin de la frontière tchadienne.

 

La ville est tenue par les Séléka, c’est-à-dire une poignée de partisans musulmans armés qui s’occupent en rançonnant le passant ou le commerçant. Pas d’élus, de fonctionnaires, de religieux ni de policiers pour arrêter ce banditisme. Ils ont tous fui vers la capitale, Bangui, aux premiers coups de feu, il y a deux ou trois ans.

 

Anicet Mulongo est la preuve de la montée en puissance des Africains dans le management des ONG internationales sur le continent. Il est l’un des six expatriés de Solidarités International à Kabo. Trois sont originaires de la République démocratique du Congo (RDC), dont lui.

 

Les soldats congolais ne sont pas toujours bien vus

 

Un est venu du Burkina Faso. Deux sont français. « Ici, la population locale nous appelle le “staff invisible”, explique-t-il. Cela pour dire que l’on peut nous confondre avec les gens d’ici, à la différence des Européens. C’est un avantage dans certains cas, un

inconvénient dans d’autres. »

 

Être un expatrié africain est plus facile pour apprendre le dialecte local, le sango. Venir de RDC permet aussi de relativiser les troubles en Centrafrique. « Ici, c’est calme », résume-t-il. Mais la nationalité congolaise en Centrafrique n’est pas forcément un avantage en ce moment. Les soldats congolais de la force onusienne ne sont pas toujours bien vus de la population.

 

Côté Solidarités International, Anicet explique : « Nous sommes payés pareil que les expatriés français et nos contrats de travail sont de droit français. » Tous les trois mois, il peut prendre un « break » de quelques jours. Il en profite pour rallier Goma où habitent sa femme et trois de ses quatre enfants.

 

Dans l’action humanitaire depuis 1997

 

« En avril, je vais les faire retourner à Kinshasa où je possède une petite maison », prévoit-il. C’est là qu’il est né il y a quarante-trois ans. Il y a fait ses études d’ingénieur mécanique, avant de s’engager en 1997 dans l’action humanitaire.

 

« Au Congo, nous avons accès à l’école et à un bon enseignement. Mais, ensuite, tout est désorganisé et il vaut mieux aller servir à l’étranger ou dans des ONG », précise-t-il. Anicet Mulongo a d’abord été responsable du parc de voitures du Haut-Commissariat pour les réfugiés de l’ONU (HCR) au Rwanda, puis il est retourné en RDC, à Goma, pour Oxfam, avant de travailler pour une ONG américaine dont la douzaine de petits avions sert de base logistique dans la région.

 

Il décroche alors une bourse de la coopération française pour suivre la formation d’un an à Bioforce, l’école de référence des humanitaires, basée à Lyon. Ensuite, il multiplie les missions de logistique et de sécurité dans plusieurs ONG dont Solidarités International. Il est à Kabo depuis juillet. C’est-à-dire à la merci d’un générateur pour sa connexion Internet qui le relie à sa carrière.

 

Il estime que son métier est passionnant

 

« Je suis en contact avec mes anciens collègues par les réseaux sociaux, via Skype ou Facebook. Pour trouver un emploi, je visite les sites. Je passe d’abord un test où il faut répondre à une quarantaine de questions. S’il est positif, je passe un entretien par téléphone ou par Skype. Après, il y a un entretien plus technique avec des responsables de la logistique et de la sécurité », égrène-t-il.

 

Sur son métier, il estime « qu’il est intéressant, je dirais même passionnant » dit-il avec un certain flegme, emprunté peut-être à son grand-père qui avait la nationalité norvégienne. C’est là-haut, à Oslo, que sa fille aînée a décidé de commencer à suivre des cours de pilotage aérien.

 

Anicet Mulongo a beaucoup travaillé dans des pôles d’urgence. Il s’est fait une spécialité de « l’ouverture de bases ». Ici, à Kabo, il est le second de Julien, le coordinateur terrain. Quand celui-ci s’absente, la marche de cette entreprise de 70 personnes est sous sa responsabilité. « Je suis motivé par des actions qui sont palpables. Quand je suis loin du terrain, cela ne me parle pas. Ce que j’aime, c’est apporter mon caillou à l’édifice. »

 

Pierre Cochez

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 11:45

 

INTERVIEW DE LA SEMAINE

 

http://www.dw.com/

 

C'est la présidente de la Transition centrafricaine qui est notre invitée cette semaine. Elle fait un bilan positif de son séjour de deux ans à la tête de l'Etat centrafricain.

 

"Le président élu doit poursuivre les efforts entamés par le gouvernement de transition"

Mais ce bilan est critiqué. Bon ou mauvais bilan, d'ici fin mars, Catherine Samba-Panza s'apprête à céder les clés de la présidence au vainqueur de l'élection du 14 février dernier. Elle répond aux questions de Fréjus Quenum :

 

http://www.dw.com/popups/mediaplayer/contentId_19053221_mediaId_19053190

Catherine Samba-Panza se prépare à quitter son poste de présidente
Repost 2
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 11:21

 

 

Par RFI  17-02-2016 Modifié le 17-02-2016 à 04:42

 

En Centrafrique, l'Autorité nationale des élections, l'ANE, a commencé à annoncer les résultats partiels du second tour de la présidentielle. Et coup de théâtre, le rapporteur général de cette institution a été «mis à l'écart». Il est accusé d'avoir failli à son devoir de réserve vis-à-vis d'un des candidats à la présidentielle.

 

L'histoire est encore très opaque. Mardi, lors d'une réunion du Comité stratégique de suivi des élections, à laquelle assistait notamment des ambassadeurs et des membres du gouvernement, le Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun a lancé un pavé dans la marre.

 

Selon les propos rapporté par son entourage, Julius Ngouadé-Baba aurait rencontré Anicet Dologuélé, un candidat à la présidentielle, tard dans la soirée de lundi. Une journée seulement après la fin du scrutin. Une rencontre, qui, si elle a eu lieu, va à l'encontre des principes de neutralité de l'Autorité nationale des élections, l'ANE.

 

L'ANE est le centre névralgique de ce scrutin, puisque c'est l'instance chargée de traiter les données de la présidentielle. Julius Ngouadé-Baba est précisément le rapporteur général de cette institution. Les motifs de cette supposée rencontre restent inconnus.

 

Si cette information n'est pour l'instant pas confirmée, la présidente de l'ANE Marie Madeleine Nkouet a préféré « mettre à l'écart le rapporteur général », selon ses termes. Car il faut « préserver la crédibilité de l'institution » explique-t-elle.

 

Du côté de Dologuélé, on nie fermement toute discussion, même informelle avec l'ANE. « C'est de la manipulation pure et simple », affirme-t-on dans son entourage. Dans le camp de Touadéra, le rival de Dologuélé pour la présidentielle, on a tout de suite crié au scandale et au conflit d'intérêt, quand bien même les preuves ne sont pas suffisantes pour établir la véracité de cette prétendue rencontre.

 

Quoiqu'il soit, les soupçons auront suffi pour écarter temporairement Julius Ngouadé-Baba. « Il ne participera plus à aucune opération liée aux élections et ne sera plus présent au centre de traitement des données » a précisé Marie Madeleine Nkouet.

RCA: un membre de l'Autorité nationale des élections mis à l'écart

 

Par RFI  17-02-2016 Modifié le 17-02-2016 à 04:42

 

En Centrafrique, l'Autorité nationale des élections, l'ANE, a commencé à annoncer les résultats partiels du second tour de la présidentielle. Et coup de théâtre, le rapporteur général de cette institution a été «mis à l'écart». Il est accusé d'avoir failli à son devoir de réserve vis-à-vis d'un des candidats à la présidentielle.

 

L'histoire est encore très opaque. Mardi, lors d'une réunion du Comité stratégique de suivi des élections, à laquelle assistait notamment des ambassadeurs et des membres du gouvernement, le Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun a lancé un pavé dans la marre.

 

Selon les propos rapporté par son entourage, Julius Ngouadé-Baba aurait rencontré Anicet Dologuélé, un candidat à la présidentielle, tard dans la soirée de lundi. Une journée seulement après la fin du scrutin. Une rencontre, qui, si elle a eu lieu, va à l'encontre des principes de neutralité de l'Autorité nationale des élections, l'ANE.

 

L'ANE est le centre névralgique de ce scrutin, puisque c'est l'instance chargée de traiter les données de la présidentielle. Julius Ngouadé-Baba est précisément le rapporteur général de cette institution. Les motifs de cette supposée rencontre restent inconnus.

 

Si cette information n'est pour l'instant pas confirmée, la présidente de l'ANE Marie Madeleine Nkouet a préféré « mettre à l'écart le rapporteur général », selon ses termes. Car il faut « préserver la crédibilité de l'institution » explique-t-elle.

 

Du côté de Dologuélé, on nie fermement toute discussion, même informelle avec l'ANE. « C'est de la manipulation pure et simple », affirme-t-on dans son entourage. Dans le camp de Touadéra, le rival de Dologuélé pour la présidentielle, on a tout de suite crié au scandale et au conflit d'intérêt, quand bien même les preuves ne sont pas suffisantes pour établir la véracité de cette prétendue rencontre.

 

Quoiqu'il soit, les soupçons auront suffi pour écarter temporairement Julius Ngouadé-Baba. « Il ne participera plus à aucune opération liée aux élections et ne sera plus présent au centre de traitement des données » a précisé Marie Madeleine Nkouet.

RCA: un membre de l'Autorité nationale des élections mis à l'écart
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 11:17

 

 

 

BANGUI, 17/02/16 (Xinhua) -- Deux jours après le second tour de la présidentielle tenu dimanche en Centrafrique, le vainqueur n'est toujours pas connu, bien que Faustin Archange Touadéra apparaisse émerger dans les résultats partiels publiés mardi à Bangui par l'Autorité nationale des élections (ANE), début du dévoilement du verdict des urnes que l'Union africaine (UA) a appelé peu avant à respecter.

 

Face à la presse mardi après-midi au siège de cette institution à Bangui, Guy René Sakanga Morouba, responsable en charge de la logistique à l'ANE, a dévoilé quelques chiffres représentant selon lui environ 60% des résultats encore en cours de compilation de ce scrutin majeur, qui représente un espoir de sortie de trois ans de violences pour le peuple centrafricain.

 

Ces résultats concernent une partie des bureaux de vote de Bangui et d'Ombella-M'Poko, une circonscription voisine, a expliqué le responsable électoral.

 

Sans précision de pourcentage pour les scores obtenus par chacun des deux candidats en lice, les chiffres délivrés laissaient toutefois découvrir une avance de Faustin Archange Touadéra sur son rival, Anicet Georges Dologuelé.

 

Peu avant, l'état-major de campagne de l'ancien Premier ministre de François Bozizé a réuni la presse dans son fief de Roy-Rabe, zone connue pour avoir été l'un des épicentres des violences à Ouagadougou au plus fort de la crise, pour dénoncer une rencontre rapportée la veille et jugée suspecte entre Julius Rufin Ngouabe-Baba, rapporteur général de l'ANE, et Dologuelé.

 

Pour le camp de Touadéra, cette rencontre inopportune s'apparente à une manœuvre visant à la manipulation des résultats, qui confirment de plus en plus l'avantage de celui-ci dans le choix des électeurs centrafricains.

 

A l'ANE, l'on reconnaît que la publication des résultats partiels survenue par la suite a été motivée par la "mise en cause du rapporteur général" pour rassurer l'opinion publique.

 

Après l'invalidation par un arrêt de la Cour constitutionnelle pour cause de fraudes de l'ensemble des résultats des législatives couplées au premier tour de la présidentielle le 30 décembre, l'ANE joue sa crédibilité dans ce nouveau scrutin.

 

Du coup, la publication des résultats provisoires de ce second tour de la présidentielle et du premier tour des législatives reprogrammées est projetée pour mercredi.

 

Dans une déclaration publiée ce mardi à Bangui, la mission d'observation électorale de l'UA s'est félicitée de ce que le double scrutin (présidentiel et législatif) du 14 février "s'est déroulé dans le calme, la sérénité et la transparence".

 

"La Mission exhorte les partis politiques et les candidats à respecter le verdict des urnes et à sauvegarder le climat de paix qui a prévalu tout au long du processus électoral", a cependant souligné l'équipe d'observateurs conduite par l'ex-Premier ministre sénégalais Souleymane Ndéné Ndiaye.

 

 

Centrafrique : l'UA appelle à respecter les résultats du second tour de la présidentielle
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 23:27

 

 

 

Par Lefigaro.fr avec AFP  Mis à jour 

 

Des Casques bleus originaires de la République démocratique du Congo ont été accusés d'avoir abusé de quatre enfants vivant dans un camp de déplacés en République centrafricaine (RCA), a indiqué un porte-parole de l'ONU ce mardi.

Les quatre victimes ont été agressées entre 2014 et 2015, selon ce porte-parole, Farhan Haq. La réputation des Casques bleus de l'ONU a été ternie ces derniers mois par une série de scandales d'abus sexuels, en particulier en Centrafrique. Sur 69 cas d'abus sexuels présumés recensés l'an dernier par l'ONU au sein de ses 16 missions de paix dans le monde, 22 cas concernaient la mission de l'ONU en Centrafrique.

"Ces quatre cas d'accusations impliquent des Casques bleus de la République démocratique du Congo", a indiqué le porte-parole.

 

L'ONU a eu vent de ces accusations le 11 février par des ONG qui lui ont signalé que les quatre mineurs vivaient dans le camp de déplacés de Ngakobo, dans la préfecture de Ouaka en Centrafrique. Le gouvernement de RDCongo a été informé lundi de cette affaire et il a maintenant dix jours pour décider s'il veut mener sa propre enquête sur ses soldats ou s'il préfère que l'ONU s'en charge.


Selon la procédure ONU, il revient au pays dont sont originaires les Casques bleus de les sanctionner s'ils sont reconnus coupables.

 

L'ONU a déjà pris des mesures contre des unités du Congo-Brazzaville et de RDCongo opérant dans la Minusca et soupçonnées d'abus sexuels. Ainsi, un bataillon de soldats venus de RDCongo qui étaient stationnés à Bambari (RCA) sera rapatrié à partir du 25 février. Ils seront remplacés progressivement par des soldats mauritaniens. 

Par ailleurs, cent-vingt soldats venus de la République du Congo et qui étaient également déployés à Bambari ont été confinés dans leurs casernes et seront rapatriés avant la fin février, à l'issue d'une enquête ouverte par les autorités de Brazzaville.

 

A la suite des nombreux cas d'abus sexuels présumés signalés dans la Minusca, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait limogé son chef en août 2015 et avait nommé une commission d'experts. Celle-ci avait conclu à de graves dysfonctionnements dans la manière dont l'ONU avait géré ces affaires. 

 

La semaine dernière l'ONU a nommé une coordinatrice spéciale, l'Américaine Jane Holl Lute, chargée d'améliorer sa réponse dans ce domaine.

Centrafrique: nouvelles accusations d'agressions sexuelles par des Casques Bleus
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 23:07

 

 

 

16 février 2016 (AFP)

 

Une polémique a éclaté mardi à Bangui au sujet d’une éventuelle rencontre secrète entre un candidat au second tour de la présidentielle qui s’est tenu dimanche en Centrafrique, Anicet Georges Dologuélé, et un haut responsable de l’Autorité nationale des élections (ANE).

 

Le camp du candidat Faustin Archange Touadéra a accusé, lors d’une conférence de presse mardi, le rapporteur général de l’ANE, Julius Ngouadé Baba, d’avoir rencontré lundi soir en « privé » l’autre finaliste de la présidentielle, Anicet Georges Dologuélé.

 

« Pourquoi, alors que les résultats du second tour du scrutin présidentiel étaient en cours de traitement (…) accepte-t-il de répondre à l’invitation d’un candidat à l’élection présidentielle, dans un cadre privé? » a demandé Simplice Sarandji, le directeur national de campagne de M. Touadéra.

 

Selon M. Sarandji, le responsable de l’ANE a rencontré M. Dologuélé vers 21 heures, « à la résidence du cadet de ce dernier située non loin du motel dénommé Catimini » à Bangui.

 

« Ces faits d’une profonde gravité interpellent » la direction de campagne de M. Touadera « qui condamne avec fermeté ces agissements qui émanent d’une personnalité qui est sous serment », a-t-il ajouté, précisant avoir alerté la présidente de l’ANE ainsi que le ministre de l’Administration du territoire de cette situation.

 

Interrogé par l’AFP, l’entourage de M. Dologuélé a nié catégoriquement « l’existence d’une quelconque rencontre » avec le rapporteur général de l’ANE, sans fournir d’autres précisions.

 

Julius Ngouadé Baba n’était pas joignable mardi après-midi.

 

Cette polémique intervient alors que l’ANE a commencé mardi la proclamation de résultats partiels et provisoires de la présidentielle pour la ville de Bangui. Ces résultats, donnés bureau de vote par bureau de vote, faisaient apparaitre une nette avance de M. Touadéra sur son rival, mais aucun chiffre global n’a été publié pour l’instant pour la capitale, et encore moins pour la province.

 

Le vainqueur ne sera pas officiellement connu avant une semaine, a prévenu l’ANE.

 

Quelque deux millions d’électeurs étaient appelés à participer à ce scrutin, couplé au premier tour des législatives, qui doit permettre de tourner la page de trois années de violences intercommunautaires et d’une transition chaotique.

 

Anicet Georges Dologuélé, l’un des favoris parmi 30 candidats en lice, était arrivé en tête du premier tour (23,78%).

 

Le score de M. Touadéra (19,42%), qui a fait une campagne discrète avec moins de moyens financiers que son adversaire, avait été la grande surprise du 30 décembre.

 

Centrafrique: polémique sur une rencontre entre un candidat et un responsable de l’autorité électorale
Centrafrique: polémique sur une rencontre entre un candidat et un responsable de l’autorité électorale
Repost 0
Centrafrique-Presse.com