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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 19:39
Du rififi au RDC de Désiré Kolingba Bilal

 

Bangui, 6 oct (C.A.P) - Le député de Satema, René Constant NGBONDO, président du groupe parlementaire RDC à l'Assemblée nationale vient de déposer au Secrétariat général du RDC avec copie au Bureau de l'Assemblée nationale.  Sa lettre de démission intervient non seulement pour la présidence du du groupe parlementaire RDC mais aussi du Bureau politique dudit parti suite à la décision que le Bureau politique du RDC a prise hier dimanche le 21 Octobre en la résidence de son président, Désiré N'ZANGA KOLINGBA pour suspendre le 1er vice-président du RDC de ses fonctions jusqu'à la tenue prochaine du congrès du parti. 

Par ailleurs, le groupe parlementaire RDC que dirige le député de Satéma, déclare vouloir continuer de travailler au sein de la majorité présidentielle. De même la seule membre du gouvernement qui y siège au nom du parti RDC, qui n'est autre que Mme NGBONDO née Ongonda Lucienne, entend demeurer au sein du gouvernement de Firmin NGREBADA

On le voit, il y a pour le moins du rififi au RDC et Désiré Bilal KOLINGBA, personnage taciturne et très secret, paie quelque part la facture de son manque de leadership à la tête du parti laissé par son défunt père et ses nombreux louvoiements politiques depuis le second tour des dernières présidentielles ses prises de positions trop opportunistes. Le prochain congrès de ce parti promet des affrontements et autres querelles politiques de positionnement  

Du rififi au RDC de Désiré Kolingba Bilal
Du rififi au RDC de Désiré Kolingba Bilal
Du rififi au RDC de Désiré Kolingba Bilal
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Du rififi au RDC de Désiré Kolingba Bilal
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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 19:06
Prigozhin: qui est le puissant 'cuisinier de Poutine' en charge des 'affaires africaines'?

 

Lu pour vous

 

https://www.bbc.com 5 novembre 2019

 

Le riche homme d'affaires russe surnommé "le cuisinier de Poutine" - Evgueni Prigozhin - a les doigts dans les tartes.

Dans les années 1990, il a fait fortune en dirigeant des entreprises de restauration, d'où son surnom.

Et il a rejoint le cercle de l'élite du président Vladimir Poutine lorsque le dirigeant russe a commencé à dîner dans son luxueux restaurant flottant à Saint-Pétersbourg, appelé New Island, en 2001.

Comme beaucoup d'autres oligarques russes, M. Prigozhin, 58 ans, s'est diversifié dans de nombreuses activités.

Il utilise aussi des sociétés offshore fantômes et mène une vie de jet-set somptueuse.

Mais le gouvernement américain tente de couper les ailes de M. Prigozhin : il a renforcé les sanctions contre lui et ses entreprises en raison de son ingérence présumée dans les élections américaines.

Les enquêtes menées par des journalistes et des groupes de réflexion occidentaux relient également M. Prigozhin à un groupe de mercenaires russes appelé Wagner.

Il est accusé de défendre les intérêts de l'État russe en Syrie et en Libye déchirées par la guerre, ainsi que dans des zones sensibles d'Afrique subsaharienne.

Il a nié les allégations occidentales, mais ses entreprises restent très opaques.

Il s'est fait connaître à Saint-Pétersbourg, la ville natale de M. Poutine, mais ne faisait pas partie du groupe initial des alliés de Poutine, qui ont formé un club de datcha (maison de campagne) appelé Ozero.

A 20 ans, avant de devenir vendeur de hot-dogs et traiteur à succès, il a été emprisonné pendant neuf ans pour vol qualifié et fraude.

Le capitalisme russe de la "thérapie de choc" des années 1990 a créé de nombreuses opportunités d'affaires pour les criminels, car ils pouvaient faire appel à leurs amis pour repousser leurs rivaux agressifs.

M. Prigozhin est resté discret pendant plusieurs années, mais en 2011, il a raconté à un journal de Saint-Pétersbourg un conte pour enfants qu'il avait écrit, dans lequel des nains défendaient un roi contre ses ennemis.

Comment s'est-il impliqué dans la politique américaine ?

Le 30 septembre, le Trésor américain a annoncé de nouvelles sanctions à l'encontre de M. Prigozhin, l'accusant de diriger les efforts russes pour influencer les élections de mi-mandat américaines de 2018.

Il a de nouveau été impliqué par l'intermédiaire de la tristement célèbre Internet Research Agency (IRA), identifiée comme une "usine à troll" de Saint-Pétersbourg.

Selon les autorités américaines, elle a utilisé de faux comptes Internet et de fausses nouvelles pour influencer les électeurs américains lors des élections présidentielles de 2016.

M. Prigozhin, sa société Concord Catering, ses associés et l'IRA ont été inculpés par un grand jury américain en février 2018 pour cette ingérence électorale.

Les accusations ont été portées par Robert Mueller, conseiller juridique spécial des États-Unis, qui enquêtait sur des tentatives présumées de la Russie d'aider Donald Trump dans sa campagne électorale.

M. Prigozhin a rejeté l'acte d'accusation en disant : "Les Américains sont des gens très impressionnables ; ils voient ce qu'ils veulent voir. Je ne suis pas du tout contrarié d'être sur cette liste. S'ils veulent voir le diable, qu'ils le voient."

Les dernières sanctions visent M. Prigozhin et certains de ses biens de luxe sur des "opérations d'influence" liées aux élections de mi-mandat américaines de 2018.

Une fois de plus, selon le gouvernement américain, son IRA a utilisé "des personnages fictifs sur les médias sociaux et diffusé de fausses informations".

On ne pense pas que ces activités aient faussé les résultats des élections américaines.

Les Etats-Unis pensent qu'il finance l'agence via Concord Catering.

Les sanctions américaines désignent trois jets privés et un yacht de luxe prétendument utilisés par M. Prigozhin, sa famille et ses associés - des luxes enregistrés dans les paradis fiscaux des Seychelles et des îles Caïmans.

Il est désormais interdit aux particuliers et aux entreprises américains de faire affaire avec lui ou de fournir des services pour ses jets et yachts, appelés St Vitamin. Au cours des dernières années, les avions à réaction se sont rendus à de nombreuses reprises en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe, selon le communiqué américain.

Concord Catering a été condamné par un tribunal de Moscou à verser une indemnité aux parents en cas d'intoxication alimentaire.

L'entreprise de M. Prigozhin fournit des repas aux écoles de Moscou, mais en décembre dernier, environ 130 enfants de maternelle sont tombés malades de dysenterie.

Le livre de cuisine africaine de l'oligarque

Des recherches menées par des spécialistes de Facebook et d'Internet à l'Université de Stanford mettent en évidence des opérations de formation d'opinion sur les médias sociaux en Afrique, liées à M. Prigozhin.

Le 30 octobre, Facebook a déclaré qu'il avait suspendu trois réseaux de comptes Internet russes visant à influencer clandestinement les événements dans plusieurs pays africains.

Les origines russes du comportement "inauthentique" ont été masquées par l'utilisation de ressortissants locaux, dit-il.

Le premier réseau ciblé : Madagascar, République centrafricaine, Mozambique, République démocratique du Congo, Côte d'Ivoire et Cameroun.

Le deuxième réseau visait le Soudan et le troisième la Libye.

Une enquête de la BBC a révélé qu'au moins six candidats se sont vu offrir de l'argent par des Russes lors des élections présidentielles de 2018 à Madagascar.

M. Prigozhin a rejeté les allégations de Facebook, affirmant que le géant américain des médias "se livrait à des activités de relations publiques pour lui-même".

Il y a un an, la Russie a envoyé 175 instructeurs militaires en République centrafricaine (RCA), un pays ravagé par la violence des milices, pour aider l'armée du président Faustin-Archange Touadéra.

Les mercenaires Wagner seraient actifs en RCA, où la Russie a obtenu des concessions d'extraction d'or et de diamants.

La France, ancien pays colonial de la RCA, a également une présence militaire dans le pays.

C'est en tentant d'enquêter sur un lien présumé entre les mines et le groupe de mercenaires que trois journalistes russes ont été tués dans une embuscade en 2018.

Personne n'a été inculpé jusqu'à ce jour.

Une enquête de CNN a mis au jour un contrat minier du gouvernement centrafricain avec Lobaye Invest, une entreprise russe dirigée par Yevgeny Khodotov, un autre homme d'affaires de Saint-Pétersbourg qui serait lié au réseau de M. Prigozhin.

Mais Lobaye Invest est entouré de secret et M. Prigozhin a nié tout lien avec elle.

Des soldats russes appartenant à un groupe appelé Sewa Security protègent le président Touadéra.

Elle est soupçonnée d'être une société écran pour Wagner.

Le mois dernier, le président Poutine a accueilli 43 dirigeants africains dans la station balnéaire de la mer Noire à Sotchi, soulignant la nouvelle ambition mondiale de la Russie.

Il tient à raviver les liens de Moscou avec les pays africains à l'époque soviétique en défiant l'Occident.

Quelles sont les autres activités de M Prigozhin?

Son lien présumé avec Wagner est lié à son entreprise de restauration militaire : sous le président Poutine, il a gagné une grosse affaire pour nourrir les forces armées russes.

Le Trésor américain a également inscrit Wagner sur la liste des sanctions, affirmant qu'il " a envoyé des soldats pour combattre aux côtés des séparatistes dans l'est de l'Ukraine ".

Il dit que M. Prigozhin "a des relations d'affaires étendues" avec le ministère russe de la défense.

La dernière entreprise de l'oligarque s'aligne également sur l'agenda de M. Poutine.

Il dirige un nouveau groupe de médias pro-Kremlin appelé Patriot.

Le groupe dit qu'il s'opposera aux médias "anti-russes" qui "ne remarquent pas les bonnes choses qui se passent dans le pays".

Il regroupe quatre sites d'information basés à Saint-Pétersbourg : Agence de presse RIA FAN, Narodnye Novosti, Ekonomika Segodnya et Politika Segodnya.

Son audience cumulée devrait être supérieure à celle de l'agence de presse d'Etat Tass ou du radiodiffuseur pro-Kremlin RT.

M. Prigozhin s'est dit heureux de diriger le conseil d'administration de Patriot.

 

Recherche effectuée par Laurence Peter de la BBC

 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 14:06
Touadera inaugure un  bâtiment pouvant  abriter des infrastructures aéroportuaires à Bangui
Touadera inaugure un  bâtiment pouvant  abriter des infrastructures aéroportuaires à Bangui

 

 

Touadera inaugure un  bâtiment pouvant  abriter des infrastructures aéroportuaires à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org mardi 5 novembre 2019 12:10

 

L’administration aéroportuaire de Bangui se modernise de plus en plus. Près d’un milliard 200 millions de francs Cfa ont servi à construire les sièges de l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile de Centrafrique (ANAC) et de la Société de Développement des Infrastructures Aéroportuaires de Centrafrique (SODIAC). Ils ont été inaugurés lundi 4 novembre 2019 par le Président de la République Faustin Archange Touadéra.

Les deux sièges sont abrités par un bâtiment à deux étages construit sur une superficie de 4500 m² avec un niveau pour chaque direction. L’immeuble comporte 54 bureaux et dispose de tous les conforts nécessaires. Construit sur fonds propre de l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile de Centrafrique (ANAC) et de la Société de Développement des Infrastructures Aéroportuaires de Centrafrique (SODIAC), le coût de la réalisation des travaux s’élève à un milliard 172 millions de francs Cfa.

« Ces deux sociétés ont vocation respective en ce qui concerne l’ANAC, de superviser et de contrôler les activités aéronautiques. Quant à la SODIAC, elle a pour mission primordiale, la construction des infrastructures aéroportuaires, l’acquisition des équipements de sureté et de sécurité, la recherche des financements pour la construction de l’aérogare et de toutes les infrastructures aéronautiques » a expliqué Arnaud Djoubaye Abazen, Ministre des Transports et de l’Aviation civile.

Selon le membre du gouvernement, la construction de ces sièges est un pas vers les conditions aéroportuaires internationales. « Aujourd’hui, nous rehaussons le niveau de notre conformité et après l’inauguration de la clôture, s’en suivra l’installation des balises, les équipements d’aide à la navigation d’aide de nuit comme de jour » rassure Arnaud Djoubaye Abazen qui appelle la population environnante à la protection de ce joyau.

L’Autorité Nationale de l’Aviation Civile de Centrafrique (ANAC) a été créée en 2009 et la Société de Développement des Infrastructures Aéroportuaires (SODIAC) en 2012.  Ces travaux lancés il y a 3 ans, avaient un délai d’exécution de 7 mois.

 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 13:03
René Maran, premier écrivain noir à obtenir le prix Goncourt
René Maran, premier écrivain noir à obtenir le prix Goncourt
René Maran, premier écrivain noir à obtenir le prix Goncourt
René Maran, premier écrivain noir à obtenir le prix Goncourt

 

Lu pour vous

 

 Par LePoint.fr  le  - Publié le  | Le Point.fr

 

VIDÉO. Google rend hommage, ce mardi, à l'écrivain René Maran, né le 5 novembre 1887, dont le premier roman fit scandale après avoir été récompensé.

 

Son premier roman, Batouala, aura été le bon. René Maran, né il y a 132 ans jour pour jour, en 1887, à bord d'un bateau qui conduisait ses parents guyanais à Fort-de-France, a marqué le petit monde littéraire du début du siècle dernier dès les balbutiements de sa carrière. En 1921, à seulement 34 ans, il devient le premier écrivain noir à obtenir le prestigieux prix Goncourt. À la parution de la nouvelle, celle-ci fait l'effet d'une bombe dans la France des années folles. Dans Le Petit Parisiencomme nous le rappelle La 1ère, l'accueil réservé à l'annonce de la victoire de René Maran est sans équivoque : « M. René Maran, administrateur colonial, domicilié à Fort-Archambault, à deux journées de marche du lac Tchad, au milieu de Noirs qui lui ressemblent comme des frères, a reçu hier le prix Goncourt. (….) Depuis l'année 1903, époque où fut décerné le premier prix Goncourt, c'est la première fois que les Noirs jouent et gagnent. (…) sa qualité de nègre (…) a séduit les dix de l'Académie Goncourt épris de couleur et d'étrangeté. »

D'autant que René Maranadministrateur colonial d'outre-mer en Oubangui-Chari (aujourd'hui la Centrafrique), a été le témoin des conditions de vie déplorables des peuples colonisés, de la famine, de la vente des femmes et du comportement indécent des colons. René Maran dénonce, dans la préface de Batouala, les rapports conflictuels entre les Noirs et les Blancs, qu'il interpelle ainsi : « Civilisation, civilisation, orgueil des Européens, et leur charnier d'innocents. Tu bâtis ton royaume sur des cadavres. (…) Tu es la force qui prime sur le droit. Tu n'es pas un flambeau, mais un incendie. Tout ce que tu touches, tu le consumes. » Il devra démissionner, sans trop de peine, de l'administration coloniale et son livre sera interdit de publication en Afrique.

« Quelle que soit sa couleur, l'homme est toujours homme »

Batouala raconte la vie d'un grand chef du pays des Bandas, en Centrafrique, qui s'inquiète notamment de l'enrôlement de soldats noirs au sein de l'armée française, dans un conflit absurde entre Européens, entre « Blancs frandjés » et « Blancs zalémans ». René Maran décrit sans manichéisme la cruauté et la méchanceté des colons, comme les vices des tribus africaines, car, pour lui, nous rappelle L'Express, « l'homme, quelle que soit sa couleur, est toujours homme ».

Journaliste à la radio, René Maran explique un jour à l'antenne : « Quand j'ai écrit Batouala, j'ai voulu montrer l'Afrique telle que je la voyais. On a contesté avec âpreté et méchanceté tout ce que j'avais dit et, pour démontrer que je m'étais trompé, on a étudié ce que j'avais vu. On a été obligé de dire que je disais la vérité. Batouala montre l'Afrique du temps des Européens. » Acteur dès ses débuts du combat contre le colonialisme, René Maran est rapidement considéré comme un auteur de référence par ses confrères Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor ou Birago Diop, qui font de lui la source de la négritude, vis-à-vis de laquelle René Maran a pourtant toujours émis des réserves.

Pour le journaliste Christian Éboulé, interrogé par France Inter, ces auteurs « doivent tout à René Maran du point de vue de la négritude. D'ailleurs, ils n'ont cessé de le citer comme référence, tous sans exception. René Maran était pour eux une référence et, surtout, un précurseur de la négritude ». René Maran avouait pourtant « qu'il comprenait mal la notion de négritude », explique la critique belge Lilyan Kesteloot, il avait tendance à y voir un racisme plus qu'une nouvelle forme d'humanisme. Il se voulait, par-dessus tout et avec obstination « un homme pareil aux autres ». René Maran meurt à Paris en 1960, dans un relatif anonymat, son premier roman, couronné du prix Goncourt, ayant, après le scandale, éclairé de nombreuses pensées du XXe siècle.

 

 

Qui était René Maran, le premier écrivain noir à recevoir le prix Goncourt en 1921 ?

 

https://la1ere.francetvinfo.fr Cécile Baquey • Publié le 4 novembre 2019 à 08h00, mis à jour le 4 novembre 2019 à 10h33

 

Quatre auteurs sont en lice pour obtenir le prestigieux prix Goncourt remis ce lundi 4 novembre 2019. Aucun ne déclenchera le scandale qu’a provoqué le Guyanais René Maran avec son roman "Batouala" en 1921. Retour sur cet événement qui a bouleversé la vie de René Maran.
 

Quand "Batouala" remporte le prix Goncourt en 1921, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Pour la première fois de son histoire, l’académie récompense un écrivain noir, René Maran. Qui était cet homme jusque-là inconnu des cercles littéraires parisiens ?
 

De Fort-de-France à Bordeaux

 

René Maran a grandi à Bordeaux. C’est là que lui est venue la passion de la poésie. Dès la 6e, raconte-t-il dans une émission radiophonique, il aimait écrire et s’amusait à interpréter à sa manière "La chanson de Roland".

Né le 5 novembre 1887 sur le bateau qui mène ses parents guyanais à Fort-de-France, il est envoyé très jeune à Bordeaux. Dès six ans, il est admis au pensionnat du lycée de Talence. Il ne voyait ses parents que tous les trois ans.

Au lycée Montaigne de Bordeaux où il poursuit ses études, il noue une amitié indéfectible avec son compatriote Félix Eboué. Grand sportif, il apprécie le rugby et l’escrime. En 1909, il commence à écrire dans une revue lilloise d'art et de littérature : le Beffroi.

L'administration coloniale

Son père haut-fonctionnaire le pousse dans les bras de l’administration coloniale. "Pour lui c’était une très belle administration, confiera plus tard René Maran, mais pas pour moi". En 1912, il devient administrateur d’Outre-mer en Oubangui-Chari.

C’est là qu’il commence l’écriture de "Batouala", du nom d’un grand chef du pays banda (République centrafricaine). Interviewé à la radio en 1962, René Maran explique sa démarche :

"Quand j’écris "Batouala", j’ai voulu montrer l’Afrique telle que je la voyais. On a contesté avec âpreté et méchanceté tout ce que j’avais dit et pour démontrer que je m’étais trompé, on a étudié ce que j’avais vu. On a été obligé de dire que je disais la vérité. "Batouala" montre l’Afrique du temps des Européens".

Scandale du Goncourt de 1921

On a du mal à imaginer le scandale qu’a pu provoquer ce prix Goncourt. Pour s’en faire une idée, il suffit de lire Le Petit parisien. Ce journal très conservateur entre les deux guerres, mais aussi très populaire, livre ainsi la nouvelle à ses lecteurs le 15 décembre 1921 :

M. René Maran, administrateur colonial, domicilié à fort Archambault, à deux journées de marche du lac Tchad, au milieu de noirs qui lui ressemblent comme des frères, a reçu hier le prix Goncourt (….) Depuis l’année 1903 , époque où fut décerné le premier prix Goncourt, c’est la première fois que les noirs jouent et gagnent » (…) sa qualité de nègre (…) a séduit les Dix de l’Académie Goncourt épris de couleur et d’étrangeté ».

Cet article d’un racisme consternant nous apprend que René Maran n’a pas déposé lui-même son roman à l’académie Goncourt. C’est un ami, Manoël Gahisto qui l’a fait pour lui. L'écrivain a ensuite abandonné sa carrière dans l'administration coloniale sans beaucoup de regrets.

L’œuvre de René Maran a inspiré de nombreux écrivains. Grâce au travail du Guyanais dénonçant les dérives du système colonial français, André Gide dans "Voyage au Congo" (1927) puis Albert Londres dans "Terres d’ébène" (1929) sont parvenus au même constat que le prix Goncourt.

André Maran est aussi considéré par Aimé Césaire, Léon Gontran-Damas et Léopold Sédar Senghor comme le précurseur du mouvement de la négritude. L’écrivain est mort à Paris le 9 mai 1960.

 

 

René Maran premier écrivain noir à recevoir le Goncourt en 1921

 

By La redaction de Mondafrique 6 novembre 2019

 

Google met en valeur, le mardi 5 octobre 2019, l’écrivain René Maran qui avait reçu en 1921 le prix Goncourt pour son roman « Batouala » qui se déroule dans l’ancien Oubangui-Chari, l’actuelle Centrafrique. 

René Maran faisait partie des administrateurs français détaché en Oubangui-Chari, alors aux mains de sociétés concessionnaires coloniales qui ont durablement marqué le pays et ses habitants chez qui on retrouve encore aujourd’hui un traumatisme. René Maran était originaire de Guyane comme son ami Félix Eboué. Il est à noter qu’outre André Gide qui avait dénoncé la colonisation et l’exploitation humaine dans ce pays, un autre écrivain ayant résidé en Centrafrique avait été mis à l’honneur avec le prix Goncourt. En 1964, Georges Conchon fut couronné pour son ouvrage  » L’État sauvage ».  Les dures réalités de ce pays et les tourments de sa population répondent encore à ce titre évocateur.

Né sur un bateau alors que ses parents quittaient la Guyane pour la Martinique en 1887, René Maran est arrivé en métropole à l’âge de sept ans – ses parents, partis au Gabon, l’avaient envoyé à Bordeaux – et a commencé à écrire assez jeune, aux alentours de 16 ans. Au lycée Michel de Montaigne, il a notamment fait la rencontre de Félix Eboué, administrateur colonial et futur résistant. Rapidement, sa carrière l’a poussé à quitter la France, qu’il a finalement retrouvée plus tard, pour rejoindre l’Afrique et plus précisément l’Oubangui-Chari, future Centrafrique. Dans cette colonie française, il est devenu administrateur d’outre-mer, et c’est surtout là-bas qu’il a trouvé la source d’inspiration pour écrire son premier roman – le plus célèbre -, « Batouala »

 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 12:53
Minusca : Révélation sur l’échec de l’enquête sur les abus sexuels

 

Lu pour vous

 

https://www.gabonreview.com par Loic Ntoutoume  3 novembre, 2019

 

Selon un projet de rapport rédigé en 2017 et divulgué par The New Humanitarian, l’Organisation des Nations unies a bâclé son enquête sur des accusations d’abus sexuel à l’encontre de soldats de la paix burundais et gabonais déployés à Dékoa, dans la préfecture de Kemo, en République centrafricaine, laissant tomber les victimes.

Un projet de rapport interne des Nations unies portant mention “brouillon confidentiel“, obtenu par The New Humanitarian et relayé par Associated Press, révèle une série d’erreurs commises par les enquêteurs et démontre pourquoi aucune poursuite n’a été intentée contre les soldats de la paix burundais et gabonais déployés à Dekoa, dans la préfecture de Kemo, dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca).

Selon le rapport de 50 pages commandé en 2017 par le Bureau des services de contrôle interne (BSCI) des Nations unies, et soumis en avril de la même année, détaille les erreurs commises lors des enquêtes et expose comment les femmes et les filles présumées victimes ainsi que les enquêteurs de l’ONU ont été déçus dans le processus. Ce rapport indique que l’Unicef n’a pas réussi à recueillir des témoignages précis de victimes et a attendu des semaines avant d’informer l’organe d’enquête et de surveillance de l’ONU des allégations. De même,  l’ONU n’a pas réussi à assurer la sécurité de base des enquêteurs. Par ailleurs, l’atmosphère où les femmes et les filles qui portent les accusations a été qualifiée de «menaçante».

Selon ce rapport, le système de collecte et de stockage de l’ADN a contribué à la décomposition des échantillons, ruinant ainsi les chances d’identifier les auteurs présumés. En effet, une grande partie des échantillons a été prélevée de mars à mai 2016, puis  stockée à Bangui pendant des mois et n’a pas été livrée au bureau de Nairobi aux fins de l’enquête avant avril 2017. « La plupart étaient déjà pourris. Il n’est donc pas surprenant que des résultats positifs ne puissent pas être obtenus », indique le rapport sur les échantillons d’ADN.

Selon l’ONU, le BSCI a interrogé 139 personnes, examiné leurs comptes et identifié 16 auteurs possibles du Gabon et 25 du Burundi, à l’aide de photos et d’éléments de preuve corroborant. Sur les 139 victimes, 25 étaient des mineurs qui ont affirmé avoir été agressés sexuellement et huit demandes de paternité ont été déposées.

 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 12:18
DON DE VEHICULES DE L'UE AUX FSI
DON DE VEHICULES DE L'UE AUX FSI
DON DE VEHICULES DE L'UE AUX FSI

 

L’Ambassadrice de l’Union européenne, Samuela Isopi, a procédé à la remise au Ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique, Général de Brigade Henri Wanzet-Luinguissara, d’un don de 38 véhicules 4x4 destinés aux Forces de sécurité intérieure centrafricaines 🇨🇫.

Ce don s’inscrit dans le cadre du programme européen d’appui au redéploiement des FSI et à la restauration de l’autorité de l’Etat financé par l’Union européenne 🇪🇺  via l’Instrument contribuant à la stabilité et à la paix. 

Restez connectés!

#Ensemble, pour la sécurité.

 

 

 

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 21:55
Intervention citoyenne du Député Martin ZIGUELE

 

Chers compatriotes,

 

L'honorable Martin ZIGUELE, président du parti MLPC, est un homme fédérateur, loyal et démocrate. Son talent, son investissement patriotique au service du pays et sa clairvoyance l’ont toujours singularisé.

Ainsi, la patine du temps a façonné sa personnalité, la projetant au premier plan, pour que tout son être trouve l’exutoire à la mesure du tribun qu’il est. Aujourd’hui, l'honorable Martin ZIGUELE mène un combat républicain face à un terrorisme militarisé qui sévit dans nos provinces, car son souhait républicain est que notre pays retrouve la paix.

Il n'échappe à personne que nos compatriotes sont pris en otage par ce terrorisme armé, à l'origine de l'Accord Politique pour la Paix en république Centrafricaine (ARPP-RCA) dit Accord de Khartoum. Alors, il n'y a rien de surprenant que l'action de Mr ZIGUELE, qui est dans son rôle républicain, consiste en une pression sur les facilitateurs et garants de cet Accord de paix, préoccupé qu'il est par l'éradication de ces exactions.

Aussi, chacun peut comprendre l'intérêt qu'il porte à la mise en œuvre des dispositions dudit Accord, dans le strict respect des exigences qui en découlent.

Si dans la position qui est la sienne (Député de la Nation), faire un travail de veille  républicaine confine à la récupération politique comme le laisse entendre des détracteurs dont l'opposition politique, la question est alors :

Quelle autre attitude aurait-il dû adopter pour faire entendre la voix du peuple, dont il doit être la caisse de résonance en tant qu’élu de la population?

S'il y a des sujets à amener au débat, devant la gravité du problème qui est national et non-partisan, il est grand temps que le patriotisme l'emporte sur le confort partisan qui fait hélas passer au plan accessoire, une préoccupation de paix plutôt fédératrice. Car la douleur imposée par cette situation n'est pas partisane.

Élevons le niveau d'expression de notre attachement à la République pour dépasser les clivages qui sont d'aucun intérêt dans la quête et la mise en œuvre des solutions de paix, une paix attendue par tous, tous partis confondus.

Un autre député d'un autre parti aurait eu la même démarche, cela ne pouvait que lui valoir le respect. Dans ce genre de problème, l'étiquette partisane n'est pas le prisme à travers lequel on apprécie le travail d'un député.

L'affaire est trop grave, trop sérieuse pour que des citoyens vraiment préoccupés par la sortie de crise, passent leur temps à scruter l'appartenance partisane des politiques en l'occurrence des députés, plutôt que de s'appesantir sur l'essentiel de leur action, pour une convergence ou une synergie pour le plus haut intérêt du pays tout entier.

Cela se traduit par:

  • retrouver la sécurité et la tranquillité de vie pour un vivre ensemble et une cohésion retrouvée,
  • permettre à la République de faire vivre les valeurs républicaines au plan politique et moral et renforcer ainsi la vie des institutions sur tout le territoire national.

Dans cette optique, Mr ZIGUELE a prolongé l'expression de sa préoccupation par le souhait de voir nos forces armées s'impliquer davantage sur le théâtre des opérations pour garantir une issue rapide, attendue par tout le pays et non exclusivement par un quelconque parti.

Les quelques lignes qui précédent constituent une intervention citoyenne qui n'a pour objet que le souci de vigilance, pour éviter tout dérapage verbal, à un moment où le "sérieux" des uns et des autres doit dépasser le confort partisan, dépasser la récupération politique et laisser place à l'excellence de tous ceux qui pensent avoir une ou des idées à partager, pour faire vivre la République.

Que Dieu bénisse la RCA.

               

                          Equipe de communication du MLPC

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 21:30
« Le gouvernement centrafricain sait jouer de la rivalité des grandes puissances» Thierry Vircoulon

 

INVITÉ AFRIQUE SUR RFI 

 

« Le gouvernement centrafricain sait jouer de la rivalité des grandes puissances»

 

Par Carine Frenk RFI vendredi 1 novembre 2019

 

« Centrafrique : les échos lointains d’une crise oubliée ». C'est le titre d'une tribune du chercheur Thierry Vircoulon qui estime que le récent réengagement de la France doit se comprendre dans le cadre de sa relation assez difficile avec la Russie. Thierry Vircoulon est le coordinateur de l’Observatoire pour l’Afrique centrale et australe de l’Institut français des relations internationales (Iris). Il répond aux questions de Carine Frenk.

 

Rfi: Thierry Vircoulon, la Centrafrique vit aujourd’hui une situation de ni paix-ni guerre. C’est, selon vous, le triomphe de la realpolitik ? Qu’entendez-vous par là ?

Thierry Vircoulon: En fait, après la signature de l’accord de Khartoum en février de cette année, on se rend compte que les groupes armés marchandent la mise en œuvre de l’accord de Khartoum et on n’avance pas tellement. Et malheureusement, alors que le gouvernement, la Minusca et les internationaux devraient mettre la pression pour que cet accord soit mis en œuvre et respecté, on s’aperçoit que ce n’est pas tout à fait le cas et que le gouvernement lui-même est plus préoccupé par les élections à venir que par l’avancée de cet accord de paix. Donc on voit qu’il y a des pays occidentaux qui finalement se préoccupent peu des grands principes qu’ils affichent et considèrent qu’à partir du moment où l’Union africaine et d’autres acteurs africains préfèrent trouver un arrangement avec les groupes armés, ils s’en contenteront aussi.

Mais les accords de Khartoum marquent une avancée. Moins de combats, moins de morts au quotidien.

Pour le moment, les internationaux disent que c’est le bon choix, parce qu’il y a eu cette baisse de la violence. Mais c’est une baisse de la violence qui correspondait à la saison des pluies. Donc on va voir. S’il y a une reprise de la violence, cela voudrait dire que l’accord de Khartoum, grosso modo, n’a eu aucun effet.

On observe aujourd’hui un réengagement de la France en Centrafrique. Comment l’expliquez-vous ?

C’est un réengagement dans le cadre des relations entre la France et la Russie, qui est assez difficile et dans le cadre un peu plus général de cette ‘’nouvelle guerre froide’’. Une ‘’nouvelle guerre froide’’ entre guillemets, comme la Russie essaie de nouveau de revenir sur la scène internationale comme une grande puissance, on voit que depuis la crise ukrainienne il y a un regain de tension entre la Russie et les Européens et les Américains. C’est pour cela que je parle de ‘’mini-guerre froide’’. Donc c’est dans ce cadre-là que la France se ré-intéresse à la Centrafrique. Pas pour la Centrafrique elle-même.

Est-ce que ce réengagement est déjà perceptible ?

Oui, il y a eu en effet depuis 2018, à la fois plus d’aide françaises injectée en Centrafrique, il y a eu aussi plusieurs visites ministérielles et une coopération militaire qui est renouvelée…

Parce que le gouvernement français, qui était réticent au réarmement de l’armée centrafricaine, y est maintenant favorable ?

Disons que c’est un revirement de position, qui est surtout le résultat de cette volonté de rapprochement entre Paris et Bangui. Et cette volonté de rapprochement est consécutive au fait que la Russie a été la première à livrer des armes au gouvernement centrafricain qui en demandait. Il en a redemandé, d’ailleurs, lors du sommet de Sotchi et donc on voit qu’il y a, en effet, sur le plan militaire, une sorte de compétition. On voit aussi que le gouvernement centrafricain sait jouer de la rivalité des grandes puissances.

L’Union européenne s’implique également beaucoup ?

Oui, l’Union européenne est le principal financeur, le principal bailleur, avec la Banque Mondiale. Cela fait déjà un certain temps que l’Union européenne aide l’État centrafricain à boucler ses fins de mois. Ce qui est nouveau, maintenant, c’est que l’Union européenne va faire de l’appui budgétaire sur des secteurs où avant elle n’en faisait pas, qui est le secteur de la sécurité. Ça, c’est une évolution tout à fait notable. Financer des secteurs aussi régaliens que la sécurité et la justice, cela revient à financer des secteurs sur lesquels on n’a aucun contrôle, puisque le gouvernement dira que cela relève de sa souveraineté. Donc on peut considérer que dans ce domaine, les Européens font une sorte de chèque en blanc au gouvernement centrafricain et n’auront aucun contrôle sur ce qui se passera dans ce secteur. Donc je pense qu’il y a des questions à se poser sur la pertinence de ce type de financement.

Et malgré ces financements, malgré ces aides, à Bangui et en province les problème demeurent et génèrent une grande frustration ?

Oui. En fait il y a une évaporation très forte. La réforme des finances publiques centrafricaines est un chantier depuis maintenant une dizaine d’années et on ne voit aucun progrès. Donc, on peut là aussi se poser des questions sur le paradoxe d’injecter plus d’argent dans un budget national, alors qu’on ne voit pas de progrès sur la façon dont cet argent est géré.

Les élections présidentielle et législatives sont prévues fin 2020. Quel rôle, dans ces conditions, peut jouer la communauté internationale ?

Pour le moment, le principal rôle à jouer, c’est celui d’être le bailleur de ces élections. Il ne faudrait pas qu’elle finance des élections frauduleuses, comme on l’a vu en 2011 en Centrafrique, où malheureusement la fraude a été massive. Donc il faudrait éviter la répétition de ce type de situation.

 

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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 00:03
Tchad, Idriss Déby vent debout contre la France

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com By Nicolas Beau -31 octobre 2019

 

Lors du sommet de Sotchi, le président tchadien Idriss Déby a appelé la Russie à soutenir militairement, politiquement et diplomatiquement le continent africain et s’en est pris à l’intervention française en Libye.

Idriss Déby s’est insurgé, lors du sommet de Sotchi, contre l’intervention militaire occidentale de 2011 en Libye qui a engendré, selon lui, la déstabilisation de la sous-région et du Sahel. Il

« La déstabilisation du Sahel par le terrorisme est étroitement liée au chaos installé en Libye à la suite de l’intervention militaire de 2011. L’Afrique, qui subit aujourd’hui de plein fouet les contrecoups de ce chaos, est pressée de trouver une sortie de crise, même si elle continue d’être injustement marginalisée dans la gestion de cette crise », a dénoncé Idriss Deby dans son intervention à Sotchi.

« La paix et la sécurité sont essentielles pour le développement d’un pays ou d’une région», s’est-il insurgé, alors que «depuis bientôt dix ans, le Sahel fait face à une grave menace terroriste à cause de la crise libyenne ». Le président tchadien a aussi rappelé à Sotchi que les États affectés par la menace terroriste, qu’il s’agisse du bassin du lac Tchad ou de ceux du G5 Sahel, consacrent entre 18% et 32% de leur budget à l’effort sécuritaire.

« Dans ce combat du Sahel contre le terrorisme, le soutien de la Fédération de Russie est vital pour renforcer la stabilité régionale. L’appui en formation et équipements militaires, le partage des renseignements et des expériences avec les forces africaines engagées sur ce front seront d’une grande utilité », a affirmé Idriss Deby.

 

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31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 23:45
ČENTRAFRIQUE : DECLARATION DU 1er VICE-PRESIDENT DU FPRC, NOUREIDINE ADAM

 

ČENTRAFRIQUE : DECLARATION DU 1er VICE-PRESIDENT DU FPRC, NOUREIDINE ADAM

 

 

Moi, Général Noureidine Adam, 1er Vice-Président du FPRC,

 

1. Je tiens à remercier tous les acteurs de la paix en RCA, particulièrement les acteurs humanitaires qui, malgré le contexte difficile, les attaques répétées dont ils sont victimes, n’ont jamais failli à leur mission : celle de 

protéger et d’apporter assistance les personnes affectées par les conflits armés.

Mes remerciements s’adressent également à la communauté internationale dans son ensemble, singulièrement la CEAAC, l’Union Africaine, l’Union Européenne, l’ONU, ainsi que les pays amis de la RCA : le Cameroun, la Chine, le Congo, la France, le Gabon, la RD Congo, la Russie, le Rwanda, le Soudan, le 

Tchad, pour l’appui et l’aide multiformes qu’ils ne cessent d’apporter à la République Centrafricaine, tant sur le plan sécuritaire et humanitaire que dans le cadre des programmes de relèvement et de développement.

Je remercie également tous les anonymes – les « Sans voix » – qui ne cessent d’encourager le FPRC dans le combat ô combien ultime pour la défense des droits des populations minoritaires, victimes des discriminations de toutes sortes et, surtout, pour leur appui dans l’engagement en faveur de la mise en œuvre

de l’APPR-RCA.

 

2. Je saisi cette occasion pour apporter le message de paix. En même temps, j’informe l’opinion publique nationale et internationale que l’aspiration à la paix en RCA est à la fois plus inquiétante et plus impérieuse en République Centrafricaine. 

 

3. Je réaffirme mon engagement et mon attachement à la mise en œuvre de l’APPR-RCA et souligne ma détermination à agir de bonne foi pour le rétablissement et la consolidation de la paix, la réconciliation nationale et la stabilité politique en République Centrafricaine. 

De L'accord de Syrtes en Libye le 03 février 2007 à la Déclaration d’entente de Saint-Egidio, en passant par l'accord de Cessation des hostilités de Birao du 13 avril 2007, l'accord de cessez-le-feu et de paix du 09 mai 2008 à Libreville et l’accord de paix globale du 21 juin 2008 à Libreville, les recommandations du dialogue politique inclusif du 20 décembre 2008 à Bangui, l'accord de paix du 26 août 2011 à Bangui, les Accords de N’Djamena, le forum de Brazzaville de septembre 2014, l’Accord de Nairobi, le Forum de Bangui de 2015, l'engagement solennel de l'OCI et l'initiative de l'Angola ; la dynamique actuelle, telle que résumée dans l’APPR-RCA, articule paix, tolérance, justice sociale, réconciliation nationale et démocratie. Elle constitue donc un espoir pour une issue viable vers la paix et, de ce fait, une opportunité que doivent saisir tous les acteurs engagés pour la paix en RCA.

 

4. J’ai la ferme conviction que dans le contexte particulier de la crise centrafricaine que les considérations « judirico-judiciaires », à elles seules, ne suffiraient pas pour dessiner une esquisse de paix en RCA.

 

5. Je souligne que l’on ne peut pas « penser la Paix » sans appareil d’Etat viable. Le retour à l’ordre, à la légalité, à l’équilibre sociale, etc. constitue donc la pierre angulaire pour une paix durable et, ainsi, à l’atteinte aux 17objectifs de développement durable (ODD). Dans le cas précis de la RCA, une attention particulière doit être portée aux mécanismes permettant l’application équitable et coordonnée des différentes mesures qui favorise la participation de tous à la gestion de la chose publique ; le renforcement de la mise en œuvre du processus de démocratisation et de pacification de la société centrafricaine ; et le rétablissement de la confiance des citoyens envers leurs institutions et, ainsi, la légitimation à nouveau l’Etat. C’est dans ce contexte que j’ai décidé le démantèlement des barrières illégales, la cessation des hostilités et demandé le déploiement progressif des FACA et FSI en vue de la mise en place des USMS avant le début de la saison sèche.

 

6. Je déplore les événements récents qui ont plongé les populations de Birao dans une situation sécuritaire et humanitaire sans précédent.

 

7. Je dénonce les personnes qui, pour des ambitions politiciennes, manipulent les populations en emblématisant les ethnicités de tout ordre pour exacerber l’antagonisme et, ainsi, perturber le processus de paix en cours, tel que négocié à Khartoum et consigné dans l’APPR-RCA, signé à Bangui, le 06 février 2019.

 

8. Je me dissocie de tous les « divisionnistes », et plaide pour l’intérêt national et l’union des centrafricains pour la paix et le progrès social. 

 

9. Je rappelle que les violences armées passées et actuelles ont miné les relations de cohabitation entre les communautés qui, pourtant, ne peuvent se séparer, parce qu’elles ne peuvent pas y arriver, mais qui se heurtent à des pièges symboliques que des politiques dressent et exploitent de manière systématique à des fins politiciennes liées à des postes ministérielles et/ou pour se maintenir au pouvoir.

 

10. Je mets en garde toute autre initiative d’attaque des positions du FPRC et informe que la réplique sera décisive, exemplaire et à la hauteur ; car trop c’est trop.

 

11. Je suis déterminé à ramener l’ordre et la tranquillité dans la Vakaga, de combattre tous les criminels qui mettent à genou la population de la Vakaga. Bien évidemment, avec l’aide et le soutien de la communauté internationale. 

 

12. J’appelle tout un chacun au calme et à la retenue, et d’œuvrer pour la paix et le retour à l’ordre institutionnel en RCA en préservant et améliorant les acquis de l’APPR-RCA.

 

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