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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 01:05
RCA: à Birao, les tensions et affrontements continuent
RCA: à Birao, les tensions et affrontements continuent
RCA: à Birao, les tensions et affrontements continuent

 

Par RFI Publié le 03-09-2019 Modifié le 03-09-2019 à 08:57

 

Birao et ses alentours sont toujours sous tension hier dans l’extrême nord-est du pays, après les combats déclenchés dimanche par la mort du fils du sultan de la ville. Des combats qui interviennent moins d’un mois après ceux qui se sont tenus à Am Dafok à une soixantaine de kilomètres de la ville de Birao. Des bilans encore non officiels font état de cinq morts et de plusieurs dizaines de blessés. Hier des tirs ont encore été entendus dans Birao.

Des destructions d’habitations ont été constatées à Birao. Beaucoup de personnes seraient déplacées. Les différentes estimations parlent de plusieurs milliers. Des altercations auraient aussi eu lieu sur des axes alentours alors que des groupes armés cherchaient à envoyer des renforts. Un haut gradé du FPRC aurait perdu la vie durant les combats.

Hier soir le MLCJ via la voix de son leader Gilbert Toumou Deya revendiquait que la ville de Birao était sous son contrôle et celle de la communauté Kara. Dans un communiqué publié dans la soirée, le FPRC dénonce une attaque organisée du MLCJ contre ses positions et réfute l’explication d’une confrontation inter-ethnique avancée par le MLCJ. Nourredine Adam, leader du FPRC, menace dans ce communiqué d’apporter une réponse « ferme et décisive ».

L’Union africaine, la CEEAC et la Minusca condamnent fermement dans un communiqué conjoint les affrontements et appellent à la cessation immédiate des combats. Ils exhortent les communautés « à résister à toute manipulation ». Le gouvernement a exprimé « sa profonde préoccupation ». Il dénonce une « violence inacceptable » et rappelle que ces actes constituent des violations graves de l’accord.

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 00:35
Convergence de vues entre Emmanuel Macron et Denis Sassou N’Guesso sur l’environnement

Congo-France convergence de vues entre Emmanuel Macron et Denis Sassou N’Guesso sur l’environnement

 

http://www.adiac-congo.com Mardi 3 Septembre 2019 - 17:30

 

Le président français a échangé le 3 septembre au Palais de l’Elysée, à Paris, avec son homologue congolais sur les dossiers liés au climat, aux relations bilatérales, à la situation en Afrique, notamment en Libye, en Centrafrique, ainsi que sur le Bassin du Congo.

Plusieurs accords ou protocoles d’accord ont été signés au cours de cette visite qui intervient après le sommet du G7 de Biarritz, et les incendies de forêt en Amazonie, en Amérique latine.

Ces accords concernent les domaines de l’environnement et du climat, entre la France et le Congo, la formation des formateurs dans le cadre de l’enseignement de base, et entre l'initiative pour la forêt de l'Afrique centrale (Central African Forest Initiative) et le Congo, un partenariat lancé en 2015 par la Norvège.

Doté d'environ 60 millions d'euros, ce partenariat vise à aider six pays de l'Afrique centrale qui abritent la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l'Amazonie. En échange d'une aide financière, le Congo s'est engagé à mettre en place un plan de protection de la forêt, de la biodiversité et des tourbières, ont indiqué la présidence française et un responsable congolais.

Le Bassin du Congo, deuxième poumon vert planétaire devrait attirer davantage l’attention de la communauté internationale. Initiateur du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, Denis Sassou N'Guesso fait de la conservation et de la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale une priorité.

Le chef de l’Etat congolais préside la commission climat d’Afrique centrale qui regroupe les pays tels la République démocratique du Congo, le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la Centrafrique.

La communauté internationale devrait appuyer les efforts des pays d’Afrique centrale en matière de protection du Bassin du Congo à travers un certain nombre de financements.

Par ailleurs, la visite du président Denis Sassou N'Guesso intervient quelques jours après la signature d’un accord entre le Congo et le Fonds monétaire international sur la facilité élargie de crédit. Paris avait conditionné une aide de 135 millions d’euros à Brazzaville, par la conclusion de cet accord.

Marie –Alfred Ngoma et Noël Ndong

 

Convergence de vues entre Emmanuel Macron et Denis Sassou N’Guesso sur l’environnement
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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 00:02
Centrafrique : l’ONU condamne des affrontements « d’une rare violence » entre groupes armés
Centrafrique : l’ONU condamne des affrontements « d’une rare violence » entre groupes armés
Centrafrique : l’ONU condamne des affrontements « d’une rare violence » entre groupes armés

 

 

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 10h04

 

Des heurts ont éclaté dimanche et lundi entre deux mouvements armés dans le nord-est du pays, malgré l’accord de paix conclu avec le gouvernement début février.

 

L’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et la Mission des Nations unies en République centrafricaine ont condamné lundi 2 septembre des affrontements « d’une rare violence » entre groupes armés dans l’extrême nord-est du pays. Des milliers de civils ont pris la fuite après des combats dimanche et lundi matin dans la ville de Birao, opposant deux groupes armés signataires de l’accord de paix conclu avec le gouvernement début février.Des « incidents inacceptables », qui « constituent une violation flagrante de l’accord de paix de Khartoum », ont estimé les trois organisations internationales dans un communiqué commun. Les auteurs dénoncent également « l’incendie de kiosques au marché de Birao par des éléments armés » durant l’affrontement qui opposait des miliciens du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) à ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). 

Des groupes armés qui contrôlent 70 % du pays

L’ONU confirme pour l’instant la mort d’au moins deux personnes. L’une d’entre elles est le général Adam Koton, du FPRC, a affirmé à l’AFP le porte-parole du groupe, Aboubacar Sidiq. La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition promusulmane (l’ex-Séléka), qui a entraîné une contre-offensive de milices prochrétiennes d’« autodéfense » (anti-balaka).

Le pays connaît une relative accalmie depuis la signature d’un accord de paix le 6 février entre quatorze mouvements rebelles et le gouvernement. La population est toutefois toujours victime de violences commises par les groupes armés qui contrôlent 70 % du territoire.

Le MLCJ et le FPRC, tous deux issus de l’ex-Séléka, s’étaient déjà affrontés le 14 juillet dans le village d’Am-Dafock, à la frontière avec le Soudan, à 60 kilomètres de Birao. Un affrontement provoqué par l’arraisonnement d’une cargaison d’armes appartenant au MLCJ par des éléments du FPRC, qui avait causé la mort de huit miliciens (quatre dans chaque groupe).

Centrafrique : l’ONU condamne des affrontements « d’une rare violence » entre groupes armés
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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 23:58
CEMAC : Indonesia Eximbank ouvre une ligne de crédit d’environ 29 milliards de FCFA

 

 

Indonesia Eximbank ouvre une ligne de crédit d’environ 29 milliards de FCFA au bénéfice des acteurs économiques de la Cemac

 

(Investir au Cameroun) mardi, 03 septembre 2019 14:53 - Les pays de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) pourraient bientôt doper leurs échanges commerciaux avec l’Indonésie. En effet, la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) et Lembaga Pembiayaan Ekspor Indonesia (Indonesia Eximbank) ont conclu un accord-cadre en fin août 2019, à Bali en Indonésie, pour le financement des opérateurs économiques de la Cemac. La banque indonésienne a ouvert à cet effet une ligne budgétaire d’un montant de 25 millions de dollars (environ 29 milliards de FCFA). 

« Les objectifs de cet accord visent principalement la mise en place d’une collaboration étroite entre les deux institutions en vue de promouvoir et financer le commerce entre l’Indonésie et les pays de la zone Cemac, les investisseurs et le renforcement des capacités. Au final, l’accord entre la BDEAC et l’Indonesia Eximbank servira à renforcer ainsi les échanges commerciaux et la coopération Sud-Sud ».

Créée en 2009, l’Indonésia Eximbank est une institution financière du gouvernement de la République d’Indonésie. Son objectif principal est de stimuler la croissance des exportations nationales et d’aider les exportateurs à développer leurs capacités commerciales.

S.A.

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 23:56
Minusca le Cameroun déploie 1100 nouveaux hommes

Lu pour vous

 

http://www.crtv.cm  2nd September 2019

 

Le Mindef a remis le drapeau national à ce 6e contingent conduit par le colonel Tabot Orock Samuel, ce 3 septembre 2019 à la Brigade du quartier général de Yaoundé.

 Assurer la mission de paix et de stabilité avec professionnalisme en Centrafrique. Principale recommandation du ministre de la Défense au 6e contingent camerounais déployé pour la Minusca. Joseph Beti Assomo a martelé aux troupes de faire preuve d’exemplarité pendant leur mission prévue pour un an.

Mise en garde du Mindef

Ces désormais casques bleus de l’ONU devraient éviter:

– le recours à la force, sauf en cas de légitime défense,
– la partialité dans leur intervention. A cet effet,


« Soyez dignes de la confiance placée en vous. En y allant, vous œuvrez aussi à la sécurité de notre pays » leur a indiqué le Mindef.

Composition des troupes

En route pour la RCA, le 6e contingent camerounais est composé de 750 militaires et 350 gendarmes. Face à tout acte d’indiscipline, le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo prévoit des sanctions sévères.

Rôles du contingent camerounais

En tant que représentants du Cameroun et des Nations-Unies aux yeux du monde, les hommes du colonel Tabot Orock Samuel, devraient:

– assurer le retour de la paix et de la stabilité en RCA en crise depuis des années,
– soutenir les actions des organisations humanitaires,
– travailler en collaboration  avec les frères centrafricains.

En rappel ce 6e contingent camerounais complète les éléments issus de 14 autres pays engagés pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique.

 

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 18:02

 

 

POLITIQUE : ENTRETIEN AVEC JEAN-SERGE BOKASSA

 

Lu pour vous

 

RCA - Jean-Serge Bokassa : "Une famille, un nom, ça ne se choisit pas mais ça s’assume" 

 

À LA UNE RCAJEAN-SERGE BOKASSAFAUSTIN-ARCHANGE TOUADÉRA

 

Ex-ministre de l’Intérieur, ancien ministre de la jeunesse et des sports, Jean-Serge Bokassa est le coordinateur du mouvement Kodro Ti Mo Kozo Si et le porte-parole du Front uni pour la défense de la nation. Jean-Serge Bokassa est candidat à l'élection présidentielle de décembre 2020. Rencontre.

 

54 ÉTATS : Vous êtes l’un des fils de l’empereur Bokassa Ier (1976 à 1979), qui était également président de la République (1966 à 1976). Il n’est jamais évident d’être le fils de…  Si un jour vous devenez président, qu’est-ce qui sera différent avec vous ?

 

Jean-Serge Bokassa : J’appartiens à une génération qui porte des valeurs éducatives qui ne sont pas les même que celles de l’époque de mon père. Le contexte a changé.

Aujourd’hui, j’arpente tout cela au travers d’élections que mon père n’a pas connu. Nous n’évoluons pas dans le même modèle politique. Dans la plupart des États d’Afrique francophone de l’époque, les élections n’étaient pas libres et transparentes. Les coups d’États constitutionnels ou coups d'État tout court étaient récurrents. Notre génération voit les choses différemment. Et comme on dit, une famille, un nom, ça ne se choisit pas mais ça s’assume. Je l’ai toujours assumé et je continuerai à le faire.

Une famille, un nom, ça ne se choisit pas mais ça s’assume !

 

54 ÉTATS : Quel est votre plan pour changer la Centrafrique ?

 

Jean-Serge Bokassa : J’appartiens à un mouvement politique qui a été crée en 2013. Une plateforme de concertation politique et d’engagement citoyen. Cette plateforme est née de l’observation du chaos. Nous avons assisté aux pires exactions. La notion de dignité est au coeur de nos préoccupations. Je rêve de voir la Centrafrique digne, un peuple digne, une société digne et pour y arriver, nous passerons inéluctablement par des mécanismes de réconciliation nationale. Pour l'instant, le président Touadéra a échoué.

Quand vous prenez le 1er paragraphe de l'accord de Khartoum, il est dit : "le gouvernement et les groupes armés sont les parties prenantes à cet accord". Je n’appelle pas cela une dynamique de réconciliation inclusive. Je crois que le Centrafricain, après tout ce qu’il a traversé a besoin de se réconcilier avec son histoire.

La Centrafrique est faite d’instabilités constantes, d'un sempiternel retour à la case départ. Nous n’avons pas su faire les deuils des tragédies que nous avons vécues. On a souvent fait un gâchis de certains événements, de certaines opportunités de se réconcilier, et de rebâtir ensemble ce qui a été détruit.

 

54 ÉTATS : Est-ce un problème de leadership ?

 

Jean-Serge Bokassa : Fondamentalement. C’est le cœur du problème ! Zéro leadership, aucune efficience. Trop d'intérêts catégoriels, personnels. Résultat : des problèmes de gouvernance importants, une mauvaise répartition des ressources, des inégalités. La Centrafrique se construit sur la souffrance de tout un peuple.

Les groupes armés ne sont que le reflet de nos errements, de nos erreurs, de notre absence de vision

54 ÉTATS : En Centrafrique, des instructeurs russes se sont installés dans l’ancien palais de votre père et Valerii Zakharov exerce désormais la fonction de "conseiller à la présidence de la République en matière de sécurité nationale.

 

Jean-Serge Bokassa : Comment apprécier les rapports bilatéraux entre la Russie et la Centrafrique ? Comment affirmer que la Russie est à nos côtés ? Quels sont les mécanismes conventionnels existants ? Cela se jauge au travers des instruments qui sont utilisés pour sceller des rapports entre deux États. Dans notre cas, l’Assemblée nationale aurait dû jouer un rôle prépondérant mais...

 

54 ÉTATS : Encore une fois, les instructeurs russes sont bien présents.

Jean-Serge Bokassa : C’est l’unique élément qui matérialise cette coopération avec la Russie. Les instructeurs forment et recyclent l’armée Centrafricaine, les FACA.

 

À côté de cela, vous avez des sociétés privées comme Wagner, Sewa Security, Lobaye invest dont on ne connaît ni l'étendue du cahier des charges, ni la nature des contrats signés. Cela échappe à tout contrôle !

Plus de 100 contrats ont été octroyés à des groupes et à des individus sans que cela ne puisse passer par l’Assemblée nationale

Je pense que nous assistons à des dérives qui sont importantes. Ce qui est frappant, c’est l’accommodation de la communauté internationale qui ferme les yeux sur ces faits extrêmement graves. D’autant plus que les institutions en Centrafrique sont complètement instrumentalisées et phagocytées.

Les Institutions centrafricaines ne sont plus en mesure de jouer leur rôle

54 ÉTATS Où en est l’état de droit en Centrafrique ? Qu’en est-il de la transparence gouvernementale ?

Jean-Serge Bokassa : Justement, c’est un problème de gouvernance. Certaines personnes ont besoin d’opacité pour évoluer et ont des choses à cacher.

Nous avons assisté, il n’y a pas très longtemps à une crise presque institutionnelle entre la Cour constitutionnelle qui s’est invité à vouloir réécrire la loi à la place de l’Assemblée nationale et ce à la demande du président.

54 ÉTATS : Affirmeriez-vous que c’est là un État de droit défaillant ?

Jean-Serge Bokassa : Complètement.

54 ÉTATS : Est-ce le fait de désapprouver tout ce système qui vous a valu d’être limogé le 14 avril 2018 ?

Jean-Serge Bokassa : Je pense que la perception de mon départ du gouvernement fait l’objet de beaucoup d’interprétations. Je me suis volontairement, peut-être dans des formes qui n’ont pas permis à certains d’en avoir la pleine lecture, désolidarisé du gouvernement pas simplement à cause des évènements de Berengo où nous avons vu les russes y être installés sans le consentement préalable de la famille. 

Berengo renferme la sépulture de notre défunt père et celle des membres de ma famille. Mes frères, mes sœurs et moi-même avons exprimé ne pas être contre la présence russe mais être contre le mépris avec lequel cela s’est fait.

Berengo renferme la sépulture de notre défunt père et celle des membres de ma famille

Dans le discours du chef de l’État, il mettait en avant le respect qu’il porte à la mémoire de Jean-Bedel Bokassa. Jean-Bedel Bokassa bien que mort, a des représentants. Vous ne pouvez pas imposer dans des lieux où il repose dans ses derniers repos une présence étrangère sans au minimum avoir une concertation avec la famille. La forme des choses n’a pas été bien faite. Nous avons assisté à des gesticulations qui nous ont beaucoup peiné et frustré. Nous aurions pu faire l’économie de tout cela !

54 ÉTATS : Que répondez-vous à ceux qui pensent qu’au contraire, la présence de la Russie est bien plus efficiente que celle de la France puisqu’avec la Russie, la Centrafrique a pu obtenir la levée partielle de l’embargo sur les armes, former les FACA et sécuriser la population. Il y aurait 3 fois moins de violence depuis 1 an.

Jean-Serge Bokassa : C’est vous qui le dites. J’ai entendu cela venant des Nations Unies mais qui disaient quelques semaines plus tôt qu’ils enregistraient plus de 50 à 70 violations quotidiennes de l’Accord de Khartoum. Comment alors nous faire croire qu’il y a moins de violence ?

54 ÉTATS : Qu’est-ce que vous proposez concrètement ? 

Jean-Serge Bokassa : Les premières préoccupations qui sont les nôtres sont d’ordres sécuritaires. Concomitamment à cela, il faut créer les conditions d’une véritable réconciliation. En 2015, nous n’avions pas autant de groupes armés.

En 2015, nous n’avions pas autant de groupes armés

En 2016, nous avons soutenu le président Touadéra qui avait dans son programme les questions de sécurité en priorité, aujourd’hui, il semblerait que l’Economie soit devenue sa priorité. Comment relancer l’Economie d’un pays dans un contexte de crise sécuritaire ? Je n’arrive pas à comprendre cette équation là. Il faudrait peut-être que le mathématicien qu’est le président Touadéra me l’explique. Je trouve cela contradictoire.

Il y a des cas d’exactions quotidiens, il faut pouvoir les juguler, les maîtriser. L’armée nationale étant malheureusement faible, la stratégie purement nationale ne permettra pas dans l’immédiat de relever ce défi sécuritaire. Nous avons la Minusca, il faut l’insérer comme un atout hautement stratégique. Nous avons également les pays voisins : le Tchad, le Soudan, le Cameroun qui pourraient faire partie de la résolution du problème sécuritaire Centrafricain. Pour l’heure, aucune diplomatie orientée vers un tel objectif.

Le Tchad, le Soudan, le Cameroun pourraient faire partie de la résolution du problème sécuritaire Centrafricain

54 ÉTATS : Ce sera l’une de vos propositions de faire appel aux forces de la sous-région ?

Jean-Serge Bokassa : Ce sera l’une de mes priorités.

 

54 ÉTATS : À la suite de l'accord de paix dit de Khartoum, vous avez crée un outil de veille démocratique E-Zingo Biani, Front Uni pour la Défense de la Nation, pour lutter contre la recrudescence des violences des groupes armés dans l’arrière pays. Quels sont les retours pour construire la Centrafrique de demain ?

 

 Jean-Serge Bokassa : Cette plateforme de résistance pacifique n’est pas le fruit de ma création mais celle d’un ensemble : citoyens, patriotes, et société civile. C’est la possibilité d’une action solidaire où l’on transcende les clivages. Avec Anicet-Georges Dologuélé, Karim Meckassoua, et d’autres, nous dénonçons les échecs à plusieurs niveaux. E-Zingo Biani dénonce les dérives du régime Centrafricain, nous dénonçons une tendance totalitaire via une veille démocratique. En politiciens responsables,  les membres d’ E-Zingo Biani ne peuvent assister à cette dérive en silence.

E-Zingo Biani dénonce les dérives du régime Centrafricain

 

54 ÉTATS : Avez-vous tenté de dialoguer avec le président Faustin-ArchangeTouadéra ?

 

Jean-Serge Bokassa : Des démarches ont été prises pour lui faire entendre notre son de cloche.

54 ÉTATS : Que pensez-vous de l’accord de paix et de réconciliation négocié depuis le 24 janvier à Khartoum, sous l’égide de l’Union africaine et signé entre le président Touadéra et les représentants de 14 groupes armés le 6 février 2019 à Bangui ? Mankeur Ndiaye, qui aujourd’hui est le représentant du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine semble dire que l’accord n’est pas si bien respecté que cela ?

Jean-Serge Bokassa : L’accord de Khartoum ne nous apporte pas la paix. L’accord de Khartoum se résume à la personne du chef de l’État et des groupes armés. Nous sommes dans un model de démocratie qui voudrait que les autres forces démocratiques soient associées.

L’accord de Khartoum ne nous apporte pas la paix

54 ÉTATS : Est-ce l’accord de trop ?

Jean-Serge Bokassa : Nous avons pêché dans la forme. J’ai d’ailleurs noté l’absence des présidents Idriss Deby et Denis Sassou Nguesso à Khartoum.

54 ÉTATS : Pourriez-vous nous répéter votre solution ?

Jean-Serge Bokassa : Il n’y a pas une solution. Il y a plusieurs solutions à exploiter. On a besoin d’un Homme d’État. J’ai vu beaucoup de leader fuir, se cacher, je suis resté en Centrafrique, impuissant face à la puissance de feu qu’il y avait mais c’est mon pays. Je ne me vois pas vivre en exil. Nous avons besoin que des leaders politiques soient prêts, pas juste à faire de beaux discours, mais à se donner en sacrifice pour leur peuple.

54 ÉTATS : Êtes-vous prêt ?

Je pense avoir franchi le Rubicon, je ne ferai plus marche arrière. Ce n’est pas mon fantôme qui viendra se présenter aux élections

Jean-Serge Bokassa : Oui. Si dans les moments les plus difficiles, je suis resté, ce n’est pas maintenant, que je vais partir. J’aurai pu y laisser ma vie. Si je suis encore en vie après tout ce que j’ai vécu en Centrafrique, je ne le dois pas à mes efforts.

Si j’y avais laissé ma vie, quelles seraient mes ambitions ? Je pense avoir franchi le Rubicon, je ne ferai plus marche arrière. Ce n’est pas mon fantôme qui viendra se présenter aux élections.

Je pense avoir franchi le Rubicon, je ne ferai plus marche arrière 

54 ÉTATS : Il y a un rapport de la Cour des comptes qui révèle l’existence de nombreux disfonctionnements entre juin 2016 et septembre 2018, qui blanchi totalement Abdul Karim Meckassoua, l’ancien Président de l’Assemblée nationale, victime comme il le dit lui-même d’un putsch, d’accusations mensongères qui lui ont coûté sa destitution et au passage un empoisonnement d’après les rapports de l’hôpital Cochin. Que pensez-vous de ce rapport de la Cour des Comptes ?

Jean-Serge Bokassa : Ce rapport est suffisamment éloquent. J’ai très mal vécu cet épisode là. On ne peut pas parler de réconciliation et de rassemblement en divisant les compatriotes. Abdul Karim Meckassoua est un homme connu du paysage politique centrafricain, nous connaissons le poids de ce compatriote et les services qu’il a rendu à la nation. Il a servit de nombreuses fois à des niveaux de responsabilités très élevés. L’humiliation qu’ils lui ont fait subir est révélatrice de ce qu’ils sont eux même.

54 ÉTATS : Pourriez-vous les nommer ?

Jean-Serge Bokassa : Je parle du président Touadéra. C’est révélateur de sa malhonnêteté et de la vision qu’il a de notre pays et de ce qu’il faut en faire. Cela ne sert pas la cause nationale. Cela ne sert pas la cause d’un régime. C’est là des règlements de compte de bas étages. Je le déplore. Encore une fois, nous pouvions faire l’économie de tout cela. Derrière chaque destruction, derrière chaque événement tragique, il y a pour nous la possibilité de créer les conditions d’une renaissance. Nous sommes toujours passés à côté des rendez-vous de l’histoire. Le président Touadéra a été Premier ministre 5 ans, il n’a aucune circonstance atténuante. Aucune mansuétude permise à son endroit.

Le président Touadéra a été Premier ministre 5 ans, il n’a aucune circonstance atténuante

54 ÉTATS : Les conditions sont-elles réunies pour qu’ait lieu des élections sereines  ?

Chaque génération doit, dans une relative opacité, trouver sa mission, la remplir ou la trahir 

Jean-Serge Bokassa : En 2016, elles ne l’étaient pas moins. Existe t-il dans nos vieilles démocraties des élections qui soient totalement parfaites ? Néanmoins, il faut tendre vers la perfection.

Comme disait Frantz Fanon : « chaque génération doit, dans une relative opacité, trouver sa mission, la remplir ou la trahir ».En ce qui me concerne, je ne pense pas avoir fait le choix de la trahison.

 

 

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 17:11

 

 

Centrafrique : Plus de 8000 déplacés après des combats entre deux groupes armés à l’extrême nord du pays

BANGUI, 03 septembre 2019 (RJDH)---Plus de 8000 personnes ont quitté leurs maisons suite aux affrontements qui ont opposé dimanche et lundi, dans la ville de Birao, deux groupes armés signataires de l’accord du 06 février.  Ces déplacés, selon des informations RJDH, seraient confrontés à de nombreux besoins d’urgence.

Selon des sources humanitaires bien informées, 8 500 personnes se trouvent depuis deux jours sur deux sites à Birao. Le premier site et le plus important est celui de la base de la Minusca qui compterait, selon les premières estimations, 5500 personnes. Le second s’est constitué à l’aérodrome où sont réfugiées au moins 3000 personnes.

Un leader communautaire qui se trouve le site de la Minusca évoque la présence de nombreuses femmes et enfants qui sont, d’après ses propres termes « traumatisés par les violences auxquelles nous avons assisté ces deux derniers jours ». La même source parle d’importants besoins d’urgence sur ledit site, « nous n’avons pas d’abris, les déplacés sont à la belle étoile livrés au froid et autres intempéries. Impossible d’avoir de l’eau potable qui était déjà difficile en temps normal. Le manger relève du miracle parce que les gens ont quitté leurs maisons dans la précipitation », explique ce notable.

Les mêmes besoins sont exprimés par un commerçant qui s’est retrouvé sur le site de l’aérodrome, « il y a problème d’eau, de tente et de latrine », confie-t-il sans autre commentaire. La communauté humanitaire semble encore sous l’embargo à l’heure actuelle sur la situation de Birao, selon une source que le RJDH a pu contacter. Mais des indiscrétions font état d’un possible acheminement d’aide humanitaire dans les prochains jours à Birao, « toutes les dispositions sont prises pour que les déplacés de cette ville reçoivent dans les prochains jours, l’aide d’urgence souhaitée », nous a expliqué une source humanitaire qui a requis l’anonymat.

La communauté humanitaire n’a pas encore évalué les besoins de ces 8 500 déplacés, un chiffre qui pourrait évoluer vu que de nombreuses personnes se seraient refugiées dans la brousse. Ce pic de violences à Birao pourrait compliquer le plan humanitaire qui, avant ce pic de violence, avait besoin de 430,7 millions de dollars pour sa mise en œuvre mais dont seulement 46 % des fonds ont pu être  mobilisés. Birao fait face à ces violences au moment où la sous-secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires, Ursula Mueller se trouve en visite de travail dans le pays pour évaluer la situation.

Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique : Le KNK appelle à la mise en place d’une plateforme de l’opposition démocratique

BANGUI, 03 septembre 2019 (RJDH)---Le KNK, dans une déclaration publiée le jeudi 28 aout dernier, appelle les partis politiques d’opposition à mettre en place une plateforme de l’opposition pour réfléchir sur les enjeux électoraux.

Le Gouvernement centrafricain a récemment fait fixer la date des prochaines élections générales dont le premier tour est prévu pour le 27 décembre 2020. D’où nécessité pour l’opposition centrafricaine de mettre en place une plateforme électorale selon le KNK.

« A l’occasion de la présentation du chronogramme de ces élections, le Rapporteur Général de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), Julius Ngouade-Baba, a fait mention de certains impératifs liés au respect des étapes incompressibles dans le processus de préparation desdites élections », a indiqué d’entrée le KNK.

Pour le KNK, la date fixée pour le premier tour des élections générales était conditionné par l’adoption de la Loi portant Code électoral ainsi que la Loi Organique sur l’ANE au plus tard fin mars 2019. A ce jour, le Code électoral vient, à peine, d’être promulgué alors que la Loi Organique sur l’ANE n’est toujours pas adoptée.

Outre ces points relevés, ont-ils souligné que, d’autres impératifs d’ordre technique s’imposent, «   La recomposition de l’ANE centrale et des ANE locales ainsi que la formation des nouveaux membres, l’enrôlement des électeurs, l’établissement des listes électorales fiables et l’acquisition de matériels électoraux, etc », a relevé le parti KNK.

A cela s’ajoute la question de la mobilisation des ressources nécessaires au financement de ces élections ainsi que la situation sécuritaire toujours volatile en dépit de la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) du 06 février 2019 se posent également avec une grande acuité.

Au regard de tous ces retards, le KNK craint un glissement électoral, « à l’évidence, les conditions du strict respect du calendrier électoral prévu pour le 27 décembre ne sont pas réunies. D’où, l’inéluctabilité d’un glissement électoral et par conséquent l’ouverture d’un vide constitutionnel », peut-on lire dans la déclaration.

C’est au regard de cette situation que le Kwa Na Kwa invite les autres formations politiques à s’atteler urgemment à la mise en place d’une Plate-Forme de l’Opposition démocratique en vue de mener des réflexions sur cette question précise ainsi que d’autres préoccupations liées à la « gouvernance chaotique » du régime du Professeur Faustin - Archange Touadera.

Vianney Ingasso

 

Centrafrique : Les  inspections académiques de l’Ouest et du Nord-Est du pays dotées en tables-bancs

BANGUI, 3 Septembre 2019(RJDH) --- 3300 tables-bancs ont été remis aux inspections académiques de l’Ouest et du Nord-Est par la Direction Générale de l’Institut National de Recherche et d’Animation Pédagogie (INRAP) dimanche 1er septembre à Bangui, en prélude de la rentrée scolaire prévue pour le 16 septembre prochain. 

La livraison des tables bancs aux inspections académiques de l’Ouest et du Nord-Est arrive à point nommé consacrant la prochaine rentrée scolaire le 16 septembre prochain.

Samuel Feizounam Ouanfio, Directeur Général de l’INRAP, estime que le gouvernement se voit obligé d’améliorer les conditions d’études des enfants dans les villes intérieures du pays, « c’était l’année dernière lors du lancement de la rentrée scolaire que le président de la République a demandé que nos écoles soient dotées en tables bancs et en manuels scolaires. C’est ainsi que cette année le premier ministre a fait de ce slogan une des priorités du gouvernement. Une dotation budgétaire de 548 millions FCFA est mise à la disposition du ministère de l’enseignement primaire et secondaire pour acquérir ces tables bancs », a-t-il expliqué.

La répartition des tables bancs a commencé le dimanche 1er septembre avec l’inspection académique de l’Ouest que le camion est déjà bien chargé pour le départ. S’en suivra ensuite l’inspection académique du Nord-Est. Pour les acheminer, selon le directeur général de l’INRAP, les élus des circonscriptions concernées sont sollicités par le département de l’éducation, « certains élus de la Nation ont déjà commencé à acheminer ces tables bancs dans leurs circonscriptions respectives », a précisé Samuel Feizounam Ouanfio. 

Le gouvernement annonce aussi la livraison des deux autres vagues avant la rentrée scolaire prévue le 16 Septembre 2019 sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

 

Centrafrique : Le Haut Conseil de Communication appel les journalistes a s’implique d’avantage dans le  traitement des sujets sur le VBG.

BANGUI, 03 Septembre 2019 (RJDH) --- Les media centrafricains traitent moins les sujets liés aux questions sur les VBG. Un faible constat de production relevé dans le rapport de monitoring rendu public par le Haut Conseil de la Communication (HCC) lundi 2 septembre.

Les media centrafricains consacrent peu d’espace dans leur production aux questions liées aux violences basées sur le genre (VBG) dans le pays. C’est la substance du rapport de monitoring du Haut Conseil de la Communication (HCC) du mois de juin dernier présenté hier à Bangui, appelant la presse nationale à diversifier les sujets qu’elle traite afin de créer une relation de confiance avec les victimes centrafricaines.

Pour le Haut conseil de Communication, le choix de la thématique sur les VBG reste et demeure une opportunité pour les Medias d’être encore plus proche de la population. Blandin Songuel, Haut Conseiller, « la nécessité de réunir les journalistes c’est surtout pour les amener à s’impliquer dans la campagne médiatique dans la lutte contre les VBG. C’est désormais une réalité planétaire qui touche profondément la Centrafrique. Les statistiques que nous avons à notre portée indiquent que le taux des VBG a encore augmenté de 21 % dans le pays. Donc le VBG est une réalité existentielle en Centrafrique qu’il faut combattre et tenter d’arrêter ce phénomène qui ne vise que les femmes et c’est pourquoi nous avons pensé au niveau du Haut Conseil de Communication (HCC) que le rôle majeur de la presse est indispensable dans cette lutte » a précisé le Haut Conseiller. 

Une Initiative a été prise, selon lui, au niveau du Haut conseil de la Communication pour amener les medias à traiter plus les sujets des VBG, « Une initiative a été déjà prise dans ce sens en réunissant les journalistes, c’est déjà le premier départ. Le second est de les accompagner à  jouer leur rôle d’interface avec les partenaires, essayer d’amener les partenaires à s’intéresser à la presse en donnant les moyens à pour qu’ils s’impliquent d’avantage dans ce travail parce que le HCC trouve que la question des VBG est déjà une priorité à mettre en avant. Ce rapport qui est rendu est un rapport thématique qui ne concerne que particulièrement les VBG et cette question sera prise en compte par le Gouvernement de ramener  les choses telle qu’elle est pour que la paix sociale revienne »  indique  Blandin Songuel

Les résultats obtenus de cette étude indiquent que les sujets traités en lien avec les violences basées sur le genre dans la presse écrite restent limités à 13 %, la presse électronique 9 %, par les medias audiovisuels publics 59 % contre 41 % pour les medias privés.

 Paméla Dounian-Doté

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 17:01

 

 

Vakaga : Birao secoué par des affrontements meurtriers

 

https://www.radiondekeluka.org mardi 3 septembre 2019 05:38

 

Des affrontements inter communautaires opposent depuis ce 1er septembre 2019 deux ethnies rivales de la ville de Birao. Le bilan fait état des morts, des blessés et des dégâts matériels importants. A l'origine des heurts, l'assassinat jeudi 29 août dans la soirée de Aziz, fils du sultan de Birao.

Le combat est d'une rare intensité. La population a fui pour se réfugier à proximité de la base de la Minusca. Les parties en conflit ont incendié des habitations et des commerces. Le bilan humain est lourd a rapporté un habitant de Birao joint par Radio Ndeke Luka ce 2 septembre.

« Depuis hier jusqu’aujourd’hui, la situation est toujours tendue. Des maisons et des boutiques sont brûlées, la population est cantonnée au niveau de la Minusca. Il y a des morts », a précisé un témoin joint au téléphone sans donner de chiffres précis. « Il n’y a que l’ONG IMC qui intervient dans la prise en charge des personnes déplacées », a expliqué la même source.

L’élément déclencheur de cette vive tension armée au sein des communautés a été la mort du fils du sultan de Birao tué le 30 août par des membres du FPRC, proche de l’ethnie Rounga. Si aucun bilan officiel n'est encore disponible, il n'en demeure pas moins que ces affrontements étaient prévisibles.

Pour préserver la paix à Birao, les éléments armés proches du MLCJ avaient interdit la circulation des armes dans la ville. Cette situation n'a pas été appréciée par les groupes armés actifs dans la zone, notamment le FPRC. Au mois de juillet 2019, un affrontement a opposé les deux groupes armés à Amdafhok, ville frontalière du Soudan suite à la découverte des munitions dans un véhicule.

Début août, le FPRC était sommé par les autorités locales de quitter Birao. En réponse, les éléments dudit mouvement ont fait un assaut au domicile du sultan tuant Aziz son fils. La réponse du groupe armé proche des autochtones ne s'est pas fait entendre.

Le combat entre ces deux factions est enregistré près de 7 mois après la signature de l'accord de paix entre le gouvernement et des 14 groupes armés dont le FPRC et le MLCJ.

 

 

RCA : plus de 250 jeunes désœuvrés désormais capables de se prendre en charge

 

https://www.radiondekeluka.org  mardi 3 septembre 2019 05:53

 

Après 6 mois de formation à l’Agence Centrafricaine pour la Formations Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), 258 jeunes ont obtenu au siège de l’Assemblée Nationale à Bangui leurs certificats de fin de formation. Ils sont désormais capables de s’auto-prendre en charge et s’insérer dans la vie active. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra.

10 métiers manuels entre autre la soudure, la mécanique automobile, la bijouterie, la menuiserie-charpenterie et la couture ont été au menu de cette formation de 6 mois qui s’inscrit dans le cadre du projet Apprentissage par les compétences et par alternatives. Occasion de réduire le taux de chômage élevé en République Centrafricaine, cette formation est financée à hauteur de 150 millions de francs Cfa par l’Agence Française pour le Développement (AFD).

« Je suis contente de recevoir ce certificat après 6 mois de formation. Je projette ouvrir mon atelier, travailler et gagner ma vie », a fait savoir Séphora Sangha, diplômée en bijouterie après cette formation qui sollicite une machine et la matière première or, argent et cuivre.

Le Directeur Général par intérim de l’ACFPE, Pierrot Yoélé a indiqué qu’il y a un projet en cour destiné à la formation des jeunes désœuvrés estimés aujourd’hui à plus de 700 mille. « Les données statistiques font état de 23% de la population totale. Ce chiffre fait peur. Ce qui pose problème pour le développement », s’est inquiété le Directeur général par intérim. Pierrot Yoélé a rassuré que le pays a décroché « le projet PADDA, pour un montant d’un milliard de francs Cfa », enveloppe qui permettra « d’étendre cette expérience de formation à compétence à l’intérieur de la RCA ».

 

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 02:43
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RCA : les groupes armés du Pk5 de Bangui sensibilisées sur la paix et le vivre ensemble

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 30 août 2019 13:48

 

A l’initiative du Mouvement Centrafrique Debout, une organisation de la société civile qui soutient les actions du gouvernement, les hommes armés opérant au Pk5 dans le 3ème arrondissement de Bangui ont été sensibilisés jeudi 29 août sur l’importance de la paix et de la cohésion sociale dans la communauté.

Il est 14h 46mn au rond point Koudoukou au Pk5. Une foule immense s’est mobilisée pour être informée sur la paix et le vivre ensemble. Installé sous un podium juxtaposé au monument Koudoukou, l’orchestre Musiki a agrémenté les participants. 

Abakar Zakaria, rapporteur des hommes armés du Pk5, appelle ses pairs à la paix. « Une crise est arrivée, nous souhaitons que cela prenne fin pour permettre à la population de reprendre les activités. Nous sommes tous, centrafricains, et voulons que le Pk5 renoue avec ses activités d’antan », a indiqué le responsable de ces groupes armés.

« Nous avons multiplié les sensibilisations de proximité pour le retour de la paix au Pk5. Nous demandons à l’opinion nationale et internationale de venir voir qu’il y a la paix », a lâché Maïmouna Zéra, une des femmes leaders du secteur qui se dit satisfaite de cette initiative.

Ce meeting a été une occasion pour le Mouvement Centrafrique Debout qui soutient les actions du Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra d’expliquer aux habitants du 3ème arrondissement l’importance de l’Accord politique pour la paix du 6 février 2019.

« Pour le Mouvement Centrafrique Debout, il s’agit de se rapprocher de la population, d’aller là où les gens pensent que personne ne pourra mettre le pied. Nous sommes au cœur du Pk5 pour dire aujourd’hui qu’il y a la paix », s’est réjoui Gervais Zama Papa, un des organisateurs de cette journée de sensibilisation.

Certains observateurs sociaux souhaitent que cette action soit menée dans tout le pays pour la pérennisation de la paix afin de favoriser le développement socio-économique de la RCA.

 

 

RCA : Mahamat Alkhatim se retire de la Primature

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 30 août 2019 08:23

 

6 mois après l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine, Mahamat Alkhatim, le chef de fil du MPC (Mouvement pour la Paix en Centrafrique) jette l'éponge. Il démissionne de ses fonctions de Conseiller spécial à la Primature en charge des Unités Mixtes de Sécurité pour la zone centre-nord mais reste fidèle aux engagements signés le 6 février.  

Dans une note adressée au Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra ce 27 août 2019, le leader du MPC Mahamat Alkhatim a rendu son tablier. Faut-il y voire un désaccord dans la mise en œuvre de l’accord ? La question reste posée.   

L’homme regrette l’absence de communication entre le Premier ministre, Firmin Ngrébada et lui, en tant que conseiller. Une autre raison évoquée dans le document, la non perception de salaire et certains avantages liés à ses fonctions depuis sa nomination comme Conseiller spécial à la Primature chargé des Unités Mixtes de Sécurité pour la zone centre-nord. A ces griefs s’ajoutent le manque de fiche de poste et l’attitude du chef du Gouvernement qui ne décroche pas son téléphone.

Mahamat Alkhatim estime que son poste est par conséquent fictif et ses représentants nommés à des postes de responsabilité ne sont pas rémunérés comme il se devait.

Cette démission intervient après l’évaluation de l’Accord politique tenue à Bangui les 23 et 24 août en présence des facilitateurs, et où le Premier ministre Firmin Ngrébada reconnait de part et d’autres des dysfonctionnements.

Ce désaccord n’affecte pas l’engagement du MPC à rester fidèle à l’Accord de paix souligne-t-il dans sa lettre de démission. 

La Minusca, dit prendre acte de cette démission

Vladimir Monteiro, porte parole de la Minusca, trouve que l’essentiel aujourd'hui malgré cette démission, est que le MPC reste dans l’accord de paix.

"Le MPC n'a pas quitté l'Accord de paix. Il était d'ailleurs à la réunion des 23 et 24 août à Bangui pour faire l'évaluation de la mise en oeuvre dudit accord", s'est réjoui M. Monteiro ajoutant que "c'est important que les groupes armés restent dans cet accord et mettent en application les engagements de manière effective".

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 02:24
Entretien MACRON - TOUADERA jeudi prochain à l'Elysée
Entretien MACRON - TOUADERA jeudi prochain à l'Elysée
Entretien MACRON - TOUADERA jeudi prochain à l'Elysée

 

Jeudi 05 Septembre

10:45

Entretien

Entretien avec M. Faustin-Archange TOUADERA, Président de la République centrafricaine.

 

Paris 2 sept 2019 (C.A.P) - Dans l'agenda du président français Emmanuel MACRON de ce début du mois de septembre, le site du palais de l’Elysée annonce que le président de la République centrafricaine, le Pr Faustin Archange TOUADERA est attendu le jeudi 5 septembre à 10h 45 mn précises à l’Elysée pour un entretien avec son homologue français.

En effet, de retour du Japon où le président TOUADERA a pris part fin août au TICAD de Yokohama et sur le chemin du retour à Bangui, l’escale de Paris permettra au Chef de l’Etat centrafricain d’être reçu par le président français pour un entretien devenu plus que nécessaire car attendu depuis bien longtemps afin que les deux présidents puissent s’expliquer et lever tous les malentendus, incompréhensions et autres « fake news » qui empoisonnent les vieilles relations d’amitié et de coopération entre la France et la République centrafricaine que la reprise des rapports avec la Fédération de Russie est venue entacher.

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