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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 17:19
L'économie centrafricaine se porte bien, selon la BEAC

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 15/03/16 - L’économie centrafricaine, avec au premier trimestre de 2016 un Produit intérieur brut de 5,2% contre 4,9% en 2015, se porte bien et est en train de retrouver son niveau d’avant 2010, a soutenu le vice-gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

 

Mahamat Taïr Nguilid qui s'exprimait, lundi à Bangui lors d'une réunion d'évaluation de la situation économique de la RCA, a souligné que cette embellie lui donnait du baume au cœur et qu'elle se justifiait par la cohésion sociale qui est revenue dans le pays.

 

Il y a surtout, a-t-il ajouté, le retour des opérateurs économiques qui avaient fui le pays et la reprise des activités agricoles délaissées pendant les violences communautaires par les agriculteurs et les éleveurs.

 

Cependant, il a souhaité que les cultures de rente que sont le café et le coton retiennent l'attention des nouvelles autorités afin que les planteurs puissent sortir du cycle de pauvreté.

 

Le comité monétaire et économique de la BEAC se réunit chaque trimestre dans chaque pays membres, en présence des responsables de cette institution financière pour apprécier et donner des nouvelles orientations pour l'amélioration de l'économie dans la zone.

 

La première réunion en 2016 sur l'économie du pays s'est tenue au moment où la transition politique est en train de s'achever, d'où l'occasion saisie par le vice-gouverneur de la BEAC, Mahamat Taïr Nguilid, de saluer le travail de la Présidente Catherine Samba Panza qui va laisser ‘'une économie florissante'' à son successeur Faustin Archange Touadéra.

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Centrafrique-Presse.com
15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 16:56

 

 

Par RFI  15-03-2016 Modifié le 15-03-2016 à 12:14

 

En Centrafrique, la Cour constitutionnelle a validé en grande partie les résultats des législatives. Mais une nouvelle cette fois encore, la Cour a dû invalider une partie de ses élections pour cause de fraudes. Une décision qui concerne dix circonscriptions.

 

Le premier tour des législatives avait été totalement annulé par la Cour constitutionnelle après des fraudes massives. Cette fois, seulement dix circonscriptions, dont deux à Bangui, ont été invalidées par la Cour. Les motifs sont les mêmes : des détournements d'urnes et des intimidations d'électeurs contraints de voter pour certains candidats.

 

Il est question du IIIe arrondissement de Bangui, mais aussi d'une partie du Ve. Il y a aussi des circonscriptions concernées en province : à Bangassou à l’Est, Bossangoa à l’Ouest et même Kaga-Bandoro dans le Nord. Pour ces circonscriptions, on ignore encore s'il y aura des législatives partielles.

 

La Cour a néanmoins entériné la victoire de 45 députés. La future Assemblée nationale en comptabilisera 140. Le second tour des élections législatives doit avoir lieu le 27 mars. Le président, Faustin-Archange Touadéra lui sera investi le 30. Il devrait annoncer la composition de son gouvernement dans la foulée.

 

En RCA, une partie des résultats des législatives de nouveau invalidée
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Centrafrique-Presse.com
15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 16:23
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Des milliers de réfugiés du sud Soudan accueillis par le HCR en Centrafrique

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 15 MARS 2016

 

Le HCR a enregistré des milliers de réfugiés du Sud du Soudan qui ont trouvé refuge en Centrafrique. Ces derniers fuient dans les combats dans leur pays.

 

Au moins 7.000 de ces réfugiés se trouvent à Bambouti, une ville située à l’Est de la Centrafrique. Ces derniers vivent, selon os informations, dans des conditions difficiles.

 

Selon le HCR, ces réfugiés ont besoin d’assistance d’urgence « beaucoup sont hébergés par des familles d’accueil, mais la plupart se trouvent dans des abris de fortune. Plus de 80 pour cent des réfugiés sont des femmes et des enfants », note le HCR dans un communiqué.

 

Selon nos informations, les réfugiés sont plus nombreux que les habitants de Bambouti qui avoisineraient 1.500 personnes.

 

La situation sanitaire de ces réfugiés, selon le HCR, est aussi précaire. De nombreux cas de cas de paludisme, de diarrhée, de malnutrition et de gale ont été détectés. Il y a seulement une sage-femme et un assistant médical à Bambouti qui tentent de s’occuper de ces réfugiés. De sources concordantes, le dispensaire manque de médicaments et d’équipements. Même problème au niveau du système éducatif car l’école locale est fermée depuis 2002.

 

Selon le HCR, d’autres réfugiés ont pu rejoindre la République Démocratique du Congo et l’Ouganda. Une mission du HCR est en route pour venir en aide à ces réfugiés de Bambouti.

 

Ces réfugiés sud soudanais ont commencé à arriver à Bambouti depuis le mois de décembre 2015. Rappelons que le Soudan du Sud est en guerre depuis trois années aujourd’hui.

 

 

L’agence CBCA du Km5 rouvre ses portes

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 15 MARS 2016

 

Le Commercial Banque Centrafrique ‘’CBCA’’, a rouvert ce lundi 14 mars 2016 son agence de Sambo au Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui. Cette réouverture fait suite aux multiples demandes des commerçants et habitants de cette localité.

 

Mahamat Goni, chef d’agence de succursale de Commercial Banque Centrafrique a expliqué que cette réouverture est due à la sollicitation de leurs clients du Km5 « nous avons voulu répondre aux multiples demandent de nos clients, qui ont souhaité la réouverture de cette Banque. Nous aussi, nous avons constaté qu’il y a la sérénité et ainsi que le retour de la concurrence. Le BPMC et la BSIC sont opérationnelles dans ce secteur depuis un certain temps. C’est ce qui nous a motivé à reprendre nos activités au niveau du Km5» a-t-il indiqué.

 

Marie-Rose Befio, caissière auprès de cette agence bancaire invite les clients à venir massivement faire des opérations « ce n’est pas bon de garder l’argent à la maison, dans ce monde que nous vivons actuellement. Il peut arriver que ta maison brule ou que tu soit braqué c’est pourquoi, j’invite la population, que ça soit chrétienne ou musulmane de venir déposer leur argent à la banque pour plus de sécurité » a-t-elle exhorté.

 

Le 13 janvier dernier, la population et les commerçants du Km5 avaient appelé, dans un micro balade du RJDH, à la réouverture des agences bancaires dans le 3ème arrondissement de Bangui. Aujourd’hui, trois agences sont opérationnelle dans ne secteur.

 

Les agences bancaires ont été fermées au Km5 après les des évènements du 26 septembre 2015.

 

 

Les propriétaires des terrains occupés par la Minusca à Bouar réclament des compensations

 

http://rjdh.org/ PAR FIRMIN YAÏMANE LE 15 MARS 2016

 

Les propriétaires des terrains occupés par la Minusca à Bouar, réclament des indemnisations qui leur auraient été promises. Ceux-ci ont organisé à cet effet le jeudi 10 mars dernier devant le siège de la Minusca au Camps Leclerc.

 

C’est une cinquantaine de personnes qui, rassemblées devant l’une des bases de la Minusca de Bouar, ont réclamé l’indemnisation promise par la Minusca suite à leur délocalisation.

 

Virginie Bardé, l’une des manifestantes a indiqué que la Minusca a récupéré les terres qu’ils utilisaient pour les activités agricoles avec la promesse de compensation qui, selon elle ne vient pas « c’était des terres qui étaient utilisées pour des activités agricoles qu’ils ont récupérées. A l’époque, on nous avait promis une indemnisation mais depuis rien, on ne comprend pas. Trois personnes seulement ont perçu leurs compassassions. On nous dit que nous les 53 autres sommes sur la liste d’attente » précise t-elle.

 

Les responsables de la Minusca de Bouar, contactés, n’ont pas souhaité se prononcer sur ce dossier avant la réaction du bureau central de Bangui.

 

La somme promise par la Minusca pour indemniser ces personnes s’élève à 6.625.000 francs Cfa soit 125.000 francs Cfa par personne.

 

 

L’Institut de Recherche Agronomique veut promouvoir la culture des pommes de terre dans la Nana Mambéré

 

http://rjdh.org/ PAR FIRMIN YAÏMANE LE 15 MARS 2016

 

L’Institut de Recherche Agronomique (ICRA) mène des activités pour promouvoir la culture des pommes de terre dans la Nana Mambéré. Quelques 3,5 tonnes de pommes de terre importées du Cameroun, sont soumises au triage par cette entité.

 

Selon nos informations, le site de la Bolé à 13 km de Bouar sur l’axe Bocaranga a été choisi pour accueillir la culture de pommes.

 

Noel Ngaro, technicien de recherche à l’ICRA a fait l’état d’avancement des activités de ladite culture en ces termes « aujourd’hui sur le site choisi, nous avons pu placer les arrosoirs de ces pommes de terre, procéder à l’ouverture des parcelles, le défrichement et le découchage des arbres ». Il a précisé que 5 variétés de maïs, des arachides et du niébé seront aussi développées.

 

Ce dernier a annoncé la réussite de la campagne agricole 2016-2017 « nous avons embauché des jeunes pour ces diverses activités en vue de réaliser 15 hectares. Je pense qu’il y a de l’espoir pour la campagne agricole de cette année », ajoute t-il.

 

La relance de la culture des pommes de terre dans la Nana Mambéré est financée par le fond International pour le Développement agricole.

 

 

Le personnel navigant du port Sao prolonge la suspension de voyage entre Bangui et Kouango

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 15 MARS 2016

 

La suspension momentanée des navettes de baleinières entre Bangui- Kouango continue. Le personnel navigant du port Soa a de nouveau prolongé cette suspension. Cette décision a été prise lors d’une réunion tenue hier lundi au niveau dudit port.

 

Cette suspension momentanée, selon un propriétaire de baleinière, est prise par rapport aux nombreuses tracasseries que les navigants subissent au cours des voyages, « la réunion tenue fait suite aux tracasseries, aux viols, aux menaces dont nous sommes victimes. Face à ces tracasseries fluviales, nous avons décidé de suspendre momentanément les navettes en attendant de voir ce qui va se passe après » a-t-il expliqué.

 

La même source demande au ministère de la défense de sécuriser le tronçon « nous sommes des opérateurs économiques et je pense que c’est nous qui ravitaillons beaucoup plus la ville de Bangui. Malheureusement, nous sommes abandonnés à nous même. Je demande à nos autorités et surtout au ministre de la défense de penser à nous et libérer les voix pour nous permettre de vaguer à nos occupations » a confié ce dernier.

 

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec le ministre de la défense pour prendre sa réaction sur cette question.

 

Cette suspension de navette des baleinières entre Bangui et Kouango intervient trois jours après la dernière attaque perpétrée par les Antibalaka un groupe de navigateurs.

 

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Centrafrique-Presse.com
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 21:42

 

 

http://www.adiac-congo.com/ Lundi 14 Mars 2016 - 16:30

 

En visite privée en France, le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra a rencontré, le 11 mars, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, la Conseillère Afrique du président de la République Hélène Le Gal, et le secrétaire d’Etat  en charge du Développement et de la Francophonie, André Vallini.

 

Jean-Marc Ayrault a félicité Faustin Archange Touadéra pour son élection, et pour le bon déroulement des scrutins. Il sera à la tête de la délégation française à la cérémonie d’investiture prévue à Bangui, le 30 mars prochain, « qui ouvrira une nouvelle page dans l’histoire de la République centrafricaine ». Fera également partie de la délégation, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

L’entretien de Jean-Marc Ayrault et Faustin Archange Touadéra a porté, pour l’essentiel, sur les défis de la Centrafrique dans le contexte de la sortie de crise, sur les relations bilatérales et sur l’appui de la France qui « continuera d’apporter aux autorités élues au service de leur mission de réconciliation, de reconstruction et de développement », a indiqué le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal.

 

André Vallini a indiqué « l’ensemble des moyens que la France est prête à mettre en œuvre, avec les Nations unies, l’Union européenne et [les]autres partenaires internationaux, pour soutenir l’action des autorités élues au service du redressement du pays ». 

 

Le président centrafricain s’est également rendu à l’Agence française de développement (AFD). Il a également rencontré le Médef.  Les Centrafricains attendent avec beaucoup d’impatience le déclenchement du programme de désarmement, le désengagement de 900  militaires des forces sangaristes prévu pour la fin de cette année.

 

Conscient de la dépendance de son pays à l’aide internationale, Faustin Archange Touadéra a indiqué que ses priorités et ses objectifs concernent la paix et le désarmement, le développement et la reconstruction, raisons sans doute de sa venue à Paris et de sa tournée régionale -  Guinée équatoriale, Angola,Tchad, RD Congo, Congo et Cameroun -  pour « tourner la page ».  

 

L’Elysée, comme l’ensemble des départements ministériels et des instituts de développement rencontrés, ont garanti au président centrafricain qu’ils continueront « d’appuyer  la Centrafrique sur le plan budgétaire et financier et d'être le relai des préoccupations sur la scène internationale ».

 

Agé de 58 ans, l’élection de Faustin Archange Touadéra, à la tête de la République centrafricaine a été confirmée, le 1er mars par la Cour constitutionnelle. Il a été élu avec 62,69% des suffrages, contre Georges Anicet Dologuélé, 37,31% des suffrages.

 

Il succède à Catherine Samba-Panza,  qui aura assuré la transition depuis le 23 janvier 2014, dans des conditions difficiles.

 

Faustin Archange Touadéra, fils d’un chauffeur et d’une cultivatrice, est un passionné des mathématiques. Il incarne l’Afrique de par ses études qui l’auront conduit de Bangui à Abidjan, Lille et Yaoundé où il obtiendra son doctorat d’Etat en mathématiques pures.  Puis, il enseignera à l’université de Bangui, où il deviendra vice-chancelier et recteur.

 

Il est nommé Premier ministre, chef du gouvernement, le 22 janvier 2008, par le président François Bozizé, dans un contexte de crise sociale, et de crise financière grave. Il saura conduire le dialogue inclusif à l’issue duquel seront signés plusieurs accords de paix. Lorsque le pouvoir de François Bozizé est renversé, Faustin Archange Touadéra se réfugie à Lille en France.

 

Il est considéré comme le candidat surprise, sans ancrage sans parti politique. Par contre, il se révèle en redoutable rassembleur, à l’écoute de toutes les couches sociales, ralliant les « sans voix » et plusieurs candidats. Ce qui lui aura valu d’ailleurs, le soutien de Martin Ziguélé et de Karim Meckassoua au second tour. 

 

Noël Ndong

 

Lu pour vous : France/Centrafrique : soutien tous azimuts de la France à Faustin Archange Touadéra
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Lu pour vous : France/Centrafrique : soutien tous azimuts de la France à Faustin Archange Touadéra
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Centrafrique-Presse.com
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 21:35

 

DOCUMENT

 

Le Monde.fr Le 14.03.2016 à 17h49 • Mis à jour le 14.03.2016 à 18h00

 

Le journaliste et écrivain spécialiste de l’Afrique, Antoine Glaser, décrypte dans son dernier ouvrage chez Fayard les conséquences de ce qu’il qualifie de « méconnaissance » et d’« arrogance » française. Le Monde Afrique publie en exclusivité des extraits du chapitre « Arrogant comme nos militaires en Afrique ».

 

Un soir de l’été 2014, je dîne avec quelques amis à la terrasse d’un restaurant thaï, dans une rue calme du XVIIe arrondissement de Paris. Nous parlons d’Afrique, plus particulièrement de la situation en Centrafrique. A la table voisine, une femme d’une cinquantaine d’années est installée face à une jeune fille. Grignotant des biscuits d’apéritif, elles semblent attendre un troisième convive. Brusquement, la femme se tourne vers nous et explose : « Désolée d’interrompre votre conversation, mais si je puis me permettre, on ne dit pas la vérité sur la situation de nos soldats en Centrafrique. » Sans reprendre son souffle, elle poursuit : « J’attends mon fils, qui est un tireur d’élite. Après le Mali, il a été quelques mois en Centrafrique. Il vient juste de rentrer à Paris et repart dans les prochains jours pour une nouvelle mission, cette fois-ci en Guyane. Comme j’ai entendu que certains d’entre vous sont journalistes, mon fils peut vous raconter ce qu’il a vraiment vécu à Bangui avec ses camarades. Tenez, justement, le voilà. »

 

Coupe de légionnaire, tatouages sur les bras et visage fermé, le garçon s’approche avec méfiance. Il nous regarde de travers, chuchote quelque chose à l’oreille de sa mère et s’éclipse immédiatement. « Excusez-le, reprend sa mère, gênée. Il a vécu des situations très dures en Centrafrique avec ses copains. Ils ont découvert un matin des cadavres d’enfants musulmans qu’ils connaissaient, tués par des miliciens. Plusieurs d’entre eux n’ont pas supporté. Ils n’étaient pas préparés à ça. En plus, pour ce qu’ils sont payés ! »

 

Le cas de la Centrafrique illustre parfaitement cette attitude de l’armée française qui croit encore connaître « son » Afrique sur le bout des doigts. Mobilisé par l’opération « Serval » au Mali contre les djihadistes – une initiative applaudie tant en Afrique qu’en Europe –, François Hollande ne voulait pas accréditer l’idée qu’il allait, comme au « bon vieux temps », voler au secours d’un régime autocratique en perdition. Il a commis l’erreur de tarder à intervenir, laissant la situation s’envenimer. Le 12 décembre 2012, le président centrafricain François Bozizé tient un meeting devant ses partisans. En langue sango, il lance un appel à « nos cousins français et américains, qui sont des grandes puissances, à nous aider à repousser les rebelles sur leurs positions initiales ». François Hollande lui répond le même jour que la présence militaire française en Centrafrique n’est pas destinée à « protéger un régime » contre la progression d’une rébellion, mais à défendre les ressortissants et les intérêts français.

 

Il faut rappeler que, dans le cadre de l’opération « Boali », la France disposait depuis octobre 2002 de deux cent quarante soldats, notamment sur l’aéroport de Bangui, en soutien à une force multinationale africaine. En mars 2013, François Bozizé est chassé du pouvoir par un regroupement de mouvements rebelles venus du nord et de l’est, baptisé Séléka (« coalition » en sango) et à dominante musulmane. Ces mouvements se sont armés au Soudan voisin et ont prospéré pendant plus d’une décennie dans des zones en déshérence, totalement abandonnées par le pouvoir central.

 

Par précaution, la France porte à cinq cents ses effectifs militaires à Bangui. Elle croit ainsi maîtriser la situation ; au contraire, celle-ci lui échappe déjà. Paris sous-estime l’extrême violence et la capacité de nuisance des milices chrétiennes anti-Balaka, qui s’en prennent aux musulmans dans la capitale comme dans le reste du pays. Très vite, c’est le chaos. François Hollande, à l’initiative d’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique qui se tient à l’Elysée les 6 et 7 décembre 2013, prend enfin la mesure du danger.

 

L’annonce du déploiement « aussi longtemps que nécessaire » de mille six cents soldats français en Centrafrique afin de « désarmer toutes les milices et [tous les] groupes armés qui terrorisent les populations » marque le lancement de l’opération « Sangaris ». L’intervention française sera « rapide » et « efficace », précise le président. Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, s’exprimant le 17 décembre 2013 à l’Assemblée nationale, affirme : « Nous n’avons pas l’intention de dépasser ce nombre[de 1 600]. » Quelques semaines plus tard, l’effectif est pourtant porté à deux mille hommes…

 

Bangui-la-Coquette devenue Bangui-la-Roquette

 

Fini le temps où deux cents légionnaires déployés en ville, trois coups de feu tirés en l’air et le passage rugissant d’une paire de Mirage suffisaient à rétablir l’ordre. Bangui-la-Coquette, où dans les années 1970 un ministre de la coopération allait à la chasse aux papillons escorté par des motards, est devenue Bangui-la-Roquette. Ironie de l’histoire, les troupes africaines les plus aguerries qui se battent en Centrafrique aux côtés des Français sont rwandaises. Ces soldats, environ six cents hommes, sont les « meilleurs ennemis » de l’armée française sur le continent depuis le génocide qui a frappé leur pays en 1994. A peine arrivés en Centrafrique, ils ont commencé par éliminer les Hutu génocidaires qui s’y étaient réfugiés. Sous le nez des Français, qui n’ont rien osé dire… Sur le terrain, les relations entre les deux armées sont plutôt fraîches, comme en témoigne l’épisode du 14 juillet 2014. Lorsque la présidente centrafricaine par intérim, Catherine Samba-Panza, se rend à la réception donnée à l’ambassade de France pour célébrer la fête nationale, elle est accompagnée de sa garde rapprochée, composée… de soldats rwandais. Non seulement ces derniers n’auront pas droit aux petits fours, mais ils ne seront même pas autorisés à fouler la pelouse de la résidence et seront priés de partir. Avant de quitter la réception, la présidente demandera à l’ambassadeur : « Comment je fais, moi, puisque je n’ai plus de protection, pour retourner à ma résidence ? » Elle regagnera ses pénates dans un VAB (véhicule de l’avant blindé) de l’armée française…

 

Force de réaction rapide de la Mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca), qui compte douze mille hommes, l’armée française a maintenu mille cinq cents hommes jusqu’à l’été 2015, puis neuf cents jusqu’à l’élection présidentielle de décembre 2015. En vertu du système de rotation, près de onze mille hommes se sont succédé au sein de « Sangaris ». Quel est le moral des troupes ? Il est au plus bas. La situation est celle d’une guerre civile, avec des combats qui se déroulent souvent en forêt dense humide ou en zone de savane. Rien à voir avec l’opération « Serval » au Mali, où il s’agissait de rechercher des ennemis bien ciblés dans les sables du désert. Le député Olivier Audibert-Troin (UMP), après s’être rendu sur place, en a témoigné en des termes sévères, le 9 juillet 2014, devant ses collègues de l’Assemblée nationale : « Les hommes que nous avons rencontrés au retour de quatre mois d’opérations en Centrafrique reviennent épuisés, physiquement et moralement. Ils travaillent sept jours sur sept, sans un seul après-midi de repos. Aussi, 12 % d’entre eux présentent des déséquilibres psychologiques se traduisant par un contact altéré avec la réalité, contre 8 % pour l’opération Pamir [en Afghanistan]»

 

La Centrafrique, plus traumatisante que l’Afghanistan ! Facteur aggravant : comme il s’agit d’une ancienne colonie, aucun sas post-traumatique n’a été, dans un premier temps, mis en place pour les soldats qui quittaient le théâtre d’opérations, contrairement à ceux qui rentraient d’Afghanistan, pris en charge dans un hôpital à Chypre.

 

Dans les cénacles militaires, le « débriefing » est tout aussi alarmant. Rendant compte d’un séminaire sur « les leçons à tirer de “Sangaris” », auquel ont participé sept officiers engagés dans cette opération, la chercheuse Aline Lebœuf évoque les médecins et logisticiens qui « ont dû réapprendre à tirer », les hélicoptères « utilisés au-delà de leur capacité normale », les alliés de l’armée française « qui ne respectent pas forcément la vie des civils », l’incompréhension des soldats français qui, tandis qu’ils affrontent les combattants de l’ex-Séléka, voient leurs généraux négocier avec les leaders de ce mouvement de rébellion.

 

Le succès – ponctuel – de « Serval » au Mali a totalement masqué les ratés de « Sangaris ». Pendant des semaines, François Hollande et son ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, ont tout essayé pour mobiliser leurs partenaires européens sur le dossier centrafricain. En vain. (…) Les partenaires européens de Paris ne veulent tout simplement pas entendre parler de la République centrafricaine, comme si ce pays se trouvait sur une autre planète… (…)

 

Aux yeux d’Yves Fromion, député Les Républicains du Cher, l’absence de participation des partenaires européens « est un échec diplomatique pour la France ». Le constat est brutal, mais il est pour l’heure sans appel. Plus grave : on ne voit pas la moindre perspective d’un changement en la matière. « Les Français y sont allés, qu’ils s’en débrouillent » : telle est la pensée profonde des autres Européens, analyse-t-il, chiffres à l’appui.

 

Ainsi, l’Union européenne a dépensé 840 millions d’euros pour lutter contre les Chabab en Somalie à l’initiative de la Grande-Bretagne, contre seulement 75 millions pour la guerre au Mali à l’initiative de la France. « N’ayons aucune pudeur à le dire : quand des Français ont versé leur sang pour préserver un pays d’une guerre civile, voire du djihadisme international, il y a quelque chose de troublant à voir qu’in fine on travaille pour le “roi de Prusse” », conclut le député.

 

François Hollande semble l’avoir entendu. Pour achever sa success story au Mali, le président français a beaucoup insisté, lors de la visite d’Etat à Paris du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, les 21 et 22 octobre 2015, sur les avantages économiques que les entreprises françaises retireront des 360 millions d’euros d’aide supplémentaire annoncés (construction des camps de la Minusma par le groupe Razel et fourniture d’hélicoptères français aux troupes tanzaniennes). En Centrafrique, en revanche, aucune retombée économique à attendre.

 

La France aura finalement fourni une grande partie des moyens logistiques indispensables, et sa participation représentera 42 % des effectifs militaires (soit 326 personnels) pour un coût de 36 millions d’euros sur neuf mois (soit 50 millions d’euros en année pleine). Selon le schéma initial, la contribution française à la mission européenne ne devait représenter que 29 % des effectifs (soit 290 personnels) pour un coût de 17 millions d’euros sur neuf mois.

 

Et la France va subir encore d’autres humiliations pour reconstituer des forces armées centrafricaines. Le 19 février 2015, c’est le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui est sorti de ses gonds. Lors d’un Conseil européen à Riga, il a échoué à convaincre ses pairs d’envoyer soixante instructeurs à Bangui dans le cadre de l’opération Eufor RCA. En marge de cette réunion, il a confié à un petit groupe de journalistes : « Il faut mobiliser soixante experts militaires non pas pour une mission de combat, mais pour une mission de conseil-formation. Et nous avons du mal à les réunir. (…) Sur les soixante experts, la France [en] met déjà vingt… Voyez l’acuité du sujet ! (…) On imagine les risques qu’aurait une RCA qui n’aurait pas d’armée structurée, près du nord du Cameroun, où existe Boko Haram. »

 

La France, bien seule en Afrique

 

Le 15 mars 2015, l’Eufor RCA de reconstruction de l’armée centrafricaine, aussi stratégique que nécessaire, a été transformée en une Eumam RCA, c’est-à-dire une simple mission européenne de conseil en République centrafricaine… Alors, pourquoi l’armée française reste-t-elle en solo en Afrique quand son « chef », François Hollande, justifie ses interventions dans le Sahel par la protection de l’ensemble des pays européens ?

 

Tout juste installé dans le nouveau bunker du ministère de la défense, le « Pentagone à la française », à Balard, le général Didier Castres, sous-chef des opérations à l’état-major, reconnaît que la France est bien seule en Afrique. Son explication ? Les autres Européens sont « fatigués des guerres du Moyen-Orient », et « les intérêts nationaux priment » en période de crise financière. Il ajoute en baissant le ton, sans doute parce que cette raison est moins avouable : « Les militaires français interviennent dans des conditions de rusticité », avec de vieux matériels que refusent les autres armées. Or les normes de sécurité pour les troupes de l’OTAN exigent deux « protecteurs » pour un instructeur en zone de guerre.

 

Les sénateurs Jean-Marie Bockel et Jeanny Lorgeoux formulent une autre hypothèse : « Les réticences des Allemands, voire des Anglais, à exercer un rôle actif dans la sécurité régionale africaine ont des raisons historiques, mais tiennent également au comportement de la France. A titre d’illustration, lors de l’opération au Tchad en février 2008, l’intervention des soldats de l’opération Epervier au profit du président Idriss Déby a donné aux partenaires européens de la France l’impression d’être instrumentalisés par Paris pour maintenir au pouvoir l’un de ses alliés africains. Certains des Etats du programme de l’Union européenne ont alors envisagé le retrait de leurs soldats déjà déployés. Quant à l’Allemagne et au Royaume-Uni, l’intervention française les a confortés a posteriori dans leur décision de ne pas envoyer de troupes pour l’opération européenne. »

 

L’heure du mea-culpa aurait-elle sonné ? Halte à l’african bashing ! Faute d’une européanisation de sa présence militaire en Afrique, la France va-t-elle réussir sa stratégie d’africanisation de la sécurité du continent ? C’est une très vieille histoire qui a du mal à se concrétiser. Lors du sommet franco-africain de Biarritz, en novembre 1994, un autre François, Mitterrand de son nom, avait tenté de mobiliser à huis clos ses pairs africains autour de la création d’une Force d’action rapide interafricaine (FARI) de mille cinq cents hommes. Celle-ci aurait eu pour ambition d’intervenir en urgence dans les conflits africains avant l’arrivée de l’artillerie lourde des Nations unies. Pour éviter que la FARI ne ressemble trop à un remake des « tirailleurs sénégalais » branchés sur l’état-major français, Paris avait tenté de ne pas en être le seul partenaire occidental… mais n’avait pas reçu plus d’écho de l’Occident que des puissances du continent, comme l’Afrique du Sud.

 

Par la suite, la France a donc repris son train-train avec ses partenaires francophones traditionnels au sein des écoles nationales à vocation régionale (ENVR) qu’elle a créées dans ses anciennes colonies dans les années 1990. Mais ces écoles, destinées à former des officiers et sous-officiers, ne comptent plus que quarante-cinq coopérants militaires français pour deux mille quatre cents stagiaires. Elles ne sont plus à la mesure de l’enjeu sécuritaire qui se joue sur le continent et accueillent finalement moins de soldats africains que les écoles de France. « Je m’interroge sur notre capacité à aider les pays africains à construire leurs armées, déclare le député socialiste Gwenegan Bui. Laissons-nous assez de place aux Africains dans nos écoles militaires ? Je suis allé au Congo avec Philippe Baumel [député de Saône-et-Loire] et on nous a demandé si on pouvait faire passer de un à deux le nombre d’officiers de ce pays qui pouvaient être accueillis à l’Ecole de guerre : cela n’a pas été possible ! »

 

Lancé en 1996-1997 à l’initiative de la France, le programme Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (Recamp), qui inclut des cycles de formation et d’entraînement à tous les niveaux (stratégique, tactique et opérationnel), s’effiloche également en s’européanisant. Cela n’empêche pas la livraison de matériels flambant neufs, mais ils restent bien à l’abri en ville tandis que les militaires français sillonnent le désert dans leurs vieux véhicules. Les rapporteurs d’une mission d’information sur le dispositif militaire français en Afrique ont été « surpris de voir, sur les parcs de stationnement des éléments français au Sénégal, un nombre conséquent de 4x4 Land Rover entretenus en parfait état positionnés au titre du dispositif Recamp alors que tous les véhicules terrestres [qu’ils] ont pu voir lors de leurs déplacements auprès des forces Serval au Mali et Sangarisen Centrafrique paraissaient loin d’être en aussi bon état ».

 

« African bashing »

 

La stratégie des bataillons africains en attente est pourtant vigoureusement défendue à l’état-major, à Paris. « Je ne supporte plus cet african bashing », s’agace le général Didier Castres. Avant d’être nommé sous-chef des opérations à l’état-major, il a été le « Monsieur Afrique » de l’état-major particulier du président de la République. A ce titre, il était collègue et ami avec le général Bruno Clément-Bollée, alors à la manœuvre pour former et équiper la Force africaine en attente de l’Union africaine. Celle-ci est constituée de cinq brigades régionales avec un dispositif intermédiaire d’urgence : la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (Caric).

 

Pour Castres« les effectifs africains de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se sont bien déployés sans les Blancs et avec pas beaucoup de moyens ». Après un temps de réflexion, il poursuit, songeant à l’évidence à tous les soldats africains négligés par une hiérarchie parfois corrompue et ignorés par leurs dirigeants politiques : « Faut-il déjà savoir pour qui on se bat et pour qui on meurt… »

 

L’heure du bilan de plus de cinquante années de coopération militaire française post-indépendances a-t-elle sonné ? Le sujet est tabou. Réfugions-nous derrière le père Fouettard incontesté : la Cour des comptes. En 2009, pour la première fois, elle a procédé à une enquête sur la coopération de défense « structurelle » conduite et financée par le ministère des affaires étrangères et européennes. Elle y relève un « pilotage insuffisant de la coopération militaire », celle-ci se révélant « très ambitieuse par rapport aux moyens mis en œuvre ». Plus sévère encore, elle note : « L’absence de toute analyse quantitative de l’impact relatif de l’aide militaire sur les Etats qui en bénéficient jointe au contact de la très grande disparité de l’effort ne permettent pas d’éclairer les responsables sur l’efficacité intrinsèque de l’aide fournie. » Surtout, « la réalité de la logique de substitution régulièrement proclamée depuis 1998 apparaît très incertaine ».

 

Etat des lieux fin 2015 : si l’armée française est toujours au front en Afrique, seule, elle s’est repliée, faute de moyens, sur son pré carré d’Afrique de l’Ouest, jusqu’au Tchad, en Afrique centrale. L’objectif est de couvrir toute la bande sahélo-saharienne pour mener la guerre contre le terrorisme. Au total, environ dix mille hommes sont mobilisés. L’état-major a par ailleurs sauvé une partie de ses effectifs à Djibouti (1 300 soldats).

 

Laissons le mot de la fin à un diplomate chevronné, esprit indépendant doté d’une grande expérience des terrains minés : l’ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire Gildas Le Lidec. Après avoir assisté, impuissant, aux tirs des hélicoptères français sur les ponts d’Abidjan en novembre 2004, il en a tiré la « philosophie » suivante : « Cette expérience de trois ans au bord de la lagune Ebrié me laisse en fait, sur un plan politique général, une impression quelque peu dubitative quant à notre façon de conduire des expéditions militaires en Afrique, puisqu’elles semblent encore de mise. N’a-t-on pas remis en priorité, sous la pression de l’actualité et des effets de la communication, des objectifs avant tout sécuritaires et humanitaires qui viendraient sournoisement supplanter les impératifs du développement ? Je ne veux pas faire ici le procès d’une “France-Afrique” dont je pensais vivre les derniers soubresauts, mais m’inquiéter seulement du mode opératoire et du plan de communication dont nous entourons nos interventions, trop rapidement qualifiées de “victoires” ».

 

Antoine Glaser est l’auteur d’Arrogant comme un Français en Afrique, éditions Fayard, 192 pages, 17 euros.

 

 

Lu pour vous : EXCLUSIF « Arrogant comme un Français en Afrique » : extraits de l’essai polémique d’Antoine Glaser
Lu pour vous : EXCLUSIF « Arrogant comme un Français en Afrique » : extraits de l’essai polémique d’Antoine Glaser
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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:19
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

La Cour Constitutionnelle valide l’élection de 45 députés au 1er tour et invalide 10 circonscriptions

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 14 MARS 2016

 

La Cour Constitutionnelle de Transition, lors de son audience de ce lundi 14 mars 2016 a proclamé 45 députés élus au 1er tour des législatives. Elle par ailleurs invalidé 10 circonscriptions en raison de «  fraudes massives qui ont entaché les scrutins ».

 

Les 45 députés ont été provisoirement élus par l’Autorité Nationale des Elections.

 

Lire : http://rjdh.org/45-deputes-provisoirement-elus-au-1er-tour-la-majorite-parlementaire-loin-detre-degagee/

 

La Cour Constitutionnelle a par ailleurs invalidé 10 circonscriptions. Il s’agit des circonscriptions électorales de Koui dans l’Ouham-Pendé, de Sibut, la 3e  circonscription  du 3e  arrondissement Bangui, du 5è 3, Kaga-Bandoro 2, les 1er et 2è circonscriptions de Ippy, de Bimbo 1, de Bossangoa 4 et  de Bangassou 1. La Cour a invalidé pour la deuxième fois les législatives dans ces circonscriptions pour fraudes massives.

 

Selon Zacharie Ndouba, président de la CCT, plusieurs irrégularités ont été constatées lors du scrutin dans ces zones électorales. « A savoir le détournement des urnes et les menaces de certains lecteurs sont là quelques  maux qui ont poussé la  Cour à faire un travail de fond pour que les candidats et les électeurs puissent reprendre les élections dans la crédibilité et la transparence», a-t-il expliqué.

 

Une décision qui a rencontré le gré de l’Observatoire National des Elections (ONE).  Dieu Béni Dekondji, Secrétaire Général de l’ONE s’en félicité de cette décision. « Nous nous sommes rendus compte que ce sont les mêmes  preuves  disposées  au niveau de notre service que la CCT s’est basée pour rendre son verdict », a dit ce dernier.

 

Augustin Agou, député élu au 1er tour à la circonscription 1 du 1er arrondissement de Bangui lors des proclamations se dit heureux et veux faire de l’éducation son cheval de bataille avant d’amorcer les autres priorités telles que la santé, la sécurité et le bien être social.

 

140 députés sont attendus pour la future Assemblée Nationale sous le  régime Touadera.

 

 

45 candidats déclarés élus au 1er tour des législatives

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 14 mars 2016 13:25

 

Initialement prévu vendredi dernier, la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) a rendu finalement son verdict ce lundi 14 mars sur les résultats définitifs du 1er tour des élections législatives organisées le 14 février dernier. Dans sa déclaration, la  Cour a retenu 45 candidats qui doivent désormais siéger à l'Assemblée nationale. 

Quatre candidats sont déclarés élus au 1er tour à Bangui. Il s'agit d'Augustin Agou (2943 voix soit 57,82%) dans le 1er arrondissement, de Mathurin Massikini (5519 voix soit 54,65%) dans la 2e circonscription du 2e arrondissement, d'Abdou Karim Meckassoua (1942 voix soit 61,28) dans la 2e circonscription du 3e arrondissement et de Clément Ndotizo (8532 voix soit 53,71%) dans le 7e arrondissement.

Faustin Archange Touadéra, déclaré président de la République par décision de la Cour Constitutionnelle, est en même temps déclaré ce lundi député dans la circonscription électorale de Damara, préfecture de l'Ombella M'Poko avec 10.395 voix soit 87,71 %.


La Cour Constitutionnelle de Transition a autorisé deux candidats par circonscription électorale à aller au second tour des législatives. Certains candidats ont bénéficié de la décision de redressement de la Cour Constitutionnelle de Transition.


La Cour Constitutionnelle de Transition a invalidé les législatives dans dix circonscriptions électorales. Sont concernées, la 3e circonscription du 3e arrondissement, la 3e circonscription du 5e arrondissement, Kouï (Nana Mambéré), Sibut (chef lieu de la Kémo), la 2ecirconscription de Kaga Bandoro, la 1ere et la 2e circonscription de Ippy (Ouaka), la 1ere circonscription de Bimbo (Ombella M'Poko), la 1ere circonscription de Bangassou (Mbomou) et la 4e circonscription de Bossangoa (Ouham).


Dans son rapport, le porte parole de la Cour Constitutionnelle de Transition, Jean Pierre Waboué a noté que la haute juridiction a été saisie par des requêtes pour contester soit le déroulement du vote, soit les modalités de dépouillement, soit le transport des urnes. 


« Bamingui Bangoran, une circonscription dont les résultats sont contestés sur 3, Bangui 15 circonscriptions sur 16, Basse Kotto 6 circonscriptions sur 9, Haute Kotto une circonscription sur 6, Haut Mbomou : 3 circonscriptions sur 5, Kémo : 3 circonscriptions sur 4, Lobaye : 5 circonscriptions sur 9, Mambéré Kadéi : 6 circonscriptions sur 13, Mbomou : 4 circonscriptions sur 7, Nana Gribizi : 2 circonscriptions sur 4, Nana Mambéré : 4 circonscriptions sur 8, Ombella M'Poko : 9 circonscriptions sur 11, Ouham : 8 circonscription sur 14, Ouham Péndé : 10 sur 15, Ouaka : 6 sur 10, Sangha Mbaéré : 3 sur 5 enfin Vakaga : 2 sur 3 ».


Le candidat n°11, Esaïe Pané, du parti KNK dans la circonscription de Bocaranga 1 a désisté de sa requête introduite auprès de la Cour.


La Cour avait annulé le 25 janvier 2016 les législatives organisées le 30 décembre 2015. En cause, l'introduction de 152 requêtes en ce qui concerne 88 circonscriptions sur les 140 déterminés par le document d'élections. 


D'après les résultats définitifs et provisoires donnés par l'Autorité Nationale des Élections (ANE), 46 candidats sont passés au 1er tour. Le second tour de ces législatives est prévu pour le 27 mars, selon  le Chef d’État de Transition, Catherine Samba-Panza.

 

 

Des autorités locales imprégnées sur la mise en place de la Commission Vérité-Justice-Réparation-Réconciliation

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 14 MARS 2016

 

Des leaders de la société civile et les Maires des arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua ont pris part vendredi 11 mars à Bangui à un atelier de sensibilisation sur la mise en place de la Commission Vérité-Justice-Réparation et Réconciliation.

 

Cet atelier est initié par le Ministère de la réconciliation avec l’appui de la Minusca dans le but d’échanger avec les participants afin de leur permettre de s’approprier sur le processus de la mise en place de cette commission.

 

Diane Corner, Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Générale de l’ONU en Centrafrique a rappelé que lors des consultations populaires à la base et le Forum de Bangui, la population a exprimé clairement que l’impunité est à l’origine de la crise en Centrafrique.

 

« Cette commission comme d’autres mécanismes de la réconciliation nationale, doit nécessairement s’appuyer sur la parole des victimes et garantir leur droit à la justice et la vérité », estime Diane Corner.

 

Selon Diane Corner, il n’est pas question de choisir entre la paix et la justice. « La paix durable s’appuie sur la justice et le respect des droits de l’Homme », a-t-elle déclaré.

 

La Ministre de la Réconciliation nationale Florence Lydie Ndouba, a souligné que la volonté des Centrafricains pour la mise en place de cette Commission consistera à réprimer les actions des bourreaux sur les victimes.

 

« Sans aucune justice équitable et sans le processus de réparation, aucune réconciliation durable n’est envisageable », a-t-elle estimé.

 

Pour le membre du gouvernement, la réussite de ce processus permettra au pays de relever les défis de la lutte contre l’impunité, de la restauration de l’autorité de l’Etat, de la reconstruction, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale.

 

Des participants, dans les discussions ont relevé les points liés à la période du démarrage des enquêtes, la date butoir du lancement ainsi que la composition de cette Commission. Pour plusieurs participants, les bourreaux ne devraient pas faire partie de cette Commission.

 

L’idée de la mise en place de la Commission Vérité-Justice-Réparation et Réconciliation a été ressortie pendant les consultations populaires de Base et le forum de Bangui, tenue du 4 au 11 mai 2015.

 

 

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:14
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

La RCA se dote d'un Centre culturel national 

              

APA-Bangui(Centrafrique) -2016-03-14 14:05:21 - Un Centre culturel national dénommé ‘’Catherine Samba Panza’’ et pouvant contenir plus de 100 personnes a été inauguré ce lundi au sein de l’Ecole nationale des arts de Bangui.


Inaugurée en présence de sa marraine et de plusieurs membres du gouvernement, l'infrastructure comprend une salle d'animation, une bibliothèque, une médiathèque, un studio d'enregistrement, une vidéothèque et un espace gazonné. C'est le premier du genre à être érigé en Centrafrique.


Pour Georges Damien Toukia, chargé de mission au ministère du Tourisme, des Arts et de la Culture, ce centre est ‘'un cadeau'' pour les artistes musiciens, plasticiens, peintres et autres qui pourront y valoriser la culture centrafricaine tout en mettant en valeur leur talent.


A part l'Alliance française de Bangui et le Centre protestant pour la jeunesse qui disposent de grande salle culturelle, la Centrafrique manquait jusqu'ici de centre culturel d'envergure.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=848208#sthash.Aay5wPDN.dpuf

 

 

Législatives centrafricaines : la Cour constitutionnelle valide l'élection de 45 candidats au 1er tour 

 

APA-2016-03-14 13:47:43 - Bangui (Centrafrique) - Quarante-cinq candidats ont été élus à l’issue du premier tour des législatives en Centrafrique, a annoncé lundi à Bangui la Cour constitutionnelle de transition dont le verdict est légèrement à celui de l’Autorité nationale des élections qui avait fait état de 46 élus.


La Cour qui se penchait sur les recours soumis à son attention à l'issue du premier tour, a autorisé le second tour des législatives dans 85 circonscriptions électorales pour les deux premiers candidats ayant obtenu plus de voix que les autres dans chaque circonscription.


Dix circonscriptions électorales ont vu leurs votes annulés pour fraudes massives et non-respect du code électoral par les candidats.


Deux des 10 circonscriptions dont le vote a été annulé concernent la ville de Bangui. Il s'agit de la 3-ème circonscription du 3-ème arrondissement et de la 3-ème circonscription du 5-ème arrondissement.


L'autre particularité des décisions de la Cour constitutionnelle concerne des circonscriptions dont l'ANE avait autorisé certains de leurs candidats à disputer le second tour des législatives. Dans son arrêt, la Cour les a disqualifiés, d'où ils ne participeront pas second tour. C'est le cas de la 1-ère circonscription du 2-ème arrondissement.

La nouvelle Assemblée nationale doit compter 140 députés.


Près de 2000 candidats étaient autorisés à participer à ces législatives dont le premier tour a été annulé pour fraudes avant d'être repris sous forme de jumelage avec le second tour de la présidentielle le 14 février dernier. 

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 10:40
Lu pour vous : La 3e compagnie de retour de Centrafrique

 

 

 

Voilà quelques jours, la troisième compagnie du 1er RCP est rentrée au bercail après presque trois mois de mission en République centrafricaine. D'autres unités se préparent à revenir et ... à partir.

 

Le 1er RCP recomplète ses effectifs, au moins en partie : la 3e compagnie qui se trouvait en Centrafrique, aux ordres du capitaine Aurélien, est rentrée le 3 mars à Pamiers, après deux mois et demi passés en «Opex». Son départ avait été précipité. Elle se trouvait en Alerte Guépard et s'est envolée en moins de trois jours, à la veille de Noël. «La compagnie a pris part à l'opération Sangaris en cours en République centrafricaine depuis fin 2013. Elle avait été projetée pour participer à la sécurisation du processus électoral, qui a permis l'élection du président de la république», explique le colonel Olivier Vidal, chef de corps du 1er RCP. La situation étant calme dans le pays, cette unité est rentrée à Pamiers et peut désormais profiter de quelques jours de permissions avant de reprendre le chemin de l'entraînement en Ariège. Et participer aussi comme l'ensemble des forces terrestres à la mission Sentinelle qui vise à renforcer la sécurité sur le territoire national.

 

La compagnie était basée à Bangui

 

Plus précisément dans ce périple centrafricain, la compagnie, dans le cadre de sa mission au sein de la force Sangaris, en sécurisation du processus électoral, a multiplié les actions de contrôle de zone et de patrouilles, tant à Bangui la capitale qu'en province. La compagnie était basée à Bangui mais a effectué de nombreuses missions dans tout le pays, dans des conditions optimales pour accroître sa rusticité, sa cohésion et bien sûr son niveau opérationnel.

 

D'autres compagnies sont-elles appelées à prendre part à des Opex dans les prochains mois ?

 

Non, pour l'heure, pas d'autres missions à l'extérieur du territoire national. C'est plutôt un retour mais du territoire français, qui est annoncé comme le précise le colonel Vidal : «C'est celui de la 1re compagnie aux ordres du Capitaine Gaetan qui rentrera bientôt d'une mission de quatre mois en Nouvelle-Calédonie, où intégrée pleinement au dispositif des forces armées, elle a pu profiter pleinement des atouts de l'archipel pour accroître son niveau de préparation opérationnelle. Tout en participant aux missions permanentes de souveraineté».

 

En revanche la 5e compagnie aux ordres du Capitaine Damien partira à son tour en Nouvelle-Calédonie en fin d'année. «Cette compagnie est actuellement en pleine phase de montée en puissance», précise le chef de corps. Pour les autres unités du régiment engagées dans divers dispositifs, il faut signaler actuellement, la 4e compagnie aux ordres du Capitaine Gonzague, engagée à Paris dans la mission Sentinelle. «Elle assure sa mission avec le plus grand professionnalisme et la rigueur reconnue aux Rapaces, la protection au plus près de nos concitoyens face à la menace terroriste», observe le patron du 1er RCP.

 

Reste donc sur Pamiers une unité, la 2, aux ordres du Capitaine Mathieu qui profite des quelques semaines à venir pour s'entraîner en Ariège autour des fondamentaux du fantassin parachutiste : tir, marche saut en parachute et aguerrissement. Alors que le régiment dans son ensemble reste prêt à intervenir. Et à parfaire son savoir-faire en utilisant pleinement sa nouvelle base Montagne, à Ax-Bonascre.

 

 

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 18:56

 

 

Par RFI  12-03-2016 Modifié le 12-03-2016 à 02:47

 

François Hollande ne se rendra pas à l'investiture de Faustin-Archange Touadéra à Bangui le 30 mars. La délégation française sera conduite par le chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera également du voyage. En attendant sa prise de fonction, le président élu, lui, multiplie les voyages. Après une tournée dans les pays de la région partenaires de la Centrafrique, il est à Paris depuis mercredi 9 mars. Un voyage privé avec également des rencontres officielles.

 

L'agenda de ce vendredi 11 mars était bien chargé pour Faustin-Archange Touadéra. Elysée, Quai d'Orsay, secrétariat d'Etat au développement et AFD (Agence française de développement). Mais les rencontres ont démarré dès sa descente de l'avion mercredi par un tête-à-tête avec Jean-Yves Le Drian.

 

Il faut dire que dans une Centrafrique qui s'impatiente de voir enclencher un véritable programme de désarmement des milices, le désengagement des quelque 900 militaires français de l'opération Sangaris d'ici la fin de l'année représente un enjeu important. Le ministre de la Défense devrait d'ailleurs accompagner le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault à l'investiture du nouveau président le 30 mars à Bangui.

 

 « Faustin-Archange Touadéra réfléchit, c'est un taiseux, commente un diplomate. Mais il est clair sur ses objectifs et ses priorités concernant la paix et le désarmement tout comme sur le développement et la reconstruction ». Le président élu ne le cache pas. Il est conscient de la dépendance de la Centrafrique à l'aide internationale, particulièrement dans cette période de grands chantiers politiques. C'est d'ailleurs l'une des raisons de ses nombreux déplacements depuis quelques semaines.

 

Pas de changement de cap, assure-t-on à Paris, la France continuera d'appuyer la RCA sur le plan budgétaire et financier « et la France continuera d'être le relai des préoccupations de la Centrafrique sur la scène internationale », précise-t-on à l'Elysée, où le professeur Touadéra a achevé sa tournée parisienne par un entretien avec Hélène Le Gall, conseillère Afrique de François Hollande.

 

 

Le chef de la diplomatie française reçoit le président élu de la République centrafricaine

 

PARIS, 12/03/16 (Xinhua) -- Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a reçu vendredi Faustin Archange Touadéra, président élu de la République centrafricaine, à l'occasion d'une visite privée en France, a déclaré vendredi lors d'un point de presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal.

 

M. Ayrault a salué le "déroulement remarquable" des élections et a félicité M. Touadéra pour sa victoire. Il a annoncé qu'il se rendrait à la cérémonie d'investiture prévue à Bangui le 30 mars, qui ouvrira une "nouvelle page" dans l'histoire de la République centrafricaine, a ajouté M. Nadal.

 

L'entretien a porté sur les défis auxquels la République centrafricaine fait face dans le contexte de la sortie de crise, sur les relations bilatérales et sur l'appui que la France continuera d'apporter aux autorités élues au service de leur mission de réconciliation, de reconstruction et de développement, a précisé le porte-parole.

 

André Vallini, secrétaire d'État chargé du développement et de la Francophonie, a également rencontré le président élu, avec lequel il a évoqué l'ensemble des moyens que la France est prête à mettre en œuvre, avec les Nations Unies, l'Union européenne et les autres partenaires internationaux, pour soutenir l'action des autorités élues au service du redressement du pays, a conclu M. Nadal.

 

Depuis son élection lors du second tour de la présidentielle tenu le 14 février, M. Touadéra s'est rendu en visite en Guinée équatoriale, au Tchad, au Congo et au Cameroun.

 

La Cour constitutionnelle centrafricaine réunie en session plénière le 1er mars à Bangui a officiellement déclaré l'ex-Premier ministre Faustin Archange Touadéra président, élu avec 62,69% des voix, contre 37,31% pour Georges Anicet Dologuelé, son adversaire du second tour de l'élection présidentielle du 14 février.

 

RCA: visite en France pour le président élu Touadéra avant son investiture
RCA: visite en France pour le président élu Touadéra avant son investiture
RCA: visite en France pour le président élu Touadéra avant son investiture
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 18:34
Nouvelles nationales sur RJDH
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L’ONM doté en équipement de réhabilitation des routes par l’Union Européenne

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 12 MARS 2016

 

Neuf engins et des matériels informatiques ont été remis à l’Office National de Matériels (ONM) le vendredi 11 mars par l’Union Européenne. Ce don est fait pour faciliter les travaux de réhabilitation des routes en Centrafrique. 

 

Ce don s’inscrit dans le cadre du projet d’appui au secteur d’entretien routier en RCA. Le représentant de l’Union Européenne en Centrafrique, Raymondet Commoy a précisé que cet appui va permettre à l’Office National de Matériels d’aménager des routes en état de dégradation avancée « l’ONM va procéder à la réhabilitation des routes de Bambari à Ippy et Bria. De Sibut vers Bambari-Bria et de Sibut vers la ville de Dékoa-Bouca. La crise de 2013 a affaibli l’ONM par rapport au cas de pillage, de vandalisme des engins de travaux publics. Compte tenu de l’insécurité, la réhabilitation a été suspendue. Ces engins remis aujourd’hui vont renforcer la capacité de l’ONM afin de relancer ces travaux de réhabilitation », a précisé le diplomate.

 

Le Ministre des travaux publics de l’équipement Laurent Clair Malepou qui a réceptionné ces matériels  a fait l’état en ces termes «  ce don est composé de  neuf engins, 2 bulldozers, 1 chargeur Caterpillar, 3 niveleuses, 22 ordinateurs de bureau, 11 ordinateurs portables, 18 imprimantes, 5 grands photocopieurs, 8 scanneurs de bureau, 22 onduleurs et 3 régulateurs de 5.000 volte ».

 

Mathias Mano, Directeur de l’ONM s’est réjoui de ce don qui, selon lui, va permettre de mieux travailler « c’est vraiment avec une impression de satisfaction que nous recevons ce don, car nous travaillons depuis 2016 dans des conditions difficiles. Nous remercions infiniment l’Union Européenne et le gouvernement d’avoir mené des démarches qui ont abouti à ce résultat », a-t-il noté.

 

L’ONM est la seule entreprise de travaux publics appartenant à l’Etat.

 

 

Les navettes des baleinières suspendues entre Bangui et Kouango suite à une attaque des Antibalaka

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 12 MARS 2016

 

Les responsables des baleinières ont suspendu depuis hier le voyage entre Bangui et Kouango. Cette décision est prise suite à une attaque des Antibalaka contre des pagayeurs.

 

Selon des sources dignes de foi contactées par le RJDH, deux pagayeurs ont été arrêtés puis blessés par des Antibalaka basés à Ombella. Ces hommes armés auraient vidés ces voyageurs « il y avait au départ deux pagayeurs arrêtés par les Antibalaka à Ombella. Ils ont été dépouillés de tout leur bien avant d’être grièvement blessés par ces Antibalaka qui menacent de s’en prendre à d’autres convois » a expliqué un des responsables des baleinières que nous avons contacté. Les deux victimes ont été ramenées à Bangui dans la soirée du jeudi. Ils seraient admis à l’hôpital comme l’a témoigné la cheffe des vendeuses du port de Ouango « les deux jeunes sont ramenés à Bangui par d’autres hier. Ils ont été immédiatement amenés à l’hôpital pour des soins. Pour le moment, on ignore leur état de santé » a-t-elle expliqué.

 

Cet évènement est à l’origine de la suspension des navettes entre Bangui et Kouango « il y a une baleinière prête pour partir sur Kouango mais elle ne peut pas prendre de risque. Pour le moment, nous avons décidé d’arrêter les voyages jusqu’à nouvel ordre » a confié Rodrigue, un des responsables de baleinières. La même source appelle les autorités à intervenir pour régler la situation qui prévaut sur le fleuve « il faut une intervention de nos forces parce que c’est un véritable calvaire que nous connaissons en allant vers Kouango. Les Antibalaka s’imposent malgré qu’ils nous font payer d’énormes taxes » a-t-il lancé.

 

De sources non encore vérifiées, la baleinière partie de Bangui le mardi dernier, est tombée dans l’embuscade des Antibalaka qui auraient vidé les marchandises que transportait ladite baleinière à destination de Damara. Une commerçante accusée d’être commissionnée par les ex-Séléka basés à Kouango aurait été aussi enlevée.

 

Dix-huit postes de contrôles sont créés par les Antibalaka entre Bangui et Kouango.

 

 

Inquiets pour leur sécurité, des cordonniers ressortissants de la RDC en Centrafrique trouvent refuge à l’école Koudoukou

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 12 MARS 2016

 

Ils sont plus d’une centaine à fuir  leurs domiciles pour trouver refuge dans l’enceinte de l’école Koudoukou au Km5 dans le 3è arrondissement de Bangui. Ce sont des ressortissants congolais qui, inquiets pour leur sécurité, ont trouvé refuge à cet endroit où trouver à manger devient un chemin de la croix.

 

Ces Congolais de la République Démocratique sont spécialisés dans les travaux de ménages, de nettoyage des concessions et la  cordonnerie. Ils sont accusés par leurs voisinages de quartiers d’être de connivence avec les présumés auteurs des derniers événements du mois de Septembre 2015. Leur vie est menacée, selon eux. Certains d’entre eux disent avoir reçu des menaces de mort comme témoigne ici Bienvenu Alexis, représentant de ces déplacés « nous sommes des Congolais et nous habitons le quartier Kina. Lors des récents événements, les gens nous ont accusés d’être complices des musulmans qui ont assassiné leurs parents. Ceci parce que nous venions souvent pendant ces événements travailler au Km5. Ils nous ont promis la mort, c’est ainsi que nous avons trouvé refuge ici pour être à l’abri », a-t-il confié.

 

Ce dernier a expliqué que « tous ceux qui sont Congolais ont été pillés et leurs maisons détruites. Moi qui vous parle, ils m’ont mis à plat. Je suis sorti les mains vides ».

 

Ce dernier lance ce SOS au nom des autres « les autorités centrafricaines sont passées une seule fois nous visiter. Elles nous ont recensées et nous ont promis de nous apporter des vivres. Cela fait environ 2 mois aujourd’hui que nous attendons impatiemment c’est pourquoi je lance l’appel au gouvernement congolais et aux partenaires de penser à nous », se lamente-t-il.

 

Cette affaire remonte au  26 septembre 2015 date à laquelle une échauffourée a éclaté les habitants du Km5 et  ceux des quartiers Kina, Makombo, et Fatima. Le bilan faisait état  de plusieurs morts d’importants dégâts matériels. L’assassinat d’un  conducteur de taxi moto était à l’origine de cette violence.

 

 

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