Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 13:00

 

 

 

12/05/16 (AFP)

 

Le président français François Hollande se rend vendredi en Centrafrique où la France entend soutenir la reconstruction après une phase d'engagement militaire, et samedi au Nigeria pour un sommet consacré à la lutte contre le groupe islamiste Boko Haram.

 

A Bangui, où il ne restera que quelques heures, il apportera "son soutien à la paix et à la stabilisation" de la République centrafricaine. "Aujourd'hui la France et la Centrafrique sont de moins en moins dans une relation liée au maintien de la paix et de plus en plus dans l'accompagnement du pays dans sa reconstruction, sa remise sur pied, son développement", souligne son entourage.

 

M. Hollande s'était rendu dans la capitale de l'ex-colonie française à deux reprises, en décembre 2013 et février 2014, alors que l'opération militaire française Sangaris venait de se déployer dans ce pays pour stopper des violences intercommunautaires.

 

Il y revient alors que cette opération doit se terminer en décembre, au terme d'un désengagement progressif. De plus de 2.000 militaires au plus fort de la crise, Sangaris n'en compte déjà plus que 650, selon l'entourage de M. Hollande.

 

A terme, les forces françaises doivent être redéployées au sein de la force onusienne de la Minusca, et dans la Mission européenne EUTM dédiée à la formation de l'armée centrafricaine. Le nombre de militaires français engagés sera ajusté en fonction des contributions des 27 autres pays de l'Union européenne.

 

Reçu par le nouveau président du pays Faustin Archange Touadéra, élu en février, M. Hollande se rendra au camp de Sangaris. Sa visite intervient alors que des soldats français et des Casques bleus engagés en Centrafrique sont soupçonnés d'abus sexuels pour lesquels trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes à Paris.

 

Il parcourra aussi le quartier du PK5, où il s'était déjà rendu en février 2013. A l'époque cette enclave musulmane de Bangui était au coeur d'affrontements sanglants entre milices majoritairement chrétiennes anti-balaka et ex-rebelles à dominante musulmane de la Séléka.

 

- Le cas de Camille Lepage -

 

Le chef de l'Etat français a par ailleurs été sollicité par l'organisation Reporters sans frontières et la mère de la photojournaliste française Camille Lepage, tuée le 12 mai 2014 dans une embuscade dans l'ouest de la RCA, qui estiment que l'enquête sur les circonstances de sa mort "piétine".

 

A l'issue de cette visite, François Hollande s'envolera pour Abuja où il sera le seul président non africain à participer samedi à un sommet régional sur la sécurité consacré à la lutte contre Boko Haram. Un premier sommet avait été organisé à Paris le 17 mai 2014.

 

La France entend à l'occasion de cette rencontre amplifier son aide pour lutter contre la secte islamiste.

 

Le soutien de Paris en matière militaire et de sécurité aux quatre pays principalement touchés par les attaques de Boko Haram (Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun) s'élève déjà à 25 millions d'euros sur un an, souligne un diplomate français. "Et nous allons poursuivre ce soutien avec les Américains et les Britanniques avec qui la coordination est très bonne", affirme-t-il.

 

Par ailleurs, Paris, qui a dégagé 17 millions d'euros de soutien humanitaire, devrait annoncer de nouvelles aides via l'Agence française de développement (AFD).

 

Les attaques du groupe islamiste, qui sévit depuis 2009 dans le nord-est du Nigeria, ont fait plus de 20.000 morts, selon la Banque mondiale, empiétant au-delà des frontières, au Niger, Cameroun et Tchad.

 

Depuis deux ans, la coopération régionale s'est renforcée, via une force multinationale mixte (FMM) de 8.500 hommes. L'emprise territoriale des jihadistes a régressé mais les attentats meurtriers se sont multipliés.

 

Outre les présidents du Niger, Nigeria, Cameroun et Tchad, seront présents au sommet les dirigeants du Bénin, Gabon, Ghana, Guinée équatoriale, Sénégal, Togo. En plus de la France, Royaume-Uni, Union européenne, et Chine sont aussi invités.

 

 

Hollande parlera sécurité et développement en RCA et au Nigeria

 

Reuters le 12/05/2016 à 11:17

 

    * Le mission Sangaris en Centrafrique prendra fin en décembre

    * La France veut accompagner le développement de la RCA

    * Boko Haram affaibli mais toujours actif au Nigeria

 

    PARIS, 12 mai (Reuters) - François Hollande s'envole vendredi pour la République Centrafricaine pour parler développement sur fond de réduction des effectifs militaires français dans le pays avant de rejoindre le Nigeria pour un sommet consacré à Boko Haram.

 

    Pour sa troisième visite à Bangui, le chef de l'Etat parlera sécurité mais aussi relance économique avec le nouveau président Faustin Archange Touadera, élu en février dernier avec 63% des voix dans un pays déchiré par des années de guerre civile. 

 

    "On est de moins en moins dans une relation liée au maintien de la paix et de plus en plus dans un accompagnement de la RCA dans sa reconstruction, sa remise sur pied, son développement", souligne un diplomate français. 

 

    François Hollande est attendu par la mission Sangaris, trois mois après l'annonce du désengagement progressif des militaires français déployés dans le pays en décembre 2013, en pleine spirale de violences intercommunautaires.

 

    L'opération, qui a mobilisé plus de 2.000 soldats au plus fort du conflit et en compte désormais autour de 650, prendra fin d'ici décembre. 

 

    Les effectifs français restants seront répartis au sein de la force onusienne Minusca et dans le cadre de la future mission de formation de l'Union européenne. La France ajustera le niveau de participation à cette dernière en fonction des contributions des autres pays européens, attendues d'ici juillet, dit Paris. 

 

    La force Sangaris, dont le déploiement avait été autorisé par le conseil de sécurité de l'Onu, a été éclaboussée par un scandale d'abus sexuels commis par des soldats étrangers en Centrafrique sur des mineurs.

 

   ENQUÊTE SUR DES SOLDATS FRANÇAIS

 

      Trois signalements ont été faits auprès de la justice française, saisie par le ministère de la Défense, et les enquêtes sont en cours, précise-t-on de source diplomatique en France, où les autorités ont promis la transparence et des sanctions exemplaires si les faits étaient avérés. 

 

    Parallèlement au retrait de Centrafrique, la France a annoncé début mai qu'elle ferait passer de 500 à 900 ses effectifs militaires en Côte d'Ivoire, possible réservoir pour son opération antiterroriste Barkhane qui mobilise quelque 3.500 hommes dans la bande sahélo-saharienne.

 

    De Bangui, François Hollande s'envolera pour Abuja pour participer samedi à un sommet régional sur la sécurité à l'invitation de Muhammadu Buhari, élu il y a un an.  

 

    Outre une dizaine de chefs d'Etat africains (Bénin, Cameroun, Centrafrique, Gabon, Ghana, Guinée équatoriale, Niger, Nigeria, Sénégal, Tchad et Togo), le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Chine seront représentés dans la capitale nigériane. 

 

    Depuis le premier sommet sur la sécurité de la région du lac Tchad organisé à l'Elysée en mai 2014, Boko Haram a cessé son extension territoriale et la coopération régionale a permis de stopper les attaques au Cameroun et au Tchad. 

 

    Bien qu'affaibli, le groupe islamiste, dont l'insurrection menée depuis 2009 a fait des milliers de morts et des millions de déplacés, multiplie les attentats suicides.

 

    Face à cette menace persistante, la France, qui apporte son soutien aux pays de la région avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, a récemment renforcé sa coopération avec Abuja.

 

    Au Nigeria le mois dernier, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a signé une lettre d'intention reprenant les termes de la coopération franco-nigériane, notamment en termes de renseignements et de formation.   

 

    L'aide française aux pays riverains du lac Tchad (Nigeria, Niger, RCA et Tchad) s'élève à 25 millions d'euros sur le plan sécuritaire et 17 millions en matière humanitaire.  

 

    A Abuja, François Hollande annoncera "une initiative" portée l'Agence française de développement, via des organisations non gouvernementales, dit l'entourage du président français. 

 

 (Elizabeth Pineau, avec Marine Pennetier à Dakar, édité par Yves Clarisse)

 

© 2016 Thomson Reuters. All rights reserved.

Hollande en Centrafrique et au Nigeria pour le développement et la sécurité
Hollande en Centrafrique et au Nigeria pour le développement et la sécurité
Repost 2
Centrafrique-Presse.com
12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 12:56
Poème Bantu par Bambote Makombo

 

                                                                         1

 

 Élections awé

Ala ngboungboulou

Téré ti ala

Ti mu ngangu

Ti mo na maboko

Ti mo

 

Tonga na gné?

                                                                         2

Nguinza

Ti Europians?

Ala yé ti mu

A tanga ti sésé

So kwé ma ! Centrafrika

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 12:48

 

 

12/05/16 (AFP)

 

L'organisation Reporters sans frontières et la mère de la photojournaliste française Camille Lepage, tuée en Centrafrique le 12 mai 2014, ont demandé mercredi à la France de mettre en oeuvre les "moyens nécessaires" pour faire avancer une enquête qui selon elles "piétine".

 

Camille Lepage, 26 ans, a été tuée par balle dans la région de Bouar, dans l'ouest de la RCA lors d'une embuscade alors qu'elle était en reportage avec une milice anti-balaka (majoritairement chrétienne), au cours d'une période de grandes violences intercommunautaires, à Bangui et en province, entre miliciens anti-balaka et membres de la rébellion musulmans de la Séléka.

 

Dans un communiqué, l'ONG et Maryvonne Lepage "renouvellent leurs demandes auprès des autorités françaises afin que les moyens nécessaires soient mis en oeuvre pour enfin faire avancer l’enquête" alors qu'"à ce jour aucun des assaillants n’a pu être identifié".

 

RSF, qui s'est constituée partie civile, rappelle à François Hollande "son engagement à ce que +tous les moyens nécessaires (soient) mis en oeuvre pour faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat+". L’ONG souhaite qu’à l’occasion de sa visite vendredi à Bangui, le président français renouvelle son appel à un progrès rapide et effectif de l’enquête, disposant de toutes les ressources nécessaires.

 

"Nous, la famille de Camille, avons besoin de savoir qui étaient les assaillants, déclare Maryvonne Lepage. L'incertitude est difficile à vivre. La poursuite de l'enquête sur place est indispensable et devrait permettre d'éclaircir certains points qui demeurent encore obscurs depuis deux ans aujourd'hui."

 

Une procédure avait été immédiatement ouverte en France dès la mort de la journaliste mais n’a que très peu progressé depuis. Une première et unique visite d’un groupe d’enquêteurs a eu lieu en juin 2014, suivie d’une commission rogatoire internationale reçue par le procureur centrafricain en septembre 2014. Celle-ci n’a à ce jour jamais été exécutée.

 

Selon RSF, la juge française Virginie Van-Geyte prévoit d'envoyer prochainement un groupe d’enquêteurs pour poursuivre l’enquête.

 

"Nous saluons l’envoi de cette commission, mais nous tenons à insister sur l'importance qu'elle dispose du mandat et des personnels nécessaires pour mener l’enquête de façon efficace une fois sur place", insiste RSF.

 

Les parties civiles demandent à ce qu'un nombre suffisant d'enquêteurs soient spécifiquement dédiés à l’enquête, qu’ils aient accès aux lieux du crime et soient donc autorisés à voyager hors de Bangui.

 

Elles souhaitent soumettre également une liste de personnes, identifiées lors du déplacement en Centrafrique de Maryvonne Lepage en avril 2016, susceptibles d’être interrogées et d’apporter des informations supplémentaires à l’enquête.

 

 

Décès de Camille Lepage: deux ans après, l'enquête piétine toujours

 

Par RFI Publié le 12-05-2016 Modifié le 12-05-2016 à 00:29

 

Deux ans après le décès de la photojournaliste française Camille Lepage en Centrafrique, les circonstances de sa disparition sont toujours mystérieuses. L’enquête piétine.

 

En ce début de mois de mai 2014, Camille Lepage se trouve dans la région de Bouar, non loin de la frontière camerounaise, pour un reportage sur l'exploitation du diamant.

 

Alors qu'elle voyage à moto en compagnie de plusieurs anti-balaka, le groupe tombe dans une embuscade. Certains trouvent la mort, dont Camille, 26 ans, tuée d'une balle dans la tête. Immédiatement des informations judiciaires sont ouvertes à Bangui et à Paris.

 

Un mois plus tard, des enquêteurs français sont envoyés en Centrafrique. Ils mènent des interrogatoires, mais ne peuvent se rendre sur les lieux du crime pour des raisons de sécurité. En septembre 2014, une commission rogatoire internationale arrive dans la capitale centrafricaine, mais elle ne sera pas exécutée, faute de moyens.

 

« On ne sait toujours pas qui sont les assaillants »

 

« Deux ans après, on ne sait toujours pas qui sont les assaillants », déplore Maryvonne Lepage, la mère de Camille. S'agit-il d'anti-balaka rivaux ? De combattants de la Seleka ? De Peuls ou d'un autre groupe armé ? Le mystère reste entier.

 

Alors que les conditions sécuritaires dans cette zone se sont améliorées, la famille de la journaliste nourrit l'espoir de voir l'enquête redémarrer. Selon Reporters sans frontières (également partie civile), des enquêteurs français devraient se rendre sur place prochainement à la demande de la juge Virginie Van Geyte, en charge du dossier à Paris.

 

On met beaucoup d’espoir dans l’envoi d’une commission d’enquête qui aura les moyens de se rendre sur les lieux où Camille a été assassinée pour essayer d’interroger un maximum de témoin. A ce jour les témoignages ne sont pas concordants et concluants.

 

Cléa Kahn-Sriber déplore un manque de moyens dans l’enquête sur l’assassinat de Camille Lepage

 

11-05-2016 - Par Pierre Pinto

 

Centrafrique: deux ans après, l'enquête sur la mort de Camille Lepage piétine (RSF)
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 18:11

 

 

By Thibaud Lesueur

 

Thibaud Lesueur is Crisis Group's Central Africa Consulting Senior Analyst.

 

http://blog.crisisgroup.org/ 10 May 2016

 

L’entrée en fonction le 30 mars dernier du président Faustin-Archange Touadéra, vainqueur le 14 février 2016 du deuxième tour de l’élection présidentielle avec près de 63 pour cent des voix, marque la fin de trois années de transitions politiques laborieuses pour la République centrafricaine (RCA), sans pour autant constituer l’épilogue d’une crise qui s’inscrit dans la durée.

 

Pour le nouveau président, fort d’un incontestable soutien populaire, la route vers la stabilisation du pays est encore longue et les défis sont considérables. Si dans certaines villes comme Bangui, les violences ont diminué, il faut se méfier des phénomènes d’amnésie générale qui accompagnent parfois une normalisation de la situation sécuritaire en RCA. La crise qui a débuté fin 2012 reste la plus grave depuis l’indépendance du pays et a mis à mal la fabrique sociale. Par ailleurs, tous les éléments de déstabilisation demeurent et le risque de rechute est bien présent. En effet, des groupes de jeunes, en zone urbaine, sont toujours mobilisables par des politiciens ou des rebelles, le grand banditisme est un fléau vécu au quotidien par les populations rurales, et les groupes armés, notamment de l’ex-Seleka, conservent leur capacité de nuisance et leur mainmise sur des territoires entiers.

 

Dans ce contexte, les priorités sont légion pour le nouveau président. Il devra en effet rompre avec ses prédécesseurs en mettant fin à la patrimonialisation du pouvoir qui a contribué, depuis 30 ans, au délitement de l’Etat centrafricain et du tissu économique. Il devra par ailleurs faire de la lutte contre l’impunité des crimes de sang mais aussi des crimes économiques un cheval de bataille et, avec le soutien des partenaires internationaux, remettre en état les facteurs de production, seuls capables de fournir une alternative à la violence pour une partie de la jeunesse des rues. Alors qu’une nouvelle séquence politique s’ouvre en RCA, le gouvernement et la communauté internationale doivent concentrer leurs efforts sur quatre axes essentiels : le processus de réconciliation, l’élaboration d’une stratégie globale pour le retour des réfugiés, la lutte contre l’impunité et le règlement de l’épineuse question des groupes armés.

 

Une nouvelle séquence politique : entre risques et opportunités

 

Les élections présidentielle et législatives organisées fin 2015 et début 2016 ont fait naitre beaucoup d’espoir et généré des attentes fortes au sein de la population, comme l’a constaté Crisis Group à Bangui en mars dernier. Bien que le taux de participation ait chuté entre les premier et deuxième tours (et qu’une organisation chaotique des scrutins ait ouvert la voie à des résultats contestables), les électeurs ont fait le déplacement, démontrant une envie forte de tourner la page. Cette nouvelle séquence politique comporte des risques mais constitue aussi une opportunité démocratique qui ne s’était pas présentée depuis longtemps. Composé de très nombreux députés indépendants ou issus de partis politiques minoritaires, le parlement pourrait ne plus être une simple chambre d’enregistrement sous la coupe d’un parti, mais devenir une arène plus démocratique. Il faut néanmoins pouvoir gouverner et si certains parlementaires indépendants semblent s’être ralliés au nouveau président et qu’il peut également compter sur des partis l’ayant soutenu au second tour, il devra encore convaincre pour constituer une vraie majorité à l’assemblée.

 

Bien qu’étant un président populaire, Touadéra devra dès le début de son mandat faire face à de multiples mécontentements. Il doit s’affranchir de certains soutiens nocifs – dont des proches de l’ancien président Bozizé qui ont joué un rôle dans la mobilisation des milices anti-balaka– tout en ménageant une partie de sa base politique, elle-même issue du Kwa na Kwa, le parti de l’ancien président. La nomination au poste de chef du gouvernement de Simplice Sarandji, ancien secrétaire général de l’université de Bangui et directeur de cabinet de Touadéra lorsqu’il était Premier ministre, est certainement un signe encourageant. De même, la composition du nouveau gouvernement évite certains écueils. Touadéra a tenu à remercier des soutiens du second tour comme Jean-Serge Bokassa, devenu ainsi ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, et Charles Amel Doubane, devenu ministre des Affaires étrangères. Il a aussi intégré dans son gouvernement et nommé au poste de vice-président d’anciens ministres de Bozizé tout en excluant les chefs de groupes armés ou leurs soutiens politiques ; une mise à l’écart des miliciens qui lui a d’ailleurs valu d’être vivement critiqué par certains barons de l’ex-Seleka. La nomination des conseillers sera le prochain test important pour un président sous pression qui doit maintenir le cap et éviter toute cooptation politique des rebelles afin de ne pas répéter les erreurs du passé.

 

La réconciliation nationale : le « Rubik’s Cube » centrafricain

 

La crise centrafricaine a mis en lumière des tensions communautaires très fortes, dont certaines sont le produit d’une longue histoire. Aujourd’hui, réconciliation nationale et cohésion sociale sont de véritables slogans, à tel point que même les groupes armés disent, non sans un certain cynisme, vouloir en être des acteurs. Mais ce processus prendra beaucoup de temps. Les problématiques d’identité nationale et de citoyenneté, apparues avec force au moment de la crise, n’ont pas disparu et de violents affrontements intercommunautaires ont encore lieu, comme aux mois de mars et avril derniers à Bambari, dans le centre du pays, ou dans le Nord-Ouest, entre transhumants et agriculteurs.

 

Aujourd’hui, réconciliation nationale et cohésion sociale sont de véritables slogans.

 

L’objectif de réconciliation requiert avant tout une impulsion politique forte au niveau national. A cet égard, la visite du Pape dans la capitale centrafricaine, en novembre 2015, est riche d’enseignements. En marchant de la mosquée centrale au stade de Bangui, ce dernier a drainé derrière lui des Centrafricains nombreux, de toutes confessions, et a montré qu’il était possible d’aller au contact des populations pour recréer du lien. Les déplacements du nouveau président en mars 2016 à Obo dans le Sud-Est du pays et dans une région du Nord-Est, la Vakaga, coupée du reste du pays et dont le divorce d’une partie des populations avec l’Etat central est depuis longtemps consommé, envoient aussi un message fort de cohésion nationale.

 

Cependant, il en faudra certainement bien davantage pour rétablir la confiance entre la capitale et ses périphéries. D’autres mesures symboliques fortes pourraient être prises : organiser la fête nationale du 1er décembre dans le Nord-Est de la RCA, d’où sont originaires de nombreux combattants de l’ex-Seleka, reconnaitre les fêtes musulmanes comme jours fériés pour répondre à une vieille revendication, ou encore élaborer des programmes d’intégration dans la haute fonction publique de personnes originaires des différentes régions. En outre, il faut changer la relation entre le pouvoir central établi dans la macrocéphale Bangui et les provinces. Compte tenu de la faiblesse de l’Etat central et du manque de moyens pour la mettre en œuvre, la décentralisation prônée par Faustin Touadéra, qui s’inscrit dans la droite ligne des recommandations du forum de Bangui, demeure une chimère à ce stade. Pourtant, il est indispensable pour l’Etat de réinvestir son territoire, ce qui peut passer par un temps de présence beaucoup plus long des députés dans leurs circonscriptions, l’établissement de ministres-résidents (dans leurs provinces), ou encore le financement de comités de reconstruction locaux qui pourraient associer autorités locales, acteurs économiques et société civile.

 

Les jeunes d’aujourd’hui sont moins bien formés que leurs parents, ce qui les rend plus facilement mobilisables par les groupes armés et manipulables par les hommes politiques.

 

Par ailleurs, pour éviter que des épisodes de violence comme ceux qu’a récemment connus le pays ne se reproduisent, Touadéra, ancien recteur de l’université de Bangui, devra investir un domaine qu’il connait bien et qui peut être un puissant vecteur de cohésion sociale : l’éducation. Afin de préparer une sortie de crise durable, la reconstruction du secteur éducatif, y compris dans les régions reculées, devrait être érigée en priorité nationale. Les anciennes fonctions de l’actuel président et de son Premier ministre seront certainement des atouts. Le secteur de l’éducation s’est délité en RCA depuis longtemps. Les jeunes d’aujourd’hui sont moins bien formés que leurs parents, ce qui les rend plus facilement mobilisables par les groupes armés et manipulables par les hommes politiques. Même avant la crise, le budget de l’éducation était dérisoire, ne représentant en 2008 que 15 pour cent des dépenses courantes hors dette contre 28 pour cent en 1996, beaucoup d’enseignants peu qualifiés et très mal rémunérés ne rejoignaient pas leur lieu d’affectation, et les leçons étaient parfois dispensées par des parents volontaires. La crise qui a débuté fin 2012 est venue porter un coup supplémentaire au secteur et de très nombreuses écoles ont fermé sur tout le territoire.

 

Au moment où le Partenariat mondial pour l’éducation, un mécanisme de financement multilatéral de l’enseignement primaire et secondaire, doit procéder à une revue actualisée du secteur de l’éducation en RCA, les partenaires internationaux et le ministère de l’Education doivent travailler sur le long terme en élaborant un plan sectoriel à dix ans qui comprendrait, entre autres, la reconstruction des écoles détruites, la création d’instituts de formation pour les instituteurs, la revalorisation de leur statut et de leurs salaires et le renforcement des capacités des administrations en charge de l’enseignement. Il faut également travailler sur le contenu des programmes scolaires et miser sur l’éducation post-conflit en concevant des cours sur la tolérance et la réconciliation intercommunautaire. Des activités psychosociales devraient aussi être proposées après l’école pour les enfants ayant subi des traumatismes. Enfin, des politiques alternatives d’éducation et de formation devraient être développées pour les jeunes n’ayant jamais suivi de cursus scolaire et qui, pour certains, ont choisi la voie des armes.

 

Elaborer une stratégie globale pour le retour des réfugiés centrafricains

 

Au cours de ses premières visites officielles dans les pays voisins, le nouveau président a évoqué la question des réfugiés centrafricains, une pièce capitale dans le puzzle de la réconciliation nationale. Aujourd’hui, on dénombre 466 000 réfugiés centrafricains, qui ont trouvé asile essentiellement au Cameroun, au Tchad et en République démocratique du Congo, et 421 000 déplacés internes sur tout le territoire, soit au total un cinquième de la population centrafricaine. A l’est de la ligne de front (qui se situe au centre du pays et délimite les zones d’influence anti-balaka/ex-Seleka), les mouvements de déplacés internes, notamment des musulmans originaires de l’Ouest ayant fui les exactions des anti-balaka et qui se sont installés durablement dans des villes comme Bambari, Bria ou encore Ndélé, ont parfois modifié les équilibres démographiques. La crise a aussi érigé des frontières symboliques dans les villes et figé certains quartiers comme ceux situés en bordure de PK5 à Bangui. La situation des réfugiés est encore plus problématique. Aucune stratégie globale d’accompagnement des retours volontaires n’a été élaborée jusqu’à présent, ce qui pourrait conduire à des tensions à l’avenir.

 

Les obstacles au retour des réfugiés résultent principalement d’un sentiment d’insécurité persistant et justifié et des expropriations de fait.

 

Les obstacles au retour des réfugiés résultent principalement d’un sentiment d’insécurité persistant et justifié et des expropriations de fait. On observe déjà des mouvements de retour, notamment de commerçants qui s’étaient réfugiés au Tchad, vers Bangui, mais aussi de manière plus timide, vers l’ouest du pays ou encore de certains éleveurs Peuls vers Boali. Néanmoins, dans certaines villes comme Bossangoa, l’hostilité de la population chrétienne et animiste à l’égard des musulmans rend pour l’instant ces retours impossibles. Par ailleurs, de nombreuses maisons appartenant aux musulmans à l’Ouest du pays sont aujourd’hui occupées ou ont été détruites. Or l’achat de maisons et de terrains en province est souvent un processus informel, validé par les chefs de quartiers et parfois par le maire, sans inscription au cadastre foncier. Le manque d’indépendance de certains chefs de quartiers, parfois mis sous pression, pourrait compliquer la restitution de ces propriétés. Quant à Bangui, si beaucoup de commerçants musulmans sont rentrés à PK5 et ont repris leurs activités, des problèmes de distribution de patentes apparaissent sur d’autres marchés, comme au quartier « combattant », où des jeunes Banguissois ont repris les emplacements des commerces auparavant tenus par des musulmans.

 

Avec le concours des ONG et des Nations unies, les autorités centrafricaines devraient proposer un programme pilote de sécurisation des propriétés des musulmans dans plusieurs villes de l’Ouest du pays où les conditions sécuritaires le permettent. Elles devraient étudier les intentions de retour des réfugiés au Cameroun et au Tchad puis, dans un second temps, échanger avec les autorités locales pour déterminer les lieux dans lesquels ces retours sont possibles et sous quelles conditions. Sur cette base, le gouvernement, avec le soutien des bailleurs, devrait proposer un plan d’accompagnement socioéconomique au retour des réfugiés qui favorise leur réinstallation et la reprise de leurs activités. En effet, en RCA, la réduction de la fracture communautaire passe nécessairement par la réactivation des complémentarités économiques qui existaient avant la crise et constituaient le socle des relations sociales entre les communautés.

 

Lutter contre l’impunité : une bataille globale

 

La lutte contre l’impunité était un point important du discours d’investiture du nouveau président. C’est également une revendication populaire majeure, comme l’ont rappelé avec force les très nombreux témoignages recueillis au cours des consultations populaires qui ont précédé le forum de réconciliation nationale de Bangui en mai 2015. Pourtant, bien qu’essentiel, ce chantier sera difficile à mettre en œuvre. En effet, le bilan des vingt dernières années est édifiant. A la suite des crises qui ont secoué le pays de façon récurrente, des rébellions incessantes qui ont fait de nombreuses victimes, des agissements meurtriers des gardes présidentielles successives, seulement une petite poignée des responsables ont été traduits devant la justice pour répondre de leurs actes et les groupes armés subsistent. Cette impunité quasi-totale est le résultat d’une vieille politique de prime à la violence qui substitue au traitement judiciaire un traitement politique et la conséquence d’un système judiciaire centrafricain aujourd’hui en ruines.

 

Cette impunité quasi-totale est le résultat d’une vieille politique de prime à la violence …

 

Avant la crise, la RCA ne comptait que 129 magistrats (dans un pays de près de cinq millions d’habitants) et le budget de la justice était dérisoire. Depuis, la situation s’est encore dégradée : beaucoup de tribunaux et de commissariats ont été détruits au cours du conflit, les prisons, locaux où ont lieu les gardes à vue et les maisons d’arrêt manquent cruellement et toute la chaîne pénale est à reconstruire. Des bailleurs (dont l’Union européenne et le Programme des Nations unies pour le développement) ont effectué un travail important pour la réhabilitation du secteur de la justice et la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a arrêté quelques criminels dans le cadre des mesures temporaires d’urgence. Signe des difficultés rencontrées, néanmoins, des arrestations de miliciens bien connus se sont parfois soldées par une relaxe, faute de preuves suffisantes. Aujourd’hui, sur les trois cours d’appel que compte la RCA (Bangui, Bambari et Bouar), seules à même de prononcer des jugements pour des crimes très graves, deux sont quasiment à l’arrêt. En effet, à Bambari, une partie de la justice est toujours administrée par les groupes armés dont certains siègent à quelques pas du tribunal. A Bouar, les magistrats sont très peu présents, comme d’ailleurs dans la plupart des 24 tribunaux de province : « les magistrats préfèrent rester à Bangui soit par confort, soit car ils ont peur des représailles », nous explique un expert sur ces questions.

 

Des initiatives ont vu le jour pour pallier les déficiences du système de justice pénale. Dès septembre 2014, le bureau de la Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur les crimes commis depuis 2012, mais aucun mandat d’arrêt n’a été émis jusqu’à présent. En outre, près d’un an après la promulgation par l’ancienne présidente par intérim Catherine Samba Panza de la loi visant à établir une Cour pénale spéciale, composée de magistrats nationaux et internationaux, cette dernière n’est toujours pas opérationnelle, en partie faute de financements suffisants.

 

La lutte contre l’impunité doit aller bien au-delà des crimes de sang et s’attaquer aux délits économiques et financiers et à la prédation étatique, qui ont très largement favorisé la survenue de la crise (voir le rapport de Crisis Group, Centrafrique : de la prédation à la stabilisation). Ces dernières années, seuls trois ou quatre hauts fonctionnaires ont été sanctionnés administrativement pour avoir détourné de l’argent, provenant le plus souvent des partenaires internationaux. Parmi eux, certains ont été reclassés au sein d’autres administrations. Pour briser ce système de rente qui a contribué à l’effondrement progressif de l’Etat, les nouvelles autorités devraient prévoir des sanctions administratives fortes contre les auteurs de corruption et la justice devrait se saisir de ces dossiers à l’avenir.

 

L’épineuse question des groupes armés

 

Touadéra prend les rênes du pays dans un contexte sécuritaire certes moins explosif que lors de l’entrée en fonction de Samba Panza en 2014, mais encore très préoccupant. Le problème des groupes armés est loin d’être résolu. Si les effectifs de certaines milices, notamment anti-balaka, ont diminué, beaucoup s’adonnent aujourd’hui au banditisme rural, multipliant les rackets sur les marchés locaux ; les factions de l’ex-Seleka conservent quant à elles une mainmise sur des territoires entiers et le désarmement piétine – seule une minorité de rebelles a rendu les armes dans le cadre d’un pré-programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Dans ce contexte, le retrait graduel de la force française Sangaris en 2016 (un dispositif militaire très allégé de 300 hommes devrait être maintenu) n’est pas une bonne nouvelle, et ce à plusieurs égards. Filet de sécurité pour la capitale, elle est sans doute la plus dissuasive des opérations de maintien de la paix déployées en RCA ces dernières années. La Minusca ne pourra probablement pas compenser le retrait de Sangaris et risque d’éprouver plus de difficultés à exercer une pression militaire, pourtant indispensable, sur ces groupes.

 

Au-delà des aspects militaires, les nouvelles autorités devraient s’inscrire en rupture avec plusieurs années de légitimation des groupes armés. Si ces derniers ont manqué le virage de la politisation, ne parvenant pas à se transformer en partis politique, ils sont tout de même devenus des acteurs incontournables. Pendant la transition politique, les partenaires internationaux et les autorités ont opté pour le compromis habituel : négocier et donner un espace politique aux groupes armés. Ainsi, l’intégration politique de certains dirigeants anti-balaka et Seleka (Djono, Hissene, Wenezaoui, Leopold Bara et d’autres ont été ministres même sous la présidence de Samba Panza), les demandes (qui n’ont pas abouti) de la communauté internationale de structurer ces groupes au sommet de Brazzaville en juillet 2014, ou encore les promesses faites dès 2013 par les partenaires internationaux, dont les Nations unies, aux chefs des groupes armés d’une incorporation massive de leurs combattants dans l’armée ont accentué les problèmes qu’on voulait juguler, en suscitant des attentes fortes et en renforçant le poids de ces groupes.

 

Le processus de sortie de crise s’annonce encore long et éprouvant, et les solutions sont avant tout centrafricaines.

 

Aujourd’hui, de nombreux chefs de milices voient le DDR comme une vaste opération de recrutement dans l’armée plutôt que comme une réinsertion économique pour les combattants. « Le DDR, c’est une visite médicale », nous confiait en mars 2016 un chef bien connu des anti-balaka à Bangui, avant d’ajouter : « celui qui est apte va dans les corps habillés et la minorité restante se verra proposer un autre travail ». Un ex-leader Seleka ayant quitté la lutte armée ajoutait quant à lui qu’« il y a un fantasme des groupes armés sur le DDR et il y aura des mécontents ». Alors que Touadéra a déjà entamé des discussions avec ces groupes, il devrait tenir un discours de vérité et leur annoncer qu’une intégration de leurs troupes dans l’armée est impossible, afin d’éviter de « milicianiser » un corps bancal, qui compte déjà parmi ses rangs d’anciens rebelles. La communauté internationale devrait appuyer une telle démarche.

 

Comme le soulignait le rapport Centrafrique : les racines de la violence de l’International Crisis Group, publié en septembre 2015, il convient de passer d’une logique de programme DDR à une politique de désarmement articulée autour de la lutte contre les trafics et la mise en place de grands projets de développement à même de réduire l’attractivité de l’économie de la violence. Comme les derniers affrontements près de Bouar l’ont encore montré en avril, le contrôle des ressources et notamment des chantiers miniers est au cœur du problème. Ainsi, la Minusca devrait déployer des forces internationales dans les principales mines de diamant et d’or pour permettre aux fonctionnaires centrafricains de réinvestir le terrain, et à terme elle devrait relancer les mécanismes de certification du Processus de Kimberley, même à l’Est.

 

Le processus de sortie de crise s’annonce encore long et éprouvant, et les solutions sont avant tout centrafricaines. Pour qu’il ait une chance d’aboutir, il faut à la fois qu’il fasse l’objet d’une appropriation nationale forte, avec l’élaboration d’une feuille de route par les autorités centrafricaines, et d’un soutien constant de la communauté internationale, qui ne doit pas confondre élections et sortie de crise, et doit inscrire son action dans le long terme.

 

Lu pour vous : Centrafrique : quatre priorités pour le nouveau président  par Thibaud Lesueur (ICG)
Repost 2
Centrafrique-Presse.com
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 17:57
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les parents des trois otages de Baboua perturbés par l’ultimatum de trois jours lancé par les ravisseurs

 

http://rjdh.org/  PAR RJDH LE 11 MAI 2016

 

BABOUA, 11 mai 2016 (RJDH)—Les parents des otages de Baboua sont très inquiets depuis que les ravisseurs ont lancé un ultimatum de trois jours. Ruben Gboko, petit frère du maire de Baboua appelle à une plus forte implication du gouvernement pour que les trois otages retrouvent la liberté.  

 

Ruben Gboko a confié au RJDH avoir reçu l’appel des ravisseurs dans la journée du mardi 10 mai « ils m’ont annoncé leur intention de tuer les otages. Ce qu’ils réclament c’est la rançon exigée sinon d’ici trois jours, ils vont tuer les trois otages », a-t-il expliqué.

 

Cet ultimatum a paniqué les parents du sous-préfet, du maire et du pasteur « les trois familles sont dans un état de choc. Certains ont décidé de marcher pied nu dans la ville. La peur grandit un peu partout et c’est la désolation »,raconte Ruben Gboko qui appelle l’aide du gouvernement « il faut que le gouvernement s’implique davantage pour éviter que ces ravisseurs passent à l’acte. L’ancien premier ministre Kamoun nous avait promis une libération en fin mars mais, cela ne s’est pas fait », a-t-il annoncé.

 

Les ravisseurs de ces trois otages lancent cet ultimatum au moment où des attaques des groupes armés ont repris sur l’axe Baboua-Bouar.

 

Le RJDH a tenté en vain sur le numéro que les ravisseurs utilisent pour appeler les parents des otages. Le ministère de la sécurité publique n’a pas souhaité réagir officiellement sur le dossier mais certains cadres ont confié au RJDH que tout est mis en œuvre pour la libération des otages.

 

C’est le ministre conseiller à la primature, Christophe Gazam-Béti qui était sur ce dossier mais depuis un certain temps, il ne souhaite plus se prononcer sur l’affaire.

 

C’est depuis le 19 juillet 2015 que le sous-préfet, le maire de la ville de Baboua et le pasteur de l’église apostolique sont pris en otage.

 

 

La visite de Hollande en Centrafrique, un soutien au processus de paix, selon Charles Malinas

 

http://rjdh.org/  PAR THIERRY KHONDE LE 11 MAI 2016

 

BANGUI, 11 mai  2016 (RJDH)—Charles Malinas a, dans une interview accordée le mardi dernier au RJDH, indiqué que la visite de François Hollande à Bangui s’inscrit dans le cadre du soutien de la France au processus de paix et de stabilité. Le programme de cette visite n’est pas encore connu par l’ambassade.  

 

Le président français sera à Bangui ce vendredi 13 mai. Il s’agit d’une visite de soutien à la paix, selon Charles Malinas, « le Président François Hollande arrive ce vendredi 13 mai, après la visite du Président Touadéra au mois d’avril dernier à Paris. Le but de cette visite est de venir personnellement apporter son soutien à la paix et à la stabilisation du pays », a-t-il expliqué.

 

Le programme de cette visite n’est pas encore maitrisé par l’ambassadeur « son programme n’est pas encore connu. Je sais seulement qu’il y aura un entretien avec le président Touadéra, deux visites sur le terrain y compris à la base des militaires de la Sangaris », a-t-il précisé.

 

Le président François Hollande se rend en Centrafrique où pèsent de forts soupçons d’abus sexuels sur des soldats français ayant servi dans l’opération Sangaris.

 

A la présidence centrafricaine, on se réjouie de cette visite qui est interprétée comme le signe d’un appui de haut niveau au nouveau régime « la visite du président français est attendue. Elle sonne comme la preuve du soutien de haut niveau dont la RCA a besoin pour reprendre sa place dans le monde » a confié un conseiller de Touadéra.

 

De sources concordantes, les présidents Hollande et Touadéra animeront une conférence de presse après leur tête à tête prévu au palais de la renaissance.

 

Ce sera la troisième rencontre entre les deux hommes depuis l’élection de Faustin Archange Touadéra à la présidence de la République en Centrafrique. La première fois, c’était avant l’investiture du président centrafricain et la seconde après l’investiture.

 

 

Centrafrique : La Minusca compte adapter son mandat avec le programme du gouvernement actuel

 

http://rjdh.org/   PAR SANDRINE MBAGNA LE 11 MAI 2016

 

BANGUI, 11 mai (RJDH)—Le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro a annoncé ce matin la volonté de la représentation onusienne d’adapter son nouveau mandat au programme du nouveau régime. C’était lors de la conférence de presse hebdomadaire de cette organisation.

 

Vladimir Monteiro a indiqué que la révision du mandat se fait en étroite collaboration avec les nouvelles autorités car, l’objectif est qu’il réponde à la situation actuelle « le sous-secrétaire général aux opérations de la paix est à Bangui depuis quelque temps avec son équipe. Il est question d’adapter le mandat avec la période politique actuelle. Ceci se fait avec les nouvelles autorités qui sont en train d’être consultées. La Minusca fera en sorte que les prochains éléments de ce mandat correspondent avec la nouvelle période »a-t-il expliqué.

 

L’ONU a engagé le processus de la modification du mandat de la Minusca au moment où le pays a renoué avec l’ordre constitutionnel.

 

Cette modification se justifie par la fin de la transition, « avant on était dans une période de transition, aujourd’hui, il y a des autorités élues. Les autorités nouvellement élues ont de nouveaux défis qu’il faut prendre en compte », a fait savoir le porte-parole.

 

Le nouveau mandat de la Minusca sera validé en Août prochain.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 16:54

 

MISSION MULTIDIMENSIONNELLE INTÉGRÉE DE STABILISATION DES NATIONS UNIES EN CENTRAFRIQUE

 

 

http://minusca.unmissions.org/   9 mai 2016

 

Il y a quelques jours, le mandat actuel de la MINUSCA a été prolongé de trois mois, jusqu’au 31 juillet. Le temps pour les experts des Nations Unies de définir le rôle que la mission de paix aura à jouer dans le nouveau contexte centrafricain, après un référendum constitutionnel et des élections présidentielles et législatives réussies.

 

Le précédent mandat de la MINUSCA avait été défini il y a deux ans par une résolution du Conseil de sécurité et a été mis en oeuvre au mois d’avril 2014. Maintenant que la période de transition est achevée, que la situation se stabilise, les Nations Unies ont besoin d’adapter les tâches assignées à la MINUSCA.

 

Une équipe de spécialistes, envoyée par le secrétariat de l’ONU à New York, est arrivée à Bangui début mai pour rencontrer les nouvelles autorités du pays ainsi que les responsables de la MINUSCA.

 

L’équipe, dirigée par le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, El Ghassim Wane, doit adapter le mandat aux nouveaux défis et s’assurer que la mission de paix - force militaire, police et composante civile -  continue à répondre aux attentes et besoins des autorités nationales et de la population centrafricaine.

 

Ce processus nécessite de larges consultations avec les autorités centrafricaines, les représentants de de la communauté internationale, les agences du système des Nations Unies et la société civile. Une visite de terrain est également prévue à Bouar et à Kaga Bandoro pour évaluer l’impact du travail de la MINUSCA dans ces villes de provinces et les défis encore à relever.

 

Cette revue de la stratégie de la mission, décidée par une résolution du Conseil de sécurité le 26 avril dernier, doit « s’assurer, en consultation avec le gouvernement centrafricain, que le futur mandat de la MINUSCA est formulé de façon adéquate et adaptée à un contexte de stabilisation post-transition propice aux efforts de consolidation de la paix en République centrafricaine”.

 

Les experts onusiens mèneront ces consultations en Centrafrique jusqu’au 17 mai, puis devront présenter leurs recommandations au Secrétaire général le 22 juin au plus tard. Celui-ci les soumettra à son tour au Conseil de sécurité. C’est sur la base des recommandations que le Conseil formulera le prochain mandat de la MINUSCA.

 

QUEL MANDAT POUR LA MINUSCA DANS LE NOUVEAU CONTEXTE CENTRAFRICAIN ?
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 16:22

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, 11 mai 2016 – La République centrafricaine aura, à partir de mardi 17 mai, un Comité national pour la prévention du génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et toutes les formes de discrimination. Lors du point de presse du mercredi, le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a indiqué que le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, sera à Bangui pour assister à la cérémonie de lancement du comité et à la formation de ses membres.

 

Selon Monteiro, le bureau du Conseiller spécial du Secrétaire général appuie la mise en place dudit Comité à la demande des autorités centrafricaines. Au cours de son séjour, Adama Dieng aura également des entretiens avec les autorités et des représentants de la société civile.

 

Le porte-parole a également évoqué les préparatifs pour les élections législatives partielles du 15 mai 2016 notamment l’aspect sécuritaire, avec la finalisation du plan de sécurité entre l’Autorité nationale des élections (ANE) et ses partenaires nationaux et internationaux. Le matériel électoral sensible a déjà été envoyé dans les circonscriptions électorales concernées de Kaga-Bandoro, Bambari, Sibut, Bossangoa et Bangassou en début de semaine,avec l’appui de la MINUSCA, et sera conclu samedi à Ombella-Mpoko et Bangui. La formation des agents électoraux a démarré mardi dans la préfecture de Kemo et s’est poursuivi mercredi dans les deux circonscriptions concernées de Bangui. Pour leur part, les Bureaux Électoraux Régionaux (BER) des Nations Unies poursuivent les rencontres d’informations avec les différents acteurs du processus électoral et les séances de sensibilisation en vue des élections paisibles. 

 

Vladimir Monteiro a aussi annoncé que le nombre d’assistants de liaison de la MINUSCA sur le terrain va être bientôt doublé, passant de 24 à 52. Ces assistants de liaison sont des hommes et des femmes qui font le lien entre la population centrafricaine et la force de maintien de la paix et jouent un rôle important, notamment la collecte d'informations, l’évaluation des besoins de protection et des risques pour améliorer la capacité de réponse de la MINUSCA.

 

Pour sa part, la Porte-Parole de la police Oana Andreea Popescu, a indiqué que la situation sécuritaire au cours de la semaine dernière a été marquée à Bangui par des coups de feu les 7 et 8 mai. La composante police de la Minusca s’est dépêchée sur les lieux et les patrouilles ont été intensifiées pour prévenir toute éventualité. Par ailleurs, le 9 mai, à Bangui, les points focaux de la police de la cellule protection des civils et de l’enfant ont échangé avec le commandant de la Police Judiciaire et le Directeur des Investigations Judiciaires, au sujet de deux cas de viol sur mineures. Les présumés auteurs ayant été interpellés, la police des Nations Unies a conseillé aux enquêteurs de référer les victimes à une structure sanitaire pour leur prise en charge médicale et psychosociale. La police des Nations Unies a aussi suggéré de faire diligence dans la procédure pour traduire les présumés auteurs devant le Procureur de la République.

 

De son côté, le Porte-Parole de la force de la Minusca, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a affirmé que la semaine dernière, la force de la Minusca a multiplié ses patrouilles aussi bien terrestres qu’aériennes dans tout le pays, pour rechercher et neutraliser tous les malfaiteurs qui cherchent toujours à perturber la quiétude de la population. La force a aussi noté des heurts entre les groupes dans certaines régions du pays. Le Porte-parole de la force a mentionné que la force a parcouru 6580 km de patrouilles, aériennes et terrestres et a assuré la sécurité de 733 véhicules la semaine passée sur tous les axes du pays. Cependant, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana déplore la criminalité dans certains endroits et des cas banditisme sur les grands axes d’approvisionnement du pays, particulièrement sur l’axe Cameroun-Bangui, tout en ajoutant que la Minusca cherche à prévenir ces actes.

 

LA CENTRAFRIQUE SE DOTE D’UN COMITÉ POUR LA PRÉVENTION DU GÉNOCIDE ET CRIMES DE GUERRE
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 14:36

 

 

Bangui 11.05.2016 à 14:00 (AFP) - Déclaration de patrimoine, visite au quartier musulman de Bangui sans garde rapprochée, opération "Toumba Zendé" (chasser l'insalubrité): les premiers actes du nouveau président Faustin Archange Touadéra plaisent aux Centrafricains, habitués à des années de corruption et de violences.

 

"De mémoire de Centrafricain, aucun président avant lui n'avait déclaré ses biens. C'est un signe très important de respect de la Constitution centrafricaine. Il veut faire respecter la loi fondamentale, ce qui le distingue nettement de ses prédécesseurs", remarque Isidore Tchoudangwa, juriste.

 

Remise ces derniers jours à la Cour constitutionnelle pour vérification, cette déclaration de biens du "candidat du peuple" doit être ensuite rendue publique.

 

Elu le 14 février, cet ancien Premier ministre et mathématicien sur lequel aucun bookmaker de la politique n'avait parié, avance cependant pas à pas, sur un terrain miné par des années de corruption, de délabrement économique et d'incessantes violences. Sans grands moyens financiers dans un des pays les plus pauvres au monde.

 

Le renversement en 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, puis l'action des milices anti-balaka ont précipité le pays dans un cycle de violences intercommunautaires qui ont duré bien après l'intervention des forces internationales (francaise Sangaris et onusienne Minusca).

 

Singulièrement, depuis le passage du pape François fin novembre 2015, la paix est revenue dans Bangui, et s'est maintenue même pendant le long processus électoral, aux dates maintes fois reportées.

 

Dans la capitale aux centaines de maisons brûlées et détruites, et aux mosquées abattues, le nouveau pouvoir a lancé fin avril l'opération "Toumba Zendé" (chasser l'insalubrité).

 

"On n'a pas besoin d'argent, ni des aides internationales pour enlever les ordures dans la ville. Au moins pour ça, juste la volonté et l'effort suffisent", affirme Aimé Ndadé, commerçant au marché central.

 

"A peine nommé, le nouveau maire est venu ici, bottes aux pieds, les manches retroussées, brouette en mains pour donner l'exemple".

 

- Manches retroussées -

 

Cette opération mobilise chaque fin de semaine ses habitants, mais la capitale - surnommée dans un lointain passé "Bangui la coquette" - est loin d'en avoir fini avec les tas d'immondices et les hautes herbes qui favorisent l'éclosion des moustiques, surtout en saison des pluies.

 

"Les premières semaines du président sont positives", estime le dessinateur Didier Kassai, auteur d'une bande dessinée "Tempête sur Bangui" qui chronique les dernières années de violences.

 

"Sur le plan sécuritaire, beaucoup de quartiers, dont le PK5 (l'enclave musulmane) sont redevenus fréquentables. L'armée et la police ont imposé le calme dans les profondeurs de Bangui, et beaucoup de jeunes, faisant confiance aux nouvelles autorités ont décidé de ranger leurs armes, en attendant le programme DDRR (désarmement, démobilisation, rapatriement et réinsertion)".

 

Cette paix relative appréciée des habitants a été rompue dimanche par des tirs nourris d'armes automatiques dans le 1er arrondissement, un accrochage armé opposant des ex-séléka, confinés dans un camp, à des forces de sécurité après un braquage de moto par un ex-rebelle.

 

Un policier et un militaire ont été blessés, un autre policier a été pris en otage par les ex-séléka: le président Touadéra en personne est venu parlementer avec les ex-rebelles pour obtenir la libération du policier.

 

Dans Bangui, environ 3.000 ex-combattants anti-balaka et séléka attendent de bénéficier du programme DDRR pas encore opérationnel, faute de moyens financiers.

 

En visite le 20 avril à Paris, Touadéra, reçu par son homologue français, a de nouveau déclaré qu'il lui faudrait "le soutien de la communauté internationale" pour réussir le DDRR. Il pourra le rappeler à François Hollande qui doit effectuer une rapide visite vendredi 13 mai dans la capitale de l'ex-colonie française.

 

En province, le désarmement des milices semble encore plus problématique. Certains groupes d'ex-séléka sont toujours actifs, comme les hommes du "général" Mahamat Al Khatim, un rebelle ancien compagnon d'armes de François Bozizé dans le maquis qui se fait appeler "le président", et qui sévit entre Kabo et Ndélé, dans le nord du pays frontalier du Tchad.

 

Beaucoup de ces ex-rebelles sont venus du Tchad, le grand voisin qui avait porté Bozizé au pouvoir en 2003, avant de maintenir une présence militaire jusqu'en 2014. Or le DDRR prévoit bien un volet "rapatriement".

 

Faustin Archange Touadéra vient d'effectuer mardi une visite à N'Djaméma pour en parler avec son homologue tchadien Idriss Deby

.

Par Christian PANIKA à Bangui, Jean-Pierre CAMPAGNE à Libreville

 

© 2016 AFP

Centrafrique: premiers pas appréciés du président Touadéra, "candidat du peuple"
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 23:43

 

Lu pour vous :

 

Le Chef d’Etat nouvellement élu de la RCA, Archange Faustin Touadera a foulé pour la deuxième fois après son élection, le sol de la capitale tchadienne, N’Djaména, en cette matinée ensoleillée du mardi 10 mai 2016. Il fut accueilli à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djaména par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Pahimi Padacké Albert. C’’est une visite d’amitié et de travail de quelques heures que le Président centrafricain a entamé au Tchad.


C’est dans la foulée de son arrivée qu’il est conduit aux 60 villas où le Président de la République, Président en exercice de l’Union africaine est venu le rencontrer pour un premier échange de plus de deux heures en présence du ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat, de la Sécurité publique Ahmat Mahamat Bachir, de la Défense nationale Benaîndo Tatola ainsi que certains ses plus proches collaborateurs.  


Des nouvelles retrouvailles entre les deux hommes ont  de jeter un regard nouveau sur les relations séculaires de coopération bilatérale entre le Tchad et la RCA. Le Chef de l’Etat centrafricain, Archange Faustin Touadera, qui a la mission de conduire les destinées de la République centrafricaine qui sort d’une longue période de conflits est venu auprès du Président de la République, Président en exercice de l’Union africaine, bénéficier de ses sages conseils et également le féliciter pour sa réélection à la magistrature suprême de son pays. Aussi, au regard des efforts consentis par le chef de l’Etat dans la recherche des solutions au conflit qui déchirait la Centrafrique, Archange Faustin Touedera est-il venu dire toute sa reconnaissance aux plus hautes autorités du pays et en même temps solliciter l’appui des autorités tchadiennes pour mieux entamer son 1er mandat à la tête de ce pays frère.

« Le Tchad et la RCA entretiennent depuis des siècles de très bonnes relations d’amitié et de fraternité. Et comme vous le savez,  le Président IDRISS DEBY ITNO a été plébiscité par le peuple tchadien. Pour nous, avant l’investiture, c’est une opportunité de venir le féliciter, c’était aussi une occasion de venir nous enrichir de son expérience et de renforcer notre coopération profitant de cette expérience. Mais le plus important c’est les relations bilatérales entre nos deux pays. Et nous voulions par cela renforcer  cette coopération. Et comme vous le savez, nous partageons une grande frontière et que nous sommes entrain d’amorcer un processus de réconciliation  et aussi un processus de DDR. C’est aussi un sujet très important pour la paix. Nous sommes venus échanger avec le Président, lui présenter notre démarche dans ce sens pour que la paix revienne en RCA. Ça été le centre de nos discussions et de ce côté, nous avons été très satisfaits des éléments de réponse, conseils et échanges que nous avons eus avec le Président», a notamment déclaré le Président centrafricain à la presse tchadienne.


Pour le Président IDRISS DEBY ITNO, le Tchad et la RCA ont un destin commun à protéger. Il a salué l’exemplarité de relations de coopération entre les deux pays. « Je voudrais d’abord remercier mon frère Touadera d’avoir effectué ce déplacement pour venir nous présenter ses félicitations. Il faut dire que la République centrafricaine et le Tchad, sont deux pays frères qui ont un même destin. Il ne faut pas oublier aussi que,  lors des moments difficiles que le Tchad a traversé, beaucoup des tchadiens ont trouvé refuge en RCA où ils ont trouvé accueil et soutien nécessaire », s’est félicité d’emblée le Chef de l’Etat, qui estime que la RCA a fait un important bond en organisant des élections libres et transparentes qui ont débouché sur des institutions démocratiques. « C’est une nouvelle donne qui est importante. Et les nouvelles autorités légitimées aujourd’hui par le peuple centrafricain peuvent prendre à bras le corps la situation actuelle en prenant toutes les décisions partant dans le sens du retour de la paix et de la stabilité de ce pays frère », a précisé le Président de la République tout en réitérant du soutien du Tchad pour aider la RCA à retrouver la paix et la sécurité.


Selon le Chef de l’Etat tchadien, le Tchad aura tout à gagner qu’une RCA en paix et en sécurité qu’une RCA en instabilité.  « Nous partageons la même  frontière, la même histoire, le même destin. Si à un moment de notre histoire commune, nous avions décidé de retirer nos forces de ce pays, c’était malgré nous mais c’est aussi malgré les centrafricains », a t-il indiqué.


« Nous devons être aux côtés de nos frères centrafricains, aux côtés du Président, aux côtés du gouvernement pour chercher toutes les solutions permettant un retour à la paix et à la stabilité. Et surtout après les déchirures connues par ce pays entre musulmans et chrétiens, il faut qu’il y ait des retrouvailles nationales pour que les uns et les autres s’acceptent en passant l’éponge sur le passé et de reconstruire leur pays ; quelque soit leurs appartenances religieuses, ils sont d’abord centrafricains et doivent s’unir pour sauver leur pays. Ils doivent aider les nouvelles autorités qu’ils ont élues», dira encore le Président de la République.


Le Chef de l’Etat centrafricain a aussitôt pris la direction de l’aéroport pour regagner son pays. Il a annoncé sa présence à la cérémonie de l’investiture du Président réélu du Tchad, en août prochain pour continuer ces échanges entamés ce 10 mai à NDjaména.

 

Par: DGCOM Le 10/05/2016 19:56

 

 

Touadéra à Ndjamena pour réchauffer les relations entre les deux pays

 

Par RFI  11-05-2016 Modifié le 11-05-2016 à 00:11

 

Faustin-Archange Touadéra s'est rendu à Ndjamena mardi 10 mai pour une visite de travail. Il s'est entretenu avec le président tchadien Idriss Déby Itno. Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés fin février, peu après l'élection du président centrafricain. Les deux pays tiennent à réchauffer leurs relations après un rafraîchissement sous la transition.

 

Entre Bangui et Ndjamena, les relations étaient notoirement difficiles du temps de la transition de Catherine Samba-Panza. « Mieux vaut une mauvaise élection qu'une transition chancelante », avait préconisé Idriss Déby Itno il y a un peu plus de six mois.

 

Pour le président Touadéra, le voisin tchadien est donc un partenaire à choyer et à de nombreux titres. Près de 100 000 réfugiés centrafricains vivent toujours au Tchad et nombreux sont ceux qui attendent de pouvoir rentrer.

 

Autre motif : les cheptels bovins en provenance du Tchad viennent chaque année paître sur les terres centrafricaines, provoquant régulièrement des incidents avec les populations locales.

 

Surtout, nombre de combattants des groupes armés issus de l'ex-Seleka sont Tchadiens. « On oublie souvent le 2e "R" du processus DDRR. Le R de rapatriement », commente un ministre centrafricain. « Les combattants non centrafricains devront regagner leur pays. On n'a donc pas le choix. Il faut discuter avec ce pays », explique-t-il.

 

Dernière raison de choyer le Tchad : Idriss Déby est le président en exercice de l'Union africaine et pour le financement de son programme de désarmement, comme pour le reste, Bangui a besoin de voix qui portent sur la scène internationale pour plaider sa cause.

Tchad/RCA : Visite d’amitié et de travail à N’Djaména du Chef de l’Etat centrafricain
Tchad/RCA : Visite d’amitié et de travail à N’Djaména du Chef de l’Etat centrafricain
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 22:31

 

PROGRAMME

Première journée commémorative de la mémoire des victimes des crises en Centrafrique
Première journée commémorative de la mémoire des victimes des crises en Centrafrique
Première journée commémorative de la mémoire des victimes des crises en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com