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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 09:39

 

 

Sans compromis il ne peut y avoir de progrès, et sans sacrifice il ne peut y avoir Paix.

 

A cela, j’adresse un conseil aux Hommes qui prétendent conduire le pouvoir en RCA : ils doivent se mettre en tête, que le pouvoir n’est pas un jeu de hasard. Avoir le pouvoir c’est rentrer dans les ordres, et c’est aussi être le Président de ce qui ne nous est pas acquis. Car la vérité est celle que l’autre possède et qui nous manque pour être plus performants.  Le pouvoir  ne s’achète pas, le pouvoir se construit depuis sa fondation pierre par pierre, pour être un dirigeant solide, bien établit et qui sait sur quoi il est assis. Construire un avenir sur des fondations non-solides, c’est accepté le fait que tout peut à nouveau s’écrouler…On ne peut s’appuyer que sur un socle bien formé. Cela implique, que chaque élément de la construction doit être réfléchi.

 

 Malgré le forum du pardon, nous constatons que rien n’a éduqué les Centrafricains.

 

Avec les élections futures, je pense que l’heure de la sommation pourrait sonner. Sans doute, les protagonistes ne comprendront jamais la dimension du « pardon ». De même, ils ne comprendront pas la signification d’une signature qui les engagent à respecter leurs obligations, le tout au vu et au su du monde entier, et sous la haute bienveillance de la communauté internationale.

 

Sans  équivoque il faut rejeter cette confusion! La Transition nous a permis de comprendre les causes des maux centrafricains. On sait désormais, qui est qui ? Qui fait quoi? Et dans quels intérêts? Qui plus est, il faut aller au-delà de la coutume politique, qui déclare « nous l’avons déjà dit dans le passé ». À la vérité que « dire ce n’est pas faire, et faire c’est plus que dire ». Il faut donc mettre fin à cet amalgame centrafricain, se percevant comme « l’idiot assis sur un tas d’or ».

 

 Après ces élections,  il se suivra la mise à l’épreuve nationale. À cet égard, il faudra matérialiser les mots, les phrases, les théories, et mettre en application des projets réparateurs, pour que la mécanique centrafricaine soit en route. Nous voulons le vivre !  Nous, peuple des sans voix, ne voulons  pas penser que la transition et son Forum de Bangui soient une manifestation National sans lendemain.  D’autant plus que nous avons déjà payé le prix fort : celui du sang versé pour la liberté. C’est dans l’épreuve que l’on voit émerger les grandes idées, pour un véritable changement (la Constitution).

 

Il y a déjà eu la phase de négociation pendant la transition, suivie du forum de Bangui, puis clôturé par la bénédiction du Pape. Dorénavant, les élections laissent place à l’action, pour que les armes soient déposées, pour  que les mensonges chroniques et machiavéliques cessent.  Et  pour ceux qui  persistent à poursuivre le chaos en RCA, il n’y aura plus de circonstances atténuantes,  de pardon, en tant que ce dernier fut tué, et ce suite à sa surexploitation. Posez-vous la question, qui payera le prix d’avoir trop pardonné?

 

La Transition a révélé que la RCA était victime de la mauvaise Gouvernance. Celle-ci a fabriqué cette insécurité, qui n’eut d’autres effets que de rendre aigris les hommes et les femmes, et de les écœurer par le manque de partage des richesses et des libertés. Par voie de conséquences ces sentiments ont entrainé une perte totale de confiance nationale, et a fortiori en la gouvernance.  Ils ont finis par se révolter. Ils ont utilisé des mercenaires étrangers, pour se libérer de cette mauvaise gouvernance, -sujet de tous les maux de la RCA-. Et de cela en découle une problématique fondamentale: après les coups d’Etat, comment se débarrasser de ces mercenaires, qui ne rentreront probablement jamais chez eux? Les avoir enrôlés pour la cause d’injustice sociale en RCA, a couté très chère à la société centrafricaine! Pourtant ces fauteurs sont libres d’aller et venir comme tous citoyens. D’ailleurs ils sont parmi nous, avec la complicité de leurs mentors qui sont bien souvent des hommes et des femmes politique. Assis à la même table que nous, à négocier pour les soi-disant mêmes intérêts alors que nous savons qu’il n’en est rien.

 

« La nation relève de la psychiatrie », eu égard à un cruel manque de vision, et à une perte totale de discernement. Ôter ce fardeau exige plus de vigilance dans nos décisions futures, de manière à ce que les erreurs, les atrocités servent positivement au pays. C’est retourner l’effet désastreux que ces évènements ont provoqué. Le climat de terreur, le rejet de l’espoir, de l’optimisme, de l’envie, doivent être effacés, par une prise de conscience, de l’anormalité de la situation. Que veut dire RCA? «  Rassemblement des Crapauds Abandonnés »? Non, ne laissons pas les forces occultes nous définir.

 

Néanmoins, le changement, la prise d’initiative, sont ralentis, et le seront encore, tant que les prédateurs insatiables restent en libertés. Ils sont nocifs pour notre pays. Ils n’entreront jamais dans les rangs de la société centrafricaine, sans une stratégie forte et disciplinée, étant donné qu’ils n’ont ni  l’éducation ni les codes du savoir-vivre en société.  Pour ceux qui doutent de la véracité de cette thèse, il ne faut pas perdre l’idée que les inconscients, remportent toujours  sur les conscients, puisqu’il est plus facile de détruire que de construire. (Construire exige la compétence).

 

En revanche, le remède pour ce genre de maladie existe. Il peut prendre plusieurs formes: l’obligation de mobiliser ces belligérants, de les neutraliser dans un sas de reconstruction psychologique, ou dans un sas d’observation par la création de fermes Pédagogique (Projet KAITO)…En somme, tous ces moyens ont vocations à ce qu’ils puissent être réinsérés dans la vie sociale. Une étape préalable est alors indispensable.

 

C’est ici que d’autres questions se posent. Les citoyens de la RCA : vont-ils élire un PRESIDENT FUSIBLE (capable de gérer les fortes tensions,) ou risque simplement d’être un fusible et sauter ? Car oublier l’histoire, c’est prendre le risque qu’elle recommence…

 

Nous sommes en train de considérer les propos d’un Président étranger, -par ailleurs très controversé dans l’histoire Politique de la RCA-,  qui affirme « qu’il vaut mieux des élections mal faites que de continuer cette transition ».

 

Cela peut implicitement vouloir dire «  il vaut mieux un mauvais Président gagnant, plutôt qu’un bon Président perdant ».  Merci à lui de s’inquiéter du sort des Centrafricains !   Rappelons-nous le : cette transition était un cas de nécessité pour la RCA.

 

Pour ceux qui veulent un changement rapide, le seul comportement que les acteurs politiques doivent adopter,  est de se faire porte-parole dans leurs familles politiques et autres. Le but est d’expliquer les termes des accords du Forum de Bangui. De respecter et faire appliquer les termes de la nouvelle Constitutions. C’est créer une positive attitude perdue depuis trop longtemps. Dans ce sens, la sensibilisation Nationale doit continuer, et ce, groupes par groupes, familles par familles, personnes par personnes…Ainsi aucun individu ne sera exclu de la société. De plus, les recommandations lors du Forum de Bangui sont un vrai cadeau,  une vraie chance pour la RCA, dans la mesure où elles présentèrent une feuille de route nationale, s’appréciant comme un indicateur précieux pour tous les partis politique qui prétendent à la bonne gouvernance tant attendue par le peuple.

 

Notre nouvelle gouvernance accueillera certes un nouveau Président de la République, mais aussi et surtout de nouveaux députés de la République. En effet, nous assisterons pour la première fois à l’élection de députés, qui sont pour la plupart d’entre-eux des indépendants. Or, cela est une vraie chance pour le jeu de la démocratie, qui se verra par ce fait être plus représentative, prenant davantage en considération la physionomie réelle de la politique centrafricaine post crise. Il est vrai que la majorité n’est pas sûre d’être acquise, en vue de la précocité des élections et de la pluralité des courants politiques. Toutefois dans un premier temps, cela ne saurait être forcément une mauvaise chose. Cette divergence au sein du pouvoir, pourrait amener à ce qu’il (le pouvoir) soit plus partagé. De même l’esprit de la transition demeurera, sans oublier que les acteurs politique seront obligés de faire des consensus, des compromis, pour ne pas paralyser les institutions, ou déclencher de nouvelles vagues d’insatisfactions. En somme cela pourrait beaucoup apporter à un pays encore fixé sur du sable mouvant.

 

 Ces nouveaux élus, doivent conserver la dynamique du Forum, ainsi que les recommandations qui ont suivi les consultations à la base, prises lors du Forum de Bangui.  Les dialogues doivent être maintenus et s’exercer par des voies légales, grâce aux nouveaux honorables impartiaux, afin de répondre aux attentes des centrafricains. Que les femmes, les hommes  puissent enfin se jauger, comparer leurs visions, de sorte qu’une nouvelle classe politique émerge. Par ailleurs des leaders charismatiques pourraient ressortir de cette nouvelle classe. Or, ces premiers sont indispensables pour la nouvelle République du  BE-AFRICA en « Centrafrique ».

 

Je disais, « à oublier l’histoire ça recommence »,  pour dire aussi que l’esprit de la transition doit se perpétuer après les élections présidentielles. Le président élu, a tout intérêt à s’adosser au Chef de  l’Etat de la transition et son équipe, pour avoir une approche concrète de la situation. C’est en cela que  la transition conserve son importance (et les Hommes qui l’accompagnent).  Ils sont les seuls détenteurs de la boussole, permettant de réorienter le peuple, perdu dans cette incertitude du lendemain, cet effroi, et cette volonté d’oublier hier. Egalement ils incarnent la main pouvant extirper le peuple du sable mouvant pour les amener sur la terre ferme.

 

Malheureusement le cadre de la  transition n’a pas été compris. La classe politique centrafricaine, impatiente, aveuglée,  par l’ambition aux pouvoirs et le retour à  l’ordre constitutionnel précoce, n’était pas apte à saisir tous les enjeux de la Transition tel que la possibilité, et la nécessité de faire grandir les consciences. En effet, la Transition devait être un temps pour changer le mode de pensée négatif des Centrafricains vers un mode de pensée positif.  Ce manque, additionné aux comportements actuels des candidats, se bousculant la place au pouvoir, me laissent perplexe, et réticent concernant l’avenir politique. Oui, je crains qu’il soit encore sous l’emprise des parias de la Politique Centrafricaine…

 

C’est ainsi, qu’il ne nous reste plus que quelques mois pour soutenir avec dévouement cette transition,  pour retrouver  au plus vite la terre ferme, car nous ne pouvons pas rester dans le sable mouvant. Il est primordial de quitter les sables mouvants, avant des élections libres, transparentes et démocratiques, pour que de cette façon, elles puissent être effectives. Il faut se recentrer sur le peuple, qu’il se sente concerné par le travail politique. Mais à gesticuler, beaucoup trop, comme nous le faisons,  dans cette phase de prise de conscience Nationale, il sera difficile d’atteindre la terre ferme.  Je ne parierai pas sur la réussite d’une gouvernance prise dans ces sables mouvants, entrainant toujours plus le peuple vers le fond.

 

                                              « Réflexion pour faire grandir les consciences »

 

SARAGA MORAIS Lionel

RCA : Election pour un PRESIDENT  FUSIBLE  -  LES PARIAS DE LA REPUBLIQUE      par Lionel Saraga Morais
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 09:23

 

 

 

Bangui 22 déc (CAP) - Nicolas Tiangaye a organisé et assisté personnellement dimanche dernier à un tournoi de football de la paix et de la cohésion sociale sur un stade du quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui et remis une coupe à l’équipe vainqueur.

 

C’est un cinglant démenti pour les ennemis de la paix qui prétendent que l’ancien Premier Ministre et Président de la CRPS ne peut jamais mettre les pieds dans cette zone qui serait le fief de François Bozize. Me Nicolas Tiangaye a profité de l’occasion pour présenter le candidat de la CRPS aux élections législatives dans la deuxième circonscription du 4ème arrondissement de Bangui, il s’agit du républicain Ange Yanguéré.

 

Le président de la CRPS Nicolas Tiangaye a signé un protocole d’accord électoral il y a une semaine avec le MLPC de Martin Ziguélé et appelé à voter pour ce dernier dès le premier tour de scrutin de l’élection présidentielle du 27 décembre 2015.

L’ancien PM Nicolas Tiangaye organise un tournoi de football à Gobongo et remet une coupe de la paix et de la cohésion sociale
L’ancien PM Nicolas Tiangaye organise un tournoi de football à Gobongo et remet une coupe de la paix et de la cohésion sociale
L’ancien PM Nicolas Tiangaye organise un tournoi de football à Gobongo et remet une coupe de la paix et de la cohésion sociale
L’ancien PM Nicolas Tiangaye organise un tournoi de football à Gobongo et remet une coupe de la paix et de la cohésion sociale
L’ancien PM Nicolas Tiangaye organise un tournoi de football à Gobongo et remet une coupe de la paix et de la cohésion sociale
L’ancien PM Nicolas Tiangaye organise un tournoi de football à Gobongo et remet une coupe de la paix et de la cohésion sociale
L’ancien PM Nicolas Tiangaye organise un tournoi de football à Gobongo et remet une coupe de la paix et de la cohésion sociale
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 00:15
Accueuil très chaleureusement fraternel pour Martin ZIGUELE à Bangassou et Mobaye
Accueuil très chaleureusement fraternel pour Martin ZIGUELE à Bangassou et Mobaye
Accueuil très chaleureusement fraternel pour Martin ZIGUELE à Bangassou et Mobaye
Accueuil très chaleureusement fraternel pour Martin ZIGUELE à Bangassou et Mobaye
Accueuil très chaleureusement fraternel pour Martin ZIGUELE à Bangassou et Mobaye
Accueuil très chaleureusement fraternel pour Martin ZIGUELE à Bangassou et Mobaye
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 00:01
Mandat d'arrêt international contre l'ex-président burkinabè

 

 

 


Le Burkina Faso a émis un mandat d'arrêt international à l'encontre de son ancien président Blaise Compaoré, a-t-on appris lundi de source judiciaire à Ouagadougou. Cet ordre est lié au meurtre de son prédécesseur Thomas Sankara.


"Je confirme qu'un mandat d'arrêt international a été émis contre l'ex-président Blaise Compaoré par le juge enquêteur", a déclaré à Reuters Prosper Farama, avocat de la famille Sankara. Deux autres sources judiciaires ont confirmé le mandat d'arrêt, émis selon elles le 4 décembre.


Au moins dix autres personnes ont déjà été inculpées en relation avec le meurtre de Sankara. Parmi celles-ci figure le général Gilbert Diendéré, auteur d'un coup d'Etat manqué en septembre dernier.


Putsch de 1987


Blaise Compaoré était arrivé au pouvoir en octobre 1987 à la faveur d'un coup d'Etat lors duquel Thomas Sankara avait été tué. M. Compaoré a été contraint de quitter le pouvoir et de fuir son pays en octobre 2014 après un soulèvement populaire. Il s'est rendu en Côte d'Ivoire, pays où il est sans doute basé actuellement.


Un corps que l'on pense être celui de Thomas Sankara a été exhumé cette année et une autopsie a montré qu'il était criblé de balles, ce qui renforce l'idée qu'il a été exécuté lors du putsch d'octobre 1987. Thomas Sankara s'était emparé du pouvoir en 1983 et avait mené une politique marxiste et panafricaine qui lui avait valu le surnom de "Che Guevara de l'Afrique".


(ats / 21.12.2015 23h48) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=660769 

Mandat d'arrêt international contre l'ex-président burkinabè
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 23:27
Centrafrique: 93% de OUI au référendum constitutionnel

 

 

 

Bangui - AFP / 21 décembre 2015 21h31 - Les Centrafricains ont approuvé à 93% une nouvelle constitution lors d'un référendum tenu les 13 et 14 décembre, selon des résultats provisoires annoncés lundi soir par l'Autorité nationale des élections (ANE), une première étape vers des élections qui doivent sortir le pays d'un cycle de violences.

Le OUI a obtenu 93% et le NON 7%. En totalité, pour 1.954.433 électeurs inscrits, les suffrages valablement exprimés sont de 741.056, soit un taux de participation global de 38% sur l'ensemble du pays, a déclaré Marie Madeleine N'kouet Hoornaert, présidente de l'ANE.

Il faut noter qu'à l'occasion du collationnement des résultats du référendum constitutionnel de 2015, l'assemblée plénière de l'ANE, a fait le constat de la mauvaise tenue des documents électoraux par les membres de certains bureaux de vote. Ce qui n'a pas rendu aisé le traitement des résultats du référendum constitutionnel, a ajouté la présidente de l'ANE pour expliquer le retard de l'annonce des résultats, qui devaient avoir lieu initialement trois jours après le 13 décembre.

Seuls les résultats pour la capitale Bangui, où les électeurs avaient approuvé le projet à 90%, mais avec un taux de participation de 30%, avaient été annoncés le 17 décembre.

Près de deux millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes pour approuver une nouvelle Constitution, une étape test avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre qui sont censées clore une transition à bout de souffle et sortir le pays de trois ans d'affrontements intercommunautaires.

Le projet soumis à référendum prévoit notamment la proclamation d'une 6e République, une limite du mandat présidentiel à deux exercices, la formation d'une Haute cour de justice et des dispositifs de lutte contre la corruption et de mise à l'écart des bandes armées.

Le vote a été émaillé d'incidents violents orchestrés par les opposants au processus électoral tant à Bangui qu'à l'intérieur du pays, notamment dans le nord-est.

Ces opposants appartiennent aux franges les plus radicales de l'ex-rébellion musulmane Séléka et des milices anti-balaka, chrétiennes et animistes, dont les dirigeants sont exclus de la course à la présidentielle. 

En raison de ces violences, le scrutin a été prolongé d'un jour dans certaines zones, notamment dans le quartier musulman PK5 de Bangui où des inconnus avaient attaqué à l'arme lourde des électeurs s'apprêtant à voter, faisant cinq morts et une vingtaine de blessés. 

Il s'est également poursuivi en province, sous la protection des Casques bleus de la mission de l'ONU (Minusca), notamment dans plusieurs localités du nord-est où plusieurs incidents violents (tirs, menaces, intimidations) ont été rapportés.

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France dans son ancienne colonie début 2014.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=660755 

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 21:44
La France entre deux feux en Centrafrique

 

 

 

Par Jacques Deveaux@GeopolisFTV | 20/12/2015 à 13H17

 

La confusion est totale en Centrafrique où chaque camp, chrétien et musulman, accuse les troupes d'interposition de partialité. Manifestation anti-Français d'un côté, anti-Tchadiens de l'autre, le pays est coupé en deux.


Les musulmans accusent les Français d'avoir désarmé les forces de la Séléka sans s'occuper des chrétiens. Ils ont manifesté le 22 décembre dans les rues des quartiers où ils sont majoritaires. Le matin, trois membres de l'ex Séléka ont été tués par l'armée française. Un accrochage lors d'une opération de désarmement.

Les musulmans se disent en danger, livrés aux exactions des groupes anti-balaka. C'est un de ces groupes que Dorothée Olliéric et Tristan Le Braz ont rencontré. Des hommes très déterminés. Les gri-gris qui couvrent leur corps sont censés les rendre invincibles.


Lundi 23 décembre, la contestation était cette fois du côté des chrétiens. Lors d'une manifestation près de l'aéroport, ils réclamaient le départ du président Djotodia. Des soldats tchadiens de la Misca (les forces d'interposition) sont intervenus et ont tiré. Bilan un mort, qui ne fait qu'accentuer la défiance des chrétiens à l'égard des Tchadiens. Ils sont musulmans et donc aux yeux des chrétiens, soutiens actifs des ex-Séléka.

 

le Tchad du président Idriss Déby Itno est omniprésent en RCA. Beaucoup voient la main de N'Djamena derrière la prise du pouvoir par les armes de la rébellion Séléka en mars 2013. 

 

Officiellement dissoute, la Séléka, qui a fait régner la terreur pendant des mois dans Bangui, compte par ailleurs dans ses rangs des mercenaires tchadiens et soudanais, bien souvent les pires des soudards et les premiers responsables des exactions contre les populations.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 21:37
La peur de l'opinion de l'électeur  par Rebecca Tickle

 

 


21 décembre 2015

 

Encore un "scoop médiatique" où on nous dit ce qu'on veut qu'on sache, que je lis ce jour au sujet d'un candidat à l'élection présidentielle prochaine.

 

Et voilà donc la réflexion que je me fais chaque fois que j'en vois un, quelque soit le candidat visé.

 

D'abord, la peur de l'avis que l'électeur exprimera le jour du scrutin est flagrante.

 

La grande peur que l'électeur, que l'on fait semblant de prendre pour un bébé qui ne sait pas ce qu'il veut, ne votera pas pour le candidat "qu'il faut". Les critères - affairistes, népotiques, ethniques, historico-conflictuels et autres - sont un autre sujet, bien vaste. En tout cas, pour ces appréhensifs-là, il faut de toute évidence un vainqueur et des perdants avant le résultat de l'élection. Et la fin justifient les moyens dit-on.

 

Comme la Pensée unique n'a jamais quitté les esprits et que par conséquent chacun se croit seul détenteur de la Solution, il faut se montrer tout en-haut et tous les autres en-dessous. État d'esprit qui rend agressif dans un cadre où tout se joue sur la prédation du scandale géologique en présence et les affaires y relatives.

 

Au lieu d'essayer de promouvoir - ou de critiquer de façon constructive -, pour se hisser vers le haut dans les débats, des programmes de société en vue des élections prochaines, on préfère descendre celui que l'on estime menaçant, pour se donner l'impression de monter soi-même.

 

La stratégie, essence même d'une médiocratie omniprésente, est tellement typique de la mentalité dans certains milieux en Centrafrique et en Afrique centrale, ou ailleurs. La duplication du schéma à toutes les sauces dans des sociétés qui n'ont jamais vécu autre chose que des abus politiques tout azimut, fait qu'il n'y a jamais vraiment ce scoop médiatique de destruction massive si ardemment désiré par les initiateurs. A condition bien sûr qu'on y voie clair.

 

Il s'agit surtout d'une agitation empreinte de fiel et de vengeance personnelle ou politique, faisant partie intégrante d'une culture de la division et de la diversion. Un état d'esprit qui appelle au détournement du regard public de l'indéfendabilité éventuelle de son propre programme, mais aussi des vrais enjeux électoraux que constituent la transparence et la cohérence de la démarche électorale en cours.

 

Pourtant le risque de fraude électorale notamment, dans ces elections à venir, avec les mobiles mangeocratiques et affairistes habituels autant internationaux que nationaux, est le tout grand danger en aval. Des moyens existent pour détecter les irrégularités et les dénoncer, mais pour cela il faudrait pouvoir se concentrer sur la question et s'organiser. Le début d'une véritable campagne de promotion pour une émancipation politique digne de ce nom et la prise en main consciente de la destinée de leur Nation par les citoyens centrafricains.

 

Une victoire électorale reflétant la volonté du peuple et rien d'autre, est un concept qui n'a jamais existé en Afrique centrale du moins, en République Centrafricaine le cas échéant - appellation qui n'est d'ailleurs qu'un grossier leurre, tout comme le canard en plastique au milieu de la mare dans la chasse aux succulents volatiles.

 

Puisqu'on a créé le semblant d'exister d'une démocratie de course aux canards, pourquoi ne pas profiter pour prouver qu'on n'est pas dupe? Par si simple à faire qu'à dire, on est bien d'accord.

 

Il n'est jamais trop tard, mais pour le moment c'est raté. Et ceux qui profitent du système en vigueur dans lequel les esprits se doivent de rester dans le raté éternel se frottent les mains.

 

Le mépris pour le peuple centrafricain, et surtout la peur de son opinion, continuent donc à jouer sur un terrain déjà extrêmement précaire et fragile, auquel quelques citoyens, qui se croient respectables, participent. Un terrain où toutes les failles affaiblissantes sont judicieusement exploitées.

 

Les moules implacables du colon et du colonisé sont là, ne sachant fabriquer que des vautours qui se délectent de la mort du Tolérable socio-politique.

 

La capacité de résister à la diversion, manipulation de masse, est un pas en avant essentiel vers une conscientisation qui sera sans le moindre doute la ruine de qui voudra rire, par habitude peut-être, du Droit et du Superflu du citoyen centrafricain.

 

http://rebeccatickle1.blogspot.com/2015/12/la-peur-de-lopinion-de-lelecteur.html

 

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 21:33

 

 

 

21/12/15 (Jeune Afrique)

 

La tentative de Noureddine Adam de créer un État autonome, la République du Logone, dans le nord-est de la Centrafrique, est jugée désespérée par plusieurs sources sécuritaires.

 

Le leader du Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), que le gouvernement centrafricain désigne comme son « ennemi public numéro un », a certes réussi à empêcher le vote du référendum constitutionnel, mais il est de plus en plus isolé. Il y a quelques semaines, il a été contraint de quitter Kaga-Bandoro, à 330 km de Bangui, après avoir perdu du terrain face au Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) du général Al Khatim.

 

« Il se balade dans une zone comprise entre N’délé et Birao, à la frontière tchadienne, c’est la seule qu’il contrôle », explique une source sécuritaire, à Bangui, qui juge cependant difficile de le neutraliser avant les élections du 27 décembre. « Imaginer que les contingents zambien et pakistanais de la Minusca puissent monter une telle opération en si peu de temps est trop ambitieux. Seuls les Français en seraient capables », estime une source onusienne.

Lu pour vous : Centrafrique : il court, il court, Noureddine Adam
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 21:31

 

 

 

Alors que le peuple centrafricain vient de montrer massivement son engouement pour le référendum et que la campagne pour les élections présidentielle et législatives bat son plein, tous les candidats tiennent des discours orientés vers le rassemblement, la réconciliation et l’unité nationale en Centrafrique. Seuls les radicaux du FPRC s’opposent à ce que des élections démocratiques aient lieu. Pour cela, leur leader Nourredine ADAM vient de proclamer l’autonomie du Nord-Est de notre pays. Dans ce contexte si particulier, nous avons choisi de nous intéresser à l’autre courant du FPRC, plus cohérent et moins brutal, incarné par Moustapha SABOUNE, auteur de récentes déclarations suite à la visite pontificale de fin novembre et sur la nécessité d’une constitution. Portrait d’un homme modéré et aux idées claires qui pourrait être l’instigateur d’un nouveau souffle politique pour son mouvement.    

 

Mr SABOUNE, un homme méconnu…

 

Moustapha Saboune a longtemps vécu en RCA et y a obtenu un baccalauréat en économie. Arrivé au Québec avec un statut d’étudiant étranger afin de poursuivre ses études, il est depuis détenteur de deux maîtrises en gestion et administration. Résidant avec sa famille dans la ville de Sherbrooke au Canada, il mène des activités politiques locales. Même s’il est loin de notre terre centrafricaine, il a toujours ardemment participé à la vie institutionnelle et politique de notre république. En effet, outre avoir occupé la fonction de directeur général de l'agence de télécommunication de la Centrafrique en 2013, où il a fortement œuvré au développement des réseaux téléphonique dans fil à travers le pays, il a été le secrétaire général de l’ex-Séléka durant plusieurs années. C’est notamment à ce poste qu’il apprend son limogeage à la radio en 2014 ! Dès lors, il décide de prendre son autonomie qui le mène quelques mois plus tard à devenir le premier secrétaire général politique du Front Populaire de Renaissance pour la Centrafrique (FPRC). Aujourd'hui, Moustapha Saboune s’est éloigné des tendances radicales et n’a qu’un objectif: participer à la résolution de la crise centrafricaine afin de bâtir une république unie et indivisible !

 

Un vrai leader politique ?

 

     Mais alors, tandis qu’il endosse l’habit de leader politique, que nous propose exactement ce centrafricain en exil ? Pour l’heure, pas un programme mais des idées et l’esquisse d’un projet cohérent et surtout moins radical pour son mouvement! En effet, en reprenant à son compte le message de paix et d’espoir lancé par le pape François, il exhorte à l’apaisement et la réconciliation nationale, notamment sur le plan confessionnel. Par son discours, Mr.Saboune se place radicalement à contre-courant avec l’aile dure du front, celle incarnée par l’ennemi public numéro 1, Nourredine Adam.

 

Fort de son expérience passé et disposant d’un potentiel politique avéré, il prétend œuvrer pour un avenir meilleur en RCA et avoir toujours délivré un message de paix. Ainsi, serait-il l’homme du renouveau politique de ce parti en pleine recherche de son identité ? Michel Djotodia n’en dirait pas tant tellement il brille par son absence à la tête du parti. Complètement transparent, il ne supervise plus les actions du FPRC depuis de nombreux mois et laisse toute liberté au général Adam pour fixer les orientations irresponsables qui ont conduit très récemment à une déclaration « farfelue » sur l’autonomie des régions du nord-est de notre pays. Imaginer la surprise de Moustapha à la lecture de cette déclaration ! Parfaitement rodé aux arcanes de la diplomatie et des institutions d’état, il n’a même pas été consulté sur ce projet irréalisable et fantaisiste, lui le plus expérimenté sur le plan politique…

 

Dans ce contexte, tant pour les branches politique que militaire, le FPRC peine à convaincre. Trop de divergence ! Et le mot est faible… D’un côté, des radicaux armés jusqu’aux dents qui accomplissent des actions de déstabilisation, comme nous avons pu le constater lors du référendum pour la nouvelle constitution, notamment dans les provinces de Bamingui-Bangoran, Vakaga et Haute-Kotto, et qui ne proposent que des options criminelles et corruptives. De l’autre, des leaders politiques qui changent d’étiquette comme on change de chemise. Même son propre frère, Abakar Saboune, a fait dissidence au FPRC et s’est tourné vers un mouvement plus modéré, le Mouvement Pour la Centrafrique (MPC). Tout cela n’a que trop duré ! Il est temps d’être crédible quitte à officialiser une scission entre les militaires et les diplomates. 

 

Moustapha Saboune aime à le répéter : « Je suis un homme politique avant tout ! »

 

 

Un avenir et des perspectives…

 

Très souvent dans ces communiqués, Mr.Saboune s’amuse à exposer les résultats du gouvernement notamment en matière d’économie et de développement. A ce titre, il dénonce le bilan amer de la politique menée depuis presque deux ans par les autorités en place. Présenté comme un personnage dynamique du développement, Mr.Saboune aime à le répéter : « je suis un homme politique avant tout ! ». Mais, sera-t-il en mesure de participer à la relance d’une économie à l’agonie ? Sa motivation et son expérience outre-Atlantique nous laisse à penser que oui… 

    

Mais au-delà de son expérience, Moustapha est musulman modéré et, en cela, il se définit comme un homme de consensus. Il ne fait pas de distinction religieuse ou ethnique. De plus, il participe à modifier l’image des jeunes musulmans des quartiers délaissés et assure qu’ils sont capables du meilleur. En félicitant l’attitude de la jeunesse musulmane de Bangui lors de la visite du Pape, principalement du 3e arrondissement, il envoie un message fort. Il met également en avant de nombreuses questions notamment celle de l’extrême pauvreté de la population centrafricaine ou encore les problèmes irrésolus dans les domaines de la sécurité et de la justice. Enfin, dans son communiqué du 11 décembre, il rappelle qu’ « une constitution, cette loi fondamentale qui régule la gestion d’un pays et les rapports entre citoyens, doit être adoptée après référendum et que la campagne précédant son adoption est un autre moment fort de l’exercice de la démocratie participative ». Par ces propos, il approuve la tenue du scrutin référendaire et s’oppose aux  idées incohérentes de l’ « autre » FPRC.  

 

En reconnaissant publiquement vouloir respecter le processus démocratique en cours, spécialement le référendum sur la constitution mais aussi les élections et le futur président élu, Mr.Saboune propose à l’opinion publique d’identifier son parti comme un élément incontournable de l’échiquier politique centrafricain. Ainsi, selon ces engagements (et en annonçant un retour en terre centrafricaine), Moustapha Saboune serait-il le seul leader du FPRC à pouvoir conduire (ou pourquoi pas créer) un courant politique émergeant vers une direction assurément novatrice en effaçant le recours militaire ? Aujourd’hui, ma réponse est oui !

 

Blanche KERE

 

Moustapha SABOUNE veut changer le FPRC par Blanche Kere
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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 21:19
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
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Centrafrique : 93% de OUI et 7% pour le NON au référendum constitutionnel selon l’ANE

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 21 DÉCEMBRE 2015

 

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) a publié ce lundi 21 décembre 2015 les résultats des opérations du vote référendaire  du dimanche 13 Décembre 2015. « Le OUI a remporté avec un pourcentage de  93% et 7% pour le NON », selon l’ANE.

 

Selon Marie Madeleine N’kouet Hoornaert, présidente de l’ANE, « en totalité, pour 1 million neuf cent cinquante quatre mille quatre cent trente  trois (1953.433) électeurs inscrits, le suffrage exprimé est de sept cent quarante un mille zéro cinquante six (741.056).  Le taux de participation globale est de (38%) trente huit pourcent ».

 

La présidente reconnait que, «  malgré quelques irrégularités rencontrées lors du scrutin dernier, le vote s’est très bien passé ».

 

Ce résultat est la somme des procès-verbaux des différents centres de vote à travers toute l’étendue nationale et à l’étranger.

 

Le résultat a été transmis à la Cour Constitutionnelle pour de validation définitive.

 

 

Les leaders religieux appellent la population à adopter un comportement responsable pendant les élections

 

http://rjdh.org/ PAR VIVIEN NGALANGOU LE 21 DÉCEMBRE 2015

 

Mrg Dieudonné Nzapalaïnga et l’Imam Omar Kobine Layama ont appelé les Centrafricains à adapter un comportement responsable dans le choix de nouveaux dirigeants lors des élections groupées du 27 décembre prochain. Ces deux leaders religieux l’ont dit dans des interviews accordées ce jour au RJDH.

 

Pour Mgr Dieudonné Nzapalaïnga l’avenir de la RCA dépend de l’implication des Centrafricains dans le processus électoral « après tant d’années de souffrance et de peur,  aujourd’hui, se pointe à l’horizon un nouvel espoir. Nous avons eu cet avant-goût avec la venue du Saint père où toutes les confessions et tous les groupes se sont mis ensemble. Nous avons montré que nous pouvons faire l’unité. Le moment est venu, à l’occasion des élections de nous exprimer pour permettre au pays de retrouver le chemin de la paix et de l’unité. Cela dépend de l’implication de tout le monde où il se trouve » a souhaité l’Archevêque de Bangui.

 

Le prélat a appelé  les candidats à la tolérance et à l’apaisement pendant et après les élections « nous exhortons aussi les candidats à la tolérance et à l’apaisement. Ils doivent avoir l’esprit de  ‘’faire Play’’ parce que les Centrafricains qui ont trop souffert, veulent des sélections apaisées », a-t-il invité.

 

L’Imam Omar Kobine Layama demande aux groupes armés de travailler dans le sens d’un processus inclusif et apaisé. Il les a appelé à déposer les armes  « Nous constituons une seule famille et je crois qu’avec des institutions rétablies de la République Centrafricaine pourra renaitre. C’est pourquoi nos frères qui ont des armes, sont priés de les déposer pour garantir un processus serein et apaisé », a-t-il souhaité.

 

La plate-forme religieuse a salué la population centrafricaine d’avoir massivement votée pour l’adoption de la nouvelle constitution. Elle encourage cette dernière à ne pas céder à la manipulation. Les élections groupées en Centrafrique auront lieu dimanche prochain, le 27 décembre 2015

 

 

Centrafrique : Cinq candidats aux législatives repêchés par le Tribunal Administratif

 

http://rjdh.org/ PAR AGGÉE YAGOUA GUERET LE 21 DÉCEMBRE 2015

 

Le Tribunal Administratif a repêché une fois de plus  cinq  dossiers sur six  dossiers traités le dimanche dernier. C’est un motif de satisfaction pour les candidats dont les dossiers ont été retenus par ce tribunal.

 

Nadine Pingama Modo, présidente du Tribunal Administratif a indiqué que cette audience est exceptionnelle parce qu’il faut faire vite «  nous sommes dimanche, mais le tribunal siège parce qu’il faut faire vite dans le traitement de dossier » a-t-elle expliqué.

 

Cette décision est bien appréciée par les candidats repêchés qui pensent que le tribunal a dit le droit. C’est la position de Alain Albert Andjingbo Ndjanga, l’un des candidats repêché «si le tribunal demande à l’ANE de m’inscrire dans mes droits, c’est un sujet de satisfaction et je suis très heureux de cette décision. C’est la preuve que le tribunal administratif a fait son travail de manière équitable et responsable », a-t-il livré

 

Mais, ce n’est pas la même réaction du côté du candidat Ngaisona dont la candidature a été rejeté par le tribunal « c’est une décision politique et nous prenons acte de ce manquement grave dans le fonctionnement de la justice centrafricaine » a regretté Eloge Koi Doctrouvé,  représentant  du candidat Patrice Edouard Ngaïssona.

 

Le tribunal avait été saisi par plus de 400 candidats recalés. Une vingtaine de dossiers ont déjà été traités. La majorité a été repêchée.

 

 

Deux fois recalé, Ngaïssona dénonce l'acharnement politique des autorités de la transition

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 21 décembre 2015 13:13

 

Le candidat doublement recalé et à la Présidentielle et aux législatives, Patrice Édouard Ngaïssona, dénonce au cours d'un point de presse qu'il a animé ce 21 décembre, l'acharnement politique des autorités de la transition contre sa personne. 

« Je constate que le gouvernement de transition fait de l'acharnement politique contre ma personne mais il n' y a plus rien à faire. Je prends acte de cette décision, même si c'est bien dommage. Je suis Centrafricain et je crois que c'est une erreur irréparable  », a-t-il expliqué.


Dans cette même dynamique, le candidat recalé considère la décision rendue par les juges comme « injuste » précisant que les juges centrafricains n'ont pas dit le droit.« J'espère que c'est avec leur âme et conscience qu'ils ont pris cette décision, et que cela ne touche pas à leur intégrité » s'est-il interrogé avant de préciser qu'il apportera toujours son appui au processus électoral en cours dans le pays.

« D'ici peu, je dirais au peuple centrafricain pour qui aller voter ce dimanche 27 décembre », a ajouté Patrice Edouard Ngaïssona avant de rassurer « qu'il n'y aura pas de manifestation hostile car je reste disposé à accompagner le processus électoral jusqu'à son terme ».


Patrice Edouard Ngaïssona a également émis un vœu : « Dans ce contexte, je voudrais dire au peuple centrafricain que cela m'est déjà arrivé, ça continue de me poursuivre malgré ma volonté de ramener la paix et la cohésion sociale. J'ose espérer qu'un jour, qu'une grande machine vienne réhabiliter la justice centrafricaine  ».


Mardi 8 décembre, lors de son audience de validation des candidatures à la présidentielle, la Cour constitutionnelle de transition a, une première fois, invalidé la candidature de Patrice Edouard Ngaïssona. Elle a été suivie en cela par le Tribunal administratif qui a une fois de plus invalidé ce 20 décembre, la candidature du même Ngaïssona aux élections législatives dans la commune de Nana Bakassa.

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