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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 17:38
Retours sur l'opération Sangaris en Centrafrique : protéger, c'est choisir

 

 

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/ 09/06/2016

 

Une étude de l'IFRI (Institut français des relations internationales), parue en mai et signée Rémy Hémez (commandant dans l'armée de terre) et Aline Lebœuf (chercheuse), s'intéresse à l'opération française en Centrafrique, lancée en 2013 :Retours sur Sangaris, Entre stabilisation et protection des civils. La septième opération militaire française dans le pays depuis 1960 pour éviter une guerre civile ! Avec un enseignement principal, l'armée française sait s'adapter à son manque de volume pour obtenir un effet temporaire mais suffisant pour transmettre les clés à une mission de l'ONU...

 

Sangaris, en tant qu'opération de stabilisation, est-elle un succès ? Les auteurs le rappellent d'emblée : " La question des critères de succès est éminemment délicate. Doit-on prendre en compte les moyens engagés, le nombre de vies sauvées, l'amélioration de la situation politique, ou ce qui se serait passé si rien n'avait été fait ? " On évoque " une fatigue stratégique occidentale au sortir de presque 25 ans d'opérations de stabilisation ininterrompues ".

 

Le processus génocidaire, entre les rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas (anti-machettes), est en route quand la décision politique d'intervention arrive. L'efficacité de Sangaris doit être évaluée en fonction de ses objectifs et de ses moyens. Résumé : " Dans un contexte de ressources contraintes, protéger, c'est choisir. " Avec les " dilemmes de protection" qui se sont posés aux soldats français sur le mode du " triage " des blessés aux urgences d'un hôpital. La négociation avec les acteurs locaux et même les troupes rebelles est une autre dimension de la protection des civils comme les patrouilles et la maîtrise de la force. Une approche globale que maîtrise l'armée française.

 

Objectif initial, Sangaris a rempli sa fonction de bridging operation au profit de la MINUSCA onusienne. Le chef de bataillon Hémez estime " qu'il est possible d'obtenir un véritable effet de levier sur une situation de crise avec une force militaire limitée ". Au prix d'adaptations stratégiques et tactiques pour les 1 600 militaires déployés en décembre 2013. Au maximum, Sangaris comptera trois groupements tactiques interarmes (GTIA) sous les ordres d'un commandement de niveau brigade (2 000 hommes en février 2014) pour un terrain gigantesque. Pendant que la MISCA africaine puis la MINUSCA onusienne évoluent de 4 500 à 10 800 hommes.

 

On a beaucoup glosé en France sur le nombre de soldats français déployés. Les théoriciens militaires s'accordent pour établir un ratio idéal de 10 à 20 militaires pour 1 000 habitants, un pour 40 dans la doctrine française, " pour contrôler une zone dans la durée dans un contexte moyennement hostile ". En RCA, entre janvier 2014 et août 2015, le ratio se situe entre 1,1 et 2,2 soldats pour 1 000 habitants. Sacré décalage.

 

Inutile de revenir sur les questions politiques et surtout quantitatives, en décembre 2013, 7 400 soldats français sont déjà déployés en OPEX.

 

L'étude salue les adaptations de l'armée, au-delà de la légendaire rusticité du soldat français. Au niveau logistique, on parle de 20 à 25 % de la force, " un niveau plancher ". On a pu soutenir trois GTIA dans trois directions différentes avec les effectifs dimensionnés pour un groupement tactique. On salue " la forte cohérence tactico-logistique " pour des efforts " successifs et de courte durée à chaque fois, moyennant le recours à l'externalisation et à des renforts temporaires. " Cette juste suffisance logistique n'est pas sans conséquences (...) : la surconsommation des matériels, qui ne peuvent pas recevoir le niveau d'entretient normalement requis, se paye sur les réparations au moment de leur rapatriement. "

 

Les contraintes sont identiques pour les opérations, surtout pour le contrôle de Bangui après le départ du GTIA Panthère vers la province en février 2014. " Le GTIA Amarante doit alors se contenter de deux sous-groupements, soit environ 300 hommes pour contrôler cette ville d'un million d'habitants. " Tout cela favorise les détachements mobiles et la concentration sur le centre et le sud de la ville.

 

1 h 30 de vol représente entre 2 et 4 jours de piste

 

Sur le reste du territoire, il faut savoir agir à bon escient et compenser par la mobilité dans un pays immense aux infrastructures quasi inexistantes. " La mobilité en RCA est un véritable défi. " Mais la légèreté se fait au détriment de la protection (seuls 50 % des GTIA sous blindage au début). Il faut faire avec des moyens aéromobiles modestes (10 hélicoptères en juin 2014, absence structurelle d'hélicos lourds) mais précieux : 1 h 30 de vol représente entre 2 et 4 jours de piste. Même sans drones, le renseignement aérien a été essentiel. Avec de tels moyens, " le but est de ne contrôler que ce qui est strictement nécessaire ".

 

Elément intéressant,  " le SGTIA est devenu un véritable pion de manœuvre ". Parfois, il est même divisé en deux pour devenir des DIA (détachement interarmes) avec une forte autonomie face à des adversaires très divers. Le GTIA Panthère à l'ouest a eu des unités réparties sur plus de 300 km, " laissant des éléments du volume de la section ou du binôme de section à plus de 100 km de leur commandant d'unité, soit plus de cinq heures de piste ". Le GTIA Scorpion a couvert un territoire de près de 60 000 km2 à l'est, tandis que le GTIA Savoie ne dispose que d'une compagnie pour sécuriser les 450 km de l'axe Bangui-Bouar-Beloko.

 

Les appuis de la troisième dimension et les transmissions sont donc cruciaux. La chaîne de commandement se retrouve également réduite à sa plus simple expression. Avec un PC de GTIA à 10 officiers pour un poste de commandement principal (PCP) et trois postes de commandement tactiques (PCT) constitués d'un élément opérations (un à deux cadres) et d'une équipe transmissions.

 

Sur le plan opérationnel, on considère désormais les organisations internationales " comme des boîtes à outils " : interopérabilité pour l'OTAN, appuis pour l'UE, continuité et pérennité pour l'UA et l'ONU. Pour une plus grande souplesse et liberté d'action. " L'enjeu devient bien de transférer la responsabilité principale à des forces partenaires qui pourront, elles, agir en masse et dans la durée. " L'armée française devient une force d'entrée en premier avec un savoir-faire.

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Centrafrique-Presse.com
9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 16:43

 

 

AFP  Publié le 09 juin 2016 à 15:27

 

Un prêtre soupçonné d'actes pédophiles commis entre 2007 et 2010 lors d'une mission en Centrafrique sera renvoyé devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand . Il avait été mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur mineurs de moins de quinze ans en septembre 2012,

 

La cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme) a ordonné mardi 7 juin le renvoi devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand d'un prêtre soupçonné d'actes pédophiles commis entre 2007 et 2010 lors d'une mission en Centrafrique. 


En septembre 2012, cet ecclésiastique avait été mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur mineurs de moins de quinze ans. Mais le parquet de Clermont-Ferrand, tout comme le mis en examen, avaient contesté le renvoi devant les assises.
 

"La juge d'instruction avait retenu trois victimes, la cour n'en a retenu finalement que deux. Elle a aussi requalifié le viol et un autre fait d'agression sexuelle en atteinte sexuelle sur mineur de moins de quinze ans, commis par une personne abusant de l'autorité conférée par ses fonctions. Cela suppose qu'il n'y a pas de preuve évidente qu'une contrainte ait été exercée sur les victimes", a expliqué à  l'AFP, l'avocat du mis en cause, Me Frédéric Franck.

 

A son retour en juillet 2010 de Centrafrique, où il a exercé son ministère pendant trois ans, le prêtre auvergnat avait confessé plusieurs faits à l'archevêque de Clermont, Mgr Hippolyte Simon. C'est sur les conseils de ce dernier qu'il avait ensuite adressé un courrier au procureur de la République de Clermont-Ferrand le 31 janvier 2011, pour se dénoncer.


Dans ce dossier, où aucune plainte n'a été déposée, "les seuls éléments sont ceux qu'il a lui-même décrits et qui n'ont pas pu être corroborés par une enquête digne de ce nom dans un pays en plein guerre civile", avait rappelé fin avril son conseil, au moment de l'audience devant la cour d'appel. "La seule victime retrouvée et entendue avait alors été interrogée sur place par un vicaire. Aucune investigation policière n'avait permis d'aller plus loin", avait encore souligné le bâtonnier de l'Ordre des avocats de Clermont-Ferrand, qui s'interroge sur "l'opportunité d'un éventuel pourvoi en cassation".


Prêtre dans le diocèse de Clermont depuis 1995,où il s'est occupé des aumôneries des jeunes, le prêtre avait ensuite été nommé pendant l'enquête dans une paroisse de Riom, avant que toute activité ne lui soit finalement retirée lors de sa mise en examen.

 

Fin avril, le diocèse de Clermont-Ferrand avait reconnu dans la gestion de cette affaire une "erreur d'appréciation", à l'image du cardinal Philippe Barbarin, qui avait lui aussi admis la veille des "erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres", après une série de révélations très médiatisées sur des affaires de pédophilie et d'agressions sexuelles dans le diocèse de Lyon.

Un prêtre du Puy de Dôme devant le Tribunal correctionnel pour actes pédophiles
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Centrafrique-Presse.com
9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 16:34
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

La Centrafrique reprend officiellement l’exportation du diamant

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 9 JUIN 2016

 

BANGUI, 08 Juin 2016(RJDH) — L’exportation d’un stock de 3 703 carats de diamants marque la reprise officielle des exportations, un an après la levée partielle de l’embargo sur l’exportation des diamants centrafricains, laquelle levée concerne la zone de la Mambéré-Kadéi. La suspension d’exportation de diamants remonte à avril 2013.

 

Le ministre des Mines Léopold Mboli Fatrane, a indiqué le lundi dernier, que « les exports de diamants, qui officiellement ont cessé depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013, vont effectivement reprendre en Centrafrique ». Une première expédition de 3 703 carats contre une moyenne annuelle d’environ 300 000 carats avant la crise est prévue après vérification par les services du gouvernement.

 

La décision de la levée partielle de l’embargo a été prise le 26 juin 2015, lors de la clôture de l’intersession du processus de Kimberley à Luanda en Angola. La Centrafrique a été autorisée à exporter son diamant en provenance de la région de l’ouest et du sud-ouest.

 

Le ministère des mines avait aussi décidé d’exporter les diamants bruts de Berberati vers Bangui, le  15 décembre 2015 pour être soumis au contrôle avant son exportation sur le marché mondial.

 

La Centrafrique a été suspendue du processus de Kimberley en avril 2013, après le coup d’Etat contre le régime Bozizé où des rebelles de l’ex-Séléka sont accusés d’utiliser les ressources de diamants pour faire la guerre./

 

Judicaël Yongo/Fridolin Ngoulou.

 

Centrafrique : La famille Patassé continue de réclamer la villa de la Maison de la Presse et des Journalistes

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 9 JUIN 2016

 

BANGUI, 08 Juin 2016(RJDH) —La famille de l’ex président Ange Félix Patassé continue de réclamer la villa qui abrite le siège de la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) sur l’avenue de l’Indépendance à Bangui. Dans une correspondance adressée au président de la République, Me Hugues Junior Dongoyo avocat au Barreau de Centrafrique annonce encore une poursuite judiciaire.

 

Selon Me Hugues Junior Dongoyo, avocat au Barreau de Centrafrique, cette note fait suite à plusieurs tentatives de règlement à l’amiable pouvant permettre la libération des lieux, « la succession Ange Félix Patassé demande simplement au chef de l’Etat centrafricain de bien vouloir faire ordonner au ministère de la justice de respecter les décisions judiciaires rendues publiques. Elle sollicite aux occupants de la villa de libérer la concession » a lancé Me Hugues Junior Dongoyo.

 

Il a soutenu que « si rien n’est fait dans ce sens, la famille Patassé procèdera à une nouvelle expulsion des journalistes et les autres occupants de cet immeuble ».

 

Selon la famille Patassé, l’espace a été vendu au feu président Ange Félix Patassé en octobre 2000 par l’Etat Centrafricain représenté par le Ministre Délégué aux finances chargé du Budget.

 

Plusieurs tentatives de la fermeture de la Maison de la Presse et des Journalistes ont eu lieux. La dernière est celle qui remonte au mois d’Avril 2016 où la Maison a été scellée, suite à la demande de la famille Patassé avant d’être rouverte par une décision de justice.

 

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 14:29

 

 

http://www.un.org/ 8 juin 2016 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a pris note de la parution d'un nouveau rapport de Human Rights Watch dénonçant l'impunité dont bénéficieraient, selon l'ONG internationale, des soldats de la paix potentiellement impliqués dans des meurtres en République centrafricaine et apportant de nouvelles preuves concernant ces allégations.

 

Dans une note publiée mardi soir par son porte-parole, le Secrétaire général a dit « partager les préoccupations de Human Rights Watch concernant l'impunité pour les violations des droits de l'homme », liées à des allégations impliquant des soldats de la République du Congo en République centrafricaine.

 

Selon le rapport de Human Rights Watch, deux ans après que l'ONG internationale a communiqué pour la première fois des informations sur des disparitions forcées qui auraient été perpétrées par des soldats de la paix congolais en République centrafricaine, le gouvernement de la République du Congo n'a toujours pas pris de mesure pour mener des enquêtes crédibles ou rendre justice pour ces crimes.

 

En réponse aux craintes formulées par Human Rights Watch, M. Ban a dit attendre des autorités de la République du Congo qu'elles veillent à ce que les auteurs de ces crimes soient « pleinement tenus responsables ».

 

Le Secrétaire général a précisé que, depuis que ces allégations ont été mises en lumière en 2014, l'ONU s'est montrée proactive afin de régler cette question auprès de l'Union africaine (UA) et de la République du Congo, « au travers de diverses voies formelles et informelles ».

 

Il par ailleurs affirmé qu'il continuerait à suivre l'évolution de ces cas, comme il l'a fait au cours des deux dernières années.

 

Selon Human Rights Watch, des soldats de la République du Congo auraient tué au moins 18 personnes, y compris des femmes et des enfants, entre décembre 2013 et juin 2015, alors qu'ils étaient déployés au sein de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous la conduite de l'Union africaine (MISCA), puis de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

M. Ban a énuméré un certain nombre de mesures prises par l'ONU concernant les faits décrits dans le rapport de l'ONG.

 

S'agissant de la disparition de 11 personnes en mars 2014 dans la ville de Boali alors qu'elles étaient détenues par des soldats congolais de la MISCA, M. Ban a rappelé que trois enquêtes successives ont été conduites sur le terrain par le personnel des droits de l'homme de l'ONU pour tenter faire la lumière sur les faits, dont la première a eu lieu en juillet 2014.

 

« Les résultats des enquêtes des droits de l'homme de l'ONU ont été transmis aux autorités du pays d'accueil et, par la suite, au Conseil de sécurité [des Nations Unies] par le biais de la Commission internationale du rapport d'enquête », a indiqué M. Ban, ajoutant que l'unité impliquée a été rapatriée en République du Congo avant le transfert du pouvoir de la MISCA à la MINUSCA, en septembre 2014. Il a aussi précisé que cette unité n'avait ensuite pas été redéployée au sein de la MINUSCA.

 

Le rapport de Human Rights Watch apporte quant à lui de nouveaux éléments de preuve au sujet de ces disparitions. Selon l'ONG, une fosse commune récemment découverte près d'une base des forces de maintien de la paix à Boali a été exhumée le 16 février 2016. Elle contenait les restes de 12 personnes, par la suite identifiées comme celles ayant été détenues par les soldats de maintien de la paix congolais en mars 2014. L'ONG précise dans son rapport que cette exhumation des corps vient contredire la déclaration antérieure des forces de maintien de la paix soutenant que les victimes s'étaient échappées.

 

« Les Nations Unies n'ont pas été informées de l'exhumation de la fosse commune en février 2016, suite à un décret du Préfet de Boali, exhumation qui a été menée par une ONG internationale », a déclaré M. Ban.

 

Le rapport de Human Rights Watch documente également la mort sous la torture de deux leaders anti-balaka à Bossangoa en décembre 2013, l'exécution publique de deux Anti-balaka présumés à Mambéré en février 2014, et les passages à tabac ayant entraîné la mort de deux civils à Mambéré en juin 2015 par des soldats de maintien de la paix congolais.

 

« Le meurtre présumé de deux personnes, en juin 2015 à Mambéré, par des Casques bleus de la République du Congo déployés au sein de la MINUSCA a fait rapidement l'objet d'une enquête par la Mission de l'ONU », a rappelé le Secrétaire général, ajoutant que la MINUSCA avait rapporté les faits dans un communiqué de presse, publié le 10 juin 2015.

 

M. Ban a rappelé que 20 membres du contingent de la République du Congo, dont deux commandants, avaient ensuite été rapatriés pour des raisons disciplinaires et interdits de déploiement au sein d'une mission de paix de l'ONU.

 

Il a ajouté qu'une Commission d'enquête avait été créée au siège de l'ONU en avril 2016, dont les conclusions seraient bientôt rendues publiques.

 

Le chef de l'ONU a rappelé qu'en mai 2016, l'ONU a reçu des informations préliminaires de la part des autorités congolaises concernant divers processus d'enquête et judiciaires en cours, ainsi que des mesures disciplinaires provisoires prises à l'encontre des individus et commandants impliqués dans ces incidents.

 

Il a aussi rappelé que, dans une note verbale datée du 12 mai 2016, le République du Congo a exprimé ses « profonds regrets » face à ces incidents et a promis de « veiller à ce que justice soit faite ».

 

« L'Organisation des Nations Unies continue de suivre activement les résultats de ces processus », a déclaré M. Ban.

 

 

Rapport de HRW : le gouvernement congolais réagit

 

Par Journaldebrazza.com avec africanews.com - 09/06/2016

 

Cette ONG accuse les soldats congolais d’avoir commis des crimes pendant qu’ils œuvraient pour le maintien de la paix en Centrafrique

 

Le gouvernement du Congo-Brazzaville réfute les accusations de crimes dont sont accusés plusieurs de ses soldats en mission en République Centrafricaine. Ces derniers sont accusés d’avoir tué au moins 18 personnes entre décembre 2013 et juin 2015, période pendant laquelle les soldats Congolais étaient intégrés dans la Mission de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) la Misca, et dans la Mission de maintien de la paix des Nations Unies, la Minusca.


Les autorités congolaises ont très vigoureusement réagi aux accusations portées mardi 07 juin, par l’ONG Human Rights Watch dans son rapport, qui fait état des crimes commis par les soldats congolais œuvrant pour le maintien de la paix en Centrafrique. Des crimes commis selon le rapport au nom de l’Union africaine, qui ont fait au moins 18 morts.


Pierre Mabiala, ministre congolais de la Justice voit en ces accusations une volonté de « manipuler et déstabiliser » son pays : ‘‘je ne crois pas que les militaires Congolais, qui sont d’un professionnalisme irréprochable, ont pu parvenir à réaliser de tels actes, c’est-à-dire donner la mort aux citoyens Centrafricains femmes, hommes et enfants’‘, a-t-il dit, ajoutant que ces accusations étaient “inacceptables”.

Le rapport de l’ONG publié mardi fait état de 18 personnes tuées par les soldats du Congo, dont des femmes et des enfants, entre décembre 2013 et juin 2015, dans la localité de Boali (à 80 km au nord de Bangui) et dans plusieurs autres localités de la RCA. À cette époque, les militaires congolais, sous mandat de la Mission de l’Union africaine, sont chargés de veiller à la sécurité des habitants de cette zone.

‘Une fosse commune découverte près d’une base des forces de maintien de la paix à Boali et exhumée le 16 février 2016, a révélé les restes de 12 personnes identifiées comme celles ayant été détenues par les soldats de maintien de la paix en mars 2014’‘. Ajoute le rapport. Les preuves de l’ONG sont ‘‘solides et arrivent de manière croissante’‘ selon le chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch Lewis Mudge.


‘‘Les crimes des meurtres commis par les soldats de maintien de la paix congolais, c’est très sérieux, assure-t-il. Et il faut ajouter que ce ne sont pas seulement des dizaines de corps qui se trouvent à Boali, dans la fosse qui était là-bas ; il y a d’autres cas qu’on a cités dans notre rapport, où les soldats de maintien de la paix congolais sont accusés de tuer des civils’‘, a-t-il ajouté.

‘‘Les autorités du Congo-Brazzaville ne devraient pas fermer les yeux : c’est un problème profond”, selon Human Rights Watch. “Les juridictions restent à Brazzaville, donc on continue de demander de prendre au sérieux leur devoir, de lancer une enquête fiable, crédible par rapport aux accusations qu’on a lancées ‘’, a-t-il ajouté.


Le 4 juillet 2014, Human Rights Watch déclare avoir écrit au ministre des Affaires étrangères de la République du Congo pour l’informer des conclusions et à El Ghassim Wane, alors directeur du département Paix et Sécurité de l’UA, pour demander instamment que des enquêtes soient menées et les responsables de ces crimes traduits en justice. Il n’y a pas eu de réponse.

Centrafrique : Ban Ki-moon suit de près les enquêtes sur des meurtres impliquant des soldats de la paix
Centrafrique : Ban Ki-moon suit de près les enquêtes sur des meurtres impliquant des soldats de la paix
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 13:11

 

 

GENEVE (09 juin 2016) – L’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine, Marie-Thérèse Keita Bocoum se rendra pour une mission de suivi en République centrafricaine (RCA) du 10 au 20 juin 2016.

 

Cette septième visite intervient suite à la prise de fonction du nouveau gouvernement mis en place par le Président Touadéra ainsi que le démarrage des travaux des parlementaires nouvellement élus. 

 

« Je pars m’entretenir avec les autorités la société civile et la communauté internationale de la situation actuelle des droits de l’homme, et des perspectives en matière de sécurité, de respect des droits de l’homme, de justice et de réconciliation nationale», a déclaré Mme Keita Bocoum.

 

Le 28 Juin, devant le Conseil des droits de l'homme à Genève, Mme Keita Bocoum discutera de la question de la justice transitionnelle avec des représentants des autorités centrafricaines, de la MINUSCA et des organisations de la société civile.

 

L'Experte indépendante présentera son rapport final au Conseil des droits de l'homme en Septembre 2016.

 

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Bureau de la Communication et de l'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

 

Mission de suivi de l'ONU pour les droits de l'Homme en Centrafrique

 

French.china.org.cn  Mis à jour le 09-06-2016

 

L'Experte indépendante sur la situation des droits de l'Homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita Bocoum, se rendra pour une mission de suivi dans le pays du 10 au 20 juin, a déclaré le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme dans un communiqué publié jeudi.

 

Il s'agit de la 7ème visite qui intervient suite à la prise de fonction du nouveau gouvernement mis en place par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

Lors de son séjour en Centrafrique, Mme Bocoum doit s'entretenir avec le gouvernement et la société civile en Centrafrique "de la situation actuelle des droits de l'Homme, et des perspectives en matière de sécurité, de respect des droits de l'Homme, de justice et de réconciliation nationale", selon le communiqué.

 

Par ailleurs, elle doit discuter, fin juin devant le Conseil des droits de l'Homme à Genève, de la question de la justice transitionnelle avec des représentants des autorités centrafricaines, de la MINUSCA (Mission de l'ONU en République centrafricaine) et des organisations de la société civile.

 

L'experte indépendante présentera son rapport final au Conseil des droits de l'Homme en septembre prochain.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

RCA: l’Experte indépendante de l’ONU en mission pour rencontrer les nouvelles autorités
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Centrafrique-Presse.com
9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 12:32

 

 

09/06/16 (Libération)

 

[Mise à jour, le 8 juin 2016] Anders Kompass a démissionné. Il avait révélé en juillet 2014 qu'au moins quatorze soldats français et cinq militaires étrangers déployés en Centrafrique étaient soupçonnés d'avoir abusé sexuellement d'enfants. Selon un communiqué de l’ONG UN Watch publié le 7 juin 2016, Anders Kompass explique que «la totale impunité pour ceux qui ont abusé de leur autorité, à divers degrés, associée au manque de volonté de la hiérarchie d’exprimer tout regret, confirme [que l’ONU n’a pas l’habitude de rendre des comptes].» Suite à sa démission, nous décidons de republier le portrait d'Anders Kompass, daté du 9 juin 2015.

 

Il est l’homme par qui le scandale est arrivé. En juillet 2014, Anders Kompass, qui occupe le poste de directeur des opérations au Haut Commissariat aux droits de l’Homme à Genève, transmet un rapport de six pages, intitulé «Abus sexuels sur des enfants par les forces armées internationales», à la mission permanente française auprès des Nations Unies. Une douzaine d’enfants, âgés de 8 à 15 ans, originaires de Centrafrique, y témoignent des viols dont ils ont été victimes de la part de soldats français, tchadiens et guinéens, participant à l’opération «Sangaris», entre décembre 2013 et juin 2014.

 

De ce diplomate suédois, âgé d’une cinquantaine d’années, suspendu par sa hiérarchie en avril, puis rétabli dans ses fonctions début mai par le Tribunal du contentieux des Nations Unies à New York, on ne sait pas grand chose. Si ce n’est qu’il fait l’objet d’une enquête administrative et que son supérieur, le haut commissaire aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad al-Hussein l’accuse d’avoir agi sans en informer sa hiérarchie et d’avoir mis la vie des victimes en danger, en laissant leurs noms dans le rapport transmis à la France.

 

«Il obéit loyalement»

 

Alors fonctionnaire incompétent qui mérite sa mise à pied ou lanceur d’alerte sacrifié pour son intégrité ? Si certains au sein de l’organisation onusienne ne ménagent pas leurs efforts pour discréditer le diplomate, Stockholm s’offusque du traitement qui lui a été réservé. L’ambassadeur suédois auprès des Nations unies aurait même menacé de réduire la contribution de son pays au budget du Haut commissariat aux droits de l’Homme, si sa suspension n’était pas immédiatement levée.

 

La photo publiée partout le montre le cheveu blond grisonnant, en costume-cravate, devant le drapeau bleu ciel des Nations Unies. Depuis l’article publié dans le journal britannique The Guardian, qui a révélé l’affaire, Anders Kompass ne s’est pas exprimé. Le diplomate Pierre Schori, ex-ambassadeur suédois aux Nations Unies et envoyé spécial de l’organisation onusienne en Côte-d’Ivoire, le déplore : «On lui a interdit de parler pendant l’enquête, alors il obéit loyalement et continue de ne rien dire, pendant que son chef se répand en critiques dans la presse. »

 

C’est lui qui a recruté Anders Kompass au début des années 80. Proche du Premier ministre social-démocrate Olof Palme, assassiné en 1986, Pierre Schori est alors directeur de cabinet au ministère des Affaires étrangères. Anders Kompass, qui se destine au pastorat, travaille en Amérique Latine, depuis quelques années. Le jeune homme d’une vingtaine d’années est arrivé un peu par hasard au Guatemala en 1975, en pleine guerre civile, et n’en est jamais reparti. L’humanitaire est devenue sa nouvelle vocation.

 

Dans l’hebdomadaire suédois Fokus, qui vient de lui consacrer un long portrait, ses collègues et ceux qui l’ont fréquenté le décrivent comme «quelqu’un d’engagé et d’intrépide» : un homme «extraordinairement doué», selon son ancien professeur de philosophie, avec des dons «d’analyste et de stratège», raconte une infirmière qui a travaillé avec lui au Costa Rica, et une très longue expérience du terrain, précise une diplomate.

 

Pierre Schori assure qu'«il a eu un rôle opérationnel instrumental dans le processus de paix en Amérique Centrale, dans les années 80. Il allait chercher des commandants guérilleros dans la jungle pour les conduire jusqu’à la table des négociations. Il a aussi joué un rôle déterminant dans la libération de la fille du président salvadorien Duarte, qui avait été kidnappé par la guérilla, en permettant à des soldats blessés de venir se faire soigner en Suède. »

 

«L’ONU fonctionne comme une clique»

 

Anders Kompass, cependant, fait l’objet d’une autre enquête, menée par l’Office d’audit interne de l’ONU (OIOS). Il est soupçonné d’avoir été instrumentalisé par le Maroc pour empêcher une enquête sur la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. Des accusations non fondées, selon Pierre Schori : «L’ONU fonctionne comme une clique de vieux copains, qui souffre du syndrome de la Fifa. Dés que quelqu’un émet une critique, on l’attaque.»

 

La Suédoise Inga-Britt Ahlenius, qui a dirigé l’OIOS de 2005 à 2010, approuve : «Anders Kompass est exactement le genre d’employé que l’ONU devrait s’efforcer d’avoir. Mais la direction de l’organisation est faible et inefficace. Il y a une obsession des fuites. On ne veut pas de mauvaises nouvelles.» Pourtant, dit-elle, le Suédois a agi selon la procédure : «Il a remis le rapport au pays qui avait juridiction sur les troupes mises en cause, après des mois où personne n’avait réagi.»

 

Anne-Françoise Hivert correspondante en Scandinavie

Lu pour vous : Qui est Anders Kompass, le diplomate suédois qui a démissionné après ses révélations sur les viols en Centrafrique ?
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 22:16
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique: Faustin Archange Touadera à Bouar pour encourager l’autorité de l’Etat et la relance agricole

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 8 JUIN 2016

 

BOUAR, 08 juin (RJDH)—Le chef de l’Etat Centrafricain Faustin Archange Touadera, a effectué ce 06 juin à Bouar chef-lieu de la Nana-Mambéré un déplacement dans le but de de visiter le centre d’instruction militaire de Bouar au camp Leclerc, et remercier la population de la Nana-Mambéré suite à l’élection présidentielle. Le président a déclaré que « la période d’exception, la période de transition est terminée. Nous devons aujourd’hui, bâtir un nouvel État, un État de Droit »

 

Faustin Archange Touadera revient sur le but de sa visite en ces termes: « je suis venu visiter le Centre d’instruction LECLERC, qui est notre grand centre d’instruction militaire pour voir dans quelle condition il se trouve et m’assurer qu’il peut servir dans les jours à venir à la formation des éléments des forces armées centrafricaines. Je suis aussi venu, pour rendre visite et remercier toute la population de la Nana Mambéré pour la confiance qu’elle m’a témoignée lors des dernières élections présidentielles en m’élisant très massivement».

 

Le chef de l’Etat est revenu sur ses priorités, « la toute première priorité est la paix et la sécurité. Sans cette paix et cette sécurité, on ne pourra rien entreprendre. Le pays restera paralysé, il n’y aura aucune possibilité d’engager les programmes de développement. Mais, pour obtenir la paix et la sécurité, il nous faudra procéder au désarmement c’est-à-dire retirer les armes entre les mains des groupes armés les nombreuses armes qui sont en circulation sur le territoire national. Dans cette perspective, j’ai rencontré depuis plus d’un mois chaque responsable de groupe armé à qui j’ai expliqué la nécessité pour nous d’aller au désarmement dans la concertation », a-t-il rappelé.

 

Pour le président Centrafricain, le Gouvernement doit tout faire pour que le travail de la terre et que l’élevage reprenne, « je demande à nos frères éleveurs des différentes communes d’élevage comme celle de Niem Yelewa qui ont quitté le pays pour cause de la crise de revenir et reprendre leurs activités en toute sécurité. L’État va assurer leur sécurité », a-t-il, lancé.

 

Lazare Nambena, maire de la ville de Bouar se réjouit par rapport à cette visite et présente les difficultés que rencontre la population de Nana-Mambéré, « cette visite témoigne l’attachement du gouvernement à la ville de Bouar qui est une ville stratégique qui fait frontière avec le Cameroun sur le corridor vital pour la RCA. Nous profitons de cette occasion pour présenter au gouvernement les problèmes cruels de la ville de Bouar qui sont l’eau potable et l’électricité », a-t-il dit.

 

Il s’agit d’une première visite de Touadera à l’intérieur du pays après son investiture du 30 mars 2016.

 

Fridolin Ngoulou et Firmin Yaiman

 

 

Centrafrique : La coordination des donneurs de sang invite la population à « donner leur sang pour sauver des vies »

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 8 JUIN 2016

 

BANGUI, 08 Juin 2016 (RJDH) — « Le sang un lien universel », est le thème choisi pour la journée mondiale des donneurs de sang de 2016. Dieudonné Yarafa, président des associations de la fédération centrafricaine des donneurs de sang invite la population à donner leur sang pour sauver des vies.

 

En prélude à cette journée mondiale, un atelier de formation des responsables des associations des donneurs bénévoles de sang s’est déroulé le mardi 7 juin à Bangui. L’objectif est de rendre efficace ces donneurs, afin de mener des campagnes de sensibilisation auprès de la population de la ville de Bangui.

 

Dieudonné Yarafa, président des associations de la fédération centrafricaine des donneurs de sang (FECADOBS), relève que plusieurs activités sont prévues en prélude à cette journée mondiale, « la formation et la sensibilisation des responsables de centres des dons de sang de Bangui, Bégoua et de Bimbo. Nous voulons qu’il ait en nombre suffisant les poches de sang à la banque de sang, afin de sauver des vies », a relevé le président des donneurs de sang.

 

Dans son intervention, le président des donneurs de sang a relevé que « plusieurs personnes ne s’intéressent pas à cette action humanitaire qui consiste à donner son sang afin de  sauver des vies. Lorsque nous donnons le sang, personne ne pourra savoir qui est le bénéficiaire et vice versa, ce qui définit le sang un lien universel », a-t-il expliqué.

 

Les 5 219 840 FCFA est le budget prévisible pour les activités liées à la journée mondiale des donneurs de sang du 14 juin 2016. « Merci de me sauver la vie », c’est le thème de l’année 2015

 

 

Centrafrique : Le PAM au chevet des personnes vivant avec le VIH de Damara

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 8 JUIN 2016

 

DAMARA, 8 juin 2016 (RJDH)—Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a donné au centre de santé de Damara des produits alimentaires dans le cadre de l’Assistance Alimentaire sur Ordonnance (AAO), aux personnes vivant avec le VIH qui ont un problème nutritionnel.

 

Selon Marie Véronique Mandakondji,  sage-femme diplômée d’Etat et responsable de la maternité de Damara, « l’Assistance Alimentaire sur Ordonnance est une courte intervention de 6 mois qui vise la réhabilitation nutritionnelle des personnes vivant avec le VIH ».

 

Elle a présenté les conditions d’éligibilité à ce don, « ceux qui vivent avec le VIH avec un indice de masse corporelle inférieur à 18,5, les femmes enceintes séropositives dont le périmètre des bras est inférieur à 21cm, les enfants nés des parents positifs dont le poids et la taille sont inférieurs à 85 et le périmètre des bras entre 115 à 126 cm », a-t-elle ajouté.

 

De sources proches du PAM, ce don concerne le traitement de 30 personnes qui prend effet à partir de la date de livraison des kits. Des dispositions sont prises pour que ceux qui accompagnent les bénéficiaires de l’AAO, aient aussi leurs kits pour éviter à ce qu’ils consomment les produits destinés aux malnutris.

 

Weston Lengbe curé de la paroisse St Antoine de Padou de Damara se dit heureux de l’assistance envers les PVVIH de sa localité mais craint qu’au retour, les bénéficiaires ne soient rejetés par leur famille, « on craint que ces produits servent de raison pour les parents de rejeter les bénéficiaires », a-t-il estimé

 

Ce don est une réponse aux besoins minimum des personnes vivant avec le VIH et qui souffrent de la malnutrition. Il intervient un an après l’opération lancée en faveur des PVVIH perdues de vue.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 14:17

 

 

http://www.info-centrafrique.com/  Par Crispin Dembassa Kette - 8 juin 2016

 

Huit millions d’euro soit un peu plus de 5 milliards de FCFA, tel est le montant alloué par la France via l’Agence Française de Développement (AFD), à l’État Centrafricain. C’est lors de la signature de convention d’une  « aide Budgétaire globale » le 7 juin, avec le ministère de l’économie, du plan et de la coopération internationale. L’argent est destiné en priorité au payement de salaires.

 

Cette aide financière est un appui direct au budget en exercice de la RCA. Elle vise donc à financer certaines dépenses incompressibles inscrites au budget. Les salaires, notamment.

 

De l’avis de Charles Malinas ambassadeur de France à Bangui qui assistait à la signature de la convention, c’est une «  aide budgétaire consistant à apporter de l’argent au Trésor public de l’Etat centrafricain. Cet argent permettra à l’Etat de pallier les difficultés de rentrée financière et de payer aussi les salaires des fonctionnaires. » Et ceci «  en attendant que les mesures de reconstruction et d’amélioration des recettes soient prises. »

 

Le gouvernement de son coté, salue le geste fait par la France qualifiée d ‘ « un des partenaires redoutables au côté de la Centrafrique dans des moments difficiles » par le ministre de l’économie à cette occasion.

 

Le ministre dit aussi espérer  que «  la table ronde des donateurs et investisseurs qui aura lieu bientôt à Bruxelles, sera un signal fort et occasion pour nous de discuter avec d’autres partenaires comme l’Union Européenne, la Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale et pourquoi pas le FMI afin de mobiliser assez de ressources nécessaires pour relever les défis auxquels le pays est confronter  »

 

Cette aide budgétaire globale vient s’ajouter à celles déjà accordées par la France en 2014 à hauteur de 4 Millions d’euros, puis en 2015 à 8 millions. Les fonds octroyés ont servi non seulement à régulariser certaines arriérées vis-à-vis des institutions internationales, mais aussi et surtout, à faciliter les dépenses électorales.

 

Avec Fiacre Salabé

Lu pour vous : La France verse 5 milliards au gouvernement pour les salaires
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 14:07
MONITORING DES MEDIAS AUDIOVISUELS 8 JUIN 2016

 

 

 

Nations Unies

 

Al- Quarra TV : L'affaire de l'ancien fonctionnaire de l'ONU suédois, Anders Kompass, est de nouveau d'actualité. Selon une information "exclusive" rapportée par l'agence d'informations humanitaires IRIN News, Kompass présentera sa démission le 31 août prochain, "un an avant la fin de son contrat actuel" et qu'il "a accepté un travail au ministère des affaires étrangères suédois". "L'impunité totale de ceux qui ont abusé de leur autorité, ainsi que le refus de la hiérarchie d'exprimer des regrets pour la façon dont ils ont agi envers moi confirme tristement que le manque de responsabilité est ancrée aux Nations Unies", a déclaré Kompass à IRIN. "De ce fait, il est impossible pour moi de continuer à y travailler", a-t-il ajouté.

 

Radio Ndeke Luka : ONU Femme évalue la participation des femmes aux dernières élections en Centrafrique. Une quarantaine de personnes parmi lesquels 22 candidates aux récentes élections et trois femmes politiques de la sous-région de l’Afrique Centrale passent en revue depuis mardi ce processus. Il s’agit notamment d’évaluer le pourcentage des candidates, cerner les difficultés, partager leurs expériences mais aussi déterminer un programme d’appui aux femmes pour le prochain vote.

 

Politique

 

Radio Ndeke Luka : Présenter la politique générale du gouvernement, c'est à cet exercice que le nouveau premier ministre Simplice Mathieu Sarandji se prête depuis mardi, à l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Une obligation prévue par les dispositions de l'article 54 de la constitution Centrafricaine qui donnent 60 jours maximum au Premier ministre après la nomination des membres de son gouvernement, de présenter aux élus, les grands axes de la politique générale qu'il est appelé à mener.

 

Guira FM : Le Premier ministre Mathieu-Simplice Sarandji a fait la déclaration de la politique générale de son gouvernement devant l’Assemblée nationale centrafricaine lors de sa deuxième session ordinaire. Il a mis l’accent sur la concrétisation du DDRR, vecteur de la paix, de la sécurité de la cohésion sociale et la bonne gouvernance pour relever la République centrafricaine. L’entreprenariat privé à base communautaire sera encouragé. Le secteur de l’énergie sera promu à travers l’aboutissement des travaux de l’usine hydro-électrique de Boali 3 en vue d’augmenter le taux d’approvisionnement en électricité… Cette session va aussi permettre aux députés de débattre avant de ratifier certains instruments juridiques africains.

 

Radio Centrafrique : Le Président centrafricain a quitté Bangui mardi pour une nouvelle série de tournée à l’étranger. Faustin Archange Touadéra se rend d’abord à New York où il prendra part à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. La levée de l’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique, le redéploiement des FACA, l’appui au DDRR seraient des points que le Chef de l’Etat aborderait avec les membres du dit conseil. Le chef de l’Etat se rendra par la suite à Bruxelles, pour les préparatifs de la prochaine table ronde des bailleurs de fonds en faveur de la RCA, prévu d’ici la fin de l’année.

 

Droits de l’Homme

 

BBC : Human Rights Watch accuse des soldats de la République du Congo, en mission en Centrafrique, du meurtre d'au moins 18 personnes. Les faits se seraient déroulés entre décembre 2013 et juin 2014. L'ONG de défense des droits humains dit avoir demandé en vain aux autorités congolaises l'ouverture d'une enquête. "Nous avions publié un rapport parlant de la disparition de 11 personnes. Il y a une fosse commune qui a été découverte et des dizaines de corps exhumés. Nous n'avons pas de preuve formelle c'est pourquoi nous exigeons une enquête. Des témoins ont déclaré que ces personnes ont été tuées par des soldats congolais", a déclaré Lewis Mudge, chercheur sur la Centrafrique à Human Rights Watch.

 

Radio Maria : L’ONG Human Rights Watch a révélé dans un communiqué publié le 7 juin la découverte d’une fosse commune près de Boali, comme preuve des exactions commises par les soldats de paix de la République du Congo, alors sous l’autorité de la Misca puis Minusca entre 2013 et 2015. Les restes humains de 12 personnes ont été exhumés. Selon Human Rights Watch, des militaires de la République Populaire du Congo avait tué au moins 18 personnes, y compris des femmes et des enfants, entre décembre 2013 et juin 2015, alors qu’ils servaient dans les forces de maintien de la paix à Boali.

 

Réforme du secteur judiciaire

 

Radio Centrafrique : 40 officiers de la police judiciaire dont 20 policiers et 20 gendarmes sont en formation de remise à niveau, depuis mardi à Bangui. Jusqu’au 25 juin prochain, leur capacité en matière de traitement des affaires criminelles sera renforcée conformément aux codes de procédure pénale centrafricaine.

 

Social

 

Radio Centrafrique : Les quartiers Vara, Walingba 1 et 2 et Banga 2 ont été dotés mardi 7 juin d’une borne fontaine chacun. Ces bornes a été construites par l’ONG « La voix du 5eme » sur financement de la Minusca. Selon Annette Lamine, présidente de l’ONG « La voix du 5eme », la conception de ce projet est faite suite à un constat, «quatre familles sur un dispose d’eau potable après les évènements qui ont secoué le pays», a-t-elle justifié. La même source a ajouté que la responsabilité de la gestion de ces bornes fontaines sera confiée à des comités qui seront composés des femmes, «quatre femmes gestionnaires vont gérer ces bornes fontaines », a-t-elle dit. Annette Lamine a confié également que ces femmes gestionnaires bénéficieront dans les jours à venir d’une formation sur la gestion de ces bornes d’ici la semaine prochaine.

 

Radio Maria : L’ONG nationale Initiative Développement Centrafrique (IDC), a lancé lundi 6 juin à Damara le projet de réhabilitation des bâtiments administratifs en présence des autorités locales, communales et des notables. Ce projet du gouvernement centrafricain est financé par l’Union Européenne à hauteur de 532 000€. Selon André Bonda, coordonnateur du projet à l’ONG IDC, ce projet vise particulièrement 9 sous-préfectures, des préfectures de l’Ombella M’poko, Nana-Mambéré, Ouham et Ouham Péndé.

 

Guira FM : Les travaux de réhabilitation du marché municipal de Kaga-Bandoro ont démarré mardi. Le choix de ces travaux de réhabilitation a été fait par un comité de sélection des projets composé des autorités locales et des leaders communautaires. Il s’agit de la réhabilitation des tables de boucherie, tables d’étalage des vendeurs de denrées alimentaires et légumes ainsi que la toiture. Ces travaux financés par la Minusca vont être exécuté en trois mois.

 

AVERTISSEMENT

 

Le monitoring des medias audiovisuels est un support d’information destiné au personnel et aux partenaires de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine. Elle reflète de manière non exhaustive le traitement audiovisuel de l’actualité centrafricaine. Le monitoring ne reflète ni les opinions de la MINUSCA ni celles des Nations unies.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 12:51

 

 

08/06/16 (AFP)

 

Un haut-responsable de l'ONU, Anders Kompass, a démissionné pour protester contre "la totale impunité" concernant les cas de viols sur des enfants commis par des Casques bleus en Centrafrique, selon un communiqué de l'ONG UN Watch publié mardi.

 

La démission de M. Kompass, directeur des des opérations sur le terrain au Haut-Commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, a été confirmée à l'AFP par un porte-parole de l'ONU, qui a précisé qu'elle est intervenue il y a "quelques semaines" et qu'elle "prendra effet à la fin août".

Aucune indication sur les raisons de la démission n'a été donnée par le porte-parole de l'ONU.

 

"La totale impunité pour ceux qui ont abusé de leur autorité, à divers degrés, associée au manque de volonté de la hiérarchie d'exprimer tout regret (...) confirme" que l'ONU n'a pas l'habitude de rendre des comptes, a déclaré Anders Kompass cité par UN Watch.

 

Dans ces conditions, il est "impossible pour moi de continuer à travailler ici", a-t-il ajouté.

Anders Kompass, de nationalité suédoise, a travaillé à Genève pendant plus de 30 ans pour le compte de l'ONU.

 

M. Kompass est à l'origine de la fuite du rapport confidentiel de l'ONU sur les "abus sexuels sur des enfants par les forces armées internationales", qu'il a transmis à la justice française en juillet 2014, estimant que l'organisation tardait à agir.

 

Selon Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le Haut Commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme Zeid Ra’ad Al Hussein doivent "présenter leurs excuses à M. Kompass, qui est un héros pour avoir tenté de protéger des enfants violés, contrairement à d'autres responsables de l'ONU".

 

Dans un rapport publié en décembre 2015, un groupe d'experts indépendants avait vivement critiqué la manière dont l'ONU avait réagi à des accusations de viols, notamment d'enfants, en Centrafrique.

 

L'ONU fait face depuis plusieurs mois à un scandale planétaire lié aux viols dont sont accusés des Casques bleus en opération dans des pays où ils sont censés protéger les populations.

 

Selon le dernier rapport annuel du secrétaire général de l'ONU, 69 cas d'agressions sexuelles auraient été commis par des Casques bleus en 2015, en "nette augmentation" par rapport à 2014.

 

A elles seules, deux missions cumulent la moitié des cas: la Minusca en Centrafrique et la Monusco en République démocratique du Congo.

 

 

Le lanceur d’alerte Anders Kompass quitte l’ONU

 

https://www.letemps.ch

 

Le directeur des opérations du Haut-commissariat des droits de l’homme, à l’origine des révélations sur les abus sexuels commis par des soldats français, a démissionné

 

Sa position était devenue intenable. Anders Kompass, le directeur des opérations du Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, basé à Genève, a démissionné. Le diplomate suédois était à l’origine des révélations sur des abus sexuels commis par des soldats français en Centrafrique. En été 2014, il avait transmis un rapport confidentiel aux autorités françaises pour qu’elles engagent des poursuites contre les responsables présumés.

 

Anders Kompass a annoncé son départ à l’agence d’information sur l’actualité humanitaire IRIN. Il dénonce «l’impunité totale de ceux qui ont abusé de leur autorité». «L’absence de regrets de la hiérarchie» pour le traitement subi fait qu’il lui est «impossible de continuer à travailler» au Haut-commissariat des droits de l’homme.

 

En avril 2015, il avait été suspendu de ses fonctions, accusé de n’avoir pas protégé l’anonymat des victimes présumées et des témoins. Un tribunal de l’ONU avait ordonné sa réintégration le mois suivant. Il avait enfin été blanchi en décembre de la même année par un panel indépendant mandaté par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pour faire la lumière sur la gestion de cette affaire.

 

«De bureau en bureau»

 

Les experts n’étaient pas tendres. Les responsables de l’Unicef à Bangui et ceux du Haut-commissariat des droits de l’homme n’ont pas transmis ces accusations à leurs supérieurs et ils ont tardé à protéger et à aider les enfants. «Les informations sur ces accusations sont passées de bureau en bureau», estimaient-ils.

 

«Personne n’a voulu prendre la responsabilité de traiter ces graves violations des droits de l’homme» jusqu’à ce qu’elles parviennent au directeur des opérations à Genève. La Centrafrique est alors pleine guerre civile. De l’avis général, l’intervention militaire française, a permis d’éviter un encore plus grand bain de sang.

 

Le Haut-commissaire aux droits de l’homme, le Jordanien Zeid Ra’ad Al-Hussein, n’a jamais pardonné à Anders Kompass, le numéro trois de l’organisation, de ne pas l’avoir informé de cette affaire. «Il a fait les choses justes mais de la mauvaise manière», a-t-il asséné l’an dernier, interrogé par le New York Times.

 

De retour en Suède?

 

«La démission d’Anders Kompass est intervenue il y a plusieurs semaines», confirme Rupert Colville, le porte-parole du Haut-commissariat. Il sera libéré de ses obligations à la fin du mois d’août mais son départ effectif devrait intervenir courant juin. Il se murmure qu’il a retrouvé de l’embauche au Ministères des Affaires étrangères suédois. Son pays l’a toujours défendu.

 

Malgré l’ouverture d’enquêtes par la justice française, aucun soldat n’a encore été condamné. Les enfants, pour certains âgés de huit ans, accusent les militaires de les avoir forcés à des fellations contre des biscuits. Des soldats d’autres nationalités étaient aussi accusés de sévices sexuels. Bien d’autres accusations ont depuis été proférées contre le contingent français ainsi que des Casques bleus en Centrafrique.

 

Malgré la politique de tolérance zéro proclamée par l’ONU, les condamnations sont très rares. Il appartient en effet aux Etats de juger leurs ressortissants. Selon l’ONU, 44 cas d’abus sexuels commis par des soldats de maintien de la paix ont été recensés depuis le début de l’année, dont plus de la moitié en Centrafrique.

 

Viols d'enfants par des Casques bleus en Centrafrique: démission du lanceur d'alerte de l'ONU Anders Kompass
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