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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 13:22

 

 

 

11/01/16 (AFP)

 

L'un des principaux candidats de la présidentielle en Centrafrique, Martin Ziguélé, arrivé 4e au premier tour du 30 décembre, "exige le recomptage" manuel des votes et dénonce un manque de transparence dans la publication des résultats, selon un communiqué de son parti parvenu lundi à l'AFP.

 

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), qui va déposer un recours devant la Cour constitutionnelle, "exige le recomptage manuel des bulletins des candidats", et un "audit de la chaîne de collecte et de traitement des données électorales".

 

Le parti de M. Ziguélé accuse l'Autorité nationale des élections (ANE) d'avoir "violé" le code électoral en publiant des "résultats globaux, mélangeant tous les jours différentes préfectures à des taux divers de dépouillement, rendant impossible tout suivi et tout contrôle".

 

Ainsi, "il est impossible pour chaque candidat de vérifier que tous les suffrages portés sur sa personne, circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote, ont été effectivement et intégralement comptabilisés".

 

Le MLPC relève en outre "une chute brutale et non justifiée à ce jour du nombre de votants" entre les résultats partiels du 6 janvier et les résultats complets annoncés le lendemain, avec environ 230.000 voix "non comptabilisées et donc non affectées aux candidats".

 

"La manipulation et la confiscation de l'expression de la souveraineté du peuple ont chaque fois été par le passé le facteur principal de l'instabilité et de la régression de notre pays", déplore encore le parti, qui demande à ses militants "de garder leur calme" en attendant la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.

 

Une polémique avait déjà éclaté la semaine dernière, deux tiers des candidats - sur 30 en lice - ayant dénoncé des fraudes et réclamé "l'arrêt des opérations électorales". Mais la polémique a fait long feu et le décompte des voix s'est poursuivi.

 

Un des favoris, Anicet Georges Dologuélé (23,8% des voix) et un outsider, Faustin Archange Touadéra (19,4%), sont arrivés en tête au premier tour et devraient s'affronter au 2e tour prévu le 31 janvier, selon les résultats provisoires de l'ANE.

 

Martin Ziguélé, considéré au départ comme un des poids lourds de l'élection et perçu comme "le candidat de la France", l'ancienne puissance coloniale, n'a finalement récolté que 10,8% des votes.

 

Déjà les alliances se dessinent pour le second tour. Dix-huit candidats ont ainsi apporté leur soutien à l'ancien Premier ministre Touadéra, appelant les Centrafricains à voter pour la "seule véritable alternative politique".

 

Mais la plupart n'ont qu'un poids modeste, forts de quelques milliers de voix seulement, à l'exception de Jean-Serge Bokassa, arrivé 5e avec 6,55% des suffrages.

 

Si les résultats définitifs confirment la tendance actuelle, Désiré Kolingba, 3e avec 12,6% des voix, et Martin Ziguélé seront les véritables faiseurs de rois permettant de départager les deux candidats.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France début 2014.

 

Présidentielle centrafricaine: l'un des principaux candidats demande le recomptage des votes
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 13:18

 

 

 

11 janvier 2016 à 08h52  Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Les vainqueurs du premier tour lui doivent leur succès. Si Anicet-Georges Dologuélé a reçu le soutien du parti de l'ex-président, Faustin Archange Touadéra a bénéficié de l'aide de ses anciens cadres.

 

Alors que l’Autorité nationale des élections égrenait le 7 janvier les résultats provisoires du premier tour de la présidentielle, François Bozizé a dû afficher un large sourire. Le voilà parrain inattendu d’un scrutin auquel personne ne voulait qu’il participe. C’est en grande partie à lui (dont la candidature avait été invalidée par la Cour constitutionnelle) qu’Anicet-Georges Dologuélé, en tête avec 23,78 % des suffrages, et Faustin Archange Touadéra, qui le suit avec 19,42 %, doivent leur place au second tour. Leurs scores dans l’Ouham, région de naissance de Bozizé, sont éloquents : Touadéra recueille près de 34 000 voix, contre un peu plus de 30 000 pour Dologuélé, sur les quelque 90 000 suffrages exprimés.

 

Touadéra, un homme effacé

 

Bien implanté sur le terrain, bénéficiant du soutien d’hommes d’affaires centrafricains – dont celui du groupe Kamach, principal opérateur économique du pays -, Dologuélé, ex-président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), 58 ans, a parfaitement tiré profit de l’accord qu’il a signé avec le Kwa na Kwa (KNK), le parti de Bozizé. La présence au second tour de l’ancien Premier ministre (1999-2001) d’Ange-Félix Patassé n’est pas vraiment une surprise.

 

On ne peut en dire autant de celle de Touadéra, lui aussi 58 ans, qui fut Premier ministre de Bozizé pendant cinq ans (2008-2013). Ses bons résultats dans certaines régions et arrondissements de Bangui laissent pantois les plus grands connaisseurs de la Centrafrique. L’ancien recteur de l’université de Bangui, originaire de Damara (Kemo), où il a été député, était « un homme effacé, dans l’ombre d’un président dont il suivait le plus souvent les arbitrages », selon l’un de ses compagnons d’alors au gouvernement.

 

S’il s’est appuyé sur un bon réseau tissé entre 2008 et 2013, notamment auprès d’organisations de femmes, ce mathématicien de formation qui se présentait en indépendant a bénéficié d’un autre facteur. Mécontents de l’accord signé avec l’Union pour le renouveau centrafricain (Urca) de Dologuélé, des cadres du clan Bozizé en exil en France, tels ses fils Socrate et Jean-Francis (qui a toujours eu de bonnes relations avec Touadéra) ou l’ex-ministre des Finances Dieudonné Tokofeïssé, ont mobilisé sur le terrain la machine KNK en sa faveur. Bozizé, qui avait approuvé au téléphone l’accord avec Dologuélé, a-t-il joué double jeu ?

 

Qui bénéficiera des voix des autres candidats ?

 

Reste la question de la fraude, brandie par une partie des candidats, qui ont multiplié les recours devant la Cour constitutionnelle. Mais s’ils mettent en doute la crédibilité du scrutin – selon plusieurs témoignages, on a menacé des électeurs pour qu’ils votent Touadéra dans les quartiers de Bangui contrôlés par les anti-balaka -, la pression de la communauté internationale pour que ces résultats soient acceptés laisse peu de champ à une contestation.

 

Alors que le second tour, prévu pour le 31 janvier, se profile, Dologuélé (et ses 60 000 voix d’avance sur Touadéra) se dit confiant. Mais le jeu des alliances peut encore faire basculer le rapport des forces. À qui iront les 149 134 voix d’un Désiré Nzanga Kolingba qui a entamé, dès le 1er janvier, des tractations avec Touadéra ? Celles des 128 009 électeurs du très déçu Martin Ziguélé ? À ce petit jeu, Toudéra a marqué des points en obtenant, dès le 10 janvier, le soutien de dix-huit candidats dont celui du surprenant Jean-Serge Bokassa, crédité de 77 493 voix au 1er tour. Après avoir digéré leur défaite, nul doute que les candidats déçus prendront un malin plaisir à monnayer leur soutien. Autre interrogation : l’électorat du KNK se répartira-t-il de manière équilibrée entre les deux adversaires ?  Quelle que soit l’issue du second tour, Bozizé pourrait bien en être le grand vainqueur. Trois ans après avoir été chassé du pouvoir par les désormais ex-rebelles de la Séléka.

 

Vincent Duhem

Lu pour vous : Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé et Touadéra peuvent dire merci à Bozizé
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 01:34

 

 

 

Après avoir suivi  avec attention la publication des résultats des élections présidentielle et législatives du 30 décembre 2015 par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) décide de rendre publique sa position.

 

En effet, le 30 décembre 2015 le peuple centrafricain a été appelé à choisir par les urnes son Président de la République et ses Représentants à l'Assemblée Nationale. Le Bureau politique du MLPC n’ignore pas les difficultés qui ont jalonné cette étape, et salue le peuple centrafricain pour sa forte mobilisation partout sur le territoire national et à l'étranger. Il saisit également cette occasion pour saluer et remercier  toute la communauté internationale pour ses appuis multiformes  qui ont rendu possible cette élection tant attendue par le peuple centrafricain.

 

Cependant, au vu des résultats partiels et provisoires  rendus publics par l’ANE, le Bureau politique du MLPC se fait le devoir de faire la mise au point suivante :

 

- Dès le début de la publication des résultats partiels et provisoires de ce scrutin, le MLPC et l'opinion publique ont fait le constat de la violation systématique de l’article 124 nouveau du Code électoral qui dispose : « L’ANE procède au recensement général des votes en présence des représentants des candidats dûment mandatés et des observateurs. Elle les rend publics, au fur et à mesure, circonscription par circonscription et bureau de vote par bureau de vote, dans les six (6) jours suivant la date du scrutin ».

 

Nonobstant cette disposition légale, l'ANE a continué à publier des résultats globaux, mélangeant tous les jours différentes préfectures à des taux divers de dépouillement, rendant impossible tout suivi et tout contrôle. L' objectif de transparence visé par la loi et qui devait se matérialiser - comme pour les scrutins tenus dans notre pays de 1981 à 2005 -  par la comparaison et la vérification des résultats rendus publics par rapport aux relevés des résultats par bureau de vote remis aux représentants des candidats à la clôture des opérations de vote, étaient donc devenus impossible, d'où l'absence de  lisibilité et de fiabilité de ces résultats.

 

- En conséquence de ce qui précède, il est impossible pour chaque candidat de vérifier que tous les suffrages portés sur sa personne, circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote, ont été effectivement et intégralement comptabilisés.

 

- Par ailleurs, le Bureau politique du MLPC a noté une chute brutale et non justifiée à ce jour du nombre des votants de 1.509.565 le 6 janvier 2016 à 1.281.053 le 7 janvier 2016 soit une différence de 228.512 voix non comptabilisés et donc non affectés aux candidats.

 

En considération des éléments ci-dessus évoqués, le Bureau Politique du MLPC exige :

 

  1. L’audit de la chaîne de collecte et de traitement de données électorales;
  2. Le recomptage  manuel des bulletins des  candidats ;
  3. La  publication dudit décompte dans le strict respect des dispositions de l’article 124, alinéa 1 du code électoral ;

 

Le Bureau Politique tient à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que conformément à la loi, le MLPC exerce son droit de recours devant la Cour Constitutionnelle de Transition, afin que l'intégrité et la sincérité du vote du peuple centrafricain souverain soient respectées.

 

Il rappelle que la manipulation et la confiscation de l'expression de la souveraineté du peuple ont chaque fois été par le passé le facteur principal de l'instabilité et de la régression de notre pays.

 

Enfin, le Bureau Politique demande à tous ses militants de garder leur calme tout en restant mobilisés et vigilants, en attendant la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle de Transition.

 

                                                                  Fait à Bangui, le 10 Janvier 2016

 

                                                                  Le Président

                                             

 

                                                                 Martin ZIGUELE

DECLARATION DU MLPC RELATIVE AUX ELECTIONS DU 30 DECEMBRE 2015
DECLARATION DU MLPC RELATIVE AUX ELECTIONS DU 30 DECEMBRE 2015
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 01:22

 

 

 

La Présidente Catherine Samba Panza doit terminer la transition en beauté après avoir réalisé le défi monumental d’organiser les élections présidentielles et législatives.

 

Au regard des premières tendances des résultats des élections Présidentielles communiquées par l’ANE, le peuple Centrafricain meurtri par sa  classe politique et les opérateurs économiques véreux de la tranche du libanais Ali El-Akrass du magasin RAYAN, devient de plus en plus mature.

 

Les Centrafricains se souviennent encore du sinistre Libanais qui avait brûlé en juin 2010, comme à son habitude son magasin pour accuser des fils du pays, profitant de sa double position de partenaire économique et de membre du comité des sages du parti KNK de BOZIZE. Pendant que certains fils du pays (11 personnes) ont payés par deux (2) années de leur vie dans la prison spéciale de BOZIZE communément appelée GUATANAMO à Bossembélé, et d’autres partis en exil, le libanais Ali El-Akrass non seulement s’est accaparer frauduleusement de l’immeuble BANGUI, mais a également obtenu de son associé BOZIZE une exonération de douanes et d’impôt pour une période franche de cinq (5) ans. Le centrafricain n’a pas besoin d’un schéma pour se rendre compte de la manière dont ce délinquant économique a développé ses activités après cet incendie, au détriment des caisses de l’Etat Centrafricain et de son peuple.

 

Arrivée à Bangui dans les années 80 à la demande son oncle BITAR, le sieur Ali El-Akrass vendait des fils de couture appelé communément TUBINO dans un kiosque au KM5. Beaucoup de Centrafricains l’ont vus et pourront le témoigner devant la justice le moment venu. Ce dernier s’est enrichi en Centrafrique grâce à la cupidité de certains de nos compatriotes, et le sera encore plus, vu qu’il aurait financé la campagne de plusieurs des trente (30) candidats à l’élection présidentielle en cours d’évolution.

 

 Nous prions DIEU que le prochain président qui sortira des urnes ne figure pas sur la listes de ces candidats impubères, coupables et corrompus qui ont bénéficié de la largesse du libanais. Ce nouveau Président ouvrira l’œil et le bon sur ce dernier qui met à mal nos finances publiques, depuis plusieurs décennies déjà.

 

A ces candidats irresponsables qui contestent déjà les résultats de ce scrutin présidentiel, alors qu’ils ne se sont jamais préoccupés de son appropriation dès le début du processus, nous leurs demandons de laisser tranquille notre peuple qui s’était bien évidemment exprimé dans les urnes le 30 Décembre 2015, poursuivre son combat pour la liberté et pour la paix.  

 

Pour conclure, la Présidente de Transition doit en principe terminer en beauté cette période difficile de transition qu’elle a su gérer, même au détriment de sa santé et de sa vie, en rejetant purement et simplement la demande de nomination du libanais Ali El-Akhrass comme Consul Honoraire du Liban en Centrafrique pour moralité douteuse, malgré le fait que la justice Centrafricaine demeure impuissante vis-à-vis de son emprise.

 

Eu égard à l’éveil de la nouvelle génération consciente, montante et agissante, la   requête du chiite Ali El-Akrass venu de son liban profond, né le 26 janvier 1964 au liban, fils de Hassan El-Akrass et de Hiam El-Akrass, n’est qu’une nouvelle cavalcade. Ce n’est pas sous un prétexte fallacieux du genre ‘’le Ministère des Affaires Etrangères doit à ce dernier la somme de 24 à 25 millions de FCFA pour la livraison des pacotilles de meubles’’, que toute la nation devrait se prosterner sous ses pieds. Mais en réalité, combien de milliards de FCFA ce carnivore doit-il à la République ? 

 

Et si les Centrafricains ne prennent pas garde, ce carnassier économique poussera son outrecuidance de la même manière que certains de nos compatriotes candidats à la présidentielle, pour prétendre un de ces jours, gouverner avec sa famille comme son associé BOZIZE, notre cher CENTRAFRIQUE, berceau des BANTOUS.

 

 

David KLIMANGO

L’homme d’affaire sulfureux, le chiite libanais Ali El-Akrass encore en embuscade avant la fin de la Transition  par David Klimango
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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 17:11

 

 

 

Samedi 9 Janvier 2016 à 13:35

 

Diaspora Magazine/ La Direction nationale de Campagne de Désiré Nzanga Bilal Kolingba, candidat à la présidentielle a échangé ce jeudi 7 janvier avec les professionnels des médias. A cette occasion, ladite direction a signalé des cas de fraude qu’elle a enregistrés dans le traitement des procès-verbaux des résultats du scrutin du 31 Décembre 2015. 

 

Avant de démarrer le point de presse qui a réuni les professionnels des médias au cabinet de la direction nationale de Campagne (DNC) de Désiré Nzanga Bilal Kolingba, la DNC a remercié tous les militantes et militants ainsi que les sympathisants du Rassemblement démocratique Centrafricain (RDC) d’avoir participé au scrutin en vue de choisir un nouveau président pour diriger  la RCA, un pays mal géré pendant plus trois décennies par des compatriotes enivrés par des intérêts égoïstes. 


Cette confiscation de pouvoir, selon la DNC,  a amené le peuple centrafricain à la guerre avec de multiples coups d’Etats militaires, des crises militaro-politiques qui ont plongé le pays dans le chaos. 

 

La Direction nationale de la Campagne a profité de cette opportunité pour informer l’opinion nationale et internationale ainsi que tous les acteurs impliqués dans le processus électoral qu’une vaste manœuvre de détournement d’urnes et de procès-verbaux au sein même de l’ANE en vue de dévier l’expression du peuple, alors que cette autorité est sensée gérer les élections dans la transparence et l’équité. 

« Fort de ce constat anti-démocratique, la DNC du RDC prend à témoin les frères et sœurs du ce parti ainsi que les acteurs nationaux et internationaux impliqués dans le processus électoral en République centrafricaine, l’opinion nationale et internationale. Le RDC s’emploiera et se battra de toute son énergie pour barrer la route au complot ourdi  contre l’expression du choix du peuple centrafricain », a exprimé le bureau du DNC. 


Aussi, le RDC a mis en garde tous les auteurs et co-auteurs de toutes ces manœuvres tendant à voler le suffrage du peuple centrafricain meurtri pour le confier aux véritables coupables de la souffrance des centrafricains. « Quels résultats ont-ils apporté au peuple centrafricain ? N’est ce pas la souffrance, la misère, la guerre et la division ? », Interroge-t-elle. 


La direction Nationale de campagne du candidat Désiré Nzanga Bilal Kolingba, avant de clore ses propos, a rappelé aux centrafricains que le suffrage universel du peuple n’est pas à sacrifier au profit d’intérêts égoïstes. 

 

Herve Serefio

Centrafrique : La Direction nationale de campagne de Désiré Nzanga Bilal Kolingba signale des cas de fraude
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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 13:00

 

 

 

Par RFI  le 08-01-2016 Modifié le 09-01-2016 à 03:23

 

Alors que les résultats provisoires publiés par l'Autorité nationale des élections donnent Anicet George Dologuélé et Faustin Archange Touadéra qualifiés pour le second tour de la présidentielle, qui doit avoir lieu le 31 janvier. Mais ces résultats doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle et les contestations commencent à se faire entendre. Martin Ziguélé, arrivé en quatrième position avec 10,8% des voix dénonce des fraudes et va déposer des recours.

 

« Ce qui s'est passé c'est qu'il y a eu une intervention dans la chaîne de la collecte et de la diffusion des résultats que nous contestons absolument parce qu'ils ne reflètent rien du tout. (...) Trop, c'est trop ! Il y a eu des fraudes massives et nous sommes en train d'en récolter les preuves. »

 

Martin Ziguélé

 

08-01-2016 - Par Pierre Pinto

Présidentielle en RCA: Martin Ziguélé dénonce des «fraudes massives»
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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 12:36

 

 

 

08/01/16 (Agence Ecofin) - Christine Lagarde, la directrice générale du FMI en visite au Cameroun, a suggéré que les pays membres de la Communauté Économique et Monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC), devraient en finir avec l'utilisation généralisée des exonérations fiscales et douanières discrétionnaires.

 

« Ces exonérations compromettent les recettes globales des États et affaiblissent la gouvernance » a fait savoir Mme Lagarde lors de sa rencontre vendredi 8 janvier 2016 avec les ministres de l'économie des pays membres de cette sous-région. Selon la DG du FMI, la mobilisation de recettes intérieures doit également tenir compte des importantes questions de fiscalité internationale qui ont une incidence sur l’assiette des impôts liés aux industries extractives.

 

« Ces considérations peuvent être particulièrement pertinentes dans les pays riches en ressources naturelles, comme certains pays de la CEMAC, afin d’éviter l’érosion de la base d’imposition et les transferts de bénéfices », a rappelé Christine Lagarde, précisant que la sous-région doit poursuivre la mobilisation des ressources non pétrolières et leur faire atteindre le niveau de convergence communautaire de 17% (actuellement il est à 15% ndlr).

 

Par ailleurs, le FMI conseille à l'Afrique centrale de prioriser désormais ses investissements dans les infrastructures. « Cela peut exiger que l’on réduise l’ampleur de certains plans. La sélectivité dans le développement des infrastructures — basé sur leur bien-fondé économique et leur rentabilité — peut aider à orienter ce travail » a rappelé Christine Lagarde.

 

Elle a enfin conseillé à la CEMAC de renforcer son intégration sous régionale et améliorer le climat des affaires. Dans le classement Doing Business de la Banque mondiale qui évalue les reformes en faveur du climat des affaires dans les pays, il est ressorti que dans la zone CEMAC, les entreprises doivent consacrer en moyenne 572 heures pour s’acquitter de leurs obligations fiscales dans la CEMAC, contre 304 heures dans d’autres pays africains. Aussi, les délais de dédouanement pour les exportations y sont de 40 jours, et pour les importations de 50 jours.

 

Idriss Linge

Christine Lagarde: « La CEMAC doit en finir avec les exonérations fiscales et douanières discrétionnaires »
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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 12:26
Centrafrique: l'ONU retire le contingent congolais de la Minusca

 

 

 

09/01/16 (AFP)

 

L'ONU a décidé de retirer le contingent de Casques bleus congolais opérant au sein de sa mission en Centrafrique (Minusca), qui n'est pas assez performant, a annoncé vendredi le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

 

Ce contingent de la République démocratique du Congo (RDC) a fait des "progrès" mais ces troupes "ne répondent que partiellement aux exigences de l'ONU en matière d'équipement, de contrôle du recrutement et de niveau de préparation au combat", a expliqué M. Dujarric.

 

Il a indiqué que le contingent "ne sera pas remplacé". Le contingent congolais de la mission comptait 807 soldats et 118 policiers.

 

La Minusca, forte actuellement de quelque 10.000 hommes, aide notamment le gouvernement à préparer et sécuriser une série d'élections pour assurer une transition politique en Centrafrique.

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 01:08
 Centrafrique : l’ONU exclut le contingent de la RDC de la Minusca

 

 

 

Par Habibou Bangré (Contributrice Le Monde Afrique, Kinshasa)  Le Monde.fr Le 08.01.2016 à 22h14

 

Le contingent de la République démocratique du Congo (RDC) était sur la sellette mais c’est désormais officiel : ses troupes ne seront pas renouvelées dans la Mission de l’ONU en Centrafrique, la Minusca. « Malgré des améliorations entre la première visite de pré-déploiement en novembre et la seconde en décembre, le département de maintien de la paix [de l’ONU] a estimé que les progrès accomplis jusqu’à présent remplissent seulement en partie les critères établis par les Nations unies », a expliqué un porte-parole du département.

 

En conséquence « le bataillon de la RDC actuellement déployé dans la Minusca sera rapatrié sans être remplacé », a-t-il ajouté, en remerciant le pays pour les services rendus. Les autorités militaires et politiques congolaises étaient injoignables vendredi soir pour commenter la décision de l’ONU de sortir son contingent de la Minusca qui, avec la force française « Sangaris », a pour mission de stopper un cycle de violences intercommunautaires meurtrières qui a commencé fin 2013.

 

Des éléments du contingent de la RDC ont été cités dans au moins quatre affaires de viols. Kinshasa n’avait pas répondu aux trois premières notifications de l’ONU qui, dans sa quatrième adresse, avait demandé à Kinshasa de mener une enquête et menacé de prendre des sanctions en cas de récidive. Dans la foulée, une équipe congolaise a été dépêchée pour enquêter sur la quatrième affaire. Bilan : elle a conclu à l’innocence de ses trois Casques bleus mis en cause, et dénoncé un montage.

 

Multiples exactions

 

En novembre, un haut fonctionnaire de l’ONU avait confié au Monde Afrique que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon voulait se séparer du contingent congolais suite à de « multiples exactions », dont des « viols » et des « délits de droit commun tels que le vol et le racket ». Il avait ajouté que le problème était de se séparer du contingent sans que la RDC « ne perde la face » mais aussi de trouver un pays pour remplacer les 850 militaires qu’il avait déployés dans la Minusca, qui compte 11 600 militaires et civils. Le pays qui doit fournir de nouvelles troupes n’a pas été officiellement annoncé mais le nom de la Mauritanie circule.

 

Ban Ki-moon a fait part à plusieurs reprises de sa volonté de vaincre le « cancer » des violences sexuelles imputées aux Casques bleus, qui salissent l’image de l’organisation et ses valeurs. Il s’est dit prêt à « rapatrier des contingents entiers » si les Etats ne punissaient pas les coupables. En août, le général Babacar Gaye, chef de la Minusca, avait été limogé après des révélations d’abus sexuels commis sur des enfants par des Casques bleus.

 

Habibou Bangré Contributrice Le Monde Afrique, Kinshasa


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/01/08/centrafrique-l-onu-exclut-le-contingent-de-la-rdc-de-la-minusca_4844267_3212.html#0PjS7U4EWbYKErBG.99

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 00:45

 

 

 

https://www.fidh.org   08/01/2016

 

COMMUNIQUÉ  République centrafricaine

 

 

(Bangui, Paris) Le 30 décembre 2015, les centrafricains étaient appelés à élire un nouveau président et leurs députés après trois années de crise ayant profondément divisé la Centrafrique et deux ans de transition politique. D’après les résultats annoncés jeudi 7 janvier 2016 par l’Autorité nationale des élections (ANE), Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, deux anciens premiers ministres, sont arrivés en tête du premier tour d’un scrutin marqué par une forte participation des électeurs et une certaine désorganisation. Alors que le second tour doit se tenir le 31 janvier prochain et qu’une vingtaine de candidats ont réclamé, le 4 janvier dernier, l’arrêt du processus électoral en raison de présumées irrégularités, la FIDH, la LCDH, l’OCDH et les organisations membres de la coalition #MonVoteDoitCompter appellent les acteurs à faire preuve de responsabilité et recourir aux voies légales disponibles pour régler les différends électoraux, mais exhortent les autorités en charge des élections à améliorer l’organisation du second tour et le cas échéant organiser de nouveaux scrutins législatifs dans les circonscriptions où les dysfonctionnements et manipulations constatées entachent la crédibilité du résultat.

 

"Après plus de trois années de violences qui ont fait des milliers de victimes, ces élections présidentielle et législatives ont suscité un engouement populaire et constituent un tournant qui doit permettre à la Centrafrique de retrouver le chemin de la stabilité malgré la désorganisation et les quelques irrégularités constatées par nos observateurs sur le terrain. Nos organisations exhortent tous les acteurs à faire preuve de responsabilité et de retenue pour garantir que le processus électoral puisse arriver à son terme de façon apaisée et que des autorités représentatives soient élues »

 

Jeudi 7 janvier 2016, l’Autorité nationale des élections (ANE) a publié les derniers résultats provisoires de l’élection présidentielle qui s’est tenue sur l’ensemble du territoire de la République centrafricaine le 30 décembre 2015. M. Doléguélé, premier ministre sous la présidence d’Ange-Félix Patassé, est arrivé en tête du premier tour avec 23,78 % des suffrages, devant M. Touadéra, ancien premier ministre de François Bozizé, qui a récolté 19,42 % des votes. Désiré Kolingba, Jean-Serge Bokassa, fils d’anciens présidents, et Martin Ziguélé, un des favoris du scrutin, ont respectivement obtenu 12,6 %, 5,5 % et 10,82 % des voix. D’après l’ANE, 69 % des électeurs se sont rendus aux urnes pour choisir parmi une trentaine de candidats. La Cour constitutionnelle doit encore valider ces résultats avant la fin de la semaine prochaine.

 

D’après les informations recueillies par nos organisations qui ont observé le processus électoral à Bangui et dans le reste du pays, le scrutin s’est déroulé dans un climat apaisé malgré des problèmes logistiques et des dysfonctionnements dans l’ensemble des circonscriptions observées. Nos organisations ont pu constater que certains agents électoraux ne maîtrisaient pas suffisamment les règles et procédures des opérations électorales, aussi bien à Bangui que dans l’arrière-pays où certains agents ont été formés par l’ANE la veille des scrutins, ce qui a paralysé certains bureaux de vote. La délocalisation de certains bureaux de vote, le manque de matériel, notamment de bulletins de vote, et l’absence de sensibilisation des électeurs non lettrés ont également limité le droit et la liberté de vote de nombreux électeurs. L’ouverture tardive des bureaux de vote sur presque toute l’étendue du territoire national a considérablement ralenti les opérations électorale et notamment le décompte des voix, tout comme le transport des urnes vers les locaux de l’ANE par des moyens rudimentaires et peu sécurisés (taxi-moto, vélo, pousse-pousse).

 

Des irrégularités ont également été documentées par nos organisations. Dans le centre de vote du 3ème arrondissement de Bangui, nos organisations ont rapporté le cas d’un électeur ayant en sa possession plusieurs cartes électorales, qu’il aurait vraisemblablement acheté, et qui lui ont permis de voter plusieurs fois. Dans certains bureaux de vote de l’arrière-pays, notamment sur l’axe est Sibut-Grimari, les votes se sont déroulés sous des manguiers ou dans les paillotes des chefs de quartiers, et certains électeurs ont été poussés par les membres des bureaux de vote à exprimer en public leur choix de vote, remettant en cause le principe du secret du vote. La présence d’hommes armés, suspectés d’être des anti-balaka, dans les bureaux de vote de la localité de Bobangui, située à 80 kilomètres de Bangui, constitue une atteinte à la liberté de vote. Dans la ville de Bagandou, dans la région de la Lobaye, au sud-ouest de Bangui, des milices anti-balaka auraient cherché à influencer le vote des minorités pygmées. Plus généralement, l’insécurité et la présence de groupes armés à l’est et à l’ouest de la République centrafricaine est un facteur susceptible de dissuader les centrafricains d’aller voter.

Centrafrique : l’impératif de mieux organiser le second tour de l’élection présidentielle (FIDH)
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