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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 23:02
Congo : le combat s’organise face à Sassou-Nguesso

 

Dans la presse étrangère

 

Bien que leurs chances de réussite soient minimes, ils ne désespèrent pas de faire choir de son piédestal Denis Sassou-Nguesso. Cinq candidats à la présidentielle du 20 mars au Congo ont ainsi appelé la population à contester « par des voies légales et pacifiques » la réélection du chef de l’Etat sortant (avec un peu plus de 60 % des voix au premier tour), qui, selon eux, procède de fraudes massives. Deutsche Welle

 

Ancien colonel parachutiste formé en France, Denis Sassou-Nguesso, 72 ans, cumule plus de trente-deux années à la tête du Congo, ce qui en fait l’un des plus anciens chefs d’Etat en exercice en Afrique (le record du continent est détenu par l’Angolais José Eduardo dos Santos, qui affiche trente-six années de pouvoir au compteur).

 

Les signataires de la « déclaration du 25 mars » – Guy-Brice Parfait Kolélas (arrivé deuxième avec plus de 15 % des voix, selon le décompte officiel), le général Jean-Marie Michel Mokoko (troisième avec près de 14 %), Claudine Munari, André Okombi Salissa et Pascal Tsaty Mabiala – ont incité leurs concitoyens à observer ce mardi une journée « villes mortes » dans tout le pays.

 

Le choix de cette date n’est pas anodin. Le ministère de l’intérieur doit en effet déposer à partir d’aujourd’hui les résultats officiels du scrutin présidentiel à la Cour constitutionnelle, laquelle disposera alors quinze jours pour les valider.

 

A l’instar d’autres dirigeants africains, Denis Sassou-Nguesso, qui a promis un « quinquennat utile », va-t-il encore longtemps s’accrocher à son fauteuil présidentiel ? A en croire Le Pays« il est bien parti pour mourir au pouvoir ».

 

Pour le quotidien burkinabé, la messe est dite. Et si le maître de Brazzaville a pu réussir son « passage en force », comme Pierre Nkurunziza au Burundi et Paul Kagamé au Rwanda, cela tient aussi à « l’inaction » et à « l’hypocrisie » de la communauté internationale, déplore-t-il.

 

Prenant l’exemple de ce qui s’est passé « un certain mois d’octobre sur les rives du Kadiogo à Ouagadougou » (référence à l’éviction, en octobre 2014, de l’ancien président burkinabé Blaise Compaoré, après vingt-sept années de pouvoir), L’Observateur Paalga, de son côté, ne croit pas à un règne éternel. Et conclut :« Vivement le jour où l’Afrique sera débarrassée de ces monarques absolus embarqués des décennies durant dans un exercice solitaire du pouvoir et une gestion prédatrice des ressources nationales. »

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Centrafrique-Presse.com
29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 22:59

 

 

Les enquêtes et les poursuites judiciaires sont essentielles pour mettre fin à l’impunité

 

(Nairobi) 29 MAR 2016 – Le nouveau président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, devrait fixer la sécurité et la justice pour les graves atteintes aux droits humains comme priorités pour son gouvernement.

 

Touadéra, un ancien premier ministre, doit prendre ses fonctions le 30 mars 2016, après avoir remporté, le 14 février, le second tour de l’élection présidentielle. Sa nouvelle administration prendra le relais du gouvernement de transition, qui s’est heurté, ces deux dernières années, à des difficultés pour rétablir la sécurité et mettre fin aux violences sectaires.

 

« Il est nécessaire que le gouvernement agisse rapidement, avec le soutien de la communauté internationale, pour protéger les civils et mettre fin aux violations en cours », a déclaré Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. « Atténuer les tensions, œuvrer à la justice et à la réconciliation, et protéger les civils de nouvelles attaques et violences devrait être la première des priorités. »

 

La République centrafricaine est en crise depuis la fin 2012, lorsque les rebelles de la Séléka, principalement musulmans, ont renversé le gouvernement de François Bozizé, commettant des violations généralisées contre les civils. Mi-2013, des chrétiens et des animistes, regroupés dans les milices dites anti-balaka, ont à leur tour mené des attaques en guise de représailles à grande échelle contre des civils musulmans de Bangui et de régions occidentales du pays. Près d'un million de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers suite aux violences.

 

Les violences sectaires meurtrières se poursuivent dans la capitale, Bangui, et dans plusieurs zones du centre du pays. Ces derniers mois, les combattants de la Séléka, des musulmans armés et des combattants anti-balaka se sont livrés à des attaques en guise de représailles, provoquant des vagues d’assassinats autour de l'enclave musulmane « Kilomètre 5 » et dans la ville de Bambari.

 

L'amélioration de la sécurité passe par le désarmement des factions rebelles et le rétablissement des forces de sécurité. Pour ces deux tâches, il est nécessaire que le nouveau gouvernement s’appuie fortement sur la mission de maintien de la paix des Nations Unies, la MINUSCA, qui compte 12 000 membres.

 

Le désarmement des factions rebelles et des groupes armés dans le pays n’a quasiment pas connu de progrès au cours des deux dernières années. Le programme de désarmement soutenu par la communauté internationale n’en est encore qu’aux premiers stades. Désarmer les combattants, et leur trouver de nouvelles occupations sera crucial pour mettre fin aux attaques contre des civils et rétablir le contrôle gouvernemental, selon Human Rights Watch.

 

L'armée nationale, la police et les autres forces de sécurité ont également besoin d'être réformées. Tout réarmement des militaires devra tenir compte des graves violations des droits humains que des soldats et leurs commandants ont peut-être commises pendant les violences ces dernières années. Un mécanisme de « vetting » (contrôle et vérification) est essentiel pour exclure de l’armée les soldats qui se sont rendus coupables de violations graves des droits humains, y compris ceux occupant des postes supérieurs. Cette procédure de vérification devra également veiller à ce que les nouvelles recrues ne soient pas responsables de crimes graves.

 

Au cours des 20 dernières années, la République centrafricaine a connu de nombreuses mutineries, rébellions et coups d’État. Presque aucun des responsables de violations généralisées des droits humains n’a été tenu pour responsable de ses actes. Les cycles d'impunité ont alimenté les abus en cours et enhardi ceux qui cherchent à prendre le pouvoir par la force, a déclaré Human Rights Watch.

 

Le nouveau gouvernement, qui héritera d'un système judiciaire congestionné et tout juste fonctionnel, aura besoin d'un soutien international pour veiller à ce que les auteurs de crimes pendant les violences soient tenus pour responsables de leurs actes.

 

Depuis septembre 2014, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) mène une deuxième enquête en République centrafricaine qui met l'accent sur les allégations de crimes commis dans le pays depuis août 2012. En juin 2015, la présidente de transition de la République centrafricaine a promulgué une loi visant à établir une Cour pénale spéciale, composée de personnel national et international, afin d'enquêter et d’ouvrir des poursuites judiciaires pour les crimes les plus graves perpétrés dans le pays depuis 2003, y compris les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité.

 

La CPI n'a pas encore émis de mandats d'arrêt ou ouvert de procès, et la Cour pénale spéciale n’existe que sur le papier. La pleine coopération du gouvernement avec la CPI sera essentielle pour lui permettre de remplir ses objectifs. Le gouvernement devra également prendre les devants pour établir rapidement la Cour pénale spéciale. Enfin, le nouveau président devra s’engager à ce que son gouvernement soutienne le travail de la Cour pénale spéciale et demander aux bailleurs de fonds de mobiliser des ressources et une assistance technique pour garantir le bon fonctionnement de la Cour, a déclaré Human Rights Watch.

 

« La lutte contre l'impunité est une demande claire de la population et devrait résolument figurer à l'ordre du jour du nouveau gouvernement », a conclu Lewis Mudge.

 

« La CPI et la nouvelle Cour pénale spéciale constituent la meilleure chance pour le pays de briser le long cycle de violences, de dissuader les crimes futurs et de faire en sorte que justice soit rendue aux victimes ».

 

République centrafricaine : Priorité à la protection des civils et à la justice (HRW)
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 22:22
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les USA réitèrent leurs soutiens multiformes aux nouvelles autorités de Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR THIERRY KHONDE LE 29 MARS 2016

 

BANGUI, 29 mars (RJDH)—L’Ambassadeur Américain Jeffrey Hawkins, à l’occasion de l’arrivée de la délégation de la Maison Blanche à l’investiture du président Touadéra a dévoilé les soutiens américains aux nouvelles autorités du pays. Il a réitéré ces soutiens lors d’une interview, accordée le lundi 28 mars au  studio du RJDH.

 

RJDH : Monsieur l’Ambassadeur, Bonjour. Vous sortez d’une rencontre avec vos collègues Ambassadeurs Américains accrédités auprès des pays Africains, est-ce que la question de la RCA a été abordée ?

 

Jeffrey Hawkins : C’était toute une semaine que les Ambassadeurs Américains accrédités en Afrique étaient venus à Washington, on a eu un très grand honneur d’avoir le Président des Etats-Unis, qui nous a parlé un tout petit peu, le Vice-président aussi (…), des discussions très importantes, ce qui m’a réconforté, c’est la question de la Centrafrique, les gens ont encouragé la Centrafrique par rapport au processus démocratique, quand l’Ambassadeur la Cheffe de mission du Département de l’Afrique, a parlé en citant la Centrafrique en 3ème position comme une réussite du continent. Surtout quand on pense qu’il a eu juste quelques années, c’était la crise, on se demande si la Centrafrique n’est pas en train de sortie.

 

RJDH : Y’avait cette décision du Président Américain Barack  Obama d’envoyer une forte délégation en Centrafrique pour assister à l’investiture du nouveau président, Chef de l’Etat, est-ce qu’on peut avoir une idée sur cette délégation ?

 

JH : La décision a été prise pour envoyer ce qu’on appelle une délégation présidentielle, c’est la Maison-Blanche qui envoie les délégués, dont l’armée de l’Air américain a mis un avion à leur disposition. Cette délégation est dirigé par l’Ambassadeur Samantha Power, une très proche Conseillère à la Maison-Blanche, c’est une personnalité qui connais bien la Centrafrique, elle était venue en Centrafrique la première fois au pire moment de la crise en décembre 2013, maintenant, elle revient pour encourager le peuple centrafricain et aussi manifester le soutien des Etats-Unis. Elle est accompagnée d’une importante délégation, à savoir : Raymond Mabus, Ministre de la Marine des Etats-Unis, accompagné aussi du Général David M. Rodriguez, Commandant en Chef du Commandement militaire Etats-Unis – Afrique (AFRICOM), il y a aussi Linda Etim, Administratrice Adjointe pour l’Afrique, de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) (la coopération américaine, n’oublions pas que c’est son agence qui a mis à peu près 100 milliards à la disposition de la Centrafrique, Isobel Coleman, Représentant des Etats-Unis à l’Organisation des Nations Unies pour la gestion et de la réforme de l’ONU, D. Bruce Wharton, Principal Secrétaire d’État Adjoint aux Affaires Africaines, Département d’État américain et votre serviteur, je suis non seulement Ambassadeur, mais aussi membre de la délégation.

 

RJDH : En vous entendre parler, il y a une forte délégation, composé des personnalités militaires, ce qui sous-entend que les Etats-Unis seront disposés pour soutenir le projet du DDRR et de la RSS ?

 

JH : Avant d’aller à Washington, je suis allé à Stuttgart en Allemagne où se trouve le quartier général de l’Afrique, je me suis entretenu avec le Général Rodriguez justement sur cette question, du côté du département d’Etat, il y a un très bon engagement pour l’avenir. C’est plus au moins un nouveau chantier, le Bureau pour l’Afrique au sein du Département de l’Etat à l’intention de mettre 600 millions ou 1 milliard de Francs Cfa, une enveloppe pour tout ce qui concerne le DDR et le RSS, c’est déjà un apport important qui va être bien coordonné avec non seulement les autorités centrafricaines, mais aussi avec nos partenaires internationaux qui sont dans le même chantier tout particulièrement l’Union Européenne. Après il y a tout un investissement, ça c’est notre engagement surtout en ce qui concerne la sécurité civile, le système judiciaire, pénitentiaire et autres. Et là aussi, une enveloppe de 25 million de dollars qui pourra monter à 1milliard et demi de Francs Cfa. Tout le monde est d’accord que se soit le nouveau président Touadera, les partenaires internationaux et le peuple centrafricain que la sécurité passe au premier plan, bien que les autres chantiers sont aussi importants, mais sans la sécurité on ne peut rien faire !

 

RJDH : Justement, il y a parmi les préoccupations de peuple centrafricain, la question de la justice avec l’arrivée de la Cour Pénale spéciale, est-ce que là aussi on aura l’appui des Etats-Unis ?

 

JH  : Il en a été question à Washington, j’ai eu quelques rencontres avec des responsables au sein du département d’Etat à ce sujet. Déjà j’ai parlé de ces fonds pour le secteur civil. Cet argent là ne va pas directement au tribunal spécial, mais va appuyer peut être le processus. C’est un projet qu’on soutien très fortement parce que le peule centrafricain a soif de la justice ! C’est un nouveau chantier aussi, il y a beaucoup à faire, on va en parler avec le nouveau président.

 

RJDH : Je crois que tout cela ne va pas exclure les besoins humanitaires où les déplacés attendent la reconstruction de leurs maisons ?

 

JH : Au moment de la forte crise, la majorité de notre effort était dans l’humanitaire, dans l’appui financier de la Minusca dont le 1/3 de frais d’opération de la réponse internationale à la crise est américain. Mais aussi beaucoup d’assistance aux refugiés internes et aux déplacés internes, cela va continuer. On a eu des discussions avec USAID et autres partenaires. D’ailleurs, un des membres de la délégation qui est d’USAID va certainement en parler avec certains partenaires ici. Mais on aimerait bien passer de la question humanitaire pour se focaliser sur l’avenir. Laisser un peu derrière la réponse à la crise. Au moment où un gouvernement démocratique est là, au moment où la sécurité est prometteuse,  on espère quand-même voir les déplacés et les refugiés rentrer chez eux. Et après on pourra travailler sur la question de réconciliation, du DDR, de RSS et surtout ce qui est du grand chantier économique.

 

RJDH : Sur ce point de l’économie, est-ce qu’on peut attendre les échanges avec les Etats-Unis d’Amérique, ou est-ce qu’un plan d’appui aux efforts de redressement économique est envisageable ?

 

JH : Pour l’instant, il n’y a pas un programme spécifique,  à part un peu d’engagement en ce qui concerne le secteur diamantifère qui est réglé par le processus Kimberly, qui est un processus qui veut s’assurer que les diamants vendus internationalement viennent  seulement des sources légitimes ! Je pense que le pays a fait des grands progrès dans ce domaine. Encore une fois USAID a été fortement impliqué dans tout ça. Nous discuterons avec le nouveau président.

 

RJDH : Dans le cadre de renforcement des nouvelles institutions, après les élections des députés, est-ce que le renforcement des capacités des parlementaires est-il inscrit dans le programme de la coopération?

 

JH  : Justement pour parler de 2ème tour des élections législatives qui est précurseur de ce dont vous demandé, on a trouvé des fonds pour soutenir ce 2ème tour des législatives, je suis très content, car cela n’était pas facile, on a eu près de 1 million 300 mille dollars américain pour soutenir cette dernière phase qui est aussi importante que la première. Je pense pour ma part (…) j’ai été toujours frappé par la concentration  de la classe politique à Bangui.., alors qu’il y a tout un pays à l’intérieur, l’Assemblée Nationale va jouer un rôle capital  avant qu’il ait les maires élus, c’est le lien entre la base et Bangui. On va travailler avec l’Assemble, on a l’ONG IRI, qui est une structure financée par le parti républicain, ils sont déjà là surplace pour ça.

 

RJDH : Pour terminer parlons un peu des conseillers américains qui soutiennent le programme de traque de Joseph Kony et la LRA.

 

JH  : Tout d’abord, je dois souligner que l’horreur que le peuple américain a pour ce groupe armé, qui est un fléau non seulement pour la RCA, mais aussi pour la région. C’est dans ce contexte que les conseillers américains sont là pour appuyer l’Union Africaine. Je pense qu’on a eu un peu de succès en ce sens qu’on a « décapité les chefs », disons éliminé de champ de bataille certains leaders  de ce groupe. Il reste un groupe moins fort qui est désespéré et qui attaque les civils pour avoir de quoi survivre. Il reste encore beaucoup à faire.

 

RJDH : Est-ce que cette délégation ira à l’intérieur du pays ?

 

JH  : Oui, à l’Est à la rencontre des populations à la base.

 

RJDH : Merci Monsieur l’Ambassadeur,

 

JH  : C’est à moi de vous remercier.

 

Propos receuillis par Thierry Khondé

 

 

Centrafrique : Cinq personnes s’évadent des rangs de la LRA

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 29 MARS 2016

 

OBO, 29 mars 2016—Cinq personnes ont réussi à quitter les rangs de la LRA, la semaine dernière. Elles sont accueillies depuis deux jours par l’ONG américaine Invisible Children qui appuie les victimes de la LRA dans les régions.

 

Il y a parmi les cinq évadés, une congolaise de 17 ans, deux Centrafricains dont une fille et deux Ougandais qui sont des combattants de la LRA. Miler Mokpidie, responsable de programme à Invisible Children a indiqué que ces victimes sont sorties d’elles même suite aux messages lancés à travers les radios communautaires, «ces victimes ont réussi à s’échapper, selon leur propre témoignage, grâce aux messages que nous faisons passer sur les ondes », a-t-il précisé.

 

Les Ougandais, selon le chargé de programme de Invisible Children, sont gardés par les forces ougandaises présentes dans la ville pour la lutte contre la LRA « les deux Ougandais sont des combattants. Dans les principes, nous n’avons pas à garder les combattants. C’est pourquoi, ils sont avec les éléments de l’UPDF, l’armée de l’Ouganda qui est ici », a-t-il fait savoir avant de préciser que « dans un intervalle de 7 jours, ces deux devront être rapatriés en Ouganda entre temps, ils doivent donner les renseignements nécessaires aux forces impliquées dans la lutte ».

 

 Invisible Children va organiser le rapatriement de deux congolais de la RDC et s’occuper de la réinsertion des Centrafricains. «Nous allons d’ici sept jours procéder au rapatriement des deux Congolais. Nous sommes déjà en contact avec leurs parents » a expliqué Miler Mokpidie qui a indiqué que les parents des deux Centrafricains ont aussi été identifiés « nous avons pu entrer en contact avec les familles des deux Centrafricains qui ont été enlevés à Bria et Ouadda. Les deux ont échangé avec leurs parents mais ils vont être admis dans le centre de réinsertion pour leur suivi qui va durer trois mois après, on verra s’ils sont aptes pour réintégrer la famille ou non » précise le chargé de programme.

 

Il ne nous a pas été permis d’échanger avec ces évadés que nous avons vus à la base de Invisible Children.

 

Depuis le début de l’année, 26 personnes ont réussi à s’évader des rangs de la LRA, cette rébellion ougandaise opérationnelle en Centrafrique depuis 2008.

 

La lutte armée menée contre ce mouvement rebelle par les forces ougandaises et centrafricaines sur conseil des Américains n’a pas donné des résultats escomptés. Depuis 2012, des actions de dissuasion sont menées par Invisible Children à travers les radios communautaires pour encourager les otages de la LRA à l’évasion.

 

Sylvestre Sokambi depuis Obo

 

 

Centrafrique : Mercredi 30 mars, jour de l’investiture n’est plus férié

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 29 MARS 2016

 

BANGUI, 29 mars (RJDH)– La Journée du mercredi 30 mars, jour de l’investiture du président Faustin Archange Touadéra, déclarée fériée ne l’est plus. C’est suite à l’instruction de la cheffe de l’Etat de la transition.

 

Initialement prévu jour férié, mercredi sera un jour ouvrable, d’après le communiqué du ministère de la fonction publique diffusé lundi soir.

 

Le pays devrait connaitre successivement 4 jours fériés. Le lundi des Pâques, le mardi 29 mars jour commémoratif de la disparition du président fondateur de la RCA Barthelemy Boganda, mercredi 30 mars, jour de l’investiture du nouveau président Faustin Archange Touadéra et jeudi 31 mars, jour du second tour des législatives.

 

Jeudi 31 mars demeure alors jour férié où des électeurs iront voter dans 85 circonscriptions les députés de la nation.

 

C’est pour la première d’avoir une coïncidence successif des fériés dans le pays.

 

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 22:17

 

 

29 mars 2016 à 16h21 Par Jeune Afrique

 

François Hollande n'assistera pas à l'investiture du nouveau chef de l'État centrafricain, le 30 mars.

 

Mais Faustin-Archange Touadéra accueillera quand même à Bangui deux poids lourds du gouvernement français : Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères, et Jean-Yves Le Drian, celui de la Défense (et, très officieusement, celui de l’Afrique). Lequel obtiendra la faveur d’un premier entretien en tête-à-tête avec le nouveau président ?

 

L’équipe de Le Drian (qui profitera de l’occasion pour passer en revue les soldats de la force Sangaris) y travaille. Elle espère aussi une rencontre avec Catherine Samba-Panza, l’ex-présidente de la transition. Seule certitude : les deux hommes, qui ne s’apprécient guère, ne voyageront pas ensemble. Avant de rejoindre la Centrafrique, Le Drian doit en effet se rendre une nouvelle fois au Qatar.

 

Lu pour vous : Centrafrique – France : deux poids lourds pour Touadéra
Lu pour vous : Centrafrique – France : deux poids lourds pour Touadéra
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 22:13

 

INVITÉ AFRIQUE

 

 

Par Laura Martel RFI mardi 29 mars 2016

 

C’est le mercredi 30 mars que Faustin-Archange Touadéra est investi président de la Centrafrique. L’espoir, pour les Centrafricains, de tourner la page de trois ans de crise meurtrière. A la veille de la cérémonie d’investiture, la présidente de transition Catherine Samba-Panza, dresse le bilan de ses deux années passées à la tête du pays. Elle évoque aussi, avec Laura Martel, l’avenir de son pays et le sien.

 

RFI : Outre d’avoir mené le pays aux élections, de quelles réalisations effectives peut se targuer la transition que vous avez dirigée ?

 

Catherine Samba-Panza : La liste de mes réalisations pendant la transition est longue. Généralement quand on parle de la transition, on parle d’un verre à moitié vide. Moi, je dis qu’il s’agit d’un verre à moitié plein. Vous savez, je me suis investie personnellement pour le dialogue, pour la cohésion sociale. C’était très important pour mener les autres actions. En ce qui concerne le dialogue, vous le savez bien, il y a eu les consultations populaires à la base qui ont permis aux populations de s’exprimer. Ces consultations ont permis l’organisation du Forum de Bangui et ensuite l’organisation du Forum du secteur privé. Indépendamment de cela, nous avons, même si la situation est encore fragile, ramené tout doucement la paix. Donc, autant de réalisations qui ont permis d’aller sereinement aux élections.

 

Et à quelles difficultés principales vous êtes-vous heurtée ?

 

La principale difficulté concernait les problèmes sécuritaires où des groupes armés essayaient de se positionner et les hommes politiques également avaient leurs agendas. Bien entendu, ils m’ont polluée toute la transition pour éviter que nous avancions parce qu’ils avaient leurs agendas. Ensuite, je n’ai pas pu désarmer comme je l’aurais souhaité, simplement parce que les groupes armés gardaient par-devers eux leurs armes tant qu’il n’y avait pas de programme de désarmement, de réinsertion en tant que tel. Donc, c’était la principale difficulté.

 

Justement, les défis qui attendent votre successeur, Faustin-Archange Touadéra, sont nombreux. Comment garantir une paix durable en Centrafrique ?

 

C’est vrai qu’il reste encore beaucoup à faire. Même si la transition a posé des actes forts, tout cela reste encore fragile. La sécurité est volatile. La cohésion sociale est encore fragile. Je pense que le président élu a conscience de la nécessité de consolider toutes ces actions que nous avons posées. Et je pense qu’il a été un homme d’Etat, donc il sait quels sont les défis en terme de sécurité, en terme de réconciliation et en terme de cohésion, mais surtout en termes de développement, parce qu’on le veuille ou non, c’est la pauvreté qui est à l’origine des crises en Centrafrique. Et sans développement, il ne peut pas y avoir véritablement de paix.

 

Et parmi ces défis, il y a le processus de désarmement, démobilisation (DDR). Comment réussir là où les précédents DDR, y compris celui initié sous la transition lors du Forum de Bangui, ont échoué ?

 

Nous avons essayé de poser les bases du DDR, mais nous avions conscience que la transition ne pouvait pas mettre en œuvre un programme DDR. Nous avons opté nous, pour un programme pré-DDR, c’est-à-dire qu’il fallait cantonner les groupes armés, commencer à les identifier et à les occuper. Il appartenait donc, compte tenu de l’importance de ce programme, que les nouvelles autorités viennent s’en approprier. Nous par contre, on a posé les bases de la réforme du secteur de sécurité. C’est une grande avancée de la transition. Nous avons déjà maintenant notre politique nationale du secteur de la sécurité. D’ailleurs, nous avions invité les collaborateurs du président élu à prendre part à ce séminaire national pour qu’il s’approprie déjà cette politique nationale de la sécurité.

 

Plusieurs accusations de corruption ont entaché la transition, notamment ces trois millions de dollars de dons angolais qui ne sont pas passés par le Trésor. Est-ce que vous craigniez d’éventuelles poursuites par les nouvelles autorités ?

 

J’ai posé cet acte-là. J’en ai largement parlé. Je ne reviens plus dessus. On m’a vilipendée sur ce dossier, c’est dommage. Cela dit, si les nouvelles autorités estiment que le rapport qui a été fait de contrôle sur cette opération et qui a été classé sans suite mérite qu’on y revienne, je suis à la disposition de la justice de mon pays. Je regrette simplement que pour des raisons inavouées, on utilise ce genre de publicité négative pour salir mon image et pour salir l’image de la transition.

 

Avant votre départ, vous avez nommé votre fille ambassadrice en Guinée équatoriale, un poste créé pour elle. N’est-ce pas du népotisme ?

 

Un poste créé pour elle, comment vous pouvez dire ça ? Nous avons une ambassade de Guinée équatoriale en République centrafricaine depuis huit ans ! Et nous avons décidé de faire la réciprocité. Ma fille a de la valeur. Elle parle espagnol. Elle a fait Sciences Po. Elle mérite également d’occuper ce poste-là. Je ne vois pas pourquoi on parle de népotisme. C’est une Centrafricaine comme une autre. Elle a été nommée ambassadeur en Guinée comme dans votre pays, il y a eu à l’époque des présidents qui ont nommé à des postes de responsabilité leurs enfants.

 

Maintenant que vous êtes libérée de vos fonctions, où vous voyez-vous ?

 

Chez moi, en République centrafricaine. Si on a besoin de moi, si on pense que je peux encore apporter une contribution à mon pays dans des actions sociales, dans des actions de développement. Pourquoi pas ? Je suis disponible. Et même quand je le dis, les gens pensent que je recherche un poste. Je ne recherche pas de poste. Mais pour le parcours que j’ai eu à la tête de mon pays, je pense que je peux apporter quelque chose à mes populations, encore.

 

Pourrions-nous vous retrouver candidate à la présidentielle dans cinq ans dans votre pays ?

 

Absolument pas. Dans cinq ans, j’aurai 66 ans. J’estime que j’aurai un âge suffisamment avancé pour avoir des activités moins stressantes. Et la politique ne m’intéresse pas de toutes les façons, quoi que les médias en disent.

 

Mme Samba-Panza: en RCA, «il ne peut y avoir de paix sans développement»
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 22:06

 

 

http://www.mondafrique.com/ Par Aza Boukhris - 29 mars 2016

 

La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, qui laisse un pays exsangue, fête son départ avec un faste inhabituel en présence de François Hollande

 

La présidente centrafricaine s’apprête à passer le relais à son successeur et dauphin Faustin-Archange Touadéra en grande pompe. Investi officiellement le 30 mars, le nouvel homme fort de la Centrafrique sera convié à la fête grandiose que prépare sa prédécesseure, moins d’ailleurs pour célébrer la bonne tenue du scrutin présidentiel que pour serrer la main de ses fidèles partenaires, en première ligne François Hollande, Jean Marc Ayrault et Jean-Yves Le Drian.

 

Au diable l’avarice! Malgré le bilan médiocre de Catherine Samba-Panza et une misère noire dans le pays, la ministre d’Etat Marie Noëlle Koyara, avait demandé la mise à disposition d’un budget d’un milliards de francs CFA (1,5 millions d’euros) pour organiser les festivités. Le chiffre a été revu à la baisse à la demande de l’équipe du nouveau président Touadéra.

 

Des braises mal éteintes

 

« Le feu couve sous la cendre », confie une source onusienne. Actuellement dans une période d’accalmie, le pays reste cependant toujours en proie à des violences intercommunautaires larvées qui témoignent d’une stabilisation extrêmement fragile. Des armes continuent à circuler sur le territoire. Et ce malgré la présence de troupes internationales, notamment celles de l’opération française « Sangaris » que le ministre français de la défense souhaite voir se retirer au plus vite. « Si les forces internationales se retirent, poursuit notre diplomate onusien, les violences peuvent repartir aussitôt ».

 

Héritier de ce contexte sécuritaire précaire, le nouveau président Touadéra devra par ailleurs composer avec de maigres finances publiques dans lesquelles l’actuel gouvernement continue de puiser jusqu’au dernier moment. Malgré une légère reprise de l’économie centrafricaine annoncée par a Banque des États de l’Afrique centrale (BCEAC), les caisses de l’Etat montrent d’importants signes de pénurie. « Le budget alimente en grande partie les dépenses de l’armée. Les fonctionnaires civils sont rémunérés grâce à l’aide internationale », confie un fin connaisseur de la Centrafrique.

 

Pourtant, les autorités de la transition multiplient actuellement les dépenses publiques. Mi-mars, un centre culturel flambant neuf portant le nom de la présidente a été inauguré au sein de l’école nationale des arts de Bangui. Le premier ministre Mahamat Kamoun, un grand ami de la présidente Samba-Panza, a par ailleurs tout récemment lancé un vaste programme de réhabilitation des infrastructures routières dans tout le pays.

 

Dans la presse centrafricaine, le chef du gouvernement a par ailleurs énuméré une série de projets dit « d’urgence » qui seront financés par un fonds saoudien de 80 millions de dollars. Parmi les initiatives couvertes, on compte notamment la réhabilitation de la piste de l’aéroport de Bangui, la construction de deux amphithéatres destinés à augmenter la capacité d’accueil de l’université de la capitale, la construction d’une centrale thermique ou encore d’un château d’eau d’une capacité 8000 mètres cube d’eau et la réhabilitation de 50 km de canalisation d’eau. De quoi engloutir la totalité de la somme allouée par le fonds.

 

Dans les cercles politiques centrafricains, ces projets réalisés à la hâte génèrent quelques inquiétudes. « Aucune initiative n’a été lancée ces deux dernières années. Pourquoi cette précipitation soudaine à dépenser les deniers publics ? » Dans l’équipe de Touadéra, des voix discrètes s’interrogent sur l’état réel des finances laissées par les autorités de la transition dont les deux années de règne ont été marquées par plusieurs affaires aux accents de corruption et des actes de favoritisme.

 

Petits arrangements

 

L’affaire dite du « don angolais » a en effet entaché la crédibilité de la présidente quant à sa gestion des deniers publics. Sur les 10 millions de dollars octroyés par le président de l’Angola Dos Santos en 2014 pour renflouer les caisses vides de l’Etat centrafricain, 3 millions ont été attribués à des « fonds politiques » opaques dont on ignore toujours qui sont les destinataires. Christelle Sappot, la fille et chef de cabinet de la présidente elle-même impliquée dans la gestion de cet argent se trouve aujourd’hui nommée ambassadrice en Guinée équatoriale. Un poste créé sur mesure par les autorités de la transition avant le départ de Samba-Panza.

 

Certaines amitiés de Catherine Samba-Panza ont également fait couler beaucoup d’encre. Proche du français Laurent Foucher, richissime homme d’affaire, ambassadeur de RCA à Genève ami de Jean-Christophe Mitterand et de Claude Guéant, la présidente n’a jamais été entendue sur les soupçons qui pèsent sur lui dans une affaire de trafic de passeports centrafricains.

 

Enfin, à Bangui, des rumeurs courent sur les récents pillages du parc automobile de la présidence et de certains ministères. Selon un homme politique centrafricain, plusieurs 4×4 dérobés seraient actuellement revendus au Cameroun où la présidente dispose d’importants relais.

 

Autant de serpents de mer avec lesquels devra composer, comme il le peut, le nouveau chef d’Etat Faustin-Archange Touadéra.

 

Lu pour vous : La dernière fête de la Pompadour centrafricaine
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 19:46

 

 

28/03/16 (AFP)

 

Élu le 14 février premier président de la 6e République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra sera investi mercredi à Bangui et immédiatement confronté à l'urgence de redresser un pays en ruine et profondément divisé par trois années de violences intercommunautaires.

 

Plusieurs chefs d’État, ou leurs représentants, de la région et des délégations des principaux partenaires de Bangui (ONU, France,…) sont attendus à la cérémonie d’investiture qui va marquer la fin de la transition née du renversement en 2013 de l’ex-président François Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka de Michel Djotodia.

 

Le pays avait alors sombré dans un cycle de tueries intercommunautaires, inédit dans son histoire pourtant tourmentée, amenant à une intervention militaire de la France – ancienne puissance coloniale – puis au déploiement d’une force de l’ONU.

 

Écarté du pouvoir pour son incapacité à mettre fin aux massacres, M. Djotodia avait été remplacé par Catherine Samba Panza, dont la gestion des affaires a été de plus en plus critiquée au fil des mois.

 

Formellement, la transition n’est cependant pas totalement achevée. Les Centrafricains ont certes adopté par référendum la Constitution de la 6e République et élu leur président, mais le Parlement n’est toujours pas en place. Le second tour des législatives, plusieurs fois reporté, est désormais prévu jeudi, le lendemain de l’investiture du chef de l’État.

 

Dès l’annonce de son élection, M. Touadéra avait assuré « mesurer le poids de la charge » qui l’attend.

 

Dernier chef du gouvernement de François Bozizé, ce professeur de mathématiques hérite en effet à 58 ans d’un très lourd passif, économique, sécuritaire et social.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres de la planète malgré son potentiel agricole et minier, « est restée coupée un moment de ses recettes, du fait de sa mise en coupe réglée par les groupes armés qui se sont érigés en douaniers, cadres des impôts… », constate un autre ancien Premier ministre, Enoch Dérant Lakoué, candidat à la présidentielle.

 

Pas de chèque en blanc

 

« Il est dans une position d’équilibriste au plan sécuritaire et il doit se livrer à un travail titanesque pour une relance économique », commente l’économiste centrafricain Achille Nzotènè, rappelant la listes des dossiers brûlants qui attendent M. Touadéra: rétablissement de la sécurité, désarmement des combattants des diverses rébellions, refondation de l’armée, redressement de l’administration.

 

En cas d’échec, « le retour à la case départ sera fatal » dans un pays dont l’histoire est jalonnée de coups d’État, de rébellions, de mutineries depuis son accession à l’indépendance en 1960, prévient M. Nzoténé.

 

Comme ses prédécesseurs, le nouveau président sera largement dépendant de la communauté internationale pour assurer les fins de mois de l’État et sa sécurité. Dix mille Casques bleus et plusieurs centaines de soldats français sont actuellement déployés en Centrafrique, sous perfusion financière des bailleurs.

 

Confortablement élu au second tour avec 62,71% des suffrages contre 37,29% à son rival Anicet-Georges Dologuélé, alors qu’il ne faisait pas partie des favoris au début de la campagne, le président peut toutefois compter sur le soutien d’une population qui aspire à la paix.

 

« Faustin-Archange Touadéra est le candidat du peuple. Il a tout le peuple avec lui, c’est déjà un atout considérable pour la reconstruction du pays, dans l’unité nationale », estime Murièle Nzondo, commerçante dans la capitale.

 

Mais échaudés par les crises à répétition dans leur pays, les Centrafricains ne semblent pas disposés à signer un chèque en blanc au président.

 

« C’est vrai qu’il a la population avec lui. Mais ce n’est pas tout », dit Euloge Ngaté Linzonzo, étudiant: « Il est comptable de la gestion du régime Bozizé qui a foutu le pays dans ce chaos par sa passivité. Rien ne nous permet aujourd’hui de dire qu’il a de la poigne pour faire face à ces militaires qui avaient semé la terreur, la haine sous Bozizé au point de plonger le pays dans la crise. Les mêmes sont en train de l’entourer et de s’imposer dans sa garde rapprochée ».

 

 

Touadéra, un fidèle collaborateur de Bozizé pour sortir la Centrafrique de l'ornière

 

28/03/16 (AFP)

 

Dernier Premier ministre de l'ex-président François Bozizé dont le renversement en 2013 avait précipité la Centrafrique dans un cycle de tueries intercommunautaires, Faustin-Archange Touadéra, investi président mercredi, prend la tête d'un pays à la dérive, miné par la pauvreté et l'instabilité.

 

Homme discret, M. Touadéra, 58 ans, mathématicien de formation et enseignant à l'université de Bangui, a été très confortablement élu le 14 février au second tour de la présidentielle avec 62,71% des suffrages face à Anicet-Georges Dologuélé.

 

Il avait créé la surprise au premier tour en recueillant 19,42% des voix comme candidat "indépendant" qui avait fait une campagne discrète avec moins de moyens financiers que son adversaire.

 

Ses très bonnes performances enregistrées dans les fiefs bozizistes de l'ouest lui ont valu le surnom de "candidat du peuple". Il a bénéficié d'une frange importante de l'électorat traditionnel de Bozizé, dont le parti avait pourtant appelé à voter pour M. Dologuélé.

 

D'où lui vient cette popularité? Les fonctionnaires lui doivent d'abord la bancarisation de leurs salaires après plusieurs décennies d'atermoiements les conduisant à s'endetter lourdement, à cause de retards répétés dans les versements et des primes impayées.

 

"Il restera comme celui qui a payé les fonctionnaires, et il est très apprécié pour cela", souligne une source diplomatique à Bangui.

 

Sur le plan politique, M. Touadéra a conduit le dialogue réunissant à Bangui fin 2008 le pouvoir, l'opposition, la société civile et les mouvements rebelles, à l'issue duquel ont été signés plusieurs accords de paix avec les rébellions.

 

Ces accords n'auront cependant pas évité à la Centrafrique de sombrer en 2013.

 

- Une équation complexe -

 

Le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, par la rébellion à dominante musulmane de la Séléka de Michel Djotodia avait précipité la Centrafrique dans un cycle de violences intercommunautaires qui a culminé fin 2013 par des massacres à grande échelle et le déplacement forcé de centaines de milliers de personnes.

 

D'un naturel effacé et modeste, M. Touadéra a la réputation d'être un "bosseur". D'ailleurs, durant sa primature, il n'a pas cessé d'enseigner à l'université de Bangui.

 

Professeur en mathématiques pures, diplômé de l'université de Lille 1 (France) et de Yaoundé où il a obtenu un doctorat d'État, l'universitaire a été longtemps enseignant à l'École normale supérieure (ENS) de Bangui, avant de devenir recteur de l'université de Bangui en 2005.

 

Un de ses proches affirme qu'"il n'a pas couru vers la politique. C'est plutôt la politique qui est venue vers lui pour exploiter ses qualités".

 

Ses qualités et ses talents de mathématicien seront très rapidement sollicités pour résoudre une équation particulièrement complexe: remettre sur les rails un pays meurtri et déchiré, à l'économie dévastée et dont l'administration a disparu dans des régions entières, sous la coupe de bandes armées depuis des années.

 

Sans mettre en doute son intégrité, certains s'interrogent cependant sur sa force de caractère pour tenir tête à des militaires, miliciens et autres combattants aussi indisciplinés que prompts à s'en prendre à la population.

 

"Rien ne nous permet aujourd'hui de dire s'il a de la poigne pour faire face à ces militaires qui avaient semé la terreur, la haine sous Bozizé au point de plonger le pays dans la crise. Les mêmes sont en train de l'entourer et de s'imposer dans sa garde rapprochée", s'alarme ainsi un étudiant de l'université de Bangui, Euloge Ngaté Linzonzo.

 

Aussi, comme ses prédécesseurs, il devra compter sur la communauté internationale pour faire fonctionner l'Etat et assurer la sécurité d'un pays marqué par les coups d'Etat, les rébellions et les mutineries.

 

Actuellement 10.000 Casques bleus et environ 900 soldats français de la force Sangaris sont chargés de cette mission.

 

Christian PANIKA

 

Centrafrique : Faustin-Archange Touadéra prend les rênes d’un pays à rebâtir
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 19:44
ARRIVEE DE HERVE LADSOUS A BANGUI

 

 

 

Bangui, 23 mars 2016 – Bangui, 28 mars 2016 - Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Hervé Ladsous, arrive à Bangui ce mardi, 29 mars où il participera à la cérémonie d’investiture du Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra.

 

Pendant son séjour, le Chef des opérations de paix de l’ONU rencontrera le nouveau Chef de l’Etat centrafricain, Faustin-Archange Touadera, et aura des entretiens avec des partenaires de la Centrafrique conviés à l’investiture. Hervé Ladsous visitera également quelques projets de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à Bangui.

 

Avant son départ pour New York, le vendredi 1er avril, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies animera une conférence de presse, au siège de la MINUSCA.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 19:03
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Otages de Baboua, des ravisseurs se démasquent et se désolidarisent

 

http://rjdh.org/ PAR THIERRY KHONDE LE 28 MARS 2016

 

BANGUI, 28 mars (RJDH)—Des ravisseurs des otages de Baboua, se réclamant du FDPC d’Abdoulaye Miskine se désolidarisent du mouvement et invite le gouvernement à les aider à libérer les otages.  Selon un ex-Commandant, l’idéologie de la prise d’otage les a conduits à quitter le mouvement pour le processus de paix.

 

Le sous préfet, le maire de Baboua et le pasteur de l’église apostolique de Abba ont été pris en otage depuis le 19 juillet 2015 à 33 kilomètres de la ville de Bouar, par des éléments se réclamant du FDPC d’Abdoulaye Miskine.

 

Un ex Commandant du FDPC, en visite à Bangui a confié au RJDH que plusieurs dissidents de ce mouvement rebelle ont déploré l’idéologie de la prise d’otage. « Notre chef est à Brazzaville, il envoie des mercenaires prendre en otage les gens et nous sommes en charge de les garder. Nous avons finalement compris que c’est pas normal », a-t-il déclaré.

 

Pour lui, les otages centrafricains se portent bien ainsi que ceux de nationalité camerounaise. « Ils se portent bien mais fatigués par ce qu’ils sont sur place », a lâché ce commandant.

 

Cet ex-commandant a noté qu’ils sont dans la logique de paix et du processus du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDR-R) et invite le gouvernement à les soutenir afin qu’ils signent les accords de paix.

 

Joint par le RJDH, Christophe Gazam-Betty, conseiller spécial du premier ministre et responsable du dossier de ces otages  n’a pas voulu faire des commentaires. Il a  toutefois dit « qu’il a fait ce qu’il pouvait faire», sans plus d’explication.

 

Le sous préfet, le maire et le pasteur de l’église apostolique de Abba ont déjà totalisé un an et huit mois entre les mains des ravisseurs. Une cellule de crise a été installée à Bouar et la primature était chargée de mener les démarches pour leur libération.

 

 

Centrafrique : faible visibilité des candidats au dernier jour de la campagne du 2e tour des législatives

 

http://rjdh.org/ PAR GERARD OUAMBOU LE 28 MARS 2016

 

BANGUI, 28 mars (RJDH)—La  dernière journée de la campagne électorale des législatives est marquée par une faible visibilité des candidats. Selon le constat fait par le RJDH à Bangui et dans les provinces, les campagnes n’ont pas été convenablement menées faute de multiples reports et manque de moyens financiers.

 

Dans plusieurs circonscriptions sillonnées par le RJDH, l’ambiance est déjà semblable au silence électoral. Il est noté l’absence des banderoles et d’effigies des candidats dans certains quartiers.

 

Edmé Zawele, habitant le 3e arrondissement de la ville de Bangui, s’interroge sur le déroulement de la campagne dans son secteur. «  Je me pose la question de savoir s’il y a 2e tour, puisque rien ne bouge comme au premier tour », a-t-il observé.

 

Dans le 6e arrondissement de Bangui, des habitants déplorent la non détermination des candidats. « Peut être c’est parce qu’ils n’ont plus de moyen financier, qu’on ne les voit pas sur le terrain. Le premier tour des législatives a été annulé,  certains candidats ont dépensé ce qu’ils ont et maintenant, c’est la  troisième campagne. Les gens peuvent les comprendre », a dit un habitant.

 

Pour certaines personnes, les candidats devraient sortir pour présenter leur programme aux électeurs, au lieu de justifier leur absence par le manque des moyens.

 

Malgré cette faible visibilité des candidats, des électeurs se disent déterminer à aller voter le 31 mars. « Nous irons voter malgré tout car, c’est un devoir civique. Je veux un représentant à l’assemblée nationale », a lancé une électrice à Bangui.

 

La campagne électorale ouverte vendredi 12 mars, prendra fin ce lundi 28 mars à minuit. Elle a été prolongée de 3 jours, après le décalage de la date des élections du 27 au 31 mars 2016.

 

 

Centrafrique : Les matériels électoraux sensibles arrivés dans certaines villes du pays

 

http://rjdh.org/ PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 28 MARS 2016

 

BANGUI, 28 Mars (RJDH)—Les matériels sensibles de vote sont arrivés dans certaines villes du pays. Par contre dans d’autres comme Baboua et Bouar, rien n’est encore arrivé. C’est le constat fait par le RJDH ce lundi 28 mars.

 

Les matériels sensibles pour le second tour des élections législatives ne sont pas encore arrivés dans la ville de Baboua.

 

Pauline Ngoko, vice présidente de l’autorité sous-préfectoral de Baboua dit n’avoir pas d’information dans ce sens. « Je ne suis pas encore informée sur l’arrivée des matériels électoraux sensibles dans la ville de Baboua », a-t-elle révélé.

 

Même constat à Bouar où Daniel Allola, président sous préfectoral des élections a confié au RJDH, que « les matériels sensibles pour le second tour des élections législatives ne sont pas encore arrivés dans la ville de Bouar au moment où je vous parle », a-t-il lâché.

 

Par contre à Paoua, les matériels sensibles sont arrivés dans la ville le vendredi dernier.

 

Jean-Claude Bila, président sous préfectoral de Paoua a confirmé l’information. « Les matériels sensibles sont arrivés depuis vendredi 25 mars dernier. Ce sont des urnes, les bulletins de vote, les procès verbaux, l’encre indélébiles etc., et stockés à la base de la Minusca de la ville », a-t-il certifié.

 

Jean-Claude Bila a fait savoir que le redéploiement dans les communes et villages éloignés se fera le 30 mars.

 

A trois jours du second tour des législatives, les matériels sensibles ne sont pas encore arrivés dans toutes les circonscriptions concernées.

 

La présidente de l’Autorité Nationale des Elections, Marie Madeleine N’Kouet née Hoornaert avait annoncé le 23 mars à Bangui que le déploiement en province s’effectue du 23 au 26 mars.

 

 

Centrafrique : La Croix-Rouge préoccupée de l’exhumation des corps enterrés à la halte pendant la crise

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 28 MARS 2016

 

BANGUI, 28 mars (RJDH)—La Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA), face aux multiples demandes des populations sur l’exhumation des corps enterrés à la halte pendant les conflits, se dit préoccupée et en train d’initier un programme dans ce sens. C’est ce qu’a dit Jean Walegue, chargé des programmes et des projets à la CRCA dans une rencontre la semaine dernière avec la presse.

 

Selon le constat fait par le RJDH, plusieurs corps ont été enterrés dans des conditions non conformes dans plusieurs quartiers de Bangui dont le KM5 et le PK 12, pendant les violences dans le pays. Plusieurs tombes ont été aussi enregistrées dans les villes de provinces dont certains considèrent comme des charniers.

 

Jean Walegue, chargé des programmes et des projets à la CRCA, a fait savoir qu’à la sortie de la crise, il est constaté que tout le pays est concerné par l’inhumation des corps à la halte. « Il y a des corps qui sont jetés dans les puits. Cela nous préoccupe. C’est pourquoi, avant de démarrer notre programme d’exhumation, nous sommes en train d’identifier là où ces corps ont été enterrés », a-t-il fait observer.

 

Pour Jean Walegue, l’exhumation d’un corps coute environ 300 à 400.000 FCFA et il faudrait des moyens. « Il faut avoir des produits, habiller les volontaires, préparer la re-inhumation. C’est pourquoi nous sommes en train de nous tourner vers les partenaires », a-t-il précisé avant de noter que l’exhumation est toujours autorisée par le Procureur de la République.

 

Outres les questions de l’exhumation, Jean Walegue a aussi indiqué que la CRCA est en train de mettre en place un programme de résilience au profit des retournés.

 

L’exhumation des  corps dans les quartiers du 3e arrondissement a été présentée par ces habitants comme l’une des conditions de leur retour.

 

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 12:42

 

 

26/03/16 (AFP)

 

Le Portugal devrait envoyer plus de 200 soldats en Afrique, dont environ 150 pour aider la France en République centrafricaine suite à sa demande d'assistance militaire en novembre après les attentats de Paris, a appris l'AFP vendredi de source militaire portugaise.

 

"Autour de 150 hommes pourront être envoyés en République centrafricaine" dans le cadre de la demande française et "environ 60 au Mali" pour prendre part aux missions de l'ONU dans ces pays, a précisé la même source, ajoutant que le déploiement devrait intervenir dans la première moitié de l'année.

 

Lisbonne dispose actuellement de huit soldats en République centrafricaine et dix au Mali dans le cadre de missions de conseil et d'entraînement de l'Union européenne et de deux soldats participant à la mission de l'ONU au Mali (Minusma).

 

Une trentaine d'hommes devraient aussi être envoyés en Italie, pour participer à la lutte contre les réseaux de trafic de migrants.

 

Le nombre exact de soldats devrait être communiqué par le gouvernement portugais après la présentation du plan de déploiement au Parlement en début de semaine prochaine.

Le Portugal s'apprête à envoyer 150 soldats pour aider la France en Centrafrique
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