Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 02:43
LA COUR D’APPEL DE BANGUI PRÉPARE SA PREMIÈRE SESSION CRIMINELLE

 

 

https://minusca.unmissions.org/  4 sept 2019

 

Des réunions préparatoires sont en cours pour la tenue de la première session criminelle, pour l’année 2019, de la Cour d’appel de Bangui. Elle aura lieu du 18 septembre au 17 octobre, avec plusieurs dossiers relatifs à des violations graves des droits de l’Homme, en lien avec le conflit qu’a connu la République centrafricaine en 2013. Un total de 29 cas seront répartis en 16 dossiers criminels allant de l’assassinat, à la rébellion, en passant par le vol à main armée et le viol.

 

Si du retard a été pris par rapport à la première session de l’année, Ghislain Gresebguet, Magistrat et 1er avocat général explique que ce dernier sera rattrapé. « Nous sommes en plein dans les préparatifs de la première session qui se tiendra mi-septembre, où nous examinerons les différents dossiers on hold” déclare-t-il. 

Le tirage au sort des 30 jurés se fera le 9 septembre. Parmi eux, 6 seront à nouveau tirés au sort chaque jour pour constituer les jurys quotidiens de la session. En plus des 6 jurés, la cour criminelle sera composée du Président de la Cour, de deux Magistrats et de l’Avocat général.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 02:35
Exténués mais soulagés, des réfugiés centrafricains rentrent au pays
Exténués mais soulagés, des réfugiés centrafricains rentrent au pays

 

 

4 septembre 2019 AFP

 

A l’arrière du camion, la chaleur est étouffante. Une trentaine de réfugiés centrafricains sont entassés sous la bâche. Les adultes serrés sur les bancs, les enfants en bas-âge et les animaux de compagnie à même le sol de la benne, dans un enchevêtrement de jambes.

A chaque trou de la piste, une violente secousse les fait rebondir sur le métal brûlant. La poussière s’engouffre par l’arrière, se colle à la sueur, se glisse entre les plis des vêtements et des paupières. Les dos sont meurtris.

Pourtant, le soulagement se lit sur les visages: après plusieurs années passées au Congo, ces réfugiés centrafricains sont enfin de retour au pays.

Comme eux, près d’un quart des 4,7 millions habitants de la République centrafricaine, selon l’ONU, ont fui leur domicile depuis qu’une coalition à majorité musulmane, l’ex-Séléka, a renversé en 2013 le président François Bozizé. Depuis, le pays est plongé dans une guerre civile opposant divers groupes armés aux forces de sécurité, ou entre ces milices elles-mêmes. Parmi ces déracinés, plus de 600.000 Centrafricains vivent toujours à l’étranger, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Mais depuis la signature, le 6 février à Khartoum, d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés, plusieurs provinces connaissent une relative accalmie.

Aussi, en juillet et août, Bangui et le HCR ont signé des accords de rapatriement avec le Cameroun, la République démocratique du Congo et la République du Congo, des voisins qui accueillent la majorité des réfugiés centrafricains.

« Ceux qui retournaient chez eux de manière spontanée ne disposaient d’aucun accompagnement. Il s’agissait de fixer un cadre légal pour garantir aux volontaires un rapatriement dans la dignité et la sécurité », explique Stella Fatime, porte-parole du HCR. Ainsi, 4.983 réfugiés au Congo ont demandé à rentrer en vertu d’un de ces accords depuis le 1er août.

Parmi eux, Albert Bekpa, un pêcheur originaire de Bangui qui savoure l’instant malgré les secousses du camion. « C’est un jour de fête ! » s’exclame-t-il en brandissant une élégante canne en bois sculpté, trésor qu’il garde précieusement depuis son départ du pays en 2014.

Une clameur lui répond au dehors. Tout le long des 20km de piste qui séparent la frontière congolaise du camp de transit du HCR de Mongoumba, les villageois ont bravé la chaleur pour acclamer leurs compatriotes de retour. Des enfants accourent, agitant des branches de palmier en guise de rameaux. Les anciens se lèvent de leurs fauteuils.

« Une vie d’esclave »-

De quoi inciter Valérie à l’optimisme. Cette commerçante chrétienne du PK5, quartier à majorité musulmane de Bangui, veut oublier les violences communautaires qui l’ont forcée à partir en 2013: « Dans les camps, on vivait très bien ensemble. On fera pareil au pays », lâche-t-elle à son arrivée à Mongoumba.

L’espoir est enfin permis, après des années de galère. Rations et médicaments insuffisants, scolarisation difficile, absence de perspectives d’emploi… les réfugiés du convoi sont unanimes pour dénoncer les conditions de vie dans les camps du Congo.

« Quelques-uns se débrouillaient pour travailler comme journaliers dans les champs. Moi, je devais attendre la nuit pour aller pêcher en cachette, et trouver quelque chose à manger. C’était une vie d’esclave ! », s’emporte Albert. « Dépendre du PAM (Programme alimentaire mondial) et du HCR, ce n’est pas une vie », abonde Youssouf, un commerçant du PK5. Parmi les 365 rapatriés « volontaires » du jour, nombreux sont ceux qui, comme Albert et Youssouf, se disent « obligés » de rentrer. Pour pouvoir nourrir leurs familles.

Car malgré l’accord de Khartoum, la paix reste fragile dans un pays dont 70% du territoire est toujours contrôlé par les groupes rebelles.

Et une fois de retour au pays, encore faut-il pouvoir retourner vivre chez soi. Dès leur arrivée au camp de Mongoumba, les nouveaux venus sont avertis: « Si votre maison est occupée par quelqu’un, ne le chassez pas, vous devez aller parler au chef de quartier », conseille un organisateur au micro.

Albert et sa famille écoutent avec inquiétude: « j’avais des terrains à Bangui et je ne sais pas ce qu’ils sont devenus… », souffle l’homme, qui devra parcourir avec sa famille encore quatre heures de piste en camion avant de retrouver la capitale.

Abdelaziz, lui, ne se fait pas d’illusion: « notre maison a été détruite en 2013. On va se débrouiller », assure ce jeune chef de famille. Les 150.000 francs CFA (230 euros) par adulte fournis par le HCR lui permettront de louer pour quelques temps un logement à Bangui. Il faudra ensuite se débrouiller pour vivre, ou survivre, dans un pays classé parmi les plus pauvres au monde.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 02:30
Pour parler écologie avec Macron, le président congolais vient à bord d’un… Boeing 787 !
Pour parler écologie avec Macron, le président congolais vient à bord d’un… Boeing 787 !

 

Lu pour vous

 

 

Par Le Parisien avec AFP  Le 4 septembre 2019 à 09h17

 

La protection d’une forêt cruciale pour l’équilibre du climat était au menu de la rencontre entre le président français et Denis Sassou Nguesso.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso est venu discuter mardi avec son homologue français Emmanuel Macron du sort de la forêt du bassin du Congo, cruciale pour l'équilibre du climat, à bord d'un luxueux Boeing 787 Dreamliner privé, a rapporté l'AFP mardi. Sollicitées à ce sujet par l'agence à Brazzaville et à Paris, les autorités congolaises n'avaient pas réagi mardi soir.

L'appareil, immatriculé 2-DEER, qui s'est envolé dimanche soir de Brazzaville (0h46, lundi, heure de Paris), s'est posé à l'aéroport parisien du Bourget lundi peu après 8 heures, selon son plan de vol détaillé publié par les sites internet spécialisés FlightAware et Flightradar24.

Mis en service en 2016, l'appareil est l'un des plus luxueux disponibles sur le marché. Capable à l'origine de transporter plus de 200 passagers mais réaménagé pour 40, il dispose d'une vaste cabine de 220 mètres carrés comprenant un salon-salle à manger pour une quinzaine de convives, une chambre et une salle de bain ainsi qu'une vingtaine de sièges d'un confort de première classe.

Plus de 450 000 euros

Son heure de vol serait facturée environ 70 000 dollars américains (63 800 euros) selon les chiffres couramment évoqués par la presse, qui n'ont pu être confirmés de source indépendante par l'AFP. Ce qui placerait le coût d'un aller-simple Brazzaville-Paris à quelque 500 000 dollars (456 000 euros).

Les images de l'atterrissage en France de l'avion, reconnaissable à son empennage marqué de virgules violette et orange, ont été diffusées sur le compte Twitter officiel de la présidence congolaise @congosouverain. On y voit Denis Sassou Nguesso, accompagné de son épouse, Antoinette, descendre d'une passerelle extérieure.

Le président congolais a eu à Paris un premier entretien bilatéral avec son homologue français mardi, consacré notamment à la protection de la forêt et de la biodiversité du bassin du Congo, selon la présidence.

Un puits de carbone

Lors de ce tête-à-tête, Denis Sassou Nguesso a réitéré son soutien à l'Initiative pour la forêt de l'Afrique centrale (CAFI), un partenariat lancé par la Norvège et doté d'environ 60 millions d'euros. Le Congo-Brazzaville s'est en particulier engagé à mettre en place un plan de protection de la forêt, de la biodiversité et des tourbières, en échange d'une aide financière, ont indiqué la présidence française et un responsable congolais.

Greenpeace avait demandé en juillet « l'annulation de tous les blocs pétroliers dans la forêt humide de la République du Congo ». Les tourbières de cette forêt humide stockent 30,6 milliards de tonnes de carbone, soit trois fois la production mondiale annuelle de CO2, selon l'ONG, citant des recherches de l'Université de Leeds.

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé en juillet qu'il allait accorder 448,6 millions de dollars sur trois ans à Brazzaville pour relancer son économie plombée par la chute des prix du pétrole, tout en souhaitant une meilleure « transparence » de ses comptes publics.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 02:15
Des étudiants centrafricains à l’IUT
Des étudiants centrafricains à l’IUT

 

Lu pour vous

 

https://www.lanouvellerepublique.fr Publié le 05/09/2019 à 03:56 | Mis à jour le 05/09/2019 à 07:55

 

Aux termes d’un accord entre l’ambassade de France et l’université de Bangui, l’école de journalisme de Tours accueille neuf étudiants de Centrafrique.

Suzanne-Claire, Armando, Brice et Fridolin ont été accueillis lundi à l’École publique de journalisme de Tours. Centrafricains, âgés de 28 à 34 ans, ils vont préparer un master dans le prolongement d’une licence déjà obtenue à l’université de Bangui.
 

« C’est une première », indique Laurent Bigot. Le nouveau directeur de l’EPJT explique que ce projet de coopération internationale a été initié par l’Ambassade de France « et accueilli avec enthousiasme par une université centrafricaine très demandeuse de ce type de formation ».
 

Une haute conception de leur métier

 

Les liens que l’EPJT de Tours entretient déjà avec la Tunisie, le Liban, Madagascar et les Comores ont sans doute pesé dans la balance.
Les quatre jeunes gens rappellent qu’en Centrafrique, quatre personnes sur dix sont analphabètes « et que la désinformation bat son plein à la radio ». Dans ces conditions, il faut trouver les moyens de « faire passer » une info fiable, complète, exigeante.


« Ce n’est pas vraiment le diplôme de master qui nous motive mais la possibilité de parfaire notre formation afin d’apporter notre pierre à l’édifice. Notre ambition, c’est de pouvoir changer l’image de la presse centrafricaine et d’avoir une approche très professionnelle plutôt que de sombrer dans la propagande. »


Jeunes, les quatre étudiants ont déjà de l’expérience. Suzanne-Claire est productrice et reporter d’une association de femmes, professionnelles de la communication ; Armando est présentateur, sur une radio, de débat public où sont confrontés les représentants du pouvoir et de l’opposition ; Brice a travaillé en qualité de présentateur et de reporter sur une radio catholique (NDLR : religion majoritaire en Centrafrique) et Fridolin a intégré un réseau de journalistes militant pour les droits de l’homme.
Ils vont passer deux ans en Touraine et seront rejoints, dès décembre, par cinq autres jeunes compatriotes qui suivront, pendant un an, des cours en formation continue.

 

 

Tours : première rentrée pour le master de journalisme de l'EPJT

 

 

https://www.lanouvellerepublique.fr Publié le | Mis à jour le 

 

Alors que l’École publique de journalisme de Tours (EPJT) fête ses 50 ans, elle semble partir sur une nouvelle dynamique. « Depuis septembre 2018, en lien avec l’UFR lettres et langues, l’EPJT va former aux niveaux bac + 4 et bac + 5, comme la grande majorité des quatorze écoles reconnues en France », indique Laurent Bigot, responsable presse écrite de l’EPJT.


Lundi après-midi, les trente-six étudiants de la première promotion du master de journalisme ont fait leur rentrée dans les locaux de l’IUT de Tours-Nord. Trente-six étudiants sélectionnés, parmi 591 dossiers de candidatures. Une véritable surprise puisque l’école s’attendait à recevoir quelque 300 candidatures, le temps de faire découvrir l’école, le nouveau diplôme… « C’est le signe de l’attractivité de notre école, estime-t-il. Ce qui fait cette attractivité, ce sont les partenariats avec de grands médias et les prix remportés par les étudiants » L’année dernière, quatre étudiants en ont gagné un.


Chez ces futurs journalistes, les profils sont très variés. « Les étudiants ne viennent pas seulement des sciences humaines. Ils viennent aussi de Staps ou des sciences dures. Il y a aussi une diversité sociale puisque l’on a un taux de boursiers important (40 %). Cela faisait partie des critères qui nous paraissaient importants. »


Soucieux de l’employabilité des étudiants, le passage au master semblait presque suivre une certaine logique. « Côté employeurs et étudiants, il y avait ce sentiment qu’une formation complète était une formation à bac + 5. Certains de nos étudiants continuaient en master après leur passage à l’EPJT. Ce n’est pas logique dans ce sens-là, ils doivent se professionnaliser à la fin de leur cursus », insiste Laurent Bigot.


Cette année, les étudiants de master cohabiteront avec les dernières promotions de DUT, de licence professionnelle et d’année spéciale. Les projets déjà en place vont continuer. Ainsi, les assises du journalisme feront partie du cursus des élèves comme le projet éditorial à Marrakech des 2e année de DUT ou la participation aux 1res assises du journalisme de Tunis les licences. Il précise : « Dès l’année prochaine, ces projets seront basculés sur le master. »

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 01:54
Centrafrique: Emmanuel Macron appelle au respect des accords de paix
Centrafrique: Emmanuel Macron appelle au respect des accords de paix
Centrafrique: Emmanuel Macron appelle au respect des accords de paix

 

 

Par  Le Figaro avec AFP Publié le 05/09/2019 à 15:47

 

Le président français Emmanuel Macron a rappelé ce jeudi à son homologue centrafricain Faustin Archange Touadéra, en visite à Paris, la nécessité de «faire tous les efforts pour que l'accord de paix soit bien respecté par les groupes armés», a indiqué la présidence française.

Six mois après la signature de l'accord conclu en février entre le gouvernement et 14 groupes armés, la paix tarde à revenir en Centrafrique, où les provinces sont toujours contrôlées à 80% par les groupes rebelles. Les combats entre groupes armés et les attaques contre la population civile se poursuivent - meurtres, viols, braquages, détentions arbitraires, attaques sur les personnels humanitaires - avec 10 à 70 violations de l'accord enregistrées chaque semaine par la Mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca).

Le chef de l'Etat français, qui avait déjà reçu Faustin Archange Touadéra en septembre 2017, «a aussi rappelé au président centrafricain son attachement à l'organisation d'élections libres et inclusives» fin 2020 et ajouté que le partenariat entre la France et l'Afrique centrale était «indispensable notamment pour la sécurité avec les pays voisins». L'Elysée n'a pas précisé si les deux hommes avaient parlé du rapprochement entre la Centrafrique et la Russie, qui préoccupe Paris. L'ancienne colonie française de 4,5 millions d'habitants, classée parmi les pays les plus pauvres au monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé. La France y était intervenue entre 2013 et 2016 (opération Sangaris) pour faire cesser les violences.

Paris a remis en décembre dernier 1400 fusils d'assaut aux forces armées centrafricaines (Faca), après avoir obtenu une exemption à l'embargo de l'ONU, tout comme la Russie, qui a fait une entrée remarquée dans l'ancienne colonie du «pré carré» français en livrant des armes aux Faca début 2018. Actuellement l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national et des groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail. La France compte aujourd'hui quelque 300 soldats français en Centrafrique, qui mènent des actions de formation des forces armées nationales et assurent si nécessaire un appui à la force de l'ONU (Minusca, 13.000 hommes).

 

Le Figaro avec AFP

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 01:49
France-RCA: Faustin-Archange Touadera en visite officielle à Paris
France-RCA: Faustin-Archange Touadera en visite officielle à Paris

 

 

http://www.adiac-congo.com Jeudi 5 Septembre 2019 - 12:36

 

De son retour de Tokyo où il a pris part à  la septième édition Japon/Afrique, le chef de l'État centrafricain sera officiellement reçu, ce 5 septembre, à l'Elysée, par son homologue français, Emmanuel Macron.

Les deux chefs d'État discuteront des enjeux des élections présidentielle et législatives de 2020, ainsi que de la présence russe en Centrafrique. Cette rencontre est devenue nécessaire afin que Faustin-Archange Touadera puisse s'expliquer et lever toutes les équivoques qui nuisent aux relations entre Paris et Bangui, depuis la reprise des rapports avec la Fédération de Russie.

A New York, en marge de la 73 e Assemblée générale de l'ONU, Emmanuel Macron avait loué les progrès faits en Centrafrique, qu'il avait jugé  "excellents". A ce titre , le président français avait conféré à son homologue centrafricain le titre de "l'homme de la situation".

Le président français avait personnellement mis en contact le président Touadera avec la Russie, après avoir jugé périlleuse la situation chaotique en Centrafrique et trouvé capitale une nouvelle alliance entre la Centrafrique avec la Russie, pour lutter contre les groupes armés "soutenus par daesh et l'État islamique, qui pillent les richesses et martyrisent la population civile".

A la fin de leur échange, Emmanuel Macron avait interpellé son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, pour lui demander de poursuivre avec les autorités centrafricaines les oeuvres de reconstruction dans ce pays en période post-conflit.

Noël Ndong

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 01:43
Centrafrique : une «dizaine de morts» dans les affrontements de Birao
Centrafrique : une «dizaine de morts» dans les affrontements de Birao

 

 

 

Par  Le Figaro avec AFP Publié le 05/09/2019 à 21:32

 

Une dizaine de personnes ont été tuées depuis dimanche à Birao, dans l'extrême nord-est de la Centrafrique, dans des combats opposant deux groupes armés signataires de l'accord de paix conclu en février, a indiqué jeudi le président Faustin Archange Touadéra.

 «Nous regrettons véritablement et nous condamnons la situation aujourd'hui qui semble tourner à un conflit communautaire», a-t-il déclaré dans une interwiew à l'AFP. «En termes de bilan (...) on parle d'une dizaine de morts de part et d'autre de ces communautés», a-t-il ajouté, en précisant bien qu'il s'agissait d'une dizaine de victimes au total. Le dernier bilan, établi par l'ONU, faisait état de deux morts depuis le début des affrontements dimanche entre miliciens du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) et ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).

Le président Touadéra a fait état de «dispositions avec la Minusca (force onusienne) pour que la région de Birao, la population soient sécurisée, pour empêcher que d'autres actes de violences puissent se commettre au niveau de la population civile». «Il y a des actions aussi au niveau de la médiation des dignitaires ou des autorités traditionnelles, des contacts qui sont pris pour apaiser la tension», a-t-il ajouté. Ces combats se sont poursuivis au moins jusqu'à mercredi, selon un communiqué du gouvernement qui a déploré des «milliers de personnes» déplacées par les violences, «un nombre croissant de blessés» et le «refus des protagonistes de revenir à la raison».

La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par la rébellion de la Séléka, qui a entraîné une contre-offensive des milices autoproclamées d'«autodéfense», les antibalaka. Le pays connaît une très relative accalmie depuis la signature d'un accord de paix le 6 février entre 14 mouvements rebelles et le gouvernement. La population est toutefois toujours victime de violences commises par les groupes armés qui contrôlent 70% du territoire.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 01:12
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Le MLPC dénonce le double langage de la MINUSCA

 BANGUI, 05 septembre 2019 (RJDH)--- Le bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(MLPC), dénonce le double langage de la MINUSCA.  Pour le parti, la mission onusienne est aujourd’hui dans une posture qui frôle l’hypocrisie et ne fait rien pour réduire la capacité militaire des groupes armés qui tuent impunément au vu et au su de tout le monde. Position prise ce jeudi 05 septembre contre les exactions sur les civils à Birao et Mingala.

Les garants et facilitateurs de l’Accord de Paix ne sont que des spectateurs face au drame centrafricain. C’est la position du bureau politique du MLPC au regard des situations qui prévalent à Birao et Mingala.
Sans détours, le président du MLPC prend à témoin le numéro 1 de la MINUSCA qui avait promis de mesures fortes contre les groupes armés qui continuent à commettre de crimes malgré leur engagement, lors de la réunion d’évaluation à mi-parcours de l’accord de paix les 23 et 24 aout à Bangui.

Les prenant aux mots, Martin Ziguele interpelle les garants et facilitateurs à faire preuve de bonne volonté en respectant leur engagement à protéger les civils dans le cadre de leur mandat, « nous appelons les garants et les facilitateurs, parce qu’ils se sont engagés par signatures à protéger le peuple centrafricain. Je prends à témoin leurs premiers responsables qui ont déclaré qu’après la réunion d’évaluation, ce ne sera plus comme avant et que rien ne sera toléré, de passer à l’acte. On ne peut pas nous dire d’un côté, que les forces internationales ne sont pas en Centrafrique pour faire la guerre et de l’autre, observer sur le terrain que des seigneurs de guerre brisent des vies humaines tous les jours sans qu’il y ait réaction », fustige-t-il en faisant allusion à la mise en garde du chef de la MINUSCA le 23 aout dernier.

« Comme il y a eu un avant 6 février et il y a aujourd’hui un après 6 février et il y aura un après 23 aout. A partir d’aujourd’hui, à partir de maintenant et à partir de cette réunion, tout ce qui a été toléré jusqu’à maintenant ne le sera plus. A partir d’aujourd’hui, nous ne pourrons plus tolérer des attitudes jusque-là qui ont été tolérées », avait déclaré Mankeur Ndiaye le 23 aout à l’ouverture de la rencontre bilan à Bangui.

Pour le MLPC, les chefs rebelles usent de la tromperie pour faire main basse sur les ressources naturelles du pays sans être inquiétés, « Ali Darassa, pour ne pas le citer, s’est moqué de la communauté nationale et internationale en disant qu’il allait envoyer des hommes de sa propre coalition pour aller expliquer les accords de Khartoum à l’intérieur du pays, et comme d’habitude, ce n’était qu’un leurre. En fait, ces éléments sont partis de Bambari faisant semblant d’aller à Yppi mais arrivés au croisement Maloum, ils ont bifurqué pour emprunter les pistes de pâturage pour sortir à Alindao, parce que leur objectif c’est de piller les ressources minières et, au besoin, si des compatriotes s’opposaient à leurs actes, ils vont les massacrer. Et depuis trois jours, ils sont à Kolo entre Mingala et Alindao. Dieu seul sait dans quelle situation se trouvent nos compatriotes dans ces régions », a-t-il déploré.

De s’interroger à quoi jouent les garants et les facilitateurs en Centrafrique, «  nous avons que ces institutions ont les moyens militaires de réduire les capacités de ces groupes armés. Ce que nous ne comprenons pas, on veut qu’on arrive à quelle situation pour enfin utiliser la force. Au Mali, Burkina-Faso, Niger et Tchad, les avions frappent les rebelles pour réduire leur capacité militaire. Pourquoi en Centrafrique, c’est un sujet tabou. On ne veut pas qu’on en parle, pourquoi ? », s’interroge-t-il. 

Au-delà des communiqués et condamnations, le MLPC appelle le gouvernement et la MINUSCA à changer de langage face aux groupes armés. 

Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : Le leader des 3R quitte à son tour le gouvernement

BANGUI, 05 septembre 2019 (RJDH)---Abbas Sidiki, leader de l'un des principaux groupes armés en Centrafrique a donné sa démission mercredi du poste de conseiller militaire auprès du gouvernement, fonction qu'il assurait après la signature début février d'un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés.

Chaque jour en Centrafrique et ce depuis la signature de l’accord de paix, charrie son lot de nouvelles de quelques pas en avant et autres en arrières.
Officiellement nommé au gouvernement au mois de mars, comme d'autres représentants des 14 groupes armés ayant encore la mainmise sur une majeure partie du territoire centrafricain, le leader des 3R, pour justifier sa démission, a qualifié ses fonctions " floues et sans cahier de charge".

Il avait été nommé ministre conseiller militaire en charge des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) dans la zone nord-ouest du pays, une brigade réunissant des membres des forces centrafricaines et de groupes armés dans le but d'assurer la sécurité du territoire lors de l'accord de paix dit de Khartoum.

Sa démission intervient 10 jours après celle de Mahamat Alkatim, et les raisons évoquées par Sidiki sont proches de celles évoquées par le premier pour se retirer du gouvernement, « absence de concertation avec le chef du gouvernement  d’où risque de crise de confiance, fonction jugée floue sans cahier de charge, non implication dans le processus de préparation de la mise en œuvre de l’accord de paix en prenant pour exemple l’élaboration des documents du comité de pilotage des USMS, pas de prise en charge financière, ni moyens de travail », regrette-t-il dans la lettre de démission adressée au chef de l’Etat.

Entre temps Alkatim, avait relevé un certain nombre d’insuffisances quant aux moyens de ses fonctions, « Mes fonctions jugées fictives et non effectives sur le plan de droit ; manque de prise en charge financière subséquente ; absence de moyen de département en vue de la facilitation de fonction sur le terrain ; absence d’exercice d’une bonne collaboration d’où risque de crise de confiance et mes représentants nommés dans les fonctions gouvernementales ne sont pas bien traités par rapport à leurs fonctions ».

Ces leaders, considérés comme "partenaires de la paix" au lendemain de la signature de l’accord de paix, sont-ils dans la surenchère ? Nul ne saurait le dire. Les raisons évoquées aujourd’hui par ces deux principaux leaders des groupes armés pour claquer la porte du gouvernement ne sont-elles pas fondées ? Autant d’interrogations qui pourraient avoir de réponses du côté du gouvernement.

Audacieux pour revenir au gouvernement, Alkatim a mis sur la table du gouvernement un certain nombre de revendications adressées aux garants et facilitateurs de l’accord de paix qui doivent être satisfaits dans une note le 2 septembre. Il leur demande la revalorisation de son grade de Général qui ne doit poser aucun problème, la promotion aux grades et aux galants de ses officiers et que les représentants de MPC nommés au gouvernement soient bien traités enfin son installation officielle en tant ministre en charge des USMS dans la zone centre-nord etc. 

Toutefois, Sidiki affirme rester fidèle à ses engagements à l’accord de Khartoum dans le cadre de la consolidation de la paix en Centrafrique, « Je reste fidèle aux engagements de l’accord de Khartoum dans le cadre de la consolidation de la paix en Centrafrique » a- t-il conclu.

Cette démission intervient deux semaines après la rencontre d’évaluation de l’Accord politique tenue à Bangui les 23 et 24 août entre le gouvernement et les groupes armés en présence des garants et facilitateurs.

Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : Le KNK adopte une ligne dure face au pouvoir de Touadera

BANGUI, 05 Août 2019 (RJDH) --- Le parti Kwa Na Kwa compte entrer dans une phase dure contre le pouvoir en place aux sujets des scandales financiers à répétition, de la violation de la Constitution pour mettre en accusation le chef de l’Etat lors de la prochaine rentrée parlementaire. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH ce mardi 03 septembre 2019.

Le KNK, depuis son basculement dans l’opposition démocratique, a adopté une ligne dure face au pouvoir de Touadera. En se basant sur les soupçons des scandales financiers qui éclaboussent le régime actuel, le KNK attaque aujourd’hui sans cheveux le régime actuel. Pour le parti de l’ancien président de la République François Bozize, le silence du numéro 1 Centrafricain témoigne à suffisance sa complicité car, « qui ne dit mot consent », dit Bertin Bea.

« Nous pensons aujourd’hui que le Chef de l’Etat s’est rendu pratiquement comme celui qui couvre ses scandales financiers voire qui protège ces ministres qui se rendent coupables ou responsables de vol, de corruption, de perception de pot-de-vin, de commission et de rétro-commissions occultes. Non, une République digne de son nom ne peut pas fonctionner dans ces conditions », a martelé Bertin Béa, Secrétaire général du parti KNK.

Selon lui, la liste des scandales est non exhaustive, « il n’y a pas que la question des tueries aujourd’hui à laquelle il laisse faire et sans prendre de position contre ses nouveaux alliés, les chefs des groupes armés. Il y a la question de la gouvernance économique et financière. Le dernier scandale, dans lequel est trompé le ministre des Affaires étrangères, de 200 millions de FCFA encaissés en contrepartie de la rupture de relation diplomatique avec le Kosovo et la délivrance d’un passeport diplomatique au profit d’une de ses parentes. Autant de scandales ! que dit le chef de l’Etat par rapport à ces scandales ? » S’est-il interrogé. 

Sans détours, le Secrétaire général du KNK pense que tous les ingrédients sont réunis pour mettre en accusation Faustin Archange Touadera, en appelant les autres députés de la Nation à emboiter le pas, « je lance un appel à tous les députés qu’on appelle des honorables pour que nous puissions prendre nos responsabilités pour que d’ici le mois d’octobre pour mettre en accusation non pas le Premier ministre parce que cela serait dans un cadre de procédure de vote ni la motion de censure mais cela serait une action en vue de la mise en accusation et la destitution du Président de la République pour haute trahison. Il nous faut juste 40 signatures et pas plus pour le faire, comme le stipule les articles 124 et 125 de la Constitution du 30 mars de 2016», a précisé Bertin Béa.

Le Parti KNK, lors des assises du 3ème conseil national du 12 au 18 Août 2019, a clairement annoncé son positionnement dans l’opposition démocratique. Dans un communiqué rendu public la semaine dernière, le parti sollicite les autres partis issus de l’opposition à s’associer pour créer une plate-forme d’opposition afin de réfléchir sur les enjeux des prochaines échéances électorales qui se pointent à l’horizon. 

Jefferson Cyrille Yapende.

 

 

Centrafrique : Le parti politique la « Renaissance » condamne les violences à Birao

BANGUI, 05 Septembre 2019 (RJDH)----Dans une déclaration rendue publique ce 04 septembre 2019, le parti la Renaissance pour un développement durable a condamné les dernières violences qui ont fait des victimes et de placement des populations à Birao au nord du pays.

Selon Augustin Agou, ces violences mettent en péril l’article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule que, « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Après les douloureux événements qui ont conduit à la mort d’une dizaine de personnes le 02 septembre dernier en représailles à l’assassinat du fils du sultan de Birao, Agustín Agou condamne ces violences en ces termes : « mon parti et moi- même, condamnons avec la plus grande fermeté, les affrontements entre les groupes armés qui mettent en péril la vie de personne à Birao », peut-on lire dans cette déclaration dont le RJDH a eu copie.

Un calme précaire règne depuis le mardi dernier dans la ville de Birao, chef-lieu de la Vakaga après les violents combats qui ont opposé le dimanche dernier le MLCJ et le FPRC. Plusieurs personnes selon des sources humanitaires ont trouvé refuge sur les sites de la Minusca et de l’aérodrome de Birao.

Le parti la Renaissance envisage apporter aussi son soutien aux victimes des violences de Birao, Ndele et ses alentours.

RDJH. 

 

 

Centrafrique : La sous-secrétaire de l’ONU chargée des affaires humanitaires plaide pour un financement additionnel

BANGUI, 05 Septembre 2019 (RJDH)----Pour apporter une réponse humanitaire croissante en République Centrafrique, le bureau de l’ONU chargé des affaires humanitaires a besoin d’un fonds additionnel. Déclaration faite par Ursula Muller, Sous-secrétaire des Nations-Unies chargée des affaires humanitaires en fin de sa visite d’une semaine dans le pays.

Cette deuxième visite d’Ursula Muller intervient dans un contexte ou l’aide humanitaire selon plusieurs organismes internationaux en Centrafrique, « reste toujours sous financé par les partenaires ». La Sous-secrétaire des Nations-Unies chargée des affaires humanitaires demande aux partenaires, de redoubler leur financement afin de répondre au besoin humanitaire plus complexe en Centrafrique.

« Il faut redoubler les efforts afin que les civiles affectés puissent vivre dans la dignité et la sécurité dans l’espoir d’un avenir meilleur. Il faudra améliorer l’accès au service de base et la couverture des besoins. A ce faire, il est essentiel que les humanitaires puissent intensifier les interventions humanitaires ainsi que les acteurs du développement. Je remercie les bailleurs, qui continuent à appuyer nos efforts mais on a urgemment besoin de financement des bailleurs additionnels pour combler les lacunes de la réponse et les besoins humanitaires croissants ».

De passage à Bria, Bangassou et Alindao, malgré des progrès réalisés et la présence de l’Etat dans certaines zones de la République Centrafricaine, les besoins sont encore énormes, ajoute, Ursula Muller, « à Bria, Bangassou et Alindao, dans ces trois villes, j’ai pu constater des progrès réalisés mais également des besoins humanitaires aigus et croissants. Car, la Centrafrique reste une crise humanitaire complexe qui nécessite l’attention accrue de la communauté internationale, c’est aussi une des raisons de ma visite. De février 2018, j’ai pu remarquer la présence de l’Etat dans certaines zones reculées du pays malgré le défi sécuritaire et logistique. Plusieurs interlocuteurs ont demandé à plusieurs reprises la protection et l’extension de la couverture des services essentiels de base », a-t-elle remarqué.

46 % de fonds sont financés selon les chiffres humanitaires en Centrafrique. Les violences perpétrées ces derniers temps, ont encore augmenté le nombre de personnes en situation d’urgence qui ont besoin de l’aide humanitaire dans le pays.

RJDH.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement et l’Association du Barreau Américain évaluent les défis liés aux sessions criminelles 

BANGUI, 05 Septembre (RJDH) --- Pour partager les résultats de l’évaluation des sessions criminelles et sortir des recommandations en vue d’améliorer l’organisation des sessions criminelles en Centrafrique, un atelier est organisé du 05 au 06 septembre par le ministère de la justice sur financement de l’Association du Barreau Américain en Centrafrique. L’objectif  est d’identifier les obstacles liés à l’organisation et tenue des sessions criminelles dans les Cours d’Appel de la République Centrafricaine.


L’objectif visé par ce projet financé par l’Association du Barreau Américain est d’évaluer les défis rencontrés par les Cours d’Appel de la République Centrafricaine dans les tenues régulières des sessions criminelles.
Alain Gbaziale, Directeur Général des Services Judiciaires, explique que ce travail s’inscrit dans la politique du gouvernement (zéro tolérance), « notre pays a connu des situations difficiles et il y a eu beaucoup de crimes qui ont été commis en Centrafrique. Comme le Gouvernement a adopté la ligne politique dans l’expression « tolérance zéro » à l’égard des criminels, des sessions criminelles ont été tenues à Bangui et a l’intérieure du pays. Ces activités visent à valider un rapport d’évaluation de ces sessions criminelles qui a été faite par deux haut magistrats, Arsène Sende et  Alfred Emmanuel Ndakala », précise le Directeur Général des services judiciaires.


Cette séance permet aux deux parties impliquées dans la lutte contre l’impunité en Centrafrique de relever les manquements constatés lors de la tenue des sessions criminelles, « la justice reste une œuvre humaine certainement. Il peut y avoir des imperfections donc, l’occasion est ici donnée aux praticiens de relever ce qui pourrait être qualifiée comme de lacune lors de cette session et d’apprécier également les différents points judiciaires réservés à ces cas de crimes. C’est l’occasion qui est donnée à ces magistrats de faire leur propre critique et d’adopter un nouveau comportement ou encore la bonne conduite », conclut-t-il.


Cette activité qui s’est ouverte ce 05 septembre prendra fin le vendredi 06 septembre prochain à Bangui. Les participants vont formuler des recommandations notamment sur le renforcement des capacités de chaque acteur en vue d’améliorer l’organisation et la ténue régulière de la session criminelle dans les trois Cours d’Appel à savoir, Bangui, Bouar et Bambari. /

Paméla Dounian-Doté.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 16:33
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

LA MINUSCA SOUTIENT LA MONTEE EN PUISSANCE DES FORCES DE SECURITE INTERIEURE CENTRAFRICAINES

 

Bangui, 4 septembre 2019 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) réaffirme son soutien à la montée en puissance des forces de sécurité intérieure (FSI) centrafricaines, composées de la Police et de la Gendarmerie, dans le cadre de l’appui à l’extension de l’autorité de l’Etat, a indiqué mercredi à Bangui, le Chef de la composante Police de la MINUSCA, le Général de Division Pascal Champion.

 

« La Police de la MINUSCA envisage pour l’exercice 2019/2020, la mise en œuvre de 17 projets à impact rapide au profit de la Gendarmerie, 22 au profit de la Police et trois projets mixtes au profit de la Police Technique et Scientifique et de l’Unité Spéciale Anti-Fraude”, a indiqué le Général Champion. Selon le Chef de la composante Police, divers matériels tels que des menottes, casques, boucliers et gilets pare-balle ont été déjà commandés et devraient être livrés entre septembre et octobre 2019 afin d’appuyer le déploiement des Compagnies Régionales de Sécurité (CRS) dans les villes de Berberati et Bangassou, des Escadrons de Gendarmerie Mobile (EGM) dans les villes Bouar et Bambari et des équipes projetables d’interventions. 

 

Au cours de la conférence de presse hebdomadaire, le Chef de la composante Police a indiqué que depuis 2014, 149 projets ont été réalisés ou sont en cours, par la MINUSCA et les partenaires techniques et financiers de la RCA. « De juillet 2014 à juin 2019, l’UNPOL a entrepris de nombreuses sessions de recyclage des policiers et gendarmes sur le terrain à Bangui et en province. Un total de 8225 personnels des FSI ont été formés, soit en moyenne 1645 FSI par an », a-t-il indiqué, citant, entre autres, l’appui à l’élaboration d’un Plan de renforcement des capacités et de développement et d’un Plan global de redimensionnement et de redéploiement.

 

Pour le Chef de la composante Police, “ces différents projets entraineront une augmentation quantitative et qualitative de la présence de la Police et de la Gendarmerie dans les différentes régions du pays”. “L’objectif d’ici à 2023 est la couverture de l’ensemble territoire national par les FSI pour rendre effectif la restauration de l’Autorité de l’Etat », a-t-il dit, précisant que pour l’instant, 71% des effectifs sont à Bangui, 23% à l’Est et 5% vers le Centre du pays. Le plan de renforcement des capacités des FSI prévoit le recrutement de 2500 policiers et 2500 gendarmes sur 5 ans.

 

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA Vladimir Monteiro a souligné que la Mission continue de suivre attentivement la situation à Birao, trois jours après les violents affrontements entre combattants du FPRC et du MLCJ. « Des contacts ont eu lieu entre le Représentant spécial du Secrétaire général avec les garants, les autorités centrafricaines ainsi que les leaders des deux groupes armés en vue d’un retour à la normale », a-t-il souligné. Il a rappelé que conformément à leur mandat,  les casques bleus ont établi quelques points de contrôle dans la ville tout en poursuivant leur mission de protection des civils avec des patrouilles. Mardi, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général et Coordonnateur humanitaire, Denise Brown, s’est rendue sur place avec d’autres responsables humanitaires pour évaluer la situation sur le terrain face aux risques de crise humanitaire.

 

Le porte-parole a également indiqué que la MINUSCA suit la situation à Mingala et que la Force a survolé la ville, en vue d’une prochaine intervention de casques bleus afin de rassurer la population de la localité traumatisée par la présence d’éléments armés de l’UPC. A cet effet, il a rappelé l’engagement pris par les parties, notamment les groupes armés, lors de la réunion d’évaluation de l’Accord de paix les 23 et 24 août à Bangui, en particulier la cessation des violences. Tout en soulignant que l’Accord prévoit des dispositions pour les cas de violations, le porte-parole a rappelé le mandat de la MINUSCA qui l’autorise à recourir à la force pour protéger la population civile en cas de menace.

 

D’autre part, le porte-parole a annoncé la poursuite du programme de réduction de violence communautaire (CVR), notamment à Bria où une campagne au quartier Ndourou a permis de récupérer trois armes lourdes, 10 AK47, 20 armes artisanales ainsi que des munitions tandis qu’ à Bambari, plusieurs infrastructures dont des marchés, un centre de formation et un poste de santé construits dans le cadre du projet, ont été remises aux communautés. « La troisième phase du CVR à Bambari démarre au cours de ce mois de septembre », a-t-il ajouté.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 16:10
FACA : plus de 500 nouvelles recrues en formation au Camp Kassaï

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 30 août 2019 07:46

 

Plus de 500 nouvelles recrues poursuivent leur formation dans les rangs des FACA au Camp militaire Kassaï sur les techniques de combat mais aussi en administration pour une durée de 3 mois. Ils sont encadrés par les conseillers militaires de l'EUTM-RCA et des encadreurs centrafricains.

Ces 500 nouvelles recrues renforcent leurs capacités aux notions de Droit Humanitaire International (DHI), de prévention des violences sexuelles mais aussi aux techniques de combat, exercices de tirs et en informatique. Cette session de trois mois est assurée par des instructeurs FACA, sous la supervision des conseillers techniques de l’EUTM-RCA. Le Chef d’État major des FACA et le Commandant de l’EUTM-RCA en visite au Camp militaire Kassaï mardi 27 août 2019 ont apprécié le niveau des nouvelles recrues.

"Toute la formation continue ainsi que l'entrainement opérationnel des bataillons. Une armée pour qu'elle soit opérationnelle, il faut d'abord qu'elle soit bien formée", s'est félicité Général Éric Peltier, Commandant de l'EUTM-RCA, promettant qu'il aura aussi "la formation des sous-officiers".

Insistant sur le Plan National de la Défense validé par le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, pour la reconstruction de l'armée, Général Eric Peltier rassure que les choses "progressent doucement mais surement". L'officier général français met l'accent sur "la formation des jeunes engagés au Camp Kassaï à Bangui et à Bouar qui devra terminer au mois d'octobre 2019".  L'EUTM-RCA a dans le cadre de sa mission, formé plus de 1000 recrues au Camp militaire de Kassaï et à la garnison de Bouar.

Le Chef d'Etat-major des Forces Armées Centrafricaines, Général Zéphirin Mamadou souligne l'engagement du Chef de l'Etat, Faustin Archange Touadéra, a créé une armée de proximité. "Dans la cadre de cette formation, le Président de la République nous a instruit de bien former les soldats avant de les déployer sur l'ensemble du territoire. Comme a souhaité le Chef de l'Etat, l'armée doit être proche de la population", a indiqué Général Zéphirin Mamadou.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com