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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 15:39
RCA: le manioc flambe à Bangui

 

 

Par RFI Publié le 11-07-2019 Modifié le 11-07-2019 à 02:42

 

A Bangui, les foyers s’inquiètent. Il est devenu difficile de trouver du manioc dans la capitale. Le manioc est mangé sous forme de « boule gozo», sous forme de bâton fermenté, le « chikwangue », ou encore sous forme de poudre… Il est la base de l’alimentation des Centrafricains. Près de 700 000 tonnes ont été produites en 2018 (en légère baisse de 3% par rapport à l’année 2017). Aujourd’hui la bassine de manioc coûte près du double de son prix habituel.

Dans les allées du marché central de Bangui, le manioc se fait rare. Prisca tient un petit stand de légumes et crudités. « Il n'y a pas de manioc, le manioc c’est cher. Ngaoui c’est 4500 francs CFA, normalement c’est 2500 FCFA. Un sachet comme ça 500 FCFA. Les clients viennent acheter mais c’est cher. C’est très cher. C’est grave en Centrafrique pour le manioc. »

Un problème pris au sérieux par la FAO. Plusieurs éléments selon l’organisation expliqueraient cette flambée des prix. La période de soudure, la spéculation liée aux problèmes de carburants ainsi qu’un troisième facteur, détaille Abel Kongbo, le point focal (ou référent) Sécurité alimentaire de la FAO.   

« À des endroits, on nous fait comprendre qu’il y a des cas de maladies qui font que les pieds de manioc pourrissent.

RFI : Et vous au niveau de la FAO est-ce que ça vous inquiète en terme de sécurité alimentaire à Bangui ?

Tout à fait. Déjà on a des points d’études pour savoir l’ampleur du pourrissement des tubercules dans les zones ciblées. On est en train de réaliser des analyses pour voir si c’est les pratiques qui poussent au pourrissement ou bien si c’est une maladie qui a attaqué pour qu’on arrive à cette situation. »

Cette augmentation du prix du manioc vient s’ajouter à d’autres difficultés en ville notamment le manque de liquidités.

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 15:09
Des progrès pour la levée de l'embargo sur les armes selon le gouvernement
Des progrès pour la levée de l'embargo sur les armes selon le gouvernement

 

 

juillet 10, 2019  AFP/VOA

 

Des progrès ont été enregistrés en vue de la levée de l'embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine, conformément aux dispositions du Conseil de sécurité des Nations unies, a affirmé mercredi le gouvernement.

"Des officiers supérieurs et des officiers subalternes de l'armée ont été formés sur la gestion et le stockage des munitions et armes, en ce qui concerne les armureries, nous sommes prêts. Les progrès actuels dans la mise en oeuvre du programme de DDRR (désarmement) s'inscrivent aussi dans le cadre de la levée de l'embargo sur les armes à destination de notre pays", a déclaré à Bangui le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui.

Au cours d'une conférence de presse conjointe, le porte-parole de la mission de l'ONU (Minusca), Vladimir Monteiro, a rappelé qu'en janvier 2019, le Conseil de sécurité a adopté un chronogramme précis, demandant notamment "à la République centrafricaine, de fournir jusqu'en juin 2019 un rapport sur les progrès enregistrés dans le cadre de la gestion ainsi que le stockage des armes".

Après une évaluation de ces progrès accomplis, le Conseil doit se réunir fin septembre pour "statuer sur la question de l'embargo", a-t-il précisé.

Le Conseil a déjà accepté des demandes de levée partielle, permettant ainsi à la Russie et à la France de fournir des armes aux forces armées centrafricaines (Faca).

Merci au Président Touadéra et à la ministre de la Défense Marie-Noëlle Koyara pour leur accueil. L’amitié qui unit la France et la RCA est ancienne et garante de notre succès : nous sommes et nous restons à leurs côtés pour bâtir en Centrafrique une paix durable. 5/5 pic.twitter.com/ZgmXfej4kq

— Florence Parly (@florence_parly) July 8, 2019

En visite lundi à Bangui, la ministre française des Armées, Florence Parly, a dit que Paris oeuvrait auprès des Nations unies afin d'assouplir cet embargo mis en place après l'éclatement des violences en Centrafrique en 2013.

Elle estime qu'il "reste encore beaucoup à faire" pour la mise en oeuvre de l'accord de paix signé en février entre 14 groupes armés et le gouvernement, qui prévoit notamment le désarmement des combattants des milices.

Les principaux groupes armés qui contrôlent territoires et axes routiers, n'ont encore démobilisé aucun de leurs combattants.

Le porte-parole du gouvernement voit cependant un bon début : "Nous n'avions pas la naïveté de croire qu'à partir de cette signature, nous entrions immédiatement dans la paix et la sécurité comme par enchantement. Il s'agit d'un long processus".

La Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus miséreux au monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé par la rébellion de la Séléka.

Dans ce pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national, les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources (diamants, or, bétail...).

L'accord de paix de Khartoum est le huitième conclu depuis 2013.

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:48
1000 nouvelles recrues entament leur formation « toutes armes » en Centrafrique

 

 

http://www.bruxelles2.eu  10 JUILLET 2019

 

 (B2) Une formation élémentaire toutes armes a débuté le lundi 24 juin sur les camps Kassai à Bangui et, pour la première fois, à Bouar

 

Formés par les instructeurs d’EUTM RCA, les instructeurs des forces armées centrafricaines (FACA) formeront eux-mêmes, pour la première fois, les 1000 jeunes recrues qui ont entamé leur formation opérationnelle élémentaire.

Les Européens de la mission EUTM RCA accompagneront ainsi les instructeurs des FACA chargés de dispenser les cours dans les camps de Kassai et, pour la première fois, dans celui de Bouar, situé à 400 de km à l’ouest de la capitale centrafricaine. A l’issue des quatre mois de formation de base du métier militaire, les soldats rejoindront les unités opérationnelles des FACA à travers le pays.

Depuis son lancement en juillet 2016, EUTM RCA a déjà formé et entraîné plus de 4000 soldats centrafricains. L’approche de formation des formateurs est au cœur de l’approche européenne, dans le but de construire les capacités nécessaires à la constitution d’une force armée moderne et professionnelle en RCA.

(MHA)

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:27
"Les Centrafricains ont soif de paix" dixit Mme Keita Bocoum

Lu pour vous

 

10 juillet 2019 à 17h49min

 

Situation des droits de l’homme en République Centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita Bocoum, a relayé «  les espoirs et les inquiétudes » de la population qu’elle a recueillis lors de sa dernière mission dans le pays.

 

« Les Centrafricains ont soif de paix », a déclaré mercredi à Genève Mme Bocoum, qui estime crucial que la population centrafricaine ressente dès aujourd’hui que la dynamique amorcée par l’adoption de «  l’accord de paix contribuera à changer leur quotidien ».

Devant le Conseil, l’experte a décliné les priorités devant mener la Centrafrique sur le chemin de la paix définitive. « Cela implique des efforts en matière de sécurité et de réduction de la violence mais cela implique aussi une action robuste pour le relèvement économique du pays  », a-t-elle dit. Dans cette perspective, Mme Bocoum a plaidé pour qu’une attention particulière soit accordée à la situation des jeunes qui sont souvent victimes mais aussi particulièrement «  vulnérables aux discours extrémistes ».

Dans le contexte fragile de la RCA, les jeunes peuvent facilement constituer un « réservoir des groupes armés pour embrigader de nouvelles recrues  ». A cet égard, la mise en œuvre rapide, dans toutes les provinces du pays, d’un programme de renforcement des capacités et le développement d’activités génératrices de revenus pour les jeunes contribueront à atténuer les tensions au sein des communautés, estime l’experte.

Insistant sur cette « soif de paix », Mme Bocoum a tenu ainsi à transmettre aux membres du Conseil «  les espoirs et les inquiétudes » rapportées lors de sa dernière mission en RCA, au sujet de la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation signé à Bangui le 6 février dernier entre le gouvernement et 14 groupes armés. Avec la participation des groupes armés au gouvernement, cet accord constitue « une réelle opportunité pour le peuple Centrafricain ». « Il porte en germe de réels espoirs de paix et conséquemment de développement pour le pays », a-t-elle fait valoir.

Augmentation de la criminalité malgré une baisse des « incidents graves »

Mais en plus de la problématique du développement, de nombreux interlocuteurs à Bangui et en provinces, ont ainsi rappelé à Mme Bocoum, « l’importance du respect des droits humains  » et le fait d’exclure dans cet accord, «  l’amnistie, notamment pour les crimes les plus graves, conformément aux attentes de la population pour plus de justice ». «  Il faudra aussi qu’il soit accompagné de mesures fortes de justice, conformément aux souhaits de la population  », a relevé l’experte onusienne.

D’autant que sur le terrain, malgré une baisse du nombre d’incidents graves, elle a été informée « d’une augmentation de la criminalité dans de nombreuses localités  », notamment à Bangui, et de la persistance des points de contrôles sur les routes, source régulière de violences et de harcèlement à l’encontre de la population.

Dans ce contexte, les événements survenus dans la région de Paoua en mai dernier, au cours desquels près d’une cinquantaine d’habitants de différents villages de Koudjili, Ndondjom, Bohong, Lemouna et Koui ont été tués lors d’attaques coordonnées par des combattants du groupe 3R continuent de susciter l’indignation. « Deux mois après ces attaques, le commandement du groupe armé n’a livré que trois personnes qui auraient participé à ces attaques alors que les témoins dans les différents villages évoquent plus d’une douzaine de motos et des douzaines d’attaquants », a regretté l’experte.

Plus largement, Mme Bocoum a indiqué que si des groupes armés revendiquent leur place dans le processus de paix, ils doivent immédiatement mettre fin à la violence. « Ils doivent aussi se rappeler qu’ils peuvent être poursuivis pénalement pour leur implication directe dans la commission de ces actes odieux ou du fait de leur position de commandement par rapport à leurs subordonnés  », a-t-elle mis en garde.

Pour une approche holistique sur la question de la transhumance

De même, il est de la responsabilité de l’Etat de mettre l’action publique en mouvement afin de poursuivre «  tous les auteurs de ces crimes odieux ». Une façon de rappeler que si de tels actes ne sont pas sanctionnés, ils sont susceptibles de « mettre en danger la réussite du processus de paix ».

Ainsi donc, elle a invité les parties à l’accord de paix, les garants et facilitateurs à appliquer de manière systématique les sanctions prévues en cas de brèches de l’accord. « Je les exhorte aussi à prendre toutes les mesures nécessaires, pour que les responsables soient poursuivis et sanctionnés afin que de tels actes ne se reproduisent plus  », a insisté l’experte.

De nombreux défis restent à surmonter sur le chemin de la paix. A Genève, Mme Bocoum s’est dit préoccupée par la question de la transhumance qui continue d’engendrer « des conflits fréquents dans les zones rurales où l’Etat est encore faible  ». « Ma visite, en cette saison des pluies, m’a permis d’en saisir une nouvelle fois l’acuité », a-t-elle fait remarquer, tout en soulignant l’urgence d’avoir «  une approche holistique  » sur ce problème.

Il s’agit de compléter les mesures sécuritaires par des actions visant à réguler ces déplacements, notamment en travaillant de concert avec les différents acteurs concernés, y compris les pays voisins. « J’ai été informée que le travail a commencé avec des pays de la sous-région dans le cadre des Commissions mixtes  », a précisé l’experte.

Par ailleurs, le déploiement des fonctionnaires de l’Etat est parfois retardé par leurs difficultés à percevoir leurs salaires et être opérationnels, compte tenu des limitations logistiques auxquels ils doivent faire face. L’experte a donc plaidé pour que plus de moyens soient mis à disposition pour s’assurer que les fonctionnaires soient payés à temps pour pouvoir travailler dans des conditions acceptables et ne pas être tentés de se servir sur la population.

Dans ce contexte, Mme Bocoum a estimé qu’il est important également que les axes routiers soient complètement sécurisés pour permettre la libre circulation des personnes et des biens.

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:17
Centrafrique : débuts timides pour l’application de l’accord de paix, la méfiance persiste
Centrafrique : débuts timides pour l’application de l’accord de paix, la méfiance persiste
Centrafrique : débuts timides pour l’application de l’accord de paix, la méfiance persiste

 

Lu pour vous

 

http://vonews.net  Par Baye Bacar NDAO juillet 9, 2019

 

La mise en application de l’accord de paix signé il y a plus de cinq mois entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, qui contrôlent toujours 80% du territoire, commence à se concrétiser timidement sur le terrain.

Après la démobilisation d’une centaine de combattants il y a quelques jours, le groupe armé UPC du général Ali Darassa a remis ce mardi 9 juillet aux autorités centrafricaines les bâtiments de la gendarmerie de Ngakobo, à une soixantaine de kilomètres de Bambari, qu’ils occupaient depuis des années. Le tout, au cours d’une cérémonie en grande pompe, en présence notamment des représentants de la Minusca et de l’Union africaine

Cette restitution se veut un symbole de la volonté de l’UPC de mettre en application l’accord de paix de Khartoum, assure son porte-parole Ali Moussa. Mais ce groupe armé devrait en rester là pour le moment. « Nous avons fait un premier pas et nous attendons que les autres fassent la même chose avant d’aller plus loin », prévient-il. Une méfiance partagée par toutes les parties signataires.

D’abord entre les groupes armés : chacun a peur de se retrouver en position de faiblesse si jamais il accepte de désarmer ses combattants, ou de renoncer à ses barrières avant les autres. Méfiance aussi envers le gouvernement centrafricain, sommé de mettre d’abord en place les Unités spéciales mixtes de sécurité qui vont contribuer à la sécurisation du pays. Elles doivent être composées pour 60% de combattants issus des groupes armés, pour 40% de combattants issus des FACA.

« C’est la condition pour qu’on puisse aller au désarmement total et au démantèlement des barrières en toute confiance », prévient le porte-parole de l’UPC. Une position commune à tous les groupes armés.

Le pouvoir centrafricain, qui estime de son côté avoir rempli sa part du contrat en mettant en place le gouvernement élargi aux groupes armés, exige qu’ils se prêtent d’abord au désarmement avant la mise en place des USMS, comme prévu par l’accord de paix. « Il n’y aura pas de véritables avancées tant que ces divergences d’interprétation persistent », explique un diplomate basé en RCA.

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:15
Ambassadeur de Russie en RCA : « l’opposition risque d’étouffer le processus de paix »

 

Lu pour vous

 

https://afriquepanorama.com 10 juillet 2019 

 

Le premier tour de la présidentielle en RCA se tiendra à la fin de 2020. Cependant, les opposants s’organisent déjà à travers des plateformes pour contrarier les politiques menées par le Président Touadéra. L’ambassadeur russe en RCA Vladimir Titorenko a évoqué ce sujet durant la rencontre avec le chef de l’Etat le 2 juillet.

Selon Titorenko, l’opposition centrafricaine s’apprête aux élections présidentielle et législatives qui auront lieu en 2020 et 2021, ce que l’on s’aperçoit actuellement. Le diplomate russe a parlé de la plateforme E-Zingo Biani. Ses membres critiquent le Président et le gouvernement d’avoir signé l’Accord de Khartoum. D’après l’ambassadeur, ces personnes ont formé sous le slogan « Nous sommes contre Touadéra » un front uni comprenant des acteurs politiques de la Centrafrique dont les noms apparaissent souvent dans la presse locale.

Titorenko demeure sûr que la victoire d’un candidat de l’opposition au scrutin signifiera la destruction de l’accord de paix entamé avec du succès par le Président Touadéra. Mais qu’est-ce que le slogan « Nous sommes contre Touadéra » pourrait-il signifier ? Selon l’ambassadeur, la réélection de Touadéra répond effectivement aux intérêts de la Nation. L’opinion de Titorenko n’est pas fondée sur la sympathie à l’égard du leader centrafricain, mais elle a un sens fondamental. Le Président engagé dans le processus de paix dans un pays, accablé par un conflit armé pourra continuer ses activités.

En même temps, l’ambassadeur avoue d’être inquiété par les méthodes de l’opposition. Il a partagé son opinion par rapport au contenu des brochures du groupe Nikongo, où l’on appelle, sous une forme dissimulée, à organiser un coup d’Etat. Titorenko a traité d’inadmissible une telle approche au combat politique.

D’autre part, l’ambassadeur trouve surprenant les appels à quitter la RCA adressés aux Russes. Il a rappelé que c’est sous l’initiative de la Russie et du Soudan que l’accord de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes politico-militaires a vu le jour. Il a remarqué qu’il faudrait se rappeler aux pays tentant de diffuser les rumeurs sur les activités de la Russie en RCA que, elle-même, elle était un pays exploitant les diamants et l’or. C’est donc pour cela qu’elle s’intéresse tout d’abord au rétablissement de la stabilité et de la sécurité en RCA. Moscou est inquiété de la présence de groupements terroristes dans la région, or, leurs adeptes peuvent s’activer, si le processus de paix voit sa fin. La sécurité globale est ce à quoi tend la Russie, a souligné Titorenko.

 

Jérémie Walanda

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:06
Centrafrique : débuts timides pour l’application de l’accord de paix, la méfiance persiste

 

Lu pour vous

 

http://vonews.net  Par Baye Bacar NDAO juillet 9, 2019

 

La mise en application de l’accord de paix signé il y a plus de cinq mois entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, qui contrôlent toujours 80% du territoire, commence à se concrétiser timidement sur le terrain.

Après la démobilisation d’une centaine de combattants il y a quelques jours, le groupe armé UPC du général Ali Darassa a remis ce mardi 9 juillet aux autorités centrafricaines les bâtiments de la gendarmerie de Ngakobo, à une soixantaine de kilomètres de Bambari, qu’ils occupaient depuis des années. Le tout, au cours d’une cérémonie en grande pompe, en présence notamment des représentants de la Minusca et de l’Union africaine

Cette restitution se veut un symbole de la volonté de l’UPC de mettre en application l’accord de paix de Khartoum, assure son porte-parole Ali Moussa. Mais ce groupe armé devrait en rester là pour le moment. « Nous avons fait un premier pas et nous attendons que les autres fassent la même chose avant d’aller plus loin », prévient-il. Une méfiance partagée par toutes les parties signataires.

D’abord entre les groupes armés : chacun a peur de se retrouver en position de faiblesse si jamais il accepte de désarmer ses combattants, ou de renoncer à ses barrières avant les autres. Méfiance aussi envers le gouvernement centrafricain, sommé de mettre d’abord en place les Unités spéciales mixtes de sécurité qui vont contribuer à la sécurisation du pays. Elles doivent être composées pour 60% de combattants issus des groupes armés, pour 40% de combattants issus des FACA.

« C’est la condition pour qu’on puisse aller au désarmement total et au démantèlement des barrières en toute confiance », prévient le porte-parole de l’UPC. Une position commune à tous les groupes armés.

Le pouvoir centrafricain, qui estime de son côté avoir rempli sa part du contrat en mettant en place le gouvernement élargi aux groupes armés, exige qu’ils se prêtent d’abord au désarmement avant la mise en place des USMS, comme prévu par l’accord de paix. « Il n’y aura pas de véritables avancées tant que ces divergences d’interprétation persistent », explique un diplomate basé en RCA.

 

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 21:26
RCA: début du démantèlement des bases et barrières illégales des groupes armés

 

Par RFI Publié le 09-07-2019 Modifié le 09-07-2019 à 13:54

 

En Centrafrique, le gouvernement annonce les débuts de la mise en application de l'un des gros chantiers prévus par l'accord de paix de Khartoum. Il s’agit de la restitution par les groupes armés, qui contrôlent près de 80% du territoire centrafricain, des nombreuses bases et barrières éparpillées dans le pays, qui assurent jusqu'ici à ces groupes l'essentiel de leurs revenus.

Le gouvernement centrafricain est formel, le démantèlement des bases et barrières détenues par les groupes armés de ce pays est enfin sur les rails. C’est ce que confirme le ministre de la Sécurité publique, Henri Wanzet, sur RFI : « Ils n’y vont pas timidement. Vous savez que la mise en place du premier gouvernement a été contestée, nous sommes repartis à Addis-Abeba et par consensus, nous avons mis en place le gouvernement actuel. Maintenant nous sommes dans la dynamique donc c’est parti pour la restitution des bâtiments administratifs et le démantèlement des barrières. »

Premiers à avoir répondu à ce programme, selon Henri Wanzet, le groupe Révolution et justice (RV) basé dans le Nord-Ouest, suivi des 3R du général Sidiki Abbas depuis moins d'un mois. Le ministre de la Sécurité a aussi annoncé qu'il allait participer, cette fois dans le sud-est du pays, au démantèlement de bases et barrières de l'UPC, comme promis par le groupe dirigé par Ali Darassa.

Son de cloche différent sur le terrain

L'UPC parle de son côté d'une base et de bâtiments restitués depuis samedi. Son porte-parole, Ali Moussa, en appelle au gouvernement et aux autres partis pour qu'ils fassent de même : « C’est un pas que l’UPC fait aujourd’hui. Il y a bien d’autres partenaires qui sont concernés par la mise en œuvre de l’accord et l’UPC espère bien que ces partenaires pourront aussi faire quelques pas. Ensemble on compte vraiment avancer positivement, pas après pas jusqu’à ce qu’on arrive à la mise en œuvre totale de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. »

Mais c'est un autre son de cloche qui nous vient du terrain. Le préfet de l'Ouaka, Victor Bissokoin, explique qu'en réalité, la barrière aurait été déplacée et que le bâtiment serait toujours occupé.

 

 

Parly à Bangui: «Il va falloir désarmer un certain nombre de groupes armés»

 

Par RFI Publié le 08-07-2019 Modifié le 08-07-2019 à 23:58

Le général français Eric Peltier a succédé au général portugais Herminio Maio pour commander l'EUTM-RCA, qui forme des soldats des Forces armées centrafricaines (Faca). La ministre française des armées Florence Parly a fait le déplacement, et le président de la République Faustin Archange Touadera a assisté à la cérémonie

Après 18 mois passés à la tête de l’European Union Training Mission (EUTM) le général Herminio Maio tire les enseignements de sa mission. « Au-delà de la reconstruction matérielle et opérationnelle, a-t-il déclaré, seule une nouvelle mentalité basée sur un sentiment national solide, sur une adhésion ferme aux principes républicains et sur le respect des valeurs universelles permettra le relèvement durable des forces armées en RCA. »

Florence Parly, la ministre française des Armées, a évoqué quant à elle les priorités à venir pour l’EUTM et la France. « Il va falloir maintenant désarmer un certain nombre de groupes armés. C’est l’objet du processus de DDR qui doit être suivi, et c’est une très bonne chose que l’accord de paix et de réconciliation prévoient les mécanismes de suivi ; mais maintenant, en effet, il faut passer à la vitesse supérieure. En tout cas, la France, le général Peltier, l’EUTM seront aux côtés de la Centrafrique dans les prochains mois pour faciliter et accompagner ce mouvement de désarmement des groupes armés. Et bien sûr, auprès des Nations Unies afin que l’embargo sur les armes puisse être assoupli. »

Aucun mot n’a été dit sur la Russie. L’ambassadeur Titorenko a fait le déplacement à la cérémonie de passation. Il n’a pas non plus été question de nouvelles livraisons d’armes ou d’envoi de personnels armés supplémentaires.

 

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 21:23
S’estimant inquiété pour ses travaux sur le paludisme, un chercheur congolais se réfugié en France

Lu pour vous

 

 

https://afrique.lalibre.be/ 8 juillet 2019

 

Un chercheur congolais a obtenu un visa qui lui permet de demander l’asile en France après avoir quitté la République démocratique du Congo où il s’estime inquiété en raison de ses travaux sur un traitement alternatif du paludisme.

Médecin-chercheur, Jérôme Munyangi, 35 ans, avait défendu les bienfaits de la plante artemisia prise en tisane dans un documentaire diffusé en janvier sur la chaîne France 24 sous le titre: « Malaria business: les laboratoires contre la médecine naturelle? ».

Munyangi a obtenu un visa de trois mois à l’ambassade de France en Centrafrique, a constaté l’AFP qui a vu le document. « C’est un visa long séjour au titre de l’asile. Arrivé sur place (en France), il déposera une demande d’asile classique », a précisé une source diplomatique française à l’AFP.

Un député français, Stéphane Demilly, est « intervenu auprès du ministre des Affaires étrangères ainsi qu’auprès du ministre de l’Intérieur afin que la situation du Dr Munyangi fasse l’objet d’un examen attentif », indique une collaboratrice de l’élu de la Somme (nord de la France).

Le chercheur est arrivé en région parisienne le 18 juin via la Centrafrique, a-t-il expliqué. Il affirme avoir quitté en mars dernier la République démocratique du Congo, après avoir été détenu à deux reprises dans la capitale, Kinshasa.

« J’ai été fouetté, frappé avec des crosses de fusils par mes gardiens et mes avocats ont été chassés par la force », raconte-t-il à l’AFP au sujet de sa première détention.

Les deux arrestations sont mentionnées par son avocat dans un courrier daté du 21 mars à la « Maison de l’artemisia France », concluant : « Il n’est pas en sécurité en République démocratique du Congo ».

Contacté par l’AFP, cet avocat, Patrick Kitembo, déclare que le motif des arrestations serait un litige autour d’un contrat entre le chercheur et un dépôt d’une entreprise pharmaceutique.

« Le contrat en question n’existe pas. Le seul objectif était de déstabiliser le Dr Munyangi et ses recherches sur des traitements alternatifs au paludisme », ajoute l’avocat.

Dans le documentaire Malaria business, le chercheur affirme qu’une étude sur 1.000 patients avait prouvé que les tisanes d’artemisia étaient plus efficaces que les médicaments conventionnels contre le paludisme, les ACT, recommandés par l’OMS(acronyme anglais: combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine).

« C’est là que les ennuis commencent avec la médecine conventionnelle », a-t-il dit. « Les patients n’achètent plus les ACT. Nous devenons de plus en plus gênants ».

L’OMS a voté dès 2007 une résolution « qui appelle à un retrait progressif des monothérapies à base d’artémisinine par voir orale des marchés ».

Le paludisme a tué 435.000 personnes dont 93% en Afrique, estime l’OMS pour 2017.

 

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 21:21
La chenille, un mets saisonnier très prisé en Centrafrique
La chenille, un mets saisonnier très prisé en Centrafrique

 

 

APA-Bangui (Centrafrique)  juillet 09, 2019 à 16:1 De notre correspondant : Pierre Koutoukpé -

En Centrafrique, l’hivernage est accueilli avec joie car les nombreuses pluies favorisent la luxuriance de la végétation et l’apparition des chenilles qui sont un régal pour une bonne frange de la population. Ainsi, depuis le mois de mai, démarrage de la saison pluvieuse, beaucoup de Centrafricains ont tourné le dos aux champignons et autres escargots pour garnir leur table de mets à base de chenilles.

Avant de finir dans la casserole du consommateur, les chenilles sont généralement convoyées en ville depuis la forêt équatoriale par les pygmées. Ces derniers cueillent les vers sur les feuilles des arbres, sur les troncs des arbres ou, tout simplement, les ramassent au pied des arbres, point de chute de certaines chenilles ayant consommé un surplus de végétation.

 Mieux, des campements de chenilles voient le jour en pleine forêt, histoire de faciliter le ramassage à grande échelle des vers. Une fois récoltés, ils sont séchés au feu ou au soleil, puis mis en vente dans des cuvettes, des assiettes où étalés par tas sur un tissu posé à même le sol.

Un tour au marché de Bangui en cet après-midi de lundi, vous édifie sur la diversité des chenilles proposées à la gourmandise des clients. Grosso modo, il y a des chenilles poilues, d’autres ont des pics ou sont carrément lisses et leur appellation varie d’une langue nationale à une autre : «ndossi», «guéguéret», «mboyo» et «ngboungbou». Cette dernière désignation est du Sango, la principale langue en Centrafrique.

Qu’importe les différentes appellations. Le fait est que beaucoup de Centrafricains raffolent tant et si bien des chenilles qu’à chaque fois qu’elles inondent le marché c’est la mévente pour tous les autres produits. Y compris même la viande de bœuf, considérée comme l’aliment de base de la population.

La chenille tire assurément son succès de sa faculté à aller avec presque tous les produits. Ainsi, elle peut entrer dans la préparation de la pâte d’arachide, la sauce tomate, la boule de manioc ou la banane plantain. De même, on peut la cuire au feu doux où la mettre à frire avec de l’huile.

Consommée le matin au petit-déjeuner ou au déjeuner, elle est très prisée par Gina Yambo et sa famille. Pour 1000 FCFA seulement, dit-elle, elle arrive à régaler son mari et ses cinq enfants.

La modicité du prix de la chenille est également une explication de son succès dans un pays où le coût de la vie est trop cher, à cause surtout de l’insécurité permanente née de la guerre des milices.

« Actuellement, chaque famille trouve à manger chaque jour », soutient Ambroise Koné, trouvée au marché en train de marchander un plat de chenilles fraîches. Au grand bonheur des Centrafricains, c’est cette qualité qu’on trouve sur les marchés, en attendant la fin de l’hivernage quand les chenilles séchées feront leur apparition. 

Commerçante avertie, Natacha Gnabodé a troqué son commerce habituel de crevettes et de poisson fumé contre la vente de chenilles. Trouvée devant son commerce au marché de Guitangola Carrière de Bangui, elle affiche le sourire et ne fait aucun mystère sur la bonne marche de ses affaires.

Chaque matin, elle enfourche sa moto pour aller acheter à Yatimbo ses chenilles pour une valeur de 15.000 FCFA. Après revente, elle s’en sort avec un bénéfice de 25.000 FCFA.

Selon le nutritionniste Koumazi Malo, ses compatriotes n’ont pas tort de raffoler des chenilles car elles contiennent beaucoup de protéines qui sont des suppléments à l’alimentation des nourrissons.

Pourtant, certains Centrafricains disent avoir eu des démangeaisons et des douleurs au ventre, une fois qu’ils ont cessé, pour une raison pour une autre, de manger des chenilles.

D’autres Centrafricains soulignent, eux, avoir à la première bouchée d’un plat de chenilles, développé des allergies sous forme de vomissements ou de gastro-entérite.

Ces cas sont très marginaux et la majorité des Centrafricains, surtout ceux vivant dans les zones équatoriales, s’empiffrent sans retenue de chenilles. Une habitude culinaire ancestrale qu’ils ne comptent pas abandonner.

 

 

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