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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 19:44

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 13 janvier 2015 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a présenté ce 13 janvier 2016, à la faveur de sa conférence de presse hebdomadaire, le bilan des principales actions menées pendant l’année 2015.

 

La conférence de presse a également permis au Porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, de rappeler l’impartialité qui régit les actions de la MINUSCA et de l’ensemble des Nations unies, en particulier dans le contexte électoral. «Aucun fonctionnaire des Nations Unies ne peut à lui tout seul ou en connivence avec qui que ce soit, changer le vote des Centrafricains. Nous n'avons ni la vocation ni la prétention » a-t-il martelé.

 

L’année écoulée a été principalement marquée par les élections en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. L’enregistrement des électeurs, la tenue du référendum sur la Constitution et du premier tour des élections présidentielle et législatives ont été des temps forts qui ont bénéficié de l’appui logistique, matériel et financier des Nations unies. A cet égard, le Porte-parole de la Mission a rappelé qu’en sus de la mise en place par l’Assistance Electorale Intégrée (AIE) de 17 bureaux électoraux régionaux et des démembrements de l’Autorité nationale des élections (ANE), la MINUSCA a transporté 252 tonnes du matériel de vote et des résultats à l'échelle nationale ainsi que sur les sites de réfugiés au Cameroun et au Tchad. Pour les besoins de ces opérations, la MINUSCA a opéré 82 vols.

 

Au chapitre de l’appui au processus politique, Monteiro est revenu sur les activités de conciliation, de médiation, d’information et de formation qui ont «contribué à l’instauration d’un climat de paix et de réconciliation en Centrafrique ». En effet, la MINUSCA s’était largement investie dans l’organisation Forum national de Bangui qui a abouti à des documents fondateurs pour la Gouvernance en Centrafrique. Parmi ces textes, figure l’Accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) entre le Gouvernement de transition et les groupes armés qui constitue un socle pour le programme national de DDRR.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de cet Accord, la MINUSCA avait procédé à la dépollution du Camp en y retirant 6.000 tonnes de munitions. Dans le même ordre, la Mission a assuré la prise en charge des ex-combattants des ex-Seleka regroupés dans trois camps à Bangui (BEAL, BSS, RDOT). Avec un financement de 992.988 dollars américains, 929 ex-combattants ont été recensés et reçoivent régulièrement un soutien alimentaire. Un programme de pré-DDR a également été lancé en collaboration avec le Haut-Commissariat DDR/RSS pour la prise en charge des ex-combattants à l’intérieur du pays. A ce jour, 1.178 ex-combattants participent au pré-DDR à savoir Kaga-Bandoro, Bria, Bambari, Bouar et Birao. A travers des programmes à haute intensité de main d’œuvre, l’objectif est d’amener les ex-combattants à apprécier les dividendes de la paix. En 2016, la MINUSCA compte dédier 3.000.000 de dollars à ce programme afin de l’étendre à 16 localités où il y a une présence significative d’ex-combattants.

 

Sur la restauration de l’Autorité de l’Etat, «les interventions ont été axées sur le développement des capacités managériales avec notamment la formation de 16 préfets et 71 sous-préfets en gestion de la chose publique et sur le processus d’organisation d’élections justes et équitables. Un « Guide territorial », outil de base à la formation des fonctionnaires en relation avec la gouvernance déconcentrée, a été élaboré », a précisé le Porte-Parole de la MINUSCA. Afin d’appuyer la reprise des services déconcentrés de l’Etat, une initiative commune PNUD-MINUSCA permettra le déploiement prochain de 1000 fonctionnaires qui ont été identifiés. D’autre part, plusieurs infrastructures administratives ont été réhabilitées grâce aux projets à impact rapide qui bénéficient d’une enveloppe de 3.000.000 de dollars.

 

A propos du départ de la MINUSCA du contingent de la République démocratique du Congo, Monteiro a précisé « qu’il ne créera aucun vide dans sa stratégie de protection des civils en Centrafrique ».

 

Pour sa part, le Porte-Parole de la Police de la MINUSCA, Lieutenant Konseiga Salifou, a indiqué que le défi majeur en 2015 était la sécurisation du processus électoral tout en réalisant les missions régaliennes de protection des personnes et des biens. En outre, « la Police de la MINUSCA a réalisé six projets à impact rapide d’un montant de 110 millions de francs. » Deux autres projets, d’un montant de 59 millions de francs sont en cours d’exécution et visent la réhabilitation et l’équipement des commissariats de Police et brigades de Gendarmerie à travers le territoire centrafricain.

 

De son côté, le Porte-Parole de la force de la MINUSCA a mentionné qu’au cours de l’année 2015, 239.159 patrouilles ont été effectuées conformément au mandat de protection de la population civile. «La force s’engage à déployer tous les moyens à sa disposition pour que le second tour des élections se fasse dans le calme » a-t-il conclu.

 

LA MINUSCA PRESENTE LE BILAN DE L’ANNEE 2015
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Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 18:05

 

 

 

13/01/16 (AFP)

 

Vingt-deux candidats ont obtenu la majorité absolue lors du premier tour des législatives en Centrafrique, laissant plus d'une centaine de circonscriptions en ballotage, alors que de multiples anomalies ont été relevées, selon des résultats provisoires.

 

Sur 140 sièges à pourvoir au parlement centrafricain, 118 circonscriptions (16 à Bangui et 102 en province) feront l'objet d'un second tour, les candidats arrivés en tête n'ayant pu obtenir de majorité absolue lors du scrutin du 30 décembre, qui s'est tenu en même temps que la présidentielle, a annoncé mardi soir l'Autorité nationale des élections (ANE).

 

Selon ces résultats surprenants, qui doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle, Anicet Georges Dologuélé, le candidat arrivé provisoirement en tête du premier tour de la présidentielle, est battu dès le premier tour des législatives dans la région de Bocaranga (nord-ouest), dont il est originaire.

 

Quant à Faustin Archange Touadéra, 2e au premier tour de la présidentielle, il est en ballotage favorable dans son fief de Damara (centre, 75 km au nord de Bangui).

 

De nombreuses anomalies entachent ces législatives et devraient entraîner des recours devant la juridiction suprême chargée de proclamer les résultats définitifs, a reconnu le rapporteur général, Julius Ngouadé Baba.

 

Ainsi, des bureaux de vote sont restés "ouverts le 31 décembre", lendemain du jour de scrutin, tandis que "dans certaines localités, des compatriotes ont voté uniquement pour la présidentielle parce que les bulletins de vote pour les législatives ne sont pas parvenus à temps".

 

De même, il y a eu de multiples "problèmes", notamment de photos, sur les bulletins de vote acheminés dans différentes circonscriptions.

 

Concernant enfin le traitement des résultats, "les procès-verbaux ne sont pas parvenus à 100% à l'ANE pour toutes les circonscriptions électorales". Et quand ils y sont parvenus, "certaines données n'ont pas pu être prises en compte, parce que les procès-verbaux et feuilles des résultats sont tout simplement inexploitables" a déploré le rapporteur général.

 

Dans la perspective de possibles contestations, l'ANE "attend donc la décision que prendra éventuellement la Cour Constitutionnelle de transition, seule juge de la régularité des opérations électorales, pour organiser des élections partielles dans les localités concernées", a conclu M. Ngouadé Baba sans préciser lesquelles.

 

Le second tour de la présidentielle et des législatives est prévu le 31 janvier.

Centrafrique : 22 députés élus au 1er tour des législatives marquées par de nombreuses anomalies
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Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 17:51

 

 

 

13 janvier 2016 à 12h43 —13 janvier 2016 à 12h50  Par Jeune Afrique

 

Charles Malinas, l'ambassadeur de France en Centrafrique, devrait anticiper son départ de Bangui (prévu pour la mi-2016) dès après le second tour du scrutin présidentiel, le 31 janvier.

 

Paris lui reproche en effet d’avoir misé sur le mauvais cheval en donnant à ses interlocuteurs la nette impression qu’il soutenait la candidature de Martin Ziguélé, proche du Parti socialiste français, lequel a réalisé au 1er tour une performance jugée très décevante – il est arrivé en quatrième position. « Que le futur président soit Anicet Dologuélé ou Faustin Touadéra, on voit mal comment Malinas pourra cohabiter avec lui », dit-on au Quai d’Orsay.

 

L’ancien directeur de cabinet de Yamina Benguigui est également un proche de Catherine Samba-Panza, la présidente de transition, dont le mandat prendra fin en mars. Une raison supplémentaire d’acter son départ plus tôt que prévu.

Lu pour vous : Centrafrique : départ anticipé pour l’ambassadeur de France
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Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 00:00

 

 

 

Bangui 12 janv (C.A.P) - Lors d’un point de presse qu’elle a tenu ce mardi 12 janvier 2016 au domicile de son Porte-parole Me Nicolas Tiangaye et consacré exclusivement aux résultats provisoires du scrutin présidentiel du 30 décembre 2015 publiés par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) le 7 janvier dernier, la plateforme de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) dont le Président en exercice est actuellement l’ancien ministre des finances Christophe Brémaidou, a vivement dénoncé les nombreux dysfonctionnements et irrégularités qui ont à ses yeux, émaillé ce double scrutin présidentiel et législatif.

 

En présence de Martin Ziguélé et Désiré Bilal Kolingba, les deux présidents respectifs des partis MLPC et RDC tout aussi candidats à la présidentielle, l’AFDT a critiqué vertement et contesté la méthode de publication de l’ANE et surtout stigmatisé la violation des dispositions du code électoral dont elle s’est rendue coupable concernant la façon de publier les résultats provisoires qui ne permet pas aux candidats de vérifier et contrôler par eux-mêmes ces chiffres, bureau de vote par bureau de vote et circonscription par circonscription comme le prévoit le code électoral.

 

Prenant la parole, Martin Ziguélé du MLPC a souhaité une bonne et heureuse année à l’assistance essentiellement composée de journalistes des médias nationaux et internationaux présents à Bangui et dit profiter de l’occasion qui lui est donnée pour démentir toutes les rumeurs le donnant victime d’un accident vasculo-cérébral (avc) et évacué au Maroc ou en France après l’annonce de score qui le place seulement en quatrième position. « Je suis bien à Bangui en parfaite santé et devant vous présentement » a-t-il lancé à son auditoire en riant.  

Puis, répondant à certaines questions qui lui sont directement adressées par certains journalistes, Martin Ziguélé a vigoureusement dénoncé l’esprit de la fraude, de la tricherie et de la recherche systématique de l’impunité qui lui paraît être ancré dans la culture centrafricaine et qui est incompatible avec le développement. Il a déclaré ne pas comprendre pourquoi l’ANE restait sourde à la requête de son parti et celle de l’AFDT d’un recomptage des voix ainsi que de l’audit de la collecte et du traitement informatique des données électorales alors que cela procède tout simplement d’un souci de transparence du scrutin.

 

Pour sa part, le président et candidat du RDC Désiré Bilal Kolingba, a complété les réponses de Martin Ziguélé et aussi déploré que certains candidats aient cru devoir recourir à la fraude alors qu’il pensait que cette fois-ci, ces élections allaient être crédibles afin de permettre un retour à la légalité constitutionnelle et tourner la page des crises politico-militaires récurrentes qui ont beaucoup fait souffrir les Centrafricains innocents.

 

Me Nicolas Tiangaye quant à lui, a mis en garde sur les dangers que le futur président de la République soit mal élu et sans légitimité par conséquent qui nous ferait replonger dans une nouvelle crise post-électorale. Il a insisté sur la nécessité qu’on laisse la Cour constitutionnelle faire son travail en toute indépendance et sans aucune pression. « Faute de cela, les commanditaires nous trouveront sur leur chemin » a martelé le porte-parole de l’AFDT. 

 

**************************************************************************

 

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION   (AFDT)

 

     (ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

 

DECLARATION LIMINAIRE DE LA CONFERENCE DE PRESSE DU 12 JANVIER 2016

 

 

A l’orée de cette nouvelle année, l’AFDT  présente ses meilleurs vœux au peuple Centrafricain meurtri par les multiples crises militaro politiques que le pays a connus.

 

         Elle souhaite aux médias une bonne et heureuse année 2016. L’AFDT exprime le vœu que cette année consacre le retour du pays à une paix définitive à l’issue des élections libres, transparentes et démocratiques en cours. 

 

En effet, le 30 décembre 2015, le peuple Centrafricain a été appelé à aller choisir par la voie des urnes, son prochain Président de la République ainsi que ses représentants à l’Assemblée Nationale.

 

L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) félicite l’ensemble des électeurs Centrafricains qui s’était massivement mobilisé à cette occasion et salue son engouement qui traduit sa ferme volonté d’aller résolument vers le retour du pays à l’ordre constitutionnel.

 

Cependant, de l’avis général, l’organisation de ces élections par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) a été entachée de nombreux dysfonctionnements et irrégularités qui sont de nature à jeter du discrédit sur les résultats de ces scrutins.

 

Ces irrégularités sont caractérisées par :

 

  • Les ouvertures tardives des bureaux de vote ;
  •  
  • L’insuffisance des bulletins de vote dans plusieurs bureaux de vote ;
  •  
  • Les intimidations et les menaces à main armée enregistrées dans des zones sous contrôle des groupes armés ;

- La non concordance des numéros des candidats inscrits sur les bulletins de vote avec les numéros sur les Procès Verbaux des dépouillements.

-l’absence de garantie de transparence dans le ramassage et l’acheminement des résultats électoraux au Centre de Traitement des Données(CTD) de l’ANE privant les candidats de la sincérité et de la fiabilité des résultats ;

 

  • La transcription des résultats sur des feuilles vierges par les Agents de l’ANE au niveau du Centre de Traitement des Données sans les signatures des Représentants des candidats ;
  •  
  • Le refus catégorique par l’ANE du test informatique de fiabilité exigé dès le début des opérations par certains représentants des candidats à l’élection présidentielle, alors qu’elle l’a accordé à l’URCA sans la moindre justification de cette discrimination ;
  •  
  • La violation de l’article 124 alinéa 1 nouveau du code électoral qui exige la publication des résultats  circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote.
  •  

Aussi, les statistiques publiées  par l’ANE en dates des 06 et 07 janvier 2016 pour le 1ertour de l’élection présidentielle se présentent – elles selon le tableau ci-dessous :

 

 

Dates

Electeurs Inscrits

Nombre des Votants ou Electeurs Inscrits PV consolidés

Votes Blancs

Votes Nuls

Suffrages

Valablement exprimés

Taux de participation

06.01.2016

1. 954. 433

1. 509. 565

Inconnu

Inconnu

1. 107. 438

73%

07.01.2016

1. 954. 433

1. 281. 053

42. 790

57. 148

1. 181. 115

79%

 

De l’examen des données chiffrées fournies par l’ANE elle- même, il ressort que :

 

  • le taux de participation  publié par l’ANE est de 79% le 07.01.2016. Ce taux  est  erroné. Au regard des données de l'ANE du 07.01.2016, avec un total d'électeurs inscrits (1. 954. 433) et le nombre des votants (1. 281. 053), le taux de participation réel est finalement de 65,546%, au lieu de 79%.

 

  • les statistiques sur les votes blancs et nuls n’étaient pas communiquées jusqu’au 6.01.2016, alors que 402. 127 bulletins non traités le 06.01.2016 représentant la différence entre les Electeurs Inscrits PV consolidés et les suffrages  valablement exprimés soit (1. 509. 565 – 1. 107. 438 = 402.127) devrait être traitée le 07.01.2016. Ce chiffre correspond à la somme du total  des  suffrages des 30 candidats valablement exprimés plus le nombre de votes blancs et nuls.  Au regard des statistiques du 07.01. 2016 de l’ANE, le total  des  suffrages des 30 candidats valablement exprimés  est de 73. 677, le nombre des votes blancs est de 42. 790 et celui des votes nuls 57. 748. Or, le total de ces trois rubriques selon l’ANE ne fait que 173. 615,  nombre très inférieur à 402. 127.

 

  • la différence  entre 402.127 et 173. 615 est  de 228. 512 représentant des voix volatilisées.

 

  • cette différence correspond curieusement à  15% des Electeurs Inscrits PV déjà  consolidés le 06.01.2016, soit 228. 512 :1. 509. 565 x 100=15%, un taux élevé de nature à remettre en cause la sincérité du scrutin.

 

  • Une chute brutale et non justifiée du nombre  des Electeurs Inscrits PV consolidés de 1. 509. 565 le 6.01.2016 à 1. 281. 053 le 07.01.2016 soit une différence de 228.512 représentant les voix volatilisées.
  •  

De tout ce qui précède, l’AFDT émet de sérieuses réserves sur la sincérité et la crédibilité de ces opérations électorales qui ne reflètent nullement la volonté du peuple Centrafricain de choisir librement ses dirigeants et qui ne respectent pas les standards universellement admis d’une élection libre, transparente, démocratique et équitable.

 

L’AFDT tient pour responsables d’une éventuelle crise post électorale, les commanditaires de cette mascarade électorale.

Pour rétablir la vérité des urnes, l’AFDT exige :

 

1/l’audit de la chaine des collectes et des traitements des données électorales ;

 

2/ le recomptage manuel des bulletins des candidats ;

 

 3/ la publication dudit décompte dans le strict respect des dispositions de l’article 124 alinéa 1 nouveau du code électoral.

 

Les candidats de l’AFDT à l’élection présidentielle ont saisi la Cour Constitutionnelle de Transition, juge de la régularité des élections en vue de faire valoir leurs droits.

 

A cet effet, l’AFDT demande :

 

  • A la Cour Constitutionnelle de Transition : de statuer en toute indépendance, sans pression extérieure et d’assumer ses responsabilités devant le peuple Centrafricains et devant l’Histoire ;
  •  
  • A la communauté Internationale : d’être impartiale vis-à-vis de tous les candidats et d’éviter d’apporter sa caution à des manipulations électorales susceptibles de conduire à de nouvelles crises comme celles que le pays a déjà connues.
  •  

L’AFDT :

 

-Entend tirer toutes les conséquences d’un hold-up électoral opéré contre la volonté du peuple centrafricain.

 

-Lance un appel vibrant au peuple Centrafricain afin de rester mobilisé pour défendre l’expression de son suffrage en cas de rapt électoral.  

 

                                                      Fait à Bangui, le 12 janvier 2016

 

                                                       Le Président de la Conférence des Présidents

 

 

 

                                                                 Christophe BREMAÏDOU

DECLARATION LIMINAIRE DE LA CONFERENCE DE PRESSE DU 12 JANVIER 2016
L’AFDT réitère son exigence de recomptage des voix de la présidentielle et de l’audit du système informatique de l’ANE
L’AFDT réitère son exigence de recomptage des voix de la présidentielle et de l’audit du système informatique de l’ANE
L’AFDT réitère son exigence de recomptage des voix de la présidentielle et de l’audit du système informatique de l’ANE
L’AFDT réitère son exigence de recomptage des voix de la présidentielle et de l’audit du système informatique de l’ANE
L’AFDT réitère son exigence de recomptage des voix de la présidentielle et de l’audit du système informatique de l’ANE
L’AFDT réitère son exigence de recomptage des voix de la présidentielle et de l’audit du système informatique de l’ANE
L’AFDT réitère son exigence de recomptage des voix de la présidentielle et de l’audit du système informatique de l’ANE
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Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 22:41
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : 15% des voix disparus dans le décompte de l’ANE, selon L’AFDT

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 12 JANVIER 2016

 

L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT), a révélé que 228.512 voix ont disparu dans les résultats publiés par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Cette révélation a été faite, ce mardi lors d’une conférence de presse tenue par les leaders de cette plate-forme politique.

 

Selon l’AFDT, les 228.512 voix ont disparu entre le 06 et le 07 janvier. « Le 06 janvier, l’Autorité Nationale des Elections avait annoncé 1.509.565 de votants mais le 07 janvier, elle nous donne le nombre de suffrage qui est de 1.281.053. Il y a une chute brutale de 228.512 voix ce qui vaut 15% d’électeurs. Où sont passées ces 228.512 électeurs ? C’est la question que l’on est en droit de se poser aujourd’hui », a expliqué Me Nicolas Tiangaye.

 

Cette plate-forme politique a aussi remis en cause le taux de participation de l’Autorité Nationale des Elections. « Le taux de participation publié par l’ANE est de 79% le 07 janvier 2016. Ce taux est erroné. Au regard des données de l’ANE du 07 janvier, avec un total d’électeurs inscrits (1.954.433) et le nombre des votants (1.281.053), le taux de participation réel est de 65,546% au lieu de 79% », a mentionné l’AFDT dans un document remis aux journalistes.

 

Pour cette plateforme politique, ces insuffisances consacrent non seulement les limites de l’ANE mais aussi remettent en cause la sincérité des élections. Face à cette situation, l’AFDT exige l’audit de la chaine des collectes et des traitements des données électorales, le recomptage manuel des bulletins des candidats, la publication dudit décompte dans le strict respect des dispositions de l’article 124 alinéa 1 nouveau du code électoral.

 

Les leaders de l’AFDT appellent à l’indépendance de la Cour Constitutionnelle et à la neutralité de la communauté internationale. « L’AFDT demande à la Cour Constitutionnelle de Transition de statuer en toute indépendance, sans pression extérieure et d’assumer ses responsabilités devant le peuple centrafricain et devant l’histoire et à la communauté internationale d’être impartiale vis-à-vis de tous les candidats et d’éviter d’apporter sa caution à des manipulations électorales susceptibles de conduire à de nouvelles crises », précisé le document de l’AFDT.

 

L’AFDT est une plateforme politique composée de cinq formations politiques que sont le MLPC, la CRPS, le RDC, ASD, MCP, MDES et UDECA. Désiré Kolingba et Martin Ziguelé, candidats de cette plateforme politique, respectivement 3ème et 4ème de la présidentielle selon les chiffres de l’ANE, ont saisi depuis lundi dernier par requête la Cour Constitutionnelle de Transition qui est chargée de proclamer les résultats définitifs des élections.

 

 

Centrafrique: 750.000 personnes vulnérables appuyées par la FAO pour la relance agricole

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 12 JANVIER 2016

 

Etienne Ngounio-Gabia, chargé de programme à la FAO a fait le point sur l’appui que cette structure apporte pour relancer l’agriculture en Centrafrique. Ce dernier a confié au RJDH que 750.000 personnes ont reçu l’appui de la FAO pour relancer l’agriculture.  

 

Selon Etienne Ngounio-Gabia, la FAO a mis à la disposition des groupements agropastoraux des outils agricoles. Il a indiqué que des campagnes de vaccination de petits et gros bétails ont été organisées.

 

Etienne Ngounio-Gabia a fait savoir que 128.000 ménages ont été assistés par la FAO. « En 2015, nous avons appuyé plus de 750.000 personnes en situation difficile en kits agricoles. Les bénéficiaires sont les déplacés internes, des veuves, des orphelins, qui se sont constitués en groupement », a-t-il précisé.

 

Le chargé de programme a noté que les bénéficiaires ont été aussi appuyés par des vivres pour leur permettre de cultiver normalement. « Les semences distribuées aux vulnérables ont été accompagnées des vivres partagés par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) afin d’empêcher les bénéficiaires de consommer les graines destinés à la culture. A cela s’ajoutent les activités génératrices de revenu, pour une auto-prise en charge des femmes », relève Etienne Ngounio-Gabia.

 

Concernant les gros bétails et petits ruminants, le chargé de programme précise : « Nous avons vacciné environ 1.500.000 bovins et 600.000 petits ruminants avec l’appui de quelques ONG internationales en Centrafrique ».

 

Pour la FAO, toutes ces activités s’inscrivent dans le cadre du soutien aux personnes frappées par la crise militaro-politique dans les provinces.

 

« Des greniers, des maisons et des plantations ont été incendiés par des groupes armés. Des éleveurs n’ont pas eu l’occasion de traiter les bétails pendant cette période de crise, parce qu’ils ont fui les hostilités pour se réfugier dans la brousse et leurs animaux ont été volés. La FAO a l’obligation d’appuyer ces éleveurs et agriculteurs pour une relance agro-pastorale », a mentionné le chargé de programme.

 

L’agropastoral a été fortement touché par la crise militaro-politique que la RCA a connue, ces trois dernières années.

 

 

Centrafrique: Le PAM fait le point sur le projet d’assistance aux personnes vulnérables

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 12 JANVIER 2016

 

Le représentant du  Programme Alimentaire Mondial a déclaré ce mardi 12 janvier 2016 que la situation alimentaire en Centrafrique reste préoccupante. Il l’a dit lors d’une conférence de presse au cours de laquelle, le bilan annuel des activités du PAM a été fait.

 

Guy Adoua, représentant pays du PAM a justifié l’option des coupons alimentaires par la volonté de sa structure de limiter l’alimentation des bénéficiaires. « Depuis mars, le PAM donne des coupons qui sont échangés contre les aliments. Nous ne voulons pas toujours donner les mêmes choses à la population, c’est pourquoi nous avons fait venir des coupons pour permettre à la population d’échanger avec la nourriture de son choix et d’aider aussi les commerçants dans la relance de l’économie locale », a-expliqué Guy Adoua.

 

Il a plaidé pour les familles qui traversent une grave crise alimentaire. « Une attention particulière devrait être tournée vers les familles qui vivent dans l’insécurité alimentaire, pour que nos différentes interventions nous amènent à soulager les souffrances des ménages qui sont en insécurité alimentaire dans le pays », a-t-il expliqué.

 

Le représentant de l’ambassadeur de France à cette conférence de presse François Behue, conseiller de coopération et d’action culturelle a rappelé la détermination de la France à aider les personnes vulnérables. « Nous aidons le PAM afin qu’il puisse à son tour aider la population vulnérable. Mais à travers ce projet, nous voulons accompagner les autorités et la population à être autonomes. Ce projet va aussi s’étendre à l’intérieur du pays afin d’aider la population centrafricaine qui souffre », a-t-il précisé.

 

Une bénéficiaire qui a aussi pris par à cette rencontre avec la presse s’est réjouie de l’initiative du PAM et propose une autre piste pour plus de soulagement. « Nous savons tous que le PAM nous aide beaucoup mais nous voudrions qu’il nous donne des choses qui peuvent nous permettre d’exercer de petit métier ou de cultiver pour nous permettre de reprendre notre ancienne vie », a- souhaité Marthe Matélélo.

 

Le projet d’assistance aux personnes vulnérables à travers le programme de transfert monétaire avec l’appui de l’ambassade de France a commencé en mars 2015 à Yaloké et Bangui.

 

 

Le lycée de Bambari manque d’enseignants qualifiés pour tenir les cours

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 12 JANVIER 2016

 

Le lycée de Bambari dans la préfecture de la Ouaka, ne dispose pas d’assez d’enseignants qualifiés pour le fonctionnement dudit établissement qui compte plus de deux mille élèves. Selon Jacob Edjiadji, proviseur de ce lycée, sur 17 enseignants qualifiés affectés au lycée de Bambari, trois seulement ont regagné leur poste.


Le proviseur du lycée de Bambari, Jacob Edjiadji joint au téléphone par le RJDH, a fait savoir que c’est depuis deux ans que cet établissement est dans cette situation. « Nous avons un déficit d’enseignants qualifiés au lycée de Bambari. Cette situation dure depuis deux ans. Sur 17 enseignants affectés au lycée de Bambari, trois seulement ont pris fonction », a expliqué le proviseur.

 

Malgré ce manque, Jacob Edjiadji rassure quant au bon déroulement des cours. « Les activités scolaires n’ont pas connu de perturbation depuis le vote du référendum le 13 décembre dernier. Nous avons travaillé normalement et les choses évoluent dans le bon sens malgré l’effectif insuffisant des enseignants qualifiés », a-t-il avancé.

 

Ce manque est comblé, selon le provisoire par les enseignants de l’Ecole Normale des Instituteurs(ENI) de Bambari et certains fonctionnaires de l’Etat qui prêtent main forte au lycée en assurant la vacation.

 

Le lycée de Bambari, l’un des établissements de référence de l’arrière-pays compte aujourd’hui environ 2.000 élèves, chiffre qui atteste d’une baisse de fréquentation due à la crise.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 22:10

 

 

 

Par RFI Publié le 12-01-2016 Modifié le 12-01-2016 à 11:57

 

La Centrafrique va-t-elle recompter les voix du premier tour de la présidentielle ? C'est en tout cas ce que demande l'un des candidats : Martin Ziguélé, arrivé 4e, au premier tour, selon les résultats annoncés par l'Autorité nationale des élections en RCA.

 

Martin Ziguélé veut que les voix soient recomptées manuellement et il a d'ailleurs déjà saisi la Cour constitutionnelle pour faire part des problèmes qu’il a relevés : « Lorsque les opérations de vote se sont achevées et qu’il y a eu dépouillement, il a été remis aux représentants de chaque candidat, non pas des procès-verbaux de résultats, mais des relevés des résultats sur du papier libre. Donc du papier non authentifiable. Et lorsque les procès-verbaux ont été acheminés à l’autorité nationale des élections, il s’est trouvé que les résultats publiés, les résultats saisis, sont complètement différents de ceux qui ont été remis aux représentants des candidats », explique-t-il.

 

Selon lui, il y a une donc grosse différence entre les résultats partiels du 6 janvier et les résultats complets annoncés le lendemain. Près de 230 000 voix manquent à l'appel, d'après Martin Ziguélé. Elles n'auraient pas été comptabilisées, ni attribuées aux candidats. Il faut donc corriger ce dysfonctionnement : « La seule solution passe par le recomptage manuel devant les représentants des candidats. On ne demande pas la lune, on ne demande pas le ciel ! On demande, tout simplement, l’assurance, la preuve que les voix ont été totalement décomptées et comptabilisées ».

 

Présidentielle en RCA: Martin Ziguélé demande le recomptage des voix
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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 22:07
Lu pour vous : Centrafrique : les ratés du « candidat du pouvoir »

 

 

 

12 janvier 2016 à 17h02  Par Jeune Afrique

 

Crédité de 0,51 % des voix au 1er tour de la présidentielle centrafricaine, Constant Gouyomgbia Kongba Zeze (61 ans) avait pourtant reçu le soutien de plusieurs ténors du régime de transition.

 

Ami de longue date de Catherine Samba-Panza (une de ses filles est secrétaire à la présidence), ce consultant international a notamment bénéficié de l’appui de Mahamat Kamoun, le Premier ministre, d’un conseiller spécial de « CSP », des directeurs généraux de la Banque centrale et du Trésor, ainsi que du ministre des Finances, Assane Abdallah Kadre. Rachel Ngakola, la toute-puissante directrice générale des douanes, a de son côté géré les comptes de sa campagne.

 

Ce soutien s’est par exemple manifesté le 23 décembre, quand Kadre et Ngakola ont fait réquisitionner un avion de la compagnie Minair déjà loué par Dologuélé, avec lequel ce dernier devait se rendre à Carnot et à Nola. Le patron de la compagnie s’en est excusé auprès du directeur national de campagne de l’ancien Premier ministre, arrivé en tête du 1er tour, et lui a proposé d’effectuer le vol un autre jour.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 22:00

 

 

 

Le Sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine de Johannesburg. Que faut-il en attendre pour la (re)construction de la Centrafrique après les élections ?

 

Deux évènements d’importance capitale pour le développement de l’Afrique en général et pour la (re)construction de la Centrafrique en particulier sont passés inaperçus, moins médiatisés, n’ont quasiment pas fait l’objet de débats publics à l’effet de leur appropriation par les Centrafricains et notamment par la classe gouvernante. Il s’agit :

 

- d’une part, des Objectifs de développement durable (ODD), adoptés par les États membres de l'ONU en septembre 2015, pour succéder aux fameux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les ODD comprennent 17 objectifs mondiaux qui visent à mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et l'injustice, et faire face au changement climatique d'ici à 2030 ; et,

 

- d’autre part, du Sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA), tenu à Johannesburg en Afrique du Sud, les 4 et 5 décembre 2015.

 

C’est sur ce second évènement, dont le thème est « la Chine et l'Afrique avancent ensemble : coopération gagnant-gagnant pour un développement commun », que nous pensons utile d’éclairer la lanterne du public centrafricain.

 

Il convient d’indiquer succinctement que le FCSA est une plateforme importante de dialogue collectif, un mécanisme de coopération pragmatique entre la Chine et les pays africains. Depuis sa création en 2000, les sommets du FCSA se tiennent, tous les 3 ans, alternativement en Chine et en Afrique. Le FCSA est toujours une grand-messe. Rares sont les pays africains qui manquent à l’appel. Celui de Johannesburg a vu la participation des chefs d'État, chefs de gouvernement et chefs de délégation de la République populaire de Chine et de 50 pays africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine, ainsi que de la Commission de l’Union africaine.

 

Le ralentissement de la croissance chinoise (passant du taux à deux chiffres pendant plus de 20 ans à un taux aux alentours de 7% ces dernières années) impacte sur les échanges entre le géant asiatique et le continent noir, car il contribue à la chute des cours des matières premières dont beaucoup de pays africains dépendent. Rien qu’au premier semestre 2015, les investissements chinois en Afrique ont chuté de 40%, par rapport à la même période l’année précédente. Cet état de fait inquiétait en Afrique. Mais l’engagement de la Chine, notamment du président chinois Xi Jinping, à Johannesbourg, sur lequel nous allons revenir, a finalement rassuré ses amis africains. Le président Xi Jinping, porté à la tête de la République populaire de Chine en mars 2013, étant l’initiateur du principe dit de « sincérité, pragmatisme, amitié et franchise » devant guider les relations Chine-Afrique.

 

On retient du « Plan d’Action de Johannesburg » que la coopération entre les deux parties (la Chine et l’Afrique) monte en gamme. Les maîtres-mots sont désormais la diversification des économies, le transfert de technologies, le développement des capacités humaines…

 

La Chine s’engage à soutenir l'Afrique dans ses efforts de lever les trois obstacles à son développement que sont : le sous-développement des infrastructures, le déficit en personnels qualifiés et le manque de moyens financiers. La levée de ces goulots d’étranglement permettra d’accélérer le processus d'industrialisation et de modernisation agricole en vue de réaliser le développement autonome et durable du continent.

 

La Chine entend travailler ensemble avec l'Afrique dans ses diverses composantes (les gouvernants, entrepreneurs, universitaires, la société civile…) pour mettre en œuvre en priorité dix programmes de coopération en trois ans (2016-2018). Ces programmes, inscrits dans le Plan d’Action de Johannesburg (PAJ), couvrent des domaines larges et diversifiés (modernisation de l’agriculture, développement des infrastructures, industrialisation, transfert de technologies, développement des ressources humaines…).

 

Pour assurer la bonne exécution de ces dix programmes de coopération, la Chine a décidé de dégager 60 milliards de dollars US pour fournir des aides sans contrepartie et prêts sans intérêt d'un montant total de 5 milliards de dollars US, accorder une ligne de crédit de 35 milliards de dollars US pour les prêts à caractère préférentiel, faire un apport supplémentaire de 5 milliards de dollars US respectivement au Fonds de développement Chine-Afrique et aux Prêts spéciaux pour le développement des PME africaines, et créer un fonds de coopération sur les capacités de production Chine-Afrique avec un capital initial de 10 milliards de dollars US.

 

Que faut-il attendre de nos amis chinois (et d’autres partenaires d’ailleurs) pour la (re)construction de notre fameuse Centrafrique après les élections ?

 

Il est de notoriété publique que la Chine est aujourd’hui un partenaire majeur de la RCA. Les fruits de la coopération Chine-Centrafrique sont nombreux et visibles dans notre pays. Nous citerons, entre autres : le stade 20.000 places, les hôpitaux de l’Amitié (à Bangui) et Elisabeth Domitien (à Bimbo), l’usine d’égrenage de coton (à Bossangoa), l’équipement massif de l’administration (presque tous les ministères et institutions de la Transition) en matériels informatiques et moyens roulants.

 

Les candidats à la présidentielle de décembre 2015 servent aux Centrafricains un catalogue de promesses sans indiquer, de manière claire, comment ces promesses vont être financées. Nous pensons que le PAJ offre beaucoup de possibilités de réalisation de projets qu’il faut savoir négocier. S’appuyant sur ce plan d’action (qui court de 2016 à 2018), le vainqueur de la présidentielle doit, sans tarder, prendre langue avec la République populaire de Chine afin de voir comment certains éléments de son projet de société puissent être réalisés dans le cadre du PAJ. Il faudra œuvrer principalement pour :

 

1. La constitution d’une commission mixte Chine-Centrafrique qui serait un cadre approprié pour discuter des questions d’intérêts communs et appelée à se réunir périodiquement et alternativement à Pékin et à Bangui.

 

2. Le développement des infrastructures. Le PAJ a déjà mis l’accent sur la réalisation des projets d'infrastructures dans les domaines ferroviaire, routier, électrique, de l'eau potable, de l'information et de la communication, aéroportuaire… Dans ces domaines, nos priorités sont notamment l’énergie, les routes et, à terme, le chemin de fer. Il faut le désenclavement intérieur et extérieur du pays. Ce qui implique un accent particulier sur les infrastructures de communication. Sachant qu’à Johannesburg, la Chine et l’Afrique décident d’élaborer ensemble le Plan d'action de la coopération sino-africaine sur les chemins de fer (2016-2020), pour promouvoir la construction du réseau ferroviaire africain. La Centrafrique se doit de s’activer dans l’élaboration de ce plan en vue d’en être un des bénéficiaires des projets qui en découleront.

 

En matière d’énergie, il faut soumettre, à nos amis, entre autres, les projets de construction de barrages électriques de Mobaye et  celui sur les chutes de Ndjimoli (dans la localité de Nola), à l’effet de réduire, à terme, le défit criant en électricité qui handicape sérieusement le développement de notre pays. Ces deux barrages étant des projets intégrateurs car censés desservir également des pays voisins (la RDC, le Congo-Brazza, le Cameroun…). Les pays concernés doivent, sous le nouveau leadership centrafricain, porter ensemble ces projets pour mieux convaincre.

 

3. La modernisation de l’agriculture. Compte tenu du fait que plus de 70% de la population active de notre pays vivent de l’agriculture, il est agréable de noter que tous les candidats à la présidentielle mettent l’agriculture au cœur de leurs programmes. Il faut savoir que la modernisation agricole des pays africains est de même au cœur du PAJ. La Chine promet de mettra en œuvre, entre autres,  le « projet d'enrichissement de la population grâce à l'agriculture » dans des villages africains.

 

Il faut se fixer un horizon à l’issue duquel nos cultivateurs cesseront, progressivement, de travailler de manière rudimentaire (usage de houe, machette…) au profit des machines. La Chine a un savoir-faire inégalable en la matière à nous transmettre.

 

4. L’industrialisation du pays qui implique le transfert de technologies. La Chine a cumulé, en 30 ans de progrès économique, des technologies (machines de production) et des fonds (réserves de change substantielles). La RCA a, de son côté, des ressources naturelles et humaines non négligeables, mais la technologie et le fonds lui font défaut. La combinaison de ce que détient la Chine d’une part et des atouts de la RCA d’autre part, pourra être profitable à notre pays. Sachant que la Chine promet à Johannesburg de soutenir les pays africains dans leurs efforts de construire des parcs industriels et des zones économiques spéciales. Elle promet par ailleurs de mettre en œuvre des projets d'accès à la télévision par satellite dans 10.000 villages africains. Il faut œuvrer pour que des dizaines de villages centrafricains bénéficient de ces projets.

 

Le financement des projets industriels pourra trouver, en partie, de réponses dans le Fonds pour la coopération sino-africaine sur les capacités de production, d’un capital initial de 10 milliards de dollars américains, que la Chine se propose de créer pour soutenir les partenariats industriels et la coopération sur les capacités de production entre la Chine et l'Afrique.

 

5. Le développement des ressources humaines. La Chine s’engage à développer les ressources humaines africaines au cours des années 2016-2018, en formant sur le continent 200.000 personnes techniques et professionnelles, en recevant 40.000 Africains pour la formation en Chine. Ce sont des occasions à saisir par la Centrafrique afin de former massivement ses ressortissants (au moins 500 en Chine et 2.000 sur place, au cours des 3 prochaines années).

 

6. L’implantation des institutions financières. Il faudra œuvrer pour la création des succursales des institutions financières (banques, assurances…) chinoises en RCA pour soutenir l’économie et notamment les PME centrafricaines.

 

Pour obtenir des résultants dans ces domaines en vue de transformer (positivement) la vie des Centrafricains, il va falloir construire une diplomatie agissante, proactive, convaincante et respectée. Cela passera, bien entendu, par un travail herculéen pour restaurer l’image, sérieusement écornée, du pays (considéré par beaucoup de nos amis d’extérieur comme pourvu d’élites défaillantes, voire irresponsables). Réflexions stratégiques et actions doivent constituer le fil conducteur de la politique des autorisées issues des élections de 2015.

 

Dr. Thierry BANGUI

 

Consultant international, universitaire et essayiste

 

Spécialiste du Développement et des Relations Chine-Afrique

 

Le 23/12/2015

CHINE-CENTRAFRIQUE : Que faut-il en attendre du Sommet de Johannesburg pour la (re)construction de la Centrafrique après les élections ?
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 23:49

 

 

Lundi 11 janvier 2016

 

Communiqué de presse

 

 

Maurice Braud, secrétaire national à l’International, à l'Immigration et au Co-développement

 

 

République centrafricaine : le Parti socialiste salue la tenue du scrutin du 30 décembre 2015 mais souhaite l'amélioration du dispositif électoral

 

La tenue pacifique du scrutin du 30 décembre 2015 couplant le premier tour de l'élection présidentielle et les élections législatives, est une étape prometteuse de la transition politique en République centrafricaine.

 

Le Parti socialiste salue la tenue de ce rendez-vous démocratique à mettre au crédit de tous les acteurs concernés, au premier rang desquels le peuple centrafricain. Il adresse sa reconnaissance aux Autorités de Transition et aux Nations Unies pour leur forte implication dans la réalisation de cette phase complexe mais tant attendue.

 

Le Parti socialiste remarque néanmoins que les recours déposés à la Cour constitutionnelle par plusieurs candidats font craindre d'importantes irrégularités et dysfonctionnements, qui entretiennent la suspicion sur le nombre de votants et qui entachent la transparence générale du vote. Il souhaite donc que les autorités centrafricaines et onusiennes mettent en place un nouveau décompte des bulletins et un audit du circuit de collecte et de traitement des résultats afin de réaliser la transparence sur ce premier tour et d'assurer au second tour de l'élection présidentielle un résultat indiscutable.  

 

-- 

Service de presse

 

Parti socialiste

 

presse@parti-socialiste.fr

 

01 45 56 77 23 / 78 78 / 79 96 / 77 73

République centrafricaine : le Parti socialiste salue la tenue du scrutin du 30 décembre 2015 mais souhaite l'amélioration du dispositif électoral
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 13:22

 

 

 

11/01/16 (AFP)

 

L'un des principaux candidats de la présidentielle en Centrafrique, Martin Ziguélé, arrivé 4e au premier tour du 30 décembre, "exige le recomptage" manuel des votes et dénonce un manque de transparence dans la publication des résultats, selon un communiqué de son parti parvenu lundi à l'AFP.

 

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), qui va déposer un recours devant la Cour constitutionnelle, "exige le recomptage manuel des bulletins des candidats", et un "audit de la chaîne de collecte et de traitement des données électorales".

 

Le parti de M. Ziguélé accuse l'Autorité nationale des élections (ANE) d'avoir "violé" le code électoral en publiant des "résultats globaux, mélangeant tous les jours différentes préfectures à des taux divers de dépouillement, rendant impossible tout suivi et tout contrôle".

 

Ainsi, "il est impossible pour chaque candidat de vérifier que tous les suffrages portés sur sa personne, circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote, ont été effectivement et intégralement comptabilisés".

 

Le MLPC relève en outre "une chute brutale et non justifiée à ce jour du nombre de votants" entre les résultats partiels du 6 janvier et les résultats complets annoncés le lendemain, avec environ 230.000 voix "non comptabilisées et donc non affectées aux candidats".

 

"La manipulation et la confiscation de l'expression de la souveraineté du peuple ont chaque fois été par le passé le facteur principal de l'instabilité et de la régression de notre pays", déplore encore le parti, qui demande à ses militants "de garder leur calme" en attendant la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.

 

Une polémique avait déjà éclaté la semaine dernière, deux tiers des candidats - sur 30 en lice - ayant dénoncé des fraudes et réclamé "l'arrêt des opérations électorales". Mais la polémique a fait long feu et le décompte des voix s'est poursuivi.

 

Un des favoris, Anicet Georges Dologuélé (23,8% des voix) et un outsider, Faustin Archange Touadéra (19,4%), sont arrivés en tête au premier tour et devraient s'affronter au 2e tour prévu le 31 janvier, selon les résultats provisoires de l'ANE.

 

Martin Ziguélé, considéré au départ comme un des poids lourds de l'élection et perçu comme "le candidat de la France", l'ancienne puissance coloniale, n'a finalement récolté que 10,8% des votes.

 

Déjà les alliances se dessinent pour le second tour. Dix-huit candidats ont ainsi apporté leur soutien à l'ancien Premier ministre Touadéra, appelant les Centrafricains à voter pour la "seule véritable alternative politique".

 

Mais la plupart n'ont qu'un poids modeste, forts de quelques milliers de voix seulement, à l'exception de Jean-Serge Bokassa, arrivé 5e avec 6,55% des suffrages.

 

Si les résultats définitifs confirment la tendance actuelle, Désiré Kolingba, 3e avec 12,6% des voix, et Martin Ziguélé seront les véritables faiseurs de rois permettant de départager les deux candidats.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France début 2014.

 

Présidentielle centrafricaine: l'un des principaux candidats demande le recomptage des votes
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