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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 23:57

 

Khartoum, Soudan2019-01-29 (ADV) – L’amnistie des groupes armés est posée à Khartoum comme condition principale de la signature d’accord de paix entre ces groupes armés et le gouvernement centrafricain. Une équation qui reste difficile à résoudre.

 

Les pourparlers de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés arrivent à un point culminant : L’amnistie et la formation d’un gouvernement d’Union nationale après ces pourparlers. Deux points qui bloquent encore l’avancement des négociations.

Pour Abacar Sabone, conseiller politique du FPRC, la question d’amnistie reste très sensible. « La paix n’a pas de prix et il faut tenir compte des populations qui souffrent. Il faut des sacrifices. Si nous voulons la paix, nous devons amnistier certaines personnes et aller au pardon et à la réconciliation nationale. Cela n’est pas une insulte à la mémoire des victimes mais c’est pour sauver ce qui reste ».

L’arrêt des hostilités, la paix, le désarmement et la réconciliation nationale ne pourront venir que si l’amnistie est accordée aux responsables de ces 14 groupes armés.

« Nous voulons le gouvernement de l’Union nationale pas pour partager le pouvoir mais pour que les acteurs assurent le suivi des recommandations de ces pourparlers. Il faut la participation active des représentants des groupes politico-militaire», a déclaré Abacar Sabone.

Le gouvernement, pour le moment doit résoudre une équation difficile suite à ces exigences des groupes politico-militaires. Amnistier pour aller vers la paix, le désarmement et la réconciliation nationale ou rejeter l’offre pour faire la guerre, une guerre encore difficile avec une armée qui n’est pas encore en mesure de se procurer des armes pour défendre la patrie.

Pour arriver à l’amnistie, l’Assemblée nationale doit voter la loi, comme a confié Fidèle Gouandjika, conseiller politique du président Faustin Archange Touadera, « Ce n’est pas au président Touadera d’accorder l’amnistie aux 14 groupes armés. L’amnistie n’est pas un décret. L’amnistie est une loi. C’est au peuple souverain d’accorder ou pas accorder l’amnistie aux groupes armés par voie référendaire uniquement en ce qui concerne cette situation extraordinaire », a-t-il précisé.

Même si l’amnistie y est, cette loi ne sera pas au-delà des lois créant la Cour pénale internationale ni la loi organique créant la Cour pénale spéciale, une juridiction mixte chargée de juger les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

 

Centrafrique : L’accord de paix conditionné à l’amnistie des leaders des groupes armés

#KHARTOUM, 28 janvier 2019 (RJDH)—Les pourparlers de paix arrivent à un point culminant : L’amnistie est demandée par les 14 groupes politico-militaires en négociation avec le gouvernement à Khartoum sous l’égide de l’Union Africaine avec l’appui de l’ONU.

Le dialogue qui réunit pour la première fois tous les chefs des groupes armés est qualifié de dernière chance pour le retour à la paix et la stabilité en Centrafrique. Après près de deux ans de préparation par l’Union Africaine, la principale revendication de ces groupes politico-militaires est l’amnistie, pourtant prohibée par les conclusions du Forum National de Bangui.

Selon ces groupes armés, l’arrêt des hostilités, le retour à la paix, le DDRR et la réconciliation nationale ne pourront venir que si l’amnistie leur est accordée. Un point qui bloque encore l’avancement des pourparlers de Khartoum, car, il semble que le gouvernement n’admet pas encore cette hypothèse.

Pour Abakar Sabone, conseiller politique du FPRC et porte-parole de circonstance, la question d’amnistie reste très sensible. « La paix n’a pas de prix et il faut tenir compte des populations qui souffrent. Il faut des sacrifices. Si nous voulons la paix, nous devons amnistier certaines personnes et aller au pardon et à la réconciliation nationale. Cela n’est pas une insulte à la mémoire des victimes mais c’est pour sauver ce qui reste ».  

Abakar Sabone ajoute les groupes politico-militaires demandent aussi le gouvernement d’union nationale à la sortie de ces pourparlers. « Nous voulons le gouvernement d’union nationale pas pour partager le pouvoir mais  pour que les acteurs assurent le suivi des recommandations de ces pourparlers. Il faut la participation active des représentants des  groupes politico-militaires dans l’exécution de ces recommandations», a-t-il déclaré.

« Personne n’a demandé la partition du pays, personne n’a demandé la démission du président Touadera, démocratiquement élu », a rassuré Abakar Sabone.

Le gouvernement, pour le moment doit résoudre une équation difficile suite à ces exigences des groupes politico-militaires. Amnistier pour aller vers la paix, le DDRR et la réconciliation nationale ou rejeter l’offre pour faire la guerre, une guerre difficile avec une armée qui n’est pas en mesure de se procurer des armes pour défendre la patrie.

Fridolin Ngoulou depuis Khartoum au #Soudan

#CARcrisis #RCA236 #Bangui

 

 

Khartoum : Amnistie et partage du pouvoir exclus du projet d'accord de paix

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 28 janvier 2019 15:22

 

Les discussions de Khartoum entrent dans une nouvelle phase. Celle d'approbation du projet d'accord soumis aux parties prenantes. La tension monte ce 28 janvier avec la mise à l'écart de l'amnistie et du partage du pouvoir.

Ce projet d'accord est contenu dans un document de 37 pages et ne prendrait pas en compte les principales revendications des groupes armés que sont l'amnistie et le gouvernement d'Union nationale de sortie de crise.

La disparition de ces deux points dans le projet d'accord n'arrangerait pas les groupes armés qui ont n'en fait un point crucial. "le projet d'accord invite les groupes armés à respecter la légitimité des institutions de la République, à renoncer aux recours à la violence aux armes pour faire valoir toute forme de revendication, à participer au DDRR, à renoncer à l'exploitation illicite des ressources naturelles et au trafic illicite des  armes et munitions de guerre" a rapporté Gildas Nabeza, envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Khartoum.

En revanche, il serait institué un comité préfectoral de mise en oeuvre pour assurer le respect de l'accord. En outre, un comité technique de sécurité sera constitué pour superviser la mise en oeuvre des arrangements temporaires de sécurité.

Selon le draft de l'accord, le gouvernement est appelé à matérialiser la mise en oeuvre du comité préparatoire de suivi, conduire à la loi sur la décentralisation et intégrer les questions économiques à travers les programmes d'urgences et réhabilitation des communautés de base et à préparer un plan national de transhumance sur le plan national et sous régional.

Devant les points d'ombre, certains leaders des groupes armés sont déterminés pour la paix. Martin Koumta Madji alias Abdoulaye Miskine est le leader du FDPC. "Aujourd'hui, nous nous sommes retrouvés pour discuter en vue d'une solution durable. Le DDRR, une fois abouti nous allons signer un accord après quoi, je pense le pays va pouvoir respirer de tout ce dont il souffre aujourd'hui" a-t-il lancé.

Une concertation des 14 groupes armés est prévue pour discuter du projet d'accord avant la plénière.

 

Centrafrique : l’amnistie au cœur du débat contradictoire aux pourparlers inter centrafricain à Khartoum
Centrafrique : l’amnistie au cœur du débat contradictoire aux pourparlers inter centrafricain à Khartoum
Centrafrique : l’amnistie au cœur du débat contradictoire aux pourparlers inter centrafricain à Khartoum
Centrafrique : l’amnistie au cœur du débat contradictoire aux pourparlers inter centrafricain à Khartoum

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29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 23:48
Centrafrique : Poutine bloque Mankeur Ndiaye

Lu pour vous

 

Source:  Seneweb.com | Le 29 janvier, 2019 à 09:01:20

 

L'euphorie suscitée par sa nomination, au poste de Représentant du Secrétaire général de l'Onu en Centrafrique, est en passe de virer au pétard mouillé. Bref, les autorités sénégalaises ont dansé, contrairement à la posture qu'il est convenu d'adopter en diplomatie, plus vite que la musique.

En effet, selon Source A, le pays de Vladimir Poutine a opposé son veto au choix porté sur l'ancien ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, qu'il accuse d'être trop proche de la France d'Emmanuel Macron dont il défendra les intérêts en Centrafrique au détriment de la Russie.

Pis, la persistance du coup de froid entre Paris et Moscou, sur le théâtre des opérations en Centrafrique où l'Establishment est de tout cœur avec la Russie, n'est pas de nature à désamorcer cette crise latente. Et l'idée de redéployer Mankeur Ndiaye au Mali fait son bonhomme de chemin.

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Centrafrique-Presse.com
29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 23:42
La sécurité, argument de la Russie pour avancer ses pions en Afrique

Lu pour vous

 

https://www.france24.com  27/01/2019 - 16:56 Dernière modification :

 

Présence d'entreprises militaires privées en Centrafrique et au Soudan, tournée diplomatique au Maghreb… l'Afrique attire la Russie, qui cherche à étendre son influence sur le continent.

Petit à petit, la Russie fait son chemin en Afrique. Mercredi 23 janvier, Moscou a confirmé la présence d'entreprises de sécurité russes au Soudan. Plus que jamais, le continent est dans le viseur des intérêts de la Russie.

"Selon nos informations, des représentants d'entreprise russe de sécurité privée, n'ayant rien à voir avec l'État, opèrent bien au Soudan", a confirmé Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse.

La porte-parole répondait aux allégations de médias britanniques, notamment le Times, qui affirme que des mercenaires russes aident à la répression des manifestants soudanais, qui réclament le départ du président Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 30 ans.

"L'objectif [de ces entreprises de sécurité] se limite à entraîner les militaires et forces de l'ordre de la République du Soudan", a-t-elle souhaité clarifié.

Une influence en Centrafrique qui inquiète la France

Le Soudan n'est pas le seul pays où des sociétés militaires privées russes avancent leurs pions. En Centrafrique, la situation commence à préoccuper la diplomatie française. Le 23 janvier dernier, Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s'est inquiété devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat d'"une présence active de la Russie, récente, significative, antifrançaise".

Pour le chef du Quai d'Orsay, les Russes sont représentés sur place "en grande partie par la force Wagner. C’est-à-dire, ce n’est pas vraiment l’armée, mais des supplétifs".

Le groupe Wagner n'a pas d'existence légal, les sociétés militaires privées étant officiellement interdites en Russie. Sa réputation est pour le moins sulfureuse. En juillet 2018, trois journalistes, Orkhan Dzhemal, Alexander Rastorguev et Kirill Radchenko, ont été assassinés en Centrafrique alors qu'ils étaient accompagnés d'un chauffeur lié au groupe Wagner. Le Centre de gestion des investigations qui les employait estiment qu'ils ont été tués en raison de leur enquête sur les mercenaires russes. Moscou retorque qu'il s'agit d'un braquage qui a mal tourné.

Selon les autorités russes, un total de 175 experts militaires, dont cinq instructeurs, sont bien présents en Centrafrique, à la demande de la présidence centrafricaine, dépassée par les agissements de nombreux groupes armés. "Les spécialistes militaires russes ne participent pas aux combats, ils ne s'occupent que de formation", précise Maria Zakharova, cité par Russia Today France.

Preuve de l'entente, la ministre de la Défense centrafricaine, Marie-Noëlle Koyara, a invité la Russie, le 10 janvier, à ouvrir une base militaire dans le pays, déchiré par la guerre civile.

L'offensive "sécurito-commerciale" ne se limite pas à ces deux États. En témoigne la présence de Rosobonexport, l’agence russe d’exportation d’armes créée par un décret de Vladimir Poutine en 2001, au Salon international sur la sécurité et la défense "Shield Africa 2019" qui s’est tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 22 au 24 janvier. La présence de l'entité russe a été annoncée par un communiqué au titre évocateur : "Make Africa safe" (Rendre l'Afrique plus sûr).

"2019 devrait devenir 'l’année de l’Afrique' pour la coopération militaro-technique de la Russie", se réjouit, Alexandre Mikheiev, directeur général. Il assure "travailler avec succès" avec le G5 du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) et la Communauté de développement de l’Afrique australe.

Une offensive diplomatique en Afrique

L'expansion des sociétés de sécurité privées russes sur le continent s'accompagne d'une offensive diplomatique de la part du Kremlin. En mars 2018, le ministre des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, avait effectué une grande tournée en Afrique australe et centrale. Il avait successivement visité l'Angola, la Namibie, le Mozambique, le Zimbabwe et l'Éthiopie. Peu après, Vladimir Poutine a annoncé l’annulation de 20 milliards de dollars de dettes contractées par des pays africains au près de Moscou. Puis des accords militaires ont été conclus avec la RD Congo, l’Éthiopie, et le Mozambique.

Dès 2016, cette stratégie d'influence avait été théorisée dans un document de politique extérieure, relève Le Monde : "La Russie élargira sa coopération avec les États africains sur une base bilatérale et multilatérale (…) en développant des relations économiques et commerciales mutuellement bénéfiques, en instaurant une coopération globale, et en contribuant à prévenir les conflits régionaux et les situations de crise ainsi que les règlements post-conflit en Afrique."

Pour sa première tournée de 2019, c'est le Maghreb et plus précisément l'Algérie, le Maroc et la Tunisie que Serguei Lavrov a choisi, une première depuis près de 14 ans.

Selon Le Temps, Moscou s'appuie largement sur le crédit obtenue grâce à son soutien actif à Bachar al-Assad en Syrie. Alliée du dirigeant syrien envers et contre tout, la Russie est apparue en mesure d’apporter une solution sécuritaire aux pouvoirs en place contre les oppositions armées (ou terroristes), en contraste avec des Occidentaux qui ne feraient que déstabiliser la situation (Irak, Libye).

Cette vision du monde séduit un nombre croissant d’hommes d’État, frappés par les destins opposés de Bachar al-Assad et de Mouammar Kadhafi et pas seulement en Afrique : selon Reuters, un groupe d'agents de sécurité privée russe seraient arrivés au Venezuela pour renforcer la sécurité de son président, Nicolas Maduro.

 

Qui est le groupe Wagner, pourvoyeur de mercenaires russes en Centrafrique?

Par franceinfo Afrique – Rédaction Afrique – France Télévisions

Mis à jour le  29/01/2019 | 14:28  – publié le  29/01/2019 | 14:28

Lors d’une intervention au Sénat le 23 janvier 2019, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a dénoncé ouvertement la présence de mercenaires russes en République centrafricaine en citant nommément le groupe militaire privé Wagner. De quoi s’agit-il exactement ? Quelques éléments de réponse.

Les accusations de Le Drian 

Lors d’un point sur la Centrafrique, le ministre français des Affaires étrangères a évoqué "une situation très confuse". Il a surtout pointé du doigt la présence "anti-française" de la Russie. "Ce n'est pas vraiment l'armée (mais) des supplétifs qui agissent sous l'autorité d'un Monsieur qui s'appelle M. Prigojine", a lancé Jean-Yves Le Drian en nommant "la force Wagner". Cette déclaration s'inscrit sur fond de rivalités franco-russes en République centrafricaine.

Le groupe Wagner

Wagner ou PMC Wagner est une société de mercenaires russe créée par Dmitri Outkin, un ancien officier du GRU (renseignements militaires russes). Le groupe paramilitaire privé a déjà fait parler de lui lors de son intervention en Syrie, dans le sillage de l’armée russe. La société Wagner est par ailleurs citée par le département du Trésor américain pour son implication dans le conflit en Ukraine.

Si M. Prigojine m'entend (...) qu'il sache qu'on le connaît bien Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères

Prigojine, "le cuisinier du Kremlin" 

Le groupe Wagner serait financé par un oligarque russe, Evguéni Prigojine. Surnommé "le cuisinier du Kremlin", l’homme d’affaires, proche de Vladimir Poutine, a fait fortune dans la restauration avant de conclure de nombreux contrats avec l’armée russe, comme le rapporte l’AFP. Evgueni Prigojine est par ailleurs accusé par la justice américaine d’être l’instigateur de l’"usine à trolls"  (publication massive de messages tendancieux sur internet) destinée à favoriser l’élection de Donald Trump en 2016. 

Que dit la Russie ?

Moscou a toujours réfuté toute présence militaire russe en Ukraine et n’a jamais cautionné officiellement l’intervention de mercenaires russes en Syrie. Interrogé en décembre 2018 sur le groupe Wagner, le président Vladimir Poutine a toutefois défendu "le droit de travailler" des sociétés militaires privées tant qu’elles respectent la loi, la même qui interdit la création de sociétés de mercenaires...

EIles (les sociétés militaires privées, NDLR) ont le droit de travailler et de défendre leurs intérêts commerciaux aux quatre coins du monde Vladimir Poutine, président russe

Des "instructeurs" en Centrafrique

Depuis janvier 2018, il y a une double offensive russe, diplomatique et militaire, en République centrafricaine. Moscou a déployé plus de 170 "instructeurs civils" pour former les soldats de la Force armée centrafricaine (FACA). "Ce sont des gens qui appartiennent à une société de sécurité privée (…). C’est aujourd’hui une dimension importante des guerres contemporaines et des guerres contre le terrorisme. Il y a une privatisation de la guerre", expliquait à RFI en novembre 2018  Roland Marchal, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (CERI). 

L’assassinat de trois journalistes enquêtant sur Wagner

A priori, la présence de la Russie en Centrafrique n’a rien de choquant. La livraison d’armes aux soldats centrafricains a été validée par le Conseil de sécurité de l’ONU et le président Faustin-Archange Touadéra a lui-même choisi le Russe Valeriy Zakharov comme conseiller en sécurité.

La présence et le rôle des mercenaires russes du groupe Wagner est néanmoins opaque et suscite de multiples interrogations. En juillet 2018, trois journalistes russes de l’opposition ont tenté d’enquêter sur les activités de Wagner en Centrafrique et ses liens avec la richesse minière du pays, mais ils sont morts sur place dans des conditions mystérieuses. 


La version officielle a conclu à un crime crapuleux, alors qu'aucune enquête sérieuse n’a été menée à ce jour.

 

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29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 23:37
Première comparution de Patrice-Edouard Ngaïssona devant la CPI

 

 

ICC-CPI-20190125-PR1434


M. Ngaïssona lors de sa première comparution devant la CPI le 25 janvier 2019 ©ICC-CPI

Aujourd'hui, le 25 janvier 2019, Patrice-Edouard Ngaïssona a comparu devant la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « Cour »), au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas).

La Chambre préliminaire II est composée du juge Antoine KesiaMbe Mindua, juge président, de la juge Tomoko Akane et du juge Rosario Salvatore Aitala. L'audience de première comparution a eu lieu en présence du Procureur et de la Défense. M. Ngaïssona était représenté par son Conseil, Maître Eric Plouvier.

Au cours de l'audience, la Chambre a vérifié l'identité du suspect et s'est assurée qu'il soit informé des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome dans une langue qu'il comprend et parle parfaitement. L'ouverture de l'audience de confirmation des charges est fixée au 18 juin 2019.

Une audience de confirmation des charges sert à déterminer s'il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l'affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.

Contexte : M. Ngaïssona a été transféré à la CPI le 23 janvier 2019, à La Haye, aux Pays-Bas, par les autorités de la République française en application d'un mandat d'arrêt de la CPI délivré par la Chambre préliminaire II pour des crimes contre l'humanité et crimes de guerre présumés qui auraient été commis en République centrafricaine (« RCA »). Ce transfert fait suite à l'accomplissement des procédures nationales nécessaires en France, où il avait été arrêté le 12 décembre 2018.

Le 7 décembre 2018, la Chambre préliminaire II de la CPI a délivré un mandat d'arrêt à l'encontre de Patrice-Edouard Ngaïssona pour des crimes de guerre et de crimes contre l'humanité qui auraient été prétendument commis dans différents endroits en RCA entre le 5 septembre 2013 au moins et au moins décembre 2014 :

crimes contre l'humanité : meurtre et tentative de meurtre, extermination, déportation ou transfert forcé de population, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparition forcée et autres actes inhumains; et crimes de guerre : meurtre et tentative de meurtre, torture, traitement cruel, mutilation, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre le personnel, les installations, le matériel, les unités ou les véhicules employés dans le cadre d'une mission d'aide humanitaire, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, pillage, le fait de procéder à l'enrôlement d'enfants de moins de 15 ans et de les faire participer activement à des hostilités, déplacement de la population civile et la destruction des biens de l'adversaire.

 

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 15:05
 François Bozizé s'adresse aux participants au dialogue de Khartoum

 

Message de S.E François BOZIZE YANGOUVONDA aux participants aux pourparlers de Khartoum et au Peuple Centrafricain

 

Mes chers compatriotes, 

C’est avec le cœur meurtri et l’âme dévastée que j’observe depuis bientôt six (6) ans l’évolution de la situation dramatique voire chaotique de notre cher et beau pays, la République Centrafricaine. C’est également avec beaucoup de peine et de tristesse que j’assiste à la dégradation des conditions de vie d’une grande partie de nos populations livrées à la merci des bandes armés, sans foi ni loi, lesquelles n’ont de cesse d’écumer notre territoire, mis sous coupe réglée, tout en continuant de fouler aux pieds, chaque jour davantage, l’autorité de l’Etat.

Depuis longtemps, je n’ai eu de cesse de me battre pour retour de la paix et de la stabilité dans notre pays. De tout temps, j’ai prôné le dialogue, comme seule et unique voie de sortie de crise, car tout conflit, quel qu’il soit, et ce même à travers l’Histoire, a toujours pris fin autour de la table des négociations. Aussi serions-nous, je le crois fermement, judicieusement avisés de faire l’économie de toutes ces vies en danger pour aller résolument à la recherche d’un compromis dynamique pour le bien-être du Peuple centrafricain.

Mes chers compatriotes, 

C’est notamment pour ces raisons mentionnées ici que j’ai depuis longtemps marqué ma disponibilité pleine et entière à m’associer aux discussions, initiatives et actions qui seront organisées pour trouver les voies vers la Paix, afin de mettre un terme aux souffrances du Peuple centrafricain. C’est dans ce sens que j’avais écrit au Président de la Commission de l’Union Africaine en juillet 2018 et que j’ai réitéré lors de la réunion avec le Panel de facilitateurs à Kampala, durant cette même période.

C’est pourquoi, aussi bien ma surprise que déception furent grandes, d’être à nouveau, tenu à l’écart de la rencontre de Khartoum ouverte ce jour et qui doit se révéler décisive pour nous tous.

En dépit de tout cela, je suivrais avec une attention particulière les développements de ce 1er round de discussions en réaffirmant ma disponibilité à apporter ma contribution à la réussite de ces importantes assises et à effectuer le déplacement de Khartoum pour prendre part directement aux pourparlers.

En ce début d’année 2019, nous devons nous employer à abolir toutes sortes de barrières et de clivages pour bâtir ensembles un Centrafrique où il fera bon vivre pour les générations présente et future de notre pays. 

Fait à Kampala le 24 janvier 2019 

 

Général François BOZIZE YANGOUVONDA

Ancien Président de la République Centrafricaine

Président Fondateur du Parti KNK

Président d’Honneur du Parti KNK

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 14:30
Ouaka : 13 civils tués à Ippy par des éléments de l'UPC
Ouaka : 13 civils tués à Ippy par des éléments de l'UPC

 

 

https://www.radiondekeluka.org  vendredi 25 janvier 2019 13:03

 

Les habitants de la ville de Ippy sont replongés dans la psychose jeudi aux environs de 21 heures. 13 personnes ont été tuées dans le quartier Djama-Yakania et une  vingtaine d'autres blessées par balles.

La nuit a été dramatique pour une partie de la population de Ippy déjà affectée par les violences du 4 décembre 2017. 13 personnes sont mortes et une vingtaine d'autres blessées dans l'attaque d'un lieu de deuil à Djama-Yakania, un quartier situé à l'est sur la route de Bria par les éléments de l'UPC.  

Plusieurs personnes réunies à un lieu de deuil au quartier Djama-Yakania ont été surprises par des tirs d'arme jeudi aux environs de 21 heures. 13 personnes tuées par balle et de nombreuses  autres blessées, comme le témoigne un habitant de la ville à Radio Ndeke Luka.

"Les gens était à un lieu de deuil. Vers 21 heures, les combattants ex-Séléka sont arrivés et ont ouvert le feu occasionnant la mort de 13 civils et blessant 19 autres", a le témoin, déplorant par ailleurs le manque de sécurisation des personnes et des biens malgré la présence des casques bleus de la Minusca. "Les casques bleus ont positionné leur char devant l'hôpital, mais dans la ville, il n'y a pas de patrouille", a-t-il regretté.

Déplorant le manque de médicaments pour apporter les soins aux blessés conduits à l'hôpital, le député de Ippy 1, Rufin Francis Ouaténdé, appelle les autorités de Bangui à prendre leurs responsabilités.

"Je demande au Gouvernement de mener une opération à l'exemple de celle à Bambari et de déployer les FACA sur le terrain pour la sécurisation de la population".

Certaines dates vont rester gravées dans l'histoire de la ville de Ippy. Le 5 décembre 2016 et le 4 décembre 2017, des affrontements meurtriers avaient opposé des groupes armés, entrainant une centaine de morts.

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 14:04
Les pourparlers de paix entre Bangui et groupes armés débutent
Les pourparlers de paix entre Bangui et groupes armés débutent
Les pourparlers de paix entre Bangui et groupes armés débutent
Les pourparlers de paix entre Bangui et groupes armés débutent
Les pourparlers de paix entre Bangui et groupes armés débutent
Les pourparlers de paix entre Bangui et groupes armés débutent
Les pourparlers de paix entre Bangui et groupes armés débutent
Les pourparlers de paix entre Bangui et groupes armés débutent

 

http://www.agenceafrique.com   François Saint-Sauveur 23/01/2019

 

Le rendez-vous du 24 janvier 2019 au Soudan, retenu pour l’ouverture du dialogue direct entre les autorités de la République centrafricaine (RCA) et 14 groupes armés, sous l’égide de l’Union africaine, sera bien tenu, compte tenu des déplacements des différentes parties qui s’effectuent depuis ce mardi 22 janvier en direction de Khartoum.

Un responsable d’un groupe armé, se félicitant de son engagement pour le dialogue national, a fait savoir que le souhait de ses militants est qu’au retour de ces assises, «le vivre ensemble soit obtenu et qu’une voie de sortie définitive de crise soit scellée».

Mais les autorités centrafricaines redoutent quand même l’absence de leaders de certains groupes armés. « Notre vœu c’est que tous les groupes armés soient présents pour qu’ensemble nous puissions voir qu’est-ce qu’on peut faire ensemble dans le cadre de la recherche de la paix, la réconciliation nationale chère au pays », a déclaré Firmin Ngrebada, ministre d’Etat et directeur de cabinet du président Faustin Archange Touadera

La RCA peine à retrouver la paix depuis que les conflits intercommunautaires ont éclaté dans le pays en 2013. Une partie du territoire national, riche en ressources naturelles, est toujours contrôlé par les groupes armés.

Le gouvernement prône, parmi les solutions pour un retour à la paix, un programme de désarmement et de réinsertion, qui avait d’ailleurs déjà été mis en place.

Le président Touadéra tient à « l’initiative de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation nationale » qui, pour lui, « reste et demeure la seule voie de sortie de crise en RCA », insistant pour que ce dialogue «se déroule dans le respect de la primauté de la Constitution et des recommandations pertinentes » faites lors d’un Forum National de Bangui tenu le 10 mai 2015.

En effet, plusieurs revendications des 14 groupes armés du pays vont à l’encontre de la Constitution centrafricaine et ne respectent pas les recommandations de ce Forum. La tâche ne s’annonce pas facile, mais d’aucuns attendent beaucoup des pourparlers à Khartoum.

 

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 13:47
Centrafrique: ouverture des pourparlers de paix à Khartoum

Lu pour vous 

 

https://www.vaticannews.va  25/01/2019

 

 

Entretien réalisé par Xavier Sartre - Cité du Vatican

 

Des négociations de paix pour la Centrafrique s'ouvrent ce jeudi 24 janvier à Khartoum au Soudan. Groupes rebelles et gouvernement sont invités autour de la table, tandis que les violences continuent dans le pays. Treize personnes ont été tuées dimanche 20 janvier dans l’ouest de la Centrafrique.

Ramener la paix en Centrafrique… C’est l'objectif ambitieux d’un dialogue entre une quinzaine de groupes armés présents sur le territoire centrafricain et le gouvernement, qui s’ouvre jeudi dans la capitale soudanaise, sous l’égide de l’Union africaine. Une mission difficile: la République Centrafricaine est en guerre depuis 2013, pas moins de sept accords de paix ont été signés ces cinq dernières années, sans qu’aucun n’aboutisse au retour de la stabilité. 

Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’IFRI, l’Institut français des relations internationales, ne cache pas son scepticisme quant à la réussite de ces pourparlers. Pour lui, l’approche n’est pas la bonne: «Il faut faire le tri entre les groupes armés qui sont simplement des gangs de bandits, entre ceux qui sont porteurs de revendications communautaires, et ceux qui n’ont que des revendications locales.»

Pour espérer une réussite, il faudrait que tous les groupes se réunissent autour de la table. Or, si le Front populaire pour le renaissance de la Centrafrique (FPRC), un des principaux groupes rebelles du pays, a confirmé sa présence malgré «un dialogue qui n’inspire pas confiance», le groupe armé UPC, Unité pour la Paix en Centrafrique, a déjà annoncé ne pas participer aux négociations.

Le Soudan qui abrite ce dialogue est en proie depuis plusieurs semaines à une vague de contestation inédite du pouvoir en place. Le pays est également une des principales plateformes d’approvisionnement en armes des groupes armés centrafricains, note un observateur à l’AFP, qui s’inquiète de la partialité de ce pays.

 

lien de l'interview de Thierry Vircoulon

https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2019-01/centrafrique-pourparlers-paix-khartoum-soudan-vircoulon.html  

Centrafrique: ouverture des pourparlers de paix à Khartoum

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 13:28
Centrafrique : Ouverture du Dialogue de paix à Khartoum
Centrafrique : Ouverture du Dialogue de paix à Khartoum
Centrafrique : Ouverture du Dialogue de paix à Khartoum
Centrafrique : Ouverture du Dialogue de paix à Khartoum

 

 https://voixdecentrafrique.wordpress.com   25 janvier 2019

 

C’est dans l’après-midi du 24 janvier 2019 à Khartoum que s’est ouvert le dialogue entre le gouvernement de la République Centrafricaine et 14 groupes armés sous l’initiative de l’Union Africaine (UA) et le soutien des Nations Unies.

 

Présent à l’ouverture du dialogue, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean Pierre Lacroix, le président de la Commission de paix et de sécurité de l’Union Africaine, l’Ambassadeur Smail Chergui qui préside les négociations. La délégation centrafricaine est conduite par le directeur de cabinet du Président Faustin-Archange Touadera, le ministre d’Etat. La société civile y est aussi présente.

Pareillement, « 14 groupes armés représentés par Aboubakar Siddick, Armel Sayo, Mahamat Alkatim. Ali Darras aperçu à la fin de la cérémonie et possiblement Noureddine et Mokom », cependant « pas encore de nouvelles sur Abdoulaye Issène », a twetté Fridolin Ngoulou depuis Kharthoum.

A l’ouverture, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean Pierre Lacroix a souligné que « le succès de tout accord nécessitera le soutien de tous les segments de la société. Si ce rassemblement marque un moment historique, il n’est que la première étape d’un processus de réconciliation ». L’Ambassadeur Smail Chergui a rappelé aux centrafricains qu’ils doivent être les artisans de la paix: « la responsabilité première pour le retour et la consolidation de la paix, le renforcement de la réconciliation reposent sur vous, chers frères et sœurs centrafricains ».

« L’enjeu est d’essayer de sécuriser un accord entre le gouvernement et les groupes armés pour réellement permettre à ces groupes armés de s’inscrire dans une autre trajectoire », a rappelé la veille, Smaïl Chergui. Les négociations pourraient durer, « deux à trois semaines », a affirmé à la presse une source soudanaise.

S’agissant des revendications, les groupes armés réclament « l’amnistie ou l’autonomisation des régions de la Centrafrique », lit-on sur RFI.

Après cette journée d’ouverture, c’est demain que les discussions commenceront entre les différentes parties. Les centrafricains qui réclament la paix souhaitent que les criminels de guerre répondent de leurs actes et soit condamnés par la justice.

Fleury Agou

 

Centrafrique: ouverture à Khartoum des pourparlers de paix

 

24 janvier 2019  AFP

 

Des pourparlers de paix entre les autorités de Bangui et les 14 groupes armés opérant sur le territoire centrafricain ont débuté jeudi à Khartoum, a annoncé la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca). « Début aujourd’hui des pourparlers inter-centrafricains à Khartoum pour une sortie de crise », a indiqué la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca).

Ce dialogue, préparé depuis 2017 par l’Union africaine (UA) et soutenu par les principaux partenaires de Bangui, doit rassembler autour de la table de négociations les principaux chefs de groupes armés et une importante délégation gouvernementale.

C’est la première fois que ces chefs de groupes armés dialogueront eux-mêmes avec des émissaires de haut-rang des autorités centrafricaines, le directeur de cabinet du président Faustin-Archange Touadera et des ministres.

Ces négociations, dont le but est d’aboutir à un accord et à la mise en place d’un comité de suivi, devraient durer « deux à trois semaines », selon les autorités soudanaises.

Elles se tiennent alors que la majorité du territoire est sous le contrôle des groupes armés, qui combattent entre eux et contre l’ONU pour s’accaparer les ressources -uranium, or, bétail.

Sept accords de paix ont déjà été signés depuis le début de la crise centrafricaine, fin 2012, sans qu’aucun n’arrive à ramener la stabilité dans ce pays d’Afrique centrale de 4,5 millions d’habitants.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des combattants d’un des principaux groupes armés, l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC, issu de l’ex-rébellion musulmane Séléka), ont attaqué une position de la Minusca à Bambari (centre), selon une source onusienne.

Cette ville stratégique a été théâtre de combats entre l’UPC et l’ONU mi-janvier, qui ont fait au moins 6 morts et une trentaine de blessés. L’ONU avait indiqué mercredi que Bambari était « sous contrôle ».

Le chef de l’UPC, Ali Darassa, a indiqué qu’il ne participerait pas au dialogue. Des tractations sont en cours pour le convaincre de changer d’avis, selon des sources concordantes.

Mercredi, l’ancien président centrafricain, François Bozizé, renversé en 2013 par la Séléka et exilé en Ouganda, s’est offusqué d’être « tenu, une fois de plus à l’écart d’une réunion si décisive », dans une lettre ouverte.

M. Bozizé, impliqué dans deux tentatives de coup d’Etat ratées et un troisième réussi en 2003 avec l’appui du Tchad, est sous le coup de sanctions internationales.

Il est fortement soupçonné d’avoir instrumentalisé, après avoir été renversé, les milices antibalaka (antimachettes, groupes prétendant défendre les chrétiens) qui ont mené une violente chasse aux musulmans dans Bangui et le reste du pays.

Les groupes armés nés de cette crise sévissent toujours en Centrafrique, pays classé parmi les plus pauvres du monde où un quart de la population a dû fuir son domicile.

 

Centrafrique : quels enjeux pour les pourparlers inter-centrafricains à Khartoum ?

 

Bangui, Centrafrique 2019-01-24 (ADV) — Les pourparlers inter-centrafricains pour l’instauration de la paix en Centrafrique, s’ouvrent ce jeudi 24 janvier 2019 à Khartoum, capitale soudanaise. Plusieurs enjeux sont enregistrés pour cette rencontre dite de “dernière chance”.

Les groupes armés et le gouvernement doivent se rencontrer du 24 au 30 janvier dans la capitale soudanaise afin d’échanger sur les issues de la paix afin d’amorcer véritablement le désarmement des groupes armés pour la sortie de crise en Centrafrique, qui sombre dans les violences depuis plusieurs décennies.

Plusieurs personnalités et des représentants des groupes armés sont conviés par l’Union africaine. Presque tous les groupes armés ont accepté de prendre part à ces échanges, malgré le contexte des tensions dans certaines villes de l’intérieur du pays.

Ces pourparlers dits de « dernière chance » présentent plusieurs enjeux. Ils se tiendront alors que le gouvernement a lancé le processus de la justice, une chose que ces groupes n’admettent pas et prônent l’amnistie pourtant décriée par tous.

Le partage du pouvoir notamment la primature figure dans les revendications de ces groupes armés, qui exigent alors un gouvernement d’union nationale.

Ce dialogue s’ouvrira dans un contexte d’influence occidentale suite à la présence russe qui a fait une percé diplomatique remarquable depuis deux ans, après avoir été autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU de livrer des armes aux Forces armées centrafricaines et de les former en maniement de ces armes. Aussi sans perdre de vue des enjeux géopolitiques et géostratégiques.

Déjà, dans un communiqué, le gouvernement invite les Centrafricains, épris de paix, à se mobiliser derrière l’équipe de négociation avec la ferme volonté d’arriver à un compromis avec les groupes armés, dans le strict respect de la Constitution, de l’Unité nationale, de l’intégrité territoriale, de la forme laïque et républicaine de l’Etat et des Conclusions du Forum national de Bangui.

Ce dialogue de Khartoum, qui n’est autre que la première étape selon le calendrier de l’UA, intervient cinq mois après l’initiative russe qui a réuni les 5 chefs rebelles les plus influents du pays, qui ont signé une entente afin de garantir la réussite de l’initiative africaine pour la paix.

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

Centrafrique, négociations de paix à Khartoum

 

https://www.la-croix.com  Laurent Larcher, le 24/01/2019 à 6h20

 

Des pourparlers entre les autorités et les groupes armés centrafricains doivent se tenir jeudi 24 janvier à Khartoum.

Ils vont devoir lever au moins trois obstacles pour parvenir à un accord.

Ils seront presque tous là. Chefs de guerre, délégation gouvernementale, représentants de la communauté internationale. Ils se retrouvent jeudi 24 janvier à Karthoum, au Soudan, sous l’égide de l’Union africaine (UA), pour dialoguer.

Ce n’est pas la première fois qu’ils se rencontrent à l’invitation de la communauté internationale, d’une organisation religieuse ou de la société civile. Mais pour l’heure, ces rencontres n’ont pas permis un retour à la normale pour ce pays d’Afrique centrale de 4,5 millions d’habitants. Depuis le début de la guerre civile en 2013, pas moins de sept accords de paix ont été signés, sans qu’aucun n’aboutisse.

Centrafrique, main basse de Moscou

Une rencontre inédite

Cette fois, la rencontre se singularise non par la venue des chefs des guerres, mais par la présence des principaux parrains de la Centrafrique (RCA) qui, cette année, avançaient en ordre dispersé.

D’un côté, l’Union africaine avec l’aide de l’Union européenne et surtout de la France, l’ancienne puissance coloniale qui n’a jamais vraiment quitté le jeu centrafricain. De l’autre, la Russie, son allié soudanais et, de manière plus discrète, la Chine.

Ces deux blocs ont lancé des processus concurrents cet été, sans grand succès. Cependant, ils vont devoir lever au moins trois obstacles pour parvenir à un accord entre ces groupes.

Ali Darassa, chef de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des deux principaux groupes armés issus de la Séléka, a annoncé qu’il ne se rendra pas à Khartoum en raison des actions conduites par les commandos népalais et portugais de la force onusienne (Minusca) contre ses éléments à Bambari, une ville du centre qu’il contrôle depuis des années. La ville est à nouveau confrontée à des scènes de violences et de combat depuis le début de l’année. Sans Ali Darassa, ce dialogue tourne à vide.

L’insécurité demeure

Par ailleurs, il y a peu de chance que ce dialogue débouche sur un accord efficient si les violences se poursuivent sur le terrain. Il semble, pour l’heure, que c’est le cas à Bambari. Les combats entre l’UPC et les Casques bleus ont fait plusieurs victimes ces derniers jours, mais aussi un peu partout dans le pays : 80 % du territoire centrafricain échappe à Bangui !

Parmi les derniers événements dramatiques connus, celui du village de Zaoro Sangou, dans l’ouest du pays. Dimanche 20 janvier, le groupe 3R de Sidiki aurait tué une dizaine de personnes, dont un religieux et un gendarme. Le même groupe a attaqué le village Bokayan situé à 40 km de Bouar, le 8 janvier.

Fin 2018, les hommes armés assimilés au 3R ont attaqué des civils dans la localité de Gamboula faisant plusieurs morts dont un soldat tanzanien de la Minusca. Des affrontements entre des combattants de l’UPC et du FPRC (le deuxième groupe armé issu de la Séléka), et l’armée centrafricaine accompagnée de Casques bleus, ont aussi eu lieu, fin décembre à Bakouma, dans le sud-est du pays. Mercredi, le FPRC qui tenait la ville a quitté les lieux.

La question de l’impunité

Le point principal sur lequel achoppent toutes les négociations est celui de l’amnistie. Les principaux chefs de guerre la demandent. Officiellement, le gouvernement centrafricain, appuyé par l’UA, l’UE et la France, s’y oppose. Mais derrière cette position de principe, ceux-là y seraient prêts à certaines conditions, comme le confiait à La Croix, une source française : « C’est une question de récit. Dans un premier temps, vous êtes condamné. Dans un deuxième, gracié ! »

Toute l’histoire de la RCA est rythmée par les amnisties et les grâces présidentielles, comme celle dont a profité, par exemple, l’ancien empereur Bokassa. La Russie, elle, dit-on à Bangui, ne s’embarrasse pas des formes : l’amnistie n’est pas un problème à ses yeux.

Reste à trouver pour le président Touadéra, qui s’y est toujours opposé, une porte de sortie qui n’écorne pas sa crédibilité.

 

Laurent Larcher

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 13:23
POURPARLERS DE PAIX SUR LA RCA A KARTHOUM
POURPARLERS DE PAIX SUR LA RCA A KARTHOUM
POURPARLERS DE PAIX SUR LA RCA A KARTHOUM

 

RCA: quels groupes armés participent aux négociations à Khartoum?

 

Par RFI Publié le 24-01-2019 Modifié le 25-01-2019 à 11:02

 

Les négociations entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés ont commencé jeudi à Khartoum, au Soudan, et elles devraient se poursuivre jusqu'au 1er février, selon des sources à l'Union africaine qui chapeaute ce processus.

Pratiquement tous les principaux leaders des quatorze groupes armés qui contrôlent 80 % du territoire centrafricain sont présents à Khartoum pour ces négociations. Deux étaient particulièrement attendus, Nourredine Adam, chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), arrivé sur place jeudi matin, et Ali Darassa à la tête de l'Union pour la Centrafrique  (UPC), qui a rallié la capitale soudanaise dans la soirée jeudi, selon des sources sur place.

► RCA : les enjeux de la réunion de Khartoum

Les deux chefs de guerre ex-Seleka s'étaient montrés réticents à faire le déplacement de Khartoum. Une mission russe aurait eu un rôle déterminant pour les convaincre du contraire, selon des sources de l’ex-Seleka et de l'Union africaine.

Les ex-Seleka menacent de se retirer

Mais signe que ce processus ne sera pas des plus aisés, les ex-Seleka ont menacé dès avant l'ouverture de ces négociations de suspendre leur participation si les violences qui ont secoué la ville de Bambari dans la nuit de mercredi à jeudi se poursuivaient.

Abakar Sabone, un de leurs porte-parole qui se trouve à Khartoum, accuse les casques bleus portugais d'avoir tué à cette occasion sept civils musulmans, dont des femmes et des enfants.

Une source de la Minusca dément et explique que c'est l'opération « Bambari sans groupes armés » qui se poursuit. Une de ses patrouilles s'est heurtée à une trentaine d'éléments armés de l'UPC. Des échanges de tirs s'en sont suivis et, jeudi matin, une foule en colère est venue déposer devant la base de la Minusca trois corps de personnes tuées. Les corps se trouvent maintenant à la morgue de Bambari.

Dans un communiqué envoyé à RFI, la Minusca « déplore profondément les pertes en vies de civils ». La mission de l’ONU en Centrafrique accuse l’UPC d’être à l’origine des affrontements de mercredi à jeudi, en attaquant notamment les positions des casques bleus et met en garde le groupe armé contre toute tentative de se réinstaller dans la ville de Bambari.

 

■ La lettre de l’ex-président Bozizé

 

L'ancien président centrafricain François Bozizé, qui vit en exil en Ouganda, vient d'écrire à Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'Union africaine, qui chapeaute ces négociations. Il dénonce l'exclusion des anciens chefs d'Etat de Centrafrique du processus en cours à Khartoum, dont il rend responsable le gouvernement de son pays. Il espère être convié à y participer avant la fin de ces assises afin, dit-il, que « chaque entité apporte sa pierre à la résolution définitive de la crise centrafricaine ».

 

 

POURPARLERS DE PAIX SUR LA RCA A KARTHOUM

 

http://lepays.bf   24 janvier 2019

 

Qui, pour résoudre l’équation centrafricaine ?

Les délégations de chefs de quatorze groupes armés et les représentants du gouvernement centrafricain sont, depuis le 22 janvier dernier, à Khartoum, au Soudan, où s’est ouvert, hier 24 janvier, le grand dialogue national sur la République centrafricaine (RCA), sous l’égide de l’Union africaine (UA). Ils seraient nombreux à avoir répondu à l’appel de Khartoum, même si, au moment où ces lignes étaient tracées, existaient encore des inconnues quant à la présence de certains leaders de poids à ce forum. Ces derniers se résoudront-ils finalement à faire le déplacement de Khartoum ? Cette question n’est pas sans intérêt d’autant que l’absence de certains seigneurs de guerre pourrait constituer une menace sérieuse pour l’avancée du processus de paix entamé avec ces groupes armés. Gageons donc que les différents protagonistes finiront par s’asseoir autour de la table de négociations et montreront surtout une réelle volonté de faire la paix.  Mais le tout, évidemment, n’est pas de relever le défi de la participation. Car, un autre danger plane sur le succès de ce forum : le choix du pays pour abriter ces assises.  En effet, les protagonistes de la crise en quête réelle ou supposée de paix, se déportent sur un territoire qui a lui-même mal à sa paix et à sa stabilité.  Dans le contexte qui est le sien en ce moment, que peut apporter le Soudan dans la résolution de l’équation centrafricaine alors que l’équation de ses propres problèmes domestiques, est loin d’avoir été résolue ?  Hier instable, aujourd’hui en feu, et quasiment jamais en paix, le Soudan est-il bien placé pour offrir ses bons offices dans ces négociations ? Peut-il accourir au chevet de la crise centrafricaine alors que lui-même est empêtré dans une profonde crise ? C’est « l’hôpital qui se moque de la charité ». Face à la lame de fond protestataire qui continue à déferler sur son pouvoir de plus en plus   menacé, le dirigeant soudanais, Omar El-Béchir, n’a certainement pas vraiment la tête à résoudre les problèmes de son voisin centrafricain alors qu’il n’en a pas encore fini avec les siens.

La paix sera l’objet d’un long cheminement en RCA

Et c’est pourquoi l’on peut se demander s’il n’aurait pas mieux valu, pour l’UA, délocaliser cette réunion. L’Afrique est trop grande pour manquer de pays pour abriter ce dialogue. A moins que le choix de Khartoum ne soit celui de protagonistes, dicté par l’assurance de ne pas être inquiétés en terre soudanaise où ils ne courraient aucun risque d’être alpagués par la CPI, par solidarité avec l’illustre wanted soudanais   contre qui un mandat d’arrêt international a été émis. Cela dit, on peut saluer l’initiative de l’UA qui montre à travers son égide, qu’elle est en quête inlassable d’une paix durable en RCA. Dans cet Etat où les bandes armées continuent à sévir et à se nourrir de rapines, l’option de l’arbre à palabres peut valoir son pesant de stabilité. Mais attention de ne pas faire de ces pourparlers, qui ne sont pas les premiers du genre, ni les derniers, des raouts interminables et sans résultats palpables. Aux paroles et autres engagements et professions de foi des frères ennemis, doivent surtout être joints des actes concrets. Et à ce propos, la RCA gagnerait au plus vite à travailler à la reconstruction de son armée. C’est, en tout cas, un passage obligé si elle veut mettre fin au règne des bandes armées qui   écument 80% de son territoire ; toute chose qui continue de constituer de sérieuses menaces pour sa paix et sa stabilité.  Il urge de mettre un terme à cette engeance qui se comporte en véritables armées mexicaines face auxquelles il n’y a pas d’interlocuteurs crédibles.   Mais il est vrai que le cas centrafricain paraît plus compliqué qu’il n’en a l’air.   Surtout depuis la fin de l’opération Sangaris en fin 2016, qui aura, quelque part, laissé par la suite l’impression d’une RCA orpheline de la communauté internationale. Une impression davantage ressentie après l’arrivée de la Russie dans l’ancienne Oubangui-Chari. Cette intrusion n’a certainement pas été du goût des capitales occidentales qui semblent avoir pris leurs distances vis-à-vis du grand malade centrafricain. En tous les cas, on peut être sûr d’une chose :  la paix sera l’objet d’un long cheminement en RCA, ce pays ayant, hélas, le malheur d’avoir   d’énormes richesses convoitées de toutes parts.   Qui, pour résoudre l’équation centrafricaine ? Le pari de la paix est tenable. Mais encore faut-il que les différents protagonistes soient de bonne foi et manifestent une réelle volonté de remettre le pays sur les rails.  Et leurs parrains ne doivent pas être en reste ni être laissés en plan. Ils ont également un important rôle à jouer dans ce combat pour le renouveau de la RCA.  Présents ou pas à ce dialogue national, ils doivent travailler dans l’intérêt de la Centrafrique et s’interdire de regarder par le petit bout de la lorgnette de leurs seuls intérêts.

« Le Pays »

 

La paix est-elle possible en Centrafrique ?

 

https://www.elwatan.com 24 JANVIER 2019 À 9 H 05 MIN

 

Sous l’égide de l’Union africaine, une quinzaine de groupes armés de la République centrafricaine se retrouveront aujourd’hui pour des pourparlers de paix au Soudan. «Ces pourparlers pourraient se poursuivre deux à trois semaines.

Il n’y a pas de date de fin spécifique», a indiqué le ministre soudanais des Affaires étrangères, Al Dierdiry Ahmed. Ce dialogue «n’inspire pas confiance», a déclaré de son côté un cadre du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’un des principaux groupes armés dont le leader, Noureddine Adam, sera néanmoins présent à Khartoum.

Le Soudan a déjà abrité une tentative de médiation fin août. La question principale qui s’impose consiste en l’amnistie des chefs de guerre, réclamée par tous les groupes armés comme condition préalable à un arrêt des hostilités.

Ce que Bangui a toujours refusé. D’autant que des rapports de l’Organisation des Nations unies (ONU) ont souvent relevé l’implication de nombreux chefs de guerre dans les violations des droits de l’homme.

Une branche des antibalaka, milices autoproclamées d’autodéfense, a assuré de son côté qu’elle est prête à faire des concessions «si c’est dans l’intérêt du pays», selon Igor Lamaka, représentant des antibalaka emmenés par Patrice-Edouard Ngaissona, récemment transféré à la Cour pénale internationale (CPI). Si Noureddine Adam sera bien à Khartoum, Ali Darassa, leader d’un autre groupe armé important, l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), sera absent.

Il a estimé que les récents combats mi-janvier entre l’UPC et des soldats de l’ONU à Bambari ne «permettent pas» sa présence au dialogue, mais son groupe y sera représenté. La dernière médiation en date remonte à 2017, sous l’égide de l’Eglise catholique. Les groupes armés ont repris les armes moins de 24 heures après la signature d’un accord et une centaine de personnes ont été tuées à Bria, dans le centre.

Après les années Bokassa et Dacko, le multipartisme est instauré en 1991 en RCA. Mais cela n’empêche pas le pays d’être confronté à une crise politico-militaire qui l’a plongé dans le chaos. Une tradition dans un pays dont l’histoire est marquée par des coups d’Etat. L’année 2003 est marquée par des tensions entre Paris et Banjul, suite à la nationalisation du secteur pétrolier local.

Le 24 mars 2013, le président François Bozizé, qui a fomenté en 2003 un coup d’Etat contre Ange-Félix Patassé, est renversé à son tour par le mouvement rebelle la Séléka. Michel Djotodia est désigné à la tête du Conseil national transitoire (CNT) et devient président par intérim.

Le 5 décembre de la même année : l’armée française lance l’opération «Sangaris», pour restaurer la sécurité, après le vote de l’ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir. En janvier 2014, le président Michel Djotodia démissionne à N’Djamena sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale, ainsi que son Premier ministre, Nicolas Tiangaye.

Le 14 février 2016 l’ancien Premier ministre Faustin-Archange Touadéra recueille 62,71% des suffrages contre 37,29% pour son rival, Anicet-Georges Dologuélé, lors du second tour de la présidentielle, validé par la Cour constitutionnelle le 1er mars. Mais la crise est loin d’être réglée.

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