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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 23:14
L’énigmatique Paix ? Qui n’a pas de Prix ! par  Aubin-Roger KOMOTO

 

 

L’énigmatique Paix ? Qui n’a pas de Prix ! D’après les différents groupes présents confondus signataires  de l’accord de Khartoum.

 

Dixit, la plupart des gouvernants de la République Centrafricaine pensent que « La Paix n’a pas de Prix » et « De quelle Paix  dont on parle ! À quel Prix ? » Que certains(es) s’obstinent d’avoir comme argument à tout va ! Presqu’une spiritualité inconvenante vis-à-vis des victimes, ainsi que les familles éprouvées. Ces arguments devraient être qualifiés de courte vue et non-sens. C’est plutôt « La vie humaine qui n’a pas de Prix », je pense c’est du bon sens. De même les institutions de la République qu’il faut, par ailleurs respecter. Et de ne pas bradées au prix des pressions des armes. Parce que, ceux qui emploi cet argument, pensent qu’ils ou elles sont épargnés des tragédies qui ne cessent d’atterrer nos compatriotes, les institutions de notre Pays. Et dans ces raisonnements non-sens, pensent qu’ils ou elles sont intouchables par une quelconque tragédie ! Jusqu’à ce qu’un jour, cette dernière frapperont à leurs portes. Il n’y a pas des mesures sélectives dans une tragédie, à laquelle qu’on prête une attention particulière, en vue de décréter une…ou des journées de recueillement !? Vues les polémiques antérieurs du même type de tragédies dans l’arrière-pays, au le Centre de la République Centrafricaine, que je ne sais encore…! Déclenchant une inviction d’un ministre…Va savoir ? En termes de jurisprudence. Inviction : ce terme était bien mesurer, et utilisé comme prétexte sur le moment ? Dépossession d’un droit fondamentale de donner son opinion, solidarité ou subit, en vertu d'une sentence ou d'un droit exercé de quelque autre façon, d'une chose qu'on avait acquise de bonne foi par solidarité envers ces compatriotes victimes d’une injustice, tragédie atteignant personnellement les familles endeuillées, ou dans leurs familles. J’aimerai connaitre les raisonnements dans un sens inverse, cas de figure ! Si cela arriverait dans leurs familles ?!

Mes chers(es) compatriotes … « Gouvernants, Les Factions Armées non conventionnelles », le pouvoir quel que soit par les urnes ou le pouvoir des armes peuvent changer de bord, la tragédie aussi, les souffrances humaines, ne devraient pas êtres sélectives. Les conséquences très souvent fatales sont toujours les mêmes, quand il s’agit de la vie humaine. Les Sud-Africains, les Rwandais, Les Amériques Latines…Irak, la Série expérimente actuellement…etc., Ils ont expérimentés cette espèce des « Guerriats », peut-importe l’objet des luttes, ainsi de même les causes, tous ont vites compris l’intérêt de « La Vie Humaine » Un droit à la vie est universelle, même pour les bourreaux, les illusionnistes intouchables par moment ne se rendent pas compte. Le pouvoir rend aveugle dit-on !

Aujourd’hui notre Pays, n’est plus un Pays normal ! Auquel les Dirigeants actuels s’amusent par ailleurs, dans une gouvernance hasardeuse, de convenance, les hypothétiques nominations des gens sans compétence, même pas capable de monter un dossier de projet, de la conduire jusqu’à la bonne réalisation, de même, mieux manager et cordonner une équipe pour un aboutissement heureuses de réalisation d’un projet sociétal. Nous constatons les sorties par des tours de passe-passe, des arrangements d’alcôves… !? Des conseillés à la Présidence, des chargés de missions, ainsi qu’à la Primature de la République Centrafricaine…etc. Sans critères des compétences d’expériences professionnelles avérés. Ces postes ne doivent pas être simplement pour des honneurs protocolaires. Seulement si conforme au protocole, respectueux du protocole et, en général, des usages dans la vie sociale. Il ne faut pas, résumer la politique à des fanfaronnades, des orgueilleux impétueux, ne relèvera pas notre République Centrafricaine en vue de toutes ces traversées du désert, avec ces lots de tragédies, de la mauvaise Gouvernance. Les compétences sont dévalorisés, les diplômes qui constituent déjà une sélection d’excellence clarifiantes sont jeter à la pâture, avec l’étiques n’en parlant pas !?,  Innover la gouvernance en Centrafrique, suppose une nouvelle orientation politique, ce qui va de soit une meilleure qualification, ainsi les qualités humaines, compétentes, étiques pour une Centrafrique Renaissante et Unifiée. Pour moi c’est essentielle, donner des repères à la jeunesse Centrafrique pour la survie de notre Nation. Des intérêts personnels devraient se reléguer en arrière-plan, pour l’intérêt suprême de la Nation Centrafricaine. Nous vivons en effet en Centrafrique, plus que jamais dans un Pays de turbulence extrême, immorale, une descente en enfer continuelle, la désintégration de la couche sociale visible dans son ensemble, surtout la jeunesse. Cette jeunesse n’a plus de repère, plus de model pour se référer et faire des efforts pour l’avenir.

Sur le plan des infrastructures : elles  ne répondent plus aux densités et aux besoins  de la population sur tout le plan dans cet air du 21ème siècle, Constat, rien qu’à la capitale Centrafricaine, pour ne citer que…Quelques exemples : les anciens infrastructures depuis au temps de Mr. BOKASSA sont restées en place, quand à la distribution d’électricité...les délestages en pris place ! La distribution de l’eau, peignerie atteint sont paroxysme.  Tout ça dans l’improvisation d’une annonce de 100 forages en pleine capitale ou dans les quartiers environnants, une mesure invraisemblable sans vision future digne d’une ville urbaine, d’une capitale d’un Pays. Pourtant ce type de mesure devrait être fait pour des zones non-urbanisées et désertiques. On applaudisse, au lieu de réfléchir sur un projet de construction supplémentaire des châteaux d’eau selon la cartographie urbaine, tenant compte de la densité de la population, ainsi voir les poussés des constructions des villas, lotissement superposant les nids des poules sans tracer des rues ou routes sans bitumes, sur des terrains tellement cabossés non-urbains, facteur des maladies du fait des poussières, sans comptés la prolifération des moustiques…dans des canalisation non entretenue , comme si nous n’avons pas ! Par ailleurs des autorités des communautés urbaines… autres représentants des et conseillés appropriés !

La communauté internationale représentativement en Centrafrique dans leurs missions d’interposition et des maintiens d’ordres entre les Beni-gérants et autres missions humanitaires, mais elles ne devraient pas présentés comme un tout qui définit la problématique et la solution de la gouvernance en tant que telle. Mais devraient se conformer au vus des enjeux et de la problématique, de fait des orientations, des propositions que les dirigeants, avec leurs conseillés sont capables de présenter aux vues de la bonne gouvernance anticipative pour le destiné de la Centrafrique.

Nous sommes les seuls dépositaires de nos problèmes par nos impétuosités cyniques, une appétence chronique, les uns et des autres en principe capable d’apporter une solution Centrafricaine. Pour ça ! Il nous faut une vision politique, la volonté, clairvoyance avant-gardiste, pour une projection d’avenir moderne humaine, afin de soigner les blessures des Centrafricains(es).

Le président Mr Paul KAGAME, a démontré cette capacité, entant un Africain digne de ce nom avec les sujets Rwandais compétents, clairvoyance, avant-gardiste.

L’ancien président Mr. Joseph KABILA, approuvé le dépassement de soi…bien résistant au début de la fin de son deuxième mandant, grâce aussi à les maturités politiques qui ne démérite pas, vait impulsé, et opter pour  une transition démocratique afin d’éviter un bain de sang pour ces compatriotes, même pour ces acolytes.  

Pour finir, la vie humaine n’a pas de Prix. Pourquoi, nous ne cessons pas d’échouer sans cesse en Centrafrique ?!

Fait à Lyon 04/06/2019

Diaspora, Mr. Aubin-Roger KOMOTO  

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 23:00
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Plusieurs quartiers marécageux de Bangui fortement touchés à cause des pluies diluviennes 



BANGUI, le 05 juin 2019 (RJDH) ---Des quartiers de Bangui situés dans les zones marécageuses notamment Ngongono 6, Cité de la paix, Nguinda dans le 8ème arrondissement et des quartiers dans le 2ème arrondissement, sont régulièrement confrontés au problème d’inondation en ce début de saison pluvieuse. La dernière pluie qui s’est abattue dans la capitale la semaine dernière a laissé des terrains inondés d’eau stagnante.


Bati Alain, habitant de Ngogono 6 raconte les mésaventures qu’il traverse « Notre localité est vraiment en difficulté pendant cette période de la saison des pluies.  Ce n’est pas aisé de se promener dans le quartier quand il pleut à plus forte raison que la pluie nous atteint aux genoux. Du coup, ça devient impossible pour faire un déplacement à l’extérieur par ce que l’eau inonde toute la surface et cela provoque l’écroulement des certaines maisons et on enregistre plusieurs cas de noyade des enfants. Je demande au gouvernement d’urbanisé notre quartier afin de faciliter la libre circulation des biens et personnes », témoigne-t-il.

Même son de cloche du côté de la villa Kolongo. Assise sur un banc, Marie Rose mère de famille, montre sa maison détruite par la pluie « J’étais au marché lorsqu’un voisin du quartier était venu me renseigner sur ce qui s’est passé. A mon arrivée, j’ai vu ma maison détruite par le vent. Le dégât était considérable. Heureusement, il n’Ya pas de perte en vie humaine. Je suis mère de quatre enfants et depuis lors, nous dormons sous une tente. Je demande au gouvernement et les ONG d’urbaniser notre quartier. Le plus grand souci c’est l’absence des conduits d’eau, même les ruelles sont en très mauvais état. L’autre aspect est aussi lié à l’exploitation anarchique des arbres dans les quartiers. Cette dégradation de l’environnement à une répercussion directe sur nous et nous sommes en proie aux vents violents. », Raconte-t-elle.

En cette période où commence la grande saison des pluies, la majorité des quartiers de Bangui sont vulnérables à l’inondation, les caniveaux ne suffisent plus pour contenir l’eau. Les chefs des quartiers du huitième arrondissement par exemple, appellent les habitants à une bonne gestion des poubelles et à la prudence afin d’éviter des catastrophes.

Rolf Domia.

 

 

Centrafrique : Des associations des victimes réclament la présence effective de la police de proximité pour éviter les cas de violences  

BANGUI le 05 juin 2019 (RJDH) ---Les victimes déplorent une forte concentration des forces de défense et de sécurité dans la capitale. Cette forte concentration à Bangui selon Fulbert Deba, coordonnateur de l’ONG « le Flamboyant » laisse le champ libre aux bandits de multiplier les scènes de violence et de nombreux cas de braquage dans la périphérie de Bangui. Il l’a dit lors d’un échange entre le représentant du ministère de la Sécurité publique et ceux des organisations des victimes le 31 mai dernier à Bangui. 

Cette demande fait suite aux multiples cas de violences armées perpétrées par des bandits dans la périphérie de Bangui et à l’intérieur du pays ces derniers temps. Ces violences ont fait des victimes à Paoua et dans bien d’autres villes du pays.

On a constaté qu’après la formation des 250 éléments de la police et de 250 éléments de la Gendarmerie, beaucoup sont restés à Bangui « ils sont beaucoup plus concentrés à Bangui, ce qui n’est du tout apprécié par les victimes », a souligné Fulbert Deba, coordonnateur de l’ONG «le Flamboyant».

« Nos parents dans l’arrière-pays souffrent à cause de l’absence des éléments des forces de l’ordre, car les brigades et les Commissariats ont été détruits. Avec l’appui des partenaires certains bâtiments de ces deux structures ont été réhabilités mais il faut les faire occuper par les éléments déjà opérationnels. Force est de constater que ces bâtiments sont restés vides jusqu’à ce jour. Quand nous circulons dans la capitale on constate une forte concentration, avec une pléthore d’éléments des Forces de Sécurité », a-t-il martelé.

Pourtant le Gouvernement centrafricain prône une police de proximité. Une victime sous couvert de l’anonymat demande au gouvernement que ces forces soient déployées pour le rétablissement de la sécurité, « il faut que cette philosophie soit appliquée de manière pragmatique dans les faits. Ces forces doivent être déployées dans l’arrière-pays parce que leur présence est dissuasive pour les personnes mal intentionnées qui persévèrent dans la violence. », dit-il.

La réaction des victimes fait suite aux tueries des habitants des villages proches de Paoua dans l’Ouham-pendé le 21 mai dernier et à l’assassinat d’une religieuse à Nola dans la Sangha-Mbaere.

 

Carlos Watou

 

Centrafrique : Les personnes déplacées du site d’Alindao vivent toujours dans la psychose au regard de la persistance des violences 

ALINDAO, le 05 juin 2019, (RJDH) ---La situation sécuritaire à Alindao dans la Basse-Kotto est toujours instable à cause des scènes de violences armées dans la préfecture. L’insécurité selon certains déplacés du site de l’Eglise Catholique d’Alindao est grandissante et plongent la population dans la psychose. Ces inquiétudes ont été exprimées lors d’une mission menée conjointement du 25 au 30 mai dernier par la MINUSCA et les députés de la Basse-Kotto

 Cette mission conjointe a démarré à Bambari dans la Ouaka et à Mobaye dans la préfecture de la Basse-Kotto pour tâter du doigt la réalité en termes de sécurité dans ces préfectures en proie à des violences armées. 


Nicaise Rengamba, chef de groupe du site des déplacés de l’Eglise Catholique d’Alindao, a souligné que la situation sécuritaire est toujours instable, « avant, la sécurité allait mieux ; je peux dire à 70%. Mais maintenant, lorsque les forces rwandaises étaient reparties, les Anti-Balaka sont revenus sur le site. Or auparavant, ils passaient tous leur temps dans leurs petites bases. Maintenant, ils ont constaté le départ des Rwandais, et ont des problèmes avec les Népalais en termes de communication. Ils ne parlent que l’Anglais et c’est un peu difficile », a-t-il témoigné.


Certaines populations avaient enregistré la détermination des forces rwandaises dans le rétablissement de la paix, « les Rwandais patrouillaient de jour comme de nuit, dans la ville, sur le site voire sur les pistes de champs. C’est ce qui a permis de dissuader les forces nuisibles et les ATB en particulier étaient contraints de se retrancher dans leurs petites bases. Mais avec les Népalais, ils ont constaté qu’il y a un déficit de communication avec la population. Plusieurs cas de vols, de viols, de violences ont été enregistrés », a fait savoir Nicaise habitant sur le site.

En dépit des réunions organisées par les leaders communautaires pour la résolution de crise, des scènes de violence persistent toujours dans ces zones. Ils en appellent au gouvernement pour le déploiement des forces de sécurité intérieure dans la préfecture de la Basse-Kotto.



Cyrille WEGUE

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 22:45
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

LA MINUSCA RASSURE LA POPULATION FACE AUX DÉFIS DE STABILISATION EN RCA

 

Bangui, 05 juin 2019 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a indiqué mercredi que les défis pour la paix et la stabilité de la République centrafricaine (RCA) sont nombreux, tout en assurant qu’elle travaille avec les autorités nationales et d’autres acteurs pour une paix durable. « Nous poursuivons les contacts avec les groupes armés, nous maintenons le dialogue, mais la MINUSCA ne va pas fermer les yeux si les populations civiles sont attaquées », a indiqué le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, qui a rejeté les accusations de manque d’engagement des casques bleus.

 

Il a appelé les groupes armés à respecter leurs engagements contenus dans l’Accord politique de paix et de réconciliation en RCA, signé le 6 février dernier, et a invité la population centrafricaine à faire confiance aux efforts des autorités et de la MINUSCA.

 

Selon le porte-parole, le leadership de la Mission continue d’œuvrer aux cotés des autorités centrafricaines pour la stabilisation du pays et a cité la récente mission conjointe Gouvernement-Union africaine (UA)-Communauté économique des états de l’Afrique centrale (CEEAC)-Nations unies à Niem-Yéléwa pour rencontrer le leader du 3R et la population, après les tueries du 21 mai ayant causé 34 morts. Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Kenneth Gluck, membre de la délégation, a indiqué que la MINUSCA travaille très étroitement avec la justice centrafricaine pour une véritable enquête sur ces tueries.

 

Par ailleurs, la MINUSCA se félicite de la poursuite de l’opération de désarmement et démobilisation des groupes menée dans l’ouest du pays par l’Unité d’exécution du Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (PNDDRR) depuis le 30 mai. « La MINUSCA apporte un soutien logistique et sécuritaire à cette opération », a ajouté le porte-parole, appelant tous les groupes armés concernés dans la partie ouest du pays à y adhérer.

 

De son côté, le porte-parole de la Force, Capitaine Soumana Garanke a souligné que les Casques-bleus intensifient les patrouilles dans l’ouest, théâtre de massacre perpétré par les hommes des 3R, la semaine dernière. « Le Commandant adjoint de la Force, Général Serronha, s’est rendu à Paoua, Bocaranga et Bouar pour rencontrer les casques bleus et faire le point de la situation après les récents événements dans l’Ouest », a-t-il noté. Il a aussi souligné qu’outre les opérations, les casques bleus poursuivent la réhabilitation des routes et des ponts sur plusieurs axes comme d’Amadagaza-Gambia-Noufo, Bangassou-Kembé et Bouar-Bossembélé, afin d’améliorer les conditions de mobilité des soldats de paix et de la population civile. Le porte-parole de la Force a souligné aussi que qu’au mois de mai, les casques bleus ont distribué près de 560.000 litres d’eau potable à la population de Bangui, tout en ajoutant que l’opération se poursuit.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, Capitaine Léo-Franck Gnapié, a souligné que la Police et les Forces de sécurité intérieure ont assuré la sécurité des lieux de prière des musulmans et des lieux publics à l’occasion de l’Aid-el-Fitr. « Aucun incident majeur n’a été signalé sur toute l’étendue du territoire », a-t-il assuré. Il a aussi annoncé que le commissariat du PK5, à Bangui, construit et détruit à trois reprises, est en train d’être réhabilité pour la quatrième fois. « Les travaux sont en cours, mais nous menons avec les autorités locales un travail de fond, pour que ce commissariat ne soit pas à nouveau détruit. L’ouverture de ce commissariat renforcera la sécurité dans la zone », a conclu le capitaine.

 

Strategic Communication & Public Information Division

 

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

 

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 22:29
Centrafrique : la Russie va renforcer le contingent de la Minusca

 

http://www.adiac-congo.com Mardi 4 Juin 2019 - 14:30

 

Une trentaine de soldats russes va intégrer la Mission de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine (Minusca), d’après une déclaration du ministère russe des Affaires étrangères, le 4 juin.

Le responsable Afrique au sein du ministère russe des Affaires étrangères, Andrei Kermasky, a expliqué que les trente militaires russes qui seront affectés à la Minusca seront « bientôt » envoyés à Bangui. Toutefois, la date prévue pour le déploiement n’a pas été communiquée.

La Russie s’était engagée, en avril dernier, auprès des Nations unies, pour envoyer ses hommes auprès de la Minusca. Le décret signé par Vladimir Poutine précisait que le contingent comprendrait des observateurs militaires, des officiers et des spécialistes des communications.

Depuis plusieurs mois, Moscou sollicite l’envoi de ses troupes au sein de la Minusca qu’il qualifie de trop passive vis-à-vis des groupes armés. Il y a lieu de rappeler aussi que la Russie a déjà envoyé de l’équipement militaire en République centrafricaine (RCA) et ses instructeurs qui forment les forces armées du pays.

L’envoi de soldats russes en Centrafrique a été rendu possible par le rapprochement entre Moscou et Bangui. D’ailleurs, la Russie forme des militaires centrafricains à Bérengo (sud-ouest), à 80 km de Bangui. L’année dernière, les deux pays ont paraphé un accord militaire.

La Minusca, forte de douze mille soldats, est déployée depuis 2014 en Centrafrique mais n'a pas su endiguer un nouveau cycle de violences depuis fin 2016 et reste souvent prise à partie.

La Russie, de son côté, a fait une entrée remarquée depuis un an dans ce pays. Elle a livré des armes aux Forces armées centrafricaines (Faca) et assure désormais la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra. En juillet 2018, trois journalistes russes qui enquêtaient sur la présence de mercenaires russes en RCA ont été assassinés dans des circonstances troubles.

La Centrafrique, l’un des pays les plus pauvres du monde, est déchirée par la guerre depuis 2013. Près d'un quart de ses 4,5 millions d'habitants a dû fuir leur domicile et la moitié des Centrafricains a besoin d’une assistance humanitaire. L'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national, tandis que des groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants et l'or, mais aussi le bétail.

En parallèle, les Casques bleus de l’ONU ne parviennent pas à mettre fin au conflit qui oppose rebelles musulmans et chrétiens. Pourtant un espoir pour la paix se profile aujourd'hui avec l'émergence de deux processus de réconciliation: l’un sous l’égide de l’Union africaine, l’autre parrainé par Moscou.

Yvette Reine Nzaba

 

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 00:25
En Centrafrique, le secteur forestier demande à être surveillé pour verdir la croissance

 

 

https://www.africadiligence.com

 

[Africa Diligence] C’est un lieu commun de dire que la République centrafricaine est riche en ressources forestières. 15 % de son territoire est couvert par une forêt dense faisant partie du bassin du Congo. L’exploitation forestière industrielle se concentre dans le massif sud-ouest, plus proche du Cameroun et desservi par le réseau fluvial de l’Oubangui et de la Sangha.

 La superficie de la zone forestière de la Centrafrique est certes faible par rapport aux pays voisins (3,4 % de la superficie forestière du bassin du Congo), mais son potentiel économique reste élevé à l’échelle du pays.

 Dans un contexte où la filière diamantifère ne semble pas se formaliser, où les conditions sécuritaires et l’environnement des affaires limitent le développement du secteur privé et où le besoin d’augmenter les recettes intérieures de l’État est une priorité, l’optimisation de la dernière activité productrice intervenant de façon significative dans le secteur formel en Centrafrique est une priorité pour le gouvernement centrafricain.

Ce secteur économique emploie plus de 7 000 salariés et représentait environ la moitié des exportations du pays et 10 % des recettes publiques avant la crise de 2013. La production forestière a été fortement affectée par les évènements, passant de 474 000 m3 en 2012 à environ 263 000 m3 en 2014. Le retour à une relative stabilité en 2016 a permis au secteur de démarrer son relèvement et d’envisager, à terme, une relance pérenne.

Une relance de la production amorcée

En sus d’une exploitation artisanale – dont les volumes de production sont négligeables – et d’une entreprise centrafricaine qui exploite une petite zone à destination du marché local (Centrabois), le secteur est désormais occupé par sept entreprises détenues par des groupes étrangers. Les principaux acteurs sont (i) Vickwood (Chine), qui a racheté quatre exploitations (SOFOKAD, THANRY, VICA ET SINFOCAM) et exploite 26 % des surfaces utiles, (ii) SEFCA (famille Sahely, Liban – 22 % des surfaces utiles) et (iii) SCAD (famille Kamach, Syrie – 13 % des surfaces utiles). Un seul groupe français, de taille plus modeste, intervient à leurs côtés : IFB (entreprise détenue par la famille française Gaden) qui dispose de 11 % des surfaces utiles. Le groupe RSM, créé par Rougier a été revendu en 2018 à la société camerounaise Sodinaf.

S’agissant de la production annuelle de grumes, elle a enregistré une forte croissance en 2016 (+32 % à 415 961 m3) et en 2017 (+29 % à 536 713 m3) pour se stabiliser en 2018 (+0,4 % à 538 827 m3). Selon BIVAC, filiale du groupe français Veritas qui assure depuis 2005 le contrôle documentaire des exportations ainsi que le contrôle physique des cargaisons, les exportations de bois en grumes se sont chiffrées à 191 403 m3 en 2016 (+53 %), 293 408 m3 en 2017 (+53 %) et 342 324 m 3 en 2018 (+17%). Alors que le FMI prévoyait une croissance des exportations de bois en grumes nettement supérieure (au-delà des 30 %), la bonne tenue de la filière a été brutalement freinée par la révision à la hausse de la mercuriale de bois en novembre 20183. Enfin, les volumes transformés localement, essentiellement des sciages destinés à l’export, stagnent aux alentours des 25 000 m3 par an, aucun acteur du secteur ne respectant les 70 % de taux de transformation tels que prévu dans le code forestier.

Le ministère de l’Économie et du Plan prévoit une croissance du secteur significative en 2019 (+24 %) avec une production de grumes prévue à 600 000 m3 (+11,3 %), des exportations estimées à 350 000 m3 (+2 %) et une transformation attendue à 50 000 m3(+72 %). Ces objectifs reposent sur des hypothèses particulièrement ambitieuses.

Une filière sous-efficiente et sous-optimale

Ce rebond de la production consécutif à l’apaisement des tensions sécuritaires dans les bassins de production ne doit pas cacher une situation industrielle et financière sous-efficiente. En effet, la reprise s’est concentrée sur un nombre réduit d’entreprises puisque, à la fin de l’année 2018, quatre sociétés (SEFCA, Timberland, Vickwood et STBC) réalisaient 90 % des exportations. En outre, les conflits des dernières années ont fragilisé de nombreuses entreprises dont la situation financière est préoccupante. Un audit financé par l’AFD a révélé que cinq des six sociétés auditées présentaient des fonds propres négatifs et que quatre sur six subissaient des pertes brutes d’exploitation structurelles depuis plusieurs années, ce qui limite leur capacité d’investissement.

De plus, la filière est considérée comme peu compétitive et caractérisée par une exploitation sous-optimale. En sus d’un taux de commercialisation estimé à environ 20 %, soit un niveau bien plus élevé que celui de ses voisins, le taux de transformation du bois en sciage ne dépasse pas les 30 % (appareil de transformation du bois obsolète et inapte à la valorisation du bois). De surcroît, le potentiel forestier est sous exploité. Une évaluation de la possibilité forestière annuelle brute par essences des principaux permis forestiers en activité en 2015 (soit 59 % de la surface utile) considère que le taux d’exploitation de ces zones ne dépasse pas les 33 %, principalement en raison des problèmes de sécurité, de l’accès difficile aux zones de production ainsi que de la grande variété des essences qui complique l’exploitation.

De nombreux obstacles à surmonter pour conforter la relance

Pour une optimisation de la ressource forestière le gouvernement devrait répondre à un certain nombre de défis, et notamment (i) la mise en exploitation totale des permis attribués, (ii) la refonte de la gouvernance du secteur ainsi que (iii) la lutte contre l’exploitation informelle.

Si le gouvernement centrafricain multiplie les initiatives visant à la relance de la production, les permis de RSM (dont le potentiel est estimé à plus 90 000 m3 par an) et de la SCAD restent encore inactifs.

Le cadre légal et réglementaire de l’activité forestière, révisé en 2008, vise à une plus grande valeur ajoutée locale à travers l’obligation de transformation locale de l’essentiel (70 %) de la production afin d’encourager l’industrialisation. Pourtant, la transformation locale reste très en-deçà de la réglementation et en déconnexion par rapport aux pays voisins. On remarque cependant en 2018 des investissements significatifs d’IFB et de SEFCA dans la transformation du bois qui pourraient permettre une forte croissance des volumes sciés produits en Centrafrique.

La fiscalité forestière pose également de nombreux problèmes. Outre la question des crédits de TVA à l’export, le principal enjeu pour les opérateurs du bois reste les mercuriales, modifiées deux fois en l’espace de deux ans.

Enfin, face à la relance du secteur privé formel, l’État devrait trouver une réponse à un secteur informel de plus en plus important. Ce phénomène s’explique par un ensemble de facteurs. Premièrement, le secteur formel est accusé d’alimenter le secteur informel en pratiquant des ventes frauduleuses. Ensuite, le secteur informel s’est structuré au cours des conflits qui ont marqués le pays. Enfin, les scieurs informels ont mis en place des systèmes de taxations informels en octroyant une rétribution financière aux propriétaires coutumiers et de nombreux villages.

La Rédaction (avec LAC et Knowdys Database)

 

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 00:12
Trois jours de deuil imposés au quartier PK5 de Bangui après la mort d'un chef de groupe "d'autodéfense"
Trois jours de deuil imposés au quartier PK5 de Bangui après la mort d'un chef de groupe "d'autodéfense"
Trois jours de deuil imposés au quartier PK5 de Bangui après la mort d'un chef de groupe "d'autodéfense"

 

 

03/06/2019 à 10:46 (AF)

 

Trois jours de deuil ont été imposés samedi aux habitants et commerçants du quartier PK5 de Bangui, après l'annonce de la mort du chef de l'un des principaux groupes "d'autodéfenses" de ce quartier à majorité musulmane, a appris l'AFP de plusieurs sources.

Le général Nimery Matas Djamous (alias Force) est mort samedi des suites d'une longue maladie, a appris l'AFP auprès de ses éléments.

"Ils se sont déployés en armes dans le quartier. Ils nous menacent pour garder les commerces fermés", a confié à l'AFP un commerçant du quartier. 

"Ils ont imposé une ville morte pour trois jours, en signe de deuil", a également déclaré à l'AFP un habitant du PK5, qui assure que des tirs de petit calibre ont résonné dans la matinée.

Un autre commerçant a déclaré à l'AFP que les éléments du groupe "d'autodéfense" avaient "saccagé le marché pour protester contre un commerçant" qui avait brisé le couvre-feu.

Le PK5 est en proie à des violences sporadiques depuis 2014. C'est dans ce quartier traditionnellement à majorité musulmane que s'étaient réfugiés beaucoup de musulmans de Bangui après la guerre civile qui a ravagé la capitale en 2013, opposant Séléka, forces rebelles musulmanes, et Anti-Balaka, milices animistes et chrétiennes.

En avril 2018, la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) avait lancé l'opération Sukula (nettoyage en sängö) visant à arrêter "Force".

Cette opération répondait à un appel lancé par l'association des commerçants du PK5 qui avait fixé un ultimatum à la Minusca pour qu'elle démantèle ces groupes armés, accusés de violences et d'exactions envers les commerçants et la population.

L'opération s'était soldée par un échec avec une trentaine de morts et une centaine de blessés.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Un accord de paix a été signé à Bangui début février entre le gouvernement et quatorze groupes armés. Il est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé mais la paix des armes ne règne toujours pas dans ce pays qui compte parmi les plus pauvres au monde. 

 

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 23:59
Basse Kotto : Difficiles conditions de vie des déplacés de l'église catholique d'Alindao

 

https://www.radiondekeluka.org  lundi 3 juin 2019 13:56

 

C’est presqu’une prison à ciel ouvert selon le constat. Les femmes déplacées d'Alindao dans la Basse Kotto sont privées de leurs activités agricoles, principales sources de survie de plusieurs d’entre elles. La dernière attaque des hommes armés de l’UPC en décembre 2018 aggrave leur situation.

La situation est catastrophique quand on regarde de près le calvaire des déplacés du site de l'église catholique de la ville d'Alindao. Ces personnes qui ont quitté leur région d'origine sont abandonnées à leur triste sort. Elles manquent de tout et ne pas savent à quel saint se vouer.

"Ce sont les feuilles de manioc que je prépare avec l'huile de palme pour mes enfants. Nous dormons sur des cartons, cela ne nous reflète pas", a déploré Jeanne, jeune mère de 3 enfants, dont le dernier né sur ce site est âgé de 6 mois.

Des difficultés partagées par presque tous les habitants de ce site. Le jeune Benoit, s'occupe de sa petite famille et de sa maman victime. "Ma maman est souffrante depuis la dernière attaque de décembre 2018. En voulant fuir, elle est tombée et s'est cassée l'os vertébral. Nous n'avons pas de moyen financier pour l'amener à l'hôpital", s'est plaint Benoit, dépourvu de moyens financiers.

"Les enfants dorment à même le sol et ma femme prépare les bâtons de manioc pour subvenir à nos besoins nutritionnels", a-t-il poursuivi regrettant que personne ne songe à eux.

"Trouver de quoi à manger est devenu difficile", a renchéri la jeune Sandrine, une des personnes déplacées. Depuis près de 3 ans, les déplacés du site de l'église catholique de Alindao souhaitent regagner leurs domiciles respectifs. Mais, ils craignent pour leur sécurité. Agée de 70 ans, Anne Marie qui a perdu son mari et ses deux fils, sollicite l'appui du Président de la République, Faustin Archange Touadéra.

" As-tu oublié la population d'Alindao ? Penses-tu au moins à ceux qui vivent dans cette partie du pays ? Nous t'avons élu. Vas-tu nous abandonner au point de nous laisser mourir avec nos enfants et petits-fils ?", s'est lamentée cette vieille dame.

Le site des déplacés de l’église catholique d'Alindao regorge plus de 20 mille personnes dont les plus vulnérables sont les enfants et les femmes.

 

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 23:42
[Reportage] RCA: où en est le désarmement à Paoua?

 

 

Par RFI Publié le 02-06-2019 Modifié le 02-06-2019 à 03:19

 

En Centrafrique, alors que la région de Paoua a été durement touchée par des massacres le 21 mai dernier, le DDR a été tout de même relancé jeudi 30 mai. 137 hommes avaient déjà désarmé en décembre 2017-janvier 2018. Jeudi et au lendemain du lancement de projet de réintégration de l’OIM, c’est un nouveau groupe d’une centaine d’éléments du groupe armé RJ (le premier à désarmer, leur leader Armel Sayo est aujourd’hui Haut-commissaire à la jeunesse pionnière nationale - ministre délégué) qui a repris le processus de DDR.

Dans une petite clairière aux abords de la ville de Paoua une trentaine d’hommes armés attendent sous la pluie. Un à un ils viennent déposer AK47, MAS36 ou RPG. Parmi eux, Yvano. Il était lieutenant dans les RJ. « Je viens faire le désarmement, dit-il. Parce que je suis fatigué. Il y a trop de souffrance. J'avais rejoint les RJ parce qu’on a massacré ma famille et mes enfants, c’est pour cela que j’étais en colère et que je suis rentré dans les RJ. Maintenant je vais désarmer pour que le gouvernement me prenne en charge pour que je reste toujours dans la paix et que j’aille dans les FACA pour que je ramène la paix dans mon pays. »

Une fois l’arme déposée vérifiée et enregistrée, les hommes passent à la phase démobilisation. Identification, tests médicaux, sensibilisation.

Le capitaine Ngoni Guy Sylvère est le directeur du centre de coordination des opérations DDR. Les derniers massacres n’ont pas affecté ses activités assure-t-il : « Cette volonté de désarmer a été faite avant les massacres de Koundjili et Lemouna et aujourd’hui ils se sont bien préparés, dès qu’on est arrivé on a fait une séance de travail avec les responsables. Ils nous ont promis de mettre à notre disposition un certain nombre d’ex-combattants. Aujourd’hui c’est effectivement ce qui a été fait. Ils étaient bien organisés et je crois que demain on ira crescendo. »

À la sortie de la dernière tente, les cartes de démobilisés sont imprimées. Les treillis échangés pour des vêtements civils.

 

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 23:17
Centrafrique : marche de protestation des femmes contre les tueries de masse de Paoua
Centrafrique : marche de protestation des femmes contre les tueries de masse de Paoua

 

 

BANGUI, 2 juin (Xinhua) -- Plusieurs dizaines de femmes de la ville centrafricaine de Paoua (extrême nord-ouest) ont organisé ce dimanche une marche de protestation pour exprimer leur désapprobation des tueries de masse perpétrées le 21 mai dernier par les éléments rebelles des 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), a appris Xinhua de source locale.

A travers cette marche de protestation, a indiqué la source, les femmes s'attendent à plus de visibilité dans les mesures prise contre le leader des 3R, Abass Sidiki Mahamat, pour que de nouvelles tueries n'aient pas lieu, et que les casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique (MINUSCA) ainsi que les militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) déployés dans la région assurent efficacement la protection des populations civiles.

Le 21 mai, en réponse à une altercation entre éleveurs et agriculteurs dans la région de Paoua, des éléments armés des 3R, associés à des éléments de l'ex-Séléka, ont investi au moins sept villages de la région, tuant 46 personnes, blessant grièvement plusieurs autres et faisant de nombreux déplacés.

En réaction à ces tueries, le gouvernement centrafricain et la MINUSCA avaient pris d'importantes mesures contre M. Sidiki Mahamat, parmi lesquelles la nécessité d'arrêter et de livrer aux autorités de la capitale centrafricaine Bangui les auteurs des massacres décriés. Sans quoi, M. Sidiki Mahamat serait directement pris pour responsable et traité comme tel, surtout qu'il a été l'un des signataires de l'Accord de paix du 6 février dernier, qui préconisait l'arrêt des violences en direction des populations civiles et un cessez-le-feu sur toute l'étendue du territoire centrafricain.

En donnant l'air de vouloir s'exécuter dans l'esprit de l'ultimatum de trois jours largement dépassé qui lui est imposé, M. Sidiki Mahamat avait livré trois de ses combattants, ce que l'opinion trouve très insuffisant.

Lors d'une mission qu'il a effectuée vendredi dernier en compagnie des représentants de l'Union africaine, de la CEEAC, de l'ONU dans la région Niem Niéléwé pour débattre directement avec M. Sidiki Mahamat de l'issue de l'ultimatum qui lui est adressé, le ministre de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara, de retour, a indiqué que le chef rebelle n'a pas nié la responsabilité de ses éléments dans le massacre et qu'il serait en train de tout mettre en œuvre pour rattraper d'autres auteurs, cités en enquête préliminaire par les trois présumés auteurs précédemment arrêtés, avant de les livrer à la justice.

Toutefois, a déploré M. Wanzet Linguissara, les six rebelles en question seraient en cavale, soit dans la nature sur le territoire centrafricain, soit au-delà du territoire, en direction du Tchad ou du Cameroun.

Pour l'heure, des patrouilles conjointes des casques bleus et des FACA sont multipliées dans la région.

 

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 23:07
Communiqué de presse du MLPC

 

Le MLPC vient financièrement en aide aux familles des victimes de Koundjili et Lemouna

Communiqué de presse du MLPC
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