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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 13:24
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La ville de Paoua accueillera une mission conjointe ONU-CEEAC

 

Par Fridolin Mamocko le 03/04/2019

 

Bangui, 03 Avril 2019 (RJDH)— Le représentant spécial du Secrétaire général des nations unies pour l’Afrique centrale, François Lanceny Fall, et le Secrétaire général de la CEEAC, Ahmad Allam-Mi, séjournent depuis hier à Bangui. Cette visite de travail vise à soutenir la mise en œuvre de l’accord de Khartoum. Ils rencontreront plusieurs personnalités du pays dont le chef de l’Etat, des leaders des groupes armés. Une visite à Paoua est aussi prévue demain jeudi 4 avril.

Une fois de plus encore, la communauté internationale réaffirme son soutien au gouvernement centrafricain qui a réussi à arracher un accord de paix avec les groupes armés pour un retour définitif de la paix dans le pays. Puisque le processus a été soutenu résolument, faut-il le rappeler par les Institutions régionale continentale et internationale.

C’est ce qui a été dit par le secrétaire général de la CEEAC, Ahmad Allam–Mi, dès son arrivée à Bangui, « Ce qui nous amène à Bangui, c’est de faire une concertation avec les autorités Centrafricaines et ses différents partenaires présents sur le territoire national en vue de la mise en œuvre des accords de Khartoum et ses perspectives », a-t-il rappelé.

Faille-t-il le souligner, c’est la toute première visite enclenchée par la CEEAC et le bureau des Nations Unies pour l’Afrique Centrale qui démontre leur soutien au peuple Centrafricain.

Cette visite de trois jours conduira la mission à Paoua. Pourquoi ? Le représentant de l’UNOCA, François Lanceny Fall, indique que la visite à Paoua est de palper du doigt la question de la gestion des transhumances qui constituent l’une des principales sources de conflits intercommunautaires pas seulement en République Centrafricaine mais aussi, dans l’ensemble de la sous-région de l’Afrique Centrale. « Nous attachons beaucoup de prix à cette question de transhumance. Nous irons à Paoua pour mieux appréhender cette question ».

Il a aussi ajouté que pour le moment, « Une importante délégation de la commission sous régionale qui s’occupe de la sécurité est en train de siéger au Tchad et en République Démocratique du Congo pour définir des palliatifs à la problématique des conflits générés par la transhumance dans la sous-région». C’est le signe que les Nations Unies et la CEEAC sont engagés à appuyer la République Centrafricaine dans la résolution de la crise que connaît le pays.

Il convient de souligner que le secrétaire général de la CEEAC a affirmé que l’accord signé est radieux et se tient sur de bons pieds, selon ses propres termes. Qu’ « il est fort probable qu’il va emprunter les rails pour aboutir au bon port, tout en consolidant les acquis de la paix qui sont déjà disponibles pour le peuple Centrafricain ».



 

Centrafrique : Le GTSC dénonce la nomination des représentants étrangers dans le gouvernement

 

Par Fridolin Mamocko le 02/04/2019

 

Bangui 02 Avril 2019 (RJDH)— Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) demande au président de la République Faustin Archange Touadera d’abroger les décrets portant nomination des mercenaires étrangers dans les affaires publiques. Position exprimée ce matin lors d’un point de presse.

L’accord de paix et de réconciliation signé entre les représentants des groupes armés et le gouvernement Centrafricain à Bangui le 06 Février dernier, stipule en son article 21 la mise en place d’un gouvernement inclusif qui doit prendre en compte, l’implication de toutes les parties prenantes. Mais aujourd’hui, le GTSC par la voix de son porte-parole, Paul Crescent Beninga, s’oppose à la nomination de certains des membres de ces groupes armés dans le gouvernement que dirige le premier ministre Firmin Ngrebada.

D’entrée de jeu, il souligne que la plupart des personnalités issues des groupes armés présentes dans le gouvernement ne sont pas des centrafricains. « Il est vrai que la paix n’a pas de prix. Mais il n’en demeure pas moins que la République Centrafricaine a le devoir de protéger son identité. Ces nominations en cascade font la promotion des étrangers aussi bien au sein de notre armée que nous allons sortir notre pays du bourbier », a-t-il signalé.

Il demande en fin de compte au président de la République d’abroger tous les décrets portant nomination des étrangers, qu’il qualifie en ses propres termes, de mercenaires dans le système gouvernemental Centrafricain. « Ces mercenaires sont sous le joug de la Cour Pénale Internationale et leur statut ne permet pas qu’ils soient nommés à des postes qu’ils occupent aujourd’hui. C’est une aberration », a-t-il conclu.

Il convient de souligner que cette déclaration accentue le mécontentement exprimé par diverses organisations de la place à savoir celui du Conseil National de Jeunesse (CNJ) et du Groupement Syndical des Travailleurs Centrafricains (GSTC) qui s’était vu empêcher le lundi dernier de déclencher la marche pacifique par les forces de l’ordre, et aujourd’hui c’est le GTSC qui monte au créneau.

 

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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 15:02
Echanges entre le chef de la MINUSCA et des leaders religieux
Echanges entre le chef de la MINUSCA et des leaders religieux

 

La mise en œuvre de l’Accord de paix au cœur des échanges entre le chef de la MINUSCA et des leaders religieux

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, a eu, ce mardi 2 avril 2019, à Bangui, une série de rencontres respectivement avec le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, l’imam Layame Kobine et le Nonce apostolique Santiago de Wit Guzman.

Lors de ces différentes rencontres, Mankeur Ndiaye a abordé la situation socio-politique et sécuritaire générale du pays, insistant sur la nécessité de conjuguer leurs efforts pour la mise en œuvre progressive de l’Accord politique de paix et de réconciliation en Centrafrique. « Je tenais particulièrement à remercier le Cardinal Dieudonné Nzapalainga et l'imam Layama Kobine pour l'excellent travail qu'ils abattent ensembles pour résoudre la crise en RCA, et dernièrement pour résoudre la crise à Bangassou, où de fortes initiatives sont en cours pour organiser une caravane de la paix », a souligné le chef de la MINUSCA, qui rencontrera, le mercredi 3 avril, le pasteur Nicolas Guerekoyame.

A ses interlocuteurs, le Représentant spécial a tenu à réitérer le ferme engagement et la disponibilité des Nations Unies accompagner la RCA, aux côtés d’autres partenaires, les efforts cette noble initiative. 

La Mise en œuvre effective de l’accord politique de paix et de réconciliation en RCA a été également le principal sujet au menu d’une rencontre lundi à Bangui entre le chef de la MINUSCA, le Représentant spécial du président de la Commission de l’Union Africaine pour la RCA, l’Ambassadeur Moussa Nebie, la Représentant du Secrétaire général de la CEEAC en RCA, l’Ambassadeur Adolphe Nahayo, la Cheffe de la Délégation de l'Union Européenne en RCA, Mme Samuela Isopi, et le Premier ministre Firmin Ngrebada.

Une rencontre au cours de laquelle un dernier coup de pinceau a aussi été donné à la préparation de la réunion du Groupe International de Soutien à la Centrafrique qui aura lieu le 17 avril 2019 à Bangui, en présence d'une cinquantaine de pays et organisations, pour soutenir la mise œuvre de l'Accord politique de paix et de réconciliation.

 

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in The Central African Republic (MINUSCA).

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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 14:58

 

 

02/04/2019 16:27  APA-Bangui (Centrafrique) De notre correspondant : Pierre Koutoupke

 

En visite à Anvers (Belgique), capitale mondiale du diamant, le chef de l’État Centrafricain Faustin-Archange Touadéra a fait plusieurs rencontres avec des sociétés spécialisées dans l'exploitation des mines pour promouvoir le diamant centrafricain.

Dans cette optique, Faustin Archange Touadéra a échangé avec Nishit Parekh et Stéphane Fischer, respectivement président du Conseil d'Administration et président du Centre Mondial du Diamant (World Diamonds Center) pour aborder plusieurs questions.

Le président centrafricain a ensuite présidé deux réunions avec les diamantaires avant de se rendre au musée du diamant où il fait un plaidoyer en faveur de la levée de l'embargo imposé par le processus de Kimberley pour lutter contre les diamants de sang en Centrafrique

Pendant ces rencontres, le Président Touadéra a exhorté les grandes sociétés de diamants comme Deebers et Alrosa à venir s'installer en République centrafricaine afin de barrer la route aux fraudes dans le secteur.

Selon lui, il faut établir un plancher minimum sur la base duquel les entreprises les plus solides seraient en mesure de démontrer des exportations officielles d'un certain volume. «Tous les bureaux d'achat existants peuvent démontrer leur capacité à formaliser les exportations et à se retirer de tout engagement dans le circuit informel », at-til dit.

Faustin-Archange Touadéra a promis aux diamantaires du monde, un décret présidentiel, modifiant le décret d'application du Code minier et créant l'obligation pour les bureaux d'achat d'exporter au moins 1,75 milliards F CFA de diamants par trimestre (environ 3 millions USD) et la suspension ou le retrait de l'agrément pour les bureaux d'achat qui ne démontreraient pas le montant minimum d'exportations.

«Des solutions à la relance du commerce du diamant centrafricain, réputé jadis pour sa qualité, doivent être trouvées ensemble avec les partenaires du secteur", a indiqué le président centrafricain, appelant la communauté du diamant et certains Etats à aider son pays à lutter contre les prédateurs dans le domaine du diamant. « Il s'agit notamment de trouver des mécanismes pour rapatrier au profit de l'Etat centrafricain les lots de diamant illégalement exportés et saisis», a-t-il conclu.

 

 

CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT TOUADERA FAIT LA PROMOTION DU DIAMANT ET ENCOURAGE DES INVESTISSEURS BELGES À SE RENDRE DANS LE PAYS. 

 

Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA est arrivé ce matin à Bruxelles pour une série de rencontres d'amitié et de travail.

A peine installé à Bruxelles, le Chef de l’État et la forte délégation qui l'accompagnent ont mis un cap sur Anvers. Dans la capitale mondiale du diamant, le Président TOUADERA a rencontré Messieurs NISHIT PARKH et  Stéphane FISCHER, respectivement Président du Conseil d'Administration et Président du  Centre Mondial du Diamant ( World Diamonds Center).

 

Enfin le Président TOUADERA a présidé deux réunions avec les diamantaires avant de se rendre au musée du diamant où il a prononcé un discours-plaidoyer en faveur de la levée de l'embargo imposé par le processus de Kimberley pour lutter contre les diamants de sang. Voici l'intégralité du discours du Chef de L’État.

 

 

INTERVENTION DE SON EXCELLENCE PR. FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA,   

PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT DEVANT LE CENTRE MONDIAL DU DIAMANT d’ANVERS

 

Mesdames et Messieurs ;

Permettez-moi tout d’abord d’exprimer toute ma gratitude à la Province d’Anvers et au Directeur Général du Centre Mondial du Diamant d’Anvers pour l’accueil chaleureux qui m’a été réservé ainsi qu’à ma délégation dans le District du Diamant d’Anvers et dans le nouveau musée du diamant Diva.

 

Je puis vous assurer que cette visite nous a beaucoup édifiés sur l’excellente condition dans laquelle opère Anvers, en tant que centre névralgique du commerce du diamant. 

 

Nous avons beaucoup appris, d’autant que mon gouvernement est animé de la volonté politique de relancer les liens commerciaux qui existent depuis toujours entre la Belgique et la République Centrafricaine depuis plus de cinquante ans.

 

Je voudrais souligner que depuis 2013, début de la crise politico-militaire, dans mon pays, la filière diamant a connu une désorganisation depuis la production jusqu’à la commercialisation.

 

Dès mon accession à la magistrature suprême de l’Etat en mars 2016, j’ai instruit le Ministre chargé des Mines de veiller à la stricte application des directives du cadre opérationnel édicté par le Processus de Kimberley en vue d’obtenir la levée de l’embargo sur les diamants qui prive l’Etat d’importantes ressources. 

 

Cet embargo, imposé par le Processus de Kimberley pour lutter contre les diamants de sang est devenu inefficace, car les groupes armés exportent les diamants exploités illégalement, grâce aux réseaux et marchés parallèles. 

 

Mesdames et Messieurs ;

Vous comprendrez aisément qu’il existe un problème actuel au niveau du diamant centrafricain et qui nous interpelle tous.

 

Je voudrais saisir cette occasion pour rendre hommage à la Présidence de l’Union Européenne du Processus de Kimberley en 2018, représentée par Madame HILDE HARDEMAN et son Équipe de surveillance, qui ont pris la décision de ramener à 7 jours, le délai d’approbation des expéditions.

 

Je voudrais aussi saluer le Gouvernement Belge et l’Union Européenne qui envisagent en ce moment les possibilités d’apporter un appui conséquent à la réhabilitation des locaux et à la fourniture en équipements de nos services déconcentrés, particulièrement dans les zones actuelles éligibles à l’exportation de nos diamants.

 

L’État centrafricain pour sa part s’est engagé à suivre les diligences prescrites par le Processus de Kimberley et prendra toutes les mesures idoines tant fiscales que sécuritaires pour garantir l’essor des sociétés de commerce du diamant opérant dans le pays. 

 

Notre souhait est de partenaires qui respectent les normes internationales, telles que les lignes directrices de l’OCDE en matière de vérification pour une chaîne d’approvisionnement responsable des minéraux provenant des régions touchées par un conflit ou à risque élevé.

 

Nous constatons avec regret que les exportations de pierres précieuses profitent plus aux trafiquants et aux groupes armés qu'à la caisse de l’Etat centrafricain. 

 

En effet, s’il y a un pays qui profite peu de ses richesses minières, c’est bien la Centrafrique. Il y a une forme de malédiction des ressources ou « ressources curse » qui pèse sur le pays. 

 

En effet, la République Centrafricaine, mon pays, qui vient de traverser une des crises les plus graves de son histoire, est entrain aujourd’hui, avec l’appui de la Communauté internationale, d’en sortir de manière progressive. 

 

Suite à un long processus de dialogue et de négociations, soutenu par la Communauté Internationale, un Accord de Paix et de Réconciliation a été signé le 6 Février 2019 à Bangui avec les groupes armés. 

 

Pour arriver à ce résultat, le gouvernement avait réussi à bâtir des compromis historiques avec les groupes armés.

Des actions concrètes ont déjà été proposées pour répondre aux différents défis et conduire toute la population à un changement de mentalité favorable à la paix et au développement de notre pays.

Le Gouvernement travaille actuellement d’arrachent pied pour créer les conditions incitatives et améliorer le commerce du diamant en République Centrafricaine.

 

C’est pourquoi, du haut de cette tribune, j’invite d’autres grandes sociétés comme DEBEERS et AL ROSA, avec lesquelles mes collaborateurs ont déjà pris contact à venir s’installer en République Centrafricaine.

 

La façon la plus appropriée est d'établir un plancher minimum sur la base duquel les entreprises les plus solides seraient en mesure de démontrer des exportations officielles d'un certain volume. Tous les bureaux d'achat existants peuvent participer en démontrant leur capacité à formaliser les exportations et à se retirer de tout engagement dans le circuit informel. 

Un décret présidentiel a été préparé et sera publié dans les jours et les semaines à venir, modifiant le décret d'application du code minier et créant notamment:

• L'obligation pour les bureaux d'achat d'exporter au moins 1,75 milliards de F CFA de diamants par trimestre (environ 3 millions USD).

• La suspension ou le retrait de l’agrément pour les bureaux d'achat qui ne démontreraient pas le montant minimum d'exportations.

Ces arguments majeurs en plus justifient le besoin urgent d’une remise à plat complète de la législation fiscale applicable au secteur du diamant dans le cadre d’une nouvelle loi de finance et d’établir un taux favorable est surtout en ligne mais aussi compétitive avec nos pays voisins. 

Compte tenu de ce qui précède, il est urgent de modifier certaines dispositions fiscales, de manière à créer un cadre fiscal équilibré capable de permettre la « reformalisation » du secteur du diamant en RCA et la reprise des recettes fiscales de l'État pour ce secteur.

Mesdames et Messieurs ;

Je disais qu’ensemble nous devons trouver des solutions à la relance du commerce du diamant centrafricain, réputé jadis pour sa qualité.

La communauté du diamant et certains Etats doivent aider et appuyer la République Centrafricaine à lutter contre les prédateurs dans le domaine du diamant.

Il s’agit notamment de trouver des mécanismes pour rapatrier au profit de l’Etat centrafricain les lots de diamant illégalement exportés et saisis. 

Par ailleurs, il importe de trouver un mécanisme au sein du Processus de Kimberley pour rendre plus fluide les exportations du diamant et confisquer les comptes de toute personne reconnue comme trafiquant du diamant.

 

Je vous remercie.

 

 

TÊTE À TÊTE ENTRE SA MAJESTE PHILIPPE, ROI DES BELGES ET LE PRÉSIDENT FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

 

En visite de travail et d'amitié à Bruxelles, capitale de l'Union Européenne, le Président TOUADERA a entretenu avec Sa Majesté Philippe, Roi des Belges. 

 

La rencontre a eu lieu ce jour lundi 1er avril 2019 à 15 heures au Château royal situé au 16 rue Brederode.

 

Suivant de près l'actualité de la RCA, le Roi Philippe et le Président TOUADERA ont échangé sur les questions de développement et celles liées à la situation sécuritaire, suite à l'Accord de paix de Khartoum.

 

Le diamant centrafricain au menu de la visite du président Touadéra en Belgique
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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 14:49

 

 

Par RFI Publié le 03-04-2019 Modifié le 03-04-2019 à 11:43

 

La mise en place de l'accord de paix de Khartoum est en route. Mais des contestations se font encore entendre. Mardi 2 mars, le secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, Ahmad Allam-Mi, et le représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique centrale et chef du bureau régional des Nations unies, François Louncény Fall, sont arrivés à Bangui pour une visite de trois jours en RCA. Une visite importante : la CEEAC est l’un des deux garants de l’accord de Khartoum avec l’Union africaine.

Quelles sont les perspectives de mise en œuvre de l’accord ? Quels sont les défis ? Quelle pourrait être la contribution de la CEEAC pour soutenir le processus ? Voici les questions principales qui guident cette visite alors que de nombreuses revendications se font encore entendre au sujet de cet accord.

« Évidemment, rien n’est parfait. Nous entendons ça et là quelques interrogations, des contestations qui ne sont pas souhaitables. Il faut qu’on fasse en sorte que l’on puisse consolider les acquis de la paix en Centrafrique dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de Khartoum » dit Ahmad Allam-Mi, le secrétaire général de la CEEAC.

Un déplacement dans le nord-ouest du pays à Paoua est prévu, notamment pour aborder la question de la transhumance. Un sujet essentiel, selon François Louncény Fall, le représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique centrale.

« Vous savez que la question de la transhumance est devenue une question importante pour la sous-région pas seulement pour l’Afrique centrale, mais l’Afrique de l’Ouest égalementEt la question de la transhumance est considérée par nous actuellement au niveau des Nations unies comme étant une cause émergente des conflits dans la région. Et au moment où je vous parle, une importante délégation de la commission sous-régionale qui s’occupe des questions de sécurité vient de séjourner en République démocratique du Congo. Et aussi au Tchad. »

Cette visite est le début d’un ballet diplomatique à Bangui. Une réunion du groupe international de soutien à la RCA doit avoir lieu le 17 avril. Une mission tripartite est aussi attendue avec la participation de Jean-Pierre Lacroix, le chef des opérations de paix de l’ONU et des représentants de l’Union africaine et de l’Union européenne.

 

RCA : Ahmad Allam-Mi et François Louncény Fall à Bangui

 

Publié le 03.04.2019 à 14h28

 

Les deux personnalités sont arrivées en Centrafrique, pour appréhender les défis et enjeux de la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA.

 

Le Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Ahmad Allam-Mi, et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, François Louncény Fall, sont arrivés à  Bangui le 2 avril pour une visite officielle de quatre jours. Cette visite a pour but de leurs permettre appréhender les défis et enjeux de la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR).

En appui à  l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA, cette visite conjointe qui prendra fin le 5 avril évaluera les perspectives de l’application de l’Accord et l’appui des pays de la sous-région à  ce processus. Dès leur arrivée, Ahmad Allam-Mi et François Louncény Fall ont tenu à  réitérer leur soutien « aux autorités centrafricaines, le peuple centrafricain, en vue de consolider les acquis importants qu’il a pu grâce à  la communauté internationale obtenir dans le cadre de la stabilisation du pays et de la paix ».

Cette mission est le « signe que les Nations unies et la région marchent ensemble pour la mise en œuvre de l’accord de Khartoum », a rappelé François Louncény Fall. C’est un « message de toute la région pour dire que les Nations Unies et la CEEAC, l’Union Africaine, nous nous tenons la main dans la main pour accompagner la République centrafricaine » a-t-il ajouté. Aux côtés de l’Union africaine, la CEEAC est également garante de l’Accord tandis que les Nations unies font partie des facilitateurs de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA. Cette dernière a abouti aux pourparlers de paix qui se sont tenus à  Khartoum et à  l’APPR signé à  Bangui le 6 février 2019.

La délégation CEEAC-UNOCA se rendra également à  Paoua pour mieux appréhender la question de la transhumance et ses implications sécuritaires. « La question de la transhumance est considérée en ce moment au niveau des Nations unies comme l’une des causes émergentes des conflits dans la région. Nous attachons beaucoup de prix à  cette question », a souligné François Louncény Fall.

 

Les signataires des accords de Khartoum respectent les engagements pris

 

Les membres des organisations internationales et le gouvernement de la RCA viennent d’évaluer la réalisation des accords de Khartoum. Le chef de la MINUSCA Mankeur Ndiaye, l’ambassadeur de l’Union Européenne en RCA Samuela Isopi, les représentants de la CEEAC, le premier ministre Firmin Ngrébada et le chef de mission de l’Union Africaine Moussa Nebié ont pris part à la discussion.

Lors de la rencontre il a été noté que chaque partie est en train de respecter les engagement pris et cela a une influence positive sur la situation économique et sociale au pays. 

 

Source: https://twitter.com/UN_CAR/status/1112678797504065536

 

Accord de paix de Khartoum: le secrétaire général de la CEEAC en visite en RCA
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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 17:46
Joseph Bendounga du MDREC devant la Cour constitutionnelle

 

Affaire J. Bendounga gouvernement devant la Cour Constitutionnelle : le verdict attendu le 5 avril prochain

 

https://www.radiondekeluka.org mardi 2 avril 2019 13:25

 

Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) a accusé le chef de l'Etat Faustin Archange Touadéra de violation de la loi fondamentale du pays. L'audience s'est tenue ce mardi 2 avril devant les juges de la Cour Constitutionnelle.

Les sages de la Cour Constitutionnelle, conduits par Marcel Ouaboué, Vice président de l’institution, sont appelés à statuer de façon contradictoire sur la plainte de Joseph Bendounga, président du MDREC. A l’origine, les dispositions de l’Accord de paix de Khartoum qui se heurtent à la Constitution. Joseph Bendounga étale ici les points de violations.

"Tout acte posé par chaque citoyen doit être en conformité avec la Constitution et le Président Touadéra a juré de la respecter. Malheureusement pour la République Centrafricaine, force est de constater que depuis que le président a pris ses fonctions, il a commencé à violer cette constitution. Il n'a pas respecté la loi sur la parité et a posé plusieurs actes contraires à la Constitution" a-t-il déclaré.

L’avocat d’Etat, Me Bizon étant absent du prétoire, la Cour a pris acte de son absence et met l’affaire en délibérée pour le 5 avril prochain. Une demie victoire pour Joseph Bendounga de demander à cette Cour de démettre le président Faustin Archange Touadéra.

"Nous déplorons que l'avocat de l'Etat ne soit pas là, il a fui le débat, parce qu'il n'a rien à dire des articles 23, 28, 38 de la Constitution violés par le Président de la République et par les rebelles sans oublier les articles 29 et 43. Devant cette situation, c'est la violation de son serment donc le parjure. Et s'il lui reste un brin d'honneur, il doit démissionner" a-t-il lancé.

Le président du MDREC n’est pas à sa première saisine des juridictions. En 2018, il a saisi le Conseil d’Etat aux fins d’annulation du décret nommant les membres des groupes armés au gouvernement. Le Conseil d’Etat l’a débouté de sa requête.

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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 17:31

 

 1er avril 2019 à 20h45min  

 

Dakar, 1er avr (APS) - Le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le sahel (UNOWAS), basé à Dakar, procède lundi à la diffusion d’une vidéo conférence dirigée depuis Bangui, capitale centrafricaine, par le commandant des contingents de la police et de la gendarmerie sénégalaises, en mission dans ce pays, annonce un communiqué reçu à l’APS.

 

Prévue à 9 heures, la manifestation se tient au siège du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et du sahel, situé à Ngor à Dakar, indique la même source.

 

Elle indique que ces contingents de la police et de la gendarmerie sénégalaises sont déployés à Bangui, dans le cadre de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations-Unies pour la stabilisation de la paix en République Centrafricaine (MINUSCA).

 

Le texte précise que ces contingents totaliseront huit mois de présence et de service effectif le 17 avril sur ce théâtre d’opération pour l’accomplissement de leur mission en Centrafrique.

 

A l’occasion de la célébration de la fête nationale et en prélude à la fin de leur mission, les 140 éléments de ce contingent recevront le 4 avril une médaille des Nations-unies pour le travail accompli en terre centrafricaine.

 

Le contingent déployé en Centrafrique compte 140 membres engagés dans ce pays depuis aout 2018. Il est doté d’une section spéciale chargée de missions à haut risque, de protection et secours. Il est aussi composé de personnels opérationnel, médical et de spécialistes.

 

Ce contingent a activement participé à des opérations d’interpellation d’individus recherchés, d’escortes et d’intervention.

 

Le dernier rapport du département des opérations de paix de l’ONU précise que les casques bleus sénégalais sont au nombre de 2 837 à travers le monde.

VIDÉO CONFÉRENCE DU COMMANDANT DU CONTINGENT SÉNÉGALAIS À BANGUI, LUNDI
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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 17:28
Le président de République Centrafricaine en visite à l'UCLouvain

Lu pour vous

 

https://www.tvcom.be  02 avril 2019 16:47  |   Ottignies-Louvain-la-Neuve

 

Un invité de marque ce mardi à Louvain-la-Neuve. L'UCLouvain recevait la visite de Faustin-Archange Touadéra, le président de la République Centrafricaine. Avec sa délégation, il a tout d’abord visité la faculté agronomique de Gembloux, ce matin, avant d’arriver dans la cité universitaire.

L'agriculture suivie par le big data 

Il y a visité les serres de l'université et suivi un exposé du Professeur Defourny concernant les recherches effectuées grâce à l'observation par satellite. "J'ai saisi l'occasion de cette visite pour expliquer que le big data, issu notamment du programme européen Copernicus qui observe la Terre via des satellites, peut changer la manière dont on décide dans ces pays, en particulier en République Centrafricaine. Typiquement, pour le suivi de l'agriculture, des satellites comme Sentinelle 2 permettent d'avoir une observation tous les 5 jours et d'anticiper les statistiques agricoles. Cela permet aussi de suivre l'exploitation forestière", détaille Pierre Defourny.

Les serres les plus performantes d'Europe 

Le chef d’état centrafricain a aussi parcouru les serres de l’UCLouvain. 2000 mètres carrés de surface, les serres les plus performantes d’Europe, inaugurées en 2014. De nombreuses recherches y sont menées. "Elles sont réparties en 4 thématiques. La première, c'est la défense des végétaux et l'étude des maladies des plantes. Ensuite, les relations bénéfiques que les plantes peuvent avoir avec les micro-organismes, notamment ceux du sol, comme les mycorhyzes. Troisièmement, la physiologie végétale. Et enfin, celles menées dans la salle de génétique et de éco-physiologie", énumère Xavier Daye, professeur à la Faculté de bioingénieurs.

La Centrafrique mise à l'honneur à l'ABBW 2019 

La visite de Faustin-Archange Touadéra était effectuée en préambule de l’Africa Belgium Business Week, qui se tiendra ces mercredi et jeudi au Château du Lac de Genval. La République Centrafricaine sera mise à l’honneur durant cet événement, plus grand forum B2B rassemblant l’Afrique et l’Europe. "C'est une plateforme de rencontres et d'affaires entre les entrepreneurs belges et les entrepreneurs africains", explique Christian Liongo, le président d'Africa Rise qui prend en charge l'événement. "La Centrafrique vient de façon déterminée avec une délégation de 80 personnes, un président de la République, 9 ministres, une cinquantaine d'entrepreneurs". Co-organisé par la province du Brabant wallon, l’Africa Belgium Business Week fête sa 6ème édition. De nombreuses personnalités belges y sont aussi attendues, notamment le premier ministre Charles Michel.

 

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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 17:16

Lu pour vous

 

https://www.la-croix.com  Lucie Sarr, le 02/04/2019 à 15:33 

 

Le 25 mars, Fabrice Dekoua, et Ibrahim Abdouraman, deux jeunes centrafricains, l’un chrétien et l’autre musulman, ont réussi à faire signer un accord de non-agression aux jeunes des quartiers Yakité et Castors à Bangui, dans le troisième arrondissement.

L’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga qui a été à l’origine de leur rencontre est optimiste quant au respect de ce pacte.

Le 25 mars, un pas important a été franchi entre les populations chrétiennes et musulmanes des quartiers Castors et Yakité. Sous l’impulsion de Fabrice Dekoua, un chrétien, et d’Ibrahim Abdourahman, un musulman, les jeunes de ces deux quartiers situés dans le troisième arrondissement de Bangui, ont signé un accord de non-violence.

Centrafrique, négociations de paix à Khartoum

En 2018, l’attaque de la paroisse Notre-Dame-de-Fatima, le 1er mai, pendant laquelle le groupe armé musulman « Force » avait tué au moins seize chrétiens dont le curé, le père Albert Toungoumale Baba, avait plongé les communautés chrétiennes de Castors et musulmanes de Yakité dans un cycle de violence et de représailles. Les jeunes avaient alors pris les armes pour « défendre leur communauté ». Les actions de réconciliation lancées par le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui peinaient à se faire accepter par les populations meurtries.

Deux leaders

« Je demandai à l’époque aux deux communautés de dialoguer et de se rencontrer car la méfiance amplifiait le conflit, raconte l’archevêque de Bangui. Deux jeunes, Fabrice Dekoua, et Ibrahim Abdouraman, l’un chrétien, l’autre musulman ont accepté de se rencontrer. Au début, c’était difficile car personne ne voulait se joindre à eux. Ensuite certains se sont joints à eux et ont compris qu’ils étaient instrumentalisés par les ennemis de la paix. »

À force de sensibiliser leurs communautés et de pousser leurs pairs à se rencontrer Dekoua et Abdourahman ont réussi à faire opter les jeunes pour la paix afin de construire leur avenir. « Pour arrêter tout ce qui peut provoquer la violence contre l’autre, nous avons pris l’initiative de signer un accord, explique Dekoua. Cet accord représente l’engagement que nous avons dans nos cœurs, nous l’avons écrit sur le papier. »

Pour l’archevêque de Bangui qui a plusieurs fois collaboré avec ces deux jeunes centrafricains, l’on peut être optimiste quant à la pérennité de cet accord même s’il y a « des ennemis de la paix qui peuvent en un jour tout détruire ».

Un conflit qui date de 2013

Depuis la chute du président François Bozizé en 2013, de nombreux groupes armés s’affrontent en Centrafrique. L’ancien président avait été chassé par un coup d’État fomenté par une coalition de groupes armés à majorité musulmane venue du nord du pays et de mercenaires venus du Tchad et du Soudan. Cette coalition appelée Séléka s’est repliée dans le nord à la suite de l’intervention militaire française en décembre 2013.

L’émouvant hommage du pape à une missionnaire en Afrique

En réaction aux actions de la Séléka, des milices d’autodéfenses « anti-balaka », composées d’animistes et de chrétiens, se sont formées. Ces milices s’en sont prises aux musulmans, donnant au conflit une tournure religieuse. D’après plusieurs observateurs, les groupes armés s’affrontent aujourd’hui surtout pour le contrôle des gisements de diamants, or et uranium.

 

À Bangui, l’espoir d’une paix durable renaît grâce à deux jeunes, chrétien et musulman
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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 17:05

 

Comment transcender le processus de l’accord dit de KARTHOUM, à une Paix véritable en République Centrafricaine ?

 

Si et seulement si, la seule vocation revendicative pour la Paix dans notre Pays, c’est d’être dans un gouvernement sans avoir, l’expérience, les compétences nécessaires de la gouvernance. C’est ignorer les vrais enjeux et les problèmes qui gangrènes notre Pays.  Cette Justice tant réclamé, la Réconciliation et l’Unité national, les désarmements, on aura tout raté de ce point de vu… !

Une fragilité récurrente des procédées de la mise en place de cet  accord de Paix dit de KARTHOUM, malgré tout ! Qui prêtait naïvement un encrage et enfin mettre un terme à une sanglante crise politico-militaire qui aura duré, continuer presque indéfiniment…. Malgré la mise en place de plusieurs transitions en République Centrafricaine depuis ces multitudes crises politico-militaire. Afin atténuer les différentes divergences politiques et politico-militaires. Malgré le rétablissement de l’ordre constitutionnel de la dernière transition.

Le refus de cet état de fait par les différentes factions armées, persistantes nostalgiquement à leur envie de remettre leur victoire d’autant. Par ailleurs n’avait pas sues  garder le pouvoir sous leurs propres turpitudes pression interne des egos des uns, et soif de pouvoir des autres, de leurs alliées pour les circonstances.  Finalement interpellé par la communauté internationale due à l’inefficacité dans les cadrages des troupes dans les rangs, et les désordres qui en découle, l’inefficience de tous les points de vue dans la manière de gouverner. Avait déclenché une réelle pression à raison ou à tort, avait fini par pousser l’équipe exécutif dehors de la transition du moment des séléka, pour céder à une nouvelle transition qu’enfin et aboutissant au régime actuel de Bangui par la voix des urnes.

Il est temps, de cesser d’amuser la galerie dans des revendications des uns et les postures autistes, et aveugle des autres de la situation, pour une seule articulation de faire partie du Gouvernement Inclusif qui vaille, comme si le sort des Centrafricains ne comptait pas. Acculer par les incertitudes permanentes. Dont les souhaits d’avoir une vie paisible malgré tout.  De tant puisque nous savons tous et toutes que l’accord de Khartoum est loin d’être inclusif.

Mais quels sont l’objet de tous ces carnavals, va-t-a la mangeoire. Rivalités politico-militaire,  depuis ces multitudes crises de la prise des armes contre l’Etat, les institutions Républicaines raisons gardées, de la négligence d’une grande partie de notre territoire, de la mauvaise gouvernance dans sa globalité, de non considération d’une frange de la population, par la politique menée par les autorités successives, qui sont d’ailleurs justifiés mine de rien.... Engendrant toutes ces affronts à des conflits politico-militaire par des forces infiltrées dans la rébellion qui ont, et continues d’endeuiller la République Centrafricaine.  Les viols et enlèvements, assassinat des Centrafricains(es) par milliers, associés à la crainte de représailles, ont fait fuir plus d’un million de personnes sur tout l’étendue du territoire Centrafricaine à l’intérieure, tant qu’à l’étranger,

 Faire partie d’un gouvernement n’est pas une fin en soi ! Ne ressouderont pas les problèmes des grands nombres. Pour exercer une responsabilité politique, il faut une vision politique, de fait pour un avenir de reconstruction de notre Pays ! Ne nous écartons pas de l’essentiel « la Paix », qui va de pair sur toutes les  dimensions sécuritaires, pour tous les citoyens Centrafricains(es). Accompagner l’exigence est la dissolution des toutes ces factions armées non conventionnelle, la restitution de toutes ces armes trainantes sur notre territoire,  procéder à une meilleur insertion des béni gérants si leurs conditions physiques citoyennetés les permettent « l’appartenance à la Nation Centrafricaine » ainsi que la situation judiciaires sont vérifiables, s’il faut et les souhaitent dans les corpus d’insertions adéquates. Entamer une réelle démarche de reconstruction et de réconciliation. Œuvrer pour la mise en place des infrastructures sur l’étendue du territoire Centrafricaine qui permettront à faciliter la vie de nos concitoyens, emprunter  la voie de développement économique, une meilleure intégration des fils et filles de Centrafrique. Par ailleurs, bien évidement ne pas laisser les verdicts décisionnaires aux factions armées de surcroit non conventionnelles, qu’il ne faut pas sortir d’esprits, seul les institutions de la République prime sur tout.

Au vu des précédents sur les crises traversantes, notre Pays depuis belle lurette. En cette période où les Centrafricains(es) sont de plus en plus exaspérés de toutes ces situations,  aucun dirigeant politique et les représentants politique occupant une place élevée dans le cœur des Centrafricains (es), aux yeux de la communauté internationale qui fond de la diplomatie, tout le monde sait que c’est juste pour limiter les dégâts et se voiler les faces. Les dirigeants Centrafricains, ne devrait pas confondre l’État à des équations qui n’auront pas de résolutions possible. Ne doivent pas accepter des enchères non conforme à la volonté populaire, ne pas hypothéquer le pouvoir. Toutefois, l’épilogue de cette traumatisante impasse gouvernementale depuis plusieurs années, prétendu conclure un accord dit de KARTHOUM ne signifie pas la fin des problèmes. En effet, si la Centrafrique, mon pays entend parvenir à la stabilité, il doit d’abord extirper les racines d’une crise plus profonde, qui couve depuis plusieurs années, et dont les causes, conséquences et implications revêtent de nombreuses facettes. Celles-ci sont la résultante d’un ensemble explosif de rivalités politiques des uns  vers les autres des hostilités que certaines fait apparaitre pour des crises  confessionnelles et territoriales, qui ont mené à une partition de fait qu’on se refuse d’admettre.

Les Centrafricains(es), les dirigeants politiques, les factions armées  devront surmonter ses profondes divisions pour notre Pays, afin de parvenir à la stabilité. Pour mettre un terme à la politisation de notre territoire par la force des armes, la réforme, de l’administration en générale, du secteur de la sécurité doit aller au-delà des normes conventionnelles, et créer une force basée sur le concept « Armée-Nation » (c’est-à-dire l’Armée au service de la Nation), le service public aux service des citoyens. La paix, la sécurité et le développement moderne  de la République Centrafricaine sont tributaires d’un intérêt général commun !  Ce qui nécessite une stratégie, vision politique bien huilée pour l’avenir, intelligente, aguerrie et de la sous régionale pour permettre une sortie de crise

Il s’agit là d’un problème crucial, la mauvaise gouvernance, le despotisme, les copinages, l’esthétisme que les dirigeants politiques, les Centrafricains doivent résoudre, si ils ou elles souhaitent s’extirper de l’environnement polarisé et nocif qu’elle connaît, pour asseoir les bases de la réunification de notre territoire, de notre nation, condition de la stabilité afin de s’étaler dans la reconstruction de notre cher Pays.

Fait à Lyon 02/04/2019  Diaspora,

Mr. KOMOTO Aubin-Roger

Comment transcender le processus de l’accord de Bangui par KOMOTO Aubin-Roger
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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 16:56

 

 « Mon ambition est de faire de la RCA un pays sans armes » déclare Faustin Archange Touadera

 

Par Fridolin Ngoulou RJDH le 30/03/2019

 

« Mon ambition est d’user de toutes les stratégies possibles pour faire de la RCA un pays sans armes et qui se tourne résolument vers son développement », a-t-il déclaré à l’occasion de son l’an 3 à la magistrature suprême.

Dans son discours, le chef de l’Etat a cité les trois réalisations phares dont la sécurité, la restauration de la paix et la relance économique. Cette question de la sécurité restaurée dans plusieurs villes fait revenir la confiance entre l’Etat et le peuple.

Avec l’appui logistique de plusieurs partenaires et grâce à la dotation en arme par la Fédération de la Russie et la France, au moins 1.300 éléments des FACA sont redéployés aux côtés des forces de la police et de la gendarmerie dans 11 localités  du pays.

Faisons le bilan dans le domaine de la Sécurité, le président Touadera a souligné que pour restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire, un programme pilote du désarmement des rebelles a été mené avec succès avant le lancement du grand programme du désarmement. « La perspective actuelle est d’atteindre toutes les régions, surtout avec la signature de l’accord de paix avec les 14 groupes armés.

Pour la reconstruction de cette armée, quatre zones de défense militaire, un bataillon parachutiste et des forces spéciales ont été créés. La Loi quinquennale de programmation militaire 2019-2023 permettra aux FACA d’être dotées de moyens nécessaires pour leur restructuration. 1023 jeunes sont en recrutement dans l’armée et 232 ex-combattants ont été incorporés.

Au cours de cette troisième année, un accent particulier a été mis sur la réhabilitation des infrastructures militaires. Un financement de plus de un milliard, a été approuvé en vue de la réhabilitation de la garnison de Bouar, d’autres camps militaires ainsi que la construction des amerries.

L’armée nationale a été fragilisée depuis le coup d’Etat de la Séléka le 24 mars 2013. Sa reconstruction et son redéploiement après trois ans de pouvoir de Touadera s’effectue avec l’appui plusieurs partenaires de l’armée dont les USA, la Russie, la France, la Chine et l’Union Européenne à travers la mission EUTM-RCA.

« Mon ambition est de faire de la RCA un pays sans armes » Faustin Archange Touadera
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