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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 02:43
RCA : Des services sociaux de base construits par les chinois dans le nord du pays

 

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 26 juin 2019 15:15

 

Neufs (9) forages, deux écoles et un centre de santé ont été construits par les chinois chinois à Boromata, dans la Vakaga et dans le Bamingui Bangoran. Une réalisation qui s’inscrit dans le cadre d’exploration et d’exploitation du pétrole dans cette localité. L’annonce a été faite ce 24 juin par Francis Didier Sodéa, directeur général du Pétrole au ministère des Mines à Bangui.

"Dans l'identification de ces projets prioritaires, l'accent a été mis sur la construction des forages, des centres de santé et des écoles. Des centres de santé construits à Boromata, localité qui abrite le projet pétrolier depuis 2007 et un collège d'enseignement dans la même localité. Ceci pour éviter que les enfants de Boromata descendent à Birao ou Ndélé pour étudier" a justifié Francis Didier Sodéa.

"Dans le même projet il est prévu 23 forages d'eau dans la région de Vakaga et une école à Sidikedé à 60 km de Boromata. Lorsque la population a vu ANEA arriver, elle a demandé davantage de forages. Ce qu'a supportés l'ANEA et il y a d'autres constructions pour le compte de Bamingui Bangoran" a-t-il martelé.

Ces annonces sont faites au moment où le gouvernement lance la mise en œuvre du Fond Békou 3 dans la Vakaga à l'extrême nord du pays. Une forte délégation dont le chef de l'Etat est attendu dans cette localité.

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 02:16
La Sonara a perdu 10 millions de litres de pétrole brut lors de l’incendie du 31 mai

 

La Sonara, unique raffinerie du Cameroun, a perdu 10 millions de litres de pétrole brut lors de l’incendie du 31 mai

 

Les premières révélations de Jean Paul Njonou, le directeur général (DG) de la société nationale de raffinage (Sonara), sont passées presque inaperçues dans la presse. Pourtant, il s’est exprimé publiquement sur l’incendie qui a ravagé, le 31 mai dernier, l’unique raffinerie du pays situé à Limbé, dans la région du Sud-Ouest. C’était à l’occasion de la visite des zones sinistrées de la Sonara effectuée par la délégation interministérielle conduite par Gaston Eloundou Essomba, le ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee).

 

« En attendant de procéder à l’inspection complète de toutes nos installations pour déterminer avec exactitude l’étendue des dégâts, l’explosion du 31 mai dernier, suivie d’un incendie, faut-il le rappeler, a endommagé totalement 4 des 13 de nos unités de production et en a partiellement soufflé trois », a déclaré le DG de la Sonara.

 

Toujours selon lui, parmi les unités dont l’intégrité a été touchée de façon irréversible, on compte l’unité 10. Elle a pour fonction le fractionnement du pétrole brut en coupes pétrolières (essences totales, kérosène base, gasoil léger, gasoil lourd, résidu atmosphérique). Il y a également l’unité 30. Elle sert au fractionnement et à la stabilisation des essences. L’unité 40, quant à elle, sert de fractionnement des gaz plants et de lavage du bupro et du gaz domestique. Enfin, l’unité 70 sert au traitement des eaux de procédés. Il s’agit de l’eau utilisée dans tout le process de fabrication.

 

Les unités partiellement touchées sont : l’unité 20 (unité hydro désulfuration des essences), l’unité 50 (pour la production de base de constitution du super), et l’unité 100 (stockage des produits et du pétrole brut). Sur cette dernière unité, le bac A10 (70 769,4 m3 soit 769 400 litres de capacité) a été, selon Jean Paul Njonou, consumé avec plus 10 000 m3 (10 millions de litres) de pétrole brut. Par ailleurs, le bac B20 (stockage des essences légères) et le bac B30 (stockage de Kérosène de base) ont été tous déformés par le souffle de l’explosion.

 

« Avec l’extinction du bac A10 [contenant 10 millions de litres de pétrole brut], nous étions donc arrivés à bout de cet incendie qui aura duré près de trois jours et demi », a affirmé le DG.

 

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 01:59

 

CENTRAFRIQUE : DES ÉLÉMENTS DE L'ARMÉE NATIONALE FORMÉS SUR LE PROCESSUS DE COMPTABILITÉ ANALYTIQUE ET GÉNÉRALE DE GESTION DES STOCKS DES ARMES ET MUNITIONS CONFORMÉMENT AUX EXIGENCES DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DES NATIONS UNIES. 

 

Le but de cette formation dispensée entièrement par des cadres américains est d’inculquer des savoirs et savoir-faire aux stagiaires des FACA dans le domaine du processus d’acquisition, entreposage, réception et inspection, processus de gestion de stock, inventaire, etc. 

 

L’ambassadrice des Etats-Unis près la République centrafricaine, Lyne Tamlyn, a indiqué que ce programme de formation pratique aidera les FACA à devenir une armée d’excellence. 

 

« Les diplômés FACA de nos programmes ont réhabilité au camp un atelier de réparation d'armement petit calibre ; ceux de la plomberie ont réparé une brèche de flottaison du bataillon des sapeurs-pompiers de Bangui, facilitant ainsi le remplissage d’eau dans les camions citernes etc.», a expliqué la diplomate américaine, pour qui les différentes formations offertes par le département d’Etat américain portent déjà fruit.  

 

Le colonel Arcadius Betibangui, représentant la ministre de la Défense et de la Reconstruction de l’armée a quant à lui remercié le département d’Etat américain pour son appui multiforme au profit des FACA. 

 

« Nous avons maintenant au sein de notre armée des compétences dans le domaine de la logistique, qui désormais seront employées dans les zones de défense », a-t-il précisé. 

 

« C’est un sentiment de satisfaction d’avoir participé avec succès à ce programme de formation en logistique, je suis bien outillé pour servir mon armée dans ce domaine en maîtrisant le flux physique », s’est  réjoui l’adjudant-chef Mathurin Toula-Ndoumbe, l’un des récipiendaires. 

 

Notons que ce stage s’inscrit dans un projet biennal de formation des FACA sur financement du département d’Etat-Américain à hauteur de 9 millions de dollars où quelques promotions ont déjà été formées.

 

CENTRAFRIQUE : DES ÉLÉMENTS DE L'ARMÉE NATIONALE FORMÉS SUR LE PROCESSUS DE COMPTABILITÉ ANALYTIQUE ET GÉNÉRALE
CENTRAFRIQUE : DES ÉLÉMENTS DE L'ARMÉE NATIONALE FORMÉS SUR LE PROCESSUS DE COMPTABILITÉ ANALYTIQUE ET GÉNÉRALE
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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 01:56
Reprise du commerce transfrontalier entre le Tchad et la RCA

 

 

Par Charlotte Cosset  RFI  27/06/2019

 

À Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique, le commerce officiel a repris avec le Tchad. Au mois de mars après plusieurs années de fermeture la frontière avec le Tchad a été rouverte. Les autorités tchadiennes avaient fermé cette frontière à cause de l’insécurité qui régnait dans la zone. Après un travail de sécurisation de la part de la Minusca et des forces de sécurités centrafricaines, ainsi qu’un travail de discussions transfrontalières, les autorités tchadiennes ont décidé de rouvrir la frontière au plus grand bonheur des commerçants et des clients de la région.

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 01:51
Un Salésien belge suspecté d’abus sexuels sur des enfants en Centrafrique

 

Lu pour vous

 

 

https://afrique.lalibre.be  26 juin 2019  Belga

 

Un Salésien belge est suspecté d’abus sexuels sur des enfants en Centrafrique, indique mercredi la fondation Dignity, créée par l’Eglise belge. L’homme a déjà été condamné en 2012 pour des abus sexuels sur des jeunes. Il est actuellement en route vers la Belgique. Le Salésien en question a été condamné pour abus sexuels sur mineurs en 2012. Le jugement prévoyait des conditions de probation pendant 10 ans lui interdisant tout contact avec des enfants et des jeunes. Avec l’autorisation de la commission de probation, il a été envoyée en mission logistique par sa congrégation en Centrafrique.

 

« Cette mission ne correspond pas aux directives actuelles que l’Eglise belge et la Commission inter-diocésaine pour la protection des enfants et jeunes a élaborées et publiées dans la brochure ‘Du tabou à la prévention' », a indiqué la fondation Dignity. Selon ces directives, une telle mission à l’étranger n’aurait pas pu se produire. La fondation a en outre appris « selon la rumeur publique » que de nouveaux faits auraient été commis.

 

La fondation va prévenir les autorités judiciaires et a exhorté, mardi, les responsables salésiens de Flandre à rappeler immédiatement le frère en question et à le suspendre préventivement de toutes ses fonctions sacerdotales pendant la durée de l’enquête. La fondation demande aussi à l’archevêque de Centrafrique d’enquêter sur des victimes potentielles.

 

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 01:49
Centrafrique : les évêques critiquent les différents accords de paix

 

 

http://www.adiac-congo.com Mercredi 26 Juin 2019 - 13:30

 

Les prélats du pays ont dénoncé, le 23 juin, « l'hypocrisie » des accords de paix signés depuis le début de la crise en 2013, alors que la mise en œuvre de l'accord conclu début février entre le gouvernement et quatorze groupes armés reste fragile.

« Le peuple est fatigué par l'hypocrisie qui caractérise la signature des différents accords qui ont eu lieu dans ce pays ", ont écrit les évêques de Centrafrique, dans un communiqué publié dimanche à l'issue d'une session de la conférence épiscopale centrafricaine. « Une fois ces accords signés, aussitôt ils sont violés », ont-ils déploré.

En outre, ils ont fait observer que près de cinq mois après la signature de l’accord de paix négocié à Khartoum, le huitième depuis l'éclatement de la crise en 2013, sa mise en œuvre reste lente et fragile.

Les évêques ont exhorté la communauté internationale « à ne pas permettre que les engagements pris, pour le respect concret et effectif de l'accord de Khartoum, ne deviennent de simples engagements verbaux ».

Les prélats ont notamment condamné « avec fermeté » les tueries perpétrées en mai par l'un des groupes armés signataires de l'accord de paix ayant entraîné la mort de plus de cinquante civils dans l'ouest du pays.

Dans ce communiqué, les responsables religieux ont demandé « avec insistance, que les auteurs de ces crimes soient arrêtés et traduits devant la justice ».

Le chef de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), Mankeur Ndiaye, a indiqué qu'en dépit d'avancées, entre cinquante et soixante-dix violations de l'accord de paix étaient rapportées chaque semaine.

Des groupes armés veulent le contrôle des ressources du pays

Classé parmi les pays les plus pauvres au monde, la Centrafrique, avec ses 4,5 millions d'habitants, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé.

Dans ce pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national, des groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.

Sur le plan socio-éducatif, les prélats centrafricains constatent qu’un grand nombre d’établissements scolaires ont fonctionné sans être perturbés, bien que certains en province aient manqué d’enseignants. Ils ont cependant regretté la persistance du trafic des diplômes qui compromet de plus en plus le niveau intellectuel des jeunes.

Par ailleurs, les responsables religieux ont indiqué qu’avec l’appui du Haut-commissariat des réfugiés, de la Minusca et d’autres partenaires, le gouvernement a réussi des opérations de rapatriement de certains Centrafricains qui étaient restés longtemps à l’étranger.

Cependant, ont-ils précisé, il existe encore des milliers de déplacés internes et autant de réfugiés qui attendent impatiemment de rentrer au pays. L’épiscopat centrafricain souligne que le peuple est fatigué de l’hypocrisie qui accompagne la signature des différents accords qui ont eu lieu dans le pays. Des accords qui, ont-ils dénoncé, sont signés et aussitôt violés par les mêmes signataires.

Les évêques ont fait remarquer, d’une part, que les vrais débats pouvant aider le pays à marcher vers la paix et la réconciliation sont souvent sacrifiés sur l’autel des intérêts égoïstes. D’autre part, la gestion de biens immobiliers et de l’état civil est bradée aux étrangers. Ils ont recommandé, à cet effet, le retour sans condition de l’autorité de l’Etat.

Yvette Reine Nzaba

 

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 01:47
RCA: pour ses premiers dossiers, la CPS pourrait épargner les chefs de guerre

 

 

Par RFI Publié le 26-06-2019 Modifié le 26-06-2019 à 14:28

 

Alors que la CPS, la Cour spéciale chargée de juger les crimes contre l'humanité commis en Centrafrique, débute ses travaux, la société civile craint que les principaux responsables de massacres n'échappent à une condamnation.

Huit mois après son inauguration, la CPS, la Cour pénale spéciale chargée de juger les graves violations des droits humains commises en Centrafrique depuis 2003, annonçait la semaine dernière qu'elle était en train d'instruire trois dossiers qui pourraient déboucher sur des procès d'ici la fin de l'année prochaine.

La CPS ne donne pas de détails sur ces affaires, mais la société civile centrafricaine ne cache pas sa crainte de voir poursuivre uniquement des « seconds couteaux ». La CPS se veut équilibrée dans le choix de ses premiers dossiers mais aura sans doute du mal à s'attaquer aux chefs de guerre.

Parmi les trois dossiers prioritaires, on pourrait compter celui sur les attaques de juillet 2017 dans la ville d'Alindao et ses environs, attribués à l'époque au groupe ex-Seleka de l'UPC [Unité pour la paix en Centrafrique], selon un spécialiste du pays. Ces violences avaient alors coûté la vie de casques bleus marocains et de nombreux civils centrafricains.

Autre dossier dans le collimateur de la CPS : des massacres dans la région de Bangassou, dans l'est du pays, que l'on avait imputé aux anti-balakas à la même période et dans lesquels des casques bleus et des civils avaient également été tués.

Amnistie de fait pour les chefs de guerre

La Cour pénale spéciale pour la Centrafrique se donne un an et demi pour mener à bien ses enquêtes avant les premiers procès projetés début 2021 mais il ne faut pas s'attendre à voir « de gros poissons » sur le banc des accusés, prévient une source. « Il n'y a pas un accord formel sur une amnistie de fait accordée aux chefs de guerre, explique ce spécialiste. Mais ceux qui vont respecter l'accord de paix de Khartoum ne seront pas inquiétés pour le moment. »

Contrairement au TPIR, qui avait pour mandat de juger les responsables du génocide des Tutsis de 2014 au Rwanda, la CPS « ne se concentre pas exclusivement sur les plus hauts dirigeants et les personnes les plus responsables », selon son service de communication. « Les chefs de groupes armés ne seront probablement pas les premiers arrêtés en Centrafrique, mais cela ne veut pas dire qu'ils seront à l'abri de poursuites dans le futur », estime une source diplomatique.

 

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 01:03
L'UE accorde une aide humanitaire de 18,85 millions d'euros à la République centrafricaine
L'UE accorde une aide humanitaire de 18,85 millions d'euros à la République centrafricaine

 

 

French.china.org.cn Mis à jour le 25-06-2019

 

L'Union européenne (UE) a accordé lundi une aide humanitaire supplémentaire de 18,85 millions d'euros en faveur de la République centrafricaine, selon un communiqué de la Commission européenne.

Ce nouvel octroi de l'UE, solidaire aux souffrances du peuple centrafricain, porte l'aide humanitaire du bloc européen depuis 2014 à 135 millions d'euros.

"L'UE continuera de fournir de l'assistance à la Centrafrique, afin de pourvoir une aide vitale aux personnes qui sont dans le besoin", a souligné Christos Stylianides, Commissaire européen chargé de l'aide humanitaire et de la gestion des crises.

L'aide humanitaire de l'UE vise à soutenir les personnes touchées par le conflit, à prévenir la violence, à fournir une assistance médicale, psychosociale et juridique aux victimes de violences et d'atteintes aux droits humains.

Cette aide s'attaque également à la crise alimentaire et nutritionnelle, fournit de l'assistance dans les zones où les infrastructures sont déficientes et où les combats rendent l'accès difficile aux travailleurs humanitaires.

"Nous restons préoccupés par les actes de violence perpétrés contre les civils et les travailleurs humanitaires en République centrafricaine. Les personnes innocentes et les travailleurs humanitaires ne doivent pas constituer une cible", a insisté M. Stylianides. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 00:58
Les évêques dénoncent "l'hypocrisie" de l'accord de paix

 

juin 24, 2019  AFP

 

Les évêques de Centrafrique ont dénoncé "l'hypocrisie" des accords de paix signés en Centrafrique depuis le début de la crise en 2013, alors que la mise en oeuvre de l'accord conclu début février entre le gouvernement et quatorze groupes armés reste fragile.

"Le peuple est fatigué par l'hypocrisie qui caractérise la signature des différents accords qui ont eu lieu dans ce pays", ont écrit les évêques de Centrafrique, dans un communiqué publié dimanche à l'issue d'une session de la conférence épiscopale centrafricaine.

"Une fois ces accords (...) signés, aussitôt ils sont violés", ont-ils ajouté.

Près de cinq mois après la signature de l'accord de paix négocié à Khartoum, le huitième depuis l'éclatement de la crise en 2013, sa mise en oeuvre reste lente et fragile.

Les évêques ont exhorté la communauté internationale "à ne pas permettre que les engagements pris, pour le respect concret et effectif de l'accord de Khartoum (...) ne deviennent de simples engagements verbaux".

Ils ont notamment condamné avec fermeté les tueries perpétrées en mai par l'un des groupes armés signataires de l'accord de paix ayant entraîné la mort de plus de 50 civils dans l'ouest du pays.

Dans ce communiqué, les responsables religieux ont demandé "avec insistance, que les auteurs de ces crimes soient arrêtés et traduits devant la justice".

Le chef de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), Mankeur Ndiaye, a indiqué jeudi qu'en dépit d'avancées, entre 50 et 70 violations de l'accord de paix étaient rapportés chaque semaine.

La Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé.

Dans ce pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national, des groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.

 

Centrafrique : « Que le fort ne se glorifie pas de sa force »

 

https://www.vaticannews.va Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican

 

Les Evêques de la Conférence Episcopale Centrafricaine, réunis en assemblée tenue à Bossangoa, ont rendu public le dimanche 23 juin 2019, leur message intitulé : « Que le fort ne se glorifie pas de sa force » (Jr 9,22).

Dans ce message, les évêques centrafricains passent en revue les différentes activités menées en faveur de la justice et de la paix dans leur pays. Mais, ils soulignent aussi que la célébration, cette année, de 125 années de l’évangélisation du pays est une occasion de réaffirmer que l’Evangile que les premiers missionnaires ont annoncé, demeure toujours une Parole de libération pour les opprimés, une Exhortation à la justice et un Don de la paix qui vient du Christ.

Persistance du trafic des diplômes

Sur le plan socio-éducatif, les prélats centrafricains constatent qu’un grand nombre d’établissements scolaires ont fonctionné sans être perturbés, bien que certains établissements en province aient manqué d’enseignants. Ils ont cependant déploré la persistance du trafic des diplômes qui compromet de plus en plus le niveau intellectuel des jeunes.

Le peuple est fatigué de l’hypocrisie des différents accords

Sur le plan socio-politique, les évêques centrafricains indiquent qu’avec l’appui du Haut-Commissariat des Réfugiés, de la Mission des Nations Unies en Centrafrique, MINUSCA et d’autres partenaires, le gouvernement a réussi des opérations de rapatriement de certains compatriotes qui étaient restés longtemps à l’étranger. Cependant, précisent-ils, il existe encore des milliers de déplacés internes et autant de réfugiés qui attendent impatiemment de rentrer au pays. L’épiscopat centrafricain souligne que le peuple est fatigué de l’hypocrisie qui accompagne la signature des différents accords qui ont eu lieu dans le pays. Des Accords qui, dénoncent-ils, sont signés, et aussitôt violés par les mêmes signataires.

Les évêques font en outre remarquer, d’une part, que les vrais débats pouvant aider le pays à marcher vers la paix et la réconciliation, sont souvent sacrifiés sur l’autel des intérêts égoïstes. D’autre part, la gestion de biens immobiliers et de l’état civil est bradée aux étrangers.

Ils recommandent à cet effet le retour sans condition de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

 

Non aux massacres à répétition

L’épiscopat centrafricain apprécie, sur le plan sécuritaire, les efforts toujours accrus du gouvernement, allant dans le sens de la protection des populations centrafricaines. Ils espèrent voir ce processus se poursuive sur toute l’étendue du territoire national.
Par ailleurs, les évêques condamnent fermement les derniers massacres perpétrés contre les populations civiles sans défense, et l’assassinat odieux de la Sœur Inés Sancho à Nola. Ils demandent que les auteurs de ces crimes soient arrêtés et traduits devant la justice.

L’Eglise, signe et moyen d’unité et de reconstruction

Les évêques rappellent, en outre, que l’Eglise doit rester le signe et le moyen d’unité et de reconstruction au milieu des injustices et des souffrances infligées par les bourreaux. Ces injustices et souffrances, affirment-ils, risquent de détourner les fidèles du chemin de Dieu, et de créer une spirale de vengeance et un cycle de violences. Ils ont aussi réfléchi à la manière dont l’Eglise peut aider les Centrafricains à réparer la relation au prochain et à la nation. C’est-à-dire reconstruire les ponts brisés entre les communautés, faire retrouver le sens de l’humanité à ceux qui l’ont perdu et qui sacrifient facilement la vie humaine aux idoles de l’avoir, du pouvoir et de l’orgueil.

 

Texte intégral

« Que le fort ne se glorifie pas de sa force » 
(Jr 9,22)

1. Chers frères et Sœurs dans le Christ, et vous tous, hommes et femmes de bonne volonté, depuis notre dernier message intitulé « Justice et Paix s’embrassent » (Ps 85,11b), nous vos Evêques, réunis en assemblée à Bossangoa, avons évalué les différentes activités menées en faveur de la justice et de la paix en République Centrafricaine.

A – UN MELANGE DE SIGNAUX QUI INTERPELLENT


2. Contrairement aux années précédentes, cette année, sur le plan socio-éducatif, un grand nombre d’établissements scolaires ont fonctionné sans être perturbés. Pourtant certains établissements en province ont cruellement manqué d’enseignants. Mais les examens d’Etat ont eu lieu. Le trafic des diplômes qui perdure, compromet de plus en plus le niveau intellectuel de nos jeunes.

3. Sur le plan socio-politique, le Gouvernement avec l’appui du HCR, de la MINUSCA et de certains partenaires a réussi des opérations de rapatriement de quelques compatriotes qui étaient restés longtemps à l’étranger. A cause de l’insécurité ou de l’incertitude à retrouver leurs biens au retour. Cependant, il existe encore des milliers de déplacés internes et autant de réfugiés qui attendent impatiemment de rentrer au pays. Pour certains, leurs domaines et maisons sont encore occupés illégalement par des gens sans foi ni lois, alors que l’Accord de Khartoum exige la libération sans condition des propriétés publiques et privées. Le peuple est fatigué par l’hypocrisie qui caractérise la signature des différents accords qui ont eu lieu dans ce pays. En effet, ces Accords sont-ils signés, aussitôt ils violés par les mêmes signataires.

4. Nous réclamons le retour sans condition de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

5. En faisant une relecture de l’histoire de notre pays, nous constatons que chaque régime politique semble toujours lié à une milice : « Les Abeilles », « Les Karako », « les Balawa », « les Libérateurs », « la Séléka », « les Antibalaka ». Aujourd’hui, pour qui « les requins » s’excitent-ils ? Comment peut-on laisser un tel mouvement qui prône la violence s’organiser et planifier ses actions ? Autrement dit, à qui profitent les menaces des Requins.

Nous condamnons les menaces formulées par le Mouvement des Requins de Centrafrique dans son communiqué n°011 du 20 juin 2019 voulant faire du terrain de saint Jacques de Kpèténè « un théâtre d’opération ensanglanté ».

6. Les vrais débats pouvant nous aider dans notre marche vers la paix, la réconciliation sont souvent sacrifiés sur l’autel des intérêts égoïstes. Par ailleurs, la gestion de nos biens immobiliers et de notre « état civil » est bradée aux étrangers.

7. Par manque d’une politique nationale pour la gestion objective de la transhumance, la conquête et l’occupation progressives des territoires cultivables de notre pays par les groupes armés ou les mercenaires étrangers se poursuivent, pouvant causer ainsi un risque gravissime de famine. Sinon, qui peut prévoir ce qui adviendra par rapport à leur enracinement dans nos milieux ?


8. Sur le plan sécuritaire, nous apprécions les efforts toujours accrus du gouvernement allant dans le sens de la protection des populations centrafricaines. Cela se démontre au quotidien par le redéploiement progressif des FACA à Kaga-Bandoro, Alindao, Bouar, Bocaranga, Bakouma et Béma. Nous espérons ce processus se poursuive sur toute l’étendue du territoire national.

9. Néanmoins, après le redéploiement des FACA, tant attendues et ovationnées par les populations, nous notons les mêmes pratiques des groupes armés de la part de certains de leurs éléments : rackets, barrières, « formalités » et autres actes indignes des forces armées régulières dont le rôle primordial est d’assurer la défense du territoire et la protection des populations civiles. « La discipline faisant la force majeure des armées », nous invitons les hautes autorités du Ministère de la défense à faire respecter ce principe.

10. Nous apprécions également la poursuite de la nouvelle phase du DDRR qui a abouti au désarmement de certains éléments de RJ aile-Sayo, pouvant rassurer un tant soit peu les populations, qui n’aspirent qu’à la paix et qui brûlent d’envie d’aller travailler aux champs. Notre attente reste active quant à certains autres groupes armés qui ont promis jusque là de démanteler leurs barrières et de désarmer leurs éléments.

11. Nous condamnons fermement les derniers massacres perpétrés contre les populations civiles sans défense à Koundjili, Djoumdjoum, Maïkolo, Bohong et dans les sous-préfectures de Zangba, Kandogo et Kouango, et l’assassinat odieux de la Sœur Inés Sancho à Nola. Nous demandons avec insistance que les auteurs de ces crimes soient arrêtés et traduits devant la justice.

12. Sur le plan Socio-économique, les contrats signés avec les compagnies étrangères en vue de booster notre économie sont à apprécier. Mais force est de constater que ces sociétés exploitent de façon anarchique les ressources de notre pays sans aucune retombée positive pour les populations locales. Cette pratique met à mal la vie des populations riveraines, l’écologie et la biodiversité en Centrafrique. Tels sont les cas des fleuves : l’Ouham, le Kadeï, la Mambere, la Sangha et la forêt de la Lobaye.

 

B – L’EGLISE, SIGNE ET MOYEN D’UNITE ET DE RECONSTRUCTION
 

13. Les injustices et les souffrances qui continuent d’être infligées par les bourreaux risquent de nous détourner du chemin de Dieu et de créer une spirale de vengeance et un cycle de violences. Comment devrons-nous, comme Eglise, aider les Centrafricains à réparer la relation au prochain et à la nation ? Comment allons-nous reconstruire les ponts brisés entre les communautés ? Comment pouvons-nous aider ceux qui ont perdu le sens de l’humanité et qui sacrifient facilement la vie humaine aux idoles de l’avoir, du pouvoir et de l’orgueil, à avoir des sentiments humains et à construire des relations fraternelles avec les autres ?

Le 125ème anniversaire d’évangélisation

14. Alors que nous fêtons cette année le 125ème anniversaire d’Evangélisation de notre pays, nous vos Evêques, réaffirmons que l’Evangile que les premiers missionnaires nous ont annoncé, demeure toujours une Parole de libération des opprimés, une Exhortation à la justice et un Don de la paix du Christ… Avec l’Evangile la connaissance de Dieu comme Père, Fils et Esprit Saint, nous est donnée, ainsi que l’expérience de la fraternité qui s’ouvre à tout le genre humain. C’est par notre témoignage que les autres goûteront à la joie de l’Evangile. Comme le dit le Pape François, « nous parvenons à être pleinement humains quand nous sommes plus qu’hu¬mains, quand nous permettons à Dieu de nous conduire au-delà de nous-mêmes pour que nous parvenions à notre être le plus vrai. Là se trouve la source de l’action évangélisatrice. Parce que, si quelqu’un a accueilli cet amour qui lui redonne le sens de la vie, comment peut-il retenir le désir de le communiquer aux autres ? » .

15. En vérité, Dieu est le seul qui a une toute-puissance éternelle et un pouvoir universel . Nul ne peut s’égaler à lui . Par conséquent, tout pouvoir humain doit s’incliner devant lui. Dieu crée et dispose des forces de la nature (Jr 10,12-13). Il a le pouvoir de faire mourir et vivre, de faire descendre au shéol et en remonter, d’appauvrir et d’enrichir, d’abaisser et d’élever (1 S 2,6-7). Il est le seul Seigneur dont la puissance est digne de louange . Pourquoi le mercenaire ou l’homme politique se vante-t-il alors de sa force tout en négligeant celle de Dieu ? Pourquoi sommes-nous tentés d’idolâtrer la puissance militaire ? Dieu n’est-il pas la source de la vraie force ?

16. Vivant de l’Evangile, « l’Eglise est, dans le Christ, comme un sacrement ou, si l’on veut, un signe et un moyen d’opérer l’union intime avec Dieu et l’unité de tout le genre humain… » . Dans l’Eglise, nous formons une communauté évangélisatrice, un peuple appelé et envoyé pour annoncer les merveilles de Dieu : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples…» (Mt 28,19). Chacun peut-il dire aujourd’hui comme Saint Paul : « Annoncer l’Evangile en effet n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui malheur à moi si je n’annonçais pas l’évangile » (1 Co 9,16).

17. Au nom de notre foi et en vertu de notre appartenance à l’Eglise, nous pouvons quitter les zones sombres et les souvenirs douloureux pour reconstruire notre identité chrétienne et notre nation sur de nouvelles bases comme nous y exhorte saint Paul : « Tenez-vous donc prêts: ayez la vérité comme ceinture autour de la taille; portez la droiture comme cuirasse; mettez comme chaussures le zèle à annoncer la Bonne Nouvelle de la paix. Prenez toujours la foi comme bouclier : il vous permettra d'éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais. Acceptez le salut comme casque et la parole de Dieu comme épée donnée par l'Esprit Saint (Ep 6,14-17) ».

b) Au service de Dieu

18. Après 125 ans d’évangélisation, nous ne pouvons donc plus faire de nos membres « des armes d’injustice au service du péché », mais « des armes de justice au service de Dieu » (Rm 6,13). Dans la situation de souffrance que tant de personnes et de communautés chrétiennes ont vécue, nous sommes témoins de beaucoup d’actes de charité fondée sur la foi, de conversion, de réconciliation effective. La vérité de l’amour, bien que cachée, est le fondement sur lequel tout se tient. Engageons-nous à faire faire tomber les murs de la haine et de la division par l’amour de Jésus afin que le respect, l’accueil et l’acceptation mutuelle prennent racine en nous.

 

C – NOTRE ENGAGEMENT POUR LA RECONSTRUCTION


19. Les constats mitigés que nous avons faits sur la situation socio-politico-économiques de notre pays ne satisfont personne. Nous, vos évêques, soucieux du bien-être intégral de tous, en appelons à la responsabilité de tous et de chacun pour contribuer à la reconstruction et au retissage des liens sociaux brisés par la récurrence des conflits meurtriers qui secouent notre pays :

a) Au Gouvernement

20. C’est bien la tâche du Gouvernement de s’activer pour que les frontières soient gardées et l’intégrité du territoire préservée. Nous avons, par ailleurs, connaissance des crimes écologiques complètement impunis qui sont perpétrés sans que les autorités ne se soucient des dommages et des blessures infligées aux populations et à notre terre.


21. Le Gouvernement est tenu au respect de la Constitution Républicaine, à investir dans les infrastructures et le développement et à œuvrer pour le bien-être de tous les citoyens.

22. Nous rappelons que la démocratie est effective quand elle est le fruit de la participation de tous par le jeu de la libre manifestation des idées. Nous exhortons donc le Gouvernement à garantir à tous la liberté d’expression et de manifestations pacifiques.

23. Nous demandons au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour rendre effective la Commission « Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation ».

b) Aux groupes armés

24. Nous vous rappelons encore ce que nous vous avions dit dans notre message de Janvier dernier : « Nous vous transmettons les cris de souffrance mais aussi l’exaspération du peuple centrafricain. Vous êtes nombreux avec vos parrains et commanditaires à nous envahir et à œuvrer pour le chaos dans le pays… Nous prévenons les auteurs et coauteurs de crimes odieux contre l’Eglise et le peuple centrafricain qu’ils répondront de leurs actes devant la justice des hommes et celle de Dieu » (N° 19-20). Aujourd’hui nous vous invitions au strict respect des accords que vous avez vous-mêmes signés.

c) À la Communauté Internationale

25. Nous remercions d’abord les partenaires de la Communauté Internationale pour les efforts accomplis en faveur de nos populations. Les ressources humaines et financières disponibilisées sont un signe le plus concret de la solidarité effective et œuvrante pour la bonne réussite des travaux qui ont amené à la signature de ces accords.

26. Nous vous exhortons à ne pas permettre que les engagements pour le respect concret et effectif de l’Accord de Khartoum, maintes fois proclamé avec la dernière rigueur, ne deviennent de simples engagements verbaux.

d) Au Peuple centrafricain

27. Malgré le contexte ambigu de la signature de l’Accord de Khartoum et son contenu qui ne fait pas l’unanimité, cet Accord pourrait être une opportunité pour soulager souffrances du peuple centrafricain.

28. A ne voir que les obstacles, on ne peut jamais avancer. Toutefois, il faut dire que sacrifier la Vérité et la Justice au nom d’une paix négative et falsifiée est un prix trop lourd à payer. Il ne peut y avoir de paix solide et durable sans justice, sans la réparation et la réconciliation. Voilà pourquoi, l’engagement de tous et de chacun, de façon sincère, est important pour faire de cet Accord un facteur de paix, de justice, de réconciliation, du développement intégral et du vivre-ensemble. Devant les défis d’une restauration morale, sécuritaire, économique et politique et sociale de notre pays, toutes les forces vives de la nation doivent être participantes.

29. Nous savons bien combien sont difficiles les conditions de vie de beaucoup de nos concitoyens et pourtant nous savons aussi que c’est à partir de nos efforts que le bien-être peut devenir la condition de vie de la population centrafricaine. Cela signifie faire confiance aux capacités, aux compétences que nous avons et ne pas penser que la solution vient toujours de l’extérieur, dans une dynamique de dépendance qui offense notre dignité. Nous invitons nos concitoyens à rechercher la paix, le dialogue, le bien commun comme condition de stabilité de notre Pays.

30. Pour nos frères et sœurs d’autres confessions religieuses et ceux qui ne croient pas en Dieu, nous manifestons notre amitié et nous disons que la solidarité est une manière sûre pour bâtir notre Pays dans le respect. Les conflits des puissants ne sont pas les nôtres.

31. A ceux qui cherchent leur bonheur particulier au prix du gaspillage et de l’appropriation injuste des ressources de notre pays, nous rappelons que tous doivent rendre compte.

32. A nos filles et fils de l’Eglise catholique, nous manifestons notre paternelle proximité et les encourageons à tenir bon dans la foi en Jésus Christ notre Sauveur. Nous demandons la prière de tous pour nous, vos évêques, et pour notre Pays tout entier.

33. Que la Vierge Marie Reine de la Paix soutienne par son intercession nos efforts de paix.


Donné en la Cathédrale Saint Antoine de Padoue de Bossangoa


En la solennité du Saint Sacrement, le 23 juin 2019

 

Mgr Nestor-Désiré NONGO AZIAGBIA
Evêque de Bossangoa
Président de la CECA

 

Mgr Bertrand-Guy-Richard APPORA NGALANIBE
Evêque de Bambari
Vice-Président de la CECA

Dieudonné Card. NZAPALAINGA
Archevêque de Bangui

Mgr Guerrino PERIN
Evêque de Mbaïki

Mgr Cyr-Nestor YAPAUPA
Evêque d’Alindao

Mgr Dennis Kofi AGBENYADZI
Evêque de Berbérati

Mgr Tadeusz KUSY
Evêque de Kaga-Bandoro

Mgr Miroslaw GUCWA
Evêque de Bouar

Mgr Jesus RUIZ MOLINA
Evêque auxiliaire de Bangassou

 

 

24 juin 2019, 18:07

 

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Centrafrique-Presse.com
25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 00:51
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les évêques s’inquiètent du climat politique national

BANGUI, 24 juin 2019 (RJDH)---Réunis à Bossangoa du 17 au 24 Juin 2019, en session plénière de la conférence épiscopale centrafricaine (CECA) les évêques, au regard de l’actualité nationale et dans leur message, se sont prononcés ce dimanche 23 juin sur l’évolution du contexte politique qui, selon eux, est délétère et ne favorise pas la construction d’une véritable paix dans le pays.

Beaucoup de signaux ont interpellé les évêques quant au contexte politique. Pour les pères de l’église, chaque régime semble toujours lié à une milice. Ils s’interrogent sur les agissements d’un nouveau groupe des milices appelé «les Requins» qui profèrent des menaces à l’endroit de certains leaders politiques. A en croire les propos de ces pères de l’Eglise, les vrais débats pouvant aider la RCA dans sa marche vers la paix, la réconciliation sont souvent sacrifiés sur l’autel des intérêts égoïstes.

« En faisant une relecture de l’histoire de notre pays, nous constatons que chaque régime politique semble toujours lié à une milice : « Les Abeilles », « Les Karako », « les Balawa », « les Libérateurs », « la Séléka », « les Antibalaka ». Aujourd’hui, pour qui « les requins » roulent-ils ? Comment peut-on laisser un tel mouvement qui prône la violence s’organiser et planifier ses actions? Autrement dit, à qui profitent les menaces des Requins ? Nous condamnons les menaces formulées par le Mouvement des Requins de Centrafrique dans son communiqué n°011 du 20 juin 2019 voulant faire du terrain de Saint Jacques de Kpèténè «un théâtre d’opération sanglante», ont-ils condamné.

Si d’un côté, ils saluent les efforts accrus du gouvernement sur le plan sécuritaire  allant dans le sens de la protection des populations centrafricaines marquée par le redéploiement progressif des FACA, il n’en demeure pas moins que, « après le redéploiement des FACA, tant attendues et ovationnées par les populations, nous notons les mêmes pratiques œuvres des groupes armés à travers certains de leurs éléments : rackets, barrières, «formalités» et autres actes indignes des forces armées régulières dont le rôle primordial est d’assurer la défense du territoire et la protection des populations civiles », se sont-ils plaints.

L’occasion a aussi permis aux évêques de revenir sur les questions socio-économiques qui inquiètent déjà avec la délivrance des permis miniers par le gouvernement aux compagnies minières qui détruisent l’environnement. « Les contrats signés avec les compagnies étrangères en vue de booster notre économie sont à apprécier. Mais force est de constater que ces sociétés exploitent de façon anarchique les ressources de notre pays sans aucune retombée positive pour les populations locales. Cette pratique met à mal la vie des populations riveraines, l’écologie et la biodiversité en un mot l’écosystème en Centrafrique. Tels sont les cas des fleuves tels l’Ouham, la Kadeï, la Mambéré, la Sangha et la forêt de la Lobaye »

Ils n’ont pas aussi manqué de rappeler aux autorités leur devoir de garantir le droit de manifestation  à tous comme le prévoit la Constitution du pays, tel fut le cas de l’interdiction de la tenue du meeting de la plateforme E ZINGO BIANI ces derniers temps à Bangui.

« Nous rappelons que la démocratie est effective quand elle est le fruit de la participation de tous par le jeu de la libre manifestation des idées. Nous exhortons donc le Gouvernement à garantir à tous la liberté d’expression et de manifestations pacifiques», ont-ils conclu.
 
Contacté par RJDH, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, promet une réponse aux accusations des évêques dans les heures qui suivent.

Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : Le Bureau extérieur de la CPI de Bangui satisfait des missions d’enquêtes dans l’affaire le Procureur contre Rombot et Ngaissona

BANGUI, le 24 juin 2019 (RJDH)--Des localités ayant connu des exactions des miliciens anti-balaka sous les ordres de Ngaissona et Rombot entre 2013 et 2014 ont été visitées par le bureau extérieur de la Cour Pénale Internationale de Bangui. Le bureau a sillonné ces villes afin d’enquêter et de sensibiliser les communautés sur les cas de deux suspects, Alfred Yekatom Rombot et Edouard Patrice Ngaissona, leaders des mouvements Anti-Balaka arrêtés respectivement par la CPI en novembre et décembre 2018. 


RJDH : Gervais Bodangaye bonjour !


Gervais Bodangaye : Bonjour 


RJDH : vous êtes le Chargé de communication et sensibilisation au bureau extérieur de la CPI à Bangui. Le bureau de la CPI en Centrafrique a effectué des tournées  dans certaines villes du pays pour des enquêtes dans l’affaire le Procureur de la CPI contre les deux suspects Alfred Yekatom Rombot et Patrice Edouard Ngaissona. Peut-on avoir une idée sur ces déplacements ?


GB : Le siège de la Cour Pénale Internationale se trouve à la Haye au Pays-Bas et un bureau extérieur se trouve à Bangui. Le travail de sensibilisation de la CPI ne concerne pas que la ville de Bangui. Vous savez que depuis, nous travaillons sur l’affaire Yekatom et Ngaissona dans les zones de la Lobaye et de la Mambéré-Kadéï plus précisément à Berberati et Carnot.  Vu que ces zones sont citées dans leurs mandats d’arrêt, il est important pour nous d’informer les communautés affectées de Pissa, ville de résidence de Yekatom.

 
RJDH : Quelle est la position de la CPI face à l’accord politique de paix qui est aussi soutenu par la communauté internationale.

GB : Il faudrait être très clair que tout le monde milite pour la paix en Centrafrique, la paix, c’est la fin de toutes nos activités à la République Centrafricaine. Que cette population puisse retrouver sa quiétude. En fait on parle de quelle paix exactement, d’une paix durable ?  Ou celle qui ne dure pas ? Nous pensons que pour une paix durable, il faut que la justice soit le socle de cette paix.  Et de cela, que je dis, que nous tous nous allons vers la paix et nous tous nous souhaitons que la paix revienne en Centrafrique.  Vous savez que les enquêtes, c’est pour lutter contre les auteurs des crimes les plus graves commis dans le pays. Ce sont ces crimes-là qui heurtent la conscience de l’humanité. Est-ce qu’on peut faire la paix sans justice ? La paix que nous recherchons doit avoir sa base dans la justice.

RJDH : Quelles sont les raisons du report des audiences de la chambre préliminaire de la CPI concernant l’affaire Yekatom et Ngaïssona ? 

GB : Effectivement, l’audience a été reportée et ce report fait suite à la demande du bureau de Procureur qui n’avait pas eu le temps nécessaire pour pouvoir mener à bien toutes les questions de protection des victimes et des témoins. C’est pour cette raison que le bureau  du Procureur a sollicité le juge de pouvoir reporter cette audience de confirmation de charge. Vous savez que devant la Cour cette question de protection des victimes des témoins est essentielle, et cela participe également à la garantie d’un procès équitable. C’est pour cette raison que les juges ont décidé de reporter l’audience au 19 septembre 2019. Cela n’est pas une situation qui pourrait constituer un retard à la procédure, mais c’est une situation qui participera à l’équité d’un procès devant la Cour Pénale Internationale.

RJDH : Où en sommes-nous avec le fonds alloué aux victimes de Jean Pierre Bemba en Centrafrique ?

GB : Je voudrais préciser que dans cette affaire, il n’y a pas de réparations parce que l’accusé Bemba a été acquitté. Mais cependant, la direction des fonds au profit des victimes et son conseil exécutif avaient jugé nécessaire de procéder à la prise en charge des victimes, c’est-à-dire à une assistance des victimes qui ont souffert des crimes qui relèvent de la compétence de la Cour Pénale Internationale. Le Fonds au profit des victimes est en train de travailler d’arrache-pied pour pouvoir choisir des partenaires de mise en œuvre d’un mandat d’assistance générale dans ce contexte an Centrafrique.

RJDH : Gervais Bodangaye, je vous remercie !

Gervais Bodangaye : Merci

Paméla Dounian-Doté 

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