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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 16:05

Lu pour vous

 

20 mars 2019 à 18h13Par Jeune Afrique avec AFP

 

Le Premier ministre centrafricain et les quatorze groupes armés signataires de l'accord de paix négocié début février à Khartoum sont parvenus à s'accorder sur un gouvernement « inclusif », au terme d'une séance plénière à Addis-Abeba le 20 mars.

 

« Je suis heureux d’annoncer qu’aujourd’hui au siège de l’Union africaine, les parties centrafricaines sont parvenues à un accord pour un gouvernement inclusif en Centrafrique », a annoncé sur Twitter Smaïl Chergui, à la tête du Conseil paix et sécurité de l’UA.

 

Depuis lundi, les signataires de l’accord de paix centrafricain sont à Addis-Abeba, où l’Union africaine a convoqué une réunion de suivi. L’organisation tente de sauver l’accord de paix, mis à mal après l’annonce début mars d’un nouveau gouvernement jugé insuffisamment « inclusif » par les groupes armés.

 

« La délégation du gouvernement centrafricain et les représentants des 14 groupes (sont) en séance plénière mercredi », a écrit l’UA sur Twitter.

 

I AM PLEASED TO ANNOUNCE THAT TODAY AT #AU HQ THE CENTRAL AFRICAN REPUBLIC #CAR PARTIES HAVE REACHED AN AGREEMENT FOR AN INCLUSIVE GOVERNMENT IN #CENTRAFRIQUE. CONGRATULATIONS TO THE PEOPLE OF #RCA FOR THIS ACHIEVEMENT AND THEREAFTER A NEW START IN IMPLEMENTATION OF THE AGREEMENT PIC.TWITTER.COM/JZV4LPWRJO

— AMB. SMAIL CHERGUI (@AU_CHERGUI) MARCH 20, 2019

 

« Les concessions sont difficiles, douloureuses, mais elles sont le prix de la paix », a déclaré lors de cette session le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, selon un tweet publié mercredi par la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique). « La paix définitive en RCA est à portée de votre main. Tout dépend de votre volonté », a-t-il ajouté.

Huitième accord

Mardi, la Minusca avait déclaré dans un tweet « que des progrès importants » avaient « été notés » et que les négociations se poursuivaient.

Alors que lundi, onze groupes armés sur les quatorze présents avaient exigé dans un communiqué commun la démission du Premier ministre Firmin Ngrebada et demandé de traiter directement avec le président de la République, Faustin-Archange Touadéra.

Cet accord de paix, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l’Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise. Aucun des précédents accords n’a abouti à un retour à la stabilité, pas plus que la présence de la Minusca, déployée en 2014 et forte de 11 000 Casques bleus.

Centrafrique : autorités et groupes armés s’accordent sur un nouveau gouvernement inclusif
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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 15:59
« J’AI ÉTÉ RENVERSÉ À CAUSE DU PÉTROLE » Bozizé Yangouvonda

Lu pour vous

 

Les résultats de ce rapprochement avec l’Empire du Milieu ne se sont pas fait attendre. En 2008, la Chine a accordé à la RCA des aides et un prêt pour un montant global de 3,25 milliards de francs CFA soit 4,4 millions d’euros. L’enveloppe a permis de construire des écoles et hôpitaux dans cet océan de précarité qu’est la Centrafrique.

Quelques mois après, le président Bozizé s’est rendu en Asie où il a été reçu le 10 septembre 2009 au Palais du peuple par Hu Jintao, alors président de la République populaire de Chine. Ce qui ne saurait rassurer ni Paris, ni N’Djamena. D’autant plus que tout ne s’est pas limité à la poignée de main entre le président centrafricain et son homologue chinois.

Dans les faits, le rapprochement entre Bozizé et Hu Jintao a permis à la Compagnie chinoise CNPC de reprendre le permis de recherche, développement et exploitation du pétrole de Boromata, dans le Nord-est de la Centrafrique. Il n’est pas inutile de rappeler que pour ce gisement, Ange Félix Patassé, le prédécesseur de Bozizé, avait accordé un permis similaire au pétrolier étasunien Grynberg RSM.

L’industriel de Denver, invoquant l’insécurité, n’a pas pu conduire les recherches et le permis a expiré en 2004. La cession du sésame aux Chinois pouvait-elle plaire à ceux qui ont permis à François Bozizé d’accéder au pouvoir ? Fraichement déchu de ses fonctions en mars 2013, le désormais ex-président Bozizé a affirmé sur les ondes de Radio France International (RFI) que « j’ai été renversé à cause du pétrole ». Sans plus de détails.

Trois (27 décembre 2012) mois avant, le président François Bozizé avait prononcé un discours dans lequel il affirmait clairement que ce qui se cachait derrière la crise qui secouait alors son pays n’était rien d’autre que l’opposition française émise plus tôt contre l’octroi des contrats d’exploration de pétrole aux Chinois. « J’ai donné le pétrole aux Chinois et c’est devenu un problème », martelait Bozizé, acculé par les rebelles.

 

http://www.michelcollon.info/Centrafrique-les-raisons-cachees.html?lang=fr

 

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 20:52
INTERVIEW DE MARTIN ZIGUELE DANS REGARDS D'AFRICAINS DE FRANCE

 

Lu pour vous

 

http://www.regards-dafricains-defrance.com  21 Mars 2019 par Ahmat Zeïdane Bichara

 

Interview: « Je pense que l’accord de Khartoum est un acte politique fort, qui reste à transformer en chemin de paix.Ce chemin est plein d’inconnues, mais il doit être balisé d’une part par notre Constitution, et de l’autre par les Résolutions du Forum de Bangui qui rejettent l’impunité », déclare l’honorable député centrafricain Martin Ziguélé et président du MLPC.

 

La situation toujours préoccupante de la Républicaine Centrafricaine a été au centre d’une interview que l’honorable député Martin Ziguélé et président du parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a accordé à notre Rédaction. Il a abordé sans détour les sujets brûlants d’actualité, notamment les accords de paix de Khartoum et leurs conséquences directes sur la vie politique du pays, le rôle grandissant de la Russie en Centrafrique, la polémique autour du Fcfa, et tant d’autres points relevant aussi bien de la politique nationale qu’internationale.

Regards d’Africains de France : Un accord de paix a été signé le mercredi 6 février à Bangui entre le pouvoir et les groupes armés, lequel accord a pour objectif de mettre fin aux violences qui ravagent la République centrafricaine depuis 2013. Quel est rétrospectivement le sentiment qui vous anime au plus profond en tant que citoyen et acteur politique de premier rang?

Martin Ziguélé : Un adage dit qu’il vaut mieux un mauvais arrangement qu’un bon procès. De même l’histoire des crises politiques nous enseigne que les meilleures solutions de fin de belligérance sont les discussions politiques aboutissant à un compromis dynamique. Je pense que l’accord de Khartoum est un acte politique fort, qui reste à transformer en chemin de paix. Ce chemin est plein d’inconnues, mais il doit être balisé d’une part par notre Constitution, et de l’autre par les Résolutions du Forum de Bangui qui rejettent l’impunité. La paix a certes un prix, mais il faut construire une nation où chaque citoyen doit être conscient de ses devoirs, en dehors de ses droits.

A peine signé, cet accord a suscité de nombreuses critiques voire même du scepticisme parmi la population centrafricaine. Que faut-il faire pour éviter de reproduire les erreurs des accords précédents?

Le scepticisme de nos concitoyens est légitime et s’explique aisément. Nous en sommes au huitième accord de paix en deux décennies, et notre longue crise n’a connu que des périodes d’accalmie. Cependant comparaison n’est pas raison. L’accord actuel tire les leçons des échecs passés en prévoyant dans ses dispositions un mécanisme de règlement des différends, et surtout, grande première, une batterie de sanctions contre les contrevenants à cet accord.

Cet accord prévoit la création d’une commission mixte chargée d’étudier les cas des dirigeants de groupes armés pour la plupart sous mandat d’arrêt ou cités dans des rapports d’ONG pour violations des droits de l’homme. N’y voyez-vous pas un sordide arrangement pour leur éviter un procès par la Cour Pénale Spéciale centrafricaine ?

L’accord est très clair sur la justice : il n’y aura pas d’amnistie puisque les crimes qui relèvent du Statut de Rome créant la CPI sont imprescriptibles et non amnistiables. De même les crimes relevant de la Cour Pénale Spéciale relèvent d’un accord international entre notre pays et la communauté internationale. Les attributions de la Cour Pénale Spéciale comme ceux de la CPI relevant donc des engagements internationaux de la RCA, ils ont un caractère supranational et échappent à tout « arrangement » comme vous dites.  L’Accord de Khartoum, selon le principe de subsidiarité qui stipule la prise en charge des crimes non gérés par les cours supranationales, dispose qu’une commission mixte sera créée afin d’étudier les conditions de mise en place de la Commission Vérité Justice Réparation et Réconciliation, ainsi que la typologie de crimes de sa compétence afin de rendre justice au peuple centrafricain.

La République centrafricaine est le théâtre d’une lutte d’influence géostratégique considérable entre Paris et Moscou. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que beaucoup de choses ont été dites et écrites, qui dépassent tout simplement la réalité. La France et la Russie sont deux pays qui ont des liens historiques, politiques et économiques depuis l’époque des tsars, depuis l’époque de l’Impératrice Catherine de Russie. Les intérêts qui lient ces deux pays sont immenses, divers et variés. La RCA est un pays parmi d’autres du tiers-monde qui grâce à l’ouverture au monde et à la coopération internationale, entretient des relations avec la Russie depuis 1960. Aujourd’hui, sur les conseils et recommandations des plus hautes autorités françaises, elle a pu bénéficier de l’assistance notamment pour le règlement de ses problèmes de sécurité, dans un réflexe de survie.  Je ne vois pas la lutte géopolitique.

Dans un article publié le 03 octobre 2018 sur le site du journal français La Croix, notre confrère Laurent Larcher soutient l’idée que les Russes visent comme objectifs entre autres l’affaiblissement de la présence française en Afrique. Partagez-vous ce point de vue?

La France est présente dans pratiquement tous les pays africains, bien au-delà de son ancien pré-carré, et entend renforcer ses liens avec tous les pays africains. D’autres pays, notamment la Chine, la Russie, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis poursuivent les mêmes objectifs. Cet intérêt de tant de puissances pour l’Afrique est un fait positif à mon sens, surtout qu’il n’y a pas si longtemps nous avions entendu des discours plutôt circonspects sur l’avenir de l’Afrique. C’est à nous africains, face à cet intérêt et à ces stratégies nationales, de formuler une stratégie africaine par rapport à nos attentes. La compétition entre ces puissances qui ira en s’amplifiant rend urgente la réflexion endogène africaine sur nos priorités. Pour ma part, je suis centrafricain, et je ne peux parler que de mon pays et pour mon pays que je connais très bien. Et je vous en parle en fonction des attentes de notre peuple. Ce qui m’intéresse c’est tout ce qui peut aider mon pays à se stabiliser puis à se développer. Nos besoins sont immenses et c’est pourquoi je dis qu’il y’a de la place en Centrafrique pour tous les pays. Il y’a un peu de recherche du sensationnel lorsqu’il est dit que  la présence des Russes affaiblit l’assise française en Centrafrique. A ma connaissance, nous sommes toujours un pays francophone, toujours dans la zone franc, toujours avec des structures de nos échanges extérieurs inchangées, et toujours avec un corpus législatif et réglementaire identique.

«Les Français sont sur la touche. Ils regardent, passifs, la montée en puissance des Russes », note Roland Marchal chercheur au Centre d’études  et de recherches internationales (Céri). La France a-t-elle définitivement perdu la RCA ?

C’est encore la même réponse que je vous donnerai. Je ne parle que de ce que je sais, c’est pourquoi je ne parle que de mon pays. Et puisque je parle de mon pays, d’autres ont le droit de parler du leur. Cependant, la jeunesse centrafricaine, à l’image d’ailleurs de la jeunesse africaine, se veut aujourd’hui plus ouverte au monde dans sa globalité. Le supposé « engouement » vers un « nouveau » n’altère pas l’acquis. En tant que centrafricain, je perçois cette multiplicité d’interlocuteurs dans cette dynamique mondialiste comme une opportunité plutôt qu’une menace dirigée contre un pays historiquement lié à la RCA.

Que déplorez-vous aujourd’hui dans les relations entre votre pays et la France pour avoir eu l’opportunité d’assumer de hautes fonctions par le passé ?

« Déplorer » c’est tomber dans la passion puis la polémique. Je ne joue pas dans ce registre. Je constate seulement que nos relations avec la France sont historiques et très anciennes. Il faut constamment les évaluer et leur imprimer les adaptations nécessaires à la situation d’un pays en profonde crise dans un monde qui se transforme sur tous les plans.

Comment expliquez-vous la réticence du Conseil de sécurité à lever totalement l’embargo sur les armes en RCA alors que les groupes armés se procurent allègrement des armes de contrebande?

Si l’embargo sur les armes a été décrété par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à un moment où l’Etat s’était effondré, je pense qu’aujourd’hui, avec le réarmement massif des groupes armés, tout le monde a compris que cet embargo avait des effets dévastateurs pour l’Etat centrafricain. Des conditionnalités techniques ont été émises par les Nations Unies à l’endroit du gouvernement centrafricain, et leur satisfaction permettra certainement des avancées significatives.

Comment se porte le Mouvement de libération de la Centrafrique (MLC) dont vous continuez à assurer la présidence cumulativement à vos responsabilités à l’Assemblée nationale où vous présidez aussi la Commission des  Finances?

Notre Parti se porte très bien, et nous venons d’organiser du 25 au 28 février dernier la session ordinaire de notre Conseil Politique National, après la commémoration en grande pompe de notre 40ème anniversaire à Bangui.  Nous avons décidé d’organiser notre 4ème Congrès ordinaire en novembre 2019 à Bangui. Il est d’ores et déjà baptisé le Congrès de la Réconciliation et de la Nouvelle Marche.

Un homme politique italien a violemment critiqué la France de faire tort à certains pays africains à cause du Fcfa. Que pensez-vous du débat récurrent autour de cette monnaie ?

Je pense que ce débat durera aussi longtemps que nous n’aurons pas compris que c’est par la suite d’une volonté politique unanime que les lignes peuvent bouger vers des réformes possibles ou souhaitables.

Le  président tchadien est un allié privilégié de la France qui n’a pas hésité à lui prêter main forte début février en bombardant une colonne rebelle. Craignez-vous une déstabilisation de votre pays par la France via le Tchad ?

Notre pays comme vous le savez est au cœur de l’Afrique centrale, et donc entouré de plusieurs pays dont le Tchad. Cette géographie ne changera pas, et chacun doit en être conscient. Par ailleurs, compte tenu de notre histoire ancienne- je rappelle que jusqu’en 1927, le Tchad était inclus dans le Territoire français de l’Oubangui-Chari et les deux constituaient donc un seul et même  pays- et compte tenu surtout de l’imbrication de nos populations dans un continuum humain, géographique et sociologique, ces deux pays ne peuvent que se co-développer, dans un climat de paix et de sécurité collectives. C’est l’enjeu sinon le défi majeur qui se pose à notre génération et à la suivante, puisque nos aînés vivaient en parfaite fraternité. Je pense que nous devons tous travailler dans le sens de la sérénité avec une vision historique, car les hommes passent mais les nations restent.

Quelques Centrafricains étaient impliqués au coup d’Etat manqué en Guinée équatoriale en décembre 2017. Que savez-vous de cette affaire très embarrassante pour l’exécutif centrafricain ?

Il me semble que la justice s’est saisie de cette affaire, je n’en sais pas plus.

L’’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a été acquitté mardi 15 janvier par la CPI de crime contre l’humanité. Quelle était votre réaction à l’annonce de ce verdict par les juges ?

Lorsque j’ai appris que le Président Laurent Gbagbo était acquittée, ma joie était immense. Le Président Laurent Gbagbo a beaucoup soutenu notre Parti le MLPC, sur tous les plans, depuis notre perte de pouvoir le 15 mars 2003. Son Parti le FPI, aux côtés des autres partis frères africains comme le PNDS au Niger, le RPM au Mali, le RPG en Guinée, le PS au Sénégal, le SDF au Cameroun, l’UDPS en RDC, l’ANC en Afrique du Sud ou encore le MPLA en Angola, ont parrainé le MLPC pour son admission à l’Internationale Socialiste en juin 2008 au Congrès d’Athènes.

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur l’état de la démocratie, la gouvernance, la liberté de la presse et des Droits de l’homme en Afrique ?

La situation, comme toujours n’est bien sûr pas uniforme dans toute l’Afrique. Beaucoup de pays progressent sur la voie de la démocratie et des droits de l’homme, mais certains, presque toujours les mêmes, s’enfoncent dans des monarchies de fait. Tous les artifices y sont alors utilisés pour le maintien d’un homme et d’un système qui rend des services à ses commanditaires, et les élections y sont comme du « Canada Dry » comparé au « Dry Gin » : elles en ont la couleur et l’odeur, mais pas la saveur.

Avez-vous quelques vœux à formuler pour votre parti, vos concitoyens et  votre pays ?

Notre Parti le MLPC a fêté le 22 février dernier son 40ème anniversaire. Mon vœu est que ce parti qui a été créé dans le feu de la lutte contre l’absolutisme de l’Empire et pour le retour à la République, se remobilise partout en RCA et dans notre diaspora pour la libération sécuritaire, politique et économique de notre pays en crise. La lutte sera longue et difficile mais nous vaincrons, car seule la lutte libère.

Propos recueillis par  Moussa T. Yowanga 

 

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 20:49
A la Une: le nouvel accord de paix en Centrafrique va-t-il tenir ?

 

REVUE DE PRESSE RFI

 

A la Une: le nouvel accord de paix en Centrafrique va-t-il tenir ?

 

Par Frédéric Couteau  RFI

 

 « Fin du suspense hier à Addis-Abeba, s’exclame le site d’information centrafricain Ndjoni Sango, où le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés sont parvenus à un compromis devant permettre la composition du gouvernement inclusif prévu par l’accord de paix signé le 6 février dernier à Bangui. »

« Destiné à ramener la stabilité et panser les plaies dans ce pays meurtri par les guerres civiles et les coups d’Etat, le texte, fruit de la patiente médiation de l’UA, se veut consensuel, précise Le Monde AfriqueD’où un savant dosage de dispositions – institutionnelle, politique, économique, judiciaire et sécuritaire – qui permettent au gouvernement et aux groupes armés de ne pas se renier et imaginer repartir sur de nouvelles bases. A condition, bien évidemment, que chacun joue le jeu, ce qui n’est pas le pari le moins risqué. »

En effet, rappelle Le Monde Afrique, « par sept fois depuis 2012, tout ce qui a été signé – du simple cessez-le-feu jusqu’à d’ambitieux plans de paix globale – n’a jamais tenu plus de quelques mois. Pourquoi celui-ci échapperait-il à cette malédiction ? 'Contrairement aux autres, cet accord a été préparé de manière beaucoup plus minutieuse, dans le sens où les experts de l’UA ont pris le temps de rencontrer à plusieurs reprises les groupes armés de manière que nous puissions être en phase', explique le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui. »

 

Partage du gâteau ?

 

Malgré tout, la presse ouest-africaine reste dubitative…

Pour Le Pays au Burkina, « il y a lieu de croire que les groupes rebelles, qui étaient en position de force dans ces négociations, se sont entourés de garanties sûres et solides pour s’engager sur le chemin de la paix. Pour sûr, quand on contrôle 80% du territoire, c’est que l’on est assis sur du béton et on ne peut pas brader une telle position privilégiée pour des broutilles. C’est dire que dans le camp d’en face, c’est-à-dire le gouvernement, on a dû se faire violence dans l’espoir de ramener la quiétude dans le pays. La question est maintenant de savoir si cela sera suffisant et si, dans sa mise en œuvre, cet accord ne va pas buter encore contre d’autres obstacles. »

L’Observateur Paalga, toujours à Ouagadougou n’y croit pas une seconde… «  On a le sentiment qu’il s’agit en fait d’un vulgaire partage du gâteau, pour ne pas dire du butin. Les nombreux seigneurs de guerre qui se payaient sur la bête et s’étaient accoutumés à cette guerre de rapine voulant s’assurer des subsides royaux, une fois les armes déposées. Et le drame, c’est que ces arrangements d’appareil n’engagent souvent que les chefs, et si les troufions se sentent toujours exclus, aucun remaniement, fut-il inclusif, ne pourra véritablement sortir le pays de l’ornière. C’est couru d’avance. »

 

 

L'actualité au Tchad

 

Tchad : La CPI recueille des témoignages sur des crimes de guerre commis en RCA

 

Reportage TV5MONDE | A. BAZZARA

 

Après cinq ans d'attente, des centaines de victimes centrafricaines sont progressivement auditionnées au Tchad depuis le 16 mars 2019. Une procédure encadrée par la CPI, la Cour Pénale Internationale, qui fait suite aux plaintes du Collectif des associations de défense des Droits de l'Homme. Les anciens présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia, sont directement visés par la procédure en cours.

20 MAR 2019

 

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 20:39
Centrafrique: les malentendus "aplanis", selon le Premier ministre
Centrafrique: les malentendus "aplanis", selon le Premier ministre
Centrafrique: les malentendus "aplanis", selon le Premier ministre

 

Centrafrique : nouveau consensus obtenu entre les signataires de l'accord de paix (PM)

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 21-03-2019

 

Le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada a déclaré jeudi qu'un consensus a été obtenu entre les signataires de l'accord de paix autour du renforcement du gouvernement, et que tous les malentendus suscités par la formation du nouveau gouvernement ont été désormais aplanis.

M. Ngrébada a fait ces remarques à sa descente d'avion dans la capitale centrafricaine Bangui de retour des trois jours de consultations entre l'Etat centrafricain et les groupes armées tenues à Addis-Abeba au siège de l'Union africaine (UA).

Des sources politiques considèrent que l'actuel gouvernement sera reconsidéré, pour accorder plus d'espace aux représentants des groupes armés.

Un nouveau gouvernement a été formé le 3 mars faisant suite à l'accord de paix signé début février entre l'Etat et les groupes armés, prévoyant un partage du pouvoir avec les ex-rebelles dans un gouvernement inclusif.

Or, la majorité des membres du gouvernement sortant ont été reconduits, suscitant le mécontentement au sein de l'opposition, ainsi qu'une série de mouvements d'humeur de la part de certains groupes armés dont les représentants ne font pas partie.

C'est ainsi que deux nouveaux ministres issus de l'opposition ont démissionné. Le corridor Bangui-Garoua Boulaï à la frontière Centrafrique-Cameroun, permettant de ravitailler Bangui en denrées alimentaires, en carburant et autres produits d'importation, a été bloqué pendant plus d'une semaine par les éléments armés du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).

Dans un communiqué publié mercredi par l'UA, l'organisation panafricaine a souligné son plein appui au nouveau gouvernement inclusif, et a exhorté les parties prenantes à se consacrer désormais à la mise en œuvre intégrale de l'accord de paix. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : les groupes armés et l'exécutif s’accordent pour un gouvernement d’union nationale

 

http://www.adiac-congo.com Jeudi 21 Mars 2019 - 16:23

 

Les autorités et les quatorze groupes rebelles signataires de l’accord de paix en Centrafrique se sont mis d’accord, le 20 mars à Addis Abeba, en Ethiopie, sur un gouvernement inclusif pouvant mettre fin provisoirement à une querelle naissante.

L'accord trouvé maintient le Premier ministre en place, Firmin Ngebrada, et garantit l’entrée au gouvernement des quatorze groupes rebelles à qui seraient assurés des ministères régaliens. Peu avant, ces groupes critiquaient une équipe pas assez « inclusive ». Onze d’entre eux avaient même demandé la démission du Premier ministre. Finalement, les différends sont aplanis pour le moment. Pour l’heure, Firmin Ngrebada reste à son poste du chef de gouvernement. Les parties se sont mises d'accord sur un remaniement ministériel qui devrait avoir lieu dans les prochains jours.

Le porte-parole des quatorze groupes armés a affirmé qu'ils laissent ainsi une « petite chance » au Premier ministre et au président de la République, Faustin-Archange Touadéra. « Tout le monde doit prendre ses responsabilités », a indiqué Armel Mingatoloum-Sayo.

La délégation des groupes armées et du gouvernement, qui s’était déplacée à Addis-Abeba, au siège de l’Union africaine, s’attelle désormais à finaliser la formation d'un exécutif d’union nationale qui devrait aussi intégrer des représentants des partis politiques et de la société civile. « Je crois que dans les jours qui suivent, un nouveau gouvernement inclusif sera présenté au peuple centrafricain au nom de la paix, la réconciliation, la concorde nationale retrouvées », a estimé Béranger Ludovic Igor Lamaka, porte-parole anti-balaka.

Le commissaire paix et sécurité de l'UA, Smaïl Chergui, voit de bons augures, notamment concernant les barrages routiers dans le pays. « Je crois qu’aujourd’hui, ceux qui existaient sur la route venant du Cameroun vers la capitale ont été levés. Je crois que c’est déjà un signe positif », a-t-il assuré.

Les prochaines étapes restent la mise en place du comité de suivi au niveau national de l’accord de Khartoum et la création des patrouilles armées mixtes. Le mois prochain, à Bangui, les acteurs de la crise centrafricaine se retrouveront pour faire le point sur les avancées de cet accord.

 

Yvette Reine Nzaba

 

 

Nouveau gouvernement en Centrafrique: les malentendus "aplanis", selon le Premier ministre

 

https://information.tv5monde.com  21 MAR 2019  Mise à jour 21.03.2019 à 15:00

 AFP 

 

Le Premier ministre centrafricain a affirmé jeudi à Bangui que "les malentendus" menaçant la paix conclue avec les groupes armés avaient été "aplanis" avec l'annonce la veille d'un accord sur un nouveau gouvernement plus inclusif.

"Aujourd'hui je peux vous affirmer que ces malentendus ont été aplanis, nous rentrons satisfaits des consultations", a assuré devant la presse M. Firmin Ngrebada de retour d'une réunion de suivi sur l'accord de paix qui s'est tenue à Addis Abeba.

"A Addis, l'un des objectifs était de discuter les malentendus enregistrés suite à la publication du gouvernement", a-il expliqué.

L'annonce début mars d'un nouveau gouvernement, prévu dans l'accord de paix négocié à Khartoum début février, avait soulevé une vague de protestations chez les groupes armés qui contrôlent une grande partie de la Centrafrique et réclamaient davantage de portefeuilles ministériels.

L'Union africaine avait alors convoqué à son siège d'Addis Abeba une réunion de suivi entre les autorités et les quatorze groupes armés signataires de l'accord, pour tenter de le sauver.

Au terme de cette réunion, débutée lundi, les signataires de l'accord de paix se sont entendus sur un nouveau gouvernement inclusif, a annoncé mercredi l'Union africaine.

"Nous nous sommes entendus sur le renforcement de l'inclusivité du gouvernement", a assuré M. Ngrebada.

La composition de la nouvelle équipe ministérielle n'a pas encore été dévoilée publiquement.

L'accord de Khartoum, signé le 6 février, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Aucun des précédents accords n'a abouti à un retour de la stabilité, pas plus que la présence de la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) déployée en 2014 et forte de 11.000 Casques bleus.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre depuis 2013. Près d'un quart de ses 4,5 millions d'habitants ont dû fuir leur domicile.

 

© 2019 AFP

 

 

Centrafrique: accord sur un gouvernement inclusif

 

http://www.aps.dz 

ALGER  Jeudi, 21 Mars 2019 14:02 - Les autorités et les quatorze groupes armés signataires de l'accord de paix en Centrafrique ont franchi un nouveau pas dans le cadre des efforts de paix négociés début février à Khartoum en se mettant d'accord lors d’une réunion à Addis-Abeba sur "un gouvernement inclusif".

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine (UA) et principal médiateur de cette réunion, Smaïl Chergui, s'est dit "heureux d'annoncer qu'aujourd'hui (mercredi), au siège de l'UA, les signataires ont trouvé un accord sur un gouvernement inclusif en Centrafrique", félicitant le peuple de Centrafrique pour "cette réalisation et, par la suite, pour un nouveau départ dans la mise en oeuvre de l'accord".

La veille, M. Chergui s'était déjà dit optimiste sur son compte twitter. "Après les consultations initiales avec tous les signataires de l'accord de paix  (...), j'ai de nouveau rencontré le Premier ministre pour échanger les points de vues sur les moyens d'accélérer la mise en œuvre de l'accord de paix", avait-t-il écrit.

Ces propos ont été tenus au terme d'une réunion de suivi de l'accord centrafricain débutée lundi à Addis-Abeba. Cette rencontre avait été convoquée par l'UA le 6 mars dernier après l'annonce du nouveau gouvernement issu de l'accord négocié à Khartoum jugé insuffisamment "inclusif" par la majorité des groupes armés.

"Les concessions sont difficiles, douloureuses, mais elles sont le prix de la paix", avait déclaré plus tôt le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, précisant aux parties prenantes que "la paix définitive en RCA est à portée de votre main. Tout dépend de votre volonté".

La composition de la nouvelle équipe gouvernementale n'a pas été dévoilée, mais elle le sera "probablement dans les prochains jours".

Onze des quatorze groupes armés signataires de l'accord de paix en Centrafrique avaient ainsi réclamé la démission du Premier ministre Firmin Ngrebada et souhaitent "discuter directement avec le Président de la république", selon un communiqué rendu public.

Le communiqué, signé lundi par onze des quatorze groupes armés présents à Addis-Abeba, indique que "M. Firmin Ngrebada n'est plus crédible, il ne fait donc plus office d'interlocuteur pour la suite du processus et doit être remplacé aux fonctions de Premier ministre".

La plupart de ces groupes avait appelé à un remaniement ministériel, affirmant toutefois ne pas se désolidariser du texte signé le 6 février et censé ramener la stabilité dans ce pays en guerre depuis 2013.

Cet accord de paix, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'UA, est le huitième signé depuis le début de la crise.

Les précédents accords n'avaient pas abouti à un retour de la stabilité, pas plus que la présence de la Minusca, déployée en 2014 et forte de 11.000 Casques bleus.

La Centrafrique est en conflit depuis 2013, engendrant le déplacement de près d'un quart de ses habitants.

 

 

Centrafrique : Firmin Ngrebada va élargir son gouvernement aux groupes armés

 

https://afrique.latribune.fr   Par Ibrahima Bayo Jr.  |  21/03/2019, 13:30 

 

Un accord dans l’Accord. A Addis-Abeba, en Ethiopie, c’est finalement la formule retenue à l’issue de la réunion entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain lors de leur conclave décisif de ce mercredi 20 mars. Au terme du conclave, Firmin Ngrebada reste en place à la primature mais il devra revoir sa copie avec la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale plus large dans laquelle les groupes armés vont être plus représentés.

La réunion de ce mercredi 20 mars sur la taille du gouvernement aura été longue mais décisive. A son terme en fin de journée, le conclave a débouché sur une avancée concernant un des points de désaccord pour lesquels l'ONU et l'UA ont convié le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés à Addis-Abeba, en Ethiopie. Entamées depuis le 18 mars, les négociations étaient devenues un interminable ballet de consultations et de réunions pour tasser les différends.

«Accord pour un gouvernement inclusif en Centrafrique»

Finalement, c'est à un compromis pouvant être résumé comme «un accord dans l'Accord» que les participants se sont résolus à mettre en oeuvre. «Au terme de ces soixante-douze heures de consultations, un consensus a été trouvé notamment sur le renforcement du caractère inclusif du Gouvernement», indique un communiqué final conjoint signé par 13 des 14 groupes armés et le Gouvernement de Faustin Archange Touadera.

« Je suis heureux d'annoncer qu'aujourd'hui au siège de l'Union africaine, les parties centrafricaines sont parvenues à un accord pour un gouvernement inclusif en Centrafrique». L'enthousiasme dans l'annonce de Smaïl Chergui, commissaire de l'UA pour le Conseil pour la Paix et la sécurité, tranche avec l'état d'esprit avant le conclave de ce mercredi 20 mars.

En s'asseyant à la table des négociations, 11 des 14 groupes venaient de signer un communiqué commun réclamant le limogeage du Premier ministre Firmin Ngrebada, la nomination de son successeur et l'ouverture de négociations directes avec Faustin Archange Touadera. Ces groupes dénonçaient un manque d'inclusion du gouvernement formé début mars le Premier ministre.

Il aura fallu plusieurs tours d'horloges, des concessions et même des sermons de paix de Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'UA et président de la séance du jour, pour renverser la tendance. A l'issue de ces tractations, Firmin Ngrebada, le Premier ministre vivement critiqué pour le manque d'inclusion de sa précédente équipe gouvernementale, reste en place à la primature.

Un conseil de suivi et une longue marche vers la paix

Dans le prolongement de cette concession des groupes armés -qui contrôlent 80% du territoire-, le Premier ministre devra revoir sa copie. Sa précédente liste de 36 ministres devrait donc s'élargir avec l'entrée de personnalités issues des groupes armés qui réclamaient des postes régaliens.

 «Je repars avec l'engament ferme, sous l'autorité du président de la République, de mettre rapidement en œuvre tout ce que nous avons arrêté ici. (...) Plus que jamais, nous avons la responsabilité de mettre rapidement en œuvre l'accord politique de paix et de réconciliation que nous avons signé le 6 février dernier», a déclaré le Premier ministre à sa sortie de la réunion.

Toute la question est maintenant de savoir si ce compromis de décrispation des acteurs permettra d'avancer sur d'autres points, moins polémiques mais tout aussi importants. Sur le terrain, Smail Chergui rappelle que les barrages routiers sont petit à petit levés. Cela pourrait laisser présager d'un début de dépôt des armes et l'organisation de patrouilles pour assurer la sécurité des civils. Pour l'heure, ces questions seront tranchées au sein d'un Conseil de suivi de l'Accord de Khartoum à mettre en place à Bangui. C'est reparti pour de nouvelles négociations pour la longue marche vers la paix en Centrafrique.

Centrafrique: les malentendus "aplanis", selon le Premier ministre
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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 20:08
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La reconfiguration du gouvernement obtenu à Addis-Abeba

 

Par Vianney Ingasso le 21/03/2019

 

BANGUI, 21 mars 2019 (RJDH)—Le gouvernement et les 14 groupes armés sont tombés d’accord sur la reconfiguration du gouvernement Ngrebada 1. C’est la conclusion, selon des sources bien introduites des pourparlers qui ont eu lieu durant trois jours à Addis-Abeba.

Alors que les groupes armés réclamaient la démission de Firmin Ngrebada, c’est plutôt sur la reconfiguration que ces derniers et l’exécutif sont tombés d’accord. De sources autorisées, cet accord est survenu hier tard dans la nuit après plusieurs échanges entre le Commissaire Paix et Sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, et les protagonistes de l’Accord de Khartoum.

Un proche du Premier Ministre, Firmin Ngrebada, parle «d’une solution équilibrée en faveur de la République ». Au micro de nos confrères de RFI, Igor Lamaka, un des porte-paroles des groupes armés, se rejouit de ces conclusions «qui engagent une nouvelle dynamique dans la mise en place d’un gouvernement inclusif conformément à l’Art.21 de l’Accord de Khartoum », s’est-il félicité.

La reconfiguration du gouvernement Ngrebada était attendue à l’issue des pourparlers d’Addis-Abeba censés résoudre les différends nés le 03 mars avec la publication du gouvernement dans lequel 21 proches du Président Touadera étaient reconduits.

Dans ces conditions, le duo Firmin Ngrebada-Faustin Archange Touadera devra dans les prochains jours se séparer d’au-moins une dizaine de leurs proches pour faire de la place aux 14 groupes armés.


 

Centrafrique : L’Assemblée Nationale met en place une commission élargie pour examiner le projet portant loi du code électoral

 

Par Jefferson Cyrille Yapende le 21/03/2019

 

BANGUI, 21 Mars 2019(RJDH)—L’Assemblée Nationale, pour l’examen du projet portant loi du code électoral, a créé une commission élargie chargée de l’examiner en marge de la Commission Loi du parlement centrafricain.

Le projet portant loi de code électoral présent soumis à l’Assemblée nationale risquerait de ne pas connaitre des jours heureux. Aussitôt arrivé au parlement centrafricain, une commission élargie a été composée de 10 membres par un Arrêté en lieu et place de la commission compétente en charge des questions liant aux institutions, démocratique, judiciaire et Affaires administratives. Cette nouvelle commission se compose d’une équipe de parlementaires férus en matière de politique, dont chaque groupe parlementaire compte 2 représentants.

Les députés représentant les groupes parlementaires sont considérés comme membres à part entière de la commission institutions judiciaires et Affaires administratives et disposent du droit de vote comme le stipule l’Article 2 dudit Arrêté.

L’un des présidents d’un groupe parlementaire contacté par RJDH explique comment ses collègues députés ont été désignés pour représenter cette commission élargie, « Chaque groupe parlementaire a deux représentants à envoyer dans cette commission censée examiner ce projet de loi portant code électoral de la République Centrafrique. La plupart de ces collègues siégeant dans la commission sont des personnalités nantis d’expériences en politique », a confirmé cet élu de la nation qui ne passe par quatre chemins pour critiquer ce code électoral, « Ce projet de loi portant le code électoral a été critiqué par la quasi-totalité des députés depuis que ce code était mis sur la table de l’Assemblée. Certes, nous attendons la fin de ces travaux pour savoir si des recommandations seront faites au gouvernement afin que nous puissions en décider à la plénière », a-t-il conclu.

Pour l’opposition démocratique, ce projet de loi du code électoral est un recul de la démocratie en Centrafrique. Le responsable, selon elle, c’est l’exécutif.

« Il importe de rappeler que lors de l’Atelier National de Validation du Code électoral tenu les 18, 19, 20 et 21 juin 2018 à Bangui, un consensus national a été dégagé sur l’ensemble de l’avant-projet de loi devant être soumis au Gouvernement. Malheureusement force est de constater que ce consensus qui revêtait un caractère national car découlant de la volonté exprimée par l’ensemble de toutes les forces vives de la Nation avec l’appui technique des experts des partenaires de la RCA a été délibérément violé sur deux points majeurs: les dispositions relatives au Cadre de Concertation d’une part et d’autre part le montant des cautions ».

A en croire les partis politiques d’opposition, le montant très élevé de la caution n’a jamais été prescrit par un des pays membres de l’espace CEMAC qui sont tous plus nantis que la République Centrafricaine.

« Le Gouvernement en violant le consensus national, s’inscrit dans une logique d’exclusion en optant pour un suffrage censitaire et non démocratique. C’est une démarche qui porte les germes d’une crise politique majeure, car elle est politiquement insoutenable, économiquement injustifiable, socialement discriminatoire et moralement condamnable » estime l’opposition démocratique.

Elle conclut en appelant au sens de responsabilité des députés, élus de la nation afin qu’ils tiennent compte du consensus national exprimé lors de l’Atelier de Validation sur l’avant-projet du Code électoral relatif au caractère permanent du Cadre de Concertation et sur le montant des cautions.

Les 10 membres et 11 représentants des groupes parlementaires représentés au sein de cette commission élargie ont démarré les travaux à l’Assemblée Nationale le lundi 18 Mars 2019.


 

Centrafrique : Manque de structure sanitaire au village Gbabaza à 30 Km de Berberati

 

Par Ferdinand Bounguele le 21/03/2019

 

Berberati, 21 mars 2019 (RJDH)—Le village Gbabaza, situé dans la commune de Ouakanga à 30 km de la ville de Berberati, ne dispose jusqu’à ce jour d’aucune structure sanitaire pour couvrir les besoins sanitaires de la population. Un constat du RJDH dans ce village la semaine passée.

Le manque du centre de santé dans ce village ne date pas d’aujourd’hui. Pour se soigner, les habitants du village Gbabaza sont obligés de parcourir 30 Km. Et selon les informations RJDH, les femmes enceintes et les enfants souffrant du paludisme sont les plus exposés à ce problème.

Selon Arlette Songo, habitant le village Gbabaza, c’est un problème de volonté politique des autorités communales de Ouakanga qui ne font rien depuis plus de 30 ans pour que ce village ait une formation sanitaire pouvant aider les gens. « J’accuse les membres de la délégation communale et nos élus. Ceci est un danger pour la population quand il y a un cas de maladie grave, les malades sont transférées à N’assolé, chef-lieu, de notre commune Ouakanga. C’est vraiment un calvaire» explique-t-elle

Quant à Sylvain Gazalo, membre de la délégation spéciale de Ouakanga, tout est en train d’être fait pour pallier ce problème. « Les séries de négociations engagées se font au niveau du district sanitaire pour créer effectivement un centre de santé à nos compatriotes du village Gbabaza. Une réunion est prévue la semaine prochaine pour finaliser les procédures et de vite relancer la réalisation du projet», a précisé Sylvain Gazalo.

Pour un autre habitant, ce problème est général et commun à tous les villages placés sous l’administration de la commune de Ouakanga. Et même s’il y en a, il se poserait alors une autre difficulté, celle des agents de santé bien formés pour répondre aux besoins sanitaires de la population.

Le village Gbabaza, situé à 30 km de Berberati, compterait plus de 2000 mille habitants.


 

Centrafrique : Le gouvernement et l’UE procèdent à la capitalisation des acquis du programme de santé du Fonds Bêkou

 

Par Jefferson Cyrille Yapende le 21/03/2019

 

BANGUI, 21 Mars 2019(RJDH)—Dans le cadre de l’optimisation de la santé en République Centrafricaine, un atelier de capitalisation des acquis de la 3ème phase, d’harmonisation et d’alignement des actions de santé du Fonds Bêkou a été organisé le mercredi 20 Mars 2019 à l’Alliance Française de Bangui.

Le but de cet atelier est de renforcer l’alignement, l’harmonisation et l’appropriation mutuelle (ONGs/Santé/Bêkou et le Ministère de la santé publique) des actions de santé à tous les niveaux notamment les niveaux central, régional, district sanitaire et la formation sanitaire(FOSA).

Les objectifs spécifiques de l’Union Européenne , des ONGs de santé et Ministère de la santé publique visent à capitaliser les acquis du programme de santé en faisant des exposés sur les bonnes pratiques initiées à répliquer dans le pays et à identifier les actions d’harmonisation d’alignement des interventions des ONGs /Santé/ Fonds Bêkou.

Le ministre de la Santé Publique et de la population, Pierre Somsé qui a lancé officiellement les travaux, estime que cet atelier permettra la mise en œuvre du projet. «Nous sommes en train de faire le point sur la mise en œuvre de ce projet avec ces fonds sur cette 2ème phase et de dégager des perspectives pour la mise en œuvre de la 3ème phase qui a démarré depuis juillet 2018. C’est une activité qui est exemplaire puisque cet atelier va examiner comment les différents partenaires vont mieux travailler selon la Déclaration de Paris qui est une déclaration que tous les partenaires du monde entier, les donateurs ont adopté pour guider leur coopération afin de rendre l’aide efficace », a précisé Pierre Somsé.

Pour Sarah Klonski, Chargée de programme du Fonds Bêkou, ce programme a été lancé après la crise qu’a connue le pays, «C’est un programme qui a été lancé à la sortie de la crise ; c’était l’un des programmes adoptés par le Fonds Bêkou en 2014. On a commencé avec une 1ère phase de 15 Millions d’Euros qui étaient orientés de manières assez humanitaires mais quand même déjà axés sur la résilience et sur les besoins de faire ses liens entre l’humanitaire et reconstruction. Cette phase initiale s’étalait sur 18 mois après il y a eu les élections donc on a annoncé la 2ème phase qui était de 29 millions d’euros en intégrant vraiment une dimension d’appui à la gouvernance », a-t-elle indiqué.

Le programme de santé du Fonds Bêkou a commencé au début de 2015 et a entamé sa 3ème phase en juillet 2018. Ce programme couvre six régions sanitaires(RS 1, 2, 3, 5, 6 et 7) sur les sept que compte le pays. Ces régions sanitaires se composent de 13 districts sanitaires sur les 35 énoncés dans le nouveau découpage au niveau national.



Centrafrique : Sept personnes mortes et plusieurs autres blessées après les affrontements entre les 3R et autodéfenses à Koundé

 

Par Job Mohouna le 21/03/2019

 

BABOUA, le 21 Mars 2019(RJDH)—-Des combats ont opposé des éléments des 3R de Sidiki et les autodéfenses de Koundé, commune sise dans la sous-préfecture de Baboua dans la Nana-Mambéré à l’ouest du pays depuis le 19 et 20 mars. Selon des sources locales, sept personnes auraient été tuées et plusieurs autres blessées après ces affrontements entre les deux groupes rivaux dans la localité.

Tout a commencé après l’assassinat du Maire de la commune de Koundé, Ndanga Sylas, par des éléments de Sidiki le 19 mars dernier. Des échanges de coups de feu se sont fait entendre entre les deux groupes dans la soirée du 19 mars au moment de l’enterrement de l’autorité municipale tuée par ces hommes armés. Un des éléments des 3R a trouvé la mort par la suite selon une source locale qui a souhaité garder l’anonymat explique

« Hier 20 mars, il y a eu des accrochages entre les éléments des 3R de Sidiki et les autodéfenses du village au moment de l’enterrement du maire de Koundé. Lors du combat, un des éléments des 3R a été tué, ce qui a occasionné une vague de mouvements des habitants des villages Mbartoua, Kaguené, Alim Ngakouzou. Ces villages se sont immédiatement vidés de leurs habitants après l’ accrochages » a expliqué un notable de Koundé.

Des femmes et des enfants ont fui leur localité pour trouver refuge dans la ville de Béloko et Cantonnier, villes frontalières avec le Cameroun. Des sources proches de la gendarmerie ont indiqué que ce 21 mars 2019, « la situation est calme ».

Les affrontements entre les éléments autodéfenses de Koundé et des 3R de Sikidi interviennent deux jours après l’assassinat du Maire de la commune de Koundé le 19 mars dernier.



 

Centrafrique : Le député de Mongoumba Thierry Vackat reprend son siège à l’Assemblée Nationale

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 21/03/2019

 

BANGUI, 20 Mars 2019 (RJDH) — Le député de Mongoumba Thierry Vackat, suspendu de sa fonction de député depuis octobre dernier a repris son siège à l’Assemblée Nationale. Une confirmation faite par son conseil ce mercredi 20 mars à Bangui. Il est lavé de toutes les accusations portées contre lui.

Le 26 octobre 2018, le député Thierry Vackat a été arrêté à l’Assemblée Nationale, date à laquelle le président actuel de l’Assemblée Nationale Laurent Ngon Baba, a été élu par ses pairs. La Chambre d’accusation a vidé son délibéré ce mercredi 20 mars, suite à l’appel interjeté par la défense représentée par Maitre Panda, Maitre Lavou et Maitre Arlette Sombo Dibélé, contre l’ordonnance du doyen des juges. L’honorable Thierry Vackat est quitte de toutes les accusations portées contre lui.

Des conditions drastiques, à savoir l’interdiction de se déplacer, de sortir hors de la ville de Bangui et de ne pas exercer ses fonctions à l’Assemblée avaient été infligées au député de Mongoumba. La défense du parlementaire Vakact, représentée par Arlette Sombo Dibélé, a résolu que ces conditions « portent atteinte aux droits, à la violation de la constitution », a-t-elle expliqué, avant de lancer qu’ «il a été arrêté en pleine session parlementaire, son immunité n’a pas été enlevée. Des informations ont été enregistrées contre lui à l’Assemblée sans l’autorisation de ses pairs », a-t-elle expliqué.

Elle rappelle ici les chefs d’accusation qui ont été formulés contre Thierry Vackat, « il a été accusé de détenir illégalement une arme et des munitions de guerre, de complicité, d’incitation à la rébellion. Aucun fait n’a prouvé la responsabilité de notre client commun. Il a été déclaré libre de toutes les accusations », a ajouté Arlette Sombo Dibélé.

Il reprend ses fonctions à l’Assemblée Nationale après avoir été écarté par une décision de justice lors des audiences tenues d’octobre 2018 à mars 2019. Des procédures menées par la victime et ses Conseils sont en cours pour demander réparation.



 

Centrafrique : Plusieurs cas de violations des droits de l’Homme enregistrés au nord du pays

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 21/03/2019

 

KAGA BANDORO, 21 Mars 2019 (RJDH) — La ville de Kaga Bandoro et sa périphérie au nord du pays vivent à récurrence le phénomène des vols à main armée. Les conséquences de ces braquages se répercutent sur la situation économique de la ville à travers la hausse des prix des denrées de première nécessité dans les villages, la rareté des produits vivriers dans la ville. Une timide fréquentation scolaire des enfants habitant les communes a aussi été également constatée.

Il ne se passe aucun jour sans que l’on enregistre des cas de braquage à main armée, de viols des filles et des femmes qui se rendent au champ. Ces faits sont attribués aux éléments du général Alkatim. Le ravitaillement en vivres de la ville de Kaga Bandoro pose un réel problème et les villages périphériques manquent des produits de première nécessité.

Selon des informations rapportées au RJDH par une source digne de foi, «le ravitaillement en denrées de première nécessité et de denrées alimentaires par les habitants des villages périphériques de la ville de Kaga Bandoro situés dans un rayon d’environ 40 kilomètres devient difficile, suite à cette recrudescence du phénomène de vol à main armée », a dénoncé une source proche de de la ville de Kaga Bandoro.

D’autres renseignements reçus parlent de la faible fréquentation scolaire des enfants, «des enfants en cours de route ont été agressés par des inconnus armés, lorsqu’ils se rendent à l’école. Les conducteurs des taxi-motos se sont retrouvés avec leur moto emportée et les recettes de la journée confisquées ; des commerçants ambulants sont passés à tabac et leurs articles et marchandises emporté » a signifié une autre source de la ville.

Les droits à l’éducation de l’Enfant sont garantis par l’article 28 de la convention relative au droit à l’éducation de l’Enfant. Les groupes armés continuent de violer ces droits pour leurs propres intérêts.

 

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 20:05
Un prêtre centrafricain tué dans le nord du Cameroun

 

https://africa.la-croix.com 21 mars 2019

 

Le père Jean-Marius Toussaint Zoumalde, un religieux capucin de 47 ans a été poignardé à mort à Ngaoundéré, dans le nord du Cameroun, dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mars.

Dans le diocèse de Ngaoundéré, dans le nord du Cameroun, le corps sans vie du père Jean Marius Toussaint Zoumaldé, religieux capucin centrafricain, a été retrouvé par une patrouille de police dans la matinée du mercredi 20 mars au stade de football du collège de Mazenod, non loin de l’évêché.

Ancien professeur au séminaire Saint-Laurent de Bouar, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, ce prêtre a également dirigé la radio communautaire Siriri dans la même ville.

Une embuscade

Selon les premiers éléments de l’enquête, le religieux serait tombé dans une embuscade non loin de la cathédrale Notre Dame des Apôtres Ngaoundéré, alors qu’il regagnait sa chambre à la procure. C’est grâce à sa clé de chambre que l’identité du prêtre a été établie.

Le père Jean Marius Toussain est arrivé vers 19 heures en moto, a déposé ses affaires avant d’annoncer qu’il repartait dans le centre-ville. Dans la chambre qu’il avait réservée, son sac de voyage est resté.

Une source de l’Église centrafricaine jointe par La Croix Africa précise que le père Jean Marius Zoumaldé se préparait à regagner sa paroisse de Baibokoum, dans le sud-ouest du Tchad et avait décidé de faire escale au Cameroun quand le drame est survenu.

Des soupçons

Certaines sources centrafricaines soupçonnent la milice des 3R (Retour-réclamation – réhabilitation), dirigé par le général autoproclamé Abass Sidiki, d’être l’auteur du meurtre. La milice qui se définit comme un mouvement de défense de la communauté peule sévit dans le nord-ouest de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun.

En 2017, la milice s’est classée au deuxième rang en termes d’atteintes aux droits humains dans le fichier de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

La Croix Africa

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 20:00
Bangui abritera la prochaine session du CAMES en Juillet

 

Bangui, Centrafrique (ADV) – Les assises du Conseil africain et malgache de l’Enseignement Supérieur (CAMES) auront lieu en juillet à Bangui, a annoncé Pr Bertrand M’BATCHI, secrétaire général de CAMES lors d’une audience avec le président Touadera ce 20 mars à Bangui.

«Pr Bertrand est venu échanger avec le président Touadera sur l’organisation prochaine des assises des Comités Consultatifs Inter Africain (OCCI) à Bangui. Il s’agit d’un programme statutaire du CAMES qui assure la promotion des enseignants-chercheurs et chercheurs aux différents grades du CAMES », a confié la présidence centrafricaine.

Accompagné de Jean Jacques Sanze et du Pr Sissa Magale, respectivement, ministre de l’Enseignement supérieur et recteur de l’Université de Bangui, cette rencontre a aussi permis d’informer le chef de l’Etat d’une distinction honorifique qui le concerne.

«Pr Bertrand M’BATCHI a informé Pr Touadera de la volonté de son institution de l’élever à la dignité de grand-croix dans l’ordre international des palmes académiques du CAMES. Cette distinction est le grade suprême décerné par le CAMES », ajoute la présidence centrafricaine.

Selon les informations fournies à ADV, cette distinction sera décernée en juillet à Bangui. Le président de la République se dit honorer par cette vision du CAMES et le choix porté sur sa personne. Pr des mathématiques, Faustin Archange Touadera alors président de la République n’a pas renoncé à son métier de la craie, l’une des promesses qu’il a faites pendant la campagne.

La Centrafrique abritera alors pour la première fois les assises de CAMES.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 19:40
La RCA sera bientôt dotée d’un plan national de prévention du VIH/SIDA
La RCA sera bientôt dotée d’un plan national de prévention du VIH/SIDA

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 20 mars 2019 12:25

 

En Centrafrique, les spécialistes de santé se penchent sur la stratégie de prévention du VIH/SIDA pour la période de 2019 à 2020. La stratégie  vise à accentuer la communication sur les problèmes de comportement liés à la tradition et les croyances religieuses.

Plus d’une trentaine de spécialistes de santé, des représentants de la société civile ont réfléchi lundi dernier  à Bangui sur ce nouveau document en élaboration.

Selon le Coordonnateur National du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), Dr Wilfried Sylvain Nambei, ce plan permet au pays d’accélérer la réponse en matière de lutte contre le VIH/SIDA. 

« Ce document vise à accélérer le processus de la prévention sur plusieurs domaines, en ciblant les interventions au niveau du comportement des gens, en visant les pesanteurs socioculturelles et religieuses. Car, il y a beaucoup de gens qui pensent que le VIH/SIDA est une condamnation divine», a-t-il expliqué.

Le spécialiste de santé a estimé que l’élaboration de ce document permet à la RCA d’inverser, d’ici 2020, la cour des nouveaux cas d’infection au VIH/SIDA enregistrés chaque année. 

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 18:34

 

AFP Publié le 20/03/2019 à 18:17

 

Les autorités et les quatorze groupes armés signataires de l'accord de paix en Centrafrique négocié début février à Khartoum se sont mis d'accord sur «un gouvernement inclusif» à Addis Abeba, a annoncé aujourd'hui l'Union africaine (UA).

«Je suis heureux d'annoncer qu'aujourd'hui au siège de l'Union africaine, les signataires ont trouvé un accord sur un gouvernement inclusif en Centrafrique», a écrit sur Twitter le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA et principal médiateur de cette réunion, Smaïl Chergui.

Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
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