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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:38
Affaire Uramin : Anne Lauvergeon mise en examen

 

AREVA

 

Par Emmanuel Fansten — 13 mai 2016 à 21:10

 

A l’issue de près de douze heures d’interrogatoire, l’ancienne patronne d’Areva est ressortie du pôle financier avec une mise en examen pour «présentation de comptes inexacts» et «diffusion de fausses informations».

 

Anne Lauvergeon n’a pas réussi à convaincre les juges. A l’issue de près de douze heures d’interrogatoire, l’ancienne patronne d’Areva est ressortie du pôle financier auréolée d’une mise en examen pour «présentation de comptes inexacts» et «diffusion de fausses informations». La voilà donc rattrapée sans surprise par la ténébreuse affaire Uramin, cette société minière canadienne achetée en 2007 pour 1,8 milliard d’euros, et dont les gisements se sont avérés inexploitables. Un des plus gros fiascos industriels de la décennie, également soupçonné d’être une vaste escroquerie. Accusé d’avoir profité d’informations privilégiées pour spéculer sur l’opération, le mari d’Anne Lauvergeon, Olivier Fric, a déjà été mis en examen fin mars pour «délit d’initié». Les juges cherchent désormais à comprendre quel a été le rôle exact de son épouse.

 

Dans un rapport publié en 2014, qui a servi de base à l’enquête judiciaire, la Cour des comptes a estimé que la responsabilité d’«Atomic Anne» dans le dossier Uramin était «incontestable», évoquant au passage des «faits de dissimulation». Depuis mai 2015, deux informations judiciaires distinctes sont en cours. Selon plusieurs documents internes dévoilés par Libération, Lauvergeon est soupçonnée d’avoir dissimulé des éléments à l’Etat actionnaire, mais aussi d’avoir maquillé les comptes annuels de l’entreprise pour masquer le désastre, ce qui lui vaut sa mise en examen. Après 2007, en dépit des alertes internes sur la pauvreté des gisements, Areva a continué à investir massivement dans ses mines. «Le train était parti et il ne fallait plus l’arrêter, a témoigné un ancien cadre devant les policiers. Personne n’a appuyé sur le frein.»

 

La nécessité de déprécier les actifs apparaît pourtant dès 2009, comme en attestent plusieurs notes. Mais c’est surtout en 2010 que la situation devient intenable. En mai, le directeur financier recommande une dépréciation d’au moins 1,4 milliard d’euros. Puis une autre de 1,84 milliard, six mois plus tard. Mais pour Lauvergeon, qui cherche alors à valoriser son bilan en vue de sa reconduction à la tête du groupe, cette dépréciation est inenvisageable. «Vous nous préparez très rapidement un plan minier qui permet d’économiser des investissements, aurait-elle intimé à ses équipes. Dans un an, on pourra raconter une autre histoireLes actifs d’Uramin seront bien dépréciés un an plus tard, à hauteur de 1,46 milliard d’euros, six mois après le départ de Lauvergeon. 

 

Emmanuel Fansten

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Centrafrique-Presse.com
14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:26
RCA: François Hollande tourne la page Sangaris
RCA: François Hollande tourne la page Sangaris
RCA: François Hollande tourne la page Sangaris
RCA: François Hollande tourne la page Sangaris

 

Centrafrique : Hollande clôt en catimini l'opération Sangaris

 

http://www.humanite.fr/ SAMEDI, 14 MAI, 2016

 

Le président français est passé en coup de vent en Centrafrique pour annoncer le désengagement des troupes françaises. Il a salué le travail des soldats, malgré un bilan contestable et les scandales d'agressions sexuels.

 

"Aujourd'hui, l'opération Sangaris se termine", a déclaré François Hollande. Il a salué "le courage exemplaire" des soldats. "Sangaris est une opération parfaitement réussie". Après quelques brèves heures sur le sol centrafricain, il est reparti vers le Nigéria pour parler de Boko Haram.

 

Le bilan de cette opération lancée fin 2013 n'est pourtant pas si flatteur. Les massacres ont continué longtemps après l'engagement des troupes françaises. Les élections présidentielles prévues ont été repoussées avant de se tenir fin 2015 sous haute surveillance militaire. Les tensions dans l'ex-colonie restent quotidiennes et il y a encore des centaines de milliers de déplacés.

 

Mais surtout depuis plus d'un an, ce sont les viols, notamment d'enfants, commis par des soldats français et casques bleus de l'ONU, qui ont  fini de ternir l'opération Sangaris.  Des militaires engagés en Centrafrique sont soupçonnés d'abus sexuels pour lesquels trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes à Paris. "S'il y a des responsabilités, il n'y aura pas d'impunité", a simplement répété le président. Selon l’ONU, le nombre d’abus sexuels aurait augmenté l’an dernier avec 69 cas recensés, mais seuls les pays d’origine peuvent engager une procédure pénale. Le mois dernier, l'ONU rapportait des témoignages terrifiants : des soldats auraient forcé en 2014 des jeunes filles à avoir des rapports sexuels avec des animaux en échange d’une somme d’argent.

 

C'est dans ce contexte que l'opération Sangaris doit se terminer, sans fanfare en décembre, après 4 années de présence. De plus de 2.500 militaires, Sangaris n'en compte déjà plus que 650. "Nos armées sont appelées sur d'autres fronts, toujours la zone du Sahel", mais aussi "la Syrie et l'Irak", a expliqué le président.

 

"Mais la France est et sera toujours là" dans le cadre de la force de l'ONU (Minusca) et de la mission européenne, a assuré François Hollande à son homologue centrafricain. Paris veut clairement rester omniprésente dans son ancienne colonie : "la France veut prendre la tête d'un groupe de bailleurs pour la Centrafrique", car "il n'y aura de sécurité que par le développement et il n'y aura de développement que par la sécurité" a expliqué le président.

 

La République centrafricaine a sombré dans le chaos en 2013, lorsque la Séléka, une hétéroclite coalition de rebelles venus du Nord, majoritairement musulmans, a chassé du pouvoir le président François Bozizé.

 

Pillages, violences : la brève parenthèse Séléka a précipité l’effondrement d’un État déjà vermoulu, rongé par la corruption, dans un pays qui ne s’est jamais libéré de l’étroite tutelle néocoloniale exercée par Paris. En réaction aux exactions des hommes de la Séléka, des milices « anti-balaka », à majorité chrétienne, se sont constituées, avec dans leurs rangs des fidèles du président déchu. Très vite, ces groupes armés se revendiquant de « l’autodéfense » commettaient à leur tour des atrocités, alimentant le cycle infernal des représailles et des violences communautaires, poussant des milliers de musulmans à fuir le pays.

 

Faustin-Archange Touadéra est devenu le 20 février dernier le nouveau président de la République centrafricaine. Indépendant soutenu par le milieu enseignant et présenté comme le « candidat du peuple », Faustin-Archange Touadéra, 58 ans, a été le dernier premier ministre de l’ex-président François Bozizé, renversé en 2013 par la rébellion Séléka.

 

 

En visite en Centrafrique, François Hollande annonce la fin de l'opération Sangaris

 

http://www.francetvinfo.fr/ 14/05/2016 | 09:10

 

Les militaires français, déployés dans le pays en décembre 2013, vont progressivement se désengager. 

 

"Aujourd'hui, l'opération Sangaris se termine". Le président français François Hollande a effectué, vendredi 13 mai, une visite de quelques heures en Centrafrique pour parler du désengagement des troupes françaises et la reconstruction d'un pays ruiné.

 

"Je l'avais décidée au tout début de décembre 2013 parce que le chaos avait hélas saisi la Centrafrique et parce que des massacres s'y produisaient", a-t-il rappelé, avant le saluer "le courage exemplaire" des soldats. "Sangaris est une opération parfaitement réussie", a-t-il jugé. L'opération doit se terminer en décembre, au terme d'un désengagement progressif. De plus de 2 500 militaires au plus fort de la crise, Sangaris n'en compte déjà plus que 650, selon l'entourage de Hollande. 

 

"Nos armées sont appelées sur d'autres fronts"

 

"Nos armées sont appelées sur d'autres fronts, toujours la zone du Sahel", mais aussi "la Syrie et l'Irak", a-t-il expliqué, ajoutant, "la France est toujours sous la menace terroriste". "Mais la France est et sera toujours là" dans le cadre de la force de l'ONU (Minusca) et de la mission européenne, a-t-il assuré à son homologue centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

 

Le président français s'était déjà rendu dans le pays à deux reprises, en décembre 2013 et février 2014, alors que l'opération Sangaris venait de se déployer pour stopper des violences intercommunautaires. Aujourd'hui, "je reviens alors que la transition a réussi, la stabilité a été retrouvée", a affirmé le président français

 

Sa visite est également intervenue alors que des soldats français et des Casques bleus engagés en Centrafrique sont soupçonnés d'abus sexuels pour lesquels trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes à Paris. "S'il y a des responsabilités, il n'y aura pas d'impunité", a-t-il répété.

 

 

RCA: François Hollande tourne la page Sangaris

 

Par RFI  14-05-2016 Modifié le 14-05-2016 à 08:20

 

Avant de se rendre au sommet anti-Boko Haram à Abuja (Nigeria), François Hollande a fait une brève halte en Centrafrique pour clore la mission militaire française Sangaris. Le chef de l'Etat s'est également rendu dans le dernier secteur musulman de la capitale.

 

« Ne partez pas! », a lancé ce vendredi une mère de famille musulmane à Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense. C'était pendant la visite de François Hollande au KM5, le dernier quartier de Bangui où vivent encore des musulmans.

 

De fait, les soldats français ne vont pas tous partir. Certes, Sangaris, c'est fini, François Hollande l'a annoncé officiellement hier soir, et cela lui permet de dire que l'armée française ne s'est pas enlisée en Centrafrique.

 

Mais en réalité, quelque 500 soldats français vont continuer de stationner à Bangui. Une centaine dans le dispositif européen de formation de la nouvelle armée centrafricaine ; une centaine d'autres dans la conduite des futurs drones de la Minusca ; et surtout, quelque 300 autres à l'aéroport de Bangui-Mpoko, comme embryon d'une force de réaction rapide qui ne dit pas son nom.

 

On savait que les Français n'étaient pas là pour rester indéfiniment [...] Je regrette simplement que l'armée centrafricaine, les Faca que nous appelons de nos veux n'aient pas été suffisamment restructurées pour que le départ de Sangaris correspondent à leur montée en puissance.

 

Abdou Karim Meckassoua donne son opinion sur le retrait de Sangaris

 

14-05-2016

 

Hier, lors d'un point de presse avec son homologue centrafricain Faustin-Archange

 

 

François Hollande: «l'élection peut servir de référence en Afrique»

 

14-05-2016 - Par RFI

 

Touadéra, le chef de l'Etat français a tenu à rappeler que les dernières élections en Centrafrique se sont déroulées dans des « conditions exemplaires » et que cela « s'est produit ailleurs en Afrique, mais pas partout », une allusion sans doute au dernier scrutin au Tchad et au Congo-Brazzaville.

 

De son côté, Faustin-Archange Touadéra a remercié la France pour son engagement en RCA et s'engage à poursuivre ses efforts pour mettre en oeuvre le programme de désarmement DDR, « clé de voûte de notre relèvement, condition sine qua non du retour à la paix et de l'engagement du pays vers la voie du développement », a dit . Touadéra. « Je l'ai compris et j'y travaille sans relâche », a-t-il affirmé, avant de saluer « le leadership » de son visiteur.

 

 

Hollande fait une brève visite en Centrafrique, rassurant du soutien de la France pour le retour à la paix

 

YAOUNDE, 13 mai (Xinhua) -- Le président français François Hollande est arrivé vendredi après-midi à Bangui pour une brève visite en Centrafrique.

 

C'est la première fois depuis l'accession au pouvoir de Faustin Archange Touadéra fin mars et la troisième depuis 2013 que M. Hollande s'est rendu en Centrafrique.

 

Il a visité le quartier PK5, ex-épicentre des violences intercommunautaires dans la capitale centrafricaine, et rassuré du soutien de la France pour le retour à la paix dans ce pays.

 

En route pour Abuja (Nigeria) où il prendra part à un sommet sur la lutte contre Boko Haram aux côtés de ses pairs de la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT) samedi et dimanche, le chef de l'Etat français a salué l'engagement du nouveau président centrafricain et son gouvernement pour la normalisation nécessaire pour relancer l'économie nationale, après plus de deux ans de crise grave.

 

Ce défi implique le désarmement des groupes armés dont les ex-rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas, les deux principaux protagonistes de cette crise due à la chute du régime de François Bozizé en mars 2013, un dossier crucial pour lequel le pouvoir de Bangui, qui hérite d'une situation délicate caractérisée par une sécheresse financière pour les caisses de l'Etat, sollicite l'aide de la France.

 

"Le processus de désarment, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) est enclenché sur tout le territoire national et les responsables des groupes armés que j'ai reçus m'ont tous donné leur accord de déposer les armes afin de revenir dans la vie civile et active pour le développement de la RCA", a notamment souligné Faustin Archange Touadéra lors de l'accueil de son homologue.

 

Ex-puissance coloniale, la France dispose des décennies à Bangui d'une base militaire, renforcée par le déploiement sous mandat onusien en décembre 2013 d'une opération dénommée Sangaris, dans le but d'aider à mettre fin aux violences, en appui de la Mission d'intervention sous conduite africaine (MISCA) alors opérationnalisée par l'Union africaine (UA).

 

François Hollande, présent à Bangui pour quelques heures entre le milieu de l'après-midi et le début de soirée, a réitéré la décision de retrait de cette force, (aujourd'hui visée par des accusations d'abus sexuels concernant certains de ses soldats) avant la fin de l'année en cours, sans rupture cependant de la présence militaire française dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale.

 

Avec l'arrivée aux affaires de Faustin Archange Touadéra, le pouvoir français, qui voit d'un mauvais œil la montée en puissance de la Chine dans ce pays comme ailleurs dans son ex-pré carré africain, entend reprendre sa place de partenaire principal de la Centrafrique.

 

C'est à l'évidence le sens donné à la visite effectuée par le nouveau président en avril à Paris, où il avait été reçu par son homologue pour un entretien en tête-à-tête à l'Elysée.

 

Suite au coup de force de 2013 de l'ex-coalition rebelle de la Séléka et la mise au ban de la Centrafrique de la communauté internationale, la coopération bilatérale entre les deux pays avait été réduite à un niveau faible.

 

"La France, à travers l'Agence française de développement, est en train de financer un projet coutant 75 millions d'euros en Centrafrique pour soutenir l'éducation, la santé, l'agriculture ainsi que les travaux à haute intensité de main d'œuvre dans le but de créer de l'emploi sur tout le territoire centrafricain au lendemain cette grande crise", a souligné M. Hollande.

 

 

François Hollande décoré à la dignité de Grand-croix dans l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine

 

APA  13/05/2016 à 20:38 UTC 

 

Faustin Archange Touadéra a décoré ce vendredi soir le Président Français François Hollande dans la plus haute distinction honorifique du pays à savoir la dignité de Grand-croix dans l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine.

 

Dans son allocution, le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra a rendu une profonde gratitude à la France pour ses appuis qui ont permis à la Centrafrique de s’engager pour son relèvement.

 

Il a aussi loué les liens qui unissent les deux pays et relevé que la France reste le premier partenaire bilatéral de la RCA en déboursant depuis 2014 plus de 70 millions d’euros en faveur de ce pays.

 

Le Président centrafricain a demandé à son homologue Français de soutenir son programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion qui reste la clé de voute de relèvement de la RCA.

 

Il a dit compter sur François Hollande pour l’aider à réhabiliter les bases de l’économie pour créer la croissance.

 

C’est en compagnie du Président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua que les deux Chefs d’Etat ont visité l’Institut Pasteur de Bangui et le quartier Km5 habité en majorité par des musulmans de Centrafrique.

 

Copyright : © APA

 

 

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 16:15
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : De nouveaux combattants de l’ex-Séléka entrent dans la ville de Paoua

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 13 MAI 2016

 

PAOUA, 13 Mai 2016(RJDH)—Un autre groupe d’éléments d’ex-Séléka est arrivé dans la ville de Paoua, le mercredi dernier. L’entrée de ces hommes armés a paniqué la population qui a aujourd’hui réduit ses activités.

 

Ces hommes armés, selon les informations du RJDH sont entrés dans la ville à bord de plusieurs motos. De sources locales, ils sont une vingtaine. Une autorité contactée a confirmé l’information en précisant que ces combattants ont tenté de voler des motos dans la vile, « depuis qu’ils sont entrés ici, nous sommes informés de plusieurs tentatives de vol de motos perpétrées par ces combattants. Mais la jeunesse s’y est toujours opposée » a expliqué cette source.

 

Une autorité locale a confié au RJDH que ces ex-Séléka sont visibles dans la ville avec leurs armes « ils sont partout dans la ville avec des armes sans la réaction des forces onusiennes » note t-il.

 

Ce nouveau groupe d’ex combattants Séléka est entré dans la ville de Paoua deux semaines après l’arrivée d’un autre groupe toujours présent dans cette ville.

 

De sources concordantes, les casques bleus n’ont pas réagi depuis l’arrivée de ces deux groupes qui se sont rassemblés. Les informations du RJDH font état d’une éventuelle manifestation des jeunes de la ville pour dénoncer l’inaction des soldats onusiens « les jeunes ont voulu organisé une marche afin de dénoncer la passivité des casques bleus et surtout réclamer le désarmement de ces hommes en armes mais les autorités leur ont demandé d’attendre » a confié une source bien informée.

 

Les hommes armés dont la présence est signalée depuis deux semaines à Paoua seraient des combattants du MPC du chef rebelle Alkhatime.

 

 

Ndélé : La population s’insurge contre la présence des éléments du MPC d’Alkatime

 

 http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 13 MAI 2016

 

NDELE, 13 Mai (RJDH)—Les habitants de Ndélé se sont opposés à la présence des combattants du MPC, une des branches de l’ex-Séléka dirigée par le chef rebelle Alkatime. Un rassemblement a eu lieu ce matin à cet effet au domicile du sultan de la région.  

 

L’information est confirmée au RJDH par plusieurs sources locales jointes dans la ville. Selon les habitants interrogés, cette réaction fait suite à de nombreux cas d’exactions attribués aux éléments de ce mouvement armés présents dans la ville depuis quelques jours « nous nous sommes mobilisés pour dire non à la présence de ces hommes armés. C’est pour cela que nous avons décidé de rencontrer le sultan afin qu’il pèse de son poids pour que ces combattants quittent la ville » a confié une source locale.

 

Une source indépendante a confirmé les faits en ces termes « la population s’est effectivement rendue ce matin au domicile du sultan à qui elle a exigé le départ des combattants qui sont entrés dans la ville. Les manifestants se disent prêts à tout si ces rebelles ne partent pas dans la journée » a confié un humanitaire joint ce matin à Ndélé.

 

Pour le sultan de Ndélé joint par le RJDH, l’affaire oppose deux mouvements qui disposent des éléments dans la ville.« L’affaire oppose les éléments du FPRC de Nouredine Adam à ceux du MPC de Alkatime » précise le notable avant d’annoncer être en négociation avec les deux parties « nous sommes en ce moment en pourparler pour décompter la situation » a-t-il promis.

 

« Ce sont les éléments du FPRC qui réclament le départ de ceux du MPC qui sont arrivés suite au massacre de certains d’entre eux. Aujourd’hui, ils réclament de la population vingt million de franc CFA » a indiqué le sultan.

 

Cette situation a paralysé la ville de Ndélé depuis ce matin.

 

 

Centrafrique : Le Pr. Gaston Nguerekata accuse de corruption le nouveau président de l’Assemblée Nationale

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 13 MAI 2016

 

BANGUI, 13 mai 2016—Dans une interview accordée au RJDH, Gaston Nguerekata, président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) a accusé le nouveau président de l’Assemblée Nationale de corruption. Pour ce leader politique, l’élection du bureau du nouveau parlement présidé par Karim Meckassoua est émaillée de corruption.

 

Gaston Nguerekata ne passe pas par le dos de la cuillère pour accuser le nouveau président de l’Assemblée Nationale « vous me parlez de soupçons de corruption mais moi, je vous dis qu’il y a eu corruption avant et pendant l’élection du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale. Karim Meckassoua a donné de l’argent à un de mes députés pour m’abandonner afin de le suivre, c’est de la corruption. Il y  a eu aussi des rencontres dans des restaurants de Bangui où de l’argent a été distribué aux députés à qui promesse de voiture a été faite » a déclaré le président du PARC sur un ton ferme.

 

Cette attitude est intolérable pour Gaston Nguerekata qui pense que les auteurs méritent d’être sanctionnés « ces faits sont déshonorants pour un pays qui renoue avec la démocratie. Il faut punir les coupables pour corriger ces genres de comportements » propose t-il.

 

Le professeur Gaston Nguerekata a aussi condamné la sous représentativité des femmes dans le bureau du nouveau parlement « il n’y a qu’une seule femme parmi les onze membres du bureau. C’est regrettable. C’est la preuve que la question du genre n’a pas encore pris dans ce pays et il faut continuer à travailler dans ce sens pour que les femmes soient autant représentées dans nos institutions que les hommes » indique ce dernier.

 

Le président du PARC se dit prêt à soutenir les efforts de la reconstruction du pays « je suis là à Bangui pour essentiellement animer la vie politique en tant que leader d’une formation politique. Mais si le président me demande d’apporter ma contribution, je pense qu’on pourra en discuter » annonce t-il.

 

Le professeur Gaston Nguerekata est l’un des candidats malheureux à soutenir Faustin Archange Touadéra au second tour de la présidentielle. Son parti le PARC compte aujourd’hui quatre députés à l’Assemblée Nationale qui est composée de cent quarante honorables.

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 15:48
Centrafrique : « La France doit continuer à être engagée »

 

 

http://www.la-croix.com/  Recueilli par Pierre Cochez, le 13/05/2016 à 14h58

 

François Hollande se rend le vendredi 13 mai en Centrafrique, avant de participer samedi 14 mai à un sommet au Nigeria consacré à la lutte contre Boko Haram.

 

Trois questions à Bénédicte Jeannerod, directrice du bureau de Paris de Human Rights Watch (HRW).

 

La Croix : Dans quel contexte se situe la visite du président français à Bangui ?

 

Bénédicte Jeannerod : Depuis le début de l’année, le climat en Centrafrique est à l’apaisement. C’est évident. L’élection du président Touadéra a été acceptée par l’immense majorité de la population et ses premiers pas ont été bien accueillis. La sécurité des Centrafricains s’est améliorée. Mais cette situation reste extrêmement fragile et la République centrafricaine a besoin de ses appuis internationaux pour se relever. Dans ce contexte, la France doit continuer à être engagée aux côtés de son partenaire. Le retrait annoncé de la force française Sangaris ne doit pas être une forme d’abandon.

 

Faut-il tirer un trait sur les violences ?

 

B. J. : La visite de François Hollande doit permettre d’affirmer un soutien financier concret à la lutte contre l’impunité de ceux qui ont perpétré des violences depuis le début de la crise centrafricaine. Pour l’instant, aucun d’entre eux n’a été poursuivi.

 

Le gouvernement de transition avait mis en place une cour pénale spéciale de justice. Elle est censée s’emparer de la lutte contre l’impunité et poursuivre les responsables d’exactions. C’est un outil fragile qui demande des moyens que la France peut apporter. Identifier les coupables de violence et les juger est un facteur de stabilité pour le pays. Cela permettra d’éviter de trop grandes frustrations. Cette lutte contre l’impunité va demander beaucoup de courage de la part des hommes politiques. Nous les soutiendrons et nous interpellerons les autorités si elles ne sont pas assez proactives.

 

Nous attendons aussi du président français qu’il aborde les allégations de violences sexuelles proférées à l’encontre des forces de maintien de la paix, y compris à l’encontre de militaires de Sangaris. Les soldats de maintien de la paix ne sont pas au-dessus des lois. François Hollande doit donner des informations sur les investigations en cours menées par la justice française à ce sujet. Les accusations sont très graves et elles alimentent la défiance des Centrafricains.

 

Quels sont les autres défis pour l’avenir proche ?

 

B. J. : Il est nécessaire d’aider les populations qui ont fui à revenir chez elles. C’est le cas, en particulier, pour les musulmans qui se sont souvent réfugiés à l’extérieur du pays. On estime aujourd’hui que près de 500 000 personnes ont fui la Centrafrique. Près de 500 000 autres personnes ont été obligées par les violences à se déplacer à l’intérieur du pays. Une bonne gestion des retours des populations est essentielle à la stabilité du pays.

 

Recueilli par Pierre Cochez

 

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 15:22
Programme des obsèques d'André FOKY DOUNGOUMA

 

 

 

01/05/1948- 09/05/2016

 

 

L’épouse, les enfants, les neveux,  les nièces et les petits-enfants ont la tristesse de vous faire part du décès de Monsieur André FOKY DOUNGOUMA dit « FOX », survenu le lundi 9 mai 2016 à 13h42 à l’Hôpital de Jossigny sur Marne (77600).

 

Ci-dessous le programme de ses obsèques mardi 17 mai 2016 :

 

  • 11h00-12h00 :   Levée de corps à la chambre mortuaire de l’Hôpital de Jossigny sur Marne   2-4, Cours de la Gondoire.

 

  • 14h00-15h00 :   Messe de bénédiction à l’Eglise de Torcy-Place de l’Eglise.

     

  • 15h30 :    Inhumation au Cimetière- Chemin de la messe de Torcy.

 

  • 16h00 :   Partage d’un pot de l’amitié Salle Remise aux Fraises 
  •  
  •                               Cours de l’Arche Guédon 77186 Noisiel.

 

 

          Contact : Marina  07 52 64 45 20/ Tito 06 67 44 10 37

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 14:01

 

 

http://rmc.bfmtv.com/   

 

François Hollande se rend vendredi en Centrafrique, où la France entend désormais soutenir la reconstruction du pays au moment où l'opération militaire française Sangaris touche à sa fin. Pour autant, sur place, la situation n'est pas encore entièrement stabilisée.

 

François Hollande est en visite en Centrafrique ce vendredi, reçu par le nouveau président centrafricain Faustin Archange Touadéra, élu en février. Le président en profitera pour se rendre au camp de Sangaris, la force française sur place. A quelques mois du départ des troupes, prévu pour décembre, le chef de l'Etat entend soutenir la paix et la stabilisation du pays mais il souhaite aussi s’intéresser à sa reconstruction.

 

"Aujourd'hui ça va mieux dans le sens où nous avons connu le pire. Grâce au concours de la France, les choses se sont améliorées, salue Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui. Dans Bangui, on voit que les gens sont apaisés, les visages ne sont plus tendus. Mais à l'intérieur du pays, beaucoup reste à faire car tous ceux qui ont pris les armes se sont réfugiés dans ces lieux. Les populations sont donc encore confrontées à des moments d'inquiétude". Et d'estimer que "l'urgence est de former l'armée centrafricaine pour qu'elle puisse prendre la relève".

 

"Il y en a pour des années"

 

De son côté, le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies, considère que la France ne va pas pouvoir se retirer du pays facilement. "On a arrangé la situation mais il ne faut pas s'imaginer que tout s'arrange si facilement. Il y en a pour des années, souligne-t-il. La France a annoncé le départ de Sangaris pour la fin de l'année parce que la France a d'autres soucis de sécurité interne mais il n'est pas impossible que le président Touadéra demande le maintien des forces françaises pour un temps un peu plus long".

 

Selon lui, "cela dépendra de ce qui va se passer entre maintenant et la fin de l'année. Si des pics de violence venaient à survenir, je pense que la France sera contrainte de laisser des éléments de sécurité en place". Roland Marchal, chercheur au CNRS et spécialiste Afrique et Centrafrique, considère, quant à lui, que partir dès le mois de décembre est une erreur. "La politique française, soutenue par la communauté internationale, a été d'avoir des élections le plus vite possible. Le président français va donc pouvoir s'auto-congratuler sur ce choix. Mais tout ce qui relève de la réconciliation a été laissé en plan", tance-t-il

 

"Il risque d'y avoir des troubles en province"

 

Pourtant, il considère qu'il s'agit "d'un dossier très sensible car il n'est pas du tout impossible que les mouvements armés, d'un côté ou de l'autre, essaient de montrer leurs muscles voire de mener quelques attaques". Même si Roland Marchal "ne pense pas que l'on soit à l'aube d'une grande offensive sur Bangui", néanmoins il estime "qu'il risque d'y avoir des troubles en province".

 

Pour rappel, actuellement 650 soldats français sont sur place, contre 2.000 au plus fort de la crise. A terme, les forces françaises doivent être redéployées au sein de la force onusienne de la Minusca, et dans la Mission européenne EUTM dédiée à la formation de l'armée centrafricaine.

 

Par Maxime Ricard avec Jamila Zeghoudi

Désengagement de Sangaris en Centrafrique: "Tout ce qui relève de la réconciliation a été laissé en plan"
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 13:45

 

 

http://lematin.ma/  ,MAP* LE MATIN  13 May 2016 - 08:25

 

En vertu de cet accord, l’OFPPT s’engage à apporter son assistance technique à l’ACFPE pour la mise à niveau du dispositif de formation professionnelle Centrafricain, à travers l’appui à l’ingénierie de formation initiale et continue et l’accompagnement des programmes de formation, ainsi que la formation des formateurs et du personnel technico-pédagogique.

 

L'appui de l’OFPPT concerne également le renforcement du quota annuel pour l’accueil des stagiaires centrafricains, le développement de la formation par alternance et par unités mobiles ainsi que l’échange d’expertises, de documentation et d’études ayant trait à l’enseignement technique et à la formation professionnelle.

 

Les deux parties ont également convenu de prospecter conjointement des sources de financement, auprès de bailleurs de fonds internationaux, tels que la Banque islamique de développement, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement et ce, en vue d’accompagner la réalisation des projets de coopération identifiés.

 

Intervenant à cette occasion, le ministre centrafricain de la Fonction publique, de la Modernisation, de l’Emploi et de la Protection sociale, Moussa Abdoulaye, a qualifié cette convention-cadre de partenariat de «très importante» dans le mesure où elle représente un point de départ pour plusieurs jeunes centrafricains sans emploi. 

 

Pour sa part, Said Slaoui, directeur général par intérim et directeur des ressources humaines de l’OFPPT, a assuré le ministre centrafricain de la disposition de l’OFPPT à accompagner le développement du dispositif de formation de son pays en apportant l’assistance nécessaire, notant que les relations de coopération entre l’OFPPT et la République Centrafricaine connaissent un nouvel élan à la faveur de la dynamique de coopération Sud-Sud impulsée par S.M. le Roi Mohammed VI.

 

Le ministre centrafricain et la délégation l’accompagnant procéderont, au cours de leur séjour au Royaume, à la visite d’établissements sectoriels de l’OFPPT pour s’informer de l’expertise cumulée au fil des ans par l’office. 

 

Il s’agit de l’Institut spécialisé dans les métiers de l’aéronautique et de la logistique aéroportuaire (ISMALA) et de l’Ecole Mohammed VI de formation dans les métiers du BTP de Settat (EMFMBTP).

 

Depuis 2005, les établissements de formation l’OFPPT ont accueilli plus de 130 stagiaires centrafricains en formation initiale.

 

http://lematin.ma/journal/2016/la-cooperation-maroco-centrafricaine-se-renforce/247222.html#sthash.PsVwXitH.dpuf

Formation professionnelle : La coopération maroco-centrafricaine se renforce
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 13:40

 

 

Le Citoyen n° 4802 du 09 mai 2016

 

Décidemment en Centrafrique, le pouvoir n’est plus qu’une simple marchandise que se disputent les plus offrants, non pas en paroles, mais en espèces sonnantes et trébuchantes, pardi !

 

En effet, au pays de Boganda aujourd’hui, la démocratie ne marche plus avec les idées et les projets de société, mais avec l’argent et le pain. On dit que vous devez savoir « couper le pain », si vous voulez gagner les élections dans ce pays. C’est comme cela que les choses fonctionnent dans une société où dominent la faim et la misère, et où les hommes et les femmes n’existent qu’à partir du ventre en descendant. Mais les choses ne semblent pourtant pas s’être déroulées de cette manière pour l’élection de Faustin Archange Touadéra à la tête du pays, heureusement. C'est sûrement l’exception qui confirme la règle !

 

Mais il semble que la règle de fraction et de la distribution du pain s’impose de plus en plus partout dans le pays, jusque dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, ce heut lieu de la démocratie et rempart de l’éthique politique.

 

L’achat des consciences et la corruption ont bien fait irruption dans la salle de réunion des élus du peuple . Catastrophe !

 

Les choses ont commencé avec le rassemblement d’un grand nombre de députés autour d’un des leurs pour un repas dans un restaurant de la place. La presse a été aussi conviée. Au cours de ce repas, le député hôte ne s’est pas accommodé de la moindre économie de promesses à l’endroit de ses collègues. Voiture, argent, moyens de communication et autres facilités, objets de rêve de tout élu du peuple digne de ce nom, ont été miroités. Une enveloppe de cent mille francs CFA a même été remise à chacun des convives pour le transport à la fin du banquet.

 

Une dernière retrouvaille aurait eu lieu avant la tenue de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, au cours de laquelle des clés de voitures auraient été remises et des engagements pris en présence de notaires. Un bureau de l’honorable institution aurait été soumis à cette occasion qui serait exactement celui qui a été élu le vendredi 6 mai 2016, avec Abdou Karim Meckassoua au perchoir, Aurélien Simplice Zingas comme 1er vice-président et Timoléon Baikoua, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale.

 

Bien naïf est celui qui reste médusé en apprenant que le député Abdou Karim Meckassoua a emprunté un tel chemin pour s’installer au perchoir, lui qui a toujours été présenté comme une personnalité compétente et intègre, sachant se lacer au-dessus de la mêlée. En vérité, de nombreux Centrafricains ont préféré fermer les yeux sur la méthode, en se disant qu’après tout, la fin justifie les moyens et qu’il vaut mieux celui-là au perchoir qu’un autre dont la présence à ce poste aurait posé d’autres problèmes bien plus complexes, Meckassoua est l’un de ceux qui étaient bien vus au perchoir. Mais il n’empêche qu’il a grandement terni son aura en se servant de la vulnérabilité de ses concitoyens, vulnérabilité qui a mis en lumière le danger qui guette la République et la démocratie.

 

En effet, avec ce qui vient de se passer avec l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, les Centrafricains viennent de donner la preuve qu’ils peuvent tout vendre y compris leur âme, au plus offrant. Des députés dont le travail consiste à voter des lois, viennent de donner la preuve que même de slois scélérates pourront être votées, pourvu que des enveloppes circulent suivant la trajectoire qui convient.

 

Le vrai danger qu’il faut attaquer avec la dernière énergie, ce sont ces pratiques fortement mortifères pour la liberté, la démocratie et la République qui ont pour noms corruption et achat de conscience. Ce qui est sûr, il est impossible de construire l’avenir d’un pays avec de telles pratiques.

 

F. Kamondo

Lu pour vous : Le perchoir vendu aux enchères, Abdou Karim Meckassoua enlève la marchandise
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 13:34

 

 

12h13, le 13 mai 2016, modifié à 13h06, le 13 mai 2016

 

François Hollande est en visite à Bangui, la capitale de la Centrafrique, vendredi 13 mai. Il actera la fin de la mission de maintien de la paix Sangaris d'ici décembre. 

 

La Centrafrique sort peu à peu du chaos. Pour saluer ces progrès, François Hollande se rend vendredi 13 mai à Bangui, la capitale du pays.

 

Fin de l'opération Sangaris. Alors que la reconstruction du pays démarre, l'opération de maintien de la paix française Sangaris, elle, touche à sa fin. François Hollande profitera de ce déplacement pour acter la dernière phase du désengagement militaire de la France. L'opération Sangaris s'achèvera définitivement d'ici décembre 2016. 

 

La France restera présente. Mais le soutien de la France ne disparaît pas complètement pour autant. Quelque 250 soldats resteront sur place contre les 600 militaires actuellement présents dans le pays. Certains d'entre eux auront pour mission de former des forces centrafricaines. Les autres intégreront la mission de l'ONU dans le pays. La France devrait également fournir des renseignements aux Nations unies, en déployant cinq drones de surveillance en Centrafrique d'ici l'année prochaine. 

 

Une situation apaisée. C'était la mission principale de l'opération Sangaris : les violences communautaires entre chrétiens et musulmans qui frappaient le pays depuis 2013 sont aujourd'hui apaisées. La stabilité politique est également revenue : en mars 2016, Faustin-Archange Touadéra a été élu président à 63 % des voix.

 

 

RCA: pourquoi François Hollande se rend-t-il en visite à Bangui?

 

Par RFI  13-05-2016 Modifié le 13-05-2016 à 09:35

 

Le président français est attendu en Centrafrique vendredi 13 mai en début d'après-midi. François Hollande n'y restera que quelques heures avant de se rendre le soir même à Abuja pour participer samedi au sommet sur la sécurité en Afrique de l'Ouest. A l'occasion de son troisième déplacement à Bangui, il entend solder l'opération Sangaris.

 

Une transition de deux ans, puis une présidentielle transparente... Aujourd'hui, la Centrafrique est sur de bons rails. C'est du moins ce que veut croire François Hollande. C'est l’une des raisons de sa visite ce vendredi.

 

Au plus fort de la guerre civile entre milices Seleka et anti-Balaka, il y avait quelque 2000 soldats français dans ce pays. Aujourd'hui, il n'en reste que 650.

 

L'objectif de François Hollande est que l'opération militaire Sangaris, débutée en décembre 2013, se termine dans les prochains mois. Si tout va bien, à la fin de l'année, il ne restera que 100 ou 200 soldats français. Les uns formeront la nouvelle armée centrafricaine, et les autres piloteront peut-être à distance les futurs drones armés de la Minusca.

 

Cet après-midi, pour mieux se convaincre que la guerre civile est terminée, les deux présidents, le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra et le Français François Hollande, vont visiter le PK5, cette enclave musulmane, à l'intérieur de Bangui, où les habitants commencent à rentrer chez eux.

 

En fait, en revenant à Bangui, un an avant la fin de son quinquennat, François Hollande veut prouver qu'il est capable de terminer une guerre. Si l'opération Barkhane s'installe dans la durée, l'opération Sangaris touche à sa fin. Le message est politique. Le chef de l'Etat français entend montrer qu'il n'est pas seulement le « gendarme de l'Afrique ».

 

La France restera engagée politiquement pour soutenir le pays dans la phase qui s'ouvre, celle de la réconciliation, de la sécurité et du développement. La tâche est immense...

 

Harlem Désir: la France restera aux côtés de la RCA

 

13-05-2016 - Par RFI

 

Centrafrique : Hollande va annoncer officiellement la fin de la mission Sangaris
Centrafrique : Hollande va annoncer officiellement la fin de la mission Sangaris
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 13:26
L'élection du PAN fait encore couler de l'encre

 

Lu pour vous : L’Assemblée nationale devra être dissoute pour cause de forfaiture morale des « Députés majoritaires »

 

Medias Plus n° 1436 du 09 mai 2016

 

Corruption active et passive des députés à une grande échelle ; ingérence intempestive de l’Exécutif et du corps diplomatique dans la procédure de désignation du président de l’institution ; intention manifeste de confessionnalisation de la fonction du président de l’Assemblée nationale par la majorité de parlementaire en violation de la Constitution et des recommandations du Forum national de Bangui ; tels sont les quelques griefs que la population centrafricaine porte à l’encontre des députés qui viennent à peine de prendre fonction mais qui ont trahi. Preuve

 

En ce qui concerne notamment la qualité morale des personnalités appelées à représenter le peuple et les institutions de la République, c’est le vœu de tous les Centrafricains de l’arrière-pays qui ont suivi les tractations ayant conduit à la mise en place du Bureau de la nouvelle assemblée nationale.

 

De sources concordantes, presque tous les candidats au poste de président de l’ Assemblée nationale ont « mouillé la gorge » des députés avec de l’eau fraîche de l’Hôtel Ledger Plaza, l’hôtel Oubangui, Bar Restaurant Kanakou, l’hôtel Somba, National Hôtel ou encore de leurs propres salons, accompagné de billets craquants de la BEAC comme il en a été le cas chez Kanakou avec le présidentiable Martin Ziguélé ou au National Hôtel avec Augustin Agou, et que sais-je encore.

 

Se comportant en véritables cupides et chercher à manger, la majorité des députés couraient ça et là derrière les candidats au perchoir de l’Assemblée nationale comme des filles de plaisir, pour offrir leurs services, non sans demander et recevoir quelques sommes d’argent. Même des députés des partis politiques qui ont présenté un candidat à la présidence de l’Assemblée nationale se sont prêtés à ce jeu honteux et immoral d’objet de corruption facile. C’est sans état d’âme qu’ils ont pris l’argent de presque tous les candidats à la présidence de l’Assemblée nationale.

 

D’où ces questions de simple bon sens qui s’imposent :

 

Comment des députés corrupteurs et corrompus pourront-ils contrôler et dénoncer les ministres et fonctionnaires corrupteurs et corrompus ?

 

Auront-ils le courage de dénoncer publiquement les auteurs et complices d’acte de corruption dans l’administration publique, la magistrature, les entreprises et sociétés publiques et privées ?

 

Auront-ils le courage de lever le petit doigt pour indexer et ouvrir la bouche pour dénoncer nommément les corrupteurs et les corrompus de la République ? Que non !

 

Ce qui s’est passé à partir du jeudi soir du 05 mai jusqu’au 06 mai à 11 heures dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale est révélateur de la légèreté comportementale et la bassesse morale de quelques hommes et femmes pourtant appelés « Honorables ». Mais le sont-ils encore avec leurs comportements déshonorants qui leur ont fait perdre toute crédibilité et tout honneur ?

 

En effet, s’il y a des gens dans ce pays qui devraient faire preuve d’un sens élevé de l’honneur, d’une moralité irréprochable et d’une rigueur et intégrité exemplaires, c’est bien et avant tout les élus du peuple que sont le président de la République, chef de l’état, les députés, les sénateurs et maires élus, et les agents de l’état investis d’une haute mission publique et honorable que sont les magistrats, les médecins et paramédicaux, les gendarmes, militaires et policiers, les diplomates et les enseignants. La noblesse de leurs métiers et de leurs corps leur exige d’avoir des saines et saintes attitudes, et de poser des actes qui sont loin d’être des scandales.

 

Si le député se fait corrompre pour faire accéder quelqu’un à une haute fonction publique élective ou nominative, comment pourra-t-il d’ici demain dénoncer les actes de corruption et autres infractions ou délits que pourraient commettre la personne qu’ils ont élevée ? Telle est la question

 

Par ailleurs, si la communauté internationale elle-même qui se fait le gendarme mondial de l’éthique publique, de la bonne gouvernance, de la démocratie et de la justice, s’ingère dans les affaires intérieures d’une institution autonome et démocratique comme l’ Assemblée nationale en prenant fait et cause pour les corrompus et les corrupteurs, en se rangeant du côté de la forfaiture morale au point d’œuvrer pour la confessionnalisation d’une fonction publique élective, au point de menacer le pays de sanction financière au cas où un musulman ne serait pas le président de l’ Assemblée nationale d’un pays pourtant laïc, indivisible, unitaire et démocratique (cf. article 24 alinéa 3 de la Constitution centrafricaine du 30 mars 2016), l’on est en droit de penser et dire tout haut que le vaste complot international ourdi contre le peuple centrafricain avec la complicité du terrorisme occidental est loin de connaître un épilogue. Car le scénario pour l’imposition à coût d’argent et de menaces du député mal élu Abdou Karim Meckassoua à la présidence de l’Assemblée nationale a connu les étapes suivantes :

 

Acte 1 : invalidation par la Cour constitutionnelle de transition, des résultats des élections législatives du 30 décembre 2015 sur toute l’étendue du territoire national afin de donner une nouvelle chance à Abdou Karim Meckassoua (qui a été pourtant battu par un candidat chrétien dans les urnes de la 2è circonscription du 3è arrondissement de Bangui communément appelée « enclave musulmane du Km 5 ». On aurait compris dès lors  que c’est à cause du fameux candidat de la communauté internationale dont l’impopularité déjà dans ce que les gens appellent son fief est connue et sa grave impopularité nationale révélée (avec 2,74 % de voix seulement) que les élections législatives du 30 décembre 2015 ont été annulées. Un monstre froid, capable de sacrifier toute une nation, toute une population et tout un peuple pour faire plaisir à un seul individu : tel est le vrai visage de la fameuse communauté internationale.

 

Acte 2 : Le candidat Meckassoua, contre la volonté populaire et la vérité des urnes, a été proclamé élu député de sa circonscription dès le premier tour avec 39 voix seulement par la Cour constitutionnelle de transition qui, pour parvenir à cette fin, a procédé à l’invalidation de la quasi-totalité des bureaux de vote où Meckassoua a été proprement battu par son challenger Lazare Ndjadder. D’où la bonne question qui est celle de savoir : comment quelqu’un proclamé élu député avec moins de (50) voix obtenues peut-il être préféré aux députés qui ont obtenu plus de cinq mille (5000) voix voire 7.000 et 8.000 voix et ce, sans parti pris de la haute juridiction ? Cette question pèse et pèsera lourdement sur la conscience de tous les Centrafricains qui se sont compromis dans la proclamation des résultats des élections marquant la fin de la transition en Centrafrique, qu’ils soient de la Cour constitutionnelle de transition, de l’Autorité nationale des élections (ANE), des administrations préfectorales, sous-préfectorales, municipales et autres.

 

Acte 3 : Corruption et ingérence de l’Exécutif dans la victoire de Meckassoua. Ce n’est un secret pour personne et sans faire l’avocat du diable, que le jeudi 05 mai 2016 c’est-à-dire la veille de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale et ce jusqu’à 19 heures, ce sont les députés Martin Ziguélé du MLPC et l’indépendant Jean Symphorien Mapenzi qui étaient bien partis pour le perchoir de l’Assemblée nationale, avec une nette avance et une chance réelle pour le candidat des partis politiques Martin Ziguélé. Mais c’est à partir de 20 heures que les données ont commencé à changer notamment avec l’entrée en scène de la plus haute autorité de l’Exécutif qui ont mis à contribution le candidat malheureux à la présidentielle Fidèle Gouandjika pour le sale boulot. C’est en ce moment que Meckassoua lui-même, assuré de ce soutien de l’Exécutif, va exploiter à fond la carte de la cohésion sociale en jouant sur sa confession musulmane, mais surtout en sortant des enveloppes pleines de billets de banque et la promesse de dotation des députés chacun d’un véhicule 4x4 BJ 80. Un député qui a requis le strict anonymat a déclaré avoir reçu un million cinq cent mille C FA (1.500.000) pour voter Meckassoua à la présidence de l’Assemblée nationale, et que le montant de l’argent de la corruption varierait entre 1.500.000 et 3.000.000 de F CFA. Quant aux véhicules BJ 80, ils viendraient du Qatar via le Congo B de Denis Sassou Nguesso, l’ami et parrain politique de Meckassoua dans la sous-région. Des véhicules en provenance du Qatar ? Voilà qui commence à devenir clair dans le projet d’islamisation de la République centrafricaine avec toutes les conséquences que les Centrafricains seront encore appelés à endurer.

 

Ainsi, à cause des députés corrompus, véritables traîtres de la Nation dont l’effectif officiel est de soixante cinq (65) mais quatre vingt deux (82) officieusement, les dix sept (17) autres ayant refusé de jouer le jeu de Meckassoua, quand bien même ils ont bouffé son argent. Ils sont déjà connus. Ainsi donc et de sources autorisées, Meckassoua aurait battu campagne dans la nuit du jeudi 05 à partir de 20 heures jusqu’à 06 heures du matin, avec des espèces sonnantes et trébuchantes et les promesses révélées ci-haut avec le soutien manifeste des plus hautes autorités de l’Exécutif.

 

Acte 4 : L’entrée effective en scène des ambassadeurs et représentants de plusieurs organisations internationales a été signalée le matin du vendredi 06 mai au siège de l’Assemblée nationale où, avant la phase décisive, certains responsables de partis politiques ont été reçus par lesdits hauts diplomates qui leurs auraient signifié sans détour que si ce n’est Meckassoua au perchoir de l’Assemblée nationale, la RCA n’aurait plus le soutien de la communauté internationale pour financer son économie et réaliser les projets sensibles tels que le DDRR, la RSS, le redéploiement de l’Administration dans l’arrière-pays, la restauration de l’autorité de l’Etat et la :  mise en route opérationnelle de la Cour pénale spéciale (CPS) pour mettre fin à l’impunité en Centrafrique.

 

Un tel chantage ne pouvait prospérer si ceux qui ont reçu le message n’étaient pas auparavant corrompus. Et pourtant, la communauté internationale avait mieux à faire ailleurs que de procéder à des menaces et intimidations pour obtenir ce que tout Centrafricain sait déjà, à savoir : l’accession du Nigérian-centrafricain Abdou Karim Meckassoua à la magistrature suprême de l’Etat centrafricain. N’ayant pu l’imposer comme premier ministre à cause de la résistance éprouvée de la cheffe d’état de transition de l’époque, Mme Catherine Samba-Panza, la fameuse communauté internationale vient de réussir à imposer Meckassoua comme le numéro 2 de la RCA afin de bien le préparer à être le numéro 1, tôt ou tard…

 

Acte 5 : Selon plusieurs députés témoins des faits, les dernières manœuvres électorales ont eu lieu dans la salle de vote lorsque ceux qui circulaient avec les paniers qui tenaient lieu d’urnes battaient ouvertement campagne pour le candidat Meckassoua en chuchotant aux députés à qui ils remettaient les bulletins de vote le nom de Meckassoua qui leur aurait promis véhicule gratuit et le reliquat de leurs enveloppes. « Reliquat de quelle enveloppe ? » s’est interrogé un député qui ne comprenait pas le sens de ce message codé qui lui était adressé. Quelle honte !

 

Quelle honte que de savoir que l’entrée en fonction des députés de l’actuelle législature s’est faite sur toile de fonds de corruption pour envoyer quelqu’un au perchoir de l’Assemblée !

 

 Quelle honte que de savoir ceux que nous appelons « Honorables » ont déshonoré la République par leur propension à la corruption et à l’intimidation, ce qui donne d’eux l’image des gens sans personnalité !

 

Quelle honte que de savoir que l’Assemblée nationale est remplie de gens déshonorables et de piètre moralité !

 

Quelle honte que de savoir que c’est un député mal élu avec de surcroît un score minable et ridicule (2,74%), qui est porté au perchoir de l’auguste représentation nationale !

 

Quelle honte que de savoir que la victoire de Meckassoua n’est rien d’autre que la victoire de la Séléka et des extrémistes musulmans du Km 5, de Bambari, de Kaga-Bandoro, de Bria, de Birao, pour ne citer que ceux-là, qui disaient que si le président de la République élu est un chrétien, le numéro 2 qui vient après lui dans le système politique devrait être obligatoirement un musulman, sinon partition… !

 

On le voit, la République vient encore une fois d’être trahie par ses propres fils, ces déshonorables prêts à tout brader pour préserver leurs seuls intérêts personnels égoïstes. L’acte de trahison est si grave que les centrafricains dans leur grande majorité ne demandent que la fin prématurée du mandat de l’actuelle Assemblée nationale. Beaucoup espèrent qu’elle n’ira pas au-delà de l’année 2016 pour ne pas provoquer des réactions populaires.

 

Par ailleurs, il est fort possible que la grande majorité des députés de l’actuelle législature ne soient plus élus en fin 2016 ou début 2017.

 

Affaire à suivre

 

Damoclès Diriwo

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