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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 21:00
La République rend hommage aux deux policiers tombés au front à Bambari

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 16 janvier 2019 14:53

 

Tombés sur le front à Bambari le 10 janvier 2019, l'heure est aux derniers hommages républicains. Le président de la République et les chefs des Institutions ont rendu ce 16 janvier un hommage aux policiers victimes de ce que le gouvernement a qualifié de "lâcheté".

L'émotion est lisible sur tous les fronts, mais derrière cette émotion c'est la détermination et le dévouement à l'arrivée des dépouilles des sous-brigadiers Muller Nguimalé et Thierry Jocelyn Kazeta engagés dans les unités d'interventions de la police,

 Les disparus ont été  distingués au grade de lieutenant à titre posthume. Au niveau de la police, le moral reste toujours haut pour faire face aux défis et à la préservation des symboles de l'Etat. C'est une organisation des criminelles qui ont organisé, planifié et coordonné leur opération pour s'attaquer au commissariat de police. La police fait partie des symboles de l'Etat. S'attaquer au symbole de l'Etat, on ne doit pas laisser cadeau. La riposte a été automatique, peu importe leur moyen et leur effectif, nous avons fait ce qu'il faut"  a soutenu d'un ton ferme colonel Bienvenu Zokoué, directeur général de la police centrafricaine.

Deux autres policiers blessés ont aussi rehaussé de leur présence la cérémonie. Alors que Bangui rend hommage aux policiers, Bambari théâtre des opérations retrouve progressivement la stabilité.

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 20:27
Obsèques de Hugues DOBOZENDI : Témoignage de Martin ZIGUELE Président du MLPC

 

TEMOIGNAGE DU CAMARADE MARTIN ZIGUELE PRESIDENT DU MLPC

 

A  L’OCCASION DES OBSEQUES DU CAMARADE HUGUES DOBOZENDI,

ANCIEN MINISTRE, ANCIEN PRESIDENT DE L’ASSEMBLE NATIONALE ET ANCIEN PRESIDENT DU MLPC

 

DECEDE A BANGUI LE 29 DECEMBRE 2018

 

 

Le Camarade, HUGUES DOBOZENDI que nous pleurons aujourd’hui était avec Feu Ange Félix PATASSE et d’autres constituaient en France ce qu’on appelait l’aile du MLPC de France.

        C’est à l’issue d’une réunion dans les locaux de la SICAGRI qui avait regroupé le Conseil Suprême du MLPC et la délégation de Paris conduite par le Camarade Ange Félix PATASSE que celui-ci a été désormais chargé de porter le flambeau de la lutte du MLPC qui avait été créé le 22 Février 1979 dans un contexte de lutte pour l’abolition de l’Empire et la restauration de la République  et de la démocratie. A l’époque cette idée était considérée comme folle, et la démarche suicidaire sous l’implacable dictature de BOKASSA.

        En effet, face à la dictature de BOKASSA dont le sommet avait été atteint avec son sacre comme Empereur de Centrafrique. Face aux massacres à grande échelle des étudiants qui s’opposaient au port obligatoire de tenue alors que les parents d’élèves ne percevaient leurs salaires, deux mousquetaires en l’occurrence les Camarades Francis Albert OUAKANGA et Jacquesson MAZETTE, rejoints par Paul PAMADOU PAMOTO, Gaston MAKOZANGBA, Abdelaziz BALEZOU, René BONDO, Albert GUILLOT et Augustin GBOZONGO se sont organisés pour barrer la route aux dérives totalitaires  de BOKASSA.

       On notait à leur coté  la présence de certains fonctionnaires comme Denis KOSSI BELLA et Jean-Claude DOBANGA. C’est alors  NDODET  Albert alias Malabar  Président de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) appuyé par certains étudiants dont AGBO Joseph et Adolphe NZAFIO avaient joué un rôle déterminant contre les agissements de BOKASSA. Devant la gravité des événements le Camarade Ange Felix PATASSE démissionnera de ses fonctions de Premier ministre Chef de Gouvernement. En liaison avec Albert NDODET Alias Malabar qui l’a rejoint à Brazzaville, après avoir été extirpé des tentacules de Bokassa qui le cherchait à mort, tous les deux étaient repartis en France pour amplifier la lutte du MLPC grâce à l’aura et au charisme personnel de PATASSE qui était une icône de la scène politique centrafricaine. Depuis ces moments, le Camarade DOBOZENDI et le Camarade PATASSE qui étaient déjà de grands amis depuis la FEANF  ne se quittaient plus.

      Revenu au pays, le Camarade Hugues DOBOZENDI s’était résolument mis à la disposition de son Parti le MLPC.

   Il a abrité le MLPC chez lui tant à CATTIN qu’au quartier FOUH en face du lycée MISKINE avec le soutien sans faille de sa douce moitié camarade LOUISE  DOBOZENDI. C’était un couple qui a tout donné au parti.

      Il était un militant engagé et ouvert.

      Son leadership a énormément contribué à amplifier l’enracinement du MLPC.

      Sous la houlette du Camarade DOBOZENDI, toutes les structures de base du Parti étaient mises en place et le mot d’ordre que le Bureau politique  provisoire avait lancé avait emporté l’adhésion de nos compatriotes sans réserve et sur toute l’étendue du territoire.

     Son action avec ses compagnons politiques était déterminante pour l’avenant du multipartisme sous le régime du Président KOLINGBA.

    Pour la conquête du pouvoir par les urnes, le camarade a fédéré  les forces du MLPC  avec les 4CN puis avec la Concertation des Forces Démocratique (CFD).

    La pomme de discorde avec la CFD, c’était sa décision d’opter contre la candidature du camarade PATASSE au profit du Professeur Abel GOUMBA, comme le seul candidat de l’opposition face au General KOLINGBA.

    La réaction des militants ne s’était pas fait attendre. Au cours d’une Assemblée Générale tenue en sa résidence, tous les militants ont décidé de quitter la CFD et de désigner à l’unanimité, le Camarade Ange Felix PATASSE candidat du MLPC à l’élection présidentielle.

    Les militants ont séance tenante exigé qu’il demande au candidat PATASSE venant de quitter Lomé pour Paris, de regagner sans délai le pays. Il a réussi à convaincre le Président PATASSE qui lui a opposé d’abord des contraintes logistiques liées aux opérations électorales.

    Pour mettre fin aux hésitations du Camarade  PATASSE certains militants l’ont appelé directement pour le convaincre.

   Il marqua son accord pour descendre sous peu à Bangui.

   C’est encore sous la houlette  du Camarade  DOBOZENDI que le Bureau politique a mobilisé tous les habitants de Bangui pour  réserver un accueil chaleureux  au Camarade PATASSE tel un Président de la République.

   Les premières séances de travail avec le candidat Ange Félix PATASSE étaient consacrées aux différentes stratégies pour mettre le MLPC en ordre de bataille.

   Avec le Bureau politique provisoire, les Camarades Marcel LOUDEGUE, Guy NINGATA et Samuel Stanislas ZOUMBETI furent designer pour veiller sur les intérêts du Parti à la Commission Electorale Mixte  (C E M) chargée d’organiser les élections groupées. La vigilance de ce trio a permis de déjouer tous les pièges et mécanismes des fraudes subtiles mis en place.

Comme tous les autres protagonistes le MLPC était allé aux élections de 1992 dont les résultats étaient annulés. Le Parti était resté mobilisé et était resté plus que vigilant jusqu’aux élections de 1993 où, au deuxième tour, le Camarade Ange Félix PATASSE était élu Président de la République et le Camarade DOBOZENDI ainsi que plusieurs Camarades furent élus Députés à l’Assemblé Nationale. Plébiscité au perchoir son mandat à l’Assemblé Nationale reste enviable. Ses actions en ce haut lieu de la démocratie étaient débarrassées du clanisme, du tribalisme et du régionalisme.

Camarade Président Hughes DOBOZENDI, courageux tu étais. Tu avais démissionné du gouvernement du Président  KOLINGBA lorsque celui-ci t’imposa de rayer du Bureau Centrafricain, Me Nicolas TIANGAYE avocat à la Cour, à cause de ses prises de positions contre des pratiques  anti démocratiques de l’époque.

   Courageux et déterminé, tu l’étais Camarade car en 1990 tu étais parmi ceux qui avaient signé la lettre ouverte initié par le Magistrat patriote feu François GUERET (paix à son âme) qui dénonçait les tares du régime KOLINGBA et exigeait du pouvoir en place, la Convocation d’une Conférence Nationale souverain aux fins de jeter les bases d’une démocratie viable et appelait à la mobilisation générale des fils et filles du pays pour une RCA réconciliée avec la démocratie, l’Etat de droit et son histoire propre.

   Le militantisme du Camarade DOBOZENDI est teinté d’humilité mais répugnait l’humiliation. Un modèle à suivre. On se souviendra des divergences de point de vues apparues dans la direction du Parti après le coup d’Etat de BOZIZE qui a forcé le Camarade PATASSE en exil au Togo. Une tendance dite MLPCO a vu le jour au sein du Parti. Certains Camarades voulaient la transformer en un Parti dénommé Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain Originel (MLPCO). Tu leur as résisté. La tempête passée, tu as regagné ta place au sein du Parti et le Congrès de Juin 2005 t’as élu comme le tout premier Président du prestigieux Comité des Sages. Poste que tu as occupé jusqu’à ce jour fatidique.

   Comment ne pas se souvenir de ton action ultime en tant que Président de l’Assemblé eNationale et le Compatriote Laurent GOMINA PAMPALI lorsque, tous deux,  vous aviez risqué votre vie en initiant la médiation auprès des mutins qui inquiétaient le fonctionnement normal des institutions de la République ?

   Tout pouvait vous arriver pendant les moments tristes de votre prise d’otage.

Heureusement comme Daniel dans la fosse aux lions rien ne vous est arrivé. Dieu était avec vous.

   Camarade Président,

   Tu as décidé de rejoindre ce jour tes Camarades de lutte : Lucienne et Ange-Félix PATASSE , Professeur Jean Luc MANDABA , Professeur BEDAYA NGARO Simon, Gabriel DOTE BADEKARA, Guy MAMADOU MARABENA, Paul PAMADOU-PAMOTO, Dr NZAFIO Adolphe, NDODET Albert alias MALABAR, DONDON KONAMABAYE Luc Apollinaire , Désiré PENDEMOU, Luc GUELA, Silvère Simplice NGARSO, Fulgence MAMADOU, Séraphin NGAKOUTOU ALLANDIKIM, Jean-Pierre MASSAMBA NGOLIO, Simplice MOHOLO,  Mamadou LEGGOS, Emmanuel DOKOUNA, Jules-Marc LAGUEREMA, Micheline GAZAMBETI, Jeanne TANGA, Thomas KOUAZO, Timothée MENGUE MANDJA, BE DOGO NENDJI, ZOUFOUCK OUILIBONA, Germaine OUANTINAM, Joseph BOYKOTA ZOUKETIA, Raphael NAMBELE, Joseph TOIMA, Alphonse MBAIKOUA, Jean METE YAPENDE, Henri KOBA, ….la liste est longue hélas, alors que le MLPC aurait bien voulu bénéficié de vos sages conseil et être avec vous ce 22 Février 2019 pendant les festivités que nous allons organiser ici même à la Place Marabéna pour marquer le 40ème de son anniversaire. Hélas, si vous êtes partis physiquement, nous savons que vous êtes présents en esprit avec nous !  C’est pourquoi le nouveau siège du MLPC qui sera construit ici même à la Place MARABENA sera baptisé « PATASSE-DOBOZENDI » pour que les générations conservent dans leurs mémoires votre lutte, notre lutte !

Ton Parti notre parti espère que  de là où vous êtes, vous allez insuffler sur les militants, des forces nouvelles pour que la lutte  puisse continuer jusqu’à la libération totale du Peuple Centrafricain englué dans des crises multiformes et qui ne sait plus à quel saint se vouer.

Traversant BERENGO et Mokinda que l’esprit de BOGANDA  se joigne à ceux de Dacko et Bokassa   afin de conjurer la terreur que nous imposent des mercenaires sur notre propre terre, la terre de nos ancêtres.

   Que la terre de tes ancêtres te soit légère. Le MLPC ne t’oubliera jamais

                                 A Dieu Camarade, Président !.

 

                                                                                     Martin ZIGUELE

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 13:39
RCA: bras de fer entre des ex-Seleka et le gouvernement avant les négociations
RCA: bras de fer entre des ex-Seleka et le gouvernement avant les négociations
RCA: bras de fer entre des ex-Seleka et le gouvernement avant les négociations
RCA: bras de fer entre des ex-Seleka et le gouvernement avant les négociations

 

 

Par RFI Publié le 14-01-2019 Modifié le 14-01-2019 à 11:31

 

En Centrafrique, la Minusca, la Mission de l'ONU, a lancé le jeudi 10 janvier une offensive pour tenter de reprendre le contrôle de la ville de Bambari. L’UPC et ses alliés qui tiennent la ville ne décolèrent pas. Ils ont décidé en représailles de lancer un ultimatum au gouvernement en exigeant que tous ses représentants dans les huit préfectures dont ils revendiquent le contrôle plient bagage à partir de ce lundi. Le bras de fer est désormais engagé entre le gouvernement et le CNDS, qui regroupe les principaux mouvements ex-Seleka, à quelques jours de l'ouverture des négociations de Khartoum.

 

Selon les ex-Seleka, c'est la décision du président Faustin-Archange Trouadéra de maintenir la célébration de la Journée mondiale de l'alimentation à Bambari, malgré le veto de l’Unité pour la Centrafrique (UPC) et ses alliés qui contrôlent la région, et l'intervention des casques bleus portugais, qui auraient contraint ces combattants à reculer, qui ont été la (ou qui a été la) goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Le Conseil national de défense et de sécurité, qui regroupe les trois principaux groupes armés ex-Seleka, a donc lancé au gouvernement un ultimatum au gouvernement central, qui prend fin aujourd'hui.

 

« Ceux qui n’écoutent pas, on va les foutre en prison, c’est tout »

 

« On a parlé de préfet, on a parlé de sous-préfet, des secrétaires générales des préfectures, des secrétaires générales des sous-préfectures. C’est bien précisé : à partir de lundi, on ne veut plus voir, ne plus entendre le gouvernement dans nos zones de juridictions. C’est clair et net. A partir de lundi. Ceux qui n’écoutent pas, on va les foutre en prison, c’est tout », explique sans détour Abdoulaye Hissene Ramadane, le président du CNDS et ex-chef d’état-major du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), ancien chef de l'ex-coalition musulmane de la Seleka.

 

Pas de réactions officielles

 

Le gouvernement centrafricain n'a pas encore réagi officiellement à cet ultimatum. Une source gouvernementale estime qu'ils veulent plutôt montrer leurs muscles, à dix jours du début des négociations pouvoir-bandes armées qui vont s'ouvrir à Khartoum, mais aussi dit-il, une volonté de faire oublier le revers qu'ils ont subi à Bambari. « Nous prenons ces menaces au sérieux », a poursuivi notre source, mais le gouvernement n'entend pas se courber devant les injonctions d’Abdoulaye Hissène.

 

Un sous-préfet qui vit dans ces zones sous contrôle du CNDS reconnaît qu'ils sont à la merci de ces bandes armées. « Mais on nous a demandé d'attendre pour voir ce qui va se passer et j'ai décidé de rester sur place », confie-t-il.

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 13:26
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

Centrafrique : troubles à Bria suite au rétablissement de l'ordre public à Bambari

 

Par : LIANG Chen | French.china.org.cn | Mis à jour le 14-01-2019

 

Les éléments rebelles contrôlant la ville centrafricaine de Bria (centre) se sont mis à compliquer la vie depuis vendredi dernier aux habitants de la localité, en représailles au rétablissement de l'ordre public par des Casques bleus et des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) dans la ville de Bambari (centre), a appris Xinhua ce dimanche de sources locales.

Selon ces sources, le mécontentement des rebelles jusqu'à ce dimanche, à travers des tirs sporadiques et des menaces en direction de certaines personnes, a entretenu la peur parmi les habitants et la paralysie des activités économiques. Les boutiques demeurent fermées et des banderoles sont hissées dans les rues clamant une agression à connotation religieuse contre les musulmans de la ville de Bria.

Pour s'opposer aux manifestations en différé de l'édition 2018 de la Journée mondiale de l'alimentation (JMA) à Bambari, prévues les 10 et 11 janvier derniers avec un report majeur, les éléments rebelles présents dans la ville ont commencé à tirer à l'arme lourde et automatique, au point de contraindre les délégués venus des différentes préfectures et de la capitale centrafricaine Bangui à retourner précipitamment chez eux.

Considérant cette attaque comme un affront ayant fait échouer les festivités dédiées à la JMA, le gouvernement et la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA ont déployé sur le terrain des Casques bleus et des militaires des FACA qui ont réussi à repousser les assaillants et reprendre le contrôle de Bambari.

Une source politique estime que les rebelles veulent se donner de l'importance à une dizaine de jours du dialogue de Khartoum au Soudan, prévu le 24 janvier, et devant réunir de manière exclusive le gouvernement et les groupes armés. Cette source a cité, pour illustrer ses propos, l'attaque et l'occupation de la ville de Bakouma (sud-est) et les incursions des éléments des 3R (Retour Réclamation et Réhabilitation) dans la préfecture de la Nana-Mambéré (ouest).

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : quatre hommes de main d'un chef rebelle capturés à Bambari avant être transférés à Bangui

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 15-01-2019

 

Quatre chefs rebelles très proches d'Ali Ndarassa, leader du groupe armé centrafricain l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ont été capturés dans les représailles des forces conjointes de casques bleus et des Forces armées centrafricaines (FACA) dans la ville de Bambari, situe au centre de le République centrafricaine, avant d'être transférés dans la capitale, Bangui, a appris Xinhua ce lundi de sources policières.

Ces éléments rebelles sont directement conduits à la Section de recherche et d'investigation (SRI) pour être auditionnés, et seront probablement présentés aux juges, a indiqué la source.

Pour compromettre les festivités marquant la célébration en différé de la Journée mondiale de l'alimentation à Bambari en novembre 2018 et faire échouer les programmes du gouvernement, des éléments rebelles se sont mis à tirer à l'arme lourde et légère dans certains endroits de la ville.

Ces rebelles ont été ensuite pourchassés par des casques bleus et les militaires des FACA stationnés dans la localité, jusqu'à plus de 60 kilomètres vers l'est, dans la bourgade de Bokolobo.

Après la riposte des forces conjointes, une relative accalmie est rétablie à Bambari, où la vie reprend petit à petit. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 13:21
Le FPRC a-t-il cédé à l’ultimatum de la Minusca de libérer Bakouma ?
Le FPRC a-t-il cédé à l’ultimatum de la Minusca de libérer Bakouma ?

Lu pour vous 

 

Centrafrique : Le FPRC a-t-il cédé à l’ultimatum de la Minusca de libérer Bakouma ?

 

 https://voixdecentrafrique.wordpress.com   14 janvier 2019

 

Bakouma, la ville minière est occupée depuis fin décembre par les hordes guerrières du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique ( FPRC)  dirigé par Noureddine Adam et Abdoulaye Hissein. Dans la prise de la ville, ce groupe armé a employé la stratégie de la terre brûlée. « Il y a eu 3.000 mercenaires à Bakouma, recrutés au Tchad et au Soudan. Très bien armés. Des voitures neuves, des armes de guerre, de la logistique. Même les costumes et les bottes sont neufs », a rapporté, Fundacion Bangassou une page religieuse. « Ils ont pillé la mission catholique la nuit du 31 décembre. Ils ont forcé la population à s’exiler. Avant, ils ont tué l’imam de la ville », a ajouté la même source.

Face à ce drame, la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) est intervenue. « Le négociateur venu de la Minusca leur a donné trois jours pour se retirer de Bakouma. S’ils ne veulent pas, on ne sait pas ce qui va se passer », a-t-on appris.

Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca cité par RFI a déclaré que « la Mission de l’ONU en Centrafrique travaille avec les humanitaires et qu’elle tente de faire pression sur les rebelles du FPRC afin que ces derniers quittent la ville de Bakouma et qu’ils rendent ce qu’ils ont pillé lors de leur incursion, en fin d’année 2018 ».

D’après la page, les négociateurs de la Minusca ont parlé au chef de la rébellion au téléphone satellitaire et son intention est la partition de la République Centrafricaine. « Certains pays étrangers sont en train de soutenir les armes et la logistique dans cette situation. Pendant ce temps, l’armée centrafricaine n’a toujours pas d’armes parce que l’embargo sur les armes est toujours en vigueur depuis 5 ans », a-t-elle déploré.

La Sous-préfecture de Bakouma est située à 864 km de Bangui. Cette ville du Mbomou recèle de l’uranium: « Le gisement d’uranium de Bakouma est découvert par le Commissariat à l’énergie atomique3, dont la capacité est estimée à 32 000 tonnes ».

Victime de guerre géostratégique, nul n’ignore les causes de cette guerre dont la population centrafricaine est la pauvre victime. Voilà que des groupes armés contrôlent une région qui recèle de l’uranium et silence de la communauté internationale.

AF

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 13:00
Quatre hommes de main d'un chef rebelle capturés à Bambari avant être transférés à Bangui

 

Centrafrique : les FACA mettent la main sur quatre recherchés pour déstabilisation du pays

 

NEWSROOM (ADV) 2019-01-15 – Quatre chefs rebelles ont été capturés dans les représailles des Forces armées centrafricaines (FACA) dans la ville de Bambari, situe au centre de le République centrafricaine, avant d’être transférés dans la capitale, Bangui.

Ces éléments rebelles sont directement conduits à la Section de recherche et d’investigation (SRI) pour être auditionnés, et seront probablement présentés aux juges, a indiqué la source.

Pour compromettre les festivités marquant la célébration en différé de la Journée mondiale de l’alimentation à Bambari en novembre 2018 et faire échouer les programmes du gouvernement, des éléments rebelles se sont mis à tirer à l’arme lourde et légère dans certains endroits de la ville.

Ces rebelles ont été ensuite pourchassés par les FACA stationnés dans la localité, jusqu’à plus de 60 kilomètres vers l’est, dans la bourgade de Bokolobo.

Après la riposte des forces centrafricaines, une relative accalmie est rétablie à Bambari, où la vie reprend petit à petit.

© Bur-csa – A.H / N.A – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

 

Centrafrique : quatre hommes de main d'un chef rebelle capturés à Bambari avant être transférés à Bangui

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 15-01-2019

 

Quatre chefs rebelles très proches d'Ali Ndarassa, leader du groupe armé centrafricain l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ont été capturés dans les représailles des forces conjointes de casques bleus et des Forces armées centrafricaines (FACA) dans la ville de Bambari, situe au centre de le République centrafricaine, avant d'être transférés dans la capitale, Bangui, a appris Xinhua ce lundi de sources policières.

Ces éléments rebelles sont directement conduits à la Section de recherche et d'investigation (SRI) pour être auditionnés, et seront probablement présentés aux juges, a indiqué la source.

Pour compromettre les festivités marquant la célébration en différé de la Journée mondiale de l'alimentation à Bambari en novembre 2018 et faire échouer les programmes du gouvernement, des éléments rebelles se sont mis à tirer à l'arme lourde et légère dans certains endroits de la ville.

Ces rebelles ont été ensuite pourchassés par des casques bleus et les militaires des FACA stationnés dans la localité, jusqu'à plus de 60 kilomètres vers l'est, dans la bourgade de Bokolobo.

Après la riposte des forces conjointes, une relative accalmie est rétablie à Bambari, où la vie reprend petit à petit. F

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 12:49
Centrafrique: les évêques demandent la coopération des États africains

 

https://www.vaticannews.va  Adélaïde Patrignani (avec Fides) – Cité du Vatican

 

Les évêques de Centrafrique ont clôturé dimanche 14 janvier leur première assemblée plénière annuelle. Dans un message, ils déplorent l’envenimement de la situation du pays, en proie à toujours plus d’attaques de divers groupes armés. Une conjoncture qui inquiète également le père Federico Trinchero, en mission à Bangui.

 «Nous rendons hommage aux contingents de la MINUSCA qui brillent par leur professionnalisme dans la protection des populations civiles» écrivent les membres de la Conférence de Centrafrique (CECA) dans un message à l’agence Fides. «Toutefois, nous déplorons la duplicité de certains contingents qui laissent pourrir la situation sous leurs yeux comme s’ils en tiraient profit […]. Une telle attitude ne fait qu’envenimer la situation critique du pays», dénoncent-ils.

Un pays ravagé par des groupes armés

Les évêques, réunis en assemblée plénière du 8 au 14 janvier dernier, dressent un sombre état des lieux. «Triste est de constater, écrivent-ils, dans un tour d’horizon de la situation sociopolitique en RCA, qu’en dehors de la capitale et quelques villes, l’État n’est pas présent ou l’est seulement formellement». De vastes zones de la République centrafricaine se trouvent actuellement entre les mains de groupes armés qui «se livrent aux actes répétitifs de violences inhumaines et de violations graves des droits humains: rackets, entraves à la libre circulation des biens et des personnes, taxes de différents types, impôts de capitation, incendie de sites des déplacés, arrestations arbitraires, séquestration, tortures, exécutions sommaires».

Stopper l’entrée des mercenaires

À cela s’ajoute «la porosité [des] frontières qui fait de la transhumance un facteur supplémentaire d’instabilité dans les zones sous contrôle des groupes armés». L’arrivée de bergers venant de l’autre côté de la frontière crée en effet des conflits avec les agriculteurs. La porosité des frontières facilite également le trafic d’armes et l’arrivée de mercenaires, en particulier du Tchad, du Soudan, du Cameroun, du Niger et de l’Ouganda. «Nous exhortons les gouvernements de ces pays à faire preuve d’humanité en aidant la RCA à sortir de sa situation anarchique pour le bien de tous et de la sous-région. En effet, un pays déstabilisé devient un problème international», s’alarment les évêques.

Libérer l’homme du péché

Ces derniers veulent aussi porter une parole d’espoir et d’encouragement aux fidèles du pays. «Le Christ est venu libérer l’homme non seulement de ses péchés, mais aussi des conséquences du péché qui l’écrasent», assurent-ils. «Les conséquences du péché sont nombreuses dans nos maisons, nos rues, notre pays. Elles s’appellent agressivité, indifférence, pillage, marginalisation, escroquerie, assassinat, avortement, désordre sexuel, rackets, justice populaire, corruption, soif du pouvoir… En tant que chrétiens, le Christ nous exhorte à participer à sa mission de libération totale de l’homme en commençant par les plus pauvres, les plus abandonnés», concluent les évêques.

Le père Federico Trinchero, carme déchaux de la province de Gênes, est en mission en Centrafrique depuis 2009. Depuis 2013, il est présent au couvent Notre-Dame du Mont-Carmel à Bangui. Lui aussi constate l'emprise croissante des mercenaires; il remarque par ailleurs la vitalité et la force des membres de l'Église du pays, malgré les violences dont elle est la cible. 

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 12:46
La bataille pour l'Afrique en République centrafricaine

Lu pour vous 

 

https://uwidata.com 01/13/2019

 

Les récents événements sur le continent africain (influence croissante de la Chine au Soudan et ailleurs, tentative d'intervention américaine aux élections malgaches, assassinat de journalistes russes en RCA, concurrence de la France et de l'Italie sur la Libye, expansion de l'islam radical) et leur Une couverture étendue dans les médias grand public montre que la région est devenue une zone d'instabilité géopolitique et se transforme en un nouveau champ de bataille géopolitique crucial.

Les contradictions locales et les guerres civiles (guerres ethniques au Sud-Soudan, conflit dans le nord du Mali, guerre civile en Somalie, instabilité en République démocratique du Congo, guerre civile en Libye, guerre civile en République centrafricaine, etc.) ont rendu la situation plus mûre pour interventions d'acteurs étrangers.

Expansion chinoise en Afrique

Ces dernières années, la Chine a investi pour obtenir une influence dans la région. Au cours des dix dernières années, la Chine est devenue le plus grand partenaire commercial du continent, dépassant les États-Unis et l’Europe. En fait, la Chine tente de développer une collaboration commerciale avec l’Afrique depuis les années 1950-1960. Ces tentatives sont devenues particulièrement persistantes après la démarcation idéologique de la Chine de l'URSS. Mao Zedong a cherché à obtenir un soutien dans les pays du tiers monde et l'Afrique semblait particulièrement prometteuse.

Pour Beijing aujourd'hui, les pays africains sont importants en tant que deuxième exportateur de pétrole en importance après les monarchies pétrolières du Moyen-Orient (le principal fournisseur de pétrole de la Chine est l'Angola).

L’activité de la Chine en Afrique est perçue comme un défi par les États-Unis: en 2008, afin de résister à l’influence croissante de la Chine, Washington a créé le Commandement africain des forces armées américaines (AFRICOM). La raison formelle était la nécessité d'une structure antiterroriste pour contrer les groupes islamistes radicaux dans la région du Sahara-Sahel et du Niger… mais était-ce la seule raison?

L'offensive de charme de la Turquie

Les changements en cours sur le continent ont également été perçus par la Turquie. La Turquie n'avait pas de colonies au sud du Sahel, ni à l'époque de l'empire ottoman, ni plus tard. La Turquie est considérée par de nombreux pays africains comme une alternative viable aux anciennes puissances coloniales, encore perçues avec suspicion. En raison de leur manque de ressources naturelles, le commerce avec l'Afrique riche en ressources pourrait être une solution pour assurer la stabilité et la croissance économiques en Turquie. Si la Chine apporte des investissements et des financements, la Turquie peut fournir des stratégies commerciales, marketing et commerciales.

À l’heure actuelle, le partenariat entre la Turquie et l’Afrique n’est pas limité par des relations bilatérales avec des pays isolés, mais a acquis une dimension stratégique en raison d’accords avec l’Union africaine qui incluent tous les pays africains. Comme la Chine, la Turquie tente de mener une «offensive de charme» sur la base d’un principe gagnant-gagnant commun au président turc Recep Tayyip Erdogan et au président chinois Xi Jinping.

L’approche turque et chinoise de l’Afrique est presque identique dans sa tentative d’éviter les difficultés liées au travail avec d’autres acteurs étrangers.

Les intérêts russes en Afrique?

La Russie a également tenté d'étendre son influence auprès des pays africains: depuis 2014, elle a signé 19 accords de coopération militaire avec des pays d'Afrique subsaharienne (y compris le Zimbabwe, l'Éthiopie et le Nigéria).

L’un des objectifs actuels de la Russie est de développer des relations étroites avec la République centrafricaine, où une guerre civile persiste depuis 2012. La guerre civile en République centrafricaine est un conflit armé opposant le gouvernement centrafricain et les rebelles (principalement des musulmans). «Séléka»), dont beaucoup avaient déjà participé à la guerre civile de 2004-2007. En 2013, les rebelles ont renversé le président de la RCA, François Bozizé, accusant le gouvernement de ne pas respecter les termes des accords de paix signés en 2007. Les forces internationales des Nations Unies (du Tchad) soutenaient la Séléka. Les autorités soudanaises ont démenti les informations faisant état de leur participation au soutien de la Séléka lors du coup d’État contre Bozizé.

Le groupe a également reçu un soutien sérieux de l’Arabie saoudite. Selon l'Institut Tony Blair pour le changement planétaire, Séléka comprend des mercenaires du Tchad et du Soudan, ainsi que des éléments de l'armée tchadienne. La RCA, ancienne colonie française, a été ciblée pour ses vastes gisements minéraux (tels que les réserves d’uranium, le pétrole brut, l’or, les diamants, le cobalt, le bois d’œuvre et l’énergie hydroélectrique). La tâche de créer le groupe rebelle «musulman» radical Séléka a été assumée par le dictateur tchadien, un vieil «ami de la France» nommé Idriss Déby. La dernière opération militaire française en RCA a débuté en 2013 et a duré près de trois ans (peut-être plus de 15 000 soldats français ont pris part à la guerre, qui s’élevait à 570 millions de dollars).

La Russie est apparue dans la région en décembre 2017 à la suite de la décision du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui autorisait la Russie à fournir un nombre limité d'armes (5 200 mitrailleuses, 900 pistolets Makarov et autres armes) pour armer deux bataillons de l'armée centrafricaine.

En 2018, la Russie a envoyé neuf avions en RCA dotés d'armes et de dizaines de sous-traitants pour former des soldats et sécuriser des projets miniers. Au début de l'année 2019, la ministre de la Défense de la République centrafricaine, Marie-Noëlle Koyara, a de nouveau déclaré que le pays était ouvert à la possibilité d'ouvrir une base militaire russe dans le pays. La déclaration initiale avait été faite plusieurs mois après les mesures de sécurité. Un accord a été signé.

L'augmentation de la présence russe dans la région a sérieusement influencé la politique de couverture médiatique de la RCA. Le récent assassinat de trois journalistes russes (Orkhan Dzhemal, Aleksandr Rastorguev et Kirill Radchenko), qui réalisaient un documentaire sur la présence russe dans le pays, a été couvert par toutes les plus importantes sources de médias occidentales, dont la plupart ont tenté de blâmer Poutine et le chef du groupe de mercenaires russes 'Wagner' travaillant en RCA pour le meurtre. Cette version est basée sur une déclaration de l'ancien magnat du pétrole russe Mikhaïl Khodorkovski, qui a parrainé le documentaire. Son groupe d'enquête a rapporté dans une version que l'assassinat avait été organisé par le groupe militaire de Wagner avec l'aide d'un officier centrafricain, Emmanuel Kotofio, qui avait conduit les journalistes russes sur le lieu de l'assassinat. survivant de l'attaque. Un représentant officiel du comité d'enquête russe a déclaré que les personnes impliquées dans le meurtre essayaient de les voler.

En tant qu’ennemi mortel du président russe, Vladimir Poutine, reconnu coupable de crimes graves, notamment de meurtre, en Russie, la présence de Mikhaïl Khodorkovski et ses explications sont suspectes. Connaissant le dossier pénal de l'oligarque russe, qui collabore maintenant étroitement avec la CIA contre son propre pays, l'assassinat aurait tout aussi bien pu être organisé avec l'aide de la Séléka ou d'un autre groupe similaire d'islamistes radicaux.

Cet événement peut-il être un cas «Franz Ferdinand» créé artificiellement pour justifier une intervention et une guerre en RCA? Pour la France et d’autres organisations internationales, la version de Khodorkovski pourrait suffire à les pousser à demander un changement de régime dans la région, à sanctionner la Russie et à contribuer à repousser le potentiel de la base militaire russe en RCA.

Le prochain signe de la perte de contrôle de la France dans la région est l’accroissement de l’influence chinoise en RCA. En juin 2018, le ministre de la Défense de la République centrafricaine a lancé un appel aux Nations unies en lui demandant de permettre à la Chine de livrer des armes à l'armée locale. La France, les États-Unis et le Royaume-Uni ont refusé de donner leur consentement.

La diabolisation des interventions russes et chinoises peut faire partie d'un plan sophistiqué de Western qui tente désespérément de préserver leur influence décroissante en Afrique.

Le volume des échanges entre la Turquie et la RCA, bien que pas encore très élevé, laisse entrevoir des possibilités pour Ankara d’obtenir des ressources naturelles vitales. Si la bataille pour l'Afrique continue (comme c'est évidemment le cas en RCA), la Turquie sera touchée et impliquée.

Les prévisions

La bataille pour l'Afrique est déjà en cours. L'instabilité régionale en Afrique centrale a laissé le champ libre à l'influence étrangère et au contrôle possible. L’ancien conflit entre «communisme» et «libéralisme occidental» semble être en cours et se transformer en conflit entre la multipolarité (Chine, Russie, Turquie, etc.) et l’unipolarité (France, États-Unis et Royaume-Uni). Ce n’est plus un affrontement d’idéologies: c’est maintenant une compétition géopolitique sur la forme du nouvel ordre mondial. L'Occident s'efforce désespérément de sauver son hégémonie en ne laissant pas ses anciennes ou ses nouvelles colonies s'éloigner trop du Nord riche, mais les nouveaux acteurs de la région acquièrent un pouvoir croissant et sont prêts à contester ces efforts. La Russie, la Chine et la Turquie ne veulent pas de domination: elles luttent pour un monde politique centralisé équilibré. Ils n'ont pas besoin d'une Afrique turque, d'une Afrique chinoise ou d'une Afrique russe, mais d'une «Afrique africaine» souveraine, décolonisée et autonome.

 

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 20:01
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Un partage de butin tourné en vinaigre entre Séléka à Ouadda-Djallé

 

PAR RJDH LE 14 JANVIER 2019

 

OUADDA-DJALLE, 14 Janvier 2019 (RJDH)—Un commerçant fait usage de sa grenade au cours d’une discussion faisant un mort et trois blessées au milieu d’une foule qui assistait à des discussions entre deux autorités locales. Ces derniers disputent le partage des taxes collectées entre les groupes armés et les autorités légitimes.

Selon une source locale qui a requis l’anonymat, l’incident s’est produit le 11 janvier 2019. A l’origine de cet incident, une discussion entre les autorités locales et municipales sur la répartition de taxes collectées auprès des commerçants et trafiquants soudanais a coûté la vie d’un jeune homme. En effet, une fois le fonds collecté, il va falloir repartir ou remettre à qui de droit.

« Un des responsables locaux demande à son compatriote de déverser l’argent sur le compte des autorités légitimes de la localité. Ce qui n’a pas suscité l’adhésion de l’autre camp qui lui, souhaite que cette somme soit versée aux groupes armés de la localité. Un commerçant qui n’est pas concerné par cette discussion intervient pour trancher » a-t-il témoigné.

La même source indique qu’un commerçant acquis pour la première cause, a dégoupillé une grenade au milieu de la foule. « Après discussion avec ces deux autorités, le commerçant sort une grenade et jette au milieu de la foule. Bilan, un mort et trois blessés ainsi que douze (12) maisons incendiées dont la boutique du commerçant fautif », rapporte au RJDH la source.

Les personnes blessées sont évacuées au Soudan et le malfrat quant à lui a pris la fuite. Pour l’instant, à Ouadda-Djallé dans la Vakaga, la tension est encore palpable entre les parents des victimes et ceux du malfaiteur.

 

 

Centrafricain : Le MPC et FPRC divisés sur la décision exigeant le départ des fonctionnaires dans leurs zones

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 14 JANVIER 2019

 

BANGUI, 14 Janvier 2019 (RJDH)—Le Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) de Mahamat Al Katim ne partage pas la décision selon laquelle, le FPRC exige le retrait des fonctionnaires de l’Etat dans leurs zones de contrôle. Il appelle par ailleurs les fonctionnaires présents dans la Nana-Gribizi de rester dans leurs activités administratives. Il met en garde les autres groupes armés qui tenteraient d’inquiéter les fonctionnaires dans la région.

L’ultimatum de 72h du FPRC demandant aux fonctionnaires et agents de l’Etat de quitter les zones sous leur contrôle est expiré ce 14 janvier. Le groupe armé par la voix de l’un de ses leaders, Abdoulaye Issène, a indiqué que huit préfectures sont visées par la décision.

Il s’agit de Nana-Gribizi, Haut-Mbomou, Mbomou, Vakaga, Bamingui-Bangoran, Basse-Kotto et la Ouaka. La contre-offensive conjointe FACA-Mimusca entre les 10 et 11 janvier dernier à Bambari serait à la base de cette décision.

Une décision que le Mouvement Patriotique Centrafricain de Mahamat Al Katim, n’a pas du tout appréciée. Un responsable du mouvement a précisé au RJDH que cela ne regarde que le FPRC, « le MPC ne se reconnait pas dans cette décision car notre nom n’y figure pas et nous n’avons pas apposé notre signature en bas de ce document » a indiqué un haut responsable de ce mouvement armé, avant d’indiquer au RJDH qu’ils ont déjà rencontré les autorités politico-administratives et la Minusca pour réaffirmer leur engagement aux efforts de redéploiement de l’Etat.

« Nous avons déjà rencontré le Préfet de la Nana-Gribizi et la Minusca pour indiquer que nous ne sommes ni de près ou de loin associés à cet ultimatum que nous considérons comme unilatéral visant à saper les efforts du gouvernement avec qui nous sommes engagés dans l’Initiative de l’Union Africaine pour la paix et la réconciliation en Centrafrique » a-t-il ajouté.

Le MPC appelle les fonctionnaires présents dans la Nana-Gribizi de rester dans la sérénité et met en garde tous les autres groupes armés qui tenteraient d’inquiéter les fonctionnaires dans la région.

 

 

Centrafrique : Le ‘’G5’’ invite les parties prenantes à saisir le processus de l’Initiative pour une sortie de crise

 

PAR VIVIEN NGALANGOU LE 14 JANVIER 2019

 

BANGUI, 14 Janvier 2019 (RJDH) —- Le ‘’G5’’ s’insurge contre les actes de violences qui sont de nature à ruiner les chances d’une sortie négociée de la crise en République Centrafricaine. Position exprimée ce lundi 14 janvier 2019 par ce groupe d’experts dans un communiqué de presse où ils appellent toutes les parties prenantes à la retenue et à l’esprit de responsabilité.

La recrudescence des violences à l’intérieur du pays en toile de fond, le boycott de la JMA à Bambari par des rebelles a laissé indifférent le ‘’G5’’ qui dans un communiqué de presse, a salué l’action vigoureuse de la Minusca menée conjointement avec les Forces de Défense et de Sécurité Intérieure pour mettre hors d’état de nuire ces rebelles. Il encourage le gouvernement centrafricain et les groupes armés à s’assoir autour d’une table. Le ‘’G5’’ est constitué de l’Union Européenne, la Minusca, la CEEAC, la Banque Mondiale, l’Union Africaine, l’Ambassade de la France et des USA.

Cette annonce fait suite à une visite conjointe de haut niveau du Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, Smail Chergui et du Secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Jean-Pierre Lacroix, accompagnés des ministres de la sous-région et du représentant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

« Le ‘G5’ note avec consternation la multiplication des provocations et le recours à la violence dans les préfectures de la Ouaka et du Mbomou (Centre et Sud-Est de la RCA). Dans la ville de Bambari en particulier, ces violences injustifiées ont ciblé les populations civiles ainsi que les forces de défense et de sécurité nationales, causant ainsi la mort de deux officiers et blessant de nombreux civils », lit-on dans le communiqué.

Le G5 s’insurge contre ces actes de violence qui sont de nature à ruiner les chances d’une sortie négociée de la crise en RCA. A cette occasion, il exhorte les groupes armés à cesser instamment toutes les hostilités et à s’engager sans réserve dès à présent dans le processus du dialogue désormais en cours.

« Il appelle l’ensemble des parties prenantes centrafricaines à la retenue et à l’esprit de responsabilité. Il les invite résolument à se saisir de l’opportunité offerte par l’Initiative africaine afin de parvenir sans délai à une résolution pacifique et définitive de la crise qui affecte leur pays » peut-on lire dans le document.

Le Président de la République Faustin Archange Touadera lors de sa rencontre avec la mission conjointe ONU-UA et CEEAC annoncé la date de la tenue du dialogue le 24 janvier à Khartoum au Soudan.

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 19:44
Bambari : Médecins Sans Frontières fait le bilan de ses activités
Bambari : Médecins Sans Frontières fait le bilan de ses activités

 

Bangui, le 14 janvier 2019

 

Malgré la détérioration de la sécurité suite aux combats survenus la semaine dernière dans la ville de Bambari, l’organisation médicale Médecins Sans Frontières reste présente dans la ville et au plus proche de la population afin de garantir l’accès aux soins des plus vulnérables.

 

En 2018, en collaboration étroite avec le Ministère de la Santé et de la Population, MSF a admis en pédiatrie 2.310 enfants, et plus de 28.550 de moins de 5 ans ont été soignés contre le paludisme. Dans la même période, MSF a pris en charge 1.182 enfants souffrant de la malnutrition sévère dans cette région du Centre-Est de la République Centrafricaine. A l’hôpital

Régional Universitaire de Bambari, MSF appui également le service de la chirurgie. L’année dernière, plus de 260 mamans ont pu accoucher par césarienne et 693 patients nécessitant une opération chirurgicale d’urgence ont été pris en charge. Enfin dans la lutte continue contre le paludisme, plus de 53.000 patients ont pu être soigné dans les « points palu » et les structures sanitaires du Ministère de la Santé implémentés à travers toute la ville de Bambari et ses environs.

 

« La semaine dernière nos équipes ont continué de travailler dans des conditions de sécurité extrêmement difficiles avec des crépitements d’armes à proximité de l’hôpital » souligne

 

Colette Gadenne, Chef de Mission de MSF. « Lors de ces affrontements armés, la population civile paie le lourd prix de ce conflit. C’est le cas de cette dame qui a été blessé par une balle à la tête alors qu’elle était présente dans l’enceinte de l’hôpital mais aussi ce jeune homme handicapé que les équipes médicales sont allées récupérer dans son quartier après avoir été touché par une balle perdue » déplore, émue, la Chef de Mission. Lors des combats de jeudi et vendredi dernier, le Ministère de Santé Publique en collaboration avec MSF ont pris en charge une trentaine de blessés par balles.

 

Médecins Sans Frontières salue le travail du personnel médical de l’hôpital universitaire régional et du centre de santé de Kidjigra qui pendant cette situation difficile ont poursuivi de travailler pour apporter l’assistance humanitaire à la population de Bambari. « Les médecins et les infirmiers de MSF et du Ministère de la Santé ont continué de travailler malgré le danger immédiat assurant les tours de salle en pédiatrie face à des mamans terrorisées par les tirs incessants » rappelle Franz Boettcher le coordinateur des activités MSF à Bambari.

 

« Nous rappelons à toutes les parties prenantes au conflit leur devoir de respect envers les populations civiles, les malades, le personnel et les structures médicales, y compris les services de référence, les ambulances et les avions » ajoute Colette Gadenne.

 

Présente à Bambari depuis avril 2014, Médecins Sans Frontières travaille selon les principes d’impartialité, de neutralité et d’indépendance. Cela signifie que ses équipes offrent des soins médicaux gratuits à tous, indépendamment de leur origine, de leur religion ou de leur idéologie politique. Aussi, MSF ne prend jamais part aux conflits et travaille dans des structures neutres où les armes et les violences ne devraient jamais avoir leur place. MSF gère 12 projets en République Centrafricaine.

 

Pour toute demande d’interview, veuillez contacter

Mack Alix Mushitsi

Responsable communication, 72.07.69.95 msff-bangui-presse@msf.org

Fidèle Ngombou

Chargé de la communication, 75.11.59.81 msf-bangui-comofficer@barcelona.msf.org

 

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