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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 18:06
RCA: espèce menacée, le pangolin continue de s'arracher sur les marchés

 

 

Par RFI Publié le 29-08-2019 Modifié le 29-08-2019 à 16:26

 

Le pangolin est l’animal le plus braconné au monde. C'est le cas en Centrafrique où le Code de protection de la faune de 1984 classe cette espèce, prisée pour sa viande et ses écailles, parmi celles qui justifient une protection intégrale.

« Je l’ai acheté 8 000 francsJe les achète aux chasseurs, et après je les revends au marché. Les gens l'achètent pour le manger, ils aiment beaucoup ça, même les fonctionnaires. »

À Bangui, cette vendeuse le confirme, les populations raffolent de la viande de pangolin. Au marché de Bimbo à Gobongo, on trouve ces animaux sur les étals. Même chose au marché de PK12, devant la barrière des douanes…

« Les Chinois aussi achètent le pangolin, ajoute la vendeuse. Les Chinois viennent tout le temps au marché pour acheter ça. Parfois à 10 000 ou 11 000 francs. »

En plus de la consommation locale, le pangolin est menacé par un phénomène bien plus inquiétant, explique Jérémy Ndallot, coordinateur national du Projet biosphère lac Tchad et ancien directeur de la Faune au ministère des Eaux et Forêts. « Le plus important,dit-il, c’est le braconnage exotique en ce qui concerne les écailles de pangolin, qui sont très, très demandées sur le marché asiatique. »

« C’est un réseau vraiment très organisé. Généralement, ça se passe directement au niveau des forêts, et les trafiquants passent par Douala et parfois par le Nigeria pour l’Asie. Et c’est une espèce vraiment menacée. »

Des moyens limités, ainsi que le contexte politique et sécuritaire difficile ne favorisent pas la lutte contre le braconnage dans le pays.

En Suisse s'est achevée, mercredi 28 août, la XVIIIe édition de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites).

Le pangolin, animal le plus braconné au monde, figure sur les listes de la Cites. Très présent en Centrafrique, le Code de protection de la faune de 1984 classe aussi le pangolin en espèce intégralement protégée.

Si un nouveau projet de loi est actuellement sur la table de l’Assemblée nationale et que des arrestations ont régulièrement lieu dans la région, la chasse, elle, se poursuit.

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 18:04
RCA: retour progressif à la normale à Bambari

 

 

Par RFI Publié le 28-08-2019 Modifié le 28-08-2019 à 11:12

 

En Centrafrique, la ville de Bambari, en zone UPC, a longtemps été le lieu de tensions. À tel point que l’année dernière, la Journée mondiale de l’alimentation, prévue à Bambari, qui devait faire l’objet d’une grande fête avec le déplacement des autorités, a dû être annulée. Près de 110 000 personnes sont déplacées dans la région. Malgré les nombreux défis toujours présents, aujourd'hui la vie reprend ses droits.

Quelques couples et des groupes de jeunes sont assis devant des bières et des boissons sucrées à la terrasse de ce quartier de Setero de Bambari. Il fait déjà nuit, mais Ezebe, assistant de santé, et ses amis profitent du moment.

« Aujourd’hui, vraiment la vie est déjà revenue un peu. La situation est calme. Je dis un peu parce que dans d’autres zones il n’y a pas de circulation et il y a toujours les tensions ou les braquages. Mais ici dans nos quartiers, comme il y a des FACA qui sont ici constamment donc ici c’est tranquille. Dans d’autres zones, les gens ne sont pas bien. »

Plus de violences depuis janvier

Bambari a connu de graves épisodes de violences. Les derniers datent du mois de janvier. Depuis, un calme relatif est revenu et le serveur de ce bar a vu la différence : « Lorsque la Seleka était là, tu ne voyais personne au bar. Mais maintenant, il y a pas mal de clients. Depuis qu’il y a les patrouilles des FACA et des Népalais, la situation est meilleure. Les gens ont commencé à marcher jusqu’à Bornou, et jusqu’à la gare. Auparavant, on ne pouvait même pas aller jusqu’au rond-point. »

Le quotidien peu à peu se normalise à Bambari. Mais la sécurité est encore précaire dans certains quartiers et les déplacés ont encore des difficultés à circuler dans certaines zones de la ville.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 17:51
INVITÉ AFRIQUE  RFI :  Firmin Ngrebada, Premier ministre (RCA)
INVITÉ AFRIQUE  RFI :  Firmin Ngrebada, Premier ministre (RCA)

 

 

 

«Cessons d'opposer France et Russie»

 

Par Christophe Boisbouvier  RFI mardi 27 août 2019

 

Les conseillers russes font-ils la loi en Centrafrique ? C'est ce qu'affirme Karim Meckassoua, l'ex-président de l'Assemblée nationale. Vous avez pu l'entendre il y a une semaine sur RFI. Réponse ce mardi du Premier ministre Firmin Ngrebada. En ligne de Bangui, le Premier ministre s'exprime d'abord sur les derniers chiffres de l'ONU, qui montrent que les violences en Centrafrique ont diminué des deux tiers en un an.

RFI : L’ONU constate que les violences ont beaucoup diminué depuis un an. Mais chaque semaine, elle enregistre encore plusieurs dizaines de violations de l’accord du 6 février…

Firmin Ngrebada : Je dois dire que c’est avec une très grande satisfaction que le gouvernement note une décrue importante des violences dans le pays. Je crois observer que cette décrue des violences s’explique par deux choses. D’abord, il y a l’absence d’affrontements entre les groupes armés rivaux ou encore entre les groupes armés et les forces de défense et de sécurité. Et la deuxième raison, c’est la réduction du nombre d’attaques contre les civils. Mais il faut aussi dire que l’absence d’affrontements et la réduction des attaques contre les civils sont, en réalité, les effets induits et les bénéfices de l’accord politique pour la paix et la réconciliation, signé le 6 février dernier. Donc l’option politique, le dialogue que le président de la République prône depuis son installation, est en train de porter ses fruits en termes de réduction des violences et d’absence d’affrontements dans le pays. Donc les quelques cas de violence que l’on a observés, par exemple les cas de violations graves par les éléments des 3R de Sidiki le 21 mai dernier [dans la région de Paoua], sont donc des actes marginaux.

Cet accord du 6 février, dont vous parlez, prévoit le désarmement et la démobilisation des quelque 9 000 combattants. Mais selon les derniers chiffres officiels, à peine 600 de ces combattants ont rendu leurs armes…

Au nord-ouest du pays, il y a plusieurs groupes armés qui sont déjà désarmés, démobilisés. Notamment les deux groupes anti-Balaka des ailes Mokom et Ngaïssona, l’UFRF. Même le groupe FDPC d’Abdoulaye Miskine a été désarmé. Aujourd’hui, nous sommes sur les 3R et nous estimons que le processus avance bien. Le grand DDR avance bien au nord-ouest. Après quoi, nous allons continuer au centre-nord, notamment avec le MPC d’Al-Khatim, qui affiche de bonnes dispositions. Il en est de même du FPRC, aujourd’hui, qui affiche de bonnes dispositions quant à l’effectivité du DDR, Désarmement et Démobilisation.

Vous vous félicitez de cet accord du 6 février. Mais dans l’opposition, l’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye, par exemple, dit que c’est un marché de dupes, car les groupes armés n’ont cédé aucun pouce.

Maître Nicolas Tiangaye est un Centrafricain. Il a le droit et la liberté de s’exprimer. Mais ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui les populations centrafricaines voient les retombées de cet accord. Grâce à cet accord, la libre circulation des personnes et des biens revient peu à peu dans le pays. Les violences et les violations des droits de l’homme diminuent sensiblement. L’autorité de l’État est en cours de restauration progressive. Donc cette réalité tranche avec les déclarations de l’opposition.

Mais ce que craint l’opposition, c’est que vous ayez conclu un accord avec notamment le FPRC de Noureddine Adam et l’UPC d’Ali Darass, pour que les gens qui habitent les zones sous leur contrôle votent Touadéra l’année prochaine.

Ça, c’est le fruit de l’imaginaire de ceux qui développent ces informations. Qu’ils en fassent la preuve, alors !

Le président Touadéra sera donc candidat à la fin de l’année prochaine ?

On ne parle pas pour l’instant encore de l’élection, même si nous regardons les agitations des uns et des autres. Je ne peux pas vous confirmer, aujourd’hui, que le président Touadéra sera candidat. Mais ce que je sais, c’est qu’il continue inlassablement à travailler pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine.

Le massacre de Paoua, le 21 mai dernier, est attribué au groupe 3R. Or, son chef Sidiki Abbas, a un poste officiel à Bangui. Est-ce que ce n’est pas choquant ?

Nous avons fait le choix de la paix. Mais pour autant, nous n’avons pas fait de compromission, contrairement à ce qui se dit. Nous avons fait un compromis pour la paix. Nous n’avons pas fait de compromission. Aujourd’hui, ce que je sais, c’est que les juridictions nationales et internationales sont à pied d’œuvre et je leur fais confiance. Tous les auteurs de crimes dans ce pays seront rattrapés un jour ou l’autre par la justice.

L’ancien président de l’Assemblée, Karim Meckassoua, s’opposait à la délivrance de certains permis miniers. Et aujourd’hui, il dit que c’est le conseiller russe, Valery Zakharov, lui-même intéressé par ces concessions minières, qui l’a fait tomber du perchoir.

Je respecte les déclarations publiques de monsieur Meckassoua Karim. Mais ce que je sais, c’est que la plupart des permis dont il a parlé ont été délivrés du temps où il était président de l’Assemblée nationale. Et donc il n’y a pas eu de bonne foi sur ses dernières déclarations, vu que certains de ces permis ont été délivrés du temps où il était président de l’Assemblée nationale. Neuf permis, si j’ai bonne mémoire.

Et est-ce que les conseillers russes auprès de la présidence et de la primature n’ont pas pris une véritable importance, aujourd’hui ?

Depuis un certain temps, les gens voient une guerre froide qui existerait entre la France et la Russie en République centrafricaine, alors que nous entretenons depuis toujours une excellente relation avec la France, grand partenaire traditionnel de la République centrafricaine. La France a toujours été à nos côtés et elle le restera. La Russie également est partenaire de la République centrafricaine. Et elle nous apporte beaucoup, aujourd’hui, notamment dans la formation et l’équipement de nos forces de défense et de sécurité. France ou Russie, chacune est donc la bienvenue en République centrafricaine. Et donc là aussi, il y a la diversification de nos relations diplomatiques, consulaires, militaires et économiques. Mais il faut cesser d’opposer la France et la Russie en République centrafricaine.

Vous ne voulez pas les opposer, mais le ministre français Jean-Yves Le Drian proteste publiquement contre le poids grandissant de la Russie dans votre pays…

Je ne porte pas de jugement de valeur. Je n’ai pas d’appréciation par rapport aux déclarations du ministre Le Drian. Je maintiens ce que je viens de vous dire.

Est-ce que l’on ne va pas vers une compétition entre Paris et Moscou, dans votre pays ?

Pour nous, ces deux puissances interviennent au niveau du pays comme partenaires. Maintenant, la question de la « guerre froide » que les gens semblent mettre en avant ne nous intéresse pas.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 17:36
Centrafrique : 60% de la population dépend de l'aide humanitaire (CICR)

 

French.china.org.cn |Mis à jour le 30-08-2019

 

La situation humanitaire en République centrafricaine (RCA) reste précaire au point que 60% de la population est dépendante de l'aide humanitaire, a indiqué jeudi à la presse Valérie Petitpierre, cheffe de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en RCA.

En matière du ratio de la population dépendante de l'aide humanitaire et la population totale, la RCA se situe au troisième rang mondial après le Yémen et la Syrie, a précisé Mme Petitpierre, déplorant que les infractions contre les civils se produisent au quotidien en RCA.

En dépit de multiples défis, elle s'est également félicité de la baisse d'affrontement entre les groupes armés rivaux suite à la signature de l'accord de paix du 6 février dernier entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés.

Le CICR fait tout pour se rapprocher de ses objectifs humanitaires en RCA, a souligné Mme Petitpierre. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 17:04
Des chasseurs pygmées tentent de sauver les derniers éléphants de Centrafrique

 

Lu pour vous

 

Paris Match | Publié le 30/08/2019 à 12h13  La Rédaction avec AFP

 

Plusieurs hommes ont mis leur connaissance de la forêt primaire de la réserve de Dzanga-Sangha, en Centrafrique, au service de la préservation de la faune, en devenant guide du parc. Le long de la large rivière Sangha, ce territoire est devenu réserve spéciale en 1990. 

Le pas de Jean est rapide, malgré l'enchevêtrement des branches et des racines au sol. Il scrute la moindre trace de passage de l'éléphant qu'il piste depuis trois heures, au coeur de la réserve de Dzanga-Sangha, épargnée --mais pour combien de temps encore-- du braconnage qui menace la survie des grands mammifères de la Centrafrique. Il se fige soudain, un pied fiché au centre d'une large trace, l'empreinte de la patte d'une femelle adulte.

L'ancien chasseur pygmée a mis sa parfaite connaissance de cette forêt primaire équatoriale dense et sombre du sud-ouest de la Centrafrique au service de la préservation de la faune, en devenant guide du parc. Le long de la large rivière Sangha, ce territoire est devenu réserve spéciale en 1990.

Dzanga-Sangha est aujourd'hui le dernier sanctuaire des éléphants et des gorilles centrafricains, décimés ailleurs dans le pays par les braconniers. "Mais cela ne va pas durer", se lamente Luis Arranz, en charge du parc et de la formation de ses gardiens, des pisteurs pygmées recrutés dans les villages alentours mais aussi des rangers, militaires chargés de la protection de la faune. Les éléphants ont disparu du nord de la Centrafrique, les braconniers pourraient se rabattre rapidement sur la Dzanga-Sangha, s'émeut ce cadre espagnol, du WWF(World Wildlife Fund), l'ONG internationale de protection de l'environnement, qui gère la réserve en partenariat avec le gouvernement.

Le rhinocéros pour sa corne, l’éléphant pour son ivoire, la girafe pour sa peau, le pangolin pour son écaille, le gorille pour sa viande... La faune est la cible des braconniers dans tout le continent. Le groupe de scientifiques qui accompagnent Jean répertorie les animaux présents.

8000 éléphants dans la réserve

Sur les traces de l'éléphante pistée, ils débouchent dans une grande clairière au centre de laquelle les eaux de la forêt s'écoulent pour former un grand marécage. Là, une centaine des 8.000 éléphants de la forêt de Dzanga Sangha s'ébattent, cherchant le sel du bout de la trompe dans la boue. Deux mâles s'affrontent, un autre poursuit des bongos. A l'autre bout du parc, le personnel d'une base scientifique, perdue à 50 kilomètres de la première ville, Bayanga, étudie les gorilles. Au milieu des magnolias, Kumba, un vieux mâle au dos argenté de 40 ans, toise les chercheurs. Il veille sur sa femelle et ses des jumeaux nouveaux-nés, même s'il est habitué à la présence des scientifiques.

Dans un pays en guerre civile depuis 2013, le braconnage a explosé. Un rapport d'Ecofaune, organisme de protection de la faune du nord de la Centrafrique, estime que, sur trente ans, la population des grands mammifères s'est réduite de 94% dans le pays.

Les frontières poreuses ont permis d'innombrables raids de braconniers venus des pays voisins.

"Les girafes ont disparu du nord, le rhinocéros aussi", souffle Luis Arranz, dépité. "Aujourd'hui il n'y a plus d'éléphants de savane non plus... les braconniers vont forcément finir par venir ici", redoute-t-il, fataliste. Le parc de Manovo-Gounda Saint Floris, dans le nord, a ainsi été classé dans la liste du Patrimoine mondial en péril par l'UNESCO.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 16:32
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : L’ancien président de l’Assemblée Nationale promet une nouvelle phase de son engagement politique



BANGUI, 30 aout 2019 (RJDH)---L’ancien président de l’Assemblée Nationale a promis un engagement politique désormais plus ferme face au régime actuel. Il l’a fait savoir dans une déclaration rendue publique ce vendredi 30 aout 2019.

Généralement très silencieux et prudent, Meckassoua, ces derniers jours, refuse de se taire. En l’espace d’une semaine, il signe deux déclarations, accorde une interview sans compter la mise en ordre de bataille de son équipe qui, sur le terrain saute sur toutes les occasions de communication.

« Le temps du sursaut national a sonné », c’est le titre de la dernière déclaration de Meckassoua, une déclaration à l’allure d’un véritable procès de ses détracteurs. L’ancien président de l’Assemblée Nationale dans sa déclaration, revient sur l’affaire dite des kits des députés et soutient l’existence d’un réseau mafieux qui, selon lui, a pu détourner de l’argent public. Se fondant sur le rapport de la cour des comptes qui d’après son interprétation personnelle, le lave de tout soupçon, Meckassoua considère sa destitution comme « une manœuvre » sans fondement au vu des conclusions de la cour des comptes.

Le temps de silence est terminé, prévient Meckassoua qui appelle la justice à agir pour rassurer les Centrafricains. Dans le viseur du patron du chemin de l’espérance, Mapenzi, Mme Dekomo, l’agent comptable de l’Assemblée Nationale et l’agent comptable central du trésor.

Meckassoua sans citer le nom du chef de l’Etat, a le régime dans son viseur. Il promet « une ardeur et une pugnacité nouvelles » dans son combat politique. Ce que Meckassoua appelle une nouvelle phase de sa vie publique et son combat politique, se fera avec des soutiens qu’il ne s’est gardé de citer notamment « des amis influents et des voisins qui sont nos frères ». Clin  d’œil aux prochaines élections, l’ancien président égraine un des aspects de son programme politique en faisant allusion à son engagement pour les jeunes pour qui, il dit projeter un plan Marshal.

Cette sortie médiatique est en quelque sorte une première réponse aux actions qui ont débouché sur la destitution de l’ancien président de l’Assemblée Nationale le 26 octobre 2018, destitution que Meckassoua et son équipe continuent toujours de qualifier de coup d’Etat institutionnel. Meckassoua veut prendre sa revanche et il veut aujourd’hui se donner les moyens de le faire.

Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique : La Minusca se félicite de la promulgation du code électoral par le chef de l’Etat



BANGUI, 30 aout 2019 (RJDH)---La MINUSCA se félicite de la promulgation du code électoral par le Président Touadera. Ce qui constitue, selon elle, un pas important dans les préparatifs vers des élections inclusives et apaisées en 2020 et début 2021 en République Centrafricaine. Vladimir Monteiro, Porte-parole la mission onusienne, l’a fait savoir le mercredi 28 aout 2019 au cours de la traditionnelle conférence de presse de la MINUSCA à Bangui.

Se félicitant de la promulgation de la loi portant code électoral par le Président Touadera suite à son adoption par les élus de la nation au mois de juillet dernier, le Porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a saisi l’occasion pour rappeler le rapport du SG des Nations-Unies, Antonio Guteres du mois de juin dernier au sujet des élections en Centrafrique.

« Vous savez en juin dernier, le Secrétaire Général des Nations-Unies a sorti un rapport sur la RCA. Un rapport qui a été présenté par le Représentant Spécial. Dans ce rapport, le Secrétaire général note que ces prochaines élections marqueront un tournant historique, et il encourage toutes les parties,  à participer au processus politique de manière transparente, en mettant l’accent sur le dialogue », a fait savoir Vladimir Monteiro.

Selon le Porte-parole de la Minusca, le Secrétaire Général de l’ONU a signifié dans le rapport que la tenue des élections va constituer un défi majeur et devra bénéficier d’un formidable appui.

Dans ce rapport, selon Monteiro, « Le Secrétaire Général exprime son intention de formuler des recommandations dans son prochain rapport sur la portée du mandat de la MINUSCA en matière d’appui électoral »a-t-il dit.

La MINUSCA pour le moment, apporte juste un soutien technique et de conseil aux autorités nationales, notamment l’Autorité Nationale des Elections.

Cyrille Wegue

 

 

Centrafrique : Le communiqué final de la rencontre bilan de l’APPR toujours en attente

BANGUI, 30 Aout 2019 (RJDH)---L’opinion publique sera éclairée sou-peu sur les conclusions rencontres du 23 et 24 aout entre les signataires de l’Accord Politique pour la paix et la réconciliation en RCA, à travers un communiqué final de l’Union Africaine. C’est la réponse de la MINUSCA, lors de la Conférence de presse hebdomadaire du mercredi 28 aout dernier aux préoccupations nationales sur le sujet de cette rencontre de deux jours. 

Depuis la fin de la rencontre bilan à mi-parcours entre le gouvernement et les groupes armés en compagnie des garants et facilitateurs de l’accord politique pour la paix, le communiqué final de ces assises est toujours attendu. Les informations RJDH indiquent que les garants et facilitateurs réfléchissent sur le niveau de graduation des sanctions contre ceux qui violeront l’accord.

L’un des points saillants de cette rencontre portait sur la discussion autour des sanctions à infliger aux réfractaires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation. Notamment, l’article 35 dudit accord qui aborde de la question des sanctions et qui malheureusement n’a pas prévu des sanctions à infliger les renvoyant toutefois aux mécanismes des organisations continentales et régionales, « les parties reconnaissent que la violation de l’accord expose les responsables aux mesures répressives prévues par les garants et les facilitateurs. Des parties sont conscientes que toute violation est susceptible d’exposer les auteurs à des sanctions internationales notamment prévues dans le cadre des dispositions pertinentes des décisions du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies et dans le cadre de leurs régimes de sanctions répressifs », stipule l’article 35.

Alors que les travaux d’évaluation à mi-parcours de l’accord de paix avaient pris fin depuis samedi 24 aout, le communiqué final est toujours attendu. « Un communiqué final est en cours d’élaboration, il sera partagé avec la presse et l’opinion publique sous-peu. C’est un communiqué qui devrait être diffusé par l’Union Africaine, un des garants de l’accord et qui a organisé cette réunion de vendredi et de samedi. Vous saurez ce qui a été décidé lors de cette rencontre. Mais ce qui est important, c’est que cette réunion a eu lieu et a permis de discuter sur certains points et d’interpeller également les groupes armés sur leurs responsabilités», a fait savoir Vladimir Monteiro, Porte-parole de la MINUSCA.

« Concernant la question de sanction comme nous l’avons dit, il y a un travail de clarification de cet article 35. Parce que l’accord, il parle de sanction, mais il ne précise pas le type de sanction. Et il y a un travail qui est en train d’être fait pour que cet article 35 soit effectivement appliqué, notamment à l’endroit de ceux qui violeront l’accord de paix », a précisé Vladimir Monteiro.

Il indique, par ailleurs, que le travail de clarification de l’article 35 dudit accord doit répondre aux attentes de tout le monde, « Il y a ce travail de clarification qui a été entamé il y a quelques temps et qui répondra aux attentes de tout le monde, pour qu’effectivement, tous respectent tous les engagements. Il y a des engagements qui sont respectés, mais il y a beaucoup de choses à faire encore », a conclu le Porte-parole de la MINUSCA.

A l’issue de cette rencontre du vendredi 23 et samedi 24 aout dernier, l’un des leaders des groupes armés, partie signataire dudit accord a démissionné de son poste de conseiller militaire à la Primature. La MINUSCA n’a pas souhaité commenter cette décision mais, rappelle que Mahamat Alkhatim reste toujours dans la logique de cet accord. 

Cyrille Wegue

 

 

Centrafrique : La Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence de l’ONU en visite  pour évaluer la situation humanitaire 

BANGUI, le 30 Aout 2019(RJDH)---Le sous-secrétaire Général aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence de l’ONU, Ursula Mueller est arrivée hier dans la capitale centrafricaine, du 29 au 4 septembre, pour évaluer la situation humanitaire, un an après sa première visite. 

La visite du sous-secrétaire Général aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence intervient un an après celle qu’elle avait effectuée en février 2018 dans le pays. Il s’agit d’une visite d’évaluation en ce qui concerne la situation humanitaire en Centrafrique pour faire un plaidoyer en faveur des personnes vulnérables affectées par la crise.

« Je suis impatiente de voir les progrès et les défis de la situation humanitaire. Je rencontrerais certains membres du gouvernement, les acteurs humanitaires et du développement et donateurs mais surtout la population affectée. Je suis ici pour porter la voix et préoccupations des plus vulnérables et pour accroitre l’attention de la communauté internationale à la crise en Centrafrique », a déclaré Ursula Mueller.

Ursula Mueller se rendra à Bria, Alindao et Bangassou qui sont des villes touchées par les violences armées dévastatrices ayant contraint des centaines de milliers à fuir leurs domiciles afin de toucher du doigt le vécu quotidien des déplacés internes.

Cette mission est la deuxième effectuée en Centrafrique, un pays où le nombre de personnes nécessite encore une assistance humanitaire. Il est passé de 2,5 en 2018 à 2,9 millions en 2019.  Près de deux tiers de la population ont besoin d’assistance et de la protection, dont plus de la moitié sont des enfants.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

 

 

Centrafrique : La Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence de l’ONU en visite  pour évaluer la situation humanitaire 

BANGUI, le 30 Aout 2019(RJDH)---Le sous-secrétaire Général aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence de l’ONU, Ursula Mueller est arrivée hier dans la capitale centrafricaine, du 29 au 4 septembre, pour évaluer la situation humanitaire, un an après sa première visite. 

La visite du sous-secrétaire Général aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence intervient un an après celle qu’elle avait effectuée en février 2018 dans le pays. Il s’agit d’une visite d’évaluation en ce qui concerne la situation humanitaire en Centrafrique pour faire un plaidoyer en faveur des personnes vulnérables affectées par la crise.

« Je suis impatiente de voir les progrès et les défis de la situation humanitaire. Je rencontrerais certains membres du gouvernement, les acteurs humanitaires et du développement et donateurs mais surtout la population affectée. Je suis ici pour porter la voix et préoccupations des plus vulnérables et pour accroitre l’attention de la communauté internationale à la crise en Centrafrique », a déclaré Ursula Mueller.

Ursula Mueller se rendra à Bria, Alindao et Bangassou qui sont des villes touchées par les violences armées dévastatrices ayant contraint des centaines de milliers à fuir leurs domiciles afin de toucher du doigt le vécu quotidien des déplacés internes.

Cette mission est la deuxième effectuée en Centrafrique, un pays où le nombre de personnes nécessite encore une assistance humanitaire. Il est passé de 2,5 en 2018 à 2,9 millions en 2019.  Près de deux tiers de la population ont besoin d’assistance et de la protection, dont plus de la moitié sont des enfants.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

 

 

Centrafrique : La Journée internationale des disparues célébrée une première fois en RCA 

BANGUI, le 30 Aout 2019(RJDH) ----Célébration ce 30 aout à Bangui de la journée des personnes disparues. Une journée placée par l’Association des victimes des événements de 2012 et 2014 en mémoire des victimes centrafricaines qui sont disparues dans le pays suite aux multiples crises.

L’idée de la célébration de la journée internationale des personnes disparues est née en 1983  en Amérique du sud de la volonté des familles des victimes de disparitions forcées. Disparitions Caractérisées par l’emprisonnement secret ou des assassinats et meurtre.

Hervé Severin Lidamo président de l’association des victimes (AVED) explique les raisons de cette commémoration pour la première fois en Centrafrique en ses termes : « nous sommes aujourd’hui le 30 Aout, chaque année, le monde célèbre cette journée en la mémoire de personnes disparues. Nous avons aussi enregistré des personnes disparues. Mais plus que cette journée n’est pas connue en Centrafrique, nous faisons aussi ceci pour que les victimes sachent qu’il existe une journée pour les victimes ».

Des familles de personnes disparues selon le Comité International de la Croix-Rouge en Centrafrique ont tendance à ne pas se focaliser sur leurs besoins. Valérie Petitpierre, Cheffe de délégation du CICR en Centrafrique, demande une attention particulière à cette journée, « la journée internationale des disparues, il y a ici dans ce pays des familles de personnes disparues. Elles souffrent aussi énormément et psychologiquement parce que le fait d’être sans nouvelles de leurs proches. Nous avons aussi des activités en faveurs des populations qu’on a tendance à oublier ou qui restent ignorer. Je pense par exemple aux détenus, on continue à visiter les lieux de détentions à Bangui ou à l’intérieur du pays. On continue à fournir un accès aux soins de santé aux victimes de violences, des blessures qui ne sont pas forcément visibles», dit-elle.

Cette activité selon l’Association des victimes des événements de 2012 et 2014, consiste à mobiliser les victimes de la crise en RCA afin de mieux comprendre l’histoire de cette journée.

Ketsia Kolissio.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 16:21
Des chasseurs pygmées tentent de sauver les derniers éléphants de Centrafrique

 

Lu pour vous

 

Paris Match | Publié le 30/08/2019 à 12h13  La Rédaction avec AFP

 

Plusieurs hommes ont mis leur connaissance de la forêt primaire de la réserve de Dzanga-Sangha, en Centrafrique, au service de la préservation de la faune, en devenant guide du parc. Le long de la large rivière Sangha, ce territoire est devenu réserve spéciale en 1990. 

Le pas de Jean est rapide, malgré l'enchevêtrement des branches et des racines au sol. Il scrute la moindre trace de passage de l'éléphant qu'il piste depuis trois heures, au coeur de la réserve de Dzanga-Sangha, épargnée --mais pour combien de temps encore-- du braconnage qui menace la survie des grands mammifères de la Centrafrique. Il se fige soudain, un pied fiché au centre d'une large trace, l'empreinte de la patte d'une femelle adulte.

L'ancien chasseur pygmée a mis sa parfaite connaissance de cette forêt primaire équatoriale dense et sombre du sud-ouest de la Centrafrique au service de la préservation de la faune, en devenant guide du parc. Le long de la large rivière Sangha, ce territoire est devenu réserve spéciale en 1990.

Dzanga-Sangha est aujourd'hui le dernier sanctuaire des éléphants et des gorilles centrafricains, décimés ailleurs dans le pays par les braconniers. "Mais cela ne va pas durer", se lamente Luis Arranz, en charge du parc et de la formation de ses gardiens, des pisteurs pygmées recrutés dans les villages alentours mais aussi des rangers, militaires chargés de la protection de la faune. Les éléphants ont disparu du nord de la Centrafrique, les braconniers pourraient se rabattre rapidement sur la Dzanga-Sangha, s'émeut ce cadre espagnol, du WWF(World Wildlife Fund), l'ONG internationale de protection de l'environnement, qui gère la réserve en partenariat avec le gouvernement.

Le rhinocéros pour sa corne, l’éléphant pour son ivoire, la girafe pour sa peau, le pangolin pour son écaille, le gorille pour sa viande... La faune est la cible des braconniers dans tout le continent. Le groupe de scientifiques qui accompagnent Jean répertorie les animaux présents.

8000 éléphants dans la réserve

Sur les traces de l'éléphante pistée, ils débouchent dans une grande clairière au centre de laquelle les eaux de la forêt s'écoulent pour former un grand marécage. Là, une centaine des 8.000 éléphants de la forêt de Dzanga Sangha s'ébattent, cherchant le sel du bout de la trompe dans la boue. Deux mâles s'affrontent, un autre poursuit des bongos. A l'autre bout du parc, le personnel d'une base scientifique, perdue à 50 kilomètres de la première ville, Bayanga, étudie les gorilles. Au milieu des magnolias, Kumba, un vieux mâle au dos argenté de 40 ans, toise les chercheurs. Il veille sur sa femelle et ses des jumeaux nouveaux-nés, même s'il est habitué à la présence des scientifiques.

Dans un pays en guerre civile depuis 2013, le braconnage a explosé. Un rapport d'Ecofaune, organisme de protection de la faune du nord de la Centrafrique, estime que, sur trente ans, la population des grands mammifères s'est réduite de 94% dans le pays.

Les frontières poreuses ont permis d'innombrables raids de braconniers venus des pays voisins.

"Les girafes ont disparu du nord, le rhinocéros aussi", souffle Luis Arranz, dépité. "Aujourd'hui il n'y a plus d'éléphants de savane non plus... les braconniers vont forcément finir par venir ici", redoute-t-il, fataliste. Le parc de Manovo-Gounda Saint Floris, dans le nord, a ainsi été classé dans la liste du Patrimoine mondial en péril par l'UNESCO.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 16:15
Le déboisement, cause du dérèglement climatique en RCA

 

https://afriquepanorama.com  30 août 2019 

 

Les effets de la crise militaro-politique centrafricaine continuent de se faire sentir même après la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA) sur les infrastructures administratives, l’environnement centrafricain et le changement climatique.

La reconstruction nationale est le maître-mot des autorités nationales. La RCA a commencé à ressentir sentir les effets du changement climatique dû à la déforestation. Mais le gouvernement a également  pensé à des solutions à ce phénomène qui a des impacts néfastes sur la santé humaine.

A cet effet, la RCA, a pris une part active à la célébration de la Journée Nationale de l’Arbre,  en consacrant 7 hectares pour planter 7000 pépinières de teck, 21 août 2019 à Pissa, localité située à 70 Km de la capitale centrafricaine. Cette journée qui a pour thème « Arbres, solutions aux changements climatiques » a été présidée par le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

La RCA est durement frappée, non seulement par la crise militaro-politique mais aussi par la surexploitation de ses forêts et sols. Connaissant l’importance des arbres, Faustin Archange Touadéra a évoqué les nouvelles menaces dans le monde et en RCA : « L’humanité fait face aujourd’hui au déboisement, à la dégradation des forêts, des terres et des dérèglements climatiques. En Centrafrique aujourd’hui, la chaleur nous tue à petits feux, les vagues des chaleurs extrêmes, des incendies des forêts et les inondations sèment la terreur dans notre pays et pour cause les exploitations anarchiques de la forêt ».

La santé de l’espèce humaine est menacée.  Car, le déboisement a un impact sur l’environnement, c’est la cause du changement climatique en RCA, dû à la chaleur et à la modification de climat centrafricain.

C’est dans l’optique de prévenir et garantir  la santé de l’humanité et un environnement sein que le gouvernement centrafricain a fait sien cette Journée Nationale des Arbres. Pour un environnement sein en RCA, les Centrafricains doivent prendre conscience de l’importance de la protection des forêts en mettant un terme à l’exploitation massive et anarchique des arbres et que les populations revoient leur manière d’utiliser les bois de chauffe.

Jérémie Walanda

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 16:10
En Centrafrique, d’anciens chasseurs pygmées tentent de sauver les derniers éléphants du pays

 

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 10h13

 

La réserve de Dzanga-Sangha est l’ultime sanctuaire des pachydermes, décimés ailleurs par les braconniers.

 

Le pas de Jean est rapide, malgré l’enchevêtrement des branches et des racines au sol. Il scrute la moindre trace de passage de l’éléphant qu’il piste depuis trois heures au cœur de la réserve de Dzanga-Sangha, épargnée – mais pour combien de temps encore ? – du braconnage qui menace la survie des grands mammifères en Centrafrique. Il se fige soudain, un pied fiché au centre d’une large trace : l’empreinte de la patte d’une femelle adulte.

L’ancien chasseur pygmée a mis sa parfaite connaissance de cette forêt primaire équatoriale dense et sombre au service de la préservation de la faune, en devenant guide de ce parc situé dans le sud-ouest du pays. Le long de la large rivière Sangha, ce territoire est devenu une réserve spéciale en 1990. Dzanga-Sangha est aujourd’hui le dernier sanctuaire des éléphants et des gorilles centrafricains, décimés ailleurs dans le pays par les braconniers.

 « Mais cela ne va pas durer », se lamente Luis Arranz, chargé du parc et de la formation de ses gardiens, des pisteurs pygmées recrutés dans les villages alentour mais aussi des rangers, militaires chargés de la protection de la faune. Les éléphants ayant disparu du nord de la Centrafrique, les braconniers pourraient se rabattre rapidement sur la Dzanga-Sangha, s’émeut ce cadre espagnol du World Wildlife Fund (WWF), l’ONG internationale de protection de l’environnement qui gère la réserve en partenariat avec le gouvernement.

Le parc du Manovo-Gounda Saint-Floris, dans le nord, a été classé dans la liste du patrimoine mondial en péril par l’Unesco. « Les girafes ont disparu du nord, les rhinocéros aussi, souffle Luis Arranz, dépité. Aujourd’hui, il n’y a plus d’éléphants de savane non plus… Les braconniers vont forcément finir par venir ici. »

Avec la guerre civile, le braconnage a explosé

Les scientifiques qui accompagnent Jean répertorient les animaux présents. Sur les traces de l’éléphante pistée, ils débouchent dans une grande clairière au centre de laquelle les eaux de la forêt s’écoulent pour former un grand marécage. Là, une centaine des 8 000 éléphants de la forêt de Dzanga-Sangha s’ébattent, cherchant le sel du bout de la trompe dans la boue. Deux mâles s’affrontent, un autre poursuit des bongos (une espèce d’antilope).

A l’autre bout du parc, le personnel d’une base scientifique perdue à 50 km de la première ville, Bayanga, étudie les gorilles. Au milieu des magnolias, Kumba, un vieux mâle au dos argenté de 40 ans, toise les chercheurs. Il veille sur sa femelle et ses jumeaux nouveau-nés, même s’il est habitué à la présence des scientifiques.

Dans un pays en guerre civile depuis 2013, le braconnage a explosé. Un rapport d’Ecofaune, organisme de protection de la faune du nord de la Centrafrique, estime que sur trente ans, la population des grands mammifères s’est réduite de 94 % dans le pays. Le rhinocéros pour sa corne, l’éléphant pour son ivoire, la girafe pour sa peau, le pangolin pour son écaille, le gorille pour sa viande… La faune est la cible des braconniers sur tout le continent africain ; et les frontières poreuses de la Centrafrique ont permis d’innombrables raids de braconniers venus des pays voisins.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 15:55
Nouvelles nationales sur Afrique Panorama
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L’ambassadeur russe en RCA dénonce les fake-news de CNN : « Une information non-approuvée et des mensonges »

 

https://afriquepanorama.com 30 août 2019

 

La chaine américaine CNN a publié une série des reportages compromettant l’aide de la fédération de Russie à la République Centrafricaine. La chaine accuse la Russie de « vouloir devenir un acteur principal dans la région ». D’après CNN, pour cela la Russie effectue des livraisons d’armes à titre gracieux destinées à l’armée nationale, envoie ses instructeurs militaires pour former les FACA dans le camp militaire « secret » à Berengo, soutient le gouvernement dans la réalisation du processus de paix etc.

En outre, CNN est mécontent de voir dans les rues de Bangui les pancartes avec le slogan « Main dans la main avec votre armée » et mentionne Lobaye Invest qui appartiendrait aux Russes et aurait une autorisation d’exploitation minière.

« Les seuls à creuser dans le sable et la pierre à la recherche d’un fragment précieux lors de notre visite du site minier près de Yawa étaient les jeunes de la région. Rodriguez a expliqué que des centaines de personnes dans la région travaillent maintenant pour les Russes. Tout ce qu’ils trouvent, dit-il, doit être remis aux agents locaux des Russes », indiquent les journalistes. Le jeune dit à la caméra que les Russes ont commencé à arriver il y a 18 mois, au moment même où les entraîneurs militaires commençaient à arriver. Il ajoute que les Russes viennent de Berengo, « là où se trouve leur quartier général ».

CNN accuse les Russes d’avoir surveillé ses journalistes lorsqu’ils étaient en RCA pour tourner leur enquête fictive. A la fin du reportage la chaine américaine traite la Russie d’une menace pour presque tout le continent africain, or elle y renforce son influence.

Un tel sujet ne pouvait pas laisser indifférente la partie russe, car le reportage est plein d’accusations infondées, de fausses informations et suppositions. A ce propos, l’ambassadeur russe en RCA Vladimir Titorenko a tenu une conférence de presse avec des journalistes. Il a déclaré que des « fake news », des informations non-approuvées ou tout simplement des mensonges sont utilisées dans ces reportages. Selon lui, CNN, auparavant professionnelle et compétentes, devient une presse de boulevard.

« Il faut remarquer que les instructeurs russes travaillent en RCA sous un contrat avec le Ministère de la Défense. CNN devrait avoir honte de ne pas en être au courant. Nos instructeurs sont chargés de former les forces armées de la RCA uniquement sous l’autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU, c’est une information publique. Le Ministère centrafricain de la Défense invite des ambassadeurs et des attachés diplomatiques des pays étrangers à chaque nouvelle promotion des bataillons de forces armées de la RCA. CNN ne l’a remarqué pour une raison inconnue », a souligné l’ambassadeur.

En effet, le gouvernement a même autorisé aux journalistes américains l’accès sur le polygone militaire à Berengo lors d’un entrainement des soldats. Au lieu de parler de la situation actuelle dans le pays et des raisons pour lesquelles les FACA sont formés par les instructeurs étrangers, ils racontent les histoires sur les « mercenaires russes ».

« Je conseillerais aux autorités centrafricaines d’être plus prudentes en ce qui concerne l’autorisation des visites de cet objet militaire afin que des informations altérées n’apparaissent plus », a déclaré Vladimir Titorenko.

L’ambassadeur russe a dénoncé encore une autre information fabriquée par CNN : l’entreprise Lobaye Invest appartient à un citoyen de la RCA, mais pas à un Russe, contrairement à ce qui a été indiqué dans un reportage américain. Afin de ne pas trop ébranler CNN, Titorenko a indiqué qu’une délégation russe de businessmen, qui se spécialisent en agriculture, arriverait en Centrafrique avant la fin du mois d’aout.

« Ils pensent proposer au gouvernement de la RCA de créer conjointement des entreprises développant l’élevage bovin, porcin, celui des poules et la production d’oeufs. Ils veulent également installer une production de conserves bovins et de poule qui permettra d’alimenter les forces armées du pays, or la base logistique locale est assez faible. Si des entreprises russes seront présentes dans la région, serait-ce une nouvelle sensation ? Il y a beaucoup d’entreprises étrangères en RCA », a remarqué le diplomate.

Vladimir Titorenko a parlé aussi du sujet des « agents locaux russes à qui les jeunes gens remettent tous les fragments précieux trouvés dans les mines de Yawa » (une citation de CNN). Il l’a traité d’une information compromettante :

« Il est ridicule de parler des intérêts de la Russie pour l’exploitation de l’or et des diamants en RCA. Surtout lorsque l’on sait que 12 entreprises minières chinoises et 10 entreprises minières françaises sont présentes ici. Plus de 40 milles carats avec la certification conforme de Kimberley sont actuellement exportés de la RCA. Qu’est-ce que représentent ces 40 milles carats ? C’est minime ! On sait que le volume d’exports avant la crise était au niveau de 360 milles carats. Cela représentait alors 9% de recettes budgétaires du pays. Et aujourd’hui 40 milles représentent 0,2% d’apports dans le budget. Quant à l’or, les capacités d’exports potentielles peuvent s’élever à trois tonnes par an tandis qu’au Soudan cela fait plus de 90 tonnes. Ça, c’est de la capacité. Maintenant, moins de 380 kg sont exploités par an et, en règle général, ce sont des entreprises chinoises qui s’en occupent. Ceci n’intéresse pas CNN, elle ne veut qu’un scandale qui impliquerait la Russie ».

Quant à l’histoire de « la poursuite des journalistes américains qui aurait été organisée par les Russes », l’ambassadeur russe a déclaré que des médias occidentaux fabriquent souvent de fausses informations soit détournent les informations, comme cela a été le cas avec Mahamat Nour Mamadou, à qui des militaires russes auraient coupé un doigt. Les résultats d’une enquête indépendante indiquent qu’il avait été payé par des personnes parlant français pour qu’il accuse les Russes. En réalité, Mamadou avait perdu son doigt lors d’un affrontement contre l’armée nationale près de Bambari car il faisait partie d’un groupe armé.

« La dernière chose que je voudrais rajouter. CNN est lié à des forces américaines qui tentent d’éviter la reprise des relations entre les Etats-Unis et la Russie par tous les moyens possibles. Les reportages de CNN ont été réalisés dans le but de compromettre la présence russe en RCA ainsi que l’accord de Khartoum. Ce matériel va à l’encontre non-seulement de la Russie, mais aussi du Président Faustin-Archange Touadéra et du gouvernement centrafricain qui font tout le possible pour le rétablissement de la paix et stabilité dans leurs pays », a conclu Vladimir Titorenko.

Jérémie Walanda

 

 

Centrafrique : Le président centrafricain participe au TICAD

 

https://afriquepanorama.com 29 août 2019

 

La présence du président centrafricain Faustin Archange Touadera à la TICAD permet à la Centrafrique d’avoir un avenir brillant et un développement durable pour la population centrafricaine.

Le chef de l’État Faustin Archange Touadera est arrivé hier à Tokyo (Japon) pour assister le 7ème sommet Japon-Afrique « Conférence Internationale pour le Développement de l’Afrique ou TICAD » qui a été lancé hier même jusqu’au vendredi 30 Août 2019. Il aura un calendrier plein, durant ces trois jours parce que dès son arrivée à l’aéroport, les hommes d’affaires japonais l’ont accueilli dans la ville de Shinagawa pour discuter sur la potentialité de l’investissement en RCA.

Le président centrafricain envisage, pendant cette 7è édition du sommet Japon-Afrique, d’avoir une grande relation pour effectuer des projets d’investissement vers son pays possédant beaucoup de potentialité économique mais les infrastructures et le financement sont très insuffisants pour réagir à l’action. La réalisation de la réouverture de l’ambassade du Japon en Centrafrique est aussi l’un des sujets abordés par Faustin Touadera pendant ce sommet.

La présidence centrafricaine a affirmé dans sa page officielle Facebook que « Conscient que c’est le secteur privé qui fait le développement d’un pays, le Président Touadera a félicité M. Sega pour cette initiative et a invité ces opérateurs économiques japonais, à venir investir le plus rapidement possible dans son pays qui manque d’infrastructure ».

 

 

Les travaux de bitumage des routes de Bangui ont commencé

 

https://afriquepanorama.com 30 août 2019

 

A Bangui, non loin du camp de roux, les travaux de bitumage des routes ont débuté. Des techniques et des équipements modernes sont entre d’être utilisés. Grâce aux travaux menés, la route possède désormais une couverture de qualité qui servira pendant des années pour le bien des automobilistes centrafricains.

 Il faut noter que depuis les indépendances jusqu’aujourd’hui, les routes de la capitale n’ont pas été réhabilitées. Ce qui fait que les routes sont dans un état dégradable. Aujourd’hui, grâce au leadership du président Touadéra et son gouvernement, un plan détaillé de reconstruction des routes de Bangui et de ses environs a été mis en place et les travaux ont déjà démarrés.

Le président de la République Faustin Archange Touadéra s’est rendu personnellement la semaine passée pour constater l’état d’avancement des travaux.

Jérémie Walanda

 

 

Les centrafricains ne veulent plus de l’opposition

 

https://afriquepanorama.com 30 août 2019 

 

Des dizaines de nouveaux partis politiques continuent de pousser comme des champions en RCA. Ces derniers temps, le ministère de l’administration et du territoire a enregistré ces derniers temps beaucoup des partis politiques qui ont opté pour l’opposition.

D’une manière générale, les leaders de ces partis politiques sont des anciens hommes politiques injectés de leurs postes pour le non-professionnalisme, la corruption, le favoritisme, le détournement des deniers publiques, etc. Aujourd’hui, ceux-ci voulaient tromper le peuple centrafricain en lui faisant croire que les accusations portées à leur endroit sont des diffamations alors que c’est le contraire. D’autre part, beaucoup de leaders politiques de l’opposition sont directement liés aux attaques contre la population civile durant la crise. Ils se sont rendus compte que la justice réglera leur compte  pour les crimes qu’ils ont commis contre le peuple centrafricain et contre l’humanité. C’est pourquoi, ils ont décidé de faire leur entrée en politique en espérant qu’ils pourront ainsi être amnistiés ou obtiendront une commutation de peines au cas où leurs partis gagnent les élections parlementaires.

Pour preuve, plusieurs membres du bureau des partis politiques démissionnent ces derniers jours puisqu’ils estiment que leurs leaders sont de connivences avec les rebelles et entretiennent le clanisme, le népotisme, et la corruption au sein de leurs partis.

Aujourd’hui, les centrafricains ne veulent plus de l’opposition ce qui a fait que le cote de popularité est en chute depuis le début de la mise en œuvre de l’accord de paix de Khartoum.

En effet, la population voit les changements positifs qui s’effectuent dans le secteur de sécurité aussi bien que dans le domaine économique. Les partenaires et organisations internationaux apportent leur soutien à la RCA puisqu’ils sont convaincus que l’accord de paix porte ses fruits.

Si l’on parle de l’opposition, elle n’apporte rien d’utile dans le rétablissement de la paix de la République, mais que du chaos.

Jérémie Walanda

 

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