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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 10:20
Elections en RCA : la honte de la République  par William Béni NDIOH

 

 

 

Huit jours après la proclamation des résultats des élections du 30 décembre 2015 par la Cour constitutionnelle de transition, le climat général empesté d’odeur de suspicion règne dans le pays. A Bangui, la rue grouille de causeries dont le sujet porte naturellement sur l’actualité : les élections. Si la présidentielle ne constitue guère une préoccupation pour les uns, les législatives dont les résultats du premier tour sont purement et simplement annulés par la Cour du Sir Zacharie Ndouba et ses acolytes restent une pilule difficile à avaler par les candidats qui avaient vendu propriétés, siphonné leurs économies et bradé autres biens précieux avant la campagne pour le premier tour du scrutin. Beaucoup n’ont plus le minimum pour offrir ne fût-ce qu’un repas à leur progéniture. Ce sont ceux-là à qui on demande de repartir à zéro pour une course dont les gagnants sont connus d’avance.

 

La décision prise par la Cour constitutionnelle ouvre véritablement la voie à tout sauf la paix. L’histoire de la RCA aura retenu en gras cette date du 25 janvier 2015 cet acte honteux et irresponsable posé par nos concitoyens qui ont choisi la voie de la facilité et l’obéissance éhontée à la fraude et la tricherie aux yeux du monde prouvant ainsi notre faiblesse congénitale et notre incapacité à dire non à cette fameuse communauté internationale qui joue au vampirisme. Se nourrir de notre sang en créant des conflits permanents pour justifier sa présence en terre centrafricaine. Le chuchotement du public en dit tout.

 

La Cour n’a pas dit le droit. Elle a préféré jeté la patate chaude qu’elle avait sous la main afin de respirer oubliant qu’elle a fait le même geste en glissant une peau de banane sous les pieds de l’ANE, de dame Samba-Panza et ses amis de la Communauté internationale. La Cour ayant compris que ce groupe avait beaucoup plus le regard rivé sur la présidentielle, il fallait laisser couler les choses en obéissant docilement mais en même temps annuler les législatives ce qui par ricochet, prouve que tout est à reprendre à zéro. Le forcing opéré par la communauté internationale qui demande aux « candidats malheureux » de se taire et d’accepter le verdict de Zacharie Ndouba ne va pas s’arrêter en si beau chemin. Il doit aller jusqu’au bout de sa logique : la validation des scrutins en dépit des fraudes et irrégularités connues de tous.

 

A terme il faut envisager deux choses :

 

1. Un faible taux de participation aux prochains scrutins qui, certainement, risque de décrédibiliser les élections et ouvrir de nouvelles tensions dont on a plus besoin.

 

2. Un retour à la case de départ, c’est-à-dire, l’annulation de l’ensemble des élections, la reconstitution de l’ANE avec la nomination d’hommes et de femmes dotés d’une intelligence certaine et d’une morale sans faille capables de redresser la situation et en même temps changer l’image négative qui est collée à la peau de la république.

 

Rien n’est sûr que le point 2 puisse être accepté du moment où les bailleurs ne vont plus s’engager à jeter l’argent par la fenêtre comme ils l’ont fait en 2015. Donc il faudra accepter même si tout est bancale mais la gestion du pouvoir par les usurpateurs ne sera pas facile car ils auront en face d’eux des catégories attachées à la vérité qui joueront à la veuve sous la fenêtre du juge en train de demander que justice lui soit rendue. Sombres perspectives pour une communauté internationale incapable d’appliquer les résolutions onusiennes en éradiquant les groupes armés mais qui se complait à cautionner la fraude, le pillage des ressources et la gabegie.

 

William Béni NDIOH

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Centrafrique-Presse.com
1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 10:38
Centrafrique: à Kabo, isolé, on vit la campagne dans l'insécurité (RFI)

 

 

Par RFI  01-02-2016 Modifié le 01-02-2016 à 02:11

 

La ville de Kabo, située au centre-nord de la RCA, à 70 km de la frontière tchadienne, est au cœur d’une zone toujours aux mains de l’ex-Seleka. Les combattants ont empêché la tenue du référendum, entrainant l’arrivée d’un petit contingent de vingt-six casques bleus de la Minusca. Le premier tour des élections s’est en revanche déroulé dans le calme, même si certains bureaux ont fermé à 16h pour éviter l’insécurité plus forte la nuit. Mais la présence de ces hommes armés, complique la vie des populations.

 

Comment les électeurs ont-ils arrêté leur choix dans cette région reculée ? A quoi ressemble une campagne électorale à Kabo et ses environs ?

 

« Le problème de l'insécurité totale se pose. Vous savez, Kabo est l'azimut de la rébellion. » Enoch sort rarement de Kabo, surtout la nuit. Et pour voyager, il faut avoir beaucoup d'argent. Sur les quelque 110 km qu'il y a entre Kabo et Kaga-Bandoro, au sud-est, il peut y avoir quatorze barrières, souffle-t-il.

 

Eloi, lui, habite un petit village entre Kabo et la frontière tchadienne. Comme de nombreux habitants de la zone, il dénonce des cas de racket commis par certains éléments de l'ex-Seleka. « Ici, on a ni les gendarmes, ni les policiers. On appelle les Seleka, c'est eux maintenant les autorités. Les autorités de l'Etat avant, ils étaient formés. Ils connaissent bien les droits et les devoirs des citoyens ; mais eux, ils ne les connaissent pas. Ils ont besoin d'argent. »

 

Les hommes de l'ex-Seleka ont mis en place des barrières de contrôle, à l'entrée et à la sortie de Kabo, sur l'axe principal nord-sud de la ville. Ils occupent aussi les locaux de la police et de la gendarmerie. Il y a quatre mois, un sous-préfet nouvellement nommé a subi des menaces, il n'est pas resté plus de 48h dans la ville. Les 26 éléments de la Minusca, sous-équipés, observe un couvre-feu à 17h. Si ces dernières semaines, la tension était un peu retombée, la situation reste volatile. Il y a quatre jours, des différends entre des combattants de deux factions rivales des ex-Seleka a fait un mort à l'arme blanche.

 

Le difficile accès à l'information, l'absence physique des candidats

 

Dans le petit village de Mudu, entre Kabo et le Tchad, même le réseau téléphone ne passe pas. Alors, pour s'informer sur les élections, c'est la débrouille, souligne Jonas : « Cette année la campagne a été très difficile. Elle s'est faite sournoisement, de bouche-en-bouche. Il y a de l'insécurité, on ne pouvait pas aller [aux meetings] et être reconnus ! »

 

Les habitants de Kabo et les déplacés, installés aux abords de la ville, sont à peine mieux lotis, confirme Crépin, pourtant avide de se renseigner sur les programmes : « La campagne est médiocre. On a pas bénéficié des journaux. La radio de Bangui fonctionne difficilement. Il y a quelques postes récepteurs, mais il n'y a pas de moyens pour acheter des piles pour écouter les infos. »

 

Quelques rares candidats aux législatives ou leurs représentants ont toutefois sillonné Kabo et ses environs. En revanche, les habitants rencontrés ne se souviennent pas avoir vu de représentants des prétendants à la présidence. Choisir en conscience n'est donc pas évident. « Pour nous, lettrés, ce n'est pas difficile ; mais pour ceux qui ne comprennent pas, qui ne savent pas lire ou écrire, cela pose problème. Or, il faut quand même penser pour faire un bon choix. Je pense que celui qui est admis à la députation ou aux élections, il doit faire quelque chose pour moi. Il y en a qui vont voter compte-tenu de l'argent. »

 

De nombreux habitants espèrent maintenant une visite des deux finalistes à la présidentielle, ce serait une signe fort pour cette région qui se sent oubliée. « Cela fait trois ans que l'Etat a quitté Kabo, rappelle Faustin, un autre habitant du village. On n'a pas vu de gendarmes, ni de policiers, ni d'enseignants... alors, on a l'espoir que les élections soient transparentes et que le gouvernement reprenne le travail pour nous envoyer sécurité, santé et éducation. La RCA est vaste », ce n'est pas seulement la capitale Bangui, insiste Faustin. « Celui qui sera élu devra veiller sur tous les Centrafricains, car chez nous à Kabo, nous vivons seulement grâce aux ONG qui nous donnent un peu de nourriture. Sinon, on moisit. »

 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 10:09
RCA : abus sexuels “sans précédent” de soldats sur des enfants

 

 

http://www.islametinfo.fr/ 01/02/2016 08:55:16

 

La Centrafrique devient la honte de toutes les armées qui ont participé à l’intervention militaire dans le pays. Français, géorgiens, bangladais, marocains ou encore nigériens sont accusés d’avoir agressé sexuellement des enfants centrafricains.

 

L’ONU enquête actuellement sur cette énième affaire de pédophilie en Centrafrique. Les différentes missions militaires organisées par les Nations Unis et la France est en train de se transformer en scandale planétaire sans précédent.

 

En 2015, les soldats français avaient été accusés par des enfants d’avoir profité de leur détresse pour les violer. En 2016, une nouvelle affaire vient entacher l’uniforme militaire.

 

 

La France voudrait mettre fin à l'opération Sangaris en Centrafrique

 

http://www.leparisien.fr/ 31 Janv. 2016, 18h47 

 

Jean-Yves Drian voudrait clore ce dossier dans le courant 2016. Invité ce dimanche du Grand Jury de RTL/LCI/ Le Figaro, le ministre de la Défense a expliqué que la France souhaitait mettre fin à son opération militaire, baptisée Sangaris, en Centrafrique.

Paris voudrait remplacer les militaires en place depuis 2013 par un plus petit contingent et une opération internationale de formation de l'armée centrafricaine. 

«Je souhaite que cela soit fait au cours de l'année 2016 et qu'il reste (...) de petites unités comme c'était le cas auparavant», a indiqué Jean-Yves Le Drian. Au plus fort de l'opération, 2.500 soldats français se trouvaient en Centrafrique. Il en reste 900 aujourd'hui. La France voudrait ramener le contingent à environ 300 soldats. 

Des soldats européens pour former l'armée centrafricaine ?

 

 Les Nations unies ont déployé parallèlement une force de quelque 10.000 hommes, la Minusca, dans laquelle des soldats français sont également impliqués. Cette opération aide notamment à sécuriser les élections en vue d'une transition politique dans le pays : le second tour de l'élection présidentielle et le premier tour des législatives - scrutin annulé en raison de nombreuses irrégularités - auront lieu le 14 février. Pour Jean-Yves Le Drian, le rôle de la Minusca «va être croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique.» 

La mission de la Minusca a notamment été entachée par des scandales sexuels. Plusieurs contingents, dont des Français, sont accusés d'avoir abusé des enfants et des adolescents pendant leurs séjours sur place.

 
Le ministre de la Défense a également confié son espoir d'un engagement de l'Union européenne en Centrafrique. Lors d'une réunion prévue les 3 et 4 février prochains, il a prévu de demander aux ministres européens de s'engager à former l'armée centrafricaine.  

Le déclenchement de Sangaris le 5 décembre 2013 a permis d'arrêter les tueries de masse en Centrafrique. La force a aussi garanti la sécurité des fragiles institutions de transition de la présidente Catherine Samba Panzaen rendant difficile toute velléité de coup d'Etat. En revanche, le pays n'a pas été réellement pacifié et des groupes armés sont encore présents dans plusieurs provinces. 

 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 09:51
Peut-on encore organiser des élections crédibles en Centrafrique ?

 

 

 

Tout le monde en convient, l’organisation par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) du référendum constitutionnel et des scrutins groupés de la présidentielle et des législatives qui viennent d’avoir lieu en Centrafrique est tellement chaotique que les prétendis résultats qui sont issus ne reflètent nullement l’expression de la volonté d’une majorité de Centrafricains. Cette pagaille électorale vient s’ajouter aux mascarades d’élections de 2005 et 2011 pour achever de convaincre certains que c'est impossible d’organiser des élections crédibles en Centrafrique ou que les Centrafricains sont incapables d’organiser de bonnes élections.

 

Des élections présidentielles et législatives avec des résultats crédibles et incontestés ont pourtant été organisées avec succès en 1993 par une certaine Commission Electorale Mixte Indépendante (CEMI), structure voulue et mise en place par le collectif des candidats à l’élection présidentielle d’alors. Pour une première expérience dans le genre en Afrique, il y a tout lieu de s’en féliciter. Ces élections ont vu le président sortant, le général président André Kolingba qui voulait se succéder à lui-même - être battu dès le premier tour de scrutin puisqu’il n’est arrivé qu’en quatrième position - au profit d’Ange Félix Patassé élu au second tour de scrutin contre le Pr Abel Goumba.

 

Douze années après, les élections présidentielles et législatives organisées en 2005 par le président François Bozizé pour légitimer le pouvoir qu’il a pris par coup d’état en mars 2003 ont été en réalité gagnées par Martin Ziguélé qui avait mis le général putschiste en ballottage dès le premier tour de scrutin mais le président du MLPC a été contraint de « reconnaître sa défaite » et de féliciter le « vainqueur » François Bozizé. On saura après qu’un citoyen béninois expert en manipulation informatique des données électorales travaillant au PNUD de Bangui acheté par Bozizé a arrangé la « victoire » de ce dernier ainsi que « l’élection » d’environ quatre vingt (80) députés au second tour des législatives pour la majorité présidentielle alors qu’aucun candidat n’a été élu au premier. Il y a lieu de rappeler également que Me Nicolas Tiangaye a été lui aussi privé de sa victoire aux législatives dans la première circonscription du 4ème arrondissement confisquée par le même François Bozizé candidat aux législatives lui aussi.

 

En 2011, le même François Bozizé conclut un deal avec Joseph Binguimalet, un compatriote ancien chauffeur d’ambassade reconverti en vrai faux pasteur et porté comme par hasard à la tête d’une commission électorale prétendument indépendante,  pour opérer une grossière mascarade et un véritable hold-up électoral dont les résultats frauduleux ont été immédiatement contestés par l’opposition démocratique d’alors malgré leur approbation par une cour constitutionnelle dont les membres ont été grassement arrosés à l’époque par Bozizé et donc étaient aux ordres. Un rapport d’experts de l’Union européenne qui a financé en grande partie cette farce électorale au profit du potentat de l’époque a décrit en détail le modus operandi des fraudes massives surtout dans les bureaux de vote des huit arrondissements de la capitale.

 

Les conséquences de ces honteuses élections frauduleuses sont l’entrée massive et scandaleuse de la famille Bozizé à l’assemblée nationale et le blocage de la vie politique nationale qui en a suivi en raison de la surdité et de l’autisme du même Bozizé. L’usure du pouvoir et la mal gouvernance aidant, notamment celle des forces armées, il n’a fallu qu’une quinzaine de jours à peine à la rébellion armée de la coalition Séléka qui a déclenché les hostilités à partir de la ville de Ndélé pour se retrouver aux portes de Bangui. On ne le dit pas assez mais l’état de déconfiture très avancée de l’armée nationale et des forces de sécurité dont la gestion relevait exclusivement de Bozizé et son fils Jean Francis était tel que la protection qu’ils sont allés chercher auprès de l’armée de Jacob Zuma n’a pas suffi ni permis de les tirer d’affaire. Ils durent abandonner le pouvoir et détaler devant les rebelles de Séléka.  Ce sont là des faits qu’il faut rappeler aux Centrafricains dont certains ont la mémoire bien courte.

 

La création d’une Autorité Nationale des Elections (ANE) consensuelle, voulue tant par la majorité présidentielle que l’opposition démocratique de l’époque et désormais chargée d’organiser les élections, a résulté des déplorables et invraisemblables conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections de 2011 où la partialité avérée des fonctionnaires de l’administration du territoire a été pointée du doigt. Ceux qui ont porté l’ANE sur les fonts baptismaux ne pouvaient nullement se douter que leur création serait au cœur d’une hallucinante pagaille organisationnelle qui irait jusqu’à l’annulation pure et simple des scrutins groupés du 30 décembre 2015 par la cour constitutionnelle de transition même si cette dernière, sans doute à cause des pressions qu’elle a reçues, a choisi de valider la présidentielle et d’annuler les législatives. L’ANE telle qu’elle est actuellement composée, tant dans sa direction à Bangui que dans ses démembrements de province, est disqualifiée pour organiser d’autres élections. Elle n’inspire plus confiance donc pourquoi s’acharner à lui confier l’organisation d’autres scrutins ! A cause de cette ANE qui fait honte, les Centrafricains passent pour être des rigolos incapables d’organiser des élections dignes de ce nom avec des résultats crédibles.

 

L’organisation du référendum du 13 décembre 2015 qui n’avait pas un enjeu particulièrement disputé, avait déjà donné lieu à un gigantesque désordre n’ayant pas rendu possible l’obtention d’un taux de participation électoral et des résultats fiables. Le plus sidérant est que les choses se sont encore davantage détériorées avec les scrutins groupés du 30 décembre 2015. Les responsables de l’ANE qui ont prétendu tirer enseignements de leur échec organisationnel du référendum constitutionnel n’ont à nouveau pas été à la hauteur de leur mission. Le recrutement comme agents électoraux de personnes à peine lettrées et manifestement incompétentes sur des bases familiales, de copinage et de népotisme tant pour le recensement des électeurs que pour l’organisation du vote et la saisie des résultats, a eu raison de l’ANE dont les deux principaux responsables, est-il besoin de le rappeler, avaient comme par hasard, démissionné de leurs fonctions quelques mois plus tôt.

 

Comment accepter que l’ANE n’ait même pas été en mesure de fournir, et c’est le minimum qu’on attendait d’elle, un chiffre correct du taux de participation des électeurs à une élection. C’est une évidence que l’ampleur et la gravité des irrégularités lors des opérations de vote ainsi que la non fiabilité de la chaîne de collecte des documents électoraux et le traitement des données par le système informatique de l’ANE jettent une suspicion légitime et un réel discrédit sur les résultats des élections du 30 décembre 2015. En cela, le refus de la cour constitutionnelle de transition d’annuler également le scrutin présidentiel qui a pourtant eu lieu le même jour et dans les mêmes conditions que les législatives est très curieux, illogique et incompréhensible.

 

C’est une décision bancale qui laisse évidemment un arrière-goût amère de nature à générer des frustrations qui pèseront incontestablement sur l’évolution de la vie politique nationale qui n’en a pas besoin même si les décisions de la cour constitutionnelle ne sont pas susceptibles de recours. On voit bien ici les limites de la méthode du recours aux voies légales pour la contestation des résultats électoraux. Tant pis pour ceux qui se font voler aux élections et qui saisissent la cour constitutionnelle. C’est inadmissible ! L’annulation de la présidentielle du 30 décembre s’impose donc comme pour les législatives du même jour et apparait dorénavant comme la condition pour rasséréner le climat socio-politique dans un contexte électoral tendu et dont rien ne doit servir de détonateur. La communauté internationale qui a tant voulu la tenue de ces élections doit prendre à nouveau ses responsabilités car l’élection d’un président par défaut, loin d’arranger les choses, ne mettra pas forcément un terme à la longue et interminable crise centrafricaine.

  

La rédaction

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 09:32
RCA - La force française Sangaris ramenée autour de 300 hommes

 

 

http://la-kabylie.com/  31 Janvier, 2016, 21:47 | Auteur: Phil Beauvilliers

 

C'est le principal reproche fait à l'opération Sangaris par des responsables centrafricains et des analystes: ne pas avoir procédé au désarmement de tous les groupes armés et milices, alors que c'était au départ une de ses principales missions.

 

Le ministre de la Défense a également ajouté que l'ONU à travers la "Minusca", va avoir un rôle "croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique". Ce dimanche, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a annoncé qu'il souhaitait mettre fin à son opération militaire en Centrafrique en 2016. "J'espère pouvoir obtenir cela de mes collègues dans quelques jours", a estimé M. le Drian.

 

Paris voudrait remplacer les militaires en place depuis 2013 par un plus petit contingent et une opération internationale de formation de l'armée centrafricaine.

 

Interrogé lors de l'émission Le Grand Jury sur RTL/LCI/Le Figaro, il a déclaré: "Il faut aboutir à un gouvernement d'union nationale (...) Il y a un processus politique sérieux en cours, validé par le Conseil de sécurité à l'unanimité".

 

Ce dispositif de surveillance des lieux de culte et de centaines de cibles potentielles pour des attaques terroriste comprend actuellement 10.000 hommes, un chiffre qui ne sera donc pas diminué, malgré les contraintes importantes que cela fait peser sur l'armée française.

 

L'armée française, mobilisée sur de nombreux fronts antiterroristes - y compris sur le territoire national avec 10.000 hommes déployés depuis les attentats de Paris en 2015 - ne compte pas en revanche réduire la voilure au Sahel.

 

L'armée va continuer à adapter les conditions d'hébergement des militaires, souvent précaires, notamment en région parisienne, a assuré le ministre de la défense.

 

 

Ce niveau de mobilisation, exceptionnel depuis la professionnalisation en 1997 des armées, pèse sur le temps d'entraînement des soldats, passé à 64 jours seulement, alors que l'objectif est de 90 jours. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

 

  

Centrafrique : la France veut mettre un terme à l’opération « Sangaris » en 2016

 

Le Monde.fr avec AFP Le 31.01.2016 à 22h12 • Mis à jour le 01.02.2016 à 08h39


« L’objectif, c’est que l’opération “Sangaris” en tant que telle s’arrête (…) au cours de l’année 2016 », a déclaré le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, dimanche 31 janvier, lors de l’émission « Le Grand Jury » pour RTL, LCI et Le Figaro. Ce retrait passera par une réduction croissante des effectifs militaires français en Centrafrique.

Le contingent, qui compte aujourd’hui 900 soldats – ils étaient jusqu’à 2 500 au début de l’opération –, sera ramené à environ 300 hommes. A terme, ne resteront que « de petites unités comme c’était le cas auparavant », a précisé le ministre.

Les Nations unies ont déployé parallèlement une force de quelque 10 000 hommes, la Minusca, qui aide notamment à sécuriser les élections. Le second tour du scrutin présidentiel, prévu le 14 février, tout comme le nouveau premier tour des législatives, devrait mettre fin à la transition politique en Centrafrique.

M. Le Drian a aussi émis l’espoir que l’Union européenne s’engage, lors d’une réunion informelle des ministres de la défense européens les 3 et 4 février à Amsterdam, à former l’armée centrafricaine.

Mission inaccomplie

Le déclenchement de « Sangaris » le 5 décembre 2013, après le renversement du président François Bozizé par les rebelles de la Séléka, a permis d’arrêter les tueries de masse et de ramener un semblant de normalité à Bangui. La force a aussi garanti la sécurité des fragiles institutions de transition de la présidente Catherine Samba Panza, en rendant impossible toute velléité de prise du pouvoir par la force.

En revanche, le pays n’a pas été réellement pacifié et des groupes armés sont encore présents dans plusieurs provinces. C’est le principal reproche fait à l’opération « Sangaris » par les responsables centrafricains et les analystes : ne pas avoir procédé au désarmement de tous les groupes armés et milices, alors que c’était au départ une de ses principales missions.

« Barkhane » maintenue

 

L’armée française, mobilisée sur de nombreux fronts antiterroristes – y compris sur le territoire national avec 10 000 hommes déployés depuis les attentats de Paris en 2015 – ne compte pas en revanche réduire la voilure au Sahel. Le dispositif « “Barkhane” n’a pas vocation à être allégé », a souligné le ministre de la défense. L’opération mobilise 3 500 hommes sur cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso).

 

 

Le chef d’état-major, le général Pierre de Villiers, a souligné vendredi que l’armée française était « au taquet » et que tout nouveau déploiement nécessiterait de réduire la présence militaire ailleurs ou d’augmenter le budget de la défense. La France pourrait être notamment amenée à intervenir en Libye, aux côtés des Etats-Unis et d’autres pays européens ou de la région, si un gouvernement d’union nationale libyen est effectivement mis en place et demande de l’aide pour rétablir la sécurité dans le pays.

RCA - La force française Sangaris ramenée autour de 300 hommes  

http://la-kabylie.com/  31 Janvier, 2016, 21:47 | Auteur: Phil Beauvilliers

C'est le principal reproche fait à l'opération Sangaris par des responsables centrafricains et des analystes: ne pas avoir procédé au désarmement de tous les groupes armés et milices, alors que c'était au départ une de ses principales missions.

Le ministre de la Défense a également ajouté que l'ONU à travers la "Minusca", va avoir un rôle "croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique". Ce dimanche, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a annoncé qu'il souhaitait mettre fin à son opération militaire en Centrafrique en 2016. "J'espère pouvoir obtenir cela de mes collègues dans quelques jours", a estimé M. le Drian.

Paris voudrait remplacer les militaires en place depuis 2013 par un plus petit contingent et une opération internationale de formation de l'armée centrafricaine.

Interrogé lors de l'émission Le Grand Jury sur RTL/LCI/Le Figaro, il a déclaré: "Il faut aboutir à un gouvernement d'union nationale (...) Il y a un processus politique sérieux en cours, validé par le Conseil de sécurité à l'unanimité".

Ce dispositif de surveillance des lieux de culte et de centaines de cibles potentielles pour des attaques terroriste comprend actuellement 10.000 hommes, un chiffre qui ne sera donc pas diminué, malgré les contraintes importantes que cela fait peser sur l'armée française.

L'armée française, mobilisée sur de nombreux fronts antiterroristes - y compris sur le territoire national avec 10.000 hommes déployés depuis les attentats de Paris en 2015 - ne compte pas en revanche réduire la voilure au Sahel.

L'armée va continuer à adapter les conditions d'hébergement des militaires, souvent précaires, notamment en région parisienne, a assuré le ministre de la défense.

Ce niveau de mobilisation, exceptionnel depuis la professionnalisation en 1997 des armées, pèse sur le temps d'entraînement des soldats, passé à 64 jours seulement, alors que l'objectif est de 90 jours. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 20:09
Centrafrique : la France souhaite mettre fin à son opération Sangaris en 2016

 

 

 

http://www.lepoint.fr/  31/01/2016 à 13:28 - Modifié le 31/01/2016 à 13:59 | AFP

 

La France souhaite mettre fin à son opération militaire Sangaris en Centrafrique en 2016, a déclaré dimanche le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

"L'objectif c'est que l'opération Sangaris en tant que telle, opération militaire, s'arrête", a-t-il dit au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro en rappelant le "processus démocratique" en cours en Centrafrique et l'élection prochaine d'un président, le second tour de la présidentielle étant prévu le 14 février.

 

"Je souhaite que cela soit fait au cours de l'année 2016 et qu'il reste sur le territoire de Centrafrique de petites unités comme c'était le cas auparavant", a ajouté Jean-Yves Le Drian.

 

Les effectifs français, qui s'élèvent à 900 soldats - après avoir atteint jusqu'à 2.500 hommes au début de l'opération fin 2013/début 2014 - seront alors ramenés à environ 300 soldats, a-t-il laissé entendre.

 

"Il y a par ailleurs en Centrafrique une mission des Nations-Unies, la Minusca, dont le rôle va être croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique", a-t-il poursuvi.

 

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs émis l'espoir que l'Union européenne s'engage à former l'armée centrafricaine, lors d'une réunion informelle des ministres européens de la Défense les 3 et 4 février à Amsterdam.

 

"J'ai souhaité - et je pense que j'aurai satisfaction cette semaine - qu'il y ait aussi, comme nous l'avons fait au Mali, une mission de formation de l'UE pour reconstituer l'armée de la République centrafricaine, en faire une véritable armée", a-t-il dit. "J'espère pouvoir obtenir cela de mes collègues dans quelques jours", a-t-il ajouté.

 

31/01/2016 13:58:05 - Paris (AFP) - © 2016 AFP

 

 

Centrafrique : Jean-Yves Le Drian veut mettre fin à l'opération "Sangaris" en 2016

 

PAR JAMES ABBOTT 

 

Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI dimanche 31 janvier, Jean-Yves Le Drian est notamment revenu sur la présence de militaires français en Centrafrique. Le ministre de la Défense a ainsi expliqué que la France souhaite mettre fin à son opération "Sangaris" en 2016. "L'objectif c'est que l'opération Sangaris en tant que telle, s'arrête", a-t-il expliqué en rappelant que le "processus démocratique" est en cours dans le pays et l'élection prochaine d'un président, le second tour de la présidentielle étant prévu le 14 février.

 

"Je souhaite que cela soit fait au cours de l'année 2016 et qu'il reste sur le territoire de Centrafrique de petites unités comme c'était le cas auparavant", a ajouté Jean-Yves Le Drian. Les effectifs français, qui s'élèvent aujourd'hui à 900 soldats, après avoir atteint jusqu'à 2.500 hommes au début de l'opération à la fin de l'année 2013. Le chiffre pourrait être ramené à environ 300 soldats cette année, a-t-il laissé entendre.

 

#LeGrandJury @JY_LeDrian : "L'objectif c'est que l'opération militaire Sangaris en Centrafrique s'arrête au cours de l'année 2016"

 

— Le Grand Jury (@LeGrandJury) January 31, 2016

 

Reformer l'armée du pays et laisser place à l'ONU

 

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs le rôle important de l'Union européenne en Centrafrique en vue de la reconstitution de l'armée centrafricaine. "J'ai souhaité, et je pense que j'aurai satisfaction cette semaine, qu'il y ait aussi, comme nous l'avons fait au Mali, une mission de formation de l'UE pour reconstituer l'armée de la République centrafricaine, en faire une véritable armée", a-t-il expliqué.


Le ministre de la Défense a également ajouté que l'ONU à travers la "Minusca", va avoir un rôle "croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique". 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 14:59
RCA : démarrage heurté de la campagne pour les législatives

 

 

        

 APA-Bangui (Centrafrique)- 2016-01-31 12:04:27 - La campagne électorale pour le premier tour des législatives a démarré samedi en Centrafrique sur fond de tensions provoquées par certains candidats qui estiment que ces élections devraient se tenir 60 jours après leur annulation par la Cour Constitutionnelle de transition lors son audience du 25 janvier 2016.


Dans tous les cas, certains candidats ont timidement commencé à faire des affiches en vue de ces élections qui seront organisées conjointement avec le second tour de la présidentielle ce 14 février.


La campagne pour le second tour de la présidentielle démarre le 6 février et prendra fin le 12 du même mois, tout comme la campagne des législatives qui a commencé ce 30 janvier.


Pour ce second tour de la présidentielle, les électeurs qui sont près de deux millions auront à faire le choix entre deux anciens Premiers ministres : Anicet Georges Dologuélé qui est arrivé en tête du scrutin lors du premier tour avec 23% des voix et Faustin Archange Touadéra, classé deuxième avec 19%des suffrages.


Vendredi dernier, des centaines des jeunes se réclamant de l'Alliance des forces démocratiques pour la transition, un regroupement des partis politiques opposés au pouvoir de François Bozizé, ont au terme d'une marche, déposé auprès de la MINUSCA un mémorandum dans lequel ils exigent l'annulation de la présidentielle au même titre que les législatives.


Une quarantaine de candidats indépendants aux législatives disent s'opposer à la tenue de ces élections au motif qu'ils n'ont plus de ressources pour repartir en campagne électorale.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=844710#sthash.KBhc405L.dpuf

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 14:36

 

 

 

www.maliweb.net Par Le Challenger - 30 Jan 2016

 

La Cour Constitutionnelle Centrafricaine, en décidant de confirmer en début de semaine, les résultats provisoires de l’élection présidentielle et d’invalider ceux des Législatives qui se sont pourtant déroulées le même jour, contribue implicitement à offrir de l’argumentaire aux candidats qui ont dénoncé un désordre électoral lors du scrutin groupé du 30 décembre 2015. Une situation, toutefois prévisible, que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), médiatrice désignée pour la Centrafrique, n’était pas censée ignorer notamment depuis l’échec du scrutin référendaire qui les ont précédées. Des arguments qui ne devraient ni conduire la CEEAC, ni le reste de la Communauté Internationale (CI) à accorder leur quitus pour l’exécution du calendrier électoral centrafricain. Tant, les conditions pour la réalisation d’élections crédibles n’étaient point réunies dans le pays de l’Empereur Bokassa 1er.

 

Mais puisqu’il fallait vaille que vaille fournir un calendrier électoral afin de pouvoir se sortir du bourbier centrafricain, dont la gestion financière devenait de plus en plus chère pour la Communauté Internationale avec à sa tête, l’ONU, la France et les pays de l’Afrique Centrale, tout le monde avait préféré fermer les yeux. Surtout qu’à la veille du double scrutin, la menace du Président français, François Hollande, de rapatrier les soldats de l’Opération Sangaris, sous-tendait une exécution péremptoire du calendrier électoral en Centrafrique.

 

Un pays dont la CI, en tant que tutrice légale, savait aussi qu’il est désormais enfoncé, par la volonté manifeste de certains politiciens et chefs de guerre véreux, dans un clivage grandissant entre populations chrétiennes et musulmanes. Mais pourquoi la CI et la France, malgré de nombreuses dégradations du climat social et du tissu économique que connait la Centrafrique, ont donc choisi de mettre la pression afin que les Centrafricains aillent néanmoins à des élections dont les résultats ne seraient ni crédibles ni acceptés ?

 

Certaines sources ont systématiquement suspecté l’ancienne puissance coloniale d’avoir hâte qu’un Exécutif et un Parlement sortis des urnes puissent s’installer le plus vite possible afin de ratifier les nombreux accords économiques sur l’acquisition de gisements de Pétrole et de Diamant qu’elle a déjà signés avec le pouvoir de Transition. Alors que pour le cas de la CI, il se trouve que les Nations-Unies sont financièrement et logistiquement dépassées par leur présence sur les nombreux champs de bataille qui pullulent dans le monde.

 

A cet effet, elles chercheraient par tous les moyens à se désengager de ces zones de conflit. Lesquelles sont hélas en train de devenir endémiques. Ainsi après de nombreux reports, l’organisation d’élections présidentielle et législative en Centrafrique, quelles que soient les conditions de son déroulement, devenait une exigence pour la CI et la France. En l’occurrence, lorsqu’il est établi que les Nations-Unies ont pour souhait de traiter avec des gouvernements légitimement sortis des urnes, l’on comprend aisément cette complicité notoire.

 

Gaoussou M. Traoré

Lu pour vous : Echecs électoraux en RCA : Une complicité de la Communauté Internationale
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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 12:48
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Certains candidats aux législatives jugent intenable le nouveau chronogramme de l’ANE

 

http://rjdh.org/  PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 30 JANVIER 2016

 

Alors que les campagnes législatives démarrent ce samedi 30 janvier 2016, la plupart des candidats aux législatives interrogés par le RJDH ne sont pas prêts pour se lancer dans la course.

 

La plupart de ces candidats pensent que ce nouveau chronogramme n’est pas tenable, car cette date risque de reprendre les mêmes scenarios du scrutin du 1er tour.

 

Antoine Théophile Nguérengou, candidat au ballotage dans la circonscription de Bambari 2, se doute du nouveau chronogramme qui ne tient pas compte de la réalité du terrain, « c’est vrai que l’ANE se bat pour respecter le calendrier de la transition, mais je trouve ça trop brusque. Il y a certains candidats de la circonscription de Obo, Birao et autres villes qui se trouvent présentement à Bangui, et comment ils vont faire pour revenir et battre les campagnes dans leurs circonscriptions respectives »  dit-il.

 

Un avis partagé par Jean Bertrand Wilibona, candidat à la législative dans le 1er arrondissement de Bangui.

 

« Ce calendrier n’est pas raisonnable. Etant donné que la CTT dans son verdict, avait précisé qu’on avait un délai de 60 jours pour organiser ces élections, une occasion pour corriger les erreurs du 1er tour au niveau de l’ANE. Et maintenant avec les deux semaines ils vont  arriver à organiser ces scrutins ? » S’interroge-t-il.

 

Le nouveau chronogramme de l’ANE a été publié après l’annulation des élections législatives par la Cour Constitutionnelle le 25 janvier 2016. La cheffe de l’Etat de transition Catherine Samba Panza a pris un décret le 28 janvier 2016, convoquant le nouveau corps électoral pour le 14 janvier 2016.

 

 

La campagne électorale s'ouvre sur fonds d'inquiétude

 

http://www.radiondekeluka.org/  samedi 30 janvier 2016 13:03

 

La campagne électorale pour les législatives fixées au 14 févier 2016 s'est ouverte ce samedi sur l'ensemble du territoire national. Les candidats en compétitions ont 14 jours pour convaincre et persuader les électeurs. La campagne pour la présidentielle va, quant à elle, démarrer le 6 février et va durer une semaine. Les électeurs iront aux urnes le 14 février. Ils voteront en même temps pour le second tour de la présidentielle et le 1er tour des législatives.


Le 25 janvier dernier, la Cour Constitutionnelle de Transition a annulée le 1er tour des législatives du 30 décembre 2015.


Par ailleurs, la haute juridiction de la République Centrafricaine a retenu pour le deuxième tour de la présidentielle, les candidatures de Anicet Georges Dologuélé de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA) et du candidat indépendant, Faustin Archange Touadéra.


Inquiétudes des candidats aux législatives


Dans les QG des partis et associations politiques, les candidats aux législatives n'accordent pas leur violon au sujet de la campagne électorale qui s'ouvre ce 30 janvier. 

Certains candidats affirment qu'ils n'iront pas aux élections. Selon eux le délai intenable. 

« Conformément à la loi, la Cour Constitutionnelle avait prévu qu'en cas d'annulation totale, la loi prévoit  une reprise dans les 60 ou 90 jours. Aujourd'hui, un décret du gouvernement centrafricain nous invite à repartir tout de suite aux élections. Techniquement, nous ne sommes pas prêts. La loi est claire et ce n'est pas pour rien que le législateur a prévu 60 ou 90 jours », a expliqué Timothée Feïkoumon-Mandja, président du comité de suivi et d'appui aux candidats législatifs. Il est candidat à la députation dans la circonscription électorale n°2 du 8e  Arrondissement de Bangui.


Par contre, Anne Marie Goumba, candidate indépendante à la députation dans la 1re     circonscription du 5e arrondissement, affiche sa disposition à battre campagne en dépit du délai difficile et du désordre.

 
« Nous avons écouté le décret du Chef d’État de transition, convoquant le corps électoral. Comme nous avons commencé dans le désordre, nous continueront dans le désordre et nous verront ce que cela va nous donner, tout en espérant que les choses vont bien se passer », a-t-elle indiqué. Elle précise toutefois qu’elle est prête pour le terrain.


Le public attend de voir concrètement qui ira ou non à la nouvelle campagne qui démarre ce samedi 30 janvier.

 

 

40 jeunes recrutés par le CICR pour les travaux de conduites d’eau potable à Bangui

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 30 JANVIER 2016

 

Une quarantaine de jeunes ont été recrutés par le comité international de la croix rouge (CICR) afin de mener des activités de curage pour le remplacement des conduites d’eau de la Sodeca. Cette initiative qui entre dans le cadre de la réduction du taux de chômage. Le constat a été fait le vendredi 29 janvier lors du lancement officiel devant la primature.

 

Une quarantaine de jeunes recrutés par le CICR sont habillés en uniforme de couleur bleue. Les travaux de remplacement des vieux conduits d’eau de la Sodeca allant du rond-point Marabéna à l’avenue Barthélémy Boganda ont commencé.

 

Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR, a souligné que le soutien du comité international de la croix rouge ne se limite pas seulement aux échanges des conduites d’eau, mais aussi de donner du travail à la population jeune des localités où les activités de remplacement vont se dérouler.

 

Le chef de la délégation a fait savoir que cet appui se poursuivra dans la sous-préfecture de Ndele, afin de réhabiliter les conduites d’eau dans cette localité en fournissant la main d’œuvre à la jeunesse.

 

Arsène Ndayoungou, un des ouvriers de l’équipe A se dit satisfait du travail de CICR qui a apporté un soutien aux jeunes en leur donnant du travail. « Cette initiative nous permet de générer de l’agent, afin de répondre aux besoins de la famille. C’est un appui qui entre dans le cadre du développement et la relance économique de la Centrafrique » a-t-il affirmé.

 

Le lancement officiel des activités de remplacement des vielles conduites d’eau de la Sodeca a eu lieu le vendredi 20 janvier devant la primature. Cet  appui du CICR à la SODECA va permettre à la population de Bangui et de Ndele d’avoir accès à l’eau potable et de donner du travail à la jeunesse désœuvrée.

 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 12:46
Les affaires de viols en RCA n'épargnent aucune force internationale

 

 

 

Par RFI  30-01-2016 Modifié le 30-01-2016 à 04:28

 

De nouvelles allégations de viols et d'abus sexuels sur mineurs commis par des soldats étrangers en Centrafrique. C'est le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme qui les révèlent ce matin. Des accusations qui visent des militaires français de Sangaris et des soldats Géorgiens de l'Eufor, la force européenne en RCA.

 

Le contingent géorgien est arrivé en Centrafrique dans le cadre du déploiement d'Eufor-RCA. En mai 2014, on lui confie la protection de l'aéroport de Bangui qui jouxte le site de déplacé de Mpoko et qui se trouve à quelques centaines de mètres de la base française. Les faits allégués se seraient produits dans ce périmètre, selon les entretiens que l'équipe onusienne a eus avec plusieurs mineurs.

 

Des entretiens dont il ressort six allégations de viols, abus et exploitations sexuels mettant en cause, non seulement des Géorgiens mais aussi des soldats français de la force Sangaris.

 

Sangaris est aux prises avec d'autres accusations de ce type depuis mai 2015 pour des faits présumés remontants à 2013-2014 et dont la justice française a déjà été saisie. Dans l'entourage du ministre français de la Défense, on indique avoir là encore saisi la justice dès réception du dossier du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, le 19 janvier, justement pour établir s'il s'agit ou non de faits distincts de la première affaire.

 

Sangaris, Misca, Minusca et maintenant Eufor : aucune force de paix internationale en Centrafrique n'aura donc été épargnée par les scandales sexuels. Les casques bleus sont régulièrement l'objet de telles allégations. Ce qui a valu à l'ancien patron de la Minusca, Babacar Gaye de quitter son poste en août dernier. Conséquence de la politique affichée désormais par l'ONU de zéro tolérance dans ce domaine.

 

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