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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 18:52

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 30 OCTOBRE 2015 

 

Trois radios et un organe de presse écrite ont été sanctionnés, ce vendredi 29 octobre 2015 par le Haut Conseil de la Communication. C’est lors de son assemblée générale du 20 octobre que l’organe de régulation des médias a pris cette décision.

 

Ce sont les radios Ndéké Luka, Centrafrique, Notre Dame et l’organe de presse écrite « La Fraternité » qui sont concernés par ces sanctions.

 

C’est une mise en demeure qui a été adressée à la radio Ndéké Luka. Il est reproché à cette station la diffusion de l’intégralité du message d’un représentant de la société civile, message qui, selon les hauts conseillers, appelait à la désobéissance civile.

 

Même sanction pour la radio Notre Dame. Cette station est accusée de n’avoir pas respecté son cahier de charge. Selon les termes de la décision du Haut Conseil de la Communication, la radio Notre Dame diffuse « des émissions dont les contenus ne cadrent pas avec leurs titres. »

 

Il est reproché à la radio Centrafrique la diffusion du message du G23 dont le contenu, selon le Haut Conseil de la Communication « appelle à la haine contre les forces internationales. »

 

L’organe de presse, La Fraternité a été suspendu de parution pour un mois. Les motifs son présentés par le haut Conseil de la Communication en ces termes « publication d’un article contenant des propos diffamant, dénigrant et injurieux sur la personnalité de l’honorable Alexandre Ferdinand Nguendet, président du Conseil National de Transition dans sa parution N°657 du 22 octobre 2015 le qualifiant de « gangster notoire », de « trafiquant illicite » du « diamant de sang » de « braqueur », « voleur » de véhicules en violation des articles 22, 23 et 93 de l’ordonnance 05.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la communication en République Centrafricaine ; non respect des règles d’éthique et de la déontologie du journalisme ; non respect des engagements pris lors des dernières auditions du Directeur de Publication ».

 

L’organe « La Fraternité », selon les termes de la décision du Haut Conseil de la Communication, aura besoin d’une autorisation  pour reprendre ses parutions « avant la prochaine parution, obligation est faite au journal « La Fraternité » de se faire délivrer au préalable une autorisation de reparution auprès du Haut Conseil de la Communication » rappelle la décision.

 

Contacté, le Directeur de Publication de ce journal, Odilon Ouakpo a promis attaquer la décision du Haut Conseil de la Communication« Nous avons pris l’article en question sur Taka Parler en précisant la source. Je pense que le Haut Conseil de la Communication comme à ses habitudes, vient de commettre des erreurs graves mais nous allons attaquer cette décision qui n’a aucune valeur juridique », a-t-il promis.

 

Plusieurs décisions du Haut Conseil de la Communication ont été, ces derniers temps invalidées par la justice centrafricaine.

 

 

Reprise timide des activités à Boali

 

http://rjdh.org/ PAR VIRGINIE BERO LE 30 OCTOBRE 2015

 

La circulation a repris ce matin sur l’axe Bangui-Boali, localité située à 95 kilomètres de la capitale centrafricaine.  Les activités ont également repris dans la ville, après trois jours d’interruption, suite à des affrontements qui ont opposé des factions rivales d’Anti-Balaka.

 

« Les taxis-motos sont stationnés à la gare-routière de Boali. Les vendeurs ont ramené les marchandises dans les boutiques qui sont ouvertes. Les vendeuses ont également étalé les diverses denrées alimentaires », a décrit un habitant joint par le RJDH.

 

Selon une autre source, les habitants qui ont fui la ville pour se réfugier dans la brousse commencent à sortir de leurs cachettes depuis hier soir. « La ville est calme. Mais nous vivons avec la peur, car des Anti-Balaka sont présents dans la ville. Même s’ils ne se promènent plus avec les armes », se plaint Paul Lingoua, joint depuis le marché central.

 

Du côté de Boali-poste, les barrière érigées par des Anti-Balaka ont été démantelées. Ces  miliciens ont regagné les quartiers.« Les véhicules de transport commun ont quitté Bangui ce matin, ils sont arrivés à Boali. Les femmes vendeuses de poisson ont fait les achats, elles ont regagné Bangui avec quiétude », a ajouté la source.

 

Au début de cette semaine, des Anti-Balaka de la ville de Boali se sont affrontés. Ces incidents ont occasionné le déplacement de plusieurs personnes dans la brousse. Le bilan fait état de cinq morts et plusieurs blessés.

 

Le Haut Conseil de la Communication sanctionne quatre organes de presse
Le Haut Conseil de la Communication sanctionne quatre organes de presse
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 18:44

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  vendredi 30 octobre 2015 13:34

 

Les forces vives de la nation demandent la réactualisation du projet du chronogramme électoral par l'Autorité Nationale des Elections (ANE) afin de l'adapter aux réalités politiques, juridiques et sécuritaires du pays. Cette prise de position est réaffirmée à l'issue de la seconde réunion initiée ce vendredi 30 octobre 2015, par le cadre stratégique de suivi des élections qui s'est tenue dans la salle de conférence de la Primature.


De manière unanime, les différentes parties ont reconnu l'impérieuse nécessité de faire des prochaines élections, un processus de retour de la paix et de la consolidation du vivre-ensemble entre les différentes communautés. Pour ce faire, rien ne sert de courir et donc d'organiser sereinement le processus électoral même si, en toile de fonds, se posera le problème du vide constitutionnel après le 31 décembre 2015, date butoir pour la fin de la transition ;


« Toutes les entités avaient souhaité qu'un temps leur soit accordé pour examiner cette proposition de chronogramme. C'est un travail très constructif dans la mesure où toutes les entités ont mis du sérieux avec une bonne disponibilité de l'ANE à tenir compte de toutes les propositions qui ont été faites », a déclaré Davy Yama, membre de la Concertation élargie des partis, associations et personnalités politiques indépendantes.


Revoir sa copie


Il précise par ailleurs que l'ANE doit revoir sa copie, notamment en ce qui concerne un certain nombre d'incohérences. A cet effet, Davy Yama met en exergue les incohérences liées aux délais prescrits par le code électoral. Par exemple, le projet de chronogramme électoral prévoit un début de campagne et la publication définitive des listes des candidats. « Nous avons relevé des manquements graves en ce sens qu'il y aura chevauchement. Des candidats vont battre campagne sans savoir si leurs candidatures sont validées ou pas ». 


Du côté de l'Autorité Nationale des Elections ANE, les préoccupations  des forces vives de la nation seront prises en compte et intégrées dans l'élaboration du nouveau chronogramme. « A l'ANE, nous avions comme stratégie d'écouter et de recevoir les avis qui sont émis par les présidents des partis politiques, les responsables des organisations politiques et syndicales et autres. Nous avions pris bonne note de leurs contributions et avis et nous aviserons », a déclaré le nouveau premier Vice-président Bernard Kpongaba.


« Même en temps normal, les contraintes font partie des données de la vie et à plus forte raison, dans une circonstances exceptionnelle, elles apparaissent comme une normalité. Ces contraintes sont nombreuses et ne vont pas prendre fin de sitôt mais nous savons les domestiquer pour que, dans l'intérêt de la réussite du processus électoral, nous verrons comment évoluer pour qu'elles ne puissent pas nous écraser », a conclu le premier vice-président de l'ANE.

Vers une révision du projet du chronogramme électoral en Centrafrique
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 18:40

 

 

POINT DE VUE

 

Par Pierre Hazan  LE MONDE 

 

La lutte contre l’impunité des criminels de guerre est essentielle dans les pays qui s’extraient de conflit. Encore faut-il que le système judiciaire national soit effectif, ce qui est loin d’être toujours le cas. L’exemple de la République centrafricaine le démontre. Plutôt que de faire de vaines promesses à des populations qui ne génèrent que de dangereuses frustrations, l’accent doit être mis dans l’immédiat sur les processus non judiciaires de réconciliation. Les médiateurs devraient en tenir compte.

 

Fin septembre, de nouvelles violences ont secoué Bangui, la capitale de la République Centrafricaine, qui ont fait des dizaines de morts. Six cent prisonniers se sont évadés de la principale prison du pays. Les 120 magistrats du pays – soit un magistrat pour 35 000 personnes dans un pays plus grand que la France – ne s’aventurent guère en dehors de Bangui. Le ministère de la justice a été pillé il y a longtemps et n’a jamais été remis sur pied. Le système judiciaire est laminé, l’autorité de l’Etat pratiquement inexistante. De toute manière, la population a la plus grande méfiance face aux tribunaux, estimant qu’ils ne sont que le bras des riches et des puissants. Et malheureusement, le passé lui donne largement raison.

 

C’est dans cette situation dramatique, en mai dernier, que s’est tenu le Forum national de Bangui. Avec pour volonté de sortir le pays d’une crise profonde, marquée par d’effroyables crimes commis tant par les milices ex-Séléka qu’anti-Balaka. En décembre 2013 et janvier 2014, ces derniers s’étaient tragiquement illustrés par des sanglants pogroms antimusulmans au point que les Nations unies avaient qualifié la situation de « pré-génocidaire ». La société est polarisée entre des musulmans apparentés aux ex-Sélékas, généralement tenus pour des étrangers, et la majorité chrétienne qui estime avoir été envahie par des combattants tchadiens et soudanais avec la complicité des musulmans locaux. Ces sentiments de peur et d’hostilité, de part et d’autre, sont aiguisés et manipulés par les chefs de guerre cherchant à mieux contrôler les richesses dont regorge le sous-sol en minerais précieux, dont l’uranium, l’or et les diamants.

 

Un Etat en déliquescence

 

En mai dernier, le Forum national de Bangui a produit le Pacte républicain, une feuille de route visant à sauver le pays du naufrage qu’il connaît actuellement. Outre les questions de gouvernance, de sécurité et de développement, le FNB préconise au nom de la réconciliation nationale, la mise en place d’une Cour pénale spéciale, le rétablissement et l’indépendance de la chaîne judiciaire, la poursuite des auteurs de criminels de guerre, la mise sur pied d’une Commission vérité et réconciliation et l’utilisation de mécanismes traditionnels de règlement des différends. C’est l’outillage classique de la justice transitionnelle. Mais ces outils ont été forgés dans des contextes radicalement différents : il s’agissait d’opérer une transition pacifique entre des pouvoirs autoritaires qui avaient violé les droits de l’homme – que ce soit en Amérique latine, en Afrique du Sud ou en Europe centrale et orientale –, et un pouvoir démocratique nouvellement nommé.

 

Or, ici, dans le cas de la Centrafrique, nous sommes dans la situation d’un Etat en déliquescence. La Cour pénale internationale a été saisie, mais par définition son rôle peut être symboliquement important, mais restera modeste. Au maximum, elle ne poursuivra qu’une poignée de responsables. Quant au système judiciaire centrafricain censé joué un rôle central, il suppose au préalable qu’existe l’autorité de l’Etat, condition qui est loin d’être remplie. Dès lors, postuler la création d’une Cour pénale spéciale et le rétablissement de la chaîne judiciaire n’a de sens qu’à moyen terme, au mieux, en espérant par ailleurs que les bailleurs de fonds se manifestent…

 

Les autorités de transition et la communauté internationale ont utilisé la boîte à outils de la justice transitionnelle sans l’adapter au contexte de ce pays. Au point de procéder non seulement à une inversion des séquences, mais plus fondamentalement, en assignant aux outils de la justice transitionnelle la mission de participer à la reconstruction d’un Etat aujourd’hui failli. Il s’agit ni plus ni moins de faire du state building. Nous ne sommes résolument pas dans le cas de l’Afrique du Sud ou de l’Argentine où les mécanismes de justice et de réconciliation ont été créés après que la démocratie fut rétablie, mais de créer ces mécanismes pour que l’Etat se mette à exister de nouveau. C’est un défi autrement plus considérable qui ne peut se réaliser à court terme.

 

Désarmer

 

D’où la nécessité de sortir du cercle vicieux actuel, où l’absence de sécurité et d’état de droit oblitère tout progrès politique. L’enjeu – et il est de taille – est de mettre sur pied une approche globale qui comprend un processus de désarmement des combattants lié lui-même à un processus de Commission vérité, justice et réconciliation. Dans un tel cadre, l’amnistie peut être accordée aux (ex)-combattants pour autant que les normes de droit international soient respectées. Cela permettrait de sortir du cercle vicieux que connaît la République Centrafricaine où l’impunité a conduit à la déréliction de l’Etat, fragmentant le pays désormais tenu par des groupes armés, et empêchant toute sortie de crise et tout développement économique.

 

Malheureusement, l’enthousiasme lors du Forum national de Bangui a fait miroiter aux populations des solutions immédiates. Mais aucune des décisions prises n’a vu un commencement de mise en œuvre. Il en a découlé de profondes frustrations, contribuant elles-mêmes à générer de nouvelles violences.

 

Est-ce à dire qu’il ne faut rien faire dans le court terme en matière de justice, tant que le lent processus de (re) mise sur pied de l’appareil judiciaire n’aura pas été effectué ? Pas du tout. En dépit de tous les obstacles, l’accent doit être mis sur les processus traditionnels de règlement des différends en les adaptant aux besoins des populations. Les Centrafricains peuvent s’inspirer de l’expérience des Gacaca au Rwanda qui s’appuie sur l’incorporation des éléments de la justice coutumière, plaçant l’exercice de la responsabilité au niveau communautaire. La classe politique peut jouer un rôle clef dans ce processus. Les réalités locales offrent des opportunités d’action qu’il est urgent de saisir pour que la page la plus sombre de l’histoire mouvementée de la République Centrafricaine soit enfin tournée.

 

Pierre Hazan est conseiller spécial pour la justice transitionnelle au Centre pour le Dialogue Humanitaire (Genève)


 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/30/centrafrique-fausses-promesses-et-veritable-opportunite-de-justice_4800318_3212.html#J6QgDb7Tb7B3LFDc.99

Lu pour vous : Centrafrique : fausses promesses et véritable opportunité de justice
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 18:38
Centrafrique : Une nuit à Bangui pour le pape

 

 

 

30 octobre 2015 à 07h54 (Agence France-Presse)

 

Les Centrafricains sont très touchés par la volonté du pape François de passer une nuit à Bangui fin novembre, «ce qui pour les Africains crée un lien», et ils espèrent «qu'avec cette visite, puisse venir la paix», a affirmé vendredi un prêtre centrafricain à Rome.


«Jean Paul II avait passé quelques heures le 14 août 1985. Le pape François reste une nuit à Bangui. Pour les Africains, le fait qu'il reste dormir chez nous a une grande signification, nous sommes plus unis à lui, cela crée un lien», a relevé le père Paterne Koyassambia-Kozando, du diocèse de Bangui, lors d'une conférence de presse organisée par l'Université de la Sainte-Croix (Opus Dei).


Le pape argentin doit se rendre dans un camp de réfugiés, à la mosquée centrale de Koudoukou, avant de célébrer une messe dans le stade Barthelemy Boganda, les 29 et 30 novembre, bien que la capitale ne soit pas sortie d'un sanglant conflit entre groupes armés opposant essentiellement musulmans d'un côté à chrétiens de l'autre.

Ces étapes sont risquées, notamment à la mosquée, et les forces de sécurité de l'ONU et françaises seront sur le qui-vive.


Lors de la préparation de ce séjour demeuré jusqu'au bout incertain, il avait été question d'un séjour de quelques heures seulement du pape en Centrafrique, mais celui-ci aurait accédé à la demande de l'épiscopat centrafricain de passer la nuit sur place.

«La population de Bangui est facilement superstitieuse et espère qu'avec la visite du pape viendra la paix», a affirmé le père Koyassambia-Kozando.


«De même, les gens se disent: si le pape réussit à aller dans le quartier de la mosquée et en ressort, je pourrais moi aussi y aller et en sortir», a remarqué le prêtre centrafricain. 45% de la population de Bangui est catholique.


Le prêtre a salué le travail de la plateforme animée par un archevêque, un imam et un pasteur protestant pour apprendre aux différentes communautés l'accueil mutuel. Mais il a souligné que le citadin de base réclame la sécurité, car il est aujourd'hui à la merci de représailles dès qu'il y a un mort dans l'un ou l'autre camp.

 

 

Les chefs religieux de Centrafrique fondent leur espoir sur la visite du pape

 

http://www.la-croix.com  30/10/15 - 14 H 50

 

Les chefs musulmans et chrétiens de République centrafricaine estiment que la visite du pape François dans leur pays, les 29 et 30 novembre 2015, pourrait aider à ramener la paix.

 

Les chefs religieux, musulmans et chrétiens, de Centrafrique fondent beaucoup d’espoir sur la prochaine visite du pape François dans leur pays, les 29 et 30 novembre 2015.

 

« Ce sera un événement clé pour tous les Centrafricains, quelle que soit leur appartenance religieuse », a déclaré l’imam Omar Kobine Layama, président du Conseil islamique, dans une interview au service d’information catholique pour l’Afrique (CISA). L’intervention de l’iman arrive alors qu’au moins sept personnes sont mortes depuis lundi 26 octobre dans des violences entre les ex-Seleka et les anti-balaka.

 

« Nous espérons que le Saint-Père apportera un message clair sur l’unité des croyants, le dialogue interreligieux, les droits humains et la paix », a-t-il ajouté. Il a souhaité que ce message puisse « vraiment nous libérer et aider à reconstruire les liens sociaux entre les différents groupes armés qui ont été détruits ». Il a aussi indiqué que les dirigeants musulmans avaient demandé au pape François d’appeler les groupes rebelles à renoncer à leurs armes, après l’échec du processus de désarmement mené sous l’égide de l’ONU.

 

« Le Saint-Père a déjà fait beaucoup pour aider tous les Centrafricains, qu’ils soient catholiques, musulmans, protestants ou animistes », a encore dit le leader musulman pour qui la visite du pape sera, avant tout, une occasion de prière. « Elle nous permettra aussi de présenter notre communauté musulmane au monde entier, en soulignant ses inquiétudes et ses craintes », a-t-il dit encore.

 

UNE ÉNORME TÂCHE DE RÉCONCILIATION

 

De son côté, le secrétaire général de la Conférence épiscopale de République centrafricaine (CERCA), Mgr Cyriaque Gbate Doumalo, a précisé que les représentants musulmans avaient été consultés sur le programme de visite de deux jours du pape et comment il pourrait, au mieux, aider à atténuer la crise.

 

Selon lui, le pape parlera au cœur des chrétiens et musulmans. « Nous espérons que ses bons mots et gestes pourront sauver notre pays, et nous permettront d’aller de l’avant », a-t-il poursuivi, tout en faisant observer que les Centrafricains, de toutes les confessions, sont conscients de l’énorme tâche de réconciliation qu’ils ont à accomplir.

 

La RCA, compte 4,4 millions d’habitants dont un tiers de catholiques, répartis dans neuf diocèses.

Apic

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 18:34

 

 

 

Vous le savez, les Nairobistes, avec Nouredine ADAM à leur tête, tentent par tous les moyens de faire sombrer le pays dans le chaos et précipiter la division de la Centrafrique. Depuis 2013 avec le coup de force de Sibut et le pillage de la ville de Sido jusqu’à la récente tentative de coup d’état de début octobre et l’attentat meurtrier contre la délégation de l’UPC venue défendre l’idée d’une paix durable, Nouredine Adam et les Nairobistes sont à l’origine des maux qui gangrènent la RCA !

 

D’un côté, Nouredine Adam répand la violence et la désolation et d’un autre côté il se présente comme un politicien, un démocrate qui ose nous donner des leçons de démocratie.

 

Je vous propose de faire une lecture de sa « Déclaration sur la Troisième Transition » sous un éclairage nouveau, celui des événements tragiques passés et récents.

 

« Nous tenons à dire au monde entier, que le 30 décembre 2015, la transition prendra fin. »

 

« Conscient que les élections ne seront pas organisées à cette date dû à l’échec total du recensement électoral, toutes les autorités de la Transition doivent démissionner. »

 

Ne t’en déplaise Nouredine ADAM, plus de 85 % des électeurs se sont déplacés pour se faire inscrire sur les listes électorales et les élections auront bien lieu comme prévu…

 

A la lecture de tes magistrales prophéties, que dire de toi Ancien Ministre d’Etat (comme tu aimes à le répéter) sinon que tu es sans aucun doute le Grand Visionnaire, le marbut éclairé, le Magicien divinatoire et le plus fabuleux diseur de bonne aventure que les Centrafricains attendaient !

 

« Mme la Présidente de la République, Le Premier Ministre et son Gouvernement, Le Président du CNT doivent laisser la place à de nouvelles autorités choisies par le peuple Centrafricain à travers un processus qui doit prendre en compte toutes les revendications. »

 

Nouredine ADAM, l’homme qui s’était engagé à participer au Forum de Bangui et à déposer les armes et qui a fait volte-face à la première occasion, se place maintenant comme un défenseur-militant de la consultation démocratique ?

 

Général autoproclamé, mercenaire à la solde des rebelles tchadiens, petite main de la police politique d’un dictateur étranger, numéro 2 de la Séléka, putschiste sanguinaire qui a mis en déroute Ange-Félix PATASSE et François BOZIZE et qui a participé au massacre de milliers de Centrafricains, tortionnaire au sein du CEDAD (Comité Extraordinaire pour la Défense des Acquis Démocratiques), Nouredine ADAM ose s’imposer en porte parole de la démocratie participative ! Nouredine ADAM, toi un démocrate ? De qui te moques-tu ?

 

Qui peut faire confiance à un homme dont les mains sont tâchées du sang sacré de nos compatriotes et qui fait le ménage autour de lui en envoyant ses proches lieutenants à la mort alors que lui-même se terre honteusement dans sa résidence ?

 

« Nous n’accepterons pas un régime de transition illégal et nous condamnons fermement les hommes politiques corrompus de la Deuxième transition. »

 

Illégalité, corruption, autant de mots qui font partie de l’ADN de Nouredine ADAM, autant de maux qui plongent notre pays dans le chaos depuis des années !

 

La corruption, Nouredine ADAM est bien placé pour en parler, lui qui trempe dans le trafic d’armes depuis toujours, qui pille les ressources diamantifères de la Ouaka et de la Haute-Kotto, qui a détourné à son profit la majeure partie des fonds versés à la Séléka et qui a spolié des milliers de Centrafricains pendant l’occupation militaire de Bangui ! Toujours plus gourmand, il a fait les poches d’Omar YOUNOUSS (alias SODIAM) pendant des années avant de se débarrasser de lui en profitant opportunément des récents combats de SIBUT ! Son obsession de l’argent l’a également incité à tromper la confiance de ses combattants en ne leur envoyant aucun subside pendant un an et en les contraignant à devenir des pillards et des rançonneurs détestés par la population.

 

Des dizaines de millions de francs se sont ainsi évaporés entre Ndjamena et Khartoum, aux bons soins d’Ismaël ADAM, l’autre petit escroc de la famille.

 

Tu as raison Nouredine, il faut condamner fermement les corrompus, ton tour viendra… sois patient !

 

« Nous appelons la communauté internationale d’y prendre note. »

 

Ne t’inquiète pas Nouredine, la communauté internationale n’a pas besoin de prendre des notes… D’ailleurs, elle a une très bonne mémoire et elle n’oubliera pas de te faire payer tes actes criminels devant la Cour pénal internationale !

 

« Un mini-forum doit être organisé entre les filles et les fils de ce pays pour décider de l’avenir de leur pays afin de trouver une paix durable et la reconstruction rapide de nos institutions. »

 

Nouredine ADAM, le haut responsable du CEDAD et de la Séléka qui a torturé, tué et volé des milliers de filles et de fils de notre pays veut s’asseoir à côté des survivants pour décider de l’avenir de la Centrafrique ?

 

Nouredine, il n’y aura pas de mini-forum et la seule chaise qui te sera réservée sera celle de ta cellule, dans un couloir de la CPI !

 

« Nous défendrons les intérêts de notre peuple avec l’amour et la patrie. »

 

De quel peuple parle-t-il ?

 

Contrairement aux rumeurs colportées ici et là, Nouredine ADAM est bien un Centrafricain et non un Tchadien comme on voudrait nous le faire croire… Originaire d’une ethnie Rounga et musulman (il est le fils d’un Imam de Bangui) il devrait être de ceux qui luttent démocratiquement pour la défense des minorités et leur intégration dans une RCA unie.

 

Nouredine, tu oses parler d’amour alors que tu as semé le malheur et la désolation pendant des années. Encore hier, tes hommes donnaient la mort dans Bangui, dans un attentat lâche contre l’UPC. Tu oses encore parler d’amour ? Oui, l’amour de la mort !

 

Nouredine ADAM, tu n’appartiens plus à notre peuple, tu appartiens au peuple des mécréants (Dar al-'Ahd), le peuple qui défend les voleurs, les meurtriers, les trafiquants, les spolieurs, les tortionnaires, en un mot, le peuple des ennemis de la Centrafrique.

 

« Il faut une nouvelle transition de trois ans, pour permettre un accord militaire et politique avant d’aller aux élections. »

 

Tu peux toujours espérer Nouredine ! D’abord il n’y aura pas de nouvelle transition et ensuite garde en tête que le peuple centrafricain ne t’a pas oublié, tu es le paria de notre beau pays ! Tu n’es pas digne d’être un Centrafricain !

 

« Que Dieu bénisse notre beau pays la Centrafrique. »

 

Ne t’inquiète pas Nouredine ADAM, que ce soit le Dieu des Musulmans ou celui des Chrétiens, il veille sur notre pays et il nous conduira vers la paix !

 

Nouredine ADAM, tu n’arriveras pas à nous diviser car NOUS Centrafricains de toutes origines et de toutes confessions, nous sommes TOUS unis contre toi et contre les Nairobistes qui veulent la partition et la mort de la Centrafrique !

 

Abdoulaye NGAMENDE

LETTRE OUVERTE A NOUREDINE ADAM, LE DEMON DIVISEUR…
LETTRE OUVERTE A NOUREDINE ADAM, LE DEMON DIVISEUR…
LETTRE OUVERTE A NOUREDINE ADAM, LE DEMON DIVISEUR…
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 18:26

 

 

 

http://adiac-congo.com/ Vendredi 30 Octobre 2015 - 14:00

 

Bangui connait à nouveau un cycle de violence, avec des affrontements entre groupes armés depuis le jeudi 29 octobre. Pour les autorités de la transition, il n’y a pas de doute, les « Nairobistes » autrement dit, les partisans de François Bozizé et Michel Djotodia sont à l’origine de ces atrocités.

 

Les dernières tueries de Bangui ont eu des répercussions politiques notamment avec les limogeages du ministre de la Défense et de l’intérieur. «Il s’agit des responsables et leaders politiques qui se sont réunis mi-avril 2015, à Nairobi, au Kenya. Leur but est de créer le chaos pour prouver que rien ne marche dans le pays, afin qu’ils  reprennent la commande du pouvoir dans le cadre d’une troisième transition. J’appelle le peuple centrafricain au calme et à la retenue, et surtout à rejoindre l’union sacrée de la transition qui est la paix et l’organisation rapide des prochaines élections », a déclaré le tout nouveau ministre centrafricain de la Justice, porte-parole du gouvernement Dominique Said Panguindji.

 

Cette recrudescence de la violence est survenue après l’attaque d’une délégation de l’ex-séléka, de la fraction  de l’UPC, à Bangui, la semaine dernière par des anti-Balaka.   La coordination de l’UPC dont le quartier général se trouve à Bambari, au centre du pays, est montée au créneau pour dénoncer l’inaction de Bangui. « Cette délégation est venue dans le cadre du dialogue et n’est pas venue armée. Ils ont été attaqués par des voyous et leurs commanditaires sont des lâches. L’UPC a demandé au gouvernement de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé, de retrouver les deux personnes disparues et, au pire des cas, leurs cadavres », a réclamé Souleymane Daouda, conseiller politique de l'UPC.

 

 « La responsabilité du gouvernement ne saurait être engagée. C’est un acte de banditisme. Le gouvernement n’a pas été avisé de ce déplacement, sinon les mesures d’ordre sécuritaire auraient été prises, puisque ce secteur est réputé très hostile  », a répondu le porte-parole du gouvernement. Par ailleurs, « Le gouvernement entend envoyer une mission à Bambari pour essayer de clarifier la situation et pour que d’autres violences ne puissent pas être exercées. Le gouvernement mettra tout en œuvre en vue de faire toute la lumière sur l’assassinat du porte-parole de l’UPC », a-t-il indiqué.

 

Fiacre Kombo

Violence en Centrafrique : les ex-présidents François Bozizé et Michel Djotodia pointés du doigt
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 03:19

 

 

 

Par ledjely.com le 30 octobre 2015

 

La crise centrafricaine serait-elle devenue insoluble ? Cette question, il faut bien se la poser, avec les flambées de violences qui y sont enregistrées de manière récurrente. Ainsi, après un regain de tension qui, en fin septembre, avait fait de nombreuses victimes, y compris parmi les humanitaires, la journée d’’hier a également été émaillée de turbulences. Le quartier du PK5, enclave musulmane de Bangui, cristallise toujours la haine inter-confesssionnelle que les oiseaux de mauvais augure s’efforcent d’instrumentaliser pour avoir raison de la transition chancelante. Les instigateurs de la manœuvre demeurent dans l’ombre, mais il est évident qu’ils n’ont aucun intérêt à la pacification du pays et au retour à l’ordre constitutionnel.

 

Au vu des violences à répétition qui éclatent en Centrafrique, il ne sert à rien de se cantonner en la description fidèle et plutôt simpliste des drames qui se vivent notamment à Bangui. Si l’on veut stopper la spirale de décompte macabre que connait ce pays depuis la chute de François Bozizé, on devrait s’efforcer de trouver les démons qui, au-delà des bouc-émissaires et des faire-valoir, s’acharnent sur cette portion décidément maudite du continent africain. Parce qu’en réalité, il ne s’agit pas là de troubles occasionnés par de petits voyous qui chercheraient juste à provoquer une situation leur permettant de se remplir les poches. C’est d’un plan aux enjeux énormes et aux acteurs très haut placés dont il s’agit.

 

Deux pistes sont alors possibles et mêmes probables. Une première voudrait que ces violences récurrentes soient alimentées par des acteurs redoutant leur éloignement du centre de décision, mais qui ont cependant conscience qu’ils n’ont aucune chance avec des élections libres, crédibles, transparentes et apaisées. Les manœuvres ainsi en cours seraient destinées à remettre en cause le processus de transition avec comme objectif ultime de détrôner la présidente Catherine Samba Panza. L’idée serait de mettre à profit la confusion qui s’en suivrait pour placer dans le processus des hommes qui pourraient, au moment opportun, jouer des rôles à eux assignés. Selon ce premier scénario, les violences actuelles pourraient être nourries et entretenues par aussi bien les Seleka que les anti-Balaka, si ce ne sont les deux qui se mettent dans une sorte d’alliance dictée par les intérêts convergents de l’heure.

 

La seconde hypothèse dont l’objectif est identique à celui du précédent scénario serait que toutes ces violences aient pour causes ultimes des intérêts économiques dont les ramifications toucheraient jusqu’à des multinationales à travers le monde. Au centre de l’enjeu, se trouveraient alors des réserves pétrolières dans la zone frontalière entre la RCA et le Tchad. Comme cela se passe actuellement en Libye et comme ça l’est très souvent dans l’est de la RDC, on sait que les troubles sociopolitiques sont plutôt propices à l’exploitation clandestine des ressources naturelles des pays africains. Au-delà des déclarations de principe, les multinationales avec l’appui explicite ou l’autorisation tacite des grandes puissances, peuvent faire ce qu’il faut pour ne pas que les pays africains, riches en ressources du sol et du sous-sol, soient dotés d’Etats forts qui soient capables d’exercer leur souveraineté effective sur l’ensemble de leurs territoires respectifs. Logiquement, dans ce cas aussi, il serait compréhensible que le probable retour à l’ordre constitutionnel soit perçu avec une certaine appréhension.

 

Ces éventuelles raisons au caractère interminable de la crise centrafricaine, les autorités ont l’impérieuse nécessité de les identifier et de les affronter avec courage et détermination. Autrement, les morts continueront à s’amonceler à Bangui et dans les autres régions du pays et le fossé entre musulmans et chrétiens, à se creuser sans cesse.

 

Boubacar Sanso Barry 

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : Le démon dans les parages
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 01:32

 

 

 

Par RFI 30-10-2015 à 00:19

 

Plusieurs personnes ont été tuées ce jeudi dans un cycle de violences et de représailles autour du PK5, l'enclave musulmane de Bangui. Ce soir, à la tombée de la nuit, les coups de feu se sont tus. Mais la journée a été une nouvelle fois très tendue.

 

Ce soir, des centaines de personnes passent la nuit sur des sites de déplacés dans les quartiers sud de Bangui ou à Bimbo, à la sortie de la capitale. Elles ont fui leurs maisons alors que des miliciens venus du PK5 tentaient une incursion dans les quartiers de Fatima et Kina, incendiant des habitations, avant d'être repoussés par la Minusca. Cette colère a été déclenchée par le lynchage de plusieurs musulmans en début de journée. D'autres personnes ont été assassinées en représailles. Mais impossible d'établir un bilan complet.

 

La Croix-Rouge centrafricaine a conduit vers les hôpitaux une vingtaine de blessés aujourd'hui. « Lors d'un de ces trajets, une de nos équipes a été violemment attaquée sur le pont Jackson. Nos trois membres ont été grièvement blessés, déplore le président de la Croix-Rouge centrafricaine Antoine Mbao BogoÇa devient quasiment impossible pour les humanitaires de travailler en Centrafrique. »

 

La capitale centrafricaine est à cran depuis les violences qui ont suivi, lundi, l'assassinat de deux membres d'une délégation de l'UPC, une faction de l'ex-Seleka basée à Bambari, venus à Bangui discuter avec les autorités. L'UPC accuse le gouvernement de ne pas avoir protégé sa délégation et de n'avoir rien fait pour trouver les coupables ou récupérer les corps.

 

Suite aux violences qui se multiplient à Bangui depuis septembre, la présidence centrafricaine a annoncé ce jeudi un remaniement ministériel. A la Défense, Marie-Noëlle Koyara est ainsi remplacée par Joseph Bidoumi, un militant des droits de l'homme, tandis que Chrysostome Sambia, général de gendarmerie, remplace à la Sécurité publique Dominique Saïd Panguindji, nommé à la Justice.

 

RCA: flambée de violence à Bangui, la Croix-Rouge attaquée
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 01:21

 

 

 

En l’espace de 18 mois de règne, dame Samba-Panza vient d’opérer son troisième remaniement gouvernemental ; en moyenne une fois chaque 6 mois donc. Le dernier en date a-t-il sa raison d’être ? Serait-il le fruit de la concertation organisée après les malheureux événements des 26 et 27 septembre 2015 qui ont endeuillé de centaines de familles centrafricaines? Ce remaniement, à mon humble avis, n’a pas de sens et ne pourra apporter une solution durable au problème que traverse le pays. Si Dame Samba-Panza pense que cela constitue une panacée à la crise interminable qu’endurent les centrafricains, c’est qu’elle se trompe. Malgré les efforts accomplis dont elle-même ne cesse de faire l’éloge: Accord de Brazza, Consultations à la base, Forum national et plus récemment les concertations avec « les forces vives de la nation »,  la crise ne fait qu’empirer au point où le centrafricain ne se reconnaît plus dans ce système en déperdition. L’observation de la vie quotidienne donne l’impression que l’autorité de l’Etat a disparu laissant la place à une jungle où le plus fort règne et impose sa loi.

 

Tout porte à croire que Bangui, ville d’environ 1 million d’âmes est une mégalopole de plus de 10 millions d’habitats difficile à contrôler pour y faire régner la sécurité et la paix tant attendues. Les raisons sont très simples. Elles sont au nombre de trois : l’incompétence, la nonchalance et la complicité.

 

Incompétence parce que tous les ministres en charge de la défense et de la sécurité n’ont jamais brillé par leur fermeté en exploitant les éléments d’information que leur livrent les RG intérieurs. Ils sont beaucoup plus enclins à en faire leurs oreillers. Ils rendent compte à la reine en se réveillant que « tout va bien ». Tous les malfrats qui écument Bangui et les villes de l’arrière-pays sont connus de nom et de face. Mais ils sont intouchables car légitimés par le pouvoir en place. Ils reçoivent plutôt des primes en sacs de banco plein de CFA. Dès qu’ils finissent de consommer ils reviennent à la charge pour être reçus en priorité et demander à nouveau leur prise en charge pendant que les travailleurs, producteurs de richesses piaffaient en attendant le versement de leurs maigres dus. Ainsi dame la présidente a usé des mêmes stratégies de son prédécesseur Bozizé qui, en voulant étouffer les rebellions, a passé son temps à verser des liasses d’argent aux seigneurs de guerre croyant que cela pourrait éteindre les velléités de conquête de pouvoir développées par les différentes poches de résistance contre son règne et parallèlement mâtait l’opposition démocratique qui ne demandait que la liberté et l’Etat de droit. La suite tout le monde le sait. Lorsqu’on est incompétent et qu’on use de la corruption et de la gabegie pour gouverner, la manœuvre aboutit à un coup d’épée dans l’eau. 

 

Nonchalance parce que le gouvernement n’a jamais été prompt face à une situation difficile. Il ne joue qu’au pompier qui parfois intervient avec une citerne vide et se contente d’emboucher son mégaphone pour dire à la victime de se calmer pendant que sa maison brûle. Lorsqu’un gouvernement manque de fermeté se montrant incapable d’anticiper sur les événements et attend tout de l’extérieur pour la résolution des problèmes les plus élémentaires de la cité, c’est un gouvernement moribond, mollusque et bon à rien. On en a vu durant ces 19 mois. Pensant mieux mieux faire on le renouvelle et on reprend à zéro. Sisyphe au pied de bazabangui !

 

Complicité parce que Dame Samba s’est muée en une mère poule qui a tellement ouvert ses ailes d’ « albatros » à plusieurs poussins et qui finit par envelopper, sans le savoir peut-être, des vipères qui aujourd’hui avalent ses progénitures. Une mère qui accueille et cajole un fils criminel ou  celle qui mange sans vergogne le fruit de rapines de son enfant est une mère complice. Je ne dis pas que Dame Samba-Panza mange avec les Séléka ou les Antibalaka les fruits de leur vol et pillage, mais le fait de les recevoir et par un soi-disant souci d’apaisement, leur confier la charge de l’Etat, c’est plus pire qu’une complicité tacite et un crime contre la République. Elle n’a jamais compris que tout une stratégie est mise en œuvre par ces malfrats et leurs mentors pour rendre ingouvernable le pays. Ceux-là qui ont eu le mandat de le faire connaissent très bien la faiblesse du régime Samba-Panza. La solution n’est pas de remanier le gouvernement mais d’asseoir une politique de fermeté. La fermeté qui ne serait pas l’apanage des hommes frileux, couards à l’affût de gains pour assurer leur retraite dorée en chantant « é té biani é hon na ni », mais des hommes du type de ceux qui ont été au Vietnam, en Indochine et partout pour sauver la France par exemple.

 

Ma grande-sœur tiens bon. Ce n’est pas tard. Sois courageuse et mets un terme rapide à ce qui prévaut. Ta sortie honorable en dépend. Je t’avais applaudie en février 2014 parce que sure que tu allais enfin relever le défi en dame de fer. Mais…

 

Eléonore TITIKAR

Libre tribune : Nième Gouvernement à Bangui par Eléonore Titikar
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:30

 

 

 

L’ambassadeur de la Rca a rappelé ses compatriotes de la région de l’Adamaoua à l’ordre.

 

Venu dans la région de l’Adamaoua dans le cadre du calendrier électoral établi pour recenser ses compatriotes en vue des élections qui se dérouleront bientôt en République centrafricaine, l’ambassadeur désigné de la Rca au Cameroun, son excellence Beti Martial Maracace, a saisi l’occasion pour s’adresser de manière ferme à ses compatriotes par rapport à leur infiltration dans les bandes criminelles. Selon des sources sécuritaires au Cameroun, lors des opérations militaires, parmi les bandits pourchassés, des hommes de nationalité centrafricaine détenant des cartes de réfugiés sont repérés. Outre ces exactions, ceux-ci sont impliqués dans le braconnage.

 

Pour l’ambassadeur, ce sont des actes inciviques qu’il condamne : «On ne peut cautionner des criminels ; il faut dénoncer tout cas de soupçon parmi vous. Et surtout respecter les lois du pays d’accueil», s’exprimait-il à l’égard de ses compatriotes. Le rapport de cet entretien tenu avec les siens a été transmis le lendemain aux forces vives de la région de l’Adamaoua. C’était au cours d’une rencontre tenue le 27 octobre dernier dans les services du gouverneur de la région. L’objectif était de rassurer l’opinion nationale et internationale que l’Etat de la Centrafrique est aux côtés du Cameroun dans la lutte contre l’insécurité dans les frontières.

 

L’occasion aura été également donnée au représentant du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) au Cameroun pour lever toute équivoque sur les informations indiquant que ce dernier ne voulait pas coopérer avec les forces de défense en refusant d’accorder une fouille complète dans les sites des réfugiés. «Ce n’est pas exact, les forces de sécurité ont mené des opérations de fouille dans les deux camps, aucune arme n’a été trouvée. Le message que nous laissons chaque jour, c’est de rappeler à ceux-ci qu’ils sont en territoire camerounais et qu’ils doivent respecter les lois du Cameroun. Nous condamnons tout acte visant à apporter le désordre», rassure Khassim Diagne, représentant Hcr au Cameroun. Pour l’heure, la région de l’Adamaoua compte environ 40 mille réfugiés dont 11 mille dans le camp de Borgop, 6 mille à Ngam et les autres se sont intégrés au sein des populations.

 

Compte tenu des élections annoncées d’ici à la fin de l’année 2015, l’urgence est signalée de ce côté, en vue d’enregistrer sur les listes électorales, tous les Centrafricains se trouvant sur le sol camerounais. 107 mille électeurs potentiels sont répertoriés sur l’ensemble du territoire national. Les actions ont déjà commencé par l’enrôlement des réfugiés dans les zones urbaines, notamment Yaoundé et Douala. Après la signature d’un accord tripartite entre le gouvernement camerounais, celui de la Centrafrique et le Hcr, l’opération d’identification biométrique des réfugiés dans les régions, pourrait se tenir du 16 au 18 novembre prochain.

 

© Mutations : Esaie Meidogo Shakur

Lu pour vous : CAMEROUN - INSÉCURITÉ : SOUPÇONS DANS LES RANGS DES RÉFUGIÉS CENTRAFRICAINS
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