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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 23:12

 

 

 

http://fr.aleteia.org/ 

 

LA STAMPA  10 DÉCEMBRE 2015

 

Ex-Seleka et anti-Balakas, en conflit depuis des années, ont arrêté les hostilités pour faciliter la visite du pape. "La trêve tient toujours", assurent des missionnaires sur place. 

 

Un « pacte de non agression » signé à Bangui par les groupes armés de matrice islamique revendiquée et dite-chrétienne, déchirés par des années de lutte, a permis que la récente visite du pape François se passe sans incidents. Au bas du document, les signatures d’Abdoulaye Hissen, chef de l’ex-coalition Seleka (à majorité musulmane) et Maksim Mokom, leader des anti-Balaka (à majorité chrétienne). Et une date gravée dans toutes les mémoires: le 13 novembre, jour des attentats à Paris.

 

Quelques heures avant que l’idéologie fondamentaliste ensanglante les rues de la capitale française, en plein cœur de l’Afrique, dans un pays historiquement lié à la France, deux personnalités influentes de deux milices ennemies signent une trêve. Grâce au patient travail de médiation de la gendarmerie vaticane et de la communauté de Sant’ Egidio, leur engagement a permis au pape d’inaugurer une semaine à l’avance le jubilé de la miséricorde sans incidents et sans risques pour sa sécurité, mais également pour sa suite et les fidèles venus le voir.

 

Lundi 30 novembre, à la sacristie du stade de Bangui, à l’endroit même où le Saint-Père a célébré la messe devant des milliers de jeunes, Hissen et Mokom, dans la plus stricte confidentialité, ont remis leur « pacte de non agression » entre les mains du substitut de la secrétairerie d’Etat, Mgr Angelo Becciu, qui a confirmé à la presse la rencontre et la remise du document. Comme on le sait, les hostilités entre les deux milices, mais surtout l’instabilité dans le quartier musulman PK5 de Bangui, en proie depuis des semaines à des poussées de violences, risquaient de faire capoter la troisième et dernière étape de la visite du pape en Afrique.

 

Le gouvernement français avait fait savoir depuis longtemps qu’il n’aurait pas garanti la sécurité du pape, ni utilisé ses militaires pour le protéger, lui déconseillant alors vivement de mettre un pied à Bangui. Les alertes aux attentats se sont multipliées jusqu’à la veille de son départ pour l’Afrique. Mais François voulait à tout prix y être, manifester physiquement sa proximité au peuple centrafricain. Ainsi, quelques semaines avant son départ, le commandant de la gendarmerie vaticane Domenico Giani, et Mauro Garofalo, le responsable des affaires étrangères au sein de la communauté de Sant’ Egidio – qui avait déjà participé à des opérations de médiation de paix en Centrafrique – ont entamé des négociations sur le terrain.

 

« Avec Luca Cintia, le commissaire de la gendarmerie nous avons monté une petite équipe de quatre cinq personnes et avons eu plusieurs rencontres dans les quartiers les plus sensibles de Bangui », explique Mauro Garofalo à la presse. « Il y avait des problèmes surtout avec le quartier musulman PK5 et certaines parties du parcours que le Pape devait effectuer dans les rues de la capitale, des zones où les anti-Balaka étaient très présents. Nous avons essayé d’expliquer que le pape François ne venait pas en homme politique, mais en messager de paix, et que sa visite était une occasion unique pour la réconciliation du pays. »

 

Abdoulaye Hissen et Maksim Mokom ont donné leur accord. Malgré les fortes tensions qui opposent les deux milices et les esprits échauffés de part et d’autre à l’approche des élections, ils ont accepté la trêve et de la respecter.

 

Le voyage du Pape, y compris sa visite à la mosquée de Bangui, s’est déroulé sans problèmes. Il a été accueilli très chaleureusement. La gendarmerie a pu compter sur la collaboration des militaires de la Minusca, les casques bleus de l’ONU placés sous la direction du général musulman d’origine sénégalaise Keita Balla, et celle des hommes de la direction de la sécurité des nations unies arrivés de New York.

 

De sources locales, il semblerait que la trêve, toujours très fragile, tient toujours. Dans le quartier PK5, la liberté de mouvement des non musulmans se serait améliorée. « Pour les miliciens – explique le représentant de Sant’ Egidio, «  ce fut une occasion de montrer leur bonne volonté ». Selon des déclarations recueillies par l’agence Fides auprès de missionnaires à Bangui, « le climat laissé par le pape François a calmé les esprits. Les réactions, généralement violentes, sont aujourd’hui plus mesurées. La venue du pape a redonné confiance aux gens et permis la reprise de certaines activités économiques ». Il n’y a plus qu’à espérer que le fil de la trêve, qui reste très mince, ne se brise pas.

 

Lu pour vous : Centrafrique : les milices avaient signé une trêve pour la visite du Pape
Lu pour vous : Centrafrique : les milices avaient signé une trêve pour la visite du Pape
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 22:45
COMMUNIQUE DE LA SOUS FEDERATION MLPC-MAROC

 

 

 

La sous fédération MLPC du Maroc invite tous les camarades, alliés, sympathisants et les compatriotes à venir massivement à la chancellerie de l’Ambassade de la République Centrafricaine ce dimanche, 13 décembre 2015 prononcés leurs voix sur le Referendum conformément à l’annonce des dates publiées par l’Autorité Nationale des Elections puis l’Autorité d’Ambassade des Elections du Maroc.

 

Par conséquent, la mobilisation de tous pour un OUİ lors du Referendum est une étape importante pour le renforcement de nos institutions mais aussi dans la marche pour la Réconciliation, le Rassemblement et la Reconstruction portée par notre candidat, le Président Martin ZIGUELE.

 

 

Ensemble nous vaincrons,

Victoire camarades !

Votons tous OUİ !

                                                  Fait à Rabat, le 10 Décembre 2015.

 

                                                  Le Président de la Sous fédération:

 

 

                                         NDILAYEM YANAMADJI Alfred William

 

COMMUNIQUE DE LA SOUS FEDERATION MLPC-MAROC
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 22:07

 

 

 

http://www.lanouvelleexpression.info/  jeudi, Déc 10 2015 par  Edmond Kamguia K

 

La Cour constitutionnelle de transition a  annoncé mardi  la liste des 30 candidats qui participeront à l'élection présidentielle en République centrafricaine(Rca) du 27 décembre 2015. La Campagne électorale est prévue du samedi  12 au vendredi 25 décembre 2015.

 

Sur 44 dossiers  de candidature examinés,  la Cour constitutionnelle de transition en République centrafricaine (Rca) a validé 30 candidatures  et rejeté 14 candidatures, dont celle de l'ancien président François Bozizé, renversé en mars 2013 et sous le coup de sanctions internationales.  Coordinateur général des milices anti-balaka qui sont accusées d’avoir commis d’innombrables exactions sur la population, Patrice-Edouard Ngaïssona a aussi vu sa candidature invalidée, en raison de plusieurs condamnations pénales : «30 candidats participeront à l’élection présidentielle en Centrafrique dont le premier tour est prévu le 27 décembre», a annoncé le mardi  8 décembre 2015 la Cour constitutionnelle de transition.

 

Des poids lourds et des bleus

 

Parmi les candidats dont les dossiers ont été validés par la Cour  figurent en bonne place Martin Ziguelé du Mouvement  de libération du peuple centrafricain(Mlpc),  Anicet-Georges Dologuélé du parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain(Urca),  Abdoul  Karim Meckassoua, candidat indépendant.  Mais aussi Faustin Archange Touadéra comme  candidat indépendant. Martin Ziguélé est un ancien Premier ministreAnicet Georges Dologuélé est Directeur général de la Banque de développement de l’Afrique Centrale (BDAC) à Brazzaville et ancien premier ministre Centrafricain (1999-2001). Abdoul  Karim Meckassoua est un ancien ministre. Faustin Archange Touadéra est un ancien premier ministre Centrafricain (2008-2013).

 

Comme tous les autres acteurs de la Transition qui exercent leurs fonctions au Conseil national de Transition (Parlement provisoire) ou au sein  du gouvernement  de Transition sur la base  de la Charte constitutionnelle de Transition, la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza ne pouvait   être candidate. Catherine Samba-Panza avait  convoqué le 10 novembre 2015 le corps électoral : deux millions de Centrafricains en vue de la tenue du référendum constitutionnel pour le dimanche 13 décembre 2015 et pour le premier tour des élections couplées présidentielles et législatives pour le 27 décembre 2015. Un éventuel second tour de scrutin pourrait être organisé  le dimanche 31 janvier 2016 pour les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix tant pour la présidentielle que pour les législatives.

 

Une femme candidate

 

La Campagne électorale est prévue du samedi  12 au vendredi 25 décembre 2015. Les résultats provisoires du premier tour des élections sont prévus le 1er janvier 2016. Les résultats définitifs : le 21 janvier 2016. La Campagne électorale du second tour si nécessaire du 23 au 29 janvier 2016. Les résultats provisoires du second tour le 5 février 2016. Les résultats définitifs  le 24 février 2016.  Le dépôt des candidatures pour les élections avait été  clôturé le 27 novembre 2015. L’Autorité nationale des élections (Ane) centrafricaine a  enregistré la  quarantaine de candidatures à l’élection présidentielle et plus de 400 dossiers aux législatives entre le 14 et le  27 novembre 2015.  La Cour constitutionnelle avait réaffirmé le droit de vote des réfugiés centrafricains établis au Tchad,  au Cameroun, au Congo et en République démocratique du Congo (Rdc).

 

Une seule femme figure dans la liste des candidats  à l’élection présidentielle. Elle s’appelle Régina Konzi Mongot, professeur d’anglais et  candidate indépendante et ancienne ministre.  Après l’annonce de la Cour constitutionnelle de transition, dont les décisions sont sans appel, le secrétaire général du parti de l’ancien chef de l’État centrafricain, le Kwa Na Kwa (Knk) Bertin Béa déclare  qu’«Il n’y a rien de surprenant. Nous savions que la messe était dite (…). Il y a eu des pressions intérieures et extérieures pour écarter Bozizé. Mais c’est une injustice. Tout le monde sait qu’il est en exil à Kampala et interdit de voyager à cause des sanctions de l’Onu : techniquement il ne pouvait donc pas s’inscrire sur les listes électorales», a souligné Bertin Béa.

 

E.K.K. 

 

 

NDLR : On croyait que le montant de la caution à la présidentielle en RCA qui est de 5 millions de F CFA était trop peu élevé car dans certains pays africains il est 4 ou 5 fois plus important mais vu le nombre de candidats au dossier finalement invalidé par la Cour constitutionnelle, la caution de 5 millions de F CFA a été suffisamment rédhibitoire. On est même effaré d'apprendre de la Cour constitutionnelle que certains candidats qui se croyaient malins, ont même cru devoir remettre dans leur dossier, de faux récépissés du trésor public qui ont in fine été découverts par les magistrats de ladite Cour à qui on ne peut apprendre à faire la grimace. Cette malhonnêteté mérite pourtant des poursuites judiciaires à l'encontre de leurs auteurs mais l'impunité en Centrafrique a la peau dure...!  De même, beaucoup de rigolos qui avaient déclaré leur candidature aux premières heures et depuis belle lurette ont fini par ne même pas déposer de dossier à l'ANE. Ne soyons donc surpris d'apprendre demain qu'ils oseront déclarer ou écrire dans leur CV, qu'ils ou elles ont été "candidat à l'élection présidentielle". Le bluff en Centrafrique, c'est aussi un sport national pour certains ! 

RCA - PRÉSIDENTIELLES : LES CANDIDATS RETENUS SE PRÉPARENT
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 21:57

 

 

 

 

 

 

RCA Elections : Chronogramme pour le Maroc
RCA Elections : Chronogramme pour le Maroc
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 21:45
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

La campagne référendaire perturbée à Ndele

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 10 DÉCEMBRE 2015

 

La campagne référendaire a été perturbée à Ndele chef-lieu de la préfecture de  Bamingui-Bangoura, par des hommes en armes. Des banderoles, des affiches et des mégaphones pour la sensibilisation de la population de la ville ont été arrachées et emportés par ces hommes en arme.

 

Selon les informations parvenues au RJDH, ceux qui s’opposent aux processus de la campagne référendaire dans la préfecture de  Bamingui-Bangoura, seraient des hommes du général Nourredine Adam de l’ex coalition Séléka.

 

Jean Trésor,  président de l’autorité sous-préfectoral des élections de Ndele, confirme les faits. « Je confirme les faits. C’est de la réalité. Donc, c’est depuis avant-hier que des hommes armés sont venus arracher des banderoles et la liste électorale que nous avons affichées dans les centres d’enrôlement.  Mais, les activités  ont repris aujourd’hui. Ce sont des hommes en arme assimilés aux hommes fidèles de Nourredine Adam de l’ex coalition Séléka qui se sont opposés à ce processus », a expliqué Jean Trésor.

 

« Ils n’ont pas évoqué une raison en tant que telle. Mais ils disent qu’ils ont reçu l’ordre de leur chef hiérarchique », a ajouté la même source.

 

Il est encore difficile d’entrer en contact avec les auteurs de ces actes.

 

La date du vote de referendum est prévue pour le dimanche 13 décembre  2015, par l’Autorité Nationale des Elections.

 

Nouvelles violences à Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org/  jeudi 10 décembre 2015 13:36

 

Une partie des 4e et 5e arrondissements de Bangui a été le théâtre ce jeudi 10 novembre d'une nouvelle montée de tension. Des individus non identifiés ont érigé des barricades sur les avenues de l'Indépendance et Koudoukou. Ils ont été délogés par les forces de sécurité. Des cas de blessés par balle sont signalés même si on ne dispose pas encore de bilan exact. 


Certaines sources indiquent que ce sont des individus présentés comme sympathisants des candidats François Bozizé et Patrice Edouard Ngaïssona recalés à la présidentielle de 2015, qui auraient érigé des barricades sur une partie des avenues de l’Indépendance et Koudoukou. 


Les mécontents exprimaient ainsi leur ras-le-bol contre la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition, invalidant les dossiers de leurs candidats préférés à la présidentielle.


D'autres sources parlent de l'arrestation d'un leader de la milice Antibalaka par des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), ce qui aurait dégénéré en échanges de tirs entre miliciens Antibalaka et FACA. 


Ce leader Antibalaka serait à l'origine des barricades érigées depuis mardi dans une partie des 4e et 5e arrondissements. L’intervention des forces de sécurité intérieure appuyée par les forces internationales a permis de dégager les barricades et rétablir la circulation.

 

Le Ministère des mines décide d’exporter des diamants bruts de Berberati à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN CLAUDE GNAPOUNGO LE 9 DÉCEMBRE 2015

 

La ville de Berberati a siégé sur le processus d’exportation du diamant brut à Bangui. Cette assise s’est déroulée du 06 au 07 décembre dernier.

 

Organisé par le ministère des mines, l’équipe en mission à Berberati avait pour mission de rencontrer le comité local du suivi de processus de Kimberley. Conduite par Sylvain Marius Gbatouka, directeur général des mines, la rencontre s’est focalisée sur quatre points.

 

Il s’agit entre autres l’ajustement de l’équipe du comité local du suivi de processus de Kimberley, l’évaluation des conditions sécuritaires et de conformité de la zone de Berberati, l’organisation de l’exportation du diamant brut après l’accord du processus en consensus avec la direction régionale des mines.

 

La direction régionale numéro deux (2) de ce secteur et les opérateurs économiques ont choisi la date du 15 décembre pour la première exportation du diamant brut à Bangui.

 

Signalons que Samuel Ndopara le sous-préfet de la ville de Berberati avait également pris part à cette rencontre.

 

 

COP21 : Un avenir promoteur s’annonce pour la Centrafrique

 

http://rjdh.org/ PAR SAMSON ANDJOUKARA LE 10 DÉCEMBRE 2015

 

La fin de la conférence sur le changement climatique en France annonce un avenir promoteur pour le secteur de l’environnement en République Centrafricaine. Cet espoir fait suite à une rencontre entre les experts centrafricains avec Word Ressource Institut et des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour la mise en place de certaines initiatives Africaines et plus particulièrement celle qui est nommée AFR SUN.

 

Selon Damas Mokpidjie, Expert des eaux et forêts de la RCA, l’initiative AFR SUN est un segment d’appui pour la République Centrafricaine. « C’est une initiative africaine de programme de restauration de 100.000 hectares de paysage déboisé et dégradé d’ici l’an 2030, d’après le chronogramme des pays africains engagés », explique-t-il.

 

Pour ce dernier, il y a eu déjà l’engagement de certains bailleurs. « Le NEPAD et certains partenaires techniques se sont prononcés pour un appui financier aux pays africains. Quant au gouvernement allemand, il a promis un montant de 400 millions de dollars pour appuyer cette initiative d’ici 2016», a dit l’Expert Damas Mokpidjie.

 

D’après la même source, il faut un engagement politique des pays concernés. « Les pays qui feront partie de cette initiative doivent s’engager politiquement et nous sommes en train de voir avec les membres du gouvernement pour l’engagement de notre pays la RCA», a-t-il annoncé.

 

La délégation centrafricaine qui a pris part à cette conférence a été composée de près d’une trentaine d’experts issus de plusieurs départements ministériels.

 

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 13:01
Communiqué de la DNC du candidat du MLPC
Communiqué de la DNC du candidat du MLPC
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:39

 

 

 

10/12/15 (APA)

 

L’Autorité Nationale des Elections de Centrafrique a validé mercredi les candidatures de 1192 personnes sur les 1900 enregistrées pour les élections législatives qui auront lieu le 27 décembre de manière groupée avec la présidentielle. Parmi les candidatures retenues on retrouve celles de certains présidentiables.


Ceux qui ont été recalés, l’ont été à cause des dossiers incomplets et sont autorisés à les régulariser dans un délai de cinq jours.

 

Rappelons que les sièges à pourvoir sont au nombre de 140. Chaque candidat a payé une caution de 100000 f cfa au trésor public pour appuyer sa candidature.

 

Ils vont solliciter le suffrage des Centrafricains le 27 décembre prochain mais ceux qui n’auront pas 50% de suffrage participeront à un second tour le 31 janvier 2016. L’élu, est celle qui aura plus de voie que les autres pendant ce second tour.

 

Notons que la campagne électorale pour ces scrutins démarre ce 12 décembre un jour avant la tenue du referendum constitutionnel ce 13 décembre.

L’Autorité Nationale des Elections de la RCA autorise 1192 candidatures pour les élections législatives
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:13

 

 

 

10/12/15 (AFP)

 

Les Centrafricains se prononcent dimanche par référendum sur le projet de nouvelle Constitution, préambule au premier tour des élections présidentielle et législatives le 27 décembre qui doivent mettre fin à la difficile transition à Bangui.

 

A trois jours du vote, l'analyste Thierry Vircoulon du centre de réflexion International Crisis Group (ICG) met en garde contre une séquence électorale précipitée, alors que les élections à venir sont celles "de la dernière chance".

 

Q: Dans un contexte sécuritaire toujours tendu, comment s'annoncent le référendum constitutionnel de ce dimanche et le premier tour des élections le 27 décembre?

 

R: Ces élections s'annoncent très fragiles et le référendum constitutionnel est détourné de son sens. Retard dans les préparatifs techniques, incertitude sur la faisabilité de la liste électorale, faiblesses organisationnelles, risques sécuritaires, etc. Toutes les conditions négatives sont réunies pour des élections dont les résultats seront contestés et sans doute pour de bonnes raisons.

 

Le référendum constitutionnel est organisé sans Constitution: les Centrafricains ne l'ont tout simplement pas vue, elle ne leur a pas été distribuée. Du coup, le référendum constitutionnel n'est pas une prise de position sur la Constitution mais un test technique pour voir si la machinerie électorale fonctionne et un vote sur la poursuite du processus électoral et la fin de la transition, que tout le monde veut. Cela porte en germe des remises en cause de la Constitution plus tard.

 

Q: Des élections coûte que coûte ou précipitées ne risquent-elles pas de remettre en selle l'ex-rébellion Séléka et les partisans de l'ancien président François Bozizé, qui y verront, malgré leur nombre relativement limité, l'occasion de montrer leur pouvoir de nuisance?

 

R: Je dirais plutôt qu'ils peuvent décider de s'opposer par la force au processus électoral, ce qui pourrait être à leur avantage mais légitimerait encore plus une action de la communauté internationale contre eux. Le blocage du processus électoral par ces groupes armés pourrait amener les forces internationales à faire ce qu'elles n'ont pas voulu faire jusqu'à présent, c'est-à-dire les neutraliser.

 

Q: Quelle sera la légitimité, la crédibilité du nouveau président s'il est mal élu, alors qu'il ne dispose ni d'armée ni d'Etat?

 

R: Le principal problème du prochain gouvernement sera d'être moins faible et plus convaincant que le gouvernement de transition, tant pour les Centrafricains que pour la communauté internationale. L'état de grâce risque d'être de courte durée car la pression populaire sera très forte et les problèmes d'après les élections seront les mêmes que les problèmes avant les élections. De ce point de vue, ce sont les élections de la dernière chance pour la Centrafrique: soit le gouvernement qui en sort pourra rétablir un minimum de confiance avec la population et la communauté internationale, soit la Centrafrique continuera sa descente aux enfers.

En Centrafrique, un référendum "test" pour des élections "de la dernière chance" (ICG)
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:10

 

 

Une erreur déplorable a fait écrire que l'UPC a appelé à voter "OUI" au référendum mais en réalité elle appelle à voter massivement au référendum et laisse la liberté à ses membres de voter comme bon leur semble.

 

La rédaction

L'UPC appelle à voter massivement au référendum constitutionnel
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:00

 

 

10/12/15 (AFP)

 

Retards multiples, menaces sécuritaires... Après deux ans de transition chaotique et sous forte pression internationale, et même si rien n'est prêt, la Centrafrique avance à marche forcée vers des élections "de la dernière chance", précédées dès dimanche d'un référendum constitutionnel.

 

Le premier tour de la présidentielle et des législatives, prévu le 27 décembre, est censé remettre le pays sur les rails et clore la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960. Avant cela, les Centrafricains sont appelés aux urnes dimanche afin d'approuver la nouvelle Constitution d'une 6e République lors d'un référendum "test".

 

Près de deux millions de Centrafricains - sur une population totale de 4,8 millions - se sont inscrits sur les listes électorales, signe de l'engouement suscité par le vote.

 

Mais à quelques jours du premier scrutin, on est loin du grand raout pré-électoral attendu. Sur les principales artères de Bangui, seules quelques banderoles appellent à voter "OUI" au référendum, soutenant que "la paix, c'est dans les urnes". De la Constitution, imprimée à 15.000 exemplaires, peu de Centrafricains disent connaître les grandes lignes.

 

"Je n'ai toujours pas de carte d'électeur. Peut-on voter avec un simple récépissé ou la pièce d'identité?", se demande comme beaucoup d'autres Natacha, une institutrice partie vivre dans un camp de déplacés après la dernière vague de violences qui a fait plus de 100 morts à Bangui depuis fin septembre, opposant comme d'habitude jeunes miliciens anti-balaka majoritairement chrétiens et groupes d'auto-défense musulmans.

 

Autre bémol: alors que l'enrôlement est terminé, seuls 26% des 460.000 personnes réfugiées dans les pays voisins, dont une grande partie sont des musulmans chassés du pays en 2013-2014, ont pu s'inscrire.

 

- défi logistique -

 

Repoussées plusieurs fois à cause de l'insécurité persistante dans le pays, ces échéances représentent un défi logistique plus grand encore en province, notamment pour acheminer sous escorte des Casques bleus le matériel électoral dans des régions souvent difficiles d'accès et livrées au banditisme.

 

A Bangui, malgré une certaine accalmie après la venue du pape François fin novembre, les forces internationales (ONU, environ 11.000 hommes et France, 900) restent sur le qui-vive. "Ici, tout peut partir très vite", explique une source sécuritaire. D'autant qu'"un certain nombre de personnes profitent du chaos ambiant et ont intérêt à voir le processus capoter".

 

Plusieurs chefs anti-balaka et ex-Séléka, la rébellion majoritairement musulmane qui avait renversé en mars 2013 le président François Bozizé avant d'être chassée du pouvoir en 2014, sont accusés d'avoir conclu une alliance pour attiser les violences à Bangui depuis des mois, après avoir commis d'innombrables exactions sur la population.

 

"Les conditions ne sont pas réunies pour organiser des élections, nous voulons d'abord la sécurité", assure à l'AFP Maxime Mokom, figure des anti-balaka à Bangui. Tout en prévenant que si les élections sont encore repoussées, les anti-balaka "ne reconnaîtront plus les autorités de transition" dirigées par la présidente Catherine Samba Panza.

 

- Mégaphones et affiches arrachés -

 

A l'intérieur du pays, plusieurs régions de l'est et du nord restent aux mains de mouvements rebelles. L'ex-numéro 2 de la Séléka, Nourredine Adam, a prévenu qu'il s'opposerait au vote à Kaga Bandoro (nord), malgré la présence de l'Onu. Cette semaine, des hommes armés ont arraché les mégaphones et déchiré les affiches d'un groupe de jeunes menant des actions de sensibilisation sur la nouvelle Constitution.

 

"La tenue des élections risque d'être difficile à Kaga Bandoro et dans une ou deux autres localités", confirme un diplomate européen, qui relativise car "l'élection se joue principalement à Bangui, dans l'Ouham et l'Ouham Pende" (ouest), les deux provinces les plus peuplées du pays.

 

Lasse de l'interminable feuilleton centrafricain et alors que le petit pays vit sous perfusion de l'aide extérieure, la communauté internationale, France en tête, pousse à ces élections, y voyant une étape nécessaire vers la sortie de crise.

 

"C'est loin d'être parfait, mais il faut avancer sinon les bailleurs de fonds vont se fatiguer", affirme une source bien informée, selon laquelle le pays ne sera plus en mesure de payer ses fonctionnaires dès février.

 

"Ce sont les élections de la dernière chance", prévient lui l'analyste Thierry Vircoulon de l'International Crisis Group (ICG), même si "toutes les conditions négatives sont réunies pour des élections dont les résultats seront contestés"

 La Centrafrique, à marche forcée vers les élections, avec un référendum en guise de test
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