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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 13:41
Dégradation de la situation humanitaire en Centrafrique

 

La situation humanitaire se dégrade de plus en plus en Centrafrique après les récentes violences dans le pays. Les ONG internationales dénoncent l'empêchement des humanitaires à apporter de l'aide aux populations affectées.

 

Les violences des groupes armés en novembre et début décembre 2018 dans certaines régions de la République centrafricaine ont contribué à la détérioration de la situation humanitaire.

Dans les localités de Batangafo, d'Alindao et d'Ippy, des dizaines de milliers de déplacés internes, des milliers de maisons incendiées et des milliers de personnes ont besoin d'aide humanitaire d'urgence.

Actuellement, à Alindao et Ippy, les personnes affectées n'ont encore reçu aucune assistance, faute de couloir humanitaire du fait des activités des hommes armés.

"On veut que l'on laisse les aides humanitaires travailler,, et respecter les principes humanitaires", explique Baptiste Hanquart, coordonnateur du Comité de coordination des Organisations non-gouvernementales internationales.

"Le monde ne peut pas fermer les yeux sur ce qui se passe en RCA. Nous sommes de retour à la case départ !, avait déclaré fin novembre la Coordonnatrice humanitaire en RCA, Najat Rochdi.

Face à cette situation, l'association des victimes et déplacés de la Basse Kotto, l'une des préfectures durement affectées, dénonce les "graves" violations des droits Humains.

Son coordonnateur, Enock Fortuné Binguide, interpelle le gouvernement et la Minusca. "Depuis 2015, il n'y a pas de libres circulations, et depuis 2017, beaucoup de personnes ont été violées, des maisons incendiées", s'indigne-t-il.

A l'occasion de la célébration du 70e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme le 10 décembre, les organisations de défense des droits humains ont alerté les autorités et la communauté internationale sur la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique.

 :

1,5 million d'enfants ont besoin d'aide humanitaire en Centrafrique

 

Selon Maître Mathias Barthélémy Morouba, président de l'Observatoire Centrafricain des Droits de l'Homme, "la Minusca a un mandat qui donne la possibilité de mettre hors d'état de nuire les groupes armés, mais les pillages continuent, voire s'intensifient".

"Ils sont là, on meurt, ils ne sont pas là, on meurt", conclut-il.

Selon les Nations unies, malgré la générosité des donateurs, le Plan de réponse humanitaire 2018 pour la RCA, d’un montant de $515,6 millions de dollars, n’a été financé qu’à hauteur de $240,6 millions.

Des fonds supplémentaires sont nécessaires, et cela de toute urgence, pour renforcer la réponse humanitaire, sauver des vies et répondre aux besoins croissants, a indiqué l'ONU.

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 13:35
Centrafrique : un chef rebelle s'oppose au déploiement des FACA à Bocaranga

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 13-12-2018

 

Le chef rebelle Mahamat Abass Sidiki, leader des 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) s'est fermement opposé au déploiement des militaires des Forces armées centrafricaines dans la zone sous le contrôle de ses hommes, notamment dans la ville centrafricaine de Bocaranga, a appris Xinhua ce mercredi de source locale.

D'après la source ce mercredi, M. Sidiki a fait d'abord déguerpir les gendarmes et les policiers affectés dans la localité, avant de s'en prendre aux militaires.

Dans le but de s'assurer du contrôle total de la région, a indiqué la source, M. Sidiki a déployé ses propres hommes lourdement armés qui se promènent dans les villages périphériques de Bocaranga à bord de pick-up tout terrain.

Depuis lundi dernier, a ajouté la source, les hommes de Sidiki font des rotations sur l'axe Bocaranga-Bozoum et recrutent des combattants au sein de la population jeune.

Parmi la population, a conclu la source, la psychose gagne du terrain du fait que la population redoutent d'éventuelles attaques de ces hommes armés.

En ce moment, l'opinion se pose des questions quant au changement brusque de la prise de position de M. Sidiki, lui qui, en août dernier, avec six autres groupes armés, avait exprimé son adhésion au processus du DDRR (Désarmement, démobilisation, réintégration et reconversion) initié par le gouvernement centrafricain.

Aussi, au mois d'octobre 2018, M. Sidiki avait signé un accord de paix avec cinq autres groupes armés dans le souci d'amorcer un début de pacification des régions ouest de la République centrafricaine, par la libre circulation des personnes et des biens.

Par rapport à la prise de position de M. Sidiki, la caravane de sensibilisation sur le processus du DDRR prévue pour toutes les localités de l'ouest de la République centrafricaine du 29 novembre et 10 décembre 2018 n'a pas pu sillonner les localités centrafricaines de Koui, Niem Yélowa et Bocaranga (extrême ouest), de peur de subir des surprises désagréables des éléments rebelles des 3R, selon les consignes de sécurité de la mission onusienne en Centrafrique chargée également de convoyer la mission. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 13:28

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 14-12-2018

 

L'Assemblée nationale a autorisé ce jeudi la ratification de l'accord de coopération militaire entre la République centrafricaine (RCA) et la Russie, a appris Xinhua jeudi d'une source proche du Parlement.

Cette coopération militaire concerne notamment la sécurité internationale, l'échange de documents et d'informations en matière militaire, le renforcement de la lutte contre le terrorisme, l'enseignement militaire, la médecine militaire, la topographie militaire, et autres domaines d'intérêts communs.

Adopté mais pour avoir une valeur juridique, le projet de loi sur l'autorisation de la ratification dudit accord sera éminemment ratifié par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

Il y a lieu de rappeler que l'accord en question avait été signé en août à Moscou en Russie entre la ministre centrafricaine de la Défense Marie-Noëlle Koyara et son homologue russe Sergueï Choïgou. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : l'Assemblée nationale autorise la ratification d'un accord de coopération militaire avec la Russie
Centrafrique : l'Assemblée nationale autorise la ratification d'un accord de coopération militaire avec la Russie
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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 12:52
Centrafrique: la mission de l'ONU renouvelée malgré les critiques russes

 

 

Par RFI Publié le 14-12-2018 Modifié le 14-12-2018 à 07:07

 

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

 

Le Conseil de sécurité a renouvelé pour un an le mandat de la Minusca, sa mission en Centrafrique. Mais pour la première fois depuis 2014 et le déploiement des unités sur le terrain, l’ONU a perdu son unité autour de ce sujet. La Russie - et son alliée chinoise - se sont abstenues sur fond de tension croissante avec Paris.

Après plus d'un mois de navette diplomatique entre les missions russes et françaises à l'ONU, Paris avait fini par obtenir de haute lutte une abstention de Moscou, qui, jusqu'à la dernière minute, avait  menacé de mettre son veto au texte. Sur le fond, la France estime avoir été au bout des concessions possibles en reconnaissant un rôle à la Russie dans la stabilisation de la Centrafrique.

La « ligne rouge » de Paris

Mais Moscou aurait aimé que les Français aillent plus loin et soulignent positivement la rencontre organisée à Khartoum en août dernier avec les groupes rebelles. Cela constitue une « ligne rouge » pour Paris qui fait de l'initiative africaine de paix conduite sous l'égide de l'Union africaine (UA), la seule issue possible pour parvenir à un accord de paix.

Le « pré carré » français

Cela a très fortement déplu à l'ambassadeur russe qui s'en est pris violemment à la France qui gère, selon lui, ses anciennes colonies comme un « pré carré ». L'ambassadeur français François Delattre lui a répondu indirectement en demandant aux Etats membres de « mettre l'intérêt du peuple centrafricain avant ses intérêts nationaux » et de renoncer aux approches « solitaires et exclusives ».

 

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 12:38

 

NEWSROOM (ADV) 2018-12-13Didier Wangaï, chef de groupement de quartiers dans la ville centrafricaine de Bambari, reconnu comme étant un des collaborateurs avérés du chef rebelle Ali Ndarassa du mouvement l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a été arrêté samedi dernier dans la ville centrafricaine de Bambari (centre) puis transféré à Bangui pour être présenté aux autorités judiciaires.

Depuis l’avènement de la Séléka, M. Wangaï s’est rallié à Ali Ndarassa, à qui il rend des comptes qu’il s’agisse des jugements coutumiers, des peines à subir ou des impôts et taxes à verser, en sa qualité de conseiller spécial et secrétaire.

M. Wangaï a hérité des fonctions de chef de groupe de son père, qui fut également, en son temps, président de la délégation de la ville de Bambari, correspondant au poste de maire.

L’arrestation de M. Wangaï n’a pas provoqué d’incident ni de soulèvement de la part des éléments armés de l’UPC.

M. Wangaï, répondra de sa collaboration avec Ali Ndarassa à la prochaine session criminelle, collaboration à partir de laquelle de nombreux citoyens ont, soit perdu la vie ou perdu leurs biens.

© Bur-csa – A.H / N.A – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

Centrafrique : un séparatiste arrêté dans le centre du pays devrait bientôt répondre de ses actes devant la justice
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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 18:55
RCA : Les avocats de Ngaïssona croient à l'innocence de leur client

 

https://www.radiondekeluka.org  jeudi 13 décembre 2018 12:41

 

Un jour après son arrestation en France, Me Timoléon Kokongo, l'avocat de Edouard Patrice Ngaïssona, coordonnateur général du mouvement dit des Patriotes Antibalaka, a indiqué ce jeudi 13 décembre que le cas de son client pourrait déboucher sur le cas Jean Pierre Bemba Gombo acquitté par absence de preuves.

Me Timoléon Kokongo se dit serein suite à l'arrestation de son client Edouard Patrice Ngaïssona par les autorités françaises conformément à un mandat d'arrêt de la CPI, le 7 décembre. L'avocat s'est interrogé sur les charges qui pèsent sur Edouard Patrice Ngaïssona.

"Qu'est-ce qu'on reproche aujourd'hui à Ngaïssona ? Il n'a jamais pris les armes, il n'a jamais été chef de guerre Antibalaka sur le terrain. Je pense que c'est une responsabilité purement morale. Le rôle qu'il a joué était beaucoup plus politique", a expliqué Me Timoléon Kokongo.

"Le dossier de Ngaïssona me fait d'office penser à Bemba. Mais démontrer que les exactions, qui ont été commises sur le terrain, ont été l'initiative de Ngaïssona, je dis qu'il y a un travail de fond à faire. On n'a essayé pour Jean Pierre Bemba qui a créé le MLC. En fin de compte, il a été purement et simplement relaxé", a souligné l'avocat.

Pour Me Timoléon Kokongo, "l'Etat centrafricain a opté en 2014 de saisir la CPI et voilà la suite. Ngaïssona a été arrêté. On parle de jurisprudence. Nous avons le cas Bemba".

L’arrestation de Ngaïssona fait réagir la CCPS

La Coordination de la Coalition pour la Cour Pénale Spéciale (CCPS) a relevé ce 12 décembre que l'arrestation de Edouard Patrice Ngaïssona, a démontré à suffisance que les auteurs de graves violations des droits humains ne resteront pas impunis. Elle a regretté que la Cour Pénale Internationale ne se soit préoccupée que des miliciens Antibalaka alors que les combattants ex-Séléka ont continué à commettre de graves crimes à l'intérieur du pays.  

"Il est important d'arrêter les leaders. Nous avons vu Alfred Yékatom Rambho et Edouard Patrice Ngaïssona du groupe Antibalaka être arrêtés. Nous souhaiterions que Ali Darassa de l'UPC, Nourredine Adam du FPRC, Abdoulaye Hissène chef des opérations du FPRC, Sidiki de 3R, Niméry Matar alias Force au Pk5 soient arrêtés", a relevé Me Fernand Sylvio Mandé Djapou, Coordonnateur de la Coalition pour la Cour Pénal Spéciale.

Après l'extradition de Alfred Yékatom Rombho à la CPI le 19 novembre et l'arrestation de Edouard Patrice Ngaïssona, la CCPS regrette que la CPI fait la justice "de deux poids, deux mesures" car de nombreux criminels connus de tous ne sont pas inquiétés.

"Au forum de Bangui, nous avons parlé de la justice. Nous voulons savoir pourquoi, les Centrafricains ont été tués ? Pourquoi commettre des crimes de guerre et de génocide, des crimes contre l'humanité ?", s'est interrogé Me Fernand Sylvio Mandé Djapou.

Patrice Edouard Ngaïssona, a été arrêté mercredi 12 décembre en France site à un mandat d'arrêt émis par la CPI cinq jour plutôt. Il va retrouvé au quartier pénitencier de la Haye le chef milicien Alfred Yékatom Rombho, qui a régné dans la partie sud de la capitale Bangui entre Bimbo et la Lobaye.

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 18:38
Le président Touadera veut faire de son pays un havre de paix (Obiang Nguema Mbasogo)

 

Guinée équatoriale-Centrafrique : le président Touadera veut faire de son pays un havre de paix (Obiang Nguema Mbasogo)

 

https://africandailyvoice.com  2018-12-12

 

Douala, Cameroun (ADV) – Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera, a effectué le week-end dernier, une visite officielle de trois jours à Mongomo dans la zone continentale de la Guinée équatoriale. Accueilli à l’aéroport international de Mongomeyen par le président équato-guinéen, lui-même, les deux hommes ont salué le renforcement des relations entre Bangui et Malabo.

Au cours de la rencontre bilatérale, les deux chefs d’Etats ont passé en revue l’actualité de la sous-région Afrique centrale, en général et celle des deux pays en particulier, mais plus important aussi, le numéro un équato-guinéen a tenu à rendre un hommage bien mérité au président Touadera, pour ses efforts inlassables dans la recherche de la paix pour son peuple.

«Nous avons tout compris, vous êtes un bon président pour votre peuple. Et le peuple centrafricain doit soutenir son président dans sa volonté d’instaurer une paix définitive», a dit Obiang Nguema Mbasogo, cité par des médias locaux, à l’endroit de son jeune frère centrafricain, Faustin Archange Touadera.

Au cours des échanges, plusieurs moments d’intense et de profonde complicité sont venus donner un coup d’éclat à la relation de solidarité et d’amitié qui existe entre la Guinée équatoriale et la République centrafricaine. Poignée de main fraternelle, accolades, retrouvailles, tête à tête, rencontres bilatérales, liens d’amitié et de fraternité…force a été de constater que l’ambiance des relations entre les deux pays n’est pas seulement bon enfant, amicale ou fraternelle, mais aussi et surtout une relation de confiance désormais, n’en déplaisent à ceux qui voulaient absolument voir instaurer, entre les deux pays, un climat glacial.

Le samedi 08 décembre, le président Faustin Archange Touadera a assisté à une messe d’action de grâce à Mongomo, à l’occasion de l’Immaculée Conception, la patronne de la Guinée équatoriale. Un message clair, aussi envoyé aux partisans de la théorie du complot qui veulent absolument voir un climat de méfiance entre Malabo et Bangui, suite au coup d’état manqué du 17 décembre dernier.

« Le président Touadera est un bon panafricaniste, il fait du bon travail pour la paix qui est le socle de tout développement », a déclaré, pour finir, le président Obiang, en félicitant son homologue centrafricain pour son courage et son abnégation à vouloir faire de son pays, un havre de paix, un pays libre et prospère.

Rappelons que depuis plus d’un an maintenant en Centrafrique, la Fédération de Russie est main dans la main avec les autorités centrafricaines pour stabiliser complètement le pays et l’aider à se débarrasser des ennemis de la paix.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondante régionale Vanessa Ngadi Kwa – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 18:31
Centrafrique : célébration du 40e anniversaire de la mission médicale chinoise

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 13-12-2018

 

Les autorités centrafricaines, conduites par le président Faustin-Archange Touadéra, ont célébré mercredi le 40e anniversaire de la mission médicale chinoise en République centrafricaine (RCA), a-t-on constaté sur place.

Un film documentaire projeté à cette occasion a rappelé que la première mission était arrivée en 1978, œuvrant à M'Baïki (sud-ouest). Elle était notamment composée de 13 médecins de différentes spécialités dont la chirurgie, la gynécologie, la médecine interne, l'ophtalmologie, la médecine traditionnelle chinoise, l'anesthésiologie, l'analyse en laboratoire, la radiologie et la pharmacie.

Un membre de la quatrième mission médicale chinoise, un chauffeur, est mort à M'Baïki et il a été inhumé dans la cour même de l'hôpital de cette localité.

Selon l'ambassadeur de Chine en Centrafrique, Chen Dong, la Chine a envoyé au cours de ces 40 années 16 équipes médicales composées de 254 médecins qui ont mené plus de 20.000 opérations et pris en charge plus de deux millions de patients.

Evoquant l'Hôpital de l'amitié à Bangui, le ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somsé, a noté que cet établissement construit par la Chine et inauguré en 1988 avait pratiqué en moyenne chaque année plus de 6.500 examens médicaux, 2.850 interventions chirurgicales et permis 1.457 naissances.

Il a aussi souligné que cet hôpital était le seul centre de traitement des fistules obstétricales, permettant de guérir une centaine de femmes par année. Le ministre s'est aussi félicité des équipements ultramodernes qui y sont déployés, que ce soit en échographie ou au bloc opératoire.

 

Source: Agence de presse Xinhua

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 18:25
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le gouvernement reconnait des blocages dans la mise en œuvre du dialogue de l’Union Africaine

 

PAR JEFFERSON CYRILLE YAPENDE LE 13 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, le 13 Décembre 2018 (RJDH)—Interpellé par l’Assemblée Nationale ce mercredi 12 décembre 2018 sur le retard de la tenue du dialogue de l’initiative de l’Union Africaine pour la paix en Centrafrique, le gouvernement reconnait que les choses peinent à se mettre en route.

Face aux élus de la nation qui ont posé une série de questions sur le lieu, la date et le format de ce dialogue considéré par plusieurs personnes comme la seule issue de la paix en République Centrafricaine, le gouvernement n’a pas encore retenu de date ni le lieu de ces pourparlers.

Le premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji a reconnu les difficultés dans la mise en œuvre des mécanismes de ce dialogue « j’ai été interpellé avec le gouvernement par rapport à une question qui nous interpelle tous. Vous êtes sans ignorer que le Président de la République met toujours un accent sur le dialogue. Alors, fort de cela, il y’a une initiative de l’Union Africaine qui est en cours et qui peine un peu », a-t-il souligné.

Le Chef du gouvernement poursuit son intervention en soulignant que le problème du blocage de ce dialogue est du côté de l’Union Africaine C’est depuis longtemps qu’on devrait tenir ce dialogue de l’UA; le retard n’est pas du côté du gouvernement mais plutôt dans le camp de nos amis de l’Union Africaine qui n’ont pas encore réuni tous les moyens et les conditions favorables », a ajouté Simplice Matthieu Sarandji.

Autre son de cloche chez le député de Bocaranga 3, Martin Ziguélé, qui émet des doutes encore sur la bonne volonté du gouvernement à organiser ce dialogue «Cela fait déjà 16 mois qu’on nous dit qu’il y aura le dialogue de l’UA et vous avez vu les questions autour desquelles le dialogue semble être bloqué. Ce sont les questions de lieu, de l’envoyé spécial et du budget. Est-ce-que, c’est pour ces questions de nomination d’un envoyé spécial et du lieu que les Centrafricains méritent de continuer à mourir par dizaines ou par centaines ? C’est ça la question. Je ne suis pas optimiste, je serai optimiste le jour où le dialogue se fera et que les groupes armés auront été désarmés et que l’Etat centrafricain aurait recouvré sa souveraineté sur toute l’étendue du territoire », a indiqué Martin Ziguélé.

Il y’a précisément 16 mois aujourd’hui que le dialogue sous l’initiative de l’Union Africaine pour la paix en Centrafricaine peine à se concrétiser bien que le gouvernement centrafricain ait déboursé 50 Millions FCFA pour sa part de contribution réclamée par cette institution.

 

Centrafrique : Les victimes de la crise centrafricaine réclament de la communauté internationale l’équité dans la justice.

 

PAR CARLOS WATOU LE 13 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI le 13 décembre 2018(RJDH)— Les victimes réclament une justice équitable en termes des arrestations des leaders des groupes armés. Une position prise ce mercredi 12 décembre 2018 suite à l’arrestation à Paris de Patrice Edouard Ngaissona, Coordonnateur des Anti-Balaka.

L’arrestation de Patrice Edouard Ngaissona a soulevé un tollé et les langues se sont déliées. La plupart des populations centrafricaines pointent un doigt accusateur vers la communauté internationale qui, selon elles font montre de partialité dans la gestion de la crise centrafricaine.

Une victime sous couvert de l’anonymat, déplore cette situation, « Après Alfred Yekatom alias Rombho, c’est Patrice Edouard Ngaissona qui était arrêté hier à Paris. Mais les autres criminels poursuivent sans inquiétude leurs actes machiavéliques et barbares dans les villes de l’arrière-pays. C’est un paradoxe. Il faut que la justice soit équitable »

Severin Lidamon, président de l’Association des victimes, invite la communauté internationale à faire preuve d’objectivité dans la gestion de la crise »C’est un début de la justice transitionnelle certes, mais il faut que cette justice ne soit pas rendue contre une seule partie. Il faut que cette justice s’applique aussi à ceux qui continuent de massacrer des populations civiles innocentes et de brûler les cases et abris ainsi que les greniers dans l’arrière-pays. »

L’arrestation de Patrice Edouard Ngaissona intervient 3 semaines après l’arrestation et le transfert d’Alfred Yekatom à la Cour Pénale Spéciale.

 

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 18:15
Un acteur majeur de la crise centrafricaine arrêté en France
Un acteur majeur de la crise centrafricaine arrêté en France
Un acteur majeur de la crise centrafricaine arrêté en France

 

Un acteur majeur de la crise centrafricaine arrêté en France à la demande de la Cour Pénale Internationale (CPI)

 

 

Moins d’un mois après le transfert vers la Cour Pénale Internationale (CPI) d’Alfred « Rombhot » Yekatom, c'est au tour de l’ex chef de guerre Patrice Édouard Ngaïssona d'être arrêté afin d'être transféré à La Haye. Cet ancien coordinateur général des milices Anti-Balaka en Centrafrique a été interpellé aujourd’hui en France, à la suite d’un mandat d'arrêt émis par la CPI. Nos organisations pressent les autorités centrafricaines et la CPI à engager désormais des poursuites contre des chefs de guerre ex Seleka, afin que toutes les parties impliquées dans les graves crimes commis depuis 2012 en RCA soient jugées.


Aujourd’hui, la CPI a annoncé que les autorités françaises avaient procédé, à sa demande, à l'arrestation de Édouard Patrice Ngaïssona, ex chef de groupe armé, ex-coordinateur général des Anti-Balaka, ancien ministre. Cette arrestation fait suite à un mandat d’arrêt délivré par la Chambre préliminaire II de la CPI. La coopération des autorités françaises devra permettre à Ngaïssona d’être transféré à La Haye sous peu.

La CPI le suspecte de s'être rendu responsables de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, au moins de septembre 2013 jusqu'à décembre 2014, dans ce que la cour qualifie d’« attaque généralisée et systématique perpétrée par les anti-Balaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir la Seleka ».

Dans notre rapport de 2014 "Ils doivent tous partir ou mourir" [1], nos organisations pointaient déjà la responsabilité et le rôle de Ngaïssona en tant que coordinateur général des Anti-Balaka.


« Que l’on ne s’y trompe pas, avec Ngaïssona, c’est enfin un gros poisson qui vient de tomber dans les filets de la CPI. L’arrestation de cet ancien coordinateur des Anti Balaka à Bangui – qui fut aussi ministre de Bozizé - montre la capacité de la justice internationale à s’attaquer aux premiers responsables des violences ensanglantant la Centrafrique depuis 2012 » souligne Drissa Traoré, vice-président de la FIDH.



Patrice Edouard Ngaïssona est loin d’être un inconnu. Cet homme d’affaires controversé est un proche de l’ancien président François Bozizé, avec lequel il a des liens de parenté et dont il fut ministre de la jeunesse et des sports ainsi que député de son parti. A cette époque, Ngaïssona aurait également été impliqué dans l’armement de deux milices de jeunes pro-Bozizé. A la chute du président en mars 2013, il quitte quelques mois le pays. Il y revient pour monter un groupe armé à Bangui, et devenir le coordinateur général des Anti-Balaka au niveau national. En février 2014, il affirmait à la FIDH « avoir un ascendant sur près de 50 à 70 000 éléments dans tout l’ouest, et le contrôle des provinces ».



« Selon nos enquêtes, Ngaïssona a été l’un des principaux relais de l’ex-président Bozizé auprès du commandement militaire des anti-balaka pendant la crise » remarque Me. Albert Panda, vice-président de l’OCDH. « Pour la CPI il constitue certainement le chaînon manquant entre les milices de tueurs et François Bozizé » ajoute Florent Geel, responsable du Bureau Afrique de la FIDH.

Nos organisations saluent cette avancée majeure, rendue possible par la coopération des autorités françaises, et appellent la CPI et les autorités centrafricaines à poursuivre les arrestations de chefs de guerre, pour casser la spirale de l’impunité et des exactions plongeant depuis 2012 la République centrafricaine dans le chaos.

A cette fin, elles demandent notamment à ce que des chefs ex Seleka, la coalition de groupes armés ayant pris le pouvoir en 2013 au prix de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, soient prochainement poursuivis à leur tour.


« Pour éviter les accusations de partialité, l’histoire de la CPI montre combien il est important de juger l’ensemble des parties s’étant rendues coupables de massacres et d’exactions graves lors d’un conflit, et alors même que les milices continuent de semer la terreur en Centrafrique. C’est pourquoi nous demandons à ce que des ex Selekas puissent être arrêtés et jugés » déclare Joseph Bindoumi, président de la LCDH.

[1] Lire notamment Pages 64 et 65 : https://www.fidh.org/IMG/pdf/rapport_rca_2014-fr-ld.pdf

 

La seule liste des membres de la Coordination du Mouvement anti-balaka permet de comprendre comment est structuré le mouvement : sur 26 personnes, il y a 20 FACA et 6 anciens dignitaires ou ministres du régime de François Bozizé 52. Le Coordinateur général, Patrice Édouard Ngaïssona, est d’ailleurs un ancien ministre de la Jeunesse et des sports sous le régime de Bozizé et président de la Fédération centrafricaine de football. Ancien député du parti de François Bozizé pour le quartier de Boy-Rabe, selon un observateur averti de la vie politique centrafricaine depuis de longues années, « ils partagent non seulement leur région d’origine, Bossangoa-Mbezmbé, leur appartenance ethnique, baya mais aussi des liens de parenté ». Ngaïssona affirme « avoir accepté d’être porte-parole des anti-balaka, ce mouvement d’émancipation populaire, car c’étaient des sans-voix. Je leur ai demandé : ‘Pourquoi moi ?’ et ils m’ont répondu : ‘Parce que vous êtes avec la jeunesse’  ». Revendiquant de façon probablement présomptueuse son ascendant sur près de 50 à 70 000 éléments dans tout l’ouest, Patrice Édouard Ngaïssona affirme avoir le contrôle des provinces aussi, « sauf les anti-balaka de Carnot qui sont rentrés à Bérbérati hier [le 10 février 2014] qui sont de l’UDDP ou quelque chose comme cela et qui ont fait des bêtises ». En effet, la veille, les anti-balaka de Carnot avaient tué près de 10 musulmans dans une ville où selon son maire, « nous ne connaissions pas le phénomène anti-balaka, ils sont tous venus du nord ». Même exonération de responsabilités lorsque l’on pointe les crimes des anti-balaka, même à Bangui 52. Voir en annexe la Déclaration n°15/CLPC/13 du Mouvement des Combattants anti-balaka du 17 février 2014. FIDH – Centrafrique : « ils doivent tous partir ou mourir » / 65 où selon P. É. Ngaïssona, « Ce sont des faux anti-balaka qui commettent les exactions. Il y a notamment le sous-lieutenant Larma, un ancien caporal-chef des FACA qui circule avec 200 éléments et qui provoque des exactions, à Yakite, Saint-Jean, etc. » Personne d’autre n’a évoqué ce dernier et ses supposés 200 éléments. Pour P. É. Ngaïssona, leur revendication de « retour à l’ordre constitutionnel ne veut pas dire un retour de Bozizé. Il n’y a aura pas de récupération politique ». C’est pourtant la principale revendication du Front pour le retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique (FROCCA) dont le président n’est autre que… François Bozizé 53. Pourtant, les anti-balaka cachent aussi en leur sein les conséquences des manœuvres ratées du régime aux abois de Bozizé en 2012 et 2013. Ainsi, deux milices de jeunes pro-Bozizé avaient été constituées en 2012 : la Coalition citoyenne d’opposition aux rebellions armées (COCORA) dirigée par Levy Yakité54 ; et la Coalition pour les actions citoyennes (COAC) dirigée par Steve Yambété. Ces deux milices de jeunes, très actives à Bangui notamment, avaient fait l’objet d’investigations de la Commission d’enquête mixte (CEM) notamment pour « incitation à la haine »55. Les deux milices auraient notamment été armées de machettes récupérées des 200 000 machettes livrées dans le cadre d’un projet agricole financé par la Chine. Un grand nombre de jeunes de ces milices auraient donc rejoint les rangs des anti-balaka notamment à leur arrivée à Bangui le 4 décembre 2013. Levy Yakité et Steve Yambété sont identifiés par tous comme des leaders des anti-balaka ou en tout cas se réclament d’eux. La « tendance militaire » des anti-balaka serait celle représentée par Joachim Kokate. Au lendemain de l’arrestation de 8 anti-balaka (voir infra) dans leur fief de Boy-Rabe à Bangui par les forces internationales, le 16 février 2014, il rencontrait discrètement le Premier ministre de transition, M. André Nzapayéké, pour se distancier de la tendance « dure » de Ngaïssonna et se disait prêt à « coopérer pour le retour de la paix »56. Si Joachim Kokaté affirmait à la journaliste de l’AFP, « je ne suis pas pour Bozizé, je suis nationaliste », il demeure un ancien ministre de Bozizé et capitaine des FACA. Il se présente d’ailleurs comme le porte-parole d’un Collectif des officiers libres, une tendance des anti-balaka créée en 2013. Le lieutenant Konaté, l’un des 8 responsables anti-balaka arrêtés le 15 février 2014 (et évadé depuis lors), le présentait pourtant comme « coordinateur adjoint du mouvement », ce que le capitaine Kokaté confirme en disant que « les anti-balaka étaient une seule entité mais des problèmes sont apparus et il y a aujourd’hui une scission »57. Cette scission, qui semble confirmée par le début de désarmement des forces de la tendance Kokate, pourrait correspondre plus à une divergence de stratégie, voire à une stratégie de diversification, des mêmes groupes. Joachim Kokaté est d’ailleurs devenu par la suite ministre-conseiller à la primature. Envoyé par le Premier ministre pour régler la situation des 11 000 musulmans pris au piège à Boda, l’accord signé en mars 2014 n’a jamais été appliqué. Si l’histoire des groupes armés centrafricains nous enseigne 53.

 

Voir notamment http://centrafrique-presse.over-blog.com/2013/12/rca-les-pro-boziz%C3%A9-revendiquent-desattaques-%C3%A0-bangui.html 54.

Voir notamment http://www.rfi.fr/afrique/20130303-rca-cocora-action-demission-centrafrique-gouvernementcentrafrique-bozize-zuma/ 55. Voir en pages 45 et 46 du rapport de la FIDH « RCA : un pays aux mains des criminels de guerre de la Séléka », septembre 2013,

http://www.fidh.org/IMG/pdf/rapport_d_enque_te_rca_ld.pdf et http://www.jeuneafrique.com/Article/ DEPAFP20130504160002/actualite-afriquecentrafrique-bozize-vise-par-une-enquete-pour-violations-des-droits-de-lhomme.html 56  .

Voir la dépêche d’Anne Le Coz, Agence France Presse (AFP), http://centrafrique-presse.over-blog.com/2014/02/  centrafrique-des-militaires-antianti-balakabalaka-annoncent-une-scission-au-sein-de-la-milice.html et ainsi qu’a pu aussi le constater la mission qui était présente au moment de ces déclarations. 57. Idem. 66 / FIDH – Centrafrique : « ils doivent tous partir ou mourir » que toutes les alliances, même les plus improbables, sont possibles, les convergences idéologiques, ethniques et régionalistes demeurent des lignes de forces. Ainsi, la tendance Kokate peut parfaitement discuter avec le gouvernement de transition tout en demeurant proche, voire coordonnée, avec les autres tendances des anti-balaka. Enfin, la dernière tendance anti-balaka, la « tendance modérée », est représentée par Léopold Narcisse Bara, l’actuel ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, rentré au gouvernement en janvier 2014 en tant que représentant des anti-balaka. D’une trentaine d’années, ce biologiste de nationalité française, élevé dans l’Hexagone, déclarait en janvier 2014 à Maria Malagardis, journaliste à Libération : « Je représente le courant pacifiste du Front de la résistance. » 58 « Sur les dix sites qui regroupent des anti-balaka, trois, dont celui de Boy-Rabe, ont refusé de désarmer. Ils sont en réalité manipulés par l’ancien président François Bozizé, qui n’a jamais renoncé à revenir au pouvoir » déclarait Leopold Bara à l’envoyée spéciale de Libération 59. Au regard de tous ces éléments, il apparaît que le mouvement anti-balaka est largement structuré par les cercles bozizistes. La relation entre ces cercles et François Bozizé lui-même et/ou sa famille demeurent à démontrer, mais toutes choses qu’une procédure judiciaire nationale ou de la Cour pénale internationale (CPI) serait à même de clarifier, notamment grâce aux moyens de renseignements et d’enquêtes. À n’en pas douter, les responsables revendiqués comme tels des anti-balaka, toutes tendances confondues, doivent s’expliquer devant la justice sur les crimes perpétrés par leurs éléments. La gravité des violations des droits humains constatées depuis des mois, les attaques systématiques contre les populations civiles et les stratégies à l’œuvre pour la commission de ces crimes, ne sauraient résulter d’actions spontanées et isolées, et à ce titre doivent faire l’objet d’enquêtes minutieuses devant établir les responsabilités pénales individuelles de leurs auteurs et responsables. À ce titre, tous les responsables des anti-balaka doivent non seulement être entendus par la justice mais être poursuivis au titre de leur responsabilité hiérarchique, du contrôle effectif qu’ils exercent sur leurs éléments et du fait qu’ils n’aient à aucun moment sanctionné les exactions perpétrées par leurs hommes. Cette œuvre de justice permettra en outre de contribuer au nécessaire processus de sélection (vetting) des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Centrafrique: chute d'un chef de milice et dirigeant du football africain

 

2018 AFP  Mise à jour 13.12.2018 à 12:00

 

Malgré un lourd passif en Centrafrique à la tête des milices antibalaka, Patrice-Edouard Ngaissona, arrêté mercredi en France, avait réussi à se faire élire dans les instances dirigeantes du football africain, provoquant l'indignation des défenseurs des droits de l'homme.

M. Ngaïssona a été arrêté à la suite d'un mandat d'arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale (CPI) pour sa responsabilité présumée dans des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans l'ouest de la Centrafrique entre septembre 2013 et décembre 2014.

"Si ces allégations étaient vraies, je ne serais pas là aujourd'hui", avait-il déclaré au moment de son élection au comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), début février à Casablanca au Maroc.

Igor Lamaka, porte-parole des antibalaka, allait même jusqu'à affirmer que "sa nomination prouve que ce n'est pas un criminel, pas un assassin, c'est un homme du fair play, un sportif de haut niveau".

Après cette élection, la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) avait estimé que "vu les crimes dont les antibalaka se sont rendus coupables, la place de leur ancien coordinateur est probablement moins dans une réunion de la CAF ou la tribune d'honneur d'un stade de football, que dans un tribunal".

Mercredi, la FIDH et d'autres organisations de défense des droits de l'homme ont salué l'arrestation d'un "acteur majeur de la crise centrafricaine".

Car son nom est régulièrement cité dans les rapports de l'ONU et dans les notes d'enquête de la justice centrafricaine comme l'une des têtes pensantes des milices antibalaka qui ont semé la terreur dans le pays.

Créées en 2013 après la prise de pouvoir par la force de la coalition musulmane de l'ex-Séléka, ces milices peu structurées ont pris les armes en prétendant défendre les intérêts des chrétiens, en représailles aux exactions des groupes armés musulmans.

- Chasse aux musulmans -

A la chute du président issu de la Séléka, Michel Djotodia, en 2014, les antibalaka se sont livrés à à une chasse aux musulmans dans Bangui et ses environs, faisant des centaines de morts.

Depuis, les milices antibalaka continuent de combattre dans une large partie du territoire, tantôt contre des groupes armés issus de l'ex-Séléka, tantôt contre d'autres milices antibalaka, pour le contrôle des territoires et ressources du pays.

"Il faut une reconnaissance de ce qu'ont fait les antibalaka", affirmait pourtant à l'AFP en 2014 M. Ngaissona qui se disait "porte-parole" de ces milices et qui, avant son arrestation, était encore leur "coordonnateur politique".

Il affirmait "ne pas vouloir mélanger politique et sport", mettant en avant son rôle de président depuis 2008 de la Fédération centrafricaine de football, lui qui a été éphémère ministre des Sports en 2013.

"C'est le fruit d'un travail bien fait depuis de années au sein de la jeunesse centrafricaine", selon Igor Lamaka, alors même que l'enrôlement de mineurs dans les groupes armés est une pratique répandue dans ce pays en conflit depuis 2012.

Plusieurs fois déjà, M. Ngaissona avait été dans le viseur de la justice: en 2014, une vaste opération de l'armée française pour l'appréhender dans son fief de Boy-Rabe, quartier du nord de Bangui, avait échoué.

Il a bien été incarcéré au début des années 2000 pour enrichissement illicite, mais semblait passer entre les mailles de tous les filets depuis.

A Bangui, ses détracteurs avaient lié son inexorable ascension - jusqu'à se présenter à l'élection présidentielle de 2015 - à ses liens avec l'ancien président François Bozizé (2002-2013), et ses connexions présumées avec l'actuel président Faustin-Archange Touadéra.

La candidature à la présidentielle de celui qui avait été député dans son fief de Bangui sur les listes du parti de M. Bozizé, sera néanmoins rejetée, ce qui provoqua barricades et échauffourées dans des quartiers de la capitale centrafricaine.

Par Amaury HAUCHARD

AFP

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