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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 11:35

 

 

 

19 octobre 2015 à 10h32 —19 octobre 2015 à 11h20  Par Jeune Afrique

 

L'ancien président de la République centrafricaine n'a pourtant théoriquement pas le droit de voyager.

 

Soumis au régime de sanctions des Nations unies – il n’a donc théoriquement pas le droit de voyager -, François Bozizé a débarqué à Pretoria le 14 octobre, jour de son 69e anniversaire, selon plusieurs sources diplomatiques et sécuritaires.

 

Contacté, le ministère sud-africain des Affaires étrangères s’est refusé à tout commentaire. À Paris comme à Bangui, on goûte peu cette escapade, dont les tenants et les aboutissants restent encore flous. Fin août, les États-Unis étaient intervenus auprès de l’Ouganda, où Bozizé vit en exil, pour qu’il s’abstienne à l’avenir de toute activité politique.

Lu pour vous : Centrafrique : François Bozizé fête son anniversaire à Pretoria
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 02:50

 

 

 

La  recrudescence de la violence en Centrafrique contraint les chauffeurs camerounais opérant sur le Corridor Douala-Bangui à observer un arrêt de travail, depuis le 7 octobre dernier.

 

«Les chauffeurs ont décidé eux-mêmes de ne plus aller en RCA depuis le 7 octobre 2015. Ils sont dépassés par les attaques et les tueries dont certains de leurs membres sont régulièrement victimes ». Joint au téléphone dimanche dernier, Ibrahima Yaya, président du Syndicat national des chauffeurs professionnels  des transports du Cameroun (Syncprtcam) est désemparé. Pour lui, devant la recrudescence de la violence en Centrafrique, une option s’est imposée d’elle-même à ses membres : cesser de desservir la République centrafricaine. « Nous n’avons pas donné un mot d’ordre pour que les chauffeurs arrêtent de desservir la ville de Bangui», tient-il à préciser.

 

Manifestement, le regain de violences de ces derniers jours en Centrafrique est une mauvaise nouvelle pour le secteur des transporteurs, qui paie, en réalité, le plus lourd tribut de la situation. Et les camionneurs en font parfois les frais. C’est le cas de Mohamadou Bachirou, 26 ans, chauffeur de camion. Le 6 octobre, il a été tué par balles par une bande armée, aux environs de Yaloké, une localité centrafricaine. Il a été enterré par ses bourreaux… Dans la foulée, son camion immatriculé LT TR 284 SU, transportant une marchandise d’une valeur de 100 millions de F., a été pillé.  

 

Le même jour, son collègue Adjiassi Iliasou s’est vu couper quatre doigts. Idrissou M., un autre chauffeur, a eu plus de chance, lui, a réussi à se réfugier à Garoua-Boulaï, après avoir été sérieusement tabassé, abandonnant son camion de marchandises d’une valeur de 50 millions de F., finalement vandalisé. Mohamadou Bachirou perd donc la vie, dans les mêmes conditions que son collègue Pierre Tchoutchoua, tué quelques jours plus tôt, et dont le corps avait été exhumé et remis à sa famille sur la demande des autorités camerounaises.

 

A Garoua-Boulaï, ville frontalière avec la RCA, les camions en partance de Douala n’arrivent plus à leur destination finale, Bangui. A ce niveau, le trafic est bloqué. A la date de dimanche 18 octobre, le bilan faisait état de 309 camions déjà parqués dans la seule ville de Garoua-Boulaï. «Nous nous en remettons à la sagesse des autorités camerounaises que nous avons saisies, pour qu’elles nous disent ce que nous devons faire face à cette situation », affirme Ibrama Yaya.

 

© Cameroon Tribune : Pierre CHEMETE

CAMEROUN-RCA : PLUS DE 300 CAMIONS BLOQUÉS À GAROUA-BOULAÏ
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 02:10

 

 


Pointe-Noire (Congo) AFP / 18 octobre 2015 22h42 - Plusieurs dirigeants d'opposition congolais bloqués dimanche par les autorités à Pointe-Noire, dans le sud du Congo ont pu regagner Brazzaville dans la soirée, selon un porte-parole de l'opposition. 

L'interdiction et les poursuites judiciaires que le procureur voulait intenter contre nous ont été levées sans autre forme de procès. J'ai accompagné les amis à l'aéroport. Ils ont tous regagné Brazzaville pour préparer le meeting déterminant du 20 octobre, a déclaré à l'AFP Mabio Mavoungou Zinga, porte-parole du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad)


Le Frocad et l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) sont deux plates-formes d'opposition qui dénoncent comme un coup d'État constitutionnel le référendum convoqué pour le 25 octobre sur un projet de nouvelle Constitution devant permettre au président congolais Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016 en faisant sauter les deux verrous de la loi fondamentale actuelle qui l'en empêchent.

Samedi, les deux mouvements ont tenu un meeting à Pointe-Noire, deuxième ville du Congo, en présence de plusieurs de leurs dirigeants au cours duquel quatre manifestants ont été blessés par balles par un policier.

Selon l'opposition, cinq chefs de file de ces deux mouvements, Guy-Brice Parfait Kolélas, André Okombi-Salissa (IDC), Clément Miérassa, Pascal Tsaty-Mabiala et Claudine Munari (Frocad) ont été bloqués par les forces de l'ordre dimanche alors qu'ils voulaient se rendre à Dolisie, troisième ville du pays, pour une nouvelle manifestation.

Une source judiciaire a indiqué à l'AFP que l'interdiction de quitter la ville avait été donnée par le procureur de Pointe-Noire en vue de faire avancer une enquête sur les violences de la veille.

On voulait nous faire porter la responsabilité des évènements qui se sont produits au meeting de samedi, alors que nous en sommes bel et bien des victimes, a déclaré M. Mavoungou.

Selon M. Mavoungou, tous les dirigeants de l'opposition bloqués sont rentrés dans la capitale dimanche soir à l'exception de M. Tsaty-Mabiala, resté à Pointe-Noire pour des raisons de convenance personnelle.

Après le refoulement du convoi des opposants à la sortie de Pointe-Noire, plusieurs dizaines de leurs militants avaient bloqué la circulation et brûlé des pneus dans le quartier de Nkouikou, selon un journaliste de l'AFP. Selon des habitants du quartier, le calme est revenu en fin d'après-midi après l'intervention des gendarmes.

Âgé de 72 ans cette année, M. Sassou a dirigé le pays à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il a perdues. Revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009. 

La Constitution actuelle limite à deux le nombre de mandats que peut exercer un chef de l'État et à 70 ans l'âge maximal pour être candidat à la présidentielle.

L'IDC et le Frocad ont appelé à un nouveau rassemblement à Brazzaville le 20 octobre.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=640289

Congo : les opposants bloqués à Pointe-Noire ont pu rallier Brazzaville
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 01:58

 

 

http://www.tdg.ch/  18.10.2015, 19h37 Patricia Huon Bangui

 

Le climat reste très tendu en République centrafricaine, où la perspective d’une réconciliation nationale s’éloigne

 

Les Centrafricains devaient se rendre aux urnes ce dimanche. Mais les scrutins présidentiel et législatif ont été reportés. Dans le climat actuel, des élections apparaissent plus comme un déclencheur potentiel de nouvelles violences que comme la solution miracle voulue par la communauté internationale.

 

«Comment peut-on se réconcilier alors que nos cœurs sont toujours en guerre?» s’interroge Toussaint Nasombé, en avançant prudemment au milieu des maisons désertées de leurs habitants. «Le 26 septembre, les musulmans nous ont attaqués», raconte ce père de famille qui vit dans le quartier Bazanga à Bangui, la capitale centrafricaine. «Ils ont brûlé, pillé… Plusieurs personnes ont été tuées, dont un de mes frères.»

 

Couvre-feu en vigueur

 

A la fin de septembre, le meurtre d’un jeune musulman a entraîné une nouvelle flambée de violences intercommunautaires qui a paralysé Bangui pendant quatre jours. Une soixantaine de personnes ont perdu la vie, selon le gouvernement centrafricain, et plus de 300 ont été blessées. Depuis, un couvre-feu est toujours en vigueur. Malgré un calme apparent, la situation reste volatile.

 

A Bazanga, des hommes patrouillent, un fusil automatique posé négligemment sur l’épaule. «Le quartier musulman se trouve à quelques centaines de mètres. Nous sommes dans la «zone rouge», plus personne n’habite ici», explique l’un d’eux. Ses propos sont ponctués de tirs d’intimidation venus d’un côté ou de l’autre de la ligne de démarcation. «Lorsqu’ils tirent, on tire aussi, commente-t-il. On leur signifie ainsi qu’on n’a pas l’intention de se laisser faire.»

 

Non loin de là, dans le quartier PK5, la dernière enclave musulmane de Bangui, l’appel du muezzin retentit. La vie a repris depuis quelques mois, des familles parties se réfugier dans les pays voisins sont revenues au compte-gouttes. Mais, ici aussi, les dernières violences font craindre une nouvelle escalade. A Bangui, la moindre étincelle peut faire jaillir le feu. Jeudi soir, des affrontements se sont produits en bordure du quartier.

 

«Des antibalakas ont fait irruption et ont tiré sur de jeunes musulmans qui jouaient au football, raconte Youssouf Mahamat, un des représentants du quartier. Nos groupes d’autodéfense ont réussi à les repousser, mais il y a eu des blessés.» La pluie a fini par faire taire toutes les velléités des combattants. Jusqu’à la prochaine fois. Le cycle de représailles est bien rodé entre les milices musulmanes et celles des «antibalakas», souvent qualifiées de «chrétiennes». Dans ce pays où les armes prolifèrent, les forces internationales peinent à maintenir un semblant de paix.

 

Gouvernement de transition

 

«Nous sommes confinés ici, nous ne pouvons pas sortir sans risquer notre vie», confie Houda Daoud, la mère de l’adolescent dont l’assassinat a déclenché les violences de septembre, qui vit dans le PK5. «Nous étions venus à Bangui il y a quelques mois car je pensais que ce serait plus sûr qu’en province», regrette-t-elle en montrant des photos de son fils en tenue d’étudiant. «Mais certains ne veulent pas la paix. Chacun campe sur ses positions et se renvoie la responsabilité», lâche-t-elle amèrement.

 

Un gouvernement de transition, dirigé par la présidente Catherine Samba Panza, a été désigné en janvier 2014. Il est censé céder prochainement la place à un gouvernement élu. Mais le scrutin présidentiel initialement prévu ce dimanche a été reporté sine die, sans annonce officielle. «Beaucoup de gens ont intérêt à ce que le processus électoral traîne, ou échoue, confie une source sécuritaire. Certains pour des motifs politiques, car ils estiment qu’ils n’ont pas été suffisamment impliqués, d’autres pour des motifs économiques car ils profitent du chaos qui règne dans le pays. Les intérêts vont bien au-delà du conflit confessionnel.» Quant aux milices d’autodéfense, elles sont instrumentalisées pour servir les desseins des uns et des autres.

 

Le conflit, initié en décembre 2012, a laissé des cicatrices indélébiles. Et pour la population centrafricaine, le bout du tunnel semble encore loin.

 

Lu pour vous: Centrafrique : «Comment se réconcilier? Nos cœurs sont en guerre»
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 01:26

 

 

Par RFI 19-10-2015 à 00:15

 

La criminalité en Centrafrique à la hausse après les violences de fin septembre. Les anti-balaka qui avaient cédé du terrain face aux forces onusiennes ont repris le contrôle de certaines routes menant dans l'arrière-pays. Dimanche après-midi, la vice-présidente du CNT a été brièvement kidnappée, ainsi que plusieurs membres des forces de l'ordre.

 

Il était environ 16h, dimanche. La vice-présidente du Conseil national de transition Léa Koyassoum Doumta revenait d'un enterrement à 90 km au nord de Bangui lorsque des éléments armés revendiqués anti-balaka ont intercepté sa voiture.

 

Ils ont ensuite désarmé les deux personnes chargées d'assurer sa protection, avant de conduire la vice-présidente et les membres du convoi qui revenait de l'enterrement à l'abri des regards.

 

Pendant près de deux heures, Léa Koyassoum Doumta raconte avoir parlementé avec les ravisseurs qui, selon elle, étaient près d'une cinquantaine. Finalement, les anti-balaka ont décidé de la relâcher en lui remettant une liste de revendications à transmettre au gouvernement.

 

Un peu plus tard dans l'après-midi, ce sont six gendarmes centrafricains qui ont été kidnappés et désarmés par ces mêmes anti-balaka. Les gendarmes ont été retenus en otage jusqu'à 21h30 dimanche avant d'être libérés grâce à la médiation du gouvernement, qui a aussitôt entamé des pourparlers avec les ravisseurs.

 

Ils exigeaient entre autres la libération de plusieurs personnes arrêtées plus tôt dans le courant de la semaine. On ne sait pas si ces revendications ont été satisfaites.

 

 

NDLR : Il est temps que la MINUSCA, dont les principaux responsables prétendent qu'ils disposent d'un plan de sécurisation des élections dans ce pays, nous situent dès maintenant sur comment ils entendent réellement empêcher toutes ces bandes armées qui empoisonnent la vie quotidienne des citoyens centrafricains de perturber le processus électoral.

RCA: des anti-balaka enlèvent puis relâchent la vice-présidente du CNT
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 01:42
Autres nouvelles nationales
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Centrafrique : la présidentielle reportée à décembre

 

http://adiac-congo.com/  Samedi 17 Octobre 2015 - 15:38

 

Comme pressenties, les élections présidentielles et législatives initialement prévues pour le 18 octobre, ont été bel et bien reportées à décembre prochain voire début 2016, indique une source gouvernementale.

 

« L’idéal serait au mieux de faire le premier tour fin décembre 2015 et la période de vérification et des contestations éventuelle en 2016 », a fait savoir Saïd Panguindji, porte-parole du gouvernement, précisant que le pouvoir en place de transition restera aux commandes du pays jusqu’à la tenue de la présidentielle.

 

L’annonce intervient alors qu’un regain de violence a surgi à Bangui sur fond de conflit inter-religieux, et que les autorités de transition ne savent pas à quel saint se vouer pour sortir le pays d’une crise survenue après un coup d’Etat.

 

La semaine dernière, après une intrusion d’hommes armés, une personne a trouvé la mort et dix autres ont été blessées au quartier musulman PK5 de Bangui. Des milliers d’habitants ont fui le quartier et un calme précaire régnait dans la capitale. Ces derniers ont lancé des attaques contre le PK5 repoussées par des musulmans armés.

 

Ces affrontements ont fait au moins un mort et près de 10 blessés, selon une source hospitalière. Dans les deux cas, c’est l’assassinat d'un musulman dans le quartier du PK-5 qui a été à l'origine des heurts.

 

C’est le meurtre d’un usager de vélo-taxi qui a servi de détonateur à cette nouvelle explosion de violences dont la capitale centrafricaine est coutumière depuis deux ans.

 

Actuellement, un dixième de la population centrafricaine, soit environ 460 000 personnes, serait actuellement réfugiée à l’étranger, principalement au Cameroun, au Tchad, en République Démocratique du Congo et au Congo-Brazzaville.

 

Les violences qui ont éclaté en RCA rappellent que le désarmement du pays demeure un préalable à l’organisation de nouvelles élections.

 

Lundi dernier, la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a entamé des concertations avec les « forces vives de la nation » sur la situation sécuritaire et le choix de nouvelles dates de scrutins.

 

Yvette Reine Nzaba

 

 

Centrafrique: la France favorable à des sanctions à l’encontre de ceux qui menacent la paix et la stabilité

 

http://adiac-congo.com/  Samedi 17 Octobre 2015 - 16:20

 

Interrogé lors du point presse sur le boycott des Concertations politiques en Centrafrique et les violences et les propositions de la France au Conseil de sécurité en vue de l’adoption de sanctions à l’encontre de ceux qui menacent la paix et la stabilité et entravent le processus de transition politique dans le pays, le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal,  est revenu sur l’annonce faite par Paris le 6 octobre « favorable à l’adoption de nouvelles sanctions du conseil de sécurité des Nations unies à l’encontre de ceux  qui menacent la paix  et entravent le processus de transition politique en Centrafrique ». Il  a ajouté que la France travaille en ce sens avec ses partenaires du Conseil de sécurité. Mais elle ne commente pas les travaux préparatoires à l’adoption des sanctions.

 

Noël Ndong

 

 

RCA: l'insécurité trouble le réapprovisonnement de Bangui

 

Par  17-10-2015 à 23:08

 

En Centrafrique, la situation sécuritaire dans les provinces bouleverse l'approvisionnement de la capitale en matières premières. L'insécurité perturbe les convois de marchandises en provenance du Cameroun. A Bangui certains produits manquent déjà.

 

Les braquages se sont multipliés ces dernières semaines sur l'axe Garoua Boulai-Bangui. Les commerçants, comme les camionneurs, n'ont plus confiance dans le contingent bangladais de la Minusca qui assure l'escorte du convoi hebdomadaire de marchandises en provenance du Cameroun.

 

Abdoul Salim est le porte-parole de l'association des commerçants du quartier du PK5, qui a pris une décision radicale pour réclamer la sécurité. « Cette semaine on a perdu plus d’une dizaine de véhicules avec toutes les marchandises. Nous avons décidé d’arrêter d’importer toute marchandise du Cameroun à Bangui, tant que les choses ne sont pas résolues », insiste-t-il.

 

Dans les allées du marché du PK5, beaucoup d'étals sont vides. Et pour cause, impossible de s'approvisionner en denrées de base comme la farine. Abdelazi est commerçant. « Le sel, on le vendait avant à 5 000, maintenant c’est à 7500. Y a plus de sel, même dans mon magasin, il n’y en a pas. Ça vient du Cameroun présentement. Dans Bangui, il n’y en a pas. Et puis il y a les cubes Maggi en rupture aussi. Tout est en rupture de stock. Le magasin est presque vide. »

 

La viande et le poisson sont aussi devenus des produits rares et chers à Bangui. Petit à petit, le trafic reprend sur les axes de l'intérieur du pays, mais les groupes armés ont profité de l'instabilité récente pour regagner du terrain.

 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 01:19
Le programme du voyage du pape en Afrique est publié

 

 

http://www.la-croix.com/  17/10/15 - 15 H 36

 

La salle de presse du Saint-Siège a publié samedi 17 octobre dans un communiqué le détail du programme du pape lors de son voyage au Kenya, en Ouganda et en République centrafricaine. Le pape François achèvera son voyage en Centrafrique par une rencontre avec la communauté musulmane à la mosquée centrale de Bangui.

 

Le Vatican a publié samedi 17 octobre le programme du « voyage apostolique  »du pape François au Kenya, en Ouganda et en République centrafricaine du 25 au 30 Novembre 2015.

 

Le Kenya constituera la première étape de ce voyage : le pape atterrira à 17 heures à Nairobi et commencera son périple par une visite de courtoisie au président de la République, puis une rencontre avec les autorités du Kenya et le corps diplomatique.

 

Jeudi 26 novembre, la journée débutera par une rencontre interreligieuse et œcuménique dans le Hall de la nonciature apostolique à Nairobi, suivie d’une messe sur le campus de l’Université de Nairobi.

L’après-midi, le pape rencontrera le clergé, les religieux et les religieuses et les séminaristes, puis se rendra au bureau des Nations unies à Nairobi.

 

VISITE D’UN BIDONVILLE

 

Vendredi 27 novembre, il visitera le bidonville de Kangemi à Nairobi, avant une rencontre avec les jeunes, puis avec les évêques, au stade Kasarani.

 

Il arrivera vendredi 27 novembre en fin d’après-midi à Entebbe en Ouganda, où son voyage débutera par les mêmes entrevues politiques et diplomatiques qu’au Kenya. Le soir, il se rendra à Munyonyo pour une « salutation aux professeurs et aux catéchistes ».

 

Samedi, 28 Novembre, le pape François visitera le sanctuaire des martyrs anglicans et catholiques de l’Ouganda à Namugongo, et célébrera une messe à leur intention. Pages du roi Mwanga, Charles Lwanga et ses 21 compagnons ont été suppliciés y compris par le feu entre 1885 à 1887 pour avoir refusé de renoncer à leur foi.

 

Confirmant en juin son intention de se rendre en Afrique, le pape avait évoqué son souhait de célébrer à cette occasion le cinquantenaire de la canonisation par Paul VI de ces jeunes martyrs.

 

Puis une rencontre avec la jeunesse est prévue, à Kampala, suivie d’une visite à la Maison de charité de Nalukolongo, d’une rencontre avec les évêques de l’Ouganda, puis avec les prêtres, les religieux et les séminaristes dans la cathédrale.

 

ÉTAPE LA PLUS DÉLICATE EN CENTRAFRIQUE

 

Dimanche 29 novembre au matin, le pape se rendra en avion d’Entebbe à Bangui, en République centrafricaine, dernière étape de ce voyage, la plus délicate et la plus courte aussi.

 

Début octobre, la délégation d’experts romains chargés de préparer le voyage du pape en Centrafrique avait suspendu un temps l’organisation de cette visite en raison des troubles qui secouaient à nouveau la capitale. Des troubles qui ont fait au moins 36 morts et près de 30 000 déplacés dans la ville placée sous couvre-feu.

 

À son arrivée, le pape François rencontrera la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, puis les autorités politiques et diplomatiques. En fin de matinée, il se rendra dans des camps de réfugiés, symboles de ces violences qui déchirent la Centrafrique depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête d’une rébellion à dominante musulmane, la Séléka.

 

VISITE À LA MOSQUÉE CENTRALE DE BANGUI

 

L’après-midi, il rencontrera les évêques, puis la communauté évangélique à la Faculté de théologie évangélique de Bangui. Le soir, il célébrera la messe à la cathédrale avec les prêtres, les religieux, les catéchistes et des jeunes. Certains de ces derniers pourront ensuite se confesser avec le pape avant d’entamer une veillée de prière sur l’esplanade en face de la cathédrale.

 

Un des moments forts de ce voyage pourrait être la rencontre, lundi 30 novembre, de la communauté musulmane à la mosquée centrale Koudoukou à Bangui. Le pape célébrera une dernière messe au stade Barthélemy Boganda avant de rentrer à Rome.

 

 

 

Le programme du Pape François en Afrique, du 25 au 30 novembre

 

17/10/2015 16:11 (Radio Vatican) Malgré les récents épisodes de violence survenus récemment à Bangui, capitale de la République centrafricaine, la tournée africaine du Pape François est pour le moment maintenue en l’état. Elle se déroulera donc bien du 25 au 30 novembre, à travers trois pays : le Kenya, l’Ouganda et la République centrafricaine.

 

Le mercredi 25 novembre, parti vers 7h45 de l'aéroport de Roma Ciampino, le Pape arrivera au Kenya à 17h. Il effectuera sa visite de courtoisie au président de la République Uhuru Kenyatta et rencontrera les autorités locales et le corps diplomatique.

 

La journée du samedi 26 novembre sera ouverte par la rencontre interreligieuse et œcuménique, suivie de la messe au campus universitaire de la capitale. Dans l’après-midi, François rencontrera le clergé et les religieux et visitera le bureau de l’Onu de Nairobi. Seul office des Nations Unies situé dans l'hémisphère sud (les autres se situant à New York, Vienne et Genève), il abrite notamment le quartier général du PNUE, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement.

 

Le vendredi 27 novembre, le Pape se rendra dans le quartier pauvre de Kangemi. A 10h il rencontrera les jeunes au stade Karasani, puis il retrouvera les évêques du pays. Dans l’après-midi, il s’envolera pour l’Ouganda. Après son atterrissage à l’aéroport d’Entebbe, il effectuera là aussi une visite de courtoisie au président de la République Yoweri Museveni, et rencontrera les autorités et le corps diplomatique. Il se rendra ensuite dans la soirée à Munyonyo pour un salut aux catéchistes et autres enseignants.

 

Le samedi 28 novembre, François visitera deux sanctuaires dédiés aux martyrs ougandais, catholiques et anglicans. À 9h30 il célèbrera la messe pour les martyrs de l’Ouganda dans la zone du sanctuaire catholique. Suivront la rencontre avec les jeunes à Kololo Air Strip à Kampala, la visite à la maison de charité de Nalukolongo et les rencontres avec les évêques de l’Ouganda, et avec le clergé et les religieux.

 

Le dimanche 29 novembre, il rejoindra Bangui, en République centrafricaine, où il doit arriver à 10h. Il effectuera une visite auprès de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, et rencontrera aussi les autres autorités civiles et le corps diplomatique. A 12h15 il se rendra dans un camp de réfugiés, suivi des rencontres avec les évêques centrafricains et avec les évangéliques. À 17h, il participera à une messe avec le clergé, les religieux et les jeunes à la cathédrale de Bangui. Vers 19h il confessera quelques jeunes et participera à une veillée de prière sur l’esplanade devant la cathédrale.

 

Le lundi 30 novembre le Pape rencontrera la communauté musulmane à la mosquée centrale de Koudoukou à Bangui, une visite à forte portée symbolique alors que les tensions entre chrétiens et musulmans ont été très vives, donnant lieu à une guerre civile larvée depuis deux ans. Cette visite sera un encouragement au dialogue interreligieux prôné par l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et des responsables protestants et musulmans. François célèbrera ensuite à 9h30 la messe au stade Barthélémy Boganda. À 12h30 il s’envolera de l’aéroport M’Poko, de Bangui. Son arrivée à l’aéroport de Rome Ciampino est prévue pour 18h45.

 

 

Une mosquée, un camp de réfugiés et un bidonville au programme de la première visite en Afrique du Pape François

 

http://www.itele.fr/ 

 

Le pape François effectuera du 25 au 30 novembre son premier voyage en Afrique et se rendra au Kenya, en Ouganda et en République centrafricaine où il lancera un appel au dialogue entre chrétiens et musulmans.

 

Le Pape François poursuit sa tournée mondiale. Après de nombreux déplacements en Europe, en Amérique et à Cuba, voici l’Afrique. Le pape François effectuera du 25 au 30 novembre son premier voyage en Afrique. Au programme, trois pays : la Centrafrique, le Kenya et l'Ouganda.

 

Le Vatican a annoncé que le souverain pontife se rendra dans un camp de réfugiés et une mosquée en Centrafrique, ainsi que dans un bidonville au Kenya.

 

La salle de presse du Saint-Siège a publié dans un communiqué le détail du programme du pape.

 

Les trois pays, qui comptent d'importantes communautés catholiques, sont secoués par des conflits ou des violences, ce qui augmente les risques d'attentat pour le chef de l'Eglise catholique romaine.

 

Des mesures de sécurité renforcées

 

A Nairobi, la capitale kényane, François visitera le bidonville de Kangemi, qui compte environ 100.000 habitants, dont 20.000 appartiennent à la paroisse catholique locale.

 

Bien que Jorge Bergoglio ait souvent arpenté les bidonvilles de Buenos Aires, capitale de son Argentine natale, sa tendance à s'affranchir sans prévenir des itinéraires sécurisés pour se mêler à la foule devrait donner des maux de tête à ses gardes du corps.

 

Les insurgés islamistes shebab somaliens ont mené au Kenya des attaques de grande ampleur, comme la tuerie de l'université de Garissa en avril (148 morts), ou celle du centre commercial Westgate à Nairobi en 2013 (67 morts).

 

La promotion du dialogue interreligieux

 

Le pape rencontrera des représentants des différentes communautés religieuses du Kenya, dans le but de promouvoir le dialogue interreligieux.

 

En Ouganda, le pape François commémorera à Entebbe, à une quarantaine de kilometres de la capitale Kampala, la canonisation par Paul VI en 1964 des premiers saints africains - 22 jeunes tués en 1878 sur ordre du pouvoir local pour avoir refusé de renoncer à la foi chrétienne.

 

Bien que relativement stable, l'Ouganda a comme le Kenya été visé par les shebab dans le passé à cause de sa participation à la force africaine qui combat les islamistes en Somalie.

 

Situation tendue en Centrafrique

 

A Bangui, en Centrafrique, Jorge Bergoglio se rendra dans un camp de réfugiés et dans la mosquée centrale de la ville, Koudoukou, pour rencontrer des responsables de la communauté musulmane. Cette tournée s'achèvera par une messe dans le stade Barthelemy Boganda.

 

Là aussi, la sécurité posera problème. Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion à dominante musulmane Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

La sécurité au Vatican a été renforcée en février, à cause de la crainte d'attaques terroristes après des menaces de djihadistes. Le nouveau chef des Gardes suisses a confirmé que des mesures supplémentaires avaient été prises pour assurer la sécurité du pape François.  

 

Rédaction web d'iTELE avec AFP - Photo afp.com/VINCENZO PINTO

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 01:19

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#050/2015

 

 

Bangui, 17 octobre- La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) appelle tous les groupes armés à respecter les engagements pris dans l’Accord de Cessation des Hostilités de Brazzaville de Juillet 2014 et l’Accord DDR du Forum de Bangui de mai 2015.

 

La MINUSCA note qu’une partie des éléments armés n’a pas respecté ces engagements, comme l’ont montré les actions violentes perpétrées à Bangui depuis le 26 septembre par des éléments affiliés aux Anti-Balaka et Ex-Seleka. 

 

La MINUSCA réitère sa forte détermination à empêcher les éléments de tous les groupes armés à causer du tort à la population civile, comme elle l’a demontré par l’action robuste menée au nord de Sibut les 10 et 12 octobre 2015. 

 

Suite à ces événements, la MINUSCA appelle le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) à regrouper et désarmer ses éléments, et à entamer les activités de pré-DDR, comme ils s’y sont engagés à Brazzaville et au Forum de Bangui. La MINUSCA a clairement notifié à tous les groupes armés, en particulier au commandement du FPRC, que ces accords n’étaient pas ouverts à la négociation. 

 

La MINUSCA et ses partenaires internationaux sont prêts à recourir à tous les moyens autorisés par son mandat afin d’assurer la protection des civils, soutenir le processus politique et les autorités de la Transition. La MINUSCA et ses partenaires du G8-RCA sont déterminés à assurer la tenue d’élections présidentielle et législatives libres, justes, transparentes et inclusives de la manière la plus efficace pour rétablir l’ordre constitutionnel et la gouvernance démocratique en République centrafricaine

LA MINUSCA APPELLE LES GROUPES ARMÉS À RESPECTER LEURS ENGAGEMENTS VIS-À-VIS DU PROCESSUS DE PAIX
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 01:14

 

 


Bangui, 14 Octobre 2015

 

PROPOS LIMINAIRE

 

Mesdames et Messieurs.


Distingués Invités en vos rangs et grades.

 

Le 26 septembre de cette année, une fois de plus, mort et désolation avaient frappé des centaines de familles centrafricaines. Comme-ci cela ne suffisait pas, depuis quelques jours, à moins de 200 Km de Bangui, des bruits de bottes se font à nouveau entendre, semant comme d’habitude mort et destruction sur leurs passages.
Hier encore une partie du 3ème arrondissement a été mise en débandade avec des pertes humaines et matérielles.

Je voudrai vous demander d’observer une minute de silence en mémoire de nos frères et sœurs dont la vie fut arrachée au cours de ces évènements.


Merci.


Mesdames et Messieurs,


Notre pays traverse la période la plus sensible de son existence. Cette singularité exige que l’on fasse recours à l’histoire et à la réalité afin de mieux projeter les solutions capables de relancer la République. C’est une exigence existentielle. Autrement, nous vendrions de dangereuses illusions hypothéquant toute possibilité de redressement. L’heure est grave et nous devrons être à la hauteur des attentes et doléances légitimes du peuple Centrafricain exprimées lors des consultations populaires à la base et au Forum National de Bangui.

 

Je suis donc ici au nom de ce peuple dont le droit à la vie est mis en charpie depuis plus de deux décennies. 

 

Je suis ici au nom des milliers de nos compatriotes dont la vie fut arrachée à cause de cette crise.

 

Je suis ici au nom de cette jeunesse dont l’espoir est otage de cette crise et de ses manifestations.


Je suis ici au nom de notre communauté de destin.

 

Mesdames et Messieurs


Avant d’aborder les sujets d’actualité, j’aimerai préciser que les principes fondamentaux qui encadrent la prise de position du Rassemblement Démocratique Centrafricain et qui constituent la matrice de son offre politique sont :


- La justice pour le rétablissement de l’ordre, le respect des principes, des symboles et des valeurs de la République ainsi que des droits ;


- Le dialogue pour la création ou l’amélioration des espaces d’échange afin de favoriser le retour à l’acceptation de la communauté de vie ;


- Le pardon pour le retour de la paix, gage de l’unité nationale, de l’équité et de la cohésion sociale. 


Le parti dont je suis le Président et qui m’a investi comme son Candidat à la prochaine élection présidentielle, s’oppose à toute forme d’instabilité institutionnelle. Il milite pour un processus électoral de qualité, conforme au code électoral dont l’aboutissement ne devra pas être l’occasion pour une nouvelle implosion de la République Centrafricaine.


Notre pays est en train de glisser vers une anarchie intégrale, laquelle a révélé plus d’éléments d’instabilité que ceux que soutendaient les résultats des consultations nationales. S’agissant là aussi d’une autre source de crise, nous ne devons faire l’économie d’aucun effort afin que les futures élections soient Transparentes, de Qualité et Incontestables.


Il convient malheureusement de relever que les évènements du mois de septembre 2015 et les colonnes armées qui fondent sur Bangui confortent la pérennisation de la crise du 23 mars 2013 dont aucun début de solutionnement n’est effectif malgré la présence des forces internationales sous résolution des nations-unies et la pléthore d’initiatives demeurées en majeure partie infructueuse jusqu’à ce jour. Au-delà d’une crise politique, la crise centrafricaine est aussi et surtout sécuritaire, sociale, sociétale et économique.


Faire une fixation sur un seul des aspects de la crise, c’est non seulement minorer son ampleur mais c’est surtout vouloir qu’elle s’éternise. Au nom de nos souffrances communes et de notre histoire, le Rassemblement Démocratique Centrafricain demande donc que ne soit pris en compte que le destin de la République et de ses enfants.


Mesdames et Messieurs.


L’actualité Nationale de ces dernières semaines s’articule autour de trois points :


1. La crise du 26 septembre etles Colonnes armées qui marchent sur Bangui ;


2. Le Projet de Concertation de la Chef de l’Etat de Transition avec les Forces Vives de la Nation ;


3. Le Nouveau Chronogramme électoral.

 

I : La Crise du 26 Septembre 2015


Une violence inouïe, des dizaines de morts, des pillages et des milliers de déplacés. En quelques heures, Bangui la Coquette jadis ville de SIRIRI a sombré dans l’horreur absolue. Un évènement isolé et c’est toute l’agglomération qui est par terre avec des conséquences au niveau national. Ce déchaînement de violence indique les limites des efforts nationaux et internationaux faits pour rendre étanche la sûreté des personnes et des biens. Il est aussi le miroir du déficit de la gestion rigoureuse du désarmement des forces non-conventionnelles, de l’injustice et de l’impunité chronique devenue la denrée servie à tour de bras au peuple centrafricain. Il faut bien que l’on mette un terme à cette pratique.


II : Le Projet de Concertation de la Chef de l’Etat de Transition avec les Forces Vives de la Nation


A son retour de New York et face à l’ampleur de la dernière crise et son impact sur le processus politique et de réconciliation, la Chef de l’Etat de la Transition a émis le vœu qu’une concertation ait lieu avec les forces vives. 


Tout en saluant l’initiative, le Rassemblement Démocratique Centrafricain formule les vœux qu’à l’issue de cette concertation que les différentes résolutions seront effectivement mises en œuvre pour redonner confiance au peuple et le préparer à la tenue des prochaines échéances électorales.


III : Le Nouveau Chronogramme électoral


Ici et là, l’ivresse du nouveau chronogramme électoral s’est emparé de nos esprits. On oublie la tragédie qui se déroule sous nos yeux. Les dizaines de barrières revenues sur les routes. Les expéditions armées qui reprennent de plus belle. Le redéploiement de l’administration et la réunification territoriale du pays qui demeurent une simple vue de l’esprit. La présence de la gendarmerie et de la police qui n’est effective qu’à Bangui.

Mesdames et Messieurs, 


D’un commun accord, nous nous sommes dotés d’un code électoral déjà réviséet ceci, en méprisant certaines réalités du terrain comme l’insécurité, l’impraticabilité du réseau routier, les déplacements de population et l’absence de la réunification territoriale du pays. Malgré ces limites, ce code électoral revisé demeure à l’heure d’aujourd’hui, l’unique cadre légal dans lequel des élections peuvent être organisées. Au nom de quoi devrions-nous donc sacrifier cette légalité ? Qui sécurisera le processus électoral lorsqu’on sait que toutes les forces belligérantes ont conservé intacte leurs capacités de nuisance ?


La définition d’un nouveau chronogramme électoral doit non seulement se faire de manière consensuelle mais aussi et surtout répondre aux impératifs suivants :


a) Strict respect du code électoral révisé ;


b) Relèvement du défi sécuritaire ;


Sans la prise en compte de ces deux paramètres majeurs, toute élection organisée dans le contexte actuel ne résoudra pas la crise centrafricaine. Pire, elle l’aggravera. Nous ne le disons pas pour l’histoire, nous le disons pour qu’ensemble nous ayons dès maintenant le courage d’opérer les bons choix qui permettront la pacification de notre pays et sa relance effective.


Mesdames et Messieurs,


Je ne saurai terminer ces propos sans parler du 31 décembre 2015 :


En 1992, lorsque le 1er tour des élections fut annulé, les acteurs de l’époque s’étaient entendus et un nouveau cadre institutionnel fut mis en place, assurant la continuité de l’état. Cela avait permis d’organiser une année plus tard des élections qui ont permis la première et l’unique véritable alternance politique et démocratique de l’histoire de notre pays.


Aujourd’hui le contexte n’est pas le même, comme je l’ai précisé en amont, il est hautement souhaitable que la stabilité des institutions de la transition soit préservée pour éviter des crises surabondantes. 


En émettant ce vœu, je reste conscient de la problématique de la prorogation ou non, de la période de la transition au-delà du 31 décembre 2015. L’arithmétique politique, sans appel, nous fait entrevoir le voile de l’inconnu que cache cette date. C’est ici le lieu de dire que nous devons prendre notre destin en mains et faire appel au génie centrafricain pour transcender les considérations parfois subjectives afin de faire renaître dans les cœurs et les esprits de nos concitoyens la lueur d’espoir nécessaire à la survie de notre peuple. De cette lueur dépendra la détermination de chacun d’entre nous à ne pas se laisser gagner par le désespoir et sombrer dans les profondeurs de la fatalité.


Enfin, je rappelle que le désarmement des forces non-conventionnelles et les détenteurs illégaux d’armes de guerre doit se faire dans les meilleurs délais pour rassurer et mettre en confiance le peuple. C'est pourquoi, je voudrai saluer le discours de fermeté tenu par le chef de l’état de la Transition de son retour de New York à ce propos. Je l’exhorte ainsi que l’ensemble du gouvernement de transition et les forces internationales à matérialiser cette volonté pour le plus grand bien du peuple centrafricain.


On le voit, l’histoire nous enseigne que lorsque nous le voulons, nous faisons les choix nécessaires qui nous conduisent à préserver l’essentiel à savoir la nation et le pays. C’est pourquoi en appelant de tous mes vœux à la tenue des élections pour le retour à l’ordre constitutionnel, j’exhorte à plus de réalisme et de considération pour un peuple suffisamment meurtri qui n’aspire qu’à la paix.


L’histoire de la République Centrafricaine n’est pas vide de sens. Elle est riche. Riche en évènements qui nous permettent de prendre les positions qui sont les nôtres et que la réalité de nos populations vient attester.

 

Je vous remercie.

CONFERENCE DE PRESSE DU RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN SUR L’ETAT DE LA NATION
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 01:08
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
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Violences de Bangui, la Justice se veut rassurante par rapport au déroulement des enquêtes

 

http://rjdh.org/  PAR RJDH LE 17 OCTOBRE 2015

 

Le tribunal est à pied d’œuvre pour traduire en justice les présumés auteurs de la dernière crise à Bangui. C’est ce qui ressort de l’allocution du Procureur près le tribunal de grande instance de Bangui, Ghislain Grésenguet, lors d’un point de presse vendredi 16 octobre à Bangui.

 “Le parquet de Bangui a divulgué l’évolution des différentes enquêtes ouvertes suite à la crise qui a secoué la capitale centrafricaine ces derniers », a affirmé Ghislain Grésenguet.

 

Ces  enquêtes dévoilées sont entre autres, l’assassinat du jeune musulman dont le corps a été retrouvé dans la concession du FNEC au quartier Combattants dans le 8è arrondissement, l’enquête relative à la tentative de coup d’Etat manqué, l’enquête relative aux violences et assassinats perpétrés au quartier Bazanga et ses environs dans le 5è arrondissement de Bangui. A cela s’ajoute celle sur le pillage des ONG œuvrant en République Centrafricaine.

 

« Toutes ces enquêtes suivent actuellement leur cours normalement et enregistrent des résultats positifs », a déclaré le procureur Ghislain Grésenguet.

 

Il a par ailleurs lancé un appel à l’endroit de la population de collaborer avec la justice pour que toutes les responsabilités soient clairement établies.

 

 

Ouverture de plusieurs enquêtes par le parquet de Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org/  samedi 17 octobre 2015 12:09

 

Les présumés auteurs des derniers troubles meurtriers à Bangui et à Sibut, chef lieu de la Kémo en République Centrafricaine, sont désormais dans le viseur de la justice centrafricaine. 

Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, Ghislain Grézénguet, a annoncé au cours d'un point de presse ce vendredi à Bangui, l'ouverture de plusieurs enquêtes notamment sur le dernier événement malheureux déclenché le 26 septembre à Bangui, l'attaque de Sibut, le coup d'état manqué, les évadés de la prison centrale de Ngaragba ainsi que le corps sans vie du sujet musulman retrouvé au quartier Combattant, facteur de la dernière crise dans la capitale. 

« La dernière crise qu'a connue la République Centrafricaine est née d'un fait criminel odieux à savoir, l'assassinat d'un jeune sujet musulman dont le corps avait été retrouvé dans la concession de la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC). Suite à cette découverte macabre et par une certaine combinaison d'actions, des ennemis de la paix en ont profité pour déclencher des actes de violence inouïs, de barbaries et d'atteinte contre des personnes et des biens ». 


« Comme d'habitude, face à une telle situation de crise, la population est en droit de se poser la question de savoir, que fait la justice ? C'est justement le but de ce point de presse qui vise à informer la population sur les actions menées par la justice en cette période de crise. Ce point de presse n'a donc pas vocation à se transformer en une enquête radio diffusée mais vise plutôt à rassurer la population de ce que la justice centrafricaine est à pied d’œuvre », a-t-il expliqué.


Par ailleurs, le magistrat Grézénguet appelle la population centrafricaine à collaborer avec la justice. 


« Vous qui êtes dans les quartiers, si vous avez connaissances des faits criminels, il vous appartient de dénoncer ces faits pour pouvoir permettre à la justice de votre pays de faire un bon travail ».


Bangassou : des hommes armés attaquent Médecins sans Frontières


Cinq hommes armés non identifiés ont investi dans la nuit de mercredi à jeudi à 22 heures, la base de l'organisation Médecins Sans Frontière France-Belgique basée à Bangassou. Le bilan de cette attaque à main armée fait état d'une personne grièvement blessé et une autre passé à tabac. Les deux victimes sont admises à l'hôpital de la ville pour des soins. Plusieurs outils informatiques ont été emportés par les assaillants.


Après le forfait, les hommes armés ont contraint la coordonnatrice de l'organisation de les déposer à l'hôpital. Chemin faisant, ils ont demandé au chauffeur de s'arrêter au niveau de l'école préfectorale filles, et ils se sont évanouis dans la nature.  Informés, certains éléments de la gendarmerie se sont mis à leur trousse sans pouvoir les rattraper.


Une enquête judiciaire est donc ouverte par la brigade des Recherches et d'Investigations de Bangassou en vue de rechercher les présumés auteurs de cet acte de braquage à main armée afin de les traduire en justice.


L'organisation Médecins Sans Frontières France-Belgique appui l’hôpital régional universitaire de Bangassou dans la prise en charge gratuite des malades.


Le RDC qualifie de chaotique la situation générale du pays 


Le président du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) et candidat à la prochaine présidentielle, Désiré Zanga-Kolingba, a annoncé au cours d'une conférence de presse animée ce vendredi 16 octobre que les dernières violences des 26, 27 et 28 septembre 2015 ont été un coup dur pour les avancées enregistrées dans le rétablissement du pays. 


« Nous avons trouvé que plus de deux ans de transition, la situation chaotique perdure alors qu'au sortir du Forum de Bangui, les Centrafricains ont pensé que l'espoir renaissait, que nous étions en train de nous diriger vers la porte de sortie de cette grave crise que notre pays a connue. Nous sommes retombés à partir du 26 septembre dans des événements qui nous ont ramenés dans le désespoir ». 


Il appelle de ce fait les centrafricains à l'unité et à une prise de conscience collective en vue d'une sortie de crise définitive. « Il est temps qu'aujourd'hui nous puissions faire appel à tous les compatriotes de réfléchir sur la situation de notre pays. Il est temps que la résilience des Centrafricains puisse se faire entendre. Cette crise de résilience doit cesser. Nous devons trouver ensemble les voies et moyens pour sortir notre pays de l'ornière », a indiqué M. Zanga-Kolingba.

 

MSF réduit ses activités à Bangassou, suite au braquage de sa base

 

http://rjdh.org/  PAR CAROLE BYCEKOAN LE 17 OCTOBRE 2015

 

La base de l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) de Bangassou fait l’objet d’un braquage dans la nuit du 14 au 15 octobre. Suite à cet acte, cette structure humanitaire a réduit ses activités. L’annonce a été faite dans un communiqué qui condamne fermement cette attaque et qui demande le respect de ces structures médicales.

 

 « C’est vers 22 heures que cinq hommes armées  ont fait irruption dans la base de Médecins Sans Frontières (MSF) à Bangassou. Ils ont commencé par voler du matériel, puis ont par la suite enlevé quatre membres du personnel pendant 30 minutes. Un des expatriés a été blessé à la tête par un coup de machette qui a nécessité une intervention chirurgicale. Sa vie n’est pas en danger », a relevé le document.

 

Dans un contexte instable comme celui qui sévit actuellement en Centrafrique, MSF a souligné que «  le respect du travail des organisations humanitaires est nécessaire car il permet aux populations d’avoir accès aux soins médicaux. L’impact immédiat de cette attaque à Bangassou est la réduction des équipes et des activités médicales dans cette zone ».

 

MSF promet d’assurer les urgences vitales et maintiendra dans la mesure du possible ses activités médicales externes mais ne reviendra à son niveau d’activités médicales habituel que lorsque la sécurité pour ses équipes sera assurée.

 

Les personnes les plus touchées sont les populations elles-mêmes qui voient leur accès aux soins diminuer.

 

Dans une émission avec le RJDH mercredi dernier, Thierry Dumont, Chef de Mission MSF a rappelé les principes humanitaires et la nécessité de respecter les structures sanitaires qui appuient les dispositifs du ministère de la santé, affaiblis par les violences dans le pays.

 

« L’Action médicale d’abord, le témoignage, complément indissociable. Le respect de l’éthique médicale, la défense des Droits de l’Homme, le souci d’indépendance. Un principe fondateur: l’impartialité, un esprit de neutralité, responsabilité et transparence. Une organisation de volontaires et un fonctionnement associatif, sont les dix principes des MSF qui guident nos actions », a rappelé Thierry Dumont.

 

Les violences dans le pays ont touché des structures humanitaires dans la capitale et à l’intérieur du pays. Cela a conduit à la limitation des interventions des ONGs dans le pays. Toutefois, ces  ONGs sont déterminées à poursuivre leurs actions en faveur des personnes vulnérables.

 

 

Les femmes de Kabo lancent un appel d’urgence au gouvernement pour leur sécurité

 

http://rjdh.org/   PAR JAPHET BEOROFEI LE 17 OCTOBRE 2015

 

Les femmes de Kabo déplorent l’absence de l’autorité de l’Etat et des forces de défense dans la ville. D’après Binesset Anastasie, présidente de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) de Kabo, des femmes vivent dans des conditions déplorables, elles sont souvent les principales victimes de attaques et subissent des violences de tous genres. C’était à l’occasion de la journée internationale des femmes rurales.

 

Ces femmes se plaignent de violences physiques, sexuelles, morales et psychologiques dont elles font l’objet. Les soixante groupements des femmes formées par la Caritas en 2013 ne fonctionnent plus. « Les matériels que la Caritas nous a donnés sont tous emportés par les hommes armés », déplore Modilalet Madeleine, présidente du groupement maraîchère. « La plupart parmi nous n’arrive pas à se rendre aux champs au-delà de 3km par peur de se faire agresser », a-t-elle ajouté.

 

Sous l’anonymat, une autre femme qui est dans un autre groupement affirme qu’elles ne peuvent plus faire des activités génératrices de revenu. « Nous ne pouvons plus fabriquer des savons car les bidons d’huile,  et le soude caustique ont été volés par des braqueurs », s’est-elle plainte.

 

Ces groupements ne sont plus fonctionnels. Elles ne tiennent plus des réunions pour leurs activités génératrices de revenus qui leur permettent de répondre aux besoins de leurs familles car la plupart des hommes ont fui les exactions pour se réfugier au Tchad.

 

Les femmes de Kabo lancent un appel aux organisations non gouvernementales nationales et internationales de leur venir en aide.

 

Dans les mois passés, une femme de soixante ans et une fille de treize ans ont été violées.

 

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