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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 00:54
L’afflux des réfugiés centrafricains, une menace pour le Tchad ?

 

Lu pour vous 

 

https://tchadinfos.com   26 septembre 2018 14:44

 

Depuis 2002, le Tchad enregistre un afflux des réfugiés centrafricains au Sud du pays, précisément à Goré dans la région du Logone oriental. Cette situation s’est vue accentuer à partir de 2014, suite à l’éclatement de la crise centrafricaine. Le Tchad enregistre à ce jour plus de 76 000 réfugiés centrafricains. Il y a lieu de s’interroger sur les conséquences de cet afflux sur le Tchad sur le plan social et sécuritaire. Est-ce cet afflux constitue-t-il une menace pour le Tchad et singulièrement les communautés d’accueil ? Dans une investigation transfrontalière menée par votre site Tchadinfos et le site congolais Habari, nous vous présentons les répercussions de la crise centrafricaine au-delà des frontières nationales notamment en République démocratique du Congo (RDC) et au Tchad.

 

« Il n’y a pas de changement : on entend toujours des coups de canon vers la frontière. Nous avons quitté la Centrafrique puisque des combattants de Seleka et des miliciens du mouvement Révolution et justice (RJ) s’y affrontent. Nous avons tout abandonné, car c’est notre vie qui importe. » En ce début de l’année 2018, Nodjitel Élysée, réfugié centrafricain, septuagénaire, est recueilli dans une famille d’accueil tchadienne à Goré, dans le sud du Tchad. Agriculteur, il est obligé d’abandonner son champ à cause de la guerre. Avec sa femme, ses trois enfants et ses dix petits-enfants, il a trouvé refuge dans une famille tchadienne de la même ethnie que lui. Car, Nodjitel en Ngambaye, une langue locale tchadienne peut être traduite par « la charité est de retour ». Depuis les premières arrivées en 2002, le Haut-commissariat des réfugiés (HCR) dénombre à plus de 72 000 Centrafricains installés dans six camps, répartis dans 23 villages hôtes. C’est l’afflux le plus important au Tchad depuis 2014. Le pays est le cinquième État qui accueille le plus de réfugiés au monde par rapport à la taille de sa population (14,4 millions d’habitants en 2016).

 

Dans ces villages d’accueil, la situation humanitaire est préoccupante, avec notamment des besoins urgents en abris, vivres, eau potable, prises en charge des enfants, …

 

Dans le Sud du Tchad, plusieurs localités sont aujourd’hui débordées. La situation alimentaire y est précaire, selon un état des lieux dressé en février par Mbili Ambaoumba, représentant du HCR au Tchad. De fait, dans le processus d’accueil des réfugiés et retournés, ces villages frontaliers constituent un pont avant l’enregistrement et l’installation dans les camps des organisations non gouvernementales (Ong).

 

Hyppolite Mbailassem, chef d’équipe du HCR, explique que l’agence humanitaire onusienne a mis en place un « processus » : « Nous avons quatre desks : accueil, protection, direction data et service communautaire ainsi que le desk sortie. » Au mois de janvier 2018, « environ 14 000 personnes [avaient] déjà été enregistrées sur une estimation d’environ 20 000 potentiels nouveaux demandeurs d’asile »complète Merlin Jérôme, administrateur principal de protection au HCR, à Goré. « C’est après cette phase d’enregistrement qu’il y aura la relocalisation, en collaboration avec la CNARR [Commission nationale d’accueil et de réinsertion des réfugiés et des rapatriés] et les autorités dans les zones hors camp. L’objectif est de pouvoir favoriser l’intégration, l’autonomisation pour éviter les déséquilibres dans les assistances »poursuit-il.

 

Mais cet afflux pose problème sur le plan sécuritaire et social dans les localités d’accueil. D’une part, la communauté hôte manifeste la peur des incursions des éléments de la Séléka ou de la RJ dans les villages frontaliers du Tchad. D’autre part, l’accès aux ressources crée quelquefois des tensions entre les réfugiés et les populations hôtes. Au village Bekoninga, par exemple, beaucoup acceptent difficilement le partage de leurs terres. Les écarts de comportements observés ne facilitent pas non plus la stabilité.

 

On dénombre ainsi des cas de violences sexuelles dans des camps, selon une source judiciaire sur place. « Des populations hôtes tentent souvent de violer des jeunes filles réfugiées. Il y a eu des cas de grossesse et les parents s’en lamentent. Il arrive qu’on transfère ces problèmes aux institutions judiciaires. Par le passé, quand il y a des cas de viol, cela a entraîné des actes de représailles de la part des réfugiés : plusieurs cas de mort ont été enregistrés dans ce sens »nous confie-t-elle.

 

Ce problème n’est cependant pas l’unique. Des cas d’enlèvement des bœufs sont également signalés. « Plusieurs incursions des groupes armés depuis la Centrafrique ont été enregistrées dans les communautés hôtes tchadiennes.  Plus de 800 bœufs ont alors été enlevés »indique notre source. Et selon le HCR, depuis décembre dernier, plus de 15 réfugiés centrafricains ont été tués des deux côtés de la frontière, suite aux incursions des groupes armés centrafricains. Une insécurité persistante, doublée à une pénurie de vivres, qui contraint de plus en plus certains réfugiés centrafricains à regagner leur pays d’origine. Pendant cette période, « au moins 67 autres (réfugiés) ont été victimes de violences sexuelles et sexistes alors qu’ils tentaient de retourner en RCA pour aller chercher de la nourriture et compléter leurs maigres ressources en exil », avait informé le porte-parole du HCR, Babar Baloch. Des faits qui confirment l’exportation de la crise centrafricaine jusqu’au Tchad.

 

La protection et l’assistance de ces réfugiés « se déroulent dans un contexte très complexe avec une baisse continuelle des ressources, la résurgence des nouvelles crises surtout pour les Centrafricains et des limites dans les perspectives de solutions durables », a reconnu en mars 2018, le Représentant du HCR au Tchad, M. Michel Mbili Ambaoumba, à l’occasion de l’atelier de planification stratégique 2019 pour les réfugiés vivant au Tchad. Le gouvernement du Tchad, par la voix du secrétaire général du ministère de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Tahir Oloy Hassan, avait alors affirmé : « tout en préservant la paix et la sécurité sur notre territoire tant pour nous-mêmes que pour les réfugiés que nous avons accueillis, nous estimons que nous devons converger nos efforts vers une vision stratégique et collaborer avec d’autres partenaires pour relever les défis qui se présentent à nous ».

 

Face à ces tensions qui menacent la stabilité de la région, les autorités administratives et les partenaires humanitaires réfléchissent à des pistes de solutions et des stratégies à même de favoriser la cohabitation pacifique et la réinsertion. Pour aider le septuagénaire Nodjitel Élysée, refugié centrafricain, sa famille et bien d’autres à trouver leur place dans leur terre d’accueil, la Banque mondiale et les autres partenaires techniques et financiers entendent répondre à cette crise des réfugiés par une « approche holistique, notamment en améliorant la qualité de vie des communautés hôtes, en s’attaquant aux vulnérabilités spécifiques auxquelles sont confrontés les réfugiés et en aidant les institutions à mieux se préparer aux potentiels nouveaux afflux de réfugiés. ».  Concrètement, Le conseil d’administration de la Banque mondiale a accepté l’octroi de 60 millions de dollars soit 35 milliards de FCFA pour le Tchad en septembre 2018 afin d’améliorer l’accès des réfugiés et communautés hôtes aux services de base et aux moyens de subsistance.

 

En tout état de cause, l’on peut le dire sans risque de se tromper que l’afflux des réfugiés centrafricains constitue d’une manière ou d’une autre une menace pour le Tchad. Car, comme l’a relevé le porte-parole du HCR, Babar Baloch  lors d’une conférence de presse, le 16 mars 2018 au Palais des Nations à Genève, « les pénuries alimentaires et la hausse des prix menacent directement la vie des réfugiés et de la population d’accueil qui partage avec les nouveaux arrivants de maigres ressources alimentaires et autres ». Babar Baloch d’ajouter que, le sud du Tchad, y compris la région de Goré, est l’une des régions les plus pauvres et sous-développées du pays, qui est confronté à une profonde crise socio-économique. L’afflux des réfugiés accentue donc davantage cette situation avec la menace de partage des ressources ainsi que celle sécuritaire.

 

L’afflux des réfugiés centrafricains, une menace pour le Tchad ?
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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 00:40
« La scolarisation des filles, le combat pour le développement », selon le président Touadera

 

 

Centrafrique : « La scolarisation des filles, le combat pour le développement », selon le président Touadera

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 26 SEPTEMBRE 2018

 

BANGUI, 26 septembre 2018 (RJDH)–Le président centrafricain Faustin Archange Touadera a, dans une déclaration faite le 25 septembre  la tribune des Nations-Unies sur l’éducation, évoqué l’importance de la scolarisation des filles pour promouvoir le développement de la RCA.

En République Centrafricaine, 22% des filles en âge scolaire ne sont pas scolarisées. Après le cycle primaire, les filles connaissent plus d’éventualités de ruptures de scolarité que les garçons avant même d’embrasser le cycle de secondaire. Elles abandonnent les bancs de l’école pour se consacrer aux travaux ménagers ou agricoles aux fins d’apporter un complément de revenus à leur famille après des mariages précoces forcés ou volontaires.

«Aujourd’hui encore, de nombreuses jeunes filles ne sont pas libres de leur choix, et ne peuvent décider de leur propre avenir. Elles subissent violences et exclusion », regrette le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera.

Pour le président Touadera, au-delà du combat pour la justice et celui contre les discriminations, la scolarisation des filles est tout simplement la condition du développement mondial.  «La privation d’instruction enferme les filles puis l’adolescente et la femme adulte qu’elles seront dans la vulnérabilité la plus extrême, face à la maladie, au sida, aux violences sexuelles, aux mariages forcés, aux grossesses précoces et à la pauvreté » regrette le chef de l’Etat.

Selon une étude de l’Unicef,  chaque année supplémentaire de scolarité dans la vie d’une fille réduit de 10% le risque de décès de son futur bébé.

«Conscient des défis auxquels demeure confrontée la République Centrafricaine, nous avons pris la mesure de cette situation, en mettant en place un dispositif qui favorise l’accès de la jeune fille à l’école au même titre que le garçon comme le fixe notre Constitution. Pour la rentrée scolaire 2018, nous sommes parvenus à atteindre l’égalité 50/50. », a annoncé le président Touadera

Faustin Archange Touadera a aussi souligné que l’école centrafricaine en ce moment est en voie de réhabilitation et a plus que besoin de l’accompagnement de tous. «Cela passe nécessairement par la formation des enseignants, la mise à disposition des supports didactiques et l’amélioration du cadre de vie scolaire, par la construction des salles de classe en ville et en milieu rural », indique-t-il.

Les données officielles indiquent que le taux de fréquentation des filles qui était de 33% en 2017  est passé à 44% en 2018.

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 00:28
Le Pussy Riot hospitalisé à Berlin convaincu d'avoir été "empoisonné" par la Russie

 

 

 

 

Les soupçons de Piotr Verzilov concernant un potentiel empoisonnement dont il a été victime, se transforment peu à peu en certitudes, au fur et mesure que son état s'améliore.  

 

Le militant du groupe contestataire Pussy Riot hospitalisé à Berlin, Piotr Verzilov, "croit fermement" avoir été empoisonné par la Russie, peut-être à cause de sa volonté d'enquêter sur la mort de trois journalistes russes en Centrafrique.

 

Piotr Verzilov, 30 ans, avait été hospitalisé dans un état grave il y a une dizaine de jours à Berlin, après son transfert depuis Moscou par une ONG. Ses médecins estiment qu'il a "très vraisemblablement" été victime d'un empoisonnement. "Je vais bien à nouveau, j'espère sortir dès que possible. Et je veux retourner en Russie", a-t-il dit dans une interview diffusée mercredi par le quotidien populaire allemand Bild. Il affirme se souvenir "à peine de ce qui lui est arrivé".

 

Il s'était introduit sur un terrain de foot pendant la Coupe du monde. Piotr Verzilov est l'un des quatre membres des Pussy Riot qui s'étaient introduits sur le terrain pendant la finale de la Coupe du monde de football en Russie en juillet, portant des uniformes de la police. Il est également le fondateur du site internet Mediazona, qui informe notamment sur les procès des défenseurs des droits de l'homme en Russie. "Il y a deux raisons possibles pour lesquelles les services secrets russes pourraient m'avoir empoisonné : d'une part, l'action de la finale de la Coupe du Monde, qui les a embarrassés, et d'autre part, mes liens avec les trois journalistes russes assassinés en Afrique", explique le militant dans Bild.

 

Trois journalistes russes assassinés en Centrafrique. Ces trois journalistes ont été tués par balles le 30 juillet en Centrafrique où ils enquêtaient sur un groupe occulte de mercenaires russes, pour le compte d'un média fondé par l'adversaire du Kremlin Mikhail Khodorkovsky. Piotr Verzilov avait travaillé avec un de ces journalistes. "Je voulais et je veux faire une enquête sur ce qui est arrivé aux trois journalistes. C'est peut-être pour ça que les services secrets ont essayé de m'empoisonner. Je pense qu'il est plus probable qu'il s'agisse de ça que d'un match de Coupe du Monde", fait valoir le Pussy Riot.

 

Un empoisonnement "si professionnel". "Je crois fermement que ce sont les services de renseignements russes qui sont à l'origine de mon empoisonnement, peut-être le GRU", le renseignement militaire, précise Piotr Verzilov. Selon lui, "l'empoisonnement était si professionnel qu'on ne peut en conclure autrement". "Cela ne m'a pas pris plusieurs jours avant de remarquer quelque chose, mais ça a été immédiatement aigu", décrit-il.

 

Son hospitalisation est intervenue à un moment où l'affaire Skripal envenimait à nouveau les relations entre les Occidentaux et Moscou. Le gouvernement britannique accuse deux personnes qu'il présente comme des agents du renseignement militaire russe (GRU) d'avoir empoisonné en mars Sergueï Skripal et sa fille à Salisbury en Angleterre. Ces accusations sont rejetées par la Russie.

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 00:19
RCA : Contrat de 175 millions $ pour la construction de 5 000 logements sociaux

 

 

Centrafrique : le groupe libanais SEG International décroche un contrat de 175 millions $ pour la construction de 5 000 logements sociaux

 

(Agence Ecofin) mercredi, 26 septembre 2018 08:34 - Le groupe immobilier et de BTP basé au Liban, SEG International, vient de décrocher via sa filiale marocaine, un contrat de 98 milliards FCFA (environ 175 millions $) pour la construction de 5 000 logements sociaux en Centrafrique.

L’information a été donnée par le promoteur de ce projet, Jules Ndjawé, dans une interview accordée au Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH) de la Centrafrique, précisant que ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la Société d’Entreprise et de Gestion (SEG) Maroc et le gouvernement centrafricain.

« Dans le travail qui est le mien, mon équipe et moi avons déniché un investisseur en l’occurrence la SEG.», a-t-il déclaré. Ajoutant que « nous avons vendu le potentiel de notre pays après 18 mois de négociations. Une convention a été signée avec les autorités centrafricaines, nous sommes en train de terminer les études. Le coût total de ce projet est de 98 milliards de francs ».

Toujours selon Jules Ndjawé, le démarrage des travaux est prévu pour le mois de novembre 2018. Et ceux-ci vont s’effectuer aussi bien dans la capitale Bangui que dans plusieurs autres villes du pays.

« Initialement, nous avions besoin de 5 sites pour nous permettre de faire 1 000 logements par site. Mais le souci de l’Etat est d’agrandir la ville, c’est pourquoi nous avons prévu deux sites à Bimbo, un site au PK 14 non loin de là où l’université sera construite. Nous avons un autre site sur l’axe Damara et un site en étude vers Landja. Au final, nous allons essayer de mettre 4 000 logements à Bangui et répartir les 1 000 dans les zones à forte concentration notamment à Bouar, Berberati, Bambari et donner un nouveau souffle à une ville comme Bangassou.», a-t-il tenu à préciser.

Notons qu’en raison des tensions armées qui ont secoué la Centrafrique, de nombreux logements ont été détruits causant des milliers de sans-abris. Si bien que de nombreuses personnes vivent encore dans des camps de fortune.

Selon les autorités centrafricaines, les besoins en logement sont passés d’environ 500 000 logements avant la crise, à environ un million aujourd’hui.

 

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 23:52
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

 

LE COMMANDANT DE LA FORCE DE LA MINUSCA FAIT LE POINT DES INTERVENTIONS SECURITAIRES DE LA FORCE ET DE LA COLLABORATION AVEC LES FACA

 

Bangui, le 26 septembre 2018 – Le Commandant de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), le Général de Corps d’armée Balla Kéita, a fait mercredi, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission à Bangui, le point des dernières opérations sécuritaires de la Force, ainsi que de la collaboration avec les Force armées centrafricaines (FACA).

Dans un tour d’horizons des opérations, le Général Balla Kéita a souligné que dans le Nord-ouest, « l’opération "Mbaranga" lancée dans la zone de Paoua en collaboration avec les FACA a permis de chasser les éléments du Général Ahamat Bahar (MNLRC) et de Révolution Justice (RJ) d’Armel Sayo qui exerçaient des exactions sur la population. Aujourd’hui, 90% des personnes qui avaient fui leur village sont rentrées », a fait valoir le Général Kéita. Au sud-ouest, l’opération "Jinjet" a aussi permis de stopper la progression du groupe Siriri, désormais retranché vers Dilakpoko et le long de la frontière camerounaise. A l’Est, l’opération baptisée Mbamara a permis de neutraliser des leaders des groupes armés actifs a’ Bangassou dans ses environs. La situation est globalement calme au centre, notamment à Bambari, grâce à l’opération OUAKA en cours. Le déploiement d’une centaine de Forces de sécurités intérieures (FSI), lesquels participent à la sécurisation de la ville aux côtés des Casques bleus contribuer à l’améliorer de la situation sécuritaire dans cette zone. « Bientôt, un détachement des FACA y sera déployés », dit le Général Kéita, rappelant que Bambari a atteint actuellement le niveau de cohésion sociale le plus élevé depuis le début de la crise.

Selon le Commandant de la Force, la situation sécuritaire s’améliore progressivement dans le pays, en dépit de quelques foyers de tension, mais les Casques bleus  appuyés par les FACA et les Forces de sécurité intérieure (FSI) continuent leurs efforts en vue de ramener la paix en Centrafrique.

En ce qui concerne la collaboration avec les FACA, le Commandant de la Force a déclaré : « nous sommes en train de mener plusieurs opérations sur le terrain avec les FACA ; ils connaissent le terrain mieux que nous, ils nous aident beaucoup », rappelant que les deux Forces collaborent dans diverses opérations, notamment à Obo (Est), Bangassou (Sud-est), Sibut/Dekoa (Centre), Paoua (Nord-ouest) et bientôt Bambari (Centre). « les actions sont menées conjointement ; nous les appuyons sur des aspects logistiques (…) nous menons des patrouilles de courtes ou de longues distances et avons établi des Etats-majors conjoints afin de travailler ensemble et efficacement », a-t-il expliqué.

La conférence de presse a aussi permis au Commandant de la Force de rappeler que la solution durable à la crise centrafricaine n’est pas militaire mais politique (…) Nous avons beaucoup d’espoirs ; on est sur la bonne voie », a conclu le Commandant de la Force de la MINUSCA.

De son côté, la Porte-parole intérimaire de la MINUSCA, Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, a fait savoir que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, se trouve actuellement à New York où il participe à la 73e Assemblée générale de l’ONU. Sur place, a-t-elle fait valoir, est prévue une rencontre de haut niveau en marge de l’Assemblée dédiée à la Centrafrique. Elle a rappelé que le Secrétaire-général Antonio Guterres s’est entretenu, le 23 septembre, avec le chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra sur le processus politique et la situation sécuritaire dans le pays.

En ce qui concerne les Droits de l’Homme, la Porte-parole souligné qu’en une semaine, la MINUSCA a documenté à travers le pays 32 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 63 victimes. Les préfectures les plus affectées sont la Haute-Kotto, le Mbomou, la Basse-Kotto, la Mambéré-Kadéï et l’Ouham-Pendé.

Autre action mentionnée, une descente robuste de la Police de la MINUSCA au camp de déplacés du PK3 à Bria (Est) pour libérer deux femmes séquestrées par un groupe armé et démanteler plusieurs structures servant de base, de cellule de détention illégale et d’état-major audit groupe. Des Armes et munitions ont été confisquées et deux suspects interpellés ». Autre intervention de la UNPol, l’arrestation, à Kaga-Bandoro, le 22 septembre 2018, d’un brandit de grand chemin surnommé ‘’le boucher’’ et recherché depuis des semaines pour nombre d’actes criminels, dont des braquages à mains armées, des attaques de domiciles et des enlèvements, séquestrations, extorsions de fonds et des vols de bœufs.

 

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | Twitter: @UN_CAR | Facebook: facebook.com/minusca.unmissions

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 01:20

 

 

Le mercredi 26 septembre à 15 heures : Déclaration du Président de la République centrafricaine Pr Faustin Archange Touadera à la tribune de l'assemblée générale des Nations unies.  Ce discours sera retransmis en direct sur Radio Centrafrique et Radio Guira Fm.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 21:12
Les USA vont créer une institution financière dotée de 60 milliards $

 

 

Les Etats-Unis vont créer une institution financière dotée de 60 milliards $ pour contrer l’influence de la Chine dans les pays en développement

 

(Agence Ecofin) 25 September 2018 - Les États-Unis se préparent à lancer une nouvelle institution de financement du développement (IFD) capable d’investir 60 milliards de dollars dans les pays en développement pour  tenter d’y contrer l’influence grandissante de la Chine dans un contexte de durcissement de la rivalité économique entre les deux grandes puissances, a rapporté le quotidien financier britannique Financial Times le 23 septembre.

 

L’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), l'actuelle institution de financement du développement du gouvernement américain, sera intégrée à la nouvelle entité et autorisée à investir dans des actions. À l'heure actuelle, l’OPIC ne peut investir que dans la dette, ce qui la désavantage  par rapport aux  institutions chinoises et européennes de financement du développement.

 

«La nouvelle institution américaine de financement du développement  sera ainsi placée sur un pied d’égalité avec les autres institutions de financement du développement», a déclaré le président et directeur général de l’OPIC, Ray Washburne , cité par le Financial Times.  

 

Le dirigeant de l’OPIC a également estimé que Chine livre une nouvelle forme de guerre économique aux Etats-Unis en s’appuyant sur sa diplomatie du portefeuille.

 

«En utilisant une politique connue sous l’appellation de prêter pour posséder (loan-to-own program), la Chine rend des pays enchaînés par la dette et,  par conséquent, très dépendants d’elle.  Cela équivaut à une guerre économique», a-t-il souligné.

 

La nouvelle institution de financement du développement du gouvernement des Etats-Unis sera baptisée la Société américaine de financement du développement international (International Development Finance Corporation/ US IDFC).

 

Selon des sources proches du dossier citées par le Financial Times, cette nouvelle entité est présentée par l’administration américaine comme étant «le fer de lance de la lutte contre la diplomatie de la dette chinoise».

 

En août dernier, seize  sénateurs américains ont adressé au secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, une lettre dans laquelle ils déplorent le fait que le Fonds monétaire international (FMI) se trouve souvent obligé  de voler au secours de certains pays dont les finances publiques ont été grevées par des «prêts prédateurs chinois destinés à financer des projets d’infrastructures».

 

Les Sénateurs se sont aussi inquiétés du fait que les prêts servis à tour de bras par l’Empire du  Milieu à Djibouti pourraient permettre à Pékin de prendre le contrôle du  principal port de ce pays de la Corne de l’Afrique, où les Etats-Unis, la Chine, le Japon et la France disposent déjà de bases militaires.

 

La mise en place programmée la Société américaine de financement du développement international intervient alors que Pékin multiplie ses investissements dans les pays en développement, et plus particulièrement en Afrique.  La Chine a en effet annoncé le 3 septembre dernier qu’elle allait accorder 60 milliards de dollars supplémentaires de financements à des pays africains. Cette enveloppe comprend des lignes de crédit évaluées à 20 milliards de dollars, 15 milliards de dollars en subventions, prêts sans intérêt et prêts concessionnels, 10 milliards de dollars au titre d’un fonds spécial et 5 milliards de dollars pour soutenir les importations en provenance de l'Afrique.

 

Autant dire que le continent africain se positionne de plus en plus comme un nouveau front dans la guerre économique entre  Pékin et Washington.

 

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 21:06
Communiqué sur la visite du Président de MOUSSA FAKI MAHAMAT

 

 

Communiqué sur la visite du Président de la commission de l'Union Africaine MOUSSA FAKI MAHAMAT au Gabon e t en République centrafricaine.

 

Addis Abéba, le 20 septembre 2018: Le Président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a conclu une visite de travail de deux jours au Gabon et en République centrafricaine (RCA), respectivement les 17 et 18 septembre 2018. Cette visite participe de ses consultations régulières avec les chefs d’État et de Gouvernement des États membres pour faire avancer l’agenda de l’UA.

Le 17 septembre 2018, le Président de la Commission s'est entretenu avec le Président Ali Bongo Ondimba de la République Gabonaise, qui préside également la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC).

Le Président de la Commission et le Président Bongo Ondimba ont passé en revue l'état de la paix et de la sécurité dans la région de l'Afrique centrale. À cet égard, ils ont procédé à un échange de vues sur la meilleure façon d’aider le Gouvernement et les parties prenantes congolaises à organiser des élections paisibles, transparentes et crédibles en République démocratique du Congo. Ils ont également discuté de la situation politique en RCA, réaffirmant leur attachement à l'Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA, en tant que cadre le plus viable pour instaurer un dialogue constructif en faveur de la réconciliation nationale, de la paix et de la stabilité.

Le Président de la Commission a saisi cette occasion pour informer le Président Bongo Ondimba sur la retraite du Conseil exécutif tenue récemment sur la réforme institutionnelle de l'UA et sur sa réunion subséquente, élargie à d’autres Ministres compétents, sur les négociations post-Cotonou.

Le 18 septembre 2018, le Président de la Commission s'est rendu à Bangui, où il a rencontré le Président Faustin Archange Touadera. Le Président Touadera a salué les efforts déployés dans le cadre de l’Initiative africaine, soulignant que celle-ci est le seul processus politique viable pouvant faciliter la réalisation durable de la paix, de la sécurité et de la réconciliation dans son pays. Le Président Touadera a, en outre, confirmé que son Gouvernement soumettrait bientôt ses propositions en réponse au rapport du Panel de facilitation de l’Initiative.

Pour sa part, le Président de la Commission s'est félicité de l'engagement du Président Touadera en faveur de l'initiative africaine. Il a souligné la nécessité d'accélérer le rythme de mise en œuvre du processus en cours, dans le cadre des efforts visant à faire taire les armes sur le continent. Il a également réitéré la solidarité de l'UA avec le Gouvernement et le peuple centrafricains, ainsi que sa détermination à continuer à apporter le soutien nécessaire à leur quête de paix et de développement, en coopération avec d'autres acteurs internationaux concernés, y compris les Nations unies.

Le Président de la Commission a également rencontré le Président de l’Assemblée nationale, ainsi que les membres de la communauté internationale à Bangui, notamment le Groupe des Ambassadeurs africains, pour des échanges de vues sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’Initiative africaine.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 20:37
Centrafrique : la France opposée à une initiative de paix russe
Centrafrique : la France opposée à une initiative de paix russe

 

 

http://www.adiac-congo.com/  25-09-2018 14:38

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a averti le 24 septembre, que son pays ne souhaite « aucune alternative » à l’initiative de paix menée par l’Union africaine à Bangui. Il a lancé cette mise en garde au moment où Moscou tente d’initier un processus concurrent avec celui de l’organisation continentale.

 

Lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Jean-Yves Le Drian a déclaré:« Il n’y a aucune alternative ni souhaitable ni susceptible de réussir ». Le patron de la diplomatie française a ajouté : « L’initiative de paix portée par l’Union africaine pose le seul cadre crédible et approuvé par l’ensemble de la communauté internationale à une sortie de crise durable (…). Celle-ci passe par le désarmement des groupes armés et la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire ». Il a, en outre, rappelé que la situation sécuritaire restait « préoccupante » en République centrafricaine (RCA).

 

Jean-Yves Le Drian a insisté sur le sujet, alors que la Russie est de plus en plus présente diplomatiquement et militairement, ainsi que « par mercenaires interposés » dans ce pays. A ce jour, plus personne n’ignore qu’outre l’appui à l’armée, Moscou s’est ingéré dans la complexe médiation avec les groupes armés qui contrôlent la majorité du territoire, organisant, fin août, une rencontre à Khartoum, au Soudan, entre différents groupes en parallèle de la médiation officielle menée par l’organisation panafricaine. Pourtant les dirigeants du pays ont déclaré soutenir la médiation de l’UA qui tente, depuis juillet 2017, de faire asseoir autour de la table de négociations les groupes armés et les autorités gouvernementales.

 

Selon des sources concordantes, cinq officiers militaires et cent soixante-dix instructeurs civils russes étaient arrivés à Bangui, où ils ont aidé au redéploiement de soldats centrafricains hors de la capitale. Loin de s’arrêter là, la Russie a livré des armes à l’armée nationale après avoir obtenu une exemption à l’embargo des Nations unies.

 

Signalons qu’une réunion ministérielle est prévue, le 27 septembre sur la RCA, en marge de la 73e Assemblée générale de l’ONU, à New York.

 

Nestor N'Gampoula

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 20:24
Douala: Faustin-Archange Touadera en escale
Douala: Faustin-Archange Touadera en escale

 

 

https://www.cameroon-tribune.cm  Par Aimé-Francis AMOUGOU  24 Sept. 2018 14:55

 

Le leader centrafricain s’est envolé de la capitale économique vendredi dernier à destination de New York.

 

En route pour les travaux de la 73e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadera, a fait escale vendredi dernier à Douala.

 

Arrivé en journée à bord d’un vol Asky, le leader centrafricain, à la tête d’une forte délégation, a quitté la capitale économique vendredi en soirée à bord d’un vol SN Brussels à destination de New York, via Bruxelles. A son arrivée comme à son départ de l’aéroport international de Douala, le président centrafricain a eu droit aux mêmes égards.

 

A sa descente d’avion en provenance de Bangui, l’illustre hôte a été accueilli par le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Le numéro un de la région qu’accompagnaient le préfet du Wouri, les membres de son état-major ainsi que des responsables de l’antenne protocolaire et consulaire du ministère des Relations extérieures à Douala, a plus tard conduit le président centrafricain à l’hôtel Sawa.

 

Faustin-Archange Touadera, qui oeuvre depuis son accession à la magistrature suprême de son pays pour la reconstruction et le retour à la paix et à la stabilité, séjourne régulièrement dans la capitale économique dans le cadre de sa lourde mission.

 

Et à chaque passage, il y bénéficie toujours de la chaleur de l’hospitalité camerounaise, preuve de l’appui constant que lui apportent les plus hautes autorités du pays. Avant de quitter la capitale économique, l’hôte du Cameroun a eu des mots de gratitude pour le président de la République.

 

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