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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:53

 

 

 

 

 

 

APA - Brazzaville (Congo) - 2014-07-21 15:38:21 - La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a fortement déploré la misère du peuple centrafricain, soulignant que « le moment est venu d’arrêter les violences faites à l’endroit des populations. »

Dans une allocution prononcée lundi à Brazzaville (Congo), au démarrage du forum consacré à la crise qui sévit dans son pays, Mme Samba Panza a indiqué que le forum qui se tient pour trois jours, dans la capitale congolaise « est une étape fondamentale pour le processus de paix en RCA ».


Il s'agit pour les participants de réunir tous les acteurs de la crise centrafricaine pour les inviter de surmonter les clivages dans le double objectif de parvenir à une cessation des hostilités et d'accepter le désarmement de toutes les milices et de tous les groupes armées ,a rappelé la présidente de la transition centrafricaine.


« Aujourd'hui, c'est la paix et la sécurité qu'il faut restaurer en RCA. Il est grand temps d'appeler tous les acteur de la crise actuelle à s'engager dans la voie de la résolution pacifique et politique de nos problèmes afin de permettre à notre pays de retrouver la paix et la stabilité », a-t-elle encore dit.


Le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou N'Guesso, médiateur dans la crise en RCA, a appelé les Centrafricains « à engager dans un dialogue dans un esprit de patriotisme, de respect mutuel, de responsabilité, et de sursaut d'orgueil national ».


S'adressant aux participants - officiellement un peu plus de 169 délégués issus de toutes les couches sociales de la RCA - Sassou Nguessou leur a demandé de engager dans ce dialogue, dans un « esprit de patriotisme, de tolérance ,de respect mutuel et de responsabilité ».


« Vos compatriotes ont aujourd'hui les yeux tournés vers Brazzaville. Ils attendent de vous ce nécessaire sursaut d'orgueil national, d'amour du pays, de patriotisme qui passe par le dépassement de soi », a-t-il ajouté.


En présence des représentants des chefs d'Etat de la sous –région, de l'Union Africaine, de l'Onu, les participants à ce forum sont issus des groupes armés, de la classe politique, de la société civile, ou des cultes.


Faisant un bref aperçu des onze pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) qui étaient soit en guerre, soit en en situation post-conflit au début de ce siècle, le président congolais a affirmé que « chacun peut mesurer le chemin parcouru et apprécier la nouvelle configuration géopolitique de la sous-région ».


Denis Sassou N'Guesso qui a déploré le calvaire vécu des centrafricains depuis plusieurs décennies dans un pays pourtant promis à la veille de son indépendance, à un « avenir rassurant » a rendu un hommage à un « digne » fils de ce pays, Barthélemy Boganda, en soulignant que « visionnaire s'il en fût, il rêvait déjà d'une République centrafricaine qui ne s'arrêtait pas aux frontières de l'actuelle Oubangui-Chari. »


Et Sassou Nguesso de rassurer les délégués centrafricains à ce forum de l'engagement de la communauté internationale à accompagner la RCA dans cette voie du renouveau,


Le Forum de Brazzaville a pour principal enjeu la signature par les Seleka et anti-balaka d'un accord de cessation des hostilités.


La suite du processus de dialogue national relatif notamment à la définition d'une feuille de route pour la transition et la réconciliation nationale. se poursuivra en Centrafrique dans quelques semaines.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800188#sthash.sjOdK61G.dpuf  

 

 

 

 

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE               REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

                                                                          Unité -Dignité – Travail

 

 

Forum des Pourparlers Inter Centrafricains de Brazzaville

 

 

ALLOCUTION DE MADAME CATHERINE SAMBA-PANZA, CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION A LA CEREMONIE D’OUVERTURE

 

Brazzaville, 21 juillet 2014

 

Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, Médiateur International de la crise Centrafricaine,

Messieurs les Chefs des délégations,

Monsieur le Représentant du Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC),

Monsieur le Représentant du Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Régiondes Grands Lacs (CIRGL),

Monsieur le Président de la Commission CEMAC,

Monsieur le Vice Médiateur, Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies,

Monsieur le Vice Médiateur, Représentant la Commission de l’Union Africaine,

Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC,

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République Centrafricaine,

Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement de la République du Congo,

Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales,

 

Distinguées Personnalités,

 

Mesdames, Messieurs,

 

Une fois de plus la communauté internationale se mobilise au chevet de la République Centrafricaine. En effet, suite à la concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui s’est tenue, en marge de la 23eme session ordinaire du Sommet de l’Union Africaine le 27 juin 2014 à Malabo et auxconclusions des travaux de la 5eme réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine qui a eu lieu à Addis Abéba le 7 juillet 2014, Brazzaville, capitale de la République du Congo, a été choisie pour abriter le forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique inter- centrafricain.

 

Nous voici donc à Brazzaville suite à l’aimable invitation du Médiateur, le Président Denis SASSOU NGUESSO, qui a la lourde mission d’aider les Centrafricains à reprendre, en terrain neutre, le chemin du dialogue en vue de la conclusion d’un accord de cessation des hostilités et d’un accord de désarmement, première étape du processus politique de dialogue et de réconciliation en République Centrafricaine.

 

A cet effet, je voudrais tout d’abord remercier Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, le Gouvernement et le peuple frère du Congo non seulement pour la célérité avec laquelle ce forum a été organisé mais aussi pour l’accueil chaleureux et fraternel dont ma délégation et moi-même ainsi que les forces vives de la nation centrafricaine ici présentes faisons l’objet depuis notre arrivée en terre congolaise.

 

Je voudrais ensuite saisir cette occasion pour saluer la mise en place de la médiation internationale sous l’autorité du Médiateur de la CEEAC dans la crise centrafricaine, le Président Denis SASSOU NGUESSO et dans le même temps remercier Monsieur Ban KI-MOON, Secrétaire Général des Nations- Unies et le Dr Nklosama Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine pour la désignation de Messieurs Abdoulaye BATILI et Boubey MAÎGA en qualité de Vice Médiateur représentants respectivement les Nations- Unies et l’ Union Africaine qui, aussitôt se sont mis à pieds d’œuvre.

 

Mes remerciements s’adressent également aux différents représentants de la Communauté Internationale qui ont fait le déplacement de Brazzaville pour prendre part aux présentes assises.

 

Leur présence parmi nous est la preuve, s’il en est besoin, de l’implication et de l’engagement constant de la communauté Internationale dans la résolution de la longue crise que traverse mon pays, la République Centrafricaine.

 

Monsieur le Président de la République,

 

Distingués invités,

 

Mesdames, Messieurs,

 

En venant ici, tous les participants au Forum de Brazzaville à savoir les autorités et les institutions de la transition, les groupes armés, les partis et associations politiques, les personnalités politiques indépendantes, la société civile, les syndicats, la plateforme des confessions religieuses, la diaspora, la presse privée ainsi que la communauté internationale ont conscience que le peuple centrafricain a assez payé le lourd tribu des crises récurrentes que vit la République Centrafricaine depuis plusieurs années.

 

La fragilité persistante de la situation sécuritaire et les actes de violence perpétrés par les groupes armés contre les populations civiles sont de nature à compromettre les efforts de paix. Les fortes tensions découlant des affrontements entre groupes armés pour le contrôle de ressources dans l’Ouest du pays et les difficultés rencontrées dans l’application des mesures de confiance à l’Est par les groupes armés qui y sont actifs doivent nous interpeller tous.

 

Le moment est donc venu d’arrêter les hostilités, les destructions, l’enrôlement des enfants mineurs dans la rébellion et les violences faites à nos paisibles populations. Le moment est venu d’arrêter les exactions de toutes sortes, de faciliter le retour des déplacés chez eux, de passer au réapprentissage du vivre ensemble, d’enclencher le processus de réconciliation nationale et la dynamique de relèvement du pays.

 

Car si la sécurité ne revient pas, si nous n’avons pas la paix, si le vivre-ensemble à la base n’est pas assuré, quel dialogue politique pourrions-nous engager ?

 

Monsieur le Président de la République,

 

Distingués invités,

 

Mesdames, Messieurs,

 

La réconciliation nationale et le dialogue politique que tout le monde appelle de ses vœux figurent dans la feuille de route de la transition tracée à Ndjamena par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC.

 

Et j’ai fait du rassemblement et de la réconciliation des centrafricains la priorité absolue de mon action depuis mon accession aux commandes de l’Etat car j’ai tout de suite perçu que la haine, les rancœurs et la peur de l’autre sont profondément ancrés en nous.

 

Déjà, dans ma profession de foi et ensuite à travers les actes que j’ai posés jusque -là, j’ai affirmé mon ferme engagement en faveur du dialogue permanent, de la paix et de la gestion inclusive de la transition.

 

Mes premières paroles à la Nation centrafricaine meurtrie ont été un appel lancé à mes compatriotes pour enclencher sans tarder une dynamique de paix qui puisse préserver le pays du chaos total.

 

Mes premiers appels lancés à mes enfants anti balakas et ex seleka pour déposer les armes auraient fait sourire des prétendus analystes politiques de la crise centrafricaine qui auraient considéré cet appel comme le cri de cœur d’une femme en mal d’expérience politique.

 

En fait, j’avais très tôt compris que c’est par l’arrêt des hostilités, la tolérance, le dialogue et la réconciliation nationale que nous parviendrons à une véritable cohésion sociale dans notre pays.

 

J’avais très tôt compris qu’il nous fallait analyser, comprendre et dépasser nos contradictions et reconquérir l’unité de notre nation au-delà des différences confessionnelles, ethniques ou tribales.

 

Aussi, dès le début de la transition, le Gouvernement a lancé un processus global de réconciliation qui est axé sur :

 

- Le dialogue politique au sommet destiné à aplanir les divergences et sortir des violences armées,

 

- La lutte contre l’impunité pour rendre justice aux victimes et renforcer l’autorité de l’Etat,

 

- La réconciliation à la base entre tous les citoyens afin de promouvoir la cohésion sociale mise à mal par la gravité de la crise.

 

Le forum qui s’ouvre aujourd’hui est une étape capitale de ce processus de dialogue politique et de réconciliation entre les filles et les fils de Centrafrique. Il s’agit de réunir tous les acteurs de la crise centrafricaine autour d’une table pour se parler et dépasser les clivages dans le double objectif de convenir à une cessation des hostilités et d’accepter un désarmement négocié de toutes les milices et des groupes armés.

 

Du résultat de ce forum et surtout du respect des accords qui en découleront dépendra la mise en œuvre d’autres actions qui ont été prévues dans le cadre de la réconciliation nationale à savoir le dialogue inter communautaire à la base, les concertations au niveau des préfectures et enfin le forum élargi à Bangui.

 

Aujourd’hui, si la paix et la sécurité tardent à être restaurées en République Centrafricaine, en dépit des efforts déployés par les forces internationales de la MISCA, de Sangaris et de l’EUFOR et par les autorités de la Transition, c’est principalement à cause des violences, des crimes et des violations massives des droits humains que continuent de perpétrer les bandes armées sur toutes l’étendue de notre territoire national rendant ainsi difficile toute possibilité de relance et de développement économiques du pays mais aussi de la poursuite de la transition de manière apaisée.

 

Il est grand temps de déposer les armes et d’appeler tous les acteurs de la crise actuelle à s’engager dans la voie de résolution pacifique et politique de nos problèmes afin de permettre à notre pays de retrouver la paix et la stabilité.

 

Je me réjouis d’ailleurs de ce que dans l’une de ses conclusions, le Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine, tout en exhortant les acteurs centrafricains à privilégier l’intérêt supérieur de la nation au dessus des considérations partisanes ait durci le ton en exigeant l’application des sanctions individuelles prévues dans le cadre de la résolution 2134 du Conseil de Sécurité des Nations- Unies à l’endroit des fauteurs de troubles.

 

Mes Chers compatriotes,

 

Après moult tergiversations et hésitations, en décidant majoritairement de participer à ce forum, vous venez de démontrer une fois de plus la volonté du peuple centrafricain tout entier à tourner la page sombre de notre histoire et son aspiration à la paix et la sécurité. Je ne doute pas qu’au cours de ce forum, vous saurez dialoguer dans un esprit républicain de tolérance, de responsabilité, de confiance mutuelle et de compromis en vue de la conclusion d’accord acceptable par tous dans l’intérêt supérieur de notre pays.

 

Au cours des travaux du Comité préparatoire, les obstacles à l’application des précédents accords ont été clairement identifiés et concernent l’amnistie générale et systématique, l’absence de mesures contraignantes, l’absence de mécanisme de gestion des ressources allouées au suivi et la prime à l’impunité sous diverses formes. Des dispositions doivent être prévues afin que les accords qui seront signés à Brazzaville ne connaissent pas le même sort que les précédents.

 

Mes Chers compatriotes,

 

La concertation de Brazzaville donne une chance à la République Centrafricaine de se reconstruire durablement et sur de nouvelles bases.

 

La concertation de Brazzaville donne surtout une chance aux centrafricains de désarmer leurs esprits et leurs cœurs endurcis par la haine et la vengeance.

 

C’est pourquoi, je place sous le signe de l’espérance et du compromis les travaux de ce forum de réconciliation et de dialogue politique qui regroupe les entités nationales concernées par la crise, sans exclusive.

 

A la sortie de Brazzaville, des actes politiques majeurs seront posés par les autorités de la transition, démontrant notre ferme détermination à conduire la transition de manière consensuelle et inclusive, en tenant compte de toutes les sensibilités géographiques, politiques, communautaires et sociales de notre pays.

 

Les acteurs politiques nationaux devront également s’engager davantage et sincèrement, à accompagner à son terme la transition de manière apaisée.

 

Des efforts plus soutenus seront entrepris pour la réalisation d’avancées beaucoup plus rapides sur les différents aspects de la Feuille de route. Notamment en ce qui concerne la restauration de la sécurité et de l’ordre public, l’administration judiciaire, la préparation des élections devant couronner la fin de la transition, la réorganisation des Forces de défense et de sécurité, la mise en œuvre des processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de réforme du secteur de la sécurité (RSS), ainsi que les réformes économiques requises.

 

Monsieur le Président de la République,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

 

Avant de finir, permettez-moi de féliciter le rôle continu de la région, comme en témoignent le Sommet tripartite Angola-Tchad-République du Congo, tenu à Luanda, le 6 juin 2014, la Concertation entre les chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC, tenue à Malabo, le 27 juin 2014, en marge du 23ème Sommet ordinaire de l’Union Africaine, ainsi que le soutien financier que les pays de la région continuent à apporter à la République Centrafricaine.

 

Pour terminer, je réitère à l’endroit de son Excellence Dénis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo et Médiateur de la crise centrafricaine, des chefs d’Etat de la CEEAC, de la communauté internationale ici représentée notamment les Nations- Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, le G8-RCA, la France et les Etats- Unis d’ Amérique mes sentiments de gratitude pour l’accompagnement et leurs soutiens constants en faveur de la sécurisation et la stabilisation de la République Centrafricaine.

Je vous remercie.

« Brazzaville est une étape fondamentale pour le processus de paix en RCA » selon Samba Panza

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:26

 

 

 

 

 

RFI - 21/07/2014

 

Le président tchadien Idriss Déby avait pris, il y a quelques mois, la décision de retirer ses troupes du territoire centrafricain

 

C’est ce lundi 21 juillet que s’ouvre le Forum de Brazzaville consacré à la paix et à la réconciliation en Centrafrique. Autour de la médiation congolaise, des représentants internationaux et des autorités de transition, 170 Centrafricains issus des groupes armés, de la classe politique, de la société civile, ou des cultes vont discuter pendant trois jours. Principal enjeu du Forum de Brazzaville : réussir à faire taire les armes en Centrafrique. Le point d’orgue de ces trois jours sera sans conteste une signature très attendue. La délégation de la Seleka, conduite par Mohamed Dhaffane, et la délégation anti-balaka, emmenée par Edouard Patrice Ngaïssona doivent s’engager devant leur pays et le monde à cesser les hostilités, et à prendre part au processus de désarmement et de cantonnement des milices.

 

Depuis le retrait du contingent tchadien de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA), N’Djamena qui préside pourtant la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) semble avoir pris une certaine distance avec la crise centrafricaine. Excédé par les accusations de soutien de ses militaires aux combattants musulmans de l’ex-Séléka, le président tchadien Idriss Déby a pris la décision de retirer ses troupes du territoire centrafricain. C’est désormais au Congo de prendre résolument la main dans une crise quasi-inextricable en raison des antagonismes religieux nés de rivalités et de représailles entre les milices chrétiennes anti-balaka et l’ex-Séléka de confession musulmane.

 

Selon un communiqué du ministère des Affaires Étrangères, le Tchad a dépêché au forum de Brazzaville une forte délégation conduite par le Premier Ministre Kalzeubé Payimi Deubet. La délégation tchadienne en partance pour Brazzaville comprend outre le PM, le Ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine, Moussa Faki Mahamat, ainsi qu’un grand nombre de hauts officiels tchadiens de la présidence, de la primature et d’autres entités gouvernementales. Le Gouvernement du Tchad espère un cessez-le-feu à l’issue des pourparlers du forum de Brazzaville, a indiqué le premier Ministre.

Centrafrique : le PM Kalzeubé Payimi Deubet conduit la délégation tchadienne

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 15:46

 

 

 

 

 

21/07/14 (AFP)

 

Le Forum de réconciliation nationale en Centrafrique ouvert lundi à Brazzaville a pour but premier d'arracher un engagement de cessation des hostilités aux groupes armés - dont les effectifs sont inconnus - qui déchirent leur pays, particulièrement l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka.

 

La Séléka est à dominante musulmane, les anti-balaka sont chrétiens et animistes, même si des raisons politiques et socio-économiques alimentent aussi le conflit.

 

Ces deux groupes principaux connaissent des divisions internes, et d'autres acteurs armés participent au conflit.

 

L'ex-rébellion Séléka

 

Ce mouvement armé, alliance (séléka en langue nationale sango) de groupes divers, a pris le pouvoir en mars 2013, chassant le président François Bozizé après avoir enfoncé les forces armées centrafricaines (Faca) et la garde sud-africaine du président. Soutenue par le Tchad voisin qui voulait renverser Bozizé, la Sélaka est constituée de Centrafricains du nord et de l'est, de Tchadiens et de Soudanais.

 

Mais, après avoir dû abandonner en janvier le pouvoir sous la pression des forces française Sangaris et africaine Misca, en raison de ses graves exactions envers les civils, la Séléka a éclaté en deux groupes principaux.

 

La "Séléka Bambari", du nom de la localité minière du centre où une bonne part de ses forces se sont repliées, est celle qui est représentée à Brazzaville par son numéro 3, Mohamed Moussa Dhaffane, et aussi le "général" Abdoulaye Hissène, actuellement conseiller à la présidence centrafricaine de transition.

 

La "Séléka Birao", dans le grand nord, est dirigée par le numéro 2 Nouredine Adam, sous le coup de sanctions onusiennes et américaines. A l'approche de Brazzaville, une assemblée nationale a reconduit à sa tête l'ex-président centrafricain Michel Djotodia, exilé au Bénin. Cette tendance, toujours accusée de visées sécessionnistes par Bangui, n'est pas à Brazzaville.

 

S'ajoutent à la Séléka, parfois à ses côtés dans les combats, des éleveurs peuls (musulmans) en armes qui opèrent dans le nord et le centre.

 

Les anti-balaka

 

Ces milices, composées d'habitants du centre et de l'ouest, sont soutenues par l'ex-président François Bozizé, qui n'a pas abandonné l'idée de revenir au pouvoir. Elles ont été formées en réaction aux graves exactions commises par la Séléka, mais ce sont elles qui traquent maintenant les civils musulmans, assimilés aux Séléka, obligés de fuir pour ne pas être tués.

 

Leur "coordonnateur national" est Patrice-Edouard Ngaissonna, un ancien ministre de Bozizé, dont il est toujours proche, et qui a déjà fait de la prison pour détournement de fonds. C'est lui qui mène la délégation à Brazzaville.

 

Mais les nombreuses milices opèrent souvent de manière indépendante, et ont des chefs différents selon leur implantation locale, profitant du profond désordre qui règne dans le pays.

 

Dans cette nébuleuse, se distingue aussi le mouvement "Révolution Justice", une milice active dans le nord-ouest (préfecture de l'Ouham), frontalier du Tchad.

 

Centrafrique: des groupes armés rivaux et divisés
Centrafrique: des groupes armés rivaux et divisés
Centrafrique: des groupes armés rivaux et divisés

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 14:34

 

 

 

 

 

21/07/14 (AFP)

 

Un ex-rebelle Séléka a été tué lundi à Bangui par des miliciens anti-balaka, le jour même où, à Brazzaville, s'ouvre un "Forum de réconciliation nationale" destiné à obtenir la cessation des affrontements entre ces groupes armés qui déchirent la Centrafrique, a annoncé à l'AFP la force africaine Misca.

 

Cette attaque, qui a eu lieu près de l'hôpital communautaire, a provoqué des représailles de la part d'autres Séléka cantonnés dans le camp militaire Béal, qui ont pris en otages plusieurs jeunes revenant d'un lycée proche.

 

"Un élément ex Séléka a été tué lundi tout près de l'hôpital communautaire par des individus se réclamant des anti-balaka alors qu'il sortait pour prendre son petit-déjeuner. Cela a provoqué des représailles d'autres ex Séléka cantonnés au camp Béal, qui sont sortis et ont emporté des biens et de l'argent de commerçants proches de l'hôpital. Des tirs ont été entendus dans la zone, suscitant la peur parmi la population", précise la source de la Misca, sous couvert d'anonymat.

 

"Par ailleurs, des jeunes d'un lycée voisin de l'hôpital, au nombre indéterminé, ont été faits prisonniers par les ex Séléka. Le père de l'un de ces jeunes qui a suivi son enfant au camp Béal, a été poignardé par les ex séléka. Il a été conduit à l'hôpital pour des soins", a ajouté la source.

 

Des éléments de la force européenne (Eufor), déployés dans le 5è arrondissement où se trouve l'hôpital communautaire, ont pris position autour du camp, tandis que.des soldats congolais de la Misca qui protègent l'hôpital ont renforcé leur dispositif.

 

Cet incident survient alors que s'est ouvert le forum de Brazzaville censé déboucher sur la signature d'un accord de cessation des hostilités entre les groupes armés, notamment les anti-balaka et les ex Séléka.

 

Les deux groupes armés, représentés au forum de Brazzaville, n'ont pas réussi à s'entendre au cours de plusieurs rencontres à Bangui ces derniers jours pour adopter une déclaration conjointe dans laquelle ils s'engageraient à aller à la paix et à la réconciliation.

 

Depuis qu'elle a abandonné le pouvoir en janvier sous la pression des forces française Sangaris et africaine Misca, après avoir commis de graves exactions envers les civils, l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane, s'affronte régulièrement, surtout en province, avec des milices anti-balaka, majoritairement des chrétiens et animistes, qui s'étaient constituées pour la chasser du pouvoir.

 

 

Un membre des Séléka abattu en plein Bangui par des Anti-Balaka

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-21 14:52:05 - Un élément Séléka du Camp Béal à Bangui a été lundi matin par des Anti-balakas, un assassinat qui a provoqué une réaction de plusieurs Sélékas qui, dans le désir de venger leur camarade, ont semé quelque peu le désordre avant d’être cantonnés à nouveau dans leur camp par les forces étrangères.


Selon un témoin, la victime ‘'était sortie du camp Béal pour se rendre au Bureau d'affrètement Routier Centrafricain et s'acheter des cigarettes'', mais ‘'une fois à la hauteur du Bureau d'affrètement Routier Centrafricain (BARC) elle a vite été repérée par les éléments du mouvement anti-balaka, qui font la ronde à la gare routière, soit pour accompagner des parents en partance pour Douala. Malheureusement, elle a été arrêtée et tuée sur le coup''.


Les deux autres Séléka qui l'accompagnaient ont réussi à s'échapper et sont allés informer leurs collègues du Camp Béal, ajoute le témoin, soulignant qu'''en guise de protestation, les autres sont sortis pour barrer temporairement l'avenue de l'indépendance et ont promis des représailles contre cet acte odieux''.


Certains Sélékas se sont même aventurés jusqu'à l'hôpital communautaire où ils ont attaqué des commerçants, les délestant de leurs denrées et argent.

 
La circulation routière momentanément troublée par ces incidents a repris son cours normal grâce à l'intervention des troupes étrangères. 


Des centaines d'éléments Séléka sont basés au Camp Béal, situé derrière la maison de la Télévision Centrafricaine (TVCA) depuis plusieurs mois. Ils y sont gardés par les troupes étrangères déployées dans la capitale contre les attaques des Anti-balaka.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800183#sthash.ZT9hQ0H9.dpuf

 

 

NDLR : Sans vouloir jouer aux oiseaux de mauvaise augure, ce grave incident  est assez révélateur de ce qui pourrait se produire même après la signature d’un accord de cessez-le-feu à Brazzaville entre Séléka et anti-balakas qu’on nous annonce car des deux côtés de ces belligérants, on trouve des va-t-en guerre et individus de mauvaise foi, toujours prêts à vouloir en découdre. La présence en pleine ville de Bangui d’éléments Séléka armés et cantonnés sur deux sites (camp Beal et le RDOT au Pk 12) avec de nombreux anti-balakas armés et libres de leurs mouvements tout autour,  n’augure rien de bon et de rassurant. Sur radio Ndéké Luka, un quidam a prétendu à l’antenne au sujet de l’incident de ce jour, qu’il ne serait pas dû aux anti-balakas mais à des « chargeurs » appelés encore "chercher à manger" désoeuvrés qui glandent autour du BARC en raison d'un pont endommagé vers Yaloké… ! Toujours la fameuse thèse des « éléments incontrôlés » qu’on se dépêche de servir pour tenter de justifier les assassinats….

Centrafrique: un ex-séléka tué par des anti-balaka à Bangui le jour du forum de Brazzaville

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 13:24

 

 

 

 

 

21/07/14 (PANA)

 

Les coordonnateurs des secours d’urgence de la Commission européenne et des Nations Unies ont exprimé leur profonde préoccupation vendredi, par rapport à des informations faisant état de niveaux alarmants de violence en République centrafricaine (RCA), y compris plusieurs cas dans lesquels des groupes armés ont pris délibérément pour cible des camps abritant des personnes déplacées.

 

Le Sous-secrétaire général de l'ONU pour les affaires humanitaires, Mme Valérie Amos, et le commissaire européen à la Coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises, Mme Kristalina Georgieva, ont déclaré dans un communiqué conjoint que les attaques représentaient des violations intolérables du droit international et que les auteurs doivent être traduits en justice.

 

Elles ont appelé toutes les parties au conflit, et ceux qui peuvent avoir une influence sur eux de mettre fin aux attaques contre des civils, des écoles, des hôpitaux, des sites religieux et des travailleurs humanitaires.

 

Selon le communiqué, des groupes armés ont attaqué un site religieux d'hébergement abritant 10.000 personnes déplacées à Bambari le 7 juillet, tuant au moins 26 personnes et en blessant 35 autres.

 

Il a noté que cela fait suite à des semaines d’escalade de la violence dans et autour de Bambari et que les hôpitaux de la région sont débordés par l’arrivée de gens qui ont besoin de traitement pour des blessures par balle et machette.

 

'Les Centrafricains survivent sans les articles les plus essentiels, y compris la nourriture, les médicaments et de l'eau propre, et beaucoup vivent en ayant peur pour leurs vies, nous devons rester avec eux et leur montrer qu'ils ne sont pas seuls», ont-elles affirmé.

 

Mme Amos et Mme Georgieva ont également appelé l'Union européenne et les Etats membres de l'ONU à intensifier leurs efforts, tant sur le plan de la sécurité que pour trouver de nouvelles sources de financement pour les opérations humanitaires en RCA et dans les pays voisins.

 

'Bien que les forces internationales menées par l'Union africaine et l'Union européenne jouent un rôle indispensable dans la protection des civils, l'insécurité persiste et entrave le déploiement de travailleurs humanitaires», ont-elles ajouté.

 

Environ 2,5 millions de Centrafricains ont besoin d'aide et plus d'un demi-million de personnes, principalement des femmes et des enfants ont fui leurs foyers et vivent dans des abris temporaires, parfois dans la forêt profonde où dans des sites où ils sont exposés à des attaques.

 

En outre, des vagues de réfugiés et de rapatriés affamés, malades et épuisés arrivent dans les pays voisins, mettant à rude épreuve les communautés d'accueil et créant une crise régionale.

L’ONU et la Commission européenne préoccupées par les attaques contre des civils en RCA

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Centrafrique-Presse.com
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 13:15

 

 

 

 

 

APA publié le : 21/07/2014 à 10:51 UTC 

 

Le Syndicat national des chauffeurs professionnels des transports du Cameroun (SYNCPROTCAM) vient de décider d’un arrêt de travail illimité dès le 5 août prochain sur le corridor reliant la métropole économique Douala à la capitale centrafricaine Bangui, pour protester contre les violences et tueries perpétrées contre des camionneurs.

 

Dans un préavis adressé au ministre des Relations extérieures, il exige que «des solutions durables soient apportées» aux multiples meurtres dont sont victimes les transporteurs camerounais dans ce pays voisin.

 

Cette réaction survient au lendemain de l’assassinat, le 14 juillet dernier à Bangui, d’un motor-boy (accompagnateur du conducteur) nommé Hamma Gambo Djallo, tombé, selon les protestataires, sous les balles des milices antibalaka.

 

Cette mort, précise le SYNCPROTCAM, porte à 6 le nombre de camionneurs camerounais tués par les bandes armées le début de la crise en Centrafrique.

 

En juin dernier, rappelle-t-on, les transporteurs camerounais, qui ravitaillent la RCA depuis le port de Douala, avaient déjà observé plusieurs jours de grève après l’assassinat à Bangui du chauffeur Adamou Oumarou.

 

Les syndicalistes n’avaient accepté de reprendre la route qu’après des assurances de mesures de sécurités faites par les autorités des deux pays.

 

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Le gouvernement centrafricain condamne l’assassinat de l’apprenti chauffeur camerounais

 

Bangui, 21 Juil (ACAP) Le ministre chargé du Secrétariat du Gouvernement avec les Institutions, porte-parole du gouvernement, Gaston Mackouzangba a condamné l’assassinat d’un apprenti chauffeur camerounais, survenu sur une barrière illégale érigée par les anti-balaka, dans un communiqué gouvernemental lu à la radio nationale, lundi 21 juillet à Bangui.

 

L’objectif  du communiqué gouvernement est de dénoncer cet assassinat crapuleux qui met à mal les relations de fraternité entre le peuple centrafricain et le peuple camerounais. 
  
En présentant les condoléances du gouvernement à la famille éprouvée et augouvernement camerounais, le ministre Gaston Mackouzangba a déclaré que le gouvernement s’engage à rechercher les auteurs de ce crime inacceptable et affirme que les auteurs de tels crimes seront un jour rattraper par la justice nationale ou internationale avec l'appui de la communauté internationale.

   
Par-ailleurs, le ministre Gaston Mackouzangba a annoncé que les procédures sont engagées à la demande des parents de la victime auprès des autorités judiciaires et sanitaires compétentes pour l’exhumation du corps enterré à la sauvette en vue de son rapatriement dans les conditions légales. 

 

Nouvelles menaces de grève des transporteurs sur le corridor Douala-Bangui

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 12:17

 

 

 

 

 

http://www.marianne.net/   Lundi 21 Juillet 2014 à 05:00

 

Alors qu'à partir de demain et jusqu'au 23 juillet doit se tenir le forum de Brazzaville au cours duquel il est prévu de faire signer un cessez-le-feu entre anti-balakas et la Seleka, "Marianne" a retrouvé la trace d'un proche du président François Bozizé, Lévy Yakété. Celui-ci aurait trouvé refuge en France depuis octobre 2013. Il est notamment accusé par les Nations unies d'avoir "recruté de jeunes miliciens pour agresser à la machette les personnes hostiles au régime".

 

La France héberge-t-elle un criminel centrafricain ? C’est du moins ce que suggère le rapport d’Amnesty international, publié début juillet. « République Centrafricaine : il est temps de rendre des comptes »,  le titre du rapport est on ne peut plus clair. L’association dénonce l’impunité des responsables présumés des violences en République centrafricaine. 

  
Parmi les noms cités, on trouve celui de Lévy Yakété. Fidèle du président Bozizé, destitué par la rébellion musulmane Séléka, il a été sanctionné le 9 mai 2014 par le Conseil de sécurité des Nations unies pour s’être « livré ou (avoir) apporté un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité de la République centrafricaine ». Toujours selon les Nations unies, il est « accusé d’avoir ordonné l’arrestation de personnes ayant des liens avec la Séléka, commandé des attaques contre des opposants au président Bozizé et recruté de jeunes miliciens pour agresser à la machette les personnes hostiles au régime ». 

 

Mais Lévy Yakété vit donc aujourd’hui en France, entre Paris et Nantes où il a de la famille. Et ce, d’après lui, depuis le 5 octobre 2013. Avant donc les sanctions qui prévoient l’interdiction de voyager et le gel de ses avoirs. Des sanctions que le Quai d’Orsay, joint par Marianne, a confirmé appliquer. 

  
Yakété, lui, explique n’avoir reçu aucune notification de ses sanctions : « Je l’ai découvert sur RFI, puis je suis allé voir mon nom sur le site des Nations unies. J’ai attendu un mois avant de faire une demande de radiation de cette liste. Les Nations unies en ont accusé réception et m’ont renvoyé un courrier m’expliquant avoir transmis le dossier à la France car c’est elle qui est à l’origine de ces sanctions et que je vis actuellement dans ce pays. Pour le moment je n’ai pas de nouvelles ». 

  
Ces sanctions des Nations unies ne semblent pas vraiment le gêner. D’après Amnesty international, l’homme n’a pas de fortune. Il n’y aurait donc pas grand-chose à geler. « J’ai un compte postal sur lequel ma famille me verse un peu d’argent pour mes besoins personnels, mais c’est tout. Là, ils ont tiré dans l’eau, comme on dit chez nous », explique Lévy Yakété. 

  
L’interdiction de voyager ne semble pas le déranger non plus. Sa fille et son fils vivent en France. C’est d’ailleurs comme ça qu’il a obtenu un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le ministère de l’Intérieur, contacté à plusieurs reprises par Marianne, n’a pas confirmé sa validité et n'a d’ailleurs pas souhaité faire de commentaires sur le sujet. 

  
Lévy Yakété peut également, s’il en faisait la demande, se rendre au sommet de Brazzaville qui se tiendra à partir de demain, lundi 21 juillet, et jusqu’au 23 juillet où un cessez-le-feu entre Sélékas et anti-balakas (les milices chrétiennes) devrait être signée. Les sanctions prévoient en effet une dérogation si le voyage se fait pour la paix. Oui mais voilà, Lévy Yakété n’a pas été invité. L ‘homme en est vexé. « Je l’ai dit à plusieurs reprises : il faut faire la paix. Personne n’a voulu ce qui est arrivé sauf la Séléka et ceux qui l’ont commandé. Ce sont eux qui ont voulu que la République centrafricaine se retrouve dans cette situation. Nous, nous ne l’avons pas voulu. Nous avons réagi par instinct de survie ». Yakété prône donc la paix, mais tout en semblant encore plein de rancune. Une fois qu’il est lancé, il a d’ailleurs bien du mal à s’arrêter. Il s’insurge notamment contre les Nations unies, contre les accusations qui sont portées contre lui plus que contre les sanctions. 

  
Lui se dit innocent et considère que c’est aux autres d’apporter la preuve du contraire. Il rappelle ses actes pour défendre le pouvoir, « des actes pacifiques et citoyens », assure-t-il. Et il ne renie pas le communiqué du 13 mars 2013, de la coalition citoyenne d’opposition aux rebellions armées, mouvement qu’il a fondé, même si celui-ci a été exhumé sur un site qui ne lui est pas favorable. Dans ce communiqué, il déclarait que « la loi fondamentale de la République oblige tous les fils et toutes les filles de Centrafrique à s’opposer par tous les moyens à tout acte visant à compromettre l’ordre public, la démocratie et mettant en péril la souveraine nationale ainsi que la vie du peuple centrafricain ». Rappelons que dans le cas présent, l’expression « tous les moyens » inclut aussi les armes… 

  
D’après lui, il serait aujourd'hui considéré par une partie du pays « comme un martyre » et quand il « parle, (sa) voix porte encore ». Une façon de montrer qu’il est toujours influent, sans pour autant reconnaître son implication dans quelque événement que ce soit. 

 

 

NDLR : S'il est vrai que le nom de Levi Yakété figure aux côtés de celui de François Bozizé sur la liste de ceux qui font l'objet des sanctions onusiennes, d'autres bozizistes bien connus qui ont commandité et payé des jeunes désoeuvrés pour brûler le drapeau français et caillasser l'ambassade de France, des USA et du Tchad à Bangui, ont réussi à trouver aussi refuge en France et y coulent des jours tranquilles dans le secret espoir qu'un beau jour, leur vedette reviendrait au pouvoir à Bangui. 

Lu pour vous : Un Centrafricain accusé par l'ONU a trouvé refuge en France
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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 11:48

 

 

 

 

 

21/07/14 (AFP)

 

Un "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" en Centrafrique se tient à Brazzaville du 21 au 23 juillet. Mais ses participants sont divisés et l'on voit mal comment les négociations pourraient aboutir si rapidement.

 

Quelque 170 responsables centrafricains du gouvernement, du Parlement de transition, des groupes armés, des partis politiques et de la société civile étaient attendus lundi matin à Brazzaville à l'ouverture du "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" qui se tient du 21 au 23 juillet sous l'égide du médiateur congolais Denis Sassou Nguesso. Objectif : "convenir de l'arrêt de toutes les violences", avec la signature d'un "accord de cessation des hostilités, du désarmement des groupes armés et d'un nouveau cadre politique de la transition" qui précéderait un dialogue inter-centrafricain dans le pays et dans les camps de réfugiés, avant un éventuel forum national de réconciliation et de reconstruction en octobre à Bangui.

 

Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres tant cette nouvelle tentative de réconciliation nationale, organisée par le groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays ou organisations internationales), semble mal engagée. Les divisions internes régnant au sein des belligérants, tant de la Séléka que des anti-balaka, compliquent les négociations. Quel interlocuteur sera assez représentatif et influent pour engager un processus de paix solide ?

 

Depuis son exil de Cotonou au Bénin, Michel Djotodia a été récemment réélu à la tête de la Séléka mais il reste "personna non grata" pour la communauté internationale. Noureddine Adam, le n°2 des ex-rebelles, est quant à lui sous le coup des sanctions de l'ONU... Selon nos informations, la délégation de la Séléka devrait être dirigée par Moussa Dhaffane, accompagné de Abdoulaye Hissene, Mahamat Taib Yavoub et Moustapha Sabone, le frère d'Abakar Sabone.

 

De leur côté, la classe politique et la "société civile" sont, elles, partagées sur l'opportunité d'aller à Brazzaville, certains réclamant que la réunion se tienne à Bangui. Des questions qui risquent "de peser sur sa réussite et sur la mise en œuvre des décisions qui seront prises" à Brazzaville, estime Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale du cercle de réflexion International Crisis Group.

 

Plusieurs partis politiques et chefs religieux centrafricains - toutes confessions confondues - ont déjà annoncé leur refus de se rendre à Brazzaville, jugeant plus opportun d'organiser le forum dans leur pays. L'interventionnisme des pays de la région pour tenter de régler la crise est mal vécu, qu'il s'agisse du Gabon ou du Tchad, qui ont abrité des sommets n'ayant rien arrangé, ou encore du Congo, dont le président Denis Sassou Nguesso assure la médiation pour la crise centrafricaine au nom de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC).

 

À côté de ses pairs des pays voisins, la présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba Panza, qui a confirmé sa présence à Brazzaville, en est réduite à un rôle de figurante. "Le refus de certains d'aller à Brazzaville exprime un rejet ou une critique de cette gestion par la région", considérée comme une mise sous tutelle qui a échoué jusqu'à présent, commente Vircoulon. Les pays voisins, eux, manifestent leur exaspération face à une classe politique centrafricaine qu'ils jugent indigente.

 

Congo : ouverture du forum sur la RCA

 

21/07/14 (BBC)

 

Les acteurs politiques et les membres des organisations de la société civile centrafricaine sont attendus dès ce lundi à un forum sur la réconciliation en Centrafrique qui se tient à Brazzaville au Congo.

 

La présidente de transition Catherine Samba Panza est arrivée dans la capitale congolaise Brazzaville dimanche après-midi.

 

Elle a déclaré que Brazzaville est "une opportunité importante pour relancer le dialogue, relancer un dialogue pour arrêter de s’entretuer, pour qu’ensemble on décide d’arrêter les hostilités et les violences etc."

 

Malgré les réserves de certains leaders religieux et de la société civile sur la tenue d’une telle assise hors de la RCA, l’hôte du sommet, le président congolais est resté optimiste.

 

Il estime que "la RCA ne devrait pas être oubliée et que Brazzaville est le début d’un processus appelé à se poursuivre."

 

"Le plus important se fera en Centrafrique sur le terrain, là où se trouve le peuple centrafricain; donc je pense qu’il faut rester toujours optimiste et ne pas relâcher l’effort", a déclaré Denis Sassou Nguesso.

 

"J’aimerais vous rassurer que Brazzaville ne sera pas une rencontre de trouble, ni une nouvelle humiliation pour le peuple centrafricain", avait indiqué jeudi dernier la présidente Catherine Samba Panza lors d'une rencontre avec les forces vives de Bangui, précisant que "Brazzaville est une opportunité pour que les centrafricains puissent à nouveau se parler."

 

L‘ objectif de la réunion qui s’ouvre ce lundi se résume à l’idée de s’entendre sur l’arrêt de toute violence.

 

Pour cela, il faudra signer un accord de cessation d’hostilités, désarmer toutes forces et convenir d’un nouveau cadre pour conduire la transition à savoir la formation d’un nouveau gouvernement.

 

Il a été difficile de déterminer le niveau de représentativité des parties et notamment les Anti balaka et les Seleka.

 

Aucune indication non plus n’a été donnée sur la participation ou non de l’ancien président Francois Bozizé.

 

Le ministère congolais des Affaires étrangères et de la coopération a annoncé le 18 juillet dernier que 169 centrafricains vont participer à partir de ce 21, jusqu’au 23 juillet, au forum sur la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Brazzaville.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/07/140721_car-forum...

 

 

Centrafrique : Mme Panza considère le forum de Brazzaville comme une opportunité pour relancer le dialogue

 

BRAZZAVILLE 21/07/14 (Xinhua) - La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a déclaré dimanche à Brazzaville que le forum, qui va réunir les représentants de diverses parties prenantes centrafricaines à Brazzaville du 21 au 23 juillet, est une opportunité pour relancer le dialogue et la réconciliation entre les différents protagonistes.

 

"Brazzaville est pour nous une opportunité importante pour relancer le dialogue entre Centrafricains, relancer le dialogue pour qu'ensemble on arrête de nous entretuer, pour qu'ensemble on décide d'arrêter les cessations des hostilités, les violences, c' était très important", a indiqué Mme Samba Panza à son arrivée à Brazzaville pour prendre part au forum.

 

Evoquant la question sur la participation ou non de certains acteurs politiques centrafricains à ce forum, Mme Samba Panza a relevé qu'un consensus a été trouvé entre ceux qui voulaient venir à Brazzaville et que de nombreux acteurs feront le déplacement de Brazzaville pour participer à ces assises.

 

"De nombreux acteurs centrafricains viendront à Brazzaville, évidemment, certains ont le droit de ne pas venir, s'ils le pensent, mais d'une manière générale, un consensus s'est dégagé pour qu'on vienne, sous l'impulsion de notre médiateur, que nous puissions ensemble avoir des solutions durables de sortie de crise pour l'intérêt des populations", a déclaré la présidente centrafricaine.

 

Le président congolais Denis Sassou N'Guesso a indiqué à cette occasion que le plus important travail du processus de réconciliation va se faire certainement en Centrafrique sur le terrain, là où se trouve le peuple centrafricain, tout en appelant toutes les parties à rester optimiste et ne pas relâcher d'efforts.

 

"Le fait que, d'après ce que je constate, tous les partenaires annoncent leur présence, les centrafricains et nous les médiateurs, le fait que tout le monde soit à Brazzaville est, à mon avis, un bon signe, donc nous allons devoir continuer de travailler, et dans le meilleur esprit possible, la présidente est là et je pense que demain nous allons démarrer ce travail dans un bon esprit", a- t-il déclaré.

 

Entre 160 et 200 participants issues de toutes les parties prenantes de la crise centrafricaine, notamment les autorités gouvernementales, les chefs de la Séléka, les antis-balakas et la société civile, sont attendus à la rencontre de Brazzaville, dont l'objectif est d'arrêter les violences, à travers la signature d' un accord sur la cessation des hostilités, le désarmement des groupes armés et l'établissement d'un nouveau cadre politique de la transition.

 

Centrafrique: ouverture à Brazzaville du "Forum pour la réconciliation nationale"
Centrafrique: ouverture à Brazzaville du "Forum pour la réconciliation nationale"

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 22:19

 

 

 

 

 

A quarante et huit heures de l’ouverture du Forum de Brazzaville, un fait  qu’on ne peut qualifier de « divers » puisqu’il s’agit de mort d’homme, vient rappeler la triste réalité que vivent quotidiennement les Centrafricains et que certains veulent feindre d’ignorer. Il s’agit de l’assassinat au Pk 60 route de Boali d’un chauffeur de camion camerounais distancé du convoi sécurisé, par des bandits qui se disent anti-balakas. Interrogé au téléphone par Radio Ndéké Luka à propos de ce crime, un des porte-paroles des anti-balakas dénommé Emotion Brice Namsio se contente simplement de dire qu’il ne reconnaît pas comme anti-balakas les auteurs de cet homicide et que l’heure n’était plus à la vengeance. Les chauffeurs camerounais menacent d’entrer en grève et de ne plus convoyer les marchandises de la RCA de Douala à Bangui.

 

Les banguissois savent par ailleurs qu’il ne se passe pas de jour sans que des individus se présentant comme des anti-balakas n’arrachent de force moyennant usage de kalachnikov ou grenade, des véhicules à leurs malheureux propriétaires  pour les conduire à leur base  ou chez Edouard Ngaissona à Boy-Rabe avec qui il faut ensuite longuement parlementer pour avoir quelque chance de récupérer ledit véhicule moyennant évidemment gros bakchich.

 

Depuis sa prise de fonction, le patron de la MISCA, le général congolais Jean Marie Michel Mokoko n’a de cesse de qualifier les anti-balakas de « malfaiteurs », de « malfrats », « d’ennemis de la paix » , que la MISCA leur fera la guerre etcque leur « coordonnateur national » Patrice Edouard Ngaissona, est un « fugitif », et voilà que du jour au lendemain, les mêmes anti-balakas sont brusquement devenus des interlocuteurs crédibles et respectables avec lesquels on peut et veut discuter pour les contraindre à aller à Brazzaville signer un accord de cessez-le-feu avec Séléka. Comment peut-on prendre au sérieux les responsables de la MISCA, donc de l’Union Africaine !

 

Faut-il rappeler tout en lui rendant hommage, que durant tout le temps qu’il a commandé l’opération Sangaris avant de passer dernièrement le relais au général Eric Bellot des minières, le général Francisco Soriano a toujours refusé le principe de leur cantonnement que les anti-balakas n’ont eu de cesse de réclamer, estimant avec raison qu’ils n’étaient que de vulgaires voyous et ne méritaient pas d’être pris au sérieux car ils ne représentaient rien du tout à ses yeux.

 

Ce n’est un secret pour personne que l’écrasante majorité des Centrafricains, sauf ceux qui ont des intérêts particuliers et des raisons personnelles pour s’y rendre, ne veulent pas du forum de Brazzaville. On est curieux de savoir comment a été présenté la situation actuelle de la RCA et qu’est ce qui a exactement été dit au président Denis Sassou Nguesso et aux autres chefs d’état de l’Afrique centrale à Malabo pour qu’ils acceptent le principe d’abriter à Brazzaville ce forum initialement présenté comme celui de la réconciliation des Centrafricains avant d’être qualifié seulement de première étape au véritable dialogue qui lui, doit se tenir à Bangui, lorsque l’initiative du forum de Brazzaville a  immédiatement déclenché  un tollé et une levée de boucliers chez les forces vives centrafricaines.

 

Abandonner la mission de désarmement pour laquelle le Conseil de sécurité des Nations Unies a initialement donné formellement mandat à la MISCA et à Sangaris pour juste se contenter de la signature d’un cessez-le-feu entre les principaux  belligérants que sont Séléka et les anti-balakas, document dont tout le monde sait qu’il ne sera pas respecté à peine signé, est une grave dérobade de la communauté internationale que les Centrafricains qui en ont assez des tueries et crimes de guerre des uns et des autres, ne peuvent accepter. 

 

La Rédaction

Le forum de Brazzaville : une grave et inadmissible dérobade

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 22:15

 

 

 

 

 

APA Brazzaville (Congo) - 2014-07-20 21:05:30 - « Brazzaville est une étape importante pour relancer le dialogue entre Centrafricains, pour qu’ensemble on arrête de nous entretuer », a déclaré à la presse, la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, dimanche à son arrivée dans la capitale congolaise où elle prendra part au forum sur la crise dans son pays qui s’ouvre demain lundi.


« Venir à Brazzaville ! Cela a fait débat. Mais un consensus s'est dégagé. Nous sommes en démocratie ; nous ne sommes pas dans un système de pensée unique », a dit Samba Panza, ajoutant que « de nombreux acteurs centrafricains vont venir et d'autres n'ont pas le droit de venir s'ils le pensent ». 

La présidente de la transition en RCA a souhaité que des solutions durables seront trouvées au terme des travaux de ce forum de trois jours (21 au 23 juillet) consacré à la crise qui secoue la Centrafrique depuis la chute du président François Bozizé en mars 2013. 


Pour le médiateur de cette crise le chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso « Il est important que la cause centrafricaine ne soit pas une cause oubliée ». 

Ce forum est placé sou l'égide du président congolais, médiateur dans cette crise, des dirigeants des pays de la sous –région, de l'Union Africaine etc.

« Brazzaville, étape importante pour relancer le dialogue entre Centrafricains », selon Samba Panza

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