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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 01:52

 

 

 

 

 

 

L'UMP, l'UDI et le FN saluent globalement la décision d'engager prochainement des troupes françaises en République centrafricaine, même si l'intervention ne fait pas l'unanimité. Plusieurs responsables relèvent cependant le manque de "cohérence" de la France, en plein examen de la loi de programmation militaire.

 

Ce n'est pas l'union sacrée mais l'engagement militaire français en Centrafrique fait globalement consensus auprès des responsables politiques français. Après le Mali, la France s'apprête à intervenir en Centrafrique en envoyant sur place un millier de soldats. L'opération se fera sous mandat de l'ONU, qui réclame une action rapide pour mettre fin aux exactions dans le pays. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a jugé mardi que "l'inaction et la passivité" n'étaient "pas une option". Mais, a averti le député-maire, "s'il s'agit juste d'envoyer nos soldats sans que la feuille de route ne soit précisée, ça ne pourra pas aller".

 

La Centrafrique, "zone d'influence de la France en Afrique"

 

"Nous soutenons le président", a également indiqué mercredi matinsur BFMTV le leader de l'UDI, Jean-Louis Borloo. Le Front national est lui aussi favorable à cette intervention. "C'est un pays francophone dans lequel nous avons des intérêts à agir, cela fait partie de la zone d'influence de la France en Afrique", explique pour leJDD.fr son vice-président, Florian Philippot. Président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan juge cette opération est "plus qu'urgente"  pour éviter un "massacre communautaire". Membre, comme le député de l'Essonne, de la commission des Affaires étrangères, l'UMP Pierre Lellouche pense quant à lui que la France doit intervenir au nom de la "crise humanitaire" et de "l'inflammation islamiste" en Afrique.

 

A droite, tous ne sont pourtant pas sur la même ligne. Sur LCI, l'UMP Bruno Le Maire s'est dit "préoccupé de voir la France multiplier les interventions militaires un peu partout". Aussi, en Centrafrique, l'ex-ministre souhaite "une force des Nations unies où la France peut prendre une part réduite" mais pas d'engagement "massif sur un nouveau théâtre d'opération". Beaucoup plus sévère, le député UMP Thierry Mariani déplore pour leJDD.fr qu'il n'y ait "aucun politique derrière" cette intervention. "La France prend la responsabilité du devoir humanitaire sur beaucoup de points de la planète", regrette l'élu, lui aussi membre de la commission des Affaires étrangères.

 

"Le gouvernement est en train de saborder l'outil de défense!"

 

Mais qu'ils soient favorables ou non à cette opération, une critique récurrente revient toutefois dans les rangs de l'opposition. "Notre budget de défense est en chute libre, les moyens derrière ne suivent pas, nous sommes en train d'arriver au bout de la logique", regrette Pierre Lellouche. La loi sur la programmation militaire est précisément examinée mercredi à l'Assemblée nationale. Malgré un budget annuel maintenu à 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016, à hauteur de 1,5% du PIB, des restructurations sont engagées. 34.000 suppressions de postes supplémentaires dans les armées sont prévues jusqu'en 2020. Le Budget 2013 prévoyait également une réduction de 650 millions d'euros de crédits d'équipement de la Défense.

 

A l'Assemblée nationale mardi,  François Fillon s'est ainsi dit "surpris" de cette baisse des crédits "alors qu’il n’y a pas d’année sans que nos intérêts nous conduisent à engager des actions importantes (…) hier au Mali, aujourd’hui en République centrafricaine. "Le gouvernement est en train de saborder l'outil de défense!", s'alarme lui aussi Nicolas Dupont-Aignan. "C'est surréaliste de lancer une action en Afrique au moment même du débat de la loi de programmation militaire qui va réduire de moitié notre capacité de projection militaire  (de 30.000 à 15.000 hommes, Ndlr)", affirme le dirigeant souverainiste. "Il faut se donner les moyens des ambitions", abonde Florian Philippot. Pour Thierry Mariani, la France s'engage sur une voie périlleuse, même avec un mandat de l'ONU. "A force de réduire les budgets, il y a un moment ou tout cela finira mal", prévient-il.

 

Arnaud Focraud - leJDD.fr

 

mercredi 27 novembre 2013

 

Source : http://www.lejdd.fr/Politique/Intervention-en-Centrafrique-l-avertissement-de-l-opposition-640887

 

Lu pour vous : Intervention en Centrafrique : l'avertissement de l'opposition
Lu pour vous : Intervention en Centrafrique : l'avertissement de l'opposition

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 01:45

 

 

 

 

 

Les pays membres de la Cour pénale internationale (CPI) se sont mis d'accord sur des modifications des procédures de cette juridiction. Ils souhaitent par ce biais désamorcer les tensions avec le continent africain concernant le prochain procès du chef de l'Etat kényan.

 

Les changements adoptés par les 122 membres de la CPI permettront aux suspects de participer aux audiences du tribunal au moyen de visioconférences, selon des diplomates occidentaux. Ils permettent également aux magistrats d'accorder une exemption à un suspect qui est "mandaté pour assumer une fonction publique exceptionnelle au plus haut niveau de la nation", d'après le texte adopté.

 

Le Kenya et ses alliés au sein de l'Union africaine (UA) font pression fortement pour que le procès du président kényan Uhuru Kenyatta soit annulé ou reporté. Ils font valoir que ce procès risquerait de déstabiliser l'Afrique de l'Est.

 

Uhuru Kenyatta et le vice-président kényan William Ruto sont inculpés de crimes contre l'humanité en lien avec les affrontements ethniques qui avaient suivi les élections de 2007 et avaient fait 1200 morts.

 

Le Kenya et l'UA n'ont pas réussi à faire reporter d'un an les procès de Kenyatta et de Ruto, ce qui a conduit certains pays d'Afrique à exhorter le président kényan à boycotter son procès dès le 5 février. Un boycott constituerait un dilemme pour les plus chauds partisans de la CPI en Europe et en Amérique du Nord, qui considèrent le Kenya comme un allié important dans la lutte contre l'islamisme armé en Somalie.



(ats / 28.11.2013 05h57) 

Les membres de la CPI revoient ses procédures pour calmer l'Afrique

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 01:41

 

 

 

 

RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

Fraternité - Travail – Progrès

 

 

Fédération France – Europe

 

 

 

Pendant une certaine période, la capitale Centrafricaine Bangui et ses environs proches ont semblé connaitre une accalmie relative en dépit de quelques troubles sporadiques. Un certain calme s’instaurait.

 

Mais voilà qu’une recrudescence insupportable de violence éclate à nouveau dans le pays et bien plus marquée dans la capitale. On assiste à des actes de pillage, de braquages, de séquestrations, des violences et voies de faits sur des paisibles et innocents citoyens et notamment des assassinats odieux ; tout cela en toute impunité.

 

Le dernier acte ignoble et intolérable est illustré par l’assassinat, le samedi 16 Novembre 2013, d’un haut fonctionnaire de l’état, le directeur général des services judiciaires, le magistrat Modeste Martineau Bria et deux compatriotes qui l’accompagnaient.

 

Ce drame plonge les centrafricains dans un univers de « FAR WEST ». Ici, le rapport de force n’est pas en faveur de la population innocente et sans défense, livrée à son triste sort.

 

Les forces de défense et de sécurité centrafricaines privées de moyens de travail ne sont d’aucun secours.

 

Le RDC (Rassemblement Démocratique Centrafricain), parti du Rassemblement, de l’Unité et de Paix qui a donné sa caution au Gouvernement de transition pour une bonne marche vers la démocratie apaisée et durable s’inquiète et s’interroge sur l’allure quasi apocalyptique que prend notre pays la CENTRAFRIQUE actuellement.

 

Le Bureau Fédérale France-Europe-Amérique (BFFEA) du RDC tout en adressant ses condoléances aux familles des compatriotes éplorés :

 

- condamne avec fermeté les crimes, les affres et les violations des droits de l’Homme (humain) banalisé en RCA.

 

- exige des autorités centrafricaines que les coupables soient arrêtés et traduits en justice.

- demande impérativement la restauration de l’Etat de droit, le rétablissement de la sécurité par le retour des Forces conventionnelles de défense et de sécurité équipées et reparties sur l’ensemble du territoire national.

 

- attire l’attention de la communauté internationale sur le risque d’implosion qui menace la société centrafricaine dans son ensemble.

 

- exhorte l’ONU, l’UE, l’UA, la CEEAC, la CEMAC, la France, les USA à tout faire pour la mise en place rapide de la MISCA afin de mettre fin au danger qui menace la RCA.

 

Fait à Paris, le 26 novembre 2013

 

Pour la Fédération

 

Pr. Raymond Max SIOPATHIS

DECLARATION DU RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN (RDC) France Europe

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 01:27

 

 

 

 

Par Nicolas Champeaux  RFI jeudi 28 novembre 2013 à 17:23

 

Les autorités françaises assurent que le déploiement de militaires français en Centrafrique poursuit un double motif sécuritaire et humanitaire. C'est pourquoi les ONG françaises actives en Centrafrique ont été reçues au quai d'Orsay plus tôt dans la semaine. Elles espèrent gagner à la faveur de l'intervention, un accès jusqu'ici très limité à des populations dans des zones non sécurisées. Mais elles refusent le mélange des genres comme l’explique Alain Boinet, le fondateur de l'ONG Solidarités International.

 

RFI : D’un point de vue humanitaire, une intervention militaire en Centrafrique est-elle nécessaire ?

 

Alain Boinet : Indiscutablement ! Une intervention humanitaire est indispensable. Nous-mêmes, Solidarités International sommes présents en RCA depuis 2006. A la veille du renversement du président Bozizé, nous étions tout près du départ. Depuis la situation n’a pas cessé de se détériorer. En l’espace de moins d’un an, on a multiplié par quatre notre volume aide humanitaire, à la fois d’ailleurs dans la région de Kabo au Nord où nous sommes, mais aussi maintenant autour de Bangui, dans les zones périurbaines. Donc indiscutablement, les besoins humanitaires sont considérables et vont en s’amplifiant.

 

Plus d’un million de personnes en situation d’insécurité alimentaire, 400 000 personnes déplacées et des foyers de tension assez éloignés les uns des autres. La situation est compliquée en Centrafrique ?

 

Vous avez raison. C’est considérable au niveau des chiffres. C’est considérable parce qu’effectivement, c’est une population de 4,5 millions d’habitants sur un territoire plus grand que la France. Donc il y a des problèmes de distance, des problèmes logistiques. Donc en plus cela complique terriblement le déploiement des secours. Même dans Bangui et les quartiers périphériques de Bangui, aujourd’hui nous intervenons, ce qui n’était pas le cas il y a quelques mois. Les gens sont très démunis.

 

Vous n’avez pas peur, en tant qu’ONG, d’être instrumentalisés par le politique, pour justifier une intervention militaire ?

 

C’est une préoccupation permanente des acteurs humanitaires qui ont pour mission et pour finalité de secourir des populations en danger, sans aucune autre considération et en tout cas pas politique. Il en va même de notre sécurité. On est sur un agenda humanitaire et rien d’autre. Maintenant, il y a cette situation dans laquelle vont intervenir la mission des Nations unies, des forces françaises en appui de l’Union africaine. Il va falloir faire avec.

 

En tant qu’ONG française, cette forte implication militaire de la France risque-t-elle de mettre vos équipes en danger sur place ?

 

C’est clair que dans l’esprit, peut-être de certains rebelles ou bandits qui se sentent concernés par l’intervention, cela peut être l’occasion de se venger ou, tout simplement, de piller, comme on l’a vécu au moment de la prise de Bangui en mars dernier.

 

Vos équipes avaient été malmenées, votre matériel saccagé ?

 

A l’époque, les associations se sont repliées dans les domiciles. Mais les locaux, les bureaux, ont été forcés. Tout a été volé : les véhicules, les ordinateurs, les téléphones. On a pas mal d’expatriés de différentes associations qui ont été malmenés. Donc oui, nous nous se tenons à distance de tout ça. On reste sur nos missions. Nous, notre équipe à Kabo est toujours sur place, à Bangui on continue nos programmes, que ce soit à l’accès en eau potable, l’assainissement, mais on distribue aussi de l’argent aux familles les plus vulnérables, moyennant des travaux d’intérêt collectif qui bénéficient à l’ensemble des communautés. Parfois on est obligé d’interrompre, de freiner, de contourner, parce qu’il y a du banditisme, il y a de la violence.

 

Justement, dans quelle mesure l’insécurité actuelle entrave-t-elle l’action humanitaire en Centrafrique ?

 

Si on prend l’exemple de Bossangoa, qui a vu 40 000 personnes se réfugier autour de l’archevêché de Bossangoa, l’accès est difficile et dangereux et l’aide n’est pas à la hauteur des besoins. Parce que toute action humanitaire dans une situation d’insécurité risque d’être confrontée à cette insécurité, donc n’oublions pas que nous sommes avec des véhicules, qu’on a des moyens de liaison radio, et tout ça peut être, tout simplement volé. Puis ensuite, il y a tout le problème de l’accès parce qu’il faut une les secours viennent de Bangui. Il y a alors le risque tout simplement du détournement de l’aide humanitaire. Ça freine évidemment l’aide, cela empêche parfois d’accéder à certaines populations.

 

Dans le cadre d’une intervention militaire, vous intervenez parfois juste après la sécurisation de zones par l’armée. Alors comment cela se passe très concrètement ?

 

Nous travaillons avec des équipes de Centrafricains et c’est d’abord et avant tout, la relation que nous avons avec nos équipes, mais aussi avec des populations, qui est le meilleur vecteur de sécurité. C’est vraiment essentiel, parce que si on arrivait derrière l’armée française ce serait évidemment totalement différent comme scénario.

 

Après évidemment, en tant que Français, en tant qu’Européens, que blancs, dans un contexte de violence, il y a des risques de dérapage ou des risques de vengeance. Donc il faut qu’on fasse attention. La première chose c’est que les militaires, surtout, ne prétendent pas faire de l’aide humanitaire. Parce que c’est la confusion des genres et ça risque de se retourner contre nous puisque les gens ne font plus le distingo.

 

Le ministre français des Affaires étrangères (Laurent Fabius) nous a indiqué qu’il y aurait dans ces contingents, un officier en charge des relations avec les humanitaires. Le centre de crise aura également à Bangui un civil. Ils feront l’interface. Que ce soit les agences des Nations unies, toute la famille Croix-Rouge et les ONG, on est sur les principes d’indépendance et d’impartialité. On s’attachera tous à ce que l’aide soit à la fois à destination des populations catholiques et des populations musulmanes, sur la base des besoins vitaux évalués par les organisations. Sur des bases aussi objectives que possible, parce qu’on ne peut pas non plus toujours aider tout le monde. Ceci étant dit, le niveau de pauvreté ou d’appauvrissement est tel aujourd’hui, que ça va être à grande échelle.

En RCA, «les militaires ne doivent pas faire d’humanitaire pour éviter le mélange des genres»

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 01:24

 

 

 

 

 

Le Monde.fr | 28.11.2013 à 20h49 • Mis à jour le 28.11.2013 à 20h54

 

L'ambassadeur français en République centrafricaine (RCA), Serge Mucetti, aurait été rappelé par le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, en début de semaine, selon Jeune AfriqueParis a annoncé, mardi 26 novembre, que la France s'apprêtait à envoyer près d'un millier de soldats supplémentaires en RCA.

 

Le 25 novembre, la France avait soumis à ses partenaires du Conseil de sécurité un projet de résolution visant à y renforcer la Misca, la force panafricaine présente en République centrafricaine, avec la perspective éventuelle de la transformer en force de l'ONU de maintien de la paix, impliquant le déploiement de casques bleus. Selon l'ambassadeur français aux Nations unies, Gérard Araud, cette résolution pourrait être adoptée dès la semaine prochaine.

 

La résolution prévoit le recours à la force. Elle autorise la Misca à se déployer « pour une période initiale de six mois » afin de tenter derétablir la sécurité et de protéger les civils. Ban Ki-moon a évoqué le déploiement de 6 000 à 9 000 casques bleus pour sécuriser le pays, en proie à l'anarchie depuis le renversement du président François Bozizé en mars.

Lire aussi : La Centrafrique à l'heure du chaos

 

Bangui était le premier poste de Serge Mucetti, nommé en 2012 avant l'élection de François HollandeJeune Afrique souligne que l'ancien ambassadeur avait été critiqué pour sa gestion du coup d'Etat, qui avait renversé, le 24 mars, l'ancien président François Bozizé. Le nom de son successeur n'est pas encore connu. L'hebdomadaire rappelle qu'un changement d'ambassadeur était également intervenu au Mali, en mars, après le déclenchement de l'opération « Serval ».

 

Source : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/11/28/l-ambassadeur-francais-en-centrafrique-rappele_3522433_3212.html

L'ambassadeur français en Centrafrique rappelé

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 01:19

 

 

 

 

 

 28-11-2013 à 15h34 Par Céline Lussato

 

"La population vit dans la psychose généralisée". Enlèvements, disparitions, meurtres, vengeances, viols, pillages… La situation en Centrafrique s’enfonce dans la violence depuis que la Seleka – en majorité musulmane – a renversé François Bozizé en mars dernier.

 

Une situation qualifiée de pré-génocidaire par le Secrétariat d'Etat américain et qui pousse Paris à renforcer ses troupes sur place de 800 hommes.

 

"Il ne se passe pas un seul jour sans qu’on constate des enlèvements de civils ou militaires sur le chemin du travail, dans la rue ou même chez eux à Bangui", décrit Joseph Larabo de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme dans la capitale. Chez lui, où il se terre pour quelques heures, lui-même menacé pour son activisme, l’homme, qui milite sous un pseudonyme, liste avec précision les crimes dont il a été témoin ou pour lesquels il a rencontré les familles des victimes. "Le scénario est chaque jour le même. Les parents des disparus partent à leur recherche dans les lieux officiels de détention. Sans succès. Et on retrouve les cadavres, deux ou trois jours plus tard, dans le fleuve ou en bas de la colline, un peu en retrait du centre de Bangui. Des corps avec des impacts de balle ou des traces de coups de couteau, les mains ligotées… Des exécutions sommaires ", décrit Joseph Larabo.

 

"Nous avons été témoins aussi de meurtres par balle dans la rue. Ces hommes ainsi assassinés figureraient sur la liste des prétendus soutiens de l'ancien président. Evidemment, cette liste comprend de très nombreux noms qui n'ont rien à voir avec la politique et sont exécutés sommairement sans aucune forme de procès pour d’autres raisons…", explique l’activiste.


Au-delà de cette violence ciblée, le militant de la ligue des droits de l’homme souligne également le climat de peur généralisée entretenue par la mainmise, décrit-il, des hommes de la Séléka sur la ville.

Couvre-feu

"A partir de 18h, les rues se vident à Bangui. Le couvre-feu est à 21h, mais la plupart des gens qui rentrent chez eux en fin d'après-midi n'y dorment pas. Ils rejoignent la brousse ou les collines ou bien partent chez des parents pour ne pas se retrouver seuls chez eux. C'est trop dangereux", affirme le militant.


"La nuit dernière, ils sont venus dans mon quartier, à la Cité Jean XXIII, vers une heure du matin. Souvent, ils ciblent des gens en particulier qu'ils enlèvent avant de les exécuter. Mais parfois ils cherchent des valeurs et s'ils débarquent chez vous et que vous n'avez ni argent ni biens qui les intéressent gare à vous !"

 

Une violence qui n'est pas réservée à la capitale. Dans les villes et villages, aussi, les témoignages arrivent. Villages encerclés, descentes d'hommes armés, pillages, viols... Et aussi racket organisé. Des barrages ont essaimé sur les routes et des chefs de village sont parfois contraints de collecter une sorte d'impôt sous peine de représailles contre les habitants. "Si les chefs ne collectent pas ces impôts, ils brûlent les habitations, les récoltes… Alors les populations des campagnes quittent les villages pour rejoindre la brousse où elles sont moins en danger".

 

Une déroute aux "conséquences très graves" pour la population, estime Sylvain Groux, chef de mission de Médecins sans Frontières en Centrafrique. "Ce qu'on retrouve depuis le début de la rébellion et la contre-violence qui a suivi ce sont des populations qui ont fui leur village depuis des semaines voire des mois et se retrouvent dans leurs champs par petits groupes familiaux, sans accès à l'eau potable, à l'hygiène ou aux marchés réguliers, les enfants n'ayant aucun accès à l'éducation. Surtout, ils n'ont aucun accès à la santé. La population craint de se rendre en ville, a peur d'être victime de violences. On craint donc à la fois pour les blessés qui restent en brousse mais aussi pour les populations – femmes, enfants vieillards – qui souffrent du paludisme, de diarrhées, d'infection respiratoire… de maladies qui pourraient se soigner mais dont ces personnes peuvent mourir faute de soin", explique l'humanitaire.

Anti-balakas

Les forces étrangères ont commencé à se déployer dans le pays pour réduire l'insécurité mais la Centrafrique fait bel et bien face à un engrenage de violences.

 

Ce que décrit aussi Joseph Larabo. Le chrétien confirme les exactions des anti-balakas, ces milices "d’auto-défense" qui ont émergé ces derniers mois dans le pays. Constituées comme une résistance à la Séléka, elles se sont transformées au fil de l’enchaînement des meurtres et pillages en véritable pièce du puzzle de la violence, visant directement, par vengeance, la minorité musulmane du pays.

 

"A Bossangoa, Bouar, Bouca… le fait que ces éléments de la Séléka ont commencé à attaquer les églises chrétiennes, à commettre des agressions et à imposer de lourds tribus financiers aux chrétiens, a amené certains Centrafricains à se constituer en groupes d’autodéfense. Ceux qu’on appelle les anti-balakas", affirme le militant. "Et ces groupes ont commencé à cibler la population musulmane pour se venger, à assassiner des musulmans en représailles des actes de la Séléka. C’est une riposte des jeunes des villages qui ont vu leur maison brûlée et leur femme violée et ripostent avec les armes traditionnelles : flèches, machettes… Leur présence constitue une certaine sécurité pour la population villageoise chrétienne. Mais les anti-balakas ont aussi commencé à perpétrer des attaques contre la population musulmane", décrit Joseph Larabo

 

"Ce cycle de violence doit s'arrêter avant que cela devienne une crise au niveau national," alerte Sylvain Groux.

 

"C'est quelque chose d'inédit en Centrafrique puisque les musulmans minoritaires ont toujours fait parti du paysage dans une bonne cohabitation. Cette haine est née entre des gens qui ont vécu ensemble durant de très nombreuses années, qui ne se voient plus du tout du même œil. Nous craignons vraiment que, si ces actes de violence se poursuivent, la réconciliation mette énormément de temps avant de pouvoir naître. Au prix de nombreux morts."

 

Céline Lussato – Le Nouvel Observateur

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20131128.OBS7466/centrafrique-on-retrouve-les-cadavres-deux-ou-trois-jours-plus-tard.html

Lu pour vous : Enlèvements, disparitions, meurtres, pillages… la Centrafrique s'enfonce dans la violence, témoignent les acteurs de terrain à Bangui.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 01:10

 

 

 

 

 

Le Monde.fr | 28.11.2013 à 18h35


Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA), a vu arriver, jeudi 28 novembre, les premiers avions militaires qui doiventacheminer le matériel de la prochaine mission française d'envergure en Afrique. Après le Mali, où les troupes françaises sont toujours déployées, Paris s'apprête à intervenir dans le chaos centrafricain. « Nous devons être présents, à notre place », expliquait mercredi le président François Hollande pour justifier le déploiement, à terme, d'un millier d'hommes.

 

Des coups d'Etat à répétition La France, qui dispose sur place d'un contingent de 410 hommes, est déjà intervenue à plusieurs reprises en RCA depuis l'indépendance, en 1960, de ce pays profondément instable et en proie à des coups d'Etat et des guérillas récurrents. Le dernier épisode en date est le renversement, en mars, du président François Bozizé par les rebelles de la Séléka. M. Bozizé avait lui-même accédé au pouvoir par un coup d'Etat, en 2003. Mais le président n'a jamais été capable d'étendre son autorité sur le nord du pays, une région reculée et historiquement hors contrôle du pouvoir central.

 

L'autorité de M. Bozizé a commencé à vaciller après sa réélection contestée, en 2011, à la présidence. Fin 2012, plusieurs mouvements de rébellion du nord se sont unis pour former la Séléka – « alliance » en Sango, le dialecte local. Malgré la signature d'un accord de paix en janvier, la Seleka s'empare de Bangui et renverse M. Bozizé en mars. Michel Djotodia s'autoproclame président pour une période de transition de trois ans.

 

Comment le chaos s'est installé Très vite, et malgré le soutien du Tchad et du Congo-Brazaville, le nouvel homme fort de la Centrafriquese révèle à son tour incapable de tenir les rênes. La Séléka, une coalition de groupes très hétérogènes appuyés par des mercenaires étrangers, des brigands et des coupeurs de route de tout poil, éclate. Elle sera offciellement dissoute à la mi-septembre. En l'absence d'un commandement unifié et fort, les exactions contre les populations civiles se multiplient.

 

Les organisations non gouvernementales dénoncent des pillages et des atteintes au droit de l'homme. « Les bandes armées se livrent à des razzias et des massacres. Des villages sont brûlés, pillés. Les habitants sont tués ou sont en fuite dans la brousse », explique à l'AFP Jean-Marie Fardeau, de l'organisation Human Rights Watch, avant de mettre en garde : « On peut parler d'une stratégie criminelle de ces groupes, mais il n'y a pas de coordination entre eux, pas de planification. » Et il est pour l'instant impossible de connaître le nombre de morts qu'a engendré ce conflit.

 

Les prémices d'un conflit religieux En plus de ces exactions, un conflit à teneur confessionnelle se profile. Le département d'Etat américain évoque même une situation « prégénocidaire », terme qui ne fait pas consensus chez les observateurs. Les membres de la Séléka sont essentiellement de confession musulmane, pratiquants ou non, alors que la population centrafricaine est composée à 80 % de chrétiens. Le conflit a cristallisé les sentiments d'appartenance religieux et, après les pillages de la Séléka, des groupes d'autodéfense chrétiens – les « anti-balaka », antimachette en Sango –, qui avait déjà été formés ponctuellement par l'ancien dirigeant Bozizé, se sont reformés en septembre. Ils s'en sont pris aux populations musulmanes, assimilées aux anciens rebelles.

 

Dès lors, les clivages religieux se sont fait jour et ont alimenté un cycle de ripostes. « On assiste à des représailles ciblées à la fois contre des villages chrétiens et musulmans, et les civils en sont les premières victimes », analyse le responsable de Human Rights Watch. Même s'il existe de longue date des conflits traditionnels entre éleveurs nomades musulmans et paysans sédentaires chrétiens, cette situation est inédite dans un pays où les populations vivaient mélangées dans les mêmes quartiers et les mêmes villages.

 

Une situation humanitaire alarmante Selon l'ONU, sans « action rapide et décisive », la crise risque d'« échapper à tout contrôle ». Les troubles politiques et sécuritaires ont entraîné une crise humanitaire : sur les 4,6 millions d'habitants de la RCA, 2,3 millions sont en« situation d'assistance humanitaire ». Le bureau onusien de la coordination des affaires humanitaires, l'OCHA, dénombre 400 000 déplacés internes et 68 000 réfugiés centrafricains dans les pays voisins, principalement en République démocratique du Congo. Quelque 1,1 million de personnes sont également affectées par l'insécurité alimentaire.

 

La mission de l'armée française La mission précise de l'armée française dans le chaos centrafricain n'a pas encore été définie, et ne le sera qu'après l'adoption d'une résolution à l'ONU. Tout au plus les grandes lignes ont-elles été données par les responsables français. « Ce que nous devons faire, c'est trouver une solution humanitaire qui passera par une phase sécuritaire, qui débouchera ensuite sur une transition politique dont on sait qu'elle n'est pas facile dans ce pays depuis, hélas, trop d'années », a déclaré M. Hollande.

 

En même temps qu'il annonçait l'ampleur du déploiement – un millier d'hommes –, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, a quant à lui évoqué une intervention qui « n'a rien à voir avec le Mali ». L'objectif ne serait pas de mettre hors d'état de nuire tel ou tel groupe armé, mais plutôt d'endosser un rôle de gendarme. « Là, c'est l'effondrement d'un Etat et une tendance à l'affrontement confessionnel. (…) Il s'agit d'arrêter la catastrophe en République centrafricaine et de reconstruire un pays qui n'existe plus », a-t-il expliqué. Une mission ambitieuse, donc, qui s'annonce difficile à remplir dans « la période brève, de l'ordre de six mois à peu près » qu'a définie le ministre.

 

Sur le terrain, la mission militaire française devrait se concentrer sur la sécurité des principaux axes routiers et des grandes agglomérations, indique à l'AFP une source au ministère de la défense.

 

Un mandat de l'ONU Sans l'aval des Nations unies, la France aurait du mal à légitimer une nouvelle opération dans son ancienne colonie, mais le vote attendu dans les prochains jours d'une résolution au Conseil de sécurité devrait lui permettre de déployer rapidement ses troupes.

 

C'est sous l'impulsion de Paris que les quinze pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont décidé d'agir. La résolution est placée sous le chapitre VII de la Charte de l'ONU, qui prévoit le recours à la force. Elle autorise une Mission internationale de soutien à la Centrafrique, la Misca, à se déployer, avec comme objectif le rétablissement de la sécurité et la protection des civils. Celle-ci remplacerait ainsi la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac), engagée par les pays de la région. Officiellement, les militaires français devraientappuyer la Misca, qui manque de financements et peine à se former, mais devra compter à terme 3 600 hommes.

 

Thomas Loubière


 

Source : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/11/28/que-va-faire-l-armee-francaise-en-centrafrique_3522286_3212.html

Lu pour vous : Que va faire l'armée française en Centrafrique ?
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 01:01

 

 

 

 

Bangui (AFP) - 28.11.2013 18:59

 

L'armée française, qui doit intervenir militairement pour rétablir l'ordre en Centrafrique, a commencé jeudi à acheminer hommes et matériel vers Bangui à partir des pays voisins, en attendant une prochaine résolution de l'ONU.

 

"Quelques rotations d'avions militaires français ont eu lieu ces dernières heures de manière rapprochée venant surtout du Gabon, pour acheminer des matériels", a affirmé à l'AFP une source aéroportuaire sous couvert d'anonymat.

 

Par ailleurs, "de nombreux véhicules de patrouilles et de transport de troupes", notamment "des véhicules de l'avant blindé (VAB) et des véhicules blindés légers (VBL), sont arrivés du Cameroun par la route et ont été conduits directement au Camp militaire M'poko", la base de la force africaine en Centrafrique, a déclaré jeudi une source militaire centrafricaine.

 

D'après cette source, "des missions de reconnaissance du terrain et des patrouilles mixtes sont effectuées en ce moment par des équipes constituées de légionnaires et des éléments faisant partie des 410 hommes déjà positionnés à Bangui".

 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé mardi le déploiement prochain d'un millier de soldats pour rétablir l'ordre en Centrafrique, "pour une période brève, de l'ordre de six mois à peu près".

 

L'opération en Centrafrique "n'a rien à voir avec le Mali", a-t-il dit. "Là, c'est l'effondrement d'un Etat et une tendance à l'affrontement confessionnel".

 

Le ministère français de la Défense n'avait pas encore confirmé jeudi matin l'envoi d'éléments logistiques.

 

L'opération française mobilisera au total environ un millier d'hommes, ce chiffre comprenant les 400 militaires déjà déployés sur place, selon le cabinet de M. Le Drian. Le volume des troupes est encore susceptible d'être modifié sur les instructions du président François Hollande, a-t-on précisé de même source.

 

Une trentaine de militaires français du génie sont arrivés dès lundi sur l'aéroport de Bangui pour préparer ses installations à l'arrivée future de soldats français et africains, selon l'état-major des armées. Ils ont été acheminés par avions avec leurs engins lourds de chantier.

 

La Centrafrique s'est enfoncée dans l'anarchie depuis le renversement, le 24 mars, du président François Bozizé par Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka. M. Djotodia, devenu président de transition, a dissout la Séléka, sans pour autant réussir à rétablir l'ordre.

 

Dans les rues de la capitale, les véhicules des forces françaises se font désormais plus nombreux et plus visibles. La présence de militaires français alimente les discussions et les espoirs sont grands de voir enfin les exactions cesser.

 

"Je suis convaincu que la France ne va pas cautionner toutes ces exactions. Elle va mettre fin à tout cela et faire repartir la transition sur de nouvelles bases et un nouvel élan", a confié jeudi à l'AFP un ancien diplomate centrafricain sous couvert d'anonymat.

 

"Arrêter la catastrophe"

 

A Bangui comme dans l'arrière-pays, les crimes à répétition commis par d'ex-rebelles devenus des bandits impitoyables menacent de faire basculer le pays dans une logique de guerre civile.

 

L'organisation Human Rights Watch (HRW) a dénoncé mardi soir à Paris la "stratégie criminelle" des groupes armés en Centrafrique, à l'origine de razzias et de meurtres, sans parler pour autant d'un risque de génocide, "un terme pas adapté" à la situation, selon l'ONG.

 

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a lui précisé devant la presse qu'il "s'agit d'arrêter la catastrophe en République centrafricaine et de reconstruire un pays qui n'existe plus", évoquant "une situation de non Etat, d'implosion, qui risque d'avoir des conséquences sur les pays voisins".

 

Paris a soumis lundi au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution visant à renforcer la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) déjà présente, avec la perspective de la transformer en force de maintien de la paix de l'ONU.

 

Le texte proposé par Paris pourrait être adopté la semaine prochaine, a estimé l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud.

 

La résolution prévoit la mise en place d'un fonds de soutien à la Misca, qui compte 2.500 hommes, sur un total prévu de 3.600, mais peine à atteindre son effectif plein et manque de moyens.

 

Tout en réclamant "l'application rapide des accords de transition" en Centrafrique, avec dans la foulée des élections libres et équitables, le projet de texte "autorise les forces françaises" présentes dans le pays à "prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca".

 

 

© 2013 AFP

Centrafrique: l'armée française monte en puissance à Bangui

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 00:52

 

 

 

 

 

L'armée française, qui s'apprête à intervenir militairement pour rétablir l'ordre en Centrafrique, a commencé à acheminer hommes et matériel vers Bangui à partir des pays voisins, selon des sources concordantes jeudi. Ce pays s'est enfoncé dans le chaos, avec des violences quotidiennes dans les provinces reculées comme à Bangui, depuis que l'ex-rébellion Séléka dirigée par Michel Djotodia a renversé le président François Bozizé fin mars.

 

«Quelques rotations d'avions militaires français ont eu lieu ces dernières heures de manière rapprochée venant surtout du Gabon, pour acheminer des matériels», a affirmé à l'AFP une source aéroportuaire sous couvert d'anonymat. Par ailleurs, «de nombreux véhicules de patrouilles et de transport de troupes», notamment «des véhicules de l'avant blindé (VAB) et des véhicules blindés légers (VBL), sont arrivés du Cameroun par la route et conduits directement au Camp militaire M'poko», la base de la force africaine en Centrafrique, a déclaré jeudi une source militaire centrafricaine.

 

Un millier de soldats français en Centrafrique

 

D'après cette source, «des missions de reconnaissance du terrain et des patrouilles mixtes sont effectuées en ce moment par des équipes constituées de légionnaires et des éléments faisant partie des 410 hommes déjà positionnés à Bangui, de concert avec la force africaine et les forces de défense et de sécurité centrafricaines». La France a annoncé lundi le déploiement prochain d'un millier de soldats pour rétablir l'ordre en Centrafrique, en appui aux forces africaines de la Misca, dans le cadre d'une résolution de l'ONU qui pourrait être adoptée la semaine prochaine.

 

Espoir que les exactions cessent

 

Dans les rues de la capitale, les véhicules des forces françaises se font désormais plus nombreux, et donc plus visibles. La présence des militaires français alimentent les discussions et les espoirs sont grands de voir enfin les exactions cesser. 

 

Avec AFP



Source : http://www.20minutes.fr/monde/1256187-20131128-france-commence-a-envoyer-militaires-materiel-centrafrique

La France s'apprête à intervenir à Bangui en Centrafrique...

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 00:38

 

 

 

 

 


(Panapress) 27-11-2013 : Le président de la transition en Centrafrique, Michel Djotodia, est arrivé mercredi à Brazzaville pour une visite de travail au cours de laquelle il aura des entretiens avec le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso



M. Djotodia a été accueilli à l’aéroport international de Maya-Maya par le ministre d’Etat, directeur de Cabinet du président congolais, Firmin Ayessa, en présence des membres du gouvernement.


Au cours de sa visite, Djotodia et Sassou-Nguesso auront des entretiens sur la situation de crise sécuritaire et humanitaire que traverse la Centrafrique depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition la "Séléka", le 24 mars 2013, selon le programme officiel.



Le 6 novembre dernier, lors d'une visite officielle à Oyo, petite ville située à  plus de 550 kilomètres au nord de Brazzaville, le président Djotodia avait promis de rétablir la paix d’ici la fin de cette année dans son pays, en proie à l’insécurité depuis le renversement du régime de François Bozizé, en mars 2013.

 

 

Source : http://www.africanmanager.com/158644.html

Arrivée à Brazzaville du président de la transition en Centrafrique

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