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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 00:58
Lu pour vous :  S'installer en Afrique centrale

 

 

PAR VIVIANE FORSON  Publié le 30/06/2018 à 05:53 - Modifié le 30/06/2018 à 09:56 | Le Point Afrique

 

Voilà une région qui, malgré les contrariétés politiques, s'évertue à bouger. Entre start-up, croissance gabonaise et robotique à Kinshasa, il est possible de creuser son sillon.

 

Yaoundé, Libreville, Kinshasa, Brazzaville, ­Malabo, N'Djamena, Bangui, São Tomé : s'installer en Afrique centrale, c'est s'offrir bien des possibilités. Les défis sont à la mesure de ce territoire de huit pays aux réalités complexes.

 

Le Cameroun devant

 

En 2017, le Cameroun était la première ­économie de la zone, avec une contribution de 29 % au PIB régional. Souvent qualifié d'« Afrique en miniature » pour sa diversité géographique et humaine, le pays de Samuel Eto'o attire francophones comme anglophones grâce à l'implantation d'entreprises étrangères et au dynamisme de ses start-up. Les activités agricoles et forestières s'appuient sur les cultures de rente (cacao, café, palmier à huile) et vivrières (banane plantain, maïs). Mais rien de comparable entre Yaoundé, la capitale « aux sept collines », où se déploie une certaine douceur de vivre, et Douala, la capitale économique aux centres d'affaires ­modernes et destination touristique de choix.

 

Entre ses forêts équatoriales et ses plages (Kribi, Limbé), le Cameroun regorge de richesses naturelles. Tous ces atouts ne doivent pas faire perdre de vue que le pays vit une tragédie au nord avec les attaques de Boko Haram et la crise anglophone au sud-ouest et au nord-ouest.

 

Gabon, Congo, RD Congo : espace de contrastes

 

Le Gabon voisin assume avec fierté sa ­mosaïque de communautés et de religions. Le pays est en pleine croissance économique et attire ­investisseurs et « repats » rentrés au bercail.

 

Bien que les années de guerre civile soient ­derrière elle, la République démocratique du Congo continue de lutter contre l'insécurité politique et économique. Il est impératif, pour ceux qui s'y expatrieront, de prendre ces éléments en compte. Le secteur minier reste le plus attractif, avec celui du bois, les infrastructures touristiques en construction et le travail avec les ONG.

 

Séparées par le fleuve Congo, Brazzaville et Kinshasa s'observent. Plongée dans une crise ­économique, la RDC va devoir se diversifier. L'agrobusiness et l'écotourisme sont prometteurs.

 

Guinée équatoriale, São Tomé, Tchad, Centrafrique : situation difficile, mais...

 

De son côté, la Guinée équatoriale, qui tire ­l'essentiel de ses revenus de l'or noir, est en plein marasme. Le Tchad, lui, a amorcé sa relance à ­travers le plan national de développement (PND) doté de plus de 17 milliards d'euros engagés avec les bailleurs de fonds. Restent la Centrafrique et São Tomé, deux pays dépendant des aides internationales. Le premier semble ne pas pouvoir se remettre du renversement de l'ex-président François Bozizé en 2013. Et l'économie de São Tomé, axée sur le cacao-café, ne fait plus recette. Toutefois, l'Afrique centrale devrait enregistrer une montée en flèche de sa croissance économique à 2,4 % en 2018 et à 3,4 % en 2019.

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 00:40
RCA : violences à Bambari. Quelles conséquences pour la population ?
RCA : violences à Bambari. Quelles conséquences pour la population ?
RCA : violences à Bambari. Quelles conséquences pour la population ?

 

 

 https://www.msf.fr/  28 JUIN 2018 - MIS À JOUR LE 29 JUIN 2018

 

Paul Brockman, chef de mission pour Médecins Sans Frontières, est de retour de République centrafricaine (RCA). Il est extrêmement préoccupé par le niveau des violences dont il a été témoin pendant ses quatre mois passés dans le pays, et notamment par les conséquences des affrontements qui se sont déroulés à Bambari.

 

Après une année de calme relatif, cette ville située dans le centre du pays a de nouveau rejoint la liste des communes en proie à des violences et des attaques brutales, menées par des groupes armés. De nombreux habitants ont fui la ville et sont privés d’accès aux soins de santé.

Médecins Sans Frontières soutient les activités de chirurgie et de pédiatrie de l’hôpital régional de Bambari.

Que s’est-il passé à Bambari à la mi-mai ?

Cette nouvelle vague d’affrontements et de combats a commencé à Bambari le matin du 15 mai. La veille, les cadavres de deux hommes avaient été retrouvés sur une route au sud de Bambari. Cet événement a poussé près de 300 personnes à se réfugier dans l’hôpital de la ville, en pensant que cet endroit pourrait leur servir d’abri pour échapper aux violences et aux représailles.

Puis, le matin du 15 mai, nous avons entendu des coups de feu dans toute la ville et les blessés ont commencé à arriver à l’hôpital. Des familles entières ont été blessées par balles. Pendant une semaine, Bambari était en état de guerre. De la mi-mai à la mi-juin, 36 personnes ont été blessées, mais nous pensons que le nombre de victimes est bien plus élevé, car de nombreuses personnes n’ont pas pu atteindre l’hôpital.

 

Peut-on encore parler de conflit entre musulmans et chrétiens ?

Non, car le conflit en République centrafricaine est beaucoup plus compliqué que cela. Il y a beaucoup plus de groupes armés aujourd’hui qu’il n’y en avait durant le conflit entre 2013 et 2014 ; et les alliances entre ces groupes peuvent changer très rapidement.

Ces conflits sont liés au contrôle des ressources et aux luttes de pouvoir. Les premiers à souffrir de tels conflits sont les populations civiles, abandonnées à leur sort.

 

Bambari a été déclarée “ville sans armes” en 2017. Pourquoi une telle explosion de violence ? 

Bambari était calme, mais entourée par les combats et les affrontements. Cette nouvelle vague de violence n’est pas sortie de nulle part. La ville semblait tranquille car la MINUSCA [Mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique] a repoussé les groupes armés en dehors de la ville il y a un an et déclaré que la ville était “libérée des armes”.

Mais ces groupes armés se sont simplement déplacés vers les villages autour de Bambari. Ils sont restés là, en essayant de trouver de nouveaux moyens de se faire de l’argent, comme taxer ou voler les habitants de la région : les communautés locales et les personnes déplacées originaires d’autres provinces du pays. Puis le 15, les coups de feu ont de nouveau atteint la ville.

Quels sont les principaux besoins médicaux à Bambari ? 

De nombreuses personnes ont fui la ville. Les déplacements de populations sont problématiques, car ils exposent ces personnes à de nombreux risques. Le fait de dormir dehors augmente par exemple les risques d’être piqué par un moustique porteur du paludisme. Cette maladie, qui peut être mortelle, est celle que nous traitons le plus en RCA.

Suite aux combats de la mi-mai, les équipes de Médecins Sans Frontières ont déployé des cliniques mobiles à 8 kilomètres à l’ouest de la ville, là où les habitants de Bambari s’étaient déplacés pour trouver refuge. Le premier jour, 120 personnes sur 165 ont été testées positif lors d’un dépistage contre le paludisme. Deux cas de méningite ont également été confirmés.

Est-ce que MSF est en mesure de travailler à Bambari ? 

C’est très difficile. La situation a empiré le 30 mai lorsque la maison de MSF à Bambari a été dévalisée par des hommes armés au milieu de la nuit. Heureusement, nos équipes sur place n’ont pas eu de blessures graves. Après cet incident, nous avons décidé d’évacuer une grande partie de notre équipe vers Bangui, la capitale du pays. Deux incursions violentes ont eu lieu depuis à l’hôpital de Bambari : des hommes armés sont entrés à la recherche d’ennemis parmi les patients, ou pour évacuer des membres de leurs groupes avant que d’autres ne viennent les tuer.

ÉCLAIRAGE

Une équipe réduite de MSF travaillait encore dans l’hôpital et après une analyse de la situation sécuritaire, nous avons décidé de lui adjoindre une équipe médicale et chirurgicale pour la soutenir dans la prise en charge des blessés. Ainsi, depuis le 15 juin, nous pouvons de nouveau proposer des soins chirurgicaux aux patients. Mais de nombreux services de santé sont encore défaillants.

 

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 00:16
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Un prêtre tué par des hommes armés proches de l’UPC à Bambari

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 30 JUIN 2018

 

BANGUI, le 30 Juin (RJDH)—L’abbé Firmin Gbagoua, vicaire général du diocèse de Bambari a été tué hier soir par des hommes armés proches de l’UPC. Information confirmée au RJDH par des sources concordantes.

 

Le prêtre, selon nos informations, a reçu une balle au ventre lors d’une attaque contre la cathédrale Saint Joseph où il s’y trouvait. Certaines sources parlent de braquage « ces hommes armés sont venus tard la nuit avec intention de nuire. Pris de peur le prélat s’est mis à l’abri et malheureusement il a été aperçu par ces bourreaux qui l’ont sommé de leur donner de l’argent. C’est dans les échanges avec ses hommes armés qu’ils l’ont tiré à bout portant. Amené à l’hôpital, il n’a pas survécu » a raconté au RJDH une source locale.

 

Un paroissien de Bambari joint par le RJDH confirme la mort de ce prélat en ces termes « l’abbé, Firmin Gbakoua est mort suite à ses blessures car transféré à l’hôpital, il n’a pas pu être pris en charge comme il se doit. C’est aux environs de 2 heures du matin que le vicaire général de Bambari a rendu l’âme » a-t-il témoigné.

 

Tout le diocèse est sous le choc. Les prêtres et les sœurs contactées par le RJDH n’ont pas pu répondre aux appels. C’est le deuxième prêtre du diocèse de Bambari tué par les ex-Séléka. Le premier a été l’abbé Désiré Agbabata, tué en avril dernier dans sa paroisse à Séko, une ville située à 63 kilomètres de Bambari. Cette attaque replonge l’église dans l’émoi s’il faut penser à Toungoumalé Baba, Désiré Agbata et Firmin Gbagoua nonobstant les paroissiens de Notre Dame de Fatima.

 

 

Centrafrique : Les évêques du pays s’opposent à toutes tentatives d’amnistie en faveur des auteurs de crime

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 30 JUIN 2018

 

BANGUI, 29 Juin 2018(RJDH) —Réunis en conférence des évêques à Berbérati à l’ouest du pays, les évêques ont exprimé entre les lignes leur opposition à toute idée d’amnistie sous une forme quelconque en faveur des auteurs présumés de crimes. Conclusion de cette rencontre le 24 juin à Berberati.

 

La position des évêques de Centrafrique a été rendue publique le 24 juin 2018 à la clôture de l’assemblée ordinaire des évêques de Centrafrique tenue à Berberati. Cette position vient renforcer les dispositions de la loi suffisamment claire sur la question d’amnistie. Elle intervient au moment où les leaders de la société civile et une partie de la classe politique soupçonne l’initiative africaine pour la paix dans le pays de converger dans le sens de l’amnistie.

 

Les évêques ont rappelé le gouvernement, la communauté internationale sur la force de l’autorité de l’Etat, « l’autorité de l’Etat est non négociable et par conséquent ne peut faire l’objet d’un quelconque marchandage », peut-on lire dans la déclaration.

 

Pour mémoire, plusieurs personnes visées par la justice ont été amnistiées. Par exemple en 2003, les proches de François Bozizé qui avait pris le pouvoir par les armes en chassant le président démocratiquement élu Ange Félix Patassé ont bénéficié de l’amnistie au bénéfice du dialogue de réconciliation nationale. Neuf (9) ans après le pays retombe dans la même situation avec la prise du pouvoir par les armes de Michel Djotodia Amnondroko. La justice et la réparation constituent pour les évêques la seule voie de retour définitif de la paix à l’exemple du Rwanda.

 

Face à cette expérience du passé, les évêques ont par la même occasion interpellé le gouvernement sur la justice seul moyen pour un retour définitif de la paix, « il n’y a pas de réconciliation ni de développement durable sans la justice. L’impunité et l’amnistie que certains tentent de nous imposer ne nous apporteront pas la paix. Car elles portent en elles-mêmes les germes d’autres crises », ont-ils mentionné dans la déclaration.

 

La justice est la voie privilégiée par les évêques de Centrafrique après l’échec de justice internationale dans le procès Bemba et l’ouverture des enquêtes par la Cour Pénale Spéciale.

 

 

L’Église centrafricaine endeuillée par un nouvel assassinat de prêtre

 

https://www.vaticannews.va 

 

La flambée de violences en République centrafricaine a fait une nouvelle victime à Bambari, dans le centre du pays. L’abbé Firmin Gbagoua, vicaire général du diocèse de Bambari, touché par balle ce vendredi 29 juin, est décédé. L’abbé Mathieu Bondobo, recteur et curé de la cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Bangui confirme sa mort à Vatican News.

 

Entretien réalisé par Hélène Destombes - Cité du Vatican

 

Selon l’abbé Mathieu Bondobo, encore sous le joug de l’émotion, l’abbé Firmin Gbagoua a reçu une balle à bout portant dans l’abdomen vers 19h00 vendredi 29 juin, avant de succomber à ses blessures, alors «qu’il était à table pour dîner à l’archevêché de Bambari, en compagnie de confrères».

 

L’émoi dans le pays est d’autant plus grand que ce meurtre intervient dans un contexte centrafricain extrêmement tendu. «Personne n’est protégé dans ce pays, mais l’Église ne se taira pas», clame l’abbé Bondobo.

 

Les combats entre groupes armés et milices d’autodéfense prennent de plus en plus d’ampleur dans le nord du pays. Des religieux, des casques bleus sont ciblés, des maisons brûlées. «Ces criminels qui continuent de tuer, nous savons où ils se trouvent», indique le recteur de la cathédrale de Bangui, appelant les autorités «à faire leur travail».  

 

Cette recrudescence des violences inquiète donc naturellement aussi les évêques centrafricains. Dans une lettre parue à l’issue de leur assemblée extraordinaire le 24 juin dernier, l’épiscopat avait constaté «avec étonnement et amertume, l’arrivée «de nouveaux mercenaires qui rendent difficile la résolution de la crise ». «L'impunité et l'amnistie que certains tentent de nous imposer ne nous apporteront pas la paix», écrivaient-ils, se référant aux multiples accords de paix qui permettraient, selon eux, «de faire gagner du temps à certains groupes armés».

 

«Nous rappelons au gouvernement, à la communauté internationale et aux groupes armés que l’autorité de l’État est non négociable, et qu’elle ne peut faire l’objet d’un quelconque marchandage», plaidaient les évêques.

 

Depuis 2013, la quasi-totalité du territoire de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés et de milices qui y commettent d'innombrables violences et exactions.

 

L’émotion de l’abbé Mathieu Bondobo, curé et recteur de la cathédrale de Bangui

 

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 17:46
Le président Macron rencontre Sant'Egidio
Le président Macron rencontre Sant'Egidio

 

 

Le président Macron rencontre Sant'Egidio : développement de l'Afrique, couloirs humanitaires, culture du dialogue



Une rencontre entre le président français Emmanuel Macron et une délégation de Sant’Egidio, composée d'Andrea Riccardi, Marco Impagliazzo, Mario Giro, Valérie Régnier et d'autres représentants de la Communauté a eu lieu mardi 26 juin au palais Farnese à Rome.

 

Parmi les thèmes abordés, la stabilisation de l’Afrique et le développement des pays africains, en partant du rôle qu'exerce Sant'Egidio en faveur de la paix et du dialogue politique dans les situations de conflit, en particulier en République centrafricaine. Il a été question de la jeunesse africaine, surtout ce qui concerne l'investissement dans l'éducation et à l'aide apportée pour développer les conditions favorables à leur croissance en Afrique. Sant’Egidio possède un vaste réseau d' “écoles de la paix" dans trente pays africains où, outre l'alphabétisation, on enseigne aussi l'éducation à la paix. La France a investi dans ces programmes de développement de l’éducation.


“Avec le président français Emmanuel Macron, nous avons parlé de l'Afrique, du développement de la jeunesse africaine et des plans d'éducation qui peuvent permettre aux jeunes africains de rester dans leur pays et d'y travailler, a dit le président de la Communauté de Sant’Egidio, Marco Impagliazzo, à l'issue de la rencontre avec le chef de l'Elysée. Il y a une grande convergence de vues avec le président sur ces questions et sur le travail pour la paix que la Communauté mène dans plusieurs pays africains, en particulier en République centrafricaine, une situation qui préoccupe la communauté internationale.


Au cours de la conversation, les couloirs humanitaires ont été présentés comme un modèle de politique d'immigration légale, surtout pour les personnes qui ont besoin de protection humanitaire.



Ecoutez les déclarations d'Andrea Riccardi et de Marco Impagliazzo (vidéo en langue française)

 

 

Communauté Sant’Egidio, diplomatie parallèle du Vatican ?

 

Nicolas Senèze, à Rome , le 26/06/2018 à 7h55

 

Emmanuel Macron rencontre, mardi matin 26 juin à Rome, les responsables de la Communauté de Sant’Egidio, très engagée pour les migrants et les Roms, et souvent présentée comme un acteur diplomatique parallèle du Vatican.

 

Mardi matin 26 juin, Emmanuel Macron commence sa journée romaine par un petit-déjeuner avec la Communauté de Sant’Egidio.

 

« Une première avec le président français », résume Valérie Régnier, présidente de Sant’Egidio-France qui accompagne Emmanuel Macron et participera à ce petit-déjeuner avec son fondateur Andrea Riccardi, son président Marco Impagliazzo et les responsables des questions internationales de la communauté, tous francophones et francophiles.

 

Sant’Egidio est en effet connue dans le monde entier pour son action de médiation internationale, notamment en Afrique où elle a obtenu, en 1992, un accord de paix au Mozambique. Elle est aujourd’hui très impliquée en Centrafrique.

 

Depuis 2015 des « couloirs humanitaires »

 

Ce que l’on connaît moins, en tout cas en France, c’est l’engagement de la communauté auprès des pauvres : ce pour quoi elle est née en 1968 quand de jeunes étudiants du lycée Virgilio, un des plus huppés de Rome, ont voulu s’engager pour les pauvres de leur ville.

 

C’est d’ailleurs après s’être installée dans le couvent Sant’Egidio, dans le quartier du Trastevere, que la communauté a trouvé son nom. Elle s’y occupe depuis toujours des pauvres, des Roms et des migrants, ainsi qu’en de nombreux endroits de la banlieue romaine.

 

Sur les migrants, Sant’Egidio a d’ailleurs mis en place depuis 2015 des « couloirs humanitaires » pour permettre une arrivée « sûre » de migrants en Italie, accueillis par des communautés et dont l’intégration est prise en charge. Un accord ce type a été signé avec la France en 2017.

 

« Sur les couloirs humanitaires, sur l’Afrique, il s’agit de la continuation du travail de la communauté avec la France depuis 30 ans », assure Valérie Régnier.

 

Néanmoins, si elle est aujourd’hui mondialement implantée, la Communauté de Sant’Egidio demeure profondément italienne. Voire romaine. « L’évêque de la communauté, c’est le pape, et cela change beaucoup de choses », reconnaît Valérie Régnier.

LIRE : La communauté de Sant’Egidio a fêté ses 50 ans

 

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 17:41
Le MLPC admis de plein droit à l'Internationale Socialiste

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) porte à la connaissance de l’opinion Nationale et Internationale que lors de la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste (IS), tenue les 26 et 27 Juin 2018 à Genève en Suisse, notre Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a été élevé au rang de membre de plein droit de cette organisation mondiale.

 

Cette admission au statut de membre de plein droit de la grande famille progressiste internationale est une reconnaissance de l’engagement sans faille du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) aux côtés des forces progressistes et socialistes du monde entier.

 

Aujourd’hui plus que jamais engagé aux côtés des populations centrafricaines, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) invite ses militantes et militants à plus de détermination et d’abnégation dans la lutte pour une nation centrafricaine unie et prospère.

 

Le Bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) saisit également cette occasion pour remercier tous les Partis et organisations de la grande famille progressiste et socialiste qui ont soutenu notre parti dans sa démarche d’accession au statut de membre de plein droit de l’Internationale Socialiste.

 

Tous Unis, nous vaincrons.

Bangui, le 28 Juin 2018

Le Secrétaire Général

 

 

 

Maître Etienne MALEKOUDOU

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 17:38
RCA : 34 miliciens antibalaka incarcérés à Bangui après leur extradition de RDC

 

 

 

Par RFI Publié le 29-06-2018 Modifié le 29-06-2018 à 13:13

 

Le ministre centrafricain de la Justice a annoncé vendredi 29 juin que trente-quatre membres de milices antibalaka de Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, ont été extradés de République démocratique du Congo où ils avaient été arrêtés en mai. « Pino Pino », chef de cette milice et ses hommes doivent être jugés en juillet à Bangui.

 

Les miliciens antibalaka renvoyés par la RDC sont arrivés mercredi 27 juin en RCA « et sont incarcérés à Bangui, dans l'attente de leur jugement » par la Cour criminelle a déclaré à l’AFP Flavien Mbata, le ministre de la Justice.

 

Les prévenus vont être poursuivis pour « crimes de guerre, association de malfaiteurs, crime contre l'humanité, détention illégale d'armes et munitions de guerre, rébellion, assassinats et tentative d'assassinats, destruction des biens d'autrui et pillages », lors d’auditions qui doivent démarrer en juillet.

 

« Pino Pino » et 33 de ses hommes avaient été arrêtés le 16 mai en RDC. Certains d'entre eux seraient impliqués dans l'attaque et l'enlèvement de casques bleus cambodgiens en mai 2017, à Bangassou, selon le ministre de la Justice.

 

 

34 miliciens antibalaka centrafricains extradés de RDC

 

29 juin 2018

 

Trente-quatre membres de milices dites d'autodéfense antibalaka de Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, dont leur chef "Pino Pino", ont été extradés de République démocratique du Congo où ils avaient été arrêtés en mai, a annoncé vendredi le ministre centrafricain de la Justice.

 

"Ils sont arrivés il y a deux jours (mercredi) et sont incarcérés à Bangui, dans l'attente de leur jugement" par la Cour criminelle, équivalent de la Cour d'assises en Centrafrique, a déclaré à l'AFP le ministre, Flavien Mbata.

 

Les audiences de la Cour criminelle doivent démarrer en juillet.

 

Ces miliciens antibalaka seront poursuivis pour "crimes de guerre, association de malfaiteurs, crime contre l'humanité, détention illégale d'armes et munitions de guerre, rébellion, assassinats et tentative d'assassinats, destruction des biens d'autrui et pillages".

 

"Pino Pino", un des chefs antibalaka de Bangassou, avait été arrêté le 16 mai avec 33 de ses hommes en RDC.

 

Certains d'entre eux seraient impliqués dans l'attaque et l'enlèvement de Casques bleus cambodgiens, en mai 2017 à Bangassou, selon le ministre de la Justice.
 

Fin janvier, "Béré Béré", un autre chef d'un groupe d'autodéfense autoproclamé de cette ville, s'était rendu à la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

 

Depuis 2013, la quasi-totalité du territoire de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés et de milices qui y commettent d'innombrables violences et exactions.

 

La chute cette année-là du président François Bozizé, renversé par l'ex-rébellion de la Séléka qui se proclamait protectrice des musulmans, avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka, prétendant défendre les non-musulmans.

 

Groupes armés issus de la Séléka et milices s'affrontent aujourd'hui pour le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, mais riche en diamants, or et uranium.



Avec AFP

 

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 17:30

 

 

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 28 JUIN 2018

 

BANGUI, 28 Juin 2018 (RJDH)—11 millions d’euros soit 7 milliards de Cfa, c’est le montant de l’appui de la Banque allemande pour le développement pour le renforcement du système sanitaire dans l’Ombella M’poko et la Lobaye au sud du pays. La signature de la convention a eu lieu hier entre le gouvernement, la banque et la FICR ce 27 juin à Bangui.

 

Il s’agit de redynamiser les formations sanitaires (FOSA) dans les préfectures de la Lobaye et l’Ombelle M’poko grâce au plaidoyer de la Fédération Internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge (FICR). La Croix Rouge centrafricaine auxiliaire des pouvoirs publics se chargera d’exécuter le projet dont la convention a été signée. Cette convention intervient alors que la crise que le pays a connue a fragilisé le système de santé publique qui bénéficie jusque-là de l’appui des partenaires internationaux.

 

Selon Dr Sarah Nohr, Chargée de Projet santé, éducation et protection sociale à la KFW Banque de Développement pour l’Afrique de l’Ouest, « ce projet dont la Convention est signée vient appuyer le gouvernement à travers la réhabilitation des infrastructures sanitaires et améliorer les conditions de fonctionnement des FOSA et la réhabilitation de la Facultés des Sciences de la Santé».

 

La Croix Rouge Centrafricaine, actrice de la mise en œuvre de ce projet, cible  au moins 20 FOSA dans la Lobaye et l’Ombella M’Poko, « ces FOSA seront dotées des forages et des panneaux solaires. D’autres appuis seront orientés pour la réhabilitation de la faculté des Sciences de la santé et de l’Institut universitaire de la formation para médicale de la CRCA », a souligné pour sa part Hadja Katara, vice-présidente de la CRCA.

 

L’appui de la Coopération allemande à travers le fonds de la Banque Allemande de Développement est perçu par le ministre de la santé Pierre Somsé comme le retour et la redynamisation de la coopération Centrafricano-allemande dans le domaine de la santé, « cette grande amitié a fait ses preuves dans plusieurs domaines notamment les soins de santé primaire. La Coopération allemande, à travers le GIZ a été l’instigatrice des soins de santé primaire en République Centrafricaine et nous bénéficions qu’aujourd’hui de cette initiative que nous espérons que ce nouveau projet va marquer la reprise de cette coopération », a lancé le membre du gouvernement.

 

Partenaire traditionnel de la RCA, l’Allemagne appui le secteur de santé au moment où le pays continue de mobiliser les ressources pour son relèvement.

 

Centrafrique : La Banque allemande de Développement alloue 11 millions d’euro pour le renforcement du système sanitaire

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 01:22
Soudan du Sud : Salva Kiir et Riek Machar signent un accord de paix à Khartoum

 

 

 

Par RFI Publié le 27-06-2018 Modifié le 27-06-2018 à 22:09

 

Un accord de paix a été signé ce mercredi matin, le 27 juin, entre le président sud-soudanais Salva Kiir et son rival Riek Machar à Khartoum, où les hommes se rencontrent depuis lundi. Peu de détails encore ont filtré mais l’accord prévoirait la mise en place d’un cessez-le-feu dans les trois jours.

 

L’accord a été signé en personne par le président Salva Kiir et Riek Machar, le leader du principal mouvement d’opposition. Sous la pression internationale, les deux hommes se sont rencontrés la semaine dernière à Addis-Abeba. Et négocient depuis lundi à Khartoum.

 

Selon le ministère des Affaires étrangères à Khartoum, l’accord prévoit d'abord un cessez-le-feu permanent qui devrait entrer en vigueur dans les prochaines 72 heures. Il s’accompagnera d’un désengagement militaire, de l’ouverture d’un couloir humanitaire et de la libération des prisonniers de guerre et de détenus politiques. Le texte mentionne le déploiement de troupes régionales pour superviser le cessez-le-feu. Enfin, l'accord veut un gouvernement de transition dans les trois mois et devra gérer le pays jusqu’aux élections prévues dans trois ans.

 

Mais côté politique, rien. Aucune décision n’a été prise au sujet du partage du pouvoir durant cette transition alors qu’il s’agit d’un point de contentieux entre le président Kiir et son rival Riek Machar.

 

Prudence de rigueur

 

C’est désormais aux délégations qui resteront à Khartoum de continuer les négociations. Selon une analyste politique, il s’agit plus d’un accord de principe, et tout reste encore à faire. Celle-ci ajoute que les deux parties ont fait l’objet d’intenses pressions pour signer un accord avant la fin de la semaine ou risquer des sanctions des Nations unies.

Au final, cet accord suscite un peu d’espoir, mais la prudence reste néanmoins de rigueur. Cela n’est pas la première fois en effet que les deux belligérants signent un cessez-le-feu. Le dernier, en décembre dernier, a volé en éclat quelques heures plus tard.

La différence c’est que, cette fois-ci, la communauté internationale a accentué la pression et menace notamment de sanctions des proches du président Salva Kiir et de son rival.

 

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 01:14
Lu pour bous : Bemba à l’ambassade de l’Angola à Bruxelles

 

 

 

https://www.rdc-news.com   27/06/2018   YVES BUYA

 

 

L’ancien-vice président de la République, Jean-Pierre Bemba Gombo a entamé ces contacts diplomatiques pour s’imprégner de la situation géopolitique internationale sur la RdC. Bemba a commencé par l’Angola. Le mardi 26 juin, dans la matinée il s’est pointé à l’ambassade de l’Angola, à Bruxelles sise Franz Merjaystraat 1821050 Brussels. Ici il a été reçu par l’ambassadeur de l’Angola en Belgique, avec qui il a échangé pendant plusieurs heures.

Dans les jours qui suivent, Bemba fera le déplacement de Luanda, -Capitale de l’Angola pour y rencontrer son excellence Joao Lorenço. Une précision de taille : généralement tous les mardis l’ambassade angolaise à Bruxelles est fermée.

L’ambassadeur angolais avait exceptionnellement ouvert ses portes le mardi 26 juin, pour recevoir Jean-Pierre Bemba. C’est acte diplomatique fort que vient de poser l’Angola aux comptes de Bemba, qui vient à peine de sortir d’une cellule de la prison, à la Cour pénale internationale, CPI.

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Centrafrique-Presse.com
28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 01:08
Lu pour vous : Afrique Centrale : Les jalons du corridor Congo –Tchad

 

 

 

 

http://www.lesafriques.com  27-06-2018

 

En dépit des mesures protectionnistes appliquées par certains pays, l’Afrique centrale fait face à un énorme déficit infrastructurel qui constitue un frein à l’intégration régionale et communautaire.

 

Ce n’est pas toujours facile pour les ressortissants des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) de rallier un pays à un autre en utilisant la route. Au-delà de la volonté de certains pays d’outrepasser des mesures communautaires en insistant sur le maintien de la délivrance des passeports pour les citoyens intracommunautaires, la plus grande difficulté réside à l’insuffisance criarde des infrastructures de communication. Difficile donc, voire impossible de partir de l’Angola ou du Rwanda pour le Cameroun ou au Gabon par route. Situation identique pour quelqu’un qui partirait du Burundi ou de la République démocratique du Congo pour se rendre en Guinée équatoriale, à Sao Tomé et Principe ou en Centrafrique. Conséquence, l’Afrique centrale est la région la moins intégrée du continent, confesse l’Union africaine (UA).


Fort de ce constat qui constitue un frein au développement économique de la région, des Etats avec l’appui des bailleurs de fonds et des partenaires au développement à l’instar de la Banque mondiale (BM) ou de la Banque africaine de développement (BAD), multiplient des initiatives devant déboucher sur le désenclavement de l’Afrique centrale. C’est dans cette perspective que s’inscrit le projet de construction d’une route sur plus de 1.200 km, reliant Brazzaville au Congo à Ndjamena au Tchad en passant par Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC) et Bangui et République centrafricaine (RCA). Un projet examiné le 8 mai 2018 à Brazzaville au cours d’une séance de travail entre le gouvernement congolais, des experts de Ceeac et la BAD. Objectif, construire une route moderne, un corridor transversal interconnectant quatre pays de la région dont le nom de baptême annoncé est d’ores et déjà révélé, «Corridor treize».


Amélioration des échanges économiques


Selon de fiables informations, ce projet routier rentre dans le cadre du portefeuille infrastructure du Nouveau partenariat pour le développement en l’Afrique centrale (Nepad- AC) et du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (Pdct-AC). Un projet qui devrait apporter un coup de pouce à l’intégration régionale, favoriser des échanges communautaires et booster les économies locales. La maturation du projet et le bouclage des financements ont été confiés au fonds Africa50 de Banque africaine de développement. La mission dudit fonds étant de conduire ce projet jusqu’à son financement en vue de constituer un Partenariat public-privé (PPP) avec un partenaire stratégique qui sera choisi pour la construction de l’ouvrage.



Il est évident que ce corridor permettra de décloisonner l’interconnexion des pays de la région avec non seulement une amélioration dans la circulation des personnes et des biens, mais également, une augmentation des échanges économiques et commerciaux qui se situent actuellement à moins de 5% reconnait-on au secrétariat général de la Ceeac.

 


Selon un récent rapport de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) en Afrique centrale, les axes les plus utilisés sont Douala-Bangui et Douala-Ndjamena du fait non seulement de l’existence des routes, mais davantage parce que la Centrafrique et la Tchad qui sont deux pays d’hinterland, utilisent le port de Douala comme principal point de desserte, plus de 80% du volume des marchandises destinées à l’importation et à l’exportation transitant par cette plateforme portuaire camerounaise.



Au demeurant, la multiplication des infrastructures de communication favorisera une interdépendance entre les pays de la région, et dopera les échanges commerciaux pour le grand bien des économies sous régionales.

 


ACHILLE MBOG PIBASSO

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