Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 18:33

 

 

 

Centrafrique/Bangui : Les habitants de PK12 et Begoua inquiets suite au retrait de la Sangaris de leur zone


 

Bangui, 16 mars 2015(RJDH)— Les habitants de la localité de Bégoua et ses environs s’interrogent de l’effectif des éléments de la gendarmerie basés à la brigade territoriale de  PK12  sortie nord de la capitale après le départ de la Sangaris la semaine dernière.

 

Le départ de la troupe de l’Opération  Sangaris basée à la brigade territoriale de PK12 à la sortie nord de Bangui, a crée un sentiment d’inquiétude au sein de  la population de PK12 et de ses environs.

 

Ces derniers se posent des questions sur l’effectif insignifiant des Forces Spéciales Intérieures présents sur la barrière ainsi que des moyens dont ils disposent pour maintenir la sécurité dans le secteur où le banditisme est de plus en plus récurrent. 

 

Le dimanche 15 mars aux environs de 19 heures sur la barrière de PK12, un seul élément de la gendarmerie était en faction.  Sous la guérite   proche de la barrière,  étaient réunis moins de 10 éléments des forces centrafricaines (La gendarmerie, la police, les agents des eaux et forêts, les services phytosanitaire...). De l'autre côté c’est le vide, quelques éléments de la gendarmerie se trouvaient à l'intérieur du poste.

 

Don de Dieu Simon, un commerçant au marché de Begoua pense qu’il y a des raisons de s’inquiéter « la présence de la Sangaris à  PK 12 nous a beaucoup aidés. S’il y’a  des cas d’exactions dans le secteur, la Sangaris intervient très rapidement mais avec l’arrivée de ces forces nationales dont l’effectif est très réduit et qui manquent de moyens, je pense qu’il faut s’inquiéter ».

 

Cette inquiétude est partagée par Isaac Degoto, habitant de PK12. « Je suis très  inquiet suite au départ de la Sangaris. Malgré la présence de cette force qui avait les moyens, l’insécurité régnait toujours dans certains coins de Begoua. Mais, quelle sera la situation après leur départ? »

 

« Nous leur sommes reconnaissants parce qu’ils ont joué un rôle important dans la crise. 

 

Il ont apporté une bonne contribution pour pacifier PK 12 qui est l’entrée et  la sortie de Bangui »,  a souligné Jean Charles Korongoto habitant du quartier golf (un secteur de PK12) qui se dit inquiet par le manque de moyen des forces centrafricaines qui ont relevé les éléments de la Sangaris sur la barrière de PK12.  « Mais ils laissent un vide parce que les éléments qui les ont remplacés n’ont pas les matériels qu’il faut pour faire face aux nombreux bandits qui organisent le désordre ici ».

 

Bonaventure Birlo, un autre habitant de Begoua demande au gouvernement d’envoyer d’autres éléments pour compléter l’effectif. « Le PK12, c’est le principal  axe qui alimente  la capitale, il est important que le gouvernement puisse augmenter l’effectif de nos militaires afin de maitriser la situation non seulement au PK12 mais aussi dans les autres coins ».

 

Le secteur de PK12 et ses environs sont sous contrôle des forces de la Sangaris depuis que cette opération est déclenchée en RCA en décembre 2013. La Sangaris s’est retirée le vendredi 13 mars 2015. Ce sont les forces centrafricaines baptisées Forces Spéciales Intérieures (FSI) qui ont pris la relève./

Judicaël Yongo

 

 

Centrafrique/Markounda : Une autorité communale se plaint de l'insécurité
 

Markounda, 16 mars 2015 (RJDH)- L’insécurité occasionnée  par des hommes armés est le quotidien de la population de la ville de Markounda (nord), a témoigné  une autorité locale jointe par le RJDH. Le dernier cas remonte au 13 mars où des maisons ont été incendiées dans plusieurs localités.

 

 « La situation de la population est précaire et préoccupante », a déploré cette autorité. « Des hommes en arme venus du Tchad sévissent dans la ville. Ils ont tué en deux jours trois personnes. Le 11 mars, ces inconnus ont tiré sur un jeune homme à 7 kilomètres de la ville et se sont emparé de sa moto. Le même jour, une autre personne a été assassinée au village de Béh, situé à 21 kilomètres par des inconnus », a-t-elle énuméré.

 

La même source a fait savoir que le 13 mars dernier, une autre personne a été tuée et quatre maisons ont été encore incendiées par des personnes non identifiées au village Béh.

 

Un habitant a  par ailleurs relevé que « des tirs sporadiques ont été entendus toute la journée du 12 au 13 dans plusieurs localités environnantes de la ville de Markounda. La ville a été déserte suite à cet incident organisé par des hommes en arme venus du Tchad. De nos jours la plupart des habitants se retrouve dans la brousse ».

 

 Aucune force de sécurité n'est présente dans la ville de Markounda. « Les forces onusiennes arrivent rarement dans la ville. La population est abandonnée à elle-même. La gendarmerie et la police sont quasiment inexistantes », a ajouté la source.

 

La population de la ville de Markounda interpelle le gouvernement afin qu’il déploie des forces armées centrafricaines (FACA) et celles de la Minusca dans la ville pour que les habitants retrouvent la sérénité. Les activités administratives tardent à reprendre dans cette localité. /

 

Auguste Bati-Kalamet.

 

 

Centrafrique/Bangui : Les magistrats campent sur leur position malgré l'appel à la reprise

 

Bangui, 16 mars  2015 (RJDH)—Réunis ce lundi 16 mars ,  dans une Assemblée Générale extraordinaire, les magistrats centrafricains décident  de poursuivre leur mouvement de  grève. Ils exigent  des précisions  sur le délai de versement de leur indemnité de responsabilité. Cette résistance fait  suite à un appel  à la  reprise des activités judiciaires,  lancées  le samedi le 14 mars dernier  par les chefs de cours et tribunaux, après une rencontre avec le gouvernement.

 

Au niveau de cours et tribunaux, les portes sont toujours fermées.  Les forces de l'ordre sont déployées devant  chaque salle d’audience. Ceci afin d’empêcher les magistrats de rentrer dans les salles pour leur Assemblée Générale, témoigne un des magistrats. Malgré tout, ils ont tenu leur assemblée générale sous les manguiers de la cour d’appel.

 

Un fait  qu'ils déplorent et qualifient d'humiliant. «  C’est très déplorable de  voir les magistrats  tenir une Assemblée Général débout sous les manguiers. Les gendarmes qui sont là,  et qui bloquent l’accès des salles aux magistrats, ne sont que nos auxiliaires. Je crois que l’exécutif même se moque de nous », s’est indigné Salomon Feïnganazouï, conseillé au conseil d’Etat.

 

A l’issus de cette rencontre, le syndicat des magistrats centrafricains, a décidé de poursuivre la grève qui était  prévue pour 8 jours, ce  jusqu’à ce que le gouvernement leur fixe un délai, pour le versement de leurs indemnités de responsabilité. « Les magistrats veulent que le gouvernement s’engage  à verser les indemnités à une date précise », a dit  Jules Bodenaï , vice président du Syndicat des magistrats centrafricains.

 

Il indique que l’appel à la reprise des activités fait le samedi par les chefs de cours et tribunaux n’engage pas le Syndicat. « Les chefs de cours et tribunaux sont nos chefs oui. C’est au  Syndicat ou encore à la base de décider.  Car  c'est le syndicat qui a lancé le mot d’ordre de grève », a fait savoir Jules Bodenaï.

 

José Christian Londoumon président de  la cour de cassation,  a quant lui, expliqué  que « c’est  suite aux  rencontres qui ont eu lieu entre le gouvernement, le syndicat et les chefs de cours et tribunaux,  que nous avons demandé aux magistrats  de reprendre le travail. Car  les magistrats ne rentrent jamais en grève. C’est des gens qui aiment le bien de tous,  je crois  que les audiences vont démarrer d’ici la semaine prochaine », a indiqué le président de la cour de cassation.

 

Cette grève des  magistrats  coïncide avec la vacance judiciaire qui est prévue du 1er mars au 31 mars de chaque année, par le décret numéro 97.273 du 14 Octobre 1997, réglementant les  vacances   et les rentrées judiciaires dans les juridictions de l’ordre judicaire. Pendant cette période il y’a ralentissement des activités judiciaires.

 

 Cependant, les responsables du syndicat des magistrats centrafricains  ont affirmé que  la vacance judiciaire, n’a pas d’impact sur cette cessation de travail. «  Le congé ne joue en rien sur la suspension du travail que nous observons. C’est en commun accord  que la base qu’on a pris ces décisions », a précisé Jules Bodenaï.

 

Une Assemblée Générale du corps judiciaire est prévue pour le 19 mars 2015 pour une autre Assemblée Générale./

 

Annette Maélaine Malebingui.

 

 

 

Centrafrique/Bangui : Des enfants traumatisés reçoivent une assistance psychologique
 


Bangui, 16 mars 2015(RJDH) --  Au total 450, victimes de traumatisme de guerre, se sont  libérés  de leurs maux, suite à des activités  cultuelles,  sous forme de thérapie  ludique, qu'ils ont menées la semaine passée. Une initiative de  l’Association "Passe-moi le relais France"  en collaboration avec  les  ONG nationales. Ces enfants ont souhaité le retour de la paix et appellent les Centrafricains à la réconciliation.


Les activités consistaient à faire de  dessins. Les enfants ont appris l'écriture artistique et  des chants. C'était lors de la clôture d'un atelier, le samedi 7 mars,  organisé par l'Association Passe-moi le relai que ces enfants se sont exprimés, sur ce qu'ils ressentent et ont appelé les Centrafricains à faire la paix.

 

Ils ont témoigné avoir souffert à cause de la  guerre. Ce qui a poussé  certains enfants à prendre des armes. "A l’exemple des enfants soldats, il est temps de cesser toutes les mauvaises pratiques et d’aimer notre nation. Car, c’est nous qui souffrons et qui aurons toujours faim",  a déclaré Gessica Gouhoutou, élève en classe ce CM2 au Centre Protestant pour la Jeunesse.

 

"Nous sommes tous égaux et unis par une seule langue qui est le ''Sango'' baissons les armes et construisons notre Pays", un appel lancé par  Pamela Lougouandé élève en classe de CE2 à l’école Notre Dame d’Afrique.

 

Le coordonnateur de l’association, "Les frères centrafricains", Ibrahim Bouhari,  a par la même occasion demandé aux parents de ne pas mêler les enfants des conflits. « On doit protéger les enfants et ne pas les associer  aux conflits. Les enfants  doivent se parler peu importe les religions les ethnies. Car ils sont l’avenir du pays »,  a-t-il.

 

 C'est dans le cadre du projet dénommé" Artisan de siriri" (Artisan de la paix) que cette activité a été menée. Elle concerne huit établissements scolaire, identifiés dans les arrondissements de Bangui./

 

Bienvenue Marina Moulougnatho

Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:50

 

 

 

Bangui, 16 mars 2015 (RJDH) — La préoccupation des personnalités invitées  à Rome s’est limitée au forum national de Bangui et aux élections de 2015, a dit Enoch Dérant Lakoué, lors de la restitution de faite ce lundi à travers un point de presse. C'est de retour de Sant'Edigio.

 

Deux grandes thématiques ont été abordées à Rome. Une première sur le forum de Bangui et la situation sécuritaire et une seconde sur les élections à venir.

 

« La réussite du forum national de réconciliation, la sécurité qui ne peut revenir dans notre pays sans le désarmement des bandes armées et des milices et sans la mise en orbite opérationnelle des Forces Armées Centrafricaines (FACA), qui sont des objectifs à atteindre conformément à la résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et le soutien efficace et résolu au gouvernement centrafricain pour assurer la sécurité et l’ordre public tout au long du processus électoral », sont les points qui composent la première thématique.

 

Les conférenciers ont aussi  abordé la question concernant « les élections à réaliser dans les meilleurs délais et dans de bonnes conditions, le respect des résultats des élections et la tenue dans les meilleurs délais d’une table ronde de soutien financier en vue de permettre aux autorités légitimes qui sortiront des urnes d’entamer efficacement la reconstruction du pays et de faire face aux urgences de toutes sortes ».

 

S'agissant du choix des personnalités qui ont été invités à Rome, Enoch Derant Lakoue qui présentait la déclaration liminaire des participants  a fait savoir que « la liste des personnalités a été établie par la Communauté Sant’Edigio elle-même sans aucune participation d’aucune sorte des personnalités invitées ».

 

« En février 2015, la Communauté Sant’Edigio a convié quelques personnalités politiques notamment quatre anciens Premiers ministres et des leaders d’opinion à un exercice de réflexion sur le présent, le futur immédiat et l’avenir de notre pays. Le but poursuivi par la Communauté Sant’Edigio étant d’encourager et de conforter ceux-ci dans leur implication pour la recherche et la réalisation d’une paix définitive ainsi que le retour rapide à une vie normale en République Centrafricaine », a soutenu Enoch Derant Lakoué

 

L’appel de Rome a été signé le 27 février entre neuf politiques centrafricains sous l’égide de la Communauté catholique Sant’Edigio, qui mène des travaux de dialogue en Centrafrique. L’Appel a été critiqué par Christophe Gazam-Betty, ancien ministre et Joseph Bendounga, homme politique et candidat déclaré à l’élection de 2015 et Abdoulaye Isseine, leader de l'ancienne rébellion de la CPJP, une faction de l'ex Séléka et ancien ministre de la Jeunesse et des sports./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

DECLARATION LIMINAIRE DES PARTICIPANTS A LA RENCONTRE DE ROME SUR LA SITUATION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

(Bangui le 16 mars 2015)

 

La Communauté de Sant’ Egidio, Association Publique de Laïcs,  reconnue par le Saint Siège a pris l’initiative d’organiser à Rome une réunion sur la situation actuelle en République Centrafricaine, qui selon elle, « lui tient beaucoup à cœur ».

 

Ce n’est pas la première fois que cette Association s’intéresse à notre pays. Déjà en Août 2013, elle a invité à Rome une délégation centrafricaine comprenant des représentants des pouvoirs publics, de la société civile et des confessions religieuses pour préparer le Pacte Républicain qui a été signé à Bangui en novembre 2013 par les plus hautes autorités du pays à savoir : le Chef de l’Etat de transition Mr Michel DJOTODIA, Le Président du Conseil National de Transition Mr Alexandre Ferdinand NGUENDET, le Premier Ministre de Transition Mr Nicolas TIANGAYE. Ce Pacte Républicain confirme, au-delà de la Charte Constitutionnelle de Transition, l’esprit d’entente et de confiance dans lequel les acteurs de la transition devraient travailler ensemble pour le retour de la paix et de la légalité constitutionnelle en RCA.

 

En juin 2014, elle a convié à Rome la Communauté musulmane représentée entre autres par 4 Imams et dont la délégation était conduite par El Hadj BALADODO, Maire du 3ème Arrondissement de la Ville de Bangui pour des échanges et des conseils, en vue d’apaiser les tensions intercommunautaires dans notre pays, sur la base de ses nombreuses expériences  dans la résolution des crises sociales et humanitaires à travers le monde.

 

Cette fois-ci, en février 2015, elle a convié quelques personnalités politiques notamment quatre anciens Premiers Ministres  et des leaders d’opinion à un exercice de réflexion sur le présent, le futur immédiat et l’avenir de notre pays, le but poursuivi par la Communauté Sant’Egidio étant d’encourager et de conforter ceux-ci dans leur implication pour la recherche et la réalisation d’une paix définitive ainsi que le retour rapide à une vie normale en République Centrafricaine.

 

La liste des invités a été établie par la Communauté Sant’ Egidio elle-même sans aucune participation d’aucune sorte des personnalités invitées.

 

Il s’agit de :

 

  • Les anciens Premiers Ministres (Enoch DERANT LAKOUE, Anicet Georges DOLOGUELE, Martin ZIGUELE, et Nicolas TIANGAYE)
  • L’ancien Ministre d’Etat (Abdou KARIM MECKASSOUA)
  • Les anciennes Ministres (Léa KOYASSOUM DOUMTA et Béatrice EPAYE)
  • Les anciens Ministres (Désiré BILAL NZANGA KOLINGBA et Gaston NGUEREKATA)
  • Les trois facilitateurs (l’ancien Ministre Prosper NDOUBA, Mr MAURO GAROFALO Chargé des Relations Internationales de la Communauté de Sant’ Egidio et le Père ANGELO)
  •  

Il convient de noter que Mr Andrea RICCARDI, Professeur Emérite et fondateur de la Communauté Sant’ Egidio a participé au début et à la fin des travaux.

 

Il y’a lieu de souligner avec force que les personnalités invitées,  au cours de leurs échanges fraternels et fructueux, se sont accordées notamment sur les questions suivantes:

 

  • La réussite du forum National de Réconciliation ;
  • La sécurité qui ne peut revenir dans notre pays sans le désarmement des bandes armées et des milices et sans la mise en orbite opérationnelle des Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui sont des objectifs à atteindre conformément  à la résolution2149 du Conseil de Sécurité des Nations unies ;
  • Le soutien efficace et résolu au Gouvernement Centrafricain pour assurer la sécurité et l’ordre public tout au long du processus électoral ;
  • Les élections à réaliser dans les meilleurs délais et dans de bonnes conditions ;
  • Le respect des résultats des élections ;
  • La tenue dans les meilleurs délais d’une table ronde de soutien financier en vue de permettre aux autorités légitimes qui sortiront des urnes d’entamer efficacement la reconstruction du pays et de faire face aux urgences de toutes sortes.

 

En définitive, les participants ont convenu de lancer un appel au Peuple Centrafricain et à la Communauté Internationale à les soutenir et à les accompagner dans le travail de reconstruction politique, institutionnelle, économique et morale de notre pays bien aimé.

 

Telle est l’essence de l’Appel de Rome signé le 27 février 2015 qui s’inscrit dans la logique des Accords de Cessation des hostilités de Brazzaville en date du 23 juillet 2014, du Forum National de Réconciliation en préparation, de l’accompagnement du Gouvernement de Transition, de la tenue des élections dans un climat apaisé et du soutien multiforme aux autorités qui seront issues des urnes.

 

Cet appel contient également des engagements politiques  pris par les signataires.

 

Un exemplaire de cet Appel a été remis  au Médiateur International dans la crise centrafricaine qui se trouvait en Visite d’Etat à Rome. Un autre exemplaire a été immédiatement envoyé à la Chef de l’Etat de Transition de la RCA.

           

Centrafrique/Bangui : Les élections et le Forum de Bangui, au centre de la rencontre de Sant'Edigio, selon les participants
Centrafrique/Bangui : Les élections et le Forum de Bangui, au centre de la rencontre de Sant'Edigio, selon les participants
Centrafrique/Bangui : Les élections et le Forum de Bangui, au centre de la rencontre de Sant'Edigio, selon les participants
Centrafrique/Bangui : Les élections et le Forum de Bangui, au centre de la rencontre de Sant'Edigio, selon les participants
Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:43

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  samedi 14 mars 2015 13:57

 

Le département d’Etat américain a réaffirmé son soutien à la République Centrafricaine (RCA) pour permettre à ce pays d'Afrique déchiré par des conflits inter-communautaires de retrouver la paix et la stabilité. L'engagement a été réitéré lors d’un point de presse en marge de la mission du Conseil de sécurité de l’ONU en Centrafrique, par Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU et membre du cabinet du président Obama.


Selon la diplomate américaine auprès des Nations Unies, la situation sécuritaire s'est nettement améliorée sur le terrain en dépit du climat de peur au sein de la population civile. Mme Samantha a indiqué que les Etats Unis mettront tout en œuvre pour appuyer les prochaines élections et le forum de Bangui. « C'est encourageant de voir moins de violence contre les civils. Mais nous avons remarqué encore un sentiment de peur parmi la population qui ne se sent pas en sécurité. Je rentrerais aux Etats Unis en parler au président Obama. Nous verrons comment nous pouvons encore renforcer la Minusca, appuyer le processus électoral et le forum de Bangui », a-t-elle promis.


Samantha Power a également signifié que les Etats Unis soutiendront davantage la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique, Minusca.  « Je suis venue en tant que membre du Conseil de sécurité de l'ONU et en même temps en tant que membre du cabinet de président Obama. Le président Obama attache une attention particulière à la crise en Centrafrique. Il s'engage à tout faire pour appuyer le retour de la sécurité en Centrafrique », a rassuré Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, membre du cabinet du président Barak Obama.


A ce jour, les Etats Unis d’Amérique sont les plus grands bailleurs de la Mission onusienne en Centrafrique. Ils sont aux côtés de la RCA depuis la détérioration de la situation sécuritaire le 24 mars 2013.

Le département d’Etat américain engagé à soutenir la Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:32

 

 

 

Par Toulouse7.com le 16 mars 2015.

 

Toulouse se rapproche de la Centrafrique. La ville rose accueille actuellement avec de nombreux partenariats institutionnels, le premier festival Centrafrique. Ce nouveau rendez-vous autour de l’histoire de la République centrafricaine, est organisé en partenariat avec l’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, l’Université Toulouse 1 Capitole et le CROUS Toulouse Midi-Pyrénées et la Mairie de Toulouse. Au programme notamment : danse, conférences ou lectures.

 

VEN 13 MARS 20H00 Théâtre : « Batouala », lecture et mise en espace du roman éponyme de René Maran suivi d’un cocktail dinatoire à l’Espace des diversités et de la laïcité 38, rue d’Aubuisson 31000 Toulouse Métro : Jean Jaurès/ François Verdier ∞ Entrée libre ∞


SAM 14 MARS 15H00 Conférence : « Retour sur la découverte de la République centrafricaine : un territoire encore inconnu », d’Yves Boulvert à l’Université Toulouse 1 Capitole 2, rue du Doyen Gabriel Marty31042 Toulouse (Amphi E – Maury) Métro ligne B : Compans Caffarelli ∞ Entrée libre ∞


SAM 14 MARS 18H30 Projection-débat :« René Maran : l’éveilleur des consciences », documentaire projeté en présence du réalisateur Barcha Bauer à l’Espace des diversités et de la laïcité 38, rue d’Aubuisson 31000 Toulouse Métro : Jean Jaurès/ François Verdier ∞ Entrée libre ∞


VEN 22 MAI 19H00 Conférence : « Histoire de la colonisation française en Oubangui-Chari (Centrafrique) », de Catherine Coquery-Vidrovitch, à l’Espace des diversités et de la laïcité 38, rue d’Aubuisson 31000 Toulouse Métro : Jean Jaurès/ François Verdier ∞ Entrée libre ∞


SAM 07 MARS • 04 AVR • 23 MAI 30 MAI 2015 Danse : Stages de danses traditionnelles centrafricaines, animés par le danseur-chorégraphe Brice Poma-Packotto. Salle polyvalente Mirail-Université 14, chemin du Mirail 31100 Toulouse Métro A : station Mirail-Université Bus 14 : arrêt cité scolaire rive gauche

 

TARIF PLEIN : 12€/stage ou PASS STAGE X4: 40€ TARIF RÉDUIT (étudiants, chômeurs, demandeurs d’emploi, – 18 ans): 7€/stage ou PASS STAGE X4: 20€ + Adhésion : 12 € tarif plein / 5€ tarif réduit

Toulouse accueille du 13 mars au 16 mai la première édition du festival Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:11

 

 

 

16/03/15 (AFP)

 

Le Groupe de contact international sur la Centrafrique, qui réunit les principaux partenaires et bailleurs du pays, s’est réuni lundi à Brazzaville pour examiner le financement des futures élections en RCA, plongée en 2013- 2014 dans une crise sans précédent.

 

"Cette septième réunion a la particularité de présenter aux partenaires les défis auxquels nous sommes confrontés, notamment le financement du gap pour les opérations électorales puis un accompagnement pour financer le déficit budgétaire de l’exercice 2015 sans lequel le climat ne sera pas serein et apaisé pour aller aux élections", a déclaré à l’AFP Mahamat Kamoun, premier ministre centrafricain.

 

"Nous avons déjà eu des promesses de l’Union européenne (UE), de la France et même des Nations unies. Il en reste un gap. C’est ce que nous sommes venus chercher à mobiliser", a-t-il ajouté, estimant ce fossé à 16,6 millions de dollars.

 

La rencontre de Brazzaville doit aussi permettre de faire le point des préparatifs des élections, théoriquement prévues pour juillet-août prochains, sur le Forum national de réconciliation (prévu a priori avant les élections), la situation humanitaire et la sécurité.

 

"Sur le plan sécuritaire, au niveau de Bangui, on a assisté ces derniers temps à la montée du grand banditisme lié aux braquages et à quelques violences. C’est ce qui nous a poussé à multiplier les patrouilles", a affirmé M. Kamoun.

 

Quant au processus électoral, il n’a pas considérablement avancé, selon des délégués à la réunion du Groupe qui réunit différents pays, organisations régionales et internationales.

 

"Un processus est composé de plusieurs étapes: un recensement des électeurs ; la commande du matériel électoral. Sur ce plan, rien n’est fait", a souligné Adolphe Nahayo, représentant du secrétaire général de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) à Bangui.

 

"On est vraiment en retard parce que le processus électoral, tel que planifié, aurait dû commencer en novembre ou décembre de l’année dernière", a-t-il relevé.

 

M. Nahayo espère cependant que "si tous les moyens sont réunis et des équipes sont doublées à certains niveaux, la RCA (République centrafricaine) peut tenir le cap d’organiser les consultations électorales en juillet-août".

 

Les participants se sont réunis à huis clos avant une conférence de presse.

 

Congo: rencontre internationale sur le financement des élections en Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:01

 

 

 

Par RFI 15-03-2015 à 13:15

 

Si dans les quartiers nord de Bangui, les 4e et 8e arrondissements en particulier, la délinquance armée est le fléau du moment, la situation connaît une relative accalmie dans le reste de la capitale. Une embellie qui permet aux marchés de s'agrandir et aux échoppes de fleurir un peu partout. Néanmoins pour les petits commerçants, la reprise est longue à venir.

 

Par rapport à d’autres marchés de la capitale, celui de Pétévo dans le sud de Bangui connaît depuis longtemps un regain d’activité. Pourtant, ici comme ailleurs, le commerce est difficile. Justin vend du sel et des casseroles : « Le set complet comme ça on le vend 4 000 francs ou soit 3 000, 2 500 francs ont peut prendre celui-là. Par rapport à la conjoncture, ça ne marche pas bien actuellement. Il n’y a pas d’argent pour le moment. »

 

A quelques kilomètres de là, au PK5, le cœur commercial de Bangui avant la crise, le marché a repris. Toutes les échoppes de quincaillers pillées l’année dernière ont rouvert, les clients reviennent, mais le constat est le même, leurs poches ne sont pas assez remplies.

 

Burma est quincailler : « Le business, ça marche, mais pas beaucoup. Il n’y a pas d’argent. C’est comme ça. Tous les clients ils pleurent, ils disent que la présidente, elle paie seulement un mois, il y a des dettes tout ça. Et la paix, ça commence à revenir petit à petit. Mais on a le problème de l’argent. » Pour le voisin de Burma, Radoul tout devrait s’arranger après les élections.


Ministre de la sécurité publique : les « criminels sont connus et nous sommes en train de les traquer »

 

A Bangui, alors que les agressions et les braquages sont quotidiens, en particulier dans le nord de la ville, les forces de sécurité intérieures (FSI) sont de plus en plus visibles partout en ville. Depuis le début de l'année, avec les forces internationales, elles multiplient les opérations destinées à faire baisser la délinquance en prévision du Forum national. Contrôles, saisies d'armes et de véhicules volés, arrestations, en particulier dans les 4e et 8e arrondissements de Bangui. Les précisions du ministre de la Sécurité publique, Nicaise Karnou :

 

« Nous avons réussi à faire monter en puissance la police dans les commissariats de Bangui, à rouvrir le commissariat du 3e arrondissement, à renforcer le dispositif dans le commissariat du 5e arrondissement. Aujourd’hui, nous avons des check-point qui contrôlent la cartographie, la lutte contre la criminalité. Ces criminels qui agissent de manière disparate, précisément dans le 4e arrondissement, mais de manière volatile dans le 8e arrondissement sont connus et nous sommes en train de les traquer.

 

Il y a une mission mixte des forces de sécurité intérieure avec la force internationale, la police, la Minusca, Sangaris. Nous procédons à des ratissages dont nous sommes à la troisième opération dans le 4e arrondissement. Ce qui nous a permis de récupérer plus de 400 motos volées, plus de 20 véhicules 4x4 volés, et tous les jours nous sommes à pied d’œuvre et la situation sécuritaire s’améliore.

 

Et ces bandits, ils sont connus. C’est les anciens gardes présidentiels. Ils sont au nombre de dix. Ils sont connus et nous sommes à leur traque et nous ferons tout pour leur mettre la main dessus. Et la population du 4e arrondissement coopère à ce que nous puissions leur mettre la main dessus. »

RCA: sur les marchés, on attend des jours meilleurs
Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 16:52

 

 

 

16/03/15 (APA)

 

Une trentaine d’enfants centrafricains ont remis vendredi à Bangui à la Présidente de la Transition, Catherine Samba Panza, les recommandations de leur forum d’une journée dans lesquelles ils mettent l’accent sur l’amélioration de leurs conditions d’existence dans un environnement post-conflit. Le but de ce forum des enfants financés par l’Unicef était de réunir les enfants de différents horizons en Centrafrique pour qu’ils témoignent des violences qu’ils vivent dans leurs régions respectives afin d’attirer l’attention des décideurs sur leurs cas.

 

Les tueries, la destruction des établissements scolaires et lieux culturels, les viols, les incorporations forcées dans les groupes armés ont été relatés par ces enfants. Ces violences ont impactés durablement sur leur vie ont-ils affirmé souhaitant que des actions concrètes puissent être menées par les décideurs afin de mettre fin à ces violences à leur endroit.

 

Ces enfants dont l’âge varie de 10 à 16 ans ont recommandé principalement aux autorités la réinsertion des enfants soldats, les reconstructions des écoles, la fin de l’injustice et de l’impunité dans le pays, de même que l’accès gratuit aux soins médicaux et aux écoles.

 

En recevant les doléances, la Présidente de la transition a reconnu la situation difficile que traversent les enfants centrafricains dans le conflit qui déchire le pays. Elle a jugé consistantes ces recommandations des enfants dont la réalisation permettra un retour à la paix en Centrafrique, grâce à leur prise en compte dans le forum national de réconciliation au mois prochain.

 

Le représentant de l’Unicef en Centrafrique, Mohamed Malick Fall, a aussi joint sa voix à celle des enfants pour souligner le taux élevé de mortalité infantile dans le pays estimant que cela doit constituer une préoccupation pour les décideurs. Il s’est dit prêt à soutenir le gouvernement dans les actions concrètes qu’il aura à prendre en faveur des enfants.

 

Des enfants centrafricains remettent des recommandations pour l’amélioration de leurs conditions de vie
Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 16:47

 

 

 

14/03/15 (AFP)

 

Fonctionnaires et parallèlement cultivateurs, chasseurs, ou encore soudeurs: au fil des décennies de crises et de troubles, les agents de l'Etat centrafricain ont été contraints d'imaginer un nouveau modèle économique pour survivre, quitte à oublier parfois leur mission.

 

"Chaque matin, il y a des dizaines de revendeuses qui passent chez moi pour acheter la salade, les choux, les tomates, le persil, en tout cas tout ce qui entre dans la préparation des crudités et autres repas. C'est mieux que rien", raconte à l'AFP Claude Déba, informaticien dans un département ministériel et maraîcher pour nourrir sa famille à Bangui.

 

Dans la capitale, qui reste meurtrie par les tueries intercommunautaires de 2013-2014, les fragiles institutions de transition tentent, avec l'aide de la communauté internationale, de remettre sur pied une administration en lambeaux.

 

Cadre au ministère des Finances, Jean-Robert Ketté, s'est lancé dans les débits de boissons. "Je détiens une licence de vente de boissons. Faute de moyens, je loue à ceux qui le peuvent et cela me rapporte de quoi subsister en attendant le +sim+ (salaire)".

 

Devant le cumul des arriérés de salaires, de nombreux fonctionnaires s'activent ainsi dans la "débrouillardise" dans le privé. Tous les secteurs sont concernés: petit commerce, chasse, culture, vente de cartes téléphoniques, bars-dancing, fabrication de meubles...

 

- Dérives absentéistes -

 

"C'est depuis les mutineries de 1996-1997 que m'est venue l'idée de me lancer dans les plantations d'igname et d'ananas vers Sékia (près de Bangui). Et quand la crise s'est installée, je me suis retiré dans ma plantation. Mes deux épouses et les enfants sortent les produits sur les marchés et nous arrivons à tenir le coup", affirme Gaston Mendo, technicien au ministère de l'Agriculture.

 

Avec les mutineries, rébellions, coups d'Etat qui jalonnent l'histoire de la Centrafrique depuis son indépendance et qui chaque fois désorganisent un peu plus les services de l'Etat, "les gens ont compris que les possibilités d'avoir un peu d'argent ne se trouvent pas forcément dans un bureau", rappelle Eloge Ngaïté, sociologue.

 

"Bien avant les mutineries à répétition de 96-97, quelques fonctionnaires avaient cerné la nécessité de faire quelque chose, hormis la fonction publique. Mais c'était un nombre infime. Avec les cumuls des arriérés nés des crises récurrentes, tout le monde s'y est mis. C'est bien ce qu'ils font, mais les conséquences sont désastreuses pour l'Etat qui les emploie", souligne-t-il.

 

Certains agents de l'Etat se concentrent en effet sur leurs activités privées, abandonnant parfois leur mission de fonctionnaire, notamment dans les secteurs de l'éducation et de la santé, pourtant vitaux.

 

- 'Qui paie commande' -

 

"On n'a pas le choix. Vous imaginez qu'un médecin touche trois, voire quatre fois moins que ses collègues des pays voisins. Et si une clinique peut l'aider à joindre les deux bouts, le choix est clair", explique un médecin du secteur public qui a requis l'anonymat.

 

Dans le service où il officie, les patients viennent tôt, vers cinq heures (04H00 GMT), pour occuper les bancs et espérer être reçus dans les deux premières heures qui suivent son entrée au cabinet. Et ceci, avant qu'il ne se rende à la clinique pour le restant de la journée.

 

"Parfois nous arrivons tôt pour y rester jusqu'à la fin de l'heure sans être reçus. Et il faudra s'armer de patience pour revenir le jour suivant avec l'espoir de le rencontrer ", dit Paterne, un élève qui souffre depuis octobre d'une fracture de la jambe gauche mal soignée.

 

Il en va de même dans l'éducation. "Je bosse dans un lycée privé le matin de 7H30 à 13H00 et l'après-midi je vais dans un établissement public de 15 à 17H00. On ne peut pas faire autrement. Qui paie commande. Ceux qui attendent seulement ce que verse l'Etat tirent le diable par la queue", affirme Jules-César Mangué, professeur de lycée.

 

"C'est un très bon professeur", dit une de ses élèves du public, Anne Mbiki. "Malheureusement, il n'enseigne que deux heures par semaine dans notre classe".

 

 

La survie par la débrouille, ou la double vie des fonctionnaires centrafricains
Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 16:45

 

 

16/03/15 (APA)

 

La présidente de la Délégation spéciale de la ville de Bangui, Hyacinthe Wodobode demande au ministère de la Sécurité publique de l’appuyer dans sa lutte contre l’occupation anarchique des devantures des administrations et de certaines rues de la capitale par les vendeurs à la sauvette qui pullulent dans la capitale centrafricaine.

 

L’objectif est de pousser les commerçants à regagner les différentes places désignées par la Mairie de Bangui pour abriter les nouveaux marchés en attendant que les anciens marchés détruits ou devenus insalubres à cause de l’insécurité soient réhabilités mais aussi de mettre fin aux conséquences de ces occupations en désordre.

 

Beaucoup de vendeurs se sont retrouvés dans les rues à cause de l’insécurité des quartiers où des marchés sont implantés. Ces marchés étaient devenus des lieux de crimes des groupes armés.

 

Des places publiques se sont transformées en lieux de vente sans une autorisation des autorités municipales.

 

Pire, les devantures de certaines ambassades accréditées en Centrafrique sont devenues des places de ventes de divers articles. C’est le cas des chancelleries du Royaume du Maroc et du Cameroun où beaucoup de vendeurs à la sauvette étalent leurs produits. Cette situation perturbe le travail au niveau de ces ambassades et empêche même leur accès par le personnel.

 

Il en est de même pour certaines rues dont les circulations sont devenues difficiles avec des cas d’accidents parce que ces vendeurs occupent les bordures des routes rendant le passage inaccessible aux véhicules.

 

Mme Wodobodé demande ainsi au Ministère de la Sécurité publique de mettre à la disposition de la Mairie de Bangui des policiers et des gendarmes pour appuyer la police municipale afin de déguerpir ces vendeurs à la sauvette des places qu’ils occupent anarchiquement.

 

Elle appelle en outre ces commerçants au civisme et au respect des lois de la République pour regagner les nouveaux endroits choisis par la municipalité comme lieu de vente.

 

La Mairie de Bangui déclare la guerre aux commerçants ambulants qui occupent la voie publique
Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 16:41

 

 

Par RFI 16-03-2015 à 00:01

 

Depuis ce dimanche minuit, le mandat d'Eufor-RCA est officiellement terminé. Les 700 militaires de la force européenne ont quitté la Centrafrique. Leur mission visait à accompagner le déploiement de la Minusca et sécuriser l'aéroport de Bangui ainsi que les 5e et 3e arrondissements de Bangui.

 

Au cœur du 3e arrondissement de Bangui, le quartier du PK5 ne fait plus figure d’enclave assiégée. Les commerces ont rouvert, les clients reviennent petit à petit du reste de la ville et les musulmans du quartier se rendent jusqu’au centre-ville sans grands risques.

 

Si la sécurité est là, c’est grâce au travail d’Eufor-RCA, s’accorde-t-on à dire ici. « Ils ont bien travaillé. Ils vont partir, on va bien regretter, comme ils ont tout fait. Ils ont ramené la paix, maintenant il y a une cohésion sociale. On est là, musulmans et chrétiens, ensemble », se réjouit Abdel, un habitant du quartier. Moussa, lui, a du mal à cacher une certaine inquiétude : « Avec l’Eufor qui sillonne les rues, les malfaiteurs ont peur de se promener avec des armes. Mais une fois qu’elle sera partie, je ne sais pas… Inch’Allah, on va voir si ça peut aller. »

 

En attendant le déploiement des policiers et des gendarmes, la sécurité du 3e arrondissement revient à la Minusca. « On leur fait confiance parce qu’ils sont des Africains comme nous. Espérons qu’ils vont mettre de l’ordre. Eux aussi ont travaillé avec Sangaris, avec l’Eufor. Ils ont aussi l’idée de rétablir la paix, donc on leur fait confiance », confie Ibrahim. La réouverture du commissariat du 3e aura lieu dans quelques jours. Un événement que tout le monde attend au quartier PK5, comme un nouveau signe d’un retour à la normale.

 

Mission remplie

 

Au terme de la mission d’Eufor-RCA, son patron, le général Philippe Pontiès, ne cache pas sa satisfaction. « Si on compare la situation d’aujourd’hui à celle qui prévalait il y a un an, on a des raisons d’être collectivement fiers », déclarait-il il y a quelques jours. On retiendra d’Eufor-RCA son accouchement aux forceps, des semaines de négociations difficiles entre Etats membres. La force ne dépassera d’ailleurs pas les 700 hommes, dont un tiers de Français et un contingent de 150 Géorgiens, sur les 1 000 souhaités au départ.

 

Sur le terrain, il faut attendre deux mois pour qu’Eufor soit en mesure de prendre en charge la totalité des secteurs qui lui sont alloués : l’aéroport de Bangui, ainsi que les 3e et 5e arrondissements, certains des points les plus chauds de la capitale. Mais les résultats se font sentir et la force européenne parvient à faire baisser la tension. La force est aussi un appui aux populations. Elle installe ainsi un pont pour relier les 2e et 3e arrondissements.

 

Eufor-RCA a donc plié bagage, mais l’Union européenne garde une implication militaire en Centrafrique : Eumam, 60 conseillers chargés d’aider les autorités de transition à réhabiliter les forces armées centrafricaines.

 

 

Centrafrique: fin de la mission militaire de l'UE, des formateurs prennent le relais

 

16/03/15 (AFP)

 

L'Union européenne a officialisé lundi l'envoi de formateurs européens pour les forces armées centrafricaines à Bangui après la fin la veille de sa mission militaire Eufor RCA.

 

"Toutes les composantes sont rentrées dans leur pays", a indiqué dans un communiqué l'Eufor RCA, qui a compté jusqu'à 700 soldats au plus fort de son déploiement pendant neuf mois. Les soldats ont progressivement passé le relais à la force de l'Onu en Centrafrique (Minusca), qui a commencé à se déployer en septembre 2014.

 

Les Européens ont dès la mi-novembre remis la sécurisation de l'aéroport de Bangui entre les mains de la Minusca. Fin février, les soldats onusiens ont commencé à assurer le maintien de l'ordre dans le cinquième et dans le très sensible troisième district, qui compte la seule enclave musulmane restante de la capitale, à la place des soldats européens.

 

"La mission EUMAM (EU Military Advisory Mission) est déployée en même temps pour faciliter la réorganisation des forces armées africaines", a indiqué Eufor RCA. Les ministres européens des Affaires étrangères de l'UE avaient décidé en janvier de mettre sur pied cette mission de conseil, une façon de maintenir la présence européenne à Bangui. Elle a été officiellement lancée ce lundi à Bruxelles par les ministres des Affaires étrangères des 28.

 

Cette mission "conseillera les autorités militaires de RCA sur les réformes nécessaires pour transformer les forces armées centrafricaines en une armée professionnelle, ethniquement représentative et sous contrôle démocratique", a indiqué l'UE dans un communiqué.

 

Ses formateurs assisteront l'état-major centrafricain sur la gestion et une future réforme de l'armée, sur les programmes d'entraînement et pourront aussi mener des formations "non-opérationnelles" limitées.

 

Forte d'environ 60 hommes, la mission, basée à Bangui, sera dirigée par le général français Dominique Laugel, pour une durée initiale d'un an.

 

L'armée française commence pour sa part à diminuer sa présence dans le pays, réduisant dans un premier temps ses effectifs de 2.000 à 1.700 soldats, en passant là aussi le relais à la Minusca.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé et la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique opposant des milices principalement chrétiennes, les anti-balaka, aux rebelles Séléka, essentiellement musulmans.

 

La présence de trois forces internationales --la force française Sangaris, l'Eufor RCA et la Minusca-- a permis de stabiliser la situation, sans pour autant pacifier l'ensemble du territoire.

 

 

Eufor-RCA passe la main à la Minusca ce 15 mars à Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 16 mars 2015 09:51

 

L'opération militaire sous conduite de l'Union Européenne en Centrafrique Eufor-RCA transmet officiellement le flambeau à la mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique, Minusca ce dimanche 15 mars 2015.


Le général Philippe Pontiès, commandant l’opération Eufor-RCA qualifie de positif  les 11 mois de déploiement de leurs soldats en Centrafrique. « Aujourd’hui, nous quittons Bangui, nous quittons une ville apaisée. Les camps des réfugiés sont en train de se vider et, les déplacés rentrent chez eux, j’ai effectivement le sentiment que le devoir est accompli », a déclaré le commandant de l’Eufor-RCA dans son adresse à la presse à Bangui.


Philippe Pontiès évoque des avancées significatives en matière de dialogue, de la liberté de mouvement des populations et de la réconciliation nationale.

« Nous partons sur fond d’avancées en matière de préparation des consultations électorales, la reprise de la vie économique et sociale, une certaine sérénité retrouvée à Bangui, l’emblématique marché de PK5 qui a repris son développement, et des banguissois de toutes communautés qui amorcent des rapprochements en vue de retrouver leur vivre-ensemble », a ajouté général Pontiès.


L’opération militaire de l’Union Européenne en Centrafrique (Eufor-RCA) a été lancée en avril 2014 en soutien à l’opération française Sangaris. Eufor-RCA avait deux missions : contrôler l’aéroport et sécuriser deux arrondissements (3e et 5e) à Bangui, des secteurs plus sensibles qui ont été le théâtre d’affrontements communautaires.

Avec un effectif de 700 militaires, dont des gendarmes contre le millier d’hommes initialement prévu, la mission a trouvé du succès auprès de la population à Bangui. « On peut dire que leur présence a permis de rétablir un début de sécurité à Bangui. La présence de ces soldats européens a beaucoup rassuré la population », a reconnu un habitant du quartier de Miskine dans le 5e arrondissement.

« La mission a été positive en majorité car on sent que la spirale de la violence et des agressivités a baissé, même si cela n’est pas encore à un niveau appréciable », a témoigné pour sa part Innocent Kparè, professeur d’anglais à Bangui.

« Le seul fait pour moi d’arriver deux fois de suite au PK5 où l’on disait que les chrétiens ne pouvaient s’y aventurier est pour moi suffisant pour dire qu’Eufor a bien travaillé », explique un cadre de l’administration centrafricaine.


Cependant, certains sont restés sur leur soif. « Ils sont venus en Centrafrique pour désarmer tous les groupes armés dont Séléka et Antibalaka. Ils n’ont pas encore fini de le faire et, veulent rentrer. On est dans l’embarras », a déploré Hervé Konga, rencontré au centre-ville de Bangui. « Je vois que c’est négatif parce que la population ne vaque pas encore librement à ses occupations tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Donc Eufor ne nous a pas donné satisfaction », a témoigné pour sa part Eugénie, une mère de foyer.


Eufor-RCA se retire, mais après avoir préparé le terrain à une autre mission européenne, Eumam qui sera déployée d’ici fin mars pour aider à la restructuration des forces armées centrafricaines. « Eumam est une mission de conseil au profit des autorités centrafricaines pour les aider à formaliser leurs besoins en matière des forces armées centrafricaines, c’est-à-dire exprimer le modèle d’armée souhaité », a précisé le général Philippe Pontiès.

 
Aujourd’hui, Eufor se retire, la force onusienne en Centrafrique tire vers sa pleine opérationnalité ; malgré tout, Bangui fait encore face à une persistance de criminalité et de banditisme. Le commandant en force de Eufor recommande une approche judiciaire pour lutter contre l’impunité, réduire les activités criminelles ainsi que la circulation illégale d’armes dans la ville.

Centrafrique: le mandat d’Eufor-RCA officiellement terminé
Centrafrique-Presse.com