Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 22:48

 

 

 

U N I T E D N A T I O N S N A T I O N S U N I E S

 

 

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

 

 

 

Bangui, le 5 avril 2014

 

 

Excellence, Mr Alexandre-Ferdinand Nguendet, Président du Conseil de Transition

National,

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil National de Transition,

Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique,

Excellence,

Mesdames et Messieurs

 

 Merci de votre accueil.

 

 Merci d’aider à acheminer votre pays dans la voie du redressement et de la réconciliation.

Je viens en République centrafricaine à un moment où elle est en proie à de profonds bouleversements.

 

 Il y a un trou au cœur de l’Afrique.

 

 Chaque jour, je me réveille en pensant aux épreuves que vous endurez et aux drames que vous vivez.

 

 J’ai invité partout les responsables à intensifier leurs efforts.

 

 Certains disent qu’il s’agit d’une crise oubliée.

 

 Je suis ici pour m’assurer que le monde n’oublie pas.

 

 Aujourd’hui j’ai rendu visite à des personnes arrachées à leur foyer.

 

 D’aucuns vivent maintenant à l’aéroport. D’autres sont cernés en ville.

 

 J’ai entendu leurs histoires effroyables. J’ai vu les conditions désastreuses dans

lesquelles ils vivent.

 

Femmes, enfants et personnes âgées dorment en plein air. Les denrées sont rares. Le paludisme pourrait se propager. La saison des pluies ne fera qu’empirer les choses.

 

 La communauté internationale a fait défaut aux Rwandais il y a 20 ans. Et nous risquons de ne pas en faire assez pour les Centrafricains aujourd’hui.

 

 Des crimes atroces sont commis ici,

 

Une épuration ethno-religieuse est une réalité. De nombreux membres de la minorité  musulmane ont fui.

 

 Musulmans et chrétiens sont exposés à un danger mortel du simple fait de leur  appartenance à une communauté ou de leur croyance.

 

 La sécurité de l’État a cédé la place à un état d’anarchie.

 

 Des personnes ont été lynchées et décapitées. La violence sexuelle prend de plus en plus d’ampleur. Des atrocités ont été commises sous les applaudissements des autres.

 

 Une impunité totale règne, personne n’a eu à rendre compte de ses actes. Cela doit  changer.

 

 Je félicite les forces de l’Union africaine et les forces françaises dont l’action rapide a  pu empêcher à ce jours le pire.

 

 Mais leurs moyens sont insuffisants et elles sont submergées par l’ampleur même des besoins.

 

 C’est pourquoi j’ai demandé que plus de contingents et d’unités de police soient  immédiatement déployés.

 

 C’est aussi pour cette raison que j’ai proposé la transformation de la MISCA en une  opération de maintien de la paix des Nations Unies.

 

 C’est ce qui a conduit de surcroît l’ONU à envoyer une commission d’enquête pour  aider à veiller au respect du principe de la réédition de comptes et à empêcher de nouvelles violations des droits de l’homme.

 

 Je salue la décision de l’Union européenne de déployer des forces dans les jours à  venir.

 

 Je continue cependant à exhorter la communauté internationale à faire davantage et à  agir plus promptement.

 

 Vous avez besoin de sécurité. Vous avez besoin d’état de droit. Vous avez besoin d’un avenir meilleur.

 

 Le monde s’est entendu sur la responsabilité collective qui nous incombe de protéger  une population lorsque l’État n’est ni soucieux ni à même de s’acquitter de cette tâche fondamentale.

 

 Les Centrafricains ne devraient pas se ruer vers la mort, le temps que le monde se  décide à tenir ou non ses engagements.

 

 Vous avez attendu suffisamment longtemps.

 

 Des décennies durant, la structure de l’État a été éviscérée par le gaspillage, la  corruption et l’indifférence de la communauté internationale. La réalité était visible par tous.

 

 Qui a payé le prix de cette indifférence? Les citoyens ordinaires.

 

En même temps que je lance un appel au monde, je lance également un appel au  peuple de la République centrafricaine.

 

D’ici je vais directement à Kigali pour commémorer le 20eme anniversaire du génocide rwandais.

 

C’est votre responsabilité a tous -- en tant que leaders – d’assurer que nous n’aurons  jamais à commémorer un tel anniversaire en Centrafrique.

 

Ne répétez pas les erreurs du passé – n’oubliez pas d’en tirer les leçons.

 

Le sort de votre pays est entre vos mains.

 

Les Centrafricains ne doivent pas s’entretuer.

 

Vous êtes dotés de ressources abondantes et de terres fertiles.

 

Vous êtes un croisement de cultures et de peuples qui ont vécu en paix et en harmonie pendant des années.

 

Les dirigeants chrétiens et musulmans font des efforts vaillants pour promouvoir la tolérance et la coexistence pacifique a travers le pays.

 

Les organisations de la société civile avec plein de courage font de leur mieux pour  exposer les abus et s’assurer que justice soit faite.

 

Vous avez en vous tout ce qu’il vous faut pour réussir.

 

 La République centrafricaine peut remonter la pente.

 

 Ce ne sont pas des paroles en l’air. Cela peut devenir une réalité.

 

 Je l’ai vu se produire en Sierra Leone. Je l’ai vu au Libéria.

 

 Ces pays se sont également enfoncés dans les basses et horribles profondeurs de la guerre mais en sont ressortis par la volonté de leur peuple et grâce à l’engagement et aux  investissements de la communauté internationale.

 

 Nous sommes en mesure de le faire et nous le ferons également.

 

 Je suis honoré d’être debout à vos côtés et de vous représenter.

 

Mesdames et Messieurs,

 

 Il y a quelques semaines, l’un des chefs religieux de votre pays m’a dit quelque chose  qui me hante depuis.

 

Me fixant droit dans les yeux, il a simplement dit : « Nous avons peur de nos lendemains».

 

Engageons-nous à construire un avenir d’espoir pour le peuple centrafricain – un avenir de paix– un avenir de réconciliation.

 

C’est l’avenir que je souhaite pour vous et vos enfants. C’est l’avenir que vous méritez.

Cet avenir, nous pouvons le construire.

 

Si nous faisons tout notre possible, la République centrafricaine pourra ainsi répondre à toutes ses aspirations.

 

  Faisons tout pour y parvenir.

 

 Je vous remercie.

 

 

 

 

Le Secrétaire général

  

 Déclaration à la presse avant le départ

 

 

Bangui, 5 avril 2014

 

 Mbi bala ala kwe.

 

 Alors que je conclus cette visite très émouvante en République centrafricaine,  je tiens à remercier les dirigeants et la population de ce pays pour leur accueil.

 

 Je suis très encouragé par la détermination de Madame Samba-Panza, votre  chef de l’État de transition de la République centrafricaine.

 

 Je me suis arrêté a Bangui avant d’aller au Rwanda pour une raison. Je veux  que le monde sache ce qui ce passe ici.

 

 Avant de partir, j’aurai trois messages à donner.

 

 Le premier s’adresse à la population de ce pays : vous n’êtes pas seuls.

 

 Les Nations Unies sont honorées d’être à vos côtés.

 

 Je veux exprimer mes sincères condoléances à tous ceux qui ont perdu un  proche dans cette tempête de violences.

 

J’ai rencontré aujourd’hui de nombreuses personnes qui ont été chassées de leurs  foyers et de leurs communautés. Leurs récits resteront à jamais dans ma mémoire.

 

 Je tiens à rassurer chacun de vous, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes,  musulmans et chrétiens : je ne vous oublierai pas.

 

 Je vous ai entendus. Je soutiens votre appel : la sécurité et la justice doivent  être au centre du processus de réconciliation.

 

 La Commission d’enquête des Nations Unies, et d’autres efforts, aideront à faire en sorte que les responsables des exactions en répondent et à empêcher que de nouvelles violations épouvantables des droits de l’homme ne soient commises.

 

 Le second message s’adresse au monde : ne fermez pas les yeux sur ce qui se  passe ici.

 Je me félicite du déploiement de forces annoncées par l’Union européenne. Je  remercie le contingent français et celui de l’Union africaine de leur action  salvatrice.

 

Mais il faut faire davantage pour la République centrafricaine, et il faut le faire maintenant.

 

 Le risque d’une partition, qui déstabiliserait une région déjà fragile, menace le pays.

 

 Le Conseil de sécurité est sur le point d’autoriser le déploiement d’une  nouvelle mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine. Les soldats de la paix ne peuvent cependant, à eux seuls, résoudre tous les problèmes.

 

 

ADRESSE DEVANT LE CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION  DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
ADRESSE DEVANT LE CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION  DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 17:13

  

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-04-05 15:20:15

 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est arrivé ce samedi à Bangui pour une visite de quelques heures destinée à appuyer l'idée d'envoi de forces des Nations dans ce pays en proie à des violences.



Il a été accueilli à sa descente d'avion par la présidente de la transition, Cathérine Samba Panza avec qui il s'est entretenu, à l'aéroport, sur les moyens à mettre en œuvre urgemment pour mettre fin aux violences inter-religieuses dans le pays.

On rappelle que Ban Ki-moon, en route pour Kigali où il doit prendre part aux cérémonies marquant les 20 ans du génocide rwandais, a toujours plaidé pour l'envoi d'une force onusienne de 12.000 hommes en Centrafrique où sont déployées des forces africaines et françaises qui tentent d'imposer une paix fragilisées par les violences récurrentes.


Le patron de l'ONU arrive dans un climat de polémique entre l'ONU et le Tchad au sujet des soldats de ce pays accusés d'avoir tiré sans raison sur des civils centrafricains. 

Les soldats tchadiens de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) ont d'ailleurs commencé depuis jeudi à se retirer de la Centrafrique, indique-t-on.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=600628#sthash.UjhTf61p.dpuf

 

 

 

Visite de quelques heures de Ban Ki-moon en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 17:07

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-04-05 15:49:31 La compagnie nationale aérienne d’Angola TAAG a repris ce samedi ses vols en Centrafrique, reliant Bangui avec d’autres capitales africaines, a-t-on appris dans la capitale centrafricaine.


Cette reprise fait suite à la visite de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, à Luanda au début du mois de mars dernier et aux différentes actions diplomatiques entre des deux pays.

 
« La compagnie aérienne TAAG a repris ses activités à Bangui, lesquelles avaient été suspendues pour des raisons techniques » s'est réjoui le responsable de TAAG en Centrafrique, Josué Dasylva Antonio, ajoutant que sa compagnie va « continuer ses vols Luanda-Brazza-Bangui-Douala ».


A en croire M. Dasylva Antonio, TAAG voudrait faire de l'aéroport Bangui M'poko une plaque tournante pour desservir les autres capitales africaines « parce que les habitants de Bangui considèrent TAAG comme une compagnie de proximité ».

Le ministre centrafricain des transports, Arnaud Djoubaye Abazene, s'est réjoui de la reprise des vols de la compagnie angolaise, rappelant au passage que Kenya Airways et Ethiopian Airlines n'ont pas encore levé la suspension de leurs activités, pour des raisons techniques.

 
« Depuis la transition, le gouvernement s'évertue à amener ces compagnies à reprendre leurs activités », a-t-il dit.


« A travers la reprise de ce vol, les deux peuples angolais et centrafricain vont se rapprocher davantage », a-t-il conclu. 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=600631#sthash.OIhswmM1.dpuf

Reprise des vols de la compagnie angolaise TAAG sur Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 16:52

 

 

 

 

PARIS, 05/04/14 (Xinhua) -- La France prend acte de la déclaration de retrait progressif des troupes tchadienne de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et salue l'engagement des autorités tchadiennes et du président Deby, en étroite concertation avec leurs partenaires africains, dans la recherche d'une sortie de crise en Centrafrique depuis le mois de décembre 2012, a déclaré vendredi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et du Développement international, Romain Nadal, lors d'un point de presse.

 

La France salue également l'implication forte du Tchad en faveur de la paix et de la sécurité dans la région. "Nous sommes attachés au dialogue étroit que notre pays entretient avec le Tchad, sur tous les sujets", a ajouté Romain Nadal.

 

La France réitère son entier soutien à la MISCA dans l'exécution de son mandat de protection des populations civiles, en application de la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations Unies et avec l'appui de l'opération Sangaris. Il est essentiel que la MISCA dispose des moyens adaptés à l'accomplissement de cette mission exigeante, dans le contexte du processus de stabilisation de la République centrafricaine, et la France se félicite de la décision qui a été prise, le 1er avril 2014, de lancer l'opération militaire européenne, EUFOR RCA, a poursuivi le porte-parole du Quai d'Orsay.

 

Le Tchad vient de décider de retirer son contingent de la MISCA, selon un communiqué du ministre tchadien des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine, Moussa Mahamat Faki, publié jeudi à Bruxelles, en Belgique, et relayé sur la radiotélévision officielle tchadienne.

 

"Les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées de commun accord entre le Tchad et l'Union africaine. En attendant, le Tchad assumera, sans failles, sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en RCA", a précisé M. Moussa Faki qui s'exprimait ainsi en marge du sommet Europe-Afrique tenu dans la capitale belge.

 

La décision du Tchad fait ainsi suite à de nombreux incidents impliquant ses soldats dans la capitale centrafricaine, le dernier en date ayant causé le 29 mars une trentaine de morts en majorité des civils.

La France prend acte de la déclaration de retrait des troupes tchadienne de la MISCA

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 16:46

 

 

 

 

 

 

NATIONS UNIES, 5 avril 2014 (AFP) - L'ambassadrice américaine auprès de l'ONU se rendra successivement du 6 au 10 avril au Rwanda, au Burundi et en République centrafricaine pour commémorer le génocide de 1994 et rencontrer des responsables gouvernementaux.

 

A Kigali, Samantha Power conduira la délégation américaine aux cérémonies marquant le vingtième anniversaire du génocide, a annoncé vendredi la mission américaine à l'ONU.

Au Burundi, "où des signes inquiétants d'exclusion ethnique et d'oppression se manifestent", elle rencontrera le président Pierre Nkurunziza, des étudiants et des personnalités de la société civile, ajoute le communiqué de la mission.

 

Elle discutera avec ses interlocuteurs des moyens "d'éviter que le pays ne régresse après les progrès accomplis depuis la fin de la guerre civile en 2005".

 

Au cours de sa deuxième visite en RCA, l'ambassadrice s'entretiendra avec les nouvelles autorités de transition dont la présidente Catherine Samba-Panza, et avec la direction de la force africaine en Centrafrique (Misca), dans le but de "soutenir les efforts en cours et de préparer le terrain à une opération de maintien de la paix de l'ONU" dans le pays.

L'ambassadrice américaine auprès de l'ONU au Rwanda, Burundi et RCA

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 16:44

 

 

 

 

 

 

(La Voix de l'Amérique ) 05/04/14

 

Notre envoyé spécial en Centrafrique Bagassi Koura a rencontré le Père Ossibouyen Senganambi Anicet, le Curé de la paroisse St Charles Lwanga de Begoua, une localité de la banlieue de Bangui. Plus de 22,000 personnes déplacées vivent actuellement sur le site.

 

En effet, la paroisse St Charles Lwanga de la commune de Begoua ne désemplit pas depuis le 5 décembre 2013, date du coup d’Etat manqué contre la coalition Seleka alors au pouvoir.

 

L’incident avait été suivi par des tueries et de nombreuses exactions commises par les éléments de la Seleka.

 

Le Père Ossibouyen Senganambi Anicet, âgé de 37 ans, explique qu’en 5 jours, la paroisse a accueilli environ 8000 personnes.

 

Et suite a la démission en janvier dernier du président Michel Djotodia, les attaques et les exactions sur les populations civiles se sont multipliées.

 

La paroisse refusait du monde puisqu’on comptait, selon le père, plus de 22.000 déplacés.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/la-paroisse-de-bego...

La paroisse de Begoua, lieu de refuge pour plus de 22.000 Centrafricains

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 13:37

 

 

 

 

BANGUI (CAF) 05 avril 2014 à 13h51

 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est arrivé samedi à Bangui pour une visite surprise de quelques heures destinée à afficher la détermination des Nations unies à déployer une force de maintien de la paix en Centrafrique, toujours livrée à des violences meurtrières.

 

En route pour Kigali, où il doit participer aux commémorations du 20e anniversaire du génocide rwandais, M. Ban devait notamment s'entretenir avec la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, des moyens de mettre fin au cycle infernal de violences intercommunautaires et interreligieuses qui ensanglante le pays depuis un an et a amené des responsables onusiens à évoquer le spectre d'un nouveau génocide en Afrique.

 

© 2014 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. 

Centrafrique: visite surprise du secrétaire général de l'ONU à Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 13:20

 

 

 

 

 

http://www.alterinfo.net/     04/04/2014

 

La Norvège ne va pas contribuer des troupes à la force de maintien de la paix de l'Union européenne ( UE) en République centrafricaine (RCA), a déclaré vendredi un diplomate de haut rang au ministère norvégien des Affaires étrangères. 


"La Norvège n'a pas de possibilité de hiérarchiser une contribution militaire à la force de l'UE en République centrafricaine", a affirmé Baard Glad Pedersen, secrétaire d'Etat au ministère des Affaires étrangères, comme cité par l'agence de presse norvégienne NTB. 


Le Conseil de sécurité des Nations Unies n'a pas encore pris une décision formelle sur la prise en charge de la force de l'Union africaine dans le pays africain déchiré par la violence et il est donc trop tôt pour se prononcer sur une éventuelle contribution de la Norvège, a déclaré M. Pedersen. 


Tourmentée par des décennies d'instabilité et de combats, la Centrafrique a connu une recrudescence de la violence en décembre dernier lors que les rebelles Séléka ont lancé une série d'attaques jusqu'à mars où le président François Bozizé a été contraint de fuir la ville.

 
La Centrafrique est confrontée à une situation humanitaire désastreuse qui affecte quelque 4,6 millions de personnes. 


Au début de décembre 2013, le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé le déploiement de 2.000 soldats français et 6.000 soldats africains pour rétablir l'ordre à Bangui, qui jusqu'à présent n'ont réussi à mettre fin au conflit. 


Après de nombreux retards, l'UE a lancé une force de maintien de la paix pour la Centrafrique, le 1er avril après les offres de l'aide de dernière minute venues de certains gouvernements de l'UE. 


La puissante force de 1.000 soldats de l'UE permettra de renforcer l'Union africaine et les troupes françaises pour rétablir l'ordre dans ce pays enclavé et pauvre où la violence a fait des milliers de morts.

 
La force de l'UE restera dans le pays africain pour un maximum de six mois pour assurer la sécurité à Bangui et à l'aéroport de Bangui, où environ 70.000 personnes vivent dans des conditions désastreuses. 


La France a exhorté ses partenaires de l'UE à faire plus pour aider à résoudre la crise dans son ancienne colonie. 



http://french.china.org.cn/foreign/txt/2014-04/05/content_32008680.htm

La Norvège refuse d'envoyer ses troupes en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 13:14

 

 

 

 

 

© Capture d'écran FRANCE 24 04/04/2014

 

Vidéo par Gauthier RYBINSKI

 

Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter

 

Au cours d'un entretien accordé à FRANCE 24, le ministre centrafricain des Affaires étrangères a mis en garde la communauté internationale contre le risque terroriste, qui pèse sur son pays s’il n’est pas doté de moyens armés suffisants.

 

Le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Toussaint Kongo-Doudou, est intervenu, vendredi 4 avril, sur FRANCE 24 pour commenter la situation, qui agite son pays. Le chef de la diplomatie centrafricaine s’est notamment montré inquiet sur le risque terroriste qui pèse sur sa nation.

 

"La partie à l'est de la Centrafrique a toujours été un peu délaissée, il faut bien le reconnaître, a-t-il concédé. Nous comprenons donc le désespoir de nos frères de l’Est, à qui nous tendons la main dans le cadre du processus de réconciliation."

 

Et d’ajouter : "Mais si cette zone est abandonnée et si l’image effroyable, qui est actuellement diffusée dans les médias occidentaux et arabes, montrent une Centrafrique en train de s’attaquer aux musulmans, alors le risque que le terrorisme international ne s’implante dans cette zone est réel."

 

Risque d’une cristallisation terroriste de la Centrafrique

 

Il est d’autant plus réel, selon le ministre, que des ex-rebelles soudanais se sont déjà implantés dans la région. Tout  porte donc à croire que d’autres groupes comme Boko Haram ou Al-Qaïda pourraient investir à leur tour ces terres fertiles au terrorisme religieux dans les semaines ou mois à venir. "Le terrorisme est un cancer, a-t-il en outre martelé. Quand il s’installe, des métastases peuvent se former un peu partout. Le risque est grand pour la Centrafrique mais il l’est également pour nos pays voisins. Il faut faire vite."

 

Toussaint Kongo-Doudou s’est tout de même voulu confiant. Avec le soutien de la France, de pays africains et européens, l’homme politique est persuadé que "toute la communauté internationale est désormais mobilisée autour de la Centrafrique". Il compte notamment sur la résolution qui sera votée, "probablement la semaine prochaine à l’ONU pour l’envoi d’une opération de maintien de la paix des Nations unies".

 

Le ministre a par ailleurs exprimé ses regrets concernant le retrait des troupes tchadiennes. "Nous regrettons la décision tchadienne qui a été de retirer ses troupes de la Misca et de la République centrafricaine. D’autant plus que nous avons eu de très bonnes relations avec le Tchad. C’est un pays frère qui partage avec nous une très longue frontière et nous vivons sous le prisme d’une communauté de destin. Nous respectons cette décision, qui a été prise en toute souveraineté."

"Le risque que le terrorisme international s’implante en Centrafrique est réel" : Toussaint Kongo Doudou

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 13:10

 

 

 

 


N'DJAMENA AFP / 05 avril 2014 09h56 - Le gouvernement tchadien a accusé la Commission des droits de l'Homme de l'ONU de propos diffamatoires et tendancieux après ses accusations contre les agissements de l'armée tchadienne en Centrafrique, dans un communiqué transmis samedi à l'AFP.


Le gouvernement de la République du Tchad exprime sa surprise et son indignation face à une prétendue enquête publiée par la Commission des Nations unies pour les droits de l'Homme, indique le communiqué. Il qualifie de diffamatoires et tendancieuses les accusations de la Commission selon laquelle des soldats tchadiens ont tiré de façon indiscriminée sur des civils le 29 mars à Bangui, tuant au moins 30 personnes.


Dénonçant une campagne malveillante contre les soldats tchadiens de la force africaine en Centrafrique (Misca), N'Djamena avait annoncé jeudi qu'il se retirait de la Misca.

Pour le gouvernement tchadien, le rapport de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU, rédigé sans aucun doute dans un salon huppé, s'inscrit en droite ligne de la campagne malveillante contre notre pays (...) et il est aux antipodes des faits réels.


Il ne fait aucun doute que l'objectif de ce rapport est de ternir encore plus l'image du Tchad. Le Tchad ne saurait accepter davantage que des propos diffamatoires et tendancieux soient quotidiennement portés contre lui et qu'ils soient l'oeuvre d'institutions internationales aussi respectées que la CNUDH, poursuit le texte.


Malgré cette campagne malveillante de grande envergure (...) le Tchad réaffirme sa disponibilité à participer aux opérations (internationales) de maintien de la paix, précise N'Djamena.


Le Tchad a un contingent dans la force de l'ONU engagée au Mali.

La polémique sur la tuerie du 29 mars à Bangui a enflé toute la semaine, avec des versions radicalement différentes.


Présentant vendredi à Genève les premiers résultats des enquêteurs des Nations unies sur la tuerie, un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville, a directement accusé les Tchadiens: ils ont illégitimement ouvert le feu sur la population. Les soldats ont tiré de façon indiscriminée.

La Misca, la France qui a déployé 2.000 soldats dans le pays, et le gouvernement centrafricain ont, eux, pointé du doigt les miliciens anti-balaka, qu'ils accusent d'avoir attaqué à la grenade le détachement tchadien.


Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a condamné de son côté des atrocités épouvantables contre les civils, sans mentionner expressément ces tirs.

Comme son gouvernement, la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a regretté la décision de N'Djamena de quitter la Misca.


Acteur-clé de la crise centrafricaine et incontournable puissance régionale, le Tchad, est l'un des principaux contributeurs de la Misca (6.000 hommes au total).

Le ressentiment de la population majoritairement chrétienne (80%) de Centrafrique a redoublé depuis la tuerie du week-end dernier, le plus grave incident impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par la Séléka, une coalition à dominante musulmane appuyée par le Tchad.


Les soldats tchadiens ont été accusés à plusieurs reprises, depuis l'arrivée au pouvoir de la Séléka, de passivité face aux exactions de celle-ci contre la population, voire de connivence - certains combattants Séléka étaient tchadiens. N'Djamena a toujours démenti avec véhémence.



(©)

Centrafrique: le Tchad accuse l'ONU de propos diffamatoires

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com