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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 13:50

 

 

 

Par RFI 07-01-2015 à 11:27

 

Beaucoup à Bangui s'interrogent sur les raisons pour lesquelles l'ancien chef rebelle tchadien Baba Laddé, dont les combattants ont commis de nombreuses exactions sur le territoire centrafricain, a été extradé vendredi 2 janvier vers le Tchad.

 

Dans l'interview qu'il a accordée à RFI, le procureur près le tribunal de grande instance de Ndjamena a indiqué que Baba Laddé avait à répondre de crimes commis non seulement en Centrafrique, mais aussi au Tchad.

 

« Abdelkader Baba Laddé doit répondre par rapport aux crimes qu’il a commis au nord de la Centrafrique, dans la localité de Kabo, de Kaga-Bandoro et autres, et également des crimes présumés [commis] au sud du Tchad : des crimes d’association de malfaiteurs, d’assassinats, de vols armés avec violence et menace, d’importation et de détention illégale d’armes de guerre, des viols et également des actions ayant exposé des Tchadiens à subir des représailles. »

 

Procédure d'extradition

 

A Bangui, en tout cas, les avocats centrafricains de Baba Laddé dénoncent une violation des droits de leur client. L'un d'eux, Maître Raymond Ndakala, affirme que cette procédure d'extradition s'est déroulée sans qu'il en soit notifié, et sans qu'il ait donc la possibilité d'engager un recours.

 

« La procédure n’a pas été respectée, s'insurge-t-il. Notre client, en principe, devait être notifié de cette décision d’extradition [et] nous aussi, ses conseils, nous devions recevoir cette notification nous permettant d’utiliser la voie de recours. Mais ça n’a pas été le cas. » Selon les informations recueillies par l’avocat auprès de la gendarmerie, Baba Laddé a en effet été extradé directement vers le Tchad.

 

Légalité respectée

 

« Depuis sa garde à vue et sa détention préventive, nous l’avions assisté et le dossier a été confié à un juge instructeur qui l’a auditionné, poursuit Me Raymond Ndakala. Et nous nous attendions à la continuation de la procédure judiciaire. Curieusement, nous sommes étonnés qu’un acte administratif ait été pris pour que notre client puisse être extradé vers le Tchad. Ses droits ont été violés et les droits de la défense, en l’occurrence, ont été violés, et nous le regrettons. »

 

Une version que conteste le procureur Alghassim Khamis, pour qui la légalité de la procédure a été respectée. Elle s'est faite sur les bases d’« un accord d’extradition entre les Etats membres de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) du 28 janvier 2004. Lorsqu’un ressortissant des Etats membres est arrêté dans un Etat, [celui] auquel appartient cet individu peut demander son extradition afin qu’il soit jugé dans son Etat d’origine. »

Centrafrique: polémique autour de l'extradition de Baba Laddé
Centrafrique-Presse.com
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 12:19

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 7 janvier 2015 14:34

 

Le contingent de l’ex-Séléka basé à Sam-Ouandja dans la région de la Haute-Kotto à l’est du pays, annonce l’arrestation de Dominic Ongwen, un des chefs de la rébellion ougandaise de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony.
 
Selon l’adjudant Mounir Ahamat, adjoint au commandant de zone de l’ex-Séléka de Sam-Ouandja, l’homme qualifié de très dangereux a été arrêté lors des affrontements du 03 janvier dernier au village Kotétroi à 35 Kms de Sam-Ouandja, alors que ses éléments ont réussi à s’enfuir.

 
L’homme a été remis le 05 janvier à des militaires américains dans le Haut Mbomou dans le sud-est de la Centrafrique.


Cette information contredit celle donnée par le Département d’Etat américain. Selon la première version, le Département d’Etat américain a annoncé la reddition mardi d’un homme se présentant comme Dominic Ongwen. L’homme est recherché par la justice internationale pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au Congo démocratique et en République Centrafricaine.


La porte-parole du Département d’Etat américain, Jennifer Psaki, a expliqué que « des efforts étaient en cours pour établir de façon positive et complète son identité ». Mme Psaki précise que si cette défection se confirme, elle constituerait « un coup historique contre la structure de commandement de la LRA ».


Des conseillers militaires américains sont présents en République Centrafrique (RCA) pour aider à traquer les chefs de cette rébellion ougandaise.


La LRA est accusée d’avoir tué et kidnappé des dizaines de milliers de personnes à travers quatre pays africains dont la RCA, sur les trente dernières années. Le groupe avait combattu le gouvernement congolais pendant deux décennies avant de se transformer, opérant dans la brousse et attaquant des villages isolés.

Selon l’ONU, cette rébellion a tué plus de 100.000 personnes depuis 1987 en Afrique centrale et a enlevé plus de 60.000 enfants.


Les Etats-Unis ont offert une récompense de 5 millions de dollars pour toute information permettant la capture d’Ongwen. Il est recherché par la Cour pénale internationale pour des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Ongwen est l’un des cinq chefs de la LRA recherchés par la CPI, dont Joseph Kony.

 

 

Centrafrique: Washington pense détenir un chef de la rébellion ougandaise LRA

 

07/01/15 (AFP)

 

Un homme se présentant comme un des chefs de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), recherché par la justice internationale, s'est rendu à des militaires américains en Centrafrique, a dit mardi la diplomatie américaine.

 

Le département d'Etat a fait état de la détention aux mains des "forces américaines déployées en République centrafricaine de l'un des hauts dirigeants de la LRA".

 

"Cet individu s'est identifié sous le nom de Dominic) Ongwen (...) affirmant avoir fait défection de la LRA", a indiqué la porte-parole de la diplomatie américaine, Jennifer Psaki. Elle n'a toutefois pas confirmé s'il s'agissait à coup sûr de Dominic Ongwen, considéré comme un des premiers commandants de la rébellion dirigée par Joseph Kony.

 

"Si c'était bien Ongwen, sa défection porterait un coup historique à la structure de commandement de la LRA", a ajouté Mme Psaki, lisant un communiqué lors de son point de presse quotidien.

 

Reprenant les déclarations de la diplomatie américaine, l'organisation Human Rights Watch, basée à New York, a salué l'éventuelle arrestation de Dominic Ongwen, "une occasion majeure pour faire avancer la justice face au lourd bilan d'atrocités de la LRA".

 

Ongwen "devrait être rapidement traduit en justice", a réclamé l'association.

 

L'armée ougandaise pilote une force régionale de l'Union africaine, appuyée par des forces spéciales américaines, qui traque la LRA dans les zones forestières aux confins de la République démocratique du Congo, du Soudan du Sud et de la Centrafrique.

 

Les Etats-Unis offrent cinq millions de dollars pour la capture de son chef et fondateur Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale avec trois de ses lieutenants, dont Ongwen.

 

Des critiques estiment que la mobilisation de l'Union africaine et de Washington n'a pas permis d'éradiquer la rébellion.

 

La LRA a été créée dans le nord de l'Ouganda en 1987 sur les ruines du Mouvement du Saint-Esprit de la prêtresse Alice Lakwena, qui serait apparentée à Joseph Kony, prophète autoproclamé. Chassée en 2006 de l'Ouganda par l'armée, la LRA s'est scindée en petits groupes éparpillés dans les forêts des pays voisins.

 

Selon l'ONU, cette rébellion a tué plus de 100.000 personnes depuis 1987 en Afrique centrale et a enlevé plus de 60.000 enfants.

 

 

Ouganda: l'armée confirme la reddition de l'un des principaux chefs de la LRA


Kampala AFP / 07 janvier 2015 12h04- L'armée ougandaise a confirmé mercredi que Dominic Ongwen, l'un des principaux chefs de la sanglante Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, était aux mains des forces spéciales américaines en Centrafrique.


Sa reddition place la LRA dans la plus vulnérable des positions, a déclaré Paddy Ankunda, le porte-parole de l'armée ougandaise. Selon lui, Dominic Ongwen s'est d'abord rendu aux rebelles centrafricains de l'ex-Séléka, avant d'être remis aux militaires américains.


L'ex-commandant de la LRA est accusé par la Cour pénale internationale de crimes contre l'humanité et crimes de guerre.


On ignorait dans l'immédiat si les Américains vont remettre Ongwen au gouvernement ougandais.


Interrogé sur ce point, M. Ankunda a répondu: nous réglons les formalités.

Bien que l'Ouganda soit signataire du traité de Rome instaurant la CPI et légalement obligé de livrer le chef rebelle au tribunal basé à La Haye (Pays-Bas), le président Yoweri Museveni a appelé le mois dernier les pays africains à quitter ce traité, accusant la justice internationale d'être devenue un outil pour prendre pour cible le continent.

Dominic Ongwen est détenu dans la ville centrafricaine d'Obo (sud-est), près des frontières avec le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo (RDC), a précisé le porte-parole ougandais.


La confirmation de la reddition d'Ongwen fait suite à l'annonce la veille par le département d'Etat américain qu'un homme prétendant être un commandant de la LRA était détenu par les militaires américains déployés pour traquer le chef de la rébellion Joseph Kony.


Depuis longtemps chassés d'Ouganda, de petits groupes de combattants LRA errent dans des zones forestières de Centrafrique, de RDC, du Soudan et du Soudan du Sud. Leur chef Joseph Kony, qui prétend avoir des pouvoirs mystico-religieux, serait basé dans l'enclave de Kafia Kingi, contrôlée par le Soudan.


Avec la reddition d'Ongwen, Kony, poursuivi par la CPI, reste le dernier leader de la LRA toujours en liberté, a indiqué M. Ankunda. La mort de son adjoint, Okot Odiahambo, a déjà été annoncée mais pas confirmée pour l'instant.


Il ne reste plus que Kony, a dit M. Ankunda.



(©)

 

 

Un des chefs de la LRA se serait rendu en Centrafrique

 

07/01/15 (La Voix de l'Amérique)

 

Les Etats-Unis affirment qu’un des chefs de l’Armée de Résistance du Seigneur s’est rendu auprès des forces américaines présentes dans la région.

 

Washington explique qu’un homme affirmant être Dominic Ongwen s’est rendu en Centrafrique. Des conseillers militaires américains sont présents en RCA pour aider à traquer les chefs de la LRA.

 

La porte-parole du Département d’Etat, Jen Psaki, a expliqué que "des efforts étaient en cours pour établir de façon positive et complète son identité."

 

Mme Psaki précise que si cette défection se confirme, elle constituerait "un coup historique contre la structure de commandement de la LRA".

 

La LRA est accusée d’avoir tué et kidnappé des dizaines de milliers de personnes à travers 4 pays africain sur les trente dernières années. Le groupe avait combattu le gouvernement congolais pendant deux décennies avant de se transformer en opérant dans la brousse et attaquant des villages isolés.

 

Selon l'ONU, cette rébellion a tué plus de 100.000 personnes depuis 1987 en Afrique centrale et a enlevé plus de 60.000 enfants.

 

Les Etats-Unis ont offert une récompense de 5 millions de dollars pour toute information permettant la capture d’Ongwen. Il est recherche par la Cour Pénale Internationale pour des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

Ongwen est l’un des cinq chefs de la LRA recherchés par la CPI, dont Joseph Kony.

 

 

Un lieutenant du chef rebelle ougandais Joseph Kony entre les mains de troupes américaines 

 

APA –Arusha (Tanzanie) 2015-01-07 12:26:07  Un homme se présentant comme Dominic Ongwen, membre du commandement de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) en rébellion contre le gouvernement ougandais, se trouve entre les mains des forces américaines, rapportent les médias internationaux.


Dominic Ongwen, Vincent Otti, Okot Odhiambo et leur chef Joseph Kony sont recherchés depuis 2005 par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis dans le nord de l'Ouganda.


« En coordination avec les forces de l'Union africaine, les forces armées américaines ont placé en détention un individu qui affirme être un déserteur de la LRA. Cet homme s'est ensuite identifié comme étant Ongwen », a dit Jen Psaki, porte-parole du département d'Etat, citée par Reuters.


Elle a précisé qu'une identification formelle de l'homme était actuellement en cours. Si l'identité d'Ongwen était confirmée, a précisé Jen Psaki, cette défection « constituerait un revers historique pour la structure de commandement de la LRA ».


Selon le porte-parole de l'armée ougandaise, Paddy Ankunda, cet homme qui se présente comme Dominic Ongwen est détenu à Obo, dans l'est de la République centrafricaine.

Ongwen aurait été enlevé par la LRA à l'âge de 10 ans alors qu'il se rendait à l'école. Il a ensuite rapidement gravi les échelons de la hiérarchie du groupe armé.

Les forces américaines soutiennent depuis 2011 les unités militaires régionales dans leur tentative de capturer Joseph Kony, chef de la LRA, afin de le traduire devant la CPI.

Depuis quelques années, la LRA est aussi active en République démocratique du Congo (RDC), en Centrafrique et au Soudan du Sud.


Selon des informations non encore confirmées ni par l'Ouganda, ni par la CPI, Vincent Otti aurait été tué en 2007 sur ordre de Joseph Kony, tandis qu'Okot Odhiambo aurait trouvé la mort fin 2013 lors de combats entre la LRA et l'armée ougandaise sur le territoire centrafricain.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=813820#sthash.9WtdSido.dpuf

 

Arrestation d’un chef rebelle de la LRA dans la Haute Kotto
Arrestation d’un chef rebelle de la LRA dans la Haute Kotto
Centrafrique-Presse.com
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 12:06

 

 

Bangui : La participation de Djotodia et Bozizé au forum divise la classe politique
 

Bangui, 06 janvier 2015 (RJDH)---Au moment où la tenue du forum de Bangui se précise, nait le débat sur la participation ou non à cette rencontre des anciens chefs d’Etat François Bozizé et Michel Djotodia. Sur la question, les forces vives de la nation sont partagées. Certains leaders pensent que ces deux personnalités n’ont pas le droit de prendre part à cette rencontre tandis que d’autres estiment que leur présence est capitale pour comprendre les raisons réelles de la crise.

 

François Bozizé et Michel Djotodia doivent-ils oui ou non participer au forum de Bangui ? Cette question est diversement appréciée au sein des forces vives de la nation.

 

Pour Joachin Rainaldy Sioké, président de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) et 1er vice président du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), ce n’est pas parce qu’il faut aller vers un forum inclusif que l’impunité doit être tolérée. Ce dernier considère la participation de François Bozizé et Michel Djotodia à ce forum comme une consécration de l’impunité, « François Bozizé et Michel Djotodia présents au forum de Bangui, signifierait que nous avons décidé une fois de plus de consacrer l’impunité dans ce pays. Pour nous, il n’est plus possible de tolérer et d’encourager l’impunité ».

 

Gaston Mandata Nguerekata, président fondateur du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) et candidat déclaré à la présidentielle de 2015 est plus radical. A propos de la participation de Michel Djotodia, le candidat Nguerekata affirme : « Michel Djotodia, c’est le chef de la Séléka, c’est lui qui a amené avec lui cette crise que nous connaissons depuis décembre 2012. Il est le premier responsable de la situation chaotique du pays. Ce monsieur ne peut pas venir s’asseoir à une table de négociation avec les Centrafricains ». Quant à François Bozizé, le président du PARC pense que « c’est lui qui a fait le lit à la Séléka. Il est aussi responsable de plusieurs crimes dans ce pays. La place de ce monsieur est en prison ». 

 

Au nombre des leaders s’étant opposés à la participation des deux anciens chefs d’Etat, nous citons le président du MLPC, Martin Ziguelé, qui l’a affirmé lors d’une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique.

 

Si certains leaders s’opposent à la présence de Michel Djotodia et de François Bozizé au forum de Bangui, d’autres pensent que la présence de ces deux anciens chefs de guerre est essentielle dans la recherche de solution à la crise actuelle.

 

Dans un communiqué de presse publié, le Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des États (P.A.T.R.I.E) s’est opposé à l’idée de la mise à l’écart de ces deux anciens chefs d’Etat. Pour le parti de l’ancien ministre d’Etat, Crépin Mboli-Mgouba, la présence de Michel Djotodia et de François Bozizé est capitale. Ce parti pense que leur participation permettra d’aller au fond de la crise et de la comprendre.

 

Dans une publication faite sur Centrafrique Libre, Octave Ngakoutou, opérateur économique et président de l’ONG HUMANIPLUS a appelé à la participation de Michel Djotodia et de François Bozizé à la rencontre de Bangui. Pour ce leader d’opinion, la présence de ces deux anciens chefs d’Etat permettra de faire la lumière sur ce qui est arrivé afin de relancer la République Centrafricaine. Il a précisé que leur présence ne mettra pas fin aux poursuites qui pourraient être engagées contre eux.

 

François Bozizé, président de la République Centrafricaine de mars 2003 à mars 2013, est officiellement en exil. Il est signalé dans plusieurs pays, ces derniers temps. François Bozizé est sous sanction des Nations Unies qui lui ont interdit de voyager et lui ont imposé le gel de ses avoirs. Cet ancien président est aussi sanctionné par les Etats-Unis.

 

Michel Djotodia, président centrafricain entre mars 2013 à janvier 2014, est officiellement en exil au Bénin pays d’origine de sa femme. Ce denier est aussi signalé dans plusieurs autres pays. Bien que son nom ait été sur la liste des personnalités a sanctionner, il n’a jamais été retenu par le comité de sanction des Nations Unies. Ce sont seulement les Etats-Unis qui l’ont sanctionné./

 

Sylvestre Sokambi

 

 

Bambari : 5 morts et 7 blessés après un braquage perpétré par des présumés Anti-Balaka
 

Bambari, 06 janvier 2014 (RJDH)—Les actes de violence continuent  de se faire enregistrer dans cette partie du pays. Après les affrontements signalés le mois entre les combattants de l’ex-Seleka et les Anti-Balaka, un  autre cas de violence est signalé ce mardi 06 janvier dans chef lieu de la Ouaka. Selon les sources locales, il s’agit d’un cas de braquage perpétré par un groupe des éléments armés présumés être des Anti-Balaka,  qui s’est soldé par un drame. Le bilan fait état de 5 morts, 7 blessés et deux maisons incendiées.

 

D’après les témoignages recueillis auprès de plusieurs sources concordantes, a l’origine du drame, le braquage d’un jeune homme en provenance de Kouango, par  le commandant de zone des Anti-Balaka de Bambari et ses éléments. Ils ont pris sur le jeune homme une somme de 150 francs CFA, 150 kilogrammes  de graines du Café, et une moto.

 

Informé de la situation, un autre  groupe des Anti-Balaka venu de Bangui, a encerclé le campement de Kidigra là où résident le Com-zone et ses éléments. Du coup, les échanges de tirs se sont fait entendre dans le secteur, entre ces deux groupes des Anti-Balaka. Le bilan provisoire est de 5 morts, dont 2 Anti-Balaka et 3 personnes civiles. Il y’a également des blessés qui sont admis a l’hôpital de Bambari pour des soins. On nous signale aussi que deux maisons ont été incendiées.

 

Une situation qui inquiète la population qui ne se retrouve plus dans l’état actuel d’insécurité qui selon elle est plus élevé. Elle se dit fatiguer par les peulhs armés  qui les terrorise d’un côté et les Anti-Balaka  l’autre côté.

 

La ville de Bambari, reste le théâtre des affrontements armés, malgré la présence des forces internationales, notamment la Sangaris.

 

Salomon Ngodi

 

 

Batangafo: Des ex-Séléka tuent 6 personnes à Mbali et Mengué
 

Batangafo; le 06 janvier 2015 (RJDH) -- Six personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées sont admises à l’hôpital de Batangafo, suite a des attaques menées dans les villages Mbali et Mengue le 31 décembre dernier et le 4 janvier 2015 par des hommes armés assimilés aux ex-Séléka et aux peulhs, d’après une source administrative locale.

 

Selon un témoin contacté depuis Batangafo, l’attaque du village Mbali par des hommes armés a fait 5 morts. Le 4 janvier de l’année en cours, c’est le tour du village Mengué situé à 7 km de la ville d’être attaqué. Le bilan fait état d’une personne tuée et plusieurs blessés admis à l’hôpital de Batangafo pour des soins.

 

Le village Kolo a également payé de lourds tribus, une femme accusée de sorcellerie par sa coépouse a été enterrée vivante avec son enfant par les anti-balakas d’après un témoin.

 

Désespères, les habitants de ces localités lancent un appel aux autorités et aux forces onusiennes de leur venir en rescousse. Ces cas s’ajoutent à ceux des villages Gbanto, Bomia et Ngoumbo, incendies par des peulhs armés. /

 

Justin-Singa.


 

Bossangoa : Les résultats du Bac sont catastrophiques pour les élèves de la ville
 

 

Bossangoa, 06 janvier 2015 (RJDH)- Le résultat du Bac de 2013-2014 à Bossangoa (nord), a été déplorable suite à la crise militaro-politique. Sur 97 candidats inscrits, 77 ont composé et 5 ont reçu leur parchemin. Ce résultat a été évident pour les parents et les enseignants, selon le proviseur du lycée.

 

Emile Bissaolo, proviseur du lycée moderne de Bossangoa, a expliqué que la plupart des candidats ont préparé les examens dans la brousse, sous la peur et la psychose. « Nous avons cru qu’il n’y aura pas de baccalauréat à Bossangoa. S’il y’a cinq admis, c’est une chose, qui nous interpelle tous », a affirmé le proviseur.

 

« Nous avons récolté ce que nous tous avons semé. La destruction des table-bancs, des exactions, le manque de liberté d’expression, l’insécurité grandissante dans la localité, sont autant de situations qui ne peuvent favoriser la réussite des enfants », a-t-il relevé.

 

Ruth Nganawara, présidente sous-préfectorale des parents d’élèves, a quant à elle souligné les conditions affligeantes dans lesquelles les candidats au bac ont préparé les examens de cette année. « Sur 77 candidats, 5 seulement ont décroché leur diplôme. Ce résultat est insignifiant. Nous sommes conscients de cette défaillance liée à la crise, dont les co-auteurs seraient entre autres, la population elle-même », s’est indignée la présidente des parents d’élèves. 

 

Elle a par ailleurs ajouté que « le nombre d’admis de cette année, nous a permis de réfléchir et d’envisager une solution adéquate, afin d’obtenir un résultat satisfaisant en 2015 », a-t-elle suggéré.

 

La rentrée scolaire 2014-2015 est prévue pour le 10 janvier 2015 à Bossangoa. La plupart des enseignants ont regagné leur poste. Mais les locaux de l’établissement secondaire restent encore dans l’insalubrité. /

 

Auguste Bati-Kalamet.   


 

Nouvelles nationales sur RJDH
Centrafrique-Presse.com
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 20:07

 

 

http://afriqueinside.com   Mardi, 6/1/2015 | 8:02 UTC+1

 

La transition centrafricaine va se poursuivre encore six mois, impossible d’organiser des élections en février 2015 comme promis. 12 mois n’ont pas suffit pour réconcilier les groupes armés toujours actifs malgré la présence des forces françaises et onusiennes. Les élections sont désormais prévus en juin et juillet prochain, un calendrier encore incertain.

 

L’année 2015 annonce-t-elle un tournant en Centrafrique? Voilà maintenant un an que le pays tente de penser ses plaies à la faveur d’une transition dirigée par Catherine Samba-Panza. Une transition arrivée à son terme mais prorogée pour de très bonnes raisons. L’instabilité persiste toujours malgré la présence sur le terrain depuis le mois de septembre dernier de la Mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca). Les groupes armés incontrôlables continuent de provoquer des violences qui visent également les soldats onusiens. Ils continuent de semer le trouble et n’ont en réalité jamais cesser d’être actifs dans le pays depuis le coup d’état en mars 2013 du chef de la coalition rebelle et musulmane Séléka Michel Djotodia contre François Bozizé. Le cycle des violences imputés alors aux rebelles Séléka a conduit à la dissolution de la rébellion puis à  la démission de Michel Djotodia en janvier 2014 alors que le pays est plongé dans le chaos, en proie à des combats intenses entre les ex-rebelles et les milices chrétiennes anti-balaka d’auto-défense. Les populations musulmanes sont victimes de représailles et forcées de quitter le territoire centrafricain pour rejoindre notamment le Tchad voisin. La tension est telle dans la sous-région que N’Djamena pourtant en première ligne dans la médiation pour sortir le pays de la crise se retire de la MISCA, la force africaine chargée de sécuriser et de désarmer le pays avec les troupes françaises, (Sangaris). Lorsque Mme Samba-Panza arrive au pouvoir, les promesses de réconciliation et de paix redonnent espoir au peuple centrafricain. Mais les violences ne cessent guère et la nouvelle présidente de la transition demande avec insistance l’aide de la communauté internationale et l’intervention urgente des Casques bleus.

 

Impossible réconciliation des groupes armés?

 

12 mois plus tard, la transition minée par des rivalités politiques et des scandales n’est pas parvenue à tenir les délais pour organiser des élections libres et transparentes en février prochain. Elle a demandé une prorogation de six mois, une requête que le Congo principal médiateur dans la crise centrafricaine a accepté. Il ne fait aucun doute que les conditions pour organiser des élections ne sont pas réunies. Le président français François Hollande avait lui aussi promis des élections. Là encore déception à Paris enlisé dans un conflit qui devait se régler rapidement au départ… Signe de la lassitude française, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait prié les autorités centrafricaines de trouver une solution politique à la crise en Centrafrique. Pressé par Paris, le Congo a organisé en juillet dernier le Forum de Brazzaville pour réconcilier les groupes armés. Ces derniers ont accepté de signer l’accord de Brazzaville sans pour autant l’appliquer. Plus que jamais sous pression, la présidente de la transition Catherine Samba-Panza est montée au créneau samedi dernier en priant les groupes armés d’agir sur le terrain pour sensibiliser leurs bases encore à l’origine de pillages et de violences. L’autorité de l’état est encore soumis à rude épreuve, ce qui fragilise et rend difficile le processus de réconciliation, un préalable à la réussite du processus électoral et l’élaboration d’une nouvelle constitution. Mme Samba-Panza est consciente qu’un nouvel échec risque de nuire définitivement à sa crédibilité. Les élections futures devraient se dérouler en juin 2015 pour le premier tour et en juillet pour le second conformément au chronogramme électoral de l’Autorité nationale des élections (ANE) validé par la communauté internationale. Une fois encore, ces délais sont incertains.

 

Les violences en République Centrafricaine ont fait plus de 3000 morts. Plus de 850 000 personnes, près d’un cinquième de la population, ont été déplacées par les violences, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

 

La rédaction

Lu pour vous : Centrafrique : une transition sous très forte pression
Centrafrique-Presse.com
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 19:16

 

 

Par RFI  06-01-2015 à 14:06

 

Au Tchad, l’ancien rebelle Abdelkader Baba Laddé, extradé de la Centrafrique le 2 janvier, a été présenté lundi à un juge de Ndjamena qui lui a signifié plusieurs chefs d’accusation. Ancien rebelle revenu à la légalité avant de reprendre le maquis à de nombreuses reprises, Baba Laddé est aujourd’hui poursuivi pour plusieurs crimes.

 

Baba Laddé est arrivé au tribunal sous bonne escorte, vêtu d’un boubou jaune, menottes aux poignets. Le procureur à qui il a été présenté lui a signifié qu’il était poursuivi, entre autres, pour détention illégale d’armes de guerre, rébellion, association de malfaiteurs, incendie volontaire, viol, et mise en danger de la vie de ses compatriotes. Des faits qui remontent à l’époque où il était rebelle en territoire centrafricain.

 

C’est d’ailleurs pour ces faits que la justice centrafricaine qui le recherchait l’a arrêté après sa fuite du Tchad début décembre. Le dossier de l’ancien préfet de la Grande Sido a été confié au doyen des juges d’instruction du tribunal de Ndjamena qui a ouvert une information judiciaire.

 

Selon les autorités judiciaires tchadiennes, Baba Laddé a été extradé à la demande du Tchad dans le cadre d’un accord de coopération judiciaire. Accord qui permet à ce pays de demander l’extradition de tout citoyen poursuivi en République centrafricaine afin de le juger sur son territoire.

Tchad: l’ex-rebelle Baba Laddé face à la justice
Centrafrique-Presse.com
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:40

 

 

Le Monde.fr

 

Agir à court terme en pensant à long terme : un véritable changement de paradigme est à l’œuvre en République centrafricaine pour les acteurs du développement. Un moment charnière, impliquant de concilier l’urgence et la stabilité des actions à déployer. Victime de vingt ans de mauvaise gouvernance structurelle, embourbé dans une crise majeure depuis mars 2013, le pays affiche des indicateurs particulièrement dégradés.

 

Paradoxalement, « n’étant pas considéré en crise par la communauté internationale, il bénéficie de peu de financements », souligne Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale d’International Crisis Group, intervenant lors d’une conférence organisée au siège de l’Agence française de développement (AFD), le 9 décembre.

 

La situation en RCA a ceci de particulier qu’elle s’apparente à de l’urgence sans en relever, d’où un manque de moyens compliquant le travail des ONG déployées sur le terrain (Croix-Rouge, MSF, ACF, Première Urgence...)

 

« Indicateurs au vert »

 

« En 2012-2013, la RCA a souffert d’une absence de financements, d’où la difficulté pour les ONG de répondre aux besoins de base comme la santé, constate ainsi Fanny Martin-Blondel, responsable régionale pour Première Urgence. Si on note une amélioration depuis février, le pays est loin d’être sorti d’une situation d’urgence : il est trop tôt pour que les ONG se retirent. En même temps, il ne faut pas attendre que tous les indicateurs soient au vert pour commencer à envisager des solutions durables. »

 

Un état de fait qui a conduit l’AFD à « bouger ses lignes sur une approche globale. On sent bien qu’on est obligés de réfléchir à notre mandat, concède Philippe Chedanne, directeur adjoint du département Afrique de l’Agence. C’est pourquoi nous avons eu le sentiment qu’il y avait une réponse européenne innovante à monter, permettant de conjuguer actions d’urgence traditionnelles et actions de développement rapides. Face à des défis où nous n’avons aucune marge de manœuvre, nous avons instauré un dialogue de proximité avec des partenaires qui n’étaient pas les nôtres, traditionnellement. »

 

Alors que la communauté internationale affiche un bilan mitigé en matière de stabilisation et de reconstruction post-crise, la perspective d’un outil innovant permettant de mutualiser expertises et financements a fait son chemin. Officialisé en juillet pour cinq ans par la Commission européenne, le fonds Bêkou (« espoir », en langue sango) vise à combiner des projets simples, flexibles et à décaissement rapide et des projets de moyen terme afin d’accompagner la restructuration des secteurs prioritaires.

 

Des objectifs plus ambitieux

 

Abondé à hauteur de 74 millions d’euros grâce aux contributions de la Commission européenne et des agences de développement française, allemande et néerlandaise, il est ouvert aux autres Etats européens, aux bailleurs internationaux et aux fondations. « Tous les Etats-membres sont les bienvenus, mais ils ne sont pas tous aussi sensibles à la situation de la Centrafrique », relève Irchad Razaaly, le gestionnaire de la Commission. Ce dispositif permet de sortir d’un schéma d’intervention traditionnel inadapté. « À l’AFD, en temps normal, l’instruction d’un projet prend un an, neuf mois au mieux, précise Philippe Chedanne. Nous avons besoin d’un outil flexible, de solutions qui puissent être mises en œuvre dans les trois mois. »

 

L’idée est d’avancer progressivement, avec des objectifs de plus en plus ambitieux, reposant sur des priorités définies avec les autorités de transition du pays, représentées dans le comité d’administration et le comité de gestion du fonds. C’est ainsi qu’une première salve de projets a été approuvée le 29 septembre 2014, à hauteur de 21,5 millions d’euros. Un projet d’appui à la santé comprendra la réhabilitation des centres de soins, la formation du personnel, la mise à disposition de stocks de médicaments et de capacités de stockage, ainsi qu’un soutien au ministère de la Santé, de quoi améliorer l’accès à la santé pour 760 000 personnes.

 

Un deuxième programme vise la remise en état des infrastructures publiques à Bangui via l’emploi de la population locale, conjugué à une formation. Le troisième ambitionne d’aider les femmes à sortir de la pauvreté grâce à des « maisons de femmes », où elles pourront bénéficier de conseils et de formations mais aussi accéder à des services financiers pour créer leurs propres activités économiques.

 

« Premiers coups de pioche »

 

« Le fait de passer par des ONG internationales constitue un gain de temps, car elles ont déjà satisfait, lors de procédures antérieures, au crible de l'évaluation. De plus, elles sont déjà sur le terrain, explique Irchad Razaaly. Nous leur demandons de développer des projets de développement, tout en répondant à des besoins immédiats. » Pour les trois projets adoptés, elles sont en cours de sélection et il est acquis qu’elles travailleront avec des ONG et des acteurs locaux. « Les premiers coups de pioche seront donnés avant la fin de l’année », assure-t-il.

 

Deux autres projets en phase d’élaboration ont vocation à être adoptés dans l’intervalle, cette fois dans le champ de la sécurité alimentaire (10 millions d’euros) mais aussi en soutien aux réfugiés centrafricains dans l'est du Cameroun (4,5 millions d’euros), en répondant à leurs besoins immédiats.

 

Une certitude à ce stade, « l’aide internationale ne va pas régler la crise en RCA : c’est un outil d’un ensemble qu’il va falloir articuler », relativise Thierry Vircoulon. D’où la nécessité d’assurer un continuum humanitaire-sécuritaire-développement. Malgré le déploiement de trois unités militaires distinctes (Sangaris depuis décembre 2013, dont les effectifs vont être divisés par trois l’an prochain, Eufor-RCA depuis fin avril et la Minusca depuis la mi-septembre), les groupes armés contrôlent toujours une bonne partie du pays et les violences visant la communauté musulmane n’ont pas été endiguées. Faute d’issue politique en 2015, la perspective d’une partition du pays et de la récupération du conflit par d’autres groupes armés, Boko Haram en tête, demeure bien réelle.

 

Fanny Rey

 

Quelques indicateurs :

 

420 000 Centrafricains (près d’un dixième de la population totale) sont réfugiés dans les pays voisins

430 000 déplacés internes, dont 40 000 à Bangui

PIB/hbt = 182/187

IDH = 185/187

Espérance de vie = 49 ans

63 % de la population en-dessous du seuil international de pauvreté


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/06/centrafrique-nouvelle-strategie-pour-une-sortie-de-crise_4550018_3212.html#5XLx8uwmQKRrarAK.99

Lu pour vous : Centrafrique : nouvelle stratégie pour une sortie de crise
Centrafrique-Presse.com
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:38

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 6 janvier 2015 14:26

 

Dans le premier rapport publié neuf mois après la médiation menée entre les groupes armés en Centrafrique, l’organisation non gouvernementale Paix-réconciliation-tolérance (PARETO) a indiqué que la crise centrafricaine a été détournée de son origine pour être ce qu’elle est aujourd’hui.


« Les gens ne font que sauver la face et faire de la démagogie. Mais, en attendant, on continue à tuer les Centrafricains sur leur propre terre. Du jour au lendemain, ça se fait à l’intérieur du pays, malgré qu’il y ait un semblant de calme aujourd’hui à Bangui qui n’est pas forcément le cas », a indiqué le vice-coordonnateur de l’organisation, Béni Diogo Kouyaté, depuis le Maroc où il prend part à un séminaire.


Béni Diogo Kouyaté a appelé la communauté internationale à jouer franc-jeu.  « C’est déplorable, parce que les gens ne jouent pas franc-jeu. Je crois que c’est le peuple qui est entrain de payer le prix et je crois qu’il faut arrêter de jouer avec l’âme de ce peuple. Les Centrafricains, en réalité, n’ont connu que le désastre dans les trois décennies. Je crois qu’il faut arrêter maintenant. Au moment où on est en train de rétablir le progrès de ce peuple, le sacrifice des générations centrafricaines, le peuple est en train de souffrir », a-t-il souligné, précisant que les autres pays de la sous-région sont en train de progresser.


Au sujet de la rencontre de Naïrobi qui défraie encore la chronique, Béni Diogo Kouyaté a estimé que le sort de la République Centrafricaine ne doit plus être décidé à l’extérieur. « Il est question que les gens se regardent en face et se parlent. Mais c’est à la maison qu’il faudrait le faire. Les deux parties, Michel Djotodia et François Bozizé, sont tous centrafricains. Je crois que la partie qui devait se jouer à l’extérieur est terminée, et c’était sous celle de la signature de l’accord de Brazzaville », a-t-il martelé.


Diogo Kouyaté a insisté pour que les acteurs de la crise reviennent au bercail discuter afin de trouver une issue de sortie de la crise. « Après tant de désordre, de tuerie et de destruction, (…) les discussions concernant le pays doivent se tenir désormais en République Centrafricaine avec les Centrafricains. Je les invite très humblement à revenir à la maison discuter. Tout ce qu’ils décideront à l’extérieur, la finalité et le dernier mot en réalité appartiennent aux Centrafricains », a-t-il précisé.

 
L’organisation non gouvernementale PARETO, créée en janvier 2104, mène depuis plus de neuf mois la médiation entre les groupes armés en Centrafrique.

La crise centrafricaine détournée de son origine
Centrafrique-Presse.com
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:36

 

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 5 janvier 2015 12:51

 

Andilo, chef de milice Antibalaka autoproclamé général, a adressé dimanche une sévère mise en garde aux hommes armés du 4e arrondissement de Bangui. Le chef Antibalaka s'exprimait lors d'une réunion avec les autorités locales dudit arrondissement au domicile du chef Camille Mandaba du quartier Votongbo I. « Je mets en garde toute personne qui sera prise en flagrant délit de vol ou de braquage. Elle se sera tuée d'elle-même », a déclaré le général Andilo.


Il a promis de ramener le calme dans le 4e arrondissement en luttant contre les braquages de motos, de véhicules appartenant à des particuliers ou à des organismes humanitaires. « Je demande aux taxis-motos, aux taxis et bus, aux véhicules des organismes nationaux et internationaux de reprendre les activités dans le 4e arrondissement », a-t-il déclaré.


« J'insiste auprès des parents qui ont des enfants qui font des exactions. Le 4e  arrondissement s'est beaucoup détérioré. Les braquages et les vols à main armée sont devenus monnaie courante », a-t-il souligné.


Andilo a publiquement présenté ses excuses aux chefs et aux notables pour les faits qui lui sont reprochés.


Un repentir bien accueilli par la maire du 4e arrondissement, Brigitte Andara. « Depuis un certain temps, la population du 4e arrondissement est prise en otage. Les véhicules et les motos ne peuvent plus circuler dans l'arrondissement de peur d'être enlevés. Dieu merci, notre fils est venu vers les autorités locales avec colère parce qu'il a vu comment les gens ont souffert. Il a déclaré qu'à partir de maintenant, il va mettre fin à ce qui se passe dans notre arrondissement », a-t-elle dit.


Un autre geste en faveur du retour à la paix, c'est à Paoua, dans la préfecture de l'Ouham Péndé, dans le nord du pays. Le chef rebelle Elie Sénapou et ses éléments ont décidé de déposer les armes. Elie Sénapou s'est confié le week-end au sous-préfet de Paoua, Guy Blaise Wangué, qui avait lancé un ultimatum de quatre jours aux groupes armés régnant en maîtres dans la région. Selon l'autorité sous-préfectorale, l'heure n'est plus aux crépitements des armes, mais à la mobilisation sociale pour le relèvement de la Centrafrique.

Le repentir d'un chef Antibalaka
Centrafrique-Presse.com
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:33

 

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 5 janvier 2015 12:58

 

Les réactions se sont multipliées après la décision du gouvernement centrafricain d'extrader vers son pays d'origine l'ancien chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé.

Arrêté dans le nord de la Centrafrique par les Casques bleus de l’ONU, il avait été remis aux autorités centrafricaines en décembre dernier.


Plusieurs organisations l'accusent de nombreuses violations des droits de l'homme, notamment en Centrafrique.


Pour Joseph Bindoumi, président de la Ligue centrafricaine des droits de L'Homme (LCDH), les autorités centrafricaines doivent expliquer cette décision.


« Non seulement, nous condamnons, mais nous voulons aussi que les pouvoirs publics nous disent pourquoi ça s'est passé de cette manière. Nous pensions que Baba Laddé, arrêté et présenté au parquet de la République, devait être jugé sur le sol centrafricain avant d'être extradé  dans un autre pays », a-t-il déclaré sur les ondes de RNL.


« Nous pensons que même s'il y avait extradition de Baba Laddé en raison d'autres crimes qu'il a commis sur le territoire tchadien, il était nécessaire que la souveraineté nationale examine les crimes commis par Baba Laddé sur le sol centrafricain », a ajouté le défenseur des droits de l'Homme.


Même son de cloche au Rassemblement pour la République (RPR), le parti d'Alexandre-Ferdinand Nguéndet, président de l'Assemblée nationale de transition.
 
« Nous disons tout simplement que la justice centrafricaine devait s'affirmer nonobstant les conventions qui nous lient. Le peuple centrafricain doit dire la justice quelles que soient les conventions que nous avons (signées) parce que les morts Centrafricains ne sont pas inférieurs aux (morts) Tchadiens », a indiqué Jean Christophe Nguinza, porte-parole du parti.


« Sur le plan politique, nous disons que nous sommes totalement déçus puisque Baba Laddé a commis des crimes, a tué des paisibles centrafricains, a commis des actes d'atrocité, des vols, des pillages », a-t-il conclu.


Arrêté début décembre par les Casques bleus et placé en détention à la Section des recherches et d'investigations (SRI) à Bangui pendant quelques semaines, l'ancien chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé a été extradé vendredi soir vers N'Djamena à la demande des autorités tchadiennes.

 

 

Deux partis politiques contre l’extradition d’Abdel Kader Baba Laddé

 

http://www.radiondekeluka.org  mardi 6 janvier 2015 14:19

 

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) ont vivement condamné ce mardi l’extradition du chef rebelle Abdel Kader Baba Laddé dans son pays d’origine.


Pour le président du MLPC, Martin Ziguélé, joint au téléphone par RNL depuis Paoua (Ouham Péndé) dans le nord de la Centrafrique, il est souhaitable que les victimes du rebelle tchadien se constituent en martyrs et prennent part à son procès afin d’être dédommagés. « Je pense que toutes les victimes et les ayants droits des victimes doivent se constituer et pour le symbole, participer à son procès », a-t-il demandé.


Le président du MLPC se dit déçu de l’extradé qui n’a pas pu répondre de ses actes devant les juridictions centrafricaines. « Nous sommes désagréablement surpris qu’il n’ait pas rendu compte au peuple centrafricain. Il faut qu’il comprenne qu’on n’a pas le droit de se rendre dans un pays voisin de massacrer, tuer, violer et brûler des villages entiers et se retrouver chez soi.  Je trouve ça regrettable », a ajouté Ziguélé.


L’extradition de Baba Laddé représente un nouveau danger pour la Centrafrique d’après Cyriaque Gonda, le président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN).


« Mon inquiétude est que Baba Laddé risque d’être un trouble fête en Centrafrique. Je demande que de bons offices soient faits par le gouvernement centrafricain auprès de son Excellence le Président Idriss Deby Itno, de façon à neutraliser ce monsieur une fois pour toute, sinon il faut le donner à la Cour pénale internationale », a formulé Gonda.


Extradé pour la quatrième fois de la République Centrafricaine, le président du PNCN se dit offusqué. « J’ai été stupéfait, choqué par l’extradition expéditive à la limite l’extradition éclair de Baba Laddé que j’ai eu à gérer comme ministre d’Etat à la Réconciliation nationale en charge du désarmement. Ce serait la quatrième fois que ce monsieur est extradé au Tchad », a-t-il mentionné.


La Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH) avait condamné avec fermeté cette extradition. Joseph Bindoumi, son président, interpelle les autorités de la transition à donner des explications, car Baba Laddé a commis beaucoup de crimes sur le sol centrafricain.


Le Rassemblement pour la République (RPR) d’Alexandre Ferdinand Nguendet avait souhaité pour sa part qu’Abdel Kader Baba Laddé soit jugé en Centrafrique pour  la désolation qu’il a semée dans le nord du pays.

L'opinion centrafricaine dénonce l'extradition d'Abdel Kader Baba Laddé
Centrafrique-Presse.com
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:29

 

 

 

Communiqué de Presse

 

 

Extradition de Baba Laddé au Tchad : Une indignation pour le peuple Centrafricain

 

 

Des milliers de Centrafricains s’étaient réjouit suite  à l’arrestation du chef rebelle tchadien Mahamat Abdelkader alias Baba Laddé, un sentiment émis par les parents des victimes et les victimes de torture de Baba Laddé. Ce sieur a commis beaucoup d’exactions sur le sol centrafricain. La période de Baba Laddé était bien pire que le fléau Ebola, la population du Nord de la RCA (Kabo, Kaga-Bandoro, Paoua et Batangafo) le surnomme « Grand Chef d’escadron de la Mort. ».

            Baba Laddé,  emprisonné depuis quelques semaines à Bangui a été extradé dans la nuit de vendredi à samedi à Ndjamena. Pourtant ce dernier était poursuivi par la justice centrafricaine pour plusieurs crimes qui datent de l’époque où il était rebelle en RCA. Nonobstant la procédure de la justice du Tchad visant le même individu, il convient de rappeler que la compétence des juridictions centrafricaines en la matière avait prédominance sur celle du Tchad vue que les crimes étaient commis sur le sol centrafricain.

Les Centrafricains s’indignent, car  nous avons vu partir en fumé l’espoir qu’enfin la justice sera rendue au sujet des crimes commis par ce Monsieur. L’occasion partit en fumé, l’autre fois, il a été extradé dans son pays mais il était relâché, malgré les crimes commis en RCA? Pour  Nous Centrafricains ce criminel doit être jugé pour les crimes commis en RCA ou il doit être traduit à la Cour Pénale Internationale.

            Admettons que  l’extradition de ce vendredi est la conséquence d'un mandat d’arrêt international de la justice tchadienne. Il reste à savoir, que reproche à la justice tchadienne à Baba Laddé pour obtenir son extradition au détriment de la procédure centrafricaine ?

 

Pour les Parents des Victimes

 

Mr. Justin Yambissi

Les parents des victimes de Baba Laddé s'indignent
Centrafrique-Presse.com