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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 01:45

 

 

 

BJ 75 Séléka

 

La gestion du pouvoir par François Bozizé de manière opaque, clanique, familiale et calamiteuse a conduit à une volonté de changement par le peuple centrafricain. Mais celui-ci ne s’est pas réalisé dans la règle de l’art par un coup de force des rebelles et nous revoilà 10 ans en arrière.

 

Malgré une page enfin tournée et un changement tant attendu, la mise à l’écart du Général et ex-président par les Hommes de la SELEKA a fait encore coulé du sang et les inquiétudes demeurent chez  le peuple Centrafricain.

 

Quant à l’avenir démocratique  du pays, l’intention de la SELEKA  de  mener la transition dans un délai raisonnable et de rétablir la paix peut tout de même nous faire envisager l’avenir avec optimisme.

 

J’appel la SELEKA, l’opposition Démocratique et les partis Civils de tirer la leçon du passé et d’éviter à tout prix le manque de clarté, de décision démocratique et de concertation.

 

J’appel toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à être maintenant vigilant face à des personnes qui étaient responsables de la souffrance atroce du peuple Centrafricain et qui aujourd’hui tourne leur veste pour  défendre les  SELEKA, l’audace ne justifie pas tout.

 

J’appel la Diaspora Centrafricaine dans le monde à être conscient et soucieux du développement de notre pays qu’il est temps de prendre nos responsabilités car le pays a plus que besoin de nous.

 

J’appel encore  les politiques de se réunir, d’engager un dialogue franc, démocratique,  Républicaine afin de poser le fondement d’une Centrafrique nouvelle comme il a été fait au Sénégal par  l’opposition lors des dernières élections présidentielles.

 

Pour cette fête de Pâques, nous demandons à Dieu de nous aider à relever la tête.

 

 

Le 1 Avril 2013, à Avignon


St Cyr  NGOUYOMBO 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 01:19

 

 

 

 

La CEEAC demande la mise en place d'une transition à Bangui

 

CEEAC.jpg


APA-Ndjaména (Tchad) 2013-04-03 22:05:46 - La Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) a demandé mercredi, à l'issue d'un sommet extraordinaire à N’djaména, la mise en place d’une transition à Bangui, dix jours après le renversement du président François Bozizé.

 

Au cours de ce sommet, le chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby, a jugé « impossible, en l'état actuel des choses », de reconnaître Michel Djotodja comme chef de l'Etat de la République centrafricaine.



Le président Déby a indiqué que la transition devra être dirigée par un collège élu par « les forces vives de la nation » qui à son tour élira « un président de la transition ».


Il a suggéré une période de transition de 18 mois.


Réuni d'urgence lundi le lundi 25 mars dernier dans la capitale éthiopienne, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA avait décidé de suspendre immédiatement la participation de la République centrafricaine à toutes les activités de l'Union africaine. 


Elle avait aussi décidé d'imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants du Séléka », selon un communiqué final lu par le Commissaire à la Paix et la Sécurité, Ramtane Lamamra.


L'Union africaine demande par ailleurs à « tous les Etats-membres de prendre les mesures requises pour isoler totalement les auteurs du changement anti-constitutionnel en République centrafricaine ».


Le président Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 par un coup de force contre Ange Félix Patassé, a trouvé refuge au Cameroun.

 

 

 

ALERTE - Les présidents d'Afrique centrale appellent le Bénin à accueillir Bozizé

 

Boz et Yayi Boni

 

 

N'DJAMENA AFP / 03 avril 2013 21h39- Les chefs d'Etat d'Afrique centrale ont appelé mercredi leur homologue béninois Thomas Boni Yayi à accorder l'asile au président centrafricain déchu François Bozizé s'il en fait la demande, lors d'un sommet à N'Djamena consacré à la crise centrafricaine.


L'ex-président Bozizé se trouve au Cameroun, nous avons demandé au président béninois, s'il (Bozizé) en fait la demande, qu'il accepte de l'accueillir chez lui en tant que frère, a déclaré le président tchadien Idriss Deby à l'issue du sommet.



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En quête de légalité pour la RCA

 

Djoto Droko


BBC Afrique  3 avril, 2013 - 13:25 GMT

 

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) sont dans la capitale tchadienne pour une rencontre extraordinaire.

 

Les présidents sud -africain, Jacob Zuma, et béninois Thomas Yayi Boni, participent à ce sommet consacré à la situation en Centrafrique.

 

L'ancien président de la Centrafrique n'est pas au rendez-vous de Ndjamena, alors qu'il avait souhaité y être.

 

Dans une interview accordée à la BBC, François Bozizé, a en effet déclaré en avoir interpelée, sans suite, la présidence tchadienne en ce sens.

 

Les chefs d'Etat tenteront d'élaborer un cadre constitutionnel dans lequel se déroulera la transition.

La constitution centrafricaine, dissoute par les nouvelles autorités, confiait l'intérim de la présidence de la république au Président de l'Assemblée nationale en cas de vacance de pouvoir.

 

L'Union africaine a condamné le coup d'Etat, mais les pays de la CEEAC se sont abstenus de lui emboîter le pas.

 

Il s'agira donc de trouver un compromis entre cette position de principe et la reconnaissance du pouvoir de fait qui est installé à Bangui.

 

Michel Djotodia, l'homme fort de la Centrafrique depuis dix jours, n'est pas à Ndjamena.

 

Aucune raison n'a été officiellement avancée pour expliquer cette absence.

 

La Centrafrique est représentée par son Premier ministre Nicolas Tiangaye.

 

Cet ancien opposant au régime de Bozizé a été reconduit, le 27 mars, à ce poste qu'il occupait déjà, suite aux accords de paix de Libreville du 11 janvier.

 

Les conclusions de ce sommet donneront à voir la réalité de l'influence du Tchad et de son président dans le jeu politique centrafricain.

 

Dans son interview à BBC Afrique, François Bozizé a affirmé que l'assaut dont il a été victime le dimanche 24 mars avait été mené par "les forces spéciales des forces armées tchadiennes".

 

 

 

NDLR : Ce que Bozizé omet volontairement sans doute de dire est que ce sont les mêmes forces spéciales tchadiennes qu'il accuse maintenant de l'avoir renversé qui l'avaient aussi installé au pouvoir en 2003. Ironie du sort ?  

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 01:17

 

 

 

Bozizé heberlué

 

 

http://www.lefaso.net    mercredi 3 avril 2013

 

« Si nous nous retrouvons à la tête de l’Etat, ce n’est pas, croyez-moi, par une quelconque ambition politique mais par devoir national ». J’adore les déclarations des putschistes. Et le discours de Michel Djotodia, samedi 30 mars 2013, à Bangui, vaut son pesant d’or : « Je demande à Dieu tout-puissant de nous donner la force et l’intelligence à moi et à mon premier ministre […] de bien gérer la Centrafrique pendant les trois ans à venir. Nous allons remettre le pouvoir à celui qui viendra nous succéder […] Il n’y aura pas de chasse aux sorcières car nous devons ériger la tolérance, le pardon et le dialogue en méthode de gestion des affaires de l’Etat ».

 

Les hommes politiques se succèdent au pouvoir en Centrafrique avec toujours quantité de promesses ; jamais tenues. David Dacko (1960-1966) a été le premier d’entre eux. Viré du pouvoir par Jean-Bedel Bokassa (1966-1979), il y était revenu (1979-1981) à la suite d’une intervention militaire (opération « Barracuda ») montée par la France. Avant que le général d’armée André Kolingba (1981-1993), « soucieux du devenir de son pays, décide de mettre un terme à la période d’anarchie que connaît la République centrafricaine et qui hypothéquait dangereusement l’avenir du pays », ne décide de l’en déloger. Ange-Félix Patassé (1993-2003), après avoir échoué en tant que putschiste, va remporter la présidentielle de 1993 et dix ans plus tard (15 mars 2003) sera dégommé par François Bozizé (2003-2013) qui, à son tour, va l’être, une fois encore au bout de dix ans. Il faudrait une bonne dose de naïveté pour croire que ce nouveau coup de force va, définitivement, changer la donne politique en Centrafrique.

 

J’attendais la rébellion au pouvoir à Bangui pour le 31 décembre 2012 (cf. LDD Centrafrique 013/Mercredi 26 décembre 2012), histoire de rappeler que c’est « dans la nuit de la Saint-Sylvestre » 1965 que le colonel Bokassa s’était installé à la tête de la République centrafricaine. Mais Djotodia a préféré « négocier » à Libreville un accord particulièrement boiteux. Il a raté aussi le dixième anniversaire du coup d’Etat (15 mars 2003) qui avait permis à Bozizé de renverser Patassé. La symbolique est quand même au rendez-vous : Djotodia a conquis Bangui le dimanche 24 mars, jour des Rameaux, commémoration de l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem sous les acclamations du peuple. Mais on sait que cette affaire-là a, rapidement, mal tourné. Enfin, passées la Passion et la Résurrection, restent l’Ascension et la Pentecôte. Des raisons de ne pas totalement désespérer ?

 

Dacko (mort en 2003), Bokassa (mort en 1996), Kolingba (mort en 2010), Patassé (encore vivant) n’avaient pas laissé de regrets. Bozizé n’en laisse pas non plus. Avant d’instaurer le sien, il avait été de tous les régimes : Bokassa l’avait fait général de brigade à 32 ans ; Dacko (lorsqu’il était revenu au pouvoir) l’avait nommé ministre ; Kolingba avait fait de même ; Patassé l’avait promu chef d’état-major. Aujourd’hui, à l’instar d’Amadou Toumani Touré au Mali, Bozizé s’est enfui. Sans doute pas à pied ; c’est avec effarement que l’on découvre dans le magazine du Monde, la photo de la flopée de Mercedes de la Présidence de la République (pas moins de sept sont visibles sur la photo ; et comme l’une d’entre elles est immatriculée 011 PR, on peut penser qu’il y en a quelques autres qui ont rejoint le Cameroun). Tandis que sur le site de la présidence de la République centrafricaine, il est encore proclamé que le pays aura « un avenir gagnant avec François Bozizé ». Et là on a une certitude : ce ne sera pas avec lui… !

 

En Centrafrique (et dans la région sans oublier les institutions continentales) on ne cesse de se réjouir du départ brutal des « présidents ». Reste que la question se pose à chaque fois : « Eh oui, mais après… ? ». Ce ne sont pas les médias panafricains qui vont poser la question. Chaque « alternance » est l’occasion de multiplier les « messages » et autres « publi-information ». Et Bozizé a pu, à l’instar de ses prédécesseurs, longuement et fréquemment, « communiquer » sur la réussite de sa politique. Il le disait encore à François Soudan (Jeune Afrique du 24 mars 2013) lors de leur entretien, au Palais de la Renaissance à Bangui, le 13 mars dernier : « Après tous les efforts consentis pour redresser la Centrafrique, 2013 allait être l’année du décollage ». Le seul qui ait décollé, c’est Bozizé (sans oublier sa famille et ses proches qui ont pris la poudre d’escampette dès la fin de l’année 2012). « A aucun moment je n’ai songé à fuir. J’étais prêt à me battre jusqu’au bout […] Je sais désormais sur qui je peux compter dans mon entourage et je sais qui a failli. Ceux-là se sont démasqués » ajoutait-il au sujet des événements de décembre 2012 dont il dit n’avoir jamais perdu la maîtrise : « Toutes les dispositions avaient été prises pour que les rebelles soient arrêtés aux portes Bangui ».

 

Onze jours plus tard, les portes de Bangui ont été franchies et Bozizé n’est pas resté les armes à la main pour défendre un pouvoir dont il revendiquait pourtant la légalité et la légitimité. Djotodia, dont nul ne sait vraiment d’où il vient et, surtout, qui sont ses sponsors, s’est positionné comme « le nouvel homme fort de Centrafrique » et a annoncé qu’il « remettra le pouvoir » en… 2016 (ce qui est, d’ailleurs, la prochaine échéance électorale présidentielle selon le calendrier initial). Il espère être, dit-il, « le dernier chef rebelle président de la Centrafrique ». D’ici là, affirme-t-il, il inscrira son action dans le cadre de l’accord de Libreville signé le 11 janvier 2013. Il a reconduit d’ailleurs à son poste de premier ministre, l’homme qui avait été désigné pour ce job par l’accord signé dans la capitale gabonaise.

 

Nicolas Tangaye est un avocat (il a même été l’avocat de Bozizé en 1989 après avoir collaboré avec le défenseur de « l’empereur Jean-Bedel Bokassa » : Francis Szpiner), fondateur et ancien président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme. Tiangaye aurait aussi participé à la rédaction de la Constitution de 2004, celle que Djotodia a entrepris de suspendre. Il s’était présenté à deux reprises, en 2005 et 2011, aux élections législatives et avait été battu deux fois. Il n’a donc pas rejoint l’Assemblée nationale que Djotodia vient de dissoudre, ayant décidé de « légiférer par ordonnances ». Sur RFI, Tiangaye a eu ce commentaire étonnant (plus encore pour un juriste ancien constitutionnaliste) sur son job : « Je ne cautionne pas un coup de force. J’ai été désigné premier ministre dans le cadre des accords de Libreville. Et c’est ce processus qui se poursuit, donc il ne s’agit pas d’une caution à quel que coup d’Etat que ce soit »*.


En Centrafrique, l’endroit vaut l’envers. Et toute médaille, y compris celle de putschiste, a son revers. Djotodia est au pouvoir ; et Tiangaye y demeure. Ils ont formé un gouvernement dit « d’union nationale » (c’était déjà la dénomination du gouvernement formé au lendemain de l’accord de Libreville) qui comprend pas moins de 34 ministres et ministres délégués (dont cinq ministres d’Etat). Il est composé de membres de la « rébellion », d’opposants au précédent régime, de membres de la société civile et même d’un proche de Bozizé. Un gouvernement de bric et de broc pour un pays qui n’en finit pas de sortir des ténèbres. Et d’y retourner. François Soudan, qui est le dernier journaliste à avoir interviewé Bozizé en tant que président de la République (cf. supra), lui a posé la question : « Pourquoi Dieu a-t-il abandonné la Centrafrique ? ». Réponse de Bozizé : « S’il existe encore une lueur d’espoir malgré tous nos pêchés, c’est que Dieu ne nous a pas tout à fait oubliés ». Difficile de s’en convaincre.

 

* Depuis Paris, dans une lettre publique adressée le 29 mars 2013, Marie-Reine Hassen, qui a connu à la fois la prison et le lit de Bokassa (il l’a épousée de force, à seize ans, après que son père – un administrateur de la France d’outre-mer proche de David Dacko – et sa famille aient été, eux aussi, embastillés), ancienne ministre de Bozizé et candidate à la présidentielle 2010, souligne que l’accord de Libreville prenait en compte que François Bozizé demeurait chef de l’Etat jusqu’à la prochaine échéance présidentielle à laquelle il n’aurait pas été candidat. Bozizé n’étant plus là, elle considère, à juste titre, que l’accord de Libreville n’a plus de sens (si tant est qu’il en avait un le jour de sa signature le 11 janvier 2013, ce que conteste aussi Hassen).

 

Jean-Pierre BEJOT   La Dépêche Diplomatique

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 20:46

 

 

 

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N'DJAMENA  AFP / 03 avril 2013 20h30 - Les chefs d'Etat d'Afrique centrale ont estimé mercredi impossible de reconnaître le chef rebelle Michel Djotodia comme président de la Centrafrique, demandant l'élection d'un président de transition, a l'issue d'un sommet à N'Djamena au sujet de la crise centrafricaine.


En l'état actuel des choses, il est impossible de reconnaître un président autoproclamé (...) Un collège voté par les forces vives de la Nation doit être à la tête de la transition. Ce collège va jouer le rôle de l'exécutif, et doit voter pour le président de la transition, qui ne doit pas excéder 18 mois, a déclaré le président tchadien Idriss Déby à l'issue du sommet.


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Centrafrique: impossible de reconnaître un président autoproclamé

 


N'DJAMENA AFP / 03 avril 2013 20h53 - Les chefs d'Etat d'Afrique centrale ont estimé mercredi impossible de reconnaître le chef rebelle Michel Djotodia comme président de la Centrafrique, demandant l'élection d'un président de transition, a l'issue d'un sommet à N'Djamena au sujet de la crise centrafricaine.



En l'état actuel des choses, il est impossible de reconnaître un président autoproclamé (...) Un collège voté par les forces vives de la Nation doit être à la tête de la transition. Ce collège va jouer le rôle de l'exécutif, et doit voter pour le président de la transition, qui ne doit pas excéder 18 mois, a déclaré le président tchadien Idriss Déby à l'issue du sommet.



Idriss Déby a également annoncé la mise en place d'un organe législatif qui va rédiger la Constitution et jouer le rôle de l'Assemblée.



Dès demain, une mission composée des ministres des Affaires étrangères des pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), les partenaires et les représentants des Nations de l'Union Africaine, de l'Union européenne et de l'Organisation internationale de la francophonie doivent se rendre à Bangui pour porter ce message aux Centrafricains a ajouté le Président.



Le Président tchadien précisé qu'à l'issue de cette mission, un nouveau sommet de la CEEAC se tiendrait à N'Djamena.



La coalition rebelle Séléka, dirigée par Michel Djotodia, a pris le pouvoir à Bangui il y a dix jours, renversant le président François Bozizé.



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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 20:32

 

 

 

bozize Sassou

 

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Biya Boz

 

Boz et Yayi Boni

 

 

Quand on quitte catastrophiquement le pouvoir comme François Bozizé, il est difficile d’avoir une terre d’accueil que l’on désire. Renversé par un   coup d’Etat le 26 mars 2013, l’ex-président centrafricain est provisoirement réfugié au Cameroun.

 

 Alors qu’il cherche une terre d’asile dans la sous-région, ses anciens homologues de l’Afrique centrale  ont coupé   les contacts avec lui.


Après sa chute, le président centrafricain,  provisoirement réfugié au Cameroun, cherche désespérément à joindre ses pairs de l’Afrique  centrale pour l’accueillir, selon radio France internationale. Ces derniers ont assisté à sa chute, presque inactifs. Pourtant, ils s’étaient impliqués dans la résolution de la crise, en organisant notamment des sommets qui ont abouti sur des accords de Libreville.


Mais apparemment, François Bozizé avait fini par agacer ses homologues en ne voulant pas exécuter ces accords qui portaient sur un gouvernement de transition. C’est certainement pourquoi ils l’ont laissé tomber. Résigné, François Bozizé se tourne vers le président béninois pour solliciter l’asile. Formellement, le Bénin n’a pas encore donné suite à sa demande puisque le président Boni Yayi était en Afrique du Sud pour assister au sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.


 «Il est vrai que (M. Bozizé) a sollicité le Bénin comme pays d'accueil », a déclaré à l'AFP Arifari Bako, le ministre béninois des Affaires  étrangères le 28 mars dernier. M. Afrifari  a tout de même  convenu que « c'est un sujet délicat » tout en  refusant de donner plus de détails. Mais  cette demande  pourrait être acceptée. En effet, au plus fort de la crise centrafricaine, le président béninois, Boni Yayi, s’était  rendu en Centrafrique en sa qualité de président de l’Union africaine. Ce qui avait rapproché les deux hommes.



D’ailleurs il y  quelque temps,  le président Boni Yayi révélait dans Jeune Afrique avoir conseillé le président centrafricain de laisser le pouvoir et de suivre Dieu après son dernier mandat. «Je lui ai conseillé de rassurer ses compatriotes et la communauté internationale quant à son intention de ne pas modifier la Constitution pour se représenter à la présidentielle »,  avait dit le président Boni Yayi dans un entrevue raccordée au magazine.


Il faut rappeler que François Bozizé  est soupçonné par la rébellion qui l’a finalement renversé, de vouloir s’accrocher au pouvoir après son dernier mandat. «Je lui ai dit (Bozizé) qu'en 2016 je serais heureux d'avoir un ami ancien chef d'État prêt, comme moi, à prendre sa bible pour parcourir les contrées et prêcher l'Évangile», avait  poursuivi le président béninois, en précisant que  Bozizé  et lui sont tous les deux  de l’Eglise évangélique.  Mais pour Yayi Boni qui a déjà trop de problème dans son pays, recevoir actuellement l’encombrant  François Bozizé, serait trop de charge pour ses frêles épaules.


FREDERIC ATAYODI

 

Source: Le Senegalais

 

 

 

NDLR : Bozizé aurait dû tirer leçons de ce qu'il a infligé à Patassé.

 

 

Centrafrique : Que faut-il attendre du sommet de la Ceeac ?

 

http://quotidien.mutations-multimedia.com Mercredi 3 avril 2013 09:05

 

C’est ce jour que se tient à N’Djamena au Tchad, le sommet de la Communauté économique des États d'Afrique centrale alors que le nouveau gouvernement traverse quelques zones de turbulences.

 

Au plan politique, le nouveau gouvernement de Centrafrique a connu son premier accroc avec l’annonce de la coalition de l’opposition suspendant sa participation au gouvernement d’union nationale. Des représentants du parti du Premier ministre Tiangaye, mais aussi du Mouvement du Libération du peuple centrafricain (Mlpc), principal parti d’opposition, ont signé ce document, affirmant agir au nom de leurs formations. Cette déclaration a été aussitôt démentie par le Premier ministre Tiangaye, et plusieurs ténors de cette opposition. «Moi, président du parti de la Convention républicaine pour le progrès social, je ne suis pas au courant de la décision qui a été prise par ce collectif. Mon parti n’est pas concerné», a réagi M. Tiangaye. Au moins six des neuf ministres issus de l’opposition (sur les 34 que compte le gouvernement) ont confirmé leur participation au cabinet, toujours selon le Premier ministre cité par l’Afp.

 

Cette situation n’a cependant pas, remis en cause le déplacement des nouvelles autorités de Bangui à N’Djamena où se tient le troisième sommet dédié à cette crise, après celui de décembre dernier. Le Premier ministre devait se rendre dans l’après-midi à N’Djamena, chez le puissant voisin tchadien sans qui rien ne se fait en Centrafrique, pour le sommet mercredi de la Communauté Economique des Etats d’Afrique centrale (Ceeac). «Nous attendons que les chefs d’Etat de la Ceeac comprennent la situation extrêmement difficile dans laquelle se trouve le pays et aide la Rca à sortir de cette crise», a souligné Me Tiangaye. Le président Djotodia, dont le coup de force a été condamné par la communauté internationale, ne devrait finalement pas s’y rendre.

 

Le sommet pourrait permettre de trouver un cadre légal à la situation politique en Centrafrique où la Constitution est suspendue. «Il ne faudrait pas qu’on déshabille ou humilie M. Djotodia. Il ne faut pas oublier qu’il y a 3.000 Séléka en ville», rappelle une source proche du gouvernement. Ainsi donc, le sommet de la capitale tchadienne étudiera les possibilités de revenir à l'accord de Libreville. Signé le 11 janvier entre le clan du président centrafricain François Bozizé, les rebelles du Séléka et l'opposition, après une première offensive qui avait mené le Séléka aux portes de Bangui, cet accord prévoyait, entre autres,  de former un gouvernement d’union nationale. Mais, déplore des proches de rébellion, «M. Bozizé a adjoint des ministres délégués à chaque ministre du Séléka, pour ainsi continuer à avoir la mainmise du pouvoir. Bozizé a, par ailleurs, continué les exactions contre les Rounga et les Goula, l’ethnie dont fait partie une partie de la rébellion».

 

Un accord que le nouvel homme fort de Centrafrique, Michel Djotodia a promis de respecter au cours d’une transition de trois ans en respectant les accords de Libreville. Il a par ailleurs détaillé ses objectifs et seront axés, a-t-il précisé, sur la restauration de la paix et de la sécurité, l’organisation des élections générales, la réorganisation des forces de défense et de sécurité et l’engagement des réformes économiques et sociales. 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:48

 

 

 

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Mardi 2 Avril 2013 - 16:00

 

« Rien ne s’accomplit de grand sans de grands hommes. » Charles De Gaulle 

 

 

Cher Patriarche Barthélémy BOGANDA, vous fûtes un grand homme ! Vous appartenez sans aucun doute à la communauté des Africains du siècle, ces Africains qui méritent éternellement reconnaissance. Vous faites partie de ces braves combattants, pères de notre (nos) indépendance(s), témoins des jours heureux et des deuils partagés. 

 

Votre pays fut jadis une terre bienheureuse. La Centrafrique, ancien Oubangui-Chari (du nom des ces deux grands fleuves qui cernent ce territoire) est un beau pays au beau paysage, aux ressources abondantes. Mais, quel gâchis ! 


En ce dimanche saint, ce dimanche des Rameaux, l’information a fini de faire le tour du monde : les rebelles de la coalition SELEKA sont entrés à Bangui, obligeant le Général François Bozizé à plier bagages, à céder le trône, trône qu’il avait lui-même conquis par les mêmes procédés. Si le dimanche des rameaux commémore l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, l’entrée des rebelles dans la capitale centrafricaine en cette veille du dernier dimanche avant pâques ne saurait être glorieuse. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire… Triste ! 

 

Cela me choque, cela me rend triste le fait que ce pays que vous avez tant aimé, vous le grand panafricaniste, soit suspendu de l’Union Africaine par son Conseil de Paix et Sécurité. La mesure est juridiquement et politiquement juste mais le fait que la Centrafrique l’ait méritée est lamentablement regrettable. Le comportement de ses élites est inacceptable (coups d’Etat, complots, putsch, subversions, rebellions…).

 
A tout point de vue, Barthélémy BOGANDA a été un patriote sincère, un panafricaniste convaincu. Député de l’Oubangui-Chari de 1946 à 1958, il se distingua par ses prises de positions courageuses et son sens aigu des responsabilités. Rien d’étonnant pour ce géant dont le nom(Boganda) signifie dans une des langues locales : « Je suis ailleurs, je ne suis nulle part ». Rien d’étonnant pour ce chrétien qui avait très tôt exprimé sa volonté de devenir prêtre. C’est en 1946 que Mgr Grandi, évêque de Bangui l’incite à compléter son œuvre humanitaire et sociale par une action politique. Il est donc clair que Boganda est entré en politique au nom des plus hautes vertus, au nom d’un devoir sacré. En est- il de même pour ses successeurs ? Excepté Abel GOUMBA et dans une moindre mesure David DACKO, tous ses successeurs n’ont jamais eu ce sens élevé des devoirs et cet absolu désintéressement. Boganda a été un grand panafricaniste. Pendant la période de l’autonomie interne des territoires, le patriarche Boganda avança l’idée d’une grande République Centrafricaine élargie à quatre territoires (l’Oubangui Chari, le Tchad, le Congo Brazzaville et le Gabon). Il avait fait de son mieux, malheureusement ! Selon Abel GOUMBA, compagnon de Boganda et ancien vice- président de la Centrafrique, interrogé par France 5, lorsque le patriarche envoya une délégation à Libreville pour présenter ce projet de fédération, ils(les membres de la délégation) n’ont même pas été autorisés à fouler le sol gabonais. C’est ainsi que la délégation n’a même pas pu s’entretenir avec ceux qui tenaient uniquement à leur « petit Gabon ». Comme Houphouët Boigny de la Cote d’Ivoire, Léon MBA ne voulait pas que « son petit Gabon » devienne la « vache laitière » pour d’autres Etats. Triste ! Et pourtant, Boganda ne comptait pas s’arrêter là car, il voyait l’unité africaine en trois étapes : la République Centrafricaine d’abord, l’Union des ex-colonies des pays de langue latine ensuite et enfin la Grande Union Africaine. Dommage ! 

 

C’est cette grande icône de l’engagement politique, ce membre du cercle des vrais leaders africains qui a disparu un dimanche de Pâques 1959, dans un accident d’avion dont les causes ne sont toujours pas élucidées. 


Cher patriarche, votre disparition a plongé vos militants et votre pays dans un grand désarroi. La Centrafrique pleurera toujours son digne fils ! C’est votre cousin David DACKO, un instituteur, qui vous succéda mais il fut renversé fin 1965 par son cousin Jean Bedel BOKASSA, chef des armés qui a réussi à retourner la situation en sa faveur en neutralisant la gendarmerie. Et le calvaire commença ! C’est comme qui dirait que les deux grands fleuves de votre beau pays : l’Oubangui et le Chari commençaient à tarir, à ne plus être cette source à la grande eau. 


Bokassa se fait couronner empereur en 1977. Bokassa 1er, Empereur de Centrafrique, s’appelait-il. Celui qui, pendant quatorze ans régna sur la Centrafrique, mérite assurément de figurer au panthéon de la bouffonnerie. Sous l’hermine, se cachait un dictateur aux méthodes impitoyables. Comme un tigre en papier ne peut jamais tenir longtemps, Bokassa est renversé le 21 septembre 1979 alors qu’il se trouvait en Libye par l’opération Barracuda sur ordre du président français Giscard D’ESTAING. Un transit français dépose sur l’aéroport de Bangui son successeur (et prédécesseur) David Dacko, encore étonné du rôle qu’on lui a fait jouer. Vous avez toujours su que la France ne fait jamais les choses gratuitement. Les événements suivants vous donneront raison parce qu’il fut chassé du pouvoir le 1er Septembre 1981 par le Général André KOLINGBA qui instaura un régime militaire. KOLINGBA régna jusqu’à 1993, année où, suivant le courant de la démocratisation lancé par le sommet de la Baule, les premières élections multipartites ont lieu et Ange-Félix PATASSE est élu président de la République. Malheureusement, cette parenthèse démocratique sera de courte durée. En 2001, une tentative de coup d’Etat provoque de violents affrontements à Bangui. Malgré l’intervention de la communauté internationale (MINURCA), le 15 mars 2003, le Général François Bozizé réussit, avec l’aide de militaires français et de miliciens tchadiens un nouveau coup d’Etat et renversa le Président Patassé. Et le samedi dernier, les rebelles de la coalition SELEKA ont annoncé leur entrée dans Bangui, demandant aux Forces Armées Centrafricaines(FACA) de ne pas combattre et au Président François Bozizé de quitter le pouvoir ; quelques heures plus tard, ils prennent le palais présidentiel. 
Voilà cher patriarche, l’histoire de votre patrie depuis que vous êtes partis rejoindre les cieux. 


De l’outre-tombe, vous ne devez vraiment pas être fier de cette nation, je le présume. La vie (ou la mort) ne vous a même pas donné la chance de voir votre pays accéder à l’indépendance totale(en 1960) mais vous vous êtes acquitté de votre tâche avec abnégation. Pendant l’autonomie interne (à partir de 1958), votre pays étant devenu une République, vous l’avez dirigé en tant que chef charismatique, soucieux des préoccupations de son peuple. Hommage doit vous être rendu, comme du reste il doit l’être à tous ces patriotes africains, héros combattants, à qui nous devons l’indépendance dont certains sont hélas souvent mal connus. Sur ce registre, nous rendons un vibrant hommage à Kenneth KAUNDA, premier Président de la Zambie indépendante (ex Rhodésie du Nord), quoique l’on puisse dire. Surnommé le « Gandhi Africain », KAUNDA a été inspiré dans son action politique et son comportement de tous les jours par les préceptes que GANDHI a enseigné aux communautés indiennes : non violence, désobéissance civile, résistance passive. Hommage et reconnaissance doivent être aussi rendu au camerounais Ruben UM NYOBE, surnommé Mpodol (le sauveur). C’est à lui que l’on doit la réunification du Cameroun par un discours mémorable à la tribune des nations unies. Il est l’une des figures emblématique de la lutte pour l’indépendance du Cameroun. Um Nyobé est mort assassiné par l’armée française le 13 septembre 1958. Il partagea cette fin tragique avec ses compagnons Félix- Roland MOUMIE et Ernest OUADIE. Il est vrai que UM NYOBE est proclamé héros national du Cameroun en juin 1991, cependant, il mérite d’être mieux connu et toute son œuvre ressuscitée. 


Que dire de Patrice Lumumba, leader du MNC (Mouvement National Congolais) qui refusa le paternalisme belge ? Lumumba est un héros, un martyr, sacrifié par les plans sordides des belges combinés aux tactiques de la CIA, avec la complicité de certains de ses compatriotes, des figures affreuses qui ne voyaient pas au-delà du bout de leur nez. Quant à Lumumba, lui et deux de ses compagnons moururent atrocement, torturés, assassinés et leurs corps jetés dans une cuve d’acide sulfurique. Tout cela parce qu’il défendait la dignité de son peuple et l’unité de son pays (empêcher à tout prix les velléités sécessionnistes du Katanga et du Kassaï). Au Sénégal, le temps est venu de redonner à Mamadou DIA et à Valdiodio NDIAYE toute la place que méritent ces vieux lions, artisans de notre indépendance. Parlant d’eux je pense naturellement à au Mali avec la grand Modibo Keita… La lise est longue ! 


Assurément, les coups d’Etat en Afrique constituent un frein pour la démocratie, un véritable cancer. Les bruits de botte et des armes est de plus en plus assourdissant sur le continent. Il est temps de mettre un terme à ce cycle infernal, ce cycle peu honorable. Il s’agira d’accepter courageusement de mettre un terme aux « tutelles » et au « parrainage ». Collaborer avec l’ancien colonisateur sur des bases claires empreintes de respect réciproque et de sincérité. Il est impératif d’arrêter de convoiter les trônes que pour les lambris dorés du pouvoir, pour des intérêts égoïstes ou pour se venger de frustrations exclusivement personnelles. L’Afrique doit avancer, donc les africains doivent changer. Les informations reçues du continent périodiquement sont inquiétantes. Il appartient à la jeunesse africaine d’exiger un changement de comportement des élites en vue d’envisager l’avenir avec beaucoup plus de sérénité et d’espoir. Ce continent regorge de ressources innombrables, de talents connus ou cachés, une histoire, des leaders qui ont combattu pour l’indépendance et qui nous ont légué un héritage inestimable. 

Il est temps que nous apprenions à noyer les passions particulières dans un bain de volonté générale, apprendre à nous surpasser pour sauver l’Afrique. 


Boganda, vous aviez œuvré pour la cohésion, pour une Afrique prospère, c’était votre cri de cœur qui exaltait les vertus de l’unité, de la dignité et de la grandeur africaine. Votre projet de la grande République Centrafricaine avait commencé à inquiéter les milieux colonialistes, aidés par d’autres dirigeants africains qui n’avaient pas la même clairvoyance que la votre, c’est pourquoi vous vous êtes contentés d’une République Centrafricaine épousant les seules limites de l’Oubangui-Chari. 


Nonobstant ces tourbillons, ces coups d’Etat, ces complots, ces reniements, il est encore possible de remettre ce pays sur les rails du progrès. Et j’ose espérer que la prochaine fois, je vous rendrais compte des choses moins tristes. Pourquoi pas, assez glorieuses ? 





Amadou Tidiane FALL 


Administrateur Civil, 


Doctorant en Philosophie Politique 


Email : atf370@hotmail.com


Dakar-Sénégal 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:21

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:48

 

 

 

Mads-Brugger.JPG

 

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr  03/04/2013

 

Mads Brügger est assurément fêlé mais dans The Ambassador, son documentaire de 2011 diffusé actuellement sur Canal + à la demande (et par d'autres moyens plus illégaux mais chut...), cet investigateur danois effectue une plongée saisissante dans la Françafrique que nous connaissons malheureusement bien.

 

A coups de caméras cachées et de provocations néo-colonialistes à peine croyables, Mads Brügger s'invente un personnage à coups de dollars. Il devient officiellement (ou presque) un consul du Liberia en Centrafrique pour faciliter l'extraction illégale de diamants... Dingue.

 

Mads Brügger n'est d'ailleurs pas un journaliste en tant que tel puisqu'il se construit d'abord un personnage et se laisse volontairement emporter dans les bas-fonds, sans éthique apparente. Il est Cortzen, un entrepreneur danois semi-raciste, qui porte des bottes de cavaliers et fume des cigares sous le nez de pygmées qu'on a fait boire pour le divertir. Il danse et il rit. Et sait que le projet d'usine d'allumettes qu'il lance pour attirer l'intérêt des pouvoirs publics centrafricains ne verra jamais le jour.

 

Il joue son personnage jusqu'au bout dans un délire coûteux (135 000 € pour un passeport diplomatique libérien), souvent drôle, parfois trop trash pour être honnête. Il est à vomir. A l'image de la Françafrique, doit être la justification du réalisateur qui avait tourné un autre doc en 2009, infiltré en Corée du Nord et intitulé The Red Chapel.

 

Mais l'essentiel n'est pas là. Au cours d'une enquête de trois ans, il nous fait découvrir par le menu la Françafrique que l'on fantasme souvent. Celle de la corruption généralisée par la grâce des enveloppes du bonheur " qui l'amènent en quelques temps jusqu'au bureau du ministre de la Défense, Jean-Francis Bozizé, le fils du président François Bozizé, renversé il y a dix jours.

 

Brügger interroge un ancien légionnaire, chef de la sécurité de la présidence, tué avant la fin du tournage. Il rencontre des diplomates étrangers profiteurs, des députés pourris et M. Gilles qui va lui offrir le filon des diamants contre une première valise de 10 millions de francs CFA (15 000 €). Peu importe que la mine exploite des enfants...

Ce documentaire manipulateur et choc est aussi réjouissant qu'écœurant. A voir absolument donc.

Autant vous dire que le rôle de la France n'est pas des plus brillants. Le film l'accuse de manipuler historiquement le pays depuis Bokassa, fomenter des rébellions pour mieux exploiter ses ressources naturelles et empêcher toute perspective de développement. C'est The Ambassador qui le dit... Et comme la Centrafrique reste dans l'actualité, profitez-en.

 

Voici la bande-annonce de The Ambassador qui par un pur hasard n'a pas trouvé de diffuseur pour une sortie en salle en France en 2012...

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:41

 

 

 

Bozizé heberlué

 

 

http://www.20minutes.fr   le 03.04.13 à 17h00

 

Les rebelles qui ont renversé le président François Bozizé et pris le pouvoir en République centrafricaine doivent organiser des élections dans un délai d'un an pour le restituer aux civils, estime un haut responsable de l'Union africaine.

 

Les dirigeants des 10 pays membres de la Cédéao et le président sud-africain Jacob Zuma qui avait apporté son soutien à Bozizé se sont réunis mercredi dans la capitale tchadienne N'Djamena pour étudier la réponse à apporter au coup d'Etat commis le 24 mars à Bangui. Pays africains et occidentaux ont dénoncé le coup de force mené dans l'ancienne colonie française et l'Union africaine a suspendu la RCA tout en imposant des sanctions contre le gouvernement de Michel Djotodia qui s'est proclamé président.

 

«Il existe d'autres exemples en Afrique où une année seulement a été nécessaire pour rétablir l'ordre constitutionnel»

 

La réunion organisée à N'Djamena vise à déterminer une position commune à l'égard du nouvel homme fort de Centrafrique, soit l'isoler, soit trouver les moyens de coopérer avec lui. «Les meilleures transitions sont toujours les plus courtes», a commenté le commissaire de l'UA pour la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, avant une réunion à huis clos. «Il existe d'autres exemples en Afrique où une année seulement a été nécessaire pour rétablir l'ordre constitutionnel. Nous pensons que c'est possible mais il appartient aux Centrafricains d'en décider», a-il dit.

 

Les nouveaux dirigeants de la RCA avaient indiqué que le pouvoir serait restitué aux civils au terme d'un processus de trois années. Djotodia a désigné un nouveau gouvernement dirigé par un civil, le Premier ministre Nicolas Tiangaye, qui devait participer à la réunion de la Cédéao dans la capitale tchadienne.

 

Avec Reuters

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:35

 

 

 

FACA drapeau

 

 

 

DECLARATION

SUR L’URGENCE DE LA RECONSTRUCTION DE L’ARMEE CENTRAFRICAINE REPUBLICAINE

 

Le 3 Avril 2013

 

Nous, intellectuels Centrafricains et les amis de Centrafrique, avons pris acte du départ du Président François Bozize en exil et des sanctions contre la République Centrafricaine, en particulier des condamnations prononcées par l’Union Africaine et le Conseil de Sécurité de l’ONU.


Après avoir publié le 29 Mars (date anniversaire de la mort de Barthélémy Bonganda, Fondateur de Centrafrique) le manifeste pour exiger la justice la démocratie la paix, le droit des centrafricains à pour un retour à la légalité constitutionnelle, nous déclarons que la RCA a besoin plus que jamais du retour à la paix et à la sécurité.


Celles-ci ne peuvent être garanties que par une armée nationale forte, mieux et bien organisée. Ainsi nous pensons que l’urgence aujourd‘hui est unique: notamment la reconstruction rapide de cette force armée, qui devrait, bien entendu, jouer un rôle différent que celui de la sécurité des personnalités politiques et militaires, la soit disant sécurité présidentielle.


En effet, pour rétablir rapidement la paix, la RCA a besoin des forces de défense  capables de permettre l'instauration de l’ordre public susceptible de favoriser l’organisation des élections municipales, législatives et présidentielle, seule condition pour un retour à la légalité Constitutionnelle prônée par l’UA et les Nations Unies.


Cette reconstruction devra être confiée aux forces de la FOMAC et de la France et financée par les fonds destinés au DDR. L’objectif d'une telle opération sera d’organiser et accélérer un retour immédiat des anciens cadres de l'Armée centrafricaine ayant de réelles compétences pour avoir été formés dans les grandes écoles militaires en Afrique, en Europe et aux USA et qui sont actuellement majoritairement en exil à l'Etranger à cause de la politique d'exclusion de l'ancien régime. Aussi faudrait-il lancer le recrutement de cent Jeunes par Préfecture ayant une aptitude physique remarquable afin de répondre à l'impératif de la sécurisation du pays.


En marge de la conférence de Ndjamena sur la situation post Coup d’Etat qui a lieu ce jour, nous en appelons aux partenaires du développement pour rendre prioritaire cette urgente reconstruction des forces armées Centrafricaines.


Nous demandons à l’organe qui sera issu de cette conférence de mettre en application cette mesure d’urgence dans l’optique de ramener la paix en République Centrafricaine.

 

Fait à Paris  par le Collectif  ToroToro (Trop C’est Trop)


Email : tropctrop_rca@yahoo.fr

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