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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:43

 

 

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 13 décembre 2013 08h59 - Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, arrivé vendredi matin à Bangui, a estimé que la spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée en Centrafrique entraînant un risque de crise humanitaire.


La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire, a affirmé le ministre lors d'un discours devant 200 soldats français déployés dans le cadre de l'opération Sangaris.


Environ 110.000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui. Autour de Bossangoa (nord-ouest), où s'est aussi déployée l'armée française, on compte également plusieurs dizaines de milliers de déplacés dans des camps.


Qualifiant la Centrafrique de pays à la dérive, M. Le Drian a prévenu des risques d'anarchie soulignant que la situation pouvait déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes.


S'exprimant devant les soldats trois jours après la mort de deux des leurs, M. Le Drian a indiqué qu'il était venu pour (leur) apporter tout le soutien de la nation qui est fière de ses soldats déployés en RCA.


Il a confirmé que le président François Hollande assisterait à l'hommage national aux Invalides lundi pour les deux soldats tués.


Avant de s'envoler vers Bossangoa en hélicoptère, M. Le Drian a rappelé aux soldats la mission française: enrayer les exactions, les dérives confessionnelles, permettre le retour des humanitaires et le déploiement des structures étatiques de base.

A son retour à Bangui dans la journée, le ministre doit s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la rébellion Séléka. Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby.


Le président François Hollande s'est lui-même rendu mardi soir à Bangui, au retour des cérémonies d'hommage à Nelson Mandela auxquelles il a assisté en Afrique du sud. Il a alors jugé la mission française, sous mandat de l'ONU, dangereuse mais nécessaire, si l'on veut éviter un carnage dans le pays.


La France a déployé en quelques jours 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.


La France est intervenue en Centrafrique officiellement pour appuyer la Misca, qui compte environ 3.000 hommes et doit prendre à terme le relais des forces françaises pour maintenir la stabilité du pays. La force africaine est notamment constituée de contingents tchadiens, camerounais et gabonais.



(©) 

 

 

 

Le Drian à Bangui: "la spirale de l'affrontement s'est aggravée"

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, arrivé vendredi matin à Bangui, a estimé que la "spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée" en Centrafrique. Il a ajouté que cette situation pourrait provoquer une "crise humanitaire".

 

"La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a affirmé le ministre lors d'un discours devant 200 soldats français déployés dans le cadre de l'opération Sangaris.

 

Environ 110'000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui. Autour de Bossangoa (nord-ouest), où s'est aussi déployée l'armée française, on compte également plusieurs dizaines de milliers de déplacés dans des camps.

 

Qualifiant la Centrafrique de "pays à la dérive", M. Le Drian a prévenu des risques "d'anarchie" soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes".

 

S'exprimant devant les soldats trois jours après la mort de deux des leurs, M. Le Drian a indiqué qu'il était venu "pour (leur) apporter tout le soutien de la nation qui est fière de ses soldats déployés en RCA". Il a confirmé que le président François Hollande assisterait à l'hommage national aux Invalides lundi pour les deux soldats tués.

 

La France a déployé en quelques jours 1600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.



(ats / 13.12.2013 09h52)

Centrafrique : la spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:17

 

 

 

 

 

YAOUNDE Jeudi 12 décembre 2013 | 15:17 UTC (Xinhua) - La gendarmerie et la police centrafricaines ont repris leurs patrouilles jeudi matin à Bangui, suite à un accord avec l'armée française lors d'une réunion mercredi au camp de Roux, siège de l'état-major de l'armée centrafricaine à Bangui, en présence du président centrafricain par intérim Michel Djotodia, qui a d'ailleurs fait de ces lieux sa résidence, a-t-on appris jeudi d'informations en provenance de la capitale centrafricaine.

 

Ces patrouilles avaient été suspendues mardi à cause d'un regain de tension dû à de graves incidents provoqués par le désarmement forcé d'ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir) entrepris par les soldats français déployés en renfort pour appuyer la Mission internationale de soutien à la Centrafrique ( MISCA), une force panafricaine chargée de permettre la pacification et la sécurisation de ce pays plongé dans le chaos depuis la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars dernier. "Il y a un changement ce matin, les gens recommencent à circuler : les taxis mobiles, la piétons, les voitures civiles. On a fait sortir nos véhicules, ils sont dans les rues", a déclaré dans un entretien téléphonique à Xinhua le commandant de la gendarmerie nationale centrafricaine, le colonel Michel Narkoyo, ancien porte-parole militaire de la Séléka.

 

Handicapé par une capacité d'intervention limitée en raison d’un manque de matériels roulants, le corps des Forces armées centrafricaines (FACA) composée pour l'heure en majorité des ex- rebelles, qui ont renversé le régime du président François Bozizé le 24 mars 2013 après trois mois de combats, a mobilisé à l’occasion 30 hommes à bord de deux véhicules, à en croire son patron. La concertation de mercredi est intervenue après une première journée de désarmement lundi, marquée par la mort de deux soldats français, tué lors d'un échange de tirs.

 

Tenue notamment au lendemain d'une visite éclair mardi à Bangui du président français François Hollande, cette réunion de plus de 4 heures a mise face à face les responsables des force de défense et de sécurité centrafricaines dont le chef d'état-major de l' armée centrafricaine, le général de brigade Ferdinand Bombayéké, et ceux de l'armée française, en présence de Djotodia, laisse entendre le colonel Narkoyo. L'une des conclusions de cette séance de discussions réside dans la décision de reprise des patrouilles de la gendarmerie et de la police centrafricaines. "Sans la gendarmerie et la police, ces Français-là ne peuvent rien faire. Leurs gros véhicules blindés ne peuvent pas rentrer dans les quartiers pour bien mener leurs opérations", observe Michel Narkoyo.

 

Le désarmement a aussi repris. Il concerne à la fois les ex- rebelles de la Séléka et d'autres groupes armés et milices actifs dans le pays, dont les anti-Balakas (anti-machettes). Ces fameux groupes d'autodéfense villageois chrétiens ont été créés du temps de Bozizé dans le but de lutter contre les coupeurs de route et qui ont pris les armes pour se défendre contre les exactions des ex-Séléka à dominante musulmane.

 

Pour l'heure, aucun chiffre n'est avancé sur le nombre d'ex- Séléka à désarmer. Les estimations faisaient état de 20.000 à 25. 000 combattants lors de la prise du pouvoir en mars, dont les deux tiers constitués de mercenaires tchadiens et soudanais. Le colonel Narkoyo recense plutôt "environ 7.000 à l'arrivée à Bangui, avec moins de 100 qui sont dans les quartiers, car la quasi-totalité est présente dans les villes pour assurer la sécurité ". L'ancien porte-parole de l'ancienne rébellion, officiellement dissoute, revendique l'adhésion à l'opération de désarmement. "Moi- même qui vous parle, je veux être désarmé", martèle-t-il.

 

Selon lui, même si les ex-Séléka sont responsables des violences et de l'insécurité qui règnent aujourd'hui en Centrafrique et ont causé plus de 400.000 déplacés et des milliers de morts, les exactions persistantes à Bangui et d'autres villes du pays relèvent des anti-Balakas, pour qui les communautés musulmanes jugées fidèles au nouveau pouvoir incarné par un leader lui-même musulman, sont la cible principale.

 

Ces groupes d'autodéfense auxquels s'ajoutent d'anciens militaires déserteurs se fondent dans la population, avec leurs armes lourdes et sophistiquées, dénonce Narkoyo, qui oublie cependant de se rappeler les scènes de terreur faites de massacres, d'exécutions sommaires, de viols, d'agressions, de vols à main armée et de pillages que cette même population civile a eu à subir de la part des ex-Séléka à leur arrivée au pouvoir.

 

 A la terreur des ex-rebelles, les anti-Balakas ont répondu par d'autres actes de barbarie qui ont fini par ouvrir la voie à un conflit intercommunautaire et inter-religieux entre notamment partisans de l'ancien régime et du nouveau pouvoir. 

Centrafrique : Gendarmerie et police reprennent les patrouilles à Bangui

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 23:06

 

 

 

 

 

http://www.fait-religieux.com  La rédaction | le 12.12.2013 à 10:48

 

Mercredi 11 décembre, des dignitaires religieux chrétiens et musulmans ont effectué ensemble un geste symbolique : distribuer de la nourriture à plus de 10.000 déplacés. 

Depuis mars 2013, le pays est plongé dans le chaos. Le président François Bozizé, chrétien, a été renversé par les rebelles de la Séléka, une coalition à majorité musulmane. La Séléka a ensuite porté au pouvoir Michel Djotodia, premier chef d'Etat musulman d'un pays en majorité chrétien. La République Centrafricaine compte 5 millions d'habitants, dont environ 45 % de protestants, 35 % de catholiques et 15 % de musulmans.


Jeudi 5 décembre, avant le vote de l'Organisation des Nations unies qui a autorisé une opération africaine et française, des « anti-balaka » - groupes d'autodéfense majoritairement chrétiens et favorables à l'ancien régime - avaient lancé une attaque coordonnée sur Bangui. Les ex-Séléka ont repris le contrôle de la capitale en menant une chasse à l'homme. Environ 400 personnes ont péri dans ces affrontements, portant à plus de 500 victimes le bilan des affrontement à caractère confessionnel dans le pays.


Aussi, les dignitaire religieux ont voulu mener une action de réconciliation : « Nous sommes ici parce que nous sommes avant tout des frères », a déclaré l'imam Oumar Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique (à gauche sur la photo). Les personnes venues chercher des vivres sont restées méfiantes : de nombreuses personnes ont refusé de prendre la nourriture en présence de l'imam. Un chrétien a ainsi déclaré : « Depuis que nous sommes ici, les musulmans ne nous ont rien donné. On ne sait pas ce qu'ils ont mis à l'intérieur, c'est peut-être empoisonné. »


Lundi 9 décembre, l'armée française a déployé 1.600 soldats en Centrafrique. Les Hommes ont pour mission de désarmer les deux camps et d'éviter les représailles entre chrétiens et musulmans.



Sources : Reuters, AFP.

Les religieux tentent de réconcilier les Centrafricains

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 22:50

 

 

 

 

 

 

http://www.lefaso.net  mercredi 11 décembre 2013

 

C’était, nous disait-on, une opération « humanitaire » et « sécuritaire ». Mais, sur le terrain, il est vite apparu que les choses ne seraient pas aussi simples que l’état-major français pouvait le penser. On est passé de la phase de « rétablissement de l’ordre » à celle du « désarmement » généralisé. Et les journalistes sur place ont assisté, effarés, à des règlements de compte sanglants.

 

Normal, dans « Sangaris » (nom de l’opération de l’armée française en RCA) il y a « sang ». Mauvais présage. Alors que ce matin la presse française reproduisait les déclarations du colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major : « Les choses se passent plutôt bien », les radios et télé confirmaient la mort de deux jeunes soldats français du 8ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPima) de Castres.

 

Dans le même temps, L’Elysée annonçait que François Hollande escalerait ce soit à Bangui au retour de la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela. Pour admonester Michel Djotodia, auteur de l’offensive armée qui, le dimanche 24 mars 2013, lui a permis de s’installer au pouvoir à Bangui avec le soutien de la Séléka ? Djotodia, que d’aucuns s’évertuent, en France, a appeler le « président Djotodia », a depuis fait la preuve de son irrésolution. Il avait déclaré, le samedi 30 mars 2013, à Bangui : « Si nous nous retrouvons à la tête de l’Etat, ce n’est pas, croyez-moi, par une quelconque ambition politique, mais par devoir national ».

 

Beaucoup avaient pensé alors que le mieux était de feindre de le croire en espérant un miracle, trop heureux que l’incertain François Bozizé soit dégommé (cf. LDD Centrafrique 017/Mardi 2 avril 2013). Sauf que, bien sûr, la Centrafrique venant d’où elle vient et Djotodia venant de nulle part, il était peu probable que la mayonnaise prenne. Djotodia avait eu, cependant, la bonne idée de conserver à la primature l’homme qui avait été nommé à ce poste dans le cadre de l’accord du 11 janvier 2013 à la suite de la médiation menée à Libreville : Nicolas Tiangaye. Ce qui donnait un zeste de crédibilité à son opération.

 

Et, aujourd’hui, permet à Paris d’avoir un interlocuteur bien plus présentable que celui qui se voulait, voici neuf mois, « le nouvel homme fort de la Centrafrique ». Légaliste, Hollande a choisi de consigner Djotodia à Bangui tandis qu’à Paris se tenait la conférence sur la paix et la sécurité en Afrique et a préféré inviter… Tiangaye. Mais quelques jours plus tard, compte tenu de l’évolution de la situation sur le terrain, voilà Hollande attendu ce soir (mardi 10 décembre 2013) à Bangui, au milieu du pire chaos, pour discuter avec l’un et l’autre. Ce qui aurait pu se faire à Paris sans doute au cours du week-end passé, mais bon, le « chef de guerre » c’est Hollande et l’envie était forte sans doute, pour lui, de se retrouver au milieu de ses hommes.

 

Tiangaye, lui, préfère le terrain médiatique (il n’aime rien tant que les entretiens avec la presse, les radios et les télés) et, entre-deux interviews, les salons VIP des aéroports. Il y a trois mois environ, le 27 septembre 2013, Tiangaye avait dressé un tableau apocalyptique de la situation qui prévalait en RCA devant l’Assemblée générale des Nations unies. Pour l’occasion, il s’était engouffré dans la brèche ouverte par Hollande le 19 septembre 2013 qui, avec emphase, avait proclamé : « Lorsque le droit est bafoué, lorsque des femmes et des enfants sont massacrés, c’est là que la communauté internationale doit se lever et assurer la solidarité ». Hollande avait été écouté ; Tiangaye aussi. Mais ni l’un ni l’autre ne seront pour autant entendus. Il est vrai que l’Assemblée générale avait baillé d’ennui à l’écoute des résolutions prises par le nouveau pouvoir centrafricain, bien loin de la réalité décrite par Tiangaye.

 

Tiangaye avait annoncé ce jour-là, parmi les mesures en « vue du renforcement de la sécurité » : la « dissolution de l’ex-coalition Séléka » ; « les opérations de déguerpissement des éléments de la Séléka dans les commissariats de police, les maisons de particuliers et de certains bâtiments administratifs, afin de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire » ; « la reprise de service par les policiers dans les commissariats longtemps occupés par des hommes de l’ex-Séléka avec comme corollaire la libération de personnes arrêtées illégalement par ces derniers » ; « le lancement des opérations de désarmement forcé des éléments de l’ex-Séléka qui refusent leur cantonnement dans les casernes retenues »…

 

On voit ce qu’il en est aujourd’hui. Mais on sait depuis toujours qu’en Afrique centrale il vaut mieux avoir un AK 47 qu’une carte Amex : on a le 4 x 4, les filles, l’alcool, les cigarettes sans oublier les « joints » ! On peut donc se poser la question de savoir quelle autorité Djotodia a sur les hommes qui l’ont porté au pouvoir. Hollande a d’ailleurs dit clairement à l’issue de la conférence de Paris sur la paix et la sécurité : « On ne peut pas laisser en place un président qui n’a rien pu faire, a laissé faire ». Autant dire que l’entretien de Hollande et Djotodia, ce soir, risque fort de tourner au dialogue de sourds sauf à ressortir les vieux discours coloniaux.

 

Cyril Bensimon, dans Le Monde de ce soir (daté du mercredi 11 décembre 2013) rapporte le récent échange entre Djotodia et l’ambassadeur de France, Charles Malinas : « On nous mène à une catastrophe, à un Rwanda… On ne peut pas continuer comme cela […] Il faut protéger la minorité. Si vous n’êtes pas capable, nous foutons le camp au nord avec nos femmes, nos enfants. Si nous ne sommes plus Centrafricains, dites-le nous… Maintenant combattez ceux qui nous ont attaqués et on verra après […] Si on ne veut pas que je sois au pouvoir, dites-le et je vais démissionner. On fait nos bagages ». Réponse embarrassée de l’ambassadeur (il n’est là que depuis quelques jours) et à des années lumières des préoccupations de Djotodia : « La France soutient le processus de transition et vous êtes chargés [le pluriel est celui employé par l’envoyé spécial du quotidien Le Monde ; il laisse penser que le « vous » concerne Djotodia mais aussi Tiangaye] de le conduire. Aucun doute à cela ».

 

Djotodia peut en douter : il est le patron de l’ex-Séléka, c’est grâce aux hommes de cette « organisation » qu’il a pu prendre le contrôle de Bangui, sa présence à la tête de la RCA a été entérinée par la Déclaration de N’Djamena (18 avril 2013) et les chefs d’Etat de la CEEAC, il a prêté serment en tant que chef d’Etat de la transition après avoir formé un gouvernement d’union nationale de transition, un Conseil national de transition (organe constituant et législatif de transition), fait adopter et promulguer la Charte constitutionnelle de transition, etc.

 

Malgré tout cela, il est exclu du débat organisé à Paris sur la paix et la sécurité en Afrique, est mis en cause publiquement par le président de la République française et voit celui-ci poser son avion à Bangui, sur un aéroport contrôlé par l’armée française, sans demander l’autorisation à quiconque. Bonjour la souveraineté de la RCA. Il est vrai que Tiangaye n’a cessé de marteler, depuis des mois, qu’il fallait que la « communauté internationale » et en tout premier lieu la France, intervienne en Centrafrique pour « sécuriser Bangui, les grands axes économiques que sont le corridor Bangui-Douala et Beloko-Bangui et d’autres corridors secondaires. Puis les régions très sensibles comme Bossangoa et Bouca, ensuite les autres provinces ». Paris avait largement anticipé cette intervention avant même le feu vert de la « communauté internationale ». Dès le 27 novembre 2013, le ministre des Relations extérieures du Cameroun, Pierre Moukoko Mbondjo, avait annoncé que le gouvernement camerounais a « répondu favorablement à la demande de la France de faire transiter sur son territoire la logistique nécessaire » à l’opération « Sangaris ».

 

Le lendemain, jeudi 28 novembre 2013, le Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude (déployé dans le golfe de Guinée dans le cadre de l’opération « Corymbe ») s’amarrait au port de Douala, vers15 h. Les 350 hommes de la 11ème brigade parachutiste, deux hélicoptères Gazelle, une centaine de véhicules (du type VAB, VBL ainsi que des camions logistiques)… étaient prépositionnés dans l’attente du feu vert onusien. Dans le même temps, dit-on, Paris débloquait une ligne de crédit de 1,2 milliard de francs CFA pour que Yaoundé améliore son système d’état-civil. Ainsi va l’Afrique…

 

Jean-Pierre BEJOT


La Dépêche Diplomatique

Lu pour vous : Centrafrique : L’armée française « au cœur des ténèbres »

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 22:32

 

 

 

 

Déclaration N°001/12/13

 

 

Le 30 novembre dernier, les autorités de la Transition m’ont assigné le devoir d’assumer les fonctions de Ministre de la Communication, de la Promotion de la culture civique et de la Réconciliation nationale.

 

Après mûres réflexion, j’ai accepté cette confiance avec cœur, dans ce contexte exceptionnel où tout frémissement, tout frétillement inquiètent, et, où la haine et le poison de la division font craindre le pire à notre pays.

 

La tâche qui nous attend et les défis auxquels nous devons faire face étant immenses, j’ai décidé, en concertation avec mes camarades membres fondateurs du Mouvement citoyen Fini Kodé, de me décharger de mes responsabilités de Secrétaire Général et de me mettre en retrait du mouvement jusqu’à nouvel ordre.

 

Fait à Bangui, le 13 décembre 2013

 

Georges Adrien Poussou

 

Ministre de la Communication, 

de la Promotion de la culture civique et de la 

Réconciliation nationale.

Nommé ministre, Adrien Poussou se met en congé de Fini Kodé jusqu'à nouvel ordre

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 22:29

 

 

 

 

 

Par , publié le 

 

Face à la crise humanitaire que connaît la Centrafrique, la Commission européenne va envoyer un nouveau convoi d'aide d'urgence samedi. 530 000 personnes sont déplacées dans le pays. 


 

La situation humanitaire en Centrafrique préoccupe l'Union Européenne. La Commission européenne va envoyer samedi 37 tonnes d'aide médicale d'urgence, a annoncé jeudi la commissaire chargée de l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva. Cette nouvelle opération vient s'ajouter à un pont humanitaire aérien assuré par l'UE entre Bangui et Douala (Cameroun).  

 

"Une catastrophe humanitaire est en train de se dérouler sous nos yeux en République centrafricaine. La population entière est touchée et rien qu'à Bangui, le nombre de personnes déplacées a augmenté de 130 000 en l'espace de seulement quelques jours", a dit Kristalina Georgieva. "Du point de vue humanitaire, nous avons deux priorités immédiates: mobiliser autant d'assistance que possible et la faire parvenir aux personnes qui en ont besoin", a-t-elle ajouté. 

 

Plus de 530 000 personnes sont déplacées dans le pays, 10% de la population totale a fui et 2,3 millions de personnes ont besoin d'une assistance immédiate. 

 

Biens et personnels humanitaires

 

Trois organisations humanitaires non-gouvernementales, Médecins du Monde (MDM) et les sections française et néerlandaise de Médecins Sans Frontières (MSF), participent au transport aérien. L'aide d'urgence transportée par avion est composée principalement de médicaments. 

 

Ce pont aérien depuis l'Europe intervient quelques jours après l'ouverture d'une ligne Douala-Bangui par le service de transport aérien humanitaire de l'UE. Cette ligne entre le Cameroun et la Centrafrique effectue des rotations quotidiennes permettant d'acheminer des biens humanitaires ainsi que du personnel dans le pays. 

 

 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-l-union-europeenne-envoie-37-tonnes-d-aide-medicale_1307222.html#FXKAEftAtIOtZEhy.99

Centrafrique l'Union Européenne envoie 37 tonnes d'aide médicale

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 22:27

 

 

 

 

 

 

PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE

 

A la veille de la délibération du Conseil de sécurité qui autorise l'intervention française et les troupes africaines en Centrafrique, les ennemis de la République ont pris langue pour en découdre le jeudi 05 décembre 2013. Il s'agit d'un côté des antibalaka de l'ancien président François BOZIZE et les SELEKA de Michel DJOTODIA. L'enjeu principal de cette lutte, c'est le pouvoir. Pour l'un « j'y suis et j'y reste », pour l'autre « cède ta place pour que je m'y mette ». Depuis lors jusqu'aujourd'hui, la folie meurtrière s'est emparée de notre paisible pays et a fait de nombreuses victimes innocentes. La barbarie s'est installée. Les va-t-on en guerre, les mercenaires se lancent dans leur jeu favori : donner gratuitement la mort.

 

Devant ce drame qui remet en cause le fondement de la nation centrafricaine, l'UDECA, lance un vibrant appel à tous les compatriotes centrafricains afin qu'ils puissent se ressaisir et enterrer la hache de guerre.

 

Les institutions de la transition ont montré leurs limites si ce n'est l'incapacité notoire à gérer la crise.

 

Face à cette descente aux enfers, l'UDECA exige :

 

1) La suspension de l’exécutif actuel : le Président, le Gouvernement et les institutions de la transition, en ne conservant que le CNT qu’il faut élargir ;

 

2) Le nouveau CNT devra élire dans les plus brefs délais un nouvel exécutif avec à sa tête un homme ou une femme de consensus qui aura la charge de conduire la transition pour la période la plus courte possible (de 6 à 12 mois) ;

 

3) Poursuivre l’opération SANGARIS, non seulement en désarmant les milices sur l’ensemble du territoire national mais aussi en mettant aux arrêts tous les principaux chefs rebelles, en saisissant tous les véhicules et biens volés que ces milices utilisent sur le territoire national. Protéger toutes les populations et l’ensemble des communautés nationales chrétiennes et musulmanes ;

4) Rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire : Préfectorales et municipales en nommant de nouvelles personnalités et en leur attribuant la sécurité et les moyens qui s’imposent ;

 

5) Reconstruire les nouvelles FACA avec les soldats issus de l’ancienne armée nationale en plus d’un recrutement sélectif avec l’encadrement des forces françaises ;

6) Maintenir et renforcer la présence militaire africaine en leur confiant entre autre la sécurité de tous les sites sensibles et les institutions régulièrement installées ;

 

7) Établir un bilan précis : - de toutes les exactions, de l’ensemble des pertes humaines, des dégâts causés par le conflit ;

 

8) Ouvrir des enquêtes de police et de justice et poursuivre toute personne ou groupe de personnes responsables de crime lié au conflit, etc.

Dès aujourd’hui, nous proposons symboliquement à tous nos compatriotes et amis du peuple centrafricain de porter en signe de deuil un bouton noir sur leur vêtement, en solidarité avec tous ceux qui sont tombés à cause de ce conflit : nos compatriotes, les Sud Africains et Africains de la force africaine intervenant et les français.

 

Fait à Mauléon-Licharre le 12 décembre 2013

 

Faustin ZAMETO MANDOKO

 

Président de l'Union des Démocrates Centrafricains (UDECA)

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'UDECA

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 22:15

 

 

 

 

 

 

RFI  jeudi 12 décembre 2013 à 19:42

 

Le président François Hollande veut renforcer les liens économiques entre la France et le Brésil et réchauffer aussi les relations politiques un peu distendues entre les deux pays. Première étape, avant même de rencontrer son homologue Dilma Rousseff, l'inauguration à Brasilia du futur lycée François-Mitterrand. Mais d'autres problématiques africaines se sont invitées dans le déplacement.

 

Avec notre envoyé spécial à Brasilia, Florent Guignard

 

Lors de l'inauguration du futur lycée François-Mitterrand à Brasilia, François Hollande tombe nez à nez avec les ambassadeurs du Cameroun et du Congo-Brazzaville. Et c'est de la Centrafrique évidemment qu'il leur parle pour les remercier de leur contribution à la Misca : «Je sais qu'il y aura d'autres contingents qui viendront du Congo et du Cameroun rapidement. Je vous remercie parce qu'on a besoin de tout le monde. »

 

La Centrafrique, c'est son dernier cheval de bataille et François Hollande se tient informé d'heure en heure : « La nuit a été plus calme, la situation progressivement est sécurisée, mais il faut rester très attentif, prudent, vigilant et faire le désarmement jusqu'au bout. »

 

D'accord sur tout, ou presque

 

Changement de décor et de ton, un peu plus tard, au palais présidentiel. François Hollande et Dilma Rousseff rendent compte à la presse de leur entretien : Syrie, Iran, climat, tous les sujets internationaux y passent, les deux chefs d'Etat sont d'accord sur tout. Pas un mot en revanche sur la Centrafrique, ce qui veut dire qu'ils ne sont pas d'accord du tout.

 

Le Brésil est toujours très réservé sur les interventions françaises en Afrique. Alors François Hollande et Dilma Rousseff préfèrent plaisanter sur la prochaine Coupe du monde de football.

Au Brésil, François Hollande reste en éveil constant sur la Centrafrique

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 18:45

 

 

 

 

 

Les Afriques. 12 décembre 2013

 

Président du Mouvement démocratique pour la renaissance et l'évolution de la Centrafrique (Mdrec), Joseph Bendounga, chargé de l'élevage et de l'industrie animale, espère tisser une relation commerciale très forte avec le Maroc, malgré l'instabilité dans son pays.

 

Les Afriques : Pour une première visite au Maroc, quelles sont vos impressions ?

 

Joseph Bendounga : Effectivement, disant que c'est ma première visite physique du Maroc. Si non, ce n'est certainement pas mon premier contact avec le Maroc. L'internet a fait du monde un petit village planétaire. En effet, à la base je suis un agriculteur et un aviculteur. Un jour, alors que j'étais confronté à des problèmes de poussins, en faisant des recherches je suis tombais sur le site web de la FISA, la Fédération marocaine interprofessionnelle du secteur avicole. Grâce aux instructions de cette association des professionnels intervenants dans l'aviculture, j'ai pu résoudre les soucis que j'avais. C'était mon premier contact avec le Maroc. Par la suite j'ai commencé à importer des poussins du Maroc.

 

LA : Quels sont les objectifs de votre visite aujourd'hui au salon avicole de Casablanca ?

 

J.B. : Je viens en réponse à l'invitation de la FISA. Et je suis là en tant que ministre de l'élevage et de l'industrie animale de la République Centrafricaine, un pays en pleine crise, et il faut dire que c'est le monde rural qui souffre le plus. L'agriculteur n'a pas les moyens pour accomplir sa tâche quotidienne, puisqu'il est menacé en permanence. Les agriculteurs sont obligés d'abandonner leurs villages et leurs terres, les éleveurs sont agressés au sein même de leur campement. Malheureusement, il se trouve que les 2 piliers de l'économie centrafricaine, à savoir, l'agriculture et l'élevage, sont menacées. Aujourd'hui, la Centrafrique qui avait un cheptel de 5 millions de bovin n'a pratiquement plus de bovin.

 

LA : Sachant que l'agriculture représente 55% du PIB de la République Centrafricaine, comment peut-on dilapider, aussi maladroitement, un cheptel 5 millions de bovins ?

 

J.B. : L'insécurité. C'est dû, essentiellement, à l'insécurité. Les rebelles se nourrissent des vaches, et des bœufs domestiques enlevés aux villageois et aux éleveurs qui sont souvent tués et kidnappés. Ainsi, la famine s'est installée. Ma mission en tant que membre de l'opposition démocratique, mon parti politique, qui a accepté de participer au gouvernement à un moment où la Centrafrique se trouve à la croisée des chemins, est de relancer l'élevage le plus rapidement possible. Et automatiquement, qui dit élevage dira la relance du secteur agricole. Il faut dire que l'agriculture en République Centrafricaine est une économie familiale, de proximité, une activité qui permet aux ménages d'avoir de la protéine et d'avoir des sources de revenus. Notre 2ème objectif est de moderniser l'agriculture. Il faut dire, que rien que pour la ville de Bangui, nous avons recensé 1 000 agriculteurs, dont la majorité a cessé d'exercer, et nous sommes en train de les encourager à travers, notamment, des financements public-privé.

 

LA : Pouvez-vous nous expliquer d'avantage la forme sous laquelle se développent ces financements ?

 

J.B. : Récemment, nous avons pu obtenir un programme d'aide de la part de la FAO ( Ndlr : Food and Agriculture Organization). L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture nous distribue quelques aliments et des produits vétérinaires. Les agriculteurs retrouvent petit à petit leur activité.

 

LA : Est-ce qu'on peut dire qu'en quelque sorte, vous vous êtes imprégnés au Maroc de l'expérience marocaine ?

 

J.B. : Depuis plusieurs années, nous importons des poussins du Maroc, et il se trouve que nos éleveurs ne peuvent plus importer faut de moyen de transport. En effet, Royal Air Maroc refuse de nous transporter les poussins. Royal Air Maroc déserte toujours la Centrafrique avec la cadence de deux vols par semaines, mais il se trouve que la capacité du Boeing 737 ne leur permet pas de prendre les passagers, leurs bagages et les poussins. Par ailleurs, je suis au Maroc pour identifier les opérateurs économiques du secteur de l'aviculture avec qui on peut coopérer.

 

LA : Justement, est-ce que vous avez pu évoquer le souci logistique avec des responsables marocains ?

 

J.B. : Effectivement, j'ai pu échanger avec le ministre de l'Agriculture marocain, Aziz AkhAnnouch. Ce dernier, m'a rassuré que lors de ma prochaine mission au Maroc il veillera à une rencontre avec le PDG de la RAM pour qu'on puisse trouver une solution à ce problème.

 

LA : Que retenir de votre visite ?

 

J.B. : Au Salon de Casablanca, j'ai pris contact avec presque la totalité des exposants. J'ai pu discuter avec des éleveurs et des industriels de l'aviculture marocains. En effet, j'ai signé un contrat avec une ferme marocaine pour importer 20 000 poussins. On va les transporter au compte du gouvernement centrafricain, sous forme de 5 000 poussins par expédition. Pour moi, le salon a une grande dimension pédagogique. Je vous assure que l'année  prochaine je reviendrai avec une grande délégation de docteurs vétérinaires d'ingénieurs et de techniciens d'élevage. Dans ce cadre, j'invite les opérateurs marocains de l'aviculture à venir investir en République Centrafricaine.

 

LA : Avez-vous remarqué la volonté d'aller investir en Centrafrique chez quelques aviculteurs marocains ?

 

J.B. : Les marocains étaient les premiers à venir en Centrafrique, ils étaient, essentiellement, des commerçants de diamants et de bijoux. Pour des raisons d'insécurité, plusieurs ont préféré quitter le pays. Par ailleurs, la proximité du Maroc de l'Europe lui donne l'avantage d'être un relais de savoir-faire dans plusieurs secteurs. Il est à souligner que notre coopération ne serait que bénéfique pour les deux pays. Le Maroc qui importe, par exemple, du maïs du Brésil, peut très bien l'importer de chez nous, sachant que, sans irrigation nous produisons deux à trois récoltes de maïs par an.

 

LA : Un mot sur la situation actuelle en Centrafrique ?

 

J.B. : La situation est inquiétante. L'homme politique en Centrafrique n'a pas su créer un modèle de société pour le développement de notre pays. Désormais, notre mérite est d'avoir une grande volonté de changer la situation.

 

Propos recueillis par Sanae Taleb, Casablanca

 

 

 

INTERVIEW DE JOSEPH BENDOUNGA, MINISTRE CENTRAFRICAIN DE L'ELEVAGE ET DE L'INDUSTRIE ANIMALE RCA, MENACE SUR LE SECTEUR PRIMAIRE.

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Centrafrique-Presse.com
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 18:39

 

 

 

 

 

 

AFP 12 DÉCEMBRE 2013 À 17:34

 

La situation humanitaire en Centrafrique se dégrade. L'Union européenne va envoyer 37 tonnes d'aide médicale d'urgence, via un pont aérien entre Bangui et le Cameroun.

 

La Commission européenne va envoyer samedi 37 tonnes d’aide médicale d’urgence en République centrafricaine (RCA), a annoncé jeudi la commissaire chargée de l’aide humanitaire, Kristalina Georgieva. Cette nouvelle opération vient s’ajouter à un pont humanitaire aérien assuré par l’Union européenne entre Bangui et Douala (Cameroun).

 

«Une catastrophe humanitaire est en train de se dérouler sous nos yeux en République centrafricaine. La population entière est touchée et rien qu’à Bangui, le nombre de personnes déplacées a augmenté de 130 000 en l’espace de seulement quelques jours. Nous devons leur faire parvenir de l’aide maintenant», a dit Kristalina Georgieva.

 

«La communauté internationale, menée par la France, se mobilise pour faire face à la spirale de violence qui est à l’origine du drame humanitaire. Du point de vue humanitaire, nous avons deux priorités immédiates : mobiliser autant d’assistance que possible et la faire parvenir aux personnes qui en ont besoin», a-t-elle ajouté.

 

Trois organisations humanitaires non gouvernementales, Médecins du monde (MDM) et les sections française et néerlandaise de Médecins sans frontières (MSF), participent au transport aérien. L’aide d’urgence transportée par avion est composée principalement de médicaments.

 

QUELQUE 530 000 DÉPLACÉS

 

Ce pont aérien depuis l’Europe intervient quelques jours après l’ouverture d’une ligne Douala-Bangui par le service de transport aérien humanitaire de l’Union européenne. Cette ligne entre le Cameroun et la Centrafrique effectue des rotations quotidiennes permettant d’acheminer des biens humanitaires ainsi que du personnel dans le pays.

 

La situation en République centrafricaine se détériore rapidement. Plus de 530 000 personnes sont déplacées dans le pays, 10% de la population totale a fui et 2,3 millions de personnes ont besoin d’une assistance immédiate.

 

Au cours des cinq dernières années, la Commission européenne a été l’un des principaux bailleurs de fonds du pays, avec depuis le début de l’année une contribution à hauteur de 20,5 millions d’euros.

Centrafrique : l'Europe prête à envoyer une aide humanitaire d'urgence

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