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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 14:00

 

Côte d’Ivoire-Inter / Les USA félicitent l’UA et la MINUSCA pour leur engagement dans le processus de paix en Centrafrique

 

Abidjan, 15 fév (AIP) – Les États-Unis d’Amérique ont félicité la République Centrafricaine et la mission des Nations Unies, pour la signature de l’accord de paix, estimant que c’est un pas positif.

“Nous félicitons le président Faustin Archange Touadéra et les chefs de groupes armés d’avoir choisi la voie de la paix. Les États-Unis félicitent l’Union africaine et la MINUSCA pour leur engagement personnel dans le processus de paix en Centrafrique”, indique un communiqué de presse.

Des défis considérables nous attendent alors que les Centrafricains s’efforcent d’atteindre la paix. À mesure que ce processus avancera, les États-Unis collaboreront avec toutes les parties, en partenariat avec la communauté internationale, pour faire progresser la paix, la sécurité et la stabilité en République Centrafricaine, conclu le document.

(AIP)

 

Les USA félicitent l’UA et la MINUSCA pour leur engagement dans le processus de paix en Centrafrique
Les USA félicitent l’UA et la MINUSCA pour leur engagement dans le processus de paix en Centrafrique
Les USA félicitent l’UA et la MINUSCA pour leur engagement dans le processus de paix en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 12:35
La presse centrafricaine bruisse de rumeurs de remaniement ministériel

 

 

14.02.2019 à 12h18 par APA

 

Les journaux centrafricains de ce jeudi traitent principalement des rumeurs d’un remaniement ministériel et de la grogne des militaires retraités. « Gouvernement d’union nationale, Sarandji résiste », titre Corbeau News. Ce journal note que la mise en place du nouveau gouvernement d’union nationale prévue dans l’accord de paix signé à Khartoum (Soudan) le 6 février dernier par le Président Faustin Archange Touadera, tarde à se concrétiser.

A en croire Corbeau News, Simplice Mathieu Sarandji, l’actuel Premier ministre et ami du président de la République, ne compte pas déposer sa démission. C’est la raison pour laquelle, le Réseau des journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) se demande si le soldat Mathieu Simplice Sarandji peut encore être sauvé ?

Selon le RJDH, le remaniement est aujourd’hui inévitable en Centrafrique. Il est consacré par l’article 21 de l’accord de Khartoum. Une disposition de cet accord parle de la mise en place immédiate d’un « gouvernement inclusif ».

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Centrafrique-Presse.com
15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 12:22

 

Interview exclusive : « Nous souhaitons consolider et poursuivre nos relations avec la Russie », déclare la ministre Sylvie Baipo Temon

 

Bangui, Centrafrique 2019-02-14 (ADV) — En marge des pourparlers de Khartoum entre le gouvernement et les 14 groupes armés, l’ADV a pu avoir une interview exclusive avec Sylvie Baipo Temon, ministre des Affaires étrangères de la République centrafricaine, qui s’est prononcée sur les défis actuels de la diplomatie centrafricaine et la présence russe qui agasse certaines puissances occidentales. Pour la ministre, il y’a suffisamment de la place pour mener un partenariat qui soit mutuellement bénéfique. Elle souhaite que cette relation avec la Fédération de Russie soit consolidée.

ADV : Bonjour madame la ministre

Sylvie Baipo Temon : Bonjour

ADV : Madame la Ministre, vous êtes nommée ministre des Affaires étrangères au moment où la diplomatie centrafricaine a plusieurs défis à relever. Dites-nous dans quel état avez-vous retrouvé la diplomatie de la RCA ?

Sylvie Baipo Temon : La diplomatie centrafricaine a besoin aujourd’hui de reprendre toute sa place et d’être à la hauteur d’un certain nombre de challenges. Actuellement, nous sommes à une période des défis que nous devons relever. Donc, la diplomatie centrafricaine doit être suffisamment dynamique et offensive pour pouvoir relever ces défis.

ADV : Justement, aujourd’hui la RCA enregistre une offensive diplomatie, notamment la relation très étroite et stratégique avec la Fédération de Russie. Comment comptez-vous gérer le dossier RCA-Russie face à la France qui considère que la RCA est son « pré-carré » ?

Sylvie Baipo Temon : Comment je compte gérer ce dossier Centrafrique-Russie ? Mais nous le ferons comme tout autre dossier, dans le cadre d’un partenariat pour lequel le bénéfice doit être mutuel. Je voulais en profiter pour attirer l’attention des médias en général sur le fait de ne pas alimenter un débat qui n’a pas lieu d’être dans la mesure où la République centrafricaine est dans une démarche de développement de ses relations et son partenariat, qui sont nécessaires sans exclusions. La Fédération de Russie, ayant répondue à ce certain moment à l’appel de la République centrafricaine dans le cadre de l’offensive et de la dynamisation de sa diplomatie, alors, nous souhaitons consolider, développer et poursuivre les relations bilatérales et multilatérales afin de pouvoir donner une autre ère à la Centrafrique.

ADV : Madame la ministre, qu’est-ce que vous pensez de la déclaration faites par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian sur le fait que la présence russe en Centrafrique n’est pas la bienvenue et qu’elle est indésirable ?

Sylvie Baipo Temon : Il n’a pas lieu de débat sur la présence russe en Centrafrique parce que la Russie est présente dans le pays depuis très longtemps. La Centrafrique a besoin d’un appui, du soutien de ses partenaires extérieurs que ça soit de la sous-région ou au niveau international. Elle a lancé un appel, la Fédération de Russie a répondu présente et d’autres pays aussi. Donc, il y’a suffisamment de place en Centrafrique pour mener un partenariat qui soit mutuellement bénéfique.

ADV : Les députés de la nation ont voté le 13 décembre 2018, le projet de loi portant sur la ratification de l’Accord de défense signé entre les ministères de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée centrafricaine et celui de la Fédération de Russie. Est-ce un pas dans la redynamisation de la coopération entre la RCA et la Russie ?

Sylvie Baipo Temon : La ratification de cet accord va dans un processus normal parce que c’est à l’Assemblée nationale d’étudier le type de relation avec un pays quelconque. Donc, les élus de la nation ont juste exercé leur droit de revue de cet accord et nous en sommes arrivés à la ratification. Donc les représentants du peuple ont pris le soin d’étudier ce qui est favorable à la République centrafricaine.

ADV : La ville de Khartoum, capitale du Soudan a abrité du 24 janvier au 5 février le dialogue initié par l’Union africaine, entre le gouvernement et les groupes armés. Est-ce un signe de la bonne santé des relations avec ce pays, le Soudan voisin ?

Sylvie Baipo Temon : Justement le fait d’avoir eu la proposition du Soudan pour abriter ce dialogue, nous permet et nous ouvre aussi la voie à assoir une stabilité et un engagement dans nos relations et surtout au niveau de la sous-région.

ADV : Un grand défi aussi vous attend, notamment la question de la levée de l’embargo, imposé depuis 2013 par le Conseil de Sécurité de l’ONU sur l’importation des armes à destination de la Centrafrique. Quel sera votre apport dans le sens de la levée totale ?

Sylvie Baipo Temon : Mon apport sera de porter haut et fort les voix de la République centrafricaine auprès de ces instances et d’avoir un plaidoyer conséquent pour qu’enfin obtenir la levée totale de l’embargo sur l’importation des armes en Centrafrique. Le défi en Centrafrique aujourd’hui est de reconstruire une armée qui soit républicaine, professionnelle surtout avec les moyens pour pouvoir opérer.

ADV : Economiste de formation, vous devriez gérer un terrain aussi difficile qui est la diplomatie. Madame le ministre quels seront les autres axes qui vous attendent ?

Sylvie Baipo Temon : Dans le cadre de ma fonction, la chose la plus importante est de faire de mon département la vitrine de notre pays. C’est une tâche qui nécessite un certain nombre de défis. Les axes sont nombreux mais derrière cela, il faut vendre l’image positive de la République centrafricaine. En tant qu’économiste, nous sommes dans une solidarité gouvernementale, si le besoin se fait sentir, je ne manquerais pas de contribuer pour le bien du pays.

ADV : Madame le ministre merci

Sylvie Baipo Temon : C’est à moi de vous remercier.

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondante régionale Vanessa Ngadi Kwa et notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

« Nous souhaitons consolider et poursuivre nos relations avec la Russie » : Sylvie Baipo Temon
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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 12:20

Lu pour vous

 

https://www.afrique7.com  février 14, 2019

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a exhorté mercredi, les parties au conflit en Centrafrique à appliquer «de bonne foi et sans retard» l’accord de paix conclu il y a une semaine, un accord qui prévoit un gouvernement inclusif, un cessez-le-feu immédiat et d’accélérer la réconciliation et la justice.

«Les membres du Conseil de sécurité exhortent les parties en Centrafrique à appliquer l’accord de paix de bonne foi et sans retard », souligne une déclaration adoptée à l’unanimité par les quinze membres de l’instance.

Le Conseil «réaffirme aussi son soutien au président Faustin-Archange Touadéra et l’encourage à cimenter et à élargir l’adhésion nationale à l’accord de paix» et réclame à «tous les groupes armés de cesser toute violence à l’égard des civils, des Casques bleus et des personnels humanitaires ainsi que toute restriction à la liberté de mouvement et à l’acheminement de l’aide humanitaire».

Le Conseil de sécurité souligne enfin la nécessité «de tenir pour responsables ceux ayant commis des violations et des abus aux droits humains» afin de contribuer à une «réconciliation nationale».

Cet accord de paix, le 8ème depuis le début de la crise en 2013 en RCA, prévoit la mise en place sous 90 jours, d’une Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR) et des patrouilles communes entre les groupes armés et l’armée régulière.

Les groupes armés sont issus de l’ex-rébellion hétéroclite de la Séléka, en majorité composée de musulmans et qui a renversé le président François Bozizé en 2013, et des milices d’autodéfense chrétiennes les antibalaka.

Ancienne colonie française classée parmi les pays les plus pauvres au monde, la Centrafrique, pays de 4,5 millions d’habitants, est cependant riche en diamants, or et uranium.

Les groupes armés, qui contrôlent 80% du territoire, s’y affrontent pour le contrôle de ces richesses. Ils s’opposent régulièrement aux quelque 12.000 soldats et policiers de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) qui tente en vain d’empêcher les violences.

 

Centrafrique : L’ONU exhorte les parties à appliquer «sans retard» l’accord de paix
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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 12:04
Report de la Session ordinaire du Conseil Politique National du MLPC

Report de la Session ordinaire du Conseil Politique National du MLPC
Report de la Session ordinaire du Conseil Politique National du MLPC
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 18:21
RCA : Human Rights Watch fustige la montée des violences en 2018

 

 

Publié le 11.02.2019 à 19h18 par APA News

 

En 2018, il y a eu une montée des violences en Centrafrique, selon un rapport de Human Rights Watch publié début février 2019 et dont APA a obtenu copie, lundi. Selon Human Rights Watch qui déplore le fait que les victimes n’aient pas accès à la justice, le pouvoir de Bangui et ses partenaires contrôlent la capitale et le sud-ouest du pays, alors que les groupes armés, eux sont dans les villes clés en dépit de la présence des casques bleus des Nations Unies.

« Les civils ont continué à pâtir des combats dans le centre, le nord-ouest et l’est du pays, où les groupes rebelles principalement la Séléka, les milices anti-balaka, ainsi que d’autres groupes armés sont toujours actifs. Des groupes armés ont tué des centaines de civils, violé et agressé sexuellement des femmes et de petites filles, et incendié des villages. Les personnes ayant survécu à des violences sexuelles sont toujours confrontées à la stigmatisation, au rejet et à d’autres obstacles pour accéder à des services essentiels et à la justice », mentionne le rapport.

Il documente les meurtres d’au moins 249 civils entre mai et septembre 2018 dans 5 régions du pays, avant de faire état l’attaque contre des humanitaires dont les volontaires de la Croix Rouge par les éléments de l’UPC.

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 18:16
Pour sensibiliser les Centrafricains, la justice se donne en spectacle

 

Lu pour vous

 

www.lemonde.fr   Par Gaël Grilhot 12 février à 18h00, mis à jour à 18h00

 

Une pièce expliquant avec humour le fonctionnement de la nouvelle Cour pénale spéciale sera jouée dans tout le pays, après la première à Bangui.

 

 La pièce « Kota Da Ti Ngbanga » (« le grand tribunal ») de Boniface Olsène Watanga, dont la première représentation a eu lieu le 9 février 2019 à Bangui, la capitale centrafricaine. Gaël Grilhot

Sur scène, pas d’Arlequin ni de Pantalone. Les comédiens se prénomment Bernadette, Passa et Clotaire. Et dans la plus pure tradition de la commedia dell’arte, ils sont là pour faire rire avec le tragique, pour mettre à distance les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, les viols de masse ou les pillages. Pour parler de la justice aussi. A Clotaire qui assène « Œil pour œil, dent pour dent », Passa répond du tac au tac : « La violence n’engendre que la violence ! »

Ce samedi 9 février, à Bangui, c’est la première d’une pièce pas comme les autres. Ce spectacle veut rappeler un message simple : « Œil pour œil […] et, comme l’a dit le grand Gandhi, le monde finira aveugle, les amis. […] Moi, je pense que la meilleure des choses, c’est de se rapprocher d’une instance judiciaire pour se plaindre et obtenir justice »,clame Passa. C’est dit. La vedette de la pièce c’est la justice.

Il s’agit pour les comédiens d’expliquer avec humour et pédagogie le fonctionnement de la nouvelle Cour pénale spéciale (CPS), cette juridiction née de la volonté de la population de ne pas laisser impunies les violences et les atteintes aux droits humains qui minent la République centrafricaine depuis 2003. Ce tribunal mixte, composé de juges nationaux et internationaux, a son siège au cœur même de la capitale, Bangui. Son action sera complémentaire de celle de la lointaine Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.

Soixante-dix représentations

La première représentation de Kota Da Ti Ngbanga (« le grand tribunal »), écrite par le dramaturge et comédien Boniface Olsène Watanga, conclut la cérémonie de signature d’un accord entre l’Union européenne, l’ONU et le gouvernement pour le financement, à hauteur de 2 millions d’euros, d’une vaste campagne de sensibilisation à l’importance de la CPS. Après cette soirée du 9 février, la troupe parcourra le pays afin d’expliquer, en sango (la langue nationale), comment utiliser au mieux cet instrument de paix. En tout, soixante-dix représentations sont prévues dans une cinquantaine de villes et villages.

 

Une ombre plane cependant déjà sur le tableau. Au premier rang lors de la représentation, il manque le ministre de la justice, Flavien Mbata, qui devait pourtant faire un discours. Officiellement, cette absence est due à une mauvaise coordination avec le ministère. Mais, quelques jours seulement après la signature de l’accord de paix négocié à Khartoum, qui reste très flou sur la lutte contre l’impunité, certains observateurs y voient un bien mauvais présage.

Le président Faustin Archange Touadéra a beau marteler que la lutte contre l’impunité est le principe de base qui guide les accords de paix, il reste difficile de prévoir des poursuites contre des membres de groupes armés, alors que certains de leurs camarades doivent intégrer le futur gouvernement. Si le président de la CPS, Michel Landry Louanga, préfère garder le silence sur un sujet aussi délicat, évoquant son « droit de réserve », la cheffe de la délégation de l’Union européenne, Samuela Isopi, se montre plus offensive. « Dans la mise en œuvre de cet accord, rien n’est facile », admet-elle, avant de réaffirmer la nécessité de lutter contre cette « culture de l’impunité, si enracinée en Centrafrique ». L’ambassadrice se veut néanmoins rassurante sur l’avenir de la Cour, rappelant que « rien n’a été retranché, à Khartoum ou à Bangui, des prérogatives et des pouvoirs de la CPS ».

« Tu vas pardonner qui ? »

Sur scène, Bernadette, Passa et Clotaire donnent des clés pour avancer. Les comédiens expliquent que les victimes doivent s’organiser en associations et déposer leurs dossiers devant les organisations de défense des droits humains. Ne pas s’exposer inutilement, aussi. « Attention les amis ! Tout ce que je viens de dire, nous devons le faire d’une manière discrète », alerte Passa, jouant la connivence avec son public, avant d’expliquer à Bernadette que « dire à tout le monde que l’on porte plainte, ça peut mettre nos vies en danger, parce que les auteurs de [ces]crimes ne sont pas encore arrêtés ».

Dans aucune des trois saynètes, les protagonistes n’omettent le fait que « les bourreaux sont toujours là ». Des mots qui font écho à ceux de Linda, une spectatrice interrogée à l’écart un peu avant la représentation et désireuse de préserver son anonymat. En 2013, elle a vu des hommes en armes pénétrer dans sa concession. « Ils ont assassiné trois de mes proches et pillé tous mes biens »,raconte-t-elle. « Chez les victimes, l’inquiétude reste grande. Leur vie est menacée parce que les bourreaux sont toujours là. »

Linda a intégré une association de victimes et compte bien obtenir justice. Elle craint surtout que les procédures à venir soient de type justice transitionnelle, sans décision judiciaire. « Si quelqu’un qui t’a fait du mal revient vers toi et te demande pardon, tu peux le lui accorder. Mais sinon, tu vas pardonner qui ? Tu ne les connais même pas. » Pour elle, le message de la pièce est important.

« Bon, maintenant, il faut qu’on passe à l’action », conclut Bernadette sur scène. Un appel entendu par Clotaire et Passa, qui lui soufflent en réponse : « Chut ! Discrètement ! Allons-y ! » Le message est clair. Les mois à venir diront ce que l’auditoire en fera. A Bangui et ailleurs dans le pays.

 

Gaël Grilhot (Bangui)

 

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 18:05
ONU: Omar Hilale en mission de paix en Centrafrique

 

 

http://www.labass.net Abdelkhalek Moutawakil13 février 2019

 

Omar Hilale, l’Ambassadeur Représentant Permanent du Maroc auprès des Nations-Unies se rendra en République centrafricaine en sa qualité de président de la Commission de consolidation de la paix, organe subsidiaire de l’Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité pour ce pays, où il focalisera son travail sur les priorités en matière de consolidation de la paix.

Hilale sera accompagné notamment par la sous-Secrétaire générale de l’ONU pour l’Afrique, Bintou Keita, et le sous-Secrétaire général pour l’appui à la consolidation de la paix, Oscar Fernandez-Taranco, ainsi que par d’autres diplomates, a indiqué mardi le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric.

Le diplomate marocain et la délégation onusienne auront  notamment des entretiens avec le président de la République centrafricaine, ainsi que le président de l’Assemblée nationale, des représentants du gouvernement.

Omar Hilale a été réélu récemment à la tête de la Configuration République Centrafricaine de la Commission de Consolidation de la Paix des Nations-Unies. Le Maroc dispose également d’un contingent des Forces Armées Royales déployé dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

 

Omar Hilale en mission onusienne en Centrafrique

 

https://lematin.ma MAP, LE MATIN 13 février 2019 à 07:10

 

L'Onu annonce la visite de l’ambassadeur Omar Hilale en République centrafricaine en sa qualité de président de la Commission de consolidation de la paix

 Le porte-parole du Secrétaire général de l’Onu, Stéphane Dujarric, a annoncé, mardi, que l’ambassadeur représentant Permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, va entamer une visite de travail en République centrafricaine en sa qualité de président de la Commission de consolidation de la paix pour ce pays.

Omar Hilale sera accompagné lors de cette visite par la sous-Secrétaire générale de l’Onu pour l'Afrique, Bintou Keita, et le sous-Secrétaire général pour l'appui à la consolidation de la paix, Oscar Fernandez-Taranco, ainsi que par des membres du Conseil de sécurité, et de représentants d’Etats membres de la Configuration République Centrafricaine de la Commission de consolidation de la Paix des Nations unies.

«La délégation se concentrera sur les principales priorités en matière de consolidation de la paix ainsi que sur le manque de ressources en République centrafricaine, y compris la mise en œuvre du plan national de consolidation de la paix et de relance, la mise en service du Tribunal pénal spécial, la préparation des élections de 2020-2021 et le processus de paix dans le cadre de l'Initiative africaine», a précisé le porte-parole lors de son point de presse quotidien à New York.

Omar Hilale et la délégation onusienne auront également des entretiens avec le président de la République centrafricaine, ainsi que le président de l'Assemblée nationale, des représentants du gouvernement, des parlementaires, des représentants de la société civile, des partenaires des Nations unies et de son personnel, a ajouté le porte-parole.

La délégation visitera également des projets soutenus par le Fonds de consolidation de la paix à Bangui.

A rappeler que Omar Hilale a été réélu récemment à la tête de la Configuration République Centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix des Nations unies, organe subsidiaire de l’Assemblée Générale et du Conseil de sécurité.

La reconduction de l’ambassadeur Hilale pour la 5e année à la tête de cet organe constitue une marque de confiance de la Communauté Internationale et de l’Onu dans le rôle joué par le Maroc dans la consolidation, le maintien et la pérennisation de la paix dans le monde en général, et l’Afrique en particulier.

Il convient également de rappeler qu’un contingent des Forces Armées Royales marocaines est déployé dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

 

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 17:56

 

https://www.afrique7.com  février 13, 2019 

 

Le gouvernement de la république de Centrafrique s’apprête à mettre en place un Comité pour la gestion des revendications des militaires retraités, qui se sont encore faits entendre ce mardi, en bloquant les grands axes de la capitale, Bangui.

Ce comité sera composé des ministres des Finances, de la Défense, de la Sécurité, de la Justice et de la Communication, et aura pour tâche d’«étudier dans le détail, avec les militaires retraités, leurs principales revendications», a décidé le gouvernement centrafricain, hier mardi à l’issue d’un conseil des ministres. Le comité sera également étendu au procureur de la république, indique un communiqué du conseil des ministres.

Quelque 800 militaires avaient été admis à la retraite en mars 2018, dans le cadre d’un projet du gouvernement visant à «rajeunir» l’armée. Depuis plusieurs mois, quelques dizaines de ces militaires retraités bloquent à intervalles réguliers, certains ronds-points de la capitale centrafricaine, estimant que ce processus ne suivait pas correctement son cours et qu’ils ne sont pas assez aidés dans leur reconversion.

Depuis lundi, ils avaient érigé des barricades en bois sur certains ronds-points de Bangui pour réclamer des «mesures d’accompagnement» qui doivent les aider à se reconvertir.

Mi-janvier, des blocages similaires avaient eu lieu, de même qu’en septembre 2018, lorsque plusieurs centaines de militaires retraités avaient manifesté dans la capitale et devant le Parlement pour exiger le paiement de plusieurs années d’arriérés de pensions et de primes.

 

Création en Centrafrique d’un Comité de gestion des revendications des militaires retraités
Création en Centrafrique d’un Comité de gestion des revendications des militaires retraités
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 17:47
Tchad, un chef d’état fort à la tête d’un pays fragile
Tchad, un chef d’état fort à la tête d’un pays fragile

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com   La rédaction de Mondafrique 13 février 2019

 

L’intervention de la France pour porter secours d’Idriss Déby, attaqué par les rebelles armés du Nord du pays, révèle la fragilité du régime. Une analyse des experts de Crisis Group

 

Du 3 au 6 février 2019, des avions de l’opération française Barkhane ont procédé, à la demande de N’Djamena, à une série de frappes contre un groupe de rebelles tchadiens au nord-est du pays. L’Union des forces de la résistance (UFR), une coalition rebelle basée en Libye, entendait selon son porte-parole Youssouf Hamid Ishagh progresser jusqu’à la capitale N’Djamena pour renverser le président Idriss Déby et « mettre en place un gouvernement de transition réunissant toutes les forces vives du pays », projet avorté à la suite de l’intervention française. Ce mouvement majoritairement composé de combattants zaghawa, la communauté du chef de l’Etat, est dirigé par Timan Erdimi, neveu du président qui vit au Qatar et qui avait déjà essayé de renverser son oncle en 2008 d’abord, puis en 2009 après avoir créé l’UFR.

Selon un bilan annoncé dans un communiqué le 9 février 2019 par l’armée tchadienne, « plus de 250 terroristes, dont quatre principaux chefs » auraient été capturés et plus de quarante de leurs véhicules détruits. Un bilan démenti par Ishagh, qui le juge fantaisiste.

L’opposition politique tchadienne a critiqué l’intervention militaire française, la première au Tchad depuis 2008, qu’elle perçoit comme une nouvelle preuve du soutien inconditionnel de la France à Idriss Déby, tout en se disant opposée à une prise de pouvoir par les armes. Ces incursions ont eu lieu au moment où d’autres groupes armés tchadiens s’activent aux frontières et alors que le président est affaibli par une crise économique et une grogne sociale qui traverse le pays depuis plusieurs années. En demandant à la France d’intervenir militairement sur son territoire le président Déby a montré qu’il prenait ce risque très au sérieux. 

Pour sa part, Paris assume son intervention, menée « en réponse à la demande des autorités tchadiennes », et la justifie par le souci de préserver la stabilité aussi bien du Tchad que de la sous-région. « La France est intervenue militairement pour éviter un coup d’Etat », a déclaré à Paris le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, lors de la séance de questions d’actualités à l’assemblée nationale, le 12 février. Les autorités françaises ajoutent que le Tchad est un allié stratégique qui déploie son armée sur plusieurs théâtres d’opérations contre le terrorisme dans le Sahel et le bassin du lac Tchad.

Quel est le lien avec la situation intérieure du Tchad ?

En demandant à la France d’intervenir militairement sur son territoire, pour la première fois depuis 2008, le président Déby a montré qu’il prenait ce risque très au sérieux. Cela tient au contexte intérieur marqué par une colère sociale grandissante, mais aussi aux dissensions croissantes au sein de sa propre communauté, que les rebelles espèrent exploiter.

Le partage des ressources de l’Etat suscite depuis longtemps des tensions parmi les Zaghawa et au sein même de la famille présidentielle. Lors de l’accession au pouvoir de Déby en 1990, des cadres militaires et politiques zaghawa, dont Timan Erdimi et son frère Tom Erdimi, neveux du président, l’aident à organiser un système autocratique fort autour d’un nouveau parti politique, le Mouvement patriotique du Salut (MPS). Timam et Tom ont tous les deux été directeur de cabinet du président avant d’occuper des postes stratégiques – respectivement directeur de la Coton Tchad, alors entreprise publique, et à la tête de projets pétroliers. Mais au début des années 2000, le projet de Déby de réviser la Constitution pour se représenter en 2006 provoque une rupture avec les frères Erdimi, qui se voyaient comme ses successeurs « naturels ». Il en résulte d’importantes défections d’officiers de la garde présidentielle et de hauts cadres de l’administration et la formation de rébellions au Soudan. Plus tard, la famille présidentielle tentera sans succès de réconcilier Idriss Déby et Timam Erdimi.

D’autres événements provoquent des oppositions frontales au sein de la communauté zaghawa. En 2009, son rapprochement avec le Soudan coupe le président d’une partie des membres de son clan qui soutenaient la rébellion au Darfour. Enfin, ces dernières années, l’influence grandissante de l’épouse de Déby, Hinda, issue d’une ethnie arabe et originaire de la région du Ouaddaï à l’est du pays, et la nomination de ses proches à des postes à responsabilité, engendrent de nouvelles disputes dans la famille d’Idriss Déby.

L’UFR a voulu profiter de ces tensions pour encourager des défections au sein de l’armée, favoriser un soulèvement intérieur et provoquer des retournements d’alliance dans l’entourage du président. Le 6 février 2019, Tom Erdimi, frère de Timam qui vit en exil aux Etats-Unis, a adressé un message vocal en arabe aux militaires tchadiens, pour les appeler à rejoindre les rangs de l’UFR et renverser Déby. « Nous vous appelons à nous rejoindre. Nous ne sommes pas loin… Nous ne voulons pas vous tuer ; nous aussi nous ne voulons pas mourir. Le sang des Tchadiens a déjà trop coulé », a-t-il lancé. Quelques jours plus tard, il faisait écho à une plainte des familles de soldats lorsqu’il ajoutait dans une communication audio : « on envoie mourir les soldats tchadiens à l’étranger sans honneur et sans argent pour leurs familles ».

Bénéficiant d’un soutien fort au sein d’une partie des Zaghawa, les Erdimi ont aussi eu, à un moment donné, de bonnes relations avec des hommes politiques et des intellectuels du reste du pays, y compris du Sud. Alors que beaucoup de Zaghawa craignent que leur influence et leurs intérêts soient menacés et qu’ils puissent être la cible de violences une fois le président Déby parti ou décédé, les Erdimi promettent s’ils devaient arriver au pouvoir de les sécuriser et aussi d’ouvrir une période de transition et d’y associer des non Zaghawa. Mais une grande partie de la population tchadienne rejette un nouveau renversement par la force et les tentatives de l’UFR d’agréger à leur mouvement un consortium de mécontents plus large n’ont pas été fructueuses. 

L’incursion est partie de la Libye et l’UFR a des soutiens dans la région du Darfour au Soudan. En quoi la situation dans ces deux pays est-elle liée aux événements récents au Tchad ?

Cette crise intervient dans un contexte géopolitique régional particulier. En Libye, le Maréchal Khalifa Haftar essaie de rebattre les cartes stratégiques en menant une offensive majeure sur les villes du sud du pays, ce qui met sous pression les groupes rebelles tchadiens qui évoluent dans cette zone. Au Soudan, le président Omar el-Béchir, qui a tissé une alliance avec Déby en 2009, est apparu affaibli par des mois de soulèvements populaires.

Comme d’autres groupes rebelles tchadiens, notamment le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR) et l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), l’UFR est installée au sud de la Libye depuis son expulsion du Darfour, à l’ouest du Soudan, par Khartoum en 2010. Ces groupes ne sont pas d’accord sur les stratégies à adopter, sont divisés par des lignes de fractures ethniques et des ambitions personnelles et sont même entrés en compétition. Leurs combattants s’adonnent à divers trafics et travaillent parfois comme mercenaires pour des milices libyennes. Bien que la situation sécuritaire semble s’être normalisée au Tchad, l’appel à l’aide de Déby à la France montre que l’armée tchadienne, souvent présentée comme une armée forte, a aussi ses faiblesses. 

L’incursion de l’UFR au Tchad a sans doute été précipitée par l’offensive lancée mi-janvier par l’Armée nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar qui cherche à étendre son emprise dans le sud de la Libye. Si le porte-parole de l’UFR affirme que l’entrée de ses combattants dans le nord du Tchad était prévue de longue date et n’a aucun lien avec l’opération de l’ANL, d’autres membres du groupe reconnaissent que la pression exercée par les forces d’Haftar les a poussés à passer la frontière promptement.

L’opération La colère du désert lancée le 20 janvier 2019 par l’ANL vise officiellement à combattre les terroristes, les bandes criminelles et les groupes armés étrangers qui sévissent dans la région. Bien que les alliances dans la guerre civile en Libye fluctuent constamment, l’UFR a un moment été proche des milices de Misrata et des brigades de défense de Benghazi, des mouvements rivaux d’Haftar. Proche de Paris et surtout allié stratégique de N’Djamena dans la région, Haftar a souvent frappé les positions des rebelles tchadiens au sud du pays. Il est possible que son avancée vise, entre autres objectifs, à les affaiblir davantage.

Dans les années 2000, des insurrections armées contre Déby à partir du Darfour, alors en proie à une guerre civile, ont, à deux reprises, atteint N’Djamena et failli le renverser. Depuis la signature d’un accord de paix entre N’Djamena et Khartoum fin 2009, el-Béchir a cessé de soutenir les groupes rebelles tchadiens, y compris l’UFR de Timan Erdimi. Toutefois, l’UFR conserve des contacts étroits avec des groupes darfouris, notamment le Mouvement pour la justice et l’égalité, et certains de ses combattants continuent de faire la navette entre la Libye et le Soudan. Si le pouvoir d’el-Bechir était menacé, l’accord entre les deux pays, qui repose in fine sur la parole des deux présidents, le serait aussi. Cela dit, bien que la situation reste précaire après des mois de manifestations, el-Béchir semble toujours bénéficier de l’appui des forces de sécurité.

Quelles sont les perspectives et quels risques peut-on identifier ?

Comme en 2008, la France est intervenue militairement pour soutenir les autorités tchadiennes et le président Déby. Si la plupart des Tchadiens rejettent toute prise de pouvoir par la force et condamnent les incursions des groupes rebelles sur leur territoire, beaucoup critiquent en même temps le soutien de la France et de la communauté internationale en général au pouvoir en place. Il est vrai que jusqu’ici, les acteurs internationaux n’ont pas réussi à exercer une pression suffisante sur les autorités tchadiennes pour les pousser à engager un dialogue politique véritablement inclusif.

Bien que la situation sécuritaire semble s’être normalisée au Tchad, l’appel à l’aide de Déby à la France montre que l’armée tchadienne, souvent présentée comme une armée forte, a aussi ses faiblesses. Selon plusieurs officiers rencontrés par Crisis Group, l’armée, présente sur plusieurs théâtres d’opérations (au Mali, dans les pays de la région du Lac Tchad et sur plusieurs fronts intérieurs dont le Tibesti, frontalier avec la Libye) est surmenée et certains soldats sont gagnés par une forme de démotivation. Celle-ci a été accentuée par les coupes dans les indemnités des soldats opérées ces dernières années (jusqu’en décembre 2018) pour faire face à la crise financière consécutive à la chute des cours du pétrole. Dans un tel contexte, les groupes comme l’UFR vont sans nul doute continuer à encourager les désertions. Plus généralement, ces évènements mettent en question la solidité du pouvoir tchadien qui repose principalement sur l’armée, et soulignent la fragilité de ce pays dirigé par l’« homme fort » de la région. Notes

 

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