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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:34

 

 

 

 

 

 

http://journalmetro.com  6 janvier 2014 | 17:39  Par Rédaction The Associated Press

 

NATIONS UNIES, États-Unis – Des responsables de l’ONU préviennent que la République centrafricaine est au bord de la catastrophe, la moitié des résidents de la capitale n’ayant plus d’endroit où vivre depuis le début des violences.

 

Le secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l’ONU, Jeffrey Feltman, a déclaré lundi qu’environ 2,2 millions de personnes à travers la République centrafricaine avaient maintenant besoin d’assistance, soit environ la moitié de la population.

 

Devant le Conseil de sécurité, M. Feltman a affirmé que la moitié des résidents de Bangui avaient fui leurs maisons, pour un total d’environ 513 000 personnes. Environ 100 000 d’entre elles sont entassées dans un camp de réfugiés improvisé près de l’aéroport international Mpoko.

 

La République centrafricaine est plongée dans le chaos, alors que des miliciens chrétiens cherchent à se venger des rebelles musulmans qui ont pris le pouvoir lors du coup d’État du mois de mars. Les affrontements se sont intensifiés en décembre.

 

 

 

Centrafrique : la situation humanitaire demeure toujours critique en RCA

 

(Source : ONU)  6 jan. 2014

 

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a dressé aujourd’hui un tableau pessimiste de la situation en RCA, où près d'un million de civils ont été chassés de leurs foyers par le conflit opposant les membres de l'ex-séléka et des groupes d'auto-défense.

 

Selon les dernières estimations, il y aurait eu une augmentation de 40% du nombre de personnes déplacées à Bangui depuis le 24 décembre dernier. Le Bureau a par ailleurs indiqué que 2,2 millions de personnes, soit près de la moitié de la population centrafricaine, ont besoin d’une aide humanitaire, toutefois l’insécurité, le manque de financement et l’accès difficile aux personnes dans le besoin continuent d’entraver les efforts de secours, y compris les évaluations et la réponse à apporter.

 

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, informera par ailleurs le Conseil de sécurité de l'ONU aujourd'hui sur les derniers développements de la situation en RCA. 

 

 

 

La Centrafrique est au bord de la catastrophe (AP)

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 01:14

 

 

 

 

 

 

Dimanche, 05 janvier 2014 23:31  Publié par  Cameroon Tribune

 

Le président Paul Biya a reçu, dimanche, un émissaire de son homologue tchadien, Idriss Deby Itno. Au palais de l’Unité, la trêve dominicale a été rompue, dimanche, le temps d’une audience.

 

Le chef de l’Etat recevait en effet Mahamat Moussa Faki ministre tchadien des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine. Celui-ci a remis à l’occasion au président de la République une correspondance du président tchadien Idriss Deby Itno.


Mahamat Moussa Faki n’a pas fait mystère de la teneur du message transmis. Il a en effet indiqué à la presse à l’issue de l’audience que le président tchadien en sa qualité de président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique (Ceeac) engageait une concertation avec ses pairs en vue de la recherche d’une solution à la crise centrafricaine.

 

L’émissaire tchadien a déclaré que le président Paul Biya travaille de longue date pour la paix et la stabilité en Centrafrique aux côtés de ses pairs. Raison pour laquelle des forces de maintien de la paix venues du Cameroun du Congo du Gabon et du Tchad se trouvent en Rca. Il estime du reste que dans cette situation de plus en plus en plus difficile la Rca a besoin du concours de ses voisins pour sortir de la crise.


« Quand vous vous interposez c’est à vos dépens » a estimé Mahamat Moussa Faki pour expliquer les difficultés rencontrées sur le terrain ces dernières semaines par le contingent tchadien en Rca. Car à son avis les belligérants ont toujours tendance à vous soupçonner de partialité. Il note malgré tout un excellent travail desdites forces aujourd’hui Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) hier Fomac (Force d'Afrique centrale).


Le ministre tchadien des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine était accompagné de Yoossem-Kontou Noudjiamlao ambassadeur du Tchad au Cameroun.

Lu pour vous : Cameroun - RCA : Concertation sur la Centrafrique

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:48

 

 

 

 

 

(Alwihda Info) Rédigé par Abdou Baya - 4 Janvier 2014 modifié le 4 Janvier 2014 - 22:30

 

« Le Tchad va mener ses investigations, aussi bien auprès des tchadiens concernés au Tchad, et ceux en Centrafrique et aussi bien auprès des centrafricains » , affirme cet après-midi le Procureur de la République, Ousman Mamadou Affono lors d'une conférence de Presse devant les médias. Ce dernier n'exclut pas l'extradition.


La procédure judiciaire engagée par le Tchad se précise. Près d'une semaine après son ouverture, le Procureur annonce que « La procédure initié a N'Djamena est une procédure nationale [...] Le jugement sera fait par une juridiction nationale ; soit tchadienne, soit centrafricaine, avec la possibilité d'extrader ». 


Le FROCCA de François Bozizé a également réagi à cette annonce, affirmant que « par une annonce en date du 28 décembre 2013, parue sur le site d’Alwihda Tchad, monsieur le procureur de la république du Tchad a cru intelligent et suffisamment de sa compétence l’ouverture d’une enquête sur des exactions contre des ressortissants tchadiens sur le sol centrafricain ».  


« L'information judiciaire ouverte par le Tribunal de Grande Instance de N'Djamena est ouverte sur la base d'un réquisitoire qui vise un certain nombre d'infractions, tentatives d'assassinat, coup et blessures volontaires, pillages, extorsions de fonds dont son victimes les tchadiens qui vivent en Centrafrique et les soldats qui sont déployés dans le cadre de la mission de l'Union Africaine en Centrafrique », précise le Procureur de la République qui a eu droit -la semaine dernière- à une réponse du FROCCA de François Bozizé, dans un communiqué parvenu à Alwihda Info. 


 

Lu pour vous : Le Tchad poursuivra François Bozizé si sa liaison avec les Anti-Balaka est avérée
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:43

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE PRESIDENTIEL N°01. 01.14

 

 

Sur instruction de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat en accord avec le Premier Ministre Chef du Gouvernement d’Union Nationale de Transition :

 

  • Tous les Ministres d’Etat et Ministres, les cadres supérieurs, les membres des cabinets ministériels, tous les fonctionnaires et agents de l’Etat ainsi que tout le personnel d’appui, les dirigeants des entreprises publiques et parapubliques sont invités à reprendre impérativement leurs postes de travail le lundi 6 janvier 2014 à partir de 7 heures 30 précises.

 

  • Tous les chefs des Départements ministériels doivent systématiquement effectuer un contrôle physique et nominatif de leur personnel.
  •  

Il est à rappeler à tous que des mesures d’ordre sécuritaire sont prises pour garantir le fonctionnement régulier des institutions. Par conséquent, il ne sera toléré aucun acte qui vise à perturber le processus de sécurisation en cours.

 

                                               Fait à Bangui, le 5 Janvier 2014

 

 

 

 

COMMUNIQUE PRESIDENTIEL N°02.01.14

 

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Premier Ministre Chef de Gouvernement d’Union  Nationale de Transition et le Président du Conseil National de Transition, l’ensemble du Gouvernement et de tous les acteurs de la vie nationale tiennent à adresser leurs sincères remerciements et témoigner l’expression de leur gratitude aux troupes de la MISCA et de celles de l’opération SANGARIS pour leur courage et leur détermination dans la défense et la sécurité du peuple centrafricain.

Les  Autorités de la Transition reconnaissent à sa  juste valeur les sacrifices suprêmes consentis et les assurent qu’ils ne resteront pas vains. Mais aussi elles  leur témoignent de leur solidarité indéfectible et réitèrent l’expression de leur compassion.

Les plus hautes autorités de la Transition tiennent à les rassurer de leur entière collaboration pour la mise en œuvre effective des résolutions 2121 et 2127 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

 

Fait à Bangui, le 5 Janvier 2014

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Premier Ministre Chef de Gouvernement d’Union  Nationale de Transition et le Président du Conseil National de Transition, l’ensemble du Gouvernement et de tous les acteurs de la vie nationale tiennent à adresser leurs sincères remerciements et témoigner l’expression de leur gratitude aux troupes de la MISCA et de celles de l’opération SANGARIS pour leur courage et leur détermination dans la défense et la sécurité du peuple centrafricain.

 

Les  Autorités de la Transition reconnaissent à sa  juste valeur les sacrifices suprêmes consentis et les assurent qu’ils ne resteront pas vains. Mais aussi elles  leur témoignent de leur solidarité indéfectible et réitèrent l’expression de leur compassion.

 

Les plus hautes autorités de la Transition tiennent à les rassurer de leur entière collaboration pour la mise en œuvre effective des résolutions 2121 et 2127 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

 

Fait à Bangui, le 5 Janvier 2014

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Premier Ministre Chef de Gouvernement d’Union  Nationale de Transition et le Président du Conseil National de Transition, l’ensemble du Gouvernement et de tous les acteurs de la vie nationale tiennent à adresser leurs sincères remerciements et témoigner l’expression de leur gratitude aux troupes de la MISCA et de celles de l’opération SANGARIS pour leur courage et leur détermination dans la défense et la sécurité du peuple centrafricain.

 

Les  Autorités de la Transition reconnaissent à sa  juste valeur les sacrifices suprêmes consentis et les assurent qu’ils ne resteront pas vains. Mais aussi elles  leur témoignent de leur solidarité indéfectible et réitèrent l’expression de leur compassion.

 

Les plus hautes autorités de la Transition tiennent à les rassurer de leur entière collaboration pour la mise en œuvre effective des résolutions 2121 et 2127 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

 

Fait à Bangui, le 5 Janvier 2014

RCA : COMMUNIQUES PRESIDENTIELS N°01.01.14 et N°02.01.14
RCA : COMMUNIQUES PRESIDENTIELS N°01.01.14 et N°02.01.14

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:42

 

 

 

 

 

 

http://www.lavoixdunord.fr   PUBLIÉ LE 05/01/2014   Par ANNE COURTEL

 

Le 7 décembre, l’association tourquennoise Passe-moi le relais avait organisé une journée autour de la Centrafrique. Depuis la situation s’est aggravée et la diaspora centrafricaine vit dans l’angoisse.

 

Les Centrafricains de Tourcoing ont passé le pire Noël de leur vie, accroché à Facebook, aux informations, tiraillé entre l’angoisse et le désespoir. Ils ont essayé malgré tout de maintenir l’étoile de l’espoir. « J’ai fait un sapin de Noël pour ma fille, parce que je ne veux pas qu’elle subisse tout cela », sourit tristement Armande Love Malepa. Il y a deux ans, elle a créé Passe-moi le relais, une association qui veut rétablir des liens entre Tourcoing et Bangui. Les deux villes étaient jumelées dans les années 60, un lien tissé par le négoce du coton. La fin de l’industrie textile avait marqué la fin des relations. S’appuyant sur la communauté centrafricaine, Armande Malepa a voulu renouer le fil. Sans savoir que la crise allait bouleverser sa vie. « La dernière fois que je suis allée à Bangui c’était en juillet pour une mission humanitaire. On pouvait encore circuler librement. Il y avait bien quelques coups de feu, par moments, mais il n’y avait pas de tueries. »

Quelques mois plus tôt, Maguy Barthaburu de l’association Manassé basée à Roubaix, avait elle aussi rejoint les siens à Bangui. C’était le 19 mars. « On sentait de l’électricité dans l’air.» Le 24 mars, les rebelles de la Seleka envahissent la capitale, le président Bozizé s’enfuit au Cameroun. « Dès les premiers jours, il y a eu des exactions. Je revois encore des scènes. » Mais Maguy Barthaburu reprend l’avion. « En revenant ici le 7 avril, je me suis dit que cela allait se calmer. Malheureusement… »

 

Un sentiment d’impuissance

 

Depuis novembre, le pays est plongé dans la violence et les ressortissants dans la terreur. «Le jour même de Noël, il y a eu une alerte aux bombardements, dans le quartier de mes parents. Tout le monde était cloîtré. J’ai appelé ma mère, elle était terrifiée », raconte Armande Love Malepa. Depuis deux mois, la diaspora centrafricaine ne dort plus. « On n’a peur d’être réveillée au milieu de la nuit pour recevoir des mauvaises nouvelles. À un moment on tombe… », raconte Armande Love Malepa. « On a les infos par Facebook d’heure en heure et cela nous provoque des stress incroyables », témoigne également Maguy Barthaburu.

 

À la peur se mêle un sentiment d’impuissance. Toute la société centrafricaine est désorganisée et les colis arrivent difficilement. « C’est terrifiant pour nous d’être aussi loin. On essaie de mettre en place des actions de réconfort pour la population mais on a l’impression que nos efforts ne portent pas leurs fruits. C’est la désolation totale sur le terrain», témoigne Armande Love Malepa. Elle a essayé d’envoyer de l’argent à la famille « mais les banques ne sont ouvertes qu’une fois de temps en temps. Et les prix ont triplé. » Maguy Barthaburu raconte : « En Centrafrique, les gens n’ont pas l’habitude de faire des réserves, même au niveau financier. Ils vivent au jour le jour. Les gens n’ont pas mis des denrées ou de l’argent de côté. » De plus, beaucoup d’hommes, soutiens de famille, ont dû fuir…

 

Et au-delà de Bangui ?

 

Armande et Maguy estiment que l’aide humanitaire est insuffisante. « Les organismes se sont fait piller leur matériel logistique. Ils sont dans le même cas de figure que la population. » Si Bangui subit une violence intense, les deux femmes s’inquiètent de ce qui se passe dans le reste du pays. Peu d’informations filtrent. « Tout est focalisé sur Bangui et un peu sur Bossangoa où sont basées les forces françaises. » Armande essaie d’avoir des nouvelles de Bambari où vit une partie de sa famille. « C’est une des villes qui a été parmi les premières touchées. Il est temps que les gens réalisent que ce n’est pas une crise comme nous en avons déjà vécu. L’intervention française est arrivée très en retard. Nous sommes en train de payer la passivité des organismes internationaux. » Elles dénoncent également l’attitude de déni du président, l’appel aux soldats tchadiens proches de la Seleka… Et Maguy de glisser dans un souffle : « Je suis là et en même temps je ne suis pas là. Je suis là-bas. »

 

Quelle solidarité mettre en place?

 

Malgré la situation dramatique de la Centrafrique, les deux responsables d’associations ne veulent pas baisser les bras. « Quand on regarde ce qui s’était passé au Rwanda, on voit que la diaspora rwandaise a eu un grand rôle sur ce qui s’est passé aujourd’hui. Aujourd’hui Centrafricains de la diaspora, nous avons aussi un rôle à jouer pour le relèvement post-conflit. » Maguy Barthaburu et Armande Love Malepa veulent mobiliser toutes les énergies. « Au niveau de la région ici, nous avons pas mal de gens qui ont travaillé là-bas, ou ont des liens avec la Centrafrique. Ils sont prêts à nous soutenir dans nos actions. On avait commencé à monter un répertoire sur les amis de la Centrafrique en Nord - Pas-de-Calais. Notre vie est ici mais nos racines sont là-bas. On garde l’espoir. » Suite à la journée autour de la Centrafrique qui a eu lieu le 7 décembre à Tourcoing, des actions ont commencé à se mettre en place via la communauté urbaine et la ville de Tourcoing. Les associations veulent également organiser des repas sous forme de tables d’hôtes pour récolter des fonds. Le premier pourrait avoir lieu à Tourcoing et sera ouvert au personnel municipal.

Lu pour vous : Tourcoing : L’angoisse de la communauté centrafricaine

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:40

 

 

 

 

 

http://radiookapi.net   5 janvier, 2014 à 5:25

 

La détérioration de la situation sécuritaire en Centrafrique a des conséquences sur l’économie du district congolais du Sud Ubangi qui partage une longue frontière avec ce pays. Les commerçants centrafricains, camerounais et soudanais qui s’approvisionnent habituellement en marchandises dans les marchés de la région se font plus rares.

 

Ces commerçants étrangers achètent du café, de l’huile de palme, du cacao et du caoutchouc auprès des paysans d’Elaka, Zambie, Dongo et Bobito.

 

Les opérateurs économiques du Sud Ubangi qui importent habituellement des produits manufacturés à partir de la Centrafrique se tournent désormais vers Kinshasa et Butembo. La frontière entre la RDC et la Centrafrique a été fermée )à la suite des combats entre différentes milices à Bangui.

Equateur : les commerçants étrangers désertent les marchés du Sud Ubangi

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:39

 

 

 

 

 

Agence France-Presse BANGUI 05 janvier 2014 à 10h10 | Mis à jour à 10h10

 

Un jet de grenade, lancée dimanche matin dans un marché de Bangui, a fait quatre blessés, dont deux femmes et un soldat burundais de la Force africaine Misca, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

La grenade a été lancée par un homme non identifié en plein milieu du marché Kokoro, un quartier habituellement sensible de Bangui.

 

Cet incident est survenu après trois jours d'accalmie dans la capitale centrafricaine, et alors que des rumeurs persistantes font état d'une possible attaque d'anti-balaka dans les quartiers musulmans, appuyés par d'anciens membres des forces armées centrafricaines du président déchu François Bozizé.

 

À Bangui, la population est épuisée par le cycle infernal de représailles entre milices chrétiennes anti-balaka et ex-rébellion Séléka, qui a pris le pouvoir fin mars 2013.

 

Les tueries intercommunautaires ont plus de 1000 morts le mois dernier et près d'un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis le coup d'État de la Séléka.

L'armée française, qui a lancé l'opération Sangaris il y a un mois pour tenter d'enrayer les violences, peine pour le moment à désarmer les combattants et à rétablir l'ordre.

Centrafrique : une grenade fait quatre blessés dans un marché

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:36

 

 

 

 

 

 

Bangui, Samedi 4 janvier 2014 | 10:16 UTC (AFP) - Un mois après le lancement de l'opération Sangaris en Centrafrique, certains observateurs parlent déjà d'enlisement, d'autres de manque de moyens, mais côté centrafricain, c'est surtout l'impatience qui prime, alors que Bangui connaît toujours la violence.

 

"En février, des experts disaient +au Mali, la France commence son enlisement+. Heureusement que nous n'avons pas écouté les experts", a-t-il déclaré devant ses soldats.

 

L'intervention de l'armée française, -en appui à la Force africaine-, le 5 décembre 2013 au lendemain d'une journée sanglante dans la capitale centrafricaine, a suscité des espoirs immenses au sein d'une population épuisée par un cycle infernal de représailles entre milices chrétiennes et ex-rébellion Séléka.

 

Les populations s'impatientent

 

Mais dans l'immense camp de déplacés de l'aéroport de Bangui, où s'entassent plus de 100.000 personnes, l'attente se transforme parfois en exaspération: "Dans ce tout petit Bangui, avec ces tout petits mercenaires étrangers, Sangaris ne peut pas régler le problème en deux jours avec leurs chars ? (...) Donnez-nous des armes, on va s'en occuper, nous!", s'indigne Yaketé Souvenance, un déplacé de ce camp où ne vivent que des chrétiens.

 

Situé sur une zone ultra sensible, ce camp est une poudrière où la tension monte à tel point que l'ONG Médecins sans frontières, qui avait installé un hôpital improvisé, a du en retirer ses expatriés, et que les distributions de vivres sont régulièrement ajournées.

 

"La tâche ne se fait pas en trois jours", expliquait jeudi M. Le Drian. A l'évidence, la multiplicité des forces en présence n'aide pas. Dans les quartiers populaires de Bangui, il est  difficile de distinguer un anti-balaka armé -de la milice d'auto-défense soutenue par une grande partie de la population chrétienne-, d'un citoyen lambda, d'autant qu'au passage des patrouilles, il est aisé pour eux de se fondre dans la nature.

 

L'une des missions principales de la force Sangaris, le désarmement, est au cœur des débats. "Toute personne armée qui n'a pas lieu de l'être est désarmée, et si besoin de force", assure une source militaire. Mais la tâche est colossale, presque irréaliste, dans une capitale où les armes ont coulé à flot depuis l'entrée de l'ex-rébellion Séléka en mars.

 

"Le désarmement n'a pas eu lieu (...) Une partie des Séléka se sont réfugiés dans les casernes et sont restés armés. Quant aux anti-balaka, même si on leur enlève les kalachnikov, ils continuent à se battre à la machette", estime Philippe Hugon, directeur de recherche à l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) en charge de l'Afrique.

 

Les musulmans se méfient de la France

 

Dans les quartiers musulmans, où règne la rumeur, on se persuade que la France soutient les anti-balaka au détriment des civils musulmans, régulièrement victimes de lynchages en pleine rue et en plein jour.

 

Sur les murs du "PK 5", près de l'aéroport, les inscriptions "non à la France" succèdent aux "Sangaris assassins". Depuis deux jours, les tentatives françaises d'installer des points fixes dans ces quartiers ont abouti à des manifestations sauvages de riverains, installant des barricades enflammées.

 

"L'interposition c'est la pire des postures : on est attaqué et critiqué des deux côtés", souligne Thierry Vircoulon, responsable de l'Afrique centrale pour International Crisis Group (ICG).

 

Cette posture inconfortable, beaucoup d'officiers français la reconnaissent, et tentent de faire de la pédagogie: "Nous sommes là pour tous les Centrafricains", martèlent régulièrement les chargés de communication de la force.

 

Mais pour l'heure, les violences continuent. Le problème, selon Philippe Hugon, c'est qu'il s'agit "d'une opération de maintien de l'ordre urbaine, de police et de gendarmerie. Ce n'est pas avec des chars et des hélicoptères qu'on règle ça, aussi bien entraînée que soit l'armée".

 

Plus d'un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis le mois de mars, dont la moitié des habitants de Bangui, selon l'ONU. Un millier de personnes ont été tuées.

 

Dans le reste du pays, seul un contingent d'une centaine d'hommes est stationné à Bossangoa, dans le nord-est. "Les troupes françaises ont été recentrées sur Bangui, c'est la priorité, poursuit M. Hugon, il s'agit aujourd'hui d'assurer une paix minimale et d'éviter une guerre civile".

Opération Sangaris en Centrafrique: Attentes, de l'impatience, et des rancoeurs

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:34

 

 

 

 

 

RFI  dimanche 05 janvier 2014 à 12:28

 

En Centrafrique, après un timide répit ces derniers jours, des tirs ont repris samedi tôt dans la matinée dans le nord de Bangui, suivis de violences dans plusieurs quartiers de la ville. Dans la soirée, le calme semblait revenu dans la capitale centrafricaine où patrouillent les forces françaises de l'opération Sangaris et de la Misca, sur fond de calme précaire et trompeur.

 

Les violences de samedi n'atteignent pas l'ampleur des affrontements observés ces dernières semaines, mais la situation reste très volatile à Bangui. Tout a débuté très tôt dans le 5e arrondissement de la capitale. Des tirs ont été entendus, suivis d'affrontements à l'arme blanche.

 

Selon la Croix-Rouge centrafricaine, au moins 7 personnes ont perdu la vie. Quelques heures plus tard, c'est au rond-point de Pétévo dans le sud de Bangui que des violences ont éclaté, suite à une altercation entre un chauffeur de taxi, ses passagers et des commerçants du quartier. Bilan : 4 morts selon plusieurs sources.

 

Ces violences ont semé la panique dans ce quartier de Pétévo décrit comme résidentiel, et relativement épargné par la crise jusqu'à présent. Selon des témoins, une partie de la population aurait fui vers le camp de déplacés de Bimbo situé à proximité.

 

La Croix-Rouge centrafricaine s'inquiète de voir se multiplier les exactions à l'arme blanche. «Les gens savent que les fusillades sont facilement repérables, alors ils utilisent des armes blanches », explique un observateur. Signe selon lui que si les méthodes changent, le niveau de tension, lui, ne baisse pas.

 

 

Un commandant de police de Bangui vient de passer 24 heures aux mains d'ex-Seleka avec son fils, retenu lui aussi. Il s'agit du chef d'une des fanfares de police de la ville. Il a été interpelé vendredi matin en pleine ville par des membres de l'ex-Seleka, selon une source policière, alors qu'il était venu récupérer ses instruments au commissariat central pour les mettre à l'abri après un cambriolage.

 

Les deux hommes, le père et le fils, ont passé 24 heures dans la caserne de Kasai. Ils ont été relâchés samedi matin après avoir finalement été entendus par le procureur de Bangui, selon lequel il ne s'agit que d'un malentendu.

 

 

Centrafrique : nouvelles violences

 

(Source : RFI)  5 jan. 2014

 

La Croix Rouge centrafricaine rapporte qu’au moins 11 personnes ont été tuées hier à Bangui lors de deux incidents distincts. Lors du premier incident, qui a eu lieu dans le 5e arrondissement de la capitale, sept personnes ont perdu la vie dans des circonstances encore inconnues lors de l’éclatement d’une fusillade.

 

Le 2e incident a vu quatre personnes perdre la vie lors d’un accrochage entre un chauffeur de taxi, ses passagers et des commerçants du quartier du rond-point de Pétévo. Les quatre victimes ont succombé à des blessures infligées à l’arme blanche.

 

La Croix-Rouge centrafricaine s'inquiète de voir se multiplier les exactions à la machette. Selon un observateur, les gens savent que les fusillades sont facilement repérables, alors ils utilisent ces armes.

 

Par ailleurs, quatre personnes dont deux femmes et un soldat burundais de la MISCA ont été blessées aujourd’hui par l’explosion d’une grenade dans un marché de Bangui. 

Centrafrique: Bangui connaît toujours la violence (RFI)

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:32

 

 

 

 

http://www.republicoftogo.com  05/01/2014

 

La situation humanitaire en Centrafrique se dégrade. L’autorisation donnée par l’ONU à la France d’épauler la  force africaine -la Misca- n’a qu’une valeur provisoire et il appartient au secrétaire général de l’ONU de proposer au conseil de sécurité une transformation de cette action en opération onusienne de maintien de la paix. Mais les intérêts sont en ce domaine divergents.

 

La France ne souhaite pas s’engager dans le long terme. Conformément à sa doctrine, la France préfère que le poids de l’intervention soit supporté par l’ONU. Prête à intervenir en urgence, elle ne veut pas se laisser aspirer dans une sorte de gouvernorat de la Centrafrique.

 

 Mais  l’Union africaine ne veut pas pour l’instant se laisser déposséder de la mission de maintien de la paix qu’elle assume principalement avec le concours du Tchad . Les ambitions au leadership de ce pays incitent l’UA à retarder le principe d’une intervention onusienne,

 

Il reste cependant à l’organisation d’Addis Abeba de faire la preuve de soin efficacité sur le terrain...

 

Dans ces conditions la France est retenue par la main en Centrafrique et risque de voir entrainée malgré elle à alourdir le poids de son intervention.  

                             

La situation est d’autant plus délicate que l’intervention française applaudie à ses débuts est à présent contestée par une partie de la population.

 

S’engager était pour la France une option nécessaire .

Se dégager sera une opération autrement plus complexe .

 

Koffi Souza

Lu pour vous : Les impasses centrafricaines

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