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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 01:52

 

 

 

Au moment ou le Peuple centrafricain se prépare pour aller au forum de réconciliation ou dialogue nationale ,nous avons choisi la voix de Centrafrique Presse qui est depuis plusieurs années déjà le porte parole des sans voix ,qui pendant plusieurs années a combattu le népotisme ;le clanisme ,la gabegie ,le mal gouvernance ,la cupidité ,l’égoïsme ,l’affairisme, et pire le manque de vision politique a long terme  de nos dirigeants ,pour nous exprimer librement .

 

Le mot d’ordre de la plupart des armées républicaines ou révolutionnaires est :

 

La patrie ou la mort nous vaincrons. « Servir la nation et non se servir soit même »

 

Si les Vietnamiens ont eu a combattre les americains dans les années 70 ,c’est bien Grace au patriotisme a l’esprit de sacrifice, qu’ils ont eu a tenir en échec la première armée du monde .Notons que le Viet-Nam n’était pas à l’époque une puissance militaire mondiale .

 

Une armée est une émanation de la nation.

 

Si aujourd’hui le pays est mis à mal , sans repère et sans dignité ; c’est principalement  à cause de son armée Une armée est l’identité même d’un pays et vice versa .Elle se doit d’être intègre ,patriotique et déterminée pour défendre les intérêts de la nation Un pays n’existe que quand ces frontières sont sécurisées et quand son peuple aspire a la paix , condition sine qua none pour un développement harmonieux d’un pays .Nous nous résumons ,pas d’armée =pas de pays =,pas de paix =pas de développement .

 

Par définition l’armée demeure socle ou se fonde la nation donc, pour une unité il faut que cette armée représente tout le peuple (toutes les ethnies proportionnellement.).

 

De tout ce qui a été décrit nous constatons avec amertume que l’armée et les forces de défense et de sécurité sont diamétralement a l’oppose 

 

Par conséquence  pour être recrute dans l’armée, il faudrait des critères:

 

-1 un minimum de connaissance, savoir lire et écrire pour s’orienter et s’éduquer.

 

-2 répondre au critère physique d’endurance et de capacité de vivre dans des  conditions de survie

 

-.3 être intègre, d’une moralité irréprochable.

 

-4 Avoir un esprit d’équipe et corporatiste.

 

80% de nos militaires ne répondent pas a ces critères.

 

Conséquence le peuple depuis trente ans erre et vit un calvaire sans fin à cause de l’instabilité, le désordre, et l’anarchie crées par son armée qui était censée le protéger. La conclusion est que l’état n’existe plus puisqu’il n’a pas d’armée 

 

Tous les braquages effectués en ce moment sont les faits des anciens FACA.

 

Ils se sont constitués en bandes organisées entre le PK 12 et Sibut ainsi que BOALI, collectent les informations sur les transporteurs et operateurs afin de les braquer lors de passage sur ce tronçon, comme sur l’axe BOALI .Tous les motos circulants du PK12 a Sibut appartiennent aux FACA anti balaka.

 

Un conseiller de la CNT a été tué en toute impunité par les AB FACA,  jusqu'à ce jour, l’enquête n’a rien donné .cette impunité ne peut favoriser le développement ,tout au contraire .personnes ne nient les crimes abominables commis par le régime de DJOTODJA . Seulement DOTODJA n’avait pas une armée mais une horde de bandits de grands chemins de mercenaires, d’assoiffées de sang, d’extrémistes islamistes.

 

Beaucoup de nos soldats sont décédés du fait de leurs forfaits et des malédictions qu’ils attirent sur eux.

 

Le recrutement dans l’armée depuis trente ans se fait essentiellement sur des critères ethniques,  mettant en mal l’unité nationale et ceci depuis le régime du défunt président KOLINGBA, PATASSE, BOZIZE .Les critères de recrutement  n’étant pas au rendez vous ,nous avons assisté a un démantèlement de l’armée au profit d’un caste ,d’un cercle d’amis brillants par l’incompétence ,la cupidité et l’affairisme éhonté .

 

Prenons le cas pathétique de la gendarmerie .Nous avons le souvenir des anciens gendarmes qui ont fait la fierté, l’honneur et la dignité de l’armée. Nous citons, le Colonel GRELOMBE, le général NDJADDER, le général NGBALE, le Colonel IZAMO, MANDE etc…..Tous ont laissé des traces, posé des actes dans les garnisons où ils sont passés en province comme dans la capitale. Le jeune capitaine GRELOMBE entrainait les gendarmes tous les matins a la garnison dans les années 1970. Tous les officiers se réveillaient à 4 heures, faisaient la course a pied jusqu'à 12 km (,ensuite pratiquaient le rugby au stade de jusqu'à 6 heures avant de vaquer à leur tâches quotidiennes avec dignité, respect et honneur. Où en sommes nous a ce jour ?

 

Le concours de gendarmerie qui jadis recrutait des éléments capables et compétents est devenu source de finances pour officiers supérieurs qui intègrent uniquement parents, amis et connaissances. Conséquence : l’impunité, la cupidité, l’affairisme et la corruption ont vite fait face par rapport a l’efficacité et le patriotisme.

 

Les militaires et gendarmes au lieu de contrôler  le flux migratoire et les activités régaliennes se sont livrées au racket , l’alcoolisme, le braquage ,banditisme ,en toute impunité puisque bénéficiant de protection des supérieurs eux-mêmes cupides .

 

L’armée c’est l’ordre et la discipline, l’intégrité, le sacrifice, l’honneur. Nous en sommes loin. .Les multiples braquages effectuées à Boy-rabe sont le fait des prétendues forces de sécurité recrutées sur des critères ethniques sans moralité  ni esprit de patriotisme.

 

Les militaires centrafricains détiennent de travers eux, beaucoup d’armes qu’ils cachent à des fins obscures, laissant la nation sans défense. Ils rêvent que la communauté internationale vole a leur secours, c’est une erreur monumentale, ridicule et absurde  .L’exemple le plus pertinent est le viol des enfants innocents ,affamés par les soldats Français de la SANGARIS, alors que ces enfants ne demandaient que protection ,et nourritures. Si nous avions ds forces de sécurité dignes de ce nom .ces faits ne devraient pas se produire.

 

Si la mentalité de nos forces de défense et de sécurité, ne changent pas ,aucun progrès  ni relève de ce pays n’est a envisager malheureusement.

 

L’esprit de cupidité et de corruption persiste chez les gendarmes encore .Nous illustrons ces faits par l’arrestation d’un peul ayant assassiné une femme qui se rendait au champ .Arrêté par la MINUSCA et conduit a une brigade .Les nouveaux gendarmes retenus par leur hiérarchie ont manifesté l’intention de libérer le coupable après avoir perçu des pots de vin .Les militaires de la MINUSCA offusqués ont menacé de se retirer de la localité, si le présumé coupable est libéré. On ne peut prétendre assurer la sécurité d’un peuple en le dépouillant de ces droits et de la justice.

 

Si le Burkina Faso connait une transition paisible, c’est que ce pays a des militaires intègrent qui contribuent au développement de leur pays.

Les militaires ne doivent pas être que des agents de barrière qui pillent les automobilistes .Ils doivent être des producteurs .Ils peuvent être des créateurs de richesse en apprenant des métiers dignes (mécanique, maçonnerie  informatique, médecine etc….).

 

L’armée ne doit pas que être budgétivore ;

 

Qu’ils se rendent compte de l’humiliation subie. Les forces internationales venues pour la sécurisation de la Centrafrique ne feront rien pour relever l’armée .Tout au contraire elles sont venues s’enrichir et si l’instabilité peut perdurer, cela servira leur cause et justifier leur présence .C’est une utopie et honte que de se retourner toujours vers l’extérieur pour des problèmes dont nous sommes nous-mêmes à l’origine .Nous sommes la risée du monde a cause de notre armée.

 

Les erreurs du passées, si elles persistent, plongeront irréversiblement la nation centrafricaine dans les profondeurs de l’abîme .La notion même de nation est déjà erronée quand on parle de la RCA.

 

Nos forces de défense ont vendu beaucoup d’armes aux étrangers, qui se sont retournés contre la nation .Les militaires, gendarmes, policiers doivent faire leur mea culpa et demander sincèrement pardon à la nation centrafricaine .

 

La majeur partie des officiers après enrichissement illicite se trouvent tous a l’extérieur, œuvrant a travers des réseaux mafieux ,dans le seul but de déstabiliser  la transition et venir se réinstaller pour finir les maigres ressources

 

Tous les gendarmes en province ne touchaient particulièrement pas leurs salaires mensuels qui étaient virés dans les banques .Par contre ils excellent dans le racket des peuls, commerçants, transporteurs et autres opérateurs économiques, musulmans lors des auditions en cas de problèmes judiciaires.

 

Il est un secret de polichinelle, tout le monde le sait que BOZIZE, 48 heures avant sa fuite ? a distribu2 7000 kalachnikov aux forces de défense et sécurité pour leur protection.

 

Les frontières sont poreuses et perméables a des trafics de tout genre .Tous les grands officiers sont a Bangui, abandonnant l’arrière-pays aux mercenaires et bandits de grands chemins. Plusieurs s’adonnent a l’alcool, la débauche, refusent d’être affectés  dans les provinces et tournent les pouces a ne rien faire a Bangui .A ce jour 7000 militaires sont à Bangui. Etant un pays enclavé, nous devrons notre subsistance que par l’efficacité de nos services de douane et de l’armée a nos frontières .ces deux forces sont celles qui doivent permettre au régie financière de renflouer les caisses du trésor public, pour permettre à l’état de faire face a ces charges régaliennes.

 

Les conseillers en matières de sécurité et défense de la nation, doivent être des stratèges, des personnes ayant fait des études militaires et qui connaissent les règles. Malheureusement ceux qui conseillent nos responsables politiques en matière de sécurité sont des civils qui n’ont d’ambition que leur soif d’asseoir une main mise sur l’armée de façon a s’enrichir quitte à prendre le pouvoir. Le cas de Jean-Jacques DEMAFOUTH est pathétique .Ce Monsieur n’a aucune référence militaire mais s’est illustré depuis l’époque de PATASSE dans tous les coups bas , assassinats d’homme politiques, d’officiers, et coups d’état . Malgré ces imperfections et crimes , on le voit déambuler dans les couloirs de tous les régimes qui se sont succédé comme étant la personne ressource en matière de sécurité. Les hommes politiques doivent prendre leur responsabilité à tous les niveaux .On ne le dira jamais assez « l’homme qu’il faut a la place qu’il faut » , La médiocratie a lourdement pénalisé notre nation . Tous les pays africains ont compris que le développement ne peut se faire que sur des valeurs propres sur l’ éthique, sur des critères de compétence  et d’intégrité .

 

Les visions  a court terme qui consistent a penser d’abord a soi même ,sa famille ,ces amis n’ont jamais été porteuses d espoir ,ni d’avenir pour un pays .Malheureusement l’histoire na jamais enseigné les centrafricains dans la grande majorité .

 

La vie d’une nation ne s’articule pas qu’a la capitale .Force est e constater que nous centrafricains ne pensons que la capitale est seul point ou la vie d’une nation dépend .Le développement ne peut se concevoir qu’en maitrisant l’aspect sécuritaire entier, en commençant par les provinces et frontières.

 

Nous l’avons vécu depuis trente ans, cela suffit, il faut changer de mentalité. Un proverbe africain dit « la pipe qui consume le tabac, finit par être consumée elle-même à la longue par le tabac. » .Retenons au moins cette notion que le bien mal acquis ne profite jamais, du moins à long terme .

 

Pierre Gunpou

 

Libre tribune - Mémorandum  pour les forces de sécurité et de défense de la nation centrafricaine
Centrafrique-Presse.com
7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 01:29

 

 

 

Par RFI 06-05-2015 à 17:47

 

En RCA, le Forum de réconciliation à Bangui s’est ouvert le lundi 4 mai. Près de 600 personnes sont présentes pour représenter les groupes armés, partis politiques, pays voisins ou grandes instances internationales. Au programme de ce mercredi : la paix et la sécurité avec notamment le programme de désarmement, démobilisation et de réinsertion.

 

Les débats sur le thème de la paix et de la sécurité se déroulent au siège de la Cemac, la Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale, à Bangui. L’amphithéâtre était rempli ce mercredi matin et on pouvait y croiser des représentants des groupes armés, mais aussi de nombreux délégués de la population qui a eu à souffrir de cette crise.

 

Beaucoup de temps a été consacré à la mise en place des instances de ce groupe sur la paix et la sécurité, puis des experts ont posé le débat en présentant les six axes de la discussion. Il s’agira évidemment de réfléchir aux raisons pour lesquelles les crises politico-militaires sont récurrentes en RCA ou aux moyens permettant de garantir plus de sécurité aux populations centrafricaines.

 

Quelle nouvelle armée?

 

Mais au-delà de ces pistes très générales, il s’agira de réfléchir concrètement, pratiquement à ce que pourra être le futur programme de DDR, c'est-à-dire le programme de désarmement, démobilisation et de réinsertion. Tout cela en traçant les contours de la future armée nationale. Les deux aspects sont liés dans les discussions puisque certains combattants des groupes armés sont censés pouvoir rejoindre l’armée, la police ou les eaux et forêts.

 

Différents intervenants ce matin ont rappelé que les différents processus de DDR avaient été un échec en Centrafrique et avaient créé un désordre supplémentaire. On attend donc les propositions des orateurs qui se sont inscrits nombreux et qui se succèdent à la tribune pour de brèves interventions alors que les débats se poursuivent dans les couloirs.

 

 

Centrafrique/Forum de Bangui : Le développement économique et social au centre du débat de la commission 4

 

Bangui, 06 mai 2015(RJDH)  -- Les travaux en commission sur la thématique du développement économique et social ont démarré ce mercredi 6 mai dans la salle de conférence de l’hôtel Azimut. Cette thématique est le quatrième axe de réflexions et de discussions ciblées pour alimenter les travaux du Forum de Bangui. L’agriculture, l’élevage, les forêts et les mines constituent les points forts de cet atelier qui va durer deux jours.

 

Les travaux ont démarré par la mise en place du bureau de l’atelier composé de quatre personnes avec comme président  Constant Ngougnogbia, une femme comme vice présidente Delphine Yakazangba, le 1er rapporteur est Guy de Dieu Mokozengue et le 2ème rapporteur Abdoulay Naharoun.

 

Les recommandations qui ont été enregistrées lors des consultations populaires à la basse sur toute l’étendue du territoire ont été lues avant l'ouverture des débats.  La préfecture de la  Lobaye demande la réhabilitation des bâtiments scolaires des cinq sous préfectures pour permettre aux enfants d’étudier dans des conditions descentes. La  Basse-Kotto réclame la subvention de l’Etat en faveur des secteurs agropastoraux.

 

Les représentants de la Sangha Mbaéré exigent à ce que  la transparence soit faite dans la gestion des ressources publiques ainsi que la répartition des ressources locales au profit de la population locale. Quant à ceux de la Nana-Gribizi , ils ont demandé la réhabilitation et la  réouverture des hôpitaux ainsi que le dédommagement des propriétés des champs détruits par la MINUSCA.

 

Les recommandations venues de la préfecture de la Haute-Kotto sont axées sur la construction d’un barrage hydroélectrique pour le développement de la région. Alors que les représentants de  Mbomou réclament la réhabilitation de l’axe Bangui-Bangassou pour l’écoulement des produits viviers et la prise en charge des victimes de cette crise. Une demande partagée par les représentants de la Vakaga.

 

Les déplacés centrafricaines au Tchad ont quant à eux parlé du rétablissement de l’impôt de capitation pour prendre conscience de la question de citoyenneté et de la contribution citoyenne. Le représentant de la ville de Baboua quant à lui a demandé la décentralisation de l’Université de Bangui afin de donner une meilleure condition d’étude à tous les Centrafricains.

 

Patrick Albert Djouka docteur en Anthropologie philosophique et représentant de la jeunesse du 6ème arrondissement à ce Forum revient sur l’importance de cette thématique qui selon lui est le socle d’un nouvel élan si les centrafricains en fait bons usages. « Un développement ne peut être réel que si  une personne qui aime son pays travaille avec honnêteté  Donc au sortir de ce Forum, nous, étant centrafricains, devons adopter cette mentalité pour faire développer notre pays », a-t-il dit.

 

Sur le plan économique, « le gouvernement doit aider les centrafricains à reprendre le monopole du commerce de son pays et l’application des textes qui interdisent aux étrangers de fouler les zones synergétique » a-t-il suggéré.

 

Sur le plan social, il suggère le respect humain car les centrafricains ont tendance à rejeter son frère au profit de l’étranger.

 

Les débats au tour cette thématique  continue jusqu'à demain afin de remonter les recommandations qui seront mise en pratique. Ces recommandations tourneront autour de : Urgence alimentaire, la consolidation de l’économie centrafricaine et la conduite à tenir aux gouverneurs pour la sortie de crise./ 

 

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho.

RCA : le programme de désarmement abordé lors du Forum de Bangui
Centrafrique-Presse.com
7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 01:22

 

 

http://telquel.ma  6 mai 09:52 2015

 

L’ancien premier ministre français, Jean-Pierre Chevènement, a tenu, le 3 mai, des propos dérangeants sur la radio Europe 1 au sujet du viol d’enfants en Centrafrique par des soldats français.

 

« Il est clair que le fait de se trouver au contact des populations malheureuses, abandonnées peut favoriser les comportements de ce type ». C’est par ces mots que Jean-Pierre Chevènement, ministre français de l’Intérieur de 1997 à 2000, explique le viol d’enfants en Centrafrique par des militaires français. Pour l’ancien ministre, il faut « laisser l’armée au-dessus de ça » étant donné les services qu’elle rend en Afrique.

 

Quatorze militaires français ont été mis en cause et une petite minorité d’entre eux a été identifiée suite à une enquête conduite par le parquet de Paris sur de possibles abus sexuels sur des enfants commis par des soldats en Centrafrique.

 

Timothée Le Puil

 

 

La curieuse petite phrase de Jean-Pierre Chevènement sur les viols présumés d'enfants par les militaires français en Centrafrique

 

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Dimanche 3 mai, Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission « Europe 1 Dimanche Soir ». Au moment d'évoquer l'enquête sur les soldats français soupçonnés de viols d'enfants en Centrafrique, l'ancien ministre de la Défense a tenu des propos pour le moins étranges. Interrogé sur les conditions de vie des militaires de l'armée française dans le pays depuis le début de l'opération Sangaris en 2013, Jean-Pierre Chevènement a déclaré : « Il est clair que le fait de se trouver au contact des populations malheureuses, abandonnées, peut favoriser les comportements de ce type ».

 

Une petite phrase incompréhensible, et curieusement absente du compte-rendu de l'interview disponible sur son blog, comme le révèle Les Inrocks. La journaliste qui l'interviewait l'a immédiatement coupé : « quelque soit le contexte, pardonnez-moi, aussi sombre soit-il et François Hollande l'a rappelé; il faut être implacable face à ce qu'il s'est passé ». 

 

« Si ces faits étaient avérés, ils doivent être sévèrement sanctionnés, car on ne peut pas laisser porter atteinte à l'honneur du drapeau, l'honneur du soldat, comme l'a dit le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian », reprend Jean-Pierre Chevènement. «  Il faut que les faits soit reconnus, avérés », poursuit-il. « On est dans le temps de l'enquête. Essayons de bien voir ce dont il s'agit. Et surtout, laissons l'armée au-dessus de cela. L'armée rend beaucoup de services et s'acquitte avec beaucoup de professionnalisme des tâches qui lui sont confiées. Son intervention au Mali a permis qu'un grand pays, au cœur de l'Afrique de l'ouest, ne bascule pas dans le djihadisme ».

 

Pour rappel, 14 soldats français sont soupçonnés de viol sur des enfants lors de la mission Sangaris en Centrafrique. Les faits se seraient produits au début de l'année 2014. 

 

 

Jean-Pierre Chevènement dérape sur le viol des enfants centrafricains
Centrafrique-Presse.com
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 23:39

 

 

6 mai 2015 - MAP-LE MATIN  - 08h25

 

La Présidente de Transition de la République centrafricaine (RCA), Catherine Samba Panza, a accordé, mardi au Palais de la Renaissance, siège de la Présidence à Bangui, une audience à l'ambassadeur représentant permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, en sa qualité de Président de la Configuration République centrafricaine de la Commission de la Consolidation de la Paix des Nations unies.

 

Ont assisté à cette audience le ministre des Affaires étrangères de la RCA, Toussaint Doudou, ainsi que le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en RCA, Babacar Gaye, indique un communiqué de la mission diplomatique du Maroc à l'Onu parvenu à la MAP à New York.

 

L'ambassadeur Hilale a félicité la Présidente de Transition pour son «abnégation, son ferme engagement et son rôle personnel pour la résolution de la crise, ainsi que pour la tenue du Forum de Bangui, étape cruciale du processus de transition».

 

Il l'a briefé sur les actions de la Configuration République centrafricaine, visant à maintenir cette crise au cœur des préoccupations de la Communauté internationale, à mobiliser les Institutions financières internationales et à œuvrer à la coordination des activités des partenaires internationaux. 

 

Il lui a, également, réitéré le soutien constant du Royaume du Maroc à la RCA, et la volonté de poursuivre et d'intensifier ce soutien, poursuit le communiqué. 

 

Pour sa part, la Présidente de la Transition s'est félicitée de la volonté des Nations unies de demeurer aux côtés de la RCA dans ces temps difficiles de son histoire. Elle a remercié le Président de la Configuration pour ses efforts de sensibilisation en faveur de son pays. 

 

Catherine Samba Panza a, également, rappelé les liens historiques entre les deux pays et la solidarité du Royaume avec son pays.

 

Elle a exprimé sa «gratitude à Sa Majesté le Roi pour avoir maintenu l'ambassade du Royaume ouverte au plus fort de la crise, alors que d'autres pays avaient fermé les leurs, ainsi que pour le maintien de la ligne de la Royal Air Maroc». 

 

Elle a, de même, réitéré le «soutien historique ferme et constant de son pays à la question du Sahara marocain», rappelant sa déclaration, à cet égard, devant l'Assemblée Générale des Nations unies en septembre dernier.

 

Les discussions ont, également, porté sur les débats en cours du Forum de Bangui, les prochaines échéances du processus de transition ainsi que les défis de développement et de financement auxquels son pays fait face. 

 

Par ailleurs, Omar Hilale a eu des entretiens avec les ministres des Affaires étrangères, de l'Economie, de la Justice, de la Sécurité publique ainsi qu'avec le président du Conseil national de transition. 

 

Tous les responsables centrafricains ont remercié Omar Hilale et la Configuration RCA pour leur engagement en faveur de leur pays et ont exposé les besoins prioritaires de leurs Départements respectifs. 

 

Ils ont, également, exprimé leur reconnaissance au Royaume du Maroc pour son appui permanent ainsi que son partenariat solidaire avec leur pays dans tous les domaines.

 

http://www.lematin.ma/express/2015/palais-de-la-renaissance-a-bangui_--omar-hilale-recu-par-la-presidente-de-la-rca/223354.html#sthash.EeOkTx5N.dpuf

 

Palais de la Renaissance à Bangui : Omar Hilale reçu par la Présidente de la RCA
Centrafrique-Presse.com
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 22:52

 

 

06/05/15 (France 24)

 

Une semaine après la révélation de soupçons de viols sur des enfants par des soldats français en Centrafrique, le ministère de la Défense organisait mardi 5 avril une première conférence publique sur le bilan de l’opération Sangaris.

 

"L’opération Sangaris est un cas à part pour l’armée française." Le général Patrick Brethous sait de quoi il parle. Commandant du Centre de planification et de Conduite des Opérations (CPCO) de l’armée, c’est lui qui fait remonter au président de la République les informations concernant les forces françaises engagées en Centrafrique au sein de l'opération Sangaris.

 

Le général était le premier, mardi 5 mai, à s’exprimer dans le cadre d'un cycle de quatre conférences ouvertes au grand public, entre mai et juin à l’École militaire de Paris, sur l’intervention de l’armée française dans ce pays en proie à une guerre civile depuis fin 2013. Un an et demi après son déclenchement, le chef d’état-major fait le pari d'expliquer aux civils l’opération Sangaris, comme il l’avait fait pour Serval au Mali.

 

"Les objectifs initiaux ont été atteints en Centrafrique"

 

"L’opération Sangaris avait été bien préparée en amont", affirme le général Brethous expliquant, schéma à l’appui, que l’état-major suivait le théâtre centrafricain depuis 2012. Le militaire aborde méticuleusement toutes les phases décidées à Paris : les 1 200 hommes envoyés dès décembre 2013 à Bangui, ses échanges permanents avec le général Soriano, commandant sur place de la force Sangaris et l’élargissement "non prévu" du dispositif à 2 000 hommes pour sécuriser la partie est du pays. Une façon de rendre des comptes pour une opération jugée par certains onéreuse (250 millions d’euros).

 

Mais pour le général Brethous, peu importe. "Sangaris atteint ses objectifs initiaux tout en s’adaptant aux contraintes", affirme t-il. La Centrafrique a retrouvé une certaine stabilité, ce qui permet de relancer les initiatives politiques, telles que le Forum de Bangui, le 4 avril dernier, mais aussi de programmer le retrait progressif d’environ 1 000 soldats français d’ici là fin de l’année. Ils laisseront place à la Minusca, la force de maintien de la paix placée sous l'égide de l’ONU.

 

L’après-rapport sur les soupçons de viols sur mineurs

 

Hasard du calendrier, la conférence, fixée de longue date, tombait quelques jours après la révélation de présumés abus sexuels sur des mineurs centrafricains commis par des soldats français début 2014, au tout début de l’opération Sangaris. La question, abordée par un spectateur, jette un froid. "Je n’ai pas envie de parler de ça aujourd’hui, tout a déjà été dit [par le porte-parole de l’armée la semaine dernière, NDLR] et ces allégations n’ont pas été confirmées", explique le général Bréthous. "Cela a-t-il un impact sur la gestion des troupes encore déployées à Bangui ?" demande un autre spectateur.

 

Là encore, pas de réponse. L’armée ne souhaite se prononcer ni sur les faits, ni sur les conséquences. Ce serait déjà concéder que ces derniers ont eu lieu.

 

Ce que le général veut bien admettre, c’est que les médias ont provoqué un changement dans le mode de communication du centre du CPCO. "Nous sommes obligés de prendre en compte ‘la dictature’ des bandeaux télévisés et de rendre des comptes en temps réels aux dirigeants politiques avant qu’ils ne l’apprennent par les journalistes", explique t-il. Un casse-tête permanent pour celui qui gère cinq opérations à l’échelle internationale.

 

"Il faut être fier de notre armée"

 

La rencontre est aussi l’occasion pour le militaire de rappeler que "la France a une aura légitime militairement", en citant, outre la présence française en Centrafrique (toujours 1 700 hommes), celle au Sahel (3 500) ou en Afghanistan-Tadjikistan (200). "Il faut être fier de notre armée qui a la caractéristique de pouvoir rapidement s’engager sur plusieurs théâtres", constate t-il.

 

La rhétorique sonne comme une demande d’appui du grand public à l'armée, alors que le budget des opérations extérieures françaises a explosé avec un surcoût d’un milliard d’euros en 2014. François Hollande a, en outre, tranché la semaine dernière pour un effort financier, contre l’avis de Bercy. Une première après plusieurs années de baisse du budget de l’armée française, qui devrait permettre, selon le ministère de la Défense, de sauvegarder 18 500 postes.

 

S’il rappelle que cinq soldats français ont trouvé la mort en Centrafrique, et plusieurs dizaines d'autres ont été blessés, le général Brethous conclut que "Sangaris et l’armée française ont été une chance pour la Centrafrique". L’inverse est probablement aussi vrai.

Centrafrique-Presse.com
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 22:31

 

 

 

Communiqué de presse

 

Le Forum National de Bangui, convoqué à l’objet de faire une analyse sans complaisance des causes de la crise centrafricaine afin de lui trouver des solutions adéquates, n’a pas vocation à être érigé en procès des uns par les autres.

 

Les déclarations faites par les Chefs d’Etat ainsi que certaines personnalités à l’ouverture de ce forum l’ont très clairement réaffirmé.

 

En dépit de cette observation, certains compatriotes se sont employés à transgresser cette prescription pour désigner à la vindicte populaire certains leaders politiques, sans apporter la moindre preuve de leurs accusations, comme si eux-mêmes voulaient se disculper de leurs nombreux crimes.

 

La tribune du Forum ne saurait être saisie par pure opportunisme par les auteurs  des crimes pour lesquels ils répondront devant les juridictions nationales et internationales.

 

Si dans un souci de réconciliation, on peut accepter de partager la responsabilité de la crise centrafricaine, cela ne veut pas dire qu’on en porte individuellement la responsabilité pénale.

 

Les compatriotes doivent refuser de céder aux démons de la vengeance pour donner ses chances au forum de permettre à notre pays de sortir de la situation dans laquelle il se trouve.

 

Faire autre chose c’est décevoir l’espérance de nos compatriotes  en un avenir différent de la réalité qu’ils vivent aujourd’hui.

 

Fait à Bangui, le 6 mai 2015

 

Pour la cellule de communication

du candidat Martin ZIGUELE

 

Christophe NDOUBA

 

Communiqué de presse de la cellule de communication du candidat Martin ZIGUELE
Centrafrique-Presse.com
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 22:20

 

 


Bangui AFP / 06 mai 2015 21h14 - La Centrafrique va engager des poursuites contre des militaires français soupçonnés de viol d'enfants à Bangui, a déclaré mercredi à l'AFP le ministre de la Justice Aristide Sokambi, lors de la première réaction officielle du gouvernement centrafricain à ce sujet.


Des poursuites vont être engagées (...) c'est quand même des actes très graves (...) J'insiste sur le fait qu'il ne faut pas d'amalgame, ce n'est pas Sangaris, ce n'est pas la France. C'est des individus, c'est des militaires et c'est contre ceux-là que nous nous insurgeons, a affirmé le ministre à propos des accusations de viols sur mineurs commis en 2014 dans un camp de déplacés, situé près de l'aéroport M'Poko et du camp de l'opération militaire française Sangaris.


Nous déplorions le fait de ne pas avoir été associé à ces investigations alors que nous avons des accords de coopération avec la France. Donc, j'ai instruit le procureur de la République pour ouvrir une enquête, puis essayer de prendre les éléments qui sont déjà à la disposition de la partie française afin de suivre cette affaire qui est en fait extrêmement grave, a-t-il précisé.


Le ministre a regretté que son pays n'ait pas été alerté par la partie française. Le pays aurait dû être associé parce que tel que les accords le prévoient, nous devons ensemble faire les investigations, a-t-il dit, avant de conclure: mais je pense que le plus important est que la vérité soit faite sur cette affaire.


Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire potentiellement désastreuse pour l'image de la France et de son armée en Afrique, dont certains, très peu selon cette source, ont été identifiés par l'enquête, ouverte en France fin juillet 2014 et toujours en cours.


Le 30 avril, le procureur de la République centrafricain Ghislain Grésenguet avait annoncé avoir ouvert une enquête dans son pays: Nous allons prendre contact avec le bureau des Nations unies chargé de cette affaire et les autorités françaises pour leur demander de nous communiquer les documents y afférant.


Une enquête interne a été menée à notre insu alors que les victimes sont à Bangui (...) Des ONG et organes de l'ONU sont descendus sur le terrain sans nous informer, nous n'avons pas compris pourquoi, avait-t-il accusé.


Après les révélations du quotidien britannique The Guardian, le ministère français de la Défense a expliqué avoir été saisi de témoignages d'enfants centrafricains accusant d'agressions sexuelles des militaires français de l'opération Sangaris.

Ces témoignages ont été recueillis par des personnels de l'ONU déployés en Centrafrique. Ils retracent des faits qui auraient été commis sur une dizaine d'enfants, sur le site de l'aéroport de M'Poko (à Bangui), entre décembre 2013 et juin 2014, précisait le ministère de la Défense français, qui dit avoir pris et prendra toutes les mesures nécessaires pour permettre la manifestation de la vérité.



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Accusations de viols en Centrafrique: un tribunal de l'ONU ordonne la réintégration du lanceur d'alerte

 

06/05/15 (AFP)

 

Un tribunal interne à l'ONU a ordonné la réintégration du travailleur humanitaire suédois Anders Kompass qui avait été suspendu par l'ONU pour avoir transmis à la France le rapport révélant les accusations de viols d'enfants par des soldats français en Centrafrique en 2014.

 

Le jugement du Tribunal du contentieux administratif des Nations unies a été rendu mardi. M. Kompass "a donc repris du service", a déclaré mercredi à l'AFP une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.

 

Le cadre suédois continue malgré tout de faire l'objet d'une enquête interne de l'ONU qui l'accuse d'avoir transmis un document confidentiel, sans même avoir pris la précaution d'enlever les noms des victimes présumées, et d'avoir court-circuité ses supérieurs.

 

Mais le Tribunal du contentieux administratif de l'ONU a estimé que le fait que M. Kompass soit réintégré à son poste ne va pas nuire à l'enquête.

 

M. Kompass, directeur des opérations du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, avait été placé en congé administratif avec plein salaire le 17 avril pour avoir transmis à l'été 2014 ce rapport confidentiel à la France.

 

Ces témoignages ont été recueillis par des personnels de l'ONU déployés en Centrafrique. Ils "retracent des faits qui auraient été commis sur une dizaine d'enfants, sur le site de l'aéroport de M'Poko (à Bangui), entre décembre 2013 et juin 2014", selon le ministère de la Défense français.

 

Ces accusations ont justifié l'ouverture d'une enquête préliminaire en juillet 2014 à Paris, restée secrète jusqu'à ce qu'un article du quotidien britannique The Guardian révèle l'affaire fin avril.

 

D'après le jugement du Tribunal du contentieux administratif des Nations unies, que l'AFP a pu consulter, M. Kompass dit avoir reçu à la mi-juillet une copie du rapport de l'ONU. Il dit en avoir parlé le 23 juillet avec un représentant de la mission française auprès de l'ONU à Genève.

 

Il affirme en avoir informé peu après le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme à Genève et avoir transmis une copie du rapport aux autorités françaises le 7 août.

 

Mais l'ONU réfute cette version des faits.

 

Toujours d'après le jugement, le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme assure que ce n'est que le 6 mars 2015 qu'il a été informé que M. Kompass avait fait fuiter le rapport.

 

Une chose semble sûre: le 12 mars, M. Kompass a été prié de démissionner. Ce à quoi il s'est opposé. Le 17 avril, l'ONU l'a suspendu, et le 29 avril M. Kompass a demandé l'annulation de cette suspension.

 

 

Viols en RCA: ce que l’on découvre dans le rapport de l’ONU

 

Par RFI 06-05-2015 à 21:23

 

En Centrafrique, RFI a pu se procurer le rapport d'enquête de l'ONU relatif aux viols présumés commis par des soldats français à Bangui. Un rapport accablant. Le nombre de détails qui pourraient permettre d'identifier les agresseurs présumés est impressionnant.

 

Les six pages du rapport sont barrées d'un grand encart « Confidential ». Intitulé « Sexual Abuses on children by international armed forces [Abus sexuel sur enfants commis par des forces armées internationales, ndlr] », le rapport d’enquête contient six interviews d’enfants : quatre d’entre eux disent avoir été abusés sexuellement par des soldats et deux autres ont été témoins des scènes et les décrivent aux enquêteurs de l’ONU et de l’Unicef. La précision des détails est incroyable.

 

Il n’est pas possible de tous les dévoiler par souci de protection des enfants notamment, mais un exemple est particulièrement parlant. L’un des garçons âgés de neuf ans raconte qu’un soldat français lui aurait montré une vidéo pornographique sur son téléphone avant de lui demander de faire la même chose en échange de rations de nourriture. Tenaillé par la faim, l’enfant dit s'être exécuté et avoir fait une fellation au militaire.

 

Ces abus sexuels répétés ont été commis entre le mois de décembre 2013 et mai 2014. Parfois par des soldats seuls en poste, donc sans témoin direct, mais le plus souvent les enfants interrogés font état de plusieurs militaires présents pendant les actes sexuels. Comme Maurice et Gaston* qui décrivent une scène qui se serait produite à la fin du mois de mars. « L'un des soldats était petit, l'autre était maigre et fumait beaucoup. Nous leur avons dit que nous avions faim. L'homme le plus petit nous a dit de sucer son bangala [pénis, ndlr] d'abord. J'étais effrayé, mais j'ai accepté. Il a sorti son sexe de son pantalon juste en face de ma bouche. Après ça, il nous a donné trois rations et de l'argent ».

 

En plus des détails sur les actes sexuels pratiqués, ce sont les précisions sur les agresseurs présumés qui surprennent. Une des victimes présumées décrit ainsi l’exact emplacement du tatouage d’un militaire français. Une autre parle d’un soldat avec un gros grain de beauté à côté de l’œil gauche. En plus de tout cela, les enquêteurs ont récolté des noms, des surnoms, mais aussi des compétences militaires. Ainsi, selon les enfants interrogés, certains des agresseurs seraient des snipers positionnés à un moment donné de la crise sur le toit de l’aéroport Mpoko.

 

Quatorze militaires mis en cause par le rapport de l'ONU

 

Ces actes abjects, condamnés fermement par François Hollande, se sont a priori produits à plusieurs reprises et on peut s'interroger sur l'éventuelle complicité d'autres militaires français. Dans le rapport, un des enfants témoin des scènes de viol décrit des fellations répétées pour un militaire de Sangaris qui se surnommerait lui-même « Batman ». L'enfant parle aussi du collègue de ce soldat qu'il surnomme « Yo yo ». Car en Sango, la langue locale en Centrafrique, « yo yo » veut dire « vite vite. » Ce soldat prévenait toujours Batman quand d'autres militaires approchaient, pour éviter de se faire prendre.

 

D'autres témoignages tendent à démontrer que les soldats français incriminés n'avaient aucunement peur de se faire attraper. Pacôme* raconte qu'un soldat de Sangaris qui était stationné dans l'abri de la tour de contrôle de l’aéroport lui a demandé une fois de pratiquer une fellation. Mais l'enfant a refusé et dit qu'il « allait prévenir M. Alexis [Alexis Nguitté, l'homme a l'origine du rapport d'enquête de l'ONU, ndlr]. Le militaire aurait répondu : « Tu peux dire à M. Alexis que j'ai dit aux enfants de venir sous l'abri pour se protéger de la pluie ».

 

Finalement, Alexis Nguitté finira par avoir vent de ces allégations et préviendra PU-AMI, l'ONG qui gère le site de déplacés de l'aéroport de Bangui M'Poko, ce qui déclenchera l'enquête onusienne. A l'heure actuelle, trois militaires auraient été identifiés par la justice française. Quatorze sont mis en cause par le rapport de l'ONU ainsi que cinq soldats de la force africaine Misca.

 

* Les prénoms ont été modifiés

 

La Centrafrique va engager des poursuites contre les militaires français soupçonnés de viols
Centrafrique-Presse.com
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 01:37

 

 

 

À chacun et à tous les délégués de la République Centrafricaine réunis à Bangui pour la Conférence de la réconciliation nationale, vous êtes le peuple souverain, authentique.

 

Vous avez choisi le Sangho pour langue nationale et d’union.

 

Notre pays, la République Centrafricaine est dotée de toutes les ressources tant humaines que matérielles pour réussir son destin.

 

Nos ancêtres ne se réunissaient pas pour blablater Dans leur Esprit, se réunir c’est pour décider. En l’occurrence, il s’agit d’élire un Exécutif national court, parmi les candidats intègres présents et connus de vous tous.

 

La crise, quelle qu’elle soit, est un piège qui nous est tendu. Le vote d’un exécutif  court, pourra enclencher  la marche souveraine du peuple centrafricain.

 

Les milliards qui auraient été dépensés pour des élections hypocrites seront investis automatiquement dans les infrastructures collectives , améliorant directement la vie du peuple et l’économie du pays.

 

 

Makombo Bamboté

Écrivain

La Conférence nationale de réconciliation élira-t-elle un nouvel exécutif ? par Bambote Makombo
Centrafrique-Presse.com
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 00:55

 

 

 

04.05.2015 21:50

 

 (La Voix de l'Amérique)

 

Le parti de l’ancien président François Bozize, le KNK, estime que les principaux acteurs de la crise centrafricaine, à savoir François Bozize et Michel Djotodjia, sont écartés du débat.

 

Le KNK n’est pas présent au forum de réconciliation nationale de Bangui qui s’est ouvert lundi.

 

Secrétaire général de ce Parti, Bertin Bea, a indiqué que le parti boycotte ces assises car, selon lui, ce forum, censé être inclusif, a mis à l’écart les principaux acteurs de la crise centrafricaine, à savoir François Bozize et Michel Djotodjia.

 

Le KNK refuse de cautionner un simulacre de discussions entre les Centrafricains, selon M. Bea. 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Parti KWA NA KWA, (KNK) agissant constamment en conformité avec les valeurs fondamentales de la République que sont notamment le patriotisme, l’unité nationale, l’égalité du genre, la paix, la justice, le développement, l’indépendance et la souveraineté nationale, a été le premier parmi les partis politiques reconnus à affirmer que le dialogue inclusif constitue l’ultime moyen de règlement de la crise actuelle.

 

Après des tergiversations, cette proposition a été acceptée par tous. C’est ainsi que Madame le Chef d’Etat de la Transition a été contrainte de fixer, par des actes règlementaires dont certains ont été contestés, le cadre juridique ainsi que les conditions d’organisation et de la tenue à Bangui d’un Forum National de Réconciliation devant parachever le processus de retour à la paix et la cohésion nationale défini par le forum de Brazzaville du 23 juillet 2014.

 

Pour atteindre cet objectif, leurs Excellences Messieurs François BOZIZE et Michel DJOTODIA AM-NONDROKO ont, à NAIROBI, signé une déclaration d’engagement soutenant, à la fois, la transition en cours, la feuille de route et les accords de cessation des hostilités signés à Brazzaville.

 

Ils ont, en outre, exprimé leur disponibilité à participer dans l’immédiat à tous les organes et structures en charge de la préparation du Forum politique inclusif de Bangui et des élections à venir.

 

C’est dans cette optique que le Bureau Politique du KNK a inlassablement œuvré aux côtés des autres partis politiques épris de paix et de justice pour faciliter la tenue de ce Forum qu’il pensait être l’ultime occasion pour :


• Réaffirmer solennellement la grandeur de notre Nation ;


• Faire triompher l’espoir sur la peur, l’unité sur la discorde ;

 

Malheureusement, constatant la ferme volonté des Autorités de la Transition et probablement de certaines puissances extérieures d’empêcher leurs Excellences Messieurs François BOZIZE et Michel DJOTODIA AM-NONDROKO, acteurs majeurs de la crise actuelle, de prendre part à ce Forum afin de s’expliquer sur les tenants et les aboutissants de cette crise.

 

Par conséquent, le KNK refuse de prendre part à un Forum qui est loin de ressembler aux Dialogues Politiques antérieurs de 2003 et de 2008 qui avaient jeté les bases sérieuses de réconciliation ayant abouti à l’organisation réussie des élections de 2005 et 2011.

 

Le KNK prend à témoin l’opinion nationale et internationale quant au refus des Autorités de la Transition d’organiser un Forum inclusif devant aboutir à la réconciliation des Centrafricains, au rétablissement d’une paix durable, de l’unité nationale et de la cohésion sociale.

 

Fait à Bangui, le 04 mai 2015


Bertin BEA

Centrafrique : le parti de Bozize boycotte le forum de Bangui
Centrafrique-Presse.com
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 00:51

 

 

 

05/05/15 (Agence d'information d'afrique centrale)

 

Lors de l’ouverture ce lundi 4 mai des travaux du Forum de paix et de réconciliation inter Centrafricain, le président congolais Denis Sassou N’Guesso, médiateur dans la crise centrafricaine, a souhaité la mise en place de nouvelles institutions pour permettre entre autres le rétablissement de l'autorité de l’Etat et la reprise des activités économiques dans le pays.

 

« En même temps que le peuple centrafricain, tous nos partenaires requièrent que les élections aient lieu dans les délais prévus afin que la transition ne déborde plus de l’ultime terme qui lui a été prescrit. Vous êtes donc réunis pour impulser à la République centrafricaine un nouveau départ. J’espère avec vous que celui-ci est le bon. », a déclaré ce lundi Sassou N’Guesso à l’ouverture du Forum.

 

La communauté internationale présente dans le pays à travers la mission onusienne de maintien de la paix (Minusca), les forces françaises de la Sangaris ainsi que les experts militaires européens, tentent de booster les autorités de Bangui à respecter la feuille de route de la transition. La médiation internationale avait reporté en janvier dernier, la présidentielle et les législatives en Centrafrique en juillet et août 2015.

 

Pour N’Djamena, l’attitude des participants au Forum de Bangui est déterminante pour pousser les donateurs à contribuer au financement du processus électoral et des autres programmes d'après transition. « Plus le forum de Bangui impulsera le rythme de la transition, plus les partenaires seront encouragés à poursuivre l’appui financier à la Centrafrique. Cette conditionnalité s’adresse à vous les participants au Forum. Il vous incombe de relever ce défi par la tenue d’élections libres et transparentes, qui jetterons les bases d’une paix et d’une stabilité durables pour votre pays. » a indiqué le représentant du président tchadien Idriss Déby, chef d’Etat en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale.

 

La présidentielle de juillet, à en croire les intervenants, contribuera à rassurer les partenaires internationaux et aidera le pays à reconstituer son tissu économique profondément déchiré par la crise. « Nous tiendrons nos promesses » notamment à conduire la RCA vers des élections libres, apaisées et transparentes, a répondu la présidente de la transition centrafricaine, Cathérine Samba Panza. Elle a par ailleurs fait savoir que les assises de ce forum, ne devaient pas permettre « une amnistie générale » aux responsables des atrocités.

 

Bientôt la relance des activités minières

 

L’ONG Amnesty International qui prend part à cette grand-messe de paix et de réconciliation, a encouragé l’Etat centrafricain à poursuivre la lutte contre l’impunité. Selon le directeur général adjoint du programme d'Amnesty International en Afrique de l'ouest et centrale, Stephen Cockburn, le projet de Constitution en phase d’adoption doit réserver aux auteurs de violations de droits humains de châtiments exemplaires de la justice. « Donc pour nous, il faut simplement que les délégués du Forum demandent aux autorités d’amender le projet de Constitution pour qu’il soit cohérent avec cette volonté politique et éviter une répétition des erreurs du passé. », a dit Stephen Cockburn.

 

Une délégation du Processus de Kimberley, mécanisme international de certification des pierres précieuses, séjourne depuis le 4 mai en Centrafrique en vue d’une levée partielle de l’interdiction de la vente des diamants bruts qui frappe ce pays depuis 2013. Peu de temps après leur arrivée dans la capitale Bangui, les trente membres de la délégation se sont rendus à l’intérieur du pays, précisément dans les localités à l’ouest de Bangui, à l’exploitation du diamant constitue l’activité principale des populations.

 

La mission cible particulièrement les régions ouest parce qu’elles ont été les moins touchées par les atrocités de la guerre. La délégation entend y enquêter sur la présence des hommes armés sur les chantiers miniers. Elle veut surtout avoir une idée claire sur la traçabilité du diamant centrafricain et s’assurer que ce n’est pas un produit du sang qui sert à entretenir la guerre dans ce pays.

 

Fiacre Kombo

Forum de Bangui : la communauté internationale appelle à la tenue rapide des élections
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