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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 17:27
Nouvelles nationales sur ADV
Nouvelles nationales sur ADV

 

La Russie intègre le Conseil de sécurité de la Centrafrique

 

2018-12-08

 

Bangui, Centrafrique (ADV) — La Fédération de la Russie est admise ce vendredi au sein du Conseil de sécurité de la République centrafricaine. L’information a été confirmée à ADV par la présidence de la République.

C’est à l’issu d’un Conseil de sécurité extraordinaire de ce vendredi que les membres dudit conseil ont admis la Fédération de la Russie, qui depuis un certain temps assure la formation et le coaching des Forces Armées Centrafricaines sur le terrain.

« Admission d’un officier Général russe et son équipe au sein du Conseil de sécurité de la République centrafricaine. Il ne manque plus qu’un attaché de défense de la Chine », a confié à ADV cette source qui a aussi pris part à ce Conseil.

Cette admission est capitale pour la Centrafrique qui traverse depuis 2013 des périodes de violence. Pour cette source, l’option russe au sein de ce Conseil de sécurité est de rigueur: « On ne négocie pas avec les terroristes, mettez à nos dispositions tous les bataillons des FACA. Ensemble avec nos troupes d’élites et on va sans délai neutraliser des ennemis de la paix », rapporte cette source à ADV.

« Il s’agit là d’une reconnaissance des efforts fournis par la Russie pour la paix en Centrafrique », commentent plusieurs internautes sur les réseaux sociaux.

Plusieurs entités et personnalités composent le Conseil de sécurité de la République centrafricaine : Le président de la République, L’Union africaine, l’Union européenne (EUTM) au moins 5 nationalités, la France, les USA, la Russie , les participants de la Minusca plusieurs nationalités dont des Africains, la Minusca-force, la Minusca-police, les Représentants du Secrétaire Général de l’ONU, le directeur général de la police et le service de renseignement, le directeur général de la Gendarmerie et le service de la police judiciaire, le chef d’état-major et quelques officiers supérieurs, le ministre de la Défense, le ministre de l’Intérieur, la coordination nationale DDRR/RSS, la coordination DDRR/RSS de la Minusca et le ministre conseiller spécial à la Présidence.

 

© Bur-csa – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

 

« Je souhaite que la Russie fasse plus, beaucoup plus en Centrafrique», déclare Anicet Georges Dologuelé, chef de fil de l’opposition

2018-12-07

 

Bangui, Centrafrique (ADV) – Anicet Georges Dologuelé, chef de fil de l’opposition centrafricaine, président du parti Union pour le Renouveau de Centrafrique (URCA) et député de la nation, a dans une grande interview accordée au RJDH, un média local, souhaité que la Fédération de la Russie fasse plus encore pour soutenir la Centrafrique dans sa marche vers le développement.

« Je souhaite que la Russie fasse plus, beaucoup plus : Des accords économiques, des infrastructures, des choses qui amènent le développement », a-t-il déclaré il y’a quelques jours à cette radio des droits de l’homme en Centrafrique.

Pour Anicet Georges Dologuelé, la Fédération de la Russie a fait en peu de temps des choses très bien. « Elle a formé les FACA, elle a doté les FACA et les a accompagné sur le terrain, c’est très bien car cela a été autorisé par le conseil de sécurité de l’ONU ».

Il regrette le fait que des armes russes pour la Centrafrique soient bloquées. « On forme des jeunes pour utiliser les armes mais ce n’est pas la cas. Les armes russes ont été bloquées. Notre intérêt est que ces armes soient livrées. La France a promis 1700 armes, n’oubliez pas que dans ce que la Russie a promis livrer gratuitement, il y’a encore 4000 qui ne sont pas encore arrivées. Nous avons besoins de cas armes », a-t-il insisté.

Son Anicet Georges Dologuelé sur la Radio Fréquence RJDH.

La réaction du chef de fil de l’opposition est saluée par des centrafricains qui estiment qu’il faut un bloc autour du gouvernement pour défendre l’intérêt national.

 

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

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Centrafrique-Presse.com
7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 17:32
Finance : la Centrafrique bientôt actionnaire d'Afreximbank
Finance : la Centrafrique bientôt actionnaire d'Afreximbank

Lu pour vous 

https://afrique.latribune.fr  Par Ristel Tchounand  |  06/12/2018, 15:22

 

La Centrafrique vient d’officialiser son adhésion à la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et prépare déjà la prochaine étape : devenir actionnaire au sein de l’institution financière panafricaine.

 

La Banque africaine d'import-export (Afreximbank) a une nouvelle recrue : la Centrafrique. Le pays de Faustin-Archange Touadéra a officialisé son adhésion à l'institution panafricaine de financement du commerce hier, mercredi 5 décembre au Caire, annonce Afreximbank dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Une délégation gouvernementale dirigée par Claude Rameaux Bireau, ministre d'Etat et conseiller économique du président, a procédé au dépôt de l'instrument de ratification de l'accord y afférent, en présence de l'ambassadeur de la République centrafricaine en Egypte, Clément Bolegue.

Porte ouverte aux projets d'envergure

Cette adhésion n'est en effet que la premier pas vers une participation effective de la République centrafricaine au capital d'Afreximbank. Selon Claude Rameaux Bireau qui s'est exprimé séance tenante, ce pays d'Afrique centrale se prépare déjà à devenir actionnaire de la Banque. Il rejoindra ainsi les 50 autres pays africains membres et actionnaires d'Afreximbank, sachant que dans son tour de table, l'institution financière panafricaine réunit à la fois les secteurs public et privé.

Déjà en tant qu'affilié, la Centrafrique aura désormais accès à toute la gamme de produits et de services proposés par Afreximbank, notamment les facilités de financement du commerce, les services d'information et de conseil en matière de commerciaux, les services de financement de projets ou encore le soutien à la formulation d'une politique de mise en œuvre de parcs industriels et de zones économiques spéciales.

Contexte

Dans un élan de reprise économique depuis l'année dernière, la République centrafricaine tente de retrouver sa santé économique et commerciale. Alors que le pays a profondément pâti de la crise socio-politique qui l'a secoué jusqu'à 2016, Bangui veut pouvoir rejouer ses cartes sur l'espace commercial international. Selon la Banque mondiale, le commerce extérieur représente 44,3% du PIB centrafricain en 2017. Le pays reçoit toujours plus qu'il n'émet, avec des importations de biens qui ont pesé 351 millions de dollars selon Comtrade, une des bases de données des Nations Unies. Elles ont concerné entre autres, les médicaments, les produits alimentaires, les appareils électriques, mais aussi différents types de véhicule, provenant de la France, le Japon, les Etats-Unis, de la Chine ou encore du Cameroun voisin.

Les exportations de biens n'ont quant à elles été que de 124 millions de dollars et ont notamment concerné l'une des principales richesses naturelles du pays : le bois -brut comme scié-. Les principaux clients de la Centrafrique sont la France, le Burundi, la Chine, le Cameroun, ou encore l'Allemagne.

Afreximbank, prêt à prendre des risques en RCA

Cette adhésion de la Centrafrique à Afreximbank et son entrée prochaine dans le tour de table de la Banque démontre la volonté de Bangui d'être un véritable acteur de la dynamique actuelle qui se construit pour un commerce intra-africain plus important avec d'ailleurs le projet de Zone le libre-échange continentale. Cela constitue un pas supplémentaire pour le gouvernement dans sa démarche visant à positionner la Centrafrique sur la scène commerciale internationale, bien qu'il faille encore composer avec le risque pays qui n'est pas toujours rassurant pour les affaires, comme le pointe la Banque mondiale dans sa première édition des Cahiers économique de la République centrafricaine publiée en juin dernier. Et c'est en cela que l'adhésion à Afreximbank peut aider ce pays.

«La ratification [de l'accord] nous accorde les privilèges et immunités spéciaux qui nous permettent de prendre des risques que les autres banques commerciales ne peuvent pas», a déclaré Dr Bénédict Oramah, président d'Afreximbank.

En attendant de retrouver un climat des affaires beaucoup plus propice aux projets d'envergure tels des parcs industriels ou des zones économiques spéciales -pour lesquels la Centrafrique peut désormais jouir des services d'Afreximbank- le pays entend tirer au mieux partie de la grande foire intra-africaine qu'organiser la Banque panafricaine en partenariat avec l'Union africaine (UA) du 11 au 17 décembre prochain au Caire.

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 17:09
Errance et précarité des déplacés internes en RCA

 

Par Publié le 04-12-2018 RFI  Modifié le 04-12-2018 à 14:49

 

En RCA, les conflits communautaires ont fait plusieurs millions de déplacés internes depuis 2013. Beaucoup ont pu retourner chez eux, ou trouvé un nouveau logement depuis, mais en octobre 2018, selon l'ONU, ils étaient encore 643 000 déplacés, prisonniers d'un conflit interminable aux multiples acteurs et problématiques. Des ONG tentent de leur venir en aide, alors que certaines situations peuvent paraître inextricables.

A Carnot, ville diamantifère de l'Ouest, de nombreux musulmans ont dû partir de leurs maisons, chassés par les anti-balakas pendant la crise. Le calme - encore précaire - revenu, certains reviennent, et découvrent que leurs biens ont été occupés par d'autres déplacés internes, qui ont eux -mêmes fui les combats dans l'arrière-pays. Initié par le Norway Refugee Council (NRC), un programme de réintégration de ces « déplacés secondaires » a été initié, qui leur permet d'accéder à une habitation fixe. Une petite maison de 22m2 en moyenne (la taille devrait atteindre désormais 30m2 dans les prochaines constructions), au confort spartiate. Un programme destiné à devenir « durable », puisque ces nouvelles maisons s'accompagnent d'un titre de propriété, et d'un relevé cadastral. Chose rare, dans un pays où moins de 1% des terres est titrisé. L'idée étant d'éviter les conflits fonciers à l'avenir, en cas de reproduction d'événements de ce type.

La situation n'est pas la même à Kaga Bandoro, au Centre du pays, toujours aux mains des groupes armés. La ville compte aujourd'hui plus de 20 000 déplacés internes, qui y vivent dans des conditions plus que précaires. Dans le camp de Lazare (plus de 7 700 déplacés), les habitants tentent de réinstaurer un semblant de vie sociale, avec le soutien des ONG. Mais l'assistance humanitaire est malheureusement toujours insuffisante.

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 16:43
RCA : Les victimes exigent un Centrafrique sans violence d'ici 2019

 

https://www.radiondekeluka.org  vendredi 7 décembre 2018 13:00

 

Les associations des victimes et certaines organisations de la société civile ont plaidé pour un Centrafrique sans violence d'ici 2019. Face à la presse à Bangui ce vendredi 7 novembre, elles ont déploré les tueries de masse qui se perpétuent dans certaines régions du pays depuis 2013.

Au cours de cette rencontre avec la presse, les responsables des associations des victimes et des organisations de la société civile ont exigé du gouvernement la mise en application de leur vœu.

"Nous voulons interpeller les autorités nationales, la communauté internationale à porter plus d'intérêt pour la protection des victimes. Nous demandons aussi à la Minusca de beaucoup collaborer avec les autorités nationales", a lancé Hervé Sévérin Lidamon, président de l'Association des Victimes des Evènements de 2012-2014 (AVED), l'une des victimes. Il a estimé que là où les casques bleus ne sont "pas en mesure de protéger la population, qu'elle laisse les forces de défense et de sécurité faire le travail".

Hervé Sévérin Lidamon a clairement montré que la situation sécuritaire évolue en dent de scie. "Nous avons constaté que la paix est en train de revenir, et brusquement nous sommes encore repartis à la case de départ avec la montée des violences", s'est-il indigné. Pour lui, "les victimes se sont mobilisées pour dire non. Il faut que nous mettions fin à ces histoires".  

En septembre dernier, ce réseau a interpelé les autorités sur le droit à la paix. Un appel qui, selon l'organisation, n'a pas été entendu. Le message des associations des victimes et des organisations de la société civile est lancé en prélude à la journée du 10 décembre commémorant, le 70ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

 

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 16:39
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Nouvelle Loi en relecture prévoit que les Journalistes n’iront plus en prison dans le cadre de l’exercice de leur métier

 

PAR CYRILLE WEGUE LE 7 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI le 07 Novembre 2018 (RJDH)—-Le Haut Conseil de la Communication avec l’appui d’Internews et de la Francophonie procède à l’appropriation de l’avant-projet de la nouvelle loi sur la liberté de la communication en RCA. L’ancien texte encore en vigueur en République Centrafricaine révèle des manquements auxquels la nouvelle tente de remédier avec des avancées significatives notamment le non emprisonnement des journalistes dans le cadre de l’exercice de leur métier

C’est lors d’un atelier organisé à Bangui que le Rapporteur du Haut Conseil de la Communication, Vincent  Namrona, a clairement signifié aux professionnels des médias que les journalistes n’iront plus en prison dans le cadre de l’exercice de leur métier. Le texte actuel avec lequel le HCC travaille, dit-il, c’est l’ordonnance 005.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la Communication en RCA. « Il y a beaucoup d’insuffisances dans ce texte. Nous nous sommes rapprochés d’Internews et de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui ont bien voulu accepter nous appuyer et qui ont mis les moyens à notre disposition pour que nous puissions passer à la relecture de cette ordonnance. Et donc, la nouvelle loi qui va naître de cette relecture devra être conforme aux standards internationaux ».

Les deux jours d’atelier explique-t-il, vont être consacrés à l’appropriation par le ministère de la communication et des médias, le Haut Conseil de la Communication, le ministère chargé des relations avec les institutions, le ministère chargé du Secrétariat général du Gouvernement, ceux qui sont les principaux acteurs.

« Il faudrait que toutes ces institutions puissent comprendre l’importance de ce nouveau texte, qu’ils puissent maîtriser les principales avancées de ces textes pour que dans les prochains jours le Haut Conseil de la Communication puisse les soumettre aux élus de la nation pour l’adoption suivie de la promulgation par le Président de la République Centrafricaine », espère le rapporteur général du HCC.

Dans l’ancienne Ordonnance, poursuit-il, les délits par voie de presse sont susceptibles de peine de prison. C’est-à-dire, un journaliste reconnu coupable à travers son micro ou sa plume, peut être embastillé. « Dans ce nouveau texte, il n’y aura plus de prison pour les délits de presse. Cela est une avancée majeure. Il y a bien sûr des peines mais ces peines restent financières, si l’on est reconnu coupable de délits. Deuxièmement, il n’y a pas que la profession des journalistes qui sera protégée. Vous pouvez ne pas être journaliste mais si vous posez un acte qui est un acte Journalistique, vous bénéficiez de la même protection qu’un journaliste professionnel », a fait comprendre Vincent Namrona avant de souligner que cela est conforme aux standards internationaux.

Poursuivant le fil de son intervention devant la presse, il mentionne tout de même qu’en dehors de la peine de prison attribuée aux journalistes dans l’ancienne ordonnance, il y a également le fait que si un Directeur de publication bénéficie d’une immunité, il a un délai de trente jours pour désigner un nouveau Directeur de Publication.  Mais cette ordonnance poursuit-il, « ne dit pas si les trente jours sont révolus. La loi ne précise pas de disposition par rapport au non-respect de la disposition ».

L’ordonnance 005.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la Communication en RCA, tirée d’une ancienne Loi française des années 1800 comporte d’énormes manquement vu la réalité actuelle de travail des journalistes.

 

Centrafrique : Bangassou, une ville en proie à la violence retrouve progressivement son calme

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 7 DÉCEMBRE 2018

 

BANGASSOU, le 07 Décembre 2018(RJDH)—La situation sécuritaire s’est améliorée depuis quelques mois avec la présence des FACA et des FSI appuyées par la Minusca à Bangassou. Quelques services déconcentrés de l’Etat sont en place selon le Rapporteur général de la plateforme religieuse, Jean Guerewagbego, contacté par le RJDH en dépit des difficultés relevées en termes d’effectif des agents et fonctionnaires de l’Etat.

La ville de Bangassou située au Sud-Est de la République Centrafricaine connait depuis quelques mois des avancées significatives sur le plan sécuritaire, le vivre ensemble et la paix, comme le confirme Jean Guerewagbego. Cette ville longtemps considérée comme un havre de paix et du vivre ensemble a connu une émergence de violences ayant couté la vie à des nombreuses populations en mai 2017.

La situation sécuritaire, selon Jean Guerewagbego, Rapporteur général de la plateforme de confession religieuse de Bangassou, s’est progressivement améliorée avec la présence des Forces Armées Centrafricaines appuyées par les Russes et des éléments de défense et de sécurité et de la Minusca bien que celles-ci soient en sous-effectif, « Oui, Bangassou ça va. Depuis le mois de juin dernier jusqu’à présent, il n’y a rien de particulier. L’arrivée des FACA et des Russes ont conforté les efforts déployés par les organisations de la société civile, les plateformes religieuses et toutes les couches sociales et aujourd’hui, Bangassou a retrouvé un calme», a déclaré Jean Guerewagbego.

Cette évolution sur le plan sécuritaire a permis, poursuit-il, la reprise des activités commerciales et administratives. «Presque  toutes les machines sont en marche. Je voudrais parler des secteurs éducatif, sanitaire, judiciaire et bien d’autres services de l’Etat. Mais ce qui reste à déplorer c’est leur effectif dans les administrations et des forces de défense de sécurité. Il y’a des efforts à faire dans ce sens», a-t-il fait savoir.

En Avril 2018, plusieurs leaders d’organisations de la société civile, des communautés de Bangassou ont; lors d’une médiation menée par le Cardinal Dieudonné Nzapalainga et l’Imam Kobine Layama, recommandé au gouvernement le déploiement des FACA pour pacifier la ville de Bangassou.

 

Centrafrique : Mise en place du bureau local des droits de l’Homme de Ndélé

 

PAR ENOCK MOLEGUÉRÉ LE 7 DÉCEMBRE 2018

 

NDELE, 7 décembre 2018 (RJDH)—Le Bureau des Droits de l’Homme de la Minusca a appuyé la mise en place du bureau local des droits de l’homme de Ndélé. Ceci à l’issue d’un atelier qui s’est déroulé les 4 et 5 décembre derniers dans cette ville du Nord du pays.

Ce bureau local est installé dans un contexte où les activistes des droits de l’homme sont en pleine campagne de 16 jours afin de lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles alors qu’à Ndélé, les violations des droits de l’homme ne cessent d’être enregistrées.

Cette rencontre a permis au bureau des droits de l’homme de la Minusca d’édifier les participants sur les questions des droits de l’homme et des libertés fondamentales, sur la Cour Pénale Spéciale, la future Commission Vérité, Réparation et  Réconciliation ainsi que la documentation des discours et appels à la haine et aux violences.

Pologue Ndonondji, chef de bureau des droits de l’Homme de la Minusca a souligné que l’objectif de cette rencontre est d’échanger sur les cas des violations des droits de l’homme, du droit international humanitaire compte tenu de la situation des droits de l’homme dans la préfecture.

Un participant témoigne des acquis de cette rencontre, «je puis vous dire que je sais maintenant quelques choses sur les violations des droits de l’homme et comment enregistrer  ces cas dans les communautés et lieux de détention », a-t-il souligné.

Au total 24 personnes dont 18 femmes, venues des différentes associations ont pris part à ce rendez-vous dont le point fort est la mise en place du bureau local de Ndélé.

 

 

Centrafrique : Visite de la FAO sur une parcelle de démonstration des maraichers dans le 4ème arr de Bangui

 

PAR CYRILLE WEGUE LE 7 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI le 07 Novembre 2018 (RJDH)—-Dans le cadre du projet Jeunes, « Ezingo », la FAO à travers l’ONG nationale Tabitha a identifié et formé des jeunes de Bangui, Bimbo et Begoua sur les techniques de production maraichère. Pendant dix jours, ils ont reçu la formation théorique avant de la parfaire avec la pratique de mise en œuvre des planches sur un site de démonstration.  

C’est à quelques encablures du marché Tekpa dans le 4ème arrondissement de Bangui que ce site a été retenu pour la construction des planches. C’est une raison suffisante pour justifier la descente d’une équipe de la FAO en vue de palper de visu la réalité du terrain. Une descente effectuée en date du 05 décembre 2018 en compagnie de journalistes.

Batagnon Jean Chérubin, l’un des bénéficiaires justifie sa présence et nous a déclaré que la campagne était prévue pour durer quatorze jours leur formation dont dix pour la théorie et quatre pour la pratique. «Présentement nous sommes sur ce site de pratique pour mettre en œuvre ce que nous avons appris. La Coordonnatrice de Tabitha a fait une enquête sur le terrain pour nous retrouver sur notre site en train de travailler », a-t-il indiqué.

Quant à Suzanne Babou, Coordonnatrice de l’ONG Tabitha qui travaille en partenariat avec la FAO, elle a apporté son expertise dans le domaine de la sécurité alimentaire aux bénéficiaires tout en leur expliquant le procédé de leur activité. Selon elle, l’identification précède la sensibilisation dans la ville de Bangui, Bimbo et Bégoua. Ces bénéficiaires, dit-elle, sont au nombre de 130 jeunes et sont répartis en deux groupes. « Le premier groupe a suivi la formation dans le 2ème arrondissement le second dans le 8ème arrondissement. Présentement sur ce site de démonstration, il y a les techniciens de l’ONG Tabitha qui assistent ces jeunes pour la construction des planches et pour le semis. Pour le moment, on travaille avec 60 jeunes sur le site. Normalement, on a recensé 80 sur ce site ».

Elle affirme par ailleurs qu’il y a les jeunes du Pk-45, zone Begoua et Pk-16 qui, faute d’agenda sont restés sur place dans leurs zones respectives. Toutefois, avec les techniciens de Tabitha, ils vont descendre sur leur site pour leur faire la démonstration.

Le Responsable du projet Jeunes « Ezingo » à la FAO, Grâce à Dieu Sathe précise que c’est un appui global que les systèmes des nations-unies apportent aux jeunes dans le cadre de ce projet. « Ce n’est qu’une partie des bénéficiaires de ce projet qu’on va appuyer plus précisément avec des  kits de productions maraichères. Il s’agit de la semence, des outils à ses jeunes. On n’oubliera pas ceux des provinces. Parce que dans le cadre du projet « Ezingo », il y a trois mille bénéficiaires », a-t-il précisé.

D’autres agences du système des nations-unies sont aussi impliqués dans le projet. Notamment le PNUD, l’UNFPA et le PNUD en plus de la FAO. Du côté de la FAO, elle appuis 500 jeunes répartis sur quatre zones d’interventions.

 

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 16:05
Qui est Ali Darassa Mahamat ? 
Qui est Ali Darassa Mahamat ? 
Qui est Ali Darassa Mahamat ? 

Lu pour vous 

 

Ali Darassa Mahamat né le 23 juillet 1965, Peul originaire de la frontière tchado- nigérienne,  le fameux Ali Mahamat Darassa est un jeune bouvier qui traversait plusieurs fois les frontières centrafricano - tchadiennes de son jeune âge pour pâturer le bétail de ses patrons. Il est actuellement  un chef rebelle  peul de l'ex-Seleka contrôlant la zone de Bambari.

 

Bras droit du chef rebelle peul tchadien Baba Laddé jusqu'à l'abandon de la lutte armée par celui-ci en septembre 2012, il intègre avec ses hommes la Séléka et dirige la zone de Bambari à partir de la prise de pouvoir des rebelles en mars 2013.

 

Après la dissolution de la Séléka, il crée le 25 octobre 2014 sa propre milice, l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC). En 2015 son groupe est fréquemment impliqué dans des accrochages avec des anti-balakas

 

Le 24 Juillet 2015, le chargé d’affaires des États-Unis en Centrafrique, David Brown, demande l’arrestation de Ali Darassa pour les troubles à Bambari, mais le chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, refuse car selon lui Ali Darassa contrôle légalement la zone (il avait été nommé par le régime de Michel Djotodia chef de région militaire de la Ouaka par un décret qui n'a jamais été abrogé ).

 

Les milices de l'UPC commettent actuellement des crimes graves contre l'humanité dans le centre et l'Est de la RCA entre les villes d'Alindao et Bambari, sans être inquiété et ce au vu et au su des casques bleus de la MINUSCA. 

 

Les derniers actes  criminels, "flagrants" et "orgueilleux" ce sont produits entre les 14 et 15 novembre 2018 dans le site des déplacés de l'église catholique et le  le 4 décembre 2018 à Ippy où des hommes de Ali Darassa Mahamat ont une fois de plus attaqué un camp de déplacés situé toujours à l'église catholique Saint François Xavier d'Ippy. 

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 15:58
Avec les miss, Moscou fait de l’œil à Bangui

Lu pour vous

 

Par Maria Malagardis, Envoyée spéciale à Bangui Libération — 6 décembre 2018 à 20:36

 

Allié récent de la Centrafrique, pays riche en minerais, la Russie y exerce aussi son «soft power». Ainsi, c’est grâce à son soutien que le concours de miss se tiendra ce week-end.

 

Avec son diadème en stuc, Charlène Sombo ressemble à une princesse, dont le royaume serait cependant fragile, marqué par une insécurité récurrente et meurtrière. L’étudiante de 23 ans, diplômée en gestion des affaires, sait déjà prendre la pose, sourire à la demande. Et affiche fièrement en bandoulière son écharpe en soie, qui rappelle qu’elle a été élue Miss Bangui 2018 il y a quelques semaines. Ce week-end, elle fera partie des seize finalistes à concourir pour le titre de Miss Centrafrique. Un concours ressuscité après les violences de 2013-2014, lorsque le pays sombrait dans le chaos, à la suite des affrontements entre rebelles de la Séléka (identifiés à la minorité musulmane) et milices d’autodéfense anti-balaka (affirmant protéger la majorité chrétienne).

 

Dans le petit local dépouillé au sein du Musée national, prêté aux organisateurs du concours, Charlène confesse ne rien avoir oublié de cette période tragique marquée «par une panique constante» face aux tirs qui retentissaient sans cesse en ville. Aujourd’hui encore, elle redoute de se rendre dans le quartier du PK5, où se concentrent les derniers musulmans qui vivent à Bangui. Une enclave assiégée, toujours soumise à des sursauts de violence et d’affrontements.

 

Défi logistique. «Le concours de Miss Centrafrique, c’est aussi une façon de favoriser la réconciliation en associant justement toutes les jeunes filles du pays», souligne Léa Floride Mokodopo, une Franco-Centrafricaine qui a remporté cette année l’appel d’offres pour organiser l’événement. Lequel relevait du défi logistique : comment se rendre en province pour sélectionner les candidates quand les deux tiers du territoire, placés sous la coupe de chefs de guerre, échappent toujours à l’autorité centrale ? Comment y parvenir dans un pays plus grand que la France métropolitaine qui ne dispose que de trois axes bitumés ?

 

«Nous avons parcouru plus de 1 000 km en voiture. Parfois on entendait des tirs dans la forêt. On s’est souvent enlisés, perdus dans des villages oubliés… C’était une véritable expédition», s’exclame Wilfried, alias Busta Love, son nom de scène, qui tente de faire vivre une petite agence de mannequins et a servi de manager pour sélectionner les candidates à travers le pays. «Malgré notre détermination, il nous a été impossible d’aller dans trois provinces, ni même dans le quartier de PK5», reconnaît toutefois Léa Floride, qui a dû faire face à d’autres difficultés. «Au départ on n’avait pas un sou, pas un sponsor. J’ai déposé des dossiers partout. Les seuls qui ont répondu positivement, ce sont les Russes», explique la jeune femme.

 

La Russie est le nouvel allié inattendu du président Faustin-Archange Touadéra, élu en 2016. Non seulement les Russes ont obtenu la levée partielle de l’embargo sur les armes, fin 2017, mais ils offrent désormais un soutien militaire au régime. Le président lui-même est désormais épaulé par un «conseiller à la sécurité» russe, Valeri Zakharov. Lequel se trouvait au premier rang le soir de l’élection de Miss Bangui dans le seul hôtel de luxe de la capitale.

 

L’arrivée des Russes en Centrafrique fait grincer quelques dents, d’autant qu’on les soupçonne de vouloir faire main basse sur les immenses richesses d’un des pays les plus démunis (classé 188e sur 189 dans l’indice de développement humain de l’ONU) : l’or et les diamants, que les Chinois exploitent déjà dans l’Ouest. «Les entreprises russes lorgnent plutôt les mines de l’est du pays. Mais pourront-ils s’y imposer durablement vu l’insécurité récurrente de ces territoires aux mains de seigneurs de guerre qui n’ont aucun intérêt à partager leur trésor ?» s’interroge, un peu dubitatif, un expatrié français sur place.

 

Triple meurtre. Reste que les Russes sont bien là, installés au cœur du pouvoir à travers des compagnies privées qui mêlent business et soutien militaire. Trois journalistes russes qui s’intéressaient un peu trop à cet affairisme opaque ont été assassinés fin juillet sur une route à une centaine de kilomètres au nord-est de Bangui. Un triple meurtre non élucidé qui n’entame pas dans l’immédiat la popularité des nouveaux bienfaiteurs du pays, également très offensifs sur le terrain social et culturel. «Ils sont très malins. Ils font de l’affichage à moindre coût et ça marche», confirme notre expatrié.

 

Sponsors d’une nouvelle radio, Lengo Sengö, dont les affiches ont récemment envahi les rues de Bangui, les Russes ont également multiplié les dons de… trampolines. Et peu importe si les écoles qui les reçoivent sont privées de tout, n’ont souvent ni eau courante ni électricité : tout le monde peut admirer le nouveau jeu offert aux enfants, qui s’orne toujours d’une gigantesque banderole vantant l’amitié entre la Centrafrique et la Russie.

 

Lors de l’élection de Miss Centrafrique ce week-end, organisé au stade des 20 000 Places, les nouveaux amis du pays seront certainement très représentés. Avec peut-être une surprise de taille : la venue annoncée à Bangui de Miss Russie, qui ne manquera pas alors de poser en compagnie de la nouvelle élue du jour.

 

Maria Malagardis Envoyée spéciale à Bangui

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 15:57

 

Bangui, Centrafrique (ADV) 2018-12-05 – Les instructeurs chinois emboitent les pas aux forces de l’EUTM-RCA et des instructeurs russes pour la restructuration des forces de défense et de sécurité. Au 20 éléments de la garde présidentielle ont bouclé leur formation ce 3 décembre 2018.

Si la Russie s’occupe des Forces Armées Centrafricaines, la Chine quant à elle se penche sur la remise à niveau des forces de sécurité intérieur, notamment la police, la gendarmerie en passant par la garde présidentielle.

Le Chef de l’équipe des instructeurs chinois, M. ZHANG a rappelé que leur visite en terre centrafricaine fait suite à la demande du Président TOUADERA à son homologue Chinois Xi Jin Ping lors du forum Sino-Afrique. « La formation de ces 20 éléments marque le début d’une bonne coopération pour l’avenir », lance-t-il.

« Ce travail a permis de donner une vision et un format à ces stagiaires. Cette formation n’est que le début des nombreuses actions qui ont été discutées et qui doivent être menées dans les jours à venir », a déclaré le président centrafricain, Faustin Archange Touadera.

Les actions qui seront menées en faveur de la restructuration des Forces de Défense et de Sécurité seront mises en œuvre d’ici 2019. Au moment où le gouvernement lance la restructuration des FACA, la police et la gendarmerie seront, elles-aussi dans la ligne de mire de cette réforme après plusieurs décennies de dysfonctionnement et de la crise dans le pays.

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

Centrafrique : 20 éléments de la Garde Spéciale Chargés de la Protection Républicaine formés par des instructeurs chinois
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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 17:01

 

                                

                Déclaration des Partis Politiques de l'Opposition Démocratique et de la Société Civile

                                    Relative aux festivités du 1er décembre 2018

            Les partis politiques  de l'opposition démocratique et la société civile félicitent le peuple centrafricain pour sa maturité politique exprimée sans équivoque lors du 60ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine.

            En effet, le lundi 26 novembre 2018, les signataires de la présente déclaration avaient tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils  invitaient les centrafricains à boycotter les festivités du 1er décembre. Ils ont justifié leur position par le fait qu'il était politiquement inconcevable et moralement condamnable de festoyer et de se livrer à des réjouissances populaires, immédiatement après les massacres à grande échelle dont ont été victimes les paisibles populations de Batangafo, de Bambari et d'Alindao.

            Les festivités du 1er décembre organisées par le Gouvernement auraient coûté au contribuable la somme d'un milliard deux cents millions (1.200.000.000F) de francs CFA. Ces fonds auraient pu être utilisés pour secourir les populations en détresse dans les villes et villages martyrs ou pour renforcer les capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité. Mais de toute évidence, la sécurité et le sort des centrafricains ne semblent nullement être la préoccupation du Président TOUADERA et de son Gouvernement.   

            A Alindao, des dizaines de compatriotes avaient été sauvagement tués et certains brûlés vifs. En de pareilles circonstances, le Gouvernement aurait du mettre en place immédiatement une cellule de crise en vue de venir en aide aux 26000 personnes ayant fui le site des déplacés d'Alindao pour se réfugier dans la brousse. Malheureusement, il  a encore donné la preuve de son irresponsabilité en attendant plusieurs jours avant de faire un simple communiqué laconique et de décréter 3 jours de deuil national. Et ce n'est qu'après l'annonce du mot d'ordre  de boycott par l'épiscopat, les partis politiques et certaines organisations de la société civile qu'il a dépêché sur les lieux une mission de quelques heures, aussi inutile qu'inefficace.

             En décidant contre le bon sens de maintenir les festivités, le Président TOUADERA et son Gouvernement se moquent des victimes des violences  et donnent ainsi la preuve de leur incapacité notoire à sortir notre pays de la crise. Et c'est face à cette insulte à la mémoire de nos morts et blessés que les partis politiques de l'opposition démocratique et la société civile ont solennellement pris leur responsabilité en demandant au peuple centrafricain abandonné à son triste sort de ne pas participer au défilé du 1er décembre et aux réjouissances organisées par le pouvoir.

            Le mot d'ordre de boycott du défilé a été largement suivi y compris par plusieurs partis et associations politiques  de la majorité présidentielle qui, ayant pris la mesure de la  gravité de la situation avaient décidé de faire dissidence pour la circonstance. L'échec du Gouvernement était donc total, le peuple ayant répondu massivement à l'appel de l'opposition démocratique et de la société civile qui sont à son écoute.

            Pris de panique, le régime de TOUADERA aux abois, n'a pas trouvé mieux à faire que de se lancer dans des manœuvres d'intimidation des leaders de l'opposition, notamment en envoyant des gendarmes  faire le siège de la résidence du Président du RPR Ferdinand Alexandre N'GUENDET pendant plusieurs jours.

Une fois de plus, le Premier Ministre SARANDJI a raté une occasion de se taire.

En effet, de retour d'un voyage au Cap-Vert pour le compte du Mouvement Cœurs Unis, illégalement financé par le Trésor Public, il a tenu des propos irrévérencieux contre son Eminence Dieudonné Cardinal NZAPALAINGA, la plus Haute Autorité morale de l'Eglise Catholique en Centrafrique.

            Cette violence verbale devenue récurrente, ainsi que les tentatives d'intimidation des leaders politiques et l'instrumentalisation des jeunes désœuvrés à des fins funestes, montrent la véritable nature despotique d'un pouvoir qui est dans la tourmente et dont l'hystérie et la démesure sont aux antipodes des valeurs républicaines fondées sur le respect, la dignité, l'élégance morale et le savoir-vivre qui caractérisent les Hommes d'Etat.

                        C'est pourquoi les partis politiques  et la société civile:

- Saluent le courage et la lucidité du peuple centrafricain qui a largement suivi le mot d'ordre de boycott du défilé et qui a observé le recueillement en solidarité avec les populations endeuillées.

- Rendent un vibrant hommage aux partis politiques et associations qui ont montré à cette occasion leur patriotisme et leur sens élevé du devoir national.

- Dénoncent les actes d'intimidation du pouvoir contre le Président du RPR Ferdinand Alexandre N'GUENDET .

- Condamnent les récriminations malveillantes, offensantes et indignes du Premier Ministre SARANDJI contre son Eminence Dieudonné Cardinal NZAPALAINGA.   

-Invitent le peuple centrafricain à rester mobilisé pour défendre ses droits et barrer la route à l'instauration de la dictature.

 

                                                                                  Bangui, le 5 décembre 2018

Ont signé:

-CRPS                                                                                               

Me N. TIANGAYE

-MDREC                                                                   

J. BENDOUNGA  

 -RPR

  F.A.N'GUENDET                                                   

 -URCA

A.G. DOLOGUELE

 

-MOUVEMENT ITA  

D. YANDOCKA                                                              

-PATRIE                                                                        

Me C. MBOLI GOUMBA 

-LINGA TERE                                             

V. MAMBACHAKA

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 16:44
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « Pourquoi l’accord de défense signé entre la Russie et le Centrafrique n’est pas rendu public », dixit Clément De-Boutet M’Bamba

 

PAR JEFFERSON CYRILLE YAPENDE LE 5 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, 05 décembre 2018 (RJDH)—Le Secrétaire général par intérim du parti Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), Clément De-Boutet M’Bamba, souhaite  que le contenu de l’accord de défense signé entre la République Centrafricaine et la Russie soit rendu public. Ce souhait a été fait ce mardi, 04 décembre 2018 dans l’émission Actualité et Nous de fréquence RJDH.

 La présence Russe semble de plus en plus diviser en Centrafrique. Sous la Présidence de l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, l’Assemblée Nationale doutait de la transparence sur le dossier Russe.

Dans les couloirs du parlement on évoquait des contrats signés sans l’aval du bureau de l’Assemblée Nationale.

Clément DE-Boudet M’Bamba, Secrétaire général par intérim du parti RDC, apprécie la présence des Russes qui forment en ce moment les FACA : «La Russie avait demandé au Conseil de sécurité des Nations-Unies, la possibilité d’avoir une dérogation pour fournir des armes en Centrafrique. Dans la même lancée des instructeurs russes ont débarqué en Centrafrique. Ces derniers ont déjà formé plusieurs éléments des forces armées centrafricaines », a indiqué le Secrétaire général par intérim.

Il poursuit en dénonçant le fait que le contenu de cet Accord ne soit pas rendu public par les autorités centrafricaines : « Après cela un accord de défense a été signé entre le gouvernement centrafricain et la Russie. Cependant on déplore le fait que le contenu de cet Accord ne soit pas encore rendu public, parce qu’il faudrait que le public centrafricain en prenne connaissance avant d’apprécier la présence Russe en Centrafrique.  Par conséquent il s’avère nécessaire que l’on connaisse le contenu de cet Accord. Cet Accord de défense est la limite de l’engagement de la Russie peut nous permettre de dire si oui ou non la Russie peut nous aider à résoudre la crise. Donc tant qu’on ne connait pas le contenu de cet Accord tout le reste n’est que diversion ou bavardage », a déploré Clément DE-Boudet M’Bamba.

 Il convient de rappeler que le gouvernement centrafricain a  signé un Accord de défense resté confidentiel à Sotchi au mois d’Août 2018 entre les ministres centrafricain, Marie Noëlle Koyara et son homologue russe Sergey Shygu.

La Russie a renforcé sa présence militaire en RCA. Tout d’abord, en profitant d’une levée partielle de l’embargo qui pèse sur le pays. La Russie fait depuis mi-janvier de considérables dons d’armes à la RCA dans le but d’équiper les Forces armées centrafricaines et celles de la sécurité intérieure.

 

 

Centrafrique : Un braqueur de Kaga-Bandoro condamné à 20 ans de travaux forcés

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 5 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, 05 Décembre 2018 (RJDH) — L’effectif des condamnés par la 2ème session criminelle croît, avec la condamnation de Rodrigue Ngaté à 20 ans de travaux forcés ce mardi 4 décembre à Bangui. Il subira cette peine suite à l’assassinat d’un conducteur de taxi moto à Kaga-Bandoro au nord du pays.

Le condamné avait 16 ans lorsqu’il a intégré l’association des malfrats à Kaga Bandoro, chef-lieu de la Nana Gribizi, au nord du pays. Le 28 janvier 2016, la victime Djamaldine Issene, conducteur de taxi moto de cette localité a été tuée par ces malfrats à environ 3 kilomètres de la ville dans le but de s’emparer de sa moto.

La Minusca informée a ouvert une enquête qui lui a permis d’arrêter le suspect Rodrigue Ngaté le 4 avril 2018. Il s’évade de la prison à Kaga Bandoro pour regagner la capitale Bangui où il a été livré par sa belle-mère. Le 4 avril 2018, après une deuxième enquête, il a été arrêté à Bangui. Il est condamné le 4 décembre 2018 à 20 ans de travaux forcés par la Cour criminelle.

Le président de la session criminelle, le magistrat Pamphile Oradimo, prononce le verdict en ces termes : « la Cour a réduit la peine à 20 ans de travaux forcés  au lieu  de la peine à perpétuité demandée par le ministère public représenté le Procureur Général Ghislain Gresénguet ».

La défense du condamné représentée par Maître Samuel Dangassa se dit satisfait du verdict infligé à son client, «toutes les charges ne peuvent pas être retenues contre mon client. 20 ans de travaux forcés valent mieux que les travaux forcés à perpétuité demandés par le ministère public», relève l’Avocat.

L’assassinat de Djamaline Issene a eu lieu le 28 janvier 2016 à Kaga-Bandoro. Cette deuxième session criminelle de l’année se poursuit avec d’autres dossiers.

 

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