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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 13:48

 

 

WASHINGTON, 09/03/16 (Xinhua) -- Mardi, le département du Trésor des Etats-Unis a annoncé des sanctions concernant le groupe rebelle centrafricain LRA (Armée de résistance du Seigneur) et son leader, Joseph Kony.

 

"La décision prise ce jour gèle tous les actifs de la LRA au sein de la juridiction des Etats-Unis et, d'une manière générale, interdit à toutes les personnes des Etats-Unis de se livrer à des transactions avec le groupe,'' a indiqué le département du Trésor des Etats-Unis dans un communiqué de presse.

 

Dirigée par M. Joseph Kony, la LRA est connue pour ses massacres et mutilations de civils et pour ses enlèvements d'enfants qu'elle utilise comme soldats ou même comme esclaves.

 

"Que ce soit pour ses meurtres de civils innocents ou ses pillages de villages, l'Armée de résistance du Seigneur est responsable d'actes de violence notoires,'' a dit le Directeur adjoint du Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain, John E. Smith.

 

Il a souligné que les sanctions contribueront aux efforts plus vastes déployés par le département du Trésor pour démanteler le groupe rebelle.

 

Plus de 200 personnes ont été kidnappées à l'est de la République centrafricaine cette année, soit déjà plus du double par rapport à l'année dernière, dans le cadre d'une série d'enlèvements qui auraient été perpétrés par l'Armée de résistance du Seigneur, a indiqué le site Web LRA Crisis Tracker.

 

 

NDLR : Pour les Centrafricains, le plus important est de capturer Joseph Kony et ces bandits de la LRA afin que les populations du Haut Mbomou et de la Haute Kotto puissent retrouver la paix et la tranquillité. Comment comprendre que malgré leurs énormes moyens de toutes sortes, les USA n'aient toujours pas mis la main sur Joseph Kony. 

Les Etats-Unis sanctionnent le groupe rebelle centrafricain LRA
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Centrafrique-Presse.com
9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 13:40

 

 

Suite à une décision du gouvernement de transition portant sur l’intégration ou le remplacement numérique des agents de l’Etat dans la fonction publique Centrafricaine, chaque département ministériel avait pour mission de fournir la liste des candidats à cet effet. En ce qui concerne l’Enseignement supérieur, la liste émane d’un ou des procès-verbaux résultant des différents conseils d’Université de Bangui. Il important de rappeler que la dernière intégration à l’Université de Bangui date de 2011. Cela dit, le quota réservé à l’enseignement supérieur était de 70 places. Cependant, il y a 3 ou 4 promotions dont les plus anciennes sont celles de 2010 (un reliquat de 33 recrus) et 2012 (54 recrus). Les deux plus anciennes promotions réunies font un total de 87 recrus parmi lesquels nombreux sont des assistants, quelques maitre-assistant et Docteur vétérinaire et enfin des chargés de travaux. 


QUELLES SERAIENT LES CRITERES DE CHOIX ?


Rappelons que parmi les 87 recrus de ces deux anciennes promotions réunies, certains ont déjà été intégrés dans la fonction publique pour d’autres départements ministériels. D’autres travaillent dans des organismes internationaux et donc, ne participent à aucune des activités universitaires depuis leur recrutement. Par contre, beaucoup sont actifs sur le campus participants ainsi à toutes les activités pédagogiques et de la recherche de l’université. C’est ainsi que certains ont déjà obtenu leur doctorat et d’autres en phase finale.

 

Toutes ces informations sont disponibles au niveau des établissements respectifs de l’université.
Alors, pour répondre à la question posée, le premier critère de choix serait l’ancienneté et à cela s’ajoute toutes les dispositions citées précédemment. Ce qui impliquerait absolument la contribution de tous les chefs d’établissements selon la procédure normale, faute de quoi, des fantômes pourraient être intégrés. Et c’est malheureusement le cas. Des noms qui se répètent sur la liste, certains recrutés dans un établissement mais listés dans un autre, parfois incompatibles avec leur spécialité, d’autres qui ne sont pratiquement pas là et ne seront peut-être jamais là, existent aussi sur la liste. Il y a en qui exercent sur le campus depuis plus 6 ans et ne sont pas pris en compte au profit de certains qui sont, quant à eux, recrutés récemment en 2014 et en 2015.

 

Le népotisme, le favoritisme et la partialité sont des maux qu’il faut absolument éradiquer pour l’honneur de notre communauté. 

 

DOIT-ON, UNIVERSITAIRES, FAIRE LA PROMOTION DE CES MAUX OU ALORS LES REPRIMER ?

 

Or tout le travail a été fait exclusivement au cabinet du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique sans contribution des chefs des établissements qui disposent d’informations techniques concernant les candidats.


C’est pourquoi, il convient de dénoncer ce genre de gestion portant à discréditer les universitaires. Nul n’est besoin d’être rappelé qu’il n’existe aucune autre institution éducative au-dessus de l’Université. Ce qui ferait des universitaires des personnalités dignes, loyales et responsables.

 

Faut-il rappeler que ce genre de gestion des institutions de l’Etat est l’une des causes de ce qu’a connu notre pays ? Il n’est donc pas du devoir des intellectuels et surtout les plus hauts gradés qui sont les universitaires, de montrer l’exemple ?


Faut-il aussi rappeler que, si le Professeur Faustin Archange TOUADERA alors Président de la République, est élu à la magistrature suprême, parce qu’il a fait preuve de loyauté, d’intégrité et de responsabilité dans l’intérêt de la nation quand il était le chef du gouvernement pendant cinq années consécutives ? Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

 

 Tout cela contribue à nourrir le mal qui gangrène notre pays. 


C’est vraiment une HONTE !

 

Maurice Alabida

Le mythe l’intégration des jeunes enseignants chercheurs de l’université de Bangui à la fonction publique par Maurice Alabida
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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 12:21

 

 

 

YAOUNDE, 09/03/16 (Xinhua) -- Sept femmes sont dénombrées parmi une dizaine de morts dans les violences survenues ces derniers jours à Bambari, ville du Centre de la Centrafrique, où les femmes ont profité de la célébration de la Journée internationale de la femme mardi pour remettre aux autorités un mémorandum appelant à la fin des exactions commises par les groupes armés.

 

Ces violences, attribuées à l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), une faction de l'ex-coalition rebelle de la Séléka, qui s'était emparée du pouvoir en mars 2013 à Bangui, point de départ d'une longue crise sociopolitique aux conséquences graves, ont ravivé les tensions intercommunautaires dans cette ville, notamment entre les populations musulmanes et chrétiennes.

 

Pourtant, "la paix avait commencé à revenir à Bambari depuis deux mois et certains déplacés avaient regagné leurs maisons", a souligné à Xinhua le général Joseph Zoundéko, chef d'état-major du Front patriotique pour la renaissance en Centrafrique (FPRC), la principale faction de la Séléka présente dans la ville et rival de l'UPC du général Ali Darass.

 

Par une expression commune de leur ras-le-bol, les femmes, aussi bien chrétiennes que musulmanes, réunies dans l'amphithéâtre de l'Ecole normale d'instituteurs (ENI) de Bambari pour commémorer mardi la Journée internationale de la femme, en présence des autorités administratives et des représentants des Nations Unies, ont dénoncé cette persistance de l'instabilité et de l'insécurité.

 

Elles ont à cette occasion remis au préfet du département de la Ouaka dont dépend l'arrondissement de Bambari, Mathurin Kanga-Fessé, un mémorandum dans lequel elles plaident pour la fin des exactions subies par la population de la part des groupes armés, et un retour à une paix durable, pour permettre la reconstruction du pays, par la relance de l'économie, aujourd'hui au point mort.

 

Ces femmes, représentées par leurs leaders associatifs, se sont précisément déclarées "fatiguées par rapport aux groupes armés qui ont assiégé la ville et s'y promènent encore", a témoigné le préfet dans un entretien téléphonique avec Xinhua.

 

A quelque 382 kilomètres au Nord-est de Bangui, la capitale, Bambari est l'une des grandes villes de la République centrafricaine (RCA). Jadis grand centre économique et commercial, elle est tombée sous le contrôle des ex-rebelles de la Séléka en décembre 2012.

 

En dehors du FPRC et de l'UPC, nés de l'éclatement de cette ex-alliance rebelle en plusieurs factions en 2014, la présence d'autres groupes armés, également impliqués dans le trafic illicite de l'or et de diamants, principales sources de revenus du pays, y est signalée.

 

A cause des exactions commises par ces seigneurs de la guerre, quelque 44.000 personnes ont été contraintes de fuir leurs maisons pour trouver refuge dans des sites de déplacés, dont la cathédrale Saint-Joseph de l'Eglise catholique, selon les statistiques officielles.

 

Ces populations en détresse sont prises en charge dans des sites protégés par les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), opérationnelle dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale depuis septembre 2014.

 

Avec Bria et Kaga-Bandoro, dans le Nord, la ville de Bambari représente une des bases des trois "états-majors régionaux" de cette mission onusienne chargée d'aider au retour de la paix et de la sécurité, en plus de Bangui, le centre de commandement. Jusqu'à récemment, des troupes de la force française Sangaris y ont aussi opéré, pour le même objectif.

 

Selon le préfet Kanga-Fessé, "étant donné que les troupes de la MINUSCA ne peuvent être partout et ne peuvent pas tout faire, les femmes de Bambari ont souhaité que nos forces intérieures puissent aussi être déployées dans le département de la Ouaka, pour rétablir la paix et la sécurité. Elles demandent d'arrêter la circulation des armes".

 

Après les violences du week-end dernier, un calme précaire régnait mardi à Bambari. "On est habitué à ces soubresauts dus à des incompréhensions entre communautés locales. Mais, on gère. On continue de faire le suivi pour que les choses puissent revenir à la normale", a fait savoir le préfet, absent de la ville pour une mission à Bangui au moment des incidents déclarés.

 

"La fête s'est très bien passée. Ça a été un grand moment de communion où les participantes, dans un esprit de symbiose et la joie, ont exprimé le besoin de cohésion sociale et de sécurité", a-t-il encore indiqué.

 

Cette situation illustre l'ampleur des défis à relever, pour satisfaire les attentes fortes des populations centrafricaines meurtries par trois ans de violences, par le nouveau président élu.

 

Successeur de Catherine Samba-Panza, présidente de transition depuis début 2014, Faustin Archange Touadéra, 58 ans, vainqueur par 62,69% des voix du second tour de la présidentielle tenu le 14 février face à Anicet Georges Dologuelé, n'aura à l'évidence pas d'état de grâce, de sorte que sa mission s'annonce en fin de compte périlleuse, de l'avis de certains observateurs.

Journée internationale de la femme : En Centrafrique, les femmes de Bambari appellent à la fin des exactions des groupes armés
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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 12:08

 

 

APA-Dakar (Sénégal) 2016-03-09 10:45:26 - Les quotidiens sénégalais de ce mercredi se focalisent sur l’annonce faite mardi à Paris par Antoine Diome, Agent judiciaire de l’Etat, de la saisie de 17 milliards FCFA appartenant à l’ancien ministre Karim Wade, dans le cadre de sa condamnation et de son amende à plus de 138 milliards FCFA en mars 2015 pour enrichissement illicite et complicité d’enrichissement illicite.


«Affaire Karim Wade : Ving-sept millions d'euros recouvrés», note Libération.

«Enrichissement illicite : Des biens de Karim saisis», titre Sud Quotidien, donnant la parole à Me Amadou Sall, l'un des avocats de Wade-fils : «C'est un hold-up que l'Etat a fait sur les biens de Bibo Bourgi».

Selon Le Populaire, «l'Etat met la main sur les 17 milliards de Karim». Le journal explique que ces biens sont composés de 2 sociétés et de 6 appartements à Dakar, 24 comptes bancaires à Monaco totalisant 12 millions d'euros, des montres de très grand luxe….

«L'Etat cible deux appartements dans le 16ème arrondissement de Paris», ajoute Le Populaire, dans lequel journal, Me William Bourdon, du collectif des avocats de l'Etat estime que «cela a failli être un braquage parfait».

Sur cette saisie des biens de Karim Wade, Le Quotidien note que «l'Etat récupère 17,6 milliards F CFA»

Dans ce journal, Me Bourbon espère que «le reste du magot sera retrouvé».

«Affaire Karim Wade : L'Etat récupère 17 milliards F CAF en France», renchérit Rewmi quotidien.

De son côté, Libération parle de cette demande d'aire judiciaire et informe que «Paris veut entendre Massata à Dakar».

Traitant du référendum, L'Observateur titre que «Macky déroute Me Wade» car, le Sg du Pds est obligé de revoir ses plans, et qu'il y a encore trois ans d'incertitudes politiques.

Ce journal fait état de fortes menaces sur les réformateurs du Pds et souligne que le retour à Dakar de Me Wade est agité.

«Référendum du 20 mars : Pourquoi Macky a peur», titre Walfadjri.

Dans Le témoin, Abdourahmane Seck Homère parle du Chef de l'Etat, de la victoire du Oui à Rufisque. «Le beau père de Macky règle ses comptes», note le journal.

«Volonté de réduire l'opposition à sa plus petite expression : Silence, Macky démantèle», titre La Tribune.

Les 17 milliards de Karim Wade saisis par l'Etat sénégalais à la Une
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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 11:42

 

 

 

YAOUNDE, 09/03/16 (Xinhua) -- Le président élu de la République centrafricaine Faustin Archange Touadéra a effectué mardi une visite non officielle au Cameroun et reçus par les dirigeants camerounais.

 

Bien que le président camerounais Paul Biya soit en séjour privé à l'étranger, les autorités camerounaises ont réservé à M. Touadéra un accueil à la hauteur de son statut de chef d'Etat.

 

A sa descente d'avion mardi soir, le nouveau président centrafricain a été accueilli par le Premier ministre camerounais Philemon Yang, qui a par la suite présidé un dîner officiel offert en son honneur.

 

Le déplacement de M. Touadéra est lié à une escale en partance pour un déplacement à caractère "privé" en France.

 

Depuis son élection lors du second tour de la présidentielle tenu le 14 février, M. Touadéra s'est rendu en visite en Guinée équatoriale), au Tchad et à Congo, tous membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

Le président élu centrafricain effectue une visite non officielle au Cameroun
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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 01:18

 

 

 

Les Nations unies ont documenté le meurtre de 333 enfants et la mutilation de 589 autres au cours des vagues successives de violences en Centrafrique depuis 2013,selon un nouveau rapport sur la situation des enfants dans le pays, publié lundi.

 

 « En 2013 et 2014, au plus fort de la crise, les enfants ont été victimes de violations extrêmement graves commises dans un climat d’impunité totale », a déclaré la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui, lundi 7 mars.

 

Selon les Nations unies, ces centaines de garçons et de filles « ont été tués ou blessés à la machette, par armes à feu et d’autres types d’armes, parfois de manière extrêmement brutale. Lors d’incidents particulièrement horribles documentés dans le rapport, des enfants ont été décapités ».

 

Entre 6000 et 10 000 enfants recrutés par les groupes armés

 

Depuis la crise de 2013, le recrutement d’enfants par des groupes armés a nettement augmenté, insiste le rapport. En 2014, l’Unicef estimait qu’entre 6 000 et 10 000 enfants étaient associés à toutes les parties du conflit.

 

Des chiffres qui font écho à ceux publiés la semaine dernière par deux ONG américaines, selon lesquelles l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony aurait enlevé plus de 200 personnes depuis le début de l’année 2016, dont une cinquantaine d’enfants.

 

« Les enfants ont été utilisés comme combattants, esclaves sexuels, pour effectuer des pillages et dans divers rôles de soutien », explique le rapport de l’ONU. « Durant les pics de violence, ils ont été vus en grand nombre, associés aux groupes armés, et souvent utilisés pour ériger des barricades et garder des barrages routiers ».

 

Dans certains cas, documentés par les Nations unies, les enfants ont été « utilisés comme boucliers humains ou pour attirer les forces internationales dans des embuscades ».

 

500 cas de violences sexuelles depuis 2011

 

Au total, depuis 2011, plus de 500 cas de viols et autres formes de violences sexuelles ont été recensés par les Nations unies, dont certains « commis par des membres des forces internationales de maintien de la paix ». Pour l’année 2015, l’ONU a enregistré 69 cas d’abus sexuels perpétrés par ses Casques bleus, principalement en Centrafrique et en RD Congo.

lu pour bous : Centrafrique : 333 enfants tués et 589 mutilés pendant la crise, selon l’ONU
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 23:56

 

 

PAR RJDH LE 8 MARS 2016

 

A l’attention de Jane Holl Lute,

 

Coordinatrice Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, en charge d’améliorer la réponse des Nations Unies à l’exploitation et aux abus sexuels

 

Bangui, le 8 mars 2016

 

Chère Jane Holl Lute,

 

Les Organisations Non-Gouvernementales Internationales (ONGI) membres du Comité de Coordination des ONGI1 (CCO) en République centrafricaine souhaitent vous féliciter pour votre nomination en tant que Coordinatrice spéciale en charge de l’amélioration de la réponse des Nations Unies à l’exploitation et aux abus sexuels (EAS).

 

La République centrafricaine (RCA) est un Etat fragile, frappé par la pauvreté et la guerre. Cette fragilité a laissé une population extrêmement vulnérable et dans un grand besoin d’aide internationale pour assurer que leurs besoins de base soient satisfaits et restaurer la paix.

 

Bien que le mandat de la mission déployée soit de protéger les civils affectés par la crise, la RCA compte le plus grand nombre de cas rapportés d’EAS commis par des forces internationales au sein des missions du Département de Maintien de la Paix (DPKO) des Nations Unies en 2015. Sur les 69 allégations d’abus sexuels enregistrées en 2015, 22 ont été confirmées en RCA. Depuis le déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) en septembre 2014, un total de 42 cas d’EAS commis par des éléments de la force a été rapporté.

 

Bien que des mesures aient été prises et des déclarations faites au plus haut niveau des Nations Unies pour que ces actes de violence cessent, sur le terrain, des actions restent à entreprendre pour assurer que la communauté internationale soit enfin pleinement redevable2 à l’égard des victimes d’EAS commis par certains éléments des forces, et leur assure ainsi une meilleure protection..

 

Des garanties doivent être adoptées et mises en œuvre pour protéger les droits des victimes – dont la plupart sont des jeunes filles mineures –, leurs familles et les témoins de ces actes de violence, y compris le droit à un conseil ou une représentation légale, le droit à la confidentialité et au respect de la vie privée, le droit au consentement éclairé et à l’information.

 

Dans la pratique, les victimes d’EAS sont rarement informées de leurs droits, et sont contraintes de témoigner même lorsque cela pourrait fortement affecter leurs vies, en les stigmatisant au sein de leurs communautés. De nombreuses agences des Nations Unies et organisations se sentant poussées à prendre des mesures pour identifier et traiter ces cas, des victimes se retrouvent interrogées par de multiples acteurs, qui ne leur fournissent aucune forme d’assistance. Cette multiplication des entretiens peut se révéler contreproductive, voire même dangereuse, en particulier pour les jeunes victimes.

 

Le premier objectif de toute agence ou organisation intervenant dans les cas d’EAS devrait être de garantir l’accès à la justice et aux services. Cela devrait être fait d’une manière qui minimise les effets négatifs que ces procédures peuvent avoir sur les victimes et leurs familles.

 

En outre, depuis la fin 2015, un certain nombre d’Etats Membres a envoyé des équipes d’enquêteurs en RCA après que des allégations ont été soulevées à l’égard d’éléments de leurs forces nationales. Toutefois, ces enquêteurs opèrent sans aucune supervision d’un organisme indépendant. De plus, ces équipes n’ont pas toujours été préalablement formées et ne disposent pas toujours de la capacité d’appliquer les standards de base internationalement reconnus pour interroger les victimes de violences sexuelles, même si ceci devrait constituer une exigence. De même, peu ou pas d’efforts sont faits pour informer les victimes des procédures qui se déroulent dans le pays d’origine de l’auteur des faits présumés, ainsi que de leur conclusion finale.

 

Nous pensons qu’il est de la plus haute importance de réviser les procédures et les accords actuels avec les Etats qui contribuent au déploiement de forces de maintien de la paix. Il s’agit en effet d’assurer que les standards institués par le droit international soient respectés dans la gestion des cas d’EAS commis par des éléments de ces forces, que ce soit en termes de protection, ou d’attitude pleinement redevable des Etats à l’égard des victimes, et ce tout du long de la procédure..

 

Nous recommandons vivement que :

 

Un organisme indépendant accompagne et surveille toutes les équipes nationales enquêtant sur des cas et/ou plaintes d’EAS ;

 

Les équipes d’enquête soient dûment habilitées et formées avant d’être déployées pour interroger des victimes et/ou témoins supposés. Ces équipes devraient avoir une bonne compréhension des risques liés à l’enquête sur des cas d’EAS. De plus, elles devraient constamment assurer que les victimes et témoins soient impliqués de façon volontaire dans les procédures d’enquête, et qu’ils aient été correctement informés de leurs droits. Les équipes d’enquête devraient toujours autoriser la présence d’un avocat lorsque les victimes et témoins sont interrogés ;

 

Des travailleurs sociaux formés doivent être impliqués dans les cas où les victimes et témoins sont des enfants.

 

De plus, afin de prévenir que de tels cas d’exploitation et abus sexuels ne perdurent, nous recommandons que :

 

Des formations sur le Code de conduite et la prévention des EAS soient organisées non seulement pour les officiers militaires, mais aussi pour tous les personnels de la Mission intégrée en partance pour des affectations civiles ou militaires ;

 

Le Code de conduite et les documents relatifs à la prévention des EAS soient disponibles en français et en anglais, mais aussi traduits dans toutes les langues nationales des différents contingents militaires de la Mission intégrée ;

 

Les sanctions en cas d’accusation d’EAS doivent se fonder sur une politique de tolérance zéro, être, dans la mesure du possible, immédiates, et inclure la suspension, la révocation voire la levée de l’immunité lorsque nécessaire ;

 

Chaque Etat mettant des troupes à disposition des forces de maintien de la paix des Nations Unies s’engage à consigner, sans aucun accès à la population, tout soldat suspecté d’EAS jusqu’à la clôture de l’enquête ;

 

Des points focaux pour la prévention des EAS sont identifiés et formés dans chaque contingent et département de la Mission intégrée, afin qu’ils puissent engager leurs pairs dans le respect du code de conduite, fournir des informations et relayer les allégations d’EAS à leurs supérieurs ;

 

Un mécanisme de plainte soit créé et officiellement communiqué à chaque membre de la Mission intégrée, et une campagne de communication adaptée pour le grand public soit développée ;

 

L’efficacité du système de vérification des antécédents et de l’habilitation soit améliorée et appliquée à tous les personnels de la Mission intégrée –qu’ils soient civils ou militaires ;

 

Une approche plus stricte envers les Etats qui ne respectent pas les standards des Nations Unies en matière de prévention des EAS et de comportement éthique de leur personnel militaire soit mise en œuvre ;

 

Une représentation accrue du personnel féminin dans les contingents au sein de la MINUSCA soit préconisée ; et que

 

Un nombre accru d’assistants de liaison communautaire se voit donner un rôle proactif pour diffuser largement des informations sur le mandat de la Mission et l’interdiction des EAS.

 

Le Comité de Coordination des ONGI en RCA accueille votre nomination comme une étape importante vers l’application de mesures qui contribueront à prévenir les cas d’EAS. Nous sommes convaincus que la tâche ne se limite pas au personnel des missions intégrées et que des efforts identiques, complémentaires et simultanés dans cette optique de prévention doivent également se faire plus largement au sein de la communauté humanitaire. Tout le monde doit en effet s’engager à des actions concrètes pour prévenir les EAS.

 

Nous sommes convaincus que les Nations Unies sont prêtes et capables d’améliorer leurs capacités de protection et de s’affirmer redevables à l’égard des victimes d’EAS commis par les forces internationales, et nous voulons vous assurer que la communauté humanitaire en RCA est, et continuera d’être, activement impliquée dans l’assistance aux victimes de tels actes.

 

ONGI signataires :

 

Coordination des ONGI (CCO) a été créé en avril 2014. Il regroupe actuellement 42 membres : Action Contre la Faim (ACF), Agence d’Aide à la Coopération Technique et au Développement (ACTED), Alliance For International Medical Action (ALIMA), Aviation Sans Frontières France (ASF-F), Avocats Sans Frontières Belgique (ASF-B), Cap Anamur, Catholic Relief Services (CRS), Centre pour le Dialogue Humanitaire (CHD), The Community Humanitarian Emergency Board Internation (COHEB), Concern Worldwide (CWW), Cooperazione Internazionale (COOPI), Catholic Organisation for Relief and Development Aid (CORDAID), Dan Church Aid (DCA), Danish Refugee Council (DRC), DirectAid (AMA), Emergency, Finn Church Aid (FCA), Groupe de recherche et d’Appui aux Interventions Intégrées de Nutrition en Santé (GRAINES), Handicap International (HI), International Medical Corps (IMC), InterSOS, International NGO Safety Organisation (INSO), International Rescue Committe (IRC), Jesuit Refugee Service (JRS), Lutherian World Federation (LWF), Médecins du Monde France (MDM), Mercy Corps (MC), Norwegian Refugee Council (NRC), OXFAM, Plan International, Première Urgence – Aide Médicale Internationale (PU-AMI), Save the Children (SCI), Search for a Common Ground (SFCG), Solidarités International (SI), Tearfund, Triangle Génération Humanitaire (TGH), WarChild-UK (WC-UK), WeltHungerHilfe (WHH), World Vision International (WVI) membres actifs mais aussi Médecins Sans Frontière Suisse (MSF-CH), la Croix-Rouge Française (CRF) et le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), membres observateurs.

 

2 En anglais, l’expression « accountability to survivors » est utilisée, traduite dans le langage courant par « redevabilité à l’égard des victimes ».Ce mot n’ayant toujours pas été intégré dans les dictionnaires de la langue française, nous avons préféré éviter son utilisation dans cet écrit.

Exploitation et abus sexuels en R.C.A : lettre ouverte à Jane Holl Lute, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes
Exploitation et abus sexuels en R.C.A : lettre ouverte à Jane Holl Lute, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 23:54

 

 

 

http://rjdh.org/   PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 8 MARS 2016

 

La Journée Internationale de la femme est célébrée les 8 mars de chaque année, tire son origine des luttes ouvrières du XXème siècle. Il s’agit fondamentalement d’une journée de revendication.

 

Officialisée par les Nations-Unies en 1977, la Journée Internationale de la Femme tire son origine des luttes ouvrières menées par des femmes au XXe siècle. En ces temps, les femmes qui travaillaient comme les hommes aussi, avaient des salaires inférieurs et leurs conditions de travail étaient plus inconfortables. Les femmes étaient privées de nombreux droits fondamentaux dont celui de voter et de participer aux élections réservées aux hommes. Toutes ces raisons ont amenées les femmes de l’époque à militer pour exiger des autorités et du monde, de meilleures conditions de travail et le droit de participer à la vie sociopolitique comme les hommes.

 

Cette lutte pour l’égalité entre homme et femme s’est faite pendant des années. Elle a attiré l’attention des décideurs du monde qui, en 1977, vont officialiser la journée internationale de la femme qui, fondamentalement est une occasion de commémorer la détermination des femmes qui portaient la lutte et aussi, un moment pendant le quel, la situation de la femme doit être passée en revue pour évaluer les avancées et les ratés. C’est donc une journée de manifestation et de réflexion.

 

Le 08 mars est d’actualité car l’inégalité hommes-femmes, n’est pas encore une réalité même si de nombreuses avancées sont enregistrées.

 

En Centrafrique, la célébration de la Journée Internationale de la femme a pris de l’ampleur depuis 2010.

 

La femme centrafricaine continue de faire les frais de violences dans le pays. En février dernier, plus de 60.000 cas de violations ont été rapportés en l’espace de 10 mois, avec une forte proportion des femmes considérées comme les principales victimes. Le viol, les abus sexuels, la violence conjugale, les tortures lors des veuvages…sont les principales violences subies par les femmes en RCA.

 

La mortalité maternelle n’est toujours pas en baisse en Centrafrique. Selon les données officielles de 2012, une centrafricaine meure chaque 5 heures en voulant donner de vie. Le taux d’alphabétisation des jeunes-femmes en 2012 est de 59.1% et des femmes adultes est de 63.5%.

 

Les femmes et les filles sont plus exposées au VIH/Sida. Les jeunes-femmes ont un taux 4.2% contre 0.7% chez les jeunes garçons, soit six fois plus élevé. Le taux chez les femmes de 15-45 ans est de 6,3 % contre  3 % chez les hommes.

 

Sur le plan politique et administratif, les avancées ne sont toujours pas encourageantes. En politique, les femmes se comptent sur les doigts de la main même si entre 1975 et 1976, ont très peu visibles Elisabeth Domitien occupe le poste de Premier Ministre et que 40 ans plus tard, Catherine Samba-Panza devient présidente de la République Marie Noël Koyara ministre d’Etat a à la défense. Sur le plan administratif, la percée des femmes est encore faible.

 

Il est souhaitable que le 08 mars soit plus une occasion pour les femmes et la nation de réfléchir aux conditions vitales de la femme centrafricaine qu’un moment exclusivement de réjouissance populaire.

 

D’où vient la journée internationale de la femme célébrée le 8 mars de chaque année ?
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 15:23

 

 

http://www.mondafrique.com/  Par La redaction de Mondafrique - 7 mars 2016

 

Après l’annonce de la candidature d’Idriss Déby à sa propre succession pour les présidentielles d’avril, l’opposition et la société civile tchadienne ont lancé un mouvement de contestation inédit dans le pays. Dans une tribune publiée par Mondafrique, plusieurs d’entre eux dénoncent les dérives répressives du régime en place depuis 25 ans. 

 

Signataires : Djibrine ASSALI, Timane ERDIMI, Bichara Idriss HAGGAR, Acheikh IBN-OUMAR, Mahamat NOURI-ALLATCHI, Abakar TOLLIMI

 

Pendant que les partenaires africains et français du Tchad multiplient les éloges sur le leadership militaire continental du président Déby Itno, à l’intérieur du pays, ces dernières années, la situation n’a cessé de se dégrader, au point d’arriver au bord d’une grande implosion.

 

Plus que le viol en réunion de la lycéenne Zouhoura, le 8 février, par des fils de hauts dignitaires du régime, c’est la publication délibérée, sur le Net, d’images crues et cruelles, qui a profondément blessé l’ensemble de la société tchadienne, imprégnée de nobles traditions ancestrales africaines et de valeurs islamo-chrétiennes.

 

Ce qui était un fait divers, malgré son caractère particulièrement ignoble et révoltant, aurait pu rester un fait divers, avec un traitement judiciaire et social. Mais il est devenu un évènement national d’une ampleur exceptionnelle, avec des dérapages passionnels irresponsables, et des manifestations massives à l’extérieur et à l’intérieur, durement réprimées, causant des morts, dont deux autres lycéens Abachou Hassane Ousmane et Mahamat Molly Téteï, suivies de nouvelles protestations, selon un schéma cyclique bien connu. Certaines localités de province sont depuis quelques jours dans un véritable état de siège.

 

Il y a deux raisons à cette amplification tragique.

 

La première raison, c’est la désinvolture des tenants du pouvoir dans cette affaire, surtout les vociférations fascisantes du ministre de l’Intérieur, ressentie par la population comme un grand mépris et une volonté délibérée d’humilier la Nation en ce qu’elle a de plus sacré.

 

La seconde raison, c’est le contexte général, marqué par une exaspération chauffée à blanc, après un quart de siècle de monopole du pouvoir par le clan présidentiel et sa clientèle politique ; monopole du pouvoir marqué par la tribalisation de l’armée, le pillage de la manne pétrolière, les violations des droits de l’homme, l’infantilisation des élites, et l’arrogante impunité des proches du régime.

 

L’annonce d’une nouvelle candidature du général Déby Itno, pour un cinquième mandat, au terme duquel il pourrait y avoir une « limitation » à deux mandats supplémentaires « seulement », a définitivement fermé l’espoir d’une alternance démocratique pacifique. D’où le bras de fer en train de s’engager avec l’opposition parlementaire, empêchée manu militari de manifester, et avec la société civile, opposées à cette prolongation de la dictature.

 

Quand le régime de Khartoum avait fermé sa frontière aux mouvements politico-militaires tchadiens, en 2010, nous avions tenté d’expliquer aux pays frères et à la Communauté internationale, que la paix au Tchad ne viendrait pas par le démantèlement de l’opposition armée et la récupération individuelle de certains de ses dirigeants, par Soudan interposé, mais par un dialogue national inclusif.

 

La lutte armée n’est pas une cause mais un symptôme parmi tant d’autres, de l’obstruction du débat politique, surtout après la révision constitutionnelle de 2005, supprimant la limitation des mandats présidentiels.

 

La grave crise sociale et politique en train de se déployer actuellement, après une série de mouvements syndicaux et de conflits intercommunautaires, est une nouvelle confirmation de notre position.

 

Cette crise déjà marquée par des violences et des pertes en vies humaines, risque de s’élargir et replonger le pays dans un nouveau cycle d’instabilité, dans le contexte régional actuel, marqué par le développement tentaculaire de la nébuleuse terroriste.

 

Les causes profondes du mal-être national tchadien doivent être courageusement et franchement affrontées, afin d’y apporter des remèdes durables, compris et acceptés par tous.

 

Au delà des turpitudes des régimes successifs, et des déficiences des oppositions, dans lesquelles nous avons individuellement et collectivement une part indéniable de responsabilité, le premier déficit concerne le débat politique.

 

Il n’est pas trop tard pour organiser un véritable dialogue national inclusif, avec la participation de tous les acteurs concernés, et naturellement, l’aide irremplaçable de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Nations-Unies.

 

Cela permettra de définir un nouveau cadre institutionnel, un nouveau « contrat national », et une réconciliation des cœurs et des esprits ; afin de remettre le Tchad sur les rails de la construction de l’Etat national, de l’enracinement démocratique, du développement économique et du progrès social. La contribution du Tchad à la lutte régionale contre le fléau terroriste, en sera aussi plus efficace, non seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan de l’éradication des germes socio-politique de ce phénomène.

 

Le pouvoir en place, mais aussi les différentes oppositions, le mouvement citoyen et l’ensemble des forces vives, de même que les partenaires du Tchad, doivent chacun, en fonction de son rôle et ses moyens, se mettre à l’écoute des pulsions fondamentales de la société tchadienne, particulièrement les cris de colère de la jeunesse, et inscrire leurs réflexions et leurs actions, dans le sens de la nouvelle dynamique dont les contours se précisent de plus en plus clairement.

 

Les fuites en avant par des simulacres d’élections, l’instrumentalisation des différences ethniques et religieuses, la récupération des opposants et les investissements de prestige ruineux et porteurs de misère sociale, ne feront qu’approfondir le fossé entre le Pouvoir et l’ensemble de la société, et démultiplier les prochaines explosions.

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 15:16

 

 

 

 

CONVOCATION DE PRESSE

 

 

Journée de réflexion organisée par Oxfam pour dénoncer la violence sur les femmes et les filles

 

 

Chaque jour il y a 200 cas de violences sexuelles et du genre en Centrafrique.  L´absence des mécanismes de protection effectifs a rendu la situation des femmes et des filles insupportable. Quelle est la réalité ? Qu´est-ce que les femmes pensent ? Quelles sont les solutions ? 

 

 

La violence sur les femmes en Centrafrique est arrivée à des niveaux agaçants : 60.000 cas de violence basée sur le genre entre janvier et octobre 2015 c'est-à-dire en dix mois, selon une étude d´un groupe d´agences dirigé par le Fond de Population de l´ONU.  Depuis 2013, les affrontements ont renvoyé au second plan les violences chroniques contre femmes et filles,  comme le mariage précoce ou l´excision. Au même moment, le conflit a suscité des nouveaux types de violences : le viol comme arme de guerre, les attaques pendant les déplacements pour s´approvisionner en eau ou en vivres, la perte de sécurité suite à la perte des logements, terres et biens, etc.

 

 

La précarité des mécanismes de protection liée à l´absence de forces de sécurité et de justice rend la situation encore plus atroce pour des milliers des femmes et filles qui ont le droit à une vie en paix et sécurité.

 

 

À l´occasion de la Journée International de la Femme, Oxfam organise une activité dédiée à l´analyse et la revendication à Bangui et à Bimbo. On parlera de la situation légale, sociale, politique et judiciaire à l´égard des violences contre les femmes. On écoutera les témoignages des femmes et les membres des comités de protection et des associations des femmes joueront des sketchs de dénonciation.

 

8 mars, 9 heures : Croix Rouge Centrafricaine, à coté de la Mosquée Central, Pk5, 3me  arrondissement

 

 

10 mars, 9 :30 heures : Guitangola Source, Commune de Bimbo 2

 

 

Pour plus d´informations et interviews : María J. Agejas, Média Officer medocf@oxfamintermon.org, 72 85 09 55

 

 

María José Agejas| Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667, Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55 email: medocf@oxfamintermon.org, webmail: www.oxfam.org

AU DELA DES PAGNES et DE LA FETE : LA PROBLEMATIQUE DES FEMMES EN CENTRAFRIQUE (OXFAM)
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