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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 19:34
Bangui : Le QG de Nimery Matar allias « Force » attaqué par un groupe armé
Bangui : Le QG de Nimery Matar allias « Force » attaqué par un groupe armé
Bangui : Le QG de Nimery Matar allias « Force » attaqué par un groupe armé

 

https://www.radiondekeluka.org  samedi 17 novembre 2018 13:12

 

Environ  2h du matin à pk5 dans le 3e arrondissement de Bangui, des tirs à l'arme lourde et automatique ont été entendus. Selon des habitants, il s’agit d’une attaque d’hommes armés non identifié contre le quartier général de Nimery Matar allias Force. Quelques dégâts matériels et humains sont enregistrés.

Nimery Matar allias Force, chef d’autodéfense du km5 est visé par une enquête de la chambre criminelle. Elle le recherche pour association des malfaiteurs, détention d’armes de guerre et rébellion. Cette attaque intervient 5 mois après un assaut de la gendarmerie le 1er mai 2018 tourné au drame en la paroisse Notre Dame de Fatima dans le 6e arrondissement de Bangui.

Ces habitants ont indiqué que la capacité de nuisance de Nymeri Matar allias Force est détruite, son quartier général détruits. Cependant, peu de nouvelle concernant Force qui a échappé à l’assaut lancé contre lui.

Cette attaque intervient 5 mois après le drame de la paroisse Notre Dame de Fatima le 1er mai 2018 dans le 6e arrondissement de Bangui qui a fait plusieurs morts et des blessés.

Bangui : Le QG de Nimery Matar allias « Force » attaqué par un groupe armé
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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 17:31
Nouvelles nationales sur Xinhua
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Nouvelles nationales sur Xinhua

 

Centrafrique  un député et ex-chef rebelle extradé vers la CPI

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 18-11-2018

 

Le député de la deuxième circonscription de la ville centrafricaine de Mbaïki (sud-ouest), Alfred Yékatom Rambault, également ex-chef rebelle alias "Rambot", a été extradé ce samedi vers la Haye aux Pays-Bas où il doit répondre de ses actes devant la Cour pénale internationale (CPI), a-t-on appris de sources concordantes.

M. Yékatom Rambault a été caporal des Forces armées centrafricaines (FACA), avant de s'autoproclamer chef des milices anti-balaka, au moment fort de la crise centrafricaine, entre 2013 et 2016. Il a assis son hégémonie sur les préfectures de l'Ombella M'Poko (sur-ouest) et de la Lobaye (sud-ouest), et a été élu député en exerçant les pressions sur les populations sous son contrôle, selon l'opinion publique.

Bien que les autorités judiciaires et politiques de l'Etat centrafricain observent encore un mutisme, l'information a été confirmée au cours d'une conférence de presse conjointe tenue samedi soir par la Fédération internationale des Droits de l'homme (FIDH), la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH), et l'Observatoire centrafricain des Droits de l'homme (OCDH).

M. Yékatom Rambault est accusé entre autres de tueries à grande échelle, d'extorsion des biens appartenant à autrui, d'affairisme illégal, de recrutement d'enfants soldats, de meurtre et de viol, a-t-on appris de ladite conférence de presse.

D'après des sources recoupées, il y a bien longtemps que M. Yékatom Rambault est dans la ligne de mire des sanctions de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et de la CPI, mais son élection en qualité de député lui a permis de bénéficier d'une immunité parlementaire.

Le 29 octobre, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale centrafricaine à Bangui, au moment où les députés s'apprêtaient à élire un nouveau président du parlement, M. Yékatom Rambault a sorti un revolver et tiré deux coup en l'air, avant d'être arrêté par les gendarmes nationaux. Conformément à la loi centrafricaine, cet acte lui a fait perdre l'immunité parlementaire car il s'est fait prendre en flagrant délit. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : 500 nouveaux jeunes policiers et gendarmes intègrent les rangs des forces de sécurité intérieure

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 18-11-2018

 

500 jeunes policiers et gendarmes centrafricains ont célébré ce samedi leur fin de formation soutenue par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA, a constaté sur place un correspondant de Xinhua.

S'adressant aux nouveaux gendarmes et policiers, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra leur a demandé de se départir de l'extorsion de fonds sur les paisibles citoyens, les rackets sur les barrières routières, les arrestations illégales et les séquestrations de personnes, de même que les abus d'autorité qui entachent la confiance entre les institutions (gendarmerie et police) et les citoyens.

M. Touadéra a annoncé l'octroi, à la gendarmerie, d'un terrain, lui permettant d'augmenter ses infrastructures et sa capacité d'accueil au moment des formations.

Evoquant le processus de cette formation, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, a parlé d'un processus inclusif et transparent, puisque le recrutement s'est effectué sur l'ensemble du territoire national. Il s'est également réjoui de la mise en valeur du concept genre fixé à 24% lors du processus du recrutement.

Avec ces nouvelles recrues, a indiqué M. Onanga-Anyanga, l'Etat peut stabiliser le pays, en agissant sur le levier de la sécurité.

Le ministre de la Sécurité publique, Henri Wanzet-Linguissara, a prôné l'exemplarité et mis en garde les nouveaux gendarmes et policiers, car ils pourront être rattrapés par la loi qu'ils sont appelés à faire respecter, en cas de manquements graves.

Il est annoncé, d'ici 2023, le bouclage du recrutement global de 5 000 gendarmes et 5 000 policiers et la dotation progressive de tous les éléments en moyens adéquats d'intervention. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : résurgence des affrontements entre groupes armés à Batangafo

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 18-11-2018

 

L'affrontement entre les rebelles de la Seleka et les groupes d'autodéfense anti-balaka a repris ce samedi dans la ville centrafricaine de Batangafo dans le nord-ouest du pays, a-t-on appris de sources locales.

Selon la source, cet affrontement a été dominé par des tirs d'armes lourdes et automatiques qui ont fait de nombreux morts, blessés. Les survivants, qui ont fui la scène, ont pris la direction des champs et des localités voisines.

Expliquant l'origine de l'affrontement, la source a indiqué que des rebelles de la Seleka voulaient attaquer, vers 07h00 heure locale ce samedi, un site de déplacés internes avant de se heurter à la résistance des anti-balaka.

Vers la fin de la matinée, des Casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique ont réussi à s'interposer, a ajouté la source.

Les affrontements entre la Seleka et les anti-balaka sont récurrents en République centrafricaine, avec comme conséquences les pertes en vie humaines, l'incendie des maisons et des huttes de fortune sur les sites des déplacés internes, sans compter les mouvements de populations.

Le dernier affrontement entre les Seleka et les anti-balaka à Batangafo au début de ce mois s'est soldé par des morts, des blessés pris en charge par Médecins sans frontières (MSF), des pillages, l'incendie de trois sites des déplacés internes et plus de 10 000 personnes déplacées. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Centrafrique : un chef de bande de la capitale échappe à un attentat

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 18-11-2018

 

Le chef de bande de l'agglomération du Kilomètre 5 de la capitale centrafricaine Bangui, Djamous Nimeri Matar alias "Force", a échappé à son domicile à un attentat perpétré tôt ce samedi vers 2 heures du matin, a appris Xinhua ce samedi de sources concordantes.

Cette attaque a été ressentie tôt ce matin par des tirs à l'arme lourde et automatique. Mais les témoins n'arrivent pas à circonscrire l'origine des auteurs, qu'ils pensent être d'un camp adverse.

Au petit matin, des témoins ont fait écho de ce que le quartier général de M. Nimeri Matar dans le 3ème Arrondissement de Bangui a été complètement détruit et que six de ses éléments ont été grièvement blessés. M. Nimeri Matar, lui, vit toujours en cachette.

Les agissements de M. Nimeri Matar et ses hommes ne cessent d'agacer les habitants de l'agglomération du Kilomètre 5, surtout les commerçants à qui il a imposé des taxes forfaitaires lui permettant, lui et ses hommes, de survivre.

Ayant abusé de son hégémonie, M. Nimeri Matar est dans le viseur du gouvernement et de la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA.

En avril dernier, des casques bleus et des forces de sécurité intérieure avaient lancé un assaut sur le quartier général du chef de bande, sans succès. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 17:24

Lu pour vous 

 

La jeune journaliste française, tuée en 2014 dans des circonstances non élucidées, fait l’objet d’un film réalisé par Boris Lojkine.

 

Le Monde Mis à jour le 16 novembre 2018 à 16h47

 

Un essaim de motards hérissés de fusils et machettes déboule dans un village centrafricain en flammes et au sol jonché de cadavres. « Coupez ! Coupez ! », lance une voix venue d’ailleurs. Aussitôt, les combattants baissent leurs armes et les cadavres se relèvent. Depuis quelques semaines, une équipe de tournage franco-centrafricaine sillonne Bangui et ses alentours pour réaliser un film sur la jeune photographe française Camille Lepage, tuée en Centrafrique en 2014 dans des circonstances non élucidées.

 

« J’ai toujours pensé, et on m’a beaucoup pris pour un fou, que ce serait plus facile de tourner en Centrafrique » qu’ailleurs, sourit le réalisateur français Boris Lojkine« On sait que le réel est plus fort, plus inventif que la fiction », abonde Bruno Nahon, producteur du film, qui affirme avoir été séduit par l’obsession réaliste du réalisateur : « Il fallait être à la hauteur de ce qu’a vécu Camille, de son courage. »

 

La photojournaliste Camille Lepage, 26 ans, avait été tuée alors qu’elle effectuait un reportage près de Bouar, dans l’ouest du pays. Selon une source proche du dossier à l’époque, elle est morte le 12 mai 2014 d’une balle dans la tête, alors qu’elle circulait sur une moto pilotée par un chef anti-balaka. Elle accompagnait ce groupe de miliciens autoproclamés d’autodéfense, qui auraient été pris dans une embuscade.

 

Des combats quotidiens

 

L’obsession pour le réalisme de Boris Lojkine se révèle dans chaque détail : le lieu, malgré la situation sécuritaire, les langues, le déroulé des événements rythmé par l’utilisation d’images d’archives. Quant aux acteurs, beaucoup rejouent leur propre histoire. Certains figurants anti-balaka ont réellement appartenu à ces milices prétendant défendre leur territoire contre la Séléka, une rébellion à majorité musulmane venue du nord du pays, qui renversa le régime centrafricain de François Bozizé en 2013. « Et Michaël Zumstein va jouer son propre rôle, on sent qu’il est bon acteur », note le producteur : le photographe était à Bangui au même moment que Camille Lepage.

 

« Boris ne voulait pas de comédien à la base », se souvient Nina Meurisse, actrice professionnelle qui joue le rôle de Camille. « Le directeur de casting cherchait quelqu’un qui lui ressemblait. Quand j’ai vu la photo, je me suis dit : “Tiens, c’est drôle, on a un truc en commun” », explique-t-elle, à l’ombre d’un manguier, dans les locaux de l’Alliance française, qui soutient le projet, en plus des partenaires Canal+, Pyramide et le Centre national du cinéma (CNC) français. Et si elle dit tout de go qu’« il n’était pas possible de refuser ce rôle », elle évoque néanmoins les difficultés du tournage : « Quand on tourne, on dit aux acteurs “il se passe ça, tu dois être dans cet état”, et je me dis qu’eux l’ont vécu, cet événement. »

 

Coller de trop près à la réalité, dans une Centrafrique qui n’est pas totalement sortie de l’histoire racontée par le film, peut sembler risqué : les combats restent quotidiens dans ce pays ravagé par la guerre civile depuis 2013. Mais Boris Lojkine ne semble pas effrayé. « On a commencé un dimanche avec une scène impressionnante : la reconstitution d’une manifestation qu’avaient organisée les juges en novembre 2013 à la suite de l’assassinat d’un magistrat de Bria par la Séléka. Ça pouvait sembler spectaculaire mais ça s’est très bien passé », dit-il, remerciant les autorités centrafricaines, qui sécurisent le tournage.

 

« Aucune piste sérieuse »

 

« Pour être à la hauteur, il faut s’installer longtemps dans le pays », souligne Bruno Nahon, évoquant le parcours du réalisateur, arrivé à Bangui dès avril 2016 pour lancer des ateliers documentaires puis participer aux ateliers Varan, qui forment de jeunes réalisateurs centrafricains. Ces derniers travaillent désormais sur le tournage du film. « Le tournage est le précipité de tout ce qui a été fait en amont », conclut le producteur.

 

Si le scénario comporte des scènes violentes, « la scène de la mort de Camille est laissée hors champ », explique Boris Lojkine« On raconte la vie de cette jeune femme sans empiéter sur le travail de la justice, toujours en cours. » Bientôt, la réalité reprendra à la fiction sa place sous les projecteurs : l’affaire Camille Lepage pourrait être jugée avant la fin de l’année, lors des prochaines sessions criminelles de Bangui. Cependant, s’il y a eu un nombre indéterminé d’arrestations, « nous n’avons aucune piste sérieuse », explique une source judiciaire à Bangui.

 

Plus de quatre ans après la mort de Camille Lepage, être journaliste en Centrafrique reste risqué. « Les attaques contre les médias se poursuivent et la sécurité des journalistes, pris en étau entre les différentes factions en guerre, est loin d’être assurée », selon l’ONG Reporters sans frontières.

En Centrafrique, une équipe de tournage dans les pas de la photographe Camille Lepage
En Centrafrique, une équipe de tournage dans les pas de la photographe Camille Lepage
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Centrafrique-Presse.com
18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 17:20
Nouvelles nationales sur ADV
Nouvelles nationales sur ADV

 

Centrafrique : 500 policiers et gendarmes bouclent leur formation de sept mois

 

Bangui, Centrafrique (ADV)- 2018-11-17 250 policiers et 250 gendarmes sont officiellement sortis ce samedi 17 novembre après sept mois de formation à l’école de la police et à celle de la gendarmerie à Bangui.

« Face aux défis sécuritaires, l’heure n’est pas à la fuite de responsabilité. Vous êtes des soldats de la loi, vous avez pour mission de faire appliquer la loi et la faire respecter à tous », a déclaré le chef d’Etat Faustin Archange Touadera lors de la cérémonie officielle des gendarmes.

Le gouvernement centrafricain avait lancé en 2017 le processus de recrutement de ces élèves policiers et gendarmes avec l’appui des forces onusiennes afin de combler le vide en matière des ressources humaines.

« Ce recrutement et cette formation rentre dans la matrice principale de notre ferme volonté de sécuriser les populations centrafricaines et leurs biens. Ce recrutement a également pris en compte le concept genre cher à la communauté internationale à l’orée de ce 21ème siècle, a ajouté M. Faustin Archange Touadera.

Un sujet de joie pour les futures responsables du maintien de l’ordre dans le pays. « Nous sommes très heureux d’intégrer l’équipe de la gendarmerie pour défendre notre pays. Nous sommes biens formés pour marquer la différence », a confié à ADV une gendarme, très enthousiasmée.

Cette 27e promotion des élèves gendarmes a été baptisée “Promotion colonel aimé banga” nom de l’ancien directeur général de la Gendarmerie qui a tiré sa révérence au mois d’octobre dernier.

Le défi sécuritaire persiste encore dans le pays, depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en 2013. Depuis le retour à l’ordre constitutionnel en 2016, le gouvernement plante le décor pour la restauration de l’autorité de l’Etat, à travers la montée en puissance des forces de défense et de sécurité.

Selon les informations d’ADV, le recrutement de 500 policiers et 500 gendarmes est encore envisagé pour le début de l’année 2019.

 

© Bur-csa – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV)

 

Centrafrique : transfert du député Alfred Yekatom Rombhot, leader des miliciens Anti-Balaka à la CPI

 

Bangui, Centrafrique (ADV) 2018-11-18Alfred Yekatom Rombhot, député de Mbaïki 2 dans la Lobaye, est transféré samedi 17 novembre dans l’après-midi à la Cour Pénale Internationale (CPI) suite à une décision du gouvernement centrafricain.

« C’est un signal fort pour la lutte contre l’impunité, une volonté réelle du président de la République », a déclaré sans commentaire à ADV un membre du gouvernement qui a confié avoir suivi le dossier.

Le député Alfred Yekatom Rombhot a été arrêté le 29 novembre à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, après avoir perturbé la session d’élection du nouveau président de cette institution en tirant à balle réelles dans l’hémicycle pour manifester son mécontentement suite à la destitution de l’ancien président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Méckassoua.

Une source du gouvernement parle du début d’un processus, « Je peux vous confirmer qu’il est transféré à la CPI. Je n’ai pas des commentaires supplémentaires mais d’autres suivront », a-t-il confié.

C’est à bord d’un avion spécial affrété par la CPI qu’Alfred Yekatom Rombhot, l’un des redoutables chefs des miliciens Anti-Balaka et ancien élément de l’armée nationale en désertion a quitté Bangui pour destination de la Haye.

Pour le moment, les chefs d’accusation qui pèsent contre le présumé Rombhot ne sont pas encore connus ni le lancement officiel du mandat d’arrêt international contre ce député.

Un communiqué gouvernemental va suivre dans ces deux jours.

 

© Bur-csa – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV)

 

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 17:08
Centrafrique : première extradition d’un ex-chef de milice vers la Haye
Centrafrique : première extradition d’un ex-chef de milice vers la Haye
Centrafrique : première extradition d’un ex-chef de milice vers la Haye

 

 

Le Monde avec AFP Publié hier à 16h58, mis à jour à 02h26

 

Cette première extradition vers la Cour pénale internationale se fait sur fond de résurgence des violences dans plusieurs points du pays.

 

Un député centrafricain, ancien chef de milice Alfred Yékatom, a été extradé samedi 17 novembre vers la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye qui avait émis un mandat d’arrêt « pour sa responsabilité pénale présumée de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité » commis entre décembre 2013 et août 2014, a déclaré une source gouvernementale. Il est arrivé au centre de détention, a annoncé Fadi El Abdallah, un porte-parole dans la nuit de samedi à dimanche.

 

C’est la première extradition de RCA vers la CPI depuis l’ouverture de l’enquête sur la Centrafrique en septembre 2014 sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui y auraient été commis à partir de 2012.

Fatou Bensouda, procureur de la CPI, s’est félicitée samedi de ce transfèrement, promettant au peuple centrafricain de « poursuivre sa quête de vérité et de justice ». « La remise aujourd’hui [samedi] de ce suspect fait avancer la cause de la justice en République centrafricaine », a-t-elle estimé dans un communiqué.

 

Une audience « dans les meilleurs délais »

 

M. Yekatom, également connu sous le nom de colonel Rombhot, ou parfois « Rambo », est un ex-chef des milices antibalaka, autoproclamées d’autodéfense, du sud du pays. En 2015, il avait été placé sous sanctions du Trésor américain, qui le soupçonnait d’avoir mené des campagnes d’exactions contre des populations musulmanes, d’avoir tué des civils à Mbaiki (sud) et utilisé 153 enfants comme combattants. La même année, il avait également été mis sous sanctions par l’ONU qui a émis une interdiction de voyager et un gel de ses avoirs. Ancien caporal-chef de l’armée centrafricaine, M. Yekatom avait été élu en 2016 député à l’Assemblée nationale. Il a été arrêté fin octobre après avoir ouvert le feu dans l’hémicycle lors de l’élection du nouveau président du Parlement.

Alfred Yekatom, 43 ans, « aurait commandé un groupe d’environ 3 000 »combattants antibalaka, selon la CPI. Il pourrait être responsable, en tant que chef militaire, de « meurtre », de « torture et traitements inhumains », de « mutilations », d’« attaques intentionnelles contre la population civile » et contre « des bâtiments consacrés à la religion ».

La Cour pénale internationale a de même « trouvé des motifs raisonnables de croire » que M. Yekatom aurait lui-même « commis ou ordonné, sollicité, encouragé et facilité » les crimes indiqués. Ces crimes auraient été commis à Bangui et dans la préfecture de la Lobaye (sud), selon la CPI.

L’audience de comparution de M. Yekatom aura lieu « dans les meilleurs délais »après son arrivée à La Haye, avait précisé la Cour samedi. « C’est un message fort pour les leaders des groupes armés. Ceux qui pensent s’arroger une amnistie à la table des négociations font fausse route », a réagi Pierre Brunisso, de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) à Bangui.

 

Dans le centre du pays, 37 morts jeudi

 

Son extradition vers la CPI intervient alors que le centre et l’ouest de la Centrafrique sont le théâtre de violences meurtrières depuis plusieurs jours. Dans le centre, des combats entre groupes armés ont fait au moins 37 morts jeudi, et dans l’ouest un Casque bleu a été tué vendredi. L’identité des assaillants n’est pas connue, mais la zone où l’attaque a eu lieu, est aussi une région où est très présent depuis le début de l’année, le groupe armé Siriri. Les affrontements qui opposent ce groupe, composé en majorité d’éleveurs peuls, et les Casques bleus sont fréquents. C’est d’ailleurs là aussi qu’a été mortellement blessé un autre Casque bleu en juin dernier.

Dans la capitale aussi, le calme semble précaire. Vendredi soir, une explosion a été entendue dans le quartier qui abrite la majorité des musulmans de Bangui, le PK5, au niveau de la maison d’un chef de milice. Plusieurs sources concordantes ont indiqué que l’explosion aurait été causée par un drone, sans qu’il soit possible de vérifier cette information.

Jeudi déjà, d’autres combats avaient eu lieu dans le centre du pays, à Alindao, durant lesquels au moins une quarantaine de personnes dont deux prêtres avaient été tuées. Un bilan vendredi soir, émanant d’un rapport interne de l’ONU, faisait état de 37 morts, mais d’autres chiffres plus élevés sont avancés, sans qu’il soit possible encore de les confirmer.

 

Ces combats ont opposé des milices antibalaka, autoproclamées d’autodéfense, à des combattants du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC). L’Eglise catholique, le couvent et le camp de déplacés de la ville ont été brûlés, et des milliers de civils ont dû de nouveau fuir en brousse. Alindao a longtemps été la principale base de l’UPC, un groupe armé dirigé par Ali Darassa, un des principaux groupes de l’ex-coalition Séléka qui avait renversé le régime de François Bozizé en 2013.

 

Des milliers de civils ont dû fuir en brousse

 

Jeudi toujours, le Conseil de sécurité de l’ONU a débattu à New York du renouvellement de la mission onusienne en Centrafrique, la Minusca, présente depuis 2014 et qui fait l’objet de nombreuses critiques en raison de son incapacité à faire face aux violences. A ces critiques s’est ajoutée une querelle entre la Russie, les Etats-Unis et la France à propos d’un projet de résolution déposé par Paris.

Celui-ci dénonçait les récentes tentatives russes d’organiser des accords de paix parallèles à l’initiative de l’Union africaine (UA), qui est « le seul cadre » possible pour parvenir à une solution. En réponse, Moscou a estimé que la France devait laisser de côté ses « intérêts nationaux paroissiaux » en Centrafrique, ancienne colonie où Paris a toujours été présent militairement depuis l’indépendance en 1960.

Moscou, en pleine offensive diplomatique dans le pays depuis début 2018, a engagé durant l’été une médiation entre groupes armés, parallèle sinon concurrente de celle de l’Union africaine, avec une réunion fin août à Khartoum.

Le projet de résolution n’a pas été adopté, et le Conseil a voté à l’unanimité pour étendre d’un mois le mandat de la mission, en attendant un nouveau vote le 15 décembre pour l’adoption d’une nouvelle résolution.

 

Centrafrique: un député, ex-chef de milice, extradé vers la CPI

 

Bangui - Un député centrafricain, l'ex-chef de milice Alfred Yekatom, a été extradé samedi vers la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye qui avait émis un mandat d'arrêt dont les motifs n'ont pas été précisés, a déclaré une source gouvernementale.

"L'avion vient de quitter Bangui, il arrivera à La Haye vers 21H30" (20H30 GMT), a précisé cette source à l'AFP.

C'est la première extradition de RCA vers la CPI depuis l'ouverture de l'enquête sur la Centrafrique en septembre 2014 sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui y auraient été commis à partir de 2012.

M. Yekatom, également connu sous le nom de colonel Rombhot, ou parfois "Rambo", est un ex-chef des milices antibalaka, autoproclamées d'autodéfense, du sud du pays.

En 2015, il avait été placé sous sanctions du Trésor américain, qui le soupçonnait d'avoir mené des campagnes d'exactions contre des populations musulmanes, d'avoir tué des civils à Mbaiki (sud) et utilisé 153 enfants comme combattants.

La même année, il avait également été mis sous sanctions par l'ONU qui a émis une interdiction de voyager et un gel de ses avoirs.

Ancien caporal-chef de l'armée centrafricaine, M. Yekatom avait été élu en 2016 député à l'Assemblée nationale.

Fin octobre, il a été arrêté après avoir ouvert le feu dans l'hémicycle lors de l'élection du nouveau président du Parlement.

Son extradition vers la CPI intervient alors que le centre et l'ouest de la Centrafrique sont le théâtre de violences meurtrières depuis plusieurs jours. 

Vendredi soir, un Casque bleu a succombé à ses blessures après des combats contre des hommes armés non identifiés à Gbambia, à une centaine de kilomètres de Berberati, dans l'ouest du pays.

Jeudi, des milices antibalaka et des combattants du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC) ont combattu à Alindao, ville charnière du centre du pays.

Une quarantaine de personnes ont été tuées dans ces combats, dont deux prêtres. L'Eglise et le camp de déplacés ont été brûlés.

En Centrafrique, pays en crise depuis 2012, une vingtaine de groupes armés contrôlent la majorité du territoire et combattent pour le contrôle d'une influence locale et des ressources naturelles.

Dans ce pays enclavé, un quart des 4,5 millions d'habitants ont fui leurs domiciles.

(©AFP / 17 novembre 2018 14h56)

 

 

La remise d'un ex-chef de milice centrafricain à la CPI renforce "la cause de la justice"

La Haye - Le transfèrement d'un ex-chef de milice centrafricain à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye renforce "la cause de la justice" dans ce pays ravagé par des violences meurtrières depuis 2012, a déclaré samedi le procureur de la Cour.

"La remise aujourd'hui (samedi) de ce suspect fait avancer la cause de la justice en République centrafricaine", a estimé dans un communiqué Mme Fatou Bensouda, qui "se félicite" du transfèrement d'Alfred Yekatom.

Député centrafricain et ex-chef de milices antibalaka, autoproclamées d'autodéfense, M. Yekatom a été remis à la CPI "pour sa responsabilité pénale présumée de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité" commis entre décembre 2013 et août 2014, selon la Cour.

C'est le premier transfèrement vers la CPI depuis l'ouverture de l'enquête sur la Centrafrique en septembre 2014 sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui y auraient été commis à partir de 2012.

"Le peuple centrafricain a subi et a enduré des crimes atroces dans l'un des violents conflits de ce siècle", a dénoncé le procureur. 

"Je prends cet engagement devant le peuple centrafricain: mon Bureau poursuivra sa quête de vérité et de justice en vertu du Statut de Rome", traité fondateur de la CPI, a affirmé Mme Bensouda. 

"Nous sommes fermement résolus à poursuivre nos enquêtes sur les actes de toutes les parties impliquées."

L'avion de M. Yekatom, ancien caporal-chef de l'armée centrafricaine, a quitté Bangui en début d'après-midi, selon une source gouvernementale. 

Son audience de comparution aura lieu "dans les meilleurs délais" après son arrivée à La Haye, a précisé la Cour.

Depuis 2012 et le début de l'offensive qui a abouti à la prise de Bangui par l'ex-coalition de la Séléka, la Centrafrique est le théâtre de violences meurtrières quotidiennes qui ont forcé un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Une mission onusienne de maintien de la paix, la Minusca, est déployée depuis 2014 et, prenant la suite d'une intervention militaire française, tente de préserver les civils des violences.

(©AFP / 17 novembre 2018 20h27)

 

Communiqué de presse : 17 November 2018

 

Situation en République centrafricaine II : Alfred Yekatom remis à la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre

ICC-CPI-20181117-PR1418

 

​Aujourd'hui, le 17 novembre 2018, M. Alfred Yekatom a été remis à la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») par les autorités de la République centrafricaine (« RCA »).  

 

La Chambre préliminaire II de la CPI avait délivré un mandat d'arrêt contre M. Yekatom le 11 novembre 2018 pour sa responsabilité pénale présumée de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité qui auraient été commis dans l'ouest de la RCA entre décembre 2013 et décembre 2014.  

 

La Chambre préliminaire II, composée du juge Antoine KesiaMbe Mindua, juge président, de la juge Tomoko Akane et du juge Rosario Salvatore Aitala, est convaincue qu'il y a des motifs raisonnables de croire qu'un conflit armé ne présentant pas un caractère international était en cours sur le territoire de la RCA, entre au moins septembre 2013 et au moins décembre 2014, entre la Séléka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans) et les anti-Balaka (un contre-mouvement à la Séléka à prédominance chrétienne). La Chambre a également conclu qu'il y a des motifs raisonnables de croire que, de septembre 2013 au moins jusqu'en décembre 2014 au moins, une attaque généralisée et systématique  a été perpétrée par les anti-Balaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir la Séléka.

 

M. Yekatom aurait commandé un groupe d'environ 3 000 membres au sein du mouvement anti-Balaka. Il serait responsable des crimes suivants dans différents endroits en RCA, notamment à Bangui et dans la préfecture de Lobaye, entre le 5 décembre 2013 et août 2014:

 

crimes contre l'humanité : le meurtre, la déportation ou transfert forcé de population, l'emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, la torture, la persécution, la disparition forcée et autres actes inhumains; et

 

crimes de guerre : le meurtre, la torture et traitements inhumains, les mutilations, des attaques intentionnelles contre la population civile, des attaques intentionnelles des bâtiments consacrés à la religion, l'enrôlement d'enfants de moins de 15 ans et les faire participer activement à des hostilités, le déplacement de la population civile et la destruction des biens de l'adversaire.

 

La Chambre préliminaire II a trouvé des motifs raisonnables de croire que M. Yekatom aurait commis ou avait ordonné, sollicité, encouragé et facilité la commission des crimes susmentionnés. La Chambre a également trouvé des motifs raisonnables de croire qu'il est responsable en tant que chef militaire.

 

Le Greffier de la CPI, M. Peter Lewis, a remercié les autorités de la République centrafricaine et de l'État hôte, les Pays-Bas, pour leur coopération lors de l'arrestation et de la remise de M. Yekatom à la Cour.

 

La comparution initiale de M. Yekatom devant la juge unique de la Chambre préliminaire II, Mme la juge Tomoko Akane, aura lieu dans les meilleurs délais.

 

Mandat d'arrêt

 

Document de Questions et Réponses

 

Contexte : Le 30 mai 2014, le gouvernement centrafricain a saisi la Cour de la situation en RCA depuis le 1er août 2012. Cette situation aurait impliqué des crimes présumés à la fois des groupes Séléka et des groupes anti-Balaka. Les violences auraient entraîné des milliers de morts et le déplacement de centaines de milliers de personnes. Le 24 septembre 2014, Mme Fatou Bensouda, Procureur de la CPI, a ouvert une enquête sur cette situation.

 

 

Centrafrique: un Casque bleu tué dans l'ouest

 

Bangui - Un Casque bleu de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a succombé a ses blessures vendredi soir après des combats contre des hommes non identifiés dans l'ouest de la Centrafrique, a appris l'AFP d'un rapport interne de l'ONU samedi.

Des hommes armés non identifiés ont attaqué une base avancée de la Minusca à 21H00 (20H00GMT) à Gbambia, à une centaine de km de Berberati, dans la province de la Mambéré-Kadéï dans l'ouest du pays, indique le rapport, qui ne précise pas la nationalité de la victime.

Le Casque bleu a été blessé dans les affrontements et est décédé à l'hôpital de Berberati à la suite de ses blessures, selon le texte.

Ces combats ont duré "environ 45 minutes", indique le rapport qui ajoute que les populations locales ont fui en brousse.

L'identité des assaillants n'est pas connue. Dans l'ouest du pays où l'attaque a eu lieu, le groupe armé Siriri est présent.

Dirigé par un certain Ardo Abba dont les effectifs ne dépasseraient pas la centaine d'hommes, ce groupe créé en 2018 est constitué en majorité d'éleveurs peuls, prétendant lutter contre les vols de bétail, très fréquents dans cette région de transhumance.

Mi-juin, les hommes de ce groupe armé avaient déjà attaqué la localité de Gbambia, selon le rapport onusien de samedi.

Des affrontements entre les Casques bleus et les combattants de Siriri sont fréquents dans cette région du pays. Un Casque bleu tanzanien avait perdu la vie en juin après une embuscade de Siriri à Dilapoko, dans le sud-ouest de la préfecture de Mambéré-Kadeï.

Cette nouvelle attaque porte à six le nombre de Casques bleus tués en République centrafricaine cette année.

Jeudi, des combats meurtriers entre groupes armés ont endeuillé la ville d'Alindao, dans le centre du pays, où une quarantaine de personnes dont deux prêtres ont été tués.

Ces groupes armés, qui contrôlent en Centrafrique la majorité du territoire, combattent pour le contrôle des ressources et d'une influence locale dans ce pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, mais riche en diamants, or et uranium.

(©AFP / 17 novembre 2018 13h17)

 

 

Communiqué de presse :  17 November 2018

 

Situation en République centrafricaine II : Alfred Yekatom remis à la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre

 

ICC-CPI-20181117-PR1418

 

Aujourd'hui, le 17 novembre 2018, M. Alfred Yekatom a été remis à la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») par les autorités de la République centrafricaine (« RCA »).  

La Chambre préliminaire II de la CPI avait délivré un mandat d'arrêt contre M. Yekatom le 11 novembre 2018 pour sa responsabilité pénale présumée de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité qui auraient été commis dans l'ouest de la RCA entre décembre 2013 et décembre 2014.  

La Chambre préliminaire II, composée du juge Antoine KesiaMbe Mindua, juge président, de la juge Tomoko Akane et du juge Rosario Salvatore Aitala, est convaincue qu'il y a des motifs raisonnables de croire qu'un conflit armé ne présentant pas un caractère international était en cours sur le territoire de la RCA, entre au moins septembre 2013 et au moins décembre 2014, entre la Séléka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans) et les anti-Balaka (un contre-mouvement à la Séléka à prédominance chrétienne).

La Chambre a également conclu qu'il y a des motifs raisonnables de croire que, de septembre 2013 au moins jusqu'en décembre 2014 au moins, une attaque généralisée et systématique  a été perpétrée par les anti-Balaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir la Séléka.

M. Yekatom aurait commandé un groupe d'environ 3 000 membres au sein du mouvement anti-Balaka. Il serait responsable des crimes suivants dans différents endroits en RCA, notamment à Bangui et dans la préfecture de Lobaye, entre le 5 décembre 2013 et août 2014:

crimes contre l'humanité : le meurtre, la déportation ou transfert forcé de population, l'emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, la torture, la persécution, la disparition forcée et autres actes inhumains; et

crimes de guerre : le meurtre, la torture et traitements inhumains, les mutilations, des attaques intentionnelles contre la population civile, des attaques intentionnelles des bâtiments consacrés à la religion, l'enrôlement d'enfants de moins de 15 ans et les faire participer activement à des hostilités, le déplacement de la population civile et la destruction des biens de l'adversaire.

La Chambre préliminaire II a trouvé des motifs raisonnables de croire que M. Yekatom aurait commis ou avait ordonné, sollicité, encouragé et facilité la commission des crimes susmentionnés. La Chambre a également trouvé des motifs raisonnables de croire qu'il est responsable en tant que chef militaire.

Le Greffier de la CPI, M. Peter Lewis, a remercié les autorités de la République centrafricaine et de l'État hôte, les Pays-Bas, pour leur coopération lors de l'arrestation et de la remise de M. Yekatom à la Cour.

La comparution initiale de M. Yekatom devant la juge unique de la Chambre préliminaire II, Mme la juge Tomoko Akane, aura lieu dans les meilleurs délais.

Mandat d'arrêt

Document de Questions et Réponses

Contexte : Le 30 mai 2014, le gouvernement centrafricain a saisi la Cour de la situation en RCA depuis le 1er août 2012. Cette situation aurait impliqué des crimes présumés à la fois des groupes Séléka et des groupes anti-Balaka. Les violences auraient entraîné des milliers de morts et le déplacement de centaines de milliers de personnes. Le 24 septembre 2014, Mme Fatou Bensouda, Procureur de la CPI, a ouvert une enquête sur cette situation.


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l'Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l'adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

 

Les activités de la CPI peuvent également être suivies

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 17:01
Des violences interethniques en Centrafrique font une quarantaine de morts
Des violences interethniques en Centrafrique font une quarantaine de morts
Des violences interethniques en Centrafrique font une quarantaine de morts

 

https://www.france24.com  17/11/2018

 

De nouvelles violences interethniques dans le centre de la Centrafrique ont fait une quarantaine de morts, selon un rapport de l'ONU. Parmi eux, un prêtre a été retrouvé calciné et un Casque bleu a succombé à ses blessures.

Nouvelle éruption de violence en Centrafrique. Un prêtre a été retrouvé "calciné" après des combats entre groupes armés jeudi à Alindao, dans le centre du pays, durant lesquels une quarantaine de personnes ont été tuées, a annoncé samedi 17 novembre un responsable de l'Église catholique à Bangui.

"On a retrouvé son corps, calciné", a déclaré à l'AFP l'abbé Mathieu Bondobo, vicaire général de la cathédrale de Bangui. Un bilan vendredi soir d'un rapport interne de l'ONU faisait état de 37 morts, mais d'autres chiffres plus élevés sont avancés, sans qu'il soit possible samedi midi de les confirmer.

Les combats ont opposé jeudi des milices anti-balaka, autoproclamées d'autodéfense, à des combattants du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC). "Jeudi matin, les antibalaka ont tué des personnes de confession musulmane. Une heure plus tard, l'UPC a riposté en attaquant le camp de déplacés", a indiqué vendredi à l'AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission de l'ONU en Centrafrique, la Minusca.

L'église d'Alindao et une partie du camp de déplacés de la localité auraient été brûlés, a indiqué une source onusienne. Il n'était pas possible de confirmer samedi si les personnes tuées étaient des civils ou des combattants. Selon un communiqué de l'ONU vendredi, 20 000 personnes ont été affectées par ces nouvelles violences, qui ont obligé "des milliers" d'autres à fuir "à nouveau".

Un Casque bleu tué

Alindao a longtemps été la principale base de l'UPC, groupe armé dirigé par Ali Darassa, un des principaux groupes de l'ex-coalition Séléka qui avait renversé le régime de François Bozizé en 2013. Début septembre, l'ONU avait alerté sur la situation humanitaire "désastreuse" qui prévaut à Alindao, affirmant que la localité était "sous le contrôle de groupes armés, réduisant à néant le rôle des autorités locales".

Dans le même temps, un Casque bleu de la Minusca a succombé a ses blessures vendredi soir après des combats contre des hommes non identifiés dans l'ouest de la Centrafrique, a appris l'AFP d'un rapport interne de l'ONU samedi.

Des hommes armés non identifiés ont attaqué une base avancée de la Minusca à 21 h (20 h GMT) à Gbambia, à une centaine de kilomètres de Berberati, dans la province de la Mambéré-Kadéï dans l'ouest du pays, indique le rapport, qui ne précise pas la nationalité de la victime. Cette nouvelle attaque porte à six le nombre de Casques bleus tués en République centrafricaine cette année.

Avec AFP

 

 

CENTRAFRIQUE: UN PRÊTRE RETROUVÉ "CALCINÉ" APRÈS LES COMBATS À ALINDAO

 

   

17 NOVEMBRE 2018 À 13H10 PAR AFP

 

Un prêtre a été retrouvé "calciné" après des combats entre groupes armés jeudi à Alindao, dans le centre de la Centrafrique, durant lesquels une quarantaine de personnes ont été tuées, a annoncé un responsable de l'Eglise catholique à Bangui.

 

"On a retrouvé son corps, calciné", a déclaré samedi à l'AFP l'abbé Mathieu Bondobo, vicaire général de la cathédrale de Bangui. Un premier prêtre a été tué dans les combats. Un bilan vendredi soir d'un rapport interne de l'ONU faisait état de 37 morts, mais d'autres chiffres plus élevés sont avancés, sans qu'il soit possible samedi midi de les confirmer. Les combats ont opposé jeudi des milices antibalaka, autoproclamés d'autodéfense, à des combattants du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC)."Jeudi matin, les antibalaka ont tué des personnes de confession musulmane.

Une heure plus tard, l'UPC a riposté en attaquant le camp de déplacés", a indiqué vendredi à l'AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission de l'ONU en RCA (Minusca). L'église d'Alindao et une partie du camp de déplacés de la localité auraient été brûlés, a indiqué une source onusienne. Il n'était pas possible de confirmer samedi si les personnes tuées étaient des civils ou des combattants.

Selon un communiqué de l'ONU vendredi, 20.000 personnes ont été affectées par ces nouvelles violences, qui ont obligé "des milliers" d'autres à fuir "à nouveau".Alindao a longtemps été la principale base de l'UPC, groupe armé dirigé par Ali Darassa, un des principaux groupes de l'ex-coalition Séléka qui avait renversé le régime de François Bozizé en 2013.

A l'époque, la Séléka avait marché sur Bangui, entraînant une riposte des milices antibalaka. Depuis, la Centrafrique, contrôlée en grande majorité par les groupes armés, est en proie à des violences meurtrières quotidiennes. Dans la ville d'Alindao, charnière du centre de la Centrafrique sur la principale route qui mène au sud-est du pays, les combats sont fréquents.

En 2017, une alliance de groupes armés contre l'UPC avait mené à de violents combats dans la zone. Un humanitaire y a été tué début août. Deux Casques bleus ont aussi perdu la vie depuis six mois dans cette zone où de nombreuses mines de diamants et d'or attisent les convoitises des groupes armés. Début septembre, l'ONU avait alerté sur la situation humanitaire "désastreuse" qui prévaut à Alindao, affirmant que la localité était "sous le contrôle de groupes armés, réduisant à néant le rôle des autorités locales".

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 16:56
COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA
COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA

 

 

LA MINUSCA DENONCE LES AFFRONTEMENTS ENTRE ELEMENTS ARMES A ALINDAO

 

Bangui, 17 novembre 2018 - La ville d’Alindao, dans la Basse-Kotto (sud de la Centrafrique), a été jeudi le théâtre d’affrontements violents entre éléments armés affiliés aux anti-Balakas et aux ex-Selekas de l’UPC, occasionnant des pertes en vies humaines, la fuite massive des déplacés internes et des destructions de biens. Conformément à son mandat, la MINUSCA a mis en place des mesures de sécurisation et de protection des civils qui ont notamment trouvé refuge près de son poste militaire. Le Représentant spécial du Secrétaire général du Secrétaire général en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, condamne avec la plus grande fermeté ces violences et exprime ses condoléances aux familles éprouvées et à l’Eglise catholique.

 

Ce samedi, les casques bleus de la Mission poursuivent les patrouilles à Alindao pour prévenir de nouveaux affrontements et sécuriser le retour des déplacés. Des soldats de paix supplémentaires ont par ailleurs été envoyés sur place. 

 

Les événements d’Alindao mettent de nouveau en lumière l’irresponsabilité et le mépris de l’UPC et des anti-Balaka pour les civils, avec notamment le recours à la force de manière disproportionnée et indiscriminée ainsi que l’instrumentalisation des communautés incitées à se combattre. La MINUSCA relève avec préoccupation le caractère cyclique et identique de ces attaques déjà survenues à Alindao en 2017 et sur l’axe Tagbara-Ippy en 2018.

 

La MINUSCA condamne les auteurs de ces violences et rappelle à tous les belligérants que tous ceux qui sont  impliqués dans ces évènements, ainsi que leurs chefs, sont individuellement et collectivement   responsables des violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire et qu’ils feront l’objet  de poursuites par les institutions judiciaires nationales et internationales compétentes. A cet effet, des investigations sont en cours pour établir la chaîne de responsabilité.

 

Afin de briser ce cycle infernal de la violence, la Mission appelle les communautés à rejeter toute forme de manipulation et d’incitation à la haine et à la violence intercommunautaire par les groupes armés, qui visent à saper les efforts de sécurisation, d’apaisement et de réconciliation entrepris avec les différents acteurs et en concertation avec le Gouvernement centrafricain, notamment dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA. 

 

La MINUSCA et le Gouvernement centrafricain sont en contact permanent pour une solution définitive à cette crise à Alindao et dans d’autres zones sensibles.

 

ACTION FOR PEACEKEEPING (A4P)

 

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 (also Whatsapp) - 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

https:// minusca.unmissions.org

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

ATTAQUES CONTRE LES CIVILS A ALINDAO

  

Bangui, le 16 novembre 2018 – La Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, condamne avec la dernière énergie l'attaque contre un site des personnes déplacées à Alindao, dans la préfecture de Basse Kotto, qui a fait plusieurs victimes civiles et a entrainé un déplacement forcé des populations.

 

Deux semaines à peine après les violences et l'incendie à Batangafo, le site de la Mission Catholique à Alindao a été incendié le 15 novembre. Près de 20 000 personnes ont été affectées et des milliers de personnes ont été contraintes de fuir à nouveau.

 

« Ce cercle vicieux d’attaques répétées contre des civils est inacceptable. Les progrès réalisés par la communauté humanitaire en fournissant l’assistance d’urgence et en réduisant les vulnérabilités sont compromis. Les civils veulent la sécurité, la paix et un avenir », a déclaré Najat Rochdi.

 

La Coordonnatrice humanitaire appelle toutes les parties à respecter leurs obligations conformément au droit humanitaire international, à protéger les civils, et à permettre l'accès en toute sécurité et sans entrave à toutes les personnes dans le besoin. Nos équipes humanitaires sont sur le terrain et sont prêtes à apporter la réponse urgente dont elles ont tant besoin.

 

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 16:01

 

PAR RJDH LE 16 NOVEMBRE 2018

 

BANGUI, 16 novembre 2018 (RJDH)—- L’attaque du site des déplacés, hier à Alindao, ville du Sud-Est de la RCA, aurait fait une dizaine de morts dont deux prêtres a appris le RJDH de sources concordantes. 

 

Le premier bilan de l’attaque du site des déplacés d’Alindao fait état d’une dizaine de morts dont deux prêtres catholiques. Selon les premières informations non encore officielles, l’Abbé Blaise Mada, Vicaire Général du diocèse, donc numéro 2 de l’église locale, et le père Célestin Ngoumbango, curé de Mingala, l’une des paroisses dudit diocèse.

 

Ces deux prêtres auraient reçu des balles lors de l’attaque de l’Evêché et du presbytère où ils étaient retranchés après le début des tirs. En dehors de la dizaine de morts signalés par des sources indépendantes, il y aurait toujours selon les mêmes sources, d’importants dégâts matériels au niveau de l’église catholique. Plusieurs personnes seraient aussi portées disparues suite à la débandade qui a suivi l’incursion des hommes armés de l’UPC sur le site des déplacés basé à l’Evêché d’Alindao.

 

En huit mois, cinq prêtres ont été tués par des groupes armés en Centrafrique. Il s’agit des Abbés Désiré Angbabata de Bambari tué en mars 2018, d’Albert Toungomalet Baba de Bangui tué en mai 2018, de Firmin Gbagoua de Bambari en juin 2018, de Blaise et de Célestin Ngoumbango d’Alindao qui viennent d’être tués

Centrafrique : Deux prêtres tués dans l’attaque d’un site des déplacés au Sud-Est du pays
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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 15:20

 

 

APA-Bangui (Centrafrique)  novembre 12, 2018 à 15:55 De notre correspondant : Pierre Koutoukpé

 

A l’issue de leur congrès qui s’est achevé, dimanche soir au siège de la CEMAC à Bangui, les membres de la ligue centrafricaine des droits de l’homme ont réelu, Joseph Bidoumi, magistrat hors hiérarchie président de leur organisation.

 

Cette réélection lui permet de réaliser les nouveaux objectifs assignés à cette organisation de défense des droits de l’homme en RCA.

 

Il s’agit, selon Joseph Bidoumi, de sensibiliser sur la réconciliation nationale, de lutter pour la fin de l’impunité dans le pays et de la traduction en justice des auteurs des crimes graves par l’assistance des victimes.


Pour cela, le nouveau bureau exécutif composé de neuf personnes a un mandat de 4 ans renouvelable, selon les nouveaux statuts votés lors de cette assemblée générale, pour mettre en œuvre ces objectifs alors qu’il en disposait pour 3 ans.


Lors de ce congrès, les membres de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme ont passé en revue les différents projets et autres programmes réalisés durant les 3 ans écoulés.


Joseph Bidoumi qui vient d’être réélu pour un nouveau mandat a été ministre de la Défense nationale pendant la transition dirigée par Mme Catherine Samba Panza.

 

Joseph Bidoumi réelu président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme
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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 15:16

 

NEWSROOM (ADV) 2018-11-16 – La Russie a demandé jeudi à la France de fournir des “efforts supplémentaires significatifs” pour rendre possible un renouvellement régulier du mandat de la mission de maintien de la paix de l’ONU en République centrafricaine.

 

Jeudi, le Conseil de sécurité a été contraint d’approuver un renouvellement technique de cette mission pour une durée d’un mois, afin de donner plus de temps aux négociations portant sur le projet de résolution français. Ce projet de résolution a pour but de renouveler pour une année supplémentaire le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

 

Après plusieurs semaines de consultations entre les membres du Conseil de sécurité, le projet de résolution soumis par la France a finalement échoué à obtenir l’aval de la Russie, qui dispose d’un droit de véto au Conseil de sécurité.

 

La Russie veut que sa présence et ses efforts de paix en République centrafricaine soient reconnus par le projet de résolution français, alors que celui-ci indique seulement que le processus politique en République centrafricaine doit être dirigé par l’Union africaine (UA).

 

Dimitri Polyanski, premier vice-représentant permanent de la Russie aux Nations unies, a averti jeudi la France qu’elle devrait fournir des “efforts supplémentaires significatifs” pour réviser son projet initial et le faire adopter par le Conseil de sécurité dans un délai d’un mois.

 

M. Polyanski a indiqué que la France, l’ancienne colonisatrice de la République centrafricaine, devait “mettre de côté les complexes historiques, l’égoïsme et les étroits intérêts nationaux” à ce sujet.

 

“Ceux qui ont approché ce dossier avec de bonnes intentions ne doivent avoir ni motifs ultérieurs ni intérêts compétitifs malveillants”, a-t-il indiqué après le vote du Conseil de sécurité sur le renouvellement technique de la mission.

© Bur-csa – A.H / N.A – African Daily Voice (ADV)

Centrafrique – Russie : la France contrainte de réviser son projet de résolution onusien
Centrafrique – Russie : la France contrainte de réviser son projet de résolution onusien
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