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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 16:06

 

Lu pour vous

 

https://www.closermag.fr  Par Margaux Bourgasser  Le 08 avril 2019 à 08h34

 

Pour avoir glissé un piment dans le vagin de sa fille de 14 ans, une mère de famille a été condamnée à trois de prison avec sursis.

Effrayant et glaçant... Une mère de famille a été condamnée à trois mois de prison avec sursis pour avoir glissé un piment dans le vagin de sa fille de 14 ans, rapporte le quotidien régional L'écho Républicain le 4 avril. Cette maman devra également accomplir un stage de "réflexion sur son rôle de parent" avec des éducateurs. Mais son autorité parentale ne lui a pas été retirée.

Les faits se sont déroulés le 31 décembre 2017 à Luisant près de Nantes. Après six fugues de leur fille adolescente en trois mois, ses parents originaires de la Centrafrique ont appris qu'elle avait eu des relations sexuelles avec le "gardien de nuit" de son foyer. L'avocat a précisé : "Via les réseaux sociaux, ses parents croyaient aussi qu'elle se livrait à la prostitution".

Ces derniers sont ensuite partis récupérer leur fille à la gare de Nantes où elle envisageait de prendre le train vers Paris avec une amie. Pour la punir, sa mère l'a aussi tôt emmené dans un sous-sol où elle l'a frappée à coups de ceinture avant de lui introduire un piment dans le vagin et de lui raser le crâne. Le cousin de la jeune fille était également présent au moment des faits et a aidé la mère à raser les cheveux. Âgé de 23 ans, il a assuré avoir obéi à un "ordre" de sa tante, et qu'il risquait d'être mis à la rue s'il ne l'exécutait pas. Il a été également reconnu coupable de "violences", mais n'a pas écopé de peine.

"On est au-delà des violences"

L'adolescente de 14 ans s'est vue prescrire trente jours d'arrêt avant d'être immédiatement placée par les services sociaux. Sa famille voulait l'envoyer en Centrafrique "pour la désenvoûter", a affirmé son avocat, bien qu'elle soit née en France. La présidente du tribunal correctionnel a résumé cette affaire : "On est au-delà des violences, on est dans les sévices."

Mais l'avocat de la partie civile dénonce surtout un manque de discernement de la part des forces de l'ordre : "Si les autorités avaient agi autrement, ces faits n'auraient jamais eu lieutrois signalementsde plus en plus alarmants, avaient été faits par le CHU au parquet. Elle décrivait alors des violences depuis plusieurs mois, émanant de toute sa famille". Mais la justice a considéré cette affaire dans un premier temps "sous l'angle d'une jeune fille qui ne respecte pas l'autorité."

 

Une mère condamnée pour avoir introduit un piment dans le sexe de sa fille
Une mère condamnée pour avoir introduit un piment dans le sexe de sa fille
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Centrafrique-Presse.com
8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 16:05
[Reportage] En Centrafrique, l’accès aux soins est encore un véritable défi

 

 

Par RFI Publié le 08-04-2019 Modifié le 08-04-2019 à 03:58

 

Ce dimanche 7 avril, l’OMS célébrait la Journée mondiale de la santé. L’une des priorités de l’organisation est la couverture santé universelle partout. Mais en Centrafrique, l’accès à la santé est encore un véritable défi. Le coût est un obstacle et retarde la prise en charge des malades. L’insécurité qui règne à l’intérieur du pays rend l’accès aux centres de soins souvent difficile pour les patients. Et une fois le centre de santé rejoint, les problèmes ne sont pas terminés. Reportage dans le centre de santé publique de l’hôpital de l’Amitié.

L’hôpital est calme. Une infirmière garde un œil sur les patients admis aux urgences. Alice, venue rendre visite à sa tante, déplore le manque de médicaments.

« C’est un peu compliqué. On ne fait rien, les malades meurent comme ça parce qu’il n’y a pas assez de produits. Il y a des hôpitaux où l'on dit qu’il y a la gratuité, mais on ne voit pas la gratuité. Des fois les produits ne sont même pas ici à Bangui, il faut commander les produits ailleurs. Si ça tarde, le malade meurt. Ça met en colère. »

Vieillissement et vétusté des établissements, l’accès à l’eau parfois difficile sont des problèmes aussi importants.

« Nous n’avons pas de scanner, nous n’avons pas d’IRM et cela fait que quand un patient a besoin de ces équipements on est obligé de voir la possibilité de le faire évacuer vers l’extérieur. Et donc avec un coup assez énorme. Donc nous avons franchement besoin de ces équipements pour que l’hôpital puisse être vraiment utile à toute la population », explique Jean Chrysostome Kette, le directeur de l’hôpital de l’Amitié.

Catherine accompagne son beau-fils. Il a été difficile de réunir les fonds pour venir. « Oui, c’est cher. Je suis cultivatrice, ce n’est pas facile de trouver les 1 000 francs pour la consultation, dit-elle. Il faut aussi payer les médicaments. C’est cher. Alors quand on est malade, on ne vient pas automatiquement à l’hôpital. »

Ici, pas de gratuité des soins ni de couverture santé minimale. Les patients doivent tout payer et souvent il faut compter sur la famille pour soutenir cet effort financier important.

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 15:39
Nouvelles nationales sur ADV
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Centrafrique : la SODECA veut désamorcer la crise de l’eau dans la capitale

 

Bangui, Centrafrique 2019-04-06 (ADV) – La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA), confrontée à des problèmes techniques qui causent la pénurie de l’eau potable dans la capitale, est dans la dynamique de la résolution de ce problème. Les responsables de cette société ont rencontré ce vendredi le Premier ministre pour chercher à résoudre ce problème.

Confrontées aux difficultés de l’approvisionnement en eau ces derniers temps suite à certains problèmes techniques enregistrés au niveau de la SODECA, les populations se plaignent du sèchement de leur robinet. C’est dans ce contexte qu’une rencontre importante a été organisée pour trouver la solution à ce problème dans la capitale.

Le Premier ministre Firmin Ngrebada a donc tenu une réunion d’urgence, ce vendredi 05 avril 2019, avec le ministre intérimaire de l’Energie et de l’Hydraulique Thierry Kamach, le directeur de Cabinet du ministère des Finances, la directrice générale de la SODECA Mme Justine Sow Ouakara et le directeur général de l’ENERCA Thierry Patience Bendima. L’objectif de cette rencontre est de débattre de la question de pénurie d’eau dans la ville de Bangui.

«Les instructions ont été données par le Premier ministre et nous procéderons très rapidement aux acquisitions des équipements techniques si les fonds sont mis à notre disposition… », a déclaré la directrice générale de la SODECA au sortir de la rencontre au service de communication de la presse de la Primature.

Pour la directrice générale, le chef du gouvernement centrafricain qui se préoccupe de la situation, entend répondre à une suite favorable d’ici peu de temps. Mme Justine Sow Ouakara a rassuré que les instructions du Premier ministre Firmin Ngrebada seront mises en pratique et la population banguissoise se verra soulagée avec la fin de pénurie d’eau.

Malgré la potentialité importante des ressources en eau du pays, l’accès à l’eau potable reste marqué par une insuffisance des ouvrages et infrastructures tant en milieu urbain qu’en milieu rural. Cette situation est caractérisée par un faible taux de couverture en eau de l’ordre de 34 %, selon les données officielles du gouvernement.

La capitale Bangui connait une forte concentration depuis le déclenchement de la crise dans les villes de provinces.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

Centrafrique : le Mouvement Cœurs-Unis lance une vaste campagne de vulgarisation de l’accord de paix de Khartoum

 

Bangui, Centrafrique 2019-04-06 (ADV) – Le Mouvement Cœurs-Unis (MCU), une mouvance politique du président Faustin Archange Touadera a annoncé le vendredi 5 avril le démarrage d’une vaste campagne de sensibilisation de la population sur l’accord de paix de Khartoum, signé entre le gouvernement et les 14 groupes armés du pays.

Cette campagne est annoncée alors que les parties signataires sont en plein pied dans la mise en œuvre de cet accord, obtenu après un long processus.

Le MCU, parti au pouvoir, ne veut rester en marge de la vulgarisation de cet accord qui suscite aujourd’hui des consternations de la part de certains partis politiques de l’opposition, en ce qui concerne la nomination des représentants des groupes armés dans les instances de prise de décision et dans le gouvernement.

Selon Evariste Ngamana, rapporteur général du MCU, son mouvement compte organiser ces campagnes « dans tous les arrondissements de Bangui et les villes de provinces, afin d’expliquer à la population les bien fondés de cet accord et des nominations de ces derniers jours ».

Au côté du MCU, le gouvernement, les parties signataires notamment les groupes armés et la communauté internationale se sont aussi lancés dans la vulgarisation de ce document, l’unique voie de sortie de crise et de la paix dans ce pays plongé dans les violences depuis plusieurs années.

Dans sa quête de recherche pacifique de la paix, le président centrafricain a pris une décision historique, nommant certaines personnalités proches des groupes armés dans le gouvernement afin de respecter l’article 21 de cet accord qui parle du caractère inclusif du gouvernement.

Deux mois après la signature de cet accord, la Centrafrique retrouve une stabilité, les barrières illégales levées dans plusieurs villes même si certains leaders politiques lancent une campagne de désinformation, incitant aux violences et à l’échec de cet accord.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 15:34

 

 

https://agencecamerounpresse.com  dimanche, 07 avril 2019 11:43 Ferdinand

 

Le blocus total de l’axe Bouar (RCA) – Garoua-Boulaï (Cameroun) ordonné par Abdoulaye Miskine fait suite à l’attaque par les forces onusiennes des hommes du chef rebelle centrafricain.

 

Abdoulaye Miskine fait la pluie et le beau temps dans la zone centrafricaine sous son influence et ce malgré la présence des troupes onusiennes dans le pays. N’ayant certes pas vocation à s’en prendre aux positions rebelles, les troupes de la Minusca ont le vendredi 5 avril dernier lancé une attaque contre les rebelles centrafricains du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC). De source onusienne, cette attaque a été menée en conformité avec le mandat d’interposition qui est celui de la mission. Pour ce faire, les troupes de l’ONU auraient utilisé les gros moyens. Selon la centrafricaine, c’est avec des chars et autres hélicoptères de combat que la Minusca seraient parvenues à déloger les rebelles  de leurs positions.  

Dans un communiqué publié le 6 avril 2019 par le leader du FDPC, cette attaque aurait fait dans les rangs de ses hommes, trois morts et de nombreux blessés. Y faisant suite, Abdoulaye Miskine a ordonné ce samedi la suspension de toute circulation et de toute activité sur le corridor Douala – Bangui, jusqu’à nouvel ordre.

« Suite aux attaques que subissent les éléments du  Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), je demande à la population de la frontière camerounaise et celle de la Centrafrique de suspendre les déplacements entre la Centrafrique et Garoua-Boulaï », peut-on lire dans le communiqué.

La Force de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) reconnait avoir mené, le 5 avril 2019, une opération à Zoukombo (RCA), localité située près de Garoua-Boulaï à l’Est du Cameroun.

« Cette localité est depuis le 3 mars 2019, le théâtre d’abus et de violations commis par le FDPC d’Abdoulaye Miskine, pourtant signataire de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. En plus d’avoir pendant un moment érigé des barricades sur la route nationale 1, essentielle pour l’économie du pays, les éléments du FDPC se sont approprié 11 pick-up appartenant à une compagnie nationale. Face à cette situation et conformément à son mandat, la Force de la MINUSCA a lancé une opération destinée à mettre fin à ces abus et violations par le FDPC, récupérer les véhicules et libérer définitivement cet axe », a annoncé la MINUSCA dans un communiqué publié le même vendredi.

La MINUSCA appelle par ailleurs tous les groupes armés centrafricains à respecter leurs engagements dans le cadre de l’Accord de paix discuté à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, et à cesser tous les abus et violations.

Pour rappel, Abdoulaye Miskine avait été arrêté à Bertoua, à l’est du Cameroun en 2013. Après plus d’un an de détention à Yaoundé, il était libéré, selon certaines sources en échange d’otages camerounais et d’un prêtre polonais alors détenus par ses hommes.

 

 

Cameroun – RCA: Le rebelle centrafricain Abdoualye Miskine du FDPC ordonne le blocus total de l’axe Bouar (RCA) – Garoua-Boulaï (Cameroun)

 

Par Peter KUM | Cameroon-Info.Net  YAOUNDE - 06-Apr-2019 - 23h22

 

Faisant suite à l’attaque de ses hommes par la force l’onusienne, le vendredi 5 avril 2019, le Général Abdoulaye Miskine qui annonce avoir perdu trois de ses éléments, a ordonné ce samedi la suspension de toute circulation et de toute activité sur le corridor Douala - Bangui, jusqu’à nouvel ordre.

« Suite aux attaques que subissent les éléments du  Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), je demande à la population de la frontière camerounaise et celle de la Centrafrique de suspendre les déplacements entre la Centrafrique et Garoua-Boulaï », a annoncé dans un communiqué publié le 6 avril 2019 par le leader du FRDPC, le Général Abdoulaye Miskine.

Dans un précèdent communiqué, le Général Abdoulaye Miskine rapporte que trois de ses éléments ont été tué et plusieurs autres blessés quand la force l’onusienne a attaqué, vendredi 5 avril 2019, les positions du FDPC. « Avec des chars et des hélicoptères de combat », les hommes d’Abdoulaye Miskine ont été délogés selon la presse centrafricaine.

La Force de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) reconnait avoir mené, le 5 avril 2019, une opération à Zoukombo (RCA), localité située près de Garoua-Boulaï à l’Est du Cameroun.

« Cette localité est depuis le 3 mars 2019, le théâtre d’abus et de violations commis par le FDPC d’Abdoulaye Miskine, pourtant signataire de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. En plus d’avoir pendant un moment érigé des barricades sur la route nationale 1, essentielle pour l’économie du pays, les éléments du FDPC se sont approprié 11 pick-up appartenant à une compagnie nationale. Face à cette situation et conformément à son mandat, la Force de la MINUSCA a lancé une opération destinée à mettre fin à ces abus et violations par le FDPC, récupérer les véhicules et libérer définitivement cet axe », a annoncé la MINUSCA dans un communiqué publié le 5 avril 2019.

La MINUSCA appelle par ailleurs tous les groupes armés centrafricains à respecter leurs engagements dans le cadre de l’Accord de paix discuté à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, et à cesser tous les abus et violations.

Le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine paralyse le transport entre la RCA et le Cameroun
Le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine paralyse le transport entre la RCA et le Cameroun
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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 14:46
Bangui : Deux braqueurs du km5 dans le filet de la police
Bangui : Deux braqueurs du km5 dans le filet de la police
Bangui : Deux braqueurs du km5 dans le filet de la police
Bangui : Deux braqueurs du km5 dans le filet de la police
Bangui : Deux braqueurs du km5 dans le filet de la police

 

https://www.radiondekeluka.org  lundi 8 avril 2019 11:20

 

Deux malfrats dont un ancien maire du 3e arrondissement ont été arrêtés par la police dans la nuit du samedi 6 à dimanche 7 avril suite à une opération de cambriolage d'un véhicule d'une ONG internationale. La police se félicite de cette opération alors que les deux braqueurs évoquent des raisons controversées.

Il s'agit de Fadoul Mahamat, ancien maire du 3ème arrondissement de Bangui et de son complice Issa Abdel Nassir arrêtés par la police suite à une opération de vol du bus appartenant à l'ONG DRC. Depuis la crise politico-sécuritaire, le vol des véhicules neufs de toute marque aux ONG et aux particulier est devenu monnaie courante dans cette partie de la capitale. Plusieurs plaintes contre X sont enregistrées au tribunal suite au vol des véhicules dans le 3e arrondissement de Bangui.

Pour Bienvenu Zokoue, directeur général de la police, il ne fait aucun doute que les deux braqueurs sont les cerveaux d'un réseau recherché par la police. "Tous les renseignements traités par la police font état de ce que tous les braquages opérés aussi bien dans la ville de Bangui et ses environs, tous les produits sont automatiquement recelés par M. Fadoul" a-t-il indiqué.

Il revient sur les circonstances en affirmant que "l'ancien maire du 3e arrondissement était malheureusement au volant du bus braqué en compagnie d'un certain Abdel Nassir", a-t-il soutenu.       

Le Premier ministre, Firmin Ngrébada n'a pas tardé à faire le déplacement de l'OCRB, où il a instruit la police à tout faire pour boucler le dossier afin de permettre à la justice de juger l'affaire.

 

 

Informé d'un acte de braquage d'un mini bus appartenant à une ONG humanitaire intervenu le samedi 6 avril 2019 à 23 heures au niveau de la station d'essence Tradex dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, le Premier Ministre Firmin Ngrebada s'est rendu ce dimanche 7 avril 2019 en début d'après-midi à l'Office Central de Répression du Banditisme(OCRB) pour visiter les auteurs de ce braquage mis aux arrêts.

Selon la Police, l'auteur principal de cette opération mafieuse est l'ancien maire du 3ème arrondissement Monsieur Fadoul, blessé dans l'opération, remis à Médecin Sans Frontières(MSF) pour des soins puis repris par L'OCRB.

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 14:45
Visite du Président TOUADERA à Washington DC du 07 au 12 avril 2019.
Visite du Président TOUADERA à Washington DC du 07 au 12 avril 2019.
Visite du Président TOUADERA à Washington DC du 07 au 12 avril 2019.

 

 

Pendant cette visite aux États-Unis, de dimension politique et économique, le président centrafricain aura des séances de travail avec le Secrétaire d'Etat américain, M. Michael POMPEO pour la signature du partenariat d'assistance à la sécurité, Les représentants du Département du Trésor américain, l'Administrateur de l'USAID, la Banque Mondiale, la Chambre des représentants. Au Pentagone, le Sous-Secrétaire d'Etat américain à la Défense, David TRACHTENBERG.

 

Le Président TOUADERA participera à une table ronde avec les investisseurs en partenariat avec la Banque de Développement d'Afrique, ainsi que des entreprises américaines désirant investir en République Centrafricaine;

 

Le Chef de l'Etat centrafricain participera à plusieurs autres rencontres avec des ONG, des organisations religieuses et de la société civile américaine...

 

L'objectif déclaré du Président de la République et de son gouvernement est de mobiliser les partenaires bilatéraux et multilatéraux, les partenaires et investisseurs privés à accompagner le gouvernement pour la restauration économique et politique de la République Centrafricaine après la signature de l'Accord de paix et de réconciliation...

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 14:44
Faustin-Archange Touadera: "Il n’y a pas de paix durable bâtie sur l’impunité"

 

https://www.dw.com 04.04.2019

 

Dans un entretien accordé à la DW, le président centrafricain Touadéra revient sur l'accord de Karthoum entre gouvernement et groupes rebelles. Il évoque le statut de ces présumés rebelles et la position de la justice.

De passage à Bruxelles dans le cadre de la conférence Africa-Belgium Business week qui a mis son pays à l'honneur cette année, le président centrafricain Faustin-Archange Touadera a tenu à rassurer les investisseurs belges sur l'amélioration du climat économique et sécuritaire dans son pays. Il a par ailleurs rappelé que la Centrafrique sort de plusieurs années de crise mais qu'aujourd'hui le pays travaille dur pour redorer son image et endiguer plusieurs maux entre autres le chômage qui affecte les jeunes.

Dans son interview accordée à la DW, Faustin-Archange Touadera évoque l'accord de Karthoum conclu récemment à Addis-Abeba entre son gouvernement et des groupes rebelles. L’accord de Khartoum signé le 6 février, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l’UA est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé. Certains groupes rebelles signataires de cet accord de paix sont actuellement membres du gouvernement inclusif mis en place à Bangui en fin mars. Mais le président Touadera rassure que justice sera rendue pour les victimes.

 

DW: Monsieur le président bonjour. Un accord a récemment été conclu à Karthoum. Celui-ci a débouché sur la formation d’un gouvernement inclusif avec des groupes rebelles. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet?

 

Touadera: Le 6 février à Bangui nous avons signé un accord pour la paix et la réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés. Dans cet accord-là, l'article 21 prévoit un gouvernement inclusif, et c'est ce que, sans tarder, nous avons commencé à mettre en œuvre. Le 3 mars, nous avons mis en place un gouvernement inclusif, mais il semble que certains des groupes armés ont estimé que le niveau de représentativité n'était pas très bon et il y a eu quelques contestations. Mais évidemment comme dans l'accord est prévu des mécanismes d'échange sur certaines questions, donc le 18 mars, l'Union africaine qui est facilitatrice, a convié les groupes armés et le gouvernement à une discussion au jour d'aujourd'hui. A Addis donc il y a eu entente. Nous sommes en train de mettre en œuvre. Et un gouvernement a été mis en place avant de venir ici. Juste le jeudi dernier, j'ai tenu le premier conseil et je pense que le mardi 2 avril, le Premier ministre a fait un conseil de cabinet et les choses se passent bien.

 

DW: Au niveau de la justice, est-ce que ces personnes qui sont présumés rebelles pourront un jour comparaître devant la justice. ? Parce que les gens grincent des dents. Qu'est-ce que vous répondez aux gens qui se posent des questions par rapport à cela?

 

Touadéra: Ce qui est bien dans cet accord, c'est que tout le monde reconnaît que l'impunité n'est pas bien pour la paix. Aussi bien les groupes armés que tout le monde. Donc il n'est pas question d'impunité ici. C'est pour cela qu'un mécanisme a été mis en place. Nous avons commencé à mettre en place la commission inclusive qui d'abord a un rôle pédagogique et qui pourra qualifier les types disons de situations, qu'est-ce qu'il faut en faire. On va étudier. Ensuite le relais sera pris par la Commission vérité justice réparation et réconciliation. Et ça n'empêche pas que justice soit rendue. C'est non à l'impunité, non à l'impunité. Bien sûr nous mettons en place un certain nombre de mécanismes qui permettent dans cette période de continuer à travailler. Cette commission est justement faite pour ça.

 

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 14:20
Opération de la Force de la MINUSCA dans la localité de Zoukombo
Opération de la Force de la MINUSCA dans la localité de Zoukombo

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Opération de la Force de la MINUSCA dans la localité de Zoukombo

 

Bangui, le 5 avril 2019 - Depuis ce vendredi 5 avril, la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) mène une opération à Zoukombo, dans la préfecture de la Mamberé Kadéi, (ouest de la République centrafricaine).

 

Cette localité est depuis le 3 mars 2019, le théâtre d’abus et de violations commis par le FDPC d’Abdoulaye Miskine, pourtant signataire de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. En plus d’avoir pendant un moment érigé des barricades sur la route nationale 1, essentielle pour l’économie du pays, les éléments du FDPC se sont approprié 11 pick-up appartenant à une compagnie nationale.

 

Face à cette situation et conformément à son mandat, la Force de la MINUSCA a lancé une opération destinée à mettre fin à ces abus et violations par le FDPC, récupérer les véhicules et libérer définitivement cet axe.

 

La MINUSCA appelle tous les groupes armés à respecter leurs engagements dans le cadre de l’Accord de paix discuté à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, et à cesser tous les abus et violations. Elle rappelle sa détermination à exécuter son mandat pour protéger les populations civiles et les institutions, conformément à la résolution 2448 du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

 United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 (also WhatsApp) - 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

https:// minusca.unmissions.org

 

 

OPÉRATION DE LA FORCE DE LA MINUSCA DANS LA LOCALITÉ DE ZOUKOMBO

 

Depuis ce vendredi 5 avril, la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) mène une opération à Zoukombo, dans la préfecture de la Mamberé Kadéi, (ouest de la République centrafricaine).

 

Cette localité est depuis le 3 mars 2019, le théâtre d’abus et de violations commis par le FDPC d’Abdoulaye Miskine, pourtant signataire de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. En plus d’avoir pendant un moment érigé des barricades sur la route nationale 1, essentielle pour l’économie du pays, les éléments du FDPC se sont approprié 11 pick-up appartenant à une compagnie nationale.

 

Face à cette situation et conformément à son mandat, la Force de la MINUSCA a lancé une opération destinée à mettre fin à ces abus et violations par le FDPC, récupérer les véhicules et libérer définitivement cet axe.

 

La MINUSCA appelle tous les groupes armés à respecter leurs engagements dans le cadre de l’Accord de paix discuté à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, et à cesser tous les abus et violations. Elle rappelle sa détermination à exécuter son mandat pour protéger les populations civiles et les institutions, conformément à la résolution 2448 du Conseil de sécurité des Nations unies.

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 14:41

Lu pour vous

 

Accord de Khartoum : « … l’Union Africaine et l’ONU nous ont imposé ce qu’elles n’ont jamais dicté ailleurs », dixit Professeur Gaston Mandata N’Guérékata..

 

Par Anselme MBATA , Journaliste et Rédacteur en chef du CNC  le 3 avril 2019 , 5:17

 

C’est dans une interview exclusive à CNC que le Professeur Gaston Ngrékata mandata, par ailleurs Président du Parti pour la renaissance centrafricaine(PARC) réagit pour la première fois depuis la signature à Bangui de l’accord de paix entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés le 6 février dernier.

Voici l’intégralité de l’interview avec le Professeur :

 

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur le Président

 

Gaston Mandata N’Guérékata : Bonjour Monsieur le Journaliste

 

CNC: Le 6 février dernier, le gouvernement Centrafricain et les 14 groupes armés ont signé un Accord de Paix à Khartoum sous les auspices de l’Union Africaine et de l’ONU. Le huitième du genre depuis le début de cette crise en 2013. Certains observateurs le qualifient d’un acte politique fort de la dernière chance pour la paix en Centrafrique.

Pour vous Monsieur le Président, en quoi ce nouvel accord se différencie-t-il des précédents ?

Gaston Mandata N’Guérékata : D’abord je fais remarquer que l’Union Africaine et l’ONU nous ont imposé ce qu’elles n’ont jamais dicté ailleurs. En effet, jamais l’Union Africaine et l’ONU n’ont demandé au Président Museveni de négocier avec Joseph Kony et la LRA. Jamais ces organisations n’ont invité le Président Nigérian à s’asseoir à table avec Boko Haram et discuter du partage du pouvoir. En cela je trouve que cette Communauté Internationale fait du deux poids deux mesures. Je dis qu’elle nous méprise.

Ceci dit, étions-nous obligés d’aller à Khartoum tenir une conférence de haut niveau dans un pays où le pouvoir central est contesté dans la rue, où le leader est lui-même poursuivi par la CPI et en bons termes avec certains leaders de ces Groupes Armés? Etait-ce une bonne chose d’aller à des négociations en position de faiblesse militaire, surtout après le camouflet de la journée de l’alimentation à Bambari? N’ayant pas été consulté ou associé à la rencontre de Khartoum, en ma qualité de Chef d’un parti pourtant de la mouvance Présidentielle, je ne peux que me poser ces questions.

Après coup, tout en reconnaissant les qualités de notre Premier Ministre, homme d’expériences et grand commis de l’Etat, je me demande si le pouvoir avait posé des préalables comme il se doit dans ce genre de négociations avant d’aller à Khartoum? Par exemple ne devraient prendre part aux négociations que les Centrafricains et non des étrangers venus à la faveur de nos moments de faiblesse pour tuer, spolier et piller nos ressources naturelles. Le Président Touadéra a un pouvoir issu du peuple tel que la Constitution le lui confère. Il est le garant de la loi fondamentale qui par délimite par ailleurs son pouvoir discrétionnaire. Personne, je dis bien personne ne pouvait lui reprocher de dire non à toute initiative où il ne voit pas l’intérêt pour son peuple.

Maintenant certains disent que c’est un “acte politique fort de la dernière chance”? Wait and see. Combien d’accords ont été signés en une dizaine d’années qui n’ont jamais ramené la paix en Centrafrique?

CNC: Monsieur le Président, vous dites des choses graves sur le régime de votre allié

Gaston Nguerekata: Ecoutez, si à mon âge je ne dis pas ce que je pense, ce ne sera pas dans la tombe que je le ferai. Et puis, de toute façon dans toute famille on peut avoir des points de divergence. Mon parti soutient le Président Touadéra, mais cela ne veut pas dire que nous soyons d’accord sur toute sa politique. Nous ne sommes pas à un stade de divorce, loin de là. Nous parlons de l’intérêt général du pays, non d’un intérêt partisan.

 

CNC: Dans cet accord, les parties s’engagent sur plusieurs points, notamment le partage du pouvoir avec les groupes armés à travers un gouvernement dit « inclusif » et la mise en place des unités spéciales mixtes de sécurité composées des FACAs et des rebelles pour deux ans. C’est une sorte de «transition démocratique » selon certains observateurs de la vie politique centrafricaine. Que dites-vous?

 

Gaston Mandata N’Guérékata: Vous posez plusieurs questions en une seule. D’abord Je ne pense pas que le Président pense un seul instant “partager le pouvoir” avec les groupes armés. Ce pouvoir, encore une fois, il le tient du peuple souverain. Ce qui pour moi pose problème ici c’est la nomination des personnes, en particulier des étrangers, sur lesquelles pèsent de forts soupcons de crimes de guerre aussi bien que de crimes contre l’humanité en tant qu’auteurs ou co-auteurs, à de hautes fonctions de l’Etat, ce que certains considèrent comme une violation de la Constitution et des Recommandations du Forum de Bangui, un forum qui a pourtant réuni l’ensemble de la communauté nationale, y compris ceux que vous appelez Groupes Armés.

En outre, comment l’enseignant que je suis pourrait dorénavant exiger de ses étudiants plus d’efforts, dans la mesure où les diplômes et durs labeurs à l’école semblent être éclipsés, voire foulés du pied par la nomination de demi-lettrés pour ne pas dire d’illettrés et autres étrangers à des fonctions ministérielles.

Croyez-moi, ces nominations sont un accident grave de l’histoire dont nous n’avons pas encore mesuré les conséquences sur la stabilité du pays. Les véritables fondamentaux d’un développement et d’une paix durables sont la justice, une éducation de qualité de l’ensemble de la population et une recherche permanente de valeurs de travail, d’excellence et de mérite.

Pour ce qui concerne le gouvernement dit inclusif, je me demande comment des personnalités aussi compétentes que sont par exemple les ministres du Plan, de la Défense, de la Santé, de la Justice, de la Recherche Scientifique ou de la Promotion de la Femme, pour ne citer que celles que je connais bien, vont pouvoir cohabiter avec des analphabètes et autres bras cassés qui souvent ne connaissent pas le fonctionnement de l’Etat.

A propos des brigades mixtes, je crois que ce n’est pas une mauvaise idée en soi, mais à condition qu’elle soit bien exécutée. La réussite de ce projet dépendra de la satisfaction des conditions suivantes :

 

– des critères précis doivent être définis pour le choix des éléments des Groupes Armés devant faire partie de ces brigades mixtes ;

 

-une petite formation devant être donnée à ces éléments et un esprit de corps et de solidarité doit être créé avec les FACAs.

 

-enfin la chaine de commandement doit être clarifiée.

 

CNC: Selon vous, le partage du pouvoir avec les rebelles est une meilleure option ou c’est juste une prime aux nombreux crimes qu’ils auraient commis?

Gaston Mandata N’Guérékata Encore une fois je ne crois pas que le Président Touadéra veuille partager le pouvoir avec les Groupes Armés. Remarquez qu’il a bien conservé la main sur les portefeuilles régaliens. Si mon Parti avait été consulté avant la rencontre de Khartoum, nous aurions proposé un autre schéma, par exemple un Conseil Consultatif dirigé par le Chef de l’Etat ou son Représentant et composé des principaux chefs des Groupes Armés, Partis Politiques et Société Civile, chargé de veiller au respect des dispositions dudit accord, mais à titre bénévole. Il est injuste, voire indécent, de nommer des bourreaux à des fonctions où ils seront payés sur des taxes prélevés chez les victimes.

 

CNC: Parlant du gouvernement inclusif, l’Opposition Démocratique et la Société Civile ne sont pas représentées. Ce qui a poussé quatre partis politiques de l’opposition a critiqué dans une déclaration commune le caractère non inclusif du nouveau gouvernement dirigé par le Premier Ministre Firmin Ngrébada et issu de l’accord de Khartoum.

Selon vous, en votre qualité du Président du Parti Centrafricain pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), la mise à l’écart de l’opposition démocratique n’est-elle pas une faute politique pour le Premier Ministre ?

 

Gaston Mandata N’Guérékata Si la composition d’un gouvernement inclusif suffisait à ramener la confiance, cela se saurait. Je vous ai donné des exemples où aucune action inclusive n’a permis de ramener la paix, je citerai en plus le cas du Rwanda qui fait école en la matière.

Les Partis Politiques n’ont pas été suffisamment associés au règlement de la crise alors que la rencontre de Khartoum en donnait la possibilité.

L’ouverture s’est portée particulièrement en direction des Groupes Armés et pas assez en direction des Partis Politiques et la Société Civile.

Les Groupes Armés ont des intérêts divergents. Je ne comprends pas que nous n’ayions pas été capables de rassembler les forces vives de la nation pour ceux-ci en minorité. Au lieu de cela, nous avons réussi l’exploit de les fédérer contre nous, contre le peuple souverain, au point de leur donner désormais un statut official – c’est incroyable et déplorable!

 

CNC: Pour faire taire les armes, le gouvernement et les 14 groupes armés ont décidé de mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité. Et ces unités, faut-il le rappeler Monsieur le Président, prévoient une composition à majorité des rebelles, forces, non-conventionnelles, que des FACAs. Quelle est votre lecture de leur mission?

Gaston Mandata N’Guérékata Je me suis deja prononcé sur ce point. Je suis sûr que nos autorités auront la sagesse de ne pas choquer outre mesure nos forces de défense et de sécurité, lesquelles ont été formées à grands frais par le sacrifice du peuple et les efforts de la Communauté Internationale.

 

CNC: En d’autres termes, le Président Touadera a failli à sa mission de protection du peuple?

Gaston Mandata N’Guérékata. Non. Le Président Touadéra a une volonté manifeste de nous conduire vers la paix. Mais comme vous savez, il y a toujours mille chemins pour y parvenir. Nous n’avons pas l’apanage de la vérité. Nous pensons néanmoins que continuer à tendre la main aux rebelles qui ne respectent jamais leurs paroles et qui n’ont aucun projet pour le pays, ne fera que retarder l’avènement d’un jour meilleur pour nos populations meurtries. Voyez-vous, ces gens prétendent occuper 80% du pays. Que font-ils dans ces territoires? Construisent-ils des écoles, des centres de santé, des routes? Organisent-ils les populations autour des projets de développement? NON. A l’inverse, ils spolient les populations, lèvent des taxes illégales pour leurs propres besoins, bref – rien de révolutionnaire, de progressiste. En bon francais, ce sont des aventuriers pour ne pas dire des prédateurs économiques et des criminels.

 

CNC: Contrairement à l’année dernière, le Président Touadéra a fêté son troisième anniversaire au pouvoir sans tambour ni trompette. Est-ce parce qu’il a échoué?

Gaston Mandata N’Guérékata De quel échec parlez-vous? Le Président Touadéra a hérité d’une situation très difficile. Il ne pouvait faire de miracle en si peu de temps. Je crois plutôt qu’il n’a pas suffisamment capitalisé le soutien du second tour de l’élection présidentielle. Voyez-vous, un pouvoir issu des urnes ne doit pas négocier avec des gens qui prennent en otage des populations entières. Que veulent-ils en fin de compte? Quelles revendications politiques? Quelle idéologie? Les Sélékas ont pris le pouvoir en 2013. Qu’en ont-ils fait? Sinon des tueries, des exactions les plus graves de mémoire de centrafricain, la destruction de biens notamment les archives des municipalités aux fins d’introduire illégalement dans le pays des tueurs étrangers qui les ont aidés à prendre le pouvoir. Ils ont favorisé l’émergence des anti-balakas comme force de défense patriotique hélas devenue elle aussi force du mal. Il est temps qu’ils le reconnaissent.

Je me permets ici d’interpeller mon frère Nourredine Adam. Je lui dis ce que j’avais dit à mon autre frère Djotodia en 2013 dans son Palais du Camp de Roux. Nous sommes de la même région, Monsieur Nourredine. Vous fustigez le pouvoir de Bangui d’avoir abandonné notre région. Mais sommes-nous les seuls à être abandonnés par Bangui? Et l’extrême Est, le Sud-Ouest, le Nord-Ouest, autant de régions toutes aussi abandonnées par le pouvoir central depuis des décennies? Pourquoi prendre les armes et non adopter un combat non-violent comme Gandhi, Martin Kuther King Jr., Nelson Mandela par exemple aux fins de préserver des vies humaines? Quelle est votre vision pour notre pays? Parce que dans ce domaine, il n’est possible de gagner de combat que si vous tenez un discours clair, lisible, patriotique.

Enfin pour revenir à votre question, je me dois de saluer la décision du Chef de l’Etat qui n’a pas invité la population à des grandes festivités ce 30 Mars. J’ai toujours pensé qu’il n’y a rien à fêter tant que le peuple est dans cette immense souffrance.

Mon parti le PARC est toujours disposé à contribuer au retour de la paix, et je réitère encore une fois notre adhésion à la politique du Président Touadéra, même si nous ne partageons pas son approche de la question sécuritaire tout en souhaitant que nous ayions tors sur ce point.

 

CNC: Monsieur le Professeur, je vous remercie

 

Gaston Mandata N’Guérékata. Merci de l’opportunité que vous m’avez offerte pour m’adresser aux Centrafricaines et Centrafricains.

 

Propos recueillis par Anselme Mbata

 

« … l’Union Africaine et l’ONU nous ont imposé ce qu’elles n’ont jamais dicté ailleurs » Pr Gaston Nguerekata
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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 13:59
RCA : formation des avocats du corps spécial de la CPS

 

 

Par RFI Publié le 04-04-2019 Modifié le 04-04-2019 à 13:16

 

En Centrafrique, la mise en place de la Cour pénale spéciale (CPS) se poursuit. Cette cour hybride composée de magistrats nationaux et internationaux sera chargée de juger les crimes les plus graves commis dans le pays depuis 2003. Cette Cour disposera d’un corps spécial, un organe qui réunira des avocats capables d’assurer la défense tant de victimes que d’accusés. La Mission de l’ONU, en partenariat avec Avocat sans frontières, dispense toute cette semaine un complément de formation à une vingtaine d'avocats centrafricains.

Une vingtaine d’avocats pressentis pour intégrer le corps spécial de la CPS sont assis, studieux. Il s’agit d’appréhender ici les questions de droit international, explique Elisa Novic qui est en charge des questions de justice transitionnelle pour l’ONG Avocat sans Frontières : « On est en train d’approcher une matière qui est relativement nouvelle pour la Centrafrique. Donc il faut pouvoir regarder un peu comment les choses ont été traitées dans d’autres pays, dans d’autres juridictions dans d’autres cours. Donc l’enjeu c’est déjà la technicité de la matière, qu’ils se l’approprient qu’ils aient les bonnes clés. »

Cela passe par de la théorie, mais aussi des exercices pratiques. « Y en a deux qui travaillent côté procureur à devoir identifier les crimes, expliquer pourquoi les crimes sont constitués. Et deux qui travaillent en défense à expliquer pourquoi les crimes ne sont pas constitués », ajoute Elisa Novic.

Début des enquêtes

Un complément de formation bienvenue, selon Joseph Akem-Mevoungou, avocat au barreau de Centrafrique et vice-président de la commission formation et texte du barreau : « La CPS a pour vocation de juger les crimes graves en l’occurrence crime de génocide, crime de guerre, crime contre l’humanité. Et donc c’est un peu une nouveauté pour le barreau centrafricain. Il va bien falloir donner les outils nécessaires aux avocats centrafricains de pouvoir mieux appréhender les instruments juridiques pour mieux faire leur travail devant cette juridiction spécialisée. »

La Cour a déménagé cette semaine dans ses locaux définitifs et son travail concret a lui commencé. Le dépôt des plaintes ainsi que les enquêtes ont déjà débuté.

 

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