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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 21:14
Messe de soutien pour la venue du Pape François à Bangui
Messe de soutien pour la venue du Pape François à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 20:44

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

CP/SPK#053/2015

 

 

27 octobre 2015 – Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République Centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, a appelé tous les Centrafricains à la retenue pour éviter une spirale de violence aux conséquences lourdes et rassuré la population sur la présence sur le terrain de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et de ses partenaires pour éviter une escalade de la violence.

 

« La MINUSCA condamne fermement le recours à la violence pour régler toute sorte de divergence. Nous appelons à la retenue pour que les événements malheureux de ces derniers jours ne se transforment en un drame plus grand qui pourrait entrainer davantage de pertes de vie et des dégâts matériels et faire reculer la paix», a déclaré le Chef de MINUSCA, dans un message diffusé mardi sur les ondes de Guira FM, la radio de la Mission. Onanga-Anyanga réagissait aux incidents enregistrés lundi et mardi à Bangui. Des incidents ont également enregistrés à Bambari et Bira mais ont été vite maîtrisés.

 

« Nous lançons un appel à toutes les personnes de bonne volonté », a-t-il ajouté en exhortant les leaders religieux, les leaders communautaires, la société civile, la classe politique et les autorités nationales à élever leurs  voix « pour éviter une escalade et une violence stérile ».

 

Dans son message, Onanga-Anyanga a rassuré la population en évoquant la coordination entre la MINUSCA et ses partenaires, notamment l’opération Sangaris, pour éviter l’escalade de la violence. « Nous avons travaillé en très bonne intelligence avec Sangaris. Nos forces ont été à pied d’œuvre toute la nuit. Nous sommes présents, nous serons dans les quartiers les plus difficiles », a dit le Représentant spécial, tout en réaffirmant la disponibilité de la MINUSCA à travailler avec tous les Centrafricains, « quelque soient leurs diversités, afin que le pays sorte de cette situation qui est tout simplement inacceptable ». 

 

Le Représentant spécial a également dénoncé les violences perpétrées contre les forces internationales notamment la MINUSCA ce mardi et contre les travailleurs humanitaires, en septembre dernier. «Que ces violences cessent. La présence de ces internationaux dans le pays ne vise rien d’autre qu’à aider ce pays à traverser ces moments difficiles et à promouvoir toute l’œuvre de réconciliation qui est si indispensable pour que la Centrafrique renoue avec la paix, la stabilité et la prospérité pour tous », a conclu Onanga-Anyanga. 

LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL APPELLE À LA RETENUE ET RASSURE SUR LA PRÉSENCE DE LA MINUSCA POUR ÉVITER TOUT ENGRENAGE​
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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 19:44

 

 

 

Par RFI  27-10-2014 à 12:20

 

En RCA, quelques cadres militaires de la Seleka étaient rassemblés, samedi et dimanche, à Bambari dans le centre du pays. Ils tiennent à se démarquer de la hiérarchie de l’ancienne rébellion et ont formé leur propre mouvement politico-militaire.

 

L'UPC, l'Union pour la paix en Centrafrique, a donc vu le jour sous l'impulsion de deux figures de l'ex-rébellion : Ali Darassa qui commandait la région de Bambari avant que la Seleka n'y installe son état-major militaire en mai dernier et Mahamat al-Khatim, autre puissant chef de guerre, qui a perdu beaucoup d'hommes en affrontant les forces françaises par deux fois au moins cette année.

 

« Aujourd'hui, l'heure est à la paix », martèle le porte-parole de ce nouveau mouvement, Ahmat Nedjad Ibrahim. « Nous sommes contre la partition et pour la cessation des hostilités sur la base de [l'accord de] Brazzaville, explique-t-il. Nous avons décidé de travailler avec une nouvelle génération qui ne fait pas partie forcément de la famille selekiste, ajoute le capitaine Nedjad, qui déplore l'incompétence de l'état-major Seleka à maîtriser ses hommes. »

 

L'UPC s'est aussi doté d'une aile politique. A sa tête, celui qui était il y a quelques jours encore le porte-parole officiel de l’ancienne rébellion, Habylah Awal. Il tempère un peu la scission avec la Seleka canal historique : « Pourquoi rompre avec Nourredine Adam et Michel Djotodia ? Je ne renie pas mon passé à la Seleka, mais le problème c'est sa passivité, son manque de cap, de projet et de leadership », explique-t-il. Quant à la partition du pays, pour Habylah Awal, cette question n'est plus d'actualité, mais elle reste une option.

RCA: des cadres de la Seleka créent leur mouvement politico-militaire
RCA: des cadres de la Seleka créent leur mouvement politico-militaire
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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 19:22

 

 


Bangui - AFP / 27 octobre 2015 18h24 - Au moins sept personnes ont été tuées dans des violences à Bangui, depuis l'agression lundi de représentants d'une faction de l'ex-Séléka par des individus armés, a annoncé mardi le ministre centrafricain de la Sécurité, Dominique Saïd Panguindji.

Le bilan provisoire est de 7 morts et un blessé dont le pronostic vital est aujourd'hui favorable, a déclaré le ministre à la radio d'Etat. Il a précisé que quatre membres de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC, une des factions de l'ex-rébellion Séléka majoritairement musulmane) avaient été tués lors d'une agression et que des représailles contre des chrétiens avaient fait trois autres morts.

Selon le ministre, une délégation de l'UPC, basée à Bambari (centre) et dirigée un ancien cadre de la Séléka, Ali Ndarass, était venue à Bangui pour participer - comme d'autres mouvements politiques, paramilitaire et de la société civile - à la concertation nationale avec les autorités de transition afin d'examiner de manière consensuelle et pacifique toutes les voies de sortie de crise.

D'après une source militaire sous couvert d'anonymat, ce sont des miliciens anti-balaka, majoritairement chrétiens, qui ont attaqué le taxi à bord duquel se trouvait la délégation de l'UPC au quartier Combattant, sur la route de l'aéroport, avant d'enlever et de tuer ses occupants.

Leur agression, selon le ministre, a servi de détonateur et par la suite, de paisibles citoyens non musulmans qui se trouvaient dans le secteur du PK5 (quartier musulman et commerçant de Bangui) dans le cadre de leurs activités lucratives ont été malheureusement été pris à partie et trois personnes ont été tuées, a-t-il ajouté.

Mardi, les habitants de Lakouanga, un quartier voisin du PK5, ont barricadé les principales avenues menant au centre ville pour protester contre ces nouvelles violences. Les trois personnes tuées lors des représailles étaient des vendeurs d'eau potable habitant Lakouanga, selon plusieurs témoignages.

Des tirs sporadiques ont été entendus, et des pillages de boutiques et de domiciles ont eu lieu, faisant fuir des dizaines d'habitants vers les quartiers environnants, a constaté un correspondant de l'AFP. Le calme était revenu en fin de journée, après le démantèlement des barricades par les forces internationales.

Le gouvernement condamne cette violence inutile qui n'a pas d'autre but que d'instaurer la terreur et le chaos, a asséné le ministre.

Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

Des affrontements fin septembre à Bangui avaient fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

Le niveau des violences a baissé depuis mais de nombreux groupes armés continuent de sévir, ce qui a entrainé un nouveau report des élections dont le premier tour était prévu le 18 octobre.


(©)

Centrafrique: 7 morts dans des violences depuis lundi à Bangui
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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 19:02
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Attaque des membres de l’UPC à Bangui, la Minusca demande l’ouverture d’une enquête

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 27 OCTOBRE 2015

 

La MINUSCA a condamné l’attaque lundi contre un véhicule des membres de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), une branche des ex-Séléka dirigée par le général Ali Daras, basé à Bambari. La mission de maintien de la paix des Nations Unies encourage le gouvernement à ouvrir une enquête.

 

« La MINUSCA condamne énergiquement l’attaque survenue lundi à Bangui contre une délégation de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique, ex-Seleka) en provenance de Bambari (centre) pour participer aux consultations avec les Forces Vives dans la capitale centrafricaine », c’est en ces termes que Minusca introduit sa déclaration.

 

Selon la Minusca, la délégation a été apparemment attaquée par des éléments inconnus au marché combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Un des délégués a été sérieusement blessé et, pour des raisons humanitaires, a été transporté à l’hôpital de la MINUSCA niveau II à Bangui où il reçoit des soins. Le sort d’au moins trois autres délégués est actuellement en cours d’investigation.

 

« La MINUSCA appelle les auteurs de cette violente attaque à libérer tous les otages qu’ils pourraient détenir illégalement. La mission exhorte également tous les acteurs au calme et à la retenue et à résoudre leurs différends à travers le dialogue », insiste la Minusca.

 

La MINUSCA encourage le Gouvernement à mener des enquêtes « pour identifier les auteurs de cette attaque afin de les traduire en justice et exprime sa disponibilité à aider les autorités dans cette tâche. »

 

Des informations restent confuses sur la tuerie ou non de trois membres de l’UPC parmi lesquels figurent le secrétaire général Bouba et Ahamat Nidjad Ibrahim Poulakou, porte-parole de ce mouvement.

 

 

Les activités à moitié paralysées à Bangui après l’attaque des éléments de l’UPC

 

http://rjdh.org/ PAR VIRGINIE BERO LE 27 OCTOBRE 2015

 

Les activités sont à moitié suspendues dans la ville de Bangui après l’attaque des éléments de l’UPC au quartier Combattant dans le 8ème arrondissement. La circulation a été perturbée dans la matinée sur l’avenue Barthelemy Boganda dans le 2e arrondissement.  Un calme précaire est constaté dans la journée. Dans le secteur nord, les habitants vaquent librement à leurs occupations.

 

Dans le 8ème arrondissement, précisément au quartier Combattant où l’attaque a eu lieu, les activités ont repris, la peur se fait sentir. La circulation était aussi timide sur l’avenue des martyrs.

 

« Sur l’avenue de l’indépendance en allant vers les quartiers du 4ème arrondissement, les activités marchent normalement. Les bus, les taxis et les véhicules des particuliers circulent sans incident », a décrit Pierre Malo un habitant qui se trouvait au croisement du 4ème arrondissement.

 

Dans le 2ème arrondissement, la matinée a été marquée par des manifestations. A l’origine, trois jeunes hommes de ce secteur ont été tués le lundi au KM5, en représailles à l’attaque des membres de l’UPC. Les manifestants ont barricadé la route, empêchant la circulation. Les casques bleus de la Minusca sont intervenus et le calme est revenu vers la mi-journée. Quelques dégâts et pillages sont enregistrés.

 

Du côté de 3ème arrondissement de Bangui, « les activités ont été suspendues au niveau du marché Km5. Les habitants ont peur de sortir. Ils craignent un revirement de la situation », a constaté Mahamat Aroun, habitant le Km5.

 

Un responsable des jeunes du Km5, constitués en autodéfense, a fait savoir que pour l’heure, aucun mouvement n’est envisagé. « Nous allons rester calme. Parce que nous sommes souvent accusés d’être à l’origine de tout acte qui vise à compromettre la quiétude de la population », a-t-il déclaré.

 

Au centre-ville, quelques boutiques sont ouvertes. La circulation est à moitié perturbée.  On note également quelques mouvements dans les banques commerciales à Ecobank, par exemple.

 

D’après le constat fait par le RJDH, les forces internationales sont déployées dans plusieurs endroits de Bangui, afin d’éviter un éventuel débordement.

 

Cette situation intervient après l’attaque des éléments de Ali Darass, chef de l’une des factions de la Séléka. Ces éléments, d’après les informations, ont été invités à Bangui pour participer aux concertations initiées par la présidente de la transition. C’est sur le chemin de l’aéroport qu’ils ont été attaqués au quartier Combattant.

 

 

Calme précaire à Bambari après les tensions d’hier

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 27 OCTOBRE 2015

 

Situation calme à Bambari après l’agitation observée hier, suite à l’annonce de l’attaque des éléments de l’UPC à Bangui. Hier, des éléments d’Ali Darras ont manifesté leur mécontentement. De sources locales, quelques maisons auraient été incendiées. La Minusca est vite intervenue pour sécuriser la ville.

 

Au centre ville, les commerces sont restés fermés. La circulation est morne, les éléments de l’UPC sont tous basés chez leur chef Ali Darras. La Minusca patrouille.

 

De sources proche de l’UPC, Ali Darras a tenu une réunion avec ses hommes ce matin, mais les résultats de ladite réunion ne sont pas encore communiqués.

 

Malgré cette accalmie, la peur se fait sentir. Selon les propos d’un témoin joint à Bambari: « La population a de nouveau regagné les sites par peur des représailles. L’UPC accuse le gouvernement de transition d’être à l’origine de l’incident survenu à Bangui. » 

 

Le RJDH a tenté sans succès d’entrer en contact avec le service de l’information publique de la Minusca de Bambari au moment où cet article est mis sous presse.

 

 

Des acteurs judiciaires sensibilisés à la lutte contre les violences sexuelles

 

http://rjdh.org/ PAR VIRGINIE BERO LE 27 OCTOBRE 2015

 

Faciliter l’accès à la justice aux victimes des violences sexuelles et lutter contre l’impunité ont été au centre d’une série de formations lancées par l’Association du Barreau Américain (ABA). Une activité lancée le lundi 26 octobre à l’intention des acteurs judiciaires centrafricains.

 

Il s’agit de rendre efficace et professionnel le travail des acteurs judiciaires, entre autres les avocats, magistrats, greffiers, secrétaires de parquet et officiers de police judiciaire (OPJ), selon Richard Malengule, directeur pays de ABA-ROLI.

 

Durant ces rencontres, les participants vont bénéficier des  connaissances dans la lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre.

 

« La situation est tragique, la crise actuelle n’a fait que accentuer le taux de violence à l’égard des femmes et des jeunes filles. Je pense qu’il faudra agir, dans une dynamique intégrée en conjuguant les efforts de tous les acteurs de la chaine pénale pour que tous les aspects soient pris en compte et que les lois soient appliquées », a souhaité  Eugénie Yarafa, ministre des Affaires Sociales.

 

Cette série de formations lancée ce lundi va durer un mois. C’est la réponse à une des préoccupations du gouvernement centrafricain, a témoigné le ministre d’Etat à la Justice et Garde Seaux, Aristide Sokambi, représentant le Premier ministre.

 

« Je voudrais rappeler que les Etats généraux de la justice tenues en 2012, avaient fortement décrié l’insuffisance numérique du personnel et l’absence de la formation  contenue. Cette situation a des conséquences négatives sur le fonctionnement de nos services judiciaires », a-t-il conclu dans son allocution.

 

Le plan de formation des acteurs judiciaires prévoit du 27 au 30 octobre, la formation des avocats, du 03 au 06 novembre, celle des magistrats de parquet, tandis que pour les magistrats de siège interviendra du 10 au 13 novembre et à la fin celle des officiers de police judiciaire du 24 au 27 novembre 2015.

 

L’initiative pour l’Etat de droits de l’Association du Barreau Américain est un programme de développement international qui promeut l’Etat de droits à travers la collaboration avec des partenaires nationaux pour la mise en place d’institution solides et des sociétés qui, à travers une bonne administration de la justice, favorisent le développement socioéconomique et le respect de la dignité humaine.

 

Dans le cadre de lutte contre les violences sexuelles et l’accès à la justice, trois sur sept cliniques juridiques ont été installées à Bangui, Bouar et Bimbo.

 

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 15:12

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 27 octobre 2015 13:16

 

La tension est encore montée ce mardi dans les 1er et 2e  arrondissements de  Bangui. Selon les habitants interrogés, la manifestation s'est déclenchée suite à l'annonce de la tuerie au PK5 dans le 3e arrondissement, de trois jeunes du quartier Lakouanga (2e arrondissement). Les victimes, d'après les explications, s'étaient rendues au PK5 pour livrer des packs d'eau en sachet  de la Société Aqua. C'est alors qu’ils vont être enlevés puis tués. 


« J'étais à mon bureau quand, entre 10 et 11 heures, on m'apprend que mon petit frère a été kidnappé au niveau du Km5. Ce petit frère livre des packs d'eau pure au Km5. De retour à la maison, j'ai été profondément touché », a expliqué le parent d'une des victimes sous le couvert de l'anonymat.


Ces deux arrondissements sont paralysés par des barricades érigées sur les avenues  Barthélémy Boganda et David Dacko par des jeunes en colère. Des individus se sont livrés à des tirs sporadiques pour contraindre ainsi les commerces ouverts à refermer leurs portes. Les forces internationales sont donc intervenus pour éparpiller les manifestants. 

   
Pour exprimer leur ras-le-bol, les jeunes manifestants ont vandalisé certaines maisons appartenant à des particuliers. Les forces internationales ont réussi à sécuriser le secteur et prévenir tout débordement. Les manifestants demandent au gouvernement de prendre sa responsabilité. 


« Ce que vous avez vécu, Lakouanga ne l'a jamais fait. Aujourd'hui, nous sommes à un pas des élections, qu'on nous laisse aller aux élections. Je demanderais aux autorités de prendre leur responsabilité », a martelé un des manifestants.


Cette nouvelle tension intervient après la mort d’un membre d'une délégation de l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) au niveau du marché Combattant dans le 8e Arrondissement de Bangui.


Réaction population du PK5


Du côté du PK5, les musulmans dudit quartier, par la voix de leur porte-parole, Ousmane Abakar, ont condamné la montée de la violence de ce lundi, ayant occasionné la mort hier soir de trois jeunes du quartier Lakouanga. 


« La population du 3e arrondissement condamne cet acte. Elle désire rester soudée avec les populations d'autres arrondissements. Le 3e arrondissement est vaste, il est difficile de contrôler tout le monde », a fait savoir Ousmane Abakar joint au téléphone ce mardi.


Par ailleurs, le porte-parole revient sur les circonstances de l’agression lundi des membres de la délégation du mouvement de l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Ndaras dans le 8e arrondissement. Des agressions qui auraient coûté la vie à au moins trois des membres de cette délégation.


« Hier au marché Combattant, ce sont quatre éléments de l'UPC qui avaient pris part à une réunion au niveau de l'aéroport qui ont été tués. L'un d'eux a été sauvé grâce aux forces internationales et reçoit des soins à l'hôpital ».

Réaction du gouvernement


Le ministre de la Sécurité publique et porte parole du gouvernement, Dominique Saïd Panguindji a, dans un communiqué gouvernemental publié ce 27 octobre, condamné les derniers événements. Selon le membre du gouvernement, ces événements sont le fruit d'un travail des ennemis de la paix. 


« Le détonateur de cette énième crise est l'agression injuste dont ont été victimes quatre éléments de l'UPC, qui pourtant séjournaient à Bangui dans le cadre du dialogue et de la concertation, pour examiner de manière consensuelle et pacifique toutes les voies de sortie de crise. Et comme on pouvait s'y attendre, des paisibles citoyens non musulmans qui se trouvaient dans le secteur du Km5 dans le cadre de leur activité lucrative ont été malheureusement pris à partie. Dans le même temps des tentatives d'incursion ont été signalées au niveau de Castors et du 5e arrondissement. Le bilan provisoire est de sept morts et un blessé dont le pronostic vital est aujourd'hui favorable » 


Tout en condamnant ces actes, le ministre Panguindji a appelé la population au calme et à la retenue.


« Le gouvernement condamne avec force cette violence inutile qui n'a pas d'autre but que d'instaurer la terreur et le chaos. Il tient par ailleurs à exprimer ses condoléances aux familles éprouvées et sa compassion aux victimes collatérales qui demeurent dans la souffrance. En direction de la population centrafricaine, en générale et de celle du 2e arrondissement de Bangui en particulier, le gouvernement lance un appel au calme et à la retenue. L'érection des barricades n'est pas une solution. Aux jeunes de Lakouanga, il est temps de vous ressaisir. Votre arrondissement est et doit rester le symbole de la cohésion sociale et du vivre ensemble sans heurts entre chrétiens et musulmans. Ne détruisez pas ce que vous avez mis du temps pour construire. C'est pourquoi nous devons tous rester vigilant et privilégier les solutions pacifiques de sortie de crise ».

Montée de tension à Bangui : tueries et destructions des biens privés
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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 14:55
“Tempête sur Bangui”, le talent contre la terreur

 

 

 

27/10/15 (MondAfrique)

 

Avec « Tempête sur Bangui », le dessinateur Didier Kassaï propose une vision poignante, réaliste et personnelle des événements récents qui ont secoué sa ville, la capitale centrafricaine

Centrafrique, décembre 2012. Les rebelles de la Séléka opposés au Président François Bozizé sont stoppés dans la ville de Damara à proximité de Bangui par des troupes de la Fomac (la force d'Afrique centrale composée congolais, du tchadiens, gabonais, camerounais, guinéens et angolais).

 

Leur face à face aux portes de la ville délimite le terrain des forces qui soutiennent Bozizé et les rebelles. En 2013, un accord est trouvé afin de satisfaire les deux parties. Bozizé reste en place mais il doit former un gouvernement d’union nationale avec les forces de la Séléka. Cependant, en janvier 2013, des rumeurs sur les ondes annoncent que les rebelles de la Séléka veulent envahir la ville de Bangui. La pression monte. Quelques mois plus tard, le Président Bozizé fête dans le stade des « 20000 places » ses dix ans de pouvoir. La Séléka réagit et demande la fin de l’union nationale. Les hostilités reprennent et les rebelles gagnent du terrain, se rapprochant dangereusement de la ville de Bangui…

 

Rebellions, milices, manifestations, antagonismes religieux, violences, atrocités : le cocktail explosif n’a pas cessé de ravager le pays depuis.

 

Humour et émotion

 

A travers des dessins colorés et très structurés - dans la pure tradition de la ligne claire chère à Hergé mais aussi dans la lignée du Jano des récits africains – le dessinateur fait la chronique documentée et palpitante de l’arrivée au pouvoir des Séléka, qui s’attaquent – notamment - à la communauté chrétienne qui représente près de 80 % de la population. Et ensuite de leur déroute, ce qui provoque une chasse aux Musulmans tout aussi sanguinaire.

 

D’un trait énergique qui mélange humour et émotion, exactitude historique mais aussi visions cauchemardesques, voire surréalistes, Didier Kassai évoque la vie chaotique d’une population prise sous le feu des factions de rebelles Séléka qui terrorisèrent la ville. Avec humour parfois et humanisme toujours, il donne à voir les petites gens, ses voisins, les habitants de sa ville, de son pays, un des plus pauvres du monde, ravagé par une guerre civile fratricide qui n’en finit pas. Depuis son indépendance (en 1960), en effet, le pays ne cesse d’enchaîner les coups d’état : entre les abus de pouvoir des militaires (auteurs en 2003 d’un putsch) et la corruption à tous les étages, la population civile est la première victime et c’est cela que dénonce Tempête sur Bangui.

 

Un « roman graphique » politique et autobiographique

 

C’est tout l’intérêt de cette œuvre que d’adopter un point de vue très personnel : le narrateur en effet n’est autre que Didier Kassai en personne, qui se dessine et se met en scène dans son vécu au quotidien, entouré de sa femme et de ses gosses, mais aussi au boulot, ravi de décrocher un contrat avec une maison d’édition de BD française, ou bien tentant de traverser sa ville à feu et à sang (sans sa moto qu’il a trop peur de se faire taxer par des pillards armés jusqu’au dents) pour aller remettre ses planches à ses collaborateurs ou encore chercher le chèque qui lui permettra de subvenir aux besoins de sa famille.

 

On est alors totalement immergé, grâce au regard percutant et au dessin précis de Didier Kassai, dans le déchirement d’une population divisée et soumise à une violence quasi surréaliste. L’auteur se refuse à mettre en image les viols (pourtant suggérés sans ambiguité) mais ne recule pas devant d’autres images terrifiantes : bras, pieds ou organes sexuels brandis en trophées, enfants soldats déchaînés etc. Et notre impuissance nous saute à la figure, comme le rappelle la 4ème de couverture de l’album, un véritable appel au secours : « A Bangui, en dépit des condamnations qui fusent des 4 coins du monde, la violente tempête continue de faire des sinistrés. Elle ratisse aussi bien les quartiers huppés que les trous pourris où posséder une bécane peut susciter des convoitises. » . Tout comme l’épilogue signé Amnesty International : « La haine et la peur n’ont cessé de nourrir le massacre entre chrétiens et musulmans : nous restons mobilisés pour que la communauté internationale prenne et assume ses responsabilités, ne laisse pas la Republique Centrafrique sombrer dans l’oubli et la violence sans fin ».

 

Après avoir lu la bande dessinée « Tempête sur Bangui » on ne peut pas oublier !

 

Par le biais de l’image et de la fiction, Kassai nous immerge in medias res sans aucun didactisme. Malgré un récit dur, réaliste, sans concession ni complaisance, l’artiste parvient aussi à insuffler une poésie et même de l’humour à ses planches, tant il est soucieux du détail et amoureux des faits et gestes de ses concitoyens : la beauté d’une silhouette, le chatoiement d’un tissu, l’ironie d’une réclame publicitaire, la tendresse d’une mère, l’innocence d’un gosse pourtant armé d’une kalachnikov...

 

La BD comme « arme efficace »

 

Didier Kassai a choisi de rester vivre à Bangui avec les siens, malgré la destruction de sa maison, il s’investit dans la lutte contre la corruption, le terrorisme et les violences inter-communautaire, à sa manière :

 

« C’est justement un combat que je ne cesse de mener depuis quelques années. Je n’ai pas d’autres moyens pour combattre l’injustice et les maux qui gangrènent notre société. La bande dessinée est pour moi l’unique arme efficace. Tout mon souci est de faire du neuvième art un outil pour, à la fois, distraire, éduquer et dénoncer certaines pratiques néfastes ».

 

Lui même, de religion chrétienne, est marié à une musulmane et s’insurge contre la façon dont les communautés sont parfois manipulées : « La terreur, les armes, sont dans les rues. Les populations civiles se sentent totalement abandonnées. Comment trouver la paix ? Qui peut encore nous protéger ? Les gens se promènent armés comme ils veulent, attaquent qui ils veulent. C’est un sentiment de désespoir, d’abandon. On ne peut pas laisser des humains être terrorisés à ce point. »

 

Une BD malheureusement d’actualité ...

 

Après une trop courte accalmie, Bangui a renoué avec les pillages. Des ONG ont été récemment attaquées et saccagées, des barricades érigées sur les grands axes.... Un témoin s’alarme : « Il n’est pas du tout impossible de voir dans ces violences la main d’hommes politiques du passé : Djotodia, Bozizé et d’autres qui voient dans la stratégie du chaos une issue politique pour essayer de revenir aux affaires. Le fait que ces violences récentes se soient déroulées en l’absence de Catherine Samba-Panza,(la présidente de la transition, depuis le 23 janvier 2014) laisse supposer qu’il y a chez certains une volonté politique d’organiser des violences et que celles-ci sont moins spontanées qu’elles ne le laissent paraître. »

 

Une lutte fratricide

 

La grande qualité de Didier Kassai, outre son talent de dessinateur incontestable, c’est de ne pas choisir son camp entre les extrémistes (musulmans et chrétiens tour à tour victimes et bourreaux) et de pointer du doigt (ou plutôt du bout de son pinceau), toujours avec subtilité, les enjeux politiques ou les gigantesque intérêts économiques en jeu (n’oublions pas le diamants de l’affaire Bokassa) ainsi que les manipulateurs qui tirent les ficelles d’un conflit favorisant la corruption tous azimuts et le pillage d’un pays au ressources considérables.

 

De quoi le peuple de Centrafrique ne s’est il pas encore fait déposséder ? Ni de son or, ni de ses diamants... mais d’un artiste au bon coup de crayon.

 

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 14:49

 

        

APA-Bangui(Centrafrique) - 2015-10-27 12:43:48 Les Etats Unis d’Amérique ont nommé un nouvel Ambassadeur en Centrafrique en la personne de Geofrey Awokings


Il remplace David Brown qui n'était qu'un chargé d'affaires. 


L'annonce de cette nomination a eu lieu lundi par le chargé d'affaires David Brown qui faisait ses adieux aux journalistes de Centrafrique.


A cette occasion il a expliqué que les Etats Unis ont contribué pour l'organisation des élections libres en Centrafrique et vont continuer à le faire pour aider le pays à sortir du conflit. 


Il a demandé aux Centrafricains de laisser les violences comme mode d'accession au pouvoir au profit des élections comme mode le plus sûr de gouvernance.

Le Chargé d'Affaires David Brown a été nommé en Centrafrique en 2013 au moment où l'ambassade des Etats Unis a été fermée dans le pays.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=837190#sthash.9CNUbgvc.dpuf

Les Etats Unis d'Amérique nomment un nouvel Ambassadeur en Centrafrique
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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 01:06

 

 

 

 

http://lafraternnite.over-blog.com/  26 Octobre 2015

 

Il n’y a plus de respect pour les hommes de Dieu et c’est parce que Dieu a peut-être, quitté l’Afrique que nous assistons à ces actes apocalyptiques. Après le tour du Pasteur de l’Eglise ELIM Nicolas GREKOYAME GBANGOU, vient le tour de Monseigneur l’Archevêque de Bangui de subir les caprices des extrémistes que la Communauté Internationale et la MINUSCA se plaisent à couver. Il n’y a plus d’ordre dans le pays. Et si l’on vous disait que c’est pour inspecter le terrain en vue de la prochaine et imminente arrivée du Souverain Pontifie, le Pape François, vous comprendrez que les démons ont pris possession de la Centrafrique.

 

L’évènement a eu lieu ce lundi 26 Octobre au niveau de la Mosquée Centrale. Monseigneur l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga conduisait une délégation venue de Rome accompagnée de quelques membres du Gouvernement. Le but de la visite était de communiquer avec les leaders religieux du Km5 autour de la prochaine visite du Pape François en Centrafrique. Mais dans la foulée, quelques extrémistes qui venaient d’apprendre les nouvelles de l’enlèvement des leurs dans le quartier Combattant, ont décidé de s’en prendre à cette autorité de l’Eglise Catholique. Selon le Ministre de la Communication que nous avons eu au téléphone, deux autorités avaient été visées par ceux qu’il qualifie d’« extrémistes ». D’abord, Jean Jacques Démafouth qui serait le plus visé et Monseigneur Dieudonné Nzapalainga. S’agissant du mobile de leur acte, le Ministre a répondu qu’ils n’ont pas d’autres raisons que de saper les efforts de paix surtout que la mission conduite par l’Archevêque devrait permettre aux experts venus du Vatican de prendre la température, quant à la venue du Saint Père. A tout prendre, Jean Jacques Démafouth a pu se sauver. En ce qui concerne, l’archevêque de Bangui, il a pu être escorté par les Forces Internationales avec toute la délégation venue de Rome en direction de la Nonciature.

 

Entre temps, dans la journée, un incident s’est produit dans le 8e arrondissement au quartier Combattant. Quatre sujets musulmans qui se rendaient à l’aéroport, ont été cueillis par des extrémistes anti-balaka mais l’un d’entre eux a réussi à se sauver pour se réfugier au domicile de l’ancien député et actuellement conseiller national, Jean Michel MANDABA. Il semble qu’il a été poignardé et l’arrivée des Forces Internationales a permis de le conduire au dispensaire de la MINUSCA. On ne sait rien du sort réservé aux trois autres qu’on a faits captifs. Selon certaines indiscrétions, la Chef de l’Etat de Transition devrait recevoir ce lundi, une délégation du Km5 en vue de la formation d’un nouveau Gouvernement. C’est donc informé que l’aile dure du Km5 a monté ce guet-apens. Il semble qu’on a fait comprendre aux quatre mousquetaires qu’ils avaient des colis à récupérer à l’aéroport. C’est ainsi qu’ils y sont allés. Et pendant qu’ils y allaient, la nouvelle s’est déjà répandue à Combattant. En conclusion, tout porte à croire que les partisans de Nairobi ont trempé leurs nez dans cette affaire. Car très vite, le quartier Castors a été l’objet d’attaque des drogués du Km5 qui n’avaient pas attendu longtemps pour déclencher les représailles.

 

Mais l’on devrait se rappeler les bribes de l’homélie du Curé de la Cathédrale Matthieu Evrard BONDOMBO faite ce Dimanche 25 Octobre. Selon, le clerc qui n’est pas allé du dos de la cuillère, il y a des personnes qui s’opposeraient à la visite du Souverain Pontife en Centrafrique. Invitant ses fidèles à faire en sorte que la venue du Saint Père ne soit pas du ressort du spectaculaire, le curé pense qu’il est temps que les Centrafricains se fassent guérir de leur cécité spirituelle qui est plus grave que la cécité physique. Il reste à savoir si les chrétiens pourront relever le défi. Viendra ou viendra pas ? La question se pose. Mais il faut quand même que le Saint Père vienne pour conjurer les vieux démons qui tiennent encore la RCA sous leur coupole.

 

Pétrus KASSALO

Lu pour vous : L'Achevêque de Bangui séquestré par les extrémistes du Km5 tandis que Jean Jacques Démafouth a échappé belle
Lu pour vous : L'Achevêque de Bangui séquestré par les extrémistes du Km5 tandis que Jean Jacques Démafouth a échappé belle
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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 00:51
Guy Moquet fusillé -  Poème de Bambote Makombo

 

 

Guy Moquet fusillé par les scieries d’acier FRANcafrique

Se dénonceront-ils en novembre à la face du monde

entier à Paris même ?

 

                   1

 

Guy Moquet je te dis tu

selon la tradition centrafricaine

tu es né à Paris en 1924

pour défendre ta Patrie la France

 

                   2

 

Vous étiez vingt et sept

arrêtés à Paris en octobre 1940

au Camp de Châteaubriant

le 22 octobre 1941 l’ennemi

européen vous avait tous fusillés

 

                   3

 

Tu avais seulement dix sept ans

 

                   4

 

Avec toute l’humanité

tu étais à la recherche d’un

bonheur à travers des

impossibles routes

 

                   5

 

Hommes forts du Centrafrique

tes frères selon nos traditions

de la défense de la Patrie

avec des sagaies et des flèches

à travers les balles d’acier

nous avons combattu les

Français et aussi nos frères Séleka

Signons ici avec nos sangs

la paix

 

                   6

 

Aujourd’hui hommes forts

du Centrafrique que nous combattons

tous pour la Paix en 2015

 

                   7

 

Guy Moquet depuis 1925

un an suivant ta naissance

au-delà de ta mort en 1941

sur plus de deux millions

d’hectares du Cameroun du

Gabon du Kongo du Centrafrique

à aujourd’hui deux mille 15

à marches forcées des travaux

fouets les arbres sont fusillés

 

                   8

 

Il n’y a pas de paix

depuis 1925 avec Les Rougier-Françafrique

il n’y a pas de Liberté avec

les Dessus dessous avec leur paie

il n’y a que les cadavres

de l’Afrique à emporter

esclaves il n’y a pas de Liberté

 

                   9

 

Guy Moquet fusillé en 1941

héros de la France

 

                   10

 

Guy Moquet depuis 1925

il n’y a pas de Grand Arbre

il n’y a pas de Grand Homme

en vie cette civilisation

de guerre découvre en lui

la matière à vendre à asservir

il n’y a pas de héros en

Centrafrique

 

                   11

 

Il n’y a pas de Grand Arbre

il n’y a pas de Grand Homme

il n’y a pas de Grande Valeur

morale en vie qui parle

dans la langue Sangho

tous fusillés matériel de

consommation oublié dans

un trou de déchet W.C.

il n’y a pas la Grande Religion

de nos Pères

 

                   12

 

Guy Moquet en Centrafrique

il n’y a pas de tombes (héroïques)

tombées dans les champs des

Honneurs du Grand Homme noir

de Boganda à la Très Grande Reine

NA Té Légué dans la Cour de

Son Époux le Roi Bangassou

jamais dans ces Royaumes

des Rois sifflant dans leur Langue

celui qui travaille de sa main

dans sa terre abondante jamais

ne vient pleurer de faim

 

                   13

 

Guy Moquet fusillé à 17 ans

ils ont fusillé plus de deux

millions d’hectares de forêt

primaire plus la superficie

de Paris avec les mots de Liberté

Égalité Fraternité depuis 1925

il n’y a que les scies circulaires-Françafrique

dans les troncs des corps des arbres

qui ont changé des dents d’acier

                  

14

 

Guy Moquet fusillés par les

compagnies des républiques de

mensonges bicéphales meurtriers

asseyons-nous là côte à côte

dans les Royaumes des déserts

sans scarabée il n’y a pas de

crotte d’éléphant ni de mission

de qui que ce soit de tombé de

la main de cet étranger sans défense

contre cette arme fatale.

La forêt équatoriale à 17 ans seulement.

Avec un demi-poumon.

 

BAMBOTÉ MAKOMBO

 

11 septembre 2015 

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