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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 21:59
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI

 

RCA: la Cour des comptes épingle la gestion de l'Assemblée nationale

 

Par RFI Publié le 18-08-2019 Modifié le 18-08-2019 à 07:16

 

La Cour des comptes centrafricaine a rendu son rapport concernant la vérification des comptes et de la gestion de l’Assemblée nationale pour la période allant du 1er juin 2016 au 30 septembre 2018. La procédure fait suite à la saisine du président de l’Assemblée nationale, le 10 septembre 2018. Abdou Karim Meckassoua, le président de la chambre des députés qui avait saisi la Cour des Comptes, a été destitué le 26 octobre suivant. Le rapport très détaillé, dont RFI s’est procuré une copie, révèle de nombreux dysfonctionnements.

« La période soumise au contrôle a été opaque » affirme le rapport de la Cour des comptes. Une opacité liée notamment à la faiblesse du règlement financier de l’Assemblée nationale ainsi qu’au non-respect des lois et règlements en matière des finances publiques.

Les dysfonctionnements sont nombreux : mauvaise tenue de la comptabilité, recrutement anarchique et pléthorique du personnel, non-respect des procédures, discordance dans les comptes, erreurs de calculs, etc.

Par ailleurs le rapport revient sur différentes affaires notamment celle  des travaux de la toiture du Parlement, des véhicules de l’Assemblée ou encore des kits de campagne…

Des dossiers qui avaient valu à Abdou Karim Meckassoua sa procédure de destitution. Plusieurs autres personnalités sont citées dans ces affaires. L’ensemble a été un contrôle « fastidieux » note la cour qui conclut que « les irrégularités décelées suivront la procédure juridictionnelle. »

 

 

RCA: début de la construction d'une base logistique pour lever l'embargo sur les armes

 

Par RFI Publié le 17-08-2019 Modifié le 17-08-2019 à 00:42

 

Les autorités centrafricaines continuent à se concentrer sur la reconstruction de l’armée. Ce jeudi 15 août à 22km de Bangui, le président Touadera a posé la première base de la future grande base logistique militaire.

La base logistique s’étendra sur 176 hectares et sera constitué notamment de 5 entrepôts et d’une base de vie pour 800 personnes. Selon Marie-Noëlle Koyara, ministre de la défense et de la reconstruction des armées, « il s'agit de la construction de la plus grande base logistique militaire, chargée d'apporter un soutien matériel aux forces armées dans les situations de défis sécuritaires qui se posent à nous. Les exemples de projection et des opérations récentes montrent tout l'intérêt d'avoir une logistique adaptée aux besoins et à laquelle il convient de conférer toute la place que le soutien des forces nécessite. »

Les forces armées centrafricaines (FACA) sont formée par la force européenne (EUTM) et des instructeurs russes. Mmais les défis vont au-delà de la formation. Un embargo sur les armes pèse depuis 2013 sur le pays, faute notamment d’infrastructures correctes - aujourd’hui les FACA vivent dans les quartiers ou dans des camps dans Bangui - et de capacités logistiques pour s’assurer de la traçabilité des armes notamment. 

La création d’entrepôts de munition et d’une chaîne logistique plus efficace doit donc contribuer à remplir les conditions de la levée de l’embargo. Cette base vient aussi s’insérer dans une vision plus générale.

« Nous avons opté pour une armée de garnisons, a déclaré le président Faustin Archange TouaderaNos bases se situent en ce moment en pleine ville, et ne sont plus adaptées aux nouvelles situations. Nous devions donc redimensionner cela et c'est pour cela que nous avons choisi cette base de PK22. mais ce n'est que le début. »

La construction de cette base devrait prendre un an et coûter 8,5 millions de dollars environ. Elle doit être la première base des 3 zones de défense. Les deux autres prévues devraient être bâties à Bangassou et à Ndele.

 

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 21:55
Jean-Serge Bokassa en visite au château de Villemorant à Neung-sur-Beuvron
Jean-Serge Bokassa en visite au château de Villemorant à Neung-sur-Beuvron

 

Lu pour vous

 

https://www.lanouvellerepublique.fr Publié le 19/08/2019 à 03:55 | Mis à jour le 19/08/2019 à 06:51

 

Fils de l’ex-empereur de Centrafrique, Jean-Serge Bokassa est revenu au château de Villemorant à Neung-sur-Beuvron pour la première fois.

C’est sous un beau soleil de cet été 2019 que Jean-Serge Bokassa, l’un des nombreux enfants de l’ex-empereur centrafricain Jean-Bédel Bokassa, découvre le château de Villemorant à Neung-sur-Beuvron. Découvre, ou plutôt redécouvre, car il y avait déjà mis les pieds enfant, avant la destitution de son père en 1979. « Mais j’étais trop jeune, j’ai très peu de souvenirs.

Surtout que lorsqu’on venait ici, c’était pour des périodes courtes, on était juste de passage », explique-t-il.
“ S’imaginer mon père ici 30 ou 40 ans en arrière, c’est émouvant ”Jean-Bédél Bokassa, d’abord président de la Centrafrique en 1966 puis empereur autoproclamé de 1976 à 1979, possédait cinq propriétés en Sologne dans les années 1970. « J’ai beaucoup entendu parler de Villemorant dans toute ma jeunesse. S’imaginer mon père ici, 30 ou 40 ans en arrière, c’est émouvant. On se demande comment ça se passait ici », souffle Jean-Serge Bokassa, dans le hall d’entrée du château.

Devenu aujourd’hui le siège de la Sologne des Étangs, au cœur de l’Écoparc, l’intérieur de la bâtisse n’a pas beaucoup changé depuis l’ère Bokassa.
L’empereur déchu, ses biens sont vendus aux enchères publiques au début des années 1990. Jean-Serge Bokassa, lui, vivait alors avec sa mère en Côte d’Ivoire puis au Gabon. « A sa sortie de prison en 1993, j’ai été l’un des premiers enfants à le retrouver en Centrafrique. Je suis resté à ses côtés jusqu’à son décès, en 1996. » 

 

De son enfance, Jean-Serge Bokassa garde peu de souvenirs de son père. Né en 1972, il est placé en pensionnat en Suisse dès l’âge de 3 ans. « Je voyais assez peu mon père, mais quand il venait, ou quand il nous faisait venir pour une cérémonie ou un défilé, c’était une décharge d’affection, il nous couvrait de baisers. » Un père tristement connu à l’époque, « mais j’étais tout petit, je ne comprenais pas tout ce qu’il se passait. A la pension en Suisse, certains enfants disaient : “ Moi mon père, il a une villa, le mien, il a une voiture de sport… ”. Et moi, je répondais, “ mais le mien, il a une armée ! ” » sourit Jean-Serge Bokassa.


Cette filiation ne l’a pas empêché de s’engager politiquement dans son pays. Jean-Serge Bokassa, candidat à la présidentielle de 2015, fut battu mais désigné ministre de l’Intérieur par le président Touadéra, poste qu’il occupa jusqu’à l’an dernier. Il devrait de nouveau se présenter en 2020, et espère être le second Bokassa à diriger la Centrafrique. « Mais en étant élu, cette fois-ci ! »

 

 

Pourquoi le fils de Bokassa 1er, ex-empereur de Centrafrique, est en visite en Sologne

 

https://www.leberry.fr  17/08/2019 à 10h00

 

Jean-Serge Bokassa, fils de l’ex-empereur de Centrafrique, est en Sologne à la recherche de souvenirs et de rencontres.

Jean-Serge Bokassa, un des nombreux enfants de l’ex-empereur de Centrafrique Jean-Bedel Bokassa, est actuellement dans le Cher. Il y a retrouvé le réalisateur Xavier Gasselin qui, en 2004, avait réalisé le documentaire Bokassa 1er, roi de Sologne, plusieurs fois diffusé (*).

« J’étais pensionnaire en Suisse »

« C’est une sorte de pèlerinage sur les lieux de nos enfances ou les lieux qui ont représenté quelque chose pour mon père, affirme Jean-Serge Bokassa. Par curiosité, parce que j’étais pensionnaire en Suisse, et on se retrouvait ici pour les vacances mais je ne savais pas exactement où c’était. »


Piloté par Xavier Gasselin, Jean-Serge Bokassa s’est donc rendu vendredi au Grand-Chavanon, à Neuvy-sur-Barangeon, château qu’il a photographié avec son portable.


Une étape parmi d’autres puisque, au milieu des années 1970, Jean-Bedel Bokassa possédait cinq châteaux en Sologne : un dans le Cher, quatre dans le Loir-et-Cher. Renversé, il s’est réfugié au château d’Hardricourt, dans les Yvelines.

Pour les souvenirs, mais pas seulement

Jean-Serge Bokassa n’est pourtant pas en Sologne seulement pour ses souvenirs. Élevé en Suisse, se disant protestant et très croyant, il souligne que « théologien était [s]a première vocation. Je voulais être missionnaire. » Mais la politique a repris ses droits, et le fils de l’ex-Bokassa Ier assure être également là « pour rencontrer les membres de la diaspora de Centrafrique et essayer de faire passer mes idées auprès d’eux ».


Candidat en 2016

Ayant été élu député en 2005, Jean-Serge Bokassa a en effet créé « une plateforme d’engagement politique, Kodro Mokozo Si, qui signifie « Ton pays avant tout” » en 2013. Cela lui a permis de se présenter à l’élection présidentielle de 2016 et de recueillir un peu plus de 6,64 % des suffrages, cinquième position des trente candidats.


À la question de savoir si son nom n’est pas mal perçu auprès de la population centrafricaine, Jean-Serge Bokassa répond par la négative. « Car le pays va mal. Sur quatre millions de Centrafricains, un million sont réfugiés ou déplacés. La sécurité a été confiée aux Nations Unies par le biais de la Minusca, le pays s’enlise, la corruption et l’impunité se développent. Il ne reste que des vestiges et j’ai conscience que le Centrafricain ressent de la nostalgie ».


Les prédications sont donc politiques. « Il faut beaucoup d’écoute », avec pour objectif d’être à nouveau présent lors des élections présidentielle et législatives de décembre 2020.


Jean-Serge Bokassa entend revendiquer son expérience de député, puis de ministre, à deux reprises, de la Jeunesse et des sports (2011-2013), puis de l’Intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire (2016-2018).
Sa mésentente avec le président Faustin-Archange Touadera, qui a autorisé des instructeurs russes à s’installer dans l’ancien palais de son père, l’a amené à être limogé le 14 avril 2018.

« Mon souhait, c’est la dignité humaine et le renouvellement politique en Centre Afrique. »


« Nous avons ensuite créé le Front uni pour la défense de la Nation avec des personnalités. J’en suis le porte-parole. Mon souhait, c’est la dignité humaine et le renouvellement politique en Centre Afrique. »


Reste la France, « où je viens souvent mais pas régulièrement. J’ai des frères et sœurs qui vivent à Paris. Quand on est en Centrafrique, la France, c’est souvent la direction unique ».


(*) Bokassa 1er, roi de Sologne, réalisé par Xavier Gasselin et produit par la société berruyère Beta production, a notamment été diffusé par les chaînes France 3, Planète, la Chaîne parlementaire et Al Jazeera.

Bertrand Philippe

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 21:49
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des leaders des groupes armés attendus à Bangui pour le suivi de l’Accord de paix

BANGUI, 19 aout 2019 (RJDH)—Les leaders des groupes armés signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) sont conviés le 23 aout à Bangui pour la réunion de suivi de mise en œuvre de cet accord, a appris RJDH des sources officielles.

L’article 30 alinéa 3 de l’Accord de paix, signé le 06 février 2019 prévoit des concertations régulières avec les représentant des groupes armés sous l’égide du Comité Exécutif de Suivi. Six mois après la signature de cet accord, le bilan à mi-parcours s’impose.

Selon les informations RJDH, il sera question d’évaluer les engagements de chaque des parties signataires et de voir l’avancement du processus de paix, voulu par la population Centrafricaine.

Dans une lettre d’invitation adressée aux responsables des groupes armés cosignée par le premier ministre Firmin Ngrebada et le Représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine et  Chef de la Misac Mathias Bertino Matondo, cette réunion de concertation qui se tiendra à Bangui vendredi 23 aout, réunira chacun des groupes armés signataires.

« Pour ceux qui résident en provinces, le Comité Exécutif de Suivi prendra les dispositions nécessaires en termes de sécurité, de transport aller-retour ainsi que de séjour à Bangui », précise la lettre d’invitation.

Dans l’accord de paix, le gouvernement compte 21 engagements et les groupes armés de leur coté 10 engagements. Six mois après la signature de l’accord, la mise en œuvre reste timide alors que certains groupes armés continuent de commettre des exactions sur la population, n’ont toujours pas enlevé toutes les barrières et libéré les bâtiments administratifs même si des observateurs notent une volonté de part et d’autre.

Cette rencontre de taille intervient après celle organisée à Addis Abeba en mai 2019 après la contestation de l’équipe du gouvernement par les groupes armés et certains leaders politiques.

Fridolin Ngoulou.

 

Centrafrique : Plus de deux millions de personnes assistées par les humanitaires en premier semestre 2019

BANGUI, le 19 aout 2019 (RJDH)--- La Journée humanitaire mondiale célébrée ce 19 aout pour rendre hommage aux efforts humanitaires déployés en Centrafrique. En ce jour, le bureau des affaires humanitaires en Centrafrique (OCHA) défend les intérêts de l’ensemble de la communauté humanitaire et indique que la RCA reste un environnement hostile pour le travail humanitaire dans le pays. Selon le chiffre d’OCHA, plus de deux millions de personnes sont assistées par les acteurs humanitaires dans le pays en premier semestre 2019.

La Journée humanitaire mondiale 2019 est organisée en Centrafrique autour du thème « rendre hommage aux femmes humanitaires », par rapport à leur contribution indéfectible à l'amélioration du monde. La campagne de cette année soutient la reconnaissance des femmes dans le renforcement de la réponse humanitaire ainsi que dans les efforts de protection en vertu du droit international.

La République Centrafricaine reste l’un des environnements les plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires. Entre janvier et mai 2019, trois d’entre eux ont été assassinés dans l’exercice de leur fonction. Le 30 avril dernier, le total des personnes déplacées internes en RCA était estimé à 612 025 individus composés respectivement de 202 620 personnes sur des sites de déplacés internes et 409 405 personnes estimées dans les familles d’accueil.

C’est une journée symbolique pour les femmes, selon Virginie Baïkoua Ministre des Affaires humanitaires en Centrafrique, car tous les jours, les femmes sont au front pour aider et donner l’espoir aux personnes vulnérables, « étant mères, celles-ci travaillent avec leur cœur et à tous les hommes qui s’engagent également pour aider notre pays. Grace à l’accord de paix et de réconciliation du 6 février, on dénote une baisse des exactions faites contre les personnels humanitaires. Cet accord a pris en compte la libre circulation des humanitaires et c’est pour nous un moyen de travailler pour le relèvement de notre pays », a déclaré Virginie Baïkoua.

Le coordonnateur par intérim d’OCHA, Jean François  Aguillera se félicite de l’amélioration des conditions sécuritaires dans le pays, « nous faisons tout pour venir en aide à plus de 2 millions de personnes vulnérables sur les plus de quatre millions d’habitants que compte la Centrafrique. La situation est de moins en moins délicate et nous prenons ce qui se passe à l’intérieur du pays très au sérieux. Nous avons noté une légère amélioration de la situation humanitaire contrairement aux années précédentes depuis les accords de paix. L’action humanitaire en Centrafrique reste pertinente d’où l’importance pour nous, de célébrer cette journée », s’est-il exprimé.

Au premier semestre 2019, les humanitaires ont porté assistance à deux millions de  centrafricains vulnérables. L’aide humanitaire en Centrafrique repose essentiellement sur les volets sanitaire, éducatifs, nutritionnel, sécuritaire et logistique. Les zones les plus sensibles du pays sont entre autres, le centre et le Sud-est de la République Centrafricaine

Rolf Domia

 

 

Centrafrique : 5 milliards de FCFA destinés à la construction d’une base logistique et logements des FACA à 22km de Bangui 



BANGUI, le 17 Aout 2019 (RJDH) ---Une base logistique et des logements des Forces armées centrafricaines sera construite à pk 22, route de Damara, sortie nord de la capitale. La cérémonie de la pose de première pierre a été présidée par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera ce 16 aout 2019. Le cout des travaux s’élève à hauteur de 5milliards de francs CFA.

Le site couvre une superficie de 176 hectares destinés à accueillir  5 entrepôts  de 140 mètres de bureaux administratifs, un garage d’entretien et de réparation ainsi que deux aires de stationnement. Il est également prévu des fermes agricoles pour l’autoconsommation des troupes, des champs de tirs. Ce site est situé au village Liton à 22 kilomètres de Bangui, axe Damara.

La construction de cette base militaire selon Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale, est un impératif pour la République Centrafricaine, « la construction de cette base logistique des Forces Armées Centrafricaines constitue un impératif majeur dans notre pays. En raison non seulement de l’extension de Bangui liée à une croissance rapide de la population mais aussi de la nécessité de détenir les capacités opérationnelles indispensables à l’accomplissement de sa mission régalienne », explique la Ministre de la Défense.

Cette base logistique représente la reconstruction de l’armée nationale dit le Président de la République Faustin Archange Touadera, « nous avons opté pour une armée de garnison. Nos bases se situent en pleine ville et ne sont plus adaptées à la nouvelle situation. C’est pour cela que nous avons choisi cette base de pk22 pour y implanter. Ce n’est que le début, nous sollicitons toujours l’appui de nos partenaires pour qu’on arrive à mettre en œuvre cette division aujourd’hui celle qui est la mieux adapte à la situation de notre pays pour être plus proche de la population, des menaces et couvrir l’ensemble de notre territoire», a lancé le président de la République.

Les travaux de construction de cette nouvelle base militaire dont la durée est de 12 mois sont financés par le gouvernement et l’Union Européenne en Centrafrique.

Paméla Dounian-doté

 

 

* Centrafrique : Retour au calme à Boda après le contrôle minier qui a couté la vie à un collecteur de diamant 

BODA le 17 Août 2019(RJDH) --- Les activités ont repris à Boda dans la Lobaye après une vive tension hier vendredi 16 aout 2019. Des jeunes ont manifesté en réaction contre le service du contrôle de la brigade minière dans la localité à l’endroit des opérateurs économiques. Le bilan a fait un mort selon des sources autoritaires contactées par le RJDH ce 17 aout 2019.

Selon le maire de Boda Boniface Katta contacté par le RJDH, les activités reprennent depuis la matinée du samedi 17 aout après le mouvement de mécontentement d’un groupe de jeunes qui protestait contre le système de contrôle de la brigade minière. La mort d’un collecteur de la place, dont son diamant a été saisi par une équipe de la brigade minière en provenance de Bangui a provoqué un mouvement de colère, mais pour le moment, la situation est stable, confie le président de la délégation spéciale de la ville de Boda.

 « Le calme est finalement revenu dans la ville de Boda après la tension qui a monté d’un cran hier. La population vaque librement à ses activités depuis ce matin, les cultivateurs vont au champ, les commerçants ont ouvert leurs boutiques, le marché est ouvert et la vie a repris après une peur qui a terrifié la ville dans la tombée de la nuit », a confié le maire.

Après l’incendie du véhicule de la gendarmerie nationale, une équipe mobile a été déployée depuis dans la ville et va enquêter sur le sujet pour identifier les auteurs de cet acte, « depuis hier soir jusqu’à ce matin du samedi 17 août, l’équipe de la gendarmerie de Bangui en collaboration avec le commandant de Compagnie de Boda patrouille dans la localité et ses environs pour garantir la sécurité. Il était question aussi de mener des enquêtes sur l’acte », a-t-il ajouté.

De sources bien informées, cet opérateur économique après le saisi de son diamant et d’une importante somme d’argent a été transféré à l’hôpital de des soins médicaux. Il a rendu larme quelques minutes après son transfert à l’hôpital.

Fridolin Mamocko 

 

 

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 22:33
Le REFELA plaide pour l'engagement des centrafricaines aux prochaines échéances électorales

 

RCA : le REFELA plaide pour l'engagement des centrafricaines aux prochaines échéances électorales

 

https://www.radiondekeluka.org  jeudi 15 août 2019 12:08

 

Le premier congrès du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique de Centrafrique (REFELA) a ouvert ses travaux mercredi 14 août 2019 à Bangui. Durant deux jours, les autorités locales vont non seulement partager leurs expériences mais échanger également sur l’engagement des femmes dans la vie locale.

Présidé par Brigitte Touadéra, 1ère dame de Centrafrique, ce congrès a mobilisé des femmes venues des 16 préfectures du pays, des huit arrondissements de Bangui, des Etats voisins et amis comme le Cameroun, le Congo et la Côte d’Ivoire. Les assises visent à encourager les présidentes des délégations spéciales des villes centrafricaines à s’engager dans la prise de décision au niveau politique et local.

"Nous avons été invitées par les élues locales de Centrafrique pour venir les accompagner dans la tenue de leur assemblée générale qui va voir la création du REFELA. Il faut que les femmes participent à la vie locale, qu'elles en soient les gestionnaires ", a souligné Dao Macoura, maire de la Commune de Foumbolo en Côte d’Ivoire et présidente du REFELA.

Dans son projet, le REFELA a inscrit "toutes les préoccupations et les priorités des femmes" citant en exemple "les questions de l'enfance, de l'autonomisation de la femme et les questions de gouvernance", a mentionné Dao Macoura estimant qu'il faut "valoriser les femmes".  

"Je pense qu'au niveau de la décentralisation, chaque pays a ses réalités. Je pense que bientôt la République Centrafricaine ira aux élections. J'encourage les femmes à se mobiliser, à se porter candidates pour aller briguer des postes électifs", a souhaité la présidente du REFELA. Et pour Mme Dao, "cela ne peut pas se faire sans que les femmes elles-mêmes s'engagent en ayant l'ambition, la persévérance et la détermination pour affronter les prochaines échéances électorales".

L'ancienne présidente centrafricaine de la transition, Catherine Samba-Panza, dit soutenir la mise en place du REFELA au niveau de la Mairie de Bangui pour trois principaux points. "Le premier travail des femmes consiste à se regrouper pour mieux réaliser les activités. Le second point, elles doivent réfléchir à comment faire pour augmenter leur effectif dans les municipalités. En point 3, qu'est-ce qu'elles doivent faire pour la population afin de ramener la paix et le vivre ensemble",  a indiqué Mme Samba Panza.

Le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique est une organisation panafricaine créée en 2011.

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 22:25
La Russie livre de nouvelles armes à la RCA

 

 

https://www.radiondekeluka.org  jeudi 15 août 2019 11:42

 

C’est désormais chose faite ! La deuxième phase de livraison d’armes promises par la Fédération de Russie à la République Centrafricaine est arrivée mercredi 14 août 2019 à Bangui. L'opération qui va se poursuivre pour atteindre 14 voyages, vise à équiper environs 8 bataillons de l’armée nationale déjà formés par les instructeurs russes.

La Russie a tenu sa promesse vis-à-vis de la République Centrafricaine dans le cadre de l'accord bilatéral entre les deux Etats amis. Nous avons promis de fournir la deuxième partie des armes et nous avons tenu cette promesse. La livraison des armes et munitions permettra de moderniser les FACA et de renforcer davantage leur capacité. La Russie fournit ces matériels militaires à titre gratuit sur la base de l'accord bilatéral entre les chef d'Etat, entre les ministres de la Défense des deux pays et dans un esprit d'amitié et de coopération", a précisé Vladimir Titorenko, ambassadeur russe en Centrafrique.

Sur les 14 rotations prévues pour équiper au moins 8 bataillons formés par les instructeurs russes, deux sont réceptionnées par les autorités centrafricaines. "Dans les prochains jours, plusieurs autres avions atterriront à Bangui avec les armes et munitions pour équiper au moins huit (8) bataillons des Forces armées centrafricaines. Nos instructeurs militaires ont déjà formé 2700 éléments des FACA", a indiqué le Haut Représentant Russe. Pour le diplomate, "l'arrivée de la 2ème partie des armes permettra d'amer les FACA pour les prochains déploiements sur l'étendue du territoire national".

Cette 2ème dotation russe a été le fruit d'une longue discussion avec le comité de sanction de l'ONU. "Nous avons discuté avec le comité de sanction des Nations Unies qui a finalement donné son accord pour la livraison des armes et munitions de guerre. Elles vont permettre de renforcer la capacité opérationnelle des forces de défense en vue de la sécurisation de l'ensemble du territoire", a souligné colonel Alain Kénéféï, directeur des services techniques de l’armée.

Comment la Russie s'est-elle implantée dans le pays ?

Début 2017, la France était à la recherche d'armes à fournir aux soldats centrafricains formés par une mission européenne. Mais Paris se heurte au coût. L'idée surgit alors de donner une partie d'une cargaison saisie dans l'océan Indien qui, comme les lois internationales l'exigent, est destinée à la destruction. Le Conseil de sécurité de l'ONU donne son aval, sauf Moscou, qui s'y oppose. Agacé, le nouveau gouvernement français renvoie alors le président Faustin-Archange Touadéra vers la Russie. Cette dernière ne manque pas l'occasion.

En octobre, le président centrafricain rencontre Sergueï Lavrov à Sotchi. Le ministre russe des Affaires étrangères propose de faire cadeau des armes nécessaires.

 

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 22:09
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Russie livre à la Centrafrique la deuxième tranche d’armes et matériels militaires 

BANGUI, 15 Août 2019 (RJDH)---La deuxième tranche de livraison d’armes russes à la Centrafrique a finalement été effectuée mercredi 14 Août, à Bangui. Cette nouvelle dotation en armes permettra d’équiper 8 bataillons des FACA déjà formés par l’EUTM et la Russie.

La seconde dotation en armes de la Russie à la Centrafrique  intervient dans le cadre de renforcement des relations bilatérales, d’une part entre la République Centrafricaine et la Fédération de la Russie en matière militaire, et d’autre, de permettre au gouvernement Centrafricain de faciliter le déploiement des FACA dans les villes intérieures du pays.

Vladmir Titorenko, Ambassadeur de la Fédération de la Russie en Centrafrique affirme que cette dotation se fait à titre gratuit par rapport à la signature des accords militaires entre les deux ministres des défenses (Russie-RCA), « la livraison de la deuxième tranche permettra de renforcer d’avantage la capacité les FACA. La Russie fournisse les matériels militaires à titre gratuit sur la base des accords bilatéraux entre nos Chefs d’Etat et les ministres de la défense de deux pays dans un esprit d’amitié et de la coopération. Dans le cadre de notre coopération et partenariat en matière de défense, les instructeurs russes ont pu former 2 700 soldats », a indiqué le diplomate russe.

L’Ambassadeur russe en Centrafrique a aussi annoncé que d’autres avions russes arriveront dans les prochains jours avec les armes et munitions pouvant équiper au moins huit bataillons des FACA, « Dans les prochains, plusieurs autres avions atterriront à Bangui avec les armes et munitions pour équiper au moins huit bataillons des FACA. La livraison est prévue en 14 voyages d’avions », a annoncé Vladmir Titorenko.

Cette livraison vient suite à des négociations entre la Russie avec le comité de sanctions de l’ONU, qui a donné son quitus pour la deuxième livraison d’armes et de munitions.

Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, a rappelé que la livraison de la seconde tranche d’armes russes, a été rendu possible grâce à une série de réunion tenue la semaine dernière avec toutes les parties accompagnant la Centrafrique dans l’assouplissement des verrous pesant sur les armes à destination du pays, « la MINUSCA a pris part la semaine dernière à deux réunions préliminaires relatives à la livraison d’armes et de munitions par la Russie et la France. La réunion sur la livraison d’armes russes tenue le 8 Août, a réuni le ministère de la défense de la Commission nationale de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres en Afrique Centrale de l’EUTM et l’UNMAS », a-t-il souligné.

Le président Touadera est attendu au sommet Russie-Afrique prévu pour le 24 octobre 2019 à Sotchi en Russie. Une rencontre qui facilitera un « changement de cap dans les axes de la coopération entre le Président Touadera et son homologue russe, Vladimir Poutine, axes qui ont été définis lors de leur rencontre, le 23 mai 2018 à St Petersburg. Aujourd’hui nous sommes en face d’une nouvelle étape qui commence à la reconstruction et la modernisation économique dans le but d’apporter un appui à la réalisation de l’Accord politique pour la paix et à la réconciliation, car on ne pourra pas l’atteindre uniquement par des moyens militaires et politiques. Il faut maintenant la reconstruction de l’économie et sa prospérité », a réitéré le diplomate russe en Centrafrique.

La livraison de la deuxième tranche d’armes et matériels militaires en Centrafrique intervient après l’autorisation du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. C’est un signe avant-coureur de la levée partielle de l’embargo sur la RCA attendue au mois de septembre prochain, d’un côté, et trente(30) officiers russes vont intégrer bientôt la mission de l’ONU en Centrafrique, de l’autre. La précédente livraison d’armes de la Russie, pour rappel, a été faite en janvier 2018.

Jefferson Cyrille Yapende   

 

 

Centrafrique : Des dispositions du code électoral reformulées par la Cour Constitutionnelle

BANGUI, 15 aout 2019 (RJDH)---La Cour Constitutionnelle a finalement rendu mercredi 14 juillet 2019 sa décision ce jour sur la loi du code électoral adopté par le parlement le 19 juillet dernier. Les propositions des députés sur les dispositions des propriétés bâties ont été reformulées, et la question du quota de 35% de femme a été renvoyée aux partis politiques qui se présenteraient aux élections générales de 2020.

Certaines dispositions du code électoral adopté par le parlement le 19 juillet dernier soumises à la Cour Constitutionnelle pour avis de conformité, ont été reformulées par la Cour mercredi 14 aout 2019 à Bangui.

Lors du vote d’adoption, l’Assemblée Nationale a botté en touche le nouveau mode électoral de tête de liste, exigée par la Cour Constitutionnelle pour les circonscriptions à siège multiple en faveur du mode uninominal. Les 35% de femmes exigés dans le recadrage de la Cour Constitutionnelle dans la tête des listes, sont supprimés par la représentation nationale qui s’est aussi opposée à la reformulation de l’article 37 alinéa 2 (tiret 10) qui au lieu de l’exigence d’une résidence dans leur circonscriptions pour les candidats aux législatives aux sénatoriales et aux régionales, estimait que même des intérêts économiques dans la localité étaient suffisants. Les députés ont ainsi repris leur première option rejetant le recadrage de la Cour. 

Sur la question de certaines dispositions qui gênent entre autres le mode de scrutin de liste, les 35 % des femmes voulus par la loi de parité et l’exigence d’une résidence dans les circonscriptions pour les candidats aux élections législatives et aux sénatoriales, la Cour a procédé sur ces points à une reformulation des articles.

Nadine Pingama Modo, rapporteur et juge constitutionnelle, justifie le choix de reformulation des articles, « je pense qu’il y a deux points. Le premier concerne la loi sur la parité votée au mois de mars 2016, où il faut un quota dans les instances de décision. Et au début, on était parti sur le scrutin de liste et ce qui a été discuté. Aujourd’hui on est parti sur le scrutin uninominal mais avec un accent mis sur la parité, c’est-à-dire que les partis politiques, s’ils veulent allés aux élections doivent présentés 35 % de femmes », a-t-elle précisé.

«  Le deuxième point important, c’était sur la propriété bâtie où il fallait être d’une localité pour pouvoir présenter sa candidature. Aujourd’hui, la cour a reformulé pour dire que tout centrafricain peur choisir sa circonscription électorale », a indiqué la juge constitutionnelle Nadine Pingama Modo.  

La constitutionnalité de cette loi déjà certifiée par la cour, la promulgation par le chef de l’Etat est alors attendue dans les jours à venir car, l’organisation des élections prochaines en Centrafrique en dépend au premier degré.

Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : La liberté de mouvement des FACA réduite à Kaga-Bandoro

KAGA-BANDORO, 15 aout 2019 (RJDH)---Déployées à Kaga-Bandoro depuis le mois de mai dernier, les éléments des FACA présentes dans la ville ont liberté de mouvement réduite. Selon les informations RJDH et de sources concordantes, ces derniers se font toujours accompagnés par des éléments de la MINUSCA. Une situation déplorée par les habitants de la ville.

De sources indépendantes et bien introduites, les forces armées centrafricaines déployées au mois de mai dernier à Kaga-Bandoro ont de la peine à circuler librement dans la ville et dans d’autres localités sauf qu’avec les patrouilles conjointes de la MINUSCA.

Un habitant de la localité contacté, au vu de la situation, ne cache plus son inquiétude. « L’espoir qu’avait suscité l’arrivée de nos FACA, s’est vite éteint. Ils ne sont plus libres même pour aller se procurer un produit quelconque au marché. Pour cela, ils doivent se faire toujours accompagner d’éléments de la MINUSCA. S’agissant des patrouilles avec la MINUSCA, les forces onusiennes ne les conduisent que dans les zones réputées tranquilles alors que d’autres secteurs en proie aux violences et banditismes ne sont pas couvertes par ces rondes de sécurités »,  s’agace-t-il.

Une autre source sécuritaire bien indiquée a confié au RJDH que le niveau de la coopération avec les hommes de MPC n’est pas encore au beau fixe. Les maitres des lieux se montrent toujours méfiants à l’égard des FACA, « nous nous interrogeons sur la volonté réelle des groupes armés à accepter le retour de l’autorité de l’Etat. Aujourd’hui, Al-Katim est ministre conseiller à la Primature en charge de la sécurité de la région, nous ne pouvons que travailler avec lui mais ces hommes sont loin de montrer, ne fut-ce qu’une once de confiance pour la sécurisation de la région », a-t-il témoigné.

Même si les parties continuent à exprimer leur volonté d’appliquer l’accord, « les groupes armés contrôlant des pans entiers du territoire ont cherché à exploiter certaines dispositions de l’accord pour conférer une légitimité à leur emprise sur certaines parties du territoire », ont récemment rapporté le groupe d’experts des Nations-Unies sur la Centrafrique.

De sources onusiennes, les FACA ne sont pas toujours autorisées, par les groupes armés, à patrouiller ou bien leurs bases doivent être protégées par la force onusienne car menacées. Alors que les GA se sont engagés à travers l’accord de Khartoum de « mettre immédiatement et irrévocablement fin à toute obstruction au redéploiement des autorités publiques civiles et militaires, notamment les fonctionnaires, des Forces de Défense et de Sécurité et s’abstenir de toute entrave ou menace à leur encontre ».

D’aucuns croient aujourd’hui que seule la mise en place des Unités Spéciales mixtes de sécurité pourraient favoriser la collaboration entre les Forces de Défense et de Sécurité et les groupes armés.

Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : Touadera lance la campagne nationale de vaccination à Alindao 

BANGUI, 15 Août 2019 (RJDH) --- Le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera a lancé jeudi 15 août 2019, à Alindao à 505 km de Bangui au centre-Est du pays, la vaste campagne de vaccination contre la Poliomyélite sauvage qui débutera demain dans les 21 districts sanitaires du pays. Pour rappel, la poliomyélite sauvage a été découverte au mois de mai dernier dans les préfectures de l’Ombella M’Poko et de la Ouaka.

A en croire Albert Mokpem Yaloke, ministre conseiller et porte-parole à la Présidence de la République, le choix de la ville d’Alindao n’est pas anodin et hautement symbolique à cause des affres qu’elle avait connues par le passé. « C’est une région très importante dans le dispositif de relancement des programmes et projets de développement. Si bien qu’avec l’appui de nos partenaires, beaucoup de choses vont se faire à Alindao et plus généralement dans la Basse-Kotto. Cette campagne de vaccination de lutte contre la poliomyélite fait partie des grands projets qui vont être réalisés dans la région », a indiqué le Porte-parole de la présidence de la République Centrafricaine.

Une occasion pour le Chef de l’Etat de lancer un vibrant message concernant l’Accord de paix et de la réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés signé le 6 février 2019, « le message que le Président de la République a porté, c’est de demander aux Centrafricains, comme il l’a fait dans le Bamingui-Bangoran, la Vakaga, le Haut-Mbomou, la Haute-Kotto, l’Ouham-pendé et Nana-Mambéré, est qu’ils doivent s’approprier les termes de l’Accord de Khartoum qui a été signé à Bangui pour que la paix revienne définitivement », a précisé Albert Yaloké-Mokpem au RJDH.

Il a, par-ailleurs, ajouté que beaucoup de projets devraient être réalisés dans la région par le gouvernement et les partenaires internationaux, mais « tous ses projets ont été retardés à cause du climat sécuritaire qui n’est pas garant. Voilà le sens de la visite du Chef de l’Etat aux côtés de la population de la Basse-Kotto plus précisément celle d’Alindao », a- t-il conclu.

Pour Albert Mokpem Yaloke, le lancement de la campagne de vaccination contre la poliomyélite en Centrafrique permettra au pays de riposter contre cette forme de virus pouvant toucher plus d’un millier d’enfants centrafricains.

Cette campagne de vaccination contre la poliomyélite sauvage débutera demain le 16 Août à Alindao dans la Basse-Kotto, et prendra fin le 18 Août 2019 dans les 21 districts sanitaires de la Centrafrique.

Jefferson Cyrille Yapende

 

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 01:31
RCA: la Cour constitutionnelle valide le code électoral

 

Par RFI Publié le 14-08-2019 Modifié le 14-08-2019 à 22:57

 

Après de houleux débats, le code électoral, rejeté une première fois par la Cour constitutionnelle et renvoyé pour modification devant le Parlement, a cette fois-ci été validé par l’institution. Mais non sans quelques ajustements.

La Cour constitutionnelle avait renvoyé le texte aux députés avec une modification de taille : elle actait le scrutin de liste. Un amendement refusé par les députés.

« Au début on était parti sur le scrutin de liste ce qui a été discuté. Aujourd’hui, on est parti sur le scrutin uninominal, mais avec un accent mis sur la parité. Ça veut dire que les partis politiques aujourd’hui s’ils veulent aller aux élections, ils doivent présenter 35% de femmes », souligne Nadine Pingama Modo, juge constitutionnelle et rapporteure.

Si le texte est validé, c’est à condition de l’annulation de certains articles et notamment la nécessité de résidence ou de propriété dans la circonscription pour la députation.

« La Cour constitutionnelle a motivé sa décision, je n’ai pas de commentaire, je prends acte. Et je pense à l’ensemble des députés aussi. Seulement ce que nous déplorons, c’est que cela va favoriser le parachutage, mais c’est une disposition constitutionnelle et on verra comment faire », affirme Jean-Symphorien Mapenzi, vice-président de l’Assemblée nationale et député de Bimbo 2.

La mesure sur les trois mois de mise en disponibilité avant les élections pour les autorités candidates a été aussi supprimée. La prochaine étape est le vote par l’Assemblée nationale de la loi organique de l’Autorité nationale des élections.

 

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 01:25
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La classe politique peu rassurée par rapport à l’impartialité de la Cour Constitutionnelle

BANGUI, 14 aout 2019 (RJDH)---La classe politique d’opposition est peu rassurée par rapport à l’indépendance de la cour constitutionnelle. Pour elle, la cour n’est plus aujourd’hui crédible car elle est en collusion avec le régime actuel.

A quelques mois des élections générales en Centrafrique, la Cour Constitutionnelle se retrouve dans l’œil du cyclone des  critiques de la classe politique centrafricaine. Le déclic de cette avalanche de critiques découle des dernières décisions de la cour sur le code électoral qui, selon certaines personnalités politiques, elle ne joue pas franc jeu.

Bertin Bea, le secrétaire général du KNK, la cour est inféodée au régime actuel, « une chose tout aussi grave, c’est l’inféodation de la cour constitutionnelle au régime actuel. Comme on a pu le constater récemment à travers la liberté que celle-ci s’est octroyée de procéder à la réécriture de certaines dispositions de la loi du code électoral pourtant voté par la représentation nationale. Tout cela ne fait que renforcer les appréhensions de la classe politique », a-t-il ainsi remis en cause l’indépendance de la cour vis-à-vis du pouvoir, avant d’indiquer que, « le président Touadera conscient de son impopularité criarde démontre que le régime actuel ne lésinera pas sur les voies et moyens même les plus sordides en se servant de cette cour pour obtenir soit la disqualification de potentiels adversaires ou même d’opérer un passage en force pour se faire réélire avec la complicité de cette cour constitutionnelle lors des prochaines élections », dit-il sur un ton dubitatif.

De façon modérée, Anicet Georges Dologuele pour sa part, estime que la cour doit adopter une attitude qui ne sèmera pas le doute dans les esprits en dissipant les inquiétudes, « dans le fonctionnement d’une démocratie quand il y a un début de doute de la part du citoyen, il appartient à celui qui porte la responsabilité de se corriger. Les personnalités qui sont dans les institutions sont désignées pour un certain nombre d’années et avec une espèce de verrous sur leur position professionnelle sur la durée. Et donc, ça leur donne en principe une espèce de sérénité dans leur décision. Je veux dire par-là que les institutions toutes lorsqu’elles font correctement leur travail, elles sont applaudies par les citoyens. Et quand elles ne font pas bien leur travail, le citoyen s’inquiète parce que justement les membres de ces institutions ne dépendent pas du Président Touadera. Il n’a pas les moyens de les enlever. Mais on a l’impression que la plupart des institutions, pas seulement la cour constitutionnelle, sont aux ordres maintenant et cela nous inquiète », dit-il.

D’embrayer dans le même sens,  Crépin Mboligoumba constate que les institutions républicaines ne dégagent pas aujourd’hui une image luisante. « Ce que je constate c’est qu’il y a une crise qui débouche sur une image pas très luisante de nos institutions et que cela pourrait avoir des incidences sur les élections générales », s’est-il inquiété.

Pour lever le voile sur ce qui se dit au sujet de cette haute juridiction, la présidente de la cour constitutionnelle Danielle Darlan, a déclaré que la cour est indépendante et ne subit aucune influence de la part du gouvernement mais se réserve qu’à sa discrétion, « cette juridiction est une institution indépendante qui travaille sur la base des textes. Elle est gardienne de la constitution et ne peut rendre une décision sans tenir compte de ce qui se trouve dans cette loi fondamentale », s’est-elle défendue.
Un membre du cabinet présidentiel, interrogé sur ces accusations, répond «  c’est de allégations gratuites et sans fondements. Le Chef de l’Etat respectueux des institutions républicaines, n’a jamais interféré dans une décision de la cour. Ces supputations et agitations laissent transparaître déjà le visage de cette classe politique qui ne fait pas preuve d’innovations ».

Au regard du climat politique actuel, tout porte à croire que les jours à venir s’annoncent bien rudes quant à l’issue des prochaines échéances. Il appartient alors à la cour dont le rôle est de garantir la constitution pour favoriser l’éclosion d’un climat politique serein.



Vianney Ingasso

 

 

 

Centrafrique : 60 étudiants centrafricains bénéficiaires d’une bourse du gouvernement français

 

 

BANGUI, 14 Aout 2019(RJDH)---30 étudiants centrafricains boursiers pour les études en masters et doctorats ayant réussi les tests organisés la fois dernière, quitteront le début du mois de septembre 2019 pour la France afin de poursuivre des études dans les didactiques des différentes disciplines. Un soutien de la France qui s’inscrit dans le cadre de la coopération en matière éducative.

Sur les 30 bénéficiaires de bourse de coopération, 20 seront inscrits en Master et 10 pour les études doctorales.   Ils seront répartis dans l’Université de Bretagne, l’Ecole supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) en France. 

Le Secrétaire général de l’université, Jean Kokidé  représentant le Recteur, a insisté sur l’importance de la formation dans le domaine de l’éducation et sur le «devoir d’excellence et de réussite» dans leurs études. De son côté l’attaché de coopération éducative de l’ambassade de France, a rappelé que «l’éducation n’a pas de frontières» et l’importance ensuite est de «transmettre les savoirs acquis. Et à leur retour, ils formeront, à l’ENS ou dans les Centres pédagogiques régionaux (CPR) répartis sur l’ensemble du territoire, les enseignants centrafricains de demain », dit-il.

Selon Rémy, un doctorant en 2ème année de littérature à l’Université de Bangui, la Centrafrique a besoin d’intellectuels. Avis partagé dans ce «programme unique que propose la France» par Frida Francine, qui vient d’être sélectionnée pour le master de didactique en lettres modernes, qui est bien consciente de l’opportunité qui lui est offerte. A l’issue de ses études, elle souhaite «servir le système éducatif centrafricain et former les enseignants» promet-elle.

En quatre(4) ans, près de 400 étudiants ont déjà bénéficié d’une bourse du Gouvernement français selon l’Ambassade de France à Bangui.

Judicaël Yongo.

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 01:18
Le spectre du retour possible de Bozizé hante le pouvoir centrafricain

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com By Aza Boukhris 14 août 2019

 

En Centrafrique, la rumeur enfle sur un prochain retour au pays de l’ex Président François Bozize, réfugié en Ouganda sous mandat international.

Intoxication ou information, dans les deux cas, la fébrilité du président Touadera et de son clan s’est accentuée avec la perspective d’un possible retour au pays de François Bozizé. Avec la perspective des élections législatives et présidentielle prévues fin 2020-début 2021, le spectre de l’ancien Président obsède l’actuel pouvoir centrafricain.

Triste anniversaire de l’indépendance

En Centrafrique, le 1er décembre, anniversaire de la création de la République centrafricaine en 1958, fait office de fête nationale, tandis que le 13 août commémore l’indépendance de 1960. Chaque année, outre les discours officiels, les hommages à Barthélémy Boganda et les réceptions convenues, le 13 août est marqué par des festivités populaires comme compétitions sportives, concerts et concours divers. En 2019, cet anniversaire est passé inaperçu à Bangui. Vu l’état de l’arrière-pays, il y est ignoré.

 Visiblement marqué par les événements récents du désastre écologique causé par les entreprises chinoises, le DDRR qui ne prend pas, les groupes armés qui poussent leurs avantages de l’Accord de Khartoum et surtout l’opposition désormais frontale du Kwa Na Kwa (KNK) parti de François Bozize, le Président Touadera paraît très préoccupé, d’autant que son ancien mentor est annoncé pour un retour qui risque fort d’être difficile à gérer. Ce 13 août, il s’est contenté de déposer une gerbe au monument de Barthélémy Boganda et fait un discours à la Nation, insipide en reprenant ses antiennes habituelles. Pour une grande majorité de Centrafricains, les mots de Paix, Justice, Sécurité, Réconciliation, Désarmement, et Démocratie n’ont plus beaucoup de valeur dans sa bouche. Les Centrafricains savent bien que sa réélection en 2020 est son principal objectif. Pour ce projet de remake du hold-up électoral du tandem Bozize-Touadera de 2011, la corruption, les pots-de-vin et les détournements de deniers publics atteignent des sommets, rarement atteints depuis le 13 août 1960. Même la Haute autorité pour la bonne gouvernance, jusqu’à maintenant institution cosmétique, a stigmatisé la disparition de l’état de droit et les errances du pouvoir exécutif. Dans ce contexte, la réapparition de François Bozize pourrait bien déjouer les plans de Faustin-Archange Touadera, car il aura affaire à un orfèvre en coups d’état et en hold up électoral.

François Bozize très courtisé

 Actuellement exilé en Ouganda, l’ancien président (2003-2013) effectue des voyages en dépit de leur interdiction. Dans ces escales, il y rencontre de nombreux partisans, des personnalités et d’anciens ministres de son pays. Bertin Béa qui assure la présidence par intérim du KNK multiplie les rencontres notamment à l’étranger, comme en France récemment. Avec le concours actif de son fils, Jean-Francis Bozize, qui était son ministre de la Défense très apprécié des officiers et sous-officiers, le congrès du KNK se tient du 12 au 16 août.  Il a déjà permis de rompre tout soutien au président Touadera, qui devait beaucoup au KNK pour son élection de 2016, mais surtout d’annoncer la prochaine candidature de François Bozize pour l’élection de 2020. Après son ouverture à Bangui,  le congrès se transportera ensuite à Bossangoa fief de Bozize et des Gbaya, ethnie majoritaire dans l’Ouest qui accepte mal la place faite aux ex Seleka dans l’Accord de Khartoum. La Seleka  avait renversé le président Bozize en 2013. 


Jean-Francis Bozize, qui a oublié son contrôle judiciaire, a annoncé le prochain retour de son père. En août 2016, n’avait-Il pas forcé la main à la Minusca qui l’avait arrêté à son retour d’exil et mobilisé le KNK pour sa libération immédiate?  Cet ancien du Régiment parachutiste d’infanterie de marine de Fréjus (France) a commencé la restructuration du KNK et lancé la campagne de nouvelles adhésions. Les anciens bozizistes reprennent du service au sein du parti qui était moribond. Jean-Francis Bozize reprend contact avec les militaires qu’il avait bien connus notamment d’anciens généraux qui ont été mis à la retraite par le président Touadera

Le président Touadera face au dilemme du retour de Bozize


François Bozize va-t-il braver les sanctions dont il fait l’objet ? Son fils a réussi à revenir en Centrafrique en évitant la case prison et la privation de ses biens. En sera-t-il de même pour l’ancien chef de l’État ? De nombreux Centrafricains évoquent ouvertement les « deux poids, deux mesures « .Les ex Seleka, auteurs du coup d’État contre Bozize, comme Nourredine Adam, Ali Darass, Abdoulaye Hissen ou al-Katim, également sous sanctions et interdiction de voyager ont signé l’Accord de Khartoum et sont désormais représentés dans le gouvernement, les services présidentiels et la haute fonction publique. Il est effectivement difficile d’évoquer l’équité avec le sort réservé à François Bozize. Une normalisation concernant les anciens chefs de l’État pourrait être sur la Table du président Touadera afin de conforter la réconciliation nationale.


Toutefois, une telle solution ne ferait pas disparaitre les tourments de Faustin-Archange Touadera. Une fois revenu à Bangui, François Bozize voudra certainement redevenir chef de l’État. Pourra-t-Il être candidat ? Il y a de fortes chances qu’il soit déclaré non éligible. Quelle serait alors la réaction des bozizistes et d’une grande partie de la population de l’Ouest centrafricain et de Bangui où il est resté malgré tout populaire ? En cas d’éligibilité, les deux auteurs du hold-up électoral de 2011 devraient s’affronter….


Évidemment, le microcosme politique centrafricain, figé depuis plus de deux décennies ne pensent qu’à ce mirage de la démocratie que sont les élections centrafricaines. Pendant ce temps-là, plus de la moitié de la population vit en insécurité alimentaire grave, plus du quart sont soit des déplacés ou des réfugiés, les indices de développement humain et de gouvernance sont les plus mauvais de la planète, l’espérance de vie passe sous les 45 ans et les trois quart du pays ne sont pas contrôlés par l’Etat. Le dernier quart vaut-il mieux que les trois autres ?

 

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 01:14
La conférence de la CITES s'apprête à renforcer les règles du commerce des espèces sauvages

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 14-08-2019

 

Les 183 parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) se préparent à adopter des décisions et résolutions qui élargiront et renforceront le régime mondial du commerce des espèces sauvages, à l'occasion de la conférence triennale mondiale de la CITES qui se tiendra du 17 au 28 août à Genève.

Au total, 56 nouvelles propositions ont été soumises par les gouvernements, visant à modifier le degré de protection accordé par la CITES aux animaux et aux plantes sauvages qui font l'objet de commerce international, a indiqué la CITES dans un communiqué.

Parmi les propositions, beaucoup veulent instaurer l'obligation d'obtenir des permis de commerce, dans le cadre d'une inscription à l'Annexe II de la CITES, pour que le commerce d'espèces exposées à des risques reste durable. D'autres recommandent l'interdiction de toutes les transactions commerciales de spécimens d'espèces menacées d'extinction en les inscrivant à l'Annexe I. D'autres encore apportent des preuves qu'une population s'est stabilisée ou a augmenté et peut être transférée en toute sécurité de l'Annexe I à l'Annexe II.

Les nouvelles règles sur le commerce des espèces sauvages qui seront examinées à la conférence de la CITES concernent une grande diversité de mammifères, d'oiseaux, de reptiles, d'amphibiens, d'arbres et autres plantes, a précisé le communiqué.

"La CITES fixe les règles du commerce international des espèces de faune et de flore sauvages. C'est un instrument puissant, en mesure d'assurer la pérennité et de réagir à la perte rapide de biodiversité - ce que l'on appelle souvent la sixième crise de l'extinction - en prévenant et inversant la tendance au déclin des populations d'espèces sauvages", a déclaré Ivonne Higuero, secrétaire générale de la CITES.

"Il est vital de disposer de règles claires et applicables, fondées sur une science rigoureuse et des politiques efficaces pour protéger nos trésors naturels et atteindre les Objectifs de développement durable à l'horizon 2030, adoptés par les gouvernements de la planète", a souligné Mme Higuero.

En mai dernier, le Rapport d'évaluation mondiale sur la biodiversité et les services écosystémiques a confirmé qu'à travers le monde, les espèces et les écosystèmes disparaissent rapidement. La surexploitation directe des organismes vivants (chasse, pêche et exploitation forestière non durables ou illégales, notamment) est l'un des principaux facteurs directs du déclin des espèces. F

Source: Agence de presse Xinhua

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