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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 00:02
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Le départ de l’actuel ambassadeur de la France acté pour le mois de juin prochain

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 29 MAI 2018

 

BANGUI, 29 mai 2018 (RJDH)— Christian Bader l’actuel ambassadeur français en Centrafrique pourrait quitter son poste d’ici le mois de juin a appris le RJDH de sources bien introduites.

 

Le président Faustin Archange Touadéra et le ministre français des Affaires Étrangères Jean Yves Ledrian auraient abordé le  cas Christian Bader lors de leurs discussions en marge du sommet de Saint Petersburg en Russie. De sources autorisées, le départ du diplomate français a été annoncé pour le mois de juin sans aucune précision sur le jour, « il (le ministre français des Affaires Etrangères) a dit qu’il devrait partir d’ici juin. Voilà l’annonce qui a été faite », confie sous le strict anonymat, une source bien introduite.

 

Cette information n’est pas encore confirmée par des sources proches de l’ambassade de France à Bangui mais, Christian Bader à qui Paris reprochait son analyse assez limitée de la situation en Centrafrique, est sur la sellette depuis son rappel par le Quai d’Orsay en février 2018. Ce diplomate n’est pas non plus en odeur de sainteté à Bangui depuis qu’il a ouvertement critiqué le pouvoir en place lors du forum des investisseurs tenu en novembre 2017.

 

Même si le pouvoir de Bangui n’a jamais officiellement demandé son départ, dans les couloirs de la présidence, des ministères voire dans l’entourage de l’homme fort de Bangui, on n’hésite pas à évoquer son remplacement, « ce diplomate non seulement qu’il ne joue pas son rôle mais n’agit jamais comme un diplomate. Il est temps qu’il s’en aille », a confié au RJDH, un proche de Touadéra.

 

Alors que son prédécesseur, Charles Malinas, sanctionné pour trafic de visas après son départ de la RCA, était très actif, Christian Bader depuis son arrivée s’est installé dans le silence et l’inaction, deux faits qui facilitent et favorisent l’avancée de la diplomatie et des actions militaires russes et américaines sur le terrain en Centrafrique. Le constat qui s’impose, 20 mois après l’arrivée à Bangui de ce diplomate, est le fait que le sentiment anti-français, embryonnaire sous Malinas a pris une proportion inquiétante, ce qui complique d’avantage la situation au pouvoir français qui ne saurait s’effacer dans ce pays « intact » au profit des Américains et/ou des Russes à qui théoriquement semble profiter la chute de la France en RCA.

 

 

Centrafrique : Adoption à Bangui de la loi de règlement de procédure et de preuve de la Cour Pénale Spéciale

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 29 MAI 2018

 

BANGUI, le 30 mai 2018(RJDH) —-Les élus de la Nation ont adopté à une écrasante majorité la loi portant le règlement de procédure et de preuve de la juridiction hybride sensée juger les crimes de masse de 2003 à ce jour. Les organisations de la défense des Droits de l’Homme s’en félicitent. 

 

Le débat est essentiellement axé autour de l’article 47 de la loi n°15.003 du 03 juin 2015 portant organisation et fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale. En effet, cette loi avait prévu neuf juges siégeant à la chambre d’assise. Ce qui techniquement ne saurait résoudre le problème d’un jugement en Appel  selon le Président de la Commission Textes et Lois Laurent Gon-Baba. Cette loi adoptée ouvre la voie au financement de la CPS par les bailleurs qui étaient réticents au financement de cette juridiction nationale à défaut de la loi sur le règlement de procédure et de preuve.

 

Plusieurs acteurs des organisations de défense droits de l’Homme et des victimes se félicitent de l’adoption de cette loi et qui estime qu’à partir de ce moment, l’heure est à la poursuite, « c’est notre préoccupation pour l’intérêt des victimes. C’est le dernier maillon de la chaine qui a été levée, maintenant, la CPS n’a plus de motifs  de n’est pas engager de poursuites judiciaires et rechercher les présumés auteurs », a déclaré le magistrat Joseph Bindoumi, Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme.

 

Après leur opposition à l’amnistie, les élus de la nation, ont encore une fois marqué leur attachement à la question la justice en approuvant cette loi.

 

Selon la Constitution du 30 mars 2016, le président de la République dispose de 15 jours pour promulguer la loi adoptée par la 6ème législature.

 

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 00:53
Lu pour vous : OIF : LES CAROTTES SONT CUITES POUR MICHAËLLE JEAN

 

 

ANALYSE

 

LES CAROTTES SONT CUITES POUR MICHAËLLE JEAN

 

PAR DENIS LESSARD    LA PRESSE

 

QUÉBEC — Dans le monde diplomatique, rien n’est fait au hasard. Surtout en France. Ceux qui soupèsent les moindres gestes ont remarqué que la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean, était assise au second rang au moment où, sous le dôme de l’Académie française, Emmanuel Macron expliquait sa vision de la Francophonie le 20 mars dernier. Au surplus, le président n’a évoqué que du bout des lèvres la contribution de l’OIF.

 

Ce n’était pas le premier camouflet à celle que la presse française a déjà décrite comme la « petite reine du Canada ». Plus tôt cette année, à Ouagadougou, M. Macron a ignoré totalement la contribution de l’OIF et de sa secrétaire générale. À une autre occasion, il s’est contenté d’évoquer « la directrice » de l’organisation internationale.

 

L’annonce cette semaine que la France allait formellement appuyer une candidate du Rwanda pour succéder à Mme Jean lors du prochain Sommet de la Francophonie, en octobre en Arménie, n’était pas une surprise. Déjà fin 2017, la presse africaine rapportait que M. Macron souhaitait appuyer l’ancien président béninois, Lionel Zinzou. Lesté par trop de casseroles, ce dernier a déclaré forfait. L’appui à Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires internationales du Rwanda, signifie avant tout que l’Élysée souhaite un renouvellement à la tête de l’OIF.

Mme Jean se savait en eaux troubles ; le 12 mai, elle a envoyé deux émissaires à Kigali pour tenter de dissuader le Rwanda d’être candidat.

 

Bien sûr, la France a un « agenda » rwandais : elle tente de faire oublier son rôle, sa passivité, au moment du génocide de 1994. Bien sûr, le Rwanda est aujourd’hui avant tout anglophone, mais Boutros Boutros-Ghali, qui a donné son impulsion à l’OIF, venait d’Égypte, un pays arabophone. Quoi qu’il en soit, sans que les dirigeants se soient officiellement engagés, la presse africaine rapporte que le Maroc, la Côte d’Ivoire et surtout le Sénégal appuieront la ministre rwandaise. Les carottes sont cuites, quand on connaît l’ascendant de la France sur l’organisation.

 

CLIMAT DÉLÉTÈRE

 

Pour l’heure, le climat est délétère au siège social de Paris. Les fuites nombreuses sur les dérives administratives et les dépenses extravagantes nourrissent un climat de suspicion. Mais ce ne sont pas les 500 000 $ en rénovations pour un appartement de fonction à Paris ni le piano à 20 000 $ qui ont causé le plus de tort. Les radios privées peuvent s’amuser de sa déclaration sur son problème d’eau chaude à son appartement parisien, du chauffeur privé pour son conjoint Jean-Daniel Lafond. La décision de consacrer 1 million au financement de l’aventure de la frégate Hermione-Lafayette a fait davantage grincer les dents : les pays sont sensibles à l’utilisation des fonds destinés aux programmes – une cinquantaine de millions pour l’ensemble des 84 États membres.

 

C’est davantage l’attitude quasi monarchique de la « petite reine » qui n’écoute personne qui est en cause – déjà, au moment de sa prise de contact avec Emmanuel Macron, fraîchement élu, les initiés ont compris que cela s’était mal passé.

 

Il faut dire que le choix de Michaëlle Jean au sommet de Dakar, en 2014, n’avait pas soulevé l’enthousiasme. Dans l’immense salle de la plénière, à la conférence de presse de clôture, les délégués et journalistes africains dans les gradins maugréaient ouvertement devant le choix de la Canadienne, résultat, à leur avis, du manque de fermeté du président François Hollande.

 

Il faut dire que les Africains étaient arrivés dans le désordre à Dakar, incapables de se rassembler autour d’une candidature unique. Adversaire avoué de Mme Jean, Jean Claude de L’Estrac, ancien ministre des Affaires étrangères de la république de Maurice, avait critiqué le choix des pays francophones. « Il y a un sentiment dans le groupe africain, depuis le sommet de Hanoi (1998), que le siège de l’OIF est à Paris, que les programmes sont gérés par les pays du Nord. Le secrétaire général doit être un candidat du Sud », avait-il laissé tomber. Dans un ouvrage récent, il a expliqué que le président Hollande avait déclaré la plénière terminée avant que le leader mauricien n’ait pu demander le vote en l’absence de consensus. Un geste important n’avait pas retenu l’attention ; quelques semaines avant Dakar, le secrétaire général sortant, Abdou Diouf, s’était finalement prononcé pour une candidature africaine.

 

Dans les coulisses, on chuchote que Mme Jean avait proposé un compromis : M. de L’Estrac pourrait devenir son « administrateur », le numéro deux. Le Mauricien avait répliqué que s’il devenait patron de l’OIF, il n’engagerait pas Mme Jean, tant il la trouvait incompétente. Écrivain et journaliste, Henri Lopes, ex-ambassadeur du Congo-Brazzaville, était aussi sur les rangs. Les noms d’autres Africains étaient évoqués, dont celui de l’ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, éjecté du pouvoir juste avant le sommet de Dakar.

 

Il n’y a jamais eu d’élection au poste de secrétaire de l’OIF. Un candidat africain s’était retiré à la veille du sommet de Hanoi en 1998 – Boutros Boutros-Ghali avait été choisi par consensus. Un seul scrutin a divisé la Francophonie, à l’époque de l’Agence de coopération culturelle et technique : le Canadien Jean-Louis Roy l’a emporté sur le Belge Roger Dehaybe. Et les délégués seraient bien embarrassés au prochain sommet, car leurs règles internes restent bien imprécises quant à l’encadrement d’un scrutin.

 

LES YEUX SUR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ

 

De passage à Paris, ce printemps, Justin Trudeau a déclaré que le Canada continuait d’appuyer Mme Jean – il connaissait déjà l’opposition d’Emmanuel Macron à Mme Jean, indique-t-on. On observe dans les coulisses qu’après 1998, l’OIF a toujours été confiée à un ancien chef d’État – Mme Jean l’avait été comme gouverneure générale, tandis que ses adversaires étaient ministres ou ambassadeurs. 

 

Si elle veut conserver son poste, Mme Jean devra toutefois soumettre à nouveau sa candidature.

 

Le Canada doit aussi tenir compte de son souhait de revenir au Conseil de sécurité de l’ONU. Un vote, un autre, aura lieu en 2020 à ce sujet. Il ne peut se permettre de froisser les pays d’Afrique.

 

L’appui spontané d’Ottawa n’a guère trouvé écho à Québec. En février, à l’Élysée, Philippe Couillard avait rappelé que les gouvernements s’attendaient à plus de rigueur et de transparence au sein de la direction de l’OIF. Mme Jean a manifesté son mécontentement, confie-t-on. Cette semaine, Philippe Couillard a dit souhaiter voir d’abord si elle serait candidate. Un appui pour le moins mitigé, corrigé diplomatiquement le lendemain.

 

Michaëlle Jean jettera-t-elle l’éponge ? Ce n’est pas le genre de la maison, disent ceux qui la connaissent bien. Mais elle n’est pas attachée par des considérations pécuniaires – sa pension annuelle comme ex-gouverneure générale du Canada atteint 130 000 $, exempts d’impôts. Quand on est reine !

 

 

 

ÉDITORIAL 

 

ARTISAN DE SON MALHEUR    PAR ALEXANDRE SIROIS  (LA PRESSE)

 

Les carottes sont-elles cuites pour Michaëlle Jean ? Chose certaine, la secrétaire générale de la Francophonie est désormais dans une position aussi précaire qu’embarrassante.

Le président français Emmanuel Macron vient d’accorder son appui à la candidate rwandaise qui veut succéder à Michaëlle Jean, dont le premier mandat se termine en octobre prochain.

La France est puissante au sein de l’Organisation internationale de la francophonie et sa décision est lourde de conséquences. Ce qui signifie que la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, risque fort de détrôner l’ancienne gouverneure générale du Canada.

On déplorera évidemment le fait que ce poste prestigieux sur la scène internationale est en train de glisser entre les doigts du Canada. On ne versera cependant pas de larmes pour Michaëlle Jean. Elle a été l’artisan de son propre malheur.

Le renouvellement de son mandat à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie s’annonçait problématique avant même le coup de théâtre d’Emmanuel Macron. La preuve : c’était devenu une patate chaude tant pour Ottawa que pour Québec. Une patate que la principale intéressée avait elle-même déposée dans une casserole avant d’allumer le feu pour faire bouillir l’eau !

Une série d’articles publiés dans Le Journal de Montréal au cours des derniers mois a démontré à quel point elle a géré le budget de son organisation avec une nonchalance injustifiable.

On a notamment rapporté des rénovations d’un demi-million de dollars pour sa résidence officielle à Paris, des dépenses plus élevées que prévu pour des missions à l’étranger et l’organisation d’une croisière pour une centaine de jeunes francophones dont le coût pourrait s’élever à 1 million.

Pour comble d’insulte, l’Organisation internationale de la francophonie a manqué de transparence sous sa gouverne. On a, entre autres, cherché à masquer l’ensemble des dépenses liées à la croisière controversée. Philippe Couillard a même dû réclamer publiquement « plus de transparence » à l’ancienne gouverneure générale. Gênant.

Ces nombreuses – et incontestablement évitables – péripéties ont visiblement eu des échos jusqu’à l’Élysée…

Les errements de Michaëlle Jean sont d’autant plus difficiles à expliquer qu’elle savait que sa marge de manœuvre était mince. Si elle a accédé à ce poste, c’est en quelque sorte par défaut. À l’époque, aucun des quatre candidats africains ne faisait consensus. Il était donc évident que plusieurs chefs d’État d’Afrique, majoritaires au sein de la francophonie, ne seraient pas tendres avec elle. Qu’ils voudraient récupérer ce poste un jour.

Michaëlle Jean n’avait donc pas droit à l’erreur et elle a malgré tout fait plusieurs faux pas. 

Comprenant également, semble-t-il, de brusques changements administratifs imposés au sein de l’organisation à la suite de son arrivée, que plusieurs n’ont pas digérés.

Cela dit, il ne faut pas s’étonner de voir Ottawa et Québec, pour l’instant, réitérer leur appui à Michaëlle Jean. Non seulement il s’agit d’un poste clé sur la scène internationale, mais la solution de rechange n’est pas avantageuse. Une candidature issue du Rwanda est une initiative plutôt bancale.

Comme l’a fait remarquer avec justesse un journaliste congolais cette semaine, le Rwanda n’est pas une démocratie, et l’Organisation internationale de la francophonie ne devrait pas être « une organisation que n’importe quel dictateur africain a le droit de diriger ». Sans compter que le pays a décidé ces dernières années de bouder le français et de faire plus de place à la langue anglaise.

Cela étant dit, lorsqu’un candidat irréprochable démontrera son intérêt, il serait sage pour Ottawa de jeter l’éponge. De faire comprendre à Michaëlle Jean qu’elle devrait songer à relever de nouveaux défis. La situation est déjà assez embarrassante comme ça… Ça éviterait au Canada de perdre complètement la face.

 

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 00:36
Minusca : Le retour du contingent gabonais reporté au 30 septembre

 

 

 

http://gabonreview.com  par Loic Ntoutoume  lundi 28 mai 2018 à 13:05

 

Annoncé pour juin 2018, le retrait du contingent gabonais de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca) a été reporté au 30 septembre, selon une source onusienne.

 

Les 450 soldats gabonais en mission de maintien de paix en République centrafricaine, impatients de regagner le bercail devront encore patienter jusqu’au 30 septembre prochaine. Selon une source onusienne, citée par le média en ligne la «Libre Afrique», leur présence parmi les 12050 soldats qui participent actuellement à la mission de l’ONU en RCA, a été prorogée de quatre mois supplémentaires. Le temps de la poursuite des négociations «pour» ou «contre» leur retrait de la Minusca.

 

Si les autorités gabonaises parviennent à obtenir le retrait de leur troupe, l’ONU pourrait se retrouver dès le mois de septembre avec un déficit d’un peu plus d’un millier de casques bleus. Le Conseil de sécurité avait effectivement voté, en novembre dernier, pour un renforcement de la Minusca de 900 hommes, mais à ce jour, aucun pays n’aurait annoncé de nouvelle contribution.

 

«Comme beaucoup de missions onusiennes, la Minusca présente plusieurs faiblesses majeures. Elle est d’abord sous-dimensionnée et sous-équipée. Face à la multiplication des points chauds, la mission est complètement débordée», indiquait dans son dernier rapport paru fin 2017 International Crisis Group (ICG).

 

Officiellement, Libreville justifie le retrait de ses troupes par les progrès réalisés vers la paix en Centrafrique. Les troupes gabonaises ont été impliquées dans une série de scandales sexuels, et de vente de munitions à une milice armée depuis le déploiement de la Minusca, en 2014.

 

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 00:31
Ebola : la Centrafrique s’organise pour traquer le virus à sa frontière avec la RDC (OCHA)
Ebola : la Centrafrique s’organise pour traquer le virus à sa frontière avec la RDC (OCHA)

 

 

 

https://www.radiookapi.net   lun, 28/05/2018 - 18:37

 

Dès que l’épidémie d’Ebola a été officiellement déclarée en République démocratique du Congo le 8 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a placé la République du Congo (Brazzaville) et la République centrafricaine, sur la liste des pays à risque.

 

La province congolaise de l’Equateur où la dernière épidémie d’Ebola a été déclarée est frontalière des deux pays.

 

A Bangui, la menace est prise très au sérieux. Les organismes humanitaires sont en état d’alerte et des équipes ont été déployées à la frontière congolo-centrafricaine pour traquer le virus.


«Au cas où il y a un cas suspect, des organisation non gouvernementales partenaires ont déjà mis en place des équipes qui sont prêtes à intervenir», a déclaré Joseph Inganji, le chef du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) en Centrafrique.

 

La communautaire humanitaire a pris des mesures pour mener une surveillance épidémiologique au niveau des frontières du Congo et de la RCA « afin d’éradiquer cette maladie », a ajouté Joseph Inganji, lors d’un entretien accordé à ONU Info.

 

« Des équipes sont déployées partout », d’autant que Mbandaka, tout proche de l’épicentre de l’épidémie d’Ebola en RDC, est seulement à 350 km de la première frontière centrafricaine. « Il faut reconnaître que les frontières sont poreuses, mais la surveillance montre que jusque-là, il n’y a pas de cas d’Ebola en RCA », a précisé le chef du Bureau d’OCHA à Bangui.

 

Dès la confirmation des notifications de cas d’Ebola, l’OMS avait insisté sur la proximité de la zone touchée en RDC avec le fleuve Congo, qui passe par la République du Congo et la République centrafricaine et sur l’augmentation du risque de nouveaux cas dans ces pays limitrophes.

 

Le 14 mai dernier, l’OMS avait souligné que le risque pour la santé publique était élevé au niveau de la RDC, modéré au niveau régional et faible au niveau international.
 

Avec ONU Info

 

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 00:20
« La Centrafrique connait toujours une crise humanitaire de grande envergure », Najat Rochdi

 

 

« La Centrafrique connait toujours une crise humanitaire de grande envergure », selon la Coordonnatrice humanitaire

 

PAR RJDH LE 28 MAI 2018

 

BANGUI, 28 mai 2018 (RJDH)– La Centrafrique fait face à une crise humanitaire de grande envergure, a annoncé ce 28 mai à Genève la Coordonnatrice humanitaire, Najat Rochdi, lors d’une session d’information aux Etats membres des Nations-Unies.

 

La crise humanitaire que la République centrafricaine traverse depuis cinq ans continue à s’intensifier sur presque toute l’étendue du territoire. Le regain de violence affecte des régions antérieurement relativement stables et où des projets pilotes de relèvement post-conflit commençaient à être développés surtout dans le nord et le centre du pays. La crise perdure, les besoins augmentent et le financement de l’action humanitaire est depuis quelques années très en deçà des attentes.

 

« Aujourd’hui, le niveau de financement du Plan de réponse humanitaire ne nous permet pas de couvrir les besoins que nous avions identifiés pour 1,9 million de Centrafricains et qui dépendent de l’aide humanitaire pour survivre. Seul 13% du Plan de 2018 est financé, soit 66,7 millions des 515,6 millions requis. La situation requiert plus que jamais votre attention, votre générosité et notre action collective» a déclaré Najat Rochdi dans un communiqué de presse

 

Pour la coordonnatrice humanitaire, « les ressources dont nous disposons ne permettent plus d’apporter une assistance humanitaire en quantité et qualité suffisantes. Dans certains cas les rations alimentaires sont réduites d’un tiers et couvrent des périodes plus courtes » a-t-elle indiqué  avant de faire un plaidoyer en ces termes : « Si nous n’arrivons pas à mobiliser les ressources nécessaires, l’assistance sera réduite à une portion congrue et n’arrivera plus à sauver des vies. Des générations entières verraient leur avenir gâché après des années successives sans accès à l’éducation, des milliers d’enfants continueraient à mourir dans leurs premières cinq années de leur vie et une autre génération de Centrafricaines et de Centrafricains seraient sacrifiés » a insisté Mme Rochdi.

 

A présent, un nombre croissant de civils se réfugie dans des lieux de plus en plus reculés, inaccessibles aux humanitaires accroissant davantage le défi de l’accès aux plus vulnérables. En avril 2018, le nombre de personnes déplacées est presque 670 000 et le nombre des réfugiés est également resté important, 582 000, ça fait que plus d’1,2 millions de Centrafricains soit plus qu’une personne sur quatre est toujours déplacée interne ou réfugiée dans les pays voisins.

 

 

Centrafrique-La Cour pénale spéciale à pied d'oeuvre

 

    GENEVE, 28 mai (Reuters) - La Cour pénale spéciale chargée de juger les crimes les plus graves commis en République centrafricaine entamera ses investigations la semaine prochaine, a annoncé lundi Najat Rochdi, coordonnatrice humanitaire de l'Onu sur place.

 

    La Centrafrique a basculé dans la violence en mars 2013 avec l'arrivée au pouvoir des rebelles musulmans de la Séléka et la contre-offensive des milices chrétiennes anti-balaka.

 

    L'intervention de la France en décembre 2013, dans le cadre de l'opération Sangaris, puis le déploiement des casques bleus ont permis d'enrayer l'escalade meurtrière, mais la situation reste tendue.

 

    Vingt-six personnes ont trouvé la mort au début du mois dans l'attaque d'une église de Bangui. 

 

    "Le seul moyen d'enrayer ce cycle de vengeances est de créer un système judiciaire crédible, qui soit légitime et qui fonctionne, d'où cette Cour pénale spéciale", a déclaré Najat Rochdi, lors d'une conférence de presse à Genève.

 

    "La bonne nouvelle, c'est que cette Cour pénale spéciale sera opérationnelle la semaine prochaine", a-t-elle poursuivi.

 

    L'instance, qui siègera à Bangui, est composée de juges centrafricains et étrangers. Deux mille policiers des Nations Unies aident les autorités locales à appréhender les suspects, a poursuivi Najat Rochdi, ajoutant sans plus de détails que des arrestations étaient "en cours".

 

    La Cour pénale internationale (CPI) enquête également sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité qui auraient été commis en RCA depuis 2012.  

 

 (Stephanie Nebehay, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 

« La Centrafrique connait toujours une crise humanitaire de grande envergure », Najat Rochdi

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 00:00
RCA – Boxe : Un grand champion s’en est allé
RCA – Boxe : Un grand champion s’en est allé
RCA – Boxe : Un grand champion s’en est allé
RCA – Boxe : Un grand champion s’en est allé
RCA – Boxe : Un grand champion s’en est allé
RCA – Boxe : Un grand champion s’en est allé

 

 

 

Jean Claude LEKAMATEMAKO alias Tyson l’ancien boxeur international centrafricain s’en est allé la semaine dernière sans grand tambour ni trompettes. Celui-là même qui a fait la fierté et l’honneur de notre pays en participant à deux reprises aux jeux olympiques dans la catégorie mi-lourd (80 kg) et à plusieurs compétitions internationales au niveau africain au Cameroun, au Gabon, Congo Brazza, en France, à l’île Maurice, en Afrique du sud, au Maroc, en Guinée équatoriale et au Canada a tiré sa révérence des suites d’une courte maladie à seulement l’âge de 40 ans. Son palmarès est de 28 combats internationaux gagnés dont 22 par KO.

 

Il était vice-président du Boxing club Riviera Academy, vice-président de la fédération centrafricaine de boxe ainsi que vice-président de l'Académie centrafricaine de Boxe.

 

Jean Claude LEKAMATEMAKO était un homme affable et gentil. Il laisse orphelins, 05 (cinq) enfants, la Fédération centrafricaine de boxe ainsi que de nombreux amis dont M. Laurent FOUCHER, le grand mécène de ladite Fédération qui l’appréciait beaucoup et avait une grande estime personnelle pour l’illustre champion disparu. Il a été porté en terre jeudi dernier. Repose en paix Jean-Claude !

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 16:48
Lu pour vous : Retour de la Russie en RCA : entre intérêts multiples et lutte d’influence
Lu pour vous : Retour de la Russie en RCA : entre intérêts multiples et lutte d’influence

 

 

 

http://les-yeux-du-monde.fr  Clément LOBEZ 27/05/2017

 

Depuis une rencontre en octobre 2017 à Sotchi entre le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, et le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, la Russie renforce son soutien militaire au régime de Bangui. La présence de « russophones » est de plus en plus marquée dans le pays et reste bien perçue par la population. Cependant, en parallèle, la Russie n’hésite pas à passer des arrangements controversés avec des groupes armés « rebelles » afin de satisfaire ses intérêts économiques. Dans le cadre d’une stratégie globale visant à remettre les pieds sur le continent africain, le Kremlin accroit progressivement son influence en République centrafricaine (RCA) et semble affaiblir celle d’autres puissances, telles que la France.  

 

Appui militaire au gouvernement et bonne perception par les populations

 

Suite à la signature d’un accord -resté confidentiel- à Sotchi sous l’impulsion du directeur de cabinet du président centrafricain, Firmin Ngrabada [1]Moscou a fortement renforcé sa présence militaire en RCA. Tout d’abord, la Russie livre depuis mi-janvier de considérables dons d’armes à Bangui dans le but d’équiper les Forces armées centrafricaines (FACA). Conjointement, entre 200 et 300 conseillers militaires ont également été déployés à Bangui pour former les FACA. Pour certains, ces instructeurs seraient des « spetnasz » -forces spéciales russes-, pour d’autres il s’agirait de « mercenaires » employés par les sociétés militaires privées russes Lobaye Ltd et Sewa security Services [2]. Les instructeurs, dont le nombre excède considérablement celui qui avait été convenu tacitement avec les Nations unies, ont installé leur base dans l’ancienne propriété de l’empereur Bokassa à Bérengo. La résidence, qui s’étend sur plusieurs dizaines d’hectares, se situe près d’une ancienne piste d’atterrissage qui serait en train d’être agrandie [3].

 

Plusieurs accords de coopération ont été signés à Sotchi entre la Russie et la RCA.

 

Par ailleurs, depuis le 30 mars, une quarantaine de « spetnasz », menés Valeri Zakarovont été placés à la tête du dispositif de protection rapprochée du président Touadéra. Ces derniers ont marginalisé les Casques bleus rwandais de la MINUSCA qui la composaient quasi-intégralement jusque-là. Le président Touadéra, qui craint un hypothétique coup d’état orchestré par les Occidentaux suite à son rapprochement avec la Russie [4], pourrait rapidement augmenter le nombre de « russophones » dans la garde présidentielle.

 

Cette implantation militaire russe est légitimée par une situation sécuritaire très critique [5]. Alors que la réforme du système de sécurité (RSS) centrafricain menée par l’Union européenne prend du temps, les 13 000 Casques bleus de la MINUSCA se sont montrés incapables de protéger efficacement les populations civiles depuis le retrait de l’opération française Sangaris en 2016. Les dernières manœuvres de l’opération de paix contre les « criminels » du MK5 ont ravivé les tensions entre les groupes armés dans un pays où l’autorité étatique reste toujours quasi insignifiante. En avril 2018, alors que le président Touadéra a appelé à augmenter les effectifs de l’opération onusienne, une source diplomatique russe a d’ailleurs indiqué que son pays n’excluait pas la possibilité d’envoyer des Casques bleus sur le terrain [6].

 

Enfin il est intéressant de constater que malgré la barrière des langues, les soldats russophones bénéficient d’une bonne image au sein de la population centrafricaine. D’une part, la levée partielle de l’embargo a été très bien perçue par les Centrafricains. D’autre part, selon plusieurs habitants de Bangui, la Russie est aujourd’hui la seule puissance capable de les protéger. Moscou mène en outre des opérations humanitaires pour s’assurer la sympathie des populations [7]. Pour sa part, l’image de la France semble fortement détériorée dans le pays. Elle est accusée de néocolonialisme, d’être responsable de la situation actuelle de la RCA en raison de sa « mauvaise gouvernance » [8], voire même de pactiser avec les groupes de l’ex-Séléka.

 

La Russie ne ferme la porte à aucun acteur afin de satisfaire ses intérêts économiques

 

Si la Russie est fortement impliquée dans un soutien au gouvernement, elle ne ferme pas pour autant le dialogue avec certains groupes armés de l’ex-Séléka. Le Kremlin utilise comme intermédiaire le russophone et ex-leader de la Séléka, Michel Djotodia, aujourd’hui réfugié au Bénin [9]. Cependant, la présence de plusieurs médiateurs russes à Kaga-Bandoro début mai [10] ou dans le quartier musulman du Pk5 [11] montrent que Moscou négocie aussi directement sur le terrain. Si certains groupes armés semblent pour l’instant exclus des négociations -MPC- ou réticents à tout accord -UPC-, le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam a déjà trouvé un terrain d’entente avec Moscou [12]. Afin de faciliter les négociations, l’ex-numéro 2 de la Séléka aurait touché d’importantes sommes d’argents, ainsi que quelques biens immobiliers au Tchad.

 

L’ouverture de discussions de la part des Russes avec ces groupes « rebelles » s’expliquerait principalement par la volonté de satisfaire des intérêts économiques. L’intérêt russe pour les ressources minières de la RCA n’est un secret pour personne et lors de l’entretien de Sotchi, le « potentiel significatif d’un partenariat en matière d’exploitation minière » avait été constaté par les deux parties. Or, le FPRC contrôle de riches zones minières (diamants, or, platine …) et quelques gisements de pétrole dans le nord du pays. Depuis fin avril, plusieurs dizaines de camions russes sont arrivés dans la région de Ndélé et de Birao depuis le Soudan, officiellement pour rénover des hôpitaux. Selon certaines sources, Nourredine Adam permettrait aux camions russes de prospecter librement le sous-sol de son territoire, à condition que Moscou lui fournisse des armes lourdes et qu’elle lui verse un taux de 30% sur les revenus liés à l’exploitation des ressources premières [13]. Les Russes ont pu profiter du retrait des entreprises chinoises à la fin de l’année 2017, alors qu’elles étaient présentes dans le nord du pays depuis 2003. Ces dernières ont été chassées de la région par Nourredine Adam, en raison d’une prise de position trop marquée de la Chine envers le gouvernement de Bangui [14].

 

Moscou s’affirme au milieu une lutte d’influence entre grandes puissances

 

En renforçant ses positions en RCA, la Russie marque des points dans un pays où plusieurs grandes puissances semblent se mener une lutte d’influence [15]. Selon Thierry Vircoulon, la RCA serait « un Etat à genoux et à vendre » et des puissances émergentes ou « revanchardes » -telles que la Chine et la Russie- sont accueillies à bras ouvert par Touadéra.

 

Tout d’abord, la Russie dépoussière son image de puissance anti-impérialiste et tente de réactiver les solides relations qu’avaient entretenu les deux pays de 1960 à 1980, en plein contexte de guerre froide. Au-delà de sa volonté de renforcer ses intérêts économiques et sa coopération sécuritaire, la Russie est tout à fait consciente que la RCA, située sur un carrefour en plein cœur de l’Afrique subsaharienne, offre une position bien plus stratégique que le Soudan. Le chercheur de l’IRIS Arnaud Dubien [16] explique que cette implantation en RCA n’est pas un cas isolé puisqu’elle s’inscrit dans une large stratégie à l’échelle continentale lancée par Moscou depuis quelques années.

 

De surcroît, la Chine souhaite également renforcer sa coopération avec le pays. Principalement intéressée par les matières premières du pays, elle veut également renforcer ses intérêts en matière de coopération militaire. Tout comme la Russie, le refus d’ingérence de la Chine sur des questions politiquesa toujours été bien perçu par le régime centrafricain. Pékin a effectué plusieurs gestes amicaux envers Bangui ces dernières années, dont le dernier en date est l’exemption partielle de dettes équivalentes à 17 milliards de franc CFA -soit 26 millions d’euros- en janvier 2018 [17].

 

A contrario, l’influence des pays occidentaux semble légèrement sur le reculoirLa France, qui a mené sept interventions militaires en RCA depuis l’indépendance du pays, semble avoir de plus en plus de difficultés à dialoguer avec F.A. Touadéra. Le renouvellement de personnel au sein son ambassade à Bangui depuis mars 2018 témoigne de cette problématique. Contrairement aux Russes, Paris ne dispose sur place que de 81 formateurs militaires et de quelques drones. La France se serait en outre fait doubler par Moscou sur l’importante livraison d’armes adressée aux FACA. Enfin, des spécialistes russes de la désinformation seraient également arrivés dans le pays 18] afin de détériorer encore davantage l’image de l’ex-colonisateur. Néanmoins, cette perte d’influence reste relative et le « show of force » de Mirage 2000 au-dessus de Kaga-Bandoro mi-mai a montré que Paris avait encore son mot à dire.

 

Enfin, s’ils restent inquiets pas rapport à la mise en place progressive d’un axe Angola-Soudan par Moscou, les Etats-Unis de Donald Trump semblent porter peu d’intérêt pour l’Afrique centrale. Les Etats-Unis feraient pour l’instant confiance à la France sur ce dossier, qui se déroule dans ce qu’ils considèrent comme son « arrière-cour ». A noter qu’en réaction au don d’armes attribué par Moscou aux FACA, les Etats-Unis ont tout de même fait un don de 12,6 milliards de dollars destiné aux programmes de formation et d’équipement de l’armée centrafricaine.

 

En somme, l’accord signé à Sotchi en octobre 2017 a permis à la Russie de renforcer sa coopération militaire avec Bangui. Cette dernière se traduit par un soutien militaire de plus en plus important, officiellement dans le but soutenir le régime de Touadéra contre des groupes armés qui contrôlent 80% du territoire. Derrière cette généreuse aide militaire, Moscou espère potentiellement créer une base militaire sur une position géostratégique hors pair mais aussi se servir du cas centrafricain pour créer de nouveaux partenariats de défense avec d’autres acteurs continentaux -notamment pour vendre son matériel de défense. Moscou travaille également son image auprès des populations, dont le lien de confiance avec la MINUSCA semble quasiment rompu. Néanmoins, en parallèle, la Russie dresse son propre plan d’action qui diffère largement de celui des Nations-Unies. Afin de satisfaire ses intérêts économiques, le Kremlin n’hésite pas à passer secrètement des accords controversés avec des groupes armés afin d’exploiter le riche sous-sol centrafricain. L’influence montante de la Russie en RCA, mais aussi sur l’ensemble du continent africain, semble se faire au détriment de celle des grandes puissances occidentales. Si ces dernières ont encore une bonne longueur d’avance sur le continent, Moscou exploiterait néanmoins les opportunités qu’offrent leur dynamique de désengagement, caractérisée par un recentrage de leurs priorités stratégiques sur des questions migratoires et stricto-sécuritaires.

 

[1] Pacôme Pabandji , « Centrafrique : qui est Firmin Ngrebada, l’homme du rapprochement Moscou-Bangui ? », Jeune Afrique, 3 mai 2018.

[2] Rémy Ourdan, « Soldats, mercenaires et conseillers russes se multiplient dans la capitale centrafricaine », Le Monde, 23 avril 2018.

[3] Nicolas Beau,« Poutine s’installe en Centrafrique », Mondafrique, 4 mai 2018.

[4] Pacôme Pabandji, « Centrafrique : la garde rapprochée russe du président Touadéra », Jeune Afrique, 16 avril 2018.

[5] François Soudan, « Russafrique », Jeune Afrique, 22 mai 2018.

[6] Laurent Lagneau, « La Russie cherche à étendre son influence en Centrafrique », Opex 360, 27 avril 2018.

[7] « Centrafrique : La population de Ndélé dans la psychose suite à la présence russe », RJDH, 12 mai 2018.

[8] « [Reportage] RCA: à Berengo, la présence des militaires russes fait l’unanimité », RFI, 12 mars 2018.

[9]  « Centrafrique : Moscou sollicite l’ex-Séléka via Michel Djotodia », Jeune Afrique, 5 avril 2018.

[10] « RCA: une médiation russe à Kaga-Bandoro », RFI, 1er mai 2018.

[11]  « [Info RFI] Centrafrique : l’opération séduction des Russes au PK5 », RFI, 26 avril 2018.

[12] Pierrot Namsene, « L’ex-Séléka divisée sur la question russe », C.P.I, 17 mai 2018.

[13] Pierrot Namsene, « Nouredine Adam brade nos richesses », C.P.I, 14 mai 2018.

[14] “China, Russia rise in C. Africa as Western influence shrinks”, AFP, 24 mai 2018.

[15] « La Centrafrique terrain d’une lutte d’influence diplomatique et sécuritaire », AFP, 19 mai 2018.

[16] Arnaud Dubien, « La Russie s’intéresse également à la nouvelle Afrique« , Le Point, 30 octobre 2017.

[17] Cyrille Yapendé, « Centrafrique : l’exemption partielle des dettes, la Chine vient de signer un protocole d’accord avec la RCA », CNC, 10 janvier 2018.

[18] Nicolas Beau, « La France muette face à Poutine », Mondafrique, 9 mai 2018.

 

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 16:47
Centrafrique : le chaos règne à nouveau après le départ des militaires français

 

 

 

JT 20H - Les lynchages intercommunautaires ont repris un an et demi après le départ des forces françaises du Centrafrique.

 

https://www.lci.fr  26 mai 20:20 –

 

Un an et demi après le départ des militaires français, la situation en Centrafrique est redevenue dramatique. Ces derniers jours, des lynchages ont eu lieu entre chrétiens et musulmans. Le spectre des massacres intercommunautaires de 2013 semble planer de nouveau sur le pays. Par ailleurs, la France est peut-être en train de perdre son influence en Centrafrique au profit d'une autre grande puissance étrangère, la Russie.

Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 26/05/2018 présenté par Anne-Claire Coudray sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 26 mai 2018 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

 

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 16:43
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La plate-forme des confessions religieuses engage le gouvernement à clarifier les relations du pays avec la Russie

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 26 MAI 2018

 

BANGUI, le 26 Mai 2018(RJDH)—La plate-forme des confessions religieuses a  dans un mémorandum remis aux autorités du pays exigé du gouvernement la clarification de sa coopération avec la Russie et le parlement de jouer son rôle conformément à l’article 60 de la Constitution relatif aux conventions et accords avec les Etats et les entreprises. Position exprimée ce 25 Mai à Bangui.

 

Alors que le président centrafricain Faustin Archange Touadera se trouve à Saint Petersburg en Russie où il prend part au forum économique, l’occasion pour la plate-forme décidément touchée par les violences armées contre la paroisse Notre Dame de Fatima et le combat de la semaine dernière à Bambari de recommander au pouvoir public de démocratiser la coopération avec le pays de Vladimir Poutine. Plus loin, cette plate-forme appelle l’Assemblée nationale à jouer son rôle. La Russie est autorisée par la résolution de l’ONU à équiper les forces armées du pays, une autorisation qui consacre le retour de la diplomatie russe devant la scène politique dans le pays depuis l’ère Bokassa.

 

Plusieurs points font l’objet de ce mémorandum remis au Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji entre autre la clarification de la coopération bilatérale entre la République Centrafricaine « il est temps que les autorités du pays clarifient et expliquent aux Centrafricains les en dessous de la coopération avec la Russie, nous exhortons aussi l’Assemblée nationale à jouer son rôle en interpellant le gouvernement pour plus d’éclaircissement à la population sur ce sujet » a lâché Mme  Izamo porte-parole de cette plate-forme avant de demander aux croyants de se mobiliser dans la prière.

 

Le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji a salué l’initiative de la plate-forme «la plate-forme est dans son rôle, nous ne pouvons qu’apprécier cette initiative ; tout ce qui concourt à la paix dans ce pays est la bienvenue pour nous », a indiqué le Premier ministre centrafricain.

 

Le dossier russe est suivi de près à tous les niveaux. L’Ambassadeur de France, Christian Bader a appelé à la transparence dans cette coopération alors que la classe politique reste, quant à elle, divisée sur la question. L’Opposant Crépin Mboli-Goumba voit en cela un pari risqué, alors que Martin Ziguélé voit positivement cette présence en se fondant sur la Résolution de l’ONU qui a autorisé les russes à former les forces armées du pays.

 

 

Centrafrique : Le CICR suspend temporairement ses activités à Bambari après le braquage de l’une de ses résidences

 

PAR RJDH LE 26 MAI 2018

 

BANGUI, 26 mai 2018 (RJDH)—Les activités du Comité International de la Croix Rouge (CICR) a Bambari, au centre du pays, sont suspendues après un braquage de l’une de ses résidences.

 

Le braquage de l’une des résidences du CICR à Bambari a été confirmé par Jessica Bary, coordonnatrice-communication à la représentation de Bangui, «il y a l’une de nos résidences qui effectivement a subi ce braquage», nous a-t-elle confirmé.

 

Une source bien informée jointe depuis Bambari parle d’une opération bien préparée et exécutée avec minutie, «les assaillants ont brisé les murs pour entrer dans la maison où résidaient les cadres du CICR. Ces derniers ont du se cacher dans la salle réservée pour ces genres de situation. C’est là que les assaillants qui étaient armés, sont entrés dans chacune des chambres pour piller. Je crois qu’ils ont emporté beaucoup de choses», confie-t-elle.

 

En réaction, le CICR a suspendu temporairement ses activités sans vouloir renoncer à travailler à Bambari, «il y a une enquête qui est ouverte pour situer les responsabilités mais, pour le moment et de manière temporaire, le CICR a suspendu ses activités à Bambari », confie Jessica Bary.

 

Alors que certaines sources proches de l’organisation parlent d’évacuation de Bambari du personnel expatrié, la coordonnatrice-communication du CICR évoque la relocalisation, «je ne peux parler d’évacuation mais, nous avons fait une relocalisation du personnel », explique-t-elle sans aucune forme de détail.

 

Bambari est l’une des villes centrafricaines où les humanitaires sont fréquemment inquiétés. Cette situation est liée à la présence de plusieurs groupes armés avec de multiples commandements qui sont difficiles à contrôler par les principaux responsables desdits groupes armés.

 

 

Centrafrique : L’Institut Universitaire Paramédical de la Croix Rouge Centrafricaine retrouve un nouveau souffle

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 26 MAI 2018

 

BANGUI, 26 Mai 2018 (RJDH)… L’Institut Universitaire Paramédical de la Croix Rouge Centrafricaine (IUFP-CRCA) a retrouvé un nouveau souffle grâce à l’appui technique de la Croix Rouge Française. Le nouveau site délocalisé dans le 2ème Arrondissement a reçu la visite ce 25 mai des différents partenaires ainsi que des autorités locales du 2ème Arrondissement de Bangui.

 

L’Institut Universitaire Paramédical de la Croix Rouge Centrafricaine (IUFP-CRCA)  a vu le jour en 2010 à la suite d’un partenariat conclu entre la Croix Rouge Française et celle de la Centrafrique. Il avait bénéficié du financement de l’Agence Française de Développement (AFD) pour la construction de ses bâtiments dans le 3ème arrondissement.

 

Antoine Mbao Bogo, président de la Société Nationale de la Croix Rouge, a expliqué que « les récents remous sociaux ayant créé l’insécurité ont conduit à envisager sa délocalisation et son implantation sur le nouveau site provisoirement basé depuis le 19 Mars 2018 à l’ex-école UNESCO située au bord du fleuve Oubangui, ceci grâce à l’appui technique de la Croix Rouge Française avec l’important financement du Ministère français des affaires étrangères à travers le fonds ‘’initiative 5% ‘’ géré par «Expertise France».

 

Les motivations de ce nouvel appui sont justifiables, «nous n’avons jamais cessé de dispenser les cours malgré l’insécurité qui plane sur le pays. Premièrement nous avons été délocalisés et relogés au niveau de l’Université de Bangui mais l’espace était insuffisant pour nos étudiants. C’est cette raison qui a incité nos partenaires à nous appuyer et leur appui a fait que nous avons obtenu les locaux de l’Ecole UNESCO sis dans le 2ème arrondissement, avec l’autorisation du Ministère de l’éducation nationale », a justifié Sylvie Ngoadakpa, Directrice de l’institut.

 

L’appui du gouvernement français vise à soutenir le domaine sanitaire dans le pays selon David Germain Robin, Conseiller à la coopération et à l’action culturelle près l’Ambassade de France à Bangui, «la promotion de la santé et des actions sociales vise à assurer un développement humain durable au profit de la population en général et en particulier des plus vulnérables durement affectées par la crise. Et donc cette formation fait partie des priorités de la coopération française en Centrafrique» a-t-il souligné.

 

L’Institut Universitaire de Formation Paramédicale de la Croix Rouge a été reconnu par le Ministère de la santé publique en 2010. Il a pour but de former des cadres dans le secteur de la santé, des diplômés niveau licence/Master en soins infirmiers et des assistants de santé.

 

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 16:39
Centrafrique : le casse-tête des contingents de l’ONU
Centrafrique : le casse-tête des contingents de l’ONU
Centrafrique : le casse-tête des contingents de l’ONU
Centrafrique : le casse-tête des contingents de l’ONU

 

 

 

  Par Jeune Afrique avec AFP

 

L'ONU peine à trouver des Casques bleus à envoyer en Centrafrique, pays en conflit depuis 2013 où les violences restent quasi-quotidiennes et où plus d'un quart de la population a dû fuir son domicile.

 

Sur le terrain, la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) tente bon gré mal gré depuis 2014 de prévenir les violences dans des provinces majoritairement contrôlées par les groupes armés, qui se battent pour contrôler les ressources et asseoir leur influence.

 

En octobre 2017, « conscient des difficultés d’une opération de maintien de la paix avec des ressources limitées », le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait demandé un renforcement de la Minusca.

 

Mi-novembre, le Conseil de sécurité avait approuvé l’envoi de 900 Casques bleus supplémentaires pour une mission qui en compte déjà 10.000.

 

Mais six mois plus tard, seuls 400 des 900 Casques bleus promis sont arrivés.

 

Parmi ces « soldats de la paix » supplémentaires, 600 doivent venir du Népal et le reste du Rwanda, selon une source onusienne, qui indique « qu’ils devraient tous être là avant le renouvellement du mandat de la mission » fin 2018.

 

Ces arrivées doivent mettre fin à six mois de pourparlers acharnés pour convaincre des pays membres de l’ONU d’envoyer des troupes en Centrafrique: successivement, ont été contactés le Brésil, le Canada, la Colombie, la Côte d’Ivoire et l’Uruguay. Mais aucune de ces pistes n’a abouti.

 

« Faiblesses majeures »

 

En avril, Abidjan avait bien annoncé une contribution de 450 soldats à la Minusca, mais l’information a été démentie à l’AFP par des sources onusiennes.

 

« Ce n’est pas que personne ne veut aller dans le bourbier centrafricain, c’est que c’est un bourbier qui ne sert à rien », affirme à l’AFP Thierry Vircoulon, spécialiste de la Centrafrique à l’Institut français des relations internationales (IFRI).

 

De son côté, Libreville avait indiqué en mars avoir décidé de retirer ses 444 soldats de la Minusca, à la suite de « problèmes d’équipement et d’abus sexuels », selon un responsable de l’ONU à l’époque. Mais des négociations sont en cours pour que les Gabonais restent. « Leur départ prévu en juin a été reporté au 30 septembre », selon une source onusienne.

 

Elle ajoute que le ministre gabonais de la Défense, Etienne Massard, doit prochainement se rendre au siège de l’ONU à ce sujet. Interrogées par l’AFP, les autorités gabonaises n’ont ni confirmé ni infirmé l’information.

 

En parallèle, des enquêtes ont été lancées au Gabon et à l’ONU concernant les accusations d’abus sexuels ou de vente de munitions à une milice armée.

 

« Comme beaucoup de missions onusiennes, la Minusca présente plusieurs faiblesses majeures. Elle est d’abord sous-dimensionnée et sous-équipée. Face à la multiplication des +points chauds+, la mission est complètement débordée », indiquait dans son dernier rapport paru fin 2017 International Crisis Group (ICG).

 

« Révision de la stratégie »

 

« Le problème fondamental des contingents de Casques bleus (en Centrafrique) n’est pas leur quantité mais leur qualité », estime M. Vircoulon.

Fin 2017, une enquête interne de l’ONU a ainsi recommandé une « révision de la stratégie de protection des civils pour s’assurer que sa réponse opérationnelle soit mieux adaptée ».

 

De nombreuses critiques fusent sur les contingents présents en RCA, ses détracteurs les accusant de « passivité » quand ce n’est pas de « collusion » avec certains groupes armés.

 

Depuis mi 2017, différentes enquêtes internes ont été ouvertes sur des violences avec morts de civils impliquant des soldats des contingents marocain, rwandais, mauritanien.

 

Un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé en juin 2017 après des accusations d’agressions sexuelles et divers trafics. En 2016, 120 Casques bleus congolais avaient déjà été renvoyés pour les mêmes motifs.

 

Près d’un tiers des cas d’abus sexuels recensés par l’ONU en 2017 au sein de ses 15 missions de paix dans le monde concernait la Minusca.

 

Présente depuis 2014 dans le pays, la mission onusienne – qui a perdu trois soldats tués en opération depuis janvier – a pour principal objectif la protection des civils en Centrafrique.

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