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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 17:30
Forrest - Balkany, l’aventure JUDICIAIRE au parfum d’uranium
Forrest - Balkany, l’aventure JUDICIAIRE au parfum d’uranium

 

Lu pour vous

 

Le Soir Samedi 6 et dimanche 7 juillet 2019

 

Le procès Balkany a exploré les aventures de Patrick en Afrique, aux côtés du Belge George Forrest. 5 millions pour une villa au Maroc. Avant une rupture brutale devant le juge

 

RÉCIT LOUIS COLART

 

Les deux hommes se seraient vus une demi-douzaine de fois dans leur vie. Pas plus. Une relation d’affaires vite fructueuse. Avant de se donner du « menteur » dans le bureau du juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke. La relation entre l’homme d’affaires belge, George Forrest, et l’élu sulfureux de Levallois, Patrick Balkany, en dit long sur le dossier qui vient d’être jugé devant le tribunal correctionnel de Paris autant que sur le monde minier en Afrique. Jugé le mois dernier en même temps que son épouse, Isabelle, son fils et de proches collaborateurs, Patrick Balkany risque 7 ans de prison pour corruption et 4 autres pour fraude fiscale. Le maire de Levallois-Perret, commune cossue de la banlieue parisienne, attend son jugement pour septembre et octobre. Un milliardaire belge a joué un rôle prépondérant dans cette déchéance judiciaire. Les liens entre George Forrest, surnommé le « vice-roi du Katanga », et le député-maire s’étaient pourtant noués sous les meilleurs auspices. Avant de tourner au vinaigre. Jusqu’à une confrontation « dure, virulente », se souvient l’avocat de Forrest, Bruno Illouz. Récit de ce mariage de la carpe et du lapin ; du businessman froid et du maire flamboyant.

Voyages en jet

Voyages en jet George Forrest est entendu une première fois par les juges en septembre 2014. A cette occasion, le magnat des mines raconte sa rencontre avec l’élu. « Patrick Balkany m’a été présenté par Laurent Taïeb en octobre 2007 », raconte George Forrest, qui approche les 80 ans aujourd’hui. Taïeb publie le magazine L’Essentiel des relations diplomatiques, une revue « qui fait la promotion de sociétés et de pays ». « M. Taieb est venu me voir à Lubumbashi avec plusieurs personnes : M. Balkany en faisait partie. » Le nom du maire de Levallois apparaît bien sur le plan de vol du jet personnel du businessman belge. Un trajet entre le Bourget, Kinshasa, Lubumbashi et Bangui (Centrafrique). Le tout aux frais de Forrest. L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais Patrick Balkany va vite recroiser la route de sa connaissance belge. L’élu tente de s’imposer dans une négociation complexe entre le groupe nucléaire français Areva et le gouvernement centrafricain. Sans y être spécialement invité… « Areva était bloquée, l’Etat centrafricain menaçait de lui retirer ses permis faute d’avoir été mis au courant d’une OPA sur Uramin et réclamait à l’entreprise, de mémoire, 250 millions d’euros », résume devant les juges George Forrest. La cellule diplomatique de l’Elysée appelle son consul honoraire à la rescousse. Il faut sortir le fleuron de l’industrie française du pétrin Uramin. « J’ai joué le rôle de facilitateur » dans cette négociation, explique le milliardaire.

L’élu s’impose dans une négociation complexe entre le groupe nucléaire français Areva et le gouvernement centrafricain

Sébastien de Montessus, à l’époque responsable du secteur des mines pour Areva, salue son intervention : « Pour la première fois, j’avais en face de moi un interlocuteur qui comprenait parfaitement le sujet. George Forrest n’est pas un intermédiaire, il est avant tout un industriel et en particulier un industriel du secteur minier ». Montessus est assisté par un banquier de formation, le Belge Jean Wouters. Cela tombe bien, ce dernier est un intime de Forrest. « Il avait été précédemment le banquier de mon groupe lorsqu’il travaillait à la Belgolaise », se souvient le roi des mines. Parallèlement, Balkany ajoute son grain de sel à la négociation. A l’en croire, il connaît très bien le président centrafricain Bozizé. Il fait offre de service à Sébastien de Montessus. Pendant que Forrest négocie, entre février et août 2008, en direct avec Bozizé, Patrick Balkany ne veut manquer aucune miette des débats. « Pendant toute cette période, M. Balkany s’informait très régulièrement de l’état d’avancement de nos discussions. J’ai en tête au moins un déjeuner à la mairie de Levallois » en présence de MM. Forrest et Wouters, relate Montessus. Cette entremise agace certains. Après quelques mois, la négociation est bouclée. Le nom de Forrest en sort grandi. Areva souhaite capitaliser sur sa nouvelle relation et s’associe au Belge pour obtenir les permis qui lui manquent en Centrafrique. Balkany, lui aussi, voudra capitaliser sur sa rencontre avec Forrest.

Une belle affaire en Namibie

Une belle affaire en Namibie En septembre 2008, il appelle son nouvel « ami ». Il y aurait une affaire à réaliser en Namibie. Forsys, une société cotée à la Bourse de Toronto, y exploite des gisements d’uranium. Une OPA est envisageable pour quelque 500 millions de dollars. Forrest envoie sur place son bras droit, l’ancien député VLD Pierre Chevalier. Avec Balkany, ils se rendent en Namibie. On parlemente avec les dirigeants de Forsys, on visite ses installations... Décision est prise de lancer cette OPA. « Comme M. Balkany m’avait apporté l’affaire et que tout commissionnaire reçoit une commission entre 2 et 5 %, voire 10 %, j’ai négocié avec M. Balkany à 1 %. On a arrondi à 5 millions de dollars. J’ai effectué deux virements de 2,5 millions de dollars les 22 et 29 juin 2009, à partir de mon compte personnel en Suisse, en faveur du compte numéro 16.51.663.21 ouvert à la Commerz Bank de Singapour de la Société Himola », expose George Forrest dans le bureau du juge. C’est une bombe. Les investigations appuieront en tout point le récit du Belge. Cette commission de 5 millions n’est pas déclarée. Une grande partie de la somme servira, via un schéma complexe, à financer et meubler une villa somptueuse à Marrakech, au Maroc. C’est dans le bureau du maire de Levallois que l’élu remet les chiffres du numéro du compte sur un bout de papier. Sous les yeux d’une effigie de Marianne et du portrait de Nicolas Sarkozy. « On nous dit que seuls les Napolitains et les Siciliens croient aux statues qui pleurent. Mais j’ai le sentiment que Marianne a dû pleurer ce jour-là » s’est figuré, lors de ses réquisitions en juin dernier, le procureur Arnaud de Laguiche. Face aux affirmations de Forrest, Balkany nie en bloc. Il n’aurait jamais mis les pieds en Namibie. Il ne sait rien de Forrest et de l’entreprise Forsys. Les juges décident de confronter les deux hommes. La rencontre, organisée le 28 janvier 2015, fait des étincelles. D’autant que l’avocat de Forrest fait verser au dossier des photos et relevés de comptes attestant de la présence de Balkany en Namibie. « Je n’ai jamais fait d’affaires avec M. Forrest ni avec personne d’autre d’ailleurs », fulmine Patrick Balkany. L’homme est dans les cordes. Il finira par admettre avoir fait un crochet en Namibie. Dans le bureau du juge, le ton monte. Le maire s’engouffre dans ce qu’il croit être une faille dans le récit : l’OPA sur Forsys n’est jamais allée à son terme. La faute à l’explosion de la centrale de Fukushima, qui fera s’effondrer le cours de l’uranium, ainsi qu’à la crise financière. « C’est formidable, vous avez devant vous la seule personne qui touche des commissions sur des affaires qui ne se font pas », jubile Balkany. « Pour moi, l’accord avec M. Balkany était terminé lorsque j’ai lancé l’OPA », réplique Forrest. « Il était normal que je respecte mon engagement de verser une commission pour l’apport d’affaire. » « Je n’ai jamais remis de numéro de compte à M. Forrest ni à qui que ce soit. Je ne connais pas ces comptes et sociétés. M. Forrest est un menteur ! Je demande qu’on le mette en majuscules et souligné », s’emporte le maire. George Forrest, de marbre : « J’ai bien reçu de M. Balkany, honorable député, le numéro du compte de sa société à Singapour. Or, rien n’interdit à un citoyen quel qu’il soit d’avoir un compte à l’extérieur ». Patrick Balkany peste : « Ce n’est qu’un mensonge de plus dans la bouche de M. Forrest ». Forrest conclut : « Lequel des deux est le menteur ? Je crois, moi, que c’est M. Balkany le menteur. » Ce sera leur dernière rencontre.

Pourquoi Forrest n’a pas été poursuivi

Lorsqu’il est entendu pour la première fois dans l’enquête visant les époux Balkany, George Forrest est placé sous le statut de témoin assisté. Un statut hybride, entre simple témoin et mis en examen (inculpé). L’organisme anti-blanchiment français, Tracfin, était tombé sur le virement de 5 millions de dollars du compte personnel du Belge vers un compte soupçonné bénéficier in fine à Patrick Balkany. Les enquêteurs soupçonnent un « blanchiment », dans le chef du magnat des mines. L’enquête le démentira. « Ce n’est pas par charité que les juges n’ont pas poursuivi George Forrest », analyse son avocat, Bruno Illouz. « Il n’a simplement commis aucune infraction. Il a payé, en toute transparence, Patrick Balkany en sa qualité d’apporteur d’affaire. » Cet argent, non déclaré par les époux de Levallois, ne met pas en cause le Belge. « Mon client ne saurait être tenu responsable du non-respect de ses obligations par Patrick Balkany », conclut Me Illouz. L.CO.

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 17:05
FRANCE / CENTRAFRIQUE : FLORENCE PARLY EN VISITE À BANGUI, LUNDI

 

Publié par Fawzia Azzouz, Lassaad Ben Ahmed le 7 juillet 2019. Publié dans Actualité France

 

300 soldats français sont actuellement déployés en République centrafricaine.


La ministre française des Armées, Florence Parly sera en République centrafricaine, lundi, pour assister « à la prise de commandement par la France de la mission EUTM-RCA (European Union Training Mission) », a annoncé le ministère des Armées dans un communiqué. 


Le général français Eric Peltier succédera officiellement au général portugais Herminio Maio, qui assurait jusqu’à lors la direction de cette mission. 

Le ministère des armées rappelle dans son communiqué que « l’Union Européenne (URE) déploie des militaires dans plusieurs pays d’Afrique (RCA, Mali, Somalie) afin de participer à la formation des forces armées de ces pays ».

En 2018, « les soldats de l’EUTM-RCA ont notamment assuré la formation d’un bataillon amphibie, ainsi que des séquences d’instruction au combat rapproché, de tir ou de droit international humanitaire ». 

La passation de commandement s’effectuera notamment en présence « de Marie-Noelle Koyara, ministre de la Défense de la République centrafricaine et de Gomes Cravinho, ministre de la Défense du Portugal », précise l’écrit du ministère. 

Paris souhaite faire état de « l’appui déterminé de l’Union européenne et de la France à soutenir la montée en puissance des forces armées centrafricaines, condition première à toute restauration durable de l’autorité de l’Etat »

Par ailleurs, au cours de ce voyage officiel « Florence Parly s’entretiendra également avec le président Faustin Archange Touadéra et son homologue Marie-Noëlle Koyara pour évoquer la situation sécuritaire et les efforts de la communauté internationale pour y faire face sous l’égide de l’ONU et de l’Union africaine ». 

Ils évoqueront ensemble les « démarches entreprises par la France auprès de l’ONU pour assouplir l’embargo sur les armes et faciliter l’équipement des forces armées centrafricaines chargées de restaurer l’autorité de l’Etat centrafricain partout dans le pays ».

Le communiqué rappelle enfin que « 300 soldats français sont actuellement déployés en République centrafricaine, au sein de l’EUTM RCA, de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) ou dans des missions de coopération ». 

Pour rappel, créé en juillet 2016 et prolongé jusqu’en septembre 2020, l’EUTM-RCA, bénéficie d’un « budget pour les coûts (...) d'environ 25.4 million d’euros pour la période du 20 septembre 2018 au 19 septembre 2020 », selon le site de la mission qui indique contribuer « à la réforme du secteur de la sécurité dans le pays ». 

« Elle s'emploie à rendre les forces armées centrafricaines (FACA) modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables. La mission dispense des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l'état-major général de la République centrafricaine, ainsi que des cours aux officiers et sous-officiers », mentionne la description en ligne.

La République centrafricaine est une ancienne colonie française qui a pris son indépendance le 13 août 1960.

 

 Fawzia Azzouz, Lassaad Ben Ahmed

 

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 17:02
Accord de paix en Centrafrique : 167 combattants désarment dans l'ouest

 

 

juillet 05, 2019 AFP

 

Plus de 160 combattants d'un groupe armé signataire de l'accord de paix en Centrafrique ont déposé leurs armes dans le village de Beloko, situé dans l'ouest du pays, non loin de la frontière avec le Cameroun, a annoncé vendredi le ministre délégué au Désarmement, Noël Bienvenu Selesson.

Cette opération de désarmement, qui a eu lieu mardi et mercredi, est la deuxième menée depuis le lancement du projet Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), en décembre 2018.

"Le gouvernement lance un appel aux autres groupes armés qui hésitent à leur emboîter le pas", a déclaré M. Selesson. "D'ici décembre, nous pourrions déclarer la fin du désarmement, à condition que les groupes armés jouent le jeu".

Cette opération de désarmement concerne le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), le groupe armé dirigé par Abdoulaye Miskine, qui occupe notamment les abords de la route nationale 3, le principal axe pour le ravitaillement du pays via le Cameroun.

Miskine (également connu sous le nom de Martin Koumtamadji) est devenu ministre dans le nouveau gouvernement, issu de l'accord de paix, en charge de la modernisation de l'Administration et de l'Innovation du service public.

Le 5 avril, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) avait lancé une opération contre le FDPC, qui avait érigé des barrières sur cet axe vital pour l'économie du pays enclavé, tuant trois combattants du groupe.

Fort de 600 membres environ, le FDPC est toutefois considéré comme un groupe d'envergure mineure.

A ce jour, seuls le FDPC, le mouvement 3R et certains groupes antibalaka ont effectivement désarmé certains de leurs miliciens.

Les principaux groupes armés du pays, pourtant signataires de l'accord de paix de Khartoum, dont le FRPC et l'UPC, n'ont encore démobilisé aucun de leurs soldats.

Par ailleurs, la nature des armes restituées n'est pas toujours en conformité avec les règles du DDR. "Le DDR se fait avec des armes de guerre. Les armes de fabrication artisanale, ce n'est pas le DDR", a précisé M. Selesson.

Financé à hauteur de 30 millions de dollars par la Banque mondiale, le DDR prévoit de démobiliser 9.000 combattants à travers le pays.

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 16:45
Centrafrique : désarmement et démobilisation des groupes armés de l'ouest

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 06-07-2019

 

De nombreux éléments des groupes armés opérant naguère dans les localités de l'ouest de la République centrafricaine (RCA) ont désormais accepté d'intégrer le processus gouvernemental de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), a appris Xinhua vendredi de source officielle.

Les groupes armés concernés sont, Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) d'Abass Mahamat Sidiki, Révolution-Justice (RJ) aile Armel Ningatoloum Sayo, UFR fondamentale d'Askin Nzengé Landa, quelques groupements de la milice antibalaka et surtout les éléments du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de Martin Koumtamadi alias Abdoulaye Miskine, a fait savoir le ministre centrafricain adjoint chargé du DDRR, Noël-Bienvenu Sélesson, lors d'une conférence de presse.

Il a salué le travail jusque-là entrepris par deux équipes mobiles de désarmement déployées depuis le début de la semaine dans la partie ouest de la RCA et devant sillonner les préfectures de l'Ouham Pendé (extrême nord-ouest), la Nana Mambéré et la Mambéré Kadéï (ouest).

Il est prévu, au cours du DDRR, de mettre en place les unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), composées à la fois d'ex-combattants, des forces régulières, et des casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique, dans le but d'assurer la sécurité des citoyens civils.

Le DDRR a été lancé en décembre 2018 par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

RCA: les débuts «timides» du programme DDR

 

Par RFI Publié le 06-07-2019 Modifié le 06-07-2019 à 07:15

 

En Centrafrique, le programme DDR, « désarmement, démobilisation et réinsertion », lancé officiellement en décembre 2018 par le président Faustin-Archange Touadéra, vient de débuter de manière effective sur le terrain, près de cinq mois après la signature de l’accord de paix de Khartoum.

Sous pression depuis les massacres de la région de Paoua, le groupe des 3R du général Sidiki Abbas a été le premier à procéder au DDR. 34 combattants ont rendu leurs armes il y a une semaine. Ils ont, en contrepartie, reçu notamment une prime de désarmement.

Est venu ensuite le tour du groupe des ex-Seleka du FDPC de Abdoulaye Miskine et des anti-Balakas de l’UFR-Fondamentale mercredi, toujours dans l’ouest du pays. Ce sont respectivement 44 et 20 combattants armés qui ont été démobilisés cette fois.

L’objectif de ce programme est de désarmer 3 000 hommes d’ici un an, soit le tiers des combattants déclarés par les groupes armés, explique le colonel Bienvenu Noël Selesson, ministre délégué au DDR en Centrafrique.

Unités spéciales mixtes

Une partie des démobilisés vont bénéficier du programme de réinsertion, les autres seront notamment recrutés pour faire partie des Unités spéciales mixtes de sécurité, prévues par l’accord de paix de Khartoum. Constitués de 60% de combattants issus des groupes armés et de 40% des FACA, les futurs USMS auront la lourde tâche de veiller au respect de l’accord de paix signé début février à Bangui.

Mais avant cela, les combattants rebelles doivent être formés pendant deux mois. « Les débuts du DDR sont timides », reconnaît volontiers un responsable centrafricain, qui le met sur le compte de « la méfiance qui existe toujours entre les parties ». « Mais nous allons monter en puissance très rapidement », assure-t-il.

À noter qu'Abdoulaye Miskine a publié un communiqué vendredi soir dans lequel il dément le désarmement de ses hommes. La situation est donc encore confuse.

 

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 00:41
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Vers la mise en place des unités spéciales mixtes de sécurités 

BANGUI, le 05 Juillet 2019(RJDH)----Conformément à l’accord de Khartoum, le gouvernement a déployé dans certaines préfectures du pays, deux équipes mobiles de l’unité d’exécution du programme national du DDRR pour procéder à la mise en place des unités spéciales mixtes de sécurité. Ce déploiement intervient après les missions conjointes (gouvernement et communauté internationale) effectuées dans les préfectures de la Nana-Mambéré, l’Ouham-Pende et la Ouaka.

Le gouvernement selon le communiqué de presse publié le 04 juillet 2019, autorise le déploiement de deux équipes mobiles de désarmement des combattants des 3R de Sidiki, du FDPC d’Abdoulaye Miskine de l’UFRF et la coordination des Anti-Balaka. Un processus qui vise à mettre en place progressivement les unités spéciales mixtes de sécurité composées à la fois les forces armées centrafricaines et des éléments des groupes armés.

« Cette opération s’inscrit dans le cadre de la mise en place des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) comme stipulé dans l’accord de paix de Khartoum, ainsi que de la poursuite du grand DDRR lancé en décembre 2018 à Paoua par le Président de la République », précise le communiqué.

Le gouvernement appelle les 14 groupes armés signataires de l’accord politique de paix à continuer à sensibiliser leurs combattants respectifs et les communautés sur l’appropriation de l’accord de Khartoum.
Le gouvernement suite aux différentes missions conjointes « gouvernement communauté internationale » dans les préfectures de l’Ouham-pende, Ouaka Nana-Mambéré en vue d’évaluer le niveau de la mise en œuvre de l’accord politique pour la paix et réconciliation en République Centrafricaine, a noté avec satisfaction la volonté manifeste de certains leaders des groupes armés à participer au processus du DDRR.

La mise en place des unités spéciales mixtes de sécurité est l’un des engagements de l’accord politique de paix de Khartoum exigée par les deux parties signataires de l’accord le 06 février 2019 à Bangui. 

Judicaël Yongo

 

 

Centrafrique : Redynamisation du système des Finances et du Budget

BANGUI, 05 Juillet 2019 (RJDH) --- Une vingtaine de cadres du ministère des finances et du budget ont été initiés sur les outils du manager et d’accompagner son équipe dans l’atteinte des objectifs.  Cette formation entre dans le cadre de la performance du processus budgétaire comptable, des recettes et de dépenses en Centrafrique. 

Cette formation a été recommandée et initiée suite à un manquement constaté dans le domaine du pilotage au niveau du système de management au ministère des finances et du budget. Ce manquement a impacté négativement au niveau budgétaire, de la comptabilité, des recettes et des dépenses en Centrafrique. C’est dans ce contexte que l’équipe cadre des finances et du budget, a recommandé cette formation à l’endroit de son personnel technique dans le but d’améliorer le processus budgétaire.

Pour Alain-Bruce Pina-Sany, chef de service de la formation continue à l’Agence Centrafricaine pour la formation professionnelle et de l’emploi (ACFPE), croit que « la gestion du budget de l’Etat doit être efficace et dynamique, afin d’éviter le pilotage néfaste », a-t-il décrié.

Pour le contrôle des acquis de la formation, une équipe de suivi et d’évaluation a été mise en place par l’ACFPE, « c’est important que nous descendions sur le terrain après trois ou six mois pour suivre les activités au ministère des Finances et du Budget. En cas de défaillance constatée, nous réorganisons une autre session afin de redynamiser le système budgétaire. L’objectif est d’atteindre la performance dans le système des gestions des finances et élaborer un budget efficace », a rappelé, Alain-Bruce Pina-Sany, chef de service de la formation à l’ACFPE.

Cette formation a été sanctionnée par des certificats dont la remise a eu lieu jour dans l’enceinte de l’ACFPE à Bangui. 

Auguste Bati-Kalamet.

 

 

Centrafrique : Faible engouement enregistré pour le recrutement des 1000 jeunes dans les FSI

BANGUI, 05 juillet 2019(RJDH) --- Le processus du recrutement de 500 Gendarmes et 500 Policiers connait un faible enthousiasme des jeunes cibles. Pour certains, la lenteur administrative dans la délivrance des papiers et les cas de fraudes enregistrés dans les différents processus de recrutement dans le pays sont entre autres les raisons évoqués pour cette faible mobilisation. Dans plus de quatre centres que le RJDH a sillonnés ce matin, une centaine de dossiers sont enregistrés après plus de quatre jours du lancement de ce processus.

En parcourant quelques Mairies de la capitale, notamment les Mairies, du 2ème4ème, 5ème et 6ème arrondissement Bangui, les locaux sont calmes et les candidats sont quasi absents.

Constat partagé par Madame Michelle Tétéa, Maire du 2ème arrondissement de Bangui où une trentaine de dossier sont enregistrés en l’espace de trois jours. « La fois passée, il y avait eu une forte mobilisation des jeunes. Mais cette fois-ci, nous ne comprenons pas ce désistement ou cette faible mobilisation. D’aucuns disent qu’ils seraient découragés à cause des recrutements qui, selon eux, étaient truqués », a-t-elle déclaré.

De la Mairie du 2ème arrondissement de Bangui, cap sur la Mairie du 6èmearrondissement. Ici, le personnel refuse d’échanger avec les journalistes sur le dossier. Mais c’est le même constat, tout le monde est dans son bureau et la cour de la Mairie est déserte.

Un habitant du 6ème arrondissement que nous avons rencontré, Ghislain Bolobo donne ses impressions par rapport à cette démotivation juvénile, « les jeunes sont démotivés pour la simple raison que le processus du recrutement n’est pas du tout fiable. Le gouvernement n’a jamais organisé un recrutement réussi et nous connaissons la fin. Alors je ne vois pas l’intérêt pour moi d’aller postuler puisque l’issue »s’est-il plaint.     

A quelques nuances près, Junior au quartier Guitangola, quant à lui, se dit essoufflé, « Au premier recrutement, j’ai vendu mon ordinateur pour fournir les dossiers. A la proclamation, j’ai bien été. Mais à la fin, quelqu’un a été placé à ma place. Pour le moment, je suis vraiment essoufflé car je n’ai rien pour la fourniture de ces dossiers », a exclamé Junior.  

Nous quittons le 6ème arrondissement avec le refus de la coopération du personnel en charge des dossiers pour le 4ème arrondissement. L’ambiance est plutôt vibrante au rythme de l’activité avec une légère amélioration. Plus de 140 personnes sont enregistrées en quatre jours en fin de la journée. Et une trentaine de personnes sont en file indienne avec leurs dossiers pour se faire enregistrées. Un agent de la police de la Minusca assisté de ses collègues gendarmes centrafricains, bien qu’ils n’ont pas accepté de s’exprimer mais ont voulu collaboré avec la presse sur le processus.

A partir de la Mairie du 4ème arrondissement, nous sommes rendus à la Mairie du 5ème arrondissement de Bangui où, l’ambiance n’est pas au rendez-vous. Quelques particuliers sont visibles dans la cour pour leurs courses. 51 candidats sont enregistrés dans ce centre.

Un jeune rencontré là, lui voit les raisons dans la lenteur administrative. « Le problème se trouve dans la confection des dossiers. La lenteur administrative n’est pas aussi loin de cette faible mobilisation. Mais au fil des jours, je crois que les jeunes seront là massivement pour se faire enrôler dans l’armée », conclut-il sur une note d’espoir.

Face à cette faible mobilisation, d’autres observateurs pensent pour leur part qu’il y a encore du temps. Et qu’au fur et à mesure que le jour se suivent, les candidats vont se mobiliser d’avantage.

Carlos Watou

 

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 14:44
RCA : Un nouveau centre de prise en charge gratuite des maladies chroniques à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 5 juillet 2019 13:06

 

Les personnes souffrant de maladies chroniques vont désormais être prises en charge gratuitement sur le plan sanitaire. Le programme Dream de la Communauté Sant'Egidio, installée dans l'ancien bâtiment de l'ONG Emergency, s'est engagée ce 4 juillet dans le traitement des porteurs de maladies cardiovasculaires comme l'hypertension, le cardiaque mais aussi le diabète et le VIH/Sida.

Le traitement se fera dans les locaux de l'ONG Emergency en fin de mission en République Centrafricaine, rétrocédés au Programme Dream (Rêve) piloté par la Communauté Sant'Egidio. Située en face de l'Assemblée Nationale, c'est ce jeudi que le bâtiment a été remis par le Ministère de la Santé publique au Programme Dream.

"Nous allons commencer à travailler dans ce grand centre pour traiter les maladies chroniques pour le moment chez les enfants" a fait savoir Suzanna Cefa, membre de la communauté Sant'Egidio. La vision du Programme Dream est d'étendre les soins aux grandes personnes souffrant de ces maladies. "D'ici peu de temps, nous voudrions élargir au niveau des adultes", a-t-elle ajouté expliquant les différentes prestations offertes aux patients.

"Nous ferons les consultations, le bilan laboratoire, la dispensation des médicaments gratuitement pour tous". Suzanna Cefa reconnait que le traitement des maladies chroniques coûte cher et que la gratuité des soins reste et demeure la seule stratégie pour sauver des vies. "Nous savons que pour traiter les maladies chroniques, la priorité en santé publique est de faire la gratuité des soins", a précisé Suzanna Cefa.

Le Programme Dream, né au Mozambique en Afrique en 2002 et implanté dans 10 autres pays africains, a beaucoup d'expériences. Sa politique a été toujours de travailler avec le personnel local, excepté les experts qui viendront pour la formation, l'appui et la supervision.

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 23:57
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

RCA : La Minusca privilégie le dialogue avec les groupes armés

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 4 juillet 2019 11:53

 

Le porte-parole de la Mission onusienne en République Centrafricaine, Vladimir Monteiro, a rassuré mercredi 3 juillet lors de la rencontre hebdomadaire, être disposé à continuer le dialogue avec les groupes armés tout en mettant la pression dans le cadre de l’accord de Khartoum. Sa réaction est intervenue à la suite de la déclaration de Martin Koumta-Madji alias Abdoulaye Miskine, leader du FDPC.

Lors de ce rendez-vous, le Porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, n’a pas été tendre à propos de la violation des dispositions de l’accord du 6 février par certains leaders des groupes armés. « Dans la zone de Paoua, les 3R ont commis des exactions et une opération militaire Tango-Marteau a été lancée et se poursuit », a fait savoir M. Monteiro. Il ajoute qu’en « discutant avec ce groupe armé, nous faisons en sorte que ces violations cessent et que les civils soient protégés ».

Pour le Porte-parole, la Minusca a « également un mandat qui dit que si la population est menacée, elle doit intervenir et le ferait si jamais ces éléments armés essaient d’attaquer la population », soulignant travailler dans l’esprit de l’accord de paix de Khartoum.

Le 29 juin 2019, le chef rebelle Koumta Madji a accusé le gouvernement d'avoir violé l’accord par la manipulation de ses éléments sur le terrain et le maintien de certains d’entre eux en prison. « Aujourd’hui, le centrafricain a faim, il n’a pas de maison, il ne peut pas aller au champ. Les gens ont beaucoup souffert. Nous demandons qu’au moins ils soient libres sur leur sol », a indiqué Abdoulaye Miskine.

Au mois d’avril 2019, le mouvement de mécontentement des éléments de FPRC basés à Zoukombo a fait perdre à l’Etat près de 5 milliards de francs Cfa. Une situation que le chef de guerre n’a pas qualifié de violation des clauses de cet accord. « Ce n’est pas une violation de l’accord. Le gouvernement a violé l’accord et ce sont les conséquences qui en découlent » pointant du doigt « le Premier ministre Ngrébada » l’accusant de personnifier le rencontre d’Addis Abeba et d’avoir « joué le jeu sur les véhicules de CFAO ».

Abdoulaye Miskine a estimé que je cite : « lorsque nous étions à Khartoum, tous ces aspects ont été passé au peigne fin, s’agissant des exactions ou encore de la réparation. Nous nous sommes accordés avec la communauté internationale notamment la Minusca sur la libération des prisonniers après la signature de l’accord de paix ».

 

 

Nana Mambéré : 167 éléments du FDPC désarmés sur la route Bouar-Béloko

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 4 juillet 2019 12:57

 

Le processus du désarmement dans la Nana Mambéré fait un pas de plus au sein du FDPC de Martin Koumta Madji alias Abdoulaye Miskine selon le préfet de la Nana Mambéré. 167 éléments de ce groupe armé ont déposé les armes mardi 2 juillet au village Forô sur l’axe Bouar-Béloko.

L’information a été confirmée ce 4 juillet à Radio Ndeke Lula par Marcel Bagaza, préfet de la Nana Mambéré. « Nous avons sensibilisé les éléments sur la nécessité de déposer les armes. Ils ont été d’accord et sont en train de le faire », a-t-il certifié. L’autorité administrative est restée optimiste sur la volonté des éléments du FDPC encore en brousse à déposer les armes.

« Après cantonnement volontaire depuis plus de 3 ans, les éléments attendaient l’arrivée de l’équipe du DDR. Mais avant cela, j’avais pris le soin de les rencontrer mardi 2 juillet sur le nouveau site de Forô en présence du Lieutenant commandant les FACA et des autorités locales. Nous avons discuté de l’urgence de désarmer », a souligné Marcel Bagaza.

Toute décision contraire venant du leader du FDPC n’engage en rien les autorités administratives et locales de la Nana Mambéré. « Si d’aventure, M. Abdoulaye Miskine se trouve quelque part pour dire ce que vous avez entendu, ça n’engage que lui », a précisé le préfet.

Dans la semaine du 17 au 23 juin 2019, plusieurs centaines d'éléments du FDPC qui s'étaient retirés en brousse, avaient pris la décision de sortir au village Forö pour se faire désarmer. Une liste de plus de 600 éléments avait été remise au Chef d’Etat Major des Forces Armées Centrafricaines, Zéphirin Mamadou le 22 juin lors d’une mission effectuée à la frontière centrafricano-camerounaise.

 

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 23:39
Nouvelles nationales sur RJDH
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COMMUNIQUE NECROLOGIQUE
 

La coordination du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme en Centrafrique (RJDH), à la profonde douleur d’annoncer aux auditeurs et lecteurs le décès tragique de son correspondant de Bozoum Alban Junior Namkomona ce mercredi 03 juillet 2019 dans un accident de route au PK 30 route de Boali, alors qu’ils venaient de Bozoum.

Alban Junior Namkomona et le confrère Rock Romuald Yamboundé, correspondant de la Radio Ndeke Luka ont tous péri dans cet accident après avoir percutés un pousse-pousse et se cogné contre un camion de transport des bœufs. 

Le conseil d’administration et la Coordination du RJDH présentent ses condoléances les plus attristées aux familles des disparus, aux professionnels des médias, aux radios Fréquence RJDH et Ndeke Luka et à toute la communauté de Bozoum et de l’Ouham Pendé.

 La place mortuaire d’Alban Junior Namkomona se trouve au quartier Boeing et les funérailles auront lieu ce samedi 07 juillet 2019. Le RJDH vous tiendra informer prochainement du programme des funérailles.

Le RJDH par la même occasion présente ses condoléances à la famille d’Athanase Nguengo-Pagbia, ancien Directeur de publication du journal Le Défi, décédé à Brazzaville le 29 Juin 2019 des suites d’une maladie.

                                           Fait à Bangui, le 04 Juillet 2019
 
                                                             La Coordination 

 

Centrafrique : La RCA conclut la 6ème revue avec le FMI 

BANGUI, le 04 Juillet 2019(RJDH)---- Le pays sort premier du classement des pays de l’Afrique bénéficiaires de la facilité élargie de crédit du Fonds Monétaire International(FMI). La conclusion des six revues a eu lieu le 1er juillet dernier à Bangui et a donné lieu à un montant de 72 milliards de francs CFA. Le gouvernement se félicite de ces avancées significatives avec le FMI. 

Les résultats de la sixième revue du programme économique et financier du gouvernement centrafricain avec le Fonds Monétaire International(FMI) s’affichent sur une note de satisfaction. Le Ministre des Finances et du budget Henry Marie Dondra vient de boucler le 01 juillet 2019, les six revues avec le FMI. Ce qui classe la République Centrafricaine au premier rang des pays de l’Afrique à avoir franchi cette étape.

« C’est un événement historique, car c’est la première fois que la RCA a connu des avancées significatives dans les programmes avec les institutions de Bretton Woods. La RCA bénéficie d’une facilité élargie de crédits d’au moins 18 milliards de francs CFA», peut-on lire dans la conclusion rendue publique par le Ministère des Finances et du budget.

Ces six revues représentent pour la RCA un chiffre de 72 milliards de francs répartis de la manière suivante : de la première à la quatrième donnent un montant de 9 milliards de francs chacune et les deux dernières font chacune, 18 milliards de francs CFA. Ces fonds sollicités par la RCA sont entrés dans l’assainissement de finances publiques, le renforcement des capacités en équipement des institutions fiscales du pays.


Judicaël Yongo

 

Centrafrique : Martin Ziguele demande le renforcement des mécanismes de suivi de l’Accord de Khartoum 


BANGUI, 04 Juillet 2019(RJDH)---Le député de Bocaranga 3, Martin Ziguele, plaide pour que les mécanismes de sanctions prévues dans l’accord de paix soient gradués contre tout parjure. Une position exprimée le jeudi 27 juin dernier, lors de la présentation de son exposé sur la vulgarisation de cet accord à l’intention des médias et des leaders d’opinion.

L’accord de Khartoum, depuis sa signature le 6 février dernier à Bangui engageant les parties au respect des clauses pour faciliter la sortie du pays de la crise dans laquelle il a été plongé depuis plusieurs années. Si l’Accord comporte des mécanismes de suivi et de sanctions mais, cela n’est pas assez pour calmer l’ardeur des groupes armés, quand bien même partie prenante.

Pour rappel, le jeudi 20 juin au Conseil de Sécurité de l’ONU à New York, le chef de la MINUSCA a pointé du doigt le manque de sincérité des groupes armés signataires de l’Accord de Paix dans le pays. « La violence contre les civils, la levée illégale de taxes, l'obstruction au déploiement de l'autorité de l'Etat et l'occupation de bâtiments publics persistent et constituent une source de profondes frustrations pour le peuple Centrafricain comme en témoigne le massacre du 21 mai par le groupe armé 3R », a relevé Mankeur Ndiaye, tout en indiquant que, « des signataires, ce sont les autorités centrafricaines qui ont fait le plus d’avancées avec la mise en place d’un gouvernement inclusif ou encore le travail pour rendre les unités spéciales mixtes de sécurité opérationnelles ». Une manière de signifier que les groupes armés, montrent peu d’enthousiasme selon le responsable de la mission onusienne. 

C’est à ce point que se justifie la demande du député de Bocaranga 3, Martin Ziguele, qui souhaite que les sanctions contre tout parjure soient graduées. Ce qui, pour lui, a échappé au panel accompagnant la Centrafrique à décrocher cet accord de paix.

Comme prévu dans l’Annexe 1, de l’accord de Khartoum, sur la mise en œuvre des mécanismes de cessation des hostilités et arrangements sécuritaires temporaires, en page 6 paragraphe 7 qui stipule que : « conformément à son mandat, la MINUSCA appliquera des mesures temporaires d’urgence pour détenir tous ceux qui se livraient directement ou indirectement à des actes qui violent les dispositions de l’Accord ou de nature à compromettre la paix, la stabilité ou la sécurité de la République Centrafricaine », a rappelé le député de Bocaranga 3.

Sur cette question des sanctions par les garants et facilitateurs, le Président du parti MLPC, l’un des rares hommes politiques qui soutient encore mordicus cet Accord, a fait des remarques générales dont l’un des points saillants est le respect de l’accord par toutes les parties. « Il faut renforcer l’efficacité des mécanismes de suivi mais aussi d’évaluation du respect de l’Accord par toutes les parties pour renforcer son caractère « synallagmatique », les avancées ne doivent pas être unilatérales ; les avantages concédés doivent être réversibles », a précisé Martin Ziguele.

Pour Martin Ziguele, la communauté internationale ne fait pas assez pour contraindre les contrevenants, « j’ai entendu un responsable de la communauté internationale dire qu’ils ne peuvent pas sanctionner parce qu’ils ne sont pas des magistrats. C’est faux ! C’est l’insuffisance de cet accord. Il faut que les sanctions soient graduées et connues d’avance sinon, j’ai l’impression qu’on maintienne un tableau flou pour tâtonner. On ne sait pas qui doit prendre la décision et on s’en sort jamais » a-t-il conclu.


Certes, l’accord de paix reste néanmoins le seul espoir de mettre fin à la crise et doit rester la boussole des autorités, alors que des élections présidentielles et législatives se pointent à l’horizon.


Jefferson Cyrille Yapende

 

Centrafrique : La bourse des étudiants en thèse de doctorat revue en hausse par la direction de bourse



BANGUI, 04 juillet 2019 (RJDH) ---La Direction de bourses et stage a décidé lors d’un séminaire, organisé le 21 juin dernier d’augmenter le montant de bourse aux étudiants désireux de s’inscrire en thèse de doctorat pour l’Université de Bangui. Cette annonce a été faite après un constat fait sur le terrain par la direction de bourse qui selon elle, se justifie par un manque de motivation et d’encouragement de la part des étudiants centrafricains.

Encourager et amener les étudiants à aspirer à poursuivre des études doctorales que la direction de bourse et stage, a revu en hausse le montant de bourse pour les étudiants de l’Université de Bangui qui souhaitent s’inscrire en thèse de doctorat surplace.

Le directeur Général de bourse en Centrafrique, Félix Ngana, précise les critères d’attribution de bourse conformément au système LMD. « Nous avons organisé ce séminaire sur financement du gouvernement Centrafricain. Les critères d’attributions de bourse aux étudiants n’ont pas tenu compte de passage de l’université de Bangui au système LMD. Si bien qu’un nouveau étudiant qui vient de décrocher son Baccalauréat bénéficie du même montant de bourse que celui qui est en thèse de doctorat. C’est pourquoi nous avons jugé mieux de revoir un certain nombre de choses dans le souci d’étudier de près la situation de ceux qui souhaitent s’inscrire pour la thèse en doctorat. Tous les séminaristes ont accordé leur violon pour que le montant soit élevé à 60.000 frs CFA. Il faut le rappeler, ceci ne concerne que les étudiants en année de thèse de doctorat à l’Université de Bangui », a précisé le Directeur Général.

Il n’a aussi pas perdu de vue ceux qui étudient à l’extérieur du pays et cela doit être encouragé par le gouvernement fondé sur les critères d’excellence. « D’un côté, il n’y avait pas une volonté politique allant dans le sens de pousser les jeunes à aller loin dans les études. Cette volonté est le simple fait de rappeler aux étudiants que les meilleurs ou majeurs se verront automatiquement attribuer une bourse d’études pour le doctoratC’est en partant de ce constat que nous avons réfléchi pour augmenter le montant de bourse aux étudiants même étant à Bangui, ils peuvent postuler pour la thèse en doctorat » a indiqué Félix Ngana, Directeur de bourse et stage.

Les étudiants en thèse de doctorat désormais vont bénéficier d’une bourse de 60.000 comme frais pour leurs études. Une équipe est à pied œuvre pour siéger sur les cas des étudiants à l’étranger.


Paméla Dounian Doté

 

 

Centrafrique : La recrudescence de violences sexuelles signalée à Bouca

BANGUI le 04 juillet 2019 (RJDH) --- La montée vertigineuse des cas de violences sexuelles à Bouca, au nord de la RCA, inquiète la population de ladite localité qui réclame le déploiement des Forces Armées Centrafricaine dans cette partie du pays. 

Le climat sécuritaire moins rassurant de la ville de Bouca ne favorise pas la libre circulation des personnes pas plus au-delà de 5 km de la localité. Il ne se pas un jour sans qu’on enregistre des cas de viols sexuels qui, pour la plupart, imputés aux peulhs éleveurs Mbarara écumant la région en quête de pâturage. Les femmes et les filles de tout âge sont prises pour cibles par ces hommes. Une situation qui met en péril les activités agricoles dans cette ville.

Olga Kangui, présidente de l’Association des Victimes de Bouca, croit que c’est l’absence des forces de l’ordre dans la localité qui encourage ces pratiques. « L’absence des FACA dans cette ville donne libre cours aux bandits de grand chemin qui sévissent dans le secteur de se prêter à tous genres de pratiques telle que la violence sexuelle. Nous avons enregistré 50 cas de violences sexuelles sur une période déterminée », a-t-elle précisé.

Même si les forces de sécurité intérieure ne sont pas présentes dans la ville, la MINUSCA présente devrait tout faire par ses patrouilles de dissuader cette menace. « Cette ville est contrôlée par le contingent Camerounais de la MINUSCA mais il consacre la belle partie de leur temps au commerce du carburant et des nourritures. La population est abandonnée à elle-même et ne sait à quel saint se vouer », s’est-elle plainte.

Pour Olga Kangui, le gouvernement a l’obligation de protéger les centrafricains. « Nous demandons aux autorités centrafricaines censées de protéger cette population sans arme à déployer le plus rapidement possible les Forces Armées Centrafricaine afin de mettre un terme à ce fléau. Et permettant ainsi la reprise des activités agricoles. Cette population est prise en otage pour le moment. Les victimes de ces violences ne sont pas prises en charge comme il se doit »

L’Association des Victime de Bouca (ASVIB) est une organisation non gouvernementale qui œuvre pour défendre les causes des victimes des violences sexuelles dans cette partie du pays.

Carlos Watou

 

 

Centrafrique : Le RJDH forme des journalistes et des reporters sur les techniques de production d’émission axées sur la paix

BANGUI, le 04 Juillet 2019 (RJDH)---- Pour la mise en œuvre du projet « E a masseka E zingo » financé par le PNUD, le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme a ouvert une session de formation ce mercredi 3 juillet 2019 au siège de l’organisation à Bangui sur la production des émissions axée sur les activités des jeunes. Huit reporters communautaires dont quatre journalistes à Bangui prennent part à cette initiative. Après Bangui, deux autres villes à savoir, Bouar et Bossangoa seront touchées par le projet.  

C’est un projet de participation des jeunes dans le processus de stabilisation et de réconciliation des communautés et la promotion de la paix en Centrafrique qui a plusieurs volets. Il vise à renforcer les capacités des radios communautaires, les connaissances des communautés sur la résolution pacifique des conflits, la promotion de cohésion sociale. 

Il s’agit selon Ismaël Diata, Spécialiste en charge du projet « E zingo » au Programme des Nations-Unies pour le Développement de former des reporters des radios communautaire en leur donnant des matériels adéquats pour leur permettre de faire des reportages de proximité, « c’est dans le cadre du projet E zingo entre le PNUD et le RJDH pour le renforcement des capacités des radios communautaires. Le projet jeune Ezingo est une initiative du PNUD pour venir en aide à la population jeune. Donc cette formation va informer la population sur les processus de la cohésion sociale, le vivre ensemble et de contribuer à la promotion des jeunes et leur développement socio-économique ceci pour leur permettre de se prendre en charge et de contribuer à la réinsertion socio-économique »a-t-il expliqué.

Le Directeur de l’Information de production du RJDH, Fridolin Ngoulou, précise les missions dévolues au RJDH dans l’exécution de ce projet, « pour nous au niveau du RJDH, notre travail consiste à former ces journalistes reporters et les reporters communautaires pour la production des émissions sur la paix et la cohésion sociale. Aujourd’hui, nous avons démarré à Bangui, la prochaine phase nous conduira à Bouar et Bossangoa sur le même module »a fait savoir Fridolin Ngoulou.

Le projet jeune « E zingo » est un projet qui regroupe plusieurs agences du système des Nations-Unies (UNFPA, UNICEF, PNUD et la FAO). L’objectif est de permettre aux jeunes de se lancer des activités génératrices de revenus pour leur prise en charge. Cette formation qui démarre ce mercredi 3 juillet 2019 prendra fin le 5 juillet prochain. Des séances de rencontre seront organisées avec les participants chaque semaine en vue de préparer la mise en œuvre du projet.

Rolf Domia

 

 

Centrafrique : Le travail des enfants reprend de plus belle à l’entame des vacances

BANGUI, 4 juillet 2019 (RJDH)---Des enfants se sont engagés à l’entame des vacances dans le commerce. Ils sont visibles dans la rue et les bars jusqu’à des heures tardives pour vendre les marchandises. Une pratique condamnée par les dispositions du code Pénal Centrafricain sur le travail des enfants.

Au marché central de Bimbo, des adolescents cafouillés au milieu d’un public hétéroclite font des petits commerces pour assurer leur survie, la plupart sur recommandation de leur parent. Un jeune qui requiert l’anonymat présente son quotidien pendant cette période. « J’ai 13 ans et je vends des chenilles. Je fréquente l’école préfectorale de Bimbo et présentement je suis en vacance. C’est ma tante qui m’a donné ces chenilles pour vendre, je commence à 13 heures et je finis à 18h. Si je ne le fais pas, elle me privera de nourriture. C’est contre mon gré mais je n’y peux rien », a témoigné le jeune.

Contrairement aux périodes scolaires, les élèves viennent à compte goutte à la bibliothèque de l’Alliance Française ces derniers temps. Une situation qui inquiète Antoine Wangage, Directeur du service de documentation. « En tout cas, je ne conseillerai pas que des enfants fréquentent les bars au motif qu’ils font des commerces pour préparer leur rentrée scolaire, ce sont des mauvaises fréquentations. Les activités génératrices de revenus dépendent de l’environnement et de l’âge de l’enfant. Pour ceux qui sont majeurs, ils doivent chercher à se prendre en charge mais pour les enfants de bas âge ils ne doivent pas être laissés pour compte. Un bon parent doit aussi initier ses enfants dans des activités culturelles, pour se recréer, fréquenter les enfants de son âge, échanger des idées ou encore aller dans les colonies de vacance », conseille-t-il.

Selon Maitre Francis Mvodonze, avocat au barreau de Centrafrique, le Code Pénale Centrafricain condamne la traite des enfants. « L’article 15 alinéa 1erde la charte du Droit et du bien être de l’enfant stipule que l’enfant doitêtre protégé contre toute forme d’exploitation économique et de l’exercice qui comporte des dangers passibles de perturber son éducation ou de compromettre sa santémentale et physique. Les articles 67 du le Code Pénale Centrafricain fait l’étalage des peines qu’encourent les auteurs de cette infraction lié au mauvais traitement »a indiqué Francis Mvodonze, avocat au barreau de Centrafrique.

La période des grandes vacances va de juin à septembre. Elle permet aux élèves de marquer une interruption de trois mois dans leur programme scolaire, mais aussi de se cultiver et de découvrir de nouvel horizon.

Rolf Domia

 

 

Centrafrique : Environs 3000 cas de violences sexuelles pris en charge par MSF en 2018

BANGUI, 04 juillet 2019 (RJDH)--- L’organisation médicale Médecins Sans Frontières (MSF) a indiqué avoir pris en charge 3000 victimes de violences sexuelles en 2018. Pour élargir la prise en charge des victimes, un centre a été inauguré le 28 juin au sein de la structure sanitaire de Bede-Combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui afin de répondre aux besoins des populations vulnérables. 

En 2018, environs 3000 personnes victimes de violences sexuelles ont été prises en charge par les MSF. De janvier à juin 2019, environ 1504 cas ont été enregistrés et pris en charge par cette structure médicale internationale. Les cas les plus récurrents ont été documentés dans le 8ème arrondissement de Bangui. C’est dans ce contexte qu’une antenne dénommée projet « Tongolo », créée par les MSF Espagne, a été installée dans cette localité afin d’appuyer le gouvernement centrafricain dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles et les violences basées sur le genre (VBG).

Le Chef de Mission à l’ONG MSF Espagne, Omara Abenza, a indiqué qu’« il faut garantir une protection aux  victimes, que ce soit en matière de prévention et d’accompagnement. Il faut qu’il y ait un service d’accompagnement juridique et une réinsertion sociale ».

Ce centre installé dans le 8ème arrondissement témoigne de l’importance capitale dit le Représentant du Ministre de la Santé et de la Population, Docteur Jean-Baptiste Madoundji, car « les cas plus récurrents des violences sexuelles et les violences basées sur le genre (VBG) ont été enregistrés dans le 8èmearrondissement de Bangui », a-t-il indiqué« Donc MSF se rapproche d’une manière ponctuelle aux besoins des victimes. Que les victimes elles-mêmes, les parents dénoncent les cas des violations s et abus sexuels dans chaque localité. Nous sommes tous impliqués », a avancé le Représentant du Ministre de la santé publique.

L’antenne « Tongolo » a été inaugurée le vendredi 28 juin au centre de santé urbain de Bédé Combattant. Son objectif est de prendre en charge les victimes des violences sexuelles et les violences basées sur le genre. 

Auguste Bati-Kalamet

 

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 23:20
Nouvelles nationales sur Ecofin
Nouvelles nationales sur Ecofin

 

RCA : la réhabilitation du tronçon Baoro-Boua sur la nationale N1, prévue en 18 mois, accuse du retard, avec seulement 18% d’exécution après 14 mois

 

(Agence Ecofin) 04 juillet 2019- C’est l’un des préoccupations qui était au centre des échanges ce 1 juillet au cours de la rencontre entre Président de la République, Faustin Archange TOUADERA et les cadres des ministères des Travaux Publics et de l’Entretien Routier ; des Finances et du Budget ; de l’Economie et de la Coopération ; de la Banque Mondiale et de la société SOGEA-SATOM.

Le délai d’exécution des travaux de la réhabilitation du tronçon Baoro-Bouar sur la nationale N1 dont le coût est estimé à 38 milliards de FCFA était de 18 mois. SOGEA SATOM la société adjudicataire du projet n’est qu’à 18% du taux d’exécution, quatorze mois après le lancement, a fait savoir Guismala HAMZA, ministre des Travaux Publics.

Afin d’accélérer les travaux, les techniques de la Banque Mondiale ont proposé d’ajouter un délai supplémentaire de quatre mois afin de boucler le projet.

La réalisation des travaux d’aménagement et de bitumage de la section de route Baoro-Bouar longue de 58 km, comprend en outre  la construction de deux (02) ouvrages d’art (ponts) de franchissement des rivières « Wens » et « Lobaye », y compris la réalisation des travaux de confortement sur les deux sections de la route Bouar vers Baboua et Fambélé vers Baboua.  

Le proje bénéficie d’un financement additionnel de l'Association Internationale de Développement (lDA) dans le cadre du Projet de Facilitation de Transports et de Transit en zone CEMAC-Composante Centrafricaine, pour un montant de 76,68 millions de dollars.

 

Romuald  Ngueyap

 

 

Centrafrique : le gouvernement institue une brigade spéciale pour sécuriser le corridor entre Bangui et Garoua-Boulaï au Cameroun

 

(Agence Ecofin) 04 juillet 2019- Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) a mis sur pied sur une brigade de sécurisation sur le corridor reliant la capitale Bangui à la ville camerounaise de Garoua-Boulaï, vital pour le ravitaillement de ce pays enclavé.

Cette brigade spéciale chargée du convoyage est  composée essentiellement des militaires d’élite des Forces armées centrafricaines (FACA), avec pour mission la protection militaire des convois sur le corridor Bangui-Garoua-Boulaï.

Le dispositif vient en effet à point nommé. Ces dernières années, les kidnappings et meurtres, initiés par des coupeurs de route et rebelles, sont devenus récurrents sur cet axe, les marchandises et cargaison étant entièrement pillées.

Le corridor Bangui-Garoua-Boulaï est vital pour l'approvisionnement de la République centrafricaine en marchandises provenant du port de Douala. Coté camerounais, le gouvernement a également renforcé ces positions, en mars dernier, en dépêchant un contingent de 100 gendarmes appuyés par les unités spéciales de l’armée

 

Romuald Ngueyap

 

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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 03:37
OPÉRATIONS SANGARIS ET SERVAL: ÉCHEC OU SUCCÈS DE L’ARMÉE FRANÇAISE ?
OPÉRATIONS SANGARIS ET SERVAL: ÉCHEC OU SUCCÈS DE L’ARMÉE FRANÇAISE ?

 

Lu pour vous

 

 Par bamada.net 01/07/2019

 

SI L’OPÉRATION SERVAL A ÉTÉ FÊTÉE AU MALI DANS UN PREMIER TEMPS, CE SUCCÈS A SERVI À MASQUER L’ÉCHEC DE L’OPÉRATION SANGARIS EN CENTRAFRIQUE. LA PLUPART DES JEUNES SOLDATS FRANÇAIS, MAL PRÉPARÉS À CETTE PLONGÉE DANS UNE GUERRE CIVILE SANGLANTE, EN SONT SORTIS TRAUMATISÉS. LA QUESTION QUI REVIENT SUR LES LÈVRES: POURQUOI APRÈS DES DÉCENNIES DE FORMATION ET D’ENCADREMENT DES ARMÉES AFRICAINES, LES PARA TRICOLORES SONT-ILS TOUJOURS LES SEULS GARDIENS DE LA SÉCURITÉ SUR LE CONTINENT ?

 

Lisez ce passage tiré du livre d’Antoine Glaser: «Arrogant comme un français en Afrique». «J’attends mon fils, qui est un tireur d’élite. Après le Mali, il a été quelques mois en Centrafrique. Il vient juste de rentrer à Paris et repart dans les prochains jours pour une nouvelle mission, cette fois-ci en Guyane. Comme j’ai entendu que certains d’entre vous sont journalistes, mon fils peut vous raconter ce qu’il a vraiment vécu à Bangui avec ses camarades. Tenez, justement, le voilà.»

Coupe de légionnaire, tatouages sur les bras et visage fermé, le garçon s’approche avec méfiance. Il nous regarde de travers, chuchote quelque chose à l’oreille de sa mère et s’éclipse immédiatement. «Excusez-le, reprend sa mère, gênée. Il a vécu des situations très dures en Centrafrique avec ses copains. Ils ont découvert un matin des cadavres d’enfants musulmans qu’ils connaissaient, tués par des miliciens. Plusieurs d’entre eux n’ont pas supporté. Ils n’étaient pas préparés à ça. En plus, pour ce qu’ils sont payés». Le cas de la Centrafrique illustre parfaitement cette attitude de l’armée française qui croît encore connaître «son» Afrique.

La Centrafrique étant une plate-forme stratégique, elle sert de base arrière aux opérations de l’armée française au Tchad et permet de surveiller, à l’ouest les confins du nord du Cameroun. En 1979, la France lance l’opération Barracuda et renverse Bokassa, le 21 septembre 1979.

De Bangui- la Coquette à Bangui- la- Roquette

Fini le temps où cents légionnaires déployés en ville, trois (03) coups de feu tirés en l’air et le passage rugissant d’une paire de Mirage suffisaient à rétablir l’ordre. Bangui- la- Coquette, où dans les années 1970, un ministre de la Coopération allait à la chasse aux papillons escorté par des motards, est devenue Bangui-la-Roquette.

Les troupes africaines les plus aguerries qui se battent en Centrafrique aux cotés des Français sont rwandaises. Ces soldats, environ 600 sont les «meilleurs ennemis» de l’armée française sur le continent depuis le génocide qui a frappé leur pays, en 1994.

Et Abidjan garde les traces de la colonisation française

Les noms des rues d’Abidjan célèbrent encore les gouverneurs de la Coloniale et les présidents français: les boulevards Charles- de-Gaulle, Valéry-Giscard- d’Estaing et François Mitterrand.

Qui sont les «Pères spirituels» du leader nigérian de Boko haram, Abubakar Shekau ?

Ce sont deux figures de djihadistes du XIXème siècle qui ont résisté à la colonisation, Samory Touré, le Guinéen et le Soudanais Rabah.

 

Source: L’Inter de Bamako

 

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