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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 23:28

 

 

 

Bangui, le 23 décembre 2015

 

Le collectif des jeunes cadres et militants du parti KNK

 

A

 

Monsieur le Président  François BOZIZE, Président Fondateur du  parti travailliste KNK

En exil en Ouganda

 

Objet : Lettre ouverte

 

Grand ouvrier,

 

C’est avec constellation et même beaucoup de pincements au cœur  que nous, jeunes cadres sympathisants et ouvriers du parti travailliste KNK, avions appris le ralliement et le soutien de notre parti au candidat Anicet Georges DOLOGUELE, Président et candidat de l’URCA à l’élection présidentielle en cours.

 

Depuis le coup d’état qui a renversé notre régime nous, jeunesse consciente et consciencieuse avions pris du recul pour observer sans complaisance l’évolution de la vie et la configuration politique de notre pays en proie à des crises politico-militaires récurrentes.

 

Le débauchage et la prostitution ont battu le record mondial.

 

Un coup d’œil lapidaire sur notre rétroviseur nous permet de reconnaître que nous devons nous en prendre à nous même, au lieu de chercher des boucs émissaires ailleurs.

 

En effet, nous avons fait beaucoup de tort au peuple centrafricain car nous sommes « l’alpha et l’oméga » de cette descente aux enfers du pays. Les jeux d’intérêt battent leur plein.

 

Depuis les tentatives échouées, les coups d’état précédents jusqu’au 15 mars 2003, vous aviez introduit en RCA des mercenaires soudano-tchadiens qui se sont livrés  inlassablement au pillage systématique de nos ressources.

 

Le vol des cheptels de bétails, des véhicules des particuliers, des sociétés d’état et privées (CFAO, DROP, KAJIMA), le démontage des usines de l’ex SOCADA de Bossangoa, Guiffa, Grimari, Pendé et leur transfèrement dans leurs pays d’origine, sans oublier l’incendie des maisons dans le nord-est et le nord-ouest de notre pays, les boucheries humaines tant décriées par les ONGs humanitaires.

 

Le phénomène de torture tristement célèbre « ARBATACHA » qui consiste à attaché les bras du prisonnier par derrière et de  flageller sa poitrine jusqu’à la mort via l’hémorragie interne restera à jamais gravé dans la mémoire collective.

 

Oui, reconnaissons-le et faisons amende honorable par rapport aux mercenaires étrangers que nous avions  introduit dans notre pays, pis encore incorporé dans nos forces de défense.

 

Le centrafricain lambda connaît aujourd’hui que les ailes dures de la nébuleuse coalition SELEKA ne sont d’autres personnes que les ex-libérateurs qui font partie de ceux-là et qui ont fait dissidence par rapport au non règlement de leur facture.

 

Qui plus est, au lieu de mettre en œuvre le DDR avec les 8.000.000.000 de F.CFA que les pays de la CEMAC avaient en son temps mis à votre disposition, vous et vos intouchables les aviez dilapidé pour entretenir en partie votre garde prétorienne au détriment des FACAS négligées et même méprisées.

 

Mieux encore, vous aviez armé une branche de ces fractions rebelles  C.P.J.P  de Abdoulaye ISSENE contre l’U.F.D.R de DAMANE, votre conseiller spécial jusqu’à votre chute.

 

Nous avions observé tout cela impuissant par instinct de survie.

 

Que dire des propres prisons que géraient cyniquement vos fils ?

 

Que dire du holdup électoral de 2011 à l’issue duquel vos fils et maîtresses  se sont retrouvés à l’Assemblée Nationale ?

 

Que dire de la disparition tragique de Charles MASSI votre ancien compagnon et d’autres compatriotes exécutés sommairement?

 

La liste est longue.

 

En dépit tout cela, nous vous avions soutenu car la jeunesse était fatiguée des changements de régimes qui ne lui ont rien apporté en réalité.

 

Notre conviction était qu’un jour, vous alliez vous ressaisir.

 

Mais hélas, vos entêtements et errements  politiques nous ont conduit à notre chute.

 

Grand ouvrier, aujourd’hui notre parti le KNK ne représente plus rien  et n’existe que de nom ; car au lieu de nous rassembler ou, mieux encore préparer un dauphin, vous aviez contribué à son émiettement.

 

C’est avec consternation que nous avions appris, comme nous l’avions susmentionné l’accord politique que vous aviez passé avec le candidat populiste Anicet Georges DOLOGUELE, peu connu sur la scène politique centrafricaine.

 

En tout cas, vous aviez joué la mauvaise carte.

 

Nous estimons que vous devriez au contraire apporter caution à l’un de ceux qui ont défendu bec et ongle notre régime tels que Jean BARKES NGOMBEKETTE, Faustin Archange TOUADERA ou Cyriaque GONDA de l’ancienne majorité présidentielle qui ont au moins une assise nationale.

 

Mais hélas, vous aviez préféré pactiser avec un parti qui vient de naître avec aucune ramification nationale. Nous ne sommes pas des moutons de panurge et ne nous menez pas en bateau.

 

Nous croyons que ce n’est pas de votre faute car étant à distance vous ne pouvez pas avoir une bonne lecture de la situation sur le terrain.

 

Nous demeurons convaincus, que l’actuel Secrétaire Général, ouvrier de dernière minute Bertin BEA y est pour beaucoup de choses  parce qu’il cherche à défendre ses propres biftèques.

 

Fort de ce qui précède, cet accord politique ne lie pas la jeunesse de KNK et nous ne respecterons pas cette consigne de vote.

 

En revanche, nous exhortons la jeunesse centrafricaine toute entière et celle de KNK en particulier de ne pas voter un aventurier reconnu pour avoir fait accumuler au régime de PATASSE des arriérés de salaires  en ne payant que les dettes extérieures antérieures à ce régime en contrepartie de 10%.

 

La jeunesse éclairée d’aujourd’hui n’est plus manipulable.

 

Nous voterons selon la consistance du programme de société des candidats et non à cause des gadgets  ou des billets de banque  craquant que nous reçevons.

 

Débout jeunesse centrafricaine!

 

Fais un vote utile.

 

Pour les cadres du KNK                                                 

                                                                                                    Wilfried SERENAM             

Des jeunes cadres du KNK adressent une lettre ouverte à Bozizé
Des jeunes cadres du KNK adressent une lettre ouverte à Bozizé
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Centrafrique-Presse.com
23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 23:09
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
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Centrafrique : La Minusca réaffirme sa fermeté pour la sécurité des élections

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 23 DÉCEMBRE 2015

 

La MINUSCA a pendant sa conférence de presse hebdomadaire de ce mercredi 23 décembre évoqué la question des élections groupées en Centrafrique. Elle a aussi souligné que la protection  de la population civile s’inscrit au cœur de son engagement.

 

Vladimir Monteiro, porte parole public de la MINUSCA a réitéré  le soutien de la MINUSCA pour la sécurisation du processus des élections groupées et de la protection des civils. « La MINUSCA tient à souligner que la protection de la population civile s’inscrit  au cœur de son engagement dans la sécurisation des prochaines élections », a affirmé le porte-parole.

 

« La Minusca reste disposée à œuvrer avec les organisations humanitaires et les forces de sécurités intérieures afin d’assurer une meilleur protection des camps de déplacés menacés », a ajouté la même source.

 

 En réponse aux préoccupations sur la position de Nourredine Adam de l’ex coalition Séléka, le porte-parole de la Minusca n’a pas voulu faire de commentaire. « Sur la question de Nourredine, la MINUSCA se réserve de tout commentaire, car il y a le conseil de sécurité  de sanction qui est habilité à donner des réponses », a expliqué Vladimir.

 

Adolphe Manirakiza, porte-parole militaire de la Minusca a noté que les forces de la Minusca renforcent leur présence sur le terrain, en vue de la sécurisation des élections.

 

 « Un réajustement des compagnies des forces des casques bleus de la Minusca est en traine d’être effectué pour assurer les élections du dimanche 27 décembre 2015, surtout dans les zones sensibles. C’est pourquoi une compagnie de la force zambienne est déjà à Birao dans la Vakaga », a ajouté le porte-parole militaire.

 

C’est la dernière conférence de presse de la MINUSCA avant les élections du 27 décembre 2015 en Centrafrique.

 

 

1er tour des élections en RCA : mise en garde de Cyriaque Gonda

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 23 décembre 2015 11:41

 

Le candidat du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN) à la présidentielle du 27 décembre, Cyriaque Gonda, a mis en garde contre toute tentative visant à entacher l'organisation du premier tour des élections groupées en Centrafrique. Au cours d'un point de presse qu'il a animé ce mercredi 23 décembre, Cyriaque Gonda souhaite des scrutins transparents et crédibles. 

« Je suis rentré dans les arrondissements et quartiers de Bangui pour être avec la jeunesse, les hommes et les femmes. Les hommes se sont mobilisés pour expliquer la situation du pays. Tout ce que nous demandons, c'est que les élections se passent dans la transparence. Nous n'accepterons pas la fraude, nous n'accepterons pas le hold-up ».


Selon le candidat du PNCN, des rumeurs faisant état d'une fraude circulent depuis le lancement de la campagne électorale. Ces rumeurs persistantes relèvent même que le futur locataire Président de la République est déjà désigné par la communauté internationale avant les élections proprement dites. Pour Cyriaque Gonda, il appartient aux Centrafricains de choisir celui qui devra conduire leur durant les cinq prochaines années à venir. 


« Vous savez, beaucoup de choses se disent. Il y a des gens qui disent qu'ils sont candidats des européens, de Sassou Nguesso. Tantôt, des gens disent qu'ils vont s'organiser, mais je ne permettrais pas ça. Le peuple doit avoir son candidat. C'est le candidat du peuple qui va gagner. On a trop fait souffrir le peuple en troquant sa volonté », a déclaré Cyriaque Gonda.


Présidentielle : l'autre face du KNK fustige l'accord politique avec l'URCA


Le bureau du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK) de l'ancien président François Bozizé Yangouvonda conteste la signature de l'accord politique avec l'Union pour le renouveau de Centrafrique (URCA) d'Anicet Georges Dologuélé, accord qualifié de « mascarade » par Samuel Tokofeissé, membre du bureau et coordonnateur de la base du KNK.


Samuel Tokofeissé a expliqué que les militantes et militants ne sont pas informés sur l’acte de naissance de cet accord. Il a invité le secrétaire général Bertin Béa à changer d'avis. « Tout le monde, y compris les membres de base, ont refusé cet accord. Nous n'avons pas été consultés. Tout le monde dénonce cet accord. Nous disons au secrétaire général qu'il est grand temps qu'il revienne sur sa décision », a-t-il souhaité. 


Pour lui, le KNK soutient le candidat indépendant Faustin Archange Touadéra : « Aujourd'hui, le KNK est en mesure de soutenir un candidat qui est issu de son rang, qui se trouve être Faustin Archange Touadéra ». 


C'est ce lundi 22 novembre que le secrétaire général du KNK, Bertin Béa et le président de l'Union pour le renouveau de Centrafrique (URCA) ont signé un protocole d'accord politique en vue de soutenir la candidature d'Anicet Georges Dologuélé à la présidentielle.

 

 

Centrafrique : Le Candidat Faustin Archange Touadera place la relance économique parmi ses priorités

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MATONGO LE 23 DÉCEMBRE 2015

 

L’ancien Premier Ministre Faustin Archange Touadera, candidat à la présidentielle du 27 décembre 2015, a dans une interview au RJDH souligné la relance économique qu’il  place parmi ses priorités.

 

Selon le candidat Faustin Archange Touadera, cette relance économique passe par la recherche de la paix. « Nous allons d’abord rechercher la paix, la cohésion sociale qui passe par la refonde de l’armée  républicaine. Nous allons relancer le dialogue pour qu’on puisse retrouver la cohésion sociale. Nous allons aussi procéder au programme du désarmement. Ce sont les premières mesures sur lesquelles nous allons fonder nos actions », a-t-il souligné.

 

« Il faut reprendre la base de l’économie que nous avions bâtie pendant cinq ans. Ceci passera par une meilleure gouvernance », a-t-il ajouté.

 

Le Candidat Faustin Archange Touadera a aussi mis l’accent sur la lutte contre la corruption, le développement des secteurs de l’énergie et la refondation de l’administration centrafricaine.

 

Selon le Candidat Indépendant Faustin Archange Touadera,  la Centrafrique a traversé depuis 3 ans  les pires moments de son histoire. « Mes expériences de Premier Ministre vont nous conduire à achever les chantiers qu’on n’avait commencé », a-t-déclaré.

 

Le candidat Faustin Archange Touadera a servi comme premier ministre sous le régime Bozizé de 2008 à 2013.

 

Centrafrique : Des enfants nés pendant la crise reçoivent leurs actes de naissance

 

http://rjdh.org/  PAR CAROLE BYCEKOAN LE 23 DÉCEMBRE 2015

 

Une vingtaine d’enfants  ont reçu des actes de naissance ce mercredi 23 décembre 2015 à la mairie du 6e  arrondissement. Ce don a pour but de répondre aux difficultés du service de l’Etat civil  et des parents qui n’ont pas pu confectionner des actes de naissance à leurs enfants pendant le moment de la crise. C’est une initiative de l’ONG Avocat Sans Frontière.

 

Selon Ludovic Médard Kolengue Kaye, coordonnateur du projet à l’ONG Avocat Sans Frontière, « cette activité s’inscrit dans le cadre des projets qui visent à l’amélioration de l’accès à la justice des personnes en situation de vulnérabilité, en appuyant l’organisation des audiences Foraines, chargées de rendre des jugements supplétifs conformément au code de la famille en République Centrafricaine », a-t-il souligné.

 

Christ Gilbert Bakela Wassialo, directeur des services judiciaires au ministère de la justice a  montré l’importance de cette activité. «La loi dit qu’une personne sans acte de naissance est censée n’avoir jamais existée. Toutes les crises connues ont démontré que beaucoup de parents n’ont pas pu faire la déclaration de naissance de leurs enfants. C’est ainsi que l’ONG Avocat Sans Frontière a obtenu du Ministère de la justice une autorisation pour que les juges viennent procéder à des audiences Foraines en cette matière », a-t-il expliqué.

 

L’un des parents des enfants Sittiv Jésus Obiamovo, se réjouit de cette action. « C’est une joie immense pour nous les  parents. Les enfants seront appelés un jour à réagir dans leur vie active tout en présentant leurs actes de naissance », a-t-il estimé.

 

L’ONG Avocat Sans Frontière promet d’élargir son champ d’action dans les différents arrondissements de Bangui ainsi que les villes de province de la RCA.

 

 

Centrafrique : L’Observatoire National des Elections forme des formateurs en vue des élections prochaines

 

http://rjdh.org/ PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 23 DÉCEMBRE 2015

 

 « La validation de la stratégie et du dispositif d’observation électorale » est le thème d’un atelier de formation des formateurs qui s’est déroulé du  21 au 22 décembre 2015 au stade 20.000 places à Bangui. L’objectif est d’outiller ces derniers afin de bien promouvoir l’observation des prochaines élections.

 

Ils sont 30 dont une dizaine des femmes à prendre part à cette formation. Maitre Marius Bangati, Trésorier Général de l’Observatoire National des Elections (ONE) estime que cette phase est cruciale pour la réussite des prochaines échéances électorales.

 

« Nous sommes à une phase capitale et il est question de tout mettre en œuvre pour que les prochaines élections soient crédibles et transparences. C’est pourquoi l’Observatoire National des Elections dans le cadre de sa mission, a cette lourde tâche de former les formateurs des formateurs qu’on devrait déployer sur le terrain en vue de former les Observateurs », a-t-il précisé.

 

Il reconnait que l’heure est grave, toutefois,  il reste optimiste et est déterminé que l’Observatoire National des élections relèvera les défis. « L’ONE ne travaille que sur l’appui de ses partenaires et c’est en ce moment qu’ils sont en train de venir. Je suis optimiste que nous allons réussis parce que nous travaillons avec ceux avec qui nous avions couvert les élections de 2011 », a-t-il ajouté.

 

Selon lui, même si le jour- j s’approche à grand pas, l’ONE mettra en place de mécanisme pour déployer dans un bref délai ces formateurs. « Le mécanisme de déploiement de ces formateurs est simple. Nous allons les repartir dans les six régions. Une bonne partie va rester ici à Bangui parce que Bangui constitue une zone très danse, et également on va déployer deux formateurs par région qui vont faire le travail sur le terrain », a-t-il projeté Maitre Marius Bangati.

 

A cinq jours des élections groupées, l’ONE compte bien achever cette étape pour la réussite de ces scrutins.

 

 

« L’oublie des valeurs culturelles en RCA est l’une des causes de la crise », selon sa Majesté Mbringa-Takama

 

http://rjdh.org/  PAR INES LAURE N'GOPOT LE 23 DÉCEMBRE 2015

 

Le Sultan de la ville de Bangassou sa majesté Mbringa-Takama s’est adressé ce matin à la presse sous sa terrasse royale au quartier Benz-vi dans le but d’échanger avec les professionnels des medias  sur le non respect de la culture traditionnelle.

 

Dans son propos liminaire, il a rappelé les valeurs que la République Centrafricaine disposait dans le passé. «Nous avons les valeurs de connaissances, les valeurs de foyer, de famille, de la solidarité mais avec l’arrivée des blancs, ces valeurs ont été supprimées», a-t-il dit.

 

Il rappelle par ailleurs que la méconnaissance de ces valeurs est à l’origine de la crise que la Centrafrique a connue aujourd’hui. « Tous Centrafricains, apprenons à regarder d’abord derrière nous afin de combler les trous que nous avons créé en refusant de reconnaitre nos ancêtres. Donc, il faut savoir qu’à partir de maintenant sans eux, nous ne pouvons aller loin», a-t-il précisé.

 

Le Sultan a demandé à tous les centrafricains de changer de comportement afin de prendre un chemin qui mène vers l’épanouissement. «L’épanouissement est la voie des élections groupées du 27 décembre prochain et il faut que ces élections puissent nous aider à comprendre qu’il ne faut plus aller dans le désordre», a-t-il soutenu.

 

Le Sultan de la ville de Bangassou sa majesté Mbringa-Takama tient sa conférence de presse au moment où le peuple Centrafricain se prépare pour les élections groupées du 27 décembre 2015.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 13:07

 

 

 

La Sous-Fédération MLPC de Brazzaville soutient et appelle à voter Martin ZIGUELE
La Sous-Fédération MLPC de Brazzaville soutient et appelle à voter Martin ZIGUELE
La Sous-Fédération MLPC de Brazzaville soutient et appelle à voter Martin ZIGUELE
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 12:22

 

 

Bangui 23 déc (CAP) - La ville de Bérengo située à 80 km de Bangui a chaleureusement accueilli le candidat n° 4 Martin ZIGUELE et son épouse Germaine mardi 22 décembre par des danses traditionnelles des grandes occasions.

 

Le candidat du MLPC a parlé à son assistance lors du meeting dans cette ville de son programme de sécurisation du pays, de ses projets de développement agricole du pays afin de lutter contre le chômage des jeunes et de la nécessité du rassemblement et de la réconciliation de tous les Centrafricains 

 

C'est en milieu d'après midi que Martin ZIGUELE et son épouse ont regagné Bangui 

Bérengo a chaleureusement accueilli le candidat Martin ZIGUELE et son épouse
Bérengo a chaleureusement accueilli le candidat Martin ZIGUELE et son épouse
Bérengo a chaleureusement accueilli le candidat Martin ZIGUELE et son épouse
Bérengo a chaleureusement accueilli le candidat Martin ZIGUELE et son épouse
Bérengo a chaleureusement accueilli le candidat Martin ZIGUELE et son épouse
Bérengo a chaleureusement accueilli le candidat Martin ZIGUELE et son épouse
Bérengo a chaleureusement accueilli le candidat Martin ZIGUELE et son épouse
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 11:46

 

 

 

Par RFI  23-12-2015  à 06:52

 

Au nord-ouest du pays, dans les villages limitrophes du Tchad, plusieurs incursions des forces tchadiennes ont fait des dizaines de morts et de blessés parmi la population depuis la fermeture de la frontière tchado-centrafricaine en mai 2014. Au moins 86 civils centrafricains ont été tués et dix-huit autres blessés ces dix-sept derniers mois. C'est ce que relève le groupe d'experts des Nations unies sur la Centrafrique dans son rapport publié lundi 21 décembre.

 

Meurtres, pillages, extorsions, déplacements forcés... La liste des violences perpétrées par les forces de sécurité et de l'armée tchadiennes sur les civils centrafricains, dans le nord-ouest de la RCA, est longue.

 

Le groupe d’experts de l'ONU a recueilli des témoignages de victimes sur place, mais aussi d’auteurs de ces agressions. Pour chaque attaque, le même scenario : après avoir tiré en l'air pour chasser les habitants, des hommes armés en tenues identiques à celles des forces de sécurité tchadiennes détruisent les villages.

 

Ainsi, en mars 2015, c'est le village de Dokabi qui a été mis à sac. Une vingtaine d'hommes à bord de sept camionnettes siglées de l'armée tchadienne ont incendié au moins quinze maisons relève le rapport. Les experts ont pu aussi constater sur place des impacts de balles sur les habitations.

 

Autre constat, l'entrave au retour de Centrafricains, réfugiés au Tchad. Les populations, y compris femmes et enfants, qui ont essayé de traverser la frontière pour regagner le pays ont été la cible de tirs des forces de sécurité tchadiennes souligne le rapport.

 

Un rapport qui ne donne pas d'explication cependant sur les raisons de ces incursions des forces tchadiennes.

Des forces armées tchadiennes auteurs d'attaques sur des civils en RCA
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 11:43

 

 

 

23 décembre 2015 (AFP)

 

Des dissensions ouvertes ont éclaté au sein d’une des factions de l’ex-rébellion centrafricaine de la Séléka à propos de l’attitude à adopter face aux élections présidentielle et législatives dont le premier tour est prévu dimanche, a-t-on appris de sources concordantes mercredi.

 

Dans un communiqué rendu public depuis N’djamena, le général Nourredine Adam, ex-numéro 2 de la Séléka et désormais dirigeant d’un groupe dénommé Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) s’est dit mardi « au nom du FPRC » décidé à « adhérer à une cessation complète des hostilités sur l’ensemble du territoire centrafricain ».

 

« Notre mouvement s’engage à apporter sa contribution positive et sincère à la tenue des prochaines élections générales dans toutes les préfectures du pays dans le calme, la sérénité, sans violence et avec une forte participation citoyenne », a-t-il ajouté.

 

Jusque présent, Nourredine Adam se disait opposé au processus électoral en cours et avait perturbé la tenue d’un référendum constitutionnel le 13 décembre dans les zones tenues par ses combattants, dans le nord-est du pays. Il avait repris la thèse d’une possible partition de cette région, menace régulièrement agitée par une partie de la Séléka depuis qu’elle a été chassée du pouvoir à Bangui par une intervention internationale début 2014.

 

« Nous exprimons aussi nos regrets pour les récents affrontements et les actes de frustration qui nous ont fait prêcher la partition pure et simple. Au contraire nous nous sommes battus toute notre vie pour une République centrafricaine unie, indivisible mais réellement inclusive et qui accepte et protège tous ses enfants. Qu’ils soient chrétiens, musulmans, animistes, ou adeptes de toutes formes de croyance », ajoute M. Adam.

 

Ce communiqué a été publié après une rencontre à N’djamena avec un émissaire l’Organisation de la coopération Islamique (OCI), a-t-on indiqué de source officielle tchadienne.

 

De son côté, la « coordination politique du FPRC-Coalition-Séléka » a dénié à Nourredine Adam tout droit de parler en son nom, dans un communiqué parvenu mercredi matin à l’AFP à Libreville.

 

« Nul n’ignore que le général Nourredine Adam vit dans la forêt, d’où il n’a même pas accès à internet et que les communiqués de notre mouvement ne portent que la main du bureau politique », affirme ce communiqué, qui réitère par ailleurs son hostilité à toute forme de partition et appelle les candidats aux élections au « sens de la responsabilité », mais sans appeler ouvertement à voter pour autant.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l’ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France dans son ancienne colonie début 2014 et qui depuis s’est divisée en plusieurs factions rivales.

 

Centrafrique: dissensions au sein d’un groupe rebelle sur la participation aux élections
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 23:04

 

 

 

 

 http://wakili.over-blog.com/  22 Décembre 2015

Lu pour vous : RCA : Nouradine Adam, sursoit à son projet de partition de la RCA à la demande de l’OCI. La rencontre a eu lieu hier lundi à Ndjamena
Lu pour vous : RCA : Nouradine Adam, sursoit à son projet de partition de la RCA à la demande de l’OCI. La rencontre a eu lieu hier lundi à Ndjamena
Lu pour vous : RCA : Nouradine Adam, sursoit à son projet de partition de la RCA à la demande de l’OCI. La rencontre a eu lieu hier lundi à Ndjamena
Lu pour vous : RCA : Nouradine Adam, sursoit à son projet de partition de la RCA à la demande de l’OCI. La rencontre a eu lieu hier lundi à Ndjamena
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 22:40

 

 

 

L’ensemble des Membres de la Direction de la Sous fédération de campagne du Parti MLPC au Maroc, mobilisés pour la victoire du camarade Président MARTIN ZIGUELE conscientise tous les millitants, sympathisants, alliés et compatriotes de se lever comme un seul peuple pour donner leurs voix dès le premier tour au candidat N°4, MARTIN ZIGUELE.

 

Chers compatriotes du Maroc, soutenons le candidat de l’Unité et de la réconciliation.

 

MARTIN ZIGUELE c’est d’abord un Homme de Paix, réconciliateur de son Peuple meurtri, et qui prône depuis toujours l’Unité Nationale.

 

Dans le Parti MLPC, plusieurs compatriotes s’intègrent dans un esprit de vivre ensemble et de fraternité.

 

De l’Ouest de la Centrafrique, à l’Est, du Sud au Nord, tous sont mobilisés à l’heure actuelle pour la victoire de MARTIN ZIGUELE.

 

Cette victoire, chers compatriotes sera pour tous les Centrafricains(es).

 

Notre pays à besoin d’un :

 

  1. Homme d’Etat;
  2. Homme à l’écoute de son peuple ;
  3. Homme humble ;
  4. Homme transparent dans la gestion des choses publiques ;
  5. Homme de renommée sur plan National et International pour donner un espoir réel à son Peuple ;
  6. Homme qui compte sur son peuple pour l’aider ensemble à bâtir la Centrafrique pour les Dix ans à venir mais surtout à ramener la Paix ;
  7. Homme qui connait réellement son Pays car vivant ensemble et toujours avec son Peuple pendant les bons et mauvais moments ;
  8. Homme qui fait appel à tous pour réaliser son Projet pour la Centrafrique ;
  9. Un Homme qui aime son Peuple et son Pays  de tout son cœur et de toute son âme;

        

Chers compatriotes, cet Homme c’est : MARTIN ZIGUELE, Candidat N° 4.

 

Dans cette optique, l’équipe de campagne du Candidat MARTIN ZIGUELE de la Sous fédération du Maroc invite tous les compatriotes à se mobiliser.

 

Le frais de transports de tous nos millitants seront assurés par l’équipe de campagne de la sous fédération Maroc dans la mesure du possible.

 

 

 

Communiqué de presse de la Sous-Fédération MLPC du Maroc
Communiqué de presse de la Sous-Fédération MLPC du Maroc
Communiqué de presse de la Sous-Fédération MLPC du Maroc
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Centrafrique-Presse.com
22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 20:49

 

 

APA publié le : 22/12/2015 à 15:03 UTC 

 

Les sociétés de téléphonie mobile en Centrafrique, Moov, Orange, Telecel et Azur, ont été interpellées par le gouvernement dans le but d’avoir des explications sur la mauvaise qualité de communication dans les provinces, suite aux multiples plaintes des usagers.

 

Les membres du gouvernement partis battre campagne pour le référendum constitutionnel se sont rendus eux-mêmes de cette situation, lors de leurs déplacements. En effet, en dehors de Bangui, ils ont éprouvé des difficultés pour entrer en communication avec leurs correspondants se trouvant dans la capitale.

 

Lors de la rencontre qui s’est tenue lundi, l’agence de régulation des télécommunications a exigé aux sociétés de téléphonie mobile de corriger vite ces désagréments qui risquent de porter préjudice à beaucoup de citoyens pendant le processus électoral qui est rentré dans sa phase cruciale avec le scrutin groupé dont le premier tour aura lieu ce 27 décembre.

 

Cependant, ces sociétés se sont défendues en alléguant le sabotage de leurs installations en provinces par les groupes armés. Non seulement, disent-elles, ces derniers les empêchent de circuler pour réparer leurs installations mais ils leur exigent de payer des rançons.

 

Le gouvernement a promis d’aider les sociétés de téléphonie à sécuriser leurs installations afin de permettre une bonne organisation du processus électoral en cours dans le pays.

 

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Centrafrique-Presse.com
22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 20:39
lu pour vous : François Bozizé: "Je suis un homme de paix"

 

 

 

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L'ex-président centrafricain François Bozizé a été exclu de la course à la présidentielle du 27 décembre. Revenant sur le coup d'Etat qui lui a fait perdre le pouvoir, il dénonce à demi-mot son ex-homologue Idriss Déby.

 

En Centrafrique, 30 candidats postulent à la présidentielle de dimanche, censée tourner la page d'une violente et profonde crise qui a déchiré le pays ces trois dernières années. La candidature de François Bozizé, en exil depuis son renversement en 2013 par la rébellion Séléka, a été rejetée par la Cour constitutionnelle notamment en raison de sanctions internationales contre lui car il est accusé d'avoir soutenu les violences criminelles des milices anti-balaka contre les civils musulmans.

 

L'ex-président centrafricain se livre rarement dans les médias. Mais il a accordé une interview à la Deutsche Welle. Ecoutez François Bozizé au micro de Eric Topona en cliquant sur l'image et retrouvez la transcription de cet entretien ci-dessous.

 

Eric Topona : François Bozizé, bonjour.

 

François Bozizé : Bonjour.

 

Votre candidature à la présidentielle du 27 décembre prochain a été invalidée. Est-ce que vous étiez déçu ?

 

F.B. : Déçu, plus ou moins. C’est méchant envers une autorité de mon rang, qui a exercé des fonctions de Président de la République pendant dix ans dans le pays, et aujourd’hui, on ne me reconnaît plus. Et je suis jeté…

 

Pourtant, vous et votre tombeur, Michel Djotodia, êtes sous le coup de sanctions de l’ONU. Est-ce que l’invalidation de votre candidature n’était pas prévisible ?

 

F.B. : Oui, mais quelles sanctions, venant d’où ?

 

De l’ONU, notamment.

 

F.B. : Non, à l’ONU, il y a deux points : blocage de mon salaire et ensuite ne pas voyager. C’est tout.

 

Selon François Bozizé, "les accords de Libreville (de l'été 2014) sont caducs".

 

Et donc vous avez le droit, selon vous, de participer à cette présidentielle ?

 

F.B. : Normalement. On évoque la décision des accords de Libreville. Les accords de Libreville sont caducs. Les accords de Libreville reconnaissaient que je devais terminer mon mandat. Il me restait trois ans. Puis j’ai été suspendu par ce complot qui m’a obligé à quitter le pays. Et maintenant, je suis candidat comme tout citoyen centrafricain, et je ne vois pas pourquoi on m’a empêché d’être candidat. Ils ont peur tout simplement de ma popularité, et puis c’est tout. C’est connu : il y a eu des sondages où je devais passer au premier tour, tout simplement.

 

Monsieur Bozizé, pourquoi votre parti n’a pas désigné un autre candidat à votre place ?

 

F.B. : Pourquoi ? Ce n’est pas une obligation. Le parti choisit toujours une personne. Cependant il y a un candidat indépendant de mon parti qui joue son jeu. Il est libre de le faire, c’est la démocratie.

 

Et vous soutenez personnellement quel candidat, parmi les 30 en lice ?

 

F.B. : Jusque là, c’est le bureau politique qui va décider, comme ils ont décidé en ce qui me concerne. C’est au bureau politique de pouvoir se prononcer dans ce cas.

 

J’espère qu’ils vont se prononcer avant la présidentielle, parce que le 27 c’est bientôt.

 

F.B. : On verra bien. (NDLR: le Kwa na Kwa (KNK) a décidé mardi de soutenir Anicet Georges Dologuelé)

 

Monsieur Bozizé, les premiers résultats du référendum constitutionnel sont en train de tomber. Et le « oui » l’aurait remporté avec près de 90% des voix, même si le taux de participation n’a atteint que 30%. Est-ce que vous êtes satisfait ?

 

F.B. : Je n’ai pas été associé à l’élaboration de cette Constitution. Je suis absent du pays depuis bientôt trois ans. Qu’est-ce que vous voulez que j’aie à dire là-dessus ? C’est quelque chose monté de toute pièce pour satisfaire certains intérêts. On verra ce que ça va donner, l’avenir nous apportera plus de précisions sur la situation du pays.

 

Selon nos informations, dans votre fief de Bossangoa, le taux d’abstention était assez élevé. Est-ce que vous avez tacitement appelé vos électeurs de Bossangoa à ne pas aller voter le jour du référendum ?

 

F.B. : Oh non, je n’ai rien fait. Chaque citoyen a le devoir de prendre la décision qui lui convient dans ce genre de situation. Je ne m’en mêle pas.

 

Comment expliquez-vous ce fort taux d’abstention dans les régions considérées comme votre bastion, votre fief ?

 

F.B. : Je n’ai pas de commentaire à faire là-dessus, c’est vous qui me l’apprenez. Je laisse le soin à la population de se prononcer, ce n’est pas à moi de me prononcer à leur place.

 

Lors du référendum, il y a eu beaucoup de violences, à Bangui et dans certaines provinces. Est-ce que vous croyez que le 27 (décembre), l’élection aura lieu sans anicroche ?

 

F.B. : Vous savez, tous les ingrédients de la contestation sont là. A la commission électorale, les responsables ont démissionné de toute part. Malgré cela, on continue. Moi j’avais souhaité que ce soit après un dialogue inclusif, mais malheureusement, ils en ont décidé autrement. Nous verrons ce que l’avenir va donner. C’est une affaire de la population, maintenant, ce n’est plus l’affaire de Bozizé en tant qu’individu.

 

Est-ce que vous envisagez de rentrer à Bangui, après l’installation du nouveau Président qui sera élu ?

 

F.B. : Posez la question à Madame la Présidente de transition et le nouveau Président élu de mon pays…

 

Mais est-ce que vous y pensez ?

 

F.B. : C’est mon pays. Je dois m’y rendre et voilà qu’on m’empêche de rentrer chez moi. Pourquoi ?

 

Que répondez-vous à ceux qui pensent que de votre exil, vous tirez les ficelles ?

 

F.B. : Oh, ils sont dépassés tout simplement. Il faut bien qu’ils trouvent quelqu’un à rendre responsable de la situation. Moi je suis à plus de 4000 km du pays, et ils veulent tout mettre sur mon dos. Ceux qui ont créé le tort, ce n’est pas moi. Moi, j’ai dirigé le pays normalement, toutes les institutions du pays fonctionnaient normalement, toutes les institutions démocratiques du pays fonctionnaient normalement. J’ai été agressé, et j’ai choisi de ne pas faire couler le sang. Et après moi, c’est le désastre, et voilà que je me retrouve à l’étranger. "C’est Bozizé, c’est Bozizé"… Qu’est-ce que vous voulez ? Ce sont eux qui ont le micro, et ils peuvent parler. La population sait exactement ce qui se passe, je n’ai pas de commentaire particulier à faire là-dessus. Ma conscience est tranquille.

 

Vos détracteurs pensent que vous seriez derrière les anti-Balaka…

 

F.B. : Mais je le répète toujours : les anti-Balaka sont l’émanation des exactions de la Séléka.

 

Quelle est votre réaction suite à l’auto-proclamation faite cette semaine par Noureddine Adam ? Il a déclaré la création d’un nouvel Etat dans le Nord de la Centrafrique.

 

F.B. : Il ne peut pas se permettre cette fantaisie. Non, la République centrafricaine est une et indivisible. Ils doivent se le mettre dans la tête. Je ne suis pas d’accord avec eux là-dessus : ils le font sur quelle base ? Rien du tout.

 

Noureddine Adam pense que les ressortissants du Nord du pays subiraient des frustrations, d’où l’auto-proclamation.

 

F.B. : Je ne suis pas au pouvoir, posez la question à ceux qui sont au pouvoir. C’est à eux de résoudre ce problème. Mais pour moi, la République centrafricaine est une et indivisible. Lorsque j’étais au pouvoir, il n’y avait pas tous ces problèmes. Les problèmes sont le produit de tout ce qui s’est déroulé après moi. Pourquoi ? Les dirigeants du pays sont là, posez-leur la question.

 

Pourtant, Monsieur le Président, vous avez été renversé par la Séléka, une coalition à dominante musulmane, en 2013.

 

F.B. : Oui, mais ils ont été tout simplement instrumentalisés. La preuve, c’est qu’ils sont maintenant contraints d’occuper un territoire et de créer un Etat. Je n’avais pas de problème avec un seul musulman, qu’il s’agisse de musulmans mauritaniens, sénégalais, nigérians, nigériens, tchadiens, camerounais, libanais. On n’avait aucun problème dans mon temps. Tout cela, c’est après moi. Comment dirigent-ils le pays ? On avait dit que Bozizé était un dictateur, mais voilà qu’après moi, le sang coule : près de 5000 morts ! Je crois bien que la vérité est là, et c’est ça qui fait ma popularité. Et ils ont peur que je rentre au pays à cause de cela.

 

Vous parliez tout à l’heure d’instrumentalisation de certains leaders de la rébellion du Nord du pays. Vous faites allusion à quel pays, ou à qui principalement ?

 

F.B. : Ils ont été soutenus, on les a salués avec les mains couvertes de sang…

 

Soutenus par qui ?

 

F.B. : … et maintenant, on les accuse de terreur.

 

Soutenus par qui ?

 

F.B. : Je vous laisse le soin de deviner.

 

Le Tchad par exemple ?

 

F.B. : Je ne peux pas prononcer le nom de qui que ce soit.

 

Quelles sont vos relations avec le Président (tachdien Idriss) Déby ?

 

F.B. : Vous savez, avec le Président Déby, c’était un confident. Je peux le dire clairement. Mais vous savez que la politique a plusieurs chemins. Nous avons connu ce que nous avons connu. Mais qu’est-ce qu’il a fait de son propre gré, ce qu’il a subi comme pressions, c’est là le point d’interrogation. Je le considère comme un ami et un confident.

 

Vous pensez que c’est lui qui a été l’auteur de votre chute ?

 

F.B. : Non, je ne peux pas… Je dis bien : est-ce qu’il n’a pas subi des pressions, quelque chose de ce genre ? C’est ce que je dis. Mais le passé, c’est le passé. Ce n’est pas la peine de revenir là-dessus. Nous avions des bonnes relations, des relations exceptionnelles entre le Tchad et la République centrafricaine de mon temps. C’est connu du monde entier.

 

Vous ne lui en voulez pas, au Président Déby ?

 

F.B. : J’aimerais quand même le rencontrer pour en discuter, puisqu’habituellement, on se parle sans ambages.

 

La dernière fois que vous lui avez parlé, c’était quand ?

 

F.B. : Un peu avant que je ne quitte Bangui.

 

Donc depuis lors, le contact a été rompu ?

 

F.B. : J’ai cherché à prendre contact avec lui depuis, mais ce n’est pas facile. Est-ce que les commissionnaires ont rempli leur mission dans de bonnes conditions, je me pose bien la question.

 

En cette veille d’élection présidentielle, quel message avez-vous à lancer à vos compatriotes ?

 

F.B. : C’est terrible de me demander cela, dans la mesure où on m’empêche de me prononcer sur le problème de mon pays. On m’empêche d’être candidat. On m’empêche de rentrer au pays. Que voulez-vous que je puisse dire ? Moi je suis peiné de ne pas pouvoir me prononcer là-dessus. Je souhaite bonne chance à mon pays. Je suis un homme de paix, je suis un citoyen très attaché à la démocratie, à la liberté. Mais hélas, est-ce la liberté, la démocratie, qui se déroule actuellement après moi, avec des containers de morts par-ci par-là ? Dieu est Dieu de Justice, il rendra sa justice un de ces quatre matins. C’est tout ce que j’ai à dire. Je leur souhaite bonne chance.

 

Merci beaucoup, Monsieur le Président.

 

F.B. : Merci.

 

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