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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 22:13

 

INVITÉ AFRIQUE

 

 

Par Laura Martel RFI mardi 29 mars 2016

 

C’est le mercredi 30 mars que Faustin-Archange Touadéra est investi président de la Centrafrique. L’espoir, pour les Centrafricains, de tourner la page de trois ans de crise meurtrière. A la veille de la cérémonie d’investiture, la présidente de transition Catherine Samba-Panza, dresse le bilan de ses deux années passées à la tête du pays. Elle évoque aussi, avec Laura Martel, l’avenir de son pays et le sien.

 

RFI : Outre d’avoir mené le pays aux élections, de quelles réalisations effectives peut se targuer la transition que vous avez dirigée ?

 

Catherine Samba-Panza : La liste de mes réalisations pendant la transition est longue. Généralement quand on parle de la transition, on parle d’un verre à moitié vide. Moi, je dis qu’il s’agit d’un verre à moitié plein. Vous savez, je me suis investie personnellement pour le dialogue, pour la cohésion sociale. C’était très important pour mener les autres actions. En ce qui concerne le dialogue, vous le savez bien, il y a eu les consultations populaires à la base qui ont permis aux populations de s’exprimer. Ces consultations ont permis l’organisation du Forum de Bangui et ensuite l’organisation du Forum du secteur privé. Indépendamment de cela, nous avons, même si la situation est encore fragile, ramené tout doucement la paix. Donc, autant de réalisations qui ont permis d’aller sereinement aux élections.

 

Et à quelles difficultés principales vous êtes-vous heurtée ?

 

La principale difficulté concernait les problèmes sécuritaires où des groupes armés essayaient de se positionner et les hommes politiques également avaient leurs agendas. Bien entendu, ils m’ont polluée toute la transition pour éviter que nous avancions parce qu’ils avaient leurs agendas. Ensuite, je n’ai pas pu désarmer comme je l’aurais souhaité, simplement parce que les groupes armés gardaient par-devers eux leurs armes tant qu’il n’y avait pas de programme de désarmement, de réinsertion en tant que tel. Donc, c’était la principale difficulté.

 

Justement, les défis qui attendent votre successeur, Faustin-Archange Touadéra, sont nombreux. Comment garantir une paix durable en Centrafrique ?

 

C’est vrai qu’il reste encore beaucoup à faire. Même si la transition a posé des actes forts, tout cela reste encore fragile. La sécurité est volatile. La cohésion sociale est encore fragile. Je pense que le président élu a conscience de la nécessité de consolider toutes ces actions que nous avons posées. Et je pense qu’il a été un homme d’Etat, donc il sait quels sont les défis en terme de sécurité, en terme de réconciliation et en terme de cohésion, mais surtout en termes de développement, parce qu’on le veuille ou non, c’est la pauvreté qui est à l’origine des crises en Centrafrique. Et sans développement, il ne peut pas y avoir véritablement de paix.

 

Et parmi ces défis, il y a le processus de désarmement, démobilisation (DDR). Comment réussir là où les précédents DDR, y compris celui initié sous la transition lors du Forum de Bangui, ont échoué ?

 

Nous avons essayé de poser les bases du DDR, mais nous avions conscience que la transition ne pouvait pas mettre en œuvre un programme DDR. Nous avons opté nous, pour un programme pré-DDR, c’est-à-dire qu’il fallait cantonner les groupes armés, commencer à les identifier et à les occuper. Il appartenait donc, compte tenu de l’importance de ce programme, que les nouvelles autorités viennent s’en approprier. Nous par contre, on a posé les bases de la réforme du secteur de sécurité. C’est une grande avancée de la transition. Nous avons déjà maintenant notre politique nationale du secteur de la sécurité. D’ailleurs, nous avions invité les collaborateurs du président élu à prendre part à ce séminaire national pour qu’il s’approprie déjà cette politique nationale de la sécurité.

 

Plusieurs accusations de corruption ont entaché la transition, notamment ces trois millions de dollars de dons angolais qui ne sont pas passés par le Trésor. Est-ce que vous craigniez d’éventuelles poursuites par les nouvelles autorités ?

 

J’ai posé cet acte-là. J’en ai largement parlé. Je ne reviens plus dessus. On m’a vilipendée sur ce dossier, c’est dommage. Cela dit, si les nouvelles autorités estiment que le rapport qui a été fait de contrôle sur cette opération et qui a été classé sans suite mérite qu’on y revienne, je suis à la disposition de la justice de mon pays. Je regrette simplement que pour des raisons inavouées, on utilise ce genre de publicité négative pour salir mon image et pour salir l’image de la transition.

 

Avant votre départ, vous avez nommé votre fille ambassadrice en Guinée équatoriale, un poste créé pour elle. N’est-ce pas du népotisme ?

 

Un poste créé pour elle, comment vous pouvez dire ça ? Nous avons une ambassade de Guinée équatoriale en République centrafricaine depuis huit ans ! Et nous avons décidé de faire la réciprocité. Ma fille a de la valeur. Elle parle espagnol. Elle a fait Sciences Po. Elle mérite également d’occuper ce poste-là. Je ne vois pas pourquoi on parle de népotisme. C’est une Centrafricaine comme une autre. Elle a été nommée ambassadeur en Guinée comme dans votre pays, il y a eu à l’époque des présidents qui ont nommé à des postes de responsabilité leurs enfants.

 

Maintenant que vous êtes libérée de vos fonctions, où vous voyez-vous ?

 

Chez moi, en République centrafricaine. Si on a besoin de moi, si on pense que je peux encore apporter une contribution à mon pays dans des actions sociales, dans des actions de développement. Pourquoi pas ? Je suis disponible. Et même quand je le dis, les gens pensent que je recherche un poste. Je ne recherche pas de poste. Mais pour le parcours que j’ai eu à la tête de mon pays, je pense que je peux apporter quelque chose à mes populations, encore.

 

Pourrions-nous vous retrouver candidate à la présidentielle dans cinq ans dans votre pays ?

 

Absolument pas. Dans cinq ans, j’aurai 66 ans. J’estime que j’aurai un âge suffisamment avancé pour avoir des activités moins stressantes. Et la politique ne m’intéresse pas de toutes les façons, quoi que les médias en disent.

 

Mme Samba-Panza: en RCA, «il ne peut y avoir de paix sans développement»
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Centrafrique-Presse.com
29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 22:06

 

 

http://www.mondafrique.com/ Par Aza Boukhris - 29 mars 2016

 

La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, qui laisse un pays exsangue, fête son départ avec un faste inhabituel en présence de François Hollande

 

La présidente centrafricaine s’apprête à passer le relais à son successeur et dauphin Faustin-Archange Touadéra en grande pompe. Investi officiellement le 30 mars, le nouvel homme fort de la Centrafrique sera convié à la fête grandiose que prépare sa prédécesseure, moins d’ailleurs pour célébrer la bonne tenue du scrutin présidentiel que pour serrer la main de ses fidèles partenaires, en première ligne François Hollande, Jean Marc Ayrault et Jean-Yves Le Drian.

 

Au diable l’avarice! Malgré le bilan médiocre de Catherine Samba-Panza et une misère noire dans le pays, la ministre d’Etat Marie Noëlle Koyara, avait demandé la mise à disposition d’un budget d’un milliards de francs CFA (1,5 millions d’euros) pour organiser les festivités. Le chiffre a été revu à la baisse à la demande de l’équipe du nouveau président Touadéra.

 

Des braises mal éteintes

 

« Le feu couve sous la cendre », confie une source onusienne. Actuellement dans une période d’accalmie, le pays reste cependant toujours en proie à des violences intercommunautaires larvées qui témoignent d’une stabilisation extrêmement fragile. Des armes continuent à circuler sur le territoire. Et ce malgré la présence de troupes internationales, notamment celles de l’opération française « Sangaris » que le ministre français de la défense souhaite voir se retirer au plus vite. « Si les forces internationales se retirent, poursuit notre diplomate onusien, les violences peuvent repartir aussitôt ».

 

Héritier de ce contexte sécuritaire précaire, le nouveau président Touadéra devra par ailleurs composer avec de maigres finances publiques dans lesquelles l’actuel gouvernement continue de puiser jusqu’au dernier moment. Malgré une légère reprise de l’économie centrafricaine annoncée par a Banque des États de l’Afrique centrale (BCEAC), les caisses de l’Etat montrent d’importants signes de pénurie. « Le budget alimente en grande partie les dépenses de l’armée. Les fonctionnaires civils sont rémunérés grâce à l’aide internationale », confie un fin connaisseur de la Centrafrique.

 

Pourtant, les autorités de la transition multiplient actuellement les dépenses publiques. Mi-mars, un centre culturel flambant neuf portant le nom de la présidente a été inauguré au sein de l’école nationale des arts de Bangui. Le premier ministre Mahamat Kamoun, un grand ami de la présidente Samba-Panza, a par ailleurs tout récemment lancé un vaste programme de réhabilitation des infrastructures routières dans tout le pays.

 

Dans la presse centrafricaine, le chef du gouvernement a par ailleurs énuméré une série de projets dit « d’urgence » qui seront financés par un fonds saoudien de 80 millions de dollars. Parmi les initiatives couvertes, on compte notamment la réhabilitation de la piste de l’aéroport de Bangui, la construction de deux amphithéatres destinés à augmenter la capacité d’accueil de l’université de la capitale, la construction d’une centrale thermique ou encore d’un château d’eau d’une capacité 8000 mètres cube d’eau et la réhabilitation de 50 km de canalisation d’eau. De quoi engloutir la totalité de la somme allouée par le fonds.

 

Dans les cercles politiques centrafricains, ces projets réalisés à la hâte génèrent quelques inquiétudes. « Aucune initiative n’a été lancée ces deux dernières années. Pourquoi cette précipitation soudaine à dépenser les deniers publics ? » Dans l’équipe de Touadéra, des voix discrètes s’interrogent sur l’état réel des finances laissées par les autorités de la transition dont les deux années de règne ont été marquées par plusieurs affaires aux accents de corruption et des actes de favoritisme.

 

Petits arrangements

 

L’affaire dite du « don angolais » a en effet entaché la crédibilité de la présidente quant à sa gestion des deniers publics. Sur les 10 millions de dollars octroyés par le président de l’Angola Dos Santos en 2014 pour renflouer les caisses vides de l’Etat centrafricain, 3 millions ont été attribués à des « fonds politiques » opaques dont on ignore toujours qui sont les destinataires. Christelle Sappot, la fille et chef de cabinet de la présidente elle-même impliquée dans la gestion de cet argent se trouve aujourd’hui nommée ambassadrice en Guinée équatoriale. Un poste créé sur mesure par les autorités de la transition avant le départ de Samba-Panza.

 

Certaines amitiés de Catherine Samba-Panza ont également fait couler beaucoup d’encre. Proche du français Laurent Foucher, richissime homme d’affaire, ambassadeur de RCA à Genève ami de Jean-Christophe Mitterand et de Claude Guéant, la présidente n’a jamais été entendue sur les soupçons qui pèsent sur lui dans une affaire de trafic de passeports centrafricains.

 

Enfin, à Bangui, des rumeurs courent sur les récents pillages du parc automobile de la présidence et de certains ministères. Selon un homme politique centrafricain, plusieurs 4×4 dérobés seraient actuellement revendus au Cameroun où la présidente dispose d’importants relais.

 

Autant de serpents de mer avec lesquels devra composer, comme il le peut, le nouveau chef d’Etat Faustin-Archange Touadéra.

 

Lu pour vous : La dernière fête de la Pompadour centrafricaine
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Centrafrique-Presse.com
28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 19:46

 

 

28/03/16 (AFP)

 

Élu le 14 février premier président de la 6e République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra sera investi mercredi à Bangui et immédiatement confronté à l'urgence de redresser un pays en ruine et profondément divisé par trois années de violences intercommunautaires.

 

Plusieurs chefs d’État, ou leurs représentants, de la région et des délégations des principaux partenaires de Bangui (ONU, France,…) sont attendus à la cérémonie d’investiture qui va marquer la fin de la transition née du renversement en 2013 de l’ex-président François Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka de Michel Djotodia.

 

Le pays avait alors sombré dans un cycle de tueries intercommunautaires, inédit dans son histoire pourtant tourmentée, amenant à une intervention militaire de la France – ancienne puissance coloniale – puis au déploiement d’une force de l’ONU.

 

Écarté du pouvoir pour son incapacité à mettre fin aux massacres, M. Djotodia avait été remplacé par Catherine Samba Panza, dont la gestion des affaires a été de plus en plus critiquée au fil des mois.

 

Formellement, la transition n’est cependant pas totalement achevée. Les Centrafricains ont certes adopté par référendum la Constitution de la 6e République et élu leur président, mais le Parlement n’est toujours pas en place. Le second tour des législatives, plusieurs fois reporté, est désormais prévu jeudi, le lendemain de l’investiture du chef de l’État.

 

Dès l’annonce de son élection, M. Touadéra avait assuré « mesurer le poids de la charge » qui l’attend.

 

Dernier chef du gouvernement de François Bozizé, ce professeur de mathématiques hérite en effet à 58 ans d’un très lourd passif, économique, sécuritaire et social.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres de la planète malgré son potentiel agricole et minier, « est restée coupée un moment de ses recettes, du fait de sa mise en coupe réglée par les groupes armés qui se sont érigés en douaniers, cadres des impôts… », constate un autre ancien Premier ministre, Enoch Dérant Lakoué, candidat à la présidentielle.

 

Pas de chèque en blanc

 

« Il est dans une position d’équilibriste au plan sécuritaire et il doit se livrer à un travail titanesque pour une relance économique », commente l’économiste centrafricain Achille Nzotènè, rappelant la listes des dossiers brûlants qui attendent M. Touadéra: rétablissement de la sécurité, désarmement des combattants des diverses rébellions, refondation de l’armée, redressement de l’administration.

 

En cas d’échec, « le retour à la case départ sera fatal » dans un pays dont l’histoire est jalonnée de coups d’État, de rébellions, de mutineries depuis son accession à l’indépendance en 1960, prévient M. Nzoténé.

 

Comme ses prédécesseurs, le nouveau président sera largement dépendant de la communauté internationale pour assurer les fins de mois de l’État et sa sécurité. Dix mille Casques bleus et plusieurs centaines de soldats français sont actuellement déployés en Centrafrique, sous perfusion financière des bailleurs.

 

Confortablement élu au second tour avec 62,71% des suffrages contre 37,29% à son rival Anicet-Georges Dologuélé, alors qu’il ne faisait pas partie des favoris au début de la campagne, le président peut toutefois compter sur le soutien d’une population qui aspire à la paix.

 

« Faustin-Archange Touadéra est le candidat du peuple. Il a tout le peuple avec lui, c’est déjà un atout considérable pour la reconstruction du pays, dans l’unité nationale », estime Murièle Nzondo, commerçante dans la capitale.

 

Mais échaudés par les crises à répétition dans leur pays, les Centrafricains ne semblent pas disposés à signer un chèque en blanc au président.

 

« C’est vrai qu’il a la population avec lui. Mais ce n’est pas tout », dit Euloge Ngaté Linzonzo, étudiant: « Il est comptable de la gestion du régime Bozizé qui a foutu le pays dans ce chaos par sa passivité. Rien ne nous permet aujourd’hui de dire qu’il a de la poigne pour faire face à ces militaires qui avaient semé la terreur, la haine sous Bozizé au point de plonger le pays dans la crise. Les mêmes sont en train de l’entourer et de s’imposer dans sa garde rapprochée ».

 

 

Touadéra, un fidèle collaborateur de Bozizé pour sortir la Centrafrique de l'ornière

 

28/03/16 (AFP)

 

Dernier Premier ministre de l'ex-président François Bozizé dont le renversement en 2013 avait précipité la Centrafrique dans un cycle de tueries intercommunautaires, Faustin-Archange Touadéra, investi président mercredi, prend la tête d'un pays à la dérive, miné par la pauvreté et l'instabilité.

 

Homme discret, M. Touadéra, 58 ans, mathématicien de formation et enseignant à l'université de Bangui, a été très confortablement élu le 14 février au second tour de la présidentielle avec 62,71% des suffrages face à Anicet-Georges Dologuélé.

 

Il avait créé la surprise au premier tour en recueillant 19,42% des voix comme candidat "indépendant" qui avait fait une campagne discrète avec moins de moyens financiers que son adversaire.

 

Ses très bonnes performances enregistrées dans les fiefs bozizistes de l'ouest lui ont valu le surnom de "candidat du peuple". Il a bénéficié d'une frange importante de l'électorat traditionnel de Bozizé, dont le parti avait pourtant appelé à voter pour M. Dologuélé.

 

D'où lui vient cette popularité? Les fonctionnaires lui doivent d'abord la bancarisation de leurs salaires après plusieurs décennies d'atermoiements les conduisant à s'endetter lourdement, à cause de retards répétés dans les versements et des primes impayées.

 

"Il restera comme celui qui a payé les fonctionnaires, et il est très apprécié pour cela", souligne une source diplomatique à Bangui.

 

Sur le plan politique, M. Touadéra a conduit le dialogue réunissant à Bangui fin 2008 le pouvoir, l'opposition, la société civile et les mouvements rebelles, à l'issue duquel ont été signés plusieurs accords de paix avec les rébellions.

 

Ces accords n'auront cependant pas évité à la Centrafrique de sombrer en 2013.

 

- Une équation complexe -

 

Le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, par la rébellion à dominante musulmane de la Séléka de Michel Djotodia avait précipité la Centrafrique dans un cycle de violences intercommunautaires qui a culminé fin 2013 par des massacres à grande échelle et le déplacement forcé de centaines de milliers de personnes.

 

D'un naturel effacé et modeste, M. Touadéra a la réputation d'être un "bosseur". D'ailleurs, durant sa primature, il n'a pas cessé d'enseigner à l'université de Bangui.

 

Professeur en mathématiques pures, diplômé de l'université de Lille 1 (France) et de Yaoundé où il a obtenu un doctorat d'État, l'universitaire a été longtemps enseignant à l'École normale supérieure (ENS) de Bangui, avant de devenir recteur de l'université de Bangui en 2005.

 

Un de ses proches affirme qu'"il n'a pas couru vers la politique. C'est plutôt la politique qui est venue vers lui pour exploiter ses qualités".

 

Ses qualités et ses talents de mathématicien seront très rapidement sollicités pour résoudre une équation particulièrement complexe: remettre sur les rails un pays meurtri et déchiré, à l'économie dévastée et dont l'administration a disparu dans des régions entières, sous la coupe de bandes armées depuis des années.

 

Sans mettre en doute son intégrité, certains s'interrogent cependant sur sa force de caractère pour tenir tête à des militaires, miliciens et autres combattants aussi indisciplinés que prompts à s'en prendre à la population.

 

"Rien ne nous permet aujourd'hui de dire s'il a de la poigne pour faire face à ces militaires qui avaient semé la terreur, la haine sous Bozizé au point de plonger le pays dans la crise. Les mêmes sont en train de l'entourer et de s'imposer dans sa garde rapprochée", s'alarme ainsi un étudiant de l'université de Bangui, Euloge Ngaté Linzonzo.

 

Aussi, comme ses prédécesseurs, il devra compter sur la communauté internationale pour faire fonctionner l'Etat et assurer la sécurité d'un pays marqué par les coups d'Etat, les rébellions et les mutineries.

 

Actuellement 10.000 Casques bleus et environ 900 soldats français de la force Sangaris sont chargés de cette mission.

 

Christian PANIKA

 

Centrafrique : Faustin-Archange Touadéra prend les rênes d’un pays à rebâtir
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Centrafrique-Presse.com
28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 19:44
ARRIVEE DE HERVE LADSOUS A BANGUI

 

 

 

Bangui, 23 mars 2016 – Bangui, 28 mars 2016 - Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Hervé Ladsous, arrive à Bangui ce mardi, 29 mars où il participera à la cérémonie d’investiture du Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra.

 

Pendant son séjour, le Chef des opérations de paix de l’ONU rencontrera le nouveau Chef de l’Etat centrafricain, Faustin-Archange Touadera, et aura des entretiens avec des partenaires de la Centrafrique conviés à l’investiture. Hervé Ladsous visitera également quelques projets de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à Bangui.

 

Avant son départ pour New York, le vendredi 1er avril, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies animera une conférence de presse, au siège de la MINUSCA.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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Centrafrique-Presse.com
28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 19:03
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Otages de Baboua, des ravisseurs se démasquent et se désolidarisent

 

http://rjdh.org/ PAR THIERRY KHONDE LE 28 MARS 2016

 

BANGUI, 28 mars (RJDH)—Des ravisseurs des otages de Baboua, se réclamant du FDPC d’Abdoulaye Miskine se désolidarisent du mouvement et invite le gouvernement à les aider à libérer les otages.  Selon un ex-Commandant, l’idéologie de la prise d’otage les a conduits à quitter le mouvement pour le processus de paix.

 

Le sous préfet, le maire de Baboua et le pasteur de l’église apostolique de Abba ont été pris en otage depuis le 19 juillet 2015 à 33 kilomètres de la ville de Bouar, par des éléments se réclamant du FDPC d’Abdoulaye Miskine.

 

Un ex Commandant du FDPC, en visite à Bangui a confié au RJDH que plusieurs dissidents de ce mouvement rebelle ont déploré l’idéologie de la prise d’otage. « Notre chef est à Brazzaville, il envoie des mercenaires prendre en otage les gens et nous sommes en charge de les garder. Nous avons finalement compris que c’est pas normal », a-t-il déclaré.

 

Pour lui, les otages centrafricains se portent bien ainsi que ceux de nationalité camerounaise. « Ils se portent bien mais fatigués par ce qu’ils sont sur place », a lâché ce commandant.

 

Cet ex-commandant a noté qu’ils sont dans la logique de paix et du processus du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDR-R) et invite le gouvernement à les soutenir afin qu’ils signent les accords de paix.

 

Joint par le RJDH, Christophe Gazam-Betty, conseiller spécial du premier ministre et responsable du dossier de ces otages  n’a pas voulu faire des commentaires. Il a  toutefois dit « qu’il a fait ce qu’il pouvait faire», sans plus d’explication.

 

Le sous préfet, le maire et le pasteur de l’église apostolique de Abba ont déjà totalisé un an et huit mois entre les mains des ravisseurs. Une cellule de crise a été installée à Bouar et la primature était chargée de mener les démarches pour leur libération.

 

 

Centrafrique : faible visibilité des candidats au dernier jour de la campagne du 2e tour des législatives

 

http://rjdh.org/ PAR GERARD OUAMBOU LE 28 MARS 2016

 

BANGUI, 28 mars (RJDH)—La  dernière journée de la campagne électorale des législatives est marquée par une faible visibilité des candidats. Selon le constat fait par le RJDH à Bangui et dans les provinces, les campagnes n’ont pas été convenablement menées faute de multiples reports et manque de moyens financiers.

 

Dans plusieurs circonscriptions sillonnées par le RJDH, l’ambiance est déjà semblable au silence électoral. Il est noté l’absence des banderoles et d’effigies des candidats dans certains quartiers.

 

Edmé Zawele, habitant le 3e arrondissement de la ville de Bangui, s’interroge sur le déroulement de la campagne dans son secteur. «  Je me pose la question de savoir s’il y a 2e tour, puisque rien ne bouge comme au premier tour », a-t-il observé.

 

Dans le 6e arrondissement de Bangui, des habitants déplorent la non détermination des candidats. « Peut être c’est parce qu’ils n’ont plus de moyen financier, qu’on ne les voit pas sur le terrain. Le premier tour des législatives a été annulé,  certains candidats ont dépensé ce qu’ils ont et maintenant, c’est la  troisième campagne. Les gens peuvent les comprendre », a dit un habitant.

 

Pour certaines personnes, les candidats devraient sortir pour présenter leur programme aux électeurs, au lieu de justifier leur absence par le manque des moyens.

 

Malgré cette faible visibilité des candidats, des électeurs se disent déterminer à aller voter le 31 mars. « Nous irons voter malgré tout car, c’est un devoir civique. Je veux un représentant à l’assemblée nationale », a lancé une électrice à Bangui.

 

La campagne électorale ouverte vendredi 12 mars, prendra fin ce lundi 28 mars à minuit. Elle a été prolongée de 3 jours, après le décalage de la date des élections du 27 au 31 mars 2016.

 

 

Centrafrique : Les matériels électoraux sensibles arrivés dans certaines villes du pays

 

http://rjdh.org/ PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 28 MARS 2016

 

BANGUI, 28 Mars (RJDH)—Les matériels sensibles de vote sont arrivés dans certaines villes du pays. Par contre dans d’autres comme Baboua et Bouar, rien n’est encore arrivé. C’est le constat fait par le RJDH ce lundi 28 mars.

 

Les matériels sensibles pour le second tour des élections législatives ne sont pas encore arrivés dans la ville de Baboua.

 

Pauline Ngoko, vice présidente de l’autorité sous-préfectoral de Baboua dit n’avoir pas d’information dans ce sens. « Je ne suis pas encore informée sur l’arrivée des matériels électoraux sensibles dans la ville de Baboua », a-t-elle révélé.

 

Même constat à Bouar où Daniel Allola, président sous préfectoral des élections a confié au RJDH, que « les matériels sensibles pour le second tour des élections législatives ne sont pas encore arrivés dans la ville de Bouar au moment où je vous parle », a-t-il lâché.

 

Par contre à Paoua, les matériels sensibles sont arrivés dans la ville le vendredi dernier.

 

Jean-Claude Bila, président sous préfectoral de Paoua a confirmé l’information. « Les matériels sensibles sont arrivés depuis vendredi 25 mars dernier. Ce sont des urnes, les bulletins de vote, les procès verbaux, l’encre indélébiles etc., et stockés à la base de la Minusca de la ville », a-t-il certifié.

 

Jean-Claude Bila a fait savoir que le redéploiement dans les communes et villages éloignés se fera le 30 mars.

 

A trois jours du second tour des législatives, les matériels sensibles ne sont pas encore arrivés dans toutes les circonscriptions concernées.

 

La présidente de l’Autorité Nationale des Elections, Marie Madeleine N’Kouet née Hoornaert avait annoncé le 23 mars à Bangui que le déploiement en province s’effectue du 23 au 26 mars.

 

 

Centrafrique : La Croix-Rouge préoccupée de l’exhumation des corps enterrés à la halte pendant la crise

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 28 MARS 2016

 

BANGUI, 28 mars (RJDH)—La Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA), face aux multiples demandes des populations sur l’exhumation des corps enterrés à la halte pendant les conflits, se dit préoccupée et en train d’initier un programme dans ce sens. C’est ce qu’a dit Jean Walegue, chargé des programmes et des projets à la CRCA dans une rencontre la semaine dernière avec la presse.

 

Selon le constat fait par le RJDH, plusieurs corps ont été enterrés dans des conditions non conformes dans plusieurs quartiers de Bangui dont le KM5 et le PK 12, pendant les violences dans le pays. Plusieurs tombes ont été aussi enregistrées dans les villes de provinces dont certains considèrent comme des charniers.

 

Jean Walegue, chargé des programmes et des projets à la CRCA, a fait savoir qu’à la sortie de la crise, il est constaté que tout le pays est concerné par l’inhumation des corps à la halte. « Il y a des corps qui sont jetés dans les puits. Cela nous préoccupe. C’est pourquoi, avant de démarrer notre programme d’exhumation, nous sommes en train d’identifier là où ces corps ont été enterrés », a-t-il fait observer.

 

Pour Jean Walegue, l’exhumation d’un corps coute environ 300 à 400.000 FCFA et il faudrait des moyens. « Il faut avoir des produits, habiller les volontaires, préparer la re-inhumation. C’est pourquoi nous sommes en train de nous tourner vers les partenaires », a-t-il précisé avant de noter que l’exhumation est toujours autorisée par le Procureur de la République.

 

Outres les questions de l’exhumation, Jean Walegue a aussi indiqué que la CRCA est en train de mettre en place un programme de résilience au profit des retournés.

 

L’exhumation des  corps dans les quartiers du 3e arrondissement a été présentée par ces habitants comme l’une des conditions de leur retour.

 

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 12:42

 

 

26/03/16 (AFP)

 

Le Portugal devrait envoyer plus de 200 soldats en Afrique, dont environ 150 pour aider la France en République centrafricaine suite à sa demande d'assistance militaire en novembre après les attentats de Paris, a appris l'AFP vendredi de source militaire portugaise.

 

"Autour de 150 hommes pourront être envoyés en République centrafricaine" dans le cadre de la demande française et "environ 60 au Mali" pour prendre part aux missions de l'ONU dans ces pays, a précisé la même source, ajoutant que le déploiement devrait intervenir dans la première moitié de l'année.

 

Lisbonne dispose actuellement de huit soldats en République centrafricaine et dix au Mali dans le cadre de missions de conseil et d'entraînement de l'Union européenne et de deux soldats participant à la mission de l'ONU au Mali (Minusma).

 

Une trentaine d'hommes devraient aussi être envoyés en Italie, pour participer à la lutte contre les réseaux de trafic de migrants.

 

Le nombre exact de soldats devrait être communiqué par le gouvernement portugais après la présentation du plan de déploiement au Parlement en début de semaine prochaine.

Le Portugal s'apprête à envoyer 150 soldats pour aider la France en Centrafrique
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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 12:40

 

 

BEIJING, 26/03/16  (Xinhua) -- L'envoyé spécial du président chinois Xi Jinping, Zhang Jianlong, assistera le 30 mars à la cérémonie d'investiture du président nouvellement élu de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra.

 

M. Zhang est chef de l'Administration d'Etat des forêts. Il est invité par la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a annoncé vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hong Lei.

Un envoyé de Xi Jinping assistera à la cérémonie d'investiture du nouveau président centrafricain
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 23:20
Le Maroc offre des couvertures et de véhicules à la RCA

 

 

 

25/03/16 (APA)

 

Le Royaume du Maroc a offert à la Centrafrique un lot de de couvertures, de lits et véhicules, au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée, jeudi, au Palais de la République en présence de la Présidente, Catherine Samba Panza.


Constitué de 2130 couvertures, de 1350 lits et de huit véhicules, le don est une contribution du Royaume du Maroc aux efforts du gouvernement pour la reconstruction de la RCA, a déclaré le chargé d’affaires du Maroc à Bangui, lors de la cérémonie de remise.

 

Le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Samuel Rangba, a souhaité, pour sa part, que cette coopération agissante entre le Maroc et la RCA se poursuive avec les nouvelles autorités qui seront bientôt installées.

 

Le Maroc a commencé depuis 2009 la reconstruction de l’hôpital général de Bangui dont les travaux sont en cours.

 

Le Royaume a aussi contribué financièrement dans l’organisation des élections générales en Centrafrique.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 23:11
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le camp Touadéra rassuré de rafler la majorité parlementaire

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 25 MARS 2016

 

BANGUI, 25 mars (RJDH)–Les alliés de Touadéra, réunis au sein du secrétariat politique sont rassurés d’avoir au moins 84 députés à l’issue du second tour des législatives du 31 mars prochain. C’est la commission majorité parlementaire qui a exprimé cette assurance dans le compte rendu de ses travaux dont le RJDH a obtenu copie.

 

La commission majorité présidentielle, présidée par Me Nicolas Tiangaye de la CRPS, a indiqué dans ce rapport que le nouveau président et ses alliés comptent déjà 36 députés sur 45 élus dès le premier tour des législatives. Parmi les 36 députés, la commission fait savoir qu’il y a 14 qui sont issues des partis soutenant le président, 1 du RDC tendance Touadéra, 3 du KNK et 18 indépendants de Faustin Archange Touadéra.

 

La commission a dans son rapport indiqué être certaine à 100% de rafler 48 sièges sur 85 dans lesquelles le second tour sera organisé d’ici jeudi 31 mars. Les deux  candidats retenus dans chacune de ces 48 circonscriptions sont membres ou affilés à ce que les alliés de Touadéra appellent déjà « la majorité présidentielle ».

 

C’est partant de cette réalité que la commission conclue que le nouveau président et ses alliés sont rassurés d’avoir 84 députés. « Il n’y a pas de doute sur les 84 sièges tels que projetés par  la commission majorité présidentielle qui s’est fondée sur des faits, les résultats que tout le monde connait », a confié un membre de cette commission.

 

Un cadre du secrétariat politique a fait savoir au RJDH que les 84 sièges sont ceux que la majorité peut avoir le moins, « les 84 sièges, c’est lorsque nous aurons perdu partout, ce qui ne saurait être possible », a-t-il indiqué avant de souligner que «la majorité fait face à l’opposition dans 34 circonscriptions et là, il est possible que nous ayons encore des sièges donc nous tablons sur une centaine de députés en réalité », espère ce dernier.

 

Dans le calcul du secrétariat politique de Touadéra, apparait le soutien des formations politiques qui n’ont pas soutenu le président lors du second tour. Les 3 députés du KNK ont été comptabilisés ainsi qu’un du Rassemblement Démocratique Centrafricain, deux partis ayant soutenu Anicet Georges Dologuelé contre Faustin Archange Touadéra, au second tour de la présidentielle.

 

Sur la trentaine de partis politiques ayant présenté des candidats aux élections législatives, au moins 25 se sont inscrits dans la dynamique de la majorité présidentielle. Seuls l’URCA et le PGD respectivement de Anicet Georges Dologuelé et Jean Michel Mandaba sont restés officiellement de l’autre côté.

 

Tel que parti, les premières années de gouvernance Touadéra risque de se faire sans une opposition réelle. Le fort ralliement brutal et pour l’essentiel visiblement illogique en faveur de Touadéra s’est renforcé depuis la victoire du Professeur.

 

Cet engouement n’est pas étonnant du moment où l’histoire politique de la RCA depuis les années 90, révèle que tous les présidents élus enregistrent ces genres de ralliement spectaculaires desquels sortent généralement les vrais opposants au nouveau régime, lesquels ne sont que les alliés qui supposent n’avoir pas été servis. Sera-t-il le cas avec Touadéra ? L’avenir nous en dira.

 

 

Centrafrique : Un don japonais de 15 millions de dollars US pour appuyer les personnes vulnérables

 

http://rjdh.org/ PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 25 MARS 2016

 

Bangui, 25 mars (RJDH)—Plus de 15 millions de dollars américain du Japon pour appuyer la population centrafricaine affectée par la crise. Un geste qui va soutenir les projets de l’Unicef, PAM, HCR, l’OMS, ONU-FEMMES et du PNUD en Centrafrique. L’annonce a été faite dans un communiqué de presse, le jeudi 24 mars à Bangui.

 

Selon ce document, le don est destiné aux personnes affectées par la crise centrafricaine, « cette contribution est principalement destinée aux personnes touchées par le conflit, qui ont des besoins en matière d’aide d’urgence, d’intégration économique et sociale, d’alimentation et malnutrition », a précisé le document.

 

Le communiqué a précisé que « l’UNICEF bénéficiera de 2,2 millions de dollars US « pour fournir l’accès aux services pour les enfants et familles touchées. Le PAM, recevra 5 millions de dollars US pour l’appui aux populations touchées, le HCR aura 40 millions de dollars US pour la protection et aide des réfugiés et personnes déplacées sur le territoire national ».

 

Le communiqué ajoute que « l’OMS bénéficiera de 2 millions de dollars US pour aide d’urgence aux personnes déplacées, rapatriées et population vulnérables ».

 

De son coté, « l’ONU-FEMMES recevra 1,5 millions de dollars US pour un appui au désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et humanitaires. Le  PNUD  aura 0,85 millions de dollars US pour le relèvement économique et social des femmes rapatriées et des jeunes à risque de Bangui, Bossangoa et Bambari ».

 

Kunio Okamura, Ambassadeur de Japon en Centrafrique a souligné dans ce communiqué que « cette contribution exprime la solidarité du peuple japonais envers la population centrafricaine ».

 

Le Coordonnateur humanitaire en Centrafrique Aurélien Amah Agbénonci, remercie le gouvernement japonais pour ce don. « Ce geste de solidarité traduit la volonté du Japon, à l’instar des autres partenaires de la communauté internationale, dans le but d’accompagner la RCA dans sa reconstruction au moment où ce pays écrit une nouvelle page de son histoire », a-t-il déclaré.

 

Ce don intervient après un autre don japonais de 300 000$ US, ce 18 mars pour soutenir les opérations de sécurité alimentaire de la Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA) dans cinq régions les plus affectées par la crise à l’ouest du pays.

 

 

Centrafrique : Des équipements du PNUD pour la gestion du fichier de la solde publique

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 25 MARS 2016

 

BANGUI, 25 Mars (RJDH)–La direction générale de la fonction publique est dotée par le PNUD Centrafrique, d’un nouveau bâtiment comportant une salle avec des équipements informatique pour faciliter la gestion du fichier des fonctionnaires de l’Etat. La remise officielle a eu lieu ce vendredi 25 mars 2016.

 

Selon le constat des bailleurs de la République Centrafricaine comme la Banque Mondiale, le PNUD et bien d’autres, plusieurs noms fictifs des  fonctionnaires et agents de l’Etat font grossir le budget. C’est la raison qui a poussé le PNUD et la Banque Mondiale à équiper le ministère de la fonction publique.

 

Youssoufa Silla, économiste national au PNUD a justifié que c’est suite aux imperfections constatées, que ce système intégré de gestion du fichier de la solde de la fonction publique a été mis en place.

 

Selon Kiko-Gueza jules, Directeur général de la Fonction publique, le contrôle physique des fonctionnaires a commencé à déceler quelques erreurs dans les fichiers de la solde de l’Etat. « A titre d’exemple, à chaque paiement de salaire, quand nous sortons les statistiques, on se rend compte qu’il y a des fonctionnaires qui sont payés mais qui ne se sont pas faire recenser. Ils sont environ 900 fonctionnaires et agents de l’Etat  non recensés », a-t-il illustré.

 

 Le Directeur général de la Fonction publique a relevé une seconde chance de trois a été donnée à ces retardataires. Après ce délai, leurs salaires seront coupés.

 

Pendant la crise que le pays a connue, des données et documents de l’Etat ont pillés et vandalisés par les hommes armés.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 23:05

 

 

25/03/16 (AFP)

 

La Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a annoncé vendredi avoir reçu "de nouvelles informations sur les allégations d'exploitation sexuelle et d'abus sexuels commis par des membres des forces et des civils des Nations unies" dans le pays en 2014 et 2015.

 

"Ces allégations seraient liées à des incidents qui se sont produits en 2014 et 2015", dans la préfecture de Kémo (centre), indique un communiqué de la Minusca, déjà frappée à plusieurs reprises par des scandales de même nature.

 

"Dans l'immédiat, notre principale préoccupation est de veiller à ce que les victimes soient assistées et que toutes les informations fassent immédiatement l’objet d'enquêtes afin que les auteurs soient sanctionnés proportionnellement à leurs actes", ajoute la Minusca, précisant qu'une équipe d'enquêteurs "se rendra rapidement dans la région".

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 11 mars une résolution qui s'attaque pour la première fois aux abus sexuels commis par les Casques bleus, un problème récurrent et particulièrement aigu en Centrafrique ou en République démocratique du Congo.

 

La résolution, proposée par les Etats-Unis, prévoit de rapatrier des contingents entiers de Casques bleus en cas de soupçon d'abus sexuels ou d'exploitation sexuelle.

 

Sur les 69 cas d'accusations d'abus ou d'exploitation sexuels recensés par l'ONU en 2015, plus de la moitié (38) ont été enregistrés dans deux des 16 missions de maintien de la paix de l'ONU dans le monde: 22 en Centrafrique et 16 en RDC.

 

Dans un entretien à l'AFP en février, le patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, avait prévenu qu'il y aurait "certainement" d'autres cas d'abus sexuels, après la dernière affaire mise au jour mi-février. "Il n'y a pas de raison que cela s'arrête là, maintenant que les langues se délient", avait-il relevé.

 

Parallèlement à l'ONU, la justice française enquête sur de présumés cas de viols commis par des soldats de l'opération Sangaris déployés en Centrafrique.

 

 

 

COMMUNIQUE PRESSE

 

25 March 2016 – La Mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a reçu de nouvelles informations sur les allégations d'exploitation sexuelle et d'abus sexuels commis à la fois par des membres des forces et des civils des Nations Unies ou non, dans la préfecture de Kémo, en République centrafricaine. Ces allégations seraient liées à des incidents qui se sont produits en 2014 et 2015. Dans l'immédiat, notre principale préoccupation est de veiller à ce que les victimes soient assistées et que toutes les informations fassent immédiatement l’objet d'enquêtes afin que les auteurs soient sanctionnés proportionnellement à leurs actes.

 

Une équipe intégrée dirigée par la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Diane Corner, se rendra rapidement dans la région. L'équipe sera composée du Bureau des services de contrôle interne, de l'UNICEF, du Bureau du Haut-commissaire aux droits de l’homme, du HCR, de l’UNFPA et du Bureau de conduite et discipline, et rassemblera toutes les informations disponibles et dans la mesure du possible, conserver les preuves. Le rapport de l'équipe intégrée sera partagé avec les États membres concernés, en leur recommandant de mener une enquête approfondie et opportune, afin d’établir les responsabilités des auteurs de tels actes, qu’ils relèvent de contingents onusiens ou non.

 

La MINUSCA reste pleinement attachée à la politique de tolérance zéro du Secrétaire général et déterminée à ce que chaque allégation fasse l’objet d’une enquête approfondie, que les victimes sont assistées et que les auteurs répondent de leurs actes.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

Centrafrique: "nouvelles allégations d'abus sexuels" de personnels de l'ONU
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