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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 20:05
Un prêtre centrafricain tué dans le nord du Cameroun

 

https://africa.la-croix.com 21 mars 2019

 

Le père Jean-Marius Toussaint Zoumalde, un religieux capucin de 47 ans a été poignardé à mort à Ngaoundéré, dans le nord du Cameroun, dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mars.

Dans le diocèse de Ngaoundéré, dans le nord du Cameroun, le corps sans vie du père Jean Marius Toussaint Zoumaldé, religieux capucin centrafricain, a été retrouvé par une patrouille de police dans la matinée du mercredi 20 mars au stade de football du collège de Mazenod, non loin de l’évêché.

Ancien professeur au séminaire Saint-Laurent de Bouar, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, ce prêtre a également dirigé la radio communautaire Siriri dans la même ville.

Une embuscade

Selon les premiers éléments de l’enquête, le religieux serait tombé dans une embuscade non loin de la cathédrale Notre Dame des Apôtres Ngaoundéré, alors qu’il regagnait sa chambre à la procure. C’est grâce à sa clé de chambre que l’identité du prêtre a été établie.

Le père Jean Marius Toussain est arrivé vers 19 heures en moto, a déposé ses affaires avant d’annoncer qu’il repartait dans le centre-ville. Dans la chambre qu’il avait réservée, son sac de voyage est resté.

Une source de l’Église centrafricaine jointe par La Croix Africa précise que le père Jean Marius Zoumaldé se préparait à regagner sa paroisse de Baibokoum, dans le sud-ouest du Tchad et avait décidé de faire escale au Cameroun quand le drame est survenu.

Des soupçons

Certaines sources centrafricaines soupçonnent la milice des 3R (Retour-réclamation – réhabilitation), dirigé par le général autoproclamé Abass Sidiki, d’être l’auteur du meurtre. La milice qui se définit comme un mouvement de défense de la communauté peule sévit dans le nord-ouest de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun.

En 2017, la milice s’est classée au deuxième rang en termes d’atteintes aux droits humains dans le fichier de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

La Croix Africa

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 20:00
Bangui abritera la prochaine session du CAMES en Juillet

 

Bangui, Centrafrique (ADV) – Les assises du Conseil africain et malgache de l’Enseignement Supérieur (CAMES) auront lieu en juillet à Bangui, a annoncé Pr Bertrand M’BATCHI, secrétaire général de CAMES lors d’une audience avec le président Touadera ce 20 mars à Bangui.

«Pr Bertrand est venu échanger avec le président Touadera sur l’organisation prochaine des assises des Comités Consultatifs Inter Africain (OCCI) à Bangui. Il s’agit d’un programme statutaire du CAMES qui assure la promotion des enseignants-chercheurs et chercheurs aux différents grades du CAMES », a confié la présidence centrafricaine.

Accompagné de Jean Jacques Sanze et du Pr Sissa Magale, respectivement, ministre de l’Enseignement supérieur et recteur de l’Université de Bangui, cette rencontre a aussi permis d’informer le chef de l’Etat d’une distinction honorifique qui le concerne.

«Pr Bertrand M’BATCHI a informé Pr Touadera de la volonté de son institution de l’élever à la dignité de grand-croix dans l’ordre international des palmes académiques du CAMES. Cette distinction est le grade suprême décerné par le CAMES », ajoute la présidence centrafricaine.

Selon les informations fournies à ADV, cette distinction sera décernée en juillet à Bangui. Le président de la République se dit honorer par cette vision du CAMES et le choix porté sur sa personne. Pr des mathématiques, Faustin Archange Touadera alors président de la République n’a pas renoncé à son métier de la craie, l’une des promesses qu’il a faites pendant la campagne.

La Centrafrique abritera alors pour la première fois les assises de CAMES.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 19:40
La RCA sera bientôt dotée d’un plan national de prévention du VIH/SIDA
La RCA sera bientôt dotée d’un plan national de prévention du VIH/SIDA

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 20 mars 2019 12:25

 

En Centrafrique, les spécialistes de santé se penchent sur la stratégie de prévention du VIH/SIDA pour la période de 2019 à 2020. La stratégie  vise à accentuer la communication sur les problèmes de comportement liés à la tradition et les croyances religieuses.

Plus d’une trentaine de spécialistes de santé, des représentants de la société civile ont réfléchi lundi dernier  à Bangui sur ce nouveau document en élaboration.

Selon le Coordonnateur National du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), Dr Wilfried Sylvain Nambei, ce plan permet au pays d’accélérer la réponse en matière de lutte contre le VIH/SIDA. 

« Ce document vise à accélérer le processus de la prévention sur plusieurs domaines, en ciblant les interventions au niveau du comportement des gens, en visant les pesanteurs socioculturelles et religieuses. Car, il y a beaucoup de gens qui pensent que le VIH/SIDA est une condamnation divine», a-t-il expliqué.

Le spécialiste de santé a estimé que l’élaboration de ce document permet à la RCA d’inverser, d’ici 2020, la cour des nouveaux cas d’infection au VIH/SIDA enregistrés chaque année. 

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 18:34

 

AFP Publié le 20/03/2019 à 18:17

 

Les autorités et les quatorze groupes armés signataires de l'accord de paix en Centrafrique négocié début février à Khartoum se sont mis d'accord sur «un gouvernement inclusif» à Addis Abeba, a annoncé aujourd'hui l'Union africaine (UA).

«Je suis heureux d'annoncer qu'aujourd'hui au siège de l'Union africaine, les signataires ont trouvé un accord sur un gouvernement inclusif en Centrafrique», a écrit sur Twitter le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA et principal médiateur de cette réunion, Smaïl Chergui.

Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
Accord de paix en Centrafrique: les signataires s'accordent sur un nouveau gouvernement
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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 17:38
Un prêtre centrafricain assassiné au Cameroun

 

APA-Bangui (Centrafrique)  mars 20, 2019 à 13:44 De notre correspondant : Pierre Koutoukpe-

 

Le supérieur des Pères Capucins du Tchad et de la Centrafrique a, dans un communiqué rendu public ce mercredi, annoncé l’assassinat, dans la nuit de mardi à mercredi, du Père Toussaint Zoumaldé à Ngaoundéré (Cameroun) alors qu’il rentrait à sa fraternité de Mbaibokoum au Tchad.

Selon cette note dont APA a obtenu copie, le Père Toussaint Zoumaldé s’était rendu au diocèse de Bouar (Ouest RCA) d’où il est originaire pour animer une formation en faveur des prêtres de l’archevêché.

Ses assassins sont pour le moment introuvables, note le communiqué qui précise que le corps du défunt prêtre sera bientôt transféré à Bouar.

Le Père Toussaint Zoumaldé qui était membre de l'ordre des Pères capucins fut longtemps journaliste à la radio Siriri du diocèse de Bouar. Il est auteur et compositeur de plusieurs cantiques religieux en Centrafrique.

Un prêtre centrafricain assassiné au Cameroun
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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 17:19
Centrafrique : la croissance économique dynamique à 5,1% en 2019
Centrafrique : la croissance économique dynamique à 5,1% en 2019

 

Bangui, Centrafrique 2019-03-20 (ADV) – La croissance économique en Centrafrique de 5,1% restera dynamique et stable en 2019. Une projection de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) au cours d’une réunion du Comité monétaire et financier national tenue ce 19 mars à Bangui.

« Le cadre macroéconomique serait caractérisé par une croissance du PIB réel de 5,1%, une remontée des pressions inflationnistes à 2,5% du PIB, une augmentation de l’excédent budgétaire, base engagements, dons compris, à 2,6% du PIB, une réduction du déficit du compte courant à 5,0% du PIB, et une croissance de la masse monétaire de 9,3% », a déclaré Abbas Mahamat Tolli gouverneur de la BEAC.

La pacification du pays entrepris par les autorités centrafricaines donne des perspectives prometteuses en termes de reprise des activités économiques, de la consolidation du cadre macroéconomique mais aussi bien de l’amélioration au niveau de la gestion des finances publiques et l’assainissement du secteur bancaire.

Ces points observés par la BEAC se justifient par le fait que le pays a enregistré une amélioration de la gestion des finances publiques suite à la reprise en main de certaines zones économiques du pays, jadis occupées par des groupes armés.

Selon le gouverneur de la BEAC Abbas Mahamat Tolli, les perspectives à court terme indiquent que « les activités économiques de la RCA devraient rester dynamiques en 2019, en relation avec la mise en œuvre des différentes réformes de politique fiscale dans le cadre du programme triennal avec le FMI, la signature d’un accord de paix en février 2019 et le renforcement de la confiance des opérateurs économiques ».

Même si la BEAC observe une nette croissance, le gouvernement doit encore relever des défis pour reprendre toutes les zones et secteurs économiques du pays.

Le ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra, a déploré le blocus de l’axe Bangui-Béloko par un groupe armé, acte qui tente de saper les efforts déployés par le gouvernement en matière de collecte des recettes de l’Etat et de la maîtrise de l’inflation.

Il appelle les Centrafricains à faire preuve de patriotisme et à soutenir le gouvernement en vue de rendre l’économie centrafricaine plus dynamique.

Pays riche avec des perspectives économiques florissantes, la Centrafrique remonte son économie en sortant d’une crise qui a durablement affecté tout ce secteur.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

La BEAC salue la politique économique et budgétaire de la RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique)  mars 20, 2019 à 09:31 De notre correspondant Pierre Koutoupke -

Le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Abbas Mahamat Tolli, a, au nom du Comité monétaire et financier de l’institution financière, salué la vigueur de l’activité économique en Centrafrique, caractérisée par la consolidation du cadre macroéconomique mais aussi par l’amélioration de la gestion des finances publiques.

Selon M. Tolli qui s’exprimait à l’ouverture, mardi à Bangui, de la réunion du comité monétaire et financier de la BEAC, les perspectives économiques de la Centrafrique sont prometteuses en ce qu’elles vont dans le sens de l’amélioration de l’assainissement du secteur bancaire.

Tout en se félicitant de l’existence de potentialités économiques aptes à booster la croissance économique du pays, il a convié les autorités à travailler à la consolidation de la paix et de la stabilité.

L’économie centrafricaine qui, selon la BEAC, connait, depuis l’année dernière, une croissance tournant autour de 4%, est pour une large part supportée par les institutions de Breton-Wood (Banque Mondiale et Fonds Monétaire International) qui déterminent ses grandes lignes d’action.

Outre le gouverneur de la BEAC, la réunion du comité monétaire et financier s’est tenue en présence du ministre centrafricain des Finances et président de la cérémonie, Henri Marie Dondra, de son collègue de l’Economie, Félix Moloua, et de plusieurs cadres du monde bancaire et économique de la Centrafrique.

La réunion du comité monétaire et financier a été suivie du conseil national de crédit, deux rencontres organisées chaque trimestre par la BEAC pour apprécier la santé économique de chacun des six pays membres : Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, RCA et Tchad.

 

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 17:00
 BAMBARI, ILÔT DE CALME PRÉCAIRE APRÈS L'ACCORD DE PAIX

 

 

Mercredi, 20 Mars, 2019 - 08:02  Par Charles BOUESSEL Bambari (Centrafrique) (AFP)

 

"Il est devenu rare d'entendre des détonations d'armes": A Bambari, ville du centre de la Centrafrique où des combats ont éclaté en janvier entre les Casques bleus et un groupe armé, la vie a repris son cours peu avant la signature de l'accord de paix, début février.

Sur le marché, les clients sont revenus et les vendeuses approvisionnent leurs étals. Aux terrasses des maquis, la bière coule à nouveau et en ville, les moto-taxis se sont remis à circuler sans trop de difficultés.

Mais les murs criblés de balle du centre-ville et les nombreux check-points tenus par les Casques bleus et les forces centrafricaines rappellent la fragilité de ce calme retrouvé: à l’extérieur de la ville, les groupes armés font toujours la loi.

"Avant, il n'y avait pas d'activité du tout, aujourd'hui cela reprend un peu, mais cela reste faible", explique à l'AFP Pierre, un chauffeur de moto-taxi.

Un constat partagé par le préfet de la région, Victor Bissekoin: "Depuis l'opération de la Minusca (Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique, ndlr) et les accords de Khartoum il y a eu une accalmie, même si elle reste précaire", explique-t-il.

En janvier, la ville a été le théâtre de violents combats entre les Casques bleus et l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) - un groupe issu de la coalition à majorité musulmane de la Séléka qui a pris Bangui en 2013. Ces affrontements à Bambari ont fait au moins six morts et plus de trente blessés.

Les soldats de la Minusca ont fini par reprendre le contrôle de la ville, détruisant au passage les salles de détention et les bases tenues par les groupes armés.

"L'accord de Khartoum n'a fait que renforcer cette sécurité, depuis il est rare d’écouter les détonations d'armes", affirme à l'AFP le maire de la ville Abel Matchipata.

- Diffuser l'accord -

Un accord de paix entre Bangui et les groupes armés contrôlant une grande majorité du territoire de la Centrafrique a été négocié début février à Khartoum, puis signé à Bangui.

Les dispositions de cet accord de paix, le huitième depuis le début de la crise en 2013, sont en train d'être diffusées et vulgarisées, affirment les autorités locales et les responsables de groupes armés.

"Les responsables antibalaka (milices dites d'autodéfense) de Bangui ont appelé leurs éléments ici pour les briefer", explique le préfet.

"L'UPC a aussi fait de la sensibilisation", ajoute-t-il, précisant qu'il revient lui même d'une tournée d'information à Ippy, une ville située à une centaine de kilomètres au nord-est de Bambari.

Même son de cloche du côté des chefs de groupes armés. Depuis sa base de Bokolobo, à 60 km de Bambari, le chef de l'UPC, le "général" Ali Darassa l'atteste: "Nous restons toujours dans les engagements pris a Khartoum pour vulgariser l'accord".

Malgré cette bonne volonté affichée, le chemin semble encore long avant une paix durable. "Les groupes armés gardent leur position autour de la ville, les taxes, les amendes", reconnait le préfet.

"Je reviens d'une mission à Ippy, Tagbara, Seko et Maloum où la population a signalé beaucoup de cas de tueries et d'assassinats sur les axes", déplore de son côté le chef du bureau de la Minusca à Bambari, Bara Dieng.

- Résignation -

Deux semaines auparavant, un affrontement entre UPC et antibalaka a également eu lieu à Lioto, ville située à plus de 100 km au sud de Bambari, "créant la désolation dans la ville", raconte-t-il.

"Quand on a entendu l'attaque sur Lioto, l'état-major (de l'UPC) n'a pas demandé de mener une contre-offensive", veut rassurer Souleymane Daouda, un représentant de l'UPC.

"On a privilégié le dialogue, on a appelé les chefs du groupe adverse qui étaient aussi surpris de cette attaque, ils n’étaient pas derrière", assure-t-il.

A Bambari, le calme semble revenu, mais la population, elle, reste prudente, voir résignée.

"On attend d'abord de voir les résultats de l'accord", explique Jean-Baptiste, musicien.

Et pour cause, l'annonce début mars de la composition du "gouvernement inclusif" prévu par l'accord, a été vivement critiquée par les principaux groupes armés, estimant être insuffisamment représentés.

"On est toujours dans le processus mais il faut absolument reformer le gouvernement", insiste auprès de l'AFP, Ali Darassa, depuis sa base encadrée par une quarantaine d'hommes en uniformes et fortement armés.

Pour tenter de sauver l'accord, l'Union africaine a convoqué une réunion de suivi entre les signataires, qui s'est ouverte lundi à Addis-Abeba.

 

© 2019 AFP

 

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 16:53
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA

 

 

DES PROGRES IMPORTANTS ENREGISTRES LORS DES DISCUSSIONS A ADDIS ABEBA ENTRE LES SIGNATAIRES DE L’ACCORD DE PAIX

 

Bangui, le 20 mars 2019 – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine (RCA) et chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, est à Addis-Abeba, en Ethiopie, où il participe depuis le 18 mars à des concertations sur le suivi de la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. Cette rencontre facilitée par l’Union africaine avec le soutien des Nations unies et de la CEEAC réunit la délégation gouvernementale et les 14 groupes armés signataires de l’accord de paix. Sur place, des progrès importants ont été enregistrés dans les négociations qui se poursuivent entre le Gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés.

 

La RCA « a besoin de paix et de stabilité pour assurer son développement », a souligné Mankeur Ndiaye, réitérant le ferme engagement des Nations unies à accompagner la RCA, aux côtes de l’UA et d’autres partenaires, pour la mise en œuvre rapide de cet accord de paix. AAddis-Abeba, le chef de la MINUSCA a eu une série d’entretiens, notamment avec le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, et le Commissaire à la paix et à la sécurité, l’ambassadeur Smail Chergui.

 

A cette occasion, le chef des Opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, a souligné qu’un mois après la signature de l’Accord, «il est important d’assurer un soutien continu à l’Accord politique de paix et de réconciliation, et à toutes les parties pour faire de cet accord un instrument de résolution définitive de la crise centrafricaine ».

 

Concernant les activités de la MINUSCA sur le terrain, une diminution du nombre d’incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire de 61% a été constatée. En effet, 8 incidents ayant affecté au moins huit victimes ont été enregistrés du 14 au 20 mars contre 25 la semaine précédente.

 

Dans le cadre du programme de Réduction de la violence communautaire (CVR), entre le 12 et 15 mars, 248 nouveaux bénéficiaires ont été enregistrés à Bangui et 45 armes de différents types ont été collectées. Cette phase marque la fin du processus d'inscription à Bangui où 1 100 participants ont été recensés.

Dans la même dynamique, afin de renforcer la protection des civils et réduire les violences communautaires à Ippy, un atelier soutenu par la MINUSCA le 13 mars a permis à 60 participants d’acquérir des capacités dans la collecte et la transmission des menaces de sécurité communautaire.

A Paoua, le 15 mars, un atelier a traité de la gestion intégrée et du respect des couloirs de transhumance afin de réduire les incidents y relatifs. L’objectif était de parvenir à une réduction significative des incidents liés à la transhumance.

Par ailleurs, dans la Préfecture de la Nana-Gribizi (Centre de la RCA), 109 enfants ont été séparés des groupes armés. Ceci fait suite au plaidoyer mené auprès de ces groupes pour identifier les enfants au sein de leurs rangs. Ils vont bénéficier d’un programme de réintégration pour le retour à l’école ou la formation professionnelle.

 

A l’ouest du pays, la Force de la MINUSCA a indiqué que les véhicules circulent désormais librement sur la route nationale 1, une des principales voies d’approvisionnement de la capitale. Cette dernière était impraticable depuis le 4 mars en raison du blocus imposé par le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).

La Force y patrouille conjointement avec les Forces armées centrafricaines (FACA) pour rassurer la population et prévenir toute menace. D’autre part, en collaboration avec les Forces de sécurité intérieure (FSI), la Force et la Police de la MINUSCA, ont mené des opérations qui ont permis l’interpellation en flagrant délit de six personnes et la saisie de plusieurs munitions de calibre 12 mm et de munitions de guerre.

 

Enfin, afin d’impliquer la population dans sa propre protection, la MINUSCA a organisé du 11 au 18 mars une série de sessions sur la gestion de la rumeur pour 400 leaders d’opinion issus des syndicats des travailleurs du public, les enseignants, des membres de l’association des parents d’élèves et des artistes. L’objectif était de les sensibiliser sur les méfaits des rumeurs et de ces dangers pour la paix et la stabilité de la RCA. Les échanges et présentations ont montré aux participants des exemples concrets qui ont alimenté des crises.


Strategic Communication & Public Information Division


MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda
BP : 3338, Bangui, Central African Republic
Mail : 
publicinformation-minusca@un.org
Website: https://minusca.unmissions.org │
Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions/
Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR
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https://www.flickr.com/photos/unminusca/ 

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 16:46
Le Bambino Gesù, aux confins de la Centrafrique, chez les Pygmées Aka

 

https://www.vaticannews.va 18/03/2019   Xavier Sartre – Bagandou, République centrafricaine

 

L’hôpital pédiatrique du Bambino Gesù veut s’engager davantage en République centrafricaine. À l’occasion de l’inauguration du centre de re-nutrition de Bangui, la présidente du complexe romain est allée à la rencontre des populations parmi les plus isolées du pays. La volonté du Pape d’aider les enfants centrafricains ne s’arrête pas aux portes de la capitale.

La piste en latérite, cette terre rouge, succède à la route asphaltée. Passé Mbaiki, sa cathédrale de briques, réputée être plus belle que la cathédrale de Bangui, la capitale, la nationale 6 chemine à travers les clairières et la forêt équatoriale. Un mince nuage de poussière se soulève au passage du convoi de 4x4 et de pick-ups qui emmènent la délégation du Bambino Gesù vers Bagandou, bourgade dominée par l’église et la mission de pères polonais.

Avant d’y arriver, il faut traverser la rivière Lobaye, large filet d’argent sous le ciel chargé de nuages, serpentant à travers la végétation luxuriante. Un bac rudimentaire, propulsé à la force des bras par les hommes des villages alentours, permet de faire transiter véhicules et passagers. Encore quelques kilomètres et voici le convoi arrivé à destination.

Bagandou, porte de la forêt

Bagandou, outre une grande église, possède un hôpital de brousse, tenue par des sœurs comboniennes originaires d’Italie. Parmi elles, sœur Rita, depuis trente-quatre ans en Afrique, dont deux dans cet avant-poste. Le visage sévère, c’est la doyenne de la communauté. Sa mission, c’est d’«aider les mères quand elles sont enceintes au travers de l’éducation à la santé. Qu’elles apprennent comment porter leur grossesse à terme, surtout du point de vue de l’hygiène ; ensuite, les encourager beaucoup à aller à l’hôpital pour accoucher, et pas accoucher dans les villages les désastres ont lieu», explique-t-elle.

Une mission ardue dans cette région de la Centrafrique où l’animisme est encore très présent. Bien souvent les familles préfèrent d’abord écouter les anciens ou les sorciers. Les convaincre de suivre quelques règles d’hygiène ou de santé est donc difficile. Pour cela, les sœurs tentent de convaincre les chefs de village dont l’avis est écouté et respecté.

Au quotidien, il faut faire face aux difficultés matérielles. L’absence de courant électrique peut devenir très problématique lors des interventions chirurgicales ou les accouchements. Membre de la délégation du Bambino Gesù, le cardinal Krajewski, l’aumônier du Pape, assure que le Saint-Père est très attentif aux besoins de la structure. Au point de leur accorder une aide financière pour acheter un lit d’opération et des batteries pour subvenir à toute panne de courant.

NGouma, mission chez les Pygmées

Le convoi reprend la route, ou plutôt la piste, de plus en plus difficile. Direction NGouma, un peu plus à l’ouest, à seulement 16 kms. Il faut près de trois quarts d’heures pour y arriver quand le temps est sec. Quand il pleut, le chemin devient un véritable bourbier, impraticable pour les véhicules motorisés.

Ce sont des Bantous et des Pygmées qui accueillent la délégation. Les enfants se réunissent autour des adultes, se font prendre en photo, rient de se voir sur l’écran du téléphone portable. D’autres prennent la pose, le regard fier.

Dans ce village, une mission a été construite par des sœurs polonaises. Une maison, un dispensaire, une école, des logements pour les enseignants. C’est l’ONG italienne Amis pour la Centrafrique qui en a maintenant la charge. Le dispensaire est fermé depuis un an et demi, faute de moyens et de personnels. Pour la présidente du Bambino Gesù, c’est le lieu idéal pour continuer l’effort entrepris à Bangui, avec le nouvel hôpital pédiatrique.

Nouvelle vie pour le dispensaire

Mariella Enoc aimerait ainsi trouver deux personnes qualifiées, parlant le aka, la langue des Pygmées, pour réoccuper les lieux et assurer des soins à une population privée de toute structure sanitaire. «L’hôpital le plus proche, c’est celui de Bagandou», explique Valentina Morini, la responsable de l’ONG. «Mais pour un malade, faire toute cette route à pied est impossible. Et ici, il y a pas mal de cas de diarrhées, d’intoxications alimentaires, de paludisme grave, et ils n’ont aucun accès aux soins», précise-t-elle, contente que l’hôpital pédiatrique du Pape se penche sur NGouma.

L’école, elle, fonctionne. Les classes, disposées tout autour d’une cour centrale, accueille plusieurs dizaines d’enfants. Emmanuel GBombia, l’instituteur en charge de la classe de CE2, a 26 élèves, Bantous et Pygmées. Il leur enseigne en français mais peut utiliser parfois le sango, la langue nationale de la Centrafrique, quand les enfants ne comprennent pas. Il vient lui-même de recevoir une formation de 48h avec un autre professeur invité par l’organisation pour améliorer ses connaissances.

Cette visite au cœur du pays pygmée est l’occasion aussi d’une annonce qui montre la sollicitude du Pape François envers tout le pays : le Saint-Père est prêt à financer une nouvelle route, à condition qu’elle soit entretenue chaque année, pour que la saison des pluies ne ruine pas les efforts menés pour la refaire. Cela permettra d’améliorer grandement les communications entre NGouma et Bagandou et plus largement de tous les villages de la zone avec l’hôpital. Gagner quelques minutes sur le trajet peut sauver des vies. Cela permettra aussi de briser l’enclavement de la région.

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 16:17
Paix en Centrafrique : Firmin Ngrebada, un Premier ministre sur la sellette

Lu pour vous

 

https://afrique.latribune.fr  Par Ibrahima Bayo Jr.  |  20/03/2019, 11:47 

 

Son avenir politique se joue peut-être au cours des négociations qui se sont ouvertes à Addis-Abeba pour tenter de sauver l’Accord de paix signé à Khartoum entre le gouvernement de Faustin Archange Touadéra et les groupes armés. Ces derniers critiquent ouvertement le gouvernement inclusif du Premier ministre Firmin Ngrebada dont l’équipe est jugée non inclusive. Désormais les groupes armés réclament son départ, moins d’un mois après sa nomination.

Parmi les thèmes abordés lors des plénières en marge des (re)négociations de l'Accord de paix en Centrafrique, un conclave va particulièrement retenir l'attention. Réunis à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, des représentants du gouvernement centrafricain et des groupes rebelles ouvrent leur première discussion ce mercredi 20 mars sur... la taille du gouvernement !

Gouvernement inclusif, point d'achoppement de l'Accord de paix

C'est le principal point d'achoppement qui risque de faire capoter l'Accord pour la paix en Centrafrique. Nommé Premier ministre fin février dernier, Firmin Ngrebada avait fini par dévoiler une équipe gouvernementale de 36 ministres qui avait ouvert la porte à plusieurs groupes rebelles signataires de l'Accord de Khartoum. Mais la publication de la liste des membres avait déclenché une série de claquages de portes qui remettait en cause l'accord arraché après de longues négociations.

Aujourd'hui, la nervosité est palpable du côté des groupes armés qui remettent en cause la crédibilité du Premier ministre et le manque d'inclusion de son gouvernement.

Dans un communiqué commun cité par l'AFP, onze d'entre eux exigent formellement le départ du Premier ministre Firmin Ngrebada, arrivé à ce poste moins d'un mois plus tôt, le gouvernement qu'il a formé étant jugé non inclusive.

 «Firmin Ngrebada n'est plus crédible, il ne fait donc plus office d'interlocuteur pour la suite du processus et doit être remplacé aux fonctions de Premier ministre», écrivent en chœur les signataires parmi les 14 groupes armés participant à des discussions ouvertes depuis le 6 mars dernier à Addis Abeba en Ethiopie pour tenter de sauver et faire respecter les termes de l'accord de paix.

Nouveau gouvernement, négociation directe avec Touadera, exigences des groupes

La suite des exigences couchées dans leur communiqué est beaucoup plus extrême: la (re)formation d'un gouvernement d'union nationale plus inclusif et l'ouverture de négociations directes avec Faustin Archange Touadera, le président centrafricain.

La conséquence de la première serait le départ de Firmin Ngrebada pour laisser sa place à une nouvelle tête. A sa décharge, cet ancien directeur de cabinet de l'actuel chef de l'Etat a tenté tant bien que mal de mettre en avant, l'effectif pléthorique s'il accorde 5 postes ministériels chacun dans le gouvernement, sans véritablement convaincre.

La conséquence de la seconde exigence de groupes armés serait une mise au ban de la communauté internationale. Dans l'attente d'une solution de rechange sur le gouvernement inclusif, elle tente de sauver l'accord en voulant décrocher des avancées sur les autres points de l'accord notamment l'organisation de la réconciliation, la justice transitionnelle ou encore le processus de Désarment Démobilisation Réinsertion (DDR). En face, il semble que ces sujets prépondérants pour les groupes armés soient la taille du gouvernement et les postes qu'ils pourraient y occuper.

 

 

Centrafrique: 11 groupes armés exigent la démission du Premier ministre

AFP  19/03/2019

Onze des quatorze groupes armés signataires de l'accord de paix centrafricain ont exigé la démission du Premier ministre Firmin Ngrebada, souhaitant "discuter directement avec le Président de la république", selon un communiqué reçu mardi par l'AFP.

"M. Firmin Ngrebada n'est plus crédible, il ne fait donc plus office d'interlocuteur pour la suite du processus et doit être remplacé aux fonctions de Premier ministre", ont écrit lundi dans ce communiqué onze des quatorze groupes armés présents à Addis Abeba, où se tient une réunion de suivi de l'accord de paix sous l'égide de l'Union africaine (UA).

 

Les groupes "exigent la formation d'un gouvernement d'union nationale" et "souhaitent désormais discuter directement avec le président de la République".

Parmi les onze groupes à l'origine de ce communiqué, on retrouve deux des trois principaux mouvements issus de l'ex-Séléka, la coalition à dominante musulmane qui a renversé François Bozizé en 2013: l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC).

Le troisième groupe issu de l'ex-Séléka, l'influent Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), dirigé par Noureddine Adam, n'a de son côté pas signé la déclaration, de même que deux groupes antibalaka, qui prétendent défendre les intérêts des chrétiens et des animistes.

Cette réunion de suivi, qui a débuté lundi à Addis-Abeba, a été convoquée par l'UA le 6 mars, après l'annonce du nouveau gouvernement issu de l'accord, jugé insuffisamment "inclusif" par la majorité des groupes armés présents à Khartoum.

La plupart d'entre eux ont alors appelé à un remaniement ministériel, affirmant toutefois ne pas se désolidariser du texte signé le 6 février et censé ramener la stabilité dans ce pays en guerre depuis 2013.

Dans leur communiqué les onze groupes armés "considèrent l'accord toujours valable, au détriment d'un gouvernement mort-né".

Mardi, le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA et principal médiateur de cette réunion, Smaïl Chergui, a écrit sur Twitter avoir consulté tous les signataires de l'accord et avoir rencontré de nouveau "le Premier ministre pour échanger les points de vues sur les moyens d'accélérer la mise en oeuvre de l'accord de paix".

Cet accord de paix, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise.

Aucun des précédents accords n'a abouti à un retour de la stabilité, pas plus que la présence de la Minusca, déployée en 2014 et forte de 11.000 Casques bleus.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre depuis 2013. Près d'un quart de ses habitants ont dû fuir leurs domiciles.

 

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