Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:01
Le rapporteur général de l'ANE mis à l’écart

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 17 février 2016 13:45

 

L'Autorité Nationale des Elections (ANE) a mis à l’écart ce mercredi le rapporteur général de l'institution, Julius Rufin Ngoadé Baba. Il est soupçonné d’avoir violé le principe de neutralité de l’institution en rencontrant à huis-clos le frère à Anicet Georges Dologuélé, un des 2 candidats à la présidentielle. 


Quoiqu'il en soit, les soupçons auront suffi pour écarter temporairement Julius Rufin Ngouadé-Baba. 

« Il ne participera plus à aucune opération liée aux élections et ne sera plus présent au centre de traitement des données », a précisé la présidente de l'ANE Marie Madeleine N'Kouet Hoornaert.


Si l'information n'est pas pour l'instant confirmée, Madame Marie Madeleine N'Kouet Hoornaert a préféré « mettre à l'écart le rapporteur général », car selon ses termes, il faut « préserver la crédibilité de l'institution », a-t-elle expliqué.

Au Quartier Général d'Anicet Georges Dologuélé, toute discussion, même informelle avec l'ANE est systématiquement niée. Le porte-parole de l'Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), Saturnin Ndomby, qualifie ces soupçons d'allégations orchestrées dans le seul but de pousser le peuple à refuser les résultats définitifs de ce scrutin présidentiel. 


« Je crois que c'est une stratégie qui est en train de vouloir préparer psychologiquement les partisans de l'autre camp à ne pas accepter la victoire d'Anicet Georges Dologuélé. Mais je crois que le peuple centrafricain est suffisamment responsable pour rejeter ces manœuvres », a déclaré Saturnin Ndomby.

Du côté de la direction de campagne de Faustin Archange Touadera, la thèse d'une rencontre tard dans la soirée de lundi entre Julius Rufin Ngouadé-Baba et un des frères à Anicet Georges Dologuélé, a été également soutenue.


Une rencontre aux motifs inconnus, qui, si elle a eu lieu, va à l'encontre des principes de neutralité de l'ANE.


Des dénonciations démentis dans le 5e arrondissement


Le collectif des candidats aux législatives de la 3e circonscription du 5e arrondissement dénonce des cas de fraudes lors des élections du 14 février dernier. Ils accusent deux candidates d’en être les auteurs prenant à témoin le chargé des opérations électorales de l'ANE locale.

 
Le collectif a précisé  que les fraudeurs, venus des 2e ,4e, 6e et 8e arrondissements se  sont présentés avec des cartes d'électeurs et des récépissés qui ne leurs appartiennent pas. « Il est question de dénoncer un certain, nombre de comportement pratiqué par deux candidates non résidentes. Le jour des élections, il y a eu dix huit détenus maintenus à la brigade criminelle. Le chargé des opérations de l'ANE local du 5e arrondissement a même attrapé des gens et les a remis à la justice », a indiqué Gervais Anatôle Ngouaye rapporteur général du collectif. Des faits confirmés par Yvon Adalha, chargé des opérations électorale de l'ANE local. 


En réaction à ces allégations, le Directeur National de Campagne de la candidate Annette Lamine a donné une autre version des faits. Selon ses propres termes, les fraudeurs ont pu être rattraper grâce à la vigilance de l'équipe de sécurité de la dame Lamine. 


« C'est l'équipe de sécurité de la candidate Annette Lamine qui a attrapé ces fraudeurs pour les remettre aux autorités compétentes », a souligné le Directeur National de Campagne qui a expliqué que c'est à la brigade criminelle que l'affaire a pris une autre tournure, « à la brigade criminelle cette affaire a pris un autre rebondissement », bien que les autorités judiciaires soient informées de la situation.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 23:36

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2016-02-18 20:16:33 Le chef de la mission d’observation de l’Union africaine en Centrafrique, Souleymane Ndéné Ndiaye, a déclaré jeudi que le double scrutin du 14 février 2016 s’est déroulé dans « le calme, la sérénité et la transparence » estimant que « les difficultés logistiques rencontrées ne sont pas de nature à entacher la crédibilité de ces deux scrutins ».


Lors d'une déclaration à la presse, à Bangui, M. Ndiaye a fait remarquer que l'évaluation de la régularité, de l'équité des élections présidentielle et législatives du 14 février 2016 tenues en République Centrafricaine, est « conforme aux dispositions de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de 2007 ». 


A l'issue de l'observation de ces élections groupées, la Déclaration préliminaire de l'Union africaine retient que la campagne s'est déroulée dans un climat apaisé et un environnement non violent.


Elle a aussi fait mention de l'implication de la société civile dans l'observation, la prévention des conflits post-électoraux et la cohésion sociale.

 
Concernant le vote, la mission a fait savoir que les scrutins se sont déroulés dans le calme tandis que les bureaux de vote étaient accessibles aux handicapés et que le matériel électoral était en quantité suffisante.

 
Le secret du vote a été garanti et le personnel électoral était facilement identifiable par le port de gilet, ont relevé les représentants africains qui font également remarquer que les représentants des candidats à la présidentielle étaient présents, contrairement à ceux des législatives.

Il a été signalé la présence des forces de sécurité en milieu urbain et non en milieu rural, indique-t-on.

 
Contrairement à ces avancées, la Déclaration a noté que la campagne pour les législatives a été timide, faute de moyens financiers, contrairement aux deux candidats retenus pour le second tour de la présidentielle.


La déclaration a reproché à l'Agence nationale des élections (ANE) de n'avoir pas actualisé la liste électorale déplorant que cela a eu pour conséquence l'absence de certains électeurs aux urnes.


Enfin les observateurs de l'Union africaine ont dit avoir constaté une faible affluence des électeurs formulant à cet effet des recommandations au gouvernement afin de doter l'ANE de moyens humains et financiers, en prélude aux élections communales. Ils recommandent aussi la sécurisation des bureaux de vote.


A l'ANE, ils ont recommandé la révision des listes électorales et leur affichage à chaque occasion de même que la poursuite de la formation des agents électoraux. Il est aussi recommandé à la société civile de poursuivre les efforts d'incitation des électeurs à aller aux urnes, dans la paix.


Quant aux partis politiques, il leur est suggéré de respecter le verdict des urnes et le recours aux moyens légaux en cas de contentieux et surtout de privilégier la paix. 

A la communauté internationale, la Déclaration propose de continuer son appui à la Centrafrique afin d'aider le pays à faire face à ses nombreux défis.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=846240#sthash.rPNGD7Wq.dpuf  

 

 

Un milliard de FCFA du Cameroun pour l'organisation des élections en Centrafrique

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-02-18 12:36:14 Le Cameroun et la représentation du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), chargé de gérer les fonds pour l’organisation des élections en Centrafrique, ont signé, jeudi à Bangui, une convention financière d’un montant d’un milliard de FCFA pour la poursuite du processus électoral enclenché en Centrafrique.


Aurélien Agbégnonçi, représentant du PNUD en Centrafrique, et Nicolas Nzoyoum, ambassadeur du Cameroun, ont signé cette convention financière destinée à permettre à la RCA de parachever le processus électoral en organisant dans un meilleur délai le second tour des législatives.


Le Cameroun, membre de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), répond ainsi favorablement à l'appel à l'aide en faveur de la Centrafrique qui a déjà reçu des appuis financier de plusieurs autres pays de la sous région comme l'Angola et le Gabon.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=846176#sthash.GXh2l0h2.dpuf

L'UA qualifie de ''mineures'' les irrégularités notées lors des élections en RCA
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 19:58

 

 

Bangui, 18 février (CAP) – Depuis trois jours, le programme des délestages dans la fourniture du courant électrique à la capitale Bangui par la société Enerca auquel les banguissois étaient habitués connaît une accentuation du nombre d’heures de coupure d’électricité.

 

Un communiqué radio de l’Enerca avait prévenu les consommateurs qu’en raison d’importants travaux de maintenance rendus nécessaires sur l’unique usine hydroélectrique de Boali 1, celle-ci sera arrêtée pour une dizaine de jours. Il est question de changer des transformateurs.

 

Ces travaux tombent au plus mauvais moment car Bangui connaît ces derniers jours un épisode de chaleur caniculaire en ce début d’une saison sèche caractérisée par le fait que depuis près de trois mois, il n’a pas plu sur  la capitale centrafricaine qui est engloutie dans un voile constant de poussière ocre de latérite et de réelles difficultés d’approvisionnement en eau potable se posent à la population dans plusieurs quartiers.

 

A rappeler que sur les 42 mégawatts de courant électrique dont a besoin la ville de Bangui, la société d’énergie électrique Enerca, n’est en mesure de fournir que 18 ! D’où le calvaire des nombreux délestages qu’endurent quotidiennement les banguissois depuis déjà plusieurs années, notamment vers la fin du règne de François Bozizé où l’accent était davantage mis sur les mines alors que l’hydraulique et l’énergie qui faisaient pourtant partie du même ministère où trônait alors le tout-puissant Sylvain Ndoutingai, faisaient figure de parents pauvres.

 

Non seulement la gestion tribaliste et clientéliste de l’Enerca, entreprise politisée à outrance, n’a jamais permis de faire les investissements rendus indispensables par la vétusté des équipements de l’usine hydroélectrique de Boali et d’acquérir le matériel nécessaire au bon fonctionnement et à la production du courant électrique, mais la fourniture d'électricité a toujours été sacrifiée depuis longtemps et la société Enerca fait actuellement face à un niveau endettement élevé dû à des contrats mal négociés et conclus sous l’ère Ndoutingai.

 

En raison des travaux à l’usine de Boali, l’Enerca aggrave les délestages des banguissois
En raison des travaux à l’usine de Boali, l’Enerca aggrave les délestages des banguissois
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 19:51
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

La ville de Paoua retrouve la stabilité après l’affrontement entre des groupes armés

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 18 FÉVRIER 2016

 

La paix reprend progressivement dans la ville de Paoua suite aux affrontements entre les groupes politico-militaires dans la région. Les services administratifs se déroulent normalement et la population vaque librement à ses activités commerciales et champêtres. Un constat fait par le RJDH après avoir effectué une mission dans la localité.

 

La ville Paoua qui a connu des attaques perpétrées, commence à retrouver son ambiance datant après la visite des membres du gouvernement qui ont effectué un déplacement dans ladite localité et surtout par rapport au processus des élections groupées du 14 février 2016. Les activités commerciales, agricoles, et autres s’étendent peu à peu et les  communautés cohabitent ensemble.

 

A l’intérieur du marché de Paoua, on constate le vivre ensemble entre les communautés. Ali Issa devant sa boutique, explique que tout se passe bien à Paoua. « Avec les chrétiens et les musulmans de Paoua, nous sommes ensemble et nous mangeons dans les mêmes assiettes. Il n y a pas de problème entre la population de la ville », a-t-il souligné.

 

En face de la gare routière de Paoua, quelques groupes d’individu réunissent autour des marmites de boissons et partagent des pots. Au centre-ville de Paoua c’est le calme. C’est à quelques kilomètres de ladite ville où la sécurité est incertaine, car des groupes armés détiennent encore des armes. C’est ce que confirment certains habitants.

 

« La ville de Paoua est calme mais c’est à 10 et 20 kilomètres  que la présence des hommes armés fait peur aux habitants. Ce qui entrave la libre circulation dans ces zones », a avancé un habitant.

 

Le sous-préfet de Paoua, Marc  Ouefio parle plutôt des malentendus entre ces groupes d’Anti-Balaka et celui de la Révolution Justice(RJ). « La ville de Paoua est une ville de model de cohésion sociale. C’est au mois de décembre dernier qu’il ya eu un moment de turbulence, un malentendu entre les fils de Paoua, et la situation s’est dissipée grâce à l’arrivée des membres du gouvernement  dans la localité »,  a expliqué le sous-préfet de Paoua.

 

Le 4 janvier 2016, un groupe d’hommes armés a attaqué des villages vers le Sud-est de Paoua dans l’Ouham-Pende. Du 17 au 18 janvier 2016, une mission gouvernementale composée des ministres de la défense, Joseph Bindoumi, de la Sécurité publique, Chrysostome Sambia et de la Réconciliation Florence Ndouba a été dépêchée dans la ville de Paoua dans l’objectif de s’enquérir de la situation sécuritaire dans la région.

 

 

Des hommes armés de l’ex-Séléka se rendent au village N’dim près de Bocaranga

 

http://rjdh.org/  PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 18 FÉVRIER 2016

 

Depuis le lundi 15 février 2016, un jour après les élections, un groupe d’hommes armés assimilés aux éléments de l’ex-Séléka s’est rendu à N’dim, village situé à 36 Km de Bocaranga dans le nord-ouest du pays. Tous lourdement armés, ces derniers attendent par ce geste un désarmement et la réinsertion dans la vie active.

 

Selon un habitant de cette localité joint au téléphone par le RJDH, ce groupe armé est constitué de 19 hommes qui disent appartenir à l’ex-coalition Séléka. « Ils ont sillonné les alentours des villages environnants, traqués des gens, et finalement ils se sont rendus, car selon eux, ils en ont marre de souffrir dans la brousse »,  a fait savoir la source.

 

La même  source a indiqué qu’ à l’heure actuelle, ces derniers disent que leurs frères d’armes vont les rejoindre d’un moment à l’autre. Ce qui a crée de la panique au sein de la population. Le village se vide progressivement laissant seulement les jeunes et les autorités locales.

 

 Les autorités locales notamment la Maire de la commune Dilouki, Joséphine Hélarry, a regroupé ces ex-rebelles dans les locaux de la SOCOCA. « Ils ne sont pas agressifs ni brutales, mais seulement leur présence inquiète la population », a poursuivi la même source.

 

Alertée, la force de la Minusca basée  à Ngaoundaye à une cinquantaine de kilomètre de ce village, va à la rencontre de ces ex-Séléka. Selon une source de la Minusca, les forces de la Minusca pourraient rentrer en négociation avec ces déserteurs dès ce jeudi 18 février.

 

C’est la deuxième fois que des groupes armés apparaissent dans cette localité. La dernière fois remonte en juillet 2015 où ils ont passé quelques heures avant de regagner la brousse. Et en repartant, ils ont ramassé des vivres, des cabris.

 

 

Les services de l’Etat quasi inexistants à Ndélé

 

http://rjdh.org/ PAR BABIKIR OUSMANE LE 18 FÉVRIER 2016

 

Le préfet  de Bamingui-Bangoran a déploré  le manque  des services administratifs dans la localité. Selon lui, depuis le redéploiement  des sous-préfets de Bamingui, de Ndele et le Préfet, les services administratifs n’existent que de nom et ces  personnalités ne sont figuratives.

 

A Ndele, chef-lieu de la préfecture de la Bamingui-Bangoran, les bâtiments administratifs ne sont plus en bon Etat, les fenêtres, les portes, les bureaux des chefs de services, autrement dit toutes les structures  administratives ne sont pas opérationnelles.

 

« La police, la gendarmerie, la douane, le service des eaux et forêt , de mines et bien d’autres services sont tenus par des éléments de FPRC de l’Ex-coalition SELEKA. Cette situation rend l’autorité administrative de l’état inefficace », c’est en ces termes qu’Abdoulaye Mahamat préfet de Bamingui-Bangoran a présenté mardi 16 février 2016 la situation de sa zone de juridiction au RJDH.

Il a par ailleurs indiqué que depuis le redéploiement des trois administrateurs dans  la localité, rien ne marche. « Je suis venu ensuite les deux sous-préfets, celui  de Bamingui et son collègue de Ndele. Mais, la structure administrative n’est pas au grand complet. Et donc, vous savez avec une zone de  turbulence, c’est très difficile. Nous sommes là comme figuratifs. Donc, rien ne marche », a déploré le préfet.

 

« Les bâtiments administratifs ne sont pas en bon état. Pour le moment, je travaille à la mairie de la ville de Ndélé. C’est  depuis les événements de 10 décembre 2012 que les bâtiments administratifs sont partis en l’air », a- t-il ajouté.

 

Selon l’autorité préfectorale, cette faiblesse de l’Etat les pousse à prendre des décisions en associant les groupes armés non conventionnel. « Ce n’est pas toujours facile avec les groupes armées qui détiennent encore des armes en mains. Il fallait prendre des décisions à leur faveur et c’est ce qui fait que les décisions sont en défaveur de l’Etat. Moi en tant que préfet de la localité, je ne prends pas la décision comme il se doit », a déploré Abdoulaye Mahamat.

 

C’est depuis l’attaque de  la ville de Ndélé, par la  rébellion de l’ex-Séléka le 10 décembre 2012 que l’autorité de l’Etat est fragilisée dans la Bamingui-Bangoran.

 

L’eau potable se fait rare dans la préfecture de la Lobaye

 

http://rjdh.org/ PAR CAROLE BYCEKOAN LE 18 FÉVRIER 2016

 

La population de Mbaïki, Moungoumba, Boda, dans la  préfecture de  la Lobaye éprouve des difficultés d’avoir  accès à l’eau potable. Sur 200 forages  installés  pour toute la préfecture, seulement  167 sont opérationnels. Pour   avoir de l’eau  il faut parcourir 2 à 3 km. Ces derniers sont dans l’obligation d’utiliser les cours d’eau le plus proche  des villes.

 

Michel Idjéma, adjoint au chef de groupe dans la commune de  Boukoko a déploré la peine de la population à avoir de l’eau potable. « Nous avons de la peine à avoir de l’eau potable. Pour avoir de l’eau, il faut se rendre très tôt le matin et passer au moins  5 heures du temps. Avec toutes ses difficultés, nous sommes obligés d’utiliser les cours d’eau qui sont plus proches de nous avec des conséquences sanitaires possibles», a-t-il déploré.

 

Même à Moungoumba, la situation est aussi pénible. « J’habite à 4 km  de la ville de Moungoumba. Cette distance a fait que nous n’avons pas la possibilité d’aller chercher de l’eau potable. Nous utilisons l’eau des sources », a regretté une femme.

 

Pierre Ngotti, Préfet de la Lobaye a confié au RJDH que d’après le dernier rapport de  l’Agence Nationale de l’Eau (ANEA) dans la Lobaye, la situation est inquiétante. « 30% des forages  non fonctionnels dans la préfecture ce qui fait que la population a de la peine à s’approvisionner en eau potable », a-t-il  soutenu.

 

« Malgré les  séries de  sensibilisation sur l’hygiène et assainissement,  la plupart de la population  utilisent les cours d’eau, même si l’eau c’est la vie, il faut utiliser la bonne qualité d’eau pour la santé »,  a fait savoir la même source.

 

La population de la préfecture de la Lobaye compte environ 214.137 habitants. Elle appelle les humanitaires à réparer les forages qui sont en panne et à installer d’autres forages.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 23:36

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-02-17 13:37:34 - Faustin Archange Touadéra devance largement, au second tour de la présidentielle centrafricaine, son adversaire, Anicet Georges Dologuélé, selon les premiers résultats provisoires de plusieurs bureaux de vote de Bangui que publie depuis mardi soir l’Autorité nationale des élections.


Outre la ville de Bangui et sa périphérie, les résultats concernent le vote des Centrafricains de l'étranger et si la tendance observée jusqu'ici se maintient, Faustin Archange Touadéra est parti pour être le nouveau Président de la République centrafricaine.

Toutefois, la publication de ces résultats se fait sur fonds de polémique née d'une supposée rencontre entre le candidat Anicet Georges Dologuélé et le rapporteur général de l'Autorité nationale des élections Julius Rufin Gouadé Baba dans la nuit de lundi à mardi.


Les partisans de Faustin Archange Touadéra sont montés au créneau pour dénoncer cette rencontre la qualifiant de tentative de fraudes en faveur de Dologuélé.

Cette situation a provoqué la mise à l'écart de Julius Gouadé Baba dans la proclamation des résultats pour éviter l'amplification de la polémique qui pourrait nuire à la crédibilité du scrutin.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=846087#sthash.mdYaiX1N.dpuf

Présidentielle centrafricaine : Faustin Archange Touadéra largement en tête à Bangui
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 23:25

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 17 février 2016 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), salue à l’instar de tous les observateurs nationaux et internationaux, le climat apaisé qui a prévalu lors des élections combinées, présidentielle et législatives, du 14 février. Cette annonce a été faite par son Porte-parole, Vladimir Monteiro lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission tenue ce 17 février 2016.

 

La MINUSCA invite les Centrafricains à préserver cet esprit de paix et à attendre dans la sérénité les résultats définitifs de ces élections, a poursuivi Vladimir Monteiro. Les Nations Unies, dans le cadre de l’Assistance électorale intégrée continuent à apporter leur soutien logistique, technique et sécuritaire au processus électoral en toute transparence et en toute neutralité, conformément à son mandat. En effet, à compter de ce jour, toute la flotte aérienne de la MINUSCA est mobilisée dans l’acheminement des procès-verbaux des préfectures vers Bangui. Conformément aux engagements de la Mission et dans un souci de transparence et de crédibilité, les représentants des deux candidats à l’élection présidentielle seront autorisés, à titre exceptionnel, à accompagner les procès-verbaux à bord des avions de la MINUSCA vers Bangui, et destinés au Centre de traitement des données (CTD) de l’Autorité nationale des élections (ANE).

 

Suite à un article paru dans le journal Le Confident, sous le titre « La MINUSCA doit 528 millions à la SOCATEL » concernant l’occupation d’un terrain, le Porte-parole a tenu à rappeler l’entente juridique passée avec les autorités nationales et portant présence des Forces de la Mission (Status of Forces Agreement ou SOFA). Conformément à l’article V, paragraphe 16 du SOFA, la MINUSCA avait introduit une demande d’attribution dudit terrain appartenant à l’Etat en date du 21 août 2014. Le 16 septembre 2014, par note verbale, le Ministère des Affaires étrangères de la RCA a informé la MINUSCA de la décision du Gouvernement centrafricain de céder ce terrain à la Mission à titre gracieux. Il convient de noter que ce terrain était occupé auparavant par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). La MINUSCA retient que ce terrain est une propriété de l’Etat centrafricain et qu’elle n’est pas liée financièrement à la SOCATEL pour son occupation. Il appartient au gouvernement centrafricain et à la SOCATEL de régler leur désaccord sur ce titre de propriété. La Mission se réserve le droit de revoir l’occupation du terrain conformément à ses besoins opérationnels et en fonction du règlement de cette affaire. La MINUSCA regrette de ne pas avoir été contactée avant la publication d’un tel article, a conclu le Porte-parole.

 

Au chapitre de la promotion et de la protection des droits de l’Homme, Monteiro a fait état de 30 cas de violations qui ont affecté 71 personnes, dont trois mineurs et trois femmes. Il s’agit d’exécutions extrajudiciaires et sommaires, de traitements cruels inhumains et dégradants, d’enlèvements, d’arrestations et de détentions arbitraires, de destructions de propriété et de viols.

 

Sur les efforts de réconciliation et de cohésion sociale, la conférence de presse a été l’occasion de revenir sur la signature du pacte de non-agression et de réconciliation entre les communautés du 3e arrondissement et de Boeing. Il permet désormais aux musulmans d’accéder la section du cimetière municipal qui leur est réservée. La MINUSCA a mis en place dans un premier temps un dispositif sécuritaire pour l’accompagnement des convois funéraires. Ainsi, dès le jeudi 11 février les citoyens de confession musulmane ont pu enterrer leurs morts. Lors de la signature, le Représentant spécial du Secrétaire général, Parfait Onanga-Anyanga, a précisé que le pacte marque le début dun processus de normalisation des rapports inter communautaires appelés à se renforcer avec le temps. La volonté et la persévérance de tous les acteurs concernés seront donc indispensables pour en assurer le plein respect et une mise en œuvre effective. A cet égard, je tiens à vous assurer de la poursuite de notre engagement à vos côtés, avait-il indiqué.

 

De même, le porte-parole a indiqué que les activités menées dans le cadre du projet «jeunes à risque» ont permis de créer 252 emplois d’urgence en faveur de jeunes vulnérables dans les travaux de réhabilitation du stade municipal de Bambari, du marché de Boy Rabe et de la construction de la salle de la Mairie de Kaga Bandoro.

 

Dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat, la MINUSCA a organisé deux ateliers, l’un sur le renforcement des capacités à l’intention de 15 magistrats instructeurs et du parquet de la Cour d’appel de Bangui et un deuxième sur la validation du diagnostic et de l’élaboration d’un plan de renforcement institutionnel et opérationnel de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM). Ces formations ont été organisées en partenariat avec le Ministère de la justice et l’ENAM, avec l’appui du PNUD et ONU Femmes.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Force, colonel Adolphe Manirakiza a indiqué que les Casques bleus continuent à protéger la population civile en effectuant des patrouilles aussi bien sur les localités de Beloko, Paoua et Bocaranga du Secteur Ouest, Ndele, Kaga Bandoro, Dekoa, Mbres Bambari au Centre et Sam Ouandja, Birao, Bria, Yalinga, Bangassou à l’Est. Ce dernier secteur, où des groupes soupçonnés être membres de la LRA sont présents, a bénéficié d’une période d’accalmie avant les élections, suite aux actions menées par la force de la MINUSCA.

 

Quant à la composante de Police, elle a poursuivi la sensibilisation sur la Police communautaire à Bangui, selon le porte-parole, lieutenant Salifou Konseiga. Dans le domaine de la collaboration et du renforcement des capacités des FSI, la MINUSCA et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont démarré le lundi 8 février 2016, un projet de recensement des policiers et gendarmes centrafricains. L’objectif de cette opération est de mieux maitriser les effectifs de ces deux institutions par la création d’une base de données fiables, de leur délivrer des cartes d’identité professionnelles et asseoir une bonne gestion des ressources humaines.

LA MINUSCA SE FELICITE DU CLIMAT APAISE QUI A PREVALU LORS DU SCRUTIN DU 14 FEVRIER
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 23:15
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Touadera maintient la tête des résultats provisoires

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 17 FÉVRIER 2016

 

Le deuxième jour de publication des résultats provisoires de la présidentielle par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), reste en faveur du candidat indépendant Faustin Archange Touadera. Depuis mardi 16 février, il totalise environ 187.011 voix contre environ 67.539 voix du candidat Anicet Georges Dologuélé.

 

L’ancien premier-ministre Faustin Archange Touadera a obtenue pour ce mercredi 17 février  environ 65.838 voix et Anicet Georges Dologuélé, en a eu environ 18.627 voix.

 

Ces résultats provisoires concernent la ville de Bangui, Bimbo, Begoua, une partie de l’Ombella-Mpoko, de la Lobaye et l’étranger notamment Maroc, Congo Brazzaville et Togo.

 

Les détails de ces résultats provisoires sur le site de l’ANE, vers le lien suivant : http://www.anerca.org/index.php/elections-presidentielles/2eme-tour/58-2eme-tour-presidentielles

 

 

L’autorité de l’Etat reste fragile à Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 17 FÉVRIER 2016

 

Le préfet de la Nana Gribizi  Gaston Yendémo, a déploré la fragilité de l’autorité de l’Etat dans la sous-préfecture de Kaga-Bandoro. Selon lui, les services publics entre autres, la douane, les eaux et forêts sont tenus par des groupes armés non conventionnels. Les ex-Séléka se substituent à la force de défense et de sécurité.

 

La gendarmerie, la police, la douane, les services de l’élevage et de l’agriculture sont tenus par les éléments de l’ex-coalition Séléka. Cette situation rend inefficace l’autorité du préfet, qui réclame le redéploiement des forces armées centrafricaines dans la ville.

 

Gaston Yendémo, préfet de la Nan Gribizi a souligné que les présumés auteurs des délits remis par la Minusca à ces groupes armés se sont retrouvés libres, parce que la chaine pénale n’est pas en place. « La gendarmerie et la police sont quasiment inexistantes. Ces forces non conventionnelles agissent et se sont substituées à l’Etat », a déploré cette autorité locale.

 

Cette autorité a fait savoir au RJDH qu’une femme présumée sorcière est morte sous les coups et blessures de ces groupes armés qui ont occupé les locaux des services de l’Etat.

 

 « De nos jours, la population de la ville de Kaga-Bandoro est victime des atrocités de ces forces qui agissent en seigneur. Ils gèrent les affaires  de l’Etat pour leur propre compte. La gare routière, les taxes versées par les chauffeurs sont utilisées pour leur compte. L’Etat perd ces recettes au profit des groupes armés », a relevé le préfet.

 

Les bâtiments administratifs restent toujours en ruine. La résidence du préfet a été détruite pendant la crise qu’a connue la Centrafrique. « Je réside dans une maison qui n’est pas confortable. Je suis obligé parce que je ne peux pas abandonner ma responsabilité », a repris le préfet.

 

Gaston Yendémo, a suggéré au gouvernement de transition la restauration effective de l’autorité de l’Etat en déployant un détachement des FACA, de la gendarmerie, de la police afin que la chaine pénale s’effectue et que l’impunité s’arrête à Kaga Bandoro.

 

Suite à la présence de ces groupes armés dans la ville, la liberté d’expression de la population de la ville de Kaga-Bandoro, pose un réel problème. Les déplacés ont peur de dire exactement leur souffrance.

 

Les bâtiments, les services de l’Etat sont occupés et contrôlés par ces groupes en arme depuis les évènements de 2012.

 

 

Le Chargé d’animation de la société civile de Paoua fait le point sur les projets et les organisations locales

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 17 FÉVRIER 2016

 

Josué Urbain Nguette, Chargé d’animation des organisations à la Maison de la Société Civile et du Développement Local de Paoua a présenté la situation des organisations de la dite ville après la mise en place du projet. Un programme initié par le gouvernement avec le financement de l’Union Européenne en Centrafrique.

 

RJDH : Josué Urbain Nguette bonjour !

 

JUN : Bonjour !

 

RJDH : Vous êtes le chargé d’animation des organisations à la Maison de la Société Civile et du Développement Local de Paoua. C’est quoi la maison de la société civile et quelle est sa mission dans la localité ?

 

JUN : C’est un programme initié par le gouvernement centrafricain qui a reçu un financement de l’Union Européenne. Dans l’exécution de ce projet, la Maison de la Société civile a été créée juste pour exécuter un programme d’appui au renforcement des capacités des organisations locales et des autorités locales dont le but est de contribuer au développement durable de la RCA par l’amélioration de conditions de vie de la population et la participation active des acteurs de développement.

 

Quel sont les défis à relever dans cette organisation ?

 

JUN : Dans ce programme, il y a quatre défis à relever. Le défi numéro 1, c’est la relance économique en République Centrafricaine, le défi numéro 2, c’est juste le défi démographique et société, le défi de développement territorial, le défi du développement de la société civile centrafricaine. Dans l’objectif spécial. Il y a le dialogue social et la gouvernance démocratique du territoire, la reconstruction de l’espace et des services publics, l’accompagnement des initiatives et dynamiques de la société civile, l’apprentissage par la pratique, la démonstration et la mise en réseau des paires autour des chantiers école.

 

RJDH : Quelles sont les organisations locales avec lesquelles vous travaillez dans l’exécution de ce projet à Paoua ?

 

JUN : Ici je crois que la phase de repérage et d’identification continue. Il n y a pas de fin à ce travail. En ce moment, nous avons enregistré 748 organisations de la société civile dont cinq plateformes à qui nous avons eu à passer des entretiens sont au nombre de 47

.

RJDH : Qu’est-ce que vous avez eu à réaliser dans la ville de Paoua avec ces organisations ?

 

JUN : Nous avons monté quatre projets qui avaient été validés par le comité régional du développement piloté par le Préfet de l’Ouham-Pende et ces projets sont déjà en exécutions. Le projet FARDEB qui est une ONG locale qui a ses démembrements dans certaines communes, le projet consiste à la production de bat de carité, et un bâtiment a été construit qui a abrité le siège car plus de cinq cents ONG sont issues de cette association. Au niveau de la commune de Babé-sarh, il y a une plate-forme féminine qui a bénéficié de l’appui  d’un bâtiment qui permet de stocker leurs produits agricoles. A Gouzé, il y a des travaux qui se font dans le domaine de l’élevage, de la santé, même projet  dans la commune de Bétoko.

 

RJDH : Est-ce que vous avez mis en place un comité de suivi pour ce grand chantier ?

 

JUN : Par rapport à notre attribution, je suis mieux placé pour faire le suivi de ces programmes. On ne peut en aucun cas appuyer un groupement ou une organisation sans pour autant avoir l’œil là déçu. Je descends sur le terrain et je fais le constat, je remets le rapport au directeur pour la validation.

 

RJDH : Quelle est la situation de la Maison de la société civile et du Développement après les événements dans la région ?

 

JUN : Les événements militaro-politiques ces derniers temps ont  joué négativement sur les aspects administratifs. Il y a une carence dans presque toutes les communes de Paoua qui ne disposent pas  des bâtiments ni des mobiliers ainsi que des documents administratifs.

 

RJDH : Monsieur Josué Urbain Nguetté  je vous remercie !

 

JUN : merci monsieur le Journaliste.

 

Propos recueillis par Judicaël Yongo.

 

 

Sibut reprend son ambiance après les violences de près de 3 ans

 

http://rjdh.org/  PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 17 FÉVRIER 2016

 

La ville de Sibut, victime de la crise politico-militaire reprend ses activités socio-économiques. Même si les effets de ladite crise sont encore tangibles, certains commerçants tentent de reprendre les mains.

 

 La ville de Sibut est le chef-lieu de la Kémo et  située à 185 km de Bangui. Sa population est estimée à plus de trente mille selon le recensement général d’habitation et de la population de 2003.

 

Les kiosques des commerces généraux sont installés aux abords de la grande voie. Les restaurants, les magasins et les véhicules du transport en commun sont actifs dans la ville.

 

Valérie  Yanguéré, est en train de digérer son restaurant en face  du marché central de Sibut. Elle se débrouille pour surmonter le niveau de sa famille dont les biens ont été débrouillés par des groupes armés.

 

 « J’étais autre fois une femme d’affaire. Je faisais Sibut-Douala, Sibut-Brazzaville. Mais  pendant l’avènement de la rébellion, moi et ma famille, avons été vidés de nos biens. Je suis obligée de revenir à la case de départ avec le restaurant», a-t-elle fait savoir.

 

Il en est de même pour Fermond, cet homme de 36 ans qui  est assis  devant son de rechargement des batteries et de téléchargement des musiques électroniques. Il estime que la vie est comme un éternel recommencement. « Je suis là juste pour chercher à survivre.  Puisque nous venons de sortir d’une crise aigüe », a-t-il témoigné.

 

Il a lancé un appel au gouvernement, afin  de créer des emplois pour les jeunes de la localité.

 

Jeanne Nambéti est une jeune dame qui a  suspendu à ses études en classe de terminale A4’ au lycée Moderne de Sibut à cause des événements douloureux de 2012. Elle a lancé un SOS aux humanitaires et au gouvernement pour le soutient des jeunes. « Si je crois bien plusieurs de mes camarades de classe sont dans la  même situation. Nos parents qui nous ont soutenus dans les études ont été dépouillés de leurs biens. Je suis obligé de me lancer dans la coiffure  pour subvenir à mes besoins », a-t-elle fait savoir.

 

Depuis le déclenchement de la crise, la préfecture de Kémo en générale et Sibut en particulier  n’ont pas encore abrité  un programme de réinsertion  et d’intégration des jeunes désœuvrés.

 

Quelques organisations interviennent dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 14:53

 

 

17 février 2016(AFP)

 

Un des finalistes du 2e tour de la présidentielle tenue dimanche en Centrafrique, Anicet Georges Dologuélé, a accusé mercredi son rival Faustin Archange Touadéra de « fraudes organisées » lors du scrutin censé sortir le pays de trois années de violences.

 

« Nous détenons à ce jour des preuves tangibles de fraudes organisées par le camp adverse à Bangui et dans les provinces », a affirmé au cours d’une conférence de presse, Saturnin Ndomby, porte-parole du parti de M. Dologuélé, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA).

 

« Il y a des bureaux de vote qui sont apparus dans certains arrondissements lors de la proclamation des résultats partiels de Bangui: ce sont « des bureaux de vote fictifs » a-t-il dénoncé.

 

Par ailleurs, « nous avons reçu plusieurs situations d’intimidation avec des chefs de milices armées arpentant les quartiers et les villages ou les abords des centres de vote pour orienter le vote des citoyens », a ajouté le porte-parole de l’URCA.

 

M. Ndomby est également revenu sur la polémique déclenchée mardi au sujet d’une éventuelle rencontre secrète entre M. Dologuélé et le rapporteur-général de l’Autorité nationale des élections, Julius Ngouadé Baba.

 

« Certaines allégations ont été distillées, laissant entendre que l’URCA et son candidat à l’élection présidentielle tenteraient de manipuler les résultats du scrutin », a-t-il expliqué, niant toute rencontre entre les deux hommes.

 

Par cette attitude, le camp Touadéra « alimente un climat de tension qui est de nature à entamer la paix civile et la cohésion sociale en décrédibilisant les institutions chargées d’organiser » le scrutin.

 

Selon l’équipe de campagne de M. Touadéra, qui évoque des faits « d’une profonde gravité », le responsable de l’ANE a rencontré M. Dologuélé en secret lundi soir, « à la résidence du cadet de ce dernier située non loin du motel dénommé Catimini » à Bangui.

 

En attendant, Julius Ngouadé Baba a été « mis à l’écart  pour ne pas gêner le processus électoral », selon la présidente de l’ANE, Marie-Madeleine N’kouet Hoornaert, évoquant des suspicions « pas avérées ».

 

Ces accusations croisées interviennent alors que l’ANE a commencé mardi la proclamation de résultats partiels et provisoires de la présidentielle pour Bangui.

 

Ces résultats, donnés bureau de vote par bureau de vote, faisaient apparaitre une nette avance de M. Touadéra sur son rival, mais aucun chiffre global n’a été publié pour l’instant pour la capitale, et encore moins pour la province.

Présidentielle en Centrafrique: Dologuélé accuse son rival de « fraudes organisées »
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 14:33

 

 

ENQUÊTE

 

Par Bruno Meyerfeld  LE MONDE • 

 

Quand Yoweri Museveni est né, on l’a tout de suite mis sur une vache. C’est le rite de passage chez les Banyankole Bahima, son ethnie, qui peuplent le sud-ouest de l’Ouganda. On donne au bébé un arc et des flèches. « C’est ta vache, défends-la maintenant ! », encourage la famille. Si l’animal meurt, le garçon sera considéré comme peu chanceux. Mais si la vache vit longtemps, et a une importante descendance, alors l’enfant pourrait avoir un grand destin. « La mienne a très bien réussi, malgré toutes les vicissitudes dont elle a souffert », racontera plus tard Yoweri Museveni.

 

Légende ou réalité ? La scène est en tout cas racontée par le président ougandais dans son autobiographie, Sowing the Mustard Seed (« Semer la graine de moutarde », 1997, Macmillan Education, non traduit). Pas besoin de lire très longtemps entre les lignes. La vache de Museveni, c’est l’Ouganda.

 

Candidat à un cinquième mandat, ce jeudi 18 février, jour du premier tour de l’élection présidentielle, le vieux bouvier de 71 ans, au pouvoir depuis 1986, ne compte pas rendre la liberté à son troupeau. « Comment pourrais-je quitter une bananeraie que j’ai plantée et qui commence à donner des fruits ? », a-t-il déclaré au début de l’année, avec ses éternels airs d’acteur de théâtre. Son slogan de campagne en dit long : « Mon Pays, mon Président ». Comme si les deux ne faisaient qu’un.

 

« Vaguement de gauche »

 

Yoweri Kaguta Museveni naît en 1944 à Ntungamo sur les terres de l’antique royaume d’Ankole, alors incorporé au Protectorat britannique de l’Ouganda. Museveni, « Fils d’un homme du septième » (de seven, « sept » en anglais), est un nom de combat, hommage au 7e bataillon des troupes coloniales du King’s African Rifles, où ont combattu nombre d’Ougandais pendant la seconde guerre mondiale. Son père hérite d’une centaine de vaches. En paysan aisé, il envoie son fils étudier chez les anglicans.

 

Dès le lycée, le jeune Museveni se cherche un modèle. « Il était vaguement de gauche, vaguement révolutionnaire », se souvient Gérard Prunier, historien et spécialiste de l’Ouganda. Son regard se tourne vers la Tanzanie socialiste de Julius Nyerere. La capitale Dar Es Salam est alors, dans les années 1960 et 1970, la Mecque du socialisme africain. « On y trouvait de tout, depuis les guérilleros communistes jusqu’aux sociaux-démocrates. Nyerere protégeait tout le monde », ajoute Prunier.

 

En 1967, Museveni part pour l’université de Dar Es Salam, où il étudie l’économie et les sciences politiques. Sur les bancs de la fac, il côtoie Walter Rodney, historien guyanais, radical et anticolonialiste, se lie d’amitié avec John Garang, futur chef de la rébellion sud-soudanaise. Avec un groupe d’amis, il rejoint les zones libérées par le Front de libération du Mozambique (Frelimo), d’orientation communiste, qui se bat alors contre le colon portugais. Le futur président y reçoit une première formation militaire. « A l’époque, je n’étais pas un très bon tireur, mais je me suis amélioré plus tard », raconte-t-il dans son autobiographie.

 

Le 25 janvier 1971, Idi Amin Dada, chef d’état-major de l’armée, renverse le président Milton Obote, qui dirigeait l’Ouganda d’une main de fer depuis l’indépendance en 1962. Yoweri Museveni sent son heure venir. Réfugié en Tanzanie, il fonde son propre mouvement, Front for National Salvation (Fronasa), marqué à gauche, anti-Idi Amin, mais aussi anti-Obote.

 

Entré dans la clandestinité, il effectue d’innombrables allers et retours en Ouganda, cache des armes, structure le réseau de ses partisans, use de faux noms (Kassim, Abdalla, Mugarura) au gré des circonstances. Ses aventures, qu’il racontera par le menu, feront sa légende. Ainsi, un soir, à Mbale, sur les pentes du mont Elgon, la maison où se trouve le futur président ougandais est encerclée par quinze soldats. Museveni s’enfuit miraculeusement à travers les forêts d’eucalyptus et les herbes hautes, déchargeant son pistolet sur les soldats dans la nuit qui tombe, caché derrière les arbres. Un récit entre Rambo et Jean Moulin.

 

Le 30 octobre 1978, le régime sanguinaire d’Idi Amin Dada signe son acte de décès en annexant une région frontalière de la Tanzanie. Nyerere mobilise ses troupes et s’appuie sur les Ougandais en exil. L’ubuesque tyran est renversé l’année suivante. Dans le gouvernement qui le remplace, Museveni devient ministre de la défense. Mais très vite, l’unité de façade s’effondre. En 1981, après des élections contestées qui voient le retour au pouvoir de Milton Obote, Museveni prend le maquis.

 

« Chantre du capitalisme en Afrique »

 

L’acte fondateur de la rébellion se produit le 6 février 1981. A la tête de 34 hommes, dont seulement 27 armés, le groupe de Museveni attaque victorieusement les baraques militaires de la ville de Kabamba, mettant la main sur de précieux stocks d’armes et de munitions. Aux côtés de Museveni, on trouve un jeune Rwandais. Un grand type, sec, autoritaire, intelligent, d’ethnie tutsi : Paul Kagamé. Le futur président du Rwanda se battra au côté de Museveni jusqu’à sa prise du pouvoir.

 

Depuis son bastion de Lowero, à 60 km au nord de la capitale Kampala, Museveni met en application les techniques de guérilla apprises à l’école mozambicaine. Mais en imposant un strict code de conduite, il obtient le soutien de la population. Il crée la National Resistance Army (NRA), branche armée du National Resistance Movement (NRM), parti aujourd’hui au pouvoir. Dans un programme en dix points qui fera date, Museveni et ses partisans s’engagent pour la démocratie, la justice sociale, contre la corruption et le despotisme. Dans son combat, Museveni obtient le soutien ambigu du colonel Kadhafi.

 

Le 29 janvier 1986, après cinq ans de lutte armée, les soldats de la NRA entrent dans Kampala. Museveni, moustachu et sûr de lui, casquette sur la tête et chemise ouverte, fait une arrivée théâtrale, à bord d’une rutilante Mercedes, pour y prêter serment. Le nouveau président, âgé de 42 ans, promet « un changement fondamental » pour l’Ouganda.

 

Dans un pays dévasté par la guerre civile, l’économie est la priorité. Les dirigeants jettent leurs idéaux socialistes et leurs treillis aux orties et optent pour le complet cravate. Dès 1987, Kampala passe un accord avec le FMI et la Banque mondiale et profite d’une aide internationale substantielle. L’Etat dévalue à plusieurs reprises le shilling ougandais, favorise l’investissement privé, encourage les Indiens expulsés par Idi Amin Dada à rentrer au pays et opte pour une cure d’amincissement, privatisant jusqu’à l’Uganda Commercial Bank, la « banque du peuple ».

 

« BEAUCOUP DE GENS DISENT QU’IL Y A DEUX MUSEVENI, CELUI DU BUSH ET CELUI AU POUVOIR, ET QUE S’ILS SE RENCONTRAIENT, ILS NE SE RECONNAÎTRAIENT PAS, SANS DOUTE MÊME QU’ILS SE COMBATTRAIENT »

 

Le redressement est spectaculaire. Une classe moyenne émerge et les investissements étrangers pleuvent. L’Ouganda connaît une croissance moyenne de 6,5 % dans les années 1990, et de plus de 7 % dans les années 2000. Le taux de pauvreté est divisé par trois en l’espace de vingt ans. La « perle de l’Afrique » devient un modèle et un laboratoire des politiques libérales appliquées au continent. « On voyait Museveni comme un animal politique marxiste, hostile au consumérisme. Mais force est de constater qu’il est devenu le principal chantre du capitalisme en Afrique », explique Tabu Butagira, reporter au quotidien kényan Daily Monitor.

 

Les troupes de Museveni rétablissent la sécurité et mettent à genoux les rébellions du nord du pays, en particulier la cauchemardesque Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony et ses milliers d’enfants soldats, chassée d’Ouganda en 2006. Des quotas, imposés par Museveni, permettent l’entrée des femmes au sein du parlement ougandais, qui compte aujourd’hui plus d’un tiers de députées.

 

« M7 », comme on le surnomme (en raccourci de son nom), est élevé par Bill Clinton, avec Paul Kagamé, ou l’Ethiopien Meles Zenawi, dans la catégorie des « nouveaux dirigeants africains », tournant le dos aux Idi Amin Dada et autre Bokassa. Mais l’ancien maquisard ne se contente pas de la reconnaissance de Washington. Museveni rebat les cartes du continent, envoyant plusieurs milliers de ses soldats se battre en Somalie contre les Chabab, ou au Soudan du Sud, pour soutenir son vieil ami John Garang, en lutte contre Khartoum.

 

L’Ouganda sert de base au Front patriotique rwandais de Paul Kagamé, qui prend le pouvoir à Kigali en 1994. Ensemble, les anciens compagnons d’armes lancent en 1996 une opération militaire conjointe au Zaïre, exterminant les réfugiés et anciens génocidaires hutus, renversant Mobutu et pillant sans merci les riches sous-sols congolais.

 

« Un homme vaniteux »

 

A son arrivée au pouvoir, Museveni écrivait : « Le problème de l’Afrique en général et de l’Ouganda en particulier, ce ne sont pas les peuples, mais les dirigeants qui veulent rester trop longtemps au pouvoir. » Trente ans plus tard, Museveni est toujours en place, rejoignant un club d’inamovibles autocrates africains, tels Robert Mugabe au Zimbabwe, Paul Biya au Cameroun, José Eduardo dos Santos en Angola ou encore Teodoro Obiang en Guinée équatoriale.

 

La moustache s’est affinée. La casquette a été troquée contre le chapeau beige à cordelette, style gentleman farmer. Le jeune loup en treillis, au corps musclé, est devenu un vieux lion un peu empâté, jouant au papy malicieux et cabotin, jamais à court d’anecdotes ou de références à ses nombreuses vaches. Mais, contrairement aux apparences, le pouvoir a durci Museveni. Depuis dix ans, les manifestations sont réprimées par une police qui n’hésite pas à enlever et à torturer les opposants trop actifs. Comme Denis Sassou-Nguesso au Congo et Paul Kagamé au Rwanda, Museveni change dès 2005 la Constitution ougandaise pour briguer un nouveau mandat. En 2006 puis en 2011, il est réélu. Toujours au premier tour. Toujours avec des soupçons de fraude.

 

Dans le même temps, son poids sur la scène africaine diminue. Sa médiation au Burundi, débutée en juillet 2015, a été un fiasco. L’allié américain a pris ses distances, choqué par les persécutions du régime contre les homosexuels. Les frères de lutte ne sont pas plus tendres. Kizza Besigye, son ancien médecin du « bush », est devenu, au fil des années, son principal opposant. « Beaucoup de gens disent qu’il y a deux Museveni, celui du bush et celui au pouvoir, et que s’ils se rencontraient, ils ne se reconnaîtraient pas, sans doute même qu’ils se combattraient, confie ce candidat de l’opposition, brièvement arrêté par la police à Kampala, lundi 15 février. Mais il n’y a qu’un Museveni. Le pouvoir a révélé sa vraie nature : un homme vaniteux, souhaitant tout contrôler, motivé uniquement par son propre intérêt. » Oubliés, les idéaux du maquis. « Force est de constater que Museveni est devenu tout ce qu’il a combattu quand il était jeune, reconnaît Gérard Prunier. Il est l’image du tyran africain que lui-même dénonçait. »

 

Songe-t-il à passer la main ? « Même s’il le voulait, il ne pourrait pas quitter le pouvoir, estime Jeff Ssebagala, de l’association Unwanted Witness, qui se bat contre les exactions de la police. Sa femme est députée et ministre de son gouvernement. Son frère est l’un des chefs de l’armée, un des personnages les plus puissants du régime après lui. Son fils dirige les forces spéciales. Ils ne peuvent pas le laisser partir. S’il vit vingt ans de plus, il passera cinquante ans au pouvoir. » Et mourra sur scène, comme un acteur.

 

Bruno Meyerfeld

 

 

Ouganda : Yoweri Museveni n’entend pas « quitter le pouvoir maintenant »

 

Le Monde.fr • 


« Comment pourrais-je quitter une bananeraie que j’ai plantée et qui commence à donner des fruits ? » En campagne pour un cinquième mandat, le président ouganda Yoweri Museveni, arpente le pays en ironisant sur les critiques qui lui sont faites par ses adversaires. « Ceux qui disent “laissez-le partir” doivent savoir que ce n’est pas le bon moment », a-t-il scandé samedi, lors d’un rassemblement à Ntugamo (sud-ouest), ajoutant qu’il ne pouvait « pas quitter le pouvoir maintenant ».

 

A la tête de l’Ouganda depuis 1986, le « Vieux », comme le surnomme ses concitoyens, affrontera le 18 février dans les urnes sept autres candidats parmi lesquels son adversaire historique, Kizza Besigye, et son ancien premier ministre Amama Mbabazi.

 

« Préparer la jeune génération »

 

Agé de 71 ans, le président sortant estime qu’il faut « se concentrer sur le développement » et que sa tâche à la tête du pays n’est pas encore achevée.

 

Face à lui, Amama Mbabazi promet de restaurer la limitation des mandats au cours de ces 100 premiers jours au pouvoir, afin de « préparer la jeune génération à prendre le pouvoir en Ouganda ». Une disposition supprimée par Yoweri Museveni en 2005.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/01/11/ouganda-yoweri-museveni-n-entend-quitter-le-pouvoir-maintenant_4845419_3212.html#sRyRKy4DbBDLjAOf.99

 

 

NDLR : A rappeler que c'est à Kampala chez Yoweri Museveni son ami à qui il a sous-traité le sud-est de la RCA (la région de Obo, pour soi-disant traquer Joseph Kony mais sans résultat probant jusqu'ici) que François Bozizé a trouvé refuge depuis qu'il a été chassé du pouvoir par la rébellion Séléka.

Lu pour vous : Yoweri Museveni, roi d’Ouganda
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 13:40

 

 

Par Aymeric Janier  Le Monde.fr Le 16.02.2016 à 08h01

 

  • Les Centrafricains se savaient attendus et ils ont été ponctuels au rendez-vous. Dimanche, les électeurs de ce petit pays de 4,8 millions d’habitants miné par trois années de conflit intercommunautaire entre milices chrétiennes et musulmanes ont voté dans le calme afin de désigner leur prochain président. CNN
  •  
  • Deux candidats, anciens premiers ministres de surcroît, étaient en lice pour ce second tour, qui n’a toutefois pas drainé une forte affluence : Anicet Georges Dologuélé, économiste de formation, et Faustin Archange Touadéra, professeur en mathématiques pures (il a enseigné à l’ENS de Bangui). BBC
  •  
  • A titre de comparaison, le premier tour, qui s’était tenu le 30 décembre, avait été marqué par une très forte participation, proche de 80 %.
  •  
  • En attendant l’issue du vote, qui ne devrait pas être connue avant plusieurs jours, le chef de la délégation d’observateurs déployés sur place par l’Union africaine, Ousmane Ndéné Ndiaye, a estimé que l’organisation du scrutin avait été satisfaisante.
  •  
  • Quel que soit le vainqueur, il recevra en héritage un pays brisé, indigent (la moitié de la population vit de l’aide alimentaire, selon l’ONU) et perclus de tensions sectaires. D’où ses principales missions : relancer l’économie et tenter d’amener les communautés sur le chemin de la réconciliation pour mieux rétablir un consensus politique. The Wall Street Journal
  •  
  • Pour le quotidien burkinabé Le Pays« les choses vont dans la bonne direction ». Mais le pari n’aura véritablement été relevé qu’avec la proclamation définitive et transparente des résultats.
  •  
  • Une telle perspective permettrait à la République centrafricaine (RCA) de« prendre avec fierté sa place dans le concert des nations démocratiques » et de « signifier au monde qu’elle a enfin vaincu le signe indien », estime-t-il.
  •  
  • Et de conclure : « Ce qui ne sera pas pour déplaire à Barthélémy Boganda [père fondateur de la nation après l’indépendance de 1960] qui, du fond de sa tombe, saura que son sacrifice pour une RCA forte et démocratique n’a pas été vain ».
  •  

Aymeric Janier

Lu pour vous : La Centrafrique bientôt lancée sur les rails démocratiques ?
Repost 0
Centrafrique-Presse.com