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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 18:26
Vers un assouplissement de l'embargo sur les armes en RCA
Vers un assouplissement de l'embargo sur les armes en RCA

 

 

Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

 

Par RFI Publié le 31-01-2019 Modifié le 31-01-2019 à 01:26

 

Le Conseil de sécurité doit voter ce jeudi 31 janvier le renouvellement pour un an de l’embargo sur les armes en place en Centrafrique depuis 2013. Mais pour la première fois, Paris, qui a rédigé le texte, ouvre la voie à un assouplissement de cet embargo comme le réclamaient les autorités centrafricaines qui dénoncent une politique du « deux poids deux mesures ». Concrètement, le Conseil de sécurité s’engage à revoir les termes de l’embargo d’ici au 30 septembre si Bangui remplit un certain nombre de conditions.

 

Le texte qui devrait être adopté à l’unanimité reconnaît le besoin urgent des autorités centrafricaines à équiper et entrainer ses forces de sécurité dans un contexte où les groupes armés se renforcent et obtiennent des armes de contrebande. C’est fort de ce constat que le Conseil ouvre la voie à un assouplissement de l’embargo sur les armes à condition que Bangui respecte encore quelques exigences.

D’ici au 30 avril, le Conseil de sécurité transmettra aux autorités centrafricaines une feuille de route opérationnelle sur les mesures à prendre concernant la réforme du secteur de la sécurité, les programmes de désarmement des combattants armés et la gestion des armes et des munitions. Celles-ci feront l’objet d’une double évaluation fin juin par Bangui puis fin juillet par le secrétaire général de l’ONU.

Si les conditions sont réunies, le Conseil s’engage à étudier avant le 30 septembre une levée partielle de l’embargo. Paris s’attendait à une forte résistance des Russes et des Chinois. Mais la levée récente d’exemption sur les armes pour ces deux pays a semble-t-il aboli les dernières objections…

 

 

Centrafrique : vers la levée de l'embargo sur les armes

 

http://www.adiac-congo.com  Jeudi 31 Janvier 2019 - 16:26

 

L'ONU a accordé à la Russie et à la Chine de nouvelles exemptions à l'embargo sur les armes imposé à Bangui qui devrait être renouvelé pour un an supplémentaire par le Conseil de sécurité.

 

Rédigé par la France, un projet de résolution exprime, en effet, pour la première fois, « l'intention » du Conseil de sécurité des Nations unies d'assouplir, d'ici au 30 septembre, l'embargo en vigueur depuis 2013, en fonction d'une évaluation des progrès réalisés en matière sécuritaire dans le pays.

À cette fin, des critères vont être établis et une évaluation demandée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, d'ici au 31 juillet.

Les autorités centrafricaines, qui réclament depuis longtemps la fin de l'embargo sur les armes pour mieux lutter contre les groupes armés qui contrôlent la majorité du pays, seront aussi mises à contribution pour un rapport à remettre d'ici au 30 juin sur les mêmes sujets, prévoit le projet de résolution.

Des « critères-clés clairs et bien identifiés » vont être définis d'ici au 30 avril sur la réforme du secteur de la sécurité, le désarmement, la démobilisation, le processus de réintégration et de rapatriement (des combattants), la gestion des armes et munitions. Ils « permettront au Conseil de sécurité de revoir l'embargo sur les armes » d'ici à fin septembre, précise le texte.

Le 28 janvier, environ trois mille Centrafricains, dont le Premier ministre, Mathieu Simplice Sarandji, avaient manifesté à Bangui pour exiger à nouveau la levée de l'embargo. « Le gouvernement respecte l'embargo alors que les groupes armés reçoivent des armes. Le peuple centrafricain ne peut pas comprendre cette loi de deux poids deux mesures », avait déclaré le Premier ministre.

Selon des diplomates, le projet de résolution devrait être adopté à l'unanimité, y compris avec le soutien de la Russie aux critiques virulentes à l'égard de la France en décembre, lors du renouvellement de la mission de Casques bleus (onze mille six cent cinquante militaires et deux mille quatre-vingts policiers).

Dénonçant alors une approche « orgueilleuse » de Paris dans la négociation, l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, avait estimé que les pays africains indépendants étaient traités « comme des pré-carrés ».

Pour le renouvellement de l'embargo sur les armes, le ton a radicalement changé. « Nous pensons que c'est une bonne idée d'avoir un réexamen de l'embargo » en fin d'année, a déclaré Vassily Nebenzia.

« Une perspective est ouverte » pour la fin de l'embargo mais « sans engagement », relève un diplomate sous couvert d'anonymat.

Dans l'attente du réexamen, une nouvelle demande d'exemption de l'embargo faite par la Russie - de plus en plus impliquée dans l'ex-colonie française, en soutien au président Faustin-Archange Touadera -, concernant des pistolets, des kalachnikovs et des munitions, vient d'être acceptée par l'ONU. Cette demande d'exemption avait suscité des réserves des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni. Mais Paris a levé ses objections le 25 janvier et Washington ainsi que Londres ont fait de même mercredi, selon des diplomates.

La Russie avait déjà obtenu de l'ONU, au cours des dernières années, des exemptions pour livrer des armes aux forces de sécurité centrafricaines, entourées de conditions sur leur stockage et leur traçabilité.

La France avait aussi bénéficié, l'an dernier, d'une exemption pour remettre des fusils d'assaut aux unités de l'armée formées par l'Union européenne. La France intervient à l'occasion en Centrafrique avec des avions de chasse venus du Tchad pour apporter un soutien aérien à la force de Casques bleus de l'ONU déployée dans le pays.

En 2018, la Chine avait également demandé une exemption pour livrer des armes, longtemps bloquée à l'ONU. Selon une source diplomatique, elle a finalement été accordée récemment après une reformulation de la demande chinoise, qui ne portait plus sur des armes létales et de l'armement anti-aérien, mais principalement sur des véhicules.

Depuis une semaine, des pourparlers de paix sont menés à Khartoum entre le gouvernement et des groupes armés contrôlant la plus grande partie de la Centrafrique. L’objectif de ce dialogue est de ramener la paix dans ce pays en proie aux violences depuis 2013.

Josiane Mambou Loukoula et AFP

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 18:21
Dialogue de Khartoum, les négociations rentrent dans une phase difficile
Dialogue de Khartoum, les négociations rentrent dans une phase difficile
Dialogue de Khartoum, les négociations rentrent dans une phase difficile
Dialogue de Khartoum, les négociations rentrent dans une phase difficile
Dialogue de Khartoum, les négociations rentrent dans une phase difficile
Dialogue de Khartoum, les négociations rentrent dans une phase difficile
Dialogue de Khartoum, les négociations rentrent dans une phase difficile
Dialogue de Khartoum, les négociations rentrent dans une phase difficile

 

Centrafrique : Dialogue de Khartoum, entre décrispation et rallongement de la durée des pourparlers

 

Khartoum, Soudan 2019-01-31 (ADV) – Les pourparlers de paix entre les groupes armés et le gouvernement Centrafricain, enclenchés depuis le 24 janvier sous l’égide de l’Union Africaine connaissent un début de décrispation. Ce processus pourra être rallongé jusqu’au weekend prochain.

« Nous sommes sur une très bonne voie, il ne nous reste que deux petits points à traiter ce jour pour déterminer la date de la signature de l’Accord à Bangui », a confié à ADV Béranger Ludovic Igor Lamaka, porte-parole du mouvement Anti-Balaka.

L’avant-projet d’accord sorti avec le consentement du gouvernement ayant exclus, l’amnistie et le partage du pouvoir, a suscité l’opposition des quatorze groupes armés.

« L’amnistie et la mise en place d’un gouvernement de crise », sont les principales revendications défendues par les groupes armés et présentés comme préalable à la signature de l’Accord de paix.

Les discussions qui ont suivi le positionnement du gouvernement et le contre positionnement des groupes armés sur ces deux points, aux fins de créer un retard dans le processus de Khartoum imposant aux organisateurs un léger rallongement du calendrier, même si tout devrait finir ici à Khartoum le 2 février 2019.

Selon les informations RJDH, les conclusions attendues pour hier ne pourraient l’être que ce weekend, le temps d’harmoniser les points de vu, les compiler dans un document et d’arriver à se mettre d’accord sur la date de la signature qui aura lieu à Bangui. Cette période permettra aussi de définir le comité du suivi de cet accord ainsi que le plan de suivi d’exécution des recommandations.

La Centrafrique voire la sous-région, suspendue sur les conclusions des pourparlers pourra être située ce jour, sur la position des groupes armés et le consensus dégagé suite aux réponses du gouvernement.

© Bur-csa – A.H / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

Dialogue de Khartoum, les négociations rentrent dans une phase difficile

https://www.radiondekeluka.org jeudi 31 janvier 2019 15:04

Jusqu'à mercredi 30 janvier au soir, le Gouvernement et les groupes armés n'ont pas pu dégager un consensus autour de l'amnistie et le partage du pouvoir réclamés par les groupes armés. 7 points de revendications sont présentés par les chefs rebelles. Pour la première fois depuis le début des pourparlers, Nourredine Adam, chef du FPRC, a fait son apparition dans les discussions à huis clos.

En tout, 7 points de revendications alimente les échanges. En plus de l'amnistie et le partage du pouvoir, il y a aussi la question du statut des leaders des groupes armés et certains de leurs proches collaborateurs, la transformation des groupes armés en unité mixte de patrouille temporaire, ainsi que la nomination d'un chef du Gouvernement issu des groupes armés.

Igor Ludovic Lamaka, porte-parole des groupes armés, rassure que un consensus a été trouvé autour de certains points malgré les discussions houleuses.

"Sur les questions d'amnistie et de la formation d'un nouveau Gouvernement de sortie de crise avec un nouveau Premier ministre, le facilitateur Ismaël Chergui nous a dit de lui laisser le temps. Il va appeler le chef de l'Etat pour avoir ses impressions. Je crois qu'il y a déjà des avancées car ce que nous recherchons c'est la paix".

Selon des indiscrétions, un comité aurait été mis en place pour discuter de la formule de l'amnistie réclamée par les chefs rebelles.

Les travaux ont repris ce jeudi 31 janvier toujours à huis clos entre les deux parties sous l'égide de l'Union Africaine appuyée par l'ONU. Ces négociations faut-il le rappeler, se déroulent sans la participation des Forces Vives de la Nation conviées dans la capitale soudanaise comme observateurs.

 

 

L'amnistie divise les acteurs centrafricains à Khartoum

 

https://www.dw.com 31.01.2019

 

Les chefs de guerre dont certains sont sous sanction de l'ONU ou cités dans des rapports de violation des droits de l'homme, font de l'amnistie et du partage du pouvoir, des questions prioritaires à Khartoum.

Le gouvernement poursuit son dialogue à Khartoum avec des représentants d'une quinzaine de groupes armés qui écument une large partie du territoire.

L'amnistie et le partage du pouvoir sont les deux points sur lesquels les deux parties devraient encore s'entendre.

C'est ce qu'explique Abakar Sabone, cadre du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), le plus important groupe armé du pays, issu de l'ex-rébellion Séléka. 

 

Ecoutez Abakar Sabone en cliquant sur l’image. "Pour avoir la paix, il faut amnistier tout le monde" (Abakar Sabone)

 

Embargo sur les armes

Mais, faut-il prolonger ou non, l'embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine depuis 2013 ? 

Le Conseil de sécurité des Nations unies en discute ce jeudi et il devrait prolonger l’embargo. D'après des diplomates, l'ONU est d'accord pour accorder à la Russie et à la Chine de nouvelles exemptions à l'embargo.

Ce qui permet à ces deux pays de livrer des armes d'une certaine catégorie, aux forces loyales au gouvernement centrafricain.

 

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 17:30

Lu pour vous 

 

Marc Nexon   Publié le  30/01/2019 à 07:48  | Le Point.fr

 

Des mercenaires auraient été envoyés par Moscou au Venezuela pour défendre le régime de Maduro. Derrière ces soldats, Wagner, une entreprise florissante.

 

Il a fallu qu'il s'y reprenne à deux fois pour démentir. « Bien sûr que non », a-t-il finalement lâché. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a manifesté un certain embarras lors de son intervention télévisée sur la chaîne fédérale Rossiya 1 pour réfuter l'idée de l'arrivée de 400 mercenaires russes au Venezuela. Une information de Reuters les localise pourtant à Caracas où ils auraient reçu la mission de protéger le président Nicolás Maduro.

Leur employeur ? Wagner, une organisation paramilitaire détenue par Evgueni Prigozhin, 58 ans, un oligarque issu de Saint-Pétersbourg et proche de Vladimir Poutine.

Depuis cinq ans, les hommes de Wagner sillonnent la planète. En 2014, ils participent à l'annexion de la Crimée puis à la déstabilisation du Donbass à l'est de l'Ukraine. L'année suivante, ils débarquent en Syrie pour appuyer les forces du régime. En décembre 2017, ils investissent un territoire situé hors de la zone d'influence de la Russie : la Centrafrique. Cent soixante-dix « instructeurs » y séjournent désormais. On retrouve aussi les supplétifs de Wagner en Libye au sein de la garde rapprochée de Khalifa Haftar, l'homme fort à l'est du pays. Ils stationnent enfin au Soudan pour aider les autorités à mater un mouvement de contestation.

Roi des trolls

Ce n'est pas tout. Leur « boss » Prigozhin tente de nouer des partenariats en République démocratique du Congo, au Mozambique, au Zimbabwe, en Angola, en Guinée-Bissau, à Madagascar. Un travail en eaux troubles assez conforme à son pedigree. En effet, c'est un ancien gangster condamné en 1981 à 9 ans de prison pour vol, fraude et participation à un réseau de prostitution de mineures. L'homme se lance ensuite dans l'alimentaire et ouvre une chaîne de restaurants huppés à Saint-Pétersbourg. En 2001, on le voit servir ses plats à Poutine et à Jacques Chirac, en visite officielle. Un surnom lui est accolé : « chef cuisinier de Poutine ».

Puis c'est l'ascension. Il décroche un contrat d'un milliard de dollars consistant à approvisionner les cantines scolaires et militaires du pays. Son nom sort de l'anonymat au lendemain des élections législatives de 2011. Il fonde alors une agence de « trolls » destinée à inonder les réseaux sociaux de fausses nouvelles et à nuire à la réputation des opposants. Son affaire tourne et réalise bientôt un coup de maître : le parasitage de la campagne présidentielle de la démocrate Hillary Clinton. Une initiative qui vaut à Prigozhin d'être inculpé aux côtés de treize autres ressortissants russes par le procureur spécial américain Robert Mueller.

Intérêts

Pas de quoi intimider l'intéressé dont les activités redoublent avec la création de Wagner. Il confie la direction opérationnelle de son organisation à un agent du GRU, le service des renseignements militaires russes. Son nom ? Dmitri Outkine, décoré par Poutine en 2016, connu pour porter, dit-on, un tatouage de svastika à l'épaule et un casque à cornes lors des combats. C'est lui qui dirige les entraînements de Wagner près de Rostov-sur-le-Don à une cinquantaine de la frontière ukrainienne et planifie les missions à l'extérieur. Parfois au prix d'échecs retentissants. En février 2018, ses hommes décident de prendre d'assaut une raffinerie tenue par les forces kurdes et située dans la province syrienne de Deir ez-Zor. Les représailles sont immédiates. L'aviation américaine bombarde la colonne et tue plus de 200 mercenaires russes.

Prigozhin enrage. Il mobilise en Syrie entre 2 000 et 4 000 hommes payés 2 700 dollars par mois. Il a même conclu avec Damas un contrat lui octroyant 25 % de la production de tout site pétrolier « libéré ». Or, le voilà en déroute sur le théâtre le plus médiatique.

Car, au cœur de la géopolitique, l'oligarque n'oublie jamais ses intérêts commerciaux. C'est le cas au Soudan où il offre ses services en échange de contrats de prospection sur des mines d'or.

« Si M. Prigozhin m'entend au-delà de cette salle, qu'il sache qu'on le connaît bien » (Le Drian)

Même démarche en Centrafrique où ses troupes ont été déployées à proximité de gisements de diamants et d'or. Une intrusion qualifiée d'« antifrançaise » par Paris. « Si M. Prigozhin m'entend au-delà de cette salle, qu'il sache qu'on le connaît bien », souligne même le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian lors d'une audition devant le Sénat fin janvier. Et malheur à ceux qui s'approchent de ses bases. Trois journalistes russes partis enquêter sur Wagner en Centrafrique ont péri dans une embuscade en juillet 2018.

Ses mercenaires dépêchés à la hâte au Venezuela auront cette fois une tâche plus délicate : sauver les milliards de dollars de contrats signés par Nicolás Maduro au profit de Moscou.

Du Venezuela à la Centrafrique, les mercenaires de Wagner sur tous les fronts
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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 18:44

 

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 30 janvier 2019 14:54

 

Le dialogue de Khartoum entre le gouvernement et les groupes armés est à son 6e jour. Les deux parties ne s'accordent pas encore autour de l'Amnistie et le partage du pouvoir avant la suspension des travaux ce 29 janvier 2019. Lesquels travaux ont repris avec la certitude du gouvernement d'obtenir des rebelles un accord. 

Abakar Sabone, porte-parole du FPRC a soulevé la question de l'amnistie et du partage du pouvoir comme une solution envisagée par les groupes armés. Selon lui, ce n'est pas de l'insulte aux victimes mais que cela participe à consolider la paix et la sécurité.

Les groupes armés n'entendent pas fléchir concernant leurs principales revendications. Par contre, le gouvernement  reste campé sur sa position de faire respecter la constitution et bouter en touche l'amnistie.

Devant cet obstacle la délégation du gouvernement garde espoir pour un dénuement de la situation. Firmin Ngrébada, chef de la délégation gouvernementale toujours confiant. " Avec l'appui de la facilitation nous avons commencé à échanger sur les questions de fond. Il faudrait que les compatriotes soient rassurés de la sérénité des débats". Nous avons suspendu les négociations pour répondre dans les heures qui suivent" a-t-il indiqué.

Il a en outre exprimé son optimisme au sujet de la suite du dialogue. "Nous avons espoir que les discussions qui se mènent en ce moment vont déboucher sur les conclusions pouvons-nous conduire à la paix " a-t-il souhaité.

 Ces discussions se poursuivent toujours avec la facilitation de l'Union Africaine et de l'ONU.

 

Bangui : Le Collectif des Centrafricains s'oppose à l'amnistie demandée par les groupes armés à Khartoum

 

https://www.radiondekeluka.org mercredi 30 janvier 2019 14:58

 

 (Les 14 groupes armés à Khartoum sont unanimes dans leurs revendications de l'Amnistie et de leur entrée au gouvernement). A Bangui, cette exigence passe mal au sein du collectif des Centrafricains pour la Réconciliation regroupant les anciens ténors Antibalaka. Ils l'ont exprimé ce 30 janvier à Bangui.

Si Khartoum est le symbole de solidarité des groupes armés autour des points qui leur sont chers à savoir :  l'amnistie et leur entrée au gouvernement. A Bangui, le collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR) rappelle les recommandations du Forum National de Bangui.

"Le peuple est souverain et s'est prononcé contre l'amnistie. Ces groupes ont demandé l'amnistie cette question est réglée par le forum. Au sujet du gouvernement c'est la même chose. Dans le gouvernement, il y a ministres Séleka et deux ministres Antibalaka. Demandent-ils un remplacement numérique ? C'est inopportun ce dont ils demandent à Khartoum" a indiqué Brice Emotion Namsio.

Loin d'être d'accord avec l'amnistie, Sébastien Wénézoui,  coordonnateur du CCR souhaite que soit fait l'équilibre en arrêtant deux des leaders ex Séléka comme c'est le cas des Antibalaka. L'amnistie ne résoudra pas le problème dès lors que Patrice Edouard Ngaïssona est arrêté. Il faut laisser cette question pour que les leaders Séléka puissent être arrêtés par la CPI. Je ne dis pas tous les Séléka, mais les principaux qui sèment le désarroi et l'émoi au sein de la population" a-t-il lancé.

Le CCR exige que l'accord de paix, avant qu'il ne soit signé par toutes les parties, devra être minutieusement examiné point par point et amendé par les forces vives de la nation en présence de la communauté internationale.

 

Les discussions de Khartoum bloquées autour de l'amnistie et partage du pouvoir
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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 18:37
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

LA MINUSCA ENCOURAGE LES CENTRAFRICAINS A SOUTENIR LE DIALOGUE DE PAIX EN COURS A KHARTOUM

 

Bangui, 30 janvier 2019 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a encouragé, mercredi à Bangui, les Centrafricains à soutenir le dialogue de paix entre le gouvernement et les groupes armés, qui se tient en ce moment à Khartoum au Soudan. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, la Porte-parole par intérim de la MINUSCA, Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, a exhorté les Centrafricains en général, les hommes et femmes de media, les utilisateurs des réseaux sociaux et blogueurs, en particulier, à accompagner le processus de paix en évitant de diffuser ou d’entretenir de fausses informations et à ne pas céder à la manipulation pouvant avoir un impact néfaste sur les pourparlers de Khartoum, un processus crucial qui se déroule sous la houlette de l’Union africaine avec l’appui des Nations Unies.

 

La Porte-parole par intérim a également condamné fermement des actes d’assassinat par l’UPC qui ont eu lieu dans la nuit du 24 au 25 janvier, au quartier Bornou, à Ippy, lors de funérailles, ainsi que des attaques contre les civils, perpétrées par le même groupe armé, le 25 janvier 2019 au quartier Charles à Bambari. « LA MINUSCA condamne fermement ces attaques récurrentes contre les civils qui pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Les auteurs, les commanditaires et leurs complices seront poursuivis et traduits devant les juridictions nationales et internationales. La MINUSCA rappelle par ailleurs aux groupes armés le respect strict de leurs obligations vis-à-vis du droit international humanitaire », a-t-elle insisté.

 

Par ailleurs, la MINUSCA déplore des affrontements entre Anti Balaka et UPC le 24 janvier, sur l’axe Bambari-Tagbara, causant au moins deux morts, et déploré la tension intercommunautaire qui prévaut à Carnot (Ouest). Les casques bleus sont intervenus pour empêcher une nouvelle tentative de représailles des Anti Balaka contre la mosquée de la ville. La Mission salue le rôle actif joué par les autorités locales afin d’apaiser les tensions.

 

La Porte-parole par intérim a inscrit au nombre des activités de la Mission, l’appui de la Mission dans la mise sur pied des comité locaux de paix et de réconciliation à Sibut, et prochainement à Bambari, Paoua et Bossangoa, ainsi que dans le processus de recrutement des nouveaux éléments des Forces armées centrafricaines, dont la reprise a eu lieu le 27 janvier, a Bimbo et Bégoua, entre autres via la sécurisation des lieux conjointement avec les forces de défense et de sécurité.

 

Pour ce qui est des droits de l’Homme, la Porte-parole a.i. a souligné que la Mission a noté une diminution du nombre des violations et abus de 28,57% et une augmentation de 69,49% de victimes, comparativement à la semaine précédente. En effet, cette semaine, 20 incidents ont été signalés, affectant au moins 100 victimes. Les violations documentées sont des meurtres, des violences sexuelles, des atteintes à l’intégrité physique et mentale, des privations de liberté, des enlèvements, des destructions/pillages de biens, des attaques contre des hôpitaux et des lieux de culte. Les auteurs présumés de cette semaine sont des éléments des groupes armés tels que le FPRC, l’UPC, les Fulani armés, les anti-Balaka, la LRA et le FPRC/MPC.

 

De son côté, le Porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Major Soumana Garanke a souligné que les Casques bleus, en collaboration avec les FACA et les forces de sécurité intérieure, poursuivent leurs efforts sur le terrain en multipliant les patrouilles et des postes de contrôle pour renforcer, rassurer la population civile et prévenir toute menace. « Au cours de la semaine dernière, la force a mené 2335 patrouilles motorisées, pédestres et aériennes sur l’ensemble du territoire centrafricain », a-t-il précisé. Il a souligné qu’un calme règne en ce moment dans la ville de Bambari, avec la reprise des activités, après la posture robuste des Casques bleus, face aux groupes armés.

 

Pour sa part, le Porte-parole de la Police, Alioune Kasse, a noté une situation sécuritaire calme dans la ville de Bangui. Il a ajouté que la Police, en collaboration avec les forces de sécuritaire intérieures centrafricaines, continuent de mener des actions conjointes à Bangui et à l’intérieur du pays, afin de garantir la sécurité des populations.


 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

https://minusca.unmissions.org │

 

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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 10:34

Lu pour vous 

 

JDD  le 26 janvier 2019, modifié à 22h36 , le 26 janvier 2019

 

Par Antoine Malo

 

ENQUETE - Arrivés de Moscou en Centrafrique, trois journalistes ont été tués l’été dernier, officiellement par des bandits. Ils enquêtaient sur un groupe de mercenaires lié au Kremlin. Un faisceau d’éléments troublants indique qu’ils sont en réalité tombés dans un guet-apens orchestré en Russie.

Le 30 juillet 2018, un pick-up fend la brousse sur la piste menant de Sibut à Dékoa, en République centrafricaine. A bord, outre le chauffeur, trois journalistes russes : Kirill Radchenko, Alexander Rastorguiev et Orkhan Dzhemal. Mandatés par une fondation financée par Mikhaïl Khodorkovski, opposant notoire à Vladimir Poutine, ils sont arrivés l’avant-veille en Centrafrique pour y enquêter sur les activités de Wagner, un groupe de mercenaires liés au Kremlin et présents sur des théâtres d’opération stratégiques pour Moscou, tels l’Ukraine ou la Syrie.

Un guet-apens orchestré en Russie

Le lendemain matin, les corps des trois hommes sont retrouvés au bord de la piste de latérite. Officiellement, ils ont été victimes de "coupeurs de route", des brigands issus des milices qui ont mis le pays en coupe réglée depuis 2013. Une version qui ne convainc pas tout le monde. Des détails ne collent pas, des indices interpellent. Pour vérifier si ces soupçons sont fondés, la fondation Khodorkovski lance bientôt une vaste contre-enquête.

Ses conclusions, auxquelles le JDD a eu accès, racontent une tout autre histoire. Selon un faisceau d’éléments concordants, les trois journalistes sont tombés dans un guet-apens orchestré en Russie. Impliqués dans l’affaire : Alexandre Sotov, un instructeur militaire basé à Saint-Pétersbourg, Valeriy Zakharov, un ex-membre du KGB devenu conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, ou encore Kirill Romanovski, un drôle de reporter dont les missions épousent étrangement les pérégrinations du groupe Wagner....

Meurtres de journalistes en Centrafrique : sur la piste d'un guet-apens orchestré en Russie
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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 00:26
COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA
COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA

 

 

LA MINUSCA CONDAMNE FERMEMENT L'ATTAQUE DE L’UPC CONTRE LA POPULATION CIVILE A IPPY

 

Bangui, le 29 janvier 2019 - Dans la nuit du 24 au 25 janvier, un élément du mouvement armé Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) a ouvert le feu sur des civils lors d’une cérémonie funéraire dans le quartier Bornou, à Ippy. Le bilan à ce jour fait état de 18 morts, dont cinq femmes, et de 23 blessés. Le bureau régional de la MINUSCA à Bambari a aidé à fournir les premiers secours à des blessés et a facilité leur évacuation dans des hôpitaux en complément des interventions menées par des acteurs humanitaires.

 

La MINUSCA condamne fermement ce terrible massacre et exprime ses profondes condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à l’ensemble de la population d’Ippy.

 

Suite à ce tragique incident, les casques bleus se sont immédiatement rendus sur les lieux pour sécuriser les populations, lancer les recherches afin d’appréhender le suspect en vue de le remettre aux autorités judiciaires compétentes. Cependant, selon les dernières informations, l’auteur des tirs, ainsi qu’un de ses supposés complices auraient été appréhendés et abattus en public sur ordre d’un responsable local de l’UPC.

 

La MINUSCA condamne ces actes d’assassinat et rappelle que la fonction judiciaire relève de la compétence plénière et exclusive de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. Elle appelle tous les acteurs, notamment les groupes armés, à respecter les procédures judiciaires de la République centrafricaine et à ne pas chercher à instaurer une justice parallèle dans les zones où ils opèrent. Les responsables des exécutions documentés à Ippy répondront de leurs actes devant les tribunaux centrafricains.

 

Ces évènements néfastes rappellent l’importance de mettre un terme à la présence des groupes armés dans le pays, et surtout dans des zones habitées où ils constituent une menace constante pour les civiles. Dans cette optique, la MINUSCA continuera d'appuyer le dialogue mené par l'Union Africaine à Khartoum qui vise à faciliter un accord de paix global entre le Gouvernement et les groupes armés. Cet accord vise le retour d’une paix juste et durable en République centrafricaine.

 

La MINUSCA poursuivra ses efforts pour protéger les civils, notamment en recourant à tous les moyens que lui confère son Mandat.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

https://minusca.unmissions.org

 

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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 00:21

 

 

Khartoum, Soudan 2019-01-29 (ADV) — Les pourparlers de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés arrivent à un moment décisif. Sauf que selon des informations obtenues par ADV, le rôle de l’Union africaine et de l’ONU risquent de faire échec à ce dialogue.

A une semaine du dialogue qui réunit les 14 groupes armés du pays et le gouvernement centrafricain, sous l’égide de l’Union africaine avec l’appui de l’ONU, les revendications des groupes armés demandant l’amnistie et le gouvernement d’union nationale bloquent encore l’avancement du processus, surtout avec un rôle trouble de ces institutions.

Une source d’un groupe armé regrette l’attitude de ces institutions, « d’abord, c’est elles qui ont proposé le projet d’accord qui ne prend pas en compte nos revendications formulées et harmonisées depuis plusieurs mois. Raison pour laquelle, nous avions suspendu les pourparlers pour compiler nos revendications en six points parmi lesquels l’amnistie, le gouvernement d’union nationale, la primature, le statut des leaders des groupes armés, la redéfinition des comités de coordination du désarmement et la transformation des groupes armés en autodéfense en attendant la démobilisation », a énuméré cette source.

Pour la source, l’Union africaine et l’ONU, au lieu de jouer leur rôle de facilitateur et d’organe de soutien technique, s’impliquent dans les débats au fin de créer la crispation. « Le dialogue c’est entre les groupes armés et le gouvernement. Nous constatons que l’UA veut prendre la place du gouvernement pour décider. C’est inadmissible ce jeu trouble qui va nous pousser à quitter le processus », a-t-elle souligné.

L’avant-projet d’accord, proposé par l’UA ne touche pas le problème de fond. Pour un observateur, si par hasard les groupes armés signent cet accord, le problème de la RCA ne sera traité que partiellement. « La volonté de tourner la page est visible entre les parties prenantes. Mais nous observons que l’UA et l’ONU ne veulent pas que les problèmes de fond soient traités, ni laisser le gouvernement prendre sa responsabilité pour décider de l’avenir de son peuple », regrette cet observateur.

« À l’allure où vont les choses, les groupes armés risquent de claquer la porte et maintenir leurs positions dans le pays. Et le calvaire du peuple ne finira pas», a ajouter cet observateur bien informé de la situation actuelle des pourparlers.

Des indiscrétions transmises à ADV indiquent que l’UA et l’ONU seraient gagnées par la peur de laisser passer l’amnistie, présentée comme condition principale de la signature de cet accord et du cessez-le-feu dans le pays.

L’amnistie ne sera pas décrétée, comme a souligné un conseiller politique du président de la République, mais selon lui le dossier passera par l’Assemblée et par voie du référendum. Mais l’amnistie n’empêchera pas la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour pénale spéciale (CPS) à poursuivre les crimes graves commis dans le pays.

C’est depuis près de deux ans que l’UA prépare ce dialogue dont l’aboutissement doit donner un nouveau souffle au peuple de Centrafrique.

 

© Bur-csa – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

Centrafrique : le rôle trouble de l’UA et l’ONU aux pourparlers de paix entre le gouvernement et les groupes armés à Khartoum
Centrafrique : le rôle trouble de l’UA et l’ONU aux pourparlers de paix entre le gouvernement et les groupes armés à Khartoum
Centrafrique : le rôle trouble de l’UA et l’ONU aux pourparlers de paix entre le gouvernement et les groupes armés à Khartoum
Centrafrique : le rôle trouble de l’UA et l’ONU aux pourparlers de paix entre le gouvernement et les groupes armés à Khartoum
Centrafrique : le rôle trouble de l’UA et l’ONU aux pourparlers de paix entre le gouvernement et les groupes armés à Khartoum
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Centrafrique-Presse.com
29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 23:57

 

Khartoum, Soudan2019-01-29 (ADV) – L’amnistie des groupes armés est posée à Khartoum comme condition principale de la signature d’accord de paix entre ces groupes armés et le gouvernement centrafricain. Une équation qui reste difficile à résoudre.

 

Les pourparlers de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés arrivent à un point culminant : L’amnistie et la formation d’un gouvernement d’Union nationale après ces pourparlers. Deux points qui bloquent encore l’avancement des négociations.

Pour Abacar Sabone, conseiller politique du FPRC, la question d’amnistie reste très sensible. « La paix n’a pas de prix et il faut tenir compte des populations qui souffrent. Il faut des sacrifices. Si nous voulons la paix, nous devons amnistier certaines personnes et aller au pardon et à la réconciliation nationale. Cela n’est pas une insulte à la mémoire des victimes mais c’est pour sauver ce qui reste ».

L’arrêt des hostilités, la paix, le désarmement et la réconciliation nationale ne pourront venir que si l’amnistie est accordée aux responsables de ces 14 groupes armés.

« Nous voulons le gouvernement de l’Union nationale pas pour partager le pouvoir mais pour que les acteurs assurent le suivi des recommandations de ces pourparlers. Il faut la participation active des représentants des groupes politico-militaire», a déclaré Abacar Sabone.

Le gouvernement, pour le moment doit résoudre une équation difficile suite à ces exigences des groupes politico-militaires. Amnistier pour aller vers la paix, le désarmement et la réconciliation nationale ou rejeter l’offre pour faire la guerre, une guerre encore difficile avec une armée qui n’est pas encore en mesure de se procurer des armes pour défendre la patrie.

Pour arriver à l’amnistie, l’Assemblée nationale doit voter la loi, comme a confié Fidèle Gouandjika, conseiller politique du président Faustin Archange Touadera, « Ce n’est pas au président Touadera d’accorder l’amnistie aux 14 groupes armés. L’amnistie n’est pas un décret. L’amnistie est une loi. C’est au peuple souverain d’accorder ou pas accorder l’amnistie aux groupes armés par voie référendaire uniquement en ce qui concerne cette situation extraordinaire », a-t-il précisé.

Même si l’amnistie y est, cette loi ne sera pas au-delà des lois créant la Cour pénale internationale ni la loi organique créant la Cour pénale spéciale, une juridiction mixte chargée de juger les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

 

Centrafrique : L’accord de paix conditionné à l’amnistie des leaders des groupes armés

#KHARTOUM, 28 janvier 2019 (RJDH)—Les pourparlers de paix arrivent à un point culminant : L’amnistie est demandée par les 14 groupes politico-militaires en négociation avec le gouvernement à Khartoum sous l’égide de l’Union Africaine avec l’appui de l’ONU.

Le dialogue qui réunit pour la première fois tous les chefs des groupes armés est qualifié de dernière chance pour le retour à la paix et la stabilité en Centrafrique. Après près de deux ans de préparation par l’Union Africaine, la principale revendication de ces groupes politico-militaires est l’amnistie, pourtant prohibée par les conclusions du Forum National de Bangui.

Selon ces groupes armés, l’arrêt des hostilités, le retour à la paix, le DDRR et la réconciliation nationale ne pourront venir que si l’amnistie leur est accordée. Un point qui bloque encore l’avancement des pourparlers de Khartoum, car, il semble que le gouvernement n’admet pas encore cette hypothèse.

Pour Abakar Sabone, conseiller politique du FPRC et porte-parole de circonstance, la question d’amnistie reste très sensible. « La paix n’a pas de prix et il faut tenir compte des populations qui souffrent. Il faut des sacrifices. Si nous voulons la paix, nous devons amnistier certaines personnes et aller au pardon et à la réconciliation nationale. Cela n’est pas une insulte à la mémoire des victimes mais c’est pour sauver ce qui reste ».  

Abakar Sabone ajoute les groupes politico-militaires demandent aussi le gouvernement d’union nationale à la sortie de ces pourparlers. « Nous voulons le gouvernement d’union nationale pas pour partager le pouvoir mais  pour que les acteurs assurent le suivi des recommandations de ces pourparlers. Il faut la participation active des représentants des  groupes politico-militaires dans l’exécution de ces recommandations», a-t-il déclaré.

« Personne n’a demandé la partition du pays, personne n’a demandé la démission du président Touadera, démocratiquement élu », a rassuré Abakar Sabone.

Le gouvernement, pour le moment doit résoudre une équation difficile suite à ces exigences des groupes politico-militaires. Amnistier pour aller vers la paix, le DDRR et la réconciliation nationale ou rejeter l’offre pour faire la guerre, une guerre difficile avec une armée qui n’est pas en mesure de se procurer des armes pour défendre la patrie.

Fridolin Ngoulou depuis Khartoum au #Soudan

#CARcrisis #RCA236 #Bangui

 

 

Khartoum : Amnistie et partage du pouvoir exclus du projet d'accord de paix

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 28 janvier 2019 15:22

 

Les discussions de Khartoum entrent dans une nouvelle phase. Celle d'approbation du projet d'accord soumis aux parties prenantes. La tension monte ce 28 janvier avec la mise à l'écart de l'amnistie et du partage du pouvoir.

Ce projet d'accord est contenu dans un document de 37 pages et ne prendrait pas en compte les principales revendications des groupes armés que sont l'amnistie et le gouvernement d'Union nationale de sortie de crise.

La disparition de ces deux points dans le projet d'accord n'arrangerait pas les groupes armés qui ont n'en fait un point crucial. "le projet d'accord invite les groupes armés à respecter la légitimité des institutions de la République, à renoncer aux recours à la violence aux armes pour faire valoir toute forme de revendication, à participer au DDRR, à renoncer à l'exploitation illicite des ressources naturelles et au trafic illicite des  armes et munitions de guerre" a rapporté Gildas Nabeza, envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Khartoum.

En revanche, il serait institué un comité préfectoral de mise en oeuvre pour assurer le respect de l'accord. En outre, un comité technique de sécurité sera constitué pour superviser la mise en oeuvre des arrangements temporaires de sécurité.

Selon le draft de l'accord, le gouvernement est appelé à matérialiser la mise en oeuvre du comité préparatoire de suivi, conduire à la loi sur la décentralisation et intégrer les questions économiques à travers les programmes d'urgences et réhabilitation des communautés de base et à préparer un plan national de transhumance sur le plan national et sous régional.

Devant les points d'ombre, certains leaders des groupes armés sont déterminés pour la paix. Martin Koumta Madji alias Abdoulaye Miskine est le leader du FDPC. "Aujourd'hui, nous nous sommes retrouvés pour discuter en vue d'une solution durable. Le DDRR, une fois abouti nous allons signer un accord après quoi, je pense le pays va pouvoir respirer de tout ce dont il souffre aujourd'hui" a-t-il lancé.

Une concertation des 14 groupes armés est prévue pour discuter du projet d'accord avant la plénière.

 

Centrafrique : l’amnistie au cœur du débat contradictoire aux pourparlers inter centrafricain à Khartoum
Centrafrique : l’amnistie au cœur du débat contradictoire aux pourparlers inter centrafricain à Khartoum
Centrafrique : l’amnistie au cœur du débat contradictoire aux pourparlers inter centrafricain à Khartoum
Centrafrique : l’amnistie au cœur du débat contradictoire aux pourparlers inter centrafricain à Khartoum
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Centrafrique-Presse.com
29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 23:48
Centrafrique : Poutine bloque Mankeur Ndiaye

Lu pour vous

 

Source:  Seneweb.com | Le 29 janvier, 2019 à 09:01:20

 

L'euphorie suscitée par sa nomination, au poste de Représentant du Secrétaire général de l'Onu en Centrafrique, est en passe de virer au pétard mouillé. Bref, les autorités sénégalaises ont dansé, contrairement à la posture qu'il est convenu d'adopter en diplomatie, plus vite que la musique.

En effet, selon Source A, le pays de Vladimir Poutine a opposé son veto au choix porté sur l'ancien ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, qu'il accuse d'être trop proche de la France d'Emmanuel Macron dont il défendra les intérêts en Centrafrique au détriment de la Russie.

Pis, la persistance du coup de froid entre Paris et Moscou, sur le théâtre des opérations en Centrafrique où l'Establishment est de tout cœur avec la Russie, n'est pas de nature à désamorcer cette crise latente. Et l'idée de redéployer Mankeur Ndiaye au Mali fait son bonhomme de chemin.

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