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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 23:46
La RCA signe un protocole de lutte contre le sida dans les forces armées

 

 

Par RFI Publié le 08-10-2018 Modifié le 08-10-2018 à 20:16

 

Michel Sidibé, le directeur exécutif d'Onusida est en visite en Centrafrique. Il a signé ce lundi 8 octobre avec le président Touadéra et les ministres de la Santé et des Armées un protocole de lutte contre le VIH et les violences basées sur le genre dans les forces armées. Un budget de départ de 600 000 euros est donné. Le taux de prévalence du virus dans les armées est bien supérieur à la moyenne nationale. Selon les statistiques disponibles, 7,8% de la population militaire est porteuse du virus contre 4% pour la moyenne nationale.

 

La remise de médaille et la signature d'un protocole, le premier de ce genre en Afrique, ont eu lieu à la présidence. Pour le médecin-colonel Gbangba-Ngai infectiologue des hôpitaux des armées l'effort doit être fait sur les infrastructures. « Le manque d'infrastructures est le principal obstacle de la prise en charge de nos militaires. Si on arrive à reconstruire nos casernes, nous allons à travers cette reconstruction remettre des infirmeries en place qui nous permettront de créer des unités de prise en charge pour nous permettre très facilement de mettre nos soldats et leurs familles sous traitement antirétroviral », explique-t-il.

 

Frêle, des cicatrices sur le visage, Patrick, un militaire, vit depuis 15 ans avec le virus. Il a été contaminé alors qu'il était en mission. Ce FACA a accepté de témoigner de façon anonyme.

 

« On a passé au moins 6 mois sur le terrain, et puis là où l'on était, on était au fond du pays. Là-bas, il n'y avait même pas de préservatifs. Et c'est depuis là, après le retour de mission que j'ai découvert que j’étais contaminé. Vous savez, les militaires, ils sont souvent sur le terrain. Surtout avec les évènements militaro-politiques, il y a aussi des actes irresponsables comme le vagabondage sexuel, raconte-t-il. L'accès au préservatif, il y a toujours des ruptures. Les gens partent en mission sans préservatif. Des fois, si tu as les moyens, tu achètes. Si tu n'en as pas, tu fais sans. C'est ça qui pose trop de problèmes. »

 

Ce protocole prévoit une meilleure sensibilisation sur les maladies sexuellement transmissibles ainsi qu'une meilleure prise en charge des soldats affectés et leurs familles. Un travail sur les violences basées sur le genre est aussi au cœur du dispositif.

 

Michel Sidibé est en visite en Centrafrique jusqu'à mercredi 10 octobre. Il sera en déplacement ce mardi dans l'ouest du pays, à Paoua, où il visitera notamment l'unité spécialisée de traitement du VIH dans la ville.

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Centrafrique-Presse.com
8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 23:44
COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA

 

 

LA MINUSCA CONDAMNE LES INCIDENTS AU SUD-OUEST DE LA CENTRAFRIQUE

 

Bangui, 8 octobre 2018 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne les incidents survenus le 4 octobre dernier dans la localité de Sosso Nakombo, à 51 km au sud-ouest de Berberati (préfecture de la Mambéré Kadeï), au cours desquels trois citoyens chinois ont été tués.

 

Selon les premières informations, les trois victimes faisaient partie d’un groupe de six Chinois pris à partie par les habitants dans cette localité. Trois autres ont été blessés, dont l’un grièvement, et transférés à l’hôpital de la MINUSCA à Bangui. Les locaux et deux véhicules de la gendarmerie ont été brûlés par la foule lors de ces incidents.

 

La MINUSCA souligne que rien ne saurait justifier la justice populaire et que les auteurs de tels actes en seront tenus responsables individuellement et devront en répondre devant la loi. La Mission appelle la population à ne pas se laisser manipuler par les rumeurs et à refuser de suivre les instigateurs de telles violences. La MINUSCA rappelle que les autorités centrafricaines sont les seules institutions légitimes pouvant enquêter sur des incidents comme celui de Sosso Nakombo et exprime sa disponibilité à les soutenir, notamment à travers la Police de la Mission. 

 

Dans le cadre de l’enquête, les forces de sécurité intérieure (FSI), appuyées par la MINUSCA, ont d’ores et déjà appréhendé 13 personnes. L’enquête des FSI se poursuit avec le soutien de la Mission, notamment par le biais de sa composante Police.

 

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 (also Whatsup) - 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

https:// minusca.unmissions.org

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | Twitter: @UN_CAR | Facebook: facebook.com/minusca.unmissions

 

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 00:32
Présidentielle au Cameroun: énorme abstention et violences en zone anglophone

 

 

Une énorme abstention et des violences ont marqué dimanche l'élection présidentielle dans l'ouest anglophone du Cameroun où les séparatistes armés avaient annoncé leur volonté d'empêcher le scrutin.

A Buea, capitale du Sud-Ouest anglophone quadrillée par d'imposantes forces de sécurité, les bureaux de vote ont été désertés tout au long de la journée, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"On s'ennuie, personne ne vient voter, les gens sont restés chez eux parce qu'ils avaient peur", a déclaré Georges Fanang, scrutateur d'un parti d'opposition dans un bureau de la ville.

Dans ce bureau, seuls 7 électeurs sur 420 inscrits avaient fait le déplacement environ une heure avant la clôture officielle du vote à 18H00 (17H00 GMT).

Les 25.000 bureaux de vote avaient ouvert à 08H00 (07H00 GMT). La diffusion de tendances électorales est interdite au Cameroun et les résultats ne sont pas attendus avant au moins une semaine. Le Conseil constitutionnel dispose de deux semaines légalement pour les proclamer.

Selon Hans de Marie Heungoup, chercheur à l'International Crisis Group (ICG), "quasiment tous les retours nous parvenant situent le taux de participation en deça de 5%" dans les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest où plus de 300.000 personnes ont dû fuir leur domicile.

- "Emprise" séparatiste -

"Cette tres faible participation illustre l'emprise qu'ont désormais les séparatistes armés sur ces deux regions', a-t-il dit à l'AFP. "Elle exprime en même temps la rupture symbolique entre une partie des populations anglophones et la Republique du Cameroun".

De nombreux bureaux de vote n'avaient pu être installés dans des villages de ces régions, par crainte d'attaques séparatistes.

 

Des séparatistes qui avaient promis la "guerre" le jour du scrutin, menaçant de s'en prendre aux électeurs qui iraient voter.

Trois hommes armés, séparatistes présumés, qui tiraient sur des passants à Bamenda, capitale du Nord-Ouest, ont été abattus dimanche matin après avoir été traqués par les forces de sécurité.

Des coups de feu d'origine inconnue ont été entendus à la mi-journée par des journalistes de l'AFP à Buea. Une voiture du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune et celle du sous-préfet ont également été prises pour cibles.

Dans la nuit de samedi à dimanche, dans la ville de Kumba dans le Sud-Ouest, un tribunal a été incendié par "des hommes armés", selon des témoins.

"Ce n'est pas impossible qu'il y ait des fauteurs de troubles" dans les régions anglophones, a déclaré dans la matinée le ministre de la Communcation, Issa Tchiroma Bakary, à des journalistes. "Mais je peux vous assurer que la large majorité des habitants sont prêts et veulent voter".

A la mi-journée, sous un grand ciel bleu, le président Biya, 85 ans dont près de 36 au pouvoir et qui briguuait un 7e mandat consécutif, a voté à Yaoundé.

- "Sérénité" -

Vêtu d'un costume bleu marine et accompagné de son épouse Chantal qui portait un ensemble jaune vif, il s'est réjoui du climat "de sérénité" dans lequel s'est déroulée la campagne et a espéré que le "peuple camerounais continuait à (lui) faire confiance".

 

Face à sept candidats, M. Biya est favori du scrutin, malgré la guerre qui s'est installée fin 2017 au Cameroun anglophone, après plus d'un an de crise socio-politique qui a lentement dégénéré en conflit armé.

Des centaines de séparatistes armés, regroupés en groupes épars dans la forêt équatoriale, combattent désormais violemment et quotidiennement l'armée camerounaise.

Plus de 175 membres des forces de défense et sécurité camerounaises ont été tués dans ce conflit en zone anglophone, ainsi que plus de 400 civils, selon les ONG. Aucun bilan n'est disponible du côté séparatiste.

Dans la région de l'Extrême-Nord, l'armée est également déployée pour combattre les jihadistes de Boko Haram qui lancent des assauts répétés depuis 2014 sur les populations camerounaises.

Juste avant le vote et pour la première fois depuis la présidentielle de 1992, deux opposants de poids se sont alliés contre Paul Biyai: Akere Muna et Maurice Kamto.

Elecam, l'organe qui organise l'élection, a cependant refusé que les bulletins portant le nom de M. Muna soient retirés au profit de M. Kamto, estimant que le retrait vendredi de sa candidature avait été trop tardif et n'était pas prévu par la loi.

Deux autres candidats peuvent espérer un score significatif: Joshua Osih, candidat du Social democratic front (SDF, principal parti d'opposition) et Cabral Libii, benjamin de l'élection à 38 ans, qui a fortement mobilisé dans ses meetings.



(©AFP / (07 octobre 2018 22h06)

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 23:43
Nécrologie : Double et cruelle disparitions à la Direction du parti MLPC

 

 

Cruel sort que celui qui vient de frapper le parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C). En 48 heures, le parti dirigé par Martin ZIGUELE voit disparaître coup sur coup deux de ses illustres dirigeants.

 

Le 6 octobre à Bangui après une courte maladie à l'Hôpital Communautaire, Luc GUELA, membre de son Bureau politique et Secrétaire Permanent du siège dudit parti, ancien député et ancien membre du Conseil National de Transition.

 

Le lendemain 7 octobre, ce sera le tour de Silvère NGARSO, Ministre chargé de la Promotion de la Jeunesse et des Sports, aussi des suites d’une courte maladie à Rabat au Maroc.

 

Toute la rédaction de Centrafrique-Presse adresse aux familles et proches des disparus et particulièrement au Gouvernement de la République, au Président du MLPC Martin ZIGUELE et son Bureau politique, ses condoléances les plus émues.

Nécrologie : Double et cruelle disparitions à la Direction du parti MLPC
Nécrologie : Double et cruelle disparitions à la Direction du parti MLPC
Nécrologie : Double et cruelle disparitions à la Direction du parti MLPC
Nécrologie : Double et cruelle disparitions à la Direction du parti MLPC
Nécrologie : Double et cruelle disparitions à la Direction du parti MLPC
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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 23:16
Centrafrique : l'observatoire Pharos à la rencontre des victimes de violences

 

 

L’observatoire Pharos, association de veille du pluralisme, a mené pendant un an une enquête en Centrafrique, interrogeant près de 400 victimes de violences dans ce pays en proie aux conflits armés depuis des années.

L’organisme vient de remettre à Bangui 61 recommandations au gouvernement, aux députés et aux organisations internationales.


Jean Arnold de Clermont, président de l’observatoire, juge après cette enquête qu’il faut “s’approcher” des victimes pour “les écouter”.

 

QUESTION : Que ressort-il des nombreux entretiens que vous avez menés avec les victimes de la crise centrafricaine ?

 

RÉPONSE : Les victimes n’attendent pas grand-chose, elles savent que le gouvernement n’a pas énormément de moyens, mais, au lieu de faire des discours, il faut s’approcher d’elles, il faut aller les écouter, sur place. Il y a dans ce pays un grand nombre de députés. Ces députés doivent être ceux qui font la liaison avec les victimes. Que disent les réfugiés au Tchad et au Cameroun ? Ils disent qu’ils n’ont jamais reçu de visite, mis à part des gens qui sont venus prendre leurs noms, les recenser. Jamais personne n’est venu les écouter. Cette responsabilité de bienveillance à l‘égard des victimes est une nécessité absolue, et c’est cette bienveillance que nous appelons de tous nos vœux. Les victimes nous l’ont dit et redit : “Faites entendre ce que nous avons vécu”.

 

Q : Pourquoi cette écoute des victimes est-elle une “nécessité absolue” pour la résolution de la crise ?

 

R : Un pays qui n’a pas la mémoire de son passé, ne peut pas construire son avenir. Nous avons à l’occasion de ce rapport publié 20 récits de victimes, sur une quarantaine de pages. Ce dont nous rêvons, c’est que cette quarantaine de pages deviennent 400 pages avant la fin de l’année, 4.000 avant la fin de l’année suivante, parce que c’est grâce à cette mémoire collective qu’il sera possible aux responsables politiques d‘écouter, de comprendre ce qu’il s’est passé, de mieux comprendre la diversité des situations. Ce qui s’est passé à Bambari n’a rien à voir avec ce qui s’est passé à Kaga Bandoro, rien a voir avec ce qui s’est passé à Bouar, rien a voir avec ce qui s’est passé à Bangui, etc. Tout cela fait partie de la mémoire collective, qu’il faut analyser, pour comprendre et éventuellement pour trouver des remèdes.

L‘écoute des victimes est primordiale pour une autre raison : un jour, à Bangui, un psychologue a pris la parole, il a dit : “Est-ce que vous comprenez que ceux qui ont pris les armes au cours de cette dernière crise, ce sont ceux qui avaient 5, 6, 7 ans, au moment de la crise précédente ?”. Jamais personne ne leur a permis de verbaliser ce qu’ils avaient vécu. Et finalement, cette violence ressort, 10, 15 ans plus tard.

Les victimes, si on ne leur donne pas la possibilité de s’exprimer, d‘être entendues, risquent d’être celles qui prendront les armes, dans 10 ans, 15 ans, lors d’une nouvelle crise. Si on veut construire l’avenir, il faut partir de l‘écoute, de l’attention soutenue aux victimes d’aujourd’hui.

 

Q : Dans vos recommandations, vous vous opposez donc à l’amnistie générale, réclamée par certains groupes armés. Pourquoi ?

 

R : Nous nous sommes placés dès le départ dans la perspective du président de la République (Faustin-Archange Touadéra): impunité zéro. Nous prenons la même position que les victimes qui demandent avec force, d’une manière ou d’une autre, la justice. Quelle forme de justice ? Il y en a beaucoup qui vont se mettre en place, notamment la Commission Vérité Justice Réparation et Réconciliation (CVJRR). C’est un instrument absolument remarquable s’il est conduit avec une grande intelligence, une grande sensibilité. Il faut cependant faire attention. Nous avons travaillé avec l’institut Varenne. Ce sont des spécialistes des CVJRR, ils savent mieux que nous combien une loi instituant une CVJRR, parce qu’elle aura été trop vaste, en couvrant trop d’années ou trop de sujets, peut devenir totalement néfaste pour réaliser ce travail.

AFP

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 22:36
RCA : arrestation de trois principaux auteurs de l'assassinat des trois ressortissants chinois
RCA : arrestation de trois principaux auteurs de l'assassinat des trois ressortissants chinois
RCA : arrestation de trois principaux auteurs de l'assassinat des trois ressortissants chinois
RCA : arrestation de trois principaux auteurs de l'assassinat des trois ressortissants chinois

 

 

Les autorités centrafricaines condamnent l'assassinat de trois ressortissants chinois

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 07-10-2018

 

Les autorités centrafricaines ont vivement condamné l'assassinat de trois ressortissants chinois, survenu jeudi dans une localité du sud-ouest de la République centrafricaine (RCA).

Le président de l'Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua s'est rendu samedi à l'ambassade de Chine à Bangui, exprimant sa vive condamnation des atrocités des malfaiteurs et présentant ses condoléances aux familles des victimes.

L'ambassadeur de Chine en RCA Chen Dong a remercié M. Meckassoua, et a rassuré que nul ne peut empêcher la construction d'une communauté de destin sino-africaine encore plus solide.

Trois ressortissants chinois ont été mortellement agressés jeudi à Sosso-Nakombo (sud-ouest) par des habitants locaux qui croyaient que ces Chinois étaient à l'origine de la disparition de l'un de leurs compatriotes lors du naufrage d'une embarcation.

Au lendemain de l'incident, l'ambassadeur chinois a téléphoné au président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et été reçu par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.

MM. Touadéra et Sarandji ont tous deux condamné la brutalité des malfaiteurs, exprimant leurs condoléances aux familles des victimes.

Moins de 48 heures après l'assassinat, trois principaux auteurs ont été arrêtés samedi, a confirmé samedi soir à Xinhua l'ambassade de Chine, après un entretien le même jour entre l'ambassadeur Chen et le ministre de l'Intérieur Henri Wanzet Linguissara.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : arrestation de trois principaux auteurs de l'assassinat des trois ressortissants chinois

 

YAOUNDE, 6 octobre (Xinhua) -- Moins de 48 heures après l'assassinat de trois ressortissants chinois en République centrafricaine (RCA), trois principaux auteurs ont été arrêtés samedi, a confirmé samedi soir à Xinhua l'ambassade de Chine en RCA.

 

Dans un entretien ce samedi avec l'ambassadeur de Chine en RCA, Chen Dong, le ministre centrafricain de l'Intérieur Henri Wanzet Linguissara a indiqué que trois principaux auteurs ont été arrêtés le même jour, et qu'une opération de recherche allait être lancée samedi soir pour interpeller les autres présumés.

L'investigation judiciaire sera ouverte dans le plus court délai, a-t-il assuré.

A la demande de l'ambassade de Chine, des renforts des forces de sécurité ont été déployés à Sosso-Nakombo (sud-ouest), le site de l'incident, a indiqué M. Linguissara, avant d'ajouter que les 58 Chinois retrouvés sur le site ont été évacués sous escorte policière dans une ville voisine plus sûre.

L'incident s'est produit jeudi suite au naufrage d'une embarcation transportant quatre Chinois et un Centrafricain, entraînant la disparition de ce dernier.

Informés de la disparition de leur compatriote, des forcenés ont alors attaqué les Chinois survivants lorsque ceux-ci se sont rendus à la gendarmerie pour signaler l'incident. Trois d'entre eux ont été tués sur le coup et le quatrième a été grièvement blessé.

La personne blessée a été évacuée vendredi dans la capitale Bangui puis samedi à Kampala de l'Ouganda au moyen d'un aéronef des Nations Unies, a fait savoir l'ambassade de Chine.

 

 

Trois ressortissants chinois tués dans le sud-ouest de la RCA

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 06 -10-2018

 

Trois ressortissants chinois ont été mortellement agressés dans une localité du sud-ouest de la République centrafricaine (RCA), a confirmé vendredi à Xinhua l'ambassade de Chine à Bangui.

L'incident s'est produit suite au naufrage d'une embarcation transportant quatre Chinois et un Centrafricain jeudi à Sosso-Nakombo (sud-ouest), entraînant la disparition de ce dernier.

Informés de la disparition de leur compatriote, des forcenés ont alors attaqué les Chinois survivants lorsque ceux-ci se sont rendus à la gendarmerie pour signaler l'incident. Trois d'entre eux ont été tués sur le coup et le quatrième a été grièvement blessé. La brigade de gendarmerie a également été saccagée dans cette attaque.

Après cet incident, l'ambassadeur de Chine en RCA, Chen Dong, a téléphoné au président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et été reçu par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le ministre de l'Intérieur Henri Wanzet Linguissara.

Il a demandé aux autorités centrafricaines de faire de leur mieux pour traduire les criminels en justice et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des ressortissants chinois en RCA.

MM. Touadéra et Sarandji ont tous deux condamné la brutalité des malfaiteurs, exprimant leurs condoléances aux familles des victimes.

 

Source: Agence de presse Xinhua

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 22:22
Dernières nouvelles des missions et opérations PSDC (septembre 2018)

 

 

 

https://www.bruxelles2.eu  7 OCT 2018 EUFOR AltheaEUTM RCAFACA

 

 (B2) En Centrafrique, c’est le début d’entraînement opérationnel du bataillon amphibie des Forces armées (FACA). Et un petit exploit logistique avec la reconstruction du pont de Zinga. En Bosnie-Herzégovine, un exercice militaire de réponse rapide est mené par EUFOR Althea. 

 

Kassaï (Centrafrique). Début d’entraînement opérationnel pour le bataillon amphibie

 

Depuis le 27 août, et au cours des trois prochains mois, EUTM RCA, la mission de formation des forces armées centrafricaines (FACA) va former le bataillon amphibie au centre de formation de Kassaï. Ce sont 333 militaires des FACA qui vont ainsi bénéficier d’un entrainement opérationnel, des fondamentaux, aux savoir-faire tactiques, en passant par le processus de décision d’État-major. Le tout pour être opérationnel et autonome. Cette formation suit celle de l’ensemble du bataillon d’infanterie territoriale n°2 (BIT 2). Ces deux dernières années, EUTM RCA a formé plus de 3000 personnels.

 

Bangui-Zinga (Centrafrique). Le pont de Zinga est reconstruit

 

Les sapeurs du génie centrafricain des FACA, les forces armées centrafricaines, ont reconstruit le pont de Zinga, en transférant le pont de Sapeke, depuis Bangui, 170 kilomètres plus au sud. Cette opération a été effectuée avec le soutien et l’expertise des militaires français du génie de la mission européenne de formation des FACA (EUTM RCA). Il a été inauguré le 22 septembre en présence des ministres de la Défense Marie-Noëlle Koyara, et des Travaux publics Ahamed Senoussi de la RCA. Ce pont va aider la ville de Zinga à sortir de l’isolement, à rétablir le trafic sur l’Oubangui, bref à développer les échanges commerciaux avec la RD Congo et le Congo. L’opération a été possible avec le soutien du détachement égyptien de la MINUSCA (mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique), qui a prêté des camions pour le transfert du matériel.

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6 octobre 2018 6 06 /10 /octobre /2018 01:59
Pourquoi certains n'arrivent pas à arrêter de fumer ?

 

Lu pour vous 

 

Des chercheurs français affirment comprendre pourquoi certains n'arrivent pas à arrêter de fumer

 

https://www.bfmtv.com  05/10/2018 à 17h10

 

Une mutation génétique présente chez certains fumeurs expliquerait pourquoi certains n'arrivent pas à arrêter de fumer.

 

Pourquoi certaines personnes sont plus attirées que d'autres par la cigarette? Pourquoi certains ont plus de mal que d'autres à arrêter de fumer? Une équipe de chercheurs français affirme, dans le magazine Current Biology, avoir trouvé la réponse à ces questions, selon une information repérée par Slate. Tout serait la faute d'une mutation génétique. 

 

Le tabac provoque chaque année la mort de 80.000 personnes en France et de 7 millions dans le monde. C'est la nicotine, principal composé psychoactif du tabac, qui provoque l'addiction. La substance se fixe sur des récepteurs nicotiniques dans le cerveau, stimulant ainsi "le circuit de la récompense" et apportant au fumeur une sensation de bien être.

 

Une mutation génétique

 

Ces récepteurs nicotiniques sont divisés en cinq unités: α1, α2, α3, α4 et α5. Et c'est une mutation sur un gène codant pour l'unité α5 qui expliquerait pourquoi certains seraient plus attirés par le tabac que d'autres. 35% des Européens en seraient porteurs.

 

L'équipe de Benoît Forget et d'Uwe Maskos de l'Institut Pasteur de Paris et du CNRS ont décidé de pousser plus loin les recherches sur cette mutation génétique. Ils l'ont introduit au sein du génome de rats de laboratoire. Ils ont ainsi pu observer que la présence de la mutation génétique entraîne une plus grosse consommation de nicotine mais aussi une rechute plus importante après sevrage.

 

Une piste pour un médicament "anti-rechute"?

 

Ces tests leur ont permis de découvrir que la mutation génétique provoquerait une réduction de l'activation des neurones dans une zone spécifique du cerveau, le "noyau interpédonculaire". C'est dans cette structure cérébrale que se trouve le plus forte concentration en récepteurs nicotiniques α5. Et c'est ce manque d'activation qui provoquerait la sensation de manque.

 

Ces résultats apportent ainsi une piste de traitement pour aider à l'arrêt du tabac. "Ces résultats suggèrent qu’un médicament capable d’augmenter l’activité des récepteurs nicotiniques dans le noyau interpédonculaire pourrait permettre de réduire la consommation de tabac et le risque de rechute après sevrage", concluent Benoit Forget et Uwe Maskos. Une solution qui ne prend néanmoins pas en compte l'important pourcentage de la population qui ne possède pas cette mutation génétique. 

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6 octobre 2018 6 06 /10 /octobre /2018 01:53
Trois Chinois tués en Centrafrique
Trois Chinois tués en Centrafrique

 

 

Par RFI Publié le 06-10-2018 Modifié le 06-10-2018 à 00:49

 

En Centrafrique, trois personnels chinois d'une société minière ont été tués jeudi 4 octobre dans la localité de Sosso-Nakombo, ville du sud-ouest du pays. Des violences qui font suite à la disparition d'un leader local de la jeunesse lors d'un accident sur la rivière Kadei.

 

L'embarcation s'est renversée, les 5 passagers sont tombés à l'eau. Les 4 Chinois ont pu regagner la rive, mais le passager centrafricain, le président du comité de la jeunesse a disparu dans les eaux.

 

Les employés de la société minière ont alors rejoint la gendarmerie qui a été prise d'assaut par des habitants en colère. C'est alors qu'ils sont agressés, trois d'entre eux sont tués.

 

Il s'agit désormais de comprendre les raisons de cette violence, a indiqué le porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui. Il a assuré que la gendarmerie avait été renforcée et qu'une enquête a été ouverte.

 

Le maire, ainsi que le député de la localité appellent au calme. Cette région diamantifère et aurifère fait l'objet régulier de tensions. Un rapport récent des experts des Nations unies relève des manifestations qui ont eu lieu dans cette zone à cause notamment des activités des compagnies minières : manque de compensations, accaparement de terres ou encore participation de groupes armés aux activités extractives sont pointés du doigt comme causes du mécontentement.

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6 octobre 2018 6 06 /10 /octobre /2018 01:16
RCA : Les populations vivent dans des conditions difficiles
RCA : Les populations vivent dans des conditions difficiles
RCA : Les populations vivent dans des conditions difficiles

 

 

https://www.radiondekeluka.org  vendredi 5 octobre 2018 15:30

 

La population centrafricaine, estimée à environ 5 millions d'habitants, répartie sur les 623.000 Km² vit sous le seuil d'une extrême pauvreté. Paysans, fonctionnaires de l’Etat et ceux du privé n’arrivent pas à faire face à leurs besoins vitaux. C'est ce qui ressort d'une enquête de Radio Ndeke Luka.

 

Les conditions de vie  de la majorité de la population  centrafricaine sont précaires tant à Bangui que dans les villes de province, le coût de vie est intenable pour de nombreux ménages. Paysans, agents de l’Etat, fonctionnaires des secteurs publics et privés, de nombreuses familles mangent péniblement à leurs faims. On déplore l’augmentation des prix des produits de première nécessité. Malgré tout, une frange de personne arrive quand à elle à vivre un mieux-être. Une situation qui perdure depuis des décennies.

 

Cette précarité de vie dans les ménages affecte presque toutes les couches sociales du pays. Dans les villes de provinces, la situation est plus que catastrophique selon nos sources. Le coût de vie est extrêmement élevé.

 

Les prix des produits de 1ere nécessité ne cessent de galoper. D’après des données de la Banque Mondiale en 2016, le revenu national brut par habitant en Centrafrique, s’élève à environ 17.000 F Cfa, soit quelques 203.500 par habitant et par an.

 

Les salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat ne suivent pas l’évolution des coûts de vie car l’indice des salaires reste inchangé depuis 1999. A titre d’exemple, les enseignants gardent leurs indices de 800 qui équivaut à 80.000FCfa. Les agents de l’Etat des catégories D1 et D2 de classe exceptionnelle conservent eux leurs indices qui varient entre 400 et 500 soit 40.000 à 50.000 FCfa.

 

Le décret portant statut général de la fonction publique de 2009 revalorisant les salaires des agents de l’Etat de 40% n’est pas mis en application dans sa globalité. L’unique point du texte pris en compte est la limite d’âge pour la retraite qui passe de 60 à 62 ans.

 

Au niveau du secteur privé, l’indice salarial n’a pas changé depuis plus de 40 ans. Dans certaines entreprises privées, un manœuvre continue de gagner 18000 FCA par mois. 

 

La pire des situations est celle des agents de l’Etat admis à la retraite. Depuis plus de 10 ans, les indemnités de départ à la retraite ne sont plus régulièrement versées. Des milliers d’anciens fonctionnaires en souffrent. Il faut attendre 3 mois pour percevoir sa pension et qui doit être gérée pendant les 3 prochains mois.

 

Cependant, plusieurs décrets muets des statuts particuliers sont produits de temps en temps et à chaque régime pour contourner la mise en application de la loi de 2009. Le plus récent cas, date du 2 juin 2016. Les décrets 18.123 et 18.124, portant fixation des salaires et indemnités alloués à certains titulaires d’emplois de responsabilité dans les institutions de la République, à la présidence et à la primature ont été signés par le chef de l’Etat, le 1er ministre et le ministre des Finances.

 

Des disparités se font constater au niveau des salaires. Des fonctionnaires pris en compte par les statuts particuliers vivent eux un peu mieux.

 

Conséquences de ces inégalités, l’accentuation de la corruption.

 

D’après certains observateurs de la vie sociale, la mise en application du statut général de la fonction publique de 2009 dans sa globalité et la révision du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) dans les secteurs privés pourrait améliorer la situation.

 

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