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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 01:09

 

 

 

APA  01/12/2015 à 16:06 UTC 

 

Le 57ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine est célébré ce mardi dans la sobriété, a constaté APA

 

Depuis 2013, correspondant à la prise du pouvoir par la rébellion séléka et l’ouverture de la transition, politique, aucune manifestation grandiose à l’exemple des défilés militaires et civils, jadis imposant, ne sont plus organisés pour célébrer la fête de l’indépendance

 

Cette année, les festivités se sont limitées à des décorations à différents titres honorifiques du pays décernés à des personnalités du pays et les dépôts de gerbes de fleurs au monument Barthélémy Boganda

 

Lundi soir, la Présidente de la transition Catherine Samba Panza, s’est adressée à la nation pour lancer un appel à l’unité afin de « relever les défis de la fin de la transition ».

 

Catherine Samba Panza a salué au passage les Chefs d’Etat de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui ont prolongé jusqu’au 31 mars la date de la transition pour permettre une bonne organisation des élections générales en Centrafrique.

 

Elle a terminé ses propos en espérant que la visite du Pape François permettra aux Centrafricains de se réconcilier définitivement.

 

Rappelons que c’est le 1er décembre 1958, que feu Barthélémy Boganda, Président du territoire de l’Oubangui Chari, essayant en vain de créer, une grande République regroupant tous les territoires de l’Afrique Équatoriale Française, a décidé de proclamer le territoire de l’Oubangui Chari, République Centrafricaine.

 

Copyright : © APA

Centrafrique : Le 57ème anniversaire de l’indépendance célébrée dans la sobriété
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 00:59

 

 

 

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La classe politique centrafricaine et particulièrement les candidats à l’élection présidentielle, réunis à Bangui le 27 novembre 2015 à l’initiative de la Communauté Sant’Egidio à la veille de la visite de sa Sainteté le Pape François, lui adresse leur chaleureux message de bienvenue à Bangui, capitale de la République centrafricaine.

 

Elle remercie Sa Sainteté pour avoir maintenu le programme de cette visite en terre centrafricaine malgré toutes les préoccupations concernant sa propre sécurité.

 

Elle est convaincue que cette visite constitue un point tournant de l’histoire vers la réconciliation de son pays.

 

Elle prend l’engagement de s’impliquer dans la réussite du processus électoral en cours pour le retour à la légalité constitutionnelle et d’une paix durable en République centrafricaine.

 

Ont signé :

  1. Dologuélé Anicet Georges                     
  2. Touadéra Faustin Archange                   
  3. Mandaba Jean Michel                             
  4. Ziguélé Martin                                           
  5. Doubane Charles Armel                                                                         
  6. Ngaissona Edouard Patrice                                            
  7. Patassé Ngakoutou Sylvain                   
  8. Moskit Guy                                                 
  9. Mbaikoua Timoléon                                              
  10. Massengué Vickos                                   
  11. Nguérékata Mandata Gaston                  
  12. Amine Michel                                             
  13. Meckassoua Karim                                   
  14. Ngaribenam Jérôme Valdert                                           
  15. Gouyombia Kongba Zézé Constant      
  16. Morouba Mathias                                      
  17. Willybiro-Sako Jean                                 
  18. Angokoualé Michel                                              
  19. Kapou Théodore                                       
  20. Yangongo Xavier Sylvestre                    
  21. Lembakoali alias Emery                           
  22. Sony Colé Théophile                               
  23. Kazagui Maxime                                       
  24. Moussa Kembé Stanislas                        
  25. Koda Steve                                                 
  26. Koba Jean-Baptiste                                              
  27. Djorie Serge                                                                                  
  28. Guélé-Gongassoua Freddy Michael
  29. Fidèle Gouandjika
  30. Désiré Nzanga Bilal Kolingba

 

Leaders de partis politiques

Tiangaye Nicolas

Léa Koyassoum Doumta Mboua

Crépin Mboli-Goumba

 

 

(remise au Pape François du message de bienvenue de la classe politique centrafricaine et des candidats à la présidentielle)

MESSAGE DE BIENVENUE DE LA CLASSE POLITIQUE CENTRAFRICAINE A SA SAINTETE LE PAPE FRANCOIS
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 20:50

 

 

 

Lundi 30 novembre 2015 à 17:10  http://afriqueeducation.com/

 

Afrique Education : Vous bouclez demain une tournée hors du Centrafrique qui est d'importance puisqu'elle vous a fait manquer la visite du Pape à Bangui. Quels pays avez-vous visités ? Quelles personnes avez-vous rencontrées et pour leur dire ou demander quoi ?

 

Christian Touaboy : J'ai été, en France, pays qui, comme vous vous en doutez, est d'importance  pour la Centrafrique du fait des liens économiques et politico-historiques, extrêmement, étroits et séculaires. J'ai, ensuite, été, en Suisse,  plus, précisément, à Genève, et ensuite, à Bruxelles, en Belgique. Dans ces deux derniers pays, nous avons eu des réunions, de très haut niveau, avec des patrons de certains groupes influents dans l'agro-alimentaire dont nous tairons, volontairement, les noms, ici, afin de leur expliquer la situation de la RCA,  et aussi, les inviter à participer à l'effort de reconstruction de notre pays. Car comme aime à le dire Martin Ziguélé, quelle que soit la durée de la nuit, le soleil finira, toujours, par apparaître. Nous devons, donc, être prêts et debout, pour ce lever de soleil. Pour ce faire, nous devons, avant tout, compter sur nos forces propres, mais aussi, sur l'apport positif de nos amis. Tout ceci dans la transparence et la clarté afin que seul le peuple centrafricain en soit le véritable et seul bénéficiaire. Il n'a, donc, jamais, été question de demander quoi que ce soit. 

 

Afrique Education : Vous êtes le directeur national de campagne du candidat Martin Ziguélé. Quelles sont ses chances pour qu'il soit le prochain président du Centrafrique ?

 

Christian Touaboy : Truisme que voilà ! Nous le savons. Nos adversaires le savent. Le peuple centrafricain le sait et s'y attend. Martin Ziguélé sera président de la République centrafricaine à l'issue des ces élections. Cela est, tellement, évident que la rhétorique de nos adversaires en a pris un coup. Les réseaux sociaux foisonnent d'articles aussi abscons et apocryphes les uns les autres sur un complot imaginaire ourdi, par nous ne savons qui, afin de porter au pouvoir Martin Ziguélé. Vous constaterez, donc, avec nous, que pour beaucoup, les dés sont déjà jetés. La puissance du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) et sa présence sur le terrain, a fini par avoir raison de nos adversaires. Le peuple a, toujours, raison.

 

Afrique Education : Quelle est la vision de votre candidat ?

 

Christian Touaboy : La paix, l'harmonie  et le bien-être du peuple centrafricain restent les buts et objectifs que Martin Ziguélé  chérit et poursuit. Lorsque nous avons perdu le pouvoir, il n'a pas appelé à la violence, ni armé des jeunes pour s'entre-tuer. Il a reconstruit le parti en partant de la base, a gardé de la hauteur, est resté digne et crédible aux yeux des Centrafricains. C'est ce travail qui paie, aujourd'hui. Martin Ziguélé a pour but la réconciliation et le rassemblement préalables à toute reconstruction véritable. Je puis, donc, vous affirmer, qu'il laissera aux Centrafricains un pays uni, fort, indivisible et prospère. Cela, je vous le garantis.


Merci à vous d'être venu à nous.

 

 

NDLR : Christian Touaboy est le Directeur national de campagne de Martin ZIGUELE

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : Christian Touaboy : « Martin Ziguélé sera le prochain président de la République »
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 20:38

 

       

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-11-30 13:40:12 Des milliers de Centrafricains ont ovationné lundi matin le Pape François au cours d’une grande messe au complexe sportif Barthelemy Boganda de Bangui, au dernier jour de la visite du souverain pontife.


Le point fort de son homélie a été l'appel aux Centrafricains à vivre dans le pardon, la prière, la réconciliation, pour sortir la République Centrafricaine de la crise qu'elle traverse et les offrandes que l'Archevêque de Bangui lui a remis.


Ensuite l'Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, s'est adressé au Pape à la fin de la messe pour le remercier d'avoir effectué le déplacement de Bangui qui constitue « un réconfort pour le clergé local ». Il a également appelé les Centrafricains à prendre le destin de leur pays en mains.


L'Archevêque a par ailleurs remis des dons au Pape constitués de tableaux d'artistes en bois et des papillons. En retour le saint Père a béni la terre centrafricaine en priant sur du sable qu'une femme lui a offert dans un récipient. 


Le Pape François a quitté le complexe sportif Barthelemy Boganda dans son papamobile, sous une gigantesque ovation, pour gagner l'aéroport international Bangui Mpoko à 11h 30 minutes.


Avant de dire la messe le Pape François a visité la mosquée centrale de Bangui en compagnie des leaders religieux de Centrafrique.


Le symbole important de cette visite, a dit le Pape François, a été son passage à la mosquée centrale de Bangui, « s'il n'avait pas eu lieu, cette visite n'aurait pas de sens pour moi » a dit le Pape François aux musulmans de Centrafrique.


Durant son passage dans la mosquée du quartier Km5 où vivent en majorité les musulmans de Centrafrique, le Pape les a exhortés à accepter le pardon. Il a également déclaré que la République Centrafricaine ne peut se développer que dans l'unité, la cohésion sociale et la réconciliation entre tous ses fils.


Profitant de son passage au Km5, il a visité le site des déplacés musulmans situé dans l'école Koudoukou en face de la mosquée centrale où il a serré la main à certains déplacés. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=840013#sthash.6IDYdaGl.dpuf

 

 

Des scènes de réconciliation après la visite du Saint Père à la mosquée centrale

 

http://rjdh.org/ PAR AGGÉE YAGOUA GUERET LE 30 NOVEMBRE 2015

 

La deuxième journée du Pape à Bangui est marquée par sa visite à la mosquée centrale. Après cette visite, les musulmans de PK5 qui, depuis fort longtemps,  n’ont pas eu l’occasion d’aller au-delà de leur localité, ont pu sortir. Les chrétiens sont aussi  allés au KM5.

 

Des scènes de cohésion sociale entre les membres des deux communautés se sont multipliées sur l’avenue Boganda. Plusieurs groupes d’habitants du Km5 sont sortis, certains en motos, d’autres en voiture et à pied. « Tout est fini, mettons fin à la guerre et cultivons la paix », c’est ce qu’on peut lire sur des banderoles tenues par des jeunes du Km5 qui viennent  saluer   leurs frères des alentours sur l’Avenue Boganda.

 

Kevin Wangalayen,  habitant du quartier Fatima se dit très satisfait  de cette visite. Pour lui « le passage du Pape dans notre pays apporte déjà ses fruits pour preuve  la réconciliation sincère entre les chrétiens et musulmans. Nous sommes très  contents de voir le Saint Père parmi nous, cela veut dire que Dieu est entrain de visiter son peuple en Centrafrique» a-t-il ajouté

 

Edith habitant le quartier des Castors, appelle les Centrafricains à oublier le passé pour prôner la paix et la cohésion sociale. Pour elle, « on ne doit plus parler de chrétiens et musulmans. Si les bandits persistent dans leurs manœuvres, il serait souhaitable que le gouvernement prenne ses responsabilités pour les traquer », a-t-elle dit.

 

Ahmat Oumar, commerçant au KM5 a livré ses impressions en ces termes «  La venue du Pape va amener la paix dans le pays, tous les Centrafricains sont dans la joie. Nous pouvons maintenant aller  dans les différents arrondissements en ville et ceux de là-bas peuvent venir chez nous. Tout est fini, on peut circuler librement .La visite du pape dans notre pays nous apporte  le vivre ensemble, car il y’a de cela deux mois nous n’avons pas eu le courage de sortir en ville pour faire des achats de peur d’être tué ».

 

Au moment où ces séances de réconciliation se faisaient enregistrer sur l’avenue Boganda, le pape officiait une grande messe au stade 20000 places où il a exhorté le peuple centrafricain au pardon.

Le Pape François ovationné au complexe sportif Barthelemy Boganda, à la fin de sa visite en RCA
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 19:49

 

 

 

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La classe politique centrafricaine et particulièrement les candidats à l’élection présidentielle, réunis à Bangui le 27 novembre 2015 à l’initiative de la Communauté Sant’Egidio à la veille de la visite de sa Sainteté le Pape François, lui adresse leur chaleureux message de bienvenue à Bangui, capitale de la République centrafricaine.

 

Elle remercie Sa Sainteté pour avoir maintenu le programme de cette visite en terre centrafricaine malgré toutes les préoccupations concernant sa propre sécurité.

 

Elle est convaincue que cette visite constitue un point tournant de l’histoire vers la réconciliation de son pays.

 

Elle prend l’engagement de s’impliquer dans la réussite du processus électoral en cours pour le retour à la légalité constitutionnelle et d’une paix durable en République centrafricaine.

 

Ont signé :

  1. Dologuélé Anicet Georges                     
  2. Touadéra Faustin Archange                   
  3. Mandaba Jean Michel                             
  4. Ziguélé Martin                                           
  5. Doubane Charles Armel                                                                         
  6. Ngaissona Edouard Patrice                                            
  7. Patassé Ngakoutou Sylvain                   
  8. Moskit Guy                                                 
  9. Mbaikoua Timoléon                                              
  10. Massengué Vickos                                   
  11. Nguérékata Mandata Gaston                  
  12. Amine Michel                                             
  13. Meckassoua Karim                                   
  14. Ngaribenam Jérôme Valdert                                           
  15. Gouyombia Kongba Zézé Constant      
  16. Morouba Mathias                                      
  17. Willybiro-Sako Jean                                 
  18. Angokoualé Michel                                              
  19. Kapou Théodore                                       
  20. Yangongo Xavier Sylvestre                    
  21. Lembakoali alias Emery                           
  22. Sony Colé Théophile                               
  23. Kazagui Maxime                                       
  24. Moussa Kembé Stanislas                        
  25. Koda Steve                                                 
  26. Koba Jean-Baptiste                                              
  27. Djorie Serge                                                                                  
  28. Guélé-Gongassoua Freddy Michael

 

Leaders de partis politiques

 

Tiangaye Nicolas

Léa Koyassoum Doumta Mboua

Crépin Mboli-Goumba

MESSAGE DE BIENVENUE DE LA CLASSE POLITIQUE CENTRAFRICAINE A SA SAINTETE LE PAPE FRANCOIS
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 19:42

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-11-28 15:45:40  Le dépôt des candidatures aux élections législatives et présidentielle centrafricaines, démarré le 10 novembre dernier pour prendre fin ce samedi, a enregistré 45 candidatures à la présidentielle parmi lesquelles une femme, et 1900 candidatures aux législatives.


L'Autorité nationale des élections qui a reçu ces candidatures, va les transmettre à la Cour Constitutionnelle de transition qui va les examiner lors d'une audience publique.

Parmi les candidatures à la présidentielle, on retrouve l'ancien Président François Bozizé, un de ses anciens Premiers ministres Faustin Archange Touadéra, des fils des anciens présidents André Kolingba, Jean Bédel Bokassa et Ange Félix Patassé

Comme le prévoit la Charte constitutionnelle de transition, aucune autorité ayant été à la tête des instances de la transition n'a pas posé de candidature à ces élections qui vont démarrer avec le referendum constitutionnel le 13 décembre, le premier tour des législatives et présidentielle étant prévu le 27 décembre.


Avec un corps électoral estimé à presque 2 millions d'électeurs qui ont commencé à vérifier leur nom sur les listes affichées dans les centres d'enrôlement, l'Autorité nationale des élections ainsi que le gouvernement restent optimiste pour le respect de ce chronogramme électoral. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=839881#sthash.n8wMz5Qa.dpuf

Fin de la période de dépôt de candidature aux élections générales en Centrafrique
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 19:22

 

 

 

NEW YORK, 27/11/2015 à 21:17 UTC  / PRN Africa / — Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ont exhorté vendredi les groupes en conflit en République centrafricaine à saisir l'occasion de la visite du Pape François à Bangui ce week-end pour relancer le processus de réconciliation nationale après une vague de violence qui a provoqué une nouvelle vague de déplacement dans le pays depuis septembre.

 

« Bien que la situation à Bangui soit actuellement calme mais tendue, nous sommes préoccupés par les explosions de violence dans le pays, qui pèsent sur les fragiles efforts pour rétablir une paix durable et menacent l'organisation des élections fin décembre », a dit un porte-parole du HCR, Leo Dobbs, lors d'un point de presse à Genève.

 

« Les combats intra-communautaires, qui ont éclaté en septembre et recommencé fin octobre et en novembre, ont fait des dizaines de morts, détruit des centaines de maisons et forcé plus de 70.000 personnes à fuir, inversant la tendance au retour des déplacés observée dans le pays au cours des neuf premiers mois de l'année. Des centaines de personnes ont également fui vers la République démocratique du Congo depuis septembre », a-t-il ajouté.

 

Les combats ont causé le report des élections présidentielles et législatives, qui étaient initialement prévues le 18 octobre et qui vont avoir lieu le 27 décembre.

 

De son côté, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a souligné vendredi que près de trois ans après le début des violences, 1,2 million d'enfants ont un besoin urgent d'assistance humanitaire en République centrafricaine.

 

Au moment où le pays s'apprête à accueillir le Pape François dimanche, pour une visite de deux jours dont l'un des objectifs est de promouvoir la réconciliation, l'UNICEF appelle toutes les parties au conflit à permettre un accès inconditionnel aux organisations humanitaires qui cherchent à atteindre les populations affectées par la crise.

 

« La violence qui a affecté ce pays a eu un effet dévastateur sur les conditions de vie des enfants », a déclaré le Représentant de l'UNICEF en République centrafricaine, Mohamed Fall. « Les besoins humanitaires sont immenses, nous avons besoin de pouvoir accéder aux populations et de bénéficier d'un soutien accru de la communauté internationale ».

 

Selon les estimations de l'UNICEF, plus de deux millions d'enfants ont été affectés par la violence qui a commencé en décembre 2012, et qui a atteint des niveaux de crise en décembre 2013, à la suite de combats qui ont conduit au déplacement de centaines de milliers de personnes dans la capitale, Bangui.

 

Une chanson pour la paix, écrite et chantée par des enfants, est diffusée par les radios en prélude à la visite du Pape. Les paroles de la chanson, qui appellent à l'unité nationale et à la fin des violences, ont été écrites par trois adolescents dans le cadre d'un concours organisé par l'UNICEF en partenariat avec l'une des principales radios du pays, la radio Ndeke Luka. Trois autres enfants interprètent la chanson.

 

« Nous espérons que la voix de ces enfants sera entendue, et que la visite du Pape en République centrafricaine aidera à promouvoir la réconciliation, dans un pays qui a désespérément besoin de paix », a déclaré Mohamed Fall.

 

SOURCE Centre d'actualités de l'ONU

 

Copyright : PR NewsWire

Centrafrique : l’ONU exhorte les belligérants à se servir de la visite du Pape pour faire progresser la paix
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 18:19

 

 

 

30/11/15 (AFP)

 

Le pape François a quitté lundi Bangui pour Rome, au terme d'une tournée africaine au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique, dernière étape dans un pays déchiré par les violences intercommunautaires, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Au cours de sa visite à Bangui placée sous haute sécurité de la force onusienne (Minusca), le pape s'est notamment rendu dans la matinée à la grande mosquée du PK5, l'enclave des musulmans de la capitale, quotidiennement harcelés par les miliciens chrétiens et animistes anti-balakas.

 

"Chrétiens et musulmans sont frères", et il faut dire "non à la vengeance, à la violence et à la haine, a-t-il lancé à son arrivée à la mosquée où il a été reçu par le grand imam Nehedi Tidjani, en présence de délégations catholiques et protestantes.

 

Le pape s'est adressé aux centaines de personnes, dont des déplacés, venues l'accueillir dans l'enceinte de la mosquée, dans une ambiance détendue placée cependant sous haute sécurité avec des Casques bleus postés sur les minarets.

 

Sujette avant son arrivée à une éventuelle annulation ou modification de programme en raison des risques représentés par le climat ambiant de violences depuis deux ans en Centrafrique, la visite du Pape a été suivie par des dizaines de milliers d'habitants enthousiastes, dans les camps de déplacés, à la cathédrale catholique, à la grande mosquée comme au stade "20.000 places" dans lequel il a participé à une dernière messe, avant de partir pour Rome.

 

 

Centrafrique: le pape ouvre la "porte sainte" de la cathédrale de Bangui, en prélude au Jubilé

 

30/11/15 (AFP)

 

Le pape François a ouvert dimanche la "porte sainte" de la cathédrale de Bangui, dans un geste solennel pour la paix et le pardon des fautes en Centrafrique, à dix jours de l'ouverture à Rome du Jubilé de la Miséricorde qu'il a proclamé.

 

"Ouvre-nous la porte de Ta miséricorde", a prié le pape François, avant d'ouvrir les deux battants de la porte. "Nous demandons la paix pour la Centrafrique et tous les peuples qui souffrent de la guerre", a-t-il proclamé.

 

François avait tenu à accomplir à Bangui ce geste exceptionnel, qui permet lors des Jubilés aux fidèles pénitents de franchir la porte d'une cathédrale et de recevoir le pardon de leurs péchés.

 

Le pape, le jour du deuxième anniversaire de son élection, le 13 mars 2015, avait annoncé ce "Jubilé de la miséricorde" à partir du 8 décembre, qui débutera officiellement par l'ouverture de la basilique Saint-Pierre à Rome et durera douze mois.

 

"Aujourd'hui, Bangui devient la capitale spirituelle du monde. L'Année de la miséricorde est proclamée à l'avance à Bangui. Elle est pour cette terre qui souffre du manque de paix, et tous les autres pays qui, dans le monde, passent par l'épreuve de la guerre", a souligné François.

 

"Tous, nous demandons paix, miséricorde, réconciliation, pardon, amour", a-t-il dit d'un ton très grave sur le parvis de la cathédrale de l'Immaculée Conception, avant d'ouvrir cette porte décorée de fleurs et de feuilles.

 

"Dieu a guidé mes pas vers vous. Je suis particulièrement heureux que ma visite pastorale coïncide avec l'ouverture dans votre pays de cette Année jubilaire", a-t-il ajouté au début de la messe dans la cathédrale de la capitale centrafricaine, ville qui porte toujours les stigmates des violences entre ex-rebelles majoritairement musulmans et miliciens essentiellement chrétiens qui ont ensanglanté le pays depuis 2013.

 

 

Centrafrique : le pape appelle à "déposer les instruments de mort"

 

29/11/15 (AFP)

 

Le pape François a appelé tous ceux qui "utilisent injustement" des armes à "déposer ces instruments de mort", dimanche à Bangui, capitale de la Centrafrique déchirée depuis deux ans par des violences intercommunautaires.

 

"Même quand les forces du mal se déchaînent, les chrétiens doivent répondre présents, la tête relevée, prêts à recevoir des coups dans cette bataille où Dieu aura le dernier mot. Et ce mot sera d'amour. A tous ceux qui utilisent injustement les armes de ce monde, je lance un appel: déposez ces instruments de mort", a-t-il lancé dans la cathédrale de Bangui.

 

Le pape François a aussi recommandé dans son homélie "l'amour des ennemis, qui prémunit contre la tentation de la vengeance et contre la spirale de représailles sans fin", alors même que le conflit en Centrafrique est caractérisé par des représailles quasi-quotidiennes entre musulmans assimilés à l'ex-rébellion Séléka et milices anti-balaka, chrétiennes et animistes.

 

Faisant allusion aux divisions ethniques fréquemment instrumentalisées en Afrique par les politiciens, le chef de l'Eglise catholique a aussi affirmé qu'il était nécessaire de savoir "se libérer des conceptions de la famille et du sang qui divisent", pour "passer sur l'autre rive" de la paix.

 

"Passer sur l'autre rive" est la devise (d'après une formule de l'Evangile) que le pape a retenu pour sa visite en Centrafrique.

 

Ceux qui évangélisent sont "des artisans du pardon, des spécialistes de la réconciliation, des experts de la miséricorde", a-t-il enfin recommandé dans un plaidoyer fervent pour une religion de non-violence.

 

Au chevet des musulmans de Bangui, le pape redonne "espoir"

 

30/11/15 (AFP)

 

"Fierté", "espoir", "soulagement": retranchés dans leur enclave isolée du PK5, sous la menace constante des milices armées chrétiennes, les musulmans de Bangui ont accueilli triomphalement lundi le pape venu à leur rencontre.

 

"Nous pensions que tout le monde nous avait abandonnés, mais pas lui. Il nous aime nous aussi les musulmans. Je suis très heureux", confie Idi Bohari, un vieil homme vêtu d'un boubou blanc éclatant malgré la poussière soulevée au passage des blindés de l'ONU.

 

Ils étaient des milliers massés le long de la route, certains brandissant le drapeau jaune et blanc du Vatican dans une main, leur chapelet dans l'autre, sous le regard vigilant des dizaines de Casques bleus de la Minusca chargés de quadriller la zone.

 

Soldats postés au sommet de chaque minaret pour surveiller les environs, hélicoptère omniprésent dans le ciel... Cette étape était particulièrement sensible en raison des affrontements qui opposent régulièrement de jeunes musulmans proches de l'ex-rébellion Séléka à des milices chrétiennes anti-balaka et qui ont fait plus de 100 morts à Bangui depuis fin septembre.

 

- 'faire la paix pour de bon' -

 

Ousmane Abakar, porte-parole de la communauté musulmane de Bangui, est bien du même avis: "le moment est venu de faire la paix pour de bon", après deux années de chaos qui ont ravagé la Centrafrique.

 

"Nous ne devons pas accepter d'être manipulés, prévient-il, car il ne s'agit pas d'un conflit confessionnel, ce sont des politiciens qui instrumentalisent nos compatriotes et au final, le peuple centrafricain est perdant".

 

Presque chaque jour, des histoires de jeunes musulmans ou chrétiens "tués" par le camp d'en face font le tour de la ville. Faits avérés ou simples rumeurs? Toujours est-il que la tension monte aussitôt et que dans les quartiers concernés, des barricades bricolées avec des pneus et des palettes en bois entravent toute circulation, paralysant la capitale.

 

Sur l'avenue Barthélémy Boganda qui mène au PK5, une portion de route déserte longeant des maisons calcinées aux toitures arrachées sépare les quartiers chrétiens des positions des groupes d'auto-défense musulmans. La plupart âgés d'à peine 20 ans, ils surveillent l'entrée de chaque ruelle de terre rouge.

 

"Nous devons protéger les habitants, musulmans et chrétiens. Ici au moins on vit bien ensemble alors qu'aucun musulman ne peut vivre là-bas (en zone chrétienne), même sortir du PK5 c'est un problème", assure Faiçal Amadou, l'un des responsables des comités d'auto-défense.

 

- 'Condamnés à vivre ensemble'

 

Quelques centaines de catholiques et protestants - entre 300 et 500 selon les sources - cohabitent en effet avec les musulmans du PK5. C'est le cas de Lazare Ndjadder, la soixantaine. "Il y a toujours des moments de frayeur, surtout à cause des petits bandits ou des braqueurs mais je ne me suis jamais vraiment senti en insécurité ici, je suis chez moi", dit-il avec un grand sourire.

 

"Nous sommes d'ailleurs beaucoup de +métisses+: ma mère est chrétienne et mon père musulman", renchérit Amadou Kolingba, qui porte le patronyme de l'ancien président - chrétien - André Kolingba (1981-1993). Quant à Ibrahim Paulin, porte-parole des déplacés installés dans la cour de la mosquée, il explique qu'il s'est "islamisé" (converti) après différentes expériences religieuses.

 

Rebecca Tounsou, qui fréquente une église évangéliste, nuance. "Les jeunes (chrétiens) ne sont pas en sécurité. Mes fils ont fui le quartier, ils étaient pris à partie, c'était dangereux, car il y a trop d'armes qui circulent" malgré le mandat des forces internationales Minusca (10.900 hommes) et française Sangaris (900) pour les désarmer.

 

Chrétiens et musulmans sont pourtant "condamnés à vivre ensemble", a une nouvelle fois affirmé lundi le grand imam Nahib Tidjani devant le pape François. Et ce n'est pas un hasard si le souverain pontife a décidé une escale imprévue à l'école primaire de Koudougou rouverte il y a seulement deux semaines, où apprennent ensemble enfants chrétiens et musulmans.

 

 

A Bangui, le pape dénonce « la haine aveugle que le démon déchaîne »

 

Par Cécile Chambraud (Bangui, envoyée spéciale)

 

LE MONDE Le 30.11.2015 à 06h42 • Mis à jour le 30.11.2015 à 13h33

 

La visite du pape François en Afrique a pris un tour poignant à sa troisième étape, en République centrafricaine, où il est arrivé dimanche 29 novembre en fin de matinée. Le long de la piste d’atterrissage d’un aéroport supposé sous haute protection, des enfants du camp de réfugiés voisin couraient, saluant l’avion, son passager et l’espoir d’une amélioration de la situation politique très tendue que certains Centrafricains ont placé en sa venue à Bangui.

 

C’est le cas de Catherine Samba-Panza, la présidente de transition du pays, que le chef de l’Eglise catholique a rejointe en effectuant 5 des 9 km du trajet entre l’aéroport et le palais présidentiel dans une papamobile découverte, passant devant de très nombreux habitants massés sur les bas-côtés. L’exécutif de Mme Samba-Panza s’efforce d’éviter l’enlisement du processus politique destiné à sortir le pays de trois ans de violences entre les milices ex-Séléka, à majorité musulmane, et les anti-Balaka, à majorité chrétienne. Des élections présidentielles et législatives sont prévues le 27 décembre.

 

« Un peuple tenaillé par la haine »

 

La présence à Bangui du pontife argentin, que « les menaces sécuritaires réelles ou amplifiées » n’ont pas découragé, a-t-elle affirmé d’emblée, est « une victoire de la foi sur la peur, sur l’incrédulité ». Dans la capitale centrafricaine, des voitures blindées des Nations unies, des policiers et des soldats supplémentaires étaient déployés sur le parcours de François, sans que leur présence ne soit trop pesante.

 

Mme Samba-Panza a dépeint à son visiteur « un pays détruit dans ses fondements par plusieurs décennies de crises à répétition », laissant « un peuple tenaillé par la haine et l’esprit de vengeance ». Dans un discours tout imprégné de références à Dieu et à la foi, elle a déclaré devant le pape qu’il« revient aux filles et aux fils de ce pays de reconnaître leurs fautes ». « Au nom de toute la classe dirigeante de ce pays mais aussi au nom de tous ceux qui ont contribué de quelque manière que ce soit à sa descente aux enfers, je confesse tout le mal qui a été fait ici au cours de l’histoire et demande pardon du fond de mon cœur », a-t-elle ajouté.

 

Changement de décor, continuité du discours : après avoir mis en garde les Kényans contre « le tribalisme qui détruit une nation », le 27 novembre, le pape François a exhorté les dirigeants centrafricains à « l’unité ». S’exprimant pour la première fois en français, il leur a demandé d’éviter « la tentation de la peur de l’autre, de ce qui ne nous est pas familier, de ce qui n’appartient pas à notre ethnie, à nos options politiques ou à notre confession religieuse ».

 

Puis, d’un lieu de pouvoir le pape est passé sans transition à un lieu de relégation. Dans le camp de déplacés abrité par la paroisse Saint-Sauveur, qui accueille quelque 3 700 réfugiés, des enfants tendaient de modestes morceaux de tissus sur lesquels avaient été tracés au feutre les mots « paix », « amour », « réconciliation ». Sous les manifestations de joie, François s’est promené, très détendu, au milieu d’eux, embrassant les enfants, serrant les mains des femmes, bénissant des têtes, riant avec ses hôtes. « La paix sans amour, sans tolérance, sans pardon, n’est pas possible. Il faut vivre en paix les uns avec les autres quels que soient son ethnie, sa culture, sa religion, son statut social », leur a-t-il lancé. Puis il leur a fait répéter en chœur : « Nous sommes tous frères ! » Dans le même temps, quelques femmes avisaient des journalistes : « Ici, il n’y a pas de problème de sécurité, soyez tranquilles ! » D’autres faisaient observer que la venue du pape, en dépit des mises en garde sur la sécurité venues du gouvernement français, est un pied de nez à la France.

 

« Contre la tentation de la vengeance »

 

Le marathon entrepris par le pontife avec un sentiment d’urgence et une grande énergie s’est ensuite orienté vers les communautés religieuses. Même si les affrontements entre factions ont d’abord des motifs politiques, ils ont mis face à face chrétiens et musulmans, malgré l’engagement de certains de leurs représentants dans une coopération interreligieuse. En quelques heures, répétant sans relâche les mêmes mots – unité, paix, pardon, réconciliation –, il s’est successivement adressé aux évangéliques et aux catholiques. Lundi matin, il s’est rendu dans la mosquée du quartier musulman du PK5, aujourd’hui en situation de quasi-blocus, lançant :« Chrétiens et musulmans sont frères. » « Toutes nos communautés souffrent indistinctement de l’injustice et de la haine aveugle que le démon déchaîne », a-t-il affirmé à la faculté de théologie évangélique.

 

Au milieu des catholiques, à la cathédrale de Bangui, François a vanté la vertu du « pardon » envers ses ennemis, qui « prémunit contre la tentation de la vengeance et contre la spirale des représailles sans fin ». « A tous ceux qui utilisent injustement les armes de ce monde, a-t-il déclaré pendant son homélie, je lance un appel : déposez ces instruments de mort ; armez-vous plutôt de la justice, de l’amour et de la miséricorde, vrais gages de paix. » Le pape a symboliquement ouvert dans la cathédrale de Bangui une « porte sainte », anticipant le début de l’année jubilaire qui commencera le 8 décembre.

 

D’ordinaire, c’est l’ouverture de la porte sainte de Saint-Pierre qui marque l’ouverture d’une année sainte. « Aujourd’hui, Bangui devient la capitale spirituelle du monde », a lancé François, qui a quitté le pays, lundi en début d’après-midi.

 

Sous haute sécurité, le pape appelle à la paix en Centrafrique

 

30/11/15 (Reuters)

 

Le pape François, sous protection inédite, a prêché dimanche en faveur de la paix et de la réconciliation en République centrafricaine, déchirée par des violences entre chrétiens et musulmans.

 

Le chef de l'Eglise catholique, qui achevait à Bangui une visite en Afrique qui l'a également conduit au Kenya puis en Ouganda, a exprimé l'espoir que tous les Centrafricains pourraient voir l'avènement de la paix.

 

Jamais depuis son élection, en mars 2013, sur le trône de Saint-Pierre, un déplacement du pape n'avait donné lieu à un dispositif de sécurité aussi serré. Car ce déplacement était à haut risque. Depuis le mois de septembre, la capitale centrafricaine, Bangui, a connu un regain de tension qui a provoqué la mort d'au moins 100 personnes, selon l'organisation Human Rights Watch.

 

Alors que l'avion de la compagnie Alitalia dans lequel voyagent le pape et sa délégation atterrissait en provenance d'Ouganda, des hélicoptères d'attaque patrouillaient dans le ciel et des transports de troupes blindés de la force française et des casques bleus de l'Onu déployés en Centrafrique étaient stationnés devant l'aéroport de Bangui.

 

Des éléments des forces spéciales portant un brassard aux couleurs jaune et blanc du Vatican ont apporté leur concours aux agents habituellement chargés de la protection du pape. Et un soldat de l'Onu en arme a également pris place dans chacun des minibus affrétés pour transporter la presse accréditée auprès du Vatican.

 

Au début du mois, la France, dont 900 soldats environ sont toujours déployés en Centrafrique, avait prévenu le Vatican que ce déplacement présentait des risques et l'agenda du pape pour cette troisième et dernière étape de son périple africain n'avait pas été précisé à l'avance.

 

"NOUS SOMMES TOUS DES FRÈRES"

 

A sa descente d'avion, le pape a été conduit au palais présidentiel de Bangui où il s'est entretenu avec la présidente par intérim, Catherine Samba-Panza, et des diplomates et a appelé à "l'unité dans la diversité".

 

Il est ensuite allé aux devants de 4.000 réfugiés déplacés par les violences et regroupés dans un camp de la capitale. "Travaillez, priez, faites tout votre possible pour la paix mais souvenez-vous que la paix n'est rien sans amour, sans amitié, sans tolérance", leur a-t-il dit, avant d'appeler son auditoire à scander "Nous sommes tous des frères" en langue sango.

 

François a ensuite célébré la messe dans la cathédrale Notre-Dame de Bangui, là même où des miliciens islamistes armés ont fait 15 morts dans une attaque en mai 2014.

 

"Déposez ces instruments de mort, armez-vous de la justice", a-t-il dit lors de son homélie, appelant les fidèles à la "réconciliation, au pardon, à l'amour et à la paix".

 

Le pape a ensuite ouvert une "porte sainte" de la cathédrale Notre-Dame de Bangui, marquant ainsi l'ouverture symbolique de l'année sainte de la miséricorde qui démarrera officiellement le 8 décembre au Vatican.

 

 

Centrafrique : ce que les leaders religieux espèrent de la visite du pape François

 

27 novembre 2015 à 17h55  Par Margaux Benn - à Bangui Jeune Afrique

 

Après le Kenya et l’Ouganda, le pape François doit se rendre en Centrafrique, dimanche et lundi. Alors que le pays est plongé dans un conflit inter-communautaire qui a revêtu une dimension confessionnelle, les leaders religieux voient la venue du pontife comme un geste d'espoir, tant politique que spirituel.

 

Dans la cour de la mosquée centrale, l’imam Tidjani Moussa Nahibi dit s’être « personnellement assuré que tout se passera bien lors de la visite du pape. » Après tout, poursuit-il, « ce ne sont pas seulement les chrétiens que le pape est venu rencontrer, mais les Centrafricains. »

 

Pour préparer cette visite pontificale, l’imam et l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, se sont rencontrés plusieurs fois dans la mosquée centrale, située au cœur du quartier PK5, enclave à majorité musulmane encerclée par des miliciens anti-balaka. Depuis fin octobre, la situation est si précaire que l’accès humanitaire a dû y être limité.

 

Là et dans d’autres quartiers de Bangui, les risques sont tels que le ministère français des Affaires étrangères a plusieurs fois déconseillé au pape de s’y rendre. Et, si son arrivée est a priori maintenue, le Vatican maintient la possibilité d’annuler ou d’écourter son voyage à la dernière minute.

 

Médiateur de dernier recours ?

 

Mais le révérend Nicolas Guerekoyame-Gbangou, président de l’alliance des évangéliques en Centrafrique, refuse de croire à une éventuelle annulation, attendant le pape comme un médiateur de dernier recours pour un conflit qui semble oublié par la communauté internationale. « Si le Saint-Père lui-même ne vient pas, qui pourra nous réconcilier ? », lance-t-il, attablé à la Faculté théologique des évangéliques de Bangui, où le pape se rendra dimanche. « Les diplomates se diraient que ce n’est même plus la peine d’essayer… »

 

Centrafrique : lettre ouverte de 18 ONG au pape François

 

L’archevêque de Bangui tient un discours plus mitigé : « Cette visite est un honneur, mais le pape n’est pas un magicien », prévient-il. « Si nous ne nous attelons pas à nous unir et à faire la paix, ses mots auront été vains. »

 

Une influence sur le déclin

 

Selon la plupart des observateurs, le pape est attendu avec impatience par les Centrafricains de toutes confessions, otages d’un conflit dont les racines puisent davantage dans les tensions inter-communautaires que les dissensions religieuses. Le danger vient plutôt des groupes armés et des bandits qui pourraient exploiter la visite du pape pour semer le trouble dans la capitale, alors que celle-ci reçoit des milliers de fidèles venus des provinces centrafricaines voire de pays alentours.

 

Les mots d’apaisement des leaders religieux suffiront-ils à assurer la tranquillité de la capitale pendant la visite du pape ? Selon Thierry Vircoulon, chef du programme Afrique centrale de l’International Crisis Group, « après deux ans de violences, leur influence décline. Les médiateurs naturels de la crise centrafricaine ont de moins en moins d’emprise. »

 

Margaux Benn

 

 

Centrafrique: le pape François en pompier

 

Par Jean-Jacques Louarn  RFI le 27-11-2015 à 23:24

 

Contre l'avis de certains de ses conseillers et d'une partie de la communauté internationale, le pape François se rend en Centrafrique dimanche 29 et lundi 30 novembre 2015, sauf incident grave de dernière minute à Bangui. Une visite placée sous très haute sécurité.

 

Quelques rues fraîchement bitumées autour de la Nonciature, quelques lampadaires installés, l'électricité revenue ici et là, une cathédrale « requinquée », selon l'expression d'un habitant qui ajoute : « le pape devrait venir plus souvent ». Au coeur de la visite de François les 29 et 30 novembre 2015 à Bangui : le dialogue entre chrétiens et musulmans.

 

Depuis les combats de fin septembre et fin octobre entre les musulmans retranchés au PK5 et les milices anti-Balaka le dialogue est au point mort. Et la confiance entre la population et la force internationale sur place est rompue, une force internationale accusée notamment de rester les bras croisés et de compter les morts.

 

Scénario d'épuration

 

« Que vient faire le pape dans ce chaudron, dans cette galère ? », s'interroge le jeune Moussa qui salue le courage de François. « On l'attend lui et son message de paix. Lorsqu'il ne sera plus là, lorsqu'il sera parti il faudra se dire : ressaisissons-nous, le passé c'est le passé ». Le lundi 30 au matin, le pape doit se rendre à la grande mosquée de Bangui, au PK5. Des religieux chrétiens et musulmans préparent cette visite depuis plusieurs semaines.

 

« Bangui, explique Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale à International Crisis Group, pourrait ainsi se décrire : c'est un quartier, le PK5, où se retranchent depuis près de deux ans ce qui reste de musulmans, entouré par une ville qui leur est hostile, avec à la manoeuvre les anti-balaka appuyés par des éléments des FACA, c'est-à-dire l'armée régulière qui n'existe plus. Ces FACA ne sont plus neutres aujourd'hui comme ils l'ont été un temps. Le PK5, c'est l'abcès de fixation majeur de la crise centrafricaine. Les évènements des 26 septembre et 26 octobre marquent un grand recul du processus de dialogue. La solution aujourd'hui est à 80% sécuritaire et à 20% elle passe par le dialogue, c'est dire si la situation s'est dégradée ».

 

D'autres chercheurs craignent un scénario d'épuration de la capitale : les habitants musulmans du PK5 quittent tous leur quartier. « Personne ne veut ce scénario, explique un de ces experts, mais c'est ce qui peut se passer : une capitale sans musulmans, sans Seleka. Mais toujours avec des troubles, car on ne se sera pas débarrassé des anti-balaka dont une bonne partie s'est criminalisée. On s'inscrit aujourd'hui, poursuit-il, dans une dynamique qui est celle-là. Heureusement qu'il reste toujours des musulmans dans Bangui pour donner l'illusion que la RCA est encore un pays, mais le jour où ils partiront, forcés ? »

 

Selon le HCR en Centrafrique, le PK5 c'est 26 000 habitants dont une majorité de musulmans. Le nombre de réfugiés musulmans dans les pays voisins (Tchad, Cameroun, RDC, Congo Brazzaville) s'élève à 470 000 et celui des déplacés, donc à l'intérieur même de la RCA, 447 000. « Depuis l'année dernière, nous n'avons enregistré, explique un responsable du Haut Commissariat aux réfugiés, que 4 300 retours. 4 300 sur 470 000, c'est très peu ! »

 

Un discours ferme du pape ?

 

« Le pays s'est vidé d'une partie de sa population, commente un journaliste centrafricain qui préfère garder l'anonymat. Les musulmans c'est historiquement 10 à 12% de la population totale. Mais aujourd'hui ? Quelle famille n'a pas un parent proche ou lointain musulman ? A quoi ressemblerait la Centrafrique sans une de ses composantes ? Je connais bon nombre d'entre nous qui font l'autruche. D'où ces discours qui tiennent à affirmer haut et fort que nous sommes tous des Centrafricains, qu'il n'y pas de différence entre musulmans et chrétiens, que le pays est à 99% croyant, etc., bref on se dédouane de nos propres torts par ce type de discours “tout le monde il est beau tout le monde il est gentil” et on ne pointe pas les vraies responsabilités, celle du gouvernement, de la France que suit la communauté internationale dans ses décisions, la France qui est présente ici depuis deux ans ! »

 

« Nous rejetons cet oecuménisme qui ne pointe pas les vrais responsables de la crise, poursuit ce confrère. Je ne souhaite pas que François assène un discours qui contentera tout un chacun, où tout le monde pourrait seulement, disons se retrouver. Le pape doit être politique et nous dire nos quatre vérités à nous Centrafricains, mais aussi à la communauté internationale ! »

 

Enfin pour cet instituteur « laïque », comme il tient à le préciser, « on dirait que les Centrafricains attendent tout du pape François comme ils attendent tout de Dieu. Bref un miracle ! Résultat, nous pouvons encore tomber plus bas. La maison Centrafrique brûle et nous la regardons ».

 

Et la sécurité du pape ? Maître Roddy Madouzekeko, le rapporteur de la commission liturgie créée à l'occasion de la visite papale, a ce mot : « La sécurité de François vient d'abord de Dieu. Quand Dieu le décide, vous partez au pays du grand repos ».

 

Nous sommes musulmans, nous sommes des Centrafricains aussi. Nous voulons la paix pendant son séjour à Bangui, et après sa visite. Et pour toujours.

 

Reportage dans le PK5, à Bangui

 

27-11-2015 - Par Pierre Pinto

Le pape François a quitté Bangui, dernière étape de sa tournée africaine
Le pape François a quitté Bangui, dernière étape de sa tournée africaine
Le pape François a quitté Bangui, dernière étape de sa tournée africaine
Le pape François a quitté Bangui, dernière étape de sa tournée africaine
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Le pape François a quitté Bangui, dernière étape de sa tournée africaine
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 18:17

 

 

 

30/11/15 (AFP)

 

"Jusqu'à quand l'impunité va-t-elle prévaloir et les crimes servir de gages d'ascension et de promotion sociale?" en Centrafrique, s'est interrogé lundi l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzatalainga au cours de la messe donnée en présence du Pape François dans le stade "20.000 places" à Bangui.

 

Cette question de l'impunité abordée devant des dizaines de milliers d'habitants reste centrale dans un pays dévasté par les violences intercommunautaires, dépourvu d'une police et d'un système judiciaire efficaces.

 

Pour tous ces graves crimes aux auteurs restés impunis, dont les deux derniers présidents François Bozizé et Michel Djotodia sous le coup de sanctions internationales, la présidente de transition Catherine Samba Panza a demandé dimanche "pardon" en recevant le pape.

 

Mais, effet d'accalmie dû à la venue du pape, des dizaines de musulmans, membres de groupes d'autodéfense du quartier PK5 à Bangui, ont débarqué avec des tee-shirts à l'effigie du pape pour assister à la messe au stade situé dans le centre de la capitale, en pleine zone chrétienne où aucun musulman ne s'aventure d'habitude.

 

Ils ont fendu la foule sous les acclamations, les chrétiens les applaudissant même en criant "c'est fini (la haine)!".

 

Policiers, gendarmes et scouts formaient cependant de très nombreux cordons de sécurité dans le stade, dans la crainte d'une tentative d'attentat.

 

Après la messe, le Pape doit partir pour Rome à l'issue d'une tournée africaine de cinq jours au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique.

Le pape à Bangui: l'archevêque pourfend l'impunité des crimes
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 18:14

 

 

 

30/11/15 (La Croix)

 

Nicolas Guérékoyame-Gbangou, le pasteur évangélique qui préside l’association des évangéliques de Centrafrique et a rencontré le pape dimanche 29 novembre, parcourt le pays depuis 2012 pour tenter d’apaiser le conflit. Aux côtés de l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et de l’imam Oumar Kobine Layama, il y a un troisième homme : le pasteur Nicolas Guérékoyame-Gbangou. À 55 ans, celui qui préside l’association des évangéliques de Centrafrique est devenu l’une des figures d’un inlassable plaidoyer pour la paix, contre vents et marées.

 

En se rendant, dimanche 29 novembre, à la faculté de théologie évangélique de Bangui, le pape a voulu saluer un leader religieux autant qu’un homme de terrain. Chef de l’Église protestante de Centrafrique, représentant des autorités religieuses auprès du gouvernement de transition, il est aussi le pasteur de l’Église évangélique Elim Bangui-M’Poko où 10 000 personnes trouvèrent refuge au plus fort de la crise.

 

Depuis la mise sur pied de la plate-forme interreligieuse pour la paix, en 2013, il sillonne le pays, martelant que le conflit n’est en rien religieux, mais politique. C’est chez lui que résident pendant quelques mois, en 2014, le frère de l’imam Layama et sa famille, chassés de chez eux.

 

UN HOMME DÉTERMINÉ

 

Depuis octobre, le pasteur habite, avec ses 10 enfants, au sein de la faculté de théologie évangélique de Bangui. Impossible, en effet, de rester dans sa maison, mise à sac et incendiée par les milices lors du dernier regain de tension dans la capitale centrafricaine.

 

« Malgré cet incident, il a l’esprit tranquille et le cœur net. Il dit qu’il ne veut pas se laisser envahir par la peur et que tous les membres de sa famille en sont sortis indemnes », témoigne l’un de ses proches, le pasteur Franco Mbaye-Mbondoi, secrétaire général de l’Alliance des évangéliques en Centrafrique. « C’est un homme déterminé. Quand il s’engage, il va jusqu’au bout », poursuit-il, qui admire en son ami un « homme de prière, à qui la vengeance est étrangère ».

Au fil des années, rien ne semble émousser cette détermination. « Le pessimisme n’est pas le langage du croyant, déclarait le pasteur Nicolas Guérékoyame-Gbangou à Pèlerin en mars 2014. Nous nous sommes engagés tous les trois depuis 2012 parce que nous croyons à la force de la Parole pour désarmer les mains et convertir les cœurs. »

 

Loup Besmond de Senneville

Lu pour vous : Nicolas Guérékoyame-Gbangou, un inlassable défenseur de la paix en Centrafrique
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