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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 17:11

 

Centrafrique : « Nous les hommes politiques, nous devrons taire nos divergences s’il s’agit de la sécurité », Timoléon Mbaïkoua

 

PAR JEFFERSON CYRILLE YAPENDE LE 11 JANVIER 2019

 

BANGUI, 11 janvier 2019(RJDH)—Le Président du Parti Centrafricain pour le Développement Intégré(PCDI), député de Paoua II, Timoléon Mbaïkoua estime que la question de l’insécurité est un domaine sur lequel il devrait avoir l’union sacrée des hommes politiques qui doivent transcender les divergences politiques. Position exprimée dans l’émission « Actualité et Nous » de ce mardi, 08 janvier 2019 sur la fréquence RJDH.

Le regain des violences dans l’arrière-pays dans ces derniers était l’un des piliers d’échange entre le Président du PCDI, Timoléon Mbaïkoua qui croit que les hommes doivent taire leurs divergences s’il s’agit de la sécurité.

Pour Timoléon Mbaïkoua, la recrudescence des violences par les groupes armés est une guerre de positionnement à l’approche du dialogue qui se pointe à l’horizon, « vous savez, quand on s’approche du dialogue, il y a la guerre de positionnement pour arriver en force sur la table de négociation. On constate maintenant la violence un peu partout, je peux citer Alindao, Bangassou, Bocaranga et Bakouma qui est une zone importante qui regorge de l’uranium, un produit recherché », a indiqué le Président du PCDI.

« Je n’aborde pas la question de l’insécurité avec passion», confie le patron du PDCI qui pense que c’est un domaine sur lequel les hommes politiques doivent nécessairement faire l’union sacrée. «C’est un domaine sur lequel il ne devait pas y avoir une divergence de point de vue des partis politiques soit de l’opposition soit de la majorité présidentielle. Nous les hommes politiques, nous devons taire nos divergences pour se mobiliser autour du gouvernement s’il le faut, on doit parler d’une seule et même voix parce qu’en face, nous n’avons qu’un seul ennemi : les rebelles », a-t-il ajouté.

Pour cet homme politique, l’Union Sacrée doit être érigée en un cadre permanent de concertation entre la classe politique et le Chef de l’Etat. Ceci ne peut être que possible si le Chef de l’Etat crée un dynamisme dans lequel tous les hommes politiques doivent être inclus afin de trouver une solution idoine à la crise centrafricaine. Une m anière de dire que la Centrafrique doit être placée au-dessus de tout intérêt partisan, « le Président de la République doit créer ce dynamisme, il doit prendre cela en main pour créer cette union sacrée. Ce n’est pas à l’opposition ni aux hommes politiques de le faire, c’est lui le leader. Il doit le porter comme un projet. Il doit le rendre très effectif en appelant les politiques auprès de lui et il faut que cela soit confirmé par un texte pour délimiter le contour de ce qu’on appelle « Union Sacrée » qu’on peut qualifier d’un projet. Le Président doit écouter tout le monde, et je dis aussi aux hommes politiques sur cette question-là, nous ne devrons pas faire le géopoliticien », a conclu Timoléon Mbaïkoua sur la question de l’Union Sacrée.

S’agissant de la recrudescence des violences dans l’arrière-pays, le numéro 1 du PDCI estime que la situation s’empire de jours en jours surtout avec les trois ans de Touadéra aux affaires, « L’insécurité est grandissante, quand Touadéra est devenu Président de la République il y avait quatre(04) préfectures qui étaient occupées par les groupes armés mais aujourd’hui, ils occupent 14 préfectures. Et aujourd’hui, la situation de sécurité de notre pays n’est pas entièrement garantie par les Forces Armées Centrafricaines (FACA), nous avons sur notre sol 10.000 casques bleus de la mission internationale qui a l’obligation de protéger la population et les institutions républicaines. Je demande au Président de la République d’être intransigeant sur la relation que nous avons avec la MINUSCA qui a un mandat robuste » a-t-il précisé.

A y voir de près aujourd’hui, la question de l’Union Sacrée tant voulue par la classe politique pour sauver la Centrafrique des affres de la guerre est aujourd’hui hypothétique puisqu’on a l’impression que celle-ci n’est plus à l’ordre du jour chez le Chef de l’Etat surtout avec le départ de plupart de ses soutiens avec une bonne dose de déception entre les deux tours du scrutin présidentiel de 2016.

 

« Nous les hommes politiques, nous devrons taire nos divergences s’il s’agit de la sécurité », Timoléon Mbaïkoua
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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 16:33
Bambari : La guerre en images
Bambari : La guerre en images
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Bambari : La guerre en images
Bambari : La guerre en images
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Bambari : La guerre en images
Bambari : La guerre en images

 

 

La MINUSCA est intervenue vigoureusement à Bambari le jeudi dernier en fin d’après-midi par le biais des forces spéciales portugaises et népalaises avec un appui aérien conséquent.

Bilan : 68 combattants de l’UPC d’Ai DARASS  neutralisés et dépecés par la population en colère.

21 combattants d'Ali DARASS pris en otage. 

2 fûts de munitions récupérés

 

La MINUSCA doit arrêter de proclamer sa soi-disant impartialité et cesser de considérer Ali DARASS et ses éléments comme des interlocuteurs avec lesquels on peut discuter ou négocier. Ali DARASS est un criminel de guerre qui doit être capturé et livré à la CPI. Un point un trait !!!

 

Bambari : La guerre en images
Bambari : La guerre en images
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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 16:21
RDC: élections ou banditisme d’Etat?
RDC: élections ou banditisme d’Etat?
RDC: élections ou banditisme d’Etat?

 

Élection du 30 décembre 2018

 

Francois Delatre | AMBASSADEUR DE FRANCE AUPRÈS DE L'ONU CONTESTE LES RÉSULTATS ANNONCÉS PAR LA CENI EN DATE DU 10 JANVIER 2019.

 

Le représentant de la France auprès des nations unies conteste fermement les résultats annoncés par la Ceni qui donnent la victoire à Félix Tshisekedi, pour ce diplomate chevronné, il existe des preuves qui prouvent avec véhémence que ces résultats sont faux et ne reflètent nullement la vérité des urnes. 

 

"Nous avons en notre disposition des éléments qui vont clairement en contradiction avec les résultats publiés par la centrale électorale de la RDC, je rappelle ici que nous avons également travaillé en étroite collaboration avec l'Union Africaine, la SADC, les organisations de la société civile ainsi que la CENCO et les résultats qui sont en notre disposition démontrent que la CENI n'a pas respectée la vérité des urnes, sur ce nous demandons a la CENI de revenir a la raison en respectant la volonté du peuple congolais qui s'est exprimé a travers ces élections ou soit nous la mettons au défi de démontrer avec preuve à l'appui l'origine de ses résultats qui donnent à la fois la victoire à Monsieur Etienne Tshisekedi a la présidentielle et au Pprd , le parti au pouvoir , la majorité absolue à l'Assemblée nationale et au sénat"

 

PRÉSIDENTIELLE CONGOLAISE : CE COQ GAULOIS QUI CAQUETTE TANT

 

11 Jan 2019  par  Webmaster Obs

 

Félix Tshisekedi est-il le véritable vainqueur de la présidentielle congolaise du 30 décembre dernier ? La Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait à peine proclamé les résultats provisoires au petit matin du jeudi 10 janvier 2019 que la suspicion et la polémique ont commencé à enfler en République démocratique du Congo, et même au-delà. Le fils d’Etienne Tshisekedi, l’opposant historique décédé il y a deux ans (et toujours pas enterré), a en tout cas été déclaré provisoirement vainqueur avec  38,57% des suffrages exprimés devant  Martin Fayulu (34,83%) et Emmanuel Ramazani Shadary (23,84%).

 

En demandant, il y a quelques jours, à Corneille Nangaa, le patron de la CENI, de donner la vraie vérité des urnes, les prélats de la CENCO (Eglise catholique) avaient-ils  effectivement sous leur manteau, pour ne pas dire sous leur soutane, le nom de celui qui veut endosser la plus haute   charge de l’Etat au nom de son père ? ou faisaient-ils plutôt allusion à Martin Fayulu, le porte-drapeau de la coalition Lamuka  qui  crie au « coup d’Etat électoral » à juste titre semble-t-il? Hier en milieu de journée, l’abbé Donatien H’sholéa a, en effet, affirmé sans  ambages que « les résultats publiés ne correspondent pas aux données collectées par la mission d’observation de la CENCO ». Verdict de la CENI opposé aux résultats du presbytère, voici donc l’affiche du match, lourd de tous les dangers, qui se joue depuis  hier sur les rives du Congo.

 

Pour beaucoup, il ne fait pas de doute, le leader de l’UDPS, qui a, il est vrai, amorcé un étrange, pour ne pas dire suspect, rapprochement ces derniers temps avec Joseph Kabila qu’il a littéralement câliné, aurait été déclaré vainqueur suite à un arrangement avec le pouvoir qui, à défaut de voir son poulain du Front commun pour le Congo (FCC) gagner, a préféré la carte du tout sauf Fayulu, le candidat le moins accommodant issu des pourparlers genevois de l’opposition congolaise.

 

Etrange situation que celle-là, où ce sont les opposants qui se chamaillent entre eux dans la quasi-indifférence du régime. Alors que, sous nos cieux, c’est souvent la majorité présidentielle qui est accusée de hold-up électoral. Mais dans le cas d’espèce, ça s’explique dans une certaine mesure : c’est la division originelle de l’opposition qui se poursuit après la tenue du scrutin. On se rappelle en effet qu’après quelques jours de tractations tous azimuts, c’est finalement celui qu’on n’attendait pas (Martin Fayulu) qui avait été désigné candidat unique de l’opposition sur les bords du lac Léman. Un acte dénoncé dès le lendemain par le ticket Tshisekedi-Kamerhé qui a préféré jouer sa propre carte et qui vient de rafler la mise sous réserve de confirmation par la Cour Constitutionnelle des chiffres litigieux de Nangaa. Les lendemains post-électoraux, comme on le voyait venir,  tant le bordel électoral était indescriptible, promettent donc  d’être houleux, même si ce n’est pas ceux qu’on attendait qui seront sur le ring.

Et comme si la bagarre locale ne suffisait pas, il fallait en plus que le coq gaulois, qui caquette à tout va, s’en mêle : Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, n’y est, en effet, pas allé par quatre chemins pour affirmer que les résultats ne sont pas conformes. Mais conformes à quoi ? A ce que prophétisait la CENCO ? Quand bien même ce que prêchaient les évêques serait parole d’évangile, appartient-il pour autant au chef de la diplomatie française de mettre les pieds dans un plat électoral déjà suffisamment problématique ? Cette France, pays des droits de l’homme, de la liberté et de la démocratie, qui est si soucieuse de ces valeurs, ne gagnerait-elle pas à dispenser ses leçons de bonne gouvernance électorale à son nouvel ami rwandais, Paul Kagame, et à ceux plus anciens comme les Idriss Déby, Paul Biya et Denis Sassou N’Guesso ? Ou même, tant qu’elle y est, à Mohamed Ben Salman ? Au demeurant, c’est ce genre de posture néocoloniale qui contribue à rendre sympathiques certains de nos despotes, juste parce qu’ils savent tenir tête aux Occidentaux.

 

Issa K. Barry

 

 

RDC: élections ou banditisme d’Etat?

 

https://www.wakatsera.com  By  Morin 10 janvier 2019

 

Alea jacta est! C’est fait. En dépit de l’éclat de la vérité des urnes, aperçu jusqu’aux extrémités de la terre, Joseph Kabila a opté pour le mensonge. Un mensonge cousu de fil blanc que seuls les schizophrènes «kabilistes» et une partie du peuple berné semblent ne pas voir. L’«installation» au sommet de l’Etat de Félix Tshisekedi, ventre mou de l’opposition, en lieu et place de Martin Fayulu, véritable vainqueur des élections, à en croire les résultats provisoires de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est une honte pour toute l’Afrique.

Kabila vient de réussir, encore une fois, à travers le piège qu’il a toujours tendu aux leaders de l’opposition. Celui-ci fonctionnait, d’abord, autour du poste de premier ministre sans pouvoir, il vient de se refermer, aujourd’hui, sur Tshisekedi autour de la fonction suprême. En faveur de la pérennité de la dynastie Kabila.

Il est vain de revenir sur le chaos qui a entouré l’ensemble des opérations de vote. De l’entrave érigée sur le chemin de la  campagne du candidat Fayulu, jusqu’aux tirs par les services de sécurité à balle réelle sur ses sympathisants, faisant des morts, en passant par l’interdiction de voter, imposée pour une partie de la République (Beni, Butembo et Yumbi). Des actes qui relèvent, sans filtre, de la théorie du complot!

Si le mauvais vin a été tiré pour le peuple congolais et pour tous les esprits épris de progrès pour une véritable démocratie en Afrique, au palais présidentiel, on ne sabre pas non plus le champagne du cru. Car, quel que soit le degré du cynisme auquel on est attaché, on ne peut ignorer ce que disait Boileau, à propos du vrai et du beau: Rien n’est beau que le vrai, le vrai seul est aimable ».

Mais, ce n’est pas la fin de l’histoire, car la question de fond qu’une partie du peuple semble oublier est de savoir si Kabila est parti. En tout cas, la fin du régime en place, traduite par le départ de son ténor, était à la base des réclamations du peuple. Or, ce n’est pas sorcier de constater que l’ancien président est toujours là, sans rien perdre de ses prérogatives. Ce sera lui le véritable chef, du fait que les forces de sécurité, et par conséquent le fonctionnement de toute l’administration, resteront à sa solde.

Alors, Tshisekedi, chef de l’Etat d’opérette? Exactement. Pouvons-nous imaginer, un seul instant, Kabila dépouillé d’une seule once de l’ensemble de son pouvoir, pour lequel il s’est battu dix-huit ans durant? Ne l’a-t-on pas vu habillé en tenue militaire, tout au long du processus électoral, comme pour dire qu’il était en guerre (contre qui ?), prêt à mourir pour la sauvegarde de ses prérogatives? La partie du peuple qui s’est mise à festoyer, certainement par esprit partisan, a-t-elle pris la vraie mesure de l’imposture dans laquelle elle était traînée?

Mais, tout est maintenant clair comme l’eau de roche. Tshisekedi et Kamerhe étaient, depuis longtemps, dans le jeu du pouvoir. Le retard pris dans la publication des résultats était mis à profit par le camp présidentiel pour manipuler les chiffres et parfaire les termes de l’arrangement avec le tandem des traîtres.

Le régime en place – parce que nous nous trouvons dans le cas de sa continuité -, vient de réussir un véritable coup de maître: l’opposition à jamais divisée, et avec elle une partie du peuple qui s’aligne. La boucle est donc bouclée. Ainsi le cycle des manifestations est-il brisé, puisque désormais s’il y a manifestation, celle-ci se verra opposer une contre-manifestation.

Par son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, la France est le premier pays qui vient de réagir, en disant clairement que les résultats publiés n’étaient pas conformes à la vérité. Les déclarations dans ce sens suivront, certainement, tout au long de la journée et des jours à venir. Mais à quoi serviront-elles, puisqu’au bout du chemin de ce processus se trouve la Cour Constitutionnelle, habilitée à statuer en dernier ressort? Une institution entièrement à la dévotion du raïs? Ce sera idem pour toute réclamation qui sera formulée par Martin Fayulu, exproprié de sa victoire. L’église catholique, à travers la Commission épiscopale nationale du Congo, la Cenco, qui avait déclaré depuis fort longtemps, en se basant sur les chiffres de la compilation qu’elle détenait le nom du vainqueur de la présidentielle, ne s’est pas non plus laissée flouer par ce semblant d’alternance démocratique.

On est en face d’un banditisme d’Etat avéré.

 

Par Jean-Jules Lema Landu, journaliste congolais, réfugié en France

 

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 16:17
Centrafrique : violences dans le centre et à Bangui
Centrafrique : violences dans le centre et à Bangui
Centrafrique : violences dans le centre et à Bangui

 

 

Par  Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour  le 10/01/2019 à 16:58

 

Deux policiers ont été tués, et un autre a été blessé à Bambari", a indiqué à l'AFP le porte-parole du gouvernement centrafricain Ange-Maxime Kazagui. Trente "blessés par balles" ont été pris en charge par Médecins sans frontière (MSF) à l'hôpital de la ville, a indiqué l'ONG aujourd'hui. "Dans la matinée du jeudi 10 janvier 2019, des éléments de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et leurs alliés ont lancé diverses attaques dans la ville de Bambari", a indiqué le gouvernement dans un communiqué cet après-midi. La mission de l'ONU, la Minusca, "a envoyé des éléments vers le centre-ville", a précisé à l'AFP son porte-parole Vladimir Monteiro.

 

Hier, des Casques bleus avaient déjà été "visés par des tirs" dans la ville, a-t-il ajouté. Toujours dans la journée d'hier, à Bangui, quatre personnes ont été tuées dans le quartier PK5 - qui abrite la majorité des musulmans de la capitale - par des hommes armés, en représailles de l'assassinat de deux commerçants peuls, selon le porte-parole. Les deux "bergers peuls" ont été tués sur la route de Boali, en banlieue de Bangui. "Des gens ont lancé des grenades" dans leur camion qui transportait du bétail, selon le porte-parole du gouvernement. Leurs corps ont été emmenés à la mosquée Ali Babolo du PK5 hier soir, déclenchant les représailles qui ont fait au moins quatre morts dans le quartier, de même source.

 

Dans le reste du pays, la ville de Bakouma restait aujourd'hui sous la coupe d'un autre groupe armé allié de l'UPC, le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), qui s'en est emparé fin décembre. "La gravité de ces attaques est d'autant plus inacceptable qu'elles interviennent au lendemain d'un engagement définitif du gouvernement à dialoguer avec les groupes armés dans les plus brefs délais", selon le communiqué gouvernemental. Hier, Faustin-Archange Touadéra a annoncé que des pourparlers entre les autorités et les groupes armés rebelles, attendus depuis plusieurs mois, prendront place le 24 janvier au Soudan, sous égide de l'Union africaine (UA).

 

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 16:10

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 11-01-2019

 

Les éléments armés de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du chef rebelle Ali Ndarassa ont attaqué la ville centrafricaine de Bambari (centre) toute la nuit de mercredi et une bonne partie de la matinée de ce jeudi à l'aide d'armes lourdes et automatiques pour empêcher les manifestations de la Journée mondiale de l'alimentation devant être célébrée en différé les 10 et 11 janvier 2019, a appris Xinhua ce jeudi de sources concordantes.

Les délégués venus des autres préfectures et surtout de la capitale centrafricaine Bangui pour prendre part aux manifestations, a signalé une source, ont immédiatement rebroussé chemin, craignant d'être les victimes innocentes des affrontements.

Dans un communiqué gouvernemental, le ministre de la Communication et des Médias, Ange-Maxime Kazagui, prenant la mesure de l'attaque des rebelles, a décidé, au nom du gouvernement, de la suspension des manifestations de Bambari.

Il a demandé à la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA d'agir conformément à son mandat visant la protection des populations civiles.

Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, considère que la tension à Bambari ne concerne que quelques endroits, ajoutant des casques bleus et des Forces armées centrafricaines seraient en train de patrouiller dans la ville.

Entre 2013 et 2016, les groupes armés avaient fait de Bambari leur capitale régionale, dans la perspective d'une partition. Seulement, cette ville tient à cœur le gouvernement centrafricain et la MINUSCA, qui veulent en faire une référence en matière du rétablissement de l'autorité de l'Etat, une ville exemplaire sans armes et sans groupes armés. 

 

 

Centrafrique: vague de violences dans le centre et à Bangui

 

Bangui, 10 jan 2019 (AFP) - Au moins deux policiers ont été tués jeudi dans des affrontements entre l'armée et un groupe armé à Bambari (centre), au lendemain de violences à Bangui qui ont fait au moins six morts, selon le gouvernement.

"Deux policiers ont été tués, et un autre a été blessé à Bambari", a indiqué à l'AFP le porte-parole du gouvernement centrafricain Ange-Maxime Kazagui.

La presse locale faisait état jeudi d'une dizaine de morts, sans qu'il soit possible de confirmer ce bilan.

Trente "blessés par balles" ont été pris en charge par Médecins sans frontière (MSF) à l'hôpital de la ville, a indiqué l'ONG jeudi.

"Dans la matinée du jeudi 10 janvier 2019, des éléments de l'UPC (Union pour la paix en Centrafrique, ndlr) et leurs alliés ont lancé diverses attaques dans la ville de Bambari", a indiqué le gouvernement dans un communiqué jeudi après-midi.

La mission de l'ONU, la Minusca, "a envoyé des éléments vers le centre-ville", a précisé à l'AFP son porte-parole Vladimir Monteiro.

Mercredi, des Casques bleus avaient déjà été "visés par des tirs" dans la ville, a-t-il ajouté.

Bambari devait célébrer jeudi et vendredi la journée mondiale de l'alimentation en présence du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra.

Cet événement, originellement prévu le 16 octobre, avait déjà été reporté deux fois à cause des violences. Le gouvernement a suspendu les cérémonies.

A Bangui mercredi, quatre personnes ont été tuées dans le quartier PK5 - qui abrite la majorité des musulmans de la capitale - par des hommes armés, en représailles de l'assassinat de deux commerçants peuls, selon M. Kazagui.

Les deux "bergers peuls" ont été tués sur la route de Boali, en banlieue de Bangui. "Des gens ont lancé des grenades" dans leur camion qui transportait du bétail, selon le porte-parole du gouvernement.

Leurs corps ont été emmenés à la mosquée Ali Babolo du PK5 mercredi soir, déclenchant les représailles qui ont fait au moins quatre morts dans le quartier, de même source.

Dans le reste du pays, la ville de Bakouma (est) restait jeudi sous la coupe d'un autre groupe armé allié de l'UPC, le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), qui s'en est emparé fin décembre.

Le FPRC et l'UPC sont les deux principaux groupes armés issus de l'ex-rébellion Séléka, qui avait renversé le régime de François Bozizé en 2013.

Batangafo a aussi été début janvier théâtre de violences, dans lesquelles un gardien d'une ONG a été tué, selon un rapport interne onusien.

"La gravité de ces attaques est d'autant plus inacceptable qu'elles interviennent au lendemain d'un engagement définitif du gouvernement à dialoguer avec les groupes armés dans les plus brefs délais", selon le communiqué gouvernemental jeudi.

Mercredi, M. Touadéra a annoncé que des pourparlers entre les autorités et les groupes armés rebelles, attendus depuis plusieurs mois, prendront place le 24 janvier au Soudan, sous égide de l'Union africaine (UA).

Cette "initiative africaine", initiée en 2017 et très critiquée depuis ses débuts pour sa lenteur et son manque d'efficacité, reste soutenue par l'ONU et les principaux partenaires de Bangui.

En Centrafrique, l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national. Les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.

 

Centrafrique : attaque à l'arme lourde d'un groupe armé contre Bambari dans le centre du pays
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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 15:42
CRISE OUBLIÉE EN CENTRAFRIQUE : LES CIVILS PRIS EN OTAGE
CRISE OUBLIÉE EN CENTRAFRIQUE : LES CIVILS PRIS EN OTAGE
CRISE OUBLIÉE EN CENTRAFRIQUE : LES CIVILS PRIS EN OTAGE

 

Lu pour vous 

 

Secours catholique et Caritas  le 10/01/2019

 

La Centrafrique sombre dans le chaos. Le pays connaît une crise humanitaire de grande ampleur, et les attaques de sites de réfugiés, notamment ceux gérés par l’Église, se multiplient. Les partenaires du Secours Catholique tirent la sonnette d’alarme.

Des maisons incendiées, des sites pillés, des femmes violées : six ans après le début du conflit, les violences sont le quotidien des Centrafricains.

Pour cause, les trois quarts du territoire sont toujours aux mains de groupes armés, à savoir les ex-membres de la Seleka (la rébellion à majorité musulmane qui a pris le pouvoir en mars 2013), les ex-milices anti-balaka (groupes d’autodéfense qui ont pris les armes contre les seleka) mais aussi des mercenaires et groupes armés criminels.

Les attaques particulièrement récurrentes en 2018 et le règne de la terreur poussent les civils à fuir : un Centrafricain sur quatre est déplacé ou réfugié, et un sur deux dépend de l’aide humanitaire. Or, faute de couloirs humanitaires du fait de l’insécurité, les ONGs n’ont souvent pas accès aux civils.

 

UN RETOUR À LA CASE DÉPART

 

« Le monde ne peut fermer les yeux sur ce qui se passe en République centre africaine (RCA). Nous sommes de retour à la case départ !  », a déclaré fin novembre la coordinatrice humanitaire de l’ONU en RCA, Najat Rochdi.

« Il manque des vivres, les écoles sont fermées, les gens sont malades : la situation humanitaire est pire qu’il y a deux ans », déplore le père Luk Delft, secrétaire exécutif de Caritas Centrafrique, partenaire du Secours Catholique.

« Les civils renoncent à se faire soigner à l’hôpital situé à 3 km, de peur d’être kidnappés ou attaqués en route ».

Régis Bessafi, de Caritas Centrafrique.

 

À chaque attaque par un groupe armé d’un site de réfugiés, c’est le même scénario : les civils fuient dans la brousse (pas moins de 26  000 personnes à Alindao lors de l’attaque du 15 novembre qui a fait plus de 80 morts) et dorment à l’air libre.

 

« Les enfants toussent, les déplacés souffrent de diarrhée à cause du manque d’eau potable. Et après être revenus sur le site, il leur faut encore reconstruire les huttes. Caritas a distribué des vivres avec le PAM. Mais les civils renoncent à se faire soigner à l’hôpital situé à 3 km de peur d’être kidnappés ou attaqués en route », explique Régis Bessafi du programme Urgences de Caritas Centrafrique.

 

Dans le camp de déplacés "Joseph Mokassa", à Bangui. (Archives 2015)

 

L’ÉGLISE PRISE POUR CIBLE

 

Caritas gère de fait plusieurs sites de réfugiés du pays, sur des lieux d’Église, là où les civils se sont mis à l’abri.

« Depuis le début de la crise, les civils sont spontanément venus se réfugier sur les sites de l’Église. Celle-ci est toujours là et ne les abandonne pas  ! Mais depuis 15 mois, les groupes armés s’en prennent aussi à l’Église : elle ne protège plus », se lamente père Luk Delft.

 

En huit mois, l’an dernier, cinq prêtres ont été tués à différents endroits du territoire (Bangui, Bambari, Seko, Alindao), et les attaques de camps de réfugiés gérés par l’Église se multiplient.

 

« Les groupes armés vivent du racket des civils en imposant des taxes dans les villes qu’ils contrôlent. Les sites de réfugiés sont donc un manque à gagner pour eux, ils s’en prennent aux déplacés pour les inciter à retourner en ville. C’est la première raison », analyse Mgr Richard Appora, évêque de Bambari.

 

« C’est le politique qui a tiré sur la corde de la religion pour créer l’amalgame. »

Mgr Richard Appora, évêque de Bambari.

 

« La deuxième raison est que les rebelles veulent piller les vivres des humanitaires et les biens de l’Église sur les sites de réfugiés. Enfin il faut tout de même dire que dans de nombreux endroits, la seule autorité présente est celle religieuse, l’État n’est pas là, comme c’est le cas à Alindao. Et ça gêne ! Nous sommes des témoins gênants pour des gens qui veulent piller et violer les droits de l’homme… »

 

L’Église reste pourtant, estimant que c’est son rôle d’être auprès des plus pauvres, et rejetant tout discours qui décrit une guerre de religion  :  « Des musulmans aussi sont pris en otage par les rebelles ex-Seleka. Nous avons vécu 50 ans ensemble dans la paix. C’est le politique qui a tiré sur la corde de la religion pour créer l’amalgame », poursuit Mgr Richard Appora.

 

Dans le village de Bogoula, à 60 km de Bangui, où beaucoup de maisons ont été brûlées.

 

« LE BUSINESS DE LA GUERRE »

 

Sans relâche, l’Église et Caritas poursuivent leur travail de plaidoyer auprès de l’État centrafricain mais aussi de la Minusca, dont le mandat vient d’être renouvelé pour un an, et n’hésitent pas à dénoncer les défaillances des casques bleus.

« À Alindao comme à Ippy le 4 décembre, le contingent mauritanien de la Minusca n’est pas intervenu pour protéger les civils, faillant à sa mission. L’État est absent, les casques bleus ne protègent plus : les civils désespèrent », critique père Luk Delft de Caritas.

 

« Des casques bleus sont complices avec les groupes armés », dénonce Mgr Richard Appora. « De toutes façons, beaucoup de personnes ont intérêt à garder le chaos à cause des ressources de la Centrafrique (or, diamant,…) : les groupes armés pour entretenir leurs troupes, les mercenaires des pays voisins (Tchad et Soudan), mais aussi les puissances occidentales comme la France ou la Russie. Chacun veut sa chasse gardée. Un business de la guerre s’est installé et les civils en sont les victimes. »

« Beaucoup de personnes ont intérêt à garder le chaos à cause des ressources de la Centrafrique. »

 

Mgr Richard Appora.

 

La conférence épiscopale de Centrafrique a d’ailleurs décidé d’organiser un colloque à Bangui dans les prochains mois pour dénoncer ce business de la guerre. Le Secours Catholique aussi fait un travail de plaidoyer sur le sujet.

 

Et ce, pour éviter que la Centrafrique devienne la « poubelle de l’Afrique » pour reprendre les mots de l’archevêque de Bangui le cardinal Dieudonné Nzapalainga, interviewé par le journal Le Monde, qui conclut  : « Notre pays et ses richesses attirent des convoitises. {Et pendant ce temps},  les pauvres meurent. »

 

 

NDLR : La MINUSCA doit enfin comprendre qu’elle doit exécuter intégralement le mandat qu’elle a reçu des Nations Unies pour protéger les populations civiles et appuyer les autorités légitimes du pays et cesser de se considérer comme une force impartiale.

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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 17:07
Le MLPC convoque son Conseil Politique National

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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 16:52
Bambari : Le gouvernement demande à la Minusca d'agir

Annonce du gouvernement


«A la publication de ce document, Bambari est libérée par les forces conjointes FACA/MINUSCA. Le bilan du moment est de deux policiers morts et un autre blessé. 20 éléments UPC tués 15 autres blessés. Les véhicules enlevés sont à l'OFCA et les chauffeurs se sont échappés sains et saufs pendant la contre-offensive des FACA et des tirs aériens de la MINUSCA.»

Bambari : Le gouvernement demande à la Minusca d'agir
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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 16:12
Centrafrique : le chef d'état-major a suivi une formation en Russie
Centrafrique : le chef d'état-major a suivi une formation en Russie

 

AFP  10/01/2019

 

Le chef d'état-major des forces armées centrafricaines a suivi une formation en Russie, dont l'influence est grandissante dans ce pays ravagé par des combats incessants entre groupes armés, a affirmé jeudi la ministre de la Défense.

Interviewée par l'agence russe Ria Novosti, Marie-Noëlle Koyara a également évoqué le déploiement dans des zones non-contrôlées par le gouvernement de "1.300 militaires" centrafricains formés par des instructeurs civils russes.

"Depuis que ces soldats sont déployés là-bas, la situation n'est pas seulement stabilisée, mais aussi visiblement améliorée", a-t-elle assurée.

Des soldats centrafricains sont notamment formés par Moscou dans l'immense palais de Berengo, à 60 km à l'ouest de la capitale Bangui, une bâtisse où vivait Jean-Bedel Bokassa, président puis empereur de 1966 à 1979.

Ce centre, ouvert début 2018, "pourrait être agrandi parce qu'il a déjà démontré son efficacité", a indiqué la ministre centrafricaine, évoquant la formation d'"une véritable force armée".

En quelques mois, la Russie a investi tous azimuts dans cette ancienne colonie française, où elle a livré des armes et envoyé au moins 170 instructeurs civils, des mercenaires étroitement liés à des sociétés minières russes. Ils avoisineraient aujourd'hui les 300 à 400 hommes, selon des sources occidentales.

Figure emblématique de cette présence, le Russe Valeri Zakharov conseille directement le président Faustin-Archange Touadéra sur les questions de sécurité.

En conflit depuis 2012, la quasi-totalité de ce pays de 4,5 millions d'habitants parmi les plus pauvres du monde reste contrôlée par des groupes armés qui combattent pour s'accaparer les ressources minières telles que l'or et les diamants et renforcer leur influence locale.

En juillet, trois journalistes russes enquêtant en Centrafrique sur la présence de mercenaires russes, notamment du groupe Wagner, ont été assassinés dans des circonstances troubles.

Vladimir Poutine a reconnu en décembre l'existence de ces mercenaires et affirmé qu'ils avaient "le droit de travailler" à l'étranger et "défendre leurs intérêts" tant qu'ils respectaient la loi russe.

Face à l'influence croissante de Moscou, la France a livré mi-décembre 1.400 fusils d'assaut aux forces centrafricaines après avoir obtenu une exemption à l'embargo de l'ONU sur les livraisons d'armes dans le pays.

L'armée française était intervenue en Centrafrique entre 2013 et 2016 pour faire cesser les violences de la coalition rebelle Séléka, à dominante musulmane, et les représailles des milices antibalaka prétendant défendre les chrétiens.

 

 

«Un accord qui doit évoluer»: quid de l’installation d’une base russe en Centrafrique?

 

sputnik 13:00 10.01.2019 (mis à jour 13:12 10.01.2019)

 

Interrogée par Sputnik, la ministre centrafricaine de la Défense a détaillé les activités du centre militaire de Bérengo, tout en restant évasive sur les perspectives du déploiement d’une base russe en RCA, parlant d’un accord qui «doit évoluer».

 

La ministre centrafricaine de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, a qualifié de «spéculations» les rumeurs selon lesquelles le centre de formation de Bérengo servirait de «base militaire russe», tout en expliquant que les instructeurs russes qui y sont déployés aident à former les soldats centrafricains.

 

«Quand on a retenu Bérengo comme centre de formation pour nos militaires, les gens commençaient déjà à dire qu'on va faire de Bérengo une base militaire russe. Ça, c'est des spéculations. Les gens disent, mais nous, on travaille sur la base de notre accord, pas sur la base de spéculations», a-t-elle indiquée dans une interview accordée à Sputnik.

 

Évoquant la possibilité de l'installation d'une base militaire russe dans la République, la ministre est restée évasive, tout en expliquant que la question n'était pas à l'ordre du jour.

 

«Pour l'instant, nous n'avons pas eu encore à négocier ça. Tout va se faire dans le cadre de l'accord militaire que nous avons signé. Cet accord militaire est la base de toutes nos initiatives», a-t-elle indiqué. Avant de poursuivre: «Ici il y a des choses qui doivent être faites, mais il y aura des discussions entre le chef suprême des armées qui est le Président de la République avec son collègue… Et les ministres vont exécuter».

 

«Je ne veux pas vraiment entrer dans les détails de ce qu'on n'a pas encore commencé dans le cadre de notre accord, c'est un accord qui doit évoluer», a conclu la ministre.

 

La Russie et la Centrafrique ont signé à la fin du mois d'août 2018 un contrat interministériel destiné à renforcer leurs relations en matière de coopération militaire. Après la signature de ce document qui porte notamment sur la formation des forces armées centrafricaines avec le soutien de spécialistes russes, un centre de formation militaire a été créé à Bérengo, dans le sud-ouest de la RCA.

 

Centrafrique : le chef d'état-major a suivi une formation en Russie
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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 16:08
République centrafricaine. Un pays pauvre assis sur un trésor
République centrafricaine. Un pays pauvre assis sur un trésor

 

Lu pour vous 

 

Reportage. La Centrafrique, le pays qui n’a plus d’État

 

THE WASHINGTON POST - WASHINGTON Publié le 02/05/2018 - 06:59

 

L’ex-colonie française est à 80 % sous l’autorité des milices rebelles. Devant la faillite du pouvoir central, les groupes armés organisent des embryons d’États. Exemple dans la ville de Kaga-Bandoro.

 

Sur une piste écrasée de soleil, trois soldats des forces de maintien de la paix de l’ONU [la Minusca] gardent la ligne de démarcation. De l’autre côté d’un petit pont, on entre dans le fief des rebelles, écumé par des hommes en armes. De ce côté-ci, nous sommes dans la “zone démilitarisée” des environs de Kaga-Bandoro – une bande de territoire surveillée par les Casques bleus, où des milliers de déplacés ont trouvé un abri autour d’une piste d’atterrissage désolée.

Des années de rébellion, de mauvaise gestion et de violences interconfessionnelles ont divisé cette ville poussiéreuse, connue pour le commerce de bétail, et semé le trouble dans le reste de la République centrafricaine. Résultat, l’État soutenu par les Occidentaux est réduit à l’impuissance et n’est guère capable d’exercer son autorité hors de la capitale, Bangui.

En l’absence d’un État digne de ce nom, plus d’une dizaine de groupes armés et une multitude de milices locales ont pris le contrôle d’environ 80 % de cette ancienne colonie française. Des centaines de milliers de Centrafricains ont été arrachés à leurs domiciles, et plus de la moitié de la population vit de l’aide humanitaire.

Depuis des années, Kaga-Bandoro échappe à l’autorité du pouvoir central. Mais même dans cet espace anarchique, les rebelles, comme ailleurs dans tout le pays, ont créé un embryon d’État. Les factions au pouvoir s’occupent des douanes, prélèvent des impôts, infligent des amendes et équipent leurs propres gendarmes.

“Des services de l’administration centrale sont censés s’occuper de la région, mais tout le personnel est à Bangui, explique un travailleur humanitaire établi à Kaga-Bandoro, qui tient à garder l’anonymat, car il craint pour sa sécurité. Ils touchent leurs salaires, mais ne peuvent pas faire grand-chose ici”.

Territoires non-reconnus et instables

On est en présence de mini-États de Centrafrique – des fiefs non reconnus qui se chevauchent, dans un pays grand comme le Texas, situé dans l’une des régions les plus troublées de la planète. Extrêmement instables, ces territoires sans foi ni loi sont contrôlés par des mouvements violents, enclins aux querelles intestines.

Dans la mesure où les pays voisins – Tchad, Soudan du Sud et Congo – sont en proie à des insurrections islamistes ou à d’autres conflits, l’instabilité qui règne dans ces territoires peut déborder sur les régions voisines (et réciproquement). Des représentants des ministères de la Défense, de la Justice et de l’Action humanitaire de Centrafrique n’ont pas voulu répondre à nos questions.

Les guerres de territoire acharnées auxquelles se livrent aujourd’hui les différentes factions sont nées du conflit armé qui a éclaté en 2013, quand les rebelles de la Seleka [“coalition” en langue sango], principalement musulmans, ont pris le pouvoir [en provoquant la chute du président François Bozizé]. Ils ont ainsi déclenché une riposte des milices chrétiennes, connues sous le nom d’anti-balaka.

La violence a reculé avec le déploiement des troupes internationales, mais la crise s’est intensifiée depuis que l’alliance Seleka, dépourvue d’une hiérarchie unifiée, s’est désintégrée en factions concurrentes.

Ruée vers les richesses

“La situation s’aggrave, les groupes armés se battent les uns contre les autres”,explique Joseph Inganji, chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) dans le pays. Le conflit se déplace vers des zones qui auparavant étaient considérées comme sûres.”

Kaga-Bandoro, située dans le nord du pays, est tenue par le Mouvement patriotique centrafricain (MPC), une ancienne faction Seleka qui, d’après l’ONG Human Rights Watch, aurait rasé des villages et tué des dizaines de civils.

Les combattants sont attirés par les richesses minières du pays et par la possibilité de prélever un impôt sur les grandes transhumances qui ont lieu à la saison sèche.“C’est la ruée vers les richesses”, constate Inganji.

Ces troupeaux sont une grosse source de profit pour Mahamat-Alkatim, le chef de guerre de Kaga-Bandoro. Ses forces facturent un droit de passage sur chaque tête de bétail qui entre sur son territoire depuis le Tchad. D’autres impôts sont prélevés sur des points de contrôle non officiels. Le commerce lucratif de viande de brousse – source essentielle de protéines en Centrafrique [dans le cadre d’une économie de subsistance] – fait également l’objet d’une imposition, contribuant à l’entretien d’un mini-État rebelle.

Porosité des frontières

L’exploitation et le désordre politique n’ont rien de nouveau ici. Au début du XXe siècle, les autorités coloniales ont eu recours à des mesures brutales pour tirer profit de ce pays lointain. Longtemps après l’indépendance de la République centrafricaine (1960), des conseillers français sont restés dans les ministères, avec pour mission de superviser des présidents décadents dont la politique répressive assurait une stabilité à court terme, mais suscitait le mécontentement des régions musulmanes.

La porosité des frontières permet une libre circulation des armes et des mercenaires. La corruption est omniprésente dans les institutions. Des scandales sexuels ont entaché les opérations de maintien de la paix. Et les tentatives maladroites de démobilisation des combattants n’ont fait qu’exacerber les conflits qu’elles cherchaient à résoudre.

Sur fond de méfiance et d’instabilité, la population diverse du pays reste divisée en fonction de critères ethniques et religieux. Constatant l’effondrement des institutions, les analystes du centre de réflexion International Crisis Group ont qualifié le pays non plus seulement d’État déstructuré, mais d’“État fantôme”.

Dans ce pays ingérable, les groupes rebelles sont certes en mesure de faire régner l’ordre militairement et d’assurer leur propre survie économique, mais leurs mini-États n’en sont pas moins instables et profondément limités : ils ne disposent pas de services collectifs fiables ni de systèmes judiciaires transparents.

Sous-traitance aux ONG

Pour subvenir aux besoins les plus élémentaires de la population – nourriture, eau, voirie, soins médicaux, scolarité –, ils s’en remettent aux organisations non gouvernementales (ONG). Pour les rebelles, une telle forme de sous-traitance est bien commode.

“Nous aidons la population, mais nous ne lui assurons que la sécurité, reconnaît Mahouloud Moussa, un responsable d’un autre groupe rebelle, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), qui est maître de larges pans du nord-est du pays et possède un avant-poste à Kaga-Bandoro. Tout le reste est fait par des organisations humanitaires, alors nous n’avons pas besoin de nous en occuper.”

Ce disant, Moussa passe sous silence les attaques sanglantes qui entravent les opérations humanitaires indispensables. En février, six enseignants bénévoles ont été tués près de la frontière nord-ouest avec le Tchad – une zone pauvre où environ 90 000 civils ont fui devant l’intensification des combats ces derniers mois. Il s’agit d’une véritable crise humanitaire, éclipsée par les guerres du Moyen-Orient : une personne sur quatre est déplacée, des dizaines de milliers d’enfants souffrent de grave malnutrition.

Bien qu’il appartienne à un mouvement rebelle, Moussa porte des vêtements civils – un polo blanc, un pantalon de costume noir, des sandales avec chaussettes. Les combattants du FPRC ont beau être accusés de crimes de guerre, il affirme qu’ils sont une force pour le bien. “Nous apprenons à la population la cohésion sociale et nous encourageons les gens à ne pas pratiquer la discrimination envers les autres”,assure-t-il.

Centaines de milliers de déplacés

Des gens comme Olive Kpadomona ne seraient certainement pas de cet avis. Cette mère de 5 enfants, qui a un peu plus de 30 ans, vit à l’étroit sous une tente avec sa famille, comme des milliers d’autres personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, à la périphérie de Kaga-Bandoro.

Dans son abri de fortune, des matelas sales sont posés à même le sol. Au-dessus, le ciel est gris de poussière. Les forces de maintien de la paix patrouillent dans ce camp sordide, mais il arrive encore que des combats éclatent entre les rebelles musulmans de l’extérieur du camp et les combattants chrétiens réfugiés à l’intérieur.

“J’étais enceinte de huit mois quand des soldats ont attaqué mon village, raconte KpadomonaIls ont détruit toutes les maisons. J’ai couru me réfugier dans la forêt, puis je suis venue ici. C’était il y a deux ans. On nous donne un peu de nourriture, mais ce n’est pas assez pour mes enfants. Nous vivons dans la peur.”

Une réserve naturelle prometteuse

En dehors de l’autorité armée des groupes rebelles, il existe d’autres formes de gouvernance, plus prometteuses, en Centrafrique. La réserve naturelle de Chinko – financée par un partenariat public-privé qui comprend le ministère de l’Environnement de la République centrafricaine, l’agence de développement américaine USAID, le réseau African Parks et la fondation américaine de la famille Walton – est parvenue à apporter, dans une certaine mesure, stabilité et développement à cette région troublée qu’était le Sud-Est.

Couvrant plus de 17 000 kilomètres carrés, Chinko non seulement protège une faune et une flore d’une extraordinaire diversité, mais encore présente toutes les caractéristiques d’un État fonctionnel : il assure l’éducation, la santé, l’ordre public et l’activité économique.

Le parc finance les salaires de dizaines d’enseignants locaux et forme ses propres salariés à l’hygiène, à la gestion financière et à la santé sexuelle. Ses infirmières effectuent des visites dans les communautés proches. Des marchés hebdomadaires approvisionnent les 450 salariés de Chinko – une aubaine pour cette région déshéritée. Un corps de gardes forestiers motivés patrouille dans la réserve pour lutter contre le braconnage.

“Quand le respect de la loi est assuré localement, cela peut avoir un impact important sur toute une région livrée à l’anarchie, commente David Simpson, le directeur du parc. Nous n’avions pas l’intention de créer toutes ces activités – nous sommes ici pour la préservation de la nature –, mais quand il n’y a personne d’autre, tout le monde s’adresse à vous pour obtenir de l’aide.”

 

Jack Losh

 

 

République centrafricaine. Un pays pauvre assis sur un trésor

 

Les économistes divergent sur les causes du sous-développement de ce pays situé au coeur de l’Afrique. L’hebdomadaire allemand Die Zeit s’est rendu en République centrafricaine pour chercher des explications.

 

Le président [de l’un] des pays les plus pauvres du monde vit derrière un grand portail noir gardé par quelques hommes armés de fusils-mitrailleurs. Une fois cette barrière franchie, on se retrouve devant un conteneur avec une antenne satellite sur le toit qui fait office de bureau. Une entrée à l’arrière donne sur une pièce lambrissée aux lourds rideaux, destinés à empêcher la chaleur de l’après-midi d’entrer. La pièce comporte plusieurs fauteuils de cuir surdimensionnés. Le président Faustin-Archange Touadéra est assis dans l’un d’entre eux, où il a l’air un peu perdu.

À l’origine, Faustin-Archange Touadéra était professeur de mathématiques. Il est entré en politique il y a quelques années pour “servir” son pays, dit-il. Et a vite compris que c’était plus compliqué que la plus subtile des équations mathématiques. Car ce pays, c’est la République centrafricaine.

Un revenu par habitant de 581 dollars par an

Si on trace une ligne du nord au sud, puis une autre de l’est à l’ouest sur une carte du continent africain, la République centrafricaine se trouve exactement là où les deux droites se coupent. Une fois par an, les Nations unies publient un classement des pays en fonction de leur prospérité. La République centrafricaine occupe la dernière place. Elle a un revenu par habitant de 581 dollars par an – contre 43 919 pour l’Allemagne.

Pourquoi ? Pourquoi le maire de Paderborn [140 000 habitants, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie] dispose-t-il d’un budget supérieur à celui du président d’un pays qui est deux fois plus grand que la République fédérale ? Pourquoi les usines allemandes produisent-elles chaque année près de six millions d’automobiles et le pays de Faustin-Archange Touadéra aucune ? Pourquoi les Allemands vivent-ils en moyenne jusqu’à 81 ans alors qu’au cœur de l’Afrique les habitants atteignent à peine 51 ans ? Pourquoi les pays pauvres sont-ils pauvres – et les pays riches, riches ?

D’innombrables économistes se sont penchés sur la question. Ils ont étudié les origines de la pauvreté et se sont demandé ce qui pouvait aider les pauvres. Leurs idées n’ont cependant que peu pénétré les centres de décision de la politique internationale.

Comme c’est si souvent le cas en économie, il n’y a pas une mais plusieurs théories qui cherchent à expliquer pourquoi les pays pauvres sont pauvres. Pour certains experts, cela tient à la situation géographique du pays : l’accès à la mer est une condition clé du développement économique, parce qu’il facilite le commerce. Cela paraît logique, mais la Suisse a beau être très loin de la mer, elle est l’un des pays les plus riches du monde.

Pour d’autres, c’est le climat qui importe. Du fait de la fraîcheur qui règne dans le centre de l’Europe, les hommes ont dû rapidement s’employer à ne pas se mouiller ni mourir de froid. En revanche, la chaleur étouffante qui règne à l’équateur invite dans une certaine mesure à l’oisiveté. Cela n’explique cependant pas pourquoi certains États tropicaux, la Malaisie par exemple, ont pu devenir relativement riches. D’autres avancent un ultime argument. Les pauvres sont pauvres parce que les riches sont riches : les pays du Sud ne peuvent vendre leurs produits au Nord parce que celui-ci protège ses marchés. Sauf que la Chine y est parvenue, et qu’elle a ainsi tiré des millions de personnes de la pauvreté. Voilà pour les théories des experts.

Mais comment Faustin-Archange Touadaré, pour qui la pauvreté fait autant partie du quotidien que le débat sur les retraites pour Angela Merkel, voit-il les choses ?

Monsieur le président, pourquoi votre pays est-il si pauvre ?

– Nous n’avons pratiquement pas de gouvernement. Nous ne sommes pas en mesure de protéger la population. Nous devons tout reconstruire.

– Que vous manque-t-il ?

– Ce sont essentiellement les infrastructures qui nous préoccupent. Il n’y a pratiquement pas de routes et trop peu d’électricité.”

Le président Touadéra est porteur d’espoir dans ce pays dont l’histoire, comme celle de nombreux pays africains, n’a jusqu’à présent donné que peu d’occasions d’espérer. Après le dernier putsch, en 2013, des milices rivales se sont livrées à des massacres qui ont fait des milliers de morts et poussé des centaines de milliers de personnes à fuir. Touadéra est le premier président depuis des années à être arrivé au pouvoir à la suite d’un scrutin relativement honnête.

 

Cela dit, il n’y a pratiquement pas un responsable politique au monde qui ne se plaigne de l’état des routes de son pays. Pour en avoir le cœur net, nous rendons visite à Jean-Christophe Carret, qui en sait beaucoup sur l’électricité et les routes, et encore plus sur les causes de la pauvreté. Il est économiste et travaille pour la Banque mondiale. Cette institution a été fondée il y a cinquante ans pour vaincre la pauvreté dans le monde et emploie plus de 10 000 personnes dans 120 pays. Le bureau de Jean-Christophe Carret se trouve tout près du palais présidentiel.

Monsieur Carret, pourquoi les gens sont-ils pauvres ici ?

– Montez, je vais vous montrer quelque chose.”

Jean-Christophe Carret lance son 4 × 4 en direction du nord. Nous sommes accompagnés d’une troupe de casques bleus lourdement armés, parce que la région est toujours peu sûre, milices oblige. Le convoi traverse les quartiers périphériques animés de Bangui, avec leurs marchés qui proposent pneus de vélo, bouteilles d’essence et sous-vêtements, ainsi qu’une Citroën incendiée. Puis on ne voit plus que quelques cases en terre battue et la savane infinie bordant la piste poussiéreuse. Au bout d’une heure et demie, le terrain se fait plus pentu et on entend le grondement d’une puissante chute d’eau.

Une seule usine dans tout le pays

Jean-Christophe Carret se dirige vers un entrepôt fraîchement rénové. À l’intérieur, l’eau fait tourner cinq turbines qui alimentent des générateurs de la taille d’un minibus. Ce spécialiste explique :

Vous avez devant vous la seule source d’énergie publique. L’électricité est acheminée à Bangui par une ligne à haute tension. Nous avons rénové les installations. Un barrage de retenue permet d’avoir assez d’eau pendant la saison sèche. Nous pouvons approvisionner la ville en électricité, mais ça ne suffit pas pour faire fonctionner des usines.”

De fait, la République centrafricaine ne compte exactement qu’une grande entreprise : une brasserie située dans une banlieue de Bangui. Elle appartient au groupe français Castel, brasse une bière de malt et doit produire la moitié de ses besoins en électricité à l’aide de son propre générateur, ce qui lui coûte une fortune. C’est un phénomène très répandu en Afrique. D’après une étude du cabinet de conseil McKinsey, les 49 États subsahariens produisent environ 423 térawatts d’énergie électrique par an. Les États-Unis consomment à eux seuls plus de neuf fois plus. La faiblesse de l’approvisionnement en électricité empêche nombre d’entreprises d’investir.

 

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