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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 20:01
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Un partage de butin tourné en vinaigre entre Séléka à Ouadda-Djallé

 

PAR RJDH LE 14 JANVIER 2019

 

OUADDA-DJALLE, 14 Janvier 2019 (RJDH)—Un commerçant fait usage de sa grenade au cours d’une discussion faisant un mort et trois blessées au milieu d’une foule qui assistait à des discussions entre deux autorités locales. Ces derniers disputent le partage des taxes collectées entre les groupes armés et les autorités légitimes.

Selon une source locale qui a requis l’anonymat, l’incident s’est produit le 11 janvier 2019. A l’origine de cet incident, une discussion entre les autorités locales et municipales sur la répartition de taxes collectées auprès des commerçants et trafiquants soudanais a coûté la vie d’un jeune homme. En effet, une fois le fonds collecté, il va falloir repartir ou remettre à qui de droit.

« Un des responsables locaux demande à son compatriote de déverser l’argent sur le compte des autorités légitimes de la localité. Ce qui n’a pas suscité l’adhésion de l’autre camp qui lui, souhaite que cette somme soit versée aux groupes armés de la localité. Un commerçant qui n’est pas concerné par cette discussion intervient pour trancher » a-t-il témoigné.

La même source indique qu’un commerçant acquis pour la première cause, a dégoupillé une grenade au milieu de la foule. « Après discussion avec ces deux autorités, le commerçant sort une grenade et jette au milieu de la foule. Bilan, un mort et trois blessés ainsi que douze (12) maisons incendiées dont la boutique du commerçant fautif », rapporte au RJDH la source.

Les personnes blessées sont évacuées au Soudan et le malfrat quant à lui a pris la fuite. Pour l’instant, à Ouadda-Djallé dans la Vakaga, la tension est encore palpable entre les parents des victimes et ceux du malfaiteur.

 

 

Centrafricain : Le MPC et FPRC divisés sur la décision exigeant le départ des fonctionnaires dans leurs zones

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 14 JANVIER 2019

 

BANGUI, 14 Janvier 2019 (RJDH)—Le Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) de Mahamat Al Katim ne partage pas la décision selon laquelle, le FPRC exige le retrait des fonctionnaires de l’Etat dans leurs zones de contrôle. Il appelle par ailleurs les fonctionnaires présents dans la Nana-Gribizi de rester dans leurs activités administratives. Il met en garde les autres groupes armés qui tenteraient d’inquiéter les fonctionnaires dans la région.

L’ultimatum de 72h du FPRC demandant aux fonctionnaires et agents de l’Etat de quitter les zones sous leur contrôle est expiré ce 14 janvier. Le groupe armé par la voix de l’un de ses leaders, Abdoulaye Issène, a indiqué que huit préfectures sont visées par la décision.

Il s’agit de Nana-Gribizi, Haut-Mbomou, Mbomou, Vakaga, Bamingui-Bangoran, Basse-Kotto et la Ouaka. La contre-offensive conjointe FACA-Mimusca entre les 10 et 11 janvier dernier à Bambari serait à la base de cette décision.

Une décision que le Mouvement Patriotique Centrafricain de Mahamat Al Katim, n’a pas du tout appréciée. Un responsable du mouvement a précisé au RJDH que cela ne regarde que le FPRC, « le MPC ne se reconnait pas dans cette décision car notre nom n’y figure pas et nous n’avons pas apposé notre signature en bas de ce document » a indiqué un haut responsable de ce mouvement armé, avant d’indiquer au RJDH qu’ils ont déjà rencontré les autorités politico-administratives et la Minusca pour réaffirmer leur engagement aux efforts de redéploiement de l’Etat.

« Nous avons déjà rencontré le Préfet de la Nana-Gribizi et la Minusca pour indiquer que nous ne sommes ni de près ou de loin associés à cet ultimatum que nous considérons comme unilatéral visant à saper les efforts du gouvernement avec qui nous sommes engagés dans l’Initiative de l’Union Africaine pour la paix et la réconciliation en Centrafrique » a-t-il ajouté.

Le MPC appelle les fonctionnaires présents dans la Nana-Gribizi de rester dans la sérénité et met en garde tous les autres groupes armés qui tenteraient d’inquiéter les fonctionnaires dans la région.

 

 

Centrafrique : Le ‘’G5’’ invite les parties prenantes à saisir le processus de l’Initiative pour une sortie de crise

 

PAR VIVIEN NGALANGOU LE 14 JANVIER 2019

 

BANGUI, 14 Janvier 2019 (RJDH) —- Le ‘’G5’’ s’insurge contre les actes de violences qui sont de nature à ruiner les chances d’une sortie négociée de la crise en République Centrafricaine. Position exprimée ce lundi 14 janvier 2019 par ce groupe d’experts dans un communiqué de presse où ils appellent toutes les parties prenantes à la retenue et à l’esprit de responsabilité.

La recrudescence des violences à l’intérieur du pays en toile de fond, le boycott de la JMA à Bambari par des rebelles a laissé indifférent le ‘’G5’’ qui dans un communiqué de presse, a salué l’action vigoureuse de la Minusca menée conjointement avec les Forces de Défense et de Sécurité Intérieure pour mettre hors d’état de nuire ces rebelles. Il encourage le gouvernement centrafricain et les groupes armés à s’assoir autour d’une table. Le ‘’G5’’ est constitué de l’Union Européenne, la Minusca, la CEEAC, la Banque Mondiale, l’Union Africaine, l’Ambassade de la France et des USA.

Cette annonce fait suite à une visite conjointe de haut niveau du Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, Smail Chergui et du Secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Jean-Pierre Lacroix, accompagnés des ministres de la sous-région et du représentant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

« Le ‘G5’ note avec consternation la multiplication des provocations et le recours à la violence dans les préfectures de la Ouaka et du Mbomou (Centre et Sud-Est de la RCA). Dans la ville de Bambari en particulier, ces violences injustifiées ont ciblé les populations civiles ainsi que les forces de défense et de sécurité nationales, causant ainsi la mort de deux officiers et blessant de nombreux civils », lit-on dans le communiqué.

Le G5 s’insurge contre ces actes de violence qui sont de nature à ruiner les chances d’une sortie négociée de la crise en RCA. A cette occasion, il exhorte les groupes armés à cesser instamment toutes les hostilités et à s’engager sans réserve dès à présent dans le processus du dialogue désormais en cours.

« Il appelle l’ensemble des parties prenantes centrafricaines à la retenue et à l’esprit de responsabilité. Il les invite résolument à se saisir de l’opportunité offerte par l’Initiative africaine afin de parvenir sans délai à une résolution pacifique et définitive de la crise qui affecte leur pays » peut-on lire dans le document.

Le Président de la République Faustin Archange Touadera lors de sa rencontre avec la mission conjointe ONU-UA et CEEAC annoncé la date de la tenue du dialogue le 24 janvier à Khartoum au Soudan.

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 19:44
Bambari : Médecins Sans Frontières fait le bilan de ses activités
Bambari : Médecins Sans Frontières fait le bilan de ses activités

 

Bangui, le 14 janvier 2019

 

Malgré la détérioration de la sécurité suite aux combats survenus la semaine dernière dans la ville de Bambari, l’organisation médicale Médecins Sans Frontières reste présente dans la ville et au plus proche de la population afin de garantir l’accès aux soins des plus vulnérables.

 

En 2018, en collaboration étroite avec le Ministère de la Santé et de la Population, MSF a admis en pédiatrie 2.310 enfants, et plus de 28.550 de moins de 5 ans ont été soignés contre le paludisme. Dans la même période, MSF a pris en charge 1.182 enfants souffrant de la malnutrition sévère dans cette région du Centre-Est de la République Centrafricaine. A l’hôpital

Régional Universitaire de Bambari, MSF appui également le service de la chirurgie. L’année dernière, plus de 260 mamans ont pu accoucher par césarienne et 693 patients nécessitant une opération chirurgicale d’urgence ont été pris en charge. Enfin dans la lutte continue contre le paludisme, plus de 53.000 patients ont pu être soigné dans les « points palu » et les structures sanitaires du Ministère de la Santé implémentés à travers toute la ville de Bambari et ses environs.

 

« La semaine dernière nos équipes ont continué de travailler dans des conditions de sécurité extrêmement difficiles avec des crépitements d’armes à proximité de l’hôpital » souligne

 

Colette Gadenne, Chef de Mission de MSF. « Lors de ces affrontements armés, la population civile paie le lourd prix de ce conflit. C’est le cas de cette dame qui a été blessé par une balle à la tête alors qu’elle était présente dans l’enceinte de l’hôpital mais aussi ce jeune homme handicapé que les équipes médicales sont allées récupérer dans son quartier après avoir été touché par une balle perdue » déplore, émue, la Chef de Mission. Lors des combats de jeudi et vendredi dernier, le Ministère de Santé Publique en collaboration avec MSF ont pris en charge une trentaine de blessés par balles.

 

Médecins Sans Frontières salue le travail du personnel médical de l’hôpital universitaire régional et du centre de santé de Kidjigra qui pendant cette situation difficile ont poursuivi de travailler pour apporter l’assistance humanitaire à la population de Bambari. « Les médecins et les infirmiers de MSF et du Ministère de la Santé ont continué de travailler malgré le danger immédiat assurant les tours de salle en pédiatrie face à des mamans terrorisées par les tirs incessants » rappelle Franz Boettcher le coordinateur des activités MSF à Bambari.

 

« Nous rappelons à toutes les parties prenantes au conflit leur devoir de respect envers les populations civiles, les malades, le personnel et les structures médicales, y compris les services de référence, les ambulances et les avions » ajoute Colette Gadenne.

 

Présente à Bambari depuis avril 2014, Médecins Sans Frontières travaille selon les principes d’impartialité, de neutralité et d’indépendance. Cela signifie que ses équipes offrent des soins médicaux gratuits à tous, indépendamment de leur origine, de leur religion ou de leur idéologie politique. Aussi, MSF ne prend jamais part aux conflits et travaille dans des structures neutres où les armes et les violences ne devraient jamais avoir leur place. MSF gère 12 projets en République Centrafricaine.

 

Pour toute demande d’interview, veuillez contacter

Mack Alix Mushitsi

Responsable communication, 72.07.69.95 msff-bangui-presse@msf.org

Fidèle Ngombou

Chargé de la communication, 75.11.59.81 msf-bangui-comofficer@barcelona.msf.org

 

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 12:35
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU G 5

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU G5 CONDAMNANT LES PROVOCATIONS DES GROUPES ARMES A BAMBARI

 

 

Le mercredi 9 janvier 2019, le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, a annoncé la tenue prochaine du dialogue inter-centrafricain prévu le 24 janvier 2019 à Khartoum, au Soudan, à l’invitation de l’Union africaine avec le soutien des Nations Unies, dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (RCA).

 

Cette annonce fait suite à une visite conjointe de haut niveau du Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, Smail Chergui et du Secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Jean-Pierre Lacroix. Ils étaient accompagnés de ministres de la sous-région et du représentant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

 

Le « G5 », groupe d’Etats membres et institutions partenaires de la République centrafricaine, félicite la mission conjointe UA-NU, les pays de la région ainsi que le gouvernement centrafricain pour cet important résultat et renouvelle son engagement et son soutien au dialogue.

 

Alors que la communauté nationale et internationale se prépare à organiser ces importantes assises qui visent une paix juste et une réconciliation durable en RCA, le « G5 » note avec consternation la multiplication des provocations et le recours à la violence dans les préfectures de la Ouaka et du Mbomou (Centre et Sud-Est de la RCA). Dans la ville de Bambari en particulier, ces violences injustifiées ont ciblé les populations civiles ainsi que les forces de défense et de sécurité nationales, causant la mort de deux officiers de police et blessant de nombreux civils.

 

Dans ce contexte d’escalade injustifiée de la violence, le « G5 » salue l’action robuste menée depuis le 10 janvier à Bambari par la MINUSCA, en coordination avec les forces de défense et de sécurité centrafricaines, pour assurer la protection des populations civiles et mettre fin aux attaques et aux violations commises. Il s’insurge contre ces actes de violence qui sont de nature à ruiner les chances d’une sortie négociée de la crise en RCA.

 

Il appelle l’ensemble des parties prenantes centrafricaines à la retenue et à l’esprit de responsabilité. Il les invite résolument à se saisir de l’opportunité offerte par l’Initiative africaine afin de parvenir sans délai à une résolution pacifique et définitive de la crise qui affecte leur pays.

 

Le « G5 » exhorte les groupes armés à cesser instamment toutes les hostilités et à s’engager sans réserve et dès à présent dans le processus de dialogue désormais en cours.

 

Bangui, le 14 janvier 2019

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

https://minusca.unmissions.org │

 

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 21:59

Lu pour vous 

 

https://www.courrierinternational.com    10/01/2019 - 10:44

 

Jeudi 10 janvier, un opposant, Félix Tshisekedi, a été proclamé vainqueur de la présidentielle en république démocratique du Congo (RDC). Mais le reste de l’opposition dénonce une fraude manifeste. Des journaux congolais soupçonnent un arrangement organisé en faveur du camp du chef d’État sortant, rapporte la Revue de presse Afrique de RFI.

 

Selon les résultats provisoires annoncés dans la nuit de mercredi à jeudi par la Commission électorale congolaise (Ceni), le successeur de Joseph Kabila [empêché par la Constitution de se représenter pour un troisième mandat] est donc Félix Tshisekedi.

Le leader de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) recueille 38,57 % des suffrages, devant l’autre opposant, Martin Fayulu (35,2 %), et le candidat de la majorité présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary (23,8 %).

Le candidat du pouvoir seulement troisième

“Fin du suspense en république démocratique du Congo !”s’exclame le site d’information congolais 7 sur 7. “À 56 ans, Félix Tshisekedi va donc devenir, si les résultats sont confirmés par la Cour constitutionnelle, le 5e président de l’histoire de la république démocratique du Congo”.

C’est donc une lourde défaite pour le pouvoir en place, le dauphin désigné de Kabila n’arrivant qu’à la troisième place, bien loin derrière les deux candidats de l’opposition. Toutefois, cette victoire de Félix Tshisekedi est un moindre mal pour le président sortant…

En effet, pointe 7 sur 7, “l’UDPS avait reconnu avant-hier mardi un rapprochement entre son président, Félix Tshisekedi, et le chef de l’État, Joseph Kabila. Selon Jean-Marc Kabund, secrétaire général du parti, il s’agit bel et bien d’une démarche qui s’inscrit dans le cadre d’une réconciliation nationale qui ‘exclut’, a-t-il expliqué, ‘toute politique de règlement de comptes ou de chasse à l’homme’.”

Rapprochement entre Tshisekedi et Kabila

 

Le site d’information Politico CD va plus loin en affirmant que Kabila, aux commandes, dans l’ombre de la Ceni :

a tiré les ficelles pour quitter le pouvoir sans le perdre”.

Explication : “dimanche, les choses étaient suffisamment claires pour le pouvoir”, rapporte Politico CD.

“D’après plusieurs sources, y compris à la Ceni, une victoire d’Emmanuel Ramazani Shadary se tramait. […] Lundi, alors que la pression montait tant en RDC que du côté de la communauté internationale [pour empêcher l’annonce de ce résultat jugé frauduleux alors que plusieurs sources annonçaient une nette victoire de Martin Fayulu], Félix Tshisekedi entamait étrangement un rapprochement avec le pouvoir. Dans une interview à la presse belge, il déclarait quasiment sa flamme à Joseph Kabila.”

 

“Tout sauf Fayulu”

 

Et Politico CD de confirmer lui aussi le rapprochement opéré alors entre l’UDPS et le camp Kabila :

Concrètement, Joseph Kabila ne pouvait pas prendre le risque de faire gagner son dauphin, le pays aurait alors implosé.”

Une thèse reprise et commentée par le site Afrikarabia, spécialisé sur la RDC : “Dans la majorité, une ligne rouge avait été tracée : tout sauf Fayulu. Les cadres du FCC [Front commun pour le Congo, coalition présidentielle] et le président Kabila ne souhaitaient pas revoir venir dans le jeu politique les mentors du candidat de la coalition Lamuka [de Martin Fayulu], Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi [tous deux empêchés de concourir à la présidentielle].”

Félix Tshisekedi cochait donc toutes les cases. Issu de l’opposition, il apaiserait sans doute les tensions, surtout dans les rues, et pourrait composer avec le FCC et le président Kabila.”

[Juste après la proclamation des résultats, Martin Fyulu a dénoncé “un véritable putsch électoral, c’est incompréhensible”.]

 

“Kabila restera dans l’ombre”

 

Alors, poursuit Afrikarabia, “si la majorité présidentielle a perdu, Joseph Kabila restera dans l’ombre. Avec l’élection de Félix Tshisekedi, le pouvoir congolais sera clairement bicéphale. Avec un pouvoir faible à la présidence et un contre-pouvoir fort à la Primature, à l’Assemblée et au Sénat, où le camp Kabila n’a pas dit son dernier mot.”

Le système économique et sécuritaire devrait rester aux mains de l’ex-président congolais, qui a verrouillé toutes les administrations, la justice, la Cour constitutionnelle (en cas de litige postélectoral, et il peut y en avoir), mais surtout la police, l’armée et les services de renseignements.”

Du coup, estime Wakat Séra au Burkina Faso, “en attendant le verdict définitif du Conseil constitutionnel, il faut souhaiter que les appels des leaders religieux et de l’Union africaine invitant les perdants au fair-play et les populations à la retenue pour éviter les violences portent leurs fruits. Sinon c’est une crise postélectorale dont on ignore l’envergure qui se profile à l’horizon”

 

Présidentielle congolaise Comment Joseph Kabila “quitte le pouvoir sans le perdre”
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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 21:19

 

Le président de la fédération centrafricaine d’athlétisme demande la démission du président du CNOSCA condamné par la justice centrafricaine pour coups et blessures sur un citoyen. 

 

Bruno Konga, président de la Fédération Centrafricaine d’Athlétisme (FCAT) est monté au créneau ce dimanche 13 janvier 2019 pour demander la démission du président du CNOSCA (Comité National Olympique et Sportif Centrafricain) Gilles Gilbert Gresenguet, qui vient d’être condamné par la justice centrafricaine dans une affaire qui l’oppose avec son employé pour coups et blessures. Le délibéré est rendu public le 26 décembre 2018 où sieur Gresenguet est condamné à 3 mois avec sursis. 

 

Ce dossier remonte en 2013 où Gilles Gilbert Gresenguet alors président du CNOSCA élu en Juillet 2015 a battu  son employé, un handicapé, Pierre Kpayouwana. Il aura fallu 5 ans pour qu’une issue favorable soit trouvée à cette affaire pour coups et blessures sur une personne. 

 

Pour Bruno Konga, il est inadmissible que Gilles Gilbert Gresenguet puisse conduire la destinée du CNOSCA suite à sa condamnation, il doit rendre son tablier conformément aux dispositions de l’article 14 des statuts du CNOSCA sur la perte de qualité de membre du CNOSCA qui stipule : La qualité de membre du CNOSCA se perd : 

1- Par la dissolution de la fédération, du groupement ou de l’organisme représenté ;

2- Par démission ou décès ;

3- Par la condamnation à une peine afflictive ou infamante ;

4- Par radiation prononcée par l’assemblée générale sur proposition du Bureau Exécutif ;

- Alinéa c) pour une faute grave portant atteinte à l’honorabilité du CNOSCA ;

- Alinéa d) pour une infraction grave aux dispositions des statuts et règlement intérieur du CNOSCA

Ces dispositions sont tirées de la règle 59 de la charte Olympique et ne saurait être bafouées…

Le président de la FCAT, a saisi cette occasion pour exhorter chaque responsable des fédération nationales sportives à la solidarité à Patrice Edouard Ngaissona, président de la Fédération Centrafricaine de Football, arrêté par la CPI. 

Bruno Konga persiste et signe qu’il va saisir des autorités du pays et les instances internationales du sport sur ce dossier à savoir : le ministre centrafricain en charge des sports, l’ACNOA et le CIO. 

 

La rédaction de LANOCA publie l'intégralité des propos liminaires du président de la FCAT lus à l’occasion du point de presse de ce dimanche 13 janvier 2019 à l’INJS. 

 

Bonjour Mesdames et Messieurs, 

 

Nous vous remercions de votre présence à ce point de presse qui sera consacré à la situation qui prévaut au sein  du CNOSCA depuis le 26 décembre 2018.

Mais avant mon propos liminaire je tiens d’abord à formuler à votre endroit les vœux de la fédération Centrafricaine d’athlétisme de santé, de prospérité et surtout de plein succès dans votre mission.

Comme vous le savez, le  Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA) est né de la volonté du Comité International Olympique à l’instar de la France, de la Grèce et des Etats Unis qui ont eu leur reconnaissance en 1894. Au fil des années, avec le développement du Mouvement Olympique, le nombre des Comités Nationaux Olympiques (CNO) a augmenté. On compte depuis 2013 au moins 204 CNOs.

La charte olympique et surtout  son texte d’application confient aux CNOs une mission, un rôle et une tâche, à savoir :

- Développer, promouvoir et protéger le Mouvement Olympique dans leur pays ;

-  Promouvoir les principes fondamentaux et les valeurs de l’olympisme, particulièrement dans le domaine du sport et de l’éducation ;

- Assurer le respect de la Charte Olympique ;

- Encourager le développement du sport de haut niveau et du sport pour tous ;

- Contribuer à la formation des cadres sportifs ; 

- Agir contre la discrimination,  la violence dans le sport ;

- Adopter le code anti-dopage.

Le milieu sportif  a connu des turbulences depuis l’arrivée à la tête du CNOSCA de monsieur Gresenguet en juillet 2015. A titre d’illustration ; il a crée des crises au sein de la famille sportive que personne ne pourra oublier telle que : Athlétisme, Handball, Lutte associée et de la Boxe.

Le CNOSCA a ce jour est dirigé par un condamné quelqu’un qui est sous le coup d’une sanction judiciaire. Comme vous le savez le milieu sportif est un milieu saint où on prône la tolérance et non encourager la violence. La question que nous  nous posons est de savoir pourquoi le président du CNOSCA n’a pas démissionné après le délibéré de son appel ; pourquoi le bureau exécutif du CNOSCA ne met-il pas en application l’article 14 des statuts du CNOSCA qui parle de la perte de qualité de membre ? Quel est l’impact de cette décision de justice sur l’image du Mouvement Olympique Centrafricain ? 

Les coups et blessures volontaires sont des délits et crimes prévus et punis par les dispositions des articles 163, 167 et 68 du code pénal centrafricain. C’est ce qui est reproché au président de CNOSCA donc la violence. Alors que la violence est  proscrite par la Charte Olympique.

Depuis 2013,  monsieur Gilles Gilbert Gresenguet avait des charges qui pesaient sur lui, et comme on dit dans un adage; quelle que soit la durée de la nuit, le jour apparaîtra.

Que dit alors l’article 14 des statuts du CNOSCA : La qualité de membre du CNOSCA se perd : 

5- Par la dissolution de la fédération, du groupement ou de l’organisme représenté ;

6- Par démission ou décès ;

7- Par la condamnation à une peine afflictive ou infamante ;

8- Par radiation prononcée par l’assemblée générale sur proposition du Bureau Exécutif ;

- Alinéa c) pour une faute grave portant atteinte à l’honorabilité du CNOSCA ;

- Alinéa d) pour une infraction grave aux dispositions des statuts et règlement intérieur du CNOSCA

Ces dispositions sont tirées de la règle 59 de la charte Olympique et ne saurait être bafouées.

En ce qui nous concerne, nous pensons qu’il est urgent de saisir le Ministre en charge de la Jeunesse et des Sports, l’ACNOA et le CIO à cet effet.

 

Je vous remercie

Le président de la fédération centrafricaine d’athlétisme demande la démission du président du CNOSCA
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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 20:48
BOKOLOBO, LE NID DE L'UPC À FEU ET À CENDRE, ALI DARASS PORTÉ DISPARU
BOKOLOBO, LE NID DE L'UPC À FEU ET À CENDRE, ALI DARASS PORTÉ DISPARU
BOKOLOBO, LE NID DE L'UPC À FEU ET À CENDRE, ALI DARASS PORTÉ DISPARU
BOKOLOBO, LE NID DE L'UPC À FEU ET À CENDRE, ALI DARASS PORTÉ DISPARU
BOKOLOBO, LE NID DE L'UPC À FEU ET À CENDRE, ALI DARASS PORTÉ DISPARU
BOKOLOBO, LE NID DE L'UPC À FEU ET À CENDRE, ALI DARASS PORTÉ DISPARU
BOKOLOBO, LE NID DE L'UPC À FEU ET À CENDRE, ALI DARASS PORTÉ DISPARU
BOKOLOBO, LE NID DE L'UPC À FEU ET À CENDRE, ALI DARASS PORTÉ DISPARU

 

CENTRAFRIQUE : VILLAGE BOKOLOBO, LE NID DE L'UPC À FEU ET À CENDRE, ALI DARASS PORTÉ DISPARU CE SAMEDI ET DIMANCHE. 

 

Bokolobo dans la préfecture de la Ouaka à quelques kilomètres de la ville Bambari, le nid de l'UPC où se trouve l'État-Major du Mouvement terroriste dirigé par le nigérien Ali Darass, à feu et à cendre ce samedi et dimanche, après une puissance de feu lancée par la coalition FACA-MINUSCA. 

 

Le raid aérien et terrestre est lancé suite à l'incursion des terroristes dans la ville de Bambari, le 10 Janvier au moment où toutes les personnalités de la République sont attendues sur les lieux. 

 

Un coup provoqué et subi par la coalition UPC-FPRC, répliqué sévèrement par les forces nationales et internationale, créant une abrasion au sein de Coordination Nationale de Défense et Sécurité des terroristes dirigée par Abdoulaye Hissene. 

 

Parti en catastrophe, le mercenaire Ali Darass est porté disparu, certaines sources font savoir qu'il est à l'abri à Kaga Banadoro. 

 

 

RCA: pression de la Minusca sur les rebelles du FPRC à Bakouma

 

Par RFI Publié le 13-01-2019 Modifié le 13-01-2019 à 19:12

 

En République centrafricaine (RCA), la situation est toujours aussi difficile à Bakouma, ville minière du sud-est du pays. La quasi-totalité des habitants ont fui, suite à des affrontements, fin décembre, entre groupes rebelles et militaires. La localité est aujourd’hui livrée aux miliciens du FPRC. Au total, entre 12 000 et 15 000 personnes dont plus de 5 600 sont arrivées à Bangassou, plus à l'Est. Ocha a commencé à apporter une première aide humanitaire à ceux qui sont parvenus à rejoindre Bangassou. De son côté, la Minusca travaille avec les humanitaires et tente de faire pression sur les rebelles du FPRC afin que ces derniers quittent la ville.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a commencé à apporter une aide à Bangassou mais en raison de l’insécurité, il n’est pas encore possible de venir en aide aux autres déplacés.

Jointe au téléphone par RFI, Karen Perrin, chef du bureau OCHA en RCA, précise qu’à ce jour, la réponse humanitaire est centrée principalement sur la ville de Bangassou où « on continue l’enregistrement des personnes déplacées et où une réponse en santé est déjà en cours au travers des centres de santé et des cliniques mobiles ».

Sécurité alimentaire : « Une réponse se met en place »

En matière de nutrition, Karen Perrin souligne également que « des biscuits à haute teneur énergétique sont prêts à être distribués aux enfants récemment arrivés. Les stocks seront disponibles pour d’autres personnes si elles devaient arriver », avant d’ajouter qu’en matière de sécurité alimentaire, « une réponse se met en place avec le transport de stocks de nourriture vers Bangassou, ainsi qu’un pré positionnement de stocks qui permettraient de couvrir ces populations auxquelles on ne peut pas accéder aujourd’hui » mais, affirme-t-elle, « dès qu’on le pourra, on sera prêt à le faire ».

Karen Perrin qui fait également état de biens non alimentaires qui sont déjà disponibles et qui pourront être utilisés pour couvrir les populations dès que l’équipe pourra accéder à ces populations.

Pression de la Minusca

De son côté, Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, souligne que la Mission de l’ONU en Centrafrique travaille avec les humanitaires et qu’elle tente de faire pression sur les rebelles du FPRC afin que ces derniers quittent la ville de Bakouma et qu’ils rendent ce qu’ils ont pillé lors de leur incursion, en fin d’année 2018.

« Là aussi, c’est un groupe qui fait partie des 14 reconnus qui sont appelés à dialoguer mais leur l’attitude est contraire justement avec ce que tout le monde souhaite, c’est-à-dire la fin de la crise. La Minusca a différentes options. Le recours à la force fait partie des options mais avant le recours à la force, il y a l’engagement avec notre bureau sur le terrain pour demander à ce qu’ils évacuent cette localité », a-t-il déclaré.

 

BOKOLOBO, LE NID DE L'UPC À FEU ET À CENDRE, ALI DARASS PORTÉ DISPARU
BOKOLOBO, LE NID DE L'UPC À FEU ET À CENDRE, ALI DARASS PORTÉ DISPARU
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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 20:41
RCA : Interview du Ministre des Finances Henri Marie DONDRA
RCA : Interview du Ministre des Finances Henri Marie DONDRA
RCA : Interview du Ministre des Finances Henri Marie DONDRA

Lu pour vous 

 

13 JANVIER 2019

 

L’AFRIQUE : Bonjour Monsieur le ministre, merci pour les dix minutes accordées de votre temps. L’année 2018 s’est achevée par une croissance en hausse de plus de 4%, dans un pays où l’économie est bloquée par les crises,  mais quel est votre secret?

 

M. Dondra : Je vous remercie pour cette interview, avant tout, je vais d’abord féliciter et remercier tous mes collaborateurs,  car ce résultat est le  leur. Je remercie aussi le Président de la République, son excellence le Pr Faustin-Archange Touadéra et le Premier ministre,  chef du gouvernement son excellence Pr Simplice Mathieu Sarandji,  qui m’ont fait confiance en me confiant ce gros ministère qui est le nerf de la République. J’avoue que les choses n’ont pas été faciles, vu le challenge à relever, mais avec l’aide de Dieu,  mon équipe et moi produisons des résultats qui sont appréciés par toutes les institutions financières internationales. Il est vrai qu’il reste encore beaucoup à faire.

 

L’AFRIQUE : Monsieur le ministre ou l’homme des situations compliquées,  pour faire allusion à votre passage en tant que Directeur général du Fond Africain de Garantie et Coopération Économique  (FAGACE) vous avez en une année, redressez cette institution qui était sur le point de fermer et cela a fait de vous le super patron. Quel sont vos relations avec le Président Touadéra et son Premier ministre ?  Des rumeurs font état de ce que vous êtes le futur adversaire aux prochaines élections du Président.

 

M. DONDRA : Rire, alors je vais vous aider à répondre aux rumeurs.  Aujourd’hui, j’ai la confiance du Président de la République et le Premier ministre,  ce sont mes employeurs et je suis à leurs dispositions.  Mes patrons ont confiance en moi et ils ne font que me confier des responsabilités au sein du gouvernement comme dans le parti Coeurs unis. Les seules ambitions que j’ai sont de travailler honnêtement avec l’aide de Dieu,  afin de relever les défis des missions qui me sont confiées.  Mes résultats feront partie du bilan présidentiel pour la réélection du Président de la République son excellence Pr Faustin-Archange Touadéra en 2021. Comme on le dit laissez les parler, nous, on avance.

 

L’AFRIQUE : Monsieur le ministre, nous sommes à quelques semaines de la réunion du conseil de sécurité sur la levée de l’embargo dans votre pays, pensez-vous que l’embargo sera levé?

 

M. DONDRA : Écoutez, la question ne se pose même pas, il est clair que le conseil de sécurité doit faire la levée totale de l’embargo sur les armes.  A notre niveau nous avons réuni toutes les conditions favorables,  sur quoi le conseil va se baser pour empêcher la levée totale de l’embargo?  Regardez comment nos populations sont massacrées par les groupes armés,  est-ce normal?  D’où viennent toutes ces armes que possèdent les groupes armés ? Le Président de la République est un homme de paix,  un homme du vivre ensemble et de la cohésion sociale.  Il a tendu la main à tout le monde, ça va être injuste de la part du conseil de sécurité de nous priver de quoi protéger nos populations. Espérant que vous les hommes de médias continuerez à nous soutenir, je ne saurai quoi dire de plus mais merci pour cette interview et que Dieu protège le peuple centrafricain.

Graciéla Verenic

 

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 23:10

 

 

 

 

NDLR :  Lorsqu'un pitoyable analphabète comme ce Abdoulaye Issene qui de surcroît a été condamné par contumace et placé sous mandat d'arrêt international ose lancer de tel ultimatum aux autorités légitimes d'un pays, cela peut prêter à sourire si la situation que son FPRC et l'UPC n'était aussi dramatique pour les populations innocentes des préfectures citées dans ce funeste communiqué. 

Bambari : Quand le FPRC prétend se soucier du sort des populations civiles innocentes
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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 22:57

 


 

https://thedefensepost.com  10 janvier 2019  Fergus Kelly

 

Les militants de l'UPC ont tué deux policiers et en ont blessé un autre à Bambari avant la visite prévue du président Faustin-Archange Touadera

Les forces de maintien de la paix portugaises se sont battues pendant cinq heures pour protéger les civils et rétablir l'ordre après que deux militants ont tué deux officiers de police à Bambari, en République centrafricaine, avant la visite prévue du président du pays, le jeudi 10 janvier.

L'attaque est survenue un jour après que le président Faustin-Archange Touadera eut annoncé que le gouvernement rencontrerait des groupes armés lors des pourparlers de paix négociés à l'Union africaine à Khartoum.

Les membres de l'Union pour la paix, les milices de la Séléka et leurs alliés ont mené "diverses attaques" dans la ville tôt jeudi, a annoncé le gouvernement dans une déclaration.

"Deux policiers ont été tués et un autre blessé", a déclaré à l'AFP le ministre de la Communication, Ange-Maxime Kazagui.

Médecins sans frontières (Médecins sans frontières) a déclaré traiter 30 personnes pour des blessures par balle. MSF a par la suite déclaré que 26 personnes étaient toujours en cours de traitement mais qu'une personne était décédée à l'hôpital.

Selon Corbeau News, une dizaine de personnes ont été tuées, mais il n’a pas été possible de confirmer ce bilan.

Le gouvernement a ensuite annoncé sur Twitter que 20 membres de l'UPC avaient été tués et 15 autres blessés.

Selon un rapport interne du Royaume-Uni vu par l'AFP, un combattant appelé "le général Bello", responsable des combattants de l'UPC à Bambari, aurait été blessé.

Parachutistes portugais dans une fusillade de cinq heures

La force de maintien de la paix américaine dans le pays, Minusca, a envoyé des soldats de la paix sur les lieux des affrontements, a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Vladimir Monteiro. Ses troupes là-bas ont été la cible de tirs un jour plus tôt, a-t-il ajouté.

Mercredi, l'état-major des forces armées portugaises a déclaré que des parachutistes s'étaient déployés à Bambari, utilisant ses véhicules blindés à roues General Dynamics Pandur II pour la première fois en Afrique.

Jeudi, les "casques bleus portugais ont passé cinq heures en combat direct" avec les militants de l'UPC "dans le but de protéger les civils et de rétablir la paix, en s'interposant entre le groupe d'opposition et la population civile sans défense", a déclaré l'état-major.

L’UPC a utilisé des armes lourdes lors de l’attaque, mettant les civils entre les feux des affrontements lors des affrontements avec les Forces armées centrafricaines (FACA), a-t-il ajouté, ajoutant que tous les parachutistes étaient en sécurité.

Le Portugal fournit des soldats de la paix à la Minusca depuis le début de l'année 2017. Un total de 180 personnes, principalement des parachutistes, est déployé. Une compagnie spéciale opérant depuis la capitale, Bangui, fait office de force de réaction rapide.

Le Portugal emploie 50 personnes supplémentaires dans la Mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA). Depuis janvier 2018, le major-général du Portugal, Hermínio Maio, est commandant de la force de mission sur le théâtre. Il dirige un total de 187 personnes originaires de Bosnie-Herzégovine, de France, d'Italie, de Géorgie, de Lituanie, de Pologne, du Portugal, de Roumanie, de Serbie, d'Espagne et de Suède. Le 8 janvier, des membres du personnel brésilien ont rejoint la mission.

Le E.U. La mission a formé plus de 3 000 personnes au sein de la FACa. En juillet dernier, le bloc a prolongé l’accord EUTM-RCA jusqu’en 2020, en promettant 25 millions d’euros (29 millions de dollars) pour aider à la réforme du secteur de la défense du pays. La portée de la mission a également été modifiée pour donner des conseils stratégiques au cabinet du président, au ministère de l’Intérieur et à la police, ainsi qu’à l’armée.

Bambari: une ville sans armes ni groupes armés?

République centrafricaine map Bambari, situé au centre de la République centrafricaine, chevauche plusieurs zones sous l'influence de divers groupes armés et jouit d'un calme relatif après l'intervention de Minusca au début de 2017 pour renverser l'UPC. L’ONU a ensuite fait de Bambari une vitrine de son intervention en République centrafricaine, affirmant que la ville était «sans armes ni groupes armés», mais au cours des six derniers mois, plusieurs autres incidents violents importants se sont produits dans la ville.

Le 16 mai, Minusca a déclaré avoir repris le contrôle de Bambari après deux jours de violence ayant fait au moins huit morts. L'U.N. a déclaré qu'environ 7 000 personnes avaient fui leur domicile, tandis que la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA) a déclaré que 32 personnes étaient mortes et 23 blessées.

Selon certaines informations, des combattants de l'UPC, un groupe de la milice de la Séléka dirigé par Ali Darras, seraient responsables des actes de violence à Bambari, mais un porte-parole de l'UPC a nié l'entrée de ses combattants dans la ville.

Le 22 mai, le commandant de la force Minusca, le lieutenant général du Sénégal, Balla Keita, a déclaré que les soldats de la paix soutenant le gouvernement utiliseraient tous les moyens nécessaires pour rétablir la sécurité à Bambari. Keita a déclaré que du personnel supplémentaire de Minusca serait déployé dans la ville pour assurer le respect de l'initiative phare du gouvernement américain "Bambari sans groupes armés", la qualifiant de "vitrine de la restauration de l'autorité de l'État".

Mais le 10 juin, un soldat de la paix burundais a été tué et un autre casque bleu gravement blessé au cours de trois heures d'affrontements avec l'UPC.

Le 31 octobre, un parachutiste portugais a été légèrement blessé après avoir été touché lors d'affrontements avec un groupe armé à Bambari, a annoncé l'état-major. Deux jours plus tard, les troupes portugaises se sont battues pendant sept heures pour le contrôle de la ville contre des militants qui utilisaient des armes lourdes et ont lancé des grenades propulsées par des roquettes depuis des positions fortifiées. L'armée a ensuite publié une vidéo dramatique de ses troupes au combat.

Le 17 novembre, trois militaires centrafricains sont morts et trois autres ont été blessés dans une fusillade entre soldats à Bambari, qui ont opposé des membres d'unités du génie militaire. Les ingénieurs ont été déployés pour entreprendre des travaux en prévision des célébrations différées de la Journée mondiale de l’alimentation.

Véhicules blindés à roues Portugais Pandur

Des véhicules blindés à roues portugais Pandur déployés pour la mission de maintien de la paix des Nations Unies à Bambari, à Bambari, le 9 janvier 2019.

Les attaques de Bambari sont "inacceptables" après un accord de paix

Touadera devait se rendre à Bambari jeudi et vendredi pour assister aux cérémonies de la Journée mondiale de l'alimentation.

Les cérémonies, initialement prévues pour le 16 octobre, avaient déjà été reportées au moins deux fois en raison de troubles et avaient été suspendues une nouvelle fois après les derniers affrontements.

"La gravité de ces attaques est d'autant plus inacceptable" que les autorités ont accepté d'ouvrir des pourparlers avec les rebelles, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

 

 Portugal parachutistes dans une fusillade de cinq heures avec la milice UPC en République centrafricaine
 Portugal parachutistes dans une fusillade de cinq heures avec la milice UPC en République centrafricaine
 Portugal parachutistes dans une fusillade de cinq heures avec la milice UPC en République centrafricaine
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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 22:49

 

opex360.com    par Laurent Lagneau Le 12-01-2019

 

 

Contrariés par le déploiement des Forces armées centrafricaines [FACA] dans des régions où ils tirent profit de l’exploitation des ressources naturelles, au moins deux groupes armés de l’ex-coalition rebelle de la Séléka, à savoir le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique [FPRC] et l’Union pour la paix en Centrafrique [UPC] sont passés à l’attaque ces derniers jours.

Cela a ainsi été le cas à Bakouma, localité située près de gisements d’uranium, à une centaine de kilomètres de Bangassou, le chef-lieu de la préfecture du Mbomou, dans le sud-est de la Centrafrique. Et depuis le 10 janvier, c’est au tour de la ville – stratégique – de Bambari d’être à nouveau le théâtre de combats.

Le contrôle de la région de Bambari permet à la fois de verrouiller la Centrafrique, d’exploiter les mines de diamants et d’or et de rançonner le commerce. C’est ce que explique que, par le passé, cette ville a fait l’objet, à plusieurs reprises, d’affrontements entre groupes armés locaux ayant contraint les Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique [MINUSCA] à intervenir.

Ce que ces derniers ont donc été encore obligés de faire, aux côtés des FACA, pour contrer un assaut mené par l’UPC d’Ali Darrass.

« La MINUSCA mène, en étroite coordination avec les forces de défense et de sécurité centrafricaines, une opération destinée à rétablir l’ordre et le calme dans la ville de Bambari en réponse aux provocations continues du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique, notamment des tirs à l’arme lourde en direction du centre de la ville et contre des casques bleus », a en effet indiqué la mission des Nations unies.

« L’opération, baptisée ‘Bambari sans groupes armés’, a déjà permis la destruction de moyens léthaux et le démantèlement de barricades contrôlées par l’UPC », a encore précisé la MINUSCA.

C’est donc dans ce contexte que, comme en mai dernier à Kaga Bandoro, où des groupes armés se regroupaient pour « descendre » vers Bangui, deux Mirage 2000, normalement engagés au titre de l’opération Barkhane, ont été sollicités pour faire un « show of force » [c’est à dire un passage à basse altitude] à Bambari, au profit de la MINUSCA, le 11 janvier.

« Il y a eu une opération au sol de la MINUSCA sur Bambari pour en reprendre le contrôle » et « nous avons apporté un appui aérien », a en effet déclaré le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées [EMA], à Paris.

La mission des Nations unies a par ailleurs averti les « auteurs » de ces violences à Bambari que « la force de la loi » leur sera « opposée » et qu’ils « répondront tôt ou tard de leurs actes devant les juridictions nationales ou internationales

 

Centrafrique : Deux Mirage 2000 français ont fourni un appui aérien à la mission des Nations unies à Bambari
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