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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 21:07
La rivalité France-Russie en Centrafrique

 

https://www.francetvinfo.fr  

 

Au coeur du continent africain, Paris et Moscou sont désormais en concurrence ouverte en République centrafricaine, comme en témoigne la visite sur place de la ministre française des Armées.

 

Bangui. C'est ici que se trouve depuis lundi 10 décembre et pour 48 heures la ministre française des Armées. Florence Parly n’est pas venue les mains vides, elle a apporté dans ses bagages 1 400 fusils d’assaut et des véhicules amphibie pour aider l’armée régulière centrafricaine.

Bangui, c’est la capitale de ce pays de quatre millions et demi d’habitants, un pays charnière en plein milieu du continent africain, entre le Tchad au Nord, le Soudan à l’Est et la République démocratique du Congo au Sud. Un pays ravagé par la guerre civile. 

Un mois plus tôt, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait lui annoncé le déblocage d’une aide française de 24 millions d’euros. Objectif : régler des arriérés de salaires et de retraites des fonctionnaires du pays et financer des constructions de ponts. Deux ans après le retrait précipité de l’opération militaire française Sangaris, restée trois ans sur place pour mettre un terme aux combats entre milices, Paris fait donc le choix de revenir.

Une offensive russe sur tous les terrains

Mais entre-temps, les Russes ont comblé le vide ! En moins d’un an. Moscou a déployé d’abord un dispositif militaire : plus de 300 officiers instructeurs, essentiellement des mercenaires dépendants d’une société privée, et aussi des milliers de fusils d’assaut et près de 300 lance-roquettes. Les militaires russes ont déjà formé plus de 1 600 soldats. Et désormais le conseiller à la sécurité du président centrafricain est russe. L’offensive de Moscou se prolonge sur le terrain politique : la Russie a initié un nouveau processus de paix pour essayer de réconcilier les 14 milices qui se partagent le pays. C’est le processus de Khartoum. Petit problème : il est en concurrence directe avec les négociations effectuées sous la houlette de la France et de l’Union africaine.

Et la Russie se déploie aussi sur le terrain culturel et social : financement d’une radio et de journaux gratuits, de concours de poèmes et de tournois de football. Et même le week-end dernier, organisation du concours de Miss Centrafrique dans le grand stade de Bangui !  Moscou voit dans ce pays abandonné une tête de pont idéale au cœur du continent africain, tout en lorgnant ses réserves minières (l’or et les diamants).  

L'un des pays les plus pauvres au monde

Pour les Centrafricains eux-mêmes, tout cela ne change pas grand-chose. Le pouvoir central ne contrôle que 20% du pays. Tout le reste est en proie aux milices. Avec des tueries fréquentes : par exemple plus de 40 personnes tuées il y a trois semaines dans le centre du pays, à Alindao. Il y a bien 12 000 hommes de la force de l’ONU, la Minusca. Mais ça ne change pas grand-chose. En Centrafrique aujourd’hui, près de la moitié de la population est déplacée. Et dans l’indice de développement humain de l’ONU, la Centrafrique est classée 188e au monde, sur 189.  

 

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 20:00
La France aux côtés de la République centrafricaine
La France aux côtés de la République centrafricaine

 

FLORENCE PARLY

 

LUNDI 10 DÉCEMBRE 2018

 

Il y a un an, à Paris, j’ai rencontré pour la première fois mon homologue centrafricaine Marie-Noëlle Koyara. Je lui avais fait une promesse, celle de venir en Centrafrique. La France tient parole, et me voici aujourd’hui arrivée sur le sol de Bangui.

Je suis là car la France se tient aux côtés de ses alliés centrafricains.

Notre amitié et notre confiance est un souffle nécessaire pour la paix. Elle prend racine dans l’histoire, dans la reconnaissance de la France pour les soldats venus d’Afrique, morts sur son sol pour la défendre. Il y a cent ans, les tirailleurs venus de Centrafrique prenaient une part décisive à la victoire en Champagne contre le dernier assaut ennemi. Notre amitié se nourrit de ce souvenir et se renforce de ces figures qui nous rassemblent. Je pense au lieutenant Koudoukou, héro des deux guerres qui détruisirent l’Europe et embrasèrent le monde, soldat venu de Centrafrique et qui risqua sa vie tant de fois pour la France.

Cent ans plus tard, notre pays n’a pas hésité à intervenir pour arrêter un massacre il y a 5 ans. L’heure est maintenant à la paix, à la réconciliation et à la reconstruction. L’heure est au multilatéralisme et au développement.

La France est donc plus que jamais aux côtés de la Centrafrique.

Elle l’est militairement avec les forces françaises en Centrafrique, auprès de la MINUSCA, auprès de la mission européenne EUTM dont la France prendra le commandement en juillet. Elle l’est par des formations, par de l’appui tant aux forces armées centrafricaines qu’à la MINUSCA et l’EUTM.

La paix est la seule chose qui compte et l’action coordonnée d’une communauté internationale unie est donc nécessaire. La France sera l’avocate infatigable des initiatives de l’Union africaine et des Nations unies. Elles montrent la voie vers une sécurité durable et vers le développement. Toutes les bonnes volontés doivent s’unir et s'inscrire dans le cadre de ces initiatives pour une action forte et cohérente, pour une action efficace, sans arrière-pensées.

Alors, oui, la paix de la Centrafrique appartient à la Centrafrique. Les forces armées centrafricaines sont les garantes de l’unité du pays, les garantes de la défense, de l’autonomie et de l’Etat centrafricain.

Je rencontrerai des militaires français qui forment les militaires centrafricains. J’assisterai à une cession de matériels aux forces armées centrafricaines. Ce sont ces gestes qui montrent notre confiance et la qualité du lien qui unit France et Centrafrique.

Ce voyage est l’occasion d’entretiens, l’occasion de me rendre directement sur le terrain pour en saisir la réalité. Je rencontrerai le Président Touadéra, mon homologue Marie-Noëlle Koyara, mais également le représentant du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Parfait Onanga, le général Balla Keïta, commandant la MINUSCA et le général Maio, commandant l’EUTM.

Ma venue en Centrafrique, c’est aussi affirmer que défense et développement sont les deux faces d’une même pièce, que je ne peux imaginer l’un sans l’autre. Cet engagement, ce ne sont pas des paroles, ce sont des actes. La France est le premier partenaire pour l’aide au développement en Centrafrique avec 130 millions d’euros d’aides apportées chaque année ou avec des projets concrets comme la sécurisation de l’aéroport de Bangui ou la réhabilitation de la RN8 Ndélé-Birao avec la Banque mondiale.

Là encore, la France est un partenaire déterminant pour la Centrafrique. Mais la France agit d’autant plus et d’autant mieux qu’elle peut le faire avec l’Union européenne, avec les Nations unies, avec les organisations internationales et nos partenaires.

Je sais quelles tensions demeurent. Notre engagement commun pour la paix et le développement doit en être décuplé.

Je suis venue ici pour redire le soutien de la France à la Centrafrique. Je suis venue réaffirmer la nécessité d’une action coordonnée avec la communauté internationale, car quand on parle de paix et de vies à protéger, il n’y a pas de rivalités ou d’intérêts particuliers qui tiennent.

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 19:42
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : 14OO armes promises par la France et remises ce jour au gouvernement

 

PAR VIVIEN NGALANGOU LE 11 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, 11 décembre2018 (RJDH)—La cérémonie de remise des armes promises par la France a eu lieu ce mardi 11 décembre 2018 au camp M’poko, en présence de la ministre française des armées, Florence Parly et son homologue centrafricaine, Marie Noëlle Koyara, accompagnée par certains membres du gouvernement et des cadres dudit ministère.

 

Cette cérémonie de remise marque la fin de la visite de travail de deux jours de la ministre française des armées en République Centrafricaine. Avant de prendre son vol à l’aéroport de Bangui M’poko, la ministre a remis 1400 fusils d’assaut promis par la France et quelques équipements militaires au corps de bataillon l’amphibie des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

La ministre française des armées, Florence Parly confirme que la livraison des armes en République Centrafricaine approfondie la coopération très amicale entre son pays et la RCA « Cette livraison, c’est aussi l’une des illustrations de la coopération très profonde et amicale qui existe depuis toujours entre la France et la Centrafrique. Je suis venue dans le cadre de ce déplacement pour confirmer, parce que d’aucuns disent que la France n’est pas présente au côté du peuple Centrafricain. C’est tout à fait faux, et cette visite atteste le contraire donc comme vous voyez tout ça là est très concret », a-t-elle précisé.

 

Elle poursuit son intervention en précisant que cet effort va « multiplier les efforts de formation afin que le plus grand nombre des forces armées centrafricaines puissent bénéficier le plus rapidement possible de cette formation, donc vous conviendriez avec moi que tous ces efforts sont concrets et seront développés», a ajouté la ministre française des armées. Cette livraison d’armes parla ministre française des armées confirme la promesse faite par le ministre français des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian lors de sa visite en République Centrafricaine au mois de novembre 2018.

 

 

Centrafrique : Le député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé demande l’ouverture d’une information judiciaire contre le chef rebelle Sidiki

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 10 DÉCEMBRE 2018

 

BOCARANGA,10 Décembre 2018 (RJDH) — Après l’opposition des 3R de Sidiki au déploiement des FACA le 03 décembre dernier à Bocaranga, le député de Bocaranga 3, Martin Ziguélé, demande l’ouverture d’une information judiciaire contre ce chef rebelle. Il exige l’arrestation de Sidiki qui s’oppose à la restauration de l’autorité de l’Etat à travers le déploiement des FACA.

 

« Nul n’est au-dessus de la loi » a dit le député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé, après avoir appris les nouvelles de l’opposition de Sidiki et de ses éléments au redéploiement des FACA dans la ville de Bocaranga au Nord du pays.

 

Le député de Bocaranga3, Martin Ziguélé, exige qu’une poursuite soit engagée contre le suspect Sidiki de 3R pour les actes qu’il aurait commis dans l’Ouham-Pende, actes pour lesquels il devra répondre un jour devant la justice, « le chef de guerre des 3R Sidiki, n’échappera pas à la justice. Nul n’est au-dessus de la loi ; quoi qu’il en soit, Sidiki répondra de ses actes devant les juridictions nationales ou internationales. La vie humaine est sacrée » peut-on lire dans l’interview de Martin Ziguélé accordée au RJDH.

 

 Ces actes, selon Martin Ziguélé, sont inacceptables devant loi centrafricaine, « Sidiki est en train d’aggraver son cas et d’accumuler les charges contre lui. C’est notre pays ; on ne peut accepter que ceux qui viennent sur notre territoire fassent la loi et interdisent aux forces armées nationales d’être présentes sur un point du territoire centrafricain. C’est inadmissible », scande l’Honorable Martin Ziguélé. La population de Bocaranga est prise de panique, une partie s’est réfugiée dans la brousse suite à l’interdiction des 3R au redéploiement des FACA dans la ville de Bocaranga. Le gouvernement dans un communiqué a réagi et parle d’une mission de reconnaissance de terrain des FACA  dans la ville de Bocaranga

 

 

Centrafrique : Nzapalaïnga appelle à un dialogue franc pour le triomphe de la vérité

 

PAR CYRILLE WEGUE LE 10 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI le 10 décembre2018, (RJDH)—Le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga, lors du 12èmeanniversaire du pèlerinage de Ngou-Komba a lancé un message de paix, gage pour le développement de la République Centrafricaine. Cette paix ne pourra pas se faire jour sans un dialogue sincère et la vérité en Centrafrique. 

 

Le 12ème pèlerinage de l’Eglise Catholique à Ngou-Komba au titre de l’année 2018, conformément à l’année pastorale 2018, prône le dialogue  entre les chrétiens séparés, entre pour histoire de religion, d’ethnies. Lors de son homélie du 08 décembre, le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga s’est appesanti sur la nécessité d’instaurer le dialogue, la justice et la vérité.

 

« Il arrive que la vérité et la justice fassent mal, raison pour laquelle l’on cherche à s’en détourner. La justice est là pour protéger. Dans tous les groupes, il doit exister de l’ordre et des lois sinon on ne pourra pas grandir. Qui pourra gouverner? » s’interroge-t-il.

 

La paix, selon Nzapalaïnga, est le fondement de l’émancipation d’un pays. Il enappelle aux Centrafricains à prendre garde, car « ces innombrables rumeurs, les appels à la haine, à la vengeance, au clivage, au mépris de l’étranger, au populisme, au nationalisme pervers, ces séductions mensongères qui déforment le dessein de Dieu peuvent nous parvenir par des voies humaines, proches ou lointaines » conclut-il.  

          

Quelques membres du gouvernement ont honoré de leur présence la prière de Ngou-Komba notamment le ministre Charles Armel Doubane des Affaires Etrangères, Henry Wanze Linguissara de la Sécurité publique et le Représentant du président de l’Assemblée Nationale et le ministre du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Herbert Gontran Djono Aba.

 

 

Centrafrique : Human Rights Watch condamne les violations de Droit de l’Homme en RCA

 

PAR VIVIEN NGALANGOU LE 10 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, 10 Décembre2018 (RJDH) — Human Rights Watch a déploré les attaques perpétrées contre les civils en Centrafrique, encourage les forces internationales et nationales à la protection des personnes et sollicite les efforts nationaux et internationaux pour la justice. Cette annonce a été rendue publique dans un rapport mondial 2018 à l’occasion de la célébration de la journée internationale de Droit de l’Homme.  

 

La recrudescence des violences à l’intérieur du pays à susciter la réaction des différentes entités œuvrant pour la paix et les Droits Humains.

 

Selon le rapport mondial 2018, en 2017, Human Rights Watch a documenté les meurtres d’au moins 249 civils entre Mai et Septembre, commis par divers groupes armés dans les provinces de Basse Kotto, Haut-Mbomou, Mbomou, Ouham et Ouham Pendé.

 

Le groupe armé le plus en vue dans ces graves violations des droits humains cette année en Centrafrique est l’UPC d’Ali Daras, « L’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), s’est rendu responsable de certaines des pires attaques à Alindao et dans ses environs, dans la province de Basse Kotto, tuant au moins188 personnes entre mai et août. Le groupe a installé une base militaire à Alindao en février, après que la mission de maintien de la paix de l’ONU leur a demandé de quitter la précédente, située à Bambari. Human Rights Watch a enquêté sur les viols d’au moins 25 femmes, âgées de 18 à 50 ans, commis par les combattants de l’UPC pendant les attaques perpétrées contre les communautés locales dans la province de Basse-Kotto au mois de mai. » a souligné le rapport.

 

Human Rights Watch a rappelé les forces onusiennes au respect des engagements, « la Minusca, a déployé environ 10 050 soldats de la paix et environ 2000 policiers dans de nombreuses régions du pays cette année, mais a peiné à rétablir la sécurité dans les zones clés, et à assurer une protection suffisante aux civils »a déploré le rapport mondial 2018.En RCA, les combats et les attaques menées par les groupes armés ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir leur maison depuis le mois de mai, portant le nombre total de personnes déplacées à l’intérieur du pays à 601 600 d’après les chiffres fournis par l’ONU, et le nombre total de réfugiés à 538 400, le plus élevé depuis la mi-2014.

 

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 08:52
La ministre française des Armées réaffirme le "soutien" français à la Centrafrique

 

 

Bangui - AFP / 10 décembre 2018 18h27 - La ministre française des Armées Florence Parly qui effectue une visite en Centrafrique a réaffirmé lundi soir à son arrivée à Bangui le "soutien" de la France à ce pays où la Russie est de plus en plus présente.

"La France est plus que jamais aux côtés de la Centrafrique. Je suis venue ici pour redire le soutien de la France à la Centrafrique", a déclaré Mme Parly à l'aéroport de Bangui, en présence de son homologue Marie-Noëlle Koyara.

A l'occasion de sa visite lundi et mardi en Centrafrique, la ministre française doit remettre 1.400 fusils d'assaut promis par la France ainsi que des équipements amphibie aux Forces armées centrafricaines (Faca).

La France a obtenu pour cela une exemption de l'ONU à l'embargo sur les livraisons d'armes à la Centrafrique, tout comme les Russes quelques mois plus tôt.

La ministre a également réaffirmé "la nécessité d'une action coordonnée avec la communauté internationale", en référence à l'initiative de paix menée par l'Union africaine (UA) dans ce pays, alors que la Russie a tenté d'engager un processus parallèle.

La Russie a investi tous azimuts en Centrafrique, ancienne colonie française, notamment dans la formation de l'armée et la diplomatie avec les groupes armés. Des entreprises gérées par des Russes s'intéressent aussi à ses richesses minières.

La France est intervenue militairement en RCA entre 2013 et 2016 pour faire cesser les violences de la coalition rebelle Séléka (à dominante musulmane) et les représailles des milices antibalaka prétendant défendre les chrétiens.

Deux ans après, la quasi-totalité de ce pays de 4,5 millions d'habitants parmi les plus pauvres du monde reste contrôlée par des groupes armés qui combattent pour s'accaparer les ressources minières telles que l'or et les diamants et renforcer leur influence locale.

"La fin de l'opération Sangaris n'a pas du tout marqué la fin de notre soutien. Il a pris une autre forme", souligne-t-on au cabinet de Mme Parly.

Plus de 200 militaires français restent présents en RCA, où ils mènent des actions de formation des Faca et assurent un soutien à la force de l'ONU (Minusca) si nécessaire.

En mai, des avions de chasse français ont survolé Kaga Bandoro, à 300 km au nord de Bangui, en appui de la mission onusienne de la Minusca après un regain de violences intercommunautaires.

"On est prêt à aider en cas d'urgence comme cet épisode l'a montré", relève-t-on dans l'entourage de la ministre.

Le 3 novembre, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a signé des conventions d'aide de 24 millions d'euros à Bangui pour contribuer à des paiements d'arriérés de salaires et de retraites, développer les territoires proches du Cameroun touchés par d'importants déplacements de populations et installer des ponts afin de désenclaver plusieurs régions.

(©)

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 13:43
La ministre française des armées en Centrafrique pour deux jours
La ministre française des armées en Centrafrique pour deux jours

 

Florence Parly va réaffirmer le soutien de la France à Bangui, en lui livrant notamment des équipements militaires.

 

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 10h13

 

La ministre française des armées Florence Parly va réaffirmer lundi 10 décembre et mardi 11 décembre à Bangui le soutien de la France à la Centrafrique, où la Russie est de plus en plus présente, et lui livrer des équipements militaires. « L’objet de la visite est de réaffirmer le soutien de la France à ce pays, qui est un partenaire de longue date », explique-t-on au cabinet de la ministre. Florence Parly va rencontrer le président Faustin-Archange Touadéra, son homologue Marie-Noëlle Koyara ainsi que l’émissaire de l’ONU pour la République centrafricaine (RCA), Parfait Onanga-Anyanga. Elle remettra à cette occasion 1 400 fusils d’assaut promis par la France ainsi que des équipements amphibies aux Forces armées centrafricaines (FACA).

La France a obtenu pour cela une exemption de l’ONU à l’embargo sur les livraisons d’armes à la Centrafrique, tout comme les Russes quelques mois plus tôt. La ministre va aussi réaffirmer l’attachement de la France à l’initiative de paix menée par l’Union africaine dans ce pays, alors que la Russie a tenté d’engager un processus parallèle. « Toutes les autres initiatives qui sont des initiatives opportunistes et souvent intéressées ne me paraissent pas contribuer à résoudre de façon positive la situation sécuritaire dans ce pays », a-t-elle martelé en novembre au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.

Un pays qui reste contrôlé par des groupes armés

La Russie a investi tous azimuts dans cette ancienne colonie française, notamment dans la formation de l’armée et la diplomatie avec les groupes armés. Des entreprises gérées par des Russes s’intéressent aussi à ses richesses minières. La France est intervenue militairement en RCA entre 2013 et 2016 pour faire cesser les violences de la coalition rebelle Séléka (à dominante musulmane) et les représailles des milices anti-balaka prétendant défendre les chrétiens.

Deux ans plus tard, la quasi-totalité de ce pays de 4,5 millions d’habitants parmi les plus pauvres du monde reste contrôlée par des groupes armés qui combattent pour s’accaparer les ressources minières telles que l’or et les diamants et renforcer leur influence locale. « La fin de l’opération Sangaris n’a pas du tout marqué la fin de notre soutien. Il a pris une autre forme », souligne-t-on au cabinet de Mme Parly, en pointant les actions de formation des FACA et le soutien militaire à la force de l’ONU sur place (Minusca) si nécessaire.

 

En mai, des avions de chasse français ont survolé Kaga Bandoro, à 300 km au nord de Bangui, en appui de la mission onusienne de la Minusca après un regain de violences intercommunautaires. « On est prêt à aider en cas d’urgence comme cet épisode l’a montré », relève-t-on dans l’entourage de la ministre.

Le 3 novembre, le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a aussi signé des conventions d’aide de 24 millions d’euros à Bangui pour contribuer notamment à des paiements d’arriérés de salaires et de retraites, développer les territoires proches du Cameroun touchés par d’importants déplacements de populations et installer des ponts afin de désenclaver plusieurs régions.

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 12:01
GUINÉE ÉQUATORIALE - CENTRAFRIQUE

  

LE PRÉSIDENT OBIANG NGUEMA À SON JEUNE FRÈRE FAUSTIN-ARCHANGE TOUADÉRA

 

"NOUS AVONS TOUT COMPRIS,  TU ES UN BON PRÉSIDENT POUR TON PEUPLE. LE PEUPLE CENTRAFRICAIN  DOIT SOUTENIR SON PRÉSIDENT DANS SA VOLONTÉ D'INSTAURER UNE PAIX DÉFINITIVE. LE PRÉSIDENT TOUADÉRA EST UN BON PANAFRICANISTE, IL FAIT DU BON TRAVAIL POUR LA PAIX QUI EST LE SOCLE DE TOUT DÉVELOPPEMENT"

 

Le Président Obiang Nguema Mbasogo, a invité son jeune frère et homologue de la République Centrafricaine,  le professeur FAUSTIN-ARCHANGE TOUADÉRA , pour une visite officielle de 3 jours à Mongomo dans la zone continentale de la Guinée Équatoriale. 

 

Arrivé le vendredi dans l'après à l'aéroport Mogomoyen, le Président Touadéra à été reçu au pied d'avion par le père du panafricanisme, son Excellence Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Ensuite, le Président Touadéra s'est rendu dans l'un des salons d'honneurs ou il a accordé des audiences à plusieurs personnalités. 

 

Cette invitation du Président Centrafricain en Guinée Équatoriale, clou définitivement le bec des déstabilisateurs,  qui ont été à l'origine d'un climat de méfiance entre Malabo et Bangui, suite au coup d'État manqué du 17 décembre 2017. Il y a un adage  qui dit "quelle que soit la vitesse du mensonge, la vérité fini par prendre le déçu". 

 

Le Président Obiang Nguema Mbasogo a félicité son jeune frère,  pour son courage et son abnégation à vouloir faire de son pays, un havre de paix, un pays libre et prospère.  Il a ensuite demandé au peuple frère de la Centrafrique de soutenir le Président Touadéra,  qui fait du bon travail.

 

Miguel Santos 

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 11:49
Tchad: huit ans de prison pour l’ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé

 

 

Par RFI Publié le 07-12-2018 Modifié le 07-12-2018 à 15:04

 

L'ex-chef rebelle tchadien Abdelkader Baba Laddé a été condamné jeudi à huit ans de prison ferme pour « détention illégale d'armes », « association de malfaiteurs », « incendie volontaire » ou encore « viol » par la Cour criminelle à Ndjaména. Il avait été arrêté en décembre 2014 par les Casques bleus de la Minusca en Centrafrique et extradé vers le Tchad en janvier 2015.

 

C'est la fin d'une « carrière » chaotique pour celui qu'on appelle en peul « le père de la brousse ». Ses états de service commencent au Darfour en 1998, on le retrouve en Centrafrique en 2008, pour libérer les peuls, affirmait-il. A cette époque, Baba Laddéun allié de poids, Ali Darass, qui est aujourd'hui le leader du groupe armé l'Union pour la paix en Centrafrique, l'UPC.

 

En février 2012, sur RFI, Baba Laddé affirme que son objectif est de renverser les pouvoirs tchadien et centrafricain. Une part d'ombre existe: pour beaucoup, il est avant tout un bandit de grand chemin, coupeur de route, libre de ses mouvements. Mais des interrogations demeurent: est-il manipulé par Ndjamena et par qui ? Pour qui travaille-t-il réellement ?

 

Le rebelle est au cœur de trafics importants. En 2013, dans ce parcours étonnant, il revient au Tchad, promu conseiller du Premier ministre. Il devient même un des préfets influents du sud du Tchad. Mais le préfet devient encombrant. Se sachant menacé, le « père de la brousse » se réfugie en Centrafrique. C’est seulement en 2014 qu'il est arrêté par les casques bleus et remis à la justice tchadienne. Baba Laddé n'aura pas l'occasion de livrer ses secrets.

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 11:35
Laurent Foucher, l’industriel français amoureux de la Centrafrique

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com  Par Nicolas Beau  9 décembre 2018

 

Laurent Foucher, patron du groupe Telecel et chef de file dans l’industrie des télécommunications dans un certain nombre de pays africains, nous livre ses ambitions pour la Centrafrique, un pays qu’il affectionne particulièrement. Une entretien avec Nicolas Beau.

 

Vous avez développé de nombreuses affaires en Centrafrique. Dans quelles conditions avez-vous connu ce pays ? Pourquoi la situation paraît-elle, aux observateurs, aussi difficile? Dans quelle mesure la Centrafrique est condamnée à vivre encore ces affrontements violents qu’elle connait depuis trop d’années?  

 

LF : Je n’ai pas de « nombreuses affaires » en République centrafricaine, mais une seule. Avec mes associés, Nicolas Bourg, Hugues Mulliez, et Mohamad Damush, nous sommes propriétaires de la société de téléphonie mobile Télécel. Télécel est leader sur ce marché, loin devant Orange, et nous sommes l’un des premiers employeurs de ce pays qui a tellement besoin de la confiance des investisseurs pour parvenir à se redresser. 

Télécel est un acteur historique en RCA. C’est une marque forte qui est respectée et depuis que nous l’avons reprise, cette marque et ce respect n’ont fait q​ue se renforcer. J’y vois là la contrepartie de la qualité de nos services en matière de télécoms, mais aussi de notre implication dans des actions sociales en direction des populations. Je reviens juste de Bangui. J’y ai participé à la troisième édition de l’Académie Centrafricaine de presse que Telecel soutient aux cotés de la Minusca, la mission de l’ONU.

Le Cardinal Nzapalainga, sans nul doute l’une des figures les plus respectées de RCA, était présent à nos côtés. Ce pays souffre et mon engagement personnel n’est un mystère pour personne à Bangui.

                             « Sur tous les fronts »

Sur la seconde partie de votre question, je n’ai pas la prétention de vous livrer une analyse au niveau des enjeux cruciaux de cette époque trouble. Je suis un simple acteur économique engagé dans le développement de ma société, et ce développement passe inéluctablement par la prise de conscience de la douleur et des besoins de nos compatriotes centrafricains. Deux points toutefois. Premier point : l’importance pour un tel pays d’avoir des investisseurs à long terme, qui croient dans son avenir, ce qui est le cas de Telecel. 

Deuxième point: l’importance des infrastructures et la responsabilité des bailleurs de fonds internationaux. La RCA a cruellement besoin d’infrastructures. C’est un devoir pour la communauté internationale envers ce pays, qui est l’un des plus pauvres du monde. Vous nous verrez donc présents sur tous les fronts, le financement d’orphelinat, la fourniture de matériels hospitaliers, la formation des journalistes, le financement des fédérations de sports… Mais aucun investisseur privé ne peut remplacer l’Etat et les grands financements publics indispensables.

Vous avez connu également d’autres personnalités africaines comme le sénégalais Abdou Diouf ou l’angolais Dos Santos ? Pouvez-vous nous évoquer vos rencontres avec ces chefs d’Etat ?

Croiser un chef d’Etat dans le cadre de mes affaires n’en fait pas une relation, et encore moins un ami.

En ce qui concerne le Président Abdou Diouf, il en va autrement. Avoir fréquenté un personnage iconique tel que le Président Diouf, vous grandit à jamais. Ils sont peu nombreux dans l’histoire du monde, et j’en suis extrêmement fier.

                Optimiste encore et toujours

 

L’état de santé du continent africain voit s’affronter des experts, certains optimistes et d’autres pas sur les aouts de ces pays. Quel est votre sentiment sur les atouts et déficits du continent dans la mondialisation (démographie, ressources énergétiques et minières, synergies régionales…) ?

Je suis extrêmement optimiste pour l’avenir de l’Afrique. Votre question appelle une réponse trop longue pour votre format d’interview, mais pour moi, tous les atouts sont présents. Ça commence par le facteur humain, d’une richesse trop méconnue, les codes et les structures sociales qui fonctionnent partout, et bien sûr les richesses, qui seront la bénédiction de ce continent, lorsqu’elles seront produites principalement pour les populations et non pas à leur détriment. Cela aussi ça viendra, et selon moi, beaucoup plus vite qu’on ne le croit.

La question centrale est celle du cercle vertueux qui, en Asie par exemple, s’est mis en place. Stabilité politique, confiance du secteur privé, soutien des bailleurs de fonds internationaux. Tout pays a besoin de ces trois facteurs pour décoller. En particulier en Afrique.

Quelle est la perception de la France par les Africains ? On parle beaucoup de la montée d’un sentiment anti-français. Quel est votre diagnostic ? 

Le Président Macron a mis en place une initiative originale qui n’a pas reçu l’écho mérité, le Conseil Présidentiel pour l’Afrique. Je vous encourage à relire cette intention novatrice, qui consiste à solliciter les conseils de jeunes personnalités éclairées et connaisseuses de l’Afrique pour redéfinir la politique française vis-à-vis de ce continent. Malheureusement, nous en entendons trop peu parler et nous ne voyons pas encore de résultats…

Cela dit, est-ce à la hauteur des attentes des africains, alors que ça n’a déjà pas été à la hauteur de celle des français ? D’ailleurs, y a-t-il encore des attentes de la part des africains ? De moins en moins selon ce que je constate. Les promesses non tenues, les intentions parfois bonnes et qui s’arrêtent subitement sans préavis raisonnable, et cette absence totale de psychologie et de compréhension de nos politiques à l’égard de l’Afrique, a sans doute finit par lasser.

Alors un sentiment anti-français ? Oui parfois, mais pas si ancré que certains veulent nous le faire croire. Le lien entre la France et l’Afrique francophone reste fort et intime, n’en déplaise à certains va-t-en-guerre, qui parient sur le déboulonnage des Français au profit d’autres pays. 

Vous passez pour être proche de l’ancien ministre français de l’Intérieur Claude Guéant ? Pour vous, quels sont les politiques français qui ont un vrai point de vue et un projet pour les relations franco africaines ?

Alors voilà la relation fantasmée par excellence ! Je connais Claude Guéant en effet, mais ne suis pas « proche » de ce haut-fonctionnaire proche de Nicolas Sarkozy qui a ensuite assumé de fonctions ministérielles. 

Cependant, à l’occasion de certains événements, j’ai pu constater la fascination de cet homme pour l’Afrique, qu’il connait par ailleurs assez bien… Il a effectué une partie de son service militaire en République centrafricaine…Alors oui, j’admire d’un certain point de vue monsieur Guéant, mais je ne suis pas un proche. 

Quant aux politiques français qui auraient un projet pour les relations franco-africaines ? Je n’en vois pas, ou pas qui souhaiteraient des relations équilibrées et non empruntes d’arrière-pensées…

Comme industriel, pouvez-vous nous dire les difficultés rencontrées (manque de cadres formés, existence de corruption, déficits en infrastructures) ?

Il y a bien sûr des difficultés, mais rien d’insurmontable. L’Afrique avance ! La montée des classes moyenne et supérieure en Afrique est fulgurante. Dans les différents sièges de nos sociétés, 95% des employés et cadres sont nationaux. Les salaires de nos cadres de direction sont aux standards internationaux ! Maintenant, il est clair que ceci est permis par l’arrivée sur le marché du travail d’une nouvelle génération qui va révolutionner l’Afrique. Le renouvellement arrive et c’est au bénéfice de tous. 

Maintenant, des handicaps subsistent, notamment le poids du Franc CFA et les contraintes économiques qui y sont liées. A ce sujet, je vous recommande la lecture de l’ouvrage récemment paru de Fanny Pigeaud et Ndongo Samba Sylla, « L’arme invisible de la Françafrique » aux Editions La Découverte. Très éclairant !

Nicolas Sarkozy, dans son discours de Dakar de 2007, avait indiqué qu’à son sens :« l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. […] Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès ».  Quel est votre sentiment sur cette question ?

Vous en êtes encore là ?! Ne pouvez-vous pas vous tourner vers l’avenir ? Ces phrases bien ou mal comprises, et leurs auteurs, appartiennent au passé. 

D’autres que moi, bien plus compétents en la matière, ont largement commenté cette déclaration maladroite, tels Ki Zerbo ou Achille Mbembe…Pour faire simple : c’est aux Africains de répondre. Ils étaient interpellés. Ils ont répondu.

D’ailleurs, la question n’est pas de savoir si l’Afrique est suffisamment entrée dans l’histoire, cela ne fait aucun doute, mais les africains se demandent en revanche si l’Europe n’est pas en train d’en sortir !

 

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 11:33
La France veut-elle faire partir la Russie de Centrafrique?
La France veut-elle faire partir la Russie de Centrafrique?

Lu pour vous 

 

Lors de son déplacement en Centrafrique, à partir de lundi, la ministre des Armées Florence Parly devrait rappeler l'importance d'une approche multilatérale pour régler la crise dans le pays, en réponse à l'influence grandissante de la Russie.

 

La troisième fois sera-t-elle la bonne? Après avoir annulé à deux reprises son déplacement en République centrafricaine (RCA), Florence Parly devrait finalement décoller lundi pour Bangui et y rester deux jours. Côté programme, rien que du grand classique : deux rencontres avec son homologue, Marie-Noëlle Koyara, un entretien avec le président Faustin-Archange Touadéra, un autre avec le chef des forces onusiennes de la Minusca, une visite aux forces françaises sur place… Pourtant, les enjeux autour de cette visite ne sont pas minces. Ils relèvent de la Russie.

 

Il y a un an, Moscou, attiré par les ressources minières du pays et soucieux d'étendre sa sphère d'influence, a pris pied en RCA. Entre livraison d'armes, envoi d'instructeurs militaires – 175 officiellement mais plus de 300 en réalité – ou signature d'un accord de défense, la Russie s'est imposée à une vitesse étonnante comme un acteur incontournable dans le pays. Les hommes du Kremlin se sont aussi rapprochés de Touadéra, dont un Russe, Valery Zakharov, est désormais le proche conseiller. Enfin, alors que l'Union africaine tente laborieusement de négocier la paix dans ce pays exsangue de 4,6 millions d'habitants, Moscou a initié en parallèle sa propre initiative en réunissant cet été à Khartoum, au Soudan, différents groupes armés.

 

De l'équipement militaire livré à un pays en crise

 

A Paris, cette incursion russe agace, d'autant qu'elle s'accompagne d'une campagne anti-française dans les médias locaux. Au cabinet de Florence Parly, on assure cependant que le voyage de la ministre n'a rien d'une contre-attaque : "Nous ne souhaitons pas entrer dans des polémiques pour savoir qui a le plus d'influence en RCA", évacue-t-on dans son entourage. "La relation que nous entretenons avec ce pays est ancienne. Alors que la situation sécuritaire y est toujours volatile, nous souhaitons montrer notre soutien aux autorités."

Il n'empêche : au cours de ces deux jours, Florence Parly va remettre à son homologue de l'équipement militaire – embarcations amphibies et 1.400 kalachnikovs. La ministre de la Défense devrait aussi rappeler l'importance d'une approche multilatérale et concertée pour régler la crise en RCA. "L'initiative de paix lancée par l'UA (Union africaine) est le seul cadre qui prévaut", explique son cabinet. "Toutes les volontés sont les bienvenues à partir du moment où elles s'inscrivent dans ce cadre." Difficile de ne pas voir là une réponse adressée aux Russes.

 

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 11:29
Homélie Ngukomba 2018 du Cardinal NZAPALAINGA

 

 

6 au 8 décembre 2018

 

« Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » Ps 84, 11

 

 

« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur ! »

 

Ces mots de la Vierge Marie traduisent l’extase totale qu’elle témoigna de tout son être, esprit et âme, ayant reconnu tout ce que l’amour du Seigneur réalisait en son humble personne. J’en suis sûr, la joie de cette Mère que nous aimons tant vibre encore en nous, peuples de Dieu, de tous les âges et particulièrement peuple de Dieu rassemblé en ce lieu béni, le sanctuaire marial de Ngukomba. Moi aussi, je jubile et rends grâce au Seigneur d’être témoin de cette joie, de cette ferveur sans pareille et de cette merveille que seul le mystère de son amour peut réaliser : nous rassembler dans la diversité, la diversité de nos provenances, la diversité de nos confessions religieuses, la diversité de nos pays.

 

Pour que tout cela advienne, il a fallu que Marie dise « oui » au projet salvifique du Seigneur. Le « oui » de Marie est tellement actuel qu’il irradie nos vies respectives, nos expériences humaines en nous dévoilant le chemin de la béatitude. Pour l’année pastorale 2018-2019, au sein de l’Archidiocèse de Bangui, nous avons choisi de nous consacrer à la pratique du dialogue : le dialogue entre les chrétiens séparés, entre les religions différentes, entre les peuples, les ethnies, le dialogue avec notre environnement, tout cela afin qu’éclose sur notre terre la paix du Seigneur, la seule capable de favoriser le développement de tout notre être, de toute notre société.

 

Frères et sœurs,

 

Aujourd’hui, en ce jour d’intense ferveur spirituelle, je voudrais que nous contemplions Marie comme le modèle excellent du dialogue que l’humanité devrait entretenir avec le Seigneur.

 

1. « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » Ps 84, 11 

 

Les textes liturgiques de la messe de ce jour comportent deux dialogues. Dans la première lecture, le dialogue se déroule entre le Créateur et les premiers habitants du jardin d’Eden. Dans l’évangile, les protagonistes sont l’archange Gabriel et la Vierge Marie. C’est la scène que nous appelons communément « Annonciation ».

 

La conversation dont parle l’extrait du livre de la Genèse fait suite à la désobéissance au commandement du Créateur d’Adam et Eve, lesquels ont été séduits par la parole trompeuse du Serpent. Il s’agit donc d’une situation conflictuelle. Le verdict du Seigneur s’avère une parole de justice, une parole de paix. Un tel jugement n’est pertinent que parce qu’il repose sur la vérité. Dieu qui sait tout, lui qui sonde les cœurs et les reins (Jr 17, 10 ; Rm 8, 27), lui qui est plus intime à nous que nous mêmes comme le confesse Saint Augustin, ne prononce son verdict qu’après avoir pris le soin d’établir la Vérité.

 

 

Frères et sœurs,

 

Peut-on reconstruire une nation abîmée par des conflits endémiques et une culture de la haine sans filtrer toutes les entreprises par le tamis de la justice et de la vérité ? Ne bâtissons-nous pas sur du néant lorsque nous envisageons les solutions à nos maux sans avoir préalablement pris grand soin d’interroger, d’écouter en profondeur les uns et autres, de sonder les cœurs, de décortiquer les motivations, d’identifier les responsabilités ? Toute entreprise de renouveau qui méprise ou méconnaît la vérité n’équivaut-elle pas à une reconstruction sur des ruines au lieu d’une fondation solide ? Nous sommes-nous réellement investis pour faire la lumière sur tous les drames qui ont entaché notre histoire ? Rebâtir en laissant croître l’impunité et en ne considérant pas les appels bruyants et silencieux des pauvres, des victimes, n’est-ce pas desservir la vérité et la vie ? Avons-nous accepté de regarder frontalement nos plaies, nos laideurs, nos crimes, ou bien, nous sommes-nous dérobés du regard interrogateur du Seigneur et avons-nous frémi à l’écoute de son appel comme Adam ?

 

L’écoute de la voix du Seigneur a suscité l’angoisse d’Adam : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché », dit-il (Gn 3, 10).  Comment se fait-il que cette voix audible dans le « bruissement d’un souffle tenu » (1 R 19, 12) soit capable de faire frémir l’homme ainsi que les éléments de la nature ? (Cf. Ps 28, 1-9)

 

Frères et sœurs,

 

Cette voix ne peut laisser indifférent parce qu’elle est la voix du Créateur devant qui tout genou fléchit (Cf. Ph 2, 10). Par elle tout a été fait et rien ne s’est fait sans elle (Cf. Jn 1, 3). Ce qui dans cette voix provoque la crainte d’Adam c’est le dard de la vérité, la morsure de la justice. Il arrive que la vérité et la justice fassent mal, raison pour laquelle l’on cherche à s’en détourner. Pourtant, de l’expérience d’Adam et Eve, nous pouvons attester le conseil du Psalmiste et admettre que tout dialogue naissant d’un projet d’amour et fondé sur la vérité engendre la véritable justice et la véritable paix.

 

2. Discerner l’appel à la vie dans la pluralité des voix

 

Notre monde est de plus en plus investi par une pluralité de voix qui peuvent embrouiller notre quête de libération et de développement intégral. Au milieu de ces nombreux appels autant fallacieux que charnels, il faut discerner et répondre à la voix de la vie, la vie selon l’Esprit. Ces innombrables rumeurs, ces appels à la haine, à la vengeance, au clivage, au mépris de l’étranger, au nationalisme pervers, ces séductions mensongères qui déforment le dessein de Dieu, peuvent nous parvenir de voix humaines, proches et lointaines, des médias ; elles peuvent être émises sur les réseaux sociaux, ces nouvelles fascinations de notre temps ; elles peuvent être dissimulées dans les appels politiques, les engagements partisans. Ces voix promeuvent la discorde et la séparation entre nos peuples, entre nos familles ; elles proposent un salut qui n’est qu’apparent, illusoire, immédiat, et qui, en réalité, conduit à la perdition. Méfions-nous des semences de la mort qu’on essaie de faire croître sur notre terre centrafricaine ; prenons garde aux levains mortifères qu’on s’évertue à établir dans nos esprits ; oui, ne nous fions pas aux appels à la réussite facile, au gain frauduleux, à la tricherie, à tous projets et holocaustes qui excluent Dieu en exaltant l’argent, la force, la violence.

 

 

Frères et sœurs,

 

Les extraits du livre de la Genèse et de l’évangile selon saint Luc mettent en scène deux messagers qui symbolisent respectivement l’appel à faire advenir la mort et l’appel à vivre la vraie vie : le serpent et l’archange Gabriel.

 

Le serpent est assimilé à Satan, celui qui divise et trompe. Il est intéressant de percevoir que la voix du Père du mensonge est lumineuse. C’est une lumière apparente, un faux éclat. Tout projet contraire au dessein du Seigneur nous paraît souvent sous une forme lumineuse, intéressante. Il est à même de nous préconiser un intérêt individuel, une jouissance personnelle qui, en dernier ressort fait périr la communauté, la société. Prenons garde à la séduction de tous ces faux éclats que Satan répand dans notre société pour nous perdre.

Contrairement à Satan, l’ange Gabriel est porteur d’un message de vie. Dans la conversation qu’il entretient avec Marie, nous découvrons que le projet de Dieu implique notre collaboration : Dieu fait de nous ses partenaires. Le projet de Dieu ne concerne pas la seule fille de Sion mais toute sa communauté : l’enfant « règnera sur toute la maison de Jacob ». Marie y adhère parce qu’elle privilégie le bonheur de son peuple.

Le dialogue de Marie avec le Seigneur est fécond dans la mesure où il éclaire la destinée de l’humanité.

3. Marie  est comblée de grâce

Si l’on superpose les conversations du Serpent et Eve (Gn 3, 1 s) et de l’ange Gabriel et Marie, on découvre que la Vierge a pris le soin d’interroger son interlocuteur. Eve s’est fiée à la parole du Séducteur sans pour autant questionner la véracité de ses propos. Qu’y-a-t ‘il de particulier dans l’attitude de Marie qui interroge l’Archange : « Comment cela se fera-t-il puisque je ne connais pas d’homme ? »

 

Marie adhère au projet divin avec son intelligence attestant le premier commandement divin : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ton intelligence. » (Mt 22, 37)

 

Frères et sœurs,

 

L’intelligence est cette lumière dont Dieu nous a pourvus pour pouvoir lire au delà des choses apparentes et rechercher la vérité.

Le plus important dans l’attitude intelligente de Marie, c’est sa foi. Une foi authentique est celle qui sait écouter, garder et méditer à l’instar de Marie qui « gardait » et méditait dans son cœur les événements qu’elle vivait (Cf. Lc 2, 19. 51).

 

Frères et sœurs,

 

Grâce au témoignage de Marie notre Mère dont nous célébrons aujourd’hui la grande beauté, nous pouvons apprendre que l’unique élément de discernement de la vérité au milieu des voix de ce monde est la foi authentique, celle qui nous oriente vers le Seigneur. Nous apprenons que l’ouverture à la grâce facilite le dialogue avec Dieu et le rend fécond. L’exemple d’Adam et Eve nous apprend que ne pouvons pas fonder une œuvre de réconciliation sur le mensonge qui est destructeur. Satan exploite ces espaces d’ignorances, ces distances que nous établissons entre nous et le Seigneur, entre nous et nos prochains pour semer la parole de division, la parole de mort. Dans  l’allégresse de Marie, nous comprenons que Dieu nous appelle à être des  messagers de la vérité, des annonciateurs de la bonne parole qui donne vie.

 

Que Marie, Notre Dame de l’Oubangui, intercède pour nous, afin que nous soyons abondamment comblés des grâces de la solennité de l’Immaculée Conception et que nous nous engagions à les faire fructifier dans nos différents milieux de vie, pour la plus grande gloire de Dieu, amen !

 

Dieudonné Card. Nzapalainga

Archevêque Métropolitain de Bangui

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