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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 16:21
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA DEMANDE AU 3R DE RESPECTER SES ENGAGEMENTS POUR LE DIALOGUE ET LE DÉSARMEMENT 

 

 

Bangui, le 5 décembre 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) appelle le leader du groupe armé 3R, Sidiki, à respecter ses engagements vis-à-vis du programme DDRR, une fois celui-ci lancé par le programme national, et de sa participation au dialogue mené dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA.

 

Lors du point de presse hebdomadaire, la MINUSCA a mis en garde le 3R ainsi que le groupe armé Siriri contre toute tentative de déstabilisation dans les sous-préfectures d’Amada Gaza et de Gamboula, sud-ouest de la RCA. « La MINUSCA prendra les dispositions prévues dans son mandat contre toute violence à l’égard des populations civiles ou des tentatives d’entrave à la circulation des casques bleus », a renchéri le porte-parole, Vladimir Monteiro, avant d’ajouter que « la circulation d’hommes en armes dans cette zone n’est pas tolérée et fera l’objet de mesures appropriées ».

 

Selon le porte-parole, la MINUSCA, en coordination avec les autorités préfectorales de la Nana-Mambéré et de la Mambéré-Kadeï, a informé « les responsables de 3R des conditions de leur présence sur le terrain et des conséquences de tout manquement ». « La Mission souligne par ailleurs la poursuite de l’opération de la Force pour mettre fin à la menace du groupe Siriri », a-t-il ajouté.

 

La MINUSCA a également salué la publication, le 4 décembre 2018 à Bangui, de la Stratégie d’enquêtes, de poursuites et d’instruction de la Cour pénale spéciale (CPS), qu’elle qualifie d’étape majeure de l’opérationnalisation de la Cour, se réjouissant aussi de sa contribution à l’élaboration de ce document de politique criminelle. « Conformément à son mandat, elle poursuivra son appui à la CPS ainsi qu’aux autorités centrafricaines », a dit le porte-parole. La Mission s’est également félicitée de la tenue le 4 décembre, de la première réunion des acteurs centrafricains et partenaires étrangers impliqués dans la lutte contre les discours de haine et les rumeurs en RCA, dans le but d’échanger sur une stratégie d’action commune pour mener cette bataille.

 

De son côté, le porte-parole militaire, Major Soumana Garanke, a déclaré que la Force de la MINUSCA poursuit les patrouilles pour sécuriser les populations et prévenir tout incident ou acte criminel, en collaboration avec la police de la mission, les FACA et les forces de sécurités intérieures. 

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, Capitaine Léo Franck Gnapié, a annoncé des actions de cette composante au profit des forces de sécurité intérieure, notamment des équipements d’équipements et des matériels de bureau d’une valeur de 46 millions de FCFA aux inspections centrales de la Police et de la Gendarmerie ainsi que des formations à Bambari et à Bangui. Il a également ajouté que dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, le Ministère de la Santé publique a mis deux de ses cadres à la disposition de l’Unité Mixte d’Intervention Rapide et de Répression (UMIRR). « L’objectif est de rendre opérationnel le service médical de cette unité mixte, pour la prise en charge sur place des victimes, qui jusque-là étaient référées à des partenaires extérieurs », a soutenu le porte-parole.


 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | Twitter: @UN_CAR | Facebook: facebook.com/minusca.unmissions

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 15:22
Centrafrique : la faim tue d'abord les enfants

 

HUMANITAIRE

 

Centrafrique : la faim tue d'abord les enfants

 

Par Maria Malagardis  Envoyée spéciale Libération — 

 

Dans un rapport publié vendredi, l'Unicef pousse un cri d'alarme face au nombre croissant d'enfants atteints de malnutrition aiguë. Cinq ans après le déclenchement d'affrontements sanglants, l'insécurité persistante dans ce vaste pays provoque une tragédie silencieuse, qui ne mobilise plus les donateurs.

 

On dirait de petits vieillards. Avec leurs visages fripés, leurs corps décharnés aux os saillants, et ces ventres ballonnés qui depuis toujours incarnent la tragédie de la faim. Nous ne sommes pourtant ni au Yémen, ni dans un coin perdu du Sahel désertique. Mais à Bangui, capitale de la République centrafricaine, un pays peu peuplé, moins de cinq millions d’habitants, et doté d’une végétation luxuriante, d’une terre tellement généreuse, fertile, qu’il suffit, selon la formule consacrée, «d’y planter un bâton, pour qu’il se transforme aussitôt en arbre».

A l’hôpital pédiatrique de Bangui, l’unité des «cas de malnutrition aiguë avec complications» affiche pourtant complet. Une cinquantaine de lits y accueillent parfois deux enfants sur le même matelas. La plupart sont accompagnés de leurs mères, dans des pièces écrasées de chaleur, où ne résonne aucun rire. Près de l’entrée, Hockney fixe le vide avec la gravité des agonisants. Officiellement, il est âgé de deux ans. On lui en donnerait la moitié. Il gît silencieux sur un pagne, le nez obstrué par une sonde censée lui offrir d’urgence ce qui lui a le plus manqué : manger.

Il y a cinq ans, en septembre 2013 (voir Libération du 13 septembre 2013), le même hôpital accueillait déjà des enfants faméliques en état d’urgence.

Malnutrition aigüe

Reste qu’à l’époque, la capitale était au bord de la guerre civile. Une coalition de rebelles, venue du nord du pays, la Séléka, avait pris le pouvoir en mars dans un chaos total, suscitant en réaction l’émergence de groupes d’autodéfense, les anti-balaka. Désordre et exactions inquiétaient alors la communauté internationale qui se préparait à intervenir.

Près de cinq ans plus tard, alors que l’ordre institutionnel a été en principe rétabli, au moins à Bangui, les enfants victimes de malnutrition aiguë semblent néanmoins encore plus nombreux à être accueillis au sein du même hôpital.

C’est ce que confirme l’Unicef dans un rapport alarmiste publié vendredi : selon les statistiques disponibles, «depuis 2014, le nombre d’enfants atteints de malnutrition aiguë aurait augmenté d’un tiers», affirme l’organisation onusienne, qui souligne que 1,5 million d’enfants ont aujourd’hui, «besoin d’une aide humanitaire d’urgence».

Car en réalité, la crise ne s’est pas éteinte, l’incendie déclenché en 2013-2014 s’est mué en une interminable série d’étincelles qui surgissent régulièrement comme autant de clignotants sur la carte de cet immense pays, grand comme la France et la Belgique réunies. La guerre entre chefs rebelles de la Séléka et anti-balaka s’est transformée en conflit entre seigneurs de guerre, souvent repliés dans l’immense arrière-pays, qui sèment la terreur et vivent de prédation et de racket.

En conséquent, beaucoup de paysans ne cultivent plus leurs champs, les trois axes routiers bitumés, moins de 1000 km, dont dispose le pays, restent périlleux, freinant le transport de marchandises. Une insécurité chronique qui accroît le nombre de déplacés interne : ils seraient «643 000 aujourd’hui, contre 369 000 en juin 2015», rappelle le rapport de l’Unicef. Comment nourrir le pays dans ces conditions ? Alors que tous les indicateurs plongent le pays dans les profondeurs de l’abîme.

Avant-dernier pays sur la liste de l’indice développement humain (IDH), la République centrafricaine figure cette année au dernier rang de l’indice de la faim, celui qui mesure l’insécurité alimentaire. «C’est également le deuxième pays au monde pour la plus forte mortalité néonatale», souligne Donaig Le Du, porte-parole de l’Unicef sur place.

Un repas par jour

Or, au-delà des cas extrêmes, la faim touche en réalité tout le monde : même à Bangui, où la situation est moins critique qu’en province, rares sont les habitants qui mangent plus d’un repas par jour. La malnutrition chronique est une réalité quotidienne. Et bien sûr, elle frappe plus durement les plus jeunes dont les organismes fragiles risquent de subir des séquelles définitives.

Non loin des rives de l’Oubangui, au dispensaire Saint-Joseph, soutenu, tout comme l’hôpital pédiatrique, par l’Unicef, une consultation permet chaque jeudi matin d’accueillir les enfants qui, sans être en danger de mort, souffrent de l’absence de nourriture. «Mes petits pleurent souvent parce qu’ils n’ont pas à manger», reconnaît Doloka, 40 ans, mère de six enfants.

Elle est venue ce jour-là avec l’avant-dernier, Mardoché, cinq ans. Un petit garçon au regard éteint et aux joues gonflées comme celles d’un castor. «Certains jours on n’a rien à manger, on se contente de boire un peu de café», confie la mère, en regardant son fils qui peine à lever un bras pour agripper la barre de pâte d’arachide qui lui est offerte.

Le temps d’une collation hebdomadaire, le voilà rassasié. Mais ce n’est qu’un sursis pour ces enfants exténués par la faim et qui vivent une tragédie silencieuse. «Quasiment personne ne suit ce qui se passe dans ce vaste pays enclavé au cœur de l’Afrique», constate avec amertume le rapport de l’Unicef. Cette agence des Nations Unies avait sollicité, en 2018, 55,5 millions de dollars pour répondre à cette urgence humanitaire. En octobre, moins de la moitié avait été déboursée.

Maria Malagardis

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 15:16

 

APA-Bangui (Centrafrique) décembre 04, 2018 à 12:05De notre correspondant : Pierre Koutoukpe

 

Félix Moloua, ministre de l’Economie et Joël Tokindang Sibaye, le Représentant de la Banque africaine de développement (Bad) en Centrafrique ont signé, lundi à Bangui, un protocole d’accord de financement de plus de 16 milliards F CFA pour un projet d’appui au développement des chaînes de valeurs agricoles dans les savanes (Padecas).

Ce projet, d’une durée d’exécution de cinq ans, concerne des activités de développement des filières végétales et animales et vise à développer les chaînes de valeurs pour les filières du manioc, du maïs, du riz, du haricot et du bovin. Le projet introduira également des technologies pour améliorer la productivité, la transformation et la commercialisation des produits agroalimentaires.

Ce financement va participer au renforcement des capacités des institutions agropastorales telles que l’Agence nationale de développement de l’Elevage (ANDE), la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (Fnec) et l’Agence centrafricaine de développement agricole (Acda).

La République centrafricaine (RCA) dispose d’importants potentiels agro-écologiques et hydrologiques. Selon Joël Tokindang Sibaye, le représentant de la Bad, le secteur agricole en RCA emploie 66 % de la population active et représente environ 23 % du Produit intérieur brut (PIB) et l’élevage est pratiqué par plus de 80 % de la population rurale ».

Le secteur agricole emploie 63 % des ménages pauvres et joue un rôle majeur pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté en Centrafrique.

 

Centrafrique : 16 milliards de la Bad pour le développement des activités agropastorales
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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 18:14

 

Quelle proposition politique qu’il faut donner à la nation qui se trouve dévastée et les peuples qui la composent ?! Afin d’éviter toute déviance des acteurs du moment des institutions, afin de respecter les règles, les lois qui régisses, de fait au regard des principes démocratiques, au passage des systèmes politiques. Une réflexion sur le passé et l’avenir de la nation et des peuples Centrafricains.

La vigilance politique devrait être permanente sans complaisance pour la sécurité de la nation Centrafricaine, l’exigence et la neutralité du pouvoir en République Centrafricaine qui doit se traduire par des actes concrets afin de ramener la Paix tant attendus en RCA.

Les dernières événements dramatiques dans la ville d’Alindao…de Batangafo que sais-je encore !?  Mériteraient une grande solidarité, non seulement, un devoir de mémoire, mais aussi, un travail de mémoire des responsabilités, de toutes ces multitudes événements dramatiques, qui ne doivent pas continuer, encore et encore aujourd’hui, qui ne cesse pas de nous marquer les esprits si profondément et si durablement, la souffrance de peuple Centrafricain, les fractures territoriales de notre pays. Ce n’est pas maintenant que l’heure est grave ! La responsabilité est collective, à la première loge les hommes politiques Centrafricains dites de l’opposition, non seulement brillent dans leurs mutismes durant tout ce temps…que pour sortir avec les rhétoriques habituelles revendicatifs, si ce n’est que en arrière-pensée, un potentiel retour aux affaires ou aux mangeoires péjorativement dixit par la plupart des Centrafricains sans préparation, ni programme politique. Nous savons les difficultés du pouvoir en place, que lui-même le premier des gouvernants s’automutiler et qualifie l’ensemble de l’exécutifs et législateurs des bras cassés. Cette petite phrase avec tant des vérités et d’aveux, de l’incapacité de gouverneur.

Si ces événements dramatiques, en ce moment est comme ils se doivent, solennels, si graves, ils ne doivent pas occulter cette vérité essentielle, en particulier l’absence quasi-totale des enjeux et de l’intérêt pour le peuple, que peut être signifié que par l’incompétence notoire des uns et des autres, sans aucune vision politique pour l’avenir.

Quant aussi, aujourd’hui, dans cette cour des partis politiques, le nouveau-né, le mouvement des cœurs unis ou pour ne pas mieux dire des cœurs brisés, qui ne tarderont pas d’arriver ! Si toutes ces situations dramatiques…! L’exécutif et les législateurs ne se reprends pas à bras-le-corps avec clairvoyance, et plus de réalisme de la mémoire, les souffrances du peuple Centrafricain, la mémoire de… nos morts, avec une détermination accrue dans l’instauration de l’intégrité territorial , afin d’installer l’autorité de l’État, le peuple Centrafricain, nous, devrons tous puiser dans toutes ces drames des forces renouvelées pour agir autrement, chacun à notre échelle, chacun dans notre domaine afin de nous reconstruires, reconstruire notre Pays, et non, se contenter des balles des plateformes des bras-cassés tout confondu, ainsi l’éternel communiqué de presse, de nos illustres supposes hommes politiques Centrafricains, représentant de partis politique, que j’arrête pas de dénoncer l’inefficience des actions politiques, l’in maturité, des grands enfants affamés, en voyant que leurs intérêts ! Je ne cesse pas de leurs réclamer « une responsabilité politique et citoyenne, de l’éthique Républicaine » ! Par ailleurs pour « un dialogue préambulaire inclusif et des  défis pour la sauvegarde des institutions de la République, ainsi que de la nation ». Ps) Publié dans une tribune sur le site de « sangonet » mes contributions à la réflexion politique sur mon Pays

Je suis à la fois frustré comme beaucoup de mes compatriotes, qu’on tue un peuple si paisible, nos enfants, nos frères et sœurs, nos parents…, pour constater, ces réveils tardifs des partis politiques toujours dans leurs rhétoriques éhontées comme d’habitude.

L’exigence et la neutralité du pouvoir et la politique en République Centrafricaine doit s’exprimer, se traduit  par des actes concrets afin de ramener cette « Paix » Tant attendue pour le peuple Centrafricain, ne pas seulement se vouer aux seules institutions internationales, et les organisations inefficientes.

Tout ne doit pas se limiter dans la main des institutions internationales présentes sur le territoire Centrafricain (MINUSCA, & l’UA…etc.)… Autres barbouzes présents sur le territoire on connait leur intérêt, si nous les donnant pas notre vision et une feuille de route. Parce que nous avons tous, les paramètres politiques, sociologiques, territoriales.

Par ailleurs sur les fameux dispositifs de DDR, en l’absence d’un plan clair établit par les autorités Centrafricains, les institutions internationales (MINUSCA, & l’UA)…Autres barbouzes, ne feront pas grand-chose, il ne faut pas faire un dessin, elles n’ont aucunement la maitrise de la situation…Sans une clairvoyance stratégique des autorités et une stratégie politique propre Centrafricaine.

Pour ça ! Il faut une vision politique de la responsabilité, une stratégie politique plus pragmatique. Il ne suffit pas que des prises des positions, des communiqués de presses, et d’interpellation à chaque évènement tragique.

«Toute œuvre d’art est une possibilité permanente de métamorphose, offerte à tous les hommes». Octavio Paz

Nb) La politique est un « art » et une « œuvre » permanente, de vigilance, de contradiction, de controverse, des combinaisons des pensées stratégiques.

De ce fait, à savoir, au moment voulu changer le « fusil d’épaule ». Le tout pour couronnés par des actions pour une mission noble que la politique pour l’intérêt générale.

 

Fait à Lyon le 28/11/2018

Diaspora,

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

La neutralité politique aux paroxysmes exacerbés, aux patriotiques désolidarisé  par Aubin Roger Komoto
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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 17:25
RCA/PROCESSUS DE PAIX : LA POPULATION EN MARCHE SOUTIENT LE PROJET
RCA/PROCESSUS DE PAIX : LA POPULATION EN MARCHE SOUTIENT LE PROJET

Lu pour vous 

 

http://www.afriquemedia.tv 03 Déc 2018

 

Plus de 500 personnes environs, étaient rassemblées devant le monument de la paix ce 29 novembre 2018. Ceci pour exprimer leur soutien à Faustin archange Touadera, chef de l’état, dans le processus de paix en RCA.

 

Pour certains manifestants, il est impératif que le président de la république, entame des pourparlers entre les belligérants, pour ramener le calme total et définitif sur l’ensemble du territoire centrafricain. Car pendant que les forces étrangères ralentissent délibérément les négociations pour la paix, les populations quant à elles périssent en vain.

 

En vue du retour au calme, les manifestants ont demandé à Touadera, d’envoyer des représentants officiels aux pourparlers de Khartoum. Pour la simple raison que, la Russie et le Soudan offrent une plateforme pour régler ce genre de conflits sécuritaires. C’est donc une opportunité selon eux, qu’il ne faut pas négliger.

 

La première rencontre à Khartoum, il faut le rappeler, a eu lieu le 28 aout dernier. Lors de cette assise, les représentants des principaux groupes armés, se sont entendu sur une solution pacifique concernant le règlement des conflits qui les opposent. La Russie s’est présentée en tant que médiateur et coorganisateur desdits pourparlers.

 

La population lors de sa marche, demandait également entre autres, la levée immédiate des restrictions de livraison d’armes pour les FACA. Restriction  imposé par l’ONU.

 

Dans le sillage des efforts fournis pour le rétablissement de la paix chez Touadera, plusieurs accords sécuritaires avaient été signés entre la Russie et la RCA. Notamment, la livraison des armes et des munitions pour l’équipement de l’armée et des gendarmes centrafricains. Un soutien russe qui a d’ailleurs permis de former  plus de 1300 éléments des Forces Armées Centrafricaines et des gendarmes, qui sont prêt à défendre leur état partout où besoin se fera savoir.  

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 17:18
Un rapport dévoile comment l'Ouganda a aidé le Soudan du Sud

 

Un rapport dévoile comment l'Ouganda a aidé le Soudan du Sud à contourner l'embargo sur les armes imposé par l'Union européenne

 

(Agence Ecofin) vendredi, 30 novembre 2018 16:41 - L’Ouganda aurait-il aidé le Soudan du Sud à violer l’embargo sur les armes imposé par l’Union européenne ? C’est en tout cas ce que semble affirmer un rapport de la Conflict Armament Research (CAR), publié cette semaine.

D’après le rapport relayé par Reuters, l’Ouganda aurait joué un rôle central dans le réapprovisionnement des belligérants dans la guerre civile qui a éclaté dans le pays en 2013, deux ans après l’indépendance. Alors que l’Union européenne (UE) a étendu au jeune pays l’embargo sur les armes qu’il avait imposé au Soudan en 1994, les experts indiquent que Juba aurait sollicité l’aide du gouvernement ougandais pour acheminer dans le pays, des armes en provenance de Bulgarie, Roumanie et Slovaquie.

« Nous avons une trace écrite depuis le lieu de fabrication, en passant par l'exportation vers l'Ouganda, le détournement vers le Soudan du Sud et la récupération des armes sur le champ de bataille.», a à cet effet déclaré James Bevan, directeur de la CAR, après avoir ajouté que lesdites armes seraient arrivées à Kampala entre 2014 et 2015.

Le rapport indique également que le Soudan aurait soutenu les rebelles de Riek Machar opposés au président Salva Kiir avec des armes (d’origine chinoise notamment), alimentant ainsi avec l’Ouganda, la circulation de plus d’une centaine d’armes et de plus de 200 000 munitions dans un conflit qui a déjà fait plus de 4 millions de réfugiés et déplacés et plus de 300 000 morts.

Pour l’instant, les gouvernements ougandais et soudanais qui ont été également deux acteurs clés de l’accord de paix signé en septembre entre les parties en conflit, n’ont donné aucune confirmation par rapport aux éléments avancés par la CAR.

Pour rappel, la CAR est un groupe d’investigation basé au Royaume-Uni fondée en 2011, et spécialisé dans la surveillance de l'approvisionnement en armes conventionnelles, munitions et matériels militaires connexes dans les zones touchées par des conflits.

Moutiou Adjibi Nourou

 

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 17:08
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Redéploiement prochaine des forces de l’ordre sur le corridor Bangui-Beloko

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 4 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, 2018 (RJDH)— Le Gouvernement centrafricain avec l’appui de l’Union européenne projettent d’ici le 8 décembre de redéployer les éléments des forces de sécurité intérieure (police et gendarmerie) pour asseoir l’autorité de l’État sur le corridor Bangui-Beloko.

Ce redéploiement s’inscrit dans le cadre du Projet Européen d’Appui au déploiement des Forces de Sécurité Intérieure et à l’affermissement de l’autorité de l’État (UE-DFSI-RAE). Avec ce projet, l’Union Européenne s’inscrit dans le sillage tracé par le Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) et vient aussi accompagner la mise en œuvre de la stratégie nationale de Restauration de l’Autorité de l’Etat ainsi que le Plan Global de Redimensionnement et de Redéploiement des FSI. Cet effort contribuera de façon déterminante à l’amélioration de la sécurité intérieure, de la justice et de l’Etat de droit en RCA, en vue de l’instauration d’une paix durable dans le respect des droits humains.

Ce projet, initié par le gouvernement centrafricain est financé par l’Union européenne pour une période de 18 mois. Le coût total du projet se chiffre à 8,1 millions d’euros.

Selon un communiqué de presse y relatif, ce projet consiste à appuyer le redéploiement des forces de sécurité centrafricaines (Gendarmerie, Police, Douanes, Eaux et forêts) sur le corridor Beloko (à la frontière centrafricano-camerounaise) afin de stabiliser l’Ouest du pays; apporter un soutien en formation, équipements et fonctionnement à l’Administration civile le long du corridor, contribuant ainsi à la restauration de l’autorité de l’État et contribuer à restaurer la confiance des populations vivant dans la zone de déploiement par l’information et la sensibilisation grâce au retour des forces de sécurité intérieure et de l’Administration.

Bangui et Bouar ont été identifiées pour abriter les centres de formation et de remise à niveau des Forces de Sécurité Intérieure et des fonctionnaires centrafricains devant être déployés dans les préfectures, sous-préfectures et mairies concernés par le projet. Le projet construira d’ailleurs un Centre de Formation Régionale à Bouar. Le 4 décembre, 37 officiers et sous-officiers des FSI recevront, à Bangui, une attestation de fin de formation, lors d’une cérémonie officielle.

« Ce projet pilote de redéploiement intégré constituera une précieuse source d’expériences et capitalisera un savoir-faire stratégique que les autorités centrafricaines pourront réinvestir sur d’autres axes vitaux, notamment au moyen de l’appui budgétaire sectoriel FSI que l’Union Européenne a signé le 27 novembre dernier. », précise le communiqué.

Pour l’Union Européenne, l’action combinée d’un déploiement des FSI et du renforcement des services administratifs des différentes agglomérations, vise la restauration de l’État de droit. La protection des personnes et des biens, l’accueil et le service du public, garantis à la fois par la présence des forces de l’ordre et par un système judiciaire et une administration territoriale présente et active, constituent la première étape vers le développement d’un État de droit.

En crise depuis 2013, la République Centrafricaine, pays enclavé et sous la menace permanente des groupes armés, bénéficie de nombreux programmes d’aide de l’Union Européenne, qui couvrent les secteurs des services sociaux, l’éducation, la santé, la réhabilitation et le développement, le soutien aux élections, la consolidation de l’autorité de l’État ou encore la création du fonds fiduciaire Bêkou cofinancé par la France, l’Allemagne et les Pays-Bas.

 

Centrafrique : Le site des déplacés de l’église catholique d’Ippy, au centre du pays, attaqué par des hommes armés

 

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 4 DÉCEMBRE 2018

 

IPPY, le 04 décembre 2018 (RJDH)—Le site des déplacés de l’église catholique de d’Ippy, une ville du centre de la RCA, a été ce matin la cible d’une attaque d’hommes armés. Une information RJDH confirmée par l’église catholique.

L’attaque, selon des informations RJDH serait perpétrée par des éléments de l’UPC, une branche de la Séléka dirigée par Ali Daras. Cette attaque, d’après des sources concordantes, fait suite à un ultimatum du commandant des éléments de l’UPC d’Ippy, nommé Moussa Abakar.

Un habitant joint au téléphone par le RJDH, parle d’une attaque de grande envergure, « c’est ce matin à partir de 10 heures que le chef de l’UPC d’Ippy a ordonné l’attaque. Aussitôt, les éléments ont encerclé le site et ont commencé à tirer sur les personnes qui étaient là. Un enfant a reçu une balle, un vieil homme a été touché à la tête et son cas est grave et une fillette de 5 ans a été piétinée dans les bousculades, elle aussi est évanouie. Il y a d’autres cas de blessures par balles qui ont été admis au centre de soins de la ville », a-t-il témoigné.

L’évêque de Bambari Mgr Richard  Appora, de qui dépend l’église catholique d’Ippy, a confirmé cette attaque sans donner des précisions sur le bilan réel. Selon des informations du RJDH, aucune perte en vie humaine n’est enregistrée même si des blessures graves sont recensées.

La Minusca, contactée par le RJDH parle d’un accrochage entre les Anti-Balaka et les hommes de l’UPC, « Il y a eu effectivement un accrochage entre les hommes de l’UPC  et les Anti-Balaka. Cela a provoqué un mouvement de panique au sein du site. Mais à l’heure actuelle, la ville est calme. Je puis vous assurer qu’il n’y a eu aucune perte en vie humaine quand bien même qu’on n’a pas encore tout le bilan. Entretemps, la Minusca intensifie ses patrouilles pour rassurer les déplacés », a rassuré Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

L’attaque du site des déplacés d’Ippy a eu lieu trois semaines après celle du site des déplacés de Batangafo et d’Alindao qui avait fait plusieurs morts. Rappelons que l’attaque des sites de déplacés, des camps des réfugiés, des écoles et des hôpitaux constitue, selon le droit international humanitaire, un crime de guerre.

 

 

Centrafrique : Les forces de sécurité intérieure manquent de la sociologie militaire.

 

PAR CARLOS WATOU LE 4 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI le 04 décembre 2018, (RJDH)— Les forces de l’ordre et de sécurité intérieure ne se rapprochent pas tellement de la population, ils manquent de sociologie militaire, selon les habitants de certains arrondissements de la ville de Bangui.

Dans le cadre du projet de Réforme du Secteur de Sécurité intérieure, la population centrafricaine réclame haut et fort l’opérationnalisation de la police et de la gendarmerie tout en déplorant l’écart existant entre ces forces de sécurité intérieure et la population.

Un habitant des arrondissements précités déclare sous couvert de l’anonymat, « Nos forces de sécurité ne font leurs patrouilles que sur les grandes artères. Ils ne se rapprochent pas tellement de nous. Certains se croient supérieurs à nous à telle enseigne que nous nourrissons un peu de réticence vis-à-vis d’eux. Ensuite nous avons peur de leur fournir des informations car ils ont l’habitude de nous trahir.» 

Bertrand Legas, Commissaire de police du 4e arrondissement interrogé déclare «Nous sommes une police de proximité. Nous travaillons en collaboration avec la population civile. C’est cela qui nous a permis de restaurer la paix dans cet arrondissement dit zone rouge. Un policier qui trahit sa source est un professionnel qui ne respecte pas l’éthique et la déontologie de sa profession. »

Le projet de Réforme du Secteur de Sécurité a permis à la population de donner son point de vue sur certains aspects qui échappent à nos forces de sécurité intérieure, tel que le manque de la sociologie militaire.

 

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 13:13
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des manifestants demandent la démission de Charles Armel Doubane, ministre des affaires étrangères

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 3 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, le 03 Décembre 2018 (RJDH)—Des jeunes ont pris d’assauts ce matin le Ministère des Affaires étrangères pour exiger le départ de Charles Armel Doubane, ministre des Affaires Etrangères. L’absence du Ministre aux festivités du 1er décembre est la raison évoquée par ces jeunes et qui pensent que c’est un acte d’insubordination et de haute trahison.

Très tôt le matin, l’entrée principale du ministère des affaires étrangères a été envahie par un groupe de jeunes de l’Association Bê-Afrika Engagée. Quadrillée par la police sans être inquiétés, ces jeunes scandaient hautement et fortement « Doubane démission ». Son absence aux festivités du 1er Décembre pour ces jeunes est un acte de haute trahison et il n’a plus sa place à la tête de la diplomatie centrafricaine. Charles Armel Doubane, a obéit au mot d’ordre de l’église catholique, appelant ses fidèles à ne pas participer au défilé du 1er décembre, marquant le 60e anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine pour protester contre la tuerie des déplacés et prêtes à Alindao.

Jérémie Yalingou, le meneur de cette manifestation, justifie leur manifestation parce que le ministre Doubane a saboté la fête du 1er décembre pour des raisons dogmatiques, « Nous exigeons et demandons son départ à la tête de notre noble ministère des affaires étrangères pour des raisons qui nous sont fondamentales. Il a saboté la fête de la proclamation de la République qui symbolise la naissance de la République Centrafricaine et l’effort consenti par les pères fondateurs. Il s’aligne derrière des propos dogmatiques et il n’incarne pas la République. C’est pourquoi nous sommes venus lui dire, Monsieur, si vous n’êtes pas avec le peuple votre place n’est pas à la tête de ce département », s’exclame-t-il.

Joint au RJDH par téléphone, le Ministre Armel Doubane n’a pas souhaité faire plus de commentaires mais il a simplement dit, « Demandez ces jeunes ! Qui a mis à leur disposition un bus pour arriver là très tôt le matin ? Demandez leur qui en sont les commanditaires ? Si c’est pour des questions de position personnelle et religieuse de Charles Armel Doubane aujourd’hui qu’on en fait un problème, il y a plus de problèmes que cela dans le pays », a-t-il lâché.

Une situation qui n’a pas laissé indifférent Jean Serge Bokassa. « Nous devons prendre très au sérieux les dérives auxquels nous sommes confrontés par un régime imbus de lui-même, insensible, indifférent aux souffrances du peuple. C’est un comportement qui n’honore pas la République. Dans ce genre de situation, il appartient au Chef de l’Etat de prendre un décret pour relever Charles Armel Doubane de ses fonctions. Des jeunes qui sortent de je ne sais où et qui ont obstrué l’entrée d’un ministère pas le moindre comme celui des affaires étrangères, est un acte du voyoutisme qui est en train d’être structuré en règles de gouvernance dans ce pays. Mais tôt ou tard, nous serons rattrapés par ce genre de comportement. Les problèmes et les défis sont ailleurs» a-t-il regretté.

Un homme politique aussi interrogé sur cette question répond « La meilleure manière de faire partir un ministre c’est de signer un décret relevant l’intéressé de ses fonctions, voilà la seule façon digne  et d’un Etat et d’un chef d’Etat. Et dans un Etat digne de ce nom ce qui se passe devrait être traité pour ce qu’il est : un trouble à l’ordre public ».

Après s’être aligné sur la position de l’église Catholique qui avait appelé le 24 novembre les chrétiens de s’abstenir des festivités du 1er décembre, Charles Armel Doubane est dans l’œil du cyclone des attaques et campagne de dénigrement.

Sa prise de position sur les réseaux sociaux en faveur de l’appel de l’Eglise après sa participation à la conférence de presse du Cardinal Dieudonné Nzapalainga a suscité plusieurs interrogations.

Il y’a quelques mois, après le limogeage de son collègue Jean Serge Bokassa du gouvernement, Charles Armel Doubane répondait à un internaute que son tour est proche. Pousse-t-il le chef de l’Etat à le limoger du gouvernement pour en faire une raison politique ? Pourquoi ne démissionne-t-il pas du gouvernement s’il se sent mal à l’aise avec le régime actuel? Telles sont les questions que nombreux observateurs de la vie politique centrafricaine se posent.

 

 

Centrafrique : Les festivités du 1er décembre interdites par les groupes armés à Kouango

 

PAR RJDH LE 4 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, 04 décembre 2018_ (RJDH)—-Les festivités du 1er décembre n’ont pas pour avoir lieu à Kouango. Une information du RJDH confirmée par des sources indépendantes.

Alors que la population de Kouango s’était préparée pour commémorer le 60ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine, les groupes armés, opérationnels dans cette préfecture, à la dernière minute, ont interdit les festivités. Cette information RJDH est confirmée par une source indépendante que nous avons pu contacter après son départ de Kouango.

Le traditionnel défilé, les danses populaires qui sont organisées dans les quartiers n’ont pas pu avoir lieu, selon la même source qui dit avoir mesuré le degré de déception et la frustration de la population, « les habitants de Kouango espéraient profiter de cette fête du 1er décembre pour sortir et manifester un peu leur joie mais quand cela a été interdit, tous ceux que nous croissions, étaient déçus mais personne n’osait le dire publiquement de peur d’être agressé des hommes armés de l’UPC », confie cette source qui a requis l’anonymat.

Le RJDH n’a pas pu obtenir les raisons évoquées par les éléments de l’UPC pour interdire cette fête. Un proche de Ali Daras, contacté depuis Bambari dit n’avoir pas d’informations précises, même s’il trouve logique cette décision, « nous ne savons rien pour l’instant mais je pense qu’il n’y a pas de raison d’organiser des fêtes dans le pays parce que la situation est trop confuse », indique-t-il au RJDH.

Les festivités du 1er décembre n’ont jamais divisé la société centrafricaine comme celles de cette année. Après l’attaque du site des déplacés d’Alindao où deux prêtres et une centaine de personnes ont été massacrées le 15 novembre, l’église catholique a appelé au boycott de cette fête nationale. Le mot d’ordre a été suivi par plusieurs partis politiques dont certains de la majorité présidentielle. Au lieu de rassembler, les festivités prévues pour la 1er décembre semblent diviser la nation, ce qui pourrait encore faire jurisprudence surtout que la situation sécuritaire, ces derniers temps préoccupe la Minusca et le gouvernement qui peinent à la juguler voire l’éradiquer.

 

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 13:11
RCA : Un forum social sur le retour des peulhs dans l'ouest
RCA : Un forum social sur le retour des peulhs dans l'ouest

 

https://www.radiondekeluka.org  lundi 3 décembre 2018 12:07

 

Les autorités et toutes les couches sociales de la Nana Mambéré ont échangé mercredi 28 novembre à Baboua sur l'installation et la délimitation des zones pâturables pour les éleveurs peuhls retournés dans l'ouest du pays.

Initié par la Minusca, ce forum vise à mettre en place les mesures nécessaires pour l'accueil des retournés peuhls, leur réinstallation et la délimitation des zones d'élevage. Cette rencontre a entre autre pour objet de plaider auprès des populations autochtones en faveur de la libération des habitations occupées au plus fort de la crise ; histoire de les recevoir ces éleveurs peuhls comme des frères et sœurs.

Les participants ont réfléchi sur la nécessité d'apporter une assistance en vivres et biens de première nécessité à ces nombreux retournés démunis. Des recommandations fortes ont été faites concernant les anciennes zones d'élevage. Le service d'élevage et les autorités locales sont parvenus à la conclusion de trouver de nouveaux sites pour l'établissement de nouvelles zones d'élevage.

 

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 13:06

 

https://www.radiondekeluka.org  lundi 3 décembre 2018 13:43

 

Plus de deux semaines après le drame de Alindao dans la Basse Kotto, les déplacés manquent de tout et appellent à l'aide. Plus de quinze mille personnes ont regagné le site de l’évêché après l’incendie de ce site par des hommes armés le 15 novembre dernier.

La situation humanitaire est d'autant plus alarmante avec la population affectée qui fait face à une pénurie et à la flambée des prix des denrées alimentaires selon les mêmes sources locales.

Pour illustration, une demi-cuvette de manioc se vend en ce moment à 3500 F à Alindao alors qu’elle coûtait 750 F quelques semaines en arrière. La viande de bœuf devient aussi de plus en plus rare, conséquence de la fuite des éleveurs peuls de la localité.

Si une accalmie semble revenir dans cette localité touchée par les violences, toutes les activités demeurent paralysées. Sur le terrain, les éléments de l’UPC sont visibles dans quelques secteurs en dépit de la présence des soldats de la MINUSCA qui font de temps en temps des patrouilles.

Cependant à Bangui, l'assistance humanitaire s'organise. Le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga a reçu des russes un don en vivre pour assister les personnes vulnérables de Alindao.

Ce don fait suite à la mobilisation des ressources dans toutes les paroisses ce 2 décembre en faveur des déplacés de Alindao.

L'attaque du site des déplacés de l'évêché de cette ville le 15 novembre dernier a fait plus 40 morts.

Basse-Kotto : La situation humanitaire demeure préoccupante à Alindao deux semaines après le drame
Basse-Kotto : La situation humanitaire demeure préoccupante à Alindao deux semaines après le drame
Basse-Kotto : La situation humanitaire demeure préoccupante à Alindao deux semaines après le drame
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