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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 16:29
Centrafrique : six éléphants abattus au Parc national de Dzanga Sangha à Bayanga

 

Bangui, Centrafrique 2018-11-29 (ADV) — Au moins six éléphants ont été abattus en moins d’un mois au Parc National de Dzanga Sangha à Bayanga situé à plus de 500 Km de Bangui, a appris ADV des sources locales qui parlent de la résurgence de braconnage dans ce parc.

Le Parc national de Dzanga Sangha regorge d’énormes richesses fauniques dont les éléphants qui se trouvent dans les aires-protégées, alors qu’ils sont menacés d’extermination par des braconniers en quête d’ivoire.

Depuis quelques jours, des braconniers non identifiés ont refait surface au parc de Dzanga-Bai à Bayanga. Ils ont abattu six éléphants dont le dernier cas s’est produit samedi 24 novembre 2018 où deux éléphants ont été tués dans un village proche de Bayanga.

Les responsables de la conservation ouvrent une enquête pour identifier les auteurs et complices de ce crime. Bien qu’il ait la présence des Eco-gardes dans la région, les moyens techniques et le sous-effectif constituent encore un frein à la lutte contre le braconnage.

Les Aires Protégées de Dzanga-Sangha font parties intégrantes du Tri-National de la Sangha, l’un des plus importants sites de conservation transfrontalière du Bassin du Congo. Ce Parc partage ses frontières avec le Cameroun et la République du Congo Brazzaville et constitue pour la RCA une source d’entrée de devise de son économie grâce aux touristes qui visitent ce site malgré la crise.

Créées en 1990, les Aires Protégées de Dzanga Sangha (APDS) ont une superficie de plus de 400 000 ha (4000 km2) et environ 900 Eco gardes en 2015 assurent la protection de ce site. Ces aires sont inscrites depuis juillet 2012 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

© Bur-csa – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

Bangui, Centrafrique2018-11-29 (ADV) — Au moins six éléphants ont été abattus en moins d’un mois au Parc National de Dzanga Sangha à Bayanga situé à plus de 500 Km de Bangui, a appris ADV des sources locales qui parlent de la résurgence de braconnage dans ce parc.

Le Parc national de Dzanga Sangha regorge d’énormes richesses fauniques dont les éléphants qui se trouvent dans les aires-protégées, alors qu’ils sont menacés d’extermination par des braconniers en quête d’ivoire.

Depuis quelques jours, des braconniers non identifiés ont refait surface au parc de Dzanga-Bai à Bayanga. Ils ont abattu six éléphants dont le dernier cas s’est produit samedi 24 novembre 2018 où deux éléphants ont été tués dans un village proche de Bayanga.

Les responsables de la conservation ouvrent une enquête pour identifier les auteurs et complices de ce crime. Bien qu’il ait la présence des Eco-gardes dans la région, les moyens techniques et le sous-effectif constituent encore un frein à la lutte contre le braconnage.

Les Aires Protégées de Dzanga-Sangha font parties intégrantes du Tri-National de la Sangha, l’un des plus importants sites de conservation transfrontalière du Bassin du Congo. Ce Parc partage ses frontières avec le Cameroun et la République du Congo Brazzaville et constitue pour la RCA une source d’entrée de devise de son économie grâce aux touristes qui visitent ce site malgré la crise.

Créées en 1990, les Aires Protégées de Dzanga Sangha (APDS) ont une superficie de plus de 400 000 ha (4000 km2) et environ 900 Eco gardes en 2015 assurent la protection de ce site. Ces aires sont inscrites depuis juillet 2012 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

© Bur-csa – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 16:23
Centrafrique: 1,5 million d'enfants ont besoin d'aide humanitaire

 

AFP 30/11/2018

 

Deux enfants sur trois en Centrafrique ont besoin d'assistance humanitaire et des milliers d'entre eux sont piégés au sein de groupes armées ou victimes de violences sexuelles, a alerté vendredi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

Approximativement 1,5 million d'enfants ont besoin d'une aide humanitaire dans ce pays en proie depuis des années à des combats entre groupes armés, soit 300.000 de plus qu'en 2016, selon l'Unicef. "Cette crise a lieu dans l'un des pays les plus pauvres et les moins avancés du monde, et l'un des plus dangereux pour le personnel humanitaire", a déclaré la représentante de l'Unicef en Centrafrique, Christine Muhigana, dans un communiqué. "La situation des enfants est désespérée", a-t-elle prévenu.

La Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants est classé parmi les plus pauvres au monde. Elle a basculé dans la violence et le chaos en 2013 après le renversement du président François Bozizé par la rébellion Séléka, majoritairement composée de musulmans du nord du pays.

En réponse, des milices antibalaka (antimachettes), composées de Centrafricains à majorité chrétiens et animistes, avaient mené une contre-offensive.

Aujourd'hui, Bangui vit dans un calme relatif mais la quasi-totalité du territoire reste sous la coupe de groupes armés, qui combattent pour le contrôle des ressources et pour renforcer leur influence locale.

Un enfant sur quatre est soit déplacé, soit réfugié, et en dépit de l'aggravation de la crise, le financement et l'attention de la communauté internationale sont extrêmement faibles, déplore l'Unicef, qui travaille sur place dans des conditions de plus en plus dangereuses.

Le nombre d'attaques contre les travailleurs humanitaires a plus que quadruplé, passant de 67 incidents en 2017 à 294 au cours des seuls huit premiers mois et demi de 2018.

Selon l'ONU, plusieurs régions de Centrafrique, notamment dans l'Est et dans le centre, se trouvent déjà en phase 4, appelée phase d'urgence, sur une échelle de 5, le dernier niveau étant celui de la famine.

 

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 16:08

 

Lu pour vous 

 

INTERVIEW

 

«En Centrafrique, la mission de l'ONU est le bouc-émissaire idéal»

 

Par Maria Malagardis, envoyée spéciale Libération  à Bangui (Centrafrique). Photo Michael Zumstein. Vu pour Libération — 30 novembre 2018 à 12:21 (mis à jour à 15:18)

 

Parfait Onanga-Anyanga, le chef de la Minusca, l'opération de maintien de la paix de l'ONU en Centrafrique, a reçu «Libération» à Bangui et répond aux critiques qui visent les Casques bleus sur place.

Les missions de paix des Nations unies en Afrique sont souvent sur la sellette. En république démocratique du Congo (RDC), la publication de documents confidentiels, les «Congo files», révèle comment l’ONU aurait cherché à cacher la vérité sur l’assassinat de deux ses employés dans la région du Kasaï en mars 2017. Dans le pays voisin, la Centrafrique, la Minusca, la mission de paix sur place depuis 2014, fait elle aussi l’objet de véhémentes critiques qui dénoncent la passivité récurrente des casques bleus face à l’augmentation des affrontements meurtriers dans le pays.

Certes, ces accusations sont nettement moins graves que celles qui se font jour en RDC. Mais en Centrafrique, elles placent la Minusca dans une position d’autant plus délicate, qu’au-delà d’une impuissance réelle face à certaines tueries, de nombreuses fake news relayées sur les réseaux sociaux locaux renforcent l’hostilité contre les Casques bleus. Le jour où Libération a rencontré le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies sur place, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, son bureau publiait un communiqué dénonçant une rumeur de collusion entre la Minusca et la France pour favoriser le chaos dans le pays. En poste depuis 2015, Parfait Onanga-Anyanga revient sur cette inflation de rumeurs explosives et détaille le rôle des Casque bleus dans le pays.

Une nouvelle rumeur sur une collusion entre la Minusca et la France pour favoriser le chaos a obligé la mission de l’ONU à sortir de son silence pour la démentir. Comment expliquer vous cette multiplication de fake news dans ce pays ?

On a un vrai problème, avec une presse locale qui fait parfois preuve d’une inventivité fascinante et dangereuse. Mais désormais, avec les réseaux sociaux, c’est chaque citoyen qui a entre ses mains des outils de désinformation. Il suffit d’appuyer sur un bouton et la rumeur se diffuse de façon exponentielle. Elle s’enracine toujours, devient plus destructive, là où la société est déjà fragmentée comme c’est le cas dans ce pays. Or le vrai défi c’est de savoir si on veut changer la fatalité de l’histoire. Les Centrafricains eux-mêmes font le constat d’un bilan catastrophique : un pays qui a fait faillite depuis soixante ans, où l’Etat ne dispose toujours pas du monopole de la violence légitime, ne peut toujours pas déployer son administration et répondre aux besoins les plus élémentaires de ses populations. Au-delà du défi de la sécurité, on se trouve aussi face à une pauvreté abjecte. L’un des objectifs des Nations unies ici, c’est justement d’accompagner la reconstruction de l’Etat.

Elle semble encore loin d’être accomplie… Et les efforts de la Minusca sont peu visibles.

Ici, nous n’avons pas, comme ce fut le cas dans le passé, au Cambodge ou au Timor oriental, des pouvoirs exécutifs pour remettre le pays sur pied avant de le confier à des autorités légitimes. Dans ce pays, la violence a été telle en 2014, que le Conseil de sécurité a voulu d’abord mettre un couvercle pour arrêter l’hémorragie. Ensuite, nous avons rétabli les autorités à travers notamment des élections crédibles, sans régler, c’est vrai, les questions fondamentales. A savoir la sécurité et les besoins de base. Nous sommes dans une situation où l’ONU reconnaît qu’il y a un Etat souverain, même si c’est une souveraineté affaiblie, confisquée par des seigneurs de guerre qui tiennent les deux tiers du territoire et ont parfois des capacités plus fortes que celles de l’autorité centrale.

Mais cette souveraineté limitée laisse le gouvernement et la Minusca impuissants face aux tueries récurrentes comme à Alindao au sud-est du pays, le 15 novembre… Comment expliquer cet échec ?

Le désastre produit à Alindao, c’est une frustration partagée. A Alindao, ce qui m’horrifie, c’est l’instrumentalisation d’une minorité musulmane qu’on envoie comme une déferlante sur une population déplacée. Tout ça à cause de la mort de trois personnes ? Tout meurtre est condamnable, mais dans ce cas précis on a une réaction disproportionnée avec, au final, une soixantaine de morts, un site incendié, la profanation des lieux de culte et même des corps des victimes décédées. On a atteint les profondeurs d’une horreur qui ne vise pas simplement à se défaire de l’autre mais à le déshumaniser. Au-delà de la violence de l’attaque, le résultat c’est la fracture qui s’installe désormais : comment peut-on rétablir le vivre ensemble, après un tel carnage ?

Ça n’explique pas la passivité des Casques bleus pendant ce drame, qui a choqué beaucoup de Centrafricains.

Mais qu’est-ce qu’on avait à Alindao ? Un poste militaire temporaire, installé près du site de déplacés. Avec 40 Casques bleus pour une ville de 30 000 habitants. C’est de la dissuasion. Mais lorsque toute une communauté instrumentalisée se lance dans la bataille, et bien je suis désolé, mais ces Casques bleus qui ne sont pas des victimes expiatoires, vont se retrouver, par réflexe naturel, contraints de se protéger eux-mêmes. Il ne faut pas oublier que nous travaillons en flux tendus sur un territoire vaste comme la France et la Belgique réunies, sans véritable réseau routier. Une force de 12 000 hommes, ça peut sembler énorme. Ici, ça équivaut à un Casque bleu pour 10 km2, et pour 400 Centrafricains. Rien que la région du sud-est du pays, c’est l’équivalent de la Tunisie, avec seulement 150 hommes. Et c’est bien pour cette raison que le Conseil de sécurité avait accordé en novembre 2017, une augmentation de troupes à hauteur de 900 soldats supplémentaires. Un an plus tard, nous n’avons pas encore la totalité de ces troupes. Nous attendons toujours 350 Népalais. Donc, c’est facile de crier au loup et de faire le constat d’échec de la Minusca. Je ne le discute pas, je dis simplement que la tâche est difficile dans une configuration très compliquée. Personne en revanche, ne nous remercie, ne reconnaît nos succès, à Bangassou, à Bambari, lorsque nous allons sauver des populations. Au fond, nous sommes le bouc émissaire idéal. On est dans une situation impossible et on attend de nous des miracles. Or la réponse n’est pas que militaire ou sécuritaire. Il faut aussi redonner au politique toute sa place. Et là, c’est d’abord la responsabilité du gouvernement. Il faut occuper le terrain, nous savons très bien où sont les zones de tensions. Il faut aussi dire aux Centrafricains : «Arrêtez de vous massacrer, c’est une décision que vous pouvez prendre d’embrasser la paix.»

Les Centrafricains ont-ils les moyens de ce sursaut ?

Souvent, ceux qui s’offusquent de nos limites, ne cherchent pas à porter un message de paix, ce qu’ils veulent c’est la vengeance. Ce qui se passe à Alindao comme dans d’autres localités frappées par les violences, correspond d’abord à des dynamiques locales. Mais lorsque l’autorité centrale ne fait plus peur, lorsque les populations pensent pouvoir se faire justice elles-mêmes et vont comme à Sosso-Nakombo [au sud-ouest du pays, ndlr], début octobre, saccager un centre de gendarmerie pour s’en prendre violemment à trois Chinois, qui seront découpés en petits morceaux, alors là, ça devient totalement ingérable. Il aurait certainement fallu que nous ayons le double de nos capacités actuelles, mais nous faisons avec ce que nous avons. C’est déjà une mission dotée d’un milliard de dollars, ce n’est pas rien ! Moi je ne suis pas là pour dire aux Etats membres, faisons toujours plus. Je dis aux Centrafricains : «Faisons avec l’outil que nous avons.» Le moment venu, nos forces joueront leur rôle pour accompagner une résolution politique de la crise, y compris par la coercition militaire.

Sauf que votre mandat n’a pu être renouvelé ce mois-ci au Conseil de sécurité. Ce mandat en attente de renouvellement n’est-il pas aujourd’hui affaibli ?

Non, il y avait déjà eu un report technique semblable, de trois mois, en 2017. Nous ne sommes pas affaiblis. Ce qui a toujours fait notre succès dans ce pays c’est l’unité des membres du Conseil de sécurité.

Mais est-ce encore le cas, alors que la Russie semble avoir des exigences nouvelles pour affirmer son rôle en Centrafrique ?

Je ne nie pas que les acteurs aient parfois des divergences. A un certain moment, nous avions une proposition de processus de paix proposée par la Russie, qui a pu sembler concurrente à celle mise en place par l’Union africaine. La question a été réglée à New York, le 27 septembre, et désormais tout le monde valide le processus initié par l’Union africaine. Il faut laisser aux Etats membres le temps d’harmoniser leurs points de vue. J’ai bon espoir que ce sera fait avant le 15 décembre, la nouvelle date du renouvellement du mandat. De toute façon, il n’y a pas de place ici pour une compétition entre grands acteurs de la communauté internationale. Aucun Etat ne peut apporter, seul, la réponse aux défis de la Centrafrique, on ne peut que mutualiser les efforts.

 

Maria Malagardis envoyée spéciale à Bangui (Centrafrique). Photo Michael Zumstein. Vu pour Libération

«En Centrafrique, la mission de l'ONU est le bouc-émissaire idéal» Parfait Onanga Anyanga
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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 16:19
L’Union Européenne signe avec le gouvernement un programme d’appui à la gouvernance et à la RSS

 

Centrafrique : L’Union Européenne signe avec le gouvernement un programme d’appui à la gouvernance et à la RSS

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 28 NOVEMBRE 2018

 

BANGUI, 28 novembre 2018 (RJDH)—L’Union Européenne et le gouvernement Centrafricain ont signé mardi 27 Novembre à Bangui, la Convention de financement relative au Programme d’Appui à la Gouvernance, à la Réforme de la Sécurité et au Redéploiement de l’Autorité.

Ce nouveau programme de coopération entre la Centrafrique et l’Union européenne sera financé à hauteur de 38 millions d’euros soit 24 milliards de FCFA.  Ceci dans le cadre du 11e Fonds Européen de Développement (FED).

La nouvelle convention est paraphée au Palais de la Renaissance par le Directeur Général de la Coopération Internationale et du Développement de la Commission européenne (DEVCO), Stefano Manservisi, et le ministre centrafricain de l’Economie et du Plan Félix Moloua, en présence du chef de l’Etat Faustin Archange Touadera.

Ce programme prend en compte la réhabilitation du secteur de la justice et de la police, la restauration d’un Etat de droit et visera aussi le processus électoral.

Par ce programme l’Union Européenne veut concilier sécurité et développement comme objectif de la paix et de la prospérité.

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 14:51
Interview du président TOUADERA : «Il y a de graves violences qui se préparent»

Lu pour vous 

 

INTERVIEW

 

«Il y a de graves violences qui se préparent»

 

Par Maria Malagardis envoyée spéciale  Libération — 27 novembre 2018 à 20:16

 

Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, appelle la communauté internationale à lever l’embargo sur les armes pour, dit-il, permettre à l’armée de regagner du terrain.

 

Dans le pays encore traumatisé par les affrontements intercommunautaires de 2013-2014, les cris d’alarme se multiplient en cette fin d’année pour dénoncer le retour de la violence dans plusieurs régions. Actes de vengeance téléguidés par des seigneurs de guerre qui règnent sur de vastes territoires, affrontements entre groupes rivaux : ce sont souvent des incidents sporadiques liés à des enjeux très locaux, qui n’en sont pas moins meurtriers. Et soulignent l’impuissance de la communauté internationale comme du gouvernement à reprendre le contrôle du pays. La solution est-elle de lever l’embargo sur les armes imposé au plus fort de la crise de 2014 ? C’est ce que semble penser le président Faustin-Archange Touadera, qui a reçu Libération à Bangui.

Quelle est la situation en Centrafrique aujourd’hui ?

La priorité, c’est toujours la sécurité et la paix. Avec l’aide de certains de nos partenaires étrangers, nous avons lancé la reconstruction de l’armée, qui s’était complètement effondrée en 2014, lors de la dernière crise. Nous sommes également en train de mettre en place un programme de DDR (désarmement, démobilisation, réintégration) pour les groupes armés, qui devrait être opérationnel au début de l’année prochaine. Nous avons enfin soutenu l’initiative de l’Union africaine pour le dialogue avec les 14 groupes armés qui ont signé l’accord de mai 2015. Mais comme on a pu le voir à Alindao, certains groupes armés continuent d’alimenter la terreur.

 

Les dernières tueries à Batangafo fin octobre et à Alindao mi-novembre ne montrent-elles pas justement les limites du processus de paix en cours ?

Certains seigneurs de guerre ont en effet visiblement plus intérêt à continuer à piller le pays plutôt que d’aller au dialogue. Il y a eu Batangafo et Alindao, et actuellement des groupes armés se préparent à attaquer la ville de Bambari. Le gouvernement avait décidé d’y organiser cette année les journées mondiales de l’alimentation. Elles n’ont pas pu avoir lieu pour l’instant à cause de ces menaces. Il y a de graves violences qui se préparent. Et tout le monde le voit sans rien faire…

Les députés ont exigé, vendredi, une levée totale de l’embargo. Vous associez-vous à cette demande ?

Mais je l’ai toujours demandé ! L’embargo a été imposé en 2014 à un moment où le pays était dans une situation difficile. Aujourd’hui, les institutions sont en place, nous sommes en train de reconstruire l’armée. La mission de l’Union européenne a déjà formé trois bataillons. Il y a dix jours, la cinquième promotion de 400 hommes formés avec l’aide de la Russie s’est également achevée. Mais nous n’avons toujours pas d’armes pour ces hommes.

Votre collaboration avec la Russie, qui a obtenu une levée partielle de l’embargo il y a un an, suscite également beaucoup d’interrogations…

C’est simplement un soutien pour nous aider. Les Russes nous ont proposé un don de 5 000 armes individuelles. Ce don a ensuite été morcelé par le Conseil de sécurité en trois livraisons. Tous les Etats membres avaient approuvé la première livraison de 1 000 armes. Ce n’est pas suffisant. Pourquoi la deuxième livraison a-t-elle été bloquée ?

Dans leur lettre ouverte au Conseil de sécurité, les députés sous-entendent que certains Etats membres sont à l’origine de ces blocages. Qui sont ces pays ?

Je ne vais pas donner de noms. Moi j’ai écrit à tous les présidents des Etats-membres du Conseil de sécurité. Pour leur demander ce qui se passe. C’est comme s’il y avait une volonté de nous maintenir dans la violence. J’ai personnellement le sentiment qu’on veut déstabiliser ce pays.

 

Maria Malagardis

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 12:13
L'UE octroie près de 25 milliards de F Cfa à la RCA
L'UE octroie près de 25 milliards de F Cfa à la RCA

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 28 novembre 2018 14:35

 

L'Union Européenne vient de financer la République Centrafricaine à hauteur de plus de 24 milliards 900 millions de francs Cfa dans le cadre du 11èmeFonds Européen de Développement (FED).

Le protocole a été signé mardi 27 novembre à Bangui entre le Directeur général de la Coopération internationale et du développement de la commission européenne, Stephano Manservisi, en mission en RCA, et le ministre de l’Économie et du Plan, Félix Moloua. La cérémonie s'est déroulée au Palais de la Renaissance en présence du Président, Faustin Archange Touadéra et de nombreux membres du Gouvernement.

Les deux parties ont passé en revue les activités de coopération entre l'Union Européenne et la RCA. "Il y a eu pendant longtemps et encore maintenant l'humanitaire pour permettre aux personnes qui sont en difficulté quotidienne de pouvoir avoir accès à un minimum que ce soit en nourriture ou pour se protéger", a expliqué Stephano Manservisi.

"Il y a un volet humanitaire qui est important, progressivement absorbé dans un volet développement qui s'articule autour de secteurs structurant comme l'appui à l'agropastoralisme, la santé et les services de base, l'appui à la capacité de l'Etat d'être un Etat reconnu par tous les citoyens de toute religion et de toute composante ethnique" en faveur de la RCA, a-t-il indiqué.

Depuis la conférence de Bruxelles de 2016, l'Union Européenne a déjà "mobilisé 487 millions d'euros", a fait savoir Stéphano Manservisi.

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 11:28
DECLARATION DU MLPC RELATIVE AUX FESTIVITES DU 1er DECEMBRE

 

Bureau Politique

Présidence

N°______MLPC/BP/P/018

 

DECLARATION

relative aux festivités du 1er décembre 2018

 

 

Dans quelques jours, la République centrafricaine notre cher pays va célébrer le soixantième anniversaire de la proclamation de la République.

 

Cet événement qui aurait dû se dérouler dans la joie partagée entre tous les fils et filles de la République Centrafricaine a été précédé malheureusement cette année par de douloureux et regrettables actes de violence armée qui ont ôté la vie à de nombreux compatriotes, blessé plusieurs autres et détruit leurs rares biens dans plusieurs régions de notre pays.

 

C’est dans ce contexte trouble caractérisé par une psychose sécuritaire que la Journée mondiale de l’alimentation 2018, prévue pour être célébrée à Bambari le 15 octobre dernier a été reportée en toute responsabilité par le gouvernement à deux reprises.

 

Ces dramatiques situations qui affectent les villes de notre pays les unes après les autres ces derniers temps, et dont les graves tueries de Batangafo et d’Alindao constituent les points culminants, n’ont pas laissé indifférent le Président de la République, Chef de l’Etat. C’est le sens du décret qu’il a pris pour l’observation de trois jours de deuil et la mise en berne des drapeaux.

 

La Constitution centrafricaine consacre la protection et le bien-être des centrafricains sur toute l'étendue du territoire. C'est pourquoi aujourd’hui plus que jamais, l’urgente question de la sécurisation de notre territoire, celle de la protection de ses populations et du redéploiement de l’administration auprès d’elles se placent au-dessus de toute autre considération.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) réaffirme le soutien du Parti au Président de la République et son appartenance à la majorité présidentielle. Cependant, le Bureau Politique du MLPC demeure sensible au deuil qui a massivement frappé nos compatriotes, nos parents, nos militants et sympathisants. Tenant compte de la volonté de la majorité des militants du MLPC à saisir l'occasion du 1er décembre pour exprimer leur solidarité avec nos compatriotes éprouvés, le Bureau Politique a décidé de l'abstention du MLPC aux festivités du 1er  décembre 2018.

 

Par conséquent, le Bureau Politique du MLPC demande à ses militants - tous issus de la République aujourd'hui meurtrie - de consacrer cette journée au recueillement en mémoire des victimes et en signe de solidarité ainsi que de compassion avec leurs familles auxquelles nous adressons toutes nos sincères et respectueuses condoléances.

 

Par ailleurs, le Bureau Politique du MLPC lance un appel pressant au Gouvernement et à la MINUSCA pour tout mettre en œuvre et créer les conditions d’une protection efficace de la population civile notamment par le redéploiement rapide des FACA, le retrait et le remplacement des contingents inopérants de la MINUSCA par d’autres aux capacités proactives et de riposte appropriée conformément au chapitre VII du mandat du Conseil de sécurité en vertu duquel ils interviennent en République centrafricaine.

                                             Bangui, le 29 novembre 2018

  Pour le Bureau Politique

 

 

 

        Martin ZIGUELE

              Président

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 16:48
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

LES DISPOSITIFS DE PROTECTION DES CIVILS DE LA MINUSCA RESTENT INTACTS MALGRE DE NOMBREUX DEFIS SECURITAIRES

 

Bangui le 28 novembre 2018 – Les dispositifs de protection des populations civiles mis en place par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) restent intacts malgré des nombreux défis sécuritaires, a rappelé mercredi, le conseiller principal de la MINUSCA en matière de Protection des civils, Koffi Wogomebou. 

 

« Sans préjudice de la responsabilité première des autorités centrafricaines, la MINUSCA protège les civils à travers la protection physique, avec la présence et les patrouilles des casques bleus, le dialogue politique et l’établissement d’un environnement protecteur », a rappelé le conseiller, avant d’énumérer des résultats concrets comme le déploiement des préfets et des magistrats ainsi que la signature d’environ 13 accords locaux de paix. 

 

Ce responsable a aussi cité les défis auxquels la Mission est confrontée sur le terrain en matière de protection des civils comme « l’insuffisance des infrastructures, ce qui complique l’accès à la population civile. « Dans certaines zones, il faudra deux à trois semaines à la MINUSCA pour y arriver, même en cas d'urgence », a-t-il dit, ajoutant à cela la présence d’éléments des groupes armés dans les sites de déplacés ainsi que l’utilisation de civils comme boucliers.

 

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, est revenu sur les douloureux événements de Batangafo (nord) et Alindao (centre-sud), respectivement les 5 et 15 novembre 2018, qui ont rappelé la fragilité de la situation sécuritaire dans certaines parties du pays. Face aux défis encore nombreux sur le chemin vers la cohésion sociale, la réconciliation nationale et la paix, le porte-parole a réaffirmé l’engagement de la MINUSCA à « poursuivre sa mission de protection des populations civiles, aux côtés des autorités centrafricaines » ainsi qu’avec « toutes les forces vives centrafricaines – c’est le cas avec certains secteurs – pour la paix et la réconciliation nationale ». Le porte-parole a rappelé le travail de la MINUSCA avec les FACA et les forces de sécurité intérieure dans certaines localités pour assurer la protection des populations.

 

Il a par ailleurs dénoncé les fausses informations et les rumeurs sur les casques bleus et mettant en cause l’impartialité de la MINUSCA, précisant que tout en mettant en danger le travail quotidien et inlassable des soldats de la paix, « ces manipulations font le jeu de ceux qui s’opposent à la paix ».

 

______________________________________________________________________________

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | Twitter: @UN_CAR | Facebook: facebook.com/minusca.unmissions

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 15:42
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Martin Ziguele souhaite la révision de l’accord politique entre le MLPC et le camp présidentiel

 

PAR JEFFERSON CYRILLE YAPENDE LE 28 NOVEMBRE 2018

 

BANGUI, 28 novembre 2018 (RJDH)—Le Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin Ziguele, allié au régime Touadéra, a souhaité la révision de l’accord politique qui les lie avec le camp de Touadéra pour le réadapter aux contextes socio-politiques actuels. Position exprimée ce mardi 27 novembre 2018 dans l’émission « Actualité et Nous »

Ces derniers temps, le Parti MLPC milite pour la réadaptation de l’accord politique entre le MLPC et le camp présidentiel afin de l’adapter au contexte actuel. La position du MLPC sur ce point a été rendue publique lors de la création du Mouvement Cœurs-Unis à travers le discours prononcé par le Vice-Président du parti, Jean Edouard Gabriel Koyambounou.

Martin Ziguele, Président du MLPC, pense réadapter l’accord aux faits actuels « En droit, on dit innovation, lorsqu’une situation nouvelle arrive, il faut réadapter le contexte. Nous avons soutenu un candidat indépendant ; maintenant il a un parti politique et le MLPC aussi est un parti politique. Donc il faut qu’on réaligne nos ententes respectives par rapport à ces faits nouveaux, c’est-à-dire la création d’un nouveau parti politique qui soutient le Président de la République », a martelé le Président du MLPC.

Le leader de MPLC poursuit en précisant les clauses classiques de cet accord qui les relie avec le camp présidentiel, « ce sont des clauses classiques ; c’est-à-dire vous soutenez un candidat et lorsqu’il est élu, vous allez faire un programme commun du gouvernement ; vous allez vous consulter régulièrement chaque fois qu’il y’a des affaires graves dans le pays ; vous allez faire une gestion commune de l’affaire de l’Etat parce que nous  avons soutenu un projet c’est-à-dire soutenir un candidat donc pour mettre en œuvre le projet, nous devrons être sur le terrain avec ce candidat pour faire ce travail ; on doit harmoniser un certain nombre de choses pour la gestion commune », a précisé Martin Ziguele.

Pour dissiper le doute sur cet accord, le numéro 1 du MLPC pense, pour sa part, revoir cela parce que, selon lui, il y’a un mouvement politique  récemment créé qui se réclame ouvertement du Chef de l’Etat.

Tout porte à croire qu’aujourd’hui le Président de la République a du mal à gérer ou à maintenir des alliances qu’il tisse. Avec la proposition de la révision de l’accord politique entre le camp présidentiel et le MLPC, se dirige-t-on vers un divorce entre Martin Ziguele et Touadéra ?

 

 

Centrafrique : Une des bases des auto-défenses du KM5 détruite par les forces de l’ordre

 

PAR RJDH LE 23 NOVEMBRE 2018

 

BANGUI, 23 novembre 2018 (RJDH)—Une des bases des éléments auto-défenses du KM5, a été détruite hier par une équipe des forces de l’ordre. L’information est confirmée au RJDH par des sources policières qui parlent de riposte après l’attaque du commissariat du 5ème arrondissement.

La base des éléments d’auto-défenses, serait située proche du rond-point du 5ème arrondissement. Des informations RJDH, confirmées par des sources policières font état de la destruction de ladite base et de son contrôle dans la soirée du jeudi par des éléments de l’Office Centrafricain pour la Répression du Banditisme (OCRB).

Même si certaines sources parlent de l’arrestation d’un certain nombre d’auto-défense, information non confirmée par des sources proches du parquet, contactées par le RJDH, « pour le moment, il n’y a pas eu d’arrestation qui soit portée à notre connaissance mais la destruction de l’une des bases de ces hommes armés et son contrôle par les forces légitimes est un fait », confie une de ces sources.

Dans les couloirs de la Direction générale de la police, on parle d’une riposte qui a débouché sur la base aujourd’hui contrôlée par les policiers, « ils ont attaqué une partie de la population civile en plus ils ont tenté de prendre le commissariat du 5ème pour une fois de plus le piller. C’est face à ces actes que nous avons réagi pour les repousser jusqu’au niveau de la base que nous contrôlons pour la satisfaction de toute la population », explique sous anonymat, un cadre de la police.

Les proches du leader des auto-défenses de Km5 que nous avons pu joindre, rejettent la version de la police. Ils reconnaissent avoir eu des accrochages avec des forces de l’ordre qu’ils accusent de vouloir détruire le Km5, « ils n’ont pris aucune base mais il y a eu combats qui d’ailleurs continuent », relate Nour, un élément auto-défense contacté par le RJDH.

La situation sécuritaire au Km5 est délétère depuis que Force, leader des auto-défenses du Km5, a accusé les forces russes d’avoir attaqué par drone son domicile dans la nuit du 16 au 17 novembre. Depuis, des villes mortes et des marches ont paralysé le 3ème arrondissement.

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 15:22
Nouvelles nationales sur Radio Ndéké Luka
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RCA : Encore un mort dans des tirs d'arme au Pk5 à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org mardi 27 novembre 2018 12:10

 

Au moins un mort et trois blessés au Pk5 dans des échanges de tirs  opposant des commerçants aux éléments de Mahamat Tahir alias APO, un leader des groupes armés tué dimanche 25 novembre 2018. Les tirs ont été entendus depuis la nuit de lundi 26 jusqu'au matin de mardi 27 novembre.

Selon des informations de sources concordantes, une personne a été tuée et trois autres grièvement blessées par balle. Les mobiles de ces tirs d'arme ne sont pas clairement élucidés. Seulement depuis dimanche, le Pk5 est replongé dans une violence à la suite du décès de Mahamat Tahir dit Apo, un leader des groupes armés tué par un commerçant.

La tension est restée palpable au Pk5 même si les tirs ont baissé d'intensité. L'interposition des soldats de la paix selon certaines sources a favorisé l'accalmie. La population du secteur et des environs s'est retrouvée prise en étau par les hommes en arme. Toutes les activités commerciales sont restées paralysées dans ce grand centre commercial de la capitale. Certaines écoles, proches du Km5 n'ont pas pu ouvrir leurs portes.

Les violences dans cette partie de Bangui font suite à l'attaque du QG de Djamous Niméry Matar alias Force, où son domicile a été détruit. La montée des violences au Pk5 à Bangui et dans certaines villes de la République Centrafricaine, a obligé les évêques le 26 novembre, à appeler la population à observer une journée de deuil le 1er décembre.

Entre temps, les Partis politiques de l'opposition démocratique ont exigé également le même jour, la démission du Gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji. Ils ont aussi appelé à l’observation d'une ville morte de trois jours à compter du 1er au 3 décembre 2018.

Malgré les multiples interrogations des Centrafricains de la capitale, les autorités nationales ne se sont pas encore prononcées sur ce regain de violence.

 

 

RCA : Deux chefs Antibalaka condamnés aux travaux forcés à perpétuité

 

https://www.radiondekeluka.org mercredi 28 novembre 2018 10:19

 

Dieudonné Ngaïbona et Fulbert Bondo, deux chefs Antibalaka, ont été condamnés mardi 27 novembre aux travaux forcés à perpétuité par la Cour d'Appel de Bangui.  

Les chefs miliciens ont été poursuivis pour séquestration, vol et prise en otage de l'équipage de Madame Thérèse Claudia Priest, une humanitaire d’origine française, en mission de distribution de kits vers Damara dans l'Ombella M'Poko, le 19 janvier 2015. Dieudonné Ngaïbona alias colonel Dié et Fulbert Bondo doivent désormais être soumis à des travaux forcés à perpétuité.

Le Président de la Cour, Magistrat Jacques Ouakara, a prononcé dans sa sentence les chefs d'accusation retenu par le Procureur Général, Eric Didier Tambo, dans son réquisitoire.

"Déclare Dieudonné Ngaïbona et Fulbert Bondo, coupables d'association de malfaiteurs, de détention illégale d'arme et munition de guerre, de vol à main armée, prise d'otage et de séquestration. En répression, les condamne à la peine de travaux forcés à perpétuité".

La défense des accusés ne s'est pas reconnue dans cette décision finale et entend pourvoir en cassation dans les 3 jours qui suivent. "Le Ministère public a pu jouer sa carte. Nous avons eu à prendre le contre-pied de ces allégations, la Cour a tranché. Nous ne pouvons que faire usage de voie de recours", a indiqué Me Jean Claude Komia-Sambia.

La Cour a estimé que cette décision va servir d'avertissement pour les autres chefs de guerre qui continuent de terrifier la population civile.

 

La Haye : Une première comparution de Alfred Yékatom Rombho

 

https://www.radiondekeluka.org  vendredi 23 novembre 2018 10:49

 

La première comparution de Alfred Yékatom Rombhot, ancien chef milicien antibalaka va se tenir ce 23 novembre 2018, à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Rombhot se présentera devant le juge unique de la Chambre Préliminaire ce vendredi. L’ancien député de Mbaïki 2, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international « pour sa responsabilité pénale présumée de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité » commis entre décembre 2013 et août 2014 en Centrafrique.

Il « aurait commandé un groupe d’environ  3 000 » miliciens antibalaka, selon l’accusation de la CPI. Il pourrait être responsable de « meurtre », de « tortures et traitements inhumains », de « mutilations », d’ « attaque intentionnelles contre la population civile ». Actes commis à Bangui et dans la préfecture de la Lobaye (Sud), toujours selon la CPI.

La Chambre préliminaire II est composée du Juge président, Antoine Késsia Mbé Mindua, assisté par les juges Tomoko Akane et Rosario Salvator Aitara.

Entre autres, Fatou Bensouda, procureur de la CPI, est satisfaite du transfèrement de Alfred Yékatom. Elle promet de « poursuivre sa quête de vérité et de justice ». «  La remise de ce suspect fait avancer la cause de la justice en République centrafricaine », a-t-elle estimé dans un communiqué, la nuit du 17 novembre.

Des voix s’élèvent encore contre l’extradition de Rombho

Un mouvement de la société civile de la diaspora de France, « Touche pas à ma Constitution », a apprécié à sa juste valeur ce transfèrement du député de Mbaïki2 à la CPI. Par contre, « il revient à la Cour Pénale Spéciale sur place (RCA) qui est une juridiction hybride de mettre la main sur Yékatom », a relevé Luther Godfroy Gondje-Djanayang, coordonnateur du mouvement «Touche pas à ma Constitution».

Toutefois, il considère cette extradition comme un message fort à l’endroit des chefs rebelles qui circulent encore librement. « Il ne faut pas que cela se résume à Alfred Yékatom, que cette action puisse mettre tous les chefs de guerre devant leur responsabilité, pour qu’ils soient comparés devant la justice, vu leurs actes qui ont dévasté de manière apocalyptique le pays », a-t-il lancé.

Ancien Chef de l’armée centrafricaine, Alfred Yékatom Rombhot a été arrêté fin octobre après avoir tiré des coups de feu dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale Centrafricaine.

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