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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 10:49
Centrafrique : un commerçant ôte la vie à un chef de milice

 

https://www.laminute.info   le 26 novembre 2018 par Thomas Bogmis

 

« Il a été tué par un commerçant », indiqué un habitant du PK5, ajoutant que les hommes d’ « Apo » sont ensuite allés « piller la boutique de ce commerçant » pour se venger. Ce dernier avait refusé de fermer boutique à l’occasion d’une journée « ville morte » décrétée à la suite d’une fusillade mortelle au PK5 jeudi, selon plusieurs habitants.

À la tête d’une milice depuis juin 2016

« Apo » a été tué lors d’un échange de tirs avec le commerçant qui refusait d’obtempérer, a ajouté l’un de ces habitants qui a précisé qu’un médecin, appelé sur les lieux, n’a pu que constater la mort du chef de milice. « Apo » avait pris à la tête d’une milice d’une vingtaine d’hommes en juin 2016 à la mort de son cousin, Kappo, tué lors d’un accrochage avec des soldats rwandais de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca).

On assiste à un regain de violences ces derniers jours au PK5 et les zones alentour: au moins six personnes ont été tuées et une vingtaine blessées, mercredi et jeudi, lors d’accrochages impliquant des milices entre elles ainsi que des milices et l’armée.

Retour de la violence en Centrafrique

Le PK5, poumon économique de la capitale centrafricaine, est régulièrement le théâtre de violences meurtrières. En octobre, trois personnes y avaient été tuées. En avril, des violences y avaient fait plusieurs dizaines de morts. Elles s’étaient ensuite propagées à proximité du PK5, avec notamment des combats autour d’une église catholique le 1er mai qui avaient fait au moins 24 morts et 170 blessés.

La Centrafrique a basculé dans la violence et le chaos en 2013 après le renversement du président François Bozizé par la rébellion Séléka, composée à majorité de musulmans du nord pays. En réponse, des milices autoproclamées d’autodéfense, les antibalaka, avaient mené une contre-offensive. Aujourd’hui, Bangui vit dans un calme relatif mais la quasi-totalité du territoire reste sous la coupe de groupes armés, qui combattent pour le contrôle des ressources et pour renforcer leur influence locale.

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 10:40
RCA: l'appel à l'aide du président de l'Assemblée nationale

 

Par RFI Publié le 23-11-2018 Modifié le 23-11-2018 à 22:44

 

Alors que de graves violences ont eu lieu récemment dans le pays notamment à Batangafo et à Alindao, l’Assemblée nationale a décidé dans une initiative extraordinaire de pousser un cri d’alarme auprès de la communauté internationale en invitant l’ensemble des corps diplomatiques dans l’hémicycle. Le nouveau président de l’Assemblée nationale Ngon Baba a lu une déclaration aux ambassadeurs (France, UE, Russie, Etats-Unis...) et au représentant du secrétaire général des Nations unies.

Ils étaient tous présents au premier rang pour écouter le président de l’Assemblée nationale. Laurent Ngon Baba revient sur sa déclaration : « C’est la souffrance de la population que l’on vient de traduire par ce cri d’alarme pour demander au Conseil de sécurité de partager la souffrance de la population centrafricaine, et d’exprimer leur solidarité en levant totalement l’embargo pour permettre à tous ceux qui veulent aider la République centrafricaine à doter les forces armées des armes et des munitions ceci pour leur permettre d’être déployés conjointement avec la Minusca sur l’ensemble du territoire afin de protéger la population. »

La levée de l’embargo, l’appui à l’initiative de l’Union africaine et le renouvellement sans condition du mandat de la Minusca sont les trois points soulevés par Laurent Ngon Baba. La Minusca a été très critiquée notamment par le Premier ministre cette semaine… Le représentant du secrétaire général de l’ONU Parfait Onanga Anyanga affirme que la mission fait tout son possible et que l’action politique doit être plus offensive.

« Il nous faut, tous, faire un travail plus engagé en amont : la politique, à savoir occuper le terrain. Puisqu’un dialogue a lieu, il faut que ce dialogue soit maintenu pour que les uns et les autres entendent raison. Il n’y a pas malheureusement toujours une réponse militaire à toutes les situations auxquelles nous sommes confrontées. »

Une implication politique sur le terrain toujours difficile sur ce territoire détenu encore à plus de 70% par les groupes armés.

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 10:39
Centrafrique: l'ONU reconnaît son «incapacité» à Alindao

 

 

Par  Le Figaro.fr avec AFP  Mis à jour le 23/11/2018 à 17:22 

 

L'émissaire de l'ONU pour la Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, a déclaré aujourd'hui que la mission onusienne dans le pays (Minusca) était dans "l'incapacité de prévenir des violences de cette nature", après des combats qui ont fait au moins 60 morts mi-novembre à Alindao (centre).

"Nous sommes au quotidien auprès de ces populations qui souffrent, nous faisons tous les efforts possibles pour prévenir l'éclatement de violences de cette nature" et "privilégier le dialogue", a-t-il déclaré aujourd'hui à la presse à Bangui. Mais, "force est de constater que ces efforts ne sont pas suffisants", a-t-il ajouté.

"Nous nous retrouvons souvent à flux tendu dans un pays où nous n'avons pas une présence suffisamment dissuasive partout où nous sommes", a-t-il encore déclaré, soulignant qu'à Alindao, la Minusca disposait d'un poste temporaire d'une "quarantaine de soldats dans une ville de plus de 30.000 habitants".

Le 15 novembre, des combats avaient opposé des milices antibalaka, autoproclamées d'autodéfense, à des combattants du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC). Selon un rapport interne de l'ONU hier, au moins 60 personnes ont été tuées dans ces combats. D'autres sources faisaient état mercredi d'un bilan plus élevé, sans qu'il soit possible de le confirmer. Lors des combats, l'église d'Alindao, le couvent et le camp de déplacés de la localité ont été brûlés. 20.000 personnes ont du fuir.

Le Figaro.fr avec AFP

 

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 10:36
Centrafrique : Les députés votent à l´unanimité le budget 2019
Centrafrique : Les députés votent à l´unanimité le budget 2019

 

 

Bangui, Centrafrique 2018-11-23 (ADV) – Les députés ont approuvé, quasi  à  l´unanimité ce 22 novembre à Bangui, le projet de loi des finances 2019, pour une première à 99,18 % des voix soit 123 votants pour 122 oui, zéro (0) abstention, et un (1) seul non. Le montant global s’élève à 234.840.409.000 FCFA.

« J’exprime toute ma gratitude aux députés de la nation, représentants du peuple, pour ce vote à l’unanimité qui restera gravé dans les annales du ministère des finances et du budget. Je félicite à l’occasion mes collaborateurs du ministère des finances et du budget pour le travail abattu », s’est exprimé le Ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra.

Le Ministre Dondra a fait remarquer que le gouvernement a réservé pratiquement 30% aux dépenses sociales hormis tout ce qui concerne les charges personnelles et le fonctionnement. « Ce budget 2019 est totalement social », déclare le ministre.

Il ressort de l’exposé des motifs que, les principales orientations qui sous-tendent le Projet de Budget 2019 en ce qui concerne les priorités du Gouvernement s’articulent autour de quatre domaines : Le secteur de la gouvernance et de la sécurité ; les secteurs dits sociaux notamment la santé, l’éducation, les affaires sociales touchant les ressources humaines et la formation du capital humain ; le secteur de production avec, à la clé, l’agriculture et l’élevage et enfin le secteur de soutien à la production.

Les ressources totales de l’Etat sont estimées à 234.840.409.000 FCFA, dont les ressources propres qui se chiffrent à 139.941.631.000 FCFA. Ainsi, les recettes propres ventilées par régie donnent des résultats suivants : Douanes : 57.920.153.000 FCFA ; Impôts : 62.648.746.000 FCFA ; Trésor : 19.372.732.000 FCFA et les dépenses totales du Budget 2019, s’établissent à 239.397.891.000 FCFA.

Le Président de la Commission Economie, Finances et Plan, l’Honorable Martin Ziguélé a indiqué que les défis à relever dans le Budget 2019 sont énormes et variés. « En face les ressources sont limitées à cause de l’insécurité et de l’étroitesse de l’assiette fiscale. Ces deux éléments, qui ne sont pas exhaustifs, ont pour conséquence un taux de pression fiscale de 9 % du PIB environ, alors que le minimum en zone CEMAC est de 13% et en Afrique de l’Ouest d’environ 20% du PIB », a-t-il soutenu.

Ce projet de Loi est voté alors que le gouvernement table sur une croissance de PIB pour 2019, estimé à 5% contre 4,3% en 2018.

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 10:34
Centrafrique: nouveaux combats au quartier PK5 de Bangui, 4 morts

 

 

AFP 23/11/2018

 

Au moins quatre personnes ont été tuées jeudi dans de nouveaux combats à Bangui entre l'armée et des milices aux abords du PK5, quartier abritant la majorité des musulmans de la capitale centrafricaine, selon des sources concordantes.

"Vers 16h00 (15h00GMT), un combattant d'autodéfense de PK5 a tiré sur les forces de sécurité et de défense. L'affrontement (qui a suivi) a duré jusqu'à 18H00", a raconté a l'AFP un habitant du quartier.

Les corps de trois personnes ont été amenés à la mosquée Ali Babolo du quartier, a indiqué à l'AFP l'imam. Un chauffeur de taxi a de même été tué, a indiqué une source médicale.

Vingt-trois personnes ont été blessées, selon plusieurs sources médicales, dans les combats à la frontière entre le PK5 et le quartier Miskine.

Il n'était pas possible vendredi de déterminer si les personnes tuées et blessées étaient des civils, des militaires ou des combattants.

Mercredi, deux corps avaient été admis à l'hôpital communautaire après des combats entre milices du PK5 et du quartier Miskine.

Le PK5, poumon économique de la capitale centrafricaine, est souvent le théâtre de violences meurtrières. En octobre, trois personnes avaient été tuées.

En avril, des violences meurtrières y avaient fait plusieurs dizaines de morts. Les violences s'étaient ensuite propagées à proximité du PK5, avec notamment des combats autour d'une église catholique le 1er mai qui avaient fait au moins 24 morts et 170 blessés.

La Centrafrique a basculé dans la violence et le chaos en 2013 après le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, composée à majorité de musulmans du nord pays.

En réponse, des milices autoproclamées d'autodéfense, les antibalaka, avaient fait une contre-offensive.

Aujourd'hui, si Bangui vit dans un calme relatif, la quasi-totalité du territoire reste sous la coupe de groupes armés, qui combattent pour le contrôle des ressources et de l'influence locale.

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 10:30

 

(Agence Ecofin) vendredi, 23 novembre 2018 16:10 - Le ministre congolais des Postes, Télécommunications et de l'Economie numérique, Léon Juste et son homologue de la République centrafricaine, Justin Gourna Zacko se sont rencontrés le 20 novembre 2018 à Brazzaville. L’objectif de la rencontre était d’harmoniser les procédures d’interconnexion des deux pays par fibre optique. Le projet est financé par la Banque africaine de développement (BAD).

Justin Gourna Zacko a déclaré que « les études de surveillance sont déjà faites depuis le Congo jusqu'à Salo, en territoire centrafricain. C'est la coordination congolaise qui a mené ces études. Donc, je suis venu voir mon homologue parce qu'étant entendu qu'une partie de ce tronçon se trouve sur le sol centrafricain, comment allons-nous faire pour que cela soit géré convenablement entre les deux pays ».

Le patron du secteur TIC et télécoms centrafricain a indiqué « qu’au niveau de la République centrafricaine, nous sommes sur les études afin de choisir l'entreprise qui va exécuter les travaux d'interconnexion. Nous avons déjà pu mettre en place l'unité de coordination. Les études sont en train d'être faites ».

L’interconnexion entre le Congo et la Centrafrique sera réalisée côté Congo, à travers la pose de la fibre optique sur le lit de la Sangha. L’infrastructure quittera Pokola jusqu'à la frontière Bomassa, en passant par Ouesso et Kabo. Soit 136 km de fibre sous-fluviaux.

Du côté de la Centrafrique, la fibre optique quittera Bomassa jusqu’à Bangui, soit 147 km.

L’interconnexion devrait être effective au mois de janvier 2020.

 

Le Congo et la Centrafrique s’harmonisent sur leur interconnexion par fibre optique
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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 11:32

 

DISCOURS DE MARTIN ZIGUELE,  PRESIDENT DE LA COMMISSION ECONOMIE, FINANCES ET PLAN A L'ASSEMBLEE NATIONALE EN CLOTURE DU DEBAT EN PLENIERE  SUR LE VOTE DE LA LOI DE FINANCES 2019

Bangui 22 novembre 2018

 

Honorable Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Chers collègues Députés,

Nous voici aujourd’hui rassemblés dans cet hémicycle, haut lieu de la démocratie pour nous prononcer sur le projet de Loi de finances de l’exercice 2019.

Je voudrais d'abord commencer par une anecdote et un conseil.

L'anecdote est que tout à l'heure je postais les principaux agrégats de notre économie pour 2019 sur Facebook, et entre autres j'ai écrit que le taux de croissance de notre PIB pour 2019 est estimé à 5% contre 4,3% en 2018. Alors un jeune compatriote m'a immédiatement interpellé en me posant la question suivante " Est ce que vous voulez dire que la RCA est un pays qui marche?". Je lui ai aussitôt répondu" C'est un pays qui résiste". Oui en effet notre pays résiste, et fait des petits pas malgré un contexte extrêmement difficile.

Le conseil, c'est de dire au Ministre des Finances et du Budget que dès l'instant où la Loi organique sur les Lois de Finances est déjà votée et promulguée, il faut absolument qu'il programme l'année prochaine le Débat d'orientation budgétaire (DOB). Cela permettra des échanges entre les différents acteurs du processus d'élaboration du budget, et facilitera d'autant le travail de la Commission.

Honorable Président et Chers collègues,

J’aimerais saisir cette occasion au nom de la Commission que je préside pour exprimer mes sincères félicitations au Ministre des Finances et du Budget et à son équipe technique qui ont tout mis en œuvre pour faire parvenir au Bureau de notre auguste Assemblée Nationale dans le délai requis le projet de Loi de Finances 2019.

En effet, cette diligence a permis à la Commission de consacrer plus de temps à l'audition et aux échanges, en amont de l'examen du projet de budget, avec les acteurs économiques relevant aussi bien du secteur public, parapublic que privé, afin d'avoir l'appréciation la plus juste possible de la situation économique de notre pays. Cet exercice sera renouvelé lors des prochains examens des projets de budget car il nous a été très instructif.

Comme exprimé dans le projet de  budget, les défis à relever durant l’exercice 2019 sont énormes, et variés. En face, les ressources sont limitées du fait des contraintes sécuritaires, et de l'étroitesse de l'assiette fiscale. Ces deux éléments, qui ne sont pas exhaustifs, ont pour conséquence un taux de pression fiscale de 9 % du PIB environ, alors que le minimum en zone CEMAC est de 13% et en Afrique de l'Ouest d'environ 20% du PIB.

En attendant l'amélioration du climat des affaires, et une meilleure mobilisation de ressources pour parvenir à un budget conséquent en recettes propres, les ressources aujourd'hui très limitées obligent le Gouvernement à procéder à des choix stratégiques dans leur répartition  aux différentes structures chargées de la mise en œuvre des politiques socio-économiques.

Nous appelons le Gouvernement à  prendre effectivement en compte dans la mise en œuvre de ce budget les secteurs prioritaires  retenus que sont :

- La reconstruction de l’armée nationale et les reformes du secteur de sécurité ;

- La relance économique avec comme moteurs les secteurs de l’agriculture, l’élevage, la sylviculture et les ressources minières ;

- La santé, l’éducation ainsi que les infrastructures.

A court et moyen terme, le gouvernement devra transformer qualitativement la gestion du secteur parapublic par l'adoption et la mise en ouvre des mesures appropriées:

- Pour les agences, fonds et autres Caisses, il est nécessaire de  poursuivre et de conclure la réflexion sur leur rationalisation , notamment en revisitant leurs missions respectives ; 

- pour le secteur marchand de la sphère parapublique, la Commission a noté d'une part que leurs ressources sont en grande partie absorbées par leurs charges de fonctionnement et que d'autre part elles ne disposent pas de  fonds propres suffisants pour leur permettre de réaliser  les investissements nécessaires à leurs missions, et Elles connaissent également des insuffisances de gestion et de supervision qui ont tendance à devenir structurelles. Là également, des mesures appropriées doivent être prises pour leur redressement afin que leur contribution à l'économie nationale et au bien-être de la population soit plus effective.

La Commission Economie, Finances et Plan salue la mise en place du Compte Unique du Trésor et attend la production de la loi de règlement de l'année 2018 pour vérifier le respect effectif des dispositions mises en place par la loi des finances 2018 relatives au principe de l'unicité de caisse.

De même, la Commission réitère à l’endroit du Ministre des Finances et du Budget la nécessité de produire les lois de règlement des années 2016 et 2017 afin de permettre à la représentation nationale de se prononcer sur l’exécution desdits budgets et d’impliquer désormais les Chambres consulaires dans le processus d’élaboration du budget de l’Etat.

Aussi, la Commission aimerait-elle adresser ses félicitations à toutes les Commissions sectorielles pour leur dévouement et la qualité du travail fourni qui a permis la finalisation du présent rapport général.

Je ne puis terminer mon propos sans souligner la pertinence des propositions émises par l'Honorable NGBONDO du groupe parlementaire RDC. En effet si l'Etat centrafricain doit beaucoup d'argent à des tiers, il est également vrai que beaucoup de nos compatriotes et d'autres personnes morales doivent beaucoup d'argent à l'Etat à divers titres. Je citerai entre autres les débiteurs des dons japonais et argentins, les bénéficiaires des caisses d'avance non apurées, les débiteurs acquéreurs de logements sociaux, les redevables des droits de douanes non apurés, etc. etc. Il serait judicieux de mettre en place au niveau de votre cabinet , avec une équipe dédiée, une cellule chargée d'explorer ce chantier, et de récupérer au profit de l'Etat ce qui peut l'être pour investir dans les secteurs sociaux prioritaires.

En en matière de dépenses, il faut absolument trouver des moyens de rationaliser la gestion des bien meubles et immeubles de l'Etat, dont notamment les véhicules administratifs. 

En conclusion de tout ce qui précède, et en vue de permettre au Gouvernement d’avoir les moyens de sa politique, la Commission Economie, Finances et Plan par ma voix demande à l’auguste plénière de voter favorablement le projet de Loi de finances de l’exercice 2019.

 

                                                               Je vous remercie

DISCOURS DE MARTIN ZIGUELE,  PRESIDENT DE LA COMMISSION ECONOMIE, FINANCES ET PLAN
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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 11:05

 

(Agence Ecofin)  jeudi, 22 novembre 2018 08:39 - Dans un communiqué publié sur son site internet, l’Ong de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a salué le placement en détention par la Cour pénale internationale (CPI), d’un premier suspect dans le cadre de l’enquête ouverte sur les crimes graves commis en Centrafrique depuis 2012. L’Ong voit dans cette mesure, « une nouvelle opportunité pour rendre justice aux victimes ».

 

« L’arrestation de Yekatom est une étape bienvenue. Les victimes en République centrafricaine veulent à bon droit voir les auteurs d’atrocités tenus responsables.», s’est notamment réjouie Elise Keppler, directrice adjointe du programme justice internationale à Human Rights Watch.

 

L’intéressé, Alfred Yekatom, surnommé « Rombhot », est un dirigeant anti-balaka accusé de crimes commis entre décembre 2013 et août 2014 à Bangui. Il avait notamment été élu en 2016 au parlement comme représentant de Mbaiki. Il est poursuivi devant la CPI pour plusieurs chefs d’accusation, notamment le meurtre, la torture et les crimes de guerre.

Crise centrafricaine : Human Rights Watch salue l’incarcération par la CPI d’un premier suspect
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22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 15:04
Centrafrique : Le Premier ministre accuse la Minusca de passivité lors de l’attaque d’Alindao

 

PAR JEFFERSON CYRILLE YAPENDE LE 22 NOVEMBRE 2018

 

BANGUI, 22 Novembre 2018 (RJDH)—La MINUSCA est montrée du doigt par le Premier ministre, Simplice Matthieu Sarandji, lors de l’interpellation du gouvernement par les élus de la nation ce mercredi 21 novembre dans le massacre d’Alindao.

 

 C’est sur un ton ferme que le Premier ministre Simplice Matthieu Sarandji  montre le rôle que doivent jouer les casques bleus en Centrafrique « Le peuple centrafricain est un peuple qui a le droit de vivre comme tout autre peuple du monde. Il semble que nous sommes des bras cassés nous les Centrafricains  pour que la Communauté internationale vole à notre secours. Nous avons les casques bleus des Nations-Unies qui travaillent ici avec pour mission de protéger les Centrafricains…Mais malheureusement, le constat que nous faisons en ce moment est que les casques bleus ne sont pas à la hauteur de notre attente, il faut le dire », a déploré le Premier ministre.

 

Le locataire de la primature a avoué ouvertement qu’il a reçu des informations sur l’attaque d’Alindao bien avant et en a fait part au numéro 2 de la MINUSCA pour que des dispositions sécuritaires soient prises.

 

« Je devais présider une cérémonie de décoration à la base de la MINUSCA. J’avais posé cette question au Représentant spécial adjoint des Nations-Unies, monsieur, Kenny Gloogs. Je lui ai dit monsieur, j’ai reçu une information comme quoi le site de déplacés d’Alindao serait la cible d’une attaque en préparation. Il va me rassurer qu’ils sont  aussi informés de cela et m’a promis que toutes les dispositions seront prises pour pallier cela. Je lui ai encore dit que je veux des réponses claires pour informer le Chef de l’Etat. Ce dernier m’a dit de rassurer le Président que la MINUSCA a déjà pris des dispositions pour contenir cet assaut mais malheureusement après j’avais eu l’information d’un carnage à Alindao », a dénoncé Simplice Matthieu Sarandji.

 

Autre son de cloche chez certains députés qui indexent le gouvernement et scandent que c’est son devoir d’assurer la protection des populations civiles sur toute l’étendue du territoire centrafricain et ne peut compter sur la MINUSCA qu’en dernier ressort. L’un des élus du peuple va jusqu’à citer l’Article 3, Alinéa 1 de la Constitution de la RCA qui stipule que « Chacun a droit à la vie et à l’intégrité physique et morale. Il ne peut être dérogé à ce principe qu’en application d’une loi. Nul ne sera soumis ni à la torture ni au vol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants ».

 

André Nalké-Dorogo, député de Berbérati 4, estime que le Premier ministre n’a pas été convaincant dans ses réponses et qu’au-delà des mots le peuple attend de la part du gouvernement des actions concrètes pour le protéger. « Nous aurions souhaité plus d’engagement et plus d’actions  parce que véritablement le peuple est en danger, malheureusement les réponses sont mitigées. Tout ce qu’on a pu retenir, c’est l’appel à la solidarité et à l’union sacrée. Nous estimons que ça ne serait pas seulement des mots pour permettre de sortir les Centrafricains de affres de l’insécurité, du massacre, de la mort », a précisé le député de Berberati 4.

 

Le Premier ministre demande à tous de faire montre de sursaut patriotique. Clôturant cette séance d’interpellation, le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent Gon Baba, exhorte le gouvernement à poursuivre d’avantage les efforts pour remédier à la recrudescence de la violence dans l’arrière-pays ces  derniers temps

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22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 13:11
L'ONU alerte sur les risques de famine en Centrafrique

 

Par  Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 21/11/2018 à 15:05 

 

La Centrafrique, pays en proie à une nouvelle flambée de violences, est confrontée à des risques de famine, a alerté aujourd'hui la coordonnatrice humanitaire de l'ONU en Centrafrique, Najat Rochdi, mettant en garde contre "un scénario catastrophe". "Si la situation reste la même", si "les gens ne retournent pas vers leurs champs" et si "nous n'avons pas un environnement propice au retour des déplacés afin qu'ils puissent (...) travailler à nouveau leurs champs (...), dans quelques années, nous aurons une famine en République centrafricaine et ce sera un scénario catastrophe", a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse. "L'alerte est là, on ne parle pas de 10 personnes, on parle de quelques centaines de milliers de personnes", a souligné Mme Rochdi.

 

Le bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha)a relevé dans un communiqué que la "crise humanitaire continue de se détériorer à un rythme alarmant, marquée par l'augmentation des déplacements forcés, l'insécurité et des contraintes d'accès pour les civils et les travailleurs humanitaires". Ces trois dernières semaines, plus de 50.000 personnes ont été affectées par les violences dans les villes de Batangafo, dans la préfecture de l'Ouham (nord), et d'Alindao, dans la préfecture de Basse Kotto (centre), et les deux principaux camps de déplacés de ces villes ont été incendiés, selon l'ONU.

 

La quasi-totalité de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés. Ce pays de 4,5 millions d'habitants est classé parmi les plus pauvres au monde mais est riche en diamants, or et uranium. Selon l'ONU, plusieurs régions, notamment dans l'Est et dans le centre, se trouvent déjà en phase 4, appelée phase d'urgence, sur une échelle de 5, le dernier niveau étant celui de la famine.

 

C'est la première fois que des régions de Centrafrique atteignent le niveau 4 d'insécurité alimentaire, a précisé Mme Rochdi. "Je tire la sonnette d'alarme non pas pour dire que la famine va arriver demain, mais pour dire qu'il faut absolument que toutes les mesures soient prises pour qu'elle n'arrive pas", a-t-elle souligné.

 

Alors que le pays est en proie à de nouvelles violences, les besoins humanitaires de la population ne cessent d'augmenter, selon l'ONU. Environ 2,9 millions de personnes ont besoin d'assistance et de protection, soit 63% de la population. Environ la moitié d'entre elles, soit 1,6 million, ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence, a précisé Mme Rochdi. Le plan de réponse humanitaire 2018 pour la Centrafrique, d'un montant de 515,6 millions de dollars, n'a été financé qu'à hauteur de 240,6 millions, selon l'ONU. Bien que les besoins augmentent, l'ONU va demander moins de fonds pour 2019, soit 427 millions de dollars, après une meilleure analyse des réels besoins et après avoir mieux défini les besoins prioritaires, a relevé la coordinatrice humanitaire.

 

Le Figaro.fr avec AFP

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