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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 13:35

 

À Monsieur le Ministre de l’Agriculture et du Développement rural

 

Objet : Remboursement de frais d’organisation de la JMA.

 

Monsieur le Ministre, cher collègue,

 

Dans le cadre de l’organisation de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA) 2018 qui devrait se dérouler à Bambari du 10 au 13 janvier 2019, le trésor public a mis à la disposition de vos services financiers des fonds y afférents.

Malheureusement, les derniers événements d’insécurité n’ont pas permis l’organisation de cette fête qui aurait rassemblé les différents acteurs de cette journée mondiale d’alimentation autour des hautes autorités et personnalités de notre pays.

Ce cas de force majeure qui fait reporter l’organisation de ces festivités m’oblige à vous demander d’instruire vos services financiers en charge de la gestion des fonds débloqués, de vous faire le point des dépenses effectuées et de procéder au reversement du reliquat au trésor public dans la perspective des futurs préparatifs de ladite journée. Je vous rappelle que le Président de la République, chef de l’État ainsi que le Premier ministre, chef du gouvernement attachent une importante particulière, à l’organisation de cette journée.

En vous réitérant toute ma compassion liée aux désagréments, subis par vous-même et certains collègues à Bambari, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, cher collègue en l’expression de mes sentiments fraternels.

 

Fait à Bangui, le 17 janvier 2019

Le ministre des Finances et du Budget

 

Henri-Marie DONDRA.

 

 

NDLR : C'est vraiment pathétique ! Ce que le ministre des finances a cru devoir rappeler élégamment à son collègue de l'agriculture est une démarche qui devrait, dans un pays normal, aller de soi mais on est en République centrafricaine, pays où rien ne va de soi. Le reversement au trésor public des reliquats de caisse d'avance ou autres fonds publics perçus mais non utilisés qui devrait être une pratique automatique ne l'est plus et ceux qui le font encore apparaissent comme des martiens dans un pays où voler l'Etat est le sport favori de certains compatriotes qui excellent dans ce domaine.  On attend impatiemment la publication de la lettre de remerciement à son collègue de l'agriculture que le ministre des finances H.M Dondra adressera à celui-ci pour acter la restitution au trésor du fameux reliquat des fonds alloués pour la JMA.

JMA annulée de Bambari suite : Le ministre des finances écrit à son collègue de l'Agriculture
JMA annulée de Bambari suite : Le ministre des finances écrit à son collègue de l'Agriculture

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Centrafrique-Presse.com
18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 13:21

 

 

PAR JEFFERSON CYRILLE YAPENDE LE 15 JANVIER 2019

 

BANGUI,15 janvier 2019(RJDH)—Soucieux du développement rural en République Centrafrique, le Représentant de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture(FAO) en Centrafrique, Jean Alexandre Scaglia, lors de leur traditionnelle conférence de presse de souhait du vœux de nouvel an aux professionnels des médias au siège de ladite institution, a saisi l’occasion pour amplifier le plaidoyer en faveur de l’Agriculture dans le pays.

Comme à l’accoutumée, chaque début d’année, la FAO organise ce moment d’échange avec les journalistes nationaux et internationaux pour faire le bilan des activités de l’année écoulée notamment les grandes réalisations de l’institution en RCA, ensuite, le souhait de ce qui devrait être fait et enfin, de parler de ses perspectives d’avenir.

Jean Alexandre Scaglia, Représentant de la FAO reste convaincu et continue d’affirmer que la relance du secteur agricole reste le domaine clé d’une stabilisation durable du pays, « l’appui à la relance économique et particulièrement à la relance de l’agriculture, de l’élevage et de la foresterie est essentiel et constitue la clé d’une stabilisation durable du pays afin que les populations centrafricaines retrouvent des raisons d’espérer en un avenir meilleur », a indiqué Jean Alexandre Scaglia, qui a aussi ajouté que deux centrafricains sur trois dépendent directement du secteur agricole.

Cependant, la RCA occupe une mauvaise place dans le classement des pays pauvres en termes de la situation économique. « La situation économique de la Centrafrique actuelle a beaucoup régressé en terme de classement, je crois que le pays est au bas du tableau parmi les pays pauvres du monde », a-t-il déploré.

Le Représentant de la FAO en Centrafrique pense aussi que la grande part de la pauvreté en RCA ressort de l’effondrement de tous ses secteurs productifs et agricoles, « j’affirme qu’une grande part de pauvreté dans ce pays est venue de l’effondrement de tous ses secteurs agricoles et productifs. Je rappelle que la disparition du coton fait perdre plus de 100 mille emplois, la régression du secteur d’exportation forestière se chiffre aussi en dizaine de milliers d’emplois qui ont disparu, des emplois en tous genres je peux citer à l’exemple, les producteurs, des transporteurs et les gens qui revendent tous ce qu’ils avaient autour de ses secteurs de culture de rente qui sont de secteurs clés… », a rappelé Jean Alexandre Scaglia.

Toutefois, il conclut sur une note d’espoir en affirmant « qu’il n’y aura pas la paix en Centrafrique si on ne relève pas le secteur agricole ».

Dans ce contexte, la FAO accompagne le gouvernement dans le processus de relance du secteur agricole à travers « les caisses de résilience », une approche intégrée et adaptée au relèvement économique et à la consolidation de la cohésion sociale.

 

© 2019 AFP   Mise à jour 16.01.2019 à 22:00

 

La FAO fait du secteur agricole, l’un des éléments clés de la stabilité politique de Centrafrique
La FAO fait du secteur agricole, l’un des éléments clés de la stabilité politique de Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 13:18
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

RCA: nouvelle contre-offensive des casques bleus contre les positions des rebelles à Bambari

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 18-01-2019

 

Des casques bleus portugais et népalais de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) ont de nouveau lancé ce jeudi une contre-offensive contre les positions des rebelles de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) dans la ville centrafricaine de Bambari (centre), a appris Xinhua ce jeudi de source locale.

Cette contre-offensive, dont il est difficile pour l'heure d'établir un bilan, a indiqué la source, a démarré tôt ce matin dans les quartiers nord-est de la ville et s'est poursuivie jusqu'en début d'après-midi, par l'utilisation d'armes lourdes et automatiques et d'hélicoptères.

Face aux menaces des éléments rebelles, a encore précisé la source, de nombreux habitants d'obédience chrétienne ont quitté le secteur, pour se mettre à l'abri dans d'autres quartiers.

Interrogé sur la question, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a signalé que des éléments rebelles avaient ouvert le feu, suscitant la riposte des casques bleus, à travers une opération qui se poursuivra jusqu'à la stabilisation du secteur.

Il a dénoncé les tentatives de manipulation que les groupes armés ont tenté d'entretenir, poussant les habitants des quartiers sous leur contrôle à manifester contre la présence des casques bleus, alors que les rebelles continuent d'entretenir les troubles.

Pour rappel, le 10 janvier dernier, les éléments rebelles de l'UPC avaient ouvert le feu sur les invités qui arrivaient à Bambari dans le but de célébrer en différé la Journée mondiale de l'alimentation. Deux policiers avaient alors été tués.

En prélude à la contre-offensive de ce jeudi, les éléments des groupes armés étaient arrivés en surnombre à Bambari dans le but de répliquer à la contre offensives des forces coalisées des casques bleus et Forces armées centrafricaines.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Bambari : De nouveaux combats signalés entre Minusca et rebelles

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 17 janvier 2019 16:04

 

La ville de Bambari est replongée dans une nouvelle spirale de violence ce 17 janvier 2019. De nouveaux combats y opposent depuis plusieurs heures les forces internationales aux éléments de l'UPC.

 

Ces tirs à l'arme lourde et légère interviennent après un calme précaire observé suite aux combats des 10 et 11 janvier dernier à Bambari causant d'importantes pertes humaines et matérielles à l'UPC.

Au moment où nous mettons sous presse cette information, les combats se poursuivent et aucun bilan n'est disponible. Des sources locales contactées par Radio Ndeke Luka indiquent que les contingents Portugais et Népalais de la Minusca ont lancé un assaut contre les positions de l'UPC pour neutraliser les nouvelles menaces en gestation dans la ville. " Les tirs sont beaucoup plus entendus dans les quartiers Bornou et Hadji" nous a confié un habitant de Bambari.

Mercredi 16 janvier, une foule favorable à l'UPC avait marché pour dénoncer l'opération menée la semaine dernière par les forces nationales et la Minusca contre les hommes de l'UPC à Bambari. En réponse, le Porte-parole de la Minusca a qualifié cette manifestation de manipulation et a prôné la fermeté de l'institution onusienne.

Ces violences entre l'UPC et les Forces de défense et de sécurité à Bambari deviennent récurrentes à une semaine du dialogue entre le gouvernement et les groupes armés prévu le 24 janvier à Khartoum au Soudan.

 

 

Centrafrique : le Premier ministre accepte de dialoguer avec les militaires retraités

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 18-01-2019

 

Le Premier ministre centrafricain Simplice-Mathieu Sarandji a accepté ce jeudi des pourparlers avec les militaires retraités qui ont violemment manifesté mercredi et jeudi pour réclamer le paiement de leurs droits, a appris Xinhua ce jeudi d'une source proche du dossier.

Pendant que les pourparlers se poursuivent à la Primature avec leurs délégués, d'autres militaires retraités veillent aux barricades érigées dans certaines intersections stratégiques de la capitale centrafricaine Bangui, paralysant l'accès à des écoles, à des stations-services, à des restaurants, etc., et contraignant ceux qui désirent prendre l'avion à l'aéroport de Bangui de faire de grands détours et ceux qui empruntent les taxis de s'arrêter en cours de chemin, a constaté sur place un correspondant de Xinhua,

Pour ne pas susciter des heurts, des gendarmes et des policiers procèdent à des déviations par rapport aux points occupés par les manifestants.

Dans la perspective d'une réforme dans le domaine militaire, le gouvernement a initié un projet de départ à la retraite d'environ 850 soldats au mois de mars 2018.

Jusqu'en septembre dernier, ces 800 soldats étaient sortis dans la rue, devant l'Assemblée nationale, pour attirer l'attention des autorités du Parlement sur leur situation et également les inciter à s'impliquer dans le processus de négociation avec le gouvernement.

Le retard accusé jusque-là, a indiqué une source militaire, résulte de ce que les partenaires veulent s'assurer des comptes des bénéficiaires et des montants à leur verser. F

Source: Agence de presse Xinhua

 

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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 13:15
Centrafrique: un rond-point central de Bangui bloqué par d'ex-militaires

 

 

Un rond-point central de la capitale centrafricaine, Bangui, a été bloqué mercredi par d'anciens militaires réclamant une aide pour leur reconversion, a rapporté un journaliste de l'AFP.

"Nous sommes ici car on a eu beaucoup de promesses du gouvernement et rien n'a été fait jusqu'à alors", a déclaré un ancien adjudant-chef présent à côté de barricades érigées sur le rond-point Omar Bongo de Bangui.

Les anciens soldats, dont beaucoup ont été mis à la retraite anticipée lors de plusieurs plans de restructuration de l'armée qui ont débuté dans les années 2000, réclament des "mesures d'accompagnement" qui doivent les aider à se reconvertir.

Les barricades en bois ont été dressées mercredi matin. Une dizaine d'hommes en civil et non armés ont interdit aux véhicules de circuler.

Les manifestations de militaires retraités sont fréquentes en Centrafrique où certains considèrent qu'ils ont des velléités de "déstabilisation".

En septembre, plusieurs centaines de militaires à la retraite avaient manifesté dans Bangui pour exiger le paiement de plusieurs années d'arriérés de pensions et de primes.

"Ils ont déjà touché leurs arriérés de salaire", a affirmé à l'AFP une source haut placée de l'armée.

"A ma connaissance, il n'y a jamais eu de promesse écrite concernant ces +mesures d'accompagnement+, ni de la part du gouvernement, ni des partenaires internationaux", a-t-il ajouté. Les promesses écrites ne concernaient que le versement des arriérés de salaire et de leur droit à la retraite.

"L'ancien chef d'état-major de l'armée nous a assuré à plusieurs reprises qu'il y aurait des mesures d'accompagnement", a affirmé de son côté l'un des ex-militaires qui manifestait mercredi.

Le département d'Etat américain, la mission de formation de l'Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA), et la France ont tour à tour, en 2018, annoncé leurs intentions d'aider le gouvernement centrafricain à verser aux militaires retraités leurs arriérés de salaire.

La Centrafrique, que se partagent des groupes armés, est embourbée dans un conflit meurtrier depuis six ans qui a déplacé plus d'un quart de ses 4,5 millions d'habitants.

La reconstitution de l'armée centrafricaine, décimée, est l'un des principaux chantiers du président Faustin-Archange Touadéra, élu en 2016.

Les forces armées centrafricaines doivent à terme remplacer les Casques bleus de l'ONU (Minusca) présents en Centrafrique depuis 2014.

 

AFP

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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 13:10
TEMOIGNAGE DE PROSPER N’DOUBA EN HOMMAGE  A  HUGUES DOBOZENDI
TEMOIGNAGE DE PROSPER N’DOUBA EN HOMMAGE  A  HUGUES DOBOZENDI

 

 

 Bangui, le 14 janvier 2019

 

*************************

 

L'honorable devoir moral de témoigner des qualités exceptionnelles de l'homme que nous sommes appelés à conduire aujourd'hui à sa dernière demeure s'est imposé à moi lorsque j'ai appris, le samedi 29 décembre dernier, la mort d'Hugues DOBOZENDI, militant politique exigeant, rigoureux et discipliné du parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) , à qui je ne dois pas moins que le souffle de vie qui me permet ce jour de me tenir devant vous - en ce lieu qu'habitera sans doute longtemps son esprit - pour inviter nos compatriotes en général, et notre classe politique en particulier, à le prendre pour modèle d'engagement par devoir.



Lorsqu’en octobre 2002, les toutes premières hordes de mercenaires étrangers que certains acteurs politiques nationaux tapis dans l'ombre introduisirent dans notre pays pour les besoins de leur conquête du pouvoir – force est malheureusement de constater que près de vingt ans après, lesdits mercenaires sont toujours là et continuent de pourrir la vie aux Centrafricains et la nécessité de leur rapatriement dans leur pays respectifs demeure plus que jamais d’une brûlante actualité.

 

Je fus alors enlevé et séquestré plus d'un mois durant dans l’arrière-pays. Hugues DOBOZENDI fut un de ceux qui oeuvrèrent dans l’ombre et sans relâche pour obtenir ma libération. C’est pourquoi je me dois et tiens donc à lui rendre ici publiquement ce témoignage de mon infinie gratitude.



De ce responsable politique, je retiens le sens du désintéressement exemplaire qui suscita à l’époque  l'admiration du cadet et proche collaborateur du Président Ange-Félix PATASSE que j'étais. Ce qu’il fit en faveur de ma libération ne m'avait nullement étonné lorsque je l’appris après avoir recouvré la liberté.

 

Est-il besoin de rappeler qu’en démissionnant du gouvernement du régime du général André KOLINGBA au début des années 90 par respect de la discipline de son parti alors qu’il y siégeait au nom du MLPC en tant que Ministre de Justice Garde des Sceaux, chose rare et suffisamment exceptionnelle dans notre pays pour ne pas être soulignée encore aujourd'hui.  Dans les us et coutumes politiques de notre pays, Hugues DOBOZENDI s’était dès lors fait positivement remarquer à l’époque.



Un des rares Centrafricains à avoir suivi les formations du Centre d'Études Financières, Économiques et Bancaires (CEFEB) et de l'Agence française de développement (AFD), institution spécialisée placée sous la tutelle du ministère français des Affaires étrangères et du développement international dont la mission principale est le financement du développement au titre de la coopération bilatérale, il n'était pas le plus à plaindre parmi les Centrafricains et aurait pu se satisfaire du confort personnel et se contenter de faire une carrière tranquille de grand commis de l'Etat, comme c'est assez souvent le cas pour beaucoup d'entre nous jusqu’aujourd'hui.



Or c'est donc avec une conscience claire de la responsabilité des élites au service de l'intérêt général qu'il s'engagea corps et biens dans le militantisme politique avec un sens du respect de la discipline de parti que très peu incarnent dans les diverses formations politiques de notre pays, qualités que je laisserais à d'autres en particulier à ses camarades du MLPC,  le soin d'évoquer.

 

Je retiendrai seulement pour ma part que son engagement fut constant car, en homme d'action avisé dont la clairvoyance a permis au MLPC son parti, de s’emparer démocratiquement du pouvoir en 1993 pour une fois dans notre pays, il savait que dans la vie politique plus qu'ailleurs, on est en permanence dans le vent et comme l’avait si bien dit un grand auteur français, je veux parler de Jean Guiton, je cite : "être dans le vent, c'est avoir un destin de feuille morte", citation que je voudrais exhorter tous les hommes politiques centrafricains à méditer !

 

ADIEU HUGUES, Cher Aîné, repose en paix !

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 21:42
RCA : L'Homme y a habité 5000 ans avant J-C selon des archéologues américains

 

 

https://www.radiondekeluka.org    mardi 15 janvier 2019 14:18

 

Une étude archéologique menée par des chercheurs américains atteste que la partie Ouest du pays notamment Carnot a été habitée par l'Homme, plus de 5000 ans avant Jésus-Christ. Les conclusions de ces recherches ont été présentées lundi 14 janvier à la ministre de la Recherche Scientifique à Bangui.

Karen Lupo zoo-archéologue américain à l'Université Méthodiste de Texas auteur de ces recherches, part du principe que les fouilles archéologiques ont prouvé que les hommes ont habité ce territoire bien avant Jésus-Christ.

Cette recherche scientifique vient bouleverser les idées reçues sur l'histoire récente et la composition du peuplement sur le territoire centrafricain. La première explication est d'abord historique qui consiste à présenter la RCA comme l'aboutissement d'une migration. Un peuple venu d'ailleurs notamment d'Egypte et du Soudan, puis du Cameroun etc.

Cette découverte surprise est favorablement accueillie par les autorités de Bangui.  "C'est une avancée très importante et significative pour notre histoire. Nous ne pouvons que saluer les conclusions de ces recherches archéologiques" a  salué la ministre de Recherches scientifique Ginette Amara.

L'université de Bangui n'a pas encore officiellement réagi à cette recherche.

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 21:31
Vladimir Poutine remplace l’ambassadeur de Russie en Centrafrique

 

Lu pour vous 

 

https://fr.sputniknews.com  17:22 16.01.2019 (mis à jour 17:24 16.01.2019)

 

 

Vladimir Poutine a nommé un nouvel ambassadeur de Russie en République centrafricaine. Il s'agit de Vladimir Titorenko qui a précédemment été ambassadeur en Irak, en Algérie et au Qatar. Ce changement intervient dans une période de renforcement des relations entre les deux pays.

 

Le Président russe a remplacé l'ambassadeur du pays en Centrafrique (RCA). Les documents ad hoc sont publiés sur le site officiel de l'information juridique de la Fédération de Russie.

 

«Nommer Vladimir Titorenko au poste d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie en République centrafricaine», indique l'un des décrets, tandis que l'autre libère Sergueï Lobanov de ses fonctions.

 

Vladimir Titorenko a assumé les fonctions d'ambassadeur en Irak, en Algérie et au Qatar. De 1999 à 2002, il a été directeur adjoint du département du Proche-Orient et d'Afrique du Nord au ministère russe des Affaires étrangères et, de 2007 à 2009, directeur adjoint du département pour les questions relatives aux nouveaux défis et aux menaces.

 

La Russie et la RCA ont signé à la fin du mois d'août 2018 un accord interministériel destiné à renforcer leurs relations en matière de coopération militaire. Après la signature de ce document qui porte notamment sur la formation des forces armées centrafricaines avec le soutien de spécialistes russes, un centre de formation militaire a été créé à Bérengo, dans le sud-ouest de la Centrafrique.

 

Depuis 2013, la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés et de milices qui commettent violences et exactions.

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 21:23

 

 

Bangui, Centrafrique 2019-01-16 (ADV) — Le président centrafricain Faustin Archange Touadera a procédé ce mercredi 16 janvier 2019 à l’inauguration de la radio nationale, nouvelle version, avec des équipements modernes permettant la couverture nationale.

La Radio Centrafrique était surnommée « Radio Bangui » depuis près de 20 ans, vue sa couverture restreinte suite à la vétusté de ces équipements et le sabotage de ses installations à travers le pays. C’est dans ce contexte que depuis la campagne électorale en 2015, Faustin Archange Touadera a fait de ce souci une préoccupation majeure, réitérée dans plusieurs discours dont celui du Nouvel an 2019.

Cette nouvelle version de la Radio Centrafrique dispose des équipements techniques modernes pouvant faciliter la couverture jusqu’à 800 Km. Cet investissement s’est effectué sur fonds du gouvernement après un appel d’offre international que la société camerounaise Anecdote a pu décrocher.

« Le peuple centrafricain aura désormais la possibilité d’être informé en temps réel sur les nouvelles du pays. La puissance de l’émetteur permet déjà la couverture d’une grande partie du territoire », a souligné Jean Pierre Amougou Belinga, président directeur général du groupe Anecdote et également patron de la Chaine de télévision Vision 4.

« Nous avons reçu les émetteurs de hautes et de basses fréquences, comme un nouveau émetteur de 10 Kwatts et plusieurs autres équipements qui vont nous permettre de mieux travailler maintenant comme radio nationale », a résumé le directeur général de la radio Centrafrique Jésus Tarcile Bomongo.

La prochaine étape consiste à installer des émetteurs de relais dans plusieurs villes du pays et de passer à la réhabilitation et équipement de la Télévision Centrafricaine, elle aussi dans un état de déconfiture.

Un soulagement pour les journalistes mais plus encore pour les auditeurs qui a échangé en direct à travers l’appel téléphonique avec le chef de l’Etat, prouvant leur satisfaction au retour de la nation nationale dans leurs zones.

La Radio Centrafrique qui n’émettait plus au-delà de la capitale Bangui depuis plus de 20 ans couvre désormais 80% du territoire.

Le ministre de la Communication et des Médias porte-parole du gouvernement Maxime Kazagui n’a pas caché sa joie en déclarant avec fierté que ce projet réalisé par le groupe camerounais Anecdote a été financé sur fonds propre par l’État centrafricain.

La Radio Centrafrique a été installée en décembre 1958. Les décennies des crises dans le pays ont conduit à son déclin donnant la place à l’émergence des radios privées et communautaires.

 

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

Centrafrique : inauguration de la nouvelle radio nationale avec des équipements modernes

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 21:20
Redynamisation de la coopération bilatérale entre le Tchad et l’Italie

 

Douala, Cameroun 2019-01-16 (ADV) – Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a rencontré le chef de l’État tchadien, Idriss Deby Itno, ce mercredi au Palais rose de N’djamena. Après leur entretien en tête-à-tête, les deux hommes ont donné un point de presse où il a surtout été question de coopération bilatérale, d’instabilité en Libye, de terrorisme et des questions migratoires.

Au cours de leurs échanges, le président tchadien et le chef du gouvernement italien ont passé en revue les domaines qui vont renforcer la coopération bilatérale entre leurs deux pays. Outre, les questions migratoires et sécuritaires qui préoccupent Rome et N’djamena, un point d’honneur a été mis sur le développement, rapporte la presse présidentielle tchadienne.

« En parlant justement du développement, je voudrais exprimer ma satisfaction pour l’accompagnement soutenu dont nous bénéficions de l’Italie. Nous formons le vœu de voir le secteur privé italien se joindre à cette dynamique en apportant son concours dans le cadre du Plan national de développement 2017-2021 dont s’est doté notre pays », a déclaré M. Idriss Deby lors de sa rencontre avec M. Giuseppe Conte.

Le président Idriss Deby a, par ailleurs, lancé un appel urgent à faire face aux questions migratoires. « Je lance un appel à l’aide internationale pour écarter la tragédie humanitaire dans le bassin du Lac Tchad», a-t-il déclaré.

À ce sujet, le chef du gouvernement italien, lui a emboîté le pas en affirmant que la communauté internationale devrait davantage s’activer pour trouver une solution à la crise libyenne et contrôler les flux migratoires.

Pour rappel, la dernière rencontre entre un dirigeant tchadien et italien avait eu lieu en juillet 2017, lorsque le président Idriss Deby Itno avait été reçu par le président Italien, Sergio Mattarella.

 

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondante régionale Vanessa Ngadi Kwa – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 21:18
En Centrafrique, les évêques appellent à la levée de l’embargo sur les armes

Lu pour vous 

 

https://africa.la-croix.com  16 janvier 2019 

 

Dans un message publié dimanche 13 janvier, les évêques centrafricains s’interrogent sur la pertinence de l’embargo sur les armes en République centrafricaine alors que des groupes armés sèment la terreur.

Ils fustigent aussi le comportement de certains Casques bleus.

Dans le message final de leur première Assemblée plénière de l’année 2019, les évêques centrafricains s’interrogent sur la pertinence du maintien de l’embargo sur les armes imposé à la Centrafrique depuis 2013. Pour eux, cet embargo n’est plus opportun alors que l’armée est fragilisée et que les groupes armés sèment la terreur.

« Avec l’élection des nouvelles autorités en 2016, la RCA a retrouvé l’ordre constitutionnel, déclarent-ils à l’adresse de la communauté internationale. Alors que la RCA, encore maintenue sous embargo, ne peut pas s’approvisionner en armes pour sa défense, les groupes armés se ravitaillent en engins de guerre au vu et au su de tous. Dans ces conditions, l’embargo sur les armes ne favorise-t-il pas les groupes armés qui continuent à semer la terreur, la désolation et à défier l’autorité de l’État ? Comment peut-on former les forces de défense et de sécurité sans leur fournir (ndlr : les armes nécessaires) ? »

La mainmise des groupes armés sur l’Est du pays

Selon la conférence épiscopale centrafricaine, la mainmise des groupes armés s’étend sur de nombreuses régions du territoire centrafricain. « De vastes zones de la Centrafrique échappent au contrôle de l’État et se trouvent entre les mains de groupes armés qui se livrent aux actes répétitifs de violences inhumaines et de violations graves des droits humains », relève-t-elle.

 

D’après l’épiscopat, les rebelles ont modifié les données démographiques dans de nombreuses localités de l’Est du pays : Kouango, Ippy, Bokolobo, aux Mbres, à Botto, Batangafo, Alindao, Nzacko, Bakouma, Zémio, Mboki, Obo. Qu’est-ce qui se cache derrière la concentration massive des groupes armés dans l’est du pays ?, se demandent-ils encore.

La passivité de certains contingents de la Minusca

En Centrafrique, Mgr Nongo Aziagbia dénonce l’inaction des casques bleus face aux tueries

Les évêques centrafricains, fustigent, par ailleurs, le comportement de certains contingents de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca). « Nous déplorons la duplicité de certains contingents qui laissent pourrir la situation sous leurs yeux comme s’ils en tiraient profit », écrivent-ils. Ils citent notamment « les Marocains à l’est, les Pakistanais à Batangafo et les Mauritaniens à Alindao ».

Les Casques bleus de l’ONU ont plusieurs fois fait parler d’eux en Centrafrique. En mars 2018, Mgr Juan José Aguirre, évêque de Bangassou, avait dénoncé des abus sexuels qu’ils auraient commis sur de nombreuses femmes réfugiées à l’évêché de ce diocèse du sud-est de la République Centrafricaine.

Fin juin 2017, un contingent de 630 casques bleus congolais déployés à Berberati, la troisième plus grande ville de la République centrafricaine, avait été renvoyé à Brazzaville. Quelques jours plus tôt, un rapport accablant de la Minusca faisait état de nombreuses agressions sexuelles commises par les troupes congolaises.

En novembre 2018, l’épiscopat centrafricain condamnait le comportement des troupes mauritaniennes de la Minusca lors des attaques meurtrières d’Alindao au cours desquelles soixante personnes, dont deux prêtres, ont été tuées. « Le contingent mauritanien n’a rien fait lors des exactions d’Alindao, pas un seul coup de feu. Le mandat de la Minusca affirme pourtant qu’elle doit protéger les populations », s’indignait l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, dans un entretien à La Croix Africa.

 

Lucie Sarr

 

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