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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 12:07

 

 

 

Bangui (AFP) 05 décembre 2015 à 10h00


Les sabots liés par une corde, gorge tranchée au-dessus d'un trou creusé dans la terre, le zébu étalé de tout son long pousse son dernier soupir. Faute de pouvoir sortir de l'enclave isolée du PK5, les éleveurs musulmans de Bangui ont improvisé un abattoir clandestin en plein air.

 

Le rendez-vous est quotidien. Dès six heures, les boeufs à l'encolure surmontée d'une grosse bosse viennent par centaines paître, en pleine ville, parqués sur un bord du canal "Essayez voir", débordant d'immondices. Malgré les petits ponts en planches de fortune, impossible de traverser: les milices armées anti-balaka des quartiers chrétiens voisins veillent à asphyxier le quartier musulman.

 

"C'est devenu dangereux de faire paître les boeufs: si on sort du périmètre, ils tirent pour nous faire reculer (...) ou pour nous voler", explique en arabe Seydou Gazi, un éleveur qui ne se sépare jamais de son arc et de ses flèches en bois, "pour se protéger".

 

La viande de boeuf est très prisée en Centrafrique. Elle entre dans la composition des trois quarts des plats consommés, particulièrement à Bangui.

 

Préparée au "coco", aux feuilles de manioc, à la sauce tomate, au "goussa" (sauce gluante), elle peut être grillée, braisée. On la trouve aussi dans les galettes aux courges et dans beaucoup d'autres plats. Elle est également fumée par les Peuls à des fins de conservation.

 

Olivier Doua, jeune boucher du quartier chrétien Gobongo, vient chaque jour s'approvisionner en viande fraîche. Cette fois, il a déboursé 500.000 francs CFA (760 euros) - les prix varient habituellement de 300.000 à 600.000 CFA pour un boeuf bien gras. "Ici c'est moins cher" que dans les deux autres abattoirs situés près de chez lui, explique-t-il.

 

-Ressource majeure pour le pays-

 

L'élevage et le commerce des bovins faisaient vivre jusqu'en 2012 près de 300.000 personnes, sur une population de d'environ cinq millions d'habitants. Cette activité dépassait même les 10% du PIB dans les années 2000, selon l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).

 

Les violences intercommunautaires ont coupé l'approvisionnement en boeuf de la capitale: le marché au bétail et l'abattoir qui rassemblaient le bétail venu de tout le pays au PK-13, à l'entrée nord, sont toujours fermés.

 

La commerce a repris peu à peu, mais chacun de son côté. Dans les quatre abattoirs clandestins que compte de PK5, les bêtes arrivent par convoi routier principalement depuis Bambari (est) et Kaga Bandoro (nord), des zones tenues par l'ex-rébellion majoritairement musulmane Séléka. Tandis que les chrétiens acheminent désormais par voie fluviale leurs troupeaux de Kouango (est).

 

En fonction de la clientèle, dix à vingt bêtes sont mises à mort chaque jour dans la poussière, contre le double ou le triple auparavant.

 

Malgré une chaleur étouffante, Rose Imi Nguere, grossiste au marché de Ouango, surveille avec attention le découpage de sa vache. C'est une habituée des lieux.

 

-Acheteurs nigérians-

 

Même pendant "les èvènements du 26 (septembre)" au cours desquels des affrontements entre anti-balaka et jeunes musulmans proches de l'ex-Séléka ont fait des dizaines de morts, la jeune femme traversait le no man's land entre les deux communautés. "Avant de venir, j'appelle toujours (un commerçant du PK-5) pour me faire une idée de la situation", dit-elle avec le sourire.

 

Repartir avec son chargement ne sera pas une mince affaire. Pour des raisons de sécurité, peu de véhicules osent s'enfoncer dans ces ruelles non goudronnées et isolées. Alors Rose engage un "pousse" (charrette à bras) pour faire parvenir la viande jusqu'aux avenues plus fréquentées, avant de pouvoir la charger à bord d'un taxi jaune.

 

Quatre jeunes garçons s'activent à briser les os d'une carcasse à l'aide de puissants coups de hâche. Viscères et excréments sont rejetés dans le canal. Tout le reste est réutilisé, jusqu'au sang, qui une fois séché au soleil sous des nuées de mouches, sera mélangé à la nourriture donnée aux poussins.

 

Quant à la peau, Ali Dogo s'en charge. Dans son boubou blanc impeccable au milieu des mares de sang, il négocie avec chaque éleveur.

 

Une fois par mois, malgré les périls du voyage à cause des bandes armées qui jalonnent le parcours, un camion part en direction du Nigeria, géant industrialisé qui fabrique de nombreux produits manufacturés. Le cuir sera transformé en sac, en chaussures...

 

"Là-bas, ils ont des usines pour bien travailler, déplore le commerçant. Nous n'avons aucun matériel, aucun équipement".

 

© 2015 AFP

 

 

Centrafrique: des abattoirs improvisés face à la faillite de l'économie
Centrafrique: des abattoirs improvisés face à la faillite de l'économie
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Centrafrique-Presse.com
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 01:21

 

 

 

http://www.leparisien.fr/  05 Déc. 2015, 00h36

 

La France maintiendra ses effectifs militaires en Centrafrique (900 hommes) jusqu'à ce que le futur président élu soit «en mesure d'affirmer son autorité», a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian à l'hebdomadaire Jeune Afrique daté du 6 décembre


S'il s'est félicité du processus électoral en cours, le ministre s'est aussi inquiété de tensions récurrentes dans la capitale. «A Bangui, des criminels, plus ou moins manipulés, entretiennent l'insécurité et provoquent en permanence des situations conflictuelles. C'est pour cela que nous avons décidé de ne pas réduire nos effectifs avant que le nouveau président élu soit en mesure d'affirmer son autorité»..


Le premier tour de l'élection présidentielle en Centrafrique est prévu le 27 décembre et un éventuel second tour le 31 janvier.


La France devait initialement ramener les effectifs de l'opération Sangaris à 700 hommes dès l'automne mais avait reporté cette réduction après de nouvelles violences en septembre dans la capitale centrafricaine. M. Le Drian a mis en garde Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka (coalition à dominante musulmane), et l'ex-président François Bozizé, tous deux soupçonnés de vouloir se mettre en travers du processus politique en cours. «Comme toujours dans ce genre de situations, il y a des éléments nocifs. Mais ils doivent renoncer à cette logique d'agression permanente. S'ils ne le comprennent pas tout seuls, il faudra le leur faire comprendre», a-t-il averti.


François Bozizé a été renversé en mars 2013 par la Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir sous la pression internationale, après de violents affrontements avec des milices chrétiennes «anti-balaka».

Centrafrique : l'armée française maintiendra ses effectifs au-delà de l'élection
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Centrafrique-Presse.com
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 22:40
Centrafrique: 8 civils tués

 

 

 

Par Lefigaro.fr avec Reuters 04/12/2015 à 18:40

 

Des hommes armés ont tué huit civils et blessé un soldat des Nations unies dans un camp pour personnes déplacées en République centrafricaine, quatre jours après la visite du pape François, a annoncé aujourd'hui le coordinateur des opérations humanitaires de l'Onu dans ce pays.

 

L'attaque s'est produite jeudi à Ngakobo, à une soixantaine de kilomètres au sud de la ville de Bambari, dans le centre du pays.

 

Les affrontements entre miliciens musulmans et chrétiens ont fait des dizaines de morts depuis septembre en Centrafrique.

 

Le pays a sombré dans le chaos en mars 2013 lorsque les rebelles de la Séléka ont pris le pouvoir. Leurs exactions ont entraîné des représailles des milices chrétiennes anti-Balaka et l'armée française a dû intervenir dans le cadre de l'opération Sangaris pour mettre fin aux massacres.  

 

 

Centrafrique : Attaque meurtrière de l'ex-Séléka contre un camp de déplacés à Bambari

 

Une attaque contre un camp de personnes déplacées près de Bambari, au centre de la République centrafricaine, a fait 13 morts jeudi soir dont huit parmi les résidents du camp, a annoncé vendredi l'ONU. La mission de l'ONU en RCA (Minusca) est intervenue à la suite de cette attaque menée à Ngakobo par des éléments de l'ex-rébellion Séléka.

 

Outre les huit réfugiés tués, cinq assaillants ont été tués et deux autres blessés.

 

Un Casque bleu, dont la nationalité n'a pas été précisée, a été "légèrement blessé", a indiqué le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq.

 

Il a noté que plusieurs incidents s'étaient produits dans la région de Bambari depuis deux jours, impliquant des groupes Séléka et des anti-Balaka qui ont fait monter la tension dans cette zone.

 

La Séléka est une ex-rébellion majoritairement musulmane tandis que les anti-Balaka sont majoritairement chrétiens.

 

Les deux groupes s'affrontent depuis que le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé la RCA dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

Toujours selon l'ONU, des miliciens anti-Balaka ont attaqué jeudi un "convoi commercial" entre Bangui et Bambari, endommageant et pillant un des camions.

 

La Minusca est intervenue pour mettre en fuite les agresseurs et a "appréhendé leur chef présumé", a indiqué le porte-parole.

 

 

Regain de violences en Centrafrique en vue des élections

 

http://www.voaafrique.com/  vendredi, décembre 04, 2015. 23:19 TU

 

Une attaque contre un camp de personnes déplacées près de Bambari, a fait 13 morts jeudi soir dont huit parmi les résidents du camp, a annoncé l'ONU. Dans le même temps, le numéro 2 de l'ex-rébellion prévient que les élections n'auront pas lieu dans sa région.

 

La mission de l'ONU en RCA (Minusca) est intervenue à la suite de cette attaque menée à Ngakobo par des éléments de l'ex-rebellion Séléka.

 

Outre les huit réfugiés tués, cinq assaillants ont été tués et deux autres blessés.

Un Casque bleu, dont la nationalité n'a pas été précisée, a été "légèrement blessé", a indiqué le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq.

 

Il a noté que plusieurs incidents s'étaient produits dans la région de Bambari depuis deux jours, impliquant des groupes Séléka et des anti-Balaka qui ont fait monter la tension dans cette zone.

La Séléka est une ex-rébellion majoritairement musulmane tandis que les anti-Balaka sont majoritairement chrétiens.

 

Les deux groupes s'affrontent depuis que le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé la RCA dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

Toujours selon l'ONU, des miliciens anti-Balaka ont attaqué jeudi un "convoi commercial" entre Bangui et Bambari, endommageant et pillant un des camions.

 

La Minusca est intervenue pour mettre en fuite les agresseurs et a "appréhendé leur chef présumé", a indiqué le porte-parole.

 

Pression sur les élections

 

Le numéro 2 de l'ancienne rébellion centrafricaine Séléka, Nourredine Adam, qui dirige une faction armée active dans le nord et l'est, a déclaré vendredi sur une radio locale qu'il ne laisserait pas les élections prévues en décembre se tenir dans ses régions.

 

"De Sibut à Birao, de Sibut à Sido, il n'y a pas d'hôpitaux, il n'y a pas d'écoles, ni de routes. C'est ce qui nous a poussé à prendre les armes", a affirmé en langue nationale sango le chef du Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) sur les ondes de la radio privée Ndeke Luka.

 

"Si on nous envoie des médecins et des enseignants pour soigner et instruire nos familles, ils sont les bienvenus. Mais d'autres fonctionnaires, nous ne les acceptons pas. Le processus électoral dans le contexte actuel n'est pas possible" a-t-il asséné.

 

Un référendum constitutionnel est prévu le 13 décembre et des élections présidentielle et législatives le 27 décembre. 

 

Pour le chef de guerre, "nous sommes tous fils de ce pays. Si un problème nous oppose, nous avons intérêt à dialoguer afin de faire avancer le pays". Toutefois, "s'il faut se fier à des personnalités pour des intérêts égoïstes et abandonner le peuple dans la souffrance, nous ne l'acceptons pas".

 

Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP que "les élections risquent d'être difficiles à tenir dans la région de Kaga Bandoro", où est basé Nourredine Adam depuis la fin septembre, après un long exil, avec "environ 500 à 700 combattants" sous ses ordres.

 

La Séléka, rébellion majoritairement musulmane venue du nord dirigée par Michel Djotodia avait renversé en mars 2013 le président François Bozizé, avant d'être chassée du pouvoir par une intervention militaire française et internationale début 2014.

 

Accusé de nombreuses exactions, ce mouvement a plongé le pays dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960. En réaction, des milices majoritairement chrétiennes et animistes anti-balaka se sont créées, commettant à leur tour des attaques contre les civils musulmans et ouvrant la voie à des tueries de masse intercommunautaires.

 

La Séléka a depuis lors éclaté en de multiples factions contrôlant des territoire dans le nord et l'est du pays, et dont le FPRC est aujourd'hui l'une des franges les plus radicales, refusant de reconnaitre les autorités de transition mises en place après la chute de Djotodia, et dirigées par la présidente Catherine Samba Panza.

 

Avec AFP

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 18:56

 

 

 

RFI 4 décembre 2015 

 

Tous les quatre mois, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon doit adresser un rapport complet sur la situation centrafricaine au Conseil de sécurité de l’ONU. Dans ce rapport, il est essentiellement question du processus électoral et de la lutte contre l’impunité.

 

Dans son rapport, le secrétaire général de l’ONU note que depuis quatre mois le pays a fait des progrès tangibles vers la fin de la transition. Il se fait écho de l’enregistrement de près de deux millions d’électeurs sur les listes, avant d’aborder la question du vote des réfugiés. Ban Ki-moon, appelle toutes les parties concernées à s’impliquer davantage pour que les réfugiés puissent voter, notamment en République démocratique du Congo où l’enregistrement n’a toujours pas commencé.

 

Le secrétaire général estime que les élections ne vont pas résoudre les problèmes de la Centrafrique, qu’elles comportent même leurs propres risques, mais qu’il faut y aller coûte que coûte.

 

Ban Ki-moon s’attarde ensuite sur le climat de sécurité qu’il qualifie de « volatile ». La lutte contre l’impunité reste un challenge clé, dit-il en déplorant l’évasion de tous les détenus de la prison de Bangui. Preuve s’il en est de l’impuissance du système pénal et judiciaire centrafricain.

 

Le secrétaire général termine en qualifiant la situation humanitaire de « critique », en réaffirmant la nécessité que les humanitaires puissent travailler en sécurité, qu’ils ne soient pas des cibles. En réaffirmant également que la Minusca ferait son possible pour les auteurs des attaques soient traduits en justice.

BAN KI MOON FAIT LE POINT SUR LA SITUATION EN RCA
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 17:34

 

 

« Laisser le centrafricain aller voter », selon l’émissaire américain Stuart Symington

 

http://rjdh.org/ PAR SAMSON ANDJOUKARA LE 4 DÉCEMBRE 2015

 

Les questions sur la visite papale, sur les élections et la sécurité ont été au centre d’un entretien entre le ministre d’état à l’énergie et hydraulique Aristide Sokambi et le représentant spécial au département américain pour la République centrafricaine, Stuart Symington  en mission à Bangui.

 

Selon l’émissaire américain, les Centrafricains respirent encore le bonheur de la visite papale. « Le passage du pape à Bangui a beaucoup marqué pas seulement cette nation mais aussi le monde entier, parce qu’il a touché l’esprit des Centrafricains», a-t-il avancé.

 

Pour l’émissaire américain, le peuple centrafricain doit aller librement voter. « Ce peuple est capable et il peut relever ce défi car il s’est déjà enregistré sur les listes électorales » a-t-il noté.

 

Pour ce dernier le défi de la sécurité dans le pays se trouve dans la création de l’emploi. « La véritable sécurité réside dans le fait que la jeunesse soit employée, qu’elle ait une occupation», a relevé Stuart Symington.

 

Lors de cette mission de 4 jours, l’émissaire de la maison blanche s’entretiendra avec les membres du gouvernement, la plateforme religieuse, la jeunesse et les opérateurs économiques centrafricains

 

 

Plusieurs milliers d’enfants déplacés du site de M’Poko restent non scolarisés

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 4 DÉCEMBRE 2015

 

Le président du réseau communautaire pour la protection de l’enfance (RECOPE) Dieudonné Koubet, a brossé un tableau sombre de la fréquentation des enfants sur le site des déplacés de l’aéroport. Il a indiqué que la majorité de ses enfants n’a pas pu reprendre les études cette année.

 

Le président du réseau communautaire pour la protection de l’enfance (RECOPE) a confié au RJDH que sur  5269 enfants présents sur le site des déplacés de l’aéroport, 68 seulement sont scolarisés.  Il a indiqué que 71 dont 30 filles sont associés aux groupes armés. Selon la même source, 86 filles dont l’âge varie entre  13 et 17 ans, sont devenues des mères d’enfants. Selon le président, la situation est la conséquence de la dernière crise qui a occasionné l’occupation des hangars scolaires construits pour l’éducation des enfants.

 

 « La dernière crise a occasionné l’afflux des personnes sur le site de l’aéroport. Les établissements temporaires qui ont été initiés par L’ONG REMOD, sont occupés par ces personnes déplacés. Cette situation a empêché la reprise des activités scolaires », a déploré le président de RECOPE.

 

Dieudonné Koubet a fait savoir que l’école est un moyen de canaliser les enfants. « Si les enfants déplacés ne vont à l’école, c’est un danger permanent pour la société », a-t-il indiqué.

 

Les démarches pour la reprise des activités scolaires seraient en train d’être menées avec l’appui de l’ONG REMOD.

 

La FAO au chevet de 4.000 ménages affectés par la crise en Centrafrique

 

http://rjdh.org/ PAR AGGÉE YAGOUA GUERET LE 4 DÉCEMBRE 2015

 

La FAO veut en urgence améliorer la sécurité alimentaire des personnes affectées par la crise en Centrafrique. Elle a lancé, à cet effet, le projet « Réponse d’urgence pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages déplacés, retournés et communautés hôtes », le vendredi 4 décembre.

 

L’objectif de ce projet est d’aider 4.000 ménages dans cinq régions du pays, à se prendre en charge.

Dans ses propos liminaires, Jean-Alexandre Scaglia, représentant de la FAO en Centrafrique a affirmé « qu’il est important d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des personnes vivant toujours en situation de déplacement et des personnes qui rentreront dans leurs communautés d’origine pour qu’elles  bénéficient des appuis nécessaires ».

 

Il a ajouté que le projet vise aussi à aider ces ménages à retrouver une activité pour les aider à retrouver leur place dans la communauté nationale. « Cette assistance est absolument cruciale pour les plus vulnérables que sont les jeunes et les femmes », a-t-il précisé.

 

Pour Jean Archange Gonda-Batty, consultant à la FAO, le projet  permettra de distribuer des semences, des outils agricoles et de soutenir l’élevage des volailles et des bovins ainsi que le maraicher… afin de permettre aux personnes touchées par la crise d’améliorer leur qualité nutritionnelle et de se prendre en charge.

 

Parallèlement à ce projet, une action particulière sera menée dans le cadre de la prévention des conflits et renforcement de la cohésion sociale par la gestion concertée de l’espace agro pastorale.

 

C’est la première fois qu’un tel projet est mis en œuvre pour soutenir les personnes affectées par la crise centrafricaine.

 

 

Révision du code électoral

 

http://www.radiondekeluka.org/  vendredi 4 décembre 2015 12:03

 

Les parlementaires provisoires votent depuis ce vendredi matin la loi portant dérogation à certaines dispositions du code électoral en République Centrafricaine. Ce vote concerne notamment les dispositions relatives à la photo devant figurer sur la carte d’électeurs et le nombre d’électeurs prévus par bureau de vote.


Selon l’article 47 alinéa 2 du code électoral, la carte d’électeurs comporte la photo d’identité de son détenteur. Toutefois l’Autorité Nationale des Electeurs (ANE) a suspendu la publication des cartes d'électeurs avec la photo d'identité. L'institution en charge de l'organisation des élections dénonce un manque de professionnalisme des agents. Elle explique que sur plus de deux millions d’électeurs enregistrés et photographiés, 75% des photos sont méconnaissables.


S'agissant du nombre d'électeurs prévu à l’article 68 alinéa 4, l’ANE propose un maximum de 500 électeurs par bureau de vote au lieu de 250 comme initialement arrêté. Les responsables évoquent comme cause, la question de la répartition du matériel électoral par bureau de vote. Cette nouvelle disposition vise donc à prévenir des  handicaps au processus électoral en cours.


Le ministère de l’Administration du Territoire a recommandé que ces dispositions soient modifiées exclusivement pour cette période de transition, afin de garantir le succès des scrutins dont le premier tour est fixé au 27 décembre prochain.

Pendant ce temps, c'est la grogne des agents recenseurs à Sibut


Alors que les réflexions sont tournées vers la relecture de certaines dispositions du code électoral, les agents recenseurs de Sibut dans la Kémo (centre du pays) se plaignent. Ils réclament de l'ANE le versement de leurs indemnités jusque-là non payés. 

Joint ce jeudi au téléphone, l'un des délégués, s'en explique sous couvert de l'anonymat. « La dernière fois qu'ils sont venus, ils nous ont payé dix sept jours. Lors d'une récente descente, ils ont voulu verser huit jours. Nous avons refusé parce que dans les autres régions, nos collègues ont fini le travail et ont été totalement payés. Aujourd'hui, c'est la Kémo qui est en retard. Ils sont repartis avec l'argent et jusqu'à lors nous n'avons aucune bonne nouvelle », a-t-il expliqué.


Contacté sur la question, le porte parole de l'ANE, Julius Rufin Ngouadébaba, affirme que le processus de versement des indemnités est en cours. Il indique aussi que l'institution ne peut pas toujours revenir sur les mêmes préoccupations.

Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 16:37

 

 

 

04/12/15 (Médiapart)

 

Le pays des hommes intègres

 

Le pays de Thomas Sankara vient d’administrer au monde une magistrale leçon de maturité politique et de démocratie.

 

Les Burkinabés, refusant à Blaise Compaoré le droit de modifier la constitution à son avantage, l’ont d’abord, purement et simplement, chassé du pouvoir.

 

Après son départ, un Gouvernement de Transition a été mis en place, comme en Centrafrique. Mais des fidèles de l’ancien chef de l’état ont tenté un coup de force pour interrompre la Transition. Là encore, la population a envahi la rue pour empêcher le coup de force. Et les élections ont pu être organisées.

 

Malgré les heurts violents et les morts, malgré les tentatives de Blaise Campaoré, depuis la Côte-d’Ivoire où il est réfugié, pour revenir au pouvoir, le Gouvernement de la Transition burkinabé a donc réussi à mener le pays à des élections libres et crédibles.

 

CENTRAFRICAINS ! ALLEZ, VOUS AUSSI, AUX ÉLECTIONS AVEC LA FAROUCHE VOLONTÉ DE SORTIR VOTRE PAYS DU CHAOS !

 

Les Centrafricains devraient observer ce qui vient de se passer au Burkina Faso avec la plus grande attention et s’en inspirer. Le temps est court, certes. Mais la volonté de bien faire, de sortir le Centrafrique de la longue nuit, pourrait être plus forte que toutes les embûches et les pièges tendus par ses ennemis.

 

Car tous les Centrafricains ont la farouche volonté d’abréger les souffrances qui assaillent leur pays depuis si longtemps. Toutes les forces vives de la nation bantoue doivent avoir pour impératives préoccupations, la réussite des élections et la gestion de la situation post-électorale, car les difficultés ne manqueront pas.

 

L’intelligence en politique, c’est une grand part de pragmatisme. Même si les autorités de la Transition n’ont pas été en mesure d’accomplir leurs missions régaliennes, même si la prolongation de leur mission par les États de l’Afrique Centrale ressemble à un coup de force, tous les Centrafricains doivent rester unis derrière les autorités actuelles, pour que les élections se passent de manière exemplaire.

 

La leçon de fraternité, de paix et de réconciliation, que vient de donner le Souverain Pontife à Bangui, oblige toute la population à se mobiliser pour que les élections se déroulent dans la sérénité, la crédibilité et la concorde. Comme l’a si bien martelé le Pape : « …Centrafricains, résistez à la peur des autres, abandonnez vos instruments de mort… Il ne faut pas avoir peur de l’autre, en fonction de sa religion ou de son ethnie…Aimez l’ennemi pour vous prémunir de la tentation de la vengeance et de la spirale des représailles sans fin… » Le voyage du Pape en Centrafrique ne doit pas être un feu de paille. Il doit annoncer la naissance d’un nouveau Centrafrique.

 

Hommes et femmes du peuple et de la société civile, responsables politiques de tous bords, le temps est venu de démontrer votre patriotisme. D’oublier le passé calamiteux de votre pays. De respecter le verdict des urnes et la démocratie. D’oeuvrer au surgissement d’un pays exemplaire pour l’Afrique !

 

P.S. : la pléthore de candidats, pour un pays d'environ 4 500 000 habitants, frise le ridicule. Ce n'est pas un jeu. Il s’agit de l'avenir d'un pays. En plus, qui peut dire, si les candidats, comme l'exige la démocratie, ont pu circuler librement dans tout le pays pour faire campagne ? Ce sont là des sources de préoccupations pour tous ceux qui souhaitent respecter les règles élémentaires de la démocratie.

 

VIVE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, DÉMOCRATIQUE, LAÏQUE, UNE ET INDIVISIBLE !

 

A DE KITIKI

 

Lu pour vous : Centrafrique élections: l’exemple du Burkina Faso le pays de Sankara et des hommes intègres
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 15:49

 

 

 

04/12/15 (AFP)

 

Pélina et Jamila, 4 ans, partagent la même petite table en bois. La première, une croix dorée autour du cou, la seconde, les cheveux recouverts d'un voile rouge. Dans Bangui déchirée par les haines intercommunautaires, l'école mixte de Koudoukou est tout un symbole.

 

Alors que la crise centrafricaine a débouché sur une chasse aux musulmans dans la capitale, avec des quartiers exclusivement chrétiens et animistes, différentes confessions continuent de cohabiter sur quelques kms carrés, dans l'enclave dite "musulmane" du PK5, encerclée par les milices armées.

 

Certes, les chrétiens ne sont pas bien nombreux, 2.000, voire 2.500, à partager le quotidien des quelques 12.000 musulmans restés à Bangui malgré le conflit qui a plongé le pays dans le chaos.

 

Danielle Christiane, une protestante de 30 ans, partage sa tente de fortune avec une famille musulmane dans la cour de la mosquée centrale. La jeune femme dit n'avoir "aucun problème". "Nous vivons très bien ensemble" au PK5, assure-t-elle.

 

Chaque dimanche, catholiques et protestants se retrouvent à la mairie du quartier pour un culte œcuménique. Les églises ont été détruites durant les affrontements entre jeunes musulmans proches de l'ex-rébellion Séléka et milices anti-balaka. Pasteurs et prêtres ont déserté, mais les fidèles, eux, sont encore là pour "communier ensemble".

 

En revanche, s'aventurer en quartier chrétien n'est pas facile, même pour les non-musulmans: "les anti-balaka me menacent comme si j'étais une traître, ils me demandent pourquoi je ne pars pas d'ici (...) J'ai peur", affirme Danielle.

 

Il y a quelques semaines, un jeune chrétien "qui a grandi avec nous" est sorti pour acheter de l'essence au quartier Combattant. "Il a été tué à la machette", explique Doukane Ismaïl, un représentant (musulman) du camp de déplacés lui-même marié à une chrétienne.

 

Le quartier est bouclé depuis plusieurs semaines: devant chaque issue veille un groupe d'autodéfense musulman, des jeunes armés jusqu'aux dents. De l'autre côté d'un no man's land aux rues en latérite désertes, les anti-balaka, qui portent eux aussi la kalachnikov en bandoulière, ont érigé des barricades qu'il daignent seulement retirer au passage des blindés de la Minusca, la force onusienne de maintien de la paix. Avant de les remettre en place aussitôt.

 

Si la visite du pape en messager de la paix entre les deux communautés avait quelque peu détendu l'atmosphère durant le week-end, le meurtre d'un jeune musulman mardi a déjà fragilisé la trêve.

 

"Nous avons tous intérêt à tourner la page et à permettre la libre circulation de tous, les gens du PK5 sont pris en otage et ils en ont marre", prévient l'imam de la mosquée centrale, Tidjani Moussa Naïbi, qui ne cesse de prêcher la tolérance aux côtés de l'archevêque de Bangui, Mgr Nzapalainga.

 

- Médecins mobiles et débrouillardise -

 

En attendant, le quartier s'organise comme il peut. Dans la cour de la mosquée peinte en vert clair, des dizaines de déplacés se pressent chaque jeudi pour la consultation médicale offerte par Médecins sans frontières (MSF). Faute de pouvoir rejoindre les hôpitaux situés en quartiers chrétiens, ce sont les médecins qui viennent à eux.

 

"La plupart souffrent de paludisme, de maladies respiratoires et cutanées à cause de la promiscuité et de mauvaises conditions d'hygiène", estime Monique Diarra, responsable de la clinique mobile MSF, tandis que les cas les plus graves sont généralement transportés par ambulance jusqu'en ville. Près de 850 familles vivent ici entassées sur des nattes à même le sol, souvent inondé en cette période de fortes pluies.

 

Au milieu d'un immense terrain boueux, l'école primaire de Koudoukou a rouvert ses portes à l'initiative de l'association des déplacés il y a trois semaines, après être restée fermée durant les violences intercommunautaires qui ont fait plus de 100 morts à Bangui depuis fin septembre.

 

"Nous n'avons pas grand chose, pas de cahier, ni d'ardoise, mais nous essayons d'apprendre à lire et à écrire aux enfants, pour qu'ils ne restent pas sans rien faire à la maison", explique Aïcha Mahamat, qui fait cours bénévolement à une quarantaine d'enfants en maternelle, dont 15 chrétiens.

 

A la fin des cours, la jeune femme essaye de faire parler les bambins des événements traumatisants. En vain, la plupart se murent dans le silence. "Ils sont encore petits, mais ils savent", observe Aïcha.

 

Beaucoup sont orphelins, comme Issa Amadou, trois ans et demi, dont le père a été tué par des anti-balaka. Et leurs jeux témoignent à eux seuls de la violence vécue: parfois, "ils miment quelqu'un qui se fait égorger" ou "le viseur d'une arme".

 

Centrafrique: le dernier quartier de Bangui où chrétiens et musulmans vivent "ensemble"
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Centrafrique-Presse.com
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 10:34

 

 

 

http://www.agenceecofin.com/ vendredi, 04 décembre 2015 08:46 (Agence Ecofin) - Les travailleurs de la Société centrafricaine des télécommunications (Socatel) poursuivent leur mouvement de grève démarré depuis le mois de mai 2015. Ils réclament désormais 32 mois d’arriérés de salaire au gouvernement. A travers leurs syndicats, à savoir le Syndicat Autonome des Télécommunications (Synatel) et le Syndicat Chrétien des Travailleurs des Télécommunication (SCTT), ils avaient demandé le paiement d’au moins cinq mois d’arriérés, avant l’arrivée du Pape François. Sans succès.

 

Pour se faire entendre, les employés de la Socatel  avaient alors menacé de perturber les communications téléphoniques au plan national et à l’international lors de la visite du Saint Père le 29 novembre 2015. Ils se sont finalement ravisés, ne mettant pas en exécution leur menace. Ils ont opté pour une autre solution, plus douce. Ils ont demandé à l’Archevêque de Bangui, autorité religieuse locale très écoutée par le gouvernement, d’intervenir pour eux auprès de Catherine Samba-Panza, la Présidente de transition.

 

Pour le personnel de la Socatel, de plus en plus remonté contre l’opérateur historique et le gouvernement, le non-aboutissement de leur démarche signifiera un durcissement de leur mouvement de protestation et de revendication.

 

NDLR : Certains fils du pays dont quelques-uns sont paradoxalement candidats actuellement à la présidentielle, se reconnaîtront pour avoir contribué à la mise à sac plusieurs années durant, de  cette société victime de mauvaise gestion caractérisée et de gateway qui n’ont servi qu’à la vampiriser tout en enrichissant illicitement et impunément quelques-uns. 

Centrafrique : les employés de la Socatel réclament 32 mois d’arriérés de salaire
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Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 21:06

 

 

 

http://www.mediaterre.org/

 

Mahamat Kamoun a déclaré qu’à cause de l’augmentation de la température, la République Centre Africaine est déjà confrontée aux effets du changement climatique 

 

Le président a rappelé les efforts de la RCA en matière d’environnement et a notamment mentionné qu’elle contribue à la gestion rationnelle des forêts du bassin du Congo. 

 

Pour M. Mahamat Kamoun, « le constat est clair, la catastrophe se trouve déjà à nos portes. Il nous faut des réponses courageuses et ambitieuses, à la hauteur des problèmes que nous connaissons aujourd’hui. » 

 

« Nous avons tous vis à vis des générations présentes et futures une responsabilité commune mais différentiée selon les capacités respectives des états ».

COP21 : Centrafrique, Mahamat Kamoun, la catastrophe se trouve déjà à nos portes
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Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 20:53
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
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La question de la sécurité en RCA sur la table de discussion

 

http://www.radiondekeluka.org/ jeudi 3 décembre 2015 13:11

 

La restauration de la sécurité en République Centrafricaine est depuis ce jeudi matin au centre d'une table ronde de quatre jours au siège de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEMAC) à Bangui. Les travaux regroupent une centaine de participants parmi lesquels des leaders des groupes armés, des officiers issus des rangs des forces nationales et internationales. 


A l'ouverture des travaux, le ministre d’État en charge de l’Energie et de l’Hydraulique, représentant le gouvernement, Aristide Sokambi, a indiqué que cette table ronde s'inscrit dans le cadre des préparatifs du processus Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des ex-combattants (ex- Séléka et Antibalaka), recommandé lors du forum de Bangui, tenu du 4 au 11 mai dernier.

« Nous avons multiplié des rencontres pour ramener la sécurité dans le pays. Mais cette table ronde concerne les groupes armés, ceux qui ont commis des exactions. Lors des précédentes rencontres, nous avons projeté de les réunir afin de réfléchir sur les voies et moyens pour sortir notre pays de cette situation », a fait savoir Aristide Sokambi. « Il leur appartient de nous dire comment sortir le pays de ce danger puisque nombreux d'entre eux ont facilité la descente aux enfers », a ajouté le membre du gouvernement. 


Cette table ronde revêt une double signification d'après le ministre Sokambi : « Cela nous permettra de voir le processus DDRR et RSS (la Réforme du secteur de sécurité) ».   
 
Le Représentant spécial de Ban Ki-moon en Centrafrique, chef de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique (Minusca), Parfait Onanga Anyanga, précise que le moment est arrivé pour les Centrafricains de trouver eux-mêmes des solutions à la crise qui secoue le pays.


« Ces discussions vont permettre aux populations centrafricaines d'avoir un meilleur contrôle démocratique des forces de sécurité intérieure. Ce qui s'est passé malheureusement dans le passé, pas seulement en Centrafrique mais dans beaucoup de pays africain, c'est que nous avons des forces de sécurité qui évoluaient complètement déconnectées de la population, de la société et qui de temps en temps se retrouvaient à commettre des exactions qui affectaient profondément la vie sociale et la sécurité des populations civiles », a expliqué Parfait Onanga Anyanga. 


« Aujourd'hui, cela doit prendre fin. Il faut également garder à l'esprit que ce qui se fait sur le plan de la démocratisation du pays est intimement lié à l'effort de réforme du secteur de la sécurité. Tout ceci doit se comprendre dans le cadre des efforts en vue du désarmement », a indiqué l'onusien. 


Des thèmes portant sur la sécurité notamment dans un contexte de la reconstruction et la réconciliation nationale vont être abordés durant cette table ronde organisée par le gouvernement en partenariat avec la Minusca. Les travaux vont prendre fin le 6 décembre prochain.


Entre temps la population de Kaga-Bandoro est prise en otage

 
Les populations de Kaga-Bandoro dans le nord du pays sont toujours prises en otage  par les hommes armés. Les habitants de la ville, ayant requis l'anonymat, regrettent que l'autorité de l’État soit défiée par les hommes armés. Ces derniers refoulent tous les fonctionnaires de l’État redéployés dans la ville à l'exception du personnels de la Santé et de l'Education. Ces groupes armés se disent séparatistes de la République du Logone. 


Toujours selon nos sources le processus électoral est menacé dans la région. Le déchirement des listes électorales dans certains quartiers en est l'illustration. Selon la population, la ville de Kaga-Bandoro est transformée en site de formation militaire.

« Le général Nourredine Adam s'est opposé à la décision gouvernementale. Il a accepté dans la localité deux départements, santé et éducation. Les listes électorales affichées ont été déchirées danbs les quartiers Camp Fleur, Socada, Abakar, Ganama et Adam. La ville est transformée en camp de formation militaire », précise un habitant de la ville.


Joint au téléphone depuis Kaga Bandoro, le général Nourredine Adam, commandant les combattants de l'ex-Séléka, confirme les informations et déclare qu'il n'y aura pas d'élections à Kaga-Bandoro.


« Nous sommes tous, fils de ce pays. Si un problème nous oppose, nous avons intérêt à dialoguer afin de faire avancer le pays. S'il faut se fier à des personnalités pour des intérêts égoïstes et abandonner le peuple dans la souffrance, nous ne l'acceptons pas. Nous acceptons les médecins et les enseignants, même s'il faut les aider à rejoindre Birao, nous le ferons. De Sibut à Birao, de Sibut à Sido, il n'y a pas d'hôpitaux, il n'y a pas d'écoles, ni de routes. C'est ce qui nous a poussé à prendre les armes. Si on nous envoie des médecins et des enseignants pour soigner et instruire nos familles, ils sont les bienvenues. Mais d'autres fonctionnaires, nous ne les acceptons pas. Le processus électoral dans le contexte actuel n'est pas possible »

 

Les usagers de la voie fluviale Bangui-Kouango-Mobaye se plaignent du comportement des Anti-Balaka

 

http://rjdh.org/ PAR AGGÉE YAGOUA GUERET LE 3 DÉCEMBRE 2015

 

Les usagers de la voie fluviale Bangui-Kouango-Mobaye se plaigne du comportement des Anti-Balaka, qui ont érigé des barrières illégales dans le but de les racketter. Selon les informations recueillies auprès de ces usagers, les Anti-Balaka ont érigé neuf postes de contrôle de Bangui à Mobaye.

 

Samuel Kpamo, un voyageur explique leur calvaire. « Nos difficultés sont énormes. Une fois que nous quittons Bangui, tous ceux qui ont la carte d’identité nationale doivent payer 500 F. Ceux qui n’en ont pas versent 1000 f. Mais celui qui n’a pas d’argent sera passer à tabac » a-t-il expliqué

 

 Bienvenu Gbiamovoungbo, receveur du baleinière « Dieu m’a donné » a fait savoir que lors des différents voyages, leurs marchandises sont taxées à un prix exorbitant.  Par exemple, un sac de sel qui se taxait à 200 f se chiffre  à 500 FCFA. «  Nous demandons au gouvernement de réarmer les FACA  pour qu’ils reprennent le contrôle de cette voie de ravitaillement afin que  nous puissions voyager dans les conditions requises », a-t-il ajouté.

 

Cette difficulté a entraîné la rareté des vivres sur les marchés de Bangui et des villes longeant le fleuve Oubangui.

 

Un responsable des Anti-Balaka se réserve de tout commentaire. Selon une source proche des Anti-Balaka ces pratiques, à l’absence de l’autorité de l’Etat et du travail les aident à subvenir à leurs besoins.

 

 

La campagne du référendum constitutionnel reste inaperçue dans la capitale

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 3 DÉCEMBRE 2015

 

Malgré le lancement officiel de la campagne pour le référendum constitutionnel en République Centrafricaine par le Ministre de l’Administration du Territoire Modibo  Bachir Walidou le 2 décembre 2015, l’engouement reste toujours timide dans les arrondissements de Bangui. Un constat fait ce matin par le RJDH, où à dix jours du vote référendaire, aucune manifestation ni affiches ne sont faites pour la sensibilisation de la population.

 

Une situation déplorée par le Coordonnateur de l’Organisation des Jeunes Leaders pour le Développement(OJLD), Crépin Azouka, dont son organisation a été retenue pour la champagne.

 

«La campagne a débuté très timidement avec une intensité de moins de 5%, et l’engouement de la population est très faible pour la simple raison que, la constitution n’est pas encore vulgarisée ni affichée dans les rues de Bangui. A cela s’ajoute, le manque de moyen pour la sensibilisation de la population», a souligné le coordonnateur de l’OJLD.

 

Il a profité de cette occasion pour lancer un appel aux autorités centrafricaines de leur venir en aide. «Avec des moyens limités, nous sommes engagés à participer dans le processus électoral en cours dans le cadre des activités d’une caravane dans la ville de Bangui. Nous demandons aux autorités de la transition, aux organisations internationales d’appuyer le mouvement afin de sensibiliser la population centrafricaine sur la nouvelle constitution», a-t-il lancé.

 

Le Ministre de l’Administration du Territoire Modibo Bachir Walidou lors d’un point presse tenu le mercredi 02 décembre dernier, a exhorté la population centrafricaine à voter pour le Oui car, cette nouvelle  constitution va asseoir le pays sur des bases saines et durables, capables de satisfaire les besoins de ceux qui vont diriger le pays.

 

La campagne du référendum qui a débuté le 2 décembre va prendre fin le 12 de ce mois. Le  vote référendaire est prévu pour le 13 décembre 2015.

 

 

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