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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 17:11

 

 

Centrafrique : Plus de 8000 déplacés après des combats entre deux groupes armés à l’extrême nord du pays

BANGUI, 03 septembre 2019 (RJDH)---Plus de 8000 personnes ont quitté leurs maisons suite aux affrontements qui ont opposé dimanche et lundi, dans la ville de Birao, deux groupes armés signataires de l’accord du 06 février.  Ces déplacés, selon des informations RJDH, seraient confrontés à de nombreux besoins d’urgence.

Selon des sources humanitaires bien informées, 8 500 personnes se trouvent depuis deux jours sur deux sites à Birao. Le premier site et le plus important est celui de la base de la Minusca qui compterait, selon les premières estimations, 5500 personnes. Le second s’est constitué à l’aérodrome où sont réfugiées au moins 3000 personnes.

Un leader communautaire qui se trouve le site de la Minusca évoque la présence de nombreuses femmes et enfants qui sont, d’après ses propres termes « traumatisés par les violences auxquelles nous avons assisté ces deux derniers jours ». La même source parle d’importants besoins d’urgence sur ledit site, « nous n’avons pas d’abris, les déplacés sont à la belle étoile livrés au froid et autres intempéries. Impossible d’avoir de l’eau potable qui était déjà difficile en temps normal. Le manger relève du miracle parce que les gens ont quitté leurs maisons dans la précipitation », explique ce notable.

Les mêmes besoins sont exprimés par un commerçant qui s’est retrouvé sur le site de l’aérodrome, « il y a problème d’eau, de tente et de latrine », confie-t-il sans autre commentaire. La communauté humanitaire semble encore sous l’embargo à l’heure actuelle sur la situation de Birao, selon une source que le RJDH a pu contacter. Mais des indiscrétions font état d’un possible acheminement d’aide humanitaire dans les prochains jours à Birao, « toutes les dispositions sont prises pour que les déplacés de cette ville reçoivent dans les prochains jours, l’aide d’urgence souhaitée », nous a expliqué une source humanitaire qui a requis l’anonymat.

La communauté humanitaire n’a pas encore évalué les besoins de ces 8 500 déplacés, un chiffre qui pourrait évoluer vu que de nombreuses personnes se seraient refugiées dans la brousse. Ce pic de violences à Birao pourrait compliquer le plan humanitaire qui, avant ce pic de violence, avait besoin de 430,7 millions de dollars pour sa mise en œuvre mais dont seulement 46 % des fonds ont pu être  mobilisés. Birao fait face à ces violences au moment où la sous-secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires, Ursula Mueller se trouve en visite de travail dans le pays pour évaluer la situation.

Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique : Le KNK appelle à la mise en place d’une plateforme de l’opposition démocratique

BANGUI, 03 septembre 2019 (RJDH)---Le KNK, dans une déclaration publiée le jeudi 28 aout dernier, appelle les partis politiques d’opposition à mettre en place une plateforme de l’opposition pour réfléchir sur les enjeux électoraux.

Le Gouvernement centrafricain a récemment fait fixer la date des prochaines élections générales dont le premier tour est prévu pour le 27 décembre 2020. D’où nécessité pour l’opposition centrafricaine de mettre en place une plateforme électorale selon le KNK.

« A l’occasion de la présentation du chronogramme de ces élections, le Rapporteur Général de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), Julius Ngouade-Baba, a fait mention de certains impératifs liés au respect des étapes incompressibles dans le processus de préparation desdites élections », a indiqué d’entrée le KNK.

Pour le KNK, la date fixée pour le premier tour des élections générales était conditionné par l’adoption de la Loi portant Code électoral ainsi que la Loi Organique sur l’ANE au plus tard fin mars 2019. A ce jour, le Code électoral vient, à peine, d’être promulgué alors que la Loi Organique sur l’ANE n’est toujours pas adoptée.

Outre ces points relevés, ont-ils souligné que, d’autres impératifs d’ordre technique s’imposent, «   La recomposition de l’ANE centrale et des ANE locales ainsi que la formation des nouveaux membres, l’enrôlement des électeurs, l’établissement des listes électorales fiables et l’acquisition de matériels électoraux, etc », a relevé le parti KNK.

A cela s’ajoute la question de la mobilisation des ressources nécessaires au financement de ces élections ainsi que la situation sécuritaire toujours volatile en dépit de la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) du 06 février 2019 se posent également avec une grande acuité.

Au regard de tous ces retards, le KNK craint un glissement électoral, « à l’évidence, les conditions du strict respect du calendrier électoral prévu pour le 27 décembre ne sont pas réunies. D’où, l’inéluctabilité d’un glissement électoral et par conséquent l’ouverture d’un vide constitutionnel », peut-on lire dans la déclaration.

C’est au regard de cette situation que le Kwa Na Kwa invite les autres formations politiques à s’atteler urgemment à la mise en place d’une Plate-Forme de l’Opposition démocratique en vue de mener des réflexions sur cette question précise ainsi que d’autres préoccupations liées à la « gouvernance chaotique » du régime du Professeur Faustin - Archange Touadera.

Vianney Ingasso

 

Centrafrique : Les  inspections académiques de l’Ouest et du Nord-Est du pays dotées en tables-bancs

BANGUI, 3 Septembre 2019(RJDH) --- 3300 tables-bancs ont été remis aux inspections académiques de l’Ouest et du Nord-Est par la Direction Générale de l’Institut National de Recherche et d’Animation Pédagogie (INRAP) dimanche 1er septembre à Bangui, en prélude de la rentrée scolaire prévue pour le 16 septembre prochain. 

La livraison des tables bancs aux inspections académiques de l’Ouest et du Nord-Est arrive à point nommé consacrant la prochaine rentrée scolaire le 16 septembre prochain.

Samuel Feizounam Ouanfio, Directeur Général de l’INRAP, estime que le gouvernement se voit obligé d’améliorer les conditions d’études des enfants dans les villes intérieures du pays, « c’était l’année dernière lors du lancement de la rentrée scolaire que le président de la République a demandé que nos écoles soient dotées en tables bancs et en manuels scolaires. C’est ainsi que cette année le premier ministre a fait de ce slogan une des priorités du gouvernement. Une dotation budgétaire de 548 millions FCFA est mise à la disposition du ministère de l’enseignement primaire et secondaire pour acquérir ces tables bancs », a-t-il expliqué.

La répartition des tables bancs a commencé le dimanche 1er septembre avec l’inspection académique de l’Ouest que le camion est déjà bien chargé pour le départ. S’en suivra ensuite l’inspection académique du Nord-Est. Pour les acheminer, selon le directeur général de l’INRAP, les élus des circonscriptions concernées sont sollicités par le département de l’éducation, « certains élus de la Nation ont déjà commencé à acheminer ces tables bancs dans leurs circonscriptions respectives », a précisé Samuel Feizounam Ouanfio. 

Le gouvernement annonce aussi la livraison des deux autres vagues avant la rentrée scolaire prévue le 16 Septembre 2019 sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

 

Centrafrique : Le Haut Conseil de Communication appel les journalistes a s’implique d’avantage dans le  traitement des sujets sur le VBG.

BANGUI, 03 Septembre 2019 (RJDH) --- Les media centrafricains traitent moins les sujets liés aux questions sur les VBG. Un faible constat de production relevé dans le rapport de monitoring rendu public par le Haut Conseil de la Communication (HCC) lundi 2 septembre.

Les media centrafricains consacrent peu d’espace dans leur production aux questions liées aux violences basées sur le genre (VBG) dans le pays. C’est la substance du rapport de monitoring du Haut Conseil de la Communication (HCC) du mois de juin dernier présenté hier à Bangui, appelant la presse nationale à diversifier les sujets qu’elle traite afin de créer une relation de confiance avec les victimes centrafricaines.

Pour le Haut conseil de Communication, le choix de la thématique sur les VBG reste et demeure une opportunité pour les Medias d’être encore plus proche de la population. Blandin Songuel, Haut Conseiller, « la nécessité de réunir les journalistes c’est surtout pour les amener à s’impliquer dans la campagne médiatique dans la lutte contre les VBG. C’est désormais une réalité planétaire qui touche profondément la Centrafrique. Les statistiques que nous avons à notre portée indiquent que le taux des VBG a encore augmenté de 21 % dans le pays. Donc le VBG est une réalité existentielle en Centrafrique qu’il faut combattre et tenter d’arrêter ce phénomène qui ne vise que les femmes et c’est pourquoi nous avons pensé au niveau du Haut Conseil de Communication (HCC) que le rôle majeur de la presse est indispensable dans cette lutte » a précisé le Haut Conseiller. 

Une Initiative a été prise, selon lui, au niveau du Haut conseil de la Communication pour amener les medias à traiter plus les sujets des VBG, « Une initiative a été déjà prise dans ce sens en réunissant les journalistes, c’est déjà le premier départ. Le second est de les accompagner à  jouer leur rôle d’interface avec les partenaires, essayer d’amener les partenaires à s’intéresser à la presse en donnant les moyens à pour qu’ils s’impliquent d’avantage dans ce travail parce que le HCC trouve que la question des VBG est déjà une priorité à mettre en avant. Ce rapport qui est rendu est un rapport thématique qui ne concerne que particulièrement les VBG et cette question sera prise en compte par le Gouvernement de ramener  les choses telle qu’elle est pour que la paix sociale revienne »  indique  Blandin Songuel

Les résultats obtenus de cette étude indiquent que les sujets traités en lien avec les violences basées sur le genre dans la presse écrite restent limités à 13 %, la presse électronique 9 %, par les medias audiovisuels publics 59 % contre 41 % pour les medias privés.

 Paméla Dounian-Doté

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 17:01

 

 

Vakaga : Birao secoué par des affrontements meurtriers

 

https://www.radiondekeluka.org mardi 3 septembre 2019 05:38

 

Des affrontements inter communautaires opposent depuis ce 1er septembre 2019 deux ethnies rivales de la ville de Birao. Le bilan fait état des morts, des blessés et des dégâts matériels importants. A l'origine des heurts, l'assassinat jeudi 29 août dans la soirée de Aziz, fils du sultan de Birao.

Le combat est d'une rare intensité. La population a fui pour se réfugier à proximité de la base de la Minusca. Les parties en conflit ont incendié des habitations et des commerces. Le bilan humain est lourd a rapporté un habitant de Birao joint par Radio Ndeke Luka ce 2 septembre.

« Depuis hier jusqu’aujourd’hui, la situation est toujours tendue. Des maisons et des boutiques sont brûlées, la population est cantonnée au niveau de la Minusca. Il y a des morts », a précisé un témoin joint au téléphone sans donner de chiffres précis. « Il n’y a que l’ONG IMC qui intervient dans la prise en charge des personnes déplacées », a expliqué la même source.

L’élément déclencheur de cette vive tension armée au sein des communautés a été la mort du fils du sultan de Birao tué le 30 août par des membres du FPRC, proche de l’ethnie Rounga. Si aucun bilan officiel n'est encore disponible, il n'en demeure pas moins que ces affrontements étaient prévisibles.

Pour préserver la paix à Birao, les éléments armés proches du MLCJ avaient interdit la circulation des armes dans la ville. Cette situation n'a pas été appréciée par les groupes armés actifs dans la zone, notamment le FPRC. Au mois de juillet 2019, un affrontement a opposé les deux groupes armés à Amdafhok, ville frontalière du Soudan suite à la découverte des munitions dans un véhicule.

Début août, le FPRC était sommé par les autorités locales de quitter Birao. En réponse, les éléments dudit mouvement ont fait un assaut au domicile du sultan tuant Aziz son fils. La réponse du groupe armé proche des autochtones ne s'est pas fait entendre.

Le combat entre ces deux factions est enregistré près de 7 mois après la signature de l'accord de paix entre le gouvernement et des 14 groupes armés dont le FPRC et le MLCJ.

 

 

RCA : plus de 250 jeunes désœuvrés désormais capables de se prendre en charge

 

https://www.radiondekeluka.org  mardi 3 septembre 2019 05:53

 

Après 6 mois de formation à l’Agence Centrafricaine pour la Formations Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), 258 jeunes ont obtenu au siège de l’Assemblée Nationale à Bangui leurs certificats de fin de formation. Ils sont désormais capables de s’auto-prendre en charge et s’insérer dans la vie active. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra.

10 métiers manuels entre autre la soudure, la mécanique automobile, la bijouterie, la menuiserie-charpenterie et la couture ont été au menu de cette formation de 6 mois qui s’inscrit dans le cadre du projet Apprentissage par les compétences et par alternatives. Occasion de réduire le taux de chômage élevé en République Centrafricaine, cette formation est financée à hauteur de 150 millions de francs Cfa par l’Agence Française pour le Développement (AFD).

« Je suis contente de recevoir ce certificat après 6 mois de formation. Je projette ouvrir mon atelier, travailler et gagner ma vie », a fait savoir Séphora Sangha, diplômée en bijouterie après cette formation qui sollicite une machine et la matière première or, argent et cuivre.

Le Directeur Général par intérim de l’ACFPE, Pierrot Yoélé a indiqué qu’il y a un projet en cour destiné à la formation des jeunes désœuvrés estimés aujourd’hui à plus de 700 mille. « Les données statistiques font état de 23% de la population totale. Ce chiffre fait peur. Ce qui pose problème pour le développement », s’est inquiété le Directeur général par intérim. Pierrot Yoélé a rassuré que le pays a décroché « le projet PADDA, pour un montant d’un milliard de francs Cfa », enveloppe qui permettra « d’étendre cette expérience de formation à compétence à l’intérieur de la RCA ».

 

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 02:43
Nouvelles nationales sur RNL
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RCA : les groupes armés du Pk5 de Bangui sensibilisées sur la paix et le vivre ensemble

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 30 août 2019 13:48

 

A l’initiative du Mouvement Centrafrique Debout, une organisation de la société civile qui soutient les actions du gouvernement, les hommes armés opérant au Pk5 dans le 3ème arrondissement de Bangui ont été sensibilisés jeudi 29 août sur l’importance de la paix et de la cohésion sociale dans la communauté.

Il est 14h 46mn au rond point Koudoukou au Pk5. Une foule immense s’est mobilisée pour être informée sur la paix et le vivre ensemble. Installé sous un podium juxtaposé au monument Koudoukou, l’orchestre Musiki a agrémenté les participants. 

Abakar Zakaria, rapporteur des hommes armés du Pk5, appelle ses pairs à la paix. « Une crise est arrivée, nous souhaitons que cela prenne fin pour permettre à la population de reprendre les activités. Nous sommes tous, centrafricains, et voulons que le Pk5 renoue avec ses activités d’antan », a indiqué le responsable de ces groupes armés.

« Nous avons multiplié les sensibilisations de proximité pour le retour de la paix au Pk5. Nous demandons à l’opinion nationale et internationale de venir voir qu’il y a la paix », a lâché Maïmouna Zéra, une des femmes leaders du secteur qui se dit satisfaite de cette initiative.

Ce meeting a été une occasion pour le Mouvement Centrafrique Debout qui soutient les actions du Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra d’expliquer aux habitants du 3ème arrondissement l’importance de l’Accord politique pour la paix du 6 février 2019.

« Pour le Mouvement Centrafrique Debout, il s’agit de se rapprocher de la population, d’aller là où les gens pensent que personne ne pourra mettre le pied. Nous sommes au cœur du Pk5 pour dire aujourd’hui qu’il y a la paix », s’est réjoui Gervais Zama Papa, un des organisateurs de cette journée de sensibilisation.

Certains observateurs sociaux souhaitent que cette action soit menée dans tout le pays pour la pérennisation de la paix afin de favoriser le développement socio-économique de la RCA.

 

 

RCA : Mahamat Alkhatim se retire de la Primature

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 30 août 2019 08:23

 

6 mois après l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine, Mahamat Alkhatim, le chef de fil du MPC (Mouvement pour la Paix en Centrafrique) jette l'éponge. Il démissionne de ses fonctions de Conseiller spécial à la Primature en charge des Unités Mixtes de Sécurité pour la zone centre-nord mais reste fidèle aux engagements signés le 6 février.  

Dans une note adressée au Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra ce 27 août 2019, le leader du MPC Mahamat Alkhatim a rendu son tablier. Faut-il y voire un désaccord dans la mise en œuvre de l’accord ? La question reste posée.   

L’homme regrette l’absence de communication entre le Premier ministre, Firmin Ngrébada et lui, en tant que conseiller. Une autre raison évoquée dans le document, la non perception de salaire et certains avantages liés à ses fonctions depuis sa nomination comme Conseiller spécial à la Primature chargé des Unités Mixtes de Sécurité pour la zone centre-nord. A ces griefs s’ajoutent le manque de fiche de poste et l’attitude du chef du Gouvernement qui ne décroche pas son téléphone.

Mahamat Alkhatim estime que son poste est par conséquent fictif et ses représentants nommés à des postes de responsabilité ne sont pas rémunérés comme il se devait.

Cette démission intervient après l’évaluation de l’Accord politique tenue à Bangui les 23 et 24 août en présence des facilitateurs, et où le Premier ministre Firmin Ngrébada reconnait de part et d’autres des dysfonctionnements.

Ce désaccord n’affecte pas l’engagement du MPC à rester fidèle à l’Accord de paix souligne-t-il dans sa lettre de démission. 

La Minusca, dit prendre acte de cette démission

Vladimir Monteiro, porte parole de la Minusca, trouve que l’essentiel aujourd'hui malgré cette démission, est que le MPC reste dans l’accord de paix.

"Le MPC n'a pas quitté l'Accord de paix. Il était d'ailleurs à la réunion des 23 et 24 août à Bangui pour faire l'évaluation de la mise en oeuvre dudit accord", s'est réjoui M. Monteiro ajoutant que "c'est important que les groupes armés restent dans cet accord et mettent en application les engagements de manière effective".

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 02:24
Entretien MACRON - TOUADERA jeudi prochain à l'Elysée
Entretien MACRON - TOUADERA jeudi prochain à l'Elysée
Entretien MACRON - TOUADERA jeudi prochain à l'Elysée

 

Jeudi 05 Septembre

10:45

Entretien

Entretien avec M. Faustin-Archange TOUADERA, Président de la République centrafricaine.

 

Paris 2 sept 2019 (C.A.P) - Dans l'agenda du président français Emmanuel MACRON de ce début du mois de septembre, le site du palais de l’Elysée annonce que le président de la République centrafricaine, le Pr Faustin Archange TOUADERA est attendu le jeudi 5 septembre à 10h 45 mn précises à l’Elysée pour un entretien avec son homologue français.

En effet, de retour du Japon où le président TOUADERA a pris part fin août au TICAD de Yokohama et sur le chemin du retour à Bangui, l’escale de Paris permettra au Chef de l’Etat centrafricain d’être reçu par le président français pour un entretien devenu plus que nécessaire car attendu depuis bien longtemps afin que les deux présidents puissent s’expliquer et lever tous les malentendus, incompréhensions et autres « fake news » qui empoisonnent les vieilles relations d’amitié et de coopération entre la France et la République centrafricaine que la reprise des rapports avec la Fédération de Russie est venue entacher.

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 01:51
LES ENTREPRISES ÉTRANGÈRES FUIENT DU GABON, CAMEROUN ET CONGO

 

Lu pour vous

 

“THE ECONOMIST” RÉVÈLE QUE LES ENTREPRISES ÉTRANGÈRES FUIENT DU GABON, CAMEROUN ET CONGO

 

https://www.coupsfrancs.com Par CF  1 Septembre 2019

 

Le milieu des affaires prend un plomb dans l’aile dans la zone CEMAC, et particulièrement au Gabon où la santé d’Ali Bongo suscite des interrogations, au Cameroun où Paul Biya accablé par la vieillesse, les maladies et la crise anglophone tend vers la fin, et au Congo où l’économie est anémiée et rongée par les scandales de corruption des fils Sassou Nguesso. Le très sérieux journal anglais The Economist” tire une sonnette d’alarme que nous avons traduit en français.

 

Pourquoi de nombreuses entreprises étrangères sont sur le point de quitter le Gabon.

Avec la disparition du président, la corruption est florissante.

On dit souvent des pays que leur véritable richesse réside dans leur peuple. Peu de gens disent cela du Gabon. Avec 2 millions d’habitants et deux fois la superficie de l’Angleterre, il fait partie des pays les plus riches d’Afrique, avec un PIB par habitant de 8 300 dollars des États-Unis. Presque tout cela provient des ressources naturelles. Le Gabon exporte de l’huile, du bois d’œuvre et de l’huile de palme. C’est également le troisième producteur mondial de manganèse, un métal utilisé dans la production d’acier inoxydable.

Cette richesse masque le fait que le Gabon est l’un des pays les plus mal dirigés de l’Afrique. Il n’a plus que deux présidents depuis 1967. Le premier, Omar Bongo, était un despote flamboyant. Il a gardé un tigre de compagnie, a rencontré des présidents français et a transformé le pays en un État à parti unique. Après sa mort en 2009, son fils, Ali, a pris la relève. Il a remporté en 2016 des élections jugées truquées (le taux de participation dans sa province d’origine était de 99,93%, avec 95% des suffrages exprimés pour le président).

L’année dernière, Ali Bongo  a été victime d’un accident vasculaire cérébral et a passé des mois au Maroc à se rétablir. En janvier, quelques officiers subalternes de l’armée ont tenté sans succès de procéder à un coup d’État. Depuis lors, l’État a fermé la plupart des organes de presse et bloqué à plusieurs reprises Internet. L’économie stagne, en grande partie grâce à la corruption croissante.

Une nouvelle arnaque a ciblé les entreprises étrangères à Libreville, la capitale. Il s’appuie sur une loi héritée de la France, l’ancienne puissance coloniale, qui permet aux tribunaux d’ordonner aux entreprises de payer leurs dettes. Cela pourrait avoir un sens lorsque les dettes sont authentiques. Mais les compagnies pétrolières, les banques et les supermarchés ont été pris pour cibles par des sociétés qui viennent de nulle part et exigent le paiement de dettes fictives. Certains hommes d’affaires pensent que les tribunaux sont pris dans l’escroquerie: ils empêchent les entreprises de payer leurs dettes, puis leur infligent de lourdes amendes.

«C’est une farce complète», déclare Johanna Houdrouge de Mercure International, une société basée à Monaco qui gère des centres commerciaux au Gabon. Les autorités ont saisi 164 millions de francs CFA (280 000 USD) auprès d’une filiale de Mercure, à la suite d’une plainte émanant d’une entreprise avec une adresse, mais guère plus. Mme Houdrouge dit que le tribunal a ordonné à la filiale de fournir la preuve qu’elle ne devait rien au plaignant – ce qui était difficile, car les entreprises ont tendance à ne pas tenir des registres de dettes inexistantes.

D’autres entreprises ont été plus durement touchées. Une compagnie pétrolière internationale affirme qu’elle est ciblée au moins quatre fois par semaine, avec des saisies pouvant atteindre 10 millions de dollars.

Le Gabon n’a jamais été exempt de corruption, mais il a atteint des niveaux menaçant la viabilité des entreprises étrangères. Certains disent qu’ils vont bientôt partir. La détérioration semble liée à l’attaque de M. Bongo. De nombreux Gabonais soupçonnent que le président, âgé de 60 ans, ne sera jamais assez bien pour reprendre son travail à plein temps. Les fonctionnaires tentent d’extorquer de l’argent tant qu’ils le peuvent, de peur de perdre leur emploi.

Les voisins du Gabon, le Congo-Brazzaville et le Cameroun, sont également d’anciennes colonies françaises riches en pétrole. Et les deux ont des leaders vieillissants qui sont rarement vus en public. Le président camerounais âgé de 86 ans, Paul Biya, passe la majeure partie de son temps dans une suite de l’InterContinental Hôtel à Genève. En son absence, les manifestations dans le nord anglophone du pays sont devenues une guerre civile. Denis Sassou Nguesso, âgé de 76 ans, a dirigé le Congo-Brazzaville pendant presque 40 des 40 dernières années. Le 6 août, son fils a été accusé par Global Witness, un organisme de surveillance, d’avoir volé 50 millions de dollars de fonds publics.

Depuis l’indépendance en 1960, le Gabon a évité la guerre civile et les coups d’Etat. Il entretient des relations étroites avec la France. Pourtant, cela devient inhospitalier pour les entreprises étrangères. M. Bongo, malgré tous ses défauts, savait ne pas tuer l’oie d’or. Certains de ses fonctionnaires semblent ne pas avoir appris la leçon.

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 01:34
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « L’accord de paix suscite des espoirs », selon le CICR 

 

BANGUI, le 31 Aout 2019(RJDH)---La situation sécuritaire s’améliore progressivement dans le pays après l’accord politique de paix, note le Comité International de la Croix-Rouge en Centrafrique. Selon la Cheffe de la délégation du CICR Valérie Petitpierre, la solution à la crise centrafricaine est politique, car « l’accord politique de paix suscite des espoirs». 

L’amélioration de la situation sécuritaire en Centrafrique selon le CICR intervient après la signature de l’accord politique de paix et de réconciliation qui d’après lui commence à susciter déjà de l’espoir avec la diminution des violences sur le terrain.

« Nous avons tous le devoir d’espérer que cet accord va mener à une stabilisation dans le pays, à une normalisation aussi de la sécurité et des conditions de vie des populations. Je salue cet accord de paix. Pour nous les acteurs humanitaires, la solution à la crise centrafricaine sera une solution politique. Sauf qu’il y ait la volonté politique. Que cet accord de paix change véritablement les conditions de vie sur le terrain. La solution ne viendra pas des humanitaires », a déclaré la Cheffe de délégation du Comité international de la Croix Rouge.

Malgré ce changement sur le terrain, le CICR a noté le niveau de violence qui continue d’être perpétré par des groupes armés, « on constat à travers le pays, une diminution de confrontations armées entre les groupes armés mais, on constate aussi qu’un niveau de violence quotidienne très élevé contre les populations notamment, le vol, le braquage, les exactions, les menaces, les arrestations arbitraires, les barrières et des enlèvements », note Valérie Petitpierre.

Le Comité International de la Croix-Rouge de janvier à juin 2019 a noté un bilan positif de ses activités dans plusieurs domaines notamment, la santé,  l’assistance humanitaire, la vaccination de bétails et la sensibilisation sur le droit international humanitaire.

Judicaël Yongo.

 

 

Centrafrique : Me Mathias Mourouba dénonce la corruption au niveau du parlement 

BANGUI le 31 Aout 2019 (RJDH)---La corruption au niveau de l’Assemblée Nationale a été vivement critiquée par Me Mathias Mourouba, président de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme lors d’une conférence de presse organisée à Bangui ce vendredi 30 aout. C’est en prélude à la conférence débat du Réseau des organisations de la société civile en Centrafrique pour la bonne gouvernance (ROSCA-DG)  qui a choisi le thème de ce mois d’aout, la « corruption ». 

Selon Me Mathias Mourouba, « la société lorsque la corruption touche l’Assemblée Nationale, cela nous pose problème. Parce que ce sont des personnalités en charge de vote des lois ». Le président de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme(OCDH) doute de la sincérité des élus de la Nation censés voter les lois dans le pays, « on se pose des questions, dans quelles conditions finalement ces lois sont votées ? » s’interroge-t-il avant de mettre en lumière les procédures de vote des lois au niveau de la 6èmelégislature qui selon lui, est caractérisée par la corruption.

«  Pour voter une loi parfois, les députés demandent qu’on leur donne de l’argent alors qu’ils sont payés par l’argent de l’Etat» a critiqué Mathias Mourouba.

La corruption est punie par le code pénal de la République Centrafricaine en son article 368 alinéa 1 qui stipule que : « sera puni d’un emprisonnement d’un à dix ans et d’une amande de 100.002 à 2.000.000 francs, quiconque en connaissance de cause, aura sollicité ou agrée des offres ou promesses, sollicité des dons présents ou tout autre avantage indu, directement ou indirectement », peut-on lire dans le code.

Selon le rapport de la Cour des Comptes, plusieurs personnalités politiques ont été citées dans les affaires de corruption. Le Réseau des Organisations de la société civile centrafricaine pour la gouvernance et le développement veut à travers cette conférence débat, dresser un rapport sur les enquêtes axées sur la corruption afin de remettre au gouvernement.

Paméla Dounian-Doté.

 

 

Centrafrique : Le ministère de la Santé envisage lancer une nouvelle campagne de vaccination contre la poliomyélite 

BANGUI,  31 Août 2019 (RJDH) ---Une nouvelle campagne de vaccination contre la poliomyélite sera lancée à travers le pays. Une annonce du Ministère de la Santé publique faite le 29 aout dernier à Bangui suite au fait taux de participation à la dernière campagne.

C’est un plan de correction selon le propre terme du ministère de la Santé qui envisage lancer une nouvelle campagne après avoir enregistré une faible participation. La dernière campagne de vaccination contre la poliomyélite lancée du 16 au 18 août dans le pays a connu un faible engouement des parents des enfants. Pour atteindre le nombre des vaccinés, les cadres du ministère de la Santé publique se sont rencontrées le 29 aout dernier à la direction régionale numéro 7 à Bangui pour renforcer le système vaccinal.

L’objectif est de mettre en place un programme d’activités de sensibilisation, explique Docteur Nina Nestor Kossingou, « les autorités administratives, préfectorales, sous-préfectorales, communales, les chefs de groupes, de quartiers, les leaders des confessions religieuses, ont un rôle à jouer dans le cadre de sensibilisation des  communautés. Donc, un programme élargi de sensibilisation sera organisé en amont sur toute l’étendue du territoire national par ce que la vaccination contre la polio est le seul moyen de lutter contre toutes les pathologies nuisibles à la santé », a-t-il lancé.

La Coordonnatrice de la région n°7, Colette Yalenguéré, a présenté le danger si les enfants ne sont pas vaccinés dans le pays, « les personnes immunisées sont protégées contre environ 11 pathologies, dont la poliomyélite, le BCG.  Il est important de l’immuniser tous les enfants de 0 à 5 ans».

Le chef de quartier Kangba dans le 2ème arrondissement de Bangui, Ambroise Wodo, demande l’implication des média dans les activités de sensibilisations à travers les émissions, « la presse est un canal très important pour la sensibilisation de la population. Car les conséquences de cette maladie sont énormes dont la paralysie pour des enfants atteints de la poliomyélite », a appuyé le l’autorité locales, membres des relais communautaires.

L’ensemble du programme élargi de vaccination constitue une protection contre plusieurs pathologies, dont la poliomyélite, la tuberculose, l’hépatite virale. Une dizaine de pathologies dangereuses sont mises en quarantaine selon Docteur Nina Nestor Kossingou qui a insisté sur l’appui de la communauté afin de lutter contre ces maladies.

Les résultats de la dernière campagne de vaccination contre la poliomyélite qui a été lancée du 16 au 18 aout ne sont pas encore disponibles selon des informations RJDH. 

Auguste Bati-Kalamet

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 01:03
RCA: surpopulation et manque de moyens chroniques à la principale prison de Bangui
RCA: surpopulation et manque de moyens chroniques à la principale prison de Bangui

 

 

Par RFI Publié le 31-08-2019 Modifié le 31-08-2019 à 01:32

 

Toute la semaine, la principale Ngaragba a fait l’objet d’un contrôle de la part de l’Inspection générale des services judiciaires. Et ce à la demande du ministère de la Justice pour vérifier les conditions de vie des détenus.

Alignés un par un, les détenus se présentent devant l’inspecteur général des services judiciaires. « Qui est le juge qui vous a reçu ? Combien de fois ? Qu’est-ce qu’il vous a dit ? », S’enquiert-il.

Joseph Bindoumi et son équipe vérifient l’avancée des dossiers des détenus. Le constat est sans appel : 800 détenus sur 1 000 sont en attente de leur passage devant la justice. « Il y a des gens qui attendent d’être jugés depuis deux ans, trois ans, quatre ans. Il y a des gens qui en deux ans n’ont été vus qu’une seule fois par un magistrat, pointe-t-il. Donc nous avons remarqué le surpeuplement dû à la lenteur des procédures au niveau de l’examen des causes devant les juridictions. »

La surpopulation à Ngaragba est l’un des principaux problèmes. Un prisonnier pour deux mètres carrés. Certains attendent leurs procès, d’autres leur remise en liberté. « Nous avons constaté qu’il y avait la volonté de mieux faire, mais que le nombre de personnes pour gérer plus de 1 000 détenus est insuffisant, commente l'inspecteur général des services judiciaires. Il n’y a pas d’ordinateur qui soit susceptible d’indiquer que cette personne-là est rentrée tel jour et doit sortir tel jour. Donc nous sommes restés aux registres et nous encourageons le greffe à mieux tenir ces registres-là. »

Parmi les raisons de la surpopulation aussi, il y a le transfèrement de nombreux prisonniers. À cause du conflit, de nombreux tribunaux ne sont pas en activité et les détenus transférés pour être jugés à Bangui engorgent le système judiciaire et carcéral de la capitale.

Le manque de personnel est généralisé selon l’inspecteur, ainsi que le manque de moyens notamment au niveau de l’infirmerie et de la cuisine qui ne sert qu’un maigre repas par jour aux détenus. Insuffisant.

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 00:33
Centrafrique: combats entre groupes armés dans le Nord-Est
Centrafrique: combats entre groupes armés dans le Nord-Est
Centrafrique: combats entre groupes armés dans le Nord-Est

 

 

Par  Le Figaro avec AFP le 01/09/2019 à 21:30

 

Des combats ont opposé dimanche dans l'extrême nord-est de la Centrafrique deux groupes armés signataires de l'accord de paix conclu début février avec le gouvernement, a annoncé à l'AFP la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

Ces affrontements ont eu lieu dans la ville de Birao. Ils ont opposé des miliciens du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) à ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Dimanche soir, il n'a pas été possible de confirmer si les combats avaient fait des victimes.

Plus de 1.000 déplacés se sont réfugiés aux alentours de la base de la Minusca à Birao. Les casques bleus ont effectué des patrouilles dans la ville pour sécuriser les populations civiles, selon la Minusca.

«La situation est désormais calme», a déclaré à l'AFP Abdoulaye Hissène, le chef militaire du FPRC. Une accalmie confirmée par son homologue du MLCJ, Ali Abderamane. Mais sur place le climat reste tendu, selon plusieurs sources humanitaires. Elles s'inquiètent d'une nouvelle flambée de violences, alors que les deux groupes armés se font toujours face dans la ville.

La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition pro-musulmane (l'ex-Séléka), qui a entraîné une contre-offensive de milices pro-chrétiennes autoproclamées d'«auto-défense» (antibalaka). Le pays connaît une relative accalmie depuis la signature d'un accord de paix le 6 février dernier entre 14 mouvements rebelles et le gouvernement centrafricain. Les populations sont toutefois toujours victimes de violences commises par les groupes armés qui contrôlent 70% du territoire.

Le MLCJ et le FPRC, tous deux issus de l'ex-Séleka, s'étaient déjà affrontés le 14 juillet dans le village d'Am-Dafock, situé à la frontière du Soudan, à 60 km de Birao. Un affrontement provoqué par l'arraisonnement d'une cargaison d'armes appartenant au MLCJ par des éléments du FPRC, qui avait causé la mort de huit miliciens: quatre dans chaque groupe.

 

 

Violents combats à Birao entre le MLCJ et le FPRC.

 

Par Moïse BANAFIO , Journaliste et correspondant du CNC à Bria  le 1 septembre 2019 , 4:50

 

Birao (CNC) – De violents combats ont opposé, ce dimanche 1er septembre 2019, dans la localité de Birao, situé à l’extrême nord-Est de la République centrafricaine, deux factions rivales de l’ex-coalition rebelle de la Seleka, le FPRC et le MLCJ, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews Centrafrique (CNC).

 

À l’origine, selon nos informations, l’assassinat vendredi de monsieur Abdel-Azize Amgabo, 28 ans,  fils du Maire-Sultan de Birao Monsieur Amat Amgabo par des hommes armés encore non identifiés alors qu’il revenait d’une cérémonie.

Pour les proches de la victime, de l’ethnie Kara, l’assassinat du jeune Abdel-Azize serait une fois de plus une provocation des Rounga.

Étant donné que la majorité des combattants du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique )  sont de l’ethnie, Rounga, et ceux du MLCJ (MOUVEMENT DES LIBÉRATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE ) de l’ethnie Kara, l’assassinat du fils du Maire-Sultan de Birao, de l’ethnie Kara seraient liés probablement à une provocation du FPRC.

Pour se venger, les Kara ont tendu une embuscade aux Rounga qu’ils auraient assassinés d’eux (2) ce dimanche aux environs de 11 heures du matin alors qu’ils étaient à bord de leur moto.

Contre toute attente, les combattants du FPRC, très nombreux,  se sont lancés brusquement aux attaques de la base du MLCJ à Birao vers midi. Et ce, jusqu’à 17 heures sans interruption.

Même si le bilan provisoire fait état d’une dizaine des morts, le MLCJ affirme avoir mis en déroute le FPRC à Birao.

Selon nos informations, deux bases militaires du FPRC sont tombées aux mains du MLCJ. Seule la base du général autoproclamé Adam Contant qui résiste encore à l’assaut du MLCJ à Birao.

Comme le mois dernier, le combat de ce dimanche fait remonter la tension à Bria et à Ndélé où les combattants du FPRC sont nombreux. Les armes sont sorties et les populations inquiètent de cette tension entre les Rounga et le Kara qui pourrait affecter toute la région.

Il y’a lieu de rappeler que le 14 juillet dernier, le FPRC et le MLCJ se sont affrontés avec un bilan de plus de 20 morts suite à une histoire d’importation des munitions de guerre depuis le Soudan.

 

Copyright 2019 CNC.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 18:29
RCA: la gestion de la mairie de Bangui à son tour épinglée dans un rapport
RCA: la gestion de la mairie de Bangui à son tour épinglée dans un rapport

 

 

Par RFI Publié le 30-08-2019 Modifié le 30-08-2019 à 06:41

 

En République centrafricaine, après le scandale lié à la mauvaise gestion de l’Assemblée nationale, c’est au tour de la mairie de Bangui d’être pointée du doigt. Dans une note ministérielle que RFI s’est procurée, datée du 22 juillet et adressée au chef du gouvernement, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation Augustin Yangana-Yahote fait un rapport critique sur l’état de gestion de la commune.

« La situation de la gestion de la mairie de Bangui est devenue extrêmement désastreuse et préoccupante, nécessitant une décision politique salutaire. » C’est ainsi que débute la note du ministre.

Ce dernier soulève de nombreux problèmes au sein de la mairie de Bangui : la gestion des ressources humaines et foncières qui a débouché sur plusieurs contentieux administratifs et judiciaires, des recrutements abusifs, une « gestion financière calamiteuse »…

La note précise qu’en 2018, sur plus de 2,2 milliards de francs CFA perçus des contribuables et de l’État, seuls 13 millions ont fait l'objet d’investissements.

La masse salariale et des assimilés occupent en 2018 plus de 141% des recettes propres de la commune. Des salaires attribués sans base juridique, supérieurs à deux ou trois fois les salaires de base. La note du ministre souligne une crise de confiance au sein de la mairie.

La mairie elle affirme que des contrôles réguliers sont menés par l’inspection générale d’État et par l'Inspection générale des finances. Elle assure être prête à recevoir tout organe compétent pour de nouveaux contrôles.

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 18:15
Centrafrique : la musique pour aider les déplacés

 

Chancela Gningui avec Reuters   29/08 - 13:02

 

Un moment de gaieté et de musique chez les déplacés centrafricains grâce à l’arrivée de Ozaguin Oz, l’un des chanteurs les plus célèbres du pays.

Ozaguin Oz s’est rendu à Bambari dans le centre de la République Centrafricaine pour évaluer les besoins alimentaires des réfugiés. La présence de l’artiste a permis aux déplacés d’oublier leur détresse et de bénéficier de coupons alimentaires.

“J‘éprouve beaucoup de joie à voir comment les gens viennent ici pour obtenir leurs coupons et pour se procurer de la nourriture. Cela me fait vraiment plaisir, honnêtement, de voir le travail que fait le Programme alimentaire mondial, et j’ai vu que les femmes et nos frères étaient heureux. Vraiment, c’est du beau travail”, a déclaré l’artiste Ozaguin Oz.

La région de Bambari peine à retrouver la stabilité depuis les événements tragiques de 2013. Mariam Adamou, commerçante de 27 ans, a fui son village après avoir été attaqué par des combattants chrétiens anti-Balaka, il y a cinq ans.

“Nous ne pouvons pas parler de retourner dans notre village, c’est fini maintenant. Mais ce que nous voulons, c’est la paix pour que nous puissions reprendre le cours de nos vies”, témoigne Mariam Adamou.

Une situation qui a poussé le Programme alimentaire mondiale à demander un financement supplémentaire pour venir en aide à ces déplacés.

“Il y a moins de 5 millions d’habitants en RCA, dont 1,8 million souffrent d’insécurité alimentaire. La communauté internationale a vraiment besoin de poursuivre et d’augmenter son aide et c’est pourquoi le Programme alimentaire mondial demande 35 millions de dollars pour doubler son aide à ce pays”, indique Herve Verhoosel, le porte-parole du PAM.

Au moins, trois camps de déplacés internes sont installés dans la ville, dont celui de l‘Élevage, le plus grand, avec 8.500 personnes, principalement issues de la communauté musulmane.

 

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