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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:24

 

 

La Haye (AFP) 16 mai 2016 à 18h50 - Après cinq ans d'un interminable procès, le Congolais Jean-Pierre Bemba comparaissait de nouveau lundi devant la CPI, qui doit déterminer sa peine pour les crimes perpétrés par sa milice en Centrafrique, tandis qu'un expert présentait les répercussions des viols commis par ses troupes.

 

Le 21 mars, au terme d'un procès ouvert en novembre 2010, la Cour pénale internationale (CPI) a reconnu l'ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) coupable de cinq crimes de guerre ou crimes contre l'humanité commis en 2002 et 2003 en Centrafrique, en vertu du principe de la "responsabilité du commandant".

 

Mais le quantum de la peine de M. Bemba, 53 ans, vice-président de RDC entre 2003 et 2006, restait encore à fixer après de nouveaux débats. Ils se sont ouverts lundi et doivent s'achever mercredi. Durant ces trois jours d'audience, les juges entendront plusieurs témoins, les réquisitions du ministère public, ainsi que les plaidoiries de la défense.

 

Jean-Pierre Bemba encourt jusqu'à 30 ans de prison, voire la perpétuité si les juges estiment que l'"extrême gravité du crime" le justifie. Il a déjà passé huit années en détention.

 

Témoin cité par la défense, l'évêque catholique Fridolin Ambongo a cherché lundi à démontrer que Jean-Pierre Bemba et sa milice - le Mouvement de libération congolais (MLC) - avaient joué un rôle dans l'établissement "de la paix et de la stabilité" dans la province de l'Equateur, au nord-ouest de la RDC.

 

En octobre 2002, quelque 1.500 hommes du MLC s'étaient rendus en Centrafrique pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d'une tentative de coup d'Etat menée par le général François Bozizé. Jusqu'en mars 2003, les troupes de Jean-Pierre Bemba y avaient tué, pillé et violé.

 

Lors de son procès, sa défense avait argué qu'il n'y avait "aucune preuve d'un ordre venant de M. Bemba vers ses troupes en Centrafrique" mais les juges ont estimé que par téléphone, radios ou téléphone satellite, Jean-Pierre Bemba, alors en brousse dans le nord-ouest de la RDC, était en "contact constant" avec ses soldats.

 

Les crimes étaient considérés comme "une compensation pour les soldes et rations insuffisantes et/ou pour déstabiliser, humilier ou punir ceux suspectés d'être rebelles", ont estimé les magistrats dans leur jugement, le premier de la Cour internationale à avoir condamné le recours au viol comme un crime de guerre.

 

- Hommes, femmes, enfants: tous violés -

 

Tout en affirmant ne pas avoir eu connaissance de ce qui se passait en Centrafrique, l'évêque Ambongo a déclaré lundi que les forces du MLC avaient "enfin permis à la population de se sentir libre, parce que le MLC est venu reconstruire tout ce qui avait été détruit".

 

Il dit peiner à comprendre comment Jean-Pierre Bemba, qui a aidé sa province "pendant une période très troublée", a pu se "transformer en monstre" de l'autre côté de la frontière.

 

Dans l'après-midi, c'est un expert américain cité par l'accusation qui a rejoint la barre, afin d'établir les conséquences de ces viols de masse commis durant cinq mois en Centrafrique.

 

Daryn Reicherter, de l'Université californienne de Stanford, a relevé chez des dizaines de victimes "des taux effroyablement haut de troubles liés au stress post-traumatique".

 

"Un simple viol peut avoir des conséquences sur plusieurs générations", a-t-il dit, évoquant le rejet par leurs familles de nombreuses victimes, totalement abandonnées à elles-mêmes.

 

Hommes, femmes, enfants: tous étaient violés indifféremment, a raconté M. Reicherter, parlant même d'un cas où trois générations de la même famille ont été violées par des miliciens du MLC et forcées, une arme sur la tempe, à assister aux viols de leurs proches. "Ce n'était pas une question de plaisir sexuel, mais une volonté de terroriser et de torturer", "d'humilier et de contrôler toute une population", a décrypté l'expert.

 

Riche homme d'affaires devenu chef de guerre, Jean-Pierre Bemba a été de juillet 2003 à décembre 2006 l'un des quatre vice-présidents du gouvernement de transition de Joseph Kabila en RDC. En 2006, il avait perdu au deuxième tour de l'élection présidentielle contre ce dernier, puis s'était installé en Europe.

 

Il a été arrêté à Bruxelles en 2008 puis remis à la CPI. Depuis, le MLC est devenu un parti politique, le deuxième plus gros parti d'opposition à l'Assemblée nationale congolaise.

 

© 2016 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Crimes en Centrafrique: Bemba de retour devant la CPI, qui doit fixer sa peine
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:21

 

 

Par RFI  15-05-2016 Modifié le 15-05-2016 à 22:41

 

Les électeurs étaient conviés aux urnes ce dimanche 15 mai dans dix circonscriptions de Centrafrique pour des législatives partielles. La Cour constitutionnelle de transition avait, pour la deuxième fois en mars, invalidé le premier tour des législatives dans ces circonscriptions pour fraudes. Les résultats devraient être connus d'ici la fin de la semaine.

 

Pour la troisième fois, les électeurs de dix circonscriptions centrafricaines étaient appelés à voter ce dimanche pour le premier tour des élections législatives. Le scrutin du 30 décembre visant à départager les candidats au Parlement avait été annulé sur l'ensemble du territoire. Un deuxième premier tour s'était tenu le 14 février. Mais il a été invalidé une deuxième fois dans ces dix circonscriptions par la Cour constitutionnelle.

 

A Bangui, deux circonscriptions étaient concernées, dans les 3e et 5e arrondissements. On votait également à Sibut, Kaga Bandoro 2, Bangassou 1, Bimbo 1, Bossangoa 4, Ippy 1 et 2 et Koui.

 

Et apparemment l'exercice fatigue les électeurs puisque la participation semble particulièrement faible cette fois-ci à peu près partout. Selon l'Autorité nationale des élections (ANE), les résultats provisoires de ce nouveau premier tour devraient être connus d'ici le 21 mai.

 

Les électeurs seront ensuite convoqués, avec ceux de deux circonscriptions supplémentaires à Bangui et Batangafo, pour un second tour vers la fin juin. Les résultats définitifs devraient, si tout va bien, être proclamés fin juillet après examen des éventuels contentieux. Ce n'est qu'à l’issue de cette proclamation que l'Assemblée nationale centrafricaine sera au complet.

Législatives partielles en RCA: participation en berne après deux annulations
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:17

 

 

Par Cyril Bensimon (Bangui) LE MONDE Le 14.05.2016 à 07h25 • Mis à jour le 14.05.2016 à 11h17

 

Figé dans sa statue plantée à l’entrée du quartier du KM5, le lieutenant Georges Koudoukou aurait tant de choses à dire à François Hollande, en visite à Bangui vendredi 13 mai après-midi. Lorsque le chef de l’Etat français est passé devant le monument érigé en l’honneur de ce héros de la France libre, mort après avoir été blessé à Bir-Hakeim, en 1942, ce dernier aurait pu lui glisser qu’il n’y a pas si longtemps, étaient inscrits sur le socle de sa statue des messages promettant à son visiteur du jour la Cour pénale internationale.

 

Dans le KM5, dernière enclave musulmane de la capitale centrafricaine, les sentiments à l’égard de la France ont depuis évolué. Vendredi, il n’était plus question de la vouer aux gémonies, de lui rappeler que le déclenchement de l’opération « Sangaris » en décembre 2013 avait entraîné la chute du pouvoir de la Séléka – alliance de mouvements rebelles à majorité musulmane –, suivie d’un cycle de vengeances contre la minorité islamique.« Restez ! », clame un commerçant, derrière un solide dispositif de sécurité.« Il ne faut pas que la France nous tourne le dos. La paix n’est pas sûre », ajoute son voisin. M. Hollande a fait ce bref déplacement pour signifier au nouveau président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, et aux 650 soldats français encore présents, la fin de « Sangaris ». Dans le reste de la capitale, l’accueil était bien moins chaleureux.

 

Une myriade de conflits

 

La République centrafricaine (RCA) n’est plus le théâtre d’une guerre de blocs, s’ils ont jamais existé, entre Séléka et anti-balaka (milices d’autodéfense chrétiennes), mais d’une myriade de conflits où se mêlent luttes pour le contrôle de territoires, banditisme et « protection » de communautés. Près de Ndélé, dans le nord, les mouvements du général Al-Khatim, chef d’une branche des ex-rebelles de la Séléka, font des frayeurs à la population et aux Chinois prospecteurs de pétrole qui s’y trouvent. Plus à l’ouest, à proximité des frontières du Cameroun et du Tchad, les tensions ne cessent de s’exacerber entre pasteurs peuls et agriculteurs. Des conflits qui se règlent désormais à coups de fusils d’assaut.

 

Trois mois après son élection à la présidence, le professeur de mathématiques Faustin-Archange Touadéra a déjà résolu plusieurs équations. Celle de la réalisation d’une victoire dans les urnes sans appareil politique, puis de la formation d’un gouvernement composé de son cercle rapproché, d’un fils d’empereur, Jean-Serge Bokassa, à l’intérieur, d’un conseiller municipal PS à la mairie du 13e arrondissement de Paris, Joseph Yakété, à la défense, et d’anciens membres des gouvernements de l’ex-président François Bozizé, dont. M. Touadéra fut le premier ministre entre 2008 et 2013.

 

L’aide de la France est attendue

 

Il reste désormais au nouvel élu, comme il le détaille, à remporter les défis de « la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, l’assainissement des finances publiques, la relance de l’économie et la satisfaction des besoins de base des populations ». Pour y parvenir, sa première urgence sera d’engager un processus de désarmement et de réinsertion des combattants,« clé de voûte de la relève » de la RCA. L’aide des bailleurs étrangers, et notamment de la France, premier partenaire, est à ce titre fortement attendue.

 

Honoré par son hôte, qui lui a signifié « la reconnaissance des Centrafricains », François Hollande a, lui, salué « une élection qui peut servir de référence en Afrique », avec un scrutin pluraliste comme « ailleurs en Afrique, mais pas partout ». Une allusion aux élections contestées au Congo-Brazzaville et au Tchad.

 

Vers un désengagement militaire

 

Pour la France, le problème à régler est celui d’un désengagement militaire, sans laisser l’impression d’abandonner la RCA à un moment crucial. « La responsabilité qui était la mienne était de prendre la décision d’intervenir alors que nos armées étaient déjà engagées au Mali, a déclaré le président français, qui effectuait sa troisième visite en trente mois. Mais ma responsabilité de chef de l’Etat, une fois que cette opération a été menée à son terme avec le succès que l’on vient de saluer, c’est alors d’y mettre un terme, parce que nos armées sont appelées sur d’autres fronts. » Les priorités militaires sont au Sahel, « encore pour longtemps en Syrie et en Irak », ou à la protection du territoire, mais « la France est et sera toujours là », a insisté M. Hollande.

 

Selon le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui accompagnait le chef de l’Etat, dans un proche avenir, entre 70 et 100 militaires contribueront, au sein d’une mission de l’Union européenne, à la formation d’une nouvelle armée centrafricaine, une centaine d’autres seront déployés au sein de la Mission des Nations unies. Enfin, un détachement d’environ 250 hommes sera positionné sur l’aéroport de Bangui-M’Poko. L’armée française n’en a donc pas terminé avec l’un de ses principaux terrains d’intervention (six depuis 1979).

 

L’étape de Bangui achevée, François Hollande s’est rendu vendredi soir à Abuja, la capitale du Nigeria. Samedi, le chef de l’Etat devait participer au sommet régional consacré à la lutte contre Boko Haram. Une autre crise où les militaires français sont engagés.

 

Cyril Bensimon Bangui

Lu pour vous : A Bangui, François Hollande annonce la fin de l’opération « Sangaris »
Lu pour vous : A Bangui, François Hollande annonce la fin de l’opération « Sangaris »
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:14

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 16 mai 2016 – La MINUSCA entame ce mardi une série de rencontres avec des jeunes, des femmes, des leaders religieux et des chefs traditionnels de Bangui. L’objectif est d’échanger avec ces groupes sur les mesures mises en place par la Mission pour prévenir et combattre les exploitations et abus sexuels commis par des Casques bleus.

 

Sous le thème «Combattons ensemble l’exploitation et les abus sexuels », ces formations se dérouleront  du 17 au 20 mai à la FATEB et réuniront environ 280 personnes. Ces leaders communautaires seront en mesure de mieux expliquer à leur communauté respective comment reconnaitre les comportements prohibés et les dénoncer en toute confidentialité.

 

Cette activité de sensibilisation et formation vient s’ajouter aux rencontres que les responsables de la MINUSCA ont déjà eues avec les populations locales à Bambari, Bria et Bouar pour exprimer la détermination de la Mission à mettre fin à ce fléau. Lors de ces rencontres, le Représentant spécial du Secrétaire général a demandé à la population d’aider la MINUSCA en dénonçant des comportements interdits dont se seraient rendus responsables des fonctionnaires de la MINUSCA mais également d’éviter de stigmatiser les victimes des exploitations et abus sexuels.  

 

La MINUSCA a mis en place un ensemble de mesures de prévention et combat contre ce fléau, en mettant notamment l’accent sur la protection des victimes, la conduite d’enquêtes dès que des allégations sont connues et le suivi des cas, pour que justice soit rendue aux victimes.

 

A ces mesures au niveau de la Mission, s’ajoutent celles prises au siège dans le cadre de la politique de tolérance zéro du Secrétaire général des Nations Unies. Parmi elles, la nomination de la Coordonnatrice spéciale pour l’amélioration de la réponse de l’ONU à l’exploitation et aux abus sexuels, qui a séjourné en Centrafrique en avril dernier, et l’adoption de la résolution 2272par le Conseil de sécurité. Elle prévoit, entre autre, de «rapatrier une unité militaire ou une unité de police constituée d’un contingent lorsqu’il existe des preuves crédibles de cas répandus ou systématiques d’exploitation et d’atteintes sexuelles». Elle met également un accent particulier sur la conduite des enquêtes par les Etats membres et donne au Secrétaire général des Nations Unies la possibilité de remplacer toutes les unités militaires ou unités de police constituées lorsque les auteurs d’abus échappent à la loi de leur pays.

280 LEADERS LOCAUX RÉUNIS PAR LA MINUSCA POUR COMBATTRE L’EXPLOITATION ET LES ABUS SEXUELS
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 19:00

 

 

13/05/2016

 

L’USAID et un groupe de partenaires financent un Projet de paix dénommé « Partenariat interconfessionnel pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine CIPP ».

 

Ce projet qui s’étend sur une période de 5 ans, est financé à hauteur de 7 millions de dollars, soit 4.022.470.000 de francs CFA. Lancé officiellement ce vendredi à Bangui, CIPP vise à sauver la paix en Centrafrique.

 

« Partenariat interconfessionnel pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine CIPP » est une œuvre de la plateforme inter-religieuse de Centrafrique, Catholic Relief Service (CRS), Islamic Relief Worldwide, World vision et Aegis Trust.

 

« Ce sont quatre ONG qui ont constitué un consortium et essayé de l’élaborer en trois objectifs stratégiques. Le premier est de renforcer la capacité des institutions centrafricaines afin qu’elles deviennent des promoteurs de la cohésion sociale. Le deuxième, c’est de faire en sorte qu’il y ait un relèvement économique au niveau du peuple et le troisième parle de la guérison des traumatismes et l’éducation à la paix », a expliqué Alain Bertrand Lazaret, directeur pays de l’Aegis Trust.

 

L’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, l’un des leaders de la plateforme inter-religieuse de Centrafrique se réjouit de ce projet.

 

« Pour la première fois, les partenaires vont soutenir un projet à durée de 5 ans, ce qu’ils n’ont jamais fait. Je pense que nous pouvons être habités par un sentiment de satisfaction », a-t-il déclaré à la fin des travaux tout en ajoutant qu’ « Il y aura une grande assemblée nationale et il y aura des Centrafricains qui seront placés à la tête pour mener à bon port ce projet ».

 

Le prélat a indiqué tout de même que les privés ont contribué à hauteur de 4 millions de dollars soit 2.298.550.000 de francs CFA.

 

Une projection cinématographique sur les témoignages des trois leaders religieux centrafricains a marqué le temps fort du lancement de ce projet. Des témoignages qui déterminent la véritable nature de la crise centrafricaine qui est loin d’être une crise inter confessionnelle comme cela a été présenté par certains médias internationaux.

 

Etait présent à la cérémonie du lancement Jeffrey Hawkins, ambassadeur des Etats Unis en poste à Bangui. Le gouvernement était représenté par le directeur de cabinet du ministre du Plan.

CENTRAFRIQUE : 7 MILLIONS DE DOLLARS POUR CONSOLIDER LA PAIX EN CENTRAFRIQUE
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 18:06
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le président du PUR s’inquiète suite aux soupçons de corruption à l’Assemblée Nationale

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 14 MAI 2016

 

BANGUI, 14 mai 2016—Eddy-Symphorien Kparékouti, président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) se dit inquiet par rapport aux soupçons de corruption qui ont émaillé l’élection du bureau de l’Assemblée Nationale. Pour lui, ces faits sont inadmissibles pour un pays qui veut refonder sa démocratie. Le président du PUR l’a dit dans une interview accordée le vendredi dernier au RJDH.

 

Eddy-Symphorien Kparékouti dit avoir eu des informations sur des soupçons de corruption avant et pendant l’élection du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale. Mais pour lui « il faut chercher à établir la vérité sur ces allégations avant de prendre des mesures. Je pense qu’à l’état actuel des choses, il faut que le nouveau régime puisse situer l’opinion sur cette affaire en ouvrant des enquêtes qui pourront nous dire réellement ce qui s’est passé » a-t-il avancé.

 

Le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction est catégorique « si ces faits sont confirmés, je pense que ce sera une atteinte grave à la renaissance de la démocratie que le peuple centrafricain a conquise par ses sueurs, ses pleurs, ses souffrances et son sang. Ce sera un fait hautement condamnable. Il est inadmissible que des individus mandatés par le peuple puissent s’engager dans des voix aussi honteuses que la corruption pour atteindre des objectifs égoïstes. Je pense que si ces faits sont  vérifiés, les auteurs et co-auteurs doivent être dénoncés voire punis » a-t-il fait savoir.

 

Eddy-Symphorien Kparékouti pense que les faits sont graves parce qu’ils touchent l’instance qui est censée contrôler la nation dans  tous les domaines « ce sont les députés qui sont appelés d’ici là à contrôler l’exercice du pouvoir dans ce pays qui est encore en crise. Si eux-mêmes sont des corrompus ou des corrupteurs, je pense que la barque prend l’eau avant même d’être lancée et il faut penser à la sauver dès maintenant en sanctionnant les auteurs et complices de ces actes ignobles et antirépublicains qui n’honorent ni le nouveau parlement ni le peuple qui l’a élu » dénonce ce leader politique.

 

Pour le président du PUR, ces soupçons de corruption sont en fait, un essai qui risque de faire école « aujourd’hui la République Centrafricaine n’a pas besoin d’une Assemblée Nationale téléguidable, malléable par des espèces sonnantes et trébuchantes. Ce genre de parlement est une bombe à retardement et l’histoire politique de ce pays est là pour le témoigner. Il faut mettre fin à cette idée au cas où ces soupçons sont avérés parce qu’il s’agit d’un essai et s’il n’est pas réprimé, il fera école au sein de cette Assemblée pour anéantir tous les efforts consentis par le peuple centrafricain pour retrouver aujourd’hui le chemin de la démocratie » développe le numéro 1 du PUR.

 

Il se dit aussi déçu par la sous-représentativité des femmes au niveau du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale « nous n’avons qu’une seule femme dans le bureau de l’Assemblée Nationale soit moins d’un pourcent. Ceci est regrettable pour un pays comme la RCA. Je pense que cela doit être vite  corrigé. Il faut encourager le leadership féminin qui est capable de beaucoup de choses. C’est un raté que je condamne avec énergie » indique Eddy-Symphorien Kparékouti.

 

Karim Meckassoua, président du bureau de la nouvelle    Assemblée Nationale est, lui aussi accusé d’avoir corrompu les députés. Ce dernier n’a jamais répondu à ces accusations. La position de Eddy-Symphorien Kparékouti est partagée par le président du PARC Gaston Nguerekata qui a ouvertement accusé Karim Meckassoua de corruption.

 

 

Kabo: Tension entre agriculteurs et éleveurs peulhs suite à la destruction des champs par des bœufs

 

http://rjdh.org/PAR JAPHET BEOROFEI LE 14 MAI 2016

 

KABO, 14 Mai 2016 (RJDH)—La tension entre les agriculteurs et les éleveurs peulhs de Kabo est montée d’un cran depuis une semaine. Cette situation est liée à la destruction de plus de trois hectares de champs par des bœufs appartenant aux éleveurs peulhs armés appelés Mbarara.

 

Pour le moment aucun incident majeur entre les deux parties n’est encore signalé bien que la tension soit vive entre elles.

 

Un agriculteur interrogé par le correspondant du RJDH à Kabo, témoigne les faits en ces termes « j’ai vu mon champs et plusieurs autres appartenant aux gens du village, être détruits par des bœufs dont les propriétaires sont les éleveurs peulhs qui sont ici ». Selon la même source, les tentatives de dialogue ne sont pas appréciées de l’autre coté « quand nous allons vers eux pour tenter de régler la situation, ils répondent par des menaces parce qu’ils ont des armes ».

 

Cette tension est signalée à Kabo au moment où la région entre dans la phase de campagne agricole intense.

Le maire de la ville de Kabo Robert Sanzéman se dit dépassé par la situation « mon pouvoir est limité parce qu’il ne s’exerce pas sur ceux qui ont des armes. Alors comme les forces de sécurité et de défense sont quasi inexistantes dans la région, les plus forts imposent leur loi c’est ce qui arrive dans ce cas précis où les bœufs des peulhs armés détruisent les champs. La situation est là mais on ne peut rien en ce moment » s’est-il lamenté.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les éleveurs peulhs accusés dans cette affaire.

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 13:49

 

 

http://www.pressafrik.com/ samedi 14 mai 2016 14 h 44

 

Jean Francis Bozizé, ancien ministre délégué à la gouvernance centrafricain, et fils du général déchu du même nom, a été brièvement interpellé à Dakar.

 

Francis Bozizé, le fils de l’ancien dictateur centrafricain et ancien ministre délégué à la défense, a été discrètement débarqué par les policiers du commissariat spécial de l’aéroport Léopold Sédar Senghor (LSS), alors qu’il était sur le vol AH510 en provenance de France via Alger. Selon nos confrères de « Libération », des sources indiquent que les enquêteurs sénégalais agissaient ainsi suite à un signalement émis par les nouvelles autorités centrafricaines dirigées par le Président Faustin-Archange Touadéra, vainqueur le 14 février 2016 du deuxième tour de l’élection présidentielle. 
  
En effet, Bangui avait émis une note pour signaler que son passeport diplomatique était annulé. C’est ainsi que ce dernier, après avoir été débarqué, s’est vu notifier cette annulation avant que le document en cause ne soit saisi pour remise à la chancellerie centrafricaine basée à Dakar. Toutefois Francis Bozizé qui est visé par des sanctions de l’ONU, tout comme son père, a pu quitter la capitale avec un passeport français qu’il avait par devers lui. 

 Le passeport diplomatique de Francis Bozizé confisqué à son arrivée à Dakar
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 13:31
ARRÊTONS LE CULTE DE PERSONNALITÉ ET LE GRIOTISME !

 

                  

Le culte de personnalité et le griotisme ont fait leurs preuves par le passé sur les défunts régimes qui se sont succédés en Centrafrique. Le peuple centrafricain en a souffert avec des séquelles et conséquences négatives sur la relance tous azimuts de notre chère patrie. Ce peuple meurtri n'a plus besoin de ce bis répétita. Le culte de personnalité par définition est une attitude donnant plus d'importance à l'image du chef politique qu'à la collectivité. Ce culte de personnalité se manifeste par des chansons, vénérations, images sur tous supports, compliments biaisés etc...Il est souvent le fruit des manoeuvres calculatrices du camp Présidentiel, sa famille politique et quelques rejetés qui se prostituent politiquement.

 

La glorification publicitaire du President de la République et de son gouvernement est le seul tremplin pour les griots et dinosaures de rares espèces d'assurer leur survie. Avec cette pratique, ma nation risque d'être otage des laudateurs qui privilégient la mendicité politique. En conséquence, le culte de personnalité rendra nos dirigeants intouchables au point de bafouer les basiques des droits de l'homme et d'étouffer leurs adversaires. Les griots d'hier ont changé de costume politique et ont pris leur bâton de pèlerin pour entraîner le gouvernement de rupture dans les errements du passé.

 

Certains griots s'évertuent à dire que les deux têtes de l'exécutif sont des docteurs au point de s'interroger si le fait d'être diplômé est synonyme de compétence. D'autres voient précocement en filigrane l'ombre du deuxième mandat alors même que le bilan des cent premiers jours n'est pas encore disponible et de surcroit convaincant. En s'adressant au President de l'assemblée nationale, les griots parlent de"monsieur audit". L'audit est alors devenu son domaine de compétence ? Combien d'audit ont été faits dans ce pays ? Et quelles ont été les suites ? Y'a t-il eu des sanctions disciplinaires ? Des sanctions administratives ou pénales avec injonction de rembourser ?

 

S'agissant du ministre des finances, les griots n'hésitent pas à arguer ses exploits à la tête du Fond de garantie. À notre connaissance, le fond africain de garantie et de la coopération économique n'est pas une institution centrafricaine. L'actuel ministre des finances qui jouit d'une moralité irréprochable a sacrifié son salaire du Fagace par patriotisme pour venir mettre ses compétences et carnets d'adresse au profit de notre chère patrie. En ce qui concerne le President de la délégation spéciale de la ville de Bangui, il a été adoubé avant sa nomination.

 

Nous savons par le passé que c'est un bosseur mais le contexte aujourd'hui n'est pas le même, donc temporisons. Alors de grâce, arrêtons le culte de personnalité, le griotisme et laissez-les travailler. Le gouvernement de rupture saura définir les priorités et utiliser les ressources disponibles de l'Etat à bon escient, dans la transparence avec un comité de suivi de gestion pour le bien être du peuple centrafricain. Il n'y a pas de doute que les nouvelles autorités de Centrafrique ont de bonnes intentions pour la reconstruction du pays mais la grosse tête et les dérapages commencent toujours par le griotisme, alors arrêtons.  

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 13:26
COMMUNIQUE NECROLOGIQUE

 

L’Association des Centrafricains Résident en Tanzanie et en Afrique de l’Est (ACARCT) a la profonde douleur d'annoncer aux Parents ,Ami(es) et Connaissances ainsi qu’a toute la Diaspora Centrafricaine, le décès du Compatriote BENJAMIN KAIFIOBOI survenu au début de la matinée du Vendredi 13 Mai 2016 a Hopital Prince Regent Charles du Bujumbura Capitale de la République du Burundi.

 

 L’ACARCT demande la mobilisation des Compatriotes Centrafricaines et Centrafricains Résident au Burundi de prendre part massivement et activement aux obsèques de l'illustre disparu qui auront lieu le Lundi le 16 Mai 2016 a Bujumbura.

 

(ACARCT) présente ces sincères condoléances et  l’expression de ces profonde sympathies a la famille du disparu.

 

Pour plus d’informations,  veuillez nous contacter au:

 

Tanzanie: +255659910127 et +255719044055

 

Burundi: +25775233657

 

 

Fait a Dar es Salaam le 13 Mai 2016

 

Le President de l’ACARCT

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:47

 

 

 

Des représentants de la société civile ont fait part de leurs priorités parmi lesquelles le désarmement, la fin de l’exploitation et des abus sexuels, ainsi que des violences basées sur le genre, lors d’une série de réunions jeudi avec les experts des Nations Unies en mission à Bangui pour préparer la révision du mandat de la MINUSCA

 

Jeudi 12 mai, ces experts qui sont en Centrafrique pour de larges consultations, ont rencontré successivement des représentants d’organisations féminines, d’une plateforme regroupant les organisations de la société civile et des leaders religieux.

 

Globalement, les représentants de la société civile ont insisté sur la nécessité de désarmer les groupes armés et les civils qui détiennent illégalement des armes. Le mandat de la MINUSCA doit être renforcé dans ce sens, ont estimé les membres de ces panels.

 

« Les femmes constituent plus de la moitié des personnes déplacées dans le pays », ont expliqué les représentantes des femmes de différentes confessions. « Les femmes continuent d’être kidnappées et utilisées comme esclaves sexuelles, notamment par l’Armée de résistance du Seigneur », ont elle mentionné dans leur présentation. La LRA (Lord resistance army), rébellion d’origine Ougandaise, sévit depuis des années aux confins de la Centrafrique et de la république démocratique du Congo.

 

Elles ont aussi regretté la faible représentation des femmes dans les instances de décision du pays. Elles ont noté l’impact des  conflits armés qui ont occasionné le pillage et la destruction des activités génératrices de revenus des femmes qui se retrouvent sans ressources et sans appui pour répondre aux besoins de leurs familles.

 

Les représentantes d’organisations féminines ont aussi dénoncé le fait que « les femmes et les filles sont plus nombreuses à être accusées de sorcellerie et livrées à la vindicte populaire ou emprisonnées dans des conditions insupportables ». Ce phénomène, espèrent-elles, doit être éradiqué pour « préserver le respect de la vie humaine ».

 

Les participants à cette consultation ont aussi insisté sur le besoin de prendre en compte, dans le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) les besoins spécifiques des femmes ex-combattantes et de celles appartenant aux communautés affectées par le conflit armé.

 

Les représentantes des femmes ont aussi plaidé pour l’opérationnalisation de l’Unité mixte d’intervention rapide et de répression des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants (UMIRR), créée en 8 janvier 2015.

 

Ces femmes ont, enfin, proposé la mise en œuvre de la réforme du secteur de sécurité en prenant en compte l’égalité des sexes (offrir l’opportunité de recrutement et de promotion aux femmes) et la lutte efficace contre l’impunité.

 

Du coté des représentants de la plateforme regroupant les organisations de la société civile et des leaders religieux, les attentes sont quasi identiques. « Après les élections, le moment est venu de ramasser les armes qui pullulent au sein des populations pour que les citoyens puissent vaquer paisiblement à leurs occupations quotidiennes », a indiqué un leader religieux. Un activiste de la société civile, à son tour, a demandé que dans le nouveau mandat de la MINUSCA soit inscrit formellement « l’éradication des groupes armés », principalement la LRA « qui vient de passer 10 ans à commettre des exactions contre les citoyens centrafricains ».

 

Plus tôt dans la journée de jeudi, l’équipe, dirigée par le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, El Ghassim Wane, a rencontré plusieurs membres du gouvernement, dans le cadre de ce processus de large concertation qui devra déterminer les priorités du prochain mandat de la MINUSCA.

 

 

La sécurité publique, principale préoccupation du nouveau maire de Bangui

 

Le nouveau maire de Bangui, président de l’association des maires de Centrafrique, Emile Raymond Nakoimbo, a rencontré vendredi des responsables de la MINUSCA et réitéré son intention de travailler avec la mission onusienne.

 

« Nous devons continuer à travailler ensemble ; vous pouvez compter sur moi et vous pouvez compter sur la mairie», a-t-il déclaré.

 

Parmi ses priorités figure la sécurité publique mais aussi la sécurité alimentaire. « Il  nous faut réconcilier le ventre et la tête (…) mais aussi éduquer les populations, reconstruire un civisme nouveau dans une ville que les conflits ont défigurée », a indiqué le maire.

 

La directrice des Affaires politiques de la MINUSCA, Barrie Freeman, a salué «le début d’une nouvelle ère politique après les élections  générales en Centrafrique » et a encouragé l’édile à être « encore plus à l’écoute de la population ».

 

«La menace aujourd’hui dans la ville de Bangui reste les groupes d’auto-défense et quelques acteurs de banditisme et de criminalité », a souligné  le commandant Samah Soussou de la « Joint Task Force », composée de la force militaire et de la police onusiennes en charge de la sécurisation de la ville Bangui.

 

Il a également évoqué la nécessité de relocaliser le « marché Combattant » qui pose des problèmes de sécurité et d’obtenir pour la ville de Bangui des véhicules de lutte contre les incendies.

 

De son côté Guy Saizonou, représentant de la section des Affaires civiles,  a dressé une liste des actions réalisées jusqu’à présent dont la signature du pacte de non-agression qui a permis la réouverture du cimetière de Boeing ; la construction en cours du centre culturel et sportif de Boy-Rabe, la réhabilitation de la bibliothèque de Bangui et celle du marché de Boy-Rabe.

 

Comme le souligne Aderemi Aibinu, « promouvoir la paix et occuper les jeunes dans des activités qui leur permettent de gagner leur vie et d’oublier les armes » est essentiel à la stabilisation et la sécurité. Grâce au programme de travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) quelque 12000 emplois d‘urgence ont été créés à travers le pays pour réaliser des travaux d ‘intérêt communautaire tels que  la reconstruction / réhabilitation des infrastructures : ponts, terrains de jeux, gares routières, l’assainissement  des marchés,  la  réhabilitation de pistes rurales, la production et la collecte de matériaux locaux de construction, la réhabilitation de bâtiments administratifs.

 

Chef du bureau de terrain de la MINUSCA à Bangui, Sayed Awad a souligné la nécessité de reconstruire des maisons détruites au cours des évènements de septembre 2015 ; une façon d’« aider les plus souffrants et les plus démunis à recouvrer leur dignité »

Le maire s’est engagé à une politique de la rigueur dans la gestion de la ville et a renouvelé ses remerciements à la MINUSCA « pour (son) solide engagement », aux côtés des autorités municipales et a salué le courage des « Centrafricains qui ont souffert et qui souffrent dans leur âme et dans leur chair. »

 

La MINUSCA et les responsables de la mairie de Bangui se rencontreront régulièrement.

LE DESARMEMENT EST L’UNE DES PRIORITES, SELON LA SOCIETE CIVILE CENTRAFRICAINE
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