Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 13:45

 

Bangui, Centrafrique 2019-03-27 (ADV) – Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), l’un des groupes armés signataires de l’accord de paix a annoncé dans un communiqué la levée totale de blocus sur l’axe économique reliant la Centrafrique au Cameroun.

Le FDPC était mécontent de ne pas avoir un représentant au gouvernement formé le 4 mars après l’accord de paix obtenu à Khartoum entre le gouvernement les 14 groupes armés dont il fait partie. Pour exprimer son mécontentement, le principal axe économique du pays a été assiégé près de la frontière entre la Centrafrique et le Cameroun.

Dans un communiqué signé ce 26 mars 2019 dont ADV a obtenu copie, le leader du FDPC Martin Koutamadji alias Abdoulaye Miskine a annoncé la levée totale de ce blocus qui a coûté à l’économie du pays. « Le blocus sur l’axe Bouar-Garamboulaye est levé », a-t-il déclaré avant de préciser que « les éléments sur le terrain sont instruits de faire immédiatement le nécessaire pour que la libre circulation des biens et des personnes soit totalement rétablie dans 24 heures ».

Abdoulaye Miskine justifie sa décision par le souci de faire la paix et de respecter les termes de l’accord de paix. Cet accord de paix prévoit la levée des barrières par les groupes armés afin de faciliter la libre circulation des biens et des personnes.

Le leader du FDPC Abdoulaye Miskine lève ce blocus alors qu’il conteste toujours sa nomination au sein du gouvernement Firmin Ngrebada après un remaniement technique qui a pris en compte les aspirations des groupes armés après une vague de contestation.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

Centrafrique : la levée du blocus par un groupe armé sur un corridor qui alimente Bangui

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 27-03-2019

 

Le président du mouvement armé centrafricain dénommé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, a "officiellement" décidé mardi de lever le blocus sur le corridor Bangui-Garoua Boulaï qui alimente la capitale centrafricaine, a-t-on appris ce mardi dudit mouvement.

Dans une décision signée ce mardi par l'intéressé, depuis Brazzaville où il réside, M. Koumtamadji a dit avoir pris en compte la nécessité d'entretenir la paix et l'allègement des souffrances du peuple centrafricain, et les conclusions des pourparlers d'Addis-Abeba du 20 mars dernier.

En conséquence, M. Koumtamadji a déclaré avoir instruit ses éléments pour "faire immédiatement le nécessaire de sorte que la libre circulation des biens et des personnes soit totalement rétablie dans les 24h".

Au lendemain de la formation du premier gouvernement du Premier ministre Firmin Ngrébada, les éléments armés du FDPC résidant au village Zouckombo (ouest) ont organisé un blocus du corridor Bangui-Garoua-Boulaï, en signe de protestation du fait qu'aucun de leurs éléments ne figure au gouvernement.

Après les consultations d'Addis-Abeba convoquées par l'Union africaine et l'aménagement du gouvernement, M. Koumtamadji, pourtant nommé ministre de la Modernisation de l'administration et de l'innovation des services, a renoncé à la promotion, prétextant ne pas s'intéresser aux postes ni à l'argent.

Entre temps, le blocus jusque-là entretenu par ses éléments armés à Zoukombo ont porté un coup dur aux échanges commerciaux entre le Cameroun et la République centrafricaine, d'une part, et contribué à la surenchère en Centrafrique. Presque tous les prix ont été revus à la hausse, le sac de ciment étant passé de 8.500 francs CFA avant la crise à 12.000 francs après la crise. 

Source: Agence de presse Xinhua

Le groupe rebelle FDPC lève le blocus sur l’axe économique Bangui-Garouamboulaye
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 13:41
Les Peuls, une communauté sans frontières en révolte
Les Peuls, une communauté sans frontières en révolte

 

Lu pour vous 

 

https://mondafrique.com  By  Aza Boukhris  25 mars 2019

 

Le massacre de Peuls à Ogossabou  est un drame d’une gravité exceptionnelle. Le Mali n’est pas le seul pays menacé de troubles graves. Plusieurs États sahéliens sont aussi touchés.

La communauté Peule, soit environ 40 millions de personnes, est répartie sur une dizaine d’États sahéliens qui vont des rives du fleuve Sénégal au Darfour soudanais. On les retrouve principalement au Nigeria (17 millions), en Guinée (4,6 millions), au Mali (3,5 millions), au Sénégal (3,5 millions), au Cameroun (3 millions), en Mauritanie, au Niger, au Burkina Faso, en Guinée Bissau, au Tchad et en Centrafrique. 

Une communauté homogène et combative

 

Où qu’ils se trouvent, les Peuls et leurs cousins sédentarisés également répartis des deux côtés du fleuve Sénégal, les Toucouleurs, ont en commun une langue internationale homogène, le Puulaar, des héros mythiques comme El Hadj Oumar Tall, une littérature foisonnante avec des écrivains célèbres comme le Malien Amadou Hampâté Bâ, un culte de la beauté, comme la magnifique cérémonie rituelle de Gerewol des Woodabe au Niger, des hommes politiques ayant marqué l’Histoire comme le Guinéen Diallo Telli ou le père fondateur du Cameroun Ahmadou Ahidjo, des artistes de renom comme le Sénégalais Baaba Maal ou le Franco-Sénégalais Omar Sy. Les Peuls se regroupent dans des associations de défense de leur culture et promouvant le développement économique et social, comme l’association internationale Tabital Pulaaku.

 Les Peuls ignorent les frontières des États pour suivre leur troupeau sacré. Rien de plus important est la transhumance de leurs zébus. On devine évidemment leurs conflits traditionnels avec les peuples sédentaires de cultivateurs. La violence peut être alors sans limites. Les événements dramatiques de 1989 entre le Sénégal et la Mauritanie eurent pour origine cette opposition ancestrale, à Diawara dans le Guidimakha. La crise centrafricaine eut pour prémisses les répliques armées des Peuls Bororos, avec leur leader Baba Laade, et ses successeurs comme actuellement Ali Darassa de l’UPC. Evidemment, les événements récurrents  au Mali, notamment a Ogossabou, sont en partie dûs à cette confrontation ancestrale. Il serait toutefois erroné de n’y voir que cela.


Les Peuls souvent boucs émissaires.


Sous des appellations différentes comme Haalpulaar en Mauritanie, Fulani et Woodabe au Sahel et Bororos au Cameroun et en Centrafrique, les Peuls sont souvent victimes de persécutions. Leurs territoires historiques comme par exemples le Macina au Mali, le Fouta Toro au Sénégal, le Fouta Djalon en Guinée, le Sokoto au Niger et les Lamidats au Cameroun sont plus ou moins abandonnés par le pouvoir central des États. Ils ne bénéficient que très modestement des plans de développement étatiques et de l’aide internationale. Les partenaires techniques et financiers et les institutions onusiennes ont des logiciels qui ignorent les réalités transfrontières. De ce fait, le sentiment d’abandon est de plus en plus mal vécu par la jeunesse obligée de s’expatrier.

Les Peuls et les Toucouleurs sont de fervents musulmans, avec un islam qui passe souvent par les confréries du Sénégal. Leur islam n’est pas de rite Wahabite venant de l’Arabie saoudite. Il n’est pas emprunt de djihadisme, comme on veut bien souvent le faire croire, comme au Mali. Les événements dramatiques de Ogossabou ont probablement pour origine une assimilation fatale et erronée aux djihadisme des mouvements, comme le Mujao ou Aqmi, même si des Peuls radicalisés ont pu rejoindre ces mouvements. Au Mali, l’armée nationale a pour habitude de lutter contre les mouvements djihadistes, en s’en prenant plus facilement aux groupements Peuls, victimes expiatoires des faiblesses militaires et des tares du régime corrompu de Bamako.


La question Peule ne pourra plus être éludée

 A l’heure de la mondialisation, de la disparition des frontières, les grandes puissances et l’ONU ont peine à traiter les problèmes hors des frontières étatiques. Certes la question du djihadisme au Sahel est une exception. Il serait aussi pertinent de se pencher davantage sur la question Peule qui devrait interpeller avec le risque de radicalisation d’une jeunesse qui commence à voir les limites de l’expatriation.

Déjà, dans le Fouta Toro sénégalais, les cris de vengeance montent avec une vigueur que l’on ne connaissait pas. Le Toucouleur, Macky Sall, ne peut y être insensible. Ne doit-il pas une reconnaissance envers ce Fouta Toro qui a massivement voté pour lui et permis ainsi sa réélection au premier tour ? Alpha Condé, le président guinéen en grande difficulté, ne prend pas à la légère les mouvements du Fouta Djalon et des intellectuels peuls qui prennent de plus en plus de force.

L’ONU ne peut que constater, comme la délégation du Conseil de sécurité en mission au Mali, que les événements dramatiques du village de Ogossabou ont fait plus 160 victimes et des dizaines de blessés. La politique de l’autruche actuelle envers la question peule pourrait bientôt engendrer une crise dont on ne mesure  pas encore les effets dévastateurs.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 13:39
Au Tchad, remplacement du chef d’état-major général des armées
Au Tchad, remplacement du chef d’état-major général des armées

 

 

Le Monde avec AFP Publié le 25 mars 2019 à 10h27 - Mis à jour le 25 mars 2019 à 10h27

 

Après une attaque de Boko Haram dans le sud-ouest du pays, le président Idriss Déby a procédé à plusieurs changements à la tête de l’appareil sécuritaire.

 

Le chef d’état-major général des armées du Tchad, en poste depuis six ans, a été remplacé vendredi soir 22 mars par le président Idriss Déby, moins de 24 heures après une attaque de Boko Haram dans le sud-ouest du pays qui a fait vingt-trois morts dans les rangs de l’armée. Par décret présidentiel, le chef de l’Etat a procédé vendredi à plusieurs changements à la tête de l’appareil sécuritaire. Le chef d’état-major général des armées, Brahim Seid Mahamat, a été remercié, après six ans de service.

Il est remplacé par Taher Erda qui était jusque-là chef d’état-major de l’armée de terre. Egalement ancien directeur de la police nationale, M. Erda est un très proche du président Déby, avec qui il a combattu avant son accession au pouvoir en 1990.

Aucune explication n’a été donnée, mais ce décret intervient alors que vingt-trois soldats tchadiens ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d’une attaque du groupe djihadiste nigérian Boko Haram dans le sud-ouest du Tchad. Il s’agit de l’une des attaques les plus meurtrières essuyées par l’armée de N’Djamena depuis le début de la lutte contre les islamistes.

Affrontements récurrents

La réorganisation des services de sécurité touche également le cabinet militaire de la présidence. Un général originaire du Tibesti (région du nord-est du Tchad) a notamment été nommé conseiller du chef de l’Etat chargé de la défense nationale. Depuis plusieurs mois, l’armée est déployée dans cette région, théâtre d’affrontements récurrents entre des orpailleurs et l’armée.

Par ailleurs, le président Déby a également suspendu vendredi le chef d’état-major de l’armée de l’air et son adjoint. Une annonce qui fait suite à la découverte vendredi des débris d’un hélicoptère de l’armée, qui avait disparu il y a plus d’une semaine, dans le nord du pays. Le crash, dont les causes font l’objet d’une enquête, a fait quatre morts.

Immense pays s’étendant de l’Afrique centrale à la bande sahélo-saharienne, le Tchad, allié des pays occidentaux dans la lutte antidjihadiste, est confronté à des défis militaires à chacune de ses frontières. Le nord du Tchad, frontalier du Soudan, de la Libye et du Niger, est une région instable du Sahel, désertique et peu habitée. Plusieurs groupes rebelles tchadiens ont établi leur base dans le sud libyen voisin. Fin janvier, des rebelles tchadiens sont entrés depuis la Libye dans le nord-est du Tchad. Des frappes françaises ont stoppé l’avancée de la colonne.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 17:36
Pour la paix Touadéra nomme plusieurs seigneurs de guerre à la primature
Pour la paix Touadéra nomme plusieurs seigneurs de guerre à la primature
Pour la paix Touadéra nomme plusieurs seigneurs de guerre à la primature
Pour la paix Touadéra nomme plusieurs seigneurs de guerre à la primature

Pluie de décrets nommant plusieurs seigneurs de guerre à la Primature dans l'espoir d'avoir la paix dans le pays

 

Plus responsables des groupes armés promus à des postes de responsabilité

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 25 mars 2019 15:46

 

Le gouvernement centrafricain poursuit la mise en œuvre de l’accord de Khartoum. Il a donc nommé ce 24 mars certains leaders des groupes armés aux postes de responsabilité à la primature et dans certains ministères.

Il s’agit de deux ministres conseillers spéciaux à la primature Clarisse Sayo du FDPC d’Abdoulaye Miskine et Hassan Bouba de l’UPC. Et 3 conseillers militaires à savoir  Bi Sidi Souleyman, nommé conseiller militaire chargé des unités spéciales mixtes de sécurité pour la zone Nord-ouest, Alkhatim Mahamat du MPC pour la zone Centre-Nord et Ali Darassa de l’UPC pour la zone Nord-est. A cela s’ajoute un  conseil chargé des unités spéciales mixtes de sécurité en la personne de Ghislain Bria et un chargé de mission en matière de démobilisation au ministère de Désarmement, Bérenger Igor Ludovic Lamaka, Porte-parole des Anti-Balakas.

Cependant, le ministère de l’administration du territoire procède, lui  à la nomination des Préfets et Sous-préfets. Marcel Bagaza du FDPC d’Abdoulaye Miskine est désigné Préfet de la Nana-mambéré. 5 cinq nouveaux Sous-préfets font leur entrée dans l’administration du territoire. Awat Mahamat  est nommé Sous-préfet de kaga-bandoro,  Mazou Biri Ousmanou Sous-préfet de Abba,  tandis que la Sous-préfecture Koui contrôlé par SIDIKI sera placée sous le commandement de Bindow Ibrahim, Régis Ngbenzi du UFR fondamental s’occupe de la Sous-préfecture de Mongoumba et Achille Modjekossa Godet gouverne lui la Sous-préfecture de Ouadda.

Ces nominations font suite à la réunion tenue  à Addis-Abeba en Ethiopie du 18 au 20 mars dernier où le gouvernement et les groupes armés ont trouvé un consensus sur la mise en œuvre de l’accord de paix de Khartoum.

 

Centrafrique : Plusieurs chefs rebelles entrent au cabinet du premier ministre

 

Par Fridolin Ngoulou le 25/03/2019

 

BANGUI, 25 mars 2019 (RJDH)—Deux jours après le remaniement technique du gouvernement inclusif d’après l’accord de paix, le gouvernement ouvrent la primature aux chefs rebelles dont Ali Darras et Mahamat Alkatim.

Suite au décret N°19.074 du 24 mars 2019,  portant nomination de certaines personnalités au cabinet de la primature, le président centrafricain Faustin Archange Touadera et le premier ministre Firmin Ngrebada viennent de nommer d’autres représentants et chefs rebelles au cabinet du premier-ministre.

Selon ce décret, Clarisse Sayo et  Hassan Bouba sont nommés ministres Conseillers spéciaux à la primature. Jean de Dieu Ngaissona est alors nommé ministre conseiller.

Aux postes des Conseillers spéciaux, Amadama Chaibou est nommé conseiller spécial, chargé des relations avec le monde arabe.

Trois  Conseillers militaires sont en charge des unités spéciales mixtes de sécurité notamment Bi Sidi Souleymane qui s’occupe de la zone Nord-Ouest,  Mahamat Alkatim du Centre-nord et Ali Darassa de Nord-est.

Deux conseillers figurent dans la liste notamment Ghislain Bria qui se charge des unités mixtes de sécurité et Amlas Aroun en charge du développement du commerce.

Trois chargés de mission sont aussi connus dans ce décret. Simon Pierre Passi Ingam devient chargé de mission pour la promotion des petites et moyennes entreprise, Thierry Cyprien Mpondo, chargé de mission en matière de l’action humanitaire et Adriss Amadou Lamoum, chargé de mission en matière de l’hydraulique et de l’énergie renouvelable. Selon ce décret, les conseillers spéciaux ont rang et prérogatives des ministres délégués.

Pour la paix Touadéra nomme plusieurs seigneurs de guerre à la primature
Pour la paix Touadéra nomme plusieurs seigneurs de guerre à la primature
Pour la paix Touadéra nomme plusieurs seigneurs de guerre à la primature
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 16:50
Centrafrique : qui sont les rebelles du gouvernement NGRÉBADA ?
Centrafrique : qui sont les rebelles du gouvernement NGRÉBADA ?
Centrafrique : qui sont les rebelles du gouvernement NGRÉBADA ?
Centrafrique : qui sont les rebelles du gouvernement NGRÉBADA ?
Centrafrique : qui sont les rebelles du gouvernement NGRÉBADA ?
Centrafrique : qui sont les rebelles du gouvernement NGRÉBADA ?

 

Lu pour vous

 

Par Gisèle Blanche Moloma , Journaliste d'enquêtes politiques  Publié le 25 mars 2019 , 6:30   Mis à jour le: 25 mars 2019 6:30

 

Bangui (CNC) – Rendu public le vendredi 22 mars 2019, le nouveau gouvernement du Premier ministre Firmin NGRÉBADA issu de la nouvelle entente d’Addis Abeba du 20 mars est déjà contesté, non pas par l’ensemble des groupes armés, mais par la société civile et la classe politique qui regrette son caractère véritablement inclusif.

Composé de 39 membres, ce gouvernement dit de partage de gâteau compte au moins 12 représentants des groupes armés qui sont :

1 – Ministre des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches : Monsieur Amine Idriss (FPRC) ;

2 – Ministre des Travaux publics et de l’entretien routier : Monsieur Guismala AMZA (FPRC, Directeur de cabinet de Noureidine Adam) ;

3 – Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel : Monsieur Maouloud MOUSSA TERAB (FPRC) ;

4 – Ministre de l’Enseignement technique et de l’alphabétisation : Monsieur Souleymane DAOUDA (UPC) ;

5 – Ministre de l’Élevage et de la Santé animale : Monsieur Amadou Bi ALIOU (UPC, nationalité tchadienne proche de Baba Laddé) ;

6 – Ministre de l’Énergie et de l’hydraulique : Monsieur Gontran DJONO AHABA (RPRC) ;

7 – Ministre chargé du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement : Monsieur Maxime MOKOM (Anti-Balaka) ;

8 – Ministre des Transports et de l’aviation civile : Monsieur Arnaud DJOUBAY ABAZENE (pour le compte de Djotodia) ;

9 – Ministre de Commerce et de l’Industrie : Monsieur Mahamat Taib YACOUB (MPC) ;

10 – Ministre délégué auprès du ministre de l’administration du Territoire et de la décentralisation, chargé du Développement local : Monsieur Issa Bi AMADOU (MPC) ;

11 – Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Dieudonné NDOMATÉ ;

12 – Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service public : Monsieur Martin KOUMTAMADJI.

D’après l’entente de Khartoum signée par le gouvernement et les groupes armés, d’autres rebelles vont être nommés au cabinet du Président Faustin Archange TOUADERA, à la primature et dans les préfectures…

Copyright 2019CNC.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 16:42
Destruction d'environnement près de Bozoum par une société minière chinoise

Lu pour vous 

 

Depuis 3 mois, près de Bozoum, une société chinoise a ouvert au moins 17 sites de recherche aurifère: ils détournent le cours de la rivière Ouham, et avec des bulldozers et des pelles mécaniques nettoient le fond. C’est impressionnant de voir la catastrophe créée: des montagnes de gravier, des trous remplis d’eau, le cours de la rivière en ruine, l’eau polluée (ils utilisent probablement du mercure pour faciliter la recherche de l’or).

Seulement entre les machines et le carburant, j'ai calculé une dépense quotidienne d'au moins 30 000 euros. Par jour ! Et combien doivent-ils gagner pour dépenser autant d’argent?

Les autorités prétendent ne rien savoir et l'or part pour le Cameroun chaque semaine. Et à la frontière (étrangement) pas de contrôle! Et rien n'entre dans les coffres de l'Etat !

Père Aurelio 

 

 

Centrafrique : Inquiétude sur le nouveau chantier d’or exploité par les chinois à Bozoum

 

Par RJDH le 25/03/2019

 

Un site d’exploitation minière des chinois à Boyele près de Bozoum

BANGUI, 25 mars 2019 (RJDH) — Un nouveau chantier minier installé au village Boyele proche de Bozoum par des chinois soulève beaucoup d’inquiétude de la part des communautés. Aucun respect de l’environnement et non-respect du cahier de charge, c’est ce qui ressort d’une enquête RJDH.

Depuis décembre 2018, une entreprise chinoise exploite des minerais d’or dans l’Ouham-Pende, précisément au village Boyele proche de Bozoum. Cette société qui porte probablement le nom de son responsable, «Zhao » s’est installée actuellement sur trois (03) axes, notamment Bozoum-Bouar, Bozoum-Paoua et Bozoum-Bossangoa et disposerait de neuf (09) sites.

Selon les investigations du RJDH, la gestion et l’exploitation des chantiers posent un sérieux problème environnemental. « L’entreprise a dévié une partie du fleuve Ouham dans plusieurs endroits, pour tamiser la terre et le sable du fond ». A cet effet, « il est fort probable », selon plusieurs témoins, que « l’entreprise emploie le mercure pour extraire plus facilement l’or ». Ces témoignages se réfèrent à « l’or extrait », et d’autres à « la mauvaise qualité de l’eau après le travail de l’entreprise, d’autres encore sur les poissons morts », a rapporté au RJDH une source proche du dossier.

Pour empêcher la population de savoir ce qui se passe réellement sur le chantier, « au moins 27 » soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et des gendarmes assurent la sécurité du site, a confié à notre une source.

Les retombées économiques de l’exploitation :

 

Des enfants et femmes dans les chantiers miniers près de Bozoum

En ce qui concerne la sécurité et la protection du site par des militaires centrafricains, « chaque élément percevrait 10.000 FCFA par jour soit 300.000 FCFA par mois », d’après la source.

Il est très difficile pour le moment de vérifier ces informations auprès de l’entreprise qui reste très discrète.

Cependant, selon des informations RJDH, au moment du tri de l’or des machines, les chinois évacuent toutes les personnes étrangères à l’entreprise, les forces de sécurité et de défense ne sont pas exclues de cette disposition. Après cette étape tenue sécrète, « l’or est évacué, en général une fois par semaine, le samedi à Garoua-Mboulay (Cameroun) en transitant par Bouar. Des témoins disent qu’ils passent la frontière sans aucun contrôle », a encore rapporté notre source.

La communauté locale oubliée et les conséquences environnementales :

Des travailleurs à la recherche de l’emploi dans les chantiers miniers près de Bozoum

Cette exploitation inquiète la communauté locale s’inquiète, surtout le non-respect du cahier de charge de cette entreprise : la gestion durable de l’environnement et les investissements communautaires. « L’entreprise a fait des promesses pour la construction d’un poste de santé et d’une école à Boyele. Elle avait remis un million de FCFA à la communauté mais l’argent a été divisé entre les habitants et les autorités administratives et communales. « La communauté de Boyele est très pessimiste sur les promesses de construction du poste de santé promos par l’entreprise », s’est inquiété un habitant de Boyele.

Cette société chinoise serait venue de la ville de Gallo située à 50km de Bouar sur l’axe Bouar-Baboua. « Dans ce chantier précèdent, cette société aurait eu des problèmes au niveau de la licence d’exploitation, notamment le nombre des sites exploités qui était plus élevé que celui des sites autorisés ». Pareillement, il est de notoriété qu’elle ne respect pas l’environnement.

des étendus dévastés par l’exploitation

« Au niveau écologique, la société a dévasté une partie de la forêt, et a laissé des sites à l’état brut, avec les trous et les montagnes de terre tamisée », témoignage d’un chef de services des forêts de la zone de Bouar.

Il est encore difficile de connaitre le nombre des personnes qui travaillent sur ces chantiers. Il y a des chinois, entre 70 à 100 employés, dont au moins une douzaine de centrafricains, venus pour la plupart de Gallo-Bouar, sans compter les FACA (militaires).

Que dit le Ministère des Mines :

Au département des Mines et de la Géologie, c’est encore le silence et le mutisme des responsables. Cela est-il relatif au dernier remaniement ministériel ? surtout quand il s’agit de ce sujet dont certains personnels estiment qu’il est « trop sensible » et qui pourrait couter à leurs postes.

Selon nos informations, l’ancien Premier Ministre Mathieu Simplice Sarandji avait effectué deux missions à Bozoum, en décembre 2018 et janvier 2019, possiblement pout toucher du doigt ce point. Mais rien n’a filtré après son déplacement.

Des compagnies minières chinoises qui affluent en Centrafrique et y exercent sans tenir compte de leur cahier de charge. D’autres, avec des permis de recherche se permette d’exploiter en tout inégalité les mines centrafricaines sans que cela n’émeut l’administration minière les autorise. C’est ce qui avait poussé le gouvernement, dans une décision du 24 juillet 2018 à suspendre les activités minières de la société chinoise HW-LEPO, qui s’est installée à Gaga, située à au moins 200 Km de Bangui pour non-respect des textes régissant l’exploitation minière dans le pays.

Dossier à suivre…

Destruction d'environnement près de Bozoum par une société minière chinoise
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 16:32
CEMAC : fin de la conférence des chefs d’Etats de la sous-région à N’Djamena

 

 

Bangui, Centrafrique 2019-03-25 (ADV) — La 14e Conférence des chefs d’Etats de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) s’est achevée ce 24 mars 2019 à N’Djamena au Tchad. Plusieurs résolutions ont été prises.

Sous la présidence du chef de l’Etat tchadien Idriss Deby Itno, la 14e Conférence de la CEMAC s’est penchée sur des dossiers économiques et monétaires de la sous-région, mais aussi sur la liquidation de la compagnie Air-CEMAC.

Selon le communiqué final, évoquant la liquidation de la Compagnie Communautaire « Air-CEMAC, et l’affectation du boni de cette liquidation, « la Conférence d’une part, a adopté deux Actes additionnels qui abrogent l’un la création de ladite compagnie et l’autre la fixation de son siège et, d’autre part, a décidé de rétrocéder les apports des Etats membres au Fonds de Développement de la Communauté (FODEC) », peut-on lire dans ce communiqué.

L’épineuse question de la libre circulation notamment la suppression des Visas dans l’espace CEMAC a été aussi abordée avec des résolutions. « Sur l’état de la mise en œuvre de la libre circulation des personnes en zone CEMAC, la Conférence des chefs d’Etats a adopté la Politique Commune d’Émigration, d’Immigration et de Protection des Frontières de la CEMAC. A cet égard, elle a instruit le président de la Commission de la CEMAC, d’une part, d’accélérer l’application de l’Acte additionnel portant suppression de visa pour tous les ressortissants de la CEMAC circulant dans l’espace communautaire, et, d’autre part, de mener des actions vigoureuses pour la mise en œuvre de ladite Politique commune », souligne le communiqué final.

Sur la question du retour du siège statutaire de la Commission de la CEMAC à Bangui en Centrafrique, la question reste dans l’avenir comme évoque le communiqué en ces termes : « Examinant la question du retour de la Commission à son Siège à Bangui, la Conférence a recommandé au président de la Commission de proposer un calendrier de retour progressif à convenir avec les autorités centrafricaines ».

Ce siège a été délocalisé à Malabo et une partie à Libreville, suite aux violences dans le pays. Après le retour au calme dans la capitale et dans plusieurs villes du pays, les autorités ainsi que la société centrafricaine a réclamé le retour du siège de la Commission à Bangui. Mais ce retour traine encore.

Pour cette 14e session, trois chefs d’Etats sur les six sont représentés à savoir Idriss Deby Itno, Denis Sassou Nguesso du Congo et Faustin Archange Touadera de la Centrafrique dont ses frères l’ont félicité pour la signature de l’accord historique entre le gouvernement et tous les groupes armés. Le Cameroun, le Gabon et la Guinée équatoriale se sont faits représentés par leurs Premiers ministres.

La quinzième session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etats de la CEMAC se tiendra à Yaoundé, République du Cameroun, sous la présidence en Exercice de Son Excellence Paul BIYA, président de la République du Cameroun.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

14ème Session de la Conférence des Chefs d'État de la CEMAC / N'Djamena :

 

Communiqué final 

 

La Conférence des Chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale a tenu sa 14ème session ordinaire, le 24 mars 2019 à N’Djaména (République du Tchad), sous la très haute présidence de Son Excellence Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Chef de l’Etat, Président en Exercice de ladite Conférence. 

Étaient présents :

Son Excellence Monsieur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine ;

Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo ;

Son Excellence Monsieur Joseph DION NGUTE, Premier Ministre, Représentant le Président de la République du Cameroun ;

Son Excellence Monsieur Julien NKOGHE BEKALE, Premier Ministre, Représentant le Président de la République Gabonaise ;

Son Excellence Monsieur Francisco Pascual OBAMA ASUE, Premier Ministre, Représentant le Président de la République de Guinée Equatoriale.

Le Président de la Commission de la CEMAC, Pr Daniel ONA ONDO, rapportait les affaires inscrites à l’ordre du jour.

Outre les membres du Conseil des Ministres de l’UEAC et du Comité Ministériel de l’UMAC, ont également participé aux travaux :

La Vice-Présidente de la Commission de la CEMAC ;

Le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale ;

Le Président du Parlement Communautaire ;

La Présidente de la Cour de Justice Communautaire ;

Le Premier Président de la Cour des Comptes Communautaire ;

Le Président de la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale ;

Le Président de la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale ;

Le Secrétaire Général de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale ;

Les Commissaires de la Commission de la CEMAC et les premiers Responsables des Institutions, Organes, Institutions Spécialisées et Agences d’Exécution de la CEMAC.

La Conférence a été précédée de la 33ème session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC), tenue le 22 mars 2019 et de la réunion de Concertation des Ministres du Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale, tenue le 23 mars 2019.

La Cérémonie solennelle d’ouverture de la Conférence a été marquée par l’allocution du Président de la Commission de la CEMAC et par le discours de Son Excellence Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Président en Exercice de la Communauté.

A cette occasion, les Chefs d’Etat et des Délégations, par la voix du Président en exercice, se sont réjouis du retour du Président ALI BONGO ONDIMBA au Gabon après une longue période de convalescence qui l’a tenu loin de son pays.

Dans le même élan, la Conférence a rendu un hommage particulièrement mérité à Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, pour la signature, le 6 février dernier, des Accords de Khartoum qui augurent de la fin d’une longue période de souffrances infligées au Peuple frère de Centrafrique.

A l’issue de cette cérémonie d’ouverture et après la photo de famille, la Conférence a poursuivi ses travaux à huis clos.

A l’entame de l’examen des points inscrits à leur ordre du jour, les Chefs d’État ont pris connaissance du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de Route du Président en Exercice de la Conférence.

Au terme de la présentation de son Rapport, Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, a été chaleureusement félicité par Ses Pairs, pour l’excellente qualité dudit rapport ainsi que pour les résultats obtenus. A cet égard, pour les actions restantes, ils ont instruit le Président de la Commission aux fins de finaliser diligemment celles en cours de réalisation.

A leur tour, le Président Denis SASSOU NGUESSO, Président dédié au Programme des Réformes Economiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) et le Premier Ministre Joseph DION NGUTE, au nom du Président BIYA, Président dédié au processus de rationalisation des Communautés Economiques Régionales, ont fait à la Conférence les rapports respectifs sur l’état d’avancement de ces Programmes.

Sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du PREF-CEMAC, la Conférence, tenant compte des signes de sortie d’une longue récession qui a duré plus de quatre ans, a adressé ses félicitations au Président dédié au PREF-CEMAC, Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo pour les avancées enregistrées.

Sur cette base, la Conférence encourage tous les États et l’ensemble des Institutions économiques, monétaires et financières de la CEMAC impliquées dans la mise du Programme à poursuivre leurs efforts pour renforcer la viabilité des finances publiques, et la couverture de notre monnaie par la mise en œuvre accélérée des mesures prises en vue du rapatriement des recettes d’exportations.

Par ailleurs, la Conférence a invité à la solidarité entre les Etats et à accélérer l’aboutissement des négociations pour les programmes du Congo et de la Guinée Equatoriale. Ils ont réaffirmé leur engagement à soutenir ces deux pays dans la finalisation des discussions avec le FMI.

Prenant connaissance de l’état d’avancement du processus de rationalisation des Communautés Economiques, la Conférence a félicité Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, Président dédié à la Rationalisation des CERs pour les avancées significatives enregistrées dans ce processus de rationalisation des CERs en Afrique Centrale placée sous Sa Haute Présidence Dédiée.

Afin d’accélérer ce processus et de capitaliser les résultats ainsi enregistrés, le Président Dédié à ce Programme a informé la Conférence de l’organisation d’un Sommet Extraordinaire conjoint CEEAC/CEMAC dans un avenir proche.

Poursuivant ses travaux, la Conférence des Chefs d’Etat a suivi successivement les communications du Gouverneur de la Banque Centrale.    

S’agissant de la question de rapatriement des recettes d’exportation en particulier des grandes entreprises, la Conférence a donné mission à la Commission de la CEMAC de défendre la position commune et solidaire des six Etats membres afin d’amener celles-ci à respecter strictement la réglementation des changes en vigueur.  A cet égard, les Chefs d’Etat et des Délégations ont donné des orientations précises pour la conduite de ladite mission.

Examinant les questions relatives à la Surveillance Multilatérale, la Conférence a pris acte des performances macroéconomiques des Etats membres ainsi que l’état de conformité en 2018 aux nouveaux critères de convergence de la CEMAC, qui demeurent encore contrastés d’un Etat à un autre. En vue d’y remédier et, surtout, de disposer d’un dispositif fiable d’alerte précoce aux crises, la Conférence a instruit le Président de la Commission d’accélérer la mise en place dans les Etats membres des outils pour la redynamisation de l’exercice de la surveillance multilatérale, à savoir les Programmes Triennaux de Convergence (d’ici au 31 juillet 2019), les stratégies d’apurement des arriérés de paiement crédibles et exhaustives (d’ici au 31 décembre 2019), ainsi que l’opérationnalisation des Cellules Nationales de surveillance multilatérale, incluant la mise en place d’un système plus performant en matière de l’information statistique.

Evoquant la liquidation de la Compagnie Communautaire « Air-CEMAC, et l’affectation du boni de cette liquidation, la Conférence d’une part, a adopté deux Actes Additionnels qui abrogent l’un la création de ladite compagnie et l’autre la fixation de son siège et, d’autre part, a décidé de rétrocéder les apports des Etats membres au Fonds de Développement de la Communauté (FODEC).

S’agissant de la finalisation des Réformes Institutionnelles de la CEMAC, la Conférence a décidé de l’élection des Députés au Parlement Communautaire de la CEMAC au suffrage universel indirect et de l’autonomisation des Ecoles communautaires. Elle a invité, en conséquence, la Commission à lui présenter, à sa prochaine session, les modalités d’organisation de cette élection.

Sur l’état de la mise en œuvre de la libre circulation des personnes en zone CEMAC, la Conférence des Chefs d’Etat a adopté la Politique Commune d’Émigration, d’Immigration et de Protection des Frontières de la CEMAC. A cet égard, elle a instruit le Président de la Commission de la CEMAC, d’une part, d’accélérer l’application de l’Acte Additionnel portant suppression de visa pour tous les ressortissants de la CEMAC circulant dans l’espace communautaire, et, d’autre part, de mener des actions vigoureuses pour la mise en œuvre de ladite Politique Commune.

A son tour, le Président de la BDEAC a présenté la situation de son Institution et des réformées menées en son sein. De ce rapport, il apparaît que celle-ci a nettement accru son volume d’interventions de financement des économies de la sous-région. Toutefois, tout en se réjouissant de cette embellie, la Conférence a recommandé au Président de la BDEAC la poursuite des réformes afin de restaurer sa crédibilité et d’accroître davantage ses capacités de financement. A cet égard, la Conférence a instruit le Gouverneur d’accélérer le processus de décaissement des fonds au profit de la BDEAC pour permettre le financement des entreprises.

Réagissant à la présentation du rapport du Président de la COSUMAF, les Chefs d’Etat, ont donné des orientations circonstanciées en vue de résoudre les difficultés particulières que connait cette institution. Dans ce cadre, la Conférence a instruit la BEAC de mettre en application les dispositions de l’Acte Additionnel portant unification du marché financier de l’Afrique Centrale.

Abordant la question du financement de la Communauté, la Conférence des Chefs d’État a appelé les Ministres des Finances à une stricte application du mécanisme autonome de financement de la Communauté et de procéder, au plus tard le 31 décembre 2019, l’apurement de l’intégralité des arriérés dus au 31 décembre 2018 par les Etats, tout en recommandant une amélioration de la gouvernance au niveau de l’ensemble des Institutions communautaires.

En outre, elle a particulièrement exhorté le Président de la Commission de la CEMAC à approfondir la réflexion sur les sources alternatives de financement de la Communauté.

Prenant connaissance des difficultés de fonctionnement du Centre Inter-Etats d’Enseignement Supérieur en Santé Publique de l’Afrique Centrale (CIESPAC), la Conférence a décidé de l’autonomisation du CIESPAC au plan administratif et financier par rapport à sa tutelle actuelle, l’Organisation de Coordination pour la lutte Contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC). Le CIESPAC sera ainsi érigé en Institution Spécialisée, à l’instar des autres Ecoles communautaires.

Au titre des mesures individuelles, la Conférence des Chefs d’Etat a entériné la nomination de Monsieur BEMBA BERAL au poste de Secrétaire Général Permanent du Système de la Carte Rose CEMAC.

Examinant la question du retour de la Commission à son Siège à Bangui, la Conférence a recommandé au Président de la Commission de proposer un calendrier de retour progressif à convenir avec les Autorités centrafricaines.

Prenant la parole avant la clôture des travaux, le Représentant du Chef de l’Etat Gabonais a remercié les Chefs d’Etat et des délégations pour le soutien et la solidarité qu’ils ont exprimé à l’endroit de Son Excellence ALI BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise à l’endroit duquel ils formulent leurs meilleurs vœux de prompt rétablissement. 

Au terme de leurs travaux, les Chefs d’Etat et des Délégations ont adressé leurs remerciements au Président de la République du TCHAD, au Gouvernement et au Peuple tchadien pour l’accueil chaleureux et les marques de délicates attentions dont toutes leurs délégations respectives ont fait l’objet pendant leur séjour à N’Djaména.

Les travaux de la quatorzième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité et de franche fraternité, témoignant de leur ferme volonté de faire progresser l’intégration en Afrique Centrale.

La quinzième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC se tiendra à Yaoundé, République du Cameroun, sous la Présidence en Exercice de Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun.

 

                      N’DJAMENA, le 24 Mars 2019

                           

Pour la Conférence des Chefs d’Etat,

Le Président en Exercice

 

IDRISS DEBY ITNO

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 16:30
1er succès diplomatique de Mankeur en…Centrafrique
1er succès diplomatique de Mankeur en…Centrafrique

 

Lu pour vous

POLITIQUE

By Xibaaru 22 Mar 2019

 

 

Mankeur Ndiaye est-il en passe de décrocher son tout premier succès diplomatique d’envergure, en tant que représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Centrafrique (RSSGNU) ? Tout porte à le croire, puisque c’est sous l’égide onusien que le consensus a été trouvé entre les deux parties, gouvernement centrafricain et groupes armés, pour avancer dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation en RCA.

‘‘Ces consultations ont été objectives et menées de main de maître par l’ambassadeur Chergui que je tiens à féliciter pour sa détermination et son engagement personnel, ainsi que ceux du gouvernement centrafricain et des groupes armés. Les Nations Unies vont continuer à travailler avec les partenaires pour le bon déroulement du processus’’, a avancé M. Ndiaye mercredi au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba.

Les consultations auront été longs et, a bien des égards, complexes. Trois jours d’intenses discussions durant les- quelles l’incertitude a, peu à peu, laissé place à l’optimisme. En effet, le mardi 9 mars, la délégation gouvernementale, conduite par le Premier ministre, Firmin Ngrebada, et les 14 groupes armés signataires de l’accord de paix ont semblé parvenir à d’importants points de convergence quant à la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord.

‘‘Les Nations unies sont très attachées à la protection des civils ; c’est une mission fondamentale de la MINUSCA et nous voulons voir s’améliorer sur terrain la sécurité des populations civiles. Je veux espérer que nous travaillerons ensemble pour la restauration de l’autorité de l’Etat’’, a laissé entendre Mankeur Ndiaye qui est par ailleurs le chef de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) composée de 12.000 militaires.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 16:28
RCA : Le tout n’est pas de signer un accord…
RCA : Le tout n’est pas de signer un accord…

 

Lu pour vous 

 

20 mars 2019

 

Va-t-on vers le bout du tunnel en Centrafrique ? En tout cas, sous l’égide de l’Union africaine (UA), les frères ennemis centrafricains sont parvenus à un accord de paix qui semble donner satisfaction à toutes les parties. Ainsi le texte de l’accord qui a été paraphé le 5 février dernier au Soudan, a été finalement peaufiné et signé, hier 20 mars à Addis Abeba en Ethiopie par le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés. Si le précédent accord négocié à Khartoum a achoppé sur la mise en place d’un nouveau gouvernement, celui trouvé hier dans la capitale africaine doit aboutir à la formation d’"un gouvernement inclusif".

La RCA est loin d’être totalement pacifiée

En attendant la concrétisation matérielle de cet accord de paix, la question que l’on peut se poser est de savoir si cet accord visiblement arraché au forceps marquera la fin du calvaire pour le pays de Faustin Touadéra. Il faut l’espérer. Il faut surtout espérer que l’épée de Damoclès de la Cour pénale internationale (CPI) qui s’est déjà abattue sur la tête d’au moins deux ex-seigneurs de guerre en RCA qui croupissent actuellement dans ses geôles, sera suffisamment dissuasive pour amener le reste des combattants à faire …fusil bas dans la mise en œuvre de ce nouvel accord. Car, ce pays a beaucoup souffert et s’est retrouvé sur les routes de l’enfer depuis qu’il s’est laissé prendre dans l’engrenage de cette guerre civile qui dure depuis bientôt six ans et qui a déjà laissé de nombreux Centrafricains sur le carreau.

Malheureusement, malgré les efforts, le pays présente aujourd’hui encore toutes les caractéristiques d’une hydre à plusieurs têtes à telle enseigne qu’il était hasardeux de dire avec exactitude d’où pourrait venir la solution dans ce contexte d’intérêts divergents où le bruit des armes se fait plus entendre que les appels à la paix. Aujourd’hui, la RCA est loin d’être totalement pacifiée. Mais le simple fait que les protagonistes aient pu trouver un modus vivendi pour aller à la paix, est déjà en soi une avancée significative dans ces négociations et un acte porteur d’espoirs. C’est pourquoi l’on est porté à se demander si pour parachever le travail, les groupes armés vont se muer en anges pour accompagner l’Archange Touadéra dans sa difficile tâche de reconstitution d’un tissu social en totale décomposition. Rien n’est moins sûr.

D’autant plus que les Centrafricains nous ont souvent habitués à des retournements de situation et autres voltes-faces dont eux seuls semblent avoir le secret. Pour preuve, cet accord de paix n’est pas le premier du genre et rien ne dit qu’il sera le dernier, dans un pays où la situation reste encore volatile sur le terrain. Et comme jusque-là, l’on ne connaît pas le contenu dudit accord, l’on ne serait pas surpris qu’un jour, il soit encore remis en cause par l’une ou l’autre des parties signataires. En tout cas, bien malin qui saurait dire à qui profite la chienlit en RCA.

De la question de l’amnistie

C’est pourquoi il y a lieu de croire que les groupes rebelles qui étaient en position de force dans ces négociations, se sont entourés de garanties sûres et solides pour s’engager sur le chemin de la paix. Pour sûr, quand on contrôle 80% du territoire, c’est que l’on est assis sur du béton et l’on ne peut pas brader une telle position privilégiée pour des broutilles. C’est dire que dans le camp d’en face, c’est-à-dire le gouvernement, l’on a dû faire violence sur soi-même dans l’espoir de ramener la quiétude dans le pays. La question est maintenant de savoir si cela sera suffisant et si dans sa mise en œuvre, cet accord ne va pas buter encore contre d’autres obstacles. En tout état de cause, l’on attend de voir ce sur quoi va déboucher ce nouvel accord de paix, le neuvième du genre. Car, le tout n’est pas de signer un accord. C’est la mise en application qui pose souvent problème. Encore faudrait-il que chaque partie respecte sa parole. Dans le cas d’espèce, si l’amnistie tant demandée par les groupes armés peut contribuer à ramener la paix, il appartient aux Centrafricains et à eux seuls de décider si ce sera le prix à payer. Car, si en la matière, l’on s’accorde souvent à dire qu’aucun sacrifice n’est de trop, il ne faudrait pas non plus oublier que des abus et des excès, il y en a eu à la pelle dans cette guerre où des voisins se sont retrouvés du jour au lendemain dans la peau d’ennemis. Il serait donc impératif de prendre des mesures réparatrices en faveur des familles des victimes et surtout mettre des garde-fous pour que de tels actes abominables ne se répètent plus jamais. C’est à ce prix que les Centrafricains pourront aller au désarmement des cœurs, et à la réconciliation véritable.

« Le Pays »

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 16:06
Centrafrique : Le leader du FDPC renonce à son portefeuille ministériel

Lu pour vous

 

http://www.agenceafrique.com  Arsene Severin 25/03/2019 0


 

Le leader centrafricain du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Martin Koumtamadi, a renoncé au poste ministériel qui lui a été attribué dans le nouveau Gouvernement mixte, après l’accord de paix entre l’Etat centrafricain et les groupes armés.

Surnommé «Abdoulaye Miskine», Koumtamadi dit avoir pris part aux pourparlers de paix avec les autorités centrafricaines «non pour conquérir un poste ministériel, encore moins pour obtenir de l’argent, mais pour participer à un processus de paix auquel aspire le peuple centrafricain».

Ainsi, souhaite-t-il qu’une autre personne de son mouvement occupe à sa place, les fonctions de ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du service public.

Dès la formation du premier gouvernement par le Premier ministre Firmin Ngrébada le 3 mars dernier, les éléments armés du FDPC avaient vivement réagi, en organisation un blocus sur le corridor Bangui-Garoua-Boulaï, à la frontière entre la République centrafricaine et le Cameroun.

Ce blocus a porté un coup dur aux échanges commerciaux entre les deux pays et a été à l’origine de la surenchère dans la capitale Bangui, où des commerçants se sont mis à augmenter à tue-tête les prix des marchandises.

Au sein du premier gouvernement, deux personnalités politiques avaient renoncé à l’offre, se disant obéir aux injonctions de leurs partis politiques. Il s’agit de Bertin Béa du parti travailliste du président déchu François Bozizé et Mireille Sanghami du parti d’Anicet-Georges Dologuélé.

 

 

Centrafrique: le nouveau gouvernement déjà contesté

 

Par RFI Publié le 24-03-2019 Modifié le 24-03-2019 à 22:30

 

En Centrafrique, la nouvelle équipe gouvernementale conduite par le Premier ministre Firmin Ngrebada ne fait pas l'unanimité. S’il se veut plus « inclusif », avec plusieurs portefeuilles ministériels confiés à des représentants de groupes armés, l'opposition et la société civile regrettent de ne pas être représentées.

 

A peine dévoilé, déjà contesté. Si les proches du président Faustin-Archange Touadéra conservent les ministères-clés de la Défense, de l'Economie ou encore des Affaires étrangères, plusieurs représentants des groupes armés se sont également vus confier des portefeuilles ministériels. Sur les 39 ministres nommés, au moins huit sont des représentants des groupes armés.

Une recomposition du paysage politique jugée problématique par Joseph Bindoumi, le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme.

« C'est vrai qu'il y a des compétences parmi les ministres qui occuperont les ministères régaliens. Mais il y a de fortes chances qu'ils soient limités dans leurs capacités dans la mesure où on met à côté d'eux des gens qui sont sortis des maquis et qui ont une autre vision de la paix en République centrafricaine », pointe-t-il.

Comme lui, l'opposant et ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye, déplore l'absence de membres de l'opposition et de la société civile au sein de cette nouvelle équipe.

« Ce gouvernement n'est pas suffisamment inclusif en ce sens qu'il n'est pas représentatif des forces politiques et sociales du pays, estime-t-il.En réalité, il s'agit juste d'un partage de postes entre les partisans du président Touadéra et les groupes armés ».

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Maxime-Ange Kazagui, préfère de son côté y voir une nouvelle étape vers la résolution du conflit en Centrafrique. « C'était, selon l'approche du président de la République – et d'ailleurs suivi par ses pairs de l'Union africaine – l'approche à travers laquelle les groupes armés sont censés à présent déposer les armes, ramener la sécurité et donc la paix », affirme-t-il.

La précédente version de ce gouvernement, nommée début mars, avait provoqué la colère de plusieurs groupes armés. Ces derniers s'y estimaient insuffisamment, voire pas du tout, représentés.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com