Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 19:30
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les députés de Paoua et des Mbrès s’inquiètent de la tension dans leurs circonscriptions

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 30 MAI 2016

 

MBRES, 30 mai (RJDH)—Lucien Mbaïgoto et Pierre Marie-Franck, respectivement députés de Paoua et des Mbrès ont déploré le regain de violence signalé ces derniers temps dans leurs circonscriptions. Ils se sont exprimés sur la situation de leurs localités dans des entretiens avec le RJDH.

 

Ce sont, selon Pierre Marie-Franck, député des Mbrès, les exactions des peulhs armés qui l’inquiètent « depuis quelques semaines, nous apprenons presque quotidiennement que des gens sont tués par des peuhls armés signalés dans la région. Cette situation m’inquiète aujourd’hui. Tout en dénonçant ces exactions, je partage la douleur des parents qui ont perdu leurs proches dans les attaques perpétrées par ces peulhs armés » a-t-il expliqué.

 

Lucien Mbaïgoto, député de Paoua regrette la présence des hommes armés dans les environs de la ville. Il déplore les actes de barbarie attribués à ces combattants « il y a des hommes armés qui ont pris position dans les périphéries de Paoua. Cette présence est plus qu’inquiétante aujourd’hui. Les exactions qu’ils font sur la population civile nous attristent tous » confie t-il avant de dénoncer les cas « des villes de Bambari, Ndélé, Markounda, Batangafo, Birao qui sont dans l’insécurité ».

 

Le député de Paoua appelle la communauté internationale à passer à la vitesse supérieure « aujourd’hui, il faut que la communauté internationale passe à une vitesse supérieure non seulement pour imposer la paix mais aussi accélérer le processus du DDRR. Je pense que c’est à ce titre que la paix pourra revenir dans l’arrière-pays » souhaite t-il.

 

Pierre Marie-Franck demande au gouvernement de prendre ses responsabilités « la mission du gouvernement, c’est de protéger les citoyens. Il faut que les nouvelles autorités puissent prendre leurs responsabilités face à cette situation d’insécurité totale dans l’arrière-pays » a-t-il appelé.

 

Les deux élus ont exigé le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans les zones où la tension est vive.  Les exactions des hommes armés aux Mbrès sont signalées alors que l’administration est en train d’être déployée après trois années d’absence.

 

 

Centrafrique : Deux soudanais et un tchadien arrêtés à Damara faute de papier

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 30 MAI 2016

 

BANGUI, 30 Mai 2016 (RJDH)—Un sujet tchadien et deux Soudanais ont été arrêtés le week-end dernier à Damara par la gendarmerie. Ces derniers seraient sur le territoire sans aucun papier légal.

 

L’information a été confirmée au RJDH par des sources militaires qui indiquent que ces trois personnes voyageaient sans aucun papier. Une source proche de la gendarmerie de Damara a confié qu’ils se rendaient à Bambari pour des activités commerciales « c’est sur un poste de contrôle que ces trois personnes ont été arrêtées parce qu’elles ne sont pas en règle. Ils n’ont aucun papier » a-t-elle expliqué.

 

Les trois prévenus ont été, selon la même source, transférés au tribunal de Bimbo où est gérée l’enquête ouverte sur ce dossier. Leur présence au tribunal de Bimbo a été confirmée par  le parquet de Bimbo « nous avons ces trois personnes arrêtées à Damara. Il y a une enquête qui est ouverte sur l’affaire et nous attendons les résultats » a précisé l’intérimaire du procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bimbo, contacté ce matin par le RJDH.

 

Les contrôles de pièces d’identité ont été multipliés ces derniers temps sur les barrières tenues par les forces intérieures.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 19:09

 

 

http://www.voaafrique.com/  30 mai 2016

 

Ce lundi en RCA, les opérations d’identification des ex-combattants au Pk5 ont été lancées dans le 3e arrondissement de Bangui.

 

Les activités se déroulent dans l’enceinte du commissariat en présence des représentants de la MINUSCA et du gouvernement.

 

Selon la prévision, 500 combattants seraient enregistrés : 150 ex-séléka et 350 membres des groupes d’auto-défense devront être recensés avant la mise en œuvre du projet « Réduction de violence communautaire ».

 

Michel Apollinaire Bangui, fonctionnaire du Haut-commissariat au DDR, représentant du gouvernement revient sur ces opérations : "C'est la continuité des opérations d'enregistrement sur le profilage professionnel des ex-combattants".

 

Pour les ex-combattants, c’est le soulagement après trois années d’instabilité. Ce projet leur permettra d’avoir des activités génératrices de revenus.

 

Selon les organisateurs, si tout se passe comme prévu, les opérations prendront fin le week-end prochain.

L'identification socio-professionnelle des ex-combattants de PK5 a débuté en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 18:57

 

 

La rédaction de Centrafrique-Presse apprend et annonce le décès survenu à Bangui ce lundi 30 mai 2016 des suites d’une courte maladie du Président du Parti UPADES, Hubert Katossy Simany Dakwany.

 

Nous présentons à sa famille et ses proches nos condoléances les plus attristées

 

Hubert Katossy Simany Dakwany Président de l'UPADES tire sa révérence
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 14:06

 

 

Par RFI  29-05-2016 Modifié le 29-05-2016 à 04:33

 

Il s'agit du premier contingent mauritanien de l'histoire des Nations unies. Au total, plus de 740 Casques bleus mauritaniens sont répartis sur tout le territoire de la Ouaka et de la Basse-Kotto dans le centre du pays, une des régions les plus troublées de la République centrafricaine.

 

Installé depuis fin février, ce puissant contingent mauritanien est déployé pour maintenir la paix récente dans le pays mais aussi pour sécuriser routes et ponts.

 

Afin de réussir cette première mission, l'armée mauritanienne n'a pas lésiné sur les moyens. Les soldats sont bien équipés et bien entrainés, selon le colonel Sidi El Veireck, chef du bataillon mauritanien.

 

« Nous avons des véhicules blindés, des véhicules de transport de troupes, nous avons des équipements de vision nocturne. Nous avons des équipements de contrôle des foules et nous avons un noyau autour duquel a été formé le bataillon de personnels issus des groupes spéciaux d’intervention qui ont une certaine expérience », détaille le colonel.

 

Le bataillon mauritanien a ainsi rempli tous les critères dictés par l'ONU. Pour cela, il a fallu investir des millions d'euros dans du nouveau matériel, repeindre les véhicules camouflage aux couleurs de l’ONU, blanc et noir. Et entrainer les nouveaux Casques bleus pendant toute une année, et en particulier les préparer à ce nouveau terrain.

 

« La Mauritanie c’est un terrain désertique, très ouvert et vaste et là c’est plutôt la forêt, on est très limités dans nos mouvements, un terrain très accidenté et difficile d’accès, avec beaucoup de ponts, souvent en mauvais état », analyse le chef du bataillon.

 

Fiers d'être le premier contingent mauritanien des Nations unies, les hommes prennent progressivement leurs marques dans région de Bambari. Ils ont signé pour un an.

Le premier contingent mauritanien de l'ONU commence son mandat en RCA
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 13:21

 

 


Dakar - AFP / 30 mai 2016 14h33 -  L'ex-président tchadien Hissène Habré, jugé à Dakar par un tribunal spécial africain, a été reconnu coupable lundi de crimes contre l'humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement, et condamné à la prison à perpétuité.

L'ex-président dispose de quinze jours pour interjeter appel.


Hissène Habré, la Chambre (le tribunal spécial, NDLR) vous déclare coupable (...) des crimes contre l'humanité de viol, d'esclavage forcé, d'homicide volontaire, de pratique massive et systématique d'exécutions sommaires, d'enlèvement de personnes suivi de leur disparition, de tortures et d'actes inhumains, a déclaré le président du tribunal, le Burkinabè Gberdao Gustave Kam.


Il a ajouté que M. Habré a aussi été reconnu coupable de crimes autonomes de tortures et des crimes de guerre d'homicide volontaire, de torture, de traitement inhumain et détention illégale ainsi que des crimes de guerre de meurtre, de torture et de traitement cruel conformément à certains articles du Statut portant création du tribunal.

Il a en revanche été acquitté des crimes de guerre, détention illégale visés dans d'autres articles du même document.


En conséquence et compte tenu de l'extrême gravité des faits, a poursuivi le magistrat Kam, Hissène Habré, la Chambre vous condamne à la peine d'emprisonnement à perpétuité.


Après l'énoncé du verdict, l'accusé, en turban et boubou blancs, lunettes noires, demeuré imperturbable depuis l'ouverture de l'audience, a levé les bras en saluant ses partisans et crié: A bas la Françafrique!.


Auparavant, le juge avait en outre expliqué que le tribunal a été convaincu par le témoignage de Khadija Hassan Zidane, qui a affirmé pendant le procès avoir été violée par Hissène Habré. Le juge a fait état de rapports sexuels non consentis à trois reprises et d'un rapport buccal non consenti imposée à Mme Zidane par M. Habré.

Hissène Habré a dirigé le Tchad pendant huit ans (1982-1990) avant d'être renversé par un de ses anciens collaborateurs, l'actuel président Idriss Deby Itno, et de se réfugier au Sénégal en décembre 1990. 


Arrêté le 30 juin 2013, il était jugé depuis le 20 juillet 2015 par les Chambres africaines extraordinaires (CAE), créées en vertu d'un accord entre le Sénégal et l'Union africaine (UA), qu'il récuse et devant lesquelles il refuse de s'exprimer ou de se défendre. 


Une commission d'enquête tchadienne estime le bilan de la répression sous Hissène Habré à quelque 40.000 morts, dont 4.000 identifiés nommément.


Sans surprise, le verdict a été salué par les parties civiles et des organisations de défense des droits de l'Homme qui les soutiennent, et décrié par des partisans de M. Habré, dont des proches, ayant assisté à l'audience au Palais de Justice de Dakar.

La condamnation de Hissène Habré pour ces crimes atroces 25 ans plus tard représente une immense victoire pour les victimes tchadiennes, a affirmé dans un bref message à la presse Reed Brody, cheville ouvrière de cette procédure au sein de Human Rights Watch (HRW).


A l'opposé, pour Mahamat Togoi, du collectif de soutien à Hissène Habré: ce qu'on a vu aujourd'hui ce n'est pas de la Justice, c'est un crime contre l'Afrique, a-t-il lancé.


(©)

 

L'ex-président tchadien condamné pour crimes contre l'humanité


Le tribunal spécial africain qui juge l'ex-président tchadien Hissène Habré à Dakar l'a reconnu coupable lundi de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, a annoncé le président de la Cour. M. Habré est condamné à la prison à vie.


"Hissène Habré, la Chambre (le tribunal spécial) vous condamne à la peine d'emprisonnement à perpétuité", a déclaré le président de la Cour, le magistrat burkinabè Gberdao Gustave Kam à la lecture du verdict. Il a ajouté que le condamné disposait de quinze jours pour faire appel de cette décision.


Le tribunal l'a également reconnu coupable de viols, exécutions, esclavage et enlèvement. La Cour "a été convaincue" par le témoignage de Khadija Hassan Zidane, qui avait affirmé pendant le procès avoir été violée par Hissène Habré, a indiqué M. Kam. Il a fait état de "rapports sexuels non consentis à trois reprises et un rapport buccal non consenti".



(ats / 30.05.2016 14h04) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=707623 

Procès Habré: l'ex-président tchadien condamné à la prison à vie
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 13:21

 

 

 

Par RFI  29-05-2016 Modifié le 29-05-2016 à 12:42

 

L’humanité célèbre, ce dimanche 29 mai, la Journée internationale des casques bleus. Instituée par les Nations unies, en 2002, cette journée rend hommage à tous les hommes et à toutes les femmes qui ont servi dans des opérations de maintien de la paix dans le monde entier. Une occasion également d’honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie au service de la paix. Mais cette image de professionnalisme, de dévouement et de courage des casques bleus est entachée depuis quelques années par des nombreux abus, notamment sexuels.

 

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé, en fin de semaine, les Etats fournisseurs de casques bleus à poursuivre en justice leurs ressortissants en cas d’abus sexuels commis par ces derniers.

 

« Je m’efforce activement d’aborder ce grave problème chaque fois que j’en ai la possibilité tout en exhortant les Etats membres, seuls habilités à sanctionner leurs soldats, à imposer des mesures sévères afin de faire pleinement justice aux populations touchées », peut-on lire dans son message.

 

Joint par RFI, Philippe Bollopion, directeur général adjoint du plaidoyer, à Human Rigth Watch, estime que ces abus sont de plus en plus fréquents à cause, précisément, de l’impunité.

 

« Les abus les plus récents que nous ayons recensés se sont produits en Centrafrique par des casques bleus et des soldats de l’Union africaine. Il y a eu des abus sexuels contre des femmes et des enfants, mais aussi des personnes qui ont été torturées à mort ou vraisemblablement exécutées de manière sommaire par des casques bleus. Il s’agit donc de crimes extrêmement graves pour lesquels il n’y a, pour l’instant, autant qu’on le sache, aucune action en justice », a-t-il fait état avant de rappeler que ce n’est pas l’ONU qui peut arrêter et juger les soldats qui sont coupables de ces crimes, mais seulement les pays dont sont originaires les soldats qui, affirme-t-il, ne le font pas.

 

« Ce sont les pays d’origine seulement qui peuvent le faire et trop souvent ils préfèrent discrètement rapatrier les soldats qui sont accusés de ce genre de faits et tourner la page, plutôt que de les traduire en justice et de s’assurer que les victimes soient compensées de manière appropriée », souligne Philippe Bollopion.

 

Enquêter, juger et punir

 

Dans seize missions de maintien de la paix dans le monde, en 2015, l’ONU a recensé soixante-neuf cas de viols dont vint-deux en République Centrafrique (RCA) et seize en République démocratique du Congo (RDC).

 

A l’occasion de cette journée internationale des casques bleus, Amnesty international demande aux Nations unies l’ouverture d’une enquête pour traduire les responsables en justice.

 

Interviewée par RFI, Ilaria Allegrozzi, responsable de recherche sur l'Afrique centrale à Amnesty international, donne l’exemple de la Centrafrique.

 

« En Centrafrique où, depuis deux ans, un conflit a sévi, des groupes armés s'en sont pris régulièrement aussi aux populations civiles. Il y a eu également des casques bleus qui se sont rendus coupables de crimes et d’abus contre les populations civiles, notamment des crimes sexuels. C’est très inquiétant, d’autant plus que ce sont des cas récurrents. Récemment, il y a eu au moins huit cas de viols contre des jeunes filles et des femmes, entre octobre et décembre 2015. Amnesty International avait également dénoncé le cas d’une petite fille de douze ans qui avait été violée par des casques bleus », a déclaré, à RFI, Ilaria Allegrozzi avant d’ajouter qu’il est important, justement, « d’ouvrir des enquêtes » pour emmener ces personnes en justice et « faire la lumière sur ce qui s’est passé », sans oublier de « compenser » les dommages subis par les victimes de tels crimes.

 

Journée internationale des casques bleus: juger et punir leurs abus et exactions
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 12:34

 

Le Fonds monétaire international prévoit d’accorder à la République centrafricaine 83,55 millions de droit de tirage spéciaux, l‘équivalent d’un peu plus de 115 millions de dollars, d’après un communiqué du FMI.

 

D’après le FMI, la situation sécuritaire en Centrafrique demeure fragile : la reprise économique lente et les recettes intérieures globalement insuffisantes pour couvrir les salaires, les pensions et les autres dépenses prioritaires.

 

Toutefois, le taux de croissance économique devrait atteindre 5,2 % en 2016, et se situer ensuite à une moyenne annuelle de 5,7 % sur la période 2016-2021, grâce à l’élimination progressive des rigidités structurelles et à la reconstruction des infrastructures.

 

L’inflation devrait reculer pour s’aligner sur le critère de convergence de la CEMAC, à 3 %. Une diminution graduelle du déficit budgétaire et le remboursement progressif des arriérés intérieurs contribueront à réduire sensiblement la dette publique pour la ramener à environ 25 % du PIB en 2021, contre 48,5 % en 2015.

 

Cependant, le déficit du compte courant de la balance des paiements devrait rester relativement élevé, en moyenne à environ 9 % du PIB sur le moyen terme, en raison des considérables besoins de reconstruction.

 

Le FMI a exhorté le nouveau gouvernement à restaurer une discipline budgétaire et des réformes pour mieux collecter les recettes fiscales et maîtriser la masse salariale. Ainsi, Bangui pourrait augmenter les dépenses sociales et les investissements publics.

 

La République centrafricaine a traversé une crise socio-politique qui a détruit les bases du pays.

 

 

 

Ces sommes seront fournies au pays dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC), dispositif du Fonds destiné à soutenir les pays qui connaissent des difficultés prolongées de leur balance des paiements.

 

Le Fonds monétaire international a annoncé samedi une assistance financière à la Centrafrique qui pourra se monter à 110,6 millions de dollars sur trois ans pour aider ce pays ravagé par trois années de conflit à redresser son économie.

 

"Nous estimons les besoins en termes de financement de la balance de paiement de la Centrafrique à environ 200 à 250 millions de dollars. Une partie sera couverte par l'appui des bailleurs de fonds et le FMI entend donner un montant d'environ 65 milliards FCFA (110,6 millions de dollars) sur trois ans", a déclaré à la radio d'Etat un représentant de l'institution, Samir Jaja, qui a dirigé une mission de 10 jours à Bangui.

 

Ces sommes seront fournies au pays dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC), dispositif du Fonds destiné à soutenir les pays qui connaissent des difficultés prolongées de leur balance des paiements.

 

Une première tranche d'un peu plus de 20 milliards FCFA pourrait être débloquée dès le mois de juillet.

 

"Pour autant que la situation sécuritaire continue de s'améliorer et qu'on réussisse à intégrer les anciens combattants au sein de la communauté, les perspectives économiques à moyen terme sont favorables", a estimé le chef de mission du FMI.

 

"Le taux de la croissance économique devrait dépasser 5% en 2016 et se situer à 5,5%, voire 5,7%, sur la période qui va jusqu'en 2021", a ajouté M. Samir Jaja.

 

Toutefois, a-t-il relevé, "la situation sécuritaire demeure fragile, la reprise économique est lente, les recettes intérieures sont globalement insuffisantes pour couvrir les salaires, les pensions et les dépenses prioritaires".

 

"Les défis à relever sont énormes et les attentes de la population nombreuses. Le gouvernement nouvellement élu aura pour tâche délicate de concilier une discipline budgétaire durable et une augmentation des dépenses sociales avec une reprise des investissements économiques", a-t-il dit.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres de la planète, peine à se relever de trois années d'extrême violence à la suite de la chute du président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion Séléka venue du nord du pays.

 

L'intervention des forces internationales - française Sangaris et onusienne Minusca - a peu à peu stabilisé la situation mais des bandes armées (ex-Séléka, milices anti-balaka ou "coupeurs de route") continuent de sévir dans plusieurs régions du pays.

 

http://www.voaafrique.com/ Avec AFP

 

Le FMI va accorder une aide de 110,6 millions de dollars à la Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 12:08

 

 


Officiellement annoncé le 13 mai par François Hollande à Bangui, le retrait des la force française Sangaris de Centrafrique pourrait permettre à la Séléka de se recomposer.

Par La redaction de Mondafrique - 28 mai 2016


Rompu aux us et coutumes des chefs de guerre, François Hollande a vigoureusement félicité ses troupes à Bangui, vendredi 13 mai, en annonçant le retrait de la force française Sangaris de Centrafrique. Saluant le « succès » de cette opération qui devait être « éclair » et qui dura finalement plus de deux ans, le président français n’a pas manqué d’applaudir la réussite de l’élection présidentielle de mars dernier. Celle-ci n’a t-elle pas porté, dans le calme, Faustin-Archange Touadéra à la tête de l’Etat alors que celui-ci n’était même pas étiqueté « candidat de la France » ? Une belle leçon de démocratie que le président français a appelé de ses voeux à « servir de référence en Afrique ».


De quoi presque faire oublier les ratages qui assombrissent considérablement le tableau. Des accusations de favoritisme des militaires français à l’égard des milices chrétiennes anti balaka contre la Séléka, alliance de mouvements rebelles à majorité musulmane, à l’affaire des viols d’enfants par des éléments des forces internationales, Sangaris fut loin d’un long fleuve tranquille.


Aujourd’hui, son succès déclaré n’a rien d’une évidence non plus. Malgré l’apaisement des violences entre Séléka et anti-balaka qui ont ensanglanté le pays pendant plusieurs mois, la Centrafrique reste le théâtre d’une multitude de conflits entre bandes rivales qui se disputent l’accès aux ressources sur le territoire.


Scénario catastrophe, le départ de l’armée française pourrait désormais permettre à la Séléka de renaitre de ses cendres. Selon une source centrafricaine bien informée, plusieurs indices laissent craindre une recomposition de cette organisation démantelée en partie sous la pression des militaires français.


Le 26 mai, les chefs d’état-major des quatre factions issues de l’éclatement de la Séléka ont en effet déclaré leur intention de s’unir à nouveau. Selon la même source, le nouveau gouvernement mis en place par le premier ministre, Simplice-Mathieu Sarandji, et la haute administration qui font la part belle aux anciens caciques de l’ex président François Bozizé, excluent en revanche largement les représentants des anciens rebelles et les tribus de l’Est sommés de déposer les armes avant tout dialogue. « La négociation conduite par le gouvernement est très peu diplomatique, susceptible d’attiser les tensions » relève la même source. « Or, le départ des militaires français enlève une épine du pied des ex Séléka qui pourraient être tentés de revenir à la charge »


Le double jeu tchadien


Par ailleurs, le récent séjour du célèbre chef rebelle centrafricain Noureddine Adam dans la capitale du Tchad N’Djamena, malgré l’interdiction de voyager qui lui a été imposée sur décision du Conseil de sécurité de l’ONU, inquiète. Véritable pompier pyromane en Centrafrique, le président Idriss Déby qui a fait et défait les présidents centrafricains depuis plusieurs décennies est depuis longtemps soupçonné de collusion avec la Séléka. La présence de mercenaires tchadiens dans les rangs de l’organisation avait provoqué, en 2014, la colère des populations centrafricaines qui avaient réclamé leur départ. Des membres du contingent tchadien de la force africaine, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) déployée au début de la crise, avaient par ailleurs été accusés de soutenir, en sous main, la Séléka.


A travers Noureddine Adam, Déby chercherait-il à réactiver ses leviers d’action sur l’échiquier politique centrafricain afin de peser sur de nouvelles autorités qu’il n’apprécie guère ? En facilitant la venue de sociétés pétrolière chinoises en Centrafrique lorsqu’il était premier ministre de François Bozizé, Touadéra s’était en effet attiré les foudres du grand voisin tchadien peu partageur en la matière. Déby s’en souvient bien. Un accueil glacial a été réservé à Touadéra lors de sa première visite en tant que nouveau chef de l’Etat centrafricain à N’Djamena.


Dans le contexte actuel de misère profonde qui mine la société centrafricaine alors que les armes circulent encore facilement sur le territoire, la recomposition de la Séléka pourrait rouvrir les plaies du pays encore à vif. Cette fois sans le pansement Sangaris.

Lu pour vous : Sangaris sur le départ, la Séléka dans les starting blocks
Lu pour vous : Sangaris sur le départ, la Séléka dans les starting blocks
Repost 1
Centrafrique-Presse.com
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 11:38
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : 65 milliards de FCFA accordés par le FMI en termes de la facilité élargie de crédit

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 28 MAI 2016

 

BANGUI, 28 Mai 2016 (RJDH)— Samir Jahjah, chef de division adjoint du département Afrique du Fonds Monétaire Internationale (FMI), a annoncé l’octroi de 65 milliards de FCFA à la Centrafrique, en termes de la facilité élargie de crédit. L’annonce a été faite ce vendredi 27 mai à Bangui lors de la conférence de presse conjointe entre son institution et le gouvernement centrafricain.

 

Cette facilité élargie de crédit est accordée à la RCA sur une période de trois ans et sous réserve d’approbation de la direction générale du FMI et de son Conseil d’Administration  qui se tiendra le mois de juillet prochain. Elle vise à améliorer le secteur de santé et de l’éducation.

 

Le FMI encourage par ailleurs, le gouvernement à revoir l’ensemble du système fiscal en vue d’engager la réforme fiscale tout en conciliant une discipline budgétaire durable, selon le communiqué de presse publié à la fin de la mission de 10 jours qu’a effectuée la délégation conduite par Samir Jahjah.

 

Samir Jahjah a déploré le faible taux de pression fiscale qui est de 7%, contrairement aux autres pays de la sous-région d’Afrique Centrale dont le taux de pression fiscale est de 19% « c’est un niveau extrêmement grave qui ne permet pas au gouvernement de payer le salaire », a-t-il précisé, tout en indiquant que le plus important pour le gouvernement c’est d’identifier les priorités à court termes et à moyens termes.

 

Le chef de division adjoint du département Afrique du FMI a déclaré que son institution pourra appuyer le niveau technique du pays pour pouvoir atteindre ses objectifs.

 

Pour le gouvernement centrafricain, cette annonce est une bouffée d’oxygène qui intervient à quelque mois de la table ronde de Bruxelles qu’il prépare en collaboration avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux.

 

L’annonce du FMI intervient après l’octroi d’appui budgétaire de 9,2 milliards de la BEAC, ce 11 mai dernier au gouvernement Centrafricain.

 

 

Centrafrique : Processus de la refondation des forces armées centrafricaines en marche

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 28 MAI 2016

 

BANGUI, 28 Mai 2016(RJDH) — Le Camp Kassaï dans le 7ème arrondissement de Bangui a accueilli ce vendredi 27 mai 2016, la cérémonie marquant la fin de la formation des sous-officiers, organisée par la Minusca en Centrafrique. Vingt-neuf sous-officiers de l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active ont reçu leur parchemin à la fin des assises pour marquer le début de la refondation des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

L’objectif de ce recyclage des sous-officiers de Forces Armées Centrafricaines (FACA), selon Carole Baudoin, Cheffe de section de réforme du secteur de sécurité à la Minusca, est de refonder les FACA.  Pour elle, les contenus de la formation à l’endroit des Forces Armées Centrafricaines, « sont pédagogiques, et méthodologiques. Ce programme reste dans le cadre du mandat de la Minusca et du soutien à la réforme du secteur de la sécurité (RSS) ».

 

Jérôme Bouba, Directeur de cabinet au Ministère de la Défense nationale, souligne qu’après la crise, la refondation de l’armée centrafricaine doit commencer par la formation, « l’action à laquelle nous venons d’assister au camp Kassaï, fut notre leitmotiv à la fin de cette crise. Notre objectif était de ramener les FACA et de remettre les pendules à l’heure, tout en passant par la formation. Car, de nos jours, le déploiement des FACA ne peut pas se concevoir sans la formation », a indiqué le directeur de cabinet.

 

C’est un changement pour le sergent Pierre Claver Binza, un des récipiendaires qui a subi cette formation organisée par la Minusca, « c’est un soulagement pour l’armée centrafricaine à la suite de la crise qu’a connue la RCA. Cette formation est un changement dans ma carrière » a-t-il lâché.

 

En Juillet 2015, 28 bâtiments de camp Kassaï ont été réhabilités, par le PNUD sur financement du Fonds de Consolidation de la Paix. Un appui qui vise à la restructuration et la réforme des Forces Armées Centrafricaines(FACA).

 

Des informations émanant de l’Opération Sangaris indiquent que le mardi 31 mai, l’armée centrafricaine recevra des matériels militaires pour soutenir son opérationnalisation.

 

 

Centrafrique : Les déplacés de M’Poko nettoient leurs quartiers pour envisager un retour

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 28 MAI 2016

 

BANGUI, 28 Mai 2016 (RJDH) — Les déplacés du site de M’Poko se sont rendus massivement au quartier Fondo dans le 3ème arrondissement, ce samedi 28 mai afin de désherber ladite localité. Ils ont fait ces travaux dans l’objectif du retour à leur domicile d’ici décembre 2016.

 

Ils étaient nombreux hommes, femmes et enfants, avec des machettes, houes, pioches et autres outils, pour débroussailler les hautes herbes qui ont envahi les différents recoins du quartier Fondo. Le RJDH a constaté que la majorité des maisons ont été détruites pendant la crise, mais quelques murs des habitations sont encore debout.

 

Pour les déplacés, leur objectif est de nettoyer les localités pour faciliter le retour, après trois années de vie sur le site.

 

Bertin Botto, coordonnateur des déplacés du site de M’Poko, félicite l’engouement des déplacés  qui ont décidé unanimement de regagner les quartiers après ces travaux de désherbage, « nous nous sommes mobilisés pour regagner nos localités progressivement  jusqu’en décembre 2016. Nous ne voulons pas aller de site en site. La proposition selon laquelle, un autre site est en train d’être aménagé à Avicom afin que nous puissions y regagner, ne nous convient pas », a expliqué le coordonnateur des déplacés.

 

C’est une première opération de nettoyage organisée par les déplacés dans l’objectif de leur retour.

 

 

Des appréciations divergent sur le travail des casques bleus de l’ONU en Centrafrique

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 28 MAI 2016

 

BANGUI, 28 Mai 2016(RJDH)—Des appréciations de certains banguissois sont divergentes sur le travail qu’effectuent les forces de l’ONU pour le maintien de la Paix en Centrafrique. Certains  apprécient la mission du maintien de la paix, d’autres estiment que beaucoup reste à faire. Leurs propos ont été recueillis en prélude à la journée internationale des casques bleus des Nations-Unies, célébrée le 29 mai de chaque année.

 

Severino Goupou au quartier Pétévo dans le 6ème arrondissement de Bangui, a apprécié le travail de la Minusca en Centrafrique dans le cadre de la restauration de la paix après les crises dans le pays, « la présence des casques bleus en RCA, est importante dans la mesure où ils ont apporté la stabilité dans le pays» a –t-il apprécié.

 

Un point partagé par un habitant du quartier Lakouanga, Théodora Olive Banda-Ketté qui pense que « la mission de la Minusca est une réussite, et c’est cette mission onusienne qui a permis l’organisation des élections dans le pays ».

 

D’autres habitants pensent que même si la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, beaucoup reste à faire.« Il y a le désarmement qu’ils n’ont jamais fait et les forces non-conventionnelles circulent sous leurs yeux avec des armes et font du mal à la population. La restauration de l’autorité de l’Etat reste un défi et la protection des civiles et des humanitaires un handicap pour la réussite de leur mission », a dit un habitant de Bangui.

 

«Rendons hommage à nos héros », c’est le thème international de cette journée qui sera célébrée le 29 Mai 2016. Les festivités ont eu lieu ce 28 mai à Bangui. Dans sa résolution 57/129, l’Assemblée Générale des Nations-Unies a proclamé le 29 Mai, Journée Internationale des Casques bleus des Nations-Unies. Cette journée totalise aujourd’hui 60 ans.

 

Les casques bleus sont opérationnels en Centrafrique depuis le 15 septembre 2014.

 

Repost 1
Centrafrique-Presse.com
28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 12:17

 

 

Par Simon Piel et Joan Tilouine  LE MONDE Le 27.05.2016 à 17h20 • Mis à jour le 27.05.2016 à 19h35

 

Le parquet national financier a demandé, lundi 23 mai, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de Teodoro Nguema Obiang Mangue (surnommé « Teodorin ») pour « blanchiment de corruption », « détournement de fonds publics », « abus de biens sociaux » et « abus de confiance ».

 

Si les juges d’instruction se prononcent en faveur de son renvoi, cela pourrait donner lieu au premier procès d’un responsable visé par l’enquête dite des « biens mal acquis » lancée à la suite d’une plainte des associations Sherpa et Transparency International en 2007.

 

Teodorin, 47 ans en juin, n’est pas n’importe qui dans son pays. Il est d’abord le fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, arrivé au pouvoir en 1970 à la suite d’un putsch contre son oncle, et réélu en avril pour un cinquième mandat avec 93,7 % des voix lors d’une élection boycottée par l’opposition.

 

Depuis mai 2012, Teodorin fait fonction de deuxième vice-président de Guinée-Equatoriale, chargé de la défense et de la sécurité nationale. Auparavant, il a occupé, de 1997 à 2012, le poste de ministre de l’agriculture et des forêts. Un ministère qui lui assurait un salaire annuel de 60 000 euros. Selon le réquisitoire, il aurait reconnu plus de 300 millions de dollars (269 millions d’euros) d’avoirs obtenus à travers la corruption et le détournement lors d’un accord scellé avec la justice américaine qui enquêtait sur l’origine de sa fortune. Ce que conteste la défense de M. Obiang.

 

Mais plus encore que la côte ouest des Etats-Unis, Teodorin appréciait par-dessus tout Paris, ses grands hôtels, son architecture et ses plaisirs. Pour décrire ses passages en France, son ancien majordome, interrogé par les enquêteurs, n’use que de trois mots : « Alcool, putes et coke. »

 

Au fil des enquêtes, la justice française a mis en lumière un train de vie de nabab et des dépenses qui donnent le vertige. Le réquisitoire du parquet financier dont Le Monde a pris connaissance en dresse le panorama : voitures de luxe, habits de grands couturiers, hôtel particulier, œuvres d’art, les dépenses somptuaires de Teodorin contrastent avec la réalité économique de ce pays d’Afrique centrale où plus de 75 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale. Inventaire de quelques-uns de ses caprices parisiens.

 

Passion voitures

 

Teodorin a fait l’acquisition d’une quinzaine de véhicules de luxe en France, dont trois Bugatti Veyron acquises en décembre 2006, en février 2007 et en juillet 2007. Plus tôt, les 11 et 15 février 2005, il avait craqué pour une Rolls-Royce Phantom et deux Maserati. En tout, sa passion automobile lui est revenue à 5,7 millions d’euros. Pour régler plusieurs de ces bolides, celui qui était alors ministre de l’agriculture et des forêts a effectué des virements émanant du compte de la société Somagui Forestal, la société guinéenne d’exploitation forestière.

 

En novembre 2009, un drôle de manège attire l’attention des autorités françaises : 26 voitures (Bentley, Lamborghini, Rolls-Royce…) et 8 motos extravagantes (dont 5 Harley-Davidson), d’un montant de 12 millions de dollars, transitent par l’aéroport de Paris-Vatry (Marne). En provenance des Etats-Unis, ces véhicules ont fait une halte à Amsterdam-Schiphol, aux Pays-Bas. Le convoi restera quelques semaines à l’aéroport de Paris-Vatry, prisé du clan Obiang pour exporter ses achats fantasques, avant de s’envoler vers Malabo. Là encore, Teodorin s’est tourné vers sa société Somagui Forestal pour passer en notes de frais ses Maserati, Bugatti et autres véhicules de luxe.

 

En septembre puis en octobre 2011, les enquêteurs français ont saisi 18 de ces véhicules garés sur le parking de son hôtel particulier, avenue Foch, et ont découvert un pan de sa collection sur des parkings loués par Teodorin, avenue Victor-Hugo et avenue Marceau, dans les 8e et 16e arrondissements parisiens. Saisis en 2012, certains de ces véhicules ont été vendus en juillet 2013 à Drouot, rapportant 2,8 millions d’euros à l’Etat.

 

Frénésie immobilière

 

Lorsqu’il pouvait encore venir en France, Teodorin aimait à fréquenter les plus grands palaces parisiens. Avec un faible pour le Crillon, où il avait l’habitude de régler en espèces des factures de plus de 580 000 euros. Mais c’était avant d’acquérir, début 2005 pour 25 millions d’euros, un hôtel particulier avenue Foch. Il a jeté son dévolu sur une bâtisse datant de 1890 d’une superficie de 4 000 m2, comprenant cinq étages avec ascenseur, appartements bourgeois et 101 pièces. De prestigieux architectes d’intérieur et des décorateurs se sont chargés, entre 2005 et 2007, d’exécuter ses désirs esthétiques et autres travaux pour un montant de 12 millions d’euros.

 

Teodorin n’apparaît pas directement sur l’acte de propriété de cet hôtel particulier. Pour brouiller les pistes, il a profité de ses participations dans cinq sociétés suisses (Ganesha Holding, GEP Gestion Entreprise Participation, Re Entreprise SA, Nordi Shipping and Trading Co Ltd, Raya Holding SA). Et comme pour rajouter un zeste d’opacité, les actions de ces sociétés sont au porteur. Il est pourtant l’unique actionnaire de ces cinq véhicules financiers.

 

Pour éviter la saisie du bien, le domicile personnel de Teodorin est subitement devenu l’ambassade de République de Guinée en octobre 2011. Désormais, touristes et hommes d’affaires désireux de se rendre à Malabo doivent emprunter l’ascenseur de Teodorin pour se rendre au bureau des visas et peuvent contempler le goût de l’ancien maître des lieux pour le baroque. Une perquisition a néanmoins eu lieu en février 2012. Teodorin était alors à Malabo, selon la gouvernante. Cinq mois plus tard, la justice française a ordonné la saisie pénale du parc immobilier de Teodorin en France, estimé à 107 millions d’euros.

 

L’esthète de Malabo et les œuvres d’art

 

Le fils du président équato-guinéen aimait à flamber lors des ventes organisées chez Christie’s. C’est ainsi qu’il a acquis 109 lots de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé dont la vente s’est tenue en février 2009. Montant total : 18,3 millions d’euros. Toutefois, il n’a commencé à régler ces œuvres d’art qu’en mars 2010 – et non dans la semaine suivant la vente comme il se doit.

 

Et là encore, comme pour la plupart de ses voitures de luxe, il a puisé dans le compte en banque de la Somagui Forestal. Cette même année 2010, il se pique de meubler ses palais parisiens et équato-guinéens d’antiquités et d’œuvres d’art. Il se tourne vers la maison de vente de meubles et d’objets d’art Didier Aaron, réputée pour son catalogue du XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Teodorin lâche 600 000 euros. En tout, il aura acquis pour 15 millions d’euros d’œuvres d’art sur la place parisienne entre 2007 et 2009.

 

Pulsions d’achat tous azimuts

 

Rien n’est trop beau pour le petit « prince de Malabo » lorsqu’il est en déplacement à Paris. Et tout se doit d’être dans la démesure. Pour équiper sa salle de projection, il s’offre un écran géant, des enceintes et autres équipements hi-fi quitte à se délester de 100 000 euros. A table, Teodorin se sustente à l’aide de couverts de collection achetés 1,8 millions d’euros. Il a aussi craqué pour un service à caviar et une vasque à champagne payés plus de 70 000 euros.

 

Sur le plan du style, il apprécie les costumes Dolce & Gabbana sur mesure : plus de 70 000 euros. Selon son ancien cuisinier, Teodorin disposait de valises bourrées d’espèces pour assouvir ses pulsions d’achat chez les grands couturiers parisiens. Près de 10 millions de dollars, probablement issus des commissions perçues sur le détournement des revenus pétroliers, à dépenser en quelques heures chez Dior ou Saint Laurent. Tous les trois mois environ, Teodorin venait à Paris avec deux valises remplies de cash. Exigeant, il est à l’affût de produits d’exception, comme ces quatre montres uniques de marques Cartier, Vacheron Constantin et Piaget achetées en octobre 2010 pour un total de 710 000 euros.

 

Place Vendôme, le deuxième vice-président de Guinée-Equatoriale a dépensé plus de 10 millions d’euros en bijoux entre 2005 et 2011. Contacté, l’avocat de M. Obiang, Emmanuel Marsigny, n’a pas souhaité faire de commentaires.

 

Joan Tilouine

 

 

Le surprenant séjour de Jean-Marie Le Pen en Guinée équatoriale

 

Par Cyril Bensimon  LE MONDE • 

 

La scène politique française s’est pour lui rétrécie mais, à 87 ans, Jean-Marie Le Pen sait encore user de son carnet d’adresses international. Après un inattendu dîner, le 8 mai, avec Jesse Jackson, compagnon de route de Martin Luther King, le fondateur du Front national (FN) s’est rendu pendant une semaine en Guinée équatoriale afin d’assister à la cérémonie d’investiture du président Teodoro Obiang Nguema. Ce chef d’Etat au pouvoir depuis 1979 à la suite d’un putsch contre son oncle a été réélu en avril pour un cinquième mandat avec 93,7 % des suffrages lors d’une élection boycottée par le principal parti d’opposition. M. Obiang Nguema entretient par ailleurs des relations orageuses avec Paris depuis que la justice française a mis en examen son fils, Teodorin, successeur putatif à la présidence, dans l’affaire dite « des biens mal acquis ».

 

Dès sa descente d’avion, mercredi 18 mai, M. Le Pen a signifié sa « considération » au micro de la télévision d’Etat à l’endroit de son hôte. Vendredi, il a eu droit à une salve d’applaudissements au centre de conférences de Sipopo et deux jours plus tard, il a pu s’entretenir avec le chef de l’Etat tout juste réinvesti. M. Le Pen a ainsi publié sur Twitter deux photographies de lui, en tenue immaculée, au côté de M. Obiang Nguema.

 

« Inconséquences de la politique française »

 

« Jean-Marie Le Pen n’était pas l’invité personnel du président. Il a été invité par un ancien ministre de l’éducation, Lucas Nguema Esono, qui connaît Marcel Ceccaldi, un avocat proche de M. Le Pen. C’est comme cela qu’il s’est retrouvé à la cérémonie d’investiture », affirme au Monde Miguel Oyono, l’ambassadeur de Guinée équatoriale à Paris, manifestement gêné par ce voyage. Le diplomate précise qu’une invitation a été transmise au Quai d’Orsay pour le gouvernement et l’Elysée mais que celle-ci « n’a toujours pas reçu de réponse. »

 

Membre de cette délégation d’extrême droite, Marcel Ceccaldi avance pour sa part que « c’est une amie commune du président Obiang et de Jean-Marie Le Pen qui est à l’origine de l’invitation ». L’avocat, proche du FN et habitué du continent africain – il fut notamment début 2011 l’un des soutiens de l’ivoirien Laurent Gbagbo lorsque celui-ci refusait de quitter le pouvoir – tait le nom de cette « amie » mais s’avère plus loquace lorsqu’il s’agit de développer le sens de cette rencontre entre le doyen des chefs d’Etat africains en exercice et l’eurodéputé octogénaire qui avait prévu de quitter Malabo mardi 24 mai au soir. « Il est tout à fait normal que, en vertu des inconséquences de la politique française, un chef d’Etat africain consulte une personnalité politique française comme M. Le Pen », dit-il.

 

Recyclage d’anciens de l’OAS

 

Démentant les suspicions autour d’une visite aux motivations financières, M. Ceccaldi évoque des analyses convergentes sur la politique internationale avec « plusieurs présidents africains ». Dans son viseur : « La Cour pénale internationale, un instrument aux mains des grandes puissances » et les interventions militaires françaises en Libye – il est l’un des avocats de Saïf Al-Islam Kadhafi – ou au Mali. « L’ordre et la sécurité sont des priorités des présidents africains. Or, qui est à l’origine de ce désordre ? Ce sont les grandes puissances occidentales et en premier lieu la France », juge-t-il. « Jean-Marie Le Pen a moins d’obligations au FN alors autant en profiter. C’est le premier voyage d’une série qui ne le mènera pas seulement en Afrique », ajoute son conseiller, Lorrain de Saint-Affrique, « impressionné par les réalisations, dignes des pays du Golfe », de cet émirat pétrolier d’Afrique centrale, tenu d’une main de fer par le clan Obiang Nguema.

 

Entre l’extrême droite française et un certain nombre de palais africains, l’histoire s’est nouée à la fin de la guerre d’Algérie avec le recyclage d’anciens de l’OAS dans l’entourage de plusieurs présidents d’Afrique subsaharienne. C’est par l’entremise d’un de ces anciens que Jean-Marie Le Pen avait d’ailleurs rencontré le gabonais Omar Bongo en 1987. Vingt ans plus tard, c’est un autre voyage africain qui fera parler de lui : celui de Jany Le Pen, l’épouse du chef, au Cameroun, accompagnée de l’« humoriste » Dieudonné, avec en prime un soutien appuyé de la première dame, Chantal Biya, aux idées du FN. Par ailleurs, Louis Aliot, le vice-président du FN, est l’un des responsables politiques français les plus véhéments sur le Congo-Brazzaville depuis que l’ex-ministre Guy Brice Parfait Kolélas, avec qui il avait travaillé sur le programme présidentiel de M. Le Pen en 2002, a rejoint l’opposition.

 

Les amitiés, les relations n’expliquent pas tout. Entre le FN et les pouvoirs au sud du Sahara émerge un discours commun sur la souveraineté des Etats face aux « diktats d’une élite mondialisée » et la nécessité de s’en remettre à des « hommes forts » en temps de crise.

 

A Malabo, ce voyage de M. Le Pen est cependant diversement apprécié. Une source au sein des autorités confie, sous couvert d’anonymat, que « plusieurs membres du gouvernement étaient contre ». « Le président Obiang, dit-elle, a rencontré à Paris, lors de la COP 21, Manuel Valls, Nicolas Sarkozy et François Fillon, alors pourquoi recevoir Le Pen si l’on veut rétablir de bonnes relations avec Paris ? »

 

Cyril Bensimon


http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/05/25/le-surprenant-sejour-de-jean-marie-le-pen-en-guinee-equatoriale_4926007_823448.html#KPX1sDydvO6DFm2v.99

Lu pour vous : « Biens mal acquis » : les dépenses astronomiques de Teodorin Obiang
Lu pour vous : « Biens mal acquis » : les dépenses astronomiques de Teodorin Obiang
Repost 1
Centrafrique-Presse.com