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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 20:58
Lu pour vous : UN PAYS PRIS EN OTAGE AU CŒUR DU CONTINENT

 

 

http://www.sudonline.sn/    Mame Aly KONTE | 19/01/2016 | 10H21 GMT

 

Il y a quelques jours, le 30 décembre, la Centrafrique, a connu des élections présidentielles dont sont sortis au premier tour, deux anciens premiers ministres de l’ancien chef de l’Etat, François Bozizé, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra. Des fidèles de l’ancien régime, des fils d’anciens présidents candidats, le continent connaît un peu plus après la valse des fils de président Bongo, Eyadema, Kenyatta etc. Mais, réduire la Centrafrique à cette forme de comédie qu’on appelle aujourd’hui abusivement politique en Afrique serait la preuve de la pire des méprises, tellement le pays compte de richesses que se sont partagés les pouvoirs successifs à chacun de leur passage… « L’Afrique au feeling ».  L’histoire qui vous est contée ici, cherche à vous inviter un peu à la visite d’un des pays du continent les plus exotiques. Un territoire plongé au cœur d’un continent en pleine croissance mais où paradoxes et contradictions n’ont pas de limite ; et où encore, la seule lettre de l’alphabet à la mode, semble être le B dans la construction des villes et le choix des hommes, depuis le nom de la capitale, jusqu’à ceux des présidents.

 

Des villes dont les noms commencent par la lettre B, la Centrafrique. Bangui, Bossangoa, Bouar, Bozoum, Birao, Bangassou, Bambari, Berberati, Kaga Bandoro, c’est à croire que sur tout le territoire centrafricain, les noms de villes comme ceux des hommes qui ont dominé son histoire commencent par un B. Symbole d’une terre de bonheur, pour conforter la même lettre, les différents présidents en dehors de David Dako, Patassé et de Kolingba, Samba-Panza, ont aussi une seule et même consonance qui commence par un B. Boganda, Bokassa, Bozizé… La Centrafrique, ce n’est pas que cela, heureusement, parce que c’est un pays qui a une force que nombre de grands pays d’Afrique n’ont pas : celle de parler une seule langue commune à la nation, le Sango. Et, même s’il existe d’autres groupes ethniques et leur langues comme le banda du Sud, le banda-banda, le bokoto, le gbanou, le gbaya du Nord-Ouest, le gbaya du Sud-Ouest, le gbaya de Bossangoa, le kaba, le karré, le manza, le mbati, le ngbaka ma’bo, le pana, le yakoma, le zandé, tous les centrafricains parlent un peu la même langue. 

 

Riche de ses ressources diamantaires, mais aussi de ses terres, la Centrafrique est restée un pays qui ne profite ni de ses ressources naturelles encore moins de ses terres riches pour l’agriculture. Pour dire simplement que réduire ce pays à la seule forêt tropicale, qui reste l’une des richesses du pays, ce serait minimiser l’énorme potentiel dont regorge ce territoire au cœur de l’Afrique centrale.  Le bois d’acajou constitue également l’une des principales exportations. Et, quand les premières ressources minières sont le diamant et l’or, on parlera difficilement de pauvreté pour l’économie. Ajoutez-y le fait que la République centrafricaine possède également des gisements d’uranium et de pétrole, encore inexploités, que vous n’avez pas fini de faire parler des paradoxes énormes qui caractérisent ce pays où l’on trouve presque toutes les espèces animales de l’Afrique tropicale présentes notamment à l’est, dans les réserves nationales. Vous avez dit pays pauvre !

 

Avec un peu plus de 600.000 km 2, (622.436 pour les géographes), la Centrafrique est un Etat d’Afrique centrale, aujourd’hui peuplée de quelque 4 millions d’habitants. Si peu.

Pays de forêts et de savanes, c’est un espace bien vaste qui pourrait tirer profit des énormes terres d’agriculture et de cueillette dont elle dispose. Mais, les dirigeants centrafricains n’en ont cure. L’instabilité est le trait marquant de l’histoire du Centrafrique depuis son indépendance le 13 août 1960. En 45 ans donc, près de 20 coups d’Etat ou tentatives de coups d’Etat y ont été commis, sept constitutions et de multiples actes constitutionnels y ont été promulgués, 20 gouvernements et 450 ministres y ont été désignés une douzaine de grands mouvements de revendications salariales s’y sont exprimés ; des dizaines de grandes entreprises y ont été désengagées entraînant la suspension ou l’abandon de plusieurs projets d’assistance. Ces conflits constituent une entrave importante au développement socio-économique du pays. Ce sont les centrafricains qui font ce triste bilan.

 

FOCUS SUR... UN TERRITOIRE QUI PAIE LE SABOTAGE DU CONGRES DE BERLIN

 

Dans ce pays enclavé au cœur de l’Afrique centrale où, selon les historiens, il est de tradition d’opposer les «gens du fleuve» et les «gens de la savane», de même que leur culture respective, il n’était pas exclu qu’un jour, tout explose un jour. L’Oubangui, que les Français englobent dans la dénomination «Congo», est la voie de passage obligée vers le nord : sa domination constitue une étape dans la construction de l’Empire colonial français, qui veut joindre, sans discontinuer, Alger, Dakar et Brazzaville. La rivalité coloniale est ici engagée avec le roi des Belges, qui vient de prendre possession de la rive gauche du fleuve Congo. La ville de Bangui est créée en 1889 sur la rivière Oubangui, pour faire face à un poste belge installé peu avant.

 

Dès cette époque, les populations de la région sont astreintes au portage, pour acheminer le matériel des expéditions françaises successives qui partent à la conquête du Tchad. Certains administrateurs se distinguent ainsi de par leur brutalité ; mais, surtout, le «Congo» dans son ensemble, est partagé entre des sociétés concessionnaires exploitant le caoutchouc et l’ivoire, qui se chargent de sa «mise en valeur». Ce système, générateur de tous les abus, durera, comme le portage, jusqu’aux années 1920.

 

Du coup, la délimitation territoriale et le statut de la possession française n’ont pas été définis immédiatement. Ce n’est qu’après l’incident de Fachoda que le Royaume-Uni reconnaît, en mars 1899, la domination de la France sur tout le bassin de l’Oubangui. L’Oubangui-Chari devient ainsi une colonie en 1905 et sera intégré dans l’Afrique-Équatoriale française (Aef) lors de sa création en 1910. Nonobstant,  ses frontières sont modifiées dès 1911 : la France cède à l’Allemagne, comme gage de bonne volonté, l’ouest de la colonie, désormais rattaché au Cameroun allemand. Cette situation ne dure pas, car la Première Guerre mondiale permettra aux Français de récupérer les territoires abandonnés ; ce qu’entérine le traité de Versailles en 1919.

 

Le gouverneur Lamblin s’efforce alors de redonner vie à un pays  exsangue avec la construction d’un réseau routier et l’introduction de la culture du coton et de celle du café qui connaît quelques résultats positifs. L’Oubangui-Chari se rallie finalement à la France libre en août 1940, en même temps que le Tchad, le Cameroun et le Congo, sans que cela lui vaille la même célébrité. 

Mais l’effort de guerre qu’on lui demande est bien de même nature. Pauvre Centrafrique.

 

BOGANDA, L’HUMANISTE, N’A PAS EU DE SUCCESSEUR

 

Depuis la mort de Boganda, en 1959, la malédiction de ce qu’on a appelé « L’Oubangui-Chari », devenu la Centrafrique, après les indépendances, n’a pas eu de fin. Boganda est bien un leader et un homme à part…La marche vers l’indépendance, entamée après la fin de la Seconde Guerre mondiale, est bien marquée par la personnalité de cet homme, premier prêtre catholique de l’Oubangui-Chari, qui devient territoire d’outre-mer en 1946. Il est élu à l’Assemblée nationale française en 1946, puis réélu en 1951 et en 1956. 

Fondateur en 1950 du Mouvement pour l’évolution sociale de l’Afrique noire (Mesan), Barthélemy Boganda est un humaniste modéré qui réclame justice et dignité. Il n’en est pas moins en butte à l’hostilité de l’Administration, des colons et de l’Église (qu’il a quittée). Son objectif est la construction d’une nation oubanguienne au sein d’un ensemble plus vaste. Devenu, à l’unanimité, président du Grand Conseil de l’Aef en 1957, il préconise la constitution d’un État unitaire mais décentralisé avec le Congo et le Tchad, ouvert, de surcroît, à d’autres territoires. Il caresse aussi l’idée d’une Union des États de l’Afrique latine qui associerait les pays des colonies française, belge et portugaise. 

 

Ces projets n’entraînant pas l’adhésion de ses partenaires de l’Aef, la République centrafricaine, membre de la Communauté, est proclamée le 1er décembre 1958, après référendum. Barthélemy Boganda ne connaîtra pas l’indépendance totale de son pays : il meurt le 29 mars 1959 dans un accident d’avion dont les circonstances restent mal élucidées. Comme Patrice Emery Lumumba, dont c’est l’anniversaire de la mort (17 janvier 1961 à Lubumbashi) il n’aura pas l’occasion de présider aux destins de ce pays qu’il lui-même contribué à sortir de l’indigénat…

 

SOS POUR UNE TERRE DE COMEDIENS ET D’ANCIENS VALETS

 

Si la comédie n’est pas exempte de la vie politique, la Centrafrique au détriment de ses populations pauvres, a souvent mis en avant les relents de sa construction démocratique si elle a eu lieu qu’autre chose. Boganda, mort,  c’est son propre cousin David Dacko, un ancien instituteur, qui lui succède à la tête du gouvernement et du Mesan. Il sera élu président de la République le 13 août 1960, après la proclamation de l’indépendance.  David Daco au pouvoir, c’est comme un valet de la France qui est mis devant ses concitoyens.  

 

Et, avec l’arrivée au pouvoir d’un autre « farceur » Jean Bédel Bokassa, le pays vit des épisodes de passage au pouvoir digne des royaumes arriérés qui se sont créés à la sortie du Moyen âge entre le 14 ème et le 16 ème siècle. « Le pouvoir et tout pour… » conduira à la comédie du premier empire africain du 20 ème siècle. Bokassa himself, devenu « sa majesté impériale », n’hésitera devant rien le 4 décembre 1977.  Quoique pourront dire les dirigeants actuels, à savoir Catherine Samba-Panza ancien maire de Bangui encore déposé au pouvoir par l’ancienne puissance coloniale, la France, et son Premier ministre, Mahamat Kamoun, le mal est fait dans ce pays. Et depuis ce jour…

 

Parce que l’histoire a été construite dans ce pays à travers les magouilles, trahison, la culture de l’ignorance du pays de ses couches pauvres au seul bénéfice à une certaine époque de la puissance coloniale ; et aujourd’hui, autour de castes et de lobbies dont le seul credo était de se faire de l’argent dans cet endroit où l’on ne parle que de diamant et de détournement au lieu de mettre en avant l’économie et les gens qui devraient en vivre.

 

DU PORTAGE A LA BAÏONNETTE ET DES COUPS DE CANON AUX URNES UN PEUPLE «HUMILIE» RENOUE AVEC LES URNES

 

Enfin des élections. Les Centrafricains ne peuvent en croire à leurs yeux. 55 ans après les indépendances, il semble que le chemin en direction d’une certaine liberté d’aller et de venir, de choisir ou de rejeter les hommes ou les femmes au pouvoir, soit enfin tracé. Mais, à quel prix en mois de décembre 2015 ? 

 

Près de 2 millions d’électeurs centrafricains étaient appelés aux urnes le 30 décembre pour élire leur nouveau président et leurs députés. Selon l’Agence nationale en chargé des élections (Ane), 69 % des électeurs se sont déplacés pour élire une trentaine de candidats. Malgré les polémiques avait éclaté lundi, les deux tiers des candidats dénonçant des fraudes et exigeant « l’arrêt des opérations électorales »,  le vote a eu lieu. 

Les résultats provisoires annoncés jeudi 7 janvier par l’Autorité nationale des élections (Ane) doivent maintenant être validés par la Cour constitutionnelle. Cette institution devra étudier les nombreuses requêtes déposées par les autres candidats à la présidentielle du 30 décembre. Avec 23,78 % des suffrages, Anicet Georges Dologuélé devance Faustin Archange Touadéra ( 19,42 %), selon les chiffres de l’Ane. Grande surprise de ce scrutin, le dernier Premier ministre de François Bozizé affrontera donc au second tour celui dont le parti, l’Urca (Union pour le renouveau centrafricain), a signé un accord politique avec le Knk, la formation de l’ancien président centrafricain.

 

L’un des traits particuliers ce scrutin, c’est aussi la forte présence de fils d’anciens chefs d’Etat. Désiré Kolingba, fils d’un ancien président, arrive en troisième position (12,6 %), devançant Martin Ziguélé, autre poids lourd de l’élection perçu comme le candidat de la France (10,82 %). L’autre enfant dont le nom révèle à lui seul, toute la folie de l’anarchie au pouvoir s’appelle Jean-Serge Bokassa avec (5,5 %) fils de Jean Bédel Bokassa. Si ce scrutins est censé sortir le pays de trois années de violences qui ont ravagé la Centrafrique depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l’ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France dans son ancienne colonie début 2014, la Centrafrique mérite encore une bonne attention et un Sos international autour de sa construction.

 

Malgré cette élection il n’est exclu de revoir au-delà du fait religieux que le pays retrouve ses vieux démons souvenus venus des pays voisins. On se souvient que feu le président Ange-Félix Patassé (1993-2003) avait eu recours aux miliciens du Congolais Jean-Pierre Bemba pour arrêter l’avancée de l’ex-chef rebelle, François Bozizé, aujourd’hui chef de l’Etat centrafricain. Quant au président Bozizé, ancien rebelle parti lui-même du territoire tchadien et chassé par les rebelles de la Seleka, il a lui aussi eu jadis un parrain, le président Idriss Déby, qui joue le gendarme dans cette région. Pour dire qu’en Centrafrique, l’histoire est un éternel recommencement.

 

Réalisé Avec le monde.fr et Courrier International

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Centrafrique-Presse.com
19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 20:33
Nouvelles nationales sur RJDH
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Le redéploiement des FACA exigé par la population lors d’une mission gouvernementale à Paoua

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 19 JANVIER 2016

 

La population de la ville de Paoua, située au nord du pays a réclamé le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour garantir la sécurité dans la ville. Ce vœu a été exprimé lors d’une mission gouvernementale effectuée du 17 au 18 janvier dernier.

 

Ce sont les ministres de la défense, Joseph Bindoumi, de la Sécurité publique, Chrysostome Sambia et de la Réconciliation Florence Ndouba qui ont effectué cette mission. L’objectif de la visite de ces membres du gouvernement est de s’enquérir de la situation sécuritaire dans la région.

 

Les autorités ont discuté avec les responsables des groupes armés présents dans la région. Selon les informations du RJDH, Joseph Bindoumi, ministre de la défense a demandé aux responsables des groupes armés d’arrêter  les hostilités pour permettre à la population de vaquer librement à ses occupations.

 

Zuiransky Dingamnaial, secrétaire général de l’autorité sous-préfectorale des élections de Paoua a salué l’initiative du gouvernement qui selon lui vient à point nommé soulager la population. La même source a confié au RJDH que la population a réclamé le redéploiement des FACA. « La requête de la population porte sur le redéploiement des FACA dans la ville de Paoua afin que ces deux groupes soient anéantis », a relevé le SG de l’ASPE de cette localité.

 

La ville de Paoua et les environs sont contrôlés par des groupes armés depuis le début de la crise centrafricaine.

 

 

Un ex-colonel burundais retrouvé mort dans sa chambre à Bangui

 

PAR NOURA OUALOT LE 19 JANVIER 2016

 

Le colonel Jean-Claude Ndiyo, ancien agent de la représentation de l’Union Africaine en Centrafrique a été retrouvé mort, lundi 18 janvier dans son appartement sis PKO. Les raisons de ce décès surprise ne sont pas encore connues.

 

L’information a été confirmée au RJDH par une source au sein de la représentation de l’Union Africaine à Bangui. Cette source n’a pas souhaité donner plus de précision sur cette disparition. Elle a toutefois indiqué que le colonel Jean-Claude Ndiyo est un agent de la représentation de l’Union Africaine, à la retraite depuis plus d’un an.

 

Notons que le corps de la victime a été récupéré par la gendarmerie centrafricaine qui a ouvert  une enquête.

 

 

Le personnel de la mairie de Bimbo réclame 46 mois d’arriérés de salaire

 

PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 19 JANVIER 2016

 

Le personnel de la mairie de Bimbo est en grève depuis le lundi 18 janvier 2015. Il réclame des autorités locales, le paiement de 46 mois d’arriérés de salaire. Cette situation a paralysé les activités au sein de la mairie de Bimbo.

 

Firmin Kanda, délégué du personnel de la mairie de Bimbo a expliqué les raisons de leur mécontentement en ces termes « nous avons un sérieux problème d’arriérés de salaire. Nous totalisons aujourd’hui 46 mois et cela se multiplie. Nous demandons à la mairie de Bimbo de nous payer 14 mois sur les 46 », a-t-il lâché.

 

Le personnel pointe du doigt Jeannette Déa, présidente de la délégation spéciale de la ville de Bimbo. « Nous avons alerté plusieurs fois la présidente de la délégation spéciale de la ville mais elle ne nous a jamais donné de suite favorable », a ajouté le délégué du personnel.

 

Jeannette Déa, présidente de la délégation spéciale de la ville de Bimbo se dit surprise par ce mouvement. Elle confie n’avoir pas été informée de ces arriérés lors de la passation de service. « Je pense que c’est un problème de communication. La passation de service n’a pas été faite correctement. Les documents comptables, les registres et autres documents n’ont pas été présentés. Je ne suis pas informée de ces arriérés-là »,  a-t-elle indiqué.

 

C’est la deuxième fois en trois mois que le personnel de cette mairie entre en grève pour réclamer ses arriérés de salaires.

 

 

La LRA fait encore des blessés aux environs de Bria

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 19 janvier 2016 11:42

 

Les éléments de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony ont une nouvelle fois blessé quatre civils et pris des personnes en otage dans les villages environnants la ville de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto (est de la République Centrafricaine). Selon certaines sources locales, ces hommes armés se trouvent dans la région depuis plus de deux semaines.


« Dans les zones périphériques de Bria, axe Nzacko à 70 Km de la ville, les éléments de LRA ont attaqué la population. Quatre civils ont été blessés dans les localités de Nzacko et Popo jusqu'à 30 Km de Bria. Ils terrorisent sur l'axe Ouadda jusqu'au chantier diamantifère Boungou à 25 Km de Ouadda-Maïkaga et même sur l'axe Sam-Ouandja. La population souffre. Ils utilisent des personnes pour transporter les bagages », a précisé le comzone des ex-Séléka de Bria, Zacharia Adoum joint au téléphone depuis sa base. 


Les ex-combattants Séléka s'organisent en vue d'une contre-offensive à en croire le comzone. 

« Ils se trouvent dans les villages occupés, nous ne savons pas ce qui va se passer. Des ex-combattants sont allés vérifier aussi nous sommes décidés à les poursuivre », a indiqué Zacharia Adoum.


Selon les sources interrogées par Radio Ndeke Luka, le mode opératoire de la LRA consiste à attaquer village par village, à piller systématiquement les villageois et à prendre des personnes en otage. La réussite de ce mode opératoire s'explique par l'absence des forces régulières, les Forces armées centrafricaines (FACA) dans ces localités. 

Bien que l'information court depuis deux semaines, les autorités de la transition n'ont pas encore réagi.


Une situation similaire est signalée ce lundi dans le nord-est de la République Centrafricaine. Des hommes assimilés à des Peuhls armés ont attaqué le village Garo situé à 16 Km de Batangafo sur l'axe Bouca. Le bilan fait état d'au moins une personne tuée, une autre blessée et le village déserté de sa population à en croire certaines sources locales jointes au téléphone depuis Batangafo.

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Centrafrique-Presse.com
19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 20:28
Abgeyonci doit partir ! par Jerome Gbuida

 


 

Les revelations sur l’odieuse  machination électorale du 30 décembre savamment orchestrée  afin d'empêcher  le peuple centrafricain de choisir librement ses dirigeants ne cessent de tomber. Ces informations sont aussi effarantes   les unes  que les autres. Au centre de cette tartufferie se situe le sulfureux beninois et responsable adjoint du Pnud Aurelien  Agbeyonci.

 

En effet l’ami personnel d’Anicet Georges Dologuele depuis Brazzaville ou ces douteux compères  raffolaient de petites filles ( chose  que d’ailleurs Mr Agbonyonci  continue de pratiquer a Bangui ou il se prend pour le vice-roi ) a été surpris nuitamment par un autre candidat (Jean Serge Bokassa) chez un autre candidat, en occurrence  Sieur Anicet Dologuele alias Mr 10 %  savourant  une bouteille de Chivas 18 ans d age et rigolant aux éclats, se  glorifiant certainement de leur malhonnête et macabre entreprise, remettant du coup en cause l'impartialité  du Pnud et par ricochet celle de la communauté Internationale.


A cela il faudrait ajouter les  fortes présomptions de fraudes qui pèsent sur ses épaules. Les uns et autres sursurent a Bangui qu’il aurait participer a la confection des fausses cartes d’electeurs, infiltrer d’autres béninois dans la machine de l’ANE pour finir le travail commencer sur le terrain.

 

Il serait donc judicieux de rappeler au Programme des Nations pour le Développement que sa presence en Centrafrique n’a qu’un but et un seul : aider ce pays et sa population pour qu’ils sortent d’une crise qui ne dit pas son nom et de la nuit noire dans laquelle ils sont plongés pour retrouver leur place dans le concert des nations.

 

Or, la presence de Mr Agbeyonce mais aussi et surtout sa posture et partiale position auprès de son ami et frère Dologuele remet en cause la position d’arbitre neutre et impartiale que se devrait d’avoir le Pnud, ôtant  du coup a la communauté  internationale le benefice d’un travail difficile (durant lequel plusieurs soldats et une journaliste ont paye de leurs vies, sans compter le nombre important d’otages ) accompli depuis plus de 2 ans maintenant.

 

Aussi, pour que le Pnud puisse redorer son blason, regagner la confiance du peuple Centrafricain ( que Mr Agbeyonci meprise )  et espérer conduire de façon consensuelle le processus electoral en cours ou simplement faire accepter une quelconque decision qui sera prise par elle, il serait primordial et nécessaire de se départir de Mr Agbeyonci, en un mot le Programme des Nations unies pour le developpement devrait tout simplement renvoyer chez lui le représentant adjoint.


Tous les Centrafricains le savent, l’accointance de Mr Agbeyonci et de son ami et frere Dologuele est tellement profonde  que c’est une villa de Mr Dologuele que Mr Agbeyonci a choisi comme residence,  villa qu’il loue a Dologuele. Un candidat aux elections qui serait le bailleur ( comme on dit chez nous ) du represent adjoint du Pnud sense veiller a la bonne marche du scrutin est une sinecure que le peuple Centrafricain ne saurait accepter Cela ne peut se faire et cela ne saurait être toléré.

 

​Pour que le processus electoral ne puisse encore faire l’objet d’autres contestations, il serait nécessaire pour le Pnud de faire amende honorable : le départ de Mr Agbeyonci s’impose.

 

 

Jerome Gbuida.

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Centrafrique-Presse.com
19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 20:21
LA DECHEANCE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE par Gunpoulia

 

 

 

Nous prenons notre plume aujourd’hui pour prendre à témoin , le peuple centrafricain ,pas l’opinion internationale car cela concerne en premier les fils de ce pays qui ne se rendant pas compte de l’absurdité de leur haines ,rancœurs et méchancetés, enfoncent par des actes malveillants , l’élan que certains compatriotes ont pour aider ce pauvre pays classés 185° sur 187 à sortir de l’ornière.

 

Honte à nous Centrafricains  et hommage a Monsieur KOMBO-YAYA et en premier Monsieur MOKAMANEDE qui ont démissionné de cette institution de honte qui est l’ANE (Agence Nationale de Elections).

 

La désignation des agents de l’ANE est un scandale , puisque ne reposant sur aucun critère de compétence , ni de connaissance minimum civique .Dans tous les centres en provinces ,les responsables de bureau de votes ont été recensés sur des bases d’affinité et ethniques ,bien que dans toutes les localités de notre pays vivent des centrafricains de tout bord .Tout ceci a cause des quelques billets de banque promis aux agents . Conséquences , tous les illettrés ont intégré le processus électoral rendant impossible toute lisibilité et traçabilité .

 

Ce ne sont pas les Centrafricains qui ont financé, ces élections, au lieu d’accepter les termes des arrêtés de l’ANE, tous les trafics d’influence ont empêché les Centrafricains d’exprimer leur vœux.

I

Dans l’un des articles, il est stipulé que les  personnes ayant participé  aux groupes armées , ne doivent pas être candidats , ni aux élections législatives ou à la présidentielle . Dans les faits plusieurs anti balaka notoires , ceux mêmes qui ont financé au vu et su de tout le monde , les groupes armés sont candidats et sont même sur le point de se présenter au second tour . Le cas flagrant est celui de Bambari 1 ,ou le représentant des anti balaka ,connu pour ces déclarations fracassantes sur radio NDEKE LUKA,  est candidat et se présentera certainement au second tour ,en violation flagrante des textes .Supposons que ce dernier se fasse élire .Pensez vous que les Seleka qui inondent la région accepteront que ce Monsieur siège a l’assemblée Nationale ? .De quoi sera constitué l’assemblée Nationale de demain ? Des voleurs, brigands , bandits ,truands et mafieux ? Quelles sont les lois qu’ils seront capables d’initier ?

II

Ce cas est encore notoire pour la circonscription de KOUANGO II , ou le candidat qui arrive en première position est celui qui achète des minutions aux anti balaka de la région ( fournisseur ). Sa maison située  dans la commune de BIANGA  ( 60 km de Kouango) est présentement occupée par les Séléka depuis 2012 .Il est un commerçant ambulant notoire dans la zone . Son élection sera un ultimatum aux peuls et surtout les Séléka ,qui ne manqueront pas de reprendre les armes ,  avec le lot de malheurs que cette population de la OUAKA a vécu .De qui se moque- t-on ? L’inscription de ce candidat à la législative est l’œuvre d’un    conseiller  à la présidence qui veut que coute ?que coûte un représentant ,  Président d’un parti socialiste en manque de reconnaissance .Va t’on vers des élections apaisées ? De qui se moque -t-on ?

 

La souffrance du peuple est- il à ce prix ?

 

III

A ‘on effectué une enquête de moralité de tous les candidats aux élections législatives .En principe un minimum de connaissance  des textes et un niveau minimum de terminale doivent être requis pour les prétendants au poste de député .Ceux qui ne savent ni lire et écrire ,quel texte discuteront ils ? que feront t’ils pour apporter une meilleure condition de vie au citoyen lambda ? il vous souviendra que nous avons écrit dans Centrafrique presse un articule intitulé « On ne construit pas une pyramide par le sommet . »

 

Ces élections sont une démonstration sanglante de cet article .Le peuple a besoin des dirigeants de proximités .Ceux qui palpent les réalités et qui vivent avec le peuple et appréhendent mieux leur soucis quotidiens .Les faits nous donnent raison .La défaite cinglante des anciens ministres a Bambari  en est la parfaite illustration. Il est révolu le temps ou un candidat quitte la capitale, en costume cravate et arpente les ruelles des provinces en distribuant quelques tee - shirts ,savon ,sel pour se faire élire . La réalité vécue depuis 2012 par ce bas peuple opprimé a ouvert l’œil des paysans .Rares sont ceux de la capitale qui ont réussi a convaincre la masse paysanne .Le mensonge a pendant 50 ans  fini par déstabiliser les anciens roublards .Le peuple en a marre.

 

IV

 

Fait grave que nous avons dénoncé dans l’article précédent.

 

Les candidats aux élections législatives ont des calculs honteux .La plupart de ces candidats veulent se faire élire pour bénéficier  de l’immunité parlementaire, faire des affaires sans payer les taxes et monnayer leur immunité aux libanais et commerçants véreux ,  pour les importations .certains ne mettront même pas pied dans l’hémicycle .Ils ne serviront pas le pays ,mais leur intérêts égoïstes et partisans. Le nouveau Chef de L’Etat devrait veiller a cela.

 

Ceux qui ont triché et qui se vantent d’avoir gagné la partie, le peuple les attend au tournant. L’histoire nous dira. On peut tromper le peuple une fois, mais pas tout le temps.

 

Que DIEU ait pitié de ce pays en tourmente aux démons.  Beaucoup de sang a coulé, il faut que nous tournions vers un avenir serein , en nous conformons à la vérité et en ayant une vision plus patriotique et moins égoïste .

 

Regardons le BURKINA FASO qui a eu la même crise que nous, mais qui en un an a pu se remettre en question et rétabli la démocratie véritable .Arrêtons d’opprimer ce brave peuple qui a trop souffert.

 

Gunpoulia 

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Centrafrique-Presse.com
18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 18:56
Centrafrique : l’ONU blanchit l’homme qui a révélé les accusations de viols d’enfants par des soldats

 

 

 

Le Monde.fr Le 18.01.2016 à 10h09 • Mis à jour le 18.01.2016 à 10h22

 

Soulagé, mais triste. Anders Kompass, le haut responsable des Nations unies qui était accusé d’avoir transmis à l’été 2014 aux autorités françaises un document confidentiel révélant des accusations de viols d’enfants par des soldats français en République centrafricaine, a été blanchi par l’ONU. Le directeur des opérations de terrain au Haut-Commissariat de l’ONU pour les droits humains faisait l’objet d’une enquête interne depuis avril 2015, l’organisation l’accusant d’avoir divulgué ce document sans avoir pris la précaution d’enlever les noms des victimes présumées et en ne respectant pas la chaîne hiérarchique.

 

Anders Kompass avait dit, au contraire, avoir été poussé à faire fuiter ces informations en raison de l’inaction des Nations unies. Le document qu’il a transmis à Paris révélait qu’une dizaine de soldats français de « Sangaris » étaient soupçonnés d’avoir abusé sexuellement d’enfants entre décembre 2013, mai et juin 2014. Cinq soldats tchadiens et équato-guinéens de la Minusca sont également impliqués. L’affaire a été révélée par The Guardian le 29 avril 2015.

 

Lundi 18 janvier, le quotidien britannique indique qu’Anders Kompass a reçu« il y a quelques jours » une lettre l’informant que l’enquête interne l’avait exonéré de toutes les charges qui pesaient contre lui.

 

« Je me sens soulagé et un peu triste. Pourquoi la plupart des dirigeants de l’ONU ont-ils décidé de me faire ça alors qu’ils savaient très bien à quel point l’ONU gérait mal ce genre d’affaires ? Cela reste, pour moi, un mystère. »

 

En novembre, un groupe d’experts indépendants a dénoncé un « échec flagrant » de l’ONU dans la gestion des soupçons d’abus sexuels. Les accusations de viols d’enfants se multiplient contre les soldats étrangers en Centrafrique : une nouvelle enquête a été ouverte au début du mois de janvier à propos d’une affaire impliquant des casques bleus.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 18:26

 

 

http://afrique.lepoint.fr/  18/01/16

 

Y a-t-il eu des voix non comptabilisées ? C'est ce que pense Martin Ziguélé arrivé 4e du scrutin. Il a saisi la Cour constitutionnelle de transition. Il explique. Il était l'un des grands favoris de l'élection présidentielle du 30 décembre 2015, qui devait mettre fin à trois ans de guerre dans le pays. Martin Ziguélé, souvent taxé de "candidat de la France", l'ancienne puissance coloniale, n'est arrivé qu'en quatrième position avec 10,8 % des voix à l'issue de la publication des résultats provisoires par l'Autorité nationale des élections (ANE). S'il récuse ce score, c'est surtout les méthodes qu'il pointe du doigt. Son parti, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), rejoint par le candidat arrivé en troisième position Désiré Kolingba (12, 6 % des voix) et six autres partis politiques forment désormais l'Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) avec l'ancien Premier ministre de transition Nicolas Tiangaye comme porte-parole. Ils viennent de déposer un recours devant la Cour constitutionnelle et "exigent le recomptage manuel des bulletins des candidats", et un "audit de la chaîne de collecte et de traitement des données électorales", et ce, en toute indépendance.

 

Selon eux, il manque 230 000 voix qui n'ont pas été attribuées aux candidats dans la course. Martin Ziguélé est formel : "Il suffit que les documents de ces différentes sources soient croisés pour retrouver les vrais chiffres sortis des urnes. C'est le seul moyen de fixer les uns et les autres sur les vrais résultats de ces élections." Pendant ce temps, les alliances se dessinent pour le second tour qui opposera deux anciens Premiers ministres de l'ère Bozizé, Anicet-Georges Dologuélé (23,8 % des voix) et Faustin-Archange Touadéra (19,4 %) vainqueurs de ce premier tour, selon les chiffres provisoires de l'ANE. De son côté, la France, par la voix du chef de l'État François Hollande vient de confirmer sa volonté de se désengager sur le plan militaire dès la fin du processus électoral. Martin Ziguélé n'entend pas en rester là, il s'est confié au Point Afrique.

 

Le Point Afrique : Pourquoi demander le recomptage manuel des voix de l'élection présidentielle du 30 décembre dernier ?

 

Martin Ziguélé : Je demande le recomptage manuel des voix parce que tout indique qu'à la fin des opérations de vote et suite aux dépouillements effectués in situ, il y a eu beaucoup de manipulations volontaires sur les procès-verbaux de résultats. J'ai fait constater par huissier de justice des cas où mes bulletins de vote ont été extraits des urnes et remplacés par des bulletins de vote de certains de mes adversaires. En effet, dans beaucoup de circonscriptions électorales où il y a l'emprise des groupes armés, nos représentants ont été manu militari chassés des bureaux de vote, puis des bourrages d'urnes ont été opérés. Ensuite, sur toute la chaîne de collecte des bulletins de vote et leur traitement informatique par l'Autorité nationale des élections (ANE) des constats troublants de fraude, d'omission délibérée de saisie de nos résultats, de trafic d'influence de toute sorte, de falsification des procès-verbaux, etc. ont été établis. Recompter manuellement les voix, en comparant avec les données collectées par les observateurs nationaux et internationaux, est la seule solution par laquelle la vérité des urnes se révélera. La Communauté internationale doit aider la Cour constitutionnelle à entrer en possession de ces divers résultats sortis des urnes relevés par ses observateurs.

 

Vous saviez que le processus de comptage des voix ne se ferait pas dans les meilleures conditions. Pourquoi contester, alors ?

 

Les procès-verbaux des résultats des élections ont été également expédiés au ministère de l'Intérieur, en même temps qu'à la Cour constitutionnelle et à l'Autorité nationale des élections. De très nombreux observateurs nationaux et internationaux ont également assisté aux opérations de dépouillement de plusieurs bureaux et disposent donc de relevés de résultats. Comme je le disais tantôt, il suffit que les documents de ces différentes sources soient croisés pour retrouver les vrais chiffres sortis des urnes. C'est le seul moyen de fixer les uns et les autres sur les vrais résultats de ces élections, en même temps que cela sera la preuve de la volonté de tous d'agir dans la transparence et de lever tout doute sur les résultats de ces élections.

 

Avez-vous des preuves concernant les "fraudes" et le "manque de transparence" que vous dénoncez ?

 

Les preuves matérielles des fraudes lors de ces consultations ont été établies par les soins de nos représentants dans les bureaux de vote et les huissiers de justice qui ont été commis par nos soins et qui ont sillonné les provinces de notre pays. Ces preuves, dont des photos de mes bulletins de vote brûlés ou extraits frauduleusement des urnes, ont été annexées à notre requête déposée à la Cour constitutionnelle de transition.

 

Qu'attendez-vous de la Cour constitutionnelle dans l'examen de votre requête ?

 

Nous attendons de la Cour constitutionnelle, au vu des éléments de preuve annexés, qu'elle redresse les résultats et dise le droit. Cela constituera une jurisprudence en matière d'élection dans notre pays.

 

Pensez-vous avoir des chances de voir aboutir votre demande ?

 

Nous demeurons très optimistes quant à nos chances de voir aboutir notre requête eu égard à la consistance des preuves que nous avons produites à son appui.

 

Avez-vous des soutiens venant des autres candidats à l'élection présidentielle dans cette démarche ?

 

Notre soutien vient des candidats issus de notre plateforme l'AFDT, des militants de notre parti le MLPC et de nombreux Centrafricains qui ont porté leur choix sur notre modeste personne.

 

N'avez-vous pas peur d'être taxé de mauvais perdant…

 

Pas du tout. Notre combat est un combat contre la culture de la tricherie qui tend à s'institutionnaliser d'un scrutin à l'autre dans notre pays. On ne peut prétendre reconstruire les institutions d'un pays post-crise en donnant une prime à la malhonnêteté politique. Nous nous battons pour le respect des règles du jeu et contre la tricherie qui n'est pas une valeur à défendre.

 

Et enfin, lorsque la Cour constitutionnelle validera les résultats définitifs, vous serez un véritable faiseur de rois avec votre quatrième position. Quelles consignes donneriez-vous à vos militants ? Avez-vous déjà un favori parmi les deux finalistes.

 

Notre requête à la Cour constitutionnelle de transition, et son traitement en cours ainsi que celles de nombreux autres candidats, nous fait porter toute notre attention sur ce qu'elle en dira. C'est ce qui nous importe et pas autre chose pour le moment.

 

 

Lu pour vous :  Présidentielle de Centrafrique - Martin Ziguélé : "Il y a eu beaucoup de manipulations"
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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 18:00
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
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Des Anti-Balaka de Cantonnier délogés par des forces nationales et internationales

 

http://rjdh.org/  PAR FIRMIN YAÏMANE LE 18 JANVIER 2016

 

Les quatre check-points érigés dans la ville de Cantonnier, ville frontalière avec le Cameroun par des miliciens Anti-Balaka sont désormais occupés depuis le jeudi 14 janvier 2016 par les éléments de la police, de la gendarmerie et ceux de la Minusca.

 

Narcisse Yakendé, commissaire de police de Béloko a confirmé cette opération de déguerpissement forcé qui est décidée suite aux plaintes des habitants de la localité et les passagers des véhicules de transport en commun. «Suite aux multiples plaintes et témoignages des voyageurs sur le tronçon Garoua-Mboulaï-Cameroun, nous sommes obligés de chercher des voies et moyens pour remettre de l’ordre. C’est ainsi le jeudi 14 janvier 2016, les éléments de la police et ceux de la gendarmerie nationale, appuyés par les éléments de la Minusca ont délogé de force les éléments Anti-Balaka qui contrôlaient quatre check-points dans la ville de Cantonnier », a-t-il expliqué.

 

Clémentine, vendeuse de manioc, se dit satisfaite de cette action. « Nous saluons l’initiative des forces de l’ordre qui ont délogé les Anti-Balaka dans la ville. Cela va permettre à la population de circuler sans crainte », a-elle précisé.

 

Pour Armand et Moussa, commerçants à Cantonnier, le retour des forces conventionnelles dans la ville, lance le retour  de l’autorité de l’Etat. « C’est une initiative louable qui redonne aux autorités locales leur dignité. Je pense que ce retour marque le début réel du retour de l’autorité de l’Etat », a fait remarquer Moussa.

 

Depuis plus d’un an, la ville de Cantonnier est contrôlée par des Anti-Balaka qui prélèvent des taxes aux commerçants et aux voyageurs.

 

 

La présence des éleveurs peulhs armés à Libi, Féré et Damara inquiète les habitants

 

http://rjdh.org/ PAR FIDÈLE NGOMBOU LE 18 JANVIER 2016

 

Les habitants des villages Libi, Feré et de Damara sont inquiets depuis l’arrivée massive des peulhs armés dans leurs localités. Selon les informations du RJDH, une mission de la Gendarmerie, a été dépêchée sur le terrain le samedi 16 Janvier 2016 pour s’enquérir de la situation.

 

La présence de ces peulhs armés, dans ces localités, a été confirmée par Souleymane Bakari, représentant des peulhs. Il a indiqué que ces hommes armés venus de Bambari et de Kaga-Bandoro, sont en transhumance. Souleymane Bakari a fait savoir que son groupe a pris position depuis plus d’une semaine, dans la brousse au niveau du cours d’eau Gbolo, situé à environ 20 km de Libi.

 

Le représentant de ces peulhs a indiqué que ces pairs ne sont pas armés. Pour lui, c’est pour fuir les exactions de la Séléka qu’ils se sont déplacés « il y a encore d’autres groupes qui sont entrés à  Feré et Galafondo dans la Kémo. Nous sommes partis de Bandoro et Bambari à cause des exactions des ex-Séléka. Ils nous  dérangent beaucoup, voilà pourquoi nous nous déplaçons pour trouver la quiétude ailleurs. Ils confisquent régulièrement nos bœufs. C’est vraiment très difficile de vivre dans la quiétude car ces hommes détiennent des armes et des munitions de guerre ainsi que des grenades », a-t-il témoigné.

 

Selon nos informations, les habitants des villages où ces peulhs sont arrivés, sont inquiets. Denise témoigne en ces termes: «Leur présence à crée la panique. Nous ne savons pas pourquoi ils sont là. Et si un jour, un chasseur abat un de leurs bœufs, ça peut créer une tension, voilà notre inquiétude ».

 

Saturnin Hubert Nguigaza, Président de la jeunesse de Libi exige le désarmement de ces peulhs armés. « Leur présence dans nos localités est source de peur pour la population car, ils détiennent encore des armes sur eux, et nous ne pouvons rien faire. Nous avons remis des recommandations aux autorités de Damara. Il faut qu’ils soient désarmés le plus vite possible », a-t-il souhaité.

 

La sous-préfète de Damara Geneviève Gbadin, lors de la mission effectuée dans les localités concernées, a demandé à ces peulhs d’arrêter leur progression, et d’attendre la décision du gouvernement. Elle a ensuite exhorté la population locale à ne pas céder à la panique et aux rumeurs.

 

Selon une source bien informée, la sous-préfète aurait instruit les chefs des villages du secteur Libi de reconstituer les comités d’autodéfense.

 

 

La journée des Martyrs célébrée par les élèves de Bozoum sous le signe de la paix

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 18 JANVIER 2016

 

A Bozoum, les élèves de différentes écoles ont célébré ce lundi 18 janvier 2016 le 37ème anniversaire de la journée des Martyrs en République Centrafricaine. La cérémonie a été marquée par plusieurs manifestations.

 

C’est par une marche que les élèves des établissements scolaires de Bozoum, ont commencé cette commémoration. De la mairie, ceux-ci ont marché jusqu’au monument baptisé « Aux Morts » où ils ont chanté l’hymne national suivi du dépôt des gerbes de fleurs par le sous-préfet et le maire de Bozoum.

 

Le sous-préfet Zantessa-Nanpessa Philippe a exhorté les élèves à prendre conscience de leur avenir en s’impliquant dans la recherche de la paix. « J’exhorte les élèves de différents établissements scolaires à œuvrer pour la paix et la cohésion sociale. Votre avenir dépend de la situation sécuritaire, c’est pourquoi vous devez vous impliquer dans le processus de la recherche de cette sécurité », a lancé le sous-préfet de Bozoum.

 

Yanguéret Grace-à Dieu, responsable des élèves, pense que le retour de la paix doit être l’objectif de tout le monde. Pour lui, les élèves de Bozoum feront ce qui est à leur pouvoir pour créer les conditions de ce retour à la normale. « Nous avons beaucoup souffert à cause de la crise. Aujourd’hui, c’est ensemble que nous devons évoluer vers la paix. Nous, élèves ferons tout pour que la sécurité redevienne à Bozoum, c’est pourquoi j’appelle mes paires à la retenue devant toute situation », a-t-il indiqué.

 

La journée des Martyrs est célébrée tous les 18 janvier en mémoires de plusieurs victimes élèves et étudiants. L’ancien président François Bozizé a réhabilité l’ex empereur Jean Bédel Bokassa qui avait été condamné pour les massacres des élèves et étudiants à Bangui.

 

 

18 janvier 2016 : 37e anniversaire de la journée des martyrs

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 18 janvier 2016 13:52

 

La jeunesse centrafricaine célèbre ce 18 janvier le 37e anniversaire de la journée des Martyrs sous le signe de la paix et de la concorde nationale. Le thème retenu en 2016 est « l'engagement citoyen de la jeunesse face aux défis de la reconstruction nationale », a expliqué Fred Bokoma, gestionnaire du Conseil National de la Jeunesse (CNJ).

La commémoration de ce 37e anniversaire revêt un caractère particulier à en croire Francis Mongombé, président du CNJ. « Cette journée est un retour à la source de la démocratie centrafricaine. Après la crise que nous avons connue dans ce pays, l'espoir a été perdu, la jeunesse stigmatisée. Aujourd'hui la jeunesse, de manière particulière, veut penser à ce que que la jeunesse de 1979 a eu à faire en vue de bâtir ce pays. En 1979, ce sont les élèves et étudiants qui ont réussi à faire tomber un régime totalitariste ». 

Dieudonné Salamatou, secrétaire général de l'Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), l'un des manifestants de 1979, remercie le président du comité d'organisation de la journée du 18 janvier 2016, pour tous les mots prononcés à l'endroit des élèves et étudiants de 1979. Pour lui, « Cela prouve à suffisance que la jeunesse actuelle va prendre le flambeau des actes que nous avons posés en 1979 ».

Le secrétaire général de l'Association nationale des étudiants centrafricains a, par ailleurs, rappelé que la jeunesse de 1979, consciente de la gestion de la chose publique, était déterminée à mettre fin à la souffrance des centrafricains. « Ce jour là,  comme le fruit était mûre, nous avons dit non à cette crapulerie de l’État qui était organisée par l'Empereur Bokassa et ses sbires, et nous avons dit non à l'injustice sociale », a-t-il indiqué, expliquant que la jeunesse d'aujourd'hui doit avoir une orientation. « La jeunesse centrafricaine doit se convaincre elle-même, doit savoir que son cheval de bataille, c'est l'éducation, la connaissance, l'instruction, le fait de vivre ensemble, de lutter contre le tribalisme ». 

Ce que soutient par ailleurs Fred Bokoma qui appelle ses pairs à une prise de conscience. « Nous avons tant détruit, nous avons tant tué, il est temps pour nous de nous ressaisir afin de relever notre pays. Il est temps de nous souvenir du passé, de changer de comportement et de nous serrer les mains pour faire avancer notre pays ». 

La célébration du 18 janvier a pour objectif de rendre hommage aux jeunes élèves et étudiants tués sous le règne de l’Empereur Bokassa 1er en 1979. Ces élèves et étudiants s’étaient opposés à la décision de l’Empereur qui, à l'époque, avait ordonné à tous les élèves de s'habiller en uniforme scolaire alors que leurs parents totalisaient 6 mois d’arriérés de salaires.

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 22:12

 

 

On le sait désormais et personne ne peut dire le contraire, les élections présidentielle et législatives groupées  qui se sont déroulées en Centrafrique le 30 septembre 2015, sont entachées de fraudes massives et de nombreuses irrégularités de nature à porter atteinte à la crédibilité du vote du peuple centrafricain souverain. Les camps d’Anicet Georges DOLOGUELE et Faustin TOUADERA, deux individus presque inconnus des Centrafricains et qu’on prétend avoir été plébiscités dans les circonscriptions les plus reculées de la RCA acquises aux partis politiques bien implantés à l’intérieur du pays qui en fait, ont plutôt sciemment organisées ces fraudes grâce à la collaboration de certaines personnalités parmi lesquelles le représentant spécial adjoint et Coordonnateur résident du PNUD pour la République Centrafricaine, M. Aurélien AGBENONCI.  Aux dernières nouvelles, le retour à Bangui de ce dernier qui avait quitté précipitamment la RCA il y a quelques jours après avoir été démasqué suite à une visite nocturne à la Nicodème à 19 H chez son ami personnel depuis Brazzaville  - Anicet DOLOGUELE, celui-là même qui est réputé être le candidat d’un groupuscule d’aristocrates centrafricains - le commanditaire agréé des fraudes massives sur l’ensemble du territoire national.

 

Pour atteindre son objectif, le sulfureux Aurélien AGBENONCI a réussi à introduire ses bras droits, en commençant par le gestionnaire de la cellule informatique, un autre Béninois spécialisé dans les fraudes électorales. Entouré d’autres truands que AGBENONCI a fait venir de l’Afrique de l’ouest pour la cause, ce dernier a contribué à la double fabrication des cartes d’électeurs (par l’Imprimerie Toundé au Benin) ainsi qu’à la fabrication de nombreux carnets de bulletins de vote supplémentaires qui ont servi à détourner les votes des électeurs.

 

Les faits étant têtus, des preuves sont là pour attester de la véracité de nos affirmations. De nombreux témoignages confirment le fait que partout, DOLOGUELE a mis de l’argent à disposition de ses lieutenants pour acheter des électeurs et terroriser ceux qui ne voteraient pas en sa faveur. Il en est de même pour les partisans de TOUADERA qui ont utilisé les groupes armés pour faire pression et mettre hors d’état de nuire tous ceux qui se hasarderaient à voter pour un autre candidat. Des bulletins de vote portant la marque du choix des électeurs sur Martin ZIGUELE et du candidat MLPC aux législatives ont été retrouvés notamment à Bocaranga et dans les circonscriptions environnantes.

 

Tout laisse croire que ces bulletins ont été remplacés par d’autres bulletins pré-remplis en faveur de DOLOGUELE et TOUADERA. De nombreux bulletins de vote incinérés ont été également retrouvés à Bozoum portant la signature des électeurs en faveur du candidat Martin ZIGUELE, cela dans le but de dissimuler les tricheries organisées en faveur de DOLOGUELE et TOUADERA. S’y ajoutent des carnets de bulletins de vote retrouvés dans ces mêmes localités démontrant ainsi à quel point les membres de l’ANE ont pris part à l’organisation des fraudes. Notons par ailleurs que tous ces forfaits ont eu lieu dans les enceintes mêmes des démembrements de l’ANE sous surveillance de la MINUSCA. Tout porte à croire que le PNUD qui gère le basket found en faveur des élections, appuyé par la MINUSCA, ont lamentablement failli à leur mission. Toutes ces malversations ont été organisées sous leurs yeux, avec leur bénédiction. La visite nocturne du représentant du PNUD, Aurélien AGBENONCI, à Anicet Georges DOLOGUELE, ne fait que corroborer cette thèse et devrait interpeller la communauté internationale en général sur le véritable but de sa mission en République Centrafricaine.

 

Freddy SANKOLO 

LE REPRESENTANT SPECIAL ADJOINT ET COORDONNATEUR RESIDENT POUR LA CENTRAFRIQUE DU PNUD S’INGERE DANS LES AFFAIRES INTERIEURES CENTRAFRICAINES
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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 12:32

 

 

 

 

I/ IRREGULARITES ENTACHANT LE DOUBLE SCRUTIN DU 30 DECEMBRE 2015

 

Le double scrutin du 30 décembre 2015 a été entaché de plusieurs irrégularités et de fraudes massives, intégralement recensées dans notre Requête adressée à la Cour Constitutionnelle de Transition, et dont copie jointe.

 

En effet, une série d'actions ont été volontairement posées  à différents niveaux du processus électoral avec pour intention de fausser le suffrage du peuple centrafricain et de le détourner de manière délibérée au profit d'un certain nombre de candidats. Il s'agit des actions suivantes:

 

  1. Les intimidations et les menaces à main armée enregistrées dans des zones sous contrôle des groupes armés et nommément citées dans notre enquête : Les candidats Dologuélé et Touadéra, soutenus par le KNK qui contrôle les Anti-Balakas, ont été imposés à beaucoup de citoyens  intimidés, menacés, violentés, et frappés. Les Anti-Balakas ont empêché de battre campagne pour tel ou tel candidat, et ont interdit d’aller voter, ont été contraints de voter pour tel ou tel candidat, ou de ne pas voter pour tel ou tel candidat ; d’autres citoyens ont été tellement menacés et intimidés qu’ils ont dû abandonner leurs villages ou quartiers, et par conséquent ont été empêchés de voter tranquillement dans les bureaux de vote où ils étaient inscrits, et n’ont pas pu non plus voter dans d’autres bureaux de vote faute d’inscription préalable ou faute de disposer de certificat de radiation. Dans plusieurs circonscriptions électorales, Martin Ziguélé, candidat MLPC à la présidentielle, plusieurs candidats MLPC aux législatives, et les représentants MLPC dans les bureaux de vote ont été particulièrement visés par divers actes très nuisibles commis par des éléments et chefs Antibalaka. (Voir notre Requête)
  2. Le vote à base de fausses cartes d’électeur. Un très grand nombre de cartes d’électeurs a circulé avant et pendant le double scrutin du 30 décembre 2015. Les chefs de village, et chefs de quartier ont joué un grand rôle dans la distribution des fausses cartes d’électeurs. Par exemple, on a observé que dans le quatrième arrondissement et le huitième arrondissement de Bangui, et dans les circonscriptions de Bimbo , beaucoup de cartes ont circulé. Les services de sécurité (police et gendarmerie) ont communiqué sur l'arrestation de détenteurs de ces fausses cartes mais sans remonter aux commanditaires de ce trafic qui est également à la bse de votes multiples.
  3. l’absence totale de transparence dans les opérations de dépouillement puis de remise de résultats à nos représentants;
  4. La falsification des  procès-verbaux de dépouillement lors des opérations de  ramassage et l’acheminement des résultats électoraux au Centre de Traitement des Données(CTD) de l’ANE privant les candidats de la sincérité et de la fiabilité des résultats ;

5. La non concordance des numéros des candidats inscrits sur les bulletins de vote avec les numéros sur les Procès Verbaux des dépouillements.

 

6. La transcription des résultats sur des feuilles vierges par les Agents de l’ANE au niveau du Centre de Traitement des Données sans les signatures des Représentants des candidats ;

 

7.Le refus catégorique par l’ANE du test informatique de fiabilité exigé dès le début des opérations par certains représentants des candidats à l’élection présidentielle, alors qu’elle l’a accordé à l’URCA sans la moindre justification de cette discrimination ;

 

8 .La violation de l’article 124 alinéa 1 nouveau du code électoral qui exige la publication des résultats  circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote.

 

9. Un taux élevé de vote par dérogation

 

10. La violation de l’article 124 du Code Electoral : La méthodologie adoptée dans la publication des résultats des élections générales du 30 décembre 2015 est totalement illégale parce qu’elle viole l’article 124 du Code Electoral du 15 août 2015 : « L’ANE procède au recensement général des votes en présence des représentants des candidats dûment mandatés et des observateurs. Elle les rend publics, au fur et à mesure, circonscription par circonscription et bureau de vote par bureau de vote, dans les six (6) jours suivant la date du scrutin ».

 

11. Procès verbaux de bureaux de vote inexistants, disparus, incorrectement remplis, non remis aux représentants des candidats, falsifiés, et même fabriqués.

 

12. La non-comptabilisation des résultats d’un très grand nombre de bureaux de vote (plus de 205 bureaux de vote dont la liste est dans notre requête).

 

II/ REVENDICATIONS DU MLPC

 

Eu égard aux nombreuses irrégularités lors du double scrutin du 30 décembre 2015, le MLPC demande :

 

  1. L’audit du système informatique de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et restauration de la sincérité et de la traçabilité des opérations de dépouillements , de traitement et de comptabilisation des données ;
  2. Le recomptage manuel des suffrages exprimés en vue de la manifestation de la sincérité du double scrutin présidentiel et législatif ;
  3. Le redressement par la Cour Constitutionnelle de Transition des résultats provisoires publiés par l’Autorité Nationale des Elections (ANE).
  4. Une plus forte implication de la communauté internationale qui pourra se manifester par la mise à disposition de la Cour Constitutionnelle de Transition de tous documents et relevés de résultats détenus par les observateurs déployés dans les bureaux de vote. Cela permettra de croiser les chiffres et de rétablir la sincérité des votes à tous les niveaux du processus électoral pour parvenir à une élection juste, transparente, équitable, condition sine qua non pour le retour apaisé à l’ordre constitutionnel.

 

Fait à Bangui, le 14 janvier 2016

 

Pour le MLPC,

 

Le Président et Candidat

 

Martin ZIGUELE

MEMORANDUM RELATIF AU PREMIER TOUR DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES DU 30 DECEMBRE 2015
MEMORANDUM RELATIF AU PREMIER TOUR DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES DU 30 DECEMBRE 2015
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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 12:26

 

 

 

 

Le 30 décembre 2015, les Centrafricains ont été appelés aux urnes pour choisir un président de la République et des députés à l’Assemblée nationale.

 

La publication des résultats provisoires par l’organisme de mise en œuvre de ces élections (l’Autorité Nationale des Elections) a fini de convaincre les uns et les autres sur les conditions pour le moins douteuses et préoccupantes dans lesquelles ces élections ont été organisées et que les responsables de cette institution reconnaissent eux-mêmes.

 

Devant les constats troublants faits d’une part par les représentants du candidat Martin ZIGUELE dans les bureaux de vote et d’autre part par des huissiers de justice, les faits suivants – entre autres - ont été mis en évidence :

 

  • Eviction manu militari des représentants du candidat des bureaux de vote des circonscriptions sous l’emprise des groupes armés ;
  • Bourrage des urnes ;
  • Trafic d’influence ;
  • Substitution des procès-verbaux par d’autres falsifiés ;
  • Refus délibéré de saisir les résultats du candidat Martin ZIGUELE
  • etc.

 

La gravité de ces dérives, à l’évidence préméditées, sont telles qu’elles font planer désormais un sérieux doute sur toute la chaîne opérationnelle de l’ANE c’est-à-dire depuis l’organisation des élections, la collecte des résultats, leur acheminement jusqu’au Centre de Traitement des Données (CTD), le traitement informatique des PV et la publication des résultats provisoires.

 

Hier jeudi 14 janvier 2016, une équipe commise par les soins de notre candidat et composée d’un huissier de justice et d’un informaticien a effectué une descente à l’ANE pour s’informer et vérifier la chaîne du traitement informatique des résultats. Le constat établi au cours de cette descente et après les explications données par les responsables de l’ANE a laissé la délégation sans voix :

 

les démonstrations demandées pour trois circonscriptions différentes font apparaitre à l’écran la mention « aucune saisie » devant le nom du candidat Martin ZIGUELE.

 

Le procès-verbal d’huissier établi à l’issue de cette descente a été versé à l’appui de la requête déposée à la Cour Constitutionnelle de Transition vers laquelle désormais tous les regards sont tournés pour dire le droit et constater les graves dysfonctionnements et les fraudes mises en œuvre à grande échelle pour détourner les résultats des élections.

 

C’est pourquoi nos candidats aussi aux législatives qu’à la présidentielle ont été logiquement amenés à exiger le décompte manuel des voix, seule parade à la corruption du système informatique.

 

Par ses décisions attendues, la Cour Constitutionnelle de Transition enverra des signaux très clairs à tous ceux pour qui la tricherie et le vol fondent la culture et l’action politique tout autant qu’un raccourci pour parvenir au pouvoir politique et à la fonction de la représentation populaire.

 

C’est la meilleure leçon à infliger, pour l’éducation et pour l’histoire, à tous les fossoyeurs de la démocratie.

 

Je vous remercie

PROPOS LIMINAIRES DU POINT DE PRESSE DU DIRECTEUR NATIONAL DE CAMPAGNE DU CANDIDAT MARTIN ZIGUELE
PROPOS LIMINAIRES DU POINT DE PRESSE DU DIRECTEUR NATIONAL DE CAMPAGNE DU CANDIDAT MARTIN ZIGUELE
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