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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 22:53
Nouvelles nationales sur Afrique Panorama

 

Nouredine Adam et le FPRC vers l’enterrement de la hache de guerre

 

12 juillet 2019 

 

L’ancien chef de guerre Nouredine Adam, l’un des cerveaux du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), met un peu d’eau dans son vin en ce moment. Ce dernier a pris une décision courageuse suite à l’Accord de Khartoum entre le gouvernement et les 14 groupes armés, demandant aux éléments sous son contrôle, de démanteler toutes les barrières érigées et de libérer les édifices publics.

 

Les pourparlers de Khartoum ont abouti à la signature de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation nationale, le 6 février dernier à Bangui, entre le gouvernement et les 14 groupes armés. Cependant, la mise en application de cet Accord n’est pas effective du côté de certains groupes armés. En plus de cela, ils ne respectent pas leurs engagements, en ce sens que d’aucuns continuent de violer, d’assassiner, de piller les ressources naturelles du pays, au vu et au su de la communauté internationale, sans être inquiétés.

Or, l’article 5 de cet Accord exige des groupes armés l’engagement de renoncer au recours aux armes et à la violence pour faire valoir toute forme de revendication, qu’elle soit politique, sociale ou économique et, par conséquent, mettre fin de manière immédiate, complète et irrévocable à toutes les hostilités et formes de violence entre eux, contre les agents de l’Etat, les FSI, les personnels de l’ONU, etc., et restituer sans délai tout immeuble et tout bien dont ils se sont accaparés.

Toutefois, les dispositions de cet Accord ont volé en éclats. Car, les édifices publics sont toujours occupés par les groupes armés pourtant signataires dudit Accord. Le Centrafricain lambda est heureux de savoir que Nourredine Adam et le FPRC ont réellement décidé d’enterrer la hache de guerre. En tout cas, les populations de cette localité sont comme Saint Thomas qui voudrait palper du doigt la réalité, en dépit de cette croyance.

L’annonce faite par le n2 du FPRC commence déjà à se concrétiser sur le terrain à travers la suppression totale et définitive des barrières illégales, ce qui serait synonyme d’arrêt de toute forme d’exaction contre les populations. Ainsi, on est sur le point de faire un pas positif vers le respect de l’Accord de paix et de réconciliation de Khartoum.

Mais, comme dirait l’Ecclésiaste, «il y a un temps pour tout». C’est dire qu’il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Le moment de faire la paix est-arrivé pour le FPRC et ses anciens combattants.

 

Jérémie Walanda

 

 

Lancement à petit pas de l’Accord de paix signé en Centrafrique

 

 

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 14:25
RCA : Des camionneurs camerounais exigent la levée des frais d’escorte
RCA : Des camionneurs camerounais exigent la levée des frais d’escorte

 

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 12 juillet 2019 10:23

 

Des camionneurs camerounais, exaspérés des frais d’escorte qu’ils paient sur les convois Bangui-Garoua Boulaï, demandent la levée de ces charges. Pour ces conducteurs, ces frais à hauteur de 50.000 francs Cfa imposés par le Bureau de Gestion des Opérations de Convoyage et du Corridor (BGOCC), sont exorbitants. Aussi, les chauffeurs se disent abandonnés en cours de route en cas de panne.

Ces camionneurs camerounais ont estimé que le montant de 50.000 francs Cfa exigé par le Bureau de Gestion des Opérations de Convoyage et du Corridor (BGOCC) installé au BARC, couvre l'aller-retour Bangui-Garoua Boulaï. Ils ont déploré le fait d'être souvent abandonnés au cours de route en cas de panne et demandé la suppression de ces frais.

"Je ne vois pas à quoi sert les 50.000 francs Cfa que je paie en aller et retour pour l'escorte. En cour de route si je suis en panne, on m'accorde 30 minutes. Dépassé ce temps, je suis abandonné", s'est plaint un camionneur sous couvert de l'anonymat.

Une inquiétude partagée par un autre conducteur. "50.000 francs représentent notre sécurité en aller-retour quel que soit la panne. Mais quand je tombe en panne, je fais une nouvelle formalité. On doit m'expliquer pourquoi je dois payer doublement la formalité ?", s'est interrogé ce chauffeur camerounais.

Pour Wilfried Dimanche Nguissimalé, président de l’Union Syndicale des Conducteurs de Centrafrique (USCC) et vice-président du Bureau de Gestion des Opérations de Convoyage et du Corridor  (BGOCC), cette somme prélevée permet de prendre en charge les éléments de la Brigade mobile qui assurent la sécurité des convoyeurs.

"Pendant la crise, nous avons perdu beaucoup de chauffeurs. Des conducteurs sont blessés, des camions pillés, incendiés. La Minusca ne parvenait pas à sécuriser les véhicules. Ainsi au niveau de l'USCC, nous avons demandé que nos forces interviennent. C'est de là que la Brigade économique a été mise en place. Sans cette escorte, la vie des conducteurs est en danger. La brigade économique fait bien son travail et sécurise les véhicules de Bangui jusqu'à Béloko", a expliqué Wilfried Dimanche Nguissimalé pour justifier le versement des 50.000 francs Cfa.

Wilfrid Dimanche Nguissimalé a précisé par ailleurs que ces frais d’escorte prélevés par le Bureau de Gestion des Opérations de Convoyage et du Corridor sont versés dans la caisse de l’Etat. Une information non encore confirmée par les cadres du Ministère des Finances et du Budget.

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 14:00
CENTRAFRIQUE – Retour définitif de la paix  Mankeur Ndiaye liste les défis à relever par l’Onu

Lu pour vous 

 

https://www.lequotidien.sn  Par 12 juillet 2019

 

A côté des nombreux progrès réalisés par les émissaires et autres agents des Nations unies pour un retour définitif de la paix en Centrafrique, il y a un certain nombre de défis à relever. Le Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Rca, Mankeur Ndiaye, en a fait état lors de la Retraite annuelle de l’Unpol (Force de police des Nations unies intervenant en Centrafrique).

 

Aider à faire restaurer définitivement la paix en République centrafricaine (Rca) n’est pas une tâche facile pour le Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu. Et Mankeur Ndiaye, qui en est conscient, a tenu à évoquer dimanche dernier, lors de la Retraite annuelle de l’Unpol (Force de police des Nations unies intervenant en Centrafrique), «un certain nombre de défis» auxquels lui et ses équipes restent confrontés, malgré «des progrès indéniables». (Voir par ailleurs). Aux yeux du diplomate onusien, «les tueries de Paoua par les 3R le 21 mai dernier constituent la violation la plus importante» de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, signé le 6 février à Bangui. Mankeur Ndiaye relève aussi «des violences contre les populations civiles» qui sont le fait des groupes armés. Puisque, renseigne M. Ndiaye, «entre 50 et 70 actes de violation de l’accord sont commis chaque semaine sur l’ensemble du territoire national : violation de la liberté de circulation et taxations illégales. (…) Les Faca ont également érigé des barrages routiers pour prélever illégalement des taxes, en violation de l’accord».
 

Le chef de la Minusca (Mission des Nations unies en Rca) souligne aussi que «les progrès dans le lancement des Usms (Unités spéciales mixtes de sécurité)» buttent sur le retard noté dans le désarmement dont sont responsables les groupes armés. Conséquences : «Ces violations donnent du grain à moudre à ceux, parmi les acteurs politiques et la société civile, qui s’opposent à l’accord de paix et contestent la participation des représentants des groupes armés dans le gouvernement», constate l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise. Qui note aussi le manque «de moyens logistiques et de fonctionnement» pour «certaines structures importantes de mise en œuvre de l’accord, en particulier à l’intérieur du pays (Cmop et Cts), y compris notamment les frais de transport pour les participants».

 

«Continuer à redoubler d’efforts»


Le Représentant spécial du patron de l’Onu pour la Rca invite ses équipes à «continuer à redoubler d’efforts pour maintenir en vie les nombreux espoirs suscités par l’accord de paix». Parce que convaincu que «le chemin vers une stabilité quasi-totale du pays sera long, tortueux et difficile (…)».


Conscient du «rôle de Unpol et de la Force», le chef de la Minusca insiste sur le fait qu’«à Bangui et Bambari particulièrement, Unpol devra continuer à travailler main dans la main avec la Force, notamment dans le cadre de mécanismes conjoints tels que le Joint task force de Bangui et de Bambari (Jtfb), pour assurer la protection des civils». «Dans le cas de la capitale en particulier où nous avons le quartier général de la mission et les institutions du pays à protéger aussi, il faudra que nous revoyions ensemble les modalités d’appui aux Forces de l’ordre en tenant compte du contexte politique fragile actuel alors qu’on s’approche des élections et que les risques de violence pendant les manifestations publiques vont inévitablement se multiplier», suggère l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères.
Mankeur Ndiaye invite ses collaborateurs «à faire preuve de créativité dans les limites de nos moyens et de nos capacités pour remplir à bien notre tâche au service de la paix dans ce pays (…)».


mdiatta@lequotidien.sn

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 13:48
 La Russie pour sécuriser l’Afrique ?

Lu pour vous

 

Par Le Challenger 12 Juil 2019

 

Dans la foulée de la nomination en juin 2019 du nouvel Ambassadeur de Russie au Mali est signé, en marge du Forum militaire et technique, un Accord militaire entre les deux pays. Au mois de mai dernier, le chef de l’Etat de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, était accueilli en grande pompe en Russie. Il retourna dans son pays avec un Accord militaire dans la besace. Moscou enverra des conseillers militaires à Brazzaville pour assurer la  formation des hommes et le maintien de la logistique. Le même mois de mai, le bureau de la Représentation du ministère russe de la Défense au Soudan a été ouvert en vue de la formation de l’Armée soudanaise.

Des accords de coopération militaire sont déjà signés avec une vingtaine de pays africains, dont la RD Congo, l’Éthiopie et le Mozambique. De son côté le Nigéria, en réaction au blocus imposé par les Etats-Unis sur les ventes d’armes, s’est retourné vers la Russie pour s’offrir des avions de combat. L’Algérie est le plus gros client militaire de la Russie sur le continent. L’Egypte, qui bénéficiait de l’aide militaire américaine depuis la fin de sa guerre contre Israël, redevient un important client de la Russie.

On se rappelle : la confirmation de militaires russes en Centrafrique au mois de janvier avait ouvertement embarrassé Paris. Devant la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, le Gouvernement d’Edouard Philippe n’avait pas manqué de dénoncer “une présence active de la Russie, récente, significative, antifrançaise”.

Une présence africaine que la Russie confirme avec le déploiement de 175 experts militaires, dont cinq instructeurs en Centrafrique, et ce, à la demande de la présidence centrafricaine. La Russie serait-elle en train d’offrir une alternative aux préoccupations sécuritaires en Afrique ?

Rappelons que l’ex-Union soviétique fut un soutien militaire majeur sur le continent africain, notamment pour le Mali, jusqu’à ce que son poids économique et politique diminue avec la fin de la guerre froide à la fin des années 90. Mais force est aujourd’hui de reconnaître que la Russie, l’héritière de l’empire soviétique, est en train de  multiplier les voies et moyens pour  rétablir et renforcer sa coopération militaire sur le continent africain.

D’après le SIPRI, le pays de Vladimir Poutine a reçu ou livré, entre 2016-2017, des commandes provenant de l’Angola, de la Guinée équatoriale, du Burkina Faso, du Cameroun, du Ghana, du Mali, du Nigeria, des deux Soudan. Notamment pour les hélicoptères de transport et de combat, les avions de combat et les systèmes de missiles sol-air.

Pour des experts militaires, l’équipement russe serait relativement bon marché en plus d’être robuste et fiable. Ce qui le rendrait attrayant pour les pays africains.

 

Gaoussou M. Traoré

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 01:47
Centrafrique : démantèlement des barrières dans les zones rebelles
Centrafrique : démantèlement des barrières dans les zones rebelles

 

BANGUI, 10 juillet (Xinhua) -- Le chef de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC, groupe armé) Ali Darass a ordonné que toutes les barrières dans la zone sous le contrôle de ses éléments soient ôtées, a-t-on appris mercredi du ministère centrafricain de la Sécurité publique.

Il s'agit de la levée des barrières sur les axes menant vers les villes centrafricaines d'Ippy (centre), de Ngakobo (centre-sud), d'Alindao (centre-sud), de Zémio (sud-est), d'Obo (sud-est) et bien d'autres, a fait savoir le ministre Henri Wanzet Linguissara.

Celui-ci a fait cette déclaration après avoir conduit une mission dans la région de la Ouaka (centre), au cours de laquelle il a dit avoir constaté des avancées dans la mise en œuvre de l'accord de paix signé début février entre le gouvernement et les groupes armés.

M. Linguissara a également insisté sur les bonnes fois des leaders des groupes armés à adhérer au processus du gouvernement du désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR).

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 01:30
RCA : 315 éléments du BIT 4 formés par les russes désormais opérationnels

 

 

https://www.radiondekeluka.org mercredi 10 juillet 2019 13:37

 

L’Armée centrafricaine se renforce de plus en plus. 315 soldats du 4ème Bataillon d'Infanterie Territorial ont achevé ce mardi 9 juillet une formation de 3 mois assurée par les instructeurs russes au Centre de Béréngo dans la Lobaye.

Ces militaires centrafricains de la 8ème promotion formés par les instructeurs russes en mission en Centrafrique sont désormais capables d'assurer la sécurité des biens et des personnes sur l'ensemble du territoire. Après 3 mois de formation, 13 des 315 soldats ont reçu des certificats. Un signal fort pour la Fédération de Russie qui accompagne l'Etat dans la restructuration des Forces de défense et de sécurité.

"L'équipe de spécialistes russes a déjà formé 2700 éléments des Forces Armées Centrafricaines, 250 policiers et 240 gendarmes", a précisé Vladimir Titorenko, ambassadeur russe en Centrafrique. Le Haut Représentant de la Fédération de Russie promet que "dans deux ou trois semaines, nous attendons l'arrivée de la deuxième partie des armements et munitions qui vont renforcer davantage les capacités des FACA".

Face à l'embargo qui pèse encore sur les armes à destination de la République Centrafricaine, l'ambassadeur Titerenko indique que "la Russie se prononce pour l'assouplissement de  la levée totale de l'embargo sur les armes à destination de la RCA".

Le Président Faustin Archange Touadéra s'est réjoui de cette coopération militaire avec la Fédération de Russie. "Je suis satisfait des formations qui se déroulent. Ils sont au centre de Bérengo pour apprendre la manipulation des armes fournies par la Fédération de Russie" ajoutant que "les soldats avaient commencé à Bangui avec la formation EUTM". Le déplacement du chef de l'Etat à Béréngo vise à "encourager" les FACA et leur rappeler qu'elles doivent désormais être plus proche de la population, c'est-à-dire être "une armée de proximité" comme il l'avait souhaité.

Une nouvelle équipe de militaires va prendre la relève toujours pour une période d'apprentissage de trois mois. La Fédération de Russie compte livrer la seconde cargaison de l'armement à la République Centrafricaine dans un bref délai pour appuyer le redéploiement de l'armée nationale.  

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 01:23
RCA : Le gouvernement optimiste pour une levée totale de l’embargo sur les armes
RCA : Le gouvernement optimiste pour une levée totale de l’embargo sur les armes

 

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 11 juillet 2019 12:13

 

Bangui attend avec optimisme la décision du comité de sanction au sujet de l’embargo sur les armes à destination de Centrafrique. C’est ce qu’a indiqué le porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui ce 10 juillet à Bangui.

Les groupes armés composant la Séléka se sont emparés du pouvoir le 24 mars 2013. Devant les exactions poussant les Nations Unies à craindre le génocide, le comité de sanction de l’ONU a décidé de l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine assortie des conditions à remplir pour sa levée.

Plus de 6 ans après, beaucoup d’effort ont été enregistrés. Ce qui justifie l’espoir du gouvernement post accord de Khartoum de voir l’embargo levé pour permettre à l’armée de se doter des moyens létaux. « Avec le travail accompli, on peut déjà espérer la levée de l’embargo sur les armes en RCA » a martelé Ange Maxime Kazagui ce 10 juillet lors d'une conférence de presse conjointe Gouvernement-Minusca.

En janvier 2019, à l’appel de plusieurs organisations, les centrafricains ont pris d’assaut la rue pour exiger des Nations Unies et autres Etats amis, la levée totale de l’embargo.

La Réponse du comité de sanction n’a pas tardé. L’embargo a été prorogé jusqu’au mois de septembre de la même année. Là encore, la République Centrafricaine devra remplir certaines conditions pour prétendre à cette levée.

L’espoir de la République est d’autant plus justifié par la montée en puissance des FACA formées par l’EUTM et par les instructeurs russes. A quelques mois de l'évaluation, l’attente des centrafricains est très forte de voir l’embargo levé.

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 01:19
Quatre morts et 26 blessés dans des affrontements à Bangui
Quatre morts et 26 blessés dans des affrontements à Bangui

 

Lu pour vous
 

https://www.letelegramme.fr 11 juillet 2019 à 21h00 Modifié le 11 juillet 2019 à 20h59

 

Quatre personnes ont été tuées et 26 blessées mercredi soir et jeudi au cours d’une reprise des affrontements entre des commerçants et des miliciens du quartier musulman PK5 de la capitale centrafricaine, Bangui.

Les affrontements ont causé la mort de trois membres de groupes d’autodéfense, selon Awad Al Karim, imam de la mosquée Ali Babolo située au PK5. Leurs corps, ainsi que celui d’un commerçant tué mercredi soir, ont été amenés jeudi à la mosquée Ali Babolo. Médecins sans Frontières (MSF) a fait état jeudi soir de 26 blessés dans le quartier qui, depuis plusieurs semaines, n’avait pas connu de violences.

 

« Un accrochage entre un vendeur de carburant et des jeunes armés »

 

« Depuis mercredi soir, le quartier PK5 est secoué par des échanges de tirs impliquant des groupes criminels », a déclaré jeudi à la presse le porte-parole de la mission de l’ONU (Minusca), Vladimir Monteiro. « Ces échanges ont été déclenchés par des crimes chroniques commis par des bandes criminelles contre les commerçants du quartier », a-t-il ajouté.

« Cela a commencé avec un accrochage entre un vendeur de carburant et des jeunes armés », a expliqué à l’AFP Awad Al Karim. Selon lui, le vendeur de carburant avait refusé de payer une « taxe » imposée par l’une des milices d’autodéfense du quartier. En représailles, deux jeunes à moto ont lancé une grenade sur des civils désarmés, et un homme de quarante ans a été tué, selon Awad Al Karim. Dans la foulée, la famille du défunt a entrepris de venger sa mort avec l’aide d’une milice rivale du quartier, selon plusieurs témoins contactés par l’AFP.

 

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/monde/centrafrique-quatre-morts-et-26-blesses-dans-des-affrontements-a-bangui-11-07-2019-12336866.php#Z6HP08roGWdjV9yC.99Quatre

 

 

RCA : Vive tension au Pk5 suite à un malentendu entre les groupes armés

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 11 juillet 2019 15:51

 

Des tirs à l'arme légère et parfois lourde ont secoué mercredi soir et jeudi le Pk5. Des sources concordantes parlent d'un malentendu entre deux groupes armés de ce secteur tourné en affrontement. Des morts et des blessés sont signalés. Les activités demeurent paralysées dans le grand marché au moment où nous mettons sous presse cette information.

Tout a commencé à la suite d'un bras de fer entre deux groupes armés dudit secteur. L'un des groupes, dirigé par une femme aurait imposé de l'argent en guise de taxes à un vendeur d'essence mais ce dernier s'y est opposé, c'est donc cette goutte d'eau qui a débordé le vase.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, alors que ce vendeur avec sa famille étaient en train de faire la prière, ces hommes armés ont pris d'assaut le domicile et y ont jeté une grenade.  Le bilan provisoire fait état d’un mort et plusieurs blessés. D'autres sources parlent d'au moins 3 morts.

Un deuxième groupe armé entre en action et dit défendre la victime. La situation est devenue alors confuse. Il est difficile de dire avec exactitude ce qui se passe en ce moment à cause de la tension encore forte dans ce secteur.

Toutefois, des informations en notre possession font savoir que certains membres des comités locaux de paix du 3ème arrondissement appuyés par des imams mènent la médiation entre les belligérants pour un retour au calme.

Contacté, le porte parole de la Minusca, Vladimir Montéiro a indiqué que des casques bleus sont déployés depuis hier nuit au km5 pour assurer la protection des populations civiles et calmer la situation. Ils opèrent en collaboration avec les Forces de Sécurité Intérieure, basées dans les quartiers environnants selon le porte-parole de la mission onusienne.

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 01:18
La vente des trophées de Boris Becker, endetté, rapporte 765.000 euros

 

 

Par AFP — 11 juillet 2019 à 20:48 (mis à jour à 20:58)

 

La vente aux enchères de trophées et souvenirs personnels de Boris Becker a rapporté 765.000 euros, une somme destinée à éponger une partie de ses dettes, a annoncé jeudi l’administrateur judiciaire chargé de vendre les actifs de l’ex-star du tennis allemand.

La vente, en ligne concernait 82 articles: médailles, coupes, raquettes, montres, photographies et autres objets personnels. Entamée le 27 juin, la vente s’est achevée jeudi, réunissant au total 495 participants de 32 nationalités différentes.

C’est une réplique de la coupe en argent de l’US Open réalisée par le joaillier Tiffany pour sa victoire en 1989 sur Ivan Lendl qui a remporté l’enchère la plus élevée (167.000 euros), a indiqué l’administrateur judiciaire, le cabinet londonien Smith & Williamson, dans un communiqué.

Selon un de ses responsables, Mark Ford, le montant des dettes de Boris Becker pourrait atteindre 50 millions de livres sterling (56 millions d’euros).

Le triple vainqueur de Wimbledon, âgé de 51 ans, avait été déclaré en faillite en 2017. En juin 2018, il avait stoppé au dernier moment la vente aux enchères de ses trophées et souvenirs personnels en invoquant un prétendu statut diplomatique.

L’ex-numéro un mondial avait alors affirmé avoir été nommé par le président de la Centrafrique «attaché» auprès de l’Union européenne pour les affaires culturelles, sportives et humanitaires de ce pays.

Mais l’administration centrafricaine avait rétorqué que le passeport brandi par Becker était un faux, venant manifestement d’un lot «de passeports vierges volés».

Becker avait clos cet épisode baroque en décembre en renonçant à revendiquer l’immunité devant un tribunal londonien spécialisé dans les affaires d’insolvabilité.

L’ancien joueur a déjà eu des déboires judiciaires pour des dettes impayées avec la justice espagnole, concernant des travaux dans sa villa de Majorque, et avec la justice suisse, pour ne pas avoir payé le pasteur qui l’avait marié en 2009.

En 2002, la justice allemande l’avait condamné à deux ans de prison avec sursis ainsi qu’à 500.000 euros d’amende pour quelque 1,7 million d’euros d’arriérés d’impôts.

Six fois titré en Grand Chelem, «Boum Boum» Becker, ainsi surnommé pour son service ravageur, a remporté 49 titres et obtenu plus de 20 millions d’euros de gains pendant sa carrière sportive.

Il se consacre aujourd’hui à ses activités liées au tennis, notamment celle de commentateur.

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 00:51
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Deux morts après les combats entre deux factions d’autodéfense au Km5

BANGUI, 11 juin 2019 (RJDH) --- Deux factions d’autodéfense du Km5 se sont affrontées depuis dans la nuit du mercredi 10 à jeudi 11 juillet. Le bilan fait état de deux personnes tuées et plusieurs autres blessées. Un cas de braquage qui a mal tourné serait à l’origine des combats selon des sources concordantes. 

Les activités commerciales sont paralysées dans le secteur du Km5, suite à l’attaque d’une position des bandes d’autodéfense de la zone par une autre bande armée rivale de la même localité. 

Pour un commerçant, « cet affrontement se poursuit sous la barbe des éléments de la Minusca qui restent passifs jusqu’à lors. Nous souhaitons une vive réaction de la MINUSCA et des forces de l’ordre pour mettre hors d’état de nuire ces bandits armés. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour arrêter cette hémorragie car la crise constitue une asphyxie sur le plan économique » a-t-il déploré.

Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA ne confirme pas cette information, et parle des mesures prises par les soldats de la paix, « nous avons envoyé des éléments de la Minusca depuis hier pour patrouiller et s’interposer entre les deux belligérants afin de mettre un terme à cette crise car cette situation met en mal les activités économiques dans cette partie de capitale qui est le poumon de l’économie du pays. Et nous travaillons également en coordination avec les Forces de Sécurité Intérieures qui ont des éléments dans des quartiers voisins pour éviter tous débordements ».

Cette violence intervient après la mort du leader d’un groupe d’autodéfense Force, un groupe très actif dans le 3ème arrondissement de Bangui le 01 juin dernier.

Carlos Watou

 

 

Centrafrique : Les étudiants de l’Université de Bangui refusent un don de la présidence 

BANGUI, 11 Juillet 2019 (RJDH) --- Des sacs de riz dont la date de péremption est arrivée à terme en provenance de la Présidence de la République et offerts aux étudiants de l’Université de Bangui, ont été vivement refoulés ce jeudi 11 juillet 2019 par ces derniers. Ils exigent, par-ailleurs, que des livres soient déposés à la bibliothèque, équipée avec des ordinateurs connectés ainsi que de nouveaux bâtiments. Un geste qu’ils qualifient de moquerie à l’égard des étudiants Centrafricains.

Selon les délégués des associations des étudiants des Facultés des droits et celle des lettres de l’université de Bangui, ces dons en provenance de la Présidence de la République pour être distribués aux étudiants sont déjà expirés depuis 2018.

Sans détours, ils estiment que ce don est en déphasage avec les réalités quotidiennes des étudiants centrafricains sur le campus universitaire de Bangui, comme l’a souligné l’un d’entre eux sous couvert de l’anonymat en ces termes. « Nous n’avons pas besoin du riz pour l’instant car, nos attentes sont totalement différentes de ce que pensent nos dirigeants. Nous avons besoin des livres dans la bibliothèque pour nous cultiver, ainsi que des ordinateurs avec connexion soit de nouveaux bâtiments et non du riz. C’est une sorte de moquerie à l’égard des étudiants Centrafricains », a lâché en colère cet étudiant.

Pour une étudiante en quatrième année de droit, elle s’étonne de ce que les vrais problèmes de l’Université sont toujours ignorés par les dirigeants du pays. « Il y a de cela quelques jours que nos professeurs réclament au gouvernement le payement de leurs arriérés de vacation et dont le gouvernement n’a pas été capable de les satisfaire. Pourquoi ne pas mettre nos enseignants dans les conditions adéquates pour notre formation au lieu de nous prendre pour des affamés », s’indigne-t-elle.

Ces sacs de riz, pour la circonstance, ont été baptisés par les étudiants ‘‘la moquerie de la Présidence’’.

Fridolin Mamocko

 

 

Centrafrique : Des forces vives de la nation penchent sur la situation du pays post-Khartoum

BANGUI, 11 juillet 2019, (RJDH)---La concertation des forces vives de la nation sur la situation du pays post Khartoum s’ouvre du 11 au 12 juillet 2019 au stade 20.000 Places à Bangui. Convoquées par le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), elles analyseront la situation sécuritaire et socio-politique du pays après la signature de l’accord de paix Khartoum le 6 février dernier à Bangui. 

L’objet de cette rencontre, selon Crescent Paul Beninga, Porte-Parole du GSTC, vient du fait que l’Accord Politique Pour la Paix et la Réconciliation, négocié à Khartoum et signé le 06 février 2019 à Bangui n’a pas du tout donné les résultats escomptés. « Nous avons pensé et espéré que la paix allait revenir, ou du moins cet accord-là allait créer les conditions d’une paix durable. Malheureusement, nous constatons que les tueries, continuent d’être pratiquées dans l’arrière-pays et la population continue d’être assassinée et qu’au niveau de la capitale, on se rend compte que les voix se lèvent pour critiquer ce qui se passe, ce qui se fait dans le cadre de cet accord », a précisé Crescent Paul Beninga.

Donc, « Tout porte à croire que cet accord ne crée pas les conditions d’une paix durable.  Et au regard de tout ce qui précède, nous avons estimé qu’il est nécessaire que nous organisions une concertation entre les forces vives de la nation pour discuter, pour collecter les points de vue et échanger pour voir effectivement ce qu’il y a lieu de faire pour sauver la situation », a-t-il expliqué.

Au terme de cette concertation, le GTSC ose croire et espère que, « Des recommandations vont être déposées sur la table du gouvernement qui va travailler avec et les forces vives de la nation vont continuer à faire le travail de plaidoyer et de lobbying pour que ces recommandations puissent être prises en compte et que la paix puisse revenir dans notre pays »a poursuivi Crescent Paul Beninga. 

« Aujourd’hui, nous avons distribués plus cinquantaine de cartons d’invitation, nous sommes à plus d’une trentaine de participants, donc le quorum est atteint, et qu’au fur et à mesure que nous évoluons, les retardataires vont nous rejoindre », a conclu le Porte-Parole du GTSC.

Les grands absents de ce rendez-vous sont les membres du gouvernement qui pourtant avaient acceptés l’invitation et qui ne sont pas venus par la suite sans aucune explication, et ceux du Mouvement Cœur Unis qui ont clairement fait savoir qu’ils ne prendront pas part à cette initiative.

Cyrille WEGUE

 

 

Centrafrique : Les sanitaires de l’Université de Bangui en mauvais état

BANGUI, 11 juillet 2019 (RJDH)--- Toutes les toilettes dont dispose l’université de Bangui sont en phase de détérioration très avancée. Sur une dizaine de latrines comptée à la volée, deux sont encore praticables et doivent contenir plus de 20.000 étudiants régulièrement inscrits. Un phénomène qui n’honore pas les usagers et constitue en même temps un danger sanitaire. Un constat du RJDH.

Seule université de toute la République et avec une capacité d’accueil réduit, outre le manque criard de cadre convenable pour étudier, les étudiants de l’université de Bangui font aussi face aux problèmes des sanitaires, c’est-à-dire des toilettes.

Un étudiant s’en plaint. « Une grande université comme celle de Bangui n’a pas de toilette digne de ce nom. Les quelques rares qui existent d’ailleurs sont sales et inutilisables. Les professeurs y compris les élèves se soulagent dans les herbes et laisse leur nudité à découvert et cela rend l’atmosphère putride. On ne peut promener tout proche d’une toilette car l’odeur donne le vertige. Je suggère à tout le monde qui utilise ces toilettes de bien en faire l’usage. Je demande aussi au Rectorat de penser à nous construire des latrines supplémentaires pour alléger nos peines », a-t-il témoigné.

Même constat du côté de la faculté des Sciences de la Santé. Un seul point de toilette pour plusieurs milliers d’étudiants. Rubin Massikili, ne cache plus sa peine face à cela. « C’est vraiment déplorable car la plupart de nos douches sont usées. Nous avons de la peine à nous soulager. Si on est dans le besoin, on rentre dans les quartiers. On a posé ce problème à l’association des étudiants de la FCSS, les responsables disent qu’ils vont porter le problème au près du service des œuvres de l’université de Bangui, mais jusqu’à lors on n’a pas eu gain de cause », s’est-il plaint.

Le Directeur du service des œuvres de l’université de Bangui s’est abstenu à se prononcer sur cette situation. Toutefois, le secrétaire du bureau sortant de l’Association Nationale des Étudiants Centrafricains (ANECA) annonce la mise en place d’une mesure d’urgence. « Nous sommes les leaders des étudiants centrafricains et il est donc de notre devoir de régler cette situation au plus vite. On ne peut pas permettre à ce que nos étudiants puissent aller se soulager dans les herbes ou dans le quartier. Après votre passage nous allons nous organiser pour réaménager ces toilettes », a promis le Secrétaire du bureau sortant de l’ANECA.

L’université de Bangui compte une dizaine de douche parmi lesquelles deux d’entre elles sont impraticables. Un véritable problème pour les 20.000 étudiants régulièrement inscrits.

Rolf Domia

 

 

Centrafrique : Des groupes armés s’engagent à désenclaver certaines régions grâce au démantèlement des barrières

BANGUI, 11 juillet 2019 (RJDH) --- Des barrières commencent à etre levées dans certaines régions sous contrôle des groupes armés. Selon Ange Maxime Kazagui, Ministre de la Communication et Vladimir Monteiro porte-parole de la Minusca, certains des 14 groupes armés ont démantelé leurs barrières conformément à l’accord de Khartoum.  Ils l’ont dit lors de la conférence conjointe gouvernement-Minusca ce mercredi 10 juillet 2019 à Bangui. 

Il s’agit du FDPC d’Abdoulaye Miskine, de 3 R de Sidiki respectivement dans les préfectures de la Nana-Mambéré et l’Ouham-Pende, l’UPC d’Ali Darass dans la Ouaka, le FPRC et le MLCJ dans la Vakaga au nord du pays. Ces groupes rebelles selon les porte-paroles de la Minusca et gouvernement ont respectivement enlevé les barrières érigées dans leurs zones de contrôle.

« Les autorités nationales et la MINUSCA ont pris le soin de vérifier si les démantèlements des barrières ont été faits. En définitif, cela a été fait dans certaines régions du pays et la Minusca ainsi que le gouvernement maintiennent toujours la pression sur les groupes armés à continuer à les démanteler », a précisé Vladimir Monteiro au cours de la conférence de presse.

Le Ministre de la Communication et des Medias Ange Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement a indiqué face aux efforts qui sont en train d’être déployés par les parties signataires de l’accord politique de paix de Khartoum, le gouvernement est en discussion avec le Conseil de sécurité des Nations-Unies pour l’assouplissement de l’embargo qui pèse sur les FACA, « le conseil de sécurité n’a pas fermé la porte à la République Centrafricaine sur ce point. Cela se justifie par quelques dérogations qui ont été faites en accordant aux pays comme la Russie, la France, les Etats-Unis et autres pays amis, de livrer des armes à la République Centrafricaine », a-t-il rassuré.

Ces efforts qui sont en train d’être déployés par le gouvernement pour remplir les conditions exigées par le Conseil de sécurité sont entre autre, la capacité du pays à gérer le stock des armes livrées par les pays partenaires afin de mener à bien la Réforme du Secteur Sécuritaire (RSS) et le DDR.

Fridolin Mamocko

 

 

Centrafrique : 42 cas de violences sexuelles répertoriées en juin par le projet « Tongolo » de MSF dans le 8ème arrondissement

BANGUI, 11 Juillet 2019 (RJDH) --- 42 cas des violences sexuelles ont été enregistrées et documentées par l’antenne du projet ‘‘Tongolo’’ de MSF ouvert le 28 juin dernier. Ces chiffres ont été rendus publics, ce mercredi 10 juillet par Béatriz Gracia Fernandez, Coordonnatrice du projet Tongolo à Bangui.

Ces chiffres viennent confirmer le rapport du ministère de la santé qui a indiqué que le 8e arrondissement a enregistré le taux le plus élevé des VBG à Bangui lors de l’inauguration du centre de prise en charge des victimes des violences en juin dernier.

La Coordonnatrice du projet Tongolo, Béatriz Gracia Fernandez, dénoncé ce fléau qui se perpétue dans la localité, « en deux semaines déjà, nous avons enregistré 42 cas de violences sexuelles dans le 8ème arrondissement de Bangui. Mais nous prévue une activité de sensibilisation par notre antenne dans le seul objectif de réduire la recrudescence de ces violences », a-t-elle fait savoir.

 « Nous encourageons cette fréquentation constante des victimes au sein de ce centre de prise en charge. L’équipe Tongolo est mise en place pour répondre aux préoccupations de la population vulnérable, dont les personnes atteintes du VIH et sida, certaines victimes se retrouvent avec des enfants nés de cette violence. Un travail sérieux se fait auprès des femmes, afin d’accepter l’enfant », a ajouté la Coordonnatrice.

En 2018, MSF à travers le projet Tongolo (étoile en français) installé dans l’enceinte de l’hôpital Communautaire, a documenté environ 2200 cas de violences sexuelles. Cette année, le projet a fait environ 800 cas.

L’inauguration de l’antenne Tongolo MSF Espagne de Bédé 6 dans le 8èmearrondissement de Bangui, a eu lieu le 28 juin 2019. 

Auguste Bati-Kalamet

 

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