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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 14:46
Bangui : Deux braqueurs du km5 dans le filet de la police
Bangui : Deux braqueurs du km5 dans le filet de la police
Bangui : Deux braqueurs du km5 dans le filet de la police
Bangui : Deux braqueurs du km5 dans le filet de la police
Bangui : Deux braqueurs du km5 dans le filet de la police

 

https://www.radiondekeluka.org  lundi 8 avril 2019 11:20

 

Deux malfrats dont un ancien maire du 3e arrondissement ont été arrêtés par la police dans la nuit du samedi 6 à dimanche 7 avril suite à une opération de cambriolage d'un véhicule d'une ONG internationale. La police se félicite de cette opération alors que les deux braqueurs évoquent des raisons controversées.

Il s'agit de Fadoul Mahamat, ancien maire du 3ème arrondissement de Bangui et de son complice Issa Abdel Nassir arrêtés par la police suite à une opération de vol du bus appartenant à l'ONG DRC. Depuis la crise politico-sécuritaire, le vol des véhicules neufs de toute marque aux ONG et aux particulier est devenu monnaie courante dans cette partie de la capitale. Plusieurs plaintes contre X sont enregistrées au tribunal suite au vol des véhicules dans le 3e arrondissement de Bangui.

Pour Bienvenu Zokoue, directeur général de la police, il ne fait aucun doute que les deux braqueurs sont les cerveaux d'un réseau recherché par la police. "Tous les renseignements traités par la police font état de ce que tous les braquages opérés aussi bien dans la ville de Bangui et ses environs, tous les produits sont automatiquement recelés par M. Fadoul" a-t-il indiqué.

Il revient sur les circonstances en affirmant que "l'ancien maire du 3e arrondissement était malheureusement au volant du bus braqué en compagnie d'un certain Abdel Nassir", a-t-il soutenu.       

Le Premier ministre, Firmin Ngrébada n'a pas tardé à faire le déplacement de l'OCRB, où il a instruit la police à tout faire pour boucler le dossier afin de permettre à la justice de juger l'affaire.

 

 

Informé d'un acte de braquage d'un mini bus appartenant à une ONG humanitaire intervenu le samedi 6 avril 2019 à 23 heures au niveau de la station d'essence Tradex dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, le Premier Ministre Firmin Ngrebada s'est rendu ce dimanche 7 avril 2019 en début d'après-midi à l'Office Central de Répression du Banditisme(OCRB) pour visiter les auteurs de ce braquage mis aux arrêts.

Selon la Police, l'auteur principal de cette opération mafieuse est l'ancien maire du 3ème arrondissement Monsieur Fadoul, blessé dans l'opération, remis à Médecin Sans Frontières(MSF) pour des soins puis repris par L'OCRB.

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Centrafrique-Presse.com
8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 14:45
Visite du Président TOUADERA à Washington DC du 07 au 12 avril 2019.
Visite du Président TOUADERA à Washington DC du 07 au 12 avril 2019.
Visite du Président TOUADERA à Washington DC du 07 au 12 avril 2019.

 

 

Pendant cette visite aux États-Unis, de dimension politique et économique, le président centrafricain aura des séances de travail avec le Secrétaire d'Etat américain, M. Michael POMPEO pour la signature du partenariat d'assistance à la sécurité, Les représentants du Département du Trésor américain, l'Administrateur de l'USAID, la Banque Mondiale, la Chambre des représentants. Au Pentagone, le Sous-Secrétaire d'Etat américain à la Défense, David TRACHTENBERG.

 

Le Président TOUADERA participera à une table ronde avec les investisseurs en partenariat avec la Banque de Développement d'Afrique, ainsi que des entreprises américaines désirant investir en République Centrafricaine;

 

Le Chef de l'Etat centrafricain participera à plusieurs autres rencontres avec des ONG, des organisations religieuses et de la société civile américaine...

 

L'objectif déclaré du Président de la République et de son gouvernement est de mobiliser les partenaires bilatéraux et multilatéraux, les partenaires et investisseurs privés à accompagner le gouvernement pour la restauration économique et politique de la République Centrafricaine après la signature de l'Accord de paix et de réconciliation...

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Centrafrique-Presse.com
8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 14:44
Faustin-Archange Touadera: "Il n’y a pas de paix durable bâtie sur l’impunité"

 

https://www.dw.com 04.04.2019

 

Dans un entretien accordé à la DW, le président centrafricain Touadéra revient sur l'accord de Karthoum entre gouvernement et groupes rebelles. Il évoque le statut de ces présumés rebelles et la position de la justice.

De passage à Bruxelles dans le cadre de la conférence Africa-Belgium Business week qui a mis son pays à l'honneur cette année, le président centrafricain Faustin-Archange Touadera a tenu à rassurer les investisseurs belges sur l'amélioration du climat économique et sécuritaire dans son pays. Il a par ailleurs rappelé que la Centrafrique sort de plusieurs années de crise mais qu'aujourd'hui le pays travaille dur pour redorer son image et endiguer plusieurs maux entre autres le chômage qui affecte les jeunes.

Dans son interview accordée à la DW, Faustin-Archange Touadera évoque l'accord de Karthoum conclu récemment à Addis-Abeba entre son gouvernement et des groupes rebelles. L’accord de Khartoum signé le 6 février, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l’UA est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé. Certains groupes rebelles signataires de cet accord de paix sont actuellement membres du gouvernement inclusif mis en place à Bangui en fin mars. Mais le président Touadera rassure que justice sera rendue pour les victimes.

 

DW: Monsieur le président bonjour. Un accord a récemment été conclu à Karthoum. Celui-ci a débouché sur la formation d’un gouvernement inclusif avec des groupes rebelles. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet?

 

Touadera: Le 6 février à Bangui nous avons signé un accord pour la paix et la réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés. Dans cet accord-là, l'article 21 prévoit un gouvernement inclusif, et c'est ce que, sans tarder, nous avons commencé à mettre en œuvre. Le 3 mars, nous avons mis en place un gouvernement inclusif, mais il semble que certains des groupes armés ont estimé que le niveau de représentativité n'était pas très bon et il y a eu quelques contestations. Mais évidemment comme dans l'accord est prévu des mécanismes d'échange sur certaines questions, donc le 18 mars, l'Union africaine qui est facilitatrice, a convié les groupes armés et le gouvernement à une discussion au jour d'aujourd'hui. A Addis donc il y a eu entente. Nous sommes en train de mettre en œuvre. Et un gouvernement a été mis en place avant de venir ici. Juste le jeudi dernier, j'ai tenu le premier conseil et je pense que le mardi 2 avril, le Premier ministre a fait un conseil de cabinet et les choses se passent bien.

 

DW: Au niveau de la justice, est-ce que ces personnes qui sont présumés rebelles pourront un jour comparaître devant la justice. ? Parce que les gens grincent des dents. Qu'est-ce que vous répondez aux gens qui se posent des questions par rapport à cela?

 

Touadéra: Ce qui est bien dans cet accord, c'est que tout le monde reconnaît que l'impunité n'est pas bien pour la paix. Aussi bien les groupes armés que tout le monde. Donc il n'est pas question d'impunité ici. C'est pour cela qu'un mécanisme a été mis en place. Nous avons commencé à mettre en place la commission inclusive qui d'abord a un rôle pédagogique et qui pourra qualifier les types disons de situations, qu'est-ce qu'il faut en faire. On va étudier. Ensuite le relais sera pris par la Commission vérité justice réparation et réconciliation. Et ça n'empêche pas que justice soit rendue. C'est non à l'impunité, non à l'impunité. Bien sûr nous mettons en place un certain nombre de mécanismes qui permettent dans cette période de continuer à travailler. Cette commission est justement faite pour ça.

 

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 14:20
Opération de la Force de la MINUSCA dans la localité de Zoukombo
Opération de la Force de la MINUSCA dans la localité de Zoukombo

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Opération de la Force de la MINUSCA dans la localité de Zoukombo

 

Bangui, le 5 avril 2019 - Depuis ce vendredi 5 avril, la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) mène une opération à Zoukombo, dans la préfecture de la Mamberé Kadéi, (ouest de la République centrafricaine).

 

Cette localité est depuis le 3 mars 2019, le théâtre d’abus et de violations commis par le FDPC d’Abdoulaye Miskine, pourtant signataire de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. En plus d’avoir pendant un moment érigé des barricades sur la route nationale 1, essentielle pour l’économie du pays, les éléments du FDPC se sont approprié 11 pick-up appartenant à une compagnie nationale.

 

Face à cette situation et conformément à son mandat, la Force de la MINUSCA a lancé une opération destinée à mettre fin à ces abus et violations par le FDPC, récupérer les véhicules et libérer définitivement cet axe.

 

La MINUSCA appelle tous les groupes armés à respecter leurs engagements dans le cadre de l’Accord de paix discuté à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, et à cesser tous les abus et violations. Elle rappelle sa détermination à exécuter son mandat pour protéger les populations civiles et les institutions, conformément à la résolution 2448 du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

 United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 (also WhatsApp) - 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

https:// minusca.unmissions.org

 

 

OPÉRATION DE LA FORCE DE LA MINUSCA DANS LA LOCALITÉ DE ZOUKOMBO

 

Depuis ce vendredi 5 avril, la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) mène une opération à Zoukombo, dans la préfecture de la Mamberé Kadéi, (ouest de la République centrafricaine).

 

Cette localité est depuis le 3 mars 2019, le théâtre d’abus et de violations commis par le FDPC d’Abdoulaye Miskine, pourtant signataire de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. En plus d’avoir pendant un moment érigé des barricades sur la route nationale 1, essentielle pour l’économie du pays, les éléments du FDPC se sont approprié 11 pick-up appartenant à une compagnie nationale.

 

Face à cette situation et conformément à son mandat, la Force de la MINUSCA a lancé une opération destinée à mettre fin à ces abus et violations par le FDPC, récupérer les véhicules et libérer définitivement cet axe.

 

La MINUSCA appelle tous les groupes armés à respecter leurs engagements dans le cadre de l’Accord de paix discuté à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, et à cesser tous les abus et violations. Elle rappelle sa détermination à exécuter son mandat pour protéger les populations civiles et les institutions, conformément à la résolution 2448 du Conseil de sécurité des Nations unies.

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 14:41

Lu pour vous

 

Accord de Khartoum : « … l’Union Africaine et l’ONU nous ont imposé ce qu’elles n’ont jamais dicté ailleurs », dixit Professeur Gaston Mandata N’Guérékata..

 

Par Anselme MBATA , Journaliste et Rédacteur en chef du CNC  le 3 avril 2019 , 5:17

 

C’est dans une interview exclusive à CNC que le Professeur Gaston Ngrékata mandata, par ailleurs Président du Parti pour la renaissance centrafricaine(PARC) réagit pour la première fois depuis la signature à Bangui de l’accord de paix entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés le 6 février dernier.

Voici l’intégralité de l’interview avec le Professeur :

 

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur le Président

 

Gaston Mandata N’Guérékata : Bonjour Monsieur le Journaliste

 

CNC: Le 6 février dernier, le gouvernement Centrafricain et les 14 groupes armés ont signé un Accord de Paix à Khartoum sous les auspices de l’Union Africaine et de l’ONU. Le huitième du genre depuis le début de cette crise en 2013. Certains observateurs le qualifient d’un acte politique fort de la dernière chance pour la paix en Centrafrique.

Pour vous Monsieur le Président, en quoi ce nouvel accord se différencie-t-il des précédents ?

Gaston Mandata N’Guérékata : D’abord je fais remarquer que l’Union Africaine et l’ONU nous ont imposé ce qu’elles n’ont jamais dicté ailleurs. En effet, jamais l’Union Africaine et l’ONU n’ont demandé au Président Museveni de négocier avec Joseph Kony et la LRA. Jamais ces organisations n’ont invité le Président Nigérian à s’asseoir à table avec Boko Haram et discuter du partage du pouvoir. En cela je trouve que cette Communauté Internationale fait du deux poids deux mesures. Je dis qu’elle nous méprise.

Ceci dit, étions-nous obligés d’aller à Khartoum tenir une conférence de haut niveau dans un pays où le pouvoir central est contesté dans la rue, où le leader est lui-même poursuivi par la CPI et en bons termes avec certains leaders de ces Groupes Armés? Etait-ce une bonne chose d’aller à des négociations en position de faiblesse militaire, surtout après le camouflet de la journée de l’alimentation à Bambari? N’ayant pas été consulté ou associé à la rencontre de Khartoum, en ma qualité de Chef d’un parti pourtant de la mouvance Présidentielle, je ne peux que me poser ces questions.

Après coup, tout en reconnaissant les qualités de notre Premier Ministre, homme d’expériences et grand commis de l’Etat, je me demande si le pouvoir avait posé des préalables comme il se doit dans ce genre de négociations avant d’aller à Khartoum? Par exemple ne devraient prendre part aux négociations que les Centrafricains et non des étrangers venus à la faveur de nos moments de faiblesse pour tuer, spolier et piller nos ressources naturelles. Le Président Touadéra a un pouvoir issu du peuple tel que la Constitution le lui confère. Il est le garant de la loi fondamentale qui par délimite par ailleurs son pouvoir discrétionnaire. Personne, je dis bien personne ne pouvait lui reprocher de dire non à toute initiative où il ne voit pas l’intérêt pour son peuple.

Maintenant certains disent que c’est un “acte politique fort de la dernière chance”? Wait and see. Combien d’accords ont été signés en une dizaine d’années qui n’ont jamais ramené la paix en Centrafrique?

CNC: Monsieur le Président, vous dites des choses graves sur le régime de votre allié

Gaston Nguerekata: Ecoutez, si à mon âge je ne dis pas ce que je pense, ce ne sera pas dans la tombe que je le ferai. Et puis, de toute façon dans toute famille on peut avoir des points de divergence. Mon parti soutient le Président Touadéra, mais cela ne veut pas dire que nous soyons d’accord sur toute sa politique. Nous ne sommes pas à un stade de divorce, loin de là. Nous parlons de l’intérêt général du pays, non d’un intérêt partisan.

 

CNC: Dans cet accord, les parties s’engagent sur plusieurs points, notamment le partage du pouvoir avec les groupes armés à travers un gouvernement dit « inclusif » et la mise en place des unités spéciales mixtes de sécurité composées des FACAs et des rebelles pour deux ans. C’est une sorte de «transition démocratique » selon certains observateurs de la vie politique centrafricaine. Que dites-vous?

 

Gaston Mandata N’Guérékata: Vous posez plusieurs questions en une seule. D’abord Je ne pense pas que le Président pense un seul instant “partager le pouvoir” avec les groupes armés. Ce pouvoir, encore une fois, il le tient du peuple souverain. Ce qui pour moi pose problème ici c’est la nomination des personnes, en particulier des étrangers, sur lesquelles pèsent de forts soupcons de crimes de guerre aussi bien que de crimes contre l’humanité en tant qu’auteurs ou co-auteurs, à de hautes fonctions de l’Etat, ce que certains considèrent comme une violation de la Constitution et des Recommandations du Forum de Bangui, un forum qui a pourtant réuni l’ensemble de la communauté nationale, y compris ceux que vous appelez Groupes Armés.

En outre, comment l’enseignant que je suis pourrait dorénavant exiger de ses étudiants plus d’efforts, dans la mesure où les diplômes et durs labeurs à l’école semblent être éclipsés, voire foulés du pied par la nomination de demi-lettrés pour ne pas dire d’illettrés et autres étrangers à des fonctions ministérielles.

Croyez-moi, ces nominations sont un accident grave de l’histoire dont nous n’avons pas encore mesuré les conséquences sur la stabilité du pays. Les véritables fondamentaux d’un développement et d’une paix durables sont la justice, une éducation de qualité de l’ensemble de la population et une recherche permanente de valeurs de travail, d’excellence et de mérite.

Pour ce qui concerne le gouvernement dit inclusif, je me demande comment des personnalités aussi compétentes que sont par exemple les ministres du Plan, de la Défense, de la Santé, de la Justice, de la Recherche Scientifique ou de la Promotion de la Femme, pour ne citer que celles que je connais bien, vont pouvoir cohabiter avec des analphabètes et autres bras cassés qui souvent ne connaissent pas le fonctionnement de l’Etat.

A propos des brigades mixtes, je crois que ce n’est pas une mauvaise idée en soi, mais à condition qu’elle soit bien exécutée. La réussite de ce projet dépendra de la satisfaction des conditions suivantes :

 

– des critères précis doivent être définis pour le choix des éléments des Groupes Armés devant faire partie de ces brigades mixtes ;

 

-une petite formation devant être donnée à ces éléments et un esprit de corps et de solidarité doit être créé avec les FACAs.

 

-enfin la chaine de commandement doit être clarifiée.

 

CNC: Selon vous, le partage du pouvoir avec les rebelles est une meilleure option ou c’est juste une prime aux nombreux crimes qu’ils auraient commis?

Gaston Mandata N’Guérékata Encore une fois je ne crois pas que le Président Touadéra veuille partager le pouvoir avec les Groupes Armés. Remarquez qu’il a bien conservé la main sur les portefeuilles régaliens. Si mon Parti avait été consulté avant la rencontre de Khartoum, nous aurions proposé un autre schéma, par exemple un Conseil Consultatif dirigé par le Chef de l’Etat ou son Représentant et composé des principaux chefs des Groupes Armés, Partis Politiques et Société Civile, chargé de veiller au respect des dispositions dudit accord, mais à titre bénévole. Il est injuste, voire indécent, de nommer des bourreaux à des fonctions où ils seront payés sur des taxes prélevés chez les victimes.

 

CNC: Parlant du gouvernement inclusif, l’Opposition Démocratique et la Société Civile ne sont pas représentées. Ce qui a poussé quatre partis politiques de l’opposition a critiqué dans une déclaration commune le caractère non inclusif du nouveau gouvernement dirigé par le Premier Ministre Firmin Ngrébada et issu de l’accord de Khartoum.

Selon vous, en votre qualité du Président du Parti Centrafricain pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), la mise à l’écart de l’opposition démocratique n’est-elle pas une faute politique pour le Premier Ministre ?

 

Gaston Mandata N’Guérékata Si la composition d’un gouvernement inclusif suffisait à ramener la confiance, cela se saurait. Je vous ai donné des exemples où aucune action inclusive n’a permis de ramener la paix, je citerai en plus le cas du Rwanda qui fait école en la matière.

Les Partis Politiques n’ont pas été suffisamment associés au règlement de la crise alors que la rencontre de Khartoum en donnait la possibilité.

L’ouverture s’est portée particulièrement en direction des Groupes Armés et pas assez en direction des Partis Politiques et la Société Civile.

Les Groupes Armés ont des intérêts divergents. Je ne comprends pas que nous n’ayions pas été capables de rassembler les forces vives de la nation pour ceux-ci en minorité. Au lieu de cela, nous avons réussi l’exploit de les fédérer contre nous, contre le peuple souverain, au point de leur donner désormais un statut official – c’est incroyable et déplorable!

 

CNC: Pour faire taire les armes, le gouvernement et les 14 groupes armés ont décidé de mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité. Et ces unités, faut-il le rappeler Monsieur le Président, prévoient une composition à majorité des rebelles, forces, non-conventionnelles, que des FACAs. Quelle est votre lecture de leur mission?

Gaston Mandata N’Guérékata Je me suis deja prononcé sur ce point. Je suis sûr que nos autorités auront la sagesse de ne pas choquer outre mesure nos forces de défense et de sécurité, lesquelles ont été formées à grands frais par le sacrifice du peuple et les efforts de la Communauté Internationale.

 

CNC: En d’autres termes, le Président Touadera a failli à sa mission de protection du peuple?

Gaston Mandata N’Guérékata. Non. Le Président Touadéra a une volonté manifeste de nous conduire vers la paix. Mais comme vous savez, il y a toujours mille chemins pour y parvenir. Nous n’avons pas l’apanage de la vérité. Nous pensons néanmoins que continuer à tendre la main aux rebelles qui ne respectent jamais leurs paroles et qui n’ont aucun projet pour le pays, ne fera que retarder l’avènement d’un jour meilleur pour nos populations meurtries. Voyez-vous, ces gens prétendent occuper 80% du pays. Que font-ils dans ces territoires? Construisent-ils des écoles, des centres de santé, des routes? Organisent-ils les populations autour des projets de développement? NON. A l’inverse, ils spolient les populations, lèvent des taxes illégales pour leurs propres besoins, bref – rien de révolutionnaire, de progressiste. En bon francais, ce sont des aventuriers pour ne pas dire des prédateurs économiques et des criminels.

 

CNC: Contrairement à l’année dernière, le Président Touadéra a fêté son troisième anniversaire au pouvoir sans tambour ni trompette. Est-ce parce qu’il a échoué?

Gaston Mandata N’Guérékata De quel échec parlez-vous? Le Président Touadéra a hérité d’une situation très difficile. Il ne pouvait faire de miracle en si peu de temps. Je crois plutôt qu’il n’a pas suffisamment capitalisé le soutien du second tour de l’élection présidentielle. Voyez-vous, un pouvoir issu des urnes ne doit pas négocier avec des gens qui prennent en otage des populations entières. Que veulent-ils en fin de compte? Quelles revendications politiques? Quelle idéologie? Les Sélékas ont pris le pouvoir en 2013. Qu’en ont-ils fait? Sinon des tueries, des exactions les plus graves de mémoire de centrafricain, la destruction de biens notamment les archives des municipalités aux fins d’introduire illégalement dans le pays des tueurs étrangers qui les ont aidés à prendre le pouvoir. Ils ont favorisé l’émergence des anti-balakas comme force de défense patriotique hélas devenue elle aussi force du mal. Il est temps qu’ils le reconnaissent.

Je me permets ici d’interpeller mon frère Nourredine Adam. Je lui dis ce que j’avais dit à mon autre frère Djotodia en 2013 dans son Palais du Camp de Roux. Nous sommes de la même région, Monsieur Nourredine. Vous fustigez le pouvoir de Bangui d’avoir abandonné notre région. Mais sommes-nous les seuls à être abandonnés par Bangui? Et l’extrême Est, le Sud-Ouest, le Nord-Ouest, autant de régions toutes aussi abandonnées par le pouvoir central depuis des décennies? Pourquoi prendre les armes et non adopter un combat non-violent comme Gandhi, Martin Kuther King Jr., Nelson Mandela par exemple aux fins de préserver des vies humaines? Quelle est votre vision pour notre pays? Parce que dans ce domaine, il n’est possible de gagner de combat que si vous tenez un discours clair, lisible, patriotique.

Enfin pour revenir à votre question, je me dois de saluer la décision du Chef de l’Etat qui n’a pas invité la population à des grandes festivités ce 30 Mars. J’ai toujours pensé qu’il n’y a rien à fêter tant que le peuple est dans cette immense souffrance.

Mon parti le PARC est toujours disposé à contribuer au retour de la paix, et je réitère encore une fois notre adhésion à la politique du Président Touadéra, même si nous ne partageons pas son approche de la question sécuritaire tout en souhaitant que nous ayions tors sur ce point.

 

CNC: Monsieur le Professeur, je vous remercie

 

Gaston Mandata N’Guérékata. Merci de l’opportunité que vous m’avez offerte pour m’adresser aux Centrafricaines et Centrafricains.

 

Propos recueillis par Anselme Mbata

 

« … l’Union Africaine et l’ONU nous ont imposé ce qu’elles n’ont jamais dicté ailleurs » Pr Gaston Nguerekata
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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 13:59
RCA : formation des avocats du corps spécial de la CPS

 

 

Par RFI Publié le 04-04-2019 Modifié le 04-04-2019 à 13:16

 

En Centrafrique, la mise en place de la Cour pénale spéciale (CPS) se poursuit. Cette cour hybride composée de magistrats nationaux et internationaux sera chargée de juger les crimes les plus graves commis dans le pays depuis 2003. Cette Cour disposera d’un corps spécial, un organe qui réunira des avocats capables d’assurer la défense tant de victimes que d’accusés. La Mission de l’ONU, en partenariat avec Avocat sans frontières, dispense toute cette semaine un complément de formation à une vingtaine d'avocats centrafricains.

Une vingtaine d’avocats pressentis pour intégrer le corps spécial de la CPS sont assis, studieux. Il s’agit d’appréhender ici les questions de droit international, explique Elisa Novic qui est en charge des questions de justice transitionnelle pour l’ONG Avocat sans Frontières : « On est en train d’approcher une matière qui est relativement nouvelle pour la Centrafrique. Donc il faut pouvoir regarder un peu comment les choses ont été traitées dans d’autres pays, dans d’autres juridictions dans d’autres cours. Donc l’enjeu c’est déjà la technicité de la matière, qu’ils se l’approprient qu’ils aient les bonnes clés. »

Cela passe par de la théorie, mais aussi des exercices pratiques. « Y en a deux qui travaillent côté procureur à devoir identifier les crimes, expliquer pourquoi les crimes sont constitués. Et deux qui travaillent en défense à expliquer pourquoi les crimes ne sont pas constitués », ajoute Elisa Novic.

Début des enquêtes

Un complément de formation bienvenue, selon Joseph Akem-Mevoungou, avocat au barreau de Centrafrique et vice-président de la commission formation et texte du barreau : « La CPS a pour vocation de juger les crimes graves en l’occurrence crime de génocide, crime de guerre, crime contre l’humanité. Et donc c’est un peu une nouveauté pour le barreau centrafricain. Il va bien falloir donner les outils nécessaires aux avocats centrafricains de pouvoir mieux appréhender les instruments juridiques pour mieux faire leur travail devant cette juridiction spécialisée. »

La Cour a déménagé cette semaine dans ses locaux définitifs et son travail concret a lui commencé. Le dépôt des plaintes ainsi que les enquêtes ont déjà débuté.

 

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 13:58
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

LES BUREAUX DE TERRAIN DE LA MINUSCA, UN OUTIL CLEF POUR FAIRE AVANCER LA PAIX A TRAVERS LA PROTECTION DES CIVILS

 

Bangui, le 3 avril 2019 – La conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, a été l’occasion ce mercredi 3 avril de présenter l’action et le rôle des bureaux de terrain dans la mise œuvre du mandat de la Mission. Au nombre de 12, ces bureaux comprenant une cellule de coordination pour la ville de Bangui, couvrent l’ensemble du territoire et contribuent énormément au processus de paix et à la protection des civils dans le pays. « En collaboration avec les autorités locales, ils font progresser la paix à travers la protection des civils.» . Ces bureaux sont le reflet des actions politiques, sociales et sécuritaires de la MINUSCA », a indiqué Souleymane Thioune, Coordonnateur des bureaux de terrain de la Mission.

 

Dans son intervention, Souleymane Thioune a présenté divers aspects de leur mission notamment la mise en œuvre par les bureaux de terrain d’une moyenne de huit projets à impact rapide (QIP) par an au profit des communautés et des autorités sont pour un montant global en 2018 de près de trois milliards de francs CFA. Un autre pas d’une importance capitale a été accompli dans le domaine de la réconciliation et la promotion de la paix, selon Souleymane Thioune, citant de manière non exhaustive la signature du pacte de bon voisinage et de réconciliation communautaire entre les communautés de Castors et de Yakité à Bangui, l’adoption de la Feuille de route de Bria entre les groupes armés et les communautés, la caravane de la paix à Bambari ou encore l’Accord local de paix à Bangassou. Dans cette dernière ville en particulier, 13 familles musulmanes qui vivaient encore sur le site de déplacés depuis un an et 10 mois après l’attaque du 13 mai 2017 ont regagné leur quartier d’origine de Tokoyo le 30 mars.

 

Le Coordonnateur des bureaux de terrain de la MINUSCA a précisé que la contribution à la paix se poursuit avec la « sensibilisation des communautés locales à l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA effectuée par les bureaux de terrain en étroite coordination avec les autorités locales, qui sont les maitres d’œuvre de ce processus ». Il a également évoqué les interactions régulières entre ces bureaux et les groupes armés pour préserver la protection des civils, prévenir ou apaiser les tensions lorsqu’elles surviennent mais aussi les interpeler sur leurs obligations et leurs engagements eu égard à la mise en œuvre de l’Accord de paix. « Les bureaux entretiennent une communication quotidienne avec les chefs des groupes armés sur le respect de l’Accord. La Mission comptabilise au quotidien les violations à l’Accord commises par les éléments des groupes armés. Le moment venu, ils seront mis devant leurs responsabilités. Ce processus peut être long mais la signature apposée et les engagements devront être respectés », a souligné Souleymane Thioune. Il convient de noter que le suivi des violations est inscrit dans l’Accord avec la mise en place d’un Mécanisme de mise en œuvre et de suivi (MOS) et différentes composantes dont les Comités de mise en œuvre préfectoraux (CMOP).

 

Sur ce dernier point, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué que l’Accord de paix est encore cette semaine au centre des activités des Nations unies et des organisations régionales avec une série d’événements en cours ou en préparation. En effet, une visite conjointe de quatre jours de la CEEAC et de l’UNOCA se poursuit jusqu’au 5 avril afin de mieux appréhender les enjeux et les défis de la mise en œuvre de l’Accord en vue d’un appui concerté de la région. Poursuivant le même objectif, le Groupe international de soutien à la RCA (GIS-RCA) se réunira à Bangui 17 avril à Bangui en présence d'une cinquantaine de pays et organisations.

 

Concernant le suivi des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, Vladimir Monteiro a fait savoir qu’entre le 27 mars et le 1er avril, la MINUSCA a enregistré 22 incidents d’abus ayant affecté au moins 41 victimes. “Les auteurs présumés de cette semaine sont essentiellement des éléments des groupes armés tels que le FPRC, 3R, l’UPC, le MPC, des Peuhls armés et les anti-Balaka », a-t-il précisé.

 

Le porte-parole de la Mission a également informé de la poursuite des activités liées au projet de réduction de la violence communautaire (CVR) notamment à Bria où près de 900 bénéficiaires dont 536 femmes ont bénéficié d’ateliers communautaires sur la durabilité de leurs projets de réinsertion. A Kaga-Bandoro, ce sont 155 bénéficiaires dont 113 femmes qui ont participé à des formations sur l'alphabétisation, la comptabilité, la planification et la gestion, ainsi que sur la violence sexuelle liée aux conflits. Le programme de CVR cible 7 100 bénéficiaires dans les localités de Bangui, Bangassou, Bouar, Bossangoa, Kaga Bandoro, Batangafo, Bria et Bambari.

 


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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 13:54

 

03 avril 2019  AFP

 

Un chef de groupe armé récemment nommé conseiller ministériel a assuré mercredi être bien Centrafricain, après les critiques d'une ONG de la société civile selon laquelle plusieurs chefs de milices nommés à des responsabilités politiques étaient étrangers.

Mahamat Alkatim, leader du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), nommé fin mars conseiller militaire du Premier ministre, a "servi dans l'armée centrafricaine" et non au "Congo (ni au) Gabon, ni (au) Tchad ou (au) Cameroun", a indiqué le MPC dans un communiqué obtenu mercredi par l'AFP.

Mardi, le Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC) avait affirmé ne pas pouvoir "accepter qu'aujourd'hui, au nom de la paix, des étrangers sous sanctions internationales à l'instar d'Ali Darassa, Alkatim ou encore Sidiki soient nommés au sein de la haute administration".

Ali Darassa, chef de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Mahamat Alkatim, et Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), chef du groupe armé 3R (Retour, réclamation, réconciliation), ont été nommés le 25 mars "conseillers spéciaux militaires" à la primature, selon un décret présidentiel.

Les deux premiers sont accusés par leurs détracteurs d'être originaires du Tchad, le dernier du Cameroun.

L'annonce d'un nouveau gouvernement après la signature de l'accord de Khartoum, avait soulevé une vague de protestations de la part des groupes armés qui réclamaient davantage de ministères pour leurs représentants.

L'Union africaine (UA) avait alors convoqué à Addis Abeba une réunion de suivi entre les autorités et les quatorze groupes armés signataires de l'accord, pour tenter de le sauver.

Au terme de cette réunion, les signataires de l'accord de paix s'étaient entendus sur un nouveau gouvernement.

L'accord de Khartoum est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé. Aucun des précédents accords n'a abouti à un retour de la stabilité.

Polémique autour de la nationalité de chefs rebelles nommés conseillers en Centrafrique
Polémique autour de la nationalité de chefs rebelles nommés conseillers en Centrafrique
Polémique autour de la nationalité de chefs rebelles nommés conseillers en Centrafrique
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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 13:51
Verbatim des déclarations de la délégation conjointe CEEAC-UNOCA

 

Bangui, 3 avril 2019

A l’Assemblée nationale

Presse parlementaire : Depuis ce matin vous avez conduit des visites de courtoisie dans le cadre de la mission conjointe CEEAC/UNOCA. Que peut-on retenir de vos échanges ?

 

Ahmad Allam-Mi, Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC)

Je voudrais vous dire tout simplement que dans le cadre de cette mission conjointe, nous avons eu le plaisir de rencontrer l’Assemblée nationale, de saluer l’Accord de Khartoum et d’exprimer aussi notre engagement, notre soutien à la mise en œuvre de cet Accord en espérant que c’est l’Accord de la dernière chance et on aboutira à un résultat durable de la paix et la sécurité en Centrafrique. Nous avons constaté que l’Assemblée salue également cet Accord et qu’elle s’engage à le soutenir, à soutenir sa mise en œuvre. Evidemment comme tout le monde, elle a quelques préoccupations que je ne vais pas citer.  Nous en prenons bonne note et nous espérons que nous pourrons surmonter ces difficultés. Il y a toujours des difficultés. Un accord n’est jamais parfait. Je vous remercie.

 

A la Primature

Guira FM : Vous venez de rencontrer le Premier ministre, Chef du gouvernement, voudriez-vous lever le pan du voile sur la substance de cette visite de courtoisie ?

 

François Louncény Fall, Représentant spécial pour l’Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour la région (UNOCA)

Nous venons d’avoir un entretien très fructueux avec Son Excellence monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement. Et comme nous l’avons annoncé à notre arrivée, c’est une mission conjointe avec mon frère, ami et collègue, le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale. C’est une mission, comme l’a dit le Secrétaire général à notre arrivée, qui nous permet de prendre le pouls de la mise en œuvre de l’Accord politique de paix et de réconciliation qui a été signé. Monsieur le Premier ministre a bien voulu nous donner des informations très utiles de tous les efforts qui ont déjà été entrepris et nous avons noté avec une très grande satisfaction que les organes commencent à se mettre place, que le gouvernement a déjà tenu un Conseil des ministres, un Conseil interministériel, ce qui est très bon signe, et que toutes les mesures sont en train d’être prises pour qu’enfin les institutions qui sont prévues pour le bon accompagnement de cet accord de paix puissent être mises en place. Nous avons saisi également l’occasion pour évoquer un certain nombre de problèmes avec le Chef du gouvernement, notamment les relations avec les voisins, la nécessité de créer un cadre idéal pour les relations de bon voisinage entre la RCA et ses voisins. Sur ce sujet, nous pensons qu’il y a matière à se réunir, parce qu’il y a des questions importantes aujourd’hui qui sont sur la place. Nous sommes convaincus que la réussite de l’Accord politique dépendra dans une grande mesure, non seulement de l’engagement des Centrafricains eux-mêmes, mais aussi des relations que la République centrafricaine entretiendra avec ses voisins. Et sur ce plan nous pensons que la région qui est garante de cet Accord politique accompagnera la République centrafricaine dans sa mise en œuvre. Et c’est la raison pour laquelle nous avons fortement encouragé la tenue de la commission mixte de coopération avec tous les pays voisins, et aussi lancer un appel pour la participation effective de la Centrafrique et de tous les autres pays de la région pour les conférences annoncées sur la transhumance qui constitue aujourd’hui un sujet de grande préoccupation pour toute la région. Et nous avons évoqué aussi évidemment la nécessité de mobiliser des ressources et je crois que cela se fait à plusieurs niveaux. Le président de la République est actuellement à Bruxelles et va à Washington, ces sont des initiatives à saluer. La communauté internationale doit se mobiliser pour accompagner la mise en œuvre, parce que nous connaissons que pour que cet Accord réussisse, le tout n’est pas de former un gouvernement inclusif mais il faut trouver les moyens pour satisfaire les besoins du peuple centrafricain qui a déjà trop souffert de ces nombreuses guerres. Et le relèvement de Centrafrique est non seulement de la responsabilité des Centrafricains mais aussi de tous les garants, tous ceux qui ont contribué à la signature de cet accord. Donc, l’entretien aujourd’hui avec monsieur le Premier ministre, qui a d’ailleurs suivi les entretiens que nous avons eu avec d’autres membres du gouvernement, dont la ministre de la Défense, le ministre délégué aux Affaires étrangères, et le président de l’Assemblée nationale qui était entouré de ses principaux collaborateurs.  Nous allons aussi rencontrer la communauté internationale, tout cela augure des efforts qui sont entrepris pour accompagner pleinement la RCA sur le chemin de la stabilisation. Je vous remercie. »

 

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 13:33
Plaidoyer pour la prise en compte de la drépanocytose
Plaidoyer pour la prise en compte de la drépanocytose

 

 

https://topvisages.net 03/04/2019 - 16:29

 

Communiqué

 

Initiative Drépanocytose Afrique : Plaidoyer pour la prise en compte de la drépanocytose dans l’agenda mondial de la santé

 

Le mardi 26 mars 2019, à l’initiative de la Fondation Pierre Fabre, s’est tenue à Paris, la première réunion de travail intitulée « Initiative Drépanocytose Afrique » (IDA) en présence des représentants politiques, médicaux et scientifiques de onze pays d’Afrique : Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Kenya, Madagascar, Mali, Nigéria, République Démocratique du Congo, Sénégal et Togo. Le ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères français était également représenté.

Première maladie génétique au monde qui affecte très majoritairement les pays d’Afrique sub-saharienne, la drépanocytose a été reconnue par les Nations Unies comme priorité de santé publique en 2008. Cependant, l’absence de financements dédiés n’a pas permis de répondre aux besoins élémentaires de la population touchée par cette pathologie.

Après avoir échangé sur les principales avancées et difficultés rencontrées dans la lutte contre la drépanocytose pays par pays, les participants souhaitent interpeller la communauté internationale sur les urgences suivantes :

 

–    Promotion de la lutte contre la drépanocytose et inscription de son financement à l’agenda mondial de la santé.

–    Nécessité de mettre en place un dépistage néonatal ou précoce systématique dans des cadres légaux et nationaux.

–    Intégration du dépistage et de la prise en charge de la drépanocytose à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. 

–    Lancement d’une « Initiative médicament » pour développer l’accès équitable aux médicaments essentiels de prévention et de prise en charge des complications.

–    Généralisation de la formation des professionnels de santé au diagnostic, à la prise en charge médicale et à l’accompagnement psycho-social.

–    Coordination nationale, panafricaine et internationale des Politiques et des Plans stratégiques de lutte contre la drépanocytose.

 

Par ce plaidoyer, Ies représentants des onze pays présents et la Fondation Pierre Fabre alertent les représentations internationales en Santé mondiale sur l’urgence d’agir en faveur des millions de malades drépanocytaires et de leurs familles. »

 

Dr Pierre SOMSE, Ministre de la Santé et de la Population de Centrafrique

Pr Isaac ADEWOLE, Ministre National de la Santé du Nigéria

Dr Cleopa Kilonzo MAILU, EBS, EGH, Ambassadeur Représentant permanent de la République du Kenya auprès de l’Office des Nations Unies à Genève

Dr Thelma Lorna NGUILELO, Directrice du centre de recherche et de prise en charge de la drépanocytose à Bangui, Centrafrique

M. Christian Maucler PAMATIKA, Expert au Ministère de la Santé et de la Population de Centrafrique

Dr Oyebanji Ololade FILANI, Conseiller technique principal auprès du Ministre National de la Santé du Nigéria

Pr Iheanyi OKPALA, Professeur d’hématologie, Nigéria

Mme Hellen Mbugua-KABIRU, Conseillère santé, Représentation permanente de la République du Kenya auprès de l’Office des Nations Unies à Genève

Pr Jessie N. GITHANGA, Professeur agrégé, Université de Nairobi, Kenya

Dr Jamilla A RAJAB, Maître de conférences, Unité d’hématologie et de transfusion sanguine, Hôpital national Kenyatta, Kenya

Dr Robert KARAMA, Secrétaire Général du Ministère de la Santé du Burkina Faso

Dr Estelle-Edith DABIRE/DEMBELE, MD/MPH, Directrice de la Direction de la Prévention et du Contrôle des Maladies Non Transmissibles (DPCM) du Ministère de la Santé du Burkina Faso

Pr Eléonore KAFANDO, Professeur d’Hématologie, Université de Ouagadougou, Burkina Faso

Dr Jeanine AYINKAMIYE, Directrice Adjointe au programme de lutte contre les maladies non transmissibles auprès du Ministère de la Santé du Burundi

Dr Inés NSHIMIRIMANA, point Focal lutte contre la drépanocytose au sein du Programme National Intégré de Lutte contre les Maladies Chroniques non Transmissibles du Burundi

Pr Hèzouwè MAGNANG, représentant du Ministre de la Santé et de la Protection Sociale du Togo, Directeur du Centre National de Recherche et de Soins aux Drépanocytaires,

Dr Guillaume WAMBA, Médecin pédiatre, Président du Groupe d’étude de la drépanocytose du Cameroun (GEDREPACAM). Membre Fondateur du Réseau d’étude de la drépanocytose en Afrique Centrale (REDAC)

Pr Aimée Olivat RAKOTO ALSON, Professeur en hématologie, Chef du Laboratoire de référence en hématologie de Madagascar

Pr Dapa DIALLO, Professeur en hématologie, Directeur Général du Centre de Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose de Bamako, Mali

Pr Aldiouma GUINDO, Professeur en hématologie, Directeur général adjoint au Centre de Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose de Bamako, Mali

Pr Kodondi KULE-KOTO, Directeur général de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé, Président du Conseil Scientifique National, République Démocratique du Congo

Dr Benoît MBIYA MUKINAYI, Médecin pédiatre. Fondateur de la clinique pédiatrique de Mbujimayi, République Démocratique du Congo

Dr Ange Christian NGONDE MAMBAKASA, Médecin chef de l’unité de prise en charge de la drépanocytose à l’Hôpital Général de Référence de Makala, République Démocratique du Congo

Pr Sidy Mohamed SECK, Enseignant-chercheur à l’UFR des Sciences de la Santé du Sénégal

Pr Ibrahima DIAGNE, pédiatre, Coordonnateur du Centre de Recherche et de Prise en Charge Ambulatoire de la Drépanocytose du Sénégal

Pr Marc GENTILINI, ancien Président de la Croix-Rouge française, Président Fondateur de l’Organisation Panafricaine de Lutte pour la Santé (OPALS). Membre du Comité Scientifique de la Fondation Pierre Fabre.

Pr Robert GIROT, Chef du laboratoire d’hématologie Hôpital TENON. Président du Réseau Recherche Clinique de la drépanocytose

Dr Claire RIEUX, médecin humanitaire, spécialisée en hématologie,

Pr Gil TCHERNIA, Hématologue, Professeur honoraire à la faculté de médecine Pris XI

M. Jacques GODFRAIN, Administrateur de la Fondation Pierre Fabre, Ancien Ministre de la Coopération

Mme Béatrice GARRETTE, Directrice Générale de la Fondation Pierre Fabre

 

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