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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 14:01

 

 

http://rmc.bfmtv.com/   

 

François Hollande se rend vendredi en Centrafrique, où la France entend désormais soutenir la reconstruction du pays au moment où l'opération militaire française Sangaris touche à sa fin. Pour autant, sur place, la situation n'est pas encore entièrement stabilisée.

 

François Hollande est en visite en Centrafrique ce vendredi, reçu par le nouveau président centrafricain Faustin Archange Touadéra, élu en février. Le président en profitera pour se rendre au camp de Sangaris, la force française sur place. A quelques mois du départ des troupes, prévu pour décembre, le chef de l'Etat entend soutenir la paix et la stabilisation du pays mais il souhaite aussi s’intéresser à sa reconstruction.

 

"Aujourd'hui ça va mieux dans le sens où nous avons connu le pire. Grâce au concours de la France, les choses se sont améliorées, salue Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui. Dans Bangui, on voit que les gens sont apaisés, les visages ne sont plus tendus. Mais à l'intérieur du pays, beaucoup reste à faire car tous ceux qui ont pris les armes se sont réfugiés dans ces lieux. Les populations sont donc encore confrontées à des moments d'inquiétude". Et d'estimer que "l'urgence est de former l'armée centrafricaine pour qu'elle puisse prendre la relève".

 

"Il y en a pour des années"

 

De son côté, le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies, considère que la France ne va pas pouvoir se retirer du pays facilement. "On a arrangé la situation mais il ne faut pas s'imaginer que tout s'arrange si facilement. Il y en a pour des années, souligne-t-il. La France a annoncé le départ de Sangaris pour la fin de l'année parce que la France a d'autres soucis de sécurité interne mais il n'est pas impossible que le président Touadéra demande le maintien des forces françaises pour un temps un peu plus long".

 

Selon lui, "cela dépendra de ce qui va se passer entre maintenant et la fin de l'année. Si des pics de violence venaient à survenir, je pense que la France sera contrainte de laisser des éléments de sécurité en place". Roland Marchal, chercheur au CNRS et spécialiste Afrique et Centrafrique, considère, quant à lui, que partir dès le mois de décembre est une erreur. "La politique française, soutenue par la communauté internationale, a été d'avoir des élections le plus vite possible. Le président français va donc pouvoir s'auto-congratuler sur ce choix. Mais tout ce qui relève de la réconciliation a été laissé en plan", tance-t-il

 

"Il risque d'y avoir des troubles en province"

 

Pourtant, il considère qu'il s'agit "d'un dossier très sensible car il n'est pas du tout impossible que les mouvements armés, d'un côté ou de l'autre, essaient de montrer leurs muscles voire de mener quelques attaques". Même si Roland Marchal "ne pense pas que l'on soit à l'aube d'une grande offensive sur Bangui", néanmoins il estime "qu'il risque d'y avoir des troubles en province".

 

Pour rappel, actuellement 650 soldats français sont sur place, contre 2.000 au plus fort de la crise. A terme, les forces françaises doivent être redéployées au sein de la force onusienne de la Minusca, et dans la Mission européenne EUTM dédiée à la formation de l'armée centrafricaine.

 

Par Maxime Ricard avec Jamila Zeghoudi

Désengagement de Sangaris en Centrafrique: "Tout ce qui relève de la réconciliation a été laissé en plan"
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Centrafrique-Presse.com
13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 13:45

 

 

http://lematin.ma/  ,MAP* LE MATIN  13 May 2016 - 08:25

 

En vertu de cet accord, l’OFPPT s’engage à apporter son assistance technique à l’ACFPE pour la mise à niveau du dispositif de formation professionnelle Centrafricain, à travers l’appui à l’ingénierie de formation initiale et continue et l’accompagnement des programmes de formation, ainsi que la formation des formateurs et du personnel technico-pédagogique.

 

L'appui de l’OFPPT concerne également le renforcement du quota annuel pour l’accueil des stagiaires centrafricains, le développement de la formation par alternance et par unités mobiles ainsi que l’échange d’expertises, de documentation et d’études ayant trait à l’enseignement technique et à la formation professionnelle.

 

Les deux parties ont également convenu de prospecter conjointement des sources de financement, auprès de bailleurs de fonds internationaux, tels que la Banque islamique de développement, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement et ce, en vue d’accompagner la réalisation des projets de coopération identifiés.

 

Intervenant à cette occasion, le ministre centrafricain de la Fonction publique, de la Modernisation, de l’Emploi et de la Protection sociale, Moussa Abdoulaye, a qualifié cette convention-cadre de partenariat de «très importante» dans le mesure où elle représente un point de départ pour plusieurs jeunes centrafricains sans emploi. 

 

Pour sa part, Said Slaoui, directeur général par intérim et directeur des ressources humaines de l’OFPPT, a assuré le ministre centrafricain de la disposition de l’OFPPT à accompagner le développement du dispositif de formation de son pays en apportant l’assistance nécessaire, notant que les relations de coopération entre l’OFPPT et la République Centrafricaine connaissent un nouvel élan à la faveur de la dynamique de coopération Sud-Sud impulsée par S.M. le Roi Mohammed VI.

 

Le ministre centrafricain et la délégation l’accompagnant procéderont, au cours de leur séjour au Royaume, à la visite d’établissements sectoriels de l’OFPPT pour s’informer de l’expertise cumulée au fil des ans par l’office. 

 

Il s’agit de l’Institut spécialisé dans les métiers de l’aéronautique et de la logistique aéroportuaire (ISMALA) et de l’Ecole Mohammed VI de formation dans les métiers du BTP de Settat (EMFMBTP).

 

Depuis 2005, les établissements de formation l’OFPPT ont accueilli plus de 130 stagiaires centrafricains en formation initiale.

 

http://lematin.ma/journal/2016/la-cooperation-maroco-centrafricaine-se-renforce/247222.html#sthash.PsVwXitH.dpuf

Formation professionnelle : La coopération maroco-centrafricaine se renforce
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Centrafrique-Presse.com
13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 13:40

 

 

Le Citoyen n° 4802 du 09 mai 2016

 

Décidemment en Centrafrique, le pouvoir n’est plus qu’une simple marchandise que se disputent les plus offrants, non pas en paroles, mais en espèces sonnantes et trébuchantes, pardi !

 

En effet, au pays de Boganda aujourd’hui, la démocratie ne marche plus avec les idées et les projets de société, mais avec l’argent et le pain. On dit que vous devez savoir « couper le pain », si vous voulez gagner les élections dans ce pays. C’est comme cela que les choses fonctionnent dans une société où dominent la faim et la misère, et où les hommes et les femmes n’existent qu’à partir du ventre en descendant. Mais les choses ne semblent pourtant pas s’être déroulées de cette manière pour l’élection de Faustin Archange Touadéra à la tête du pays, heureusement. C'est sûrement l’exception qui confirme la règle !

 

Mais il semble que la règle de fraction et de la distribution du pain s’impose de plus en plus partout dans le pays, jusque dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, ce heut lieu de la démocratie et rempart de l’éthique politique.

 

L’achat des consciences et la corruption ont bien fait irruption dans la salle de réunion des élus du peuple . Catastrophe !

 

Les choses ont commencé avec le rassemblement d’un grand nombre de députés autour d’un des leurs pour un repas dans un restaurant de la place. La presse a été aussi conviée. Au cours de ce repas, le député hôte ne s’est pas accommodé de la moindre économie de promesses à l’endroit de ses collègues. Voiture, argent, moyens de communication et autres facilités, objets de rêve de tout élu du peuple digne de ce nom, ont été miroités. Une enveloppe de cent mille francs CFA a même été remise à chacun des convives pour le transport à la fin du banquet.

 

Une dernière retrouvaille aurait eu lieu avant la tenue de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, au cours de laquelle des clés de voitures auraient été remises et des engagements pris en présence de notaires. Un bureau de l’honorable institution aurait été soumis à cette occasion qui serait exactement celui qui a été élu le vendredi 6 mai 2016, avec Abdou Karim Meckassoua au perchoir, Aurélien Simplice Zingas comme 1er vice-président et Timoléon Baikoua, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale.

 

Bien naïf est celui qui reste médusé en apprenant que le député Abdou Karim Meckassoua a emprunté un tel chemin pour s’installer au perchoir, lui qui a toujours été présenté comme une personnalité compétente et intègre, sachant se lacer au-dessus de la mêlée. En vérité, de nombreux Centrafricains ont préféré fermer les yeux sur la méthode, en se disant qu’après tout, la fin justifie les moyens et qu’il vaut mieux celui-là au perchoir qu’un autre dont la présence à ce poste aurait posé d’autres problèmes bien plus complexes, Meckassoua est l’un de ceux qui étaient bien vus au perchoir. Mais il n’empêche qu’il a grandement terni son aura en se servant de la vulnérabilité de ses concitoyens, vulnérabilité qui a mis en lumière le danger qui guette la République et la démocratie.

 

En effet, avec ce qui vient de se passer avec l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, les Centrafricains viennent de donner la preuve qu’ils peuvent tout vendre y compris leur âme, au plus offrant. Des députés dont le travail consiste à voter des lois, viennent de donner la preuve que même de slois scélérates pourront être votées, pourvu que des enveloppes circulent suivant la trajectoire qui convient.

 

Le vrai danger qu’il faut attaquer avec la dernière énergie, ce sont ces pratiques fortement mortifères pour la liberté, la démocratie et la République qui ont pour noms corruption et achat de conscience. Ce qui est sûr, il est impossible de construire l’avenir d’un pays avec de telles pratiques.

 

F. Kamondo

Lu pour vous : Le perchoir vendu aux enchères, Abdou Karim Meckassoua enlève la marchandise
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Centrafrique-Presse.com
13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 13:34

 

 

12h13, le 13 mai 2016, modifié à 13h06, le 13 mai 2016

 

François Hollande est en visite à Bangui, la capitale de la Centrafrique, vendredi 13 mai. Il actera la fin de la mission de maintien de la paix Sangaris d'ici décembre. 

 

La Centrafrique sort peu à peu du chaos. Pour saluer ces progrès, François Hollande se rend vendredi 13 mai à Bangui, la capitale du pays.

 

Fin de l'opération Sangaris. Alors que la reconstruction du pays démarre, l'opération de maintien de la paix française Sangaris, elle, touche à sa fin. François Hollande profitera de ce déplacement pour acter la dernière phase du désengagement militaire de la France. L'opération Sangaris s'achèvera définitivement d'ici décembre 2016. 

 

La France restera présente. Mais le soutien de la France ne disparaît pas complètement pour autant. Quelque 250 soldats resteront sur place contre les 600 militaires actuellement présents dans le pays. Certains d'entre eux auront pour mission de former des forces centrafricaines. Les autres intégreront la mission de l'ONU dans le pays. La France devrait également fournir des renseignements aux Nations unies, en déployant cinq drones de surveillance en Centrafrique d'ici l'année prochaine. 

 

Une situation apaisée. C'était la mission principale de l'opération Sangaris : les violences communautaires entre chrétiens et musulmans qui frappaient le pays depuis 2013 sont aujourd'hui apaisées. La stabilité politique est également revenue : en mars 2016, Faustin-Archange Touadéra a été élu président à 63 % des voix.

 

 

RCA: pourquoi François Hollande se rend-t-il en visite à Bangui?

 

Par RFI  13-05-2016 Modifié le 13-05-2016 à 09:35

 

Le président français est attendu en Centrafrique vendredi 13 mai en début d'après-midi. François Hollande n'y restera que quelques heures avant de se rendre le soir même à Abuja pour participer samedi au sommet sur la sécurité en Afrique de l'Ouest. A l'occasion de son troisième déplacement à Bangui, il entend solder l'opération Sangaris.

 

Une transition de deux ans, puis une présidentielle transparente... Aujourd'hui, la Centrafrique est sur de bons rails. C'est du moins ce que veut croire François Hollande. C'est l’une des raisons de sa visite ce vendredi.

 

Au plus fort de la guerre civile entre milices Seleka et anti-Balaka, il y avait quelque 2000 soldats français dans ce pays. Aujourd'hui, il n'en reste que 650.

 

L'objectif de François Hollande est que l'opération militaire Sangaris, débutée en décembre 2013, se termine dans les prochains mois. Si tout va bien, à la fin de l'année, il ne restera que 100 ou 200 soldats français. Les uns formeront la nouvelle armée centrafricaine, et les autres piloteront peut-être à distance les futurs drones armés de la Minusca.

 

Cet après-midi, pour mieux se convaincre que la guerre civile est terminée, les deux présidents, le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra et le Français François Hollande, vont visiter le PK5, cette enclave musulmane, à l'intérieur de Bangui, où les habitants commencent à rentrer chez eux.

 

En fait, en revenant à Bangui, un an avant la fin de son quinquennat, François Hollande veut prouver qu'il est capable de terminer une guerre. Si l'opération Barkhane s'installe dans la durée, l'opération Sangaris touche à sa fin. Le message est politique. Le chef de l'Etat français entend montrer qu'il n'est pas seulement le « gendarme de l'Afrique ».

 

La France restera engagée politiquement pour soutenir le pays dans la phase qui s'ouvre, celle de la réconciliation, de la sécurité et du développement. La tâche est immense...

 

Harlem Désir: la France restera aux côtés de la RCA

 

13-05-2016 - Par RFI

 

Centrafrique : Hollande va annoncer officiellement la fin de la mission Sangaris
Centrafrique : Hollande va annoncer officiellement la fin de la mission Sangaris
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Centrafrique-Presse.com
13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 13:26
L'élection du PAN fait encore couler de l'encre

 

Lu pour vous : L’Assemblée nationale devra être dissoute pour cause de forfaiture morale des « Députés majoritaires »

 

Medias Plus n° 1436 du 09 mai 2016

 

Corruption active et passive des députés à une grande échelle ; ingérence intempestive de l’Exécutif et du corps diplomatique dans la procédure de désignation du président de l’institution ; intention manifeste de confessionnalisation de la fonction du président de l’Assemblée nationale par la majorité de parlementaire en violation de la Constitution et des recommandations du Forum national de Bangui ; tels sont les quelques griefs que la population centrafricaine porte à l’encontre des députés qui viennent à peine de prendre fonction mais qui ont trahi. Preuve

 

En ce qui concerne notamment la qualité morale des personnalités appelées à représenter le peuple et les institutions de la République, c’est le vœu de tous les Centrafricains de l’arrière-pays qui ont suivi les tractations ayant conduit à la mise en place du Bureau de la nouvelle assemblée nationale.

 

De sources concordantes, presque tous les candidats au poste de président de l’ Assemblée nationale ont « mouillé la gorge » des députés avec de l’eau fraîche de l’Hôtel Ledger Plaza, l’hôtel Oubangui, Bar Restaurant Kanakou, l’hôtel Somba, National Hôtel ou encore de leurs propres salons, accompagné de billets craquants de la BEAC comme il en a été le cas chez Kanakou avec le présidentiable Martin Ziguélé ou au National Hôtel avec Augustin Agou, et que sais-je encore.

 

Se comportant en véritables cupides et chercher à manger, la majorité des députés couraient ça et là derrière les candidats au perchoir de l’Assemblée nationale comme des filles de plaisir, pour offrir leurs services, non sans demander et recevoir quelques sommes d’argent. Même des députés des partis politiques qui ont présenté un candidat à la présidence de l’Assemblée nationale se sont prêtés à ce jeu honteux et immoral d’objet de corruption facile. C’est sans état d’âme qu’ils ont pris l’argent de presque tous les candidats à la présidence de l’Assemblée nationale.

 

D’où ces questions de simple bon sens qui s’imposent :

 

Comment des députés corrupteurs et corrompus pourront-ils contrôler et dénoncer les ministres et fonctionnaires corrupteurs et corrompus ?

 

Auront-ils le courage de dénoncer publiquement les auteurs et complices d’acte de corruption dans l’administration publique, la magistrature, les entreprises et sociétés publiques et privées ?

 

Auront-ils le courage de lever le petit doigt pour indexer et ouvrir la bouche pour dénoncer nommément les corrupteurs et les corrompus de la République ? Que non !

 

Ce qui s’est passé à partir du jeudi soir du 05 mai jusqu’au 06 mai à 11 heures dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale est révélateur de la légèreté comportementale et la bassesse morale de quelques hommes et femmes pourtant appelés « Honorables ». Mais le sont-ils encore avec leurs comportements déshonorants qui leur ont fait perdre toute crédibilité et tout honneur ?

 

En effet, s’il y a des gens dans ce pays qui devraient faire preuve d’un sens élevé de l’honneur, d’une moralité irréprochable et d’une rigueur et intégrité exemplaires, c’est bien et avant tout les élus du peuple que sont le président de la République, chef de l’état, les députés, les sénateurs et maires élus, et les agents de l’état investis d’une haute mission publique et honorable que sont les magistrats, les médecins et paramédicaux, les gendarmes, militaires et policiers, les diplomates et les enseignants. La noblesse de leurs métiers et de leurs corps leur exige d’avoir des saines et saintes attitudes, et de poser des actes qui sont loin d’être des scandales.

 

Si le député se fait corrompre pour faire accéder quelqu’un à une haute fonction publique élective ou nominative, comment pourra-t-il d’ici demain dénoncer les actes de corruption et autres infractions ou délits que pourraient commettre la personne qu’ils ont élevée ? Telle est la question

 

Par ailleurs, si la communauté internationale elle-même qui se fait le gendarme mondial de l’éthique publique, de la bonne gouvernance, de la démocratie et de la justice, s’ingère dans les affaires intérieures d’une institution autonome et démocratique comme l’ Assemblée nationale en prenant fait et cause pour les corrompus et les corrupteurs, en se rangeant du côté de la forfaiture morale au point d’œuvrer pour la confessionnalisation d’une fonction publique élective, au point de menacer le pays de sanction financière au cas où un musulman ne serait pas le président de l’ Assemblée nationale d’un pays pourtant laïc, indivisible, unitaire et démocratique (cf. article 24 alinéa 3 de la Constitution centrafricaine du 30 mars 2016), l’on est en droit de penser et dire tout haut que le vaste complot international ourdi contre le peuple centrafricain avec la complicité du terrorisme occidental est loin de connaître un épilogue. Car le scénario pour l’imposition à coût d’argent et de menaces du député mal élu Abdou Karim Meckassoua à la présidence de l’Assemblée nationale a connu les étapes suivantes :

 

Acte 1 : invalidation par la Cour constitutionnelle de transition, des résultats des élections législatives du 30 décembre 2015 sur toute l’étendue du territoire national afin de donner une nouvelle chance à Abdou Karim Meckassoua (qui a été pourtant battu par un candidat chrétien dans les urnes de la 2è circonscription du 3è arrondissement de Bangui communément appelée « enclave musulmane du Km 5 ». On aurait compris dès lors  que c’est à cause du fameux candidat de la communauté internationale dont l’impopularité déjà dans ce que les gens appellent son fief est connue et sa grave impopularité nationale révélée (avec 2,74 % de voix seulement) que les élections législatives du 30 décembre 2015 ont été annulées. Un monstre froid, capable de sacrifier toute une nation, toute une population et tout un peuple pour faire plaisir à un seul individu : tel est le vrai visage de la fameuse communauté internationale.

 

Acte 2 : Le candidat Meckassoua, contre la volonté populaire et la vérité des urnes, a été proclamé élu député de sa circonscription dès le premier tour avec 39 voix seulement par la Cour constitutionnelle de transition qui, pour parvenir à cette fin, a procédé à l’invalidation de la quasi-totalité des bureaux de vote où Meckassoua a été proprement battu par son challenger Lazare Ndjadder. D’où la bonne question qui est celle de savoir : comment quelqu’un proclamé élu député avec moins de (50) voix obtenues peut-il être préféré aux députés qui ont obtenu plus de cinq mille (5000) voix voire 7.000 et 8.000 voix et ce, sans parti pris de la haute juridiction ? Cette question pèse et pèsera lourdement sur la conscience de tous les Centrafricains qui se sont compromis dans la proclamation des résultats des élections marquant la fin de la transition en Centrafrique, qu’ils soient de la Cour constitutionnelle de transition, de l’Autorité nationale des élections (ANE), des administrations préfectorales, sous-préfectorales, municipales et autres.

 

Acte 3 : Corruption et ingérence de l’Exécutif dans la victoire de Meckassoua. Ce n’est un secret pour personne et sans faire l’avocat du diable, que le jeudi 05 mai 2016 c’est-à-dire la veille de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale et ce jusqu’à 19 heures, ce sont les députés Martin Ziguélé du MLPC et l’indépendant Jean Symphorien Mapenzi qui étaient bien partis pour le perchoir de l’Assemblée nationale, avec une nette avance et une chance réelle pour le candidat des partis politiques Martin Ziguélé. Mais c’est à partir de 20 heures que les données ont commencé à changer notamment avec l’entrée en scène de la plus haute autorité de l’Exécutif qui ont mis à contribution le candidat malheureux à la présidentielle Fidèle Gouandjika pour le sale boulot. C’est en ce moment que Meckassoua lui-même, assuré de ce soutien de l’Exécutif, va exploiter à fond la carte de la cohésion sociale en jouant sur sa confession musulmane, mais surtout en sortant des enveloppes pleines de billets de banque et la promesse de dotation des députés chacun d’un véhicule 4x4 BJ 80. Un député qui a requis le strict anonymat a déclaré avoir reçu un million cinq cent mille C FA (1.500.000) pour voter Meckassoua à la présidence de l’Assemblée nationale, et que le montant de l’argent de la corruption varierait entre 1.500.000 et 3.000.000 de F CFA. Quant aux véhicules BJ 80, ils viendraient du Qatar via le Congo B de Denis Sassou Nguesso, l’ami et parrain politique de Meckassoua dans la sous-région. Des véhicules en provenance du Qatar ? Voilà qui commence à devenir clair dans le projet d’islamisation de la République centrafricaine avec toutes les conséquences que les Centrafricains seront encore appelés à endurer.

 

Ainsi, à cause des députés corrompus, véritables traîtres de la Nation dont l’effectif officiel est de soixante cinq (65) mais quatre vingt deux (82) officieusement, les dix sept (17) autres ayant refusé de jouer le jeu de Meckassoua, quand bien même ils ont bouffé son argent. Ils sont déjà connus. Ainsi donc et de sources autorisées, Meckassoua aurait battu campagne dans la nuit du jeudi 05 à partir de 20 heures jusqu’à 06 heures du matin, avec des espèces sonnantes et trébuchantes et les promesses révélées ci-haut avec le soutien manifeste des plus hautes autorités de l’Exécutif.

 

Acte 4 : L’entrée effective en scène des ambassadeurs et représentants de plusieurs organisations internationales a été signalée le matin du vendredi 06 mai au siège de l’Assemblée nationale où, avant la phase décisive, certains responsables de partis politiques ont été reçus par lesdits hauts diplomates qui leurs auraient signifié sans détour que si ce n’est Meckassoua au perchoir de l’Assemblée nationale, la RCA n’aurait plus le soutien de la communauté internationale pour financer son économie et réaliser les projets sensibles tels que le DDRR, la RSS, le redéploiement de l’Administration dans l’arrière-pays, la restauration de l’autorité de l’Etat et la :  mise en route opérationnelle de la Cour pénale spéciale (CPS) pour mettre fin à l’impunité en Centrafrique.

 

Un tel chantage ne pouvait prospérer si ceux qui ont reçu le message n’étaient pas auparavant corrompus. Et pourtant, la communauté internationale avait mieux à faire ailleurs que de procéder à des menaces et intimidations pour obtenir ce que tout Centrafricain sait déjà, à savoir : l’accession du Nigérian-centrafricain Abdou Karim Meckassoua à la magistrature suprême de l’Etat centrafricain. N’ayant pu l’imposer comme premier ministre à cause de la résistance éprouvée de la cheffe d’état de transition de l’époque, Mme Catherine Samba-Panza, la fameuse communauté internationale vient de réussir à imposer Meckassoua comme le numéro 2 de la RCA afin de bien le préparer à être le numéro 1, tôt ou tard…

 

Acte 5 : Selon plusieurs députés témoins des faits, les dernières manœuvres électorales ont eu lieu dans la salle de vote lorsque ceux qui circulaient avec les paniers qui tenaient lieu d’urnes battaient ouvertement campagne pour le candidat Meckassoua en chuchotant aux députés à qui ils remettaient les bulletins de vote le nom de Meckassoua qui leur aurait promis véhicule gratuit et le reliquat de leurs enveloppes. « Reliquat de quelle enveloppe ? » s’est interrogé un député qui ne comprenait pas le sens de ce message codé qui lui était adressé. Quelle honte !

 

Quelle honte que de savoir que l’entrée en fonction des députés de l’actuelle législature s’est faite sur toile de fonds de corruption pour envoyer quelqu’un au perchoir de l’Assemblée !

 

 Quelle honte que de savoir ceux que nous appelons « Honorables » ont déshonoré la République par leur propension à la corruption et à l’intimidation, ce qui donne d’eux l’image des gens sans personnalité !

 

Quelle honte que de savoir que l’Assemblée nationale est remplie de gens déshonorables et de piètre moralité !

 

Quelle honte que de savoir que c’est un député mal élu avec de surcroît un score minable et ridicule (2,74%), qui est porté au perchoir de l’auguste représentation nationale !

 

Quelle honte que de savoir que la victoire de Meckassoua n’est rien d’autre que la victoire de la Séléka et des extrémistes musulmans du Km 5, de Bambari, de Kaga-Bandoro, de Bria, de Birao, pour ne citer que ceux-là, qui disaient que si le président de la République élu est un chrétien, le numéro 2 qui vient après lui dans le système politique devrait être obligatoirement un musulman, sinon partition… !

 

On le voit, la République vient encore une fois d’être trahie par ses propres fils, ces déshonorables prêts à tout brader pour préserver leurs seuls intérêts personnels égoïstes. L’acte de trahison est si grave que les centrafricains dans leur grande majorité ne demandent que la fin prématurée du mandat de l’actuelle Assemblée nationale. Beaucoup espèrent qu’elle n’ira pas au-delà de l’année 2016 pour ne pas provoquer des réactions populaires.

 

Par ailleurs, il est fort possible que la grande majorité des députés de l’actuelle législature ne soient plus élus en fin 2016 ou début 2017.

 

Affaire à suivre

 

Damoclès Diriwo

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Centrafrique-Presse.com
13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 13:03

 

 

13 MAI 2016

 

Le président François Hollande est de passage, ce vendredi 13 mai, à Bangui, capitale de la République centrafricaine. Il s’agit de sa première visite depuis l’élection, le 30 mars, de Faustin-Archange Touadéra à la présidence du pays, prenant la suite du gouvernement de transition. Cette visite intervient alors que la France est en train de retirer ses troupes de maintien de la paix de l’opération « Sangaris ».

 

La République centrafricaine (RCA) a été le théâtre d’une crise depuis fin 2012, quand les rebelles Séléka à majorité musulmane ont renversé le gouvernement par un coup d’Etat et commis des abus généralisés. A la mi-2013, les milices anti-balaka ont perpétré des attaques à grande échelle en représailles contre les populations civiles musulmanes à Bangui et dans l’ouest du pays. Ces violences ont fait des milliers de morts et forcé près d’un million de personnes, dont beaucoup sont issues de la minorité musulmane, à fuir.

 

La France, ancienne puissance coloniale, a maintenu une présence militaire dans le pays dès le début de cette crise et la visite du président Hollande devrait être considérée comme une opportunité de soutenir les efforts de paix et de stabilisation du nouveau gouvernement. Pour ce faire, il devrait mettre l’accent, publiquement ainsi qu’à huis clos, sur trois sujets cruciaux : la lutte contre l’impunité, le retour des réfugiés et les abus commis par les forces de maintien de la paix.

 

Le fait que presque aucun des responsables de terribles violations des droits humains n’ait eu à rendre de comptes est un important facteur de violences. Un premier pas contre l’impunité a été fait par le gouvernement de transition lorsque celui-ci a créé une Cour pénale spéciale. Celle-ci, instaurée au sein du système judiciaire national pour compléter les enquêtes en cours de la Cour pénale internationale (CPI), sera composée d’équipes nationales et internationales et mandatée pour enquêter et poursuivre les graves violations des droits humains perpétrées depuis 2003. Faire de cette cour une réalité nécessitera toutefois un soutien financier et une expertise technique. Ainsi, il est essentiel que le président Hollande reconnaisse publiquement cette cour comme la meilleure chance pour la RCA de mettre fin à l’impunité, et qu’il s’engage à un soutien concret.

 

Près d’un demi-million de personnes, en majorité musulmanes, sont toujours réfugiées à l’extérieur du pays, et 420 000 autres sont déplacées à l’intérieur des frontières, notamment 36 000 musulmans vivant dans des enclaves. Le président Hollande devrait mettre à profit sa visite pour insister sur le fait que la République centrafricaine ne retrouvera jamais sa stabilité tant qu’une partie importante de la population – les musulmans – ne se sentira pas suffisamment en sécurité pour rentrer chez elle. Le retour des réfugiés et des déplacés ne sera pas chose facile tant le pays est toujours profondément divisé selon des logiques sectaires.

 

Aucun soldat n’est au-dessus des lois

 

Pour atteindre cet objectif, le nouveau gouvernement aura besoin de la coopération internationale, notamment de celle de la France, pour réduire les tensions, protéger les civils contre de nouvelles attaques et désarmer les groupes rebelles ainsi que les milices. Le retrait de la force « Sangaris » ne devrait pas empêcher une certaine flexibilité afin que la mission de maintien de la paix des Nations unies dans le pays continue de bénéficier d’un soutien et que la France soit prête à augmenter ses effectifs sur place si nécessaire.

 

En 2015, des allégations ont été proférées à l’encontre des soldats de maintien de la paix français, les accusant d’avoir violé des enfants et marchandé du sexe contre de la nourriture dans un camp de déplacés à Bangui. Si ces allégations sont avérées et qu’elles restent sans réponse, ces crimes odieux pourraient compromettre la paix fragile dans le pays. Le président Hollande devrait réaffirmer qu’aucun soldat de maintien de la paix n’est au-dessus des lois et que la France fera tout son possible pour s’assurer que les responsables auront à rendre des comptes. Il devrait également donner des précisions sur l’état d’avancement des enquêtes menées en France sur les abus commis par des soldats des troupes françaises.

 

Nous avons vu comment les troupes de l’opération « Sangaris » ont contribué à sauver des vies et à assurer une certaine stabilité, particulièrement en septembre 2015, quand des violences ont éclaté à Bangui. Malgré une défiance compréhensible à son égard en raison des allégations de violences sexuelles, la France devrait rester un partenaire proche du nouveau gouvernement centrafricain. En plaidant contre l’impunité, tant à l’égard des rebelles que de ses propres troupes, et en soutenant le retour des réfugiés et des déplacés, la France peut réellement jouer un rôle international prépondérant dans le soutien au nouveau gouvernement vers la stabilité et la justice.

 

https://www.hrw.org/fr/news/2016/05/13/francois-hollande-bangui-doit-exiger-la-justice-pour-toutes-les-victimes-dabus

François Hollande, à Bangui, doit exiger la justice pour toutes les victimes d’abus (HRW)
François Hollande, à Bangui, doit exiger la justice pour toutes les victimes d’abus (HRW)
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 11:54

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Par Eve Malonga  

 

BANGUI 7 Mai 2016 (LNC) – Abdou Karim Meckassoua, candidat malheureux à la présidentielle de 2016 aura su rebondir, le voilà devenu Président de la nouvelle assemblée Nationale centrafricaine, mais dans quelles conditions ? 


La campagne des législatives, ou plutôt, les campagnes des législatives en RCA, aussi confuses auront-elles été, auront aussi, du coup favorisé les dérives mafieuses de toutes sortes. Les candidats députés, pour la grande majorité n'avaient même pas de quoi faire campagne. Victimes expiatoires toutes offertes pour des tentatives de corruption. 


KARIM MECKASSOUA A ACHETE LES VOIX DES GODILLOTS 

Abdou Karim Meckassoua, 63 ans, homme politique musulman originaire du quartier PK5 de Bangui, et surtout homme d'affaires prospère comme le fut son père, aura, à coups de millions, constitué très rapidement une base électorale de jeunes députés à son service. 


Sans vergogne, il a corrompu le tout venant, surtout les députés de l’UNDP de Michel AMINE, en mal de financement pour ses candidats à la députation. 

Karim Meckassoua, malin, sitôt sa défaite au premier tour de la présidentielle, avait changé son fusil d'épaule pour soutenir Faustin Archange Touadéra au second tour de la présidentielle, qui fut comme on le sait, entaché de fraudes massives. 


Mai 2016 LAMINE MEDIA

Lu pour vous - Centrafrique : La stratégie de corruption de Karim MECKASSOUA aura payé !
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 01:41

 

 

APA  12/05/2016 à 16:49 UTC 

 

L’ambassadeur de Chine en Centrafrique, Ma Fulin, a remis ce jeudi à Bangui au ministre du Plan et de la Coopération internationale, Félix Moloua, un lot de médicaments d’une valeur de 60 millions de FCFA destinés aux enfants qui souffrent de paludisme en Centrafrique.

 

Ce don démontre, selon le diplomate chinois, les bonnes relations qui existent entre son pays et la République Centrafricaine.

 

Le ministre Félix Moloua s’est, pour sa part, réjoui du don, soulignant qu’il est une contribution de la Chine aux efforts du gouvernement à l’endroit de la santé de Centrafricains dont beaucoup meurent de paludisme, faute de soins appropriés.

 

Par ailleurs, des médecins chinois donnent des soins dans certains hôpitaux de Bangui.

 

Copyright : © APA

Don de médicaments de la Chine à la République Centrafricaine
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 01:21
RCA : Interview  du Pr Gaston Mandata N’guérékata

 

 

La Fraternité : Dès votre entrée en politique, vous avez été de ceux qui ont milité pour le renouvellement de la classe politique centrafricaine. Les dernières élections ont créé la part belle aux indépendants. C’est un autre message lancé aux politiques ?

 

Gaston Mandata Nguérékata : (GMN ) : J’avais bien compris une chose : l’élection présidentielle est le rendez -vous d’un homme avec une population. Le peuple centrafricain accordait peu d’importance aux appareils et partis politiques qui étaient loin d’apporter des solutions concrètes à leurs multiples préoccupations. Face à ce constat, j’avais donc à l’époque, décidé de me présenter à l’élection présidentielle comme candidat indépendant. Aussi, lors des toutes récentes élections législatives, les candidats indépendants ont également réalisé d’excellents résultats. Nous pouvons donc faire aisément la remarque suivante : les partis politiques dans leur organisation traditionnelle sont emmenées à se restructurer, à revoir leur position idéologique, à adapter leur vision, sinon ils risqueraient de devenir inaudibles, voire, à moyen terme, disparaitre. La bonne nouvelle est que, le renouvellement de la classe politique centrafricaine est bien en marche.

 

LF : Vous êtes de ceux qui ont apporté leur soutien au Chef de l’Etat Touadéra qui prône la rupture comme mode de gouvernance politique. A moins de quarante des cents jours d’exploits qu’il s’est donné, vous y croyez encore ou toujours ?

 

Le président Faustin Touadéra est un ami et frère, nous nous connaissons de longue date et partageons les mêmes valeurs, y compris la passion pour les mathématiques. Je lui ai, dès les premières heures, apporté un soutien total.

Il vient d’arriver à la tête d’un pays qui a beaucoup souffert, qui sort d’une crise sociale sans précédent. Donnons lui du temps pour remettre notre cher et beau pays sur les rails. J’ai confiance en lui, j’ai confiance aux hommes et femmes de grande qualité qui l’entourent, j’ai confiance au peuple Centrafricain qui a enfin retrouvé son unité. Moi personnellement, je vais m’atteler à consolider l’unité de notre nation et à œuvrer de toutes me forces pour le maintien d’une paix durable , mais surtout d’œuvrer, je vais œuvrer ardemment pour le bien-être de tous les Centrafricains. J’ai confiance en l’avenir.

 

LF : L’élection de Karim Méckassoua à la présidence de l’Assemblée Nationale fait couler de l’encre. Dit-on que des députés ont pris de l’argent entre les mains de tous les candidats avant de voter Méckassoua qui a été le plus offrant. Etes-vous choqués, vous dont le parti est représenté à l’assemblée nationale ?

 

GMN : Cette assemblée nationale qui devait marquer le renouveau, la renaissance de notre pays meurtri par 3 années de crise profonde, cette assemblée-là, hélas contient de nombreux délinquants politiques, des chercher-à-marger comme on le dit chez nous, des pourfendeurs de la démocratie. Distribuer de l’argent pour être élu au sein du bureau de l’une des plus hautes institutions du pays, relève de la corruption et participe de la trahison de la confiance que le peuple a placé en ses représentants. Et ceux qui se sont prêtés à ce jeu, perdent toute crédibilité, toute honorabilité. Nos députés pourront-ils un jour questionner les membres du gouvernement ou de l’administration sur leur gestion de la chose publique ? Quel recul par rapport au bel exemple du Président Touadéra qui a gagné les élections sans acheter le vote des centrafricains!

 

LF : Vous connaissez personnellement Méckassoua pour avoir fait une fois un déplacement à Rome pour rencontrer San Egidio. Son élection ne devrait-elle pas calmer les velléités confessionnelles, surtout qu’on dit qu’il a un carnet d’adresse garni ?

 

MGN : Je ne connais pas personnellement Monsieur Meckassoua. On le présente comme un exemple de rigueur et d’honnêteté. Je constate pour ma part avec beaucoup de peine que ce compatriote brille dans l’art de la manipulation politique. Pour lui, tout vote s’achète. Et ses premières déclarations en tant que Président de l’Assemblée Nationale montrent qu’il confond les rôles du législatif avec celui de l’exécutif. Quant au carnet d’adresses ? Un mythe auquel je ne crois pas. Il a été en charge de l’Education Nationale, des Affaires Etrangères, des Télécommunications etc…,quels ont été les résultats ?

 

LF : Y a-t-il un rapprochement à faire entre l’élection de Méckassoua et la visite du Président Français François Hollande à Bangui ?

 

GMN : Le vendredi 13 Mai 2016, le Président Français François Hollande, rencontrera son homologue Centrafricain Faustin Touadéra pour lui apporter son soutien à la paix et à la stabilisation du pays. Nous allons l’accueillir chaleureusement. Le Président François Hollande , notons-le, a accordé un intérêt particulier à la résolution de la crise dans notre pays, ceci en mobilisant de grands moyens humains, matériels et militaires. Le dispositif Sangaris vient d’être fortement allégé dans son ensemble. Nous aurons le temps de faire un réel bilan de cette opération. Cependant, il n y a aucun lien à faire entre cette visite et la récente élection du président de l’Assemblée Nationale Centrafricaine.

 

LF : La France part sans jamais partir, dit-on. Est-ce le même avis chez vous ?

 

GMN : Je souhaite en tout cas que nous puissions rompre avec les vieilles méthodes du passé… J’ai bon espoir que nous allons établir avec la France qui est un pays ami, une véritable relation de partenariat gagnant-gagnant afin de relancer notre économie. Nous avons besoin de tous nos partenaires occidentaux, de l’Union Européenne, des Etats –Unis , de la Chine, mais aussi de tous les pays émergents ; nous avons besoin d’eux pour réaliser des investissements durables dans notre pays. Notre pays a besoin de se tourner de façon irréversible vers un véritable développement ; nous devons donner du travail à nos jeunes et développer nos milieux ruraux. Nous devons combattre l’illettrisme et lancer de vastes programmes d’éducation, nous devons améliorer l’accès aux soins de nos populations, voilà les grands défis auxquels nous devons rapidement faire face si nous voulons garantir notre cohésion sociale et une paix durable.

 

LF : Beaucoup de soutiens de Touadéra pourraient basculer dans l’opposition pour s’être vu trahis par ce dernier. Qu’en sera-t-il de votre côté ?

 

GMN : Dans ce pays de transhumance politique, rien ne m’étonnerait. En ce qui me concerne, j’ai choisi, sur décision de mon Parti, le PARC, de soutenir le Président Touadéra. Il m’offre l’opportunité de lui parler en toute sincérité. Quelle chance pour un homme politique que d’entendre dire ici et là à son grand étonnement, qu’il est écouté par le Président de la République. J’ai été son soutien de la première heure, je continuerai à l’accompagner dans sa lourde et noble mission à la tête de notre pays. Je tiens à rappeler que le Président Touadéra est un ami, et frère. J’ai un grand sens de l’éthique et des relations humaines et surtout, je suis un homme de parole. Je n’ai aucune raison de le trahir.

 

Radamel Toquéro de la Fraternité

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 00:14

 

Belgique

 

http://www.lalibre.be/  jeudi 12 mai 2016 à 09h11

 

Une instruction judiciaire a été ouverte pour faire toute la lumière sur les circonstances qui entourent le décès de la conseillère juridique de l’ambassade de Centrafrique à Bruxelles, annonce La DH. La diplomate de 38 ans - Rébecca Rachel Andé - a été retrouvée inanimée, comme son compagnon, vendredi soir, dans la résidence de l’ambassade située au numéro 101 de l’avenue de Meysse, à Laeken.

 

Les services de secours n’ont rien pu faire pour elle. Son compagnon - Bonaventure Crépin Mbounou - a quant à lui pu être réanimé. Il est aujourd’hui tiré d’affaire. Ce sont d’autres membres du personnel de l’ambassade logeant sur place qui ont réalisé la macabre découverte. Ils ont dû défoncer la porte - qui était fermée de l’intérieur - pour pénétrer dans la chambre du couple. Les deux corps nus gisaient sur le lit. À proximité se trouvait un barbecue au charbon de bois qui était alors éteint.

 

D’après les premiers éléments de l’enquête, tous deux auraient été victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone. Après avoir fait un barbecue dans leur chambre. Soit pour cuire de la nourriture, soit pour chauffer la pièce. "Il y avait un problème au niveau du deuxième étage qui a fait qu’ils n’avaient pas d’électricité ce jour-là. Est-ce qu’il faisait froid ? Est-ce qu’ils ont amené le barbecue dans la chambre pour se chauffer ? Nous nous perdons en conjectures, en hypothèses et thèses", explique à la DH l’ambassadeur de la République Centrafricaine, Daniel Emery Dede, qui attend encore qu’on lui communique les résultats de l’autopsie de la victime pour y voir plus clair.

 

"J’avais demandé en son temps à notre gouvernement de transition en Centrafrique les 350.000 € nécessaires pour pouvoir réhabiliter cette résidence. J’avais reparlé de ce dossier le 30 mars dernier à notre nouveau chef d’État. Des solutions devaient être trouvées, mais on ne peut pas présager des drames qui arrivent. Ces diplomates logeaient provisoirement sur place en attendant d’avoir les moyens de prendre leur appartement. […] La faute reviendra toujours à notre pays, le gouvernement belge n’a aucune responsabilité dans cette affaire."

 

Et l’ambassadeur centrafricain de conclure : "J’ai rencontré les autorités belges avec qui j’ai eu une discussion empreinte de politesse, mais aussi de fermeté. Elles ont attiré mon attention pour que je transmette un message au gouvernement centrafricain qui est le suivant : lorsqu’on n’a pas les moyens de nous occuper de nos diplomates, ce n’est pas la peine d’en envoyer. C’est du langage diplomatique pour regretter ce qu’il s’est passé et une manière de nous dire aussi qu’il est temps de réhabiliter cette résidence."

 

 

Ambassadeur Daniel Emery Dede 

Lu pour vous : La conseillère juridique de l’ambassade de Centrafrique est décédée vendredi…
Lu pour vous : La conseillère juridique de l’ambassade de Centrafrique est décédée vendredi…
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