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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:10

 


BANGUI / GENEVE (21 juin 2016) – Au terme de sa septième visite en République centrafricaine, l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, s’est inquiétée de la menace que font peser les groupes armés affiliés aux Anti-balaka et aux ex-Seleka et le grand banditisme sur la protection des civils, les ressources naturelles et les perspectives d’une sortie de crise durable. 

       
Malgré la présence d’opportunités pour une amélioration des droits de l’homme, Mme Keita-Bocoum a constaté une situation sécuritaire encore très précaire et imprévisible, marquée par les violences survenues depuis le 10 juin à Bangui, dans le quartier de PK5, et à Ngaoundaye, dans l’ouest du pays. 


« J’invite le gouvernement, en coordination avec les forces internationales, à mettre en œuvre des mesures robustes pour faire cesser les affrontements, assurer l’impératif de protection des civils et des acteurs humanitaires, et porter assistance aux victimes et aux personnes déplacées », a déclaré Mme Keita Bocoum. 


Elle a noté l’urgence de désarmer les groupes armés, de réformer les forces de sécurité et de défense nationale, et de rétablir l’autorité de l’Etat par une présence effective de l’administration sur l’ensemble du territoire centrafricain. 


« Au cours de ma visite, j’ai fait le constat d’une société civile inquiète et qui attend de voir les premières mesures du gouvernement se réaliser de manière inclusive et stratégique, notamment en matière de sécurité et de justice. J’ai aussi noté la frustration et le sentiment d’exclusion parmi les jeunes, les femmes et les communautés religieuses, à Bangui et l’intérieur du pays», a déclaré l’experte. 


Au lendemain du discours de politique générale du gouvernement devant l’Assemblée nationale, Mme Keita-Bocoum a encouragé les autorités à rendre opérationnels cette feuille de route et les plans d’actions sectoriels dans les meilleurs délais, avec l’appui coordonné des partenaires internationaux. Elle a salué la reconnaissance de l’importance de mettre en œuvre les mesures du Pacte républicain adopté à l’issue du Forum de Bangui en mai dernier, notamment en matière de lutte contre l’impunité, et en faveur de l’inclusion des personnes et des groupes qui se sentent marginalisés 


Mme Keita-Bocoum a noté avec satisfaction les récents progrès en faveur de la mise en place de la Cour Pénale Spéciale chargée de juger les crimes commis depuis 2003, notamment l’adoption de son budget de fonctionnement. Elle a encouragé les autorités à accélérer les processus de recrutement afin de rapidement démarrer les enquêtes et établir un programme de protection pour les victimes et les témoins qui participeront aux procédures judiciaires. 


En matière de justice ordinaire, l’experte a invité les autorités à valider la feuille de route pour la réforme de la justice et à mettre en œuvre les premières actions urgentes, dont notamment la seconde session des audiences criminelles devant la Cour d’assises. 


L’experte a insisté sur le fait que des mécanismes non-judiciaires de recherche de la vérité et des mesures de réparation seront également nécessaires pour faire la lumière sur le passé, tourner la page de l’héritage des violences antérieures et garantir la non-répétition.

   
Au cours de sa visite à Bangui et à Ndélé, l’experte a rencontré plusieurs représentants du nouveau gouvernement, y compris le Premier Ministre, les ministres de la justice, de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire, des affaires sociales et de la réconciliation et de l’environnement. Elle a également échangé avec le Président de l’Assemblée Nationale et les membres de son bureau, des partenaires internationaux, des représentants de la société civile et des autorités religieuses. 


L’experte indépendante s’est également informée de la situation des allégations d’exploitation et abus sexuels portés à l’encontre des forces internationales. Elle a pris note des efforts déployés en matière d’enquête, de protection des victimes et des témoins et des mesures prévention pour mettre fin à ce fléau. 


Le 28 juin, Mme Keita Bocoum discutera, devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, de la question de la justice transitionnelle avec des représentants des autorités centrafricaines, de la MINUSCA et des organisations de la société civile. 

L’experte indépendante présentera son rapport final au Conseil des droits de l'homme en septembre 2016. 

 

______________________________________________________________________________

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

République centrafricaine : l’experte de l’ONU note l’urgence de désarmer les groupes armés et de rétablir l’autorité de l’Etat
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Centrafrique-Presse.com
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 21:16

 

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE 


 


LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CHEF DE L’ÉTAT


Vu la constitution de la République centrafricaine du 30 Mars 2016,


Vu le Décret N’ 16.0218 du 30 Mars 2016, portant promulgation de la Constitution de la République Centrafricaine ;


Vu le Décret N 6.0221 du 02 Avril 2016, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;


Vu le Décret N 96.190 du 03 Juillet 1996, portant organisation et fonctionnement des services de la Primature et son modificatif subséquent.

 


Sur PROPOSITION DU PREMIER MINISTRE CHEF DU GOUVERNEMENT
 

DÉCRÈTE


Art.1 : Sont nommés ou confirmés au Cabinet de la Primature, les Personnalités
dont les noms suivent:

 

I- DIRECTION DE CABINET


Ministre, Directeur de Cabinet : – Monsieur Ghislain MORDJIM
Directeur de Cabinet Adjoint : – Monsieur Maxime BALALOU
Chef de Cabinet Particulier : – Monsieur Rameaux GANAZOUI
Secrétaire Particulier du Premier Ministre, Chef du Gouvernement:
- Monsieur Guillaume GBAMOU
 

II-,CONSEILLERS


Conseiller chargé des Affaires Sociales, Promotion du Genre et Réconciliation:
- Madame Marguerite RAMADAN
Conseiller chargé du Désenclavement et des villes
- Monsieur Binga BASSOUKPALO
Conseiller chargé de la Jeunesse, des ONG et Actions Humanitaires:
- Monsieur Patrick NAMBEANRE NGAGUENE
Conseiller chargé des Finances et Budget:
- Monsieur Etienne SANZE
Conseiller chargé de la Bonne Gouvernance et des Relations avec les Partenaires
Financiers internationaux:
- Monsieur André SERBOUA
Conseiller chargé des Affaires Politiques et Institutionnelles :
- Monsieur José Gonstant ZEKEMA
Conseiller chargé de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche:
- Monsieur Gélestin NAMKPEA
Conseiller Diplomatique : – Monsieur Léon DODONOU NANAGAZA
Conseiller chargé de la Gouvernance des Ressources et du Développement Durable :
- Madame DJIEBËBE NDJIGUIM Ghantal Laure
Conseiller chargé du Monde Rural
- Monsieur Edouard YARAMANDJI
Conseiller Juridique: – Monsieur Martial SOUROUNGBA
Conseiller en Communication: – Monsieur Lord Esaie NGANAMOKOI
Conseiller chargé des Sports, Arts et Culture
- Madame Henriette YOUWANGA
Conseiller Défense et Sécurité:
- Général de Brigade WANZE LINGUISSARA Henri
 

III . CHARGE DE MISSIONS


Chargé de Mission aux Affaires Politiques chargé des Institutions Religieuses
- Monsieur Rigobert VONDO
Chargé de Mission aux Affaires Sociales chargée des Organisations Féminines et
du Droit de la Femme: – Madame NGBODA née KOYT Clarisse Blanche
Chargée de Mission aux Affaires Sociales chargée de la protection de l’enfant :
‘ Madame Virginie MOKONDJI


IV-INSTITUTIONS RATTACHÉES A LA PRIMATURE


HAUT COMMISSARIAT A LA DÉCENTRALISATION, RÉGIONALISATION ET AU DÉVELOPPEMENT LOCAL

- Monsieur Georges PETROKONI ZEZE
COORDONNATEUR NATIONAL DU COMITE NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA (CNLS)
- Professeur Nestor MAMADOU NALI
CONTRÔLEUR GÉNÉRAL DU SECTEUR PARA.PUBLIC
- Monsieur Arthur PIRI
COORDONNATEUR CHEF DU CADRE PERMANENT CHARGE DE LA REFORME DE L’ADMINISTRATION CENTRAFRICAINE (CPRAC)


- Monsieur Eloi KOUZOUNDJI

V. DIRECTION


Attaché de Cabinet du Ministre, Directeur de Cabinet: – Monsieur Simplice NGAKOUNDOU
Directeur de Protocole : – Monsieur Felix BEANZOUI
Directeur de Presse : – Monsieur Célestin-David GAMOU
Directeur des Ressources – Monsieur Thomas ZANDANGA
Directeur des Archives et Base des Données – Monsieur Eric Vivien BAMANDA
Directeur de Sécurité :
- Lieutenant OUANGAI KPAWIRENA VaIérie
 

VI – CHEFS DE SERVICE


Chefs de Service de protocole :
- Madame Noëlla ZOUMORO
- Monsieur Max Ghislain GBELE-KO
- Madame BEBIE née GOGO Ghylaine
Chef de Service du Personnel
- Monsieur Dieudonné Narcisse NGANAFEI
Chef de Service du Secrétariat du Ministre, Directeur de Cabinet du premier
Ministre :
- Madame YAKOUDOU Sotange Odile
Chef de Service Financier et du Matériel
- Monsieur Jean – Pierre WASSI
Chef de Serviçe du Secrétariat Commun :
- Madame INZA Marianne
Chef de Service des Archives :
- Monsieur Aimé KONAMNA
Chef de Service des Bases des Données:
- Madame Marlène YANGOUBANDA ALLADOUM
Chef de Service de Vidéographie
- Monsieur Marius KOINGBO
Chef de Service de Photographie
- Monsieur Emmanuel PABANDJI
Chef de Service de Documentation :
- Monsieur Jean de la Groix PELI
Chef de Service d’Escorte :
- Monsieur Guy Gervil MALESSARA KAKOMALE


Art.2 : Les Responsables des Institutions Rattachées à la Primature ont rang et Prérogatives de Ministres.


Le Directeur de Cabinet Adjoint a rang et prérogatives de Ministre
Délégué.


Le Secrétaire Particulier du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Directeur de Protocole et L’Attaché de Cabinet du Ministre, Directeur de cabinet ont rang et prérogatives de Directeur Général.


Art.3: Le Présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet pour compter de la date de sa signature sera enregistré et publié au Journal Officiel.


Fait à Bangui, Ie 21 juin 2016

 

Le Premier Ministre,Chef du Gouvernement 

           Pr Simplice Mathieu SARANDJI

Le Président de la République,Chef de l’Etat,

Pr Faustin Archange TOUADERA

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Centrafrique-Presse.com
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 20:34

 

 

http://www.jeuneafrique.com/   21 juin 2016 à 14h28 — Mis à jour le 21 juin 2016 à 15h26

 

Par Trésor Kibangula

 

Reconnu coupable le 21 mars, en tant qu'autorité hiérarchique, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la RD Congo, a écopé mardi d'une peine de 18 ans de prison devant la CPI. Le temps que le condamné a déjà passé en prison sera déduit de la peine ordonnée, a précisé la juge.

 

La chambre de première instance III de la CPI a annoncé, mardi 21 juin, la condamnation de Jean-Pierre Bemba, en qualité de chef hiérarchique du Mouvement de libération du Congo (MLC), alors groupe rebelle, à une peine de 18 ans de prison.

 

Les juges de la CPI ont ainsi décidé de procéder à la « confusion des peines d’emprisonnement » retenues pour chacun des cinq crimes dont Jean-Pierre Bemba était reconnu coupable : 16 ans de prison pour meurtre comme crime de guerre ; 16 pour meurtre comme crime contre l’humanité ; 18 ans pour viol comme crime de guerre ; 18 ans pour viol comme crime contre l’humanité et 16 ans pour pillage comme crime de guerre.

 

Circonstances aggravantes

 

À l’exception du meurtre, la Cour a retenu des circonstances aggravantes pour tous les crimes commis par les troupes du MLC en Centrafrique ainsi que pour le « comportement coupable de Jean-Pierre Bemba ».

 

Selon la CPI, l’ancien vice-président de la RD Congo, notamment « en raison de son instruction et de son expérience », était conscient de la gravité des crimes que « [ses] troupes commettaient et allaient commettre » en Centrafrique.

 

Appel de la défense contre la condamnation

 

À la veille de l’annonce de la peine, la défense a interjeté, lundi 20 juin, l’appel contre le premier arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), rendu en mars, reconnaissant Jean-Pierre Bemba coupable de deux chefs de crimes contre l’humanité et de trois chefs de crimes de guerre commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003.

 

« Nous avons en effet déposé un plan provisoire d’appel auprès de juges de la chambre d’Appel de la CPI. Il s’agit d’un document officiel qui expose d’ores et déjà nos arguments avant le développement de ces derniers dans une déclaration finale qui sera déposée le 19 septembre », a précisé à Jeune Afrique un membre du bureau de l’avocat Peter Haynes, conseil principal de l’ancien-vice président de la RD Congo.

 

Appel non suspensif 

 

Cet appel n’étant pas suspensif de la procédure, il n’a pas empêché la chambre de première instance III de la CPI de prononcer la peine à l’encontre de Jean-Pierre Bemba.

 

Trois mois plus tôt, la même chambre de la Cour avait déclaré l’accusé « coupable au‑delà de tout doute raisonnable de deux chefs de crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage) ». Des crimes qui ont été commis lors de l’intervention des troupes du MLC en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

 

Arrêté fin mars 2008, le leader du MLC a déjà passé huit ans au quartier pénitentiaire de la CPI. Des années de prison qui seront déduites de la peine de 18 ans de prison prononcée à l’encontre de Jean-Pierre Bemba, a précisé la Cour.

 

Trésor Kibangula

 

 

 

FIDH


et ses organisations membre et partenaire en République centrafricaine


Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH)
Observatoire centrafricain des droits de l’Homme (OCDH)

Communiqué de presse

Jean-Pierre Bemba condamné par la CPI à 18 ans d’emprisonnement 
pour viols, assassinats et pillages en République centrafricaine


 

(La Haye, Paris – 21 juin 2016) La Cour pénale internationale (CPI) a rendu aujourd’hui un verdict fort et symbolique en condamnant Jean-Pierre Bemba à 18 ans d’emprisonnement pour les viols, assassinats et pillages perpétrés par ses troupes en République centrafricaine en 2002 et 2003. Nos organisations se félicitent de cette décision qui reconnaît la gravité de la violence infligée aux victimes ainsi qu’à leurs communautés et, en particulier, les effets dévastateurs et intergénérationnels des crimes sexuels.


“La CPI a délivré un message fort et clair : les crimes sexuels perpétrés dans le cadre des conflits armés ne seront plus impunis.” a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. “Cette condamnation est un avertissement à tous les autres chefs de guerre qui laissent leurs troupes brutaliser les femmes et les hommes : vos actes sont criminels et vous serez punis”.


Jean-Pierre Bemba a été condamné à 16 ans de prison pour le crime de guerre et le crime contre l’humanité de meurtre, à 18 ans de prison pour le crime de guerre et le crime contre l’humanité de viol et à 16 ans de prison pour le crime de guerre de pillage. Les juges ont estimé que les actes de viols ont été perpétrés avec une exceptionnelle cruauté et contre des victimes particulièrement vulnérables. Cette considération a contribué à aggraver les circonstances des crimes. Les peines de prison seront purgées de façon simultanée et non consécutive. La durée de sa détention préventive (8 ans) sera décomptée de ces peines.

 

Cette peine de prison est la plus longue jamais prononcée par la CPI. Elle reste cependant moins élevée que celle demandée par le Bureau de la Procureure : 25 ans. Les avocats des 5 000 victimes participant au procès avaient également demandé 25 ans, la peine maximale.


Le 21 mars 2016, Jean-Pierre Bemba avait été reconnu coupable de viols, assassinats et pillages en sa qualité de commandant militaire du Mouvement de Libération du Congo (MLC). Le verdict constituait deux précédents historiques et importants. En premier lieu, il s’agissait de la première affaire à la CPI qui concernait essentiellement les crimes de violence sexuelle, et où le viol a été qualifié de crime de guerre et de crime contre l’humanité. Ensuite, et pour la première fois, les juges ont considéré que l’accusé devait être tenu pénalement responsable hiérarchiquement en tant que commandant militaire des crimes commis par les troupes agissant sous son contrôle.


La défense a annoncé son intention de faire appel du jugement et a jusqu’au 19 septembre 2016 pour déposer tout document pertinent.


« Nos organisations souhaitent que cette décision, importante et historique pour les victimes et la justice internationale, soit confirmée en appel » a déclaré Me Olivier Mangereka, président de la LCDH.


“La prochaine étape consiste maintenant à déterminer si Mr Bemba pourra, sur ses propres fonds, dédommager les milliers de victimes de ces crimes” a déclaré Mathias Morouba, président de l’OCDH et avocat des victimes. “Nous appelons la CPI à rapidement se saisir de cette question et demandons aux États parties à la CPI de contribuer activement aux Fonds au profit des victimes afin qu’il puisse pleinement remplir son mandat.”


Le rôle de la FIDH, de la LCDH et OCDH dans cette affaire


Depuis 2002, la FIDH et ses organisations membres et partenaires ont régulièrement enquêté et documenté les crimes commis en République centrafricaine. Elles ont également soutenu l’accès des victimes à la justice et à la CPI, en soumettant régulièrement des communications au Bureau du Procureur de la CPI sur les crimes commis en RCA. Elles ont également insisté sur la gravité de ces crimes, ainsi que sur l’absence de volonté et de capacité de l’État à enquêter sur ces crimes et à poursuivre leurs auteurs.


La FIDH et ses organisations se sont illustrées en plaidant particulièrement pour que les crimes sexuels soient spécifiquement pris en compte et soient l’objet principal de l’enquête du Bureau du Procureur.


Dans la procédure devant la CPI, les éléments de preuve soumis par la FIDH ont été repris par la Bureau du Procureur, les représentants des victimes et les juges, y compris dans leur jugement, et ont joué un rôle déterminant pour prouver les crimes par Jean-Pierre Bemba et son rôle dans cette affaire.


Dans les réquisitions du Procureur lors de l’audience portant sur la condamnation, le rapport de la FIDH a également été utilisé pour démontrer le mépris total de M. Bemba pour les victimes des crimes commis par ses forces.



--FIN--

Contact presse :


Arthur Manet (français, anglais, espagnol) - Tél: +33 6 72 28 42 94 - Email: presse@fidh.org


Audrey Couprie (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 - Email :  press@fidh.org

 

La FIDH est une ONG internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La FIDH a son siège à Paris et des bureaux à Abidjan, Bamako, Bruxelles, Conakry, Genève, La Haye, New-York,  Pretoria et Tunis. 

 

CPI : Jean-Pierre Bemba condamné à 18 ans de prison pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre
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Centrafrique-Presse.com
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 19:45

 

 

Après le départ de "Sangaris", la Centrafrique est en proie à de nouvelles violences

 

http://www.mondafrique.com/  Par Aza Boukhris - 21 juin 2016

 

Alors que l’essentiel des soldats français de la force Sangaris en Centrafrique se sont déjà retirés du pays, plusieurs foyers de tensions se rallument les uns après les autres sur le territoire.

 

De récentes exactions menées par les même acteurs qui avait déclenché la crise de novembre 2012 auraient entrainé la mort d’une dizaine de personnes et la fuite de quelques milliers d’habitants. L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) enregistre son deuxième chauffeur assassiné en un mois tandis que sa permanence de Bambari dans le centre du pays a été la cible de pillages dimanche 19 juin dernier. Certaines missions catholiques sont également visées comme celle des Capucins dans le nord ouest de la Centrafrique.

 

Une situation que les représentants de l’Onu, en proie à d’énormes difficultés sur le terrain centrafricain, n’ont pour l’instant pas signalé.

 

Dans les cercles politiques centrafricains, on doute que le président Faustin-Archange Touadera, absorbé pour l’instant par ses nombreux voyages à l’étranger, ne procède aux arrestations habituelles d’adversaires politiques à défaut de sévir contre les hors la loi qui profitent de l’état de vacance du pouvoir pour se refaire une santé. Véritable chef de l’exécutif, le premier ministre Sarandji s’apprêterait à prendre des mesures.

Lu pour vous :En Centrafrique, le feu couve sous la cendre
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Centrafrique-Presse.com
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 19:43

 

 

http://www.un.org/  20 juin 2016 – Le Coordonnateur humanitaire de l'ONU en République centrafricaine, le Dr. Michel Yao, s'est déclaré lundi indigné par une attaque meurtrière perpétrée vendredi 17 juin contre des véhicules appartenant à l'ONG Médecins sans frontières (MSF), entre Sibut et Grimari, dans la préfecture de la Kemo.

 

Dans une déclaration de presse, le Dr. Yao a dénoncé cet assaut par des hommes armés contre des véhicules « bien identifiés » de MSF, qui a entrainé la mort du chef de convoi, alors qu'un autre personnel à bord s'est enfui dans la brousse. En provenance de Bangui, ces véhicules transportaient des médicaments et du carburant à destination de Bangassou, a précisé le Coordonnateur humanitaire.

 

Il a ajouté que, suite à une précédente attaque, un chauffeur travaillant pour MSF avait également été tué, le 18 mai dernier, près de Bossangoa.

 

« Je condamne fermement ces attaques répétées et je rappelle à toutes les parties que la violence contre les acteurs humanitaires et les biens humanitaires est une violation du droit humanitaire international, et que cela doit cesser », a déclaré le Dr. Yao.

 

Il a appelé à ce que ces attaques contre les travailleurs humanitaires fassent l'objet d'enquêtes et à ce que les auteurs présumés soient tenus pour responsables.

 

Le Coordonnateur humanitaire a rappelé que les travailleurs humanitaires sont présents en République centrafricaine pour fournir une assistance afin de sauver des vies et alléger la souffrance des personnes affectées par la crise.

 

« Tel est notre objectif fondamental et nos activités sont guidées par les principes d'humanité, de neutralité, d'indépendance et d'impartialité », a-t-il dit.

 

Il a déploré le fait que ces attaques répétées contre les acteurs humanitaires entravent l'acheminent de l'aide et empêchent également l'accès aux personnes affectées qui sont dans le besoin d'une assistance vitale.

 

« La communauté humanitaire, que je représente en République centrafricaine, reste pleinement engagée à fournir une assistance vitale à toutes personnes affectées », a déclaré le Coordonnateur humanitaire de l'ONU.

 

Centrafrique : l'ONU condamne des attaques répétées contre des convois humanitaires
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Centrafrique-Presse.com
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 19:30
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La présidence dénonce le regain de violence dans le pays

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 21 JUIN 2016

 

BANGUI, 21 juin 2016 (RJDH)—La présidence centrafricaine a, dans un communiqué publié le 2O juin, dénoncé le climat de violence enregistré ces derniers jours dans le pays. Ces violences, selon la présidence, sont intentionnellement créées pour bloquer les actions de relèvement du pays entreprises par le nouveau pouvoir.  

 

Ce regain de violence est qualifié par la présidence centrafricaine de grand banditisme et d’actes de déstabilisation. Ces violences, selon la présidence, visent à remettre en cause les efforts consentis par les nouvelles autorités pour relever le pays « un groupe de personnes mal intentionnées met tout en œuvre pour paralyser les actions de relèvement du pays. Pour atteindre ce but incompréhensible, elles emploient au quotidien des actes de braquage, d’enlèvement et de séquestration de personnes notamment dans les 3e  et 5e  arrondissements de Bangui » précise le communiqué de la présidence.

 

Le porte-parole de la présidence, Albert Yaloke Mokpeme oppose aux auteurs de ces violences que la présidence dit connaitre, la rigueur de la justice « les auteurs, co-auteurs, complices, commanditaires de ces actes barbares et terroristes sont connus et y répondront devant la justice, car il est inacceptable que les bandits troublent impunément l’ordre public et menacent la sécurité des paisibles citoyens ».

 

La réaction de la présidence fait suite à des attaques perpétrées par des groupes armés dans plusieurs villes de l’arrière-pays et des conflits opposant diverses tendances Séléka. Le dernier fait qui a fait réagir la présidence de la  République se trouve être les échauffourées survenues à Bangui le 20 juin dernier suite à la prise en otage la veille de six policiers par un groupe de miliciens du Km5 dirigé par un certain Issa alias 50-50.

 

Le ministre de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa qualifiant ces miliciens de terroristes, a refusé de négocier avec eux. Pour lui ces actes sont intolérables. Le membre du gouvernement exige la relaxe sans condition des policiers, libération que les ravisseurs conditionnent par la mise en liberté de quatre éleveurs peulhs arrêtés par la police pour situation irrégulière.

 

Lors de la clôture de la session parlementaire ce 21 juin, les députés ont aussi condamné ce regain de violence et projettent une session extraordinaire très prochainement pour statuer sur les questions sécuritaires dans le pays.

 

La tension au km5 et dans plusieurs villes centrafricaine est intervenue quelques jours après une sortie médiatique du premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, sortie pendant laquelle il a annoncé une tentative de déstabilisation du nouveau régime.

 

 

Centrafrique : Les parents des policiers pris en otage, s’inquiètent et appellent à leur relaxe

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 21 JUIN 2016

 

BANGUI, 21 juin (RJDH)—Les parents des six policiers pris en otage au Km5 se disent inquiets. Ces derniers disent compter sur le gouvernement pour la libération des otages.

 

Jonas, neveu d’un des otages a confié au  RJDH que depuis dimanche, les parents sont sans nouvelles des otages« nous n’avons aucune nouvelle depuis dimanche. Le gouvernement ne nous a pas encore situé sur la situation des otages » explique-t-il avant d’exprimer son inquiétude « nous sommes inquiets depuis dimanche mais à cause de ce qui est arrivé hier au Km5, les parents sont encore plus inquiets ».

 

Ce dernier appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre pour obtenir la libération des otages « ce que nous attendons, c’est la libération des otages. Le gouvernement doit s’investir à fond pour obtenir cette libération » souhaite-t-il.

 

Un autre proche se dit opposé à la fermeté du département de la sécurité publique. Pour lui, cette fermeté est dangereuse pour les otages « nous avons suivi le ministre de la sécurité publique qui exclut les négociations avec les ravisseurs. Je pense que cet élan est dangereux pour les otages car les ravisseurs peuvent les tués. C’est pourquoi j’appelle le gouvernement au calme » explique ce dernier.

 

Les six policiers du commissariat du 3ème arrondissement de Bangui ont été pris en otage le dimanche dernier lorsqu’ils escortaient une équipe d’éleveurs peulhs venus de Bambari. Le groupe du chef des miliciens Issa connu sous le nom de 50-50 serait derrière cette prise d’otage.

 

 

Centrafrique : Des éléments du FPRC chassent ceux de l’UPC aux Mbrès

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 JUIN 2016

 

BANGUI, 21 juin 2016 (RJDH)—Des combattants du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), une des tendances de l’ex-Séléka ont chassé cette nuit de la ville des Mbrès leurs frères d’armes de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), une autre fraction de la même rébellion. L’information a été confirmée au RJDH par le maire de la ville, joint au téléphone.

 

Une équipe du FPRC de Noureddine Adam, lourdement armée est entrée dans la ville des Mbrès, dans la soirée du 20 juin a-t-on appris de sources locales. Selon le maire de la ville, les éléments de l’UPC de Ali Daras, se sont retirés de la ville, ce qui a permis d’éviter un affrontement « il n’y’a pas eu de combat entre les deux parties parce que les éléments de l’UPC ont fui en brousse dès l’arrivée de ceux du FPRC. Nous avons entendu seulement quelques tirs sporadiques à 19 heures mais après plus rien jusqu’à ce matin » a-t-il expliqué.

 

Un commandant du FPRC de Kaga Bandoro joint au téléphone par le RJDH a confirmé ‘l’arrivée des éléments de ce mouvement aux Mbrès, sans vouloir donner des précisions sur leur mission « il ya une équipe qui est envoyée aux Mbrès pour une mission précise mais je ne peux pas dire plus parce que c’est une affaire entre militaires » confie-t-il sous l’anonymat.

 

La ville d’après le maire est restée paralysée depuis l’entrée des éléments du FPRC et la fuite de ceux de l’UPC « la population des Mbrès est apeurée à cause de ces évènements bien que les combattants du FPRC ont tenté de nous rassurer. Les activités sont au ralenti par peur car nous ne savons pas ce qui peut arriver dans les heures qui viennent » relève-t-il.

 

La chasse des éléments de l’UPC des Mbrès par ceux du FPRC est signalée 24 heures après des accrochages entre les éléments des deux tendances de l’ex-Séléka dans les villes de Batangafo, Wandago et Kabo (nord du pays). Les rivalités entre ces deux mouvements frères (UPC-FPRC) surviennent après l’annonce le 23 mai dernier de la volonté des chefs d’état-major de quatre des cinq tendances de l’ex-Séléka de mettre en place un commandement unique.

 

 

Centrafrique : La population Batangafo regagne le site des déplacés après des affrontements entre des tendances ex-Séléka

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 21 JUIN 2016

 

BATANGAFO, 21 juin 2016 (RJDH)—De nombreux habitants de la ville de Batangafo ont regagné le site des déplacés après  les affrontements entre la coalition MPS-FPRC et l’UPC, apprend-t-on de sources locales.

 

Environ cinq mille personnes, selon le sous-préfet de la ville, ont regagné trois sites des déplacés notamment de l’église catholique, de Bercail et de l’hôpital. Cette autorité locale parle d’une situation humanitaire désastreuse sur le site « vu le nombre de personnes sur le site, la situation humanitaire est précaire. Les gens manquent de tout en ce moment puisqu’il n’y a encore rien eu comme aide » a-t-il précisé.

 

Ce déplacement massif de population à Batangafo est signalé après des combats la veille entre la coalition des forces de MPC de Alkatime et du FPRC de Noureddine contre ceux de l’UPC de Ali Daras. Le bilan provisoire de ces affrontements, selon des sources indépendantes, est de trois morts et dix blessés majoritairement du coté UPC. Ces blessés sont admis à l’hôpital de la ville.

 

Selon les informations du RJDH, un calme précaire est revenu dans la ville de Batangafo depuis hier soir mais la peur reste visible « les coups de feu ne retentissent pas depuis hier soir mais la population a toujours peur. Les activités sont paralysées dans la ville car les combattants sont toujours dans la ville » a confié un notable. Ce calme fait suite à des patrouilles de la Minusca.

 

De sources généralement bien informées sur l’ex-Séléka, ces tendances se sont affrontées dans le but de contrôler la région. Une réunion de crise convoquée par le sous-préfet de Batangafo est attendue dans la journée.

 

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 18:10

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#14/2016

 

 


Bangui, le 21 juin 2016 : Les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont conduit, dans l’après-midi du lundi 20 juin 2016, une opération militaire à PK5, dans le 3e arrondissement de Bangui, afin d’extraire des éléments des forces de l’ordre et de sécurité centrafricaines et des casques bleus du commissariat de Police de la zone prise d’assaut par une foule hostile.

 

Durant l’opération, les casques bleus ont essuyé des coups de feu et ont riposté à l’attaque. Au moins trois assaillants ont été tués et trois autres arrêtés. Un soldat de la paix a aussi été blessé par une grenade. Tous les officiers de police ont pu être extraits sains et saufs.

 

La MINUSCA condamne fermement cette hostilité et rappelle que toute attaque contre le personnel de l’ONU pourrait constituer un crime de guerre et est punissable conformément aux lois internationales en vigueur. Elle appelle toutes les parties impliquées dans ces actes criminels à la retenue et à renoncer à toute velléité de violence armée. Elle les invite à privilégier le dialogue et la quête permanente d’un avenir inclusif et paisible pour tous.

 

«Nous nous trouvons à un tournant crucial de l’histoire de la République centrafricaine ; sombrer à nouveau dans la violence compromettra dangereusement les avancées démocratiques et mettra en péril les fragiles acquis de la réconciliation et de la cohésion sociale », a rappelé le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga.

 

Comme le stipule son mandat, la MINUSCA est en Centrafrique pour restaurer la paix, la stabilité, l’autorité de l’Etat et l’Etat de droit. Elle continuera à soutenir les autorités centrafricaines dans le cadre de ce mandat.

Les casques bleus de la MINUSCA ripostent à une attaque au PK5
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 12:19

 

 

YAOUNDE, 21/06/16 (Xinhua) -- Un violent échange de tirs a opposé lundi après-midi des soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et un groupe armé à Bangui, après la prise d'otage de six policiers samedi dans la capitale centrafricaine, a appris Xinhua.

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, une patrouille de la police centrafricaine a été la cible d'une attaque à l'arme lourde d'un groupe d'individus non identifiés de cette agglomération, transformée en "no man's land" lors de la crise due à la prise du pouvoir des ex-rebelles de la Seleka et leur leader Michel Djotodia le 24 mars 2013 contre le régime de François Bozize.

 

D'après la police, c'est un groupe proche de l'ex-rébellion qui continue d'être, avec leurs rivaux des milices anti-Balakas et d'autres mouvements politico-militaires, une menace au retour à la paix et la sécurité dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale.

 

Six policiers ont été pris otages dans cette attaque, selon des sources policières, qui ont affirmé que l'attaque aurait été menée en riposte à l'interpellation la veille vendredi d'un groupe de combattants Peuls en possession de douze armes de guerre parmi lesquelles des Kalachnikovs dans cette zone.

 

Lundi, un contingent bangladais de la MINUSCA s'est rendu dans l'enclave musulmane et bastion des ex-rebelles de la Seleka pour tenter d'obtenir la libération des otages, à en croire les sources policières contactées par Xinhua.

 

L'intervention a dégénéré en violent accrochage avec les ravisseurs présumés, qui aurait causé "quatre blessés parmi les Casques bleus de la MINUSCA et de nombreux morts dans le camp adverse", selon un bilan provisoire non officiel communiqué par les sources policières jointes par Xinhua.

 

Lors d'une conférence de presse samedi à Bangui, le Premier ministre Simplice Sarandji avait dénoncé une tentative de déstabilisation du nouveau pouvoir centrafricain incarné par Faustin Archange Touadera, élu le 14 février, après une série de violences enregistrées au cours des derniers jours dans la capitale et d'autres villes du pays.

RCA: Violent accrochage entre Casques bleus et un groupe armé à Bangui
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 12:06

 

 

21/06/16 (AFP)

 

Seize personnes ont été tuées et une vingtaine blessées dans le nord de la Centrafrique dans des affrontements qui ont opposé dimanche et lundi des éleveurs peuls à des hommes armés issus de l'ex-rébellion Séléka, a-t-on appris mardi auprès de la gendarmerie locale.

 

"D'après un premier bilan, 16 personnes, pour la plupart des peuls armés, ont été tuées et plus d'une vingtaine d'autres blessées", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier de gendarmerie stationné à Kaga Bandoro (nord).

 

"Ces affrontements ont commencé notamment dans la région de Batangafo et se sont étendus aux localités de Wandago et Gondava", a précisé l'officier.

 

Ces violences sont liées à la transhumance annuelle des troupeaux des éleveurs peuls qui viennent parfois du Cameroun et du Tchad voisins faire paître leur bétail dans le nord de la Centrafrique.

 

Ils sont souvent armés pour se protéger des attaques des voleurs de bétail et n'hésitent pas à mener des représailles meurtrières contre les localités dont sont originaires des groupes de voleurs.

 

La semaine dernière, au moins 10 personnes ont ainsi été tuées dans le nord-ouest lors d'une attaque menée par des peuls armés, alliés à des membres de l'ex-Séléka. Les Casques bleus de la Minusca ont pris position dans la zone pour s'interposer.

 

Selon Maurice Yanandji, habitant de Kaga Bandoro, les affrontements de dimanche et lundi "ont fait fuir de nombreux habitants en brousse et vers le centre de Kaga Bandoro".

 

"Pour le moment, des éléments de la Minusca à Batangafo se sont interposés et les affrontements ont quasiment cessé dans le centre de Batangafo", a indiqué de son côté Polycarpe Nzalaye, habitant de Batangafo.

 

Signe de la tension persistante en Centrafrique malgré la fin des violences intercommunautaires de masse, des violences ont également eu lieu lundi à Bangui autour de l'enclave musulmane du PK-5, provoquant un mouvement de panique dans la population. Le calme était revenu mardi matin dans la capitale.

 

Selon une source policière, "le bilan fait état toujours de trois morts parmi les membres d'auto-défense (du quartier) qui tentaient de s'attaquer au commissariat de police du 3e arrondissement et qui en ont été empêché par les forces internationales et nationales. On dénombre aussi plusieurs blessés dont certains sont dans un état grave".

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la rébellion à dominante musulmane Séléka, coalition hétéroclite de plusieurs groupes armés alliés de circonstance.

 

Pour mettre un terme aux tueries intercommunauraires la France est intervenue militairement fin 2013 dans son ex-colonie avec l'opération Sangaris depuis rejointe par une mission de l'ONU.

Centrafrique: 16 tués dans des affrontements entre hommes armés dans le nord
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 11:58

 

 

                                     1

 

Il n’y a jamais eu

Qu’un seul peuple

Centrafricain majoritaire

 

                                    2

 

On n’a pas raison

Contre la majorité

Avec l’arrogance

Des armes

 

                                   3

 

Séléka, Peuhls, groupes

Armés, bandits immédiats

Souvenons-nous tous

Des larmes des lourds

Camions chassés sans bœuf sans argent

Chassés par

Le peuple centrafricain vers

Le Tchad vers les pays voisins

 

                        4

 

Vous ne gagnerez jamais

Même avec vos chefs étrangers

À l’œil de feu rivés

Sur nos terres et assoiffés

Sur notre capitale

Bangui

 

                                5

 

La raison? C’est le dialogue

Vos fusils? C’est le dialogue

La vraie guerre? C’est l’unité

Du Peuple avec sa Terre.PAIX

 

                                 6

 

Unité Dignité Travail

C’est le devoir sacré de nous tous

C’est l’accumulation sur cette

Terre de Centrafrique de l’Expérience

De nos Pères bantous

 

                                 7

 

On n’a pas raison contre

L’unité des forces FACA

Contre les forces d’auto

Défenses Centrafrika on n’a pas

Raison contre la Minusca

De l’ONU ensemble Paix

 

                                8

 

0n a raison toutes forces

Toutes énergies intégrées

Dans la marche de la

Nation Centrafrique avec raison

Ensemble fils de notre mère

Protégeons avec notre sang

Notre Terre-Esprit

De Centrafrique

 

 

Bamboté Makombo

 

Le 17 juin 2016

 

 

À cette heure le fils de ma mère Irait vaquer à ses affaires sans entraves ! par Bambote Makombo
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