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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 16:54
Centrafrique: accord de paix pour accélérer la justice et sécuriser le territoire

 

 

http://www.slateafrique.com  08/02/2019 à 13:32

 

Accélérer la réconciliation et la justice en Centrafrique tout en sécurisant son territoire occupé à 80% par des groupes armés, qui y mèneront des patrouilles avec l'armée régulière, ce sont les principaux objectifs d'un accord de paix dont l'AFP a obtenu copie vendredi.

Cet accord de paix signé mercredi à Bangui, le 8eme depuis le début de la crise en 2013, prévoit la mise en place sous 90 jours d'une Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR).

En attendant, une "Commission inclusive" composée des parties en conflit, est "immédiatement" créée avec la lourde tâche de "qualifier et de proposer toute action susceptible d'être prise en matière de justice".

Cette commission soumettra ses conclusions à la CVJRR dès sa entrée en fonction et sera elle-même alors dissoute.

La principale inconnue sur le contenu de l'accord était celle de l'amnistie exigée par les chefs des groupes armés, mais toujours refusée par Bangui.

L'amnistie n'est pas mentionnée dans le texte qui stipule néanmoins que le président Faustin-Archange Touadéra garde un "droit discrétionnaire de grâce" qui pourra être utilisé pour "soutenir la dynamique de réconciliation".

De même, la "réintégration" des dirigeants de groupes armés - pour la plupart sous mandats d'arrêt ou cités dans des rapports d'ONG pour violations des droits de l'homme - sera étudiée au "cas par cas" par une Commission mixte.

Les groupes armés sont issus de l'ex-rébellion hétéroclite de la Séléka à majorité musulmane qui a renversé le président François Bozizé en 2013, et des milices d'auto-défense qui s'y opposaient, les antibalaka.

Les ex-présidents, dont François Bozizé et Michel Djotodia, chef de la Séléka, bénéficieront d'une loi garantissant leur statut d'anciens chefs de l'Etat.

- Gouvernement inclusif -

MM. Bozizé et Djotodia vivent tous deux en exil et sont poursuivis dans leur pays pour leurs liens présumés avec des rebelles armés.

Comme lors de chacun des sept accords précédents, les 14 groupes armés signataires se sont engagés à "renoncer au recours aux armes" et à un cessez-le-feu immédiat.

Eux dont la plupart demandaient le départ de M. Touadéra, doivent désormais "respecter la légitimité des institutions démocratiques" de Centrafrique.

Des patrouilles mixtes entre l'armée et les groupes armées seront mises en place pour une "période initiale" de deux ans en vue de ramener la sécurité sur l'ensemble du territoire.

Un gouvernement inclusif sera en outre nommé "immédiatement après signature de l'accord".

Les groupes armés ont longtemps réclamé qu'un Premier ministre issu de leurs rangs soit nommé, comme symbole d'un partage équitable du pouvoir, ce qui ne figure pas dans l'accord de Khartoum.

Plusieurs hommes forts des groupes armés sont déjà soit ministres, soit conseillers à la présidence.

Ces groupes, qui ont placé 80% du territoire sous leur coupe, s'engagent à "mettre immédiatement et irrévocablement fin à toute obstruction au redéploiement des autorités" en province.

Un point important, car les principaux groupes armés ont à plusieurs reprises menacé de s'en prendre aux préfets et autorités locales redéployés en région.

- Loi de décentralisation -

Les groupes armés estiment que Bangui a "abandonné" une partie du pays, un argument notamment mis en avant par l'ex-coalition de la Séléka pour justifier le coup d'Etat de 2013.

Aucune élection municipale n'a eu lieu en Centrafrique depuis l'abolition du régime du parti unique, au début des années 1990.

Comme réponse, l'accord de Khartoum indique que le gouvernement s'engage à "faire adopter, sans délai, une nouvelle loi sur la décentralisation".

Les questions d'un possible fédéralisme ou d'une décentralisation des pouvoirs sont au coeur des débats depuis plus de vingt ans en Centrafrique, sans qu'un accord n'ait été trouvé jusqu'à lors.

Finalement, "un transfert des compétences et des ressources requises au niveau préfectoral et local" va être mis en place, selon l'accord.

Le texte indique que des "processus appropriés de recrutement" des fonctionnaires seront mis en place pour représenter "toutes les composantes de la nation".

Ancienne colonie française classée parmi les pays les plus pauvres au monde, la Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants, est cependant riche en diamants, or et uranium. Les groupes armés s'y affrontent pour le contrôle de ces richesses.

Ils s'opposent régulièrement aux quelque 12.000 soldats et policiers de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) qui tentent en vain d'empêcher les violences.

 

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Centrafrique-Presse.com
8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 16:34

 

 

BANGUI, 7 février 2019 (RJDH)—L’accord de paix signé le 6 février 2019 présente plusieurs points forts, selon des informations RJDH, même si son contenu n’est pas encore officiellement connu. Mais le discours du Chef de l’Etat s’est révélé être une balise aux grandes lignes que contiennent cet accord. Décryptage du RJDH qui part des revendications des groupes armés et du discours réponse du président Centrafricain.

 

Le premier résultat attendu de cet Accord est la cessation de toutes les violences et de toutes les exactions sur les populations civiles. Au vu des revendications des groupes armés, le discours du président Centrafricain répond déjà à plusieurs points de leurs préoccupations.

 

Sur le plan de la justice, les groupes armés n’ont pas exclu la lutte contre l’impunité, un point qui a trouvé sa réponse dans le discours du Chef de l’Etat.  A en croire le Président Touadéra, on retient que sans attendre, il sera mis en place une commission inclusive qui sera le dispositif approprié pour offrir aux compatriotes les instruments d’une justice qui promeut la vérité, la réhabilitation des victimes et la réconciliation nationale. Ses conclusions alimenteront le travail de la Commission  Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation qui sera opérationnelle avant la fin du premier semestre 2019. Ceci est l’une des exigences des groupes armés qui souhaitaient l’accélération de cette commission.

 

Pour le Président Touadéra, son gouvernement va interagir avec les associations des victimes ainsi qu’avec tous les partenaires afin de mettre sur pied de manière concertée un système de réparations consensuel.

 

La majorité des groupes armés étaient réticents au processus du DDR avant ce dialogue. Après discussions, il est convenu que tous ces groupes vont y participer. Selon le chef de l’Etat, « le Gouvernement travaillera d’arrache–pied avec les autres parties à l’Accord pour que soient mises réellement en œuvre toutes les dispositions concernant la cessation des violences et l’effectivité du Programme National de DDRR dont nous allons revisiter les organes de gestion et de mise en œuvre », a-t-il souligné pour répondre aux préoccupations de ces groupes qui réclamaient aussi l’inclusivité des organes dans la gestion de ce dossier.

 

S’agissant de la question de la gestion de transhumance source des conflits entre les agriculteurs et les éleveurs et qui débouchent parfois  sur des affrontements armés, question soulevée par les groupes armés à la table des discussions, elle a aussi trouvé une réponse. Des informations RJDH indiquent qu’une brigade mixte serait mise sur pied après les opérations du DDR pour sécuriser les pistes de transhumance.

 

«Cette heureuse cérémonie m’offre l’heureuse opportunité de me réjouir du fait que, pour la première fois, l’Accord de paix donne une solution à la situation d’insécurité liée aux mouvements de bétail du fait de la transhumance qui générait de plus en plus des violences dont sont victimes les populations civiles. Avec les partenaires et les pays voisins, cette question sera dorénavant prise en charge de manière appropriée », a déclaré le chef de l’Etat Centrafricain.

 

L’accélération du plan de relèvement et de la consolidation de la paix dans les zones occupées par les groupes armés, le développement des zones dites « abandonnées », aussi relevé dans les revendications des groupes armés trouveront aussi des réponses dans cet accord. Le gouvernement prévoit alors l’organisation de 4 foras pour le développement régional à Birao, Bangassou, Bouar et Mbaïki dans un bref délai.

 

Sur le plan politique, il est convenu de redynamiser le cadre de fonctionnement des partis politiques afin qu’ils soient aussi des vecteurs de promotion des droits de l’homme et de la culture de la paix. «C’est dans ce sens que nous lancerons le travail de réflexion sur la manière d’offrir aux dignitaires une place décente dans la société centrafricaine, notamment, en mettant en place le statut qu’il sied de conférer aux anciens Chefs d’Etat », a confié le président pour répondre aux revendications des groupes armés.

 

Dans le projet des revendications des groupes armés, il était aussi question de la mise en œuvre effective de la politique de la décentralisation et du développement local. C’est ainsi que le président Touadéra n’a pas manqué de souligner ce programme. « … de manière concrète, il sera mis en avant, notamment, la conduite diligente du processus d’adoption du code sur les collectivités locales dont la mise en œuvre va nous permettre d’élargir la base de participation aux affaires publiques de toutes les parties prenantes à l’Accord, en assurant que la décentralisation participe davantage à affermir le rêve d’une nation plurielle, d’un pays uni et d’un peuple solidaire partageant une communauté de destin. », répond le président Touadera.

En ce qui concerne toujours la question politique, le chef de l’Etat souhaite, ensemble avec les parties-prenantes, poser les bases solides d’une nouvelle gouvernance inclusive à tous les niveaux. « Et pour ce faire, nous allons nous investir pour garantir des niveaux élevés de capacités, de compétences et d’intégrité des acteurs », déclare le chef de l’Etat Centrafricain.

 

Les groupes armés avaient aussi posé des revendications allant dans le sens d’une vaste réflexion sur la citoyenneté et les principes de laïcité portés par la Constitution. «Cette discussion sur les sujets de la citoyenneté, de la laïcité et de la protection des minorités constitue une opportunité pour que les acteurs de tous les horizons s’accordent sur les actions et autres mesures à mettre en œuvre pour améliorer le cadre légal et réglementaire en s’assurant que les lois régissant le fonctionnement des institutions en République », soutient le président Touadera.

 

Cet accord dont le processus a été plus long et inclusif présente les caractéristiques d’un accord de paix qui soit juste et équilibré, un accord qui réhabilite les victimes et répare les cœurs, un accord qui soit une véritable Charte de réconciliation en Centrafrique.

 

Fridolin Ngoulou

Centrafrique : Les points forts de l’accord de paix et de la réconciliation nationale
Centrafrique : Les points forts de l’accord de paix et de la réconciliation nationale

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 18:33
Signé mais secret, ce que l’on sait de l’Accord de paix en Centrafrique

 

 

https://afrique.latribune.f   Par Ibrahima Bayo Jr.   07/02/2019, 17:27

 

La plus grande inconnue de l’heure reste la question des concessions faites par le Gouvernement de Faustin Archange Touadéra aux groupes armés. Une question sensible qui pourrait renseigner sur le contenu exact de l’accord de paix que les différentes parties ont signé ce mardi en fin d’après-midi lors d’une cérémonie solennelle à Bangui. Celui-ci ne devrait être rendu public que lors du Sommet de l’Union africaine(UA), prévue les 10 et 11 février à Addis-Abeba après que les dernières signatures soient apposées sur le document. Voici ce que l'on sait de l'Accord de Khartoum.

Le texte paraphé au Soudan un jour auparavant, puis signé ce mardi 6 février en fin d'après-midi, est tellement secret que le Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC) s'est fendu d'un communiqué qui frise le coup de pression.

Cette ONG locale demande dans un communiqué repris par l'AFP « au gouvernement de porter à la connaissance du peuple les clauses de l'accord de Khartoum afin que ce dernier soit rassuré de ce que ses préoccupations soient prises en compte». La menace qui s'en suit est à peine voilée. «A défaut, le GTSC appelle le peuple centrafricain à descendre massivement dans la rue pour exiger de l'élite dirigeante la publication de l'accord», poursuit le même texte.

Paraphe à Khartoum, cérémonie solennelle de signature à Bangui

Ce mardi 6 février en fin d'après-midi, après une cérémonie solennelle démarrée avec beaucoup de retard dû à des «raisons logistiques», le gouvernement de Faustin Archange Touadéra a signé avec les représentants des 14 groupes armés, un accord de paix pour la fin de la crise en Centrafrique.

Réunis à Khartoum depuis dix jours, les différentes parties ont fini par trouver un accord paraphé ce mardi 5 février, sous l'égide de l'Union africaine (UA) et l'Organisation des Nations Unies. Si depuis le paraphe du texte arraché au prix de longues négociations, les clauses étaient restées secrètes, l'on espérait qu'à sa signature solennelle, il serait rendu public. Il n'en rien. Du moins pour l'instant.

« Les négociations de Khartoum n'étaient pas secrètes. L'accord ne peut donc pas être secret. L'accord n'est pas encore rendu public pour des questions de formalités de principes, du fait qu'il reste quelques signatures qui seront apposées à Addis-Abeba pendant le sommet de l'Union africaine dans les prochains jours. Ensuite, l'accord sera diffusé dans les moindres détails y compris ses annexes», écrit dans un communiqué, Ange Maxime Kazagui, le ministre de la Communication de la Centrafrique.

Selon certaines informations, trois signatures manqueraient au bas du document signé ce mardi à l'Assemblée nationale à Bangui. Tous les moyens diplomatiques et logistiques sont déployés pour obtenir que les signatures soient apposés en marge du sommet de l'Union africaine (UA) prévu les 10 et 11 février 2019 à Addis-Abeba.

 

Une paix qui tient à des signatures manquantes

 

Dans les détails, l'on sait que l'accord consacre outre la «cessation de toute violence contre les civils», l'entrée des membres de groupes armés dans un gouvernement d'union nationale à recomposer. Les nouveaux entrants pourront également prétendre à des postes tels que la Primature (une des revendications des groupes) et les autres institutions. Cela signifie-t-il que les responsables ou suspects d'exactions vont passer entre les mailles du filet judiciaire?

«Il n'y a aucun élément de compromission, ni anticonstitutionnel dans cet accord», assure encore le communiqué du gouvernement. Sur le plan judiciaire, une commission provisoire inclusive devrait préparer la mise en place d'une Commission Vérité et réconciliation. Cette dernière traitera «au cas par cas», les plaintes des victimes concernant certains acteurs. Les auteurs ou suspects de «crimes graves» devront quant à eux, répondre devant la justice internationale, sous-entendu la Cour pénale internationale (CPI).

 

Désormais, ce huitième accord de paix, qui devrait permettre de pacifier une région en proie à une crise politique depuis 2013, ne tient plus qu'à quelques signatures près de l'objectif. A Bangui, les populations s'impatientent de connaître le contenu de l'accord. Dans la sous-région et chez les parrains des négociations, on retient son souffle dans l'attente des signatures manquantes pour une paix qui ne tient qu'à un fil

 

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 18:16
Centrafrique : Mankeur Ndiaye représentant d’Antonio Guterres

 

Lu pour vous

 

https://lanouvelletribune.info 7 février 2019 Par Hawa LY

 -

 7 février 2019

C’est le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres lui même qui a annoncé la nomination de l’ancien ministre des Affaires Etrangères, Mankeur Ndiaye, au poste de Représentant Spécial du Secrétaire Général pour la République Centrafricaine (RCA).

 

L’ancien Chef de la Diplomatie Sénégalaise est également Chef de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), succédant ainsi au Gabonais Parfait Onanga-Anyanga qui dirigeait cette mission depuis août 2015.

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 17:55
Le CESE et le CES de Centrafrique signent une convention de coopération

 

 

https://maroc-diplomatique.net   Maroc diplomatique 07 février, 2019

 

Le Conseil Economique, Social et Environnemental du Royaume du Maroc (CESE) et le Conseil Economique et Social de la République Centrafricaine (CES- Centrafrique) ont signé, le 1er février 2019 à Bangui, en marge de l’ouverture de la session ordinaire des travaux du CES, une convention de partenariat liant les deux institutions.

 

Cette convention a été paraphée par M. Alfred Tainga Poloko, Président du CES de Centrafrique et par M. Younes Bennaki, Secrétaire Général du CESE. En vertu de cet accord, les deux Conseils s’engagent à capitaliser sur l’excellence des relations qui lient le Royaume du Maroc et la République Centrafricaine et à mutualiser leurs efforts en vue de conduire des réflexions conjointes autour de thématiques d'intérêt commun dans les domaines économique, social et environnemental.

Reconnaissant l’utilité et la nécessité d’échange d’expériences et de partage de bonnes pratiques, les deux institutions ont également convenu d’organiser, alternativement au Maroc et en Centrafrique, des visites d’études, des séminaires de réflexion et de formation des cadres afin de promouvoir l’échange d’expertise et de contribuer à permettre aux deux Conseils de remplir pleinement leur rôle en tant qu’instances consultatives.

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 17:51
Centrafricaine : La MINUSCA salue la détermination du contingent mauritanien

 

 

ALAKHBAR (Nouakchott) – Le commandant de la MINUSCA, Mission de l’ONU en Centrafrique, le lieutenant général Balla Keita, a salué la "détermination" du contingent mauritanien au cours de l’opération BEKPA 2 dirigée à BAMBARI contre l’Unité de la Paix en Centrafrique (UPC).

 

« En tant que commandant de la Force, je félicite le bataillon mauritanien pour le succès initial de l'opération BEKPA 2 (...) J'aimerais tout particulièrement saluer les efforts déployés par cette unité au cours des premiers jours de l'opération. Ils ont fourni aux unités d'assaut le soutien nécessaire pour reprendre le contrôle de la zone UPC », a dit le commandant de la MINUSCA, dans une note parvenue à Alakhbar.

 

Balla Keita a rappelé à l’occasion que la situation sécuritaire en Centrafricaine exige que les contingents militaires exercent leurs activités dans des conditions hostiles face à de multiples groupes armés aux objectifs divers.

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 17:47

 

Le Centre pour le dialogue humanitaire (HD) salue la signature aujourd’hui à Bangui, en République centrafricaine (RCA), d’un important accord de paix entre le gouvernement de la RCA et 14 groupes armés. 

 

https://www.hdcentre.org 06.02.2019

 

L’accord, qui a été paraphé par l’ensemble des parties hier à Khartoum, au Soudan, est le résultat de 10 jours d’intenses négociations qui se sont déroulées dans la capitale soudanaise du 24 janvier au 2 février 2019. Il marque l’aboutissement de l’Initiative de l’Union Africaine pour la paix et la réconciliation en RCA.

Selon les termes de cet accord, dénommé Accord pour la paix et la réconciliation en Centrafrique, les parties se sont engagées à faire cesser les violences, consolider les bases de l’Etat, promouvoir une gouvernance inclusive, et offrir réparation aux victimes des crises successives qui ont frappées le pays. Les parties ont également trouvé un compromis sur un mécanisme de justice transitionnelle en soutien au processus de réconciliation nationale. 

Fondé sur la récente Constitution de la RCA et les recommandations du Forum National de Bangui (Pacte républicain pour la paix, la réconciliation et la reconstruction de 2015), l’Accord offre un cadre consensuel et pragmatique de stabilisation de la RCA. 

«Aujourd’hui les protagonistes centrafricains ont signé un accord dont ils ont négocié chaque mot et chaque virgule. Leur responsabilité quant à sa mise en œuvre en est d’autant plus grande vis-à-vis du peuple centrafricain meurtri par des années de violence. » a déclaré Freddy Nkurikiye, Représentant Spécial de HD pour l’Afrique Centrale et l’Afrique de l’Ouest. 

HD œuvre pour la paix en RCA depuis 2007. L’organisation a notamment joué un rôle central lors du dialogue politique inclusif de 2008, du Forum de Bangui de 2015 et du processus électoral de 2016. HD a également appuyé l’Initiative Africaine jusqu’à la conclusion de l’Accord. L’organisation demeure à la disposition des parties pour soutenir leurs efforts de paix, notamment en matière de justice et de réconciliation.  

HD remercie les parties ainsi que l’équipe de facilitation de l’UA pour leur confiance. L’organisation souhaite également exprimer sa gratitude à l’Union européenne pour son soutien financier qui lui a permis d’opérer au service de la paix en Centrafrique depuis 2014.

 

 

***FIN***

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Représentant spécial de HD pour l’Afrique Centrale et l’Afrique de l’Ouest, M. Freddy Nkurikiye, par téléphone au +236 75 15 23 25 ou au +41 79 388 35 31, ou par email à nkurikiye@hdcentre.org.

Pour plus d’informations sur le Centre pour le dialogue humanitaire (HD), prière d’envoyer un email à : pr@hdcentre.org.

Important accord de paix entre le gouvernement de la RCA et 14 groupes armés.  
Important accord de paix entre le gouvernement de la RCA et 14 groupes armés.  
Important accord de paix entre le gouvernement de la RCA et 14 groupes armés.  
Important accord de paix entre le gouvernement de la RCA et 14 groupes armés.  

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 17:36
L'accord de paix en Centrafrique doit être rendu public, plaide une ONG

 

Bangui, 7 fév 2019 (AFP) - Une ONG centrafricaine a demandé jeudi aux autorités de "porter à la connaissance du peuple" l'accord de paix conclu samedi à Khartoum, paraphé et signé cette semaine sans que son contenu ne soit dévoilé, suscitant interrogations et doutes.

Le Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC) a demandé dans un communiqué "au gouvernement de porter à la connaissance du peuple les clauses de l'accord de Khartoum afin que ce dernier soit rassuré de ce que ses préoccupations soient prises en compte".

"A défaut, le GTSC appelle le peuple centrafricain à descendre massivement dans la rue pour exiger de l'élite dirigeante la publication de l'accord", ajoute le texte.

L'accord de paix conclu samedi entre les autorités et les groupes armés opérant en Centrafrique, a été paraphé mardi à Khartoum et signé mercredi à Bangui, mais son contenu n'a toujours pas été rendu public.

Dans un communiqué, le ministre centrafricain de la Communication, Ange Maxime Kazagui, reconnaît que les Centrafricains, "à juste titre (...) attendent de connaître les conclusions des pourparlers de Khartoum".

"Les négociations de Khartoum n'étaient pas secrètes, l'accord ne peut donc pas être secret", ajoute-t-il. Et s'il n'est pas encore rendu public, c'est, selon lui, pour "des questions de formalités de principe".

Sans préciser lesquelles, il a indiqué qu'il reste "quelques signatures qui seront apposées à Addis Abeba pendant le sommet de l'Union africaine" prévu les 10 et 11 février.

"Ensuite, l'accord sera publié dans les moindres détails, y compris ses annexes", a-t-il affirmé.

Cet accord, le 8e depuis le début de la crise centrafricaine en 2013, devrait permettre une "cessation de toute violence contre les civils", selon le président Faustin Archange Touadéra lors de la cérémonie de signature jeudi.

Les sept précédents accords de paix n'ont jamais été respectés et n'ont pas permis de mettre fin aux violences.

Mais la présence à Khartoum des chefs de 14 groupes armés, dont les plus importants, ainsi que la forte implication de l'UA, laisse espérer que celui signé mercredi sera cette fois bien appliqué.

La grande inconnue reste la façon dont y est abordée la question de l'amnistie pour les nombreux auteurs de crimes et de violences commis depuis des années en Centrafrique.

Rejetée par Bangui, elle était exigée par les chefs des principaux groupes armés dont plusieurs sont sous sanctions de l'ONU ou cités pour violations des droits humains dans des rapports d'ONG. D'autres sont sous la menace d'un mandat d'arrêt.

M. Kazagui souligne dans son communiqué "que les crimes graves seront pris en charge par la justice internationale".

Ancienne colonie française classée parmi les pays les plus pauvres au monde, la Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants, est cependant riche en diamants, or et uranium. Les groupes armés qui contrôlent la majorité du territoire s'y affrontent pour le contrôle de ces richesses.

 

Centrafrique : signature solennelle à Bangui de l’accord de paix et de la réconciliation nationale

 

Bangui, Centrafrique, 2019-02-07 (ADV) – La signature de l’accord de paix et de réconciliation nationale a été effective mercredi 6 février au Palais de la Renaissance à Bangui. 14 groupes armés, le président de la République et les représentants de l’UA, de la CEAAC, de l’ONU et des pays qui ont contribué à ce dialogue ont apposé leur signature sous cet accord.

 

« En prenant la route de Khartoum par des voies séparées, nous en sommes revenus par une seule et même voie ! C’est l’expression que toutes les parties au dialogue ont pris l’engagement d’aboutir à un accord de paix qui peut être traduit dans les faits’, a lancé le président Faustin Archange Touadera.

Cet accord ainsi signé présente plusieurs caractéristiques comme le souligne le président Touadéra. « Un accord qui soit le reflet de cette volonté partagée d’offrir aux générations présentes et à venir des raisons d’espérer et de croire dans leur pays. Accord de paix qui soit juste et équilibré. Un accord qui réhabilite les victimes et répare les cœurs. Un accord qui soit une véritable charte de réconciliation pour les Centrafricaines et les Centrafricains. Voilà véritablement mon ambition de paix pour notre beau pays », a-t-il fait savoir.

Même si le gouvernement promet publier la totalité de cet accord après avoir recueilli toutes les signatures, notamment des chefs d’Etat de la région, cet accord va sans dire que le premier résultat attendu de cet accord est la cessation de toutes les violences et de toutes les exactions sur les populations civiles.

« Ainsi, sur le chapitre des questions de paix et de sécurité, le gouvernement de la République centrafricaine travaillera d’arrache–pied avec les autres parties à l’accord pour que soient mises réellement en œuvre toutes les dispositions concernant la cessation des violences et l’effectivité du Programme National de DDRR dont nous allons revisiter les organes de gestion et de mise en œuvre. C’est à ce prix qu’il nous sera possible de créer les meilleures conditions permettant à nos compatriotes déplacés et réfugiés de regagner leurs foyers et de reprendre leurs places pour s’adonner aux activités de développement ».

Le président centrafricain se porte garant pour l’exécution des dispositions de cet accord de paix. Il n’a pas manqué de remercier les partenaires qui ont contribué à l’aboutissement de ce processus sans oublier le pays d’accueil le Soudan.

« Ce dialogue n’aurait pas été possible sans l’appui des amis de toujours auxquels mes plus vifs remerciements sont adressés. Appuis matériel et financier, support technique et logistique, soutien politique et diplomatique, rien ne nous aura fait défaut pour faire du dialogue de Khartoum le succès vécu, et l’expression de la solidarité internationale. A la CEEAC et aux pays de la sous-région, aux Nation unies et leur mission en RCA, la MINUSCA, à la Fédération de Russie, à l’Union européenne, aux Etats-Unis d’Amérique à la France, à la Chine, au Pape François, à San’t Egidio, j’adresse mes plus sincères remerciements », lance-t-il.

La prochaine étape après la signature des chefs d’Etat au sommet attendu de l’Union africaine à Addis Abeba sera la vulgarisation et la mise en œuvre rapide des recommandations issues de ces 10 jours de pourparlers à Khartoum.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

L'accord de paix en Centrafrique doit être rendu public, plaide une ONG

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 16:53
Institut Pasteur de Bangui et VIH

 

La France contribue à une meilleure prise en charge des personnes infectées par le VIH.

 

Le Dr Vincent Lacoste de l’Institut Pasteur est actuellement en mission à l’Institut Pasteur de Bangui pour mettre en place une nouvelle analyse diagnostique.

Cette analyse vise à identifier les résistances du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1) aux médicaments antirétroviraux chez les personnes infectées par le virus. Les traitements seront ainsi renforcés.

 

Cette mission est financée par la France dans le cadre de ses programmes de lutte contre le SIDA et de son appui au Fonds Mondial.

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 16:47
Saisie des équipements et biens d'une société minière chinoise

 

Le ministre Léopold Mboli Fatrane ordonne la saisie des équipements et biens de la société minière chinoise Zighou Mining

 

Bangui, 5 fév. (ACAP)- Le ministre des Mines et de la Géologie, Léopold Mboli Fatrane, a pris, lundi 4 février 2019 à Bangui, un arrêté portant saisie conservatoire des équipements et biens de la société d’exportation minière Zighou Mining. 
 

Ces équipements et biens ont été saisis pour 5 faits, à savoir entre autres la non livraison de la contribution en nature comme convenu dans la convention minière entre l’Etat centrafricain et la société Zighou Mining (Cf. : article 8 alinéa 3), le non versement de l’enveloppe devant permettre la réhabilitation de la direction régionale N°3 des Mines et du Pétrole basée à Bouar, a expliqué le ministre Léopold Mboli Fatrane.  
  
« Le Passage à l’exploitation sans permis d’exploitation délivré dans les formes requises par le code minier centrafricain (Cf. : article 60 alinéa 1 de la loi portant code minier de la Républicaine) ; la non déclaration issue de cette exploitation illicite (Cf. : article 187 alinéa 1,3 et 4 de la loi portant code minier de la République Centrafricaine) et le refus délibéré de se conformer aux directives administratives du département en charge des Mines », a-t-il poursuivi. 
  
Il a fait savoir que la saisie conservatoire concerne les engins tels que 6 excavateurs, le conteneur N°CAIU2270666 ML CN541208, le conteneur N°MSKU5700640 ML CN6448636 et le conteneur N°TEXU70620214 contenant les matériels et équipements de recherche et d’exploitation minière de cette société. 

Le ministre Léopold Mboli Fatrane a rappelé que conformément aux dispositions de l’article 193 de la loi N°09.005 du 30 avril 2009 qui stipulent que : « Jusqu’à la décision finale, l’administration des Mines reste compétente pour prendre toutes mesures conservatoires nécessaires à la protection des personnes et des biens, à la préservation de l’environnement et de l’exploitation». 

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