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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 12:33
Abdallah Kadre Assane limogé : les en-dessous

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 2 février 2016 12:31

 

Abdallah Kadre Assane, ne fait plus partie du gouvernement de transition que dirige le Premier ministre Mahamat Kamoun. Il a été limogé de son poste de ministre des Finances et du Budget par le chef du gouvernement et le chef de l’État de Transition, Catherine Samba-Panza. 


Le décret de son limogeage a été lu à la radio nationale. Jusqu'à lundi matin, Abdallah Kadre Assane était encore au gouvernement de Kamoun 3. Depuis le régime l'ancien président François Bozize, il a changé plusieurs fois de portefeuille ministériel. D'abord, ministre du Plan et de la coopération internationale, il est passé par le département des Postes et télécommunications pour chuter au ministère des Finances et du Budget. 


Après son limogeage, les interrogations se multiplient. Nombreux sont ceux qui veulent savoir ce qui a motivé cette décision à seulement deux mois de la fin de la transition. Selon les indiscrétions qui fusent depuis ces derniers temps, le ton n'est pas au beau fixe entre Abdallah Kadre Assane et le Premier ministre Mahamat Kamoun qui ne voulait même plus le voir. Les mêmes indiscrétions font état des cas de détournements qui pourraient être l'une des raisons du limogeage de l'ex-patron du département des Finances. 


Abdallah Kadre Assane est le seul ministre des Finances qui depuis 1960 à ce jour, a apporté de profondes réformes comme la bancarisation qui a mis fin aux fonctions des « billeteurs » qui appauvrissaient les fonctionnaires et agents de l’état au plus bas salaire mensuel. L'ancien membre du gouvernement est ressortissant de l’Ecole Nationale de l’économie Appliqué (ENA) de Dakar au Sénégal. Il a poursuivi ses études supérieures au centre de formation des sciences économiques à Libourne en France. 

Le gouvernement nomme un nouveau ministre des Finances


Le ministre délégué aux Finances et au Budget, Célestin Yanindji, est nommé depuis hier lundi après-midi ministre en charge des Finances et du Budget de la République Centrafricaine. Il remplace à ce poste Abdallah Kadre Assane. L'information a été donnée sur les ondes de la radio nationale.

 
Célestin Yanindji est autorisé à prendre les rênes du ministère des Finances et du Budget aux termes d'un décret pris conjointement par le Premier ministre Mahamat Kamoun et le Chef d’État de Transition, Catherine Samba Panza le 1er février 2016. 

Le nouveau ministre des Finances et du Budget était entré au gouvernement Kamoun 2 en janvier 2015. Son accès dans le cercle fait suite à l'instruction de Mme Samba Panza de procéder à un réaménagement technique de l'équipe. Mr Yanindji était alors, ministre délégué aux Finances et au Budget.

 

 

NDLR : Les derniers jours de cette calamiteuse transition tournent au vinaigre. Ce brutal limogeage du sulfureux personnage d'Abdallah Kadre en est une preuve. Déjà en bozizie, il avait trempé avec Aurélien Zingas dans la disparition de la somme de 20 millions de F CFA due par le trésor à la société REGICA de Cyriaque Dussey. A l'entrée de Séléka dans Bangui, Abdallah Kadre s'est opportunément retrouvé avec des hommes armés au domicile du même Cyriaque Dussey pour tenter de s'emparer des véhicules de ce dernier. C'est grâce à l'intervention de Moussa Mohamed Dhaffane et ses hommes que les braqueurs ont été mis en fuite. Abdallah Kadre est le demi-frère du PM Mahamat Kamoun mais il est accusé de trahison et il lui est aussi reproché des cas de détournement et de mauvaise distribution des dons de matériel (motocyclettes et bicyclettes et autres ordinateurs et téléviseurs) effectué par certaines ambassades et organismes internationaux au gouvernement centrafricain. Même si ce n'est pas lui qui a mis le feu au ministère du budget, d'aucuns n'hésitent pas à faire le lien entre le limogeage de Kadre et l'incendie de ce ministère de la semaine dernière qui a vu disparaître certains documents importants. 

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 12:16

 

 

 

La Cour constitutionnelle de Transition  (CCT) dans sa décision n° 004/16 du 25 janvier 2016 RELATIVE A LA PROCLAMATION DEFINITIVE DES RESULTATS DES ELECTIONS LEGISLATIVES DU 30 DECEMBRE 2015 a décidé en ses articles 3 et 4 que les élections législatives du 30 décembre 2015 sont annulées dans leur ensemble et seront reprises en application de l’article 161 du Code électoral.

 

Aussi, en application de l’article 104 alinéa 3 de la Charte Constitutionnelle de Transition, le Conseil National de Transition (CNT) reste en place jusqu’à l’installation de l’Assemblée nationale élue, de sorte que l’hypothèse d’un vide juridique est écartée, à la condition que les élections se tiennent dans les soixante (60) jours.

 

  • Considérant que la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition n’est susceptible d’aucun recours et que celle-ci s’impose à tout le monde y compris les pouvoirs publics ;
  •  
  • Considérant que la République centrafricaine, jadis havre de paix s’est confrontée ces dernières décennies à des crises récurrentes dont la principale cause sont les élections mal-organisées.
  •  
  • Considérant que le consensus est l’unique levier pour une transition apaisée par l’organisation des élections crédibles et transparentes avec l’acceptation des résultats par tous les acteurs politiques ;
  •  
  • Considérant que la date du 14 février 2016 fixée par l’ANE pour la tenue de l’élection présidentielle du deuxième tour et des élections législatives du premier tour ne permet pas à l’ANE de corriger les nombreuses irrégularités relevées par la Cour Constitutionnelle de Transition elle-même ;

 

Les participants à la réunion du Cadre de concertation convoquée ce jour 01 février 2016 en la salle de conférence de la Primature :

 

  • Prennent acte de la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition ;
  •  
  • Dénoncent le manque de consensus conformément à l’article 26 du Code électoral sur l’élaboration du chronogramme proposé par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et entériné par le décret du Chef de l’Etat de la Transition.
  •  
  • Suggèrent le report des élections législatives dans un délai raisonnable en vue de donner plus de temps à l’ANE pour corriger les dysfonctionnements observés dans plusieurs circonscriptions électorale en RCA ;
  •  
  • Proposent la date du 28 février 2016 pour la tenue des élections législatives.
  •  

Fait à Bangui le 01 février 2016

RCA - Législatives : DECLARATION DES ENTITES COMPOSANT LE CADRE DE CONCERTATION
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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 11:34
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Les étudiants en grève pour réclamer leurs bourses

 

http://rjdh.org/ PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 3 FÉVRIER 2016

 

Les étudiants centrafricains sont montés au créneau ce mercredi 03 février 2016 pour  revendiquer 9 mois d’arriérés de bourses d’études ainsi que l’affichage de la liste additive des boursiers. Ces derniers ont barricadé, à cet effet l’avenue des martyrs ce matin.

 

Nzannou Paterne, l’un des manifestants a avancé quelques raisons de leur mécontentement « c’est inadmissible, comment un Etat peut refuser de verser les bourses aux étudiants sous-prétexte que la caisse du trésor public est vide ? C’est du sabotage total, c’est pourquoi nous sommes là ».

 

Nobert Pounaba, président du Bureau Exécutif de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) trouve cette démarche légitime, car selon lui, les étudiants sont dépassés « les étudiants ont totalisé au moins un an d’arriérés  des bourses. Egalement, la liste des boursiers de l’année académique 2014-2015 n’ait été publiés que partiellement. Nous avions mené des démarches, on a touché toutes les instances, et je pense que les gens n’ont pas la bonne volonté  pour pouvoir sauver la situation. C’est pourquoi ces derniers estiment que trop c’est trop », a-t-il expliqué

 

Il a par ailleurs signifié que tant que ces revendications ne sont pas prises en compte, le mouvement va perdurer sur le campus « les étudiants centrafricains veulent seulement le versement total de leurs bourses et la publication de la liste additive de 700 étudiants boursiers qui ont été élagués. C’est un droit et le gouvernement doit prendre ses responsabilités sinon le mouvement va perdurer », a-t-il menacé.

 

C’est à l’issue d’une Assemblée Générale, ce mercredi matin que ce mouvement a été décidé. Rappelons que c’est la première manifestation organisée par le nouveau bureau de l’ANECA intronisé le 21 janvier dernier.

 

 

Les malades du virus Monkeypox à Bangassou sont guéris

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 3 FÉVRIER 2016

 

Aucun nouveau cas de malade à virus Monkeypox  n’est signalé actuellement à Bangassou, trois semaines après la découverte de la maladie dans la localité. L’information est confirmée au RJDH par le Médecin chef du centre de santé universitaire et hospitalier de Bangassou, Jean-Paul Ogbia.

 

« Tous les malades que nous avons reçus et qui ont été isolés au niveau de l’hôpital ici, sont guéris et ont déjà regagné leurs familles. Donc je peux vous confirmer que pour le moment, aucun cas de malade à virus Monkeypox n’est signalé à Bangassou », a relevé Jean-Paul Ogbia. Le médecin a évoqué, toutefois un cas suspect.

 

Jean-Paul Ogbia a annoncé l’arrivée d’une mission de vérification à Bakouma d’où est partie la maladie « les deux premières personnes qui avaient présenté cette maladie étaient venues de Bakouma. Nous allons organiser une mission de travail dans les prochains jours dans cette localité pour vérifier la situation dans la ville» a-t-il précisé.

 

Le centre de santé universitaire et hospitalier de Bangassou avait enregistré six cas en mois de janvier dernier.  Deux malades étaient morts et les autres sont guéris.

 

La maladie à virus  Monkeypox  a été détectée en 1970 en République Démocratique du Congo. C’est en 2001 qu’elle a été découverte en République Centrafricaine précisément dans le Mbomou.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 11:10
Elections en RCA : une seconde campagne qui coûte cher aux candidats

 

 

Par RFI  04-02-2016 Modifié le 04-02-2016 à 04:22

 

En Centrafrique, la campagne des élections législatives a démarré samedi, mais à Bangui, elle marche au ralenti. La décision de la Cour constitutionnelle de transition d'annuler le premier tour des législatives en raison de fraudes et d'irrégularités massives et de recommencer le vote le 14 février a surpris tout le monde, en particulier les candidats, qui doivent refaire une campagne de premier tour. Un surcoût imprévu et non sans conséquence.

 

Elvis Bindala est candidat dans le 6e arrondissement de Bangui. En décembre, sa campagne lui avait coûté 7 à 8 millions de francs CFA (entre 10 000 et 12 000 euros environ). S'il peut recommencer pour le 14 février, c'est grâce au soutien financier de l'un des finalistes de la présidentielle. « J’avais acheté des t-shirts pour faire ma publicité. (…) Pour les réunions, on ne va pas parler aux gens comme ça gratuitement, il faut aller voir le chef du quartier. Il faut aussi payer le carburant des voitures pour faire des caravanes, les locations de camions, tout ça », rappelle-t-il.

 

Tout le monde n'est pas dans ce cas-là. Marie Annick Service est candidate indépendante. Elle fait campagne avec ce qu'elle avait prévu pour un éventuel second tour. Mais ce qu'elle déplore, c'est la précipitation avec laquelle il a fallu se remettre en campagne. « On aurait pu au moins laisser trente jours aux candidats pour pouvoir essayer de se retourner un peu financièrement pour pouvoir préparer et battre campagne comme il faut, estime-t-elle. En ce moment, je suis en train de battre campagne avec mes propres moyens. »

 

Désistements

 

Au nord de Bangui, à Bégoua, Virginie Mbaïkoua, elle aussi, creuse le déficit. Mais elle voit cette nouvelle campagne de premier tour comme une chance. « J’essaie déjà de faire les secteurs où je n’ai pas pu aller au premier tour, explique-t-elle. Par contre, là où je suis déjà passée, j’envoie seulement mes représentants pour aller rassurer la population sur le fait que je me représente à nouveau parce qu’il y a beaucoup de désistements. Donc on essaie de s’en sortir. »

 

Le surcoût d'une nouvelle campagne et les ralliements ou alliances politiques devrait faire baisser le nombre de candidats aux législatives. Ils étaient près de 1 200 en décembre.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 11:00

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 3 février 2016 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) se félicite de l’avancée du dialogue intercommunautaire entre les populations des quartiers de Boeing et PK5 (sud de Bangui) en vue de la réouverture du cimetière musulman à Boeing, a indiqué le Porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro. Au cours du point de presse hebdomadaire de la Mission ce mercredi 3 février, le Porte-parole a annoncé que 200 jeunes issus de ces deux quartiers travaillent actuellement pour réaménager les 70.000m2 de ce cimetière.

 

“Il s’agit d’un signal très fort envoyé par les deux communautés en vue de la cohésion et de la réconciliation, et qui est le résultat d’efforts conjoints des responsables locaux, des autorités nationales et des partenaires (MINUSCA, PNUD, Ambassade de France). Cette activité matérialise une réelle cohabitation pacifique et donne à ces bénéficiaires l’opportunité d’avoir un travail et un revenu pour favoriser leur réinsertion et contribuer à la stabilisation de la communauté », a ajouté Monteiro.

 

Sur les élections, Vladimir Monteiro a informé que des rencontres ont eu lieu entre le leadership de la Mission, dans le cadre du G8-RCA, avec les acteurs politiques clés à Bangui, y compris le chef de l'Etat de la Transition, le Premier ministre du Gouvernement de transition, le Président du Conseil National de Transition, le Président de la Cour constitutionnelle ainsi que les candidats à la présidentielle. Ces contacts font partie des consultations permanentes entre la communauté internationale et les autorités et personnalités centrafricaines, en vue de la tenue d’élections crédibles, apaisées et ouvertes à toutes et à tous.

 

Les Nations Unies (MINUSCA et PNUD), en coordination avec leurs partenaires dont l’Autorité nationales des élections (ANE), poursuivent leur assistance notamment dans le domaine de la formation. Parmi ces formations, notons celle à l’endroit des formateurs nationaux de l’ANE et les coordonnateurs des Bureaux électoraux régionaux de l’Assistance électorale intégrée et qui a été essentiellement axée sur les aspects pratiques et la maîtrise du remplissage des documents électoraux, pour s’assurer que les formateurs nationaux soient à même de mieux restituer la formation au niveau des démembrements de l’ANE. Les formateurs nationaux ont été, depuis le 2 février, déployés dans les préfectures où ils formeront les démembrements (ALE et ASPE) les 5 et 6 février dans les chefs-lieux de préfecture. Ces démembrements devront à leur tour former, sous la supervision des formateurs nationaux, les membres de bureaux de vote.

 

Les activités de formation ont également touché 164 policiers et 148 gendarmes, avec pour objectif le renforcement des capacités des forces de sécurité intérieures afin de garantir la sécurité du scrutin du 2èmetour de l’élection présidentielle et du 1er tour des législatives. Cette session additionnelle s’est déroulée simultanément à Bangui, Bria et Bouar, les 2 et 3 février 2016.

 

En outre, les Nations Unies, le Cadre de Concertation et du National Democratic Institute (NDI) ont engagé des activités portant sur l’intensification de la campagne d’information et de sensibilisation sur le code de bonne conduite à Bangui et dans les préfectures ainsi que de la formation des représentants des candidats dans les bureaux de vote pour la surveillance des opérations de vote et de dépouillement. Les formations de représentants des candidats seront organisées à Bangui, Bangassou, Kaga-Bandoro et Paoua.

 

Concernant, la promotion et à la protection des droits de l’Homme, la MINUSCA a initié un échange avec le Rectorat de l’Université de Bangui en vue de la mise en place d’un Club de droits de l’Homme. Des ouvrages traitant des droits de l’Homme ont été remis à l’Université à cette occasion. Par ailleurs, dans le cadre de sa stratégie de lutte contre l’exploitation et les abus sexuels, la MINUSCA a rencontré le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui pour discuter sur la collaboration entre les Nations Unies, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme et les acteurs judiciaires nationaux sur les allégations d’exploitation et d’abus sexuels portées contre des fonctionnaires non onusiens.

 

Sur la situation sécuritaire, le Porte-Parole de la police de la MINSUCA, le Lieutenant Salifou Konseiga, a indiqué qu’elle reste calme malgré quelques infractions. La Police de la MINUSCA continue toutefois d’assurer la protection des populations civiles en collaboration avec les forces de sécurité intérieures. A cet effet, 10 véhicules destinés aux activités spéciales de police ont été mis à la disposition des équipes qui sont en colocation avec les FSI. Au chapitre de l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, le Lieutenant Konseiga a annoncé le lancement des travaux de la réhabilitation de la salle d’audience du Palais de justice de Bouar. Ce chantier s’inscrit dans le cadre du programme des projets à impact rapide de la MINUSCA.

 

Pour sa part, le Porte-Parole de la Force, le Lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza a annoncé que les mesures vigoureuses prises par la MINUSCA pour traquer certains malfaiteurs dans l’arrière-pays se sont soldées par une situation sécuritaire relativement calme sur tout le territoire. Ces mesures ont été particulièrement efficaces dans les préfectures de Mbomou, Haute-Kotto dans le secteur Est, Ouham et Ouham-Pende dans le secteur Ouest. En effet, des opérations sont en cours pour mettre hors d’état de nuire les éléments des différents groupes armés qui troublent la quiétude des populations civiles.

 

LA MINUSCA SE FELICITE DE LA POURSUITE DU DIALOGUE INTERCOMMUNAUTAIRE A BANGUI
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 19:22
Lu pour vous : De l’Afrique au Moyen-Orient : les sales guerres de Hollande

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/  Lutte Ouvrière n°2479  03 février 2016

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé dimanche 31 janvier qu’il souhaitait mettre fin à l’opération Sangaris en Centrafrique. « Je souhaite que cela soit fait au cours de l’année 2016 et qu’il reste sur le territoire de Centrafrique de petites unités, comme c’était le cas auparavant », a t-il déclaré, précisant que cela pourrait vouloir dire passer des 900 militaires français présents actuellement à 300. Mais il n’y aura pas moins de soldats français en Afrique ; ils seront sans doute seulement transférés sur un autre terrain.

 

Contrairement à ce que prétend Le Drian, ce n’est certainement pas les avancées de ce qu’il appelle le processus démocratique qui expliquent ce retrait partiel. Le 14 février aura lieu le second tour de l’élection présidentielle, où les Centrafricains auront à choisir entre deux anciens ministres des gouvernements précédents. Cette comédie électorale ne changera évidemment rien à l’état du pays, dont les habitants vivent terrorisés, coincés entre les diverses variétés de bandes armées qui rackettent et assassinent. Le fait que l’armée française ait réussi au fil des mois à sous-traiter la gestion de cette situation incontrôlable aux 10 000 membres des troupes de l’ONU permettra peut-être à ses soldats d’aller tuer et se faire tuer ailleurs, mais elle n’est en rien un signe d’amélioration.

 

Les terrains sur lesquelles l’armée française est en guerre n’ont cessé de s’étendre ces dernières années. L’intervention des troupes françaises au Mali n’a pas débouché sur leur retrait d’une région qui aurait été rendue sûre, mais au contraire sur leur déploiement dans les cinq pays du Sahel que sont la Mauritanie, le Niger, le Mali, le Tchad et le Burkina Faso. Au Moyen-Orient, les avions français ont commencé en 2014 à intervenir en Irak, avant de le faire en Syrie en septembre dernier. Ils y mènent actuellement chaque jour ce que les hommes politiques et les journalistes appellent des frappes, ce mot hypocrite créé pour tenter de masquer l’horreur de bombardements qui font peut-être plus de victimes parmi les populations civiles que parmi les combattants de Daech.

 

Enfin, une nouvelle guerre se prépare en Libye, comme si la catastrophe à laquelle a abouti celle de 2011 contre Kadhafi ne suffisait pas. L’impérialisme français est en guerre, non parce qu’il veut apporter la paix et la démocratie aux peuples, mais parce qu’il veut être présent, y compris militairement, là où il a des intérêts à défendre. Cela va du contrôle de son ancien empire colonial en Afrique aux tractations qui trancheront un jour l’avenir du Moyen-Orient et au partage des exploitations pétrolières en Libye. Dans tous ces pays, le gouvernement français, qui prétend intervenir pour défendre la paix, participe au contraire à la généralisation de la guerre. Sans parler du fait que cela lui permet en plus de vendre du matériel de guerre testé au combat, comme le mettent en avant les industriels de l’armement.

 

« La France est en guerre », disait Hollande après les attentats de novembre à Paris et Saint-Denis. Mais il n’y a aucune raison de soutenir cette politique.

 

Daniel MESCLA

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 12:48

 

 

http://www.voaafrique.com/  mercredi, février 03, 2016. 11:36 TU

 

Des soldats musulmans au sein de l'armée centrafricaine réclament plus d'armes et de munitions pour protéger leur communauté dans la capitale en raison de la menace que pose une nouvelle milice locale formée par des musulmans.

 

Des habitants du quartier PK5 demandent eux aussi que les militaires soient mieux équipés.

 

Le PK5 est le quartier qui abrite le plus grand marché de la capitale centrafricaine, mais aussi les derniers musulmans de Bangui après le départ de beaucoup d’autres à cause des affrontements ethniques au cours des trois années écoulées.

 

Des combats ont eu lieu ici en septembre dernier, mais une certaine accalmie prévaut depuis, déclare un commerçant, Mahamat Abdou.

 

En dehors de l’arrondissement du PK5, les musulmans sont confrontés au danger que représentent les anti-Balaka qui est groupe majoritairement constitué de chrétiens.

 

Au PK5, sévit encore une milice musulmane - pas les Séléka qui avaient, eux, renversé le gouvernement il y a trois ans, mais un autre groupe issu localement et qui a pris le contrôle du quartier.

 

Un autre commerçant, Ahmad Idriss, est d’avis que la situation sécuritaire s’est considérablement améliorée depuis le déploiement il y a deux mois par l'armée centrafricaine d’une unité composée de soldats musulmans originaires du PK5.

 

L'un des soldats musulmans a confié à la VOA que son unité ne dispose que d'une poignée de fusils et a été attaquée à maintes reprises par la milice musulmane lourdement armée et qui est apparemment soutenue par des politiciens.

 

Le militaire ajoute toutefois que la mission des Nations Unies – la Minusca – leur vient en aide d’autant qu’elle a récemment déployé des troupes égyptiennes dans la zone.

 

Les milices et les forces de sécurité semblent observer une trêve en ce moment dans le quartier PK5. Mais il s’agit d’un cessez-le-feu fragile et la situation pourrait basculer après le changement de gouvernement, qui interviendra aux termes des élections prévues durant ce mois de février.

Centrafrique : des soldats musulmans réclament plus d'armes et de munitions
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 12:40

 

 

Par RFI 03-02-2016 Modifié le 03-02-2016 à 11:54

 

Kaga-Bandoro est la préfecture de la Nana-Gribizi, au centre-nord de la Centrafrique, une région qui reste sous contrôle des ex-Seleka. Après l'échec de la tenue du référendum mi-décembre suite à des violences, le représentant spécial de Ban Ki-moon pour la Centrafrique avait déclaré la ville « zone exempte d'armes » et le contingent de la Minusca sur place avait renforcé les contrôles. Un mois et demi plus tard, Kaga-Bandoro est-elle vraiment devenue une ville sans arme ?

 

Pour le maire de Kaga-Bandoro, nommé il y a trois mois, la consigne de l'ONU n'est pas vraiment respectée : « On a entendu à la radio que Kaga-Bandoro était sans arme. Mais les gens se promènent toujours avec leurs armes et en tenue. »

 

Il confirme toutefois que la tension a beaucoup baissé depuis mi-décembre. Pour ce qui est du centre-ville en journée, on constate que de petits groupes d'ex-Seleka sont bien présents, notamment aux abords des bâtiments administratifs. Mais les éléments aperçus étaient presque tous en civils et sans armes visibles.

 

Selon les habitants, c'est surtout la nuit que les armes ressortent. Mohamed, musulman, habite un quartier à majorité chrétienne : « L’autre jour, dans la nuit, les Seleka sont venus chez moi pour braquer. Il y en avait un qui avait une kalachnikov et un autre des machettes. Ils ont forcé la porte et je leur ai dit en arabe que les gens étaient en train de dormir. Là, ils m’ont dit que leur frère arabe habitait ici et ils sont partis. Si j’avais été chrétien, je ne sais pas ce qu’ils m’auraient fait. »

 

Dans le camp de l'évêché aussi, les armes sont souvent cachées, mais bien présentes. Les représentants des déplacés se plaignent de la présence nocive de certains ex-combattants anti-balaka. La semaine dernière encore, une rixe entre deux d'entre eux a fait un blessé à l'arme blanche.

 

RCA : à Kaga-Bandoro, les armes n’ont pas complètement disparu
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 12:11

 

 

 

Ce qui se passe sous nos yeux en Centrafrique ne cesse de tarauder mon esprit et soulève en moi beaucoup de réflexions sur notre destin commun, notre avenir et la place que nous devons occuper dans le concert des nations. En vérité, il me semble que nous sommes encore loin de la lumière et de la vérité, celle qui affranchit et non celle qui divise. Je sais aussi que le Centrafricain n’aime pas la vérité et n’aime pas non plus sortir du lot pour apprécier les choses en s’appuyant sur la raison pour se remettre en cause et aller véritablement à la recherche de ce qui peut l’aider à trouver une issue honorable dans ce labyrinthe où nous sommes plongés.

 

Notre refus permanent d’aller vers la vérité nous met toujours dans une situation d’impasse où notre intelligence n’arrive plus à se manifester pour accoucher de nouvelles manières de penser et des actions porteuses d’espoir et de changement. Le rejet de l’esprit critique, le refus d’écouter l’autre, les réactions épidermiques face à une situation sans prendre du recul, l’acceptation des discours de l’autre sans discernement, la croyance aux rumeurs sans vérifier leurs fondements, constituent aujourd’hui des maux qui maintiennent le Centrafricain dans la caverne. Il faut du temps pour en sortir tant il n’y a pas d’hommes capables de nous apporter la lumière et la raison en un mot la vérité qui libère.

 

Pascal dans ses « pensées » affirme qu’ « il deux principes qui partagent la volonté des hommes, la cupidité et la charité ». La cupidité selon lui nous amène à nous attacher aux biens de la terre et notre volonté en dépend. Tandis que la charité nous rapproche de la Vérité, en un mot de Dieu, pour celui qui croit. Notre cupidité nous aveugle et nous empêche de prendre des décisions justes. Nous obéissons plutôt à nos cœurs, à nos sentiments erronés du moment ; ce qui nous éloigne de la « clarté » pour reprendre les termes de Pascal.

 

Une occasion en or a été offerte à la Cour constitutionnelle de dire la vérité, le droit qui allait libérer le peuple de son ignorance et de sa torpeur. La voie allait être ouverte à de nouvelles valeurs qui rapprochent les hommes de l’humilité, de la reconnaissance des qualités de l’autre et de son acceptation sources de l’intercompréhension. Or, notre nature humaine nous tire toujours vers le bas et nous empêche d’accéder à la clarté, c’est-à-dire à la lumière.  

 

Pourquoi je dis ceci ? Rappelons-nous que tout le monde avait décrié le fait qu’il y ait trop de candidats (30) à la présidentielle. Certains vont même demander à ce qu’on augmente le montant de la caution à 20 millions pour réduire leur effectif. D’autres élevaient la voix pour demander leur regroupement sur des bases idéologiques pour avoir au plus cinq candidats. Mais ces voix n’ont pas été entendues. L’occasion qui a été offerte à la Cour serait d’annuler les élections pour que les meilleurs et les capables puissent se représenter. J’en suis sûr, si cela a été le cas, on aurait réduit l’effectif des candidats, puisse que les aventuriers allaient désister et laisser la place aux vrais citoyens dotés de projets de société. Il est certain que pour les législatives peu repartiront à la course. Ils n’ont plus rien ; même pour s’acheter de quoi à manger.

 

Voilà la chance que la nature a offerte gracieusement à la Cour mais elle n’a pas su en profiter parce que aveuglée par son manque de discernement. Le travail psychologique organisé consiste à répéter à longueur de journée que le peuple à trop souffert et qu’il faut accepter le verdict de la Cour et non celui des urnes. On oublie cependant que cela pourrait produire d’autres effets. Il fallait aussi faire vite pour obéir à son maître qui, férule à la main, intimait l’ordre de donner les résultats tronqués mais qui répondent bien à la vision qu’il veut imposer à la république dite indépendante. Cela n’étonne personne. Ne dit-on pas que la main qui donne est celle-là qui commande ?

 

Pauvre Centrafrique !

 

William Béni NDIOH

De l’ignorance et l’aveuglement de la Cour constitutionnelle  par William Béni NDIOH
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 11:19

 

 

http://www.un.org/

 

2 février 2016 – Le Fonds commun humanitaire en République centrafricaine a octroyé une allocation de 9 millions de dollars pour aider des personnes déplacées par la violence, des populations revenues chez elles, et des communautés d'accueil vulnérables, a indiqué le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 

L'objectif principal de cette allocation est de financer des projets qui répondent aux besoins humanitaires critiques et urgents afin d'améliorer l'accès des populations affectées aux services de base et de contribuer à réduire la violence entre les communautés.

 

Les projets incluant des activités de transfert de connaissances aux organisations non gouvernementales nationales auront la priorité.

 

Le Fonds commun humanitaire en République centrafricaine est un mécanisme de financement sous l'autorité du Coordonnateur humanitaire dans ce pays. Il est destiné à donner à ce dernier plus de souplesse pour allouer des fonds à des situations de crise.

 

« A travers ce financement du Fonds commun humanitaire, notre priorité est d'apporter l'assistance immédiate aux personnes les plus affectées par la crise » a dit le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Aurélien A. Agbénonci. Ces fonds aideront les organisations humanitaires à fournir notamment de l'eau potable et de l'assainissement, un accès à éducation et aux services sanitaires, une assistance alimentaire et des abris.

 

Cette somme de 9 millions de dollars est mise à la disposition des agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales alors qu'on estime que 2,3 millions de personnes ont besoin d'une assistance.

 

« Il est extrêmement important que la communauté internationale soit en mesure de répondre rapidement aux besoins humanitaires les plus urgents en République centrafricaine. Je remercie les donateurs qui ont contribué à cette allocation, car ce financement permet aux partenaires d'aider à soulager la souffrance et de continuer à fournir l'assistance d'urgence aux milliers de personnes déplacées et des familles d'accueil dans le besoin », a ajouté M. Agbénonci.

 

 

NDLR : Ce Béninois coordonnateur humanitaire des Nations Unies en Centrafrique qui est sorti de la neutralité et de l'obligation de réserve liées à ses fonctions vient hélas d'ajouter son nom à la longue liste de ses compatriotes fraudeurs d'élections en Centrafrique en étant pris en flagrant délit de complicité avérée avec un candidat à la présidentielle et par conséquent n'a plus rien à faire dans ce pays. Aurélien Agbénonci est désormais un ennemi de la démocratie et aussi de la République centrafricaine

Centrafrique : le Fonds commun humanitaire alloue 9 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents
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