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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 20:41
Messe de requiem en mémoire du père Abel NDOLETE

 

 

La famille du regretté Père Abel NDOLETE informe les religieux, religieuses, les chrétiens et chrétiennes, les parents et les ami(e)s que le corps du défunt a été inhumé le 6 mars 2019 au cimetière diocésain de Molègbè. Une grande messe de requiem sera organisée le 29 mars 2019 à 18 h en sa mémoire à Notre Dame de Beauregard, 2D, avenue des Etangs, 78170 La Celle Saint-Cloud (France)

 

Accès : - En voiture : Cf. GPS

- En train : à partir de la gare Saint Lazare ou la Défense à Paris, prendre la ligne L, direction Saint nom la Bretèche. Descendre à Celle Saint-Cloud

Contact pour l’accueil à la paroisse : Père Peter BEMBI NGBOKOLI, tél : 07 53 11 16 35 Un repas, en toute fraternité, sera servi à 19 h 45 dans la salle paroissiale qui devra être libérée à 22 h 30 au plus tard afin d’être apprêtée pour les services du lendemain matin.

En conséquence, il est demandé à toutes et à tous d’être à l’heure.

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 20:19
Modernisation de l'aéroport Bangui Mpoko : Dondra en parle avec la BAD

 

 LA BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT VISITE LE MINISTRE DONDRA POUR PARLER DU PROJET DE LA MODERNISATION DE L’AEROPORT BANGUI M’POKO

 

Le ministre des finances et du budget a reçu en audience, ce mercredi 27 mars, M. Augustin Karanga de la Banque Africaine de Développement (BAD) avec qui, il a échangé sur le projet de la modernisation de l’aéroport Bangui M’poko. 

 

Cette mission de la BAD vient après celle du mois d’octobre 2018, et vise à évaluer le projet en vue de déterminer le coût, de préciser les différentes composantes, et de définir ses modalités d’exécution. Le ministre Henri-Marie Dondra réaffirme le soutien du gouvernement à la BAD, souhaite que dans un délai raisonnable, l’aéroport international de Bangui M’poko soit à la hauteur des standings internationaux. 

 

Le gouvernement et la BAD comptent agir très rapidement pour restituer à cet aéroport, des fonctions en matière de sûreté afin que la RCA se conforme aux normes et recommandations de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale. Ce projet est structuré autour d’un ensemble d’activités permettant la réhabilitation de l’aéroport Bangui M’poko et l’amélioration de l’environnement logistique dans lequel travaillent les différentes parties prenantes. Nous osons croire que la réalisation dudit projet va contribuer à redorer le blason de la RCA après plusieurs années de violences et de destructions. L’heure de la reconstruction de la RCA a donc sonné! 

   

Service de la Communication du MFB

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 20:14
Centrafrique : à Bangui, l’Institut Pasteur traque les virus les plus mortels
Centrafrique : à Bangui, l’Institut Pasteur traque les virus les plus mortels
Centrafrique : à Bangui, l’Institut Pasteur traque les virus les plus mortels

Lu pour vous 

 

Par Gaël Grilhot Le Monde 26 mars 2019 à 18h00

 

« CARNET DE SANTÉ ». Dans la capitale centrafricaine, la variole du singe, le virus de la vallée du Rift ou Ebola sont étudiés dans un laboratoire hypersécurisé.

 

« Voilà un exemple typique de ce qu’il ne faut pas faire en matière de prélèvement. C’est pour ça que j’insiste pour que ce soient des personnels formés par l’institut qui s’en chargent. » Le docteur Emmanuel Nakoune Yandoko est agacé. Des agents ont mal rebouché les tubes à essais contenant des prélèvements de patients suspectés d’avoir été contaminés par la variole du singe à Banda, dans l’arrière-pays.

Les échantillons se sont déversés dans le sac en plastique qui les contenait. « Ils sont inutilisables, lâche-t-il. Nous les avons détruits alors que nous avons pourtant des procédures strictes et que ce sang doit être conservé à une température de 4 à 8 degrés, dans des tubes soigneusement étiquetés. »

Le docteur Yandoko est directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui, où sont analysés des échantillons qui font peur : virus de la vallée du Rift, variole du singe ou encore tuberculose. Voilà ce que traque l’établissement, inauguré en 1961, membre du réseau international des Instituts Pasteur (RIIP) préposé plus largement à la recherche, la santé publique (centres de vaccinations, analyses), et l’enseignement (formation de chercheurs ou de médecins militaires, par exemple).

Bijou de technologie

Si certains diagnostics n’imposent pas d’équipements trop complexes, pour les virus les plus dangereux, comme Ebola ou la fièvre de Marburg, le niveau de sécurité augmente considérablement. Et c’est pour pouvoir traiter ces agents pathogènes très virulents que, depuis 2011, l’Institut s’est doté d’un laboratoire P3 + (P pour protection). C’est un plateau technique très moderne et hyperprotégé.

De l’extérieur, ce bijou de technologie ne paie pas de mine. Pas de barbelés, ni de dispositif de sécurité notable, ou de gardes armés jusqu’aux dents. Juste un petit bâtiment de plain-pied en phase avec l’atmosphère bucolique et arborée de l’Institut. Seuls quelques panneaux discrets avec têtes de mort ou sigles de danger bactériologique préviennent de ce qui se cache derrière ces murs.

Le modernisme du P3 + se cache à l’intérieur. Les laboratoires P3 sont conçus pour protéger à la fois l’opérateur et les populations environnantes grâce à une étanchéité de l’enceinte, une mise en dépression des locaux qui évite toute fuite vers l’extérieur et une filtration de l’air rejeté. « Avant d’atteindre la salle de recherche proprement dite, Il faut traverser trois sas de dépressurisation, explique le docteur Yandoko. Cette pression de plus en plus basse empêche les virus de s’échapper. » Gants, masques, combinaisons : personne n’entre dans la salle de recherche avec ses effets personnels et tout ce qui en sort passe immédiatement dans l’autoclave pour être désinfecté. A Bangui, le laboratoire est par ailleurs équipé d’une boîte à gants mobile, permettant son transport sur les zones à risques, pour effectuer des analyses encore plus efficacement.

Prévenir tout début d’épidémie

Ce P3 + a déjà sauvé bon nombre de vies. Récupérés dans la région de la Lobaye (sud-ouest), des échantillons provenant de l’eau de moustiques et de tiques y ont été analysés, prouvant la présence du virus de la fièvre de la vallée du Rift. Une maladie mortelle qui touche à la fois les hommes et le bétail, et qui peut avoir aussi des conséquences graves sur le plan économique. En 2016, un échantillonnage plus important sur des bovins et des humains a permis de tracer la circulation de ce virus en Centrafrique, et cette étude, menée par le docteur Nakoune, permet aujourd’hui de mieux prévenir tout début d’épidémie.

La variole du singe, une cousine de la variole humaine, mortelle et hypercontagieuse, réapparue en Centrafrique au début des années 2010, est pour l’heure diagnostiquée rapidement par le P3 + de l’Institut à chaque alerte, une douzaine par an. Le P3 + permet d’isoler les patients très rapidement pour contenir la maladie à des zones très étanches, et éviter une expansion meurtrière comme celle qu’a connue le Nigeria en septembre 2017 avec 345 cas suspects dans 25 Etats.

Ces derniers temps, le laboratoire scrute aussi les indices d’une potentielle arrivée d’Ebola depuis la République démocratique du Congo (RDC), pour l’anticiper au maximum. Etrangement, aucune alerte n’a pour le moment été confirmée, alors que le docteur Yandoko estime que toutes les conditions sont réunies : « Selon une étude récente, 13 à 14 % de la population des bords de la frontière avec la RDC présentent des anticorps à Ebola. Ce taux grimpe énormément avec les populations en contact direct avec la forêt, comme les communautés pygmées. Ils sont ou ont été par conséquent en contact avec des réservoirs du virus. »

La possibilité d’une épidémie n’est donc pas à exclure, comme le risque d’une importation via la RDC, puisqu’une épidémie y sévit à 1 000 kilomètres. Plusieurs alertes de suspicion ont déjà été lancées après des cas de fièvre hémorragique déclarés, notamment à Mboki, dans l’est de la Centrafrique. Mais aucun échantillon envoyé au P3 + ne s’est pour l’heure révélé positif.

« Un atout exceptionnel »

Dans un pays comme la Centrafrique, en proie à un conflit interminable, et où 80 % du territoire est encore entre les mains des groupes armés, la présence de ce laboratoire est jugé « primordial » par le docteur Alain, coordinateur médical pour Médecins sans frontières. Il en existe également un autre à Kinshasa, inauguré en 2016, mais compte tenu de la taille du pays et des difficultés de circulation, celui de Bangui est parfois utilisé pour des alertes en RDC. Sinon, il faut aller jusqu’en Guinée, au Kenya ou en Afrique du Sud pour trouver ce type de matériel. Or dans la lutte contre ces pathologies très dangereuses, la proximité est essentielle pour « avoir une réponse rapide, et mettre en place des mesures de confinement, en cas de confirmation d’une contamination », ajoute le coordinateur.

Le ministre de la santé Pierre Somsé se félicite aussi que « ce laboratoire constitue un atout exceptionnel pour la Centrafrique. Il nous permet une capacité de riposte, dans un pays au cœur de l’Afrique intertropicale, où les maladies infectieuses constituent un élément caractéristique ». L’Institut Pasteur a d’ailleurs été intégré au cœur même du dispositif de surveillance des épidémies aux côtés des personnels de santé, des organisations humanitaires et de l’armée.

Pour voir plus loin, le P3 + a aussi une vocation de recherche. Une convention a été passée avec l’université de Bangui, afin de former des jeunes chercheurs. Des travaux sur le paludisme y sont actuellement menés. D’autres sur le virus de la mosaïque du manioc.

Sommaire de la série « Carnet de santé »

Chaque mercredi, Le Monde Afrique propose une enquête, un reportage ou une analyse pour décrypter les avancées des soins et de la prévention sur le continent.

Episode 1 Ces nouvelles maladies qui sévissent en Afrique

Episode 2 Au Burkina, les belles promesses de la pommade anti-paludisme

Episode 3 Centrafrique : à Bangui, l’Institut Pasteur traque les virus les plus mortels

 

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 20:11
Centrafrique : Simplice Mathieu Sarandji nommé ministre d’Etat

 

http://www.adiac-congo.com  27-03-2019 18:15

 

L’ex-Premier ministre, dont les groupes armés avaient réclamé et obtenu la démission, a été nommé ministre d’Etat et conseiller spécial à la présidence, selon un décret présidentiel rendu public le 27 mars.

Le 22 février dernier, l’ex-Premier ministre avait présenté sa démission et celle de son gouvernement, conformément à l’accord de paix signé deux semaines auparavant à Bangui entre autorités et groupes armés. Il était obligé de quitter le gouvernement parce que lors des négociations de Khartoum, les groupes armés avaient exigé et obtenu sa démission.

En conséquence, Simplice Mathieu Sarandji avait été remplacé par un proche du président Faustin Archange Touadéra, Firmin Ngrebada, dont les groupes armés avait également exigé rapidement la démission, estimant que son gouvernement ne leur offrait pas suffisamment de postes.

Pour sauver l’accord de Khartoum, l’Union africaine avait organisé une réunion à Addis-Abeba (Ethiopie), à l’issue de laquelle un nouveau gouvernement, toujours dirigé par Firmin Ngrebada, a été formé la semaine dernière, accordant plus de places aux groupes armés.

C’est ainsi qu’outre des ministères non régaliens, les représentants de groupes armés ont obtenu plusieurs postes de conseillers spéciaux à la présidence et à la primature. Il s’agit, entre autres, d’Ali Darassa, chef de l’Unité pour la paix en Centrafrique; Mahamat Alkatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique;  et Bi Sidi Souleymane, alias Sidiki, chef du groupe armé 3R (Retour, réclamation, réconciliation). Tous, ils seront chargés auprès du Premier ministre, Firmin Ngrebada, de la mise en place des unités spéciales mixtes prévues par l’accord de Khartoum.

Ces unités sont composées de membres des Forces armées centrafricaines et des groupes armés qui contrôlent 80% du territoire de Centrafrique, afin d’en assurer la sécurité. La Centrafrique est déchirée par la guerre depuis 2013, et près d’un quart de sa population fait partie des personnes déplacées ou réfugiées dans les pays voisins ou ailleurs.

 

Nestor N'Gampoula

 

 

Centrafrique: l'ex-premier ministre Sarandji nommé ministre d'Etat

 

L'ancien Premier ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji, dont les groupes armés avaient réclamé et obtenu la démission, a été nommé ministre d'Etat conseiller spécial à la présidence, selon un décret présidentiel rendu public mercredi.

M. Sarandji avait présenté sa démission et celle de son gouvernement le 22 février, conformément à l'accord de paix signé deux semaines auparavant à Bangui entre autorités et groupes armés.

Lors des négociations de cet accord menées à Khartoum à l'initiative de l'Union africaine (UA), les groupes armés avaient exigé et obtenu cette démission.

M. Sarandji avait été remplacé par un proche du président Faustin Archange Touadéra, Firmin Ngrebada, dont les groupes armés avait également exigé rapidement la démission, estimant que son gouvernement ne leur offrait pas suffisamment de postes.

A la suite d'une réunion convoquée par l'UA à Addis Abeba pour sauver l'accord de paix de Khartoum, un nouveau gouvernement, toujours dirigé par M. Ngrebada, a été formé la semaine dernière, accordant plus de places aux groupes armés.

Outre des ministères non régaliens, les représentants de groupes armés ont obtenu plusieurs postes de conseillers spéciaux à la présidence et à la primature. Parmi eux, Ali Darassa, chef de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Mahamat Alkatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), chef du groupe armé 3R (Retour, réclamation, réconciliation).

Ils seront chargés auprès du Premier ministre, Firmin Ngrebada, de la mise en place des unités spéciales mixtes prévues par l'accord de Khartoum. Ces unités sont composées de membres des Forces armées centrafricaines (Faca) et des groupes armés qui contrôlent 80% du territoire de Centrafrique, afin d'en assurer la sécurité.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre depuis 2013. Près d'un quart de ses 4,5 millions d'habitants ont dû fuir leur domicile.

© 2019 AFP

 

 

Mise à jour 27.03.2019 à 17:00

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 20:02
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le cabinet présidentiel se renforce avec la présence des représentants des groupes armés

 

Par Fridolin Ngoulou le 27/03/2019

 

BANGUI, 27 mars 2019 (RJDH)—Le président de la République vient de nommer ce 26 mars 2019 aux postes de responsabilité certaines personnalités parmi lesquelles des représentants des groupes armés.

Trois décrets ont été signés par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera. Le premier qui porte le N°19.089 nomme l’ancien premier-ministre Simplice Mathieu Sarandji, ministre d’Etat, Conseiller spécial à la présidence de la République.

Le second qui porte le N°19.090 nomme Madame Senga née Renazou Diane Prisca comme conseiller en matière de Genre et des Affaires Sociales à la présidence de la République.

En fin le troisième texte nomme des personnalités au Cabinet de la Présidence de la République. Le coordonnateur politique du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) de Mahamat Alkatim, Aboulkassim Algoni est nommé ministre conseiller spécial, suivi du ministre conseiller en matière de l’éducation nationale monsieur André Le Gaillard Ringui du FDPC d’Abdoulaye Miskine. Adamou Idriss est nommé ministre conseiller en matière d’Elevage.

Aux rangs des conseillers spéciaux figurent Joachim Kokaté du mouvement Anti-Balaka.

Trois chargés des missions sont aussi nommés notamment le chargé de mission en matière de l’Hydraulique et de l’Energie Renouvelable Amadou Tanga, le chargé de mission en matière de l’action humanitaire Ascain Nzengue Landa, président de l’Association Nouvelle République, une association politique proche du pouvoir et le chargé de mission à la promotion des Petites et Moyennes Entreprises Kalite Deya.

Ces nominations interviennent quelques jours après celle à la Primature et dans certains ministères où l’on constate la présence massive des chefs et représentants des groupes armés dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix signé entre le gouvernement et les 14 groupes armés du pays après un long processus porté par l’Union Africaine avec l’appui de l’ONU.


 

Centrafrique : Le gouvernement suspend les activités des compagnies minières à Bozoum

 

Par Fridolin Ngoulou le 27/03/2019

 

BANGUI, 27 mars 2019 (RJDH)—Le gouvernement centrafricain a décidé, par un Arrêté en la date du lundi 25 mars, de suspendre les compagnies minières chinoises à Bozoum dans l’Ouham-pende pour non-respect des textes en ce qui concerne la protection de l’environnement.

Des compagnies minières chinoises investissent ces dernières années la Centrafrique et y exercent abusivement sans tenir compte de leur cahier de charge. Certaines, même avec des permis de recherche se permettent d’exploiter en toute illégalité en élargissant leurs activités au-delà des limites qui leur ont été assignées par le ministère en charge des mines.

Ces exploitations abusives ont finalement conduit le département des mines de prendre un Arrêté ministériel dans ce sens pour y mettre un terme. Selon la décision N°004/19 du 25 mars 2019, signée par le ministre des mines et de la Géologie Léopold Mboli-Fatran, ces compagnies sont suspendues pour « non-respect des textes régissant les activités minières en République Centrafricaine, notamment le manquement aux obligations relatives à la protection de l’environnement ».

Cette mesure vise les sociétés Tian, Xiang, Tian Run, Meng et Mao. L’arrêté précise qu’ils ne reprendront leurs activités qu’après avoir rempli toutes les conditions exigées par la Loi et règlement en vigueurs.

L’exploitation minière par des chinois dans la région de Bozoum inquiète la communauté locale surtout le non-respect du cahier de charge de cette entreprise : la gestion durable de l’environnement et les investissements communautaires, c’est ce qui est ressorti de l’enquête du RJDH publié le lundi 25 mars.

Titre de l’enquête

Des précédents cas avaient conduit par le passé le gouvernement à prendre une décision le 24 juillet 2018, pour suspendre les activités minières de la société chinoise HW-LEPO, qui s’est installée à Gaga, située à au moins 200 Km de Bangui pour non-respect des textes régissant l’exploitation minière dans le pays.

Le 04 octobre 2018, trois ressortissants chinois ont été tués à Sosso-Nakombo à l’ouest du pays. Ils ont été lynchés par une foule en colère qui les accusait d’avoir été à l’origine de la noyade d’un jeune leader de la région avec lequel ils exploitent les mines dans la région et qui ont été aussi pointés dans la destruction de l’environnement et l’accaparement des terres. Précisons aussi qu’il y a quelques mois à Aba, les habitants de la région avaient aussi menacé de s’en prendre aux chinois qui exploitent les mines dans la région, qu’ils accusent de polluer les eaux.

 

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 15:11
Simplice Mathieu Sarandji nommé Ministre d'Etat Conseiller spécial à la Présidence

L'ancien PM Simplice Mathieu Sarandji est nommé Ministre d'Etat Conseiller spécial du Président Faustin Archange Touadéra. Un membre du FDPC d'Abdoulaye Miskine est également nommé Ministre conseiller à la Présidence en matière d'éducation nationale. 

Simplice Mathieu Sarandji nommé Ministre d'Etat Conseiller spécial à la Présidence
Simplice Mathieu Sarandji nommé Ministre d'Etat Conseiller spécial à la Présidence
Simplice Mathieu Sarandji nommé Ministre d'Etat Conseiller spécial à la Présidence
Simplice Mathieu Sarandji nommé Ministre d'Etat Conseiller spécial à la Présidence
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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 14:50
Nouvelles nationales sur RNL
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RCA : L'Université de Bangui entend améliorer la production du manioc pour renforcer la sécurité alimentaire

 

https://www.radiondekeluka.org  mardi 26 mars 2019 14:27

 

L'Université de Bangui à travers le Projet CAF 5011, appuyé par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) s'est fixé comme objectif de maximiser production du manioc, aliment de base des centrafricains. Elle renforce la capacité technique d'une vingtaine de cadres de l'Institut Centrafricain de Recherche Agronomique, ICRA, de l'Agence Centrafricaine de Développement Agricole, ACDA, et du Ministère de l'Agriculture sur cette culture.

Cette activité qui se déroule du 25 au 28 mars dans la capitale centrafricaine a pour thème "Restauration de la fertilité du sol par l'amélioration biologique et la réhabilitation des sols dégradés pour une Sécurité Alimentaire en Centrafrique".

"L'un des aspects fondamentaux par rapport au développement de l'agriculture, c'est le sol. Nous nous sommes penchés sur ce qui pose problème en ce qui concerne le rendement agricole. Nous nous sommes penchés sur la question afin de chercher à restaurer la fertilité du sol surtout pour le manioc qui est notre aliment de base", a indiqué Professeur Ephrem Kosh-Komba, responsable du Projet CAF 5011.

Concrètement sur le terrain "les travaux ont commencé par l'installation des parcelles d'expérimentation à l'intérieur du pays dans deux zones agro-climatiques, une en savane et une en forêt", a précisé le Professeur expliquant que "cette formation permettra aux participants d'avoir les éléments substantiels en ce qui concerne les techniques du sol". Professeur Ephrem Kosh-Komba se dit rassurer que les fermiers vont être  "capables d'avoir un rendement agricole conséquent et efficient".

Les scientifiques centrafricains font des recherches en vue d'améliorer la production dans le pays.

 

RCA : Les producteurs de coton haussent le ton

 

https://www.radiondekeluka.org   mardi 26 mars 2019 14:38

 

Réunis en Assemblée Générale du 22 au 23 mars 2019 à Bossangoa dans l'Ouham, les cotonculteurs des préfectures de la Kémo, Ouham, Ouham-Péndé et Nana Gribizi réclament de meilleures conditions de production et le paiement de leurs arriérés.

Deux grandes recommandations sont assorties de ce rendez-vous de Bossangoa. Les cotonculteurs exigent la dotation en intrants et engrains. Ils ont également demandé au gouvernement le versement dans un délai raisonnable des arriérés qui selon eux, s’élèvent à plus de 754 millions de francs Cfa. Les cotonculteurs disent attendre cette enveloppe pour relancer de filière à partir du mois d’avril 2019.

"L'année dernière les cotonculteurs ont produit sans engrais ni pesticides. Nous demandons au gouvernement de faire des efforts pour nous les fournir dans ce mois d'avril afin de relancer les activités", a indiqué Francis Mongaï, président de l’Union Nationale des Producteurs de Coton Centrafricain.

"Les arriérées aussi ne font que se multiplier. Nous demandons au gouvernement de les payer aux ayants droit pour leur faciliter les prochaines cultures", a-t-il ajouté.

Le ministre du Développement du monde Rural, Honoré Féïzouré qui a pris part à cette Assemblée Générale, rassure que le gouvernement est préoccupé par les revendications des producteurs. Il informe que des efforts sont en train d’être consentis pour leur dotation en kits y compris le paiement des arriérés.

"C'était un milliard quatre cent, le gouvernement a déjà réglé un milliard cent. Le deuxième type d'arriérées est lié au déséquilibre financier. Le prix de revient est 1.100 f Cfa le kilogramme alors qu'on vend à l'extérieur à 700 F Cfa" a expliqué le ministre Féïzouré rassurant toutefois que ces fonds "vont être payés en fonction de la situation que le pays traverse".

 

 

RCA : vaste opération de saisie des anciens permis de conduire est lancée à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org  mardi 26 mars 2019 14:52

 

Le gouvernement centrafricain a lancé hier à Bangui une vaste opération de saisie des anciens permis de conduire en circulation. Cette opération a provoqué une perturbation de la circulation routière dans la capitale depuis le début de la semaine.

Les usagers de la route sont invités à travers cette opération à se procurer des nouveaux permis de conduire. C’est une action conjointe des ministères des transports et de la sécurité publique aux termes de six mois de sensibilisation auprès des concernés.

« Ensemble avec les représentants des conducteurs des Bus et Taxi, nous avons dit que nous allons lancer un control routier pour permettre de récupérer tous les faux documents et les anciens permis. Parce que nous avons aujourd’hui des documents hautement sécurisés que le ministère des transports met à la disposition de la population », a expliqué Nono Wenceslas Nguelekoumon, Directeur général des transports de surface. 

Selon le technicien des transports, le contrôle a permis d’enregistrer plusieurs faux documents. Il informe qu’environ 100 faux documents sont enregistrés par les services de contrôle au cours de cette opération.

 

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 14:09
Un ancien agent de la DGSE tué par balles en Haute-Savoie

 

Lu pour vous

 

Par Jacques Follorou Le Monde Publié hier à 21h03, mis à jour à 09h05

 

Daniel Forestier avait été mis en examen, en septembre, pour un projet d’assassinat d’un opposant au président congolais Denis Sassou-Nguesso.

 

Un ancien agent de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services secrets français, a été tué par balle, jeudi 21 mars, en Haute-Savoie. Daniel Forestier était, depuis septembre, mis en examen et avait été placé sous contrôle judiciaire par un juge d’instruction du tribunal de Lyon, dans le cadre d’une enquête sur le projet d’assassinat, en France, de Ferdinand Mbaou, un opposant congolais au président Denis Sassou-Nguesso.

Le corps de la victime a été retrouvé, le 21 mars, en fin de journée, au pied d’une voiture stationnée sur un parking isolé de la petite commune de Ballaison, située à mi-chemin entre Genève et Thonons-les-Bains, au bord du lac Léman. Selon les premiers éléments fournis par l’autopsie, Daniel Forestier, âgé de 58 ans, a été atteint de cinq balles, notamment dans le thorax et la tête. Le modus operandi atteste, d’après les enquêteurs, de l’intervention de tueurs aguerris.

Selon le parquet de Thonon-les-Bains, il s’agit d’un règlement de comptes exécuté par des professionnels. Il a ouvert une enquête pour des chefs d’« assassinat en bande organisée » et « association de malfaiteurs ». Si, pour l’heure, aucun élément matériel ne permet de faire le lien entre cet assassinat et l’affaire dans laquelle l’ancien agent était impliqué, l’enquête, confiée dans un premier temps à la section de recherche de gendarmerie de Chambéry, a depuis été récupérée par la police judiciaire de Lyon, déjà chargée des investigations sur le projet d’élimination de Ferdinand Mbaou.

Projet d’élimination

Le nom de M. Forestier était apparu au grand jour après sa mise en examen, le 12 septembre, à Lyon, pour « participation à une association de malfaiteurs » et « détention d’explosif ». La justice le soupçonnait d’avoir participé à un projet d’élimination de M. Mbaou avec l’aide d’un autre ex-agent de la DGSE, Bruno Susini, mis en examen pour les mêmes faits. La découverte de cette opération en préparation avait été faite par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui avait ensuite transmis au parquet de Lyon les éléments en sa possession.

Selon la DGSI, M. Forestier aurait lui-même reconnu le projet d’élimination, les 31 août et 1er septembre, auprès de deux de ses agents. L’ex-agent de la DGSE, un ancien militaire de carrière ayant servi quatorze ans au sein du service action, aurait, selon les dires de la DGSI, revendiqué être à la tête d’un groupe constitué pour tuer l’opposant congolais qui réside à Bessancourt, dans le Val-d’Oise. La motivation avancée portait sur le fait que celui-ci « cherchait à renverser le président actuel » de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso. D’après les propos de M. Forestier, toujours rapportés par les agents de la DGSI, des repérages auraient été réalisés en mai et en juin 2018, en région parisienne. Il aurait néanmoins ajouté qu’il considérait que « le projet n’était pas réalisable ».

« Toutes les hypothèses restent ouvertes »

Les 8 et 9 septembre, les policiers avaient procédé à plusieurs interpellations en Corse, en Haute-Savoie et à Orléans. Lors des gardes à vue, les trois personnes entendues avaient démenti l’existence de ce complot criminel. Pour étayer l’accusation, le parquet avait, alors, fait auditionner, le 11 septembre, les deux agents de la DGSI ayant recueilli les propos de l’ex-agent de la DGSE au commissariat d’Annemasse. Ils avaient confirmé leurs dires et avaient ajouté que l’assassinat devait intervenir avant la fin de l’année.

Joint par Le Monde, l’avocat de Daniel Forestier, Me Cédric Huissoud, n’a pas souhaité répondre à nos questions sur la disparition de son client qui était, par ailleurs, auteur de livres d’espionnage dans lesquels il relatait ses missions en France et à l’étranger. Sollicité sur cet assassinat, le conseil de Bruno Susini, Me Marie-Alix Canu-Bernard, a appelé, pour sa part, « à la plus grande prudence sur les interprétations car, à ce jour, toutes les hypothèses restent ouvertes ».

Interrogée, la DGSE s’est refusée à tout commentaire, aussi bien sur l’ancienne appartenance de deux hommes aux services secrets que sur l’existence d’une menace visant précisément ces agents. Néanmoins, depuis l’assassinat de l’un des leurs, des anciens du service action ont fait état, au Monde, d’une « certaine émotion » dans leurs rangs.

Jacques Follorou

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 13:55
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps
Centrafrique: l’accord de Khartoum prend corps

 

Lu pour vous

 

https://www.cameroon-tribune.cm  Par Sainclair MEZING  27 Mars 2019 09:27

 

Plusieurs leaders des mouvements armés ont été nommés à d’importants postes de responsabilité au sein de la haute administration.

Depuis samedi dernier, la République centrafricaine vit au rythme d’une valse de promotions au sein de la haute administration. Les groupes armés qui boudaient jusque-là le récent gouvernement éphémère de Firmin Ngredaba sont revenus à de meilleurs sentiments au lendemain de la rencontre l’initiative de l’Union africaine (UA). du 18 au 20 mars derniers à Addis-Abeba en Ethiopie. Au moins douze ministres issus de leurs rangs font partie du gouvernement inclusif fort de 39 membres nommé vendredi dernier.

Il s’agit du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (Fprc) de Noureddine Adam qui s’en tire avec trois portefeuilles, de l’Union pour la paix en Centrafrique (Upc) d’Ali Darassa et du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (Mpc) de Mahamat AlKhatim qui ont eu chacun deux postes ministériels. Le ministère du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatrie ment est dirigé par Maxime Mokom du mouvement anti-Balaka.

Dans la poursuite de la mise en œuvre de l’accord de Khartoum, plusieurs autres membres des groupes armés ont été nommés à des postes de responsabilité à la primature et dans certains ministères. Il s’agit de Clarisse Sayo du Front démocratique du peuple centrafricain (Fdpc) d’Abdoulaye Miskine et d’Hassan Bouba de l’Upc, promus ministres conseillers.

Alors que Bi Sidi Souleyman devient conseiller militaire chargé des unités spéciales mixtes de sécurité pour la zone Nord-Ouest, Alkhatim Mahamat, leader du Mpc se chargera pour sa part de la zone Centre-Nord, tandis qu’Ali Darassa de l’Upc conseillera le Premier ministre pour la zone Nord-Est. Bérenger Igor Ludovic Lamaka, porte-parole des antiBalakas, a été promu chargé de mission en matière de démobilisation auprès du ministre du Désarmement.

Ghislain Bria est quant à lui chargé des unités spéciales mixtes de sécurité. Dans la foulée, le ministère de l’Administration du territoire a procédé à la nomination des sous-préfets avec la désignation de plusieurs figures des mouvements armés. Le texte de Khartoum prévoit également que d’autres rebelles soient nommés au cabinet du président Faustin Archange Touadéra.

 

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Centrafrique-Presse.com
27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 13:51
Centrafrique: des chefs rebelles nommés "conseillers militaires"
Centrafrique: des chefs rebelles nommés "conseillers militaires"
Centrafrique: des chefs rebelles nommés "conseillers militaires"

 

Centrafrique : nouvelles nominations des représentants des groupes armés à la fonction publique

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 26-03-2019

 

Des représentants des groupes armés ont été promus ce lundi à de nombreux postes de responsabilité à la Primature centrafricaine et à deux ministères liés à la sécurité intérieure de la République centrafricaine, selon les décrets lus lundi par la radio nationale.

Les nominations, tant du côté des ex-Séléka que du côté des anti-balaka, portent sur les postes de ministres conseillers spéciaux, ministres conseillers, conseillers spéciaux, conseillers et chargés de mission au sein de la Primature. Pour le ministère du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement (DDRR), les nominations ont concerné surtout les postes de chargés de mission. S'agissant du ministère de l'Administration du territoire, il y a eu la nomination d'un préfet et de cinq sous-préfets.

Les noms sonnants lors de ces nominations sont Alkatim Ahmat Mahamat du Mouvement patriotique pour le Centrafrique (MPC) régnant dans la région de Kaga Bandoro (centre-nord), et Ali Darassa Mahamat de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ayant fait asseoir son hégémonie dans les régions de l'est.

MM. Alkatim Ahmat et Ali Darassa sont respectivement nommés conseillers militaires à la Primature en charge des unités spéciales mixtes de sécurité, le premier pour la zone centre-nord, et le second pour la zone nord-est.

Un des leaders des anti-balaka, Bérenger-Ludovic-Igor Lamaka Boutoungara, a été nommé chargé de mission au ministère du DDRR, s'occupant particulièrement de la démobilisation. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique: des chefs rebelles nommés "conseillers militaires"

 

Trois importants chefs rebelles de Centrafrique ont été nommés "conseillers spéciaux militaires" à la primature, selon un décret présidentiel rendu public lundi.

Ces nouveaux conseillers sont Ali Darassa, chef de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Mahamat Alkatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), chef du groupe armé 3R ( (Retour, réclamation, réconciliation).

Ils seront chargés auprès du Premier ministre Firmin Ngrebada de la mise en place des unités spéciales mixtes prévues par le dernier accord de paix de Khartoum, signé le 6 février à Bangui.

Ces unités seront composées de membres des Forces armées centrafricaines (Faca) et des groupes armés qui contrôlent 80% du territoire de Centrafrique, afin d'en assurer la sécurité.

D'autres responsables rebelles ont également été nommés conseillers spéciaux à la primature, dont Adama Chaïbou du MPC, chargé des relations avec le monde arabe.

Le décret précise que "les conseillers spéciaux ont rang et prérogatives de ministres délégués".

Gaetan Kongo, "citoyen engagé pour la renaissance durable et la modernisation de la Centrafrique", a jugé sur son compte Twitter qu'en nommant notamment Ali Darassa, le président Faustin Archange Touadéra "vient de franchir la ligne rouge. La justice tant attendue par le peuple ne sera jamais rendue".

Vendredi, le président Touadéra avait désigné un nouveau gouvernement accordant davantage de portefeuilles aux groupes armés signataires de l'accord de Khartoum, sans toutefois leur confier de ministère régalien.

L'annonce au début du mois d'un nouveau gouvernement après la signature de l'accord de Khartoum, avait soulevé une vague de protestations de la part des groupes armés qui réclamaient davantage de ministères pour leurs représentants.

L'Union africaine (UA) avait alors convoqué à Addis Abeba une réunion de suivi entre les autorités et les quatorze groupes armés signataires de l'accord, pour tenter de le sauver.

Au terme de cette réunion, les signataires de l'accord de paix s'étaient entendus sur un nouveau gouvernement inclusif.

L'accord de Khartoum, signé le 6 février, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'UA est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Aucun des précédents accords n'a abouti à un retour de la stabilité, pas plus que la présence de la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) déployée en 2014 et forte de 11.000 Casques bleus.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre depuis 2013. Près d'un quart de ses 4,5 millions d'habitants ont dû fuir leur domicile.

 

© 2019 AFP  Mise à jour 25.03.2019 à 20:00

 

 

RCA: trois importants chefs rebelles nommés «conseillers spéciaux militaires»

 

Par RFI Publié le 27-03-2019 Modifié le 27-03-2019 à 01:23

 

Trois importants chefs rebelles de Centrafrique ont été nommés « conseillers spéciaux militaires » à la primature, selon un décret présidentiel en date du 24 mars rendu public lundi. Ces nouveaux conseillers sont Ali Darassa, chef de l'UPC, Mahamat Alkatim, chef du MPC et Bi Sidi Souleymane alias Sidiki, chef du groupe armé 3R. Ces nominations sont la suite logique de l'accord intervenu à Addis Abeba entre les autorités et les 14 groupes armés, sous l'égide de l'Union africaine pour tenter de sauver l'accord de Khartoum.

Les signataires de l'accord de paix se sont entendus sur un nouveau gouvernement inclusif. Les trois chefs rebelles seront chargés de la mise en place des unités spéciales mixtes prévues par l'accord de paix de Khartoum. Ali Darass sera chargé des unités spéciales mixtes du Nord-Est, Sidiki de celles du Nord-Ouest  et Mahamat Alkatim de celles du Centre-Nord.

Ces unités seront composées selon l'accord de Khartoum de militaires des Faca et d'ex-combattants des groupes armés afin d'assurer la sécurité des couloirs de transhumance et des zones minières.  « Les trois chefs rebelles n'ont pas obtenu de postes régaliens », fait simplement remarquer un proche du chef de l'Etat.

Des conseillers au rang de ministres délégués

Le décret précise que « les conseillers spéciaux ont rang de ministres délégués » mais ces nouvelles fonctions ne leur confèrent aucune immunité car il n'y a pas d'immunité pour les crimes de masse et les graves violations dont ils sont soupçonnés et l'accord de Khartoum ne prévoit aucune amnistie.

« Nous sommes dans le cadre d'un accord politique. On fait une sorte de pari sur l'avenir », analyse Florent Geel, directeur Afrique de la FIDH. « Si les exactions cessent, s'ils désarment, bref s'ils jouent le jeu de la paix, cela éloignera, c'est sûr, la perspective de jugement sur les crimes passés », reconnaît le défenseur des droits de l'homme. Pour lui, « l'urgence aujourd'hui c'est avant tout de faire baisser le niveau de violences contre les civils, ce qui ne nous empêche pasprécise Florent Geel, de poursuivre de nos enquêtes ».

 

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