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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 22:07
Lu pour vous : Centrafrique : les ratés du « candidat du pouvoir »

 

 

 

12 janvier 2016 à 17h02  Par Jeune Afrique

 

Crédité de 0,51 % des voix au 1er tour de la présidentielle centrafricaine, Constant Gouyomgbia Kongba Zeze (61 ans) avait pourtant reçu le soutien de plusieurs ténors du régime de transition.

 

Ami de longue date de Catherine Samba-Panza (une de ses filles est secrétaire à la présidence), ce consultant international a notamment bénéficié de l’appui de Mahamat Kamoun, le Premier ministre, d’un conseiller spécial de « CSP », des directeurs généraux de la Banque centrale et du Trésor, ainsi que du ministre des Finances, Assane Abdallah Kadre. Rachel Ngakola, la toute-puissante directrice générale des douanes, a de son côté géré les comptes de sa campagne.

 

Ce soutien s’est par exemple manifesté le 23 décembre, quand Kadre et Ngakola ont fait réquisitionner un avion de la compagnie Minair déjà loué par Dologuélé, avec lequel ce dernier devait se rendre à Carnot et à Nola. Le patron de la compagnie s’en est excusé auprès du directeur national de campagne de l’ancien Premier ministre, arrivé en tête du 1er tour, et lui a proposé d’effectuer le vol un autre jour.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 22:00

 

 

 

Le Sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine de Johannesburg. Que faut-il en attendre pour la (re)construction de la Centrafrique après les élections ?

 

Deux évènements d’importance capitale pour le développement de l’Afrique en général et pour la (re)construction de la Centrafrique en particulier sont passés inaperçus, moins médiatisés, n’ont quasiment pas fait l’objet de débats publics à l’effet de leur appropriation par les Centrafricains et notamment par la classe gouvernante. Il s’agit :

 

- d’une part, des Objectifs de développement durable (ODD), adoptés par les États membres de l'ONU en septembre 2015, pour succéder aux fameux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les ODD comprennent 17 objectifs mondiaux qui visent à mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et l'injustice, et faire face au changement climatique d'ici à 2030 ; et,

 

- d’autre part, du Sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA), tenu à Johannesburg en Afrique du Sud, les 4 et 5 décembre 2015.

 

C’est sur ce second évènement, dont le thème est « la Chine et l'Afrique avancent ensemble : coopération gagnant-gagnant pour un développement commun », que nous pensons utile d’éclairer la lanterne du public centrafricain.

 

Il convient d’indiquer succinctement que le FCSA est une plateforme importante de dialogue collectif, un mécanisme de coopération pragmatique entre la Chine et les pays africains. Depuis sa création en 2000, les sommets du FCSA se tiennent, tous les 3 ans, alternativement en Chine et en Afrique. Le FCSA est toujours une grand-messe. Rares sont les pays africains qui manquent à l’appel. Celui de Johannesburg a vu la participation des chefs d'État, chefs de gouvernement et chefs de délégation de la République populaire de Chine et de 50 pays africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine, ainsi que de la Commission de l’Union africaine.

 

Le ralentissement de la croissance chinoise (passant du taux à deux chiffres pendant plus de 20 ans à un taux aux alentours de 7% ces dernières années) impacte sur les échanges entre le géant asiatique et le continent noir, car il contribue à la chute des cours des matières premières dont beaucoup de pays africains dépendent. Rien qu’au premier semestre 2015, les investissements chinois en Afrique ont chuté de 40%, par rapport à la même période l’année précédente. Cet état de fait inquiétait en Afrique. Mais l’engagement de la Chine, notamment du président chinois Xi Jinping, à Johannesbourg, sur lequel nous allons revenir, a finalement rassuré ses amis africains. Le président Xi Jinping, porté à la tête de la République populaire de Chine en mars 2013, étant l’initiateur du principe dit de « sincérité, pragmatisme, amitié et franchise » devant guider les relations Chine-Afrique.

 

On retient du « Plan d’Action de Johannesburg » que la coopération entre les deux parties (la Chine et l’Afrique) monte en gamme. Les maîtres-mots sont désormais la diversification des économies, le transfert de technologies, le développement des capacités humaines…

 

La Chine s’engage à soutenir l'Afrique dans ses efforts de lever les trois obstacles à son développement que sont : le sous-développement des infrastructures, le déficit en personnels qualifiés et le manque de moyens financiers. La levée de ces goulots d’étranglement permettra d’accélérer le processus d'industrialisation et de modernisation agricole en vue de réaliser le développement autonome et durable du continent.

 

La Chine entend travailler ensemble avec l'Afrique dans ses diverses composantes (les gouvernants, entrepreneurs, universitaires, la société civile…) pour mettre en œuvre en priorité dix programmes de coopération en trois ans (2016-2018). Ces programmes, inscrits dans le Plan d’Action de Johannesburg (PAJ), couvrent des domaines larges et diversifiés (modernisation de l’agriculture, développement des infrastructures, industrialisation, transfert de technologies, développement des ressources humaines…).

 

Pour assurer la bonne exécution de ces dix programmes de coopération, la Chine a décidé de dégager 60 milliards de dollars US pour fournir des aides sans contrepartie et prêts sans intérêt d'un montant total de 5 milliards de dollars US, accorder une ligne de crédit de 35 milliards de dollars US pour les prêts à caractère préférentiel, faire un apport supplémentaire de 5 milliards de dollars US respectivement au Fonds de développement Chine-Afrique et aux Prêts spéciaux pour le développement des PME africaines, et créer un fonds de coopération sur les capacités de production Chine-Afrique avec un capital initial de 10 milliards de dollars US.

 

Que faut-il attendre de nos amis chinois (et d’autres partenaires d’ailleurs) pour la (re)construction de notre fameuse Centrafrique après les élections ?

 

Il est de notoriété publique que la Chine est aujourd’hui un partenaire majeur de la RCA. Les fruits de la coopération Chine-Centrafrique sont nombreux et visibles dans notre pays. Nous citerons, entre autres : le stade 20.000 places, les hôpitaux de l’Amitié (à Bangui) et Elisabeth Domitien (à Bimbo), l’usine d’égrenage de coton (à Bossangoa), l’équipement massif de l’administration (presque tous les ministères et institutions de la Transition) en matériels informatiques et moyens roulants.

 

Les candidats à la présidentielle de décembre 2015 servent aux Centrafricains un catalogue de promesses sans indiquer, de manière claire, comment ces promesses vont être financées. Nous pensons que le PAJ offre beaucoup de possibilités de réalisation de projets qu’il faut savoir négocier. S’appuyant sur ce plan d’action (qui court de 2016 à 2018), le vainqueur de la présidentielle doit, sans tarder, prendre langue avec la République populaire de Chine afin de voir comment certains éléments de son projet de société puissent être réalisés dans le cadre du PAJ. Il faudra œuvrer principalement pour :

 

1. La constitution d’une commission mixte Chine-Centrafrique qui serait un cadre approprié pour discuter des questions d’intérêts communs et appelée à se réunir périodiquement et alternativement à Pékin et à Bangui.

 

2. Le développement des infrastructures. Le PAJ a déjà mis l’accent sur la réalisation des projets d'infrastructures dans les domaines ferroviaire, routier, électrique, de l'eau potable, de l'information et de la communication, aéroportuaire… Dans ces domaines, nos priorités sont notamment l’énergie, les routes et, à terme, le chemin de fer. Il faut le désenclavement intérieur et extérieur du pays. Ce qui implique un accent particulier sur les infrastructures de communication. Sachant qu’à Johannesburg, la Chine et l’Afrique décident d’élaborer ensemble le Plan d'action de la coopération sino-africaine sur les chemins de fer (2016-2020), pour promouvoir la construction du réseau ferroviaire africain. La Centrafrique se doit de s’activer dans l’élaboration de ce plan en vue d’en être un des bénéficiaires des projets qui en découleront.

 

En matière d’énergie, il faut soumettre, à nos amis, entre autres, les projets de construction de barrages électriques de Mobaye et  celui sur les chutes de Ndjimoli (dans la localité de Nola), à l’effet de réduire, à terme, le défit criant en électricité qui handicape sérieusement le développement de notre pays. Ces deux barrages étant des projets intégrateurs car censés desservir également des pays voisins (la RDC, le Congo-Brazza, le Cameroun…). Les pays concernés doivent, sous le nouveau leadership centrafricain, porter ensemble ces projets pour mieux convaincre.

 

3. La modernisation de l’agriculture. Compte tenu du fait que plus de 70% de la population active de notre pays vivent de l’agriculture, il est agréable de noter que tous les candidats à la présidentielle mettent l’agriculture au cœur de leurs programmes. Il faut savoir que la modernisation agricole des pays africains est de même au cœur du PAJ. La Chine promet de mettra en œuvre, entre autres,  le « projet d'enrichissement de la population grâce à l'agriculture » dans des villages africains.

 

Il faut se fixer un horizon à l’issue duquel nos cultivateurs cesseront, progressivement, de travailler de manière rudimentaire (usage de houe, machette…) au profit des machines. La Chine a un savoir-faire inégalable en la matière à nous transmettre.

 

4. L’industrialisation du pays qui implique le transfert de technologies. La Chine a cumulé, en 30 ans de progrès économique, des technologies (machines de production) et des fonds (réserves de change substantielles). La RCA a, de son côté, des ressources naturelles et humaines non négligeables, mais la technologie et le fonds lui font défaut. La combinaison de ce que détient la Chine d’une part et des atouts de la RCA d’autre part, pourra être profitable à notre pays. Sachant que la Chine promet à Johannesburg de soutenir les pays africains dans leurs efforts de construire des parcs industriels et des zones économiques spéciales. Elle promet par ailleurs de mettre en œuvre des projets d'accès à la télévision par satellite dans 10.000 villages africains. Il faut œuvrer pour que des dizaines de villages centrafricains bénéficient de ces projets.

 

Le financement des projets industriels pourra trouver, en partie, de réponses dans le Fonds pour la coopération sino-africaine sur les capacités de production, d’un capital initial de 10 milliards de dollars américains, que la Chine se propose de créer pour soutenir les partenariats industriels et la coopération sur les capacités de production entre la Chine et l'Afrique.

 

5. Le développement des ressources humaines. La Chine s’engage à développer les ressources humaines africaines au cours des années 2016-2018, en formant sur le continent 200.000 personnes techniques et professionnelles, en recevant 40.000 Africains pour la formation en Chine. Ce sont des occasions à saisir par la Centrafrique afin de former massivement ses ressortissants (au moins 500 en Chine et 2.000 sur place, au cours des 3 prochaines années).

 

6. L’implantation des institutions financières. Il faudra œuvrer pour la création des succursales des institutions financières (banques, assurances…) chinoises en RCA pour soutenir l’économie et notamment les PME centrafricaines.

 

Pour obtenir des résultants dans ces domaines en vue de transformer (positivement) la vie des Centrafricains, il va falloir construire une diplomatie agissante, proactive, convaincante et respectée. Cela passera, bien entendu, par un travail herculéen pour restaurer l’image, sérieusement écornée, du pays (considéré par beaucoup de nos amis d’extérieur comme pourvu d’élites défaillantes, voire irresponsables). Réflexions stratégiques et actions doivent constituer le fil conducteur de la politique des autorisées issues des élections de 2015.

 

Dr. Thierry BANGUI

 

Consultant international, universitaire et essayiste

 

Spécialiste du Développement et des Relations Chine-Afrique

 

Le 23/12/2015

CHINE-CENTRAFRIQUE : Que faut-il en attendre du Sommet de Johannesburg pour la (re)construction de la Centrafrique après les élections ?
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 23:49

 

 

Lundi 11 janvier 2016

 

Communiqué de presse

 

 

Maurice Braud, secrétaire national à l’International, à l'Immigration et au Co-développement

 

 

République centrafricaine : le Parti socialiste salue la tenue du scrutin du 30 décembre 2015 mais souhaite l'amélioration du dispositif électoral

 

La tenue pacifique du scrutin du 30 décembre 2015 couplant le premier tour de l'élection présidentielle et les élections législatives, est une étape prometteuse de la transition politique en République centrafricaine.

 

Le Parti socialiste salue la tenue de ce rendez-vous démocratique à mettre au crédit de tous les acteurs concernés, au premier rang desquels le peuple centrafricain. Il adresse sa reconnaissance aux Autorités de Transition et aux Nations Unies pour leur forte implication dans la réalisation de cette phase complexe mais tant attendue.

 

Le Parti socialiste remarque néanmoins que les recours déposés à la Cour constitutionnelle par plusieurs candidats font craindre d'importantes irrégularités et dysfonctionnements, qui entretiennent la suspicion sur le nombre de votants et qui entachent la transparence générale du vote. Il souhaite donc que les autorités centrafricaines et onusiennes mettent en place un nouveau décompte des bulletins et un audit du circuit de collecte et de traitement des résultats afin de réaliser la transparence sur ce premier tour et d'assurer au second tour de l'élection présidentielle un résultat indiscutable.  

 

-- 

Service de presse

 

Parti socialiste

 

presse@parti-socialiste.fr

 

01 45 56 77 23 / 78 78 / 79 96 / 77 73

République centrafricaine : le Parti socialiste salue la tenue du scrutin du 30 décembre 2015 mais souhaite l'amélioration du dispositif électoral
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 13:22

 

 

 

11/01/16 (AFP)

 

L'un des principaux candidats de la présidentielle en Centrafrique, Martin Ziguélé, arrivé 4e au premier tour du 30 décembre, "exige le recomptage" manuel des votes et dénonce un manque de transparence dans la publication des résultats, selon un communiqué de son parti parvenu lundi à l'AFP.

 

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), qui va déposer un recours devant la Cour constitutionnelle, "exige le recomptage manuel des bulletins des candidats", et un "audit de la chaîne de collecte et de traitement des données électorales".

 

Le parti de M. Ziguélé accuse l'Autorité nationale des élections (ANE) d'avoir "violé" le code électoral en publiant des "résultats globaux, mélangeant tous les jours différentes préfectures à des taux divers de dépouillement, rendant impossible tout suivi et tout contrôle".

 

Ainsi, "il est impossible pour chaque candidat de vérifier que tous les suffrages portés sur sa personne, circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote, ont été effectivement et intégralement comptabilisés".

 

Le MLPC relève en outre "une chute brutale et non justifiée à ce jour du nombre de votants" entre les résultats partiels du 6 janvier et les résultats complets annoncés le lendemain, avec environ 230.000 voix "non comptabilisées et donc non affectées aux candidats".

 

"La manipulation et la confiscation de l'expression de la souveraineté du peuple ont chaque fois été par le passé le facteur principal de l'instabilité et de la régression de notre pays", déplore encore le parti, qui demande à ses militants "de garder leur calme" en attendant la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.

 

Une polémique avait déjà éclaté la semaine dernière, deux tiers des candidats - sur 30 en lice - ayant dénoncé des fraudes et réclamé "l'arrêt des opérations électorales". Mais la polémique a fait long feu et le décompte des voix s'est poursuivi.

 

Un des favoris, Anicet Georges Dologuélé (23,8% des voix) et un outsider, Faustin Archange Touadéra (19,4%), sont arrivés en tête au premier tour et devraient s'affronter au 2e tour prévu le 31 janvier, selon les résultats provisoires de l'ANE.

 

Martin Ziguélé, considéré au départ comme un des poids lourds de l'élection et perçu comme "le candidat de la France", l'ancienne puissance coloniale, n'a finalement récolté que 10,8% des votes.

 

Déjà les alliances se dessinent pour le second tour. Dix-huit candidats ont ainsi apporté leur soutien à l'ancien Premier ministre Touadéra, appelant les Centrafricains à voter pour la "seule véritable alternative politique".

 

Mais la plupart n'ont qu'un poids modeste, forts de quelques milliers de voix seulement, à l'exception de Jean-Serge Bokassa, arrivé 5e avec 6,55% des suffrages.

 

Si les résultats définitifs confirment la tendance actuelle, Désiré Kolingba, 3e avec 12,6% des voix, et Martin Ziguélé seront les véritables faiseurs de rois permettant de départager les deux candidats.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France début 2014.

 

Présidentielle centrafricaine: l'un des principaux candidats demande le recomptage des votes
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 13:22

 

 

 

11/01/16 (AFP)

 

L'un des principaux candidats de la présidentielle en Centrafrique, Martin Ziguélé, arrivé 4e au premier tour du 30 décembre, "exige le recomptage" manuel des votes et dénonce un manque de transparence dans la publication des résultats, selon un communiqué de son parti parvenu lundi à l'AFP.

 

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), qui va déposer un recours devant la Cour constitutionnelle, "exige le recomptage manuel des bulletins des candidats", et un "audit de la chaîne de collecte et de traitement des données électorales".

 

Le parti de M. Ziguélé accuse l'Autorité nationale des élections (ANE) d'avoir "violé" le code électoral en publiant des "résultats globaux, mélangeant tous les jours différentes préfectures à des taux divers de dépouillement, rendant impossible tout suivi et tout contrôle".

 

Ainsi, "il est impossible pour chaque candidat de vérifier que tous les suffrages portés sur sa personne, circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote, ont été effectivement et intégralement comptabilisés".

 

Le MLPC relève en outre "une chute brutale et non justifiée à ce jour du nombre de votants" entre les résultats partiels du 6 janvier et les résultats complets annoncés le lendemain, avec environ 230.000 voix "non comptabilisées et donc non affectées aux candidats".

 

"La manipulation et la confiscation de l'expression de la souveraineté du peuple ont chaque fois été par le passé le facteur principal de l'instabilité et de la régression de notre pays", déplore encore le parti, qui demande à ses militants "de garder leur calme" en attendant la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.

 

Une polémique avait déjà éclaté la semaine dernière, deux tiers des candidats - sur 30 en lice - ayant dénoncé des fraudes et réclamé "l'arrêt des opérations électorales". Mais la polémique a fait long feu et le décompte des voix s'est poursuivi.

 

Un des favoris, Anicet Georges Dologuélé (23,8% des voix) et un outsider, Faustin Archange Touadéra (19,4%), sont arrivés en tête au premier tour et devraient s'affronter au 2e tour prévu le 31 janvier, selon les résultats provisoires de l'ANE.

 

Martin Ziguélé, considéré au départ comme un des poids lourds de l'élection et perçu comme "le candidat de la France", l'ancienne puissance coloniale, n'a finalement récolté que 10,8% des votes.

 

Déjà les alliances se dessinent pour le second tour. Dix-huit candidats ont ainsi apporté leur soutien à l'ancien Premier ministre Touadéra, appelant les Centrafricains à voter pour la "seule véritable alternative politique".

 

Mais la plupart n'ont qu'un poids modeste, forts de quelques milliers de voix seulement, à l'exception de Jean-Serge Bokassa, arrivé 5e avec 6,55% des suffrages.

 

Si les résultats définitifs confirment la tendance actuelle, Désiré Kolingba, 3e avec 12,6% des voix, et Martin Ziguélé seront les véritables faiseurs de rois permettant de départager les deux candidats.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France début 2014.

 

Présidentielle centrafricaine: l'un des principaux candidats demande le recomptage des votes
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 13:18

 

 

 

11 janvier 2016 à 08h52  Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Les vainqueurs du premier tour lui doivent leur succès. Si Anicet-Georges Dologuélé a reçu le soutien du parti de l'ex-président, Faustin Archange Touadéra a bénéficié de l'aide de ses anciens cadres.

 

Alors que l’Autorité nationale des élections égrenait le 7 janvier les résultats provisoires du premier tour de la présidentielle, François Bozizé a dû afficher un large sourire. Le voilà parrain inattendu d’un scrutin auquel personne ne voulait qu’il participe. C’est en grande partie à lui (dont la candidature avait été invalidée par la Cour constitutionnelle) qu’Anicet-Georges Dologuélé, en tête avec 23,78 % des suffrages, et Faustin Archange Touadéra, qui le suit avec 19,42 %, doivent leur place au second tour. Leurs scores dans l’Ouham, région de naissance de Bozizé, sont éloquents : Touadéra recueille près de 34 000 voix, contre un peu plus de 30 000 pour Dologuélé, sur les quelque 90 000 suffrages exprimés.

 

Touadéra, un homme effacé

 

Bien implanté sur le terrain, bénéficiant du soutien d’hommes d’affaires centrafricains – dont celui du groupe Kamach, principal opérateur économique du pays -, Dologuélé, ex-président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), 58 ans, a parfaitement tiré profit de l’accord qu’il a signé avec le Kwa na Kwa (KNK), le parti de Bozizé. La présence au second tour de l’ancien Premier ministre (1999-2001) d’Ange-Félix Patassé n’est pas vraiment une surprise.

 

On ne peut en dire autant de celle de Touadéra, lui aussi 58 ans, qui fut Premier ministre de Bozizé pendant cinq ans (2008-2013). Ses bons résultats dans certaines régions et arrondissements de Bangui laissent pantois les plus grands connaisseurs de la Centrafrique. L’ancien recteur de l’université de Bangui, originaire de Damara (Kemo), où il a été député, était « un homme effacé, dans l’ombre d’un président dont il suivait le plus souvent les arbitrages », selon l’un de ses compagnons d’alors au gouvernement.

 

S’il s’est appuyé sur un bon réseau tissé entre 2008 et 2013, notamment auprès d’organisations de femmes, ce mathématicien de formation qui se présentait en indépendant a bénéficié d’un autre facteur. Mécontents de l’accord signé avec l’Union pour le renouveau centrafricain (Urca) de Dologuélé, des cadres du clan Bozizé en exil en France, tels ses fils Socrate et Jean-Francis (qui a toujours eu de bonnes relations avec Touadéra) ou l’ex-ministre des Finances Dieudonné Tokofeïssé, ont mobilisé sur le terrain la machine KNK en sa faveur. Bozizé, qui avait approuvé au téléphone l’accord avec Dologuélé, a-t-il joué double jeu ?

 

Qui bénéficiera des voix des autres candidats ?

 

Reste la question de la fraude, brandie par une partie des candidats, qui ont multiplié les recours devant la Cour constitutionnelle. Mais s’ils mettent en doute la crédibilité du scrutin – selon plusieurs témoignages, on a menacé des électeurs pour qu’ils votent Touadéra dans les quartiers de Bangui contrôlés par les anti-balaka -, la pression de la communauté internationale pour que ces résultats soient acceptés laisse peu de champ à une contestation.

 

Alors que le second tour, prévu pour le 31 janvier, se profile, Dologuélé (et ses 60 000 voix d’avance sur Touadéra) se dit confiant. Mais le jeu des alliances peut encore faire basculer le rapport des forces. À qui iront les 149 134 voix d’un Désiré Nzanga Kolingba qui a entamé, dès le 1er janvier, des tractations avec Touadéra ? Celles des 128 009 électeurs du très déçu Martin Ziguélé ? À ce petit jeu, Toudéra a marqué des points en obtenant, dès le 10 janvier, le soutien de dix-huit candidats dont celui du surprenant Jean-Serge Bokassa, crédité de 77 493 voix au 1er tour. Après avoir digéré leur défaite, nul doute que les candidats déçus prendront un malin plaisir à monnayer leur soutien. Autre interrogation : l’électorat du KNK se répartira-t-il de manière équilibrée entre les deux adversaires ?  Quelle que soit l’issue du second tour, Bozizé pourrait bien en être le grand vainqueur. Trois ans après avoir été chassé du pouvoir par les désormais ex-rebelles de la Séléka.

 

Vincent Duhem

Lu pour vous : Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé et Touadéra peuvent dire merci à Bozizé
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 01:34

 

 

 

Après avoir suivi  avec attention la publication des résultats des élections présidentielle et législatives du 30 décembre 2015 par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) décide de rendre publique sa position.

 

En effet, le 30 décembre 2015 le peuple centrafricain a été appelé à choisir par les urnes son Président de la République et ses Représentants à l'Assemblée Nationale. Le Bureau politique du MLPC n’ignore pas les difficultés qui ont jalonné cette étape, et salue le peuple centrafricain pour sa forte mobilisation partout sur le territoire national et à l'étranger. Il saisit également cette occasion pour saluer et remercier  toute la communauté internationale pour ses appuis multiformes  qui ont rendu possible cette élection tant attendue par le peuple centrafricain.

 

Cependant, au vu des résultats partiels et provisoires  rendus publics par l’ANE, le Bureau politique du MLPC se fait le devoir de faire la mise au point suivante :

 

- Dès le début de la publication des résultats partiels et provisoires de ce scrutin, le MLPC et l'opinion publique ont fait le constat de la violation systématique de l’article 124 nouveau du Code électoral qui dispose : « L’ANE procède au recensement général des votes en présence des représentants des candidats dûment mandatés et des observateurs. Elle les rend publics, au fur et à mesure, circonscription par circonscription et bureau de vote par bureau de vote, dans les six (6) jours suivant la date du scrutin ».

 

Nonobstant cette disposition légale, l'ANE a continué à publier des résultats globaux, mélangeant tous les jours différentes préfectures à des taux divers de dépouillement, rendant impossible tout suivi et tout contrôle. L' objectif de transparence visé par la loi et qui devait se matérialiser - comme pour les scrutins tenus dans notre pays de 1981 à 2005 -  par la comparaison et la vérification des résultats rendus publics par rapport aux relevés des résultats par bureau de vote remis aux représentants des candidats à la clôture des opérations de vote, étaient donc devenus impossible, d'où l'absence de  lisibilité et de fiabilité de ces résultats.

 

- En conséquence de ce qui précède, il est impossible pour chaque candidat de vérifier que tous les suffrages portés sur sa personne, circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote, ont été effectivement et intégralement comptabilisés.

 

- Par ailleurs, le Bureau politique du MLPC a noté une chute brutale et non justifiée à ce jour du nombre des votants de 1.509.565 le 6 janvier 2016 à 1.281.053 le 7 janvier 2016 soit une différence de 228.512 voix non comptabilisés et donc non affectés aux candidats.

 

En considération des éléments ci-dessus évoqués, le Bureau Politique du MLPC exige :

 

  1. L’audit de la chaîne de collecte et de traitement de données électorales;
  2. Le recomptage  manuel des bulletins des  candidats ;
  3. La  publication dudit décompte dans le strict respect des dispositions de l’article 124, alinéa 1 du code électoral ;

 

Le Bureau Politique tient à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que conformément à la loi, le MLPC exerce son droit de recours devant la Cour Constitutionnelle de Transition, afin que l'intégrité et la sincérité du vote du peuple centrafricain souverain soient respectées.

 

Il rappelle que la manipulation et la confiscation de l'expression de la souveraineté du peuple ont chaque fois été par le passé le facteur principal de l'instabilité et de la régression de notre pays.

 

Enfin, le Bureau Politique demande à tous ses militants de garder leur calme tout en restant mobilisés et vigilants, en attendant la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle de Transition.

 

                                                                  Fait à Bangui, le 10 Janvier 2016

 

                                                                  Le Président

                                             

 

                                                                 Martin ZIGUELE

DECLARATION DU MLPC RELATIVE AUX ELECTIONS DU 30 DECEMBRE 2015
DECLARATION DU MLPC RELATIVE AUX ELECTIONS DU 30 DECEMBRE 2015
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 01:22

 

 

 

La Présidente Catherine Samba Panza doit terminer la transition en beauté après avoir réalisé le défi monumental d’organiser les élections présidentielles et législatives.

 

Au regard des premières tendances des résultats des élections Présidentielles communiquées par l’ANE, le peuple Centrafricain meurtri par sa  classe politique et les opérateurs économiques véreux de la tranche du libanais Ali El-Akrass du magasin RAYAN, devient de plus en plus mature.

 

Les Centrafricains se souviennent encore du sinistre Libanais qui avait brûlé en juin 2010, comme à son habitude son magasin pour accuser des fils du pays, profitant de sa double position de partenaire économique et de membre du comité des sages du parti KNK de BOZIZE. Pendant que certains fils du pays (11 personnes) ont payés par deux (2) années de leur vie dans la prison spéciale de BOZIZE communément appelée GUATANAMO à Bossembélé, et d’autres partis en exil, le libanais Ali El-Akrass non seulement s’est accaparer frauduleusement de l’immeuble BANGUI, mais a également obtenu de son associé BOZIZE une exonération de douanes et d’impôt pour une période franche de cinq (5) ans. Le centrafricain n’a pas besoin d’un schéma pour se rendre compte de la manière dont ce délinquant économique a développé ses activités après cet incendie, au détriment des caisses de l’Etat Centrafricain et de son peuple.

 

Arrivée à Bangui dans les années 80 à la demande son oncle BITAR, le sieur Ali El-Akrass vendait des fils de couture appelé communément TUBINO dans un kiosque au KM5. Beaucoup de Centrafricains l’ont vus et pourront le témoigner devant la justice le moment venu. Ce dernier s’est enrichi en Centrafrique grâce à la cupidité de certains de nos compatriotes, et le sera encore plus, vu qu’il aurait financé la campagne de plusieurs des trente (30) candidats à l’élection présidentielle en cours d’évolution.

 

 Nous prions DIEU que le prochain président qui sortira des urnes ne figure pas sur la listes de ces candidats impubères, coupables et corrompus qui ont bénéficié de la largesse du libanais. Ce nouveau Président ouvrira l’œil et le bon sur ce dernier qui met à mal nos finances publiques, depuis plusieurs décennies déjà.

 

A ces candidats irresponsables qui contestent déjà les résultats de ce scrutin présidentiel, alors qu’ils ne se sont jamais préoccupés de son appropriation dès le début du processus, nous leurs demandons de laisser tranquille notre peuple qui s’était bien évidemment exprimé dans les urnes le 30 Décembre 2015, poursuivre son combat pour la liberté et pour la paix.  

 

Pour conclure, la Présidente de Transition doit en principe terminer en beauté cette période difficile de transition qu’elle a su gérer, même au détriment de sa santé et de sa vie, en rejetant purement et simplement la demande de nomination du libanais Ali El-Akhrass comme Consul Honoraire du Liban en Centrafrique pour moralité douteuse, malgré le fait que la justice Centrafricaine demeure impuissante vis-à-vis de son emprise.

 

Eu égard à l’éveil de la nouvelle génération consciente, montante et agissante, la   requête du chiite Ali El-Akrass venu de son liban profond, né le 26 janvier 1964 au liban, fils de Hassan El-Akrass et de Hiam El-Akrass, n’est qu’une nouvelle cavalcade. Ce n’est pas sous un prétexte fallacieux du genre ‘’le Ministère des Affaires Etrangères doit à ce dernier la somme de 24 à 25 millions de FCFA pour la livraison des pacotilles de meubles’’, que toute la nation devrait se prosterner sous ses pieds. Mais en réalité, combien de milliards de FCFA ce carnivore doit-il à la République ? 

 

Et si les Centrafricains ne prennent pas garde, ce carnassier économique poussera son outrecuidance de la même manière que certains de nos compatriotes candidats à la présidentielle, pour prétendre un de ces jours, gouverner avec sa famille comme son associé BOZIZE, notre cher CENTRAFRIQUE, berceau des BANTOUS.

 

 

David KLIMANGO

L’homme d’affaire sulfureux, le chiite libanais Ali El-Akrass encore en embuscade avant la fin de la Transition  par David Klimango
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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 17:11

 

 

 

Samedi 9 Janvier 2016 à 13:35

 

Diaspora Magazine/ La Direction nationale de Campagne de Désiré Nzanga Bilal Kolingba, candidat à la présidentielle a échangé ce jeudi 7 janvier avec les professionnels des médias. A cette occasion, ladite direction a signalé des cas de fraude qu’elle a enregistrés dans le traitement des procès-verbaux des résultats du scrutin du 31 Décembre 2015. 

 

Avant de démarrer le point de presse qui a réuni les professionnels des médias au cabinet de la direction nationale de Campagne (DNC) de Désiré Nzanga Bilal Kolingba, la DNC a remercié tous les militantes et militants ainsi que les sympathisants du Rassemblement démocratique Centrafricain (RDC) d’avoir participé au scrutin en vue de choisir un nouveau président pour diriger  la RCA, un pays mal géré pendant plus trois décennies par des compatriotes enivrés par des intérêts égoïstes. 


Cette confiscation de pouvoir, selon la DNC,  a amené le peuple centrafricain à la guerre avec de multiples coups d’Etats militaires, des crises militaro-politiques qui ont plongé le pays dans le chaos. 

 

La Direction nationale de la Campagne a profité de cette opportunité pour informer l’opinion nationale et internationale ainsi que tous les acteurs impliqués dans le processus électoral qu’une vaste manœuvre de détournement d’urnes et de procès-verbaux au sein même de l’ANE en vue de dévier l’expression du peuple, alors que cette autorité est sensée gérer les élections dans la transparence et l’équité. 

« Fort de ce constat anti-démocratique, la DNC du RDC prend à témoin les frères et sœurs du ce parti ainsi que les acteurs nationaux et internationaux impliqués dans le processus électoral en République centrafricaine, l’opinion nationale et internationale. Le RDC s’emploiera et se battra de toute son énergie pour barrer la route au complot ourdi  contre l’expression du choix du peuple centrafricain », a exprimé le bureau du DNC. 


Aussi, le RDC a mis en garde tous les auteurs et co-auteurs de toutes ces manœuvres tendant à voler le suffrage du peuple centrafricain meurtri pour le confier aux véritables coupables de la souffrance des centrafricains. « Quels résultats ont-ils apporté au peuple centrafricain ? N’est ce pas la souffrance, la misère, la guerre et la division ? », Interroge-t-elle. 


La direction Nationale de campagne du candidat Désiré Nzanga Bilal Kolingba, avant de clore ses propos, a rappelé aux centrafricains que le suffrage universel du peuple n’est pas à sacrifier au profit d’intérêts égoïstes. 

 

Herve Serefio

Centrafrique : La Direction nationale de campagne de Désiré Nzanga Bilal Kolingba signale des cas de fraude
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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 13:00

 

 

 

Par RFI  le 08-01-2016 Modifié le 09-01-2016 à 03:23

 

Alors que les résultats provisoires publiés par l'Autorité nationale des élections donnent Anicet George Dologuélé et Faustin Archange Touadéra qualifiés pour le second tour de la présidentielle, qui doit avoir lieu le 31 janvier. Mais ces résultats doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle et les contestations commencent à se faire entendre. Martin Ziguélé, arrivé en quatrième position avec 10,8% des voix dénonce des fraudes et va déposer des recours.

 

« Ce qui s'est passé c'est qu'il y a eu une intervention dans la chaîne de la collecte et de la diffusion des résultats que nous contestons absolument parce qu'ils ne reflètent rien du tout. (...) Trop, c'est trop ! Il y a eu des fraudes massives et nous sommes en train d'en récolter les preuves. »

 

Martin Ziguélé

 

08-01-2016 - Par Pierre Pinto

Présidentielle en RCA: Martin Ziguélé dénonce des «fraudes massives»
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