Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 15:24
RCA : L'ONU APPELLE À UN FINANCEMENT HUMANITAIRE D'URGENCE
RCA : L'ONU APPELLE À UN FINANCEMENT HUMANITAIRE D'URGENCE

 

L'ONU APPELLE À UN FINANCEMENT HUMANITAIRE D'URGENCE ET À LA PROTECTION DES CIVILS EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, 4 septembre 2019 - Ursula Mueller, la Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence a appelé à un financement supplémentaire urgent de la réponse humanitaire, afin de répondre aux besoins de 2,9 millions de personnes en République centrafricaine (RCA).

 

« J’ai été témoin du niveau de souffrance de la population affectée par cette crise particulièrement complexe », a déclaré Mme Mueller à Bangui après une mission d'une semaine en RCA. « La situation humanitaire dans ce pays continue de se détériorer. La plupart des personnes déplacées ont été contraintes de fuir à plusieurs reprises et ne peuvent pas rentrer chez elles en raison de l'insécurité persistante et du manque de services essentiels. Les pics de violence dans certaines régions du pays, qui avaient jusqu’à maintenant été épargnées par le conflit, créent de nouveaux déplacements et de nouveaux besoins humanitaires. »

 

Le nombre de personnes ayant besoin d'assistance humanitaire et de protection est passé de 2,5 millions à 2,9 millions cette année. Deux tiers de la population dépend de l'aide humanitaire pour survivre, tandis que plus de 70% de la population n'a pas accès à l'eau potable, et qu’1,8 million d’entre eux souffrent d'insécurité alimentaire.

 

Au cours de sa mission, la Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence s'est rendue à Bria, dans l'est de la République centrafricaine, mais aussi à Alindao et Bangassou, dans le sud-est du pays. Dans certaines régions, elle a noté une plus grande liberté de circulation de la population et un plus grand accès humanitaire, créant ainsi un nouvel espoir pour les civils. « Les personnes que j'ai rencontrées ont appelé à un meilleur accès aux services essentiels tels que l'eau, la santé et l'éducation. En ce moment critique, les acteurs du développement doivent mettre en place davantage de programmes, mais les humanitaires doivent également continuer à fournir l’assistance indispensable à la survie des populations affectées. »

 

Des dizaines de femmes touchées par la crise ont partagé avec Mme Mueller les nombreux défis et risques auxquels elles sont confrontées. « Les témoignages des femmes et des filles touchées par la violence basée sur le genre (VBG) m'ont consterné et bouleversé. Elles ont un besoin urgent de protection et les survivantes doivent absolument avoir accès à un soutien médical et psychosocial », a-t-elle déclaré. En moyenne, un incident présumé de violence basée sur le genre est signalé toutes les 60 minutes en République centrafricaine et 92% des victimes sont des femmes et des filles.

 

Mme Mueller a également rencontré des acteurs humanitaires qui fournissent une assistance vitale à plus de 750 000 personnes chaque mois. La RCA est l’un des pays les plus dangereux au monde pour les humanitaires et, jusqu'à présent, cette année, 3 travailleurs humanitaires ont été tués et 26 ont été blessés.

 

Au cours de sa visite, Mme Mueller a souligné l’importance cruciale de la protection des civils. « J'appelle toutes les parties à respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire et à cesser tout acte de violence à l'encontre des civils, mais aussi envers le personnel et les biens humanitaires. C’est un message que j’ai livré tout au long de ma mission, y compris lors de réunions avec des représentants de groupes armés », a déclaré la Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence. « Les victimes et les survivants, en particulier celles et ceux touchés par les violences sexuelles, doivent pouvoir bénéficier d’une justice équitable, et l'impunité doit cesser pour que cette société puisse se reconstruire. »

 

Alors que le conflit perdure, l’assistance humanitaire reste une bouée de sauvetage essentielle pour les nombreuses communautés affectées. « Je remercie les donateurs pour leurs généreuses contributions, mais il reste encore beaucoup à faire », a déclaré Mme Mueller. « Les bailleurs de fonds existants doivent accroitre leurs contributions pour la réponse humanitaire, mais nous avons également besoin de nouveaux donateurs pour soutenir davantage les efforts déployés ». Le Plan de réponse humanitaire de la RCA pour 2019 requiert 430,7 millions USD, mais est pour le moment financé à moins de 50%.

 

« Sans financement supplémentaire, les humanitaires ne seront pas en mesure de maintenir et d’intensifier la réponse en cours », a déclaré Mme Mueller. « C’est maintenant que la population de ce pays a besoin de notre aide et nous ne pouvons pas les laisser tomber. »

 

Unité de l’information publique

Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires

République centrafricaine

Email: ocha-car-info@un.org | Mob: +236 70 18 80 64

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int  

 

 

Détérioration de la situation humanitaire en RCA : Ursulla Mueller fait une évaluation

 

https://www.radiondekeluka.org   vendredi 30 août 2019 07:39

 

Les Nations Unies toujours préoccupées par la situation humanitaire en RCA. La Sous-secrétaire générale des Nations Unies chargée des Affaires Humanitaires, Ursulla Mueller évalue à compter de ce jeudi 29 août 2019, la détérioration de la situation humanitaire en République Centrafricaine. L'onusienne compte échanger avec les diverses couches sociales dans certaines villes du pays.

Cette mission d’une semaine de Ursulla Mueller qui s'achève le 4 septembre commence ce 29 août dans la capitale centrafricaine. Elle va se poursuivre à Bria dans la Haute Kotto, Alindao dans la Basse Kotto et Bangassou dans le Mbomou.

Durant son séjour dans le pays, Ursulla Mueller va s’entretenir avec certaines personnalités afin d’envisager les moyens de renforcer l’appui à la réponse humanitaire. Elle va aussi plaider pour la protection des civils et des infrastructures publiques. 

"Au cours de mon séjour d'une semaine, je rencontrerai des représentants du Gouvernement, les acteurs humanitaires et du développement, les donateurs mais surtout la population affectée", a prévenu Ursulla Mueller se disant "impatiente de voir les progrès et les défis dans la situation humanitaire dans le pays".

L'onusienne se dit le porte-voix des personnes affectées par la crise dans le pays en vue d'une réponse humanitaire conséquente. "Je suis ici pour porter la voix et les occupations des plus vulnérables et pour accroître la tension de la communauté internationale à la crise en République Centrafricaine", a conclu la Sous-secrétaire générale des Nations Unies chargée des Affaires Humanitaires.

Ursulla Mueller, la Sous-secrétaire générale des Nations Unies chargée des Affaires Humanitaires en Centrafrique, est à sa deuxième visite en République Centrafricaine.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 15:19
RCA : l’IGSJ dresse un bilan sombre après un contrôle à la maison d’arrêt de Ngaragba

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 4 septembre 2019 06:07

 

Après avoir clos vendredi 30 août un contrôle qui a démarré le 26 à la prison centrale de Ngaragba, l’Inspection générale des services judiciaires (IGSJ) a relevé un certain nombre de dysfonctionnements en dépit de quelques satisfactions. Plusieurs services ce cette maison carcérale ont été passés au peigne fin.

La mission de l’IGSJ a relevé un surpeuplement au niveau de la maison d’arrêt central de Ngaragba qui couvre une superficie de 2000 m². « Nous avons constaté un surpeuplement inacceptable. La maison d’arrêt de Ngaragba contient 1023 prisonniers. La densité est de 2 prisonniers au mètre carré or la taille d’une personne au coucher dépasse le mètre carré », a déploré Joseph Bindoumi, Inspection général des services judiciaires qui a diligentée une mission au niveau de cette maison carcérale. Selon M. Bindoumi, « la maison centrale de Ngaragba ne peut plus contenir son monde, il faut réfléchir sur la possibilité de construire d’autres maisons de détention ». 

La mission a relevé que la cause a résidé dans les transfèrements des villes de province vers la prison de Ngaragba. « Beaucoup de personnes sont transférées de Bangassou, Mobaye, Bria, Kaga-Bandoro, Bimbo pour surcharger la prison de Ngaragba parfois pour des infractions qui ne sont que de petits délits », s’est inquiété Joseph Bindoumi soulignant que  « sur 1000 personnes environs en détention, seules 200 ont été régulièrement condamnées ».

La mission de l’IGSJ a visité le service santé et appelé les autorités nationales à le soutenir. « Nous avons constaté que ce service n’a pas suffisamment de personnel et manque de médicaments d’urgence. C’est pour nous l’occasion d’appeler le Gouvernement à apporter de l’aide à la maison centrale de Ngaragba », a souhaité Joseph Bindoumi.

Le constat au niveau du greffe de la maison centrale de Ngaragba a été mitigé. « Nous avons constaté qu’il y avait la volonté de bien faire mais que le nombre de personnes pour gérer plus de 1000 détenus, est insuffisant », a souligné l’Inspecteur général Bindoumi. Ce service selon le magistrat dispose d’un « matériel de travail est obsolète, pas d’ordinateurs susceptibles de centraliser le nombre de prisonniers, d’indiquer quelle personne est rentrée à la prison à quelle heure pour mettre combien de jours, et susceptible de savoir que cette personne devrait sortir tel jour ».

Aux Affaires sociales, la mission « a été très touché de trouver une personne sans aucun moyen de travail », expliquant que « toutes les demandes pour essayer de résoudre la situation de 1023 prisonniers n’a aucun répondant ». Joseph Bindoumi a attiré « l’attention du Gouvernement pour ce service soit non seulement réhabilité mais renforcé ».

Au niveau de la sécurité, « nous avons constaté que le nombre d’hommes capables de veiller sur la sécurité de 1023 personnes, est totalement insuffisant », a indiqué l’Inspecteur général des services judiciaires. Pour lui, « ce service n’a pas beaucoup de moyens pour faire face en cas de difficulté »  en dépit des efforts menés par l’officier centrafricain détaché au niveau de cette prison. La mission de l’IGSJ « a été heureuse de noter qu’en 2019, il n’y a pas eu d’évasion » remerciant l’appui des forces internationales. 

Une satisfaction a été notée en ce qui concerne la propreté à la cuisine. Mais, la quantité de repas servi ne répond aux normes exigées. « Nous avons été heureux de constaté que la cuisine est très bien tenue en terme de propreté », s’est réjoui L’inspecteur Bindoumi.

« La quantité de repas qu’on donne ne correspond pas à ce qu’il faut pour que quelqu’un reste en bonne santé », a-t-il dénoncé mentionnant que « le service de cuisine ne dispose pas d’une chambre froide pour conserver les aliments ».

Du côté Droit de l’Homme, les détenus ont été traités avec respect. Aucun cas de torture ni de maltraitance n’a été relevé. Le rapport de ce contrôle sera rendu public une fois disponible.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 15:01
Communiqué de presse 37ème Session CS Surveillance Multilatérale CEMAC

 

Communiqué de presse 37ème Session CS Surveillance Multilatérale 

Communiqué de presse 37ème Session CS Surveillance Multilatérale CEMAC
Communiqué de presse 37ème Session CS Surveillance Multilatérale CEMAC
Communiqué de presse 37ème Session CS Surveillance Multilatérale CEMAC
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 01:59
Gabon: nouvelle audience à la cour d’appel sur l'expertise médicale d'Ali Bongo
Gabon: nouvelle audience à la cour d’appel sur l'expertise médicale d'Ali Bongo

 

Par RFI Publié le 01-09-2019 Modifié le 02-09-2019 à 11:39

 

Le feuilleton judiciaire autour de la demande d'expertise médicale d'Ali Bongo se poursuit. Une audience est prévue lundi 2 septembre à la cour d'appel de Libreville pour examiner le bien-fondé de cette requête, portée par une partie de l'opposition et de la société civile, qui met en doute la capacité du président à gouverner depuis son AVC il y a dix mois. Cette audience est controversée. Initialement prévue le 26 août, elle avait été reportée. Et la juge qui l'avait fixée, Paulette Akolly, a depuis été suspendue de ses fonctions pour une durée de deux mois. Les avocats des deux parties seront en tout cas présents ce lundi matin.

« Il n'y a même pas matière à débattre », assure Aimery Bongho Mavungu, l'un des avocats d'Ali Bongo. Depuis le début de l'affaire, la défense du président assure que son client n'est pas un justiciable comme les autres, et que la cour d'appel n'est pas compétente pour le juger.

Le 26 juillet dernier, ses avocats se sont donc pourvus en cassation. Ils assurent avoir obtenu une ordonnance demandant à la cour d'appel la suspension de la procédure. C'est parce qu'elle a passé outre cette ordonnance que Paulette Akolly, la présidente de la cour d'appel, a été suspendue. Les avocats d'Ali Bongo assurent donc qu'aujourd'hui la cour d'appel devrait automatiquement se dessaisir et transférer le dossier à la Cour de cassation.

De son côté, Ange-Kevin Nzigou, membre du collectif Appel à Agir à l'origine de la requête, continue de se référer à décision de Paulette Akolly qui avait en effet accepté d'examiner la demande d'expertise médicale. Pour lui, la cour d'appel est toujours en charge du dossier. Et il espère que les débats porteront sur le fond de l'affaire.

Reste à savoir si l'audience aura bien lieu. Lundi dernier, elle a été reportée faute de quorum. Ce qui n'est pas forcément lié à la suspension de la juge Akolly, car un autre magistrat du tribunal devrait pouvoir prendre sa place.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 01:05
RCA: à Birao, les tensions et affrontements continuent
RCA: à Birao, les tensions et affrontements continuent
RCA: à Birao, les tensions et affrontements continuent

 

Par RFI Publié le 03-09-2019 Modifié le 03-09-2019 à 08:57

 

Birao et ses alentours sont toujours sous tension hier dans l’extrême nord-est du pays, après les combats déclenchés dimanche par la mort du fils du sultan de la ville. Des combats qui interviennent moins d’un mois après ceux qui se sont tenus à Am Dafok à une soixantaine de kilomètres de la ville de Birao. Des bilans encore non officiels font état de cinq morts et de plusieurs dizaines de blessés. Hier des tirs ont encore été entendus dans Birao.

Des destructions d’habitations ont été constatées à Birao. Beaucoup de personnes seraient déplacées. Les différentes estimations parlent de plusieurs milliers. Des altercations auraient aussi eu lieu sur des axes alentours alors que des groupes armés cherchaient à envoyer des renforts. Un haut gradé du FPRC aurait perdu la vie durant les combats.

Hier soir le MLCJ via la voix de son leader Gilbert Toumou Deya revendiquait que la ville de Birao était sous son contrôle et celle de la communauté Kara. Dans un communiqué publié dans la soirée, le FPRC dénonce une attaque organisée du MLCJ contre ses positions et réfute l’explication d’une confrontation inter-ethnique avancée par le MLCJ. Nourredine Adam, leader du FPRC, menace dans ce communiqué d’apporter une réponse « ferme et décisive ».

L’Union africaine, la CEEAC et la Minusca condamnent fermement dans un communiqué conjoint les affrontements et appellent à la cessation immédiate des combats. Ils exhortent les communautés « à résister à toute manipulation ». Le gouvernement a exprimé « sa profonde préoccupation ». Il dénonce une « violence inacceptable » et rappelle que ces actes constituent des violations graves de l’accord.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 00:35
Convergence de vues entre Emmanuel Macron et Denis Sassou N’Guesso sur l’environnement

Congo-France convergence de vues entre Emmanuel Macron et Denis Sassou N’Guesso sur l’environnement

 

http://www.adiac-congo.com Mardi 3 Septembre 2019 - 17:30

 

Le président français a échangé le 3 septembre au Palais de l’Elysée, à Paris, avec son homologue congolais sur les dossiers liés au climat, aux relations bilatérales, à la situation en Afrique, notamment en Libye, en Centrafrique, ainsi que sur le Bassin du Congo.

Plusieurs accords ou protocoles d’accord ont été signés au cours de cette visite qui intervient après le sommet du G7 de Biarritz, et les incendies de forêt en Amazonie, en Amérique latine.

Ces accords concernent les domaines de l’environnement et du climat, entre la France et le Congo, la formation des formateurs dans le cadre de l’enseignement de base, et entre l'initiative pour la forêt de l'Afrique centrale (Central African Forest Initiative) et le Congo, un partenariat lancé en 2015 par la Norvège.

Doté d'environ 60 millions d'euros, ce partenariat vise à aider six pays de l'Afrique centrale qui abritent la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l'Amazonie. En échange d'une aide financière, le Congo s'est engagé à mettre en place un plan de protection de la forêt, de la biodiversité et des tourbières, ont indiqué la présidence française et un responsable congolais.

Le Bassin du Congo, deuxième poumon vert planétaire devrait attirer davantage l’attention de la communauté internationale. Initiateur du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, Denis Sassou N'Guesso fait de la conservation et de la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale une priorité.

Le chef de l’Etat congolais préside la commission climat d’Afrique centrale qui regroupe les pays tels la République démocratique du Congo, le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la Centrafrique.

La communauté internationale devrait appuyer les efforts des pays d’Afrique centrale en matière de protection du Bassin du Congo à travers un certain nombre de financements.

Par ailleurs, la visite du président Denis Sassou N'Guesso intervient quelques jours après la signature d’un accord entre le Congo et le Fonds monétaire international sur la facilité élargie de crédit. Paris avait conditionné une aide de 135 millions d’euros à Brazzaville, par la conclusion de cet accord.

Marie –Alfred Ngoma et Noël Ndong

 

Convergence de vues entre Emmanuel Macron et Denis Sassou N’Guesso sur l’environnement
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 00:02
Centrafrique : l’ONU condamne des affrontements « d’une rare violence » entre groupes armés
Centrafrique : l’ONU condamne des affrontements « d’une rare violence » entre groupes armés
Centrafrique : l’ONU condamne des affrontements « d’une rare violence » entre groupes armés

 

 

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 10h04

 

Des heurts ont éclaté dimanche et lundi entre deux mouvements armés dans le nord-est du pays, malgré l’accord de paix conclu avec le gouvernement début février.

 

L’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et la Mission des Nations unies en République centrafricaine ont condamné lundi 2 septembre des affrontements « d’une rare violence » entre groupes armés dans l’extrême nord-est du pays. Des milliers de civils ont pris la fuite après des combats dimanche et lundi matin dans la ville de Birao, opposant deux groupes armés signataires de l’accord de paix conclu avec le gouvernement début février.Des « incidents inacceptables », qui « constituent une violation flagrante de l’accord de paix de Khartoum », ont estimé les trois organisations internationales dans un communiqué commun. Les auteurs dénoncent également « l’incendie de kiosques au marché de Birao par des éléments armés » durant l’affrontement qui opposait des miliciens du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) à ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). 

Des groupes armés qui contrôlent 70 % du pays

L’ONU confirme pour l’instant la mort d’au moins deux personnes. L’une d’entre elles est le général Adam Koton, du FPRC, a affirmé à l’AFP le porte-parole du groupe, Aboubacar Sidiq. La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition promusulmane (l’ex-Séléka), qui a entraîné une contre-offensive de milices prochrétiennes d’« autodéfense » (anti-balaka).

Le pays connaît une relative accalmie depuis la signature d’un accord de paix le 6 février entre quatorze mouvements rebelles et le gouvernement. La population est toutefois toujours victime de violences commises par les groupes armés qui contrôlent 70 % du territoire.

Le MLCJ et le FPRC, tous deux issus de l’ex-Séléka, s’étaient déjà affrontés le 14 juillet dans le village d’Am-Dafock, à la frontière avec le Soudan, à 60 kilomètres de Birao. Un affrontement provoqué par l’arraisonnement d’une cargaison d’armes appartenant au MLCJ par des éléments du FPRC, qui avait causé la mort de huit miliciens (quatre dans chaque groupe).

Centrafrique : l’ONU condamne des affrontements « d’une rare violence » entre groupes armés
Centrafrique : l’ONU condamne des affrontements « d’une rare violence » entre groupes armés
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 23:58
CEMAC : Indonesia Eximbank ouvre une ligne de crédit d’environ 29 milliards de FCFA

 

 

Indonesia Eximbank ouvre une ligne de crédit d’environ 29 milliards de FCFA au bénéfice des acteurs économiques de la Cemac

 

(Investir au Cameroun) mardi, 03 septembre 2019 14:53 - Les pays de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) pourraient bientôt doper leurs échanges commerciaux avec l’Indonésie. En effet, la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) et Lembaga Pembiayaan Ekspor Indonesia (Indonesia Eximbank) ont conclu un accord-cadre en fin août 2019, à Bali en Indonésie, pour le financement des opérateurs économiques de la Cemac. La banque indonésienne a ouvert à cet effet une ligne budgétaire d’un montant de 25 millions de dollars (environ 29 milliards de FCFA). 

« Les objectifs de cet accord visent principalement la mise en place d’une collaboration étroite entre les deux institutions en vue de promouvoir et financer le commerce entre l’Indonésie et les pays de la zone Cemac, les investisseurs et le renforcement des capacités. Au final, l’accord entre la BDEAC et l’Indonesia Eximbank servira à renforcer ainsi les échanges commerciaux et la coopération Sud-Sud ».

Créée en 2009, l’Indonésia Eximbank est une institution financière du gouvernement de la République d’Indonésie. Son objectif principal est de stimuler la croissance des exportations nationales et d’aider les exportateurs à développer leurs capacités commerciales.

S.A.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 23:56
Minusca le Cameroun déploie 1100 nouveaux hommes

Lu pour vous

 

http://www.crtv.cm  2nd September 2019

 

Le Mindef a remis le drapeau national à ce 6e contingent conduit par le colonel Tabot Orock Samuel, ce 3 septembre 2019 à la Brigade du quartier général de Yaoundé.

 Assurer la mission de paix et de stabilité avec professionnalisme en Centrafrique. Principale recommandation du ministre de la Défense au 6e contingent camerounais déployé pour la Minusca. Joseph Beti Assomo a martelé aux troupes de faire preuve d’exemplarité pendant leur mission prévue pour un an.

Mise en garde du Mindef

Ces désormais casques bleus de l’ONU devraient éviter:

– le recours à la force, sauf en cas de légitime défense,
– la partialité dans leur intervention. A cet effet,


« Soyez dignes de la confiance placée en vous. En y allant, vous œuvrez aussi à la sécurité de notre pays » leur a indiqué le Mindef.

Composition des troupes

En route pour la RCA, le 6e contingent camerounais est composé de 750 militaires et 350 gendarmes. Face à tout acte d’indiscipline, le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo prévoit des sanctions sévères.

Rôles du contingent camerounais

En tant que représentants du Cameroun et des Nations-Unies aux yeux du monde, les hommes du colonel Tabot Orock Samuel, devraient:

– assurer le retour de la paix et de la stabilité en RCA en crise depuis des années,
– soutenir les actions des organisations humanitaires,
– travailler en collaboration  avec les frères centrafricains.

En rappel ce 6e contingent camerounais complète les éléments issus de 14 autres pays engagés pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 18:02

 

 

POLITIQUE : ENTRETIEN AVEC JEAN-SERGE BOKASSA

 

Lu pour vous

 

RCA - Jean-Serge Bokassa : "Une famille, un nom, ça ne se choisit pas mais ça s’assume" 

 

À LA UNE RCAJEAN-SERGE BOKASSAFAUSTIN-ARCHANGE TOUADÉRA

 

Ex-ministre de l’Intérieur, ancien ministre de la jeunesse et des sports, Jean-Serge Bokassa est le coordinateur du mouvement Kodro Ti Mo Kozo Si et le porte-parole du Front uni pour la défense de la nation. Jean-Serge Bokassa est candidat à l'élection présidentielle de décembre 2020. Rencontre.

 

54 ÉTATS : Vous êtes l’un des fils de l’empereur Bokassa Ier (1976 à 1979), qui était également président de la République (1966 à 1976). Il n’est jamais évident d’être le fils de…  Si un jour vous devenez président, qu’est-ce qui sera différent avec vous ?

 

Jean-Serge Bokassa : J’appartiens à une génération qui porte des valeurs éducatives qui ne sont pas les même que celles de l’époque de mon père. Le contexte a changé.

Aujourd’hui, j’arpente tout cela au travers d’élections que mon père n’a pas connu. Nous n’évoluons pas dans le même modèle politique. Dans la plupart des États d’Afrique francophone de l’époque, les élections n’étaient pas libres et transparentes. Les coups d’États constitutionnels ou coups d'État tout court étaient récurrents. Notre génération voit les choses différemment. Et comme on dit, une famille, un nom, ça ne se choisit pas mais ça s’assume. Je l’ai toujours assumé et je continuerai à le faire.

Une famille, un nom, ça ne se choisit pas mais ça s’assume !

 

54 ÉTATS : Quel est votre plan pour changer la Centrafrique ?

 

Jean-Serge Bokassa : J’appartiens à un mouvement politique qui a été crée en 2013. Une plateforme de concertation politique et d’engagement citoyen. Cette plateforme est née de l’observation du chaos. Nous avons assisté aux pires exactions. La notion de dignité est au coeur de nos préoccupations. Je rêve de voir la Centrafrique digne, un peuple digne, une société digne et pour y arriver, nous passerons inéluctablement par des mécanismes de réconciliation nationale. Pour l'instant, le président Touadéra a échoué.

Quand vous prenez le 1er paragraphe de l'accord de Khartoum, il est dit : "le gouvernement et les groupes armés sont les parties prenantes à cet accord". Je n’appelle pas cela une dynamique de réconciliation inclusive. Je crois que le Centrafricain, après tout ce qu’il a traversé a besoin de se réconcilier avec son histoire.

La Centrafrique est faite d’instabilités constantes, d'un sempiternel retour à la case départ. Nous n’avons pas su faire les deuils des tragédies que nous avons vécues. On a souvent fait un gâchis de certains événements, de certaines opportunités de se réconcilier, et de rebâtir ensemble ce qui a été détruit.

 

54 ÉTATS : Est-ce un problème de leadership ?

 

Jean-Serge Bokassa : Fondamentalement. C’est le cœur du problème ! Zéro leadership, aucune efficience. Trop d'intérêts catégoriels, personnels. Résultat : des problèmes de gouvernance importants, une mauvaise répartition des ressources, des inégalités. La Centrafrique se construit sur la souffrance de tout un peuple.

Les groupes armés ne sont que le reflet de nos errements, de nos erreurs, de notre absence de vision

54 ÉTATS : En Centrafrique, des instructeurs russes se sont installés dans l’ancien palais de votre père et Valerii Zakharov exerce désormais la fonction de "conseiller à la présidence de la République en matière de sécurité nationale.

 

Jean-Serge Bokassa : Comment apprécier les rapports bilatéraux entre la Russie et la Centrafrique ? Comment affirmer que la Russie est à nos côtés ? Quels sont les mécanismes conventionnels existants ? Cela se jauge au travers des instruments qui sont utilisés pour sceller des rapports entre deux États. Dans notre cas, l’Assemblée nationale aurait dû jouer un rôle prépondérant mais...

 

54 ÉTATS : Encore une fois, les instructeurs russes sont bien présents.

Jean-Serge Bokassa : C’est l’unique élément qui matérialise cette coopération avec la Russie. Les instructeurs forment et recyclent l’armée Centrafricaine, les FACA.

 

À côté de cela, vous avez des sociétés privées comme Wagner, Sewa Security, Lobaye invest dont on ne connaît ni l'étendue du cahier des charges, ni la nature des contrats signés. Cela échappe à tout contrôle !

Plus de 100 contrats ont été octroyés à des groupes et à des individus sans que cela ne puisse passer par l’Assemblée nationale

Je pense que nous assistons à des dérives qui sont importantes. Ce qui est frappant, c’est l’accommodation de la communauté internationale qui ferme les yeux sur ces faits extrêmement graves. D’autant plus que les institutions en Centrafrique sont complètement instrumentalisées et phagocytées.

Les Institutions centrafricaines ne sont plus en mesure de jouer leur rôle

54 ÉTATS Où en est l’état de droit en Centrafrique ? Qu’en est-il de la transparence gouvernementale ?

Jean-Serge Bokassa : Justement, c’est un problème de gouvernance. Certaines personnes ont besoin d’opacité pour évoluer et ont des choses à cacher.

Nous avons assisté, il n’y a pas très longtemps à une crise presque institutionnelle entre la Cour constitutionnelle qui s’est invité à vouloir réécrire la loi à la place de l’Assemblée nationale et ce à la demande du président.

54 ÉTATS : Affirmeriez-vous que c’est là un État de droit défaillant ?

Jean-Serge Bokassa : Complètement.

54 ÉTATS : Est-ce le fait de désapprouver tout ce système qui vous a valu d’être limogé le 14 avril 2018 ?

Jean-Serge Bokassa : Je pense que la perception de mon départ du gouvernement fait l’objet de beaucoup d’interprétations. Je me suis volontairement, peut-être dans des formes qui n’ont pas permis à certains d’en avoir la pleine lecture, désolidarisé du gouvernement pas simplement à cause des évènements de Berengo où nous avons vu les russes y être installés sans le consentement préalable de la famille. 

Berengo renferme la sépulture de notre défunt père et celle des membres de ma famille. Mes frères, mes sœurs et moi-même avons exprimé ne pas être contre la présence russe mais être contre le mépris avec lequel cela s’est fait.

Berengo renferme la sépulture de notre défunt père et celle des membres de ma famille

Dans le discours du chef de l’État, il mettait en avant le respect qu’il porte à la mémoire de Jean-Bedel Bokassa. Jean-Bedel Bokassa bien que mort, a des représentants. Vous ne pouvez pas imposer dans des lieux où il repose dans ses derniers repos une présence étrangère sans au minimum avoir une concertation avec la famille. La forme des choses n’a pas été bien faite. Nous avons assisté à des gesticulations qui nous ont beaucoup peiné et frustré. Nous aurions pu faire l’économie de tout cela !

54 ÉTATS : Que répondez-vous à ceux qui pensent qu’au contraire, la présence de la Russie est bien plus efficiente que celle de la France puisqu’avec la Russie, la Centrafrique a pu obtenir la levée partielle de l’embargo sur les armes, former les FACA et sécuriser la population. Il y aurait 3 fois moins de violence depuis 1 an.

Jean-Serge Bokassa : C’est vous qui le dites. J’ai entendu cela venant des Nations Unies mais qui disaient quelques semaines plus tôt qu’ils enregistraient plus de 50 à 70 violations quotidiennes de l’Accord de Khartoum. Comment alors nous faire croire qu’il y a moins de violence ?

54 ÉTATS : Qu’est-ce que vous proposez concrètement ? 

Jean-Serge Bokassa : Les premières préoccupations qui sont les nôtres sont d’ordres sécuritaires. Concomitamment à cela, il faut créer les conditions d’une véritable réconciliation. En 2015, nous n’avions pas autant de groupes armés.

En 2015, nous n’avions pas autant de groupes armés

En 2016, nous avons soutenu le président Touadéra qui avait dans son programme les questions de sécurité en priorité, aujourd’hui, il semblerait que l’Economie soit devenue sa priorité. Comment relancer l’Economie d’un pays dans un contexte de crise sécuritaire ? Je n’arrive pas à comprendre cette équation là. Il faudrait peut-être que le mathématicien qu’est le président Touadéra me l’explique. Je trouve cela contradictoire.

Il y a des cas d’exactions quotidiens, il faut pouvoir les juguler, les maîtriser. L’armée nationale étant malheureusement faible, la stratégie purement nationale ne permettra pas dans l’immédiat de relever ce défi sécuritaire. Nous avons la Minusca, il faut l’insérer comme un atout hautement stratégique. Nous avons également les pays voisins : le Tchad, le Soudan, le Cameroun qui pourraient faire partie de la résolution du problème sécuritaire Centrafricain. Pour l’heure, aucune diplomatie orientée vers un tel objectif.

Le Tchad, le Soudan, le Cameroun pourraient faire partie de la résolution du problème sécuritaire Centrafricain

54 ÉTATS : Ce sera l’une de vos propositions de faire appel aux forces de la sous-région ?

Jean-Serge Bokassa : Ce sera l’une de mes priorités.

 

54 ÉTATS : À la suite de l'accord de paix dit de Khartoum, vous avez crée un outil de veille démocratique E-Zingo Biani, Front Uni pour la Défense de la Nation, pour lutter contre la recrudescence des violences des groupes armés dans l’arrière pays. Quels sont les retours pour construire la Centrafrique de demain ?

 

 Jean-Serge Bokassa : Cette plateforme de résistance pacifique n’est pas le fruit de ma création mais celle d’un ensemble : citoyens, patriotes, et société civile. C’est la possibilité d’une action solidaire où l’on transcende les clivages. Avec Anicet-Georges Dologuélé, Karim Meckassoua, et d’autres, nous dénonçons les échecs à plusieurs niveaux. E-Zingo Biani dénonce les dérives du régime Centrafricain, nous dénonçons une tendance totalitaire via une veille démocratique. En politiciens responsables,  les membres d’ E-Zingo Biani ne peuvent assister à cette dérive en silence.

E-Zingo Biani dénonce les dérives du régime Centrafricain

 

54 ÉTATS : Avez-vous tenté de dialoguer avec le président Faustin-ArchangeTouadéra ?

 

Jean-Serge Bokassa : Des démarches ont été prises pour lui faire entendre notre son de cloche.

54 ÉTATS : Que pensez-vous de l’accord de paix et de réconciliation négocié depuis le 24 janvier à Khartoum, sous l’égide de l’Union africaine et signé entre le président Touadéra et les représentants de 14 groupes armés le 6 février 2019 à Bangui ? Mankeur Ndiaye, qui aujourd’hui est le représentant du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine semble dire que l’accord n’est pas si bien respecté que cela ?

Jean-Serge Bokassa : L’accord de Khartoum ne nous apporte pas la paix. L’accord de Khartoum se résume à la personne du chef de l’État et des groupes armés. Nous sommes dans un model de démocratie qui voudrait que les autres forces démocratiques soient associées.

L’accord de Khartoum ne nous apporte pas la paix

54 ÉTATS : Est-ce l’accord de trop ?

Jean-Serge Bokassa : Nous avons pêché dans la forme. J’ai d’ailleurs noté l’absence des présidents Idriss Deby et Denis Sassou Nguesso à Khartoum.

54 ÉTATS : Pourriez-vous nous répéter votre solution ?

Jean-Serge Bokassa : Il n’y a pas une solution. Il y a plusieurs solutions à exploiter. On a besoin d’un Homme d’État. J’ai vu beaucoup de leader fuir, se cacher, je suis resté en Centrafrique, impuissant face à la puissance de feu qu’il y avait mais c’est mon pays. Je ne me vois pas vivre en exil. Nous avons besoin que des leaders politiques soient prêts, pas juste à faire de beaux discours, mais à se donner en sacrifice pour leur peuple.

54 ÉTATS : Êtes-vous prêt ?

Je pense avoir franchi le Rubicon, je ne ferai plus marche arrière. Ce n’est pas mon fantôme qui viendra se présenter aux élections

Jean-Serge Bokassa : Oui. Si dans les moments les plus difficiles, je suis resté, ce n’est pas maintenant, que je vais partir. J’aurai pu y laisser ma vie. Si je suis encore en vie après tout ce que j’ai vécu en Centrafrique, je ne le dois pas à mes efforts.

Si j’y avais laissé ma vie, quelles seraient mes ambitions ? Je pense avoir franchi le Rubicon, je ne ferai plus marche arrière. Ce n’est pas mon fantôme qui viendra se présenter aux élections.

Je pense avoir franchi le Rubicon, je ne ferai plus marche arrière 

54 ÉTATS : Il y a un rapport de la Cour des comptes qui révèle l’existence de nombreux disfonctionnements entre juin 2016 et septembre 2018, qui blanchi totalement Abdul Karim Meckassoua, l’ancien Président de l’Assemblée nationale, victime comme il le dit lui-même d’un putsch, d’accusations mensongères qui lui ont coûté sa destitution et au passage un empoisonnement d’après les rapports de l’hôpital Cochin. Que pensez-vous de ce rapport de la Cour des Comptes ?

Jean-Serge Bokassa : Ce rapport est suffisamment éloquent. J’ai très mal vécu cet épisode là. On ne peut pas parler de réconciliation et de rassemblement en divisant les compatriotes. Abdul Karim Meckassoua est un homme connu du paysage politique centrafricain, nous connaissons le poids de ce compatriote et les services qu’il a rendu à la nation. Il a servit de nombreuses fois à des niveaux de responsabilités très élevés. L’humiliation qu’ils lui ont fait subir est révélatrice de ce qu’ils sont eux même.

54 ÉTATS : Pourriez-vous les nommer ?

Jean-Serge Bokassa : Je parle du président Touadéra. C’est révélateur de sa malhonnêteté et de la vision qu’il a de notre pays et de ce qu’il faut en faire. Cela ne sert pas la cause nationale. Cela ne sert pas la cause d’un régime. C’est là des règlements de compte de bas étages. Je le déplore. Encore une fois, nous pouvions faire l’économie de tout cela. Derrière chaque destruction, derrière chaque événement tragique, il y a pour nous la possibilité de créer les conditions d’une renaissance. Nous sommes toujours passés à côté des rendez-vous de l’histoire. Le président Touadéra a été Premier ministre 5 ans, il n’a aucune circonstance atténuante. Aucune mansuétude permise à son endroit.

Le président Touadéra a été Premier ministre 5 ans, il n’a aucune circonstance atténuante

54 ÉTATS : Les conditions sont-elles réunies pour qu’ait lieu des élections sereines  ?

Chaque génération doit, dans une relative opacité, trouver sa mission, la remplir ou la trahir 

Jean-Serge Bokassa : En 2016, elles ne l’étaient pas moins. Existe t-il dans nos vieilles démocraties des élections qui soient totalement parfaites ? Néanmoins, il faut tendre vers la perfection.

Comme disait Frantz Fanon : « chaque génération doit, dans une relative opacité, trouver sa mission, la remplir ou la trahir ».En ce qui me concerne, je ne pense pas avoir fait le choix de la trahison.

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com