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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 15:14
Le Président Touadéra nomme son Directeur de cabinet au poste de Premier-ministre

 

 

Bangui, 25 fév. (ACAP) - Le Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, a nommé, lundi 25 février 2019 à Bangui, son Directeur de cabinet, Firmin Ngrébada, au poste de Premier ministre.

La nomination de M. Firmin Ngrébada intervient trois jours après la démission de son prédécesseur, Simplice-Mathieu Sarandji
  
La démission de M. Sarandji et la nomination de M. Ngrébada répondent à la mise en œuvre de l'accord de paix négocié à Khartoum au Soudan, du 24 janvier au 2 février 2019. 

Ce même accord prévoit la mise en place d'un "gouvernement inclusif", prévoyant la nomination de quelques représentants des groupes armés. 
  
Inspecteur du Travail et des lois sociales âgé de 51 ans, Firmin Ngrébada est un compagnon de route de longue date de Faustin Archange Touadéra, dont il a été le directeur de cabinet adjoint lorsque le chef de l'Etat occupait le poste de Premier-ministre entre janvier 2008 et janvier 2013. 

Pendant la période de transition, qui suivit le renversement du régime du général François Bozizé (24 mars 2013), il dirigera le cabinet du président du Conseil national de transition (CNT), avant d'être appelé à la présidence de la République comme directeur de cabinet après l'investiture du président Faustin Archange Touadéra, le 30 mars 2016. 

Sa nomination au poste de Premier-ministre apparaît comme un satisfecit, après l'heureux aboutissement des négociations de Khartoum avec les groupes armés, qui se sont soldées par un accord de paix et de réconciliation signé à Bangui le 6 février dernier.

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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 14:59
Le chef du commandement américain pour l’Afrique s’interroge

 

Lu pour vous

 

Le chef du commandement américain pour l’Afrique s’interroge sur l’efficacité des raids aériens contre les jihadistes somaliens

 

http://www.opex360.com  PAR LAURENT LAGNEAU · 8 FÉVRIER 2019

 

Sous l’ère du président Obama, les forces américaines effectuèrent des frappes ciblées contre les hauts responsables des milices shebab, en Somalie. Seulement, cette organisation jihadiste, liée à al-Qaïda, a su faire preuve d’une étonnante résilience dans la mesure où la perte de ses principaux dirigeants, dont son chef, Ahmed Abdi Godane, tué lors de raid mené en septembre 2014, ne l’ont nullement dissuadé de continuer ses attaques terroristes.

Cela étant, grâce à l’action de l’AMISOM, une force de l’Union africaine déployée en Somalie avec un mandat des Nations unies, les Shebab ont été chassés des centres urbains… pour mieux se concentrer sur les zones rurales.

Dès son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a décidé de laisser plus de latitude aux chefs militaires sur le terrain. Ce qui s’est traduit par une intensification des frappes aériennes contre les jihadistes somaliens, avec 35 raids menés en 2017, 47 en 2018 et déjà 12 depuis le début de cette année. Le dernier en date, effectué le 30 janvier dans le centre du pays, a fait 24 tués dans les rangs des shebab. Seulement, cinq jours plus tard, ces derniers ont perpétré un nouvel attentat à Mogadiscio [11 victimes] et revendiqué l’assassinat Paul Anthony Formosa, le directeur du port de Bossasso, le plus important de la région semi-autonome du Puntland.

Après chaque frappe, l’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique, explique que l’objectif de ces opérations est d’empêcher les milices shebab de « tirer parti de refuges sécurisés qui leur permettent de renforcer leurs capacités et d’attaquer le peuple somalien », soulignant que l’organisation jihadiste « utilise notamment des parties du sud et du centre de la Somalie pour préparer des attaques terroristes, voler de l’aide humanitaire, extorquer la population locale pour financer ses opérations et abriter des terroristes. »

Pour autant, dans un rapport relatif à la situation en Somalie, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a indirectement remis en cause l’efficacité de cette campagne aérienne en faisant observer que les jihadistes somaliens conservent toujours « leur force et leurs capacités opérationnelles ».

Effectivement, des frappes aériennes ne sont efficaces que si elles accompagnent des forces terrestres. Et c’est cette évidence que le général Thomas Waldhauser, le chef de l’US AFRICOM, rappelée lors d’une audition au Sénat américain, le 7 février.

S’il a souligné que ces frappes aériennes « causent des problèmes » aux jihadistes, le général Waldhauser a en effet admis que, « au bout du compte », elles ne permettraient « pas de les vaincre ». Pour cela, a-t-il continué, « l’armée nationale somalienne doit se développer, doit intensifier ses efforts et assumer la responsabilité » de la sécurité de son pays.

Aussi, a ajouté le chef de l’US AFRICOM, la question de savoir « dans quelle mesure ces frappes dissuadent les attaques des shebab reste ouverte. »

Par ailleurs, le général Waldhauser a également insisté sur l’influence grandissante de la Russie et de la Chine en Afrique, où les États-Unis comptent réduire leurs effectifs militaires d’au moins 10% dans les années à venir.

« En faisant appel à des conseillers militaires qui sont des mercenaires financés par des oligarques, en particulier dans les pays où les dirigeants cherchent à établir un régime autocratique incontesté, les Russes obtiennent des accès aux ressources naturelles à des conditions favorables », a ainsi expliqué le général américain.

« Certains dirigeants africains souscrivent volontiers à ce type de soutien et l’utilisent pour consolider leur pouvoir et leur autorité. Cela se produit en République centrafricaine, où les dirigeants élus hypothèquent les droits miniers pour une fraction de leur valeur », a-t-il observé.

« Avec un investissement minimal, la Russie fait appel à des entreprises militaires privées, telles que le groupe Wagner, et reçoit en retour une influence politique et économique qui lui est bénéfique », a encore insisté le général Waldhauser, toujours au sujet de la Centrafrique.

Et « la Russie envisage potentiellement d’exporter son modèle de sécurité au niveau régional, Les dirigeants confrontés à une instabilité et à une agitation similaires pourraient trouver le modèle attrayant », a encore prévenu le commandant de l’US AFRICOM.

 

 

Voici pourquoi la présence russe en Afrique inquiète l’Occident

 

https://www.afrikmag.com  BY OSCAR MBENA ON 14 SEPTEMBRE 2018

 

Depuis l’annonce du retour de Moscou sur le continent africain, l’inquiétude est évidente et un vent de panique gagne du terrain dans les cercles occidentaux. Mais pour quelles raisons?

Tout d’abord, avec la concurrence sino-occidentale, l’on peut entrevoir l’élargissement de cette opposition en deux blocs antagonistes, un peu dans le style du Conseil de sécurité de l’ONU: russo-chinois d’un côté et occidental de l’autre. Même s’il est vrai que les intérêts de la Russie en Afrique ne sont pas nécessairement ceux de la Chine, et vice-versa.

Aujourd’hui Moscou et Pékin pourraient être avec l’Afrique beaucoup plus partenaires que concurrents au détriment des intérêts occidentaux. Ce qui signifie que les deux pays peuvent réellement se compléter. Cette complémentarité pourra se faire aussi bien dans le cadre des projets liés à l’alliance BRICS, que dans le cadre des accords bilatéraux russo-chinois.

Autre point, la popularité de la Russie actuelle est évidente auprès d’une large partie de la population africaine. La politique extérieure russe contemporaine séduit un bien large nombre de représentants de la jeunesse d’Afrique. La Russie soviétique s’inscrit dans une perspective de libération du continent du colonialisme, mais aussi dans le soutien qui fut accordé pour permettre à de nombreux Etats nouvellement libérés d’aller de l’avant.

C’est le cas de l’Angola qui suite à de nombreuses attaques visant sa souveraineté, a pu résister grâce au soutien décisif de Moscou et de La Havane.

Les collaborations russo-africaines, comme c’est le cas par exemple entre Moscou et Bangui, deviendront au final très efficace pour toute présence ultérieure occidentale sur ce continent. Même si les élites politico-médiatiques de l’Occident  s’obstinent à refuser de reconnaître qu’ils doivent beaucoup à l’Afrique, le temps de rendre des comptes s’approche à un rythme élevé.

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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 13:47

 

 

https://www.vaticannews.va

 

En raison de la diversité des contextes socioculturels, le président de la Conférence Episcopale de la République centrafricaine, estime que les résolutions qui seront prises après la rencontre doivent tenir compte des valeurs et pratiques culturelles.

 

L’appréhension du Phénomène des abus sexuels sur les mineurs varie d’une région à une autre en raison des valeurs et pratiques culturelles. C’est ce que nous explique Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa et président de la Conférence Episcopale de la République centrafricaine.

 

Entretien avec Mgr Désiré Aziagbia Entretien réalisé par Jean Pierre Bodjoko, SJ – Cité du Vatican

 

Vous êtes à Rome pour participer à ce sommet consacré à la protection des mineurs. D'abord votre point de vue sur l'importance de cette rencontre.

 

La situation des violences contre les mineurs dans la société de manière générale est une grande préoccupation. Et l’Eglise par cette conférence veut contribuer à l'éradication de ce fléau qui affecte notre société et créer un environnement sain pour la jeunesse et les enfants. Je pense que c'est une initiative qui vaut la peine d'être encouragée.

Quand on réunit les présidents de toutes les conférences épiscopales du monde pour évoquer les problèmes qui se posent principalement en Amérique et en Europe cela veut dire que c’est une affaire de l’Eglise en général. Est-ce qu’il y a des cas particuliers par exemple dans votre pays ?


Les cas d'abus de mineurs ne manquent pas. Le contexte socioculturel est un peu différent au point que peut-être il n' y a pas de publicité qui est faite à ce sujet comme on en entend parler en Europe et en Amérique. Nous sommes dans une société où il y a un certain sentiment de pudeur qui fait que tout ce qui est lié au sexe n'est pas discuté publiquement. Mais en dépit je dirais des dispositions légales, les parents continuent encore à faire marier leurs enfants à un âge très mineur donc entre la pratique culturelle et les dispositions légales, c’est vraiment difficile d'appréhender la question des abus sexuels à la manière européenne.

Malgré ce contexte culturel il y a quand même une certaine disposition ou des pratiques pour protéger les mineurs ?


Dans notre pays la législation, la constitution reconnaît des dispositions pour la protection des mineurs. Mais la mise en place ou bien l'application de ces dispositions légales n'est pas toujours suivie. Bien souvent les parents eux-mêmes ne portent pas la question en justice. Ils ne veulent pas se déshonorer, ils ne veulent pas déshonorer leurs enfants. Ils préfèrent un traitement à l'amiable au niveau familial, au niveau communautaire. Certaines dispositions existent mais ces dispositions ne sont pas toujours suivies.

 

Il n'y a pas beaucoup de cas par exemple de scandales publics ?


Au niveau de l'Eglise… A ma connaissance pas beaucoup. Il y a eu l'un ou l'autre cas qui ont été évoqués et ces cas ont été traités avec toute l'attention qu'ils méritent.

Et de toute façon les familles et les parents continuent encore à faire confiance… en confiant à l’Eglise leurs enfants ?

 
Tout à fait…Et c'est là où nous devons à notre niveau mettre en place les dispositions nécessaires pour ne pas décevoir cette confiance que les familles placent en l'église.

 

Qu'est-ce que cette rencontre pour la protection des mineurs a porté à votre connaissance pour aborder par exemple …d'une certaine manière ces problèmes dans votre pays ou pour les prévenir.


Nous sommes une société ouverte au monde et je sais que de plus en plus les partenariats que l'Eglise établit avec certains organismes… Ils exigent des mécanismes de protection des mineurs. Nous sommes interpellés à ce niveau-là à prendre conscience de ce fait de ce fléau qui est réel, à travailler à élaborer des mécanismes de protection. La Conférence épiscopale est en train de travailler à cela et nous espérons que d'ici notre prochaine assemblée du mois de juin nous sortirons un document relatif à la protection des enfants.

L'Eglise qui est en Centrafrique peut aussi apporter sa contribution. Vous avez parlé par exemple de l'importance des valeurs culturelles pour traiter certains cas quand il y a des abus sexuels. Est-ce que cela pourrait être un apport positif pour ce sommet ?

 

De dire par exemple faites attention ce n'est pas toujours gai de parler publiquement et à haute voix des cas de viols.


C'est un aspect qui est ressorti dans les échanges que nous avons eus entre nous des confrères qui viennent de nos sociétés à majorité musulmane mettent en avant cet aspect-là. Donc je pense qu'il faudra prendre en compte dans les discussions, les résolutions…A prendre toutes les dispositions nécessaires en tenant compte des valeurs culturelles des pratiques culturelles.

 

Un mot de la fin…..


L'église est interpellée aujourd'hui. Les critiques vis à vis de l'église peuvent être considérées comme des aspects positifs parce que la population regarde avec confiance vers l'église. Et à ce niveau-là, nous devons prendre notre responsabilité, être au niveau de la confiance que la société de manière générale place en nous

Mgr Aziagbia : les dispositions à prendre doivent tenir compte des valeurs et pratiques culturelles
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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 12:34
Marie-France Bokassa, éclat de diamant

Lu pour vous

 

PORTRAIT

 

Marie-France Bokassa, éclat de diamant

 

Par Célian Macé, Libération photo Nicola La Calzo — 25 février 2019 à 18:56

 

La fille de l’ex-empereur de Centrafrique, tyran réfugié près de Paris, raconte une difficile enfance au château suivie d’une vie perturbée.

 

Comme dans les contes, le château est en haut de la colline. En bas, il y a la Seine. Un homme en parka verse des sacs de pain dans le fleuve morne pour nourrir les cygnes. Après le pont, la route serpente à travers le village d’Hardricourt jusqu’à la grille du pavillon du XIXe siècle. Close. Marie-France Bokassa attend le rendez-vous dans sa Mini noire, garée sur le trottoir, en fumant. Elle n’aime pas jeter ses mégots par terre, ils débordent d’un gobelet en plastique posé à côté du levier de vitesse.

Enfant, elle a passé quatre ans de l’autre côté de la grille. Son père, Jean-Bedel Bokassa, l’empereur déchu de la Centrafrique, s’était réfugié en 1983 dans sa propriété des Yvelines. «Une immense prison, décrit-elle. Les fenêtres du rez-de-chaussée étaient garnies de gros barreaux de fer noirs, les portes d’entrée étaient verrouillées.» Le dictateur affirmait avoir eu 56 enfants. A sa mort, quand il a fallu vendre le château, les notaires ont retrouvé 39 héritiers.

Marie-France est née à Bangui d’une mère taïwanaise de 17 ans, en 1974, année de l’élection de Valéry Giscard d’Estaing. Bokassa fut couronné trois ans plus tard, au cours d’une extravagante cérémonie. Paris paya le carrosse, les Mercedes du convoi, le trône impérial, les centaines de kilos de caviar, les milliers de bouteilles de vins et de champagne. En 1979, VGE ordonna le discret renversement de son «cher parent» Bokassa-Ier-président-à-vie, devenu embarrassant. Après quatre années d’exil en Côte-d’Ivoire, le patriarche embarque avec lui une dizaine de ses enfants, dont Marie-France.

Au café PMU de Meulan, la ville voisine, elle a commandé un verre de vin blanc. Assise dans un recoin près de la fenêtre, la métisse a les cheveux lisses, des créoles torsadées et une touche de fard. «Je suis insomniaque depuis trente ans, dit-elle. Aujourd’hui encore, tous ces moments me tournent dans la tête. J’ai fait ce livre pour m’en détacher.» «C’est une combattante, estime Philippe Pons, un ami qui l’a aidée à écrire. Au début, elle ne mettait aucune émotion, elle était purement factuelle.» Selon elle, le domaine d’Hardricourt n’avait rien d’un château de conte de fées. «Les gens s’imaginent qu’on avait une vie royale à Hardricourt, alors que je n’ai jamais vu de domestique, la bâtisse était glaciale et on mangeait du riz à chaque repas.»Son père gouvernait les lieux comme il a dirigé la Centrafrique, en tyran illuminé et brutal. «Ses enfants étaient tout ce qu’il avait sous la main. On était ses soldats, raconte-t-elle. On était son peuple, on devait prier pendant des heures, le transporter jusqu’à son lit, le déshabiller, l’écouter nous raconter ses histoires.»

Bokassa rumine «la trahison» de cette France qui l’obsède. Il boit, frappe ses enfants à coups de chicote, radote sur la beauté de ses femmes venues de 17 pays différents, distribue un billet de 500 francs à qui lui cuisine le meilleur riz, insulte sa progéniture, brûle dans le jardin les habits d’une sœur qui a oublié de lui servir son whisky. «Mais à l’extérieur, il ne fallait rien laisser paraître. Quand mon père recevait des invités, on devait donner le change. Et ça a continué après sa mort [en 1996]. Ma famille fonctionne comme une secte, décrit-elle. Toutes nos conversations, pendant les repas, tournaient autour de notre père. Je n’en pouvais plus, je voulais sortir de la boucle.» Dans un premier temps, frères et sœurs se sont opposés à la publication du livre. «Chez les Africains, ça ne se fait pas. On ne lave pas son linge sale en public.» Au chapitre 20, «l’Innocence bafouée», l’un des demi-frères est accusé de violences sexuelles. Elle a depuis rompu tout contact avec eux. «Il n’y a jamais eu de punitions sévères à Hardricourt, s’agace Jean-Barthélémy Bokassa, petit-fils du dictateur né la même année que Marie-France. Son livre est un résidu de mensonges, une insulte envers la seule personne qui a toujours pris soin d’elle : son père aimant.» Le neveu, fameux jet-setteur parisien, assure que «toute la famille» va l’assigner en diffamation.

Marie-France était la rebelle de la fratrie. Celle qui faisait les poches du paternel, qui s’exfiltrait du château par la lucarne et dormait dans le parc à la belle étoile, qui volait des boîtes de sardines au supermarché, qui osait, surtout, tenir tête à «l’Ogre». «Elle n’écoutait personne, elle faisait l’école buissonnière, c’était dramatique, ajoute Jean-Barthélémy. Ce n’était pas facile pour mon grand-père d’avoir une enfant dissipée à ce point.» Bokassa rentre en Centrafrique en 1986 pour y être jugé. Il est condamné à mort l’année suivante et sera gracié en 1993. La vie à Hardricourt, sous la direction de la marâtre, devient un enfer pour Marie-France. La fillette s’enfuit pour de bon à la fin de sa classe de sixième.

Son adolescence est évacuée en six pages. Elle est recueillie par «Monique», une «très gentille dame» de Meulan qui l’adopte, fin de l’histoire. Dans la vraie vie, elle dit des choses plus compliquées : «Au collège, j’avais des bouteilles de vin dans mon sac à dos, il m’est arrivé de finir mes journées à l’infirmerie» ; «J’ai eu un enfant [à 17 ans, avec le fils de Monique, ndlr] pour les remercier de m’avoir sauvée» ; «Je faisais des fêtes, j’avais peur de la solitude. Je dépensais sans compter, comme mon père.»

Marie-France est la seule Bokassa à être restée ancrée sur ce bord de Seine. «Je ne veux plus fuir», explique-t-elle. Elle y a ouvert un restaurant africain qui a tenu deux ans, a travaillé dans un foyer pour enfants abandonnés, dans une boutique de prêt-à-porter, a été conseillère municipale, a participé à des maraudes de la Croix-Rouge. Vivant seule, elle a dernièrement lancé un «salon de thé». L’ex-maire, Guy Poirier, loue sa «capacité de dépassement» : «Elle était en situation de précarité, mais toujours déterminée. C’est une femme de terrain, conviviale, en qui j’ai entièrement confiance.»

Via l’ambassade de Taïwan, elle a récemment retrouvé la trace de sa mère qu’elle n’a jamais connue. «Mon père m’avait dit qu’elle m’avait abandonnée. C’était faux, bien sûr, il l’avait chassée. C’est aujourd’hui une religieuse. Je n’ai pas encore osé la contacter.» Marie-France a eu deux autres enfants. Deux filles : l’une en terminale, l’autre en licence «mode, luxe et e-business». Elle-même a un diplôme de BEP vente. «J’ai toujours cru qu’on se construisait dans l’autorité, avoue-t-elle. Je suis capable d’amour mais incapable d’affection. J’ai inculqué à mes enfants trois valeurs : respect, travail, courage.» Le triptyque sonne comme la devise d’une dictature. Encore l’héritage paternel ? Pour répondre, elle utilise des drôles de tournures négatives : «Mon père n’est pas quelqu’un que je déteste. Je ne suis pas là pour le défendre. Je l’aime mais je lui en veux.»

 


 

1966 Coup d’Etat de Bokassa. 1974 Naissance de Marie-France. 1979 Bokassa est renversé. 1983Arrivée de Marie-France à Hardricourt (Yvelines). 1996 Mort de Bokassa 2019 Au château de l’ogre(Flammarion).

 

Célian Macé photo Nicola La Calzo

 

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 19:48
Le Pdt TOUADERA nomme son Dircab PM pour succéder à S.M. SARANDJI
Le Pdt TOUADERA nomme son Dircab PM pour succéder à S.M. SARANDJI

Le Pdt TOUADERA nomme son Dircab PM pour succéder à S.M. SARANDJI
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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 19:32
Martin Ziguélé dresse le bilan des points forts et des faiblesses du MLPC
Martin Ziguélé dresse le bilan des points forts et des faiblesses du MLPC

 

 Martin Ziguélé dresse le bilan des points forts et des faiblesses du MLPC en 40 ans d’existence



BANGUI, 25 janvier 2019(RJDH)---Le Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(MLPC), Martin Ziguélé rassure sur le rajeunissement du parti en préparant la relève et l’insertion des jeunes dans tous les échelons des décisions du MLPC. Position exprimée au cours d’une interview inclusive accordée au RJDH à l’occasion du 40ème anniversaire de son parti le 22 février 2019.

RJDH : Bonjour Président, le parti MLPC a aujourd’hui 40 ans, un âge de pleine maturité. Pourriez-vous dresser un bilan révélant les points forts et les faiblesses des activités du parti en 40 ans d’existence?

MZ : Le MPLC  a été créé dans le cadre de la lutte que les élèves et les étudiants, c'est-à-dire la jeunesse centrafricaine, a déclenchée en 1979 contre l’Empereur Bokassa parce qu’il avait décrété le port obligatoire des tenues scolaires alors que les fonctionnaires, c'est-à-dire les parents de ces élèves, n’étaient  pas payés et c’est dans cette ambiance de terreur et de répression que le MLPC est né avec un objectif qui était considéré comme fou à l’époque c'est-à-dire de renverser l’Empereur et de restaurer la République . Le MLPC a réussi cet objectif puis que finalement en 1979 l’Empire a été aboli et la République est née.

Mais le deuxième objectif du MLPC c’était de conquérir le pouvoir et d’instaurer la véritable démocratie en Centrafrique et puis le troisième objectif c’est de permettre à ce pays qui regorge de ressources de nourrir les Centrafricains convenablement et c’était la théorie de MLPC, le sous-sol nourrit le sol et le sol nourrit l’homme. Nous y sommes parvenus après 14 ans de lutte en 1993 et c’est là le MLPC une fois au pouvoir a effectivement posé comme premier acte la relecture totale de la Constitution parce que la Constitution du parti unique qui était en vigueur jusque-là et qui restreignait les libertés et le nombre des institutions a été abolie et il a été mis en place une Constitution qui fait éclore la liberté individuelle et collective et permettre l’expression populaire et la mise place des certaines institutions comme le Haut Conseil de la Communication qui a permis aujourd’hui d’avoir plusieurs radios privées, plusieurs télévisions privées et des journaux privés.

N’oublions  pas qu’avant c’était la pensée unique de tout ce qui n’était pas permis. Cela pouvait entraîner pour son auteur la prison  ou une situation désagréable. Donc tout cela a disparu sous le MLPC parce que le MLPC avait amené la liberté. Là où la gestion du MLPC a été difficile, c’est sur le plan économique pour une raison simple. Trois ans avant les élections de 1993 ce pays vivait une période d’années blanches et il y avait deux années de grèves au niveau de la fonction publique.

Quand le MLPC est arrivé au pouvoir, il a remis la population et l’administration au travail. Malheureusement en janvier 1994 c’est-à-dire 3 mois après la prise de fonction du Président Patassé, c’était la dévaluation du franc CFA et cette dévaluation n’avait pas été préparée, comme je disais, l’administration était en grève depuis 2 ans plus 3 années blanches et donc les difficultés économiques étaient multipliées et les institutions financières et tous les créanciers exigeaient le payement de la dette avant d’assister le pays sur le plan économique et c’est là où apparut les premiers arriérés de salaire qui a servi comme le terreau à l’irrédentisme militaire avec des mutineries etc…qui ont fragilisé le régime du MLPC et sur le plan économique.

 Après notre chute en 2003, le MPLC n’a pas baissé le bras et a continué à se battre pour les mêmes objectifs du départ c’est-à-dire l’accession au pouvoir, pour la liberté et puis travailler pour le bien-être du pays et de sa population.          

RJDH : L’anniversaire placé sous le thème «République, démocratie et paix» n’est un thème anodin. Pourquoi ce thème?

MZ : La République parce que nous sommes battus pour la République. Vous savez que c’est en allant installer le drapeau de la République Centrafricaine à Berberati qu’à son retour, l’avion du Président Boganda s’est écrasé dans la Lobaye et qu’il était décédé. Donc il est mort pour la République et notre engagement premier c’était la restauration de la République.

Pourquoi la paix ? C’est parce que sans elle, on ne peut rien faire et la réconciliation, parce que le MLPC est une grande famille. Il y’a eu des périodes dans l’histoire du parti où la lecture différente est apparue où des situations nouvelles ont favorisé un certain nombre d’absences des camarades et nous pensons que pour avancer et surtout pour offrir aux Centrafricains  des raisons d’espérer, il faut que le MLPC soit uni dont la réconciliation  est au centre de notre démarche.
   
RJDH : Qu’en est-il aujourd’hui du rajeunissement du parti ?

MZ : Nous avons programmé de commencer dès lundi le 25 au 27 février 2019 la session ordinaire du conseil politique national du MLPC qui ne s’est pas réuni depuis novembre 2014 et l’objectif est clair, c’est de revoir le parti dans ses méthodes, dans ses organisations et ses fonctionnements etc… Pour préparer la relève et l’insertion des jeunes dans tous les échelons des décisions du MLPC, parce que le parti a 40 ans et pour les 40 ans à venir, il faut qu’aujourd’hui les jeunes soient à la commande pour conduire le parti vers la nouvelle lutte. 

RJDH : Depuis quelque temps, le MLPC ne fait que tenir des réunions du Conseil Politique National(CPN) en lieu et place du Congrès proprement dit. N’est-ce pas un sujet de frustration pour vos camarades membres laissés en rade?

MZ : Non cela ne peut pas être un sujet de frustration. Le MLPC a été créé en 1979, son premier congrès a eu lieu en 1995 c’est-à-dire le premier Congrès a eu lieu 16 ans après sa création et après il y’a le deuxième Congrès en 2004 et le troisième en 2007. C’est vrai que depuis 2007 nous n’avons fait que des congrès extraordinaires mais après la réunion politique du conseil national qui aura lieu au courant de cette semaine, on fixera la date du 4ème  Congrès dénommé « Congrès de l’unité ».

RJDH : En dehors du bureau politique qui fonctionne, qu’en est-il des organes tels que le Conseil des sages, la commission de contrôle de l’arbitrage?

MZ : Tous les organes du parti fonctionnent. Le président du conseil des sages est Dobozendi que nous venions de perdre il y’a un mois. La Commission du contrôle de l’arbitrage fonctionne normalement elle aura d’abord à rendre son rapport lors de la session du conseil politique national au début de cette semaine. L’objectif de la session que nous venons de convoquer c’est de renforcer ces organes en cooptant des jeunes pour qu’ils entrent dans ces organes statutaires et apprendre en faisant comme disent les Anglais learn by doing pour que demain ils soient capable de gérer le MLPC.

RJDH : Président Martin Ziguélé, merci !

MZ : C’est à moi de vous remercier.


Propos recueillis par Jefferson Cyrille Yapende

 

 

ALLOCUTION DU PRESIDENT MARTIN ZIGUELE

A L’OUVERTURE DE LA SESSION DU CONSEIL NATIONAL POLITIQUE

DU MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (MLPC)

 

BANGUI, LE 25 FEVRIER 2019

----------------

 

Excellences Messieurs les Ambassadeurs

Messieurs les Représentants des Organisations internationales

Distingués Leaders des Partis politiques

Honorables Députés

Camarades Conseillers Politiques Nationaux

Camarades Membres du Bureau Politique

Camarades Membres des Bureaux Nationaux MLFC et MLJC

Camarades Responsables Fédéraux,

Camarades Cadres du Parti

Camarades Militantes et Militants

Chers Invités

 

A la suite de la commémoration historique des 40 ans de l’existence de notre cher Parti ce vendredi 22 février à la Place Marabéna, nous voici réunis ce jour en session ordinaire du Conseil Politique National(CPN), la première depuis celle de novembre 2014, afin de nous pencher sur les grands problèmes intéressant la vie du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

A la mémoire de tous ceux de nos camarades qui nous ont quittés ces dernières années ainsi que des compatriotes violemment et brutalement fauchés lors de cette longue et inutile crise, je vous demande de vous lever et d’observer respectueusement avec moi une minute de silence……..

Je vous remercie.

A cette occasion solennelle, je suis particulièrement heureux de souhaiter la cordiale bienvenue parmi nous à mes chers amis et frères, leaders des Partis politiques ainsi qu’aux vaillants militants du MLPC de l’arrière-pays qui ont bravé moult obstacles au péril de leur vie, pour être présents et prendre part à cette importante session. C’est aussi pour moi un plaisir et un honneur de vous revoir massivement après plusieurs années où il ne nous a pas été possible de réunir une session ordinaire du Conseil Politique National, car comme je viens de le dire, la dernière ayant eu lieu en novembre 2014. Cet empêchement lié à certaines contingences politiques et sécuritaires n’a pas ébranlé le Parti et encore moins démobilisé nos bases qui demeurent solides et soudées malgré toutes les tentatives de déstabilisation et de liquidation de notre formation politique.

La preuve est qu’aujourd’hui, nous sommes réunis pour cette présente session du CPN au cours de laquelle, nous aurons à débattre de l’ordre du jour suivant :

1. Examen et adoption du rapport moral, politique et  financier du Bureau Politique ;  

2. Intervention des CPN et présentation  des rapports succincts des activités de leurs fédérations ;

3. Mise en place des groupes thématiques autour des questions politiques et organisationnelles

4. Restitutions des travaux des groupes thématiques ;

5. Rapport  des dernières élections législatives et présidentielles ;

6. Enjeux des prochaines élections générales et perspectives d’avenir ;

7. Fixation de la date du prochain Congrès ;

8. Résolutions et recommandations ;

9. Divers.

 

Camarades,

Comme vous le savez, le Conseil Politique National est une instance législative du Parti. Dans l’intervalle de deux congrès, il est convoqué pour prendre les grandes décisions nécessaires à la vie du Parti. La présente session s’inscrit dans cette droite ligne. Elle vient dans l’ordre chronologique après le Conclave des 17 et 18 décembre 2016 mais aussi de l’importante tournée que j’ai personnellement conduite dans quatre(4) Fédérations de l’Ouest et du Sud de notre pays à savoir, la Nana-Mambéré, la Mambéré Kadeï, la Sangha-Mbaéré et la Lobaye.

Les résolutions du CPN de 2009, 2011 et 2014,  les recommandations du Conclave des 17 et 18 Décembre 2016 et les principales leçons tirées de la tournée du 10 au 23 Août 2018 concourent toutes et principalement au fonctionnement efficient du Parti et à une participation efficace et responsable aux élections.

Après les élections de 2015 et 2016 qui sont déjà passées, mais surtout avant les prochaines de 2021, la présente session se tient à un moment charnière capitale pour le MLPC.

Camarades Militantes et Militants

Il s’agit pour nous, au cours de la présente session, de faire preuve de responsabilité et d’assigner des objectifs très précis à toutes les structures dirigeantes du Parti en vue des batailles futures.

A ce propos, je voudrais rappeler ce que je disais à l’occasion du 40ème anniversaire de notre cher et envié Parti : « Le MLPC, parti de lutte et parti des luttes, doit évoluer et s'adapter au nouveau contexte de notre pays et de notre démocratie. La session du  Conseil Politique National du Parti qui suivra la célébration de ce 40ème anniversaire du 25 au 27 février 2019 s'est fixée des objectifs ambitieux: elle fera le point des évolutions nécessaires, notamment la relecture de nos textes de base , le renforcement des structures dirigeantes, la réorganisation spatiale du Parti et la recherche de l'unité et de la réconciliation , afin de reconstituer la grande famille du MLPC pour continuer efficacement la mission des Pères Fondateurs du Parti ».

Mais il convient de rappeler que nous ne partons pas de rien. Souvenons-nous surtout des douze Recommandations du Conclave et des principales leçons que vous, Délégués des Fédérations vous avez tirées sur le terrain qui est le vôtre.

Honorables Députés

Camarades Conseillers Politiques Nationaux

Camarades Membres du Bureau Politique

Camarades Membres des Bureaux Nationaux MLFC et MLJC

Camarades Responsables Fédéraux,

Camarades Cadres du Parti

Camarades Militantes et Militants

L’exercice auquel nous sommes appelés à nous soumettre est un examen sans complaisance de la situation de notre Parti, dont le moins qu’on puisse dire est que certains de ses organes dorment d’un profond sommeil. Le présent Conseil Politique National doit sonner la fin de cette léthargie et remettre chaque cadre, chaque militant devant ses responsabilités. La survie du Parti en dépend pour une très large part, il faut le savoir.

Les comportements qui sont de nature à plomber le Parti et à terme à le saborder doivent fermement combattus et corrigés par de mesures idoines, dans le strict respect des textes du Parti. L’essentiel étant la survie du Parti, l’efficacité de ses actions et les résultats qu’il obtient.

Je voudrais attirer l’attention de chaque militant sur le phénomène suivant :

A l’approche de chaque élection, les adversaires du MLPC rivalisent d’ingéniosité pour la lui faire perdre en dehors des urnes par la manipulation, l’intoxication et la désinformation de l’opinion nationale.

Le MLPC ne saurait constituer de tout temps la victime expiatoire résignée d’un péché qu’il n’a pas commis et dont il ignore les auteurs ainsi que les tenants et aboutissants.

A cet effet, une riposte appropriée sera désormais réservée aux manipulateurs friands de cet exercice et contre lesquels des poursuites judiciaires seront également réservées. J’en appelle avec insistance à la vigilance de chaque instant de tous les militants et militantes du MLPC pour une veille déterminée afin qu’ils soient identifiés.

La présente session se tient au lendemain des négociations entre le Gouvernement et les groupes armés. L’espoir est donc permis de croire qu’un coup d’arrêt sera désormais mis aux tueries de masse de nos compatriotes, aux actes de violence crapuleuse et à l’insécurité entretenue pour en faire une économie de la rébellion, au détriment des populations du monde rurale qui en ont assez de payer le prix fort. A cet effet, j’en appelle au strict respect des engagements, volontairement et librement pris par les uns et les autres, pour que le processus du retour à la paix soit amorcé et traduit dans la vie quotidienne de chacun de nos compatriotes.

Je ne saurais terminer mes propos sans féliciter le Comité Préparatoire de la présente assise dont l’implication et la disponibilité entières des membres ont permis la tenue de ladite assise. Que chacun de ses membres soit remercié pour son engagement militant.

Je déclare ouverts les travaux du Conseil Politique National 2019. Pleins succès à nos travaux.

Vive le MLPC

Je vous remercie

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 19:21



BANGUI, 25 février 2019 (RJDH)---Des combats opposent depuis dimanche soir une équipe de Séléka à un groupe Anti-Balaka au village Lioto, situé à une soixantaine de kilomètres de Kouango. 

Les affrontements qui secouent depuis dimanche à 14 heures, le village Liotto est une information RJDH confirmée par plusieurs sources indépendantes. Ces combats sont signalés 19 jours après la signature de l’accord de Khartoum qui engage les groupes armés à cesser toute hostilité et à entrer dans le processus de paix.

Selon des informations RJDH, c’est une équipe d’Anti-Balaka contrôlée par un certain général Mandakara qui aurait attaqué la position des éléments UPC basés dans cette localité, « tout est parti de l’assassinat d’un élément de ce chef Anti-Balaka par les Séléka. Madankara n’a pas digéré cela et il a déclenché l’attaque », a confié au RJDH, une autorité locale de Kouango qui a requis l’anonymat.

Difficile à l’heure actuelle d’avoir des données précises sur le bilan de ces combats. Mais, les sources que nous avons contactées à Kouango parlent d’un convoi des éléments UPC qui a été dépêché à Liotto dans la matinée du lundi 25 février 2019 en appui à l’équipe en place.  Un convoi des casques bleus burundais, présents à Kouango, serait envoyé aussi sur le terrain, une information non encore confirmée par le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, qui contacté par le RJDH a promis réagir dans les prochaines heures.

Ces combats de Liotto sont les premiers dans le cas d’espèce depuis la signature de l’accord de Khartoum.
Ils peuvent apparaitre comme une violation des engagements pris à Khartoum par les groupes armés. Alors que l’article 5 de l’accord de Khartoum signé le 6 février dernier à Bangui stipule que les groupes armés pour leur part, s’engagent à renoncer au recours aux violences et à la violence pour faire valoir toute forme de revendication./RJDH

 Des combats entre Anti-Balaka et Séléka signalés dans un village proche de Kouango
 Des combats entre Anti-Balaka et Séléka signalés dans un village proche de Kouango
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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 19:03

 

Lu pour vous

 

INTERVIEWS

 

https://fr.sputniknews.com  10:30 22.02.2019 (mis à jour 10:55 22.02.2019)

 

Safwene Grira

 

Les récentes frappes françaises contre des rebelles tchadiens s’inscrivent bien dans la vocation de l’opération Barkhane, estime dans une interview à Sputnik, Acheikh Ibn Oumar, conseiller diplomatique du Président tchadien. Une «aide» d’autant plus légitime que la dislocation est le nouveau défi guettant les États africains depuis 2011.

Depuis une quarantaine d'années, Acheikh Ibn Oumar est un personnage incontournable de la vie politique du Tchad. Après avoir pris les armes contre le Président Hissène Habré, à la tête du CDR (Conseil Démocratique Révolutionnaire), il devient son ministre des Affaires étrangères en 1989. Après le renversement d'Habré, il officiera comme conseiller spécial du Président Idriss Déby Itno et haut représentant du Tchad aux Nations unies. Il rejoindra le maquis une seconde fois, à la fin des années 1990, avant de renouer avec N'Djamena et les Affaires étrangères. Depuis janvier 2019, il occupe le poste de conseiller diplomatique du Président tchadien Idriss Déby Itno. C'est donc un fin connaisseur qui fait le tour pour Sputnik des enjeux géopolitiques et sécuritaires du Tchad et de la région.

 

Sputnik: Avant d'intervenir contre une colonne de l'UFR (Union des Forces de la Résistance, groupe de rebelles tchadiens), l'Élysée aurait «exigé une lettre» dans ce sens de M. Idriss Déby. Le cadre général initial, fait d'accords de coopération en matière de Défense, était-il insuffisant pour donner une base légale à cette intervention?

 

Acheikh Ibn Oumar: «L'assertion prétendant que le Président Macron aurait exigé une lettre du Président Déby Itno n'émane d'aucune source officielle, française ou tchadienne, mais d'un journal. Dire "exiger une lettre", ça dénote une méconnaissance du fonctionnement des États. Un pays qui fait face à une menace directe, lancée à partir de l'extérieur avec des moyens fournis par des parties extérieures, a tout à fait le droit de demander une aide militaire directe ou indirecte à un autre État, à une communauté d'États ou à l'Onu. Les exemples sont nombreux à travers le monde. Nul besoin d'accords préalablement signés.»

 

Sputnik: Beaucoup croient que le «terrorisme» imputé à l'UFR n'est finalement qu'une qualification de circonstance pour que l'intervention française puisse rentrer dans la vocation de Barkhane. Qu'en pensez-vous?

 

Acheikh Ibn Oumar: «Ce n'est pas exact. Barkhane est déployée en appui au G5 Sahel et la MINUSMA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, ndlr]. Les groupes terroristes sont la principale cible de cette nouvelle coopération militaire qui est mise en place dans le Sahel, certes, mais elle cible aussi les menaces sécuritaires et déstabilisatrices d'une manière plus générale, particulièrement les diverses formes de criminalité et de trafics transfrontaliers. Par conséquent, la caractérisation de terroriste n'est pas nécessaire pour justifier une action commune contre des menées qui relèvent de toute façon de la déstabilisation transfrontalière ou de l'attisement de conflits intercommunautaires.»

 

Sputnik: Vous avez été, vous-même, à la tête de mouvements armés contre M. Idriss Déby, aux côtés des actuels rebelles de l'UFR. Quel regard portez-vous aujourd'hui sur leur combat?

 

Acheikh Ibn Oumar: «Dès 2011, j'ai mis fin à mon rôle actif dans les mouvements armés. Pourquoi cette date? Depuis 2011, la région a connu des bouleversements sécuritaires profonds: la destruction de la Libye, la dissémination de bandes djihadistes dans la zone sahélo-saharienne et la région du lac Tchad, l'ébranlement des fondements de l'État en Centrafrique, etc. Le défi premier auquel nous faisons face aujourd'hui, c'est le démantèlement de nos États et non plus la mauvaise gestion. Les mouvements armés n'ont pas saisi l'ampleur de cette mutation historique, et sont restés emmurés dans les vieux schémas de conquête du pouvoir par les raids motorisés, en cherchant la logistique par tous les procédés, y compris les plus discutables, et en surfant sur les haines claniques.»

 

Sputnik: Quels sont les atouts du Président Idriss Déby qui font de lui, aux yeux de la France, un allié fiable?

 

Acheikh Ibn Oumar: «Le Tchad est à la croisée de deux dorsales tectoniques, l'une Nord-Sud, de la Libye au bassin du Congo et l'autre, Est-Ouest, du Sahara occidental à Djibouti. Si le Tchad plonge dans l'instabilité, au nom la "résistance", au nom de l'Islam, au nom de la bonne gouvernance, de l'anti-occidentalisme et que sais-je encore, c'est la moitié de l'Afrique qui subira un séisme durablement dévastateur, une somalisation multipliée par dix. Tous les États responsables, toutes les forces éprises de sécurité et de paix, doivent faire bloc. Il ne faut pas faire une fixation sur la personne du Président Déby Itno.»

 

Sputnik: Le Maréchal Haftar rend servir au pouvoir tchadien dans la lutte contre les rébellions installées en territoire libyen. Qu'est ce que N'Djamena est disposé à offrir, en échange, à M. Haftar?

 

Acheikh Ibn Oumar: «Les populations du Fezzan sont prises en otage, souvent au sens propre, par toutes sortes de djihadistes, de mafias, de milices locales anarchiques, de trafiquants et de rebelles étrangers. L'opération de l'Armée Nationale Libyenne dirigée par le maréchal Haftar répond d'abord aux cris de détresse de ces populations libyennes, et non pas à un marchandage avec N'Djamena. Donc, le Tchad n'a rien à donner en échange. C'est qu'il y a, c'est une coopération et une coordination incontournables avec tous les pays ayant des frontières communes: comme le Soudan, le Nigéria, etc. ou des vulnérabilités similaires.»

 

Sputnik: Sur la région frondeuse du Tibesti, deux versions s'affrontent. Celle des insurgés du comité populaire d'autodéfense du Miski, qui réclament leur part du butin aurifère, à côté de doléances économiques. Celle du gouvernement, qui entend rétablir la sécurité. Est-ce que le pouvoir tchadien est en mesure de garantir, aujourd'hui, qu'une exploitation des mines d'or dans cette région puisse faire l'objet d'une juste redistribution, notamment au profit des populations du Nord?

 

Acheikh Ibn Oumar: «Il n'est pas juste de parler d'insurgés. Ledit Comité populaire d'autodéfense de Miski avait publié un démenti contre son assimilation à la rébellion. Le problème de Miski est très ancien. À la base, c'est un désaccord interne entre populations locales sur le découpage administratif du Grand Nord. Le déferlement brutal d'orpailleurs, en nombre plus grand que celui des habitants, dont des rebelles de divers pays, de trafiquants et des djihadistes, a complètement défiguré le cadre naturel, humain et sécuritaire de la zone. Le gouvernement a le devoir de rétablir l'ordre avant tout, sans lequel il ne peut y avoir de satisfaction des besoins de la population.»

 

Sputnik: Est-ce que la France intervient, d'une façon ou d'une autre, aux côtés des forces tchadiennes dans la guerre qu'elle mène au Tibesti?

 

Acheikh Ibn Oumar: «La tension sécuritaire et sociale est réelle, mais on ne peut pas dire qu'il y a une guerre au Tibesti. La France est plutôt victime de son passé colonial, d'où l'irritation obsessive que sa présence Afrique provoque. Si je disais que le Président Poutine doit payer pour les massacres de Staline, que l'Allemagne actuelle est coupable des horreurs nazies ou que le gouvernement Trump doit être tenu responsable des bombes atomiques lancées sur le Japon, on me traiterait de fou. Par contre, si je disais que la France, les Français, morts, vivants ou à naître, sont irrévocablement responsables de la traite négrière et de la répression coloniale, beaucoup de belles âmes m'applaudiraient.»

 

Sputnik: Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre le Palais Rose en tant que conseiller diplomatique, alors que jusqu'au courant 2018, vous étiez très critique de la gestion du pouvoir par le Président Déby?

 

Acheikh Ibn Oumar: «Je disais plus haut que nous sommes entrés dans une nouvelle configuration géopolitique et que c'est l'existence même de nos États qui se trouve menacée par les djihadistes, la criminalité transfrontalière et l'instrumentalisation des conflits intercommunautaires. L'option de renverser le pouvoir en place par la force aura pour seul résultat la destruction du tissu social, l'extension du domaine d'action des djihadistes et l'accroissement du nombre de réfugiés et déplacés.

Je disais dans une interview qu'il faut créer un front mondial contre les terroristes, comme ce fut le cas, pendant la deuxième Guerre mondiale contre le nazisme et le fascisme. L'obscurantisme mortifère islamo-terroriste, c'est le fascisme de notre temps. À partir du moment où le Président Déby Itno a édicté une amnistie qui mettait fin à notre statut de hors-la-loi, condamnés pour certains à mort par la justice, j'ai pensé qu'il fallait saisir cette occasion. Car le choix est entre persister à envoyer nos jeunes à la mort, avec pour conséquence la destruction de toute la région, d'un côté, et apporter sa petite contribution à la consolidation de la stabilité et l'unité nationale, d'un autre côté, sans prétendre à la perfection.»

 

«Si le Tchad plonge dans l’instabilité, la moitié de l’Afrique subira un séisme»
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Centrafrique-Presse.com
22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 18:25

 

L’accord dit de Khartoum porterait-il la Paix au peuple Centrafricain ? Sera-t-il capable d’incarner un autre projet politique objectif pour l’avenir et le destiner de la Nation Centrafricaine ? Et encore, Ressoudera-t-il les gros problèmes incompressibles de mercenaires, rebelles dans notre Pays ?

À savoir l’épine dorsale, de tous les prétextes anarchiques, de la mauvaise gouvernance, de fait  des pillages organisés de nos richesses minières, de la braderie à grande échelle sur le dos de mes compatriotes. Les faits sont têtus en Centrafrique ! Les vieillimences rancunières, anthologiques, c’est-à-dire ces rancœurs qui restes dans la mémoire de par son caractère exceptionnel depuis des décennies qui se traduit par des rivalités politiques écartant tout objectivité dans la gouvernance de la chose public, de plus aggravante par l’avènement ou les phénomènes des redoutables couple « SELEKA & ANTI-BALAKA », pousseront encore et encore les irréductibles ennemies de la Paix à insister dans les pratiques le plus macabres sur le peuple paisible de la Centrafrique.

Par ailleurs l’autosatisfaction, ou des postures des victoires dans des situations pareilles n’est pas sage de part et d’autre. Ensemble, nous devons être prêts, prêts à incarner cette dernière pierre de la Paix, déjà dans nos cœurs et un effort de compassion pour toutes les victimes de la Centrafrique. Quelle alternance par rapport à la mauvaise pratique du passé sur le plan de la politique jusqu’à ce jour. En éliminant ces deux options de la politique : le Despotisme exécutoire, excluant tous choix rationnels des acteurs politiques dans les  pratiques de la gouvernance. Aussi par les insurgés qui sont..., la Rébellion comme moyen d’accès au pouvoir sans avoir les compétences nécessaires de la Gouvernance.

La situation que travers notre Pays réclame de la Compétence incontestable de tous et toutes les fils, filles de Centrafrique, de l’Intégrité, de la Lucidité afin de relever notre cher Pays et non des Aventuriers Politiques ou des Avatars du passé, pour ne pas dire des bras cassés, plus pire encore les revendications infinis avec les armées à la main.  Une alternance objective c’est ce dont notre Pays, la Centrafrique a besoin avec des dirigeants prêts à rassembler les Compétences, des Progressistes, dans le Pays, au niveau des Diasporas… Les générations éclairées à ne pas exclure, les uns et les autres pour une Centrafrique renouveau, capable de sortir dans ces cendres pour se mettre aux pas de la mondialisation.

 Mes chers & chères compatriotes, vous l'avez compris, je souhaite, comme beaucoup de nos compatriotes diasporas, un bon projet assortissant à la suite des pourparlers de Khartoum, pour une Centrafrique renaissante et forte socialement à l’unissant, Notre Centrafrique ne sera plus jamais, la Centrafrique des divisions, de l’exclusion ni des déclinistes, nostalgiques d'une Centrafrique coupé en deux. Les indécisions, ainsi que l’aveuglement, l’arrogance des uns et des autres, de même les arrogances technocratiques notoires des  gouvernants". "Ce n'est pas avec des telles postures, soit un accord signé par tout le monde que l'on remettra les pendules à l'heure" et "ce n'est pas une réitération communicationnelle qui suffira pour redonner la légitimité retour à la Paix tant entendu pour les Centrafricains. Je le dis solennellement a tout le monde signataire de l’accord de Khartoum, ainsi à mes compatriotes, prenons garde, et le pardon est nécessaire et sacré, ça va de soit à la Paix pour tous, toutes filles de la Centrafrique, notre unité a été fragilisé dû à des nombreuses discriminations entre nous-mêmes les fils et filles de Centrafrique. Pour toutes les raisons évoquées précédemment, qu’on ne vienne pas d’avantage affaiblir nos institutions qui devrait être le seul rempart qui demeure dans notre République de plus en plus menacée.

Dans la crise que traverse notre chère patrie ", "il est temps de cesser toute violence envers la population, et de dénoncer toutes complaisances pour une Paix véritable de pardon, de réconciliation entre les fils et filles de la Centrafrique dans le respect des institutions et la justice.

Nous devrons tous réadapter nos exigences aux enjeux du présent pour reconstruire l’avenir. C’est-à-dire la Paix. Sans la Paix nous ne développerons pas notre Pays. Donc il nous faut une nouvelle grille politique pour l’intérêt générale.

Fait, à Lyon 22/02/2019

Diaspora,

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

L’Accord dit de Khartoum, une dernière tentative de plus par Aubin Roger Komoto
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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 18:16
Centrafrique : Le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji démissionne 

 

Centrafrique : démission du gouvernement

 

Par  Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 22/02/2019 à 17:04 Publié le 22/02/2019 à 17:01

Le Premier ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji, a remis aujourd'hui sa démission et celle de son gouvernement au président Faustin-Archange Touadéra, conformément à l'accord de paix signé début février entre autorités et groupes armés.

"Le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, a reçu solennellement ce vendredi 22 février (...) la démission du Premier Ministre Chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji et de celle de son gouvernement", selon un communiqué de la présidence centrafricaine. Faustin Archange Touadéra doit nommer un nouveau Premier ministre dans les 24 heures.

Cette démission intervient seize jours après la signature d'un accord de paix entre Bangui et les 14 groupes armés opérant sur le territoire centrafricain. Ce huitième accord depuis le début de la crise en Centrafrique en 2013 prévoit notamment la nomination d'un "gouvernement inclusif". Si différents chefs ou représentants de groupes armés étaient déjà présents au gouvernement ou à la présidence comme conseillers, le prochain gouvernement devrait laisser une part plus grande à des représentants des principaux groupes.

A plusieurs reprises, les ONG de défense des droits de l'homme se sont offusquées de la présence de représentants des groupes armés au gouvernement et dans certaines instances dirigeantes centrafricaines.

Aujourd'hui, Human Rights Watch a rappelé qu'une "amnistie générale ne devrait en aucun cas être envisagée" à la suite de l'accord de paix. L'amnistie des chefs de groupes armés, longtemps réclamée par ces derniers, n'est pas mentionnée dans l'accord. Il prévoit la mise en place d'ici moins de trois mois d'une Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CRVJRR). En attendant, une "commission inclusive" composée des représentants des parties en conflit a été créée par décret pour préparer le travail de la Commission.

 

Le Figaro.fr avec AFP

 

Centrafrique : Le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji démissionne 

 

BANGUI, 22 février 2019 (RJDH)—Mathieu Simplice Sarandji, premier-ministre Centrafricain vient de démissionner ainsi que son gouvernement, ce vendredi 22 février 2019.

Cette démission est actée dans un contexte où plusieurs voix se sont levées pour réclamer, conformément à l’article 21 de l’accord de Khartoum, signé à Bangui le 6 février 2019.

L’article 21 de cet accord de paix stipule que : « le président de la République, Chef de l’Etat, s’engage à mettre en place immédiatement après la signature du présent accord un gouvernement inclusif ».

Les groupes armés qui avaient réclamé la composition du nouveau gouvernement commençaient à dénoncer ce retard, pour parler déjà des premières violations de cet accord. Une préoccupation rejetée par le porte-parole du gouvernement qui les a appelés ce mercredi à la patience.

Un nouveau premier ministre est attendu dans les jours qui suivent ainsi que le gouvernement dit inclusif qui aura pour tâche de mettre en exécution les recommandations de l’accord de Khartoum et de préparer les élections de 2021.

Mathieu Simplice Sarandji a été nommé premier ministre le 2 avril 2016 avant d’être reconduit le 17 septembre 2017.


Fridolin Ngoulou
 

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