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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 20:13
Centrafrique: l'ONU durcit le ton contre les groupes armés
Centrafrique: l'ONU durcit le ton contre les groupes armés

 

Par  Le Figaro avec AFP  23/08/2019 à 20:51

 

Le représentant spécial de l'ONU en Centrafrique a menacé ce vendredi de sanctionner «strictement» les violations de l'accord de paix signé en février entre le gouvernement et 14 groupes armés pour mettre fin à la guerre qui déchire ce pays depuis 2013.

La Centrafrique connait une relative accalmie sécuritaire depuis la signature de cet accord le 6 février, mais les populations sont toujours victimes de violences commises par les groupes armés qui contrôlent 70% du territoire.

«Des sanctions seront strictement appliquées à tous ceux qui violeront les dispositions de l'accord», a déclaré l'émissaire de l'ONU, Mankeur N'Diaye devant plusieurs leaders et représentants des groupes armés invités à Bangui par le gouvernement centrafricain pour une réunion de suivi de l'accord de paix. «Il y a eu un après 6 février. Il y aura un après 23 août. Tout ce qui a été toléré ne le sera plus à partir d'aujourd'hui» a-t-il averti. Entre 10 et 70 violations de l'accord sont enregistrées chaque semaine par la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui a privilégié jusqu'ici une stratégie de dialogue avec les groupes rebelles.

Plusieurs chefs de groupes rebelles importants étaient présents à l'ouverture de cette réunion: notamment Abdoulaye Hissène, le chef militaire du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), et Mahamat Al-Khatim, du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC). Les représentants de l'ONU, de l'Union Africaine et du gouvernement centrafricain, participaient également à cette réunion. Les discussions, qui doivent se poursuivre jusque dans la journée de samedi, visent à accélérer la mise en oeuvre de plusieurs dossiers sensibles.

Parmi les questions prioritaires, figurent le programme de désarmement et de démobilisation des combattants des 14 groupes armés signataires de l'accord, et la levée des barrières de taxations illégale érigées sur les routes par les milices rebelles. Des chantiers qui se heurtent à la mauvaise volonté présumée de certains groupes armés, selon la Minusca. La Centrafrique, pays classé parmi les plus pauvres du monde, est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, qui a entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka. Les combats ont forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants de ce pays à fuir leurs domiciles.

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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 19:51
Nouvelles nationales sur RNL
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RCA : le Parti KNK se sépare de Faustin Archange Touadéra, son ex-vice-président

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 23 août 2019 12:03

 

L'actuel Président de la République Faustin Archange Touadéra, ex-vice président de KNK, a été officiellement radié du Parti travailliste à l'issue du 3ème congrès dudit parti qui s'est achevé dimanche 18 août 2019 à Bossangoa dans l'Ouham. La décision des congressistes fait suite à la création du Parti Mouvement Cœurs Unis (MCU) dont le président fondateur est Faustin Archange Touadéra.

Selon le KNK, depuis sa suspension du Parti à la veille de la présidentielle et des législatives de 2015 pour indiscipline, l'ancien vice-président Faustin Archange Touadéra n'a pas officiellement restitué sa carte d'adhérent pour annoncer sa démission alors qu'il a déjà créé son propre Parti, le MCU.

"Il se trouve que Faustin Archange Touadéra est aujourd'hui président fondateur du Parti Cœurs Unis. On n'a pas jusqu'ici enregistré de démission de sa part. Il ne peut pas être à la fois KNK, à la fois MCU. Nous avons pris la décision de le radier", a expliqué Bertin Béa, secrétaire général du KNK, pour justifier sa radiation.

Au cours de ce 3ème congrès national, le KNK s'est aussi prononcé sur la gestion des pouvoirs publics. Pour ce parti politique, le régime en place fait montre de mauvaise gouvernance. "Scandales financiers, mauvaise gouvernance économique et financière, actes de corruption à la mairie de Bangui, exploitation d'or par des sociétés chinoises à Bozoum avec tout le désastre" sont autant les dérives du pouvoir de Bangui relevé par Bertin Béa. Une situation qui selon lui "a poussé le KNK à sortir de la majorité parlementaire".

Les travaux du 3ème congrès national du KNK ont débuté le 12 août à Bangui pour s'achever le 18 du même mois à Bossangoa dans l'Ouham. Ils ont été marqués par de grandes décisions parmi lesquelles, le retrait de la majorité présidentielle, le basculement du parti dans l'opposition et le  choix de l'ancien président François Bozizé-Yangouvonda comme candidat unique du parti à la présidentielle de 2020 en Centrafrique.

Faustin Archange Touadéra s'était présenté à la présidentielle de 2015 en candidat indépendant. Mais pour le KNK, sa victoire a été obtenue grâce aux partisans de l'ancien Président François Bozizé-Yangouvonda.

 

 

Bangui : les CNS arrêtent 22 bandits dans le 6ème arrondissement

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 23 août 2019 12:16

 

Les éléments des Compagnies Nationales de sécurité (CNS) ont frappé dans le 6ème arrondissement de Bangui. Jeudi 22 août 2019, ces policiers ont arrêté 22 bandits dont 2 militaires centrafricains. Une importante quantité de stupéfiants a été aussi saisie.

Le coup de force de la police a permis dans la matinée de ce jeudi de mettre la main sur 11 présumés trafiquants de chanvre indien dont une femme allaitante, 11 présumés braqueurs ainsi que deux complices tous des militaires. Les CNS ont intercepté plusieurs kilogrammes de chanvre indien, des boissons frelatées, des armes blanches et des effets militaires.

"Nous avons réussi à mettre la main sur trois catégories de personnes. Il y a ceux qui empêchent la police et la gendarmerie d'interpeller les malfrats, ceux qui vendent des drogues et stupéfiants et enfin les militaires interpellés", a expliqué colonel Sim Joaki Danigoumandji, Directeur des CNS.

L'officier de police déplore l’attitude de la population qui refuse de dénoncer les personnes jugées dangereuses dans les quartiers. "Une équipe de la gendarmerie a lors d'une intervention été empêchée par la population de faire son travail", a regretté le Directeur des CNS qui promet de traquer ces bandits jusqu'à leur dernier retranchement.

Colonel Sim Joaki Danigoumandji rassure que justice sera faite. Les braqueurs seront envoyés à l'Office central de répression du banditisme (OCRB), les vendeurs de chanvre indiens transférés à l'Office centrafricain de lutte anti drogue (OCLAD et les militaires, conduits à la Section des Recherches et d'Investigations (SRI) pour nécessité d'enquête.

La consommation du chanvre indien est à l'origine de la montée de l'insécurité dans le 6ème arrondissement. Mercredi 21 août 2019 à la demande du maire, des chefs de quartier et du député de la 1ère circonscription dudit arrondissement, le ministre de la Sécurité Publique, Henri Wanzé Linguissara, a promis des mesures répressives.

Depuis début juillet 2019, la circulation au de-là de 20 heures dans le 6ème arrondissement, constitue un grand risque à cause des bandits. Dans la nuit du 17 au 18 août 2019, deux personnes à moto ont été tuées par des inconnus à proximité du pont Sapéké, reliant les 2ème et 6ème arrondissements et leur moto emportée.

 

 

Haut Mbomou : le Ministère de la Santé publique et l'OMS renforcent le dispositif de lutte contre Ebola

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 23 août 2019 12:27

 

Le Ministère de la Santé Publique et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont mis en place dans le Haut Mbomou des sites de surveillance. Des mesures préventives qui visent à contrer une éventuelle contamination par le virus Ebola, déclaré le 17 juillet 2019 "urgence sanitaire mondiale" en RD Congo par l'OMS.

En collaboration avec le district sanitaire du Haut Mbomou, le département de la Santé Publique et l'OMS ont créé des sites de surveillance dans le Haut Mbomou pour contrôler toutes personnes venant des pays voisins notamment la République démocratique du Congo, l'Ouganda et le sud-Soudan. Ces sites sont installés à Bambouti, Mboki, Zémio, Djéma et Obo-centre. Des représentants de l'OMS ont séjourné plusieurs jours à Obo dans le cadre de l'identification de ces sites.

A défaut de traitement curatif, le lavage des mains avec du savon reste et demeure la première mesure pour éviter une éventuelle contamination. "A l'heure actuelle, il n'y a pas un traitement type contre la maladie à virus Ebola, la meilleure solution réside en la prévention qui consiste en la séance des lavages de mains", a précisé Thierry Anatole M'bomba, spécialiste en communication de l'OMS sur la maladie à virus Ebola à Obo.

Pour l'instant à Obo devant chaque bureau administratif et certains lieux de particuliers, des sceaux d'eaux chlorées sont mis à la portée des passants pour leur permettre de laver les mains afin de barrer la route à cette maladie dangereuse.

 

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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 23:37
Bangui : la sécurité publique déclare la guerre aux bandits dans le 6ème arrondissement

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 22 août 2019 10:04

 

La montée de l'insécurité dans certains secteurs du 6ème arrondissement de Bangui inquiète les notables qui appellent au secours. Ils ont échangé mercredi 21 août 2019 avec le ministre de la sécurité Publique, Henri Wanzé Linguissara, qui promet des mesures répressives.

Au cours de cette rencontre présidée par le membre du gouvernement Henri Wanzé Linguissara, le député de la 1ère circonscription du 6ème arrondissement Augustin To-Sah Benza, Mme le maire Francette Catherine Makaké et les chefs de quartiers ont mis en exergue les vols à main armée, les braquages et les viols des jeunes filles devenus quasi quotidien dans la zone.

"Depuis un certain temps, il y a une recrudescence de braquages au niveau de Pétévo et surtout des 92 logements, des cas de viols et d'autres violences. Nous sommes venus voir le ministre pour rechercher des solutions à ces maux", a expliqué Augustin To-Sah Bénza.

Informé de la recrudescence des violences, le ministre de la Sécurité Publique, Henri Wanzé Linguissara a annoncé la mise en place d'un dispositif sécuritaire renforcé dans le 6ème.

"La population en a marre. Des dispositions seront prises pour que la population puisse avoir la quiétude et les bandits vont se croiser avec la police et la gendarmerie", a averti le membre du gouvernement.

Ces derniers temps, il est difficile de circuler au de-là de 20 heures dans le 6ème arrondissement au risque de se faire attaquer par des bandits. Dans la nuit de samedi 17 à dimanche 18 août 2019, deux personnes à moto ont été tuées dans une scène de cambriolage à proximité du pont Sapéké, reliant les 2ème et 6ème arrondissements. Les malfaiteurs ont pu emporter la moto après leur forfait.

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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 23:32
RCA : Accord politique pour la paix et la réconciliation, l'heure de l'évaluation a sonné

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 22 août 2019 10:11

 

Le Gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés vont évaluer vendredi 23 août 2019 à Bangui l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA), paraphé à Khartoum et signé le 6 février 2019 dans la capitale centrafricaine. L'information a été rendue publique ce 21 août au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca.

Cette rencontre initiée par le Gouvernement, serait selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique, l’occasion de réunir autour de la table les 14 groupes armés, signataires de l'Accord de Khartoum.

"Nous espérons que les leaders des groupes armés participeront effectivement à cette rencontre qui était déjà une recommandation du comité exécutif de suivi", a souhaité M. Monteiro qui "salue cette initiative des autorités nationales".

Le rendez-vous de vendredi à Bangui vise également à interpeler les groupes armés signataires au respect de leurs engagements. "Que ceux des groupes armés qui sont auteurs de violation de l'Accord soient interpellés et qu'on trouve des solutions pour aller de l'avant", a souligné le Porte-parole de la Minusca.

Pour accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre des recommandations du dialogue politique pour la paix et la réconciliation,  "la Minusca, à travers le Représentant spécial, participera à cette rencontre en tant que facilitateur", a précisé Vladimir Monteiro.

Dans son adresse à la nation à l'occasion de la fête de l'indépendance du 13 août, le Président centrafricain, Faustin Archange Touadéra a insisté sur le fait que l'Accord politique, reste et demeure la seule voie de la paix.

Dans le rapport publié le 17 juin 2019, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, avait fait savoir que le Gouvernement centrafricain a réalisé des avancées considérables dans la mise en œuvre de l'Accord de Khartoum. L'Onusien avait déploré des tueries et des graves violations des droits humains commis par les groupes armés.

L’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine a été signé le 6 février 2019 à Bangui par le Gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, à la suite de pourparlers menés à Khartoum du 24 janvier au 5 février 2019, sous les auspices de l’Union africaine (UA) et l’appui des Nations unies (ONU).

 

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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 23:24
Marché monétaire : la Beac réduit de 95 milliards ses aides aux banques

 

Lu pour vous

 

https://ecomatin.net  22/08/2019

 

A fin mai 2019, le volume global des injections a reculé, conformément à la stratégie de gestion de la liquidité arrêtée par le Comité du marché monétaire, qui prévoit une réduction progressive des montants mis en adjudication, avec notamment pour effet d’encourager le développement du marché interbancaire.

 

Dans son rapport de politique monétaire du mois de juillet 2019, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) apprend qu’elle a réduit le volume de ses apports aux banques en difficulté dans la zone Cemac : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad. Ainsi, à fin mai 2019, l’encours moyen des concours de la BEAC à travers l’opération principale a chuté à 95 milliards contre un montant moyen pour les appels d’offres positifs de 291,5 milliards en mai 2018, avant le déclenchement du processus de réduction des ressources de la banque centrale en juin 2018 où il était déjà descendu à 283,2 milliards.

Il importe de signaler que le volume moyen des offres exprimées par les établissements de crédit au titre de cette opération a baissé à 175,6 milliards en mai 2019 contre 327,3 milliardsen juin 2018, matérialisant une réduction progressive de leur dépendance vis-à-vis des ressources de la banque centrale, au profit des sources alternatives de refinancement, notamment le marché interbancaire. En effet, le nombre de participants en moyenne aux opérations hebdomadaires est passé de 19 en juin 2018 à 6 en mai 2019.

Au 31 mai 2019 et par pays, la situation des encours moyens mensuels des concours relatifs à l’opération principale se présente comme suit : Cameroun, 1,5 milliard contre 26,5 milliards en juin 2018, avec un pic de 47,8 milliards en novembre 2018 ; Centrafrique, aucune opération contre 43 millions en juin 2018 ; Congo, 4,7 milliards contre 51,4 milliards en juin 2018, avec un volume maximum de 54,7 milliards en juillet 2018 ; Gabon, 1,2 milliard contre 19,7 milliards en juin 2018 ; Guinée Équatoriale, 10 milliards contre 147,6 milliards en juin 2018, moyenne la plus élevée enregistrée au cours de la période sous-revue ; Tchad, 77,4 milliards, contre 38 milliards en juin 2018, avec un pic de 146,6 milliards atteint en janvier 2019.

Le démarrage du nouveau cadre opérationnel, caractérisé par un fort degré de concurrence entre acteurs du marché dans un contexte de réduction progressive des volumes injectés par la banque centrale, a entrainé un relèvement considérable du coût de la monnaie centrale. En mai 2019, le taux moyen pondéré des montants adjugés s’est élevé en moyenne à 5,87 % presque au taux plafond du corridor de 6 % (taux de la facilité de prêt marginal) contre une moyenne de 3,39 % en juin 2018. Quant au taux moyen pondéré des soumissions, la moyenne mensuelle s’est située à 5,82% contre 3,33% en juin 2018. S’agissant du taux marginal des allocations, il s’est également accru pour atteindre une moyenne mensuelle de 5,85 % en mai 2019 contre une moyenne de 3,02 % en juin 2018.

De même, le taux maximum des soumissions a augmenté sur la période de référence pour une moyenne mensuelle de 5,92% contre 4,55 % obtenue en juin 2018, et la même tendance haussière a été observée sur les taux minimums de soumission passant d’une moyenne de 2,95 % en juin 2018 à 5,39 % en mai 2019. Cette hausse générale des taux s’expliquerait principalement par la réduction graduelle du montant mis en adjudication et, dans une certaine mesure, par l’augmentation du taux principal, le TIAO de 2,95 % à 3,50 % au 31 octobre 2018 et du taux de la facilité de prêt marginal de 4,70 % en juin 2018 à 5,25 % au 31 octobre 2018, puis à 6% au 18 décembre 2018.

Les instruments d’injection de liquidité mobilisés par la Beac

La banque centrale cite les interventions au titre de la facilité de prêt marginal. Dans ce cadre précis, la réduction du montant injecté au titre des opérations hebdomadaires qui a abouti au resserrement de la concurrence pour ces avances a eu pour effet d’accroître le volume des facilités de prêt marginal, dont l’encours moyen s’est élevé à 124,3 milliards en mai 2019, contre une moyenne de 0,6 milliard en juin 2018, avec un pic de 180,4 milliards enregistré en décembre 2018. Ce concours a été sollicité essentiellement par un établissement de crédit implanté en Guinée Équatoriale et, dans une moindre mesure par quelques contreparties implantées au Cameroun, au Congo et au Tchad.

A travers les opérations d’injection de liquidité à maturité longue, le gouverneur de la banque centrale, sur proposition du Comité du marché monétaire et au vu de la situation de liquidité de certains établissements de crédit, a décidé du déclenchement de l’instrument d’injection de liquidité à maturité longue. Ainsi, la première série composée de trois opérations d’une durée de 3 mois chacune et d’un volume de 30 milliards a été réalisée séquentiellement en février, mars et avril 2019. Après cette première série, une quatrième opération de même durée a été déclenchée en mai 2019, d’un montant de 20 milliards, soit une réduction de 10 milliards, conformément à la stratégie de gestion de la liquidité arrêtée. En mai 2019, l’encours moyen des avances accordées via cet instrument s’est situé à 79,7 milliards, contre un montant nul en juin 2018.

Via le guichet de refinancement des crédits d’investissements productifs à moyen terme irrévocables (ancien Guichet B), le montant total des ressources octroyées à travers cette facilité a diminué, revenant de 56,1 milliards en juin 2018 à 38,2 milliards à fin mai 2019. Ces concours, essentiellement alloués à la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale(BDEAC), ont reculé du fait des tombées d’échéance intervenues.

Sur la période sous revue, le stock des avances au taux de pénalité, composé principalement des créances consolidées en septembre 2017 sur deux banques implantées au Tchad, qui s’élevait à 139,3 milliards au 30 juin 2018, a été complètement apuré. En ce qui concerne l’apport en liquidité d’urgence octroyée à une banque, elle a intégralement été remboursée en décembre 2018.

Liquidités  : plus de 2000 milliards disputés par les banques depuis un an

En effet, en plaçant avec succès un montant de 270 milliards, le 24 juillet 2018, la banque centrale a mis en adjudication, en l’espace de six semaines, et avec succès, un montant de près milliards de 2000 milliards dans le cadre du dispositif d’apport de liquidités en urgence, en faveur des banques en difficulté, mais solvables. Ce 24 juillet-là, les offres exprimées se sont élevées à 323, 49 milliards FCFA. Soit un taux de souscription de 119,81%. Certains souscripteurs n’ont pas hésité à proposer un taux d’intérêt de 4% au lieu de 2,95% initialement prévu.

Avant l’adjudication du 24 juillet, la Beac a placé avec succès un montant de 270 milliards, le 17 juillet dernier, la banque centrale a mis en adjudication, en l’espace de cinq semaines, et avec succès, un montant exact de 1615 milliards dans le cadre du dispositif d’apport de liquidités en urgence, en faveur des banques en difficulté, mais solvables. Ce 17 juillet-là, les offres exprimées se sont élevées à 309,8 milliards FCFA. Soit un taux de souscription de 114,75%.

Le 10 juillet, le vice-gouverneur, Dieudonné Evou Mekou a signé un avis d’offres de fourniture de liquidités au marché monétaire pour un montant de 275 milliards de FCFA. Des souscriptions sont valables du 12 au 19 juillet 2018. Le taux d’intérêt est de 2,95%. Ce nouvel appel d’offres de la Beac était le cinquième du genre depuis le 14 juin 2018. Depuis cette période, la banque centrale a déjà réussi à placer avec succès, 1 120 milliards FCfa. Si les 275 milliards mis en adjudication le 10 juillet sont souscrits, cela fera un total de 1 345 milliards FCfa. Donc, près de 1 400 milliards dans le cadre du dispositif d’apport de liquidités en urgence, en faveur des banques en difficulté, mais solvables.

Du 5 au 12 juillet, la Beac a mis en adjudication un montant de 275 milliards FCfa, le taux de souscription s’est élevé à 123,51%, soit un besoin de liquidités exprimé de 339,6 milliards FCfa. Cela, en 24h. Le taux d’intérêt minimum proposé était toujours de 2,95%. Plus loin, le 26 juin 2018, c’était également un montant de 275 milliards qui a été placé sur le marché monétaire. Le lendemain, le secrétaire général de la Beac, Désiré Guedon, a annoncé les résultats de l’appel d’offres : 313,968 milliards sollicités, soit un taux de souscription de 114,17%.

Lors des séances du 14 et 21 juin 2018, la Beac a placé à chaque fois, un montant de 285 milliards. L’on a atteint des souscriptions de l’ordre de 109,10% (310,9 milliards FCfa), lors de la première opération et 125,28% (357,04 milliards FCfa), au cours de la deuxième.

 

La Rédaction EcoMatin

 

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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 23:12
L'UA menace de mesures punitives les acteurs faisant obstacle au dernier accord de paix en Centrafrique

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 22-08-2019

 

L'Union africaine (UA) a averti jeudi les acteurs cherchant à faire obstacle à la mise en œuvre du dernier accord de paix en République centrafricaine (RCA) qu'ils devraient s'abstenir de tout acte répréhensible.

Cet appel urgent a été formulé par le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA-CPS) au cours de sa dernière réunion sur le processus de mobilisation des ressources, en soutien aux efforts de l'UA pour la mise en place de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA.

Le Conseil a averti que "les agitateurs et tous ceux qui chercheraient à faire obstruction à la mise en œuvre de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) en RCA et du processus de paix dans son ensemble dans le pays seront tenus pour responsables", a déclaré l'UA dans un communiqué.

Elle a également réitéré son engagement à adopter des mesures sévères contre les individus ou groupes qui pourraient mettre en péril le processus d'application de l'accord, indiquant que "le Conseil reste déterminé à envisager des mesures punitives appropriées".

L'accord de paix, qui a été signé par le gouvernement de la RCA et 14 groupes armés dans la capitale Bangui en février dernier, est largement considéré comme un instrument politique crucial à la cessation de plusieurs années de conflits dans le pays.

Selon les Nations Unies, depuis l'éclatement du conflit en RCA en 2012, les affrontements entre la milice anti-Balaka à majorité chrétienne et la coalition rebelle Seleka à majorité musulmane ont entraîné la mort de milliers de civils, et deux personnes sur trois sont devenues dépendantes de l'aide humanitaire dans ce pays d'Afrique centrale.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 22:57
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des organisations de défense des Droits de l’Homme s’accordent sur la mise en place d’une Coordination 

BANGUI, 22 Aout 2019(RJDH) ---- Des organisations centrafricaines de défense des droits de l’Homme se sont accordées sur la création d’une coordination. C’est l’une des recommandations de l’atelier de formation sur la documentation des cas de violation des droits de l’Homme porté du 19 au 21 Août dernier à l’hôtel Somba par l’Association du Barreau Américain, la FIDH et la division des droits de l’Homme de la MINUSCA. 

Cette formation sur la documentation des cas de violation des droits de l’Homme intervient dans le but de corriger les irrégularités constatées dans la documentation des cas de violation des droits de l’Homme par les organisations militant dans ce domaine en Centrafrique. Cette approche se veut participative pour aider aussi la justice dans son travail.

Maitre Thierry Ngoualessio de l’Association du Barreau Américain, a relevé les cas des dossiers ou plaintes déposés au niveau de la Cour Pénale Spéciale, mais qui sont vides, « une plainte doit comporter tous les éléments nécessaires afin de faciliter l’enquête, pour qu’à la fin la justice soit rendue aux victimes. C’est pourquoi, les organisations et associations des victimes doivent mieux documenter les faits avec les éléments de preuve à l’appui », a-t-il souhaité.

Un avis partagé par le 1er Substitut du procureur spécial Alain Tolmo de la CPS. « C’est vrai nous avons reçu des dossiers qui sont vides, donc beaucoup restent à faire au niveau des organisations en ce qui concerne la documentation des faits pour bien aider la justice dans son travail », a ainsi souligné le 1er Substitut de la CPS.

Plusieurs fiches de documentation ont été présentées à l’exemple de celles de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), la Commission Episcopale Justice et Paix pour ne citer que celles-ci.

Pour l’Abbé Frédéric Nakombo de la Commission Episcopale Justice et Paix, c’est l’aspect de la protection des activistes des droits de l’Homme dans ce travail de documentation qui s’avère nécessaire, «  avec la présence des groupes armés, le travail n’est pas facile et aujourd’hui nous recevons des informations qui nous viennent  de l’arrière-pays et qui sont parfois limitées où insuffisantes par rapport à la réalité et aussi au niveau de compréhension des enquêteurs qui rencontrent les victimes », a-t-il déploré.

Pour renforcer la collaboration autour d’un même objectif de l’impunité zéro, les participants se sont mis d’accord pour la mise en place dans un bref délai d’un forum avec la nomination des membres de la coordination pour faciliter les échanges d’information sur les cas de violation des droits de l’Homme en Centrafrique.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

 

 

 

Centrafrique : Les retraités réclament le versement des 18 mois d’arriérés de salaire

BANGUI, 22 Août 2019 (RJDH) --- Les fonctionnaires admis à la retraite en colère ont bloqué ce jeudi 22 août, le carrefour au niveau du Trésor Public pour réclamer du gouvernement le paiement des 18 mois d’arriérés de salaire de l’époque du Président Ange Félix Patassé. 

Encadrés par les Forces de Sécurité Intérieure, ces retraités pour la plupart des personnes du 3ème âge, fatiguées, certains sont assis à même le sol, d’autres debout sous le manguier et font retentir des coups de sifflet, un autre groupe d’environ cent personnes, se sont attroupé au carrefour. Des barrières constituées des cailloux, des feuilles de palmiers, des briques sur les avenues sont visibles sur la route.

Un des retraités rencontré par le RJDH ce matin, a témoigné qu’ils réclament simplement « le paiement des 18 mois d’arriérés de salaire de l’époque du Président Ange Félix Patassé, les 11 mois d’arriérés de l’époque du président André Kolingba et ensuite, les 7 mois d’arriérés de pensions pour les retraités », a  indiqué Jonas Madiki un des manifestants. 

Des séries de discussions ont été initiées avec le Premier Ministre dans le but de discuter des modalités de paiement de ses arriérés de salaire, « nos représentants se sont rendus plusieurs fois à la primature pour avoir de solutions convenables à notre problème. Les réponses sont mitigées », a précisé la même source, avant de lancer que s’il n’y a pas une suite favorable, « nous allons passer à une vitesse supérieure. Et si personne ne dit rien, ce seraient des affrontements entre gouvernement et les retraités qui susciteront la solution », a ainsi lâché Jonas Madiki.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec le directeur du Trésor Public pour sa version des faits.

Auguste Bati-Kalamet. 

 

 

 

Centrafrique : 7 000 arbres plantés à Pissa contre le changement climatique

BANGUI, 22 aout 2019 (RJDH)--- « Arbres, solutions aux changements climatiques », c’est autour de ce thème qu’on a célébré mercredi 21 aout à Pissa, commune située à 70 km de Bangui dans le Lobaye, la Journée Nationale des Arbres (JNA) 2019.  A l’occasion, 7000 pépinières de teck sont plantées sur une superficie de sept hectares par le Président de la République, des membres du gouvernement et des autorités de la Lobaye.  

Le 35e  anniversaire de la Journée Nationale de l’arbre célébré autour du thème « Arbre solution au effet du changement climatique », est organisé dans la logique d’une réponse au changement climatique qui menace la survie de l’espèce humaine. La surexploitation des  ressources forestières, selon le président de la République Faustin Archanges Touadera,  a créé un déséquilibre sur la terre « L’humanité fait face aujourd’hui au déboisement, à la dégradation des forêts, des terres et des dérèglements climatiques. En Centrafrique aujourd’hui, la chaleur nous tue à petit feu, les vagues des chaleurs extrêmes, des incendies des forêts et  les inondations sèment la terreur dans notre pays et pour cause les exploitations anarchiques de la forêt», relate-t-il.

Tous les exploitants anarchiques du bois seront traités durement : « Il est inadmissible d’assister aujourd’hui à la monté en puissance de l’exploitation illégale du bois, notamment dans les préfectures de l’Ombella M’poko et la Lobaye où les arbres inondes les marchés à Bangui. Ces sciages artisanaux, souvent anarchiques sont des produits de mauvaises qualités qui ne favorisent pas la réalisation de bons ouvrages durables mais ne valorisent pas également le bois exporté dans la sous région. Le manque à gagner est très important pour l’Etat et pour la population.  Car ces exploitants illégaux  ne se soucient pas de la gestion durable des ressources forestières et ne payent rien dans la caisse de l’Etat en termes de redevance forestière. Or ces ressources forestières doivent être reversées aux communes forestières pour l’exécution des œuvres socio-communautaires », a  conclu le président de la République.

Le maire de la commune de Pissa envisage quant à lui des mesure drastiques pour mettre un bâton dans les roues des exploitants illégaux qui pullulent dans la région « Pour le moment, nous avons limité sept hectares pour 8000 plantes. Une fois la fête passé, nous allons toujours mobiliser les jeunes de Pissa et les agents forestiers pour élargir l’opération du reboisement. Aujourd’hui la célébration symbolique se tient à Pissa mais nous souhaitons que cette opération ne reste pas seulement ici. Qu’elle soit poursuivit dans les autres préfectures et villes du pays. Nous avons aussi mis en place des stratégies pour réprimer les coupes anarchique des bois dans la forêt », a-t-il affirmé.

Le ministre tutelle d’Eau et forêt, chasse et pêche a fixé le cap de la prochaine édition de la Journée Nationale des arbres JNA 2020 à 3 000 000 de pépinières que chaque centrafricain doit planter en vue de lutter contre le réchauffement climatique.

Rolf Domia

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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 22:57
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des organisations de défense des Droits de l’Homme s’accordent sur la mise en place d’une Coordination 

BANGUI, 22 Aout 2019(RJDH) ---- Des organisations centrafricaines de défense des droits de l’Homme se sont accordées sur la création d’une coordination. C’est l’une des recommandations de l’atelier de formation sur la documentation des cas de violation des droits de l’Homme porté du 19 au 21 Août dernier à l’hôtel Somba par l’Association du Barreau Américain, la FIDH et la division des droits de l’Homme de la MINUSCA. 

Cette formation sur la documentation des cas de violation des droits de l’Homme intervient dans le but de corriger les irrégularités constatées dans la documentation des cas de violation des droits de l’Homme par les organisations militant dans ce domaine en Centrafrique. Cette approche se veut participative pour aider aussi la justice dans son travail.

Maitre Thierry Ngoualessio de l’Association du Barreau Américain, a relevé les cas des dossiers ou plaintes déposés au niveau de la Cour Pénale Spéciale, mais qui sont vides, « une plainte doit comporter tous les éléments nécessaires afin de faciliter l’enquête, pour qu’à la fin la justice soit rendue aux victimes. C’est pourquoi, les organisations et associations des victimes doivent mieux documenter les faits avec les éléments de preuve à l’appui », a-t-il souhaité.

Un avis partagé par le 1er Substitut du procureur spécial Alain Tolmo de la CPS. « C’est vrai nous avons reçu des dossiers qui sont vides, donc beaucoup restent à faire au niveau des organisations en ce qui concerne la documentation des faits pour bien aider la justice dans son travail », a ainsi souligné le 1er Substitut de la CPS.

Plusieurs fiches de documentation ont été présentées à l’exemple de celles de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), la Commission Episcopale Justice et Paix pour ne citer que celles-ci.

Pour l’Abbé Frédéric Nakombo de la Commission Episcopale Justice et Paix, c’est l’aspect de la protection des activistes des droits de l’Homme dans ce travail de documentation qui s’avère nécessaire, «  avec la présence des groupes armés, le travail n’est pas facile et aujourd’hui nous recevons des informations qui nous viennent  de l’arrière-pays et qui sont parfois limitées où insuffisantes par rapport à la réalité et aussi au niveau de compréhension des enquêteurs qui rencontrent les victimes », a-t-il déploré.

Pour renforcer la collaboration autour d’un même objectif de l’impunité zéro, les participants se sont mis d’accord pour la mise en place dans un bref délai d’un forum avec la nomination des membres de la coordination pour faciliter les échanges d’information sur les cas de violation des droits de l’Homme en Centrafrique.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

 

 

 

Centrafrique : Les retraités réclament le versement des 18 mois d’arriérés de salaire

BANGUI, 22 Août 2019 (RJDH) --- Les fonctionnaires admis à la retraite en colère ont bloqué ce jeudi 22 août, le carrefour au niveau du Trésor Public pour réclamer du gouvernement le paiement des 18 mois d’arriérés de salaire de l’époque du Président Ange Félix Patassé. 

Encadrés par les Forces de Sécurité Intérieure, ces retraités pour la plupart des personnes du 3ème âge, fatiguées, certains sont assis à même le sol, d’autres debout sous le manguier et font retentir des coups de sifflet, un autre groupe d’environ cent personnes, se sont attroupé au carrefour. Des barrières constituées des cailloux, des feuilles de palmiers, des briques sur les avenues sont visibles sur la route.

Un des retraités rencontré par le RJDH ce matin, a témoigné qu’ils réclament simplement « le paiement des 18 mois d’arriérés de salaire de l’époque du Président Ange Félix Patassé, les 11 mois d’arriérés de l’époque du président André Kolingba et ensuite, les 7 mois d’arriérés de pensions pour les retraités », a  indiqué Jonas Madiki un des manifestants. 

Des séries de discussions ont été initiées avec le Premier Ministre dans le but de discuter des modalités de paiement de ses arriérés de salaire, « nos représentants se sont rendus plusieurs fois à la primature pour avoir de solutions convenables à notre problème. Les réponses sont mitigées », a précisé la même source, avant de lancer que s’il n’y a pas une suite favorable, « nous allons passer à une vitesse supérieure. Et si personne ne dit rien, ce seraient des affrontements entre gouvernement et les retraités qui susciteront la solution », a ainsi lâché Jonas Madiki.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec le directeur du Trésor Public pour sa version des faits.

Auguste Bati-Kalamet. 

 

 

 

Centrafrique : 7 000 arbres plantés à Pissa contre le changement climatique

BANGUI, 22 aout 2019 (RJDH)--- « Arbres, solutions aux changements climatiques », c’est autour de ce thème qu’on a célébré mercredi 21 aout à Pissa, commune située à 70 km de Bangui dans le Lobaye, la Journée Nationale des Arbres (JNA) 2019.  A l’occasion, 7000 pépinières de teck sont plantées sur une superficie de sept hectares par le Président de la République, des membres du gouvernement et des autorités de la Lobaye.  

Le 35e  anniversaire de la Journée Nationale de l’arbre célébré autour du thème « Arbre solution au effet du changement climatique », est organisé dans la logique d’une réponse au changement climatique qui menace la survie de l’espèce humaine. La surexploitation des  ressources forestières, selon le président de la République Faustin Archanges Touadera,  a créé un déséquilibre sur la terre « L’humanité fait face aujourd’hui au déboisement, à la dégradation des forêts, des terres et des dérèglements climatiques. En Centrafrique aujourd’hui, la chaleur nous tue à petit feu, les vagues des chaleurs extrêmes, des incendies des forêts et  les inondations sèment la terreur dans notre pays et pour cause les exploitations anarchiques de la forêt», relate-t-il.

Tous les exploitants anarchiques du bois seront traités durement : « Il est inadmissible d’assister aujourd’hui à la monté en puissance de l’exploitation illégale du bois, notamment dans les préfectures de l’Ombella M’poko et la Lobaye où les arbres inondes les marchés à Bangui. Ces sciages artisanaux, souvent anarchiques sont des produits de mauvaises qualités qui ne favorisent pas la réalisation de bons ouvrages durables mais ne valorisent pas également le bois exporté dans la sous région. Le manque à gagner est très important pour l’Etat et pour la population.  Car ces exploitants illégaux  ne se soucient pas de la gestion durable des ressources forestières et ne payent rien dans la caisse de l’Etat en termes de redevance forestière. Or ces ressources forestières doivent être reversées aux communes forestières pour l’exécution des œuvres socio-communautaires », a  conclu le président de la République.

Le maire de la commune de Pissa envisage quant à lui des mesure drastiques pour mettre un bâton dans les roues des exploitants illégaux qui pullulent dans la région « Pour le moment, nous avons limité sept hectares pour 8000 plantes. Une fois la fête passé, nous allons toujours mobiliser les jeunes de Pissa et les agents forestiers pour élargir l’opération du reboisement. Aujourd’hui la célébration symbolique se tient à Pissa mais nous souhaitons que cette opération ne reste pas seulement ici. Qu’elle soit poursuivit dans les autres préfectures et villes du pays. Nous avons aussi mis en place des stratégies pour réprimer les coupes anarchique des bois dans la forêt », a-t-il affirmé.

Le ministre tutelle d’Eau et forêt, chasse et pêche a fixé le cap de la prochaine édition de la Journée Nationale des arbres JNA 2020 à 3 000 000 de pépinières que chaque centrafricain doit planter en vue de lutter contre le réchauffement climatique.

Rolf Domia

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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 21:17
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

LA MINUSCA SALUE L’INITIATIVE GOUVERNEMENTALE DE REUNION AVEC LES LEADERS DES GROUPES ARMES

 

Bangui, le 21 août 2019 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) se réjouit de la tenue d’une réunion prochaine entre le Gouvernement et les leaders des groupes armés signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA). Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission mercredi à Bangui, le porte-parole Vladimir Monteiro, a indiqué que la MINUSCA salue l’initiative du Gouvernement, qui est en conformité avec le récent Comité Exécutif de Suivi (CES) de l’accord de paix, et espère qu’elle aboutira à « des résultats concrets », notamment sur les violations des engagements et faire avancer l’accord de paix.

 

Interrogé sur cette rencontre annoncée dans la presse centrafricaine, le porte-parole a indiqué que « la MINUSCA est facilitateur de l’APPR-RCA et elle participe donc à la réunion. Elle espère que les leaders des groupes armés y prendront part », a déclaré le porte-parole.

 

Les autres points abordés lors de la conférence de presse ont porté sur la campagne de sensibilisation suivie des opérations de Démobilisation et de Désarmement, combattants du groupe 3R, qui sera lancée à Koui et à Yelewa à partir du 24 août par l’Unité d’exécution du Plan National du DDRR ainsi que sur la situation des droits de l’homme dans le pays. « La MINUSCA a documenté 17 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant touché 23 victimes et les principaux auteurs présumés restent les éléments des groupes armés mais aussi quelques des agents de l’Etat », a dit le porte-parole.

 

En ce qui concerne les activités militaires de la MINUSCA, le porte-parole de la Force, Major Soumana Garanké, a fait part d’une situation sécuritaire relativement stable dans le pays. Toutefois, « la Force continue son effort de paix en poursuivant ses opérations de protection et pour assurer de la liberté de mouvement des civils en collaboration avec les FACA », a-t-il déclaré, faisant état de 2579 patrouilles, dont 131 avec les FACA sur 10 zones d’opérations, et 408 escortes dans l’ensemble du territoire Centrafricain.

 

De son côté, le porte-parole de la Police, l’Adjudant-Chef Alioune Kassé, a rappelé la récente tension au PK5, dans le 3ème arrondissement de Bangui, et indiqué que « la MINUSCA projette de mettre en place dans les jours qui viennent au commissariat de PK5 des policiers des Nations unies (UNPOL), dans le cadre de la police de proximité ». Selon lui, ces éléments seront chargés de l’accueil du public et de l’orientation des usagers vers les services publics compétents et feront des patrouilles pédestres sur des axes choisis en accord avec les habitants de PK5, selon les principes de police de proximité. L’Adjudant-Chef Alioune Kassé a également mentionné la visite à Kaga-Bandoro, du Chef de la composante Police de la MINUSCA, le Général de Division Pascal Champion, en compagnie des responsables des FSI, dans le but d’étudier avec la haute hiérarchie des FSI et les autorités administratives locales la possibilité du redéploiement des FSI ainsi que la reconstruction de la Gendarmerie et la réhabilitation et équipement du commissariat de la localité.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

 

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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 21:05
Bangui : jeu de cache-cache entre policiers et commerçants au marché combattant
Bangui : jeu de cache-cache entre policiers et commerçants au marché combattant

 

https://www.radiondekeluka.org mercredi 21 août 2019 14:01

 

Après une période trêve, les CNS ont mis la barre haute. Ils ont déguerpi mardi 20 août 2019, les commerçants qui occupent la voie publique au marché Combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui. Quelques minutes plus tard, ces vendeurs ont regagné les lieux.

Sauve qui peut face à l'arrivée surprise des éléments des CNS au marché Combattant à 16h 46mn à bord de deux véhicules. Des marchandises sont détruites, des carcasses de bœufs déversées dans l'eau souillée. Comble après le passage de la police, les viandes sont aussitôt récupérées et exposées sur la table de vente.

Sur cette opération policière éclaire, les avis des commerçants divergent. Pour certains, la faute incombe aux commerçants. "Je pense que cette opération vise à nous sécuriser. Vendre aux abords de la route, c'est mauvais", a fait savoir Jean-Blaise Mbioko, un vendeur de chaussures.

Pour d'autres, la police a mal agi, le marché n'est pas dans un environnement sein. "Le marché est gagné par l'eau qui affecte même la grande route. C'est ce qui nous oblige à chercher de l'équilibre pour vendre", a indiqué un autre commerçant sous couvert de l'anonymat.

Peine perdue ? La police réitère sa fermeté et dit ne pas tolérée le récidivisme. "Le constat amer fait c'est que ces commerçants veulent jouer au cache-cache. Malgré les instructions données, certains n'ont pas cherché à les respecter. Ils veulent fouler au pied la loi du pays, cela ne marchera pas", a martelé colonel Sim Joaki Danigoumandji, Directeur des CNS.

Cette opération sera-t-elle une réponse structurelle au problème si récurrente de vente aux abords de la voie publique ? La question reste posée.

Les Compagnies Nationales de Sécurité (CNS) avaient sommé le 22 juillet les commerçantes et commerçants exerçant sur les abords de l'avenue des Martyrs en face du marché Combattant dans le 8ème arrondissement de déguerpir dans 48 heures.

Le 6 août, la police centrafricaine a entamé l’opération de déguerpissement au marché de Pétévo dans le 6ème arrondissement de la capitale, puis de Gobongo dans le 4ème pour terminer au marché de Bégoua à la sortie nord de Bangui.

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