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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 01:51
LES ENTREPRISES ÉTRANGÈRES FUIENT DU GABON, CAMEROUN ET CONGO

 

Lu pour vous

 

“THE ECONOMIST” RÉVÈLE QUE LES ENTREPRISES ÉTRANGÈRES FUIENT DU GABON, CAMEROUN ET CONGO

 

https://www.coupsfrancs.com Par CF  1 Septembre 2019

 

Le milieu des affaires prend un plomb dans l’aile dans la zone CEMAC, et particulièrement au Gabon où la santé d’Ali Bongo suscite des interrogations, au Cameroun où Paul Biya accablé par la vieillesse, les maladies et la crise anglophone tend vers la fin, et au Congo où l’économie est anémiée et rongée par les scandales de corruption des fils Sassou Nguesso. Le très sérieux journal anglais The Economist” tire une sonnette d’alarme que nous avons traduit en français.

 

Pourquoi de nombreuses entreprises étrangères sont sur le point de quitter le Gabon.

Avec la disparition du président, la corruption est florissante.

On dit souvent des pays que leur véritable richesse réside dans leur peuple. Peu de gens disent cela du Gabon. Avec 2 millions d’habitants et deux fois la superficie de l’Angleterre, il fait partie des pays les plus riches d’Afrique, avec un PIB par habitant de 8 300 dollars des États-Unis. Presque tout cela provient des ressources naturelles. Le Gabon exporte de l’huile, du bois d’œuvre et de l’huile de palme. C’est également le troisième producteur mondial de manganèse, un métal utilisé dans la production d’acier inoxydable.

Cette richesse masque le fait que le Gabon est l’un des pays les plus mal dirigés de l’Afrique. Il n’a plus que deux présidents depuis 1967. Le premier, Omar Bongo, était un despote flamboyant. Il a gardé un tigre de compagnie, a rencontré des présidents français et a transformé le pays en un État à parti unique. Après sa mort en 2009, son fils, Ali, a pris la relève. Il a remporté en 2016 des élections jugées truquées (le taux de participation dans sa province d’origine était de 99,93%, avec 95% des suffrages exprimés pour le président).

L’année dernière, Ali Bongo  a été victime d’un accident vasculaire cérébral et a passé des mois au Maroc à se rétablir. En janvier, quelques officiers subalternes de l’armée ont tenté sans succès de procéder à un coup d’État. Depuis lors, l’État a fermé la plupart des organes de presse et bloqué à plusieurs reprises Internet. L’économie stagne, en grande partie grâce à la corruption croissante.

Une nouvelle arnaque a ciblé les entreprises étrangères à Libreville, la capitale. Il s’appuie sur une loi héritée de la France, l’ancienne puissance coloniale, qui permet aux tribunaux d’ordonner aux entreprises de payer leurs dettes. Cela pourrait avoir un sens lorsque les dettes sont authentiques. Mais les compagnies pétrolières, les banques et les supermarchés ont été pris pour cibles par des sociétés qui viennent de nulle part et exigent le paiement de dettes fictives. Certains hommes d’affaires pensent que les tribunaux sont pris dans l’escroquerie: ils empêchent les entreprises de payer leurs dettes, puis leur infligent de lourdes amendes.

«C’est une farce complète», déclare Johanna Houdrouge de Mercure International, une société basée à Monaco qui gère des centres commerciaux au Gabon. Les autorités ont saisi 164 millions de francs CFA (280 000 USD) auprès d’une filiale de Mercure, à la suite d’une plainte émanant d’une entreprise avec une adresse, mais guère plus. Mme Houdrouge dit que le tribunal a ordonné à la filiale de fournir la preuve qu’elle ne devait rien au plaignant – ce qui était difficile, car les entreprises ont tendance à ne pas tenir des registres de dettes inexistantes.

D’autres entreprises ont été plus durement touchées. Une compagnie pétrolière internationale affirme qu’elle est ciblée au moins quatre fois par semaine, avec des saisies pouvant atteindre 10 millions de dollars.

Le Gabon n’a jamais été exempt de corruption, mais il a atteint des niveaux menaçant la viabilité des entreprises étrangères. Certains disent qu’ils vont bientôt partir. La détérioration semble liée à l’attaque de M. Bongo. De nombreux Gabonais soupçonnent que le président, âgé de 60 ans, ne sera jamais assez bien pour reprendre son travail à plein temps. Les fonctionnaires tentent d’extorquer de l’argent tant qu’ils le peuvent, de peur de perdre leur emploi.

Les voisins du Gabon, le Congo-Brazzaville et le Cameroun, sont également d’anciennes colonies françaises riches en pétrole. Et les deux ont des leaders vieillissants qui sont rarement vus en public. Le président camerounais âgé de 86 ans, Paul Biya, passe la majeure partie de son temps dans une suite de l’InterContinental Hôtel à Genève. En son absence, les manifestations dans le nord anglophone du pays sont devenues une guerre civile. Denis Sassou Nguesso, âgé de 76 ans, a dirigé le Congo-Brazzaville pendant presque 40 des 40 dernières années. Le 6 août, son fils a été accusé par Global Witness, un organisme de surveillance, d’avoir volé 50 millions de dollars de fonds publics.

Depuis l’indépendance en 1960, le Gabon a évité la guerre civile et les coups d’Etat. Il entretient des relations étroites avec la France. Pourtant, cela devient inhospitalier pour les entreprises étrangères. M. Bongo, malgré tous ses défauts, savait ne pas tuer l’oie d’or. Certains de ses fonctionnaires semblent ne pas avoir appris la leçon.

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 01:34
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « L’accord de paix suscite des espoirs », selon le CICR 

 

BANGUI, le 31 Aout 2019(RJDH)---La situation sécuritaire s’améliore progressivement dans le pays après l’accord politique de paix, note le Comité International de la Croix-Rouge en Centrafrique. Selon la Cheffe de la délégation du CICR Valérie Petitpierre, la solution à la crise centrafricaine est politique, car « l’accord politique de paix suscite des espoirs». 

L’amélioration de la situation sécuritaire en Centrafrique selon le CICR intervient après la signature de l’accord politique de paix et de réconciliation qui d’après lui commence à susciter déjà de l’espoir avec la diminution des violences sur le terrain.

« Nous avons tous le devoir d’espérer que cet accord va mener à une stabilisation dans le pays, à une normalisation aussi de la sécurité et des conditions de vie des populations. Je salue cet accord de paix. Pour nous les acteurs humanitaires, la solution à la crise centrafricaine sera une solution politique. Sauf qu’il y ait la volonté politique. Que cet accord de paix change véritablement les conditions de vie sur le terrain. La solution ne viendra pas des humanitaires », a déclaré la Cheffe de délégation du Comité international de la Croix Rouge.

Malgré ce changement sur le terrain, le CICR a noté le niveau de violence qui continue d’être perpétré par des groupes armés, « on constat à travers le pays, une diminution de confrontations armées entre les groupes armés mais, on constate aussi qu’un niveau de violence quotidienne très élevé contre les populations notamment, le vol, le braquage, les exactions, les menaces, les arrestations arbitraires, les barrières et des enlèvements », note Valérie Petitpierre.

Le Comité International de la Croix-Rouge de janvier à juin 2019 a noté un bilan positif de ses activités dans plusieurs domaines notamment, la santé,  l’assistance humanitaire, la vaccination de bétails et la sensibilisation sur le droit international humanitaire.

Judicaël Yongo.

 

 

Centrafrique : Me Mathias Mourouba dénonce la corruption au niveau du parlement 

BANGUI le 31 Aout 2019 (RJDH)---La corruption au niveau de l’Assemblée Nationale a été vivement critiquée par Me Mathias Mourouba, président de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme lors d’une conférence de presse organisée à Bangui ce vendredi 30 aout. C’est en prélude à la conférence débat du Réseau des organisations de la société civile en Centrafrique pour la bonne gouvernance (ROSCA-DG)  qui a choisi le thème de ce mois d’aout, la « corruption ». 

Selon Me Mathias Mourouba, « la société lorsque la corruption touche l’Assemblée Nationale, cela nous pose problème. Parce que ce sont des personnalités en charge de vote des lois ». Le président de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme(OCDH) doute de la sincérité des élus de la Nation censés voter les lois dans le pays, « on se pose des questions, dans quelles conditions finalement ces lois sont votées ? » s’interroge-t-il avant de mettre en lumière les procédures de vote des lois au niveau de la 6èmelégislature qui selon lui, est caractérisée par la corruption.

«  Pour voter une loi parfois, les députés demandent qu’on leur donne de l’argent alors qu’ils sont payés par l’argent de l’Etat» a critiqué Mathias Mourouba.

La corruption est punie par le code pénal de la République Centrafricaine en son article 368 alinéa 1 qui stipule que : « sera puni d’un emprisonnement d’un à dix ans et d’une amande de 100.002 à 2.000.000 francs, quiconque en connaissance de cause, aura sollicité ou agrée des offres ou promesses, sollicité des dons présents ou tout autre avantage indu, directement ou indirectement », peut-on lire dans le code.

Selon le rapport de la Cour des Comptes, plusieurs personnalités politiques ont été citées dans les affaires de corruption. Le Réseau des Organisations de la société civile centrafricaine pour la gouvernance et le développement veut à travers cette conférence débat, dresser un rapport sur les enquêtes axées sur la corruption afin de remettre au gouvernement.

Paméla Dounian-Doté.

 

 

Centrafrique : Le ministère de la Santé envisage lancer une nouvelle campagne de vaccination contre la poliomyélite 

BANGUI,  31 Août 2019 (RJDH) ---Une nouvelle campagne de vaccination contre la poliomyélite sera lancée à travers le pays. Une annonce du Ministère de la Santé publique faite le 29 aout dernier à Bangui suite au fait taux de participation à la dernière campagne.

C’est un plan de correction selon le propre terme du ministère de la Santé qui envisage lancer une nouvelle campagne après avoir enregistré une faible participation. La dernière campagne de vaccination contre la poliomyélite lancée du 16 au 18 août dans le pays a connu un faible engouement des parents des enfants. Pour atteindre le nombre des vaccinés, les cadres du ministère de la Santé publique se sont rencontrées le 29 aout dernier à la direction régionale numéro 7 à Bangui pour renforcer le système vaccinal.

L’objectif est de mettre en place un programme d’activités de sensibilisation, explique Docteur Nina Nestor Kossingou, « les autorités administratives, préfectorales, sous-préfectorales, communales, les chefs de groupes, de quartiers, les leaders des confessions religieuses, ont un rôle à jouer dans le cadre de sensibilisation des  communautés. Donc, un programme élargi de sensibilisation sera organisé en amont sur toute l’étendue du territoire national par ce que la vaccination contre la polio est le seul moyen de lutter contre toutes les pathologies nuisibles à la santé », a-t-il lancé.

La Coordonnatrice de la région n°7, Colette Yalenguéré, a présenté le danger si les enfants ne sont pas vaccinés dans le pays, « les personnes immunisées sont protégées contre environ 11 pathologies, dont la poliomyélite, le BCG.  Il est important de l’immuniser tous les enfants de 0 à 5 ans».

Le chef de quartier Kangba dans le 2ème arrondissement de Bangui, Ambroise Wodo, demande l’implication des média dans les activités de sensibilisations à travers les émissions, « la presse est un canal très important pour la sensibilisation de la population. Car les conséquences de cette maladie sont énormes dont la paralysie pour des enfants atteints de la poliomyélite », a appuyé le l’autorité locales, membres des relais communautaires.

L’ensemble du programme élargi de vaccination constitue une protection contre plusieurs pathologies, dont la poliomyélite, la tuberculose, l’hépatite virale. Une dizaine de pathologies dangereuses sont mises en quarantaine selon Docteur Nina Nestor Kossingou qui a insisté sur l’appui de la communauté afin de lutter contre ces maladies.

Les résultats de la dernière campagne de vaccination contre la poliomyélite qui a été lancée du 16 au 18 aout ne sont pas encore disponibles selon des informations RJDH. 

Auguste Bati-Kalamet

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 01:03
RCA: surpopulation et manque de moyens chroniques à la principale prison de Bangui
RCA: surpopulation et manque de moyens chroniques à la principale prison de Bangui

 

 

Par RFI Publié le 31-08-2019 Modifié le 31-08-2019 à 01:32

 

Toute la semaine, la principale Ngaragba a fait l’objet d’un contrôle de la part de l’Inspection générale des services judiciaires. Et ce à la demande du ministère de la Justice pour vérifier les conditions de vie des détenus.

Alignés un par un, les détenus se présentent devant l’inspecteur général des services judiciaires. « Qui est le juge qui vous a reçu ? Combien de fois ? Qu’est-ce qu’il vous a dit ? », S’enquiert-il.

Joseph Bindoumi et son équipe vérifient l’avancée des dossiers des détenus. Le constat est sans appel : 800 détenus sur 1 000 sont en attente de leur passage devant la justice. « Il y a des gens qui attendent d’être jugés depuis deux ans, trois ans, quatre ans. Il y a des gens qui en deux ans n’ont été vus qu’une seule fois par un magistrat, pointe-t-il. Donc nous avons remarqué le surpeuplement dû à la lenteur des procédures au niveau de l’examen des causes devant les juridictions. »

La surpopulation à Ngaragba est l’un des principaux problèmes. Un prisonnier pour deux mètres carrés. Certains attendent leurs procès, d’autres leur remise en liberté. « Nous avons constaté qu’il y avait la volonté de mieux faire, mais que le nombre de personnes pour gérer plus de 1 000 détenus est insuffisant, commente l'inspecteur général des services judiciaires. Il n’y a pas d’ordinateur qui soit susceptible d’indiquer que cette personne-là est rentrée tel jour et doit sortir tel jour. Donc nous sommes restés aux registres et nous encourageons le greffe à mieux tenir ces registres-là. »

Parmi les raisons de la surpopulation aussi, il y a le transfèrement de nombreux prisonniers. À cause du conflit, de nombreux tribunaux ne sont pas en activité et les détenus transférés pour être jugés à Bangui engorgent le système judiciaire et carcéral de la capitale.

Le manque de personnel est généralisé selon l’inspecteur, ainsi que le manque de moyens notamment au niveau de l’infirmerie et de la cuisine qui ne sert qu’un maigre repas par jour aux détenus. Insuffisant.

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 00:33
Centrafrique: combats entre groupes armés dans le Nord-Est
Centrafrique: combats entre groupes armés dans le Nord-Est
Centrafrique: combats entre groupes armés dans le Nord-Est

 

 

Par  Le Figaro avec AFP le 01/09/2019 à 21:30

 

Des combats ont opposé dimanche dans l'extrême nord-est de la Centrafrique deux groupes armés signataires de l'accord de paix conclu début février avec le gouvernement, a annoncé à l'AFP la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

Ces affrontements ont eu lieu dans la ville de Birao. Ils ont opposé des miliciens du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) à ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Dimanche soir, il n'a pas été possible de confirmer si les combats avaient fait des victimes.

Plus de 1.000 déplacés se sont réfugiés aux alentours de la base de la Minusca à Birao. Les casques bleus ont effectué des patrouilles dans la ville pour sécuriser les populations civiles, selon la Minusca.

«La situation est désormais calme», a déclaré à l'AFP Abdoulaye Hissène, le chef militaire du FPRC. Une accalmie confirmée par son homologue du MLCJ, Ali Abderamane. Mais sur place le climat reste tendu, selon plusieurs sources humanitaires. Elles s'inquiètent d'une nouvelle flambée de violences, alors que les deux groupes armés se font toujours face dans la ville.

La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition pro-musulmane (l'ex-Séléka), qui a entraîné une contre-offensive de milices pro-chrétiennes autoproclamées d'«auto-défense» (antibalaka). Le pays connaît une relative accalmie depuis la signature d'un accord de paix le 6 février dernier entre 14 mouvements rebelles et le gouvernement centrafricain. Les populations sont toutefois toujours victimes de violences commises par les groupes armés qui contrôlent 70% du territoire.

Le MLCJ et le FPRC, tous deux issus de l'ex-Séleka, s'étaient déjà affrontés le 14 juillet dans le village d'Am-Dafock, situé à la frontière du Soudan, à 60 km de Birao. Un affrontement provoqué par l'arraisonnement d'une cargaison d'armes appartenant au MLCJ par des éléments du FPRC, qui avait causé la mort de huit miliciens: quatre dans chaque groupe.

 

 

Violents combats à Birao entre le MLCJ et le FPRC.

 

Par Moïse BANAFIO , Journaliste et correspondant du CNC à Bria  le 1 septembre 2019 , 4:50

 

Birao (CNC) – De violents combats ont opposé, ce dimanche 1er septembre 2019, dans la localité de Birao, situé à l’extrême nord-Est de la République centrafricaine, deux factions rivales de l’ex-coalition rebelle de la Seleka, le FPRC et le MLCJ, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews Centrafrique (CNC).

 

À l’origine, selon nos informations, l’assassinat vendredi de monsieur Abdel-Azize Amgabo, 28 ans,  fils du Maire-Sultan de Birao Monsieur Amat Amgabo par des hommes armés encore non identifiés alors qu’il revenait d’une cérémonie.

Pour les proches de la victime, de l’ethnie Kara, l’assassinat du jeune Abdel-Azize serait une fois de plus une provocation des Rounga.

Étant donné que la majorité des combattants du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique )  sont de l’ethnie, Rounga, et ceux du MLCJ (MOUVEMENT DES LIBÉRATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE ) de l’ethnie Kara, l’assassinat du fils du Maire-Sultan de Birao, de l’ethnie Kara seraient liés probablement à une provocation du FPRC.

Pour se venger, les Kara ont tendu une embuscade aux Rounga qu’ils auraient assassinés d’eux (2) ce dimanche aux environs de 11 heures du matin alors qu’ils étaient à bord de leur moto.

Contre toute attente, les combattants du FPRC, très nombreux,  se sont lancés brusquement aux attaques de la base du MLCJ à Birao vers midi. Et ce, jusqu’à 17 heures sans interruption.

Même si le bilan provisoire fait état d’une dizaine des morts, le MLCJ affirme avoir mis en déroute le FPRC à Birao.

Selon nos informations, deux bases militaires du FPRC sont tombées aux mains du MLCJ. Seule la base du général autoproclamé Adam Contant qui résiste encore à l’assaut du MLCJ à Birao.

Comme le mois dernier, le combat de ce dimanche fait remonter la tension à Bria et à Ndélé où les combattants du FPRC sont nombreux. Les armes sont sorties et les populations inquiètent de cette tension entre les Rounga et le Kara qui pourrait affecter toute la région.

Il y’a lieu de rappeler que le 14 juillet dernier, le FPRC et le MLCJ se sont affrontés avec un bilan de plus de 20 morts suite à une histoire d’importation des munitions de guerre depuis le Soudan.

 

Copyright 2019 CNC.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 18:29
RCA: la gestion de la mairie de Bangui à son tour épinglée dans un rapport
RCA: la gestion de la mairie de Bangui à son tour épinglée dans un rapport

 

 

Par RFI Publié le 30-08-2019 Modifié le 30-08-2019 à 06:41

 

En République centrafricaine, après le scandale lié à la mauvaise gestion de l’Assemblée nationale, c’est au tour de la mairie de Bangui d’être pointée du doigt. Dans une note ministérielle que RFI s’est procurée, datée du 22 juillet et adressée au chef du gouvernement, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation Augustin Yangana-Yahote fait un rapport critique sur l’état de gestion de la commune.

« La situation de la gestion de la mairie de Bangui est devenue extrêmement désastreuse et préoccupante, nécessitant une décision politique salutaire. » C’est ainsi que débute la note du ministre.

Ce dernier soulève de nombreux problèmes au sein de la mairie de Bangui : la gestion des ressources humaines et foncières qui a débouché sur plusieurs contentieux administratifs et judiciaires, des recrutements abusifs, une « gestion financière calamiteuse »…

La note précise qu’en 2018, sur plus de 2,2 milliards de francs CFA perçus des contribuables et de l’État, seuls 13 millions ont fait l'objet d’investissements.

La masse salariale et des assimilés occupent en 2018 plus de 141% des recettes propres de la commune. Des salaires attribués sans base juridique, supérieurs à deux ou trois fois les salaires de base. La note du ministre souligne une crise de confiance au sein de la mairie.

La mairie elle affirme que des contrôles réguliers sont menés par l’inspection générale d’État et par l'Inspection générale des finances. Elle assure être prête à recevoir tout organe compétent pour de nouveaux contrôles.

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 18:15
Centrafrique : la musique pour aider les déplacés

 

Chancela Gningui avec Reuters   29/08 - 13:02

 

Un moment de gaieté et de musique chez les déplacés centrafricains grâce à l’arrivée de Ozaguin Oz, l’un des chanteurs les plus célèbres du pays.

Ozaguin Oz s’est rendu à Bambari dans le centre de la République Centrafricaine pour évaluer les besoins alimentaires des réfugiés. La présence de l’artiste a permis aux déplacés d’oublier leur détresse et de bénéficier de coupons alimentaires.

“J‘éprouve beaucoup de joie à voir comment les gens viennent ici pour obtenir leurs coupons et pour se procurer de la nourriture. Cela me fait vraiment plaisir, honnêtement, de voir le travail que fait le Programme alimentaire mondial, et j’ai vu que les femmes et nos frères étaient heureux. Vraiment, c’est du beau travail”, a déclaré l’artiste Ozaguin Oz.

La région de Bambari peine à retrouver la stabilité depuis les événements tragiques de 2013. Mariam Adamou, commerçante de 27 ans, a fui son village après avoir été attaqué par des combattants chrétiens anti-Balaka, il y a cinq ans.

“Nous ne pouvons pas parler de retourner dans notre village, c’est fini maintenant. Mais ce que nous voulons, c’est la paix pour que nous puissions reprendre le cours de nos vies”, témoigne Mariam Adamou.

Une situation qui a poussé le Programme alimentaire mondiale à demander un financement supplémentaire pour venir en aide à ces déplacés.

“Il y a moins de 5 millions d’habitants en RCA, dont 1,8 million souffrent d’insécurité alimentaire. La communauté internationale a vraiment besoin de poursuivre et d’augmenter son aide et c’est pourquoi le Programme alimentaire mondial demande 35 millions de dollars pour doubler son aide à ce pays”, indique Herve Verhoosel, le porte-parole du PAM.

Au moins, trois camps de déplacés internes sont installés dans la ville, dont celui de l‘Élevage, le plus grand, avec 8.500 personnes, principalement issues de la communauté musulmane.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 18:06
RCA: espèce menacée, le pangolin continue de s'arracher sur les marchés

 

 

Par RFI Publié le 29-08-2019 Modifié le 29-08-2019 à 16:26

 

Le pangolin est l’animal le plus braconné au monde. C'est le cas en Centrafrique où le Code de protection de la faune de 1984 classe cette espèce, prisée pour sa viande et ses écailles, parmi celles qui justifient une protection intégrale.

« Je l’ai acheté 8 000 francsJe les achète aux chasseurs, et après je les revends au marché. Les gens l'achètent pour le manger, ils aiment beaucoup ça, même les fonctionnaires. »

À Bangui, cette vendeuse le confirme, les populations raffolent de la viande de pangolin. Au marché de Bimbo à Gobongo, on trouve ces animaux sur les étals. Même chose au marché de PK12, devant la barrière des douanes…

« Les Chinois aussi achètent le pangolin, ajoute la vendeuse. Les Chinois viennent tout le temps au marché pour acheter ça. Parfois à 10 000 ou 11 000 francs. »

En plus de la consommation locale, le pangolin est menacé par un phénomène bien plus inquiétant, explique Jérémy Ndallot, coordinateur national du Projet biosphère lac Tchad et ancien directeur de la Faune au ministère des Eaux et Forêts. « Le plus important,dit-il, c’est le braconnage exotique en ce qui concerne les écailles de pangolin, qui sont très, très demandées sur le marché asiatique. »

« C’est un réseau vraiment très organisé. Généralement, ça se passe directement au niveau des forêts, et les trafiquants passent par Douala et parfois par le Nigeria pour l’Asie. Et c’est une espèce vraiment menacée. »

Des moyens limités, ainsi que le contexte politique et sécuritaire difficile ne favorisent pas la lutte contre le braconnage dans le pays.

En Suisse s'est achevée, mercredi 28 août, la XVIIIe édition de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites).

Le pangolin, animal le plus braconné au monde, figure sur les listes de la Cites. Très présent en Centrafrique, le Code de protection de la faune de 1984 classe aussi le pangolin en espèce intégralement protégée.

Si un nouveau projet de loi est actuellement sur la table de l’Assemblée nationale et que des arrestations ont régulièrement lieu dans la région, la chasse, elle, se poursuit.

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 18:04
RCA: retour progressif à la normale à Bambari

 

 

Par RFI Publié le 28-08-2019 Modifié le 28-08-2019 à 11:12

 

En Centrafrique, la ville de Bambari, en zone UPC, a longtemps été le lieu de tensions. À tel point que l’année dernière, la Journée mondiale de l’alimentation, prévue à Bambari, qui devait faire l’objet d’une grande fête avec le déplacement des autorités, a dû être annulée. Près de 110 000 personnes sont déplacées dans la région. Malgré les nombreux défis toujours présents, aujourd'hui la vie reprend ses droits.

Quelques couples et des groupes de jeunes sont assis devant des bières et des boissons sucrées à la terrasse de ce quartier de Setero de Bambari. Il fait déjà nuit, mais Ezebe, assistant de santé, et ses amis profitent du moment.

« Aujourd’hui, vraiment la vie est déjà revenue un peu. La situation est calme. Je dis un peu parce que dans d’autres zones il n’y a pas de circulation et il y a toujours les tensions ou les braquages. Mais ici dans nos quartiers, comme il y a des FACA qui sont ici constamment donc ici c’est tranquille. Dans d’autres zones, les gens ne sont pas bien. »

Plus de violences depuis janvier

Bambari a connu de graves épisodes de violences. Les derniers datent du mois de janvier. Depuis, un calme relatif est revenu et le serveur de ce bar a vu la différence : « Lorsque la Seleka était là, tu ne voyais personne au bar. Mais maintenant, il y a pas mal de clients. Depuis qu’il y a les patrouilles des FACA et des Népalais, la situation est meilleure. Les gens ont commencé à marcher jusqu’à Bornou, et jusqu’à la gare. Auparavant, on ne pouvait même pas aller jusqu’au rond-point. »

Le quotidien peu à peu se normalise à Bambari. Mais la sécurité est encore précaire dans certains quartiers et les déplacés ont encore des difficultés à circuler dans certaines zones de la ville.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 17:51
INVITÉ AFRIQUE  RFI :  Firmin Ngrebada, Premier ministre (RCA)
INVITÉ AFRIQUE  RFI :  Firmin Ngrebada, Premier ministre (RCA)

 

 

 

«Cessons d'opposer France et Russie»

 

Par Christophe Boisbouvier  RFI mardi 27 août 2019

 

Les conseillers russes font-ils la loi en Centrafrique ? C'est ce qu'affirme Karim Meckassoua, l'ex-président de l'Assemblée nationale. Vous avez pu l'entendre il y a une semaine sur RFI. Réponse ce mardi du Premier ministre Firmin Ngrebada. En ligne de Bangui, le Premier ministre s'exprime d'abord sur les derniers chiffres de l'ONU, qui montrent que les violences en Centrafrique ont diminué des deux tiers en un an.

RFI : L’ONU constate que les violences ont beaucoup diminué depuis un an. Mais chaque semaine, elle enregistre encore plusieurs dizaines de violations de l’accord du 6 février…

Firmin Ngrebada : Je dois dire que c’est avec une très grande satisfaction que le gouvernement note une décrue importante des violences dans le pays. Je crois observer que cette décrue des violences s’explique par deux choses. D’abord, il y a l’absence d’affrontements entre les groupes armés rivaux ou encore entre les groupes armés et les forces de défense et de sécurité. Et la deuxième raison, c’est la réduction du nombre d’attaques contre les civils. Mais il faut aussi dire que l’absence d’affrontements et la réduction des attaques contre les civils sont, en réalité, les effets induits et les bénéfices de l’accord politique pour la paix et la réconciliation, signé le 6 février dernier. Donc l’option politique, le dialogue que le président de la République prône depuis son installation, est en train de porter ses fruits en termes de réduction des violences et d’absence d’affrontements dans le pays. Donc les quelques cas de violence que l’on a observés, par exemple les cas de violations graves par les éléments des 3R de Sidiki le 21 mai dernier [dans la région de Paoua], sont donc des actes marginaux.

Cet accord du 6 février, dont vous parlez, prévoit le désarmement et la démobilisation des quelque 9 000 combattants. Mais selon les derniers chiffres officiels, à peine 600 de ces combattants ont rendu leurs armes…

Au nord-ouest du pays, il y a plusieurs groupes armés qui sont déjà désarmés, démobilisés. Notamment les deux groupes anti-Balaka des ailes Mokom et Ngaïssona, l’UFRF. Même le groupe FDPC d’Abdoulaye Miskine a été désarmé. Aujourd’hui, nous sommes sur les 3R et nous estimons que le processus avance bien. Le grand DDR avance bien au nord-ouest. Après quoi, nous allons continuer au centre-nord, notamment avec le MPC d’Al-Khatim, qui affiche de bonnes dispositions. Il en est de même du FPRC, aujourd’hui, qui affiche de bonnes dispositions quant à l’effectivité du DDR, Désarmement et Démobilisation.

Vous vous félicitez de cet accord du 6 février. Mais dans l’opposition, l’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye, par exemple, dit que c’est un marché de dupes, car les groupes armés n’ont cédé aucun pouce.

Maître Nicolas Tiangaye est un Centrafricain. Il a le droit et la liberté de s’exprimer. Mais ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui les populations centrafricaines voient les retombées de cet accord. Grâce à cet accord, la libre circulation des personnes et des biens revient peu à peu dans le pays. Les violences et les violations des droits de l’homme diminuent sensiblement. L’autorité de l’État est en cours de restauration progressive. Donc cette réalité tranche avec les déclarations de l’opposition.

Mais ce que craint l’opposition, c’est que vous ayez conclu un accord avec notamment le FPRC de Noureddine Adam et l’UPC d’Ali Darass, pour que les gens qui habitent les zones sous leur contrôle votent Touadéra l’année prochaine.

Ça, c’est le fruit de l’imaginaire de ceux qui développent ces informations. Qu’ils en fassent la preuve, alors !

Le président Touadéra sera donc candidat à la fin de l’année prochaine ?

On ne parle pas pour l’instant encore de l’élection, même si nous regardons les agitations des uns et des autres. Je ne peux pas vous confirmer, aujourd’hui, que le président Touadéra sera candidat. Mais ce que je sais, c’est qu’il continue inlassablement à travailler pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine.

Le massacre de Paoua, le 21 mai dernier, est attribué au groupe 3R. Or, son chef Sidiki Abbas, a un poste officiel à Bangui. Est-ce que ce n’est pas choquant ?

Nous avons fait le choix de la paix. Mais pour autant, nous n’avons pas fait de compromission, contrairement à ce qui se dit. Nous avons fait un compromis pour la paix. Nous n’avons pas fait de compromission. Aujourd’hui, ce que je sais, c’est que les juridictions nationales et internationales sont à pied d’œuvre et je leur fais confiance. Tous les auteurs de crimes dans ce pays seront rattrapés un jour ou l’autre par la justice.

L’ancien président de l’Assemblée, Karim Meckassoua, s’opposait à la délivrance de certains permis miniers. Et aujourd’hui, il dit que c’est le conseiller russe, Valery Zakharov, lui-même intéressé par ces concessions minières, qui l’a fait tomber du perchoir.

Je respecte les déclarations publiques de monsieur Meckassoua Karim. Mais ce que je sais, c’est que la plupart des permis dont il a parlé ont été délivrés du temps où il était président de l’Assemblée nationale. Et donc il n’y a pas eu de bonne foi sur ses dernières déclarations, vu que certains de ces permis ont été délivrés du temps où il était président de l’Assemblée nationale. Neuf permis, si j’ai bonne mémoire.

Et est-ce que les conseillers russes auprès de la présidence et de la primature n’ont pas pris une véritable importance, aujourd’hui ?

Depuis un certain temps, les gens voient une guerre froide qui existerait entre la France et la Russie en République centrafricaine, alors que nous entretenons depuis toujours une excellente relation avec la France, grand partenaire traditionnel de la République centrafricaine. La France a toujours été à nos côtés et elle le restera. La Russie également est partenaire de la République centrafricaine. Et elle nous apporte beaucoup, aujourd’hui, notamment dans la formation et l’équipement de nos forces de défense et de sécurité. France ou Russie, chacune est donc la bienvenue en République centrafricaine. Et donc là aussi, il y a la diversification de nos relations diplomatiques, consulaires, militaires et économiques. Mais il faut cesser d’opposer la France et la Russie en République centrafricaine.

Vous ne voulez pas les opposer, mais le ministre français Jean-Yves Le Drian proteste publiquement contre le poids grandissant de la Russie dans votre pays…

Je ne porte pas de jugement de valeur. Je n’ai pas d’appréciation par rapport aux déclarations du ministre Le Drian. Je maintiens ce que je viens de vous dire.

Est-ce que l’on ne va pas vers une compétition entre Paris et Moscou, dans votre pays ?

Pour nous, ces deux puissances interviennent au niveau du pays comme partenaires. Maintenant, la question de la « guerre froide » que les gens semblent mettre en avant ne nous intéresse pas.

 

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Centrafrique-Presse.com
30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 17:36
Centrafrique : 60% de la population dépend de l'aide humanitaire (CICR)

 

French.china.org.cn |Mis à jour le 30-08-2019

 

La situation humanitaire en République centrafricaine (RCA) reste précaire au point que 60% de la population est dépendante de l'aide humanitaire, a indiqué jeudi à la presse Valérie Petitpierre, cheffe de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en RCA.

En matière du ratio de la population dépendante de l'aide humanitaire et la population totale, la RCA se situe au troisième rang mondial après le Yémen et la Syrie, a précisé Mme Petitpierre, déplorant que les infractions contre les civils se produisent au quotidien en RCA.

En dépit de multiples défis, elle s'est également félicité de la baisse d'affrontement entre les groupes armés rivaux suite à la signature de l'accord de paix du 6 février dernier entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés.

Le CICR fait tout pour se rapprocher de ses objectifs humanitaires en RCA, a souligné Mme Petitpierre. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

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