Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 17:40
RCA : Le GTSC souhaite la refonte du gouvernement Ngrébada
RCA : Le GTSC souhaite la refonte du gouvernement Ngrébada
RCA : Le GTSC souhaite la refonte du gouvernement Ngrébada

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 6 mars 2019 16:36

 

Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) a dénoncé dans une conférence de presse ce 5 février à Bangui, le caractère non inclusif du Gouvernement de Firmin Ngrébada, rendu public dimanche. Le groupe a proposé sa refonte afin de calmer les esprits.

Le GTSC souhaite le remodelage de ce nouveau Gouvernement pour être en conformité    avec l’Accord de Khartoum. Selon les membres de cette plate-forme, cette nouvelle équipe n’a pas pris en compte certaines sensibilités. "L'intérêt de cette conférence de presse, c'est de dire qu'il faut procéder à la formation d'un nouveau gouvernement inclusif", a martelé Paul-Créscent Béninga porte-parole du GTSC.

"Nous voulons dire à l'opinion nationale et à l'élite dirigeante que ce qui se passe concernant la formation du gouvernement n'est pas admissible. On ne peut pas  aller à Khartoum pour venir nous proposer un gouvernement pareil et refuser le compromis afin de mettre en place un gouvernement qui n'assume pas la réalité de l'Accord", a souligné Paul-Créscent Béninga. Selon lui, "l'accord en son article 21 est clair, il s'agit d'un gouvernement inclusif".

Le GTSC a constaté que les groupes armés ont "dénoncé l'absence d'inclusivité dont fait montre ce gouvernement" alors que "le pays a besoin de la paix et qu'il faut créer les conditions d'une paix durable", a déclaré Paul-Créscent Béninga.

Les conséquences néfastes de la publication de ce gouvernement dit "inclusif" a entraîné des barricades sur des routes à l'intérieur du pays notamment à Baboua dans la Nana Mambéré et Ndélé dans le Bamingui-Bangoran en violation de l'article 34 de l'Accord de Khartoum. "Il ne faut pas barricader la route et empêcher la circulation des biens et des personnes", a fait remarquer Paul-Créscent Béninga qui souhaite l'ouverture d'un "dialogue avec les groupes armés pour que les esprits se calment".

Le Président de la Commission de l'UA brandit l'article 34 de l'Accord

Dans un message adressé ce 5 mars à Addis Abéba, Moussa Faki Mahamat "appelle au calme et à la retenue, et rappelle que toute revendication doit s'effectuer dans le cadre de l'article 34 de l'Accord"Moussa Faki Mahamat "souligne la nécessité pour toutes les parties d'assurer la préservation de cet important acquis et la mise en oeuvre diligente des engagements pris, de manière à matérialiser l'immense espoir suscité par l'Accord".

Suivant de près la mise en oeuvre de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, le Président de la Commission de l'UA dit prendre "note des déclarations faites par certains signataires de l'Accord à la suite de la nomination du nouveau Gouvernement".

Face aux nombreuses dénonciations qui font suite à la publication du nouveau Gouvernement et engagée à accompagner le processus en cours, l'UA projette de réunir les parties signataires autour d'une table de discussion. "L'Union africaine, avec le soutien des Nations Unies, convoquera une réunion de consultation des parties prenantes à Addis Abéba, le 18 mars 2019, afin de faire un point d'étape, un mois après la signature de l'Accord", a prévenu Moussa Faki Mahamat.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 17:26

 

3 Mar 2019 Bruxelles

 

(B2) La signature de l'accord de paix en République centrafricaine ne doit pas faire oublier que la situation reste grave dans le pays. C'est le message lancé par l'envoyé de l'ONU en RCA, le 21 février, devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

C'était la dernière intervention de Parfait Onanga-Anyanga devant le Conseil de sécurité de l'ONU après presque quatre ans passés à ce poste. Il est remplacé depuis début mars par le Sénégalais Mankeur Ndiaye.

Le déploiement des FACA en-dehors de Bangui progresse doucement

Selon le dernier rapport soumis au Conseil de sécurité de l'ONU, 1.358 des 7.087 soldats des forces armées centrafricaines (FACA) étaient, au 15 janvier, déployés en dehors de Bangui, à sept endroits (1). Pour soutenir ce déploiement, la mission de l'ONU, la MINUSCA, a «renforcé ses activités de planification et d'assistance technique, notamment par la planification conjointe et la coopération tactique ». Au niveau logistique, les efforts sont mis sur l'évacuation des blessés et sur la fourniture de combustible « dans les endroits le plus reculés ».

... grâce au soutien européen... et russe

Sur ces FACA déployés, 896 ont été formés par la mission européenne EUTM RCA, mais aussi par les « experts militaires russes ». « 248 soldats sont actuellement formés par des experts militaires russes. » Ces formations progressent positivement selon l'ONU, qui salue le travail de formation des deux. Les Européens ont eux fini la formation d'un bataillon amphibie (lire : Le bataillon amphibie des FACA formé) et viennent de commencer la formation du quatrième bataillon d'infanterie (lire : EUTM RCA entame la formation d'un nouveau bataillon d'infanterie territoriale).

Coordination des différents soutiens internationaux 

Européens et Russes ne sont pas les seuls à vouloir soutenir les FACA et les forces de sécurité intérieurs. Pour cela, la Minusca organise des « réunions périodiques du groupe de coordination internationale », avec la participation de la Chine, des États-Unis d'Amérique, de la Russie et de la France, ainsi que de l'Union africaine, de la CEEAC et de l'Union européenne.

La paix n'est pas encore acquise 

Pour autant, la situation en Centrafrique n'est pas stabilisée. La signature le 6 février 2019 de l'Accord global pour la paix et la réconciliation nationale est « l'aboutissement d'un long processus » mais il faut « cependant demeurer lucide et vigilant car la situation reste grave » , souligne Parfait Onanga-Anyanga. L'étape est « décisive », mais « le plus dur reste en effet à venir. Le vrai test sera dans la mise en oeuvre intégrale et de bonne foi de l'accord ». D'autant que les groupes armés continuent de contrôler une partie du territoire et commettent des exactions, souvent en toute impunité.

 

La situation reste grave en Centrafrique. Le déploiement des FACA progresse
La situation reste grave en Centrafrique. Le déploiement des FACA progresse
La situation reste grave en Centrafrique. Le déploiement des FACA progresse
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 17:15



BANGUI, 6 mars 2019 (RJDH)—Au moins 50% de la population centrafricaine est touchée par l’insécurité alimentaires en 2018 , selon l’Évaluation Nationale de Sécurité Alimentaire (ENSA). 


La situation de la sécurité alimentaire reste préoccupante en République Centrafricaine. Les résultats de l’évaluation indiquent que la moitié de la population (50%) est en insécurité alimentaire, soit 2, 1 millions personnes.

Par rapport à l’ENSA réalisée en 2017, l’insécurité alimentaire globale a augmenté de 5%, passant de 45 à 50 %, ce qui traduit une détérioration par rapport à l’année dernière.

Selon cette évaluation, la volatilité de la situation sécuritaire, le mouvement pendulaire des populations et la fragilisation des moyens d’existence expliquent la situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle alarmante des ménages du pays.

Cette enquête indique aussi qu’environ 320 000 personnes, soit 7% de la population, sont en insécurité alimentaire sévère. Ces ménages ont une consommation alimentaire très déficiente (très peu diversifiée et insuffisante). Ils sont très vulnérables économiquement et recourent à des stratégies de survie d’urgence comme la mendicité ou de crise comme la vente des biens productifs qui menacent de manière irréversible leurs moyens d’existence futurs.
Cependant, ce niveau d’insécurité alimentaire sévère a en lui diminué de moitié, passant de 15% en 2015 à 7% en 2018. Le niveau d’insécurité alimentaire modéré a au contraire augmenté passant de 35 à 43% en 2018.

L’insécurité alimentaire est supérieure à 60% dans les préfectures de la Basse Kotto,  de la Nana Gribizi, du Haut Mbomou, de la Ouaka, de l’Ouham Pendé, de l’Ouham et de la Haute Kotto.

Plusieurs autres raisons expliquent cette question d’insécurité alimentaire dans le pays qui représente pourtant une forte potentialité. L’agriculture joue un rôle central dans les moyens de subsistance de la majorité de la population centrafricaine. De ce fait, l’accès à la terre est essentiel pour la relance agricole.  

Cependant on remarque un recul de l’accessibilité aux champs ; au niveau national 81% des ménages avaient accès aux champs en 2015 mais cette proportion a diminué à 71% en 2018. L’accès est moins restreint pour les ménages dirigés par les hommes (76%) que par ceux dirigés par les femmes (61%).  

La multiplication des affrontements dans plusieurs localités du pays, la persistance de l’insécurité, les récurrences des mouvements forcés de population poussent les agriculteurs à se replier sur des cultures peu rémunératrices comme le manioc.

La Centrafrique, malgré le retour progressif de la paix et de la stabilité reste toutefois toucher par ce problème d’insécurité alimentaire.


Fridolin Ngoulou

Centrafrique : Au moins 50% de la population en situation d’insécurité alimentaire en 2018
Centrafrique : Au moins 50% de la population en situation d’insécurité alimentaire en 2018
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 17:05
Le président centrafricain a été reçu par le pape
Le président centrafricain a été reçu par le pape

 

https://africa.la-croix.com

 

Mardi 5 mars, le pape François a reçu le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra.

 

Le même jour, celui-ci s’est rendu au siège de la Communauté Sant’Egidio engagé dans le processus de paix en Centrafrique.

 

Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra s’est entretenu, pendant 25 minutes avec le pape François, mardi 5 mars. Au terme de cette rencontre, le Saint-Père lui a offert le texte du message pour la Journée mondiale de la Paix 2019, certains documents de son pontificat, ainsi que la Déclaration sur la Fraternité humaine signée à Abou Dhabi le 4 février dernier entre le pape et le grand-imam d’Al-Azhar.

 

Le président Touadéra a ensuite été reçu par le secrétaire général du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin et Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les rapports avec les États. À cette occasion, il a reçu des mains du secrétaire général du Saint-Siège, l’instrument de ratification de l’Accord-cadre entre le Saint-Siège et la République centrafricaine sur les questions d’intérêt commun, qui avait été signé le 6 septembre 2016 à Bangui. Ce texte définit le cadre juridique des relations entre l’Église et l’État, qui, sauvegardant leur indépendance et leur autonomie propres, s’engagent à coopérer dans les domaines spirituel, moral, social, culturel et humain, ainsi que pour la promotion du bien commun.

 

Visite au siège de la communauté Sant’Egidio

 

Le même jour, le président Touadéra s’est rendu au Siège de la communauté catholique Sant’Egidio, engagé dans le processus de paix dans le pays. En marge de cette visite, il a réaffirmé son engagement pour la paix dans une République centrafricaine minée par des affrontements entre groupes armés depuis 2013. « La réconciliation est en marche, et je pense que cela a commencé lors de la visite du Saint-Père [à Bangui du 29 au 30 novembre 2015 NDLR]. Il a semé la graine, nous continuons à l’arroser. Il y a des difficultés, il y a des défis, mais nous sommes confiants », a-t-il affirmé.

 

Le 6 février, le président Touadéra a signé, avec 14 groupes armés, à Khartoum, au Soudan, un Accord de paix dans lequel les parties s’engagent à renoncer aux recours aux armes pour régler leurs différends. Mais à peine un mois après sa signature, l’Accord de paix est en danger. Cinq des groupes armés signataires rejettent, en effet, le gouvernement nommé, dimanche 3 mars, par le président, au motif qu’il n’est pas assez inclusif.

 

Pour sa part, le Saint-Siège a affirmé, dans un communiqué, que le pape et ses diplomates avaient « encouragé l’engagement à promouvoir le vivre-ensemble pacifique et la réconciliation nationale, ainsi que les efforts pour mettre fin à tout type de violences et pour permettre aux réfugiés et déplacés de rentrer chez eux ».

 

Une crise qui date 2013

 

La République centrafricaine est empêtrée dans une crise depuis la chute du président François Bozizé, en 2013, chassé par une coalition de groupes armés à majorité musulmane venue du nord du pays et de mercenaires venus du Tchad et du Soudan. Cette coalition appelée Séléka s’est repliée dans le nord à la suite de l’intervention militaire française en décembre 2013.

 

En réaction aux actions de la Séléka, des milices d’autodéfenses « anti-balaka », composées d’animistes et de chrétiens, se sont formées. Ces milices s’en sont prises aux musulmans, donnant au conflit une tournure religieuse.

La Croix Africa

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 17:01
Centrafrique : le nouveau gouvernement critiqué
Centrafrique : le nouveau gouvernement critiqué
Centrafrique : le nouveau gouvernement critiqué

 

https://www.dw.com 06.03.2019

 

Le gouvernement dirigé par Firmin Ngrébada continue d'être critiqué par les parties signataires de l'accord de paix promulgué le 6 février à Bangui. La société civile appelle à la formation d'un nouveau gouvernement.

Le gouvernement inclusif voulu par l'accord de Khartoum est composé de 36 membres dont huit femmes. Celui-ci est censé réunir l'ensemble des acteurs du pays, qu'il s'agisse des partis politiques, des groupes armés et de la société civile.

Néanmoins quatre groupes militaires, le FPRC, le FDPC, l'UPC et le FPRC, ont critiqué la composition du nouveau gouvernement. Par ailleurs, des hostilités ont été enregistrées lundi à Baboua et Ndélé, deux villes situées respectivement à l'ouest et au nord de la Centrafrique.

Pour Ahamat Monir, commandant de zone et un des porte-paroles du FPRC basé à Bria, le président ne veut pas la paix. "Nous attendons la hiérarchie, ici à Bria nous sommes mécontents de ce que le président Touadéra est en train de faire", déclare-t-il. "Nous voulons la paix mais le président Touadéra ne veut pas la paix, il veut toujours que le sang coule sur notre sol et ce n'est pas bien."

Firmin Ngrébada tente de rassurer

Selon Firmin Ngrébada, le gouvernement reste à l'écoute des revendications

Prenant note des frustrations exprimées, le premier ministre Firmin Ngrébada tente de rassurer les parties signataires. Selon lui, la formation du gouvernement n'est pas la fin du processus de paix. "La formation du gouvernement est le début du processus que nous avons retenu ensemble car il était question de prendre quelque représentants des groupes armés au gouvernement et ensuite d'élargir la base de la participation de tous à la gestion des affaires publiques", se défend-il. "Le gouvernement reste disponible pour échanger avec les responsables des ex-groupes armés pour élargir la base de leur participation à la gestion de la chose publique."

Certains partis ont décidé de quitter le gouvernement

L'URCA d'Anicet Georges Dologuélé et chef de file de l'opposition a annoncé dans un communiqué qu'il retirait sa participation au gouvernement. Selon ce communiqué, la formation du nouveau gouvernement n'apporte aucun changement.

Quant au KNK, l'ancien parti de Faustin Archange Touadera, il a décidé de ne pas prendre part au gouvernement. Celui-ci reproche au pouvoir le non-respect du consensus établi avant la mise en place du gouvernement.

 

Devant cette situation, la société civile exige la constitution d'une nouvelle équipe gouvernementale. "Il faut créer les conditions d'une paix durable, il faut procéder à un nouveau gouvernement inclusif et ouvrir vite un dialogue avec les groupes armés pour que les esprits se calment", martèle Paul-Créscent Beninga, le porte-parole du Groupe de travail de la société civile.

 

Dans un communiqué publié hier, le président de la commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a pour sa part appelé au calme. Pour lui, les revendications doivent se faire dans le cadre de l'article 34 de l'accord. 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 16:56
Tchad : une délégation centrafricaine en visite dans le sud du pays

 

Par RFI Publié le 07-03-2019 Modifié le 07-03-2019 à 06:49

 

Au Tchad, la localité de Goré, au sud du pays, a reçu il y a quelques jours la visite d’une délégation centrafricaine. Une visite qui fait suite à des échanges entre autorités locales qui souhaitent que la frontière, fermée en 2014 suite à une décision d’Idriss Deby, soit rouverte pour faciliter les échanges.

 

Le préfet de Bozoum, dans le nord de la Centrafrique, a rendu visite lundi dernier à son collègue de Gore, une des principales villes du Tchad frontalières avec la Centrafrique, pour continuer les échanges en vue d’une réouverture de la frontière.

Pour les autorités centrafricaines, il est important d’avoir un couloir de passage au sud du Tchad partant de la ville de Goré pour ravitailler le nord du pays en produits manufacturés mais aussi en bétails.

Contrebande de bétail

Depuis la fermeture de la frontière en 2014, la viande de bœuf manque en Centrafrique. La contrebande du bétail en direction de ce pays a pris de l’ampleur pendant toutes ces années sur fond de banditisme. Avec le retour de l’administration au nord du pays, Bangui souhaite que les frontières soient ouvertes, pour des échanges plus contrôlés.

Au ministère tchadien des Affaires étrangères, on indique que l’ouverture de la frontière est le souhait des deux pays qui y travaillent même si la rencontre entre les deux préfets reste une initiative locale.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 16:52
Accord de paix fragilisé en Centrafrique: l'UA appelle «au calme»

 

Par RFI Publié le 07-03-2019 Modifié le 07-03-2019 à 02:33

 

Après le remaniement ministériel, censé symboliser la mise en œuvre de l'accord de Khartoum conclu le mois dernier entre groupes rebelles et autorités centrafricaines, plusieurs mouvements ont exprimé depuis dimanche leur insatisfaction. L'Union africaine, principal facilitateur de ce texte, appelle « au calme et à la retenue ».

Sur les quatorze groupes signataires de l'accord de Khartoum, six seulement ont obtenu des portefeuilles dans le gouvernement formé dimanche. Une équipe formée de 36 ministres. Résultat : une cascade de protestations et de frustration. Au moins sept ministres ont annoncé leur démission.

Principal facilitateur de l'accord de Khartoum, l'Union africaine appelle au calme. « Le président de la Commission appelle au calme et à la retenue, rapporte Ebba Kalondo, porte-parole du président de la Commission de l'Union africaine. Il rappelle surtout que toute revendication doit s’effectuer dans le cadre de l’article 34 de cet accord. Il souligne aussi la nécessité pour toutes les parties de ne ménager aucun effort pour assurer la mise en œuvre diligente de tous les engagements pris. »

► Centrafrique : l’accord de paix de Bangui est-il déjà mort ?

D'après l'article 34 de cet accord, les parties s'accordent à renoncer à tout recours à la force armée en cas de désaccord.

Dans cet état d'esprit, mercredi soir, le chef d'état-major de l'UPC, Ali Darrassa, a saisi les principaux garants de l'accord de Khartoum, à savoir l'UA et la CEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) pour dénoncer la non-application de plusieurs termes de l'accord. Ce groupe regrette notamment « la reconduction dans leurs fonctions de ministres régaliens, (...) loin de toute idée d'inclusion et de partage, reléguant les quelques autres personnes désignées à une position marginale ». Même critique exprimée par le FPRC de Noureddine Adam.

L'Union africaine a convoqué une rencontre à Addis Abeba, le 18 mars prochain, entre chaque partie impliquée dans cet accord pour faire le point sur l'application de ce texte.

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 16:24
La MINUSCA se préoccupe de la récurrence des meurtres dans le sud-est

 

Centrafrique : la MINUSCA se préoccupe de la récurrence des meurtres dans le sud-est

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 06-03-2019

 

Les meurtres fréquemment perpétrés dans la périphérie de la ville centrafricaine d'Obo (extrême sud-est), aux frontières avec le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo, ont interpellé les autorités de la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA, engagées à y trouver une réponse, a appris Xinhua ce mardi de la mission.

D'après Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission interrogé ce mardi sur la question, des réflexions sont actuellement menées par les autorités locales et celles de la MINUSCA sur place pour rétablir la paix dans cette partie de la République centrafricaine.

M. Monteiro a évoqué le renforcement des effectifs des casques bleus dans la localité et également la multiplication des patrouilles sur le tronçon Zémio (ouest de d'Obo) et Obo elle-même.

Il y a de cela trois semaines, presque tous les jours, il est dénombré quotidiennement dans la périphérie d'Obo des meurtres inexpliqués. Ces meurtres, selon des sources locales, concerneraient des sujets sud-soudanais.

Jusque-là, la gendarmerie locale ignore les auteurs de ces agressions meurtrières. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 16:12
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

Centrafrique : le corridor de ravitaillement pour Bangui reste bloqué par un groupe armé

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 06-03-2019

 

Le corridor Bangui-Garoua Boulaï à la frontière Centrafrique-Cameroun permettant de ravitailler la capitale centrafricaine en denrées alimentaires, en carburant et autres produits d'importation continue d'être bloqué dans la bourgade centrafricaine de Zoukombo dans la sous-préfecture centrafricaine de Baboua (ouest) par les éléments armés du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de Martin Koumtamadi alias Abdoulaye Miskine, a appris Xinhua ce mardi de sources locales.

Le blocus dont il est question, a indiqué la source, a démarré dimanche dernier en fin d'après-midi, quelques minutes seulement après la publication sur les antennes de la radiodiffusion nationale de la liste des membres du gouvernement devant être dirigé par le nouveau Premier ministre Firmin Ngrébada.

En raison du volume du trafic, plus d'une centaine de camions sont pour l'instant stationnés autour du lieu du blocus. Aux dires du chef des groupes armés contacté sur place par une source locale, il n'attend d'ordre que de son patron M. Koumtamadi entretemps informé du mouvement.

Dans le milieu des commerçants, des inquiétudes naissent déjà, redoutant des ruptures de provision. Pour décanter la situation, des pourparlers ont été entamés par les autorités locales et les responsables locaux de la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA.

Un nouveau gouvernement a été formé dimanche dernier faisant suite à la signature d'un accord de paix il y a un mois entre l'Etat centrafricain et les groupes armés, prévoyant un partage du pouvoir avec les ex-rebelles dans un gouvernement inclusif.

Or, la majorité des membres du gouvernement sortant ont été reconduits. Les titulaires des portefeuilles de l'Economie, des Finances, des Affaires étrangères, de l'Intérieur et de la Défense demeurent en poste.

Se prononçant lundi sur la question, M. Ngrébada a invité les mécontents à observer les dispositions de l'article 34 de l'accord de paix, recommandant le recours auprès des facilitateurs pour une issue négociée des différends et craignant que l'accord actuel subisse le sort des accords antérieurs non respectés. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Centrafrique : le parti de l'ex-président Bozizé s'oppose à la nomination d'un de ses militants au gouvernement

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 06-03-2019

 

Le parti politique de l'ancien président centrafricain François Bozizé, KNK (acronyme de "Kwa Na Kwa", qui signifie "travail" en Sango, la langue nationale de la Centrafrique), a intimé l'ordre à l'un de ses cadres, Bertin Béa, nommé dimanche dernier au poste de ministre de la Fonction publique, de renoncer à l'offre, a appris Xinhua ce mardi de ce parti.

Interrogé ce mardi sur la question, M. Béa a dit obéir aux injonctions de son parti. Il est présentement député de la nation pour le compte de la circonscription électorale de Boali, localité centrafricaine située à 96 kilomètres à l'ouest de la capitale centrafricaine Bangui,

Un nouveau gouvernement a été formé dimanche dernier par le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada, faisant suite à la signature d'un accord de paix il y a un mois entre l'Etat centrafricain et les groupes armés, prévoyant un partage du pouvoir avec les ex-rebelles dans un gouvernement inclusif.

Or, la majorité des membres du gouvernement sortant ont été reconduits. Les titulaires des portefeuilles de l'Economie, des Finances, des Affaires étrangères, de l'Intérieur et de la Défense demeurent en poste.

Cette nouvelle formation du gouvernement dit "inclusif" a suscité des mouvements de colère de la part de certains groupes armés dont les représentants ne font pas partie, reprochant les autorités de ne pas respecter les engagements de l'accord de paix.

Dans une brève déclaration à la presse lundi, le Premier ministre a signalé qu'au-delà de la formation du gouvernement, un mécanisme élargi devrait par ailleurs permettre aux responsables des groupes armés de participer à la gestion des affaires publiques, à travers des responsabilités dans les préfectures, sous-préfectures et communes.

L'ex-président Bozizé a été chassé en 2013 par l'ex-coalition séléka. Son pays est plongé dans une crise socio-sécuritaire depuis. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 15:56
Le président du Centrafrique, Archange Touadéra à Sant'Egidio
Le président du Centrafrique, Archange Touadéra à Sant'Egidio

 

Le président du Centrafrique, Archange Touadéra à Sant'Egidio: "Une maison de paix pour mon pays"

 

https://www.santegidio.org  6 MARS 2019 - ROME, Italie

 

"Nous faisons confiance à votre amitié pour la poursuite du processus de réconciliation", a-t-il ajouté.

 

Le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, à Rome pour rencontrer le pape François, s'est rendu ce soir à Sant’-Egidio, où il a rencontré le fondateur, le prof. Andrea Riccardi et certains leaders communautaires.

"Je viens ici, car c'est une maison de paix qui a beaucoup compté pour mon pays", a déclaré le président Touadéra, qui a souligné les liens d'une profonde amitié qui unissait, même dans les moments les plus sombres de la guerre, l'Afrique centrale à Sant 'Egidio, dans la difficile recherche de la paix.

"Nous avons maintenant besoin d'efforts supplémentaires pour un accord de paix et nous avons confiance en l'amitié de Sant'Egidio", a ajouté Archange Touadéra à propos du récent accord de paix signé pour la réconciliation du pays grâce à la médiation de Sant'Egidio. "Nous sommes venus ici pour rencontrer nos amis et les remercier pour tous les efforts déployés pour créer les conditions d'un accord de paix. Nous recherchons la paix et, dans l’accord, il existe des mécanismes nous permettant de travailler. Nous sommes déterminés à concrétiser l'accord et à instaurer la paix en  Centrafrique ".

Il a également exprimé sa gratitude pour le travail de la communauté pour le traitement du SIDA dans le cadre du programme DREAM, qui a récemment ouvert un centre de prise en charge des malades. Au cours des pourparlers, le processus de réconciliation nationale et de désarmement des groupes armés, rendu possible par l’accord de paix négocié à Khartoum et signé à Bangui le 6 février, a progressé.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com