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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 12:01
Nouvelles nationales sur RJDH
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Réunion des experts et la conférence des DG des Douanes, un appel aux investisseurs vers la Centrafricaine



BANGUI, 12 Mars 2019(RJDH) --- Des experts et les Directeurs Généraux des Douanes ont démarré hier matin à Bangui la 22èmeRéunion des experts et la 24ème conférence des Directeurs Généraux à Bangui. Plusieurs réformes envisagées seront débattues plus particulièrement pour le cas de la Centrafrique avec le problème de dématérialisation qui consiste à informatiser le système douanier. 

Les deux rencontres des experts et Directeurs Généraux des Douanes en Centrafrique viennent d’abord donner une visibilité au pays sur la scène continentale longtemps secouée par les crises armées et constituent une plus-value pour la Centrafrique.

« Ces rencontres ont pour taches principales de consolider et de valider l’ensemble des rapports des activités des structures régionales et du secrétariat de l’OMD, de suivre la mise en œuvre des recommandations des conférences des Directeurs Généraux de l’Afrique Occidentale et Centrale. Le thème retenu pour la journée internationale de la Douane de cette année est : « Des frontières  smats pour des échanges commerciaux fluides et mouvements sans entrave des personnes et des marchandises », a précisé le représentant du vice-président de l’AOC.


Marcelin Laourou inspecteur des Douanes du Benin justifie le choix du thème de cette année qui consiste à soigner l’image de la douane, «Si vous voyez le thème de cette année, la douane étant un amant et aval du mouvement des marchandises, on pense que la douane constitue un handicap. Cette année, nous allons réfléchir à comment la douane sera un élément de facilitateur du commerce international au lieu d’être un frein comme on le pense », a-t-il clarifié.


Contrairement aux nouvelles peu rassurantes sur le pays, il se dit surpris de voir le contraire, « nous comprenons que l’impossible n’est pas centrafricain parce que quand il a été décidé que la Centrafrique abrite la réunion, nous avons eu peur. Mais c’est le contraire ; c’est un pays où il y’a de l’espoir; donc nous appelons les uns et les autres à faire preuve de professionnalisme afin de soigner l’image de la douane », a-t-il ajouté.


Fréderic Theodore Inamo Directeur Général des Douanes centrafricaines se dit satisfait de la tenue de cette première réunion en Centrafrique dont les enjeux sont énormes, « c’est une manière de montrer au monde entier que la douane centrafricaine travaille. C’est à nous de pérenniser cela. C’est vraiment un impact pour le pays car les experts et les directeurs généraux qui sont là aujourd’hui seront comme les ambassadeurs auprès de leurs pays pour parler de la Centrafrique et appeler les investisseurs et les autres Etats vers nous. Ce n’était pas facile au début pour que ces rencontres aient lieu à Bangui », a-t-il indiqué.

L’organisation Mondiale des Douanes regroupe en son sein pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre 23 Pays. Cette réunion est la première à être organisée en Centrafrique depuis sa mise en place. 

 

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho.

 

Centrafrique : Les déplacés du site de Bria lancent un SOS pour la reconstruction des leurs abris avant la saison des pluies                           
                                
BRIA, 12 mars 2019 (RJDH)---Les déplacés du site de Pk 3 à Bria lancent un SOS au gouvernement et aux ONG  pour la reconstruction de leurs abris. Ils s’inquiètent de l’imminence de la saison des pluies. Les dernières distributions des bâches remontent à 2017.


Selon les informations RJDH, ces déplacés ne vivent que dans des huttes qu’ils ont eux-mêmes construites. Ils sont préoccupés  par l’imminence de la saison des pluies.

Un déplacé sur le site, contacté par le RJDH, s’inquiète énormément pour sa famille. « Moi et ma famille, nous vivons dans la précarité depuis que nous sommes arrivés ici.  Les bâches et autres kits distribués par le HCR sont en lambeaux actuellement. La dernière distribution des kits en vivres et non vivres remontent à 2017. Jusque-là, on n’a pas encore bénéficié d’une nouvelle aide. C’est difficile» a-t-il déclaré.


Une autre source précise que le nombre de personnes déplacées sur le site a augmenté en un an et les dernières arrivées ont construit des huttes avec des feuilles de palmiers pour se mettre à l’abri.


Une veuve présente sur le site témoigne, «J’ai perdu mon mari lors de ces événements fâcheux. J’ai tout perdu, ma maison a été incendiée. Mes enfants sont encore mineurs et aujourd’hui je n’ai plus de force pour aller chercher la paille pour nous construire un abri. Nous dormons presque à ciel ouvert. C’est difficile », de s’est-elle d’ajouter une plainte avant de lancer un appel au gouvernement et aux ONG œuvrant en Centrafrique, «si le gouvernement et les ONG peuvent faire quelque chose pour nous avant la saison des pluies, nous serons alors soulagés pour quelque temps. C’est vraiment pénible ».


C’était suite aux violences survenues au cours du mois de juin 2017 que le site de Pk 3 à Bria a été créé par les habitants fuyant les exactions des hommes en armes./

 

Benoite Gonessa

 

Centrafrique : Marche en faveur de la culture de la  paix et le vivre ensemble à Alindao

ALINDAO, 12 Mars 2019 (RJDH) --- La population de la ville d’Alindao a organisé le 8 mars dernier une marche pacifique pour réclamer la réouverture des corridors de transhumance, la réhabilitation des bâtiments scolaires et la libre circulation des personnes et des biens. 


Le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans la ville d’Alindao après des attaques perpétrées dans cette localité en 2018 a ramené une relative sérénité dans la ville. Le constat révèle que les activités scolaires, le commerce, la libre circulation des personnes et des biens demeurent toutefois paralysées. C’est dans ce contexte qu’une partie de la population de cette région a marché pour réclamer la restauration de l’autorité de l’Etat et le vivre ensemble.


Cette marche pacifique a été organisée dans la ville par la communauté des villages périphériques distants de 20 kilomètres de la ville d’Alindao. Le député d’Alindao 2, Edouard Goumandjo, a décrit la situation actuelle de cette ville en relevant que «les activités scolaires, commerciales, agricoles restent timides ».


 Le déploiement des FACA dans la ville d’Alindao a rassuré les populations, ce qui a instauré une apparente sérénité «raison pour laquelle les populations déplacées veulent retourner chez elles pour reconstruire la ville détruite par la récente crise. La ville ressemble actuellement à un village abandonné ; c’est ainsi que les habitants ont manifesté unanimement le désir de reprendre le cours normal de leur vie aux fins de reconstruire la ville », s’est exprimé l’honorable député de cette circonscription.


La population de la ville d’Alindao jouit de son droit à la communication à travers la présence du réseau mobile Orange, bien que certains droits continuent d’être bafoués par des groupes armés dans cette localité notamment le droit à l’éducation, à la santé, à l’accès à l’eau potable et au développement économique à travers la pratique de l’agriculture et de l’élevage. /

 

Auguste Bati-Kalamet.

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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 11:41
En Centrafrique, l’Eglise reste la voix des sans voix

 

 

https://www.vaticannews.va 12/03/2019

 

Alors que le gouvernement et les quatorze groupes armés viennent de ratifier l’accord de paix, le mercredi 6 février 2019 à Bangui la capitale centrafricaine, Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa et président de la Conférence Episcopale de la République centrafricaine, estime qu’il reste encore du chemin à faire.

 

Entretien réalisé par Jean-Pierre Bodjoko, SJ – Cité du Vatican

 

La République centrafricaine vient de conclure un dialogue entre le gouvernement et les groupes rebelles. Ce dialogue s'est tenu à Khartoum, au Soudan, à l'issue duquel un accord a été conclu. J’estime que cet accord pourrait permettre la sortie effective de la crise que traverse le pays depuis presque six ans. Il faut que justice soit faite. Et cela passe par la mise en place des mécanismes nécessaires, en plaçant au cœur du système la victime, en ne faisant pas de cadeau aux bourreaux qui ont abusé de la population.

Est-ce que vous pensez que la réconciliation sera chose facile, puisque la question de la justice est souvent très délicate dans les pays post-guerres.

Lors du Forum national de Bangui en 2015, la population s’était opposée unanimement à l’amnistie, après les consultations de base. Et c'est dans cet esprit que le dernier accord de Khartoum a été conclu. Ainsi, il y aura des mécanismes à mettre en place. L’évolution des résolutions prises reste à être déterminée. Mais il ne faudrait pas tourner la page sans que justice soit faite. Autrement, le système d’impunité va se pérenniser, créant ainsi un cercle vicieux.

Le conflit centrafricain était présenté comme un conflit entre les musulmans et les chrétiens. Est-ce que la même conception du conflit reste inchangée ?

La religion reste le facteur pour justifier une guerre injuste. Mais la réalité sur le terrain est tout autre. Il existe des conflits entre les groupes présentés comme des entités musulmanes en fonction de leurs intérêts. La population musulmane qui se trouve dans ces localités se trouve prise en otage, obligée de payer des rançons pour vivre en paix. Les milices considérées à défaut comme des milices chrétiennes se comportent également de la même manière. D'ailleurs, ce ne sont pas des individus qui professent la foi. Ils mélangent la foi avec des pratiques traditionnelles. C'est une justification parmi tant d'autres pour continuer à exploiter les ressources du pays.

L'Eglise dans ce scénario paie les frais de ces conflits. Comment justifier cet acharnement contre l'Eglise ?

L'Eglise est la voix des sans voix. L'Eglise est engagée pour la population vulnérable et tous ceux qui profitent de cette crise trouvent dans l'Eglise un ennemi contre leurs intérêts. C'est la seule justification que je pourrais raisonnablement donner. L’Eglise est attaquée parce qu’elle essaie de dénoncer certains faits ; elle essaie d’éclairer l’opinion nationale et internationale. Nous sommes pleinement dans notre rôle prophétique. Nous l'avons dit à plusieurs reprises. Ces attaques injustifiées ne nous détourneront pas de notre mission de témoignage.

Vous avez parlé de cet accord de Khartoum au Soudan. Vous pensez que cela peut être le bout du tunnel ?

Si les différents acteurs mettent de la bonne volonté et si les dispositions qui sont comprises dans cet accord sont véritablement mises en pratique. Le chemin à parcourir est encore long. Les ramifications de la crise sont tellement énormes qu’il faut prendre notre mal en patience et continuer à travailler dans l'ouverture d'esprit pour résoudre cette crise une fois pour toutes. Il ne faudrait pas être naïf en pensant que la crise trouvera une résolution pacifique dans l’immédiat.

Et l’Eglise continue à donner sa contribution pour mettre le pays sur la bonne voie ?

L'Eglise continue à donner sa contribution par ses martyrs, par les nombreux dégâts matériels qu'elle subit au jour le jour. Toutefois, nous restons fidèles à notre engagement et à notre mission.

Pensez-vous que l'environnement sociopolitique de la sous-région n’a pas une certaine influence sur la situation du pays ?

Dans la dernière lettre des évêques du mois de janvier 2019, nous avons dénoncé l'implication de certains ressortissants des pays voisins, notamment des Ougandais qui sont encore présents sur le territoire centrafricain. Nous avons également fait mention des Soudanais, des tchadiens, des camerounais et des nigériens qui interviennent dans les groupes rebelles, dans le pays. Nous avons interpellé le gouvernement de ces pays amis à nous aider à éradiquer la source de cette crise que nous continuons de traverser.

Est-ce que les richesses de votre pays ne constituent pas la première source des malheurs que vous traversez ?

Malheureusement, les richesses du pays qui ne profitent pas à la population centrafricaine constituent la raison principale de cette crise que nous traversons. Il y a aussi la dimension géopolitique maintenant, avec l'intervention de la Russie et les tiraillements entre la France et cette dernière. La situation se complexifie. Nous espérons que toutes les dimensions de cette crise politique et géopolitique, économique et sociale entre autres, seront traitées et que l’on pourra trouver une bouée de sauvetage très bientôt.

Un mot d'espérance …

La crise centrafricaine qui dure depuis maintenant six ans a fait énormément de dégâts. L’Eglise de son côté n’a cessé d’accompagner les victimes de cette crise par la médiation, des plaidoyers et l'assistance humanitaire. Nous avons payé le lourd tribut de notre engagement par les dégâts matériels des églises et des presbytères qui ont été vandalisés, des prêtres qui ont été assassinés. Mais nous continuons à porter le témoignage de notre foi à proximité, en communion et en solidarité avec la population centrafricaine meurtrie. Nous gardons confiance que par la grâce de Dieu nous nous en sortirons.

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 18:27
Tchad : les victimes de la crise centrafricaine demandent justice

 

 

Par RFI Publié le 10-03-2019 Modifié le 10-03-2019 à 09:52

 

Au cours d’une conférence de presse ce samedi, un collectif d'associations de défense des droits de l’homme a annoncé que deux avocats avaient été désignés pour préparer la participation des victimes tchadiennes au procès des responsables des milices qui ont massacré les Tchadiens à la fin du régime de l’ancien chef de l’Etat, François Bozizé.

 

Au lendemain de la crise centrafricaine qui a provoqué le rapatriement de milliers de Tchadiens, attaqués par les milices, des associations tchadiennes de défense des droits de l’homme ont recensé les victimes des atrocités et déposé une plainte à la Cour pénale internationale (CPI).

 

Djidda Outman, le porte-parole du collectif, explique qui est concerné par la plainte déclarée recevable par la CPI dans le cadre du dossier Centrafrique en cours : « Nous avons recensé plus de 8 000 victimes. Le nombre va plutôt augmenter, parce que les 8 000 victimes que nous avons recensées, c’est seulement dans une partie des camps de réfugiés. […] Nous sommes des défenseurs des droits de l’homme. Nous défendons toutes les victimes qui sont au Tchad. »

 

Pour Me Elisabeth Rabesandratana, un des avocats commis pour assister les victimes, il est temps d’entamer les premiers actes de constitution : « Ce sont des dossiers très délicats à monter, parce qu’en cette période de guerre, il y a toujours des problèmes pour justifier de son identité, pour justifier de telle et telle exaction précise de l’incendie. Donc il faut vraiment apporter des éléments de preuve suffisants pour pouvoir être reconnues comme victimes participantes. »

 

Enregistrement des dépositions

 

Les associations tchadiennes précisent que les plaintes visent toutes les parties au conflit. « Ce n’est pas seulement les anti-balaka, mais qu’il y ait également les responsables de l’ex-Seleka », confirme Mahamat Digadimbaye, coordonnateur du collectif.

 

Les dépositions des victimes de la crise centrafricaine seront enregistrées par les deux avocats pendant toute la semaine à venir.

 

 

L'avenir d'Idriss Déby suspendu aux négociations secrètes entre Paris et Doha

 

Situation embarrassante pour le président tchadien ainsi que pour Paris : la guérilla qui mine le régime d'Idriss Déby est pilotée depuis Doha par son neveu, Timan Erdimi, commandant de l'Union des forces de la résistance. Mobilisant toute son influence, le gouvernement d'Emmanuel Macron tente de contraindre l'émir du Qatar à surveiller plus fermement son remuant hôte tchadien.

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 18:06

 

Jeudi, 7 Mars 2019

 

Après la prise de service du Premier Ministre Firmin Ngrébada, l’agenda de sa responsabilité s’annonce houleux avec les séries d’audience accordée aux différentes personnalités tant nationales qu’internationales.

 

Dans la journée du mercredi 06 mars 2019, le Chef du Gouvernement centrafricain a reçu en audience, dans un premier temps, le Représentant de l’Union Africaine en Centrafrique l’Ambassadeur Nébié Bédializoun Moussa.


Le diplomate a été porteur d’un message provenant du siège de son Institution au Premier Ministre centrafricain Firmin Ngrébada. Quelques temps d’entretien entre les deux personnalités a fait le décor de cette rencontre qui n’est pas soldée avec des détails précis.


Mais, la moindre chose que nous pouvons signalés c’est que, l’Union Africaine a beaucoup contribué dans la résolution de la crise centrafricaine depuis le déclenchement de la crise militaro-politique en 2013.


Récemment avec la signature de l’Accord de paix et de la réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés, l’Union Africaine est l’une des Institutions qui a contribué à sa réussite.

 

Service Presse Primature

L’ambassadeur de l’Union Africaine porteur d’un message au Chef du Gouvernement
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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 17:49

 

https://www.vaticannews.va 09/03/2019

 

Routes inexistantes, absence de médecins et de professeurs, populations laissées à elles-mêmes, présence constante de groupes armés : le nord-est de la Centrafrique est un trou noir. Le cardinal Nzapalainga, archevêque de Bangui, y a effectué une tournée pastorale où il a pu se rendre compte des besoins de la région.

 

Entretien réalisé par Xavier Sartre – Bangui, République centrafricaine

 

Effectuer une tournée pastorale en Centrafrique relève de l’aventure. Le cardinal Nzapalainga, l’archevêque de la capitale, Bangui, le sait bien. Il a déjà parcouru plusieurs régions du pays, apportant son témoignage, confirmant la foi des fidèles, prêchant la paix et la concorde. Malgré les difficultés matérielles et la situation sécuritaire encore instable, il n’hésite pas à aller à la rencontre du «peuple de Dieu».

Cette fois, le cardinal revient du nord-est. Il est allé aux confins de la Centrafrique, du Tchad et du Soudan, dans la ville de Birao, à 1 350 kilomètres de Bangui. Une odyssée, considérant qu’il n’y a pas de route, mais que de mauvaises pistes. D’ailleurs, l’archevêque, qui conduit lui-même, a fait une sortie de route. La voiture s’est couchée littéralement. Il en est sorti indemne comme ses compagnons de voyage. 

Mais les risques en valent le jeu : «Depuis dix ans, les fidèles n’ont pas reçu de confirmation. Quelle émotion de voir à chaque fois quelqu’un porté par les bras comme s’il avait marqué un but parce qu’ils ont attendu dix ans. La foi est restée ferme», confie-t-il, le sourire aux lèvres.

Absence de médecins et de professeurs

À travers tout le pays qu’il traverse, le cardinal Nzapalainga se rend compte du dénouement dans lequel vit la population. Les communications rapides d’un lieu à un autre sont quasi impossibles à cause de l’état exécrable des routes. Comment faire pour se rendre à un dispensaire quand il faut plusieurs heures de routes pour l’atteindre, et encore, quand on a la chance de disposer d’une moto ou de monter à bord d’un camion ou d’un pick-up. Que dire de ceux qui ne peuvent que se déplacer à pied ?

Et encore, une fois arrivé au dispensaire, les problèmes ne sont pas résolus. Il n’y a pas de médecins, au mieux des infirmiers qui s’improvisent sages-femmes ou chirurgiens. Idem pour l’école. Le cardinal Nzapalainga n’a rencontré que deux maîtres dans la région. L’un d’eux lui a remis «une lettre bourrée de fautes», avoue-t-il, regrettant que les fondations éducatives de la population soient si fragiles. Pour lui, c’est une évidence : «il faut être là pour leur donner leur dignité d’enfants de Dieu».

Présence des groupes armés

Malgré la signature de l’accord de Bangui, le 6 février dernier, les groupes armés qui contrôlent encore l’essentiel du territoire, n’ont pas été dissous. Ils imposent encore leur loi et contraignent l’ONU, les ONG et le gouvernement centrafricain et ses représentants, à parlementer sans cesse. Ils sont «partout» explique le cardinal venu également apporter une parole «d’apaisement».

Mais il a l’impression que «certains groupes armés font des surenchères», une allusion aux critiques formulées par plus de la moitié des quatorze groupes signataires de l’accord, après la formation du nouveau gouvernement dimanche 3 mars. Pourtant, l’heure est au dialogue, à la construction d’un pays meilleur affirme l’archevêque de Bangui.

Un don de Dieu

Dans ce tableau noir, il y a un signe d’espoir et une source de joie : le nouveau centre de re-nutrition thérapeutique des enfants mal-nourris de l’hôpital pédiatrique de Bangui, inauguré le 2 mars, en présence du cardinal Krajewski, l’aumônier du Pape François. «C’est un don de Dieu», «c’est un clin d’œil que Dieu nous fait à travers le Pape», s’exclame le cardinal. Ce centre, dont la construction a été pilotée et en grande partie financée par l’hôpital du Bambino Gesù, l’hôpital pour enfants du Pape, va permettre de mieux répondre aux besoins des plus faibles, comme l’avait souhaité François après sa visite sur place, le 29 novembre 2015.

«Dieu est venu, proche de nous», s’émeut l’archevêque de Bangui. «En réhabilitant ce complexe, il donne la vie, la dignité». «Il permet que les gens qui sont ici, puissent être considérés comme des êtres humains, pas comme des bêtes». Et d’insister : «C’est le geste de proximité d’un père, d’un pasteur qui est venu et qui, non seulement a senti l’odeur des brebis mais les touche !». «C’est un grand témoignage d’amour», conclut-il, prêt à poursuivre sa mission aux quatre coins de la Centrafrique.

 

Le cardinal Nzapalainga, porteur d’espérance aux confins de la Centrafrique
Le cardinal Nzapalainga, porteur d’espérance aux confins de la Centrafrique
Le cardinal Nzapalainga, porteur d’espérance aux confins de la Centrafrique
Le cardinal Nzapalainga, porteur d’espérance aux confins de la Centrafrique
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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 17:12
RCA: la question du nouveau gouvernement divise toujours
RCA: la question du nouveau gouvernement divise toujours
RCA: la question du nouveau gouvernement divise toujours
RCA: la question du nouveau gouvernement divise toujours

 

 

Par RFI Publié le 09-03-2019 Modifié le 09-03-2019 à 20:27

 

La route d’approvisionnement du Cameroun était toujours coupée samedi par le groupe armé FDPC en contestation. Au cours de cette semaine, une dizaine de ministres ont démissionné du nouveau gouvernement nommé dimanche dernier par le Premier ministre Firmin Ngrebada. Face à cette situation, une partie de l’opposition appelle le Premier ministre et le président de la République à réagir.

Dans un document commun, une partie de l’opposition s’inquiète « du risque d’un nouvel embrasement du pays ». Maître Nicolas Tiangaye, à la tête du CRPS, appelle à une réaction politique forte : « Nous pensons qu’il est important que le gouvernement actuel soit dissous et que l’on mette en place un gouvernement réellement inclusif pour permettre d’impulser une dynamique indispensable au retour de la paix et qui puisse favoriser la réconciliation nationale. Ce qui est important, c’est que le nouveau gouvernement qui doit être mis en place crée un électrochoc et qu’il prenne en compte les forces politiques et sociales en présence pour permettre au pays d’avancer. »

La reconduction du noyau dur d’une vingtaine de membres de l’ancien gouvernement n’est pas acceptable, selon Ferdinand Alexandre N’Guendet, président du RPR : « Nous disons que c’est se moquer du peuple centrafricain. Le président de la République est préoccupé par les échéances de 2021. Raison pour laquelle il a reconduit systématiquement tous ses hommes de main pour essayer de reprendre la main et préparer les échéances de 2021. Donc nous lançons un appel pressant et patriotique à l’attention du président de la République pour que très rapidement cette situation puisse être réglée. »

Tous saluent le rendez-vous prévu par l’Union africaine le 18 mars prochain à Addis-Abeba. Ils appellent les différents acteurs à la retenue et au non-usage de la violence.

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 17:09
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le gouvernement engage des discussions avec les groupes armés

BANGUI, 10 mars 2019 (RJDH)---Le gouvernement tente de désamorcer la crise qui secoue l’exécutif. Des informations RJDH font état des discussions engagées pour tenter de calmer les groupes armés qui contestent depuis le 03 mars, la nouvelle équipe gouvernementale. 

Les discussions avec les groupes armés, selon nos sources, seraient portées par le Premier Ministre Firmin Ngrebada. Les principaux responsables des 14 groupes armés sont contactés par le Premier Ministre qui discute avec eux sur les revendications qu’ils ont exprimées depuis la publication de la nouvelle équipe gouvernementale le 03 mars dernier.


Les discussions avancent, selon un ministre maintenu à son poste par le nouveau premier ministre, « le gouvernement ne veut pas attendre le 18 mars pour commencer à parler avec les uns et les autres. Tous les groupes armés ont été contactés et tout se passe bien en général », explique t-il avant de noter que seul la position du mouvement 3R est radicale, « ce groupe insiste toujours sur deux places au gouvernement et non des places à la primature ».

L’accord de Khartoum obtenu après d’âpres discussions, est menacé depuis la publication du premier gouvernement post Khartoum. Plusieurs groupes armés ont dénoncé la configuration de l’équipe tout en menaçant de se retirer du processus.

Conformément à l’article 34, l’Union Africaine qui est à l’initiative de l’accord, a appelé à la retenue tout en convoquant une réunion d’urgence à Addis-Abeba, le 18 mars prochain. Cette rencontre pourrait amener le Premier Ministre et le chef de l’Etat à revoir la configuration actuelle du gouvernement./

Vianney Ingasso

 

Centrafrique : La SUCAF en attente de la signature d’un protocole d’accord pour augmenter sa production à 10.000 tonnes 

BANGUI, le 10 Mars 2019(RJDH)----Face à l’importation frauduleuse du sucre en République Centrafricaine, la Sucrerie Africaine de Centrafrique (SUCAF-Centrafrique) mène depuis janvier 2019 des discussions avec le gouvernement pour lutter contre cette pratique dans le pays.

Ces discussions selon Martin Akem, Directeur général de la SUCAF-Centrafrique devront permettre à la signature d’un protocole d’accord de partenariat entre le gouvernement et la SUCAF afin d’augmenter la productivité de cette société confrontée à d’énormes difficultés de relance ces derniers temps.

La Sucrerie Africaine de Centrafrique (SUCAF-Centrafrique) peine à se relever depuis un certain temps en République Centrafricaine. Elle est confrontée à d’énormes difficultés notamment, l’importation frauduleuse des sucres du le Soudan, du Maroc et avec des prix déloyaux.  Le protocole d’accord de partenariat entre cette société et le gouvernement était arrivé à termes depuis le 25  novembre 2018.

Ce protocole d’accord permet à la Sucaf d’avoir le monopole du marché en matière de production du sucre blond dans le pays. L’absence de ce cadre juridique selon le Directeur général Martin Akem, ouvre la voie à des sucres en provenance du Soudan, du Maroc et bien d’autres. Cet afflux rend difficile la production de la Sucaf depuis ces derniers temps et amène cette société à entamer des discussions avec le gouvernement afin de signer un nouveau partenariat et de relancer ses activités.  

Martin Akem, Directeur général de la SUCAF-Centrafrique, déplore les conditions dans lesquelles vit cette société dans le pays après l’expiration de ce partenariat avec le gouvernement, « c’est depuis le mois d’août 2018 jusqu’aujourd’hui que nous continuons les discussions en ce qui concerne le protocole d’accord avec le gouvernement centrafricain. Je pense que les autorités compétentes se sont rendues compte de la réalité sur le marché. Le sac de 50 kg du sucre soudanais se vend à Bambari entre 25.000 à 27.000 francs. A Bangui les sucres du Maroc, du Soudan etc…. se vendent frauduleusement entre 31.000 à 33.000 francs » explique-t-il.

« Or, la Sucaf vend son produit à 34.700 francs. Avec ces prix, la Sucaf ne peut pas, ou carrément elle va à la fermeture. Le gouvernement est obligé d’aider la Sucaf à faire face à ses fraudes. Je suis convaincu que les autorités vont le faire. Car, si ce protocole n’est pas signé, j’avoue que c’est la fin de la Sucaf –Centrafrique », a fait savoir le Directeur général.

La Sucaf envisage cette année d’augmenter sa production qui aujourd’hui tourne autour de 5.300 tonnes à plus de 10.000 tonnes à conditions que des compromis soient trouvés entre les deux parties.

La SUCAF-Centrafrique a été créée en 2003, suite à la privatisation de la SOGESCA, (la Société de Gestion des Sucreries Centrafricaines).   Avec son site à Ngakobo, à environ 460 kilomètres de Bangui dans la préfecture de la Ouaka sur un domaine de 5.137 ha, la Sucaf compte aujourd’hui 12.00 employés./

Judicaël Yongo.

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 16:53

 

8 MARS 2019 - ROMEITALIE

 

Une diplomatie, assurément singulière, et, par bien des aspects, inédite, car elle part de la connaissance et de l'implication dans les nombreux pays dans lesquels la Communauté est présente, mais aussi de la certitude que  "la guerre est la mère de toutes les pauvretés".  La présentation du livre Faire la paix, devant une salle comble à San Gallicano, à Rome, a mis en lumière hier soir la richesse du patient travail que Sant'Egidio mène, depuis de nombreuses années désormais, dans différentes régions du monde, comme une Communauté qui n'a d'autre intérêt que l'obtention de la paix à travers le dialogue, la médiation, le "racommodage" des nombreuses déchirures du tissu social et civil des peuples qui souffrent des conflits.


Le responsable des relations avec les Etats au Vatican, Monseigneur Paul Gallagher, le directeur de l'Espresso Marco Damilano, personnalités politiques et représentants des institutions comme Paolo Gentiloni et Antonio Tajani ainsi que le fondateur de Sant’Egidio, Andrea Riccardi, avec la modération de la journaliste Maria Cuffaro, se sont interrogés sur la nature de cette action diplomatique, désormais connue dans le monde.

La conviction s'est faite jour que le travail pour la paix est trop important pour être laissé aux seules mains de ceux que l'on considère comme des experts et des professionnels du domaine, mais qu'il y a une urgente nécessité pour les chrétiens et pour ceux qui veulent s'engager personnellement sur la voie du dialogue. Sant'Egidio, des années 1980 à nos jours, est devenue un acteur international capable d'intervenir en qualité de médiateur entre les parties en conflit sur différentes scènes mondiales. 

 

Une activité diplomatique qui ne remplace pas son engagement dans les périphéries, mais qui, au contraire, puise précisément de son lien avec les pauvres ses motivations propres. La paix au Mozambique a été signée à Sant’Egidio le 4 octobre 1992, mais, comme l'a souligné Andrea Riccardi, elle s'est située dans le prolongement de l'activité humanitaire : on s'aperçoit, à la fin des années 1980, que les aides ne suffiraient pas si la paix ne se réalisait pas rapidement, après une guerre civile exténuante qui a duré seize ans. 

Marco Damilano, parcourant les pages de “Faire la paix” a observé qu'il est important d'avoir conservé une “légèreté institutionnelle” qui a impliqué, sur tous les dossiers, l'ensemble des niveaux de la Communauté dans la construction de la paix, depuis ceux qui ont accueilli les hôtes et qui ont cuisiné pour eux jusqu'à ceux qui sont entrés dans les difficultés concrètes à écarter, dans une participation originale collective qui a pour unique objectif d'obtenir la paix. La voie suivie, en effet, a été de connaître les parties en conflit sans ignorer les difficultés du dialogue : cet engagement désintéressé pour la paix, a souligné le directeur de l’Espresso -  “est une manière d'être dans l'histoire en tant que chrétien avec un réalisme qui enseigne à être des hommes et des femmes de leur temps”. Mgr Paul Gallagher note qu'il faut accepter que la paix soit un processus : comme la démocratie, elle n'est pas un fait acquis dans l'histoire, elle est donc un devenir qui se compose aussi de tentatives et d'échecs racontés dans le livre : "C'est une vocation précieuse que, j'en suis certain, la Communauté continuera de développer à l'avenir avec foi et espérance".  


Antonio Tajani a mis en évidence l'importance de l'inspiration chrétienne et le caractère central de la rencontre personnelle, comme cela a été le cas pour le Mozambique. Il s'agit en effet d'une constante du voyage géographique et historique que fait accomplir le livre, entre médiations réussies et tentatives de paix, du Mozambique à l’Algérie, du Guatemala au  Burundi, de l’Albanie au Kosovo, du Liberia à la Côte d'Ivoire, de la Centrafrique au Togo, de la Guinée Conakry au Niger. 

Nombreuses sont les nations concernées, car l'engagement de la Communauté pour la paix est quotidien et consiste à suivre la vie de ses peuples, en tissant des liens. Le réalisme de la paix exige de rester très longtemps sur les dossiers, pour les conflits les plus reculés et qui semblent plus éloignés d'une solution de paix, comme cela s'est passé pour la République centrafricaine

C'est l'action d'une force faible, flexible mais en même temps professionnelle qui creuse des canaux de dialogue, comme l'a observé Paolo Gentiloni, et qui a le grand avantage, dans le jargon diplomatique, de  “ne pas avoir d'agendas secrets”, autrement dit de ne pas avoir d'autre intérêt que la paix, ce qui fait gagner la confiance des interlocuteurs. L'ancien président du Conseil a aussi souligné que construire des ententes "est très compliqué" tandis que les "défaire" est malheureusement très simple. 

La force faible de la paix a aussi un lien profond avec le travail de dialogue entre les religions et les cultures différentes, développé, grâce à l'action de la Communauté, dans les rencontres internationales de prière pour la paix, après la prière d'Assise de 1986 voulue par Jean Paul II, comme cela a été rappelé durant la présentation.

 

Le livre évoque aussi le programme DREAM qui, dans onze pays africains, permet aujourd'hui le soin du SIDA selon les standards européens, car il s'est agi, à tous égards, d'une “diplomatie sanitaire”, autrement dit d'une confrontation pour surmonter les résistances et les intérêts économiques qui, face à la terrible épidémie, faisaient passer la voie du soin par l'Europe uniquement et pas par l'Afrique. Le livre évoque également le travail mené pour dépasser d'autres résistances avec l’engagement pour l'abolition de la peine de mort.

Andrea Riccardi a conclu la présentation de l'ouvrage en citant les paroles du cardinal Bergoglio qui appelait à “faire la paix” par un “travail d'artisans”, et qui exigeait des personnes patientes, capables de persuader, d'écouter, de rapprocher et de prendre l'attitude du médiateur et non de l'intermédiaire, c'est-à-dire des personnes qui y mettent du leur pour unir les parties : la meilleure paix en effet n'est pas celle qui réside dans un texte "parfait", mais celle qui réussit à mettre d'accord toutes les parties en conflit, a souligné Riccardi, qui a terminé en se référant à cette antique sagesse juive qui parle de "racommodage d'une réalité déchirée" en répandant "une gentillesse aimante sans attendre de recevoir quelque chose en retour”.

Faire la paix, le livre sur la diplomatie de Sant'Egidio pour être artisan de paix aujourd'hui
Faire la paix, le livre sur la diplomatie de Sant'Egidio pour être artisan de paix aujourd'hui
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Centrafrique-Presse.com
11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 16:38

 

Jeudi, 7 Mars 2019

 

Après la prise de service du Premier Ministre Firmin Ngrébada, l’agenda de sa responsabilité s’annonce houleux avec les séries d’audience accordée aux différentes personnalités tant nationales qu’internationales.

 

Dans la journée du mercredi 06 mars 2019, le Chef du Gouvernement centrafricain a reçu en audience, dans un premier temps, le Représentant de l’Union Africaine en Centrafrique l’Ambassadeur Nébié Bédializoun Moussa.


Le diplomate a été porteur d’un message provenant du siège de son Institution au Premier Ministre centrafricain Firmin Ngrébada. Quelques temps d’entretien entre les deux personnalités a fait le décor de cette rencontre qui n’est pas soldée avec des détails précis.


Mais, la moindre chose que nous pouvons signalés c’est que, l’Union Africaine a beaucoup contribué dans la résolution de la crise centrafricaine depuis le déclenchement de la crise militaro-politique en 2013.


Récemment avec la signature de l’Accord de paix et de la réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés, l’Union Africaine est l’une des Institutions qui a contribué à sa réussite.

 

Service Presse Primature

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 16:21

 

Interview Exclusive du Président de la République  Faustin Archange Touadera en mission de travail au siège de l’Union Européenne à Bruxelles en Belgique 

 

Bonjour Monsieur le président.

 

Faustin Archange Touadera : Bonjour.

 

Monsieur le président, vous êtes en mission de travail au siège de l’Union Européenne à Bruxelles en Belgique. Quel est donc le mobile de cette visite ?

 

Faustin Archange Touadera : Merci beaucoup, comme vous l’avez mentionné, nous sommes en séjour de travail à l’Union Européenne. Comme tous les centrafricains le savent, le 5 février, nous avions paraphé l’accord de paix et de la réconciliation à Khartoum et signé le 6 février à Bangui. Cet accord ouvre des perspectives de paix et le gouvernement est engagé à remplir ses engagements par rapport à cet accord. Mais comme vous savez, la fragilité de nos ressources  ne nous permettent pas seuls, de faire face aux engagements. C’est pourquoi, nous sommes obligés d’associer nos partenaires. L’Union Européenne est l’un des premiers partenaires qui soutient les centrafricains à travers plusieurs projets de développement.

Nous sommes donc là pour échanger avec les autorités, avec les organisations de l’Union Européenne pour montrer notre niveau d’engagement, ce que nous pouvons faire et demander leur appui, notamment l’appui politique, technique et financier.

Dans le cadre de l’Accord de paix et de la réconciliation nationale, il y’a des actions d’urgence qu’il faudrait mener pour que la population qui est dans une attente puisse voir les dividendes de cet accord. L’accord a prévu des mécanismes et des dispositions qui nécessitent des financements additionnels. Et ça, il faudrait expliquer à nos partenaires les bienfondés pour que nous ayons leur appui.

 

Monsieur le président, à Bruxelles la ministre de la défense a rencontré les chefs d’Etat-major de 28 pays membres de l’Union Européenne. Qu’est-ce qui a été au centre de cette rencontre avec les haut-gradés des armés européennes ?

 

Faustin Archange Touadera : Vous savez que l’Union Européenne nous appui également dans la formation de nos Forces Armées Centrafricaines (FACA) mais aussi dans la reconstruction de l’armée nationale à travers sa mission EUTM-RCA. Alors, il est évident de poursuivre le dialogue et discussions avec les responsables qui s’occupent de ce programme.

 

Les FACA, la police et la gendarmerie sont des forces complémentaires. Alors, il serait mieux aussi d’avoir un programme de même type de formation au profit de la police et de la gendarmerie.  Nous avons demandé qu’on ouvre une autre mission pour la police et la gendarmerie. Voilà ce qui justifie la présence de la ministre de défense ici pour participer à ce plaidoyer pour demander non seulement de renforcer la capacité de la mission pour qu’elle soit plus efficace mais aussi pour l’ouverture de la mission visant la police et la gendarmerie. Il y’a aussi le plan national de défense et dans ce plan, l’Union Européenne prend une part active, notamment dans le financement des casernes et du soutien logistique. Il nous faut discuter avec ce partenaire dans ce sens-là.

 

Monsieur le président, déjà après quelques jours d’échanges, quels en sont donc les retombés ?

 

Faustin Archange Touadera : Nous pensons que les effets sont positifs. Vous avez assisté à la signature de la convention de 3 milliards de FCFA pour appuyer le parlement et les élections. En plus de cela, les autorités de l’Union Européenne sont sensibles à la question centrafricaine et ouvrent des perspectives pour nous aider dans la mise en œuvre de l’accord de paix. Dans cet accord, il y’a par exemple la mise sur pied de l’unité mixte des patrouilles. Il faut des moyens et des ressources. Mais aussi la Commission Vérité, Justice, Réparation et  Réconciliation. La population doit voir les dividendes de cet accord et là il y a des mesures d’urgence inscrit dans le cadre du RCPCA, il y’a d’autres projets additionnels pour le bien-être de la population surtout dans les zones qui ont été affectées durement par cette crise.

 

Importante visite de travail, qu’est-ce qui vous a marqué le plus, monsieur le président !

 

Faustin Archange Touadera : Ce qui m’a marqué c’est l’écoute et la volonté de l’Union Européenne de pouvoir nous aider. On a vu que nous sommes sur un axe positif avec la possibilité pour que la paix revienne. J’ai remarqué dans tous les entretiens qu’il y a une volonté de la part des responsables de l’Union Européenne d’aider la République Centrafricaine, de soutenir cet accord de paix, de soutenir le pays dans sa quête de stabilité. Cela nous a beaucoup encouragés et nous voulons profiter de votre micro pour remercier très sincèrement l’Union Européenne qui a été à nos côtés pendant la crise et en ce moment et qui continue de nous soutenir même dans la recherche de dialogue avec les groupes armés, en intervenant avec différents acteurs comme l’ONG Accord, le Centre pour le Dialogue Humanitaire, Sant ’Egidio…

 

Monsieur le président merci

 

Touadera : C’est à moi de vous remercier. 

 

Par Fridolin Ngoulou

 

Interview Exclusive du Président de la République  Faustin Archange Touadera
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