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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:07
A la Une: le grand bazar électoral en Centrafrique (RFI)
A la Une: le grand bazar électoral en Centrafrique (RFI)

 

REVUE DE PRESSE AFRIQUE

 

Par Frédéric Couteau : mercredi 27 janvier 2016

 

« Je suis abattu, je suis KO », s’exclame le site d’information La Nouvelle Centrafrique (LNC). LNC qui affiche sa colère après le cafouillage électoral de ces derniers jours.

 
« Evidence pour tout le monde, sauf pour les aveugles, le premier tour des élections présidentielles fut non seulement une farce de grandeur, mais une fraude massive à tous les niveaux. La même chose pour les drôleries des législatives. […] Et en dépit de toutes les magouilles, soupire LNC, le Conseil constitutionnel de transition (CCT), valide le premier tour, ce qui mettra en lutte deux ex Premier ministre, à savoir Anicet Dologuélé et Faustin Touadera. Et la surprise du chef, c’est l’annulation des législatives, pour fraudes massives ! Du coup, s’exclame le site centrafricain, soit on rigole, ou soit on rigole ! Car, si les législatives sont annulées, les présidentielles doivent l’être aussi, estime LNC. Il y a eu des magouilles et truquages à grande échelle dans les deux élections. »

 
L’Observateur Paalga au Burkina n’y va pas non plus par quatre chemins… « Des élections à l’image de la situation du pays : un véritable bordel, lance le quotidien burkinabé. Le mot peut choquer, mais c’est hélas la triste image que renvoient ces élections. Certes, avec un Etat, où à l’image de la cour du roi Pétaud tout le monde est chef et personne ne gouverne, une administration exsangue, sinistrée par des années de crise, une classe politique aux querelles picrocholines et la menace permanente des milices, la République centrafricaine revient de loin, de très loin. Dans un tel capharnaüm, il ne fallait pas s’attendre à des élections aussi libres, transparentes et crédibles que l’exigent les canons de la démocratie. »

 
Magouilles et tripatouillages…

 
Le site Guinée Conakry Infos constate aussi les dégâts… « Ainsi, la magouille politique et le tripatouillage électoral auront eu raison des législatives centrafricaines. […] Le 31 janvier prochain donc, suite aux résultats proclamés par la Cour constitutionnelle et l’annulation déclarée des législatives, la RCA a de nouveau un double rendez-vous : le second tour de la présidentielle et le scrutin législatif à reprendre. Les conséquences financières de cette annulation ne sont pas encore totalement évaluées par l’Autorité nationale des élections, mais les remous politiques de contestation se font déjà vivement entendre. » Et Guinée Conakry Infos de conclure : « pourvu que tout s’arrête aux combats d’idées, et que plus jamais, les Centrafricains ne choisissent les combats d’épées ! »

 
Comment en est-on arrivé là ? Eléments de réponse avec Ledjely.com : « avec une histoire rythmée par des coups d’Etat à répétitions et des conflits nés de l’instrumentalisation des égos démesurés, de la cupidité, de l’absence de vision et de l’obsession pour le pouvoir des acteurs politiques centrafricains, la RCA est toujours incapable d’assumer sa souveraineté en organisant une élection relativement acceptable. La faute, estime Ledjely, à une élite qui s’est davantage préoccupée de son propre enrichissement au détriment de la construction sur l’étendue de tout le pays d’infrastructures routières permettant de relier les différentes localités et de désenclaver certaines zones rurales. La faute aussi à une classe politique qui, dans son ensemble, est prête à toutes les combines pour arriver à l’objectif entrevu. Ainsi, aussi paradoxal que cela puisse l’être, beaucoup de candidats qui ont crié à la fraude étaient eux-mêmes impliqués dans les manœuvres tendant, entre autres, à bourrer les urnes et à acheter les consciences. »

 
Repartir de zéro…

 
Alors, conclut Ledjely, « qu’il soit Dologuélé ou Touadera, le futur président ne doit pas se leurrer. La tâche qui l’attend est gargantuesque. Il ne s’agira pas, comme c’est le cas dans certains pays, de poursuivre un travail resté inachevé. Il sera plutôt question de repartir de zéro. Car les cinquante premières années relèvent d’une sorte de préhistoire qu’il est préférable de jeter dans les oubliettes, en vue de poser les fondations pour le nouveau départ, en phase avec un nouveau Centrafricain qu’il faudra également réinventer. »

 
Enfin, pour Le Pays au Burkina, « la Communauté internationale doit peser de tout son poids, pour un meilleur encadrement de la suite du processus afin que ces élections se passent au mieux et ne marquent pas le début d’une autre crise et d’une autre ère d’instabilité. Il faut sauver l’essentiel en parachevant l’élection présidentielle dans de meilleures conditions. Pour cela, les acteurs politiques centrafricains aussi devraient accepter de sacrifier un peu de leurs ambitions personnelles pour parvenir à une solution négociée. Mais, en aucun cas, prévient Le Pays, il ne faudrait se détourner des urnes pour reprendre les armes. »

 

 

 

ELECTIONS EN RCA : Quels enseignements ?

 

http://www.ledjely.com/  Par ledjely.com le 27 janvier 2016

 

Que retenir des élections générales centrafricaines du 30 décembre 2015 ? Ont-elles été transparentes et exemptes de tous reproches ? Certainement pas. Autrement, la Cour constitutionnelle n’aurait pas pris la décision lourde de conséquences d’annuler le premier tour des législatives. Cependant, à en croire la haute juridiction, tout n’aura pas été noir. Ainsi, les résultats provisoires de l’Autorité nationale des élections (ANE) sont confirmés en faveur d’Anicet Georges Dologuelé et Faustin Archange Touadera, qualifiés pour le second tour de la présidentielle. Difficile donc d’établir une tendance générale. Une certitude cependant ? La sentence de la Cour constitutionnelle est révélatrice des défis qui sont ceux de la Centrafrique et du futur du président.

 

Pour cerner les leçons à tirer de ces consultations électorales, il convient de mettre de côté la présidentielle dont on imagine qu’elle n’a pas été avalisée par la Cour constitutionnelle parce qu’elle a été totalement transparente et crédible. D’autres considérations prenant notamment en compte les enjeux autrement plus importants de l’élection présidentielle, ont certainement pesé dans la balance. Mais les irrégularités mises en évidence par certains candidats et confirmées par la Cour constitutionnelle au sujet des élections législatives suffisent à se faire une idée des problèmes auxquels la Centrafrique reste encore confrontée, près d’une soixantaine d’années après les indépendances. Avec une histoire rythmée par des coups d’Etat à répétitions et des conflits nés de l’instrumentalisation des égos démesurés, de la cupidité, de l’absence de vision et de l’obsession pour le pouvoir des acteurs politiques centrafricains, le pays est toujours incapable d’assumer sa souveraineté en organisant une élection relativement acceptable.

 

La faute à une élite qui s’est davantage préoccupée de son propre enrichissement au détriment de la construction sur l’étendue de tout le pays d’infrastructures routières permettant de relier les différentes localités et de désenclaver certaines zones rurales. La faute aussi à une classe politique qui, dans son ensemble, est prête à toutes les combines pour arriver à l’objectif entrevu. Ainsi, aussi paradoxal que cela puisse l’être, beaucoup de candidats qui ont crié à la fraude étaient eux-mêmes impliqués dans les manœuvres tendant, entre autres, à bourrer les urnes et à acheter les consciences. Une dernière responsabilité incombe à tous ceux dont les agissements ont empêché la Centrafrique de disposer d’une administration structurée, efficace, compétente et au service exclusif de l’intérêt supérieur du pays. Si plus de 50 ans après les indépendances, les fonctionnaires de ce pays ne sont toujours pas capables de remplir un procès-verbal, cela atteste de l’anarchie, du laisser-aller et du désordre caractéristiques d’un certain non-Etat. Le déficit abyssal en termes d’éducation et de formation est également en cause.

 

Qu’il soit Dologuélé ou Touadéra, le futur président n’a pas se leurre donc. La tâche qui l’attend est gargantuesque. Il ne s’agira pas, comme c’est le cas dans certains pays, de poursuivre un travail resté inachevé. Il sera plutôt question de repartir de zéro. Car les cinquante premières années relèvent d’une sorte de préhistoire qu’il est préférable de jeter dans les oubliettes, en vue de poser les fondations pour le nouveau départ, en phase avec un nouveau Centrafricain qu’il faudra également réinventer.

 

Boubacar Sanso Barry

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Centrafrique-Presse.com
27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 00:13
Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : Interminables élections

 

 

 

par www.guineeconakry.info 26.01.2016 23:05 

 

Ainsi, la magouille politique et le tripatouillage électoral auront eu raison des législatives centrafricaines qui, conséquemment viennent d’être annulées par Zacharie Ndouba, président de la Cour constitutionnelle. Cet acte va incontestablement amener le pays à vivre une situation bancale, où au sortir de la Transition, les Centrafricains vivront une démocratie dans sa première phase sans les représentants du peuple : les députés.

 

En effet, des plaintes tous azimuts ont plu sur la Cour constitutionnelle par centaines, au lendemain des élections du 30 décembre qui a vu les citoyens de la République Centrafricaine se rendre aux urnes, après de terribles affrontements ethniques entre rebelles Séléka et anti-Balakas, des milices ethno-politiques qui ont littéralement sapé les bases de l’unité nationale. 

 

Impliquées dans des trafics de tous genres, aggravant les conflits confessionnels, ces forces rétrogrades ont donné du fil à retordre aux autorités de la transition que dirige la présidente Samba Panza et aux casques bleus de la Minusca. Cependant, presque à la surprise générale, le double scrutin s’est déroulé dans le calme, sans incidents majeurs. Par contre de nombreuses irrégularités sont venues jeter le discrédit sur le processus électoral, avec les dénonciations véhémentes des leaders politiques, notamment l’ancien président Kolingba avec ses 12% et l’ancien premier ministre Martin Ziguélé et ses 11,4 %, fermant le peloton des présidentiables. 


Le 31 janvier prochain donc, suite aux résultats proclamés par la Cour constitutionnelle et l’annulation déclarée des législatives, la RCA a de nouveau un double rendez-vous : le second tour de la présidentielle et le scrutin législatif à reprendre. 


Les conséquences financières de cette annulation ne sont pas encore totalement évaluées par l’Autorité Nationale des Elections, mais les remous politiques de contestation se font déjà vivement entendre. 


Pourvu que tout s’arrête aux combats d’idées, et que plus jamais, les Centrafricains ne choisissent les combats d’épées ! 


Maria de BABIA pour GCI

 

2016-GuineeConakry.Info

 

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Centrafrique-Presse.com
26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 23:55

 

 

COUP DE SANG

 

Par Jean-Louis Le Touzet Libération — 26 janvier 2016 à 19:21

 

Le 30 décembre s’étaient tenus dans le même temps en Centrafrique deux scrutins : le premier tour de la présidentielle et les législatives. Si les résultats du premier scrutin n’ont pas été invalidés, ceux des législatives ont été annulés dimanche à Bangui par la Cour constitutionnelle de transition. La Cour évoque «les nombreuses irrégularités observées dans le déroulement du scrutin». La présidentielle, dont le second tour est fixé au 7 février, n’a pas été «touchée» par «les irrégularités» et verra ainsi s’affronter Anicet-Georges Dologuélé, arrivé en tête du premier tour avec 23,7 % des voix, et Faustin-Archange Touadéra, crédité de 19 % des suffrages. Martin Ziguélé, candidat battu à la présidentielle mais en lice pour un poste de député, avance un argument irréfutable : il ne voit pas comment on pourrait dissocier les deux scrutins puisqu’ils avaient lieu… le même jour et dans les mêmes bureaux de vote. Aujourd’hui seul le côté farce de ces élections l’a emporté.

 

Pourtant la communauté internationale, et surtout la France, pressait pour la mise en œuvre de ces élections dès l’automne 2015 pour «tourner la page» de la transition de Catherine Samba-Panza. Le pays avait connu un terrible basculement dans la violence, attribuée principalement aux milices Séléka et anti-balaka après le renversement en 2013 de François Bozizé par la rébellion Séléka conduite par Michel Djotodia. Se pose encore une fois la question de vouloir à tout prix des élections dans un pays où l’Etat est porté disparu depuis vingt ans.

 

Roland Marchal, chargé de recherche au CNRS et spécialiste de l’Afrique, avait dès novembre pointé les difficultés d’une telle élection en évoquant le pari insensé «de vouloir faire voter une nouvelle Constitution et de procéder à une présidentielle dans un pays en guerre civile». 

 

Un autre spécialiste pointait «l’inconséquence» de la diplomatie française à vouloir coûte que coûte «une élection présidentielle dans un pays livré aux prédateurs». Et de conclure, amer : «Le côté aberrant de ces élections saute aujourd’hui aux yeux.» Malgré les bonnes volontés affichées et l’appui d’experts européens, ces élections comportaient dès leur mise en place un risque majeur de fraudes massives et de gigantesques ratés. Mais le renouveau de l’Etat centrafricain devait en passer par un exécutif propre comme un sou neuf et sorti des urnes. Encore aurait-il fallu que les bulletins parviennent aux électeurs. L’entourage proche d’un chef d’Etat africain confiait ces dernières semaines son «inquiétude» sur ce qu’il résume d’une formule : «Aveuglement, bêtise et retour du Y’a bon Banania.»

 

Jean-Louis Le Touzet

Lu pour vous : En Centrafrique, Paris ressuscite le Y’a bon Banania
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 23:35
Martin Ziguélé incrédule devant le rejet de son recours en annulation

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique)- 2016-01-26 19:45:14 Martin Ziguélé, candidat recalé à l’élection présidentielle centrafricaine, a fait part mardi de son incompréhension devant le rejet par la Cour constitutionnelle de son recours en annulation de ce scrutin quand dans le même temps la même instance procédait à l’annulation des élections législatives.


Pourtant, souligne dans la presse le leader du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), arrivé 4e au premier tour de la présidentielle, celle-ci s'est déroulée dans les mêmes conditions que les législatives.


Emboitant le pas à Martin Ziguélé, Jean Kozo, candidat aux législatives dans une circonscription du centre du pays a estimé que ‘'la Cour n'a pas dit le droit mais a prononcé une sentence politique''.


Au chapitre de ces réactions, le conseil de Désiré Nzanga Bilal Kolingba, candidat positionné troisième à l'élection présidentielle, a pris acte du rejet de son recours en annulation et se disant légaliste, a dit qu'il respectait la décision de la haute juridiction pour la réconciliation nationale et la paix.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=844397#sthash.136b653T.dpuf

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 22:52
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

L’annulation des législatives saluée par de nombreux candidats

 

http://rjdh.org/ PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 26 JANVIER 2016

 

Au lendemain de l’annulation des résultats des législatives, plusieurs candidats contactés par le RJDH, se sont dits satisfaits par la décision.

 

Jean Bertrand Wilibona, candidat malheureux dans le premier arrondissement de Bangui, se réjouit de cette décision, « c’est une bonne décision, c’est une décision non seulement de la justice mais c’est même la sagesse qui a prévalu. Il nous faut un scrutin transparent et crédible », a-t-il indiqué. Cette position est partagée par le candidat de la circonscription de Obo 1, Hugues Edgard Zangagoumet, « Je ne peux que me réjouir de la décision de la CCT qui n’a fait que dire le droit. Je pense également que c’est le pays qui est honoré à travers cette sage décision » a-t-il précisé.

 

Beatrice Epaye, vainqueur au premier tour des législatives dès le premier tour, pense que la cour est souveraine et sa décision ne doit souffrir d’aucune contestation, « la décision de la CCT est irrévocable, il n’y a rien à faire. C’est la loi, je me plie, mais je sais que j’ai gagné les élections au premier tour » a-t-elle lancé.

 

Antione Théophile Nguerengou, candidat en ballotage dans la circonscription de Bambari II reconnait cette décision. Toutefois, il appelle la cour à la vigilance « c’est une décision qui émane de la cour suprême. Il faut la respecter, seulement j’attire l’attention de la CCT sur le second tour pour que les dérapages ne puissent être répétés ».

 

Davy Victorien Yama, candidat du parti PUN dans la circonscription de Kouango 1 salue cette décision mais regrette le fait qu’elle ne soit pas appliquée pour la présidentielle.

 

Au moment où nous mettons sous presse, l’Autorité Nationale des Elections a proposé le 14 février 2016 pour la tenue de prochains scrutins.

 

 

Retour progressif des habitants de Markounda, réfugiés au Tchad

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 26 JANVIER 2016

 

Les habitants de Markounda, localité située au nord de Centrafrique, ayant trouvé refuge au Tchad, commencent à retourner chez eux. Cette information a été confirmée, le lundi dernier, par l’abbé Guy-Alain Andjélidou, curé de la paroisse Saint-Joseph de Markounda.

 

Selon le père curé, la majorité des habitants de Markounda, réfugiés au Tchad est en train de revenir dans la ville. Selon l’abbé, Guy-Alain Andjélidou, ce retour se fait en vague et de manière progressive.

 

Mais, il a expliqué que certains sont restés de l’autre coté à cause des champs qu’ils ont cultivés pendant leur séjour. « En fuyant les hostilités des groupes armés pour le Tchad, les réfugiés ont cultivé. Ils sont en train d’attendre la récolté après quoi, ils retourneront », a témoigné le curé qui a indiqué que la ville de Markounda a retrouvé son ambiance.

 

L’abbé Guy-Alain Andjélidou a déploré toutefois, l’insuffisance de forces pour protéger la population. « Les activités de la gendarmerie, de la police et des Forces Armées Centrafricaines (FACA) n’ont pas repris. L’effectif des éléments de la Minusca est insuffisant. Les ex-Séléka gardent encore des armés, ce qui montre que la sécurité n’est pas totalement rétablie », a expliqué l’abbé.

 

Ce religieux a fait savoir que la population a demandé que les ex-Séléka déposent les armes avant de revenir dans la ville « cette fraction de l’ex-Séléka qui se trouve à Maïtikourou a le désir de regagner la ville de Markounda. Mais la population exige leur désarmement »

 

Selon le curé, la justice est tenue par les chefs de quartiers. « Les présumés auteurs des infractions sont libérés après quelques jours, parce que la gendarmerie n’est pas opérationnelle pour mener des enquêtes afin de traduire les présumés en justice », a fait savoir Guy-Alain Andjélidou.

 

La ville de Markounda s’est vidée de sa population depuis 2013.

 

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Centrafrique-Presse.com
26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 11:07

 

 

 

http://lepays.bf/ MARDI 26 JANVIER 2016 

 

Réuni en conclave pour désigner son candidat à la prochaine présidentielle, le Comité national d’investiture du Parti congolais du travail (PCT), le parti au pouvoir, a désigné, sans surprise, Denis Sassou Nguesso comme son poulain dans cette compétition électorale. Et l’on ne voit pas comment ce choix pourrait être remis en cause par le Comité central qui doit le valider selon les textes du parti. Autant dire sans aucun risque de se tromper que Denis Sassou Nguesso sera bel et bien sur la ligne de départ de la présidentielle du 20 mars prochain.

 

On peut s’étonner qu’il n’y ait pas eu d’autre candidature que celle de Denis Sassou Nguesso

 

Au demeurant, à l’ouverture des travaux, le Secrétaire général du parti avait campé le décor en ces termes : « La circonstance est exceptionnelle et la responsabilité énorme. A nous de prouver, dans cet exercice captivant de démocratie interne, que nous sommes à la hauteur de l’exception. Alors, avec lucidité et sérieux, dans la responsabilité et en toute camaraderie, travaillons en privilégiant notre parti, le Congo et la démocratie ». Faut-il en rire ou en pleurer ? On peut en effet s’étonner qu’il n’y ait pas eu d’autre candidature que celle de Denis Sassou Nguesso. Certes il y a d’autres personnes qui nourrissent l’ambition d’exercer  la tâche ô combien exaltante de présider aux destinées du peuple congolais. Mais qui osera contrarier la boulimie pouvoiriste du grand timonier ? En Afrique, l’on est bien coutumier du fait. Comme au Burkina Faso, par exemple, avec le président déchu Blaise Compaoré. En effet, tant que l’enfant terrible de Ziniaré était au pouvoir, ses partisans ne manquaient pas d’éloges ni de qualificatifs pour prouver qu’il était l’homme providentiel et incontournable en dehors de qui il n’y avait pas de salut pour le peuple burkinabè. C’est exactement la même chose en RDC, en Ouganda, au Cameroun et nous en oublions. Tristes tropiques. Visiblement, le PCT est aussi dans le même type de schéma. Avec, toutefois, la conviction que le grand sachem ne saurait subir le même sort que l’ex-homme fort du Burkina. C’est bien malheureux !

 

Si triste qu’on ne saurait en rire. Bien au contraire, l’on ne peut que pleurer à l’idée de voir comment des intellectuels prétendument démocrates, contribuent à asseoir des dictatures voire des monarchies à la tête des Etats africains, au moment où souffle sur le continent, un vent de renouveau démocratique sur fond d’aspirations légitimes des peuples à plus de liberté. Tout cela, pour préserver des avantages bassement matériels et égoïstes, aux antipodes des intérêts du peuple. Après avoir réussi à sauter tous les verrous constitutionnels (limite d’âge et limite du nombre des mandats) qui l’empêchaient de prétendre encore au fauteuil présidentiel, c’est sans surprise qu’on verra Sassou Nguesso dans les starting-blocks pour la course à sa propre succession. En tout cas, le contraire aurait été étonnant. Vu tout le mal et la gymnastique intellectuelle à laquelle il s’est adonné pour se remettre dans la course, il fallait vraiment être naïf pour croire que Sassou Nguesso pouvait s’abstenir de prendre part à cette compétition dont on ne voit du reste pas comment il pourrait la perdre. En tout cas, face à une opposition désorganisée et désunie, le président congolais a toutes les cartes bien en main pour rempiler.

 

Tout porte à croire que Sassou veut mourir au pouvoir

 

D’autant plus que l’opposition a été prise de court par le chamboulement du calendrier électoral qui a vu l’échéance de la présidentielle ramenée au 20 mars, alors qu’elle était initialement prévue pour juillet 2016. Sans aucun doute,  le président congolais a envie de refermer  rapidement une parenthèse qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, face à des tours de passe-passe dont lui-même est conscient du caractère sordide. Et quand on voit tout le cirque qui vise à présenter la chose comme une requête du peuple lui-même (qui l’aurait supplié de se représenter, à la façon du Timonier togolais Gnassingbé Eyadéma), l’on plonge de plain-pied en République du Gondwana. Le Congo-Brazza, forme la plus achevée des républiques bananières et ce en ce XXIe siècle ! C’est une comédie au scénario nauséeux qui fait honte à l’Afrique. En tout état de cause, c’est une véritable crasse sur l’image d’une Afrique en pleine mutation. Encore une fois, le monde entier regarde l’Afrique avec des yeux ronds, face à la vaste comédie qu’offrent certains de ses dirigeants qui ont choisi de se mettre du mauvais côté de l’histoire. Le drame, c’est que c’est le destin de bien des peuples qui se trouve ainsi pris en otage. Et pour le Congo, après trente ans de règne sans partage de Sassou, l’on a vraiment envie de dire « Sassoufi» ! Mais tout porte à croire que Sassou veut mourir au pouvoir et est en train de se donner les moyens d’y parvenir. Qui pourrait l’arrêter ? Personne ni rien, sauf Dame nature.

 

« Le Pays »

lu pour vous : ENIEME INVESTITURE DE SASSOU A LA PRESIDENTIELLE CONGOLAISE : Encore une honte pour l’Afrique !
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Centrafrique-Presse.com
26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 10:46

 

 

En confirmant les résultats de la présidentielle du 30 décembre 2015, la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) a mis un terme à une longue et interminable attente de la population qui s’est présentée massivement aux urnes pour exprimer ses choix et mettre fin à trois ans de souffrance. Ces élections tout le monde le sait, même si elles se sont déroulées dans le calme selon les observateurs « ont été entachées de plusieurs irrégularités » jamais connues dans l’histoire de la RCA.

 

L’autorité nationale des Elections (ANE) a prouvé, dès le début du processus électoral son incapacité à gérer ces élections au regard des tergiversations des hauts responsables et leurs démissions en cascade, la désorganisation savamment orchestrée par une équipe mal formée, recrutée sur des critères peu objectifs ayant abouti aux résultats qui, sans nul doute, enlèveront toute crédibilité du scrutin et la légitimité des nouvelles autorités « élues ».

 

Malgré l’apport de la communauté internationale en termes de fonds engloutis pour sortir ce pauvre pays de l’ornière, il existe des femmes et d’hommes acquis à la cause de Satan qui ont su monter de toutes pièces des manœuvres et des stratégies pour retarder cette sortie qui devrait libérer le peuple de sa souffrance. Ils ont montré aux yeux du monde les vraies facettes de la malhonnêteté, de l’hypocrisie et du mépris des règles élémentaires de la vie en société qui caractérisent l’homme centrafricain (ce n’est pas tout le monde dirait-on). Ce sont autant des maux qui ont depuis toujours tiré la RCA vers le bas qui se renouvellent et s’endurcissent. Où allons-nous ?

 

En observant les comportements des candidats qui se sont engagés pour ce scrutin dont certains savaient qu’ils allaient échouer lamentablement, on se pose la question de savoir ce que ces derniers cherchent précisément. Pour l’homme de la rue, c’est qu’à l’issue de ces élections ceux-ci iront en quête de postes ministériels ou de positions enviables au sein de l’administration centrale. Ceci peut être vrai lorsque cinq jours après le scrutin (le 04 janvier) une vingtaine de candidats s’était levée comme un seul homme pour dénoncer « une mascarade électorale» condamnant les fraudes massives et des irrégularités et demande l’annulation pur et simple des élections. Quelques jours après, plus exactement trois jours, soumis à quelles pressions, ces mêmes candidats se rétractent et acceptent la poursuite des décomptages des voix. Quarante-huit (48) heures plus tard après la proclamation provisoire des résultats par l’ANE, ils opèrent un virement à 90° une fois de plus pour adouber et soutenir un candidat au second tour du scrutin. Que cherchent-ils finalement ? On est véritablement en face d’hommes et de femmes qui ne savent plus ce qu’ils sont et font ni où est-ce qu’ils vont, sous la pression des vagues comme une bande de poissons devant un requin. De vrais paradoxes !

 

La Cour Constitutionnelle de Transition dont la décision est sans appel a donné son verdict ce lundi 25 janvier 2016 plus de trois semaines après les élections. Dans son réquisitoire et après la délibération elle a reconnu les cas de fraudes et d’irrégularités au même titre que l’ANE mais rejette en bloc les requêtes déposées par certains candidats en confirmant simplement les mêmes résultats provisoires. Le grand paradoxe c’est qu’elle valide les résultats de la présidentielle mais annule les législatives alors qu’elles étaient couplées. Les mêmes irrégularités et fraudes constatées ont pourtant touché aussi de plein fouet la présidentielle. Cela donne l’image d’un médecin qui après avoir diagnostiqué la fièvre hémorragique à virus Ébola chez un patient ayant vécu des jours sur le même lit avec un ami, déclare d’office ce dernier sain.  Pourquoi n’a-t-on pas annulé les deux scrutins ? Quelle carte la CCT joue-t-elle ? Quelles leçons d’impartialité, d’objectivité et de transparence donne-t-elle au monde et plus particulièrement au centrafricain ? Quelle valeur veut-elle transmettre à une jeunesse sans repère moral, en prise à un manque de probité intellectuelle qui attendait de ces scrutins la fin de l’instabilité et d’errements de ses dirigeants ? Que pense la communauté internationale de ces tergiversations et cette maladie qui gangrène ce pays sous perfusion ?

 

Nous reviendrons plus tard sur l’implication et la responsabilité de cette communauté internationale dans ce drame que connaît le pays car la faute ne revient pas seulement aux pauvres centrafricains qui, victimes de manipulations diverses, infantilisés à volonté n’attendent que de l’extérieur l’arrivée de son sauveur.

 

William Béni NDIOH

 Le Centrafrique est-il condamné à être toujours tiré vers le bas ?  par William Béni NDIOH
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Centrafrique-Presse.com
26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 10:35

 

 

 

Le premier tour d’élection présidentielle groupé du 30 Décembre 2015, présente en tout état de cause et, par conséquence : La démographie ethnique aura pesé lourd dans le dénouement du scrutin présidentiel historiquement en Centrafrique.

 

Le premier constat : Le repris de soit, à ses proches ethniquement parlé, à son quartier de peur d’être mal vu par ses voisins, au-delà de la proximité ethnique avec les candidats se révèle favorable pour les uns et défavorable pour les autres. Cette élection à révéler une réelle leçon de la vie politique aux Centrafricains, un échec en qualité de dirigeant des partis politiques. Surtout pour ceux qui se voient déjà Roi, sans tenir compte des souffrances endurées par le peuple. Les Centrafricains ont plus que râle-le-bol des pratiques hasardeuses de la politique. Avec des communications politiques aussi mensongères que  flagrantes, dénouées d’irresponsabilités. Etre connue sur la scène politique nationale, parce que j ai occupé un poste de premier rang dans le passé, et par ailleurs ayant la chance d’être invité sur les télévisions internationales en se pavanant ! Ou pour des conférences débats en débitant des inepties. De fait, part les mêmes occasions de raser les mures sans dignité pour quelconque reconnaissance, à cela recherché des alliés d’infortune « Ne suffit plus pour gagner une élection par KO ! » Le peuple centrafricain pour sa part aspire le respect. En espérant un avenir de bien être à minima. Le peuple Africain en générale dans ce 21ième siècle.  Les attentes de la jeunesse Africaine, de surcroit la jeunesse Centrafricaine, on aussi des désirs qu’on les leurs donnes les moyens pour percer, afin de définir un avenir acceptable. Simplement appliquer, les cinq lettres du MESSAN (s’Instruire, se Vêtir, se Soigner, se Nourrir et se Loger), mais pas quand les gaves des paroles démagogiques en vue de conquérir le pouvoir !.

 

Sans oublier, tout doit changé lorsque le jeu politique est devenu très ouvert à la suite de la neutralisation des ambitions présidentielles des groupes rebelles en Centrafrique qui avait entre-temps opportunément pris le contrôle, et abrégé notre jeune démocratie, symboliquement en 1993, qui n’on perduré jusqu'à la situation chaotique que nous avons vécus jusqu'à ce jour. Nous n’aurons pas une N ième  chance en Centrafrique, il faut que tout les Centrafricains doivent êtres conscients. La Centrafrique est indivisible et elle doit demeurée pour les Centrafricains. Lors de scrutin du 30 Décembre 2015 dernier, on veut véhiculer dans l’esprit de beaucoup des Centrafricains, que le jeu son fait par KO d’avance.  Des communications toutes azimutes, méprisant les souffrances du peuple.

 

Une compagne électorale sans projet, sans vision d’avenir pour le Pays, que des égos des personnes. Communication Politique arrogante, Compagne Spectaculaire…etc. Pourtant parmis des candidats, certains réussissent à mieux mobiliser des badauds, très longuement astreindrent dans des espaces réduites dans leurs mouvements pour des raisons de sécurités. Pour eux c’est le moment propice de sortir, de se défouler et faire un peut la fête gratuitement, d’autre le moment de grappiller des perdîmes…etc. Ne donne pas forcement victoire à celui ou celle qui réussit à entrainé un tel ou tel mouvement populaire. En l’absence des mesures, et des sondages d’opinion envers les électeurs qui ont effectivement voté, il est rigoureusement impossible de mieux qualifiés de manière exacte leurs choix pour un tel ou tel candidat. Celui qui à mobilisé plus pour avoir plus des voix, tout proportion garder, idem pour les votes à caractère ethnique. On peut présumer cependant des influences déterminantes de ce facteur.  Plus, le nombre des candidats concentrés pour une région, les conséquences se fait sentir sur un facteur divisible dans les traductions des voix des urnes, radicales dans les résultats pour le challengeur. Ce qui me pousse à me poser cette question :

 

Le caractère démocratique des votes ethniques est-il un antidote dans la recherche de la démocratie ?

 

La Démocratie devrait…en principe se poser sur une  base de projet politique en adéquation avec un projet d’orientation et de la gouvernance !  Faire partis d’une ethnie ou autre considération de proximités…etc.  N’est pas un sujet de projet politique pour la gouvernance d’un Etat.

 

Quoiqu’il en soit nous avons deux challengeurs en concurrence afin de briguer la magistrature suprême.

 

Le peuple est en attente et en observation sur les premiers actes. Le premier président à l’issu de cette fin de la  N transition que notre Pays a traversé :

 

Devrait poser en premier lieu :

 

  • Acte de la réconciliation pour unir les Centrafricains.
  • Poser une base de la justice vérité sur les différents événements qui ont tant endeuillés les fils et filles de notre Pays.
  • De la responsabilité et de la bonne Gouvernance

 

Sera-t-il légitime !? Oui, je dirais sur le plan institutionnel, car je suis un démocrate. Mais par ailleurs, prudence pour les Centrafricains devenues matures malgré eux. Ce nouveau Président doit innover, relevé la compétence des élites dirigibles, et doter d’ingéniosité pour Gouverner, afin de gagner sa légitimité vis-à-vis des Centrafricains.

 

Que notre Pays soit béni avec son peuple.

 

Lyon le 26-01-2016

 

Diaspora

 

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

Observation sur le premier tour d’élections groupées 2015 par Aubin-Roger KOMOTO
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 22:30
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique: Dologuelé et Touadera au second tour de la présidentielle

 

http://rjdh.org/  PAR PRINCE NGAÏBINO LE 25 JANVIER 2016

 

Ce 25 janvier, la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) a rendu public et confirmé les résultats provisoire de l’Autorité Nationale des Elections, à l’issus du premier tour de la présidentielle du 30 décembre 2015. Anicet Georges Dologuelé et Faustin Archange Touadera arrivent en tête et passent pour le second tour.

 

La salle d’audience du Tribunal de Grande instance de Bangui a permis la délibération officielle des résultats.

 

Avec 268 952 voix soit 23,74%, Anicet Georges Dologuele, candidat de l’Union pour le Renouveau Centrafricain arrivent en tête, suivi du candidat indépendant, Faustin Archange Touadera qui totalise 215 800 voix équivalent à 19,05% du suffrage exprimé.

 

Le tandem des anciens premier ministres Dologuele (1999 à 2001) et Touadera (2008 à 2013) ayant totalisé la majorité des voix, sont admis au second tour, prévu pour le 7 février 2016, selon le calendrier électoral de l’Autorité Nationale des Élections. Les élections du 30 décembre dernier ont vu la participation massive de la population centrafricaine, estimée à 1 954 433 inscrits pour, 1 222 956 votants soit 1 132 886 de suffrages valablement exprimés.

 

La Cour Constitutionnelle de Transition a rejeté les requêtes d’annulation et ou d’audits formulées par les candidats, Martin Ziguelé du MLPC, Désiré Bilal Nzanga Kolingba du RDC, Abdoul Karim Meckassoua, Théophile Sonny Colé, tous deux indépendants et Cyriaque Gonda du PNCN, même si les requêtes ont été jugées recevables.

 

Les élections législatives, entachées d’irrégularités ont été annulées partout dans le pays et l’organisation repoussée pour une date ultérieure. 442 requêtes y relatives ont été enregistrées par la CCT.

 

 

Plus de 100 groupements exposent des produits vivriers à l’ouverture de la 12ème foire agro-pastorale à Bozoum

 

http://rjdh.org/  PAR ALBAN JUNIOR NAMKOMONA LE 25 JANVIER 2016

 

Plus de cent groupements agro-pastoraux de Bozoum dans l’Ouham-Pendé, ont exposé divers produits vivriers à l’occasion de la foire agricole. La cérémonie d’ouverture de cette 12èmeédition a lieu le samedi 23 janvier dernier devant la mairie de la ville.

 

Tout a commencé par un défilé des groupements agro-pastoraux. Le riz, le manioc, l’arachide, le mil, le maïs, le haricot, l’igname et diverses espèces animales ont été exposés lors de cette manifestation.

 

Alain Mbalo, représentant des groupements de Bozoum n’a pas caché sa satisfaction tout en relevant quelques difficultés rencontrées par les agriculteurs « nous remercions les ONG CORDAID et la Caritas pour l’organisation de cette foire qui nous a permis d’exposer nos produits agricoles. Mais nous avons beaucoup de difficultés d’ordre matériel ainsi que le manque de bœufs pour la culture vivrière » a-t-il exprimé.

 

Selon un habitant, la manifestation sera couplée par la visite des jardins potagers réalisés par les différents groupements de Bozoum.

 

Cette 12ème foire agro-pastorale est organisée par l’ONG Cordaid et la Caritas.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 21:55
Centrafrique: législatives annulées

 

 

 

Par AFP — 25 janvier 2016 à 16:02 (mis à jour à 19:19)

 

Le premier tour des législatives en Centrafrique a été annulé lundi en raison de «nombreuses irrégularités» par la Cour constitutionnelle, qui a confirmé l’affrontement au second tour de la présidentielle de deux anciens Premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra.

 

Ces deux scrutins, destinés à permettre à ce pays pauvre de sortir de trois ans de conflit armé et d’affrontements intercommunautaires, ont eu lieu le 30 décembre dernier dans un calme notable. Ils ont été marqués par une forte participation des électeurs malgré de nombreux problèmes logistiques.

 

«Les élections (législatives) du 30 décembre 2015 sont annulées et seront reprises (...) à cause de nombreuses irrégularités et l’implication des candidats dans ces irrégularités», a déclaré le président de la Cour constitutionnelle de transition, Zacharie Ndouba, au cours d’une séance publique à Bangui.

 

«Le Conseil national de transition (CNT, assemblée législative) reste en place jusqu’à l’installation de l’assemblée nationale élue», a-t-il poursuivi, précisant que la Cour «a reçu 414 requêtes» de candidats mécontents.

 

Les législatives avaient été organisées dans les 140 circonscriptions du pays mais le matériel électoral et les nombreux bulletins de vote, acheminés souvent au dernier moment, n’avaient pas toujours pu atteindre les zones les plus reculées.

 

«Dans certaines localités, des compatriotes ont voté uniquement pour la présidentielle parce que les bulletins de vote pour les législatives ne sont pas parvenus à temps», avait reconnu le rapporteur général de l’Autorité nationale des élections (ANE), Julius Ngouadé Baba.

 

Concernant le traitement des résultats des législatives, auxquelles s’étaient présentés plus d’un millier de candidats, «les procès-verbaux ne sont pas parvenus à 100% à l’ANE pour toutes les circonscriptions électorales». Et quand ils y sont parvenus, «certaines données n’ont pas pu être prises en compte, parce que les procès-verbaux et feuilles des résultats sont tout simplement inexploitables», avait-il déploré.

 

Les nouvelles législatives doivent être organisées dans un délai de 60 jours. Cependant, ces délais dans le processus électoral sont régulièrement dépassés et les échéances souvent reportées.

 

Ainsi, le second tour de la présidentielle prévu le 31 janvier devrait être reporté au moins d’une semaine, selon des sources proches de l’ANE qui devrait très prochainement en confirmer la date.

 

Deux anciens Premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, s’affronteront après être arrivés en tête du premier tour, a confirmé lundi à Bangui la Cour constitutionnelle.

 

- Touadéra en sérieux outsider -

 

M. Dologuélé a obtenu 268.952 voix, soit 23,74% des suffrages exprimés, et Faustin Archange Touadéra 215.000 voix (19,05%).

 

Au total, sur près de 2 millions d’électeurs inscrits, 1.362.886 suffrages valides ont été exprimés.

 

La Cour, auprès de laquelle les candidats mécontents ont pu déposer des recours, a confirmé les résultats précédemment donnés par l’ANE.

 

Désiré Kolingba, fils d’un ex-chef de l’Etat, arrive troisième avec 135.198 voix (12,04%). Martin Ziguélé, ancien Premier ministre, est quatrième avec 129.474 voix (11,43 %) et Jean-Serge Bokassa, autre fils de chef d’Etat, cinquième avec 68.705 voix (6,06 %).

 

Au total, 30 candidats étaient en lice au premier tour.

 

M. Dologuélé faisait figure de favori de la présidentielle, surtout après le ralliement en sa faveur du parti KNK de l’ex-chef de l’Etat François Bozizé, renversé en 2013 par la rébellion Séléka. M. Bozizé ne pouvait se présenter en raison de sanctions internationales et d’un mandat d’arrêt à son encontre émis par les autorités de transition.

 

M. Touadéra, qui disposait de moins de moyens que son futur rival, s’est révélé comme la grande surprise du premier tour et est désormais un sérieux outsider.

 

Le dernier Premier ministre de M. Bozizé (2008-2013) a réalisé de très bons scores dans les fiefs de l’ex-président dans l’ouest du pays, bénéficiant d’une partie importante de l’électorat traditionnel du KNK, malgré les directives du parti.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis le renversement du président Bozizé par la Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée début 2014 par la France dans son ancienne colonie.

 

 

Centrafrique : la Cour constitutionnelle valide les résultats du 1er tour de la présidentielle

 

25 janvier 2016 à 15h05 à 17h14 Par Vincent Duhem

 

Après avoir étudié, puis rejeté, les recours de plusieurs candidats à l'élection présidentielle en Centrafrique, la Cour constitutionnelle a validé lundi les résultats du premier tour du scrutin, organisé le 30 décembre. Le duel entre Anicet-Georges Dologuélé et Faustin-Archange Touadéra est ainsi confirmé.

 

C’est près d’un mois après la tenue du scrutin que les résultats du 1er tour de la présidentielle en Centrafrique du 30 décembre ont été validés. La Cour constitutionnelle a rejeté lundi 25 tous les recours déposés par Martin Ziguélé, Karim Meckassoua, Désiré Kolingba et Sonny Colé, confirmant ainsi la présence au second tour de Anicet-Georges Dologuélé et Faustin-Archange Touadéra.

 

Les deux anciens Premier ministre ont été crédités respectivement de 23,7 % et 19,05 %. Au total, sur près de 2 millions d’électeurs inscrits, 1 million 362 886 suffrages valides ont été exprimés.

 

Conséquence du retard pris par la Cour constitutionnelle, le second tour va être repoussé. Initialement prévu le 31 janvier, il aura lieu, selon une source diplomatique, le 7 ou le 10 février.

 

En revanche, et c’est une décision lourde de conséquences, le 1er tour des législatives, qui ont eu lieu en même temps que la présidentielle, ont été annulées en raison de nombreuses irrégularités.

 

 

RCA: résultats de la présidentielle validés, législatives annulées


Par RFI  25-01-2016 Modifié le 26-01-2016 à 01:51

 

La Cour constitutionnelle de transition de la RCA a confirmé ce lundi les résultats officiels du premier tour du scrutin tenu le 30 décembre dernier. Les deux candidats qui s'affronteront au second tour sont Anicet Georges Dologuélé, en tête du premier tour avec 23,7% des voix et Faustin Archange Touadéra, crédité de 19%. En revanche, il faudra revoter pour les législatives.

 

La Cour constitutionnelle de transition confirme à peu de choses près les résultats de la présidentielle proclamés par l'autorité nationale des élections. Le second tour opposera bien Anicet Dologuélé, crédité de 23,7% des suffrages, à Faustin Touadéra, crédité de 19%. L'ordre des poursuivants ne varie pas non plus. Kolingba est toujours troisième avec 12%, et Ziguélé quatrième à 11,4 %.

 

Lors d'une audience de plusieurs heures, la Cour constitutionnelle a expliqué pourquoi les recours déposés par cinq des candidats à la présidentielle, dont Kolingba et Ziguélé, étaient rejetés. L'argument le plus entendu, c'est que les irrégularités mentionnées par tel ou tel n'étaient pas de mesure à influencer le résultat final ou la sincérité du scrutin.

 

Législatives annulées

 

Un argument qui ne peut pas s'appliquer en revanche aux législatives dont le premier tour s'est déroulé en même temps que la présidentielle, le 30 décembre dernier. La Cour constitutionnelle a étudié plus de 400 recours ces dernières semaines et a décidé d'annuler purement et simplement le premier tour de ces législatives.

 

Les ratés dans l'organisation et dans la remontée des résultats avec certains bulletins envoyés au dernier moment qui ne sont jamais arrivés dans les bureaux de vote, ou alors en retard par exemple ; les irrégularités et les manquements techniques ; voire les fraudes dans lesquelles certains candidats étaient d'ailleurs impliqués. Tout cela a pu altérer les résultats des élections localement.

 

Nouveau calendrier

 

Il va donc falloir convoquer les électeurs pour un nouveau premier tour du scrutin législatif et pour le second tour de la présidentielle. L'ANE devra donc publier très prochainement un nouveau calendrier. En attendant, le Conseil national de transition reste en place. Il est maintenu jusqu'à l'installation de l'Assemblée nationale élue, précise la Cour.

 

Si certains candidats se félicitent de cette décision, comme Anicet Dologuélé, d'autres ne comprennent pas. Martin Ziguélé, candidat déçu à la présidentielle, mais en lice pour un poste de député, ne voit pas comment on peut dissocier les deux scrutins puisqu'ils avaient lieu le même jour et dans les mêmes bureaux de vote.

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