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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 18:09

 

Rédigé par leral.net le Samedi 13 Avril 2019 à 12:09 

 

Agée de 44 ans et vivant à Luisant près de Chartres, une mère de famille d’origine centrafricaine a été condamnée mercredi 3 avril à trois mois de prison avec sursis. Motif de cette condamnation : elle a introduit un piment dans le vagin de sa fille de 14 ans, selon elle, pour la punir d'avoir eu des relations sexuelles. 


La quadragénaire a fait pression sur son neveu, un jeune homme âgé de 23 ans, pour l'aider à exercer des violences sur sa fille, sinon il serait vidé de la maison. Il a donc aidé sa tante à tondre sa jeune cousine, ‘’pour qu’elle soit vilaine’’. Reconnu coupable de "violences", il n'a écopé d'aucune peine. 


Selon les faits rapportés par L'Echo républicain, elle a introduit un piment dans le sexe de sa fille pour la punir d'avoir eu des relations sexuelles. Elle suspectait en effet l'adolescente d'avoir couché avec un homme plus âgé qu'elle. 


C’est en décembre 2017 que tout a commencé, alors que la famille vivait encore à Nantes. A plusieurs reprises, la jeune fille venait de faire des fugues et ses parents pensaient qu'elle se prostituait. 


‘’Ils l'ont alors retrouvée et l'ont battue à coups de ceinture avant de lui mettre un piment dans le vagin. Ils ont aussi envisagé de la renvoyer en Centrafrique pour qu'elle subisse un vrai rituel de désenvoûtement. La mère de famille a donc été condamnée mais son autorité parentale ne lui a pas été retirée’" selon la même source. 


afriquefemme.com

Pour punir sa fille, cette mère centrafricaine lui met du piment dans le sexe
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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 17:54
Le Canada prêt à augmenter sa souscription au capital de la BAD

 

Le Canada, prêt à augmenter de 1,1 milliard de dollars sa souscription au capital exigible de la Banque africaine de développement

 

Washington, États-Unis, le 15 avril 2019 – La Banque africaine de développement salue l’annonce du gouvernement du Canada, faite vendredi 12 avril 2019 à Washington, se déclarant prêt à augmenter temporairement sa souscription à son capital exigible d’une somme allant jusqu’à 1,1 milliard de dollars.

L’annonce de ce partenaire de longue date de la Banque a été faite par Maryam Monsef, ministre du Développement international et ministre des Femmes et de l’Égalité des genres du Canada, en marge des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Les gouverneurs de la Banque doivent maintenant se prononcer.

« Je suis heureuse de dire qu’aujourd’hui, le Canada fait la preuve de son engagement envers les pays africains et de la confiance qu’il accorde à la Banque africaine de développement en annonçant que le pays apportera temporairement jusqu’à 1,1 milliard de dollars au capital exigible de l’institution, selon ses besoins », a déclaré Maryam Monsef devant les corps diplomatiques en poste à Washington et les gouverneurs de la Banque – dont David Stevenson, qui représente le Canada, la Chine, la Corée, la Turquie et le Koweït –, ainsi que les directeurs généraux. Des membres de la haute direction de la Banque étaient également présents.

Le capital exigible fait office de garantie pour les actionnaires, à qui la Banque africaine de développement peut faire appel, si besoin, pour faire face à ses obligations sur fonds empruntés. 

Cette annonce intervient un jour après la réunion des gouverneurs de la Banque venus à Washington dans le but d’y poursuivre les discussions sur une 7e augmentation générale de son capital (AGC).

« La Banque africaine de développement est un partenaire privilégié du Canada et nous sommes déterminés à soutenir ses pays membres africains. Le Canada et les Canadiens sont fiers de leur longue tradition de partenariat et de collaboration avec l’Afrique », a poursuivi Maryam Monsef. Le Canada est décidé à faire en sorte que « pas moins de 50 % de l’aide bilatérale au développement soient consacrés à l’Afrique subsaharienne d’ici à 2021-2022 », a-t-elle précisé.

Pour le président de la Banque, Akinwumi Adesina, « l’engagement et le soutien du Canada représentent un énorme coup de pouce à l’institution. La Banque sera en mesure de renforcer sa notation triple A et d’augmenter les prêts qu’elle octroie à ses pays membres parallèlement aux discussions en cours entre tous les actionnaires en vue d’une augmentation générale du capital ». « Votre annonce témoigne clairement de la grande confiance que le Canada accorde à la Banque africaine de développement », a-t-il ajouté, en remerciant le Premier ministre, Justin Trudeau, pour son soutien indéfectible.

Maryam Monsef a appelé les autres pays membres du Groupe de la Banque africaine de développement, que les agences de notation créditent d’un triple A, à se joindre au Canada pour souscrire temporairement au capital exigible de la Banque. « J’espère sincèrement que cette annonce facilitera les négociations sur l’augmentation générale du capital et contribuera à soutenir vos efforts. Le Canada est à vos côtés ».

Lors d’une réunion bilatérale de suivi, Maryam Monsef et le président Adesina ont discuté des valeurs et des intérêts communs en matière d’égalité des sexes et d’amélioration de l’accès des femmes aux financements, ainsi que des enjeux relatifs au changement climatique et aux énergies renouvelables.

Membre – donc actionnaire – du Groupe de la Banque africaine de développement depuis janvier 1983, le Canada a participé à toutes les augmentations générales de capital de la Banque. En 2010, au cours de la période de négociations sur la 6e AGC, le pays avait injecté un capital exigible temporaire, une décision qui avait permis à la Banque de continuer d’apporter son soutien aux pays membres régionaux au lendemain de la crise financière internationale.

Au 30 juin 2018, le capital total souscrit par le Canada s’élevait à 3,5 milliards de dollars américains, dont 252 millions de dollars versés et 3,22 milliards de dollars en capital exigible. Le Canada figure ainsi au 4e rang des pays membres actionnaires non africains de la Banque.

 

Contact médias :

Nafissatou Diouf, Responsable de division, Département des relations extérieures et de la communication, Banque africaine de développement -email : n.diouf@afdb.org

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 17:44
Le dernier accord de paix avec la République centrafricaine tiendra-t-il ?

Lu pour vous

 

République centrafricaine: Le dernier accord de paix avec la République centrafricaine tiendra-t-il ?

 

ANALYSE Par Mohamed M Diatta

 

L'accord de paix conclu le 6 février entre le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) et 14 groupes armés reconnus est le huitième accord de ce type enregistré depuis que le pays est tombé dans la violence en 2012.

Cela a été fait après 10 jours de pourparlers à Khartoum, s'appuyant sur plus de deux ans d'intenses négociations dans le cadre de l'Initiative de l'Union africaine pour la paix et la réconciliation en RCA. L'initiative de l'UA a prévalu sur tous les autres efforts parallèles et les a finalement réunis en un seul processus. Les groupes armés contrôlent environ 80% du pays.

Bien que cet accord soit un succès diplomatique pour l'UA et ses partenaires, certains sont sceptiques quant à sa viabilité. En quoi est-il différent des sept accords précédents et de la demi-douzaine d'accords majeurs signés depuis l'Accord de Bangui de 1997?

L'accord est un document complet couvrant les principes fondamentaux d'une résolution durable du conflit. Il décrit également les rôles et les responsabilités du gouvernement, des groupes armés, de la région et de la communauté internationale.

L'accord de paix de ce mois pourrait être le fondement d'une RCA pacifique et prospère

Il contient des dispositions sur les principaux problèmes de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement; justice et réconciliation nationale; migration saisonnière du bétail; dispositions de sécurité transitoires; et la démocratisation. Le texte contient également un mécanisme pour la mise en œuvre et le suivi de l'accord.

Au cours des mois de consultation, les deux principaux sujets de discorde - en particulier entre le gouvernement et les groupes armés - portaient sur l’impunité et le partage du pouvoir. Bien que prêt à accorder certaines concessions concernant le partage du pouvoir, le gouvernement était réticent à envoyer le mauvais message et à saper la légitimité du président Faustin-Archange Touadéra.

Le gouvernement n'a pas voulu accorder une amnistie générale aux groupes armés, l'impunité étant reconnue comme l'un des principaux facteurs de la violence récurrente. Les citoyens ont également exigé la responsabilité des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité lors du Forum 2015 de Bangui sur la réconciliation nationale. Cette position est réaffirmée dans le dernier accord, même si certaines dispositions pourraient encore permettre l’impunité.

Plusieurs clauses du dernier pacte comprennent des concessions des principaux acteurs et prévoient un partage du pouvoir, notamment les sections sur la décentralisation et la mise en place d'un gouvernement inclusif.

Le fait que les groupes armés réunis à Khartoum témoignent de leur volonté de changer le statu quo

La composition du gouvernement inclusif sera un sujet de discorde. Il reste à voir quels portefeuilles ministériels seront alloués aux groupes armés et si tous les groupes seront inclus. Leur réaction à ces nominations et au partage du pouvoir au sein de l’administration sera cruciale.

Il est également proposé que l'Assemblée nationale adopte une loi accordant aux anciens chefs d'État centrafricains un statut spécial assorti d'avantages pécuniaires. Cette décision semble favoriser les ex-présidents exilés François Bozizé et Michel Djotodia, consultés lors des négociations.

Bien que l'amnistie générale ne soit pas explicitement prévue dans l'accord, deux clauses laissent place à la justice réparatrice et au pouvoir discrétionnaire du président. Une commission vérité, justice, réparation et réconciliation sera mise en place, ce qui devrait contribuer à instaurer la paix et la stabilité.

Dans l'accord, il est également possible que Touadéra utilise la grâce présidentielle de manière discrétionnaire si certains individus, notamment les dirigeants de groupes armés, devaient être condamnés. Toutefois, les décisions de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation ne peuvent affecter les affaires portées devant la Cour pénale internationale ou la Cour pénale spéciale de la RCA.

La composition du gouvernement inclusif attendu devrait être un sujet de discorde.

Une limite évidente à cette approche est que la violence peut éclater entre le moment où une personne est arrêtée ou condamnée et une grâce présidentielle donnée. De plus, les pardons présidentiels sélectifs peuvent sembler injustes à ceux qui ne les obtiennent pas, ce qui provoque davantage de conflits.

Cependant, avant d’atteindre le point de grâce présidentielle, les parties - gouvernement et groupes armés - doivent commencer à appliquer l’accord de paix. Ce n'est pas arrivé dans le passé. Obtenir la signature des parties n’est pas un mince exploit - et l’initiative de l’UA a donné des résultats à cet égard, mais le véritable travail commence par la mise en œuvre.

La résistance est évidente des deux côtés et un nouveau gouvernement est toujours très attendu. L'absence lors de la signature à Bangui de certains chefs de groupes armés clés, notamment Nouredine Adam, Abdoulaye Hissen et Ali Darassa, soulève également des inquiétudes quant aux prochaines étapes.

La mise en place prévue d'unités spéciales mixtes de sécurité transitoires - composées de membres des forces gouvernementales et de groupes armés - prévues dans l'accord constituera un véritable test de la volonté des deux parties de coopérer.

Globalement, le contexte actuel semble favoriser un accord de paix durable. L'initiative de l'UA qui a réussi à réunir toutes les parties prenantes sous une même bannière témoigne du niveau d'engagement de tous les acteurs externes à mener à bien l'accord, en dépit des voix dissidentes. Dans le passé, des acteurs extérieurs à la RCA ont apporté un soutien financier et matériel à différentes factions internes, exacerbant les tensions et compromettant le retour d'une paix durable.

Il incombe également aux protagonistes centrafricains de s’engager eux-mêmes dans la mise en œuvre de l’accord. Le fait que les groupes armés réunis à Khartoum témoignent de leur volonté de changer le statu quo. L'UA et le gouvernement qui insistaient pour limiter le dialogue au gouvernement et aux groupes armés, afin d'éviter une répétition du Forum de Bangui, constituaient une stratégie appropriée.

Quand Touadéra est devenu président en 2016, il s'était engagé à engager un dialogue de fond avec les nombreux groupes armés de la RCA. Le processus a été long et exténuant, mais l'accord de ce mois pourrait être la base sur laquelle la paix sera finalement construite.

L'UA, en tant que garant principal et facilitateur du processus de paix en RCA, doit rester résolue à la mise en œuvre. En prenant les mesures appropriées énoncées dans l'accord, il devrait veiller à ce que le dur travail accompli jusqu'à présent ne soit pas gaspillé et à ce que le peuple de la RCA voie enfin la paix.

Mohamed M Diatta, chercheur, ISS Addis-Abeba

Lisez l'article original sur ISS.    www.issafrica.org 

 

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 17:22
Arrestation au Tchad d'un opposant équato-guinéen
Arrestation au Tchad d'un opposant équato-guinéen

 

La Guinée équatoriale en liesse après l’arrestation par les autorités tchadiennes de complotistes contre le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo

 

NEWSROOM  2019-04-14 (ADV) – Le département de la sécurité extérieure de Guinée équatoriale a informé ce samedi la population que le leader du parti politique Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), Andres Esono Ondo a été détenu jeudi dans la région du Guera à 500 km de N’Djamena, la capitale de Tchad, accompagné par le leader de l’UNDR, principal parti politique d’opposition du Tchad, Saleh Kebzabo.

D’après une note de presse du ministre de la sécurité extérieure de Guinée équatoriale, Juan Antonio Bibang Nchuchuma, lue dans les médias d’état, “l’objectif du voyage du leader de CPDS au Tchad avait comme unique but, l’acquisition des armes, munitions et terroristes pour commettre un coup d’état en Guinée équatoriale avec le financement étranger”.

Le même ministre de la sécurité doit se rendre ce samedi au Tchad, il sera porteur d’un message du président de Guinée équatoriale à son homologue Idriss Déby, selon une source proche de la présidence équato-guinéenne.

Malabo indique par ailleurs que “pour perpétrer ce coup d’Etat, Andres Esono Ondo a contacté le leader du principal du parti de l’opposition du Tchad, Saleh Kebzabo qui s’est chargé de faciliter le plan pour l’acquisition des armes, munitions et recrutement des terroristes”, selon la même note de presse.

© Bur-csa – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 17:02
Echec d’une tentative de marche contre l’accord de paix de Khartoum
Echec d’une tentative de marche contre l’accord de paix de Khartoum

 

Centrafrique : 

 

Bangui, Centrafrique 2019-04-15 (ADV) – La population centrafricaine et principalement celle de la capitale Bangui vague librement à ses occupations ce 15 avril 2019 en dépit du mot d’ordre de marche d’une frange de la société civile contre la mise en œuvre de l’accord de paix.

Cette manifestation projetée par le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) a été interdite par le gouvernement et le ministère public a lancé un mandat d’arrêt contre les initiateurs Gervais Lakosso et son rapporteur général Paul Crescent Beninga.

GTSC réfute les nominations de certains leaders des groupes armés dans le gouvernement inclusif ainsi que dans les cabinets du Premier ministre et du président de la République.

Dans les rues de la capitale, les activités se déroulent normalement. Les élèves, les fonctionnaires, les commerçants, les conducteurs des taxis et bus n’ont pas obtempéré à ce mot d’ordre que certains qualifient « de manipulation des politiciens pour saboter les efforts de paix ».

Le gouvernement ainsi que plusieurs organisations de la société civile avaient invité la population à ne pas respecter les mots d’ordre car l’accord de paix est une issue principale pour la paix et le décollage économique du pays, après plusieurs décennies de crise orchestrée par des puissances extérieures avec la complicité de certains leaders politiques centrafricains.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 16:39
Arrivée à Bangui de Smail Chergui(UA) et Jean-Pierre Lacroix(ONU)

 

Arrivée du Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), Ambassadeur Smail Chergui, et du Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix

 

 Verbatim des déclarations à la presse à l’aéroport international Bangui Mpoko - 14 avril 2019

 

Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Smail Chergui

"Jean Pierre et moi-même avons décidé, en étroite collaboration avec le Gouvernement, de revenir à Bangui, dans la suite de l’Accord de paix pour continuer nos efforts pour une mise en œuvre effective, sincère des parties à cet Accord mais également organiser, le 17, conjointement avec les partenaires importants et le Gouvernement, la session du Groupe International de Soutien à la Centrafrique. Nous aurons durant cette visite également un déplacement à l’intérieur du pays qui entre dans les mêmes objectifs : la mise en œuvre de l’accord, la consolidation de la paix et le développement. Je voudrai saisir cette occasion pour remercier, à travers la ministre des Affaires étrangères, le Président Touadéra et le Gouvernement pour évidemment avoir bien voulu de se joindre à nous et appuyer ces activités. Encore une fois, nous sommes très heureux de nous retrouver dans une Bangui en paix et qui est tournée vers la consolidation de ce dialogue et du dialogue entre toutes les filles et tous les fils de ce pays. Donc, au nom de l’Union Africaine je peux vous dire que je suis très heureux de me retrouver à Bangui." 

 

Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix  

"Bonjour à tous, moi aussi je voudrai dire que je suis très heureux de revenir avec mon ami Smail Chergui, de l’Union Africaine, à Bangui. Le maître mot maintenant c’est la mobilisation de tous pour avancer rapidement dans la mise œuvre de l’Accord. Aujourd’hui, il y a une fenêtre d’opportunité, il ne faut surtout pas la laisser se refermer parce qu’elle ne se réouvrirait peut-être pas de sitôt. Et nous sommes là pour aider à cette mobilisation, c’est pour ça qu’avec madame la ministre, avec tout le Gouvernement, bien sûr nous allons rencontrer Son Excellence le Président de la République. Nous allons travailler à la fois ici à Bangui comme l’a dit Smail Chergui avec notamment la réunion du Groupe International et le soutien, mais aussi aller sur le terrain, avec encore une fois, un seul but : c’est faire avancer la mise en œuvre de l’Accord qui nécessite un effort de tous, une mobilisation de tous dans la paix évidemment, parce que la violence est incompatible avec la mise œuvre de l’Accord. Je voudrais aussi dire que cette visite a aussi pour objectif de regarder avec tous les partenaires de la République centrafricaine, comment nous pouvons soutenir le plus vite et le plus efficacement possible la mise en œuvre de tous les éléments clés de l’Accord. Donc nous allons avoir ici à Bangui un dialogue très étroit avec les partenaires, les autres partenaires de la République centrafricaine afin que les soutiens nécessaires soit le plus rapidement mis en œuvre. Merci."

 

Radio Ndeke Luka (Igor Djeskin Senapaye)

 

Monsieur Smail Chergui, vous avez soutenu l’Accord de Khartoum, aujourd’hui le Gouvernement est formé, les parties prenantes sont dans ce Gouvernement. Comment réagissez-vous à cette vague de violences qui se poursuit à l’intérieur du pays partout, vers Zangba, dans la Nana Mambéré et dans la Haute-Kotto ?

 

Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Smail Chergui

 

"Je pense que nous l’avons dit haut et fort que le moment de taire les armes était venu et ça s’applique à tout le monde. Et c’est l’un des objectifs de cette visite conjointe, c’est faire en sorte qu’on puisse rappeler aux uns et aux autres les responsabilités qui sont les leurs, qui découlent de l’Accord de paix. Donc, nous nous attendons à ce que la paix, la stabilité et le dialogue se renforcent chaque jour. Nous ne faisons aucune illusion évidemment qu’il y a encore beaucoup de travail à faire sur le terrain, il y a beaucoup d’investissements à faire pour rapprocher les cœurs pour définitivement mettre derrière soi cette page hideuse, cette page difficile pour la nation centrafricaine. Donc, nous avons besoin de tous y compris nos amis de la presse pour arriver à cet objectif. Un des objectifs de cette visite c’est justement de consolider, donner vraiment le primat au dialogue." 

 

Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix

  

"Je voudrai juste dire qu’aujourd’hui la violence c’est la violence contre tout le peuple centrafricain, parce que tous ceux qui utilisent la violence en ce moment mettent en péril cet Accord, qui est la seule chance pour que la paix revienne en République centrafricaine. Evidemment nous allons aussi nous mobiliser pour lancer cet appel et inciter chacun à prendre ses responsabilités car le moment vraiment est venu de se tourner vers la mise en œuvre de l’Accord, qui est vraiment la chance de retour à la paix."   


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RCA: L’UA et de l’ONU ensemble pour faire avancer la paix à Bangui

 

Par RFI Publié le 15-04-2019 Modifié le 15-04-2019 à 11:50

 

Le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), l’ambassadeur Smaïl Chergui, et le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, sont arrivés dimanche 14 avril à Bangui. Leur but : travailler ensemble pour matérialiser l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine.

 

C’est une visite de quatre jours pour mobiliser et aider à faire avancer l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, signé le 6 février dernier entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés. A leur arrivée à l'aéroport devant la presse, les représentants de l’Union africaine et des Nations unies ont confié combien le retour à la paix était plus que jamais une affaire de tous. « Jean-Pierre Lacroix et moi-même avons décidé, en étroite coopération avec le gouvernement, de revenir à Bangui pour la suite de l’accord de paix pour continuer nos efforts pour une mise en œuvre effective, sincère des parties à cet accord. Mais également organiser le 17, conjointement avec aussi les partenaires importants et avec le gouvernement, la session du groupe de soutien international à la Centrafrique », a affirmé Smaïl Chergui pour l'Union Africaine, le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine.

De son côté, Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint chargé des Nations unies pour les opérations de maintien de la paix, a voulu mettre la pression sur les signataires et sur la nécessité de respecter l’accord. « Tous ceux qui utilisent la violence en ce moment mettent en péril cet accord qui est la seule chance pour que la paix revienne en République centrafricaine. Evidemment, nous allons aussi nous mobiliser pour lancer cet appel et inciter chacun à prendre ses responsabilités car le moment est venu de se tourner vers la mise en œuvre de l’Accord qui est vraiment la chance de retour à la paix ».

Les deux hommes vont se déplacer ce lundi à Bambari et Bangassou pour aller à la rencontre des groupes armés. Ils rencontreront ensuite le chef de l'Etat et le gouvernement à Bangui.

 

Centrafrique: mission ONU-UA pour «mobiliser» autour de l'accord de paix

 

Par   AFP 15/04/2019 à 12:11

 

L'ONU et l'Union africaine (UA) ont appelé au début d'une visite conjointe en Centrafrique, à une «mobilisation de tous pour avancer rapidement dans la mise en oeuvre de l'accord» de paix signé début février. «Le maître mot est la mobilisation de tous pour avancer rapidement dans la mise en oeuvre de l'accord», a déclaré le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, à son arrivée hier à Bangui, selon une vidéo publiée aujourd'hui sur les réseaux sociaux par le gouvernement centrafricain. «Il y a une fenêtre d'opportunités qu'il ne faut surtout pas laisser se refermer car elle ne se rouvrirait peut-être pas de sitôt», a-t-il ajouté.

Accompagné du commissaire à la Paix et la sécurité de l'UA, Smaïl Chergui, Jean-Pierre Lacroix est en visite durant quatre jours en Centrafrique. Les deux hommes se sont rendus aujourd'hui à Bambari, ville du centre du pays théâtre de nombreux combats depuis le début de l'année. Une réunion du Groupe international de soutien à la Centrafrique doit avoir lieu mercredi à Bangui, à laquelle prendra également part le directeur Afrique de l'Union européenne (UE), Koen Vervaeke.

Un accord de paix dit de Khartoum, a été signé début février à Bangui entre les quatorze groupes armés et les autorités. Préparé depuis 2017 par l'UA, il est le huitième signé depuis le début de la crise en 2013. Un nouveau gouvernement a été nommé à la suite de cet accord, puis remanié après désaccord des groupes armés. Si la dernière équipe gouvernementale en date reste largement acquise aux fidèles du président Faustin-Archange Touadéra, de nombreux représentants de groupes armés, dont certains chefs cités dans des rapports d'ONG pour des exactions, ont été nommés à des responsabilités.

Malgré cela, plusieurs affrontements ont eu lieu dans le pays depuis la signature de l'accord. Début avril, l'ONU a lancé une opération militaire d'envergure contre un groupe armé de l'ouest du pays. Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

 

Centrafrique : l’UA, les Nations Unies et l’Union Européenne appelle à  » taire les armes  »

 

Bangui (© 2019 Afriquinfos)- En Centrafrique, les différentes parties doivent  dans un premier temps respecter des engagements pris lors de la signature de l’accord de paix, a indiqué Smail Chergui le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA en marge d’une visite dans le pays.

Ce dimanche, une mission tripartie Union Africaine, ONU et Union Européenne est arrivée en Centrafrique pour une visite de 4 jours.

L’objectif de ce déplacement est de contribuer à la mise en œuvre rapide et efficace de l’Accord politique de paix et de réconciliation, signé le 6 février dernier à Bangui entre le Gouvernement centrafricain et 14 groupes armés.

Mercredi 17 avril prochain, l’ensemble des partenaires sont attendus à Bangui, dans le cadre de la deuxième réunion du Groupe International de Soutien (GIS) à la RCA.

Une rencontre destinée à renforcer l’appui de la communauté internationale à la consolidation de l’Accord de paix signé par les centrafricains.

La délégation présente en Centrafrique est composée du Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui, du Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et du Directeur Afrique de l’Union Européenne, Koen Vervaeke.

M. Chergui a dit qu’il faudra dans un premier temps rappeler aux différentes parties le respect des engagements pris lors de la signature de l’accord de paix.

 »Le moment est venu de taire les armes et cela s’applique à tout le monde » a souligné Chergui, tandis que Jean-Pierre Lacroix, a lui insisté sur la mobilisation des différents acteurs du processus de paix pour relever le défi d’une paix durable :  »aujourd’hui, il y a une fenêtre d’opportunité qu’il ne faut surtout pas laisser se refermer parce qu’elle ne se rouvrira peut être pas de sitôt » a-t-il indiqué.

Innocente Nice

 

 

VISITE EN RCA D’UNE DELEGATION CONJOINTE UA-UN-UE POUR APPUYER LA MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD POLITIQUE

 

Bangui, le 12 avril 2019 – Une mission conjointe de haut niveau Union africaine (UA)-Nations unies (UN)-Union européenne (UE) composée du Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, l’Ambassadeur Smail Chergui, du Secrétaire général adjoint des Nations Unies, en charge des Opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, et du Directeur Général - Afrique du Service européen pour l'action extérieure de l'UE, Koen Vervaeke, séjournera en République centrafricaine (RCA) du 14 au 18 avril 2019. Cette mission a pour objectif d’appuyer les parties centrafricaines dans la phase initiale de mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA, signé le 6 février dernier à Bangui. 

 

Au cours de son séjour en RCA, la mission conjointe aura des audiences avec le Président de la République, le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre. Elle aura également des entretiens avec les membres du Gouvernement, les représentants de partis politiques et de la société civile, les garants et les facilitateurs de l’Accord politique ainsi que les diplomates en poste à Bangui.

 

En outre, la mission conjointe prendra part à Bangui le 17 avril 2019, à la réunion du Groupe International de Soutien (GIS) à la RCA, destinée à renforcer l’appui de la communauté internationale à la mise en œuvre de l’Accord.

 

MINUSCA

European External Action Service - EEAS

African Union

Gouvernement de la Centrafrique

EUTM RCA

 

Centrafrique : la communauté internationale préoccupée par la mise en œuvre de l’accord de paix

 

http://adiac-congo.com Lundi 15 Avril 2019 - 12:15

 

Une délégation conjointe (Nations-unies-Union africaine-Union européenne) séjourne à Bangui pour aider à faire avancer l’application du document signé, le 6 février dernier, entre le gouvernement et quatre groupes armés, a-t-on appris.

Formée du Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), Smaïl Chergui, du secrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et du directeur Afrique au sein du Service de l’action extérieure de l’Union européenne (UE), Koen Vervaeke, la mission durera jusqu’au 18 avril.

Cette délégation prendra part, le 17 avril, à Bangui, à la deuxième réunion du Groupe international de soutien à la République centrafricaine (RCA), destinée à renforcer l’appui de la communauté internationale à la mise en œuvre de l’accord de paix.

Pour le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, la visite de la mission conjointe s’inscrit dans le cadre de la « la consolidation du dialogue entre toutes les filles et tous les fils de ce pays ». Quant au secrétaire général adjoint de l’ONU, il a indiqué que leur tournée avait pour but de mobiliser tout le monde « pour avancer rapidement dans la mise en œuvre de l’accord ». «Aujourd’hui, il y a une fenêtre d’opportunités et il ne faudrait pas la laisser se refermer et nous sommes là pour aider à cette mobilisation. Cette visite a aussi pour objectif de regarder, avec tous les partenaires de la RCA, comment nous pouvons soutenir le plus vite et le plus efficacement possible la mise en oeuvre de tous les éléments clés de l’accord », a-t-il précisé.

En attendant de s’accorder avec les parties pour qu’elles respectent leurs engagements, Smaïl Chergui et Jean-Pierre Lacroix les ont appelées au sens de responsabilité, afin d’éviter la poursuite des violences dans certains départements du pays malgré la signature de l’accord de paix.

« Le moment est venu de taire les armes », a souligné le Commissaire à la paix et à la sécurité. « C’est l’un des objectifs de cette visite conjointe, à savoir rappeler aux uns et aux autres les responsabilités qui sont les leurs qui découlent de l’accord de paix. Nous attendons que la paix, la stabilité, le dialogue se renforcent chaque jour », a-t-il ajouté.

« Le recours à la violence met en péril l’accord de paix »

Jean-Pierre Lacroix a, pour sa part, dénoncé la violence qui se fait contre tout le peuple centrafricain. Tous ceux qui y ont recours « mettent en péril l’accord et la seule chance pour que la paix revienne en RCA », a-t-il prévenu. « Nous sommes mobilisés pour lancer cet appel et inciter chacun à prendre ses responsabilités. Le moment est vraiment venu pour se tourner vers la mise en oeuvre de cet accord qui est la chance pour le retour à la paix », a-t-il estimé.

Le programme de la mission conjointe prévoit, entre autres, des entretiens avec le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, le gouvernement ainsi que des représentants de partis politiques et de la société civile. La délégation doit aussi effectuer une visite de terrain à l’intérieur du pays.

Le président centrafricain espère que le gouvernement et les groupes armés parviendront sûrement à mettre en application le texte signé en février à Khartoum, au Soudan, et ayant débouché sur la formation d’un gouvernement incluant plusieurs de leurs membres. En effet, lors de sa visite, la semaine dernière, à Washington, il avait évoqué l’importance de l’accord, le huitième du genre signé depuis le début de la crise centrafricaine marquée par le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé. A l’occasion, il avait souligné que le document comportait des mesures sur des sujets cruciaux comme le partage du pouvoir.

Fin mars dernier, Faustin-Archange Touadéra avait désigné un nouveau gouvernement accordant davantage de portefeuilles aux groupes armés signataires de l’accord de paix.

La Centrafrique est déchirée par la guerre depuis 2013, notamment après le renversement de François Bozizé par la Séléka, rébellion à majorité musulmane. Les exactions commises par cette coalition avaient suscité une riposte de milices d’auto-défense, baptisées antibalaka. Pour rétablir la sécurité, la France avait alors lancé l’opération militaire Sangaris, sous mandat de l’ONU.

 

Nestor N'Gampoula

 

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 16:34
EN DIRECT DE BOZOUM  PAR PERE AURELLIO
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Lu pour vous

 

Trop de richesse?

Comme dans la vie, cette semaine aussi se sont alternés des moments de chagrin et d’espoir.

Vendredi dernier, l'enseignant Yves Woko est décédé à Bangui: il avait 73 ans, il a été enseignant tout au long de sa vie (d’abord dans les rangs de l'État et, depuis 20 ans, dans notre école de Bozoum). Un homme juste, plein de foi et de gratitude pour tout, même si la vie a été dure avec lui.

Samedi matin, je vais au fleuve Ouham pour essayer de comprendre si la décision du ministère de suspendre toutes les activités d'extraction d'or de la société chinoise est respectée ou non. En arrivant à un kilomètre de la rivière, je peux déjà entendre le bruit des machines. Je côtoie la rivière et je marche pour plus d'un kilomètre et demi sur le chantier. C'est impressionnant! Ils ont détourné l’eau de la rivière en creusant un canal de 4 mètres de large et 4 bulldozers chargent tout le gravier et le sable du fond du fleuve sur une machine pour tamiser et extraire l’or. Pas de contrôles, pas d'attention de la part des autorités. Et les chantiers sont développés sur au moins dix kilomètres. Les ressources du pays, qui pourraient être utilisées pour son développement, sont volées sans honte et laissent de profondes cicatrices, pas seulement dans le lit de la rivière.

Je me demande (et malheureusement, je connais déjà la réponse), si la décision du ministère est un acte sérieux  ou s'il s'agit simplement d'une opération de façade.

Lundi je pars pour Bocaranga (en passant par Bouar). L'évêque m'a demandé de l'accompagner mardi dans la région de Koui, où les rebelles de 3R sont installés depuis 4 ans. Ce sont des terres riches en eau et en végétation et, pour cette raison, riches en pâturages et en bétail. Peut-être trop riches: des centaines de milliers de vaches y sont concentrées, ce qui engendre des tensions entre agriculteurs et agriculteurs, mais également entre les différents groupes ethniques.

Ces dernières années, de nombreux épisodes de violence ont eu lieu et des personnes ont souvent dû fuir. Nous trouvons un village, Lobaye, sur la route entre Bouar et Bocaranga, où environ 500 personnes se sont réfugiées en abandonnant Koui.

Mardi matin, nous nous rendons à Boyay Wantonou, un village situé à une dizaine de kilomètres de Koui, pour un moment de rencontre, de prière, de réconciliation. En plus de l’évêque, il y a aussi les imams et les pasteurs protestants (le maire est également présent, ainsi que Sidiki, le chef des rebelles). C'est un moment d'intense prière et de partage qui se transforme lentement en une belle fête.

Dans l'après-midi, nous vivons un moment semblable à Koui: un village où les bâtiments typiques sont mélangés, avec davantage de bâtiments tchadiens ou soudanais et avec une petite et belle mosquée. Juste pendant la prière, la pluie vient comme une bénédiction.

En tant que Caritas, je suis ici pour essayer de comprendre les besoins et de voir ce qui peut être fait. Les besoins sont énormes, dans une partie du pays presque abandonnée (il n'y a qu'un seul enseignant étatique pour 20 écoles. Les 42 autres enseignants sont tous des "maîtres-parents": des jeunes et des adultes qui se sont engagés à enseigner quelque chose aux enfants).

 

________________________________________________________________________

 

Le Pape a embrassé les pieds du Président de la République du Sud Soudan, Salva Kiir Mayardit, et des vice-présidents désignés présents, dont Riek Machar et Rebecca Nyandeng De Mabio. Un geste pour demander la paix dans le pays à l'issue des deux jours de retraite spirituelle pour les autorités civiles et ecclésiastiques.

 

A genoux, se penchant sur les pieds des dirigeants du Sud-Soudan, François demande avec des sentiments plus profonds la paix dans ce petit pays africain. Dans la chaleur de sa maison, qu'il a offerte pour les deux jours de retraite spirituelle, le Pape ne cache pas les difficultés futures, mais il insiste sur cette demande : « Et à vous trois qui avez signé l'Accord de paix, je vous demande, en tant que frère, de rester en paix. Je vous le demande avec le cœur. Allons de l'avant. Il y aura beaucoup de problèmes, mais n'ayez pas peur, allez-y, résolvez les problèmes. »

 

EN DIRECT DE BOZOUM  PAR PERE AURELLIO
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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 16:28
De la Chine au bassin du Congo, la mafia du bois

 

Lu pour vous

 

 

By La rédaction de Mondafrique 13 avril 2019

 

 L’ONG  britannique « Environmental Investigation Agency  INC »vient de mettre à jour une filière « criminelle »  du commerce  international du bois en Afrique centrale dont un groupe chinois, Dejia Group, est le maitre d’oeuvre. Une enquête d’Eric Laffitte

Il en est du bois précieux tel l’Okoumé, comme de l’héroïne.  Son commerce – illicite- peut rapporter énormément d’argent. Des millions de $ selon l’ONG  britannique « Environmental Investigation Agency  INC» (sic !) qui vient de rendre public un rapport de 80 pages qui es tle fruit d’une *enquête de quatre longues années

Cette ONG spécialisée dans la dénonciation des « crimes environnementaux »  présente la particularité, afin  de remplir sa mission,  de recourir aux « undercover investigations » soit d’utiliser des « infiltrés » sur le même modèle donc, que les services spécialisés dans la lutte contre les narcos -trafiquants. 

Ses récentes investigations mettent en cause de hautes personnalités gabonaises et congolaises, mais aussi le groupe chinois Dejia Group, un des leaders mondial  du secteur forestier. 

Le bois américain contaminé

Rien de vraiment nouveau sous le soleil, estimeront certains. Pourtant l’enquête d’EIA ne se limite pas à ce constat. Elle tend a démonter que, du  bassin du  Congo, en passant par l’empire du Milieu, c’est aujourd’hui une bonne partie de la filière bois des Etats unis qui aujourd’hui est contaminée avec un bois ou ses dérivés, coupés ou exporté illégalement, ceci suite à la mise en place  d’une vaste entreprise de corruption des responsables gabonais ou congolais ;

Bref un bois présentant tous les divers labels exigés par la réglementation internationale mais pourtant pourri de la tête aux pieds :

Il semble que même sous le règne du très climato sceptique Donald Trump – et à l’aune des relations sino –américaines- cela ne fasse pas rire les Yankee dont les « Bricorama » locaux proposent désormais aux consommateurs américains, attelés à se construire une petite maison dans la prairie, toute les déclinaisons d’un bois 100 %  « made in  corruption ». 

1,5 million d’hectares

Cible principale de l’ONG  le groupe Dejia, contrôlé par le magnat chinois Xu Gong De,  qui gère au bas mot  1, 5 millions d’hectares de forêts tropicales au Gabon et au Congo. (La chine est le principal importateur de bois du bassin du Congo, ce pour une valeur estimée à 800 millions de $. Aucune loi n’y régit l’importation de bois illégal).  C’est l’un des groupes forestiers les plus influents d’Afrique. M. Xu est présent dans la région et tout spécialement  au Gabon depuis le début la fin des années 80 où il a été « attiré à l’époque par son proche parent, » Jean Ping le chef de cabinet alors d’Omar Bongo devenu depuis l’opposant principal d’Ali Bongo (1). 

Ainsi les enquêteurs « sous couverts » d’EIA,  reprochent t-ils   à son groupe, entre autres délits et crimes,  d’avoir manipulé en 2016  le processus d’attribution de la concession forestière de Lebama au Congo (140 000 hectares), mais aussi la surexploitation illégale  d’espèces réglementées (15 000 arbres pour une seule filiale congolaise), et encore l’exportation d’agrumes  pour 80 millions de $ du Congo au-dessus du quota légal. (Entre 2013 et 2016). 

Enfin et pour faire bonne mesure,  la soustraction au titre de l’impôt au Gabon au Congo pour plusieurs millions de $. (3 à  7 millions de $ par an selon l’estimation plancher d’EIA) 

Autant de délits, qui bien que mis à jour localement,  sont restés impunis « à cause des pots de vin (versés par Dejia) régulièrement à des fonctionnaires de tous niveaux et aux décideurs, y compris certains ministres » précise l’ONG.

Le ministère des mallettes 

Mister XU et son groupe entretiennent aussi les meilleures relations avec les dirigeants du Congo-Brazza : Denis Sassou N’Guesso et son inamovible  ministre de l’économie forestière Henri Djombo, (19 ans titulaire du poste). Mr Djombo a ainsi occupé ou occupe d’éminentes fonctions internationales : président de l’Organisation africaine du bois,  Président la Commission des Forêts d’Afrique Centrale, président du Bureau du conseil international de coordination du Programme sur l’homme et la biosphère de l’UNESCO. 

Mr Djombo s’avère donc être l’une des plus éminente figure de la préservation de la forêt du bassin du Congo, deuxième massif forestier du monde après celui de l’Amazonie.  

Une sommité dont l’ EIA rapporte devenue  « l’un des proches alliés de la famille» XU et qu’ « en échange de ses services», une « mallette pleine d’argent liquide (lui) était fréquemment remise »

Selon les détails rapportés par les taupes d’EIA,  une « mallette » ne saurait contenir moins de 157 000 $.

Henri Djombo, vieux crocodile du Parti congolais du Travail (PCT),  ne serait donc  pas « de bois » et la « fréquence » évoquée  explique  comment en 2016, une filiale du groupe chinois, la Sicofor, a remporté haut la main, l’appel d’offre de « la dernière zone forestière disponible» en République du Congo. 

L’erreur d’Henri Djombo (recyclé depuis comme Ministre d’ Etat à l’Agriculture) est d’avoir été insuffisamment partageux. Nombre des informations ayant alimentées les investigations d’EIA « viennent tout droit de son ministère» assure à Mondafrique une source proche du dossier. 

« L’infâme association » 

Quoi qu’il en soit, le groupe chinois fort des services ainsi rendus pèse 36 % de tout le bois exporté du Gabon et du Congo Brazzaville vers les Etats-Unis et 40 % de l’Okoumé , (une essence particulièrement protégé ) utilisée par les consommateurs américains. Ceci à partir de filiales off shore basées à Hong Kong : «  Le groupe Djeia a pu introduire environ 25 millions de $ de produits de source illégale aux Etats Unis au cours des dix dernières années » estime EIA. 

Certes  nombre des clients Yankee de Djeia ne découvrent ni  l’eau humide ni le caractère illégal de ces importations : Ainsi, Jim Green, patron d’Evergreen, premier importateur US d’Okoumé, n’abuse t-il pas lui de la langue de bois : «  Tout le monde réclame un pot de vin ; toute la machine doit être graissée pour que les choses marchent bien. Je m’en fiche, je le comprends, c’est comme ca que ca fonctionne. Je le fais ». 

« Business is business » certes, mais cette relation commerciale n’en est pas moins qualifiée d’ « infâme association » par EIA qui relève que ,de fait, c’est l’ensemble la chaîne d’approvisionnement en bois des Etats Unis qui est contaminée. Des millions de consommateurs américains participent, malgré eux, par leurs achats d’un bois certifié « vert » à la pérennisation d’un vaste système de corruption, d’exploitation illégale de la forêt et d’évasion fiscale massive.

Ce soutient indirect à la « mafia chinoise du bois » irrite d’autant plus l’administration US que Washington est en pleine guerre commerciale avec Pékin. La publication du rapport  intervient alors même que Brazzaville est depuis des mois en pleine renégociation de sa dette avec le FMI, soit près de 10 milliards de $ et dont les chinois détienne au bas mot  30 %. Et  les USA sont aussi les premiers contributeurs financiers du  FMI… 

Dans ce contexte explique à Mondafrique un opposant congolais qui a suivi de près et participé à l’enquête d’EIA, « cette affaire de bois toxique est explosive. Au delà des considérations environnementales et réglementaires, renflouer Brazzaville, revient pour les américains à financer les fraudes fiscales  des entreprises chinoises au détriment de l’Etat congolais ». 

Autrement dit Washington devrait ainsi subventionner les exportation frauduleuses chinoises sur son propre territoire. 

Et d’en déduire que  « ne va pas passer comme une lettre à la poste !

(1) Jean Ping est le neveu de Mister XU,  magnat du groupe Dejia, et «principal contributeur de sa dernière campagne présidentielle » selon des confidences recueillies par l’ONG. 

A Libreville on promet de  « recouper », à Brazzaville on reste de marbre.   

Dans un communiqué alambiqué en date du 29 mars 2019,  le ministre Gabonais des Forets et de l’Environnement, Guy-Bertrand Mapangou, indique  s’interroger  « sur les véritables objectifs poursuivis par les auteurs de cette enquête à charge et au caractère inquisitoire, alors que la règle en la matière impose l’impartialité qui suppose le respect des principes tels que la présomption d’innocence, le contradictoire, etc. » (sic).

 Mais c’est pour préciser ensuite  que : «  le Gouvernement gabonais rejette ces accusations et la tentative maladroite des auteurs de l’enquête menée, visant à discréditer le Gabon à partir d’actes isolés qu’aurait commis un opérateur privé ». 

Et d’expliquer que les autorités ont ouvert  leur propre enquête « afin de mieux recouper ces allégations et se réserve le droit de poursuivre les auteurs de tous ces actes répréhensibles, dès que la lumière sera faite ».

Du pain sur la planche pour le ministre déjà mobilisé par l’opération anti-corruption baptisée  « Mamba » et initiée peu avant les révélations d’EIA avec pour objet d’éradiquer « la mafia »,  selon les propres termes du ministre, qui gangrénerait son administration.  

Les tentatives de Mondafrique d’obtenir une réaction de la SICOFOR  à Pointe Noire et de M. Henri Djombo (auteur d’un ouvrage joliment titré «  les bénévoles »)  sont restées infructueuses. 

 

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 16:26
La communauté Sant ’Egidio vulgarise l’accord de paix de Khartoum auprès des députés

 

Bangui, Centrafrique 2019-04-12 (ADV) – La vulgarisation de l’accord de paix négocié à Khartoum préoccupe plusieurs organisations comme la communauté Sant ‘Egidio qui vient de clôturer un atelier de deux jours ce 11 avril à l’intention des députés de la nation avec l’appui de l’Union européenne.

La mise en œuvre de l’accord de paix signé entre le gouvernement et les 14 groupes armés entre dans sa phase décisive avec l’implication de plusieurs partenaires. C’est dans ce contexte que la Communauté Sant Egidio a organisé du 10 au 11 avril un atelier à l’endroit des élus de la nation.

« Cette session de vulgarisation est organisée pour permettre aux députés de mieux comprendre cet accord afin d’expliquer à leurs électeurs », a justifié Prosper Ndouba, expert en communication de Sant Egidio en Centrafrique.

Les engagements des groupes armés pour la paix, le désarmement, la libre circulation ont été expliqués ainsi ceux du gouvernement, allant dans le sens d’éradication des causes profondes de la crise, la promotion de l’inclusivité à tous les niveaux de la gouvernance, l’adoption de la Loi sur la décentralisation et le développement local, d’une autre sur les partis politiques pour rendre leur fonctionnement plus efficient et l’adoption d’une Loi sur le statut des anciens chefs de l’Etat.

Conformément aux termes de l’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019, le chef de l’Etat a déjà procédé à la création depuis le 8 février 2019, d’une Commission inclusive chargée d’examiner tous les aspects liés aux événements tragiques des conflits en République centrafricaine, à la création du mécanisme de mise en œuvre et de suivi de l’Accord ainsi que les organes connexes et la mise en place du Comité Technique de Sécurité de l’Accord politique.

Le 1er mars 2019, le président Faustin Archange Touadera, a déjà procédé à la composition des différents organes du mécanisme de mise œuvre et de suivi de l’accord politique et la formation d’un gouvernement inclusif ainsi que les nominations des représentants des groupes armés aux cabinets de la Présidence de la République, de la Primature et dans certains ministères et institutions de la République.

L’accord de paix négocié à Khartoum est aujourd’hui un cadre dans lequel toutes les autres initiatives se sont convergées, notamment l’entente de Khartoum organisé par la Fédération de la Russie qui a facilité la réussite dudit accord et l’Entente de Sant Egidio signée à Rome en 2017 entre les groupes armés.

 

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 16:06

 

REUNIONS DU PRINTEMPS DE WASHINGTON : LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN SOLLICITE UN SECOND PROGRAMME AVEC LE FMI

 

Les réunions de printemps auxquelles prennent part les plus hautes Autorités centrafricaines, se poursuivent encore à Washington, capitale américaine. L’achèvement de la sixième revue du programme économique et financier du gouvernement et la situation de la zone franc étaient ce jeudi, 11 avril à l’ordre du jour.

 

 Le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra et ses collaborateurs ont échangé avec le directeur Afrique FMI  Abebe Aemro Selassie, sur la sixième revue du programme économique et financier du gouvernement soutenu par la Facilité Elargie de Crédit. Cette revue dont les travaux se tiendront dans le courant du mois de juillet, marquera la fin d’un programme que le gouvernement a conclu avec le FMI en 2016. Chose rarissime, dans son histoire, la RCA va boucler avec succès un programme comportant six revues avec le FMI. A cet effet, et concernant la poursuite des réformes économiques et financières, le gouvernement a sollicité un second programme avec le Fonds Monétaire International.

 

La situation de la zone CEMAC a fait l’objet des échanges entre les ministres de ladite zone et le directeur général adjoint du FMI. De manière globale, les administrateurs du FMI ont fait remarquer que la situation économique de la CEMAC s’améliore progressivement, et ils ont par l’occasion, salué les réformes entreprises au niveau de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). Le directeur général adjoint du FMI a encouragé les Etats à aller vers la diversification de leurs économies en vue de rendre celles-ci plus dynamiques et compétitives. Par ailleurs, tous les Etats de la CEMAC ont apporté leur soutien aux deux pays de la zone qui n’ont pas encore conclu de programme avec le FMI.

 

LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN SOLLICITE UN SECOND PROGRAMME AVEC LE FMI
LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN SOLLICITE UN SECOND PROGRAMME AVEC LE FMI
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