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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 10:28
RCA : des mercenaires russes à nouveau accusés de crimes

Lu pour vous

 

RCA : des mercenaires russes à nouveau accusés de crimes

 

https://www.dw.com/ 15.06.2021

Des mercenaires russes appuyés par au moins un hélicoptère auraient tué une douzaine de civils à Bambari le 15 février 2021.

CNN et The Sentry, un groupe d'investigation indépendant, ont obtenu des documents confidentiels de l'Onu qui confirment les accusations. 

D’après les témoins et victimes interrogés par la chaine américaine, les soldats russes et les Forces armées centrafricaines auraient violé, torturé et exécuté des civils mais aussi incendié des maisons ce 15 février 2021 à Bambari, dans le centre du pays. 
Des exactions commises alors qu'ils pourchassaient des rebelles en guerre contre le régime du président Faustin-Archange Touadéra. 

Mais le maire de la ville de Bambari, Abel Matipata, dément ces informations. Selon lui, aucune violence n'a été perpétrée contre des civils.
"Moi je n'ai pas vu ça. A ma connaissance, il n'y a pas là une réalité. Parce que ce sont seulement les éléments des groupes armés qui ont été traqués. Ce sont certainement ces éléments de groupes armés qui ont été appréhendés par les forces de défense et qu'on qualifie de civils. Non ce ne sont pas des civils", affirme le maire de Bambari. 

La mission de paix des Nations unies en République centrafricaine, la Minusca, a aussi publié un rapport sur de supposés crimes commis par les soldats centrafricains et les mercenaires russes contre les populations civiles.
Le gouvernement centrafricain a toutefois nié ces accusations tout en déclarant qu’une enquête avait été ouverte. 

"Dommages collatéraux"

L’évêque de Bambari, Monseigneur Richard Appora, affirme "ne pas avoir de preuves pour pouvoir dire s'il y a eu exactions ou pas. Il y a une enquête qui a été diligentée de la part du gouvernement pour vérifier ces allégations".

L'évêque préfère parler de "dommages collatéraux comme pour toute opération militaire" plutôt que de civils tués.

La DW a contacté le porte-parole de la présidence centrafricaine pour en savoir plus sur l’avancement de l’enquête ouverte mais celui-ci n’a pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat.  

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 10:19
FIN DE MANDAT DE FATOU BENSOUDA A LA CPI

 

Lu pour vous

 

https://lepays.bf/ 15 juin 2021

 

Plus de bas que de hauts !

 

Après neuf ans de services à la Cour pénale internationale (CPI) en tant que procureure, la Gambienne Fatou Bensouda passe le témoin au Britannique Karim Khan. Ce dernier, connu pour être un spécialiste de la Justice internationale, aura de nombreux défis à relever surtout qu’il arrive au moment où la CPI fait l’objet de nombreuses critiques. Car, il faut le dire, sous Fatou Bensouda, la CPI a connu plus de bas que de hauts et ce, au regard des revers judiciaires retentissants qu’elle a enregistrés et qui ont  failli même entamer sa crédibilité. Tout commence en 2014, lorsqu’accusés de crimes contre l’humanité, l’actuel président du Kenya, Uhuru Kenyatta et son colistier, poursuivis par la CPI, ont fini par être acquittés du fait de l’incapacité du bureau du procureur à apporter des preuves devant permettre l’ouverture d’un procès et ce, alors même qu’environ 1300 personnes ont péri au lendemain de la présidentielle de 2007. S’ensuit plus tard l’acquittement du président du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean Pierre Bemba, alors poursuivi pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Révulsé, l’ancien seigneur de guerre congolais n’a  pas hésité à réclamer plus de  68 millions d’euros en guise d’indemnisation et de dommages et intérêts à la CPI pour tant d’années passées en prison. Et ce n’est pas tout. Car, après plusieurs années d’investigations, le bureau du procureur n’a pas réussi à prouver la culpabilité de l’ancien président Laurent Gbagbo et son homme-lige Charles Blé Goudé dans la crise post-électorale de 2010-2011, en Côte d’Ivoire, qui a coûté la vie à plus de 3000 personnes. Tant et si bien que ces deux personnalités, à la surprise générale, ont fini par être acquittées et s’apprêtent même à retourner au bercail et ce, après  environ une décennie derrière les barreaux.

On se demande si son successeur arrivera à restaurer la confiance  entre la Cour et le continent africain

Qu’est-ce qui peut expliquer ces échecs récurrents qui n’honorent pas la CPI et dont certains n’hésitent pas à dire qu’elle s’acharne sur les Africains et ferme obstinément les yeux sur les dérives des dirigeants occidentaux ? Vrai ou faux ? Difficile de répondre à cette question. Pour le moins, on sait seulement que sous le magistère de Bensouda, la CPI a beaucoup enquêté en Afrique, notamment en Centrafrique, au Mali, en Guinée, au Soudan et en Libye. La méfiance entre elle et l’Afrique était telle que certains pays, en 2016 et 2017, n’avaient pas hésité à claquer la porte en se retirant du statut de Rôme. Il s’agit, pour ne pas les nommer, de la Gambie dont est originaire Fatou Bensouda, du Burundi et de l’Afrique du Sud. Sans oublier que d’autres pays sont en embuscade. C’est dire si le mandat de Fatou Bensouda a été marqué par une forte opposition africaine à la CPI. Si fait que l’on se demande si son successeur arrivera à restaurer la confiance  entre la Cour et le continent africain. Il y a d’autant plus intérêt que la juridiction internationale avait aussi maille à partir avec les Etats-Unis lorsqu’elle a annoncé sa volonté d’enquêter sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis en Afghanistan, en Israël  et en Cisjordanie. Très remonté, le président américain d’alors, Donald Trump, avait interdit de voyage et gelé les avoirs de la procureure aux USA. C’est dire à quel point les défis qui attendent le nouveau procureur de la CPI sont immenses. Il se doit donc de mettre le pied à l’étrier s’il veut réussir l’ouverture de la CPI au reste du monde.

 

Boundi OUOBA 

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 22:59
« Centrafrique : le temps des chenilles »
« Centrafrique : le temps des chenilles »

Lu pour vous

 

https://www.ouest-france.fr/ 14/06/2021 à 05h00 Patrick David

 

« Les Centrafricains en sont extrêmement friands. Elles remplacent, pour certains, la viande de bœuf. »

De mai-juin à septembre-octobre, c’est en Centrafrique la saison des chenilles, communément appelées makongos en langue sango (la langue la plus parlée en Centrafrique). Les chenilles apparaissent en forêt avec les pluies qui s’abattent sur une partie du pays. Il s’agit de larves abondantes dans les forêts du sud-ouest de la Centrafrique (la Lobaye…)

Les Centrafricains en sont extrêmement friands. Elles remplacent, pour certains, la viande de bœuf dont le prix a beaucoup monté en raison du climat d’insécurité, en particulier, des vols de bétail, des « coupeurs de routes » qui rackettent les vachers, des conflits entre agriculteurs et éleveurs peuls.

Ces chenilles sont particulièrement riches en protéines. Ceci est appréciable dans un pays confronté à une malnutrition chronique.

On estime que 85 % de la population centrafricaine en consomme en pleine saison.

Les chenilles se trouvent sur les étals des marchés des quartiers populaires, au kilomètre 5 à Bangui. On les achète fraîches, séchées ou grillées. On les mange accompagnées de pâte d’arachide, grillées, en brochettes.

Ce sont plus d’une douzaine d’espèces comestibles qui sont ramassées au sol ou sur les feuilles par les Pygmées, ces chasseurs-cueilleurs qui ont une parfaite connaissance de la forêt.

La vente de ces chenilles à des femmes tenant commerce sur les marchés en ville est pour eux une source de revenus non négligeable et leur évite de trop s’éloigner des zones forestières qui sont, en ces temps troublés, un refuge.

Les Pygmées craignent les milices qui occupent toujours une grande partie du territoire. La forêt reste leur habitat traditionnel même si, avec les grandes sociétés exploitant le bois, la forêt recule

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 22:49
Suspension de l’aide budgétaire française en RCA

 

Suspension de l’aide budgétaire française en RCA: quelle position pour les autres bailleurs?

 

https://www.rfi.fr/ 14/06/2021 - 11:24

 

En Centrafrique, après l’annonce par la France de la suspension de son aide budgétaire, la question du positionnement des autres partenaires de Bangui se pose. Plus de la moitié du budget de la Centrafrique vient de ressources extérieures, que ce soit des appuis budgétaires ou des appuis sous forme de projet. Que sait-on des intentions des bailleurs de la Centrafrique ?

Aucune suspension de programme ou d'aide n'est officiellement annoncée. Le dialogue n’est pas rompu avec les autorités, les échanges sont réguliers indiquent plusieurs partenaires. Les sujets de discussion ne manquent pas : question des droits de l’homme, situation politique, campagnes de désinformations… Une délégation conjointe, Union africaine-Nations unies-Communauté économique des États de l'Afrique centrale-Union européenne, était présente récemment à Bangui pour les aborder.

Mais certains bailleurs s'interrogent sur les potentielles interférences du partenaire russe. L'un d'entre eux souligne la détérioration des relations avec certaines autorités proches de ce partenaire. Tous s'accordent et disent attendre de la transparence et des clarifications. Car si le domaine de la défense est une chose, ceux de la santé ou de l’éducation sont eux plus particulièrement scrutés. Les bailleurs investissant beaucoup dans ces secteurs.

Parmi les jalons qui devraient permettre de rassurer les partenaires internationaux : une enquête rigoureuse sur les « allégations » d’exactions par les forces armées centrafricaines et alliés, la tenue du dialogue inclusif ou encore la formation du nouveau gouvernement.

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 22:38
Mali : après la fin de l'opération Barkhane, la tentation russe

Lu pour vous 

 

Mali : après la fin de l'opération Barkhane, la tentation russe

 

Nathanaël Charbonnier - 14/06/2021 16:00  franceinfo  Radio France

Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé le 10 juin la fin de l'opération Barkhane au Sahel sous sa forme actuelle, Moscou veut se poser en alternative à la France dans la région. A Bamako, la capitale malienne, une intervention de la Russie divise. 

Ils se rassemblent régulièrement, les jeudis, devant l'ambassade russe, à Bamako. Les membres de la plate-forme Intervention Russie militent pour que Moscou s'implique dans les affaires maliennes. Comme à l'époque de la décolonisation, dans les années 60, quand Bamako s'était rapprochée de l'ex-URSS. 

Soixante ans plus tard, le regard de Sidi Traoré, membre de ce mouvement citoyen, se tourne à nouveau vers l'Est. "Nous voulons que la Russie vienne traiter nos problèmes sécuritaires, explique-t-il. Nous avons vu la coopération militaire russe avec d'autres pays, comme la Syrie, ou plus récemment la Centrafrique. Nous sommes convaincus que des militaires russes feront davantage que la France."

Sentiment anti-français

Des propos qui laissent sceptiques Boubacar Ba. Ce proche de l'imam Dicko, opposant au régime de l'ex-président malien Ibrahim Boubacar Keïta, très en vue lors des manifestations de 2020, rejette l'idée d'une intervention russe. "Nous assistons à une querelle géopolitique au Sahel, analyse-t-il. Le champ d'action classique de la Russie n'est pas le Sahel."  Selon Boubacar Ba, la tentation russe est alimentée par un sentiment anti-français. "Une partie de l'opinion malienne veut en découdre avec les autorités françaises, et trouve en Moscou une solution alternative. Mais c'est un saut dans l'inconnu." 

La présence française au Mali est régulièrement contestée dans les rues. Certains estiment que l'opération Barkhane et son objectif de lutter contre le terrorisme dans la région est un échec. Alors, pourquoi ne pas demander à un autre acteur d'intervenir ? 

Besoin d'alliés face aux terroristes

Le président du Parti socialiste malien, proche de l'ex-président IBK, Amadou Koïta, considère Moscou comme un allié potentiel. "Le Mali a des amis, que ce soit la France ou la Russie. Mais le Mali n'est pas un pays ingrat. Nous ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Nous savons que 50 soldats français sont tombés ici [depuis 2013]. D'un autre côté, il est vrai que l'opération Barkhane pose problème aujourd'hui, parce que les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Nous avons besoin de tous les partenariats pour lutter contre le terrorisme."

C’est ainsi que la Russie se retrouve présente dans beaucoup d’esprits. Assimi Goïta, le nouveau président malien, aurait suivi des formations en Russie. Certains racontent même qu'il parle le russe.

Pour Michel Beuret, directeur éditorial de la fondation Hirondelle, une ONG suisse produisant des médias d'information sur des terrains de crise, notamment au Mali, les Russes sont déjà influents dans le pays. "Ils font de la désinformation, mais ce n'est pas aussi prégnant que ce que l'on peut voir en Centrafriquedécrit-il. Les Russes cherchent à s'installer sur le continent africain. Parce que les Chinois, les Américains, les Européens sont là."

Cette tentation russe existe donc bien au Mali, et notamment à Bamako, où se trouve une grande partie de la classe politique malienne. 

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 22:25
Centrafrique – Tchad

Lu pour vous

 

Centrafrique – Tchad : quand une guerre fratricide se profile à l’horizon

 

https://www.maliweb.net/ Par Le Témoin 14 Juin 2021

Dimanche 30 mai 2021, l’armée centrafricaine dans un raid matinal contre les bidasses de l’un des principaux groupes armés réfractaires au pouvoir du président Faustin Archange Touadera, notamment l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), a outrepassé ses frontières en s’attaquant, sur le territoire tchadien, au poste de Sourou.

L’incident est lourd de conséquence et n’augure rien de bon car le lundi 31 mai 2021, le chef de la diplomatie tchadienne Cherif Mahamat Zene réagit par un communiqué faisant état de six soldats Tchadiens abattus par les forces armées voisines dont cinq enlevés et exécutés à

Mbang, un village centrafricain frontalier. Et d’assurer que l’acte ne restera pas impuni.  Bangui n’a pas tardé, le même lundi, à donner des clarifications tout en attribuant l’incident à des échanges de tirs avec des morts de chaque côté. Mais N’Djamena, incrédule, s’offusque toujours de ce qu’il considère comme un crime de guerre et une attaque meurtrière préméditée et planifiée. Le mardi 1er juin 2021, une mission centrafricaine conduite par Sylvie Baipo Temon, ministre des Affaires étrangères, débarque à N’Djamena pour une présentation d’excuses officielles, des excuses illico acceptées par les autorités tchadiennes de Transition. A l’issue de cette rencontre, les deux parties ont jugé opportun de mettre en place une commission d’enquête internationale indépendante et impartiale pour élucider l’incident.

Par ailleurs, malgré ce semblant d’apaisement, il semble évident que toute une avalanche de dissensions sépare les deux pays. En effet, depuis presque une décennie les deux voisins ne sont plus en odeur de sainteté. En témoignent la fermeture des frontières tchadiennes à la

Centrafrique, en 2014, mais également le retrait des troupes tchadiennes, accusées d’exactions sur les civils centrafricains, de la mission des Nations-Unies en Centrafrique. Autant de signes révélateurs d’une atmosphère très tendue et annonciateurs d’un conflit fratricide qui se profile à l’horizon, qui pourrait résulter d’un choc des intérêts géostratégiques entre la France et la Russie. Il est de notoriété publique, par ailleurs, que Bangui et Moscou sont en intelligence depuis quelques années au grand dam de Paris, ce qui explique la montée en puissance actuelle de l’armée centrafricaine appuyée par des conseillers militaires russes mais aussi de la société paramilitaire russe «Groupe Wagner». De quoi conduire la France à s’appuyer sur le Tchad, son plus grand partenaire militaire privilégié dans la sous-région et acquis à sa cause, comme levier pour reconquérir sa totale mainmise sur le conflit centrafricain. Une preuve parmi tant d’autres réside dans la détection par Bangui de nombreux mercenaires tchadiens parmi les groupes armés rebelles qui contrôlent une bonne partie de son territoire, une accusation non encore démentie par N’Djamena. Selon Dabian Assingar, représentant de la fédération internationale des droits de l’homme au niveau de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale, «cette guerre n’est pas celle des Africains» mais celle de la France et de la Russie dont il dénonce sans ambages les ingérences.

En tout cas, malgré une accalmie apparente, il y’a de quoi redouter un conflit inter- Étatique sur fond d’enjeux internationaux immenses.

Surtout que l’ex président centrafricain François Bozize, avec son aura internationale et grand ami du peuple tchadien par l’entremise de sa relation avec le défunt Idriss Deby, semble à l’affut pour reconquérir le pouvoir.

En définitive, l’Afrique, doucement mais sûrement, est sur le point de devenir le théâtre de confrontations d’intérêts géostratégiques extraordinaires de grandes puissances mondiales. Si à la fin de la deuxième guerre mondiale on parlait de division du monde en deux blocs, bientôt on risque d’assister à la division de l’Afrique entre Etats pro-russes et pro-français. Et ce n’est pas le Mali d’Assimi Goita et la Guinée d’Alpha Condé, pays qui font les yeux doux à la Russie parmi tant d’autres, qui diront le contraire.

Ousmane Tiemoko Diakité

 

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 22:09
Congo B et Russie

 

CONGO - La Russie est désormais autorisée à envoyer des navires et des avions militaires au Congo

 

Si, du temps de la Guerre Froide, l’Union soviétique avait cultivé des relations étroites avec plusieurs pays africains, comme le Mali par exemple. Ce qui n’a pas été le cas de la Russie. Du moins jusqu’à très récemment, comme en témoigne son implication en République centrafricaine, en Libye, au Soudan ou encore au Mozambique.

Ce regain d’intérêt russe pour l’Afrique s’est notamment matérialisé par un sommet « Russie/Afrique » qui, avait réuni une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement africains à Sotchi, en octobre 2019. La Russie poursuit ainsi plusieurs objectifs. Politique d’abord, les pays africains constituant le plus grand bloc de vote aux Nations unies. Économique ensuite, avec l’accès aux matières premières et aux ressources naturelles. Enfin militaire, avec des accords de coopération militaire et les ventes d’armes.

Parmi les pays africains suscitant l’intérêt de la Russie, et outre ceux déjà cités, la République du Congo est en bonne place, d’autant plus que ce pays est régulièrement impliqué dans la recherche des solutions aux crises qui secouent le continent.

En mai 2019, Brazzaville avait ainsi signé un accord avec Moscou afin d’autoriser la venue d’experts militaires russes sur son territoire. Ces spécialistes devaient dispenser des formations concernant « l’exploitation, l’entretien et la réparation » des équipements militaires que l’armée congolaise avait acquis auprès de l’Union soviétique, notamment des blindés et des avions de transport.

Puis, lors du sommet de Sotchi, un second accord de coopération militaire entre les deux pays fut signé. Et il vient d’entrer en vigueur, selon l’agence russe Interfax. Il peut être consulté sur le portail officiel d’informations juridiques du gouvernement russe, qui l’a publié le 10 juin.

« Selon le document, la Russie et la République du Congo échangeront des informations sur les questions de défense, développeront des relations dans le domaine de la formation des troupes, échangeront leurs expériences dans le domaine du maintien de la paix et interagiront en matière de lutte contre le terrorisme et la piraterie », précise Interfax.

En outre, cet accord donne également la possibilité aux forces russes d’envoyer des navires ainsi que de avions au Congo, qui partage, par ailleurs, une frontière avec la Centrafrique. Le texte parle plus précisément de « visites ».

Les navires russes pourraient donc disposer de facilités à Pointe-Noire, Brazzaville et Mossaka, qui accueillent les trois bases de la marine congolaise, principalement équipée patrouilleurs livrés par la Chine. Quant aux bases aériennes, le Congo n’en comptent que deux : l’une à Brazzaville, l’autre à Pointe-Noire

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 22:34
RCA : qui est Henri-Marie Dondra, le nouveau premier ministre ?

 

Centrafrique : qui est Henri-Marie Dondra, le nouveau premier ministre ?

 

12 JUIN 2021 Mise à jour 12.06.2021 à 12:05 par TV5MONDE avec AFP

 

L'ex-ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra vient d'être nommé premier ministre après la démission de Firmin Ngrebada. Mais qui est ce proche du chef de l'État, fin connaisseur des instances internationales ?

 

"Monsieur Henri-Marie Dondra est nommé premier ministre, chef du gouvernement" dans un décret "qui prend effet à compter de sa date de signature". C'était le 11 juin dans un message diffusé à la radio. Henri-Marie Dondra remplace officiellement Firmin Ngrebada qui occupait le poste depuis février 2019 et avait remis sa démission la veille

Haut cadre du parti présidentiel, Henri-Marie Dondra était ministre des Finances et du Budget depuis cinq ans. Réputé proche du président Faustin-Archange Touadéra, M. Dondra est reconnu pour ses compétences en matière de finance internationale et sa connaissance des programmes d'aide du deuxième pays le moins développé au monde selon l'ONU.

Le président Touadéra a été réélu le 27 décembre 2020, en pleine offensive rebelle, dans un scrutin pour lequel moins d'un électeur sur trois a eu la possibilité de se rendre aux urnes. 

Depuis fin décembre dernier, l'armée centrafricaine a reconquis une grande partie de plus des deux tiers du territoire que contrôlaient jusqu'alors des groupes armés rebelles, mais seulement grâce à l'engagement de centaines de paramilitaires russes dépêchés par Moscou.

Guerre d'influence

Depuis 2018, la Russie concurrence l'influence de la France, l'ancienne puissance coloniale, en y multipliant ses investissements dans l'extraction des minerais et dans la coopération militaire notamment.

La semaine dernière, l'ancien premier ministre avait effectué un déplacement à Saint-Pétersbourg, en Russie, pour attirer encore davantage d'investissements russes dans le pays.

Dans le même temps, la France avait confirmé le gel de son aide budgétaire et la suspension de sa coopération militaire avec cet État d'Afrique centrale, jugé "complice" d'une campagne antifrançaise téléguidée par Moscou.

À lire : Centrafrique, la France gèle son aide budgétaire et suspend sa coopération militaire

Aux élections législatives, le parti de M. Touadéra, Mouvement Coeurs Unis (MCU) a obtenu une majorité relative, tout en restant loin de la majorité absolue. M. Dondra avait été élu député dès le premier tour dans le premier arrondissement de Bangui, la capitale.

Les enjeux économiques et humanitaires dans le pays sont immenses pour le nouveau premier ministre. L'ONU a estimé fin mai que près de la moitié de la population était en "situation d'insécurité alimentaire", en raison de l'épidémie de coronavirus, mais également à cause de la situation sécuritaire.

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 22:11
Russie : après la Centrafrique, un accord débute avec le Congo

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Russie : après la Centrafrique, un accord débute avec le Congo

https://lanouvelletribune.info/ 13 juin 2021 Par Charly Hessoun

Depuis quelques années, la Russie a entamé son retour en Afrique au grand dam des français qui y voient là un nouveau rival. Après l’implantation bien remarquée des chinois, c’est au tour des russes de faire véritablement leur retour depuis la guerre froide. Moins riche que les chinois, les russes ont choisi la porte des coopérations militaires dans des pays où, l’expérience dite française n’a pas permis de résoudre les nombreux problèmes de sécurité.

Il y a peu de temps, LNT vous informait d’un accord entre le Togo et la Russie. Du côté du Mali, les populations appellent de plus en plus à une coopération militaire avec la Russie jugée plus efficace que les français. Mais ce n’est visiblement pas tout. D’après des informations relayées par des sites officiels russes, Moscou a également une entente avec le Congo de Sassou Nguesso. Les premiers contacts ont eu lieu lors du premier sommet Russie – Afrique qui a eu lieu à Sotchi.

Il ne faut cependant pas être naïf, la Russie a de gros intérêts possibles en Afrique. Notamment sur le plan d’accès aux ressources naturelles et aux matières premières, mais également sur d’autres plans politiques pour accroître son influence dans le monde. De son côté, les dirigeants africains peuvent compter sur un pays qui ne se mêle pas de la politique intérieure et ne leur donne aucun ordre, mais aussi un pays enclin à vendre du matériel militaire sans s’embarrasser de considérations sociales.

Un accord datant de 2019

D’après plusieurs sources militaires, un accord avait été signé en 2019 entre le Congo (Brazzaville) et la Russie. Des experts militaires russes devront donc se rendre dans le pays pour former les forces spéciales à l’utilisation des équipements militaires russes dont des blindés. Un autre accord est intervenu lors du sommet de Sotchi et autorise les navires et avions militaires russes à entrer dans les ports et dans l’espace aérien congolais. Une entrée de la Russie dans cet autre pays africain qui ne devrait pas plaire à l’ami français.

L’information a été confirmée par l’agence russe Interfax qui précise : « Selon le document, la Russie et le Congo échangeront des informations sur les questions de défense, développeront des relations dans le domaine de l’entraînement conjoint des troupes, échangeront des expériences dans le domaine du maintien de la paix et interagiront dans les activités de lutte contre le terrorisme et la piraterie. En mai 2019, la Russie et le Congo ont accepté d’envoyer des spécialistes militaires russes dans ce pays. Le vice-ministre de la Défense de la Fédération de Russie Alexander Fomin a déclaré qu’il existe un grand nombre d’équipements militaires et spéciaux de fabrication soviétique au Congo qui ont besoin d’être réparés.»

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 10:28
Centrafrique : Henri -Marie Dondra premier ministre

 

Lu pour vous

 

https://www.financialafrik.com/ 11 juin, 2021 Par  Rodrigue Fénélon Massala

 -

24 heures après la démission du premier ministre sortant Firmin  Ngrebada, le président Faustin-Archange Touadéra a nommé ce  11 juin, Henri-Marie Dondra au poste de Premier ministre et chef du gouvernement. 

La nomination a été annoncée ce vendredi soir par un décret lu à la radio nationale. Ministre des Finances depuis l’élection du président Faustin-Archange Touadéra en 2016, Henri-Marie Dondra succède à Firmin Ngrabada qui a rendu jeudi sa démission et celle du gouvernement suite aux élections législatives et présidentielle.

Faustin Touadera fait le choix de la prospective et du développement après avoir essayé avec son premier ministre sortant à reconquérir l’espace occupé  par les groupes armés. 

  Firmin Ngrabada, l’homme des accords de Khartoum, perçu comme faucon du régime et fer de lance de la guerre contre les groupes armés aux côtés des alliés Russes et Rwandais, cède son poste à son ancien ministre des finances.

 Il sied de préciser que président Touadéra a surpris  plus d’un car peu d’observateurs auraient misé sur Henri-Marie Dondra, une bonne partie de l’opinion s’attendant plutôt à la reconduction du baroudleeur Firmin Ngrabada, l’homme de terrain et de la fermeté. 

   Le nouveau premier ministre centrafricain est un proche parmi les proches les plus fidèles du président Touadéra..Économiste, il devra conduire la politique des réformes puis fixer le cap d’une ère économique nouvelle et sociale en sus de la consolidation du climat de paix et de sécurité. Lors de sa dernière revue en mai 2021, le FMI a conclu à la contraction du PIB et à la fragilité des comptes publics.

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