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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 00:16
RCA : Les attaques du groupe 3R dans l'ouest
RCA : Les attaques du groupe 3R dans l'ouest
RCA : Les attaques du groupe 3R dans l'ouest
RCA : Les attaques du groupe 3R dans l'ouest
RCA : Les attaques du groupe 3R dans l'ouest
RCA : Les attaques du groupe 3R dans l'ouest

 

QUELQUES ASSAILLANTS DE LA BASE DES USMS DE BOUAR AUX ARRÊTS.

 

Quelques assaillants de la base des USMS de Bouar sont appréhendés par les forces de défense et de sécurité et sont en cours d'audition par les officiers de police judiciaire.

Ils seront transférés à Bangui pour répondre de leurs actes devant la Justice.

La même action sera diligentée contre les auteurs intellectuels, co auteurs et complices de ces actes criminels.

 

@PRESSEPRIMATURE.

 

RCA : les garants et facilitateurs de l'accord de paix condamnent les attaques du groupe 3R dans l'ouest

 

BANGUI, 10 juin (Xinhua) -- Les garants et facilitateurs de l'accord de paix du 6 février 2019 entre l'Etat centrafricain et les rebelles ont fermement condamné mercredi les dernières attaques perpétrées par le groupe armé 3R dans l'ouest de la République centrafricaine (RCA).

Des éléments du groupe 3R ont attaqué mardi un check-point de l'armée centrafricaine ainsi que des casques bleus dans la ville de Pougol (nord-ouest), faisant deux blessés légers parmi les soldats des Nations Unies.

Le même jour, d'autres rebelles assimilés à des éléments des 3R ont ouvert le feu contre le camp de l'Unité spéciale mixte de sécurité (USMS) dans la ville de Bouar (ouest), faisant une dizaine de blessés légers.

Devant de telles attaques coordonnées, les garants et facilitateurs de l'accord de paix, notamment l'Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), et la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique (MINUSCA), dans un communiqué conjoint, ont demandé au gouvernement centrafricain de diligenter des enquêtes rapides afin d'établir toutes les responsabilités de ces attaques.

A la mi-mai, le chef du groupe armé 3R, Abass Sidiki Mahamat, avait regagné son ancienne base de la ville centrafricaine de De Gaulle (ouest), provoquant un mouvement important de ses hommes vers la ville.

Le chef rebelle est pourtant signataire de l'accord de paix du février 2019 et avait été nommé conseiller à la Primature centrafricaine.

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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 00:08
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

Centrafrique : Les garants et facilitateurs examinent un plan de réponse devant les violations répétées de l'APPR

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 11 juin 2020 15:00

 

Le premier ministre Firmin Ngrebada a présidé ce 10 juin 2020 à Bangui, une réunion des garants et facilitateurs suite au retrait de Sidiki Abbas et son Mouvement 3R de l'Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) et de l'attaque par ses hommes de la base des USMS à Wanti-Guira à Bouar. L'objectif étant de trouver une solution structurelle à la crise.

Les derniers événements de Bouar, Pougol et Batangafo ont fait réagir les facilitateurs et garants de l'accord de paix signé le 6 février 2019 à Bangui entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés du pays. Cette rencontre intervient après plusieurs réflexions autour de régime de sanctions contenu dans ledit accord.

"La Minusca, l'Union Africaine et la CEEAC qui sont les garants de l'accord sont entrain de se concerter et, en coordination avec le gouvernement, ils vont prendre des positions dans les prochaines heures" a indiqué Vladimir Montéïro, porte-parole de la Minusca.

Les FACA en repoussant l'attaque des 3R le mardi 8 juin 2020 à Bouar, ont procédé au ratissage et ont mis la main sur deux éléments de Sidiki Abbas. Ceux-ci ont été présentés à la gendarmerie nationale pour nécessité d'enquête. Dans le même temps, la Minusca a déploré l'attaque de ses positions conjointes avec les FACA à Pougol dans l'Ouham Péndé par les éléments de cette même faction.

Plusieurs cas de violation de l'accord du 6 février sont documentés par les garants et facilitateurs alors que des voix s'élèvent au sein de l'opinion pour exiger l'usage de force contre ceux qui foulent au pied les dispositions de cette entente politique.

 

 

Centrafrique : les révélations accablantes de la HABG font réagir Eric Pogola, député de Nola 3

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 11 juin 2020 14:53

 

La Haute Autorité à la Bonne Gouvernance (HABG) dans une enquête dans la partie Sud-ouest centrafricain, a pointé du doigt beaucoup de malversations et d'irrégularités dans la gestion des fonds issus de l'exploitation forestière. Les révélations de cette institution sont confirmées par Eric Pogola, député de Nola 3, qui déplore la persistance d'un système qui mine le développement des communes de cette région.

Selon Dr Zephyrin Mogba, commissaire de la Haute Autorité à la Bonne Gouvernance, les sociétés forestières, les communes et les agents des régies financières sont dans cette chaine de destruction à travers la non observation de leurs cahiers des charges, détournement de deniers communaux etc. Il projette une action de justice pour rétablir les communes dans leur droit et favoriser la transparence.

En réaction, le député Eric Pogola de Nola 3, confirme les points soulevés par Dr Zéphyrin Mogba en citant d'autres exemples dans les communes de sa circonscription.

" Les sociétés forestières versent des taxes d'abattage dans les communes de Bilolo, Salo, Nola centre, mais ces sommes d'argent ne profitent pas à la population. L'argent va dans la poche des maires, payeurs et les maires disent qu'au niveau central, il y a des ministres qui soutirent de l'argent destinés au développement des communes. Et c'est un fait" a déploré Eric Pogola.

L'élu de la nation s'indigne des 40 millions déjà versés à la commune pour les taxes de l'exercice 2020 qui échappent au contrôle de tous. Ce qui fait réagir le personnel municipal qui exige la transparence.

"Chaque fois, les sociétés payent des taxes mais on ne voit pas clair dans la gestion. Dieu merci, la Haute autorité à la bonne gouvernance a touché du doigt cette réalité et nous attendons du gouvernement de nous situer sur ces maires qui détournent de l'argent du contribuable" a lancé Eric Pogola.

Ces multiples cas de malversations sont enregistrés dans un contexte où les maires sont nommés par les pouvoirs publics et la gestion des communes est soumise à un programme d'emploi soumis au gouvernement.

Crépin Mboli-Goumba, président du parti politique PATRIE, décrie l'esprit de l'impunité.

" C'est l'arbre qui cache la foret, il y a plusieurs scandales en la matière. Mais au delà de ça, il y a l'esprit de l'impunité qui s'installe dans notre pays. C'est l'idée de dire que quelque soit le montant qu'on détourne dans notre pays, plus rien ne peut arriver" s'est-il indigné.

Au sein de l'opinion, beaucoup sont ceux qui pensent que la solution à ces problèmes réside dans la décentralisation qui offre le pouvoir aux régions de sortir du giron du pouvoir central.

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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 00:04
Originaire de Seine-Maritime, Louise est travailleuse humanitaire en Centrafrique
Originaire de Seine-Maritime, Louise est travailleuse humanitaire en Centrafrique

Lu pour vous

 

Originaire de Seine-Maritime, Louise est travailleuse humanitaire en Centrafrique

 

https://actu.fr/normandie/blangy-sur-bresle_76101/originaire-de-seine-maritime-louise-est-travailleuse-humanitaire-en-centrafrique_34235123.html Publié le 11 Juin 20 à 20:14

 

Originaire de Blangy-sur-Bresle, Louise est travailleuse humanitaire en Centrafrique depuis septembre 2019. Le Coronavirus a fait évoluer ses missions sur place. Rencontre.

Louise Arnoux, 25 ans, a grandi à Blangy-sur-Bresle (Seine-Maritime). Elle a récemment obtenu son master en Coopération Internationale et Développement, à Sciences Po Bordeaux (Gironde), où elle a étudié. À l’exception d’une année Erasmus à Séville, en Espagne. Pour valider son master, elle a effectué un stage à Lyon (Rhône), au siège de l’ONG humanitaire Triangle Génération Humanitaire (TGH), qui lui a ensuite proposé un poste.

Attirée depuis toujours par le continent africain et curieuse de ses richesses historiques et culturelles, Louise a tout de suite accepté cette première expérience professionnelle dans un pays africain.

En poste à Bangui depuis septembre 2019

La jeune femme est arrivée le 20 septembre 2019 en Centrafrique pour prendre son poste, et son contrat est prévu jusqu’au 20 juin 2020.

Elle travaille et vit à Bangui, la capitale du pays. Louise est logée dans le cadre de son travail, et habite dans une maison qu’elle partage avec ses collègues.

Lorsque la pandémie mondiale s’est déclarée, la Blangeoise était déjà sur place. Elle précise :

La République Centrafricaine, RCA, a été touchée plus tardivement que l’Europe, étant donné qu’il ne s’agit pas d’une destination touristique et que rapidement, les frontières ont été fermées aussi bien dans les pays africains frontaliers qu’en Europe.

L’Éclaireur du Vimeu : Avez-vous envisagé de rentrer en France lorsque la pandémie du Coronavirus s’est déclarée ?

Louise Arnoux : Je devais rentrer en France pour des congés début avril 2020, à six mois de mission. Finalement cela n’a pas été possible à cause du contexte. Vu ce qui se passait en Italie, il devenait évident que la France allait se confiner et que je ne serais alors plus en mesure de revenir en RCA. Et si j’avais pu revenir, cela signifiait prendre le risque de potentiellement ramener le virus dans le pays qui était jusqu’alors plutôt épargné. Étant donné mon statut de travailleuse humanitaire, je peux à tout moment exercer mon droit de retrait afin de rentrer en France, mais j’ai fait le choix de rester. 

En quoi consiste votre mission sur place ?

J’étais déjà venue dans le cadre de mon stage au mois de mai 2019 en Centrafrique. Je suis désormais employée par TGH au niveau de la coordination à Bangui. Mon poste consiste à rédiger des projets pour répondre aux besoins humanitaires dans trois domaines, à savoir l’éducation, la sécurité alimentaire et les moyens d’existence, ainsi que l’eau, l’hygiène et l’assainissement, pour les soumettre à des bailleurs, c’est-à-dire des institutions publiques ou des agences de l’ONU qui financent l’aide humanitaire. Une fois que le projet est accepté et mis en œuvre auprès des populations, je suis chargée de rédiger des rapports pour ces bailleurs afin de rendre compte de ce qui est réalisé sur le terrain. 

Comment vous tenez-vous informée de l’évolution de la situation ?

Pour ce qui est de la situation dans le monde, je suis attentivement les informations à distance et je suis en contact régulier avec mes proches qui me racontent comment cela se passe pour eux. Ici, en RCA, dès qu’un nouveau cas est positif, le Ministère de la Santé diffuse un communiqué public [N.D.LR. : au 10 juin 2020, 1 888 cas confirmés, 5 décès]. Évidemment, puisque nous menons actuellement des projets dans plusieurs zones du pays, l’évolution du contexte sanitaire et sécuritaire est suivie de près par les équipes en RCA et à Lyon. 

Votre quotidien a-t-il changé ? Des mesures ont-elles été prises par le gouvernement centrafricain ?

À la différence de la France, nous ne sommes pas confinés. Dans un pays qui vit majoritairement de l’économie informelle et où la population gagne sa vie au jour le jour, cela est difficilement envisageable. Toutefois, des mesures ont été prises, comme l’interdiction des rassemblements de plus de quinze personnes, des mesures de quarantaine en cas d’arrivée sur le territoire, la fermeture des écoles, des débits de boissons ou encore des lieux de culte. En dehors de cela, les habitants mènent une vie normale, seuls les transports ont dû s’adapter : pas plus d’un client par moto-taxi et limitation dans les mini-bus par exemple. Me concernant, je dois suivre les règles sécuritaires de mon ONG qui se sont adaptées au contexte, mais pour l’instant mon quotidien n’est pas trop bousculé et je peux aller faire des courses sans problème par exemple.

Et pour votre travail ?

Je continue à travailler et cette période est particulièrement intense, étant donné que le secteur de l’eau, l’hygiène et l’assainissement, dans lequel nous intervenons, est au centre de la réponse à apporter pour éviter la propagation de l’épidémie. Il faut donc rédiger beaucoup de projets pour la réponse Covid-19, tout en continuant de suivre les projets actuels qui répondent aux autres urgences humanitaires du pays. La seule différence est que les réunions à l’extérieur sont limitées ou se déroulent à distance par Skype. Sinon, au bureau, les expatriés et les employés centrafricains respectent les gestes barrières et doivent se laver les mains régulièrement.

Êtes-vous inquiète pour votre santé ?

Non, pas particulièrement à ce stade. En revanche, si l’épidémie se répand dans le pays, ce serait une catastrophe sanitaire. Très peu de personnes ont accès à l’eau, il y a 235 019 déplacés internes, souvent en raison du contexte sécuritaire, qui vivent dans des camps, dans une promiscuité qui est favorable à la propagation du virus. Surtout, les capacités sanitaires du pays sont très insuffisantes. Par exemple, il n’existe qu’une dizaine de respirateurs pour les 4,5 millions de Centrafricains.

 

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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 00:45
Justice internationale: le chef de milice darfouri Ali Kushayb transféré à La Haye

 

Justice internationale: le chef de milice darfouri Ali Kushayb transféré à La Haye

 

Avec notre correspondante à Bangui Charlotte Cosset RFI

 

Ce mardi matin, en Centrafrique, c’est en toute discrétion qu’a été transféré depuis l’aéroport de Bangui une personnalité recherchée par la Cour pénale internationale depuis 2007. Ali Mohamed Ali Addelraman, mieux connu sous le nom d’Ali Kushayb, était recherché dans le cadre des enquêtes sur les crimes commis au Darfour.

Ali Kushayb s’est rendu à la justice ce dimanche à Birao, une ville de l’extrême nord-est du pays, proche de la frontière avec le Soudan. Il était recherché depuis 2007 par la justice internationale. L’avion est parti tôt ce mardi matin dans la plus grande discrétion de l’aéroport Bangui-Mpoko.

La nouvelle de ce transfèrement bruissait depuis plusieurs jours dans la capitale centrafricaine, mais les opérations étaient restées très secrètes. Ali Kushayb avait déjà été aperçu dans la région au mois de février. À l’époque, personne en Centrafrique n’avait voulu confirmer sa présence sur le territoire. Des rumeurs disaient même qu’il se serait allié à des groupes armés locaux.

Auteur d'attaques contre quatre villages

Ali Kushayb était recherché pour ses actes commis au Darfour entre 2003 et 2004. Un conflit dévastateur qui selon l’ONU aurait fait 300 000 morts et trois millions de déplacés. À l’époque, Omar el-Béchir fait face à une rébellion dans la région. Il s’appuie alors sur les janjawid, dont Ali Kushayb est l’un des grands leaders, pour contrer les rebelles. Surnommé le colonel des colonels, Ali Kushayb dirigeait en effet plusieurs milliers d’hommes dans l’ouest du Darfour, près de la ville de Nyala.

Ali Kushayb aurait été, selon la Cour pénale internationale, l’intermédiaire entre les dirigeants des miliciens janjawid de la localité et le gouvernement soudanais. Il est poursuivi pour 22 chefs de crimes contre l’humanité et 28 chefs de crimes de guerre.

Plus précisément, il est accusé d’avoir recruté, armé, et financé des combattants et d'être personnellement l'auteur des attaques systématiques contre plusieurs villages de la région : Kodoom, Bindisi, Mukjar et Arawala. Et d’être responsable d’exactions contre des populations four, zaghawa et masalit, soupçonnées de soutenir la rébellion contre Khartoum. « Les miliciens sous son commandement ciblaient systématiquement et délibérément les civils, en violations des lois internationales », complète Jehanne Henry, de l'organisation Human Rights Watch.

Arrêté deux fois par Khartoum puis relâché

Il est également poursuivi pour meurtres, viols, tortures, persécutions lors de ces attaques qui se sont déroulées sur plusieurs mois entre 2003 et 2004.

Il est arrêté en 2007 et en 2008 par Khartoum pour être jugé par un tribunal spécial soudanais. « Je pense que Khartoum essayait de montrer qu’il faisait des efforts pour rendre un semblant de justice. Mais il a été relâché et n’a jamais été inculpé », reprend Jehanne Henry.

Il repart alors au Darfour, où, en 2013, il commet de nouvelles exactions « contre les populations Salamat, faisant des dizaines et des dizaines de morts.
Tout cela montre qu’il bénéficiait d’une totale impunité et qu’il recommençait
 »
, conclut la spécialiste.

Il se fait ensuite discret, jusqu’en février cette année, où accompagné de plusieurs dizaines de ses hommes, il traverse la frontière et se réfugie en République centrafricaine. Selon les organisations des droits de l’homme, il cherche à échapper aux autorités, car depuis la chute de l’ex-président Omar el-Béchir il y a un an, Ali Kushayb craignait d’être arrêté.

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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 00:20
Nouvelles nationales sur RNL
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CPI la Cour confirme la détention de Ali Kushayb arrêté en RCA

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 9 juin 2020 16:27

 

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé ce mardi 09 juin 2020 avoir détenu Muhammad Ali Abd-Al-Rahman, alias Ali Kushayb. Recherché depuis 2007 par la justice internationale, l'homme accusé de crime contre l'humanité et crime de guerre au Darfour au Soudan, s'était rendu volontairement aux autorités judiciaires de la RCA.

Ali Kushayb a été transféré tôt ce mardi matin à la CPI en toute discrétion par les autorités centrafricaines. L'homme s'était volontairement rendu à la justice le dimanche 7 juin 2020 à Birao, ville de l'extrême Nord-est centrafricain, frontalière avec le Soudan.

Dans un communiqué publié aussitôt après sa détention, la CPI a remercié les autorités centrafricaines, françaises, tchadiennes et de la Minusca pour leur soutien et coopération lors de l'arrestation, la remise et le transfert de M. Kushayb à la cour.

Qui est Muhammad Ali Abd-Al-Rahman, alias Ali Kushayb?

De nationalité soudanaise, Ali Kushayb né vers 1957, serait un des membres les plus éminents de la hiérarchie tribale de la localité de Wadi Salih, qui faisait partie des forces de défense populaire, aurait eu sous ses ordres, des milliers de miliciens Janjaouid d'août 2003 à mars 2004. Il aurait mis en œuvre la stratégie anti-insurrectionnelle du gouvernement soudanais qui a également abouti à la commission de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité au Darfour (Soudan).  

Il était perçu comme "l'intermédiaire" entre les dirigeants des miliciens Janjaouid de Wadi Salih et le gouvernement soudanais. Ali Kushayb aurait aussi personnellement participé à certaines des attaques lancées entre août 2003 et mars 2004 contre des civils, attaques qui ont pris pour cible les villes de Kodoom, Bindisi, Mukjar et Arawala et lors desquelles ont été commis des meurtres de civils, des viols, des tortures et d'autres traitements cruels; il aurait donc commis conjointement avec d'autres, les crimes susmentionnés.

En 2007, la CPI a délivré 2 mandats d'arrêt à son encontre et d'Ahmad Harun qui lui, n'est pas encore détenu par la cour. Ce mandat d'arrêt délivré le 27 avril 2007 visant Ali Kushayb, énumère 50 chefs d'accusations dont 22 de crimes contre l'humanité et 28 de crimes de guerre.

Selon la CPI, "la première comparution de M. Kushayb devant la Chambre préliminaire II aura lieu dans les meilleurs délais".

Dans le contexte de cette enquête, cinq (5) mandats d'arrêts sont toujours en vigueur  à l'encontre de Messieurs Harun, Al Bashir, Banda et Hussein.

 

 

Centrafrique: la base des USMS de Bouar visée par une attaque des 3R

 

https://www.radiondekeluka.org  mardi 9 juin 2020 16:42

Les habitants de la ville de Bouar dans la Nana-Mambéré, se sont réveillés ce matin du 09 juin 2020 avec des détonations d’armes lourdes et légères. En effet, il s’agit d’une attaque lancée par les éléments des 3R de Sidiki Abbas contre le Centre de formation des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) proche du village Wanti-Guira à 8kilomètres de Bouar. Attaque repoussée par les Forces armées centrafricaines, appuyées par les casques bleus de la Minusca.

Quelques jours après son retrait du cadre de l’accord de paix et de réconciliation, signé à Khartoum, le 06 février 2019, le groupe armé des 3R décide de reprendre les hostilités. Le mouvement a lancé, à l’aube de ce 09 juin 2020 vers 02 heures, une offensive qui a visé le Centre de formation des Unités spéciales mixtes de Bouar. Après quelques heures d’échanges de tirs, les assaillants ont été repoussés par les Forces armées centrafricaines appuyées par les casques bleus de la Minusca et Bouar est sous contrôle des forces légales. Les activités dans la ville demeurent cependant paralysées et quelques habitants, proches de ce Centre de formation, ont quitté leurs domiciles par crainte de nouvelles offensives.

Entretemps, aucun bilan n'est pour l’instant disponible. Les responsables de la zone de défense du nord-ouest se réservent encore de tout commentaire. D’après des informations recueillies auprès des services de sécurité de la localité, plusieurs armes, munitions et autres effets de guerre, ont été saisis à l’issue des combats. Les autorités de Bouar saluent la bravoure des éléments des Forces armées centrafricaines qui, en plus de leur rapidité dans la contre-offensive, ont poursuivi les assaillants dans leur coin de retranchement, pour saisir plusieurs armes et munitions. Par ailleurs, ces forces de défense ont également mis la main sur divers moyens de communication (téléphones, Talky walky, dictaphones) au cours de cette contre-offensive.

"Vers trois heures du matin, des éléments des 3R ont attaqué la base des USMS, proche du village Wanti-Guira. Les populations, prises de peur et de panique par ces détonations d’armes lourdes et automatiques, ont fui vers le centre-ville de Bouar. Tout d’abord, je loue le courage de nos forces de défense et de sécurité qui, lors du retrait des assaillants, les ont poursuivis dans leur coin pour s’emparer de plusieurs armes, munitions et autres effets militaires. Je demande au gouvernement de mettre les moyens à la disposition de nos FACA afin de protéger la population" affirme Benjamin Kaïgama, député de Bouar 2.

Cette offensive surgit près d’un mois après le retour dans le maquis, du leader des 3R Sidiki Abbas après s’être extirpé du cortège du ministre de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara, le 13 mai 2020 à Baboua, dans la Nana-Mambéré. Dans une déclaration du mouvement, signée le 29 mai 2020 à Besson dans la préfecture de la Nana-Mambéré, il a dénoncé des menaces de mort à l’endroit de son chef. Le 05 juin 2020, le groupe armé signataire de l'accord de paix du 6 février 2019, a annoncé son retrait de cette entente politique.

Ni le gouvernement, ni la Minusca n’ont pour l’instant réagi officiellement à  cette attaque qui aurait coûté la vie à plus d'une vingtaine de combattants 3R.

 

 

Soudan-Centrafrique: Le chef de milice d'Ali Kushay livré à la CPI pour les crimes au Darfour

 

 

mardi 09 juin 2020 - 17:05

 

Ali Kushayb

Recherché depuis 2007 par la justice internationale, le chef de milice d’Ali Kushayb a été transféré à la Haye pour des crimes de guerre au Darfour au Soudan.

Ali Mohamed Ali Addelraman, alias Ali Kushayb a été transféré discrètement à la Cour pénale internationale, à la suite de son arrestation en Centrafrique.

 Ali Kushayb s’était rendu à la justice le 7 juin à Birao, une ville de l’extrême nord-est de a Centrafrique , proche de la frontière avec le Soudan.

 Il était recherché depuis 2007 par la justice internationale pour des crimes au Darfour qui ont fait 300.000 morts et trois millions de déplacés 

 

 

RCA/Covid-19: le silence des autorités concernant la réouverture des classes inquiète les élèves et leurs parents

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 8 juin 2020 18:05

 

Fermées le 26 mars 2020 en respect des mesures édictées par les autorités pour contrer la progression du nouveau coronavirus, les portes des écoles centrafricaines restent encore fermées à ce jour. Plus de 2 mois après cette mesure et face au mutisme des autorités, l'inquiétude gagne les élèves et leurs parents. Ceux qui sont en classe d'examens sont particulièrement inquiets et se demandent à quand la réouverture des classes?

Le nouveau coronavirus découvert dans la région de Wuhan en Chine, en décembre 2019, a touché la République centrafricaine le 14 mars 2020. Vu sa fulgurante propagation et le danger que représente ce fléau, le gouvernement centrafricain, à l’instar des autres nations du monde, a mis en place le 26 mars 2020, des dispositions sanitaires afin de contenir sa propagation. Parmi ces mesures, la fermeture temporaire de tous les établissements d’enseignement publics et privés. Cependant plus de deux mois plus tard, la progression de cette pandémie réduit les possibilités d'organisation des examens de fin d'année.

L'inquiétude est très grande pour ceux qui doivent passer le concours d'entrée en 6e, le Certificat d'Enseignement du Fondamental 1 (CEF1), le Brevet des Collèges (BC) et le Baccalauréat. Certains élèves rencontrés dans la capitale, déplorent la montée de la pandémie et craignent en même temps de rater les examens cette année.

"J’ai envie de retourner à l’école pour passer mes examens, car rester à la maison, c’est pas bien. Au début, c’était intéressant parce qu’on pouvait assimiler certains cours qu’on ne comprenait pas. Maintenant qu’on a compris les cours, on veut repartir en classe" affirme un élève de la classe de 3e.

"C’est très triste parce que les responsables chargés de l’éducation n’y pensent même pas. Je m’inquiète pour l’avenir ; je ne sais si nous pourrons composer le Baccalauréat cette année" s'inquiète un autre élève de la terminale.

Face à cette difficulté, certains parents décident d’embaucher un instructeur à domicile pour encadrer leurs enfants en classes d’examen. Ils se disent très inquiets de l’avenir de ces enfants.

"Dans notre famille, nous avons embauché des professeurs pour ne pas que les enfants perdent le niveau d’instruction pendant cette crise. C’est vraiment malheureux. Le développement de ce pays dépend de l’éducation de ces enfants. Mais lorsque ces enfants sont à la maison, et que les décideurs ne pensent pas à leur éducation, c’est vraiment déplorable" dénonce Natacha Piamalé, une mère de famille appelant le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire à "chercher des palliatifs pour ceux qui sont en classes d’examens."

Alors que l'inquiétude monte parmi les élèves et leurs parents, au ministère de l'Enseignement primaire et secondaire, personne ne souhaite s'exprimer sur ce sujet, malgré les multiples tentatives de la part de Radio Ndeke Luka. Certains responsables parlent d'une affaire politique, rejetant la balle les uns dans le camp des autres. N'eut été la pandémie de Coronavirus, les examens blancs auraient été déjà organisés et les élèves des classes intermédiaires, en vacances.

 

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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 00:13
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : les FACA repoussent une attaque de 3R dans l’Ouest du pays

 

BOUAR, 09 juin 2020 (RJDH)---Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont repoussé une attaque des combattants rebelles de 3R, déclenchée tôt ce matin, contre la base des Unités Spéciales Mixte de Sécurité (USMS) de Wantiguira située à 12 kilomètres de la ville de Bouar.

Les hostilités ont été déclenchées tôt ce matin par les combattants rebelles de 3R de Sidiki Abbas, qui avait annoncé la semaine dernière qu’il suspendait sa participation à l'accord de paix. « Il s’agit d’une attaque coordonnée menée sur deux fronts par des combattants rebelles de 3R d'Abass Sidiki. L'attaque a été repoussée par les éléments des FACA », nous rapporte un officier des FACA.

Au cours de riposte des FACA aux assauts des rebelles, « des armes récupérées ce mardi lors de l'attaque du camp des USMS de Bouar par les éléments de 3R de Sidiki Abass », précise cet officier.

Du côté de la MINUSCA, une réunion de crise a été convoquée par les autorités avec la MINUSCA, fait savoir Vladimir Monteiro. « Le bilan de cette attaque fait état d’une dizaine de cas de blessures légères dans les rangs des forces des USMS et il y aurait des pertes en vies humaines du côté des assaillants », ajoute-t-il.

C’est depuis quelques jours que le mouvement 3R menait des attaques coordonnées dans la région de la Nana-Mambéré.

Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : présence accrue des hommes armés signalés à Markounda dans le nord du pays

 

MARKOUNDA, 08 Juin 2020 (RJDH) --- Les autorités locales de Markounda dans l'Ouham s'inquiètent de la présence des hommes armés qui renforcent leur position dans la région. Cette présence, selon des autorités locales, impacte négativement les activités socio-économiques de la région.

De sources locales, a-t-on appris, les braquages à main armée et le rançonnage au niveau des multiples barrières installées par ces groupes armés émaillent le quotidien des citoyens de Markounda et ses périphéries.

Une autre source bien indiquée, a confié au RJDH que cette situation a négativement impacté les activités socioéconomiques dans cette partie du pays. « Les commerçants font l’objet de rançonnage », témoigne-t-elle, avant de relever que, « tout passage est monnayé au niveau des multiples barrières érigées par ces rebelles en surnombre, signataires de cessation des hostilités, le 3 mai 2018 ».

« Des commerçants de la région versent des taxes à hauteur de 500 000 FCFA quotidiennement aux nouveaux maîtres des lieux », rapporte un commerçant tout exaspéré.

Les groupes armés impliqués dans ces exactions seraient le RJ, MPC et FPRC ainsi que d’autres groupes en provenance du Tchad voisin, « notre liberté d’expression est compromise, nos déplacements sont limités qu’à 18 heures. Cette situation a fragilisé les activités agricoles et plus chaque commerçant de la ville de Markounda versent 5000 FCFA à chaque mouvement rebelle tous les weekends », a déploré une autre source de la ville », a fait valoir une autorité locale.

La liberté est réduite, témoigne un autre habitant. « Personne n’a le droit de hausser la voix en présence des rebelles, par peur d’être passé à tabac.  Les femmes font l’objet de violence et d’abus sexuel et personne ne sait à quel saint se vouer. Les groupes rebelles sévissent, l’autorité de l’Etat est fragilisée dans ce secteur », dit-il tout dépité.

L’Accord politique et de paix signé le 6 février 2019, a prévu que les groupes armés ont l’obligation de s’abstenir de tout acte entravant la libre circulation des personnes et des biens y compris l’érection des barrières illégales et la perception des taxes illicites.

Auguste Bati-Kalamet  

 

 

Centrafrique : Les conducteurs exigent la suspension des frais de tête de stationnement

 

BANGUI, 09 Juin 2020 (RJDH) --- Les conducteurs de taxi ont manifesté ce jour pour exprimer leurs mécontentements, réclamant de la municipalité de Bangui, l’annulation pure et simple de sa décision exigeant le paiement des têtes de stationnement en attendant de juguler la pandémie de Covid 19.

Ils contestent les taxes de stationnement fixées à hauteur de 10 0000 frs par la municipalité de Bangui. En colère et par un concert de klaxon, ils ont paralysé pendant un moment la circulation sur l’avenue Boganda. Certains conducteurs récidivistes se sont vus retirés leurs clés de contact les obligeant de suspendre le travail.

« Les conducteurs de taxi sont remontés contre la mairie de Bangui, parce qu’elle a obligé le paiement des frais de stationnement dans un contexte où les mesures barrières obligent les conducteurs des bus et des taxis à réduire le nombre de passagers, dont 3 personnes pour les taxis et 8 passagers pour les bus », a expliqué Sylvain.

Un autre conducteur de taxi souligne, quant à lui, le manque de mesure d’accompagnement par le gouvernement. « Naturellement, nous payons 10 000 FCFA la tête de stationnement à la mairie. Auparavant, nos recettes variaient de 25 000 à 30 000 FCFA mais aujourd’hui, nos recettes varient entre 10 000 à 15 000 FCFA. Si les mesures barrières prennent fin, à ce moment, nous pouvons verser les frais des têtes de stationnement », dit-il.

Cette manifestation est aussi suivie sur l’avenue David Dacko où les conducteurs s’en sont pris aux policiers. « Cette manifestation se poursuit jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos préoccupations. Nous n’avons pas de problème avec les policiers, ils font leur travail et nous continuons notre manifestation », a ajouté un autre taximan.

Cette manifestation a perturbé la circulation, le transport est devenu difficile, une inquiétude plane dans l’esprit des usagers des transports en commun lorsque quelques-uns s’interrogent de leur sors au lendemain de cette manifestation.

 

 

Centrafrique : timide reprise des activités à Kaga-Bandoro après une vive tension  

 

BANGUI, 09 juin 2020 (RJDH)---Les activités ont repris timidement ce jour 09 juin à Kaga-Bandoro, dans le nord du pays, après la vive tension ce lundi 08 juin entre le préfet de la Nana-Gribizi et les habitants. Ils le soupçonnent d’être de mèche avec les rebelles de MPC.

Les activités ont repris ce matin à Kaga-Bandoro après la vive tension qui avait prévalu dans la ville hier soir. Cette tension est née entre le préfet de la Nana-Gribizi et un groupe des jeunes de la ville qui le soupçonnent d’être de mèche avec les rebelles du MPC. Ces derniers ont saccagé sa résidence car il aurait facilité, selon eux, la libération d’un combattant rebelle de MPC impliqué dans un braquage d’un véhicule humanitaire.

« Ces hommes avaient tenté de braquer un véhicule de l’ONG Solidarité en mission de distribution des vivres dans la localité de Ngrevaye. Les contingents pakistanais de la MINUSCA arrivés sur le lieu ont réussi à mettre la main sur les malfrats qui sont au nombre de sept. Ayant appris la nouvelle, les éléments du MPC ont commencé à manifester jusqu’au niveau de l’hôpital revendiquant la libération de leur frère d’arme », confie un habitant de la ville.

Pour une autre source locale, c’est le rôle ambigu du préfet de Nana-Gribizi, Mahamat Abdoulaye, qui avait provoqué ce mouvement d’humeur. « Au lieu d’attendre la justice faire son travail, le préfet est allé relâcher ces rebelles arrêtés par la MINUSCA. La population informée l’accuse d’être de mèche avec les rebelles.  C’est ainsi qu’une foule en colère s’est dirigée vers sa résidence du préfet et ont saccagé les lieux ».

Pour l’heure, un calme précaire règne dans la ville et la population vaque librement à ses occupations. « Ce qu’il faut souligner, les combattants rebelles circulent armes à la main dans la ville », rapporte un habitant.

Contacté, le porte-parole de la MINUSCA Vladimir Monteiro, confirme que la situation à Kaga-Bandoro est redevenue normale depuis hier. « Les incidents sont dus à un fait. La MINUSCA avait été appelée auprès d’une ONG apparemment victime d’un braquage et suite à l’intervention des casques bleus, les éléments de MPC ont été arrêtés puis relaxés vu qu’ils ne seraient pas en train de voler dans cet endroit. Entre temps, il y a eu le mouvement en colère de la part des jeunes, ils s’en sont pris au domicile du préfet », précise Vladimir Monteiro.

Pour des raisons de sécurité, le préfet est accueilli à la base de la MINUSCA de Kaga-Bandoro, mais tout est redevenu normal dans la ville grâce au concours de plusieurs acteurs.

Jocelyne Nadège Kokada

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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 00:09
COMMUNIQUE DE PRESSE UA, CEEAC, UE, ONU
COMMUNIQUE DE PRESSE UA, CEEAC, UE, ONU

 

 

Vidéoconférence entre le Président Touadéra et de hauts responsables de l’Union Africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union Européenne

 

8 Juin 2020

 

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine, M. Smail Chergui, le Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), M. Ahmad Allam-Mi, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, et le Haut Représentant de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, M. Josep Borrell, se sont entretenus avec le Président de la République centrafricaine, S.E.M. Faustin Archange Touadéra, le lundi 8 juin 2020 par vidéoconférence. Les échanges ont porté sur la pandémie COVID-19, la situation politique, la situation sécuritaire, ainsi que la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signé le 6 février 2019 entre le Gouvernement et quatorze groupes armés.

 

Cette vidéoconférence fait partie des efforts conjoints permanents et concertés entre l’Union Africaine, la CEEAC, les Nations Unies et l’Union Européenne en appui au processus de paix en République centrafricaine. Depuis la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine, les hauts responsables des organisations partenaires se sont rendus à plusieurs reprises dans le pays pour évaluer et apporter un soutien politique unifié de haut niveau à la mise en œuvre de l’APPR-RCA. La dernière visite de haut niveau a eu lieu du 4 au 7 octobre 2019.

 

L’Union Africaine, la CEEAC, les Nations unies et l’Union Européenne ont exprimé leur solidarité au Gouvernement et au peuple de la République centrafricaine face à la pandémie de COVID-19 et ont réitéré le soutien de la Communauté internationale aux efforts nationaux de lutte contre le virus.

 

Concernant les processus politique et de paix, les organisations partenaires ont salué l’engagement du Chef de l’Etat dans la mise en œuvre de l’Accord politique, ainsi que les progrès importants dans les préparatifs des élections. Les quatre organisations ont encouragé le Président de la République à engager un dialogue politique inclusif avec tous les acteurs concernés en vue de la tenue d’élections pacifiques, libres, inclusives, transparentes et crédibles, dans le respect des délais constitutionnels. Elles ont par ailleurs appelé tous les acteurs concernés à lutter contre les campagnes de désinformation en cours dans le pays.

 

Sur le plan sécuritaire, les hauts responsables des organisations partenaires ont condamné fermement les récentes violences survenues à Ndélé et Obo, qui démontrent la fragilité de la situation sécuritaire, malgré les avancées significatives dans la mise en œuvre de l’APPR-RCA. Ils se sont par ailleurs félicités de l’arrestation par la MINUSCA et les Forces armées centrafricaines de neuf (9) personnes à Ndélé et neuf (9) autres à Obo accusées d’être impliquées dans des attaques criminelles contre les populations civiles et le personnel humanitaire, en violation de l’Accord. Les quatre Organisations saluent en outre les progrès réalisés dans l’opérationnalisation des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) et le déploiement en cours des observateurs militaires de l’Union africaine dans le pays.

 

Les organisations partenaires encouragent les parties à l’Accord à travailler étroitement ensemble, avec la société civile et l’appui de la communauté internationale, pour faire avancer le processus de paix et de réconciliation, et lutter contre l’impunité, dans l’intérêt général du peuple centrafricain qui a tant souffert de cette crise. Elles rappellent à cet égard aux parties que le non-respect des engagements pris peut faire l’objet de mesures disciplinaires au titre de l’Article 35 de l’Accord. Elles ont également souligné l’importance d’une étroite coordination des autorités nationales avec les pays voisins.

 

L’Union Africaine, la CEEAC, les Nations Unies et l’Union Européenne se félicitent de l’engagement du Président Touadéra à continuer à œuvrer pour la stabilité, et la consolidation de la paix et de la démocratie en République centrafricaine.  Les organisations partenaires ont réitéré leur soutien à ces efforts, ainsi qu’aux onze (11) priorités définies par le Gouvernement lors de la réunion du Groupe international de soutien à la République centrafricaine tenue le 17 avril 2019. Elles appellent en outre l’ensemble de la Communauté internationale à continuer à apporter une réponse urgente et appropriée aux besoins humanitaires et une forte mobilisation autour du financement des élections de 2020 et 2021.

 

 

Fait à Addis-Abeba-Bruxelles-Libreville-New York, le 8 juin 2020

 

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine

Smail Chergui,

Le Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), M. Ahmad Allam-Mi,

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix M. Jean-Pierre Lacroix

Le Haut Représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, M. Josep Borrell

 

 

Strategic Communications & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

 

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 06:15
COVID-19 | La RCA s’organise pour produire 10M de masques

Lu pour vous

 

Par Le Reporter.ma 06/06/2020

 

Le ministre de la Communication et des Média, Porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui a déclaré mercredi 3 juin 2020 à Bangui, que le gouvernement centrafricain s’organise pour produire dix millions de masques de manière à distribuer à chaque Centrafricain afin de lutter contre la propagation du COVID-19, lors d’une conférence de presse périodique.

Cinq points ont fait l’objet de cette rencontre avec les professionnels des médias notamment l’évolution de la pandémie du coronavirus, les situations dans les villes d’Obo et Ndélé ainsi que la question du chef rebelle Sidiki et l’arrestation d’Abdoulaye Miskine au Tchad.

Abordant le 1er point, le ministre Kazagui a indiqué que la République Centrafricaine compte à ce jour 1173 personnes testées positives du COVID-19, dont la transmission locale a pris le dessus du mode de contamination dans le pays.

Selon lui, le gouvernement par la voix du ministre de la Santé a recommandé aux compatriotes centrafricains de prendre toutes les mesures pour se protéger eux-mêmes et protéger les autres, à travers les simples mesures de protection, la distanciation et très bientôt le port obligatoire de masque.

En ce qui concerne la situation d’Obo, le membre du gouvernement a salué une bonne entente entre le chef de l’EUTM et le chef des opérations de la MINUSCA qui ont accompagné le chef d’Etat-major des FACA à Obo pour remonter le moral des troupes qui ont mis en déroute les éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), sécuriser la ville d’Obo et protéger les populations.

S’agissant de la situation de Ndélé, il a fait savoir que le gouvernement a envoyé des FACA dans cette région, relevant que le conflit à Ndélé est intercommunautaire, car, il y a six communautés qui se sont engagées dans le conflit.

Récemment, l’une de ces communautés a fait appel au Premier ministre afin qu’il puisse organiser des rencontres de réconciliation. Et dans les jours qui viennent, le chef du gouvernement va organiser une visio-conférence avec les responsables communautaires afin de ramener la paix à Ndélé, a souligné Ange-maxime kazagui.

Pour le chef du groupe Retour, Réclamation et Réhabilitation (3RR) Sidiki, le ministre a fait savoir que le gouvernement et les partenaires lui ont envoyé de sévères mises en garde après son départ de l’Unité spéciale mixte de sécurité (USMS) et relativement à certains mouvements qui ont été signalés. Le gouvernement et les partenaires attendent que Sidiki revienne dans le droit chemin.

Le dernier point axé sur l’affaire d’Abdoulaye Miskine qui est arrêté au Tchad, où il est présenté à un juge d’instruction et mis sous mandat de dépôt à Ndjamena, le ministre Kazagui a expliqué que les autorités centrafricaines ont demandé son extradition vers la République Centrafricaine, mais le gouvernement tchadien estime que l’inculpé soit jugé au Tchad, car il a commis beaucoup d’exactions sur les ressortissants tchadiens et les personnes vivant sur le sol tchadien.

Suivant le Porte-parole Ange-Maxime kazagui, Abdoulaye Miskine est réclamé à la fois par la justice tchadienne et centrafricaine et aussi par la Cour pénale internationale, tout en soutenant que le gouvernement centrafricain reste en dialogue avec les juridictions tchadiennes pour faire prospérer sa demande d’extradition.

LR

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 05:43
RCA : un groupe armé suspend sa participation à l'accord de paix

 

Centrafrique: un groupe armé suspend sa participation à l'accord de paix

 

06.06.2020 à 02:00  AFP  © 2020 AFP

 

Un des principaux groupes armés centrafricains a annoncé vendredi soir qu'il suspendait sa participation à l'accord de paix qu'il avait signé le 6 février 2019 avec le gouvernement centrafricain et 13 autres mouvements rebelles.

"Le mouvement 3R (Réclamation et Réhabilitation) décide de la suspension de toute sa participation aux organes de mise en oeuvre" de l'accord de paix, déclare le chef du groupe, Sidiki Abbas, dans un communiqué.

Il demande également aux hommes des 3R de "répliquer avec la dernière force en cas d'attaque contre ses bases" par les forces gouvernementales.

Toutefois, le mouvement 3R "réaffirme son engagement irréversible dans le processus de mise en oeuvre" de l'accord de paix "si les menaces, les provocations cessent", affirme-t-il.

Mercredi, la Mission des nations unies en Centrafrique (Minusca) avait mis en garde Sidiki Abass "contre sa tendance expansionniste dans d'autres parties de la région, en claire violation de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA)".

En mai 2019, quatre mois après la signature de l'accord, 46 civils avaient été tués par des éléments des 3R à Paoua, dans le nord-ouest du pays.

Quatre mois plus tard, Sidiki Abass, également connu sous le nom de Sidi Bi Soulemane, annonçait sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu'il occupait dans le cadre de l'accord de paix.

Avant une élection présidentielle à haut risque, prévue pour décembre 2020, et malgré l'accord signé en février 2019, la Centrafrique est toujours en proie aux exactions des milices, et le gouvernement ne contrôle qu'une petite partie du territoire.

 

 

Centrafrique: L’accord de paix très fragilisé

 

20 Minutes avec AFP

VIOLENCES Le mouvement 3R a suspendu sa participation à l’accord de 2019 après une mise en garde de la Mission des nations unies en Centrafrique

Alors qu’une élection présidentielle à haut risque est prévue pour décembre 2020, le spectre des violences généralisées plane une nouvelle fois sur la Centrafrique. Un des principaux groupes armés du pays a annoncé vendredi soir qu’il suspendait sa participation à l’accord de paix qu’il avait signé le 6 février 2019 avec le gouvernement centrafricain et 13 autres mouvements rebelles.

Répliquer par la force

« Le mouvement 3R (Réclamation et Réhabilitation) décide de la suspension de toute sa participation aux organes de mise en œuvre » de l’accord de paix, a confirmé le chef du groupe, Sidiki Abbas, dans un communiqué. Il a demandé également aux hommes des 3R de « répliquer avec la dernière force en cas d’attaque contre ses bases » par les forces gouvernementales. Toutefois, le mouvement « réaffirme son engagement irréversible dans le processus de mise en œuvre » de l’accord de paix « si les menaces, les provocations cessent ».

La situation avait commencé à se tendre mercredi. Ce jour-là, la Mission des nations unies en Centrafrique (Minusca) avait mis en garde Sidiki Abass « contre sa tendance expansionniste dans d’autres parties de la région, en claire la violation de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) ».

Un accord peu respecté

Mais ces reproches ne sont pas nouveaux dans un pays en proie aux exactions des milices et dont le gouvernement ne contrôle qu’une petite partie du territoire. En mai 2019 déjà, quatre mois après la signature de l’accord, 46 civils avaient été tués par des éléments des 3R à Paoua, dans le nord-ouest du pays.

Quatre mois plus tard, Sidiki Abass, également connu sous le nom de Sidi Bi Soulemane, annonçait sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu’il occupait dans le cadre de l’accord de paix. Reste à savoir maintenant comment vont réagir les autres parties et surtout si la présidentielle pourra effectivement se tenir librement dans 6 mois.

 

 

NDLR : A signaler que le dimanche 7 juin, les éléments des 3R ont braqué et confisqué aux environs de la ville de Baboua (Nord-Ouest) trois véhicules 4x4 appartenant à deux ONGs humanitaires et un particulier. Jusqu'à quand ces criminels continueront-ils à défier ouvertement ainsi les garants et facilitateurs de l'Accord de paix

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 05:36
RCA : pas de report des élections en cas de force majeure

 

RCA : pas de report des élections en cas de force majeure (Cour constitutionnelle)

 

06.06.2020 AFP

 

La Cour constitutionnelle centrafricaine a rejeté vendredi dans un avis une proposition de loi qui ouvrait la voie à un report des élections législatives et présidentielle prévues fin 2020 en cas de force majeure.

La proposition, déposée par la majorité présidentielle, visait à modifier la constitution pour permettre un report des élections en cas de force majeure. 

Or, l‘épidémie de coronavirus, qui s’accélère dans le pays avec plus de 1.200 cas diagnostiqués à ce jour, pouvait constituer un cas de force majeur selon les auteurs du texte. 

Un report aurait donc entraîné une prolongation du mandat du Président de la République Faustin Archange Touadéra et des députés élus en 2016 jusqu‘à la tenue de nouvelles élections.

“La constitution comporte des verrous constitutionnels concernant la durée et le nombre des mandats du Président de la République”, a souligné la Cour dans son avis, ajoutant que “aucune disposition constitutionnelle ne permet de lever ce verrou ou de le contourner”. 

“Si les délais constitutionnels et légaux fixant le déroulement du processus électoral ne peuvent être respectés (…) il y a lieu, sans procéder à une révision de la constitution, de recourir à une démarche consensuelle par une concertation nationale” ont-ils affirmé.

La proposition de loi des députés de la majorité avait été vertement critiquée par les partis d’opposition. La Coalition de l’opposition démocratique (COD 2020), plateforme regroupant les principaux partis d’opposition centrafricains, avait ainsi dénoncé un “coup d’Etat constitutionnel”. 

“Je suis content que la Cour ait lu correctement le droit” s’est réjoui Anicet Georges Dologuélé, président de la COD 2020 et candidat malheureux à l‘élection présidentielle de 2016, contacté par l’AFP

La Centrafrique doit organiser pour décembre cette élection présidentielle, jugée à haut risque dans ce pays d’Afrique centrale ravagé par un conflit depuis 2013, et toujours soumis aux exactions des groupes armés qui contrôlent les deux tiers du territoire.

Quant à l’Agence nationale des élections, chargée de l’organisation du scrutin, elle tarde à prendre forme et cristallise les critiques de l’opposition.

AFP

 

Lu pour vous

 

Centrafrique, le sursaut légaliste de la Cour constitutionnelle

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris 6 juin 2020

 

La Cour constitutionnelle de Centrafrique a décidé, ce vendredi 5 juin 2020, de rejeter la proposition de loi, initiée par le Président Touadera, tendant à réviser la Constitution du 30 mars 2016.

Cette initiative venant de parlementaires prévoyait de tenir compte du cas de force majeure pour aller au-delà des échéances constitutionnelles des mandats du président de la République et des députés. Cette décision ci-jointe ne pourra que réjouir le groupe G5+ des partenaires bilatéraux et multilatéraux. 

L’indispensable consensus national


Toute Transition est donc désormais exclue. Le projet de loi initié par le gouvernement, actuellement dans le circuit, ne pourra pas davantage trouver grâce auprès de la Cour constitutionnelle.


Nul doute que cette décision est conforme au droit positif, mais aussi aux grands principes qui régissent les processus électoraux, le respect des valeurs qui fondent la démocratie et à l’impérieuse nécessité de réunir un consensus national pour combler un éventuel vide constitutionnel. L’exemple de la République démocratique du Congo (RDC), avec l’Accord de la Saint-Sylvestre du 31 décembre 2016 avait permis de surmonter, certes avec des difficultés, cette période particulière où le consensus supplée le droit qui ne peut pas tout prévoir. 

L’Accord de Khartoum en question


Etant donné le contexte actuel, à la fois sécuritaire et sanitaire,  il sera difficile de respecter le chronogramme menant à des élections avant la fin 2020- début 2021. Il reviendra donc au président Touadera de réunir les forces vives de la Nation et notamment les partis politiques, sans omettre ceux de l’opposition.

La question de la consultation des groupes armés, qui occupent illégalement le territoire national, sera posée. C’est donc l’Accord de Khartoum signé à Bangui, le 6 février 2019, entre le gouvernement et quatorze de ces groupes armés qui reviendra lors de cette recherche du consensus national.


Le choix d’une éminente personnalité, nationale voire étrangère, pour diriger cet éventuel consensus national, si les élections ne peuvent se dérouler dans les délais constitutionnels, sera déterminant pour sa réussite. 

 

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