Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 19:41
Covid-19, l’aide exceptionnelle du FMI au Rwanda de Paul Kagame

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/   Aza Boukhris - 5 avril 2020

 

Le Directeur général adjoint du Fonds Monétaire International (FMI), le Chinois Tao Zhang a annoncé, le 2 avril 2020, que le FMI accorderait une aide exceptionnelle d’urgence de 109,4 millions d’us dollars au Rwanda, afin de soutenir l’économie et en conséquence la balance des paiements du pays de Paul Kagame, particulièrement frappée par la pandémie du Covid-19.

Tao Zhang, l’ancien Vice-Gouverneur de la Banque centrale chinoise, qui a pris une grande importance au départ de la Française Christine Lagarde à la direction générale du FMI, remplacée par la très effacée Bulgare Kristalina Gueorguieva, s’est félicité de cette première aide pour un pays africain, dans le cadre du programme anti-Covid-19.

Le Rwanda apprécié du FMI

Ce programme d’un montant global de 50 milliards us dollars, devrait tenter de soutenir les économies des pays émergents et fragiles, dont la plupart à faible revenu. Cette aide sera prise dans le cadre de la Facilité de crédit rapide, avec une conditionnalité limitée pour les pays à faibles revenus.

 Le Président Paul Kagame peut se réjouir de cette aide très importante qui permettra de faire face, en partie, au trou d’air de l’économie de son pays, qui enregistrait encore une croissance de 8% du PIB, en janvier 2020.

La gouvernance de Paul Kagame récompensée 

Evidemment les exportations notamment agricoles, les recettes du  tourisme en pleine expansion et les recettes minières sont très affectées sinon réduites quasiment à néant. Bon élève du FMI, le Rwanda tire les bénéfices de sa gouvernance, certes très autoritaire mais aussi expurgée de la corruption, de la concussion et du népotisme. Le Rwanda est aussi l’un des rares pays africains à avoir pris les mesures protectrices devant la pandémie du Covid-19 : confinement généralisé, fermeture des frontières, mobilisation du secteur sanitaire et tests programmés.

Les pays de la CEMAC envient le Rwanda 

De son côté, la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC), banque centrale des six États de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) essaie, tant bien que mal, de réagir à la fois à la pandémie du Covid-19, mais aussi à la crise pétrolière. Le Comité de politique monétaire de la BEAC a certes  baissé deux de ses trois taux d’intérêt, doublé les allocations de liquidités pour les banques commerciales, programmé pour la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale ( BDEAC) un fonds de 137 millions d’euros pour des projets de lutte contre le Covid-19 et ses conséquences économiques, le recours au FMI est surtout envisagé dans le cadre de la Facilité de crédit rapide dont vient de bénéficier le Rwanda. Ce ne sera probablement pas aussi simple pour les six États de la Cemac largement pétroliers- sauf la Centrafrique-  qui font partie des États ayant la plus mauvaise gouvernance de la planète et dont les chefs d’Etat accumulent longévité exceptionnelle au pouvoir, bidouillage des élections, « biens mal acquis », népotisme caricatural et absence de développement de leur pays resté en jachère. Sauf pour l’aspect autocratique du pouvoir, on peut convenir qu’on est assez loin du Rwanda de Paul Kagame. Avec la restriction drastique des contributions des partenaires du FMI, le temps des soutiens financiers du FMI a tout-va sera bientôt révolu. Son guichet ne sera plus ouvert aussi facilement.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 19:32
Coronavirus: la Centrafrique opte pour le porte-à-porte à Bangui

 

 

http://www.rfi.fr/ 04/04/2020 - 20:10 De notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

La Centrafrique dénombre actuellement neuf cas de coronavirus dont quatre guéris, mais les premiers cas de transmission locale ont été détectés et annoncés par le ministère de la Santé le 1er avril. La mairie de Bangui a annoncé avoir mis en place une cellule de crise. La sensibilisation des populations figure parmi les priorités. 

Il est essentiel pour les autorités et les organisations de renforcer les connaissances des habitants sur ce virus dans les quartiers. Sur le terrain, avec le soutien des organisations comme Première urgence, du porte-à-porte a débuté cette semaine par les agents du ministère de la Santé.

Mamie Marthe a déjà installé devant chez elle un saut équipé d’un robinet et du savon. Elle est contente de voir les relais communaitaires : « C’est très bien. J’accepte les conseils. Même nous, les mamans, là, les vieilles mamans, là, on doit prendre beaucoup de précautions. Beaucoup de précaution pour ça ».

Mais ici, il n’y a pas d’eau du robinet tous les jours, se plaint sa petite fille Laetitia : « L’eau c’est cher. Ici là, on vend le bidon à la fontaine. 250, un bidon. Si c’est deux, c’est 500. Et on paye le pousse aussi. Ca coûte au moins 1 000 francs par deux bidons. On achète. On est obligé pour la santé ».

Toutes les deux sont inquiètes et tiennent les enfants dans la petite concession, un peu étroite pour tout ce monde.

« Ça fait peur. Il y a beaucoup de gens qui sont morts. Dans le monde entier les gens meurent », ajoute Laetitia.

Cent trente-deux relais-communautaires ont débuté le quadrillage de Bangui. Armel fait ce travail depuis dix ans. Il est à l’aise dans la sensibilisation. Il a reçu deux formations spécifiques au coronavirus.

« Nous, c’est le porte-à-porte que l’on fait. Chacun a son secteur et il y a une cartographie pour chaque secteur. Tu dois marquer la cartographie. Tout doit ressortir sur sur la fiche de pointage. Quand j’arrive dans un ménage, je prends le nom du chef du ménage. On prend directement leur contact. Là, ce sont les gens que j’ai visités aujourd’hui, quinze ménages en tout. Et l’accueil est très bon », explique Armel, relai-communautaire.

Les messages essentiels diffusés sont le lavage des mains et la prise de distance avec les gens.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 19:18
Le Ministre de la santé dément la circulation d’un vaccin expérimental

 

Centrafrique: Le Ministre de la santé dément la circulation d’un vaccin expérimental contre le coronavirus

 

Le ministre de la Santé Publique et de la Population, Pierre Somsé a déclaré vendredi 03 avril 2020 à Bangui, qu’il dément formellement et catégorique toutes les allégations qui sont dénuées de tout fondement scientifique et moral de la circulation d’un vaccin expérimental contre le COVID 19 en ce moment en République Centrafricaine.

Le Ministre Pierre Somsé a souligné que ces derniers jours, circulent sur les réseaux sociaux des informations faisant état d’un vaccin expérimental contre le coronavirus qui serait en cours d’utilisation ou d’expérimentation en République Centrafricaine.
 
Il a indiqué que le gouvernement met tout en œuvre pour la préservation de la population et la limitation de la propagation de la maladie dans notre pays.
 
Il a fait savoir que tout est parti d’une émission produite par la Chaine LCI en France avec comme principaux acteurs, le professeur Jean-Paul Mira, du service de réanimation de l’hôpital Cochin et de Camille Loch, directeur de recherche à l’ISRM pour laquelle la conversation entre ses deux sommités évoquait la possibilité de mener des recherches en Afrique.

 
Le membre du gouvernement a rassuré la population Centrafricaine que les vaccins utilisés dans le pays pour protéger les enfants, les femmes et les hommes lors des campagnes et la vaccination de routine contre la rougeole sont saines, efficaces et sans dangers.

 
Il a exhorté les femmes et les personnes ciblées par la vaccination de routine a y adhérer massivement afin de réduire de façon accélérée le taux de la mortalité infantile et maternelle dans notre pays.

 
Il convient de rappeler qu’à cause de cette émission, les centrafricains de l’étranger ont invité leurs compatriotes dans les réseaux sociaux à boycotter toutes les vaccinations, même contre le coronavirus au cas où il se présentait.
 

 ACAP

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 18:59
PRIERE DE SON EXCELLENCE PR. FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

 

PRIERE DE SON EXCELLENCE PR. FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT,

 

A L’OCCASION DE LA JOURNEE DE JEUNE ET DE PRIERE ORGANISEE PAR LA PLATEFORME DES CONFESSIONS RELIGIEUSES DE CENTRAFRIQUE AU MOMENT DE LA CRISE MONDIALE DE CORONAVIRUS OU COVID-19

 

BANGUI, 4 AVRIL 2020

 

• Mes Chers Compatriotes ;

 

Le monde entier fait face à une grande pandémie qui défie toute intelligence humaine, appelée Coronavirus, de son nom scientifique Covid-19.

 

Les médias nous rapportent quotidiennement que plus de la moitié de la population mondiale est confinée.

 

On dénombre des dizaines de milliers de morts et de centaines de milliers de malades aujourd’hui.

 

Le monde traverse en ce moment une vallée des larmes.

 

Notre pays n’est pas en reste ; nous dénombrons 8 cas confirmés de contamination et plusieurs Compatriotes tués à l’étranger par le Covid-19. 

 

Aucun plan de diagnostic et de traitement ne permet de limiter la propagation de la pandémie.

 

Mais Dieu seul peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons.

 

Dans des circonstances à la fois difficiles et éprouvantes, les enfants de Dieu devront s’approcher avec assurance du trône de grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce pour être secourus dans leurs besoins.

 

Je rends donc grâce à Dieu qui a inspiré ses Serviteurs de la Plateforme des Confessions Religieuses et vous tous, filles et fils de la République Centrafricaine, à l’effet d’observer cette journée de jeûne et de prière. 

 

Oui. Le Seigneur Dieu a déclaré que « Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ».

 

L’occasion nous est donnée aujourd’hui de nous repentir, de nous détourner de nos mauvaises voies, de demander le pardon de nos iniquités. 

Alors, Dieu exaucera nos prières et guérira notre pays de tous les maux qui le minent et de ce fléau qu’est le Covid-19. 

 

Avec humilité et communion de cœurs,

 

PRIONS :

« Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob,

Père très Saint, je te bénis. 

Je tourne ma face vers Toi, ô Seigneur Dieu,

Toi qui m’as choisi pour présider à la destinée de la République Centrafricaine, ce beau pays.

Toi qui veille sur l’accomplissement de tes promesses,

Toi qui gardes ton alliance et qui fait miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements,

Toi qui es omniscient, omniprésent et omnipotent,

Nous sommes tous coupables Seigneur à cause de notre orgueil, de notre esprit rebelle, de notre méchanceté et des actes de violence dont nos mains sont coupables. 

Nos mensonges, notre égoïsme et bien d’autres iniquités nous ont éloignés de Toi.

Alors s’est répandue sur nous, de manière soudaine et inattendue, une grande calamité, le Covid-19. Il n’en est jamais arrivé de semblable dans le monde en général et dans notre pays, en particulier.

Seigneur, à toi la justice et à nous la confusion.

J’implore ton pardon, ta miséricorde, ta bonté pour le peuple centrafricain, ton peuple, qui, comme les autres peuples du monde, traverse une période d’angoisse, de peur, de traumatisme, de drames, une période où cette grande pandémie, le Covid-19, sévit dans le monde entier.

Je t’invoque, Père formidable, fidèle et merveilleux,

Toi qui règnes en Maître absolu dans nos vies,

Je te demande, Seigneur Dieu, de pardonner nos offenses, les offenses de ce monde, avec ses ruses, ses tentations, ses contradictions et ses problèmes. 

Maintenant donc, ô notre Dieu, écoute ma prière et mes supplications, pour le peuple centrafricain.

Seigneur, selon ta grande miséricorde et par pure grâce, détourne cette pandémie de notre pays ainsi que tous ses corolaires.

Etends Ta main protectrice sur les Centrafricains et Centrafricains, partout où ils se trouvent dans le monde.

Guéris le monde entier de ce fléau, selon la manière qui te convient.

Je sais que Tu le feras, 

Toi qui nous as permis de mettre sur pied une nouvelle République, 

Toi qui nous as permis d’amorcer le développement de notre pays,

Toi qui nous as permis de connaître le début d’une vraie paix, de retrouver une sécurité durable et d’amorcer une réconciliation sans faille.

Je sais que tu ne nous délaisseras pas.

Oui, Père, agit pour ta gloire selon ta grande miséricorde, et je sais que tu le feras.

Mon Dieu, prête l’oreille et écoute. Ouvre les yeux et regarde les ruines du monde et la détresse de ton peuple.

Fais briller ta face sur la République Centrafricaine et détruit le Covid-19 et tous les autres maux qui minent le développement de ce pays et la prospérité de ton peuple.

Car ce n’est pas à cause de notre justice que nous te présentons nos supplications, c’est à cause de ta grande compassion, à cause de ton amour gratuit, sans limite, sans condition, le pardon même par essence.

Je m’adresse aussi à Toi pour toutes ces multitudes de croyants de tous pays, de toutes nations, de toutes tribus, de toutes races, de toutes ethnies, de tout temps et de tous lieux.

Père agit et ne tarde pas, ô mon Dieu. »

Daigne bénir la République Centrafricaine et son Peuple !

Par le nom puissant de notre Seigneur Jésus-Christ.

 

AMEN.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 18:24
LE QUAI d’ORSAY ANNONCE UNE IMPLOSION DES RÉGIMES AFRICAINS
LE QUAI d’ORSAY ANNONCE UNE IMPLOSION DES RÉGIMES AFRICAINS

 

Lu pour vous

 

LE QUAI d’ORSAY ANNONCE UNE IMPLOSION DES RÉGIMES AFRICAINS FACE AU COVID-19

 

Le Quai d'Orsay s'interroge avec un cynisme parfait sur l'impact terrible que pourra avoir la crise du Covid-19 en Afrique. Son Centre d'analyse, de prévision et de stratégie évoque un effondrement des potentats en place et cherche d'ores et déjà des relais frais pour la Françafrique.

Dans une note du Centre d'analyse, de prévision et de stratégie (CAPS), titrée "L'effet pangolin : la tempête qui vient en Afrique ?", que La Tribune a consultée, le Quai d'Orsay estime que la crise du Covid-19 pourrait être en Afrique "la crise de trop, qui déstabilise durablement, voire qui mette à bas des régimes fragiles (Sahel) ou en bout de course (Afrique centrale)". En tout cas, la crise du Covid-19 sera probablement le révélateur des limites de capacité des Etats, incapables de protéger leur population. En Afrique, elle va également amplifier les facteurs de crise des sociétés et des Etats. Un nombre élevé de morts, le décès d'une personnalité ou, enfin, la comparaison entre Etat fragiles (Sahel et Afrique centrale) et solides (Rwanda, Sénégal)  Ce qui pourrait déclencher une contestation.

La crise du Covid-19 va révéler de nouveaux rapports de force politique pour le contrôle de l'Etat, pendant et après la crise. "Anticiper le discrédit des autorités politiques signifie accompagner en urgence l'émergence d'autres formes d'autorités africaines crédibles pour s'adresser aux peuples afin d'affronter les responsabilités de la crise politique qui va naître du choc provoqué par le Covid-19 en Afrique", fait valoir le CAPS. Pour l'heure, l'Afrique était mercredi encore peu touchée par le virus avec 200 décès (5.778 cas). Mais l'ouragan est en approche.

Le coup fatal à certains régimes africains

"Face au discrédit des élites politiques, il convient de trouver d'autres interlocuteurs africains pour affronter cette crise aux conséquences politiques", affirme ce groupe de réflexion du ministère des Affaires étrangères, chargé de mener des missions d'analyse de l'environnement international. D'autant que le risque d'infection d'un dirigeant âgé et déjà malade pourrait avoir de lourdes conséquences et obligerait la France "à se positionner clairement et rapidement sur la fin d'un système et sur une transition". Pour le CAPS, il est clair que l'onde de choc à venir du Covid-19 en Afrique pourrait être "le coup de trop porté aux appareils d'Etat". Pourquoi ? Parce que le taux de médicalisation est quasi-nul et les systèmes de santé nationaux peuvent être considérés comme saturés d'office, estime-t-il.

La plupart des Etat africains vont faire "massivement la preuve de son incapacité à protéger ses populations. Cette crise pourrait être le dernier étage du procès populaire contre l'Etat, qui n'avait déjà pas su répondre aux crises économiques, politiques et sécuritaires", souligne le Quai d'Orsay.

Selon le CAPS, en Afrique de l'Ouest, les mesures de confinement saperont l'équilibre fragile de l'informel, économie de survie quotidienne essentielle au maintien du contrat social. En Afrique centrale, "le choc pourrait précipiter la crise finale de la rente pétrolière au Cameroun, au Gabon et au Congo-Brazzaville (effondrement d'un prix du baril déjà en crise avec la demandé, aggravé par un ralentissement de la production, et risque d'accélération de la réflexion d'opérateurs pétroliers - Total au premier chef - de quitter ces pays), là aussi au cœur des équilibres sociaux", précise le Quai d'Orsay. Dans les deux cas, cela pourrait constituer le facteur économique déclencheur des processus de transition politique.

Des populations abandonnées mais manipulées

Certains pays africains devront faire face à ce qu'appelle le CAPS, un "virus politique". Il part du principe que les villes seront l'épicentre des crises et que très rapidement, la question du ravitaillement des quartiers se posera pour l'eau, la nourriture et l'électricité. "Des phénomènes de panique urbaine pourraient apparaître : elles sont le terreau sur lequel se construisent les manipulations des émotions populaires. Cette recette fait le lit d'entreprises politiques populistes", explique le CAPS. Ce sont les classes moyennes en cours de déclassement qui seront les premières fragilisées, car leur quotidien risque de s'effondrer, précise-t-il.

Résultat, la question de la sélection ne portera pas sur les personnes à sauver sur le plan médical (faute de capacités d'accueil), mais "sur les besoins de premières nécessités : quel quartier ravitailler ? Quelles autorités locales crédibles peuvent être les relais d'organisation de la distribution ? Quels produits de première nécessité fournir dans une phase attendue de pénurie ?

Le poids des réseaux sociaux va considérablement peser, a fortiori avec le confinement qui va couper littéralement les sociétés des institutions publiques. Faute de parole publique crédible, "les thèses complotistes commencent déjà à fleurir et s'ajoutent aux simples fausses informations pour participer d'une perte de contrôle des opinions publiques. A cela s'ajoutent les dynamiques de rumeurs populaires, lesquelles sont tout autant susceptibles d'être instrumentalisées pour orienter des violences collectives", avertit le Quai d'Orsay.

Quels interlocuteurs pour la France ?

> Pour la France, dans ce chaos, il s'agit de trouver des interlocuteurs à la fois fiables et légitimes pour compenser la possible faillite des Etats. "L'immanquable détournement de biens publics (à commencer par des masques) et de l'aide sanitaire internationale à venir (déjà dénoncée sous le terme « Covid-business ») peut facilement cristalliser l'ultime perte de crédit des dirigeants", justifie ainsi le CAPS. A ce stade, quatre catégories d'acteurs ont la capacité de mobiliser des foules. Ils doivent "donc d'ores et déjà constituer des interlocuteurs pour nos efforts de gestion de la crise en Afrique", estime le Quai d'Orsay.

Quels sont ces interlocuteurs ? Les premiers sont les autorités religieuses. Si des institutions ont accepté d'accompagner les premières consignes (Eglise catholique, certaines confréries musulmanes), d'autres, qui ont fondé leur succès sur la canalisation politique des émotions populaires, pourraient vouloir défier l'ordre public pour imposer le leur dans ce moment de faiblesse de l'Etat.. Les deuxièmes sont les diasporas, qui peuvent avoir un devoir d'information civique. Les troisièmes sont les artistes populaires : "ils restent - à quelques exceptions près - des autorités morales crédibles et façonnent les opinions publiques", assure le CAPS.

Les quatrièmes peuvent être des entrepreneurs économiques et des businessmen néo-libéraux. "Ils peuvent jouer un rôle s'ils décident d'engager leurs moyens ou de se poser en intermédiaires entre le système de gouvernance mondiale et l'Afrique, mais dans tous les cas, ils souligneront la faillite de l'Etat", note le Quai d'Orsay. Enfin, face à l'incapacité de l'Etat à protéger ses populations et face aux possibles ambitions opportunistes de certains, il convient, selon le CAPS, de "soutenir des paroles publiques d'experts africains scientifiques et spécialistes de la santé". Il existe une communauté scientifique médicale africaine qui peut être mobilisée et soutenue.

 

https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/020420/le-quai-dorsay-annonce-une-implosion-des-regimes-africains-face-au-covid-19 

 

Tiré de la page Makaila Nguebla

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 17:50
Centrafrique: le KNK accuse les autorités d’avoir cherché à arrêter Bozizé
Centrafrique: le KNK accuse les autorités d’avoir cherché à arrêter Bozizé

 

 03/04/2020 - 23:56 De notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset RFI

 

En RCA, une nouvelle opération des forces de l’ordre a eu lieu vendredi matin à Bangui au point kilométrique 12. Des forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de plusieurs militaires au niveau du marché Caprin situé dans le quartier Sassara, quartier où se situe l’une des résidences de François Bozizé. Le KNK affirme qu’il y a eu tentative d’arrestation de l’ancien président.

Six militaires en fonction ont été arrêtés, deux armes saisies. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu organiser l’attaque de la prison de Ngaragba pour libérer les personnes interpellées samedi dernier, précise le procureur général. Il n’était pas question de perquisition du domicile de François Bozizé qui se trouve à quelques mètres de là, ni d’une tentative d’arrestation de l’ancien président, affirme Eric Didier Tambo.

Du côté du KNK, le parti de Bozizé, on réfute cette version. Christian Guenebem, porte-parole du mouvement, assure que c’était une opération dans l’objectif d’arrêter François Bozizé. « Nous avons perçu cela comme une provocation inutile », déclare-t-il, considérant que le KNK a fait la preuve de sa volonté d’apaisement. Le porte-parole estime que de telles actions créent des risques de « dérapages ».

Cette opération fait suite à celle menée le week-end dernier au domicile du ministre Ndomaté. Ce dernier tenait une réunion avec des leaders anti-balaka pour notamment discuter de l’harmonisation des grades prévus par l’accord de paix, se défend-il. Le procureur général avait évoqué, lui, les soupçons d’une conspiration.

 

Centrafrique: le KNK accuse les autorités d’avoir cherché à arrêter Bozizé
Centrafrique: le KNK accuse les autorités d’avoir cherché à arrêter Bozizé
Centrafrique: le KNK accuse les autorités d’avoir cherché à arrêter Bozizé
Centrafrique: le KNK accuse les autorités d’avoir cherché à arrêter Bozizé

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 17:44
LA DATE DU 27 DECEMBRE 2020 EST ABSOLUMENT INTENABLE par Aristide REBOAS

Lu pour vous

 

RCA : A MOINS D’UN MIRACLE OU DE VOULOIR DES ELECTIONS BACLEES, LA DATE DU 27 DECEMBRE 2020 EST ABSOLUMENT INTENABLE.

 

Par Corbeaunews 5 avril 2020

 

Bangui (République centrafricaine) – Aujourd’hui toute la classe politique centrafricaine, la société civile et la communauté internationale doivent se rendre à l’évidence qu’il est impossible d’avoir, d’ici le 27 décembre 2020, de bonnes élections, c’est-à-dire des élections démocratiques, libres, transparentes et crédibles.

 Prendre le risque de tenir coûte que coûte ce délai du 27 décembre 2020, c’est vouloir des élections bâclées, mal préparées et mal organisées. Ce serait prendre la responsabilité de faire courir à la République Centrafricaine de fortes contestations post-électorales, tendre le climat politique et donc favoriser la survenance d’une énième crise politique, voire militaro-politique dans le pays.

 Il faut faire observer avec force que dès l’investiture du Président Faustin Archange TOUADERA le 30 mars 2016 et l’installation des députés en mai 2016, tout le monde savait que les prochaines élections générales se tiendraient 5 ans après, avant le 30 mars 2021.

Le degré élevé de l’impréparation observé actuellement à propos de ces futures consultations n’est imputable qu’au Gouvernement. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour commencer à préparer les élections ? Si les élections ne se tiennent pas le 27 décembre 2020, ce serait la faute du Gouvernement et de l’Autorité Nationale des Elections. Notre pays a opté pour la démocratie. En conséquence, le peuple centrafricain doit ainsi pouvoir choisir librement et de façon transparente ses dirigeants.

Mais le contexte actuel de la République Centrafricaine ne permet d’avoir d’ici le 27 décembre 2020, des élections réellement démocratiques, libres, transparentes et équitables pour tous, pour plusieurs raisons. Il faut être lucide et responsable pour l’admettre.

J’ai été le premier à déclarer ma candidature à l’élection présidentielle de 2020 mais compte tenu du degré d’impréparation de ces élections,

A/ UNE CONDITION FINANCIERE PAS REUNIE

Le budget des élections générales de 2020 n’est pas disponible quand bien même le Gouvernement a ouvert un compte séquestre à la BEAC qui ne comporte pas grand-chose. Par ailleurs, l’Union Européenne a signé une convention avec le Gouvernement pour un don à hauteur de 15 millions d’euros environ sauf que le décaissement n’est pas pour bientôt. Cela dépendra d’un certain nombre de conditions, la garantie de la transparence du processus électoral à commencer par l’installation des démembrements de l’ANE qui est déjà vivement contestée et remise en question, la transparence dans la gestion de ces fonds, le vote des réfugiés.

B/ UNE CONDITION INSTITUTIONNELLE PAS REUNIE

 L’Autorité Nationale des Elections (ANE) dans sa configuration actuelle ne sera pas à même d’organiser valablement les prochaines élections faute de mandat. Son mandat expirera le 24 décembre 2020 alors que le premier tour aura lieu le 27 décembre. Les membres de l’ANE auront donc perdu toute légitimité pour organiser ces élections. Créée en 2013, l’ANE doit désormais être régie par une Loi Organique portant Organisation et Fonctionnement et c’est une exigence de la Constitution du 30 mars 2016.

Ce projet de Loi Organique avait été introduit à l’Assemblée Nationale avant d’être retiré par le Gouvernement en raison des modifications profondes que le document avait subies à la Commission Lois. Depuis, on n’entend plus parler de ce projet. L’opposition en fait une réclamation. Sans adoption de ce texte, on ne pourra aller aux élections, sauf à violer la Constitution. Après l’adoption de ce texte, il faudra certainement revoir la composition de cet organe de gestion des élections et désigner de nouvelles personnalités. Tout cela prendra du temps.

 C/ UNE CONDITION SECURITAIRE PAS REUNIE

 On n’organise pas des élections dans un climat d’insécurité aigue. Les prochaines élections générales ne doivent pas se tenir dans les mêmes conditions que celles de 2015-2016 dans un climat sécuritaire très tendu, par la présence et l’influence des groupes armés sur l’ensemble du territoire. Malgré la signature d’un accord de paix entre le Gouvernement et les groupes armés, la sécurité n’est toujours pas revenue dans le pays. Les groupes armés sont toujours présents dans plusieurs localités qu’ils régentent.

D’abord, aujourd’hui, l’ANE ne peut circuler dans certaines régions pour installer ses démembrements, et procéder à l’enrôlement des électeurs. Ensuite, au moment de la propagande, les futurs candidats ne seront pas à mêmes de se rendre partout dans le pays pour battre sereinement campagne. Pas d’élection sans campagne électorale.

Enfin, les centrafricains auront peur de se déplacer pour se faire enrôler dans certaines zones du pays et risqueront de rester chez eux le jour des scrutins, par peur. Les candidats n’accepteront pas d’aller aux élections dans un climat d’insécurité.

Cette insécurité persiste en raison de l’inaction ou des mauvais choix politiques du Gouvernement surtout que le Président avait de la sécurité l’axe majeur de sa politique à mener après son investiture. Elle est due aussi à l’inaction de la MINUSCA qui n’a pas fait usage de son mandat robuste pour désarmer de gré ou de force les groupes armés.

On note que le terrain des violations de la liberté d’aller et venir notamment pour les futurs candidats aux législatives et présidentielle. Dans le nord, la situation est grave telle que l’illustre l’empêchement du député Martin ZIGUELE par les éléments du groupe armé 3R de circuler du côté de Bocaranga, sa circonscription. Il en a été de même pour le député KABIROU dans la Ouaka.

Comment aller aux élections dans ces conditions ? Les candidats doivent pouvoir circuler librement sur toute l’étendue du territoire, battre campagne pour présenter leurs projets politiques et susciter l’adhésion des populations.

A cette allure, il n’y aura pas d’élections libres. Elles seront influencées par les groupes armés en faveur de tel ou tel autre candidat, ce qui provoquera des troubles postélectoraux.

D/ UNE CONDITION SANITAIRE PAS REUNIE

Le coronavirus est venu rendre hypothétique la date du 27 décembre 2020. Le confinement est venu aggraver le retard dans la préparation des élections générales de 2020. L’ANE voit son travail aujourd’hui impacté par cette pandémie. Les mesures barrières décrétées par le Gouvernement jouent négativement sur l’avancement du travail de l’ANE en termes de ralentissement. Certains fournisseurs de l’ANE qui sont en Chine, en France, au Cameroun ont suspendu leurs activités et ne pourront pas fournir à temps leurs prestations à l’ANE. Ce qui aura pour effet d’aggraver le retard.

 E/ UNE CONDITION TECHNIQUE PAS REUNIE

 L’ANE doit faire un travail technique. Ce travail n’a toujours pas démarré. D’abord, l’opération de cartographie lancée en novembre 2019 n’a pas été réalisée sur toute l’étendue du territoire. Il reste la zone géographique n°4 composée de la Basse Kotto, de la Haute Kotto, du Mbomou, du Haut Mbomou, de Bamingui Bangoran et de la Vakaga. La raison en est l’insécurité. Il s’agit ensuite de l’enrôlement des électeurs qui aurait dû commencer en janvier 2020 ; jusqu’à ce jour 03 avril, rien n’a démarré. C’est une opération qui va prendre au minimum 3 à 4 mois en tenant compte des réclamations par rapport à l’inscription ou non des électeurs en âge de voter.

L’installation des démembrements des électeurs déjà entamée début mars 2020 en provinces a été vivement critiquée et remise en cause et suspendue car l’ANE s’était abstenue d’informer préalablement et d’associer les partis politiques concernés. Les partis politiques se sont trouvés devant le fait accompli et ont saisi la Présidente de l’ANE et le Président du Cadre de Concertation et de Dialogue. Ce processus d’installation des démembrements de l’ANE doit être intégralement repris dans un souci de transparence.

 F/ LA CONDITION LIEE AU DDRR ET A LA DISSOLUTION DES GROUPES ARMES PAS ENCORE REUNIE

 Il est inacceptable de tenir des élections dans le même contexte d’il y a 5 ans (2015-2016). Lors de ces élections, il y avait eu la présence et une forte influence des groupes armés au détriment de certains candidats et partis politiques.

Les centrafricains espéraient un désarmement complet dans le pays et la disparition des groupes armés après le retour à l’ordre constitutionnel. Force est de constater que malgré l’accord de paix signé entre le Gouvernement et les groupes armés, aucun groupe armé n’est dissout ; tous les groupes armés signataires de l’accord de paix gardent leurs positions, écument plus de la moitié du territoire centrafricain, continuent de s’adonner à des violences contre les civils et même les humanitaires. Ces groupes armes refusent clairement d’exécuter leur engagement, celui de s’auto-dissoudre trois mois après la signature de l’accord de paix (6 février 2019).

Le Président de la République et les députés centrafricains doivent être élus au suffrage universel direct. Autrement dit, le Président de la République et les députés doivent être élus par tous les centrafricains et dans toutes les 16 préfectures de la RCA. C’est une obligation contenue dans la Constitution centrafricaine.

Tous les citoyens centrafricains remplissant les critères pour voter doivent pouvoir voter pour l’élection du Président de la République, Chef de l’Etat et des députés ; par conséquent, il ne faut pas qu’on nous organise des élections qui ne verront que la participation des citoyens centrafricains se trouvant dans la capitale Bangui et dans deux ou trois préfectures sur les 16 que compte le pays. De telles élections limitées seulement à Bangui et à quelques préfectures ne seront donc pas valables et devront être annulées. Il faut que toutes les 16 préfectures participent effectivement à ces élections. Il faut que les compatriotes se trouvant dans les zones occupées par les rebelles puissent être enrôlés et disposer de cartes pour pouvoir voter. Or, le contexte actuel ne permet pas tout cela. Il faut donc que les groupes armés désarment avant que les centrafricains n’aillent aux élections.

Dans toute la RCA (16 préfectures), le vote doit être organisé, pas seulement à Bangui. On ne va pas voter un Chef de l’Etat de transition mais un Président de la République, Chef de l’Etat et des Députés de la Nation. La République, l’Etat, ce n’est pas Bangui et quelques localités, c’est l’ensemble des 16 préfectures.

Le vote doit se dérouler sur toute l’étendue du territoire, y compris les localités écumées et contrôlées par les groupes armés. Ce qui revient à la l’éternelle question ou débat sur la sécurité en RCA, ce débat qui nous tient, nous retient et nous maintient comme dans une chaine depuis des décennies. De plus, les partenaires de la RCA exigent aujourd’hui que les centrafricains réfugiés puissent aussi voter.

La condition est que les groupes armés doivent s’auto-dissoudre comme l’exige l’accord de paix. Il faut que toutes les Préfectures de la RCA soient totalement libérées, que l’autorité de l’Etat gagne tout le pays, que la liberté d’aller et venir redevienne une réalité sur toute l’étendue du territoire, pas d’entrave comme on l’a constaté avec l’incident de Man (Bocaranga) ou à Alindao, avec l’empêchement des élus de la nation dont Martin ZIGUELE, au motif qu’ils n’avaient pas reçu une autorisation préalable des groupes armés… Dans la Ouaka, la Basse Kotto et le Mbomou par exemple, les agents de l’ANE avaient été empêchés de circuler pour réaliser leur mission de préparation des élections, leurs matériels ont été confisqués par les groupes armés.

En conclusion, rien n’est prêt pour aller aux élections. Théoriquement, il reste 8 mois pour aller aux élections, mais en réalité, il ne reste que 5 mois si l’on exclut les week-ends, les jours fériés et l’effet coronavirus. Le retard est déjà considérable. Aller coûte que coûte aux élections le 27 décembre, ce serait organiser volontairement des élections bâclées, non démocratiques, non libres et équitables ; ce serait dont vouloir des contestations post-électorales et vouloir provoquer une grave crise sociale, institutionnelle et politique dont les victimes seraient, comme d’habitude, les centrafricains. Il faut se rendre à l’évidence et réfléchir politiquement à une solution politique et éviter le pire à notre pays.

Il est urgent que le Président TOUADERA réunisse les forces vives de la nation pour convenir d’une solution politique et institutionnelle, pour ne pas être mis sur la touche à partir du 30 mars 2021.

Il faut anticiper très vite, s’ouvrir, discuter et mettre en place un gouvernement de très large ouverture de quinze (15) mois, ce qui aura pour effet d’apaiser le pays, de permettre au Président TOUADERA de demeurer en fonction et d’organiser plus sereinement les élections.

Naturellement les éminents juristes et constitutionnalistes doivent se réunir pour débattre des contours juridiques et faire des propositions.

Les centrafricains ne sont pas obligés d’aller aux élections dans les conditions actuelles. Les temps ont changé. Les centrafricains ne sont plus dupes.

Mieux vaut prévenir.

 

Fait à Saint-Pierre-des Corps, le 05 avril 2020

 

Aristide Briand REBOAS,

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 17:34
Centrafrique, l’institut Pasteur de Bangui, une oasis dans le désert
Centrafrique, l’institut Pasteur de Bangui, une oasis dans le désert

 

Lu pour vous

 

 

https://mondafrique.com/ Aza Boukhris 3 avril 2020

 

La République centrafricaine est trop souvent dans l’actualité pour de mauvaises nouvelles. Rares sont celles qui apportent du réconfort et de l’espoir dans l’avenir. L’institut Pasteur de Bangui (IPB) en fait partie et mérite un coup de projecteur.

Cette structure est dédiée à la recherche biomédicale, mais aussi au renforcement des structures de santé publique et d’analyse du pays. Grâce à ses laboratoires et à ses spécialistes d’analyses médicales, de vaccination et de traitement de maladies comme la rougeole, la fièvre jaune, le VIH, le paludisme, l’IPB apporte son savoir-faire et son aide aux infrastructures sanitaires nationales, aujourd’hui en très grande difficulté. Ses publications dans des revues reconnues à l’international et ses travaux de recherche ont fait de l’IPB un centre de référence régional de l’OMS.

Une coopération exemplaire 

L’IPB, créé en 1961 fait partie des 32 instituts du réseau international de l’Institut Pasteur de Paris. Avec sa nature juridique de Fondation privée à but non lucratif, l’Institut Pasteur de Paris jouit d’une certaine autonomie vis-à-vis de l’État français. A Bangui, l’IPB exerce ses missions d’utilité publique dans le cadre du dispositif de la coopération française de l’Ambassade de France et avec l’agrément des autorités centrafricaines sur la base d’une convention d’établissement précisant son cadre de fonctionnement. Comprenant globalement une centaine de personnes, l’IPB bénéficie d’un espace végétal appréciable en plein centre de la capitale et d’infrastructures biomédicales et de recherche aux normes de l’Institut Pasteur de Paris.

Au rythme annuel des restrictions budgétaires de la coopération française mais grâce à la politique de bourses de formation de haut niveau pour des spécialistes centrafricains, l’IPB a vu le remplacement progressif des spécialistes et techniciens francais par l’arrivée d’homologues centrafricains dans ses laboratoires de recherche.

Outre le directeur général nommé par l’Institut Pasteur de Paris, les assistants techniques français sont aujourd’hui peu nombreux (3) et occupent principalement des postes de direction des services administratif et financier. La quasi totalité des spécialistes et techniciens des laboratoires de recherche sont des Centrafricains formés par l’Institut Pasteur de Paris et soutenus périodiquement par des missions d’experts. Le directeur scientifique est Centrafricain. A ce titre, l’IPB peut être cité comme un exemple d’une coopération nord-sud réussie..

Un Laboratoire P3+ de niveau international

Dans ses laboratoires de recherche, les spécialistes  » Pasteuriens » étudient les différents virus comme les rétrovirus, les arbovirus, les entomovirus, les virus oncogènes, les rotavirus, les virus émergents, mais aussi les hépatites virales, le VIH, les zoonoses et les myabactéries. Depuis 2011, l’IPB peut s’enorgueillir de posséder un laboratoire P3 + qui est un laboratoire de très haute sécurité biologique bénéficiant d’une triple protection renforcée pour la conservation et l’étude des virus les plus dangereux et souvent encore mal connus.

Grâce à cet outil de haute technologie et hyper sécurisé, l’IPB est très présent dans la recherche sur la fièvre de Marburg, l’Ebola, la variole du singe, le Chikingunia et les autres fièvres hémorragiques. Ses études ont permis d’éviter de fortes épidémies dans certaines régions du pays et dans la sous-région.

Un prix Nobel, jadis, à Bangui

L’IPB a été l’un des premiers à découvrir le vecteur des réservoirs de virus des chauves-souris dans la transmission à l’homme, causant ainsi l’émergence et la propagation de certaines épidémies  récemment apparues. Avec la pandémie du Covid-19, souhaitons que l’IPB aura les moyens humains et financiers pour développer ses recherches, comme ce fut le cas au début des années 1980, avant la découverte, en 1983, du virus VIH-1 du sida par l’ équipe du professeur Montagnier et de Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine, qui fit quelques missions à l’Institut Pasteur de Bangui.

 

https://cf.ambafrance.org/Presentation-de-l-Institut-Pasteur

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 18:48
Tchad: une ONG dénonce l’existence de cachots secrets, le pouvoir dément
Tchad: une ONG dénonce l’existence de cachots secrets, le pouvoir dément

 

Tchad: une ONG dénonce l’existence de cachots secrets, le pouvoir dément

 

http://www.rfi.fr/ 03/04/2020 - 14:54

 

La Convention tchadienne de défense des droits de l’homme est montée au créneau. Elle dénonce l’existence de plus d’une dizaine de cachots secrets aux mains de l’ANS, une agence qui dépend directement de la présidence du Tchad. Des accusations rejetées par le ministre de la Justice.

Le secrétaire général de la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme assure qu’ils avaient découvert depuis bien longtemps l’existence de ces cachots secrets. Ils sont, selon lui, sous contrôle de l’Agence nationale de sécurité, qu’il décrit comme « une police politique du pouvoir », et quelque 200 personnes y seraient détenues.

Son organisation a décidé de le dénoncer au grand jour après avoir localisé avec certitude un de ces cachots situé dans un immeuble de Ndjamena. L’ONG y aurait identifié ses 29 pensionnaires, des prisonniers qui seraient détenus dans des conditions « épouvantables », selon le secrétaire général de la Convention tchadienne pour la défense des droits de l'homme (CTDDH), Mahamat Nour Ibedou.

« Ils sont quotidiennement soumis à des humiliations, des tortures tant physiques que morales, en les nourrissant très mal. On ne les laisse pas se laver normalement. Ils sont dans des cellules qui contiennent 14 personnes ou des cellules de 15 personnes. Leurs parents d’ailleurs ne savent même pas s’ils sont vivants », ajoute Mahamat Nour Ibedou.

« Faux »

« Totalement faux », a réagi, ce jeudi, le ministre tchadien de la Justice, même s’il reconnaît qu’un petit nombre de détenus déjà jugés comme Hassane Boulmaye, ou quelques autres encore sous enquête, ont été placés sous la responsabilité de l’ANS.

« La maison d’arrêt d’Amsinene est vraiment perméable. Elle n’offre aucune garantie de sécurité. Et donc, certaines personnes qui semblent être très dangereuses sont gardées sous le mandat de la justice au niveau des locaux de l’Agence nationale de la sécurité », justifie Djimet Arabi.

Le ministre tchadien assure que ceux qui n’ont pas encore fait l’objet d’une procédure judiciaire sont généralement remis à la justice au bout de quelques semaines au plus. L’organisation des droits de l’homme, elle, assure que certains sont détenus au secret depuis des années.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 18:24
Les pangolins pourraient bien être porteurs de souches de coronavirus
Les pangolins pourraient bien être porteurs de souches de coronavirus

Lu pour vous 

 

Les pangolins pourraient bien être porteurs de souches de coronavirus

 

https://www.nationalgeographic.fr/ vendredi 27 mars 2020

 

Ces six pangolins javanais (Manis javanica) ont été saisis dans un immeuble à Guangzhou, en Chine. Selon les chercheurs, le commerce illégal de pangolins vivants et de viande de pangolin doit être définitivement interdit pour empêcher la propagation de nouvelles maladies.

 

Les pangolins pourraient bien être porteurs de souches de coronavirus. Pour les scientifiques et les conservationnistes, cette nouvelle étude est un nouvel argument de lutte contre le commerce illégal des pangolins

 

De nouvelles recherches révèlent que les pangolins javanais pourraient être les hôtes de nouveaux coronavirus

De nouvelles recherches révèlent qu'une petite proportion de pangolins sont porteurs de coronavirus liés à la souche responsable de la pandémie de COVID-19, selon un article publié le 26 mars dans la revue Nature.

Cela fait des pangolins les seuls mammifères avec les chauves-souris connus comme porteurs de virus similaires au nouveau coronavirus. Bien que la nouvelle étude ne permette ni d'affirmer ni d'infirmer que les pangolins sont liés à la pandémie actuelle, elle indique qu'ils pourraient jouer un rôle dans l'émergence et la propagation de nouveaux coronavirus.

« S'il y a un message clair dans cette crise mondiale, c'est que la vente et la consommation de pangolins sur les marchés [d'animaux vivants] devraient être strictement interdites pour éviter de futures pandémies », explique Paul Thomson, un biologiste de la conservation qui a cofondé l'association à but non lucratif Save Pangolins.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, les chauves-souris sont les réservoirs les plus probables du nouveau coronavirus, le SRAS-CoV. Mais le virus a probablement infecté une autre espèce avant de se répandre chez l'Homme.

Les pangolins - les mammifères les plus braconnés au monde - ont été identifiés comme des porteurs de coronavirus, écrit Dan Challender dans un email. Dan Challender dirige le groupe de spécialistes des pangolins de l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), qui statue sur l'état de conservation des espèces. Il n'est donc pas surprenant, selon lui, qu'ils soient devenus un élément central de la recherche sur le nouveau coronavirus.

Bien que le commerce international des huit espèces connues de pangolins soit strictement interdit, ceux-ci restent les mammifères les plus braconnés au monde. Les écailles de milliers de pangolins sont chaque année passées en contrebande en Chine à des fins médicinales. Leur viande est par ailleurs considérée comme un mets délicat par certaines franges des populations chinoise et vietnamienne. Étant donné que les coronavirus peuvent être transmis par certains fluides corporels, les matières fécales et la viande, le commerce de pangolins vivants à des fins alimentaires est plus préoccupant pour la propagation de la maladie que celui des écailles.

En Chine, il est illégal de manger du pangolin. On en trouve pourtant toujours sur les cartes de certains restaurants. Les pangolins étaient également régulièrement disponibles à la vente sur les marchés d'animaux vivants jusqu'au 26 janvier, lorsque la peur du nouveau coronavirus a incité le gouvernement à les fermer.

SIMILARITÉS GÉNÉTIQUES

Cette nouvelle étude révèle que les séquences génétiques de plusieurs souches de coronavirus trouvées dans les pangolins étaient entre 88,5 % et 92,4 % similaires à celles du COVID-19.

Des analyses ont été conduites sur dix-huit pangolins javanais (Manis javanica) libérés en 2017 et 2018 afin de déceler l'éventuelle présence de coronavirus. Cinq des dix-huit pangolins testés étaient porteurs de coronavirus. Les activistes et défenseurs de la faune ont renouvelé l'expérience en testant d'autres pangolins capturés à l'état sauvage une fois ceux-ci libérés, découvrant ainsi qu'une partie des spécimens étaient également porteurs de coronavirus. Ils ont ensuite séquencé les génomes de ces virus et les ont comparés au SARS-CoV-2.

REPORTAGE : LE PANGOLIN, MAMMIFÈRE LE PLUS BRACONNÉ AU MONDE

Prudents dans la formulation choisie, les chercheurs notent que les similitudes génomiques « ne permettent pas de suggérer » que les pangolins sont l'hôte intermédiaire qui a permis la transmission du SARS-CoV-2 entre les chauves-souris et les Hommes. Mais ils ne l'excluent pas non plus. L'étude conclut cependant que les pangolins devraient être considérés comme des hôtes potentiels pour les futurs coronavirus.

« Cette étude est bienvenue », écrit Challender. « Des recherches supplémentaires devront être conduites sur les pangolins, mais aussi sur d'autres espèces, qui peuvent avoir joué un rôle essentiel dans la transmission du SRAS-CoV-2 aux Hommes. »

 

Wildlife Watch est un projet d'articles d'investigation commun à la National Geographic Society et à National Geographic Partners. Ce projet s'intéresse à l'exploitation et à la criminalité liées aux espèces sauvages. Retrouvez d'autres articles de Wildlife Watch à cette adresse et découvrez les missions à but non lucratif de la National Geographic Society ici. N'hésitez pas à nous envoyer vos conseils et vos idées d'articles et à nous faire part de vos impressions à l'adresse ngwildlife@natgeo.com.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com