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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 20:59
Le greffier de la CPI en visite en Ouganda avant le procès du commandant de la LRA 

 

 

 

APA-Kampala (Ouganda) - 2016-12-01 17:28:18 - Le greffier de la Cour pénale internationale (CPI), Herman Von Hebel est attendu samedi, en Ouganda pour une visite de six jours, a appris APA jeudi de source officielle.



Durant son séjour, Hebel va s’adresser à la presse et rencontrera les victimes de la rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur rebelle (LRA), au sujet du processus judiciaire de la CPI, des services de soutien aux victimes et à la population.



La visite intervient avant le procès de Dominic Ongwen, ancien commandant de la Brigade Sinia de la LRA.



Le procès d’Ongwen débutera le 6 décembre par des déclarations préliminaires qui vont s’étaler trois jours, suivies d’une suspension d’audience jusqu’au 16 janvier 2017, date à laquelle débutera l’audience complète.



La coordonnatrice de la CPI pour l’Ouganda et le Kenya, Maria Mabinty Kamara a indiqué que la visite de Hebel sera une preuve de solidarité de la Cour aux victimes de la guerre lorsque le procès d’Ongwen débutera au tribunal de La Haye.



Le bureau du greffier est un organe neutre de la CPI qui fournit des services à tous les autres organes afin que la CPI puisse fonctionner et mener des procédures judiciaires ''équitables, crédibles et efficaces'' en tant que mandat de la Cour, dans le but de mettre fin à l’impunité pour les atrocités de masse.



L’ancien commandant des rebelles , Dominic Ongwen , fait l’objet de 70 chefs accusations de crimes de guerre, dont des accusations de meurtre, de viol et de torture, de destruction de biens, de pillage et d’enrôlement d’adolescents de moins de 15 ans dans les conflits armés dans le nord de l’Ouganda entre le 1er juillet 2002 et le 31 Décembre 2005.



Plus de 4000 victimes dans le nord de l’Ouganda ont été retenues par le tribunal pour participer au procès d’Ongwen, et seront représentées par 11 avocats.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4869302#sthash.SRHQGi71.dpuf

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Centrafrique-Presse.com
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 19:09
LA MINUSCA MET EN GARDE LES GROUPES ARMES EN CAS DE NOUVEAUX AFFRONTEMENTS

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, 30 novembre 2016 – La MINUSCA met en garde les groupes armés qui s’affrontent depuis une semaine à Bria, centre de la Centrafrique, que ses Casques bleus ne toléreront pas de nouveaux affrontements. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, le Commandant adjoint de la force de la MINUSCA, le Général Daniel Sidiki Traoré, a affirmé que ses troupes seront intransigeantes en cas de nouveaux affrontements, que ce soit à Bria ou partout ailleurs en Centrafrique, tout en précisant que des consignes ont été déjà données aux Casques bleus, pour adopter une posture musclée.

 

Parlant aux journalistes, le Général Traoré a affirmé que les Casques bleus onusienne feront désormais usage de la force pour protéger la population civile. « A partir de maintenant, notre posture va être beaucoup plus musclée. On ne veut plus qu’il y ait des combats dans les localités où il y a des populations », a-t-il souligné. Le Général Traoré a aussi mentionné qu’une ligne rouge a été installée autour de la ville de Bria et que tous les groupes armés qui tenteraient de franchir cette ligne seraient « responsables de ce qui leur aurait arrivé ».

 

Le Général Traoré a également mentionné que les forces de la MINUSCA sont à pied d’œuvre en ce moment, pour que le conflit de Bria ne puisse gagner d’autres localités. Il a aussi noté que les responsables de la MINUSCA ont également donné des instructions claires à la Force pour assurer la protection des populations civiles et réaffirmé leur totale confiance à son personnel civil et militaire déployés dans les préfectures, en particulier ceux de Bria, en soulignant leur impartialité et celle de toute la Mission.

 

De son côté, le Directeur du Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA, Hervé Verhoosel, a rappelé l’ouverture d’un sommet ce 30 novembre à Libreville, des Chefs d’Etat consacré à la situation en RCA. Le président Touadéra participe à cette rencontre au cours de laquelle les pays de la région se penchent sur la sécuritė sous-régionale, notamment en Centrafrique. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA, Parfait Onanga-Anyanga prend également part à ce sommet, conformément au mandat de la MINUSCA qui prévoit un appui de la Mission aux autorités centrafricaine, dans le processus politique.

 

La semaine dernière, toujours dans le cadre des efforts en vue de ramener la paix en Centrafrique, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et son Adjointe, accompagnés des responsables de l’Union Africaine et de la CEEAC, ont effectué des déplacements à Bambari et à Bria. L’objectif de ces déplacements ėtait de rassurer les populations sur la détermination de la MINUSCA à les protéger, y compris en ayant recours à la force; de dire aux groupes armés de cesser les combats et d’éviter de les étendre à la région et de mettre en garde les groupes armés contre toute exaction ou assassinats ciblés sur des bases ethniques, en rappelant par ailleurs que les responsables des violences enregistrées en RCA auront à répondre de leurs actes.

 

Pour finir, Hervé Verhoosel qui a souhaité une joyeuse Fête nationale, célébrée ce jeudi par les Centrafricains, a rappelé que cette célébration est très particulière, car l’année 2016 a été témoin d’événements marquants pour le pays, notamment la fin de la Transition, la conclusion des élections et la mise en place d’institutions sorties des urnes, la conférence de Bruxelles et la création du premier cardinal centrafricain. « Tous les Centrafricains et Centrafricaines doivent s’impliquer pour que la paix, la stabilité, la réconciliation et la justice règnent pour de bon dans le pays », a-t-il conclu.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 18:08
RCA : les Centrafricains de l’étranger invités à participer à la reconstruction de leur pays

 

RCA : les Centrafricains de l’étranger invités à participer à la reconstruction de leur pays

 

http://www.adiac-congo.com/ Jeudi 1 Décembre 2016 - 14:00

 

Les Centrafricains ont célébré jeudi 1er décembre, le 58ème anniversaire  de l'accession de leur pays à l'indépendance. A Brazzaville, cette commémoration a été marquée par la levée des couleurs et la lecture par l’ambassadeur de la Centrafrique au Congo, Marie-Charlotte Fayanga, du message à la nation du président Faustin Archange Touadera.  

 

«Chers compatriotes vivant hors du territoire national, notre pays qui a traversé la plus longue crise de son histoire, s’en sort progressivement. C’est pourquoi, il a besoin des bras, des cerveaux de toutes ses filles et de tous ses fils », a lancé le chef de l’Etat centrafricain, dans son message.

 

Par ailleurs, « en vous félicitant pour tout ce que vous faites partout dans le monde pour redorer le blason de notre pays en partage dans vos lieux de résidence, je voudrais vous rassurer de tout mon soutien et vous témoigner la gratitude de la communauté nationale. (…) Ensemble, où que vous résidez, agissons et construisons la RCA unie, solidaire et prospère », a déclaré le président Touadera.

 

Un message bien accueilli par des milliers de Centrafricains ayant choisi de vivre au Congo, y compris les réfugiés et exilés centrafricains vivant dans ce pays. « C’est pour la première fois depuis que je suis en poste à Brazzaville qu’un président centrafricain s’adresse directement, lors d’une fête nationale, à ses compatriotes de l’étranger », s'est réjoui la diplomate, Marie-Charlotte Fayanga.

 

Pour le président de la communauté centrafricaine vivant en République du Congo, Modeste Kambo- Ziamadji, c’est un motif de fierté pour toute la diaspora centrafricaine éprise de paix et de réconciliation. « Cela nous va droit au cœur ! Etant loin, le pays pense quand même à nous », a-t- il dit, promettant d’œuvrer en faveur du retour définitif de la paix dans son pays

 

Pour Guy-Martin Mazoukandji, cadre à la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac), le président centrafricain a parlé en tant que père de famille qui invite tous ses enfants à travailler pour le développement du pays.

 

« Ce sont des mots qui apaisent, vouloir rassembler tous les Centrafricains. Et surtout cette manière de pousser les Centrafricains à œuvrer pour leur pays comme il le dit, il faut se demander qu’est-ce qu’on fait pour le pays et non ce que le pays fait pour nous », a confié Guy-Martin Mazoukandji.

 

Rappelons que les Nations unis estiment à près de 500. 000 le nombre des Centrafricains  réfugiés dans les pays voisins dont 29.304 au Congo- Brazzaville, du fait du conflit que le pays a connu.      

 

Fiacre Kombo

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Centrafrique-Presse.com
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 17:50
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Bangui renoue avec le traditionnel défilé populaire du 1er Décembre après 3 ans

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 1 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI 1er décembre 2016(RJDH) : La capitale centrafricaine a eu droit ce jour au traditionnel défilé marquant le 1er décembre, date anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine.  Faustin Archange Touadéra a présidé ce 58ème anniversaire en tant que chef d’Etat.

 

L’avenue des martyrs bondée de monde pour ce 58ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine. Ces festivités sont exceptionnelles pour les Centrafricains qui, depuis trois années n’ont pas connu ce moment.

 

Dans son adresse à la Nation, Faustin Archange Touadéra a appelé à un retour aux valeurs républicaine qui constituent pour lui, la voie indiquée pour la  RCA d’amorcer son développement. Les Centrafricains rencontrés sur l’avenue des Martyrs où est organisé le traditionnel défilé, se félicité de la reprise de l’organisation de ce défilé « depuis trois années voire quatre, nous n’avons pas célébré la naissance de notre pays. Je suis inondé de joie aujourd’hui en voyant les gens défiler sur cette avenue. C’est la preuve que les choses reprennent dans le pays » a expliqué Cynthia une étudiante.

 

Anicet Guiyama Massongo ; ancien ministre et professeur de philosophie à l’université de Bangui  plaide pour la diffusion des idées de Boganda, «  l’héritage immatériel du président Fondateur de la RCA Barthélémy Boganda, mérite d’être préservé.  Les pensées de  Barthélémy Boganda doivent être diffusées comme recommandées par les différents fora que le pays a connus » souhaite t-il.

 

Certaines villes de l’arrière-pays ont célébré ce 58ème anniversaire le même jour tandis que d’autres ont fait le choix de le faire en différée.

 

 

 

Centrafrique: Plusieurs villes de l’arrière-pays renouent avec les festivités du 1er décembre

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 1 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er décembre 2016(RJDH)—Plusieurs villes de la République Centrafricaine ont célébré ce jour la fête du 1er décembre 2016, marquant le 58ème anniversaire de la proclamation de la RCA. Les festivités sont placées sous le signe de la paix et la réconciliation dans plusieurs villes de provinces.

 

A Baboua, la célébration placée sous le signe de cohésion sociale, a été marqué par un défilé populaire, « l’engouement est de taille ce jour à Baboua. L’on voit des banderoles et toutes les couches sociales sont présentes. De nombreuses personnes ont pris art au défilé » a fait savoir le correspondant du RJDH.

 

Il y a eu défilé et forte mobilisation dans les villes de Bozoum dans l’Ouham-Pende, Bouar dans la Nana-Mambéré. Plusieurs autres villes de l’arrière-pays ont renoué avec les festivités du 1er décembre après trois années de rupture.

 

A Bambari dans la Ouaka, le défilé n’a pas eu lieu. Les raisons ne sont pas clairement établies. Mais les autorités ont procédé à la levée des couleurs pour marquer l’évènement. Dans la soirée, un match de football opposera deux équipes de la sous-ligue de Bambari.

 

La République Centrafricaine célèbre ainsi pour la première fois les festivités du 1er décembre après trois années marquée par l’insécurité due au coup d’Etat de mars 2013.

 

 

Centrafrique : Le porte-parole de 3R rejette les accusations de crimes dans le Nord attribuées au mouvement

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 1 DÉCEMBRE 2016

 

KOUI, 1er décembre  2016(RJDH) — Bachir, porte-parole du mouvement armé Retour, Réclamation et Réhabilitation(RRR) du général Sidiki a rejeté toutes les accusations de crimes attribuées à leur mouvement dans l’Ouham-Péndé. Il l’a dit dans un entretien accordé ce jour au RJDH.

 

La réaction de Bachir porte-parole du groupe rebelle RRR du général Sidiki est intervenue deux-mois et demi après de nombreux combats opposant ce mouvement aux Antibalaka dans la région de l’Ouham Pendé. Ces combats ont fait plusieurs morts, de nombreux déplacés et d’importants dégâts matériels.

 

 Le porte-parole de RRR Bachir rejette les accusations portées contre le mouvement en ces termes, « tuer ou violer son propre peuple ne fait pas partie de nos objectifs. C’est vrai que nous avons occupé la ville de Koui depuis 2 mois et demi mais nous n’avons pas commis d’exactions. Human Rights Watch était venu constater les faits. Nous voulons juste protéger nos biens car nous étions à plusieurs reprises victimes des Antibalaka. Mais actuellement les habitants de Koui sont entrain de regagner leurs domiciles ».

 

L’objectif actuel du mouvement 3R, selon son porte-parole est de protéger les peulhs et garantir leur libre circulation, « nous luttons contre ceux qui sont contre les peulhs. On ne peut pas faire la transhumance dans l’insécurité. Aussi,  nous militons pour le retour de la paix et la sécurité pour permettre à notre gouvernement de concrétiser les promesses de Bruxelles » fait-il savoir. Ce mouvement armé s’est dit ouvert au processus DDRR souhaité par le chef de l’Etat.

 

Le général Sidiki, chef militaire de 3R est considéré comme un étranger. Son mouvement est accusé depuis deux mois de nombreux crimes dans le nord-ouest de la RCA.

 

 

Centrafrique : Le président Touadéra souhaite un désarmement négocié des groupes armés

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 1 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er décembre 2016—-Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a souhaité un désarmement négocié avec les groupes rebelles opérant dans son pays. Il l’a dit dans la déclaration faite à la vieille des festivités du 1er décembre date anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine.

 

Faustin Archange Touadéra reconnait la persistance de l’insécurité malgré son élection à la magistrature suprême. Le président dit comprendre l’impatience des Centrafricains par rapport à l’insécurité qui, selon lui est maintenue à dessein par certains hommes armés « je comprends à juste titre, l’impatience voire l’inquiétude de mes compatriotes par rapport à la persistance de l’insécurité jusqu’à ce jour. La principale cause de celle-ci demeure l’absence de désarmement et la volonté de certains fils du pays de maintenir la RCA dans une situation d’instabilité pour des intérêts purement égoïstes » accuse le chef de l’Etat.

 

La solution à l’insécurité qu’il condamne, est le DDRR qu’il veut, négocié « la solution à ce problème à mon avis, reste le DDRR, et c’est pourquoi, nous y travaillons depuis mon entrée en fonction. Ce DDRR, je le veux, négocié non parce que l’Etat est faible mais parce que les circonstances actuelles l’exigent » souhaite Faustin Archange Touadéra.

 

Face au regain de tension signalé dans plusieurs villes de l’arrière-pays, le président centrafricain a joué sur la fibre de l’assurance pour apaiser ses concitoyens « je tiens à rassurer tout le peuple centrafricain que le gouvernement continuera à tout mettre en œuvre pour rétablir la paix et la sécurité » rassure le chef de l’Etat.

 

Le DDRR est le processus posé Faustin Archange Touadéra comme étant le catalyseur du retour de la paix. Aux premières heures de sa présidence, il avait initié des rencontres avec tous les leaders de groupes armés pour, selon lui, leur présenter sa vision du DDRR. Malgré la détermination du chef de l’Etat de booster le processus, plusieurs mouvements armés restent encre réticents.

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 17:49
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre

 

 

01/12/16 (AFP)

 

La Centrafrique a célébré dans la ferveur jeudi sa Fête nationale, pour la première fois depuis le 1er décembre 2013, alors que les séquelles de la guerre civile continuent de se manifester par des violences entre groupes armés à l'intérieur du pays.

 

Sur la vaste avenue des Martyrs, les habitants de la capitale Bangui ont défilé pendant des heures par corps d'armées ou de métiers, partis politiques, associations, fédérations sportives, églises....sous les yeux du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Habituel dans d'autres pays, ce défilé représente en Centrafrique cette année un espoir de "réconciliation nationale": "C'est la première Fête depuis trois ans, il y a un vrai engouement", a déclaré à l'AFP Lazare Ndjadder, officier des douanes.

 

"Même les musulmans ont défilé avec les partis, les associations, par entreprises", assure ce chrétien qui vit au PK5, le quartier de la minorité musulmane et plaque tournante du commerce dans la capitale.

 

"Les commerçants et la communauté musulmane ont défilé. Personne n'agresse personne", ont confirmé à l'AFP deux responsables de l'Association des commerçants du PK5, Ali Imam et Hassan Ben Seid, qui assuraient il y a quelques semaines que les musulmans redoutaient de s'aventurer dans d'autres quartiers de Bangui.

 

La dernière Fête nationale avait été célébrée dans une ambiance extrêmement tendue le 1er décembre 2013 après le renversement en mars 2013 de l'ex-président François Bozizé par le mouvement armé de la Séléka demandant une meilleure intégration sociale de la minorité musulmane (environ 20% des quelque 4,5 millions de Centrafricains).

 

Quelques jours plus tard en décembre 2013, les combats et les massacres entre la Séléka et les anti-Balaka à majorité chrétienne entraînait l'intervention militaire française Sangaris pour éviter un "génocide". Bilan total du conflit: des milliers de morts, 850.000 réfugiés ou déplacés internes, un Etat et une économie anéantie.

 

L'intervention française puis la Mission des Nations unies (Minusca) ont permis l'élection de M. Touadéra début 2016 mais des affrontements entre factions rivales de l'ex-Séléka ont encore provoqué des dizaines de morts la semaine dernière à Bria à 400 km au nord-est de Bangui, d'après les Nations unies.

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:38
Nouvelles nationales sur RJDH  et APA
Nouvelles nationales sur RJDH  et APA
Nouvelles nationales sur RJDH  et APA

 

 

Centrafrique : Les habitants de Birao réclament la présence de Faustin Archange Touadera

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 30 NOVEMBRE 2016

 

BIRAO, 30 novembre 2016(RJDH) : Epris d’un sentiment d’abandon par l’Etat Centrafricain, les habitants de Birao dans la Vakaga en appellent au chef de l’Etat centrafricain. Ils sollicitent la visite du chef centrafricain dans leur localité afin de s’imprégner de leur réalité. Ils se disent frustrés de ne pas être traités comme des centrafricains par le pouvoir de Bangui.

 

L’appel de la population de Birao se fait 7 mois jour pour jour après l’investiture de  Faustin Archange Touadera où il effectue des déplacements  à l’intérieur du pays pour remercier ses électeurs entre les deux tours des élections présidentielle et législatives.

 

Selon les habitants de Birao, seul la présence de Touadera peut les rassurer de sa vision de la localité « Le gouvernement nous a oubliés, le président Touadera, on l’a voté ici à plus de 70% et aujourd’hui il nous a oubliés », a indiqué au RJDH Moussa Idriss, député suppléant de Birao1. Les habitants de Birao  rencontrés partagent ce point de  vue. Selon eux, les autorités du pays ne font rien pour soulager leur souffrance qui ne fait que s’aggraver.

 

D’autres habitants croisés à Birao exigent les services sociaux de base, « nous demandons au président de la République d’électrifier Vakaga, nous voulons être comme les autres centrafricains de Bangui, nous ne sommes pas des soudanais », a-t-il affirmé. « Les autorités n’ont jamais pensé au développement de la préfecture de Vakaga » a insisté Oumar Fotor, un habitant de la ville.

 

 La ville de Birao est l’une les plus démunies de la République Centrafricaine. L’absence de l’Etat est plus en plus dans la localité avec des services publics déficitaires. Les agents de l’Etat qui sont affectés dans cette zone refusent souvent de prendre service à cause de la dégradation des routes et l’éloignement de la région.

 

 

RCA : les sociétés de téléphonie sommées d’améliorer leurs services

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-11-30 12:26:11 - L’Agence de régulation des télécommunications (ART) a exigé aux quatre sociétés de téléphonie mobile installées en Centrafrique (Orange, Moov, Azur et Telecel) d’améliorer notablement leurs services en perspective des prochaines fêtes de fin d’année.


Ces sociétés doivent ainsi respecter leur cahier de charges conformément à la loi sinon des mesures seront prises contraignantes seront prises à leur endroit, a averti l’ART qui dans la foulée a créé un numéro vert (600) que les usagers pour appeler pour signaler les problèmes d’appels téléphoniques et de connexion d’internet qui se poseront à eux.



Selon les résultats d’une étude faite pour le compte de l’ART par Reine Essobamadje, une spécialiste venue de France, les communications en Centrafrique se caractérisent par un taux élevé d’échec, de blocage et de coupure d’appels. 



« La qualité auditive est désagréable, le taux de perte de crédit élevé, le délai de chargement d’une application sur l’internet anormalement long et les conditions d’accueil des clients dans les agences commerciales peu confortables », note l’étude.


 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4869173#sthash.MMA3UCFQ.dpuf

 

 

Centrafrique : Bendounga exige un large consensus autour des retombées de Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 30 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 30 Novembre (RJDH)—Plus de 13 jours après la table ronde de Bruxelles pendant laquelle Bangui a mobilisé 1,130 milliards de FCFA des bailleurs de fonds, Joseph Bendounga appelle le gouvernement à faire un large consensus autour des retombées. Appel lancé dans une interview qu’il a accordée au RJDH ce 29 novembre à Bangui.

 

RJDH : M Joseph Bendounga bonjour

 

Joseph Bendounga :  M Jean Fernand Koena Bonjour

 

RJDH : Vous avez demandé un large consensus après Bruxelles et Faustin Archange Touadera de son retour de la Table ronde  a annoncé la mise en place d’un dispositif d’absorption de fonds, vous a-t-il coupé l’herbe sous pieds ou pas ?

 

JB : Aucunement pas, je l’avais demandé parce que Bruxelles a été préparé comme une affaire qui est conçue et préparée et c’est seulement les initiés qui ont eu accès aux travaux préparatoires de Bruxelles, les partis politiques n’ont jamais été conviés à cela. Le président de la République avant d’aller à Washington pour le lobbying et ensuite à Bruxelles pour la mission précurseur m’a appelé et nous  avons échangé dessus et lui de me dire dès que je serai de retour de ce périple-là, je vous recevrais.  Et après, il y a eu cet événement du 24 Octobre et j’ai été taxé de putschiste, d’organisateur de la ville morte, on a demandé mon arrestation. Du coup, j’ai été coupé, je n’ai pas pu avoir ce que le peuple centrafricain a préparé pour rencontrer les bailleurs.

Mais à voir cette histoire-là, c’est l’Union Européenne qui a organisé la rencontre, le gouvernement toujours à la remorque, le leitmotiv n’est pas l’Etat centrafricain.

 

RJDH : Mais la finalité c’est que le gouvernement a eu quand même 2,2 milliards de dollars ?

 

JB : En tout cas, c’est un verre à moitié plein. Le gouvernement de la République Centrafricaine a demandé trois milliards et quelque, et ils n’ont eu que 2,2. J’ai écouté Martin  Ziguélé, j’ai écouté Anicet Georges Dologuélé vraiment  j’ai beaucoup souri. Quand vous voyez la tête de ceux qui ont piloté cette affaire, que ce soit le président de la République, trois anciens premiers ministres centrafricains, ceux qui ont coulé ce pays font partie des organisateurs de cette politique de relance.

Lorsque vous entrez dans le sommaire de ce qu’ils ont récolté : le projet de la cimenterie par exemple est un vieux projet de Bozizé. On a inclus cela dedans, y compris l’électricité de Boali 3, le bitumage de l’aéroport jusqu’au centre-ville. C’est dire que lorsqu’on rentre un peu dans le détail de cette histoire, le peuple centrafricain doit rester sur sa fin et plus précisément Joseph Bendounga et son parti le MDREC.

 

RJDH : lorsque vous affirmez avoir écouté Ziguélé et Dologuélé qui sont les poids lourds de la vie politique centrafricaine cela veut dire que les partis politiques sont impliqués ? 

 

JB : Non, on n’a pas reçu tous les partis politiques et Dologuélé à lui seul ne représente pas tous les partis politiques. Lorsqu’on parle des partis politiques, ce sont tous les partis politiques légalisés. C’est de la République Centrafricaine qu’on traite. Et lorsque cela va mal, ce ne sont pas les partis représentés à l’Assemblée nationale qui en souffrent, c’est le peuple centrafricain. Malheureusement certaines personnalités politiques centrafricaines et de la société civile ont été tenues à l’écart de la participation  de Bruxelles. Mais l’après Bruxelles de grâce, c’est ce que j’ai dit, il faut qu’il y ait un large consensus et non un secret de polichinelle. Que le document soit distribué à tous les partis politiques et organisations de la société civile et que ce soit accessible à tous les centrafricains pour amendement car aucune œuvre humaine n’est parfaite.

 

RJDH : A quel prix participerez-vous au dispositif d’absorption de fonds qu’a posé aujourd’hui Faustin Archange Touadera comme condition de mobilisation de ressources ?

 

JB : Je ne demande pas du travail, mais les partis politiques, c’est l’animation de la vie politique nationale, participer au développement du pays, c’est aussi faire des propositions, des suggestions et critiquer. Donc, on ne peut pas écarter les partis politiques. Vous avez vu Touadera quand il a gagné les élections avec son premier ministre Simplice Mathieu Sarandji ; ils ont écarté les partis politiques et le résultat, ils ont échoué. Même le ministre du Plan était incapable d’expliquer à la société civile ce qu’il a conçu. Il a balbutié et s’est énervé à Bruxelles.  Tout ce qui se passe dans l’ombre, nous les partis politiques nous cherchons à les comprendre.

 

RJDH : Donc selon vous il y a les en dessous ?

 

JB : y a quelque chose qui cloche et la vérité finit par triomphée.

 

RJDH : et ces choses qui clochent c’est quoi alors ?

 

JB : Avez-vous suivi le cardinal Nzapalainga ce matin sur RFI ? Il a emboité mes pas pour dire les vérités que j’ai dites depuis que Touadera est là. Bruxelles n’est la panacée qui va sortir la République Centrafricaine de cette crise.

 

RJDH : depuis ces derniers temps un violent combat oppose l’UPC de Ali Daras et le FPRC au Centre Est de la RCA précisément à Bria. Quelle analyse faites-vous de ce pique de violence qui a gagné la ville de Bria ces derniers temps-ci ?

 

JB : le pic de violence a été atteint depuis que Faustin Archange Touadera a prêté serment.  Les violences ont repris de belle partout et cela ne fait que continuer. La violence continue à dérouler son tapis de malheur et de souffrance des centrafricains. Et ce qui s’est passé entre l’UPC de Ali Daras et le FPRC de Noureddine est prévisible. Nos compatriotes centrafricains qui sont majoritairement des Roungas et des Goulas qui ont créé le FPRC ont demandé le soutien des mercenaires étrangers pour les aider à conquérir le pouvoir de l’Etat. Et ces mercenaires étrangers puissamment armés qu’eux, parce que Moussa est avec Ali Daras, donc ces gens ayant la puissance de feu supérieur aux centrafricains, et bien ils veulent marcher pour profiter du diamant  de Bria et c’est la période de  transhumance et comme le savez avec la saison sèche, c’est le braconnage.

 

RJDH : Après ces combats, Parfait Onanga Anyanga de la Minusca et quelque personnalité de la communauté internationale ont fait le déplacement de Bria sans pour autant associer le gouvernement qu’est-ce que cela vous inspire ?

 

JB : Mais c’est normal ! Touadera n’est qu’un président de fait, le gouvernement Sarandji c’est pour amuser la galerie.  C’est Onanga et cette série de proconsul qui dirigent aujourd’hui la République Centrafricaine. Même la sécurité de Touadera aujourd’hui n’est pas assurée par les FACA, c’est la Minusca. Le régime Touadera est une marionnette entre les mains de la communauté internationale. Et ce que fait Touadera c’est la communauté internationale qui lui demande de le faire. Comme ils sont proconsuls et que Touadera n’est que seulement  leur commis, ils ont la liberté de quitter Bangui d’aller là où ils veulent pour faire ce qu’ils veulent.

 

RJDH : Faustin Archange Touadera a toujours refusé cela et s’assume comme président.

 

JB : Théoriquement entre centrafricain oui, mais dans la réalité, elle s’est démontrée. Pour aller à Kaga-Bandoro, c’est dans un avion mis à sa disposition par Parfait Onanga, c’est lui qui a amené Touadera là-bas et c’est lui qui l’a sécurisé et Onanga en parlant de Touadera lors de la rencontre avec les forces vives de Touadera où j’ai été exclu et certains leaders de la société civile comme Marcel Mokoapi et Gervais Lakosso organisateurs de la ville morte chassés comme des pestiférés, Onanga a dit qu’il a pratiqué Touadera pendant 7 mois. Il n’y a jamais eu de réaction du président de la République. M. Touadera est un président de fait, c’est la communauté internationale qui pilote la RCA c’est comme pendant la période de la transition et le cardinal n’est pas passé par quatre chemins pour dire ces quatre vérités à M Touadera.

 

RJDH : les centrafricains vont célébrer le 1er décembre, qui symbolise la proclamation de la République, alors qu’est ce qui reste selon vous des valeurs de la République ?

 

JB : c’est une coquille vide. Le régime Touadera ne fait qu’amuser la galerie. La République Centrafricaine n’existe que de nom. Un Etat qui n’a pas d’armée, qui n’a pas d’administration, un président qui est sécurisé par des étrangers, ce pays-là peut-il prétendre organiser la fête de la proclamation de la République ? Aujourd’hui est ce que Touadera a les moyens de sa politique ? A-t-il une armée ?

 

RJDH : Donc selon vous les militants de votre parti ne vont pas défiler ?

 

JB : le MDREC ne défilera pas ! Il ne participera pas à ces festivités pendant qu’on tue les centrafricains, qu’on vide les centrafricains autochtones du  nord de leur pays afin de consommer la partition du pays. L’autorité, qui contrôle quoi ? Touadera ne contrôle même pas le palais de la renaissance. Si vous enlevez la Minusca aujourd’hui, si vous enlevez à 9 heures, Touadera partira à midi. C’est la communauté internationale qui garde Touadera, la République Centrafricaine a perdu son indépendance.

 

RJDH : Monsieur Joseph Bendounga je vous remercie.

 

JB : Merci

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:37
Centrafrique  : 400 millions de dollars pour parer à l'urgence humanitaire

 

 

 

http://afrique.latribune.fr/   Didier Assogba  |  

 

La république centrafricaine n'est pas prête de connaître le bout du tunnel. Malgré l'établissement d'un pouvoir démocratique à l'issue de plus de trois ans de transition, le pays reste toujours confronté à des urgences humanitaires. Hier mardi, les autorités et les organisations humanitaires ont indiqué que près de la moitié de la population de a encore besoin d'aide humanitaire malgré les progrès réalisés depuis la crise de 2013.

 

L'urgence de l'aide humanitaire a été confirmée par la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua, et le Coordonnateur de l'action humanitaire pour la Centrafrique, Fabrizio Hochschild dans un communiqué.

 

Dans les détails, il ressort que près de 400 millions de dollars seront nécessaires pour venir en aide à 1,6 million de Centrafricains. Ces chiffres sont contenus dans le plan de réponse humanitaire 2017 qui complémente le Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) lancé à Bruxelles le 17 novembre. Fabrizio Hochschild précise que les efforts humanitaires sont absolument primordiaux afin de pouvoir sauver les vies de personnes qui figurent parmi les plus pauvres et les plus oubliées au monde.

 

Toujours plus de personnes confrontées à l'extrême pauvreté

 

La République centrafricaine détient un des taux les plus élevés de malnutrition chronique au monde. Ceci malgré l'énorme potentiel agricole dont dispose le pays. On note qu'un enfant sur deux souffre de malnutrition. Le taux d'accès à l'eau potable et aux services de santé demeure très faible alors que l'insécurité est persistante. Les autorités expliquent que le manque de graines et d'outil agricoles en sont les raisons principales. Les taux de mortalité maternelle et infantile figurent également parmi les plus élevés au monde. La note publiée mardi souligne que depuis septembre 2016, de nouveaux conflits ont éclaté dans plusieurs villes causant la mort de centaines de civils et entraînant le déplacement de dizaine de milliers de personnes. « Un Centrafricain sur dix est réfugié, la majorité d'entre eux se trouvant au Cameroun voisin», y lit-on.

 

Par ailleurs, Fabrizio Hochschid explique que les efforts humanitaires sont cruciaux pour stabiliser la RCA, ceci parallèlement aux besoins urgents en termes de développement politique et sécuritaire. Le 17 novembre dernier à la conférence des donateurs à Bruxelles, les partenaires ont promis de décaisse au pays une enveloppe de 2,2 milliards de dollars pour financer la relance du pays sur une période de trois ans. Et ce à travers le Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix. La Banque mondiale avance une enveloppe de 500 millions de dollars contre 450 millions de dollars pour la commission européenne.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:52
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Touadera annonce un dispositif d’absorption des fonds promus à Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 29 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 29 Novembre 2016(RJDH)—le président Faustin Archange Touadera a annoncé dans une interview ce dimanche sur RFI la mise en place d’un dispositif de renforcement de capacité d’absorption de fonds promu par les partenaires, 10 jours après la table ronde de Bruxelles.

 

Selon Faustin Archange Touadera, il y a plusieurs partenaires et que la clé de succès passe par la mise en confiance de ces partenaires, une des exigences de l’accord-cadre signé entre la République Centrafricaine et l’Union Européenne à Bruxelles. Cette initiative a été annoncée alors que la CEEAC projette organiser à Libreville au Gabon une rencontre sur la République Centrafricaine ce 30 novembre 2016. Rencontre où Bangui s’attend aux annonces de fonds de la sous-région d’Afrique Centrale.

 

En mettant en place ce dispositif d’absorption de fonds qui n’a pas encore pris sa forme, Faustin Archange Touadera coupe court à l’idée d’un large consensus demandé par les leaders politiques et entend rester dans la dynamique consensuelle qui a guidé l’élaboration du plan de relèvement présenté à Bruxelles.

 

Cette volonté politique de constituer un dispositif d’absorption de fonds n’est pas aussi loin de l’appel de Touadera à Bruxelles qui consiste à impliquer la société civile dans la gestion des fonds. Gage de transparence que celui-ci s’engage à faire dans le cadre de ces 2,2 milliards mobilisés à Bruxelles et que le gouvernement attend le décaissement pour financer les trois piliers que sont la paix, la sécurité et la réconciliation nationale. Pour ce faire, il faut que les promesses se transforment en recettes, mais aussi en dépense pour que le centrafricain puisse commencer à voir un début de Bruxelles dans son quotidien.

 

A la question de savoir comment va se concrétiser les promesses faites à Bruxelles, Faustin Archange Touadera ne varie pas et reste optimiste sur la volonté et capacité des bailleurs « Nous venons de quitter Bruxelles, il y a peu de temps, et nous sommes déjà en train de travailler sur un dispositif pour renforcer notre capacité d’absorption de ces fonds-là. Nos partenaires sont nombreux puisqu’il y a l’Union Européenne, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, la France et les Etats-Unis… Nous allons donc travailler sur un dispositif qui intègre cet aspect de mobilisation concrète des ressources qui sont promises » a-t-il indiqué.

 

La République Centrafricaine a obtenu de ces partenaires 2,2 milliards de dollar soit 1.130 milliards de FCFA lors de la table ronde de Bruxelles le 17 novembre, pour financer ces besoins prioritaires sur trois ans.

 

 

Centrafrique : Le MLCJ de Birao appelle les groupes armés à s’adhérer au processus DDRR

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 29 NOVEMBRE 2016

 

BIRAO, 29 Novembre 2016 (RJDH) : Gilbert Toumoudeya, chef du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ),  l’une des factions de l’ex-Séléka a invité les groupes armés encore actifs à intégrer le processus DDRR. Appel lancé à Birao au cours d’une interview qu’il a accordée au RJDH et dans laquelle il présente les motivations de son groupe à aller vers la paix.

 

RJDH : Votre mouvement le MLCJ s’est engagé dans le processus du pré-DDRR, alors à ce titre, dites-nous quel est votre apport dans la consolidation de la paix en République Centrafricaine et particulièrement à Birao ?

 

Gilbert Toumoudeya : Le MLCJ est signataire de plusieurs accords de paix, et récemment signataire des accords de paix de Bangui. Ce qui nous anime, c’est que nous voulons la paix. Vous savez que notre pays a connu beaucoup de violences, c’est pour cela que le MLCJ a pris position pour entrer dans le processus du pré-DDRR en attendant que celui-ci n’arrive.

 

RJDH : Quelles sont les actions que vous menez concrètement pour garantir la paix et la sécurité dans les zones sous votre contrôle ?

 

GT : Nous travaillons avec les autorités administratives du pays, nous travaillons avec les autorités locales et aussi avec la Minusca. Nous sommes entrain de construire un bâtiment scolaire, baptisé  école, Djourkitia, un cycle complet, ce sont nous les ex-combattants qui faisons la maçonnerie. Nous avons un chantier de briqueterie. Nous avons un champ de 4 hectares. Nous faisons aussi l’assainissement des bâtiments administratifs de Birao.

 

RJDH : Le MLCJ s’est pleinement engagé dans le processus de paix, en le faisant, est-ce que vous avez un message à lancer aux autres groupes armés qui n’ont pas encore suivi votre exemple ?

 

GT : Je demande à tous les autres groupes armés de déposer les armes que ce soit de l’Est, Ouest, du Nord ou du sud de laisser la violence, que ce soit les Anti-balaka ou les ex Séléka. Nous sommes à l’origine des troubles dans notre pays, l’heure est venue pour nous de laisser nos armes. Nous avons choisi un président à la tête du pays, c’est le moment pour nous de le laisser travailler en paix. Nous demandons à nos frères des groupes armés de suivre le chemin que nous sommes entrain de prendre.

 

RJDH : Monsieur Gilbert Toumoudeya, merci !

 

GT : c’est moi qui vous remercie !

 

Propos recueillis par Juvénal Koherepede

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:21
Cardinal Nzapalainga sur RFI : «Je ne suis pas devenu cardinal pour chercher à être pape»
Cardinal Nzapalainga sur RFI : «Je ne suis pas devenu cardinal pour chercher à être pape»

 

INVITÉ AFRIQUE

 

 

Par Jean-Jacques Louarn  RFI mardi 29 novembre 2016

 

Dix-sept cardinaux ont été créés le 19 novembre par le pape François. Parmi eux, l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, qui devient ainsi le premier cardinal de l'histoire de la Centrafrique. A 49 ans, il est aussi le plus jeune des cardinaux. Mais les armes parlent à nouveau dans son pays, où la paix reste bien fragile. De passage à Paris, le cardinal Nzapalainga appelle à un sursaut national. Jean-Jacques Louarn l'a rencontré.

 

RFI : Un pape, Noir, Africain, est-ce pour bientôt ?

 

Mgr Dieudonné Nzapalainga : L’Eglise catholique est une Eglise universelle. Jusqu’à présent, la question ne se pose pas, la question de Noir, et de Blanc ou autres, on accueille seulement celui que les cardinaux pourront élire comme pape. Ça pourrait être un Blanc, comme ça pourrait être un Noir.

 

Vous avez compris le sens de ma question. Vous n’avez que 49 ans, vous êtes le benjamin des cardinaux. Ce prochain pape noir sera peut-être Centrafricain ?

 

Je ne suis pas devenu cardinal pour chercher à être pape. On n’est pas seulement cardinal pour son pays. On sert l’Eglise universelle en étant collaborateur du Saint-Père. Et c’est cela le plus important, quitte à ce que, en plus, plus tard faire des choix, ça c’est les cardinaux dans leur discrétion qui feront le choix.

 

Comment avez-vous appris et pris cette nomination comme cardinal par le pape François ?

 

J’ai appris cette nomination, j’étais en déplacement dans une ville qui s’appelle Bossembélé, à 160 kilomètres sur la route de Bouar. Je finissais une messe. J’étais en train de m’entretenir avec les chrétiens en les invitant à s’occuper de leurs prêtres. C’est là où le chancelier est venu, me tendant le téléphone en disant « Urgence. Il y a un appel pour vous ». A deux reprises, j’ai refusé. La troisième fois, j’ai pris le téléphone. C’était la nonciature qui m’annonçait que le pape vient de me créer cardinal. Donc je suis surpris.

 

Il y a un an, le pape François était à Bangui. Vous-même, vous avez multiplié depuis les gestes de réconciliation. Diriez-vous que cette réconciliation entre Centrafricains musulmans et catholiques est enfin en marche ?

 

On peut dire que c’est en marche. Musulmans, chrétiens, nous avons un seul destin. Avant d’être musulmans ou d’être chrétiens, nous sommes d’abord Centrafricains.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra n’a toujours pas les moyens de rétablir la sécurité dans l’intérieur du pays, de rétablir l’autorité de l’Etat. On pourrait presque dire que Faustin-Archange Touadéra est pour l’instant le président de Bangui en quelque sorte ?

 

Je l’ai dit à beaucoup de gens. Je suis allé à Bandoro. Le préfet ou le sous-préfet, ils sont sous-préfets de nom, mais dans la réalité, ils n’ont pas de militaires pour les protéger. Ils ne peuvent pas intervenir. Quand vous allez à Bambari, ce n’est pas le préfet qui dirige. Quand vous allez à Bangassou… Je peux multiplier le nom des villes. Donc ça veut dire que ce pays, il y a des seigneurs de guerre qui occupent des pans entiers du territoire et qui ont le droit de vie et de mort, et qui décident. Il est temps que le redéploiement de l’Etat puisse être accompagné d’une force pour dire que, force reste à la loi, et non au désordre ni aux hommes informels qui s’improvisent préfet, qui s’improvisent généraux et qui prennent en otage des populations centrafricaines.

 

Vous avez évoqué les seigneurs de guerre. De récents affrontements entre ex-Seleka, entre deux mouvements le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC de Nourredine Adam) et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC d'Ali Darass) à Bria (400 km au nord-est de Bangui) ont fait plusieurs dizaines de morts, peut-être 85 au moins. Des affrontements en fait sur fond de gestion de mainmise sur des trafics lucratifs ?

 

Cette guerre ne cesse de profiter à certaines personnes. Nous savons aussi que le diamant de Centrafrique sort, passe par d’autres pays. On ne peut pas continuer à regarder ces groupes-là s’entretuer et tuer les civils. Nous avons les forces de la Minusca [Mission des Nations unies en RCA] qui ne sont pas loin, parfois à côté, et qui voient ces forces passer avec leurs armes et bagages. Les gens se posent des questions : à quoi sert la Minusca ? Si la Minusca ne peut pas intervenir, laisse l’UPC traverser, laisse le FPRC traverser, pour aller tuer les autres, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Ce sont là les questions interminables que se posent les Centrafricains. Il y a aussi un message fort à envoyer : si on fait l’interposition et que les gens de l’UPC qui veulent traverser pour aller attaquer les autres, on peut les arrêter. Là, on aura économisé des vies. Mais si on les laisse aller s’entretuer ou intervenir plus tard, on a déjà eu des morts sur les bras, et on amplifie la guerre, on amplifie aussi le conflit. Nous pensons qu’il est temps d’envoyer un message, un signal fort.

 

L’opération française Sangaris a plié bagage. Vous avez peur de cette étape. Le président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua, a déclaré que ce départ était, selon lui, « prématuré » ?

 

Le gouvernement français est souverain. Si les Centrafricains continuent à attendre toujours de l’extérieur, notre guerre sera pour 100 ans. Si nous avons nos intérêts particuliers, intérêts partisans, et que nous voulons prêcher pour notre région, pour notre ethnie, pour notre tribu, notre problème demeurera entier. Il est temps de voir plus grand, plus large, plus national, pour ne pas dire être un patriote.

 

La Centrafrique est bien partie ou est mal partie ?

 

La Centrafrique est en voie de sortir de cette crise. Il ne faudrait sombrer dans le pessimisme. La Centrafrique a un avenir et cet avenir commence d’abord dans la tête, dans le cœur des Centrafricains avant que la communauté internationale intervienne.

 

La Centrafrique aux Centrafricains ?

 

La Centrafrique aux Centrafricains et maintenant, les autres peuvent aussi venir aider. Mais je suis en train de provoquer un sursaut dans le cœur des Centrafricains pour qu’ils se disent : il est temps de bâtir ce pays, il est temps, il est temps… il est temps de voir ce pays et de travailler pour l’intérêt de ce pays.

 

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:19
Afrique centrale: sommmet régional mercredi à Libreville

 

 

29 novembre 2016

 

Un sommet régional sur la situation politique et sécuritaire dans une dizaine de pays d’Afrique centrale se tient mercredi à Libreville, a-t-on appris mardi auprès de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).

 

La lutte contre les jihadistes de Boko Haram au Cameroun et au Tchad, les affrontements entre groupes armés en Centrafrique, l’instabilité politique en RD Congo et au Burundi devraient être au menu de ce « sommet extraordinaire » de la CEEAC.

 

La situation et les tensions post-électorales au Gabon, au Congo et au Tchad devraient aussi être évoquées, a indiqué le secrétaire général de la CEEAC, Ahmad Allam-Mi, cité par plusieurs sites d’information africains.

 

Le représentant spécial des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga, doit participer à la rencontre alors que l’ONU a condamné les dernières violences entre factions armées rivales qui ont fait des dizaines de morts selon les Nations unies.

 

Le premier vice-président du Burundi, Gaston Sindimwo, représentera son pays pour « que les chefs d’Etat et de gouvernement de la sous-région africaine puissent être nos ambassadeurs auprès de nos détracteurs (…). Nous en profiterons pour vendre une bonne image de marque du Burundi », a-t-il déclaré au site burundais bujumburanewsblog.

 

La CEEAC regroupe onze pays (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée-Equatoriale, RD Congo, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Tchad).

 

La question du futur président de la commission de l’Union africaine (UA), qui doit être désigné en janvier lors d’un sommet à Addis-Abeba, pourrait faire partie de l’agenda caché de la rencontre.

 

Le Tchad défend son candidat, son ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat, pour prendre la succession de la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

 

La ministre kényane des Affaires étrangères Amina Mohamed et le Sénégalais Abdoulaye Bathily, ex-représentant des Nations unies en Afrique centrale, sont également candidats.

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