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29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 15:58
RCA : les experts de l’ONU documentent les violations des mercenaires russes

 

Centrafrique: les experts de l’ONU documentent les violations des mercenaires russes

https://www.rfi.fr/ 29/06/2021 - 12:13 Avec notre correspondante à New YorkCarrie Nooten

C’est un document de l’ONU qui ne va pas plaire à la Russie. Obtenu par RFI, ce rapport, rendu chaque année par les experts des Nations unies travaillant sur la Centrafrique, pointe notamment les violations des mercenaires russes. En compagnie de l’armée centrafricaine, ils auraient violé le droit humanitaire international, estiment les experts, qui ont consigné les exactions commises par les groupes armés, mais aussi par les forces de l’ordre et les 500 à 2 000 « instructeurs russes », entre septembre 2020 et mai 2021.

Ce sont 38 pages accablantes qu’ont livrées les experts indépendants de l’ONU sur la situation en Centrafrique, particulièrement scrutée autour du siège de Bangui en décembre 2020. Un témoignage qui contredit la version officielle que Moscou se plaît à répéter de Conseil de sécurité en Conseil de sécurité. Il confirme, en effet, les violations du droit humanitaire international en montrant comment les paramilitaires russes ont pris le contrôle de Bangui et multiplient les assauts sur les civils, les ONG, les casques bleus et le personnel de l’ONU. Tout a déjà été dénoncé au Conseil plusieurs fois ce mois-ci, mais les diplomates russes niaient en bloc.

Ce rapport détaille par le menu aussi les prises d’armes par les miliciens russes, et de multiples violations de l’embargo. Enfin, le document égratigne largement la Coalition des patriotes pour le changement, ainsi que l’ancien président Bozizé, qui coordonne les groupes armés de la CPC. Il expose la stratégie et les « fausses promesses » de François Bozizé, ainsi que leurs conséquences sur le conflit.

Conclusion des experts :  ils ne recommandent aucunement de lever l’embargo sur les armes, demandé à maintes reprises par la Russie et la Chine, par Bangui, ou même par le médiateur joué par l’Angola, et qui expire fin juillet.

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29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 15:50
Le Soudan donne son feu vert à un transfert d’Omar el-Béchir à la CPI

 

Le Soudan donne son feu vert à un transfert d’Omar el-Béchir et d’anciens ministres à la CPI

https://www.rfi.fr/ 28/06/2021 - 18:29

Au Soudan, le conseil des ministres a donné son feu vert « à l'unanimité », samedi, à un futur jugement des inculpés à la Cour pénale internationale, la CPI. Cette annonce survient quelques semaines après la visite historique de l'ancienne procureure Fatou Bensouda au Darfour. Il ne s'agit pas encore d'un ordre de transfert des suspects, dont l'ancien président Omar el-Béchir, mais d'une étape vers leur procès à La Haye.

La décision annoncée est avant tout politique. Elle n'est pas détaillée : c'est une décision à portée générale « pour la paix et la stabilité » a dit la ministre des Affaires fédérales, Butheina Dinar. On ne dispose ni d'un calendrier ni des noms des suspects susceptibles d'être transférés à la CPI.

Néanmoins cette décision signifie avant tout que l'une des institutions les plus importantes de l'exécutif soudanais est d'accord — et « à l'unanimité » a précisé la ministre — pour lever tout obstacle à ces transferts. L'« unanimité » recueillie soulignant surtout que l'annonce a reçu l'aval du ministre de la Défense, et donc de l'armée.

Concrètement, si l'on en croit le gouvernement soudanais, tout n'est plus qu'une question de « procédure » et trois anciens dirigeants sont concernés : l'ancien ministre Ahmed Haroun, d'abord, qui pourrait être envoyé avant fin juillet à La Haye pour rejoindre l'ancien commandant janjawid Ali Kushayb dans un procès en cours ; ensuite, l'ancien ministre Abdelrahim Mohamed Hussein. Et surtout l'ancien président Omar el-Béchir, déjà jugé, condamné et emprisonné pour des affaires de corruption au Soudan, et au sujet duquel le gouvernement de Khartoum avait déjà donné son accord pour un jugement par la CPI, l'année dernière, mais une fois les procédures locales épuisées.

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 18:06
RCA : LE PRÉSIDENT ANGOLAIS DEMANDE LA LEVÉE DE L'EMBARGO SUR LES ARMES

 

LE PRÉSIDENT ANGOLAIS DEMANDE LA LEVÉE DE L'EMBARGO SUR LES ARMES IMPOSÉ AU GOUVERNEMENT DE LA RCA

https://www.angop.ao/ Mercredi, 23 Juin De 2021

Luanda – Le Président angolais João Lourenço a défendu mercredi, à New York (USA), la levée de l'embargo sur les armes imposé au gouvernement de la République centrafricaine (RCA) par le Conseil de sécurité des Nations unies.

L'homme d'Etat angolais, qui s'exprimait lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation en RCA, a demandé justice dans le traitement de la question de la levée de l'embargo.

Il a également sollicité un soutien international au gouvernement de ce pays africain, afin d'équiper ses forces armées et de créer les conditions pour assurer la stabilité interne, après le retrait des forces de maintien de la paix de l'ONU.

João Lourenço a, par ailleurs, donné un aperçu de ce qui a été fait, sous la direction de l'Angola, dans l'effort collectif pour rechercher la paix et la sécurité en RCA.

 Il a noté que tous les États ont le droit inaliénable de créer leurs propres capacités pour se défendre contre les menaces internes et externes, en fournissant à leurs forces armées des hommes, des armes et des équipements pour répondre à leurs besoins, à moins qu'il n'y ait de fortes raisons objectives pour la communauté à travers la sécurité Conseil, d'éliminer ce droit.

Il a informé que six des 14 groupes signataires des accords de paix en RCA ont dénoncé le pacte, ajoutant que l'embargo du Conseil de sécurité n'est pas conforme à la situation actuelle et muselle la capacité de défense et de sécurité de l'Etat centrafricain, dont les autorités ont été légitimées lors dernières élections générales internationalement reconnues.

 Il a souligné que l'embargo sur les armes empêche la construction de véritables forces armées qui répondent aux défis du pays et de la région troublée, dans un contexte où le terrorisme international a transféré son épicentre du Moyen-Orient vers l'Afrique.

João Lourenço considère que sa propre capacité de défense est essentielle en raison de la situation aggravée par l'expulsion de mercenaires et de combattants étrangers de Libye, sans avoir été désarmés, accompagnés et rapatriés, ce qui pourrait exacerber la prolifération du terrorisme et accroître la menace pour la paix et la stabilité dans le région du Sahel et en Afrique centrale et australe.

« Le fait que les forces armées tchadiennes aient empêché l'avancée vers la capitale N'Djamena prouve la nécessité pour les Etats d'avoir leur propre capacité à se défendre », a-t-il déclaré.

Il a souligné qu'il était temps d'aider la RCA à former ses troupes et à les équiper d'armes, afin de commencer à marcher sur ses propres jambes et de garantir sa propre défense et sécurité, lorsque les forces étrangères, telles que la mission de l'ONU, auront terminé leur mission.

« Nous considérons qu'il est important que les autorités centrafricaines travaillent à neutraliser les forces internes qui parient sur la détérioration des bonnes relations avec l'ONU et avec les membres influents du Conseil de sécurité avec lesquels nous devons travailler dans un esprit de partenariat et de respect mutuel en matière de défense, de paix et de sécurité des pays », a-t-il souligné.

Position angolaise

Dans son discours, João Lourenço a déclaré que le plan stratégique de la présidence angolaise pendant le mandat de deux ans au sein de la CIRGL est basé sur la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs, tout en respectant les principes de la charte de l'ONU et de l’UA.

Il a reconnu que le soutien international est de plus en plus important pour contribuer aux efforts de paix et de stabilité en République centrafricaine.

Il a évoqué les deux mini-sommets des chefs d'État sur la RCA tenus en Angola, avec des exhortations aux groupes rebelles à observer le cessez-le-feu et à abandonner l'encerclement de la capitale Bangui, ainsi qu'à ouvrir le corridor Douala-Bangui pour faciliter la circulation des personnes et des biens, pour la paix et la réconciliation.

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 17:22
Jean Yves Le Drian sur un siège éjectable

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/ By Nicolas Beau 28 juin 2021

D’après les sources de Mondafrique, l’actuel ministre français des Affaires Étrangères, Jean Yves Le Drian, devrait céder sa place  lors du remaniement ministériel que préparent actuellement Emmanuel Macron et Jean Castex et que leurs conseillers présentent comme des « ajustements nécessaires et limités ».

Alors que les rumeurs se multiplient dans le sérail politique sur le possible remaniement du gouvernement français, les actuels ministres des Armées et des Affaires Étrangères semblent particulièrement menacés. Le nom du maire de Toulon et proche de Renaud Muselier, Hubert Falco, une personnalité sans relief de la droite libérale, est parfois cité pour prendre la place de la transparente Florence Parly, sans bilan ni charisme. Histoire de conforter l’actuel chef de l’État face à un probable concurrent venu des « Républicains ».

Jean Yves Le Drian, l’ami encombrant

Quant à Jean Yves Le Drian, son départ du Quai d’Orsay est donné comme probable. Ses relations avec le chef de l’état qui n’ont pas toujours été au beau fixe ont souffert des derniers rebondissement de la politique africaine. Le chef de la diplomatie française est devenu désormais un allié encombrant.

Si Jean Yves Le Drian fut un des rares fidèles de François Hollande à réussir son ralliement à Emmanuel Macron, ce fut pour une triple raison. Longtemps homme fort de la région Bretagne, l’élu breton apportait un capital électoral incontestable à la Macronie, qui hélas s’est réduit comme peau de chagrin. Deuxième atout, le ministre de la Défense de Hollande était un des rares responsables du quinquennat précédent à présenter un bilan jugé positif dans un domaine dit « régalien ». Or le bilan que Le Drian peut aujourd’hui dresser de son action aux Affaires Étrangères au Sahel, en Libye, au Liban ou encore face aux avancées de Vladimir Poutine en Afrique est tout sauf positif.

Le macronisme de gauche en chute libre

Ultime réussite, Jean Yves Le Drian a réussi la performance, sans doute en raison de ses liens avec les francs maçons du Grand Orient,  à incarner, a-t-on voulu croire, un  » macronisme de gauche ». Or cette expression flatteuse recèle un mot de trop. Le bilan du ministre en matière de ventes d’armes et de relations privilégiées avec les autocrates africains ne donnerait en rien à Emmanuel Macron la caution de gauche dont il peut avoir besoin au deuxième tour de la Présidentielle.   

Les enquêtes à charge contre Jean Yves Le Drian, publiées récemment par le magazine « Jeune Afrique », en ont surpris plus d’un. Quelle mouche avait piqué ce journal plus  connu pour sa connivence avec les pouvoirs que pour son gout pour l’investigation? Une certitude, la qualité des informations publiées, puisées aux meilleures sources, montre à l’évidence que l’actuel patron du Quai d’Orsay n’a pas que des amis , ne serait ce qu’au sein du Quai d’Orsay qu’il a dirigé d’une main de fer.

Trois scénarios pour un départ

Plusieurs hypothèses pourraient expliquer le départ de Jean Yves Le Drian

  1. Principal artisan de la politique africaine de la France sous Hollande comme sous Macron, Le Drian n’est pas le mieux placé pour défendre en année électorale la décision du Président français de mettre fin à la présence militaire française au Mali, à laquelle il n’a guère été associé. 
  2. Coupable au minimum d’après « Jeune Afrique » d’avoir pistonné son propre fils auprès de contacts officiels de la diplomatie française et d’avoir favorisé des entreprises bretonnes en tordant le bras à ses alliés africains, le patron du Quai d’Orsay traine-t-il d’autres casseroles?  Les sources de Jeune Afrique disposent-elles encore de quelques scuds? Le principe de précaution qu’Emmanuel Macron ne peut pas négliger en cette période pré électorale ne joue évidemment pas en faveur du ministre. 
  3. On ne peut enfin écarter l’hypothèse que Jean Yves Le Drian, qui a lâché son ami Hollande au profit de Macron et qui est très à l’aise dans le rôle du traitre, n’imagine aujourd’hui de rallier un quelconque Xavier Bertrand au détriment de l’actuel chef de l’État si le vent tournait en défaveur de ce dernier! 

Une certitude, Jean Yves Le Drian est plus proche de la porte que de l’augmentation.

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 16:53
RCA : un rapport de l'ONU confirme des exactions commises par des «instructeurs» russes

 

Centrafrique: un rapport de l'ONU confirme des exactions commises par des «instructeurs» russes

Par Le Figaro avec AFP 28 juin 2021

Les «instructeurs» russes envoyés en Centrafrique, non armés et ne participant pas aux combats selon Moscou, ont commis avec les forces centrafricaines «des violations du droit humanitaire international», affirme un rapport annuel des experts de l'ONU chargés de ce pays. «Dans plusieurs régions visitées, le groupe d'experts a reçu des témoignages confidentiels sur un recours excessif à la force par les Faca (armée centrafricaine) et les instructeurs russes», précise ce document remis récemment au Conseil de sécurité et obtenu lundi 28 juin par l'AFP.

Parmi les «violations du droit international humanitaire commises par les soldats des Faca et des instructeurs russes», figurent notamment des «assassinats aveugles, des occupations d'écoles et des pillages à grande échelle y compris d'organisations humanitaires», précisent les experts. «Le groupe a reçu de nombreux rapports faisant état d'assassinats aveugles de civils non armés par des instructeurs russes», insiste le rapport, qui détaille plusieurs événements et relève leur implantation dans les régions minières centrafricaines.

Si au 18 avril, Moscou reconnaissait le déploiement en Centrafrique de «532 instructeurs» et affirmait que ce nombre «n'avait jamais dépassé 550», les experts «ont noté que plusieurs sources estimaient que ce chiffre était considérablement plus élevé, allant de 800 à 2100». Cette estimation n'inclut pas 600 instructeurs russes supplémentaires dont le déploiement a été annoncé à l'ONU en mai par la Centrafrique.

Les experts ont «également reçu de multiples témoignages de sources locales et des Faca selon lesquels les instructeurs déployés comprenaient des individus qui se sont identifiés comme ressortissants de la Libye, de Syrie et d'autres pays», précisent-ils dans leur document. De nombreux témoignages dans de multiples lieux de Centrafrique, d'autorités locales, des Faca, des forces de sécurité internes, font aussi état «d'une participation active des instructeurs russes dans des combats au sol, souvent en tête des opérations et non comme soutien aux Faca lors de leurs avancées dans les villes et villages», indique aussi le rapport.

Prolonger l'embargo sur les armes en Centrafrique ?

Le document détaille aussi les exactions commises à l'encontre de civils par la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) créée fin 2020 et réunissant plusieurs groupes armés contrôlant de larges parties du pays et déterminés à faire tomber le pouvoir centrafricain. «Les violations généralisées du droit international humanitaire commises par des groupes affiliés au CPC comprenaient le recrutement forcé d'enfants, les attaques contre les soldats de la paix, les cas de violence sexuelle et le pillage d'organisations humanitaires», selon les experts.

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 20:39
RCA : accusé de crimes contre l'humanité, un Centrafricain évoque une méprise

 

France : accusé de crimes contre l'humanité, un Centrafricain évoque une méprise

 

26 JUIN 2021 Mise à jour 26.06.2021 à 12:35  par TV5MONDE Avec AFP

Milicien sanguinaire ou victime d'une méprise ? Éric Danboy Bagale, un ancien officier centrafricain, détenu depuis neuf mois en France, fait l'objet d'accusations de torture et de complicité de crimes contre l'humanité pour des faits qui remontent à 2013-2014. Lui rejette ces griefs et dénonce des confusions dans l'enquête.

Agé de 42 ans, Éric Danboy Bagale, un proche de l'ex-président centrafricain François Bozizé, vit en France depuis mai 2014. Il a été arrêté à Besançon et mis en examen le 18 septembre 2020. Ce père de cinq enfants est depuis en détention provisoire.

Il s'agit du premier Centrafricain à faire l'objet de poursuites du pôle "crimes contre l'humanité" du tribunal judiciaire de Paris. L’instance est compétente pour poursuivre les crimes les plus graves à travers le monde dès lors qu'un suspect passe en France. Il a déjà renvoyé devant les assises plusieurs Rwandais impliqués dans le génocide des Tutsi en 1994.

Soupçons d’actes de tortures sur des opposants politiques

La justice française soupçonne celui qui a servi dans la garde présidentielle, et qui est devenu agent d'entretien depuis son arrivée dans l'Hexagone, de s'être livré à des actes de tortures sur des opposants politiques entre 2007 et mars 2013, date de sa fuite du pays pour suivre François Bozizé, président de la République Centrafricaine de 2003 à 2013, ce dernier a été renversé par un putsch.

Elle le suspecte aussi d'avoir été complice de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité entre mars 2013 et mai 2014 en Centrafrique mais aussi au Cameroun, en Ethiopie, au Kenya et au Soudan du Sud. En d'autres termes, d'avoir été responsable de milices anti-balaka.

Ces groupes armés, majoritairement chrétiens et animistes, ont été formés pour combattre les milices de la Séléka, une alliance de rebelles issus du nord du pays à majorité musulmane, qui ont chassé François Bozizé du pouvoir en 2013. M. Bozizé a été placé en 2014 sous sanctions par les Nations unies pour avoir organisé une contre-insurrection sanglante depuis son exil à l'aide de ces milices.
 

"Réputé pour sa cruauté"

A l'origine des investigations lancées en mai 2017, un signalement à la justice de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). L’OFPRA estimait que lors de son entretien pour obtenir l'asile en France, il avait "volontairement minimisé voire caché des informations concernant son parcours militaire ou concernant son implication au sein du mouvement anti-balaka".

Le signalement s'appuyait par ailleurs sur une note blanche de 2016 de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui affirmait que ce Centrafricain était "réputé pour sa cruauté et sa fidélité inconditionnelle à François Bozizé" et aurait été "adjoint à l'unité chargée de l'enlèvement et de la disparition des opposants au régime" qui a exécuté "au moins 51 personnes".

Selon cette note, il aurait "activement participé à des préparatifs visant à renverser le pouvoir en place en Centrafrique" et rencontré en France en 2014 plusieurs soutiens de François Bozizé qui auraient tenté d'organiser, depuis l'étranger, un coup d’État.

Méprise entre le suspect et un lointain cousin

S'il reconnaît bien avoir été proche de Bozizé, dont il est un cousin, et avoir participé au coup d’État en 2003 ayant mené ce dernier au pouvoir, Éric Danboy Bagale clame son innocence et plaide la méprise entre lui et un lointain cousin, Junior Danboy.

Dans le dossier d'instruction, figure notamment un article du journal Le Monde, daté de février 2014, évoquant un racket des populations musulmanes organisé dans la ville de Bouar par un certain "lieutenant Damboye", de retour d'exil au Cameroun, contre la promesse de différer les attaques contre elles. Dans l'article, le lieutenant se présente comme le "chef" des "anti-balaka".

En garde à vue, Éric Danboy a réfuté s'être trouvé à Bouar à ce moment-là et a identifié Junior Danboy sur un cliché pris sur place par l'armée. L'Institut de recherche criminelle (IRCGN) a confirmé que la photo et une autre d’Éric Danboy prise par les enquêteurs apportaient "des éléments tendant à conclure qu'il ne s'agit pas du même individu".

Lors d'une confrontation, un témoin, un opposant à Bozizé torturé d'août 2012 à mars 2013, l'a exonéré de toute responsabilité, racontant l'avoir vu une fois lors de sa captivité, qu'il lui avait présenté ses condoléances pour le décès de sa femme et lui avait donné de l'argent pour améliorer ses conditions de détention. 

Ce témoin, qui a refusé de se constituer partie civile, a aussi dit avoir vu Junior Danboy lorsqu'il était détenu.

"La France, qui est elle-même intervenue dans la guerre civile centrafricaine, entend instruire en parallèle de la Cour pénale internationale des crimes contre l'humanité commis en Centrafrique, par des Centrafricains et contre des Centrafricains", a commenté l'avocate Marie-Alix Canu-Bernard, qui défend M. Danboy, à l'AFP.

"Une seule mise en examen est intervenue depuis quatre ans, qui en plus de ne repose sur aucun élément, procède d'une erreur grossière sur la personne… cela est d'autant plus consternant que cette personne est incarcérée depuis neuf mois", a-t-elle déploré.

"Si l'enquête a effectivement mis en évidence l'existence d'un autre individu nommé Danboy, ce dernier n'apparaît nullement concerné par les crimes reprochés au mis en examen dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en septembre 2020", a rapporté une source judiciaire.

"Ainsi, au terme des investigations et des vérifications effectuées, il n'y a aucune erreur sur l'identité du mis en examen et aucune confusion entre ce dernier et son homonyme", a-t-elle assuré.

 

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 19:53
L’Angola défend la Centrafrique devant l’ONU

Lu pour vous 

 

https://apr-news.fr/  Samedi, 26 juin 2021

Le président de l’Angola ainsi que de la Conférence Internationale des Grands Lacs (CIRGL), João Lourenço, a briefé l’ONU sur la situation en Centrafrique. Etablissant que la CPC était en cause pour les crimes de guerre, et obtenant des aides humanitaires pour la RCA.

L’intervention du président de l’Angola devant l’ONU, le 23 juin, a été la première où c’est un chef d’Etat africain, et non la France, présente la situation en RCA. En effet, les crimes de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) de l’ancien président centrafricain François Bozizé ont souvent été outrepassés dans les instances internationales. La guerre civile en RCA a souvent été présentée par les responsables occidentaux comme une guerre entre les civils et l’Etat. Or, il devient difficile de cacher que le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra a été en mesure de reprendre une grande partie du territoire à la CPC. Surtout, il devient évident que l’Etat commence à s’installer dans les régions libérées.

Plusieurs projets d’infrastructure ont commencé en RCA, en un temps record. Et bien que la victoire militaire des FACA n’aurait probablement pas pu être atteinte sans le soutien russe, l’Etat centrafricain est bel et bien souverain. Le président Touadéra est reconnu comme un sauveur par les populations. Et il n’y a plus que la France qui nie la souveraineté de l’Etat en RCA. Le président français Emmanuel Macron avait déclaré : « Le président de la Centrafrique est otage des paramilitaires russes de Wagner ». Une déclaration que João Lourenço a clairement démenti devant le Conseil de sécurité es Nations unies. Le président angolais est le médiateur du dossier centrafricain, en sa qualité de président de la CIRGL.

La crise humanitaire et les groupes armés en Centrafrique, les vrais ennemis

João Lourenço n’a donc pas hésité à prendre une position contraire à celle de la majorité des intervenants. Alors que l’Ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, a centré le débat sur Wagner. João Lourenço a insisté sur l’absence d’aide humanitaire de l’ONU en RCA, qui compte encore 1,7 millions de déplacés, soit le tiers de la population. Ces derniers sont majoritairement installés à Bangui, la capitale, sous la protection des FACA et de Wagner, justement.

De son côté, le diplomate sénégalais et chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, a déclaré : « La CPC est majoritairement responsable des violations des droits de l’homme ». Ensuite, il a rappelé que le vrai défi pour la paix en RCA est la crise humanitaire. Cette dernière n’est pas exacerbée par les paramilitaires russes, mais surtout par les troupes insurrectionnelles de la CPC. Ces dernières avaient presque causé une crise diplomatique entre la RCA et le Tchad, d’ailleurs.

Puis, João Lourenço a rencontré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Il a transmis la position des Etats d’Afrique centrale quant à l’embargo sur la Centrafrique. Et a appelé à la levée de l’embargo. « Le gouvernement, légalement élu, a besoin de ressources. Il a aussi besoin d’armes pour tenir tête aux groupes armés », a affirmé Lourenço.

La réunion du mercredi 23 juin n’a toutefois pas taclé un point essentiel. Le mandat de la MINUSCA en RCA finit en novembre 2021. Et bien que l’ONU ait décidé d’apporter de l’aide humanitaire grâce au plaidoyer de Lourenço. La question de la MINUSCA reste encore floue. Cette réunion sur la Centrafrique est toutefois une victoire pour la diplomatie africaine.

Aprnews avec Lejournaldelafrique

 

Centrafrique: l’opposition pose des conditions pour entrer au gouvernement

https://www.rfi.fr/ 26/06/2021 - 19:45  Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

La COD-2020, coalition regroupant les principales figures de l’opposition, a pour l'instant décliné la proposition d'intégrer le nouveau gouvernement centrafricain. Elle le rejoindra éventuellement à l’issue du dialogue national annoncé par le président de la République pour les prochains jours. Sous certaines conditions.

Lors des consultations préalables à la formation de son gouvernement, le Premier ministre Henri-Marie Dondra a proposé un poste à la coalition d’opposition COD-2020. Une démarche qui ne fait pas l’unanimité au sein du parti au pouvoir, le MCU.

Pour l’instant la COD-2020 décline. « Rentrez dans un gouvernement du président Touadéra aujourd’hui, dont nous contestons la légitimité, serait de la part de l’opposition une véritable forfaiture tant qu’il n’y a pas de compromis politique sur la crise post-électorale », explique le porte-parole de la coalition, Me Nicolas Tiangaye.

Ce refus n’est toutefois pas définitif, tempère le porte-parole qui soumet des conditions à cette proposition. « Il nous faut d’abord faire le dialogue politique inclusif. Il faut qu’il y ait un consensus national sur les grandes orientations de ce pays et c’est sur cette base que nous pouvons, oui ou non, accepter de rentrer dans ce gouvernement dont nous devons connaître le périmètre programmatique et les objectifs politiques à atteindre afin que tout cela débouche sur la paix et la réconciliation nationale », explique-t-il.PUBLICITÉ

Et c’est là que le bât blesse. Pour les opposants, ce dialogue doit se faire sous l’égide de la communauté internationale avec un médiateur extérieur et doit intégrer les groupes armés en activité, y compris la CPC.

« Hors de question » pour le gouvernement comme pour l’ONU. Les groupes armés doivent d’abord déposer les armes et renoncer à la violence pour être intégrés au dialogue.

L’Angola défend la Centrafrique devant l’ONU
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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 22:59
RCA : un nouveau gouvernement resserré autour du président Touadéra

 

Centrafrique: un nouveau gouvernement resserré autour du président Touadéra et de ses alliés

 

https://www.rfi.fr/ 24/06/2021 - 00:32

La Centrafrique a depuis ce mercredi soir un nouveau gouvernement, très attendu, six mois après la réélection du président Touadéra et depuis la nomination du nouveau Premier ministre Henri-Marie Dondra le 12 juin. Les noms ont été dévoilés à la présidence.

Plus de la moitié des 32 ministres sont de nouveaux entrants. Parmi les postes redistribués, des postes clés comme la Défense, l'Intérieur, la Justice ou encore les Mines. Un noyau dur de ministres proches du président et déjà présents dans les deux gouvernements précédents, conservent leurs positions : les Affaires étrangères, le Plan, l'action humanitaire ou encore la Santé.

Contrairement aux attentes, l’exécutif semble se resserrer autour du président Touadéra du parti au pouvoir et de ses alliés. La Défense qui revient à Claude Rameaux Bireau, l’Énergie à Arthur Bertrand Piri, l'Administration territoriale sont occupés par le premier cercle du chef de l’État. Les mines par un cadre du MCU. La ministre des Affaires étrangères reste en place malgré l’avis de certains diplomates.

Peu d'ouverture mais « les choses peuvent encore évoluer »

La jeunesse n'y est pas représentée, il y a peu de femmes. Peu de place est laissée à l'opposition même si deux anciens candidats à la présidence sont nommés ainsi qu'un membre du parti du RDC, de l'ancien président Kolingba. Quelques postes sont attribués à la société civile, mais à des personnalités considérées comme favorables à la majorité : le recteur de l'université de Bangui ou la présidente de l'Organisation des femmes centrafricaines.

Côté groupes armés, ce sont les mêmes figures qui gardent leur poste. Seule entrée à noter, celle de Gilbert Toumou Deya qui était déjà chargé de mission spéciale à la présidence. Un portefeuille est d'ailleurs spécialement dédié au suivi de l’accord de paix. PUBLICITÉ

La liste dévoilée ce mercredi fait en tout cas grincer des dents parmi la société civile et l’opposition dont aucune grande figure ne fait son entrée dans le gouvernement. « Il y a certes une reprise en main par le parti qui a gagné les élections », explique une source proche du gouvernement, mais « les opposants de la COD-2020 ont traîné des pieds » dans les discussions, poursuit-elle. Néanmoins, la porte n’est pas fermée et « les choses peuvent encore évoluer », notamment à l’issue du dialogue républicain promis pour les prochains jours par le président Touadéra.

 

Lu pour vous

 

Centrafrique : entre France et Russie, les coulisses de la formation du nouveau gouvernement

Par Mathieu Olivier  Jeune Afrique Mis à jour le 25 juin 2021 à 15h13

Le premier gouvernement de Henri-Marie Dondra a été annoncé le 23 juin. Mais entre les pressions de Paris et de Moscou, et la volonté du président Faustin Archange Touadéra de reprendre les rênes, sa formation a tourné au casse-tête…

Les discussions auront officiellement duré douze jours, entre la nomination de Henri-Marie Dondra le 11 juin au poste de Premier ministre et celle de son gouvernement, le 23. Mais, selon nos informations, les tractations en coulisses ont en réalité commencé bien avant. Depuis des semaines, voire des mois, Faustin Archange Touadéra (FAT) était en effet convaincu de la nécessité de changer en profondeur son équipe gouvernementale.

Le président centrafricain avait même confié à certains de ses proches son ambition de remplacer jusqu’aux trois quarts des ministres. Le Premier ministre Firmin Ngrebada lui-même n’est pas parvenu à sauver sa tête et la décision de la France de suspendre une partie de son aide militaire à Bangui a accentué la pression sur FAT : tout profil ouvertement pro-russe ou anti-français était dès lors jugé peu souhaitable, le président souhaitant ménager Paris.

Proches parents

Selon nos informations, le ministre Pascal Bida Koyagbele, jusqu’ici coordinateur des Grands travaux et des Investissements stratégiques, a ainsi payé son hostilité affichée aux intérêts français et ne fait donc pas partie de la nouvelle équipe. Sous le regard appuyé de la diplomatie française, FAT a en effet préféré des profils plus neutres, ou a favorisé des parents et des très proches pour les postes-clés.

Jean-Claude Rameaux Bireau, son neveu et ex-conseiller économique, a ainsi été promu au ministère de la Défense, en remplacement de Marie-Noëlle Koyara, également proche de Moscou. Un autre neveu, Arthur Bertrand Piri (un ancien de la primature) a hérité de celui du Développement de l’énergie. Quant au portefeuille de l’Intérieur et de la Sécurité publique, il a été confié à un proche parent de FAT, l’ancien directeur général de la police Michel Nicaise Nassin. Tous deux sont originaires de la même ville, Damara.

Ce dernier est d’autant plus proche de Touadéra qu’il travaille à ses cotés à la présidence depuis plusieurs années. Selon nos sources, ce haut gradé de la police y dirigeait notamment le discret « Bureau information et communication » (BIC), chargé de fournir des renseignements, y compris politiques, au chef de l’État. Cette cellule travaillerait régulièrement en collaboration avec certains Russes de Bangui.

Félix Moloua (Économie), Bruno Yapande (Administration du territoire), Ruffin Benam Beltoungou (Mines) et Sylvie Baïpo-Teimon (Affaires étrangères) sont également des proches de FAT. Ce dernier, qui a annoncé la tenue prochaine d’un dialogue national, a par ailleurs souhaité laisser en place les représentants des groupes armés signataires de l’accord de paix de Khartoum de 2019, tandis que l’opposant Serge Ghislain Djorie a été désigné ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Coup de jeune manqué

Selon nos sources, Faustin Archange Touadéra avait aussi pour ambition de rajeunir en profondeur l’équipe gouvernementale dirigée par Henri-Marie Dondra. Pour ce faire, il avait demandé à Dominique Erenon, ancien directeur de cabinet de Firmin Ngrebada, d’établir une liste de jeunes prétendants aux fonctions gouvernementales.

Aucun élu de cette sélection, qui rassemblait des personnalités de la majorité mais aussi de l’opposition, n’a toutefois intégré l’équipe ministérielle. Certains des candidats discrètement auditionnés ces dernières semaines devraient en revanche être nommés prochainement à la présidence ou à la primature.

 

RCA : un nouveau gouvernement resserré autour du président Touadéra
RCA : un nouveau gouvernement resserré autour du président Touadéra
RCA : un nouveau gouvernement resserré autour du président Touadéra
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RCA : un nouveau gouvernement resserré autour du président Touadéra
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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 22:42
RCA : critiques à l'ONU sur les paramilitaires russes
RCA : critiques à l'ONU sur les paramilitaires russes

 

Centrafrique: critiques à l'ONU sur les paramilitaires russes

 

https://www.rfi.fr/ 24/06/2021 - 07:38 Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

Levée de boucliers hier, mercredi 23 juin, à l’ONU contre les alliés russes des forces centrafricaines, au Conseil de sécurité. À la quasi-unanimité, les diplomates ont critiqué les paramilitaires russes, la place qu’ils ont prise dans le conflit et la gestion du pays au jour le jour. Un peu plus tôt, ils avaient été briefés par l’émissaire de l’ONU en Centrafrique et chef de la Minusca, Mankeur Ndiaye, alors que Bangui a promis de mettre un terme aux entraves subies par la Minusca.

Les diplomates russes ont eu du mal à tenir leur ligne habituelle, eux qui refusent de reconnaître tout lien avec les paramilitaires en Centrafrique, alors que des centaines d’exactions contre des civils, du personnel de la Minusca et des casques bleus ont été décrites au Conseil. Les semonces française et américaine ont été publiques : l’ambassadeur français a demandé clairement à qui répondaient les combattants russes de la société Wagner.

Des diplomates russes embarrassés

Son homologue américain a affirmé qu’ils « opéraient directement comme une extension du ministère russe de la Défense ». En marge de la réunion, les diplomates russes, embarrassés, ont reçu le chef de la Minusca ainsi que son adjointe, Louise Brown, qui avait été mise en joue par des miliciens à la frontière tchadienne fin mai.

Le chef d’État angolais Lourenço, également président en exercice de la Conférence internationale des Grands Lacs, est venu spécialement pour la réunion à New York. L’Angola se place de plus en plus comme médiateur dans le dossier centrafricain et est reconnu pour avoir réussi à gérer ses propres « conseillers russes » au fil des ans.

Respect des forces de la Minusca

Des diplomates angolais auraient même recommandé au président Touadéra de faire des concessions quant à la large place concédée aux paramilitaires en Centrafrique – ce sont eux qui gèrent les recettes douanières ou contrôlent les routes –, un geste nécessaire si celui-ci désirait se rapprocher de la France.

Parallèlement, le patron des casques bleus, Jean-Pierre Lacroix, qui représentait l’ONU à un forum sur la sécurité à Moscou, mercredi, a évoqué le cas centrafricain en réunion bilatérale et réclamé un respect total des forces de la Minusca en Centrafrique.

RCA : critiques à l'ONU sur les paramilitaires russes
RCA : critiques à l'ONU sur les paramilitaires russes
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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 17:57
Nouvelles nationales sur RFI
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Le procès de l'ex-Seleka Éric Neris Massi a démarré en RCA

 

https://www.rfi.fr/ 25/06/2021 - 04:13  Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Le procès de l'ancien porte-parole de la coalition rebelle de la Seleka, qui avait pris le pouvoir en 2013 à Bangui, a débuté jeudi 24 juin dans la capitale centrafricaine.

Suite à une dénonciation, les enquêteurs ont effectué une perquisition à son domicile le mois dernier, à la recherche d’une cache d’armes. Ils n’ont finalement trouvé qu’un gilet pare-balle, un drone, des jumelles et une paire de rangers. Le prévenu est poursuivi pour détention illégale d’effets militaires, complot et espionnage. Il comparaissait hier en procédure de flagrant délit devant le tribunal de grande instance de Bangui.

Au coeur des débats : la paire de chaussures, des rangers taille 43 « qui appartenaient à mon père », explique Éric Neris Massi. Lui affirme chausser du 45. 

« C’est un détail », répond le procureur. À la barre, en tenue orange, au dos le numéro 0133N, l’ancien porte-parole de la Seleka fait face à un président suspicieux : « d’autres effets militaires seraient-ils cachés quelque part ? » 

On en vient au drone : « Quelle portée ? Quelle autonomie ? »

« C’est un modèle pour enfants, un simple jouet ! », selon la défense. « Il peut être utilisé comme arme ! », répond le procureur. Mêmes questions pour la paire de jumelles : peuvent-elles être utilisées à des fins militaires ?

Les avocats de Massi évoque « un règlement de comptes ». Déjà arrêté et placé sous contrôle judiciaire il y a cinq ans, avant d’être blanchi, le prévenu donne de la voix : « si je devais prendre les armes aujourd’hui, ce serait pour défendre la République ! » Éric Neris Massi, qui travaille aujourd’hui dans la communication, a été arrêté le 28 mai et a passé deux semaines en détention provisoire avant d’être placé sous mandat de dépôt.  

Le parquet requiert un an d’emprisonnement et 300 000 CFA d’amende. La défense demande la relaxe. Le jugement est mis en délibéré pour le lundi 28 juin. 

Éric Neris Massi est le fils de Charles Massi, militaire et homme politique centrafricain, opposant à l’ancien président François Bozizé et porté disparu dans des circonstances non élucidées, il y a de cela dix ans.

 

 

Centrafrique: le secrétaire général de l'ONU dénonce «le recours excessif à la force»

https://www.rfi.fr/ 23/06/2021 - 12:48

 

À New York est présenté devant le Conseil de sécurité, mercredi 23 juin, le rapport du secrétaire général des Nations unies sur la République centrafricaine. Il dresse le bilan général de la situation dans le pays, un contexte sécuritaire encore « précaire ». Même si des progrès ont été réalisés.

Antonio Guterres note positivement les préparatifs du dialogue républicain, le déploiement du personnel judiciaire ou la reprise sur le terrain de la plupart des bastions des groupes armés. Mais son rapport met aussi en exergue différents sujets d'inquiétude.

Antonio Guterres se dit profondément préoccupé par « le recours excessif à la force dans le pays ». Il note, entre autres, l'augmentation des violations des droits humains, y compris les violences sexuelles liées au conflit, les déplacements forcés ou encore la stigmatisation des minorités ethniques et religieuses. Les groupes armés ont perpétré la majorité des violations des droits humains documentés par l'ONU.

Actes hostiles contre la Minusca

Antonio Guterres se dit aussi profondément alarmé par l'augmentation « inacceptable » et « sans précédent » des menaces et des actes hostiles menés à l'encontre de la Minusca. Avec notamment l'obstruction à la liberté de mouvement des patrouilles de la mission onusienne, des fouilles des véhicules et des résidences ainsi que des menaces contre des personnels onusiens. Des faits qu'il impute aux forces de sécurité nationale ainsi qu'au « personnel de sécurité déployé de manière bilatérale » et autres agents de sécurité. 

Autre point saillant : la situation humanitaire s'est détériorée pour atteindre son degré le plus bas depuis cinq ans, précise le rapport. Un tiers de la population est déplacée, plus de la moitié de la population se trouve en situation d'insécurité alimentaire, la moitié des enfants ne vont pas à l'école.  

 

 

Centrafrique / Onu : Allocution du représentant adjoint des Etats – Unis près les Nations unies Richard Mills devant le conseil de sécurité

 

Ambassadeur Richard Mills

 

Représentant adjoint des États-Unis auprès des Nations Unies

 

New York, New York

23 juin 2021

 

Merci, Monsieur le Président, et merci à tous nos rapporteurs, dont les rapports d’aujourd’hui – je pense – ont brossé une image claire des défis actuels en République centrafricaine. Je tiens également à dire, au nom de ma délégation, merci au Président Lourenço d’être ici aujourd’hui, de partager ses vues et ses mises à jour sur la situation. Et merci, en particulier, au RSSG Ndiaye pour les contributions importantes que la MINUSCA apporte chaque jour pour sauver des vies.

Je veux commencer par exprimer la profonde gratitude des États-Unis pour tous les pays contributeurs de troupes et de police et le personnel civil, dont la présence sur le terrain en RCA est si critique. Les États-Unis condamnent avec la plus grande fermeté toutes les attaques contre les soldats de la paix, et nous soulignons à nouveau que ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international.

Comme nous l’avons entendu aujourd’hui, il y a un nombre croissant de rapports de violations et d’abus des droits humains, en particulier ceux qui semblent viser des membres de la communauté musulmane. Les États-Unis sont profondément préoccupés par ces rapports. Nous sommes également troublés par les rapports continus selon lesquels les forces armées centrafricaines et les instructeurs russes commettent des violations du droit international humanitaire et de l’embargo des Nations Unies sur les armes.

Dans son rapport, le Secrétaire général note une augmentation de 28 % des cas de violations des droits de l’homme et d’abus et de violations du droit international humanitaire au cours des quatre derniers mois. En outre, le rapport du Secrétaire général a signalé une augmentation alarmante des abus commis par le personnel national et bilatéral. Je pense que nous devons être clairs sur ces personnels bilatéraux – les individus qui commettent ce que beaucoup appellent maintenant des « atrocités » ne sont pas des acteurs indépendants – ils opèrent comme une extension directe du ministère russe de la Défense.

Nous restons profondément préoccupés par le fait qu’un membre de ce Conseil n’ait pas pris de mesures pour empêcher ses mercenaires d’entraver quotidiennement la liberté de mouvement de la MINUSCA. Nous condamnons – comme d’autres l’ont fait – l’incident épouvantable au cours duquel ces acteurs russes bilatéraux ont menacé le RSSG adjoint et une délégation de l’ONU qui était en mission humanitaire à Bang le 28 mai. , ils mettent en danger les soldats de la paix et les civils, et ils empêchent les acteurs humanitaires de fournir une assistance. Ces types d’abus sapent la stabilité et la sécurité en RCA, et ils menacent de faire dérailler la paix fragile que les Centrafricains s’efforcent de réaliser depuis 2013.

Nous appelons tous les États membres à soutenir la MINUSCA et les soldats de la paix que nous avons envoyés en danger. Les États-Unis rappellent au gouvernement centrafricain qu’il est responsable de la sûreté et de la sécurité du personnel de l’ONU servant en RCA et du respect de l’Accord sur le statut des forces. Nous appelons le gouvernement de la RCA à veiller à ce que tous les acteurs de la sécurité opérant sur son territoire respectent le SOFA et l’autorité de la mission.

Nous réitérons la nécessité pour tous les acteurs de la sécurité du pays de respecter les droits de l’homme et de se conformer au droit international humanitaire. Il est essentiel que tout le monde se concentre sur une réforme crédible du secteur de la sécurité – entièrement coordonnée avec la MINUSCA et d’autres partenaires de sécurité – plutôt que de saper ces efforts de réforme et d’alimenter le conflit en RCA.

Le Conseil doit parler d’une seule voix contre les abus et les actions qui déstabilisent la RCA et mettent en danger la vie des civils. La MINUSCA a réalisé des progrès tangibles en soutenant la RCA sur la voie de la paix et de la stabilité. Nous ne pouvons pas laisser les actions irresponsables et effrénées des mercenaires mettre en péril ce progrès. Les États-Unis continueront de soutenir la responsabilité de ceux qui commettent des abus et des violations des droits humains. Le peuple centrafricain mérite justice.

Permettez-moi de terminer en disant que nous félicitons le nouveau Premier ministre centrafricain, Henri Marie Dondra. Les États-Unis sont impatients de renforcer encore leur partenariat bilatéral avec la RCA, et nous espérons que le nouveau gouvernement apportera une énergie renouvelée pour mettre pleinement en œuvre l’accord de paix de 2019.

Il est essentiel que la violence en cours en RCA prenne fin de manière pacifique, avec la pleine mise en œuvre de l’accord de paix et un dialogue politique inclusif. À cet égard, permettez-moi de souligner qu’il est crucial de prendre en compte les besoins des femmes et des filles. Assurer la participation pleine, égale et significative des femmes dans toutes les sphères, à tous les niveaux de leadership politique et tout au long du processus de paix peut apporter des avantages substantiels pour la paix et la stabilité à long terme en RCA.

Merci, Monsieur le Président.

 

U.S EMBASSY BANGUI

 

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