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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 00:40
CENTRAFRIQUE : José Eduardo Dos Santos reprend l'initiative pour résoudre la crise

 

 

 

  ALERTE  LC N°745 DU 30/01/2017

 

Après l'échec des médiations de Denis Sassou Nguesso, lui-même accaparé par sa propre actualité au Congo-B, la mission pour venir définitivement à bout de la persistance des groupes armés en Centrafrique devrait désormais être confiée à son tuteur, le président angolais José Eduardo Dos Santos, à l'issue du sommet des chefs d’Etat de l'Union africaine (UA), prévu les 30 et 31 janvier à Addis-Abeba. Cette proposition devrait...

 

 

République centrafricaine : les efforts pour rechercher la paix se poursuivent

 

30/01/17 (Agence d'information d'afrique centrale )

 

A la tête d’une forte délégation, le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale(Cééac), Ahmad Allam- s’est rendu samedi à Luanda ( Angola) pour rencontrer les hautes autorités angolaises en vue de trouver des solutions pouvant cristalliser la paix en République centrafricaine.

 

Ces différentes rencontres ont pour but de traduire dans les faits, la décision des chefs d’Etat et de gouvernement d’accompagner l’initiative africaine sur un accord de réconciliation entre les groupes armés et les autorités centrafricaines, adoptée le 30 novembre 2016 à Libreville au Gabon, au cours de la 8ème Session extraordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement.

 

Durant quatre jours, les experts ont travaillé sur la contribution attendue de l’Union africaine, de la Cééac et de la Crgl au retour définitif de la paix en RCA et en particulier celle de l’Angola, qui a une longue expérience dans la réconciliation nationale post-conflit, avec l’appui du Tchad et de la République du Congo.

 

Signalons qu’au mois de décembre dernier, le Secrétaire général de la Cééac avait été reçu par les plus hautes autorités centrafricaines, dont le président Faustin Archange Touadera. Une rencontre au cours de laquelle le chef d' Etat centrafricain avait évoqué les maux qui minent son pays à savoir: le processus de réconciliation qui traîne les pas; l’administration qui est mise à mal; les déplacés qui occupent toujours l’espace aéroportuaire après la destruction de leurs habitations pendant la guerre; la quasi inexistence d’une armée nationale et le poids de l’embargo sur les armes bref, tous ces maux qui ne favorisent pas la sortie rapide de la crise. La RCA en appelle à l’implication totale de la Cééac dans le processus.

 

Au cours de cette rencontre, le président centrafricain s’était félicité de l’implication de la Cééac dans la recherche des solutions depuis le début de la crise dans ce pays, jusqu’à ce jour. « Nous disons merci à notre organisation communautaire pour le soutien multiforme apporté à la RCA… et saisissons l’opportunité pour lui exprimer la reconnaissance du peuple centrafricain pour ce qu’elle a fait en RCA et continue de faire. »

 

L’ambassadeur Allam-Mi, qui se dit toujours favorable à une initiative africaine commune de l’Union africaine, la Cééac et la Crgl, soutenue par les Nations unies et tous les partenaires de la RCA, continue de consulter les Etats membres de la Cééac, les institutions internationales et toutes les personnes ou organisations éprises de paix et impliquées dans la recherche d’une paix durable et définitive en République centrafricaine.


Yvette Reine Nzaba

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 00:19
Lu pour vous : Le Tchadien Moussa Faki Mahamat élu président de la Commission de l’UA

 

Le Tchadien Moussa Faki Mahamat élu président de la Commission de l’UA

 

 

 

Par Michael Pauron et Vincent Duhem - envoyés spéciaux Jeune Afrique à Addis Abeba

 

Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, a été élu ce lundi à la tête de la Commission de l'UA, où il remplace la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

 

Le suspense a été de courte durée : le Tchadien Moussa Faki Mahamat a été élu président de la Commission de l’Union africaine (UA) avec 39 voix sur 54 ce lundi 30 janvier.

 

Au terme des trois premiers tours de scrutin, le Sénégalais Abdoulaye Bathily, la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi, et l’Équato-Guinéen Agapito Mba Mokuy ont été éliminés. Les deux finalistes, le ministre des Affaires étrangères tchadien et son homologue kényane Amina Mohammed ont été départagés à l’issue de trois autres tours. Moussa Faki a ensuite été élu à l’issue d’un septième et dernier tour.

 

Il succède à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

 

« Mon expérience a convaincu »

 

« Je mesure la tâche qui est dorénavant la mienne en tant que président de la Commission de l’Union africaine, a réagi Moussa Faki Mahamat à l’issue du vote. Je ne sais pas comment le vote s’est déroulé car je n’étais pas dans la salle, mais j’imagine que mon expérience, ma vision ont convaincu. Je mesure le poids de la charge. »

 

Au poste de vice-président de la Commission, c’est le Ghanéen Thomas Kwesi Quartey qui l’a emporté.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 00:17
Lu pour vous : La France gèle discrètement les comptes de trois opposants africains

 

 

INFO LIBÉ

 

Par Célian Macé Libération — 27 janvier 2017 à 13:27

 

Deux Tchadiens et un Congolais, mêlés à la lutte armée contre les régimes d'Idriss Déby et de Denis Sassou Nguesso, ont été visés par une mesure d'immobilisation financière.

 

Une simple publication au Journal officiel : c’est toute la publicité qui a été faite à un geste de l’Etat, le 18 janvier, pourtant loin d’être anodin. Les comptes bancaires de trois personnes résidant en France ont été gelés pour une durée de six mois, par arrêté des ministres de l’Economie et de l’Intérieur. A chaque fois, l’article L562-1 du code monétaire et financier est invoqué : il prévoit «le gel de tout ou partie des fonds, instruments financiers et ressources économiques […] qui appartiennent à des personnes physiques ou morales qui commettent, ou tentent de commettre, des actes de terrorisme».

 

Sauf que l’activité «terroriste» des trois hommes visés ne saute pas aux yeux. Aucun d’eux n’est membre d’un groupe figurant sur les listes des organisations terroristes établies par l’Union européenne ou le Conseil de sécurité des Nations unies. Ils sont en revanche des opposants revendiqués au pouvoir en place dans leurs pays respectifs. Deux sont des ressortissants tchadiens – Mahamat Nouri et Mahamat Mahadi Ali – et le troisième, Ferdinand Mbaou, est originaire du Congo-Brazzaville.

 

Condamné par contumace

 

Libération les a contactés. Mahamat Nouri, 69 ans, vit en France depuis cinq ans. Il s’est vu refuser l’asile, mais affirme être détenteur d’un titre de séjour. Ancien ministre d’Hissène Habré, puis d’Idriss Déby, il avait pris la tête d’une rébellion armée, l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), en 2006. Depuis 2010 et son arrivée en France, ses hommes sont dispersés entre le Tchad, la Libye et le Soudan. Nouri assure qu’il ne leur donne plus d’ordres. «On m’a refusé le statut de réfugié en France, à cause d’accusations portant sur l’engagement d’enfants soldats, explique-t-il, tout en niant les faits qui lui sont reprochés. Le Tchad a demandé mon extradition, mais la France a refusé car là-bas, j’ai été condamné à la peine capitale par contumace.»

 

Le vieil opposant tchadien habite avec sa femme en banlieue parisienne. Il dit être locataire, n’avoir aucun compte bancaire ouvert à son nom en France, et assure même connaître des «difficultés» financières. «Cet arrêté est pris en soutien au régime dictatorial d’Idriss Déby, qui a détruit les fondements républicains de l’Etat et pillé les richesses nationales, dénonce-t-il dans un communiqué. Les Tchadiens opposés à la dictature de N’Djamena ne sont pas des terroristes.»

 

«Brassens et le Chant des partisans»

 

Mahamat Mahadi Ali, 47 ans, est en quelque sorte son successeur. Les deux rebelles anti-Déby se sont brouillés à cause de divergences stratégiques. Mahadi est aujourd’hui à la tête du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact). Ses hommes seraient au nombre de 1 500, selon lui. Ils sont notamment positionnés dans plusieurs campements du Sud libyen, où ils se sont rapprochés des brigades de Misrata, opposées aux troupes du général Khalifa Haftar. «Haftar nous a bombardés à deux reprises, explique le chef du Fact, joint au téléphone en Libye où il se trouve actuellement. Il existe un pacte de soutien entre lui et Idriss Déby. Nous, nous ne voulons pas nous immiscer dans les affaires libyennes. Nous constituons un rempart contre les forces extérieures : l’Etat islamique et les combattants venus du Soudan.»

 

En France, Mahadi a obtenu le statut de réfugié il y a vingt-cinq ans. Cet ancien militant du Parti socialiste – qui se réjouit du bon score réalisé par Benoît Hamon au premier tour de la primaire – est locataire d’un logement HLM à Reims. Son compte bancaire affichait un solde de 440 euros au 21 janvier. Il affirme ne jamais l’avoir utilisé à des fins politiques. «Les allocations familiales sont versées directement à ma femme, précise-t-il. Je suis père de cinq enfants, qui ont grandi en écoutant Brassens et en fredonnant le Chant des partisans. L’aînée est en école de commerce, inscrite avec un prêt bancaire garanti par l’Etat. Le deuxième est en Erasmus. La troisième est en DUT électromécanique. La quatrième est au collège, et le dernier en primaire.»

 

Le Tchadien se dit «inquiet» et blessé de se voir associé à des «obscurantistes rétrogrades». «J’ai la conscience tranquille, cette décision est absurde, dit-il. Mais c’est malheureusement le reflet des relations franco-tchadiennes aujourd’hui. Est-ce un hasard si Paris vient d’accorder la nationalité française à Hinda Déby ?» Trois jours avant la publication des arrêtés, le Journal officiel officialisait en effet la naturalisation de la femme du président tchadien.

 

«Animé d’ambitions putschistes»

 

Le troisième homme est lui aussi un militaire. Il ne connaît pas les deux rebelles tchadiens. Ferdinand Mbaou, 60 ans, a été le chef de la garde présidentielle de Pascal Lissouba, renversé par Denis Sassou-Nguesso en 1997. Il est aujourd’hui un opposant revendiqué du maître du Congo-Brazzaville. «Ma position est claire. Il n’y a pas de solution politique au Congo. Sassou-Nguesso est arrivé au pouvoir par les armes, il repartira par les armes, clame-t-il. Je ne me cache pas. Je dis qu’il faut préparer une insurrection armée. Mon modèle, c’est le général de Gaulle. En exil, il a continué à se battre. Personne ne considère que c’est un terroriste.»

 

Dans le petit cercle de l’opposition congolaise à Paris, Ferdinand Mbaou est certes perçu comme «actif sur la scène politique», mais «avec un côté bravache, un peu affabulateur». Son réseau serait constitué «d’une petite poignée de fidèles». De l’avis général, il a un train de vie modeste. «J’ai essayé un temps d’entretenir mes hommes en exil en Afrique, mais ce n’est plus le cas, avoue-t-il. Sur mon compte, il y a moins de 3 000 euros.» Le Congolais a déposé un recours contre le gel de ses avoirs. Avec l’arrêté, il a reçu un courrier de justification : «Considérant que M. Mbaou est un fervent opposant du président Sassou Nguesso […] ; que depuis 2015, M. Mbaou est toujours animé d’ambitions putschistes, recherche activement les soutiens financiers, matériels et humains nécessaires pour prendre le pouvoir […], M. Mbaou doit être regardé comme incitant, facilitant et participant à la commission d’acte de terrorisme», écrivent les ministres de l’Economie et de l’Intérieur, signataires de l’arrêté.

 

Comment ces trois hommes se sont-ils retrouvés visés par le «dispositif national de gel terroriste» ? Parmi les dix noms figurant sur cette liste de la direction générale du Trésor, ils sont les seuls à n’avoir aucun lien avec les sphères jihadistes. Certes, ils sont ou ont été engagés dans la lutte armée, mais ils n’ont jamais été condamnés, en France ou à l’ONU, pour des actes de «terreur». Idriss Déby et Denis Sassou Nguesso, dirigeants aux manières expéditives, ont été réélus l’un et l’autre en 2016 au terme d’élections entachées d’irrégularités et d’intimidations, sans que Paris ne s’en émeuve. Ont-ils le bras assez long pour pourchasser leurs opposants jusqu’en France ? Le Quai d’Orsay affirme ne pas avoir été informé de l’affaire. Le ministère de l’Economie et des Finances, qui a ratifié l’arrêté, renvoie vers celui de l’Intérieur, qui ne souhaite pas faire de commentaire. Le conseiller Afrique de l’Elysée affiche le même mutisme.

 

Célian Macé

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 21:43
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Plus d’une centaine de morts, après un affrontement entre deux tendances Séléka au centre du pays

 

PAR CELESTIN YENTOMAN LE 30 JANVIER 2017

 

Bambari, 30 janvier 2017 (RJDH)—L’affrontement entre deux tendances de la Séléka dans la ville de Bakala, au centre du pays aurait fait plus d’une centaine de morts. C’est un bilan non officiel établi par la population de cette localité.

 

186 morts, c’est le bilan de l’affrontement entre les combattants du FPRC et ceux de l’UPC à Bakala entre le 11 et 12 décembre 2016. Ce chiffre est avancé par la population qui confie avoir compté les corps.

 

Selon nos informations, ce bilan a été mentionné dans une lettre que les habitants de cette localité ont adressée au président de la République le 20 janvier dernier, « 125 le dimanche 11 décembre 2016 et 61 le lundi 12. Les cadavres seraient jetés dans la rivière Ouaka et dans un puits au centre administratif de Bakala » peut-on lire dans cette correspondance dans laquelle, les habitants appellent au déploiement rapide des forces de défense et de sécurité.

 

Les responsables gouvernementaux contactés sur ce sujet n’ont pas souhaité se prononcer sur l’appel de la population de Bakala.

 

 

Centrafrique : Des alliés de Touadéra souhaitent la réorganisation de la majorité présidentielle

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 30 JANVIER 2017

 

BANGUI, 30 janvier 2016 (RJDH)—La réorganisation de la majorité présidentielle est de plus en plus réclamée par les alliés de Faustin Archange Touadéra. Tous estiment qu’à l’état actuel, la majorité ne peut être efficace.

 

L’idée de réorganiser la majorité présidentielle prend forme dans le camp des alliés. Plusieurs leaders politiques ayant soutenu Faustin Archange Touadéra au second tour de la présidentielle de février 2016, la posent comme une urgence.

 

Alexandre Ferdinand Nguendet, président du RPR et ancien président du Conseil National de Transition appelle Faustin Archange Touadéra à mettre de l’ordre au sein de la majorité. Le président du RPR souhaite l’implication de tous les alliés dans la gestion du pouvoir « le temps de soutien est passé. Il faut aujourd’hui une cogestion car nous serons tous responsable devant le peuple » a déclaré, samedi Alexandre Ferdinand Nguendet dont le parti dispose d’un représentant au gouvernement.

 

Martin Ziguelé, président du MLPC et un des alliés de poids de Faustin Archange Touadéra parle de restructuration « il faut restructurer, il faut déterminer les objectifs, déterminer les mécanismes de fonctionnement et de prise de décision parce qu’en politique il faut toujours décider » confie-t-il dans une interview au RJDH.

 

Le KNK, parti de l’ancien président François Bozizé qui a basculé dans la majorité après la défaite de Dologuélé qu’il a soutenu contre Touadéra au second tour, s’inscrit dans la même logique. Bertin Bea, secrétaire général de cette formation politique appelle lui aussi à la réorganisation de la majorité présidentielle pour plus d’efficacité.

 

Un autre cadre du KNK a, sous couvert de l’anonymat, parlé d’une majorité désunie par manque d’organisation, « la majorité présidentielle n’existe que de nom. Elle n’est pas fondée sur une organisation claire qui permet de faire avancer la politique du chef de l’Etat », confie t-il.

 

Le président d’un parti politique, soutien de Touadéra qualifie de pilotage à vue ce qui se fait au sein de la majorité. Pour lui, cette situation risque de rattraper le président de la République « ce que nous ignorons, c’est ce que la situation profite à nos adversaires qui, eux ont une certaine ligne. C’est parce que nous sommes peu organisés que chaque fois que Dologuelé parle, au nom de l’opposition, nous sommes perturbés et tout le monde veut lui répondre et nous faisons des réponses parfois contradictoires » laisse t-il savoir.

 

Dans l’entourage de Faustin Archange Touadéra, on évite de faire des commentaires sur ce dossier. Mais un proche du premier ministre défend le camp présidentiel qui, selon lui s’organise au quotidien et à son rythme « c’est vous qui pensez que la majorité n’est pas organisée. Nous avançons bien dans l’organisation du camp présidentiel » répond-il sans aucune autre précision.

 

La majorité présidentielle est multi tendancielle depuis l’élection de Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême. D’un côté, il y a le groupe d’anciens candidats qui ont créé une plateforme politique et de l’autre les députés indépendants considérés comme les alliés de premières heures et les élus relevant des partis politiques ayant soutenu Faustin Archange Touadéra entre les deux tours de la présidentielle de janvier-février 2016.

 

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 03:06

 

 

 

Samedi 28 Janvier 2017 - 11:28

 

Le Conseil de sécurité a adopté, le 27 janvier, une résolution prorogeant jusqu'au 31 janvier 2018, l'embargo sur les armes en République centrafricaine (RCA) ainsi que l'interdiction de voyager et le gel des biens imposés aux personnes ou entités désignées par son Comité des sanctions.

 

Le représentant permanent de la RCA auprès des Nations unies a accueilli ces mesures comme « un mal nécessaire », compte tenu de la menace très présente de groupes « bien armés ».

 

Aux termes de la résolution 2339 (2017), tous les États membres devront continuer de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la RCA, d'armements et de matériels connexes de tous types, ainsi que toute assistance technique ou formation, et toute aide financière ou autre en rapport avec les activités militaires.

 

Tous les Etats devront également continuer de prendre les mesures nécessaires pour interdire l'entrée ou le passage en transit sur leur territoire des personnes désignées par le Comité des sanctions. Les fonds et les avoirs financiers de ces personnes et entités continueront d'être gelés.

 

Il s'agit, précise la résolution, des personnes et entités qui se livrent ou apportent un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en Centrafrique, violent l'embargo sur les armes, recrutent des enfants, aident les groupes armés ou les réseaux criminels par l'exploitation ou le trafic illicite des ressources naturelles, font obstacle à l'acheminement de l'aide humanitaire ou attaquent la Minusca, celle de l'Union européenne et les forces françaises qui les soutiennent.

 

Josiane Mambou Loukoula

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 03:01

 

 

 

La posture post crise de la Centrafrique est tellement calamiteuse que des mesures urgentes d'accompagnement s'imposent pour retrouver l'équilibre macroéconomique et par voie de conséquence les attributs dignes d'un État du 21eme siècle. C'est la quintessence du périple africain de la Directrice générale du Fonds Monétaire International qui a commencé par notre chère patrie pour finir en Île Maurice en passant par l'Ouganda. De façon liminaire, on se pose légitimement la question de savoir si les États qui font l'objet du déplacement de Madame Lagarde ont des caractéristiques ou similitudes communes. Cette interrogation d'importance relative ne nous détourne pas des objectifs du FMI. Ce dernier fait partie intégrante des institutions financières de Bretton Woods, qui consiste à prêter de l'argent en échange des conditions en attendant que le pays gagne la confiance des investisseurs privés afin de rétablir l'équilibre économique et financière.

 

Par ailleurs, il faut noter que les institutions financières de Bretton Woods sont des gages, des garanties pour les partenaires et investisseurs privés mais cela passe nécessairement par le volet sécuritaire. Ne perdons pas de vue que la Directrice du FMI était présente en compagnie du ministre français des finances au sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale ( CEMAC ) à Yaoundé au Cameroun où la dévaluation du franc CFA a été évitée de justesse. A l'occasion, elle avait rappelé la fragilité des politiques économiques et financières des États de la sous région et plus particulièrement de la Centrafrique. Après de brillants et solides dossiers présentés par les ministres de l'économie et des finances en amont, et suite à la volonté du FMI de soutenir les efforts entrepris par la Centrafrique, la Directrice générale du FMI a entamé des pourparlers avec de riches échanges avec les autorités locales. En dehors du politiquement correcte, les autorités centrafricaines ont-elles convaincu Madame Lagarde ? Les sons sont-ils accordés dans les différentes institutions de la République qui l'ont reçu ?

 

Nous estimons humblement nonobstant la réjouissance débordante des autorités locales que la Directrice du FMI s'est déplacée pour rappeler les engagements de la table ronde de Bruxelles, d'évaluer les progrès accomplis, d'évaluer les courbes de croissance et de définir les conditions, modalités de la mise en exécution de ces engagements. Ainsi, le passage de la Directrice du FMI en Centrafrique est-il une bonne nouvelle ? Est-ce une perspective ? Une providence ou une méfiance ? Les médias nous présentent ce message comme une aubaine alors que normalement les autorités doivent s'inquiéter car les conditions du FMI sont souvent drastiques, intenables avec des effets systématiques sur le panier de la ménagère. Traditionnellement, le FMI en appuyant les États en crise utilise trois modes opératoires. D'abord le financement des programmes d'ajustement, ensuite une politique macroéconomique visant à resserrer la politique monétaire et enfin des réformes structurelles qui se concrétisent par des mesures pour remédier aux failles des finances, des mesures pour veiller à la diminution des conséquences sociales des réformes et surtout pour prévoir la reprise de la croissance. Il faut reconnaître que l'appui du FMI crée toujours des déséquilibres sociaux.

 

Ainsi, le pouvoir est-il prêt pour faire face aux conditions du FMI ? La politique budgétaire et les efforts accomplis sont-ils adéquats ? Les ingrédients favorables à l'emploi des jeunes et la réduction de la pauvreté sont réunis ? En outre, compte tenu de la situation agonisante de notre pays qui a besoin d'une forte thérapie et en guise de contribution, nous proposons au pouvoir central qu'à défaut d'un plan Marshall, les autorités doivent prendre des mesures correctives au programme pour s'adapter aux exigences du FMI. Ces dites mesures ne doivent pas avoir des effets sur la hausse des prix à la consommation. Le gouvernement doit en outre veiller que les bases de nos finances et économies soient assainies pour prétendre à L'assistance technique des partenaires au développement. Cela passe nécessairement au renforcement de la lutte contre la corruption et les abus sociaux. Nous insistons par ailleurs auprès du gouvernement pour qu'il négocie l'allègement des conditions des programmes en cours d'exécution et enfin de négocier le taux des prêts à court, moyen et long terme. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 28 Janvier 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

 

CENTRAFRIQUE : BIEN ÉCOUTER, BIEN COMPRENDRE POUR MIEUX AJUSTER DIXIT CHRISTINE LAGARDE. UNE PERSPECTIVE, UNE PROVIDENCE OU UNE MÉFIANCE ? par Bernard Selemby Doudou
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:01

 

 

 

www.justiceinfo.net  26.01.17  Ephrem Rugiririza,

 

Dans un rapport publié le 11 janvier sur la Centrafrique, Amnesty International déplore que plusieurs personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes de droit international circulent sans être inquiétées. Les efforts déployés pour amener ces suspects à rendre des comptes se sont heurtés, selon ce rapport intitulé The long wait for justice: Accountability in Central African Republic, à un manque de moyens au sein de l’État centrafricain et de la mission des Nations unies dans le pays (MINUSCA). JusticeInfo a interrogé Balkissa Ide Siddo, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International.

 

Votre organisation parle dans son rapport de personnes encore libres alors qu’elles sont soupçonnées d’avoir commis des crimes de droit international en Centrafrique. Pourriez-vous en citer quelques-unes ?

 

Amnesty International a publié en 2014 les noms de 21 personnes, issues de toutes les parties au conflit, qu’elle estime devant faire l’objet d’une enquête pour des crimes de droit international, notamment des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Jusqu’à présent, à la connaissance d’Amnesty International, seules deux d’entre elles ont été arrêtées et aucune enquête n’a été ouverte à l’encontre des autres personnes. De même, aucune des 10 personnes figurant sur la liste des personnes visées par les sanctions de l’ONU ne semble avoir été visée par une véritable enquête ou arrestation. C’est également le cas pour la grande majorité des dirigeants anti-balaka et ex-Séléka notoires, qui sont raisonnablement soupçonnés d’avoir commis des crimes de droit international ainsi que d’autres graves atteintes aux droits humains.

 

Parmi les personnes soupçonnées connues qui sont toujours en liberté et qui ne font, à notre connaissance, pas l’objet d’une enquête figurent : Patrice-Edouard Ngaissona, coordinateur politique autoproclamé des anti-balaka ; Eugène Barret Ngaïkosset, un chef anti-balaka surnommé le « boucher de Paoua » ; Thierry Lébéné, alias le « Colonel Douze puissances » ; les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia et les chefs ex-Séléka Abdoulaye Hissene et Haroun Gaye. Amnesty International et les Nations unies ont publié des informations tendant à montrer que ces personnes sont des responsables présumés de crimes relevant du droit international et ont demandé l’ouverture d’une enquête à leur sujet. Certaines de ces personnes occupent même des positions de pouvoir ou d’influence, telles que le chef anti-balaka Alfred Yekatom, surnommé Rambo, aujourd’hui membre de la Commission Défense et sécurité de l'Assemblée nationale, laquelle traite de questions de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de rapatriement (DDRR). Il est impératif que les autorités centrafricaines, avec l’appui de la communauté internationale, intensifient leurs efforts pour mettre un terme à l’impunité et établir les responsabilités afin de rompre avec le cycle de la violence et l’injustice.

 

Pourquoi justement ces personnes n’ont-elles pas encore été arrêtées ? Y a –t-il un manque de volonté quelque part ?

 

Certaines mesures qui visent à améliorer l’obligation de rendre des comptes ont été prises par l’Etat centrafricain et la MINUSCA, la force de maintien de la paix des Nations unies en RCA. Ainsi, la Cour pénale spéciale (CPS) est en voie d’être instaurée, des enquêtes ont été ouvertes devant la Cour pénale internationale (CPI) et des sanctions ont été prononcées par les Nations unies à l’encontre de 10 individus accusés notamment d’avoir commis des atteintes graves aux droits humains.

 

La MINUSCA (Mission de l’ONU en Centrafrique: ndlr) a collaboré avec les forces de sécurité centrafricaines pour arrêter 384 personnes soupçonnées d’être responsables de crimes liés au conflit commis entre septembre 2014 et octobre 2016. Parmi ces personnes ; figurent certaines personnalités telles que Rodrigue Ngaïbona, un chef anti-balaka connu aussi sous le nom d’Andilo, et Mahmat Abdelkader, un responsable ex-Séléka, appelé également Baba Ladé. Mais la MINUSCA et les autorités nationales font face à des défis considérables pour conduire des enquêtes efficaces, des poursuites et éventuellement prononcer des peines à l’égard des personnes soupçonnées dans ce pays immense où foisonnent de nombreux groupes armés et avec une quasi absence d’institutions publiques en dehors de Bangui. La capacité de la MINUSCA à engager des enquêtes et des poursuites ainsi qu’à en gérer les retombées est toutefois limitée. En outre, un certain manque de coordination entre les autorités nationales et les forces de l’ONU a semé de la confusion quant aux objectifs et aux actions, notamment autour de la tentative infructueuse d’appréhender Haroun Gaye et Abdoulaye Hissene en août 2016.

 

Le président Touadéra a certes hérité d’un système judiciaire en total délabrement. Mais une année, c’est tout de même suffisant pour donner la preuve d’une esquisse de changement ?

 

Certaines mesures visant à améliorer l’obligation de rendre des comptes ont été prises. Néanmoins, il y a un réel besoin d’investissements significatifs et durables pour la reconstruction du système judiciaire en Centrafrique. Ce système déjà fragile avant la résurgence du conflit en 2013, a été davantage affaibli et une profonde reconstruction est nécessaire pour appuyer l’état de droit et faire en sorte que les auteurs des crimes répondent de leurs actes.

 

Il faut, entre autres, rétablir l’infrastructure physique du système judiciaire et rendre opérationnels les tribunaux, en particulier hors de Bangui ; prendre les mesures nécessaires pour accroître le nombre et la formation du personnel juridique de même que sa diversité en raison du peu de musulmans et de femmes représentés dans la profession ; mettre en place une législation ou des mécanismes en matière de protection des témoins ; accélérer le redéploiement effectif des juges à l’extérieur de Bangui et revoir à la hausse la rémunération des avocats commis d’office qui est actuellement de moins de 10 dollars américains par affaire.

 

S’agissant de la Cour pénale spéciale, l’essentiel du budget nécessaire pour les 14 premiers mois est déjà disponible ? Ne pensez-vous que le retard de sa mise en place devient de plus en plus difficile à expliquer ?

 

Les autorités de la RCA ont pris des mesures en faveur de la création de la CPS avec l’appui de la MINUSCA. Toutefois, plus d’un an après la promulgation de la loi, il reste encore beaucoup à faire avant qu’elle ne devienne opérationnelle et efficace.

 

La sélection transparente et fondée sur le mérite de juges nationaux et internationaux hautement qualifiés en plus d’autres membres importants du personnel sera déterminante pour garantir le succès de la Cour. De même, il est primordial que des efforts soient faits pour veiller à ce que le recrutement réponde à un certain niveau de diversité et qu’une formation appropriée en droit national et international soit fournie. Les appels à candidatures pour certaines fonctions telles que les juges et d’autres membres du personnel au niveau international sont maintenant ouverts tandis que le processus de recrutement pour certaines fonctions au niveau national vient de démarrer.

 

Il est essentiel que la CPS reçoive un financement durable. 5 millions de dollars Américains sur les 7 demandés pour les 14 premiers mois de la Cour ont été décaissés. Cependant, les bailleurs de fonds doivent être encouragés à faire des promesses de dons prévisibles portant sur plusieurs années dans le cadre des cinq années d’activités planifiées. Cela éviterait toute incertitude au regard de la continuité de la Cour de même que des situations où des affaires devraient, pour des raisons financières, être transférées à des tribunaux nationaux.

 

Que pensez-vous de l’avancement de l’enquête de la Cour pénale internationale?

 

La CPI a ouvert des enquêtes en septembre 2014 visant les crimes présumés commis depuis 2012 dans le pays. Il est probable que la CPI cible un petit nombre de hauts responsables. Il est primordial que la CPI enquête sur les crimes commis par toutes les parties au conflit et poursuive les responsables sur la base de critères objectifs.

 

Deux équipes distinctes mènent actuellement des enquêtes en RCA- l'une portant sur les crimes commis par les ex-Seleka et l'autre par les Anti-Balaka. Etant donné le caractère sensible du conflit, il serait prudent que la CPI émette simultanément, le cas échéant, des mandats d'arrêt contre les ex-Seleka* et Anti- Balaka soupçonnés d'avoir commis des crimes en vertu du droit international.

 

*La Séléka est une coalition de rebelles qui a chassé du pouvoir le président François Bozizé en mars 2013. Impliqués dans de nombreuses exactions contre la population, les rebelles de cette nébuleuse ont dû faire face aux milices d’auto-défense Antibalaka, qui, à leur tour, se sont livrées à des violences.

 

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Centrafrique-Presse.com
28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 16:59
Nouvelles nationales sur APA
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Telecel Centrafrique voit ses lignes suspendues

 

APA-Bangui(Centrafrique) jan 27, 2017 à 15:55:43 - L’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) de la Centrafrique a sanctionné ce vendredi, la première société de téléphonie mobile installée en Centrafrique, Telecel.

 

Cette société nationale de téléphonie mobile est accusée de n’avoir pas versé à l’Etat les droits et autres taxes qui sont chiffrés à 600 millions de FCFA.

 

Ainsi, l’ART a suspendu les appels de Telecel vers l’international et vers les trois autres réseaux que sont Orange, Moov et Azur.

 

Cette mesure vise à contraindre Telecel à payer à l’Etat ces dettes.

 

Il y a deux semaines, le ministre des Postes et Télécommunications avait sommé Telecel à payer dans un ‘’bref délai’’ ses dettes vis-à-vis de l’Etat au risque de voir ses activités en Centrafrique suspendues.

 

Cette suspension, selon le Directeur Général de l’ART ne peut être levée que si Telecel verse la totalité des 600 millions de FCFA au trésor public.

 

Telecel passe actuellement des moments difficiles.

 

Au mois de décembre dernier une partie de son personnel s’est mise en grève demandant le départ du directeur général qu’elle accuse de ne pas résoudre les multiples problèmes de l’entreprise parmi lesquels le manque de renouvellement des équipements devenus obsolètes et le versement d’un salaire décent.

 

 

La Première Dame de Centrafrique lance sa fondation

 

APA-Bangui (Centrafrique) - jan 27, 2017 à 13:31:02 - La Première Dame de Centrafrique, Brigitte Touadéra, a lancé vendredi à Bangui les activités d’une structure dénommée « Fondation Cri de Cœur d’une Mère » et créée depuis mai dernier.

 

Cette fondation va œuvrer dans le domaine de la santé de la reproduction, de l’infertilité des femmes ainsi que leur stigmatisation dans la société sans oublier la lutte contre les violences basées sur le genre, a expliqué Brigitte Touadéra à la presse.

 

La Première Dame de Centrafrique a souligné qu’elle s’engageait à travers sa structure ‘’à contribuer à faire de la République Centrafricaine une société où chaque femme et chaque adolescente jouit de ses droits en matière de santé sexuelle et reproductive et où chaque femme en âge de procréer qui n’a pas d’enfants aura la possibilité d’en avoir au moins dans un milieu sans violence basée sur le genre’’.

 

Partant de là, la « Fondation Cri de Cœur d’Une Mère » s’engage d’ici 2019 à assurer à la population centrafricaine un meilleure cadre de vie où chacun aura accès aux soins de manière équitable, durable et dans un environnement sans violences.

 

La fondation a vu le jour au mois de mai dernier, deux mois après l’accession à la magistrature suprême de Faustin Archange Touadéra.

 

Ainsi, Brigitte Touadéra a eu à participer aux sommets des Premières Dames d’Afrique tenus à Bamako au Mali en janvier dernier et à Kigali au Rwanda.

 

 

Burundi Départ de 188 militaires burundais pour la Centrafrique

 

http://burundi-agnews.org/  JAN 26 2017

 

Départ de 188 militaires burundais de la Force de Défense Nationale FDN pour la Centrafrique dans le cadre de la Mission de maintien de la paix en République Centrafrique (MINUSCA).

 

A Bujumbura, samedi 21 Janvier 2017, le Colonel Gaspard BARATUZA, porte parole de la FDN, a informé du départ pour 1 an, d’un contingent burundais de 188 soldats ( dont 2 femmes) pour la MINUSCA, avec au commandement le lieutenant colonel Jean Baptiste NDAYEZEYE

 

Au Burundi, ce départ du contingent FDN marque le début de la rotation entre le 2ème et le 3 ème bataillon pour le compte de la MINUSCA. Au total, le contingent du Burundi en Centrafrique est de 850 soldats, dont 6 filles (2 officiers, 4 militaires de rang).

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com
28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 16:57
RCA : les forces ougandaises accusées de viol

 

 

 

http://www.bbc.com/ 27 janvier 2017

 

Les forces ougandaises en Centrafrique ont commis des viols et exploité sexuellement des filles, c'est ce qui ressort d'une enquête diligentée par la BBC dans ce pays.

 

Le rapport qui a suscité plusieurs réactions en Ouganda et en Centrafrique a été fermement récusé par les autorités ougandaises

 

L'enquête menée par des journalistes de la BBC a révélé des allégations de viol et d'exploitation sexuelle de filles et de femmes par les forces ougandaises en République centrafricaine.

 

L'Ouganda a plus de deux mille soldats en République centrafricaine qui sont à la recherche du chef rebelle Joseph Kony et des membres de son mouvement l'Armée de Résistance du Seigneur qui ont massacré des milliers de personnes de part et d'autre des pays qui font frontière avec la Centrafrique.

 

Un des auteurs du rapport a indiqué que les allégations contre des troupes ougandaises viennent des Nations Unies, des dirigeants locaux et certaines de leurs victimes présumées.

 

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a déclaré que certaines des victimes avaient été contraintes de devenir prostituées ou esclaves sexuelles pour des troupes ougandaises.

 

Il appelle à la poursuite des soldats, sur qui des preuves d'actes répréhensibles existent.

 

En réaction à cette enquêté l'armée ougandaise qui a indiqué avoir fait ses propres investigations affirme n'avoir trouvé aucune preuve que ces crimes ont été commis par ses éléments.

 

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 16:42
Telecel ; Enerca (compteur prépayé) ; cherté de la viande ; MOCAFL’avis du consommateur N° 01/27.01.17
Telecel ; Enerca (compteur prépayé) ; cherté de la viande ; MOCAFL’avis du consommateur N° 01/27.01.17
Telecel ; Enerca (compteur prépayé) ; cherté de la viande ; MOCAFL’avis du consommateur N° 01/27.01.17

 

 

 

Sujets : Telecel ; Enerca (compteur prépayé) ; cherté de la viande ; MOCAF (bouteilles enrouillées) ;…

 

Vendredi 27 janvier 2017 : ART a suspendu momentanément les communications du réseau Telecel vers l’international et les autres réseaux locaux. Les réactions d’étonnement et de colère des consommateurs ont été immédiates et étaient remontées jusqu’aux plus hautes autorités. Pour preuve : bien avant la fin de la journée, instruction était donnée à l’ART de revenir sur cette décision. Conséquences : désagréments du côté des consommateurs, des manques à gagner côté Telecel et frustration côté ART. Une situation dommageable et regrettable du moment que Telecel, mise en cause, semblait être animée de bonne volonté pour honorer ce que l’ART a exigé, à savoir le règlement de la quote-part (163.401.742 frs cfa) liée à la supervision du trafic international entrant. Pressée en sourdine par le politique, l’ART était obligée de prendre ses (soi-disant) responsabilités, pour faire respecter l’autorité de l’Etat. Telecel venait à peine de verser 50 % comme exigé. Et comme un contentieux peut en cacher un autre, l’ART a soulevé un autre problème : celui des frais de redevances relatifs à l’autorisation et à l’attribution des fréquences 3G (montant : 600 millions de frs cfa). Et 25 % devraient être payés au plus tard ce 26 janvier. Telecel a refusé (légitimement d’après elle) en se basant sur la convention qui la lie avec l’Etat, l’avenant à cette convention et un accord de 2014 signé entre Télécel et l’ART.

 

Une bataille des éléphants avec l’assistance de leurs éminents conseillers juridiques (Maître Nicolas Tiangaye pour ART et Maître Hermann Soignet-Ekomo pour Telecel) où les consommateurs sont totalement ignorés voire méprisés dans tout ça. Pour justifier son refus, Telecel a cru bon saisir la cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA ce, conformément aux dispositions de la convention. Pour apprécier la régularité de cette démarche, Telecel a saisi le tribunal de grande instance de Bangui qui devrait y siéger le lundi 30/01. Ce que raisonnablement, le Président dudit tribunal a prié ART de surseoir à toute initiative contraignante contre Telecel et préjudiciable pour les consommateurs en attendant l’aboutissement de la procédure en cours. Mais pressée de toute part, l’ART a fait fi de la prière du Président du TGIB et est allé au bout de sa logique jusqu’à imposer la suspension à la veille d’un week-end. Les consommateurs ont tout à fait raison d’attendre des réactions d’autorité et de fermeté de la part de l’ART, pour veiller à la stabilité, à la régularité et à la qualité des services dans ce secteur si sensible et stratégique. Ce que l’OCCLBi.com a toujours réclamé.

 

Malheureusement, il n’est jamais écouté et encore moins associé à la réflexion/débat avant la prise de telle grande décision dont les principaux tributaires ne sont autres que les consommateurs, lesquels sont à n’en point douter la raison d’être de tous les opérateurs et aussi bien de l’ART. Enfin, tout est bien qui finit. Merci au politique qui a accepté humblement et sagement de faire marche arrière, pour instruire ART de reconsidérer sa décision. Malheureusement, le mal est déjà consommé. Telecel a subi et les consommateurs (surtout ceux qui se connectent à Internet via Telecel) ont payé. Puisse l’ART être vraiment alerte pour jouer pleinement son rôle à chaque instant, en privilégiant le dialogue, la concertation et la négociation, et aussi en associant les organisations de protection des consommateurs qui ne cessent de se plaindre des multiples désagréments causés pratiquement par tous les opérateurs. Enfin, pour exiger à un opérateur (société privée), de manipuler juste ses commandes pour couper toutes ses communications vers l’international et les autres réseaux locaux, est-il normal de faire envahir les locaux et bureaux de cette société, par des éléments des forces de sécurité en armes et les doigts sur les gâchettes ? Le consommateur s’interroge.

 

ENERCA : en effet, elle a pris l’initiative d’installer les compteurs prépayés aux nouveaux abonnés et de remplacer au fur et à mesure les compteurs anciens systèmes chez les anciens abonnés. Faille t-il imposer avec l’appui des éléments des forces de sécurité qui suscitent peur et inquiétude ou exhorter les consommateurs à faire le pas volontairement du moment qu’ils continuent de payer régulièrement leurs factures de consommation ? Il y a eu beaucoup de plaintes ces jours-ci. En principe, une évaluation devrait être faite sur la centaine ou le millier des premiers compteurs installés, pour s’assurer si ces équipements fonctionnent bien en termes de consommation des unités (d’énergie) achetées et surtout de fiabilité/résistance face aux fluctuations d’énergie (baisse de tension, retour d’énergie après les coupures/délestages).

 

Cherté de la viande de bœuf : les consommateurs s’étonnent de la cherté des prix de la viande ces derniers temps, surtout que les convoyages sont réguliers entre les localités des marchés à bétail et Bangui, et la SEGA ne souffre pas de rupture de bœufs à abattre. C’est une préoccupation, certes, mais la préoccupation majeure est liée d’abord à l’état de santé de ces bœufs qui ne subissent plus de contrôles vétérinaires d’antan faute d’équipements et de produits de traitements, sans parler de l’insécurité pour les vétérinaires d’accéder aux marchés à bétail dans l’arrière pays. Ensuite, il y a la question du transport des carcasses de la viande de la SEGA dans les marchés. Aucune norme d’hygiène n’est respectée, car ces carcasses sont transportées sans être couvertes et sur les motos avec des passagers sales, qui se frottent avec la viande derrière, laquelle traverse allègrement la poussière. La question de la sécurité sanitaire des aliments se pose ainsi d’acuité. Quelles sont les garanties de protection des consommateurs ? A l’ANDE et le Ministère du commerce d’y répondre. Mais la vraie réponse reste l’affaire du consommateur qui doit doubler de vigilance quitte à s’en priver s’il constate que la viande de tel ou tel boucher n’est pas acheminée au marché dans les conditions d’hygiène acceptables.

 

Attention à la rouille laissée par les capsules des bouteilles MOCAF : Des consommateurs s’en sont plaints, mais cela ne date pas d’aujourd’hui. Et c’est connu de tous y compris les Autorités et responsables du commerce. Certaines capsules ne laissent pas de la rouille, mais la plupart des cas, il y a des traces. Seule solution : être bien vigilant, bien observer et essuyer avec un mouchoir (tissu ou papier) propre avant de boire au goulot et même avant de verser dans un verre. La rouille est une substance dangereuse pour la santé en cas de consommation directe ou indirecte.

 

15 mars 2017 : journée mondiale des droits des consommateurs (JMDC) : célébration universelle pour promouvoir les « Principes Directeurs pour la protection du Consommateur » adoptés par la résolution N° 39/248 des Nations Unies. Le thème de cette année est comme par hasard « le consommateur dans l'ère numérique » pour construire un meilleur monde numérique digne de la confiance des consommateurs (voir le tout premier sujet). Nous sommes invités à la préparer ensemble et à y participer le jour J. Réflexion/débats nous occupera cette journée. C’est quoi le numérique pour le centrafricain ? Pour ceux qui en savent quelque chose, en quoi cela est utile, pour eux, pour les autres et pour la Nation ?

 

Bangui, le 28 janvier 2017 – OCCLBi.com

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