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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 22:55
Les évêques d'Afrique centrale engagés dans le dialogue

 

 

 

 

(Radio Vatican) 17/07/2017 18:39 - Les évêques de l’Association des Conférences épiscopales de la Région d’Afrique centrale (Acerac, qui regroupe les évêques de Centrafrique, du Tchad, du Gabon, du Cameroun, de la Guinée équatoriale et du Congo-Brazzaville) ont conclu ce dimanche 16 juillet à Yaoundé, au Cameroun, leur 11e assemblée plénière, avec un appel pour la paix et la réconciliation dans la région.

 

Frappés par la «violence gratuite perpétrée» dans la région méridionale de l’Afrique centrale, les prélats encouragent tout effort entrepris pour rétablir la paix dans ces pays. «Nous exhortons tous ceux qui sèment la terreur et la mort à arrêter l’effusion de sang et à travailler pour la paix, le dialogue et la réconciliation», peut-on lire dans le communiqué final. Ils expriment leur solidarité et leurs prières pour les populations victimes de ces violences, notamment en Centrafrique, au Tchad, au Cameroun et au Congo-Brazzaville.

 

Durant cette rencontre, ils ont par ailleurs manifesté leur tristesse pour la mort tragique de Mgr Jean-Marie Benoit Bala. Le corps sans vie de l’évêque de Bafia, au Cameroun, avait été retrouvé dans un fleuve le 2 juin dernier. Selon les autorités, il s’agit d’un suicide, mais les évêques du Cameroun, eux, affirment que l’évêque a été tué avant que le corps ne soit jeté dans le fleuve Sanaga. Les membres de l’Acerac ont exprimé leur solidarité à la conférence épiscopale du Cameroun et au peuple de Dieu de Bafia. Ils espèrent que toute la lumière sera faite sur ce décès qui est survenu le 31 mai 2017, selon les enquêteurs, et qui s’ajoute à une série de morts suspectes et de disparitions d’évêques et de responsables de l’Église au Cameroun, qui n’ont toujours pas été élucidées plusieurs années après.

 

Sur un plan plus global, les membres de l’Acerac rappellent que «le dialogue implique des relations positives et constructives avec des personnes et des communautés de foi différentes, pour essayer de se connaître et de s’enrichir réciproquement dans la respect de sa propre liberté et de la vérité». Le thème du l’œcuménisme et du dialogue interreligieux, qui était au cœur de cette assemblée plénière, fera l’objet prochainement d’un document spécifique.

 

La 12e Assemblée plénière de l’Acerac se tiendra en 2020 en Guinée équatoriale.

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Centrafrique-Presse.com
17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 22:24
Lu pour vous : Centrafrique : pénurie de sucre à cause de la guerre civile
Lu pour vous : Centrafrique : pénurie de sucre à cause de la guerre civile
Lu pour vous : Centrafrique : pénurie de sucre à cause de la guerre civile

 

 

 

 

http://afrique.latribune.fr   Par Khadim Mbaye  | 

 

La guerre civile qui fait rage en Centrafrique ne fait pas que des pertes humaines. Le conflit impacte négativement l’économie du pays, avec de graves pénuries en denrées alimentaires, notamment en sucre dans la capitale centrafricaine, Bangui.

 

Importé du Brésil ou du Gabon par la sucrerie centrafricaine, SUCAF, l'or blanc est «retravaillé» dans l'usine de la société nationale de Ngakobo, un village situé à l'est du pays. Le sucre est ensuite acheminé à Bangui pour emballage avant d'être écoulé sur le marché, ce qui n'est plus possible aujourd'hui.

 

La sucrerie est désertée par les travailleurs à cause du regain de violences déclaré dans la zone ces derniers jours. Résultat ? Le sucre n'est plus acheminé à Bangui et la denrée est devenue très rare sur le marché, notamment dans la capitale.

 

Les prix grimpent

 

 «Le sac de sucre de 50 kg qui se vendait à 30 000 Fcfa habituellement s'achète actuellement à 48 000», indique l'Agence de presse africaine APA. Or, peu de consommateurs de sucre ont les moyens de se payer un tel luxe.  Avec un revenu par habitant estimé à 581 dollars par an en 2017, selon les Nations Unies, la Centrafrique est le pays le plus pauvre au monde.

 

Il faut noter que ce n'est pas la première fois que la SUCAF, qui dessert presque toute la population centrafricaine, est confrontée à des difficultés d'ordre sécuritaire. En 2012, l'usine a été pillée et occupée pendant une année par les rebelles Séléka, un groupe armé à majorité musulmane. C'est seulement en 2014 que la sucrerie, dotée d'une capacité de production annuelle de 11 000 tonnes, a été remise en marche après que les rebelles aient été chassés de la zone.

 

Seulement aujourd'hui, malgré l'accord de paix signé à Rome le 19 juin dernier entre le gouvernement centrafricain et 13 groupes armés, c'est une nouvelle menace qui plane sur la sucrerie, notamment avec les violences au centre de la RCA. Au début du mois de juillet, des peuls et les membres de la milice «Antibalaka» se sont affrontés dans la ville de Zémio, située à 1 000 km de la capitale du pays, a constaté la force de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

 

Bilan : six morts et plus de 20 000 personnes déplacées, au moment où l'Assemblée nationale de la République centrafricaine s'apprête à mettre en place un comité de suivi de l'accord négocié par la communauté catholique Sant'Egidio. Une décision qui serait vraisemblablement vaine au vu de l'ampleur de la situation dans le pays.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 22:11
Lu pour vous : Jean Ping : «La chute est proche, Ali Bongo va partir, j’en fais le pari»

 

 

 

 

Par Maria Malagardis Libération — 17 juillet 2017 à 20:26

 

 

Rencontre avec le leader de l’opposition du Gabon, de nouveau à Paris pour plaider sa cause un an après la réélection contestée de son rival.

 

Dans le patio déserté d’un hôtel parisien, Jean Ping affiche un calme olympien ce lundi matin. «Je vais aussi bien que possible», ironise-t-il d’emblée. Il est vrai qu’à Paris, le leader de l’opposition gabonaise est en terrain conquis : la diaspora de ce petit pays d’Afrique centrale manifeste en sa faveur tous les samedis sur l’esplanade du Trocadéro et poursuit de sa colère tout officiel qui ose s’afficher en public dans la capitale française.

 

«Bloquée»

 

Des «happenings» qui ont commencé il y a près d’un an : depuis ce 27 août où l’élection présidentielle a, officiellement, reconduit au pouvoir Ali Bongo, héritier d’une dynastie qui dirige le pays depuis cinquante ans. Un scrutin contesté de tous côtés, aussi bien par l’UE que, plus récemment, par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui a dévoilé un rapport très critique après neuf mois d’attente. Pour ses partisans, très mobilisés à Paris, Jean Ping reste «le vrai président élu». Depuis août, il en est au moins à son troisième séjour en France, étape incontournable de ses tournées européennes. A chaque fois, il s’agit de mobiliser «la communauté internationale pour sortir d’une situation politique bloquée». Au Gabon, le temps n’est plus aux manifestations, elles sont systématiquement réprimées. Et personne n’a oublié la violence du bombardement du QG de Ping à Libreville, le 31 août. Justement, la Cour pénale internationale, sollicitée à la fois par le pouvoir et l’opposition dans deux plaintes contradictoires, vient d’effectuer sa première mission au Gabon. Mais la justice avance plus vite à Paris, où deux enquêtes ont été ouvertes après les plaintes de deux Franco-Gabonais présents dans le QG lors de l’attaque. Le 26 juin, la juge française en charge du dossier a requalifié l’une de ces enquêtes du motif de «crimes contre l’humanité».

 

Ex-beau-frère

 

Les déboires judiciaires du pouvoir en place font sourire Jean Ping, qui arrive de Genève, où il a lui aussi sollicité une audience au Comité des droits de l’homme de l’ONU. «Mais la justice, c’est une chose, et l’action de la communauté internationale, une autre», confie-t-il avec cette façon particulière d’énoncer des évidences de façon énigmatique.

 

A Paris, il y a désormais un nouveau locataire à l’Elysée et une nouvelle équipe que le challenger d’Ali Bongo souhaitait rencontrer. On n’en saura guère plus. «Je ne vous dirai pas qui j’ai vu. A eux de le faire s’ils le souhaitent», murmure Ping, qui balaye d’un haussement d’épaules les suggestions récentes d’un homme politique local de mettre en retrait Ping avec l’espoir qu’Ali en fasse autant. «L’important ce n’est pas moi, ce que le peuple veut c’est qu’Ali parte», rétorque l’intéressé.

 

L’histoire est connue : la bataille qui fait rage au Gabon depuis un an oppose, tel un «Dallas à l’africaine», deux ex-beaux-frères. D’un côté, Ali Bongo, au pouvoir depuis 2009, fils de l’indétrônable Omar. De l’autre, Jean Ping, que personne n’avait vu venir : un métis sino-gabonais de 74 ans qui fut le compagnon de Pascaline, fille aînée d’Omar et sœur d’Ali, et fit sa carrière à l’ombre du père avant de basculer dans l’opposition au fils en 2014.

 

«Le monde entier sait que j’ai gagné, Ali le sait. Il a triché mais son problème c’est qu’il s’est fait prendre la main dans le sac», souligne Ping sans jamais élever la voix. De plus en plus isolé, Ali Bongo se trouverait «face à un pays devenu ingouvernable», affirme son ex-beau-frère. Il évoque des grèves à répétition qui auraient plombé une économie déjà affaiblie par la baisse du prix du pétrole.

 

«Coup de force»

 

Difficile de savoir ce qui se passe réellement au Gabon, où Internet est régulièrement coupé. Mais les informations qui filtrent malgré tout font souvent état d’un climat de peur. Le député et opposant Bernard Zibi, arrêté dans la foulée de la répression post-électorale, est toujours en prison, dans l’attente d’un procès. Des familles n’ont toujours pas osé aller réclamer le corps de leurs proches à la morgue. Et des syndicalistes continuent d’être arrêtés, comme Marcel Libama, qui avait pris part à la grève des enseignants. «Ali a la force avec lui, mais il ne tient que par la terreur. Et nous sommes venus dire à nos partenaires qu’il est temps d’imposer des sanctions ciblées contre les responsables de ce régime», explique Jean Ping, qui estime avoir joué le jeu : «Quand la situation est devenue explosive après le scrutin, les chancelleries occidentales m’ont appelé pour me demander de ne pas tenter le coup de force. A elles de nous aider maintenant.» Et soudain, voilà qu’il martèle avec force : «La chute est proche. Ali va partir. J’en fais le pari. Et ce n’est pas ma bouche qui le dit, c’est l’état d’esprit dans lequel sont les Gabonais.» Avant de retrouver son sourire de sphinx en dégustant son lait chaud au miel.

 

Maria Malagardis

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 17:26
Centrafrique : La présidence de la République met en garde les colporteurs des rumeurs

 

 

 

 

Par Jean Fernand Koena le 17 juillet 2017

 

 

BANGUI, 17 Juillet 2017(RJDH)—La Présidence a annoncé le suivi de l’arrestation des étrangers et a mis en garde ceux qui entretiennent des rumeurs de coup d’Etat, a indiqué un communiqué signé du porte-parole de la présidence ce samedi 15 Juillet dernier.

 

Ce communiqué est rendu public lors du point de presse hebdomadaire de la présidence et survient un jour après que l’Assemblée nationale ait demandé l’ouverture d’une information judiciaire au sujet de Didacien Kossimatchi ayant accusé son président Abdou Karim Meckassoua d’être l’auteur intellectuel d’un coup d’Etat en gestation. La réaction de la Présidence s’est faite dans un contexte où le pays attend les retombés des annonces de la table ronde de Bruxelles.

 

La Présidence de la République récuse Didacien Kossimatchi et appelle au calme en ces termes « Il se trouve que des personnes non autorisées s’arrogent le droit de parler en lieu et place de l’exécutif qui n’a rien à voir avec ces supputations. Il existe des personnes mal intentionnées qui passent leur temps à faire vivre le peuple centrafricain dans la psychose de la peur, de putsch et de coup d’Etat. Nous mettons en garde ces individus qui font de cette pratique leur fonds de commerce que ces manières doivent cesser impérativement », a indiqué le communiqué dont RJDH a eu copie.

 

Pour la présidence, « les services de sécurité ont mis aux arrêts des sujets étrangers. Les investigations des forces de l’ordre portent aujourd’hui sur l’entrée et le séjour de ces éléments sur notre territoire. Leur enquête fera la lumière sur cette histoire », a ajouté le porte-parole de la présidence, Albert Yaloké Mokpeme.

 

Alors que la Présidence de la République rappelle à l’ordre, le couteau est déjà tiré donnant ainsi l’impression d’une collaboration difficile entre les deux chefs des institutions, l’Exécutif et le Législatif. L’union sacrée et la confiance des bailleurs à injecter de l’argent dans tout cela risquent d’être les victimes d’incompatibilité d’humeurs entre les deux alliés politiques.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 17:03
Centrafrique: cinq corps découverts dans le Sud-Est

 

 

Centrafrique: cinq corps découverts dans le Sud-Est

 

17/07/17 (AFP)

 

Cinq corps en putréfaction ont été découverts samedi aux alentours d'Obo, dans le sud-est de la Centrafrique, a-t-on appris dimanche de source militaire et auprès des autorités locales.

 

"Au moins cinq corps, dont ceux d'une femme et d'un enfant, ont été découverts samedi dans un état de putréfaction. Cette découverte macabre a plongé les habitants dans la peur et l'inquiétude", a indiqué à l'AFP un membre de l'armée centrafricaine basé à Obo, sous couvert de l'anonymat.

 

"Nous tentons de faire revenir (ceux qui ont fui en brousse). Certains ont regagné leur domicile, d'autres hésitent encore à le faire et redoutent une attaque", a déclaré le maire de la localité, Barthélémy Bandarani.

 

Depuis le départ d'Obo, en avril et mai, des forces spéciales américaines puis des forces ougandaises, qui étaient présentes dans la région pour traquer les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), les autorités locales craignent une recrudescence des violences.

 

"Les cinq corps portent des traces de balles et d'arme blanche. On ne sait pas si c'est une action de la rébellion ougandaise de la LRA ou si un autre groupe armé menace la ville", a poursuivi le militaire.

 

Seul un détachement des Forces armées centrafricaines (Faca) sécurise aujourd'hui Obo, première ville du Haut-Mbomou, dans le sud-est du pays, située non loin de la frontière avec le Soudan du Sud et avec la République démocratique du Congo.

 

En juin, deux militaires des Faca avaient été tués non loin d'Obo.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 14:33
Centrafrique : L’ONU veut créer une Cour pénale spéciale opérationnelle

 

 

 

 

https://africtelegraph.com  Mballa 16 juillet 2017

 

Il s’agira selon le conseil de sécurité de renforcer l’appareil  judiciaire et pénal centrafricain afin de lutter contre l’impunité.

 

Malgré la signature du  récent accord de paix signé à Rome en Italie entre groupes rebelles centrafricains et le gouvernement de Bangui sous l’égide de la  communauté catholique Sant’Egidio, les violences se poursuivent toujours. Même les efforts entrepris pour la matérialisation et le respect de cet accord sont vain.

 

C’est que l’instabilité grandissante en Centrafrique a donné naissance à l’impunité. Des personnes auteurs de nombreux crimes se déplacent en toute liberté sans être inquiétées. Il y a de cela un an, les Nations Unies ont mis en place une cour pénale spéciale (CPS) qui a pour rôle de  juger les auteurs des crimes dans le conflit centrafricain sous toutes ses formes.

 

D’ailleurs, le procureur de ladite cour, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), a récemment prêté serment et installé dans ses fonctions à Bangui, la capitale, par le président Touadéra, par ailleurs président du conseil supérieur de la magistrature.

 

Avec les poursuites des violences, le conseil de sécurité des Nations Unies a examiné l’hypothèse de la mise en place d’une autre cour : la cour pénale spéciale opérationnelle (Cpso).  Si ses missions n’ont pas encore été précisées puisqu’étant en étude au conseil de sécurité de l’ONU, la Cpso une fois mise en place va renforcer, la Cps et le système judiciaire et pénale de la Centrafrique.

 

Il sera en clair question de faire régner l’ordre et la justice sur toute l’étendue du territoire national afin de ramener la paix et la stabilité.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 14:25
Les casques bleus marocains en RCA ont reçu l'ambassadeur du Maroc auprès des Nations Unies

 

 

 

 

HuffPost Maroc avec MAP 16/07/2017 16h07

 

 

VISITE - Les casques bleus marocains déployés en République Centrafricaine (RCA) au sein des forces de la MINUSCA ont reçu, vendredi à Bangassou (sud-est du pays), l’ambassadeur du royaume du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale. En sa qualité de Président de la Configuration RCA de la Commission de la consolidation de la paix des Nations Unies, Omar Hilale est venue remonter le moral.

 

Il leur a transmis le message du roi Mohammed VI leur assurant "sa bienveillance et sa sollicitude" pour "l’abnégation dans l’accomplissement de leur mission en RCA". M. Hilale leur a aussi fait part "du soutien et de l’admiration de l’ensemble du peuple marocain pour leur bravoure, leur professionnalisme et pour leur action en faveur de la paix".

 


Accompagné d'une délégation civile et militaire du Secrétariat de l’ONU, ainsi que de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général en RCA, la Marocaine Najat Rochdi, l'ambassadeur a transmis aux casques bleus marocains les condoléances et la solidarité du Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres, ainsi que celles des membres de cette Organisation. Et d'affirmer "l'engagement" du SG de l'ONU "à arrêter et traduire en justice les responsables des meurtres des casques bleus marocains".

 

Le Commandant du contingent marocain, Mohammed Boungab, a, pour sa part, saisi l'occasion, pour demander à M. Hilale de transmettre au roi Mohammed VI leur message de "fierté de servir la cause de la paix en Afrique, et leur détermination à poursuivre leur mission, quels que soient les sacrifices, afin d’aider la RCA à sortir de la crise et permettre à son peuple de retrouver la paix, la réconciliation nationale et le développement".

 

Dans un entretien entre M. Hilale, M. Boungab, et les officiers, ces dernier ont expliqué que la ville de Bangassou est devenue le théâtre, depuis le mois de mai dernier, de violences perpétrées par les groupes armés, qui s’attaquent tant à la population locale qu’aux casques bleus déployés sur place.

 

Les officiers ont décrit à Omar Hilale la situation actuelle en RCA, qui connait, d'après Libération, encore plus de violences après la tuerie de Bangassou qui avait fait 115 morts.

 

L'ambassadeur a, ensuite, été reçu par le maire et les autorités locales de Bangassou, ainsi que par l’Evêque de la ville. Ce dernier l’a chargé de transmettre au souverain, "sa gratitude et celle de toute la population locale pour l’envoi, en 2016, de cartables et fournitures scolaires aux enfants de la communauté".

 

Cette visite de trois jours de l'ambassadeur donnera lieu à un rapport officiel que soumettra le président de la Configuration RCA à la Commission de la Consolidation de la paix et au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

 

En mai dernier, un convoi de l'Organisation des nations unies (Onu) a été attaqué en Centrafrique faisant sept blessés marocains. Un casque bleu marocain disparu, au cours de cette attaque, a été retrouvé plus tard sans vie.

 

En 2016, près de 117 casques bleus ont trouvé la mort, dont le caporal Khalid El Hasnaoui, tué dans ce même pays, et à qui l'ONU a décerné, à titre posthume, la médaille Dag Hammarskjöld, en mai dernier.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 14:00
MAURO GAROFALO, RESPONSABLE AUX RELATIONS INTERNATIONALES DE LA COMMUNAUTE SANT’EGIDIO : « La paix et la justice doivent marcher main dans la main, mais il faut du temps »

 

 

 

Interview de Mauro GARAFALO

 

 

MAURO GAROFALO, RESPONSABLE AUX RELATIONS INTERNATIONALES DE LA COMMUNAUTE SANT’EGIDIO : « La paix et la justice doivent marcher main dans la main, mais il faut du temps »

 

http://lepays.bf  17 juillet 2017

 

De retour de sa mission effectuée la semaine dernière en République centrafricaine, Mauro Garofalo, responsable aux relations internationales de la Communauté Sant’Egidio, livre un bilan de ses rencontres avec les parties prenantes de l’Accord de paix signé à Rome le 18 juin dernier. « Ma mission a été une très bonne occasion pour rencontrer les autorités politiques, à partir du président de la République, mais aussi l’Assemblée nationale, les ministres du gouvernement, ainsi que les autorités religieuses, notamment la Conférence épiscopale, l’archevêque Nzapalainga et l’Imam Layama, les représentants de la société civile et des groupes armés », soutient le médiateur du processus de paix lancé par Sant’Egidio. Garofalo assure que « les discussions ont été franches et animées, mais elles n’ont pas remis en cause l’Accord de Rome ». Il ajoute par ailleurs que « la paix et la justice doivent marcher main dans la main », mais que dans un contexte de peur et de violence qui perdure, « la mise en œuvre de l’accord prend du temps ». Dans cet entretien, Mauro Garofalo annonce la mise en place d’un Comité de suivi qui sera chargé de favoriser l’application des mesures inscrites dans le texte de l’accord dont « les tenants et les aboutissants doivent être expliqués à l’ensemble de la population centrafricaine ».

 

Quels étaient les objectifs de votre mission en Centrafrique et quels sont les résultats que vous avez obtenus?

 

Cette visite était déjà programmée, car aussi bien les représentants du gouvernement que ceux du président avaient exprimé leur souhait d’effectuer un suivi de l’Accord de Rome. Ma mission a été une très bonne occasion pour rencontrer les autorités politiques, à partir du président de la République, mais aussi l’Assemblée nationale, les ministres du gouvernement, ainsi que les autorités religieuses, notamment la Conférence épiscopale, l’archevêque Nzapalainga et l’Imam Layama, les représentants de la société civile et des groupes armés. Disons qu’elle s’est déroulée au bon moment.

 

Quel en est le bilan ?

 

Les discussions ont été franches et animées, mais elles n’ont pas remis en cause un accord qui doit être appliqué. Certes, après la signature de l’Entente de Sant’Egidio, nous avons senti la nécessité et le devoir d’expliquer à la presse centrafricaine et internationale, tous les tenants et les aboutissants du texte et des subtilités qu’il recouvre, dans le but de démentir les informations qui ont circulé après la rencontre de Rome.

 

Quelles informations ?

 

Celles relatives à l’amnistie que cet accord concéderait, mais c’est faux. Qui a lu le texte peut en témoigner.

Mais l’amnistie est source de désaccords. Le Forum national de Bangui et les autorités religieuses s’y opposent, alors que d’autres acteurs pensent que pour mettre fin au conflit, il est nécessaire d’intégrer les groupes armés dans l’arène politique. Comment concilier deux positions qui semblent inconciliables ?

Face à des crises aussi graves, chaque pays africain doit trouver sa propre voie pour régler les comptes avec les violences et le passé, et faire appliquer la justice. La République centrafricaine n’est pas une exception. Nous savons bien que dans le dossier de la RCA, la Communauté internationale est divisée. Les débats sont très animés, et ils pèsent sur la Présidence centrafricaine. De son côté, Sant’Egidio a essayé d’être réaliste, tout en tenant compte des exigences des organisations internationales qui travaillent sur les questions judiciaires. Je pense évidemment à la Cour pénale internationale et à la Cour pénale spéciale, dont les juges ont prêté serment le 30 juin dernier devant le président Touadéra.

 

Que signifie « être réaliste » ?

 

Cela signifie que la justice et la paix doivent marcher main dans la main, et qu’il faut trouver un moyen de sortir de la spirale de la violence à travers un processus de réconciliation et de pardon, tout en sachant que la justice doit être respectée.

 

Pourriez-vous apporter des précisions sur les dissensions qui, selon vous, règnent au sein de la Communauté internationale ?

 

Il y a une tendance générale qui reflète les positions du Forum national de Bangui, soutenu par les Nations-unies, et qui est favorable à la tolérance zéro. Face à cette position, il y a une approche que je définirais de régionale et qui est moins rigide à ce sujet. Au-delà des convictions des uns et des autres, je crois que des marges de manœuvre importantes subsistent afin de rapprocher les deux parties. Il y a encore beaucoup de travail à accomplir. Cela vaut aussi pour l’accord de Rome. Sa mise en œuvre nécessite du temps.

 

Quelles sont les conditions de cette mise en œuvre ?

 

Nous sommes sur le point de lancer un Comité de suivi, avec le soutien du président de la République, et je l’espère, de l’Assemblée Nationale. Ce Comité, dont Sant’Egidio fait partie, aura pour tâche principale d’appliquer les mesures prévues par l’Accord de Rome, en analysant étape après étape les points critiques qui, jusqu’à présent, ont empêché d’aller de l’avant plus rapidement. Dans un pays un peu moins grand que la France, où la majeure partie du territoire échappe au contrôle de l’Etat, nous avons besoin de temps pour expliquer en profondeur à l’opinion publique, y compris en langues nationales, les contenus de l’Accord et ses objectifs. Nous sommes prêts à revenir en RCA prochainement, pour soutenir les travaux du Comité de suivi.

 

Au cours de votre mission, vous avez rencontré le cardinal Dieudonné Nzapalainga qui dit n’avoir jamais signé ou fait signer ledit Accord. Est-ce que sa position a changé après votre rencontre ?

 

Il y a eu un malentendu sur la personne qui s’est présentée à Rome et qui a signé l’Accord. Lors de notre rencontre qui s’est tenue au grand séminaire de Saint-Marc de Bimbo, nous avons eu un échange très franc et très fructueux. Le Cardinal s’est déclaré satisfait de notre discussion, en me disant qu’il avait finalement compris les contenus de l’Entente signée à Sant’Egidio et que par conséquent, il nous soutenait.

 

Edouard Patrice Ngaissona a, lui aussi, démenti son appui à cet Accord. Problème réglé avec le responsable de la « Coordination anti-Balaka » ?

 

Je voudrais souligner que les propos rapportés dans les médias, ne sont pas ceux de Ngaissona, mais d’un de ses représentants. Lors de ma visite en RCA la semaine dernière, j’ai eu l’occasion de rencontrer certains de ses collaborateurs qui m’ont confirmé la volonté de ce mouvement appartenant aux Anti-Balaka, d’adhérer à l’Accord.

 

Comment convaincre les groupes armés et leurs leaders de déposer les armes alors qu’ils risquent un procès et donc de finir en prison ?

 

La question de la justice n’a pas été au cœur des discussions que j’ai eues à Bangui. Le vrai sujet a plutôt concerné les mesures qu’il faut mettre en œuvre pour sortir d’une économie de guerre et des violences qui ont ravagé le pays. Les Centrafricains veulent la paix et vivre une vie normale. En même temps, nous ne pouvons pas ignorer les sanctions internationales et une Cour pénale internationale qui aura besoin de beaucoup de temps avant de pouvoir afficher des résultats concrets.

 

Mais, comment convaincre les leaders armés ?

 

Ils doivent être convaincus avec une approche positive du pays et du peuple centrafricain qu’eux-mêmes disent vouloir protéger. Je ne cache pas que ce processus sera long. L’histoire démontre que les parcours de vérité, de justice et de réconciliation requièrent beaucoup d’années d’efforts. Une chose est sûre : il n’est pas réaliste d’imaginer un recours à la force pour ramener les groupes armés devant la Justice et rétablir l’ordre.

 

Pour quelle raison ?

 

Ces groupes contrôlent plus de 70% du territoire centrafricain. Aucune force n’est en mesure aujourd’hui de résoudre militairement le conflit. Seuls le dialogue et une dynamique de réconciliation permettront à la RCA de sortir de la crise actuelle.

 

Quelles sont les marges de manœuvre dont dispose le président Touadéra ?

 

Le président a de son côté la légitimité politique et institutionnelle acquise avec sa victoire lors des dernières élections présidentielles. Tout le monde reconnaît son calme et son honnêteté. Ses marges de manœuvre sont donc importantes, mais c’est insuffisant.

 

Pourquoi ?

 

Pour deux raisons principales : il ne dispose pas d’une armée et d’une police nationales en mesure de contrôler l’ensemble du territoire centrafricain et d’y rétablir l’ordre ; par ailleurs, le pays est confronté à une crise économique très profonde. Malgré tout, lors de notre dernière rencontre, Touadéra m’a semblé calme et convaincu de pouvoir mettre fin à cette crise à travers le dialogue. Nous espérons qu’il pourra compter sur la Communauté internationale qui le soutient de façon inconditionnelle, dans les efforts que le président fournit pour la paix.

 

De nombreux accords de paix ont déjà été signés. Qu’est-ce qui différencie l’Entente de Sant’Egidio des accords signés à Brazzaville, Libreville ou Nairobi ?

 

Je ne veux pas juger les accords précédents. Celui qui a été adopté à Rome est le résultat d’un travail de plus de neuf mois avec les groupes armés, d’une attention fidèle et respectueuse aux problématiques centrafricaines et d’un dialogue qui a impliqué exclusivement des acteurs centrafricains. Je tiens aussi à souligner deux aspects très importants : l’Accord du 18 juin est réaliste, car il n’a pas été adopté dans une période de transition, mais en la présence d’autorités centrafricaines pleinement légitimes qui l’ont approuvé. Il faut désormais se donner les moyens pour le mettre en œuvre.

 

Quelles sont les premières mesures concrètes à prendre pour mettre en œuvre cet Accord et arrêter les violences qui sont en cours dans le pays ?

 

Premièrement, il faut que les groupes armés signataires de l’Accord isolent les éléments qui, au sein de leurs troupes, refusent son application pour poursuivre leurs activités liées au banditisme qu’ils considèrent comme étant leur unique moyen de survie. Il existe d’autres mesures inscrites dans l’Accord, qui prévoient par exemple la prise en charge des hommes des groupes armés et de leurs familles. Je comprends que cette mesure puisse laisser perplexe, mais je crois qu’elle est nécessaire si l’on veut ramener ces personnes à la normalité. Il s’agit d’un long processus qu’il faut accompagner progressivement, région après région, préfecture après préfecture, jusqu’aux villages.
Le défi majeur repose sur la capacité de ceux qui soutiennent cet Accord de se dire à eux-mêmes et aux autres, qu’après quatre années d’instabilité totale, il est possible de construire un nouvel avenir sans devoir se retourner contre sa population pour manger et gagner de l’argent ou exploiter illégalement les ressources naturelles et minières dont regorge le pays.

 

La présence de mercenaires étrangers suscite encore la peur parmi les citoyens centrafricains. Quelle est leur capacité de nuisance sur l’Accord de paix ?

 

La citoyenneté ne doit pas tourner à l’obsession. Il est évident qu’au cours de sa conquête du pouvoir, la Seleka a pu compter sur l’appui de mercenaires étrangers. Certains d’entre eux sont restés en RCA, car il n’y a pas d’autorités centrafricaines en mesure de les expulser et parce qu’ils veulent exploiter les ressources du pays. Leur présence est d’ailleurs très nocive. La seule façon d’en finir avec ce problème est de rompre l’alliance entre ces mercenaires et les groupes armés, avec un contrôle progressif de l’Etat sur l’ensemble du territoire centrafricain.
Aujourd’hui, la population civile est fatiguée. Bien que la Communauté internationale n’ait jamais abandonné la Centrafrique, les donateurs aussi sont fatigués. Cet Accord a été signé à un moment important dans l’histoire récente de la RCA ; j’espère qu’il pourra contribuer à créer un consensus sur le désarmement et harmoniser les positions des uns et des autres.

 

De Joshua Massarenti


© Le Pays, VIYA (Italie) et Le Confident (RCA).


En savoir plus sur http://lepays.bf/mauro-garofalo-responsable-aux-relations-internationales-de-communaute-santegidio-paix-justice-doivent-marcher-main-main-faut-temps/#Lx69ZD4xpTrT6ESQ.99

 

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 13:58
RCA: le patron du bureau humanitaire de l’ONU à Bangui pour mobiliser d’urgence

 

 

 

 

Par RFI Publié le 17-07-2017 Modifié le 17-07-2017 à 11:36

 

Stephen O'Brien, le patron d'Ocha, le bureau de coordination humanitaire de l'ONU, est arrivé ce dimanche matin à Bangui. En Centrafrique, il vient alerter sur les besoins humanitaires grandissants après la reprise des violences dans l'est du pays.

 

C'est avec sa casquette de coordonnateur des secours d'urgence que Stephen O'Brien se rend en République centrafricaine. Depuis les combats qui ont eu lieu au début du mois de mai dans l'Est, et qui continuent aujourd’hui, plus de 100 000 nouveaux déplacés vivent dans des camps de fortune à Zémio, Alindao, Bria ou Bangassou.

 

Bangassou, c'est d'ailleurs là que Stephen O'Brien doit se rendre ce lundi pour constater les dégâts des affrontements sanglants commis par des groupes d'autodéfense envers la communauté musulmane, il y a deux mois. Pour le patron d'Ocha, sa venue doit être un signal d'alarme à la communauté internationale : « C'est très important de saisir toutes les opportunités afin d'améliorer les conditions du pays et la gouvernance et l'humanitaire pour tout le monde ».

 

Avec seulement 30% des besoins couverts sur les 400 millions de dollars évalués pour l'année 2017, le financement est actuellement au plus bas. Or les besoins augmentent de manière exponentielle après les massacres de ces derniers mois. D'autant que les ONG sont régulièrement la cible des groupes armés et la RCA est considérée comme le pays le plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 13:52
Lu pour vous : Le grand retour du Tchad en Centrafrique

 

 

Le grand retour du Tchad en Centrafrique

 

http://mondafrique.com  Par Aza Boukhris  17 juillet 2017

 

 

La visite éclair du président Touadera à Ndjamena, le 29 juin 2017, en a surpris plus d'un, d'autant que les présidents tchadien et centrafricain devaient se voir le 3 juillet à Addis-Abeba, lors du Sommet de l'Union africaine. Décryptage.

 

Non seulement le président centrafricain Touadera, aux abois, a été d’une rare déférence envers Idriss Deby Itno, qui n’a même pas daigné l’accueillir à l’aéroport ce qu’il venait pourtant de faire pour le président guinéen Alpha Condé, mais il a aussi implicitement  remis en cause le récent rapport de la Commission des droits de l’homme de l’Onu listant les 620 cas d’exactions dont beaucoup proviennent des Tchadiens, entre 2003 et 2017, passibles de la Cour Pénale Spéciale de Bangui. On devine le courroux d’Idriss Deby Itno devant ces accusations pourtant bien documentées.

 

Dans sa stratégie de défense et de déni, il fallait une dénonciation forte de ce rapport onusien par le président Touadera. Le terrain avait été préparé, le 24 juin 2017, par l’annonce des sanctions au Tchad contre Abdoulaye Hissene, seigneur de la guerre du FPRC et néanmoins ancien ministre du gouvernement Tiangaye, en 2013. Évidemment, Aboulaye Hissene se moque totalement de ces sanctions médiatiques comme d’ailleurs de la Cour Pénale Spéciale, nouveau gadget de l’ONU, comme il vient de le dire à RFI.

 

L’ONU mis entre parenthèses

 

Cette déclaration tant attendue par Ndjamena fut lancée, urbi et orbi, dès sa sortie de l’entretien avec Idriss Deby Itno. « Le rapport de l’Onu n’ engage que ses auteurs … »  . Les Centrafricains, l’Onu et les ong humanitaires apprécieront.

 

 En contrepartie, le président tchadien, magnanime envers son nouveau protégé, a confirmé le retour d’un très important contingent tchadien de 3 a 4000 hommes dans la Minusca, qu’il avait décidé de retirer en 2015, suite aux graves accusations portées contre les militaires tchadiens. Il va de soi que ce contingent tchadien sera placé le long de la frontière tchadienne afin de la sécuriser contre les mouvements incessants d’opposants au président tchadien. L’ambassadeur tchadien à Bangui, le général Daoud Yaya Brahim, héros de la lutte contre Boko Haram, retrouvera donc une activité plus proche de ses compétences que celle de diplomate.

 

De massacres en massacres

 

Ainsi va la Centrafrique gouvernée par un gouvernement qui a totalement disparu des radars mais qui « se nourrit » bien et par un Président prisonnier de son clan, de plus en plus vindicatif à mesure que son séjour à la « mangeoire » est de plus en plus compté.

 

Comme toujours, après les départs expéditifs de Patasse, Bozizé, Djotodia, Samba-Panza, le président Touadera ne devrait pas être rassuré du retour en force du Tchad.

 

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