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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 21:06
Le militaire marocain disparu en Centrafrique a été retrouvé mort

 

 

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2M.ma avec MAP  11/05/2017 à 20:52

 

La dépouille mortelle du militaire du contingent des Forces armées royales (FAR) de la Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations-unies en Centrafrique (Minusca), déclaré "porté disparu" suite à l'attaque de la patrouille du contingent des FAR, a été remise jeudi 11 mai au contingent des FAR, indique un communiqué de l’Etat-major général des FAR.

 

Une patrouille du contingent des FAR de la Minusca, en mission d’escorte et de sécurisation d’une équipe de génie militaire cambodgienne, a été attaquée par un groupe armé non identifié, lundi dernier sur l’axe Rafai-Bangassou à 220 kilomètres au sud-est de la ville de Bria, lieu d’implantation du contingent des FAR, rappelle le communiqué. Neuf soldats du contingent des FAR ont été blessés dont un dans un état grave, précise la même source.

 

Les démarches du transfèrement de la dépouille du militaire marocain sont en cours après l’accomplissement des procédures en vigueur au sein de la mission onusienne, indique-t-on, ajoutant qu’une cérémonie funéraire sera organisée au lieu de résidence de la famille du défunt.

 

Cette semaine, le président de l’Assemblée générale des Nations-unies Peter Thomson s'est rendu au chevet des casques bleus blessés au cours de l’embuscade. Le 9 mai, le secrétaire général de l’ONU a transmis à SM Mohammed VI "sa solidarité personnelle et sa sympathie", suite à l’agression contre les éléments du contingent marocain en Centrafrique.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 19:58
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA MINUSCA

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

CENTRAFRIQUE : QUATRIEME CASQUE BLEU PORTE DISPARU RETROUVE MORT PORTANT LE NOMBRE DE VICTIMES A CINQ SOLDATS DE PAIX

 

 

Bangui, le 11 mai 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) regrette de confirmer la mort du casque bleu marocain précédemment porté disparu après l’attaque du 8 mai dans le sud-est de la République centrafricaine.

 

Cet après-midi, la Mission a récupéré le corps du soldat tombé et entreprend des préparatifs pour le transfert à Bangui. Le bilan de l’attaque est de cinq soldats de la paix morts (4 cambodgiens et 1 marocains) et dix soldats de la paix blessés (9 marocains et 1 cambodgiens).

 

Une cérémonie commémorative sera organisée demain à la MINUSCA en l’honneur des victimes. La cérémonie sera présidée par le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix en présence des plus hautes autorités centrafricaines.

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, renouvelle ses « plus sincères condoléances à la famille et aux collègues des victimes qui ont perdu la vie dans la cause de la paix, ainsi qu’aux gouvernements et aux peuples des Royaumes du Cambodge et du Maroc. »

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR |

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 19:54
« Les victimes de la crise en République centrafricaine ont soif de justice »

 

 

 

Point de vue

 

« Les victimes de la crise en République centrafricaine ont soif de justice »

 

Par Olivia Tchamba   LE MONDE

 

Alors que la Centrafrique célèbre sa Journée nationale des victimes de conflits, Amnesty lance une campagne d’aide pour solder les crimes commis durant la crise politique de 2013.

 

Les yeux hagards, Lydie revit les événements ayant tragiquement changé le cours de sa vie un matin d’août 2014. Sa cousine vient de sortir pour se rendre à l’église, la laissant seule dans leur maison du quartier Boy Rabe à Bangui, la capitale centrafricaine. Alors qu’elle vaque à ses occupations, des bruits d’armes se font entendre. Redoutant le pire, Lydie se réfugie alors dans les toilettes. Une poignée de minutes plus tard, la porte d’entrée est défoncée par quatre membres du groupe armé anti-Balaka.

 

Lydie ferme ses yeux emplis de larmes. Elle les rouvre après quelques secondes et, avec un regard lointain, poursuit courageusement son récit : « Deux d’entre eux m’ont déshabillée en m’assénant des coups lorsque j’essayais de résister. Les minutes semblaient interminables. Ils m’ont violée à tour de rôle. J’ai appelé à l’aide mais sans succès. »

 

Lydie n’avait que 16 ans à l’époque. Et bien qu’elle me dise que « rien ne pourra jamais effacer cet horrible événement de sa tête », elle s’empresse d’ajouter : « Cela va me soulager si on les arrête, les juge et les condamne. »

 

Méfiance de la population

 

Ce cri du cœur de Lydie fait écho à ceux de nombreuses victimes des groupes armés ex-Séléka et anti-Balaka avec lesquelles j’ai échangé aux mois de juin et octobre 2016 au cours d’une mission en RCA. Elles martèlent toutes ces mots, symbole de la soif de justice qui les anime : « Je veux que les responsables soient pourchassés et punis » ; « Je garde espoir que j’aurai gain de cause » ; « Le dernier mot appartient à la justice » ; « Personne n’est au-dessus de la loi ». Un souhait certes, mais que d’obstacles à sa réalisation !

Avant que le conflit n’éclate en 2013, le système judiciaire et pénitentiaire en RCA était déjà fragile. Quatre ans plus tard, il a besoin d’être reconstruit presque entièrement. Et les défis auxquels il fait face suscitent, chez les victimes, des réserves quant à sa capacité, en l’état actuel, de rendre justice. Ces réticences exprimées sont de plusieurs ordres.

 

Jeanne, une femme de 29 ans du quartier de Boy Rabe qui a perdu son bébé de 2 mois en août 2013 après qu’une roquette a été lancée sur sa maison par des ex-Séléka, m’explique d’un air dépité pourquoi elle n’a pas porté plainte : « La justice dans notre pays ne fait rien pour nous aider. » Elle n’est par ailleurs pas convaincue que cela aboutirait à traduire en justice les responsables.

 

Contrairement à Jeanne, Alain ignorait qu’il pouvait et devait déposer plainte. Ses maisons ont été pillées, détruites et incendiées dans le quartier Kokolo III du 3e arrondissement de Bangui en octobre 2015 par des groupes d’autodéfense du quartier PK5. Il me dit d’un air étonné : « Je ne savais pas que je devais déposer plainte au tribunal de grande instance. Je pensais que le fait d’avoir contacté le chef de quartier et constitué un dossier que j’avais soumis à la Commission épiscopale qui reçoit les témoignages des victimes du conflit était suffisant. » Au-delà des réticences, de nombreuses victimes ne disposent pas des informations et de l’aide nécessaires pour engager des poursuites.

 

Dans le cadre du forum de Bangui en mai 2015, la population avait défini les impératifs de justice. Le principe de « zéro impunité » avait été retenu, en particulier le refus d’accorder l’immunité ou l’amnistie aux responsables présumés de crimes de droit international. Il y a eu de nettes avancées pour s’assurer que les victimes obtiennent justice. Des sessions criminelles se sont tenues en juin 2015 et août-septembre 2016 en dépit des importantes défaillances relevées.

 

Nombreuses lacunes

 

La Cour pénale spéciale (CPS) a été créée en juin 2015. Sa mise en route a connu des progrès avec la nomination en février 2017 de son procureur spécial, le Congolais Toussaint Muntazini Mukimapa. Deux juges internationaux et cinq magistrats nationaux ont été nommés. Un comité de sélection des officiers de police judiciaire a aussi été créé. Auparavant, en 2014, la Cour pénale internationale (CPI) avait ouvert des enquêtes pour les crimes relevant du droit international commis dans le pays depuis le début du conflit.

 

Un système judiciaire national performant et efficace est au cœur de toute ambition de justice pour les victimes en RCA. Mais ses lacunes sont nombreuses. On note, entre autres, le manque d’institutions judiciaires fonctionnelles sur l’ensemble du territoire, la pénurie de personnel judiciaire qualifié, et l’insuffisance de ressources financières et matérielles. A cela s’ajoutent l’absence de mesures de protection des victimes et des témoins et la faiblesse du système carcéral. Ce sont autant de facteurs qui justifient la reconstruction de ce système. D’où l’urgence pour les partenaires de la RCA d’honorer les promesses faites au cours de la conférence internationale des donateurs en novembre 2016 à Bruxelles et, en particulier, de fournir l’intégralité du budget de 105 millions d’euros alloué au renforcement de l’appareil judiciaire du pays aux termes du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix.

 

Par ailleurs, il convient d’appuyer les autres mécanismes qui existent pour veiller à ce que les responsables de crimes de droit international en RCA répondent de leurs actes. La Cour pénale spéciale (CPS) en fait partie.

 

Sa création a suscité un regain d’espoir. Compte tenu de son mandat, de sa composition, de son indépendance et de l’impartialité attendue, cette cour offre à la population l’opportunité d’obtenir justice.

 

Gilbert, dont le petit-fils âgé de 10 ans a été tué, un dimanche d’avril 2013, par un obus, l’exprimait ainsi : « Ça me réjouit, c’est [le procureur] un fils du pays, même s’il est d’une autre nationalité. Il va nous aider à juguler le problème d’impunité en RCA. »

 

La fin de l’impunité

 

Parallèlement à cette initiative, de nombreuses autres sont menées en vue de rétablir l’état de droit en RCA. Il s’agit, entre autres, du processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des groupes armés. La population est favorable au dialogue et à la réconciliation et l’a d’ailleurs martelé lors du Forum de Bangui. Mais tout comme l’a indiqué le président Faustin Archange Touadéra en novembre 2016 lors de la Conférence des donateurs de la RCA à Bruxelles, « la réconciliation ne peut s’accomplir au prix de l’impunité ».

 

Les attentes des victimes du conflit en RCA sont grandes. Des femmes et des hommes, à l’instar de Lydie, Jeanne, Alain et Gilbert veulent tourner cette page sombre de leur vie. Cela ne peut se faire que s’ils obtiennent justice.

 

Amnesty International, qui vient de lancer la campagne « La justice maintenant : pour une paix durable en République centrafricaine » préconise, entre autres actions, le renforcement du système judiciaire national et le soutien à la CPS et à la CPI.

 

Olivia Tchamba est chargée de campagnes pour l’Afrique centrale à Amnesty International.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/11/les-victimes-de-la-crise-en-republique-centrafricaine-ont-soif-de-justice_5126320_3212.html#KwOuruumDeLyW0wl.99

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 19:05
Centrafrique: l'Espagne condamne fermement l'attaque contre les casques bleus marocains

 

 

 

 

Par Le360 (avec MAP) le 11/05/2017 à 17h04

 

L’Espagne a condamné fermement l’attaque armée perpétrée lundi dernier contre un convoi de la Mission Multidimensionnelle de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) près de Bangassou, dans le sud-est du pays. 9 soldats marocains ont été blessés dans cette attaque ignoble.

 

Le gouvernement espagnol réitère son appui à la MINUSCA et à tous les efforts déployés par les Nations Unies, l’Union Européenne (UE) et d’autres membres de la communauté internationale en faveur de la paix en République centrafricaine, selon un communiqué du ministère espagnol des Affaires étrangères et de la coopération.

 

Pour rappel, cette attaque perpétrée lundi 8 mai par des miliciens anti-Balakas a fait quatre morts et dix blessés, dont neuf marocains, alors qu’un casque bleu marocain est toujours porté disparu.

 

L’Espagne exprime, par ailleurs, sa solidarité avec les autorités et le peuple de la République centrafricaine dans le "chemin difficile vers la consolidation de la paix", a relevé la même source.

 

Par Le360 (avec MAP)

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 19:03
Centrafrique : un cinquième Casque bleu retrouvé mort

 

 

 

AFP  11/05/2017

 

Un cinquième Casque bleu a trouvé la mort dans une attaque lundi soir d'un convoi de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) par un groupe armé, a annoncé jeudi l'ONU.

 

"Le Casque bleu marocain qui avait été porté disparu a maintenant été trouvé mort", a indiqué le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

 

Quatre soldats cambodgiens ont également perdu la vie dans cette attaque, la plus meurtrière contre les forces de maintien de la paix dans ce pays.


Le convoi a été arrêté par un barrage lundi à 20h00 (19h00 GMT) de nuit et sous la pluie dans le sud-est du pays près de Bangassou en provenance de Rafai, a précisé la Minusca qui attribue l'ouverture des hostilités à un groupe anti-Balaka.


Un Casque bleu cambodgien a été tué dans l'échange de feu, de même que huit assaillants, d'après la force onusienne.

 

Dix Casques bleus ont été blessés.

 

Trois autres Casques bleus cambodgiens, "appréhendés" par les assaillants lors de l'attaque, ont été retrouvés morts mardi, avait indiqué la Minusca.

 

Les corps des Casques bleus ont été retrouvés mutilés, ce qui a rendu leur identification difficile.

 

Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU Jean-Pierre Lacroix doit se rendre à Bangui en fin de journée pour assister à un hommage vendredi aux victimes et rencontrer des dirigeants du pays.

 

M. Lacroix exprimera son "fort soutien à la mission de maintien de la paix de l'ONU", mise en place en 2014 pour aider stabiliser le pays, qui compte 10.000 soldats et 2.000 policiers, selon le porte-parole.

 

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et le Conseil de sécurité ont fermement condamné l'attaque et demandé que les responsables soient traduits en justice.

 

L'armée marocaine a précisé dans un communiqué à Rabat que le corps du soldat tué était en cours de transfèrement et que neuf autres soldats marocains avaient été blessés, dont un gravement.

 

La Centrafrique a basculé dans le chaos en 2013 après le renversement de l'ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka pro-musulmans, entraînant la contre-offensive de groupes anti-Balaka majoritairement chrétiens.

 

L'opération militaire française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et l'intervention des Nations unies ont permis la fin des massacres de masse, l'élection du président Faustin-Archange Touadéra et un retour au calme à Bangui, mais pas dans l'intérieur du pays où des groupes armés se battent notamment pour le contrôle des ressources (or, diamant, bétail...).

 

 

Centrafrique: la dépouille du Casque bleu marocain "porté disparu" remise au contingent des Forces armées royales

 

Par Ziad Alami le 11/05/2017 à 17h33 (mise à jour le 11/05/2017 à 18h00)

 

La dépouille du militaire marocain qui avait été "porté disparu" suite à une attaque perpétrée lundi 8 mai contre un convoi de la Minusca, à l'est de la Centrafrique, a été remise au contingent des Forces armées royales, indique un communiqué de l’État-major des FAR.

 

La dépouille du militaire marocain "porté disparu" dans une attaque contre une patrouille du contingent des FAR de la Minusca a été remise jeudi 11 mai au contingent des FAR, indique un communiqué de l'état-major des Forces armées royales.

 

"Neuf soldats du contingent des FAR de la Minusca ont été blessés dans cette attaque dont un grièvement, précise le communiqué.

 

Pour rappel, quatre Casques bleus avaient été portés disparus, trois Cambodgiens et un Marocain, suite à une attaque de leur convoi lundi soir près du village de Yogofongo, à 20 km de Bangassou. Les trois Cambodgiens ont été retrouvés morts hier mercredi, alors que le Marocain a été déclaré mort ce jeudi.

 

Pendant l'échange de coups de feu, un Casque bleu cambodgien et huit éléments anti-balakas à l'origine de l'attaque ont été tués. Il y a un certain nombre de blessés des deux côtés.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:31

 

 

 

La Division de Communication Stratégique et d’Information Publique de la MINUSCA vous informe que le Chef du Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Jean Pierre Lacroix, arrive vendredi matin à Bangui où il assistera à la cérémonie en mémoire des quatre Casques bleus tués cette semaine en Centrafrique.

 

Le Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine ainsi que le Premier Ministre assisteront également à cette cérémonie qui se déroulera vendredi à 17 heures, au quartier général de la MINUSCA.

LE CHEF DU DEPARTEMENT DES OPERATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX DE L’ONU A BANGUI
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:24
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : 3 personnes tuées dans un affrontement entre les éléments de FPRC et des Anti-Balaka à Nzacko

 

Par Jean-Marie Andibikounda le 11 mai 2017

 

NZACKO, 11 Mai 2017 (RJDH) —Trois personnes tuées, de nombreux blessés et les réseaux téléphoniques coupés, c’est le bilan d’un affrontement qui a opposé ce 10 mai 2017 les éléments du FPRC aux Anti-Balaka à Nzacko dans le Mbomou à l’est du pays. Au moment où nous mettons sous presse, la psychose gagne les cœurs et la population s’inquiète des éventuelles représailles.

 

Trois personnes ont trouvé la mort dans cet affrontement dont on ignore leur identité. Lors d’un premier affrontement à 16h 40, deux personnes blessées ont succombé de suite de leur blessure à l’hôpital de Nzacko et une autre a trouvé la mort dans un affrontement, ont indiqué au RJDH des sources concordantes dans la localité.

 

La population de Nzacko déplore la montée de la tension et s’inquiète des conséquences de ce combat sur le réseau téléphonique. « Nous sommes restés chez nous à la maison, la crainte de ce qui s’est passé est encore visible chez les gens avec qui nous discutons. Les activités scolaires et commerciales sont paralysées. Il est difficile pour nous de joindre les parents qui cherchent à avoir de nos nouvelles. Pour alerter Bangui, il faut le Turaya, mais c’est couteux. Nous savons quoi faire », a expliqué un habitant de Nzacko.

 

Outre la présence des groupes armés Anti-Balaka et Séléka, la ville de Nzacko est en proie aux actions de la LRA. Cet affrontement intervient alors que le Cardinal Dieudonné Nzapalainga est attendu dans les prochains jours dans cette localité.

 

 

Centrafrique : La situation humanitaire et sécuritaire toujours préoccupante à Alindao

 

Par Minerve Pounenzapa Ngoupandé le 11 mai 2017

 

ALINDAO, 11 mai 2017(RJDH) —La situation sécuritaire et humanitaire demeure préoccupante trois jours après l’affrontement entre les groupes armés UPC et Anti-Balaka. Plus de 37 personnes seraient tuées et 3000 personnes déplacées selon des sources humanitaires dans la localité.

 

La population d’Alindao au sud du pays est dans la psychose après le combat qui a opposé les groupes armés. Environs 3 000 personnes ont trouvé refuge en la paroisse Sacré-Cœur selon la Caritas Centrafrique.

 

Selon des sources humanitaires, le bilan pourrait s’alourdir « la Croix-Rouge locale a pu récupérer 37 morts dans 03 quartiers respectifs à savoir : Paris-Congo, Bangui-ville-Borno et le quartier Wanoma. Pour le moment, le réseau téléphonique de Telecel et Orange n’est pas opérationnel » a témoigné au RJDH une source humanitaire.

 

Des sources humanitaires ont noté que la situation s’est apaisée après l’arrivée du renfort de la Minusca et qu’il n’y a pas de crépitement d’arme, alors que la population redoute la présence d’Ali Daras leaders de l’UPC où la présence est signalée dans la localité.

 

Le sud du pays a connu un pic de violence intergroupe armés cette dernière semaine alors que les 14 groupes politico-militaires se sont engagés dans la mise en œuvre du processus DDRR à Bangui.

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:10
Centrafrique: comment se sont battus les soldats marocains pris en embuscade

 

 

 

 

http://fr.le360.ma/ Par Ziad Alami le 11/05/2017 à 13h34 (mise à jour le 11/05/2017 à 13h46)

 

Les Casques bleus marocains escortaient un convoi logistique du génie militaire de l’armée cambodgienne quand ils ont été pris en embuscade lundi 8 mai, en pleine nuit, à l’est de la Centrafrique, par des miliciens anti-balaka. La riposte de nos vaillants soldats a été foudroyante.

 

Lundi 8 mai 2017, Yogofongo. La nuit enveloppe dans son étau noir ce village, situé à 20 kilomètres de Bangassou, à l’est de la Centrafrique. Seuls les phares des blindés marocains escortant un convoi logistique du génie militaire de l’armée cambodgienne percent cette nuit d’encre alors paisible. La mission d’escorte et de protection confiée aux vaillants Casques bleus marocains devait se dérouler normalement, comme d’ailleurs toute autre mission à vocation pacifique. Il s’agit d’une mission visant à pacifier un pays déchiré par autant de drames inutiles. Mais ce n’est visiblement pas de cet oeil que le voient les stratèges du chaos, assoiffés de sang, de vol et de viol. Les miliciens dits anti-balaka (anti-balles AK, de confession chrétienne), à la faveur de la nuit, se sont tapis derrière la brousse du village Yogofongo attendant le convoi cambodgien escorté par les soldats des Forces armées royales. Retranchés en embuscade, ils prennent par surprise et pour cible le convoi.

 

Le Secrétaire général de l'ONU exprime sa solidarité au roi Mohammed VI



Face au déluge de feu en provenance des coupeurs de route anti-balaka, les dix vaillants Casques bleus marocains ont pris leur courage à quatre mains et tiré en direction du foyer de l'attaque. Résultat de cette bataille rapprochée, huit éléments de la milice anti-balaka ont été éliminés sur le coup par les tirs des valeureux soldats marocains.


Durant cette bataille qui, selon les sources de «FAR-Maroc», site spécialisé dans les questions de Défense, «a duré quelques dizaines de minutes», neuf soldats marocains ont été blessés, avant d’être évacués par hélicoptère vers l’hôpital militaire de la Minusca (Mission onusienne en République centrafricaine), situé en plein centre de Bangui, capitale de ce pays en proie à une guerre civile sans merci.

Comme le rapportait le360 dans son édition de mercredi 10 mai, le mystère continue de planer sur le sort d’un Casque bleu marocain toujours porté disparu, alors que trois militaires cambodgiens ont été retrouvés morts par les forces onusiennes mises en état d’alerte. «Malgré l'effet de l'attaque-surprise et avec grand courage, nos vaillants militaires ont pu tuer 8 miliciens anti-balaka», certifie «FAR-Maroc».


A l’heure où nous mettons en ligne, le sort du Casque bleu marocain est toujours inconnu et, selon la mission onusienne, des efforts sont toujours déployés pour retrouver ses traces.


Pour rappel, des messages de solidarité et de sympathie ont été adressés et par le SG de l’ONU, Antonio Guterres, et par le Conseil de sécurité, suite à cette attaque lâche et ignoble qui a visé le convoi escorté par les Casques bleus marocains.


Une vague de solidarité traduite aussi par le déplacement du président de l’assemblée générale des Nations unies, mercredi 10 mai, à Bangui, pour s’enquérir de l’état des Casques bleus marocains blessés.


Notre pensée va également aux trois Casques bleus cambodgiens tués sauvagement par les miliciens anti-balaka.

 

Par Ziad Alami

 

Les Casques bleus marocains escortaient un convoi logistique du génie militaire de l’armée cambodgienne quand ils ont été pris en embuscade lundi 8 mai, en pleine nuit, à l’est de la Centrafrique, par des miliciens anti-balaka. La riposte de nos vaillants soldats a été foudroyante.

 

Lundi 8 mai 2017, Yogofongo. La nuit enveloppe dans son étau noir ce village, situé à 20 kilomètres de Bangassou, à l’est de la Centrafrique. Seuls les phares des blindés marocains escortant un convoi logistique du génie militaire de l’armée cambodgienne percent cette nuit d’encre alors paisible. La mission d’escorte et de protection confiée aux vaillants Casques bleus marocains devait se dérouler normalement, comme d’ailleurs toute autre mission à vocation pacifique. Il s’agit d’une mission visant à pacifier un pays déchiré par autant de drames inutiles. Mais ce n’est visiblement pas de cet oeil que le voient les stratèges du chaos, assoiffés de sang, de vol et de viol. Les miliciens dits anti-balaka (anti-balles AK, de confession chrétienne), à la faveur de la nuit, se sont tapis derrière la brousse du village Yogofongo attendant le convoi cambodgien escorté par les soldats des Forces armées royales. Retranchés en embuscade, ils prennent par surprise et pour cible le convoi.

 

Le Secrétaire général de l'ONU exprime sa solidarité au roi Mohammed VI



Face au déluge de feu en provenance des coupeurs de route anti-balaka, les dix vaillants Casques bleus marocains ont pris leur courage à quatre mains et tiré en direction du foyer de l'attaque. Résultat de cette bataille rapprochée, huit éléments de la milice anti-balaka ont été éliminés sur le coup par les tirs des valeureux soldats marocains.


Casques bleus marocains en Centrafrique: le message du Conseil de sécurité


Durant cette bataille qui, selon les sources de «FAR-Maroc», site spécialisé dans les questions de Défense, «a duré quelques dizaines de minutes», neuf soldats marocains ont été blessés, avant d’être évacués par hélicoptère vers l’hôpital militaire de la Minusca (Mission onusienne en République centrafricaine), situé en plein centre de Bangui, capitale de ce pays en proie à une guerre civile sans merci.

 

Centrafrique: le président de l'AG de l'ONU au chevet des Casques bleus marocains blessés



Comme le rapportait le360 dans son édition de mercredi 10 mai, le mystère continue de planer sur le sort d’un Casque bleu marocain toujours porté disparu, alors que trois militaires cambodgiens ont été retrouvés morts par les forces onusiennes mises en état d’alerte. «Malgré l'effet de l'attaque-surprise et avec grand courage, nos vaillants militaires ont pu tuer 8 miliciens anti-balaka», certifie «FAR-Maroc».



A l’heure où nous mettons en ligne, le sort du Casque bleu marocain est toujours inconnu et, selon la mission onusienne, des efforts sont toujours déployés pour retrouver ses traces.



Pour rappel, des messages de solidarité et de sympathie ont été adressés et par le SG de l’ONU, Antonio Guterres, et par le Conseil de sécurité, suite à cette attaque lâche et ignoble qui a visé le convoi escorté par les Casques bleus marocains.



Une vague de solidarité traduite aussi par le déplacement du président de l’assemblée générale des Nations unies, mercredi 10 mai, à Bangui, pour s’enquérir de l’état des Casques bleus marocains blessés.



Notre pensée va également aux trois Casques bleus cambodgiens tués sauvagement par les miliciens anti-balaka.

 

Par Ziad Alami

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 16:57
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA COORDINATION GENERALE DES ANTI-BALAKA

 

 

 

MOUVANCE DES PATRIOTES EX-COMBATTANTS ANTIBALAKA - (COORDINATION GENERALE) - 72.66.15.08

 


**************************************************************

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Depuis quarante huit (48) heures, des informations diffusées sur la Radio France Internationale (R.F.I) font état d'attaques meurtrières perpétrées contre le contingent Cambodgien et Marocain de la MINUSCA à plus de 20 Kms de Bangassou dans le M'Bomou.

 

Suite à ces attaques, quatre(04) éléments de ce contingent auraient trouvé la mort et un autre militaire porté disparu.


Par ailleurs, huit (08) des assaillants qui seraient affiliés aux ANTIBALAKA auraient aussi été tués.

 

Au regard de ces informations qui désignent les présumés agresseurs comme étant des Ex-Combattants ANTIBALAKA, la Coordination Générale des Patriotes Ex-combattants ANTIBALAKA fait la mise au point suivante :

 

1- Aujourd'hui, nombreux sont les individus, pour des raisons qui leur sont propres, s'érigent en combattants ANTIBALAKA et posent des actes qui n'ont rien à voir avec la philosophie du "PHENOMENE ANTIBALAKA" qui s'articule, à n'en point douter, autour de la protection des populations centrafricaines qui ont longtemps souffert des affres de la Nébuleuse SELEKA et dont les stigmates sont encore présents dans tous les esprits.

 

2- Tant il est vrai que le Mouvement des Patriotes ANTIBALAKA couvre Douze (12) Préfectures sur les Seize (16) que compte la République Centrafricaine, il est aussi et surtout établi qu'en aucune manière ce Mouvement a une quelconque assise dans le M'Bomou dont le Chef-lieu est Bangassou.

 

3- Plutot que de se complaire dans la stigmatisation des ANTIBLAKA à longueur de journée, de semaine et de mois comme étant les auteurs des actes crapuleux et criminels de tous ordres, le Responsable Onusien de la MINUSCA en Centrafrique doit s'employer à élaborer des stratégies de nature à utiliser tous les ARSENAUX MILITAIRES ADEQUATS ET APPROPRIES mis à sa disposition pour combattre ce genre d'actes criminels et barbares que la Coordination Générale des Patriotes Ex-combattants ANTIBALAKA a toujours vigoureusement condamnés.

 

Par ailleurs, la Coordination Générale des Patriotes ANTIBALAKA a tout espoir que la MINUSCA mettra tout en œuvre pour retrouver les auteurs de ces actes criminels afin que ces derniers répondent devant la justice.

 

4- Que les Communautés Nationale et Internationale prennent la mesure de la gravité de la situation afin que des solutions préventives idoines soient désormais trouvées qui puissent ramener la quiétude en terre Centrafricaine.

 

5- La Coordination Générale des Patriotes Ex-Combattants ANTIBALAKA exprime tous ses regrets pour la disparition tragique de ces vaillants combattants et adresse ses condoléances à la famille Onusienne ainsi qu’aux familles des victimes.


Fait à Bangui le 11 Mai 2017


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Pour la Mouvance des Patriotes Ex-Combattants ANTIBALAKA,


Le Porte-parole


Béranger Ludovic Igor LAMAKA-BOUTOUNGARA

 

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Centrafrique-Presse.com
11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 14:54

 

 

 

https://www.amnesty.org  10 mai 2017, 17:00 UTC

 

· Les membres de groupes armés ayant commis des viols et des homicides sont toujours en liberté

 

· La population centrafricaine demande que les responsables de crimes répondent de leurs actes

 

· Amnesty International et la société civile centrafricaine demandent justice et réparation pour les victimes dans le cadre de la campagne #JusticeEnRCA

 

Amnesty International et des organisations de la société civile centrafricaine lancent ce 11 mai une campagne nationale demandant aux autorités de la République centrafricaine (RCA) de résoudre le problème de la culture de l’impunité profondément ancrée dans le pays, qui empêche des milliers de victimes d'atteintes aux droits humains et de crimes de droit international d'obtenir une quelconque forme de justice.

 

La campagne La justice maintenant : pour une paix durable en République centrafricaine appelle les autorités à s'engager de façon plus radicale contre l'impunité en amenant les responsables de crimes graves à répondre de leurs actes, et les partenaires techniques et financiers de la RCA à soutenir les initiatives du gouvernement, notamment en finançant la nouvelle Cour pénale spéciale du pays.

 

« Les organisations de la société civile se regroupent afin de veiller à ce que les autorités de la RCA ne sous-estiment pas l'ampleur des souffrances et du désespoir que des milliers et des milliers de victimes ont enduré pendant ce conflit. Les auteurs de crimes odieux, notamment de viols et d'homicides, sont depuis trop longtemps laissés en liberté. Ils doivent être amenés à rendre des comptes, si les autorités veulent passer des paroles aux actes, a déclaré Olivia Tchamba, chargée de campagne sur l'Afrique centrale à Amnesty International.

 

« Malgré certaines avancées telles que la nomination d'un procureur spécial pour la Cour pénale spéciale, la nomination de juges internationaux et nationaux ainsi que l'organisation de deux audiences criminelles à Bangui, de trop nombreux obstacles empêchent encore les victimes du conflit d'obtenir justice. »

 

Les auteurs de crimes odieux, notamment de viols et d'homicides, sont depuis trop longtemps laissés en liberté. Ils doivent être amenés à rendre des comptes, si les autorités veulent passer des paroles aux actes

 

Olivia Tchamba, chargée de campagne sur l'Afrique centrale à Amnesty International

 

La campagne débute le 11 mai et se poursuivra jusqu'en novembre 2018, en collaboration avec la société civile du pays, notamment le Réseau des ONG de promotion et défense des droits de l’homme en République centrafricaine (RONGDH) et la Coordination des organisations musulmanes de Centrafrique (COMUC).

 

Elles vont joindre leurs forces pour mener un travail de plaidoyer auprès des autorités centrafricaines, organiser des conférences pour expliquer la nécessité de rendre justice, engager un dialogue avec la nouvelle Cour pénale spéciale, et se former à la documentation, au suivi et à l’élaboration de rapports sur les violations des droits humains.

 

Depuis la recrudescence des violences en 2013, Amnesty International a rassemblé des informations sur des crimes de droit international perpétrés à travers le pays par toutes les parties au conflit, dans la plupart des cas par les groupes armés anti-balaka et de l'ex-Séléka.

 

Plus de 5 000 personnes sont mortes du fait de l'aggravation des violences, qui a provoqué une crise humanitaire sans précédent. En mars 2017, plus de 460 000 personnes avaient fui dans des pays voisins tels que le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo, où elles sont devenues des réfugiés, et quelque 426 000 Centrafricains avaient été déplacés à l’intérieur de leur propre pays.



La population du pays ne cesse de demander que les responsables des crimes commis pendant le conflit armé, notamment des viols et des homicides, rendent des comptes. En mai 2015, les participants au Forum de Bangui ont ainsi rejeté les demandes d'immunité et d'amnistie pour les responsables présumés des crimes relevant du droit international.


Clarisse, une veuve âgée de 57 ans qui a été violée en même temps que sa fille Naomi, âgée de 19 ans, a expliqué les événements tragiques qui ont fait basculer la vie des deux femmes dans la nuit du 23 décembre 2013, quand 11 membres du groupe armé anti-balaka ont attaqué sa maison, à Bangui, la capitale du pays :



« Ils nous ont menacés et insultés. Quelques minutes plus tard, plusieurs anti-balaka m'ont jetée par terre et deux d'entre eux ont déchiré mes vêtements et m'ont violée. J'ai perdu connaissance. Quand je suis revenue à moi, on m'a dit qu’ils [les forces anti-balaka] avaient aussi violé ma fille Naomi. »


Quelques semaines plus tard, Naomi a été diagnostiquée séropositive au VIH, et elle a su qu'elle était enceinte à cause de ce viol. Elle a donné naissance à une petite fille qui est elle aussi séropositive.


Clarisse a déclaré à Amnesty International :


« Je veux que ceux qui nous ont fait ça, à moi et à ma fille, soient poursuivis en justice. Je veux être dédommagée pour tout ce que j'ai perdu. »


Elisée fait partie des 14 hommes qui ont été abattus par des combattants armés de l'ex-Séléka dans la cour d'un hôpital de Bangui le 5 décembre 2013. Sa sœur Delphine a porté plainte auprès du Tribunal de Grande Instance de Bangui, mais jusqu'à présent ni le parquet ni les autorités judiciaires n'ont donné de suite à cette plainte.

 

Je veux que ceux qui nous ont fait ça, à moi et à ma fille, soient poursuivis en justice. Je veux être dédommagée pour tout ce que j'ai perdu

 

Clarisse, une veuve de 57 ans


Elle a déclaré à Amnesty International : « Un jour, ils m'appelleront et la justice fera son travail.»


Amnesty International et ses partenaires dans le pays demandent aux autorités centrafricaines :

· de veiller à ce que les accusations sérieuses de crimes de droit international et d'autres atteintes aux droits humains fassent l'objet dans les plus brefs délais d'enquêtes rigoureuses, indépendantes et impartiales ;

 

· de veiller à ce que les auteurs présumés de ces actes fassent l'objet d'enquêtes et soient jugés par le système judiciaire national, la Cour pénale spéciale ou la Cour pénale internationale dans le cadre de procès équitables et sans recours à la peine de mort ;

 

· d'augmenter le budget du ministère de la Justice et de lui allouer les ressources nécessaires afin d’assurer son fonctionnement efficace et sa bonne gestion ;

 

· en collaboration avec leurs partenaires techniques et financiers, de renforcer la capacité de la police et des gendarmes à mener des enquêtes et de leur fournir le matériel nécessaire, notamment en ce qui concerne la collecte de preuves matérielles ;

 

· de poursuivre et d'intensifier les progrès réalisés en matière de recrutement de juges nationaux et internationaux et des autres membres du personnel de la Cour pénale spéciale.


Les organisations demandent également aux donateurs internationaux de la RCA d'assurer un financement durable afin de garantir le bon fonctionnement de la Cour pénale spéciale et d'honorer les engagements pris lors de la conférence internationale des donateurs qui s'est tenue à Bruxelles en novembre 2016. Ces engagements comprennent le versement de 105 millions de dollars des Etats-Unis consacré par le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix pour le renforcement du système judiciaire.


Complément d’information


Amnesty International a lancé la campagne #JusticeEnRCA afin d'obtenir justice et réparation pour les victimes des violences commises depuis le conflit armé de 2012/2013. Cet objectif peut être atteint en renforçant le système judiciaire national, notamment en garantissant le bon fonctionnement des juridictions nationales pour mettre fin au cycle de l’impunité, et en veillant à apporter le soutien nécessaire à la Cour pénale spéciale et à la Cour pénale internationale afin que les victimes puissent obtenir justice

République centrafricaine. Lancement d'une nouvelle campagne demandant justice pour les crimes commis durant le conflit armé
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