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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 14:58
L’action humanitaire : un moteur pour la stabilisation et le redressement de la RCA

 

 

Bangui, le 18 novembre 2016 - Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, a sensibilisé les représentants de la communauté internationale présents à la Conférence de Bruxelles tenue ce 17 novembre 2016, sur la fragilité de la situation humanitaire dans le pays. «40% de la population dépend aujourd’hui de l’assistance humanitaire pour survivre. Elle reste donc une question de vie ou de mort pour beaucoup de Centrafricains » a-t-il rappelé à la Conférence dont l’objectif premier était de mobiliser les bailleurs de fonds pour le financement du Plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA).

 

Au préalable, dans son plaidoyer en faveur d’une synergie entre la réponse humanitaire et les efforts de stabilisation, Fabrizio Hochschild a pris exemple sur les violences innommables que vivent les populations de Kaga Bandoro depuis près de deux mois, pour appeler les bailleurs à être plus attentif au drame humanitaire en RCA. «La Centrafrique mérite un soutien prioritaire car nous y travaillons avec des personnes qui comptent parmi les plus pauvres, les plus délaissées de la planète ».

 

Dans la même dynamique, le Coordonnateur humanitaire a insisté sur le fait que «l’action humanitaire est encore indispensable pour sauver des vies et mais aussi comme facteur de stabilisation en attendant que les efforts de relèvement démarrent». C’est la raison pour laquelle le RCPCA et le Plan de réponse humanitaire 2017+ ont été développé en parfaite synergie. L’objectif poursuivi est qu’à termes, l’aide humanitaire diminue et que le processus de développement puisse prendre son envol.

 

Pour la réalisation de ce projet d’avenir, le Coordonnateur humanitaire a sollicité l’engagement à long terme de tous les partenaires pour mieux résoudre les causes profondes des crises récurrentes qui ont secoué le pays au cours des deux dernières décennies. «Si la République Centrafricaine est aujourd’hui si fragile, c’est en partie parce que l’aide internationale apportée au pays dans le passé a été intermittente et dispersée » a-t-il souligné. En dépit des nombreux défis qui demeurent, « cette conférence peut nous permettre de commencer à construire ensemble un Etat solide, apte à protéger sa population et à développer le formidable potentiel humain et économique de la Centrafrique ».

 

Après Bruxelles, Fabrizio Hochschild poursuivra son plaidoyer pour davantage de soutien à la réponse humanitaire en RCA à Genève. Il informera les Etats Membres des réalisations et des défis auxquels font face la communauté humanitaire.

 

A ce jour, en raison de l’insécurité chronique, près d’un cinquième de la population est toujours déplacé. Le pays est touché par une malnutrition chronique dont souffre 48% de la population. La destruction totale ou partielle des structures de santé depuis le début de la crise, le manque de personnel médical qualifié, de médicaments et d’équipements font, qu’aujourd’hui, seules 69% des formations sanitaires sont fonctionnelles, soit 672 sur 935 dans tout le pays. En l’absence de capacité étatique, 50,3% des formations sanitaires fonctionnelles bénéficient d’un appui des acteurs humanitaires.

-----------------------------------------------------------------------------------



 

Virginie Bero 


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) 
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR) 
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22   
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

 

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Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 19:20

 

 

 

(LAKEN le 15 novembre 2016)


• Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
• Madame, Messieurs les Ministres,
• Mesdames, Messieurs les parlementaires,
• Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs, 
• Monsieur le Consul Général de la République Centrafricaine en Belgique,


• Mesdames, Messieurs,

• Mes Chers Compatriotes,

 

Je suis ravi d’être, ici, à Bruxelles pour la deuxième fois depuis mon entrée en fonction.

 

La première fois, à l’occasion des Journées Européennes sur la Coopération et le Développement, et me voici, ici, à nouveau pour la tenue de la Conférence des Donateurs sur la République Centrafricaine.


Je ne suis pas venu seul… Permettez-moi avant tout de saluer tous les Ministres qui sont ici et dont la participation à la Conférence des Donateurs coïncide avec la cérémonie de ce jour. 
Je tiens, également, à saluer la délégation des parlementaires qui m’accompagne et dont l’attachement à la République Centrafricaine, notre pays, n’est pas à démontrer.

 

Je suis ravi d’être avec vous, ce jour, pour inaugurer cette magnifique ambassade rénovée.

 

Cette nouvelle maison de la République Centrafricaine, ce « petit bout de Centrafrique » en Royaume de Belgique qui est un symbole de l’amitié qui lie nos deux pays.

 

Cette amitié, c’est celle que nos amis Belges nous témoignent par leur accueil chaleureux et leur soutien multiforme à la République Centrafricaine au sein de l’Union Européenne.

 

La République Centrafricaine est disposée à accueillir à son tour l’Ambassade de la Belgique sur son sol dès que les conditions et le moment le permettront.

 

• Mesdames et Messieurs,

 

Ce que nous inaugurons, c’est une maison de la République Centrafricaine acquise par l’État Centrafricain dans les années 1970 et qui était tombée en ruine faute d’entretien et de volonté politique.


Une maison que l’État a acquise pour se donner une dimension à l’exemple des autres pays de la sous-région qui étaient sur le sol Belge pour les besoins de leurs diplomaties.

 

L’immeuble servait initialement de résidence à nos Ambassadeurs qui étaient en mission ici.

 

Et lors de mon passage ici à Bruxelles à l’occasion des Journées Européennes sur la Coopération et le Développement, j’ai fait le triste constat que ce joyau était laissé à l’abandon.

 

Cette résidence était devenue une maison d’habitation du personnel de l’Ambassade affecté en Belgique et, ceux-là y vivaient dans des conditions effroyables.

 

Choqué, j’ai décidé de sa réhabilitation malgré la tension de trésorerie que connait L’État, car on ne peut laisser en errance un patrimoine aussi important que les premiers dirigeants du pays ont eu la sagesse d’acquérir.


Cette Ambassade réhabilitée porte aujourd’hui une ambition, celle de voir la République Centrafricaine plus que jamais ouverte sur le monde qui l’entoure dans la dignité.

 

Et, je veux que cet élan soit poursuivi pour que notre pays ait des représentations diplomatiques dignes de ce nom à travers le monde.

 

Nous devons le faire pour la grandeur et la dignité de la République Centrafricaine.

 

• Mes chers compatriotes,

 

Je voudrais saluer également le travail exemplaire de l’équipe de l’ambassade, motivée et enthousiaste,conduite par l’Ambassadeur Emery DEDE que je félicite au passage.

 

En travaillant de manière engagée comme je l’observe, vous faites grandir les liens entre la République Centrafricaine et le Royaume de Belgique, mais également avec l’Union Européenne dont le siège se trouve à Bruxelles. Je veux parler des liens diplomatiques, mais aussi les liens économiques, culturels, scientifiques, et, bien sûr, amicaux.


Je voudrais, aussi, rendre hommage à notre Consul Général Honoraire en Belgique Monsieur Dimitri Mozer dont l’engagement aux côtés de la République Centrafricaine n’a jamais fait défaut.


L’un des signes palpables de cet engagement est le résultat du travail qu’il a fourni et qui a permis la réhabilitation, dans le temps, de cette belle ambassade.

 

Je tiens à l’en féliciter publiquement en plus de la distinction honorifique qui lui est décernée.

 

Grâce à l’implication quotidienne et sans cesse renouvelée de chacun d’entre vous, nous sommes parvenus à redonner à la République Centrafricaine en terre Belge sa dignité.

 

Et, je ne doute pas un seul instant que nous continuerons à suivre ce chemin.

 

Je vous remercie.

 

Déclaration de son Excellence Pr. Faustin Archange TOUADERA Président de la République, Chef de l’Etat A l’occasion de l’inauguration de l’Ambassade de la RCA en Belgique
Déclaration de son Excellence Pr. Faustin Archange TOUADERA Président de la République, Chef de l’Etat A l’occasion de l’inauguration de l’Ambassade de la RCA en Belgique
Déclaration de son Excellence Pr. Faustin Archange TOUADERA Président de la République, Chef de l’Etat A l’occasion de l’inauguration de l’Ambassade de la RCA en Belgique
Déclaration de son Excellence Pr. Faustin Archange TOUADERA Président de la République, Chef de l’Etat A l’occasion de l’inauguration de l’Ambassade de la RCA en Belgique
Déclaration de son Excellence Pr. Faustin Archange TOUADERA Président de la République, Chef de l’Etat A l’occasion de l’inauguration de l’Ambassade de la RCA en Belgique
Déclaration de son Excellence Pr. Faustin Archange TOUADERA Président de la République, Chef de l’Etat A l’occasion de l’inauguration de l’Ambassade de la RCA en Belgique
Déclaration de son Excellence Pr. Faustin Archange TOUADERA Président de la République, Chef de l’Etat A l’occasion de l’inauguration de l’Ambassade de la RCA en Belgique
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 19:08
La Banque mondiale débloque 500 millions de dollars pour la Centrafrique

 

La Banque mondiale débloque 500 millions de dollars pour la Centrafrique

 

WASHINGTON, le 17 novembre 2016 — La Banque mondiale s’est engagée à débloquer 500 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour aider la République centrafricaine (RCA) à se reconstruire. Jan Walliser, vice-président de la Banque mondiale pour la croissance équitable, la finance et les institutions, a fait part de cette décision au cours de la Conférence des bailleurs de fonds sur la Centrafrique qui s’est tenue à Bruxelles le 17 novembre 2016.

 

Ce programme ambitieux, financé par le régime de soutien au redressement (turn-around facility) de l’Association internationale de développement (IDA), destiné à soutenir les États fragiles dans leurs processus de transition, constitue un financement cinq fois plus élevé que les montants traditionnellement alloués par la Banque mondiale à la Centrafrique. Il servira à appuyer la gestion des finances publiques ainsi que la réinsertion des anciens combattants et des personnes déplacées. Ce financement vise également à créer des emplois en réhabilitant un axe routier important et en relançant le secteur agricole.

 

« La République centrafricaine, l’un des pays les plus pauvres et les plus fragiles au monde, se remet à peine d’une des crises les plus violentes de son histoire. Mais aujourd’hui, pour la première fois, le pays peut instaurer la paix, la stabilité et les conditions d’un développement durable», a souligné Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique. « Conscients des efforts énormes que le pays devra fournir pour son redressement, nous avons décidé d’octroyer un financement exceptionnel à la Centrafrique pour répondre aux attentes de la population et investir dans son avenir. Grâce à une forte volonté politique et une collaboration étroite et coordonnée avec ses partenaires, la RCA pourra montrer la voie aux pays fragiles

 

Bien qu’elle connaisse encore des tensions, la République centrafricaine possède désormais un président et une Assemblée nationale élus démocratiquement et le pays a réussi à maîtriser ses finances publiques. Mais la Centrafrique a besoin d’investissements à long terme. Près de 2,3 millions de personnes, soit environ la moitié de la population du pays, ont toujours besoin d’aide humanitaire. Alors que l’appui de la communauté internationale a permis de stabiliser le pays après des décennies de conflits, les dépenses actuelles de stabilisation atteignent aujourd’hui environ 1,5 milliard de dollars, une somme équivalente au PIB du pays.

 

Au cours de la Conférence des bailleurs de fonds, l’État centrafricain, la Banque mondiale, l’ONU et l’Union européenne ont présenté un plan de redressement et de consolidation de la paix. Celui-ci chiffre le montant nécessaire de l’aide humanitaire à 120 dollars par habitant, soit plus du double de l’aide fournie en 2012. Ce montant comprend également le financement de mesures destinées à renforcer la sécurité, soutenir le processus de réconciliation nationale, favoriser la cohésion sociale et relancer l’économie.

 

« L’organisation d’élections crédibles, la volonté du gouvernement de mettre en œuvre des réformes importantes et la fin du conflit ouvert donnent une occasion unique au pays d’échapper au piège de la fragilité », a souligné Paul Noumba Um, directeur des opérations de la Banque mondiale en Centrafrique, au Mali, au Niger, au Tchad et en Guinée.

 

Contacts:

 

À Washington: Aby K. Toure, [+1] 202 473 8302, akonate@worldbank.org;

 

À N’Djamena: Edmond B. Dingamhoudou [+235] 6543-0614, edingamhoudou@worldbank.org

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 18:11
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique

 

 


La communauté internationale s'est engagée jeudi à apporter à la Centrafrique une aide de 2,2 milliards de dollars, ont annoncé le président Faustin-Archange Touadéra et l'UE à l'issue d'une réunion à Bruxelles. L'aide au pays dévasté par la guerre durera trois ans.



"La conférence a tenu toute sa promesse", s'est félicité le président Touadéra lors d'une conférence de presse. Il a cité le chiffre de 2,268 milliards de dollars, un objectif réalisé "à 141%" par rapport aux 1,6 milliard de dollars qu'il escomptait sur trois ans.



Il avait également dit tabler sur 3,1 milliards de dollars sur cinq ans.



(ats / 17.11.2016 17h57)

 

Aide à la Centrafrique : "Les bailleurs doivent passer des promesses aux engagements"

 

http://www.france24.com/ 17/11/2016

 

La communauté internationale a promis une aide de 2,2 milliards de dollars sur 3 ans à la Centrafrique. Un montant qui va au-delà de la demande du président centrafricain. Mais les ONG craignent que ces promesses de dons ne se concrétisent pas.

 

Le défi est immense. Minée par un conflit amorcé par le coup d’État perpétré par les ex-rebelles Séléka en mars 2013, la Centrafrique fait face à des besoins colossaux. Son président, Faustin-Archange Touadéra, a présenté jeudi 17 novembre à Bruxelles lors d’une conférence de donateurs (Union européenne, ONU, Banque mondiale, France…), un plan de redressement chiffré à 3,1 milliards de dollars sur 5 ans (2017 à 2021) dont 1,7 milliard pour les trois premières années. L'appel à la "solidarité" et la "générosité" lancé par le chef d'État a visiblement été entendu. Au terme d'une journée marathon, les promesses d'aides atteignent  2,2 milliards de dollars sur 3 ans, au-delà de l'objectif.

 

"Il faut faire confiance à ce pays"

 

"Mais ce qui compte le plus, ce ne sont pas les promesses, mais le décaissement réel", prévient le chargé de mission de Médecin sans frontière Belgique (MSF), Manu Lampaert, interrogé par France 24. Un impératif partagé par Isodore Ngueuleu, chargé de mission en Centrafrique pour Oxfam : "Les bailleurs doivent passer des promesses aux engagements. La Centrafrique est habituée à ce type de conférences à Bruxelles, c’est la quatrième en quelques années, pour très peu de résultat au final. La Centrafrique a besoin d’un vrai engagement. Il faut faire confiance à ce pays."

 

Car la Centrafrique est encore très  loin d’avoir retrouvée le chemin de la stabilité. La France a mis fin en octobre à l’opération militaire Sangaris, mais 12 000 hommes de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) sont encore sur place. Et les affrontements entre groupes armés continuent de faire de nombreuses victimes, les populations civiles étant les premières touchées par cette insécurité. "La moitié de la population a besoin d’une aide humanitaire. Plus de 65 % n’a pas accès à l’eau potable et 45 % n’a pas accès à une alimentation de qualité", précise Oxfam. Malgré ce constat, l’aide de la communauté internationale a fondu ces trois dernières années.

 

"Le plan de financement n’est pas à la hauteur"

 

"Cette année, le besoin humanitaire n’est financé qu’à hauteur de 32 %. D’année en année, on constate une baisse progressive des dons, 68 % du financement nécessaire a été apporté en 2015, 56 % en 2014. C’est une crise très ancienne et oubliée, la communauté internationale intervient de manière ponctuelle au moment des pics de crise comme en 2014, mais après plus rien. Au lieu d’un engagement ponctuel, les bailleurs devraient avoir une approche plus durable", prévient Isodore Ngueuleu. "Chaque année, MSF s’engage à hauteur de 55 millions d’euros en Centrafrique, ce qui est plus que le budget du ministre de la Santé du pays", avance Manu Lampaert pour illustrer les immenses besoins et l’inquiétude sur l’engagement des grands bailleurs.

 

"Nous voulons tourner définitivement la page de ces violences, de ces conflits répétitifs", s'est engagé le président Touadéra au cours d’un point presse à Bruxelles. L'aide internationale doit permettre selon lui d'"investir dans l'armée" mais aussi et de réinstaller les déplacés internes et réfugiés centrafricains qui ont fui dans les pays voisins. Il a fait de la fermeture du camp situé près de l’aéroport Mpoko, où des milliers de déplacés vivent encore dans des conditions très difficiles, l'une de ses priorités.

 

Son plan quinquénal devra aussi servir à "la réconciliation". "Une Cour pénale spéciale sera bientôt opérationnelle, matérialisant au-delà de tout autre discours notre profonde foi dans la lutte contre l'impunité", a souligné le chef de l'État. La mise en place de cette juridiction, prévue par une loi de 2015, est vivement souhaitée par les ONG. Elle doit permettre de juger les crimes relevant du droit international. Dès janvier 2015, un rapport d'une commission d'enquête de l'ONU, fruit de plusieurs mois d'enquête, affirmait que des crimes contre l'humanité avaient bien été commis en Centrafrique. Les conclusions de ce rapport détaillaient les assassinats, les viols, les tortures, les incendies, les destructions commis par les deux camps.

 

 

CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
 

Source : Présidence RCA

 

La conférence des Bailleurs de fonds pour la RCA a commencé aujourd'hui à 9 heures

 

par l'ouverture de la séance par Mme Mogherini, Vice Présidente de la Commission Européenne.


Avant de donner la parole au Président Touadera, cette dernière a annoncé qu'il y' avait 80 délégations sur les 93 invitations que la RCA a envoyées. 


Prenant la parole, le Président Touadera a dans un discours éloquent fait part des attentes du peuple centrafricain et son aspiration à vivre dans un pays en paix et tourné vers le développement.


Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera a rappelé à l'assistance le Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix élaboré par son gouvernement.


Le numéro un centrafricain a également remercié la Communauté internationale qui n'a jamais ménagé des efforts pour aider le peuple centrafricain.


Répondant au Président Touadera, les partenaires que sont: les Nations Unies, la Banque Mondiale, l'Union Africaine, la Commission de la Paix et l'Action Humanitaire et le FMI ont salué les efforts du gouvernement, mais surtout l'unité de la classe politique centrafricaine qui participe actuellement à cette conférence.

 

Tous sont mobilisés pour appuyer la RCA dans le processus de sa reconstruction.


Notons que le gouvernement centrafricain attend un peu plus de 3 milliards de dollars pour financer son relèvement. Au regard des annonces des partenaires financiers, ce montant sera atteint.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

                                                                                                                                                                                                                 

LA MINUSCA SALUE LES ENGAGEMENTS DES BAILLEURS ESTIMÉS A PLUS DE DEUX MILLIARDS DE DOLLARS      

                                             

 

17 novembre 2016 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) se réjouit de l’annonce des bailleurs de fonds de mettre à la disposition de la République centrafricaine, plus de deux milliards de dollars américains pour le financement de son plan de relèvement et la consolidation de la paix (RCPCA). Ce montant est largement supérieur aux besoins exprimés pour les trois prochaines années.

 

 

L’annonce a été faite ce jeudi lors de la Conférence de Bruxelles pour la République centrafricaine. Les besoins de financement de ce plan lors des cinq prochaines années sont estimés à 3.1 milliards de dollars.

 

 

“Aujourd'hui est un jour d'espoir et de confiance de la communauté internationale en la République centrafricaine, son peuple et son Gouvernement”, a souligné le Représentant spécial du Secrétaire général, Parfait Onanga-Anyanga.

 

 

Le chef de la MINUSCA salue également la signature à Bruxelles, en marge de la conférence, du Cadre d’engagement mutuel entre la République centrafricaine et la communauté internationale (CEM-RCA). Le document a été paraphé par le Chef de l’État centrafricain, Faustin Archange Touadéra et le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, au nom du Secrétaire général, en présence de la Haute Représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité et Vice-Présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini et du Vice-Président de la Banque mondiale, Jan Walliser.

 

 

Le CEM-RCA est complémentaire du RCPCA et ces deux instruments permettront d’accroître le partenariat pour la consolidation de la paix dans la transparence et la responsabilité mutuelle, la cohérence et l’appui durable des partenaires internationaux pour la réalisation de cette priorité stratégique. 

 

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail:monteiro6@un.org

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 17:38
Tchad: le régime désamorce une motion de censure et une manifestation d'opposants

 

 


N'Djamena - AFP / 17 novembre 2016 16h47 - Le régime d'Idriss Déby Itno au Tchad a désamorcé jeudi l'examen d'une motion de censure déposée par l'opposition ainsi qu'une manifestation dont les forces de l'ordre ont strictement fait observer l'interdiction, dans un pays en proie à une grave crise sociale.



A l'Assemblée, la séance d'examen de la motion de censure a été annulée faute de quorum de députés présents, a constaté un correspondant de l'AFP. Les élus de la majorité ne sont en effet pas venus en séance à l'appel du président.



Il y avait 110 absences sur 184 députés, a précisé à l'AFP le leader de l'opposition, Saleh Kebzabo. L'examen de la motion de censure a été reporté sine die, a-t-il ajouté.



Les députés d'opposition voulaient sanctionner le gouvernement du Premier ministre Albert Pahimi Padacké pour sa gestion de la grave crise que traverse le pays victime de la chute des cours du pétrole.



Le gouvernement a annoncé 16 mesures d'économie en septembre. Des voix se lèvent contre ces mesures d'austérité au sein même de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale, rapportait en octobre un média tchadien en ligne, TchadConvergence. Le vote devait se faire à bulletin secret.



Après ce premier revers, l'opposition a dû renoncer à tenir un meeting dont le ministère de la Sécurité publique avait annoncé l'interdiction mercredi.



Les accès ont été bouclés, a indiqué à l'AFP Saleh Kebzabo qui s'est replié avec ses partisans vers le siège de son parti. Nous sommes au siège de l'UNDR avec tous les membres du FONAC (Front de l'opposition nationale pour l'alternance et le changement).



M. Kebzabo a indiqué qu'il envisageait de saisir la Cour suprême contre l'interdiction de la manifestation mais les magistrats sont en grève.



La veille de l'investiture du président Déby le 8 août pour un cinquième mandat, un jeune homme avait été tué lors d'un rassemblement maintenu par l'opposition malgré son interdiction par les autorités.



L'opposition dénonce tout autant la situation sociale que le régime de fer d'Idriss Déby, dont elle qualifie la réélection en avril de hold-up électoral.



Premier allié de la France dans la région contre les jihadistes, M. Déby avait été réélu dès le premier tour avec près de 60% des voix devant M. Kebzabo crédité d'un peu plus de 12% des suffrages.


(©)

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 16:27
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES

 

 


80 délégations sur les 93 invitations envoyées

 

Déjà des promesses de (ENVIRONS 380 MILLIARDS F CFA) dans le panier de Touadera

 

• FRANCE: 85 millions d'euros (55, 760 milliards F CFA)


• BANQUE MONDIALE : 500 millions de dollars (290 milliards F CFA)


• ITALIE : 15 millions de dollars pour les actions humanitaires


• République Tchèque : 110 millions d’euros (9,840 milliards F CFA) afin d’appuyer le secteur de l'éducation et de l'action humanitaire, par an à partir de 2017


• Timor Oriental : 1 million de dollars (680 millions FCFA) pour appuyer le gouvernement centrafricain dans sa quête de la stabilisation


• Gabon : organise une Conférence sur la situation sécuritaire pour le 30 novembre à Libreville. 


• Allemagne : 18,5 millions d'euros (12,136 milliards F Cfa) en 2017 pour réhabiliter les services sociaux et la création des opportunités des emplois aux jeunes.


• Etats Unis : 8 millions de dollars (4,640 milliards F Cfa) pour appuyer la justice à travers la construction des prisons et l'opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale.


• Norvège : 47 millions de couronne norvégienne soit 5, 5 millions de dollars (3,190 milliards F Cfa) pour les actions humanitaires.


• CEEAC : apporte sa contribution à la stabilisation de la RCA à travers l'organisation d'une Conférence le 30 de ce mois.


• Rwanda : se dit prêt à proposer son expérience dans la formation des centrafricains dans plusieurs domaines.


• Francophonie : va aider le parlement centrafricain dans la formation de ses cadres et agents.

 

 

La conférence de Bruxelles S'achève sur une bonne note. Environ 2, 268 milliards de dollars us soit 1 130 milliards de f cfa à mobiliser auprès de nos partenaires pour le financement de projets et autres programmes sur une période de 3 ans.

Mission accomplie pour le président TOUADERA.

 

 

La Centrafrique ''n'est pas une cause perdue''

 

http://www.bbc.com/

 

Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, a exhorté les donateurs à aider son pays à se relever après des années de conflits religieux et ethniques.

 

''Nous avons besoin de votre solidarité et de votre aide'' a déclaré le président Faustin Touadera, lors de la Conférence de Bruxelles.

 

Le chef de l'État a rajouté que la Centrafrique ''n'est pas une cause perdue''.

 

Le gouvernement centrafricain recherche quelque 3 milliards de dollars pour les cinq prochaines années.

 

Des milliers de personnes ont été tuées et des centaines de milliers de personnes déplacées en Centrafrique depuis 2013, lorsque des rebelles musulmans ont pris le pouvoir.

 

Plus de 12 000 casques bleus de l'ONU sont déployés dans le pays.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 15:57
Une pilule expérimentale, potentielle arme anti-paludisme

 

Une pilule expérimentale, potentielle arme anti-paludisme

16 novembre 2016, 20h32 AFP

 

Une pilule expérimentale, pouvant rester dans l'estomac plusieurs semaines pour diffuser graduellement un médicament, devrait permettre de surmonter la difficulté de prendre un traitement quotidiennement et potentiellement éliminer des maladies comme le paludisme, selon une publication américaine mercredi.


"Jusqu'à présent, les comprimés ne durent jamais plus de 24 heures et cette nouvelle gélule ouvre vraiment la voie à des systèmes oraux de diffusion de médicament de très longue durée", explique Robert Langer, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), un des auteurs de cette avancée publiée dans la revue Science Translational Medicine.


"Cette nouvelle pilule pourrait avoir un effet sur toutes sortes de maladies comme Alzheimer ou des troubles psychiatriques", précise-t-il. 


La pilule a été expérimentée sur des porcs avec de l'ivermectine, un antiparasite qui pourrait favoriser les efforts d'élimination du paludisme. 
Si un moustique pique une personne qui prend de l'ivermectine, il meurt, ce qui pourrait fortement réduire l'incidence du paludisme et de toutes les infections transmises par ces insectes comme le Zika. 


La nouvelle pilule a pu rester dans l'estomac de ces animaux pendant deux semaines après avoir été ingérée.


La société Lyndra, basée à Cambridge dans le Massachusetts, développe cette technologie qui bénéficierait d'abord aux malades nécessitant un traitement graduel, à l'instar de ceux souffrant de pathologies neuropsychiatriques, du VIH ou encore du diabète.
Pour le paludisme, cette pilule pourrait également être armée avec de l'artéminisine, un puissant antipaludéen.


Selon des modèles, si 70% de la population à risque était traitée ainsi, le taux de transmission de la maladie pourrait être réduit dans la même proportion que si 90% était soignée avec seulement cet antipaludéen.


"Faire prendre des médicaments à des malades quotidiennement sur de longues périodes est vraiment problématique", note le Dr Andrew Bellinger, un cardiologue à Brigham and Women's Hospital et responsable scientifique de la société Lyndra. 


"Si les médicaments peuvent être efficaces pendant une longue période on pourrait radicalement améliorer l'efficacité des campagnes de traitement de masse", estime le Dr Bellinger.


Cette technologie pourrait également aider les chercheurs à effectuer des essais cliniques de plus grande qualité en facilitant la prise des médicaments.


Une fois dans l'estomac, cette gélule de deux centimètres de diamètre, faite de polymère, se déplie en forme d'étoile mesurant quatre centimètres ce qui l'empêche de passer dans le pylore pour sortir de l'estomac mais sans gêner le passage des aliments. 
La pilule se dissout d'elle-même après plusieurs semaines.
 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 15:35
Centrafrique: appel à la générosité pour financer son relèvement

 

 

 

17 NOV 2016  à 12:00 (AFP

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a appelé jeudi la communauté internationale à la "solidarité" et à la "générosité" pour aider au relèvement de son pays ruiné par la guerre, à l'ouverture d'une conférence de donateurs à Bruxelles.

 

Il a présenté un plan de redressement chiffré à 3,1 milliards de dollars sur cinq ans (2017-2021), dont 1,6 milliard les trois premières années, espérant que les donateurs s'engagent à ce niveau à ses côtés.

 

Mais le montant des promesses de dons, attendu dans la journée, semblait incertain, ce pays africain de moins de cinq millions d'habitants ne figurant plus parmi les priorités diplomatiques.

 

"Rien n'est acquis, on ne sait pas encore si on va atteindre ces chiffres", a déclaré à l'AFP le secrétaire d'Etat français au Développement André Vallini, voulant croire à une "mobilisation" des donateurs, "européens notamment".

 

"Je m'engage à ne pas décevoir les attentes (...), à veiller à l'utilisation judicieuse rigoureuse du fruit de l'expression de votre solidarité et de votre générosité", a plaidé pour sa part M. Touadéra dans son propos liminaire.

 

- "Mobilisation des donateurs" -

 

La Centrafrique, classée parmi les pays les plus pauvres du monde, peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka, majoritairement musulmans. Cela avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

 

L'intervention de la force française Sangaris --dont la mission a pris fin en octobre-- et de la force de l'ONU Minusca (12.000 hommes toujours déployés) a mis fin aux massacres, mais n'a pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire.

 

L'aide internationale, a expliqué M. Touadéra, doit permettre d'"investir dans l'armée", et de réinstaller les déplacés internes et réfugiés centrafricains dans les pays voisins (Tchad, Cameroun), dont le total est estimé à 850.000 personnes.

Il s'agit aussi de contribuer à "la réconciliation".

 

Dans ce but, "la Cour pénale spéciale sera bientôt opérationnelle, matérialisant au-delà de tout autre discours notre profonde foi dans la lutte contre l'impunité", a affirmé le président.

 

La mise en place de cette juridiction, prévue par une loi de 2015 (avant l'élection du nouveau président), est vivement souhaitée par les ONG. Elle doit permettre de juger les crimes relevant du droit international.

 

La conférence des donateurs réunit "plus de 80 délégations" avec des représentants de l'ONU et de la Banque mondiale, selon la chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini.

 

La France qui a déjà consacré 75 millions d'euros la Centrafrique depuis 2014 (aide d'urgence et aide au développement) va s'engager jeudi pour "85 millions supplémentaires sur 2017-2019", a promis M. Vallini.

 

© 2016 AFP

 

 

La Centrafrique en quête de dons pour reprendre pied

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 15:02
Les antirétroviraux manquent en Centrafrique

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2016-11-16 16:25:58 - Les personnes vivant avec le VIH/Sida en Centrafrique manquent pour le moment d’antirétroviraux a déclaré ce mercredi le Pr Nestor Mamadou Nali coordonnateur du comité national de lutte contre le sida



C’est une situation de carence que vivent les malades du Vih/Sida. Cette insuffisance est aussi provoquée par la technique de distribution due à la prévalence de la maladie, selon le Pr Mamadou Nali, après un entretien avec le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji. 



Aujourd’hui, une partie des personnes dépistées positives doit patienter avant de bénéficier d’une prise en charge.


Selon une estimation du comité national de lutte contre le sida, sur 120.000 cas dépistés positifs, 8.000 personnes doivent attendre ces antirétroviraux qui manquent.



Le CNLS et ses partenaires travaillent dans le cadre d’un plan d’urgence qui couvre les années 2017 à 2019 afin de remédier définitivement à ce problème. 



Pour le moment, le CNLS encourage la population à ne pas avoir peur du dépistage, « il y a des personnes qui sont infestées par le VIH mais qui ne le savent pas, il faut qu’elles le fassent pour connaitre leur sérologie » a déclaré le Pr Nestor Mamadou Nali.



Avec un taux de prévalence de 4,9%, selon l’enquête Mixte 4 de 2010, la RCA fait partie des pays les plus infectés en Afrique. 



Ce taux serait en baisse, d’après une étude préliminaire qui sera confirmée en 2017. 



Cette étude nationale diligentée par le CNLS, l’OMS et le Ministère de la santé estime à environ 3% le taux de la prévalence du VIH/Sida en Centrafrique.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4868088#sthash.x4UvsUq5.dpuf

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:55
Centrafrique : La justice est indispensable à la reprise économique et à l’instauration de la paix (HRW)
Centrafrique : La justice est indispensable à la reprise économique et à l’instauration de la paix (HRW)

 

 

 

Appel collectif de la société civile aux bailleurs de fonds

 

Human Rignts Watch - 16 NOVEMBRE 2016 10:38AM EST

 

Alors que l’Union européenne organise une conférence à Bruxelles pour discuter des priorités pour la République centrafricaine (RCA), les 17 organisations de défense des droits humains centrafricaines et internationales soussignées appellent les États et les organismes internationaux à s’engager de toute urgence à fournir un soutien financier et technique à la Cour pénale spéciale (CPS). Nous appelons également la communauté internationale à soutenir les efforts des autorités centrafricains, à jouer un rôle moteur, et à guider les efforts pour rendre la CPS réellement opérationnelle.

 

Sur le même thème

 

Déclaration sur la République centrafricaine novembre 2016

 

En raison de la longue histoire d’impunité en RCA pour des crimes relevant du droit international et des nombreux défis que rencontre le pays, la justice doit rester une priorité. Juger les auteurs dans le cadre de procès équitables – et révéler ainsi la vérité sur les crimes commis – peut aider à mettre fin aux cycles de violence et avoir un impact durable sur la paix et la réconciliation.

 

La République centrafricaine est confrontée à une situation sécuritaire difficile, qui s’est dégradée au cours des derniers mois. Néanmoins, en septembre, le président Touadera a rassuré l’Assemblée générale des Nations Unies sur le fait que la République centrafricaine avait « tourné une page sombre de son histoire » et a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à mettre fin à l’impunité. La communauté internationale devrait maintenir son engagement durable envers la République centrafricaine, et envers la justice en particulier, afin de veiller à ce que le pays ne s’enfonce pas dans une nouvelle crise.

 

Le système judiciaire centrafricain reste trop faible pour mener des enquêtes et des poursuites efficaces pour les crimes d’atrocités de masse. L’enquête de la Cour pénale internationale en République centrafricaine offre aux victimes une autre voie indispensable vers la justice, mais elle ne peut tout simplement pas résoudre plus d’une décennie de crimes relevant du droit international, car il est probable qu’elle ne ciblera qu’un petit nombre de suspects. La Cour Pénale Spéciale (CPS), avec son complément de personnel international et national et son expertise, a le potentiel de rendre une justice tant attendue par les nombreuses victimes de crimes relevant du droit international depuis 2003. De plus, une CPS forte et fonctionnelle peut avoir un impact positif sur le système judiciaire centrafricain, permettant un partage d’expertise, apportant un renforcement des capacités et montrant qu’une justice digne de foi est possible.

 

Mais pour réaliser son potentiel, la CPS a besoin du soutien des bailleurs de fonds.

 

Financement de la Cour pénale spéciale

 

Des enquêtes fiables sont un gage de succès des étapes suivantes. En effet, les affaires instruites sur la base d’éléments de preuves solides, suivies de procès équitables et perçus comme tels, inspireront confiance dans l’État de droit.

 

La sécurité pour le personnel judiciaire principal est aussi fondamentale : les juges, les procureurs et les avocats ne peuvent pas faire leur travail efficacement s’ils craignent pour leur sécurité. La protection des victimes et des témoins est tout aussi critique. En rendant l’aide juridique disponible aux victimes, celles-ci peuvent exercer leur droit à participer aux procès, tandis que l’aide juridique pour les prévenus indigents peut contribuer à garantir le caractère équitable des procès. À toutes les étapes, une action d’information efficace peut favoriser une sensibilisation au rôle et au fonctionnement de la Cour, permettre de gérer les attentes et participer à établir une appropriation nationale du processus de justice.

 

Pendant les cinq prochaines années, la CPS coûtera 40 millions de dollars américains, d’après les estimations. Sur cette somme, seuls 5 millions de dollars ont déjà été réunis, soit une insuffisance de financement de 35 millions de dollars. Nous demandons instamment aux bailleurs de fonds de garantir un engagement continu envers la CPS pendant toute la durée où elle s’efforcera de remplir son mandat.

 

Recrutement du personnel

 

Comme nous l’avons souligné dans une déclaration précédente, le recrutement d’un personnel national et international qualifié, indépendant et motivé sera un facteur déterminant pour le succès de la Cour pénale spéciale.

 

Le processus de recrutement du personnel international doit bientôt commencer, y compris pour les magistrats, les juges d’instruction, le procureur et le greffier adjoint. Nous demandons instamment à vos gouvernements de proposer les candidats les plus qualifiés pour les postes et de faire pression pour un processus de sélection transparent qui donne la priorité aux compétences avant toute autre considération.

 

Les juges, les consultants et les experts recrutés devraient parler français et connaître le système de droit civil sur lequel est basé le système judiciaire centrafricain. Les juges devraient avoir une solide expertise en matière d’enquêtes et de poursuites pour les crimes relevant du droit international. Le déploiement de juges, consultants et experts internationaux n’ayant pas l’expérience spécialisée requise pour mener des enquêtes et juger des crimes relevant du droit international peut s’avérer contre-productif et compromettre la légitimité du tribunal.

 

De même, nous attendons des autorités centrafricaines qu’elles fassent preuve de leadership et d’un soutien politique constant à la Cour pénale spéciale, ce qui devrait se traduire par des mesures concrètes, comme la désignation de personnel national qualifié.

 

La République centrafricaine est confrontée à de nombreux défis, y compris la démobilisation des combattants, la réforme du secteur de la sécurité et la protection des civils, alors qu’elle lutte pour se reconstruire après des années de conflit. Cependant, traduire en justice les auteurs des pires crimes dans le cadre de procès dignes de foi devrait être au premier rang des priorités de la communauté internationale. Nous espérons que votre gouvernement ou votre organisme intergouvernemental apportera un soutien financier, technique et politique à la CPS comme décrit plus haut.

 

Bangui, le 16 novembre 2016

 

Les organisations soutenant la déclaration sont les suivantes :

 

Action des chrétiens contre la torture (ACAT - RCA)

Amnesty International

Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC)

Association des victimes de la LRA en Centrafrique (AVLRAC)

Avocats Sans Frontières

Civis et démocratie (CIDEM)

Commission episcopale Justice et Paix

Enough Project

Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH)

Human Rights Watch

Lead-Centrafrique

Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH)

Mouvement pour la défense des droits de l'Homme et de l'action humanitaire (MDDH)

Observatoire centrafricain des droits de l'Homme (OCDH)

Observatoire pour la promotion de l'Etat de Droit - OPED

Parliamentarians for Global Action

 

 

République centrafricaine : Appel à soutenir la Cour pénale spéciale

 

Il faut accorder la priorité à la justice lors de la conférence des bailleurs de fonds à Bruxelles

 

https://www.hrw.org (Bruxelles) 16 NOVEMBRE 2016 10:36AM EST – Les pays donateurs participant à une conférence à Bruxelles le 17 novembre 2017 devraient apporter leur soutien à la Cour pénale spéciale (CPS) qui doit être mise en place en République centrafricaine, ont indiqué 17 organisations de défense des droits humains centrafricaines et internationales dans une déclaration publiée conjointement aujourd’hui. Les bailleurs de fonds devraient apporter un soutien technique, financier et politique à la CPS et à son mandat qui est de mettre fin à l’impunité pour les crimes relevant du droit international, ont déclaré ces organisations. Le 17 novembre 2016, l’Union européenne accueillera une conférence à Bruxelles afin de discuter des priorités de financement pour la République centrafricaine.

 

En juin 2015, le gouvernement de la République centrafricaine a adopté une loi pour créer la CPS afin d’ouvrir la voie à la justice pour les victimes, mais ce tribunal n’est pas encore devenu opérationnel.

 

« La République centrafricaine a été le théâtre de cycles répétés d’exactions terribles pendant plus d’une décennie, sans aucunes conséquences pour les auteurs de ces crimes », ont déclaré les organisations de défense des droits humains. « Les bailleurs de fonds devraient soutenir les efforts visant à rendre la Cour pénale spéciale opérationnelle afin de briser ce cercle vicieux d’impunité, et les autorités centrafricaines devraient faire preuve de leadership dans sa réalisation. »

 

Au bout de près d’une décennie de conflit intermittent, la République centrafricaine est entrée fin 2012 dans une spirale de violence, avec des groupes armés connus sous le nom de Seleka et d'anti-Balaka, qui ont commis de graves exactions contre des civils, dont des meurtres, des violences sexuelles et des destructions de biens, ce qui a entraîné des déplacements massifs.  En octobre, des tensions ont éclaté de nouveau, avec des attaques contre des camps de personnes déplacées dans le centre du pays et des dizaines de civils abattus, poignardés ou brûlés vifs.

 

En 2014, le gouvernement de transition alors en fonction a renvoyé la situation en République centrafricaine depuis le 1er août 2012 à la Cour pénale internationale (CPI). La Procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a ouvert une enquête en septembre 2014. La coopération du gouvernement avec la CPI est cruciale, mais l’enquête de la CPI, toujours en cours, ne ciblera probablement qu’un petit nombre de suspects. La Cour pénale spéciale, avec son personnel international et national proposé, est essentielle pour le système judiciaire centrafricain dans son ensemble.

 

Les organisations soutenant la déclaration sont les suivantes :

 

Action des chrétiens contre la torture (ACAT - RCA)

Amnesty International

Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC)

Association des victimes de la LRA en Centrafrique (AVLRAC)

Avocats Sans Frontières

Civis et démocratie (CIDEM)

Commission épiscopale Justice et Paix

Enough Project

Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH)

Human Rights Watch

Lead-Centrafrique

Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH)

Mouvement pour la défense des droits de l'Homme et de l'action humanitaire (MDDH)

Observatoire centrafricain des droits de l'Homme (OCDH)

Observatoire pour la promotion de l'Etat de Droit - OPED

Parliamentarians for Global Action

 

 

CPI : Défendre les principes fondamentaux de la Cour

 

Lors de leur assemblée annuelle, les États parties ne doivent pas compromettre les principes de la justice face au risque de nouveaux retraits

 

(La Haye, le 16 novembre 2016) – Les pays membres de la Cour pénale internationale (CPI) devraient protéger la capacité de la Cour à rendre justice de façon complète et équitable pour les pires crimes internationaux, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les retraits récents de la Cour par trois pays africains soulèvent des inquiétudes quant au risque que les membres de la CPI pourraient faire des concessions sur les principes fondamentaux de la Cour lors de leur réunion annuelle du 16 au 24 novembre 2016, afin de dissuader d'autres pays de quitter la Cour.

 

En octobre et novembre, les gouvernements de l'Afrique du Sud, du Burundi et de la Gambie étant annoncé leurs retraits du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Ces retraits sont intervenus dans un contexte de réaction négative à l’égard de la CPI dans certains pays africains, notamment le Soudan et le Kenya. Les dirigeants de ces deux pays ont fait face à des accusations devant la Cour, et l'Union africaine (UA) a appelé à l'immunité de poursuites contre les chefs d'État et autres hauts fonctionnaires en exercice.


« Les retraits de la CPI risquent de devenir une monnaie d'échange pour les pays qui cherchent à rendre le monde plus sûr pour les dictateurs abusifs », a déclaré Elizabeth Evenson, directrice adjointe du programme Justice internationale à Human Rights Watch. « Toutefois, plusieurs États africains ont déjà signalé qu'ils n'avaient aucune intention de quitter la Cour, et tous les pays membres de la CPI devraient indiquer clairement que le mandat de ce tribunal n'est pas à vendre. »


Le Nigeria, le Sénégal, le Botswana, la Côte d'Ivoire, le Malawi, la Sierra Leone et la Zambie, à la suite des retraits, ont publiquement indiqué leur opposition aux retraits de la CPI. Deux cents organisations ont adressé le 14 novembre 2016 une lettre aux présidents de tous les pays membres africains de la CPI, pour appeler leurs gouvernements à continuer de soutenir la Cour. Parmi ces organisations figurent plus d’une centaine d’organisations locales basées dans plus de 25 pays africains et une centaine d’organisations pour la seule République démocratique du Congo, en plus d’organisations internationales.


Les pays membres de la CPI devraient réaffirmer leur soutien à la Cour dans des déclarations lors de la session annuelle de l'Assemblée des États Parties (AEP), en particulier pendant son segment d'ouverture de haut niveau, a déclaré Human Rights Watch.



Ne pas permettre à la position officielle d’un individu au sein d’un gouvernement de le protéger contre des poursuites, une caractéristique des tribunaux internationaux depuis les procès de la deuxième guerre mondiale à Nuremberg, est un élément fondamental de la mission de la Cour d'assurer la justice pour les crimes les plus graves. Laisser les leaders au pouvoir s’en tirer créerait des incitations perverses à ce que certaines personnes essayent de conserver le pouvoir indéfiniment pour éviter des poursuites.



Un tel changement ne permettrait pas de combler les lacunes réelles de la crédibilité du système judiciaire international, notamment les blocages politiques au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies et l'incapacité des principaux pouvoirs comme les États-Unis à signer le traité, a déclaré Human Rights Watch.


« La question du risque d’une justice caractérisée par “deux poids, deux mesures” doit certes être abordée », a déclaré Elizabeth Evenson. « Mais la bonne réponse est d’élargir la portée du champ de travail de la CPI et d’insister sur une action cohérente en faveur de la justice de la part du Conseil de sécurité de l’ONU. Se retirer de la CPI ou porter atteinte à sa capacité de juger des dirigeants en exercice ne sert qu’à saper la justice pour les victimes des crimes les plus graves. »


Des négociations pour contester la capacité de la CPI de poursuivre des dirigeants en exercice pourraient se dérouler lors de la réunion de l'Assemblée des États Parties. D’autres actions de l’assemblée, à défaut d’amendements au traité fondateur, comme des résolutions, risquent encore d'être perçues comme entravant l'indépendance des juges, a déclaré Human Rights.


Les pays membres auront un certain nombre d'autres questions importantes à leur disposition lors de la réunion, y compris l'établissement du budget de la cour et le renforcement de la coopération des pays avec la Cour. Human Rights Watch, dans une note d’information avec des recommandations pour les pays membres, a déclaré que les membres de la CPI devraient tenir une session spéciale lors de la réunion de 2017 afin de faire le bilan des réalisations de la Cour et réfléchir au soutien politique nécessaire pour renforcer son rôle. Le traité de la CPI fêtera son 20ème anniversaire en 2018.


L'organe de direction de l'Assemblée devrait veiller à ce que des mesures soient prises pour répondre aux récentes constatations judiciaires de non-coopération dans les enquêtes et les poursuites de la CPI. Cela comprend une constatation par les juges que le gouvernement du Kenya n'a pas coopéré pleinement dans l'affaire maintenant retirée contre le président Uhuru Kenyatta.


Les pays africains ont conduit les efforts pour établir la CPI dans les années 90, en plaçant la responsabilité des crimes d'atrocité au premier plan de l'agenda international. La CPI a dû faire face à diverses tentatives pour faire échec à ses travaux depuis que son traité a pris effet en 2002. L'administration américaine de George W. Bush a lancé le premier défi. Entre 2002 et 2005, Washington a découragé activement les pays de se joindre à la CPI et a contraint des pays à conclure ce que l'on a appelé des « accords bilatéraux d'immunité » afin de protéger les ressortissants américains contre les poursuites devant la Cour.

 

La CPI est la première cour permanente du monde chargée de traduire en justice les personnes responsables de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide lorsque les tribunaux nationaux ne peuvent ou ne veulent pas le faire. Le Statut de Rome a créé l'Assemblée des États Parties pour assurer la surveillance de l'administration de la cour. Elle est composée de représentants de chaque pays membre et elle doit se réunir au moins une fois par an.

 

En se retirant de la CPI, le gouvernement sud-africain a invoqué un prétendu conflit entre ses obligations envers la CPI et sa capacité d'interagir avec les dirigeants dans son rôle de garant régional de la paix. Un tribunal sud-africain a conclu que le gouvernement avait violé ses obligations nationales et internationales en omettant d'arrêter le président du Soudan, Omar al-Bashir, fugitif de la CPI, lors de sa visite dans le pays pour un sommet de l'UA en juin 2015. Al-Bashir fait l’objet de deux mandats d’arrêt de la CPI, pour crimes présumés de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans la région du Darfour au Soudan.



La compétence de la Cour pour les crimes internationaux présumés peut être déclenchée de trois manières. Les pays membres de la CPI ou le Conseil de sécurité peuvent saisir la Procureure de la CPI d'une situation, c'est-à-dire d'un ensemble spécifique d'événements, ou bien le Bureau du Procureur de la CPI peut demander à sa propre initiative l’autorisation d’une chambre préliminaire de juges de la CPI pour ouvrir une enquête.



Des enquêtes en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Mali et dans le nord de l'Ouganda ont été ouvertes à la demande du gouvernement. Les situations au Darfour et en Libye ont été renvoyées par le Conseil de sécurité, tandis que la Procureure de la CPI a demandé aux juges de la CPI d'ouvrir les enquêtes en Côte d'Ivoire, en Géorgie et au Kenya.



La Procureure examine également un certain nombre d'autres situations dans les pays du monde entier. Il s'agit notamment de l'Afghanistan, du Burundi, de la Colombie, du Gabon, de la Guinée, du Nigeria, de la Palestine, des abus allégués des forces armées britanniques en Irak, et de l'Ukraine.



« Il est triste de voir le gouvernement sud-africain se tenir aux côtés des idéologues des premières années Bush », a conclu Elizabeth Evenson. « À l'heure de divisions profondes et de la multiplication des crises des droits humains dans le monde entier, la CPI est plus nécessaire que jamais et les membres de la CPI devraient la protéger. »

 

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