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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 11:01
AMES WILSON: LA MINUSCA EST-ELLE SI NECESSAIRE POUR LES CENTRAFRICAINS?
AMES WILSON: LA MINUSCA EST-ELLE SI NECESSAIRE POUR LES CENTRAFRICAINS?

 

CENTRAFRIQUE: JAMES WILSON: LA MINUSCA EST-ELLE SI NECESSAIRE POUR LES CENTRAFRICAINS?

 

Bangui, 02 juillet 2021

 

James Wilson, le directeur de la Fondation Internationale pour une meilleure gouvernance, une organisation ayant le but de protéger et de défendre des droits fondamentaux des citoyens, des droits de l’homme, et de la démocratie a a exprimé son opinion d’expert sur la présence de la MINUSCA sur le territoire de la République centrafricaine. James Wilson estime que la population locale n’a pas besoin de cette mission de maintien de la paix et a cité les arguments suivants.

Tout d’abord, c’est l’inefficacité de la MINUSCA, qui est critiquée par de nombreux experts. La MINUSCA ne peut tout simplement pas faire face à sa tâche principale, la protection de la population locale, pour laquelle elle a été créée. Au contraire, les habitants souffrent de la présence de casques bleus dans leur pays. James Wilson a rappelé que de nombreux Centrafricains avaient porté plainte contre la MINUSCA pour torture, viols, vols, détentions illégales, etc.

Entre autres choses, James Wilson a noté qu’il était avantageux pour la mission de l’ONU de maintenir le désordre et le chaos sur le territoire de la République centrafricaine afin que son mandat soit prorogé. À cet égard, récemment, de nombreuses preuves sont apparues que le contingent de la MINUSCA coopérait avec les rebelles de la CPC. Ainsi, le contingent bangladais de la MINUSCA a fourni aux rebelles des mines de fabrication belge et les habitants de Bangui ont signalé avoir vu à plusieurs reprises un hélicoptère de l’ONU transportant des combattants à Gbogboro, à 12 km de l’entrée de Pindao. James Wilson a également rappelé les vidéos circulant sur les réseaux sociaux qui montrent clairement la coopération des casques bleus avec les rebelles, qui ont traîné ensemble sur le sol un cadavre pour le cacher dans la brousse. Aussi, ce n’est pas un secret non plus que la MINUSCA fournit des médicaments, des vivres et des armes aux rebelles.

La question est de savoir quels sont les avantages d’une telle coopération pour les soldats de la paix? Selon James Wilson, tout est une question de ressources naturelles. Les rebelles utilisent des diamants et de l’or obtenus illégalement pour payer les troupes de la MINUSCA pour les marchandises qu’ils leur fournissent .

Entre autres choses, la MINUSCA mène des activités illégales sur le territoire de la République centrafricaine. La MINUSCA a été condamnée à une amende pour importation illégale de pièces automobiles. Les douaniers affirment que la MINUSCA ne déclare pas toutes les marchandises importées sur le territoire de la voiture soumises à la saisie par leur gouvernement.

En Conclusion, James Wilson a émis l’hypothèse que l’ONU a déployé ses troupes dans des régions riches en minéraux et apporte son soutien aux rebelles qui causent le chaos et la violence dans le pays, ce qui permettra le déploiement ultérieur de la mission de «maintien de la paix».

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 11:00
Laurent Gbagbo attendu en RDC pour une visite privée

 

 

L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, est attendu ce vendredi à Kinshasa, pour une visite privée du 02 au 8 juillet, en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé jeudi dans un communiqué, son porte-parole, Koné Katinan.

Il s’agira de son premier voyage à l’extérieur depuis son retour le 17 juin 2022 en Côte d’Ivoire, suite à son acquittement en mars, par la Cour pénale internationale (CPI) qui le poursuivait pour des crimes contre l’humanité et crimes de guerre, commis lors de la crise postélectorale en 2010-2011 en Côte d’Ivoire.

Le déplacement de Gbagbo est « d’ordre strictement privé », a déclaré Katinan, précisant qu’il « prendra un vol commercial à partir de l’aéroport international Félix Houphouët Boigny le vendredi 2 juillet 2021 et regagnera Abidjan également par vol commercial le jeudi 8 juillet 2021 ».

Certaines sources avancent que l’ancien président va retrouver son ancien compagnon de prison à La Haye, l’ancien vice-président congolais Jean Pierre Bemba, et devrait aussi rencontrer, brièvement, le président congolais Félix Tshisekedi.

Jean-Pierre Bemba, un ancien chef de guerre, avait été, lui aussi acquitté par la CPI en 2018, après 10 ans de procédure, des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine (RCA).

Avec AFP

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 10:56
La Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique et le dialogue pour la paix

Lu pour vous

 

La Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique et le dialogue pour la paix

https://africa.la-croix.com/l 2 juillet 2021 

REPENSER LA THÉOLOGIE AFRICAINE  est la nouvelle rubrique de débat et de formation lancée par La Croix Africa, en collaboration avec Prions en Église Afrique. Elle offre une tribune aux penseurs pour une réflexion fructueuse sur l’avenir de l’Église et de la pensée théologique en Afrique.

Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa, dans le nord-ouest du pays et président de la Conférence des évêques de Centrafrique (Ceca) propose une réflexion sur le dialogue interreligieux dans son pays en crise.

Dans le contexte sociopolitique plutôt instable de la République centrafricaine, quelle place peut-on accorder à la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC) ? Cette interrogation nous aidera à mieux appréhender son rôle et ses contributions à l’avènement de la paix.

Un pays en crise

Depuis plus de trois décennies, la République centrafricaine traverse des moments de turbulences sociopolitiques. Coups d’État, mutineries et rébellions se succèdent. Les conditions de vie de la population se dégradent de manière inquiétante. Les services publics ne sont pratiquement pas assurés. Les infrastructures routières sont inexistantes. La santé pour tous et une éducation de qualité restent hors de portée de la plupart des Centrafricains qui ne peuvent pas s’offrir ces services. Tels sont les points d’attention que les évêques relevaient dans leur message de janvier 2012. Cette déficience a provoqué au sein de la population des frustrations et des sentiments d’exclusion qui n’ont cessé d’alimenter les coups de force et les rébellions. Dans le cas de la coalition Séléka qui a abouti le 24 mars 2013 à la prise brutale et violente du pouvoir, « la légitimation du coup de force s’appuie sur les sentiments de libération du peuple des jougs de l’oppression imposée par Bozizé et son régime et la volonté de rétablir la justice en faveur de tout le peuple » . Malheureusement force est de constater que tout cela n’était qu’un leurre. Les populations étaient soumises aux viols, pillages, extorsions, braquages, vandalismes et autres méfaits orchestrés par les éléments de Séleka. Mais les anti-Balaka (AB) ne firent guère mieux pour la protection des droits humains. Ce sont deux faces d’une même pièce. Avec ces mouvements armés, le pays ressemble davantage à un fantôme dont les valeurs éthiques ont été remplacées par le gain du pouvoir, l’injustice, la loi du plus fort, les règlements de compte et la chasse aux sorcières.

Les amalgames

Au-delà des raisons politiques, géostratégiques et économiques de la crise, la lettre du 17 avril 2012, adressée par Michel Ndjotodia à l’Organisation de la Conférence islamique sise à Ddjeddah en Arabie Saoudite, a créé une énorme confusion et des amalgames au sein de la population. En effet, il y sollicitait explicitement une aide massive pour l’islamisation de Centrafrique : « Nous avons 2500 kalachnikovs avec beaucoup de munitions, 124 lanceurs de RPJ7, 3 DCA et 17 missiles sol-sol. Nous sommes prêts à commencer nos opérations afin de prendre Bangui. Si Dieu le veut et que nous arrivons à Bangui, nous allons mettre en place un régime islamique, afin d’appliquer la charia. Même si nous ne réussissons pas à chasser Bozizé, nous allons transformer une partie de la Centrafrique, du Tchad et le Darfour, en une nouvelle République islamique. Nos frères du Darfour sont d’accords avec nous ». Annonçait-il une opération terroriste ? Quoi qu’il en soit, la progression de la coalition Séléka vers la conquête du pouvoir à Bangui a laissé entrevoir des actes de vandalismes vis-à-vis des institutions de l’État et un acharnement agressif contre les structures ecclésiales. Dans leur mémorandum du 22 avril 2013 à l’envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, les évêques ont vigoureusement dénoncé ces exactions qu’ils assimilent à une volonté délibérée d’entraver la pratique de la foi chrétienne et d’empêcher l’œuvre d’évangélisation. En dépit de l’apparente liberté dont jouissait la communauté musulmane, les musulmans étaient aussi pris en otage et devaient la sécurisation de leurs biens à un système d’omerta qui consistait à verser, par anticipation, une rançon aux éléments de la Séléka . Loin de la religion et de la protection d’une quelconque communauté, ce qui importe pour ces hommes c’est la conquête du pouvoir politique et l’exploitation des ressources économiques du pays. Cette vérité est aujourd’hui attestée par l’alliance contre nature établie en décembre 2020 par certains mouvements ex-seleka et les anti-balaka dans la mise en place de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) en vue de la prise du pouvoir à Bangui.

Engagements des confessions religieuses pour la paix

Face à l’instrumentalisation de la religion et en prévention des risques d’implosion des communautés qui vivaient en parfaite harmonie, trois leaders religieux représentant respectivement les communautés catholique, protestante et musulmane, décidèrent de conjuguer leurs efforts dans une large campagne de sensibilisation. Sillonnant infatigablement le pays à la rencontre de leurs frères et sœurs et portant inlassablement le message de paix, ils ont établi la PCRC dont la Charte stipule dans son préambule la mobilisation « des leaders religieux, chrétiens et musulmans, durant la crise, pour dénoncer d’une part, les multiples violations de droits humains et d’autre part, sensibiliser les fidèles à la nécessité de vivre ensemble dans la différence et la tolérance mutuelle, en vue de préserver la paix et la cohésion nationale ». Il importe donc d’éviter le piège d’amalgames et de fausses vérités.
Qu’il s’agisse d’une entreprise terroriste ou de l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques et économiques, le dialogue, dans la vérité, permet de lever le voile et d’envisager des solutions pérennes aux préoccupations essentielles des populations en souffrance.

Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbi, SMA

1-CECA, « Plus jamais ça… Non à l’impunité ! », Bimbo, 2013, p. 2.

2- CECA, Message des Evêques de Centrafrique aux chrétiens et aux hommes de bonne volonté : Rendons compte de notre foi et de notre espérance (1 P 3, 15), Bimbo, 23 juin 2013, p. 3.

 

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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 00:30
Centrafrique : plus de la moitié de la population en détresse

Lu pour vous

 

Centrafrique : plus de la moitié de la population en détresse

 

- A cause de la violence et l'insécurité.

https://www.aa.com.tr/ Par Lassaad Ben Ahmed   |02.07.2021

Plus de la moitié de la population centrafricaine, soit environ 2,8 millions de personnes, "a besoin d'une assistance et d'une protection humanitaires", a alerté le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) sur son site.

"2,8 millions de personnes, dont les deux tiers sont dans le besoin et risquent de mourir sans assistance", a affirmé l'institution onusienne, dans une publication fin juin, précisant que "c'est la première fois en cinq ans qu'autant de personnes sont dans le besoin, faisant de la RCA l'un des pays les plus vulnérables au monde".

Ocha précise, par ailleurs, que 388 000 Centrafricains ont été contraintes au déplacement entre décembre 2020 et mars 2021, à cause des violences qui ont suivi les élections générales en décembre 2020 et les affrontements récurrents entre groupes armés.

Cela porte le total des personnes déplacées à plus de 727 000 à l'intérieur du pays et à 695 000 autres qui sont des réfugiés dans les pays voisins.

Ocha explique, en outre, que "la violence et l'insécurité ont perturbé la principale route d'approvisionnement de la RCA, faisant grimper les prix des produits de première nécessité jusqu'à 60 %".

Parallèlement, "la deuxième vague de la pandémie a aggravé la situation en maintenant les prix élevés sur les marchés. En conséquence, 2,29 millions de personnes, soit 46 % de la population, n'ont pas assez à manger, et plus d'un demi-million de ces personnes sont à un pas de la famine", a conclu l'organisation humanitaire.

Pour rappel, la République centrafricaine a basculé dans l'instabilité depuis 2013, et ce, malgré la signature de plusieurs accords de paix entre les différentes factions. Le dernier accord fut signé en février 2019, entre le gouvernement et 14 groupes armés, permettant une certaine accalmie.

Mais un regain de violence a été constaté après les élections du 27 décembre 2020, marquées notamment par l'exclusion de l'ancien président François Bozizé et la Réélection de Faustin Archange Touadera pour un nouveau mandat de cinq ans.

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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 00:13
Bangui : La fouille de certains quartiers débouche sur importante saisie d'armes de guerre
Bangui : La fouille de certains quartiers débouche sur importante saisie d'armes de guerre
Bangui : La fouille de certains quartiers débouche sur importante saisie d'armes de guerre
Bangui : La fouille de certains quartiers débouche sur importante saisie d'armes de guerre
Bangui : La fouille de certains quartiers débouche sur importante saisie d'armes de guerre

 

Bangui, 1er juillet 2021 (C.A.P) - Face à la vague de braquage et vandalisme ces derniers jours dans certains quartiers de Bangui, les Forces de défense et sécurité, police et la gendarmerie nationale, ont conjointement mené une opération de patrouille et fouille dans les quartiers environnants de la capitale, à Bimbo, Begoua et PK13 notamment.

Cette  opération a permis à la Police et la Gendarmerie de mettre la main sur une certaine quantité d’armes de guerre et armes blanches ainsi que des munitions et autres détenues par devers eux par certains mauvais citoyens qui ont naturellement été arrêtés pour répondre devant la justice. Cet arsenal a sans aucun doute été utilisé dans les nombreux braquages et autres actes de banditisme qui empoisonnent au quotidien la vie des Banguissois.

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 23:39
Des malades dépourvus de moyens meurent sans assistance dans certains hôpitaux de Bangui

 

RCA/Santé: des malades dépourvus de moyens meurent sans assistance dans certains hôpitaux de Bangui

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 1 juillet 2021 16:43

De nombreux malades, notamment les plus démunis, sont fréquemment privés de soins dans certains centres de santé publics de la République centrafricaine. C'est le cas de deux patients, récemment rejetés et expulsés par le personnel soignant de l'hôpital communautaire de Bangui. Des accusations contestées par quelques responsables de cet hôpital.

Plusieurs témoins rencontrés par Radio Ndeke Luka rapportent que des malades dépourvus d’argent sont fréquemment rejetés ou abandonnés par le personnel soignant dans les hôpitaux publics. Le samedi 26 juin 2021, David Badjangou Mapouka meurt sur une banquette après avoir passé quatre jours devant l’hôpital communautaire de Bangui. Ancien journaliste admis à la retraite, il aurait été rejeté par les services de soins alors qu’il insistait de consulter un médecin.

"Le patient a été amené par deux filles de salle de l’hôpital. Selon elles, c’est depuis trois jours qu’il est venu se soigner. Puisqu’il n’a pas été reçu, elles l'ont amené chez le major. Malheureusement, ce dernier les a renvoyés. Et elles ont encore voulu le déposer auprès des agents de sécurité, ceux-ci l'ont simplement mis dehors. C'est comme cela qu'il s'est retrouvé sur cette banquette", témoigne une autre patiente.

Face à cette situation, certaines personnes de bonne volonté et parents de malades touchés ont eu l’initiative de collecter de l’argent pour déposer le corps à la morgue.

"On a vu le corps du monsieur à terre. Selon les informations qu'on a reçues, c'est le major de l'hôpital qui a mis le patient dehors. Après son décès, nous avons collecté 15.000 francs Cfa pour déposer le corps à la morgue" ajoute un autre témoin.

Deux jours après la mort de David, Radio Ndeke Luka a rencontré les responsables de l’hôpital communautaire de Bangui. Malheureusement, ces derniers disent ne pas être au courant de cette histoire. A la question de savoir si les personnes démunies avaient, elles aussi, la même chance d’accéder aux soins comme celles qui ont de l’argent. Une responsable de service visiblement mécontente lâche, "Nous avons prêté serment pour sauver des vies. Nous ne faisons aucune différence entre les malades qui arrivent à l’hôpital".

Par manque de soins, Marius Mbaîngou, mentalement instable, décède le 27 juin 2021 à l’hôpital communautaire. Selon ses proches, il a été victime d’une agression dans un quartier du 3ème arrondissement. Faute de moyens, sa situation ne préoccupait les agents de santé.

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 23:35
La Centrafrique rejette les conclusions du rapport des experts de l'ONU
La Centrafrique rejette les conclusions du rapport des experts de l'ONU

 

La Centrafrique rejette les conclusions du rapport des experts de l'ONU

 

30 juin 2021 AFP

Les autorités centrafricaines ont rejeté mercredi un rapport d'experts de l'ONU dénonçant des "violations du droit international humanitaire" par des militaires centrafricains et des instructeurs russes qui les appuient contre des rebelles tentant de renverser le président Faustin Archange Touadéra.

"Il s'agit là d'une volonté manifeste de ternir par tous les moyens l'image de notre institution militaire alors que celle-ci continue de consentir d'énormes sacrifices pour restaurer l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire", a estimé Rameaux-Claude Bireau, ministre de la Défense nationale, dans un communiqué reçu par l'AFP.

Selon lui "cette publication calomnieuse fondée sur des preuves fabriquées et non vérifiées est une stratégie qui vise d'abord à saper le moral de nos troupes mais aussi à amener les Nations unies à prendre des sanctions contre les alliés russes, dont la mission de rétablissement de l'autorité de l'État compromet assurément l'action des rebelles qui sévissent dans nos provinces".

Remis au Conseil de sécurité et publié mercredi par l'ONU, ce document des experts chargés du contrôle de l'embargo sur les armes imposé depuis 2013 à Bangui a confirmé les soupçons de rôle très actif des "instructeurs" russes.

Ils sont souvent désignés comme étant des paramilitaires du groupe privé russe Wagner -- réputé proche du président Vladimir Poutine -- ce que dément Moscou.

Dans un communiqué à New York, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, a réclamé à "la Russie de mettre fin immédiatement à la violence".

La Russie doit "demander des comptes aux responsables et éliminer les mercenaires mettant en danger les soldats de la paix de l'ONU et sapant leur travail crucial en faveur de la paix et de la sécurité en Centrafrique", a-t-elle ajouté, en évoquant des "mercenaires travaillant comme le bras armé du ministère russe de la Défense".

Parmi les "violations du droit international humanitaire" figurent des "assassinats aveugles, des occupations d'écoles et des pillages à grande échelle y compris d'organisations humanitaires", précisent les experts de l'ONU.

Au cours des derniers mois, plusieurs incidents ont mis aux prises les Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) avec ces paramilitaires, comme des mises en joue de responsables onusiens ou des pillages, aggravant les tensions au Conseil de sécurité avec la Russie, selon des diplomates.

Le déploiement de ces paramilitaires s'inscrit dans une vaste offensive diplomatique et financière lancée par Moscou dans cette ancienne colonie française plongée dans une guerre civile depuis 2013, qui a baissé d'intensité depuis 2018.

Les forces gouvernementales ont réussi depuis fin décembre 2020 à reprendre aux rebelles les agglomérations et une bonne partie des deux tiers du pays qu'ils occupaient depuis plusieurs années, essentiellement grâce au renfort de soldats rwandais et à l'appui de centaines de paramilitaires russes combattant à leurs côtés.

En parallèle, le gouvernement centrafricain a accordé des permis miniers, pour l'exploitation de l'or et du diamant notamment, à des sociétés russes.

Le document indique que la Russie reconnaissait au 18 avril la présence de "532 instructeurs". Mais "plusieurs sources estiment que ce chiffre est considérablement plus élevé, allant de 800 à 2.100", indiquent les experts.

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 23:25
RCA : Orange annonce la restauration de tous ses services sur l’ensemble du pays
RCA : Orange annonce la restauration de tous ses services sur l’ensemble du pays

Lu pour vous 

 

Centrafrique : Orange annonce la restauration de tous ses services sur l’ensemble du pays

 

(Agence Ecofin) 01 juillet 2021 15:46 - Depuis le 7 juin, les équipes techniques d’Orange Centrafrique étaient à pied d’oeuvre pour rétablir le réseau détruit dans un incendie la veille. Après plusieurs jours d'intervention, la situation est de retour à la normale. La fin du semestre laisse toutefois présager des performances financières mitigées pour l’entreprise.

L’opérateur de téléphonie mobile Orange Centrafrique a annoncé mercredi 30 juin le retour à la normale de ses services télécoms sur l’ensemble du pays. Les populations peuvent à nouveau accéder à la voix, à la data, aux SMS et au Mobile Money. Au-delà de la restauration des communications entre abonnés Orange, le rétablissement des communications vers les réseaux concurrents et l’étranger est aussi effectif.

Régis Delière, le directeur général d’Orange Centrafrique, a déclaré que pour célébrer ce retour à la normale – qui a des allures de compensation pour les désagréments causés – 100 minutes d’appels gratuits vers Orange (valables jusqu’au 5 juillet) ont été offertes aux clients prépayés. Ils ont également la possibilité d’échanger leur téléphone 2G pour un Sanza 3G ou un Sanza Touch 3G à l’agence de Bangui PK10 contre 9 900 FCFA (17,91 USD).

Il aura fallu au total 23 jours aux équipes techniques de la société télécoms pour remettre en fonctionnement le réseau détruit. Le cœur de réseau, le centre de données et les installations radio avaient été totalement consumés par les flammes. Les conclusions de l’enquête sur l’origine du feu restent attendues.

Sur les finances d’Orange Centrafrique, il est évident que l’inactivité enregistrée pendant près d’un mois s’élèvera à plusieurs millions FCFA. Une perte qui pourrait avoir des conséquences sur les performances financières africaines du groupe pour le premier semestre 2021. 

Muriel Edjo

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 23:00
Géostratégie : voici comment l’Onu déstabilise la Centrafrique
Géostratégie : voici comment l’Onu déstabilise la Centrafrique

 

Géostratégie : voici comment l’Onu déstabilise la Centrafrique

 

https://actucameroun.com/ 1 Juil 2021 par Armand Djialeu 

L’institution cherche à renforcer le contingent des casques bleus en hommes, alors que le pays a besoin d’une levée des embargos sur l’achat des armes pour permettre aux forces armées centrafricaines, de combattre les rebelles financés par certaines grandes puissances.

Le 31 mars 2021, le  président centrafricain Faustin Archange Touadéra, avait été investi pour un second mandat de cinq ans. Réélu au terme d’un scrutin « contesté » et dans un pays de nouveau en guerre, le chef de l’Etat avait reconnu dans son discours d’investiture que la tâche  qui l’attend est immense. L’un des grands défis et de mettre fin à la rébellion qui secoue plusieurs régions. Une rébellion qui selon certains analystes camerounais est soutenue par des firmes internationales.  

« Depuis quelques jours des brigands partis des confins du Soudan et de Somalie qui lorgnent vers le fabuleux potentiel minier centrafricain mènent des actions de grands banditismes contre les institutions publiques et les populations dans l’est de la Centrafrique.  Paralysée par l’embargo onusien qui lui impose des restrictions militaires, les Faca, l’armée centrafricaine, dont la puissance  de feu est inférieure  à celle des bandits  armés par les multinationales minières, peine à ramener la paix et à garantir l’intégrité  du territoire », souligne le journaliste camerounais Henry-Paul Diabate Manden.

RDC

D’après lui, lorsque les russes, les camerounais et les Rwandais interviennent en appui des Faca,  pour sauver le pays, l’Onu  financée par les multinationales qui profitent de l’insécurité pour sécuriser leurs intérêts,  pousse des cris d’orfraie. « Au lieu de mettre fin à l’embargo pour armer les faca,  l’Onu veut plutôt renforcer le contingent des casques bleus en homme. N’est-ce pas qu’ils sont 20.000 hommes au Mali, 20.000 hommes en RDC, la situation a-t-elle changé ? », questionne-t-il.

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 22:45
Soutenir et réparer les femmes victimes de viols : le modèle Mukwege dupliqué en Centrafrique

 

Lu pour vous

 

Soutenir et réparer les femmes victimes de viols : le modèle Mukwege dupliqué en Centrafrique

 

https://www.lemonde.fr/ 1er juillet 2021 Par Laureline Savoye (Bangui, envoyée spéciale)

A Bangui, des disciples du gynécologue congolais, Prix Nobel de la paix, travaillent à développer la prise en charge globalisée des victimes de violences sexuelles.

Zenaba a le regard absent des femmes résignées. Sa vie s’est arrêtée le 5 mai 2018 dans le quartier PK5 de Bangui, la capitale centrafricaine. Ce jour-là, des rebelles des milices anti-balaka décapitent son fils de 30 ans devant ses yeux et abattent le cadet de 25 ans à bout portant. « Sans mes enfants, je ne suis plus rien. Je suis allée voir leurs bourreaux pour demander qu’ils me tuent, leur chef m’a mise à terre et sept hommes m’ont violée et rouée de coups », raconte posément cette femme de 52 ans.

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) lui a dispensé les soins d’urgence puis l’a orientée vers l’Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), une structure créée en 1991 pour offrir un soutien juridique et psychologique aux victimes de violences sexuelles ou conjugales. « J’ai cru devenir folle. Heureusement, j’ai reçu une aide de l’association. » Son dossier est en attente de jugement devant la Cour pénale spéciale depuis décembre 2020. Ses bourreaux, eux, sont encore en liberté.

Aujourd’hui, elles sont une quinzaine à attendre leur tour sous le porche de l’AFJC. « La parole s’est libérée ces dernières années, également chez les hommes. Même si les victimes de sévices sexuels sont encore très souvent stigmatisées », explique Rosalie Kobo, la secrétaire générale. Ces derniers mois, le flux de visiteurs s’est amplifié. « Dès que les conflits armés reprennent, comme à la fin de l’année 2020 à l’approche de la présidentielle, les victimes de violences sexuelles sont plus nombreuses à frapper à notre porte. » Avocats, juristes et bénévoles peinent à traiter tous les cas. D’autant que l’association a vocation à prendre en charge toutes les violences basées sur le genre (VBG), comprenant également les agressions physiques, psychologiques, les mariages forcés, les violences conjugales et les dénis de ressources.

Transfert de compétences

Depuis septembre 2020, ils sont épaulés par des experts de la République démocratique du Congo (RDC) voisine, envoyés dans le cadre d’un projet international baptisé Nengo, « dignité » en langue sango. Son objectif : créer un centre de prise en charge holistique des victimes sur le modèle de l’hôpital de Panzi, à Bukavu (RDC), un établissement fondé en 1999 par le docteur Denis Mukwege, récompensé du prix Nobel de la paix 2018 pour son travail auprès des femmes ayant subi des sévices sexuels. Au sein de la clinique du célèbre gynécologue, les survivantes sont prises en charge médicalement, chirurgicalement, psychologiquement et accompagnées sur le plan juridique et socio-économique.

Pour répliquer en Centrafrique ce modèle qui a fait ses preuves, le projet Nengo s’appuie sur des institutions existantes : l’Association des femmes juristes et l’hôpital de l’Amitié. Deux « portes d’entrée » pour les victimes. « Les deux entités sont en communication permanente et un interlocuteur unique, l’agent psychosocial, suit leur dossier tout au long du parcours », explique Jacqueline Uwimana, la coordinatrice du projet Nengo. C’est le principe du « guichet unique » créé par le docteur Mukwege : « Nous avons choisi de ne pas créer de nouvelle structure. Nous considérons que les professionnels centrafricains connaissent le terrain mieux que quiconque. Notre objectif est d’améliorer ce qui existe, avec des financements et en opérant un transfert de compétences. »

Quatre experts congolais − un gynécologue, un psychologue, un agent psychosocial et une avocate −, tous disciples de Mukwege, ont donc été envoyés en septembre 2020 pour une mission de quatre ans. Un consortium, composé de la Fondation Pierre Fabre, de la Fondation Denis Mukwege, de l’Institut francophone pour la justice et la démocratie ainsi que de la Fondation Panzi, pilote ce transfert de compétences Sud-Sud, avec l’appui financier de l’Agence française de développement (AFD). Au total, un investissement de 5,4 millions d’euros.

Redonner leur dignité aux femmes

Le docteur Roch Mbetid attend ces financements depuis 2013. A l’époque, le pays plonge à nouveau dans une crise sanglante et le viol est utilisé comme arme de guerre peu coûteuse. L’hôpital de l’Amitié, où il exerce comme gynécologue-obstétricien, reçoit de plus en plus de femmes victimes de sévices sexuels. « Un jour, j’ai vu arriver une mère et ses deux filles de 19 et 9 ans. Toutes trois avaient été violées par des rebelles de la Séléka ; les deux sœurs contaminées par le VIH et l’aînée était enceinte. J’ai compris que notre rôle allait évoluer vers plus de prises en charge des violences sexuelles », témoigne-t-il.

Au début, il finance avec son propre argent les dépenses de médicaments et les examens médicaux. Mais rapidement, la vétusté des installations, le manque de matériel et l’absence de médecins formés aux techniques de reconstruction gynécologique réduisent ses ambitions. « Je suivais de près le combat du docteur Mukwege. J’ai pris contact en 2017 avec sa fondation pour qu’il nous aide. C’est comme ça qu’est né le projet Nengo. »

C’est pour redonner leur dignité aux femmes que le docteur Dieudonné Boengandi a appris à réparer leurs organes génitaux au côté du Prix Nobel. Ce gynécologue congolais a passé sept ans à l’hôpital de Panzi (RDC). Ce mardi, dans le bloc opératoire de l’hôpital de l’Amitié, il est le chef d’orchestre des opérations. Un médecin et quatre internes suivent attentivement ses consignes. L’opération du jour est une fistule, une perforation de la paroi entre la vessie et le vagin, conséquence d’un accouchement compliqué. Car le projet Nengo ne se limite pas à la prise en charge des victimes de violences sexuelles. « Nous opérons les femmes qui présentent des dommages gynécologiques dus à l’excision, mais aussi à l’accouchement », explique le médecin congolais.

Dans ce pays d’Afrique centrale, l’accouchement, très souvent pratiqué à domicile, peut s’avérer violent. Suzanne en a enduré les conséquences pendant trois décennies. « A la naissance, mon bébé se présentait mal, on a dû forcer pour le faire passer et j’ai été détruite », raconte cette mère de 56 ans, opérée par le docteur Boengandi d’une fistule vésico-vaginale. J’ai vécu trente ans en permanence trempée par mes urines. Plus personne ne voulait m’approcher au village. »

Ecoute, soutien et réinsertion

Il y a quelques mois encore, cette intervention n’aurait pas été possible. « Grâce à l’expertise des médecins de la Fondation Panzi, notre personnel a gagné en technicité et nous sommes capables d’opérer des cas plus compliqués », se félicite le professeur Serdouma, chef du service de gynécologie-obstétrique, qui attend avec impatience un deuxième bloc opératoire pour réaliser jusqu’à trois opérations par jour. En tout, 1,6 million d’euros, soit 30 % du budget du projet Nengo, seront affectés à la réhabilitation du service, à l’achat de matériel médical, à la construction d’une maison d’accueil pour les survivantes et aux actes médicaux, entièrement gratuits pour les bénéficiaires.

Au centre du service se trouve le bureau des agents psychosociaux (APS). Rosette Sipa est la référente congolaise du projet. Depuis 2004, elle expérimente des techniques d’écoute et de soutien à l’hôpital de Panzi. L’APS est la cheville ouvrière du modèle de « guichet unique » du docteur Mukwege. « Un bon accueil assure la guérison, souligne Rosette Sipa. La victime arrive souvent désespérée car elle est rejetée par sa communauté. Nous l’aidons à s’exprimer, nous utilisons les techniques de neurofeedback [méthode de maîtrise de l’activité cérébrale] et l’accompagnons parfois dans sa communauté pour aider à sa réinsertion. »

C’est l’agent psychosocial qui va évaluer si la victime a besoin d’une aide psychologique, socio-économique, judiciaire ou juridique. Dans ces derniers cas, elle sera orientée vers le service de Me Yvette Kabuo, qui traite autant des affaires civiles que pénales. « L’arsenal juridique centrafricain est tout à fait satisfaisant, mais il y a un important problème de lenteur sur le plan procédural, regrette l’avocate, qui a chapeauté durant dix ans le pilier légal de la Fondation Panzi. Nous devons appuyer les juristes et avocats pour que plus de cas soient instruits. »

Avec sa petite équipe, Me Kabuo a déposé 66 dossiers relevant de violences basées sur le genre devant les juridictions centrafricaines depuis janvier. Sa mission : stopper l’impunité. « Si les coupables ne sont pas punis, on ne pourra pas briser le cycle de la violence fermement ancrée dans la culture après des années de guerre, déplore Jacqueline Uwimana, la coordinatrice du projet. Et l’impunité n’encourage pas les victimes à porter plainte. »

Ecosystème avec les associations

Un défi qui s’ajoute à celui du financement du projet, signé pour une durée de quatre ans. A l’issue de cette période, comment les victimes pourront-elles se faire soigner alors que l’opération d’une fistule est estimée à 262 000 francs CFA (400 euros), soit plus de onze fois le revenu mensuel moyen (23 000 francs CFA, selon la Banque mondiale) ? Pourront-elles toujours être assistées par un avocat ? « Nous avons la responsabilité d’accompagner le programme sur la durée », reconnaît Denis Vasseur, le directeur de l’AFD à Bangui.

Pour être pérennisé, Nengo doit s’ancrer dans le paysage centrafricain en liant des partenariats avec les ONG locales. « Nous voulons créer un écosystème avec les associations de réinsertion et fortifier notre relation avec MSF qui rapatrie les victimes de l’arrière-pays où nous ne sommes pas présents », explique Jacqueline Uwimana.

Depuis la reprise des combats entre les groupes rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les forces gouvernementales (FACA) à la fin 2020, MSF a constaté une augmentation conséquente des cas de violences sexuelles, passant de 173 consultations en décembre 2020 à 421 en mars dans son centre de Bangui. Même constat de l’équipe Nengo, trois viols sur quatre référencés depuis le début du projet sont liés au conflit. Parmi eux, des victimes de périodes plus anciennes, comme Zenaba, qui attend que justice soit rendue pour commencer une nouvelle vie au Cameroun.

 

La dignité volée des femmes violées

PODCAST

 Notre quatrième épisode du podcast « Femmes en lutte, un combat mondial » vous emmène en Centrafrique pour suivre des femmes victimes de violences sexuelles et de genre.

Le Monde

Depuis une vingtaine d’années, la Centrafrique, pays enclavé au cœur du continent africain, vit au rythme des conflits armés. Depuis 2013, la situation s’est aggravée et il a sombré dans une crise politique et sécuritaire sans fin. Dans ce contexte, particulièrement dur et instable, la population civile souffre. Et en premier lieu, les femmes. Tous les jours, des femmes subissent des violences. Des violences sexuelles - comme le viol ou l’esclavage sexuel - mais aussi des violences domestiques - excision, mariages forcés - et même des violences liées à des accouchements mal encadrés et mal suivis…

Pour le 4e épisode du podcast « Femmes en lutte, un combat mondial », Le Monde s’est rendu en Centrafrique pour découvrir le projet « Nengo ». Un projet inspiré de celui du Dr Mukwege en République Démocratique du Congo (RDC) et soutenu par l’Agence française de développement (AFD), dont le but est de restaurer la dignité des femmes victimes de violences sexuelles ou fondées sur le genre. Un combat qui fait écho aux travaux de Céline Bardet, interrogée dans cet épisode. Elle est juriste internationale, spécialisée dans les crimes et a fondé en 2014 l’ONG “We Are Not Weapons of War ( « nous ne sommes pas des armes de guerre »).

Un épisode réalisé par François-Charles Domergue, co-écrit par Elodie Ratsimbazafy et Joséfa Lopez, produit par Joséfa Lopez pour Le Monde et Thomas Baumgartner pour Wave.audio. Narration : Julie Gayet. Identité sonore : François-Charles Domergue. Reportage : Laureline Savoye. Identité graphique : Mélina Zerbib, Solène Reveney. Voix-off : équipe vidéo du Monde. Préparation éditoriale : Emmanuel Davidenkoff, Joséfa Lopez, Charlotte Bozonnet. Partenariats : Sonia Jouneau, Marianne Wachowiak, Valérie de l’Hortet, Hélène Guinaudeau. Partenaire : Agence française de développement.

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