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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 19:23
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La SODECA rassurée par la reprise des travaux du projet 3.5 financé par le CICR

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 25 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 25  Novembre 2016(RJDH)—Les travaux du projet d’installation de nouvelles conduites d’eau sur l’avenue des Martyrs, financé par le CICR, ont été repris au début du mois après trois de suspension. La Directrice Générale de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique, Mme Justine Sow Ouakara se félicite de la relance des travaux qui vont, selon elle améliorer et équilibrer la fourniture d’eau potable dans la ville de Bangui.

 

Les équipes d’installation des conduites d’eau sur l’avenue des Martyrs ont repris les travaux. Ce projet est financé par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) qui lie la suspension des travaux à la saison pluvieuse « nous avons en mai dernier, suspendu les travaux du projet 3.5 pour la période des pluies. Il est important de noter que lorsqu’il pleut, ce n’est pas possible de réaliser les travaux souterrains puisque les tranchées creusées, se remplissent et cela empêche de travailler à l’intérieur » a expliqué Camille Kerdanet, délégué eau et habitat au CICR.

 

Les matériels utilisés dans le cadre de ce projet, d’après la déléguée eau et habitat du CICR répandent aux standards internationaux en la matière, « le matériel utilisé sur ce projet,  répond aux normes internationales en terme d’eau potable. Il est essentiellement fabriqué en Italie » rassure Camille Kerdanet qui se dit confiante par rapport à l’issue du projet.

 

Les équipes chargées de mener les travaux sur le terrain affirment travailler sans  difficulté majeure depuis la reprise du chantier « nous sommes à pied d’œuvre et les choses avancent bien en ce moment. Je pense qu’il n'y a pas de difficulté particulière à relever »  expliqué  Josée Tegbé, coordonnateur chargé des travaux, rencontré sur le terrain.

 

La Directrice Générale de la SODECA, Mme Justine Sow Ouakara se dit rassurée par la reprise des travaux du projet 3.5. Ces installations, selon elle, vont à terme permettre d’améliorer la fourniture d’eau potable et néantiser les pertes de la SODECA, « la reprise des travaux annonce une très bonne perspective pour la SODECA. Elle sonne la fin prochaine de nombreuses casses sur le réseau, ce qui est à l’origine de fréquente et intempestive coupure d’eau. Il en découlera à terme, un gain non négligeable à travers la suppression d’importantes perte d’eau et un meilleur équilibrage de la distribution sur l’ensemble du réseau » affirme t-elle.

 

Mme Justine Sow Ouakara a salué le partenariat entre la SODECA et le CICR, « le partenariat entre les deux organisations date de très longtemps. Nous sommes fiers de cette collaboration à travers laquelle, de nombreux projets ont été développés pour améliorer la distribution d’eau. A l’actif de ce partenariat, l’approvisionnement de la SODECA en produits chimique pour le traitement d’eau, le don d’un groupe électrogène de 300 KV à la station de pompage n°3, la mise à disposition des pièces de rechanges, la prise en charge de la formation des techniciens en électromécanique et en optimisation du réseau de distribution, la construction en cours des chambres de vannes, ce qui va faciliter l’intervention de nos agents sur le terrain en cas de besoin, la protection et la gestion à Ndélé de nos installations pendant la période d’insécurité » présente la Directrice Générale.

 

Le projet 3.5 relatif à l’installation de nouvelles conduites d’eau de la SODECA sur l’avenue des Martyrs fait suite aux multiples éclats enregistrés sur les canalisations qui s’étalent sur plus de 3 kilomètres sur cette avenue. Les travaux prendront fin en avril 2017. La mise en service desdites installations est prévue pour le mois de mai 2017.

 

Ce projet va, à terme résoudre les problèmes de coupures d’eau potable dans les 2ème, 3ème, 5ème et 6ème arrondissement de Bangui.

 

 

Centrafrique : Le CNLS encourage l’utilisation des préservatifs dans la lutte contre le VIH/SIDA

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 25 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 25 Novembre 2016 (RJDH)—La Coordination Nationale du Comité National de Lutte contre le Sida a présenté ce matin à Bangui l’Approche Régionale d’Accès Universel aux Préservatifs. Le Coordonnateur adjoint du CNLS, Léon Gabriel Bango  a encouragé les Centrafricains à utiliser les préservatifs pour lutter contre le VIH/SIDA.

 

4,9%, c’est le taux de prévalence actuel du VIH/SIDA en Centrafrique, selon le Coordonnateur adjoint du Comité National de Lutte contre le Sida qui plaide pour l’utiliser systématique des préservatifs dans la prévention de cette maladie, « des études dans le monde ont prouvé que s’il y a des préservatifs qui sont mis à la disposition de la population, il y’aura moins de personnes infectées », explique t-il.

 

Une plateforme de communication pour la lutte contre le Sida en Centrafrique a été mise en place à l’issue de la réunion sur l’Approche Régionale d’Accès Universel aux Préservatifs. Composée des organisations du secteur public et privé, et va communiquer sur les stratégies de lutte à travers le pays.

 

L’invitation du CNLS relative à l’utilisation systématique des préservatifs intervient après une vaste campagne de dépistage volontaire du VIH, lancée à Bangui en aout dernier.

 

 

Centrafrique : Des femmes accusées de sorcellerie témoignent leur calvaire

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 25 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 25 Novembre 2016(RJDH)—  Une  quinzaine de femmes âgées, accusées de sorcellerie se sont réunies ce matin sur initiative de l’ONG Cercle les théologiennes. Ces dernières ont exposé leur difficulté lors de cette rencontre organisée à l’occasion de la célébration ce jour de la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

 

Cet échange axé sur le thème « la vieillesse n’est pas la sorcellerie. Non ! Aux violences faites aux femmes âgées » a regroupé ce matin des femmes âgées et quelques cadres techniques de l’éducation.  Ces dernières ont témoigné leur calvaire lors de cette réunion d’échanges. « Je suis ravie pour ce moment qui nous a permis d’exprimer ce que nous ressentons. C’est vrai qu’on nous traite de sorcière, moi-même je suis victime. Mais je demande à mes sœurs de ne pas se fâcher, de ne pas insulter mais plutôt, laisser le temps à ces gens de comprendre eux-mêmes », a témoigné Bernadette Falmata âgée de 66 ans.

 

Plusieurs autres femmes ont donné les récits de leur calvaire lorsqu’elles ont été accusées de sorcellerie.

 

En réponse aux préoccupations de ces femmes âgées, Rock Emmanuel Yaouili Mognaman, inspecteur d’Histoire-Géographie rassure « des fiches sont en train d’être  confectionnées pour être distribuées afin de sensibiliser les élèves et les enseignants. Ces femmes se sont plaintes et nous nous faisons le devoir d’être leur porte-voix au niveau de l’école pour sensibiliser les élèves et les enseignants à un changement de discours. C’est certains que nous y arriverons », a- t-il souhaité.

 

Rosalie Mologbama Koudounguéré coordonnatrice de l’ONG Cercle des Théologiennes, a promis le soutien de son ONG, «aujourd’hui, c’est la journée internationale pour l’élimination de la violence faite à l’égard des femmes. Il était important de faire rencontrer une délégation des femmes âgées avec l’équipe technique de l’éducation pour échanger et témoigner de l’effectivité des violences dont les femmes âgées sont victimes afin que ces préoccupations soient prises en compte dans les leçons pour qu’on puisse éradiquer ce mal dès la base dans les écoles. Notre ONG est toujours à leur coté et nous ferons ce qui est possible pour mettre fin à ces pratiques » promet-elle.

 

Cette activité s’inscrit dans le cadre des 16 journées  d’activisme des Droits de l’Homme organisées en Centrafrique, en prélude à la journée internationale des droits de l’homme qui est célébré le 10 décembre de chaque année.

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 19:17
Côte d’Ivoire : les leaders traditionnels africains en médiation en Centrafrique

 

 

 

http://news.abidjan.net/ vendredi 25 novembre 2016 (APA)

 

Les leaders traditionnels africains ont entamé une médiation pour la résolution de la crise de la République centrafricaine (RCA), un pays déjà exsangue, qui tente de renouer avec la paix, a appris APA, vendredi, de bonne source dans la capitale économique ivoirienne.



Une délégation de ces leaders africains conduite par Sa Majesté Jean Gervais Tchiffi Zié, Secrétaire général permanent du Forum des Rois, Sultans et Leaders traditionnels du continent africain a séjourné cette semaine à Bangui, la capitale Centrafricaine. 

 

Dans un entretien à APA, vendredi, Jean Gervais Tchiffi Zié explique que l’objectif de cette première mission était ‘’prendre contact’’ avec les différents acteurs de la crise en vue de la mise en place d’un ‘’arbre à palabre’’ qui sera bientôt implanté à Malabo en Guinée Equatoriale où le Président Obiang Nguema est sollicité pour cette médiation. 

 

« Les acteurs de la crise Centrafricaine ont décidé de se confier à la diplomatie traditionnelle et nous croyons aux chances de succès de cette médiation », espère Tchiffi Zié, soulignant que sur 14 acteurs rencontrés, 10 sont dans l’esprit du processus Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).



« D’ici mi-décembre nous allons entamer la phase directe de la négociation » a-t-il conclu en regrettant les violences sporadiques qui ont touché le pays cette semaine.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 22:57
Mission conjointe Nations Unies - Union Africaine - CEEAC à Bria

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE


 

 

Bangui, 24 novembre 2016 - Une mission conjointe des Nations Unies, de l’Union Africaine (UA) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), initiée par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, s'est rendue jeudi à Bria afin de faire le point de la situation après les combats des derniers jours dans cette ville. Ont pris part à cette mission, l' Ambassadeur Lebatt Hacen, représentant de l’UA en RCA et l'Ambassadeur Adolphe Nahayo, représentant de la CEEAC en RCA.

 

Lors de cette visite, les membres de cette mission ont rencontré tour à tour les belligérants de l’UPC et du FPRC et ont pris note des profondes divergences de point de vue des parties au conflit.

 

La délégation a exigé en premier lieu la cessation immédiate des hostilités, la libération de l’hôpital et la garantie de passage en toute sécurité de et vers cet hôpital. Ils ont demandé que prenne fin toute stigmatisation ou manipulation de populations cherchant à cibler une communauté particulière comme justification du conflit qui oppose l’UPC et le FPRC. Ils ont noté en effet que les violences inacceptables qui ont eu lieu ces derniers jours à Bria prouvent qu’il ne s’agit en rien d’un conflit d’ordre religieux.

 

Les représentants ont été clairs que les dirigeants politiques des groupes armés seront responsables de tous les crimes commis et que leur responsabilité individuelle sera engagée. «Ils ne pourront pas se cacher derrière des manifestations de masses. Ce sont les leaders qui sont derrière ces mouvements et ce sont eux qui porteront la responsabilité des crimes, des pillages mais aussi des morts qui ont endeuillé la ville de Bria où des populations civiles ont été arbitrairement ciblées», ont-ils précisé.

 

Les Nations Unies, l’UA et la CEEAC, par l’intermédiaire de leurs représentants, ont appelé les belligérants à la discussion en adhérant au mécanisme de dialogue établi par le Gouvernement de la RCA. Ils se sont eux-mêmes engagés à maintenir le dialogue avec les belligérants afin de trouver une solution durable au conflit. Les membres de la mission diplomatique se sont engagés à travailler autour du président de la République et du Gouvernement de la RCA pour faciliter le processus inclusif de dialogue qui devrait permettre une sortie de crise durable en RCA.

 

Les diplomates en mission à Bria ont renouvelé toute leur confiance dans l’action de la Force de l’ONU et dans son impartialité face aux évènements tragiques de ces derniers jours, et ont condamné toute attaque visant le personnel civil et militaire de l’ONU ainsi que leurs installations. Ils ont exigé des dirigeants militaires concernes qu’ils remettent tout bâtiment public aux autorités légitimes de l’Etat en renforcement de l’Etat de droit à Bria et sur toute l’étendue du territoire national.

 

Les diplomates des Nations Unies, de l’UA et de la CEEAC ont également tenu à rencontrer pendant leur mission à Bria, les représentants des communautés de déplaces par le conflit a Bria. Ceux-ci ont partagé avec les diplomates des trois institutions internationales, la difficulté de leurs conditions de vie, l’insécurité qui les affecte et leur préoccupation pour l’avenir de leurs familles. Les Nations Unies et leurs partenaires, sous la coordination humanitaire de OCHA, feront tout ce qui est en leur pouvoir pour venir en aide de façon immédiate aux déplacés victimes civiles de ce conflit.

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 20:45
L’Italie financera la reconstruction de la République centrafricaine

 

 

 

http://adiac-congo.com/ Jeudi 24 Novembre 2016 - 17:59

 

Le gouvernement s’est joint aux donateurs pour aider le pays à se relever après les années de guerre. Il s’agit d’investir dans la stabilité de l’Afrique centrale.

 

Il y a une semaine, s’est tenue à Bruxelles la conférence des donateurs sur la République centrafricaine. Les besoins courants de ce pays au cœur de l’Afrique sont évalués à plus d’un milliard et demi d’euros pour les trois prochaines années. Des besoins qui sont immenses, à la hauteur de l’ampleur de la catastrophe subie après les trois dernières années, qui ont vu des milices pratiquement prendre le pays en otage jusqu’à la stabilisation annoncée par l’élection présidentielle de février dernier.

 

Tout est pratiquement à reconstruire : les infrastructures; la remise debout de l’armée et des forces de sécurité; le fonctionnement régulier de l’Etat et des secteurs fondamentaux comme l'agriculture, la santé et l’éducation. Un milliard et 600 millions d’euros sont nécessaires, avait estimé Mme Federica Mogherini, haut-commissaire européenne aux Affaires étrangères. L’Italie, son pays d’origine, a accueilli au vol cet appel à l’aide.

 

Dans un élan de plus grande implication au centre de l’Afrique pour aider à l’intégration des économies du Bassin du Congo, Rome a, en effet, promis d’investir 5 millions d’euros par an en 2017, 2018 et 2019 en Centrafrique. « Intervenir en Centrafrique aujourd’hui est essentiel parce que ce pays, abandonné et sans Etat depuis des décennies, peut représenter une source d’instabilité avec des voisins qui commencent eux aussi à entrer en crise et la formation des premiers flux migratoires vers le Tchad ».

 

C’est le point de vue exprimé lors de cette conférence des donateurs par Mario Giro, le vice-ministre italien pour la coopération internationale. Il a confirmé l’engagement de son pays en Afrique centrale. « L’Italie fait déjà sa part » d’engagements en augmentant l’engagement financier avec « un effort notoire pour un pays qui n’était pas prioritaire » dans la coopération italienne. Cet engagement « fait partie de la stratégie italienne de présence en Afrique, par sa coopération des entreprises et la culture », a-t-il ajouté.

 

Il entre de l’altruisme dans cette volonté, mais aussi beaucoup de réalisme. « Car si on laisse pourrir une situation de crise trop longtemps en se disant qu’elle ne nous touchera pas, on finit par se retrouver avec une patate chaude dans les mains », a dit le ministre. L’Europe est invitée à se joindre au plan Italie dit de « Migration Compact » pour contrer les flux migratoires. M. Giro a dit que son pays voulait commencer seul avec un budget total de 200 millions d’euros à investir dans les principaux pays de partance des immigrés vers les côtes italiennes.

 

Lucien Mpama

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 19:42
Lu pour vous : Les mercenaires en Centrafique : un danger pour le pays

 

 

 

(Radio Vatican) 24/11/2016 07:16 Entretien – Les Nations unies sont très attentives à l’évolution de la situation sécuritaire en République centrafricaine. Le Groupe de travail de l’ONU sur les mercenaires a ainsi appelé le gouvernement centrafricain à freiner le plus vite possible la menace que constituent ces soldats étrangers à la solde d’un camp ou d’un autre. L’objectif est d’éviter une escalade de la violence alors que les exactions se poursuivent à travers le pays malgré la présence des casques bleus de la MINUSCA.

 

Environ 500 combattants étrangers seraient encore actifs sur le territoire centrafricain. Ils travailleraient essentiellement pour l’ex-rébellion de la Séléka et se paieraient sur le pays, s’emparant et détournant les richesses naturelles du sous-sol, pillant les villages ou violant les femmes. Parmi eux, de nombreux membres de l’Armée de libération du seigneur, la LRA, un groupe armé ougandais opposé au président Museveni et vaguant entre plusieurs États du centre du continent, se jouant des frontières internationales.

 

D’autres mercenaires ayant participé à la guerre en 2013 sont originaires de pays riverains de la Centrafrique, comme le Tchad ou le Soudan. Tous ont profité ou profitent encore de l’instabilité qui règne dans le pays, de l’absence d’État et d’un sentiment d’impunité qui exaspère la population locale dont la moitié a besoin d’aide humanitaire pour survivre.

 

Interrogée par Xavier Sartre, Patricia Arias, juriste chilienne, membre du Haut-Commissariat des droits de l'Homme des Nations Unies et membre de la délégation ayant visité la RCA en octobre 2016, souligne que c’est l’absence de l’État centrafricain qui constitue le problème principal

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 19:07

 

 

 

24/11/16 (AFP)

 

Les affrontements entre factions rivales de l'ex-Séléka en Centrafrique ont fait au moins 16 morts et déplacé plusieurs milliers de civils, a indiqué mercredi la Mission des Nations unies (Minusca) qui met en garde contre des "assassinats ciblés" visant des Peuls.

 

"Il y aurait au moins 16 morts confirmés et des milliers de déplacés. Le bilan des morts pourrait s’alourdir d’autant plus que les informations qui nous parviennent font état d’assassinats ciblés et d’exactions contre les Fulanis (ndr: les Peuls)", a déclaré le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, cité dans un communiqué.

 

Les combats ont éclaté à Bria (400 km au nord-est de Bangui) entre le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC de Nourredine Adam) et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC d'Ali Darass). La Minusca a annoncé des renforts à Bria pour protéger quelque 5.000 civils réfugiés près de sa base.

 

Les deux factions de l'ex-Séléka -qui défend la minorité musulmane- s'accusent mutuellement, avec pour enjeu le contrôle des taxes prélevées sur les éleveurs peuls en cette saison des transhumances.

 

"L’UPC a quitté Bambari pour venir s’installer dans la Haute Kotto (région de Bria) collecter des taxes. Ce que le FPRC refuse", a indiqué le secrétaire général du FPRC, Moustapha Dédiko, cité sur le site de la radio Ndeke Luka.

 

Joint par l'AFP, un autre responsable du FPRC avance des raisons politiques.

 

Le FPRC et d'autres groupes armés ex-Séléka (MPC et RPRC) négocieraient un accord avec le gouvernement, explique en substance Lambert Lissane, "chef de cabinet" de Nourredine Adam.

 

"Ali Darass (le chef de l'UPC) n'est pas partant. Nous avons décidé de faire bloc contre lui", a-t-il ajouté.

 

Le gouvernement tente de rallier l'ensemble des 14 groupes armés qu'il a identifiés à un accord de désarmement pour consolider une paix fragile dans ce pays ruiné sans Etat ni forces de sécurité.

 

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka ("coalition" en sango) majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

 

L'intervention de la force française Sangaris, qui a pris fin le 31 octobre, et le déploiement de la Minusca ont mis fin aux massacres mais n'ont pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire.

 

La communauté internationale s'est engagée à apporter une aide de 2,2 milliards de dollars sur les trois prochaines années pour le relèvement de ce pays de 4,5 millions d'habitants dont 850.000 réfugiés ou déplacés internes.

Centrafrique: 16 morts et des milliers de déplacés dans les derniers affrontements entre groupes armés (ONU)
Centrafrique: 16 morts et des milliers de déplacés dans les derniers affrontements entre groupes armés (ONU)
Centrafrique: 16 morts et des milliers de déplacés dans les derniers affrontements entre groupes armés (ONU)
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 18:56
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Centrafrique : Le coordonnateur humanitaire appelle les groupes armés de Bria au respect du Droit Humanitaire International

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PAR JEAN FERNAND KOENA LE 24 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 24 Novembre 2016(RJDH)— Quatre jours après le combat qui a opposé les éléments du FPRC et de l’UPC, la situation humanitaire demeure préoccupante. Le coordonnateur humanitaire par intérim Dr Michel Yao appelle les groupes armés au respect strict des structures sanitaires permettant de fournir des soins à la population et de sauver des vies. Position exprimée dans un communiqué de presse publié ce 23 novembre à Bangui.

 

Les éléments FPRC constitués des Goulas et des Roungas ont fait allégeance aux Anti-Balaka à Bambari suite au  combat qui les oppose avec ceux de l’UPC à Bria. Ce combat est le signe d’un malaise profond au sein de la Séléka. L’UPC et le FPRC se sont affrontés seulement quelque semaine après l’Assemblée générale de Bria où avait pris part Abdoulaye Hissene mettant en place un état-major et un haut commandement.

 

Si le bilan exhaustif n’est pas encore connu, le Coordonnateur humanitaire  par intérim tire la sonnette d’alarme en ces termes « Plus de 10 000 personnes ont été déplacées à cause des affrontements entre les groupes armés. Les combats ont fait plusieurs morts et plus de 50 autres ont été blessées dont 13 cas graves » peut-on lire dans ce communiqué.

 

Dr Michel Yao, déplore la violation du droit humanitaire international et appelle les forces en présence à quitter les alentours de l’hôpital de Bria pour permettre aux blessés de recevoir des soins « bien que l’équipe médicale soit présente et fournit les soins médicaux à l’hôpital, l’accès pour les patients est entravé par la présence des hommes armés » a-t-il indiqué.

 

La  Minusca dans un communiqué appelle aussi les groupes armés sur leur responsabilité et a indiqué que les violences ont fait plus 16 morts, « La Minusca reçoit des informations sérieuses sur des allégations graves d’assassinats ciblés des civils sur la base de considérations ethniques et religieuses. Elle rappelle au FPRC et  l’UPC que de tels actes constituent un crime grave passible de poursuites judiciaires devant les tribunaux nationaux ou internationaux » précise le communiqué.

 

Le combat de ces quatre derniers jours à Bria entre les deux factions de l’UPC et du FPRC ont fait plus de 80 morts selon des sources indépendantes et créé la tension à Bambari, paralysant ainsi l’activité scolaire et commerciale.

 

 

Centrafrique : La SODECA a repris ses activités dans la ville de Bouar

 

PAR CONSTANT NDOLO-BABOU LE 24 NOVEMBRE 2016

 

BAORO, 24 Novembre 2016(RJDH) — La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique a repris ses activités depuis le week-end dernier dans la ville de Bouar. Ceci après huit(8) mois d’inactivité. La majorité de la population s’est réjouie de cette reprise tandis que d’autres se plaignent car l’eau de la SODECA ne coule pas dans leur robinet.

 

Le gouvernement Centrafricain place l’accès à l’eau potable au cœur de sa politique. Ce qui n’est pas encore effectif pour beaucoup de centrafricain. A Bangui par exemple le CICR apporte son appui technique et logistique pour permettre à la Société de distribution d’eau en Centrafrique de fournir l’eau de qualité à la population. C’est dans ce contexte que les activités de la SODECA ont repris après 8 mois d’inactivité liée à la panne du groupe électrogène.

 

Selon le chef de secteur de la SODECA de Bouar, Hubert Gombo« la panne qui était intervenue sur le groupe électrogène a duré huit(8) mois malgré que nous avions effectué une descente à Bangui pour y remédier », a-t-il expliqué.

 

Hubert Gombo regrette que certains quartiers ne sont pas desservis en dépit de la reprise « des casques, de tuyaux des réseaux d’eau, la situation de certains quartiers isolés comme Herman suite au passage du goudron, les quartiers Camp de Roux et l’élevage qui n’ont pas l’accès à l’eau potable et le non-paiement des factures par les contribuables » a-t-il déploré avant de  lancer un appel aux personnes de bonne volonté afin de doter la SODECA d’un nouveau groupe électrogène qui servira de relais en cas de panne.

 

Dans les quartiers de la ville de Bouar, les habitants sont divisés suite à la reprise des activités de la SODECA dans la localité, « la reprise ne va même pas durer puisque la SODECA a seulement un seul groupe électrogène. Le mieux c’est qu’elle puisse en avoir deux, et que les tuyaux soient changés à tout moment pour éviter les rouilles sources de contamination de l’eau ».

 

L’absence de l’eau de la SODECA à Bouar entraîne la population à s’approvisionner  en eau de ruisselle non traités ou encore de l’eau de forage. De source hospitalière, la consommation de ces eaux non traités à la première cause des maladies diarrhéiques, alors des sources concordantes notent une montée de bagarre au point d’eau de forage. Un constat d’un habitant de la localité joint par le RJDH.

 

Cette panne est survenue un mois après le rechange des trois pompes de distribution d’eau financé par l’Unicef en partenariat avec l’Echo.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 18:41
Lu pour vous : TCHAD : Idriss Deby à la peine

 

 

Par ledjely.com le 23 novembre 2016

 

S’il est fort de son aura internationale, le président tchadien, Idriss Deby Itno, est depuis quelques mois, en proie à une contestation sociale, dont il ne lui sera pas facile de se défaire. Réélu en avril dernier dans des conditions dénoncées aussi bien par ses adversaires que par les organismes internationaux de promotion des droits humains et de la démocratie, il est aujourd’hui rattrapé par la chute drastique des prix du baril de pétrole, une faible diversification de l’économie tchadienne et surtout une gestion du pays jugée à la fois laxiste et chaotique. En sorte qu’au-delà de son opposition politique, ce sont toutes les composantes de la nation qui, les unes après les autres, se dressent contre lui. Ce qui fait craquer sa forteresse qu’il pensait imprenable.

 

Mesures impopulaires

 

Même s’il survit au malaise social qui se généralise au Tchad, Idriss Deby Itno y laissera des plumes. Son intransigeance et son autorité notamment risquent d’en prendre un coup. En effet, les poches de contestation se multiplient. Confrontés à une crise économique consécutive à la baisse des cours du pétrole sur le marché international, lui et son gouvernement ont dû prendre des mesures plutôt impopulaires : suppression des bourses estudiantines, suppression d’une partie des indemnités des fonctionnaires et des députés, etc. A ces mesures nouvellement instaurées s’ajoutent des arriérés de salaire pour notamment les enseignants. Résultat : les établissements d’enseignement publics sont encore fermés et le corps médical en grève. Sentant le moment propice, l’opposition entre dans la danse avec un plan d’action dont la journée ville-morte d’hier n’est que le point de départ.

 

Au bord de la banqueroute

 

En d’autres circonstances, on aurait compati au sort du pauvre Deby. Mais il se trouve que le président du Tchad ne mérite aucune indulgence. Tout au contraire, il ne récolte que ce qu’il a semé durant son long règne. Tenant le pouvoir d’une main de fer, il s’est obstinément opposé à l’émergence d’une opposition digne de nom. Quelques-uns de ses adversaires qui se sont autorisé une certaine témérité sont aujourd’hui portés-disparus. Par ailleurs, les yeux fixés sur le pouvoir, lui-même essentiellement perçu comme un moyen de jouissance, le président tchadien n’a pas su diversifier l’économie. Tant que le pétrole coulait, lui et ses affidés étaient tranquilles. Ne se préoccupant même pas de mettre en place un mécanisme de perception et de gestion rigoureuse et transparente des recettes tirées de l’exportation de l’or noir. Ainsi, la corruption, la prévarication, les détournements,… y règnent en maîtres et la misère du populo côtoie le luxe insolent des dirigeants et de leurs entourages respectifs. Aussi, dès le premier couac lié à la chute des prix du baril de pétrole, le pays est au bord de la banqueroute.

 

Boubacar Sanso Barry

 

 

Tchad : deux leaders de l'opposition écroués à la maison d'arrêt de N'Djamena 

 

APA-N’Djamena (Tchad) – 2016-11-23 15:33:33 - Onze opposants tchadiens dont deux chefs de partis membres du Front de l’opposition nouvelle pour l’alternance et le changement ont été emprisonnés à la Maison d’arrêt de N’Djamena, à l’issue d’un jugement prononcé mercredi par la justice tchadienne.


Les présidents du RPR et de l’AFP, Mahamat Barh Bechir Kindji et Gapili Gondebné comparaissaient à côtés de leurs co-détenus sous l’accusation de participation à un attroupement non armé, après qu’ils ont été interpellés lors du meeting interdit du 17 novembre dernier. 



Ainsi, les deux leaders rejoignent en prison Dinamou Daram, président du PSF, détenu depuis presque trois mois pour avoir publié un communiqué appelant la population à la désobéissance civile en ne payant pas de taxes et autres amendes.



Le ministre de la Sécurité publique, par arrêté, avait interdit la tenue du meeting du 17 novembre et avait à l’appui demandé aux forces de l’ordre de quadriller le stade où il devait se tenir.



Ces dernières, devant l’entêtement des opposants, avaient dispersé leur regroupement à coups de grenades lacrymogènes. 



Elles en ont ensuite profité pour interpeller une trentaine d’opposants avant de les libérer, à l’exception de deux chefs des partis, d’un activiste (Mahamat Kally) et de huit autres personnes. 
 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 18:11
Centrafrique : Touadera et sa suite accueillis en « Messie » de retour de Bruxelles

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 23 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 23 novembre 2016 (RJDH)–Le Président Faustin Archange Touadera et sa délégation ont été accueillis ce mardi 22 novembre en grande pompe, depuis l’aéroport Bangui M’Poko jusqu’à son domicile au bon lieu du quartier Boy-rabe. La population a qualifié de succès la table ronde des bailleurs de fonds en faveur de la Centrafrique.

 

La mobilisation d’hier témoigne l’attente d’une population lassée par les conséquences économiques de la crise. Elle fonde son espoir sur les promesses de Bruxelles et l’accompagnement de la communauté internationale. L’annonce des fonds faite à Bruxelles  d’aider la République Centrafricaine est un ouf dans un contexte de tension de trésorerie et de la révision en baisse de la croissance du pays par le Fonds Monétaire International (FMI).

 

Le retour de la délégation centrafricaine de Bruxelles a été mouvementé depuis l’aéroport jusqu’au quartier Boy-rabe où réside le président Faustin Archange Touadera. Des groupes de danses traditionnels, des conducteurs des taxis motos, des militants des partis alliés au président, des jeunes, des commerçants et autorités, ont envahi l’aéroport et les grandes artères de la ville. La circulation a été perturbée pendant plusieurs heures en attendant le passage du cortège présidentiel.

 

Le président centrafricain, pris d’enthousiasme est obligé de descendre de sa voiture pour marcher du rond-point Omar Bongo Ondimba appelé aussi place Marabéna jusqu’à sa résidence de Boy-Rabe.

 

Des Banguissois sont partagés entre l’enthousiasme et le réserve. Interrogés, certains sont optimistes et parlent d’un succès de la table ronde. « La table ronde est un succès, elle témoigne l’offensive diplomatique » des autorités mais aussi l’engouement des partenaires à sortir le pays de la situation de crise qu’il traverse depuis trois ans » a dit Jonathan, un jeune du quartier Miskine.

 

D’autres sont un peu nuancés « Nous attendons des bailleurs la concrétisation des promesses faites à Bruxelles en vue de financer le DDRR et la RSS sans quoi il est difficile de parler de l’économie et du développement » a indiqué Bertrand un étudiant qui observe la liesse.

Le chef de l’Etat centrafricain, entre la joie et l’attente de sa population fait des précisions  à sa descente d’avion en ces termes : « je ne suis pas rentré avec de l’argent liquide mais des promesses » a-t-il déclaré.

 

A la table ronde des bailleurs à Bruxelles, au moins 1.130 milliards  de FCFA ont été promis en faveur du programme de Relèvement et de la Consolidation de la Paix en Centrafrique, un programme qui couvre une période de trois ans.

 

Cette table ronde est la troisième du genre après le Document stratégique pour la réduction de la pauvreté (DSRP 1 et 2).

 

 

Centrafrique : Une femme de 28 ans tuée par un élément de l’ex-Séléka à Bakouma

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN-MARIE ANDIBIKOUNDA LE 23 NOVEMBRE 2016

 

BAKOUMA, 23 Novembre 2016(RJDH) — Une femme de 28 ans a été retrouvée morte le week-end dernier à Bakouma. Elle a été tuée par un élément de l’ex-Séléka basé dans la localité. La défunte serait sa campagne. Cette situation a paralysé les activités scolaires et commerciales dans cette région.

 

Selon les informations de sources concordantes, une dispute entre deux hommes armés serait à l’origine  de l’assassinat. Et l’un des amis de la disparue à juger de le tuer car c’est à cause de la fille qu’il se retrouve à Bakouma. L’assassinat de cette fille intervient deux mois après la session criminelle de la Cour d’Appel de Bangui.

 

Cette situation y compris l’affrontement entre les éléments du FPRC et l’UPC à Bria a créé un climat de psychose au sein de la population de Bakouma. Les activités scolaires, administratives et commerciales sont paralysées jusqu’à ce jour. Un habitant de la ville de Bakouma a souligné la création de deux barrières par des hommes armés peulhs qui sévissent dans la localité. L’une à 15Km sur l’axe Bakouma et l’autre à 3 Km sur l’axe Bria.

 

La population de la ville de Nzacko non loin de Bakouma interpelle le gouvernement de trouver une solution pour leur sécurité car aucune présence des forces des Nations-Unies n’est signalée dans cette localité.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 17:55

 

 

NOTE D’INFORMATION

  

 

 

Bangui, 23 novembre 2016 – La MINUSCA met en garde les belligérants dans la ville de Bria suite à des informations sérieuses faisant état d’assassinats ciblés de civils consécutifs aux affrontements entre le FPRC et à l’UPC, précisant que de tels actes sont passibles de poursuite pénale en République centrafricaine ou hors du pays. Le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a annoncé mercredi l’envoi prochain d’une équipe d’enquêteurs pour faire la lumière sur ces allégations.

 

« La MINUSCA reçoit des informations sérieuses sur des allégations graves d’assassinats ciblés des civils sur la base de considérations ethniques et religieuses. Elle rappelle au FPRC et à l’UPC que de tels actes constituent un crime grave passible de poursuites judiciaires devant les tribunaux nationaux ou internationaux », a dit le porte-parole au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission. Les affrontements entre les deux groupes armés ont éclaté lundi matin et causé plusieurs victimes. « Selon les chiffres dont nous disposons, il y aurait au moins 16 morts confirmés et des milliers de déplacés. Le bilan des morts pourrait s’alourdir d’autant plus que les informations qui nous parviennent font état d’assassinats ciblés et d’exactions contre les Fulanis », a précisé Monteiro, qui a réitéré l’appel de la MINUSCA au FPRC et à l’UPC à mettre fin à la tension.

 

Le porte-parole a indiqué que depuis lundi, la MINUSCA est concentrée sur la « protection des civils à risque de violence physique et la restauration d’un niveau de sécurité pour la fourniture de l’assistance humanitaire ». « Des renforts sont arrivés à Bria en appui aux forces déjà sur place », a-t-il déclaré, ajoutant que la Force protège actuellement quelques 5.000 personnes réfugiées près des installations de la MINUSCA, en plus des 4.800 déplacés qui se trouvaient déjà près de l’aéroport. En outre, le porte-parole a souligné que les agences des Nations Unies ont pris des mesures pour apporter une réponse humanitaire à la situation des déplacés à Bria.

 

Par ailleurs, Monteiro a annoncé de nouvelles initiatives de la Mission à Bangui et à Berberati pour la protection des civils, le dialogue et la restauration de l’autorité de l’État. A Bangui, la MINUSCA a rencontré les organisations chargées de mener des activités de formation professionnelle et des représentants des bénéficiaires du projet de réduction de la violence communautaire de violence à savoir des groupes armés de PK5, des camps Beal/BSS et anti-Balaka. A Berberati, huit projets à impact rapide sont inaugurés jeudi. Il s’agit notamment du commissariat de police, de la maison d’arrêt de Berberati et de la sous-préfecture de Berberati mais aussi des marchés de Poto-poto et de Berberati et de la case de l’Organisation des femmes centrafricaines de la Mambéré-Kadei. Ces infrastrructures ont été réhabilitées ou construites grâce à un financement de la MINUSCA d’une valeur d’environ 125 millions de francs CFA.

 

Pour sa part, le porte-parole de la composante police, Oana Popescu, a indiqué que la Police de la MINUSCA a assuré au cours de la semaine, l’escorte et la protection de hautes personnalités, les patrouilles motorisées et pédestres, les gardes statiques au niveau des points sensibles et des institutions étatiques, ainsi que les opérations de lutte contre la délinquance. Popescu a également annoncé des actions de renforcement de capacité au profit des Forces de sécurité intérieure (FSI) ainsi que le soutien au processus d’enregistrement des FSI. « A ce jour, 1902 Gendarmes et 1464 Policiers ont pu être enregistrés », a indiqué la porte-parole.

 

De son côté, le porte-parole de la force, le lieutenant-colonel Clément Cimana, a fait part des différentes interventions de la Force dans les secteurs Est, Centre et Ouest. « A part certains cas de criminalité et de braquage à main armée, enregistrés, la situation sécuritaire à Bangui est calme mais imprévisible. Pour les différents secteurs, des violences sont rapportées entre  groupes/élements armés malgré des accords de non-agression signés entre ces belligérants, a indiqué colonel Cimana, précisant que la Force est notamment intervenue dans certains cas face aux groupes armés et reste vigilante.

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Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

 

Le Coordonnateur humanitaire a.i. Dr. Michel Yao condamne fermement la présence des hommes armés aux environs de l’Hôpital de Bria

 


Bangui, le 23 novembre 2016 -  Suite au regain de violence survenu le 21 novembre 2016 à Bria, préfecture de la Haute Kotto, le Coordonnateur humanitaire, par intérim, en République centrafricaine (RCA), le Docteur Michel Yao, condamne avec fermeté la présence d’hommes armés aux alentours de l’hôpital de Bria. Il réitère son appel pour le respect du caractère civil des structures ainsi que du personnel sanitaires. Il réaffirme également la neutralité et l’impartialité de l’action humanitaire. 



« Cette présence aux alentours de l’hôpital empêche l’accès des civils aux soins médicaux. Je demande le retrait immédiat de ces hommes. J’appelle les groupes armés à faciliter l’accès  aux structures médicales et aux personnes déplacées », a dit le Coordonnateur humanitaire par intérim. 



Plus de 10 000 personnes ont été déplacées à cause des affrontements entre les groupes armés. Les combats ont fait plusieurs morts et plus de 50 autres ont été blessées dont 13 cas graves. 



« Nous lançons un appel aux groupes armés et forces militaires pour le respect strict des structures sanitaires permettant de fournir des soins à la population et de sauver des vies », a ajouté le Dr Yao. 



Bien que l’équipe médicale soit présente et fournit les soins médicaux à l’hôpital, l’accès pour les patients est entravé par la présence des hommes armés. Pour pallier à cette contrainte, 22 personnes blessées se trouvant sur le site des déplacés ont reçu des soins grâce à une clinique mobile. 
 

 

Virginie Bero

 
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) 


République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR) 
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22   
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

LA MINUSCA MET EN GARDE LES BELLIGERANTS CONTRE DE POSSIBLES EXACTIONS CONTRE LES FULANIS A BRIA
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