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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 17:34
940 millions décaissés pour la RCA depuis la table ronde de Bruxelles

 

 

940 millions décaissés pour la RCA depuis la table ronde de Bruxelles

 

APA-Bangui (Centrafrique) – jui 20, 2017 à 15:59  - Les bailleurs de fonds, suite à leurs promesses faites à Bruxelles en 2016, ont déjà décaissé une enveloppe de près de 940 millions de FCFA en faveur de la République Centrafricaine, indique le rapport à mi-parcours de l’avancement du plan de relèvement et de consolidation de la paix, présenté jeudi à Bangui par le ministre centrafricain de l’Economie.

 

Selon Félix Moloua, grâce à cet argent, le gouvernement a pu favoriser l’amélioration de certaines situations humanitaires.

 

Les membres du secrétariat permanent du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix pour la République Centrafricaine (RCPA) qui étaient réunis en présence du chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra et en présence des diplomates accrédités en RCA, ont entre autres points examiné des projets devant être lancés à Bambari, une localité du centre de la RCA dévastée par les violences.

 

Les bailleurs de fonds de la RCA s’étaient réunis à Bruxelles le 17 novembre dernier pour mobiliser des ressources en vue de financer le plan de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique à hauteur de 1600 milliards de FCFA.

 

L'inquiétude gagne actuellement le pays à cause de la faible mobilisation de ce fonds compte tenu des violences qui se poursuivent et détournent ainsi les investisseurs de la RCA.

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Centrafrique-Presse.com
20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 16:48
Lu pour vous : Paix en Centrafrique, l’impuissance de la communauté internationale

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  Laurent Larcher, le 20/07/2017 à 15h37

 

L’Union africaine et l’ONU multiplient les déclarations en faveur de la paix et de la sécurité en Centrafrique.

Mais sur le terrain, les violences se poursuivent.

 

La Centrafrique ne manque pas d’amis. Mais sont-ils efficaces ? Cette semaine, pas moins de deux grandes institutions se sont encore penchées sur elle pour promouvoir paix et la sécurité.

 

Une nouvelle feuille de route

 

Lundi 17 juillet à Libreville, l’Union africaine a promulgué une nouvelle feuille de route pour restaurer la paix en Centrafrique. Au programme, la décentralisation, le désarmement, la justice transitionnelle ou le statut des anciens chefs d’État. Signée à la fois par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), les gouvernements du Tchad, de l’Angola, du Gabon et du Congo, cette démarche s’ajoute à bien d’autres.

 

Le 19 juin, la communauté Sant’Egidio avait annoncé, à Rome, être parvenue à un accord de paix entre les groupes armés. Mais dès le lendemain, de violents combats éclataient à Bria (Haute-Kotto, dans l’est de la RCA), faisant près d’une centaine de morts en trois jours. Sans compter les heurts et les divisions violentes qui frappent le sud-est du pays.

 

Un mois après l’accord de Rome, 12 des 16 provinces de la RCA sont toujours sous la coupe réglée des groupes armés. Abdou Karim Meckassoua, le président de l’Assemblée nationale, avait aussi présenté un texte censé aider le pays à trouver la paix : « Initiative parlementaire pour l’adoption d’un plan de paix. » Mais le conflit personnel qui l’oppose au président de la République Faustin-Archange Touadéra n’est pas de nature à promouvoir la paix dans le pays. Samedi 15 juillet, le camp présidentiel a même accusé le président de l’Assemblée nationale de préparer un coup d’État. On se souvient également des résolutions prises au forum de Bangui de 2015. Un forum présenté comme celui de la réconciliation et de la paix retrouvée.

 

Impuissance de l’ONU

 

Chargés de défendre les civiles, les 13 000 Casques bleus déployés en Centrafrique (Minusca) échouent à assurer la sécurité des habitants. La confiance en la Minusca est quasi nulle dans la population. Seul le contingent portugais a fait la preuve de son efficacité comme en témoignent ses actions à Bambari, ce printemps, et à Bangassou, au mois de mai.

 

Mardi 18 juillet, Stephen O’Brien, chef des affaires humanitaires de l’ONU, a lancé un appel à la communauté internationale afin qu’elle maintienne son soutien à la RCA, déplorant que son « Plan de réponse humanitaire » ne soit financé qu’à hauteur de 24 %.

 

« Chacun d’entre nous doit faire plus pour transformer les mots et les bonnes intentions en actions concrètes dont les Centrafricains ont le plus besoin », a-t-il constaté.

 

Attaque de la paroisse Saint Louis à Bria

 

Le soir même de la déclaration de Stephen O’Brien, le site des déplacés de la paroisse catholique Saint-Louis de Bria, a été pillé par des hommes armés. Le site n’est pas protégé par la Minusca en dépit de la demande répétée de l’Église catholique.

 

Laurent Larcher

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Centrafrique-Presse.com
20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 14:46
Nigeria: la justice confisque une luxueuse propriété à l'ex-ministre du Pétrole

 

 

 

 

 

Lagos - AFP / 20 juillet 2017 14h22 - La justice nigériane a ordonné la confiscation à titre provisoire d'une propriété appartenant à l'ex-ministre du Pétrole d'une valeur de 37,5 millions de dollars, que les juges soupçonnent de provenir de détournement de fonds publics.


La décision de la Haute Cour fédérale de Lagos, rendue mercredi soir, concerne un immeuble d'appartements appartenant à Diezani Alison-Madueke sur Banana Island, dans l'un des plus chics quartiers de la ville.


Banana Island est zone résidentielle ultra-sécurisée où vivent surtout des hommes d'affaires richissimes, des dirigeants politiques et des célébrités.


L'immeuble sera saisi avec 2,7 millions de dollars (23 millions d'euros) et plus de 84 millions de nairas (232.000 euros), suite à une requête de l'agence anti-corruption, la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC).


Ce procès fait partie d'une série d'affaires portées devant la justice par l'EFCC et impliquant Mme Alison-Madueke, qui a été ministre du pétrole sous l'ancien président Goodluck Jonathan de 2010 à 2015 et présidente de l'OPEP.


Elle est actuellement en liberté sous caution à Londres après avoir été arrêtée dans le cadre d'une enquête britannique sur un vaste scandale de corruption internationale et de blanchiment d'argent.


Son nom a également été cité dans une plainte pour corruption visant deux hommes d'affaires nigérians aux Etats-Unis et dans une enquête en Italie concernant un contrat pétrolier de 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros) avec les majors ENI et Shell.


Le président Muhammadu Buhari a été élu en 2015 sur la promesse de lutter contre la corruption endémique et l'impunité qui minent le Nigeria, mais peu d'affaires ont abouti devant les tribunaux depuis deux ans.



(©)

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 12:29

 

 

 

Oxfam appelle à l’amélioration de la protection des civils, à l'accès humanitaire et à une attention accrue en faveur de la crise en République Centrafricaine

 

Bangui, le 18 Juillet 2017, Oxfam, présente en République centrafricaine depuis 2014, exprime son inquiétude face à la recrudescence des incidents auxquelles font face les acteurs humanitaires et leurs incidences sur l’aide vitale aux populations affectées par les multiples crises qui secouent le pays.

 

Oxfam est extrêmement préoccupée par l'intensification récente des combats entre groupes armés et ainsi que la multiplication des hots spots en mai 2017, particulièrement dans l´est du pays. Ce qui a conduit à un déplacement sans précédent de populations1, a amplifié les restrictions d'accès humanitaire et entraîné une augmentation significative des besoins humanitaires des populations à travers le pays.

 

1 Depuis 2013 (100 000 nouveaux déplacés pour le seul mois de Mai selon OCHA)

 

« Nous exhortons toutes les forces en présence, à prendre toutes les précautions possibles pour s'assurer que les opérations militaires ne causent plus de préjudice aux populations civiles déjà en détresse, en particulier les femmes et les enfants. » a déclaré, Francis Ntessani, Directeur Pays d’Oxfam en République centrafricaine.

 

La flambée de violence qui a caractérisé le premier trimestre de l’année 2017 en République centrafricaine continue malheureusement d’affecter les populations civiles et directement les acteurs humanitaires. Plus de 457 incidents sur les acteurs humanitaires ont été enregistrés à l’échelle nationale depuis le début de l’année 2017. Ce chiffre place la Centrafrique parmi les pays à haut risque pour le travail humanitaire.

 

L’action humanitaire souffre d’un sous-financement chronique. La situation se détériore de plus en plus, le nombre des personnes déplacées a connue une augmentation de 6%, passant de 503 600 en mai à 534 000 personnes en juin 2017, alors que le Plan de Réponse Humanitaire de 497 millions de dollars américains n’a reçu que 24% de financement soit $97.8 million des dollars américains.

 

« Nous craignons que d'autres combats conduisent inévitablement à un nombre encore plus élevé de déplacements, et que la communauté internationale ne puisse pas être en capacité de couvrir l´ensemble des besoins de manière immédiate. » a poursuivi, Francis Ntessani. « En effet, la dernière crise survenue à Bria en mai 2017 pour laquelle Oxfam déploie une réponse d´urgence pour près de 40 000 déplacés, met en lumière les enjeux de l´action humanitaire dans une situation sécuritaire extrêmement volatile et un sous-financement chronique de l´action humanitaire. »

 

Oxfam encourage et soutient tous les efforts en cours, tant du côté de la MINUSCA, de la communauté internationale que des autorités centrafricaines pour protéger au maximum les populations et assurer l’accès humanitaire dans toutes les zones où les populations ont besoin de cette aide.

 

Oxfam tient à rappeler que les activités humanitaires sont vitales pour la population centrafricaine. Et rappelle que les travailleurs humanitaires sont présents en République centrafricaine pour fournir une assistance afin de sauver des vies et alléger la souffrance des personnes affectées par la crise. Notre objectif fondamental et nos activités sont guidées par les principes d'humanité, d'indépendance et d'impartialité. Les derniers affrontements armés dans l´est du pays prouvent une fois de plus la nécessité urgente d'assurer la protection des civils, de respecter et de protéger les humanitaires, conformément au Droit humanitaire international. Les attaques répétitives contre les acteurs humanitaires entravent l’acheminent de l'aide et empêchent également l’accès aux personnes affectées qui sont dans le besoin d’une assistance vitale.

 

Pour plus d'informations ou des entrevues :

 

 

E-mail: medocf@oxfamintermon.org, +236 72 95 09 55

 

 

Notes à l'éditeur:

 

 

Peuplée de 4.6 millions d’habitants, la République centrafricaine est l'un des pays les plus pauvres du monde et a été plongée dans une crise dramatique qui a laissé la moitié de la population dépendante de l'aide humanitaire. Cependant, seulement 24% de l'appel des Nations Unies a été financé pour couvrir cette réponse.

 

Oxfam, fournit l’assistance humanitaire en RCA depuis 2014. Nous soutenons les populations qui ont besoin d'avoir un accès sécurisé et équitable à une alimentation de base suffisante et de qualité, à des moyens de subsistance, à l'eau potable, assainissement et hygiène. Les programmes d'Oxfam cible 200 000 personnes vulnérables à Bangui, Bria, Batangafo et Paoua notamment dans les camps et sites de déplacés et les familles d’accueil. En outre, Oxfam propose: des plans d'assistance pour la protection, le plaidoyer, la gouvernance. Oxfam appuie les populations dans le renforcement de leurs capacités de résilience et de relèvement précoce. www.oxfam.org

Oxfam appelle à l’amélioration de la protection des civils, à l'accès humanitaire et à une attention accrue en faveur de la crise en République Centrafricaine
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 12:21
RCA : Une feuille de route pour la paix et la réconciliation
RCA : Une feuille de route pour la paix et la réconciliation

 

 

 

 

http://gabonreview.com  par David Makoumba Dissumba mercredi 19 juillet 2017 à 18:43

 

 

A l’initiative de la Commission de l’Union africaine (UA), une réunion ministérielle de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (RCA) s’est tenue le 17 juillet dernier à Libreville. Une feuille de route intégrée a été prise, elle constitue désormais l’unique référence pour la promotion de la paix et la réconciliation dans ce pays.

 

Tenue en présence du Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, Smaïl Chergui et du secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Ahmad Allam-mi, la réunion de Libreville recherchait davantage des voies et moyens pour aider la RCA à sortir de la crise socio-politique qui le secoue depuis quelques années. D’où l’élaboration de cette nouvelle feuille de route. Elle sera soumise aux parties invitées à la négociation et souligne tout particulièrement le nécessaire respect de l’unité et de l’intégrité de la République centrafricaine, de ses institutions démocratiques et de l’appropriation de son processus politique de paix et de réconciliation.

 

Selon le Communique final de la réunion ministérielle, les parties ont unanimement exprimé leur ferme engagement et leur solidarité avec le gouvernement et l’ensemble des acteurs politiques de ce pays pour le rétablissement d’une paix définitive dans l’inclusion, la réconciliation et la cohésion nationale. Et ce, conformément au droit, à la justice et aux valeurs africaines pertinentes.

 

Dans ce contexte de recherche de paix et de réconciliation, les parties ont décidé de mettre en place, sous l’égide de l’UA, un panel de facilitateurs où sont représentées de façon qualifiée, toutes les composantes de l’Initiative africaine. «Ce panel est doté d’un secrétariat technique pour l’opérationnalisation de cette feuille de route», note-t-on.

 

Au cours de cette réunion ministérielle, un appel a été lancé à la communauté africaine et internationale pour intensifier leur appui multiforme à la Centrafrique pour l’aboutissement au succès de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation dans ce pays. Un chronogramme sera élaboré dans les meilleurs délais pour encadrer le processus effectif de mise en œuvre de l’Initiative.

 

 

Communique final de la Réunion Ministérielle de l’initiative Africaine pour la Paix et la Réconciliation en RCA Libreville, République Gabonaise, le 17 Juillet 2017

 

http://www.peaceau.org

 

Sur l’invitation de la Commission de l’Union Africaine, une Réunion Ministérielle de l’Initiative Africaine pour la paix et la réconciliation en RCA s’est tenue le 17 juillet 2017 au Siège du Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) en présence de SEM Smaïl CHERGUI Commissaire Paix et Sécurité l’Union Africaine, de l’Ambassadeur Ahmad ALLAM-MI, Secrétaire Général de la CEEAC, George Rebelo Pinto Chicoti Ministre des Relations Extérieures de la République d’Angola, Jean Claude NGAKOSSO, Ministre des Affaires Etrangères et de la coopération de la République du Congo, SEM Pacôme MOUBELET BOUBEYA, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, de la Francophonie, de l’Intégration régionale, chargé des gabonais de l’étranger de la République Gabonaise, Charles Armel DOUBANE, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de l’étranger de la République centrafricaine, et Ahmad Mahamat Bachir, Ministre de la sécurité publique et l’immigration de la République du Tchad et a procédé à un examen approfondi de la situation en République centrafricaine (RCA).

 

La Réunion Ministérielle a exprimé ses vifs remerciements à son Excellence Monsieur Ali Bongo ONDIMBA, Président de la République Gabonaise pour l’accueil et l’hospitalité qui leur ont été réservés depuis leur arrivée à Libreville.

 

Les participants ont félicité son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Ahmad ALLAM-MI pour les facilités qu’il a mises à leur disposition.

 

Ils ont félicité le Président Pr Faustin Archange Touadera et les autorités centrafricaines pour les efforts consentis dans la recherche d’une solution politique inclusive au conflit que connait le pays, ainsi que de leur plein soutien à la poursuite de l’Initiative Africaine.

 

Les participants ont salué la Déclaration des Chefs d’Etat et de Gouvernement à l’occasion du 29ème Sommet de l’Union Africaine du 4 juillet 2017 sur l’Initiative Africaine.

 

Les participants, tout en appréciant le rôle de la MINUSCAT en RCA,  ont pris acte de toutes les initiatives qui ont été entreprises dans la recherche d’une paix durable en RCA notamment l’Accord de paix conclu à Rome sous l’égide de la Communauté Saint’Egidio et des conclusions de la réunion de médiateurs tenue à Bruxelles le 21 juin 2017, et souhaitent que l’ensemble des partenaires et amis de la RCA s’inscrivent résolument dans la dynamique de l’Initiative Africaine.

 

Les participants ont adopté une feuille de route intégrée qui constitue désormais l’unique référence pour la promotion de la paix et la réconciliation en RCA.

 

Cette feuille de route, qui sera soumise incessamment aux parties invitées à la négociation souligne tout particulièrement le nécessaire respect de l’unité et de l’intégrité de la République centrafricaine, de ses Institutions démocratiques et de l’appropriation de son processus politique de paix et de réconciliation.

 

Les parties ont unanimement exprimé leur ferme engagement et leur solidarité avec le Gouvernement et l’ensemble des acteurs politiques du pays pour le rétablissement d’une paix définitive dans l’inclusion, la réconciliation et la cohésion nationale, ce conformément au droit, à la justice et aux valeurs africaines pertinentes.

 

Les parties ont décidé de mettre en place, sous l’égide de l’UA, un panel de facilitateurs où sont représentées de façon qualifié, toutes les composantes de l’Initiative Africaine. Ce panel est doté d’un secrétariat technique pour l’opérationnalisation de cette feuille de route.

 

Elles ont lancé un appel à la communauté africaine et internationale pour intensifier leur appui multiforme à la Centrafrique et au plein succès de l’Initiative Africaine pour la paix et la réconciliation en RCA.

 

Un chronogramme du déroulé de l’initiative sera élaboré dans les meilleurs délais pour encadrer le processus effectif de mise en œuvre de l’initiative.

 

Fait à Libreville, le 17 juillet 2017

 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 12:09
Note d'information MINUSCA

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA APPUIE LES AUTORITES JUDICIAIRES ET PENITENTIAIRES CENTRAFRICAINES

 

Bangui, le 19 juillet – Conformément à son mandat, la MINUSCA apporte un appui aux autorités judiciaires et pénitentiaires centrafricaines comme exprimé  pendant la célébration à Bambari, le 17 juillet dernier, de la journée internationale de la Justice Internationale sous le thème « Les violences contre la population civile en République centrafricaine ne resteront pas impunies » ; « La justice pour tous, gage de paix durable » ; « Impunité Zero » Occasion pour la MINUSCA de revenir, pendant sa conférence de presse hebdomadaire ce mercredi, sur l’appui qu’accorde le système des Nations Unies aux autorités judiciaires et pénitentiaires centrafricaines.

 

Selon le Chef Adjoint de la Section des Affaires Judiciaires et Pénitentiaires, Fortuné Dako, invité spéciale à la conférence de presse,  la MINUSCA s’est associée à l’évènement de Bambari en raison du mandat que lui a confié le Conseil de Sécurité des Nations Unies dans sa résolution 2301 de 2016. « En vertu de ce mandat, la MINUSCA doit apporter son assistance en faveur du renforcement de l’état de droit et la lutte contre l’impunité, y compris en appuyant l’opérationnalisation et le fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique » a-t-il indiqué. Selon lui, la MINUSCA apporte un appui multiforme dans ce secteur, à savoir, la mobilisation de 96 spécialistes des affaires pénitentiaires qui sont repartis dans les différentes prisons du pays pour concourir à leur sécurisation et fonctionnement, la réhabilitation et l’équipement des infrastructures judiciaires et pénitentiaires à Bangui, Bimbo, Bambari, Bouar, Mbaïki, Kaga-Bandoro, Bria, Obo et Bangassou.

 

Lors de la conférence de presse, la Porte-parole par intérim de la MINUSCA, Mme Uwolowulakana Ikavi Gbétanou, a souligné l’importance de la caravane de la paix qui a fait son tout premier voyage à Zemio et a Bangassou le 15 juillet, avec une délégation conjointe de haut niveau Gouvernement / MINUSCA, autorités locales et société civile pour évaluer la situation sécuritaire et humanitaire, faire retentir les messages de paix et de cohésion sociale et souligner l’impérieuse nécessité du vivre-ensemble. « Cette caravane de la paix, la première d’une série,  a pour objectifs principaux : mettre fin immédiat aux hostilités ; Etablir un ou plusieurs couloirs humanitaires pour venir en aide aux populations sinistrées, dont plus de 22.000 se trouvent dans la zone de Zémio); Reprendre progressivement le contrôle des zones sous tension afin de promouvoir le dialogue comme seule option viable de sortie de la crise et créer les conditions d''un déploiement conjoint avec les forcés de sécurité intérieure et de défenses pour une meilleure sécurisation du pays. » Mme Gbétanou a ajouté que toutes ces actions sont urgentes et sont menées en étroites coordination avec les autorités nationales compétentes.

 

Dans le domaine de réforme de la sécurité, la porte-parole par intérim a indiqué qu’un accord de partenariat a été signé le 17 juillet entre la MINUSCA, la Délégation de l’Union européenne et la Mission militaire de l’Union européenne (EUTM-RCA). Dénommée « plan de soutien sur la réforme du secteur de la sécurité et l’Etat de droit en RCA », le document vise à définir clairement la répartition des rôles entre l’Union Européenne et les Nations Unies, dans le domaine de leur appui à la RCA dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité et la promotion de l’Etat de droit.

 

Réagissant à des information diffusées sur les medias accusant les Casques bleus de tirer sur la population, notamment à Bangassou (Sud-Est du pays), Mme Gbétanou a rappelé que les Casques bleus interviennent sur le terrain pour protéger les populations sous la menace armée, en application du mandat de la MINUSCA et guidés par les règles d’engagement claires. Leur intervention se fait avec impartialité et se place au-dessus de toute considération ethnique ou religieuse, a-t-elle martelé. Elle a aussi dénoncé toute tentative d’instrumentation et de manipulation de la population et/ ou de certaines autorités locales conte les soldats de la paix, car cela les expose dangereusement, tout en affectant négativement l’efficacité de leur engagement en faveur des populations.

 

Au chapitre des droits de l’homme, depuis une semaine, la MINUSCA a pu surveiller, vérifier et documenter à travers le pays, 87 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme ayant affecté au moins 90 victimes (72 hommes, 12 femmes, trois garçons, deux filles et une victime collective).

 

La semaine écoulée a été aussi marquée par la visite du Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien, qui est venue faire sa propre évaluation de la situation humanitaire grave dans le pays. Il a été reçu par le chef de l’Etat et eu des échanges avec plusieurs autres personnalités du gouvernement. Il s’est également rendu à Bangassou où il a discuté avec les autorités locales et des membres de la société civile.

 

Au cours de la semaine écoulée, la situation sécuritaire a été essentiellement marquée par quelques situations d’insécurité, caractérisées par des actes criminels isolés et des affrontements entre les groupes armés continuent et constituent une menace à l’encontre des populations civiles, a indiqué le porte-parole de la Police des nations Unies, Oana Popescu.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Come Ndayiragije, a noté une situation sécuritaire calme mais imprévisible tant à Bangui, qu’à l’intérieur du pays, soulignant qu’« avec le départ du contingent congolais, la Force s’est réarticulée pour éviter tout incident sécuritaire. Les positions occupées auparavant par les Congolais ont été reprises par le bataillon camerounais ».​

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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Centrafrique-Presse.com
20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 11:46
Centrafrique: guerre des chefs au sommet d'un pays ravagé par la violence

 

 

Centrafrique: guerre des chefs au sommet d'un pays ravagé par la violence

 

20/07/17 (AFP)

 

La Centrafrique, minée par la violence, est menacée dans sa reconstruction par des tensions au sommet de l'Etat entre le président de la République et celui de l'Assemblée nationale, le camp du premier ayant été jusqu'à accuser samedi le second de tentative de coup d'Etat avant de se rétracter.

 

Début 2016, l'élection du président Faustin-Archange Touadéra, sous l'égide de la France et des Nations unies, avait représenté une lueur d'espoir après le déchaînement des violences en 2013 dans ce pays pauvre de 4,5 millions d'habitants.

 

A la tête de l'Assemblée nationale, Abdoul Karim Meckassoua, un élu du PK5, le quartier musulman de Bangui, apparaissait comme un symbole de réconciliation après le déferlement de haine entre rebelles Séléka pro-musulmans et anti-Balaka pro-chrétiens.

 

Mais dans ce pays où l'Etat peine à exercer son autorité au-delà de la capitale, Bangui, les relations entre les deux hommes n'ont cessé de se dégrader jusqu'à une rumeur de coup d'Etat samedi.

 

"Nous assistons à des infiltrations de mercenaires à Bangui et ses environs", avait déclaré à la radio d'Etat un proche du président Touadéra, Didacien Kossimatchi, assurant qu'une dizaine d'entre eux, interpellés, avaient affirmé être là pour "tuer le président de la République" pour le compte de M. Meckassoua.

 

"Les accusations portées sont extrêmement graves", a répondu à l'AFP le premier vice-président de l'Assemblée, Aurélien Simplice Zingas.

 

"Il se trouve que des personnes non autorisées s'arrogent le droit de parler en lieu et place de l'exécutif, qui n'a rien à voir avec ces supputations", avait voulu conclure dimanche à la radio d'Etat le porte-parole du gouvernement, Albert Yaloké Mokpem.

 

L'animosité entre MM. Touadéra et Meckassoua, l'un de ses rivaux à la présidentielle de 2016, n'a pas diminué depuis le scrutin.

 

Les deux hommes sont tous deux d'anciens ministres influents de l'ex-président François Bozizé - Touadéra a été son Premier ministre entre 2008 et 2013 et Meckassoua ministre d'Etat entre 2003 et 2013.

 

"Le président Touadéra a pensé mettre de son côté Meckassoua en l'appuyant pour le perchoir. Mais c'était sans compter les déceptions que Meckassoua a vécues sous le régime Bozizé", affirme à l'AFP un autre ancien candidat à la présidentielle.

 

"S'il y a quelqu'un qui maîtrise les réalités et les crimes économiques ou de sang du régime Bozizé, dont Touadéra fut un des principaux acteurs, c'est bien Meckassoua. C'est une sorte de témoin gênant", déclare à l'AFP un proche du président de l'Assemblée nationale.

 

- 'Crise dans la crise' -

 

"Touadéra n'a pas compris ça, il s'est fait piéger et tente de réparer cette erreur politique", explique un proche du président de la République, qui préfère, comme beaucoup à Bangui, évoquer cette affaire sous couvert de l'anonymat.

 

"Il faut se rendre à l'évidence, cela constitue une sorte de crise dans la crise", déclare à l'AFP l'opposant Joseph Bendounga, président du Mouvement démocratique pour l'évolution et la renaissance de Centrafrique (MDREC).

 

Nombreux sont les signes de tensions exécutif/législatif: le Premier ministre de M. Touadéra, Mathieu Simplice Sarandji, ne s'est présenté que deux fois devant les parlementaires depuis 2016, suscitant leur colère. En mai, ils ont brandi la menace d'une motion de censure.

 

La transparence dans l'attribution des contrats miniers a aussi avivé les querelles dans ce pays riche en or et diamants. Le président de l'Assemblée a ainsi saisi - avec succès - la Cour constitutionnelle pour que l'attribution des marchés soient soumis à l'approbation du bureau de l'Assemblée et non à la signature des ministres.

 

"Cette situation est de nature à renforcer un système que les Centrafricains ne connaissent que trop bien: la menace structurelle de coup d'Etat", analyse la spécialiste de la Centrafrique à l'ONG américaine Enough Project, Nathalia Dukhan.

 

"Ces affaires du bac à sable banguissois montrent que le régime actuel est encore très loin d'être à la mesure des défis de stabilisation, reconstruction et réconciliation de la Centrafrique", ajoute Thierry Vircoulon, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri).

 

Depuis plusieurs mois, la Centrafrique est en proie à un regain de violences, dans le centre (Bangassou en mai, Bria en juin, Kaga-Bandoro en juillet), et dans l'est (Zemio en juin).

 

La Centrafrique, qui a basculé dans les massacres de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka, bénéficie d'un retour au calme dans Bangui après l'intervention de la France (2013-2016) et des Nations unies. Mais les groupes armés menacent toujours les civils dans l'intérieur du pays.

 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 11:32
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : La feuille de route de l’Union Africaine survole la question de l’impunité et la justice

 

 

Par Fridolin Ngoulou le 19 juillet 2017

 

 

BANGUI, 19 Juillet 2017 (RJDH)—La feuille de route de l’Union Africaine, signée le 17 juillet à Libreville a survolé les questions de l’impunité et de la justice, c’est le constat fait dans ce document dont le RJDH a obtenu copie.

 

Cette initiative qui se veut le dernier rempart des initiatives pour le retour de la paix en Centrafrique intervient dans un contexte où le peuple centrafricain attend la justice pour marquer la fin de l’impunité caractérisant les crises en Centrafrique.

 

La feuille de route reconnaît juste que « l’impunité n’a jamais constitué une solution durable aux crises récurrentes en RCA et l’engagement à respecter la lutte contre les graves violations des droits humaines et du droit international humanitaire et à l’examen de toutes les options pertinentes à cet égard, notamment celles tirées du contexte de la justice transitionnelle », peut-on lire dans ce document.

 

La feuille de route prend également en compte « la présomption d’innocence de tout individu soupçonné de commettre des crimes graves tant qu’il n’aura pas été jugé coupable par une juridiction compétente en la matière ».

 

Toutefois, les discussions faisant partie de la feuille de route de l’UA prendront en compte les questions économiques et sociales, les questions de sécurité et de défense, mais aussi la justice, la réconciliation et les questions humanitaires sans plus de détails. Cette feuille de route prévoit en plus des discussions sur la question de « justice et de réparation pour les victimes et le mécanisme de justice transitionnelle et de réconciliation nationale ».

 

L’Union Africaine a ces derniers temps été critiquée pour sa volonté d’aller vers l’amnistie des présumés coupables des violations des droits de l’homme dans la crise centrafricaine ; démarche contradictoire avec la mise sur pied de la Cour Pénale Spéciale, sensée juger ces présumés auteurs des crimes.

 

 

Centrafrique : Le site des déplacés de l’Eglise catholique de Bria pillé par des hommes armés

 

Par Nina Verdiane Niabode le 19 juillet 2017

 

 

BRIA, 19 Juillet 2017 (RJDH)… La paroisse Saint-Louis de Bria à l’est du pays dans la Haute-Kotto accueille des personnes déplacées. Elle a été pillée le mardi 18 Juillet aux environs de 21 heures par des hommes en armes. Une situation à l’origine de la panique chez les personnes déplacées. Information confirmée au RJDH par l’autorité religieuse de la localité.

 

La flambée de violence constatée au second trimestre de l’année 2017 n’a pas épargné la ville de Bria dans la haute-Kotto. Les populations civiles et directement les leaders communautaires et religieux se trouvent affectés par cette situation. La situation sécuritaire et humanitaire reste volatile dans la localité.

 

L’incursion des hommes armés dans l’enceinte de la paroisse de Bria inquiète. « Nous avons été victimes d’un braquage ce mardi à 21 heures. Il s’agit des hommes en armes qui ont fait irruption dans l’enceinte de la paroisse où se trouvent les personnes déplacées. Ils ont pris tout ce qui était argent, téléphones, et plusieurs biens matériels. Nous rendons grâce à Dieu qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée », a témoigné l’abbé Gildas, curé de la paroisse Saint Louis de Bria.

 

Cet incident s’explique par la non protection du site de l’Eglise catholique. « La paroisse n’est pas protégée. Nous avons demandé la dernière fois à la Minusca de mettre leurs éléments aux alentours de l’Eglise afin de protéger les personnes qui s’y trouvent et n’avons eu aucune réponse jusqu’à ces jours. En voilà la conséquence aujourd’hui. Ce que nous déplorons beaucoup plus est que ces personnes armées ont promis de revenir sur le lieu pour une prochaine exaction », a expliqué le curé.

 

La ville de Bria se trouve dans une situation d’affrontements passifs entre les groupes armés. Les personnes réclament une assistance humanitaire suffisante et la libre circulation des personnes devient de plus en plus compliquée. Un agent de santé a été tué dans la localité le weekend dernier.

 

 

Centrafrique : L’OFCA tient enfin son congrès ordinaire pour l’installation du nouveau bureau

 

Par Noura Oualot le 19 juillet 2017

 

 

BANGUI, 19 juillet 20175RJDH)— Après plusieurs années de crise de légitimité, l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) organise finalement son congrès ordinaire. Les activités dudit congrès sont ouvertes ce matin au palais de la CEMAC à Bangui. Objectif, mettre en place le nouveau bureau de l’organisation.

 

L’OFCA traverse une crise de légitimité depuis 2013, après le départ de la présidente Marguerite Kofio légalement élue en 2008 suite aux évènements de l’année 2013 au cours de laquelle ce congrès devrait statutairement se tenir pour élire les nouveaux membres du bureau.

 

Ce congrès est enfin aujourd’hui un moment de soulagement et de réconfort pour toutes les femmes de Centrafrique selon Nadine Pingama-Modo présidente du comité d’organisation du congrès, « 2013-2017, cela fait 5 ans que les femmes attendent avec ferveur l’organisation de ce congrès qui est censé mettre fin à une situation de déception qui n’a que trop duré afin qu’elles puissent participer effectivement à l’œuvre de reconstruction nationale dans un cadre institutionnel plus approprié ».

 

L’OFCA est paralysée depuis 24 mars 2013. Virginie Baikoua, Ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale appuie le comité d’organisation mis en place depuis 2015. Elle appelle toutes les congressistes à choisir la présidente qui mérite pour relever l’OFCA de ses cendres, « je demande aux femmes de choisir la bonne personne qui va porter l’OFCA à bras le corps en respectant les textes et la loi, en respectant les autres femmes pour le bon fonctionnement de l’organisation qui est en train de renaitre ».

 

Plusieurs activités vont émailler le déroulement de ce congrès.  La présentation des rapports moraux et financiers des bureaux des anciennes présidentes de Bangui et des seize préfectures suivis des débats sont les activités menées ce jour. Le deuxième jour est consacré à l’amendement des textes de base et l’élection des membres du bureau. L’adoption du rapport général, les recommandations, les résolutions et la présentation du bureau élu boucleront le congrès le troisième jour.

 

La première mission du nouveau bureau reste l’installation des représentantes de l’OFCA dans les seize préfectures pour le relèvement du pays.

 

 

Centrafrique : Le personnel d’appui de la Socatel persiste et signe le départ du Directeur Général

 

Par Noura Oualot le 19 juillet 2017

 

 

BANGUI, 19 juillet 2017(RJDH)— Les activités restent paralysées à la Socatel. Pour cause, le personnel d’appui demande la démission du Directeur Général, seule condition de reprise du travail. Position exprimée ce matin lors d’un sit in  devant ladite entreprise.

 

Munis des casseroles et des tabourets, les manifestants ont fait un vacarme terrifiant ce matin devant leur entreprise dont ils ont barricadé tous les portails.

 

Selon, Jospin Blaise Konzé, délégué du personnel de la Socatel, la démission du Directeur Général, Bruno Gréla-Poko, mettra fin à leur mouvement qui dure presque deux semaines, « nous maintenons notre décision car il gère mal la maison à la manière libanaise », a-t-il lâché.

 

A la Socatel, les activités sont paralysées depuis le début de ce mouvement de grève. L’entrée est strictement interdite à tout personnel, « il n’y a pas de travail, nous avons juste mis certains points stratégiques en marche pour pouvoir maintenir les appareils en attendant le décret pour son remplacement ».

 

Le délégué du personnel pense que « le gouvernement fait la sourde- oreille à chaque fois nous allons vers eux mais cette fois-ci, qu’ils viennent vers nous.  La solution est simple que le Directeur Général démissionne sinon le mouvement de grève va perdurer jusqu’à satisfaction ».

 

Aucune réaction n’est encore enregistrée ni du côté du gouvernement ni de celui du staff dirigeant de la Socatel./

 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 23:30
Lu pour vous : Congo : sale temps pour Brazzaville

 

 

 

 

REVUE DE PRESSE. Au moment où des législatives et des locales sont organisées ce dimanche, des voyants rouges s'allument sur plusieurs fronts. - Page 3

 

PAR AGNÈS FAIVRE  Publié le  - Modifié le  | Le Point Afrique

 

Grève sur les sites d'exploitation de Total E&P à Pointe-Noire, mise en examen de deux proches du président Sassou-Nguesso dans l'affaire des biens mal acquis, alerte de l'ONU sur des cas de détentions arbitraires dans les geôles de Brazzaville, annulation du festival panafricain de musique Fespam prévu du 19 au 21 juillet, dégradation de la note du Congo par l'agence Standard & Poors sur fond de conflit entre l'État congolais et un de ses créanciers… Quand on cherche à prendre le pouls du Congo-Brazzaville à la veille des élections législatives et locales du dimanche 16 juillet, cette déferlante d'actualité négative est loin d'annoncer des lendemains tranquilles pour la population et pour les quelque 2 millions d'électeurs congolais appelés aux urnes.

 

L'opposition divisée

 

Sur le plan politique, ce scrutin intervient plus d'un an après la présidentielle du 20 mars 2016 qui a consacré la réélection de Denis Sassou-Nguesso. Cette date marque aussi une fracture au sein de la vaste plateforme d'opposition IDC-Frocad née en août 2015. « L'unité de l'opposition du Congo-Brazzaville a volé en éclats au lendemain de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 20 mars 2016 par la Cour constitutionnelle. C'est un secret de polichinelle. La mort dans l'âme, une frange de l'opposition a vite fait de reconnaître la victoire de Denis Sassou-Nguesso. L'autre frange continue de dénoncer le hold-up électoral du calife d'Oyo », écrit Benjamin Bilombot Bitadys sur le site d'information Congopage, en référence au village natal du président congolais (Oyo), et à sa modification de la Constitution par référendum en octobre 2015 en vue de briguer un 3e mandat.

 

Aujourd'hui, une partie de l'opposition participe à la compétition électorale quand une autre partie boycotte les scrutins. Chez les premiers, on retrouve Guy Brice Parfait Kolélas, chef de l'Union des démocrates humanistes (UDH) Yuki, ainsi que Pascal Tsaty Mabiala, à la tête de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS). Les seconds se composent de l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) emmenée par son fondateur Charles Zacharie Bowao, du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad) présidé par Claudine Munari et de la Composante Jean-Marie Michel Mokoko (CJ3M), du nom d'un des candidats à la présidentielle de 2016, emprisonné depuis juin 2016 pour « atteinte à la sûreté de l'État »« C'est désormais le chacun pour soi, chacun sa position, déplore le journaliste de Congopage, qui passe à la loupe les arguments des deux camps.

 

La politique de la chaise vide ? Un couteau à double tranchant

 

« Devrait-on participer à des élections dont les dés sont pipés et les résultats connus d'avance ? Devrait-on faire fonctionner un parti politique sans élus et donc sans argent ? (…) Sassou aura-t-il la magnanimité de nommer un nombre suffisant de députés Yuki pour former un groupe parlementaire ? » se demande-t-il enfin, pointant ce dilemme : « la politique de la chaise vide peut aussi se révéler un couteau à double tranchant » pour un parti politique.

 

L'hypothèque de la situation dans le Pool et des prisonniers politiques

 

Ce dernier argument semble toutefois glisser sur les trois principaux mouvements d'opposition coalisés, résolus à boycotter le scrutin. Outre le fait de continuer à dénoncer la victoire « frauduleuse » de Denis Sassou-Nguesso à la présidentielle de 2016, ce refus de participer aux élections se fonde aussi sur la situation dans le Pool. Ce département, qui fut le théâtre d'affrontements violents entre l'armée et les milices Ninjas du pasteur Ntumi, un chef rebelle, entre 1998 et 2003, a de nouveau basculé dans la violence l'année dernière après la présidentielle. Depuis, le conflit a fait environ 81 000 déplacés, selon l'ONU, ce qui représente un tiers de la population du Pool. Fin mai, la coalition des partis d'opposition conditionnait ainsi la tenue d'élections à « l'arrêt de la guerre dans le Pool » et à la « libération de prisonniers politiques ».

 

Une situation économique de plus en plus difficile

 

Dans un communiqué diffusé par le site d'info congolais mwinda.org, les opposants brossaient aussi un « tableau des difficultés financières et sociales du Congo ». « Parallèlement aux salaires, pensions, bourses et prestations de services à l'État non payés, les pénuries des produits courants se multiplient, générant une flambée des prix. Les produits alimentaires de base, les carburants (essence, gazole, kérosène, pétrole lampant) et le gaz de cuisine sont désormais devenus comme l'eau et l'électricité, des denrées rares, voire très rares. Chaque jour, la crise s'aggrave et s'élargit et le Congo s'enfonce davantage dans la détresse générale », mentionne ce communiqué.

 

Réclamant un « dialogue inclusif sous l'égide de la communauté internationale », la coalition de l'opposition avait appelé la jeunesse à se mobiliser le lundi 10 juillet. Mais l'initiative a tourné court, face à l'imposant dispositif policier déployé à Brazzaville.

 

Un engouement limité malgré de nombreux primo-candidats 

 

Depuis, la campagne électorale a repris son cours. Une des conséquences du boycott des scrutins par une large partie de l'opposition est d'amenuiser l'enjeu de ces scrutins. Les candidats des deux partis d'opposition encore dans la course apparaissent largement sous-représentés face aux candidats du PCT (Parti congolais du travail). Certes, on compte aussi de nouveaux arrivants.

 

La nouvelle législature sera composée de 151 députés, contre 139 jusque-là. Mais cela ne suffit pas, semble-t-il, à créer un véritable engouement. Pour le moins, ces jeunes primo-candidats à la députation ont piqué la curiosité de la blogueuse Samantha Tracy. « Une des surprises – pour moi, en tout cas –, c'est le nombre de jeunes qui représentent une liste à travers les différents arrondissements. (…) En voyant cette affluence non négligeable de jeunes engagés dans la politique, une question se pose : est-ce là un véritable engagement ou est-ce la dernière mode à la congolaise ? Rappelons que la plupart des jeunes qui portent fièrement les couleurs de telle ou telle liste n'ont manifesté auparavant aucun réel engagement politique. Bien qu'ils annoncent un rajeunissement de la classe politique congolaise, la question à se poser est la suivante : sont-ils suffisamment outillés pour prétendre représenter des populations déjà trop abusées par le passé ? Mieux, ne seraient-ils pas les marionnettes d'une farce qui voudrait donner l'impression d'un changement de mentalité dans la sphère politique ? » écrit-elle dans un post intitulé « Législatives au Congo : le show comique ».

 

Les affiches des candidats raillés sur les réseaux sociaux

 

La blogueuse revient aussi sur la façon dont la communication des divers candidats a été moquée sur les réseaux sociaux. « Vous n'avez pas pu rater le show le plus comique du moment (…) : les affiches des candidats aux législatives. Entre slogans improbables, convocation de chefs coutumiers ou de divinités, fautes d'orthographe à la pelle en passant par les relations pères-fils mises en avant… » écrit-elle. Le ton du post est ironique, mais la jeune femme prévient : « L'heure est au pleurer-rire. »

 

Des élections sur fond de récession et de conflit social

 

Si ces élections ne sont pas toujours prises au sérieux, c'est aussi en raison du marasme économique dans lequel est plongée la République du Congo. L'année 2016 a connu une récession inattendue (- 2,7 % de croissance du PIB, selon le FMI), qui pourrait se poursuivre en 2017. Les caisses de l'État se vident, les réserves monétaires fondent, le gouvernement accumule les retards de paiement… En mars, le gouvernement du Congo a sollicité l'appui du FMI, qui serait enclin, selon Le Journal de Brazza, à aider le pays « dans la formulation d'un programme économique et financier » qui « entraînerait l'amélioration significative de la qualité des dépenses publiques ». Pas de quoi calmer encore la grogne sociale qui couve ou s'exprime à quelques jours des élections législatives et locales.

 

Ce jeudi 13 juillet, les employés de Total E&P ont arrêté la production sur tous les sites d'exploitation du géant pétrolier au large de Pointe-Noire. « Tout est parti d'une revendication sociale des agents de Total E&P Congo qui réclamaient le limogeage du directeur général, lequel avait rogné sur les avantages sociaux des travailleurs », narre le site d'info congolais mwinda.org. Une intervention « musclée et pour le moins disproportionnée » a ensuite conduit l'intersyndicale à engager un bras de fer avec la direction de Total.

 

En attendant le dénouement de cette crise sociale, Mwinda rappelle que « c'est l'entrée en grève des syndicalistes du secteur pétrolier au début des années 90 qui avait poussé la France à ne plus soutenir son préfet-président, avec pour conséquence l'avalanche d'événements politiques qui conduisirent à la convocation de la conférence nationale souveraine, et à l'adoption du multipartisme. C'est dire que les heures qui vont suivre seront donc cruciales. Alors, wait and see ».

 

Sassou comparé à Néron

 

Pour le quotidien burkinabéLe Pays, « les oppositions doivent se montrer plus imaginatives » face au pouvoir de Brazzaville. Un brin sévère, il se demande « si le peuple congolais, que la communauté internationale semble avoir abandonné aux mains du dictateur, ne mérite pas son sort ». « Les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent, a-t-on coutume de dire. (…) Les Congolais ne semblent pas prêts à aller au sacrifice suprême pour conquérir leur liberté et semblent avoir le regard tourné vers l'extérieur. Or, comme le disait feu Thomas Sankara, l'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort. Et Denis Sassou-Nguesso, connaissant bien son peuple, en profite à souhait », estime le titre de Ouagadougou dans un article intitulé « Sassou comme Néron ». Denis Sassou-Nguesso, proche de l'empereur romain accusé – à tort ou à raison – d'avoir brûlé Rome ? Le Pays se base sur la propension du président congolais à réprimer. « Il est bien dans la posture de Néron quand il disait à propos de ses sujets : Qu'ils me haïssent s'ils veulent, pourvu qu'ils me craignent  », argue Le Pays. « Et s'il devrait brûler le Congo sur l'autel de son pouvoir comme l'avait fait le tristement célèbre dictateur de l'Antiquité romaine, il le ferait sans hésiter. Et pour preuve, l'homme n'avait pas hésité à bombarder avec des hélicoptères de combat son opposition. »

 

Le limogeage de la directrice du CHU de Brazzaville en dit long sur l'esprit du pouvoir

 

En attendant, le régime congolais montre qu'il sait faire preuve de fermeté. Ce jeudi 13 juillet, encore, décision fut prise de limoger Gisèle Marie-Gabrielle Ambiero, directrice du CHU de Brazzaville, après qu'elle eut écrit une lettre ouverte au président. Elle y décrivait un établissement dans un « état déplorable », un « récurrent fonctionnement malheureux », un « grand réseau mafieux » qui « vole, pille, ment, désoriente et désinforme »… « Depuis fort longtemps, j'ai exprimé le désir ardent de vous rencontrer, mais toutes mes démarches se sont soldées par des échecs », précise-t-elle dans sa lettre. Son appel au secours n'a manifestement pas été entendu. Celui du peuple le sera-t-il ? 

 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 23:13
RCA: l’UA fixe une feuille de route pour la paix dans le pays

 

 

 

 

Par RFI Publié le 18-07-2017 Modifié le 18-07-2017 à 14:59

 

L'Union africaine se veut désormais aux commandes des efforts diplomatiques pour la paix en Centrafrique. C'est en tous les cas ce qui ressort d'une réunion qui s'est tenue à Libreville, ce lundi. L'UA, mais aussi la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), ainsi que les gouvernements du Tchad, de l'Angola, du Gabon du Congo et de la RCA ont signé une «feuille de route pour la paix et la réconciliation en Centrafrique». Un document qui fixe un cadre pour les discussions entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain et qui «constitue désormais l'unique référence pour la paix en RCA».

 

Cette nouvelle feuille de route dit « prendre en compte » ce qui a été fait avant y compris « les acquis » de l'accord de Sant'Egidio signé, en juin, à Rome. La feuille de route de l’Union africaine prend aussi en compte l'initiative de paix rédigée fin mai par les parlementaires centrafricains, ainsi que les conclusions du forum de Bangui de 2015. Deux documents qui écartaient de manière très claire toute idée d'amnistie pour les chefs de groupes armés.

 

Et cette amnistie est un point crucial qui nourrissait un certain nombre de réserves voire une méfiance vis-à-vis de l'initiative africaine. Aux Nations unies en mars, le président Touadéra avait même fustigé les pressions qu'il subissait de la part des tenants de l'amnistie. Il semble que ce point ait été abandonné. Sans d'ailleurs mentionner le mot amnistie, la feuille de route reconnaît que « l'impunité n'a jamais constitué de solution durable aux crises récurrentes en RCA ».

 

Un agenda ambitieux

 

« Pour nous, il est hors de question d'accepter une amnistie générale », confie le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Charles Doubane. « On ne peut pas aller contre le forum de Bangui, ou la Constitution. L'opinion est contre l'amnistie, le Parlement est contre, personne n'en veut. »

 

Cette feuille de route, tout en rappelant donc un certain nombre de principes, comme le refus de la partition du pays et le respect du forum de Bangui ou de la Constitution, dévoile un agenda très ambitieux. Un agenda qui couvre la décentralisation, le DDR, la justice transitionnelle ou le statut des anciens chefs d'Etat notamment.

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