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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 19:05
RCA : Dernière Résolution du Conseil de sécurité n° 2339

 

 

* S/2016/1032

CS/12697
27 JANVIER 2017

LA SITUATION EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Lettre datée du 5 décembre 2016, adressée au Président du Conseil de sécurité par le Groupe d’experts sur la République centrafricaine reconduit dans son mandat par la résolution 2262 (2016) (S/2016/1032)

 

Texte du projet de résolution (S/2017/77)

 

Le Conseil de sécurité,

 

Rappelant ses précédentes résolutions et déclarations sur la République centrafricaine, en particulier ses résolutions 2121 (2013), 2127 (2013), 2134 (2014), 2149 (2014), 2181 (2014), 2196 (2015), 2212 (2015), 2217 (2015), 2262 (2016), 2264 (2016), 2281 (2016) et 2301 (2016), ainsi que sa résolution 2272 (2016) et les déclarations de son président en date des 18 décembre 2014 (S/PRST/2014/28), 20 octobre 2015 (S/PRST/2015/17) et 16 novembre 2016 (S/PRST/2016/17),

 

Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République centrafricaine, et rappelant l’importance des principes de non-ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale,

 

Rappelant qu’il incombe au premier chef aux autorités de la République centrafricaine de protéger toutes les populations du pays contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité,

 

Constatant avec préoccupation que, si elle s’améliore, la sécurité en République centrafricaine n’en demeure pas moins précaire, en raison de la présence constante de groupes armés et autres fauteurs de troubles armés, ainsi que de la violence qui perdure, du manque de moyens des forces nationales de sécurité, de l’autorité limitée de l’État sur l’ensemble du territoire de la République centrafricaine, et de la persistance des causes profondes du conflit,

 

Insistant sur le fait que tout règlement durable de la crise en République centrafricaine, y compris le processus politique, doit être aux mains de la République centrafricaine et accorder la priorité à la réconciliation du peuple centrafricain, dans le cadre d’un processus sans exclusive associant les hommes et les femmes, y compris les personnes qui ont été déplacées du fait de la crise, quelle que soit leur origine sociale, économique, politique, religieuse et ethnique,

 

Demandant aux autorités de la République centrafricaine de prendre d’urgence des mesures transparentes et sans exclusive en vue de parvenir à la stabilisation et à la réconciliation dans le pays, y compris des initiatives concrètes pour rétablir l’autorité effective de l’État sur l’ensemble du territoire; à lutter contre l’impunité par le rétablissement de l’administration de la justice et du système de justice pénale, notamment le système pénitentiaire, dans tout le pays; à accélérer la réforme des Forces armées centrafricaines (FACA) et des forces de sécurité nationales afin de mettre en place des services de sécurité multiethniques, professionnels et républicains dans le cadre d’une réforme adaptée du secteur de la sécurité; à prendre des mesures effectives de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement (DDRR) s’appliquant à l’ensemble des groupes armés, y compris aux enfants qui leur étaient associés; et à instaurer une gestion efficace des finances publiques pour faire face aux dépenses de fonctionnement de l’État, mettre en œuvre des plans de relèvement rapide et relancer l’économie,

 

Encourageant les autorités de la République centrafricaine, en collaboration avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et la Mission militaire de formation PSDC de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA), à assurer l’égalité des chances aux membres des groupes armés, qu’il s’agisse d’éléments « antibalaka » ou d’éléments de l’ex-Séléka, lors de la sélection des membres démobilisés qui remplissent les conditions requises pour intégrer les forces de défense et de sécurité nationales, et à assurer aux soldats des FACA de toutes les préfectures l’égalité d’accès à la procédure d’enregistrement et de vérification simplifiée,

 

Soulignant qu’il importe de refonder en République centrafricaine une armée nationale qui soit multiethnique, républicaine et professionnelle, reconnaissant à cet égard le travail réalisé par l’EUTM-RCA, et se félicitant que les États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) aient l’intention de contribuer à la formation des forces de défense et sécurité nationales à l’appui des autorités nationales et en coordination avec l’EUTM,

 

Appelant les autorités de la République centrafricaine à veiller à ce que les auteurs de violations du droit international applicable, y compris celles commises contre des enfants et des femmes, soient exclus des services de sécurité et des forces armées nationales,

 

Accueillant avec satisfaction l’engagement pris par le Secrétaire général d’appliquer rigoureusement sa politique de tolérance zéro à l’égard de l’exploitation et des atteintes sexuelles, se déclarant gravement préoccupé par les nombreuses allégations d’exploitation et d’atteintes sexuelles imputées à des soldats de la paix en République centrafricaine, soulignant qu’il importe au plus haut point que les pays qui fournissent des contingents et du personnel de police, ainsi que la MINUSCA, enquêtent rapidement sur ces affaires de façon crédible et transparente et fassent en sorte que les auteurs d’infractions pénales ou d’écarts de conduite répondent de leurs actes, et soulignant également qu’il convient de prévenir l’exploitation et les atteintes sexuelles et d’améliorer les mesures prises pour donner suite aux allégations,

 

Accueillant également avec satisfaction le rapport du Secrétaire général daté du 29 septembre 2016 (S/2016/824), établi en application de la résolution 2301 (2016),

 

Saluant le bilan à mi-parcours et le rapport final du Groupe d’experts sur la République centrafricaine (S/2016/1032) créé en application de la résolution 2127 (2013) et reconduit successivement dans son mandat par les résolutions 2134 (2014) et 2262 (2016), et prenant note des recommandations du Groupe d’experts,

 

Condamnant fermement les actes de violence et l’instabilité en République centrafricaine, les menaces de violence, les violations des droits de l’homme et les atteintes à ces droits ainsi que les violations du droit international humanitaire, notamment à l’égard des femmes et des enfants; les attaques contre des soldats de la paix des Nations Unies, les forces internationales et le personnel humanitaire; le cycle continu de provocations et de représailles imputables à des groupes armés, tant à Bangui qu’à l’extérieur de la ville et le refus d’accès humanitaire, par des éléments armés, aggravant encore la situation humanitaire extrêmement difficile dans laquelle se trouve la population civile et entravant l’accès des acteurs humanitaires aux populations vulnérables,

 

Soulignant qu’il est urgent et impératif de mettre un terme à l’impunité dont jouissent tous les auteurs de ces actes en République centrafricaine – dont certains peuvent constituer des crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, auquel ce pays est partie – et de traduire ces auteurs en justice, notant à cet égard que le Procureur de la Cour a ouvert, le 24 septembre 2014, à la demande des autorités nationales, une enquête sur les crimes qui auraient été commis depuis 2012, et se félicitant de la coopération continue des autorités de la République centrafricaine dans ce domaine,

 

Soulignant également qu’il est primordial d’instaurer un système judiciaire national efficace, et qu’il faut renforcer à cette fin les mécanismes nationaux d’établissement des responsabilités, notamment en poursuivant la mise en œuvre du Mémorandum d’accord du 7 août 2014 sur les mesures temporaires d’urgence et de la loi promulguée en juin 2015 portant création d’une Cour pénale spéciale nationale chargée d’enquêter sur les crimes graves commis en République centrafricaine et d’en traduire les auteurs en justice; et rappelant qu’il importe que la communauté internationale continue d’appuyer le processus engagé par les autorités de la République centrafricaine,

 

Soulignant en outre que ceux qui se livrent à des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine ou les appuient, mettent en péril ou entravent le processus politique de stabilisation et de réconciliation, et dirigent des attaques contre des civils ou des soldats de la paix, pourraient répondre aux critères de désignation aux fins de sanctions énoncés dans la présente résolution,

 

Se déclarant préoccupé par le fait que le trafic, le commerce et l’exploitation illicites ainsi que la contrebande de ressources naturelles, notamment l’or, les diamants et la faune et la flore sauvages, ont un impact négatif sur l’économie et le développement du pays et continuent de menacer la paix et la stabilité de la République centrafricaine,

 

Prenant note de la décision administrative du processus de Kimberley relative à la reprise des exportations de diamants bruts de la République centrafricaine, de son cadre opérationnel joint en annexe, et de la mise en place de l’Équipe de suivi du Processus de Kimberley pour la République centrafricaine, et reconnaissant les efforts extraordinaires déployés par les autorités de la République centrafricaine et le Processus de Kimberley pour réintégrer de façon responsable et progressive la République centrafricaine dans le commerce mondial des diamants, l’établissement préalable de « zones conformes »,

 

Prenant note avec inquiétude des conclusions du rapport final du Groupe d’experts, selon lesquelles l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) reste active en République centrafricaine, a établi des liens avec d’autres groupes armés et tire des revenus de l’exploitation et du commerce des ressources naturelles, telles que l’or, les diamants et les produits du braconnage,

 

Prenant également note avec inquiétude des activités liées à la criminalité transnationale qui se poursuivent dans la région, soulignant que la situation en République centrafricaine risque de créer un climat propice à une intensification de ces activités, notamment celles liées au trafic d’armes et à l’utilisation de mercenaires, et de constituer un terreau pour les réseaux extrémistes,

 

Reconnaissant, à cet égard, que l’embargo sur les armes par lui décrété peut jouer un rôle déterminant dans la lutte contre le transfert illicite d’armes et de matériels connexes en République centrafricaine et dans la région et concourir de façon non négligeable à la consolidation de la paix après les conflits, au désarmement, à la démobilisation, au rapatriement et à la réintégration (DDRR) ainsi qu’à la réforme du secteur de la sécurité, rappelant ses résolutions 2117 (2013), 2127 (2013), 2220 (2015) et 2262 (2016) et se déclarant vivement préoccupé par la menace que font peser sur la paix et la sécurité en République centrafricaine le transfert illicite, l’accumulation déstabilisatrice et le détournement d’armes légères et de petit calibre ainsi que l’emploi de ces armes contre les civils touchés par le conflit armé,

 

Réaffirmant qu’il importe que tous les États Membres appliquent intégralement les mesures énoncées dans ses résolutions 2127 (2013), 2134 (2014), 2196 (2015), 2262 (2016) ainsi que dans la présente résolution, y compris l’obligation de mettre en œuvre des sanctions ciblées contre les personnes et entités désignées par le Comité des sanctions créé en application de la résolution 2127 (2013),

 

Notant l’importance déterminante d’une bonne application du régime de sanctions, notamment le rôle clef que les États voisins, ainsi que les organisations régionales et sous-régionales, peuvent jouer à cet égard, et encourageant les efforts visant à renforcer encore la coopération et l’application du régime des sanctions sous tous ses aspects,

 

Prenant note avec inquiétude des informations selon lesquelles des personnes visées par les sanctions voyagent dans la région en violation de l’interdiction de voyager, et soulignant que les individus ou entités qui facilitent délibérément le voyage de personnes inscrites sur la Liste en violation de ladite interdiction, peuvent être considérées par le Comité comme remplissant les critères de désignation pour figurer sur la Liste,

 

Se félicitant des dispositions prises par son président et par le Président du Comité des sanctions pour appuyer et renforcer l’application des mesures imposées en application de la résolution 2262 (2016), notamment du dialogue établi avec les États Membres, en particulier les États de la région, et se félicitant, à cet égard, du voyage effectué en République centrafricaine par le Président et les membres du Comité en mai 2016,

 

Accueillant avec satisfaction le document final de la conférence internationale de soutien qui s’est tenue à Bruxelles en novembre 2016 et les contributions qui ont été annoncées durant cette conférence, en engageant les États Membres à les verser rapidement, et encourage une mobilisation encore plus poussée lors de la Conférence de solidarité de l’Union africaine pour la République centrafricaine qui se tiendra à Addis-Abeba en février 2017,

 

Constatant que la situation en République centrafricaine continue de menacer la paix et la sécurité internationales dans la région,

 

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

 

(A suivre)

 

 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 18:42

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

Bangui, le 1er février 2017 – Le redéploiement de la Force de la MINUSCA, actuellement en cours sur le territoire de la République centrafricaine, est une réponse à la présence et à la menace des groupes armés, a indiqué mercredi le Commandant de la Force, le Général Balla Keita. Le Général a précisé que même si des bases opérationnelles temporaires sont fermées dans le cadre de cette mesure, la Force restera présente pour protéger les populations civiles.

 

« Nous ne laissons personne. Nous avons seulement changé de mode d’action pour être plus efficaces face aux groupes armés et mieux protéger les populations », a dit le Commandant de la Force lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, en compagnie du chef de la Section des Affaires civiles de la Mission, Laurent Guépin.

 

« Avant, nos troupes étaient disposées un peu partout sur le territoire avec des bases opérationnelles temporaires. Avec le mandat adopté en juillet 2016, il fallait regrouper et former une force consistante. Les commandants de secteurs pourront disposer chacun d’une réserve qu’ils pourront utiliser en cas de besoin », a ajouté le Général Keita. En plus de la concentration des forces, le redéploiement permettra “plus de mobilité, plus de flexibilité et une plus grande de réactivité”. En outre, la Force va augmenter ses points de contrôle et ses patrouilles, notamment sur de longues distances et pendant la nuit pour assurer la sécurité des populations, mais également réhabiliter des routes et des ponts pour faciliter la mobilité des casques bleus.

 

Le Commandant de la Force a rappelé que la protection des civils reste au centre du mandat de la MINUSCA et que, dans ce cadre, la Mission ne permettra pas que la crise entre groupes armés dans la région de Bambari n’entraine une guerre dans la ville qui « provoquerait des milliers de victimes civiles et de déplacés ». Quant aux groupes armés, le Général Keita a souligné que la MINUSCA continue à travailler pour les amener autour de la table et discuter dans le cadre du dialogue mis en place par les autorités. « On va continuer à communiquer avec les groupes armés. Pour ceux qui ne veulent pas dialoguer, nous trouverons d’autres moyens », a conclu le Commandant de la Force.

 

Pour sa part, le chef de la Section des Affaires civiles de la MINUSCA a rappelé le rôle de la composante civile de la Mission dans la protection des populations civiles. « La responsabilité de protéger est collective et n’implique pas que la Force. Elle concerne en premier lieu les autorités centrafricaines, la population, les autres composantes de la MINUSCA, les organisations humanitaires, les ONGs, etc. », a expliqué Laurent Guépin.

 

Le chef de des Affaires civiles a ajouté que sa division travaille « en étroite collaboration avec la Force », notamment avec ses 52 agents de liaison communautaire déployés dans 35 localités des 16 préfectures et qui sont « le lien entre les communautés, les autorités locales et la Force ». « Ce sont des citoyens centrafricains qui travaillent pour la MINUSCA pour essayer de trouver des réponses aux problèmes des Centrafricains », a-t-il souligné.

 

Concernant l’impact du redéploiement des militaires sur l’action des agents de liaison communautaire, Guépin a précisé qu’il suffira de suivre et de s’adapter à « la configuration de la Force. » « Si la Force est plus mobile, nos agents vont suivre les mouvements pour continuer à apporter leur contribution en terme de liaison et d’amélioration de nos réponses aux attentes des populations notamment dans les patrouilles », a affirmé Guépin. Selon le responsable, la MINUSCA compte porter à 87 le nombre d’agents de liaison communautaire avec le recrutement d’une trentaine de personnes supplémentaires.

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

LE REDEPLOIEMENT DE LA FORCE EST UNE REPONSE A LA PROBLEMATIQUE DES GROUPES ARMES
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 01:20
Lu pour vous : Moussa Faki Mahamat, un fidèle d'Idriss Déby élu à la tête de l'Union africaine

 

 

 

Par Célian Macé — Libération 30 janvier 2017 à 18:11

 

Le choix du Tchadien, qui remplace la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, consacre la montée en puissance de N’Djaména sur la scène continentale.

 

L’élection du successeur de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma était l’un des grands enjeux du 28e sommet de l’Union africaine. Cet été, les pays membres avaient échoué à se mettre d’accord sur le nom du futur président de la Commission de l’UA, le bras exécutif de l’organisation. Ce lundi, à Addis-Abeba, c’est finalement le Tchadien Moussa Faki Mahamat qui a été préféré, par 39 voix sur 54, à la ministre des Affaires étrangères kényane, Amina Mohamed.

 

Cet ancien Premier ministre du Tchad (2003-2005) de 56 ans est un «homme de confiance du président Idriss Déby», décrit Jérôme Tubiana, chercheur indépendant spécialiste du Tchad. Il fut le directeur de cabinet (1999-2000) et le directeur de campagne (2001) du chef de l’Etat. Depuis 2008, il occupait le poste de ministre des Affaires étrangères. «C’est un nordiste, de l’ethnie zaghawa comme Déby, mais il n’a pas vraiment d’influence sur le plan communautaire, précise Jérôme Tubiana. Il a grandi dans un milieu arabe, c’est un intellectuel. Donc ce n’est pas un rival pour le Président.»

 

Son élection consacre en tout cas la montée en puissance de N’Djaména sur la scène continentale. Géographiquement situé au centre de toutes les crises régionales – Mali, Libye, Soudan, Nigeria, Centrafrique –, le Tchad est intervenu militairement à plusieurs reprises ces dernières années, notamment aux côtés de des soldats français pendant l’opération Barkhane. L’efficacité de son armée en fait un acteur redouté. «Avant son intervention au Mali, en 2013, le Tchad était invisible, rappelle le chercheur. De 2014 à 2015, il a eu un siège pendant deux ans au Conseil de sécurité de l’ONU, et en 2016, il a présidé l’Union africaine. C’est désormais un poids lourd.»

 

Moussa Faki Mahamat a déjà déclaré que les priorités de son mandat de quatre ans seraient le développement et la sécurité. Il a la réputation d’un homme pragmatique, qui connaît bien les dossiers régionaux. «Je pense que l’Union africaine a besoin d’un leadership affirmé, expliquait-il sur RFI la semaine dernière. Qui trop embrasse mal étreint. Je crois qu’il faut recentrer sur l’essentiel. Par exemple, depuis 2002, nous avons adopté aux alentours de 1 800 décisions et résolutions. Moins de 15% ont été réellement mises en œuvre.» Sur ce plan, la présidente sortante, Nkosazana Dlamini-Zuma, en poste depuis 2012, a en effet beaucoup déçu. «Elle ne voyait pas beaucoup plus loin que l’Afrique australe», commente Jérôme Tubiana.

 

La désignation du Tchadien, après sept tours de scrutin, est aussi une victoire pour le camp francophone, dans la lutte d’influence – toujours sous-jacente – avec l’Afrique anglophone. Moussa Faki Mahamat s’est, par ailleurs, déjà prononcé en faveur du retour du Maroc au sein de l’organisation panafricaine, après trente-deux ans d’absence. C’est l’autre dossier brûlant du sommet d’Addis-Abeba. Il devrait être tranché dans les prochaines vingt-quatre heures.

 

Célian Macé

 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 01:12
L'embargo sur les armes prolongé jusqu'en 2018 en Centrafrique

 

L'embargo sur les armes prolongé jusqu'en 2018 en Centrafrique

 

http://www.voaafrique.com/

 

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies proroge jusqu’au 31 janvier 2018 l’embargo sur les armes à destination de la RCA. Une décision prise alors que le pays espérait la levée de cette sanction. Comment cette décision est-elle accueillie en RCA ? Notre correspondant a enquêté.

 

Véritablement inattendue, la prolongation de l'embargo sur les armes a créé des frustrations dans tout le pays. Les centrafricains qui espéraient voir la levée de cet embargo ont été surpris d’apprendre sa prolongation. A Bangui, l’homme de la rue n’est pas resté indifférent, certains trouvent la décision "inacceptable" ou fustigent les multiples reports... D'autres insistent sur l'importance d'être "autonome" ou posent simplement la question : "quand la RCA aura-t-elle sa souveraineté en matière de sécurité ?"


Un embargo vécu comme une punition

 

La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme dit ne pas être surprise de cette décision. Pour elle, il ne s’agit pas d’un embargo, mais plutôt d’une punition du peuple centrafricain. L’ancien ministre de la Défense, Joseph BINDOUMI est son président. "Le maintien ou la prolongation de l'embargo ne devrait pas se calculer en terme de formation de militaires, ca devrait se calculer en nombre de personnes qui vont encore mourir. Nous sommes membres des Nations unies, nous ne devons pas être là en train dêtre puni. L'embargo aujourd'hui n'est pas considéré comme une sanction des Nations unies mais comme une punition du peuple centrafricain."

 

Déception des députés centrafricains

 

A l’Assemblée Nationale, les députés ont à plusieurs reprises interpellé les nouvelles autorités sur les démarches menées en faveur de la levée de cette sanction. Jean Bosco NAMTOUA, député de Bouca 1(Préfecture de l’Ouham) se dit déçu. "Je suis profondément déçu car un état sans son armée n'est pas un état. Dans nos provinces, l'insécurité règne, nos populations souffrent. Alors cette population a besoin de son armée mais dire que l'on a prolongé la levée de cet embargo, vraiment je suis totalement déçu de la situation."


 

Le gouvernement mise sur une levée progressive de l'embargo

 

De son côté, le gouvernement se veut optimiste. Le ministre de la Défense Joseph YAKETE indique que malgré cette prolongation, il existe des alternatives pour réarmer les forces de défense et de sécurité centrafricaine : "c'est un coup dur pour notre pays en même temps, c'était prévisible. L'expérience nous montre que partout où il y a eu l'embargo sur l'importation des armes, l'embargo a toujours été levé de façon progressive. Je suis aussi satisfait d'un aspect : si aujourd'hui nous nous répondons à un certain nombre de critères définis par le comité de sanctions, nous avons la possibilité de nous procurer l'armement qu'il faut pour équiper nos soldats qui ont fini leur formation."



En 2014, le conseil de sécurité de l’ONU a imposé un embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine alors que le pays était en proie à des violences intercommunautaires.


Freeman Sipila (VOA Afrique - Bangui)

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 00:49
Engagement historique des chefs d'État africains pour une meilleure couverture vaccinale en Afrique

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Engagement historique des chefs d'État africains pour une meilleure couverture vaccinale en Afrique

Cette Déclaration contient 10 engagements, à savoir : l'augmentation des fonds destinés à la vaccination, le renforcement des chaînes d'approvisionnement et des systèmes de prestation, tout en faisant de l'accès aux vaccins un élément fondamental des efforts consentis en matière de santé et de développement

ADDIS ABEBA, Éthiopie, 31 janvier 2017/ -- Ce jour, les chefs d'État africains ont adopté la Déclaration d'Addis-Abeba sur la vaccination (http://APO.af/9BsLoF), encore appelée « Déclaration ministérielle sur l'accès universel à la vaccination ». Il s'agit d'un engagement historique et opportun visant à faire en sorte que chaque personne en Afrique, qui qu'elle soit et d’où qu'elle vienne, tire pleinement profit des avantages liés à la vaccination. Cette déclaration a été adoptée à l'occasion du 28e Sommet de l'Union africaine qui s’est tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie.



Si l'Afrique a enregistré d’énormes progrès en matière d'accès à la vaccination au cours des 15 dernières années, ces avancées ont commencé à stagner et le continent africain reste aujourd’hui à la traîne en ce qui concerne la réalisation des cibles mondiales de vaccination. À titre d'exemple, un enfant sur cinq en Afrique n'a toujours pas accès aux vaccins salvateurs de base. Par conséquent, les maladies évitables par la vaccination continuent de causer de nombreux décès. La rougeole à elle seule cause chaque année près de 61 000 décès évitables en Afrique.


« Nous savons que l'accès de tous à la vaccination en Afrique est un objectif que nous pouvons atteindre », a déclaré la présidente sortante de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma. « La Déclaration d'Addis-Abeba sur la vaccination est un engagement sans précédent ; avec le soutien politique au plus haut niveau des États, nous sommes plus que jamais près de faire en sorte que tous nos enfants bénéficient de chances égales pour une vie saine et productive », a-t-elle ajouté.



La Déclaration d'Addis-Abeba sur la vaccination invite les États à investir davantage sur le plan politique et financier dans leurs programmes de vaccination. Cette Déclaration contient 10 engagements, à savoir : l'augmentation des fonds destinés à la vaccination, le renforcement des chaînes d'approvisionnement et des systèmes de prestation, tout en faisant de l'accès aux vaccins un élément fondamental des efforts consentis en matière de santé et de développement. Voir l'intégralité de la Déclaration ci-dessous.



D'après le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, « La vaccination compte parmi les mesures les plus efficaces disponibles au service de la santé publique. En donnant à chaque enfant un début de vie sain, nos communautés prospèrent et nos économies connaissent une croissance plus forte. Un tel soutien de la part des chefs d'État est une avancée significative dans nos efforts pour la réalisation d'un accès universel à la vaccination et, partant, pour l’amélioration de la santé infantile et pour l’impulsion donnée au développement durable partout en Afrique. »


Moins de 15 pays africains financent plus de 50 % de leurs programmes nationaux de vaccination. Alors que l'Afrique tend vers l'éradication de la poliomyélite, on s'attend à une baisse des fonds essentiels alloués à la vaccination à travers le programme d'éradication de cette maladie. En outre, dans les années à venir, les pays qui aspirent au statut de pays à revenu intermédiaire cesseront de bénéficier du soutien de l’Alliance du vaccin (Gavi) en matière de vaccination. Par conséquent, les États doivent redoubler d’efforts pour faire de la couverture vaccinale nationale une priorité.



« Notre travail ne sera pas achevé tant qu'un seul enfant africain n'aura pas accès à la vaccination », a déclaré le Dr Ala Alwan, Directeur du Bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale. « Par un savant dosage entre volonté politique, ressources financières et prouesses techniques, l'Afrique peut, et endiguera certainement la vague de maladies évitables par la vaccination », a-t-il précisé.

 
Grâce à un leadership fort et un investissement accru, l'amélioration de l'accès à la vaccination est à portée de main. Par exemple, en 2010, l'Éthiopie a construit 16 000 nouveaux centres de santé, acheté des réfrigérateurs solaires sans batterie pour la conservation des vaccins et bâti un réseau d'agents de santé et de volontaires communautaires pour accroître l'accès à la vaccination dans tout le pays. Depuis que ces investissements ont été réalisés, l'Éthiopie a fait des progrès remarquables et le taux de couverture vaccinale y est passé de 61 % en 2010 à 86 % en 2015.



« La vaccination est l'un des meilleurs moyens pour un État d'investir pour son avenir », a affirmé S.E., le Professeur Yifru Berhan Mitke, ministre éthiopien de la Santé. « Nous devons faire davantage pour protéger tous nos enfants des maladies évitables, non seulement parce que c'est ce qu'il est bon de faire, mais aussi parce que cela est important du point de vue économique. Lorsque nos enfants sont en bonne santé, nos familles, nos communautés et nos pays sont prospères. »



La Déclaration d'Addis-Abeba sur la vaccination a été rédigée et signée par les ministres de la Santé, ainsi que d'autres ministres concernés lors de la Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique (MCIA) qui s’est tenue en février 2016 à Addis-Abeba. La MCIA était la première rencontre jamais organisée au niveau ministériel consacrée à l’accès des enfants de tout le continent à des vaccins salvateurs. Pour orienter la mise en œuvre de la Déclaration d'Addis-Abeba, une feuille de route est en cours d'élaboration en étroite collaboration avec les Bureaux régionaux de l'OMS pour l'Afrique et pour la Méditerranée orientale, la Commission de l'Union africaine et les partenaires en matière de vaccination.


« En adoptant cet engagement historique qui permettra à un plus grand nombre d'enfants africains d'accéder à des vaccins salvateurs où qu'ils se trouvent, les dirigeants africains font preuve d'un sens élevé de leadership », a déclaré le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, présidente du conseil de Gavi. « Il ne nous reste plus qu'à traduire cet engagement dans les faits sous la forme de financements durables en faveur de la vaccination. L'Alliance, quant à elle, est prête à soutenir la couverture vaccinale afin qu'ensemble, nous puissions créer un avenir meilleur pour nos communautés à travers le continent », a-t-elle conclu.

 

Distribué par APO pour WHO Regional Office for Africa.

Voir le contenu multimédia

  1. plus d'informations, bien vouloir contacter :
    Wynne Musabayana
    Chef de la Division de la Communication
    MusabayanaW@Africa-Union.org
    Commission de l'Union africaine

    Collins Boakye-Agyemang
    Conseiller régional à la communication
    BoakyeAgyemangC@WHO.int
    Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique (WHO/AFRO)

    Rana Sidani
    Fonctionnaire principal chargé de la communication
    SidaniR@WHO.int
    Bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale (WHO/EMRO)
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 00:45

 

  

Lundi 30 Janvier 2017  

 

 

Monsieur le Président du Haut Conseil de la Communication de Transition,

 

Mesdames et Messieurs les représentants des médias publics,

 

Mesdames et Messieurs les représentants des journaux membres du Groupement des Editeurs de la Presse Privée et Indépendante de Centrafrique (GEPPIC),

 

Mesdames et Messieurs les représentants des Radios Privées,

 

Messieurs les représentants des médias internationaux,

 

Mesdames et Messieurs les journalistes en vos rangs, titres et grades, tout protocole respecté.

 

Je voudrais tout d’abord, au nom du Gouvernement que dirige Son Excellence Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, sous la Très haute impulsion et le leadership éclairé de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, vous remercier d’avoir répondu aussi spontanément et massivement à notre invitation.

 

Votre présence nombreuse dans cette salle nous honore et nous permet de regarder l’avenir avec confiance. Confiance dans le partenariat que nous voulons construire le plus solide avec les médias, partenaires du Ministre porte-parole du Gouvernement que je suis. 

 

Je voudrais profiter de cette occasion, puisque c’est l’objet de notre rencontre, pour vous présenter mes vœux les plus sincères de bonne et heureuse année 2017 pour chacune et chacun d’entre vous, pour tous ceux qui vous sont chers, pour les médias dans lesquels vous travaillez et qui sont nos partenaires dont nous avons grandement besoins dans ce contexte particulier marqué par la recherche et la construction de la paix dans notre pays. 

 

J’adresse également les vœux du Gouvernement à tous les organismes internationaux et aux institutions partenaires qui ne ménagent aucun effort pour aider les médias centrafricains à améliorer leurs conditions de travail.

 

Mesdames et Messieurs, distingués invités,

 

C’est avec joie et espoir que je m’adresse à vous dans le cadre de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du nouvel an à la presse.

 

Bien que cette cérémonie soit devenue une coutume, elle est également l’occasion de présenter le bilan de l’année écoulée et, évidemment, d’envisager les perspectives pour celle qui vient de commencer.

 

Comme vous le savez, l’année 2016 a été une année marquée malheureusement par une série d’événements tragiques qui ont endeuillé lourdement de milliers de familles tant à Bangui que dans nos provinces.

 

Beaucoup de concitoyens continuent de fuir les exactions pour chercher protection sur les sites de déplacés appelés communément Ledger s’ils ne se sont pas simplement recroquevillés dans la brousse à la merci des animaux féroces.

 

Le Gouvernement, par ma voix, exprime sa vive compassion aux victimes des différentes exactions perpétrées ces derniers temps et les assure de sa détermination à traduire devant les juridictions compétentes les auteurs et co-auteurs de ces actes graves et répréhensibles.  

 

En dépit de tous ces agissements macabres, le Gouvernement est toujours à pied d’œuvre pour reconstruire notre pays par la recherche de solutions idoines à la crise sociopolitique de l’heure et surtout à la relance de l’économie centrafricaine.  

 

Des efforts inlassables menés ont débouché sur des avancées tangibles dans tous les domaines. Ce sont ces résultats qui nous rassurent et montrent que malgré les difficultés, notre pays, la République Centrafricaine, s’engage résolument vers la sortie de la crise et vers son relèvement effectif.

 

En effet, sur le plan économique et social, le Plan National de Relèvement et de la Consolidation de la Paix (RCPCA) élaboré par le Gouvernement avec l’appui de nos partenaires techniques et financier qui vient d’être présenté par la Délégation centrafricaine conduite par le Président de la République lui-même à la Table de ronde Bruxelles en novembre dernier a forcé l’admiration de nos partenaires qui ont promis de mettre à la disposition de notre pays la somme de 2,268 milliards de dollars américains afin d’engager notre pays vers son relèvement économique.   

 

De même, l’application des principes de la bonne gouvernance par le Gouvernement a fait de notre pays un des meilleurs élèves du Fonds Monétaire International (FMI) dans le cadre des réformes macro-économiques et de la maîtrise de nos finances publiques.   

 

C’est d’ailleurs au vu de ces progrès significatifs accomplis par le Gouvernement que le Fonds Monétaire International s’est engagé à soutenir le Gouvernement dans ses efforts de reconstruction de notre pays.  

 

Nous avons été particulièrement sensible par les déclarations faites par Mme la Directrice Générale du Fonds Monétaire International lors de son récent  séjour à Bangui le 25 janvier 2017 et je cite : «Je suis venue à Bangui pour prendre un engagement envers votre pays, à un moment où celui-ci aspire à se développer davantage. Je viens vous offrir le soutien total du FMI, sous la forme d’aide financière, de conseils, d’assistance technique et de renforcement de vos capacités ».

 

Il n’y pas une marque de solidarité et d’amitié aussi éclatante que cette déclaration de Mme Christine Lagarde lors de son dernier séjour à Bangui.

 

Le satisfecit que vient d’adresser la Directrice Générale du Fonds Monétaire aux Autorités centrafricaines nous réconforte et prouve, à suffisance, que notre pays est désormais sur la bonne voie et qu’il peut espérer en retour de cette Institution internationale pour amorcer un nouveau décollage.  

 

Sur le plan sécuritaire, je puis vous dire, chers amis journalistes, que la construction d’une nouvelle force de défense nationale est véritablement en marche grâce à nos partenaires de l’Union Européenne, des Etats-Unis, de la France.

 

En effet, grâce à la Mission Européenne d’Entrainement et de Formation Opérationnelle (EUTM), les éléments des FACA en formation depuis juillet 2016 seront bientôt opérationnels pour assurer la sécurité de tous nos concitoyens sur l’ensemble du territoire. 

 

Bientôt également, le Gouvernement procédera au recrutement massif des  policiers et gendarmes qui seront formés par la MINUSCA afin de renforcer l’effectif de nos forces de sécurité intérieure et ainsi contribuer à assurer la protection de nos vaillantes populations.  

 

S’agissant de la question du retour de la paix et de la consolidation de la cohésion nationale, le Gouvernement et la Coordination du DDRR/RSS ont réussi à boucler le budget des opérations de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des groupes armés dont beaucoup ont accepté d’adhérer à ce  processus salvateur pour l’avenir de notre pays.

 

Comme l’a si bien souligné le Chef de l’Etat lors de sa présentation des vœux à la Nation le 31 décembre dernier je cite : « il n’y a pas une alternative au DDRR ». Autrement dit, seule la mise en œuvre courageuse et déterminée du DDRR permettra de rassurer nos concitoyens et de réinstaurer la quiétude au sein de nos communautés nationales.   

 

Mesdames et Messieurs, chers amis des médias et partenaire,

 

La République Centrafricaine va connaitre de nouveaux rendez-vous importants au cours de l’année qui vient de commencer. Des nouvelles Lois votées par le Parlement national et qui seront promulguées par le Président de la République visent à mettre en place des Institutions prévues par la Loi fondamentale de notre pays. Ces Institutions représentent un gage de consolidation de la démocratie dans notre pays. 

 

Parallèlement, nous devons nous rendre compte que les défis qui nous interpellent sont nombreux. Ils vont de la montée des exactions dans le pays, du refus manifeste de certains groupes armés d’adhérer au processus DDR, de l’occupation du territoire national par des groupes armés étrangers et de la dégradation de plus en plus avancée de nos infrastructures, pour n’en citer que ceux-là.    

 

Mesdames et Messieurs les journalistes,

 

Comme vous venez de le constater, la République Centrafricaine entre de plein pied dans une année pleine de défis mais aussi pleine d’espoirs. Espoir en vue de réconcilier les cœurs ; espoir en vue de relèvement économique de notre pays.

 

La marche de notre pays, marche irréversible vers le développement tant souhaité est un processus participatif qui engage chacun d’entre nous, qui engage chaque citoyen, qui engage collectivement toutes les forces vives de la Nation dont vous en êtes les principaux acteurs.

 

C’est pourquoi, je vous invite à faire montre du patriotisme  en mettant votre plume au service de la recherche de la paix et du développement harmonieux de notre cher et beau pays. C’est à ce prix que vous contribuerez de manière concrète à l’avènement d’un Centrafrique nouveau et prospère auquel nous aspirons tous.

 

Aussi, je compte sur l’engagement de chacun d’entre vous pour éclairer nos concitoyens et porter, de manière saine, le sens des différents projets qu’entend mettre en œuvre le Gouvernement au cours de cette année 2017.

 

Enfin, pour terminer mon propos, je voudrais vous faire part de mon optimisme quant à l’avenir de notre pays, quant à la volonté de chacun de nos concitoyens à vivre ensemble, à vivre dans la paix, à vivre dans la cohésion sociale, quant à la capacité du Gouvernement  à être présent aux cotés de nos citoyens et à répondre toujours présent aux nombreuses attentes de nos populations.  

 

C’est sur ces mots que je voudrais clore mon propos, en vous renouvelant à vous et à vos médias respectifs, tous mes vœux de bonnes et heureuses années 2017.   

 

Bonne et heureuse année à toutes et à tous.

 

Je vous remercie.

MESSAGE DES VOEUX DU MINISTRE PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT SON EXCELLENCE THEODORE JOUSSO A LA PRESSE
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 17:54
Inquiétudes autour des mesures d'austérité en zone CEMAC

 

 

YAOUNDE, (Xinhua) 31/01/17-- Une vague d'inquiétudes agite la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), obligée de s'imposer une ligne de mesures d'austérité pour pouvoir atténuer les effets d'une crise économique durement ressentie dans la région, à cause du choc pétrolier persistant depuis 2014 avec la chute des cours d'autres matières premières.

 

Fin 2016 à Yaoundé, les chefs d'Etat du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine (RCA) et du Tchad, les six pays membres de la CEMAC, s'étaient mis d'accord lors d'un sommet extraordinaire pour mettre en œuvre des politiques d'ajustement structurel en vue de sortir de la crise.

 

Un mois après, aucune information ne filtre encore sur la nature et les modalités d'application de cette décision contenue dans une liste de vingt et une résolutions, et pour laquelle ces dirigeants ont sollicité l'aide du Fonds monétaire international (FMI) représenté à ce rendez-vous par sa directrice générale, Christine Lagarde, en personne.

 

"Tout programme d'ajustement structurel a un coût social et ça touche les populations moyennes et les populations faibles, ça touche les jeunes au niveau de l'emploi. Ce qui fait le terreau au niveau de l'extrémisme", a pourtant exposé dans un entretien à Xinhua le gouverneur de Bank Al-Maghrib, la banque centrale marocaine, Abdellatif Jouahri, en visite à Yaoundé la semaine dernière.

 

Confrontés à une grave crise économique, les pays de la CEMAC avaient déjà connu avec d'autres d'Afrique entre la fin des années 1980 et la décennie 1990 l'expérience des ajustements structurels, sous la contrainte du FMI et de la Banque mondiale.

 

Avec sa cohorte de privatisations d'entreprises publiques touchant jusqu'à des fleurons des économies nationales, de licenciements massifs et de gel des recrutements dans les administrations publiques, cette cure d'austérité qui continue aujourd'hui de hanter les esprits dans l'opinion publique avait entraîné des effets plus dévastateurs que réparateurs sur l'évolution de ces pays.

 

A l'exception de la RCA, qui tente de sortir de plus de trois ans de conflit, cette région est composée de pays producteurs et exportateurs nets de pétrole. "Nous avons des réserves [de change], encore des réserves. Mais, dans tous les pays exportateurs d'hydrocarbures, les réserves baissent", souligne Lucas Abaga Nchama, le gouverneur sortant de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC).

 

Dans son rôle de garant de la stabilité financière et monétaire puis de surveillance macroéconomique, cette banque centrale régionale a organisé le 25 janvier à Yaoundé, dans la perspective de la mise en œuvre des résolutions du sommet des chefs d'Etat du 23 décembre, une conférence de haut niveau sur le thème "les banques centrales face aux chocs exogènes : stratégies de sortie de crise".

 

C'était avec la participation des dirigeants de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et d'autres banques centrales du Maroc, d'Algérie, du Nigeria, des Comores, d'Ouganda, de la Zambie, du Zimbabwe, de la Guinée, du Burundi, du Cambodge, de la République démocratique du Congo (RDC), de la Mauritanie, de Sao Tomé et Principe, du Malawi et du Swaziland.

 

Pendant longtemps, la BEAC a alerté à l'intention de ses leaders politiques sur la nécessité de mettre en œuvre des réformes structurelles et économiques pertinentes, et la diversification de leurs économies fragiles afin de remédier à leur dépendance quasi-générale, hormis le Cameroun, des exportations de pétrole comme principale source de recettes budgétaires.

 

Dans son constat lors de la conférence, M. Abaga Nchama a déploré que la prévention des crises économiques et financières continue d'être "l'un des maillons les plus faibles de nos systèmes décisionnels alors que, comme nous le savons tous, elle est indispensable à la définition de toute stratégie crédible visant à limiter le risque systémique".

 

RENFORCER LA CAPACITE DE RESISTANCE

 

C'est aussi une stratégie efficace pour aider "à renforcer la capacité de résistance du système financier, à contenir les effets de contagion, notamment au sein des unions monétaires, et à accroître plus globalement la résilience des économies", a en outre précisé le dirigeant bancaire.

 

"Qu'on soit exportateur ou importateur de pétrole, nous en tant que banques centrales, ce que nous demandons à nos gouvernements, c'est une bonne gouvernance, c'est une définition de stratégies de long terme, c'est une définition de priorisations, c'est une optimisation de l'utilisation ressources et évidemment la meilleure rationalisation des dépenses", a pour sa part Abdellatif Jouahri.

 

"J'ai été ministre des Finances et j'ai conduit un programme d'ajustement structurel au Maroc. Maintenant ce que je dis au gouvernement, c'est d'éviter de retomber dans une situation d'ajustement structurel. On n'est jamais à l'abri. Nous avons maintenant une marge de manœuvre assez large", a insisté le haut responsable marocain dans l'entretien accordé à Xinhua.

 

Au sein de la zone CEMAC, les crises mettent souvent long à être résolues, à cause de la lenteur de la réactivité des dirigeants. Pour conduire avec efficacité les nouvelles politiques d'ajustement structurel annoncées, la BEAC les invite à poursuivre "avec courage et détermination" la réforme des institutions nationales et la modernisation des processus décisionnels engagées dans plusieurs pays.

 

Y compris la Guinée équatoriale, ex-colonie espagnole membre de cette organisation, les six pays de la région sont liés à la France, l'ancienne puissance coloniale, par un vieil accord de partenariat datant des années 1970 et qui les oblige à déposer la moitié de leurs réserves internationales dans les comptes du Trésor français à Paris.

 

Ils forment une union monétaire utilisant comme monnaie le franc CFA, lié par un taux de parité fixe à l'euro, plus de dix ans après la disparition du franc français par lequel cette parité avait été instituée, et non convertible avec l'autre franc CFA utilisé au sein de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

 

Contrairement à la CEMAC, certains pays de cette région possèdent leurs propres banques centrales nationales. C'est le cas de la Guinée-Conakry, où il est fait état d'un regain d'activité grâce à une série de mesures favorables au retour de l'investissement, après la crise d'Ebola ayant sérieusement mis à mal l'économie nationale.

 

L'une de ces mesures a consisté à une baisse de 22 à 16% puis une légère hausse à 18% du taux de des réserves obligataires, pour permettre aux banques de mieux soutenir le financement de l'économie nationale, selon Nianga Komata Goumou, second vice-gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG).

 

"Nous avons doublé le capital, qui était de 50 milliards (de francs guinéens, 5,3 millions de dollars). Nous avons demandé aux banques d'aller à 100 milliards. Bien sûr, les banques les plus solides sont à 300 milliards", a détaillé M. Goumou.

 

"Nous sommes en train de préparer en ce moment, annonce-t-il, des levées de fonds pour 500 milliards en emprunt obligataire, pour permettre au ministre des Travaux publics de travailler sur des routes". Un premier montant de 400 milliards avait déjà été levé en 2015, pour financer un projet d'énergie.

 

Pour maintenir la stabilité financière face à la chute des prix du pétrole et la croissance continuellement en baisse, de l'ordre d'environ 1% au quatrième trimestre de 2016, la BEAC a adopté des mesures similaires.

 

Suite à une baisse de 50% des coefficients des réserves obligataires applicables des pays membres, l'institut d'émission a alloué au cours de cette année près de 600 milliards de francs CFA (environ 1 milliard de dollars) pour soutenir le renforcement de la trésorerie des banques.

 

Il a aussi signé une convention avec la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) pour une dotation de 400 milliards de francs (666,6 millions de dollars) pour le financement des projets de développement.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 17:37
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des responsables de groupes armés visés par un rapport d’Amnesty International

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 31 JANVIER 2017

 

BANGUI, 31 janvier 2017—Des leaders de groupes armés centrafricains ont été visés par un rapport de l’ONG Amnesty International. Cette organisation regrette que ces responsables de groupes armés continuent de profiter de l’impunité en Centrafrique.

 

Le rapport d’Amnesty international parle de personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes de guerre, notamment des homicides et des viols. Mais dans un entretien accordé à nos confrères de justiceinfo, Balkissa Ide Siddo, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International a cité Patrice Edouard Ngaissona, coordonateur général des Antibalaka, Eugène Barret Ngaïkosset, un chef anti-balaka surnommé le « boucher de Paoua », Thierry Lébéné, alias le « Colonel Douze puissances » ; les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia et les chefs ex-Séléka Abdoulaye Hissene et Haroun Gaye.

 

Ces responsables de groupes armés, selon Amnesty International, « échappent aux enquêtes et aux arrestations et, dans certains cas, côtoient leurs victimes au quotidien » peut-on lire dans ce rapport.

 

Soulevant le cas de Alfred Yekatom, un des responsables Antibalaka, surnommé Rambo, élu député de Mbaiki 5, Amnesty International dénonce le positionnement de certains présumés criminels dans la sphère du pouvoir.

 

Cette ONG internationale de défense de droit de l’homme, recommande la « refonte totale du système judiciaire de la République centrafricaine, notamment en remettant sur pied ses tribunaux, ses prisons et ses forces de police » indique l’ONG qui table aussi sur l’opérationnalisation rapide de la Cour Pénale Spéciale.

 

Plusieurs leaders de groupes armés visés par le rapport d’Amnesty International et cités par son chercheur sur l’Afrique centrale, sont sous mandat d’arrêt national délivré par la justice centrafricaine, mandat dont l’exécution continue de poser problème aux autorités centrafricaines et à la Minusca.

 

Dans un rapport publié en juillet 2014, Amnesty International avait soupçonné 21 personnes d’avoir commis des crimes relevant de droit international. Rodrigue Ngaïbona, un chef anti-balaka surnommé Andilo, et Mahmat Abdelkader, un des responsable de l’ex-Séléka, connu sous le nom de Baba Ladé, sont les deux des 21 responsables cités dans ce rapport, à être arrêtés.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement lance le recrutement de 500 gendarmes et policiers

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 31 JANVIER 2017

 

BANGUI, le 31 Janvier 2017(RJDH)—Le dépôt de candidature pour le recrutement de nouveaux gendarmes et policiers sera effectif mercredi 1er février 2017. L’annonce a été faite ce 31 janvier par Jean Serge Bokassa, ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du territoire.

 

Le lancement de ce recrutement est fait dans un contexte sécuritaire marqué par des affrontements entre différents groupes armés. Le dépôt de candidat, selon le ministre Jean Serge Bokassa est gratuit et étendu sur tout le territoire centrafricain.

 

Le ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire a rassuré quant au caractère inclusif et transparent de ce recrutement « qu’il ne faudrait pas non plus que les administrateurs au plan local refusent de prendre les dossiers sous quelconque prétexte ; il faudrait que cela nous soit signalé. Il faut que la répartition de quota soit juste et j’encourage nos concitoyennes et que le comité doit tenir compte de la législation pour qu’il y ait un peu d’équilibre », explique t-il.

 

Un comité mixte composé de représentant de l’Etat et de la Minusca sera chargé de gérer les opérations. Ce recrutement est, selon le gouvernement ouvert à tous les Centrafricains y compris les groupes armés « la candidature est ouverte à tout le monde, y compris les groupes armés mais après une enquête de moralité sera faite pour déterminer qui doit être soumis au test », précise le ministre.

 

Le dépôt de candidature courre du 1er au 28 février 2017. Les candidats retenus après traitement de dossiers, seront soumis à un test avant une formation de sept mois et demi.

 

En Centrafrique, selon les données d département de la sécurité publique, il y a un policier et gendarme pour mille. La pyramide de grade indique qu’il y a plus d’officiers que d’hommes de rang au sein de la police et de la gendarmerie

 

 

Centrafrique : Evasion de masse dans une prison à l’Ouest du pays

 

PAR JEAN CLAUDE GNAPOUNGO LE 31 JANVIER 2017

 

Bangui, 31 janvier 17 (RJDH)—Plusieurs prisonniers se sont évadés de la prison centrale de Berberati, une ville située à l’Ouest de la République Centrafricaine. Cette évasion de masse a été enregistrée dans la nuit du 30 au 31 Janvier 2017.

 

Ce sont au total neuf prisonniers qui ont réussi à partir, selon des sources proches de la prison. Selon les mêmes sources, cette évasion est due à l’état de la prison « ces prisonniers ont réussi leur coup grâce à la mauvaise construction de la maison pénitentiaire malgré les 27millions donnés par la Minusca, l’année dernière pour la réhabilitation » a confié une de ces sources sans donner plus de précision.

 

L’acte s’est produit en l’absence du régisseur de la maison d’arrêt qui se trouve en mission à Bangui. Les évadés sont recherchés par la gendarmerie, la police

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 17:23
Le Fonds central d'intervention d'urgence alloue 6 millions de dollars pour venir en aide aux personnes nouvellement affectées par l’insécurité alimentaire en RCA

 

 


Bangui, le 31 janvier 2017 - Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien, a approuvé l’attribution de 6 millions de dollars du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF), soit plus de 3,5 milliard de francs CFA pour soutenir la réponse humanitaire aux nouvelles urgences en République centrafricaine. Cette allocation permettra au Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) de venir en aide à 36 800 personnes nouvellement affectées par l’insécurité alimentaire dans les zones de Kaga Bandoro, Bambari et Bria, suite à la multiplication des crises lors du dernier trimestre de l’année 2016.

 

La recrudescence de la violence dans ces zones a conduit non seulement à de nouveaux déplacements de population mais aussi à une baisse significative des activités commerciales dans les centres urbains. De ce fait, dans ces trois localités, «la communauté humanitaire craint fortement qu’une crise liée à la rareté et à la flambée des prix des denrées de première nécessité ne vienne aggraver une situation déjà extrêmement préoccupante » a averti le Chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en RCA, Joseph Inganji.

 

L’allocation d’urgence du CERF permettra, avec environ 3 600 tonnes de vivres, de répondre aux besoins alimentaires d’urgence pendant 4 mois. A Bria et ses environs, 12 800 personnes affectées, 10 000 à Bambari, Grimari et les alentours et enfin 14 000 personnes dans la zone de Kaga Bandoro bénéficieront d’une assistance vitale.

 

Cette allocation a bénéficié de l’appui de l’ensemble de la communauté humanitaire en RCA, du Coordonnateur humanitaire et du Bureau d’OCHA. De concert, tous les acteurs ont identifié la sécurité alimentaire comme la priorité pour répondre aux besoins de la population ciblée. Il convient de rappeler qu’un plaidoyer impliquant les autorités centrafricaines au plus haut niveau a été entrepris pour alerter la communauté internationale sur la crise humanitaire qui continue d’affecter la République centrafricaine au-delà des besoins en assistance alimentaire.

 

Cet appui financier du CERF permettra de couvrir partiellement les besoins humanitaires d’urgence des nouveaux déplacés en sécurité alimentaire. En complément, le Fonds humanitaire en RCA (FH RCA) a déclenché le mécanisme de la réserve d’urgence à deux reprises. Une première fois en décembre 2016 pour octroyer un montant d’un million de dollars en appui à la réponse à la crise alimentaire à Bria. La deuxième fois, en janvier 2017, il a répondu aux besoins complémentaires dans cette réponse dans les domaines tels que la provision d’abris et d’articles non alimentaires, la gestion de camps, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la logistique, la protection ainsi que la santé. La communauté humanitaire poursuit son plaidoyer pour mobiliser des fonds additionnels afin de couvrir les besoins restants.

 

Le Fonds central pour les interventions d’urgence constitue l’une des voies les plus rapides et efficaces pour assurer une intervention humanitaire rapide en faveur des victimes de crises humanitaires. Le CERF reçoit des contributions volontaires toute l’année afin de fournir un financement immédiat aux interventions humanitaires susceptibles de sauver des vies partout dans le monde.

 

Virginie Bero


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org| Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 00:51
En Centrafrique, «la LRA donne une légitimité aux groupes armés»

 

En Centrafrique, «la LRA donne une légitimité aux groupes armés»

 

Par RFI Publié le 30-01-2017 Modifié le 30-01-2017 à 10:56

 

A l'occasion du procès de Dominic Ongwen qui se poursuit devant la CPI à La Haye, l'ONG The Resolve publie un nouveau rapport sur la LRA. On y apprend, par exemple, que le nombre de défections a baissé ces deux dernières années. Le départ de Dominic Ongwen en décembre 2014 est d'ailleurs l'une des dernières défections. On y apprend aussi que l'Armée de résistance du Seigneur est en fait divisée en deux groupes aujourd'hui. Celui du leader Joseph Kony et celui du docteur Achaye qui a fait défection en 2014. Paul Ronan, directeur de l'ONG The Resolve, détaille ce rapport au micro d’Anne Cantener.

 

RFI : Dans ce rapport, vous dites que Dominic Ongwen a été l’un des derniers à faire défection de la LRA. Comment expliquer cela ?

 

Paul Ronan : Premièrement, l'armée ougandaise n'exerce plus la même pression militaire depuis deux ans qu'elle le faisait auparavant. Cela s'explique en partie par la capacité de plus en plus grande de la LRA à éviter les opérations du gouvernement ougandais. Et également, à mon avis, par le fait qu'avec le temps, la plupart des commandants qui souhaitaient quitter la LRA ont déjà fait défection. Donc, c'est plus difficile aujourd'hui. Je pense malgré tout que cette méthode va fonctionner.

 

Combien reste-t-il de combattants dans les rangs de la LRA ?

 

Aujourd'hui, il reste moins d'une centaine de combattants ougandais au sein de la LRA. Et Joseph Kony n'a plus l'opportunité d'en recruter de nouveaux, car la LRA n'intervient plus en Ouganda. Or, les commandants ougandais constituent le noyau du groupe rebelle donc même si l'on encourage cinq ou dix d'entre eux à faire défection dans les mois ou les années à venir, cela représente une perte énorme pour la LRA. Et je pense que si on passe en dessous d'un certain nombre de combattants, il y aura un effet boule de neige et d'autres membres de la LRA suivront.

 

Dans ce rapport, vous dites aussi que la LRA est divisée en deux groupes. Celui du leader Joseph Kony et celui du docteur Achaye qui a fait défection en 2014. Le premier est basé dans l'enclave de Kafia Kingi, entre le Soudan, le Soudan du Sud et la Centrafrique. L'autre a sa base dans le nord de la République démocratique du Congo, mais mène le plus souvent des attaques sur le sol centrafricain.

 

Il y a beaucoup de frustration et de colère contre le gouvernement centrafricain et les casques bleus parce qu'ils ne parviennent pas à protéger la population de la LRA. Et cette situation donne l'occasion aux anciens rebelles de la Seleka de légitimer leur présence, d'affirmer qu'eux assurent la sécurité mieux que la mission de l'ONU et mieux que les autorités de Bangui. Cela sape les efforts d'unité et de réconciliation en Centrafrique. La LRA donne une légitimité aux groupes armés qui souhaitent toujours diviser le pays. De plus, à cause de la LRA, beaucoup d'autorités locales mettent en place et soutiennent des milices d'autodéfense. Le problème, c'est que même si ces milices protègent la population à court terme, à la longue, il y a un risque de les voir se tourner contre le gouvernement ou contre les habitants.

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